Le carnet des rookies: le bilan à l’Ouest

En ces temps de confinement, afin d’éviter de vous couper totalement de l’univers de la NBA, ClutchTime dresse un bilan de la saison 2019-2020, suspendue depuis le 11 mars. Dans l’attente d’une éventuelle reprise, la rédaction vous propose de revivre les parcours des différents rookies de la ligue, en faisant le point sur leurs performances depuis fin octobre.

La suspension de la saison a mis un coup d’arrêt dans le processus d’apprentissage des rookies. Elle nous prive également d’un duel alléchant et spectaculaire entre Zion et Ja pour la 8e place synonyme de qualification pour les Playoffs. Une vraie déception de ne pas les observer sur une saison complète, mais le moment est opportun pour ces jeunes joueurs pour prendre le temps d’étudier le jeu. Voici le bilan concernant les rookies de la conférence Ouest.

Les premiers de la classe

Zion Williamson et Ja Morant lors de leur 1er face à face remporté par le Pelican en janvier – Photo by Sean Gardner

Ja Morant, PG, Memphis Grizzlies : 59m, 17.6pts, 3.5rds, 6.9pds

La franchise du Tennessee peut être fière d’avoir sélectionné le meneur sorti de l’université de Murray State. Le rookie a tout simplement été spectaculaire pour ses débuts dans la ligue. A seulement 20 ans, Ja n’a pas froid aux yeux et se révèle être le joueur sur lequel Taylor Jenkins et son staff vont pouvoir s’appuyer pour les années à venir. Morant a remporté les trois premiers titres du rookie du mois, a posté son tout premier triple double contre Washington et n’a pas perdu de temps pour créer une belle connexion avec l’autre jeune star de l’équipe : Jaren Jackson Jr.

Si le meneur a ébloui la ligue avec ses envolées aériennes et sa tentative de dunk assassin sur Kevin Love, il faut également souligner sa dextérité et sa qualité de passe. Pour ne rien gâcher, il truste le haut du classement parmi les joueur les plus clutchs de la ligue avec 3.3pts par match lorsqu’une rencontre se joue avec cinq points d’écart dans les cinq dernières minutes (via NBA.com). Il reste tout de même un aspect à travailler : son tir à 3pts. L’arrière rechigne à dégainer de loin, avec une fréquence de 17.4% et seulement 0.9 tir réussi en moyenne par match (via NBA.com). Morant est clairement responsable de la belle et surprenante 8e place à l’Ouest des Grizzlies.

Zion Williamson, PF, New Orleans Pelicans : 19m, 23.6pts, 6.8rds, 2.2pds

20 Janvier 2020, les Pelicans se dirigent tout droit vers une saison ratée et sans saveur. Leur rookie vedette est sur la touche à cause de son genou, et certains s’interrogent même sur une éventuelle saison blanche. 22 Janvier 2020, tout vient à point qui sait attendre, et le phénomène Zion réalise enfin ses débuts. Face aux Spurs, l’intérieur s’autorise 22pts avec un imprévisible 4/4 à 3pts. Et le soufflé n’est jamais retombé avec une série de 13 matchs de suite au dessus des 20 points, et un seul petit match sous la barre des 15 points!

Le meneur Lonzo Ball se régale avec son rookie et n’hésite pas à le chercher dans les airs. Le coach Alvin Gentry peut respirer, son équipe enregistre en moyenne un ratio de +10.4pts quand Zion est sur le terrain. Le meilleur chiffre pour un rookie cette saison (via NBA.com). Si son temps de jeu a dans un premier temps été limité, le staff a rapidement saisi l’importance de le laisser sur le parquet. Sûrement l’un des meilleurs rebondeurs offensifs de la ligue, la rapidité avec laquelle il remonte au cercle après avoir capté la balle est déroutante. La prochaine étape serait de travailler sa prise de balle avec sa main droite afin de pouvoir ajouter un peu de diversités à son répertoire au poste bas. De toute évidence, le phénomène est à l’aube d’une belle carrière.

