Pour les amateurs de sport qui aiment prolonger le plaisir après le coup de sifflet final, suivre les cotes et les marchés peut ajouter une autre dimension à l'analyse des matchs. En France, la pratique du pari sportif évolue et certains joueurs se tournent désormais vers des plateformes acceptant les cryptomonnaies ; pour s'y retrouver, un comparatif des bookmakers crypto permet d'identifier les offres disponibles et de comparer leurs conditions en toute transparence. Comme toujours, il convient de miser de manière responsable et de ne jouer que ce que l'on peut se permettre de perdre.

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  • Le Carnet des Rookies N°10 : La course pour les Playoffs est lancée !

    Le Carnet des Rookies N°10 : La course pour les Playoffs est lancée !

    Écrit par Guillaume Gaborit (Droopy_boooom), Illustration by @romain_sk_97

    Chaque semaine Clutch Time vous propose un petit focus sur les rookies afin de faire le point sur les bonnes ou mauvaises performances des débutants.

    Pour les amateurs de sport qui aiment prolonger le plaisir après le coup de sifflet final, suivre les cotes et les marchés peut ajouter une autre dimension à l'analyse des matchs. En France, la pratique du pari sportif évolue et certains joueurs se tournent désormais vers des plateformes acceptant les cryptomonnaies ; pour s'y retrouver, un comparatif des bookmakers crypto permet d'identifier les offres disponibles et de comparer leurs conditions en toute transparence. Comme toujours, il convient de miser de manière responsable et de ne jouer que ce que l'on peut se permettre de perdre.

    Les enjeux de cette fin de saison pèsent de plus en plus sur les équipes concernées par les Playoffs ou bien par cet intriguant Play-in. Si certaines commencent déjà à regretter le fait d’avoir mis ce système en place, d’autre sont clairement focalisées sur l’objectif Playoffs malgré l’enchaînement impressionnant des matchs mais aussi des pépins physiques. Nos rookies ne sont pas épargnés, et certains ont rejoint l’infirmerie. Une semaine compliquée entre des élèves trop discrets dans des équipes playoffables et d’autres pénalisés par un manque évident de vécu collectif pour gagner ne serait-ce qu’un petit match. Les rookies sont dans le dur, cette fin de saison risque d’être éreintante. (les statistiques sont arrêtées au 22/04/21, via NBA.com).


    Le seul du Top 3 encore sur le parquet

    Anthony Edwards, SG, Minnesota Timberwolves : 60m, 18.3pts, 4.3rds, 2.7pds

    Toujours titulaire chez les Timberwolves, « Ant » est le seule rescapé du top 3 de la dernière draft. L’arrière se pose comme un sérieux candidat pour le titre de débutant de l’année malgré des résultats collectifs décevants et des performances individuelles aléatoires. Pourtant depuis une semaine, les Wolves présentent un bilan de 2v-2d, pas si mal pour cette franchise 14e de la conférence Ouest. Bien présent lors de la victoire surprenante contre le Heat, le rookie n’a apporté « que » 12 points mais avec 13 tirs tentés. Le ballon est régulièrement dans les mains de KAT et de Russell, le problème, c’est que le rookie est loin d’être actif dans ses déplacements « off-ball ». Il attend trop souvent la balle dans l’aile à 45° pour ensuite prendre un tir contesté. Quel dommage, vu sa vitesse et son explosivité, il peut clairement devenir plus menaçant et surtout efficace en proposant des solutions sans ballon, comme démontré sur cet extrait.

    On va éviter d’évoquer sa défense très moyenne pour enchaîner avec son match à 23pts dans la défaite chez les Clippers. Avec 5-11 de loin le rookie s’est encore trop focalisé sur son positionnement dans l’aile à attendre la balle pour dégainer. Presque tous ses points inscrits ont été obtenus via des lancers-francs et des tirs primés. Le basket moderne me direz-vous, mais Edwards doit encore progresser dans sa gestion de la prise à deux et doit se montrer plus incisif et précis lorsqu’il joue le pick and roll avec ses intérieurs. Néanmoins, son adversaire du soir, Paul George, n’a pas manqué de le complimenter sur ses qualités d’attaquant et de voir en lui un futur crack.

    Les deux matchs suivants se sont joués contre les Kings. Pour la 3e fois en avril on a eu le droit à un duel Edwards vs Haliburton. Et dans ce premier duel cette semaine, c’est l’arrière des Wolves qui bascule en mode arroseur automatique avec 21 tentatives dont 12 de loin, soit le plus gros consommateur de tirs en attaque côté Minnesota. Heureusement en face, c’était la défense des Kings. Les hommes de Finch ont été adroits et cela s’en ressent sur les statistiques d’équipe : 34 passes décisives. Le ballon tourne bien et le rookie s’est régalé en nous délectant de quelques « dunks highlights ! »


    Les bons élèves: généreux dans les efforts, on veut les voir plus souvent pour cette fin de saison

    Isaiah Stewart, C, Detroit Pistons : 57m, 7.3pts, 6.5rds, 0.9pd

    Quelle semaine pour le 16e choix de la draft ! Sur ses 4 dernières sorties, le pivot se montre avec 14.8pts, 13.8rds et 1.8blks de moyenne. Deux fois placé dans le cinq de départ, Stewart a, pour la première fois de sa jeune carrière, enchaîné trois matchs consécutifs avec au moins 10 tirs tentés, sans oublier ses 15pts et 21rds contre le Thunder ! Des chiffres historiques qui viennent récompenser son activité sous les panneaux. Infatigable, Stewart ne cesse de bouger dans la raquette et se place toujours pour gober un rebond offensif. La majorité de ses points sont obtenus sur des putbacks via un layup manqué de Killian Hayes ou bien un tir lointain raté par Saddiq Bey. En tout cas, le jeune pivot du Thunder Moses Brown s’en rappellera un bon moment de son duel contre le tonique rookie des Pistons.

    Remplaçant contre les Wizards, Stewart enchaîne avec son record de points sur un match avec 19 unités dont un tir primé. Meilleur scoreur de son équipe avec Frank Jackson, le jeune pivot confirme son potentiel et son état de forme séduisant. De nouveau titulaire mais cette fois contre les Cavaliers, il poursuit son chantier avec 18pts et 16rds. Toujours très mobile, il est capable de bouger le grand Jarrett Allen mais également de contrer le petit Darius Garland sur un mismatch. Son activité et sa mobilité sont séduisantes et son jeu sur pick and roll avec le français Killian Hayes ne peut que réjouir les fans des Pistons.

    Il pose notamment un écran important dans les dernières secondes du match amenant à un lay-up du français. Son impact est tel qu’il est tout simplement le 2e meilleur rookie cette saison dans la catégorie WinShare !

    Xavier Tillman Sr, F/C, Memphis Grizzlies : 47m, 6.8pts, 4.4rds, 1.3pds

    Comme pour son collègue Stewart, le pivot des Grizzlies a connu une semaine productive avec deux titularisations en 4 rencontres accompagnées de statistiques intéressantes : 13.8pts, 7.5rds, 1.5int, et un joli 55.6% de réussite de loin pour 2.3 tentatives par match. Avec 14pts en seulement 16 minutes dans la victoire à Chicago, le rookie est tout à fait capable de tenir sa place parmi les professionnels sur le terrain. Le match suivant, les hommes de Taylor Jenkins font forte impression en gagnant à Milwaukee, et le rookie s’est autorisé 15pts en 21 minutes en démontrant un QI basket au dessus de la moyenne de la classe. Il sait poser correctement un écran pour Kyle Anderson, pour ensuite s’orienter dans l’espace afin de punir un Brook Lopez trop bas sur la couverture du pick and roll.

    Conséquence de ces belles sorties, coach Jenkins place Tillman dans le cinq lors de la défaite en double prolongation à Denver. En 41 minutes, le joueur de 22 ans n’a pas eu la tâche facile face à Nikola Jokic (47pts). Mais avec 18pts et 14rds, il n’a pas démérité et offre tout ce que l’on recherche chez un intérieur : de la course et du tir extérieur.

    Et pour ne rien gâcher, son activité lui permet d’être clutch en fin de match avec cette action face aux Nuggets et son écran de retard sur Jokic tout en récupérant le ballon sur une interception.

    Naji Marshall, F, New Orleans Pelicans : 18m, 6.1pts, 3.4rds, 2.5pds

    Un mois d’avril inespéré pour cet ailier non drafté qui n’avait pris part qu’à 7 matchs depuis le début de la saison avec une moyenne de 3 minutes de jeu par rencontre. Ce mois-ci, Stan Van Gundy a eu envie d’accorder plus de temps de jeu pour ce rookie avec 11 matchs joués, 4 titularisations pour 9.6pts, 5.5rds, 3.9pds en plus de 27 minutes de temps de jeu. Des chiffres complets pour ce joueur, qui sans faire de bruit, s’est confortablement installé dans la rotation des Pelicans aux côtés du phénomène Zion Williamson. Ces derniers jours, il s’est illustré à Washington avec 16pts, 11rds et 6pds. Malgré la défaite en prolongation, Marshall possède un réel sens du jeu. Moins vif et brouillon que son collègue Kira Lewis Jr, l’ailier est plus « smooth », et est capable de mener la balle par séquence et réaliser des passes précises comme avec ce alley-oop pour Zion sur une remise en jeu.

    Après une nouvelle défaite en prolongation à New York (9pts, 3pds), Marshall se montre à nouveau contre les Nets avec 15pts et 7pds. En plus de distiller plus de passes décisives que certains arrières du roster, il s’est vu confier la lourde tâche de défendre en isolation face à l’un des tous meilleurs dans cet exercice… Kyrie Irving. Loin d’être ridicule, c’était mission impossible, mais on a beaucoup aimé son apport sur le terrain et sa polyvalence. Voilà une bonne décision de la part du staff de New Orleans de lui accorder plus de temps de jeu dans l’optique d’accrocher le play-in.


    Les meneurs de jeu sont en vue en cette fin de saison

    Cole Anthony, PG, Orlando Magic : 33m, 11.6pts, 4.5rds, 4.3pds

    Depuis son retour au début du mois, le rookie profite du changement de direction opéré par la franchise d’un point de vue sportif pour donner les clés du camion aux jeunes. C’est donc avec plaisir de voir Cole Anthony avoir plus souvent la balle dans les mains et gérer l’attaque du Magic. L’augmentation de ses responsabilités se projettent clairement dans ses chiffres avec 17.3pts, 5.3rds et 7.3pds. Actif au rebond, insaisissable dans ses drives, l’ancien joueur de North Carolina enchaîne les matchs intéressants au niveau offensif : 19pts contre Toronto, 16 contre Houston et 17 contre Atlanta. Probablement un des joueurs les plus talentueux en attaque mis à disposition pour Steve Clifford, de part ses drives et sa dextérité, il nous a également rassuré sur sa qualité de passe.

    Malheureusement, il reste encore du travail à effectuer, d’une part sur son shoot extérieur : 29.4% de loin sur ses trois derniers matchs, et ses prises de décisions en attaque surtout lorsque la cohésion de ce roster actuel en est encore au stade d’un fœtus.

    La défense est également à revoir. On l’a notamment vu en difficulté contre Trae Young et Lou Williams lors de la défaite à Atlanta.

    Malachi Flynn, PG, Toronto Raptors : 34m, 5.7pts, 2.0rds, 2.6pds

    Les semaines précédentes, le rookie drafté en toute fin de premier tour a profité des absences de Kyle Lowry et de Fred VanVleet avec deux sorties remarquées à 20 points. Les Raptors sont dans une bonne passe et peuvent accrocher le play-in malgré une saison chaotique. Cette semaine, nous allons retenir son match contre le Thunder de ses collègues de promotion Théo Maledon et Aleksej Pokusevski. Après avoir connu un début de match compliqué, Flynn a su se montrer patient sur pick and roll.

    Capable également d’artiller de loin, Flynn est sait quand il faut conserver le dribble en attendant de trouver une meilleure solution en attaque, chose rare pour un meneur rookie. Même si les deux arrières All-Star de l’équipe sont de retour, on espère que coach Nurse va continuer à faire confiance au rookie qui semblait avoir créé une connexion avec Chris Boucher et Gary Trent Jr.

    Payton Pritchard, PG, Boston Celtics : 51m, 7.2pts, 2.2rds, 1.9pds

    Cela faisait un moment que l’on avait pas évoqué le meneur des Celtics dans nos carnet, mais pour la première fois de sa jeune carrière, Pritchard vient d’enchaîner trois matchs de suite à plus de dix points. Un vrai guerrier sur le terrain qui n’a pas froid aux yeux lorsqu’il doit driver vers le cercle, en allant même chercher le contact. Dans la victoire contre les Warriors, il enquille trois tirs primés importants ! Titulaire contre les Bulls suite à l’absence de Kemba Walker, il plante 9 points en première mi-temps face à un Coby White perdu. Pritchard est loin d’avoir les qualités athlétiques de Cole ou bien la dextérité de Flynn sur pick and roll, mais son envie et son jeu « off-ball » sur le terrain font plaisir, et nous ne sommes pas à l’abri d’une passe surprise « highlight » !

    Killian Hayes, PG, Detroit Pistons : 14m, 5.9pts, 2.3rds, 4.3pds

    Une reprise en douceur mais rassurante pour le français qui n’est pas encore autorisé à jouer un back to back. Pour son deuxième duel face à Théo Maledon, il démarre bien le match en scorant rapidement 5pts. Il termine la rencontre avec seulement 9pts mais 7pds (dont un joli caviar en contre-attaque) et 5 ballons volés grâce à un sens de l’anticipation et des mains actives. Pas encore fiable ou bien confiant pour tirer de loin, Hayes a besoin de spacing autour de lui. On l’a senti plus à l’aise en fin de rencontre avec notamment Frank Jackson à la place de Sekou Doumbouya. Dans la victoire contre les Cavaliers, Hayes a sorti probablement son meilleur match de la saison avec deux nouveaux records: 12pts et 9pds. Et pour ne rien gâcher, il est clutch en fin de rencontre avec des paniers importants. Si c’est encore compliqué pour lui de finir sur un lay-up main droite, il faut lui reconnaître qu’il trouve souvent des solutions pour surmonter cette difficulté, notamment en revenant sur sa main gauche.


    Il a pointé le bout de son nez

    Vernon Carey Jr, C, Charlotte Hornets : 13m, 2.2pts, 1.3rds, 0.2pd

    Celle-là, on ne l’avait pas vu venir ! Titulaire surprise à Brooklyn, le pivot ne s’est pas privé pour enchaîner les jumps shoot face à DeAndre Jordan ou encore Blake Griffin. Les intérieurs Cody Zeller et PJ Washington étant absents, coach Borrego a donc lancé son poulain dans le grand bain. Auteur de 21pts dont un tir à 3-pts, le rookie a surpris son monde de part ses aptitudes à scorer. Les commentateurs des Hornets n’ont pu contenir leur joie lors des premières minutes remarquées du rookie.

    James Borrego parle notamment d’un joueur très talentueux mais qui malgré ses titularisations contre Portland puis à New York, ne verra le parquet que 10 petites minutes au total. Des problèmes de fautes et de placement en attaque ne lui permettent pas encore de voir son temps de jeu se stabiliser, mais ce match à Brooklyn nous donne de l’espoir pour la suite.

    Les tristes nouvelles en provenance de l’infirmerie

    • James Wiseman, C, Golden State Warriors : 39m, 11.5pts, 5.8rds, 0.7pd: out pour la saison suite à une blessure au genou lors d’un contact contre le rookie Kenyon Martin Jr.
    • Deni Avdija, SF, Washington Wizards : 54m, 6.3pts, 4.9rds, 1.2pds: out pour la saison suite à une fracture à la cheville droite.

    12 autres élèves à surveiller :

    • Tyrese Haliburton, G, Sacramento Kings : 53m, 12.6pts, 3.0rds, 5.1pds
    • Immanuel Quickley, G, New York Knicks : 55m, 11.8pts, 2.2rds, 2.1pds
    • Jae’Sean Tate, SF, Houston Rockets : 59m, 11pts, 5.4rds, 2.2pds
    • Saddiq Bey, SF, Detroit Pistons : 57m, 11.4pts, 4.1rds, 1.2pds
    • Théo Maledon, PG, Oklahoma City Thunder : 53m, 9.7pts, 3.5rds, 3.4pds
    • Desmond Bane, SG, Memphis Grizzlies : 53m, 9.5pts, 3.1rds, 1.7pds
    • Patrick Williams, F, Chicago Bulls : 57m, 9.3pts, 4.7rds, 1.4pds
    • Isaac Okoro, SF, Cleveland Cavaliers : 53m, 8.3pts, 2.8rds, 1.7pds
    • Aleksej Pokusevski, SF, Oklahoma City Thunder : 36m, 7.5pts, 4.7rds, 2.1pds
    • Chuma Okeke, SF, Orlando Magic : 41m, 7.2pts, 4.0rds, 2.2pds
    • Jaden McDaniels, F, Minnesota Timberwolves : 53m, 6.8pts, 3.6rds, 1.1pd
    • Facundo Campazzo, PG, Denver Nuggets : 52m, 5.2pts, 1.7rds, 2.8pds
  • Lettre ouverte à Terrence Clarke

    Lettre ouverte à Terrence Clarke


    Terrence,

    Quelques heures se sont écoulées depuis l’annonce de Rich Paul, et je n’ai toujours pas réussi à fermer les yeux. Sacré cercle vicieux… La fatigue me rend encore plus triste.
    Ces mots ne sont pas les plus structurés que j’ai pu écrire, ni les plus réfléchis, ça sera certainement brouillon mais ils sortent directement de mon cœur, sans traitement. Je ne pensais pas qu’après quelques semaines de pause au niveau des articles, je reviendrais avec ça, mais j’ai besoin de te décrire mon sentiment, besoin de te partager tout ça, de le mettre à l’écrit.

    Je ne sais plus ce que je faisais à ce moment, quand j’ai reçu les premières notifications de mon portable. J’étais certainement en train de regarder un replay d’une course cycliste ou de la soirée d’Euroligue, me connaissant. Mais il était tard, et je commençais à m’endormir. J’aurais préféré m’endormir. J’aurais dû m’endormir si mon téléphone ne s’était pas allumé pour m’annoncer la nouvelle.

    Quelques rumeurs ont commencé à circuler, les tweets se sont multipliés en quelques minutes. J’étais tétanisé. L’attente… L’attente de bonnes nouvelles, de nouvelles rassurantes, c’est ça le plus long.
    Des flashbacks de la soirée avec l’accident de Kobe sont revenus. Prier que tout cela est faux, que les gens ont tort, qu’ils ont été mal informés, que tu vas bien.

    Malheureusement, de nos jours, si des dizaines de journalistes relayent une information en même temps… Bref, j’ai vite compris…
    C’est certainement cliché, mais je pensais être dans un cauchemar, que tout cela n’était qu’un mauvais rêve, et qu’à mon réveil, tout aurait disparu. Ce n’était pas le cas.

    C’était désormais officiel. J’étais effondré. Le fan de basket universitaire que j’étais, aussi. Le fan de basket, également. Ta perte m’a rendu vulnérable cette nuit. Elle nous a rappelé que la vie, aussi talentueux sommes-nous, ne tient pas à grand-chose. Les messages de condoléances arrivaient en masse, je repensais à ton parcours, que je connais si bien.

    Tout s’est fini à Kentucky. Ceux qui me connaissent savent à quel point je peux détester Kentucky, étant fan de Louisville. C’est la rivalité, la Battle of the Bluegrass, comme on dit là-bas. Lexington contre Louisville.

