Pour les amateurs de sport qui aiment prolonger le plaisir après le coup de sifflet final, suivre les cotes et les marchés peut ajouter une autre dimension à l'analyse des matchs. En France, la pratique du pari sportif évolue et certains joueurs se tournent désormais vers des plateformes acceptant les cryptomonnaies ; pour s'y retrouver, un comparatif des bookmakers crypto permet d'identifier les offres disponibles et de comparer leurs conditions en toute transparence. Comme toujours, il convient de miser de manière responsable et de ne jouer que ce que l'on peut se permettre de perdre.

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  • Draft 2020: Le récap’

    Draft 2020: Le récap’

    Près de cinq mois après, la Draft a bien eu lieu hier soir. Une soirée passée à switcher entre les visios des prospects, de la fête chez les Toppin, Okoro ou encore Ball jusqu’à la froideur matinale en Grèce chez les Pokusevski. Annoncée comme imprévisible, cette draft n’a pas totalement tenu ses promesses en omettant de nous délecter de quelques trades de premier rang. Mais ce qu’il manquait le plus cette nuit, ce sont bien les fans des Knicks, toujours aussi expressifs quant aux choix réalisés par leur franchise de cœur. ClutchTime vous propose donc, un récapitulatif concernant les choix (temporaires?) réalisés par les front offices, avec quelques uns des moments les plus marquants.

    Adam Silver à la fin du premier tour – via SI

    Atlanta Hawks

    6e Onyeka Okongwu (C-F), 50e Skylar Mays (SG), Nathan Knight (C, non drafté, two way contract)

    Tout en sobriété, les Hawks sont parvenus à sélectionner deux bons joueurs à chaque tour. Okongwu était probablement le meilleur joueur disponible en 6e positon, vu son âge et son apport sur le terrain, les Hawks doivent être tout excités rien qu’en pensant aux pick and roll entre le californien et le meneur vedette Trae Young. Skylar Mays apparaît ici comme un bon combo/guard, capable de scorer comme de prendre la mène, mais également de jouer intelligemment en défense.

    Pour les amateurs de sport qui aiment prolonger le plaisir après le coup de sifflet final, suivre les cotes et les marchés peut ajouter une autre dimension à l'analyse des matchs. En France, la pratique du pari sportif évolue et certains joueurs se tournent désormais vers des plateformes acceptant les cryptomonnaies ; pour s'y retrouver, un comparatif des bookmakers crypto permet d'identifier les offres disponibles et de comparer leurs conditions en toute transparence. Comme toujours, il convient de miser de manière responsable et de ne jouer que ce que l'on peut se permettre de perdre.

    Boston Celtics

    14e Aaron Nesmith (SF), 26e Payton Pritchard (PG) et 47e Yam Madar (PG)

    Avec trois first round picks, Danny Ainge a tout tenté pour remonter dans la draft, puis selon ses dires, redescendre. Raté. Les Celtics se retrouvent donc comme l’année dernière avec une flopée de rookies à intégrer au roster. Si l’israélien Yam Madar peut rester en Europe, le meilleur joueur de la PAC-12 Pritchard, et le gros shooteur à 3-pts Nesmith, pourront apporter un peu de punch et de solutions offensives en sortie de banc pour le staff de coach Stevens.

    Brooklyn Nets

    57e Reggie Perry (C-F)

    Les Nets possédaient le 19e choix de cette draft, mais la priorité de la franchise se trouve ailleurs. De nombreux moves ont été effectués en coulisse avec notamment l’arrivée de l’ancien Clipper Landry Shamet et l’envoi du 19e pick aux Pistons dans un échange à trois. Steve Nash a de nouveau annoncé cette nuit, les Nets jouent le titre. Pas sûr que Perry soit intégré pleinement dans la rotation, mais son profil de petit pivot capable de gober des rebonds et de tirer de loin est tout de même intéressant.

    Charlotte Hornets

    3e LaMelo Ball (PG), 32e Vernon Carey Jr (C), 42e Nick Richards (C), 56e Grant Riller (PG/SG), Nate Darling (SG, non drafté, two-way contract)

    Michael Jordan ne s’est donc pas interdit de sélectionner le talentueux meneur malgré tout ce qui entoure son bavard de père. Chose historique concernant les Ball, deux frères (Lonzo et LaMelo) ont été sélectionnés dans le top 3. A côté de cela, Mitch Kupchak s’est résolu à remplir son secteur intérieur avec deux pivots qui évoluaient dans de grosses écuries universitaires mais aux styles bien différents. Grant Riller est un petit bonus, l’arrière est connu pour un être un gros scoreur qui n’a pas peur de driver vers le cercle.

    Chicago Bulls

    4e Patrick Williams (F), 44e Marko Simonovic (PF/C)

    Les Bulls ne sont pas allés dans le sens de la majorité des rankings en se plaçant sur un jeune prospect à développer. Remplaçant dans la bonne équipe de Florida State, Patrick Williams est loin d’avoir des statistiques à couper le souffle, néanmoins sa côte n’a cessé de monter ces dernières semaines. Les Pistons et les Spurs semblaient être sur le prospect. En tablant sur son physique, son âge, sa défense et son potentiel offensif, les Bulls espèrent tenir là, la pépite de cette cuvée. Au deuxième tour, le néo-GM s’est, sans surprise, tourné vers un intérieur européen au QI basket avancé et capable d’apporter sur les deux côtés du terrain.

    Cleveland Cavaliers

    5e Isaac Okoro (SF)

    Même chose pour les Cavs avec un seul choix, et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il semble très logique. Déjà pourvu en guards (Sexton et Garland), et coincé avec leurs intérieurs (Love et Drummond), le front office a tout simplement opter pour un joueur défensif, capable de switcher des postes 1 à 4. Okoro a une mentalité de winner qui ne pourra que faire du bien dans l’Ohio, il ne manque plus qu’un bon tir pour que le jackpot soit complet.

    Dallas Mavericks

    18e Josh Green (SG/SF), 31e Tyrell Terry (PG), 36e Tyler Bey (F), Nate Hinton (PG, non drafté, two-way contract), Freddie Gillespie (C, non drafté, two-way contract)

    Les Mavs n’auront pas chômé durant cette draft. En envoyant Seth Curry à Philadelphie en échange du 36e choix et de Josh Richardson, la franchise texane semble repartir avec le sentiment de mission accomplie avec ces rookies sélectionnés. Josh Green et Tyler Bey sont des joueurs polyvalents, tout à fait capables de contribuer dès maintenant en défense tandis que Tyrell Terry apportera cette folie offensive et aura la chance de reprendre le costume laissé par Seth Curry.

    Denver Nuggets

    22e Zeke Nnaji (C-F), 24e RJ Hampton (SG), Markus Howard (PG, non drafté, two-way contract)

    Une des images de la soirée ! Jamais une casquette n’a été aussi mal traitée.

    Comme tous les ans, des prospects chutent violemment dans la draft, et cette année, c’était au tour du pauvre RJ Hampton. Sélectionner par les Bucks pour ensuite être envoyé à Denver, Hampton a semblé très amer. Les Nuggets aiment prendre ce genre de pari et ça a plutôt bien marché avec MPJ. L’intérieur en revanche fût beaucoup plus souriant au moment de sa sélection et son don pour le piano pourrait l’amener à composer un morceau afin d’apaiser son tout nouveau coéquipier.

    Detroit Pistons

    7e Killian Hayes (PG), 16e Isaiah Stewart (C), 19e Saddiq Bey (SF), 38e Saben Lee (PG, two-way contract)

    Voilà une équipe qui a totalement embrassé le processus de reconstruction via la draft. Un seul choix au premier tour avant la cérémonie, et voici le néo-GM Troy Weaver qui se jette sur trois choix avec le français le mieux drafté de l’histoire: Killian Hayes, qui sera bien sûr heureux de retrouver son pote Sekou. Stewart est un intérieur costaud mais également doter d’un solide jump shoot selon des scouts. Puis l’ailier Saddiq Bey, couteau suisse en provenance de la très réputée fac de Villanova. Tout bon pour les Pistons qui peuvent sereinement préparer le futur avec trois jeunes occupant trois postes différents.

    Golden State Warriors

    2e James Wiseman (C), 48e Nico Mannion (PG), 51e Justinian Jessup (SG)

    Le souhait de Stephen Curry s’est finalement réalisé. De la taille en voici avec le phénomène James Wiseman ! Un an après avoir joué ses dernières minutes en compétition, cet athlète va pouvoir évoluer au sein d’une très bonne franchise qui n’a d’ailleurs, jamais eu un tel talent à l’intérieur dans son roster. Le géant gaucher est accompagné en fin de premier tour par le meneur d’Arizona Nico Mannion, dont la descente dans la draft n’a finalement surpris personne, et l’arrière grand et fin de Boise State Justinian Jessup. Seule ombre au tableau, et elle est de taille, c’est l’annonce d’une éventuelle blessure au tendon d’Achille de Klay Thompson…

    Houston Rockets

    52e Keyon Martin Jr (SF), Mason Jones (SG, non drafté, two-way contract)

    En pleine tempête, la gestion de cette draft pour le néo-GM Rafael Stone n’a pas dû être une partie de plaisir. Propriétaire du choix numéro 16 en début de soirée suite à un trade avec les Blazers, les Rockets ne l’ont pas conservé, préférant ne pas s’encombrer d’un contrat garantit. Les Pistons, affamés, se sont jetés sur l’occasion. De leur côté, Houston s’est approprié le 52e via Sacramento avec la sélection du fils de l’ancien N°1 de la maudite draft 2000. Enfin, non drafté, Mason Jones rejoint les Rockets. Le scoreur des Razorbacks est capable de prendre feu en attaque tout en récoltant un paquet de lancers-francs.

    Indiana Pacers

    54e Cassius Stanley (SG/SF)

    Pas de move réalisés par les Pacers. Malgré les rumeurs insistantes concernant Oladipo et Turner, le front office, comme souvent, s’est contenté de son seul et unique choix de draft avec le spectaculaire Stanley. Le joueur de Duke est plus âgé que les autres freshmen, et son jeu reste encore à peaufiner, mais ses qualités athlétiques et son potentiel de catch and shooteur peuvent donner des satisfactions au nouveau coach Nate Bjorkgren.

    LA Clippers

    33e Daniel Oturu (C), 55e Jay Scrubb (SG)

    Les Clippers ont fait partie des acteurs majeurs de cette soirée. En récupérant le 33e choix via Minnesota, Ty Lue récupère un pivot qui a énormément progressé lors de sa saison sophomore, avec des signes encourageants pour tirer de loin. Jay Scrubb a vu son nom mentionné ces derniers jours, des rumeurs ont notamment fait part d’un intérêt des Blazers. Le joueur de la mystérieuse JUCO League est donc bien drafté, un joueur athlétique et plus costaud que la moyenne dans une ligue finalement peu connue.

    Los Angeles Lakers

    Zavier Simpson (PG, non drafté)

    Il n’est pas rare de voir le champion en titre se délester de son choix de draft en fin de premier tour. Dans l’acquisition de Dennis Schröder, Rob Pelinka a lâché le 28e choix. Pas de choix non plus pour ce second tour, et donc voici la signature du petit meneur senior tout juste sorti de la fac de Michigan.

    Memphis Grizzlies

    30e Desmond Bane (SG), 35e Xavier Tillman (C), Killian Tillie (F, non drafté, two way contract), Sean McDermott (SF, non drafté, two-way contract)

    Arrivés en début de soirée avec un seul pick (40e), les Grizzlies sont repartis les poches bien remplies de plusieurs prospects très intéressants ! Alors que les Celtics peinaient à se séparer de leurs choix, les Grizzlies ont sauté sur l’occasion pour récupérer le shooteur Bane en provenance de TCU, puis harponner le 35e choix des Kings afin de mettre la main sur un intérieur au très bon QI : Tillman. On n’oubliera pas de mentionner le two-way contract signé par le français Tillie. Si ce dernier laisse ses pépins physiques à Gonzaga, les Grizzlies pourraient être encore les grands gagnants de cette draft comme en 2019.

    Miami Heat

    20e Precious Achiuwa (F/C)

    Miami a brisé la série de la sélection des joueurs made in Kentucky, alors que Maxey et Quickley étaient encore disponibles, Pat Riley a choisi un intérieur, qui finalement, correspond parfaitement aux attentes et aux exigences de la franchise. Athlétique, costaud, actif sur le terrain, si le fit avec Bam soulève des questions, le boss du Heat lui assure, que c’est l’un des joueurs les plus sous-estimé de la cuvée.

    Milwaukee Bucks

    45e Jordan Nwora (F), 60e Sam Merrill (SG)

    Déjà très actifs sur le marché des transferts, les Bucks se sont élégamment montrés lors de la draft en récupérant le 45e choix du Magic pour mettre sur la main de l’ailier de Louisville Jordan Nwora. En toute dernière position, via l’échange réalisé avec les Pelicans, le front office s’est dirigé vers l’arrière Sam Merrill. Un aspect du jeu rejoint ces deux prospects : le tir extérieur, de quoi faire d’eux des joueurs « Giannis Compatibles ».

    Minnesota Timberwolves

    1er Anthony Edwards (SG), 23e Leandro Bolmaro (SG), 28e Jaden McDaniels

    Les Wolves ont finalement conservé leur premier choix avec sans grande surprise la sélection de l’athlétique Anthony Edwards. Si l’ancien de Georgia ne viendra pas corriger les problèmes défensifs des Wolves, son fort potentiel offensif et son association avec Russell et Towns pourraient donner des maux de tête aux coachs adverses. Gersson Rosas s’est montré actif tout au long de la soirée. Il a fait revenir Ricky Rubio en échange du 17e choix et récupère ainsi le 23e choix des Knicks avec l’argentin Bolmaro et le 28e choix du Thunder avec McDaniels. Deux jeunes joueurs à développer, si l’argentin restera encore en Europe, JMD en revanche pourrait être sollicité dès cette année grâce à des prédispositions en défense.

    New Orleans Pelicans

    13e Kira Lewis Jr (PG)

    Alors qu’ils possédaient trois choix au second tour, Griffin a rapidement fait le tri en ne conservant que leur choix au premier tour. Ce n’est pas sans rappeler que le tout nouveau coach Stan Van Gundy n’est pas venu pour encadrer une équipe de Highschool. En 13e place, voici donc le meneur Kira Lewis Jr, en provenance d’Alabama, il a démontré ses qualités de joueurs offensif grâce notamment à son handle et sa vitesse. Avec Ball, Bledsoe, Jackson et éventuellement NAW, aura-t-il suffisamment de temps de jeu ?

    New York Knicks

    8e Obi Toppin (F), 25e Immanuel Quickley (SG)

    Qu’est-ce qu’ils nous ont manqué les fans des Knicks… Auraient-ils hué le choix de Toppin ? Pas sûr, surtout avec un new yorkais qui plus est! Au moins le front office a assuré avec un joueur explosif, spectaculaire et offensif capable de jouer différentes formes du pick and roll/pop. Des questions subsistent concernant sa défense, mais pour cela on fait confiance à coach Thibs. Quickley a été récupéré dans un échange avec le Thunder. Petit gabarit, mais une teigne en défense et un shoot diabolique en attaque. Les Knicks auraient-ils finalement réussi une draft ?

    Oklahoma City Thunder

    17e Aleksej Pokusevski (F), 34e Théo Maledon (PG), 37e Vit Krejci (G)

    Le Thunder a tout simplement été incontournable lors de cette soirée. On décompte actuellement près de 17 choix au premier tour pour les six prochaines années ! Acteur majeur et impliqué dans plusieurs trades, Sam Presti a décidé de jouer le all in sur les européens. Arrêtons-nous (comme la famille de Poku) un instant sur la photo de la soirée !

    Impossible de ne pas esquisser un sourire avec ces images complètement en décalage avec ce qui se fait chez les autres prospects. Mais voilà, le Thunder a obtenu le joueur qu’il voulait tant. En plus du meneur/intérieur serbe, s’ajoute le français Maledon qui a atterri au second tour. Le Thunder est en totale reconstruction, espérons que le français y prenne part et de la meilleure des manières possible.

    Orlando Magic

    15e Cole Anthony (G)

    Un seul choix pour le Magic, qui a décidé de se lancer avec le fils de l’ancien NBAer Greg Anthony. Un joueur offensif au physique fragile, mais très talentueux. Très ému par sa sélection, ses proches n’ont pas manqué de fêter cet événement en compagnie d’un certain Spike Lee.

    En dehors du fait que ce choix ait pu surprendre plus d’un, Orlando a terriblement besoin de frissons et de fraîcheur en attaque. Peut-être un coup de poker pour ramener un peu d’attention en Floride.

    Philadelphie Sixers

    21e Tyrese Maxey (SG), 49e Isaiah Joe (SG), 58e Paul Reed (F)

    Beaucoup de nouvelles têtes au sein de la franchise des Sixers, coach, GM, joueurs, et l’intersaison est loin d’être terminée. Les fans ont donc pu observer les premiers moves réalisés par Morey. J-Rich est envoyé à Dallas en échange de Seth Curry. Les choix 34 et 36 sont lâchés afin de descendre dans la draft. C’est ainsi qu’ils se retrouvent avec le shooteur fou d’Arkansas Isaiah Joe, et le contreur insatiable de DePaul avec Paul Reed. Sans oublier le principal, la sélection de l’arrière de Kentucky Tyrese Maxey, un joli coup selon coach Cal qui affirmait sur ESPN que les équipes qui l’ont oublié vont s’en mordre les doigts.

    Phoenix Suns

    10e Jalen Smith (F/C), Ty-Shon Alexander (SG, non drafté, two way contract)

    Pourquoi serait-on surpris ? Les Suns ont bien drafté Cameron Johnson en 11e position en 2019. Après avoir récupéré Chris Paul, Phoenix poursuit son projet « direction les Playoffs » avec l’acquisition d’un intérieur tonique, athlétique et capable de dégainer à 3-pts. Avec l’incertitude de re-signer Aron Baynes ainsi que Frank Kaminsky, le front office a donc privilégié le besoin au meilleur talent disponible. Dommage que Phoenix n’ait pas tenté de trade down pour récupérer des atouts.

    Portland Trail Blazers

    46e CJ Elleby (F)

    Alors que des rumeurs insistaient sur l’intérêt des Blazer concernant Jay Scrubb, le front office s’est finalement tourné vers un solide joueur NCAA. Gros rebondeur et capable de shooter de loin, il ne faudra pas attendre des merveilles de ce joueur, qui devra sûrement ronger son frein comme beaucoup de jeunes au sein du roster des Blazers.

    Sacramento Kings

    12e Tyrese Haliburton (PG), 40e Robert Woodard II (F), 43e Jahmi’us Ramsey (SG)

    Et si les Kings avaient enfin réussi une draft ! Pas sûr que le front office s’attendait à voir Haliburton descendre aussi bas. Bon choix. Le meneur est de capable de jouer off-ball aux côtés de Fox. Au deuxième tour, les Kings se sont jetés sur deux jeunes prospects avec un potentiel à exploiter. Woodard pourrait rentrer dans le moule d’un 3&D, et Ramsey comme un scoreur en sortie de banc. Espérons que le département de développement des joueurs à Sacto a subi une mise à jour.

    San Antonio Spurs

    11e Devin Vassell (SG), 41e Tre Jones (PG)

    Les Spurs se sont montrés (comme souvent) très discrets durant cette draft. Pour la première fois depuis 1997, ils ont choisi un joueur dans la loterie. Tout cela est donc nouveau pour les texans, et ils ont décidés de se lancer avec l’arrière en provenance de Florida State. Vassell a beaucoup progressé en attaque lors de sa saison sophomore, tout en assurant en défense. Au deuxième tour, la sélection de Jones est une bonne pioche, un vrai winner et une peste en défense. Les Spurs avaient des besoins à l’intérieur mais ont préféré garnir leur backcourt (déjà bien fourni), en attendant de voir ce qu’il va se passer pour DeRozan.

    Toronto Raptors

    29e Malachi Flynn (PG), 59e Jalen Harris (SG)

    Comme d’habitude les Raptors vont transformer ces jeunes prospects en machine de guerre sur le terrain prêt à se battre et à contribuer. Malgré la présence de Terence Davis, Matt Thomas et bien sûr des champions Lowry et VanVleet, le front office a tout de même choisi de sélectionner deux guards. Vont-ils les garder ? Est-ce un plan B ? En tout cas, on a hâte de voir Flynn à l’œuvre sous les ordres de coach Nurse.

    Utah Jazz

    27e Udoka Azubuike (C), 39e Elijah Hughes (SG), Trent Forrest (PG, non drafté, two way contract)

    Le Jazz a choisi l’imposant Azubuike qui a marché sur la NCAA avec Kansas. Son physique et son activité sur le terrain semble avoir séduit les dirigeants pour en faire le backup de Gobert (Tony Bradley a été échangé). Hughes semble être une bonne pioche. Gros scoreur à Syracuse, il peut shooter, driver et jouer par séquence le pick and roll. Le roster étant déjà rempli de jeunes joueurs « inconnus », voici au moins deux joueurs aux CV bien connus.

    Washington Wizards

    9e Deni Avdija (SF), 53e Cassius Winston (PG)

    Le front office des Wizards ne s’attendait pas à voir l’israélien à leur disposition à ce stade de la draft. Pas de remplaçant pour John Wall (Haliburton, Lewis, Anthony étaient disponibles), mais un joueur polyvalent dans les ailes et capable de créer pour ses partenaires. S’il solidifie son tir, c’est tout bon pour Beal & Co. La sélection de Winston est intéressante dans le sens que Washington a besoin de meneur de jeu et aussi de défenseur… On ne peut pas tout avoir, mais ce qui est sûr, c’est que Winston est un winner.

