Auteur/autrice : Guillaume Gaborit

  • Le carnet des rookies 2.0: déjà des records!

    Le carnet des rookies 2.0: déjà des records!

    Par Guillaume GABORIT (@Droopy_boooom)

    Chaque semaine Clutch Time vous propose un petit focus sur les rookies afin de faire le point sur les bonnes ou mauvaises performances des débutants.


    Alors que la ligue entre dans une zone de turbulence avec la multiplication des joueurs testés positifs à la covid-19 et l’annulation de quelques matchs, les rookies continuent leur apprentissage express. Pour ce début de saison spécial voire déroutant, la cuvée 2020 n’a pas tardé à débloquer son compteur à records. Augmentation du temps de jeu, absences des cadres, confiance du coach, cette semaine est plus que positive pour beaucoup de ces jeunes débutants. (les statistiques sont arrêtées au 13/01/21, via NBA.com)

    Des élèves qui marquent déjà l’histoire !

    LaMelo Ball auteur d’un triple double face aux Hawks. Photo by Jacob Kupferman/AP
    LaMelo Ball, PG, Charlotte Hornets : 11m, 12.4pts, 7rds, 6pds

    Quel début de saison pour les Hornets ! Entre la recrue star Gordon Hayward qui joue le meilleur basket de sa vie comme si 2017 n’avait jamais eu lieu, et le rookie LaMelo Ball qui surpasse les attentes en jouant ce rôle de 6e homme en relais de Devonte’ Graham à la perfection. Un scénario idéal pour coach Borrego avec à la clé quatre victoires de suite. S’il est bien trop tôt pour le dire, Charlotte a clairement une carte à jouer pour se faufiler dans les 8 meilleures équipes à l’Est.

    Mais revenons vers notre rookie toujours aussi flashy sur le terrain et en attaque notamment. C’est simple, chacune de ses passes sont à classer dans la catégorie Highlights : passe à l’aveugle, dans le dos, la passe base-ball… Tout y est, il faut juste que ses coéquipiers se tiennent prêt à tout moment, tout comme ses adversaires. Les Hawks en ont fait les frais, et notamment le pauvre Trae Young qui n’a rien pu faire pour empêcher le premier triple double d’un joueur aussi jeune. Historique.

    Si sa dextérité lui permet d’avoir un panel de passes digne des plus grands, Ball possède également la taille d’un ailier (voire un pivot pour Mike D’Antoni). Du haut de ses 2.03m, il est plus facile d’avoir une vision plus large sur le terrain et surtout au dessus des petits meneurs (Hello Trae!). Il s’est notamment fait remarqué par son attirance par le rebond défensif, afin de pousser la balle en transition.

    Il faut voir comment il bouge Collins et Reddish sur la vidéo ci-dessus ! Qui aurait cru que le plus jeune de la famille Ball serait capable de se faire une place dans la raquette et de gober plus de rebonds que n’importe quel joueur des Hornets ! Avec 11 rebonds de moyenne et 1.3 ballons volés sur les 4 derniers matchs, est clairement attiré par la balle et sa trajectoire, il doit néanmoins se méfier par moment lorsqu’il délaisse son joueur en défense.

    Tyrese Maxey, G, Philadelphia Sixers : 12m, 11pts, 2.6rds, 2.7pds

    Quelle semaine pour l’ancien de Kentucky ! Alors que le jeune Maxey n’a dépassé la barre des dix points qu’à deux reprises seulement en profitant du garbage time, le voilà propulsé titulaire contre Denver suite au nombreux cas positifs au sein des Sixers. Mais avant ce fameux match, l’arrière s’est montré lors de la défaite face aux Nets. Une défaite embarrassante avec les absences de Kevin Durant et Kyrie Irving. C’est donc le rookie qui récolta les louanges de son coach à la fin de la rencontre.

    « Tyrese a été le seul gars qui est entré en jeu avec une grosse énergie. Je suis très content de lui. »

    Doc Rivers

    Il termina le match avec 16 points en seulement 21 minutes et a pu montrer au passage qu’il était capable de combiner avec Dwight Howard. Maxey est rapide dans ses prises de décisions en attaque. Son agressivité sur pick and roll et sur le main à main est intéressante. En général, c’est maximum trois dribbles avant qu’il décoche un pull up ou bien un floater.

    C’est deux jours plus tard que le rookie rentrera dans l’histoire de sa franchise en scorant 39 points dans la défaite des siens face aux Nuggets. Privé de nombreux joueurs (Embiid, Simmons, Harris, Korkmaz, Thybulle…), le staff des Sixers a dû improviser et se montrer imaginatif. Doc Rivers semblait très surpris que Maxey puisse scorer autant de points dans un match NBA. De nouveau dans le cinq de départ le match suivant, Philadelphia a pu avoir un avant goût de ce que pourrait être la combinaison Embiid/Maxey (15pts, 4pds en 31 minutes de jeu). Pour ses trois premières titularisations, les Sixers ont enchaîné les défaites. La première victoire a eu lieu la nuit dernière face à un Heat décimé. Auteur de 8 passes décisives mais sorti pour six fautes, le rookie n’a pu aider son équipe durant la prolongation et se sont ses collègues Dakota Mathias et Isaiah Joe qui ont été mis à contribution.


    Plus que des rookies! Ils sont essentiels dans la rotation!

    Tyrese Haliburton épanoui au sein des Kings. via KingsHerald.com
    Tyrese Haliburton, G, Sacramento Kings : 5m, 12.1pts, 2.7rds, 5.3pds

    Blessé au poignet gauche la semaine dernière, le 12e choix de la dernière draft n’a heureusement loupé que deux rencontres. De retour face aux Bulls, l’arrière a réalisé son record en carrière avec 17 points en 34 minutes. Il a notamment profité de la sortie prématurée de De’Aaron Fox pour se montrer. Mais plus que le simple fait de scorer, Haliburton peut tout faire sur un terrain. Sa feuille de statistiques prouve à quel point c’est un joueur complet : 7rds, 6pds, 3ints, 1blk et un tir à 3-pts méga-clutch à 12 » de la fin de la rencontre.

    https://twitter.com/LegionHoops/status/1347052196106362880

    Les Kings vont ensuite essuyer deux gros revers dont un gros passage à vide en défense face aux Raptors avec 144 points concédés. C’est d’ailleurs le rookie Haliburton qui va souligner l’absurditer d’une telle performance, en attendant de corriger tout cela à la vidéo ET avec ses coéquipiers. De son côté, l’arrière continue de faire apprécier sa vision de jeu (5.3pds et 1 seul TO en moyenne) et son sens de l’anticipation en défense (1.3 ints).

    Mais ce qui est encore plus impressionnant c’est son adresse extérieure. On était loin d’imaginer un tel succès derrière la ligne à 3-pts avec sa mécanique de tir peu conventionnelle : 50% avec 4.9 tentatives par match. N’oublions pas qu’il s’agit de meilleur de sa classe en ce qui concerne l’EFG : 66.7% et le TS : 68.3% pour un minimum de 15 minutes passées sur le terrain. Des chiffres ahurissants pour un jeune arrière ! (via NBA.com)

    Bon si on résume : un ratio passes/turnovers positif, des statistiques avancées au dessus du lot, et il ne supporte pas les défenses poreuses… Ce n’est pas un rookie, ce n’est pas possible ! Mais à quoi ont pensé les onze équipes placées avant les Kings lors de la draft ?

    Patrick Williams, F, Chicago Bulls : 11m, 10.3pts, 3.5rds, 1pd

    Quoi de mieux quand vous débutez que de se frotter aux meilleurs joueurs de la ligue ? C’est la belle surprise que Billy Donovan a réservé à son jeune poulain lors des rencontres face aux équipes de Los Angeles. Dans un premier temps face à LeBron James puis face à Kawhi Leonard, trouvez moi un rookie qui a eu une semaine plus chargée que le valeureux ailier formé à Florida State ?

    Allez savoir si coach Donovan souhaitait faire passer ce test puissance mille à son ailier, mais Williams n’a jamais obtenu autant de minutes sur le parquet que contre ces deux monstres à l’Ouest (34′ et 35′). Selon NBA.com, le joueur de 19 ans a passé 8 minutes face à James puis deux jours plus tard face à Leonard. Quel rookie dans la ligue a connu une telle épreuve ? Mais la question es de savoir comment notre élève s’en est-il sorti.

    Dans la défaite étriquée chez les Lakers, Williams (6pts, 8rds, 4ints) ne s’est pas caché pour se placer devant le King lors d’une possession cruciale, et s’il a manqué de puissance pour répondre à James et de lucidité pour bien capter ce rebond offensif (joli écran de retard de James au passage), le quadruple MVP des Finales n’a pas manqué de souligner la ressemblance du jeune joueur avec… Kawhi ! On vous l’avait dit !

    « Des bras longs. Il a des mains de type « Kawhi » […] Je savais que je ne pouvais pas beaucoup jouer avec le ballon […] Chicago en tient un bon. »

    LeBron James

    Dans une nouvelle défaite serrée face aux Clippers, Patrick Williams a enfin pu défier son idole : Kawhi Leonard.

    Plus offensif (17pts record en carrière), le 4e choix de la draft continue de progresser de loin (3/5) et commence même à devenir létal dans le corner. Il n’a en revanche pu limiter Leonard dans un 3e quart-temps de feu (21pts). Une semaine bien chargée pour un rookie qui a clairement plus de responsabilités que n’importe quel autre joueur de sa classe.

    Anthony Edwards, SG, Minnesota Timberwolves : 10m, 13.6pts, 2.9rds, 2pds

    Le numéro 1 de la draft continue d’apprendre. S’il y a un mot pour définir sa semaine : irrégulier. Capable de sortir son meilleur match chez les pros face aux Blazers avec 26points, il peut aussi bien enchaîner plus tard avec un match sans le moindre panier inscrit. Athlétique et rapide sur pick and roll, Edwards a les outils pour driver inside pour le dunk. Demandez donc à Nikola Jokic. En revanche, ses intérieurs peuvent oublier de voir la balle revenir dans leurs mains. Quand le jeune joueur drive, c’est pour scorer !

    Sans pour autant dénigrer sa performance face aux Blazers, il faut tout de même souligner que le match était plié bien avant la fin de la rencontre. Edwards a notamment pu inscrire 12pts dans le garbage time, mais comme son collègue Jarrett Culver, il n’a pas été très inspiré en défense.

    Malheureusement, le rookie n’a su répéter ce genre de performance offensive sur les deux rencontres qui opposaient les siens face aux Spurs. Sur la première rencontre, perdue en prolongation, il ne score « que » 13pts en 30 minutes. Aucun point en prolongation, une faute sur le fameux pump fake de DeRozan et il perd un ballon précieux en fin de match ce qui lui vaudrait une leçon de la part de son meneur Ricky Rubio. Pour la revanche… 0pt avec un horrible 0-8 aux tirs. Heureusement que les Spurs ne sont pas dans la même division que Minnesota.

    Même avec cela, Edwards reste le meilleur scoreur de sa cuvée avec 13.6pts de moyenne mais avec des pourcentages aux tirs peu flatteurs : 33.9% aux tirs et 21.7% à 3-pts sur les 4 derniers matchs.

    Saddiq Bey, SF, Detroit Pistons : 9m, 10.6pts, 4.7rds, 0.9pd

    Avec le français Killian Hayes sur la touche, c’est un autre rookie qui commence à faire son trou dans la rotation de Dwane Casey. L’ailier a tout simplement obtenu son record en carrière avec 20 points dans la défaite à Milwaukee. Si le match a rapidement été plié, Bey a pu montrer son adresse à 3-pts (6/10) face notamment à un collègue de promotion Jordan Nwora.

    Deux jours plus tard, le rookie participe à la belle victoire des siens face aux Suns. Rentré au début du 4e quart-temps, il ne sortira plus avant la fin du match en prolongation. Une très bonne idée de la part du staff puisque Bey va inscrire 5 points coup sur coup dans les derniers instants de la rencontre et sceller le sort des Suns.

    Il est très clair que Bey paraît plus mature par rapport à la moyenne des joueurs de sa promotion, et son coach ne cesse de le répéter en interview. Sans oublier le fait qu’il fut formé dans la prestigieuse fac de Villanova, cela doit forcément aider (Eric Paschall, Donte DiVincenzo, Josh Hart, Jalen Brunson…). Son intégration semble pour le moment réussie et il n’est pas impossible de voir son temps de jeu augmenter dans les jours à venir d’autant plus que Bey est déjà le rookie qui rentre le plus de tirs primés en moyenne (2.6 en seulement 23 minutes de temps de jeu).

    Ils ont été « Clutch »!

    Isaac Okoro, SF, Cleveland Cavaliers : 7m, 8pts, 2.1rds, 2pds

    Après avoir manqué cinq rencontres, le rookie va effectuer son retour lors de la défaite sur le parquet du Magic (10pts, 2pds). Toujours dans le cinq de départ, le rookie apporte toujours autant de caractère en défense sur le terrain. Catalogué comme un winner depuis son court passage à la fac d’Auburn, Okoro a encore une fois prouvé à quel point il pouvait impacter positivement le résultat d’un match ! Sur le parquet des Grizzlies, et malgré un match plutôt discret de sa part avec aucun point inscrit dans le dernier quart-temps avec encore une minute à jouer. Les Cavaliers mènent 91-90 quand Tyus Jones pars en contre-attaque pour un lay-up facile…

    D’abord sifflée comme faute, coach Bickerstaff a eu la lucidité d’utiliser le challenge qui a ensuite accordé le contre au rookie. Puis quelques secondes plus tard, c’est encore le rookie qui se chargea d’enterrer les Grizzlies avec ce dunk ligne de fond devant une défense qui aurait de quoi faire péter les plombs de Tony Allen !

    Cleveland fait face à de nombreuses absences (Garland, Sexton, Love, KPJ…), heureusement que le staff peut compter sur leur rookie pour rendre de multiples services sur le terrain. A l’heure d’écrire ces lignes, Okoro est le rookie le plus utilisé de la ligue avec 36 minutes de moyenne par match.

    Payton Pritchard , PG, Boston Celtics : 10m, 8.6pts, 2.4rds, 3.1pds

    Après son match fabuleux face aux Raptors (23pts), le rookie s’est à nouveau illustré et cette fois avec ce Game Winner face au Heat. On ne vous répétera jamais assez l’importance de l’écran de retard.

    https://twitter.com/BR_NBA/status/1347017328802762753

    Bien qu’il ait été discret tout au long de la rencontre avec une adresse extérieure en panne (0/4 à 3-pts), le meneur ne cesse de se dépenser sur le terrain et n’a pas froid aux yeux pas quand il s’agit de batailler avec les bigs de la ligue sous les panneaux pour le rebond.

    Face à Washington, Pritchard a pu rectifier la mire de loin avec un joli 3/3. Si l’autre rookie des Celtics Aaron Nesmith peine à se montrer, Danny Ainge peut être satisfait de sa nouvelle trouvaille choisie en toute fin de premier tour en novembre dernier.

    Bon… Ce n’est que le début… Soyons patients

    Cole Anthony, PG, Orlando Magic : 11m, 9.5pts, 4.2rds, 3.1pds

    Le meneur titulaire du Magic Markelle Fultz est out pour la saison, ce qui offre une opportunité en or pour le jeune Cole Anthony. Après trois titularisations, l’ancien de UNC n’est pas encore fiable de loin (2/12), et pas suffisamment solide pour résister au contact près du cercle (34.1%, via StatMuse). Sans oublier l’absence de Michael Carter-Williams, le rookie est propulsé meneur de jeu exclusif de son équipe, et ce dernier devra obligatoirement progresser dans sa gestion du rythme du jeu et réduire ses pertes de balles…

    Trois titularisations, trois défaites, plus de pertes de balle que de passes décisives… Il y a beaucoup de boulot avant de considérer Anthony comme un meneur de jeu titulaire dans cette ligue. Mais que les fans du Magic se rassurent, il y a un réel potentiel chez ce joueur athlétique et bon driver. Son association avec son pote Mo Bamba dans la défaite à Houston est un échantillon de ce à quoi pourrait ressembler Orlando dans un futur proche.

    Il est coincé à l’infirmerie

    Killian Hayes, PG, Detroit Pistons : 7m, 4.6pts, 1.1rds, 3.6pds

    Nous l’avions évoqué lors du tout premier carnet des rookies de la saison. Le français a subit une vilaine chute en voulant stopper une contre-attaque dans le 3e quart-temps face aux Bucks. Incapable de se relever immédiatement, et se tordant de douleur au sol, il était clair que le français s’était sérieusement blessé. Le résultat fait froid dans le dos, c’est une déchirure à la hanche. Il est encore trop tôt pour déterminer quand le français pourra fouler de nouveau les terrains. La durée de son indisponibilité dépendra d’une éventuelle opération. On souhaite le meilleur rétablissement possible au meneur français!

    10 autres élèves à surveiller :

    • James Wiseman, C, Golden State Warriors : 11m, 10.6pts, 6.4rds, 0.3pd
    • Desmond Bane, SG, Memphis Grizzlies : 10m, 8.9pts, 3rds, 1.1pds
    • Precious Achiuwa, PF, Miami Heat : 9m, 8.3pts, 5.3rds, 1pd
    • Jae’Sean Tate, SF, Houston Rockets : 9m, 7.9pts, 4.1rds, 1.2pds
    • Deni Avdija, F, Washington Wizards : 11m, 7pts, 4rds, 2.2pds
    • Isaiah Joe, SG, Philadelphia Sixers: 7m, 6.6pts, 2.3rds, 1.6pds
    • Xavier Tillman Sr, PF, Memphis Grizzlies : 5m, 6pts, 3.2rds, 1.4pds
    • Théo Maledon, PG, Oklahoma City Thunder: 10m, 5.9pts, 2rds, 2.8pds
    • Immanuel Quickley, G, New York Knicks : 7m, 5.7pts, 1.4rd, 1.7pds
    • Devin Vassell, SG, San Antonio Spurs : 10m, 3.7pts, 3.1rds, 1.2pds
  • Le Carnet des Rookies 1.0: des débuts tant attendus

    Le Carnet des Rookies 1.0: des débuts tant attendus

    Illustration by @romain_sk_97

    Chaque semaine Clutch Time vous propose un petit focus sur les rookies afin de faire le point sur les bonnes ou mauvaises performances des débutants.


    Pas de Summer League, pas de training camp, quelques miettes en pré-saison… Un mois seulement après avoir été draftés, les rookies doivent déjà trouver leurs marques sur le terrain aux côtés des Stephen Curry, Karl-Anthony Towns, De’Aaron Fox, Blake Griffin… On connaît bien évidemment le contexte actuel et c’est donc un réel plaisir de retrouver la NBA et de repartir avec une toute nouvelle cuvée qui va vivre une saison 2020-21 historique, tout en gardant bien en tête que cette génération n’aura pas connu tous les avantages de leurs prédécesseurs ont pu bénéficier. Soyons donc bienveillants envers ces rookies qui devront naturellement apprendre sur le tas. (les statistiques sont arrêtées au 05/01/21, via NBA.com)

    Des séquences pleines de promesses

    James Wiseman en défense sur Kevin Durant lors du match d’ouverture de la saison. Photo by Kathy Willens via Associated Press
    James Wiseman, C, Golden State Warriors, 7m : 11.4pts, 6.1rds, 0.4pd

    Imaginez : un an sans jouer un match officiel de basket-ball et vous vous retrouvez soudainement propulsé dans un match NBA aux côtés de Stephen Curry, sous les ordres de Steve Kerr à batailler contre Kyrie Irving et Kevin Durant. Wiseman a beau être le 2e choix de la draft, on ne peut pas faire plus violent comme début chez les pros. Même pas besoin de se mouiller la nuque, le rookie est rentré directement dans le bain avec un dunk pour son premier panier. Et il faut dire qu’avec sa taille il est difficile de ne pas le remarquer sur le terrain. Le rookie a également profité du garbage time pour montrer sa capacité à tirer de loin, et cela pourrait s’avérer utile pour la suite.