    Des années et des années de rivalité épique, des matchs légendaires… Ta décision de rejoindre Calipari ne m’avait pas plu, mais c’est parce que j’avais peur. Peur de perdre face à toi, peur de perdre face à Kentucky.
    Le pire dans tout ça, c’est que pour trouver toutes les failles de votre système, je suis prêt à regarder plus de matchs de UK que de Louisville, tel un rappeur qui voudrait savoir tous les défauts de son vis-à-vis avant une battle.
    Je connais sûrement mieux ton jeu qu’un fan de Kentucky, après t’avoir étudié et scruté pendant des mois pour en trouver les défauts.

    C’est ça une rivalité. Mais une rivalité ne peut pas se faire que d’un côté, et ton départ me fend le cœur.

    Tu incarnais parfaitement la nouvelle vague de joueurs made in Brewster, totalement prêts pour le passage en NBA. Je me souviens de nombreux lives Periscope trouvés après des heures de recherche pour voir un jeune talent émerger et s’imposer comme l’un des meilleurs joueurs de sa génération.
    J’avais même noté quelques mots sur un fichier de notes à ton égard au moment du McDonald’s All-American Game, preuve immense de ton talent.

    Ton avenir était tracé pour la NBA. Longue ou courte, tu aurais fait carrière, parce que tu aimais le jeu, et parce que le jeu t’aimait.
    Tu venais tout juste de signer chez Klutch Sports, qui croyait en toi, comme toute la planète NBA.
    Même si Miami n’a pas de choix de draft cette année, j’aurais été enchanté de t’accueillir, sans aucune rancune après ton passage à Kentucky.
    Tu avais le cœur d’un champion, et le talent pour réussir là où de nombreux ont échoué avant toi.
    J’espère vraiment que la NBA et les Celtics feront un geste, que tu seras honoré, le 29 juillet prochain, toi, l’enfant de Boston, fan des Celtics, amoureux de la ville.

    Je pense à ta famille, à tes parents, à tes proches, qui viennent de perdre un jeune homme souriant et talentueux.
    Je pense à Brandon Boston Jr., ton coéquipier à Kentucky, lui aussi Burger Boy en route pour la NBA, présent à tes côtés jusqu’à la dernière seconde.
    Je pense à tous ces jeunes fans, que tu as pu impressionner avec ta maturité, que tu as inspiré et toujours respecté.

    Merci pour les émotions que tu as pu nous procurer, pour ces heures de basket que nous avons pu regarder.
    Merci pour ce sourire magnifique qui restera à jamais.
    Où que tu sois actuellement, même si des milliers de kilomètres nous séparaient et nous séparent encore, je suis heureux d’avoir pu te regarder jouer des heures et des heures, rivalité ou non.

    Repose en paix,

    Benjamin G.

  • Le Carnet des Rookies 9.0: Encore des records et des comebacks

    Le Carnet des Rookies 9.0: Encore des records et des comebacks

    Chaque semaine Clutch Time vous propose un petit focus sur les rookies afin de faire le point sur les bonnes ou mauvaises performances des débutants.

    Écrit par Guillaume Gaborit (Droopy_boooom), Illustration by @romain_sk_97


    Ce mois d’avril ne pouvait pas mieux démarrer avec de nouveaux records à signaler du côté de l’Oklahoma et les retours de blessures des arrières Killian Hayes et Cole Anthony. Le tout avec une ambiance de fin de saison durant laquelle des équipes vont se battre pour accrocher une place pour les Playoffs ou bien le Play-in, tandis que d’autres vont laisser les jeunes engranger un maximum d’expérience et de défaites en attendant la loterie. Plus qu’une vingtaine de matchs à jouer, voici ce qu’il faut retenir de nos jeunes joueurs ces derniers jours. (les statistiques sont arrêtées au 08/04/21, via NBA.com)

    Le titre de R.O.Y. lui tend les bras

    Anthony Edwards, SG, Minnesota Timberwolves : 52m, 17.8pts, 4.4rds, 2.6pds

    Fraîchement élu rookie du mois de mars, l’arrière des Wolves poursuit sa saison riche en statistiques offensives et ne cesse de justifier sa place de N°1 de la dernière draft. LaMelo Ball out pour un bon moment, Wiseman est embourbé dans une situation compliquée dans la Bay son temps de jeu limité associé au fait que les Warriors ont besoin de victoires, et sans oublier les dernières sorties timides de Tyrese Haliburton. Tout cela nous amène à envisager très sérieusement la candidature d’Edwards pour le R.O.Y. Et il faut dire que le garçon s’est gavé en tirs tentés lors du dernier mois avec pas moins de 21.1 tentatives par rencontre, soit la 3e plus grosse moyenne derrière Donovan Mitchell et Kyrie Irving (via NBA.com). Les retours de Karl-Anthony Towns et de D’Angelo Russell vont pouvoir réguler tout cela.

    Pas toujours adroit ou lucide dans ses choix en attaque, « Ant » a été essentiel dans la victoire contre les Knicks avec une séquence clutch du rookie avec 12 points dans le dernier quart-temps, une interception suivie d’un dunk en contre-attaque et une PASSE décisive en direction de Malik Beasley pour le Game Winner.

    Toute cette joie est légèrement retombée suite à la défaite chez les Grizzlies, oui mais, cette fois l’arrière s’est montré adroit en attaque (22pts, 9/14 aux tirs) et COLLECTIF avec 6pds et quelques séquences appréciables avec KAT. Il s’est également montré concerné en défense avec des mains actives comme le démontre cette belle interception sur une passe de Ja Morant.

    Ant enchaîne ensuite à Philadelphie dans un match électrique avec cette rivalité Embiid vs Towns. Avec 27pts en 41 minutes, l’arrière poursuit sa belle série offensive avec un move inspiré face au pivot All-Star des Sixers.

    https://twitter.com/TheHoopCentral/status/1378532474712547330

    En revanche, cette manie de lâcher trop souvent son joueur dans les ailes pose toujours problème, surtout quand il s’agit de Danny Green. Le retour de D’Angelo Russell a eu lieu le match suivant lors de la victoire contre les Kings. Et l’arrière n’a pas perdu de temps en prenant le plus de tirs de son équipe avec 19 tentatives,. Le rookie doit donc stopper sa série de matchs au dessus des 20pts avec 19 unités. Très discret dans le 4e quart-temps avec 4pts et 1-4 aux tirs, Edwards a néanmoins gagné son duel contre son collègue Haliburton.

    Enfin, le rookie a pu retrouver des couleurs lors du déplacement dans l’Indiana avec 27pts malgré la défaite. Il faut souligner qu’il fut l’élément déclencheur de la rébellion des Wolves pour revenir dans le match et avoir le droit de jouer un money time. S’il se régale sur jeu rapide et dans les espaces, on espère que le rookie devienne un peu plus vigilant en défense pour cette fin de saison, mais il semble bien que le titre de R.O.Y. finira dans le Minnesota.


    Des records ! On en redemande tous les soirs!

    Théo Maledon, PG, Oklahoma City Thunder : 45m, 9.7pts, 3.5rds, 3.3pds

    Depuis notre dernier carnet, le français tourne à 18pts de moyenne sur 5 matchs à contre-balancer avec 3.6 ballons perdus pour 3.2 passes décisives. Le rookie a tout simplement carte blanche pour cette fin de saison en mode « tanking » chez le Thunder et les absences de joueurs clés comme SGA, Dort, Horford voire Bazley font que le jeu offensif en est clairement impacté. Pas toujours régulier, Maledon a alterné le médiocre (11pts, 3-16 aux tirs contre les Raptors) et le très bon (33pts contre les Suns). Un nouveau de points donc pour un second rounder qui sent bon le steal. Le meneur a montré toutes ses dispositions pour scorer de loin (4-5) et driver vers le cercle profitant du manque d’envie évident de Devin Booker pour défendre. On remarquera ce petit « move » de vétéran lorsqu’il drive, digne d’un Tony Parker ou même d’un Chris Paul bourreau du Thunder ce soir là.

    En mode attaque tout le match, Théo aurait même pu augmenter ses statistiques s’il avait participé aux dernières minutes de la rencontre (seulement 3′ dans le dernier quart-temps). Mais cette euphorie fut de courte durée avec la plus grosse défaite de l’histoire du Thunder à Portland ! Le français n’a rien pu faire avec seulement 7pts et un vilain 1-12 aux tirs. Heureusement que les matchs s’enchaînent, et le voici face à un revenant, Killian Hayes. La rencontre OKC contre Detroit marquera l’histoire avec la présence de quatre français dans cette rencontre. Maledon a pu inscrire 14pts mais il doit encore apprendre à bien prendre les écrans et ne pas laisser le moindre centimètre à son vis à vis, et sa défense est encore suspecte. Comme souvent cette saison, une performance moyenne est suivie d’une bonne sortie et ce fut le cas pour le meneur pour la venue des Hornets avec 25pts. Il a même établit un nouveau record NBA avec son collègue Poku. Le français engrange de l’expérience mais cumule les grosses défaites, et ses ratios sont pour le moins effrayants : -29.5 sur les 4 derniers matchs ! Le « tank » du Thunder fonctionne à merveille.

    Aleksej Pokusevski, SF, Oklahoma City Thunder : 31m, 7.8pts, 4.8rds, 2.0pds

    Tout comme son compatriote Maledon, le serbe profite de l’opération tanking du Thunder pour gonfler ses chiffres et prendre de plus en plus confiance en attaque. Absent face aux Raptors, « Poku » se montre face aux Suns avec 20pts en 32minutes. Comme évoqué plus haut, le Thun’er with no « D » a encaissé 140 points et n’a jamais été en mesure d’inquiéter Phoenix. Deuxième meilleur scoreur derrière Maledon mais pire ratio (-32), l’ailier se lâche petit à petit en artillant de loin et en attaquant sur des closeouts. Altruiste et incisif, c’est tout bon.

    Pas de miracle lors de la défaite historique contre les Blazers avec un ratio record de -42 ! On ne va pas s’attarder sur cette fâcheuse sortie et plutôt se focaliser sur le match suivant perdu contre les Pistons. Auteur de 19pts, le serbe nous a surpris avec ce shoot qui pourrait devenir son go-to-move vu son manque de vitesse et explosibilité. Ce tir sur une jambe avec appui alterné est assez déroutant et vu sa taille (2m13), il est difficile de le contrer.

    Finalement son adresse de loin est revenue face aux Hornets avec une soirée record pour la franchise. 25pts, 7 tirs primés, 9rds, et 5pds, une soirée bien remplie pour Poku qui ne cesse de grandir devant nos yeux. Il semble déjà bien loin le frêle et timide rookie drafté au premier tour en novembre dernier. Devenu un vrai sniper, que se soit sur pull up, catch and shoot ou encore sur spot up, il semble avoir trouver sa place en attaque en tant qu’ailier shooteur, et ce n’est pas Terry Rozier qui dira le contraire. Le serbe continue d’arroser de loin avec pas moins de 7.8 tentatives sur ses cinq derniers matchs avec 46.2% de réussite. Tout comme Maledon, il est tributaire de la stratégie mise en place par le front office pour perdre un maximum de matchs et cela s’en ressent avec un ratio moyen de -25 depuis quatre matchs. Mais avec ce temps de jeu et toutes ces opportunités en attaque, le moral doit être au beau fixe.

    Kira Lewis Jr, PG, New Orleans Pelicans : 33m, 6.7pts, 1.2rds, 2.3pds

    On le sentait venir ce record de points chez cet arrière rapide. Avec les absences combinées de Zion Williams, Brandon Ingram et de Lonzo Ball, le rookie a pu rester sur le terrain plus de 30 minutes lors de la défaite contre le Magic, une première ! Pas très adroit : 4-13 aux tirs et seulement 9pts, le rookie s’est ensuite rattrapé contre les Hawks avec 21pts en seulement 25 minutes. Toujours privé de ses stars, le staff de New Orleans a pu obtenir un aperçu de ce que pouvait apporter le 13e choix de la draft. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le meneur aime driver main droite et filer au cercle même quand il n’y a pas beaucoup d’espace, tel un scooter doublant sur le périphérique un soir de débauche.

    Malheureusement, le rookie n’a pas eu la chance de confirmer cette performance. Des ennuis au niveau des mollets l’empêchent actuellement d’être en tenue depuis trois rencontres, et l’arrivée du double All-Star Isaiah Thomas pourrait lui faire de l’ombre. Quoique que si le vétéran pouvait lui donner deux trois conseils sur le jeu sur pick-and-roll et comment se sentir à l’aise pour dégainer de loin.

    Isaac Okoro, SF, Cleveland Cavaliers : 45m, 8.1pts, 2.8rds, 1.7pds

    Loin d’être réputé scoreur, le 5e choix de la draft s’est fait remarquer ces derniers jours en plantant 17pts (record personnel) contre le Heat, soit l’une des meilleures défenses du pays. Il s’est même payé le luxe de recevoir les compliments de Jimmy Butler. Cette performance vient stopper une série de quatre matchs consécutifs en dessous des dix points. Il faut avouer que l’ailier joue principalement loin du ballon qui est souvent dans les mains des arrières Darius Garland et Collin Sexton. Plutôt intelligent dans ses déplacements, et capable de finir au cercle grâce à ses qualités athlétiques. Il est encore inconstant aux tirs, mais sa shot chart valide sa compatibilité avec le jeu moderne : des tirs dans le corner (36.7%) et près du cercle (51.7%) (via StatMuse). Il montre tout de même des signes encourageants pour étirer les défenses adverses comme ce fut le cas contre le Heat avec 2-2 puis contre les Spurs avec un joli 3-3 derrière l’arc. Toujours missionné sur les meilleurs joueurs adverses en défense, on serait ravi de voir Okoro de plus en plus fiable de loin sur cette fin de saison, malgré l’accumulation de défaite dans l’Ohio.


    Ils ont enfin perçé!

    Malachi Flynn, PG, Toronto Raptors : 26m, 3.7pts, 1.5rds, 1.7pds

    C’est un enchaînement d’événements qui a permis au 29e choix de la draft de pouvoir fouler le parquet plus de 30 minutes sur ses trois dernières sorties. Alors que le rookie n’a jamais passé plus de 20 minutes sur une rencontre, les absences de Kyle Lowry, de Fred VanVleet, et les mauvais résultats des champions 2019 poussent Nick Nurse à développer les jeunes joueurs. Plutôt maladroit en attaque mais volontaire en défense, Flynn a enfin eu du temps de jeu et ne s’est pas caché pour s’offrir un record en carrière avec 16pts dans la belle victoire contre les Warriors. Son ratio +34, montre à quel point ce match a été une promenade de santé. La défense des hommes de Steve Kerr était tout simplement honteuse, et le meneur en a profité pour filer vers le cercle et a pu s’amuser avec ses collègues de promotion Nico Mannion et James Wiseman.

    Flynn ne s’arrête pas là et enchaîne à nouveau avec 16pts contre les Wizards. Le rookie a été une vraie peste en défense provoquant de nombreux turnovers chez les arrières adverses Raul Neto et Ish Smith. Alors que Russell Westbrook & co ont mené tout le match, les Raptors sont repartis avec la victoire grâce au buzzer beater de Gary Trent Jr. Enfin, le joueur de 22 ans a été plus discret le match suivant face aux Lakers avec 11pts inscrits en deuxième mi-temps alors que le match était déjà plié. Avec trois sorties convaincantes, on espère voir régulièrement ce meneur teigneux en défense et qui semble avoir progressé dans la maîtrise du rythme lors des phases offensives.

    R.J. Hampton, SG, Orlando Magic : 31m, 4.2pts, 2.5rds, 0.7pd

    Fraîchement arrivé du Colorado dans l’échange de l’ailier Aaron Gordon, le rookie profite d’un environnement propice à son développement pour enfin s’épanouir. Orlando a basculé du côté obscur de la reconstruction en cassant son noyau dur à la trade deadline et voici que le jeune arrière se retrouve propulsé titulaire au bout de son 5e match avec sa nouvelle équipe et contre… Denver, évidemment. Toujours aussi imprévisible, brouillon et perçu comme un électron libre, RJ était sur-motivé face à ses anciens coéquipiers. Il marque notamment les 7 premiers points de son équipe et termine la rencontre avec 16 unités (record en carrière).

    De retour sur le banc le match suivant contre les Wizards, il a tout de même pu scorer 14pts et prendre 6rds. Avec 3-6 de loin, le joueur de 20 ans n’avait jamais été aussi prolifique de loin et cela peut rassurer les fans du Magic concernant ses aptitudes à tirer de loin. Sans oublier le retour de Cole Anthony et le polyvalent Chuma Okeke, Orlando peut envisager cette fin de saison avec intérêt pour l’évolution des jeunes comme c’est déjà le cas chez le Thunder.

    Onyeka Okongwu, F/C, Atlanta Hawks : 30m, 3.8pts, 3.0rds, 0.2pd

    Après une pré-saison manquée, et un début de saison tronquée par une blessure au pied, le tonique intérieur des Hawks commence enfin à faire sa place derrière l’imposant Clint Capela. Pour la première fois de sa carrière, l’intérieur a pu dépasser la barre des dix points face aux Spurs. Profitant de l’absence de John Collins, Okongwu a su se montrer productif en seulement 12 minutes avec une activité débordante en défense. Il sera malheureusement cantonné sur le banc lors du money time et durant les deux prolongations.

    Récompensé par cette performance encourageante, le rookie a vu son temps de jeu augmenter lors du match remporté contre les Pelicans. Avec 11pts, 9rds, 2blks en 19 minutes, le 6e choix de la draft a enfin pu rentrer dans la rotation de Nate McMilan. 15 minutes contre les Warriors, 19 à nouveau contre les Pelicans. On est content de le voir sur le terrain et pas seulement lors du garbage time. Il semblerait d’ailleurs, qu’il ait déjà un go-to-move au poste bas face au panier.

    Ses dernières sorties lui ont valu une place de titulaire lors de la défaite contre les Grizzlies. S’il a souffert face à Jonas Valanciunas, il a tout de même pu placer 13 points (record personnel) dont 11 en première mi-temps, et capter 11 rebonds. Toujours disposé à poser un écran pour Huerter ou bien Young, il ressemble d’ailleurs beaucoup à Tristan Thompson dans la façon qu’il a d’utiliser son postérieur pour gêner le défenseur adverse puis sa manière de filer vers le cercle. Un premier double double donc, qui on l’espère, est le premier d’une longue série.


    Ils sont de retour!

    Cole Anthony, PG, Orlando Magic : 26m, 11.1pts, 4.3rds, 3.9pds

    La dernière fois que l’ancien joueur de North Carolina avait foulé un parquet c’était le 9 février dernier ! C’est donc avec enthousiasme que l’on retrouve ce combo guard capable de faire danser n’importe quel défenseur grâce à sa qualité de dribble et sa dextérité. Il ne lui a pas fallu longtemps pour se mettre dans le bain.

    Remplaçant face aux Wizards et un peu maladroit aux tirs (5-14), Anthony a tout de même apporté 13pts et distillé 7pds en 23 minutes. Il a (sans surprise) combiné avec son pote Mo Bamba (19pts) offrant au fans du Magic un peu d’espoir sur cette fin de saison afin de développer tous ces jeunes joueurs pour l’avenir.

    Killian Hayes, PG, Detroit Pistons : 7m, 4.6pts, 1.1rds, 3.6pds

    Le français avait quitté ses coéquipiers en janvier dernier sur une tentative de repli défensive. Touché à la hanche, il a du observer de long mois d’absence avant de pouvoir revenir à la compétition. Enfin libéré par les médecins, le 7e choix de la draft a rejoué contre les Knicks et face à son ancien mentor Derrick Rose. Aucun point inscrit mais 5 passes décisives, le français n’est pas encore d’attaque pour perforer les défense adverses. Après avoir accordé 19 minutes au jeune meneur, coach Casey le laisse 26 minutes sur le terrain du Thunder. Il s’est même permis de voler un ballon des mains de son compatriote Maledon sur isolation. Avec 9pts, 7pds et 4ints, Hayes confirme son potentiel de meneur au QI basket élevé, capable de jouer sans ballon si besoin. Espérons qu’il profite au maximum de cette fin de saison sans enjeu des Pistons pour gagner en expérience et en confiance. Un cap que Maledon a déjà franchi.


