Auteur/autrice : Guillaume Gaborit

  • Le carnet des rookies 4.0

    Le carnet des rookies 4.0

    Chaque semaine ClutchTime vous propose un petit focus sur les rookies afin de faire le point sur les bonnes ou mauvaises performances à retenir.

    Depuis dimanche dernier, des familles et la NBA sont endeuillées par ce tragique accident. Kobe Bryant nous manque déjà et restera à jamais dans nos mémoires. Il est possible de retrouver chez certains joueurs actuels quelques uns de ses fadeaway jumpers, ses moves poste bas, son mâchouillage de jersey. Profitons des tous ces artistes qui nous font vibrer à travers ce sport que l’on aime tant.

    Cette semaine, nous évoquons les débuts tant attendus de Zion et ce que l’on peut retenir des performances de ces derniers jours pour les autres débutants. (les statistiques sont arrêtées au 29/01/20)

    Ils sont l’avenir et ils assurent déjà le show

    CBS Sports
    Zion Williamson, PF, New Orleans : 4m, 18pts, 8.3rds, 1.5pds

    L’impatience qui animait l’univers NBA s’est évaporée. Les fans et les journalistes se tournaient régulièrement vers la Nouvelle Orleans en quête d’informations sur le prodige, comme un client au restaurant fixant du regard avec insistance le serveur pour recevoir enfin son dessert. C’est face aux Spurs que Zion a marqué son premier panier. Malgré un début de rencontre compliqué, Williamson va nous servir un succulent 4e quart-temps avec 17 points de suite (4/4 à 3pts) permettant ainsi aux Pelicans de revenir au score.

    Un coup de chaud stoppé par le staff médical suivi du coach Alvin Gentry afin de préserver le joyau.

    « J’ai checké avec le staff médical et ils m’ont dit : ‘Il doit sortir’. J’ai dit : ‘Je ne le sors pas tout de suite, je le fais encore jouer 2 minutes’. Et il a mis trois 3-points. Il m’a dit : ‘Coach, je peux gagner ce match’. J’ai dit : ‘Je sais, mais je dois te sortir’. » Alvin Gentry

    via ESPN

    Des précautions similaires sont prises face aux Nuggets. Son temps de jeu est légèrement en hausse mais toujours pas de Zion dans le money time. Dans ce match, le rookie a montré qu’il pouvait être un problème pour ses adversaires au poste bas. Bien qu’il cherche naturellement à se retrouver en position de tir sur sa main gauche, il faut avouer qu’il a un bon touché.

    Le staff des Pelicans essaye pour l’instant de contenir la bête, mais il est évident qu’il apporte énormément sur le terrain. Son entente avec le meneur Lonzo Ball saute aux yeux et peut se révéler redoutable pour les semaines à venir.

    Bien que San Antonio l’ait complètement laissé ouvert à 7.23m, Williamson se nourrit principalement « in the paint », avec près de 83% de tentatives (via NBA.com). Les Pelicans peuvent encore accrocher les Playoffs, et le retour de Zion ne peut que les aider (29′ dans la victoire à Cleveland).

    Ja Morant, PG, Memphis Grizzlies : 41m, 17.5pts, 3.5rds, 7.1pds

    L’arrière a connu son plus mauvais match mercredi dernier à Boston. Une défaite de 24 points d’écart, seulement 2pts en 24 minutes et une défense sur Kemba Walker guère convaincante. Tous les rookies peuvent passer à travers et Ja s’est repris en allant chercher la victoire à Detroit (16pts & 12pds) puis contre Phoenix (23pts & 8pds). Le meneur est toujours aussi spectaculaire et continue de nous gratifier de quelques unes de ses inventions.

    Memphis tient toujours sa 8e place à l’ouest. Leur rookie fait toujours partie des joueurs les plus dangereux de la ligue (top 15) sur les drives avec 9.8pts et 2.2pds par match lorsque Morant attaque le cercle (via NBA.com). Sa prestation dans la belle vicoitre contre les Nuggets est impressionnante (14pts, 6rds, 7pds 4ints) de part son influence sur le jeu, les Grizzlies tiennent là un pur magicien.

    On veut les voir plus longtemps sur le terrain

    YouTube
    Tyler Herro, SG, Miami Heat : 44m, 13.1pts, 4.2rds, 2pds

    La semaine dernière, Tyler Herro était absent de notre carnet suite à des ennuis physiques l’empêchant ainsi de jouer plusieurs matchs et de performer. Cette période n’est plus qu’un mauvais souvenir, dès son retour l’arrière a enchaîné trois matchs de suite à plus de trente minutes de jeu (40′ contre les Clippers). Il a repris des couleurs en scorant 25 points dans la victoire en prolongation contre Washington avec un superbe 7/9 à 3 points.

    Une performance qui lui vaudra des compliments de la part d’un autre spécialiste en la matière, Bradley Beal :

    « Il a une équipe qui veut qu’il shoote, et il est capable de ce genre de choses. Donc il va aller sur le terrain et ne pas hésiter. C’est incroyable de voir à quel point il est jeune, humble et fait très attention à sa mécanique de tirs. C’est génial de voir ça à cet âge, c’est un bon joueur. » Bradley Beal

    via The Athletic

    C’est tout simplement le rookie qui rentre le plus de tirs à 3pts par match (2.2), l’ancien de Kentucky est déjà une vraie menace extérieure, mais il n’est pas non plus un simple shooteur, en effet, Tyler Herro peut poser plusieurs dribbles et driver en direction du cercle pour finir près du cercle.

    L’absence de son collègue de promotion Kendrick Nunn, lui a donné l’opportunité de jouer dans le 5 majeur contre Orlando et contre Boston. Bien que le rookie ne soit pas à l’abri d’un trou d’air (6pts vs Boston), il est tout à fait envisageable que coach Spo lui offre plus de situations de pick & roll balle en main.

    Michael Porter Jr, SF, Denver Nuggets : 37m, 7.7pts, 4rds, 0.7pd

    A chaque match, MPJ prend petit à petit confiance en attaque comme nous gagnons chaque jour quelques secondes supplémentaires d’ensoleillement. Le rookie prend plus de tirs sur ses dernières sorties (12, 15, 12 et 7) avec un taux de réussite plus qu’intéressant (53.2%). L’indisponibilité de Jamal Murray a effectivement redistribué les cartes et les problèmes aux tirs de l’arrière Gary Harris viennent gonfler le nombre d’opportunités pour MPJ. C’est derrière la ligne à trois points qu’il s’est montré efficace: 4/8 contre Minnesota, 3/7 contre New Orleans et 4/6 contre Houston. Avec une moyenne de 2.8, il est le rookie le plus prolifique à trois points sur ces cinq derniers matchs (via NBA.com). Le staff des Nuggets peut se reposer sur le talent indéniable du 14e choix de la draft 2018 pour débloquer certaines situations comme ce fut le cas contre les Rockets dimanche dernier.

    https://www.youtube.com/watch?v=2xLGXsEsOo0

    MPJ est aussi présent au rebond avec une moyenne de 10.2 prises de moyenne sur ses cinq derniers matchs.

    Ne vous fiez pas à leur âge, ils savent comment gagner des matchs

    ELIZABETH ROBERTSON – The Philadelphia Inquirer
    Matisse Thybulle, SG, Philadelphie Sixers : 40m, 4.9pts, 1.6rds, 1.3pds, 1.5ints, 0.8blk

    Jusqu’à cette nuit, L’arrière était présent dans le cinq de départ et les Sixers se portaient plutôt bien avec une bilan 5v-1d. Le rookie est clairement une peste en défense avec des mains très actives lui permettant de perturber ses adversaires.

    Avec Thybulle, Philly tient là un défenseur solide pour répondre aux scoreurs adverses de petites tailles qui ont souvent posé des problèmes aux hommes de Brett Brown (Kemba Walker, Kyle Lowry, Fred Vanvleet, Kyrie Irving). Le rookie a clairement sa place dans la rotation avec des responsabilités en défense. Cette saison, il est aux côtés de Kawhi Leonard concernant le pourcentage d’interceptions causées par match lorsqu’il est sur le terrain (36.8%, via NBA.com). Il est, certes, un peu tôt pour penser à cela mais des interrogations se posent à son sujet quant à son adresse extérieure qui lui fait pour l’instant défaut, et qui pourrait être handicapante au moment de jouer les Playoffs (38.5% aux tirs).

    Brandon Clarke, PF, Memphis Grizzlies : 41m, 12pts, 5.8rds, 1.5pds

    Le staff des Grizzlies peut toujours compter sur le joueur de 23 ans pour apporter de l’énergie, du rebond, de la défense et du jeu rapide. Clarke fait toujours partie des joueurs les plus efficient sur le terrain, avec une évaluation de 16.3, il est le 2e rookie le plus influent sur le terrain juste derrière son meneur de jeu Ja Morant (via NBA.com). L’intérieur n’a besoin que de quelques centièmes de secondes pour atteindre les nuages.

    En sortie de banc, cet intérieur coche toutes les cases du joueur efficace et propre : 67.7% au True Shooting (2e rookie), 65% EFG (3e rookie), et un PIE de 14.4 (évaluation de son impact sur le terrain, 2e rookie). Constat : Brandon Clarke est placé dans le top 3 de toutes ces statistiques avancées. Cette nuit, le rookie est le joueur qui se voit accorder le plus de minutes en sortie de banc. Résultat: 12pts, 6rds, 2pds et 66.7% aux tirs. Propre.

