Fiche Draft 2020 de Cole Anthony : Le phénomène new-yorkais des Tar Heels

Cole Anthony – Meneur de jeu

North Carolina Tar Heels

Atlantic Coast Conference

Statistiques du Joueur 2019-2020

Photo by Grant Halverson/Getty Images

22 Matchs
34.9 Minutes
18.5 Points (38%FG, 34.8%3pts)
4.0 Passes
5.7 Rebonds
1.3 Interceptions
0.3 contres
3.5 Ballons perdues

Curriculum

  • Freshman
  • Sort du Lycée Oak Hill Academy de Mouth of Wilson (Virginie)
  • Américain
  • 20 Ans (né le 15 mai 2000 à Portland (Oregon)
  • 6’3” (1m90)
  • 190lb (86 Kilos)
  • Une envergure d’environ 196 centimètres (6’4.5″)
  • Une détente d’environ 109 centimètres ( 43 inches vertical)

Palmarès

  • All-Catholic High School Athletic Association Class AA 2nd Team (2015-16)
  • All-CHSAA Class AA 1st Team (2016-17)
  • Defensive Player of the Year Nike Elite Youth Basketball League (2017)
  • All-CHSAA Class AA 1st Team (2017-18)
  • USA Today All-USA 3rd Team (2017-18)
  • MaxPreps Junior All-American 3rd Team (2017-18)
  • MVP of the Year Nike Elite Youth Basketball League (2018)
  • USA Today All-USA 1st Team (2018-19)
  • MaxPreps All-American 3rd Team (2018-19)
  • Virginia Gatorade Player of the Year (2018-19)
  • MVP McDonald’s All-American Game (2019)
  • MVP Nike Hoop Summit (2019)
  • MVP Jordan Brand Classic (2019)
  • ACC All-Freshman 1st Team (2019-20)
  • All-ACC 3rd Team (2019-20)
  • Pre-season Wooden Award (2019-20)

Récap de la saison du Joueur

Recruté par l’université de North Carolina en tant que 2ème plus gros prospect du pays sur les postes du backcourt (RSCI), Cole Anthony avait parfaitement démarré la saison avec les Tar Heels, remportant six de ses sept premiers matchs, avec notamment deux victoires face à Oregon et Alabama. Le meneur de jeu affichait néanmoins un niveau en dent de scie, capable du meilleur en plantant 34 points (11 rebonds et 5 passes) contre Notre Dame pour ses débuts, comme du pire avec seulement 9 points face Elon, les hommes de Roy Williams vont connaître un gros coup d’arrêt en décembre en perdant quatre matchs consécutifs, mais plus dur encore en perdant sur blessure Anthony.

Contraint de passer sur le billard pour se faire opérer du ménisque du genou droit, le meneur va manquer la compétition jusqu’en février, laissant son équipe enchaîner les revers (4-8). De retour pour défier Boston College, Anthony manquera d’offrir la victoire à son équipe, malgré ses 26 points inscrits pour son retour. Au final les Tar Heels vont s’incliner sept fois en février avant de se ressaisir sur leurs derniers matchs. Lors de son opposition face à son grand rival Duke début février, Anthony va se heurté à un très bon Tre Jones des deux côtés du terrain qui emmènera les Blue Devils en overtime avant de s’imposer sur le fil (98-96). Cette saison Anthony n’a dépassé la barre des vingt points qu’à neuf reprises, dépassant péniblement les 33% d’adresse aux tirs le reste de la saison.

Forces

Profil très agressif en attaque, Anthony est un meneur qui finit fort près du cercle et représente une menace permanente pour la défense adverse. Ses stepbacks et ses pull-ups à n’en plus finir sont également extrêmement redoutables et rendent la tâche pénible pour les joueurs qui doivent se le coltiner pendant 40 minutes. Son style explosif et sa rapidité lui confèrent un profil athlétique plus qu’à la hauteur, notamment lorsqu’il enclenche son premier pas, Anthony parvient souvent à prendre de vitesse ses vis-à-vis.

Adroit avec les deux mains, sa conduite de balle et sa vitesse de dribble lui ouvrent souvent des espaces près du cercle pour conclure avec des layups tout en toucher qui laisse apparaître une belle technique. N’hésitant pas à aller au contact et provoquer les fautes pour rallier la ligne des lancers, il dispose d’une bonne détente et d’une force physique au dessus de la moyenne des joueurs de sa taille, grâce entre autre à une bonne maîtrise du haut du corps.