    12 autres élèves à surveiller :

    • Tyrese Haliburton, G, Sacramento Kings : 45m, 13.1pts, 3.3rds, 5.1pds
    • James Wiseman, C, Golden State Warriors : 37m, 11.5pts, 5.9rds, 0.7pd
    • Immanuel Quickley, G, New York Knicks : 47m, 12.0pts, 2.3rd, 2.2pds
    • Saddiq Bey, SF, Detroit Pistons : 49m, 10.8pts, 3.9rds, 1.3pds
    • Jae’Sean Tate, SF, Houston Rockets : 51m, 10.8pts, 5.4rds, 2.0pds
    • Patrick Williams, F, Chicago Bulls : 48m, 9.8pts, 4.8rds, 1.3pds
    • Desmond Bane, SG, Memphis Grizzlies : 45m, 9.5pts, 3.1rds, 1.4pds
    • Chuma Okeke, SF, Orlando Magic : 35m, 6.8pts, 4.0rds, 2.1pds
    • Payton Pritchard, PG, Boston Celtics : 46m, 7.0pts, 2.2rds, 1.9pds
    • Jaden McDaniels, F, Minnesota Timberwolves : 45m, 6.6pts, 3.6rds, 1.1pd
    • Isaiah Stewart, C, Detroit Pistons : 49m, 6.5pts, 5.8rds, 0.8pd
    • Deni Avdija, SF, Washington Wizards : 46m, 6.6pts, 5.0rds, 1.2pds
  • Le Carnet des Rookies 8.0: Une Trade Deadline qui libère de la place

    Le Carnet des Rookies 8.0: Une Trade Deadline qui libère de la place

    Écrit par Guillaume Gaborit (Droopy_boooom), Illustration by @romain_sk_97

    Chaque semaine Clutch Time vous propose un petit focus sur les rookies afin de faire le point sur les bonnes ou mauvaises performances des débutants.

    La trade deadline est enfin passée ! De nombreux trades ont été réalisés. Plus d’une quarantaine de joueurs ont été échangés et parmi eux quelques rookies de notre classe. Tous ces mouvements nous aident à mieux cerner les équipes qui ont choisi de basculer en mode « tanking » comme Orlando et Houston, et celles qui vont tout faire pour au moins jouer le fameux play-in comme Sacramento et Chicago. Voici un tour d’horizon sur les évolutions et les performances de ces jeunes joueurs depuis une semaine. (les statistiques sont arrêtées au 31/03/21, via NBA.com)


    La course pour le R.O.Y. relancée

    Tyrese Haliburton, G, Sacramento Kings : 41m, 13.2pts, 3.1rds, 5.0pds

    Les Kings vont mieux ! Cinq victoires de suite et voilà que Sacto est de retour dans la course pour le tournoi du play-in. Toute cette énergie positive est peut-être en lien avec la récente titularisation de notre chouchou Tyrese Haliburton ! Depuis que l’arrière a été intronisé dans le cinq suite à l’indisponibilité de Marvin Bagley III, les hommes de Luke Walton présentent un séduisant bilan de 7v-1d. Cette semaine, le rookie continue de réjouir les fans de la franchise californienne avec 17pts et 7pds dans la victoire contre les Hawks. Le highlight de la soirée lui revient avec ce tir primé plus la faute dans le crunch time.

    L’association Fox/Haliburton tourne à plein régime avec Fox dans le rôle de go-to-guy, tandis que le rookie sert parfaitement d’appuis en tant que second porteur de balle avec plusieurs séquences dont il est le chef d’orchestre, et vu sa vision de jeu et sa qualité de passe pour le coéquipier démarqué à l’autre bout du parquet, on en redemande toutes les semaines !

    Le GM Monte McNair a effectué quelques moves la semaine dernière avec l’arrivée de l’arrière Delon Wright en échange de Cory Joseph. Terence Davis II, un habitué des carnets de la saison dernière, est également arrivé en Californie, ainsi que les anciens du Heat Moe Harkless et Chris Silva. Tout roule pour les Kings qui enchaînent en dominant les Warriors. Haliburton continue de se replacer pour la course au ROY avec 21pts et un joli 6-7 de loin (record en carrière). Il a profité des lacunes gênantes en défense des hommes de Steve Kerr et s’est même amusé face à Damion Lee avec un cross suivi d’un tir primé plus la faute (oui encore!)

    Le rookie termine simplement et efficacement sa semaine avec 13pts dans la victoire contre les Cavaliers puis enchaîne avec son deuxième double double de la saison avec 15pts et 10pds dans le match remporté chez les Spurs. Il semblerait que les Kings tiennent là le backcourt de l’avenir avec Fox et Haliburton. On espère bien cette fois que cette franchise ne va pas tout gâcher !

    Anthony Edwards, SG, Minnesota Timberwolves : 47m, 17.2pts, 4.4rds, 2.5pds

    Une semaine comme une autre pour le N°1 de la draft avec beaucoup de tirs tentés, des tirs lointains forcés, des drives d’une vitesse insensée, et des défaites. Il sera d’ailleurs le meilleur scoreur de son équipe lors de la rencontre perdue contre les Mavericks avec 29 unités, mais à contre-balancer avec un affreux 3-12 de loin. Il est d’ailleurs important de souligner le fait que 18 de ses points ont été inscrits dans le dernier quart-temps lorsque le match était plié d’avance. Son début de match avait pourtant été intéressant avec quelques séquences collectives. On aimerait voir le rookie plus souvent dans ce genre de situations. Quel dommage qu’il ne combine pas assez souvent avec KAT.

    Néanmoins, les Wolves ont pu remporter un match lors de la double confrontation contre les Rockets. Et pourtant, le rookie termine avec seulement 12pts et un ratio négatif de -12 lorsqu’il est sur le terrain… Il s’est rattrapé lors de la revanche perdue avec 27pts et un joli 11-22 aux tirs en 34 minutes. Mais ses qualités athlétiques et son premier pas dévastateur ne semble pas impacter positivement sur la rencontre puisque Houston a gagné avec 22 points d’écart ! Lors de la défaite à Brooklyn, Edwards obtient son deuxième double double de la saison (23pts, 10rds). L’arrière profite du manque d’intérieur chez les Nets pour gober notamment 3 rebonds offensifs. Mais… Aucune passe décisive, et il lui a fallu 22 tirs pour avoir seulement 23 pts… L’efficacité n’est clairement pas encore au rendez-vous. En revanche, on reconnaît que le rookie ne cesse d’augmenter ses moyennes de points ainsi que son temps de jeu depuis janvier :

    • Janvier : 13.3pts en 25.8 minutes
    • Février : 16.1pts en 32.9 minutes
    • Mars : 24.2pts en 35.1 minutes

    On vous épargne les chiffres concernant ses pourcentages aux tirs et le fait qu’il ait profité des absences de D’Angelo Russell et de Malik Beasley pour se goinfrer en attaque. La fin de saison des Wolves risque d’être longue, on espère, ne serait-ce qu’une minime progression de la part d’Edwards en défense et dans ses prises de décisions en attaque.


    Ils ont récupéré un poste de titulaire, et on espère pour de bon!

    Chuma Okeke, SF, Orlando Magic : 31m, 6.1pts, 3.7rds, 1.9pds

    En voilà un qui a profité de cette Trade Deadline ! Orlando a choisi de tout démolir : exit Vucevic, Fournier et Gordon. Le trio officiait ensemble en Floride depuis 2014, une éternité ! Place à la relève et les dirigeants du Magic ont sorti le tank du garage. Blague à part, on est ravi de voir le rookie Okeke obtenir un poste de titulaire au poste 3 grâce aux départs d’Aaron Gordon et de Al-Farouq Aminu. L’indisponibilité de Jonathan Isaac aide aussi à grappiller du temps de jeu. Drafté en 2019, le rookie prend le rôle du « faux rookie » endossé par Michael Porter Jr. la saison dernière.

    Une excellente semaine pour l’ancien joueur d’Auburn. Alors qu’il n’avait passé la barre des dix points qu’une seule fois cette saison, il vient d’enchaîner quatre rencontres avec des moyenne dignes d’un starter vétéran :

    • 17.8pts, 4.8rds, 2.3pds, 1.3stls, 62.8% aux tirs, 63.2% à 3-pts, 83.3 LF% en seulement 28 minutes de moyenne.

    Lors de la victoire surprise des siens contre les Suns, Okeke se montre avec 14 points en première mi-temps, histoire d’oublier au plus vite Gordon. Avec un excellent 4-4 de loin, il prouve à son coach Steve Clifford qu’il est tout à fait capable de jouer à l’aile. Récompensé, il a connu ensuite sa première titularisation contre Portland, s’autorisant un record en carrière avec 22pts en 37 minutes. Un vrai ailier qui zone le long de la ligne à 3-pts, capable de répondre à ce que la défense lui propose comme ce fut le cas lors de la défaite étriquée contre les Lakers.

    Loin d’avoir le premier pas d’Anthony Edwards, Okeke est doté d’un handle solide et d’une surprenante vision de jeu qui font de lui un joueur plaisant à regarder en attaque. Capable par séquence de mener la contre-attaque et de trouver le partenaire démarqué, si les victoires vont se compter sur le bout des doigts, les fans du Magic peuvent se rassurer en voyant un jeu collectif plus marqué et une répartition de tir plus équilibrée. Et la semaine ne pouvait pas mieux se terminer avec cette victoire surprise chez les Clippers. Un scénario qui s’est définit dans les tous derniers instants de la rencontre. Okeke termine meilleur scoreur du Magic avec 18pts et se montre attentif en défense avec 3 interceptions. Orlando n’avait plus battu les Clippers depuis 2013. un vent nouveau et frais survole le nord de la Floride.

    Jaden McDaniels, F, Minnesota Timberwolves : 40m, 6.2pts, 3.4rds, 1.0pd

    Si vous avez eu une semaine chargée au travail, imaginez donc ce que vient de vivre ce jeune joueur de 20 ans en défendant sur Luka Doncic et James Harden. Coach Finch doit combiner avec les absences de Malik Beasley, Josh Okogie, et voilà que qu’il décide de placer son jeune rookie à la place de Jake Layman dans le cinq pour affronter les Mavericks. Pas de miracle, Dallas remporte ce match en creusant l’écart en deuxième mi-temps, mais une chose a retenu notre attention, il s’agit de la défense de « J-Mac » sur Luka Doncic et le fait qu’il ait restreint le slovène à 0-7 aux tirs et 0-4 de loin (via NBA.com). Un coup de chance ? Pas sûr, puisque face aux Rockets, il poursuit ses efforts en défense avec deux contres et une entrée à 7’45 » de la fin du match qui a tout simplement changer la rencontre. Les Rockets n’ont pas marqué un SEUL panier jusqu’au buzzer ! Le rookie ne peut qu’assumer son envie de défendre après la rencontre.

    « C’est l’état d’esprit que j’ai toujours eu. Il s’agit de verrouiller le mec devant moi et de lui rendre la tâche aussi difficile que possible. « 

    Jaden McDaniels après la victoire contre les Rockets

    Son coach n’en doute pas une seule seconde, McDaniels deviendra un excellent défenseur dans cette ligue. Mais ne le réduisez pas simplement à ce rôle puisqu’il prend petit à petit ses aises en attaque avec trois matchs consécutifs au dessus des dix points. Et si Edwards ne combine pas assez avec KAT, il se pourrait bien qu’un connexion entre Towns et McDaniels pourrait germer.

    https://twitter.com/Timberwolves/status/1375630634174050307

    Mieux ! Le rookie est capable de sanctionner la défense de loin avec au moins deux tirs primés de moyenne sur ses quatre dernières sorties et un pourcentage intéressant : 57.1%. Déjà évoqué dans un précédent carnet des rookies, J-Mac utilise sa taille et son envergure pour gêner au maximum les passes ou bien les tirs adverses (4 contres à Brooklyn). Il faut avouer, un peu de défense à Minnesota ne serait pas du luxe, on espère que coach Finch va poursuivre l’expérience « J-Mac » dans le cinq.


    Il a pointé le bout de son nez

    Jordan Nwora, F, Milwaukee Bucks : 15m, 5.0pts, 1.9rds, 0.3pd

    L’ailier n’avait pas dépassé les dix minutes de temps de jeu depuis janvier, et le voilà comme par magie, sur le terrain pendant plus de 36 minutes en tant que titulaire pour affronter les Knicks. Il va bien évidemment établir son record en carrière avec 21pts et 10rds malgré la défaite. Il est bien évidemment important de rappeler que coach « Bud » s’est passé de ses titulaires pour faire tourner. En tout cas, l’apparition éclair de Nwora nous a permis de raviver notre mémoire concernant la capacité de l’ancien joueur phare de Louisville de tirer de loin.

    Du haut de ses 2.01m, Nwora peut jouer les mismatchs face aux intérieurs adverses en un contre un. Il peut asséner un step back de loin et semble apprécier le spot à 45° tout comme son camarade de classe Saddiq Bey. L’euphorie est vite retombée avec seulement 2 minutes de jeu dans la défaite chez les Clippers. On espère que cette performance contre New York n’était pas juste le coup d’un soir.


    On aime les voir en duo

    Théo Maledon, PG, Oklahoma City Thunder : 40m, 8.7pts, 3.3rds, 3.4pds
    et
    Aleksej Pokusevski, SF, Oklahoma City Thunder : 27m, 6.3pts, 4.7rds, 1.8pds

    Cela ne surprendra personne, mais le Thunder a sorti le tank de compétition avec les départs des vétérans George Hill (Philadelphia), Trevor Ariza (Miami Heat), puis Sam Presti a tradé l’athlétique Hamidou Diallo qui devait sans doute empêcher le Thunder de perdre quelques matchs, puis c’est au tour du quintuple All-Star Al Horford de se voir refuser l’accès au terrain et d’attendre gentiment la fin de saison sur son canapé. Et enfin, la mystérieuse absence de SGA à cause d’une blessure au pied alors qu’il ne se gène pas pour sautiller de joie après une action réussie par ses coéquipiers… En plus d’avoir un million de choix de draft dans les années à venir, le Thunder aurait donc retrouvé la notice « Trust The Process » lâchée par Sam Hinkie.

    Mais retenons plutôt le positif, les titularisations successives des jeunes rookies européens Théo Maledon et Aleksej Pokusevski. Si les victoires vont devenir de plus en plus rares, nos rookies sont de plus en plus impliqués en attaque avec notamment une pointe à 22pts pour le français face aux Celtics. Si le français se montre de plus en plus agressif en attaque, il est encore loin de pouvoir scorer à volonté près du cercle et sa défense soulève encore quelques questions. Ses ratios sur le terrains sont pour le moins inquiétants ces derniers jours avec -17 contre Memphis, -16 contre Boston et -26 contre Dallas. L’absence de SGA permet donc au français d’être plus souvent aux manettes de son équipe, mais le français qui s’est fait les dents en Euroligue a besoin d’un rythme, d’un jeu cadré avec de bons intérieurs expérimentés. Est-ce que la mayonnaise va prendre sur le long terme avec Moses Brown ?

    La semaine de Poku est un peu plus emballante avec quelques highlights dont on n’avait pas vu venir !

    Cette vidéo rarissime d’un Poku qui finit une contre-attaque par un dunk nous rassure sur ses dispositions athlétiques. Il plante notamment 21pts contre Dallas et le serbe commence petit à petit à avoir confiance en son handle. Luka Doncic et Kristaps Porzingis en ont fait les frais !

    Avec dans le lineup Moses Brown (2.18m) et Aleksej Pokusevski (2.13m), le Thunder s’assure déjà de la taille, est-ce l’arme secrète du futur pour Mark Daigneault ?

    James Wiseman, C, Golden State Warriors : 33m, 11.8pts, 5.9rds, 0.6pd
    et
    Nico Mannion, PG, Golden State Warriors : 17m, 5.3pts, 1.8rds, 2.8pds

    Une semaine frustrante pour les fans des Warriors étant donné que Stephen Curry a été absent plusieurs matchs et que la Trade Deadline a été très calme du côté de la Bay. On note tout de même le départ du meneur Brad Wanamaker à Charlotte pour palier l’absence de LaMelo Ball. Tant mieux ! Le rookie Nico Mannion va pouvoir se montrer et il ne s’est pas manqué à Sacramento avec 19pts (record en carrière) et un joli 5-8 à 3-pts. Son collègue Wiseman est lui passé complètement à travers de ce match avec seulement 6pts, 5 ballons perdus et 4 fautes. Très peu impliqué en attaque, il faut dire que ce n’est pas Jordan Poole qui va le servir sur pick-and-roll.

    Les deux collègues ont ensuite sorti une copie intéressante lors de la venue des Hawks, en attaque notamment. Wiseman est impliqué dès le début du match sur des systèmes qui lui sont destinés.

    Ses qualités de shooteurs sont appréciées mais il doit encore travailler son placement sur le terrain. Sur la première passe, il n’est pas situé dans le bon espace d’où la passe moyenne de Green, puis sur la deuxième séquence il n’est qu’à quelques millimètres de la ligne à 3-pts. De son côté, Mannion assume son costume de meneur-passeur capable d’artiller de loin. Il est rare de le voir finir un drive par un lay-up, il est plutôt du genre à distribuer.

    Si les deux rookies combinent de temps en temps, il est essentiel qu’ils travaillent leur aptitudes défensives. Face aux Hawks, les intérieurs Capela et Collins ont cumulé 58pts et 27rds. Wiseman doit absolument trouver un moyen d’allier ses qualités physiques et un placement défensif plus lucide. Le meneur Mannion doit de son côté apprendre à survivre face aux pick-and-roll adverses.


    Ils ont changé d’équipe

    R.J. Hampton, SG, Orlando Magic: 27m, 2.9pts, 2.1rds, 0.6pd

    Inclu dans le trade d’Aaron Gordon vers Denver, le jeune rookie va pouvoir obtenir plus de temps de jeu dans une équipe du Magic dans un tout nouveau cycle. A voir si Steve Clifford va avoir la patience requise pour laisser l’athlétique arrière sur le terrain, malgré ses prises de décisions douteuses et son shoot inconstant.

    Mason Jones, SG, Philadelphia Sixers : 26m, 5.8pts, 2.0rds, 1.5pds

    Déjà évoqué dans un précédent carnet des rookies, l’arrière scoreur en provenance d’Arkansas nous a séduit par sa faculté à récolter les fautes et à scorer de loin. Houston semblait être l’endroit idéal pour un jeune joueur souhaitant du temps de jeu dans le garbage time (ce qui arrive souvent aux texans), pas sûr qu’il ait beaucoup de temps de jeu dans sa nouvelle équipe.


    Ils ont un mot du médecin…

    LaMelo Ball, PG, Charlotte Hornets : 41m, 15.9pts, 5.9rds, 6.1pds

    Nous l’avions évoqué dans notre précédent carnet des rookies, le spectaculaire meneur des Hornets a été opéré au poignet et sa situation sera réévaluée dans trois semaines.

    Killian Hayes, PG, Detroit Pistons : 7m, 4.6pts, 1.1rds, 3.6pds

    Blessé à la hanche depuis le 4 janvier, le français retrouve petit à petit les séances d’entraînement avec contact. Une mise à jour concernant son cas se fera dans les prochains jours.