    Curry n’a pas manqué de chercher son intérieur, lui qui tenait à sélectionner un big à la draft, que se soit sur pick and roll ou bien sur des mains à mains. La connexion Curry-Wiseman a des hauts (une fréquence de 28%), et des bas ces derniers jours (seulement 1pd de moyenne et 30% de réussite) avec quelques erreurs de placement typiques chez les débutants, mais cette association reste prometteuse. 19 points, 18 puis seulement 7, 6, 8 et 12, attendons que le rookie devienne de plus en plus régulier pour se délecter plus souvent d’actions de ce style :

    Anthony Edwards, SG, Minnesota Timberwolves, 6m : 13.7pts, 2rds, 2.2pds

    Le N°1 de la draft est donc pour le moment le meilleur scoreur de sa classe après six matchs en NBA. Sixième homme à Minnesota, l’arrière a pu affirmer son talent en attaque avec cinq matchs de rang avec plus de dix points inscrits. Malgré quelques sorties hasardeuses aux tirs (1/9 à 3-pts chez les Lakers), le rookie peut allumer de loin, profiter d’un mismatch et punir les seconds units adverses grâce à ses qualités athlétiques.

    Le début de saison très médiocre des Timberwolves ne devrait (espérons) pas empêcher coach Saunders de réduire le temps de jeu de son jeune joueur (25 minutes). Bien que le rookie ne pourra clairement pas combler les brèches en défense (114.8 DefRTG), en revanche, il pourrait se montrer d’avantage utile en tant que playmaker en jouant le pick and roll afin de trouver le partenaire démarqué.

    Tyrese Haliburton, G, Sacramento Kings, 5m : 10pts, 2rds, 4.4pds

    On a hésité à le placer dans la catégorie des blessés à cause de sa récente gêne au poignet gauche (celui qui a mis fin à sa saison NCAA) qui lui a coûté un match, mais ses débuts chez les pros est un vrai délice et doivent être soulignés. Actuellement quatrième meilleur scoreur de sa cuvée, Haliburton se démarque avant tout par des statistiques très propres et qui ne ressemblent clairement pas à des chiffres d’un rookie :

    • 52.9% aux tirs,
    • 50% à 3-pts,
    • 87.5% aux Lfs,
    • 67.6%EFG,
    • 4.4pds et seulement 0.8TO

    Les Kings ne pouvaient pas espérer mieux avec ce 12e choix de la dernière draft et ce joueur au QI basket plus élevé que la moyenne. En tant que second porteur de balle derrière De’Aaron Fox et Cory Joseph, le rookie s’est illustré pas sa capacité à jouer vite, à temporiser, à trouver le partenaire démarquer et bien sûr, à dégainer du logo avec cette mécanique de tir si étrange.

    Espérons qu’il ne sera pas absent trop longtemps, car les Kings ont montré de belles choses en ce début de saison dans un rôle de poil à gratter de la Conférence Ouest.

    LaMelo Ball, PG, Charlotte Hornets, 7m, 11.6pts, 4.7rds, 4.9pds

    Un premier match délicat pour ses grands débuts (0pt, 0/5 aux tirs), puis le dernier de la fratrie Ball a peu à peu trouvé ses marques sur le terrain et comme lors de la pré-saison, le rookie monte peu à peu en puissance avec comme match référence la victoire à Dallas avec 22pts, 8rds et 5pds. Son shoot est toujours aussi étrange, avec cette impression de ne jamais voir la même mécanique de tir d’un shoot à l’autre (surtout concernant l’impulsion au niveau de ses jambes). Le Hornet est capable de faire un 4/5 de loin à Dallas comme il peut faire 0/5 à Philadelphie. Toujours à l’affût de la passe « Highlight », Ball est aussi un grand adepte du spin move lorsqu’il drive dans la raquette.

    Encore un peu frêle en défense, il se démarque tout de même par son sens de l’anticipation avec 1.8 interceptions par match (4 ballons volés dans le premier match face aux Sixers). Des éléments qui pouraient remettre en question la titularisation d’un Devonte’ Graham méconnaissable par rapport à la saison dernière. Coach Borrego va-t-il oser ouvrir la porte à l’ère Ball en Caroline du Nord ?


    Ils méritent leur temps de jeu!

    Patrick Williams (de dos) sous les ordes du coach Billy Donovan et aux côtés de l’arrière Ryan Arcidiacono lors d’un match contre les Hawks. (AP Photo/Nam Y. Huh)
    Patrick Williams, F, Chicago Bulls, 7m : 9.6pts, 3.3rds, 1pd

    Intégré dès le début de la saison dans le cinq de départ à la place d’Otto Porter Jr, le très jeune Williams (19 ans) n’a pas démérité en se révélant utile en défense grâce à son physique et sa mobilité. En attaque, l’ancien de Florida State a surpris son monde en dévoilant un handle tout à fait correct pour se séparer de son vis à vis pour ensuite scorer à mi-distance. Il faut avouer qu’il affectionne tout particulièrement ce tir (cf, sa shot chart), et je suis désolé si je me répète, mais il y a vraiment du « Kawhi » dans ce shoot à mi-distance.

    Il n’est bien évidemment pas à l’abri de faire des erreurs de « rookies », mais il devrait apprendre aux côtés du vétéran Thaddeus Young. Si les chiffres sont loin d’être flatteurs (114.2 DefRTG), cela n’empêche pas son coach Billy Donovan de le placer en défense face au MVP Giannis Antetokounmpo lors de la défaite contre Milwaukee, ou encore face au All-Star Domantas Sabonis contre les Pacers. Si les croqueurs que sont Coby White et Zach LaVine arrivent à intégrer un peu plus le rookie dans le jeu offensif, il ne serait pas étonnant de le voir rapidement grimper dans la catégorie juste au dessus.

    Desmond Bane, SG, Memphis Grizzlies, 6m : 9.5pts, 2.5rds, 1pd

    Le dernier joueur sélectionné au premier tour de la draft 2020 ne cesse de se montrer ces derniers jours. Profitant des nombreuses blessures dans le Tennessee (Ja Morant, De’Anthony Melton, Jaren Jackson J., Justise Winslow), le rookie a vu son temps de jeu passer de 10 à 30 minutes en l’espace de quatre rencontres. Une opportunité en or permettant à cet arrière musculeux de montrer son potentiel offensif. Dans la défaite à Boston, Bane profite ainsi du garbage time pour inscrire 9 de ses 16 points avec un joli 3 sur 4 de loin.

    https://www.youtube.com/watch?v=B6w-F64Q9ck

    Le match suivant face à Charlotte, coach Jenkins l’utilise en tant que porteur de balle et cela donne 4 passes décisives pour le rookie. Une tendance qui pourrait s’accentuer dans les jours à venir avec la possibilité de le placer dans le cinq de départ.

    Théo Maledon, PG, Oklahoma City Thunder, 6m : 7pts, 1.7rds, 2.5pds

    Très sincèrement, on pensait placer un autre français dans cette catégorie, mais voilà que l’ancien joueur de l’ASVEL a, en partie, confirmé les belles choses entrevues lors de la pré-saison.

    Avec 12pts, et 4pds dans la victoire à Orlando et face à un collègue de promo Cole Anthony, le français a clairement montré que son vécu en Euroleague lui a énormément apporté concernant le jeu sur demi-terrain. Patient sur pick and roll, capable de lever la tête lorsqu’il drive, et pour ne rien gâcher, il peut envoyer la balle avec une seule main pour le partenaire démarqué dans le corner opposé. Une qualité de passe essentielle en NBA. Si son adresse de loin est encore aléatoire (27.8%), le français doit surtout progresser en défense s’il veut prétendre à plus de temps de jeu derrière George Hill. Mais ce qui est sûr, c’est qu’il est en avance pour le moment par rapport à Ty Jerome, qui est actuellement blessé.

    Payton Pritchard, PG, Boston Celtics, 8m : 8.6pts, 2rds, 3.1pds

    Marcus Smart ne nous avait pas menti. Impressionné avant le début de la saison par le rookie, l’arrière de 26 ans des Celtics ne peut qu’être enthousiaste à l’idée de devenir le mentor d’un jeune joueur hargneux sur le terrain et qui ne recule devant rien.

    Le meilleur joueur de la PAC-12 l’an dernier s’est fait remarqué dans un premier temps lors du match de Noël face à Brooklyn avec son énergie. C’est simple, il ne cesse de se dépenser sur le terrain. Que se soit en défense ou en attaque, il ne se ménage pas, ce qui oblige Brad Stevens à le sortir parfois à cause de la fatigue. Mais ce qui est sûr, c’est que coach Stevens l’adore:

    « Il est prêt, il joue juste, il est malin. C’est un gars qui sait jouer. »

    Brad Stevens via Celtics.com

    S’il y a deux choses que l’on aimerait voir changer rapidement, c’est d’une part, qu’il cherche un peu moins la balle en défense sous peine d’être rapidement limité par les fautes, et d’une autre part, le voir plus souvent mener le jeu des Celtics et de ne pas se contenter de rester dans le corner. Son match record contre les Raptors (23pts) vient confirmer le potentiel de ce joueur, un futur FVV?


    Bon… Ce n’est que le début… Soyons patients

    Killian Hayes à l’écoute des consignes du coach Dwane Casey. Credit: Raj Mehta-USA TODAY Sports
    Killian Hayes, PG, Detroit Pistons, 7m : 4.6pts, 1.1rds, 3.6pds

    Un début de saison pour le moins très compliqué pour l’ancien choletais qui, malgré le soutien de son coach Dwane Casey et des anciens All-Stars Blake Griffin et Derrick Rose, ne semble pas être en mesure d’apporter plus sur le terrain. Déjà deux rencontres coup sur coup sans le moindre point face aux Warriors (pire défense de la ligue) puis face aux Celtics. Le français né en Floride est trop prévisible sur le terrain, manque d’ingéniosité sur pick and roll et n’est pas assez saignant dans ses drives. S’il peut planter de loin par moment, c’est loin d’être rentable (23.5%). Le staff des Pistons préfèrent déjà donner le ballon dans les mains de Derrick Rose, voire dans celles de Blake Griffin dans le money time sous les yeux d’un Killian sur le banc. Symbole de ce début de saison chaotique, Killian s’est blessé à la hanche suite à un ballon perdu.

    Il n’est pas non plus impossible de voir une évolution à la D’Angelo Russell qui avait lui aussi connu des difficultés lors de ses débuts aux côtés de Kobe Bryant. Patience.

    Aleksej Pokusevski, F, Oklahoma City Thunder, 5m : 1pt, 3.8rds, 1.4pds

    Il aura fallu quinze tirs avant de marquer son premier panier en NBA, le géant serbe montre, sans surprise, quelque difficultés à s’adapter au jeu NBA après une saison en 2e division grecque. Pourtant son coach Mark Daigneault ne manque pas de lui donner du temps de jeu (16 minutes). Il faut dire que son profil est atypique pour un ailier (2m13-86kg), et que les situations de mismatchs sont donc devenues monnaie courante dans une rencontre face au Thunder. S’il se montre intéressant en défense (1 int, 1blk), il doit encore régler la mire de loin (1/16), s’il ne veut pas voir son temps de jeu fondre au profit d’un Trevor Ariza sur le retour… Non oubliez.


    Ils sont coincés à l’infirmerie

    Isaac Okoro, SF, Cleveland Cavaliers, 2m : 5.5pts, 3rds, 2.5pds

    Quel dommage ! Deux matchs, deux victoires, près de 38′ minutes de temps de jeu en moyenne passées sur le terrain mais voilà que l’ancien joueur d’Auburn se blesse au pied gauche et doit attendre le feu vert du staff médical pour retrouver ses coéquipiers. Nul doute que l’on reverra bientôt ce compétiteur qui nous avait tant séduit lors des matchs de pré-saison, et profiter de ce début de saison intéressant des Cavaliers.

    Obi Toppin, PF, New York Knicks, 1m : 9pts, 3rds, 1pd

    Un seul match joué et voilà que le rookie vedette des Knicks se retrouve déjà entre les mains du staff médical. Le new yorkais n’a pas posé un seul orteil sur un parquet après une douleur au niveau de sa cuisse droite selon Ian Begley via SNY. Une blessure relevée depuis le 26 décembre dernier, et son retour sera conditionné par de multiples ré-évaluations afin de déterminer si oui ou non le rookie pourra participer lui aussi à ce bon début de saison de sa franchise. La date du 6 janvier a été évoquée… Croisons les doigts !

    Jalen Smith, F-C, Phoenix Suns, 2m : 2pts, 2.5rds, 0.5pd

    Après une pré-saison plus ou moins compliquée avec quelques errances en défense et un shoot extérieur qui ne rentre pas, le rookie sélectionné en 10e position en novembre dernier a dû quitter prématurément ses partenaires lors du deuxième match de la saison après s’être foulé la cheville gauche. On ne plaisante pas avec les blessures à la cheville dans le basket et voilà le rookie out depuis. Il n’est pas impossible de le revoir en tenue cette semaine à domicile face aux Raptors.

    Onyeka Okongwu, F-C, Atlanta Hawks

    Suite à une inflammation décelée au niveau du gros orteil gauche, l’intérieur choisi en 6e position de la dernière draft par les Hawks avait déjà été annoncé out pour le début de la saison. La franchise a tablé sur les deux premiers matchs, et nous voilà avec plus de 6 matchs joués et toujours pas de nouvelles concernant un éventuel retour du rookie. Néanmoins, ce dernier participerait à des entraînements mais tout en douceur (via Rotoworld).


    10 autres élèves à surveiller :

    • Immanuel Quickley, G, New York Knicks, 3m : 10pts, 1.3rd, 1.3pds
    • Saddiq Bey, SF, Detroit Pistons, 6m : 8.8pts, 4.2rds, 0.7pd
    • Cole Anthony, PG, Orlando Magic, 7m : 8.7pts, 5rds, 3.4pds
    • Precious Achiuwa, PF, Miami Heat, 6m : 7.5pts, 4.5rds, 0.5pd
    • Deni Avdija, F, Washington Wizards, 7m : 7.1pts, 4.6rds, 2.4pds
    • Jordan Nwora, F, Milwaukee Bucks, 5m : 6.6pts, 2rds, 0pd
    • Tyrese Maxey, G, Philadelphie Sixers, 7m : 6.3pts, 1.4rds, 1.6pds
    • Xavier Tillman Sr, PF, Memphis Grizzlies, 1m : 6pts, 6rds, 0pd
    • Facundo Campazzo, PG, Denver Nuggets, 6m : 3.8pts, 0.8rd, 1.2pds
    • Devin Vassell, SG, San Antonio Spurs, 5m : 3.4pts, 3rds, 1pd
  • Le carnet des rookies: édition spéciale pré-saison

    Le carnet des rookies: édition spéciale pré-saison

    Illustration by @romain_sk_97

    Un mois après avoir été draftés, les rookies de la promotion 2020 sont déjà mis à contribution sans passer par la case Summer League. Des conditions historiques, qui ne vont pas nous empêcher de (sur)réagir au sujet de leurs performances. On va faire court (comme cette pré-saison), voici les rookies qui ont retenu notre attention lors de cette pré-saison, et les nominés sont…


    …Dans la catégorie : « On ne va pas beaucoup gagner mais au moins on va s’amuser ! »

    LaMelo Ball (3e choix, Charlotte Hornets)

    https://twitter.com/_halshatti/status/1340226061771165697

    Il n’aura pas fallu longtemps avant que les Hornets profitent de la qualité de passe « Globetrotteresque » du petit dernier de la famille Ball. La franchise de Michael Jordan a vraiment la poisse avec la blessure récente de Gordon Hayward, mais pour redonner le sourire, rien de mieux que des contre-attaques lancées par leur tout nouveau rookie. Jamais à court d’idées pour surprendre l’assistance, même sur des passes basiques, LaMelo se fait et (pense ?) faire plaisir à ses coéquipiers avec 3.8pds par match… Et 3.5 turnovers par matchs (via NBA.com). Bref, il ne s’agit que de matchs de pré-saison, et le LaMelo Assists Show pourrait suffire à attirer du monde sur le League Pass, tout en ayant conscience que l’on peut tomber à tout moment sur une horrible performance aux tirs (26.2% aux tirs, 27.3% à 3-pts, via NBA.com)


    …Dans la catégorie : « Remplaçant en NCAA, Titulaire en NBA… »

    Patrick Williams (4e choix, Chicago Bulls)

    Sa côte n’avait cessé de monter quelques jours avant la Draft. Annoncé autour de la 14e-20e place en juin dernier, il a donc gagné plus d’une dizaine de places sans même avoir joué la moindre minute… Il faut avouer qu’une bonne partie des doutes concernant Williams se sont rapidement évaporés après quelques minutes passées à scorer sur pull up à mi-distance avec une aisance plutôt surprenante, et qui rappelle un certain Kawhi Leonard dans ses jeunes années. Titulaire dès son troisième match de pré-saison, avec plus de 27 minutes de moyenne passées sur le parquet et un ratio +/- de +5.3 (pour un joueur des Bulls, c’est énorme, via NBA.com), Otto Porter et son gros contrat peuvent commencer à s’inquiéter.


    …Dans la catégorie : « Même si c’est un match amical, il faut gagner. »

    Isaac Okoro (5e choix, Cleveland Cavaliers)

    Il n’a joué que 4 matchs et le jeune Okoro peut déjà se targuer d’avoir un Game Winner à son actif chez les pros. Réputé bon défenseur, l’ancien joueur de la faculté d’Auburn a surpris son monde en se montrant adroit de loin (45.5% 3-pts, via NBA.com). Les Cavaliers auraient-ils bien drafté cette année ? Car avec son énergie en défense, sa capacité à tirer de loin mais surtout de driver ligne de fond, et sur des closeouts, coach Bickerstaff tient là un joueur très intéressant au poste 3. Le rookie joue pour gagner et cela se concrétise par cette défense clutch suivi d’un and one victorieux face aux Pacers. La question cette saison est de savoir si à lui seul il peut empêcher la franchise de se placer dans les premières places de la Draft pour avoir Cade Cunningham ?


    …Dans la catégorie : « Duel à distance entre meneurs français »

    Killian Hayes (7e choix, Detroit Pistons) vs Théo Maledon (34e choix, OKC Thunder)

    Vous avez d’un côté le joueur français le plus haut drafté de l’histoire et de l’autre côté le poulain de Tony Parker qui a vu défiler 33 joueurs avant d’être enfin appelé lors de cette fameuse cérémonie. Tous les deux ont atterri dans des équipes qui ne devraient pas avoir des ambitions trop élevées cette saison et donc cela veut dire de réelles opportunités pour se montrer. Si l’ancien choletais Hayes rencontre certaines difficultés face à la rapidité du jeu NBA (28.6% aux tirs, 3 tov, via NBA.com), Maledon a lui tout simplement époustouflé son petit monde avec cette patience digne d’un vétéran sur pick & roll, et un shoot de loin efficace (15.5pts et 44.4%, via NBA.com). Ce dernier est pour le moment, le meilleur scoreur de sa classe pour cette pré-saison. Ne pas… S’emballer…


    …Dans la catégorie : « Vous êtes sûr que c’est sa première année ? »

    Devin Vassell (11e choix, San Antonio Spurs)

    https://twitter.com/MarkC_NBA/status/1337945642920919040

    Mais bien sûr… Comment cela aurait pu en être autrement ? Les Spurs qui draftent un joueur solide dans tous les compartiments du jeu. Intelligent dans son placement offensif, malin et vicieux en défense, Vassell a tout pour prendre du temps de jeu au sein d’un roster vieillissant (Mills, DeRozan, Gay, Aldridge). En trois matchs de pré-saison, il tourne à 13.7pts de moyenne, ce qui fait de lui le deuxième meilleur scoreur de sa classe avec des pourcentages au dessus des 50% à 2-pts et à 3-pts (via NBA.com). L’ancien de Florida State se démarque surtout par sa présence en défense et son sens de l’anticipation (3 interceptions par match!). Est-ce que les dix équipes qui l’ont snobé lors de la Draft savaient qu’il s’agissait bien d’un prospect ?


