Pour cette saison 2019-2020, ClutchTime vous donne rendez-vous tous les mois pour faire un point sur les équipes en forme et celles qui ont décroché de la course aux Playoffs.
Dans ce premier bilan, la rédaction de ClutchTime fait le tour des franchises qui occupent le bas du classement de la conférence ouest, oscillant entre tanking pour la draft 2020 et l’espoir de décrocher encore une place en playoffs pour certains.
15ème
Golden State Warriors (12 victoires, 40 défaites)
YouTube
Une saison pour reprendre son souffle
Après la blessure au genou de Klay Thompson et le départ de Kevin Durant (blessé également), les Warriors ont atteint la fin d’un cycle qui a débuté il y a cinq ans avec au bout du compte des corps et la motivation qui lâchent. Pourtant les Warriors avançaient encore suffisamment sereins et confiants pour la saison à venir avec des ambitions toujours intactes malgré les déboires du roster. Le recrutement du jeune D’Angelo Russell devait réconforter (ou faire oublier) le départ de Durant et offrir une association inédite et prometteuse au côté de Curry. De nouvelles têtes pour de nouvelles ambitions, la présaison côtés Dub Nation était d’ailleurs à l’image de se reboot quasi-complet (2 victoires pour 3 défaites) et un jeu encore en rodage.
Des surprises et des blessures
Pourtant même Stephen Curry ne sera pas épargné par les blessures. Après moins d’une semaine de compétition, le meneur MVP va se fracturer la main et sera absent pour quasiment l’intégralité de la saison régulière. Nouveau coup dur pour Steve Kerr qui doit désormais composer un roster inédit et inexpérimenté. Au final la chute est terrible pour les triples champions, qui viennent de passer de la première place à l’Ouest l’an dernier à la dernière place de la ligue sur cet exercice. Golden State vit une saison cauchemar et Steve Kerr ne trouve que quelques rares satisfactions chez les plus jeunes (Ky Bowman, Eric Paschall, Jordan Poole, Omari Spellman ou encore Jacob Evans) comme chez les dernières recrues Glenn Robinson (12.7pts, 4.7rbd, 1.7ast) et Alec Burks (15.8pts, 4.7rbd, 3.2ast) mais sans parvenir à trouver de la solidité pour remporter des victoires.
D’Angelo Russell réalise néanmoins sa meilleure saison statistique (23.8pts et 6.3ast à 38.3% derrière l’arc) mais va connaître lui aussi des pépins physiques qui vont lui faire manquer presque une vingtaine de matchs à l’heure où l’on écrit ces lignes, ce qui n’arrange en rien les affaires de Steve Kerr qui peut difficilement compter sur le rendement offensif d’un Draymond Green, pas habitué à jouer les premiers rôles en attaque, ou d’un Willie Cauley-Stein méconnaissable qui a depuis mis les voiles vers le Texas et les Dallas Mavericks.
Un exercice raté pour vite passer à autre chose
La fin de saison devrait être l’occasion pour les Warriors de laisser les blessés au repos et d’exposer le moins possible les quelques cadres restants avant pourquoi pas de tenter de monter un trade d’ici la fin de la fenêtre des transferts. Golden State dispose suffisamment d’éléments susceptibles d’intéresser d’autres franchises qui pourraient se laisser tenter par un deal (D-Lo ?). La meilleure option pour l’instant restant de développer ses jeunes tout en essayant de faire de la place dans la masse salariale afin d’étoffer un effectif qui sera de nouveau au complet la saison prochaine avec le retour de Curry (retour déjà prévu en mars), Thompson et un Green plus concerné et plus fort que jamais.
Prévisions en fin de saison 15ème (19 victoires pour 63 défaites)
Malgré un recrutement 2019 assez discret, les Wolves ont su conserver leur ossature autour de leur traction Wiggins-Towns tout en affichant de grosses ambitions cette saison de la confirmation pour les hommes de Ryan Saunders. En faisant plusieurs ajustements (départs de Dario Sarić + pick de la draft Cameron Johnson, arrivées de Jarrett Culver, Treveon Graham et Shabazz Napier), Minnesota construit l’avenir sur son back-court formé par le trentenaire Jeff Teague. Les premiers résultats vont s’avérer concluants. Partis pied au plancher, les Wolves vont affichant un bilan nettement au-dessus des attentes après un mois de compétition (10 victoires pour 8 défaites) autour d’un KAT en mode All-Star (26 points, 12 rebonds, 4 passes et 1.5 contres par match) et d’un Wiggins méconnaissable (25 points, 5 rebonds, 3 passes et 1 contre par match).
Des débuts prometteurs et une blessure qui change tout
On se dit alors que tout est possible pour la franchise aux loups qui semble enfin avoir trouver la voie de la régularité et des succès malgré plusieurs blessures qui s’enchaînent pour les role players (Jake Layman, Jeff Teague et Shabazz Napier) et puis tout s’effondre en décembre. Une succession de défaites et la blessure au genou de Karl-Anthony Towns viennent plomber le début de saison et les ambitions des Wolves. Résultat depuis plus d’un mois la franchise du Minnesota chute progressivement au classement, enchaînant les défaites (26) avec des séries très inquiétantes (12 défaites de suite série en cours) et un rendement pas toujours optimal des titulaires en attaque, Andrew Wiggins en tête qui n’est pas parvenu à tenir très longtemps la barque tout seul (19 points de moyenne depuis janvier).
Reconstruire pour mieux repartir
Au final Minnesota se retrouve désormais avec l’un des pires bilans de la ligue et semble se diriger inexorablement vers une fin de saison en roue libre avec en ligne de mire la prochaine draft. L’objectif pour les dirigeants va être de mettre sur pied des trades afin de se focaliser sur la prochaine cuvée de la draft et peut-être tourner la page et mettre pourquoi pas fin à l’association Wiggins – Towns (D’Angelo Russell ?). Avec le départ de Jeff Teague et le profil d’un Robert Covington, ou d’un GorguiDieng (transféré à Houston depuis) qui intéressent de plus en plus d’équipe en quête d’un Three-and-D, les Wolves vont sûrement tenter des moves d’ici la fin de la période de trade le 6 février pour préparer l’exercice 2020-2021.
Prévisions en fin de saison 14ème (25 victoires pour 57 défaites)
13ème
Sacramento Kings (19 victoires, 31 défaites)
NBC Sports
Les Kings en embuscade
On n’attendait pas grand-chose cette année des Kings car pour tout vous dire on ne les voyait pas réellement se mêler à la course aux playoffs dans une conférence ouest aussi dense. En revanche on attendait surtout de voir ce que le recrutement de C.Joseph, H.Barnes, R.Holmes ou encore T.Ariza allait apporter à cet effectif relativement jeune. L’idée de construire l’avenir des Kings autour du duo De’Aaron Fox et Buddy Hield dans un premier temps puis Fox et Marvin Bagley à long terme devait forcément être accompagné de joueur suffisamment expérimentés et talentueux pour terminer avec un meilleur bilan que la cruelle 9ème place de la saison dernière.
En retard sur leur temps de passage de la saison 2018-2019
La tâche semblait très compliquée d’autant plus que Sacto a très rapidement été handicapé en début de saison par les blessures de Fox et Bagley (qui ne s’en remet toujours pas depuis) puis de BogdanBogdanović et Ariza, parti à Portland il y a peu, et enfin celle de Richaun Holmes absent depuis près d’un mois. C’est donc en ordre dispersé qu’avancent difficilement les hommes de Luke Walton avec un bilan médiocre mais qui conserve néanmoins toute ses chances de décrocher le 8ème et dernier spot à l’Ouest même si l’écart s’est creusé avec les Grizzlies, Blazers et Spurs.
Une stratégie à moyen terme
L’association entre Buddy Hield et De’Aaron Fox reste un gage de réussite pour le moment et sera déterminant au moment de la prolongation ou pas de l’arrière qui arrive en fin de contrat cette saison. À ce même titre, la paire de snipers serbes Bjelica et Bogdanović se retrouve également au cœur de plusieurs rumeurs de trade depuis plusieurs semaines, confortant l’idée que Sacramento puisse attirer un joueur de calibre à l’intérieur pour entourer le jeune Bagley ou sur l’aile pour remplacer un Harrison Barnes pas à la hauteur. Avec un choix top 10 de la prochaine cuvée de draft, Vlade Divac dispose dans sa manche de plusieurs atouts pour poursuivre la reconstruction de la franchise.
Prévisions en fin de saison 12ème (34 victoires pour 48 défaites)
12ème
New Orleans Pelicans (20 victoires, 31 défaites)
Tyler Kaufman / Associated Press
Un recrutement et des promesses
Été très fructueux pour la Nouvelle Orléans qui s’est enfin délestée de son poids mort Anthony Davis, parti se frotter à la pression sportive et médiatique de la cité des anges. En contrepartie de ce trade, les Pels ont désormais de la matière pour avancer assez rapidement et devront vraisemblablement remettre les clés du camion à Brandon Ingram cette saison avant de voir Zion Williamson prendre ses marques et peut-être un Lonzo Ball devenir le meneur de jeu capable de faire tenir ce projet en un seul morceau. Certes l’effectif reste très jeune (quatre novices, neuf joueurs de moins de 25 ans) mais le potentiel est absolument abyssal à l’image de son premier choix de draft, Zion Williamson, que le coach des Pelicans Alvin Gentry va couver et préserver le plus possible pour en tirer toute la quintessence basketballistique.
Des débuts chaotiques avant de retrouver le sourire
Gêné par son genou (ménisque), le nouveau phénomène du basket américain est donc passé sur la table d’opération et manquera les trois premiers de compétition durant lesquels les Pelicans vont énormément souffrir. En manque d’automatisme et décimée par les blessures, NOLA va débuter de la pire des manières son exercice avec seulement sept victoires sur ses 30 premiers matchs. Seules satisfactions notables, les performances taille patron de Ingram (25.1pts, 6.5rbd, 4.2ast à 47.3% dont 40% derrière l’arc), qui va d’ailleurs honoré sa première sélection pour le ASG, associées à l’expérience de Jrue Holiday et JJ Redick, la franchise de la Louisiane va progressivement prendre ses marques et remonter la pente pour remporter le double de victoire sur ses vingt derniers matchs, peaufiner son jeu mais surtout récupérer sa pépite fin janvier.
Un futur taillé pour les playoffs
Alors que peut-on attendre d’une équipe comme celle des Pelicans pour la fin de la saison ? Difficile de voir les hommes d’Alvin Gentry hausser encore leur niveau de jeu et décrocher une place si chère et difficile à obtenir pour les playoffs. La logique voudrait appeler d’abord à la prudence sur l’état de santé des joueurs, Zion le premier, et surtout faire grandir cet effectif qui a fait peau neuve. La prolongation de contrat de Ingram sera évidemment au cœur des préoccupations de David Griffin qui devra tenter plusieurs manœuvres en se débarrassant notamment du contrat d’un Derrick Favors en fin de contrat ou encore composer avec les rumeurs autour des joueurs les plus expérimentés (Redick, Holiday) et en se séparant de certains éléments en grandes difficultés (Lonzo Ball, Jahlil Okafor et E’Twaun Moore).
Prévisions en fin de saison 13ème (33 victoires pour 49 défaites)
11ème
Phoenix Suns (20 victoires, 31 défaites)
Inside Basket
Après un gros chambardement à l’intersaison pour gommer un exercice 2018-2019 catastrophique, les Suns ont voulu injecter du sang neuf pour donner les chances à un Devin Booker ou un Deandre Ayton de step up. Les arrivées de joueurs comme AronBaynes, FrankKaminsky, DarioSaric ou encore Ricky Rubio permettent de miser sur des joueurs encore assez jeunes mais suffisamment confirmés et efficaces pour accompagner le développement du noyau dur du groupe Booker-Oubre-Ayton. Car le développement de ses jeunes demeure un problème pour la franchise depuis plusieurs saisons, une tâche à laquelle MontyWilliams fraîchement débarqué veut remédier, conscient du potentiel et des perspectives qu’offrent ce roster.
Après un
démarrage très encourageant (7-4), les Suns sont vite retombés dans une spirale
de défaite avant de rebondir fin décembre et en janvier (9 victoires). Le bilan
est tout de même nettement plus satisfaisant et encourageant, les Suns étant
toujours dans la course pour décrocher l’un des deux derniers spots à l’Ouest.
Une place somme toute logique pour une équipe qui revient de loin à l’image du
pivot bahaméen Ayton, suspendu 25 rencontres en début de saison pour contrôle
positif à un diurétique. Une balle tirée dans le pied qui a néanmoins été
atténuée par le leadership de Booker, plus efficace dans le jeu et qui partage
désormais les responsabilités en attaque avec Rubio et Oubre. Il reste
néanmoins plusieurs choses à améliorer à commencer par le jeu intérieur et le
rendement des recrues Baynes et Kaminsky tous deux blessés ou encore de la
défense, véritable point d’interrogation du coaching de Williams.
Les Suns
peuvent néanmoins nourrir de grands espoirs avec Booker à la manœuvre et
doivent encore faire progresser leurs jeunes espoirs. Même si les supporters
attendaient autre chose des recrues, l’effectif de la saison prochaine devrait
fortement ressembler à celui de cette année, Phoenix disposant de très peu de salary
cap et chercheront sûrement à prolonger Aron Baynes ou bien tenteront de monter
un échanger pour réajuster plusieurs choses. En attendant place aux jeunes, que
les Suns prennent le temps de les développer et de se créer une rotation
suffisamment solide pour rester sur une bonne dynamique et un bilan de
victoires convaincant.
Prévisions en fin de saison 11ème (35 victoires pour 47 défaites)
L’avis du supporter ClutchTime : Tedesco
Pour les Suns on est sur une saison un peu ambivalente, D’un côté on fait une saison bien meilleure que l’année passée mais d’un autre côté, le début de saison nous a fait espérer plus. Les deux gros points positifs de la saison c’est évidemment Devin Booker qui est encore meilleur que l’année dernière et Mikal Bridges qui devient un leader défensif. Parmi les points négatifs, je note surtout l’incapacité à garder une cohérence de jeu, matchs après matchs, ce qui peut s’expliquer par le nombre de blessures phénoménal. Sur le dernier match nous n’avions que trois remplaçants. Pour Elie Okobo je suis déçu de sa saison , on lui a donné sa chance et il a été trop timide , il joue propre mais n’apporte pas assez au collectif. Pour ma part il risque de devenir une monnaie d’échange lors de la trade deadline et ne sera sûrement pas resigné en fin de saison.
Chaque semaine Clutch Time vous propose un petit focus sur les rookies afin de faire le point sur les bonnes ou mauvaises performances des débutants.
Nous connaissons désormais les jeunes joueurs invités à participer au Rising Star Challenge qui opposera les Etats-Unis contre les étrangers. Tandis que certains rookies continuent de se montrer à leur avantage, d’autres sont moins en réussite et doivent soigner leurs bobos. (les statistiques sont arrêtées au 05/02/20)
On
a hâte de les voir au Rising Star Challenge
alleyoopquebec.com
Zion Williamson, PF, New Orleans : 7m, 19.6pts, 8rds, 2.1pds
Certains ont été surpris, voire désabusés en apprenant la sélection du N°1 de la draft pour ce match en soulignant le fait qu’il n’a joué que six matchs. Et pourtant, ses débuts dans la ligue sont plus que satisfaisants. Impossible pour la ligue de laisser le roi des « Highlights sur YouTube » passer un week-end tranquille loin de la grande fête de mi-saison.
Sur les cinq derniers matchs, il est tout simplement le meilleur scoreur de la classe et le meilleur gobeur de rebonds offensifs avec 3.8 prises (via NBA.com). Quand Zion est sur le terrain, les Pelicans obtiennent 11.9% de rebonds offensifs supplémentaires (via Basketball Reference). L’ancien joueur de Duke est un aimant à ballon, si bien, qu’il peut récupérer le ballon sur son propre tir manqué.
Son temps de jeu augmente match après match et Zion enchaîne trois matchs de suite à plus de vingt points: 29′ et 24pts contre Memphis, 33′ et 21pts contre Houston, 32‘ et 20pts contre Milwaukee. La majorité de ses points sont obtenus dans la peinture après avoir été servi par Lonzo Ball ou bien Jrue Holiday, et l’intérieur ne manque pas de nous offrir sur ce match, un panier digne de Julius Erving.
Le genre d’action que l’on aimerait voir 100 fois plus souvent que des valises de tirs à trois points lors d’un Rising Star Challenge par exemple…
Ja
Morant, PG, Memphis Grizzlies : 44m, 17.3pts, 3.4rds, 7.1pds
Memphis continue sa belle saison avec une seule défaite sur les six derniers matchs. Le staff des Grizzlies optimise au maximum le potentiel de leurs jeunes joueurs en misant sur la vitesse et le jeu en transition. Pour sa première au Madison Square Garden, Ja Morant est propre et efficace (10pds et 0 ballon perdu). Le rookie ne tente que très rarement sa chance à 3pts (2 par matchs en moyenne) mais il est toujours aussi imprévisible dans ses drives.
Triple tenant du titre du rookie du mois à l’Ouest, Ja Morant fait le show et peut devenir LA raison pour laquelle les gens regardent les matchs de Memphis. Coach Jenkins en a bien conscience en régulant sa charge de travail afin de minimiser les risques de blessures. En se penchant sur les 4 dernières rencontres, Morant n’est présent sur le parquet que 27 minutes en moyenne. De notre côté, on espère le voir bien plus longtemps lors du RSC.
Pour la première fois depuis 2005, Miami va envoyer deux jeunes joueurs au Rising Star Challenge. Kendrick Nunn et Tyler Herro vont représenter la franchise floridienne et succéder à Dwyane Wade et Udonis Haslem. En sortie de banc, l’ancien de Kentucky a obtenu des responsabilités dès le début de la saison et a prouvé que l’on pouvait compter sur lui lors du money time. Herro est toujours aussi menaçant à 7m23 avec un joli 6/10 contre Orlando et 23 points en 26 minutes.
A 19 ans, le rookie est diaboliquement efficace sur catch & shoot avec un EFG de 66.8%, et une adresse de 45.5% à 3pts. Le Heat serait bien inspiré de l’alimenter un peu plus souvent, seulement 29.3% de ses tirs sont pris dans ces conditions (via NBA.com).