    Oubliez les Playoffs et faites progresser ces (très) jeunes joueurs

    BasketReal GM
    De’Andre Hunter, SF, Atlanta Hawks : 47m, 12.2pts, 3.8rds, 1.8pds

    L’apprentissage est toujours en cours pour l’ailier des Hawks. Encore beaucoup trop de fautes : 4.25 lors des cinq derniers matchs, et une adresse encore hésitante : 40.7% aux tirs et 33% à 3pts. Hunter est loin d’être un produit finit en attaque, bien qu’il tente sa chance en moyenne 15 fois par matchs (sur les cinq derniers matchs). Le rookie présente également quelques difficultés à scorer dans la raquette et de gérer les multiples contacts.

    L’ancien joueur de Virginia est toujours en train de s’adapter à la vitesse de la NBA, il en a récemment fait les frais contre Lou Williams. Le Hawk est tout simplement resté cimenté au sol.

    Néanmoins, retenons que les Hawks ont vaincu les Clippers, puis, quatre jours plus tard, Hunter va enfin dépasser la barre des 20 points avec 25 unités contre la pire défense de la ligue : les Wizards. L’ailier profitera en effet, des mismatchs face à Isaiah Thomas et Davis Bertans.

    Darius Garland, PG, Cleveland Cavaliers : 47m, 12.2pts, 1.9rds, 3.6pds

    Les résultats collectifs sont toujours aussi compliqués du côté de Cleveland, et pour ne rien n’arranger les choses, leur jeune meneur de 19 ans est embourbé dans une série noire avec une adresse aux tirs indécente : 30.1% (sur les cinq derniers matchs, via NBA.com). 13 points contre les Wizards (pire défense de la ligue), 13 contre les Bulls sans aucun rebond ni passe décisive, puis 6 points à Detroit. Sa défense est également à revoir avec le 2e pire Defensive rating chez les rookies cette saison (113.7 via NBA.com).Garland est peut-être en train de subir le terrible « rookie wall », mais gardons à l’esprit que Garland passe de 5 matchs NCAA la saison dernière à 47 matchs NBA en seulement trois mois! Un point positif à retenir, le développement d’un floater/jumper qui pourrait s’avérer être une arme utile dans son répertoire offensif.

    Ils pointent enfin le bout de leur nez

    Kevin Jairaj-USA TODAY Sports
    Luguentz Dort, SG, Oklahoma City Thunder : 13m, 4.9pts, 1.2rds, 0.9

    Dort, qui signifie « gâteau » en tchèque, vient de goûter à ses premières titularisations en NBA. Depuis cinq matchs, le canadien voit son temps de jeu osciller autour des 26 minutes. A 20 ans et en two way contract avec OKC, il est rentré dans la rotation de Billy Donovan grâce à son activité en défense. Il a tenu James Harden à 3/14 aux tirs et 1/11 à 3pts lors de la victoire à Houston (via NBA.com). En plus d’être un défenseur solide sur l’homme, le rookie peut attaquer le cercle et finir sur un dunk athlétique.

    Jordan McLaughlin, PG, Minnesota Timberwolves : 13m, 5.1pts, 1.7rds, 3.2pds

    Le transfert de Jeff Teague à Atlanta a ouvert une place pour le rookie McLaughin qui est en two way contract avec Minnesota. Le joueur de 23 ans a profité d’un temps jeu significatif pour se montrer avec un temps de jeu autour des 19 minutes apportant 3.4 passes décisives (sur les cinq derniers matchs). Le meneur aura même son moment « Twitter » avec ce surprenant dunk sur le museau de Clint Capela !

    He’s back

    Kevin Porter Jr, SG, Cleveland Cavaliers : 36m, 8.9pts, 3.2rds, 1.9pds

    Après une méchante entorse à la cheville, l’arrière de 19 ans a retrouvé les parquets lundi dernier dans la victoire à Detroit (9 points et 3 interceptions en 16 minutes). La série de 7 défaites est stoppée et Cleveland est heureux de retrouver son jeune joueur prometteur tant il peut apporter en défense dans le jeu rapide grâce à ses qualités athlétiques.

    Il faut croire que cette pause de plusieurs semaines a fait le plus grand bien pour le rookie qui a réalisé un match plein contre les Pelicans avec 21 points, avec 5/8 à 3pts.

    Blessé et préservé, on ne l’a pas vu jouer

    Kendrick Nunn, PG, Miami Heat : 44m, 16.2pts, 2.8rds, 3.5pds

    Couronné en janvier dernier du titre de rookie du mois, la progression de l’arrière du Heat a été stoppée par des soucis au niveau du tendon d’Achille contractés dans la rencontre face aux Wizards. Miami souhaite le préserver et le joueur a manqué les trois derniers matchs de son équipe.

    Pas encore mis un orteil sur le parquet qu’il doit faire ses valises

    Isaiah Roby, SF, Oklahoma City Thunder : –

    Le rookie formé à l’université du Nebraska réalise une entrée fracassante dans notre carnet des rookies. Sans avoir poser le moindre orteil sur les terrains NBA avec les Mavericks, il est transféré chez le Thunder en échange de Justin Patton. Oklahoma City n’a pas peur de faire jouer ses jeunes (Bazley, Dort…), peut-être que Roby aura sa chance.

    Dix autres élèves à surveiller :

    Eric Paschall, PF, Golden State Warriors : 42m, 13.9pts, 4.8rds, 1.8pds

    Jarrett Culver, SG, Minnesota Timberwolves : 46m, 9.4pts, 3.6rds, 1.9pds

    Sekou Doumbouya, SF, Detroit Pistons: 21m, 7pts, 3.3rds, 0.4pd

    Coby White, PG/SG, Chicago Bulls : 49m, 11.1pts, 3.5rds, 2.2pds

    Cameron Reddish, SF, Atlanta Hawks : 44m, 9.3pts, 3.9rds, 1.5pds

    Terence Davis, SG, Toronto Raptors : 47m, 7.4pts, 3.5rds, 1.9pds

    P.J. Washington, PF, Charlotte Hornets : 42m, 12.1pts, 5.5rds, 2.1pds

    Jaxson Hayes, C, New Orleans Pelicans : 44m, 8.5pts, 4.6rds, 1pd

    Nickeil Alexander-Walker, SG, New Orleans Pelicans : 37m : 5.7pts, 2.1rds, 1.9pds

    Darius Bazley, SF, Oklahoma City Thunder : 48m, 4.6pts, 3.8rds, 0.6pd

  • Le carnet des rookies 3.0

    Le carnet des rookies 3.0

    Chaque semaine Clutch Time vous propose un petit focus sur les rookies afin de faire le point sur les bonnes ou mauvaises performances des débutants.

    NBA.com

    La moitié de la saison vient de rentrer dans les bases de données du site Basketball Reference, et l’on peut déjà cerner les équipes ambitieuses pour la suite et celles qui peuvent commencer à réserver leurs vacances pour avril. En revanche, pas de répit pour les rookies avec un temps de jeu qui devrait augmenter ainsi que leur état de fatigue. (statistiques arrêtées au mercredi 22 janvier)

    Les favoris pour le titre de « Rookie of the Year »

    Kendrick Nunn, PG, Miami Heat : 43m, 16.3pts, 2.8rds, 3.6pds

    Les titularisations s’enchaînent et les records s’accumulent pour ce rookie non drafté qui vient de remporter son deuxième trophée de rookie du mois (décembre) après celui du début de saison (octobre/novembre). Sur ces cinq derniers matchs, l’arrière tourne à 23.6pts, 56.8% aux tirs, 46.9% à 3pts et 100% aux lancers-francs dont un parfait 8/8 dans la victoire en prolongation contre les Kings lors du MLK Day (via NBA.com). C’est simple, Nunn est l’une des principales options offensives du Heat sur pick and roll. Bien que les systèmes offensifs de Spoelstra sont souvent orchestrés par Jimmy Butler et Bam Adebayo, Nunn profite au maximum de ses opportunités pour utiliser deux de ses armes redoutables : le pull up two et le floater.

    Mercredi dernier, Nunn est allé cartonner contre chez les Spurs avec 33 points, une performance offensive qui n’étonne pas pour autant son coach Erik Spoelstra:

    « Il a pu se mettre dans un bon rythme. Chaque fois qu’il tirait, après son troisième tir, on savait que ça allait rentrer. » Erik Spoelstra

    via Sun Sentinel

    N’oublions pas de souligner ses paniers clutchs face aux Spurs dont un pull up dans la dernière minute face à San Antonio et ses 7 points cruciaux en prolongation dans la victoire contre Sacramento. Miami peut compter sur lui quand Jimmy Butler est absent, et ce dernier n’a pas manqué de complimenter l’éthique de travail son meneur.

    « Il bosse, tout simplement. J’ai le sentiment que c’est de là que vient ta confiance, que ce soit en défense quand tu bosses sur les schémas et tout, ou en attaque, que tu bosses ton shoot, que tu travailles sans cesse sur ton jeu. Il sera dans la ligue pendant longtemps. » Jimmy Butler

    via Sun Sentinel
    Ja Morant, PG, Memphis Grizzlies : 37m, 17.9pts, 3.5rds, 7pds

    Tout d’abord, commençons par une mauvaise nouvelle, le spectaculaire meneur de Memphis ne participera pas au concours de dunk du All Star Game cette année après avoir décliné l’invitation. On ne lui en veut pas, tant qu’il continue d’être une machine à highlights sur le terrain.