    Cole Anthony, PG, Orlando Magic : 25m, 11pts, 4.4rds, 3.8pds

    Écarté des parquets suite à une blessure aux côtes, le rookie n’est pas encore près d’enfiler le maillot du Magic avec ses nouveaux partenaires.


    10 autres élèves à surveiller :

    • Immanuel Quickley, G, New York Knicks : 42m, 12.8pts, 2.3rd, 2.3pds
    • Saddiq Bey, SF, Detroit Pistons : 44m, 10.9pts, 4.1rds, 1.3pds
    • Jae’Sean Tate, SF, Houston Rockets : 46m, 10.6pts, 5.5rds, 1.8pds
    • Patrick Williams, F, Chicago Bulls : 44m, 9.7pts, 4.9rds, 1.3pds
    • Desmond Bane, SG, Memphis Grizzlies : 40m, 9.5pts, 2.9rds, 1.3pds
    • Isaac Okoro, SF, Cleveland Cavaliers : 42m, 7.8pts, 2.7rds, 1.8pds
    • Payton Pritchard, PG, Boston Celtics : 41m, 7.3pts, 2.2rds, 2.0pds
    • Isaiah Stewart, C, Detroit Pistons : 44m, 6.4pts, 5.8rds, 0.8pd
    • Deni Avdija, SF, Washington Wizards : 42m, 6.1pts, 4.6rds, 1.2pds
    • Kira Lewis Jr., PG, New Orleans Pelicans : 31m, 6.2pts, 1.1rds, 2.2pds
  • le Carnet des Rookies 7.0: Encore des records et une blessure

    le Carnet des Rookies 7.0: Encore des records et une blessure

    Chaque semaine Clutch Time vous propose un petit focus sur les rookies afin de faire le point sur les bonnes ou mauvaises performances des débutants.

    Écrit par Guillaume Gaborit, Illustration by @romain_sk_97


    Après les blessures en tout début de saison du français Killian Hayes puis celle de Cole Anthony, voilà qu’une bien triste nouvelle a perturbé de nouveau la classe cette semaine. Il s’agit de la blessure du rookie des Hornets, LaMelo Ball. Sa fracture au poignet vient gâcher une saison prometteuse et riche en highlights. Les cartes sont éventuellement redistribuées pour le R.O.Y., mais là n’est pas l’essentiel. On souhaite le plus prompt rétablissement au meneur de Charlotte. Néanmoins, quelques élèves ont pu retenir notre attention malgré une semaine mitigée de la part des jeunes rookies de la classe 2020. (les statistiques sont arrêtées au 24/03/21, via NBA.com).

    Les stars de cette cuvée sur courant alternatif

    Anthony Edwards toujours dans les airs sous les yeux de Devin Booker. via na.glbnews
    Anthony Edwards, SG, Minnesota Timberwolves : 43m, 16.7pts, 4.3rds, 2.6pds

    La semaine ne pouvait pas mieux commencer ! Le N°1 de la draft vient d’établir un record cette saison pour le nombre de points inscrits par un rookie cette saison avec 42 unités à Phoenix. En plus de repartir de l’Arizona avec la victoire, l’arrière ne s’est pas privé sur cette rencontre avec 31 tirs tentés, soit sept de plus que Karl-Anthony Towns qui s’affiche avec 41pts. Edwards a arrosé 13 fois derrière la ligne (six de plus que KAT). Le reste du cinq de départ, composé de Ricky Rubio, Jarred Vanderbilt et Jake Layman, n’a eu le droit qu’à 8 tirs cumulés. La balance « offensive » des Wolves n’est pas équilibrée ? Peu importe pour coach Finch qui donne carte blanche à son rookie en attaque. Edwards s’est montré très confiant de loin, et nous a encore une fois gratifié de ses envolées explosives près du cercle.

    https://twitter.com/Timberwolves/status/1372741416527523841

    Malheureusement, il n’a pu reproduire la même performance contre ces mêmes Suns avec seulement 11pts en 36′ et 7 pertes de balle. Beaucoup moins en rythme, il n’est pas parvenu à trouver le cercle et à impacter le match d’une autre manière en gobant le plus de rebonds possibles avec 10 prises (record personnel). Son tout premier double double malgré la défaite. Bis repetita dans la défaite chez le Thunder avec 16pts en 32 minutes et un vilain 6-16 aux tirs et un ratio +/- de -17, soit le plus mauvais de son équipe. Certes, le talent offensif est là, il reste encore un peu de chemin avant qu’Edwards devienne un joueur plus complet et inévitablement plus redoutable.

    Tyrese Haliburton, G, Sacramento Kings : 37m, 12.8pts, 3.4rds, 5.0pds

    Le rookie remonte petit à petit la pente après sa blessure au mollet et ses quelques sorties compliquées après le All-Star break. L’absence de Marvin Bagley l’a propulsé dans le cinq de départ afin de retrouver l’envie et la confiance du début de saison. Face à Washington, Haliburton semblait déterminé avec 10pts dans le premier quart-temps. Beaucoup plus discret par la suite et pas très adroit face à Russell Westbrook, il n’a pas eu son impact habituel dans les toutes dernières minutes de la rencontre et termine le match avec 17pts et 5/12 aux tirs. Mais heureusement que Westbrook est là pour donner la victoire aux Kings

    Les deux matchs suivant sont clairement à ranger au fond du tiroir :

    • Défaite à Boston, 4pts, 1/6 aux tirs
    • Défaite à Philadelphia, 11pts, 0/4 de loin, ratio de -21

    Incapable de scorer de loin sur deux rencontres consécutives (une première pour lui), Tyrese était à deux doigts de se retrouver dans la catégorie « dur, dur ! » et puis il y a eu ce match à Cleveland.

    Comme son collègue Edwards, Haliburton a battu son record de points avec 28 unités sur la tête de Darius Garland, Colin Sexton et même Cedi Osman. La moitié de ses points ont été inscrits dans le dernier quart-temps, et voilà que le sourire revient sur le visage de l’arrière après une telle performance ainsi que la victoire des siens. Une adresse rétablit (4/5 de loin), une assurance retrouvée dans ses drive, on espère avoir retrouvé le Tyrese du mois de février.


    Titulaires, ils ont toujours un impact sur le terrain

    Saddiq Bey et son spot préféré à 45°. Credit: David Butler II-USA TODAY Sports
    Saddiq Bey, SF, Detroit Pistons : 40m, 10.5pts, 4.1rds, 1.2pds

    Tout près d’établir un tout nouveau record en carrière, l’ailier des Pistons a profité de la mauvaise passe des Raptors pour poster 28pts, 12rds en 38 minutes avec un joli 6/10 à 3-pts. Il est tout simplement le meilleur marqueur de son équipe sur ce match mais aussi lors du dernier quart-temps avec 8 points. Souvent en train de « zoner » à 45°, l’ailier est toujours prêt à artiller de loin, mais la différence sur ce match, c’est qu’il a su démontrer une certaine diversité dans son jeu avec des feintes, du side-step, du drive, la reconnaissance d’une prise à deux… Bien qu’il soit toujours un gros consommateur de tirs primés, le rookie se montre de moins en moins unidimensionnel en attaque.

    Coach Casey ne peut que lui adresser des louanges après une telle performance et envisage un avenir radieux pour ce jeune joueur sorti de la très réputée fac de Villanova.

    “C’est une éponge. Il faut presque le sortir de la salle parce qu’il bosse tout le temps sur son jeu. Ce jeune homme est déjà un solide pro et il vient juste de commencer. Il est fort comme un boeuf et vous voyez ce qu’il fait avec son jump shot. Ça va être une star dans cette ligue pendant un bon moment.”

    Dwane Casey après la victoire contre les Raptors

    Lors du déplacement à Houston, Bey réalise pour la première fois de sa jeune carrière deux matchs consécutifs à 20 points ou plus. Bien que son adresse n’était pas au rendez-vous (2/9 de loin), il a su jouer sans ballon avec des coupes bien senties dans le dos des défenseurs. Ses passages fréquents sur la ligne des lancers-francs sont également des signes encourageants concernant son implication en attaque (12/12 sur les deux derniers matchs). La semaine aurait pu être parfaite, mais la défaite contre les Bulls est venue tout gâcher. Seulement 3pts en 35 minutes, le rookie n’a rentré qu’un tir primé sur ce match et n’a pu empêcher le naufrage collectif en défense ce soir là. Mais on suit l’avis de Dwane Casey concernant son avenir prometteur.

    Jae’Sean Tate, SF, Houston Rockets : 42m, 10.4pts, 5.3rds, 1.8pds

    Non drafté à sa sortie d’Ohio State en 2018, Tate jouait la saison dernière en Australie. Âgé de 25 ans et signé pour trois ans par Houston, le rookie se démarque par rapport aux collègues de sa classe par sa présence physique et son caractère sur le terrain. Après avoir obtenu son record en carrière contre les Hawks (25pts), l’ailier n’a pas su aider les siens en pour stopper la série historique de défaites (20). Lors des matchs perdus contre les Warriors, les Pistons et le Thunder, le rookie est toujours aussi inconstant dans son tir extérieur (22.2% sur ses trois rencontres), mais son activité en défense est la raison pour laquelle ce joueur plaît tant à Stephen Silas, au point d’en faire un titulaire solide des Rockets.

    Ne vous fiez pas à sa modeste taille (1m93), vous tenez là un vrai bagarreur sous les arceaux et un joueur qui ne recule devant rien. Son énergie compense son manque de taille. Il peut jaillir à n’importe quel moment pour subtiliser un ballon adverse. Il établit notamment son record d’interceptions cette saison contre les Pistons avec 4 ballons récupérés. Sur les cinq dernières rencontres, il domine la classe en terme d’interception par match avec une moyenne de 2.0 (via NBA.com).

    Mais son moment de gloire est survenu lors de la venue des inoffensifs Raptors. En plus de la victoire, le rookie sort le grand jeu en 40 minutes avec 22 points, 6 rebonds, 5 passes décisives et bien sûr, deux interceptions, et des tirs primés dans le corner. Impossible de ne pas souligner l’engagement physique de ce joueur. On vous souhaite bon courage si vous devez lui arracher le ballon des mains

    Vous imaginez bien qu’avec un tel engagement en défense et au rebond, les arbitres s’en donnent à cœur joie et n’hésitent pas à le rappeler à l’ordre. Tate est effectivement le 2e rookie, juste derrière James Wiseman, à commettre le plus de fautes cette saison avec une moyenne de 3.1 (via NBA.com). On va retenir deux axes de progression chez ce joueur : son tir extérieur et la gestion de ses fautes.

    Théo Maledon, PG, Oklahoma City Thunder : 33m, 7.9pts, 3.0rds, 3.5pds

    Une petite déception pour commencer, sa sortie du cinq du départ pour le déplacement à Atlanta. Résultat : une défaite de 23 points, et le plus faible temps de jeu pour Théo depuis janvier dernier. Heureusement que Mark Daigneault a rectifité le tir en introduisant à nouveau le français dans le cinq pour dès le match suivant à Houston. Résultat ? Une victoire dans les dernières secondes de la rencontre et Maledon s’est appliqué à inscrire deux lay-up clutch dans le dernier quart-temps d’un match étrange étant donné que le pick 2021 des Rockets appartient au Thunder (protégé top 4).

    En l’absence de SGA, le meneur rookie ne s’est pas contenté de rester dans le corner et a pris ses responsabilités sur certaines séquences, étant donné que Lu Dort avait des envies de mener le jeu. De retour à la maison, le Thunder s’est occupé des Wolves, toujours avec Théo à la mène mais cette fois aux côtés de SGA. Bien que le français ait été maladroit sur ce match, il reste une réelle menace loin (3/7), et impressionne par sa maturité sur le pick and roll malgré son jeune âge. Bilan : si le Thunder veut s’appliquer à tanker, il faut bencher Théo !


    On a hâte de les voir rentrer en jeu

    Isaiah Stewart, C, Detroit Pistons : 40m, 6.1pts, 5.9rds, 0.8pd

    Quatre matchs de suite avec au moins dix points inscrits et voilà que Stewart fait son retour dans le carnet suite à des performances intéressantes en tant que remplaçant derrière Mason Plumlee. Son activité sous les panneaux est appréciée, notamment sous les cercles adverses étant donné qu’il se présente comme le meilleur rookie cette année dans cette catégorie avec 2.3 prises en moyenne par rencontre (via NBA.com). Mais ce qui nous a le plus intrigué cette semaine, c’est sa capacité (et son envie) de tirer de loin.

    2/2 face aux Raptors, puis 2/4 en combinant ses sorties contre Chicago et Houston. Néanmoins, il faut rappeler que certains scouts avaient déjà évoqué cet aspect de son jeu auprès de Sam Vecenie du site The Athletic. On en a la preuve maintenant ! Isaiah Stewart en stretch five à la « Myles Turner », pourquoi pas !


    Une fâcheuse entrée dans l’infirmerie

    LaMelo Ball, PG, Charlotte Hornets : 41m, 15.9pts, 5.9rds, 6.1pds

    Quel dommage ! S’il y avait bien un rookie qui faisait sensation cette année c’était bien lui ! Le meneur des Hornets a su s’intégrer progressivement dans le cinq de James Borrego pour ensuite devenir l’un des favoris pour le ROY. Ses déplacements cette semaine tant attendus à Los Angeles nous ont offert deux tableaux complètement opposés. Séduisant dans un premier temps face aux Lakers de LeBron James avec 26pts, 5rds, 7pds, le rookie ne s’est pas caché en attaquant la défense des champions en titre et s’est permis de ramener les siens dans le match dans le 3e quart-temps. Malgré la défaite, LeBron James n’a pas manqué de saluer la performance du jeune Hornet.

    Puis la tuile face aux Clippers… Provoquée par une chute lors d’un drive vers le cercle, Ball retombe lourdement au sol et on peut apercevoir le rookie se tenir la main. Il reviendra tout de même dans la rencontre en se servant principalement de sa main gauche pour passer le ballon et se permet même d’inscrire un tir primé ! Mais son adresse est clairement altérée, et sa défense pose toujours question.

    La défaite était inévitable. Verdict après la rencontre, le rookie s’est fracturé le poignet droit. Il vient de subir une opération et sera réévalué dans 4 semaines. Ses passes « highlights » vont nous manquer. On lui souhaite un bon rétablissement, et on ne peut qu’avoir hâte de le revoir sur les parquets.


    10 autres élèves à surveiller :

    • James Wiseman, C, Golden State Warriors : 30m, 11.8pts, 5.9rds, 0.7pd (absent pendant semaine à cause du protocole COVID)
    • Immanuel Quickley, G, New York Knicks : 39m, 12.7pts, 2.2rd, 2.3pds
    • Patrick Williams, F, Chicago Bulls : 41m, 9.8pts, 4.9rds, 1.2pds
    • Desmond Bane, SG, Memphis Grizzlies : 36m, 9.7pts, 2.9rds, 1.3pds
    • Isaac Okoro, SF, Cleveland Cavaliers : 38m, 7.9pts, 2.8rds, 1.8pds
    • Payton Pritchard, PG, Boston Celtics : 37m, 7.2pts, 2.1rds, 2.1pds
    • Xavier Tillman Sr, PF, Memphis Grizzlies : 32m, 6.6pts, 4.3rds, 1.5pds
    • Kenyon Martin Jr, PF, Houston Rockets : 15m, 7.1pts, 4.7rds, 0.7pd
    • Jaden McDaniels, PF, Minnesota Timberwolves : 36m, 5.4pts, 3.3rds, 1.0pd
    • Aleksej Pokusevski, SF, Oklahoma City Thunder : 24m, 5.3pts, 4.9rds, 1.5pds
  • le Carnet des Rookies 6.0: cette classe veut rentrer dans l’histoire

    le Carnet des Rookies 6.0: cette classe veut rentrer dans l’histoire

    Écrit par Guillaume Gaborit, Illustration by @romain_sk_97

    Chaque semaine Clutch Time vous propose un petit focus sur les rookies afin de faire le point sur les bonnes ou mauvaises performances des débutants.

    Après une pause bien méritée pour le All-Star week-end, les affaires reprennent et nos rookies ne se sont pas relâchés. A croire que la pause a fait le plus grand bien pour plusieurs jeunes joueurs. Des lignes de statistiques historiques, du temps de jeu en hausse et une confiance regonflée à bloc. Voici ceux qui ont attiré notre attention depuis la reprise. (les statistiques sont arrêtées au 17/03/21, via NBA.com)


    Course pour le R.O.Y. : Ils assurent le show !

    Miles Bridges et LaMelo Ball se féliciant après un panier primé du rookie. (Photo by Jared C. Tilton/Getty Images)
    LaMelo Ball, PG, Charlotte Hornets : 38m, 15.8pts, 6.0rds, 6.3pds

    Le meneur des Hornets continue de grandir au sein d’une surprenante équipe des Hornets. Quatre victoires de rang, une place pour les Playoffs est envisageable, et le titre de R.O.Y qui lui tend les bras. Tous les voyants sont au vert, et ce n’est pas le retour de Devonte’ Graham qui devrait l’inquiéter, enfin, on l’espère… Justement, lors du retour de Graham, Ball n’a pas eu l’apport habituel en attaque (7pts mais 9pds), mais rassurez-vous, il assure toujours sa passe « highlights ». On retiendra néanmoins sa disparition lors du dernier quart-temps.

    Tout sera oublié le match suivant lors de la victoire contre les Raptors avec une ligne de statistiques historique qui le place aux côtés de… Tenez-vous bien… Magic Johnson et Stephen Curry ! Avec 23 pts, 9rds, 6pds et un joli 6-9 de loin, le dernier de la fratrie Ball a encore plus cimenté sa place de favori pour le titre du rookie de l’année. Et pour le retour des fans lors de ce match, il n’a pas oublié de régaler

    « C’était génial, c’est bien plus fun de jouer devant des fans, l’intensité monte d’un cran, ça fait une grosse différence. » 

    LaMelo Ball après la rencontre contre Toronto

    Le meneur a le don de jouer vite, d’aligner la passe parfaite avec son 3e œil pour le coéquipier démarqué, de surprendre de loin avec une mécanique de tir toujours aussi déroutante. Tous les ingrédients sont réunis pour passer une bonne soirée devant un match de Charlotte. Qui l’aurait cru.

    Face aux Kings, Ball a légèrement levé le pied avec « seulement » 16pts en 25′. Pas en réussite de loin et son temps de jeu a été drastiquement amputé dans le dernier quart-temps. C’est d’ailleurs Devonte’ Graham qui a joué le money time. Affaire à suivre…

    Anthony Edwards, SG, Minnesota Timberwolves : 40m, 16.2pts, 4.1rds, 2.5pds

    Une semaine productive de la part du 1er choix de la classe. Trois matchs de suite au dessus des 20 points et un record personnel établit avec 34pts contre Portland. L’absence de D’Angelo Russell lui permet de prendre plus de tickets shoots mais la différence ces derniers temps, c’est que ça rentre ! Il remporte notamment le duel de 1st pick face à Zion Williamson. Avec 27pts en 37 minutes, le rookie utilise enfin son physique et ses qualités athlétiques pour résister au contact dans la raquette.

    L’arrière qui avoue étudier le jeu de Dwyane Wade ne cesse d’attaquer le cercle avec parfois ce changement de direction version « zig-zag », un move utilisé bien des fois par la légende du Heat. Son premier pas est tel, qu’il n’a pas vraiment besoin de bien prendre l’écran de son intérieur, et il n’éprouve aucune peine à driver sur sa main faible (gauche).

    Seul bémol, à cette allure, le rookie va finir par se blesser à force de charger une bonne dizaine de fois par match la raquette adverse et de provoquer le contact (et non l’absorber). Edwards devrait se méfier et peut-être moduler de temps en temps sa conduite afin de ne pas planter la voiture dans le fossé.