  • ClutchTime Mock Draft 3.0

    ClutchTime Mock Draft 3.0


    Enfin nous y sommes ! La draft aura bien lieu cette nuit, après cinq mois d’attentes, les prospects de la classe 2020 auront été les joueurs les plus étudiés et les plus scrutés et de l’histoire de la Draft. Est-ce que cela nous a aidé pour faire notre mock ? Pas sûr. Impossible de prédire avec exactitude le déroulement de cette édition, si bien que, même les franchises ne sont pas certains des choix et des transferts qui auront lieu cette nuit. Plusieurs trades ont été annoncé et seront validés vendredi prochain, en attendant, voici notre dernière Mock Draft 2020 en prenant en compte les besoins des franchises mais surtout les meilleurs prospects disponibles. Une cuvée annoncée moyenne, mais une cuvée qui rentre déjà dans l’histoire dans ce contexte inhabituel.

    Edit : Pas de MaJ depuis le trade entre les New York Knicks et le Utah Jazz (sorry)


    🏀 Nos choix du Premier Tour 🏀


    Lottery picks

    #1 – The Minnesota Timberwolves select :

    Anthony Edwards (SG)

    Georgia Bulldogs – Freshman
    USA
    19 ans (05/08/2001)
    Taille : 196 cm
    Poids : 102 kg
    Statistiques individuelles

    Considéré comme un joueur extrêmement talentueux depuis ses années lycée, Edwards pourrait être le chaînon manquant dans l’attaque des Wolves suite au départ de Andrew Wiggins. Arrière scoreur et explosif, capable d’être une triple menace aux tirs, le Bulldog formerait alors un trio offensif de premier choix aux côté de D-Lo et KAT. Les fans de Minny devront en revanche passer leur chemin s’ils espèrent voir débarquer un profil défensif, le joueur ne fait effectivement pas montre d’une grande concentration de l’autre côté du terrain et joue parfois de manière nonchalante par séquence.

    #2 – The Golden State Warriors select :

    James Wiseman (C)

    Memphis Tigers – Freshman
    USA
    19 ans (31/03/2001)
    Taille : 216 cm
    Poids : 108 kg
    Statistiques individuelles

    Avec les retours aux affaires de Curry, Thompson et Green, les Warriors vont pouvoir renforcer leur secteur intérieur en sélectionnant le phénomène physique James Wiseman. Bien qu’il n’ait pas joué de match officiel depuis plus d’un an, son gabarit et ses qualités athlétiques devraient lui assurer une place dans le top 3. Si ses prises de décision en attaque laissent à désirer, il n’en reste pas moins un choix de luxe pour prendre les rebonds, jouer le pick and roll avec Curry, mais aussi pour recevoir les passes lobées de Green.

    #3 – The Charlotte Hornets select :

    LaMelo Ball (PG/SG)

    Illawarra Hawks – US player eligible
    USA
    19 ans (22/08/2001)
    Taille : 201 cm
    Poids : 82 kg
    Statistiques individuelles

    Très certainement le meneur de jeu qui a le plus la cote, LaMelo est un joueur plein d’enthousiasme sur un terrain. Doté d’une vision de jeu et d’un toucher de balle remarquables, le meneur devrait électriser les supporters des Hornets qui cherchent désespérément la bonne formule suite au départ de Kemba Walker. Même s’il doit encore gommer quelques lacunes en défense et être plus sélectif dans ses tirs, le petit dernier de la fratrie Ball dispose néanmoins des atouts suffisants pour devenir à terme un élément central de l’effectif de James Borrego.

    #4 – The Chicago Bulls select :

    Onyeka Okongwu (PF/C)

    Southern California Trojans – Freshman
    USA/Nigéria
    19 ans (11/12/2000)
    Taille : 206 cm
    Poids : 111 kg
    Statistiques individuelles

    Chicago se retrouve avec beaucoup de jeunes sur tous les postes, notamment à l’intérieur avec Markkanen, Carter Jr et Gafford. La sélection d’Okongwu se base sur sa polyvalence en défense et cette qualité inestimable pour un big man de pouvoir switcher sur des extérieurs. Son activité sur le terrain et sa faculté à roller fort vers le cercle feront de lui un joueur complémentaire de Lauri Markkanen. L’ancien coéquipier de LaMelo Ball au lycée a annoncé vouloir suivre les traces de Bam Adebayo, aux Bulls de copier la recette magique du Heat.

    #5 – The Cleveland Cavaliers select :

    Obi Toppin (PF/C)

    Dayton Flyers – Sophomore
    USA
    22 ans (04/03/1998)
    Taille : 206 cm
    Poids : 99 kg
    Statistiques individuelles

    Assurément l’un des joueurs les plus NBA-ready, Toppin est un poste 4 qui brille par ses qualités de finisseur et son physique. Inspiré par le paternel, c’est un joueur très aérien, capable d’écarter le jeu. Toppin pour être une solution de remplacement après un départ probable de Tristan Thompson et en attendant un signe sur la situation de Kevin Love. Aux côtés de Drummond, il n’aura pas tellement à se soucier de la défense, principal point faible dans son jeu, mais devra en revanche travailler son footwork et gagner en souplesse au niveau des hanches.

    #6 – The Atlanta Hawks select :

    Isaac Okoro (SF)

    Auburn Tigers – Freshman
    USA
    19 ans (26/01/2001)
    Taille : 198 cm
    Poids : 102 kg
    Statistiques individuelles

    Les Hawks se retrouvent également avec de bons jeunes joueurs à tous les postes. En revanche, coach Pierce ne serait pas contre l’idée de récupérer un bon défenseur. Un secteur de jeu laissé à l’abandon la saison dernière. Le joueur d’Auburn est totalement focalisé sur la défense et se réserve même le droit de penser pouvoir défendre sur les postes de 1 à 4 et voire certains poste 5. Bien que son tir et ses choix en attaque sont à peaufiner, les Hawks obtiennent là un winner.

    #7 – The Detroit Pistons select :

    Tyrese Haliburton (PG/SG)

    Iowa Cyclones – Sophomore
    USA
    20 ans (29/02/2000)
    Taille : 196 cm
    Poids : 79 kg
    Statistiques individuelles

    Avec Derrick Rose et Brandon Knight en 1, inutile de dire que les Pistons vont très sérieusement envisager la piste d’un véritable meneur de jeu capable de tenir le ballon et de proposer du jeu. Il se trouve que Haliburton est tout à fait le profil idéal pour ce poste, cet adepte du C&S et du pick-and-roll est doté d’une bonne vision de jeu et d’une qualité de passe chirurgicale, mais peut également très bien défendre grâce à ses mensurations qui finiront de convaincre Dwane Casey de lui confier les rênes de l’équipe. S’il ne parvient pas encore à prendre le jeu à son compte, d’autres s’en chargeront à sa place.

    #8 – The New York Knicks select :

    Killian Hayes (PG)

    Ratiopharm Ulm – International
    France
    19 ans (27/06/2001)
    Taille : 193 cm
    Poids : 97 kg
    Statistiques individuelles

    Oui les Knicks ont besoin d’un meneur, oui les Knicks vont à nouveau se lancer avec un français ! Mais Hayes ne ressemble en rien à Ntilikina. L’ancien choletais a montré qu’il pouvait prendre la mène à temps complet en Allemagne. Il se débrouille bien sur pick and roll avec un handle de haut niveau. Fan de step back et side step en tout genre, il est aussi capable de passes lumineuses. Grand fan de Ginóbili, il existe tout de même des interrogations quant à sa dextérité main droite.

    #9 – The Washington Wizards select :

    Deni Avdija (SF/PF)

    Maccabi Tel-Aviv – International
    Israël
    19 ans (03/01/2001)
    Taille : 201 cm
    Poids : 95 kg
    Statistiques individuelles

    Avec un gabarit taillé pour évoluer en 4 et des qualités d’arrière, Avdija peut jouer dans n’importe quelle position sur l’aile. À seulement 19 ans il dispose d’une expérience professionnelle en Europe loin d’être négligeable (34 matchs d’Euroligue) et ne devrait avoir aucun mal à s’adapter chez des Wizards engagés dans un processus de reconstruction et qui cherchent des talents et du renfort en attaque pour soutenir Bradley Beal. Avdija devra néanmoins prendre plus de risque en attaque et sortir de sa zone de confort pour devenir un vrai lieutenant.

    #10 – The Phoenix Suns select :

    Patrick Williams (SF/PF)

    Florida State Seminoles – Freshman
    USA
    19 ans (26/08/2001)
    Taille : 203 cm
    Poids : 102 kg
    Statistiques individuelles

    Invaincus lors à « la bulle d’Orlando », les Suns on réalisé le premier gros coup de cette intersaison en faisant venir Chris Paul tout en conservant ce choix de draft. Avec Patrick Williams, Coach Williams récupère un très jeune ailier dont la côte n’a cessé de monter ces dernières semaines. Remplaçant au sein de la bonne équipe de Florida State, son gabarit, ses qualités athlétiques, sa polyvalence en défense et son potentiel offensif (encore à développer) séduisent de nombreux scouts.

    #11 – The San Antonio Spurs select :

    Devin Vassell (SF/PF)

    Florida State Seminoles – Sophomore
    USA
    20 ans (23/08/2000)
    Taille : 198 cm
    Poids : 81 kg
    Statistiques individuelles

    Les Spurs vont très certainement tenter le pari d’un ailier étant donné l’incertitude qui règne autour de DeMar DeRozan. Avec Devin Vassell, les texans feraient ainsi une bonne opération en récupérant un profil 3&D adepte du catch-and-shoot, dans un registre très proche d’un Danny Green il y a quelques années, mais également bon défenseur sur l’homme, le Floridien devrait être capable de se fondre dans un collectif en reconstruction en apportant son énergie et son QI basket.

    #12 – The Sacramento Kings select :

    Aaron Nesmith (SG/SF)

    Vanderbilt Commodores – Sophomore
    USA
    21 ans (16/10/1999)
    Taille : 198 cm
    Poids : 96 kg
    Statistiques individuelles

    Les Kings sont rentrés récemment dans une zone de turbulence après les rumeurs de trade concernant Bogdan Bogdanovic précédées par les envies de départ de Buddy Hield. Cela tombe bien, Aaron Nesmith se présente comme l’un des meilleurs shooteur de cette cuvée avec 52.2% de réussite et plus de 8 tentatives par rencontre. L’ancien coéquipier de Garland à la fac n’aura pas besoin d’avoir le ballon dans les mains et apportera des solutions off-ball pour Fox.

    #13 – The New Orleans Pelicans select :

    Saddiq Bey (SF/PF)

    Villanova Wildcats – Sophomore
    USA
    21 ans (09/04/1999)
    Taille : 203 cm
    Poids : 97 kg
    Statistiques individuelles

    Voici un joueur de devoir dans la réputée fac de Villanova. L’ancien coéquipier d’Eric Paschall est un ailier capable de shooter de loin mais surtout d’impacter un match sans avoir à scorer. Bon QI en défense, dans les aides et les rotations, capable de jouer off-ball de l’autre côté du terrain, son apport ne pourra qu’être bonifié dans les schémas de Stan Van Gundy qui aura surement besoin de ce type de joueur pour assurer des deux côtés du terrain.

    #14 – The Boston Celtics select :

    Kira Lewis Jr. (PG)

    Alabama Crimson Tide – Sophomore
    USA
    19 ans (06/04/2001)
    Taille : 190 cm
    Poids : 74 kg
    Statistiques individuelles

    Voici le premier des trois choix à disposition de Danny Ainge pour ce first round. Pas certains que tous ces picks soient conservés, mais pour cette fin de loterie, impossible de résister à l’envie de sélectionner l’un des joueurs les plus rapides de cette cuvée. Le roster de Boston contient déjà de jeunes arrières, en espérant que coach Stevens lui offrira plus d’opportunités. Toujours d’attaque, Lewis devrait se régaler en transition et dans le jeu espacé de la NBA. Bon driver avec un joli floater, il est également capable d’artiller de loin avec un solide pull up après un dribble main gauche.


    Kira Lewis Jr. meneur des Crimson Tide d’Alabama (SEC) – Photo by Michael Wade/Icon Sportswire via Getty Images

    Fin de 1er tour

    #15 – The Orlando Magic selects :

    Tyrese Maxey (PG)

    Kentucky Wildcats – Freshman
    USA
    20 ans (04/11/2000)
    Taille : 190 cm
    Poids : 89 kg
    Statistiques individuelles

    La dernière trouvaille de Kentucky est avant tout un défenseur complet et doté d’une envergure énorme de 2m03, idéal pour gêner l’adversaire. Capable de switcher sur pas mal d’adversaire, il dispose également d’un toucher de balle précieux pour finir près du cercle et profiter de son habilité et de ses longs bras pour prendre sa chance de n’importe où. Un arrière bon défenseur qui ne devrait avoir aucun mal à bénéficier de minutes de la part de Steve Clifford à un poste encore très fragile et incertain

    #16 – The Houston Rockets select :

    Tyrell Terry (PG)

    Stanford Cardinal – Freshman
    USA
    20 ans (28/09/2000)
    Taille : 185 cm
    Poids : 72 kg
    Statistiques individuelles

    Une intersaison bien compliquée pour la franchise du Texas. Après les départs de Mike D’Antoni puis de Daryl Morey, ce sont les superstars Harden et Westbrook qui souhaiteraient quitter le navire. Dans ce ciel sombre au-dessus de Houston, une petite éclaircie avec l’acquisition de ce premier choix de draft via un trade. Réputé comme l’un des meilleurs shooteurs de sa classe, Terry est capable de dégainer rapidement et de très loin. Il est doté d’un bon sens du jeu et d’un joli toucher près du cercle malgré son petit gabarit (61.5% de réussite). Des doutes subsistent sur sa défense, mais Terry assure que son énergie et sa hargne compense son manque de physique.

    #17 – The Minnesota Timberwolves select :

    Precious Achiuwa (PF/C)

    Memphis Tigers – Freshman
    Nigéria
    21 ans (19/09/1999)
    Taille : 206 cm
    Poids : 102 kg
    Statistiques individuelles

    Les qualités physiques et la polyvalence défensive d’Achiuwa pourraient être attrayants pour une équipe de Minnesota qui en manque cruellement. Achiuwa a en effet les dimensions et la longueur nécessaires pour contenir les intérieurs, mais dispose également d’une vitesse de déplacement adaptée sur pick-and-roll et devrait bien s’entendre avec Russell. Son manque de production en attaque pourra être compenser par les nombreux profils offensifs dont dispose Ryan Saunders, notamment KAT qui pourra s’écarter un peu plus du cercle en attaque.

    #18 – The Dallas Mavericks select :

    Aleksej Pokusevski (PF/C)

    Olympiakós – International
    Serbie
    18 ans (26/12/2001)
    Taille : 214 cm
    Poids : 94 kg
    Statistiques individuelles

    Le front office des Mavs se prépare à attirer Giannis dans leurs rangs pour la FA 2021, mais en attendant, voici la sélection d’un tout autre « freak show ». Le serbe est une anomalie avec un gabarit à part, il jouait principalement ailier/meneur en Grèce, avec de belles aptitudes à dribbler, passer et shooter, il sera d’autant plus en confiance en intégrant un roster remplis de joueurs européens. Encore frêle et loin d’être le plus athlétique, cela reste un projet.

    #19 – The Brooklyn Nets select :

    RJ Hampton (PG/SG)

    New Zealand Breakers – US player eligible
    USA
    19 ans (07/02/2001)
    Taille : 196 cm
    Poids : 82 kg
    Statistiques individuelles

    Un peu sorti des radars après son aventure en Australie, Hampton reste néanmoins un des arrière prometteur. Il dispose en effet des atouts nécessaires pour évoluer tel un combo-guard, ce qui devrait rendre service au staff des Nets qui ont encore de grosses interrogations concernant plusieurs joueurs dans leur backcourt. Apprécié pour ses talents de contre attaquant et son explosivité dans le jeu, il devra néanmoins travailler son adresse au tir en particulier en sortie de dribble pour espérer bénéficier de minutes de jeu dans un effectif qui jouera très certainement les premiers rôles cette saison.

    #20 – The Miami Heat selects :

    Jalen Smith (PF/C)

    Maryland Terrapins – Sophomore
    USA
    20 ans (16/03/2000)
    Taille : 208 cm
    Poids : 102 kg
    Statistiques individuelles

    Les hommes d’Eric Spoelstra ont épaté le monde entier en accédant aux dernières finales. Avec les apports de jeunes joueurs comme Adebayo, Robinson et Herro, le département du développement des joueurs est de qualité en Floride. Cela tombe bien, si Pat Riley conserve ce pick, Jalen Smith est un athlète explosif capable de contrer tout ce qui bouge mais aussi de dégainer de loin. Il offre une réelle option sur pick and pop et donc une solution de rechange pour Leonard (FA).

    #21 – The Philadelphia 76ers select :

    Cole Anthony (PG)

    North Carolina Tar Heels – Freshman
    USA
    20 ans (15/05/2000)
    Taille : 190 cm
    Poids : 86 kg
    Statistiques individuelles

    Véritable triple menace en attaque, capable de prendre feu au scoring dans un bon jour, Cole Anthony fait parfois (souvent) preuve d’excès d’individualisme dans le jeu, avec des tirs plus que contestables et une finition douteuse à l’arrivée (38% FG). Mais il faut reconnaître que le gamin du Queens a encore régalé les observateurs par ses qualités offensives et son explosivité dans le jeu, même s’il rechigne encore à défendre sur certaines séquences, son intégration dans les systèmes offensifs de Doc Rivers ne devrait pas poser de problème majeur.

    #22 – The Denver Nuggets select :

    Josh Green (SG/SF)

    Arizona Wilcats – Freshman
    Australie
    20 ans (16/09/2000)
    Taille : 198 cm
    Poids : 95 kg
    Statistiques individuelles

    Les Nuggets ont passé un cap lors des Playoffs 2020 en réalisant un upset historique face aux Clippers. La paire Murray-Jokic fonctionne à merveille et le jeune MPJ est réellement talentueux en attaque. Le choix d’un joueur athlétique aux prédispositions pour devenir un 3&D prend alors tout son sens avec Josh Green. Capable de jouer sans ballon, et de faire les efforts en défense, Green pourrait être une solution derrière Gary Harris.

    #23 – The Utah Jazz selects :

    Xavier Tillman (PF/C)

    Michigan State Spartans – Junior
    USA
    21 ans (12/01/1999)
    Taille : 203 cm
    Poids : 111 kg
    Statistiques individuelles

    À ce stade de la draft, Utah pourrait se mettre effectivement en quête d’un intérieur remplaçant NBA ready, suffisamment mobile et efficace dans la protection du cercle. Tillman semble être un candidat idéal, après trois saisons dans le Michigan, le big man s’est mué en leader de la défense des Spartans grâce à son QI basket sur du jeu sans ballon des deux côtés du terrain et sa capacité à gober des rebonds

    #24 – The New Orleans Pelicans select :

    Théo Maledon (PG)

    ASVEL Lyon-Villeurbane – International
    France
    19 ans (19/06/2001)
    Taille : 195 cm
    Poids : 79 kg
    Statistiques individuelles

    Deuxième choix pour les Pelicans après un trade effectué avec les Bucks. Coach Van Gundy va devoir ajuster ses systèmes avec beaucoup tous ces jeunes joueurs. Il faudra notamment être patient avec le français mais il semble déjà être un bon joueur de pick and roll, et a démontré de réelles qualités de playmaker en Euroligue. Loin d’être le meneur le plus explosif de la cuvée, il possède un solide drive main droite combiné avec un bon floater. Dans l’espoir de jouer avec Ball et Zion, sa progression sur son shoot extérieur sera essentielle.

    #25 – The Oklahoma City Thunder selects :

    Paul Reed (SF)

    DePaul Blue Demons – Junior
    USA
    21 ans (14/06/1999)
    Taille : 206 cm
    Poids : 99 kg
    Statistiques individuelles

    Après une saison particulièrement aboutie, OKC va néanmoins poursuivre son processus de reconstruction et devrait retenir un remplaçant à Danilo Gallinari en jetant leur dévolu sur l’ailier fort de DePaul. Ses qualités athlétiques et sa polyvalence défensive sont ses principaux atouts, mais le joueur s’est montré à l’aise cette saison pour jouer au large et près du panier malgré quelques réticences sur son ratio 3FGA/FGA et sa mécanique de tir qu’il aura besoin de consolider s’il veut bénéficier de minutes.

    #26 – The Boston Celtics select :

    Isaiah Stewart (PF/C)

    Washington Huskies – Junior
    USA
    19 ans (22/05/2001)
    Taille : 206 cm
    Poids : 113 kg
    Statistiques individuelles

    Et nous voilà de nouveau avec les Celtics. Boston a semblé « short » à l’intérieur, en subissant face à la puissance de Bam Adebayo lors des dernières finales à l’Est. Loin de nous de penser qu’un jeune intérieur en provenance de la fac de Washington vienne résoudre ces problèmes, mais Stewart offre le package complet de l’intérieur costaud. Capable de scorer au poste et de protéger le cercle, certains scouts ont même émis l’hypothèse qu’il s’est doté d’un solide jump shot.