Les bons élèves

Eric Paschall et son fameux tir à mi-distance – Photo by Jonathan Bachman/Getty Images
Eric Paschall, PF, Golden State Warriors : 60m, 14pts, 4.6rds, 2.1pds

L’université de Villanova continue de fournir la ligue avec de bons jeunes joueurs : Josh Hart, Mikal Bridges, Donte DiVincenzo, Jalen Brunson, et cette année avec le puissant et tonique Eric Paschall. Choisi en 41e position par les Warriors, l’intérieur de 22 ans a profité des nombreuses absences dans le roster pour se faire une place bien au chaud dans la rotation de Steve Kerr qui ne tarit pas d’éloges concernant son rookie.

Petit pour son poste (1.98m), Paschall détone par son agressivité en attaque. Souvent attiré par un jump shot à mi-distance, il peut jouer sans ballon en proposant une coupe ligne de fond bien sentie. Bien qu’il se montre gourmand sur isolation (13.7%, 1er chez les rookies, via NBA.com), il est capable de trouver le partenaire démarqué (6.4pds en mars sur 5 matchs). Pour la saison prochaine, il serait intéressant de le voir plus efficace sur catch and shoot (30.4% à 3pts), afin de devenir une vraie menace sur pick and pop pour combiner avec Stephen Curry.

Brandon Clarke, PF, Memphis Grizzlies : 50m, 12pts, 5.8rds, 1.4pds

Nous revoilà avec les Grizzlies et leur second rookie ! Sélectionné en 21e position, l’ancien de Gonzaga a confirmé ses qualités athlétiques mais également son apport de manière générale sur le parquet. Clarke est le meilleur rookie au classement PIE, mesurant l’impact positif d’un joueur, avec un score de 14.4 (via NBA.com). En sortie de banc, le canadien apporte de la défense, facilite le jeu rapide avec ses courses vers le cercle, score dans la raquette et peut faire tourner la balle.

Prendre un rebond, contrer un layup ou bien avorter une tentative de alley-oop adverse, Clarke domine dans les airs. Fiable en attaque, il truste le haut des classements concernant les tirs avec un EFG à 64.8% et un TS à 67% (via NBA.com). Sa relation sur pick and roll avec Ja Morant s’annonce redoutable mais c’est surtout en contre-attaque qu’il faut le surveiller. Sa mobilité et sa vitesse font de lui un intérieur idéal pour le jeu moderne. Malheureusement, sa saison s’est terminée prématurément suite à une blessure aux quadriceps.

Des difficultés, mais des progrès sont à souligner

Jarrett Culver face à Ja Morant, et sous le regard de Naz Reid – Photo by Brandon Dill / AP
Jarrett Culver, SG, Minnesota Timberwolves : 63m, 9.2pts, 3.4rds, 1.7pds

Le début de saison a été compliqué pour les Wolves. Les espoirs concernant une hypothétique place en Playoffs ont vite été étouffés après une série de 13 défaites de suite en janvier. Un Karl-Anthony Towns blessé et mécontent, un Andrew Wiggins échangé, ainsi qu’une bonne partie du roster, voilà dans quel environnement le rookie doit travailler. Culver a tout de même connu une bonne période en janvier avec 14 matchs de rang dans le cinq majeur avec une moyenne de points acceptable de 13.6. L’ailier n’a pas peur de se frotter aux bigs de la ligue et ses qualités athlétiques peuvent en surprendre plus d’un.

Ryan Saunders a même profité dans cette période pour tester son rookie dans un rôle de meneur de jeu lors d’une rencontre sans enjeu face aux Rockets. Le résultat fut mitigé, et Culver devra progresser dans sa conduite de balle mais surtout améliorer son tir extérieur. Avec un EFG de 46.2% et un TS de 46.7%, il fait partie des pires rookies dans ces catégories (via NBA.com). Réputé bon défenseur à sa sortie de l’université, Culver doit néanmoins offrir plus de résistance lorsqu’il doit défendre sur pick and roll.