    Dans la double confrontation face aux Blazers, il s’adjuge un total de 55 points sur les deux rencontres avec en plus, cette action candidate pour le dunk de l’année.

    Comme évoqué plus haut, il plante 34pts sur la tête de Damian Lillard et Carmelo Anthony. Il ne manquera pas d’ailleurs d’usurper la célébration de Melo suite à un panier primé. Il faut avouer que le rookie s’est d’ailleurs beaucoup amusé face au vétéran lors de cette rencontre.


    Premières titularisations et que du positif!

    Aleksej Pokusevski bataillant avec la raquette des Grizzlies. Credit: Alonzo Adams-USA TODAY Sports
    Aleksej Pokusevski, SF, Oklahoma City Thunder : 21m, 4.8pts, 4.4rds, 1.5pds

    Nous avions évoqué le cas du français Théo Maledon titulaire au poste de meneur de jeu dans une équipe du Thunder qui n’a clairement pas des objectifs élevés cette année à part de développer au mieux les jeunes de l’équipe. Cette fois c’est au tour de « Poku » d’avoir droit à son paragraphe ! C’est face à Dallas que le serbe a connu sa première titularisation suite à l’absence de Darius Bazley, et en plus d’être reparti avec la victoire (Porzingis et Doncic étaient absents) le joueur de 19 ans s’est enfin illustré avec 14pts et 8rds en 28 minutes. Mieux ! Il a tiré ses premiers lancers-francs en NBA après 17 rencontres sans le moindre passage sur la ligne de réparation ! Sa mécanique de tir est pour le moins étonnante, et son style de jeu le fait passer pour un arrière alors que le garçon est mesuré à 2m13. On retient que lui et le français ont su combiner ensemble et les perspectives de jeu qui s’offrent pour le staff du Thunder sont intéressantes.

    Si sa 2e titularisation est en revanche à oublier face aux Knicks (4pts et 0-6 de loin), Poku s’est illustré lors de la renversante victoire des siens face aux Grizzlies. Et une nouvelle entrée dans l’histoire de la ligue avec 23pts, 10rds, 4pds et 5 tirs primés, il est le plus jeune joueur de la ligue à obtenir de tels chiffres. Mais ce qu’il faut retenir c’est qu’il fait parti du lineup qui a ramené le Thunder dans le match pour ensuite passer devant. Mark Daigneault s’est même laissé aller en plaçant Poku en tant que meneur de jeu aux côtés de Kenrich Williams, Darius Miller, Isaiah Roby et Mike Muscala !

    Un coup de chaud ? Une concentration aléatoire de la part de Memphis ? Le serbe présente néanmoins quelques carences en défense et doit se montrer plus solide au rebond. On est à deux doigts de considérer comme faute professionnelle le fait de se faire voler le ballon dans les airs par Kyle Anderson ! On va attendre les prochaines rencontres afin de voir comment les équipes vont contrer le géant serbe en se focalisant sur des mismatchs par exemple. Le plus dur est à venir pour Poku : confirmer.

    Immanuel Quickley, G, New York Knicks : 37m, 12.8pts, 2.3rds, 2.4pds

    Déçu de ne pas avoir été représenté dans l’équipe des USA du Rising Star Challenge (qui n’a pas eu lieu), le rookie des Knicks est prêt à en découdre pour la reprise. Remplaçant dans un premier temps, il ne cesse de rentabiliser au maximum ses minutes pour scorer dès qu’il en a l’opportunité : 15pts en 23 minutes dans la défaite à Milwaukee, 21pts en 33 minutes dans la victoire chez le Thunder. Il s’est d’ailleurs montré à son avantage avec son fameux floater et face au français Théo Maledon.

    L’ancien de Kentucky est une menace constante en attaque, et ne cesse de provoquer les défenses adverses. Le staff du Thunder s’est même senti obligé de missionner son défenseur clé, Lu Dort, pour éteindre le rookie.

    Alors que son temps de jeu était sur courant alternatif ces derniers mois, le rookie vient d’enchaîner deux matchs consécutifs au dessus des 30 minutes de jeu, et a connu sa toute première titularisation face aux Nets suite aux absences d’Elfrid Payton et Derrick Rose. Avec 21pts, IQ n’a pas été ridicule face au tandem Irving/Harden et a même été sur le terrain lors du money time.

    S’il est loin d’être un pur meneur de jeu, d’être rassurant en défense, et s’il se montre trop souvent gourmand de loin (4/12), le rookie est au moins constant dans un domaine : chercher à scorer. Sur chaque possession, l’arrière est prêt à attaquer le cercle ou bien à dégainer de loin. Sa première titularisation est un signe encourageant pour la suite, espérons que le jeune joueur développe un minimum sa vision de jeu sur pick & roll pour voir son temps de jeu se stabiliser autour des 25 minutes de moyenne.


    Ils ont eu leur record cette semaine !

    Kenyon Martin Jr à la lutte avec Marcus Smart. via Skysport.com
    Kenyon Martin Jr. PF, Houston Rockets : 11m, 7.2pts, 4.2rds, 0.9pd

    Les Rockets sont embourbés dans une série bien noire de 17 défaites consécutives, et se retrouvent en compagnie des Timberwolves au fond de la conférence Ouest. Les dés sont joués pour cette saison, et c’est le moment de faire jouer les jeunes comme le fils de l’ancien N°1 de la draft 2000 Kenyon Martin. Après de bonnes sorties en G-League, le bondissant intérieur (évidement) vient d’enchaîner pour la première fois de sa carrière professionnelle quatre matchs avec plus de 28 minutes de temps de jeu et s’est permis de battre son record de points soir après soir. Dans un premier temps, il s’est offert 13 unités à Sacramento, mais on préfère retenir son instinct pour protéger le cercle, notamment face au naïf Buddy Hield.

    Le lendemain, dans l’Utah, « KMJ » s’autorise 15pts face à Rudy Gobert, et le moins que l’on puisse dire, c’est que Martin (1m98) se moque clairement de la différence de taille et n’hésite pas à défier les géants de la ligue. Ses qualités athlétiques et son activité lui permettent de « matcher » ce différentiel, que se soit en défense ou en attaque.

    Enfin, son match record a eu lieu lors de la venue des Celtics. La raquette de Boston étant très souple en défense, le joueur drafté en 52e position s’est défoulé avec 21pts, à contrebalancer avec le fait que 14 de ses points ont été inscrits lors du garbage time. Durant cette période, il a contré le géant Tacko Fall et a planté deux tirs primés ! A se demander si Houston ne planifie pas une nouvelle version du small ball de la belle époque avec Kevin Porter Jr. dans le rôle de James Harden et Kenyon Martin Jr. dans le rôle du small center. En tout cas c’est toujours un plaisir de voir ces jeunes joueurs se montrer, en espérant qu’il puisse aussi profiter du goût de la victoire dans les prochains jours.

    Patrick Williams, F, Chicago Bulls : 37m, 9.9pts, 4.6rds, 1.3pds

    L’apparition du rookie des Bulls dans ce carnet des rookies n’est liée qu’à son unique performance dans l’écrasante victoire contre les Raptors. Car avant cela, c’était plutôt voyage en enfer avec des sorties compliquées face aux leaders de la conférence les Sixers (4pts en 31 minutes) et contre le Heat du bouillant Jimmy Butler (3pts en 20 minutes). Heureusement que le coach des Bulls cette année s’appelle Billy Donovan. Profitant des retours en forme de plusieurs joueurs, le coach s’autorise quelques ajustements dans son cinq de départ. Exit : Coby White et Wendell Carter Jr., Welcome : Tomas Satoransky et Thaddeus Young. Et les changements ont été plus que profitables pour l’équipe (victoire +23) et pour notre rookie qui obtient son record de points en carrière avec 23 unités en seulement 26 minutes !

    Le rookie a su parfaitement combiner avec le meneur tchèque Satoransky et le vétéran Thaddeus Young qui représente le joueur d’expérience idéal pour le jeune Williams. Le jeu offensif des Bulls s’est véritablement transformé, avec un ballon qui circule mieux, des joueurs qui savent jouer sans ballon et une solidarité défensive dont on était loin de soupçonner. Le N°4 de la dernière draft s’est montré agressif en attaque en multipliant les feintes de tirs afin de percer la défense. Espérons qu’il ne s’agissait pas d’un coup d’un soir.

    Jaden McDaniels, PF, Minnesota Timberwolves : 33m, 5.6pts, 3.3rds, 1.0pd

    Loin d’être une saison tranquille dans le Minnesota, le jeune frère de Jalen s’est récemment montré lors de la belle victoire des siens chez les Pelicans. Avec 20 points, il obtient son record en carrière, grâce notamment à une belle adresse de loin : 4-5. On n’oubliera pas de mentionner ses 3 contres durant cette partie. Son envergure et son assiduité en défense lui permettent de gêner constamment les adversaires même pour effectuer une simple passe.

    Des mains actives, un sens du contre et une capacité à artiller de loin, est-ce que les Wolves ont récupéré en 28e position de la draft 2020 un stretch five? Four ? Un peu maigre pour batailler dans la raquette et encore irrégulier en attaque et dans son tir, on va attendre de voir si coach Finch va continuer de lui accorder du temps de jeu (25.7′ sur les trois derniers matchs) dans les semaines à venir. Nul doute que l’on va se pencher de plus en plus sur ce jeune talent pour la suite de la saison.

    Nathan Knight, PF, Atlanta Hawks : 13m, 4.7pts, 2.2rds, 0.3pd

    Bon, je vous avoue que j’aurai préféré que ce soit l’intérieur que les Hawks ont choisi en 6e position de la dernière draft. Mais voilà qu’un intérieur non drafté de 23 ans vient de participer à son premier match au dessus des 20 minutes de temps de jeu. Face à Cleveland, il score 16 points avec un surprenant 9/10 aux lancers-francs sans oublier un tir primé dans le 3e quart-temps. Le gaucher s’est même permis de postériser Jarrett Allen. Et sinon, pendant ce temps là, Okongwu était en tenue civile pour ce match.

    https://www.youtube.com/watch?v=pDKs_cX3F30

    Pas la meilleure des périodes

    Pas la joie chez Tyrese Haliburton après une défaite des Kings. via abc10sports
    Tyrese Haliburton, G, Sacramento Kings : 33m, 12.5pts, 3.5rds, 5.2pds

    Dur la reprise ! Absent pour quelques matchs avant le All-Star Break suite à une blessure aux mollets, le rookie a semblé avoir perdu sa vitesse, sa précision mais plus inquiétant, l’arrière de 21 ans a perdu la confiance et la joie qui l’animaient depuis le début de la saison. Le manque de rythme et l’accumulation des défaites ont affecté le moral de ce joueur perfectionniste. Depuis trois matchs, Haliburton ne tourne qu’à 5.7pts par rencontre. Son adresse est en berne, son impact défensif est toujours apprécié, mais au sein d’une équipe aussi mauvaise dans ce domaine, c’est un coup d’épée dans l’eau. Le joueur a même évoqué sa mauvaise période après la défaite contre les Hornets et son duel manqué face à LaMelo Ball (4pts en 28 minutes)

    « J’ai été horrible. J’essaie de trouver une réponse, de retrouver mon rythme. Je jouais vraiment bien avant de me blesser. Je dois retrouver ce rythme mais je joue très mal en ce moment. Je dois mieux faire. »

    Tyrese Haliburton après la défaite contre Charlotte

    Un temps en course pour le ROY avec Ball, ce trophée lui semble hors de portée maintenant, mais il reste encore des matchs à jouer et nul doute que l’on va rapidement retrouver le Tyrese de la première partie de saison. Sacramento en a besoin.

    James Wiseman, C, Golden State Warriors : 29m, 11.8pts, 6.0rds, 0.6pd

    La reprise n’a pas démarré de la meilleure des manières pour le talentueux pivot. En oubliant de se faire tester, le N°2 de la draft s’est attiré les foudres de son coach Steve Kerr qui n’a pas manqué de punir son rookie pour son manque de professionnalisme en le privant des trois premiers quart-temps lors de la grosse défaite chez les Clippers.

    « C’était en réaction à son test raté, ce qui l’a empêché de s’entraîner avec nous hier. Ça nous a mis mal. C’est pourquoi il n’a pas joué en première mi-temps »

    Steve Kerr

    Wiseman a pu jouer lors du garbage time et ce dernier avait des fourmis dans les jambes puisqu’il s’est démené avec 14pts en seulement 12 minutes. C’est simple, dès qu’il a le ballon dans les mains, c’est pour ensuite tirer, et il faut avouer que les comparaisons avec Chris Bosh ne sont pas totalement injustifiées.

    Seulement 23 minutes et 16pts dans la belle victoire contre Utah. Le pivot a passé sa soirée à batailler avec les mismatchs organisés par le Jazz : Donovan Mitchell, Jordan Clarkson et Mike Conley. Les arrières du Jazz n’ont cessé de le cibler, et le meneur Conley a su en profiter. Wiseman est ensuite sorti à 6′ de la fin du match.

    Enfin, pour ne rien arranger, le match suivant s’est déroulé contre les Lakers. Résultat, une grosse défaite, 7 points en 28 minutes et 6 fautes. Pour la petite histoire, c’est lui qui réceptionne la passe décisive de Stephen Curry pour la première place au classement All-Time de la franchise Il y aura de meilleures semaines.


    10 autres élèves à surveiller :

    • Saddiq Bey, SF, Detroit Pistons : 37m, 10pts, 3.9rds, 1.1pds
    • Jae’Sean Tate, SF, Houston Rockets : 38m, 10.3pts, 5.3rds, 1.7pds
    • Desmond Bane, SG, Memphis Grizzlies : 32m, 9.5pts, 2.8rds, 1.3pds
    • Théo Maledon, PG, Oklahoma City Thunder : 34m, 7.9pts, 3.1rds, 3.4pds
    • Isaac Okoro, SF, Cleveland Cavaliers : 34m, 7.9pts, 2.7rds, 1.8pds
    • Payton Pritchard, PG, Boston Celtics : 33m, 7.1pts, 2.1rds, 2.3pds
    • Xavier Tillman Sr, PF, Memphis Grizzlies : 31m, 6.6pts, 4.3rds, 1.5pds
    • Mason Jones, SG, Houston Rockets: 25m, 5.8pts, 1.8rds, 1.4pds
    • Isaiah Stewart, C, Detroit Pistons : 37m, 5.7pts, 5.9rds, 0.8pd
    • Kira Lewis Jr., PG, New Orleans Pelicans : 25m, 5.6pts, 1.0rd, 1.9pds
  • Le Carnet des Rookies 5.0: Enfin le break!

    Le Carnet des Rookies 5.0: Enfin le break!

    Écrit par Guillaume Gaborit (Droopy_boooom),  illustration by @romain_sk_97

    Cette saison Clutch Time vous propose un petit focus sur les rookies afin de faire le point sur les bonnes ou mauvaises performances des débutants.


    Nous voilà déjà arrivé au All-Star Break ! Des dizaines de matchs reportés, des centaines de joueurs contraints de rester confinés ici et là. Des conditions déstabilisantes dans lesquelles la classe 2020 est en train de vivre leur première saison chez les pros, leurs premiers exploits, leurs premiers passages à vide. Si certains continuent de crever l’écran, d’autres accueillent cette pause les bras ouverts. Voici ce qu’il faut retenir. (les statistiques sont arrêtées au 05/03/21, via NBA.com)

    Plus de temps de jeu et plus de liberté pour gonfler les stats

    LaMelo Ball est imprévisible une fois dans les airs. Via theathletic.com
    LaMelo Ball, PG, Charlotte Hornets : 35m, 15.8pts, 6rds, 6.3pds

    Élu rookie du mois à l’est pour la deuxième fois consécutive et sélectionné pour le Rising Star Challenge (le match n’aura pas lieu), LaMelo Ball est, en partie, responsable de l’engouement qui règne autour des Hornets cette saison. Même Michael Jordan ne s’attendait pas à un tel succès. Qui aurait cru que les matchs des Hornets allaient être divertissants ! Avec LaMelo propulsé dans le cinq depuis le mois de février, les hommes de Borrego jouent vite: 4e équipe la plus rapide de la ligue en février avec 101.84 possessions. Il est bon de rappeler que cette équipe était dernière dans cette catégorie lors de la saison 2019-20: 95.8 possessions, via BasketReference. Dans son tout nouveau costume de titulaire, Ball tourne à 20.7pts, 6.2rds, 6.7pds en 34 minutes de jeu en moyenne. Par rapport à ses débuts, il montre de l’assurance dans ses un contre un et n’hésite pas à jouer le mismatch pendant le money time comme ce fut le cas lors de la belle victoire à Phoenix (20pts et 8pds).

    Ball est bien plus efficace près du cercle mais aussi de loin. Cela fait dejà 16 rencontres de suite qu’il a rentré au moins un tir primé et ses pourcentages sont pour le moins « Korveresque » avec 44.9% de réussite avec notamment un joli 5/7 dans le duel des « Melo »à Portland et 4/5 face à la défense très permissive de Minnesota. Mais ce qui est fascinant chez ce joueur, c’est le contrôle qu’il a sur le jeu offensif, grâce à sa taille et sa qualité de passe (Record personnel: 12pds à Sacramento), il est tout simplement impossible de prédire ce qu’il va faire une fois dans les airs, et rien que pour ça, on a envie de regarder les Hornets sur le League Pass.

    Si la défense est encore approximative étant donné qu’il est toujours attiré par le ballon, sa taille et son envergure lui permettent de gêner les petits meneurs adverses. Et ce n’est pas Ricky Rubio qui dira le contraire.


    Anthony Edwards, SG, Minnesota Timberwolves : 36m, 14.9pts, 4rds, 2.5pds

    Comme le meneur des Hornets, Anthony Edwards s’est vu confier un poste de titulaire depuis fin janvier/début février et est également sélectionné pour le Rising Star Challenge. Son temps de jeu est alors passé de 25.2 à 32.6 minutes et l’arrière en a profité pour enchaîner trois matchs de suite à plus de vingt points (21pts à Chicago, 21pts à Washignton et 24pts vs Phoenix). Le licenciement de l’ancien coach Ryan Saunders ne devrait pas affecter son temps, au contraire, il semblerait que la franchise souhaiterait donner plus de responsabilités offensives au N°1 de la draft 2020, et ce, au détriment des résultats collectifs.

    • 19 fois titulaires : 3 victoires
    • 21.8 tirs tentés pour 21.3pts (1er de son équipe) sur les 4 derniers matchs
    • Off/RTG : 26e équipe en février avec 107.3pts (via NBA.com)

    Malgré le retour de Karl-Anthony Towns, les Wolves ne gagnent pas et sont bons derniers de la ligue. Mais il y a du positif ! Edwards est une machine à highlights ! Impossible de passer à côté de ce dunk sur le pauvre Yuta Wanatabe. Dommage que le rookie n’a pas souhaité participer au Slam Dunk Contest cette année.

    https://twitter.com/Timberwolves/status/1362972303303221254

    Malheureusement, son adresse aux tirs n’a pas évolué dans le bon sens : 38.2% aux tirs et 30.1% à 3-pts depuis qu’il est titulaire. On relèvera ses passages à vide contre Charlotte (1/10 de loin), contre Toronto (3/14 aux tirs). Edwards ne prend pas toujours la bonne décision en attaque. S’il possède indéniablement un très bon premier pas et des qualités athlétiques lui permettant de finir de manière acrobatique près du cercle, il doit encore apprendre à laisser le jeu venir à lui et ne pas forcer un pull up lorsque les défenses sont resserrées.