    …Dans la catégorie : « Lui, il a un nom d’une future star, et en plus son père a joué en NBA ! »

    Cole Anthony (15e choix, Orlando Magic)

    https://www.youtube.com/watch?v=ghVZf8MKMF4

    ESPN l’a bien montré lors de sa sélection en novembre dernier avec ce documentaire réalisé par la mère du joueur en 2013: le jeune Cole se voyait en NBA dès le plus jeune âge. Un rêve se réalise, et évidemment, il y avait cette petite boule au ventre au moment d’effectuer ses premiers pas chez les pros (7pts pour sa première). Plus confiant par la suite (16 et 13 points), l’arrière est tout à fait capable de sanctionner de loin (47.1% à 3-pts, et plus de 4 tentatives par match, via NBA.com). Il finira sur une très bonne note face à LaMelo Ball avec 19pts et un floater clutch dans les dernières secondes d’un match remporté par Orlando. Une bonne détente pour sa taille, un handle et un shoot déjà bien rodés si l’on compare à Michael Carter-Williams et Markelle Fultz, et ce dernier va d’ailleurs tout faire pour être son mentor… Bon et bien on peut déjà donner le R.O.Y à Anthony !


    …Dans la catégorie: « Avec de tels mentors, impossible que ça foire ! »

    Precious Achiuwa (20e choix, Miami Heat)

    Voici, selon Pat Riley, le joueur le plus athlétique et le plus physique de cette cuvée. Le musculeux Achiuwa a une chance que d’autres rookies n’auront pas cette saison : évoluer dans une excellente organisation et aux côtés de mentors qui ne pourront que l’aider à avancer dans sa carrière. Avec Bam et UD, l’ancien joueur de Penny Hardaway apprendra de jours en jours auquel il convient d’ajouter le très compétent département du développement des joueurs de Miami. Utilisé avec parcimonie par coach Spo, on a néanmoins pu voir que l’intérieur était capable de poser quelques dribbles et finir avec le contact. Son adresse aux lancers-francs est rassurante (75%), et il semblerait que Goran Dragic soit prêt à l’alimenter régulièrement.


    …Dans la catégorie: « Encore un arrière à succès made in Kentucky ? »

    Immanuel Quickley (25e choix, New York Knicks)

    Un petit rayon de soleil surgit au dessus du MSG à New York. Un arrière pas plus grand qu’un Steve Nash par exemple, mais pas réputé pour être un meneur de jeu en NCAA. On le voit plutôt comme un arrière scoreur capable d’artiller de loin, d’utiliser le floater et de jouer de temps en temps le pick & roll à la Lou Williams. Et pourtant son excellent match contre Cleveland (22pts, 5pds, 5ints) a laissé entrevoir de réels espoirs quant à le voir jouer au poste 1 aux côtés de RJ Barrett qui a terriblement besoin de spacing autour de lui pour briller. Son envergure (2.03m!) semble être son réel atout, pour convaincre coach Thibs de ne pas le laisser trop longtemps sur le banc cette saison. Après Tyler Herro l’année dernière, « Quick » reprendra-t-il le flambeau du joueur à succès from Kentucky ?


    …Dans la catégorie : « J’aime passer du temps près du cercle »

    Cassius Stanley (54e choix, Indiana Pacers)

    Drafté en toute fin du second tour en novembre dernier par les Pacers, l’ancien freshman de l’université de Duke fait sans aucun doute parti des joueurs les plus explosifs de cette cuvée. Le jeune ailier de 21 ans a du jus dans les jambes et les fans d’Indiana ont forcément eu le droit à un petit aperçu de ses qualités de voltigeur face aux Sixers. Loin d’être encore fiable de loin, et ne lui demander pas de poser plus de deux dribbles, Stanley aura fort à faire pour grappiller du temps de jeu au sein d’un roster constitué des extérieurs TJ « Bubble MVP » Warren, Jeremy Lamb, Doug McDermott voir Kelan Martin. Pas un soucis, il va pouvoir enfiler le costume du dunkeur fou à la Gerald Green version 2006 et se chauffer à l’entraînement avec Jalen Lecque, un autre spécimen du genre.

  • Comment forcer son trade: 5 options à votre disposition

    Comment forcer son trade: 5 options à votre disposition

    Voilà déjà plusieurs jours que le MVP 2018 des Rockets fait parler de lui. James Harden, qui avait demandé un trade deux jours avant la Draft 2020 en novembre dernier, ne s’est toujours pas entraîné avec son équipe, et n’aurait pas encore eu de franches discussions avec son nouveau coach Stephen Silas. Ses passages dans des soirées à Atlanta et à Las Vegas en plein cœur de la pandémie marquent une nouvelle « façon » d’exprimer son souhait de quitter l’organisation texane. D’autres stars ont elles aussi manifesté leur désaccord avec leur franchise. Voici cinq cas marquants de ces dernières années. Quel est le style qui vous conviendrait le mieux ?


    Les demandes de transferts des stars NBA ne datent pas d’hier. Wilt Chamberlain à la fin des années 60, Kareem Abdul-Jabbar et Julius Erving dans les années 70, Moses Malone dans les années 80, Shawn Kemp et Charles Barkley dans les années 90, T-Mac et Vince Carter dans les années 2000… Et ce phénomène a pris de l’ampleur au cours de la dernière décennie: Carmelo Anthony, Deron Williams, Chris Paul, Dwight Howard, Kyrie Irving, Jimmy Butler, Kawhi Leonard, Anthony Davis, Paul George, Russell Westbrook …

    Toutes ces stars mécontentes accentuent l’intérêt porté à la Trade Deadline et à la Free Agency. Cette tendance marque également la prise en main des joueurs NBA sur leur carrière, qui n’hésitent pas à tout mettre en œuvre pour forcer la main aux GM afin d’accéder le plus rapidement possible à leur requête. Pour preuves, voici cinq situations étranges qui ont marqué la ligue ces trois dernières années.


    Kyrie Irving sur le banc de touche des Cavaliers. Credit: David Richard-USA TODAY Sports

    Option 1, Kyrie Irving: Si vous ne me tradez pas, je passe sur le billard juste avant le début de la saison

    Juillet 2017, quelques semaines après les Finales perdues contre les Warriors (1v-4d), Kyrie Irving dévoile publiquement ses envies d’ailleurs. Le journaliste d’ESPN, Brian Windhorst évoque un Kyrie fatigué de devoir partager la gonfle avec LeBron James, et souhaiterait être LE joueur d’une franchise. De plus, l’insider confirme que Cleveland travaillait en fait depuis déjà plusieurs semaines sur ce dossier, avec des discussions avec les Knicks (qui ne voulaient pas lâcher Porzingis) et les Suns (qui ne voulaient pas lâcher Josh Jackson…oups).

    Seulement voilà, l’ancien n°1 de la draft 2011 n’est pas du genre à se laisser duper sans contrer les plans de la franchise. Alors qu’il a annoncé sa demande de trade publiquement, le Front Office s’inquiète alors de la chute de sa valeur sur le marché.

    « Des sources ont déclaré à ESPN que les Cavaliers étaient inquiets que la demande d’Irving ait été rendue publique, estimant que cela pourrait affecter sa valeur commerciale. »

    Brian Windhorst

    Classique.

    Mais, ce qui vaut le détour dans cette histoire, on l’apprend bien après son trade à Boston en août 2017. C’est en plein hiver 2018, que Joe Vardon de Cleveland.com dévoile que le meneur All-Star a joué la carte de l’opération pour pousser le néo GM Koby Altman a passé à l’action. C’est simple, si Cleveland avait cherché à le retenir, Irving envisageait de passer sur le billard pour soigner son genou droit (douloureux depuis les Finales 2015) et ainsi mettre en parenthèse la saison 2017-2018 et empêcher toutes tentatives de recoller les morceaux de la part de ses (ex)dirigeants.

    Classe.


    SHENZHEN, CHINA – OCTOBER 04: Le coach Tom Thibodeau aux côtés de Jimmy Butler lors d’un practice sans accroc. (Photo by Zhong Zhi/Getty Images)

    Option 2, Jimmy Butler: Tradez moi, ou bien je décapite vos chouchous surpayés!

    Avec une seule saison sous la tunique des Wolves, Jimmy Butler prévient Tom Thibodeau, à la fois président et coach de la franchise, qu’il fera ses valises à la fin de la saison. Il demande donc simplement à être tradé, à une semaine du training camp… Au début, Thibs pense à tort pouvoir le faire changer d’avis en se remémorant les bons moments passés ensemble à Chicago. Oui mais voilà, Butler n’est clairement pas convaincu par cette équipe drivée par des jeunes loups aux dents de brebis.

    Les jours passent et les rumeurs s’entassent, et voilà que Minnesota offre une extension de contrat de 5 ans et 147.7M$ pour Andrew Wiggins, et il se murmure déjà que Karl-Anthony Towns recevra un contrat Max en 2018. Pendant ce temps là, Thibodeau se montre trop gourmand en affaire et n’arrive pas à un accord avec Pat Riley et le Heat. C’en est trop pour Butler, qui décide de montrer son mécontentement de la manière la plus expressive et physique possible lors d’un banal practice, qui rentrera dans la légende. Accompagné des remplaçants, Butler détruit physiquement et verbalement l’équipe des titulaires et les stars Wiggins et Towns. Déçu de ne pas être déjà en Floride, il se montre également très vocal, et n’hésite pas à beugler sur le GM Scott Layden et évidemment, sur Thibodeau.

    Lors d’une interview avec Rachel Nichols, il reconnait volontier ce qu’il s’est raconté autour de ce fameux practice:

    « C’est vrai en grande partie. Je n’ai pas joué au basket depuis si longtemps. Je suis tellement passionné. Je ne le fais pas pour une raison quelconque, mais pour la compétition. Toutes mes émotions sont sorties en une seule fois. Était-ce la bonne façon? Non! Mais je ne peux contrôler ça quand je suis en compétition. »

    Jimmy Butler sur ESPN

    Afin d’éviter de traumatiser à nouveau les jeunes Wovles, Thibodeau s’est résolu à se séparer de sa star en l’envoyant à Philadelphie en échange de Robert Covington, Dario Saric et Jerryd Bayless le 12 novembre 2018, soit près deux mois après la demande de trade de Butler.


    Kawhi Leonard aux côtés de Patty Mills sur le banc de touche des Spurs. Soobum Im-USA TODAY Sports

    Option 3, Kawhi Leonard: Désolé mon téléphone était en mode silencieux cette saison, par contre vous pouvez me trader à LA?

    Les fans des Spurs vous le dirtont… Ils maudissent le jour ou le pied de Kawhi a rencontré celui de Zaza Pachulia un soir de Playoffs en 2017. Les Spurs menaient de 21 points dans le 3e quart-temps face aux futurs champions. C’est à ce moment précis que la carrière de Kawhi sous le maillot texan à pris du plomb dans l’aile. Cette blessure à la cheville est le point de départ d’une série de DNP pour la saison qui suit. En septembre 2018, sa blessure aux quadriceps est révélée et semble bien sérieuse.

    Néanmoins, les Spurs et leur coach Greg Popovich montrent petit à petit des signes d’impatience quant à un éventuel retour de leur ailier vedette.

    « Il se remet juste plus lentement, pour une raison quelconque. »

    Greg Popovich

    Leonard effectua ses débuts le 12 décembre 2017 et…. termina sa saison un mois plus tard pour un total de 9 matchs joués. Les Spurs doivent publier un communiqué expliquant que leur star sera out indéfiniment. Le problème, c’est que Kawhi s’envole pour New York pour obtenir l’avis de spécialistes. Kawhi veut mener sa rééducation à sa manière sans collaborer avec sa franchise, et sans surprise, cela pose problème et comme le révèle Woj, des tensions naissent entre les deux camps.

    Les Spurs organisèrent une réunion courant mars. Selon ESPN, l’ambiance fut pour le moins tendue. L’équipe pointa du doigt l’absence plus ou moins justifiée de l’ailier All-Star. Plus tard, Greg Popovich et Manu Ginobili affirment devant les médias que l’on ne verra pas le MVP des Finales 2014 en tenue cette saison. Tandis que Tony Parker rajoute de l’huile sur le feu en déclarant que sa blessure aux quadriceps était bien plus grave et qu’il s’en était remis bien plus vite. La goutte d’eau.

    Après toute une saison marquée par un manque de communication et de compréhension entre les deux parties, (et sûrement avec l’appui du fameux oncle de Kawhi), l’ailier ne souhaite plus discuter avec les Spurs et annonce en juin qu’il veut être tradé. Originaire de Californie, sa préférence irait aux Lakers et aux Clippers, vous pensez bien que Popovich et Bufford ne vont pas lui faire de fleurs et décident donc de l’envoyer à l’extrême opposé de Los Angeles en ce qui concerne le climat : Toronto. Vous connaissez la suite.


    Anthony Davis en tenue de civil parmi ces coéquipiers à New Orleans. Crédit: Gerald Herbert/Associated Press

    Option 4, Anthony Davis: Je vous propose de ne plus me faire jouer le temps de faire affaire avec les Lakers.

    Janvier 2018, après avoir atteint les demi-finales de conférence la saison précédente, les Pelicans retombent dans la médiocrité en saison régulière, et la star Anthony Davis est absente pour plusieurs matchs pour soigner sa blessure à l’index. C’est donc dans ce contexte que son agent, l’incontournable Rich Paul, déclare que son joueur ne signera pas d’extension de contrat et qu’il souhaite être tradé le plus rapidement possible. Au beau milieu de la saison, et à un an et demi de la fin de son contrat. Inutile de vous dire que les fans des Pelicans l’ont eu mauvaise.

    Une étrange situation à gérer pour deux franchises. Tout d’abord les Pelicans, évidemment, lorsque « The Unibrow » quitte la salle des Pelicans sans prévenir son coach Alvin Gentry, lors d’un match contre le Thunder. Seul le GM du moment, Dell Demps, est au courant. Et le pauvre Gentry qui se retrouva seul face aux caméras après la rencontre sans savoir où se trouvait sa star. Au final, les Pelicans vont virer Demps qui était en pleine négociation avec les Lakers. L’organisation décida également de ne faire jouer AD que quelques minutes par match et d’attendre la fin de la saison pour l’échanger.

    Les Lakers ont également souffert de cette situation. Les jeunes Ingram, Ball, Kuzma et Hart sont affectés par toutes ces rumeurs de trade, et selon Rajon Rondo, des vétérans ont été également impactés. Même dysfonctionnement au niveau du FO. Alors que New Orleans préfère collaborer avec Magic Johnson, ce dernier insinue que son collègue Rob Pelinka manigance dans son dos, ce qui provoquera le départ surprise de la légende des Lakers en toute fin de saison. Bilan de cette demande de trade : deux licenciements, des joueurs touchés moralement et deux franchises à l’avenir incertain.

    Et puis le miracle eu lieu ! La loterie offre le premier choix de draft 2019 aux Pelicans, ainsi que le 4e choix aux Lakers. Une énorme surprise qui va considérablement faciliter les choses pour effectuer le deal. Davis verra son vœu exhaussé et se retrouvera aux Lakers, tandis que les Pelicans, pas mécontents, récupèreront les jeunes Ball, Ingram et Hart mais surtout le phénomène Zion lors de la draft 2019.


    James Harden durant la « Bubble » – Getty Images via Sportingnews.com

    Option 5, James Harden: Je ne suis toujours pas tradé? Ok je reviens, je dois me rendre à Las Vegas.

    Près d’un mois après sa demande de trade, James Harden est, pour le moment, toujours un Rocket. Oui mais, après avoir vu son pote Russell Westbrook partir à Washington en échange de John Wall, le barbu est toujours décidé à partir, pire, il s’est permis de zapper la reprise des entraînements. Pas la meilleure façon de montrer l’exemple quand on est le joueur le mieux payé de l’équipe, mais là n’est pas la question. La partie qui fait grincer les dents, c’est que le MVP 2018 s’est délibérément montré à des soirées à Atlanta puis à Las Vegas, en plein cœur de la pandémie, sans masque tout en sachant pertinemment qu’il ne respectait pas les consignes données par la NBA pour assurer une reprise convenable de la saison.

    Vous avez donc des superstars mécontentes qui utilisent la carte de la blessure pour ne pas jouer (Kyrie Irving, Anthony Davis et même Scottie Pippen en 1997), et voilà une toute nouvelle technique en maximisant ses chances d’être positif au Covid19 afin de retarder son retour au sein de l’équipe. Le barbu ne se lance pas dans des quotes piquantes à l’encontre de la franchise qui l’a placé au sommet et qui n’a cessé de céder à ses requêtes. Non, il préfère snober son employeur ainsi que son tout nouveau coach Stephen Silas. Le pauvre Silas qui attendait ce poste de Head Coach depuis tant d’années, et le voilà qu’il se retrouve dans une situation invivable avec son franchise player qui veut partir à tout prix.

    Le protocole mis en place par la NBA obligent les équipes à faire passer six tests Covid19 aux joueurs avec un résultat négatif à chaque fois. Déjà arrivé en retard à Houston, cela ne fait qu’accentuer le délais d’attente. Après les départ du coach Mike D’Antoni, et du GM Daryl Morey, Harden ne semble pas vouloir se retrouver avec un propriétaire qui fait débat, ni enclin à discuter avec coach Silas. Une situation délicate et qui doit rendre nerveux toute une génération de fans des Rockets qui ont pourtant défendu corps et âme leur chouchou tout au long de sa carrière. Si cela peut les rassurer, une autre star des Rockets avait demandé à partir en 1992 : Hakeem Olajuwon. Pas sûr que ce coup-ci cette histoire se termine par un happy ending.


    Les demandes de trade des superstars font partie de l’histoire de la NBA. Certaines demandes n’ont pas abouti et le résultat a été plus que satisfaisant pour certains joueurs (Hakeem Olajuwon, Scottie Pippen, Kobe Bryant). Mais ces cas sont rares. Il est en effet très compliqué de recoller les morceaux avec une star mécontente, et il faut avouer que ces situations sont de plus en plus fréquentes, et de plus en plus difficiles à gérer. Il n’en demeure pas moins que pour les cas évoqués dans cet article, les joueurs s’en sont plutôt bien sortis en ayant eu le sentiment de prendre leur destin en main. Et vous quelle technique vous ressemble le plus ?

  • John Wall, une décennie de sorcelleries

    John Wall, une décennie de sorcelleries

    Pour la première fois depuis dix ans, les fans des Wizards vont suivre leur équipe sans leur meneur vedette. Récemment tradé aux Rockets en échange de Russell Westbrook, Clutch Time vous propose de revenir sur la carrière du diabolique meneur de jeu au sein d’une franchise qui cumule les coups du sort.


    Avril 2010, Washington sort de deux misérables saisons à 19 et 26 victoires. La star de l’époque, Gilbert Arenas, n’est apparu sur le terrain qu’à 34 reprises entre 2008 et 2010. Sa prolongation de contrat de 111M$ sur 6 ans est beaucoup moins séduisante depuis que l’arrière cumule les opérations pour son genou gauche et son énorme suspension de 50 matchs. D’autant plus que le GM de l’époque : Ernie Grunfeld, loin d’être un visionnaire, lâche un premier choix de draft 2009 à Minnesota pour un Mike Miller rincé et le combo guard Randy Foye (3e saison et déjà 25 ans). Si Minnesota sélectionne Ricky Rubio avec ce pick, il est bon de rappeler que Stephen Curry était disponible lors de cette draft ! D’ailleurs, Miller et Foye ne passeront qu’une seule saison sous le maillot des Wizards. Un trade qui a sa place dans le livre des pires échanges de l’histoire de la NBA. Lors de la saison 2009-10, Grunfeld se sépare de ses deux All-Stars Caron Butler (Dallas) et Antawn Jamison (Cleveland), un signe qui annonce clairement que Washington bascule en mode « reconstruction » pour cette nouvelle décennie.