    Le meneur ne peut s’empêcher de nous gratifier d’actions aussi bien déroutantes pour son défenseur que pour ses coéquipiers.

    Au fur et à mesure des matchs, le rookie prend de l’assurance dans le jeu avec 9.8 passes décisives sur ses 5 derniers matchs et un +/- de 9.2 quand il est sur le terrain (via NBA.com). Ja Morant propose un savant mélange d’explosivité, de vision de jeu et de magie, une sorte de Derrick Rose 2.0, il est impossible de deviner ce qu’il va inventer une fois dans les airs et les fans du FedEx forum vont pouvoir assister à ce show pour les années à venir.

    Ces rookies qui performent chez les contenders

    Yahoo Sports!
    Michael Porter Jr, SF, Denver Nuggets : 34m, 7.2pts, 3.7rds, 0.7pd

    Le 14e choix de la draft 2018 ne cesse de prendre de l’épaisseur à vue d’œil. Au sein d’une équipe du top 3 à l’ouest, MPJ est une vraie solution offensive en sortie de banc. Avec la blessure de l’arrière Jamal Murray, les tickets shoots sont redistribués et Nikola Jokic va devoir trouver un autre partenaire pour combiner. Cela tombe bien, Mike Malone accorde plus de temps de jeu et de responsabilités offensives pour son jeune et fragile ailier.

    MPJ est souvent placé dans un corner et doit proposer du mouvement sans ballon. Néanmoins, lorsqu’il capte le rebond défensif, il est tout à fait capable de remonter le terrain en trois pas et deux dribbles et de finir sur un layup de l’autre côté du parquet. Il serait intéressant de savoir si le staff des Nuggets s’attendait à une telle production de sa part à ce moment de la saison. MPJ va prendre part au money time contre Golden State et capter un rebond offensif très important dans les dernières secondes avec le « and one » derrière.

    En revanche, la défense reste en chantier. Comme beaucoup de rookie, il faut s’ajuster à la vitesse du jeu en NBA et dans ce domaine MPJ se fait trop facilement avoir en un contre un, avec un déplacement latéral qui laisse encore à désirer.

    Il reste encore la moitié de la saison pour peaufiner tout cela, en attendant, MPJ a réalisé sa performance la plus aboutie lors du MLK Day contre Minnesota avec 20pts, 14rds (records), 4pds et 4/8 à 3pts (record).

    Terence Davis, SG, Toronto Raptors : 43m, 7.4pts, 3.4rds, 1.9pds

    Comme écrit dans notre carnet 1.0, les Raptors nous ont habitué à dénicher de bons jeunes universitaires en fin de premier tour ou bien des joueurs non draftés. Terence Davis confirme cette tendance en continuant d’avoir un rôle non négligeable au sein de la rotation du champion en titre. Lors de la victoire à Oklahoma City, l’arrière va être diaboliquement productif avec 12pts, 7rds, 3ints avec un +/- de 18, tout cela en seulement 17 minutes ! Deux jours plus tard, l’ancien joueur de Ole Miss va profiter du garbage time contre les Wizards pour égaliser son record de points avec 23 unités avec un audacieux 5/7 à 3pts.

    L’arrière prouve qu’il peut jouer sans ballon mais aussi sur pick and roll en combinant avec ses intérieurs. Lors du MLK Day, le rookie va remplir à nouveau sa feuille de stats: 12pts, 4rds, 4pds, 1blk en seulement 19‘ dans le victoire étriquée chez les Hawks.

    Matisse Thybulle, SG, Philadelphie Sixers : 37m, 4.7pts, 1.6rds, 1.3pds, 1.5ints, 0.9blk

    Vous l’avez sûrement remarqué, on s’est senti obligé de rajouter ses moyennes aux interceptions et aux contres par match pour ce joueur tant son apport défensif surpasse sa production offensive. Ce joueur est tout simplement le fruit d’une expérience mixant la mentalité défensive de Bruce Bowen, le placement de Shane Battier et les mains de Kawhi Leonard. Cela peut sembler exagéré pour ce rookie de 22 ans, mais Brett Brown n’hésite pas à le titulariser depuis quatre matchs (pour autant de victoires). Contre Brooklyn, l’arrière se voit confier la tâche de gêner le scoreur adverse, Kyrie Irving.

    https://twitter.com/Hustle_NBA/status/1217612866418688001

    Sur ce match, Thybulle ne va apporter que 5 points mais son apport est tout autre en défense avec 2 interceptions et 4 contres. Regardez à quelle vitesse il va défendre sur trois joueurs puis couvrir le dernier tireur dans le corner.

    Sur les cinq derniers matchs, il tourne à 2.2ints et 2blks par matchs ! (via NBA.com). Ce joueur est unique de part son profil. Il ne lui manque plus qu’à se confectionner un tir correct (38.4%) et d’être plus prudent avec le ballon (un ratio de perte de balles autour des 14%, via NBA.com) et ce joueur aura certainement une longue carrière dans la ligue.

    Oubliez les Playoffs et faites progresser ces (très) jeunes joueurs

    Detroit Free Press
    Sekou Doumbouya, SF, Detroit Pistons: 17m, 7.7pts, 3.1rds, 0.5pd

    La hype ne fait que s’emplifier et les fans des Pistons tombent peu à peu sous le charme du français. Commençons par son coéquipier Markieff Morris qui ne tarit pas d’éloges sur son jeune rookie.

    « C’est ‘The Prince’. Vous verrez. Dans 5 ans, il portera Detroit sur son dos, je vous le promets […] C’est un super gamin. Il a envie d’apprendre et une chose est sûre, il n’a pas peur. Il ne sait pas vraiment ce qu’est la NBA, mais il joue dur tous les soirs […] En tant que vet, qui est là depuis quelques années, c’est ce que tu as envie de voir chez un rookie. C’est mon gars. » Markieff Morris

    via Pistons.com

    Mercredi dernier, Sekou a régalé ses fans avec un record de points en carrière: 24pts, en seulement 27 minutes.

    A tout juste 20 ans, Sekou démontre des qualités de jeu sans ballon, il profite de la moindre opportunité lorsque la défense l’abandonne et peut sanctionner à 7m23. Néanmoins, comme beaucoup de débutant, il passera parfois à travers: 4 points (1/8 aux tirs) contre Atlanta, 6 points (0/4 à 3pts) à Washington. Le jeune Piston de 2.06m doit améliorer son tir et doit accepter le fait que d’autres joueurs plus expérimentés (Rose, Drummond…) prennent leur positions en oubliant par moment leur rookie démarqué. Sekou a fait le plus difficile en intégrant pleinement la rotation de Casey, il ne reste plus qu’à engranger de l’expérience jusqu’en avril, quand la saison sera terminée.

    Darius Garland, PG, Cleveland Cavaliers : 44m, 12.3pts, 2rds, 3.6pds

    Cleveland collectionne toujours autant les défaites (série de 5 en cours), et les derniers matchs de leur jeune meneur sont pour le moins mitigés : 4 ballons perdus à Memphis, 8 à Chicago et une adresse qui ne dépasse pas les 43% depuis quatre matchs. Pourtant, coach Beilein n’hésite pas à placer Garland dans les meilleurs conditions avec un système offensif qui sera répété à trois reprises dès le début du match contre Chicago.

    En fin de match, Garland va manquer un tir à 3pts et un teardrop. Rien d’alarmant, il faut que ce jeune joueur traverse ses situations et en tire des leçons, cela ne pourra que le bonifier à l’avenir. Cleveland ne peut viser les Playoffs, il est donc essentiel de faire grandir leur jeunes joueurs.

    Jarrett Culver, SG, Minnesota Timberwolves : 42m, 9.8pts, 3.7rds, 2pds

    L’arrière profite d’un temps de jeu significatif pour confirmer les espoirs placés en lui au moment de sa draft. Culver se démène comme il peut en défense et n’a pas peur de se frotter aux géants adverses lorsqu’il décide de driver.

    De plus, le staff des Timberwolves n’hésitent pas à le placer en défense sur Malcom Brogdon durant le money time. Une mission importante qui ne fait que confirmer le constat que Culver doit progresser en défense lors des situations de pick and roll. On peut éventuellement penser à un manque de communication ou bien de connaissances afin de ne pas être dépassé.

    Le point positif à retenir de cette semaine, c’est son nouveau record de points (26) établit contre Toronto, tout en prenant en compte le retour de Karl-Anthony Towns dans le cinq de départ.

    https://www.youtube.com/watch?v=QNYR0u5bPiQ

    Mentions spéciales :

    Forbes
    Eric Paschall, PF, Golden State Warriors : 40m, 14.1pts, 4.8rds, 1.7pds

    Après être redescendu de son nuage, le joueur de 22 ans retrouve peu à peu ses sensations avec deux matchs de suite à plus de 20 points (20 contre Orlando, 22 à Portland). Son agressivité en attaque est précieuse, et Steve Kerr lui accorde des minutes dans le money time.