    #27 – The New York Knicks select :

    Leandro Bolmaro (PG/SG)

    FC Barcelone Lassa – International
    Argentine
    20 ans (11/11/2000)
    Taille : 201 cm
    Poids : 82 kg
    Statistiques individuelles

    Voici notre premier candidat au draft and stash. L’Argentin sort en effet d’une saison prometteuse avec Barcelone et les prévisions ne lui donnant pas la faveur d’une place dans la loterie, l’arrière a décidé de rester une saison de plus en Catalogne. Pour continuer sur sa lancée et progresser dans un groupe pro au top niveau en Europe, il doit bénéficier d’un peu plus de minutes et de responsabilités dans le jeu pour exprimer ses qualités de meneur et ajuster son adresse au tir.

    #28 – The Oklahoma City Thunder selects :

    Tre Jones (PG)

    Duke Blue Devils – Sophomore
    USA
    20 ans (08/01/2000)
    Taille : 190 cm
    Poids : 83 kg
    Statistiques individuelles

    Après avoir envoyé Dennis Schröder aux Lakers, Sam Presti a récupéré en échange une chose qu’il chéri plus que tout : des choix de draft ! Un arrière a donc été transféré et Chris Paul serait également sur le marché, le Thunder pourrai donc se tourner vers un meneur de jeu avec ce choix en fin de premier tour. Tre Jones peut se démarquer des autres par son attitude de winner sur le terrain. Solide en défense avec des mains très actives, Jones est également capable de jouer le pick and roll combinant patience et justesse, d’autant plus qu’il semble avoir progressé cette saison à 3-pts.

    #29 – The Toronto Raptors select :

    Malachi Flynn (PG)

    San Diego State Aztecs – Junior
    USA
    22 ans (10/05/1998)
    Taille : 185 cm
    Poids : 83 kg
    Statistiques individuelles

    Réputés pour son flair incomparable en matière de choix à la draft, Masai Ujiri pourrait jeter son dévolu sur ce meneur de poche qui sort d’une saison remarquable avec les Aztecs. Son QI basket, combiné à une vitesse et un handle impressionnants font du joueur un potentiel steal qui viendra étoffer la rotation des Dinos au poste de meneur de jeu. Il apportera également sa solidité et son envie en défense et devrait se sentir à l’aise par rapport aux gabarits de Lowry et FVV.

    #30 – The Boston Celtics select :

    Desmond Bane (SG)

    TCU Horned Frogs – Senior
    USA
    22 ans (25/06/1998)
    Taille : 198 cm
    Poids : 97 kg
    Statistiques individuelles

    Troisième choix pour Danny Ainge, et dans cette récolte de rookies, il est toujours intéressant de choisir des joueurs extérieurs capables de shooter de loin et de défendre un minimum. Bane est un senior au physique de super-héros. Capable de shooter de très loin malgré une mécanique de tir étrange, il peut également se transformer en playmaker sur pick and roll et pour ne rien gâcher, il offre une vraie présence défensive dans les aides et les rotations.


    Desmond Bane meneur des Horned Frogs de TCU (Big 12) – Photo by Jamie Squire/Getty Images

    Rendez-vous au second tour

    Pages : 1 2

  • Draft NBA et free agency : 10 steals à venir !

    Draft NBA et free agency : 10 steals à venir !

    Par Benjamin Gisse (@MagicBenJohnson)


    A l’approche des échéances majeures de cette intersaison que sont la draft NBA et le marché des agents libres, les interrogations se multiplient. Qui sortira du lot ? Qui aura le meilleur flair ? Et surtout, quelles seront les pépites qui nous surprendront ? Et c’est à cette dernière question que nous allons tenter de répondre…


    La draft NBA : vivier de « steals » insoupçonnés…

    Qui n’a jamais rêvé que son équipe préférée drafte le prochain Marc Gasol ou Nikola Jokic, véritables superstars issus du second tour ?
    Même si les échecs sont plus fréquents que les réussites dans ces cas-là, il est normal d’espérer qu’un second tour de draft explose arrivé dans le circuit NBA.

    A l’occasion de la draft NBA qui approche, revenons sur 5 joueurs qui pourraient bien nous surprendre dans un futur assez proche…

    Saben Lee (21 ans, Guard, Vanderbilt)

    C’est l’un des meilleurs créateurs et explosifs de cette draft. Point à la ligne.
    Saben sait parfaitement créer pour lui-même et pour les autres, avec facilité et fréquence.
    Létal sur 1c1 et agressif vers le cercle, il utilise de manière quasiment parfaite ses qualités pour trouver une solution de tir sur chaque séquence offensive.

    Véritable gestionnaire du rythme, il possède une bonne adresse à mi-distance, en plus d’un toucher plus que correct et d’un jeu quasiment excellent en pull-up.
    Fraîchement décoré d’une sélection dans la 2ème All-SEC Team, le joueur de Vanderbilt à un QI offensif vraiment élevé en plus d’être un bon défenseur collectif, actif avec ses mains.

    Cependant, il possède un shoot extérieur encore un peu faible pour la NBA. Saben joue énormément à l’instinct, ce qui peut être préjudiciable par moments, notamment sur les pertes de balle, qu’il collectionne parfois. Sur la défense individuelle, il y a encore pas mal de défauts à régler, notamment sur les situations d’isolation, où on peut ressentir une certaine nonchalance, accompagné d’un footwork assez lent pour un arrière.

    Comparaison : Devin Harris
    Position Mock Draft 2.0 : N/A


    Statistiques de Saben Lee


    Udoka Azubuike (21 ans, Center, Kansas)

    Membre du Consensus All-America, l’équivalent des All-NBA Teams en université, joueur universitaire défensif de l’année NABC (association des coachs), joueur de l’année de sa conférence… La saison 2019-20 a été exceptionnelle pour Udoka Azubuike, pour sa dernière en tant que senior.

    Joueur terriblement efficace, son approche physique du jeu lui a permis de dominer la raquette universitaire depuis sa saison freshman, accumulant ainsi le meilleur eFG% de l’histoire de la NCAA depuis la création de la statistique, devant un certain Tacko Fall. Son jeu est innarrêtable près du cercle, même dans le domaine du rebond, où son placement et son physique ont fait de lui l’un des meilleurs rebondeurs du circuit.

    Considéré comme le ou l’un des meilleurs défenseurs NCAA, il a notamment prouvé son efficacité au poste bas, maintenant ses vis-à-vis à un ridicule 0.46 points par possession, ou dans les airs, avec un monstrueux 10.9 en BLK%. In-cro-ya-ble.

    Des problèmes de poignet l’ont maintenu pas mal de temps à l’écart sur sa première et troisième saison à Kansas, mais il ne s’est jamais découragé, bien qu’il était déjà envisagé à la draft NBA 2019. Et malheureusement, chaque joueur n’a pas que des qualités, et Udoka en présente un énorme défaut : le tir. Un catastrophique 42% aux lancers francs, 0 tirs tentés à 3 points sur toute sa carrière NCAA, très peu de tirs hors de la raquette. On ajoute à ça une qualité de passe assez faible et une tendance aux pertes de balle plutôt élevée, une adaptation en NBA, qui paraît assez compliqué au premier abord. Mais Udoka est talentueux, ça c’est certain, il l’a déjà prouvé.

    Comparaison : DeAndre Jordan
    Position Mock Draft 2.0 : 43ème


    Statistiques d’Udoka Azubuike


    Leandro Bolmaro (20 ans, Forward, FC Barcelone)

    Véritable pilier du basket européen, le FC Barcelone a plus ou moins toujours formé des joueurs NBA : 16 au total. Et si les noms de Pau Gasol, Jeff Ruland, Ricky Rubio, Anderson Varejao ou Mario Hezonja sont les plus connus, depuis quelques années, aucun joueur du « Barça » n’intègre la grande ligue.

    Pour le moment… Car Leandro Bolmaro pourrait devenir joueur NBA à l’issue du 18 novembre prochain. Très en vue après des performances remarquables avec l’équipe 2 de Barcelone, il a intégré le groupe professionnel durant la saison 2019-20.
    Très à l’aise ballon en main, c’est un joueur capable de faire n’importe quelle passe à n’importe quel moment. Plutôt efficace près du cercle, c’est un joueur ayant un QI basket assez élevé. Il utilise sa taille (2,01m) à son avantage, en la combinant notamment avec une très bonne agressivité vers le cercle et une qualité de dribble surprenante.

    Défensivement, il est très actif sur les lignes de passes. Utilisant tout son corps, il a tous les fondamentaux et les qualités physiques pour devenir un bon défenseur. Jouant avec beaucoup d’intensité, sa mentalité est également compatible avec ce qu’on attend d’un bon défenseur.

    Quelques petits défauts sont importants à noter : physique un peu léger, une présence au rebond très faible, une tendance à forcer quelques fois le jeu et à perdre le ballon et un shoot extérieur irrégulier. Avec un TS% d’environ 50% depuis son passage en professionnel, « Leo » sait qu’il doit travailler sur son tir pour pouvoir s’imposer dans la NBA, notamment à 3 points (25,3% avec les professionnels).

    Comparaison : Paul Graham
    Position Mock Draft 2.0 : 34ème


    Statistiques de Leandro Bolmaro


    CJ Elleby (20 ans, Forward, Washington State)

    La première chose qui va vous marquer dans le profil de CJ, c’est sa coiffure. En provenance de la même université que Klay Thompson, on pourrait y voir quelques similitudes.
    CJ est tout simplement un joueur ultra polyvalent, offensivement et défensivement.

    Joueur à l’aise avec le ballon, il reste une menace à tous les échelons : shoot à 3 points, drive, création… Il a les qualités offensives requises pour être un très bon joueur offensif.
    Sa qualité de dribble, mêlée à une prise de décisions vraiment rapide, font de lui une véritable arme offensive.
    Il possède un don pour le dribble suivi d’un tir, oeuvre de sa création et de son dribble, mais reste fiable sur les situations de catch-and-shoot.

    Défensivement, CJ est très solide. Toujours constant dans l’effort, et énergétique, il sait défendre sur porteur et non-porteur avec la même facilité. Même si on peut douter de sa capacité à défendre sur la menace offensive n°1 adverse en NBA, CJ restera un défenseur fiable sur lequel on pourra compter. Profil assez long, il gêne assez bien ses adversaires et possède de réelles aptitudes au rebond.

    Mais il n’est pas le joueur parfait, et sa sélection de tirs peut paraître assez mauvaise parfois. Cette même sélection ne fait pas de lui le plus grand joueur de pick&roll de la planète, jeu sur lequel il a du mal depuis sa saison freshman.
    De plus, il manque encore d’impact physique pour devenir un joueur capable de driver et de finir dans la raquette avec efficacité. Pour finir, même si la défense ne doit pas le laisser ouvert, CJ a dû mal, contrairement à la défense, à être régulier sur le tir extérieur.

    Comparaison : James Posey
    Position Mock Draft 2.0 : N/A


    Statistiques de CJ Elleby


    Nate Hinton (21 ans, Guard, Houston)

    Considéré par beaucoup comme le meilleur arrière rebondeur de la NCAA, Nate Hinton, sorti de la faculté de Houston, aura fort à prouver dans les semaines à venir.

    Potentiellement joueur drafté au second tour, il a énormément de qualités.
    Tout d’abord défensives, Nate est clairement l’un des meilleurs défenseurs extérieurs de cette cuvée. Plutôt long (2.06m d’envergure), il a acquis énormément de fondamentaux, faisant de lui une arme défensive redoutable.

    Très athlétique, il est également très impliqué et vif sur un terrain, faisant de lui, effectivement, l’un ou le meilleur rebondeur arrière.
    Attention à ne pas se fier aux pourcentages à 3 points (on rappelle que Buddy Hield était à 23% sur sa saison freshman), Nate reste un shooteur fiable, capable de bonnes séries. A l’aise avec son dribble, il est également un bon passeur, notamment avec un joli 1,66 d’assists/turnovers ratio.

    Moins à l’aise dans la création personnelle et collective, il manque un peu d’impact dans le jeu sans ballon.
    Son taux d’usage n’étant pas conséquent (en jouant avec des joueurs comme Caleb Mills ou l’ex-star lycéenne Quentin Grimes, c’est normal), pas mal de situations de tirs viennent après un rebond ou en spot-up/catch & shoot, dont il doit améliorer les pourcentages. Sa qualité de finition dans la raquette doit aussi être un axe de travail.

    Comparaison : Scott Burrell
    Position Mock Draft 2.0 : N/A


    Statistiques de Nate Hinton


    La free agency : en attendant l’an prochain…

    Une fois la draft NBA passée, viendra l’heure de la free agency.
    Étape importante dans la construction d’une équipe, elle permet d’ajouter des joueurs en fin de contrat.
    A l’instar de la draft NBA, quelques joueurs sympathiques peuvent être récupérés en attendant la FA 2021, celle que toute la ligue attend, avec des noms comme Giannis Antetokounmpo, Victor Oladipo, Kyle Lowry ou
    Gordon Hayward.

    Christian Wood (25 ans, Center, Detroit Pistons, UFA)

    C’est l’évidence, le nom le plus courant ces temps-ci : Christian Wood, poste 4/5 des Pistons. La probabilité qu’il reste à Detroit pour la saison à venir est assez faible, alors étudions rapidement le phénomène.

    Il faut dire que l’ancien joueur d’UNLV a marqué les esprits cette saison, sortant un peu de l’anonymat pour ceux qui ne suivent pas la G-League. Car c’est effectivement en G-League que Christian s’est formé.
    Tout d’abord récupéré par les 76ers en tant qu’agent libre non drafté, il n’arrivera à s’y imposer. 17 matchs joués, des contrats de 10 jours qui s’enchaînent et une 1ère saison intéressante en G-League. Il ira ensuite à Charlotte, sans succès. Cependant, il continue de se faire remarquer en G-League.

    Insuffisant pour la NBA, aucune équipe ne lui propose de contrat avant la saison 2018-19, où il va rencontrer le chemin de Milwaukee et de leur équipe G-League : le Wisconsin Herd. Totale explosion, il pose un 30 points/15 rebonds de moyenne en 28 matchs, avec des performances comme un 40 points/20 rebonds contre les BayHawks.
    Detroit n’hésite pas une seconde et lui donne une chance en le récupérant dans le lot des joueurs coupés.

    C’est ensuite la révélation au grand public.
    Andre Drummond en partance pour les Cavaliers, Christian s’installe en tant que titulaire pour les 12 derniers matchs des Pistons.
    Ses moyennes explosent : il passe alors de 10.5 points et 5.3 rebonds à 22.8 points, 9.9 rebonds avec des pourcentages remarquables (56.2/40/75.7) avec 4 tentatives à 3 points par match !

    12 matchs, 7 double-doubles, aucun match en dessous de 10 points en 34 minutes par match de moyenne.
    Il arrive même à se classer 26ème de la NBA sur le Player Impact Plus-Minus (PIPM), statistique qui évalue l’impact d’un joueur sur son équipe.

    Lui qui n’a jamais joué qu’un seul match en tant que titulaire jusqu’à présent se retrouve propulser star des Pistons. Malheureusement pour lui, les Pistons ne participeront pas à la bulle organisée à Orlando, leur bilan étant trop mauvais, mais désormais plus personne n’a de doutes concernant les potentielles performances incroyables qu’il aurait pu nous offrir.

    Projections du salaire de Christian : $15,83M (The Athletic) – $10M (ESPN).


    Statistiques de Christian Wood


    Paul Millsap (35 ans, Power Forward, Denver Nuggets, UFA)

    Il est sous nos yeux depuis quelques mois maintenant, Paul Millsap pourrait définitivement être la bonne pioche de cette free agency.
    Pourtant, ces performances durant la bulle à Orlando ne sont pas passées inaperçues par leur pauvreté et ont tâché une saison encore très bonne de la part du vétéran.

    Il faut dire que le mois d’août a été terriblement compliqué pour Paul, sûrement pas assez préparé physiquement. Côté statistiques, on est pas loin de l’horreur, avec une chute dans toutes les catégories mise à part les pertes de balle.


    Différences des statistiques entre la saison régulière et la bulle d’Orlando pour Paul Millsap


    Et si on remet souvent en cause son âge et son côté défensif qui semble bien éloigné depuis ses saison All-Star à Atlanta, Paul Millsap a tout de même enregistré l’une des ses meilleures saisons en terme d’efficacité offensive, notamment avec un 43.5% à 3 points en un peu plus de 2 tentatives par match. Bien évidemment, cela marque son meilleur pourcentage en carrière, et ça renforce son +/- sur 100 possessions, noté à 8.8 cette année, record en carrière également.

    Il est évident qu’une place en tant que titulaire sera potentiellement compliquée à donner à un vieillissant Millsap, mais son apport est loin d’être catastrophique. Une situation avec Paul Millsap en 6ème homme ou joueur de rotation est tout à fait envisageable.

    Projections du salaire de Paul : $14M (The Athletic) – $8M (ESPN).


    Statistiques de Paul Millsap


    Shaquille Harrison (27 ans, Shooting Guard, Chicago Bulls, RFA)

    Seul joueur de cette liste à être agent libre restreint (qui dépend donc de son équipe), Shaquille Harrison sort d’une troisième saison NBA complète.
    Complètement noyé derrière les nombreux arrières présents à Chicago, il a été déplacé sur le poste 3, un poste un peu moins avantageux pour lui.

    Cependant, il a su se développer et proposer sûrement sa meilleure saison depuis son arrivée en NBA, malgré la chute statistique.

    Défenseur incroyable, profil physique plutôt grand (arrière de 2.01m), joueur intelligent, doué techniquement, Shaquille a prouvé qu’il avait un véritable impact sur le collectif des Bulls. Avec un plus/minus de 12.2 sur 100 possessions, il établit le meilleur total des Bulls (ayant joué plus de 15 matchs) cette saison. Véritable doublon de Kris Dunn dans le domaine défensif, il a marqué cette saison par sa capacité à shooter à longue distance (38.1% en 42 tentatives – 43 matchs), en plus d’être de plus en plus créateur, notamment sur le jeu de pick & roll.

    Il continue également d’exceller sur le travail du rebond, notamment grâce à sa taille et son QI basket (sens du placement).

    Même si son côté finisseur a beaucoup perdu en qualités depuis ses performances à Tulsa (NCAA), sa polyvalence, elle, n’a pas disparue.
    Ses statistiques sur 100 possessions parlent d’elles-mêmes : 20.8 points, 8.6 rebonds, 4.9 passes, 3.4 interceptions et 1.9 contres. Tout simplement incroyable.

    D’abord non-drafté, il a fait ses classes à Phoenix avant de rebondir à Chicago, mais pourrait satisfaire une équipe en quête de playoffs et de polyvalence sur les postes extérieurs.

    Projections du salaire de Shaquille : $8,8M (The Athletic).


    Statistiques de Shaquille Harrison


    Justin Holiday (31 ans, Small Forward, Indiana Pacers, UFA)

    Aîné de la fraterie Holiday, Justin est pourtant moins connu que son petit frère Jrue, mais n’en reste pas moins talentueux !

    Véritable Iron Man, avec seulement 10 matchs manqués sur les 4 dernières saisons, il excelle dans le jeu sans ballon. Avec une moyenne de 36% à 3 points en moyenne, il a réussi à dépasser les attentes en signant son record en carrière avec un incroyable 40.5%.

    Très peu créateur, il possède cependant un certain talent dans le placement offensif. Délaissant son poste de slasher attribué à Washington (NCAA), Justin se mue de plus en plus en un catch-and-shooteur longue distance, notamment sur la saison passée, où près de 70% de ses tirs provenaient des 3 points.

    Ses minutes en tant que titulaire lors de la bulle ont été précieuses, laissant présager la possibilité de le voir intégrer le cinq de départ dans les années à venir et profitant de la confiance du coach et de son staff lors du 1er tour des Playoffs notamment.

    Il fait partie des profil 3&D de plus en plus adulé en NBA. Avec un STL% de 2.3 et un BLK% de 2.2, Justin exploite sa polyvalence au service du collectif. Très athlétique, il maîtrise un bon nombre de fondamentaux qui font de lui un très bon défenseur.
    C’est très facilement donc qu’il pourra s’adapter à un collectif quelconque, contender ou non.

    Projections du salaire de Justin : $9,4M (The Athletic) – $6M (ESPN).


    Statistiques de Justin Holiday


    John Henson (29 ans, Power Forward, Detroit Pistons, UFA)

    Et si c’était le deuxième joueur provenant des Pistons de cette liste, le moins attendu, qui ferait le plus grand bien ?
    D’abord au sein des Cavaliers, John Henson a fait parti du transfert amenant Andre Drummond à Cleveland.

    Contrat peu reluisant, manque de temps de jeu, performances moyennes… Le départ de Cleveland était quasiment inévitable. Et à l’instar de son coéquipier Wood, il se réinventera le temps de 11 matchs avec les Pistons.
    6 points, 5 rebonds et 1 contre en 17 minutes de moyenne, avec un excellent 60/40/70 de moyenne au niveau du tir.

    Son duo avec Wood, aligné 12 minutes par match, apportera 9.5 points et 9.3 rebonds sur 100 possessions aux Pistons. Même si 10 des 11 matchs communs aux deux intérieurs se sont soldés par une défaite, leur entente et leurs performances ne sont pas passés inaperçues….