    Rapide sur le terrain, il a déjà concquit toute une ville

    Finalement, la chance sourit aux Wizards avec l’acquisition du 1er choix de la draft 2010. La sélection du meilleur prospect du pays semble unanime. Il s’agit d’un meneur de Kentucky, rapide et insaisissable sur le terrain mais qui devra se doter d’un shoot fiable comme un certain Derrick Rose. Les comparaisons fleurissent entre les deux joueurs, étant donné que tous les deux ont connu le même coach à la fac : John Calipari. Si le dossier Gilbert Arenas est loin d’être clair, toute la franchise se prépare à miser sur ce meneur diabolique sur chaque côtés du terrain. Mike D’Antoni, coach des Knicks à l’époque, décrit très bien ce que dégage Wall :

    « J’espère qu’il n’apprendra jamais à bien shooter, parce que si c’est le cas, il sera indéfendable. » Mike D’Antoni, octobre 2010

    via NYTimes

    Il n’aura fallu que trois petits matchs pour que Wall se mette les fans dans la poche. Une petite danse, une victoire à domicile en prolongation et une performance historique pour un rookie face aux Sixers : 29pts, 13pds, 9 interceptions !

    Tous les fans à ce moment là peuvent rentrer chez eux avec des étoiles plein les yeux. Une impression d’être témoin de la naissance d’une future superstar, du joueur le plus rapide de la ligue balle en main, et d’un compétiteur né. Bref, un joueur qui va permettre à ce bon vieux Grunfled de garder son poste encore quelques années.

    « Il est de nature très compétitif. Gagner est très important pour lui, et c’est le genre de joueur autour duquel nous voulons bâtir cette équipe. […] Il va créer une réelle ambiance électrique dans cette salle. » Ernie Grunfeld

    Coach Flaunders, qui a supervisé Stephon Marbury et Chauncey Billups, est impressionné par son rookie, et si Arenas est toujours dans le roster, le meneur All-Star (bientôt tradé) admet rapidement que le kid a déjà envoûté la capitale.

    « C’est un grand leader, dôté d’une très grande intelligence basketball pour comprendre ce que nous voulons faire. Il comprend notre attaque aussi bien ou mieux que quiconque. » Flip Saunders

    « En ce moment, c’est la ville de John. » Gilbert Arenas

    via JockBio.com

    Nov 23, 2013; Washington, DC, USA; John Wall et Bradley Beal en route pour une victoire contre les Knicks. (98-89). Credit: Geoff Burke-USA TODAY Sports

    Après des saisons d’apprentissages, le jeune sorcier goûte enfin aux Playoffs

    Arenas tradé à Orlando lors de la saison rookie de Wall contre un autre All-Star décimé et surpayé : Rashard Lewis. Grunfeld s’engage alors pleinement dans un processus de reconstruction à base de choix de draft parmi lesquels il y aura un gros raté (Jan Vesely, 6e en 2011) et un très joli coup (Bradley Beal, 3e en 2012) puis il se débarrasse petit à petit des JaVale McGee, Nick Young, Andray Blatche, Jordan Crawford ainsi que de Lewis afin de créer un environnement sain autour de leur meneur vedette après des années à devoir gérer un vestiaire instable. Flip Saunders quitte son poste et son assistant Randy Wittman prend les commandes du vaisseau. Washington aperçoit enfin la lumière au bout du tunnel. Après trois saisons sous la barre des 30 victoires, les Wizards atteignent les Playoffs en 2014 avec une saison bouclée à 44 victoires et une 5e place à l’Est.

    L’arrivée du meneur vétéran Andre Miller lors de la trade deadline, la signature de Drew Gooden, une deuxième partie de saison rondement menée et voici les Wizards dans le positif pour la première fois depuis 6 ans ! Cinquième à l’Est, John Wall va, pour ses débuts en Playoffs, affronter les Bulls et le joueur à qui on ne cesse de le comparer : Derrick Rose ! Oups! Pardon, ce duel tellement alléchant n’a pu avoir lieu, Rose étant coincé à l’infirmerie depuis les Playoffs 2012.

    Une absence qui va forcément faire les affaires des Wizs, d’autant plus que Luol Deng est également absent et que Carlos Boozer est cuit. Les Bulls sont en fin de vie, épuisés par 4 années éreintantes sous le joug de coach Thibs, et les voilà face à des Wizards affamés et infatigables. La série est bouclée en 5 matchs, John Wall (24pts, Game 5) va s’amuser avec DJ Augustin et Kirk Hinrich et permettre à sa franchise de franchir son premier tour de Playoffs depuis 2005. Cette belle aventure s’est achevée au tour suivant face aux Pacers en six matchs. Une élimination logique, bien que Washington ait montré de belles choses mais Wall doit encore apprendre à limiter ses pertes de balles et s’acheter un tir extérieur.


    ATLANTA, Mai 2015: John Wall se blesse au poignet lors du Game 1 face aux Hawks. (Photo by Kevin C. Cox/Getty Images)

    Séduisants en Playoffs, les Wizards subissent un mauvais sort

    La saison suivante vient confirmer les bonnes impressions laissées lors des Playoffs 2015. Les jeunes Beal et Porter progressent, Marcin Gortat, coéquipier essentiel dans le jeu offensif de Wall est prolongé, le vétéran Paul Pierce (37 ans) arrive avec son gros CV afin de remplacer Trevor Ariza tradé à Houston. Encore coincés à la 5e place, ils vont marchés sur des Raptors au bord de l’implosion au 1er tour. Le backcourt Wall/Beal domine celui des Raptors composé par Lowry/DeRozan. Marcin Gortat (17.3pts – 10rds – 3pds – 2blks) se transforme en Olajuwon, Paul Pierce (37 ans souvenez-vous), a même le droit à son moment (20pts, Game 1). Les Wizards déroulent et impressionnent par leur vitesse et leur exécution offensive.

    Aux portes des Finales à l’Est, les Wizards se retrouvent face à la « 60 wins team » d’Atlanta. La série semble jouée d’avance, mais le jeu développé par les Wizards est réellement déroutant. Pour preuve ! Voilà que les hommes de Wittman volent le Game 1 avec une 2e mi-temps largement à l’avantage de Wall & co. Tout cela semble prometteur, oui mais… Sur une contre-attaque en 2e quart-temps, John Wall (toujours autour des 140Km/h), tombe violemment sur le parquet, il se tient le poignet…

    Si le meneur tiendra sa place tout au long du match, le verdict tombera plus tard, multiples fractures au niveau du poignet gauche, la star manquera les trois prochains matchs! Mais, les Wizards ne lâcheront pas et parviennent à maintenir la série à 2-2. Le Game 5 à Atlanta est crucial et c’est le moment choisi par John Wall pour effectuer son retour. L’enjeu est tel, que l’adresse aux tirs chutent pour les deux équipes et la victoire se jouera sur un game winner de l’intérieur Al Horford sur un rebond offensif. Le Game 6 sera tout aussi serré grâce à un joli 4e quart-temps de Beal (13pts), mais Wall n’a pas le même impact en attaque (1-4 aux tirs). 94-91, Washington échoue une fois de plus aux portes des Finales à l’Est, mais que ce fut agréable et rafraîchissant de voir évoluer cette équipe en attaque.

    Avril 2016, Washington poursuit sa série de saisons régulières positives, mais malgré un bilan de 41v-41d, qui habituellement est suffisant pour passer à l’Est, les Playoffs 2016 se déroulent sans Wall & Beal. Un vrai coup d’arrêt et le coach Randy Wittman en fait alors les frais. L’ancien coach du Thunder Scott Brooks reprendra le poste. On retiendra tout de même de cette saison 2015-16, le record en carrière de John Wall avec 52pts dans la défaite contre le Magic. Gêné par des douleurs aux genoux tout au long de la saison, le meneur subira une intervention en mai pour y remédier.


    May 7, 2017; Washington, DC, USA; John Wall pourchassant Isaiah Thomas lors du Game 4 Credit: Brad Mills-USA TODAY Sports

    « I’m not going Home! »

    Libéré de ses douleurs aux genoux, John Wall va vivre la meilleure saison de sa carrière lors de l’exercice 2016-17. Meilleure moyenne aux points (23.1), aux interceptions (2), et à la passe (10.7). C’est tout simplement sa troisième saison de suite à plus de dix passes décisives de moyenne par match! Le Wizard régale (malgré toujours autant de turnovers, 4.1). Après deux matchs à 19pds pour autant de victoires (face aux Pelicans puis aux Warriors), Wall atteint enfin la barre des 20 caviars un soir de victoire contre les Bulls en mars 2017. C’est tout l’effectif qui en profite et la franchise réalise son meilleur bilan en saison régulière (49v-33d) depuis 1979 !

    De retour en Playoffs, avec pour la première fois de sa carrière, l’avantage du terrain. John Wall retrouve donc les Hawks au premier tour. Deux ans après une élimination frustrante en demi-finale, John Wall ne laisse aucune place au doute et se transforme étonnamment en scoreur avec 29.5pts de moyenne sur six rencontres. John Wall se régale en transition et dans le jeu rapide, et domine son vis à vis en l’emmenant sur la droite du parquet pour le poster. Avant le Game 6, John Wall promet à la star des Falcons le receveur Julio Jones de clôturer la série en scorant 40 points. Presque… Il termina la série avec 42 unités !

    Washington passe donc à nouveau le premier tour et retrouve la meilleure équipe à l’Est, les Celtics, menés aussi par un meneur mais dans un tout autre style : Isaiah Thomas. Une série comme on les aime avec une rivalité naissante entre ces deux rosters cette saison. Avec plusieurs altercations comme celle entre Wall et Jae Crowder, et ce « Funeral Game » annoncé par John Wall en janvier. Vêtus de noir en arrivant à la salle, les Wizards prédisent la défaite et donc l’enterrement des Celtics, ce qui fut le cas avec une 14e victoire de suite à domicile (123-108) avec 27pts de Wall. Tous les ingrédients sont donc réunis pour rendre cette série intéressante.

    Comme promis, cet affrontement fut le plus intéressant à ce stade de la compétition. Les deux meneurs All-Star se rendent coup pour coup avec au sommet, ce Game 2 gagné en prolongation par les Celtics : Thomas 53pts vs Wall 40pts. La série semble tournée à l’avantage des hommes de Brad Stevens. Au bord de l’élimination lors du Game 6, et alors que les Celtics vont bloquer Bradley Beal pour le shoot final, John Wall enfile le costume du héros, pour un moment qui restera à jamais dans l’histoire de la franchise. Avec 23pts en 2e mi-temps, et ce Game Winner à 3-pts, le meneur saute sur la table de marque et hurle : « I’m not going Home ! »


    Image courante ces derniers temps de John Wall en tenue civile. Photo by Ned Dishman – Getty Images.

    La prolongation de contrat, et des blessures…

    Malgré une troisième élimination en quatre ans en demie-finale à l’Est, les Wizards semblent pourtant sur la bonne voie avec Coach Brooks et l’évolution du statut de Beal. Après un incroyable exercice de la part de Wall, il est temps de passer à la caisse. En juillet 2017, le front office prolonge Wall pour 4 ans et 171M$. Un nouveau contrat qui prendra effet lors de la saison 2019-20 avec un salaire annuel de 38M$. Le propriétaire croit en son tandem Beal/Wall, et si certains s’interrogent sur leur relation, il faut avouer que les deux All-Star sont complémentaires dans le jeu. Il ne manque plus que Wall déniche ce fameux shoot extérieur. Ce que la franchise attend depuis 2010…

    Malheureusement, ce ne sont pas les shoots à 3-pts qui vont affluer, mais les blessures et les absences à répétitions qui vont marquer cette fin de décennie. Comme si le corps de John Wall avait complètement lâché après cette prolongation de contrat, et le pire dans tout ça, c’est que les blessures sont de plus en plus sérieuses:

    • Novembre 2017 : IRM pour son genou gauche, suite à des douleurs. 9 matchs manqués
    • Janvier 2018 : Consultation auprès d’un spécialiste, intervention pour « nettoyer » ses genoux, 6-8 semaines d’absence.
    • Décembre 2018 : Douleurs au niveau de la hanche gauche, opération et une absence estimée à 6-8 mois.
    • Février 2019 : Rupture du tendon d’Achille…

    John Wall a pu tout de même prendre part au Playoffs 2018 avec son équipe mais n’a pu empêcher l’élimination des siens en six matchs face aux Raptors (qui d’ailleurs, ont connu une meilleure trajectoire que les Wizs depuis 2015). Sur la série, Wall est toujours aussi maladroit de loin (19%) et perd toujours autant de ballons (4.5). Si le quintuple All-Star semble de plus en plus agacé par les résultats, certains pointent du doigt son manque de contrôle en attaque et le fait qu’il n’offre aucune solution off-ball. Son dernier moment de gloire sous le maillot des Wizard a eu lieu un soir de décembre 2018 contre les Lakers de LeBron James et une pointe à 40pts et 14pds. Qui aurait cru que deux ans après, il ne ferait plus partie de la franchise qui l’a drafté en 2010.


    November 2010: passage de témoin entre deux joueurs emblématiques de la franchise de ces dernières années. © Christophe Elise / 42 Sports Images

    Arenas & Wall: des similitudes

    Impossible de ne pas faire le rapprochement entre le destin de ces deux All-Stars. Tous les deux jouaient au même poste, bien que leur style de jeu diffère, ils avaient ce pouvoir de faire lever les fans de leur siège et de réaliser des actions spectaculaires. Arenas de loin et Wall en contre-attaque, ces deux spécimens ont également réussi à replacer la franchise dans le paysage NBA et notamment en Playoffs après des années de galère, mais sans dépasser le stade des demies-finales.

    • Arenas : 4 apparitions en Playoffs en 8 saisons (blessé pour les Playoffs 2007)
    • Wall : 4 apparitions en Playoffs en 9 saisons

    Après tant de succès et d’exploits réalisés, il est évident que ces deux joueurs ont reçu à leur époque (2008 pour Arenas et 2017 pour Wall) une jolie prolongation de contrat de la part de Grunfeld, qui malheureusement, ont été signées après leur pic de forme. Dommage Ernie !

    • Arenas (6 ans et 111M$) post-signature : 55 matchs en 3 saisons, 22.7% de victoires
    • Wall (4 ans et 171M$) post-signature : 73 matchs en 3 saisons, 6 matchs de Playoffs

    Si leurs banquiers peuvent dormir tranquillement, les kinés et le staff médical en revanche ont eu du pain sur la planche avec des blessures à répétitions concernant les membres inférieurs.

    • Arenas : trois interventions chirurgicales au genou gauche (Avril 2007, Novembre 2007 et Septembre 2008)
    • Wall : interventions pour les genoux (Mai 2016 et Janvier 2018), opération pour la hanche gauche (Décembre 2018) et rupture du tendon d’Achille (Février 2019).

    Enfin, autre point commun, et pas le plus réjouissant, les deux anciennes idoles ont toutes les deux été tradées avant même d’avoir pu aller au terme de leur joli contrat. Le mois de décembre n’est décidément pas le meilleur moment de l’année pour les fans des Wiz’s.

    • Arenas : échangé en décembre 2010, à Orlando en échange de R. Lewis
    • Wall : échangé en décembre 2020, à Houston en échange de R. Westbrook

    Dix ans après le départ d’Arenas, la capitale voit partir à nouveau l’image de la franchise. Après dix ans de contre-attaques fulgurantes, de passes déroutantes et des séries de Playoffs passionnantes, Washington peut tourner la page John Wall et passer enfin de l’autre côté du mur auquel ils se heurtent depuis plusieurs années, en espérant que Westbrook ne le démolira pas sur un pull up two.

    Source: Bleacher Report, NBC Sports, ESPN, Fox Sports, Washington Times, Basketball Reference

  • Draft 2020: Le récap’

    Draft 2020: Le récap’

    Près de cinq mois après, la Draft a bien eu lieu hier soir. Une soirée passée à switcher entre les visios des prospects, de la fête chez les Toppin, Okoro ou encore Ball jusqu’à la froideur matinale en Grèce chez les Pokusevski. Annoncée comme imprévisible, cette draft n’a pas totalement tenu ses promesses en omettant de nous délecter de quelques trades de premier rang. Mais ce qu’il manquait le plus cette nuit, ce sont bien les fans des Knicks, toujours aussi expressifs quant aux choix réalisés par leur franchise de cœur. ClutchTime vous propose donc, un récapitulatif concernant les choix (temporaires?) réalisés par les front offices, avec quelques uns des moments les plus marquants.

    Adam Silver à la fin du premier tour – via SI

    Atlanta Hawks

    6e Onyeka Okongwu (C-F), 50e Skylar Mays (SG), Nathan Knight (C, non drafté, two way contract)

    Tout en sobriété, les Hawks sont parvenus à sélectionner deux bons joueurs à chaque tour. Okongwu était probablement le meilleur joueur disponible en 6e positon, vu son âge et son apport sur le terrain, les Hawks doivent être tout excités rien qu’en pensant aux pick and roll entre le californien et le meneur vedette Trae Young. Skylar Mays apparaît ici comme un bon combo/guard, capable de scorer comme de prendre la mène, mais également de jouer intelligemment en défense.

    Boston Celtics

    14e Aaron Nesmith (SF), 26e Payton Pritchard (PG) et 47e Yam Madar (PG)

    Avec trois first round picks, Danny Ainge a tout tenté pour remonter dans la draft, puis selon ses dires, redescendre. Raté. Les Celtics se retrouvent donc comme l’année dernière avec une flopée de rookies à intégrer au roster. Si l’israélien Yam Madar peut rester en Europe, le meilleur joueur de la PAC-12 Pritchard, et le gros shooteur à 3-pts Nesmith, pourront apporter un peu de punch et de solutions offensives en sortie de banc pour le staff de coach Stevens.

    Brooklyn Nets

    57e Reggie Perry (C-F)

    Les Nets possédaient le 19e choix de cette draft, mais la priorité de la franchise se trouve ailleurs. De nombreux moves ont été effectués en coulisse avec notamment l’arrivée de l’ancien Clipper Landry Shamet et l’envoi du 19e pick aux Pistons dans un échange à trois. Steve Nash a de nouveau annoncé cette nuit, les Nets jouent le titre. Pas sûr que Perry soit intégré pleinement dans la rotation, mais son profil de petit pivot capable de gober des rebonds et de tirer de loin est tout de même intéressant.

    Charlotte Hornets

    3e LaMelo Ball (PG), 32e Vernon Carey Jr (C), 42e Nick Richards (C), 56e Grant Riller (PG/SG), Nate Darling (SG, non drafté, two-way contract)

    Michael Jordan ne s’est donc pas interdit de sélectionner le talentueux meneur malgré tout ce qui entoure son bavard de père. Chose historique concernant les Ball, deux frères (Lonzo et LaMelo) ont été sélectionnés dans le top 3. A côté de cela, Mitch Kupchak s’est résolu à remplir son secteur intérieur avec deux pivots qui évoluaient dans de grosses écuries universitaires mais aux styles bien différents. Grant Riller est un petit bonus, l’arrière est connu pour un être un gros scoreur qui n’a pas peur de driver vers le cercle.