La saison régulière est un marathon, et l’organisme du jeune joueur commence à ressentir une certaine fatigue. Contre Philadelphie, il n’a joué que 10′ à cause d’une douleur au pied droit. Spoelstra et son staff devront veiller sur leur rookie afin de passer l’hiver sans trop de dégâts.
Eric
Paschall, PF, Golden State Warriors : 46m, 13.5pts, 4.7rds,
1.7pds
Un rayon de soleil dans le ciel gris de San Francisco. Le rookie sélectionné en 41e position de la dernière draft par les Warriors vient d’être invité pour le Rising Star Challenge. L’ancien joueur de Villanova est toujours aussi agressif en attaque. Il n’hésite pas à driver tête baissée et à se déchaîner dans la raquette pour le rebond comme dans la victoire contre les Wizards (16pts).
Plus ou moins en réussite aux tirs (41%), il faut tout de même souligner le fait que Paschall est capable d’obtenir des fautes. Avec une moyenne de 4.2 lancers francs tentés sur les cinq derniers matchs associée à une adresse correcte de 71.4%, c’est le 3e rookie dans ce classement derrière les vedettes Zion & Ja (via NBA.com).
Rui
Hachimura, F, Washington Wizards : 26m, 13.8pts, 5.9rds, 1.5pds
He’s Back ! On n’avait pas vu le japonais depuis le 16 décembre 2019, soit 23 matchs manqués à cause de soucis au niveau de l’aine. Cette absence ne l’a pas pour autant empêché d’être sélectionné pour le RSC.
C’est donc face aux Warriors que l’ailier a repris ses bonnes habitudes en scorant 11 points en 25 minutes. Le rookie s’est mis directement dans le bain avec le premier panier du match.
Le rookie de 21 ans affectionne particulièrement ces tirs à 2pts près de la raquette, étant donné qu’il n’est pas encore prêt à arroser à 3pts (84.6% de ses tirs sont à 2pts, via NBA.com).
Triple tenant du titre du Rookie du mois, Nunn a récemment manqué les trois premiers matchs de sa carrière NBA fin janvier. Le meneur scoreur du Heat peine à retrouver son rythme et Miami préfère limiter ses minutes afin d’éviter une éventuelle rechute. Suite à des douleurs au tendon d’Achille, Spoelstra lui a accordé 16 minutes à Orlando et 24 dans l’écrasante victoire contre Philadelphie.
Mérité
ou pas, ils sont aussi invités
NBA.com
Brandon Clarke, PF, Memphis Grizzlies : 43m, 12pts, 5.7rds, 1.4pds: Victoire à New York : 26′, 17pts, 5rds, 3ints, le canadien souffre actuellement de douleurs à la hanche.
Nickeil Alexander-Walker, SG, New Orleans Pelicans : 39m, 5.4pts, 2rds, 1.9pds: Étant canadien, il jouera avec la sélection étrangère.
R.J. Barrett, SG, New York Knicks : 41m, 14.1pts, 5.2rds, 2.5pds: N’a pas joué cette semaine : entorse cheville droite.
P.J. Washington, PF, Charlotte Hornets : 44m, 12.1pts, 5.4rds, 2.1pds: Absent depuis deux matchs suite à une entorse à la cheville droite. Il a effectué un retour sur le banc contre Houston (8pts en 24′)
L’ailier n’a pas été convoqué pour le RSC, et pourtant il continue d’apporter dans une franchise placée dans le top 3 à l’Ouest. Son temps de jeu s’est stabilisé autour des 25 minutes. MPJ ne perd pas de temps et prend en moyenne 11.3 tirs lors de ses 5 derniers matchs avec 52.9% de réussite à 3pts ! Auteur de 12 points et 12 rebonds, contre Utah, il faisait également parti du lineup qui a infligé un 17-0 en 2e mi-temps permettant à son équipe de passer devant au score. Son step back 3 est McGradyesque!
MPJ est tout simplement devenu essentiel en sortie de banc, sa contribution dans la belle victoire chez les Bucks a été significative avec 15 points et 11 rebonds en 25 minutes, sans oublier qu’il est capable de déstabiliser un bon défenseur comme Khris Middleton.
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Malheureusement, MPJ n’a pu prendre part à la fin de ce match à cause d’une blessure à la cheville droite. Il n’a pas joué à Detroit ni contre Portland. Dommage pour le rookie qui capte le plus rebonds en moyenne sur les récentes rencontres (9rds via NBA.com). Une qualité qui fait de lui le joueur idéal afin de former différents lineups.
Terence
Davis, SG, Toronto Raptors : 50m, 7.7pts, 3.4rds, 1.8pds
L’arrière aura attendu son cinquantième match dans la grande ligue pour claquer son record de points! Et quel record: 28 minutes, 31pts avec un somptueux 12/15 aux tirs et 6/7 à 3pts. Celui qui fut snobé le soir de la Draft est en train de devenir tranquillement le steal de sa promotion.
Bien qu’il ne soit pas le joueur le plus athlétique ni le plus rapide, il possède un bon handle et un bon placement des pieds lui permettant ainsi de tromper la vigilance de son défenseur. Par ailleurs, sur le plan collectif, Toronto est actuellement 2e à l’Est et présente une belle série de 11 victoires consécutives. Davis peut se passer du RSC, il préfère sûrement jouer les Playoffs en avril prochain.
Coby
White, PG/SG, Chicago Bulls : 52m, 11.1pts, 3.4rds, 2.2pds
Les Bulls alternent le mauvais et le très mauvais. A l’heure d’écrire ces lignes, Coby White a joué tous les matchs de son équipe sans pour autant démontrer des progrès dans la sélection de ses tirs et dans ses choix en matière de passes. A Indiana, l’arrière a marqué 9pts sans aucune passe décisive, contre Brooklyn il a apporté 11pts et une seule passe décisive, pas flamboyant pour un joueur qui souhaite jouer plus souvent meneur de jeu. Lorsque White drive vers le panier, ses passes décisives ne représentent que 6.6% (via NBA.com), et parfois, il perd la balle en tentant de la ressortir désespérément.
Certes, il n’est pas aidé par ses coéquipiers, mais il est encore très loin d’être un gestionnaire sur le terrain, le joueur de 19 ans peut toujours être une menace extérieure, ce sont en tout cas les directives du staff qui le pousse à prendre plus de tirs à 3pts (4/11 dans la défaite à Toronto).
Darius
Garland, PG, Cleveland Cavaliers : 50m, 12.2pts, 2rds, 3.7pds
Le jeune meneur a été mis au repos lors de la rencontre contre New Orleans. Une petite pause nécessaire afin de retrouver un peu de lucidité sur le terrain pour celui qui va par la suite enchaîner des matchs à 35, 32 puis 39 minutes. Avec une moyenne de 5.3pds sur les cinq derniers matchs, le rookie est amené à gérer plus d’actions offensives. Contre les Raptors (16pts & 8pds), coach Beilein lui a accordé du temps de jeu aux côtés de la second unit afin d’être le porteur de balle exclusif, et son entente avec l’intérieur Larry Nance Jr serait une association intéressante à développer.
Néanmoins, Cleveland ne gagne pas (4 défaites de suite), et le jeune meneur n’offre aucune garantie défensive pour le moment. Son tir n’est pas encore fiable bien que sa mécanique semble bonne et il se montre peu consciencieux en attaque (6 pertes de balle contre New York). Enfin, il score seulement sur 37.5% de ses drives, par conséquent, il fait partie des pires rookies dans ce domaine (via NBA.com).
L’ancien joueur de USC réalise une belle série avec minimum 10 points par matchs depuis cinq rencontres. Il tente plus sa chance à 3pts, et n’hésite pas à attaquer le panier. Face aux Warriors, l’arrière s’est distingué avec 19pts, 3/9 à 3pts et 6/6 aux lancers-francs en seulement 23 minutes.
En défense, le rookie ne lâche rien et reste actif. Sur ses cinq derniers matchs, il tourne à 1.4 interceptions par rencontre soit le 3e meilleur de sa classe (via NBA.com). Lorsqu’il est sur le terrain, Cleveland présente un taux d’interceptions de +2.6% (via Basketball Reference).
Tout n’est pas parfait pour le joueur de 19 ans qui perd beaucoup trop de ballons (7 contre Toronto). Par exemple, un pied sur la ligne, un dribble sur son pied, un ballon pas assez protégé sur un drive. Des situations récurrentes qui font de KPJ le 2e rookie perdant le plus de ballon en situation de drive !
Sekou
Doumbouya, SF, Detroit Pistons: 24m, 7.1pts, 3.4rds, 0.4pd
Après des débuts prometteurs et une place de titulaire, le voyage de Sekou en NBA subit quelques turbulences. A Brooklyn, il n’a joué que 7 minutes pour une feuille de stats complètement vierge et une valeur de -20 quand il est sur le terrain. Son coach Dwane Casey ne manquera pas de recadrer son rookie en interview.
« Il y a une chance pour qu’il retourne en G-League, juste pour avoir plus de temps de jeu, pour qu’il retrouve cette soif de vaincre[…] Il a 18-19 ans, il a encore beaucoup à faire et doit continuer à grandir. Il a le talent, on doit juste continuer à le développer, pas seulement en tant que joueur de basket, mais aussi en tant que jeune homme. Il doit comprendre ce que ça veut dire d’être un pro. »
via Fox Sport
L’ancien joueur de Limoges n’a pas été aligné lors de la rencontre contre Toronto mais retrouvera tout de même sa place dans le cinq de départ deux jours après dans la victoire surprenante en prolongation contre Denver (17pts en 34‘). Le français n’a scoré qu’en première mi-temps, puis n’a joué aucune minute de la prolongation. Son ratio +/+ est encore négatif avec -12 points pour son équipe lorsqu’il est sur le terrain.
Il y a encore beaucoup de progrès à réaliser (2/15 aux tirs contre Memphis) mais quoi de plus normal pour le plus jeune joueur de la ligue. Notez qu’il est tout à fait capable de punir l’adversaire à trois points et son déplacement sans ballon est intéressant.
De’Andre Hunter, SF, Atlanta
Hawks : 48m, 12.3pts, 3.8rds, 1.8pds
Quel dommage que l’ailier des Hawks soit blessé à la cheville! Sur ses trois dernières performances, Hunter tourne à 18.3pts, 3.3pds 55.6% aux tirs et 41.2% à 3pts. Lors de la belle victoire contre les Sixers, il s’est mué en playmaker lors des situation de drive & kick. Le champion NCAA 2019 possède une bonne vision de jeu qui serait utile dans un jeu offensif majoritairement dicté par Trae Young. En revanche, l’ailier de 2.01m doit apprendre à résister au contact et travailler sur son jeu au poste bas. Voici deux exemples en match contre le géant Raul Neto (1.85m).
Chaque semaine Clutch Time vous propose un petit focus sur nos français de NBA et de G-League, afin de faire le point sur les performances de nos compatriotes outre-Atlantique.
source : FFB, montage CTFrench
Après une semaine d’absence, ClutchTime vous propose un gros récap sur les performances de nos frenchies depuis deux semaines. Entre le passage de la NBA à Paris, le MLK Day, les hommages succesifs autour de la disparition de Kobe Bryant et la sélection pour le All-Star Game de notre « Gobzilla », le programme est plutôt chargé. Installez-vous confortablement lecteurs et lectrices ClutchTimers.
Les Tauliers
AFP
Nicolas Batum – Charlotte Hornets (12ème à l’Est)
3.6pts (34.6% FG dont 28.6% à 3pts), 4.5rbds, 3ast, 0.8stl, 0.4blk (22 matchs)
Deux semaines diamétralement opposées pour Batum qui a connu le privilège de jouer un match de saison régulière à Paris face aux Bucks (116 à 103), match durant lequel le trentenaire a été plutôt maladroit avec 5 points (1/8 dont 0/3 à 3pts), 6 rebonds et 5 passes et une défense pas toujours irréprochable sur son vis-à-vis Khris Middleton. En début de semaine le Hornet sortait d’une performance très discrète face au Magic, en passant à peine plus d’un quart d’heure sur le terrain et terminant avec trois petits points (6 rebonds et 2 passes) dans la large défaite de Charlotte (106 à 83).
Au final c’est tout ce qu’il y a à retenir des deux dernières semaines de Nicolas Batum. L’international français n’a en effet participé à aucune rencontre cette semaine ce qui, il faut le reconnaître, est assez logique aux vues des performances du français et du parcours des Charlotte Hornets (dix défaites sur leur treize derniers matchs). Alors que dire de plus sur Batum à part qu’il ne rentre plus vraiment désormais dans les plans de James Borrego. Pourtant enthousiasmé par son séjour parisien et l’opportunité de voir la NBA s’installer à Paris, il n’en reste pas moins qu’un discours de façade de la part du joueur qui tente de masquer une situation sportive de plus en plus compliquée avec sa franchise.
Evan Fournier – Orlando Magic (8ème à l’Est)
18.6pts (46% FG dont 39.4% à 3pts), 2.6rbds, 3.4ast, 1.1stl, 0.2blk (48 matchs)
Notre Vavane connaît une mauvaise passe depuis une semaine. Tout avait pourtant bien démarré il y a deux semaines avec un succès très large face aux Hornets et un Fournier en feu au tir, auteur de 26 points (6/8 derrière l’arc) pour le MLK Day. Mais depuis le Magic est tombé dans une spirale négative de défaite (cinq de suite) avec des performances du français qui ont progressivement décliné. Hormis un nouveau match à plus de trente points face à Boston vendredi dernier, le français du Magic a vu son adresse chutée au fil des matchs, passant de 40% à longue distance sur le début de saison, à un peu moins de 35%.
Ce déclin n’a pour l’heure pas énormément affecté l’objectif d’Orlando de se qualifier pour les playoffs, puisque la franchise floridienne occupe toujours la 8ème place à l’Est, mais la forme actuelle de Fournier pose quelques questions sur sa situation avec le Magic. Son nom a d’ailleurs été encore associé à de nouvelles rumeurs de trade même si le joueur affirme ne pas y prêter attention, préférant se focaliser sur sa saison. Cette semaine néanmoins il n’a pas pu empêcher trois nouvelles défaites des siens avec des performances très en deçà de ses standards (10.4 points à 24.4% dont 18.2% à 3pts), se rattrapant dans un rôle de leader altruiste (8 passes face à Miami lundi).
Enfin ! Quel soulagement de voir notre Rudy Gobert finalement sélectionné pour le prochain All-Star Game de Chicago (16 février). Une longue attente qui vient récompenser une saison et un mois de janvier surtout réussi pour le pivot du Jazz qui tourne depuis ce début d’année à 17.1 points, 14.9 rebonds et 2.3 contres par match. La semaine dernière le Jazz avait remporté notamment deux matchs de suite avec plus de 30 points d’écarts, Rudy s’illustrant de la plus belle des manières avec un +/- de 27.5 ! Gobert tient la raquette du Jazz d’une main de maître cette saison tandis que son équipe occupe désormais la 4ème place de la conférence Ouest.
Pour saluer cette première sélection d’un français pour le match des étoiles depuis Tony Parker, un autre français de la ligue s’est empressé de féliciter à sa manière le pivot originaire de Saint-Quentin, il s’agit de Evan Fournier qui ira de son tweet très personnalisé à l’attention de son coéquipier en équipe de France.
Cette semaine fut en revanche nettement moins réjouissante pour Rudy et ses coéquipiers qui viennent de subir quatre revers de suite (au cours de trois matchs à l’extérieur), Gobert perdant un peu plus d’impact offensive dans le jeu du Jazz (moins de sept tirs tentés à 65.4% d’adresse), le français a notamment subi pas mal de fautes face à Houston et San Antonio, offrant un grand nombre de lancers au français sans que ce dernier ne parvienne à convertir ces occasions. Le français a notamment eu beaucoup de mal à défendre sur le jeu extérieur des Spurs et des Rockets avant de se faire mâcher défensivement par Portland et Whiteside samedi (6 points seulement et 11 rebonds).
Ian Mahinmi – Washington Wizards (10ème à l’Est)
8.1pts (50.3% FG dont 22.7% à 3pts), 6.1rbds, 1.5ast, 0.8stl, 1.4blk (28 matchs)
Si le MLK Day est souvent l’occasion d’assister à de grosses performances de la part d’une équipe ou d’un joueur, Mahinmi a semble-t-il surpris son monde avec une performance de très gros calibre lors de la victoire des Wizards face aux Pistons (106-100). Auteur de 21 points (9/10), 7 rebonds, 1 passes, 2 interceptions et 3 contres en seulement 23 minutes de jeu, le pivot des Wizards a été tout bonnement le meilleur joueur de son équipe en attaque et en défense pour aller chercher cette victoire de prestige en ce jour si particulier.
Depuis cette soirée, les performances du joueur sont revenues à la normale, plafonnant à un peu moins de 7 points et 7 rebonds depuis cinq matchs, mais avec tout de même trois victoires supplémentaires, permettant désormais à Washington d’occuper la 10ème place à l’Est. Le français compense un certain manque d’efficacité en attaque par une bonne activité défensive alors qu’il partage toujours énormément son temps de jeu avec Thomas Bryant au poste 5.
Les Apprentis
Chris Elise
Timothé Luwawu-Cabarrot – Brooklyn Nets (8ème à l’Est) (Long Island Nets)
4.9pts (43.8% FG dont 40.4% à 3pts), 2rbds, 0.6ast, 0.4stl (24 matchs)
Après avoir signé un nouveau contrat Two-way la semaine dernière, TLC a connu une quinzaine plutôt discrète. Malgré une très bonne performance en sortie de banc face aux Sixers (12 points, 1 rebond, 1 interception), le français a vu son temps de jeu se réduire de manière significative au cours des derniers matchs avec en moyenne moins de cinq minutes de jeu, soit trois fois moins de minutes passées sur les parquets que sur l’ensemble de la saison. La faute évidemment à un retour en forme de Kyrie Irving et des minutes au niveau du back-court que se partagent majoritairement l’ex-cavalier et Garrett Temple.
Désormais rétrogradé derrière Dinwiddie et LeVert dans la rotation des Nets, le français va devoir s’accrocher pour retrouver un temps de jeu suffisamment proche de ses standards cette saison, sous peine de se retrouver en bout de rotation sur des garbage time. Avec seulement trois points de moyenne sur ses quatre derniers matchs, Timothé n’a pas vraiment pesé dans le jeu et les résultats des Nets au point même que Kenny Atkinson ne l’ait pas fait rentrer à Detroit et Washington. Espérons que ce nouveau contrat court ne soit pas le signe d’un retour progressif en G-League pour celui qui recevait il a peu encore, les louanges du staff de Brooklyn.