    Cet intérieur est gourmand en isolation, avec une fréquence autour des 16.3% (top 10 de la ligue) ce qui le situe aux côtés d’un joueur au profil similaire : Julius Randle.

    Cameron Reddish, SF, Atlanta Hawks : 40m, 8.7pts, 3.7rds, 1.6pds

    L’ailier est rentré dans l’histoire en faisant partie de la première équipe des Hawks à gagner chez les Spurs depuis 1997. Reddish n’était tout simplement pas né ! De plus, il s’agit d’un match référence avec 22pts, 5rds, 4pds et 4 interceptions. Ajoutez à cela une défense convenable face à DeRozan dans le money time et voilà de quoi redonner espoir aux fans des Hawks quant à ce joueur choisi en 10e position de la dernière draft.

    Il pointe enfin le bout de leur nez

    Inquirer
    Nicolas Claxton, C, Brooklyn Nets : 12m, 4.7pts, 2.7rds, 1.2pds

    Ce jeune intérieur de 20 ans a fait son retour dans la rotation des Nets sur ces deux dernier matchs. Après des débuts hésitants en novembre, l’ancien joueur de Georgia a réalié ses meilleures marques de la saison avec 14 points contre Milwaukee et 15 contre Philadelphie.

    Cet intérieur frêle et mobile est généreux dans ses efforts, bien que parfois, il ressemble à un lapin de 3 semaines sur le terrain, Claxton peut se montrer utile sur pick and roll en attaque. Lors du MLK Day, il réalise un intriguant et prometteur 1 sur 2 à 3pts, peut-être un aspect de son jeu à développer pour la suite.

    Espérons que l’équipe médicale est compétente

    R.J. Barrett, SG, New York Knicks : 41m, 14.1pts, 5.2rds, 2.5pds

    Quel dommage ! Jeudi dernier lors de la rencontre contre Phoenix, l’arrière doit sortir du terrain au cours du 3e quart-temps suite à une blessure à la cheville.

    https://www.youtube.com/watch?v=0ta57cZ3jVs

    Un coup d’arrêt pour le gaucher qui avait montré de réels progrès sur ses derniers matchs dont notamment un joli 5/7 à 3pts contre les Bucks. En effet, face à la meilleure défense « in the paint », Barrett a su s’adapter et se montrer efficace à 7m23. Espèrons que son absence ne soit que de courte durée, Steve Nash ne cesse d’être optimiste sur son filleul et son potentiel.

    Daniel Gafford, C, Chicago Bulls : 32m, 4.8pts, 2.4rds, 0.4pd

    Suite à une pénurie d’intérieur à Chicago, Gafford a joué quatre matchs de suite en tant que titulaire. Le jeune pivot faisait également son apparition dans notre carnet de la semaine dernière et voilà qu’il se blesse au pouce lors de la rencontre contre les Wizards. Vous pouvez appeler ça la malédiction Clutch Time…

    Réserver votre nuit du mercredi 22 !

    Zion Williamson, PF, New Orleans : –

    Rien n’est encore officiel, mais jamais nous n’avons été aussi proche d’assister aux grands débuts de Zion Williamson. Bien qu’évoqué dans notre rapport 2.0, la date de sa première apparition restait floue, et pour être franc, il aurait été fantastique de voir le 1er choix de la draft 2019 placer ses premiers dunks face aux Memphis Grizzlies de Ja Morant, selectionné juste derrière Zion et actuellement en tête pour la course au titre de Rookie of the Year. Selon ESPN, les Pelicans ont indiqué que leur joyau était « incertain » pour le MLK day contre Memphis, ce qui entrouvre l’espoir de voir Zion rentrer sur le terrain dans la nuit de mercredi à jeudi contre les Spurs. (Zion a bien débuté Jeudi face aux Spurs terminant sa feuille de match avec 22 points (72.7% dont quatre tirs à trois points sur quatre tentés), 7 rebonds et 3 passes.)

    Un dunk en transition ? un putback dunk sur un tir manqué de Lonzo Ball ? On hâte de voir le premier panier du phénomène pour la décennie à venir.

    Dix autres élèves à surveiller :

    Tyler Herro, SG, Miami Heat : 40m, 12.9pts, 4.2rds, 2.1pds

    De’Andre Hunter, SF, Atlanta Hawks : 43m, 12pts, 3.8rds, 1.8pds

    P.J. Washington, PF, Charlotte Hornets : 40m, 12.6pts, 5.5rds, 2pds

    Brandon Clarke, PF, Memphis Grizzlies : 37m, 12.1pts, 5.7rds, 1.5pds

    Jaxson Hayes, C, New Orleans Pelicans : 41m, 8.7pts, 4.8rds, 1pd

    Coby White, PG/SG, Chicago Bulls : 45m, 11.3pts, 3.5rds, 2.2pds

    Darius Bazley, SF, Oklahoma City Thunder : 44m, 4.3pts, 3.8rds, 0.5pd

    Cameron Johnson, SF, Phoenix Suns : 38m, 7.8pts, 3.1rds, 0.9pd

    Nickeil Alexander-Walker, SG, New Orleans Pelicans : 35m : 6pts, 2.1rds, 2pds

    Nicolo Melli, F, New Orleans Pelicans : 33m, 5.8pts, 2.4rds, 1pd

  • Le carnet des rookies 2.0

    Le carnet des rookies 2.0

    Chaque semaine Clutch Time vous propose un petit focus sur les rookies afin de faire le point sur les bonnes ou mauvaises performances des débutants.

    NBA.com

    La plupart des franchises ont bientôt joué la moitié de leur saison 2019-20. Des tendances se dégagent avec des ambitions affichées pour certaine équipes tandis que d’autres préparent déjà la prochaine saison. Les rookies sont d’avantage concernés afin de les impliquer au maximum et de les faire grandir. Voici notre bilan de la semaine, le rapport 2.0. (les statistiques sont arrêtées au 15/01/20)


    Dans le Cinq Majeur : le meilleur est à venir

    Joe Camporeale-USA TODAY Sports

    Ja Morant, PG, Memphis Grizzlies : 35m, 18pts, 3.5rds, 6.9pds

    La décennie ne pouvait pas mieux démarrer pour les Grizzlies ! Une série de six victoires et voilà que cette rafraîchissante équipe se pointe à la 8e place de leur conférence. Coach Jenkins semble avoir réussi à imprimer un jeu collectif affirmé par leur meneur rookie. Depuis le retour de Morant, Memphis présente la meilleure moyenne de passes décisives par match et truste le haut du classement dans de multiples catégories. Les dirigeants des Grizzlies ne pouvaient pas mieux espérer en draftant ce jeune meneur en provenance de Murray State. Sa cote ne fait que progresser au point d’être dans le top 10 des votes pour le All-Star Game chez les arrières à l’ouest. Nous l’avions évoqué dans le carnet de la semaine dernière, Ja Morant maîtrise de plus en plus le jeu collectif et le rythme à imposer en attaque avec une moyenne de passes décisives en hausse depuis fin décembre et un record avec 14 caviars lors de la victoire contre les Warriors.

    Certes, le pivot Jonas Valenciunas est celui qui est le plus visé par Morant (22,6% des passes lui sont destinées, via NBA.com), mais c’est bien la combinaison entre les deux pépites de la franchise qui nous intéresse. Le staff n’hésite pas à les placer sur des situations de pick’n’pop lors du money time contre Minnesota. Ja Morant a les qualités athlétiques pour pénétrer vers le cercle, et changer complètement de plan afin d’envoyer le ballon vers un Jaren Jackson Jr. ouvert et toujours aussi saignant à 3pts. Mieux, dans un match compétitif contre les Spurs, Ja et JJJ nous offrent un pick’n’roll bien exécuté.

    Cette semaine, Morant nous a (encore) démontré ses qualités de leader et de meneur de jeu, avec une performance magistrale dans la victoire contre Houston avec 26 points (10/11 aux tirs) 8pds et un step back 3 clutch en fin de partie. Ja est un excellent showman, qui ne peut que grandir dans les années à venir.

    Darius Garland, PG, Cleveland Cavaliers : 41m, 12.3pts, 2rds, 3.6pds

    Voici le rayon de soleil dont les Cavs avaient tant besoin en raison d’une saison chaotique. Entre les états d’âme de certains joueurs et les nombreuses critiques plus ou moins judicieuses sur le coach John Beilein, le rookie est en train de s’épanouir. Un joueur de 19 ans, qui, n’oublions pas, n’a joué seulement que cinq matchs en NCAA la saison passée. Sur ses derniers matchs, Garland semble mieux maîtriser les subtilités du jeu sur pick’n’roll, avec un tempo modéré, une utilisation des feintes, du changement de rythme, et garde toujours un oeil pour le coéquipier démarqué. Tout cela donne des situations intéressantes que les Cavs seraient bien inspirés d’utiliser plus régulièrement. Son dernier match chez les Clippers confirme ses qualités de distributeur avec un record de 10 passes décisives. Le meneur ne semble pas forcer et possède indéniablement un bel arsenal offensif. Il l’a démontré en scorant 8 points en 1’45 », permettant ainsi à son équipe de remonter un déficit de 10 points en toute fin du 3e quart-temps.