Grâce à son conduite de balle, le meneur des Tar Heels a développé une solide vision de jeu et a pu montré une certaine facilité dans le playmaking, même si toutefois le manque de spacing et la faiblesse du jeu sur pick-and-rolls à North Carolina n’offre pas une réelle opportunité de développer cet aspect de son jeu. Capable de changer de main et de rythme sur son dribble son jeu est constamment porté vers l’avant ce qui libère souvent des espaces pour ses coéquipiers.

Anthony fait également preuve d’une bonne agressivité en défense et au rebond en dépit de sa petite taille, ce qui représente un atout loin d’être négligeable. Comme évoqué plus haut, il est suffisamment solide sur ses appuis et avec le haut du corps pour marquer de près ses adversaires et dispose de très bons réflexes et se déplace bien sur les côtés pour contenir le porteur de balle et provoquer des pertes de balle. Son jeu défensif off-ball est également intéressant notamment sur les switchs défensifs, il est même capable de lâcher quelques contres.

Très bon finisseur, le talent de Cole Anthony s’exprime pleinement sur les phases de transition en contre-attaque lorsqu’il décide de remonter le ballon seul jusqu’au panier. Moteur en attaque de son équipe, sa palette de shoot reste de très bonne facture et il n’hésite pas à prendre sa chance de loin comme de près ce qui démontre une certaine maturité et une absence d’hésitation dans ses choix en attaque, en dépit d’un QI basket loin d’être exploité.

Faiblesses

Au-delà de ses faibles progrès depuis le lycée et les résultats médiocres des Tar Heels cette saison, le rôle d’Anthony a notamment révélé une certaine tendance à vouloir s’accaparer le ballon et abuser des tirs forcés ou contestés, rendant parfois sa prestation d’ensemble sur un match négative. Son jeu explosif comporte parfois un manque de self-contrôle à la mène et une prévisibilité dans ses choix, tout comme sa sélection de tirs et sa mécanique de shoot jugée trop lente au niveau de la libération de la balle.

En tant que dépositaire du jeu à North Carolina, Anthony commet aussi beaucoup d’impairs à la mène, son ratio AST/TOV étant loin d’être un modèle de réussite. En sachant pertinemment qu’il n’est pas un playmaker au sens premier du terme, Anthony dispose pourtant d”un temps de possession de balle par match très élevé, sans pour autant réussir à créer plus d’opportunités de jeu pour ses coéquipiers. Sa qualité de passe pure et sa lecture du jeu reste globalement assez faible pour un meneur appelé à bénéficier de plusieurs minutes en NBA selon les récents scouting reports.

Enfin ses dimensions et son gabarit le situe en dessous de profil comme LaMelo Ball, Killian Hayes ou encore Tyrese Haliburton, en particulier si on s’attarde sur son envergure qui s’avère être son plus gros point faible sur le plan physique. En défense cette faiblesse peut être exploitée par ses adversaires qui, malgré les efforts du new-yorkais en défense, pourrait profiter de leur supériorité physique pour le prendre pour cible en attaquant fréquemment son côté faible. Son évolution physique suite à sa blessure au genou sera très attentivement scrutée par les scouts.

Vue d’ensemble du profil

Combo-guard énergique, Cole Anthony se plaît dans un registre bien plus offensif que défensif en agressant l’adversaire et en tentant sa chance aussi bien de loin comme près du cercle. Capable de prendre feu à tout moment, son profil pourrait tout à fait convenir dans un groupe en mal de scoreur dans une second unit, voire même en tant que leader offensif autour duquel une franchise pourra bâtir un roster prometteur. La question qui subsiste reste l’intensité avec laquelle Anthony joue et pratique son jeu sur le terrain et qui suscite des craintes quand aux risques de blessures pouvant freiner sa progression.

Comparaisons

  • Mo Williams
  • Derek Fisher
  • Dennis Smith Jr.
  • Kemba Walker
  • Patty Mills

Draft Consensus

  • 11ème selon NBADraft.net
  • 10ème selon Tankathon
  • 20ème selon NBADraftRoom
  • 7ème selon Bleacher Report
  • 13ème selon ClutchTime

Highlights

Source : Swish

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