    Titulaires sans trop de pression

    Théo Maledon pour un layup facile dans la raquette des Hawks. Credit: Alonzo Adams-USA TODAY Sports
    Théo Maledon, PG, Oklahoma City Thunder : 31m, 7.8pts, 3rds, 3.3pds

    Titulaire depuis la blessure de George Hill fin janvier, tout n’est pas parfait pour le français qui alterne le bon et le très moyen. Malgré des statistiques parfois trompeuses (3pts, 3pds, 4ints contre San Antonio), il est capable d’avoir un impact significatif dans une rencontre comme ce fut le cas face aux Spurs et sa très bonne défense sur Patty Mills dans le money time, forçant ainsi l’australien à faire une reprise de dribble. L’un de ses meilleurs matchs surviendra peu de temps après face aux Hawks. Pour la première fois de sa très jeune carrière, Maledon réalise un double double avec 13pts et 12pds (record personnel). Une ligne de statistique qui le place au niveau d’un Russell Westbrook (de 2008, bien sûr).

    Une performance qui arrive au bon moment étant donné que l’arrière Ty Jerome fait son grand retour sur les parquets. Bien que ces deux joueurs ont souvent combiné ensemble sur le terrain, il ne serait pas étonnant de voir coach Daigneault tenter quelques lineups avec le sophomore à la mène. Au français de montrer qu’il est « SGA compatible » pour que l’on ne puisse se passer de lui ! Et si son temps de jeu reste conséquent, son apport offensif est encore instable avec seulement un point en 32 minutes dans la défaite contre Denver, 11 points en 30 minutes à Dallas, puis 7 points en 29 minutes face aux Spurs. Il est d’ailleurs le seul joueur du cinq à présenter un ratio négatif et n’a pas participé à la remontée des siens sous l’impulsion d’un SGA en feu. Il n’y a pas de quoi s’affoler non plus, le français s’épanouit dans un environnement propice au développement des jeunes joueurs. Petite récompense à souligner: le français fait parti de la Team World du Rising Star Challenge 2021. La suite ne devrait qu’être plus belle.

    Saddiq Bey, SF, Detroit Pistons : 34m, 9.9pts, 3.9rds, 1.1pds

    Titulaire au poste 4 après son excellent match à Boston (30pts et 7/7 de loin), le rookie a donc bel et bien pris la place d’un Blake Griffin sur le départ. Depuis sa performance magistral au TD Garden, Bey n’a plus retrouvé cette adresse de loin (seulement 23.8% de réussite sur les trois derniers matchs). Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le jeu offensif de Bey se résume principalement sur son tir à 3-pts à 45° (43.1% de réussite via statmuse). Sur catch & shoot, sur pull up, side step, en transition, l’ancien joueur de Villanova ne refuse jamais un tir primé, et parfois au détriment de l’extra-passe.

    Si 68.6% de ses tirs sont pris derrière la ligne (via NBA.com), c’est aussi parce que l’ailier n’est pas réputé pour ses qualités athlétiques et de finition dans la raquette (50% via statmuse). Et pour en rajouter une couche, il n’a contré qu’un seul tir depuis le début de la saison! Un peu surprenant pour un garçon listé à 2.03m. Néanmoins, l’intelligence et le sens de l’anticipation font de Bey un joueur capable de défendre sur les meilleurs joueurs de la ligue.

    La question pour ce break, c’est de savoir si coach Casey va l’inciter à varier son jeu avec des feintes, des extra-passes, des coupes sans ballon. Ses dernières prestations évoquent une certaine fatigue chez le joueur, espérons que cette pause lui soit bénéfique.


    On attend avec impatience leur rentrée sur le parquet

    Le sang froid d’Immanuel Quickley quand il s’agit de scorer. via Newsday
    Immanuel Quickley, G, New York Knicks : 33m, 12.2pts, 2.3rd, 2.4pds

    Pas évident de deviner si Thibodeau va faire jouer son rookie plus de 20 minutes sur deux matchs consécutifs. En tout cas pour le moment, « IQ » navigue entre les bonnes prestations : 25 points en 20 minutes contre la défense poreuse des Kings, 26 points à San Antonio avec 6 tirs primés (record personnel), et les performances sans saveur : 3 points en 13 minutes contre Golden State, 0 point contre Detroit en 12 minutes. Impossible de deviner quelle genre de récital l’ancien joueur de Kentucky va nous proposer soir après soir. L’arrivée de Derrick Rose a effectivement bouleversé les plans dans les rotations, mais ils’agit quand même du 4e meilleur scoreur de sa classe depuis dizaine de matchs (via NBA.com) et ses moyennes sont tout bonnement saisissantes

    • 12.2 points par match en seulement 18.8 minutes

    Un vrai scoreur capable de floaters en tout genre, mais qui a légèrement dévié de son principal atout pour scorer de loin. L’arrière tente plus sa chance de loin depuis quelques matchs comme le démontre son joli 6/13 à San Antonio.


    James Wiseman, C, Golden State Warriors : 26m, 11.8pts, 5.9rds, 0.7pd

    Le jeune pivot des Warriors a manqué onze rencontres suite à une blessure au poignet. Sa reprise s’est faite discrètement et dans la 2nd unit. Délogé du cinq, le N°2 de la draft 2020 a toujours à cœur de montrer de quoi il est capable en attaque. Pour son retour, il se montre efficace en inscrivant 14 points en seulement 15 minutes au MSG. Peut-être que cette pause lui a permis de se poser devant des vidéos afin de mieux cerner le nuances des placements offensifs à avoir sur le terrain. Surtout quand on joue avec de gros QI basket comme Stephen Curry et Draymond Green.

    Les deux matchs qui ont suivi sont du même acabit : 11pts en 18 minutes à Indiana et 16 pts en 16 minutes contre Charlotte. Puis, ce sentiment d’amélioration dans le jeu s’est détérioré après trois matchs perdus et trois performances médiocres du jeune prodige : 5pts et 6 fautes chez les Lakers, 6pts à Portland. Pour son dernier match avant la pause, il est inséré à nouveau dans le cinq pour palier aux nombreuses absences dans le roster. Même s’il termine la rencontre en double-double (11pts et 11rds), il n’a clairement rien pu faire face à la leçon de basket donnée par les Suns. Enfin, le pivot est toujours déterminé à tirer de loin (0/4 sur les trois derniers matchs), peut-être que sa signature chez Anta, l’équipementier de Klay Thompson pourra y remédier. Il a tout de même eu le droit à une place dans la Team USA du Rising Star Challenge 2021.


    Ils ont pointé le bout de leur nez

    Saben Lee intenable contre les Raptors. Photo by Douglas P. DeFelice/Getty Images
    Saben Lee, PG, Detroit Pistons : 15m, 7.1pts, 1.5rds, 2.3pds

    Déjà évoqué comme un futur steal avant le début de la saison par Benjamin, l’ancien meneur de Vanderbilt a réussi une percée ces derniers jours avec un match record lors de la victoire face au Magic : 21 points (record personnel), 3/3 de loin, en 28 minutes. Excellent driver, des mains rapides, et un tir extérieur correct malgré une mécanique de tir suspecte. L’ancien coéquipier de Garland et de Nesmith a du jus dans les jambes et le pauvre Vucevic aurait pu en faire les frais.

    Killian Hayes out, Delon Wright à l’infirmerie et Derrick Rose transféré à New York, voilà ce qui explique en partie l’augmentation drastique du temps de jeu de l’arrière de 21 ans qui vient d’enchaîner sept matchs consécutifs au dessus des 20 minutes de temps de jeu. Si son tir extérieur lui fait défaut, il ne se ménage pas quand il s’agit de pousser la balle en attaque et de délivrer de bonnes passes dans les petits espaces comme dans cette vidéo avec le français Sekou Doumbouya.


    Killian Tillie, F, Memphis Grizzlies : 2m, 1.5pts, 1rd

    Les débuts du français ont enfin eu lieu ! C’est lors d’un déplacement chez les Rockets et profitant ainsi du garbage time que l’ancien joueur de Gonzaga a effectué ses premières foulées sur un parquet NBA. Il réussi à inscrire un tir primé en seulement 8 minutes et on ne peut qu’imaginer le soulagement qu’a pu ressentir le français.

    Il jouera également le match suivant face aux Wizards mais sans avoir pu marquer le moindre point. Pas grave, il faut retenir que même non drafté, Tillie a toute ses chances pour grappiller quelques minutes et pourquoi pas se montrer dangereux de loin à la Davis Bertans.

    Lamar Stevens, F, Cleveland Cavaliers: 24m, 4.2pts, 2.6rds, 1pd

    Non draté à sa sortie de Penn State, l’ailier n’a pas eu beaucoup l’occasion de se montrer sur cette première partie de saison: seulement deux matchs au desssus de la barre des dix points avec des pourcentages de réussite encore faibles pour le moment: 40.4% aux tirs et 11.8% à 3-pts. Cela ne l’empêche pas d’avoir son « moment » contre les Hawks. Suite aux nombreux forfaits pour ce match (Drummond, Love, Nance Jr, Prince), le rookie a pu jouer 16 minutes et inscrire 8 points et surtout, le Game Winner! On remerciera au passage la défense tenace de Trae Young.

    https://www.youtube.com/watch?v=Eg0jZstgD6Y

    Mason Jones, SG, Houston Rockets : 22m, 5.5pts, 2.1rds, 1.3pds

    C’est loin d’être la joie dans le Texas depuis le départ de James Harden. Les hommes de Stephen Silas sont en train de marquer l’histoire de la franchise et dans le mauvais sens avec une vilaine série de 13 défaites de suite. Encore trois défaites et ils dépasseront la série noire de 2011. Peu importe, nous ce que l’on veut, c’est voir les jeunes prendre de l’épaisseur malgré le climat pesant de la défaite, et Mason Jones trouve toujours un moyen de se faire remarquer malgré un temps de jeu faible: 9.5 minutes sur les 11 derniers matchs et trois DNP. Pourquoi l’évoquer alors? Et bien ce joueur est assez particulier de part sa qualité de dribble et de drive vers le cercle. Loin d’être explosif ou bien rapide, l’arrière a un don qu’il partage avec le barbu: aller sur la ligne des lancers-francs. Son match contre Memphis n’est peut-être qu’un avant goût de ce qui se prépare pour les années à suivre:

    • 12 points en 15 minutes, 9/10 aux lancers-francs!

    Il était temps que le break arrive

    Tyrese Maxey. Credit: David Down via NBAE GettyImages
    Tyrese Maxey, SG, Philadelphia Sixers : 32m, 8pts, 1.9rds, 1.8pds

    Elle est bien loin l’époque durant laquelle les Sixers étaient touchés par le protocole sanitaire permettant ainsi au rookie de scorer à volonté (39pts contre Denver). Il semblait pourtant bien intégré dans les plans de Doc Rivers, d’autant plus que des rumeurs évoquaient le fait que Philly ne souhaitait pas s’en séparer pour faire venir James Harden. Mais depuis son dernier match en tant que titulaire en janvier, Maxey n’a dépassé la barre des dix points qu’à trois reprises et son temps de jeu n’a cessé de dégringoler (quatre DNP). Seth Curry, Matysse Thybulle, Furkan Korkmaz et Shake Milton sont bien sûrs tous (re)passés devant le rookie dans la rotation, ce qui ne lui reste que des miettes ou bien du temps de jeu pour le garbage time. L’arrière n’est plus en rythme. Il n’a plus rentré de tir primé depuis neuf rencontres et ne semble plus être dans la rotation serrée de Doc Rivers. Espérons que ce break soit plus que positif aussi bien mentalement que physiquement pour ce jeune arrière vif et généreux sur le terrain.


    Bienvenue à l’infirmerie

    Tyrese Haliburton, G, Sacramento Kings : 30m, 13.2pts, 3.6rds, 5.4pds

    QUEL DOMMAGE ! Fraîchement élu rookie du mois de février à l’Ouest et élu dans la Team USA du Rising Star Challenge, l’arrière des Kings est un vrai bol d’air frais lorsque l’on regarde un match des Kings. S’il on va éviter de s’étendre sur ses performances d’avant sa blessure, il faut souligner le fait qu’Haliburton surprend son monde en se montrant capable de créer son propre shoot. De plus en plus à l’aise balle en main, coach Walton n’a pas hésité à lui confier plus des responsabilités à la mène et sur pick & roll. Intelligent et lucide des deux côtés du terrain, ses quatre derniers matchs sont pour le moins séduisants : 19.8pts, 6.5pds, 2.8ints. Malheureusement, une blessure aux mollets le tient pour le moment loin des parquets (4 matchs manqués). Il est listé au jour le jour. On a évidement hâte de le revoir après la pause du All-Star Break.

    Cole Anthony, PG, Orlando Magic : 25m, 11pts, 4.4rds, 3.8pds

    La saison d’Orlando a totalement basculé le jour où Markelle Fultz s’est blessé au genou. Cette mésaventure a permis au jeune Cole de prendre le poste de meneur titulaire et de pouvoir accélérer son apprentissage chez les pros. Mais il semblerait que le mauvais sort s’acharne sur Steve Clifford et ses joueurs puisque c’est au tour du rookie de manquer un nombre de matchs conséquents (11) à cause d’une côte cassée. On en saura un peu plus sur une éventuelle date de reprise après le All-Star Break.


    Il a quitté la classe…

    Ashton Hagans, PG, Minnesota Timberwolves : 2m

    Dommage pour l’ancien meneur de jeu de Coach Cal à Kentucky. Après seulement deux apparitions pour à peine 4 minutes passées sur les parquets NBA, le rookie en two way contract a été coupé par Minnesota. Ce move peut notamment s’expliquer suite à une violation des règles du protocole sanitaire du joueur au sein de l’équipe de G-League.


    10 autres élèves à surveiller :

    • Patrick Williams, F, Chicago Bulls : 33m, 10.2pts, 4.8rds, 1.2pds
    • Jae’Sean Tate, SF, Houston Rockets : 34m, 9.9pts, 5.3rds, 1.7pds
    • Desmond Bane, SG, Memphis Grizzlies : 28m, 9.6pts, 2.9rds, 1.4pds
    • Isaac Okoro, SF, Cleveland Cavaliers : 31m, 8.1pts, 2.7rds, 1.9pds
    • Payton Pritchard, PG, Boston Celtics : 30m, 7.7pts, 2.3rds, 2.3pds
    • Xavier Tillman Sr, PF, Memphis Grizzlies : 27m, 7pts, 4.6rds, 1.7pds
    • Dylan Windler, SF, Cleveland Cavaliers : 22m, 6.3pts, 4.1rds, 1.3pd
    • Precious Achiuwa, PF, Miami Heat : 35m, 6.1pts, 4rds, 0.6pd
    • Isaiah Stewart, C, Detroit Pistons : 34m, 5.4pts, 5.8rds, 0.7pd
    • Facundo Campazzo, PG, Denver Nuggets : 30m, 5.5pts, 2.1pds
  • Les « Bad Busts » de Detroit

    Les « Bad Busts » de Detroit

    Rédigé par Guillaume GABORIT, Illustration by @romain_sk_97

    Une intersaison intrigante, des choix de draft plus ou moins réussis et des recrues en quête de rédemption. Avec la récente acquisition de l’ex-Knick Dennis Smith Jr, Troy Weaver obtient là son 3e joueur étiqueté « loterry bust ». Focus sur trois jeunes au parcours chaotiques que coach Casey tentera de relancer.


    « Ce n’est pas une reconstruction, mais une restauration. »

    Troy Weaver, GM des Pistons

    Voici ce qu’avait annoncé le GM de la franchise avant le début de la saison. Mais personne n’est dupe, on devine tous que Detroit va faire son maximum pour remporter un minimum de matchs cette saison afin de conserver son choix de draft 2021 que possède Houston (protégé top-16). Avec près de 88M$ dépensés dans le secteur intérieur, trois choix de draft récupérés en novembre dernier, ainsi que les départs de Christian Wood et de Bruce Brown, l’ancien employé du Thunder s’est efforcé de rester dans les clous, c’est à dire, ressembler à la pire franchise à l’Est.

    Maintenant que le plus dur est fait, il serait judicieux de tenter le coup avec des joueurs dont la côte est au plus bas afin de les revaloriser et pourquoi pas, trouver de nouveaux acquéreurs en échange de picks. Car si Detroit est en position pour les meilleurs choix pour les prochaines années à venir, la franchise ne possède, en revanche, aucun choix supplémentaire au premier tour comme c’est le cas par exemple à Oklahoma City et à New Orleans.

    Avec les arrivées de Josh Jackson (4e choix en 2017), de Jahlil Okafor (3e choix en 2015) et tout récemment de Dennis Smith Jr. (9e choix en 2017), Troy Weaver souhaite faire d’une pierre deux coups en n’améliorant pas le pourcentage de victoires en saison régulière tout en se donnant la chance de relancer la carrière de ces trois « busts » pour éventuellement , récupérer des choix de draft en retour.


    Josh Jackson: Le repenti

    Après une seule saison à Kansas, l’ancienne recrue N°1 du pays est donc drafté en 4e position en 2017 par Phoenix. L’ailier a séduit le front office des Suns de part sa taille, son envergure, ses qualités athlétiques, son sens du rebond, et son potentiel en défense. Après deux sélections hasardeuses en 2016 (Bender en 4e, Chriss en 8e), les dirigeants semblent bien sûrs d’eux. Le GM de l’époque, Ryan McDonough a d’ailleurs refusé de lâcher le rookie pour éventuellement récupérer Kyrie Irving lors de l’été 2017. Personne au sein de la franchise n’imaginait ce qui allait se passer ensuite…

    Après avoir débuté les trois premières rencontres de la saison au poste 4, Jackson commence déjà par recevoir une amende de 35 000$ pour des gestes déplacés envers des fans des Clippers. Balader sur les postes 2 à 4, en tant que défenseur ou bien scoreur (36pts lors d’une défaite contre les Warriors en fin de saison), la saison du rookie fut loin d’être constante mais elle se termina sur une bonne note avec une place dans la 2nd All-Rookie Team. Incapable de confirmer les espoirs placés en lui lors de sa saison sophomore, les ennuis se sont par la suite bousculés…

    Et c’est parti ! Après avoir séché une séance dédicace avec les fans en mars 2019 (20 000$ d’amende), il se fait ensuite arrêter en Floride lors d’un festival car ce dernier forçait le passage pour rentrer dans un carré VIP ! Menotté, il tenta de s’échapper, en vain… Et puis en juin une nouvelle affaire tombe sur le jeune joueur avec cette sombre histoire d’avoir accidentellement « shooté » sa fille de 4 ans au cannabis. Phoenix ne perd pas de temps et le trade en juillet à Memphis. Dans cet échange, les Suns ne récupèrent « que » un vétéran candidat au buy out (Kyle Korver) et un rookie (Jevon Carter). Dans l’affaire, les Suns ont également dû lâcher De’Anthony Melton et un 2nd tour de draft.

    S’il s’est assagi à Memphis, il jouera en revanche plus de matchs en G-League que sous le maillot des Grizzlies (26 contre 22). Si les chiffres sont bons en ligue mineure (20.3pts, 7.5rds, 4.3pds), Jackson n’est jamais réellement rentré dans les plans de Taylor Jenkins et sa jeune équipe drivée par le rookie Ja Morant. Non reconduit par Memphis, l’ailier se retrouve sur le marché des Free Agents, et c’est donc Detroit qui tente le coup avec un contrat sur 2 ans et 9,7M$. Signe de la confiance accordée par le GM Troy Weaver, ces deux années de salaire sont garanties.

    Finalement, cette saison semble être la bonne pour l’ancien paria. Seulement deux matchs manqués, et un rôle de 6e homme qui semble lui convenir. Le staff des Pistons peut notamment apprécier ses qualités de socreurs (27pts vs Atlanta, 28pts vs LA Lakers, 25pts vs Pelicans), mais son apport en défense est également souligné par le coach Dwane Casey.