    C’est lors de la victoire surprise à Denver que le meneur nous a gratifié de sa performance la plus complète et surtout en étant clutch. Avec 18 points et 8 passes décisives, il fluidifie le jeu de son équipe avec des drives suivis de bonnes passes in the paint. Lors des dernières minutes du 4e quart-temps, le rookie va se jouer de Gary Harris et de Nikola Jokic sur ce drive inside avec deux points cruciaux. En fin de match, il va achever les Nuggets sur un mismatch remporté face au pivot Mason Plumlee grâce un shoot sur une jambe.

    N’y aurait-il pas un peu de Chris Paul sur cette action…

    R.J. Barrett, SG, New York Knicks : 40m, 14.3pts, 5.3rds, 2.5pds

    Les Knicks possèdent le 14e bilan à l’Est et cela ne les empêche pas de penser à effectuer des moves avant la trade deadline. Avec un roster rempli d’ailiers/intérieurs de 2.06m, le front office s’active sur le marché des transferts. En attendant, il y a un 3e choix de draft à faire progresser ! Récemment, le staff des Knicks lui a accordé un temps de jeu plus régulier. Barrett profite du parquet au moins 27 minutes par rencontre depuis six matchs. Une stabilité qui ne sera pas du luxe dans une franchise toujours aussi complexe. Sur les cinq derniers matchs, l’ancien de Duke tourne à 18.4 points par matchs, avec une adresse légèrement plus attrayante en comparaison avec son début de saison (47.7% aux tirs, 77.1% aux lancers-francs). Malgré une belle performance contre Milwaukee (5/7 à 3pts), le chantier sur le tir à 3pts est toujours aussi conséquent (25%). Le tir sur catch and shoot (40.9%) ainsi que sur pull up (37.5%) ne sont pas encore à placer dans son répertoire (sur les cinq derniers matchs, via NBA.com).

    Les points positifs se situent de l’autre côté du terrain. Coach Miller semble avoir mis au défi Barrett de mettre en avant ses qualités physiques afin d’être plus attentif et actif en défense. Chez le Jazz, le canadien avorte une tentative de alley-oop initiant ainsi une contre-attaque.

    Une attitude défensive à souligner également contre les Pelicans, et qui tend à confirmer l’évolution positive de son temps de jeu. La victoire arrachée contre Miami dimanche dernier avec 23 points en 39 minutes est le genre de performance qui force à croire en ce joueur. Peut-être que le bandeau y est pour quelque chose.

    Jarrett Culver, SG, Minnesota Timberwolves : 38m, 9.3pts, 3.7rds, 2.1pds

    Karl-Anthony Towns est toujours absent, Andrew Wiggins est redevenu Andrew Wiggins, et voici que notre rookie de 20 ans ne quitte plus le cinq de départ depuis le 28 décembre 2019. Un temps de jeu qui ne descend pas en dessous des 28 minutes depuis huit matchs et des statistiques en hausse : 15.8pts, 5.4rds, 2.4pds, 1.2ints sur les 5 dernier matchs (via NBA.com). Si l’arrière n’a pas encore trouvé la bonne formule concernant son tir extérieur, des progrès sont à noter avec un joli 3/6 à 3pts à Houston.

    Avec un tir extérieur pas encore fiable, Culver n’a pas peur d’aller chercher ses points dans la raquette et d’affronter les pivots de la ligue comme ce fut le cas contre Hassan Whiteside.

    Une agressivité en attaque qui devrait nous offrir de plus en plus ce genre de dunk.

    https://twitter.com/Timberwolves/status/1215475099006111744

    Son début d’année 2020 est prometteur, Zach Lowe de ESPN n’oublie pas de l’évoquer dans son article. L’ancien de Texas Tech progresse à vue d’œil dans son agressivité en attaque et dans ses efforts défensifs. Lors de la lourde défaite à Houston, Ryan Saunders a profité du garbage time afin de placer Culver en tant que meneur. Avec un lineup composé de Bell, Reid, Okogie et Bates-Diop, il fut chargé de monter la balle et d’organiser le jeu. L’expérience fut mitigée mais cela ne reste qu’un essai. Culver est donc passé en laboratoire, il n’y a plus qu’à améliorer le prototype.

    Sekou Doumbouya, SF, Detroit Pistons: 14m, 6.9pts, 3.1rds, 0.4pd

    Le plus jeune joueur de la ligue est en train d’éclore devant nos yeux ! Le contexte oblige le coach Dwane Casey à donner du temps de jeu au français, mais il n’oublie pas non plus de le féliciter.

    « Ce jeune homme est en train de mériter ses minutes » affirme Casey

    Dwayne Casey en interview sur la Fox

    Doumbouya est le 7e meilleur scoreur chez les rookies avec 12.4 points sur les cinq derniers matchs (via NBA.com). Avec 5/8 à 3pts sur les trois dernières rencontres, le rookie a developpé un shoot longue distance intéressant et notamment dans le corner.

    Les défenses ne pourront pas l’ignorer longtemps, d’autant plus qu’il peut jouer sans ballon, comme ce fut le cas contre New Orleans. De l’autre côté du terrain, l’ailier de 2.06m a encore du mal à rester devant des joueurs plus petits et n’est pas encore assez dissuasif dans la raquette. Il faut rappeler que l’ancien de Limoges n’a que 14 matchs dans les jambes, ce qui peut expliquer ses 4.4 fautes de moyenne sur les cinq derniers matchs. Un aspect du jeu qui devrait être rapidement corrigé avec l’accumulation de matchs, et puis, pourquoi pas voir prochainement un Sekou déterminant en défense et remonter tout le terrain pour scorer.


    Ils sont toujours dans le cinq :

    Kendrick Nunn, PG, Miami Heat : 39m, 15.4pts, 2.7rds, 3.6pds

    • 20pts, 9/15 aux tirs, à New York, 12/01

    P.J. Washington, PF, Charlotte Hornets : 38m, 12.4pts, 5.5rds, 2pds

    • 20 pts, 11rds, 3/6 3pts, à Portland, 13/01

    De’Andre Hunter, SF, Atlanta Hawks : 40m, 12pts, 3.7rds, 1.7pds

    • 15 points contre Phoenix le 15/01

    Allez, encore 2′ et faites-les rentrer sur le terrain

    Michael Reaves/Getty Images)

    Tyler Herro, SG, Miami Heat : 37m, 13.4pts, 4.4rds, 2.2pds

    Bien que toujours dangereux dans le money time, le rookie a vécu une semaine mitigée. Que se soit sur le plan collectif (1v-2d) ou bien sur le plan individuel: 9 points dans la défaite à Brooklyn et une adresse peu reluisante dans la défaite à New York : 5/12 aux tirs. Néanmoins, l’arrière reste un délice à voir jouer en attaque. Dans la victoire dans l’Indiana, Herro a établi un nouveau record de précocité dans l’histoire du Heat avec un 3e match avec 5 tirs à 3pts marqués. Spoelstra et son staff n’hésitent pas à lui concevoir des systèmes pour lui libérer de l’espace afin de dégainer comme lors d’un main à main suivi d’un écran avec Meyers Leonard, mais le rookie peut très bien se créer tout seul de l’espace en déstabilisant son adversaire.

    En revanche, l’axe de travail reste la défense. Herro possède le 3e plus mauvais chiffre de son équipe en terme de « defense rating », soit le nombre de points encaissés sur 100 possessions (via NBA.com).

    Coby White, PG/SG, Chicago Bulls : 40m, 11.5pts, 3.5rds, 2.2pds

    Le rookie des Bulls est d’une inconstance « J.R. Smithesque ». Capable de prendre feu de loin comme face à Indiana (23 points, 5/9 à 3pts ), White peut aussi connaître de réels trous d’air (6 points et 0/4 à 3pts à Boston). Sur le terrain, White est toujours à la recherche d’une bonne position de tir à 3pts ou bien un pull up au niveau de la ligne des lancers-francs, et cela au détriment du jeu collectif (une seule passe décisive et 17 tirs tentés contre Indiana!). Mais le potentiel est là, et le joueur peut mener une offensive et proposer une belle passe pour le coéquipier démarqué.

    En se penchant sur le pourcentage de ses passes, on se rend compte que l’arrière ne combine pas beaucoup avec ses intérieurs. Les coéquipiers les plus ciblés sont dans l’ordre: Thaddeus Young, Zach LaVine, Kris Dunn, Ryan Arcidianoco et Tomas Satoransky (via NBA.com). Il faut descendre à la 6e et 7e place pour y trouver les deux intérieurs prometteurs et essentiels de cette jeune équipe : Lauri Markkanen et Wendell Carter Jr. Tout en sachant que le 4e lineup le plus utilisé par les Bulls est constitué de White, Markkanen, Carter Jr, LaVine et Satoransky avec un différentiel de -14,7 sur le terrain !

    Le staff des Bulls serait bien inspiré de développer l’alchimie entre leur arrière de 19 ans et le duo Markkanen – Carter Jr. sur des situations de pick and roll. Sur la vidéo ci-dessous, on assiste à deux actions avec Coby White combinant avec Luke Kornet sur pick and roll et en transition.

    Maintenant, imaginez le remplacement de Kornet par Carter Jr dans la 1ere vidéo et par Markkannen dans la 2e tout en augmentant la fréquence de ces situations de jeu….