    Si son manque d’impact physique et de shoot extérieur constituent un besoin dans son jeu, John a tout de même un talent sur du jeu près du panier. Long et mobile, il enregistre l’an passé 66.1% sur ses tirs dans la raquette. Son court passage avec les Pistons constituent d’ailleurs le TS% le plus élevé de sa carrière (67%).

    Un joueur comme Henson apportera de la défense et du rebond, probablement dans une équipe favorite au titre en quête de rotation et de profondeur.
    Cependant, même si son rôle n’est pas primaire, il pourrait être un des gros coups de cette free agency !

    Projections du salaire de John : salaire minimum (The Athletic).


    Statistiques de John Henson



    Ainsi s’achève cette petite rubrique consacrée aux potentiels steals de cette courte mais intense intersaison.
    Gros coups ou pas, elle risque de nous donner quelques bonnes surprises à suivre dès la saison à venir, pour notre plus grand plaisir !

    Sources : NBA.com, Basketball Reference, RealGM, BBall Index, The Athletic, ESPN, Clutch Time.

  • Fiche de draft 2020 d’Onyeka Okongwu: California Love

    Fiche de draft 2020 d’Onyeka Okongwu: California Love

    Onyeka Okongwu – Intérieur

    USC Trojans

    PAC 12 Conference

    Statistiques du joueur 2019-2020

    • 28 matchs
    • 16.2 points (61.6% FG, 72% LFS)
    • 8.6 rebonds
    • 1.1 passes
    • 1.2 interceptions
    • 2.7 contre
    • 2 turnovers
    • 31.1 PER

    Photo by Michael Owen Baker, contributing photographer via Dailynews.com

    Curriculum

    • Freshman
    • Lycée: Chino Hills (Californie)  
    • Américano-nigérien
    • 19 ans (né le 11 décembre 2000 à Los Angeles)
    • 6’9’’ (2m06)
    • 245lb (111kg)
    • Envergure : 7’1 (2m15)
    • Détente non renseignée

    Distinctions

    • Deux fois élu California Mr. Basketball (2018, 2019)
    • 1st Team All PAC-12 (2020)

    Récap de la saison du joueur

    Après des années lycées riches en victoires et titres en tout genre, Okongwu a terminé son cursus à Chino Hills en s’assurant une place parmi les recrues cinq étoiles du pays. Né en Californie, il a choisi sans surprise l’université de USC en partie pour des raisons de localisation. Recrue star avec Isaiah Mobley, c’est bien l’américano-nigérien qui va devenir le joueur majeur d’USC.

    En effet, l’ancien coéquipier des frères Ball au lycée, n’a pas manqué ses débuts universitaires avec deux premiers matchs en double double et avec au moins 20 points d’inscrits. Son record de points (33 unités) viendra quelques jours plus tard dans la victoire face à Pepperdine.

    USC termina l’année 2019 avec un bilan de 10v-2d, grâce à l’activité inestimable sur le terrain de leur intérieur californien: 17.7pts, 9rds, 3.2blks. Si Okongwu enchaîne les récompenses individuelles hebdomadaires, sa deuxième partie de saison est en demi-teinte et légèrement moins productive que la première: 15.1pts, 8.4rds, 2.4blks.

    L’intérieur est bien ciblé par les équipes adverses. Résultat, en février, USC subit une série noire de 5 défaites de suite, contre des équipes de la PAC-12 telles que Colorado, Utah et Arizona. Les hommes de coach Andy Enfield ont donc vu leur classement rétrograder à la 3e place derrière Oregon et UCLA avant l’arrêt de toutes compétitions universitaires.

    Forces

    Avec une seule saison en NCAA, Okongwu a déjà séduit de nombreux scouts NBA grâce à son activité et sa mobilité sur le terrain. Solide et athlétique, l’intérieur s’est bien évidemment régalé face à des intérieurs moins impressionants, mais ce qui le rend si spécial c’est sa faculté à pouvoir défendre sur plusieurs postes mais aussi de finir avec un joli toucher près du cercle.

    En attaque, Okongwu semble apporter sur la table tout ce que l’on demande à un intérieur. De bons écrans, une course rapide et puissante vers le panier. Et pour ne rien gâcher, il est tout à fait capable de jouer poste haut et de trouver le partenaire démarqué. Sa vivacité et sa dextérité sous les panneaux lui permettent d’afficher un taux de réussite très alléchant de 70% dans la restricted area.

    Bien que le jeu au poste ne soit pas à la mode de nos jours, Okongwu s’est montré assez fiable dans ce genre de situation. Profitant d’un bon footwork et de moves basiques, il tourne autour des 55% de réussite dans la raquette. L’intérieur nous a même offert un petit aperçu de son handle correct associé à un bon sens du jeu qui, ont laissé place aux comparaisons avec Bam Adebayo.

    En défense, sa mobilité lui permet de couvrir de bien des manières sur pick-and-roll. Capable de switcher, d’aider, de suivre, il répond également présent au rebond et sa vivacité lui permet de contrer un tir à tout moment. Une présence dans la raquette qui doit en inquiéter plus d’un, les adversaires plafonnent à 39% de réussite sous le cercle face à Okongwu. Son sens du placement combiné à son jeu de jambes font de lui un intérieur séduisant et compatible avec les caractéristiques actuelles du jeu NBA.

    Faiblesses

    Si on ne cesse d’évoquer sa compatibilité avec le monde professionnel, il lui manque néanmoins un tir extérieur fiable. Peut-être qu’il n’a pas eu les opportunités de montrer cette facette de son jeu, en tout cas le nombre de tirs réussis en dehors de la raquette peuvent se compter sur les doigts d’une main.

    La forme de son tir est loin d’être inquiétante, son pourcentage de réussite aux lancers-francs est d’ailleurs tout à fait correct: 72%. En revanche, il est pour le moment compliqué de l’envisager dans une situation de pick and pop loin du cercle et encore moins sur pull up après un dribble. Mais il est bon de rappeler que des bigs men ont démontré leur qualité de shooteur une fois sorti de la fac.

    Si son énergie et son sens de l’anticipation le placent souvent dans de bonnes situations, Okongwu devra néanmoins améliorer sa qualité de passe. Beaucoup trop de déchets lorsqu’il faut ressortir le ballon ou bien pour servir inside. Une défense un peu trop insistante et le voilà pris à défaut. Il devra apprendre à reconnaître rapidement le coéquipier démarqué et trouver les bons angles de passe.

    Vue d’ensemble du profil

    Onyeka Okongwu a réalisé une très belle saison en tant que freshman. Il répond à de nombreux critères qui nous poussent à le voir sélectionné haut: athlétique, mobile, polyvalent, présence dans la raquette. Dominer en NCAA est une chose, assurer chez les pros en est une autre. S’il est capable d’exceller sur pick-and-roll, il serait intéressant de le voir développer un shoot extérieur solide et progresser dans son handle ainsi que le timing de ses passes afin d’embrasser complètement le chemin emprunté par un certains Bam Adebayo.

    Comparaisons

    • Tristan Thompson
    • Bam Adebayo (sans le côté playmaker)
    • Wendell Carter Jr.
    • Taj Gibson (sans le jeu face au cercle)

    Draft Consensus

    Highlights

    Les précédentes fiches prospects:

  • Draft d’expansion de la NBA : Clutch Time se met au défi !

    Draft d’expansion de la NBA : Clutch Time se met au défi !

    Par Benjamin Gisse (@MagicBenJohnson) et Guillaume Gaborit (@Droopy_boooom)


    Depuis l’arrivée des Charlotte Bobcats en 2004, aucune draft d’expansion n’a été opérée en NBA. Et si les rumeurs d’expansions augmentent depuis quelques années, Adam Silver, le commisionner de la NBA a toujours été clair : il va falloir attendre. Cependant, la saison NBA terminée, Clutch Time décide de passer outre les décisions de Silver… en réalisant une draft d’expansion !


    Présentation des deux équipes

    Deux hommes, deux propriétaires/general managers à la tête de deux nouvelles équipes NBA. Benjamin d’un côté, Guillaume de l’autre.

    Avant de passer aux différentes règles de cette draft d’expansion et à la sélection des joueurs, regardons où les deux GM vont s’installer :

    Benjamin : Le basket professionnel a quitté la ville de Louisville depuis 1976. C’était à l’époque la fusion de la NBA et de l’ABA. 4 équipes ABA sont passées dans la grande ligue (Nets, Spurs, Nuggets, Pacers). Pourtant considérés comme l’une des meilleures équipes de l’histoire de la ABA, les Colonels du Kentucky, eux, n’ont pas réussi. Depuis, Louisville est en attente. Louisville patiente avec une université qui a su évoluer et devenir l’une des plus grosses facs des Etats-Unis, avec une salle qui peut devenir la plus grande de la NBA (22 000 places) et surtout avec une fanbase incroyable qui permet à Louisville d’être l’université avec les plus gros revenus sur le basketball des Etats-Unis. C’est ainsi que le retour du basketball professionnel opéra à Louisville, 44 ans après, sous le nom des Louisville Boxers, en référence à Mohammed Ali, légende du sport née à Louisville.

    Guillaume : Enfin ! Après douze ans d’attente, les fans des « Sonics » vont retrouver leur équipe tant regrettée. En effet, pour cette expansion, je sélectionne une des villes les plus importantes des États-Unis : Seattle. Elle compte déjà plusieurs équipes sportives professionnelles (Seahawks, Mariners, Sounders, Storm et bientôt Kraken), mais il est temps de ramener une équipe NBA dans la ville. Créés en 1967, les SuperSonics ont remporté un titre en 1979, marqué les 90’s mais n’ont pas eu la chance de profiter pleinement des jeunes prodiges comme Kevin Durant et… Johan Petro ! Les débuts d’une expansion team sont souvent désastreux, mais l’engouement pour le retour des Sonics ajoutera une toute autre saveur.


    Les règles de cette draft expansion

    1. Les deux nouvelles équipes devront choisir 15 joueurs sous contrat et 2 joueurs en two-way contracts. Les 15 joueurs seront 14 joueurs actuels plus n’importe quel rookie se présentant à la draft 2020.
    2. Chaque équipe aura 8 joueurs verrouillés. Les deux GMs ne pourront pas les sélectionner.
    3. L’ordre de la sélection sera décidé sur un pile ou face. Celui qui a gagné le pile ou face sélectionnera en premier, et le perdant sélectionnera le rookie en premier.
    4. A l’inverse d’une vraie draft d’expansion NBA, tous les joueurs (ou presque) peuvent être sélectionnés ! Il y aura 5 types de joueurs :
      • Joueur verrouillé par sa franchise NBA. Impossible de le sélectionner. (La liste des joueurs verrouillés est disponible dans les fichiers Excel en fin d’article)
      • Joueurs sous contrat mais non verrouillé par sa franchise. Possibilité de le sélectionner avec son contrat actuel.
      • Joueur n’étant plus sous contrat et n’étant pas verrouillé. Son contrat sur la saison 2020/21 sera obligatoirement sa moyenne de points sur la saison 2019/20 en millions de dollars.
      • Two-way player. Possibilité de le prendre, sous la forme d’un two-way (2 maximum par équipe) ou de le signer sur un vrai contrat (moyenne de points NBA sur la saison 19/20 en millions de dollars) .
      • Joueur partant à la retraite. Impossible à sélectionner.
    5. Pas de limite de choix par équipe. Les deux GMs peuvent prendre un ou plusieurs joueurs d’une même équipe.
    6. Les rookies auront les contrats de vrais rookies, basés sur des estimations. Le rookie sélectionné en premier sera considéré comme un premier choix de draft, et le rookie sélectionné en deuxième comme un second choix de draft.

    Quel coach pour chaque équipe ?

    Avant de passer à la sélection des joueurs, nos deux general managers auront la lourde tâche de choisir le coach de leur équipe.
    Entre stratège et meneur d’hommes, quel profil correspond le mieux à leurs idées ?

    Benjamin : Le choix a été très compliqué. Beaucoup de coachs pouvaient venir s’asseoir sur mon banc. Je n’aime pas les ex-joueurs en reconversion en général, et dans un contexte d’expansion, je prendrais un risque énorme ! Je me rabats sur un choix plutôt raisonné : Jama Mahlalela, coach des 905 (G-League des Toronto Raptors) aux qualités de développement absolument monstrueuses et au jeu très adapté à cette NBA moderne, avec beaucoup de profils 3&D et du jeu small ball avec des joueurs ultra polyvalents. Présent au sein des Raptors depuis un peu plus de 7 ans (il a 40 ans), il représente la stabilité à l’état pur, avec un parcours dont je vous conseille la lecture.

    Guillaume : Kenny Atkinson n’a occupé le poste de Head Coach qu’avec une seule équipe : les Nets. Bien que son bilan soit peu flatteur (118 victoires pour 190 défaites), il a réussi l’exploit de redresser une franchise aux abois après des années d’ingérence au niveau du salary cap et des choix de draft donnés sans protection. En Playoffs dès sa troisième saison sur le banc des Nets, Kenny Atkinson possède les bases pour développer un jeu collectif tout en laissant les individualités s’exprimer. Ce que je retiens également de cet exercice 2018-19, c’est l’ambiance et l’énergie que dégageait cette équipe des Nets. Je veux retrouver cette joie de vivre au sein des Sonics, surtout avec des joueurs qui ont été forcés de quitter leur ancienne équipe.

    La sélection des joueurs !

    C’est parti pour cette draft d’expansion !
    Le tirage au sort a eu lieu, et c’est Guillaume qui a le privilège de débuter la draft.
    Benjamin aura donc le choix du rookie en premier.
    Place aux choix !

    1.1 – Harry Giles (22 ans, PF, Sacramento Kings)

    Guillaume : J’utilise mon tout premier choix pour un jeune joueur (22 ans), au potentiel très intéressant mais pas encore exploité ni développé. L’environnement des Kings n’est pas toujours réputé comme stable pour qu’un jeune joueur puisse s’y épanouir, c’est donc à Seattle et sous les ordres de Kenny Atkinson que Giles va pouvoir enfin montrer régulièrement sa qualité de passe et son sens du placement en attaque. Il alternera entre les postes 4 et 5 en fonction des matchups. Avec seulement 94 matchs disputés depuis sa draft en 2017, il va falloir également doter Seattle d’un solide staff médical !

    1.2 – Jeremy Lamb (28 ans, SF, Indiana Pacers)

    Benjamin : « High risk high rewards sur Giles ! », mais j’aime l’audace ! Mon premier choix de cette draft d’expansion se porte sur Jeremy Lamb, que les Pacers n’ont pas gardé à cause de son opération au genou. Je ne m’attends pas à un niveau All-Star mais c’est un joueur au talent sûr qui contribuera grandement sur le poste 2/3. Joueur complet, Jama Mahlalela aime beaucoup ce type de joueur au profil « 3&D » et athlétique !


    Harry Giles, ex-joueur des Kings, sélectionné avec le premier choix de cette draft d’expansion, aura à cœur de devenir la superstar de Seattle.
    © Photo par Rob Carr / GETTY IMAGES


    2.1 – Taurean Waller-Prince (26 ans, SF, Brooklyn Nets)

    Guillaume : Voici un joueur d’équipe qui pourra parfaitement rentrer dans les plans de jeu d’Atkinson. Un ailier capable de switcher sur les postes 2-3-4, avec la possibilité de sanctionner à 3-pts. « TWP » aura la confiance du staff en attaque bien qu’il devra améliorer son pourcentage aux tirs, et être plus agressif vers le cercle afin d’obtenir plus de voyages sur la ligne des lancers-francs. En 2017, ses Playoffs avec les Hawks ont été très intéressants, ce joueur se révélera utile dans les situations les plus tendues.

    2.2 – Kelly Olynyk (29 ans, PF, Miami Heat)

    Benjamin : J’adore Kelly Olynyk et son apport sur le jeu collectif. Défenseur sous-estimé, il est capable de faire des folies offensivement, notamment sur le tir longue distance (40.6% cette saison !). Son TS% est d’ailleurs en constante progression depuis son arrivée dans la ligue, avec un record de 62.1% cette saison. Mouvement avec et sans ballon, jeu de passe, menace constante, il est parfaitement complémentaire avec Lamb et peut jouer 4 et 5. Par-fait !


    3.1 – Jordan Clarkson (28 ans, SG, Utah Jazz)

    Guillaume : Ça commence, le premier joueur de ma liste qui me passe sous le nez, bye Kelly ! Je me tourne donc maintenant vers un scoreur. Depuis 2014, on ne sait toujours pas si Clarkson est capable d’endosser les responsabilités d’un meneur de jeu sur toute une saison. Ce que l’on sait en revanche, c’est qu’il n’a pas froid aux yeux. Ses Playoffs avec Utah ont été satisfaisants et il ne faut pas oublier qu’il a vécu, à sa manière, les Finales 2018. Atkinson a réussi à libérer les arrières D’Angelo Russell et Spencer Dinwiddie, peut-il réussir avec Clarkson ?

    3.2 – Delon Wright (28 ans, PG, Dallas Mavericks)

    Benjamin : Dis comme ça, ce n’est pas le joueur qui fera rêver les spectateurs du « KFC Yum! Center », mais Delon Wright est typiquement le joueur qui colle avec la mentalité et le coaching de Mahlalela. Combo guard capable de tout faire sur un terrain, il possède également un certain avantage physique. Défensivement, il est vraiment plus que correct, et sera l’une des ancres défensives sur les postes arrière. Et avec qui a-t-il commencé sa carrière ? Jama & les Raptors.


    4.1 – Monte Morris (25 ans, PG, Denver Nuggets)

    Guillaume : J’aime bien Delon mais je choisis un meneur de jeu sur qui je peux compter dans les moments chauds. Remplaçant à Denver, Morris a démontré qu’il pouvait prendre feu sur quelques séquences. Très solide à mi-distance, capable de jouer le pick and roll, ce joueur de 25 ans va pouvoir endosser plus de responsabilités en attaque avec Atkinson. Si jamais son rôle doit rester celui d’un 6e homme, pourquoi pas emprunter la route d’un Lou Williams.

    4.2 – Cory Joseph (29 ans, SG, Sacramento Kings)

    Benjamin : Monte Morris est un joueur que j’aurais pu choisir, dommage… Mais j’ai jeté mon dévolu sur Cory Joseph dans le même optique que Delon Wright : il sait tout faire et peut facilement alterner sur les postes 1 et 2. Cependant, pour ne pas faire vraiment doublon avec Wright, je le prends dans une optique un peu plus défensive malgré le fait qu’il puisse être porteur de balle avec aisance. C’est dans ce domaine défensif qu’il apportera le plus à Louisville.


    Monte Morris (n°11) et Cory Joseph (n°9), deux membres des deux nouvelles franchises, tous deux sélectionnés au 4ème tour de la draft d’expansion NBA.
    © Photo par Lachlan Cunningham / GETTY IMAGES


    5.1 – Aron Baynes (33 ans, C, Phoenix Suns)

    Guillaume : Je sors enfin de mes critères pour choisir un solide vétéran. Des kilos, de la taille, de l’expérience mais surtout du shoot. Essentiel pour pouvoir rester sur le parquet de nos jours, l’Australien présente les qualités requises pour un stretch five. Sa capacité à s’écarter a été très bénéfique cette saison pour les Suns. Il pourra être aligné aux côtés d’Harry Giles, ce sera à Atkinson de créer une connexion in/out entre les deux intérieurs.

    5.2 – Tristan Thompson (29 ans, C, Cleveland Cavaliers)

    Benjamin : Il en fallait un. Un poste 5 qui a le jeu difficile de récupérer tous les rebonds. Et même si « TT » pourrait se développer petit à petit comme un potentiel shooteur longue distance, son efficacité générale laisse vraiment à désirer et son rôle sera uniquement défensif et au niveau des rebonds dans un premier temps. L’ancien n°4 de la draft aura sûrement à cœur de rebondir ailleurs qu’à Cleveland, où l’arrivée de Drummond lui bouche le passage. Revanchard ? Je prends le pari !


    6.1 – Jabari Parker (25 ans, PF, Sacramento Kings)

    Guillaume : Le choix du cœur. Parker est toujours capable de scorer, et même si ses qualités athlétiques ont été entamées par de nombreuses opérations aux genoux, l’ailier est encore capable de finir dans la raquette. C’est en défense que le boulot reste à faire. Pas de Rudy Gobert ou bien d’Anthony Davis pour camoufler ses lacunes, ça sera au coaching staff de trouver un moyen de le garder sur le terrain sans trop en subir les conséquences. Mais qui sait ? Avec ce nouveau départ, on va peut-être relancer le N°2 de la draft 2014.

    6.2 – Daniel Theis (28 ans, C, Boston Celtics)

    Benjamin : Je cherche immédiatement la complémentarité de Tristan Thompson, avec un joueur que j’adore, et au profil ultra efficace : Daniel Theis ! Cette rotation Thompson/Theis laissera très peu de séquences avec un avantage physique pour l’adversaire. Toujours dans un profil de joueur n’ayant pas peur du contact, je privilégie une fois de plus un intérieur pouvant rentrer dans la catégorie « small ball », que Jama pourra utiliser sans problème pour écarter le jeu de temps en temps. Il sera un membre vraiment important de l’effectif dès les premiers matchs.