Frank Ntilikina – New York Knicks (14ème à l’Est)
5.9pts (37.8% FG dont 31.7% à 3pts), 2.2rbds, 3ast, 1stl, 0.4blk (44 matchs)
Les semaines se suivent et se ressemblent de plus en plus pour le meneur des Knicks qui n’a toujours pas retrouvé une place de titulaire dans l’effectif de Mike Miller et cela malgré un temps de jeu qui avoisine toujours les quinze minutes. Le français oscille toujours entre le correct et (11 points face à Brooklyn) et les trous d’air (0 point à 0/8 face aux Lakers ou encore 2 points face aux Raptors). Avec des apports aussi limités les Knicks sont tout de même parvenus à gagner quelques matchs sans lui, une preuve supplémentaire que le rôle de Frank aux Knicks s’amenuise au fil des mois.
Le plus inquiétant pour le français c’est son temps de jeu qui a pas mal dégringolé sur les deux derniers matchs de New York. Avec seulement trois minutes passées sur le terrain face à Charlotte (3 points) et un DNP pour la réception de Memphis mercredi, on constate que Dennis Smith Jr. et Elfrid Payton semblent avoir les faveurs de l’entraîneur depuis plusieurs jours et que sa blessure à l’aine qui l’a tenu écarté du déplacement à Indiana ne semble pas impacter le jeu des Knicks.
Elie Okobo – Phoenix Suns (9ème à l’Ouest)
4.3pts (39.1% FG dont 35.2% à 3pts), 1.5rbds, 2ast, 0.4stl, 0.1blk (38 matchs)
Elie Okobo fait également partie des joueurs français qui connaissent une baisse de forme depuis quelques jours. En dépit d’un bon match face à San Antonio la semaine dernière (11 points, 5 rebonds et 3 passes) le bencher des Suns a depuis enchaîné trois feuilles de match vierges au scoring. Des productions dans le jeu extrêmement faible et un temps de jeu qui s’est réduit depuis une semaine au point même de voir notre Elie sur le banc durant toute la rencontre face au Thunder vendredi (défaite 111 à 107).
Une situation inédite pour le joueur depuis plus d’un mois, lui qui avait fait sensation en remplacement de Rubio, devenant le backup de l’espagnol dans la rotation de Monty Williams. Lors de ses deux dernières sorties, Ty Jerome et Jevon Carter lui ont été préféré par l’entraîneur des Suns qui tente de nouvelles combinaisons avec sa rotation dira-t-on mais qui peut aussi amener le joueur à faire le point sur sa mauvaise passe et dont les performances sont assez en dent de scie cette saison, en particulier depuis la mi-janvier.
Les Novices
Carlos Osorio
Sekou Doumbouya – Detroit Pistons (9ème à l’Est)
6.7pts (44.1% FG dont 27.5% à 3pts), 3.1rbds, 0.4ast, 0.5stl, 0.3blk (22 matchs)
Le rookie de Detroit se heurte depuis une semaine à un plafond de verre. Plus généralement appelé le « Rookie Wall », notre ami Sekou connaît une sérieuse chute de tension sur le plan statistiques avec les Pistons, au point même d’avoir été rappelé à l’ordre par son coach Dwyane Casey lorsque ce dernier s’est permis d’arriver en retard à un entraînement. Résultat le français sera écarté du cinq de départ lors de la réception des Kings (victoire 127 à 106), rencontre durant laquelle Doumbouya a une fois encore manqué d’adresse et s’est retrouvé vite largué en attaque (4 points, 7 rebonds).
Certes le joueur fait toujours preuve d’une belle activité défensive et ne ménage pas ses efforts mais comme beaucoup d’autres rookies ce mois-ci, le rythme du joueur et son application technique ont atteint une certaine limite. Avec cinq défaites de suite concédées, Sekou Doumbouya n’a pas eu le rendement suffisant dans le jeu des siens, souffrant de son adresse aux tirs très médiocre (27.6% FG dont 06.7% à 3points) et de sanction au niveau du temps de jeu depuis le match face à Brooklyn et ce week-end face à Toronto, rencontre à laquelle il ne participera pas.
Vincent Poirier – Boston Celtics (4ème à l’Est) (Maine Red Claws)
1.8pts (42.3% FG dont 50% à 3pts), 1.9rbds, 0.3ast, 0.1stl, 0.4blk (16 matchs)
Vincent Poirier a enfin atteint la barre des dix minutes passées sur un terrain au cours d’un match. La semaine dernière l’ancien joueur du Fener’ a enfin pu bénéficier d’une dizaine de minutes de jeu face à Memphis puis face à Orlando réalisant presque la passe de trois face aux Pelicans (9″). Malgré cette soudaine exposition, le français n’a guère été mis en avant offensivement à l’exception de sa rentrée face aux Lakers il y a quinze jours, terminant avec 5 points, 3 rebonds, 1 passe et 2 contres en à peine plus de 6 minutes. Difficile dans ces conditions de juger les qualités offensives du joueurs et son apport dans le jeu small ball des Celtics.
C’est bien plus pour son gabarit imposant, qui dissuade ses adversaires, que Brad Stevens retient encore le français dans son roster. Capable d’imposer son physique et un jeu défensif rude sur la plupart des intérieurs, le français capte en moyenne près de deux rebonds par match saupoudrer de quelques contres défensifs qui font du bien à la raquette des Celtics. Cette semaine malheureusement, Vincent a encore une fois ciré le banc face à Miami et Philadelphie au profit de joueurs plus mobile comme Grant Williams et Semi Ojeleye. Malgré les absences de Robert Williams et Enes Kanter au poste, Brad Stevens ne daigne pas lui accorder plus de temps de jeu dans la rotation avec l’allemand Daniel Theis, au grand dam de ses plus fervents supporters.
Les Réservistes
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Jaylen Hoard – Texas Legends(12ème de G-League) (Portland Trail Blazers)
18.1pts (52% FG dont 19.2% à 3pts), 6.6rbds, 1.9ast, 0.6stl, 0.4blk (14 matchs)
De retour en G-League après un dernier match face aux Warriors (victoire 129 à 124 avec 2 points, 7 rebonds et 1 passe), le joueur des Texas Legends n’a pas mis longtemps avant de se remettre dans le rythme de l’équipe réserve des Mavericks. En inscrivant 34 points (12/22) face à Oklahoma City Blue, le frenchie de Portland a retrouvé ses marques, tournant à 17 points (50% FG dont 30% à 3pts), 8.6 rebonds et 2 passes sur ses cinq derniers matchs.
Ce qui reste appréciable dans les performances du joueur c’est son style percutant et athlétique qu’il met aussi bien au service de la défense que de l’attaque des Legends. Un profil qui devrait, on l’espère, inciter les Blazers à redonner sa chance au français d’ici la fin de la saison, surtout si ce dernier réalise encore de gros cartons offensifs.
Adam Mokoka – Windy City Bulls (24ème de G-League)
Adam Mokoka a eu beau faire un petit détour par la case NBA cette semaine, difficile pour nous de citer le joueur dans une autre catégorie que cette dernière tant ses prestations furent anecdotiques. Rentré en jeu d’abord face aux Kings, le meneur arrière n’a joué que deux minutes le temps pour lui de rater deux tirs à trois points dans la défaite 81 à 98 des Bulls. On retrouvera le français guère plus longtemps à Brooklyn (défaite 133-118) et Toronto (défaite 129-102), cumulant à peine plus de dix minutes de jeu avec une seule interception pour zéro point inscrit (0/4 FG) lors de ses trois rencontres.
Repassé par la case G-League entre temps, le meneur des Windy City Bulls a de nouveau été en galère avec son adresse à trois points face aux Grand Rapids Drive (8 points à 2/10 derrière l’arc) alors que son équipe subissait une troisième défaite de suite (83-107). Si on ajoute les 6 turnovers concédés pour 5 rebonds et 3 passes, la seule performance de ces quinze derniers jours du français en ligue de développement est encore loin de lui permettre un statut de joueur permanent en fin de rotation avec les Chicago Bulls.
William Howard – Rio Grande Valley Vipers (25ème de G-League)
Toujours pas encore mis à l’essai par les Rockets de Houston, William Howard continue de performer sous les couleurs des Vipers de Rio Grande Valley. Avec notamment 25 points inscrits face aux Suns de Northern Arizona puis 19 et 18 points face à SkyForce Sioux Falls, l’ancien limougeaud a été un élément décisif de son équipe pour obtenir deux nouvelles victoires importantes pour son équipe qui s’éloigne du bas du classement.
En revanche le joueur fut en grande difficulté avec son adresse derrière l’arc, affichant un pauvre 25% d’adresse. Howard a notamment connu un très gros trou d’air dans la défaite des Vipers face aux Lakers de South Bay (113-128) cette semaine, terminant la partie avec 3 points, 4 rebonds et 3 passes à 0/7 sur la ligne des trois points. Le joueur reste en revanche toujours suffisamment précieux aux rebonds (5.5) et dans la distribution du jeu (3), apportant de l’alternance dans le jeu texan.
La semaine dernière ClutchTime était présent à la NBA House, lieu entièrement aménagé pour la communauté et les fans de la NBA, à l’occasion du match organisé à l’Accor Hotel Arena de Parisentre les Hornets de Charlotte et les Bucks de Milwaukee. Durant plusieurs jours, amateurs et professionnels se sont sont donné rendez-vous pour assister à des shows uniques qui ont notamment vu défiler plusieurs personnalités du basket américain et français dans une ambiance inédite au sein de l’hexagone.
NBA Paris Game, la génèse
Fin mars, la nouvelle est tombée, Paris accueillera un match de NBA pour la toute première fois de son histoire. La folle rumeur de ce début d’année 2019 fut confirmée par la ligue dans un communiqué de presse. Après Londres depuis 2011, Paris devient donc la seconde capitale européenne à accueillir un match de saison régulière, dans le cadre des NBA Global Games, après plusieurs années de négociations selon les mots du patron de la ligue, Adam Silver.
Les Charlotte Hornets et les Milwaukee Bucks ont donc été choisis comme les heureux participants à ce match de gala qui se déroulera le 24 janvier 2020 à l’Accor Hotel Arena. Une affiche de prestige pour cette salle qui a néanmoins déjà reçu la visite de plusieurs franchises américaines dans le cadre de rencontres de pré-saison entre 1994 et 2010.
Dell Curry et Muggsy Bogues quinze années auparavant – source : Baby T.E.R
Dix ans après la dernière visite d’une équipe NBA, la grande ligue nord-américaine va donc fêter son retour en grande pompe, pour le plus grand bonheur des fans parisiens et français. En exportant de nouveau un match au-delà de ses frontières, la grande ligue souhaite d’abord consolider ses parts de marchés en France (et en Europe plus globalement), surtout depuis la rupture totale avec le marché chinois, accusant des pertes d’argent substantielles.
À 3 jours du #NBAParis Game 2020 présenté par beIN SPORTS, flashback avec les précédents matchs joués dans la capitale française 🇫🇷
Les Charlotte Hornets sont fiers de pouvoir participer au premier match de saison régulière de l’histoire organisé à Paris. J’ai vu directement, pour avoir joué des matches de préparation en France, la passion des supporters français pour la NBA.
Michael Jordan, propriétaire des Charlotte Hornets
Des ventes records mais des places bien trop chères
Nous voilà rendu fin octobre. Les premières places sont à peine mises en ventes depuis le 25 (le 23 depuis la prévente), que déjà les réactions fusent de toutes parts. En effet une certaine hystérie générale va finalement laissée place à la colère et la déception des fans toujours fanny dans l’espoir de décrocher une place depuis le site. Avec près de 100 000 personnes inscrites, les spots s’arrachent à prix d’or au grand désespoir de certains.
Alors que les précieux sésames partent comme des petits pains, se met alors en place différentes manoeuvres afin de revendre les places à des prix exorbitants. L’on pouvait déjà trouver après quelques jours des billets avoisinant les 3 000€, soit un gain quatre à six fois supérieur au montant initial.
Malgré cet accroc marketing, la ligue se frotte déjà les mains à l’idée de faire salle comble en si peu de temps, pour une première qui s’annonce déjà réussie sur le plan de l’affluence. Reste donc désormais à mettre en place toute la partie comm’ autour de l’évènement.
Une programmation aux petits oignons
Dès le mois de septembre, la NBA pose déjà les bases de cet évènement en organisant une rencontre avec le commentateur et ancien joueur des Rockets, Kenny Smith. Grâce au partenariat de la ville de Paris et d’un comité sportif olympiques et paralympiques, vingt enfants du centre de loisirs élémentaire Auguste Perret (13e) ont participé à cette rencontre qui fut le point de départ du projet « Jr. NBA Reporters », programme d’accompagnement pédagogique sur l’univers du basket dont l’objectif était la découverte du journalisme sportif pour des enfants de 10-11 ans, organisé dans les locaux de BeIn Sports notamment.
22 Rue Duperré, 75009 Paris
D’autres programmes sont d’ailleurs prévus durant plusieurs semaines à la fois avant et après le match qui se déroulera dans la soirée du 24 janvier. Parmi ces évènements on note des tournois de e-sport sur NBA2K 20, franchise phare du jeu vidéo de basket depuis plus de dix ans, l’inauguration d’un terrain de basket flambant neuf du côté de Pigalle, le célèbre playground Duperré, rénové pour l’occasion ou encore une exposition dédiée à la carrière de joueur de Tony Parker autour de l’hôtel de ville parisien.
Par ailleurs, en parallèle de l’évènement, l’organisation annonce courant novembre la création d’un espace dédié entièrement à la NBA, qui permettra aux fans du monde entier de se retrouver autour de plusieurs animations, stands commerciaux et des rencontres exceptionnelles de Kareem Abdul-Jabbar, Muggsy Bogues, Dell Curry à Dikembe Mutombo ou encore Bruce Bowen. Rien que ça !
La Semaine NBA à Paris
Hôtel de ville de Paris aux couleurs de la NBA
À peine arrivés le mardi dans la journée pour les Bucks et dans la nuit pour les Hornets à Paris-Charles De Gaulle, que les deux formations sont déjà sollicitées de toutes parts. Les deux franchises qui partage le même sponsor, rendent visite aux joueurs du Paris Saint-Germain, au Parc des Princes pour une rencontre décontractée et joyeuse aux côtés des stars du ballon rond, Neymar, MBappé entre autres. Les joueurs présents discutent, échangent et se prêtent même à des ateliers foot ou une séance de jonglage improvisé au bord du terrain comme pour le Greek Freak.
Les démarches de comm’ ne s’arrêtent pas là puisque rendez-vous est donné dans la soirée pour les deux équipes à Maisons-Alfort dans la boutique Louis Vuitton afin de découvrir un trophée Larry O’Brien déposé dans un nouvel écrin, une retouche « so chic » à la française avant de voir quelques joueurs des Bucks prendre la direction d’un gymnase parisien où se déroule la finale du tournoi 3X3 « The Paris Ring », organisé par Nike dans la capitale.
Les joueurs vont également aller à la rencontre des fans dans la rue mais surtout se prendre à faire les touristes, profitant d’un moment de détente autour de la découverte de la capitale pour certains (visites du Palais Garnier, de l’Arc de triomphe entre autres) et de balades pour flâner comme il se doit. La visite se termine évidemment par la traditionnelle photo de groupe devant la Tour Eiffel qui apparaît inhabituellement plus petite en arrière-plan, derrière les carrures imposantes des joueurs.
Twitter
NBA Cares
On retiendra surtout de cette semaine très spéciale les différentes actions caritatives dans les hôpitaux et interventions des deux équipes auprès des jeunes de quartiers. Mercredi, plusieurs joueurs se sont ainsi rendus au chevet d’enfants malades et hospitalisés dans les hôpitaux de Saint-Louis, Saint-Maurice et Necker à Paris ainsi que l’Institut Curie, enfants qui seront naturellement présents au match le 24 janvier.
Par ailleurs, la NBA à travers son programme Jr. NBA, a mis en place plusieurs journées (du 19 au 23 janvier) dédiées à l’apprentissage du basket, de ses règles et de ses valeurs au Gymnase Didot (14ème). Au programme les NBA Clinics, des séances de coaching de coachs et de jeunes basketteurs parisiens et franciliens avec la présence exceptionnelle des ex-internationaux français Cathy Melain et Ronny Turiaf, ainsi que Vincent Collet, Joe Prunty (ancien coach NBA) et des membres des staff des Hornets et des Bucks
Située à la Halle des Blancs Manteaux, 48 rue Vieille du Temple (4ème), la NBA House s’est ouverte le jeudi 23 janvier, veille du match afin de s’installer pendant tout le weekend de festivités jusqu’à dimanche soir. Ouverte les après-midi à l’heure du déjeuner jusqu’en début de soirée, ce lieu unique en France va donc permettre aux fans et aux curieux de se retrouver autour du basket avec la présence de plusieurs partenaires de l’évènement, dont le NBA Store de Paris.
Parmi ces différents stands, l’on pouvait retrouver un atelier Foot Locker afin de repartir avec une paire de sneakers customizée, un Skills Challenge, des plateformes d’arcade de basket ou encore une cabine de commentateur sportif pour une immersion plus vraie que nature dans la peau d’un commentateur de BeIn Sports. Installé en plein milieu de la salle, un demi-terrain de basket offrait aux visiteurs de l’animation, des concours et surtout la présence d’invités exceptionnels tels que Kareem Abdul-Jabbar, Dell Curry, Muggsy Bogues, Tony Parker ou encore Bruce Bowen. The Show Must Go On !
ClutchTime était présent là-bas le jour du match, l’occasion pour nous de voir d’un peu plus près le concept, d’assister à différentes animations et de prendre la température de la salle à quelques heures du début du match. Nous avons d’ailleurs rencontré Guillaume, un des membres de l’organisation de cet évènement (DopplerParis), qui nous a confié ses impressions sur la venue de la NBA à Paris.
Je joue au basket depuis mes six ans. C’est grâce à mon père que je suis devenu passionné par le basket et la NBA. C’est une opportunité unique d’avoir un match ici en France. L’occasion est vraiment belle de montrer que le basket français a de l’importance dans le monde. Organisé un évènement comme celui-là à Paris c’était évident car c’est une ville cosmopolite qui a énormément d’impact dans le monde et en Europe. Il y a tellement de chose à dire ou à voir dans cette ville !