    Jaxson Hayes, C, New Orleans Pelicans : 38m, 8.7pts, 4.7rds, 0.9pd

    Le 8e choix de la draft 2019 fait partie intégrante du renouveau des Pelicans. La franchise est sur une belle série de 8v-3d, l’intérieur en a profité pour caler deux matchs en double double (14pts, 12rds et 18pts, 10rds), une performance jamais atteinte pour un joueur aussi jeune dans l’histoire des Pelicans. Jaxson Hayes s’est révélé être une réelle solution sur pick and roll en tant que poseur d’écran. Il va pouvoir régaler les fans avec des wagons de alley-oop.

    Une tendance se dégage sur les récentes rencontres, une connexion s’est établie entre les deux rookies Jaxson Hayes et Nickeil Alexander-Walker.

    Pas surprenant que son record de points en carrière ait été réalisé contre Boston (20 points). Hayes a montré qu’il était capable de finir près du cercle malgré le contact, pourra-t-il continuer sur sa lancée avec le retour imminent de Zion.

    Michael Porter Jr, SF, Denver Nuggets : 30m, 5.9pts, 2.8rds, 0.4pd

    Les passages de Porter sur le parquet sont toujours très attendus. Après les belles promesses entrevues la semaine passée, la hype a légèrement diminué avec seulement 12 minutes de temps de jeu et 5 points de moyenne sur les trois dernières rencontres. L’ailier est souvent cantonné à rester dans le corner et à laisser le jeu venir à lui ce qui lui est inhabituel, comme évoqué dans l’article de Jonathan Tjarks du site The Ringer. MPJ a confié au journaliste qu’il avait la liberté de pouvoir tirer dès qu’il passait la ligne médiane au lycée. Avec l’accumulation de soucis physiques notamment au niveau du dos, Porter avoue ne plus être ce lycéen et ne se sent pas encore à 100%.

    « Je suis toujours en train de guérir. Je ne suis même pas proche du niveau où je devrais me situer. Mais je n’ai pas de douleur, ce qui est incroyable » Michael Porter Jr

    The Ringer

    Son match contre les Clippers (13pts) a eu pour effet de ranimer les espoirs placés en lui, la preuve avec cette séquence de 7 points en 1 minute.

    Toujours placé dans son corner pour le moment, l’ailier va tranquillement continuer à progresser dans le système collectif et structuré des Nuggets.


    Ils pointent enfin le bout de leur nez

    Getty Image

    Daniel Gafford, C, Chicago Bulls : 31m, 4.9pts, 2.5rds, 0.5pd

    Le pivot formé à Arkansas profite de l’absence de Wendell Carter Jr pour se montrer. Déjà trois titularisations de suite pour l’intérieur drafté en 38e position. Le match à Detroit peut être perçu comme l’une de ses meilleures performances. 14 points et 7 rebonds en 22 minutes. Il sortira pour 6 fautes mais aura réussi à faire disjoncter Andre Drummond qui sera expulsé.

    https://twitter.com/WorldWideWob/status/1216169881609166856

    Sur ce match, Sekou Doumbouya fera aussi les frais de cet intérieur tonique.

    Son activité sur le terrain n’est pas à remettre en question, l’intérieur ne traîne pas des pieds pour aller poser un écran et reste le joueur des Bulls qui conteste le plus de tirs après Lauri Markkanen (via NBA.com).

    Jaylen Hoard, F, Portland Trail Blazers : 10m, 2.4pts, 1.8rds, 0.2pd

    Cela fait trois matchs consécutifs que le français profite d’un temps de jeu significatif (16′, 16′ et 9′), les trois plus gros de temps de jeu qui lui ont été accordés jusqu’à maintenant. Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’ancien de Wake Forest avait des fourmis dans les jambes et s’impatientait de pouvoir attaquer le cercle.

    8 points en 16 minutes dans le garbage time contre Minnesota. Le français va pouvoir participer à la saison cauchemardesque des Trail Blazers.


    La frayeur de la semaine

    Alen Smailagic, SF/PF, Golden State Warriors: 9m, 4.7pts, 2.4rds, 0.9pd

    Pas de blessure à relever cette semaine, mais plutôt un attentat sur un rookie! En seulement 4 minutes passées sur le parquet, le russe a eu le temps de se faire postérizer par Kawhi Leonard.


    Par pitié ne les laissez pas tirer !

    Michael Reaves/Getty Images)

    Cameron Reddish, SF, Atlanta Hawks : 37m, 8.2pts, 3.6rds, 1.6pds

    Pas de changement pour l’ancien coéquipier de Zion. Son adresse est toujours aussi catastrophique. Contre Houston, ses cinq premières tentatives à 3pts (dont trois dans le corner) furent manquées et l’ailier finira à 1/7 à 3pts. Malgré une pointe à 20 points contre Brooklyn, Reddish finit le match avec un 6/16 aux tirs. Sa mécanique de tir semble bonne mais ses pourcentages sont horribles : 32,3% aux tirs et 26.8% à 3pts et un EFG à 38.2%. Pas de quoi s’inquiéter pour le GM Travis Schlenk, ni pour Reddish qui préfère évoquer ses progrès en défense.

    Jordan Poole, SG, Golden State Warriors : 35m, 7.2pts, 1.9rds, 1.9pds

    Voici le joueur qui a impressionné Klay Thompson lors d’une séance de tirs. Il semblerait que l’anesthésie subie par le triple champion NBA fasse toujours effet car pour le moment le rookie des Warriors possède l’un des pire EFG de sa classe avec 34.3%. Ses statistiques classiques sont encore plus alarmantes : 27.2% aux tirs et 25.6% à 3pts. Ses performances récentes ne sont guère plus convaincantes : 1/5 à 3pts contre les Clippers, 4/11 aux tirs contre Memphis. Steve Kerr peut continuer à le placer sur le terrain, avec de tels chiffres, ça ne peut que s’améliorer.


    He’s Back

    Vincent Poirier, C, Boston Celtics : 10m, 1.7pts, 1.5rds, 0.3pd

    Il l’avait annoncé lors d’une interview concernant un retour imminent, et voilà que le français refait surface dans la victoire contre Chicago le 13/01 après avoir été absent depuis plus d’un mois. Face aux Pelicans, l’intérieur finira avec 2 points (deux lancers-francs) et n’aura pas perdu de temps avec trois tirs tentés pour autant de loupés en seulement 5 minutes.

    Soon….

    Zion Williamson, PF, New Orleans Pelicans : –

    Le phénomène l’a avoué dans le podcast de JJ Redick, si cela ne tenait qu’à lui, il serait déjà sur le terrain. Les vidéos de ses dunks pre-game et ses délires avec les assistants envoyaient des signaux positifs quant à un retour imminent, et puis, enfin, la nouvelle que l’on attendait tous avec impatience, Zion devrait faire ses débuts la semaine prochaine. Il est temps de libérer la bête !


    Dix autres élèves à surveiller :

    Eric Paschall, PF, Golden State Warriors : 37m, 13.6pts, 4.4rds, 1.7pds

    Brandon Clarke, PF, Memphis Grizzlies : 35m, 12.3pts, 5.9rds, 1.5pds

    Darius Bazley, SF, Oklahoma City Thunder : 40m, 4pts, 3.7rds, 0.5pd

    Terence Davis, SG, Toronto Raptors : 39m, 7pts, 3.3rds, 1.8pds

    Ky Bowman, PG, Golden State Warriors : 36m, 7.5pts, 2.6rds, 2.9pds

    Grant Williams, PF, Boston Celtics : 36m, 3.4pts, 2.3rds, 1.1pd

    Cameron Johnson, SF, Phoenix Suns : 37m, 7.8pts, 3rds, 1pd

    Matisse Thybulle, SG, Philadelphie Sixers : 33m, 4.6pts, 1.4rds, 1.2pds

    Nickeil Alexander-Walker, SG, New Orleans Pelicans : 32m : 5.8pts, 2.2rds, 1.9pds

    Nicolo Melli, F, New Orleans Pelicans : 30m, 5.6pts, 2.3rds, 1pd

  • Le carnet des rookies 1.0

    Le carnet des rookies 1.0

    Chaque semaine Clutch Time vous propose un petit focus sur les rookies afin de faire le point sur les bonnes ou mauvaises performances des débutants.

    NBA.com

    Ils sont plus d’une quarantaine à avoir foulé les parquets de la grande ligue. La promotion 2019 est remplie de rookies prometteurs, bien que Zion Williamson soit toujours absent des parquets à l’heure d’écrire ces lignes, voici un bilan hebdomadaire des performances des jeunes à l’approche du terrible Rookie Wall. (les statistiques sont arrêtées au 7/01/20)

    Bien sûr qu’ils ont leur place dans le Cinq

    Jerome Miron – USA Today

    Ja Morant, PG, Memphis Grizzlies : 31m, 17.6pts, 3.2rds, 6.6pds

    Une franchise drivée par un coach rookie avec un meneur rookie est généralement réduite à végéter dans les bas-fonds de sa conférence, et pourtant Memphis présente actuellement un bilan honorable avec 15v-22d et Ja Morant n’y est pas étranger. Le meneur a de la dynamite dans les jambes et possède un sens évident du spectacle.

    Inconscient en attaque, le n°2 de la draft a réussi sa semaine avec 23 points à Sacramento, 22 points dans la victoire surprise chez les Clippers et 25 contre les Timberwolves. L’arrière est également plus à l’aise dans la distribution avec au minimum 7 passes décisives depuis 6 matchs. Un chiffre à contrebalancer avec 7 pertes de balles à Sacramento !