    « Ce qui était super ce soir au-delà de l’attaque, c’est sa défense, ce qu’il a fait et les qualités qu’il a défensivement. »

    Dwane Casey après les 27 points de Jackson contre les Hawks

    L’ailier de 24 ans paraît plus impliqué en défense comme l’indique sa moyenne de contre par match: 0.9 (meilleure moyenne personnelle). 25 minutes de temps de jeu, déjà cinq matchs au dessus des 20 points, et une moyenne de 13.5pts par rencontre, Jackson profite clairement de cette nouvelle chance, et son coach ne manque pas de souligner son talent :

    « C’est un diamant brut que vous ne trouvez pas souvent à développer dans votre programme. Jusque là il est un modèle, un citoyen modèle, il fait tout ce que nous lui demandons et je suis vraiment fier de Josh et de la façon dont il approche les choses. »

    Dwane Casey

    Dennis « Dynamite » Smith Jr.

    Encore un joueur en provenance de la cuvée 2017. Choisi en 9e position par les Mavericks, le jeune « DSJ » est réputé pour avoir un faible pour les dunks bien violents dans la raquette à la façon d’un Russell Westbrook. Du spectacle ? Du basket à l’instinct ? Pourquoi pas, pour redonner un peu de vie à cette équipe de Dallas coachée sans originalité par Rick Carlisle et avec un Dirk Nowitzki sur une jambe. Sa saison rookie est plus que convenable avec 15.2pts de moyenne en moins de 30 minutes de temps de jeu, et une honorable place dans la 2nd All-Rookie Team. En décembre 2017, il obtient son tout premier triple double en carrière à 20 ans contre les Pelicans (21-10-10) faisant de lui l’un des plus jeunes joueurs de l’histoire à réaliser une telle performance.

    Oui mais voilà, les résultats collectifs EUX ne sont pas au rendez-vous et Dallas se retrouve donc à choisir en 5e position lors de la Draft 2018. On ne reviendra pas sur cet échange qui a bouleversé à jamais l’héritage de la ligue, mais Mark Cuban récupère un jeune prodige en provenance du Real Madrid : Luka Doncic. Et l’arrivée du slovène a complètement modifié la trajectoire de l’aventure de DSJ dans le Texas. Tout d’abord, des problèmes de compatibilité entre Doncic et Smith sont relevés, puis des rumeurs d’un DSJ mécontent concernant son utilisation font surfaces. La tension qui règne avec coach Carlisle ne surprend personne, et en peu de temps, le lien est rompu ! Toute la ville est sous le charme de Doncic, tandis que le meneur sophomore boude. Ce dernier ne finira pas l’hiver dans le Texas puisqu’il sera envoyé à New York en compagnie de DeAndre Jordan, Wesley Matthews, deux futurs choix au premier tour, en échange de Kristaps Porzingis, Tim Hardaway Jr, Courtney Lee et de Trey Burke.

    Si DSJ avait de grands espoirs pour son aventure new-yorkaise, il était loin d’imaginer qu’il ne participerait qu’à 53 matchs en trois saisons, et qu’il se battrait pour le poste de meneur avec Emmanuel Mudiay, son collègue de promotion Frank Ntilikina et Elfrid Payton. Il a même été assigné, sans pour autant y avoir joué, en G-League avec les Knicks de Westchester. Même s’il faut avouer que l’environnement des Knicks n’est pas le plus stable pour s’épanouir (trois coachs en trois saisons), DSJ n’a pas réussi à convaincre et n’a pris part qu’à trois petits matchs cette saison !

    Enfin tradé à Detroit en février dernier en échange de Derrick Rose, l’arrière a retrouvé le sourire et l’envie de jouer libéré en attaque ! Qui sait ? Peut-il s’inspirer du jeu déroutant et imprévisible de Russell Westbrook ?

    Après dix rencontres et cinq en tant que titulaire (7.8pts, 3.3pds), DSJ semble avoir repris des couleurs en attaque et retrouve les responsabilités qui lui étaient incombées lors de sa saison rookie. Et son triple double contre les Raptors est plus qu’un signe encourageant pour la suite (10-12-11). Si tout n’est pas encore parfait, il se remet petit à petit en jambe dans une équipe qui a pour objectif Cade Cunningham la restauration de la franchise. Et plus important, il semble qu’il ait enfin le coach adapté pour lui :

    “ C’est un peu plus compliqué d’intégrer des gars à une jeune équipe, mais j’adore ça. J’aime coacher des gars comme ça, relever ce défi d’un point de vue du coaching, de l’enseignement, pour les façonner et prouver au reste de la ligue qu’ils avaient tort.”

    Dwane Casey

    Jahlil Okafor, Bust in Process

    Recrue N°1 du pays à sa sortie du lycée en 2014 et vainqueur de la March Madness en 2015 avec Duke, qui aurait cru que le palmarès de « Jah » s’arrêterait à ça lorsque Sam Hinkie et les Sixers l’ont sélectionné en 3e position en 2015 et devant Kristaps Porzingis. Estampillé « Trust the Process », Okafor n’a jamais réellement marqué l’histoire de la franchise malgré quelques sorties remarquées (17.5pts de moyenne lors de sa saison rookie). Il finit tout de même dans la 1st All-Rookie Team.

    Mais il y a un BIG problème, et il s’appelle Joel Embiid. Après deux ans d’absence, le camerounais est de retour sur les terrains, et c’est Okafor qui en fait les frais en prenant la direction du banc. Il subit ensuite l’affaire Bryan Colangelo. L’ancien GM des Sixers qui « aurait » remis en question la mentalité et le poids du joueur. Deux éléments qui empêchaient la franchise de pouvoir le trader à l’époque. Fatigué mentalement, il fut enfin envoyé à Brooklyn en décembre 2017. Un temps de jeu réduit, et un style de jeu pas vraiment compatible avec les tendances actuelles. En effet, après avoir bourlingué à Brooklyn, puis à New Orleans, l’ancien poulain de coach K, n’est définitivement pas né dans la bonne époque. Son style se résume à deux choses : être gourmand au poste bas, et être lent en défense. Et ça malheureusement, c’est encore le cas à Detroit.

    L’intersaison des Pistons en a étonné plus d’un avec la signature de plusieurs intérieurs. Okafor a pu parapher un contrat de deux ans et 4M$ garantis. Une opportunité de plus pour ce joueur en quête de stabilité. Pour le moment, Okafor ne peut se contenter que de 10 minutes, 4.3pts et 2.3rds par rencontre. Malheureusement, en février dernier, Okafor a dû subir une opération au genou qui va le tenir éloigner entre 6 à 8 semaines des parquets.


    Si Detroit est bel et bien en reconstruction, on peut relever cette volonté de récupérer d’anciens parias, d’espoirs déchus et de joueurs d’un autre temps. Coach Casey est prêt pour les remettre en selle, tandis que le GM Troy Weaver, lui, est prêt pour récupérer des choix de draft en retour.

  • Introduction au GPI :  rookies, joueurs phares et All-Stars

    Introduction au GPI : rookies, joueurs phares et All-Stars

    Par Benjamin Gisse (@MagicBenJohnson)


    Les notations de PER, BPM ou WS sont assez régulières quand on commence à se plonger dans le domaine des statistiques avancées. Même si l’efficacité de certaines est assez… bancale, la majorité des statistiques restent des valeurs sûres lors de l’analyse sportive, et la NBA ne fait pas exception ! Mais allons plus loin, en créant notre propre indicateur : le GPI !


    Le GPI, pour une analyse générale du jeu

    GPI. General Performance Indicator. Indicateur général de performance.
    Initialement divisé en 2 parties (performance offensive et défensive), le GPI a évolué avant d’arriver à sa forme finale, ou presque !
    Chaque joueur est noté sur 4 parties distinctes :

    • la productivité du joueur : elle se calcule à partir du nombre de ballons et de possessions par match possédés par le joueur. Plus il sera efficace sur tous les aspects du jeu lors de ses possessions, plus sa productivité sera élevée.
    • le shoot : mélange d’adresse et d’efficacité au niveau du shoot. Un shooteur adroit et un shooteur qui utilise bien ses tickets shoots auront un indice plus élevé que le reste des joueurs.
    • l’offense : calcul réalisé à partir des stats offensives disponibles afin de pouvoir voir à quel point le joueur est dominant offensivement.
      Afin de rester transparent, beaucoup de calculs de cette partie ont été réalisés en s’inspirant du Box Plus/Minus (BPM) et de ses dérivées, sans que cette statistique ait une grande influence dans le résultat final.
    • la défense : calcul réalisé à partir des stats défensives disponibles afin de pouvoir observer à quel point le joueur est dominant défensivement.
      Comme pour la partie offensive, beaucoup de calculs de cette partie ont été réalisés en s’inspirant du Box Plus/Minus (BPM) et de ses dérivées, sans que cette statistique ait une grande influence dans le résultat final.

    Une fois ces 4 coefficients calculés, un dernier calcul a lieu afin de trouver un mélange cohérent qui nous permettent de créer le GPI.
    Note : le GPI est une statistique évolutive (comme le Win Shares), plus le joueur joue de matchs, plus son indice augmente.

    Quelques données intéressantes…

    Maintenant que la notion du GPI est installée, nous pouvons nous pencher sur la partie la plus intéressante : l’analyse des données.
    Un tableau en fonction des minutes jouées cette saison nous permet d’arriver à ce résultat.


    GPI des joueurs NBA en fonction de leurs minutes jouées


    On remarque que certaines tendances se dégagent…

    • Un quatuor de MVPs sort du lot

    Jokić. Dončić. James. Curry.
    4 joueurs hors pair, 4 monstres évoluant en NBA. 4 candidats MVP.
    Seuls joueurs avec un GPI supérieur à 10 sur cette moitié de saison, ils peuvent être considérés comme les 4 meilleurs joueurs sur cette saison.
    Un homme se dégage : Nikola Jokić.
    Même si Luka Dončić se rapproche du pivot des Nuggets, sa domination est trop forte sur ce début de saison.

    Avec un score de 12.18, il survole clairement le championnat.
    Rendez vous compte : son GPI est le double de celui de Bradley Beal, leader de la NBA en points par match !

    Derrière ce quatuor se trouve un certain Giannis Antetokounmpo, double MVP en titre, un peu en retard sur ce début de saison.
    On peut également noter la présence de Julius Randle dans le top 10, dans une saison mémorable pour le forward des Knicks.
    Mais un jeune plein d’ambitions retient notre attention…

    • LaMelo Ball, rookie hors pair

    Difficile de comparer avec les autres cuvées, mais tout le monde s’accorde pour dire que ce que propose LaMelo Ball cette saison est assez incroyable.
    Candidat plus que légitime au titre de Rookie de l’année, il est le seul rookie à être dans le top 25 en termes de GPI (24ème).
    Sa production est folle, et sa domination parmi les jeunes draftés est visible.

    Il surclasse ses compagnons de draft, avec un GPI quasiment 2 points plus élevé que le deuxième rookie : Immanuel Quickley (Knicks).
    Saison légendaire pour un rookie ? L’avenir nous le dira (les différents Carnets des rookies aussi), mais LaMelo montre qu’il peut marquer le présent tout en assurant un avenir aux Hornets.

    • Les joueurs de – de 25 ans dominés par deux européens

    Certes. Jokic vient d’avoir 26 ans ce 19 février, donc il ne devrait pas apparaître dans ce graphe. Mais le temps de rédaction n’a pas permis une mise à jour des données depuis le 17 février.

    Cependant, la domination des deux européens est réelle.
    Avec 2 candidats MVP en tête d’affiche, l’Europe se porte bien, et surclasse de loin la suite des joueurs américains, malgré une tentative de retour initiée par Adebayo et Simmons.
    Si on ajoute Sabonis (5ème), Zubac (16ème) ou Poeltl (26ème), les joueurs européens deviennent de plus en plus marquants dans cette ligue.

    Qui est All-Star selon le GPI ?

    On le sait, la période de votes pour le All-Star Game a une certaine tendance à enflammer les réseaux sociaux, et alimente bon nombre de débats sur chaque début d’année civile.
    Alors que les votes des fans sont désormais clos et que les résultats sont sortis, regardons quels joueurs seraient potentiellement sélectionnés si le choix était réalisé à partir du GPI.


    Joueurs issus de la conférence Ouest


    Joueurs issus de la conférence Est


    Pas de surprise. L’Ouest est plus performant que l’Est, surpassant .
    Avec leur capitaine Nikola Jokić en quête de son premier titre de MVP, la conférence Ouest domine de la tête et des épaules. 4 membres du cinq de départ ont un GPI supérieur à 10 et supérieur au capitaine de l’est, Giannis Antetokounmpo.

    Cependant, cela semble être la partie submergée de l’iceberg pour le camp du double MVP grec. Plus on se plonge dans l’effectif, plus l’Est semble équilibrer le match. Au niveau des wildcards de chaque conférence, on peut même observer une supériorité de l’Est.
    Et si la conférence Est regorgeait d’un plus grand vivier de talents, mais de joueurs moins performants dans l’ensemble ? Une partie immergée plus grande, plus profonde que l’Ouest ?

    Donnez votre avis sur ces deux équipes dans ce sondage.
    Les résultats seront affichés sur le compte Twitter @MagicBenJohnson le mercredi 24 février.


    Ainsi se conclut l’introduction du General Performance Indicator (GPI), statistique qui va faire son apparition dans plusieurs articles signé Clutch Time dans les mois à venir !
    Candidats MVP, Rookie de l’année, All-Stars, All-NBA Teams, rien n’échappera à ce nouvel indice que l’on vous partage !


    Sources : NBA.com, Basketball Reference.

  • Et le capitaine James Harden abandonna son vaisseau

    Et le capitaine James Harden abandonna son vaisseau

    Rédigé par Guillaume Gaborit, Illustration by @romain_sk_97

    Cela aurait pu être une belle histoire. Celle d’un sixième homme d’une équipe finaliste ayant pour mission de porter sur ses larges épaules toute une ville vers un nouveau titre, le premier depuis 1995. Si Harden détient désormais à lui seul 90% de records en tout genre de la franchise, il n’a jamais pu atteindre les Finales en huit ans. Mission avortée, et voilà que ce qui était encore impensable il y a un an se concrétise. Le célèbre N°13 a donc quitté le vaisseau des Rockets vers une nouvelle mission à Brooklyn. Prenons ensemble un step back pour revivre les moments marquants de sa période Houston.


    Un trade marquant et des débuts historiques

    Daryl Morey et James Harden lors la présentation face à la presse en octobre 2012. Crédit: AP/ Pat Sullivan

    La nouvelle est officialisée le 27 octobre 2012, quelques mois après avoir perdu en finale face au Heat aux côtés de Kevin Durant et de Russell Westbrook, Harden est un Rocket. Le GM de Houston Daryl Morey peut savourer son deal pour récupérer le meilleur sixième homme de la ligue. Pour se faire, il a fallu lâcher le shooteur (à la mécanique de tir improbable) Kevin Martin, le rookie sélectionné en 12e position de la Draft 2012 Jeremy Lamb, deux futurs choix au premier tour (qui deviendront Steven Adams en 2013 et Mitch McGary en 2014) ainsi qu’un second tour (Alex Abrines en 2013). Morey en est convaincu, il s’agit d’un trade unique qui va faire basculer la franchise texane dans une toute autre dimension après avoir tournée la page T-Mac/Yao.

    « James Harden est un joueur sur lequel nous pouvons construire et continuer à améliorer l’équipe autour de ses compétences. »

    Daryl Morey lors de la conférence de presse d’introduction de sa nouvelle star.

    Sans perdre de temps, le barbu signe une extension (tant voulu) de 80M$ sur cinq ans. Les questions fusèrent : comment un 6e homme pourra-t-il faire face à des défenses plus resserrées ? Comment pourra-t-il réussir sans avoir à ses côtés des stars comme ce fut le cas au Thunder ? Ce qui est certain, c’est que cet échange restera à jamais dans l’histoire de la ligue.

    « Il y aura pour toujours une ligne de démarcation lorsque nous parlerons de l’histoire de la franchise du Thunder: il y a un avant Harden et un après Harden. »

    David Aldridge, journaliste de NBA.com

    Toutes ses questions concernant la capacité de l’arrière de 23 ans de prendre les reines d’une franchise se sont vite estompées après ses deux premières victoires: 37pts et 12pds à Detroit puis 45pts à Atlanta (15/17 aux lancers-francs!). Il devient le scoreur le plus prolifique de l’histoire avec 82 points sur ses deux premiers matchs avec ses nouvelles couleurs, dépassant ainsi Wilt Chamberlain (79pts). Déjà, à l’époque, ces deux performances historiques annoncent la couleur pour la suite de l’aventure de James Harden au sein du vaisseau des Rockets.

    https://www.youtube.com/watch?v=SkfEKKECzGo

    Saison exceptionnelle d’un point de vue individuel : 25.9 pts par match contre 16.8 pts l’année précédente et on tient aussi à souligner le fait que les arbitres, aussi bien que les défenseurs, n’étaient pas prêts pour faire face au phénomène Harden : 10.2 lancers tentés par match contre 4.3 de moyenne en trois saisons avec le Thunder. Ajoutez à cela sa première apparition au All-Star Game en tant que remplaçant à l’ouest et vous tenez là un nouveau franchise player. Seule ombre au tableau, l’élimination au premier des Playoffs face à son ancienne équipe : 2v-4d. Les Rockets étaient aux portes d’un sweep (3v-0d), mais la blessure de Russell Westbrook (merci Pat Beverley) a été un facteur important dans le regain de confiance des texans.

    La saison 1 avec un James Harden encore attiré par le tir à mi-distance, reste positive après trois saisons sans Playoffs, les Rockets sont de retour dans la féroce conférence Ouest. L’avenir de la franchise se reposera bien sur le barbu.


    Un « one two punch » avec Dwight Howard qui tombe à l’eau

    Dwight Howard et James Harden – via USA Today Sports

    Il faut croire qu’un roster composé de Jeremy Lin, de Chandler Parsons et d’Omer Asik ne suffit pas à vous emmener au 2e tour des Playoffs à l’Ouest. Daryl Morey (toujours en quête de superstars), profite de l’ascension d’Harden pour signer le free agent le plus convoité de l’été 2013 : Dwight Howard. Après une saison galère à Los Angeles, c’est une demie-surprise de voir le triple DPOY signer pour 4 ans et 88M$ pour jouer aux côtés d’une étoile montante.

    La première saison du duo est réussie : 54v-28d, soit le meilleur bilan de la franchise depuis 2008 et la fameuse série de 22 victoires de suite de T-Mac & co. James Harden est dans la continuité de ce qu’il a produit lors de l’exercice précédent et « D-12 » semble soulagé de ses douleurs au dos qui l’ont tant handicapé à Los Angeles. Les hommes de Kevin McHale finissent 4e à l’Ouest, pour affronter les Trail Blazers de LaMarcus Aldridge (inarrêtable sur la série) et d’un Damian Lillard dans sa 2e année. Malgré l’avantage du terrain, Houston perd ses deux premiers matchs. Harden se démène pour arracher le Game 3 (37pts, 9rds, 6pds), puis c’est au tour de Dwight Howard de se montrer lors du Game 5 (22pts, 14rds, 3blks). Dans un Game 6 très serré et dans une ambiance électrique, les Rockets vont échouer sur un buzzer beater signé Lillard. Le duo Harden/Howard rentre déjà dans l’histoire des Playoffs en étant témoin de la naissance du phénomène « It’s Dame Time ».