Et sur l’éventualité de voir une franchise NBA s’installée à Paris, l’intéressé semble convaincu que tout peut être mis en oeuvre pour y arriver
D’ici quatre ou cinq ans je pense que c’est faisable même si c’est difficile de donner une date précise, mais on pense et on espère que ça se fera
Le soir du match était organisée une « Viewing Party », soirée privée pour la retransmission du match, diffusé par BeIn Sports en direct sur grand écran. Une soirée spéciale afin de vivre l’expérience NBA House dans une atmosphère plus détendu et intime autour de nouvelles animations et jeux concours afin de gagner un ensemble de lots merchandising (casquette, t-shirt, maillots, jeux NBA 2K20 ou encore un abonnement d’un an à BeIn Sports).
Le Compte-rendu du match
De retour à la compétition et passées les promotions, visites et séances de dédicaces, les joueurs se sont remis au boulot assez rapidement le jeudi lors de leurs sessions d’entraînement respectives. Accueillis comme des superstars, en conférence d’avant-match Giannis Antetokounmpo déclara avoir adoré cette ambiance sur place et qu’il était impatient de pouvoir jouer devant le public parisien.
J’espère que c’est quelque chose que la NBA va reproduire tous les ans. Les fans nous soutiennent tout autour du monde, c’est donc une bonne initiative qui nous rapproche d’eux. Paris a vraiment une énergie particulière, et j’adore ça.
Inside Basket
Basket USA
Côté Hornets ou plutôt côté français, Nicolas Batum ne cachait pas non plus sa joie et sa fierté de pouvoir jouer ici, chez lui devant son public.
C’est un moment assez émouvant dans une carrière. En tant que joueur non-américain de faire un match NBA dans son propre pays, c’est quand même assez particulier. Tony et Ronny ont vécu ces matchs là en pré-saison, mais là c’est un match officiel et c’est la première fois que ça arrive en France. Je suis fier d’être le premier à faire ça.
France Info
Victoire poussive de Milwaukee 116 à 103 face à des Hornets accrocheurs
Twitter
Après un hommage rendu à Tony Parker en présence de Bruce Bowen, Ronny Turiaf et Nicolas Batum et devant près 16 000 spectateurs les deux équipes rentrent sur le parquet dans une ambiance chauffé à blanc. Devant un parterre de stars, retentit alors les deux hymnes, d’abord américaine interprétée par la soprano Nicole Taylor puis l’hymne française avec à la guitare le musicien Waxx qui nous donne une version revisitée de la Marseillaise version rock.
Le match en lui-même va démarrer plutôt crescendo. Les Bucks en rodage avec leur adresse vont tomber sur une solide défense des Hornets en première mi-temps et il faudra finalement un dunk surpuissant de Giannis pour déclencher les premières réactions notables du public. Titulaire dès le début de la partie, Nico Batum a quand à lui un peu plus déçu les supporters venus en masse le soutenir et l’acclamer au moment de la présentation des équipes. Menés pendant toute la première période les Bucks vont finalement se réveiller grâce à leur ailier grec qui n’a pas déçu grand monde ce soir à Paris.
Plus en jambe dans la deuxième période, les Bucks vont reprendre leur rythme de croisière de la saison pour finalement venir à bout d’une équipe des Hornets vaillante mais trop juste sur le plan collectif pour stopper le rouleau compresseur grec. Le MVP en titre va d’ailleurs terminer la partie avec 30 points, 16 rebonds et 6 passes, bien secondé par son meneur de jeu Eric Bledsoe (20 points, 5 passes) et son remplaçant George Hill (16 points).
AFP
Côté Hornets, Batum va terminer avec une feuille de match très discrète (5 points, 6 rebonds, 5 passes) alors que Malik Monk en sortie de banc nous gratifiait de sa meilleure performance en carrière (31 points, 5 passes, 5 rebonds) avec de gros dunks, qui contrastait avec les 19 points de Graham ou encore les 18 points de Marvin Williams en sortie de banc. On notera toutefois les applaudissements du public parisien au moment de la sortie de Nicolas Batum à la fin du match.
Tandis que la salle commençait à se vider doucement, les supporters venus en nombre semblaient être ravis du spectacle proposé ce soir en exclusivité et espèrent évidemment pouvoir revenir l’année prochaine alors que la ligue a confirmée quelques heures auparavant qu’elle réitérera l’expérience en 2021. Commencez déjà à faire des économies parce que l’aventure NBA à Paris commence à peine.
Chaque semaine ClutchTime vous propose un petit focus sur les rookies afin de faire le point sur les bonnes ou mauvaises performances à retenir.
Depuis dimanche dernier, des familles et la NBA sont endeuillées par ce tragique accident. Kobe Bryant nous manque déjà et restera à jamais dans nos mémoires. Il est possible de retrouver chez certains joueurs actuels quelques uns de ses fadeaway jumpers, ses moves poste bas, son mâchouillage de jersey. Profitons des tous ces artistes qui nous font vibrer à travers ce sport que l’on aime tant.
Cette semaine, nous
évoquons les débuts tant attendus de Zion et ce que l’on peut
retenir des performances de ces derniers jours pour les autres
débutants. (les statistiques sont arrêtées au 29/01/20)
Ils
sont l’avenir et ils assurent déjà le show
CBS Sports
Zion Williamson, PF, New Orleans : 4m, 18pts, 8.3rds, 1.5pds
L’impatience qui animait l’univers NBA s’est évaporée. Les fans et les journalistes se tournaient régulièrement vers la Nouvelle Orleans en quête d’informations sur le prodige, comme un client au restaurant fixant du regard avec insistance le serveur pour recevoir enfin son dessert. C’est face aux Spurs que Zion a marqué son premier panier. Malgré un début de rencontre compliqué, Williamson va nous servir un succulent 4e quart-temps avec 17 points de suite (4/4 à 3pts) permettant ainsi aux Pelicans de revenir au score.
Un coup de chaud stoppé par le staff médical suivi du
coach Alvin Gentry afin de préserver le joyau.
« J’ai checké avec le staff médical et ils m’ont dit : ‘Il doit sortir’. J’ai dit : ‘Je ne le sors pas tout de suite, je le fais encore jouer 2 minutes’. Et il a mis trois 3-points. Il m’a dit : ‘Coach, je peux gagner ce match’. J’ai dit : ‘Je sais, mais je dois te sortir’. » Alvin Gentry
via ESPN
Des
précautions similaires sont prises face aux Nuggets. Son temps de
jeu est légèrement en hausse mais toujours pas de Zion dans le
money time. Dans ce match, le rookie a montré qu’il pouvait être un
problème pour ses adversaires au poste bas. Bien qu’il cherche
naturellement à se retrouver en position de tir sur sa main gauche,
il faut avouer qu’il a un bon touché.
Le staff des Pelicans essaye pour l’instant de contenir la bête, mais il est évident qu’il apporte énormément sur le terrain. Son entente avec le meneur Lonzo Ball saute aux yeux et peut se révéler redoutable pour les semaines à venir.
Bien que San Antonio l’ait complètement laissé ouvert à 7.23m, Williamson se nourrit principalement « in the paint », avec près de 83% de tentatives (via NBA.com). Les Pelicans peuvent encore accrocher les Playoffs, et le retour de Zion ne peut que les aider (29′ dans la victoire à Cleveland).
Ja Morant, PG, Memphis Grizzlies : 41m, 17.5pts, 3.5rds, 7.1pds
L’arrière a connu son plus mauvais match mercredi dernier à Boston. Une défaite de 24 points d’écart, seulement 2pts en 24 minutes et une défense sur Kemba Walker guère convaincante. Tous les rookies peuvent passer à travers et Ja s’est repris en allant chercher la victoire à Detroit (16pts & 12pds) puis contre Phoenix (23pts & 8pds). Le meneur est toujours aussi spectaculaire et continue de nous gratifier de quelques unes de ses inventions.
Memphis tient toujours sa 8e place à l’ouest. Leur rookie fait toujours partie des joueurs les plus dangereux de la ligue (top 15) sur les drives avec 9.8pts et 2.2pds par match lorsque Morant attaque le cercle (via NBA.com). Sa prestation dans la belle vicoitre contre les Nuggets est impressionnante (14pts, 6rds, 7pds 4ints) de part son influence sur le jeu, les Grizzlies tiennent là un pur magicien.
La semaine dernière, Tyler Herro était absent de notre carnet suite à des ennuis physiques l’empêchant ainsi de jouer plusieurs matchs et de performer. Cette période n’est plus qu’un mauvais souvenir, dès son retour l’arrière a enchaîné trois matchs de suite à plus de trente minutes de jeu (40′ contre les Clippers). Il a repris des couleurs en scorant 25 points dans la victoire en prolongation contre Washington avec un superbe 7/9 à 3 points.
Tyler set a new @MiamiHEAT record for threes in a game by a rook (7).
Une performance qui lui vaudra des
compliments de la part d’un autre spécialiste en la matière,
Bradley Beal :
« Il a une équipe qui veut qu’il shoote, et il est capable de ce genre de choses. Donc il va aller sur le terrain et ne pas hésiter. C’est incroyable de voir à quel point il est jeune, humble et fait très attention à sa mécanique de tirs. C’est génial de voir ça à cet âge, c’est un bon joueur. » Bradley Beal
via The Athletic
C’est tout simplement le rookie qui rentre le plus de tirs à 3pts par match (2.2), l’ancien de Kentucky est déjà une vraie menace extérieure, mais il n’est pas non plus un simple shooteur, en effet, Tyler Herro peut poser plusieurs dribbles et driver en direction du cercle pour finir près du cercle.
L’absence de son collègue de promotion Kendrick Nunn, lui a donné l’opportunité de jouer dans le 5 majeur contre Orlando et contre Boston. Bien que le rookie ne soit pas à l’abri d’un trou d’air (6pts vs Boston), il est tout à fait envisageable que coach Spo lui offre plus de situations de pick & roll balle en main.
A chaque match, MPJ prend petit à petit confiance en attaque comme nous gagnons chaque jour quelques secondes supplémentaires d’ensoleillement. Le rookie prend plus de tirs sur ses dernières sorties (12, 15, 12 et 7) avec un taux de réussite plus qu’intéressant (53.2%). L’indisponibilité de Jamal Murray a effectivement redistribué les cartes et les problèmes aux tirs de l’arrière Gary Harris viennent gonfler le nombre d’opportunités pour MPJ. C’est derrière la ligne à trois points qu’il s’est montré efficace: 4/8 contre Minnesota, 3/7 contre New Orleans et 4/6 contre Houston. Avec une moyenne de 2.8, il est le rookie le plus prolifique à trois points sur ces cinq derniers matchs (via NBA.com). Le staff des Nuggets peut se reposer sur le talent indéniable du 14e choix de la draft 2018 pour débloquer certaines situations comme ce fut le cas contre les Rockets dimanche dernier.
https://www.youtube.com/watch?v=2xLGXsEsOo0
MPJ est aussi présent au rebond avec une moyenne de
10.2 prises de moyenne sur ses cinq derniers matchs.
Ne
vous fiez pas à leur âge, ils savent comment gagner des matchs
Jusqu’à cette nuit, L’arrière était présent dans le cinq de départ et les Sixers se portaient plutôt bien avec une bilan 5v-1d. Le rookie est clairement une peste en défense avec des mains très actives lui permettant de perturber ses adversaires.
Avec
Thybulle, Philly tient là un défenseur solide pour répondre aux
scoreurs adverses de petites tailles qui ont souvent posé des
problèmes aux hommes de Brett Brown (Kemba Walker, Kyle Lowry, Fred
Vanvleet, Kyrie Irving). Le rookie a clairement sa place dans la
rotation avec des responsabilités en défense. Cette saison, il est
aux côtés de Kawhi Leonard concernant le pourcentage
d’interceptions causées par match lorsqu’il est sur le terrain
(36.8%,
via NBA.com).
Il est, certes, un peu tôt pour penser à cela mais des
interrogations se posent à son sujet quant à son adresse extérieure
qui lui fait pour l’instant défaut, et qui pourrait être
handicapante au moment de jouer les Playoffs (38.5%
aux tirs).
Le staff des Grizzlies peut toujours compter sur le joueur de 23 ans pour apporter de l’énergie, du rebond, de la défense et du jeu rapide. Clarke fait toujours partie des joueurs les plus efficient sur le terrain, avec une évaluation de 16.3, il est le 2e rookie le plus influent sur le terrain juste derrière son meneur de jeu Ja Morant (via NBA.com). L’intérieur n’a besoin que de quelques centièmes de secondes pour atteindre les nuages.
En sortie de banc, cet intérieur coche toutes les cases du joueur efficace et propre : 67.7% au True Shooting (2e rookie), 65% EFG (3e rookie), et un PIE de 14.4 (évaluation de son impact sur le terrain, 2e rookie). Constat : Brandon Clarke est placé dans le top 3 de toutes ces statistiques avancées. Cette nuit, le rookie est le joueur qui se voit accorder le plus de minutes en sortie de banc. Résultat: 12pts, 6rds, 2pds et 66.7% aux tirs. Propre.
Oubliez
les Playoffs et faites progresser ces (très) jeunes joueurs
BasketReal GM
De’Andre Hunter, SF, Atlanta Hawks : 47m, 12.2pts, 3.8rds, 1.8pds
L’apprentissage est toujours en cours pour l’ailier des Hawks. Encore beaucoup trop de fautes : 4.25 lors des cinq derniers matchs, et une adresse encore hésitante : 40.7% aux tirs et 33% à 3pts. Hunter est loin d’être un produit finit en attaque, bien qu’il tente sa chance en moyenne 15 fois par matchs (sur les cinq derniers matchs). Le rookie présente également quelques difficultés à scorer dans la raquette et de gérer les multiples contacts.
L’ancien joueur de Virginia est toujours en train de s’adapter à la vitesse de la NBA, il en a récemment fait les frais contre Lou Williams. Le Hawk est tout simplement resté cimenté au sol.
Néanmoins, retenons que les Hawks ont vaincu les Clippers, puis, quatre jours plus tard, Hunter va enfin dépasser la barre des 20 points avec 25 unités contre la pire défense de la ligue : les Wizards. L’ailier profitera en effet, des mismatchs face à Isaiah Thomas et Davis Bertans.
Darius
Garland, PG, Cleveland Cavaliers : 47m, 12.2pts, 1.9rds, 3.6pds
Les résultats collectifs sont toujours aussi compliqués du côté de Cleveland, et pour ne rien n’arranger les choses, leur jeune meneur de 19 ans est embourbé dans une série noire avec une adresse aux tirs indécente : 30.1% (sur les cinq derniers matchs, via NBA.com). 13 points contre les Wizards (pire défense de la ligue), 13 contre les Bulls sans aucun rebond ni passe décisive, puis 6 points à Detroit. Sa défense est également à revoir avec le 2e pire Defensive rating chez les rookies cette saison (113.7 via NBA.com).Garland est peut-être en train de subir le terrible « rookie wall », mais gardons à l’esprit que Garland passe de 5 matchs NCAA la saison dernière à 47 matchs NBA en seulement trois mois! Un point positif à retenir, le développement d’un floater/jumper qui pourrait s’avérer être une arme utile dans son répertoire offensif.
Dort, qui signifie « gâteau » en tchèque, vient de goûter à ses premières titularisations en NBA. Depuis cinq matchs, le canadien voit son temps de jeu osciller autour des 26 minutes. A 20 ans et en two way contract avec OKC, il est rentré dans la rotation de Billy Donovan grâce à son activité en défense. Il a tenu James Harden à 3/14 aux tirs et 1/11 à 3pts lors de la victoire à Houston (via NBA.com). En plus d’être un défenseur solide sur l’homme, le rookie peut attaquer le cercle et finir sur un dunk athlétique.
Jordan McLaughlin, PG, Minnesota
Timberwolves : 13m, 5.1pts, 1.7rds, 3.2pds
Le transfert de Jeff Teague à Atlanta
a ouvert une place pour le rookie McLaughin qui est en two way
contract avec Minnesota. Le joueur de 23 ans a profité d’un
temps jeu significatif pour se montrer avec un temps de jeu autour
des 19 minutes apportant 3.4 passes décisives (sur
les cinq derniers matchs). Le meneur aura même son moment
« Twitter » avec ce surprenant dunk sur le museau de
Clint Capela !
Après une méchante entorse à la cheville, l’arrière de 19 ans a retrouvé les parquets lundi dernier dans la victoire à Detroit (9 points et 3 interceptions en 16 minutes). La série de 7 défaites est stoppée et Cleveland est heureux de retrouver son jeune joueur prometteur tant il peut apporter en défense dans le jeu rapide grâce à ses qualités athlétiques.
Collin Sexton liderou os visitantes com 23 pontos, mas o destaque fica para o carinho de Tristan Thompson com o Kevin Porter Jr. 😂pic.twitter.com/qITsXGKFHV
Il faut croire que cette pause de plusieurs semaines a fait le plus grand bien pour le rookie qui a réalisé un match plein contre les Pelicans avec 21 points, avec 5/8 à 3pts.
Couronné en janvier dernier du titre de rookie du mois, la progression de l’arrière du Heat a été stoppée par des soucis au niveau du tendon d’Achille contractés dans la rencontre face aux Wizards. Miami souhaite le préserver et le joueur a manqué les trois derniers matchs de son équipe.
Pas
encore mis un orteil sur le parquet qu’il doit faire ses valises
Isaiah Roby, SF, Oklahoma City
Thunder : –
Le rookie formé à l’université du Nebraska réalise
une entrée fracassante dans notre carnet des rookies. Sans avoir
poser le moindre orteil sur les terrains NBA avec les Mavericks, il
est transféré chez le Thunder en échange de Justin Patton.
Oklahoma City n’a pas peur de faire jouer ses jeunes (Bazley,
Dort…), peut-être que Roby aura sa chance.
Dix
autres élèves à surveiller :
Eric Paschall,
PF, Golden State Warriors : 42m, 13.9pts, 4.8rds, 1.8pds
If you see me in a fight with a bear, prey for the bear (Si vous me voyez affronter un ours, priez pour lui)
Citation de Kobe Bryant dans son livre The Mamba Mentality
Marca
Ce weekend nous apprenions la disparition d’un des plus grands champions de son temps et de son sport, Kobe Bryant, victime d’un tragique accident d’hélicoptère en compagnie de sa fille Gianna (13 ans) et de sept autres personnes. C’est dans la soirée de dimanche que la nouvelle de la mort de l’ancien Laker s’est répandue, provoquant d’abord la stupéfaction puis une immense tristesse dans le coeur des fans de basket et bien plus encore.