Cameron Johnson, SF, Phoenix Suns : 49m, 8.1pts, 2.9rds, 1.1pds

Sa sélection en 11e position lors de la dernière draft en a surpris plus d’un. D’autant plus que les Suns ont délibérément reculé dans la draft en lâchant le 6e choix (Jarrett Culver) pour choisir un rookie plus vieux que Devin Booker (4 saisons NBA) ! L’ancien de North Carolina a bien intégré la rotation de Monty Williams afin d’apporter du spacing et de la polyvalence en défense.

Johnson est capable de finir en contre-attaque, mais la majorité de son jeu en attaque se repose sur du catch and shoot à 3pts. Une situation qui représente 67.3% de ses tirs, avec une adresse intéressante de 40.2% (via NBA.com). Un profil de joueur moderne qui peut coller avec des porteurs de ballon comme Devin Booker et Ricky Rubio. Malheureusement, le staff médical lui a décelé une mononucléose qui a stoppé sa saison. Son dernier match était pourtant révélateur de son potentiel offensif avec un record en carrière (21pts) contre les Raptors.

Michael Porter Jr., SF, Denver Nuggets : 48m, 7.5pts, 4.1rds, 0.7pd

Drafté en 2018, MPJ n’a pu prendre part au moindre match la saison 2018-2019, suite à une opération au dos. Pour ses toutes premières foulées officielles sur un parquet NBA, l’ailier aux dimensions « Durantesque » apporte 15pts dont 9 dans le dernier quart-temps. La suite est plus ou moins mitigée avec un temps de jeu restreint afin de préserver son corps d’une éventuelle surcharge de travail. Mais le rookie est talentueux, et beaucoup aimerait le voir plus longtemps à l’œuvre.

Capable de planter de jolis stepbacks three, de driver pour claquer un dunk dans le trafic et de gober une dizaine de rebonds, MPJ a également appris à laisser le jeu venir à lui. Star depuis le lycée, MPJ a toujours eu la balle dans les mains afin de mener les offensives. A Denver, dans un tout autre contexte, son association avec le génial Nikola Jokic ne peut être que bénéfique pour sa compréhension du jeu sans ballon. MPJ a connu une très belle période en janvier (15m : 12.3pts, 6.9rds), puis Mike Malone rechigna à lui accorder plus de minutes à cause de sa défense souvent prise à défaut. Un aspect qu’il devra améliorer afin de nous délecter plus souvent de quelques actions savoureuses avec le pivot serbe.

Jaxson Hayes, C, New Orleans Pelicans : 56m, 7.5pts, 4rds, 0.9pd
  • Sa meilleure note : @Boston Celtics (20pts, 9/13 aux tirs en 23′)
  • Sa plus mauvaise note : @Indiana Pacers (2pts, 2rds, 5fautes, 1/3 aux tirs, en 8′)

Le pivot sorti de l’université de Texas a démarré par une jolie performance lors de son tout premier match (19pts en 23′). A tout juste 19 ans, il est rentré dans la rotation juste derrière le solide et discret Derrick Favors. Hayes apporte de la taille et une solution à l’intérieur. Ses pourcentages aux tirs sont convaincants: 67.7% dans la raquette, 66.2 EFG% (1er rookie) et 67.5 TS% (1er rookie, via NBA.com). Et pour ne rien gâcher, Hayes est suffisamment mobile pour poster de bons écrans à l’extérieur pour ensuite roller habilement vers le cercle.

Sa connexion avec l’autre rookie Nickeil Alexander-Walker est une piste intéressante à travailler pour le staff des Pelicans. Vexé à cause de sa non sélection pour le Rising Star Challenge, le pivot n’a ensuite plus été en mesure de se montrer régulièrement sur le parquet en partie à cause de l’arrivée de Zion. Son temps de jeu a considérablement chuté pour atteindre une moyenne de 10.5 minutes. Dommage pour ce jeune joueur qui va avoir besoin de travailler ses lancer-francs (63%), d’autant plus qu’il va sur la ligne en moyenne trois fois par match (5e rookie, via NBA.com).