    Il reste le meilleur scoreur chez les rookies et présente un usage rate toujours aussi élevé : 26,7% (via NBA.com). A titre de comparaison, Trae Young était utilisé à hauteur 27,7% la saison passée.

    Kendrick Nunn, PG, Miami Heat : 36m, 15.4pts, 2.8rds, 3.7pds

    Voici la grande surprise de la promotion ! L’arrière non drafté (24 ans) bat tous les records de précocité en tant que rookie à Miami, et collectionne les trophées individuels.

    L’absence de Justise Winslow cumulée avec le fait que Goran Dragic ait accepté un rôle de 6e homme, a libéré une place de meneur titulaire au sein du système de coach Spo’. Néanmoins, le deuxième meilleur scoreur des rookies connaît une irrégularité et une baisse dans ses statistiques offensives. Sur les 5 derniers matchs, Nunn a scoré seulement 10.4pts de moyenne avec une adresse aux tirs qui tombe à 33,9% et 24% à 3pts. Les défenses ont, semble-t-il, intégré la menace Nunn dans leur playbook. L’arrière a souvent été catalogué comme un « scoreur first » sans avoir de plan B lorsque la route vers le cercle lui est barrée. Cette période creuse pourrait lui servir afin d’être plus attentif aux mouvements constants des shooteurs du Heat afin de gonfler sa stat aux passes décisives. Sur ces 5 derniers matchs, l’arrière tourne à 4,4pds contre 3,7pds depuis le début de la saison.

    P.J. Washington, PF, Charlotte Hornets : 34m, 12.6pts, 5.4rds, 1.9pds

    L’ancien joueur de Kentucky profite de l’absence et la baisse de temps de jeu des vétérans Batum, MKG et Williams. Afin d’avoir sa place dans le cinq majeur dès le début de la saison, P.J. Washington démontre une capacité à défendre sur plusieurs postes grâce à une belle envergure et une certaine mobilité. De tels atouts physiques qui lui permettent d’être le 2e meilleur rookie concernant les balles déviées (77) juste derrière le meneur Ky Bowman, sans oublier ses 1,3 contres de moyenne sur les 11 derniers matchs ! Coach Borrego lui fait indéniablement confiance avec un temps de jeu qui tourne autour des 30 minutes depuis décembre, et cherche à développer une complémentarité avec le candidat MIP Devonte’ Graham.

    De’Andre Hunter, SF, Atlanta Hawks : 36m, 12.3pts, 3.8rds, 1.8pds

    Les Hawks ont tradé pour obtenir l’ailier le soir de la draft, il est donc évident qu’ils n’allaient pas le laisser jouer en G-League. Il s’agit du rookie qui se voit accorder le plus de temps de jeu en moyenne (31’8). Pas encore régulier dans son tir, l’ailier performe en silence du côté d’Atlanta, car souvent spectateur des envolées offensives de son meneur Trae Young. A seulement 21 ans, le rookie apprend le métier discrètement, tellement discrètement qu’il nous a offert la ligne statistique la plus étrange de cette saison avec seulement 2 rebonds captés en 30 minutes de temps de jeu!

    https://twitter.com/PeteAIonso/status/1213726626950856705

    Darius Garland, PG, Cleveland Cavaliers : 36m, 11.7pts, 2rds, 3.2pds

    Auteur récemment de matchs solides, Darius Garland s’est offert deux records à la passe avec 7 puis 8 contre Charlotte et Oklahoma City… Oui pour un meneur ce n’est pas extraordinaire mais à sa décharge le rookie évolue dans une situation compliquée où il doit partager la gonfle avec Collin Sexton, où le coach est critiqué par ses joueurs et que le joueur le mieux payé de l’équipe (Kevin Love) semble perdre ses nerfs. Irrégulier depuis le début de la saison avec une adresse aux tirs suspecte, le fils de l’ancien NBAer Winston Garland a enfin proposé un contenu un peu plus intéressant ces derniers jours.

    Allez, encore 2′ et faites-les rentrer sur le terrain

    via Getty Image

    Eric Paschall, PF, Golden State Warriors : 33m, 14pts, 4.5rds, 1.7pds

    Un mois de décembre mitigé pour celui qui affichait des statistiques dignes d’un ROY. Deux cartons offensifs en novembre (34pts contre Portland et 30 contre New Orleans), celui qui fût la menace N°1 des Warriors en l’absence de Russell a connu des soucis physiques en décembre, notamment au niveau de la hanche. Incapable de jouer plus de quatre matchs de suite, Steve Kerr et son staff ont décidé de limiter son temps de jeu afin de ne pas le brûler (16′ sur les huit derniers matchs contre 28′ de moyenne sur la saison). Avec les pépins physiques de Draymond Green et le départ tout récent de l’intérieur Marquiss Chriss, l’ancien de Villanova devrait sans doute retrouver du temps de jeu et des responsabilités.

    Brandon Clarke, PF, Memphis Grizzlies : 31m, 12.6pts, 5.6rds, 1.4pds

    Avec Ja Morant, les Grizzlies tiennent là aussi un rookie qui compte et qui apporte beaucoup sur le terrain. Certes, il s’agit de l’un des rookies les plus âgées, mais l’intérieur est classé parmi les 35 joueurs de la ligue ayant le plus d’impact par match (via NBA.com) avec un score de 14.7, c’est tout simplement le meilleur rookie dans cette catégorie ! Une tendance confirmée chez ESPN qui utilise le PER pour évaluer les joueurs. Avec un score de 22.63, Clarke est classé 19e ! Avec un temps de jeu limiter à 21′ par matchs, l’intérieur ne chôme pas lorsqu’il rentre sur le parquet et truste le haut des classements de plusieurs catégories !

    On savait avant sa draft que ce joueur pouvait entrer dans la ligue et avoir un impact immédiat grâce à son énergie, mais des doutes subsistaient quant à sa petite envergure et son tir à 3pts. Et bien le rookie commence déjà à répondre concernant cette dernière interrogation avec déjà 35 tentatives cette saison contre seulement 24 en trois ans en NCAA.

    Tyler Herro, SG, Miami Heat : 35m, 13.3pts, 4.3rds, 2.1pds

    La sélection en 13e position de l’arrière ne fût pas accueilli avec enthousiasme du côté de la Heat Nation, mais force est de constater que l’ancien de Kentucky est déjà un shooteur hors pair grâce à une position toujours parfaite de ses pieds et une extrême confiance en lui !

    Dion Waiters n’a pas encore mis un orteil sur le parquet, c’est donc Herro qui récupère ses minutes, ses responsabilités et des acclamations de la part de l’AAA ! Son tir à 3pts dans les dernières secondes de la rencontre contre Philadelphie illustre parfaitement la confiance de ce joueur.

    N’oublions pas que Tyler Herro n’aura que 20 ans le 20 janvier prochain et qu’il présente déjà des statistiques offensives plus intéressantes en comparaison avec des joueurs de son âge.

    L’arrière n’est pas à l’abri de trou d’air (0/6 à 3pts contre Orlando) et ses bras « T-rex » restent problématiques pour gêner un minimum les tirs adverses, néanmoins ce joueur est un délice à voir jouer en attaque et deviendra sûrement une menace de tous les instants.

    Coby White, PG/SG, Chicago Bulls : 37m, 11.3pts, 3.4rds, 2.2pds

    Voici un combo-guard plus combo que guard, l’ancien de North Carolina a le goût du tir dont une certaine attirance pour le tir en tête de raquette. En seulement 24 minutes de temps de jeu, il prend en moyenne 11 tirs par match (appelée aussi : la stat Jordan Clarkson). Coby White profite du récent décalage de Kris Dunn au poste 3 afin de grappiller des minutes au poste d’arrière remplaçant. On notera tout de même une légère amélioration au niveau de l’adresse sur les dernières rencontres.

    Jarrett Culver, SG, Minnesota Timberwolves : 34m, 8.4pts, 3.4rds, 2pds, 1.1ints

    Pas facile la vie d’un Timberwolf : Une série noire de 11 défaites de suite, un Karl-Anthony Towns out et mécontent de sa situation et un Andrew Wiggins qui a perdu la confiance du début de saison. Un point positif à retenir tout de même à Minnesota, leur lottery pick 2019 vient récemment d’atteindre son record de point sur un match avec 24 unités contre les Grizzlies.

    https://www.youtube.com/watch?v=cACqAtSHAd4

    Pour la première fois Culver vient d’enchaîner trois matchs à plus de 30 minutes de temps de jeu entre le 30/12 et le 02/02. L’arrière prend également plus sa chance de loin avec minimum 4 tentatives depuis cinq matchs. L’ancien de Texas Tech est encore loin d’être à l’aise avec son shoot, 34,1% aux tirs… Culver est toujours parmi les pire TS (41.8%) et EFG (41.4%) de sa promotion.

    Terence Davis, SG, Toronto Raptors : 36m, 6.9pts, 3rds, 1.8pds

    Toronto doit faire face à un nombre conséquent d’absences. L’arrière en provenance de Ole Miss est donc bien intégré dans la rotation de Nick Nurse. Avec un temps de jeu autour des 17 minutes, le rookie s’offre la veille du nouvel an un record de points dans la victoire contre Cleveland avec 19 points.