    Chicago Bulls

    4e Patrick Williams (F), 44e Marko Simonovic (PF/C)

    Les Bulls ne sont pas allés dans le sens de la majorité des rankings en se plaçant sur un jeune prospect à développer. Remplaçant dans la bonne équipe de Florida State, Patrick Williams est loin d’avoir des statistiques à couper le souffle, néanmoins sa côte n’a cessé de monter ces dernières semaines. Les Pistons et les Spurs semblaient être sur le prospect. En tablant sur son physique, son âge, sa défense et son potentiel offensif, les Bulls espèrent tenir là, la pépite de cette cuvée. Au deuxième tour, le néo-GM s’est, sans surprise, tourné vers un intérieur européen au QI basket avancé et capable d’apporter sur les deux côtés du terrain.

    Cleveland Cavaliers

    5e Isaac Okoro (SF)

    Même chose pour les Cavs avec un seul choix, et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il semble très logique. Déjà pourvu en guards (Sexton et Garland), et coincé avec leurs intérieurs (Love et Drummond), le front office a tout simplement opter pour un joueur défensif, capable de switcher des postes 1 à 4. Okoro a une mentalité de winner qui ne pourra que faire du bien dans l’Ohio, il ne manque plus qu’un bon tir pour que le jackpot soit complet.

    Dallas Mavericks

    18e Josh Green (SG/SF), 31e Tyrell Terry (PG), 36e Tyler Bey (F), Nate Hinton (PG, non drafté, two-way contract), Freddie Gillespie (C, non drafté, two-way contract)

    Les Mavs n’auront pas chômé durant cette draft. En envoyant Seth Curry à Philadelphie en échange du 36e choix et de Josh Richardson, la franchise texane semble repartir avec le sentiment de mission accomplie avec ces rookies sélectionnés. Josh Green et Tyler Bey sont des joueurs polyvalents, tout à fait capables de contribuer dès maintenant en défense tandis que Tyrell Terry apportera cette folie offensive et aura la chance de reprendre le costume laissé par Seth Curry.

    Denver Nuggets

    22e Zeke Nnaji (C-F), 24e RJ Hampton (SG), Markus Howard (PG, non drafté, two-way contract)

    Une des images de la soirée ! Jamais une casquette n’a été aussi mal traitée.

    Comme tous les ans, des prospects chutent violemment dans la draft, et cette année, c’était au tour du pauvre RJ Hampton. Sélectionner par les Bucks pour ensuite être envoyé à Denver, Hampton a semblé très amer. Les Nuggets aiment prendre ce genre de pari et ça a plutôt bien marché avec MPJ. L’intérieur en revanche fût beaucoup plus souriant au moment de sa sélection et son don pour le piano pourrait l’amener à composer un morceau afin d’apaiser son tout nouveau coéquipier.

    Detroit Pistons

    7e Killian Hayes (PG), 16e Isaiah Stewart (C), 19e Saddiq Bey (SF), 38e Saben Lee (PG, two-way contract)

    Voilà une équipe qui a totalement embrassé le processus de reconstruction via la draft. Un seul choix au premier tour avant la cérémonie, et voici le néo-GM Troy Weaver qui se jette sur trois choix avec le français le mieux drafté de l’histoire: Killian Hayes, qui sera bien sûr heureux de retrouver son pote Sekou. Stewart est un intérieur costaud mais également doter d’un solide jump shoot selon des scouts. Puis l’ailier Saddiq Bey, couteau suisse en provenance de la très réputée fac de Villanova. Tout bon pour les Pistons qui peuvent sereinement préparer le futur avec trois jeunes occupant trois postes différents.

    Golden State Warriors

    2e James Wiseman (C), 48e Nico Mannion (PG), 51e Justinian Jessup (SG)

    Le souhait de Stephen Curry s’est finalement réalisé. De la taille en voici avec le phénomène James Wiseman ! Un an après avoir joué ses dernières minutes en compétition, cet athlète va pouvoir évoluer au sein d’une très bonne franchise qui n’a d’ailleurs, jamais eu un tel talent à l’intérieur dans son roster. Le géant gaucher est accompagné en fin de premier tour par le meneur d’Arizona Nico Mannion, dont la descente dans la draft n’a finalement surpris personne, et l’arrière grand et fin de Boise State Justinian Jessup. Seule ombre au tableau, et elle est de taille, c’est l’annonce d’une éventuelle blessure au tendon d’Achille de Klay Thompson…

    Houston Rockets

    52e Keyon Martin Jr (SF), Mason Jones (SG, non drafté, two-way contract)

    En pleine tempête, la gestion de cette draft pour le néo-GM Rafael Stone n’a pas dû être une partie de plaisir. Propriétaire du choix numéro 16 en début de soirée suite à un trade avec les Blazers, les Rockets ne l’ont pas conservé, préférant ne pas s’encombrer d’un contrat garantit. Les Pistons, affamés, se sont jetés sur l’occasion. De leur côté, Houston s’est approprié le 52e via Sacramento avec la sélection du fils de l’ancien N°1 de la maudite draft 2000. Enfin, non drafté, Mason Jones rejoint les Rockets. Le scoreur des Razorbacks est capable de prendre feu en attaque tout en récoltant un paquet de lancers-francs.

    Indiana Pacers

    54e Cassius Stanley (SG/SF)

    Pas de move réalisés par les Pacers. Malgré les rumeurs insistantes concernant Oladipo et Turner, le front office, comme souvent, s’est contenté de son seul et unique choix de draft avec le spectaculaire Stanley. Le joueur de Duke est plus âgé que les autres freshmen, et son jeu reste encore à peaufiner, mais ses qualités athlétiques et son potentiel de catch and shooteur peuvent donner des satisfactions au nouveau coach Nate Bjorkgren.

    LA Clippers

    33e Daniel Oturu (C), 55e Jay Scrubb (SG)

    Les Clippers ont fait partie des acteurs majeurs de cette soirée. En récupérant le 33e choix via Minnesota, Ty Lue récupère un pivot qui a énormément progressé lors de sa saison sophomore, avec des signes encourageants pour tirer de loin. Jay Scrubb a vu son nom mentionné ces derniers jours, des rumeurs ont notamment fait part d’un intérêt des Blazers. Le joueur de la mystérieuse JUCO League est donc bien drafté, un joueur athlétique et plus costaud que la moyenne dans une ligue finalement peu connue.

    Los Angeles Lakers

    Zavier Simpson (PG, non drafté)

    Il n’est pas rare de voir le champion en titre se délester de son choix de draft en fin de premier tour. Dans l’acquisition de Dennis Schröder, Rob Pelinka a lâché le 28e choix. Pas de choix non plus pour ce second tour, et donc voici la signature du petit meneur senior tout juste sorti de la fac de Michigan.

    Memphis Grizzlies

    30e Desmond Bane (SG), 35e Xavier Tillman (C), Killian Tillie (F, non drafté, two way contract), Sean McDermott (SF, non drafté, two-way contract)

    Arrivés en début de soirée avec un seul pick (40e), les Grizzlies sont repartis les poches bien remplies de plusieurs prospects très intéressants ! Alors que les Celtics peinaient à se séparer de leurs choix, les Grizzlies ont sauté sur l’occasion pour récupérer le shooteur Bane en provenance de TCU, puis harponner le 35e choix des Kings afin de mettre la main sur un intérieur au très bon QI : Tillman. On n’oubliera pas de mentionner le two-way contract signé par le français Tillie. Si ce dernier laisse ses pépins physiques à Gonzaga, les Grizzlies pourraient être encore les grands gagnants de cette draft comme en 2019.

    Miami Heat

    20e Precious Achiuwa (F/C)

    Miami a brisé la série de la sélection des joueurs made in Kentucky, alors que Maxey et Quickley étaient encore disponibles, Pat Riley a choisi un intérieur, qui finalement, correspond parfaitement aux attentes et aux exigences de la franchise. Athlétique, costaud, actif sur le terrain, si le fit avec Bam soulève des questions, le boss du Heat lui assure, que c’est l’un des joueurs les plus sous-estimé de la cuvée.

    Milwaukee Bucks

    45e Jordan Nwora (F), 60e Sam Merrill (SG)

    Déjà très actifs sur le marché des transferts, les Bucks se sont élégamment montrés lors de la draft en récupérant le 45e choix du Magic pour mettre sur la main de l’ailier de Louisville Jordan Nwora. En toute dernière position, via l’échange réalisé avec les Pelicans, le front office s’est dirigé vers l’arrière Sam Merrill. Un aspect du jeu rejoint ces deux prospects : le tir extérieur, de quoi faire d’eux des joueurs « Giannis Compatibles ».

    Minnesota Timberwolves

    1er Anthony Edwards (SG), 23e Leandro Bolmaro (SG), 28e Jaden McDaniels

    Les Wolves ont finalement conservé leur premier choix avec sans grande surprise la sélection de l’athlétique Anthony Edwards. Si l’ancien de Georgia ne viendra pas corriger les problèmes défensifs des Wolves, son fort potentiel offensif et son association avec Russell et Towns pourraient donner des maux de tête aux coachs adverses. Gersson Rosas s’est montré actif tout au long de la soirée. Il a fait revenir Ricky Rubio en échange du 17e choix et récupère ainsi le 23e choix des Knicks avec l’argentin Bolmaro et le 28e choix du Thunder avec McDaniels. Deux jeunes joueurs à développer, si l’argentin restera encore en Europe, JMD en revanche pourrait être sollicité dès cette année grâce à des prédispositions en défense.

    New Orleans Pelicans

    13e Kira Lewis Jr (PG)

    Alors qu’ils possédaient trois choix au second tour, Griffin a rapidement fait le tri en ne conservant que leur choix au premier tour. Ce n’est pas sans rappeler que le tout nouveau coach Stan Van Gundy n’est pas venu pour encadrer une équipe de Highschool. En 13e place, voici donc le meneur Kira Lewis Jr, en provenance d’Alabama, il a démontré ses qualités de joueurs offensif grâce notamment à son handle et sa vitesse. Avec Ball, Bledsoe, Jackson et éventuellement NAW, aura-t-il suffisamment de temps de jeu ?

    New York Knicks

    8e Obi Toppin (F), 25e Immanuel Quickley (SG)

    Qu’est-ce qu’ils nous ont manqué les fans des Knicks… Auraient-ils hué le choix de Toppin ? Pas sûr, surtout avec un new yorkais qui plus est! Au moins le front office a assuré avec un joueur explosif, spectaculaire et offensif capable de jouer différentes formes du pick and roll/pop. Des questions subsistent concernant sa défense, mais pour cela on fait confiance à coach Thibs. Quickley a été récupéré dans un échange avec le Thunder. Petit gabarit, mais une teigne en défense et un shoot diabolique en attaque. Les Knicks auraient-ils finalement réussi une draft ?

    Oklahoma City Thunder

    17e Aleksej Pokusevski (F), 34e Théo Maledon (PG), 37e Vit Krejci (G)

    Le Thunder a tout simplement été incontournable lors de cette soirée. On décompte actuellement près de 17 choix au premier tour pour les six prochaines années ! Acteur majeur et impliqué dans plusieurs trades, Sam Presti a décidé de jouer le all in sur les européens. Arrêtons-nous (comme la famille de Poku) un instant sur la photo de la soirée !

    Impossible de ne pas esquisser un sourire avec ces images complètement en décalage avec ce qui se fait chez les autres prospects. Mais voilà, le Thunder a obtenu le joueur qu’il voulait tant. En plus du meneur/intérieur serbe, s’ajoute le français Maledon qui a atterri au second tour. Le Thunder est en totale reconstruction, espérons que le français y prenne part et de la meilleure des manières possible.

    Orlando Magic

    15e Cole Anthony (G)

    Un seul choix pour le Magic, qui a décidé de se lancer avec le fils de l’ancien NBAer Greg Anthony. Un joueur offensif au physique fragile, mais très talentueux. Très ému par sa sélection, ses proches n’ont pas manqué de fêter cet événement en compagnie d’un certain Spike Lee.

    En dehors du fait que ce choix ait pu surprendre plus d’un, Orlando a terriblement besoin de frissons et de fraîcheur en attaque. Peut-être un coup de poker pour ramener un peu d’attention en Floride.

    Philadelphie Sixers

    21e Tyrese Maxey (SG), 49e Isaiah Joe (SG), 58e Paul Reed (F)

    Beaucoup de nouvelles têtes au sein de la franchise des Sixers, coach, GM, joueurs, et l’intersaison est loin d’être terminée. Les fans ont donc pu observer les premiers moves réalisés par Morey. J-Rich est envoyé à Dallas en échange de Seth Curry. Les choix 34 et 36 sont lâchés afin de descendre dans la draft. C’est ainsi qu’ils se retrouvent avec le shooteur fou d’Arkansas Isaiah Joe, et le contreur insatiable de DePaul avec Paul Reed. Sans oublier le principal, la sélection de l’arrière de Kentucky Tyrese Maxey, un joli coup selon coach Cal qui affirmait sur ESPN que les équipes qui l’ont oublié vont s’en mordre les doigts.

    Phoenix Suns

    10e Jalen Smith (F/C), Ty-Shon Alexander (SG, non drafté, two way contract)

    Pourquoi serait-on surpris ? Les Suns ont bien drafté Cameron Johnson en 11e position en 2019. Après avoir récupéré Chris Paul, Phoenix poursuit son projet « direction les Playoffs » avec l’acquisition d’un intérieur tonique, athlétique et capable de dégainer à 3-pts. Avec l’incertitude de re-signer Aron Baynes ainsi que Frank Kaminsky, le front office a donc privilégié le besoin au meilleur talent disponible. Dommage que Phoenix n’ait pas tenté de trade down pour récupérer des atouts.

    Portland Trail Blazers

    46e CJ Elleby (F)

    Alors que des rumeurs insistaient sur l’intérêt des Blazer concernant Jay Scrubb, le front office s’est finalement tourné vers un solide joueur NCAA. Gros rebondeur et capable de shooter de loin, il ne faudra pas attendre des merveilles de ce joueur, qui devra sûrement ronger son frein comme beaucoup de jeunes au sein du roster des Blazers.

    Sacramento Kings

    12e Tyrese Haliburton (PG), 40e Robert Woodard II (F), 43e Jahmi’us Ramsey (SG)

    Et si les Kings avaient enfin réussi une draft ! Pas sûr que le front office s’attendait à voir Haliburton descendre aussi bas. Bon choix. Le meneur est de capable de jouer off-ball aux côtés de Fox. Au deuxième tour, les Kings se sont jetés sur deux jeunes prospects avec un potentiel à exploiter. Woodard pourrait rentrer dans le moule d’un 3&D, et Ramsey comme un scoreur en sortie de banc. Espérons que le département de développement des joueurs à Sacto a subi une mise à jour.

    San Antonio Spurs

    11e Devin Vassell (SG), 41e Tre Jones (PG)

    Les Spurs se sont montrés (comme souvent) très discrets durant cette draft. Pour la première fois depuis 1997, ils ont choisi un joueur dans la loterie. Tout cela est donc nouveau pour les texans, et ils ont décidés de se lancer avec l’arrière en provenance de Florida State. Vassell a beaucoup progressé en attaque lors de sa saison sophomore, tout en assurant en défense. Au deuxième tour, la sélection de Jones est une bonne pioche, un vrai winner et une peste en défense. Les Spurs avaient des besoins à l’intérieur mais ont préféré garnir leur backcourt (déjà bien fourni), en attendant de voir ce qu’il va se passer pour DeRozan.

    Toronto Raptors

    29e Malachi Flynn (PG), 59e Jalen Harris (SG)

    Comme d’habitude les Raptors vont transformer ces jeunes prospects en machine de guerre sur le terrain prêt à se battre et à contribuer. Malgré la présence de Terence Davis, Matt Thomas et bien sûr des champions Lowry et VanVleet, le front office a tout de même choisi de sélectionner deux guards. Vont-ils les garder ? Est-ce un plan B ? En tout cas, on a hâte de voir Flynn à l’œuvre sous les ordres de coach Nurse.

    Utah Jazz

    27e Udoka Azubuike (C), 39e Elijah Hughes (SG), Trent Forrest (PG, non drafté, two way contract)

    Le Jazz a choisi l’imposant Azubuike qui a marché sur la NCAA avec Kansas. Son physique et son activité sur le terrain semble avoir séduit les dirigeants pour en faire le backup de Gobert (Tony Bradley a été échangé). Hughes semble être une bonne pioche. Gros scoreur à Syracuse, il peut shooter, driver et jouer par séquence le pick and roll. Le roster étant déjà rempli de jeunes joueurs « inconnus », voici au moins deux joueurs aux CV bien connus.

    Washington Wizards

    9e Deni Avdija (SF), 53e Cassius Winston (PG)

    Le front office des Wizards ne s’attendait pas à voir l’israélien à leur disposition à ce stade de la draft. Pas de remplaçant pour John Wall (Haliburton, Lewis, Anthony étaient disponibles), mais un joueur polyvalent dans les ailes et capable de créer pour ses partenaires. S’il solidifie son tir, c’est tout bon pour Beal & Co. La sélection de Winston est intéressante dans le sens que Washington a besoin de meneur de jeu et aussi de défenseur… On ne peut pas tout avoir, mais ce qui est sûr, c’est que Winston est un winner.

  • ClutchTime Mock Draft 3.0

    ClutchTime Mock Draft 3.0


    Enfin nous y sommes ! La draft aura bien lieu cette nuit, après cinq mois d’attentes, les prospects de la classe 2020 auront été les joueurs les plus étudiés et les plus scrutés et de l’histoire de la Draft. Est-ce que cela nous a aidé pour faire notre mock ? Pas sûr. Impossible de prédire avec exactitude le déroulement de cette édition, si bien que, même les franchises ne sont pas certains des choix et des transferts qui auront lieu cette nuit. Plusieurs trades ont été annoncé et seront validés vendredi prochain, en attendant, voici notre dernière Mock Draft 2020 en prenant en compte les besoins des franchises mais surtout les meilleurs prospects disponibles. Une cuvée annoncée moyenne, mais une cuvée qui rentre déjà dans l’histoire dans ce contexte inhabituel.

    Edit : Pas de MaJ depuis le trade entre les New York Knicks et le Utah Jazz (sorry)


    🏀 Nos choix du Premier Tour 🏀


    Lottery picks

    #1 – The Minnesota Timberwolves select :

    Anthony Edwards (SG)

    Georgia Bulldogs – Freshman
    USA
    19 ans (05/08/2001)
    Taille : 196 cm
    Poids : 102 kg
    Statistiques individuelles

    Considéré comme un joueur extrêmement talentueux depuis ses années lycée, Edwards pourrait être le chaînon manquant dans l’attaque des Wolves suite au départ de Andrew Wiggins. Arrière scoreur et explosif, capable d’être une triple menace aux tirs, le Bulldog formerait alors un trio offensif de premier choix aux côté de D-Lo et KAT. Les fans de Minny devront en revanche passer leur chemin s’ils espèrent voir débarquer un profil défensif, le joueur ne fait effectivement pas montre d’une grande concentration de l’autre côté du terrain et joue parfois de manière nonchalante par séquence.

    #2 – The Golden State Warriors select :

    James Wiseman (C)

    Memphis Tigers – Freshman
    USA
    19 ans (31/03/2001)
    Taille : 216 cm
    Poids : 108 kg
    Statistiques individuelles

    Avec les retours aux affaires de Curry, Thompson et Green, les Warriors vont pouvoir renforcer leur secteur intérieur en sélectionnant le phénomène physique James Wiseman. Bien qu’il n’ait pas joué de match officiel depuis plus d’un an, son gabarit et ses qualités athlétiques devraient lui assurer une place dans le top 3. Si ses prises de décision en attaque laissent à désirer, il n’en reste pas moins un choix de luxe pour prendre les rebonds, jouer le pick and roll avec Curry, mais aussi pour recevoir les passes lobées de Green.