Du positif, car l’attitude est bonne

Naz Reid prend de vitesse Nikola Vucevic – via theathletic.com
Naz Reid, F/C, Minnesota Timberwolves : 30m, 9pts, 4.1rds, 1.2pds
  • Sa meilleure note : vs OKC Thunder (20pts, 4/8 à 3pts)
  • Sa plus mauvaise note : vs Portland Trail Blazers (0pt, 6rds, 0/5 aux tirs, 5 fautes)

Fin décembre, le jeune pivot profite de la blessure de KAT pour enchaîner huit matchs consécutifs au dessus des 10 minutes avec des moyennes de 11.1pts et 5.6 tirs à trois points tentés par rencontre ! Voilà un chiffre étonnant pour un pivot censé poser des écrans et jouer près du cercle. Pourtant, ce rookie non drafté possède la mentalité d’un arrière dans le corps d’un intérieur. Sur l’ensemble de la saison, il s’agit de l’intérieur qui tente le plus de tirs longues distances parmi les rookies avec 3.2 tentatives pour un taux de réussite de 33% (via NBA.com)

Sa mobilité lui permet de prendre de vitesse d’autres intérieurs et de finir au dessus du cercle. A 20 ans, Reid ne rechigne pas à répéter les déplacements pour poser les écrans et peut se révéler utile sur pick and pop. Son profil de « stretch five » est totalement compatible avec le jeu actuel et. Son coach Ryan Saunders ne cesse de dresser des louanges concernant l’éthique de travail de son rookie, ce qui lui a valu une place de titulaire lors des 11 derniers matchs. Il ne reste plus qu’à progresser dans son positionnement en défense sur pick and roll et de se montrer plus dissuasif face à des pivots techniques comme par exemple, disons, Nikola Vucevic (26pts, 11/18 aux tirs face au rookie).

Jordan McLaughlin, PG, Minnesota Timberwolves: 30m, 7.6pts, 1.6rds, 4.2pds

Voici le deuxième rookie des Timberwolves à avoir profité des mauvais résultats, des blessures, et des trades effectués par la franchise. Suite aux départs de Jeff Teague et de Shabazz Napier, le rookie de 23 ans s’est retrouvé un instant seul meneur du roster. Après n’avoir pris part qu’à six matchs lors des trois premiers mois de la saison, le rookie a pu intégrer pleinement la rotation à la mi-janvier. Joueur de G-League la saison dernière, McLaughlin a joué les 25 derniers matchs de la saison avec des chiffres corrects pour un meneur remplaçant : 8pts, 4.5pds, 40.3 à 3pts en 20′.

De la dynamite dans les jambes et pas maladroit de loin, le rookie d’1.80m s’est fait remarquer lors de son match record face aux Clippers. S’il a surpris la ligue par ses qualités athlétiques, il n’en reste pas moins un bon général sur le terrain, déterminé à trouver le partenaire démarqué (2e meilleur rookie à la passe, via NBA.com). Une belle pioche pour les Wolves avec ce joueur en « Two Way Contract », qui pourrait se révéler complémentaire derrière l’offensif D’Angelo Russell.

Nicolo Melli, PF, New Orleans Pelicans: 52m, 6.8pts, 3rds, 1.3pds

le rookie de 28 ans a vécu un début de saison troublant avec un temps de jeu très aléatoire : 17′ en novembre puis 10.6′ en décembre. Alvin Gentry pouvait avoir besoin de l’italient 30 minutes un soir et puis l’utiliser pour seulement 5 minutes deux jours plus tard. Heureusement, l’ancien joueur du Fenerbahçe a les nerfs solides et a maintenu son niveau d’implication pour être prêt le moment venu. Et ce moment a coïncidé avec l’arrivée du phénomène Zion Williamson.