Sans s’étendre plus longuement sur son parcours ou son fabuleux palmarès, les membres de l’équipe de ClutchTime ont décidé de vous faire partager leurs souvenirs sur la carrière du joueur afin de rendre hommage à celui qui fut à la fois une source d’inspiration autant que l’objet de détestation pour beaucoup de ses détracteurs mais qui nous a quitté trop tôt à l’âge de 41 ans, laissant derrière lui sa femme et ses trois filles ainsi qu’un héritage exceptionnel dans l’univers de la balle orange.
Théo – Fondateur de ClutchTime
Kobe.. Cher Kobe.. Tu as fait de ma génération tes enfants, tes héritiers. J’ai grandi avec toi Kobe, tu es la source de mon amour pour le basket. J’ai découvert avec toi l’abnégation, le travail, le courage. Et si je ne t’arrivais pas à la cheville, j’ai quand même à ma manière tenté de reproduire et utiliser ton travail. Tu laisses derrière toi un héritage immense et toute une planète ne cessera de faire vivre ta légende. Car oui Kobe tu as beau avoir été aimé, détesté, adulé, critiqué… Il n’en reste pas moins que tu es une légende. Sois en paix, et regarde nous continuer à perpétrer ton oeuvre ! Love You Kobe ! 24ever
Vincent Petiteau – Rédacteur ClutchTime
« Dear Basketball », cette lettre est incroyable car peu importe qui tu es, elle te transcende. Le joueur ne m’a jamais fait rêver, certes j’ai adoré sa passion pour le jeu mais beaucoup moins la façon dont il a pratiqué ce sport et pourtant, quand cette lettre est sortie, je m’en suis voulu de ne pas avoir apprécié la grandeur de ce joueur. Cette déclaration est un voyage sincère d’un individu qui possède une passion inégalable pour ce magnifique sport et chaque individu qui aime ce sport de tout son cœur ne peut que s’incliner devant cette représentation qu’offre la dimension et surtout la mentalité de Kobe Bryant. C’est elle qui m’a fait me lever à cinq heures du matin pour aller sur le terrain à côté de chez moi et m’entraîner à devenir meilleur, pas spécialement au niveau du basket mais surtout pour devenir une meilleure version de moi-même, avoir l’impression de donner un sens à ma vie en faisant en sorte de me laver chaque jour en étant meilleur que la veille. Cette lettre d’amour à ce sport était avant tout une offrande de Kobe, une source de motivation pour faire comprendre à quiconque que ta passion peut t’emmener n’importe où si tu y consacres ta vie. Chacun a sa propre vision de cette lettre et il ne l’a sûrement pas écrite uniquement pour les jeunes basketteurs, il l’a écrite pour le monde entier et pour rappeler que toi et toi seul, contrôles ton destin mais que pour cela, il faut être prêt à faire les sacrifices nécessaires.
Martin Fréguis– Rédacteur ClutchTime
Kobe, Comme tous, j’ai été stupéfait face au drame. Alors que les hommages se multiplient, je sais que la communauté basket ne t’oubliera pas. Quand je pense à toi, je visualise ta détermination acharnée. Je réalise ce que signifie la grandeur. Poursuivre ses objectifs implique un combat quotidien contre soi même. Je suis très paresseux. Dans mes moments de faiblesse, j’ai souvent visualisé tes instants de gloire pour me motiver. J’ai conscience des sacrifices que tu as réalisé tout au long de ta carrière pour atteindre l’excellence. La consécration est possible pour qui daigne à persévérer. C’est l’héritage que je retiens et qui guidera toute une génération d’athlètes après toi. Merci pour ta passion du jeu. Merci pour ton soutien indéfectible à la WNBA. Nous pensons à ta fille, à toi et à ta famille.
Florimond Binet – Rédacteur ClutchTime
Pour ma part je n’ai jamais ressenti une telle douleur pour quelqu’un que je n’avais jamais côtoyé. Lorsque j’ai appris la nouvelle, j’ai d’abord cru, comme tout le monde, à une mauvaise blague ou une intox et plus tard dans la soirée j’ai difficilement réalisé que le monde du sport venait de perdre un de ces grands champions. Je ne suis pas d’un naturel très émotif et je ne m’attache pas forcément aux personnalités publiques en tout genre mais Kobe Bryant représentait en fin de compte tout ce qui m’a fait adorer le basket. La beauté du jeu, le courage, les victoires et le travail. Car oui Kobe était un acharné de travail, répétant sans cesse ses gammes, usant son corps jusqu’à parfois ne plus pouvoir tenir debout, dans le but de tutoyer les sommets et se rapprocher de son modèle, Michael Jordan. Comme beaucoup d’autres personnes, Kobe a été à un moment dans ma vie une source d’inspiration quoiqu’on en dise, et pour cela, pour tout ce que tu as partagé ou transmis, merci Kobe. Car le basket ne signifierai sûrement pas autant à mes yeux si je ne t’avais pas vu jouer pour la première fois. Black Mamba Forever.
Guillaume Gaborit – Rédacteur ClutchTime
Kobe en finale des JO de Pékin avec 20 points contre l’Espagne La première fois que j’ai pu voir Kobe Bryant en direct et à la TV, il n’était pas sous le maillot des Lakers, non, il jouait un match de la Team USA. J’étais impatient d’assister à cette magnifique finale contre l’Espagne en ce dimanche ensoleillé fin août 2008. Le genre d’après-midi où l’on pourrait faire des millions de choses plus intéressantes que de rester devant un écran mais pour rien au monde je ne pouvais manquer de voir Wade, LeBron, Melo, Paul… Et bien sûr, cet intenable soliste qu’est Kobe Bryant qui a cette fâcheuse tendance à torcher mes équipes préférées en saison régulière. Wade est intenable dans cette finale, mais ce qui me reste en mémoire c’est de voir Kobe Bryant prendre les choses en main dans le 4e QT, alors que Team USA balbutiait en attaque. Sur un drive ambitieux et compliqué, Wade ressort la balle pour Kobe démarqué à trois points. Un regard vers le panier, une feinte de départ, le tir, ficelle plus la faute ! Une énergie folle vient d’envahir le banc de coach « K » et Kobe reste droit, le regard fixe et l’index coller à ses lèvres comme signe de se taire. Tout excité, Wade vient le bousculer et le féliciter. Le MVP a encore montré l’exemple pour cette génération 2003, et qui aura sûrement appris grâce à cette expérience internationale à moduler son leadership aux seins des Lakers. Merci Kobe pour ces émotions.
Simon – Animateur Podcast ClutchTime
Pour moi Kobe c’est un joueur que j’ai adoré détester. Ayant découvert le basket car il était déjà un joueur proche de la retraite, je reste admiratif de ses performances. Et c’est toujours un bonheur de le redécouvrir avec les vidéos YouTube et les reportages sur ses routines et ses moments mémorables. Je pense que c’est l’exemple parfait du American Dream et de sa devise la plus forte : Anything is possible !
Toute la communauté ClutchTime s’associe aux fans de basket du monde entier, afin de transmettre nos plus sincères condoléances à sa femme, ses filles, ses proches et toutes les personnes dans la détresse d’avoir vu partir un être qui comptait énormément pour eux comme pour nous. #RIP Kobe
Chaque été, la NBA est pleine de rebondissement durant la Free Agency, plusieurs joueurs vont et viennent dans différentes franchises pour des raisons diverses, certains pour ne pas finir leurs carrières sans bague ( David West, Gary Payton, Karl Malone ou encore Kevin Durant ) et d’autres pour trouver la franchise qui leurs conviendraient ( Lebron James ou encore Kawhi Leonard ). C’est pour cela qu’aujourd’hui, Clutch Time vous plonge dans des suppositions quant à l’avenir de notre Gobzilla National.
Rudy Gobert : double Défenseur de l’année Source : @rudygobert27
Agent libre en 2021, Rudy Gobert va avoir un choix très important à faire pour la suite de sa belle carrière, en possession de deux titres de défenseur de l’année, beaucoup d’équipes vont vouloir acquérir un tel joueur et même si Rudy semble déterminé à rester dans l’Utah pour le reste de sa carrière, Clutch Time se pose la question de ce que donnerait le départ de Rudy dans une autre franchise et surtout, quelle(s) franchise(s) seraient prêtes à attirer le joueur ?
Statistiques en Carrière : 11.5 points / 14.5 Rebonds / 2.2 Contres
Statistiques en 2019/2020 : 15.4 points / 14.5 Rebonds / 1.9 Contre
Pourquoi partir du Jazz ?
Un départ pour enfin devenir All-Star ?
Rudy Gobert est heureux au Jazz, c’est clair et concis mais parfois, cela n’est pas suffisant pour un joueur majeur en NBA. Aujourd’hui, Rudy n’a pas encore connu la saveur du All Star Game tout en étant l’un des joueurs les plus importants de son équipe et même s’il y a de forte chance qu’il le soit cette année, cela serait en grande partie une conséquence des blessures de joueurs dominants à son poste comme Karl-Anthony Towns ou encore Nikola Vučević (revenu de blessure depuis).
Rudy Gobert ému après avoir appris qu’il ne serait pas All-Star
Cette situation peut sembler être un problème minime dans sa décision lors de la Free Agency mais la réalité est que cette distinction semble être très importante pour lui, au point de ne pas pouvoir retenir ses émotions lors d’une session média le 1er février 2019 après la révélation des réservistes du match des étoiles.
La raison principale à cette non-sélection est directement liée à sa situation sportive actuelle. En effet, Rudy joue dans un petit marché et même si cela n’empêche pas les joueurs du calibre de Devin Booker ou encore Nikola Jokić d’être dans les votes pour le All-Star Game, cela se révèle plus difficile lorsque l’on est considéré comme un spécialiste de la défense.
Dans une NBA complètement offensive, les fans ne souhaitent pas spécialement voir ce type de joueur étiqueté à un rôle défensif durant le All Star Game sauf dans de rares exceptions comme Al Horford, Paul Millsap ou encore Draymond Green qui ont été sélectionnés en grande partie grâce aux succès de leurs équipes respectives.
Un départ afin de pouvoir enfin reconnaître ses qualités offensives ?
Rudy Gobert surnommé The Stifle Tower, The French Rejection ou encore Gobzilla Source : @rudygobert27
La seconde raison d’un possible départ pourrait être le manque de résultats en playoffs. Durant les dernières années, Rudy a exprimé plusieurs fois une grande frustration sur son rôle offensif dans cette équipe du Jazz mais également une difficulté constante rencontrée par son équipe afin d’augmenter l’intensité et le niveau de jeu durant les Playoffs comme une équipe prétendante au titre se doit de le faire.
Même si tous les joueurs passent par cette phase de frustration, Rudy n’a jamais dépassé le second tour des Playoffs durant ses sept années professionnelles en NBA. A ce rythme, si le front office ne fait rien pour changer cette situation, il est probable que ce dernier décide de changer d’air.
Cette saison, Rudy Gobert se présente tout de même comme un joueur, à plus de 67% de réussite au tir tout en prenant moins de tir que l’année dernière (8.5 cette année contre 8.8 l’année dernière) ce qui montre une grande problématique dans le style de jeu du coach du Jazz.
En effet, Quin Snyder, coach du Jazz, ne semble pas écouter son pivot, pourtant très important a la réussite de l’équipe, en lui donnant plus de responsabilités offensives et surtout, en lui offrant des systèmes offensifs qui pourraient mettre à mal beaucoup d’équipes en NBA qui se repose énormément sur le Small Ball.
Un départ décidé par amitié ?
Cette hypothèse est peu probable mais the Stifle Tower, comme beaucoup de monde le surnomme, pourrait avoir des envies de départ pour jouer avec un ami, un peu comme son ex-coéquipier au Jazz en 2016-2017, Boris Diaw qui avait rejoint, durant son prime, Tony Parker au Spurs et dont le rêve était de jouer en NBA avec son ami de toujours.
Rudy Gobert et Evan Fournier Source : Kevin Couliau
Rudy Gobert, pourrait donc être tenté de rejoindre Evan Fournier qu’il côtoie depuis sa jeunesse. Cela ne serait pas une mauvaise idée tant on a pu voir durant la Coupe du Monde 2019 en Chine que le duo avait une entente parfaite et surtout une aisance dans leurs nouveaux rôles de leader du basket Français (surtout que les deux Français ont le même agent, Bouna Ndiaye). Cependant, la question se pose de savoir si cette entente est suffisamment impressionnante pour être efficace en NBA.
Il est également possible de citer Ian Clark avec qui Rudy Gobert est devenu très proche mais qui est parti malheureusement très rapidement du Jazz pour connaître une petite carrière intéressante avec les Warriors avant de rejoindre désormais les Flying Tigers de Xinjiang en Chine et dont le retour en NBA semble utopique.
Quelles Franchises en cas de départ ?
Les Warriors
Draymond Green, Stephen Curry, Klay Thompson et D’angelo Russell Source : @warriors
En 2021, Stephen Curry (33 ans) et Klay Thompson (31 ans) seront toujours dans de très bonnes conditions pour retrouver le chemin des finales et l’ajout d’un double meilleur défenseur de l’année dans une raquette déjà bien servie par un certain Draymond Green pourrait devenir très bénéfique. Ajouter une telle raquette au côté de l’un des backcourt les plus talentueux de la NBA et les Warriors pourraient disposer de l’une des équipes les plus létales de la NBA.
Actuellement, les Warriors sont dans une période très difficile avec beaucoup de blessures dont des joueurs défensifs assez importants comme Klay Thompson ( out pour la saison ) ou encore Draymond Green qui a connu une petite absence au début de la saison.
Rudy comblerait incontestablement les problématiques de cette équipe des Warriors grâce à l’ajout de ses qualités dans les domaines nécessaires à cette équipe comme :
Les Rebond ( 44.1 Prises par match et seulement 21eme de la ligue )
La défense ( 20eme défense de la ligue )
Finalement, même si l’équipe n’est pas au complet, il est évident que la perte de Kevin Durant, Andre Iguodala ou encore Demarcus Cousins amène des problèmes défensifs qu’un Rudy Gobert pourrait clairement compenser.
Par ailleurs, comme on a pu l’apercevoir avec Demarcus Cousins, Steve Kerr n’hésite pas à mettre des systèmes offensifs au poste pour ses pivots sachant que Steve Kerr à réussi a réduire les tentatives de Demarcus à 3 points de six tentatives par match en 2018 avec les Pelicans, a trois tentatives par match en 2019 sous ses ordres.
Aujourd’hui, Rudy Gobert serait un profil parfait pour les Warriors qui pourrait non seulement redonner une dimension effrayante à cette équipe mais surtout, avoir un rôle offensif plus intéressant. Une équipe comme les Warriors donne une réelle opportunité de participer au match des étoiles car en étant suffisamment sérieux et raisonné, si Draymond Green a été honoré de cette sélection à trois reprises, Rudy pourrait tout à fait l’être également sous les couleurs de San Francisco.
Les Mavericks
Luka Dončić et Kristaps Porziņģis , le duo qui représente l’avenir des Mavericks source : @dallasmavs
Comment ne pas évoquer les équipes dans lesquelles Rudy Gobert pourrait se retrouver sans parler de la franchise qui accueille pas moins de huit nationalités différentes dans son roster dont quatre joueurs européens en 2020.
Mark Cuban, le propriétaire des Mavericks, adore les Européens depuis l’arrivée d’un certain numéro 41 dans son équipe à la fin des années 90 (échange avec les Bucks de Milwaukee) . Une raquette complémentaire telle que Porziņģis-Gobert ferait clairement rêver n’importe quel Européen fan de Basket avec à la baguette un magicien tel que Luka Dončić.
Cependant, c’est une équipe qui est déjà 4ème au rebond dans toute la ligue avec 47.6 prises par match donc l’apport de Rudy, certes majeur, ne serait pas aussi énorme que dans une équipe qui a réellement besoin de tout ce que Rudy Gobert peut apporter dans un secteur intérieur.
De plus, Dallas étant l’une des plus grosses villes des Etats-Unis, les exploits de Rudy pourraient être un peu plus reconnu même si un jeune Slovène déjà sur place et adulé par la ville entière risque de bloquer une place au All-Star Game pour les dix prochaines années.
Cela ne représente donc sûrement pas une meilleure solution pour Rudy que sa situation actuelle au Jazz car partir de sa ville de toujours pour rester bloqué par un joueur plus spectaculaire et beaucoup plus jeune que lui-même ne semble pas être la meilleure opportunité pour Rudy même si nous sommes nombreux à vouloir, un jour, voir une association Rudy-Luka pour le simple bonheur des fans de la ligue.
Le Heat de Miami
Jimmy Butler et Pat Riley, le président du Heat Source : @MiamiHEAT
Le soleil de South Beach est une destination plutôt plaisante pour n’importe quel joueur, surtout lorsque la philosophie de la franchise colle parfaitement à l’image du joueur en question.
Le Miami Heat se présente comme une équipe au potentiel défensif très intéressant avec des joueurs qui aime cet art un peu trop souvent négligé qu’est la défense. Pourtant, le Heat n’arrive pas à réellement faire partie de l’élite dans le secteur défensif ( seulement 14eme défense de la ligue ) et cette problématique passe par le manque de pivot qui se fait réellement sentir au niveau des rebonds ( Seulement 45 Prises par match ce qui place le Heat à la 16ème place dans la ligue ).
Rudy serait donc un talent intéressant dans cette belle équipe de Miami et même si Erik Spoelstra a connu plusieurs difficultés dans l’utilisation de ses pivots depuis ses débuts en 2008, il ne faut pas négliger le fait qu’en dehors de Chris Bosh qui n’est pas réellement un pivot, Spoelstra n’a jamais eu de pivots talentueux sous ses ordres sauf peut-être Hassan Whiteside mais qui fut un joueur difficile à coacher.
Le duo Spoelstra et Rudy à de fortes chances d’être une bonne connexion car sous les ordres de Pat Riley, un joueur qui travaille dur sera apprécié et respecté au sein de la franchise et des fans et c’est exactement le cas pour Rudy.
Enfin, dans l’hypothèse où le Heat réussisse à garder Bam Adebayo d’ici 2021, une raquette Adebayo-Gobert pourrait offrir un rempart défensif impénétrable et faire passer un cap à cette équipe du Heat qui semble, aujourd’hui, manquer d’un réel Pivot intimidateur.