    #3 – The Charlotte Hornets select :

    LaMelo Ball (PG/SG)

    Illawarra Hawks – US player eligible
    USA
    19 ans (22/08/2001)
    Taille : 201 cm
    Poids : 82 kg
    Statistiques individuelles

    Très certainement le meneur de jeu qui a le plus la cote, LaMelo est un joueur plein d’enthousiasme sur un terrain. Doté d’une vision de jeu et d’un toucher de balle remarquables, le meneur devrait électriser les supporters des Hornets qui cherchent désespérément la bonne formule suite au départ de Kemba Walker. Même s’il doit encore gommer quelques lacunes en défense et être plus sélectif dans ses tirs, le petit dernier de la fratrie Ball dispose néanmoins des atouts suffisants pour devenir à terme un élément central de l’effectif de James Borrego.

    #4 – The Chicago Bulls select :

    Onyeka Okongwu (PF/C)

    Southern California Trojans – Freshman
    USA/Nigéria
    19 ans (11/12/2000)
    Taille : 206 cm
    Poids : 111 kg
    Statistiques individuelles

    Chicago se retrouve avec beaucoup de jeunes sur tous les postes, notamment à l’intérieur avec Markkanen, Carter Jr et Gafford. La sélection d’Okongwu se base sur sa polyvalence en défense et cette qualité inestimable pour un big man de pouvoir switcher sur des extérieurs. Son activité sur le terrain et sa faculté à roller fort vers le cercle feront de lui un joueur complémentaire de Lauri Markkanen. L’ancien coéquipier de LaMelo Ball au lycée a annoncé vouloir suivre les traces de Bam Adebayo, aux Bulls de copier la recette magique du Heat.

    #5 – The Cleveland Cavaliers select :

    Obi Toppin (PF/C)

    Dayton Flyers – Sophomore
    USA
    22 ans (04/03/1998)
    Taille : 206 cm
    Poids : 99 kg
    Statistiques individuelles

    Assurément l’un des joueurs les plus NBA-ready, Toppin est un poste 4 qui brille par ses qualités de finisseur et son physique. Inspiré par le paternel, c’est un joueur très aérien, capable d’écarter le jeu. Toppin pour être une solution de remplacement après un départ probable de Tristan Thompson et en attendant un signe sur la situation de Kevin Love. Aux côtés de Drummond, il n’aura pas tellement à se soucier de la défense, principal point faible dans son jeu, mais devra en revanche travailler son footwork et gagner en souplesse au niveau des hanches.

    #6 – The Atlanta Hawks select :

    Isaac Okoro (SF)

    Auburn Tigers – Freshman
    USA
    19 ans (26/01/2001)
    Taille : 198 cm
    Poids : 102 kg
    Statistiques individuelles

    Les Hawks se retrouvent également avec de bons jeunes joueurs à tous les postes. En revanche, coach Pierce ne serait pas contre l’idée de récupérer un bon défenseur. Un secteur de jeu laissé à l’abandon la saison dernière. Le joueur d’Auburn est totalement focalisé sur la défense et se réserve même le droit de penser pouvoir défendre sur les postes de 1 à 4 et voire certains poste 5. Bien que son tir et ses choix en attaque sont à peaufiner, les Hawks obtiennent là un winner.

    #7 – The Detroit Pistons select :

    Tyrese Haliburton (PG/SG)

    Iowa Cyclones – Sophomore
    USA
    20 ans (29/02/2000)
    Taille : 196 cm
    Poids : 79 kg
    Statistiques individuelles

    Avec Derrick Rose et Brandon Knight en 1, inutile de dire que les Pistons vont très sérieusement envisager la piste d’un véritable meneur de jeu capable de tenir le ballon et de proposer du jeu. Il se trouve que Haliburton est tout à fait le profil idéal pour ce poste, cet adepte du C&S et du pick-and-roll est doté d’une bonne vision de jeu et d’une qualité de passe chirurgicale, mais peut également très bien défendre grâce à ses mensurations qui finiront de convaincre Dwane Casey de lui confier les rênes de l’équipe. S’il ne parvient pas encore à prendre le jeu à son compte, d’autres s’en chargeront à sa place.

    #8 – The New York Knicks select :

    Killian Hayes (PG)

    Ratiopharm Ulm – International
    France
    19 ans (27/06/2001)
    Taille : 193 cm
    Poids : 97 kg
    Statistiques individuelles

    Oui les Knicks ont besoin d’un meneur, oui les Knicks vont à nouveau se lancer avec un français ! Mais Hayes ne ressemble en rien à Ntilikina. L’ancien choletais a montré qu’il pouvait prendre la mène à temps complet en Allemagne. Il se débrouille bien sur pick and roll avec un handle de haut niveau. Fan de step back et side step en tout genre, il est aussi capable de passes lumineuses. Grand fan de Ginóbili, il existe tout de même des interrogations quant à sa dextérité main droite.

    #9 – The Washington Wizards select :

    Deni Avdija (SF/PF)

    Maccabi Tel-Aviv – International
    Israël
    19 ans (03/01/2001)
    Taille : 201 cm
    Poids : 95 kg
    Statistiques individuelles

    Avec un gabarit taillé pour évoluer en 4 et des qualités d’arrière, Avdija peut jouer dans n’importe quelle position sur l’aile. À seulement 19 ans il dispose d’une expérience professionnelle en Europe loin d’être négligeable (34 matchs d’Euroligue) et ne devrait avoir aucun mal à s’adapter chez des Wizards engagés dans un processus de reconstruction et qui cherchent des talents et du renfort en attaque pour soutenir Bradley Beal. Avdija devra néanmoins prendre plus de risque en attaque et sortir de sa zone de confort pour devenir un vrai lieutenant.

    #10 – The Phoenix Suns select :

    Patrick Williams (SF/PF)

    Florida State Seminoles – Freshman
    USA
    19 ans (26/08/2001)
    Taille : 203 cm
    Poids : 102 kg
    Statistiques individuelles

    Invaincus lors à « la bulle d’Orlando », les Suns on réalisé le premier gros coup de cette intersaison en faisant venir Chris Paul tout en conservant ce choix de draft. Avec Patrick Williams, Coach Williams récupère un très jeune ailier dont la côte n’a cessé de monter ces dernières semaines. Remplaçant au sein de la bonne équipe de Florida State, son gabarit, ses qualités athlétiques, sa polyvalence en défense et son potentiel offensif (encore à développer) séduisent de nombreux scouts.

    #11 – The San Antonio Spurs select :

    Devin Vassell (SF/PF)

    Florida State Seminoles – Sophomore
    USA
    20 ans (23/08/2000)
    Taille : 198 cm
    Poids : 81 kg
    Statistiques individuelles

    Les Spurs vont très certainement tenter le pari d’un ailier étant donné l’incertitude qui règne autour de DeMar DeRozan. Avec Devin Vassell, les texans feraient ainsi une bonne opération en récupérant un profil 3&D adepte du catch-and-shoot, dans un registre très proche d’un Danny Green il y a quelques années, mais également bon défenseur sur l’homme, le Floridien devrait être capable de se fondre dans un collectif en reconstruction en apportant son énergie et son QI basket.

    #12 – The Sacramento Kings select :

    Aaron Nesmith (SG/SF)

    Vanderbilt Commodores – Sophomore
    USA
    21 ans (16/10/1999)
    Taille : 198 cm
    Poids : 96 kg
    Statistiques individuelles

    Les Kings sont rentrés récemment dans une zone de turbulence après les rumeurs de trade concernant Bogdan Bogdanovic précédées par les envies de départ de Buddy Hield. Cela tombe bien, Aaron Nesmith se présente comme l’un des meilleurs shooteur de cette cuvée avec 52.2% de réussite et plus de 8 tentatives par rencontre. L’ancien coéquipier de Garland à la fac n’aura pas besoin d’avoir le ballon dans les mains et apportera des solutions off-ball pour Fox.

    #13 – The New Orleans Pelicans select :

    Saddiq Bey (SF/PF)

    Villanova Wildcats – Sophomore
    USA
    21 ans (09/04/1999)
    Taille : 203 cm
    Poids : 97 kg
    Statistiques individuelles

    Voici un joueur de devoir dans la réputée fac de Villanova. L’ancien coéquipier d’Eric Paschall est un ailier capable de shooter de loin mais surtout d’impacter un match sans avoir à scorer. Bon QI en défense, dans les aides et les rotations, capable de jouer off-ball de l’autre côté du terrain, son apport ne pourra qu’être bonifié dans les schémas de Stan Van Gundy qui aura surement besoin de ce type de joueur pour assurer des deux côtés du terrain.

    #14 – The Boston Celtics select :

    Kira Lewis Jr. (PG)

    Alabama Crimson Tide – Sophomore
    USA
    19 ans (06/04/2001)
    Taille : 190 cm
    Poids : 74 kg
    Statistiques individuelles

    Voici le premier des trois choix à disposition de Danny Ainge pour ce first round. Pas certains que tous ces picks soient conservés, mais pour cette fin de loterie, impossible de résister à l’envie de sélectionner l’un des joueurs les plus rapides de cette cuvée. Le roster de Boston contient déjà de jeunes arrières, en espérant que coach Stevens lui offrira plus d’opportunités. Toujours d’attaque, Lewis devrait se régaler en transition et dans le jeu espacé de la NBA. Bon driver avec un joli floater, il est également capable d’artiller de loin avec un solide pull up après un dribble main gauche.


    Kira Lewis Jr. meneur des Crimson Tide d’Alabama (SEC) – Photo by Michael Wade/Icon Sportswire via Getty Images

    Fin de 1er tour

    #15 – The Orlando Magic selects :

    Tyrese Maxey (PG)

    Kentucky Wildcats – Freshman
    USA
    20 ans (04/11/2000)
    Taille : 190 cm
    Poids : 89 kg
    Statistiques individuelles

    La dernière trouvaille de Kentucky est avant tout un défenseur complet et doté d’une envergure énorme de 2m03, idéal pour gêner l’adversaire. Capable de switcher sur pas mal d’adversaire, il dispose également d’un toucher de balle précieux pour finir près du cercle et profiter de son habilité et de ses longs bras pour prendre sa chance de n’importe où. Un arrière bon défenseur qui ne devrait avoir aucun mal à bénéficier de minutes de la part de Steve Clifford à un poste encore très fragile et incertain

    #16 – The Houston Rockets select :

    Tyrell Terry (PG)

    Stanford Cardinal – Freshman
    USA
    20 ans (28/09/2000)
    Taille : 185 cm
    Poids : 72 kg
    Statistiques individuelles

    Une intersaison bien compliquée pour la franchise du Texas. Après les départs de Mike D’Antoni puis de Daryl Morey, ce sont les superstars Harden et Westbrook qui souhaiteraient quitter le navire. Dans ce ciel sombre au-dessus de Houston, une petite éclaircie avec l’acquisition de ce premier choix de draft via un trade. Réputé comme l’un des meilleurs shooteurs de sa classe, Terry est capable de dégainer rapidement et de très loin. Il est doté d’un bon sens du jeu et d’un joli toucher près du cercle malgré son petit gabarit (61.5% de réussite). Des doutes subsistent sur sa défense, mais Terry assure que son énergie et sa hargne compense son manque de physique.

    #17 – The Minnesota Timberwolves select :

    Precious Achiuwa (PF/C)

    Memphis Tigers – Freshman
    Nigéria
    21 ans (19/09/1999)
    Taille : 206 cm
    Poids : 102 kg
    Statistiques individuelles

    Les qualités physiques et la polyvalence défensive d’Achiuwa pourraient être attrayants pour une équipe de Minnesota qui en manque cruellement. Achiuwa a en effet les dimensions et la longueur nécessaires pour contenir les intérieurs, mais dispose également d’une vitesse de déplacement adaptée sur pick-and-roll et devrait bien s’entendre avec Russell. Son manque de production en attaque pourra être compenser par les nombreux profils offensifs dont dispose Ryan Saunders, notamment KAT qui pourra s’écarter un peu plus du cercle en attaque.

    #18 – The Dallas Mavericks select :

    Aleksej Pokusevski (PF/C)

    Olympiakós – International
    Serbie
    18 ans (26/12/2001)
    Taille : 214 cm
    Poids : 94 kg
    Statistiques individuelles

    Le front office des Mavs se prépare à attirer Giannis dans leurs rangs pour la FA 2021, mais en attendant, voici la sélection d’un tout autre « freak show ». Le serbe est une anomalie avec un gabarit à part, il jouait principalement ailier/meneur en Grèce, avec de belles aptitudes à dribbler, passer et shooter, il sera d’autant plus en confiance en intégrant un roster remplis de joueurs européens. Encore frêle et loin d’être le plus athlétique, cela reste un projet.

    #19 – The Brooklyn Nets select :

    RJ Hampton (PG/SG)

    New Zealand Breakers – US player eligible
    USA
    19 ans (07/02/2001)
    Taille : 196 cm
    Poids : 82 kg
    Statistiques individuelles

    Un peu sorti des radars après son aventure en Australie, Hampton reste néanmoins un des arrière prometteur. Il dispose en effet des atouts nécessaires pour évoluer tel un combo-guard, ce qui devrait rendre service au staff des Nets qui ont encore de grosses interrogations concernant plusieurs joueurs dans leur backcourt. Apprécié pour ses talents de contre attaquant et son explosivité dans le jeu, il devra néanmoins travailler son adresse au tir en particulier en sortie de dribble pour espérer bénéficier de minutes de jeu dans un effectif qui jouera très certainement les premiers rôles cette saison.

    #20 – The Miami Heat selects :

    Jalen Smith (PF/C)

    Maryland Terrapins – Sophomore
    USA
    20 ans (16/03/2000)
    Taille : 208 cm
    Poids : 102 kg
    Statistiques individuelles

    Les hommes d’Eric Spoelstra ont épaté le monde entier en accédant aux dernières finales. Avec les apports de jeunes joueurs comme Adebayo, Robinson et Herro, le département du développement des joueurs est de qualité en Floride. Cela tombe bien, si Pat Riley conserve ce pick, Jalen Smith est un athlète explosif capable de contrer tout ce qui bouge mais aussi de dégainer de loin. Il offre une réelle option sur pick and pop et donc une solution de rechange pour Leonard (FA).

    #21 – The Philadelphia 76ers select :

    Cole Anthony (PG)

    North Carolina Tar Heels – Freshman
    USA
    20 ans (15/05/2000)
    Taille : 190 cm
    Poids : 86 kg
    Statistiques individuelles

    Véritable triple menace en attaque, capable de prendre feu au scoring dans un bon jour, Cole Anthony fait parfois (souvent) preuve d’excès d’individualisme dans le jeu, avec des tirs plus que contestables et une finition douteuse à l’arrivée (38% FG). Mais il faut reconnaître que le gamin du Queens a encore régalé les observateurs par ses qualités offensives et son explosivité dans le jeu, même s’il rechigne encore à défendre sur certaines séquences, son intégration dans les systèmes offensifs de Doc Rivers ne devrait pas poser de problème majeur.

    #22 – The Denver Nuggets select :

    Josh Green (SG/SF)

    Arizona Wilcats – Freshman
    Australie
    20 ans (16/09/2000)
    Taille : 198 cm
    Poids : 95 kg
    Statistiques individuelles

    Les Nuggets ont passé un cap lors des Playoffs 2020 en réalisant un upset historique face aux Clippers. La paire Murray-Jokic fonctionne à merveille et le jeune MPJ est réellement talentueux en attaque. Le choix d’un joueur athlétique aux prédispositions pour devenir un 3&D prend alors tout son sens avec Josh Green. Capable de jouer sans ballon, et de faire les efforts en défense, Green pourrait être une solution derrière Gary Harris.

    #23 – The Utah Jazz selects :

    Xavier Tillman (PF/C)

    Michigan State Spartans – Junior
    USA
    21 ans (12/01/1999)
    Taille : 203 cm
    Poids : 111 kg
    Statistiques individuelles

    À ce stade de la draft, Utah pourrait se mettre effectivement en quête d’un intérieur remplaçant NBA ready, suffisamment mobile et efficace dans la protection du cercle. Tillman semble être un candidat idéal, après trois saisons dans le Michigan, le big man s’est mué en leader de la défense des Spartans grâce à son QI basket sur du jeu sans ballon des deux côtés du terrain et sa capacité à gober des rebonds

    #24 – The New Orleans Pelicans select :

    Théo Maledon (PG)

    ASVEL Lyon-Villeurbane – International
    France
    19 ans (19/06/2001)
    Taille : 195 cm
    Poids : 79 kg
    Statistiques individuelles

    Deuxième choix pour les Pelicans après un trade effectué avec les Bucks. Coach Van Gundy va devoir ajuster ses systèmes avec beaucoup tous ces jeunes joueurs. Il faudra notamment être patient avec le français mais il semble déjà être un bon joueur de pick and roll, et a démontré de réelles qualités de playmaker en Euroligue. Loin d’être le meneur le plus explosif de la cuvée, il possède un solide drive main droite combiné avec un bon floater. Dans l’espoir de jouer avec Ball et Zion, sa progression sur son shoot extérieur sera essentielle.

    #25 – The Oklahoma City Thunder selects :

    Paul Reed (SF)

    DePaul Blue Demons – Junior
    USA
    21 ans (14/06/1999)
    Taille : 206 cm
    Poids : 99 kg
    Statistiques individuelles

    Après une saison particulièrement aboutie, OKC va néanmoins poursuivre son processus de reconstruction et devrait retenir un remplaçant à Danilo Gallinari en jetant leur dévolu sur l’ailier fort de DePaul. Ses qualités athlétiques et sa polyvalence défensive sont ses principaux atouts, mais le joueur s’est montré à l’aise cette saison pour jouer au large et près du panier malgré quelques réticences sur son ratio 3FGA/FGA et sa mécanique de tir qu’il aura besoin de consolider s’il veut bénéficier de minutes.

    #26 – The Boston Celtics select :

    Isaiah Stewart (PF/C)

    Washington Huskies – Junior
    USA
    19 ans (22/05/2001)
    Taille : 206 cm
    Poids : 113 kg
    Statistiques individuelles

    Et nous voilà de nouveau avec les Celtics. Boston a semblé « short » à l’intérieur, en subissant face à la puissance de Bam Adebayo lors des dernières finales à l’Est. Loin de nous de penser qu’un jeune intérieur en provenance de la fac de Washington vienne résoudre ces problèmes, mais Stewart offre le package complet de l’intérieur costaud. Capable de scorer au poste et de protéger le cercle, certains scouts ont même émis l’hypothèse qu’il s’est doté d’un solide jump shot.

    #27 – The New York Knicks select :

    Leandro Bolmaro (PG/SG)

    FC Barcelone Lassa – International
    Argentine
    20 ans (11/11/2000)
    Taille : 201 cm
    Poids : 82 kg
    Statistiques individuelles

    Voici notre premier candidat au draft and stash. L’Argentin sort en effet d’une saison prometteuse avec Barcelone et les prévisions ne lui donnant pas la faveur d’une place dans la loterie, l’arrière a décidé de rester une saison de plus en Catalogne. Pour continuer sur sa lancée et progresser dans un groupe pro au top niveau en Europe, il doit bénéficier d’un peu plus de minutes et de responsabilités dans le jeu pour exprimer ses qualités de meneur et ajuster son adresse au tir.

    #28 – The Oklahoma City Thunder selects :

    Tre Jones (PG)

    Duke Blue Devils – Sophomore
    USA
    20 ans (08/01/2000)
    Taille : 190 cm
    Poids : 83 kg
    Statistiques individuelles

    Après avoir envoyé Dennis Schröder aux Lakers, Sam Presti a récupéré en échange une chose qu’il chéri plus que tout : des choix de draft ! Un arrière a donc été transféré et Chris Paul serait également sur le marché, le Thunder pourrai donc se tourner vers un meneur de jeu avec ce choix en fin de premier tour. Tre Jones peut se démarquer des autres par son attitude de winner sur le terrain. Solide en défense avec des mains très actives, Jones est également capable de jouer le pick and roll combinant patience et justesse, d’autant plus qu’il semble avoir progressé cette saison à 3-pts.