Le staff des Pelicans ne peuvent nier l’évidence qu’il faut entourer le prodige Zion par des joueurs capables de tirer de loin et de libérer de la place dans la raquette. Melli est tout à fait « Zion-compatible », et son temps de jeu va se stabiliser autour des 21 minutes de moyenne avec 9.1pts et 39.1% à 3pts sur les 18 dernières rencontres. Près de 60% de ses tirs sont sur catch and shoot à 3pts avec un taux de réussite avoisinant les 38% (via NBA.com).

Un joueur utile et précieux dans les systèmes offensifs, il éprouve néanmoins quelques difficultés à rester devant des joueurs plus rapides et athlétiques (51.2% de réussite aux tirs pour un joueur adverse, via NBA.com). Néanmoins, son placement défensif est loin d’être chaotique. Son sens de l’anticipation peut faire déjouer l’adversaire, et pourquoi pas, contrer l’ambitieux Kevin Porter Jr en contre-attaque.

Ne pourra que faire mieux la saison prochaine

Jordan Poole au duel avec la défense des Clippers – Photo by Chris Victorio/Special to S.F. Examiner
Jordan Poole, SG, Golden State Warriors : 57m, 8.8pts, 2.1rds, 2.4pds

Choisi par les Warriors en fin de premier tour, Poole est un insatiable shooteur. Un baby splash brother dans la Bay ? C’est en tout cas ce qu’insinue Klay Thompson en avouant s’être fait ridiculiser par le rookie lors d’un concours de tirs à l’entraînement. Mais jouer face à cinq joueurs dans un match officiel n’est pas la même histoire que d’affronter un joueur en plein processus de rééducation.

Pour son premier match, le rookie n’a pas résisté à l’envie de dégainer: 2/13 aux tirs et 1/7 à 3pts. Cette saison, l’arrière tourne à 33.3% aux tirs et à 27.9 à 3pts ! Des pourcentages très peu attrayants pour un arrière réputé pour son jeu offensif. En se focalisant sur les statistiques avancées sur le tir, le joueur de 20 ans est tout simplement l’un des pires rookies avec un EFG à 40.6%, et un TS à 45.4% (via NBA.com).

Si son tir n’est pas encore fiable, Steve Kerr lui a accordé du temps de jeu tout au long de l’année et même des responsabilités à la mène sur quelques séquences. Bénéficiant des blessures et des pauvres résultats de l’équipe, Poole a connu une belle période avec 14.3pts de moyenne et 5 titularisations sur ses 13 derniers matchs. De bonne augure pour progresser et améliorer sa sélection de tirs pour la saison prochaine.

Dix élèves que l’on aimerait voir plus souvent sur le parquet :

  • Darius Bazley, SF, Oklahoma City Thunder : 53m, 4.5pts, 3.7rds, 0.5pd
  • Nassir Little, F, Portland Trail Blazers : 48m, 3.6pts, 2.3rds, 0.5pd
  • Nickeil Alexander-Walker, PG/SG, New Orleans Pelicans : 41m, 5.1pts, 2rds, 1.8pds
  • Kelan Martin, SF, Minnesota Timberwolves : 31m, 6.4pts, 3.1rds, 0.7pd
  • Luguentz Dort, SG, Oklahoma City Thunder: 29m, 6.2pts, 1.9rds, 0.7pd
  • Chris Clemons, PG, Houston Rockets : 29m, 4.9pts, 0.8rd, 0.8pd
  • Ty Jerome, PG, Phoenix Suns : 28m, 3.5pts, 1.5rds, 1.5pds
  • Juan Toscano-Anderson, SF, Golden State Warriors : 13m, 5.3pts, 4rds, 2pds
  • Jaylen Hoard, F, Portland Trail Blazers : 13m, 2.9pts, 2.5rds, 0.3pd
  • Keldon Johnson, SG, San Antonio Spurs : 9m, 4.6pts, 1.9rds, 0.7pd

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