À première vue, cela peut paraître étrange mais il semble envisageable qu’à partir de 2021, Zion Williamson soit potentiellement à la hauteur des espérances, que Lonzo Ball et Brandon Ingram soient prolongés mais également bien plus matures et performants et surtout que l’équipe se développe efficacement avec Jaxson Hayes ou encore Nickeil Alexander-Walker.
Dans cette hypothèse, il n’est pas impossible de voir Rudy atterrir dans une équipe potentiellement outsider pour le titre qui possède un manque cruel de pivot(s).
Le phénomène offensif que peut devenir Zion Williamson associé à un Rudy dans son prime pourrait inciter le Français à rejoindre l’air de la Louisiane et une franchise à fort accent francophone dans le pays de l’Oncle Sam.
Cela reste cependant une grande hypothèse quant à l’avenir de cette franchise mais c’est la raison pour laquelle l’imagination joue un rôle important dans la création de ces différents scénarios.
L’association Zion et Rudy dans une raquette serait loin de déplaire à un grand nombre de fans et même si au premier abord, leur complémentarité ne colle pas réellement à cause d’un manque cruel de tir à longue distance, la réponse viendrait à terme de Zion lui-même qui pourrait développer un shoot suffisamment efficace d’ici deux ans ? Seul l’avenir nous le dira.
Chaque semaine Clutch Time vous propose un petit focus sur les rookies afin de faire le point sur les bonnes ou mauvaises performances des débutants.
NBA.com
La moitié de la saison vient de rentrer dans les bases de données du site Basketball Reference, et l’on peut déjà cerner les équipes ambitieuses pour la suite et celles qui peuvent commencer à réserver leurs vacances pour avril. En revanche, pas de répit pour les rookies avec un temps de jeu qui devrait augmenter ainsi que leur état de fatigue. (statistiques arrêtées au mercredi 22 janvier)
Les favoris pour le titre de « Rookie of the Year »
Les titularisations s’enchaînent et les records s’accumulent pour ce rookie non drafté qui vient de remporter son deuxième trophée de rookie du mois (décembre) après celui du début de saison (octobre/novembre). Sur ces cinq derniers matchs, l’arrière tourne à 23.6pts, 56.8% aux tirs, 46.9% à 3pts et 100% aux lancers-francs dont un parfait 8/8 dans la victoire en prolongation contre les Kings lors du MLK Day (via NBA.com). C’est simple, Nunn est l’une des principales options offensives du Heat sur pick and roll. Bien que les systèmes offensifs de Spoelstra sont souvent orchestrés par Jimmy Butler et Bam Adebayo, Nunn profite au maximum de ses opportunités pour utiliser deux de ses armes redoutables : le pull up two et le floater.
Mercredi dernier, Nunn est allé cartonner contre chez les Spurs avec 33 points, une performance offensive qui n’étonne pas pour autant son coach Erik Spoelstra:
« Il a pu se mettre dans un bon rythme. Chaque fois qu’il tirait, après son troisième tir, on savait que ça allait rentrer. » Erik Spoelstra
N’oublions pas de souligner ses paniers clutchs face aux Spurs dont un pull up dans la dernière minute face à San Antonio et ses 7 points cruciaux en prolongation dans la victoire contre Sacramento. Miami peut compter sur lui quand Jimmy Butler est absent, et ce dernier n’a pas manqué de complimenter l’éthique de travail son meneur.
« Il bosse, tout simplement. J’ai le sentiment que c’est de là que vient ta confiance, que ce soit en défense quand tu bosses sur les schémas et tout, ou en attaque, que tu bosses ton shoot, que tu travailles sans cesse sur ton jeu. Il sera dans la ligue pendant longtemps. » Jimmy Butler
via Sun Sentinel
Ja
Morant, PG, Memphis Grizzlies : 37m, 17.9pts, 3.5rds, 7pds
Tout d’abord, commençons par une mauvaise nouvelle, le spectaculaire meneur de Memphis ne participera pas au concours de dunk du All Star Game cette année après avoir décliné l’invitation. On ne lui en veut pas, tant qu’il continue d’être une machine à highlights sur le terrain.
Au fur et à mesure des matchs, le rookie prend de l’assurance dans le jeu avec 9.8 passes décisives sur ses 5 derniers matchs et un +/- de 9.2 quand il est sur le terrain (via NBA.com). Ja Morant propose un savant mélange d’explosivité, de vision de jeu et de magie, une sorte de Derrick Rose 2.0, il est impossible de deviner ce qu’il va inventer une fois dans les airs et les fans du FedEx forum vont pouvoir assister à ce show pour les années à venir.
Le 14e choix de la draft 2018 ne cesse de prendre de l’épaisseur à vue d’œil. Au sein d’une équipe du top 3 à l’ouest, MPJ est une vraie solution offensive en sortie de banc. Avec la blessure de l’arrière Jamal Murray, les tickets shoots sont redistribués et Nikola Jokic va devoir trouver un autre partenaire pour combiner. Cela tombe bien, Mike Malone accorde plus de temps de jeu et de responsabilités offensives pour son jeune et fragile ailier.
MPJ est souvent placé dans un corner et doit proposer du mouvement sans ballon. Néanmoins, lorsqu’il capte le rebond défensif, il est tout à fait capable de remonter le terrain en trois pas et deux dribbles et de finir sur un layup de l’autre côté du parquet. Il serait intéressant de savoir si le staff des Nuggets s’attendait à une telle production de sa part à ce moment de la saison. MPJ va prendre part au money time contre Golden State et capter un rebond offensif très important dans les dernières secondes avec le « and one » derrière.
En revanche, la défense reste en chantier. Comme beaucoup de rookie, il faut s’ajuster à la vitesse du jeu en NBA et dans ce domaine MPJ se fait trop facilement avoir en un contre un, avec un déplacement latéral qui laisse encore à désirer.
Il reste encore la moitié de la saison pour peaufiner tout cela, en attendant, MPJ a réalisé sa performance la plus aboutie lors du MLK Day contre Minnesota avec 20pts, 14rds (records), 4pds et 4/8 à 3pts (record).
Terence Davis, SG, Toronto
Raptors : 43m, 7.4pts, 3.4rds, 1.9pds
Comme écrit dans notre carnet 1.0, les Raptors nous ont habitué à dénicher de bons jeunes universitaires en fin de premier tour ou bien des joueurs non draftés. Terence Davis confirme cette tendance en continuant d’avoir un rôle non négligeable au sein de la rotation du champion en titre. Lors de la victoire à Oklahoma City, l’arrière va être diaboliquement productif avec 12pts, 7rds, 3ints avec un +/- de 18, tout cela en seulement 17 minutes ! Deux jours plus tard, l’ancien joueur de Ole Miss va profiter du garbage time contre les Wizards pour égaliser son record de points avec 23 unités avec un audacieux 5/7 à 3pts.
L’arrière prouve qu’il peut jouer sans ballon mais aussi sur pick and roll en combinant avec ses intérieurs. Lors du MLK Day, le rookie va remplir à nouveau sa feuille de stats: 12pts, 4rds, 4pds, 1blk en seulement 19‘ dans le victoire étriquée chez les Hawks.
Vous l’avez sûrement remarqué, on s’est senti obligé de rajouter ses moyennes aux interceptions et aux contres par match pour ce joueur tant son apport défensif surpasse sa production offensive. Ce joueur est tout simplement le fruit d’une expérience mixant la mentalité défensive de Bruce Bowen, le placement de Shane Battier et les mains de Kawhi Leonard. Cela peut sembler exagéré pour ce rookie de 22 ans, mais Brett Brown n’hésite pas à le titulariser depuis quatre matchs (pour autant de victoires). Contre Brooklyn, l’arrière se voit confier la tâche de gêner le scoreur adverse, Kyrie Irving.
Sur ce match, Thybulle ne va apporter que 5 points mais son apport est tout autre en défense avec 2 interceptions et 4 contres. Regardez à quelle vitesse il va défendre sur trois joueurs puis couvrir le dernier tireur dans le corner.
Sur les cinq derniers matchs, il tourne à 2.2ints et 2blks par matchs ! (via NBA.com). Ce joueur est unique de part son profil. Il ne lui manque plus qu’à se confectionner un tir correct (38.4%) et d’être plus prudent avec le ballon (un ratio de perte de balles autour des 14%, via NBA.com) et ce joueur aura certainement une longue carrière dans la ligue.
Oubliez
les Playoffs et faites progresser ces (très) jeunes joueurs
Detroit Free Press
Sekou Doumbouya, SF,
Detroit Pistons: 17m, 7.7pts, 3.1rds, 0.5pd
La
hype ne fait que s’emplifier et les fans des Pistons tombent peu à
peu sous le charme du français. Commençons par son coéquipier
Markieff Morris qui ne tarit pas d’éloges sur son jeune rookie.
« C’est ‘The Prince’. Vous verrez. Dans 5 ans, il portera Detroit sur son dos, je vous le promets […] C’est un super gamin. Il a envie d’apprendre et une chose est sûre, il n’a pas peur. Il ne sait pas vraiment ce qu’est la NBA, mais il joue dur tous les soirs […] En tant que vet, qui est là depuis quelques années, c’est ce que tu as envie de voir chez un rookie. C’est mon gars. » Markieff Morris
via Pistons.com
Mercredi dernier, Sekou a régalé ses fans avec un record de points en carrière: 24pts, en seulement 27 minutes.
A tout juste 20 ans, Sekou démontre des qualités de jeu sans ballon, il profite de la moindre opportunité lorsque la défense l’abandonne et peut sanctionner à 7m23. Néanmoins, comme beaucoup de débutant, il passera parfois à travers: 4 points (1/8 aux tirs) contre Atlanta, 6 points (0/4 à 3pts) à Washington. Le jeune Piston de 2.06m doit améliorer son tir et doit accepter le fait que d’autres joueurs plus expérimentés (Rose, Drummond…) prennent leur positions en oubliant par moment leur rookie démarqué. Sekou a fait le plus difficile en intégrant pleinement la rotation de Casey, il ne reste plus qu’à engranger de l’expérience jusqu’en avril, quand la saison sera terminée.
Darius
Garland, PG, Cleveland Cavaliers : 44m, 12.3pts, 2rds, 3.6pds
Cleveland collectionne toujours autant les défaites (série de 5 en cours), et les derniers matchs de leur jeune meneur sont pour le moins mitigés : 4 ballons perdus à Memphis, 8 à Chicago et une adresse qui ne dépasse pas les 43% depuis quatre matchs. Pourtant, coach Beilein n’hésite pas à placer Garland dans les meilleurs conditions avec un système offensif qui sera répété à trois reprises dès le début du match contre Chicago.
En fin de match, Garland va manquer un tir à 3pts et un teardrop. Rien d’alarmant, il faut que ce jeune joueur traverse ses situations et en tire des leçons, cela ne pourra que le bonifier à l’avenir. Cleveland ne peut viser les Playoffs, il est donc essentiel de faire grandir leur jeunes joueurs.
L’arrière profite d’un temps de jeu significatif pour confirmer les espoirs placés en lui au moment de sa draft. Culver se démène comme il peut en défense et n’a pas peur de se frotter aux géants adverses lorsqu’il décide de driver.
Jarrett Culver looking more & more like the right pick at no. 6. The progress he's made has impressed. 🙏🏾 #Twolvespic.twitter.com/8mUfdXOppE
De plus, le staff des Timberwolves n’hésitent pas à le placer en défense sur Malcom Brogdon durant le money time. Une mission importante qui ne fait que confirmer le constat que Culver doit progresser en défense lors des situations de pick and roll. On peut éventuellement penser à un manque de communication ou bien de connaissances afin de ne pas être dépassé.
Le point positif à retenir de cette semaine, c’est son nouveau record de points (26) établit contre Toronto, tout en prenant en compte le retour de Karl-Anthony Towns dans le cinq de départ.
https://www.youtube.com/watch?v=QNYR0u5bPiQ
Mentions
spéciales :
Forbes
Eric Paschall, PF, Golden State
Warriors : 40m, 14.1pts, 4.8rds, 1.7pds
Après être redescendu de son nuage, le joueur de 22 ans retrouve peu à peu ses sensations avec deux matchs de suite à plus de 20 points (20 contre Orlando, 22 à Portland). Son agressivité en attaque est précieuse, et Steve Kerr lui accorde des minutes dans le money time.
Eric Paschall double-clutch reverse. Jordan Poole tough lay-in. Steph celebrates!
Cet intérieur est gourmand en isolation, avec une fréquence autour des 16.3% (top 10 de la ligue) ce qui le situe aux côtés d’un joueur au profil similaire : Julius Randle.
Cameron Reddish, SF, Atlanta
Hawks : 40m, 8.7pts, 3.7rds, 1.6pds
L’ailier est rentré dans l’histoire en faisant partie de la première équipe des Hawks à gagner chez les Spurs depuis 1997. Reddish n’était tout simplement pas né ! De plus, il s’agit d’un match référence avec 22pts, 5rds, 4pds et 4 interceptions. Ajoutez à cela une défense convenable face à DeRozan dans le money time et voilà de quoi redonner espoir aux fans des Hawks quant à ce joueur choisi en 10e position de la dernière draft.
Nicolas Claxton, C, Brooklyn
Nets : 12m, 4.7pts, 2.7rds, 1.2pds
Ce jeune intérieur de 20 ans a fait son retour dans la rotation des Nets sur ces deux dernier matchs. Après des débuts hésitants en novembre, l’ancien joueur de Georgia a réalié ses meilleures marques de la saison avec 14 points contre Milwaukee et 15 contre Philadelphie.
Cet intérieur frêle et mobile est généreux dans ses efforts, bien que parfois, il ressemble à un lapin de 3 semaines sur le terrain, Claxton peut se montrer utile sur pick and roll en attaque. Lors du MLK Day, il réalise un intriguant et prometteur 1 sur 2 à 3pts, peut-être un aspect de son jeu à développer pour la suite.
Espérons
que l’équipe médicale est compétente
R.J. Barrett, SG,
New York Knicks : 41m, 14.1pts, 5.2rds, 2.5pds
Quel dommage ! Jeudi dernier lors de la rencontre contre Phoenix, l’arrière doit sortir du terrain au cours du 3e quart-temps suite à une blessure à la cheville.
https://www.youtube.com/watch?v=0ta57cZ3jVs
Un coup d’arrêt pour le gaucher qui avait montré de
réels progrès sur ses derniers matchs dont notamment un joli 5/7 à
3pts contre les Bucks. En effet, face à la meilleure défense « in
the paint », Barrett a su s’adapter et se montrer efficace à
7m23. Espèrons que son absence ne soit que de courte durée, Steve
Nash ne cesse d’être optimiste sur son filleul et son potentiel.
Daniel Gafford, C,
Chicago Bulls : 32m, 4.8pts, 2.4rds, 0.4pd
Suite à une pénurie d’intérieur à Chicago, Gafford a joué quatre matchs de suite en tant que titulaire. Le jeune pivot faisait également son apparition dans notre carnet de la semaine dernière et voilà qu’il se blesse au pouce lors de la rencontre contre les Wizards. Vous pouvez appeler ça la malédiction Clutch Time…
Réserver
votre nuit du mercredi 22 !
Zion Williamson, PF,
New Orleans : –
Rien n’est encore officiel, mais jamais nous n’avons été aussi proche d’assister aux grands débuts de Zion Williamson. Bien qu’évoqué dans notre rapport 2.0, la date de sa première apparition restait floue, et pour être franc, il aurait été fantastique de voir le 1er choix de la draft 2019 placer ses premiers dunks face aux Memphis Grizzlies de Ja Morant, selectionné juste derrière Zion et actuellement en tête pour la course au titre de Rookie of the Year. Selon ESPN, les Pelicans ont indiqué que leur joyau était « incertain » pour le MLK day contre Memphis, ce qui entrouvre l’espoir de voir Zion rentrer sur le terrain dans la nuit de mercredi à jeudi contre les Spurs. (Zion a bien débuté Jeudi face aux Spurs terminant sa feuille de match avec 22 points (72.7% dont quatre tirs à trois points sur quatre tentés), 7 rebonds et 3 passes.)
Un dunk en transition ? un putback dunk sur un tir manqué de Lonzo Ball ? On hâte de voir le premier panier du phénomène pour la décennie à venir.
Chaque semaine Clutch Time vous propose un petit focus sur nos français de NBA et de G-League, afin de faire le point sur les performances de nos compatriotes outre-Atlantique.
source : FFB, montage CTFrench
Pour ce second récap sur nos joueurs français, Clutch Time revient sur l’incroyable semaine du jeune Sekou Doumbouya qui se fait une place parmi les rookies de cette année, des performances XXL de Rudy Gobert avec le Jazz et les coups de mou de certains joueurs, et pas des moindre.
Matteo Marchi/Getty Image
Les Tauliers
Nicolas Batum – Charlotte Hornets (11ème à l’Est)
3.6pts (36.6% FG dont 28.9% à 3pts), 4.4rbds, 3ast, 0.8stl, 0.4blk (20 matchs)
Le bilan de la semaine de Nicolas Batum est loin d’être reluisant. On note toutefois une certaine forme de régularité dans le contenu de ses performances depuis la semaine dernière, tant le joueur a été encore transparent en attaque cette semaine. Avec deux nouvelles défaites au compteur pour les Hornets (série de six défaites en cours), Nico fut pourtant en première ligne avec un temps de jeu supérieur à 20 minutes (30 minutes de jeu lundi contre les Blazers) sans réellement concrétiser ce temps passé sur les parquets. Avec 9 points inscrits (4/5 FG) face à son ancienne équipe, Batum s’est une fois encore montré assez actif en défense (2 interceptions) et aux rebonds (7) mais également dans la circulation de balle (3 passes), domaine dans lequel le Batman va s’illustrer deux jours plus tard face à Denver, combinant 7 rebonds et 7 passes décisives pour…0 points (0/4).
Même si sa défense et son sens de la passe ne sont pas négligeables, le bilan de la semaine reste peut reluisant. En panne d’adresse à Denver, l’ex-Blazer, qui a déjà peu d’occasion de scorer, fait très ou trop rarement mouche aux tirs, ce qui pose de menu problème à son coach qui ne dispose pas d’avantage d’une grosse rotation dans l’effectif. L’objectif désormais pour le joueur sera de trouver une certaine régularité dans l’adresse afin de devenir un facteur X pour les Hornets et retrouver un jeu décisif dans les moments où Borrego compte sur lui, ce qui ne pourra qu’encourager le coach à lui donner des minutes supplémentaires et un rôle offensif plus important à terme.