    7.1 – De’Anthony Melton (22 ans, PG, Memphis Grizzlies)

    Guillaume : De retour dans ma stratégie de prendre de jeunes joueurs à développer avec cet arrière de 22 ans qui a connu une réelle progression au sein des Grizzlies la saison dernière. Bon défenseur, bon joueur d’équipe en attaque, Melton saura parfaitement se fondre dans le jeu collectif tout en faisant ces petites choses sur le terrain qui ne se voient pas forcément dans les statistiques. Il a le potentiel d’être un bon défenseur sur les postes 1 et 2, mais il faudra en revanche travailler sur son shoot.

    7.2 – Reggie Jackson (30 ans, PG, Los Angeles Clippers)

    Benjamin : Je dois avouer que j’ai eu quelques frayeurs au moment de choisir Reggie Jackson, surtout en voyant le contrat qu’il allait avoir sur la saison à venir (11.9M via la règle n°3). Mais en revoyant quelques-unes de ses performances avec les Clippers cette année, en sortie de banc, je n’ai pas hésité une seconde. Porteur, non-porteur, c’est l’ancre offensive qui manquait à mes arrières actuellement. Le départ de Detroit semble l’avoir changé, et un contrat lucratif pourrait lui redonner une confiance et des performances dignes d’un titulaire NBA !


    Reggie Jackson, ici en défense sur Luka Doncic, aura le rôle de meneur titulaire des Boxers, rôle qu’il avait à Detroit pendant 5 saisons.
    © Photo par Joe Murphy / GETTY IMAGES


    8.1 – JJ Redick (36 ans, SG, New Orleans Pelicans)

    Guillaume : Le voilà mon vétéran qui a tout connu dans la ligue ! A 36 ans, JJ est encore tout à fait capable de jouer et de rester sur le terrain ! Une vraie menace extérieure ! Ses connaissances sur la ligue, sur le jeu ne seront que bénéfiques pour démarrer cette aventure à Seattle. Et en plus, avec son podcast « The Old Man and the Tree », il pourra placer les SuperSonics sur la carte des médias et faire en sorte que l’équipe soit suivie et appréciée de tous !

    8.2 – Chris Boucher (27 ans, PF, Toronto Raptors)

    Benjamin : Je n’aurais sûrement jamais osé JJ Redick, trop uni-dimensionnel pour moi et Jama. Mais je respecte le joueur, qui devrait s’éclater à Seattle. Pour mon prochain choix, c’est le choix de la continuité. Chris Boucher a joué pour les Raptors 905 durant la saison 2018-19, coaché par Jama. Il a été élu MVP et Défenseur de l’Année en G-League cette année-là (oui oui, la même année). Que dire de plus ? Rien. Le fit est absolument parfait. Welcome to Louisville ! 


    9.1 – Nickeil Alexander-Walker (22 ans, SG, New Orleans Pelicans)

    Guillaume : Le rookie en provenance de la Nouvelle-Orleans n’a pas eu beaucoup de temps de jeu avec Alvin Gentry. Pourtant le cousin de Shai Gilgeous-Alexander a démontré sur certaines séquences qu’il pouvait apporter en attaque et jouer le pick and roll. Sa défense sera bien évidemment à travailler mais avec sa taille et son envergure, la moitié du chemin est déjà parcourue. Très bon lors de la Summer League 2019, « NAW » pourrait suivre le chemin de Spencer Dinwiddie, qui a explosé sous les ordres de Kenny Atkinson.

    9.2 – Danuel House Jr. (27 ans, SF, Houston Rockets)

    Benjamin : Tiens un autre 3&D, habitué à jouer les seconds rôles. Son profil me plaît dans une rotation avec Jeremy Lamb, dans un projet de jeu plus construit sur des séquences avec catch & shoot et moins de pénétration. Joueur plutôt discret statistiquement, son impact, notamment défensif, reste une valeur sûre pour cette équipe. Et puis… Son contrat, c’est de l’or. Au suivant !


    10.1 – Aaron Holiday (24 ans, PG, Indiana Pacers)

    Guillaume : Encore un jeune arrière en début de carrière avec de très bons instincts en attaque. Si sa taille peut porter préjudice en défense, sa vitesse et sa vision de jeu sont de réels atouts en attaque. Il est tout à fait capable de jouer le pick and roll, son entente avec Domantas Sabonis avec les Pacers me donne de bons espoirs quant à une association Holiday/Giles. Il a réellement progressé cette saison, et bien que ses Playoffs furent décevants, son intronisation dans le 5 de départ d’Indiana a été plus que positif.

    10.2 – JaKarr Sampson (27 ans, SF, Indiana Pacers)

    Benjamin : On dépouille les Pacers ! Je choisis un ailier plutôt mobile une fois de plus, dans un profil de poste 3/4 avec JaKaar Sampson. Joueur très dynamique et doté d’une énergie folle, c’est son côté warrior sur le terrain qui m’a immédiatement plu en termes de fit avec le groupe actuel. Son profil correspond parfaitement à ce que j’attends de la part d’un joueur en sortie de banc, son apport sera non-négligeable.


    11.1 – Boban Marjanović (32 ans, C, Dallas Mavericks)

    Guillaume : Je tiens là le parfait binôme pour JJ Redick et son podcast ! En plus d’être d’une machine à GIF, le serbe est un acteur hollywoodien et ne cesse de laisser une bonne image de lui partout où il passe. Il n’a pas souvent l’occasion de voir le parquet (9.7 minutes en carrière), lié au style de jeu prôné actuellement, cependant, il offre au staff une alternative et quelques séquences bien amusantes sous le cercle adverse.

    11.2 – Rajon Rondo (34 ans, PG, Los Angeles Lakers)

    Benjamin : Est-ce que je pouvais passer à côté ? Rajon Rondo, né à Louisville, finira sa carrière chez lui, dans le Kentucky. Quoi de plus beau pour le néo-champion NBA que de jouer à quelques pas de sa maison d’enfance, après une longue et incroyable carrière. Même si son rôle ne sera pas vraiment grand dans cette équipe, il sera l’un de ses cerveaux et pourra apporter toute son expérience à ce groupe.


    6ème franchise en 6 ans pour Boban Marjanovic (n°51), qui rejoindra les SuperSonics en tant que mascotte n°1.
    © Photo par Joe Murphy / GETTY IMAGES


    12.1 – Jalen McDaniels (22 ans, PF, Charlotte Hornets)

    Guillaume : J’aurai bien voulu choisir Rondo, mais à 34 ans dans une équipe en totale construction, pas sûr qu’il collabore totalement. Je vais choisir un jeune joueur, originaire de la région, né à quelques kilomètres de Seattle. Il me faut également des ailiers, « JMD » présente plus le profil d’un poste 4, il serait judicieux de le voir développer un jeu offensif en dehors de la raquette. Sa fin de saison dernière avec les Hornets est plus qu’intéressante pour envisager la suite de sa carrière.

    12.2 – Mfiondu Kabengele (23 ans, C, Los Angeles Clippers)

    Benjamin : Premier choix uniquement axé sur le développement avec le choix de Mfiondu Kabengele en provenance des Clippers. Pouvant être considéré comme le joueur avec le plus grand potentiel sur mes joueurs intérieurs, Mfiondu continuera à apprendre du métier NBA avec deux joueurs expérimentés dans le même profil que lui : Olynyk et Theis. Sa capacité à s’écarter du cercle peut être très intéressante dans un avenir proche.


    13.1 – Paul Millsap (35 ans, PF, Denver Nuggets)

    Guillaume : J’ajoute un autre vétéran qui a connu le succès en saison régulière. En démarrant dans l’Utah, puis en passant par Atlanta et enfin par Denver, l’intérieur est un vrai professionnel qui apportera toute son expérience auprès des jeunes. Malgré une production statistique en baisse depuis deux saisons, son profil de stretch 4 capable de switcher en défense est utile pour aligner différents lineups. Il apportera également plus d’assurance défensive que Jabari Parker par exemple.

    13.2 – Damion Lee (27 ans, SG, Golden State Warriors)

    Benjamin : J’ai hésité un peu plus tôt sur Millsap, mais son rendement contrat/performance me laisse… perplexe. Alors concernant le mien, pour la 2ème fois, un choix complètement o-bli-ga-toi-re pour moi. Ex-joueur de l’université de Louisville, Damion Lee a vécu des années très compliquées, notamment à cause de blessures. Complètement rétabli, il s’est refait une santé dans un effectif des Warriors touché tout au long de la saison par les blessures. Arrière adroit et complet, il sera parfait dans ma rotation, toujours sur ce terme de polyvalence collective.


    14.1 – Furkan Korkmaz (23 ans, SF, Philadelphia 76ers)

    Guillaume : Les joueurs étrangers sont doués, et ont les fondamentaux, selon Kobe Bryant. Avec mon dernier spot, c’est donc, avec plein d’assurance que je choisi cet arrière turc capable de prendre chaud en attaque à n’importe quel moment. Son mondial 2019 a également été prometteur, mais Philadelphie ne lui a jamais réellement donné plus de responsabilités en attaque. Kenny Atkinson saura tirer profit d’un tel talent offensif.

    14.2 – KZ Okpala (21 ans, PF, Miami Heat)

    Benjamin : Pour le dernier choix, il est peut-être le temps de miser sur une pépite. KZ Okpala, ex-membre de l’université de Stanford et du Miami Heat, a sûrement l’un des plus gros potentiels de la ligue. Après une saison passée en développement à Miami, l’apport d’un coach développeur de talents comme Jama pourrait le pousser dans la rotation très rapidement. C’est un véritable joyau à polir et je prends ce mini-risque pour un dernier choix de draft.

    Quel sera le reste de l’effectif ?

    Les deux GMs ont choisi leurs 14 joueurs, ils leur restent donc à choisir le rookie de la draft 2020 et les deux joueurs two-way.
    Guillaume, vainqueur du tirage au sort aura l’opportunité de débuter pour les two-way, et Benjamin choisira le rookie en premier.

    Les 2 two-way contracts

    TW.1.1 – Adam Mokoka (22 ans, SG, Chicago Bulls)

    Guillaume : Un français au cœur de la renaissance des Sonics ? Vous les sentez venir tous les reportages Bein & co sur cette histoire ? Pas grand chose à se mettre sous la dent la saison dernière avec les Bulls, néanmoins, le français s’est montré un soir de défaite face aux Pelicans en inscrivant 15 points en seulement 5 minutes. Plus en vue en G-League, l’arrière devra néanmoins travailler sur son tir et se montrer plus efficace en attaque.
    De plus, les récentes éloges d’Atkinson envers la formation française confirme ce choix.

    TW.1.2 – Oshae Brissett (22 ans, SF, Toronto Raptors)

    Benjamin : Encore une fois, c’est un choix de continuité. Très bon lors de ces apparitions en G-League l’an passé, Oshae a également eu l’opportunité de tester l’uniforme des Raptors 19 fois. Très bon défenseur sur l’homme, super athlétique, il manque encore un peu de maturité sur l’aspect offensif. Jama le connaît très bien et continuera de le développer en interne à Louisville tout en ayant l’opportunité de le voir jouer sur de longues minutes en G-League.


    TW.2.1 – Kelan Martin (25 ans, SF, Minnesota Timberwolves)

    Guillaume : Né en 1995, Martin fut l’un des rookies les plus âgés la saison dernière. Après avoir évolué en Allemagne, l’ailier a profité des nombreux trades effectués par Minnesota pour se montrer. Avec notamment 21 points à Denver, Martin est attiré par le cercle et ne s’interdit pas d’allumer de loin. Son profil d’ailier costaud et scoreur est intéressant. De toute évidence, il ne pénalisera pas l’attaque par son adresse, d’autant plus qu’il est plus que fiable sur la ligne des lancers-francs : 30/31 cette saison.

    TW.2.2 – Devontae Cacok (24 ans, C, Los Angeles Lakers)

    Benjamin : Choix assez comique, puisque Kelan a grandit à Louisville. Pour ma part, je prends le rookie de l’année et membre de All-G-League 1st Team. C’est le palmarès de Devontae Cacok en une seule année. L’ex-joueur de UNC Wilmington a démoli la G-League la saison passé, je n’ai pas pu résister. Joueur offensif très puissant, le jeune champion NBA est dans la lignée de mes joueurs offensifs mobiles, possédant un bon nombre de mouvements offensifs, une très bonne main faible et un dribble correct. Reste encore à faire quelques efforts sur l’impact défensif, mais j’ai confiance en lui.

    Le rookie

    R.1 – Anthony Edwards (19 ans, SG, Georgia Bulldogs)

    Benjamin : J’ai l’honneur de choisir le rookie en premier, et vous le devinerez aisément, je prends Anthony Edwards en provenance de l’université de Georgia. Profil qui convient parfaitement à mon équipe, c’est également le type de scoreur qui nous manquait. La hype à Louisville dépendra en partie de lui, mais je crois en son talent pour nous porter ! Défensivement un peu juste, il pourra être facilement « caché » par les nombreux arrières.

    R.2 – James Wiseman (19 ans, C, Memphis Tigers)

    Guillaume : Si le roster manque cruellement d’ailiers type « two way player », je n’envisage pas prendre un rookie pour aller défendre sur les Leonard, George et James de la conférence Ouest. Avec le 2nd pick, je me place sur un intérieur au physique impressionnant pour son âge (19 ans). Très mobile pour son gabarit, Wiseman peut représenter une réelle menace sur pick and roll. Le staff devra néanmoins améliorer son sens du placement afin de le rendre redoutable en défense, et améliorer sa sélection de tirs en attaque, et c’est la raison pour laquelle il débutera derrière Baynes dans la rotation. Bien qu’il n’ait joué que 3 matchs en NCAA, l’ancien Tiger possède le talent et les qualités athlétiques pour dominer, aura-t-il la mentalité ?


    Direction Louisville pour le rookie Anthony Edwards, sélectionné avec le 1er choix en provenance de Georgia.
    © Photo par Carmen Mandato / GETTY IMAGES


    Bilan de cette draft d’expansion : salary cap & depth chart

    Seattle SuperSonics

    Rotation des Seattle SuperSonics pour la saison 2020-21

    Salary cap des Seattle SuperSonics pour les saisons à venir

    Louisville Boxers

    Rotation des Louisville Boxers pour la saison 2020-21

    Salary cap des Louisville Boxers pour les saisons à venir

    Maintenant, c’est à vous de jouer !

    La draft d’expansion est finie de notre côté.
    N’hésitez pas à réagir dans la section « commentaires » pour dire quelle équipe vous plaît le plus.
    On vous propose de continuer l’aventure en vous invitant à jouer via les fichiers officiels de la draft d’expansion made in Clutch Time !

    Vous pourrez également voir tous les joueurs que nous avons verrouillés, et les possibles pépites qui ne font pas parties de nos équipes !

    Version remplie (tous les joueurs sont déjà verrouillés, vous n’avez plus qu’à choisir) :

    Version vide (vous choisissez les joueurs verrouillés) :

    Sources : NBA.com, Basketball Reference, ESPN, RealGM.

  • Ja Morant et Brandon Clarke, le duo le plus ‘flashy’ de la ligue ?

    Ja Morant et Brandon Clarke, le duo le plus ‘flashy’ de la ligue ?

    Les Memphis Grizzlies se sont inclinés face au Portland Trail Blazers à l’occasion du ‘play in tournament’ offrant une place pour les play-offs 2020. Toutefois ils ont fait une excellente saison régulière, attendus dans les bas fonds de la redoutable conférence ouest, ils ont surperformé à l’image de leur coach et de leur duo de rookie Ja Morant(rookie of the year) et Brandon Clarke.


    PRESENTATION

    Temetrius Jamel Morant est un joueur NBA américain de 21 ans évoluant au poste de meneur de jeu pour les Memphis Grizzlies.

    Encore inconnu aux yeux des scouts avant son arrivée à l’université de Murray State, il s’est rapidement fait un nom lors de sa première saison et a finalement explosé aux yeux du grand public lors de sa 2e saison, de par ses dunks spectaculaires et ses performances aussi dominantes les unes que les autres. Drafté en 2e position par les Grizzlies, Ja est devenu une véritable star dans le Tennessee et en NBA, obtenant même le trophée du NBA rookie de l’année.

    Mensuration : 1m91 pour 79 kg et 2m01 d’envergure, avec une détente estimé à 1m06.

    Meilleurs matchs cette saison:

    Vs Brooklyn Nets le 27 octobre 2019 (30pts 9asts 4rebs)

    https://m.youtube.com/watch?v=_P0H2CNSXB8

    Vs Washington Wizards le 9 février 2020 (27pts 10rebs 10asts)

    •Stats sur la saison : 31 minutes 47.7 %fig 33.5 %3pt 77.6 %lf 17.8pts 3.9rebs 7.3asts 0.9stls 0.3blks

    Brandon Clarke de son côté est un joueur de 23 ans évoluant au poste d’ailier fort toujours chez les Memphis Grizzlies.

    Sortant d’une 3e saison universitaire brillante avec les Gonzaga Bulldogs (17 points à 68% au tir, 8.6 rebonds, 1.2 interceptions et 3.2 contres de moyenne, glanant au passage le titre de WWC defensive player of the year), Il est drafté par le Thunder d’Oklahoma city et ensuite échangé dans la foulée aux Grizzlies. Cette saison, il dispute en moyenne 22 minutes en sortie de banc pour les Grizzlies.

    Mensuration : 2m03 pour 95 kg et 2m04 d’envergure

    Meilleurs matchs cette saison:

    Vs Portland Blazers le 13 février 2020 (27pts 6rebs 2stls 12/14 fig)

    https://m.youtube.com/watch?v=UCg5x_NE4Oo

    Vs Oklahoma le 19 décembre 2019 (27pts 7rebs 13/19 3pt)

    https://m.youtube.com/watch?v=UCg5x_NE4Oo

    •Stats sur la saison : 22.4minutes 61.8 %fig 35.9 %3pt 75.9 %lf 12.1pts 5.9rebs 1.4asts 0.6stls 0.8blks

    Profil de tir

    MORANT :

    via Statsmuse

    La répartition de tir de Ja peut être décrite de Moreyball-esque (3pts/lay-up), même pas, elle est juste assez ‘atypique’. Assez Moreyball-esque car il ne prend que des tirs ‘efficaces’ (avec un bon rapport difficulté-valeur), pas de long 2’s ou de mi-distance contesté. En effet il n’a pris que 75 tirs entre la ligne à 3 points et la raquette cette saison et il n’en a mis que 29, ce qui donne un pauvre pourcentage de 38.7% de réussite.

    Sauf qu’il évite beaucoup de tirer à 3 points, ce qu’on ne peut pas lui reprocher vu qu’un tir non voulu est quasi déjà un tir raté. En sortie d’université, la grande peur des scouts à propos de Ja était justement ce tir derrière l’arc, il n’est pas devenu un sniper, loin de là, mais cette saison il dépasse d’assez loin les attentes. 36.7% du parking avant la coupure de la saison, c’est plus que correcte surtout pour un soit-disant nouveau Westbrook (qui tournais à 27.1% en saison rookie).

    Enfin, la finition. Oui Ja n’a pas le meilleur pourcentage de lay-up de la ligue, mais il a montré une des panoplies de finitions les plus complètes de la NBA, capable de monter au dunk salement, convertir des alley-oops de n’importe quelle distance, finir main gauche et main droite, mettre des floaters, finir avec la faute et esquiver son défenseur avec un jelly… tout ceci nous permet de s’extasier chaque soir sur ses finitions spectaculaires.

    Ajouter à cette finition le fait qu’il a déjà un handle digne des meilleurs porteurs de balle de la ligue, qu’il est considéré comme un freak athlétique et que son changement de vitesse dévastateur et vous voilà avec le 12e meilleur scoreur de la NBA en drive avec 19.4 drives/match, mieux que Donovan Mitchell ou encore LeBron James … (selon stats.nba.com.)

    Lorsqu’il s’agit de rendre ses coéquipiers meilleurs Ja est présent. Se classant 10e passeur le plus prolifique cette saison, il a une excellente vision de jeu et qualité de passe,

    ‘Il voit les actions 2 ou 3 secondes en avance’

    Dillon Brooks sur Ja.

    Il sait faire les passes au bon moment, il ne se précipite pas lorsqu’il voit un joueur ouvert, il attend de trouver la meilleure passe/option possible (qualité qui fait défaut à beaucoup de jeunes meneurs). Il a fait des kick-outs, et des passes aériennes sa spécialité.

    Même si la stat des points par possession nous dit le contraire, il est un bon pick-n-roll handler, car oui dans la stat de 0.87 ppp, les passes décisives ne sont pas comptabilisés à contrario des pertes de balles. Bien sûr il est loin d’être un joueur d’élite dans le domaine, mais il ne peut que progresser.

    Une de ces qualités les plus appréciables c’est son leadership et sa capacité à porter son équipe dans les moments clutchs à ce jeune âge, une qualité très rarement identifiable chez les jeunes joueurs, il se classait 12e en points dans le clutch time avant la coupure de la saison.

    CLARKE:

    Il possède un bon handle pour un big man, il dribble assez bas et bien. Dans le détail on remarque qu’il n’est pas super à l’aise de la main droite et donc il drive quasi toujours de la main gauche.
    Malgré une qualité de passe assez basique, il dispose d’un bon qi basket, ce qui le permet souvent de trouver ses coéquipiers et de savoir quand un joueur est ouvert.

    Clarke a été incroyable d’efficacité au tir cette saison, il tourne à 61.8% au tir, ce qui le classe top 5 chez les joueurs qui prennent plus de 7 tirs par match et son incroyable 66.3% de TrueShooting% le classe dans le top 15 NBA. Une efficacité qu’il doit à ses tentatives de tirs non forcés, Clarke laisse le jeu venir à lui, cet aspect de son jeu est aussi vérifiable au niveau des pertes de balle, car il a seulement turnover ratio de 8.3.