    Les Raptors ne peuvent s’empêcher de dénicher de superbes joueurs en fin de 1er tour de draft ou bien non draftés (Siakam, VanVleet, Powell, Anunoby) et voilà donc que la dernière trouvaille est un arrière d’1m93 de 22 ans qui présente le meilleur net rating de sa promotion avec un score de +12,4 lorsqu’il est sur le terrain.

    Ils pointent enfin le bout de leur nez

    Michael Porter Jr., SF, Denver Nuggets : 27m, 6pts, 2.9rds, 0.5pd

    Il aura fallu du temps pour que Mike Malone accorde du temps de jeu significatif pour l’ancienne vedette de Missouri. C’est juste après Noël que MPJ passe de 8′ de temps de jeu sur ses 20 premiers matchs à 17′ sur ses 5 dernières apparitions. Après avoir envoyé un message en direction du staff sur sa faible utilisation, Denver semble avoir trouvé une solution en alternant un match à plus de 20′ de temps de jeu avec un match à 10′ afin de préserver ce corps réputé fragile. Avec du temps de jeu, l’ailier de 2.08m est agréable à voir jouer en attaque, il ne refuse aucun tir et possède peut-être le stepback le plus loooong de la ligue. Un record en carrière, 25pts dans la belle victoire à Indiana.

    https://www.youtube.com/watch?v=ARkKPAHZiQc

    Sekou Doumbouya, F, Detroit Pistons : 10m, 4.6pts, 3rds, 0.2pd

    Enfin !! Le français drafté en 15e position par Detroit a dépassé les 10′ de temps de jeu ! Il faut dire que coach Casey fait face à de nombreuses absences dont Blake Griffin, et conjuguées aux mauvais résultats, il a pris la décision de placer l’ancien joueur de Limoges dans le cinq et de lui accorder 27′ de temps de jeu contre les Clippers et 38′ contre les Warriors ! Sa première titularisation fût face à Paul George et Kawhi Leonard, pour ensuite défier les Lakers de LeBron James. Dwane Casey lui offre enfin des occasions de noircir la feuille de stats. Le français a même démontré une capacité à tirer de loin avec un joli 4/7 à 3pts contre les Warriors, après avoir raté ses sept premières tentatives.

    Un bémol tout de même, le jeu va vite, comme évoqué lors d’une récente interview, Doumbouya a tendance à faire trop de fautes (5 en moyenne sur 3 matchs) et se fait contrer trop facilement. Mais pour l’instant le jeune français, qui vient de fêter ses 19 ans, a encore le temps d’apprendre et de progresser.

    « Sekou a fait un boulot solide. Il a mis ses shoots, ce qui était super, mais il est encore en train d’apprendre le boulot. » Dwane Casey

    Pistons.com

    Encore naïf, contre les Lakers, le français sort pour 6 fautes et semble distrait sur certaines actions comme lors de la remise en jeu des Lakers qui se terminera par un alley-oop de LeBron James. Avec une opération prévue pour Blake Griffin, le français va pouvoir pleinement s’exprimer et il n’a pas perdu de temps pour faire son apparition dans un top 10!

    Naz Reid, F/C, Minnesota Timberwolves

    Accumulation de blessures et de défaites, une situation qui pousse Ryan Saunders à sortir Reid de G-League afin de le tester dans la grande ligue. L’ancien de Louisiana State n’avait foulé le parquet que 4 minutes sur deux matchs en décembre, et le voilà qui apparaît dans le cinq majeur dans la victoire contre Brooklyn le 30 décembre 2019. Cela fait trois matchs que cet intérieur fuyant joue avec des temps de jeu de 19, 18 et 20 minutes. Le joueur de 2,08m ne perd pas de temps et peut tirer sans sommation. En 19′ de temps de jeu, il a pris 10 tirs à 3pts ! En prenant en compte les cinq derniers matchs, son USG dépasse l’imaginaire avec une utilisation autour de 28.7%, plus que n’importe quel autre rookie! Un profil atypique, un physique d’intérieur mais qui joue avec l’instinct et l’attitude d’un ailier.

    Garrison Mathews, SG, Washington Wizards

    L’arrière de 23 ans n’était pas connu du grand public, mais cela n’est plus le cas avec un record fou et inattendu de 28pts contre le Heat.

    Mathews fera également des dégâts aux Trail Blazers avec 5 sur 7 à 3pts. Lié au Wizards via un two way contract, ce genre de performance peut faciliter une intégration en bonne et due forme dans le roster des Wizards. Sur les cinq derniers matchs, il fait parti du top 5 des scoreurs les plus efficaces chez les rookies avec un True Shooting à 64% avec des pourcentages aux tirs Korveresque (46-43-90).

    La frayeur de la semaine

    Kevin Porter Jr, SG, Cleveland Cavaliers, 34m, 8.5pts, 3.3rds, 1.9pds

    Le gaucher démarrait son 2e match dans le cinq de départ, mais malheureusement n’a pu le terminer correctement. Balle en main, le rookie semble avoir un mauvais appui et en se jetant se sol, il se tient le genou gauche. Heureusement le pire n’est pas envisagé, il s’agirait d’une entorse du genou.

    Par pitié ne les laissez pas tirer !

    via Getty Image

    R.J. Barrett, SG, New York Knicks : 35m, 13.7pts, 5.2rds, 2.6pds

    Malgré un début de saison prometteur, le canadien ne semble pas en harmonie avec son tir : 38.9% aux tirs, 31.5% à 3pts et 57.3% aux lancers francs ! Il n’est jamais évident de rester constant dans un contexte aussi particulier que celui des Knicks. Après quatre matchs de suite en dessous des 39% aux tirs, Barrett a sorti un peu la tête de l’eau avec une pointe à 24 points chez les Clippers dont un encourageant 9/11 sur la ligne de réparation.

    Cameron Reddish, SF/SG, Atlanta Hawks : 33m, 8pts, 3.8rds, 1.6pds

    31.9% aux tirs, 26.4% à 3pts avec près de quatre tentatives par matchs et un EFG affreux à 37.8% (3e pire rookie). Lors de ses 4 derniers matchs, l’ancien coéquipier de Zion n’a pu qu’apporter 4 points par matchs, une production famélique en comparaison aux attentes placées sur ce joueur.

    Il est toujours essentiel de laisser du temps aux jeunes mais il faut avouer que les rendements offensifs des deux anciens de Duke semblent bien pauvres.

    Les absents : pas d’évaluation de la semaine

    Zion Williamson, PF, New Orleans Pelicans

    Comme l’a évoqué le GM David Griffin, son job est de faire en sorte de ne pas le faire revenir trop tôt sur le terrain. La ligue s’impatiente de voir à l’œuvre celui qui fût considéré comme le meilleur joueur drafté N°1 depuis Blake Griffin. Certains s’inquiétait même de le voir faire une première saison blanche comme ce dernier. Les Pelicans n’ont pas manqué de rassurer tout le monde avec une vidéo qui met en appétit.

    Selon ESPN, Williamson serait apte à reprendre les séances de 5 contre 5.

    Rui Hachimura, PF, Washington Wizards : 25m, 13.9pts, 5.8rds, 1.6pds

    Absent des terrains depuis le 17 décembre 2019, le japonais doit faire face à des soucis physiques contractés au niveau de l’aine lors d’une rencontre face aux Pistons. Le staff des Wizards préfèrent jouer la carte de la prudence en effectuant plusieurs évaluations de son état afin de ne pas précipiter son retour.

    Matisse Thybulle, SG/SF, Philadelphie Sixers : 30m, 4.8pts, 1.1rds, 1.2pds

    Le rookie aux mains de voleurs n’est pas apparu sur les terrains depuis le 22 décembre. Une entorse au genou droit l’empêche de jouer correctement. Il est pour le moment autorisé à s’entraîner tout en limitant les contacts.

    Il ne fait plus partie de la classe, pour le moment

    USA-Today

    Justin Robinson, PG, Washington Wizards : 9m, 1.4pts, 0.6rd, 0.8pd

    Non drafté à sa sortie de Virginia Tech, Robinson a été coupé récemment par les Wizards pour confirmer Gary Payton III dans le roster. Son contrat allait devenir garanti mais le meneur n’a pu se faire une place avec seulement 5 minutes de temps de jeu en moyenne.

    Les autres élèves à surveiller

    • Cameron Johnson, SF, Phoenix Suns: 33m, 8.3pts, 3.1rds, 1pd
    • Jaxson Hayes, C, New Orleans Pelicans: 34m, 7.9pts, 4.4rds, 0.9pd
    • Ky Bowman, PG, Golden State Warriors: 34m, 7.7pts, 2.6rds, 2.9pds
    • Jordan Poole, SG, Golden State Warriors: 31m, 7pts, 1.9rds, 1.8pds
    • Nickeil Alexander-Walker, SG, New Orleans Pelicans: 28m, 5.5pts, 2.1rds, 1.7pds
    • Daniel Gafford, PF/C, Chicago Bulls: 27m, 4.6pts, 2.2rds, 0.4pd
    • Kelan Martin, SF, Minnesota Timberwolves: 16m, 6pts, 3.4rds, 0.6pd
    • Jaylen Nowell, SG, Minnesota Timberwolves: 7m, 4.4pts, 0.7rd, 0.9pd
    • Grant Williams, PF, Boston Celtics: 32m, 3.3pts, 2.3rds, 1pd