Une bonne nouvelle est tout de même tombée cette semaine du côté du joueur, lors de l’annonce des douze français retenus par Vincent Collet pour préparer les matchs de qualifications de l’Euro de basket 2021, matchs prévus les 21 et 24 février prochain contre l’Allemagne et le Monténégro, auxquels le capitaine est naturellement convié.
Semaine compliquée pour Evan qui a vu sa dynamique actuelle tronquée par un virus qui l’a notamment privé du déplacement à Los Angeles (victoire du Magic 119 à 118). Amoindri et utilisé avec parcimonie par son coach, Fournier a commencé la semaine par une grosse prestation face aux Kings de Sacramento en inscrivant 25 points (6/16 dont 1/6 à 3pts) dont 12 lancers rentrés sur 12 récoltés, le tout saupoudré de 6 passes et une interception. Une affiche particulière pour lui, grand fan de la franchise californienne et qui s’est illustré en fin de match en délivrant une passe décisive très clutch à son coéquipier Aaron Gordon pour sceller la victoire des siens.
https://www.youtube.com/watch?v=zmpRsclKDW4
De retour jeudi face aux Clippers, le joueur n’a pas eu le même impact dans le jeu en terminant avec 15 points (6/15 dont 0/3 à 3pts) ainsi que 4 rebonds et 2 passes décisives. Pire encore, son équipe va même perdre ce week-end face aux Warriors (95 à 109) alors que Evan semblait toujours en méforme (12 points, 4 rebonds et 4 passes). Une situation pour le Magic que le joueur n’a pas manqué de critiquer ouvertement, assumant sa responsabilité dans les récentes performances de son équipe, loin selon lui de ce que les floridiens peuvent offrir cette année.
Je dirais que c’est décevant. Décevant dans la façon dont on a commencé… C’est vrai qu’on a eu quelques changements mais on a mis beaucoup de temps à se mettre en place défensivement et ça nous a coûté beaucoup de matchs. Des matchs qu’on aurait dû gagner. Il y a eu des blessures mais ça n’empêche pas la façon dont on joue.
Décidément on arrête plus Rudy Gobert. Cette semaine fut encore de toute beauté pour notre pivot préféré (et celui des fans d’Utah également). Mardi à Brooklyn l’ancien choletais s’est fendu quasiment fendu d’un double double-double (22 points et 18 rebonds) et une dixième victoire consécutive pour le Jazz, le tout avec trois offrandes, un ballon volé et deux contres. Rudy a de la suite dans les idées puisqu’il va remettre le couvert samedi face aux Kings, terminant la rencontre avec 28 points, record de la saison, accompagnés de 15 rebonds, deux interceptions et trois contres. Un retour à la normale après la défaite de Utah à la Nouvelle-Orléans, la première depuis Noël !
Sur la semaine, Gobert fait preuve d’une belle force de travail pour Quin Snyder, poursuivant sa belle série du moment en attaque et tenant comme personne la raquette et la défense du Jazz sur ses larges épaules. Une situation que n’ont pas manqué de commenter certains de ses coéquipiers, Donovan Mitchell en tête, qui militent pour voir le français être sélectionné pour le All-Star Game de Chicago.
Il joue à un niveau impressionnant. C’est celui sur qui on s’appuie en défense, on le sait tous et il répond présent. C’est la colonne vertébrale de notre équipe, un leader sur et hors du terrain. En attaque, il a progressé. Il a réussi plusieurs matchs à 20 points et 15 rebonds et devient plus altruiste dans le jeu. Il veut gagner plus que n’importe qui.
interview de Donovan Mitchell sur KSL Sports
Citer parmi les joueurs de la semaine passée dans le KIA MVP Ladder du site officiel de la ligue, notre français se fait une très belle pub depuis quelques temps, autrement plus ambitieuse et encourageante qu’un spot publicitaire décalé; tourné avec son coéquipier, Donovan Mitchell qui se permet de doubler la voix du frenchie.
With the Vivint Smart Home system, @spidadmitchell can control his lights, locks and cameras. From anywherrrrrr….r. 😂😂😂
7.8pts (49.2% FG dont 25% à 3pts), 5.9rbds, 1.4ast, 0.9stl, 1.4blk (21 matchs)
Nouvelle semaine et nouvelles défaites pour les Wizards et Ian Mahinmi qui bénéficie toujours d’un gros temps de jeu (25 minutes). En déplacement toute cette semaine, le français a notamment fait escale à Chicago mercredi, terminant la rencontre avec 8 points (2/7) ainsi que 7 rebonds, 2 passes, une interception et 2 contres. Une feuille de stats noircie qui contraste avec l’adresse déclinante du joueur depuis quelques temps (41.7% depuis le mois de janvier contre 54.2% en décembre) mais à l’image de son équipe.
https://www.youtube.com/watch?v=gTBDiLSPhGQ
Loin de remettre en question son implication dans le jeu et en défense, la question qui revient comme une mélodie depuis quelques temps c’est l’utilisation de deux pivots de formation (Thomas Bryant) dans le cinq qui pourrait inciter le board des Wizards à monter un trade en vue d’attirer un vrai poste 4 pour épauler Dāvis Bertāns, et compenser l’absence de Rui Hachimura. C’est là que le nom du français revient dans certaines rumeurs de trade qui pourrait l’envoyer loin de Washington afin de dégager de la place au poste 5 (cinq pivots) et trouver un ailier fort.
Néanmoins le français continue son travail sans prêter attention à cette période très chamboule-tout qu’est la Trade Deadline. Une nouvelle défaite face à Toronto vendredi a quand même eu raison de l’intérieur français et de son coéquipier convalescent Thomas Bryant, qui se sont fait broyer par la raquette ibérique Gasol – Ibaka (35 points, dont six tirs à trois points pour le cadet des Gasol). Laissé sur le terrain moins de vingt minutes, Scott Brooks a préféré jouer la carte du garbage time en faisant tourner le banc des Wizards, utilisant le français au rabais, notamment dans le jeu au large.
Sarah Stier/Getty Images
Les Apprentis
Timothé Luwawu-Cabarrot – Brooklyn Nets (8ème à l’Est) (Long Island Nets)
4.9pts (40% FG dont 35% à 3pts), 2.4rbds, 0.7ast, 0.5stl, 0.1blk (19 matchs)
Notre apprenti frenchie de la semaine a reçu une belle marque de confiance de la part de son équipe des Brooklyn Nets, qui ont décidé de lui offrir un contrat Two-Way jusqu’à la fin de la saison, alors que son contrat 10-Day devait se terminer dans quelques jours. Une excellente nouvelle pour le joueur drafté en fin de premier tour de la draft 2016 et qui connaît un parcours assez linéaire depuis ses débuts dans la ligue.
Au terme de cette semaine aboutie sur le plan personnel, la déconfiture se poursuit néanmoins pour Brooklyn qui a subi trois nouveaux revers, et qui en compte dix depuis Noël. Toujours fidèle à son statut de defensive player, le remplaçant du revenant Caris LeVert s’est notamment illustré samedi dans la défaite face aux Bucks de Milwaukee (117 à 97), en terminant la rencontre avec 10 points (3/5 FG), 4 rebonds et une passe dans un marasme offensif inquiétant pour l’un des contenders à l’Est.
Une bonne conclusion pour cette semaine démarrée timidement (2 points face à Utah et Philadelphie) mais toujours intéressante aux yeux de son entraîneur Kenny Atkinson et de l’intéressé :
Quand vous arrivez ici et êtes drafté, vous vous dites que c’est quand même cool. Vous prenez les choses pour acquises et quand vous traversez des choses compliquées, que vous vous faites échanger et tout, vous devenez plus dur. J’ai un sentiment d’urgence bien plus développé maintenant qu’à mes débuts.
Timothé Luwawu-Cabarrot
C’est encore un très jeune joueur, et je pense que c’était l’idée quand on l’a amené ici. On s’est dit : « C’est un gars qui a eu des minutes en NBA, il a quand même pas mal joué, il est encore jeune et n’a pas trouvé ses marques dans la ligue. Mais il est encore jeune, donc on va tenter le coup.Oubliez le scoring. Quand vous demandez à un gars d’avoir un rôle, il faut qu’il le fasse et lui l’a endossé à merveille. Que ce soit au niveau du repli défensif, du fait de garder les très bons joueurs adverses, quand on lui a expliqué nos principes… Il a tout compris à son rôle et pourtant il n’était pas au training camp. Il s’est intégré bien plus vite que je ne le pensais.
Kenny Atkinson, coach des Brooklyn Nets
Frank Ntilikina – New York Knicks (14ème à l’Est)
6.1pts (38.3% FG dont 32.3% à 3pts), 2.2rbds, 3.2ast, 1.1stl, 0.4blk (39 matchs)
Une semaine qui avait mal débuté pour le français qui s’était blessé à l’aine et qui avait dû déclarer forfait pour la seule victoire de la semaine des Knicks face à Miami (124 à 121). De retour jeudi pour la réception des Suns et de son ami Elie Okobo, le français a vécu une soirée cauchemardesque en attaque avec seulement 2 petits points inscrits assortis d’une purge à l’adresse (1/7 dont 0/1 derrière l’arc). Sa feuille de stats fut en revanche plutôt remplie à la passe (6 caviars) et à l’interceptions (2) mais le français a très peu pesé sur le jeu des new-yorkais.
En sortie de banc, il va récidiver samedi face à Philadelphie,
auteur d’une prestation encore plus médiocre avec 5 points (2/8 dont 1/3 à
3pts) et 3 petits rebonds captés pour zéro offrande et deux pertes de balle en
un peu plus d’un quart d’heure de jeu (défaite 90 à 87). Une situation de plus
en plus inquiétante alors que la mi- saison est passée et que les Knicks commencent
à mettre le plein pied dans des mouvements en vue de dégraisser l’effectif et
préparer la saison prochaine.
Récemment évoqué dans des rumeurs de transfert l’envoyant notamment du côté de Detroit, pour y rejoindre un autre français en forme (cf : Sekou Doumbouya), difficile de trouver des motifs suffisants pour inciter les dirigeants des Knicks à conserver le meneur sur lequel le « Zen Master », Phil Jackson, avait fondé de grands espoirs lors de la draft 2017. Même si son profil défensif et sa cote de popularité auprès des (rares) supporters de la franchise font offices d’arguments, sur le plan sportif et personnel, le français doit trouver encore l’électrochoc qui lui permettra de sortir de cette mauvaise dynamique.
Elie Okobo – Phoenix Suns (9ème à l’Ouest)
4.5pts (41.3% FG dont 37.5% à 3pts), 1.3rbds, 2.1ast, 0.5stl, 0.1blk (33 matchs)
Sereinement installé dans son rôle de doublure de Ricky
Rubio dans l’Arizona, le français s’est plutôt montré discret, voire
transparent en attaque cette semaine. Face à Atlanta d’abord, les Suns ont eu
la mauvaise surprise de perdre un match à leur portée avec une défense
catastrophique. Elie n’a d’ailleurs pas été exempt de tout reproche en
finissant avec une copie de 3 rebonds et 3 passes pour zéro point inscrit (0/4
FG) malgré un temps de jeu conséquent (22 minutes, plus grosse présence sur un
terrain depuis le 21 décembre dernier).
Le français semble néanmoins afficher un moral et une détermination à toute épreuve. Interrogé cette semaine sur son nouveau statut, le français trouve plusieurs motifs de satisfactions à commencer par son entente avec Ricky Rubio :
Je ne jouais pas beaucoup au début mais maintenant j’ai trouvé un temps de jeu régulier en étant meneur remplaçant. Il fallait que je fasse mes preuves, que je montre de la détermination, je pense avoir bien travaillé depuis le camp d’entraînement et même en Summer League et ça paye, notamment en défense. Maintenant c’est à moi d’être constant… Ricky, je le regardais jouer quand j’étais petit. Je suis attentif à sa manière de jouer. On discute beaucoup, on échange beaucoup, je lui pose beaucoup de questions. J’apprends tous les jours avec lui, sur la façon de s’adapter au jeu NBA, afin d’être un meneur performant en NBA…
Elie Okobo sur Basket USA
Conscient qu’il a encore du travail et des efforts à fournir pour vraiment devenir une pièce essentielle dans la rotation de Monty Williams, le français a terminé la semaine avec deux nouvelles victoires face à Boston et New York, inscrivant notamment 3 points, 1 rebond, 1 passe et 2 interceptions au MSG, s’attirant notamment un bief avec Julius Randle, face auquel le frenchie ne s’est pas démonté devant les yeux de son compatriote Frank Ntilikina avec qui ils se charriaient toute la rencontre.
Julius Randle tried to make a beeline for Elie Okobo at the buzzer and had to be stopped by ref Ed Malloy and teammates. Looked like the two had some words before the last play, then Okobo tossed the ball at Randle's feet at the end. Some drama at the end of a Suns blowout win pic.twitter.com/zymFACiMza
7.8pts (49% FG dont 36.1% à 3pts), 3.1rbds, 0.4ast, 0.6stl, 0.3blk (16 matchs)
Toujours aussi brillant, Sekou Doumbouya gagne en volume de jeu et en respect de la part de ses coéquipiers et du petit monde de la NBA. Après avoir sorti un début de mois de janvier très prometteur, le jeune Sekou a remis le couvert cette semaine en terrassant presque à lui seul les Boston Celtics au Garden (116 à 103). Rien que ça ! Starter il termine la rencontre avec 24 points (meilleur marqueur Pistons) avec une adresse dingue de 76.9% au tirs (10/13 dont 2/4 à trois points).
La semaine avait d’ailleurs moins bien débuté pour le rookie et son équipe qui s’étaient inclinés lundi à domicile face aux Pelicans (117 à 110) malgré une belle feuille de match de la nouvelle coqueluche de la franchise (16 points, 8 rebonds, 1 passe, 1 interception et 1 contre). La fin de semaine des Pistons fut en revanche beaucoup plus joyeuse avec deux nouvelles victoires et une franchise qui est remontée à la 9ème place de la Conférence avec deux victoires de moins que le 8ème, Brooklyn.
Néanmoins le joueur a connu une autre fortune face à Atlanta, ne terminant qu’à 4 unités ainsi que 4 rebonds, le tout emballé dans une adresse catastrophique (1/8 dont 1/4 à longue distance). Une contre performance en porte-à-faux, tant le joueur ne cesse d’impressionner à commencer par certains de ses coéquipiers :
Je suis juste impressionné par son absence de peur à chaque match-up. LeBron, Kawhi, Paul George, Draymond, K-Love. Il les prend les uns après les autres et il s’en fout. C’est comme ça que ça se passe dans cette Ligue, les enfants ne sont pas acceptés.
Derrick Rose pour NBA.com
L’ailier Markieff Morris nous sort même sa boule de cristal en prédisant un grand et bel avenir pour le français, à qui il promet le statut de franchise player des Pistons dans le futur :
C’est un bon gamin. Il veut apprendre et il risque de devenir chaud. Une chose est sûre, il n’a pas peur. Il ne sait pas vraiment ce que c’est que la NBA mais il va se battre tous les soirs. Il se comporte comme un joueur expérimenté et en tant que vétéran, c’est ce que j’attends d’un rookie. C’est ‘The Prince’. Vous verrez, dans cinq ans il portera Detroit sur son dos, je vous le promets. Il fait un travail incroyable en tant que titulaire et il a un grand futur. Il est en train de faire changer les choses ici.
Nous avions quitté Jaylen Hoard la semaine dernière avec le
plein de confiance ce qui nous avait conforté dans l’optique de voir le joueur
rester encore quelques temps avec la franchise de l’Oregon. De là à dire que l’ailier
a définitivement quitté le giron de la G-League et des Texas Legends, serait assez
présomptueux, mais force est de constaté que cette semaine encore le français a
de nouveau jouer le rôle de dépanneur de service. Aligné un peu moins de vingt
minutes lors du déplacement à Oklahoma City, Hoard a terminé la rencontre avec
6 points (3/6), 5 rebonds, une passe et une interception néanmoins sans pouvoir
empêcher les Blazers de s’incliner (106 à 119).
Des statistiques qui commencent à compter et qui devraient
désormais inciter pourquoi pas une franchise à lui donner sa chance, à
commencer par les Blazers et Damian Lillard qui reconnaît le niveau actuel du
frenchie :
Je trouve qu’il joue plutôt bien en ce moment… Depuis qu’il est revenu début janvier, il a gagné du temps de jeu et c’est mérité car c’est un joueur intelligent, un joueur d’instinct capable d’apporter des solutions dans le jeu des deux côtés du terrain. Avec d’avantage d’expérience et un temps de jeu régulier, je pense qu’il gagnera en régularité et en efficacité
Damian Lillard pour Oregon Live
Sa polyvalence dans le jeu et sur le terrain permet à son
entraîneur de le faire jouer un peu partout dans différents rôles, ce qui est
plutôt appréciable en général. Encore en plein apprentissage au plus haut
niveau, Jaylen Hoard ne prend rien pour acquis :
Je suis juste très reconnaissant de pouvoir jouer au basket. Même si l’intégration et l’adaptation au jeu NBA fut difficile, je suis chanceux de pouvoir jouer, c’est un réel plaisir. Même si nous ne gagnons pas, le simple fait d’être ici est une bénédiction.
Jaylen Hoard pour Oregon Live
Adam Mokoka – Chicago Bulls (10ème à l’Est) (Windy City Bulls)
1rbd (2 matchs)
Pas grand chose à signaler cette semaine pour le néo-Bull qui doit encore se contenter de l’équipe de développement de la franchise. Avec les Windy City Bulls, Adam Mokoka a été aligné cette semaine dans le cinq de départ de l’équipe de G-League mais n’a pas beaucoup pesé dans les prestations de son équipe.
Battu d’abord par les Lakeland Magic (104 à 98), le français a rendu une copie plutôt propre (12 points à 5/10 dont 2/4 à 3pts) mais insuffisante par rapport à son binôme à l’arrière, Milton Doyle (24 points, 3 rebonds, 4 passes). Le français est toujours aussi présent néanmoins en défense et notamment au rebond (4), ajoutant par ailleurs une passe décisive et deux steals. Il va d’ailleurs récidiver ce week-end face aux BayHawks de Erie (défaite 100 à 99), en rendant une copie beaucoup moins aboutie au scoring avec 5 points, 3 rebonds, une passe, une interception et un contre.