    Lorsqu’il s’agit de finir près du panier Clarke est déjà l’un des meilleurs dans le game, son excellent touché de balle lui permet de tourner à 74.2% de réussite dans la restricted area (82e percentile).

    Il est donc capable de punir à 3 points ouverts, de finir près du panier…mais la plus grande force de son bagage offensif c’est… son floater. BC s’est démarqué par sa capacité à marquer des floaters en tête de raquette sur n’importe qui. Cette saison il a mis 47 de ses 85 floaters de ce type, ce qui le met dans le 92e percentile de toute la NBA et numéro 1 chez les bigs men (selon nba.stats.com).

    Démonstration du jeu de floater de Clarke
    (Source: @GrizzliesFR)

    En jeu off ball Clarke n’est pas en reste, loin de là. D’abord en transition, il est plus rapide que tous les intérieurs adverses et il a un excellent placement en transition, ce qui permet de créer une option de passe par alley-oop ou autres, Clarke n’y est pas pour rien si les grizzlies sont la 5e équipe qui marque le plus en transition avec 22.7 points par match.

    Et le meilleur pour la fin, son jeu en tant que roll man, qui regroupe puissance, vitesse, détente et une très bonne science du placement, rajoutez le fait que Ja Morant est un excellent passeur et vous obtenez tout simplement une machine à pick-n-roll. Il se classe dans le 95e percentile avec 1.51 point par possession, rien que ça.

    Défensivement

    Tout d’abord Ja est exactement ce qu’on pourrait appeler un défenseur correct en NBA, pas un boulet mais pas un as.

    Sa vitesse latérale et son athlétisme le permettent de suivre et de défendre avec succès son vis-à-vis et son envergure lui permet de contester avec efficacité les tirs des meneurs adverses.

    Malgré tout, Ja triche souvent en défense et se montre souvent irrégulier dans ses efforts. Il ne contourne pas toujours les écrans et ne suit pas toujours le meneur adverse lorsqu’il se fait dépasser. Il n’a pas une bonne lecture des lignes de passe et ne colle pas toujours son adversaire, d’où son faible nombre d’interceptions (0.9) trop faible pour un meneur qui joue 31 minutes par match selon les standards NBA.

    Concernant Clarke, BC est un vrai as en défense, et il vaut mieux l’avoir dans son équipe que l’inverse.

    Tout d’abord, il est capable de défendre sur 4 postes et même sur quelque pivot. Il est très mobile, dispose d’une excellente vitesse latérale et reste bien sur ses appuis ce qui lui permet de suivre les plus petits joueurs sur drive et même souvent de voler des ballons avec ses grosses paluches.

    Par ailleurs, BC a une excellente lecture de jeu défensivement, couplé avec de très bon instinct. Il lit bien le pick-n-roll, ce qui lui permet d’être vraiment efficace en soutien défensif.

    Pour finir, Clarke est un vrai freak (du haut de ses 2m03), il prend plaisir à contrer ses adversaires et ce depuis l’université où il a fait une grosse saison à 3.2 blocks avec les Bulldogs. Cette saison il tourne à 1.8 blocks sur 48 minutes (2e chez les rookies) et à un blk% de 31.2%.

    Axe de progression/faiblesse

    Du côté de Ja la priorité reste vraiment d’améliorer son jumper que ce soit à 3 points ou à mi-distance, ainsi que ses lancers. Il ne pourra surement pas changer sa mécanique de tir assez atypique, mais il doit au moins essayer d’être plus régulier.

    Il doit être plus régulier dans ses efforts en défense et regarder des vidéos pour améliorer ses lectures défensives.

    Ja Morant a une fâcheuse habitude à se précipiter, il ne temporise pas le jeu souvent quand il le faut et décolle souvent sans avoir une certitude de ce qu’il va faire une fois dans les airs, une pratique très redoutée chez les coachs car elle entraîne beaucoup trop de turnovers.

    Concernant Brandon Clarke, le principal chantier reste la création au tir dans diverses situations. 82.8% de ses paniers proviennent d’une passe décisive, ce qui ne pose pas problème vu son rôle, néanmoins, il serait bénéfique pour lui et les Grizzlies s’il parvenait à se créer quelques fois son tir, et cela passe par le développement de quelques moves au poste bas (un fadeaway et un hook shot notamment), ou encore par une amélioration de son handle et au mieux d’un pull-up à mi-distance.

    Transition parfaite pour aborder son tir, car si BC a eu une grosse progression au niveau de son tir entre sa saison sophomore en NCAA à sa première saison NBA (de 59% en ts%/efg% en année sophomore en NCAA à 69% en année junior et un excellent 66%/64% en NBA, et de 26% de réussite à 3pts en dernière saison NCAA à 35% en NBA) ce n’est effectivement pas assez pour survivre dans cette NBA moderne où être un shooteur fiable sur 2 à 3 tentative par match (et non pas 1.1) reste la chose la plus valuable qu’un joueur puisse avoir dans son arsenal.

    Défensivement, Clarke a la mauvaise habitude de beaucoup sauter sur les feintes, ce qui le met très souvent en position difficile. On notera aussi qu’il ne monte pas assez au contre dans la raquette alors qu’il en a les qualités pour, seulement 14.2% de %BLKA.

    Comparaison et Conclusion

    De par ses qualités athlétiques niveau élite, son handle, son playmaking, ses passes et son agressivité lorsqu’il attaque le panier, Ja a un jeu très similaire à John Wall, des monstres athlétiques avec une excellente vision de jeu qui n’ont peur de rien et de personne, bien sûr Ja shoot un peu mieux que Wall en année rookie. Ils ont des stats très similaire pour leurs débuts étant donné que Wall tournait à 16pts 8asts 4rebs. Clarke a de son côté un profil assez spéciale et rare, difficile à évaluer et par conséquent compliqué à trouver chez un autre joueur NBA. Ce duo, voir trio avec Jaren Jackson jr, a tout pour réussir dans les années à venir, surtout avec Taylor Jenkins à leurs têtes.

    *Lors de la comparaison de Ja Morant et de John Wall il n’a pas été abordé le fait que Ja sois aussi injury prone que Wall. Les deux meneurs ont le même jeu à risque surtout lors de leurs atterrissages, qui sont aussi risqués que non contrôlés. Résultat du côté de Wall : rupture du tendon d’Achille, absent des parquets depuis… un an et demi.

    Merci pour votre lecture

    LEXIQUE

    %BLK: le pourcentage de block de l’équipe lorsqu’un joueur est sur le terrain
    %BLKA: le pourcentage de tentative de block de l’équipe qu’un joueur a lorsqu’il est sur le terrain
    Ts%: le pourcentage de réussite au tir d’un joueur prennat en compte la valeur d’un tir à 3 point et celle d’un lancer franc
    Efg%: le pourcentage au tir d’un joueur prennant en compte le fait qu’un tir à 3 points sois 1.5 fois plus valuable qu’un à 2 points

  • Itinéraire d’un finaliste NBA : Los Angeles Lakers

    Itinéraire d’un finaliste NBA : Los Angeles Lakers

    Par Benjamin Gisse (@MagicBenJohnson)


    Comme un signe… Dans cette année 2020 si particulière, les Lakers, encore touchés par la perte du regretté Kobe Bryant, viennent de se qualifier pour la 32ème finale de leur histoire, la première depuis 2010, date de leur 16ème titre, avec un Kobe MVP des Finales. Comme un signe… Retour sur cette épopée !


    L’off-season des Lakers, ça a donné quoi ?

    Deux mouvements majeurs ont eu lieu. Le premier apparaît peu de temps après la fin de saison 2018-19 des Lakers. Luke Walton, considéré comme responsable de la non-qualification des Lakers en playoffs, est destitué de son rôle de coach. L’ex-assistant coach des Warriors prendra la direction des Sacramento Kings (31V – 41D sur l’exercice 2019-20).

    Rob Pelinka, directeur général des Lakers, doit donc choisir son remplaçant et jette son dévolu sur Frank Vogel, absent des bancs NBA la saison dernière après avoir vécu 2 années très compliquées du côté du Magic d’Orlando. A côté de lui s’installent notamment Jason Kidd et Lionel Hollins, qui, eux aussi, n’avaient pas côtoyés les vestiaires depuis un petit moment. Un « coaching staff » revanchard, à l’image des joueurs, prêts à réussir là où les autres ont tous échoués depuis 2010 : aller en Finales NBA et remporter le titre.

    Le deuxième mouvement est sûrement le plus important. Il manquait une pièce majeure à cet effectif pour qu’il passe dans une autre catégorie, celle de favori au titre. En effet, la saison passée était trop mitigée sur le plan humain pour pouvoir espérer quoi que ce soit. Les Lakers n’avaient pas un véritable soutien à LeBron James. Kyle Kuzma, sophomore (2ème année) à l’époque, n’avait pas la carrure pour porter cette équipe en complément de « LBJ » et Ingram semblait ne pas pouvoir supporter ce statut dans une ville pleine d’attentes comme Los Angeles.

    Il a fallu arranger ça. Quelques coups de fils, et un trade annoncé par Adrian Wojnarowski (ESPN) le 15 juin 2019 :

    Le trade mettra quelques temps à s’officialiser, raisons financières oblige, mais les Lakers réalisent le plus gros coup de la « free agency » 2019. Cela faisait quelques mois que la venue d’ »AD » était dans les rumeurs, mais c’est officiel : Anthony Davis est un Laker.

    Et même si Brandon Ingram (Most Improved Player 2020) & compagnie s’éclateront à New Orleans durant la saison actuelle, difficile de donner les Lakers perdants de ce trade. En ramenant un sextuple All-Star, 3 fois membre de la All-NBA 1st Team, Los Angeles se garantit quasiment une saison pleine et assure, aux yeux des fans et des insiders, une place dans le haut du tableau NBA.


    Anthony Davis, joueur star du Media Day 2019 des Los Angeles Lakers.
    © Photo par Scott Varley / GETTY IMAGES


    A noter le recrutement de Talen Horton-Tucker (8 matchs joués cette saison, playoffs inclus) au travers de la draft, et la re-signature de plusieurs joueurs présents l’an passé, parfaitement inscrits dans la continuité des efforts déjà fournis.

    Les Los Angeles Lakers étaient, sur le papier, prêts à régner sur l’Ouest.

    Une saison régulière à la hauteur des espérances

    Le début de saison des Lakers est tout simplement incroyable. Cependant, elle n’a pas commencé de la meilleure des manières avec une défaite lors du premier match face aux rivaux de Los Angeles, les Clippers.

    Il n’en fallait pas plus à ce groupe pour être motivé : 24 victoires et 2 défaites sur les 26 matchs suivants.
    Rayonnants, éblouissants, ils imposent leur rythme et leur jeu au fur et à mesure de la saison. Une série de 4 défaites viendra stopper cette dynamique, mais là n’est pas le fait : les Lakers sont bien présents au rendez-vous !

    La dynamique suit, et les Lakers atteignent 26 victoires pour 7 défaites au moment de commencer cette année 2020.

    Mais cette année 2020 ne nous a pas fait vivre les émotions que nous avions espéré… Le 25 janvier 2020, dans le Wells Fargo Center de Philadelphie, LeBron James inscrit 29 points et dépasse la légende du basket Kobe Bryant en devenant le 3ème meilleur scoreur de l’histoire de la NBA. Fierté pour deux hommes aux destins étroitement liés, et plus proches qu’on ne pourrait l’imaginer.
    Malheureusement, quelques heures plus tard, le 26 janvier, un accident d’hélicoptère coûta la vie de Kobe Bryant, de sa fille Gianna Bryant ainsi que celles de Payton & Sarah Chester, Alyssa, Keri & John Altobelli, Christina Mauser, et Ara Zobayan.

    L’état d’esprit du groupe en sera bouleversé. Mais cela l’a encore plus soudé, tous liés autour d’un seul but : gagner pour Kobe.

    Ils terminent sur un 12V-4D avant que la saison NBA ne soit stoppée à cause du coronavirus. La dynamique est relancée.

    Bilan de la saison régulière : 52 victoires – 19 défaites (1er de la conférence Ouest)

    Les playoffs, simple voyage vers les finales NBA

    1er tour : (#1) Los Angeles 4 – 1 Portland (#8)

    Il a fallu que la machine se mette en route pour battre les Trail Blazers de Portland, équipe qualifiée grâce au play-in, système mis en place par la NBA cette année pour rajouter un peu de piment aux playoffs.
    Ce play-in, qui a permis à Portland d’avoir les jambes prêtes pour ce match n°1, tend un piège aux Lakers.

    1-0 pour Portland, à l’issue d’un match très incomplet de la part des joueurs de Frank Vogel. C’est la piqûre de rappel : rien n’est simple lors des Playoffs, même quand on finit premiers de sa conférence.

    Après cette défaite, Los Angeles ne laissera aucune chance à Portland, à l’image de ce match 4 où Portland ne passera pas une seule seconde devant au score, et s’inclinera 135 à 115. Les Lakers enchaîneront 4 victoires de suite.

    Portland usé physiquement de cette bulle, LeBron en triple-double de moyenne, Kentavious Caldwell-Pope qui passe un cap : 4-1 pour les Lakers.

    2ème tour : (#1) Los Angeles 4 – 1 Houston (#4)

    Première grosse confrontation pour les Lakers, qui affronte un Houston qui s’est très difficilement détaché d’Oklahoma City au premier tour.
    Et comme pour le premier tour face à Portland, Los Angeles débute très mal et Houston s’impose dans un match très bien géré par les Texans.

    Derrière ? « Next series, same series ». Les Lakers déroulent leur jeu, ils s’adaptent plutôt bien à ce que propose les Rockets offensivement notamment, en les forçant à moins exploiter le jeu à 3 points, et en enfonçant un Russell Westbrook mal engagé depuis les débuts des playoffs.

    Cette série permet également la réintroduction du meneur de jeu Rajon Rondo, absent depuis le 10 mars 2020. Il sera l’auteur d’une série plutôt complète, montrant une fois de plus qu’il hausse constamment son niveau de jeu une fois en playoffs.

    Les 4 matchs suivants ont beau être serrés, Houston n’y croit pas plus que ça. 4-1 pour les Lakers une fois de plus.
    Direction les finales de conférence !

    Western Conference Finals : (#1) Los Angeles 4 – 1 Denver (#3)

    Deux équipes aux parcours complètement différents mais avec une même mentalité : même derrière sur le tableau d’affichage, il ne faut rien lâcher. Denver connaît les situations de renversement car ils viennent d’enchaîner deux remontées d’affilée.

    Dans leurs 2 premières séries, les Nuggets étaient menés 3 victoires à 1, mais ont tout de même réussis à s’imposer 4-3 à chaque fois. Tout simplement historique.

    C’est forcément plein d’ambitions qu’ils abordent cette série face aux Lakers. Et cette fois-ci, LeBron et les siens ne laissent pas le 1er match à l’adversaire.
    Équipe avec le meilleur pourcentage aux tirs des playoffs, Los Angeles continue sur sa lancée en claquant un 50.2% de moyenne sur la série ! En face, Denver répond avec un excellent 48.6% !

    Résultat : c’est la série avec la plus faible moyenne de rebonds pris par match sur ces playoffs (73.6 pour les deux équipes combinées) !
    Anthony Davis, qui a une jolie moyenne en carrière de 10,9 rebonds par match joués en playoffs, y réalise même sa pire moyenne sur une série, avec uniquement 6,2 prises par match !

    Malgré tout ça, les Lakers se retrouvent rapidement en position de force et mènent 3 victoires à 1. Immédiatement, les comparatifs se font et les Nuggets rêvent d’une troisième remontée historique. Mais LeBron n’y a pas été favorable. 38 points, 16 rebonds, 10 points dans le 5ème match pour le King, et les Lakers s’imposent pour la 3ème fois consécutives 4 victoires à 1.

    Statistiques collectives et individuelles sur les Playoffs


    Statistiques des Los Angeles Lakers sur les Playoffs 2020



    Statistiques individuelles des joueurs des Los Angeles Lakers sur les Playoffs 2020


    Une défense sur écran intraitable

    Quand on pense au jeu offensif produit par Miami, on pense au mouvement, à l’équilibre, à la répartition des tirs et surtout aux écrans !
    Membre omniprésent du jeu d’Erik Spoelstra, Miami adore jouer avec les écrans. Et les Lakers en face, qu’en pensent-ils ? Ils adorent défendre sur les écrans !

    Avec des joueurs dynamiques et super actifs sur les lignes de passe, les Lakers possèdent une des meilleures défenses sur écran de toute la NBA.
    Difficile de donner tort aux chiffres ci-dessous.


    Statistiques de Miami (en attaque) et de Los Angeles (en défense) sur les tirs liés à un écran lors des playoffs 2020.


    Partout où Miami excelle offensivement, Los Angeles excelle défensivement, notamment dans le jeu de pick&roll, où les Lakers n’encaissent « que » 18 points par match depuis le début des Playoffs.

    Forcément, en jouant 5 matchs contre Houston, qui monopolise le ballon et pose peu d’écrans, les statistiques sont un peu faussées. Mais ça reflète un sentiment général : Los Angeles va gêner Miami sur les écrans.

    Gros plan sur les Finales NBA !

    Comment les aborder côté Los Angeles Lakers ?

    Sans se reposer sur leurs acquis.
    A l’image des premières séries, il ne faudra jamais se relâcher, surtout face à un Miami qui score 1,13 points par possession après avoir encaissé un panier (3ème de la ligue sur les playoffs). Il faudra également ne pas se déconcentrer de la tâche finale, du trophée qui leur tend les bras.

    Attention à ne pas se reposer sur LeBron James et sa maîtrise des Finales NBA, sous peine de voir une finale 2018 n°2 avec des Cavaliers ultra dépendants de LeBron. Le banc devra convaincre, et sera très important dans la mise en place du jeu californien.

    Ils doivent être notamment conquérants dans la bataille du rebond, véritable ancre au succès des Lakers depuis le début des Playoffs. Avec des joueurs talentueux dans ce domaine comme Davis, Howard, James ou même McGee, difficile de voir Miami lutter efficacement et dans la durée, même avec un joueur comme Adebayo dans la raquette.

    Dernier point : assumer son statut de leader de conférence et ne pas laisser Miami prendre confiance, surtout grâce à toute cette expérience collective. A l’instar de la série face à Portland, il faudra stopper l’hémorragie dès que Miami prendra feu.

    Quel est leur point fort clé ?

    Anthony Davis. Comment ne pas citer ce joueur au talent monstrueux ? On aurait pu parler évidemment de LeBron James et de ses 10 finales. Mais le choix le plus évident reste « AD ». 28.8 points, 9.3 rebonds de moyenne sur ces playoffs. Un offensif rating de 130 (!!!) pour un defensive rating de 107.

    Davis est en mode machine et les Lakers le savent. Ils le servent et il se régale. Véritable menace à tous les niveaux, il explose les compteurs au niveau des lancers-francs. 147 tentés en 15 matchs, soit un peu moins de 10 par match ! Idéal au moment d’affronter Bam Adebayo, menace directe des Lakers.

    Même si Bam Adebayo est l’un des meilleurs défenseurs de la ligue (membre de la All-Defensive 2nd Team), difficile de voir « The Brow » rater sa série de Finales.


    Anthony Davis (n°3 des Lakers) aura fort à faire face à la défense collective du Heat.
    © Photo par David Santiago / GETTY IMAGES


    Anthony Davis aura probablement affaire au vis-à-vis défensif le plus dur de ces playoffs et devra faire face à la plus grande série de sa carrière.

    Quel est leur point faible clé ?

    Est-ce que Los Angeles a les armes pour stopper Miami défensivement ? Comme expliqué dans l’article sur le match 1 entre Miami et Milwaukee, Miami possède une des attaques les plus polyvalentes et efficaces de la NBA.

    Nul ne sait qui mettra 20 ou 25 points chaque soirée.
    C’est la force du Heat.

    La question est : est-ce que la défense des Lakers pourra contenir au maximum cette attaque de Miami ?
    Considéré comme l’une des meilleures défenses de la NBA, elle va faire face à une équipe qui a mis 112.8 points de moyenne à la meilleure défense statistique : les Bucks.

    Les matchups désignées seront très certainement la clé de la victoire californienne. Sans Avery Bradley, toujours absent de cette « bulle » d’Orlando, les ressources défensives sont forcément amoindries. Et quand il s’agit d’affronter une ligne arrière avec Goran Dragic, Tyler Herro, Duncan Robinson et Jimmy Butler, il faut être prêt défensivement.

    Les deux matchs Lakers-Heat joués durant la saison régulière peuvent faire preuve d’une grande maîtrise défensive de la part de Los Angeles, mais on peut difficilement se baser dessus (présence de Bradley, pas de Crowder/Iguodala).
    Cependant, Frank Vogel doit actuellement se creuser les méninges pour trouver la solution qui limitera le plus possible l’apport de chaque joueur du Heat.


    A lire : Itinéraire d’un finaliste NBA version Miami Heat

    Ainsi s’achève le récapitulatif de cette équipe des Los Angeles Lakers, favori du début jusqu’à la fin de saison. A la recherche d’un 17ème titre, et d’une égalisation au niveau du palmarès avec les Celtics, cette franchise mythique, accompagné de ses fans les plus fervents, attend , depuis plus de 10 ans, la consécration ultime qui leur tend la main aujourd’hui.