    #29 – The Toronto Raptors select :

    Malachi Flynn (PG)

    San Diego State Aztecs – Junior
    USA
    22 ans (10/05/1998)
    Taille : 185 cm
    Poids : 83 kg
    Statistiques individuelles

    Réputés pour son flair incomparable en matière de choix à la draft, Masai Ujiri pourrait jeter son dévolu sur ce meneur de poche qui sort d’une saison remarquable avec les Aztecs. Son QI basket, combiné à une vitesse et un handle impressionnants font du joueur un potentiel steal qui viendra étoffer la rotation des Dinos au poste de meneur de jeu. Il apportera également sa solidité et son envie en défense et devrait se sentir à l’aise par rapport aux gabarits de Lowry et FVV.

    #30 – The Boston Celtics select :

    Desmond Bane (SG)

    TCU Horned Frogs – Senior
    USA
    22 ans (25/06/1998)
    Taille : 198 cm
    Poids : 97 kg
    Statistiques individuelles

    Troisième choix pour Danny Ainge, et dans cette récolte de rookies, il est toujours intéressant de choisir des joueurs extérieurs capables de shooter de loin et de défendre un minimum. Bane est un senior au physique de super-héros. Capable de shooter de très loin malgré une mécanique de tir étrange, il peut également se transformer en playmaker sur pick and roll et pour ne rien gâcher, il offre une vraie présence défensive dans les aides et les rotations.


    Desmond Bane meneur des Horned Frogs de TCU (Big 12) – Photo by Jamie Squire/Getty Images

    Rendez-vous au second tour

    Pages : 1 2

  • Fiche de draft 2020 d’Onyeka Okongwu: California Love

    Fiche de draft 2020 d’Onyeka Okongwu: California Love

    Onyeka Okongwu – Intérieur

    USC Trojans

    PAC 12 Conference

    Statistiques du joueur 2019-2020

    • 28 matchs
    • 16.2 points (61.6% FG, 72% LFS)
    • 8.6 rebonds
    • 1.1 passes
    • 1.2 interceptions
    • 2.7 contre
    • 2 turnovers
    • 31.1 PER

    Photo by Michael Owen Baker, contributing photographer via Dailynews.com

    Curriculum

    • Freshman
    • Lycée: Chino Hills (Californie)  
    • Américano-nigérien
    • 19 ans (né le 11 décembre 2000 à Los Angeles)
    • 6’9’’ (2m06)
    • 245lb (111kg)
    • Envergure : 7’1 (2m15)
    • Détente non renseignée

    Distinctions

    • Deux fois élu California Mr. Basketball (2018, 2019)
    • 1st Team All PAC-12 (2020)

    Récap de la saison du joueur

    Après des années lycées riches en victoires et titres en tout genre, Okongwu a terminé son cursus à Chino Hills en s’assurant une place parmi les recrues cinq étoiles du pays. Né en Californie, il a choisi sans surprise l’université de USC en partie pour des raisons de localisation. Recrue star avec Isaiah Mobley, c’est bien l’américano-nigérien qui va devenir le joueur majeur d’USC.

    En effet, l’ancien coéquipier des frères Ball au lycée, n’a pas manqué ses débuts universitaires avec deux premiers matchs en double double et avec au moins 20 points d’inscrits. Son record de points (33 unités) viendra quelques jours plus tard dans la victoire face à Pepperdine.

    USC termina l’année 2019 avec un bilan de 10v-2d, grâce à l’activité inestimable sur le terrain de leur intérieur californien: 17.7pts, 9rds, 3.2blks. Si Okongwu enchaîne les récompenses individuelles hebdomadaires, sa deuxième partie de saison est en demi-teinte et légèrement moins productive que la première: 15.1pts, 8.4rds, 2.4blks.

    L’intérieur est bien ciblé par les équipes adverses. Résultat, en février, USC subit une série noire de 5 défaites de suite, contre des équipes de la PAC-12 telles que Colorado, Utah et Arizona. Les hommes de coach Andy Enfield ont donc vu leur classement rétrograder à la 3e place derrière Oregon et UCLA avant l’arrêt de toutes compétitions universitaires.

    Forces

    Avec une seule saison en NCAA, Okongwu a déjà séduit de nombreux scouts NBA grâce à son activité et sa mobilité sur le terrain. Solide et athlétique, l’intérieur s’est bien évidemment régalé face à des intérieurs moins impressionants, mais ce qui le rend si spécial c’est sa faculté à pouvoir défendre sur plusieurs postes mais aussi de finir avec un joli toucher près du cercle.

    En attaque, Okongwu semble apporter sur la table tout ce que l’on demande à un intérieur. De bons écrans, une course rapide et puissante vers le panier. Et pour ne rien gâcher, il est tout à fait capable de jouer poste haut et de trouver le partenaire démarqué. Sa vivacité et sa dextérité sous les panneaux lui permettent d’afficher un taux de réussite très alléchant de 70% dans la restricted area.

    Bien que le jeu au poste ne soit pas à la mode de nos jours, Okongwu s’est montré assez fiable dans ce genre de situation. Profitant d’un bon footwork et de moves basiques, il tourne autour des 55% de réussite dans la raquette. L’intérieur nous a même offert un petit aperçu de son handle correct associé à un bon sens du jeu qui, ont laissé place aux comparaisons avec Bam Adebayo.

    En défense, sa mobilité lui permet de couvrir de bien des manières sur pick-and-roll. Capable de switcher, d’aider, de suivre, il répond également présent au rebond et sa vivacité lui permet de contrer un tir à tout moment. Une présence dans la raquette qui doit en inquiéter plus d’un, les adversaires plafonnent à 39% de réussite sous le cercle face à Okongwu. Son sens du placement combiné à son jeu de jambes font de lui un intérieur séduisant et compatible avec les caractéristiques actuelles du jeu NBA.

    Faiblesses

    Si on ne cesse d’évoquer sa compatibilité avec le monde professionnel, il lui manque néanmoins un tir extérieur fiable. Peut-être qu’il n’a pas eu les opportunités de montrer cette facette de son jeu, en tout cas le nombre de tirs réussis en dehors de la raquette peuvent se compter sur les doigts d’une main.

    La forme de son tir est loin d’être inquiétante, son pourcentage de réussite aux lancers-francs est d’ailleurs tout à fait correct: 72%. En revanche, il est pour le moment compliqué de l’envisager dans une situation de pick and pop loin du cercle et encore moins sur pull up après un dribble. Mais il est bon de rappeler que des bigs men ont démontré leur qualité de shooteur une fois sorti de la fac.

    Si son énergie et son sens de l’anticipation le placent souvent dans de bonnes situations, Okongwu devra néanmoins améliorer sa qualité de passe. Beaucoup trop de déchets lorsqu’il faut ressortir le ballon ou bien pour servir inside. Une défense un peu trop insistante et le voilà pris à défaut. Il devra apprendre à reconnaître rapidement le coéquipier démarqué et trouver les bons angles de passe.

    Vue d’ensemble du profil

    Onyeka Okongwu a réalisé une très belle saison en tant que freshman. Il répond à de nombreux critères qui nous poussent à le voir sélectionné haut: athlétique, mobile, polyvalent, présence dans la raquette. Dominer en NCAA est une chose, assurer chez les pros en est une autre. S’il est capable d’exceller sur pick-and-roll, il serait intéressant de le voir développer un shoot extérieur solide et progresser dans son handle ainsi que le timing de ses passes afin d’embrasser complètement le chemin emprunté par un certains Bam Adebayo.

    Comparaisons

    • Tristan Thompson
    • Bam Adebayo (sans le côté playmaker)
    • Wendell Carter Jr.
    • Taj Gibson (sans le jeu face au cercle)

    Draft Consensus

    Highlights

    Les précédentes fiches prospects:

  • Le carnet des rookies: « Bubble Edition 2.0 »

    Le carnet des rookies: « Bubble Edition 2.0 »

    Chaque semaine Clutch Time vous propose un petit focus sur les rookies afin de faire le point sur les bonnes ou mauvaises performances des débutants.

    Les matchs s’enchaînent à une vitesse folle, et nous voici déjà à quelques jours du premier tour des Playoffs. Les rookies auront globalement fait bonne figure durant cette reprise. Grâce à un temps de jeu plus significatif et aux turnovers effectués par les coachs, beaucoup de jeunes ont se sont révélés à Orlando. Voici les performances marquantes de ces huit derniers jours.(les statistiques sont arrêtées au 12/08/20)

    Les titulaires ont toujours autant de responsabilités

    Michael Porter Jr photo via SI.com
    Michael Porter Jr., F, Denver Nuggets : 54m, 9.3pts, 4.7rds, 0.8pd

    MPJ est clairement en train de s’épanouir sous nos yeux. Match après match, le rookie prend de l’épaisseur au sein de la rotation de Mike Malone en devenant le meilleur scoreur de sa classe depuis la reprise avec des statistiques offensives impressionnantes : 23.8pts, 56.8% aux tirs, 46.3% à 3-pts et 96% aux lancers-francs. En plus de se placer dans le club très flatteur des « 50-45-90 », MPJ est clutch comme face aux Spurs en fin de match avec un rebond offensif et un drive concluant pour achever les hommes de Popovich.

    MPJ gagne en confiance et n’hésite pas à prendre sa chance avec 18 tirs tentés dans la défaite face à Portland. Auteur de tirs à 3-pts importants lors de cette rencontre, MPJ a démontré que son talent est inestimable pour un joueur de sa taille (2.08m). Rebond défensif, transition, pull up à 3-pts, step back, catch and shoot, distribuer pour le partenaire démarqué… L’ancien joueur de l’université du Missouri va clairement devenir un sérieux problème pour ses adversaires.

    Avec 45′ jouées et des paniers clutchs dans la défaite en double prolongation contre Utah, Coach Malone va être obligé de revoir ses rotations à l’approche des Playoffs, si les retours de Will Barton et de Gary Harris sont confirmés. Pour le moment, le jeune joueur de 21 ans apporte une réelle plus-value en attaque. Seules quelques erreurs défensives peuvent lui coûter des minutes.

    Ja Morant, PG, Memphis Grizzlies : 66m, 17.9pts, 3.7rds, 7.2pds

    Le favori pour le titre de Rookie de l’année est toujours aussi spectaculaire mais la blessure de Jaren Jackson Jr combinée aux trop nombreuses défaites ternissent la copie de Ja pour cette reprise. Lors de la défaite contre Utah, coach Jenkins s’est vite rendu compte qu’associer Brandon Clarke avec Jonas Valanciunas dans la raquette était contre-productif. Ja s’est résolu à combiner avec Anthony Tolliver et Gorgui Dieng, et cela à fonctionner lors de la victoire contre le Thunder. Le meneur explosif a su lire la défense et prendre les bonnes décisions en attaque.

    Ja est toujours aussi pressé de jouer en attaque. Que se soit pour driver ou pour jouer le pick and roll, le rookie n’a pas le temps ! Dans le top 5 des joueurs qui bénéficient le plus du pick and roll, Ja est encore loin d’être efficace avec seulement 0.88 points par possession. Il y a encore des progrès à réaliser dans ce domaine pour rejoindre les cadors tels que Chris Paul, Damian Lillard, Kemba Walker, Trae Young (via NBA.com).

    Lors de la défaite face aux champions en titre, Ja a encore manqué de justesse dans son jeu offensif (17pts, 10pds, mais 7/19 aux tirs). Nul doute qu’il progressera rapidement dans ce domaine, en travaillant notamment sur son tir extérieur. Si le rookie a sorti une belle performance face aux Celtics (26pts, 13pds), il n’a pu éviter la 6e défaite en 7 matchs de son équipe. Désormais 9e à l’ouest, La bataille pour le dernier spot des Playoffs va être palpitante.

    Cameron Johnson, F, Phoenix Suns : 56m, 8.7pts, 3.3rds, 1.2pds

    Invaincus depuis la reprise, les Suns sont tout simplement insolents et inarrêtables en attaque. Tout leur réussi, et le rookie Johnson a bien évidement participé à cette moisson inhabituelle de victoires. Sur ses quatre derniers matchs, l’ailier présente un ratio de +16.3 quand il est sur le terrain, soit le meilleur chiffre de sa classe (via NBA.com). A la fin du match remporté face à Indiana (14pts, 12rds), Johnson termina avec un ratio de +36 !

    Vous vous souvenez que nous avions évoqué le fait qu’il était incapable de dunker, et bien Johnson a tenu à nous répondre poliment en contre-attaque.

    Sa taille et son adresse longue distance sont de réels atouts pour coach Williams : 2/2 contre Miami et 4/8 contre Oklahoma City. La belle série s’est arrêtée face à l’équipe B des Sixers avec 0/4 de loin et seulement 6pts en 30 minutes de temps de jeu. Il est indéniable que le rookie n’est pas aussi offensif que Kelly Oubre Jr, mais son profil de joueur sans ballon et de menace sur catch and shoot fait de lui le complément parfait pour le MVP de la bubble : Devin Booker.

    Zion Williamson, PF, New Orleans : 24m, 22.5pts, 6.3rds, 2.1pds

    Les espoirs de Playoffs se sont envolés pour les Pelicans. Les belles choses entrevues avant la suspension de la ligue semblent bien loin. Inconstants en attaque et laxistes en défense, les hommes d’Alvin Gentry n’ont clairement pas réussi leur reprise. Dans la défaite contre les Kings, Zion a constamment cherché à être agressif avec 24pts en 21 minutes. Le rookie a souvent été utilisé comme poseur d’écran. Un schéma offensif pas si souvent utilisé que cela (9.7% via NBA.com), alors qu’il semble évident que rien ne peut ralentir Zion quand il « roll » vers le cercle.

    Inarrêtable lorsqu’il drive sur main gauche, le rookie est également tout à fait capable de délivrer pour un partenaire démarqué. En revanche pour le spacing, il faudra repasser, car Zion ne prend que des tirs près du cercle dans la restricted area comme ce fût le cas face aux Spurs (25pts en 27′). Dernier aspect peu reluisant concernant l’intérieur de 129kgs, le rookie n’arrive pas à impacter positivement la rencontre comme ce fut le cas avant le lockdown. Avec un ratio de -8.8 par match (-21 face aux Spurs!), Zion est l’un des pires de sa classe sur ces 4 derniers matchs (via NBA.com). De plus, mis au repos (back to back), il n’a pa pu participer à la victoire des siens face aux Wizards.

    Rui Hachimura, F, Washington Wizards : 48m, 13.5pts, 6.1rds, 1.8pds

    Toujours pas de victoires pour les hommes de Scott Brooks et il ne reste plus qu’un match à jouer. Des résultats qui sont évidemment pas si surprenant compte tenu des absences (Beal, Wall, Bertans). Le staff des Wizards a pu tester et développer les jeunes joueurs tels que le rookie Hachimura. Toujours placé dans le cinq de départ, le japonais alterne le bon (23pts vs New Orleans) et le médiocre (8pts 2/11 aux tirs vs Philadelphie).

    https://www.youtube.com/watch?v=ziT5xzQO524

    Rui a très bien débuté son match face aux Pelicans avec un rare tir à 3-pts sur catch and shoot en sortie d’écran. Capable de poster des joueurs plus petits et de se défaire d’une prise à deux avec une passe bien sentie, les Pelicans lui ont même collé Jrue Holiday sur le dos pour ne pas le laisser s’enflammer. Moins en vu face au Thunder avec son plus faible temps de jeu depuis la reprise (11pts, 25′), Rui manque parfois d’efficacité en attaque. Lors de ses 4 dernières performances, ses statistiques sont tombées à 42%EFG et 46.1%TS (via NBA.com). Face aux Bucks (20pts, 29′), coach Brooks a peut-être discuté avec le rookie concernant sa passivité à 3-pts puisque le jeune joueur à tentés 9 tirs lointains (record personnel) pour trois convertis !

    Un temps de jeu et des responsabilités en hausse

    Tyler Herro via miamiherald.com
    Tyler Herro, SG, Miami Heat : 53m, 13.2pts, 4.1rds, 2,2pds

    Les absences de Jimmy Butler, Goran Dragic et de Kendrick Nunn ont permis à Erik Spoelstra de tester Tyler Herro en tant que meneur de jeu. Sa première mi-temps face aux Bucks a été remarquable. Capable de créer pour ses partenaires, le jeune arrière a également démontré qu’il n’était pas uniquement un shooteur, et qu’il pouvait très bien driver pour finir dans la raquette. Malheureusement, sa deuxième mi-temps, comme l’ensemble de l’équipe, a été calamiteuse et les Bucks sont repartis avec la victoire.

    Placé dans le cinq de départ face aux Suns, Herro a pu enchaîner les pick and roll et les mains à mains avec Bam Adebayo et Kelly Olynyk. Si tout n’est pas parfait, le jeune arrière a prouvé qu’il avait la vision de jeu et le footwork pour déstabiliser la défense adverse. Herro a également su faire preuve de patience sur certaines séquences.

    Loin d’être réputé pour son jeu sur pick and roll (0.67 pts/possessions, 32.3% aux tirs (via NBA.com), Herro a tout de même apporté quelques satisfactions au staff du Heat avec une bonne lecture du jeu qui se concrétise par une hausse de son taux de passes décisives (+16.9%). L’expérience « Point Guard Herro » a pris fin lors de la victoire face à Indiana. Le rookie a retrouvé son rôle de joueur sans ballon prêt à dégainer dans le corner (17pts, 3/6 à 3-pts). Il n’en reste pas moins que son passage au poste de meneur fut intéressant, et pourquoi pas, être envisagé sur le long terme.

    Brandon Clarke, F, Memphis Grizzlies : 57m, 12.1pts, 5.9rds, 1.4pds

    Jaren Jackson Jr out, le rookie a pris sa place dans le cinq de départ face à Utah (6pts en 27′). L’expérience fut loin d’être concluante avec un problème évident de spacing aux côtés de Jonas Valanciunas. La raquette est bouchée, ce qui affecte également le jeu du meneur Ja Morant. De retour sur le banc face au Thunder (12pts, 20′), les Grizzlies ont retrouvé le goût de la victoire avec une adresse retrouvée et un Brandon Clarke toujours aussi actif près du cercle avec un joli touché sur ses floaters.

    Comme évoqué dans l’article de Jonathan Tjarks du site The Ringer, Clarke reste l’un des rookies les plus efficients en attaque. Son placement et son timing sur pick and roll sont bons (2e meilleur scoreur en tant que poseur d’écran, via NBA.com), sa mobilité et son footwork lui permettent de switcher en défense sur des joueurs plus petits. Malheureusement, le jeu des Grizzlies s’est essoufflé cet été, et le rookie n’a pu éviter les défaites contre Toronto (16pts, 26′) puis contre Boston (15pts, 29′), malgré un apport non négligeable en sortie de banc. On notera tout de même ses 4 tentatives à 3-pts face aux Celtics, un record pour lui cette saison, avec 50% de réussite.

    Keldon Johnson, SF, San Antonio Spurs : 16m, 8.1pts, 3.4rds, 0.9pd

    Le rookie continue de s’affirmer en devenant peu à peu le 6e homme des Spurs. Mieux, Popovich n’hésite pas à le placer dans le money time face aux Nuggets (20pts, 26′). S’il doit progresser dans la finition, Johnson ne rechigne pas à aller au contact et ne se gène pas pour bousculer un autre rookie, Michael Porter Jr, malgré les 10cm d’écart.

    Johnson est très dynamique sur le terrain, il court, il saute, il défend, mais il est également capable d’artiller de loin : 63.2% à 3-pts cette saison ! Son meilleur match a eu lieu lors de la victoire contre les Rockets avec 23pts, 3/3 de loin en seulement 25 minutes. Les Spurs sont toujours en vie pour accrocher les Playoffs, et ils le doivent en partie à leur rookie.