    Malgré un terrible dénouement, tout n’est pas à jeter. Daryl Morey a réellement transformé Houston en un réel prétendant au titre, avec ses deux All-Stars et pour sa 2e saison, Harden est élu dans la 1st All NBA Team. Pour la saison 2014-2015, le GM décide de se débarrasser du pivot Omer Asik, finit avec cette horrible idée de McHale de placer le turc aux côtés de Dwight Howard dans le cinq. En retour, les Rockets récupèrent un ancien de la maison, Trevor Ariza puis quelques semaines plus tard un autre shooteur avec Jason Terry. Pour sa 3e saison dans le Texas, Harden gonfle ses statistiques offensives notamment grâce à l’absence de son pivot star qui manqua la moitié de la saison. L’arrière devient pour la première fois titulaire au All-Star Game (Kobe Bryant étant blessé), il gère toujours autant voire plus le jeu en attaque (27.4pts) tout en alimentant ses shooteurs que sont Ariza, Motiejunas, Terry et Beverley (7pds). Les Rockets consolident leur statut de favoris et tout cela sans leur pivot vedette…

    James Harden en tenant de remplaçant félicitant ses coéquipiers. Credit: Andrew D. Bernstein/Getty Images

    De retour en Playoffs, Harden & co se débarrassent facilement des Mavericks au premier tour en 5 matchs. Le barbu tourne à 28.4pts sur la série avec un joli carton lors du Game 3 remporté à Dallas (42pts, 15/24 aux tirs). En revanche, les demies-finales seront bien plus intéressantes et auront fait couler beaucoup d’encre. Menés 3-1 face aux Clippers version lob city avec Chris Paul et Blake Griffin, les hommes de Kevin McHale ont réussi à renverser la tendance avec notamment un 4e quart-temps de folie lors d’un Game 6 remporté grâce à Josh Smith, Corey Brewer, Trevor Ariza… Et les stars ? James Harden est sur le banc durant tout cette période cruciale et D-12 prend quelques rebonds et affiche un pitoyable 1-6 aux lancers-francs. Un coup de maître de Kevin McHale ? Un message envoyé à sa star ? En tout cas, Harden est bien de retour lors du Game 7 avec 31pts et un détonnant 15/18 aux lancers-francs. Houston devient la 9e équipe de l’histoire à remonter un déficit de 3-1 pour passer au tour suivant.

    La belle aventure fut stoppée net par les Warriors en finale de conférence (1v-4d). Harden qui avait terminé second dans les votes pour le titre de MVP derrière Stephen Curry échoue face à ce dernier. S’il n’a pas démérité avec un Game 4 remporté (45pts, 7/11 de loin), il n’a pu éviter l’élimination avec un très mauvais Game 5 (14pts, 2/11 aux tirs, 12tov). Triste manière de quitter la scène, mais l’évolution est là, les Rockets progressent et Harden semble déjà inarrêtable:

    Saison 2014-15: Joueur ayant le plus de matchs à:

    • 20pts et plus: 62
    • 30pts et plus: 35
    • 40pts et plus: 10
    • 50pts et plus: 2 (égalité avec Kyrie Irving)

    Kevin McHale et James Harden. Credit: Brett Coomer, Houston Chronicle

    La saison 2015-16 devrait être la bonne ! Suite à leur élimination sans saveur face aux Warriors, on attendait des texans remontés, affamés et déterminés. Que nenni ! Les Rockets commencent la saison par 4v-7d. Kevin McHale, qui était en poste depuis 2011, est remercié. Daryl Morey avouera plus tard que l’équipe ne répondait plus à son coach et décida donc de le remplacer par son assistant J.B. Bickerstaff. Harden se montrera plus virulent avec son ancien coach en le traitant de « clown » pour répondre à des propos de McHale concernant le manque de leadership du barbu…

    Les Rockets sont inconstants et les tensions dans les vestiaires empêchent une quelconque amélioration. Le jeu passe encore plus par James Harden (29pts, 7.5pds) au détriment d’un Dwight Howard qui n’a jamais aussi peu tenté de tirs depuis son année rookie (8.5). Sa moyenne de points chute (13.7pts) et son mécontentement augmente. Le vestiaire est scindé en deux et le climat est plus que pesant comme l’évoquait un joueur de l’équipe.

    « A cette époque, le vestiaire de Houston était divisé par une ligne séparant les camps Howard et Harden, et les clans étaient si établis qu’un vétéran de l’équipe a dit un jour à un joueur fraîchement transféré : ‘Quand tu arrives ici, tu dois choisir ton camp.’ »

    Joueur anonyme de Houston via Sport Illustrated

    Les Rockets termineront péniblement la saison avec un bilan équilibré 41v-41d. James Harden établit un nouveau record en terme de ballons perdus (374) sur une saison. Houston sera éliminé à nouveau par les hommes de Steve Kerr en 5 matchs, pourtant orphelins du MVP Stephen Curry. Les ambitions affichées par le duo Harden/D-12 se sont envolées. Les deux hommes ne se parlent plus, ne s’aiment plus. La page doit être tournée pour le bien de la franchise.


    Welcome To Space City

    Mike D’Antoni aux côtés de sa star pour une séance « shooting » pour la saison 2016-2017. Crédit: Troy Taormina-USA TODAY Sports

    Alors que les Warriors viennent de battre le record de victoires en saison régulière (73v-9d), puis récupérer Kevin Durant lors de la folle FA de 2016, les Rockets, eux, semblent avoir fait un pas en arrière après un exercice 2015-16 plus que compliqué.

    Heureusement que Daryl Morey est aux manettes du vaisseau et décide de se baser sur trois règles essentielles pour réussir dans la ligue :

    • Règle N°1 : La balle doit être dans les mains de la star
    • Règle N°2 : Le spacing
    • Règle N°3 : Le tir extérieur

    Qui de mieux pour respecter ces consignes que le coach emblématique des Suns des années 2000. Avec Mike D’Antoni, finit le jeu poste bas et bonjour le drive & kick, le 3-pts dans le corner et le spacing à outrance. Lors de son introduction, le coach annonce déjà qu’il souhaite placer James Harden dans le rôle de meneur de jeu. Règle N°1 : check.

    Lors de l’intersaison 2016, Harden prolonge pour 118M$ sur 4 ans, Dwight Howard quitte le navire pour signer chez lui à Atlanta. Puis Morey engage des joueurs « D’Antoni compatibles » avec les ex-Pelicans : Ryan Anderson, Eric Gordon. Règles N°2 et 3 : check-check.

    Pour cette saison 2016-17, Houston devient la franchise qui tente le plus de tirs derrière la ligne avec 40,3 tirs en moyenne par match pour la saison 2016-17, soit dix de plus que la saison précédente. Si l’adresse est moyenne (35.7%), Harden & co se placent en 2e position en terme de points marqués avec des cartons contre les Clippers (140-116), les Lakers (134-95) ou encore les Nets (137-112). Toute l’équipe est unie derrière un principe : simplement marquer plus de points que l’adversaire (140-130 vs Minnesota).

    Le barbu s’éclate avec son nouveau coach. Il entasse tous les records inimaginables. Il dépasse la légende Hakeem Olajuwon pour le nombre de triples doubles avec les Rockets (29pts, 11rds, 13pds vs Pelicans) et devient le premier joueur depuis Wilt Chamberlain à afficher une ligne de statistiques de 50-15-15 (53pts, 16rds, 17pds vs Knicks), pour ensuite devenir le seul joueur de l’histoire à réaliser une telle performance une deuxième fois (51pts, 13rds, 13pds, vs Sixers). Il s’agit tout simplement de sa meilleure saison en terme de statistiques brutes: 29.1pts, 8.1rds, 11.2pds


    Game 5: Manu Ginobili contre James Harden donnant ainsi la victoire des Spurs en porlongation pour mener la série 3-2. Eric Gay/Associated Press

    Une saison historique qui s’est terminée d’une manière cauchemardesque. D’abord sur un plan individuel, Harden est relégué à la 2e place pour le trophée de MVP derrière la machine à triple double Russell Westbrook, et ce, malgré un bilan collectif bien plus flatteur pour le barbu (55v-27d contre 47v-35d). Harden ne manqua pas l’occasion de se venger en éliminant le Thunder au premier tour (4v-1d).

    Tout s’effondra au 2nd tour contre les éternels San Antonio Spurs. Après un Game 5 perdu en prolongation (merci Gino!), Harden réalise sa pire performance de la saison au plus mauvais moment lors d’un Game 6 perdu de 39 points à domicile. Avec seulement 10pts et 2/11 aux tirs, Harden ne peut que réaliser l’écart de niveau entre la saison régulière et les Playoffs. Sans oublier qu’en face, Kawhi Leonard était absent.


    Les renforts arrivent

    Chris Paul, James Harden et PJ Tucker savourant une victoire sur le banc de touche. Image via Getty/Rocky Widner/NBAE

    La violente élimination contre les Spurs a mis en évidence le manque de playmakers dans le roster. Harden ne peut pas être en charge de la création 100% du temps. Morey va donc modifier sa première règle :

    • Règle N°1 : La balle doit être dans les mains DES stars

    Après avoir prolongé pour le deuxième été de suite Harden pour 160M$ et 4 ans, le GM de Houston récupère dans un méga-deal le meneur All-Star Chris Paul en échange de Patrick Beverley, Lou Williams, Montrezl Harrell, Sam Dekker, Darrun Hilliard, Kyle Wiltjer, DeAndre Liggins, un 1er choix de draft, et de l’argent. Le propriétaire des Rockets de l’époque annonce clairement les ambitions :

    «Nous pensons que combiner deux des plus grands joueurs de la ligue, James Harden et Chris Paul, opérant dans le système de Coach D’Antoni, nous donne une équipe calibrée pour le titre et qui rivalisera au plus haut niveau pour les années à venir.»

    Leslie Alexander via NBA.com

    Autre signature qui semblait anecdotique à l’époque mais qui restera gravée dans les mémoires des fans de la franchise, celle de PJ Tucker en provenance de Toronto. L’intérieur correspond parfaitement au profil tant apprécié par D’Antoni de petit intérieur capable de tirer à3-pts dans le corner.

    Pour cette saison 2017/2018, l’équipe tourne à plein régime en dépassant la moyenne des 42 tirs de loin tentés par match et domine même la conférence Ouest. Sur les trois confrontations en saison régulière contre les Warriors, les Rockets engrangent deux victoires (Harden étant absent lors de l’unique défaite). Pour la première fois premier à l’Ouest avec un bilan de 65v-17d, cette équipe vient tout simplement de réaliser la meilleure saison régulière de l’histoire de la franchise.

    De son côté, Harden continue sa moisson de records (points, triple double…). On retiendra sa performance surréaliste face au Magic (60pts, 11pds, 10rds). Jamais un Rocket n’avait autant scoré sur une rencontre. La présence à ses côtés de Chris Paul ne l’empêche pas de gonfler ses statistiques offensives en devenant cette saison le meilleur scoreur de la ligue avec 30.4pts de moyenne avec 10 tirs à 3-pts tentés par rencontre (36.7% de réussite).


    Privé de Finales NBA: James Harden à la fin du Game 7 perdu contre les Warrirors. Credits: Troy Taormina-USA TODAY Sports

    Après avoir écarté sans trop de difficultés les Timberwolves (4-1) puis le Jazz (4-1), Houston retrouve 3 ans après les Finales de Conférence, et pour que l’histoire soit encore plus dramatique, nous avons le droit à la revanche de 2015 : Rockets vs Warriors. Houston s’était préparé toute la saison. L’équipe attendait ce moment depuis le début du training camp. Cet affrontement s’annonçait dantesque ! Le duo Harden-Paul fonctionne parfaitement bien, et semble prêt pour défier les triples champions en titre de la conférence.

    Et tout semblait bien parti. Houston menait la série 3-2 avec l’avantage du terrain. Les Rockets ont surpris leurs adversaires en serrant la vis en défense, limitant ainsi les hommes de Steve Kerr à 92 et 94 points pour les Game 4 et 5. Chris Paul gère l’attaque, Harden joue son rôle d’aimant à défenseurs et c’est Eric Gordon qui en profite pour perforer la défense adverse. Puis le sort s’est acharné sur les texans avec la blessure aux ischios-jambiers pour Chris Paul, l’empêchant ainsi d’être en tenue pour les Game 6 et 7. Malgré les performances du barbu (32 points lors des deux derniers matchs), et une avance de 19 points à la mi-temps du Game 7. Les hommes de Mike D’Antoni trouvèrent le moyen de rater 27 tirs à 3-pts de suite et de perdre la rencontre. Éliminé à nouveau aux portes des Finales, Harden a néanmoins pu se réconforter avec l’obtention du titre de MVP de la saison.


    Le « Harden One Man Show »

    James Harden lors d’une victoire incroyable chez les Warriors. Photo by Noah Graham/NBAE via Getty Images

    Éliminés aux portes des Finales, le front office des Rockets croient toujours en cette équipe en signant un nouveau contrat à son meneur Chris Paul pour un chèque de 160M$ pour 4 ans. Toujours en quête de stars, Daryl Morey signe Carmelo Anthony en août 2018.

    Le début de saison est plus que laborieux. L’expérience Melo s’arrête prématurément en novembre et la franchise affiche un bilan de 11v-14d après une défaite contre les Mavericks le 8 décembre 2018. C’est alors que le Barbu passe en mode « chef » pour ramener son équipe aux sommets de la conférence Ouest et sans Chris Paul qui manqua 17 matchs entre décembre et janvier.

    Pour preuve ! En plus d’avoir ramener les siens dans le match après avoir compté près de 20 points de retard, Harden rentre un incroyable Game Winner en prolongation chez les double champions en titre !

    https://www.youtube.com/watch?v=L2g4RtMj2Ss

    Harden réalise la saison la plus prolifique d’un point de vue offensif avec deux matchs à 61 points (contre les Knicks et contre les Spurs). L’arrière de Houston bat encore et toujours des records qui n’existaient pas. Il a scoré au moins 30 points contre les 29 autres équipes de la ligue, et termine pour la deuxième année de suite meilleur scoreur de la ligue avec 36.1pts de moyenne. Un seuil jamais atteint depuis Michael Jordan en 1987 (37.1pts). Toujours en compagnie de « MJ », Harden est le 2e joueur de l’histoire à enregistrer au moins 2700 points, 500 rebonds et 500 passes.


    Chris Paul et un James Harden aux yeux rouges marqués par une série intense et physique contre les Warriors. Photo by Bill Baptist/NBAE via Getty Images

    Malgré un premier tour assuré face au Jazz (4-1), la collection de records du barbu s’épaissit lors d’un match de Playoffs, mais cette fois avec le plus grand nombre de tirs manqués de suite avec 0-15 lors du Game 3 dans l’Utah. Les texans se retrouvent une nouvelle fois face à sa bête noire : les Warriors. Loin d’être ridicule, Houston égalise la série 2-2, mais le Game 5 vient confirmer les éventuelles tensions entre les deux leaders texans. Paul et Harden ne semblent plus sur la même longueur d’onde et les Warriors en profitent pour clôturer la série en six rencontres, malgré l’absence de Kevin Durant lors du Game 6. Les Warriors ont envoyé Harden & co en vacances quatre fois en cinq ans…

    Harden compile les records en saison régulière et les apparitions dans la 1st All NBA Team, termine à nouveau 2e dans les votes pour le titre de MVP, mais échoue continuellement à emmener son équipe vers le titre. Les défaillances des Rockets sont criantes, l’ambiance s’est dégradée, et quelque chose se prépare en coulisse pour bousculer tout cela…


    la réunion avec Westbrook

    James Harden heureux de rejouer avec Russell Westbrook lors d’un match de présaison à Tokyo contre les Raptors. Credits: Jae C. Hong/Associated Press

    Comme avec Dwight Howard, le mariage Harden/Paul s’est détérioré et Daryl Morey n’a pas d’autres choix que de se séparer de son meneur vedette de 33 ans. C’est en juillet 2019, lors d’une FA déroutante, que le GM actionne un trade entre contrats de mammouths, pour envoyer Chris Paul au Thunder avec plusieurs choix de draft pour récupérer l’ami et ancien coéquipier Russell Westbrook. Un move qui satisfait le barbu mais qui est loin de faire l’unanimité au sein du staff des Rockets.

    Un début de saison laborieux pour l’équipe, pour les deux stars qui se marchent sur les pieds et sans oublier les affaires avec la Chine. La défense des Rockets est digne des pires défenses made in All-Star Game de l’histoire (159-158 contre Washington fin octobre 2019 avec 59pts pour Harden). Et pour ne rien changer, Harden ne s’arrête pas de cumuler les exploits offensifs avec 60 points contre les Hawks en seulement 31 minutes. Quelques jours plus tard, le 13 décembre, il devient le premier joueur de l’histoire à enchaîner deux matchs consécutifs à 50 points et 10 tirs à 3-pts inscris (55pts à Cleveland, et 54pts à Orlando). Au 1er janvier 2020, James Harden est le joueur ayant le plus scoré sur la dernière décennie avec 19 578 points.

    Le reste de la saison est pour le moins délicate dans son ensemble avec la disparition de Kobe Bryant le 26 janvier 2020 et l’arrêt de la saison à cause de la COVID-19 le 12 mars 2020.


    La Bulle d’Orlando

    James Harden arborant un t-shirt avec le message « Black Lives Matter ». Credits: Pool via Getty Images

    De retour sur les parquets en août, Harden reprend ses bonnes vieilles habitudes, c’est à dire, les records ! Avec 49 points dans la victoire en prolongation contre les Mavericks, le N°13 devient le 2e meilleur scoreur de l’histoire des Rockets. Pour la troisième saison consécutive, il s’adjuge le titre de meilleur scoreur de la ligue avec 34.3pts de moyenne. Mais rien ne change une fois les Playoffs arrivés.

    Après un premier tour étonnamment laborieux face au Thunder de Chris Paul (4-3), et malgré un Game 1 réussi face aux Lakers (112-97), Harden a encore une fois échoué dans sa quête du titre. A ses côtés, Westbrook semble diminué et ne parvient pas à aider son « ami » (10pts en 35′ dans le Game 5). Il n’a fallu que cinq matchs pour que LeBron James et Anthony Davis pour envoyer Houston en vacances. Pas de titre NBA, mais Harden figure toujours parmi les votes pour le MVP et dans les All-NBA Team. Le scénario se répète…


    La fin de l’histoire

    James Harden réagissant à une décision arbitrale lors d’une rencontre en janvier contre les Lakers. Credits: Mark Mulligan/Houston Chronicle via AP

    Bonne nouvelle ! L’histoire ne se répétera pas pour Harden et les Rockets pour la saison 2020-21. Mauvaise nouvelle, Harden veut quitter le navire. Après les départs successifs de Mike D’Antoni, de Daryl Morey, les stars Russell Westbrook et James Harden réclament un trade deux jours avant la draft. On ne va pas revenir sur les épisodes houleux avant la saison avec un James Harden festif et en surpoids, et la manière dont il a protesté les décisions prises par le nouveau Front Office. Il va refuser une offre de prolongation en novembre et se présentera en retard pour le training camp et le début de la pré-saison.

    Le 3 décembre, Russell Westbrook est échangé contre John Wall. James Harden est toujours sur le pont mais ne souhaite plus diriger le navire malgré l’arrivée de nouveaux matelos (John Wall, DeMarcus Cousins, Christian Wood). Le barbu ne cherche même plus à montrer son mécontentement vis à vis de cette situation. Il sera finalement échangé dans un deal à quatre équipes le 13 janvier à Brooklyn pour former un Big Three détonant avec Kyrie Irving et Kevin Durant.


    Des débuts tonitruants pour une fin en eau de boudin. Ces huit années auront été riches en records en tout genre. Intenable en saison régulière puis incapable de remporter la conférence Ouest, le chapitre Harden restera incomplet. La franchise texane a tout mis en œuvre pour contenter sa star. Mais le chef Harden ne veut plus cuisiner pour les Rockets. Une toute nouvelle mission l’attend à l’autre bout du pays.