    Nous pensons, dans cette période de fête et de joie liée au basket-ball et aux Lakers, plus que jamais à Kobe Bryant, légende du basket-ball et à toutes les personnes touchées de près ou de loin par sa perte.

    Sources : NBA.com, Basketball Reference, ESPN, inpredictable.

  • Itinéraire d’un finaliste NBA : Miami Heat

    Itinéraire d’un finaliste NBA : Miami Heat

    Par Benjamin Gisse (@MagicBenJohnson)


    Comme un signe… Miami, fraîchement orphelin de leur légende Dwyane Wade, parti à la retraite, a réussi sa transition à la perfection en formant le collectif le plus surprenant de la NBA. Arrivés comme outsiders en playoffs, ils se sont hissés avec leurs moyens sur la dernière marche, celle des finales NBA. Retour sur une saison très intense !


    L’off-season du Heat, ça a donné quoi ?

    L’off-season a été totalement chargée. Probablement l’une des plus bouleversantes de la jeune histoire du Heat. Peut-elle se résumer un mouvement ? Probablement pas. Mais une arrivée a marqué la saison de l’effectif floridien : celle de Jimmy Butler en provenance de Philadelphie.

    Véritable tornade dans le collectif du Heat. Les médias s’affolent : pourquoi « Jimmy Buckets » décide-t-il de quitter les 76ers pour rejoindre un groupe faible et sans vraiment d’ambition, destiné à finir 8ème de la conférence ?
    Butler avait peut-être lu l’avenir avec Pat Riley et Erik Spoelstra lors de cette fameuse réunion de juillet 2019, où, au bout 5 minutes, il annonça qu’il était dans le projet, sans même avoir écouté celui-ci. La connexion avec le staff était immédiate, presque innée. A Miami, ils appellent ça la « Heat Culture », ce mélange de compétitivité, de rage de vaincre, d’efforts, d’intensité, de confiance mutuelle. C’est l’endroit rêvé pour le quadruple All-Star.

    Il est également rejoint par Meyers Leonard dans un trade à 4 équipes, avec donc les 76ers de Philadelphie, les Los Angeles Clippers et les Portland Trail Blazers. Ce trade entraîne notamment le départ d’Hassan Whiteside, pivot titulaire de Miami, à Portland. Autrefois récupéré après un passage au Liban et en Chine, Whiteside avait explosé lors de la saison 2015-16, avant de décliner petit à petit et de perdre sa place au profit d’un petit espoir : Bam Adebayo.

    Confiance totale envers le jeune joueur, qui va ainsi aborder sa 3ème année NBA et sa première sans Whiteside.
    Pat Riley complète l’équipe avec 4 rookies, dont 2 draftés lors de la draft 2019 : Tyler Herro (choix #13), KZ Okpala (choix #32), Kendrick Nunn (undrafted, ex G-League) et Chris Silva (undrafted).


    Bam Adebayo : base solide pour l’avenir… et le présent de Miami
    © Photo par Michael Reaves / GETTY IMAGES


    Miami resigne également pour une année supplémentaire la légende absolue Udonis Haslem, membre de la franchise depuis 17 saisons et véritable mentor depuis quelques saisons.

    Résultat : l’effectif est totalement bouleversé, mais le staff est sûr de lui, ils ont un effectif pour aller loin.
    Seulement 6 membres de l’équipe, présents lors du match 6 face à Boston dimanche dernier, étaient joueurs de Miami l’an passé.
    Seulement 5 étaient présents lors des derniers playoffs joués par le Heat (exercice 2017-18).
    Seul Haslem était présent sur la dernière finale jouée par Miami (2014 vs Spurs).
    Reconstruction ultra rapide… et efficace !

    Une saison régulière détonante !

    Commence en fanfare, avec un 15V-5D en 20 matchs, avec notamment de précieuses victoires contre Milwaukee et Toronto, considérés comme des cadors de la conférence.

    Portés par cette même envie de jouer collectivement, les nouveaux arrivants ne mettent pas longtemps à s’exprimer et à rentrer dans le moule. Triple-double de Jimmy Butler par-ci, 36 points de Kendrick Nunn par-là…
    Ce début de saison voit même Justise Winslow, espoir sans fin miné par les blessures, réaliser un très bon début de saison.

    La saison se déroule sans trop d’accrocs, jusqu’à ce qu’arrive l’incident Dion Waiters. Overdose de « bonbons » dans un trajet en avion, transporté à l’hôpital pour y recevoir des soins en urgence. La sanction est immédiate : Pat Riley ne veut plus entendre parler de ce joueur, et cherche à le donner aux 29 autres franchises.

    Pendant ce temps-là, Miami continue son plein de victoires, et Justise Winslow se blesse pour la énième fois. Les médecins ne se prononcent pas encore, mais nous savons aujourd’hui qu’il allait être écarté des terrains pour toute la saison. Très cher aux yeux des fans floridiens, on pense alors que Miami, avec un James Johnson arrivé en surpoids au training camp et qui ne retrouve pas le niveau d’antan, n’arrivera pas à enchaîner.

    C’est sans compter sur le département du recrutement floridien qui a déniché une perle rare : Duncan Robinson, maître absolu du tir à 3 points. Le jeu de main-à-main et d’écrans pour « D-Rob » devient de plus en plus létal au fur et à mesure de la saison. Plutôt timide dans un premier temps, l’ex-joueur de Michigan a pris en température, avec un mois de décembre à 50,4% sur 7,8 tentatives à 3 points !

    Le 6 février, peu avant la coupure « COVID-19 », Miami réalise une grosse journée. Fini les cas Dion Waiters et James Johnson, ainsi que pour Justise Winslow. Les 3 joueurs sont transférés.
    Waiters et Winslow partent à Memphis, mais n’y joueront pas, Waiters étant immédiatement coupé (Lakers ensuite) et Winslow étant blessé.
    James Johnson, quant à lui, part à Minnesota où il retrouvera un peu de couleurs.

    En contrepartie, Miami récupère Jae Crowder, Andre Iguodala et Solomon Hill. 3 joueurs d’expérience, donc l’éthique est claire. Riley veut des joueurs qui se donnent à 100% pour l’équipe, et qui ont faim. Nous verrons ensuite que ce transfert a été vraiment bénéfique…

    Bilan de la saison régulière : 44 victoires – 29 défaites (5ème de la conférence Est)

    Les playoffs, consécration d’un collectif incroyable

    1er tour : (#5) Miami 4 – 0 Indiana (#4)

    C’est une équipe réduite d’Indiana que Miami affronte au premier tour des playoffs. Avec un Victor Oladipo à peine remis de sa blessure et très très limité, mais surtout sans Domantas Sabonis, leur All-Star, les Pacers se reposent sur l’un des maîtres de la « bubble » floridienne : TJ Warren. Sans succès. Les statistiques de Warren ne sont pas mauvaises, mais loin de ce que l’on pouvait imaginer en termes d’impact sur le jeu.

    Dans une série basée sur une pseudo-rivalité entre Jimmy Butler et T.J. Warren, l’impression de rivalité n’a été visible que dans les médias. Le collectif du Heat est trop fort, et maîtrise une série inégale dès la première minute. La sanction est dure et sans appel pour Indiana : 4-0 Miami. 

    2ème tour : (#5) Miami 4 – 1 Milwaukee (#1)

    Le deuxième tour marque le premier gros choc pour le Miami Heat. Ils affrontent la meilleure équipe de la saison régulière, celle du MVP et du défenseur de l’année Giannis Antetokounmpo : les Milwaukee Bucks.
    Et si le 1er match de la série a facilement tourné à l’avantage de Miami, personne n’aurait pu prévoir la suite de la série.

    Giannis Antetokounmpo est muselé, peine à créer pour lui et les autres, et Milwaukee doit espérer des exploits de Khris Middleton et Brook Lopez, peu habitués à ce rôle. Les 3 premiers matchs sont sans appel, 3-0 pour Miami, Milwaukee est dans les cordes, et tout va s’empirer quand Giannis se blessera à la cheville durant le 3ème match. Il tentera de revenir lors du quatrième match, mais la blessure s’empirera, mettant fin à ses playoffs. Les Bucks gagnent cependant ce match au mental, prouvant qu’ils n’ont rien lâché dans cette série et évitent le sweep. Miami excelle, Miami est conquérant, 4-1 Miami.

    Eastern Conference Finals : (#5) Miami 4 – 2 Boston (#3)

    Duel au sommet entre les deux équipes qui ont régné sur ces playoffs à l’Est. Pourtant, ce sont deux franchises qui se sont classées 3ème et 5ème à l’issue de la saison régulière. C’est d’ailleurs la première fois depuis la saison 2010-11 qu’une équipe classée dans une des deux premières places d’une conférence n’arrive pas à atteindre une finale de conférence. A l’époque, c’était Dallas (#3) contre Oklahoma City (#4). On connait la suite…

    Deux franchises mythiques sur ce siècle, une rivalité de retour. Et en face de Miami, se présente Boston, qui vient d’éliminer Philadelphie (4-0) puis Toronto (4-3). Rien que ça.
    Jugée et vécue comme la série la plus serrée de la conférence, côté prédictions, personne ne sait sur quel pied danser. On analyse les forces, les faiblesses, les matchups… Mais c’est du 50/50. Enfin… C’était du 50/50 avant que Spoelstra n’abatte sa carte ultime, son joker, utilisé avec parcimonie jusqu’à cette confrontation : la défense de zone. Boston, armé d’une armada sur les postes extérieurs, n’a pas su réagir au point de dominer Miami. La série tourne rapidement à l’avantage de Miami (2-0 puis 3-1). Boston tente de réagir dans un match 5 ressemblant étrangement au match 4 face à Milwaukee.

    Cependant Miami semble serein mentalement, le groupe reste très soudé et se remobilise pour un match 6 à l’image de la série : serré mais gagné par Miami sur l’aspect mental, ils passent un cap.

    Statistiques collectives et individuelles sur les Playoffs


    Statistiques du Miami Heat sur les Playoffs 2020



    Statistiques individuelles des joueurs du Miami Heat sur les Playoffs 2020


    Miami : l’équipe qui a profité de la coupure COVID-19

    La coupure liée au coronavirus n’a pas bénéficié à tous les groupes, loin de là. Si des équipes comme Phoenix ont su exploser dans la bulle, d’autres ont échoué à retrouver un rythme constant, comme Milwaukee.

    Miami en a profité.

    L’intégration quasiment parfaite de Jae Crowder et d’Andre Iguodala durant la bulle n’est pas anodine. Ces longs mois d’attente ont forgé un collectif, un vrai. Spoelstra a géré de la meilleure manière cette bulle en testant beaucoup de combinaisons entre les joueurs durant les seeding games. Les joueurs ont appris à mieux se connaître, et leur coach a eu confirmation de sa profondeur d’équipe : il a les moyens de faire des lineups pour gêner tout le monde. 3 adversaires différents (Indiana, Milwaukee, Boston) et toujours un résultat final flagrant. Seulement 3 matchs perdus avant ces Finales NBA. Miami sait s’adapter à toutes les situations, à tous les adversaires, car ils ont l’équipe la plus complète de la ligue, celle avec tous les profils.

    De plus, cette coupure a servi à certains joueurs afin d’affirmer leur potentiel, de grimper dans la hiérarchie. On pense au rookie Tyler Herro, qui a su exploser aux yeux de tous, notamment sur la série face à Boston, où il semblait ne plus être un rookie, mais un joueur ayant 15 séries de playoffs à son actif.

    A contrario, Kendrick Nunn, 3 fois rookie du mois de la conférence Est, et membre de la 1ère All-Rookie Team n’en a pas profité. Ayant contracté la COVID-19, il n’a pas su retrouver son niveau dans la bulle, et a très logiquement trouvé place sur le banc (104 minutes joués dans les playoffs), laissant Goran Dragic passer titulaire.

    Des rôles bien connus et définis

    Les fans de Miami pourront confirmer : le Miami Heat et Erik Spoelstra mettent en place ce jeu visuellement magnifique depuis quelques années. La confiance règne dans le staff, et la continuité est réelle.

    Il a fallu du temps, des ajustements humains pour que ce playbook fonctionne. Il a fallu également prendre du recul et sacrifier des joueurs (Hassan Whiteside, Josh Richardson, James Johnson…) qui ont porté la franchise dans ses moments durs pour récupérer les joueurs parfaits dans ce système (Bam Adebayo, Jimmy Butler, Duncan Robinson). Pat Riley l’a dit, il veut une équipe championne chaque année. Le processus a été long, mais quel résultat ! Chaque joueur sait parfaitement ce qu’il doit faire, créant un mélange parfait entre jeunes joueurs et vétérans. La menace vient de partout, on ne sait pas qui mettra 20 points sur chaque match, et ça, quand on est le coach adverse et qu’on veut de l’adaptation chez ses joueurs, c’est un calvaire…

    Gros plan sur les Finales NBA !

    Comment les aborder côté Miami Heat ?

    De la même manière que les tours précédents. Rarement pronostiqués vainqueurs, ils ont su déjouer 3 équipes classées plus haut dans le classement de la saison régulière.

    L’état d’esprit ne doit pas différer, Miami doit être sûr de ses forces, afin de masquer le plus possible ses faiblesses. La profondeur et la qualité des remplaçants doit jouer un rôle important durant cette série. Des joueurs comme Kendrick Nunn ou Derrick Jones Jr, compilant 191 minutes à eux deux sur ces playoffs, doivent être prêts à jouer, que ce soit 5 ou 25 minutes.

    L’avantage au niveau du coaching va être également important. Erik Spoelstra sait et va s’adapter offensivement et défensivement aux Lakers. C’est sûrement, même si on parle beaucoup ces temps-ci, le point le plus sous-estimé du jeu de Miami : leur adaptabilité.

    Ils doivent également se reposer sur leur jeu lent, proposer beaucoup de mouvements pour fatiguer les Lakers défensivement, et ainsi gagner en efficacité au fur et à mesure de la série.

    C’est sur cet aspect notamment que Miami a réussi à surprendre beaucoup de leurs vis-à-vis. Un jeu offensif très lent (12.7 secondes en moyenne avant de tirer sur les playoffs, 3ème moyenne la plus lente) pour une défense très énergétique, rapide et athlétique qui ne veut pas s’user sur du long terme. (12.0 secondes en moyenne pour les vis-à-vis en attaque, 5ème moyenne la plus rapide). Ainsi, ils laissent leurs adversaires se fatiguer défensivement sur des longues possessions avec beaucoup de mouvements, de poses d’écran… Et ils leur laissent peu de repos sur les phases offensives, là où normalement, en cas de fatigue collective, l’attaque commence à poser le jeu etc… Habile…

    Quel est leur point fort clé ?

    Leur capacité à finir les matchs. On aurait pu citer la profondeur du banc, Alors forcément, quand on a Goran Dragic, Jimmy Butler et Tyler Herro sur le terrain, ça aide niveau offensif. Miami sait gérer ses fins de match. Contradictoire quand on sait que c’était l’une de leurs faiblesses lors de la saison régulière. Mais l’arrivée de Crowder et d’Iguodala a changé la dynamique.

    En alignant un 5 Dragic/Herro/Butler/Crowder (ou Iguodala)/Adebayo dans les dernières minutes, le Miami Heat trouve un équilibre quasiment parfait entre attaque et défense, entre jeunesse et expérience. Le résultat est clair : Miami a scoré 430 points dans tous les 4ème quart-temps depuis le début des playoffs, contre 374 pour leur vis-à-vis.

    Cependant, d’un point de vue statistique, Miami a perdu 7 de leurs 15 4ème quart-temps jouées sur ces playoffs, mais ils n’ont jamais encaissé un écart supérieur à 5 points. Encore perfectible, mais très intéressant, ils ont les moyens pour garder une avance, creuser un écart ou même remonter au score (cf. le 4ème quart-temps du match n°3 face aux Milwaukee Bucks, gagné 40 à 13).

    Savoir finir les matchs, ça va être déterminant dans cette série de Finales.

    Quel est leur point faible clé ?

    Qui pourra stopper le duo LeBron James/Anthony Davis ? A première vue, absolument personne.
    Alors certes, on a vu les dégâts de leur défense individuelle sur Giannis Antetokounmpo, en le repoussant totalement dans ses limites, le maintenant à une moyenne étonnante de 21,8 points/match, soit sa moyenne la plus faible depuis ses premiers playoffs en 2015, où Giannis avait 20 ans à l’époque et jouait arrière ! On a également vu ce que Miami pouvait proposer à sa fameuse défense de zone, notamment face à Boston.

    On assistera sûrement à une alternance défensive, avec un surplus de zone défensive, les Lakers n’en sont pas énormément friands.

    https://twitter.com/DaveDuFourNBA/status/1310617864370556928?s=20

    Mais revenons au point principal : qui pourra réduire l’impact du duo des Lakers ? On imagine très bien une confrontation entre les deux mastodontes en provenance de Kentucky : Anthony Davis & Bam Adebayo.
    Souvent reconnue comme la confrontation la plus importante de ces finales NBA, elle devrait nous livrer une belle bataille. L’occasion pour le premier de confirmer des playoffs absolument monstrueux dans la domination, et pour le second, de passer un cap, et de prouver une fois de plus à la planète basket, que son talent et son potentiel sont incroyables.

    Pour le cas LeBron James, la tâche devrait être plus dure. Miami possède des joueurs de talent défensivement, très bien dotés physiquement pour rivaliser avec les Lakers.
    Cependant, LeBron reste LeBron. Son niveau, comme sur les dernières années, reste incroyable complet, et il gagne encore en compétence au fur et à mesure.

    Reste à savoir qui de Butler, Iguodala ou Crowder ira en priorité sur le quadruple MVP. On a du mal à voir Jimmy Butler, créateur offensif n°1, aller se charger de LeBron et s’exposer aux fautes. On assistera donc très sûrement à une alternance Crowder/Iguodala, comme un symbole de ce transfert magique opéré par Pat Riley.

    La tâche défensive s’annonce compliquée de manière générale pour le Miami Heat, mais avec tout ce qu’on a pu voir de leur part durant leurs playoffs, rien ne serait surprenant !


    Ainsi s’achève le récapitulatif de cette équipe du Miami Heat, véritable surprise à ce niveau-là. Première équipe depuis les New York Knicks de 1999 à atteindre une finale NBA sans avoir eu « l’avantage du terrain » en playoffs, ce collectif, plein de confiance, aura à coeur de prouver qu’ils ne sont pas arrivés ici par hasard !

    Sources : NBA.com, Basketball Reference, ESPN, inpredictable.

  • Cheryl Miller : La colosse au genou d’argile

    Cheryl Miller : La colosse au genou d’argile

    Pour fêter l’arrivée des playoffs pour la WNBA, ClutchTime vous propose de découvrir l’histoire de la meilleure joueuse de l’histoire de ce sport. Même si cette dernière déclaration peut être débattue, personne ne peut minimiser l’impact de Cheryl Miller sur la reconnaissance mondiale du Basket-ball féminin et surtout, la révélation que la gente féminine pouvait également dominer dans ce fabuleux sport qu’est le Basketball.

    Cheryl Miller avec le numéro 31 de l’Université de Caroline du Sud
    Source : USC Athletics

    Cheryl Miller est née le 3 Janvier 1964 dans le comté de Riverside en Californie. Son père, Saul Miller, offrait une éducation assez militaire à ses enfants et avait pour habitude d’exiger une éthique de travail parfaite que ce soit dans le sport comme dans les études. C’est surement grâce à cette éthique, combiné a l’amour que portait Cheryl pour ce sport, qu’elle va être considérée comme l’une des plus grandes joueuses de l’histoire de ce sport selon les mots de son propre frère.

    L’avènement d’une star locale avec Riverside (1978-1982)

    Cheryl Miller et son frère, la légende NBA, Reggie Miller
    Source : Youtube

    Cheryl Miller a 14 ans quand elle rejoint le Lycée Polytechnique de Riverside en tant qu’ailière et après avoir passé toute son enfance sur les terrains a terrorisé son frère, Reggie Miller, elle passe désormais aux Lycéennes. Ce qui est sur, c’est que du haut de son mètre 88 a seulement 14 ans, elle ne va pas perdre de temps avec une moyenne de 37.5 points dès sa première saison tout en affrontant certaines filles qui ont jusqu’à 18 ans.

    4 ans, c’est le temps que Cheryl va prendre pour asseoir sa domination dans le basket féminin et avec pas moins de 132 matchs joués en 4 ans, elle ne va en perdre que 4 ce qui est une prouesse incroyable mais surtout une bonne représentation de sa domination.

    En 4 ans de Lycée, de 1978 à 1982, elle va offrir pas moins de 3446 points à son équipe ce qui est le record de l’État Californien à l’époque et va finir sa carrière Lycéenne avec des moyennes de 32.8 points et 15 rebonds par match. Cela va l’aider à amasser tous les trophées et va même être nommé 4 fois dans l’équipe All-American du Magasine Parade ce qu’aucun homme n’avait réussi à faire jusqu’ici.

    À ce moment là de sa vie, Cheryl est l’une des femmes, si ce n’est la femme, qui popularise au monde entier la possibilité qu’une femme domine autant les femmes que les hommes et elle est bien aidée par le fait que son frère, l’un des meilleurs prospects Américains, admette se faire martyriser par sa sœur sur un terrain de Basket-ball.