    Darius Bazley, SF, Oklahoma City Thunder : 59m, 5.3pts, 3.9rds, 0.6pd

    Drafté en 23e position lors de la dernière draft, Bazley a participé à la belle saison du Thunder depuis le début. Mais son temps de jeu a réellement augmenté cet été avec en moyenne 27 minutes passées sur le parquet et une titularisation face aux Suns (22pts, 10rds). L’absence de Steven Adams a forcé Billy Donovan à réaliser quelques ajustements. Bazley est donc associé à Mike Muscala dans le frontcourt, et il n’est pas rare de voir le rookie au poste 5 dans un lineup de petite taille.

    Sa complicité avec Chris Paul n’est pas un secret, et le meneur n’hésite pas à combiner avec lui sur pick and pop. Le meilleur match de Bazley a eu lieu lors de la victoire contre les Wizards avec 23 pts et 5/8 à 3-pts en sortie de banc.

    https://www.youtube.com/watch?v=F9LDozoD8II

    Capable de scorer de loin, il lui reste encore à progresser dans la finition dans la raquette, et notamment lorsqu’il y a du contact. S’il a pu scorer 22pts face aux Suns, il a tout de même manqué 6 tirs dans la raquette. Il n’en reste pas moins que sa progression en défense et son apport en attaque arrivent à point nommé à quelques jours des Playoffs.

    Comme si c’était un match de Summer League

    Jeremiah Martin via Brooklynnetsfrance.com
    Jeremiah Martin, PG, Brooklyn Nets : 8m, 7.8pts, 1.3rds, 2pds

    Profitant des très nombreuses absences côté Nets, Jeremiah Martin a une opportunité en or de se montrer cet été. A 23 ans, Martin s’est révélé être un vrai scoreur lorsque coach Vaughn lui accord du temps de jeu. Face aux Celtics (20pts en 15′), Martin a eu l’opportunité de jouer la majorité de la 2e mi-temps, et le moins que l’on puisse dire, c’est que c’est un pur gaucher !

    Très rapide et dangereux lorsqu’il attaque sur sa gauche, il est en revanche moins saignant quand il s’agit de driver sur sa main faible. Comme évoquer par le commentateur Jeff Van Gundy, il y a du « Kendrick Nunn » chez ce joueur. Néanmoins, cette performance fut par la suite récompensée par… quelques miettes face aux Kings (1′), et un DNP face aux Clippers. Heureusement que Martin a conservé son attitude face au Magic avec un match record : 24pts, 6pds en 26′. Il serait judicieux de la part du staff des Nets de lui accorder plus de temps de jeu notamment lorsque l’équipe aura besoin de solutions offensives.

    Matt Thomas, SG, Toronto Raptors : 39m, 4.7pts, 1.4rds, 0.5pd

    Si le rookie sorti de Iowa State est avant tout réputé pour son adresse derrière la ligne : 47.3%, il s’est autorisé quelques tirs à mi-distance face à l’équipe bis des Bucks dans un match record: 22pts, 9/17 aux tirs et 4/8 à 3pts. Son premier quart-temps est tout simplement impeccable avec 12 points.

    Capable de se créer de l’espace avec son dribble et de dégainer en sortie d’écran (Eric Bledsoe peut en témoigner), le rookie de 26 ans est en revanche moins à l’aise pour scorer inside.

    Mention Spéciale : On veut toujours plus de Bol Bol

    Bol Bol, F/C, Denver Nuggets : 5m, 5pts, 2.8rds, 0.8pd

    Si MPJ crève l’écran du côté des Nuggets, c’est toujours un événement quand le géant de 2.18m rentre sur le terrain. Après avoir défendu face à Chris Paul la semaine dernière, le fils de Manute a eu l’honneur de défier Anthony Davis et LeBron James dans la courte défaite face aux Lakers (8pts, 5rds, 21′). Si l’on connaît désormais sa capacité à tirer de loin et à dribbler, on n’avait pas encore apprécié sa qualité de passe !

    Dix autres élèves à surveiller :

    • Kendrick Nunn, PG/SG, Miami Heat : 66m, 15.2pts, 2.7rds, 3.3pds
    • Terence Davis, SG, Toronto Raptors : 70m, 7.5pts, 3.3rds, 1.6pds
    • Jaxson Hayes, C, New Orleans Pelicans : 63m, 7.3pts, 4rds, 0.9pd
    • Luguentz Dort, SG, Oklahoma City Thunder : 35m, 6.9pts, 2.3rds, 0.8pd
    • Nicolo Melli, F, New Orleans Pelicans : 59m, 6.6pts, 3rds, 1.4pds
    • Nickeil Alexander-Walker, PG/SG, New Orleans Pelicans : 46m, 5.2pts, 1.8rds, 1.8pds
    • Matisse Thybulle, SG, Philadelphie Sixers : 63m, 4.6pts, 1.6rds, 1.2pds
    • Grant Williams, F, Boston Celtics : 68m, 3.4pts, 2.5rds, 1pd
    • Talen Horton-Tucker, SG, Los Angeles Lakers : 5m, 4pts, 0.6rd, 0.6pd
    • Miye Oni, SG, Utah Jazz : 9m, 2.8pts, 1.7rds, 0.2pd
  • Le carnet des rookies: « Bubble Edition 1.0 »

    Le carnet des rookies: « Bubble Edition 1.0 »

    Chaque semaine Clutch Time vous propose un petit focus sur les rookies afin de faire le point sur les performances des débutants.

    140 jours ! 140 jours d’attente entre la suspension du championnat lors de ce fameux mercredi 11 mars et ce jeudi 30 juillet, date de la reprise des matchs officiels. Les 22 meilleures équipes du championnat ont été invitées dans un cadre exceptionnel à Disney World près d’Orlando afin d’écrire les pages les plus folles de ce début de décennie déroutant. Bien évidement, de nombreux rookies sont absents cet été, il nous reste tout de même plus de 70 rookies qui vont plus ou moins prendre part à cette aventure historique made in Disney. (les statistiques sont arrêtées au 05/08/20)

    Titulaires: dur dur de se remettre dans le rythme

    Ja Morant – by Getty Image from heavy.com
    Ja Morant, PG, Memphis Grizzlies : 62m, 17.7pts, 3.7rds, 7pds

    La reprise fut plus laborieuse que prévu pour Ja et ses coéquipiers. Déjà peu enchanté par le système de « play-in » mis en place par la ligue, le rookie ne s’est pas ménagé au scoring, drivant et agressant constamment la défense adverse. Une défaite frustrante face à Portland pour la reprise officielle, puis une deuxième étriquée face aux Spurs. Les jeunes Grizzlies n’ont pas démérité en revenant au score grâce aux tirs lointains de Jaren Jackson Jr et aux drives de Morant. Le rookie a d’ailleurs réalisé son meilleur match depuis qu’il est en Floride avec 25 points dont 11 dans le dernier quart-temps.

    https://www.youtube.com/watch?v=8Fc09eoCly8

    En revanche, le gros point noir de cette reprise, c’est bien son adresse derrière la ligne avec un piteux 10.5% de réussite avec plus de six tentatives par rencontres ! Les Pelicans lui ont même réservé un traitement à la « Rajon Rondo » en le laissant ouvert à 3pts. Si ce manque de réussite peut-être rapidement corrigé, cette maladresse peut également s’expliquer par une éventuelle fatigue dans les jambes. Avec plus de 38 minutes de temps de jeu de moyenne, Morant n’a jamais été autant sollicité sur le terrain. Une fatigue que l’on a pu observer lors de sa performance médiocre face aux Pelicans (11pts, 1/10 à 3pts). En prenant en compte son style de jeu gourmand en énergie, le staff des Grizzlies va devoir rapidement trouver des alternatives afin de le faire souffler. Et le temps presse, les Grizzlies sont à 3 défaites en autant de match.

    Zion Williamson, PF, New Orleans : 22m, 22.3pts, 6.4rds, 2.1pds

    Absent des matchs amicaux, le phénomène fut bien présent pour le premier match officiel face à Utah. Limité à seulement 15 minutes, le N°1 de la draft 2019 a eu le temps d’inscrire 13 points et de dévoiler sa qualité de passe en contre-attaque. Et c’est à peu près tout… Sur le banc lors du money time, Zion a observé ses coéquipiers perdre le match face à un Rudy Gobert clutch. Le deuxième match n’est guère plus intéressant pour le jeune joueur. Face à des Clippers imprenables, Zion a affiché sa pire feuille de match avec 7 points en 13 minutes. Pour la première fois de sa très jeune carrière, le rookie a terminé un match en dessous de la barre des dix points.

    Zion s’est ensuite bien repris lors du duel important face aux Grizzlies. Avec 23pts en 25′, son agressivité en attaque a fini par payer, et ce, malgré une tendance à toujours tirer avec sa main gauche même lorsqu’il drive sur sa droite. Cela lui a valu quelques problème de finition avec 11 tirs manqués dans la raquette. Autre point à améliorer pour ce diamant brut, sa défense… Si Zion veut réellement voir son temps de jeu se stabiliser, il va devoir être plus communicatif et mobile en défense.

    En face, Jaren Jackson Jr a scoré sur trois possessions consécutives dans le dernier quart-temps, mais heureusement que le bon vieux JJ Redick est là pour aider les Pels à remporter leur toute première victoire à Orlando.

    Michael Porter Jr., F, Denver Nuggets : 50m, 8.1pts, 5.2rds, 0.8pd

    Mike Malone doit actuellement composer avec l’absence de Jamal Murray, Gary Harris et de Will Barton, et cela permet au jeune Porter Jr de s’immiscer dans le cinq de départ dès la première rencontre face au Heat ! Les Nuggets se sont montrés globalement maladroits dans ce match perdu. Le rookie n’a pas eu à rougir de sa performance avec 11pts et une réelle affection pour le tir à 3pts malgré une adresse médiocre sur cette rencontre (2/8), mais le meilleur est à venir.

    Sa troisième titularisation de sa carrière face au Thunder restera à jamais graver dans ses mémoires avec un record de points : 37 !

    https://www.youtube.com/watch?v=cAHQSjCo2Os

    Le joueur drafté en 2018 n’a tout simplement jamais relâché la pédale d’accélérateur avec 12pts dans le 1er quart-temps ainsi que dans le dernier quart-temps. Auteur de 6 points dans les trois dernières minutes du temps réglementaire, MPJ a prouvé au staff des Nuggets qu’ils pouvaient compter sur lui lors du money time. Sa connexion avec le génial pivot Nikola Jokic est plus qu’alléchante. Selon NBA.com, 20.5% des passes reçues par MPJ sont en provenance du Serbe. Il ne lui reste plus qu’au rookie de se concentrer en défense afin de ne pas trop être trop pénalisé par les arbitres (4,5 fautes de moyenne par match).

    Cameron Johnson, F, Phoenix Suns : 52m, 8.4pts, 3rds, 1.2pds

    L’absence de l’ailier Kelly Oubre Jr a permis au « vieux » rookie de vivre sa deuxième titularisation de la saison lors du premier match « in the bubble » des Suns. Discret lors de la victoire face à l’équipe « G-League » des Wizards avec 12 points en 24 minutes. Il s’est montré bien plus à son avantage lors de la deuxième rencontre face aux Mavericks avec 19 points en 40 minutes.

    Johnson n’a jamais passé autant de temps sur le parquet lors d’un match NBA. Il en a profité pour faire valoir son principal atout : le tir à 3pts avec 4/8. Si l’ailier est incapable de dunker en contre-attaque, ses qualités de shooteurs sont intéressantes pour écarter au maximum le jeu quand Rubio et Booker portent le ballon. Enfin, bien qu’il présente de faibles qualités athlétiques, cela ne l’a pas empêché de gober 12 rebonds dans cette rencontre grâce à son sens du placement.

    La nuit dernière, le rookie a contribué à la victoire surprise des Suns face aux Clippers (37′, 8pts, 7rds). Si le buzzer beater de Devin Booker est incroyable, on ne manquera pas de souligner que Johnson était ouvert à 3pts sur cette dernière action décisive. Les Suns sont pour le moment invaincus à Disney!

    Rui Hachimura, F, Washington Wizards : 44m, 13.3pts, 6.1rds, 1.8pds

    Le roster des Wizards présente plus les caractéristiques d’un roster de Summer League que d’une équipe NBA intégrant le top 22 de la ligue. Mais voilà, les hommes de Scott Brooks ont été invités à Orlando pour quelques semaines. Les trop nombreuses absences de joueurs clés annihilent tout espoir d’accrocher les Playoffs voire même le « play-in ». C’est donc une opportunité en or pour le rookie Hachimura qui va pouvoir récupérer des tickets shoot sans avoir la pression de remporter le match. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que sa première performance fut agréable et réussie.

    Malgré la défaite, le japonais fut le meilleur scoreur de son équipe. Toujours aussi friand du jump shot à mi-distance, Rui gagne peu à peu confiance sur son handle et n’a pas hésité à jouer en isolation face à un autre rookie : Cameron Johnson.

    Néanmoins, la suite est moins glorieuse, avec deux sorties à 9 points avec un temps de jeu dépassant à chaque fois les 30 minutes face à Brooklyn puis Indiana. Inconstant et pas en réussite, l’ancien de Gonzaga se prive toujours de tirer de loin avec une seule tentative en trois rencontres, alors qu’il avait montré des signes encourageants lors des trois matchs amicaux avec un 2/5 derrière la ligne.

    Remplaçants, ils ont un impact sur la rencontre

    Keldon Johnson face aux Nets – via Spurs.com
    Keldon Johnson, SF, San Antonio Spurs : 12m, 6.1pts, 2.7rds, 0.8pd

    Le rookie sorti de Kentucky avait commencé à pointer le bout de son nez en mars juste avant la coupure, et voilà que Popovich le place maintenant dans la rotation des Spurs. Un réel plaisir de voir son temps augmenter : 25,7′ sur ces trois matchs vs 10,2′ en saison. Le rookie apporte sa fougue et son énergie sur le terrain. Son attitude fut récompensée par le staff de San Antonio en lui octroyant du temps de jeu dans le money time face aux Grizzlies. Son match record a eu lieu lors de la défaite face aux Sixers, avec 15pts en seulement 21′.

    S’il doit encore épurer son jeu et gagner en résistance quand il drive au cercle, Johnson est constamment en mouvement et son agressivité devrait l’amener encore plus loin. San Antonio accorde plus de temps de jeu pour ses jeunes, et cela combiné avec l’absence de LaMarcus Aldridge et le placement par séquence de DeRozan au poste 4, les Spurs gagnent en vitesse. Depuis la reprise, San Antonio est classé 4e au classement du nombre de possessions jouées depuis la reprise (via NBA.com), alors que les texans pointaient à la 15e place depuis le debut de la saison.

    Tyler Herro, SG, Miami Heat : 50m, 12.7pts, 4rds, 2pds

    Une première performance pour le moins timide lors de la belle victoire du Heat face aux Nuggets. Avec seulement 7 points, en 20 minutes, le rookie fut loin d’être essentiel en attaque au sein d’une équipe plutôt bien rodée. Le deuxième match est tout de suite plus intéressant, face aux champions en titre, les Raptors (12pts). En manque de solutions offensives, Erik Spoelstra a pu compter sur son jeune arrière sur certaines séquences pour scorer de loin ou encore, fait rare, sur un drive !

    Le manque d’agressivité des leaders Bam Adebayo et Jimmy Butler, Miami a tout de même réussi à recoller au score dans le 4e quart-temps avec les vétérans Goran Dragic et Jae Crowder sans oublier le jeune arrière qui fut lui aussi installé dans ce lineup pour ce money time. Malgré un résultat qui s’est soldé par une défaite frustrante pour les floridiens, être impliqué dans ce genre de scénario ne peut qu’être bénéfique pour Herro.

    La nuite dernière, le Heat s’est employé à remporter son duel face aux Celtics malgré l’absence de Jimmy Butler. Le rookie de 20 ans a compensé cette perte en attaque en inscrivant la totalité de ses points dans le 2e quart-temps (11pts). Son sens du déplacement et son footwork sont un régal pour les yeux.

    Brandon Clarke, F, Memphis Grizzlies : 53m, 12.1pts, 5.8rds, 1.4pds

    L’intérieur est toujours aussi tonique et bondissant. Sa présence dans la raquette est essentiel pour Memphis. Dans la courte défaite face à Portland lors de la première rencontre, le canadien a récolté 8 lancers-francs dont 7 ont été convertis. Un record personnel, et une feuille de statistiques intéressantes : 21pts, 7rds, 2blks et 34′. Sur le terrain lors du money time, Clarke a même permis aux siens d’égaliser à 32 » du buzzer envoyant ainsi les deux équipes en prolongation.

    Malheureusement, les deux matchs suivant furent moins glorieux avec un temps de jeu ramené à 24′ et une réelle incapacité à scorer de loin (18pts et 0/4 cumulés lors des défaites face aux Spurs et aux Pelicans). Les Grizzlies peuvent tout de même rester optimistes pour la suite, avec Ja comme détonateur, JJJ et sa précision extérieure, et enfin la présence inside de Clarke, Memphis reste la franchise du futur.

    On aimerait les voir plus souvent sur le parquet

    Bol Bol face aux Wizards – via parlons-basket.com
    Bol Bol, F/C, Denver Nuggets : 2m, 4pts, 2rds, 0.5pd

    Après Zion, voici l’autre phénomène de cette classe 19′ ! Bol Bol a tout simplement enflammé le monde de la NBA lors des matchs de préparation avec cette faculté de prendre le rebond défensif, poser deux dribbles pour remonter tout le terrain et d’allumer à 3pts sur un pull up sans complexe. Face au Heat, le fils de Manute a joué ses toutes premières minutes officielles et inscrit son tout premier panier grâce à une passe de l’autre rookie de l’équipe : Michael Porter Jr. Lors de son deuxième match, les Nuggets et le Thunder nous ont offert le face à face le plus improbable mais le plus divertissant de la semaine : Bol Bol (2.18m) vs Chris Paul (1.85m) !

    https://www.youtube.com/watch?v=QCPlbcPOefY
    Nickeil Alexander-Walker, PG/SG, New Orleans Pelicans : 43m, 5.3pts, 1.9rds, 1.8pds

    Aucune minute accordée face au Jazz, le rookie a également assisté depuis le banc de touche à la leçon donnée par les Clippers à ses coéquipiers. Avec 37 points de retard au début du 4e quart-temps, Alvin Gentrty se décida enfin à faire jouer son banc pour le grand plaisir de la famille de NAW. L’arrière ne s’est pas fait prier pour prendre sa chance, et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il avait des fourmis dans les jambes : 15pts, 2pds, 2stls en 12′ !

    Résultat de cette belle performance offensive : 4′ le match suivant face aux Grizzlies… Free NAW !

    Dix autres élèves à surveiller:

    • Kendrick Nunn, PG/SG, Miami Heat : 65m, 15.2pts, 2.7rds, 3.3pds
    • Terence Davis, SG, Toronto Raptors : 66m, 7.5pts, 3.3rds, 1.6pds
    • Jaxson Hayes, C, New Orleans Pelicans : 59m, 7.4pts, 4.1rds, 0.9pd
    • Nicolo Melli, F, New Orleans Pelicans : 55m, 6.7pts, 2.9rds, 1.4pds
    • Luguentz Dort, SG, Oklahoma City Thunder : 31m, 6.3pts, 1.9rds, 0.7pd
    • Matisse Thybulle, SG, Philadelphie Sixers : 59m, 4.7pts, 1.5rds, 1.2pds
    • Darius Bazley, SF, Oklahoma City Thunder : 55m, 4.6pts, 3.7rds, 0.5pd
    • Grant Williams, F, Boston Celtics : 65m, 3.4pts, 2.6rds, 1pd
    • Jeremiah Martin, PG, Brooklyn Nets : 5m, 3.6pts, 1.4rds, 1.2pds
    • Terance Mann, SG, Los Angeles Clippers : 36m, 1.6pts, 1rd, 1.1pds