    Cheryl Miller et son frère durant l’adolescence
    Source : Youtube

    D’ailleurs, durant cette même période, Cheryl est décrite de façon assez sexiste comme « une fille qui pouvait jouer comme un garçon » ce qui montre que même si elle changeait la vision du basket féminin, les observateurs continuaient à posséder une vision réductrice du basket féminin malheureusement.

    Dans tous les cas, Cheryl ne se concentrait que sur une chose et c’était de massacrer ses adversaires et c’est exactement ce qu’elle a fait durant toute sa scolarité lycéenne, jusqu’à mettre plusieurs fois plus de 100 points dans un match.

    D’ailleurs, en 1982, lors de sa dernière année de Lycée, elle affronte le Lycée Notre Vista où elle va détruire ses adversaires avec pas moins de 105 points à elle seule mais ce n’est même pas la chose la plus incroyable qui se produit durant ce fameux match. En effet, Cheryl va dunker en match officiel, cette action va être historique car ce sera non seulement la première fois de l’histoire qu’une femme réalise un dunk en match officiel mais au delà de cette prouesse, Cheryl le réalisera au Lycée sans même être majeure.

    Cheryl Miller, l’une des premières femmes a réaliser un Dunk en match officiel
    Source : Youtube

    La grandeur de Cheryl vient énormément de sa famille, son père était son modèle et il poussait toujours ses enfants à se surpasser dans tous ce qu’il faisait dans la vie mais une autre raison pour son niveau de jeu est son frère, ses batailles avec ce dernier lui ont offert cette possibilité de devenir une véritable bête sur les parquets Lycéens.

    D’ailleurs, quand Reggie et Cheryl avaient un match le même soir, la mère de la famille allait voir Reggie et le père allait voir Cheryl et elle-même décrit les 2 comme de très bons supporters mais son Père en tant que très critique comme supporter tandis que sa Mère ne l’était pas du tout.

    Le séisme Miller dans le Basket Féminin avec USC (1982-1986)

    Cheryl Miller sous les couleurs rouge et jaune de USC
    Source : USC Athletics

    Cheryl s’apprête à sortir du Lycée en 1982 et est déjà l’une des personnes les plus convoitées dans le monde du Basketball, que ce soit homme ou femme.

    Avec plus de 250 offres de recrutements, elle va choisir de rester a la maison et de s’engager avec l’université de Californie du Sud (USC) ou elle va démontrer qu’elle est l’une des meilleures joueuses de l’histoire du Basket-ball féminin durant 4 ans.

    Avec USC, elle va jouer pour l’une des plus grandes équipes universitaires féminines de l’histoire, les Trojans, dont l’histoire a même amené un documentaire nommé « Women of Troy » sortie le 10 Mars dernier et dans lequel on découvre la domination de cette équipe menée par une Cheryl Miller au sommet de son art.

    Les « Women of Troy » réunis pour la sortie du documentaire
    Source : Jeff Kravitz/FilmMagic for HBO

    On voit donc que la pression a la sortie du Lycée ne l’a pas atteint, avec 1m88 pour 82 kilos, elle était très athlétique, pouvait dunker, dominait ses adversaires physiquement mais surtout techniquement car Cheryl possédait une panoplie de moves indéfendables et un shoot impressionnant qui rendait cette dernière indéfendable pour n’importe qui.

    On peut également ajouter à cela que Cheryl, au-delà de son excellence dans le scoring, avait une capacité au rebond légendaire et une défense incroyable, d’ailleurs, même son Frère Reggie l’a considérait comme tel car un soir de match en NBA, lorsqu’on lui demande qui est le plus grand défenseur qu’il ait affronté, il répond :

    « Other than Cheryl ? »

    En dehors de Cheryl ?

    C’est donc à partir de la NCAAW qu’elle va réellement devenir une star nationale voir internationale et elle va plonger son frère dans cette position de « frère de ».

    En même temps, cela n’est pas étonnant car avec des statistiques universitaires de 23.6 points, 12 rebonds, 3.2 passes décisives, 3.6 interceptions et 2.5 contres par match à plus de 56% au tir, Cheryl continue ses habitudes lycéennes et la montée du niveau de compétition n’a aucun impact sur sa façon de dominer le jeu.

    Avec 3018 points et 1534 rebonds en carrière universitaire, elle se retrouve très haute dans les classements et elle mène ses Trojans à 112 victoires pour 20 défaites en 4 ans tout en remportant le titre en 1983 et 1984 avec, pour chaque titre, la récompense de MVP du tournoi universitaire. A côté de cela se trouve de multiples récompenses comme le Naismith College Player of the Year a 3 reprises par exemple ce qui est l’une des plus belles récompenses pour une joueuse universitaire.

    Cheryl Miller et une autre légende avec elle, Cynthia Cooper
    Source : AP Photo/Lennox McLendon

    Sans pour autant minimiser les exploits de Cheryl, elle n’aurait peut-être pas autant dominée si elle n’était pas entourée par les « Women of Troy » car elle possédait autour d’elle une équipe très talentueuse et remplie de légende de la balle orange. On peut citer Paula McGee et Ronda Windham qui seront toutes les 2 des All Americans mais ce sont bien 2 autres personnes qui sont la source de la grandeur de cette équipe au côté de Cheryl.

    • Cynthia Cooper qui était la lieutenant de Cheryl Miller pendant une grande partie de la carrière universitaire de cette dernière mais, contrairement à Cheryl, elle est aller dominer la WNBA en remportant 4 titres avec les Comets de Houston et se retrouvant 3 fois meilleurs scoreuses de la ligue.
    • La coach a 496 victoires pour 271 défaites en 27 ans, Linda Sharp, qui est la coach des Trojans durant cette période et va aider Cheryl à remporter 2 titres tout en remportant elle-même plusieurs récompenses de coach de l’année de sa conférence et en 1984, coach de l’année universitaire.
    Cheryl Miller avec la médaille d’or sous les couleurs des Etats-Unis
    Source : imasportsphile

    En dehors des Trojans , Cheryl a jouée pour une autre grande équipe féminine des années 80.

    En effet, la Team USA Féminine pour les Jeux Olympiques durant l’été 1984 est également considéré comme l’une des meilleures équipes de basket féminin de l’histoire.

    Cheryl participe en 1984 au J.O de Los Angeles et va décrocher la médaille d’or dans son propre Pays et surtout dans sa propre ville avec absolument aucune défaite dans la compétition.

    Après cette victoire, elle a été considérée pendant un petit moment comme la personne la plus connu dans le monde du basket, homme et femme confondu, car elle va devenir une réelle célébrité internationale avec plusieurs couvertures de magazines dans beaucoup de Pays, des apparitions à la télévision dans tous les plays, différents talk-shows, des rencontres avec des politiciens, ect..

    L’impact même avec une fin de carrière prématurée (1987-Aujourd’hui)

    Cheryl Miller poursuivant sa carrière de coach en 2016 avec Cal State
    Source : LA Golden Eagles

    Malheureusement, c’est en 1987 que Cheryl va connaitre un tournant dans sa carrière. Durant un pick up game alors qu’elle n’a que 22 ans, elle va connaitre la blessure que chaque personne jouant au Basket-ball redoute, une rupture des ligaments croisés antérieurs et même si elle va revenir de cette blessure pour les essais Olympiques de 1988 dans l’idée de faire le Back to Back avec son équipe, elle va connaitre une nouvelle blessure ce qui l’oblige à prendre sa retraite à seulement 24 ans.

    Cette blessure n’est pas la seule raison de sa retraite. En effet, ce n’est qu’en 1997 que la WNBA va être fondée donc en réalité, la plupart des femmes qui sortaient de l’Université n’avaient pas réellement de directions intéressantes en dehors de certaines ligues féminines.

    Même si Cheryl sera draftée par de nombreuses ligues, féminines comme masculines, elle ne pratiquera plus jamais le Basket-ball après ses blessures.

    Après avoir été diplomée de USC en 1986, elle décide de devenir assistante et commentatrice mais en 1993, elle va revenir au-devant de la scène mais cette fois-ci en tant que coach en reprenant les rênes de son ancienne université, USC.

    Cheryl Miller en tant que Coach du Mercury en 1998
    Source : David Phillip/Associated Press

    En tant que coach à USC, elle va remporter le titre Pacific-10 Conference ce qui est intéressant mais lors de la création de la WNBA en 1997, Cheryl s’offre un nouveau challenge et devient coach et general manager du Mercury de Phoenix. Cependant, elle n’atteindra jamais le sommet mais sera assez proche dès sa seconde saison avec une défaite en finale face à Houston. Cheryl prendra rapidement sa retraite après 3 saisons en tant que Coach suite à des problèmes de santé et va se reconvertir dans l’analyse et les commentaires de match pour la NBA à pleins temps.

    Cette reconversion avait déjà commencé depuis plusieurs années car en 1996, elle était la première femme à commenter un match NBA et elle sera même une analyste pour les J.O d’Atlanta en 1996.

    14 ans après sa retraite en tant que coach, c’est son second modèle en grandissant (derrière son Père), Mike Garrett qui va faire revenir Cheryl dans le monde du coaching.

    Dans l’ordre, Kent Smith Jr, Cheryl Miller et Mike Garrett durant la présentation de Cheryl Miller en tant que nouvelle coach de Langston
    Source : KT King, The Oklahoman

    Ancien joueur de Football Américain et devenu directeur Athlétique de l’Université de Caroline du Sud avant de l’être pour l’Université de Langston, il va être la personne qui va proposer un poste de coach à Cheryl en 2014 auprès de l’Université de Langston et Cheryl va accepter et elle va y passer 2 ans avant de se diriger vers les Golden Eagles de l’Université de Cal State en 2016.

    Comme on a pu le voir précédemment, le 10 Mars dernier, Alison Ellwood a offert un documentaire sur les joueuses de l’université de Caroline du Sud qui ont dominé le Basket-ball Féminin Universitaire et elle a été très élogieuse envers Cheryl Miller. En effet, selon Ellwood, Cheryl aurait pu devenir l’équivalente féminine de Michael Jordan au niveau de l’impact culturel mais 2 choses ont empêché cela, sa blessure a 22 ans et le manque d’une structure comme la WNBA à sa sortie de l’Université.

    Cette vision honorable de Cheryl Miller montre tout l’impact que cette dernière a eu sur le Basket-ball féminin, sa popularité a permis de reconnaître non seulement le talent féminin mais a eu un énorme impact sur la création de la WNBA, certains pensent même qu’elle est la raison de sa création.

    On parle tout de même d’une femme intronisée au Hall of Fame en 1995 mais également dans le Hall of Fame FIBA en 2010 et lors de son intronisation en 1995, elle reste humble en déclarant :

    « I was just someone who loved the game so very much and had a passion for sport and life »

    J’étais juste quelqu’un qui aimait énormément le jeu et qui avait une passion pour le sport et la vie

    Cheryl est donc une grande joueuse de Basket-ball, la plus grande pour beaucoup, elle a transformée la vision du Basket-ball féminin et a surtout mis en avant l’idée qu’une femme pouvait dominer des Hommes sur un terrain de Basket et cela a énormément contribué au respect que l’on connaît aujourd’hui envers les joueuses de la WNBA même si ce respect ne fait pas encore l’unanimité.

    C’est une Femme qui avait la possibilité de faire la plus grande carrière de l’histoire si son corps ne l’avait pas lâchée à 22 ans mais c’est aussi un exemple de reconversion et de persévérance, que ce soit dans le Basket ou en dehors avec beaucoup de campagnes sur le Diabètes, le Cancer, la Dystrophie Musculaire et autres.

    On lui a offert une grande plateforme a seulement 18 ans et elle l’a toujours utilisée pour véhiculer le bon message et surtout de l’espoir a chaque petite fille et chaque petit garçon qu’il ne faut jamais abandonner ses rêves et que tout le monde peut réussir avec la détermination nécessaire.

    Pour finir, je vous laisse avec le discours d’intronisation au Hall of Fame 1995 de Cheryl Miller ainsi que celui de son frère, Reggie Miller, en 2012, qui aura une partie de son discours sur Cheryl qui montre exactement l’impact qu’elle a eu sur la reconnaissance des joueuses féminines dans le Basket-ball

    Le discours d’intronisation au Hall of Fame 1995 de Cheryl Miller
    Source : Youtube
    Discours de Reggie Miller le 7 Septembre 2012 pour son intronisation au Hall of Fame
    Source : Youtube
  • Houston Rockets – LA Lakers : débrief d’un Game 1 surprenant…

    Houston Rockets – LA Lakers : débrief d’un Game 1 surprenant…

    Par Benjamin Gisse (@MagicBenJohnson)


    Après une analyse du Game 1 entre Bucks et Heat, direction… Orlando pour la confrontation entre les Houston Rockets et les Los Angeles Lakers, soldée par une victoire des Texans à la surprise générale, eux qui sortaient d’une confrontation compliquée face à Oklahoma City. Retour sur un 1er match qui peut en dire long sur cette série !


    Article à lire : Comment le Miami Heat a-t-il gagné le match 1 face aux Bucks ?


    Les Lakers battus… dans la raquette… mais pas que !

    Aussi surprenant soit-il, Los Angeles a connu une soirée compliquée dans la raquette. Et personne ne pouvait prévoir la physionomie de ce match, car Houston a marqué plus de points dans la raquette que Los Angeles, et ça c’est fort.

    Il faut dire que les différentes confrontations avant ce match avaient vus les Lakers dominer outrageusement les Rockets dans la raquette avec un écart de plus de 13 points dans ce domaine (3 matchs joués avant ce Game 1).

    Mais depuis les playoffs, Houston est clairement transformé. Les séquences offensives sont moins axées sur le tir à 3 points et plus posées sur du jeu demi-terrain. Le résultat est sans appel, les statistiques en playoffs sur les tirs dans la raquette grimpent.


    Tableau représentant les points marqués et encaissés des deux équipes dans la raquette, en saison régulière et en playoffs.


    Encore plus impressionnant, Houston s’impose comme l’une des équipes les plus fortes sur le jeu intérieur depuis le début des playoffs, même devant les Lakers, qui possèdent un des ex-candidats au Défenseur de l’Année nommé Anthony Davis. Alors forcément, quand on affronte le Thunder au 1er tour, ça aide. Mais les 40 points encaissés face aux Lakers expriment une volonté d’être plus agressifs, et corrigent énormément les faiblesses défensives du groupe texan accumulées durant la saison régulière.

    Offensivement, l’équipe de James Harden n’a quasiment rien forcé, profitant du match très faible de l’adversaire pour se projeter vers l’avant et jouer le jeu, avec simplicité. De manière générale, Houston n’a pas été vraiment rayonnant offensivement, mais ils ont fait ce qu’ils savent faire.

    Profitant des 17 ballons perdus par les Lakers, ils se sont procurés de multiples occasions. Les 27 points issus des pertes de balles adverses, pire total des playoffs pour « LA », sont un excellent indicateur du faible niveau proposé par Los Angeles et de la manière dont Houston a su en profiter.

    Savez-vous contre qui les Lakers ont encaissé le plus de points sur pertes de balle cette saison (hors playoffs) ? Houston bien sûr, durant les seeding games 1 , avec 36 points inscrits par les Texans !
    Simple coïncidence, ou véritable épine pour l’équipe californienne ? Difficile à dire, cependant les 1,54 points par possession 2 sur perte de balle pour les Rockets doivent actuellement donner des sueurs froides au coach Vogel.

    Un manque total d’efficacité a frappé les Lakers, avec un peu moins d’un point par possession (0,99) sur le match, contre 1,11 de règle générale.
    Catastrophique au niveau du tir, avec un eFG% 3 de 48.8, Los Angeles ne pouvait pas espérer une victoire, surtout avec un faible 9/24 aux tirs pour eux quand ils furent complètement ouverts (sans aucun défenseur pour les gêner).

    Avec 0,80 points par possession à la suite d’un panier inscrit par Houston, LeBron & compagnie n’ont jamais vraiment mis la pression sur Houston, malgré 3 premiers quart-temps plus ou moins serrés…

    Houston Rockets, maîtres du temps

    Une des caractéristiques majeures de ces deux équipes reste la vitesse de jeu. Houston et Los Angeles font partie des équipes jouant le plus rapidement de la NBA. Entre les transitions de LeBron et celles de James Harden, les 2 équipes devaient se rendre coup pour coup sur un rythme effréné.

    Sur le papier tout du moins, car les Rockets ont joué différemment ! En alternant énormément entre transition et jeu placé, ils ont pris de court des Lakers un peu perdus sur un rythme qui ne leur convenait pas. C’est une stratégie qui avait déjà fonctionné pendant la victoire des Rockets lors du seeding game.

    Avec une moyenne de 15,7 secondes par possession sur le Game 1, Houston explose totalement sa moyenne de saison (13,2 secondes) ! Sur un rythme plutôt lent, ils ont quasiment endormis et pris à contre-pied des Lakers sûrs de leur coup et portés vers l’avant (13,5 secondes par possession, soit -0,5 sur leur moyenne), probablement responsables de ces 17 pertes de balle.


    Tableau représentatif des différents tirs où Houston excelle, comparant la saison régulière et le match n°1 face aux Lakers


    En témoigne directement le tableau ci-dessus, on remarque que Houston a levé les pieds sur les tirs rapides, divisant quasiment par 2 le nombre de possessions finissant par un tir pris en moins de 10 secondes.
    Mais ce « ralentissement » du jeu n’a pas poussé les porteurs de balle comme James Harden à monopoliser le ballon pendant 20 secondes. Le nombre de tirs après plus de 7 dribbles sont restés plus ou moins équivalents à ceux enregistrés durant la saison.

    Des Rockets plutôt patients, plus collectifs, plus sereins, et qui ont été dans le contrôle quelques jours seulement après un Game 7 stressant face à Oklahoma City.
    C’est la clé du match. La patience a joué un rôle énorme dans la victoire des Texans.

    James Harden en mode patron

    Si on peut attribuer le mérite de la victoire au collectif des Rockets, impressionnants de réalisme et d’efficacité, et si Robert Covington (defensive rating de 90.4 4 en 39 minutes de jeu) ou Eric Gordon (11 points dans le dernier quart-temps) ont été vraiment importants, un joueur est sorti du lot : James Harden.

    Il faut croire que le contre sur Luguentz Dort a libéré la bête et l’a rempli de confiance. Véritable responsable du maintien des Rockets en tête durant le match, gestionnaire quasiment parfait sur le rythme, il est l’artisan de cette victoire.


    James Harden au dunk face à LeBron James (n°23 des Lakers), dans une victoire 112 à 97 des Rockets.
    © Photo par Jesse D. Garrabrant / GETTY IMAGES


    25 points sur la première mi-temps. 36 au final. 12/20 aux tirs. Des séquences défensives convaincantes, notamment sur Anthony Davis au poste bas.
    Il a su contrôler le groupe à un moment où Russell Westbrook était très frustré de certaines de ses actions.

    Cependant, il n’a pas pu stoppé « AD » indéfiniment, encaissant 11 des 25 points du joueur des Lakers en moins de 4 minutes de confrontation directe.
    « The Brow » a été le point faible d’une défense collective quasiment parfaite, point qu’il faudra régler pour Houston et exploiter pour Los Angeles…

    Quelques notes sur la 1ère confrontation…

    • Le meneur de jeu des Lakers, Rajon Rondo, est revenu sur les parquets pour la 1ère fois depuis le 10 mars. 24 minutes pour lui dans le G1, avec 8 points, 3 rebonds et 4 passes. Classic Rondo. Enfin statistiquement…
    • Les 25 points de James Harden en 1ère mi-temps se classent à la 2ème place des plus grosses performances sur une première mi-temps dans ces Playoffs. A noter que ses 11 lancers-francs tentés sur cette même période constituent le 3ème plus gros total sur une première mi-temps. L’ancien podium était occupé par… 3 joueurs des Lakers (LeBron + Davis x2) lors de leur série face à Portland !
    • Les Los Angeles Lakers perdent ainsi leur premier match dans chacune de leurs séries jouées. C’est arrivé 3 fois dans leur histoire, et pour la première fois depuis l’exercice 2010/11 (Hornets puis Mavericks). A chaque fois, ils n’ont pas dépassé le second tour des playoffs ! Fin de série ?
    • Dallas, Indiana, Miami, Oklahoma City, Toronto et Utah ont chacun réalisé un match avec 3 joueurs à plus de 20 points durant ces playoffs.
      Houston vient d’achever son 3ème match dans ces conditions, avec 5 joueurs différents dans les 3 performances (Harden, Westbrook, Gordon, House, Green). Isolation Harden n’est-ce-pas ?

    Sources : NBA.com, inpredictable, Basketball Reference, ESPN, RealGM.

    Lexique :

    1. Les seeding games : matchs joués à Disney (Orlando) le mois passé afin de définir les places pour les Playoffs et pour la lotterie NBA. Chaque équipe présente à Disney a joué 8 seeding games.
    2. Les points par possession (ou PPP) : statistique prenant en compte le nombre total de points marqués sur le nombre total de possessions.
    3. L’effective field goal percentage (ou eFG%) : statistique calculée en prenant en compte le fait qu’un panier à 3 points est 1,5 fois plus important qu’un panier à 2 points. Plus l’équipe est adroite à 3 points, plus son eFG% sera élevé. La moyenne pour les équipes NBA est de 52-53%.
    4. Le defensive rating (ou DRtg) : statistique inventée pour mesurer l’efficacité défensive d’un joueur. La moyenne NBA se situe entre 105 et 110.