Très utilisé pour ses skills en défense et dans un rôle d’arrière scoreur, le compte est loin d’être suffisant au regard de ses deux dernières prestations et du temps de jeu conséquent qui lui est offert, pour espérer réintégrer très prochainement le roster des Chicago Bulls.
Vincent Poirier – Boston Celtics (4ème à l’Est) (Maine Red Claws)
Revoilà cette semaine notre bon « vieux » Vincent de retour sur les parquets après plusieurs semaines de convalescence dues à une blessure au doigt (fracture de l’auriculaire gauche). Inutile de vous dire que rien ou peu de chose ont changé pour lui à Boston. Malgré l’absence de Daniel Theis, pivot titulaire des Celtics, le soir de son retour sur les parquets, Vincent ne s’est guère illustré dans le bon sens, terminant la rencontre avec 2 petits points inscrits sur des lancers (0/3), une perte de balle et deux fautes avec seulement 5 minutes de jeu à son actif.
https://www.youtube.com/watch?v=rZZq4hJbx9w
Pourtant enthousiaste à l’idée de pouvoir compter sur le français face à Chicago, l’effet d’annonce du technicien s’est rapidement estompé lorsqu’il décida de faire rentrer Vincent en toute fin de quatrième quart-temps à la place de Wanamaker alors que son équipe avait déjà plus de dix longueurs d’avance en fin de 3ème quart. Rebelote deux jours plus tard face à Detroit, l’ancien joueur du Fener’ ne disputera pas plus de 3 minutes de jeu le temps de prendre un rebond et un tir manqué (défaite 116 à 103).
Depuis mercredi le français n’a malheureusement pas pris part aux rencontres disputées face à Milwaukee et Phoenix, provoquant un peu l’incertitude sur autour de son rôle dans l’équipe. Les semaines à venir vont être cruciales pour un prétendant de la trempe de Boston qui pourrait choisir de se séparer du pivot. Avec du temps de jeu, son gabarit volumineux ne sert finalement qu’à gêner les pivots massifs de la ligue, ce qui ne serait pas pour déplaire à d’autres franchises qui éprouvent des besoins à un poste et des responsabilités souvent déserté dans les raquette.
Car il faut l’admettre, le choix de Vincent Poirier d’évoluer aux Celtics ne colle probablement plus au fonctionnement et au jeu mis en place par Brad Stevens, lequel mise désormais sur son back court et ses joueurs extérieurs. Depuis la blessure de Robert Williams, autre pivot avec lequel Vincent est en concurrence, le français n’a toujours pas bénéficié d’un meilleur traitement de faveur et se retrouve désormais dans une impasse à laquelle il va vite falloir remédier.
Celtic notebook in today's Herald: C's must find out what they have in Vincent Poirier — and soon.https://t.co/Tq32Pf9Btn
Pour cette saison 2019-2020, la rédaction vous donne rendez-vous une fois par mois afin de faire un petit point sur les joueurs en forme du moment dans la course aux distinctions individuelles de la NBA, à la sauce Clutch Time évidemment.
Qui sera le successeur du Greek Freak au titre de MVP ?
Dans ce premier bilan de l’année 2020, la rédaction Clutch Time revient sur ces deux premières semaines de janvier. Entre surprises et prise de bec, le début d’année en NBA est déjà riche en surprises et Drama en tout genre. (Statistiques arrêtées au 16/01/20)
Les MVP de ce début d’année :
LeBron James– Small Forward – (LA Lakers) – 25.4 points (49.1% FG, 34.6% 3pts), 7.7 rebonds, 10.9 passes, 1.3 interceptions
Après une 1ère saison au Lakers sans post-season
(la 1ère fois pour le King) Nous retrouvons un LeBron James plus affuté
que jamais et grisant les feuilles de statistiques à chaque match en frôlant
les triples double à chaque sortie
Plus passeur que jamais, Bronbron est LE meilleur passeur de la ligue avec 10,9 offrandes par match, talonné par Ricky Rubio (9,27 passes). Meilleur passeur que les meneurs purs des Lakers, son talent et sa science du jeu suffit pour le moment à les porter tout en haut de la conférence Ouest. À 35 ans il a le talent et la technique pour d’abord faire briller ses équipiers (avoir Antony Davis ça aide un petit peu, on ne va pas se le cacher) et redonner un titre au Lakers
10ème meilleur scoreur de la ligue, ses dernières sorties sont un bijou : 31pts/13rbd/12ast contre les Suns, 17pts/8rbd/15ast contre les Pelicans, 21pts/14rbd/11ast contre les Pistons, 31pts/5rbd/5ast contre New York, 35pts/16rbd/7ast contre Dallas et enfin 19pts/3rbd/19ast contre Orlando pour la seule défaite des Lakers en ce début de Janvier. Des statistiques hors normes même pour le King pour ce mois de Janvier presque parfait (une seule défaite) ce qui explique sa 1ère place.
1er aux tirs à trois points tentés et rentrés : 5/12 2ème au classement des pertes de balles avec 4,67. James Harden est omniprésent pour les Rockets (2eme temps de jeu en NBA avec 37,14 minutes, juste derrière Kyle Lowry), il est le meilleur scoreur NBA, le plus gros shooteur en volume et arrive 8eme au classement des passes décisives.
Malgré ces statistiques stratosphériques, les Rockets sont 5èmes, des attaques où les isolations s’enchainent à une vitesse folle. Le style D’Antoni correspond à Harden qui a les clés du camion et les défenses n’arrivent que trop peu à le limiter au scoring (prise à deux de Toronto par exemple mais qui s’est conclu par une défaite des Canadiens).
Ses dernières sorties du mois : 13 points (victoire de Portland), 41 points (Victoire de Memphis), 32 points contre les Wolves, 17 contre Oklahoma City Thunder, 41points 10 rebonds 10 assists pour la victoire contre Atlanta, et 44 points 11 rebonds 11 assists victoire contre Philly début Janvier.
Seul représentant à l’Est, on ne présente plus le grec. Il a ajouté une corde à son arc, après son mondial tronqué. En effet Giannis tire à 3 points à 32% de réussite, son meilleur pourcentage en carrière (31% en 2017/2018). En plus des pénétrations toute en puissance, ses transitions inarrêtables, Giannis a passé un vrai cap cette année. S’il réussit à être régulier à trois points et à augmenter son pourcentage, il deviendra juste indéfendable. Véritable chef de file de l’équipe, il fixe les défenses pour libérer les snipers à longue distance. Il porte les Bucks en tête de la NBA avec un bilan de 37 victoires pour 6 défaites.
Bilan du mois de janvier 5 victoires pour 1 défaite : 32 points 17 rebonds 4 assist 3/7 à 3 points 32 points 8 rebonds 1 assist 3/7 à 3 points 24 points 12 rebonds 8 assists 0/5 à 3 points seule défaite du mois 30 points 13 rebonds 4 assist 1/7à 3 points 13 points 10 rebonds 5 assists 1/2 à 3 points 32 points 17 rebonds 6 assists 2/4 à 3 points
Après un mois de décembre en demi-teinte, émaillé par les soucis de santé et des performances qui faisaient le yoyo, le tenant du titre s’est remis la tête à l’endroit pour démarrer l’année 2020 comme il avait entamé sa saison. Avec 24.8 points, 6.2 passes et 2.7 rebonds par match en janvier (28.2 minutes en moyenne), Sweet Lou rentabilise plus que jamais le temps de jeu que Doc Rivers lui accorde à lui et son acolyte Harrell en sortie de banc. Ce qui impressionne d’avantage ce sont ses pourcentages aux tirs : 55.3% FG dont 53.6% à longue distance et 100% d’adresse sur la ligne, le tout en prenant le même nombre de shoots (15 en moyenne). Une adresse qui s’accommode parfaitement lorsque vous croisez la route des Knicks, comme Lou qui claqua 32 points en 35 minutes avec six tentatives à trois rentrées sur dix.
Difficile dans
ces conditions de trouver des points négatifs dans la copie de Lou qui en plus
d’être le troisième joueur le plus utile dans le jeu des Clippers (28.4% USG) est
un joueur d’une efficacité redoutable, notamment lorsqu’il s’agit de se créer
ses shoots et de les rentrer. En revanche s’il y a bien un aspect que le joueur
délaisse pas mal depuis le mois de janvier c’est bien la défense. Ce phénomène,
assez inattendu cette saison, pénalise fortement l’avancée des Clippers dans la
Conférence, à l’image de son match face aux Grizzlies. Même si l’ancien Laker
compense par son activité en attaque, entre les blessures, la gestion du temps
de jeu et le manque d’automatismes, Williams, et d’une façon générale les cols
bleus Clippers, ne parviennent pas à retrouver l’inspiration et le génie en
défense de la saison dernière.
À 31 ans, c’est
presque une seconde jeunesse que s’offre le plus jeune MVP de l’histoire. Dans
un nouveau rôle de sixième homme sous ses nouvelles couleurs de Detroit, le
nouvel energizer des Pistons vient de démarrer l’année de la plus belle
des manières en affichant une moyenne de 22.6 points (48.1% FG et 31.8% à
3pts), 5.7 passes et 3.3 rebonds avec un temps de jeu nettement supérieur
depuis le mois de novembre. Il faut dire que la franchise du Michigan n’est pas
sous son meilleur jour, avec les blessures en cascade de Griffin en début de
saison à Kennard et Morris en passant par les matchs plutôt médiocres de
Drummond ces dernier temps (qui doit plus penser à la période des Trades),
Derrick Rose joue désormais le cadre de service pour la jeune garde des Pistons
propulsée sur le devant de la scène depuis peu.
Même avec un
bilan peu reluisant, ses performances ont le mérite d’exister à l’image de sa
deuxième mi-temps face aux Cavs où il va inscrire 20 points (24 au final à
9/21), dont 9 dans le dernier quart-temps pour offrir le lead à son équipe sur
un jump shot avec quelques secondes restantes à jouer.
Son style de
jeu mêlant toujours altruisme et explosivité en attaque fait le bonheur de sa
nouvelle franchise même s’il n’a pas plus de réussite au niveau du bilan global
de son équipe malgré une contribution importante des deux côtés du terrain
depuis le banc (21.5 au PER, juste derrière Drummond et 4ème Win
Shares de l’équipe).
Dennis Schröder – Point Guard – (Oklahoma City Thunder) – 18.3 points (46.7% FG, 35.9% 3pts), 3.8 rebonds, 3.7 passes
La
« Menace » est toujours bien présente dans l’Oklahoma. Après un
retour fracassant du Point-Guard de Brunswick au mois de décembre, les
performances de l’allemand sont redescendues en janvier tout en restant importantes
pour son équipe qui vient d’enchaîner seize victoires sur leurs 22 dernières
rencontres et de s’installer confortablement à la 7ème place de la
Conférence. Avec 17 points (à 39.4% à 3pts), 3 rebonds et 3 passes par matchs,
le sixième homme confirme encore un peu plus dans son nouveau rôle de sixième
homme de luxe (avec le troisième temps de jeu de son équipe).
Capable aussi
bien de distribuer le jeu que de prendre les tirs (près de quinze en moyenne
par match), Dennis peut devenir encore plus tranchant et efficace sur ses
actions et dans sa prise de décision alors qu’il bénéficie d’un pourcentage élevé
de ballons touchés (27.5% USG). Mais malgré tout s’il faut chercher des
explications à la bonne série du Thunder, le meneur à travers son rendement
apporte plusieurs éléments d’explication à cette dynamique actuelle. Et qui
sait encore ce que l’ex-Hawk nous cache sous sa mèche blonde rebelle.
Mentions spéciales :
Montrezl Harrell – Center – (LA Clippers) – 19.2 points (57.3% FG), 7.2 rebonds, 1.9 passes, 1.1 contres
Parce que
les sophomores sont très (trop) rarement récompensés dans cette catégorie, le
classement qui suit prendra les meilleures progressions de la saison en cours, indexées
sur les joueurs ayant une expérience minimum de trois saisons dans la ligue.
Alex Goodlett – Getty Image
Terry Rozier – Point Guard -(Charlotte Hornets) – 18.3 points (42.4% FG, 39.9% 3pts), 4.3 rebonds, 4.4 passes, 1.2 interceptions
Remplacer au
pied levé Kemba Walker relevait d’un défi immense pour le jeune Terry Rozier.
Arrivé cet été dans la peau du nouveau chef de file d’un effectif en cure de
rajeunissement, l’adaptation de l’ex-Celtic est plutôt longue et laborieuse.
Mais depuis le mois de janvier, Rozier cartonne au scoring. Repositionné depuis
quelques temps au poste 2 au côté de Devonte’ Graham, la recrue phare des
Hornets affiche une moyenne à la hauteur de son nouveau statut : 23.4
points (47% FG dont 45.7% à 3pts), 3.8 rebonds, 4.8 passes et une interception,
le tout en un peu plus de 37 minutes de jeu. Plus adroit et plus entreprenant
en attaque, Terry Rozier n’a en revanche goûté qu’à très peu de victoire depuis
Noël (deux seulement).
Terry Rozier a
désormais tout le loisir de tirer en se souciant moins de la distribution du
jeu et des critiques du début de saison. Néanmoins cette nouvelle approche ne
fait pas encore l’unanimité. Embourbés en fin de deuxième moitié de tableau à
l’Est, les Hornets connaissent la période la plus compliquée de ce début de
saison et ce ne sont pas les performances récentes de T-Ro qui change quoique
ce soit au problème. Malgré sa progression dans l’adresse, Rozier devra
sûrement faire d’avantage et endosser la responsabilité du jeu des Hornets, mais
le peut-il vraiment ?
Serge Ibaka – Center – (Toronto Raptors) – 15.1 points (50.3% FG, 37.3% 3pts), 8.5 rebonds, 1.2 passes, 0.9 contre
Certes ses
performances ne remontent pas qu’au mois de janvier, mais nous tenions à mentionner
le pivot des Raptors. Au-delà d’une place de titulaire qu’il a récupéré depuis
la blessure de Marc Gasol en décembre dernier, Ibaka affiche une forme
resplendissante au point de remettre en cause le statut de leader de son
compatriote Marc Gasol. Souvent apprécié pour son profil défensif mais plus
sous-estimé pour son impact offensive, l’ex-Thunder tourne à 19.3 points, 10.7
rebonds et une passe et un contre par match en 2020 avec des ratios aux tirs
honorables. Ibaka est par ailleurs devenu le premier joueur depuis Chris Bosh à
avoir enchaîné huit double-doubles consécutifs, sa plus longue série en
carrière. Alors est-ce que Serge mérite une place de titulaire ?
Difficile de
nier l’impact statistique du joueur. Même en sortie de banc cette saison, Ibaka
a toujours su s’illustrer dans le rôle de doublure de Gasol, une alchimie que
Nick Nurse ne souhaite sûrement pas voir s’étioler en deuxième partie de
saison. Pourtant il faut reconnaître que l’efficacité offensive et défensive du
joueur est similaire à l’ex-Grizzly malgré un temps de jeu inférieur.
L’explication peut se trouver non pas sur l’efficacité mais la création des
deux intérieurs qui met davantage en évidence Gasol par son altruisme et son QI
Basket globalement plus utile et adapté au jeu des Raptors. Le rôle d’Ibaka
tient plus d’un profil de replaçant plus scoreur et autant défensif (49.7%
d’adresse chez ses vis-à-vis), ce qui permet aux Raptors d’être l’une des
meilleures défenses de la ligue.
Jordan McRae
est revenu libéré depuis la fin décembre. Après avoir subi une opération pour
une blessure au doigt qu’il traînait depuis fin octobre, il faut croire que les
chirurgiens ont également décoincé le joueur. Dans un style de jeu décomplexé,
McRae tourne désormais à 19.5 points, 4.9 rebonds et 3 passes par match depuis
son retour, soit plus du double de points inscrits par rapport au mois de
novembre ! Titularisé pour la première fois début janvier, l’arrière de 28 ans
confirme qu’il peut prendre feu très souvent (35 points, 5 rebonds et 4 passes
face à Portland) et contribuer aux derniers succès des Wizards.
Le joueur est surtout devenu une valeur sûre derrière l’arc (42.5% d’adresse) en tentant de plus en plus sa chance de loin. Pour relativiser cette belle dynamique il est inutile de dire que le champion NBA (oui oui) a bien trouver sa place dans l’effectif de Washington. Pas vraiment concerné par la chose en défense, le joueur compense par son efficacité (4ème au PER) et son profil 2/3, des postes qui mis à part Bradley Beal restent faiblement fournis.
Mention spéciale :
Kyle Kuzma – Power Forward – (LA Lakers) – 12.9 points (43% FG, 34.2% 3pts), 3.8 rebonds, 1.1 passes
Les Sophomores de ce début d’année :
Si la NBA
honore chaque année, depuis 1953, ses novices, en récompensant notamment le
meilleur rookie d’une cuvée, les Sophomores sont les laissés-pour-compte des
distinctions et autres trophées conçus par la ligue. C’est la raison pour
laquelle Clutch Time souhaite réparer cette erreur en récompensant à sa manière
ces jeunes encore en pleine éclosion.
Pour ce premier
bilan sur les joueurs sophomores, difficile de passer à côté du phénomène
ambiant de la ligue. À même pas 21 ans, Dončić explose tous les compteurs et
records de précocité. De ses triples-doubles au nombre de paniers à trois
points sur un seul match en passant par les mentions de Jordan, LeBron ou
encore Robertson, le slovène vit un rêve américain à une allure bluffante. Il
est également en tête des votes pour le All-Star Game qui se tiendra à Chicago
le 16 février prochain, en prenant soin de reléguer James Harden, Damian
Lillard ou encore Stephen Curry à plusieurs millions de votes d’écart.
Ce mois-ci, le
meneur des Mavs est encore stratosphérique. 28 points (45% FG dont 32.3% à
3pts), 10.8 rebonds et 9.4 passes par match, le gamin de Ljubljana a su
remettre l’équipe texane sur les bons rails ces derniers jours avec notamment
un triple-double inédit face à Sacramento (25-15-17). Il doit encore trouver un
juste équilibre avec son adresse et être plus rigoureux sur ses choix de passes
afin d’éviter des pertes de balle toutes bêtes. Mais qu’y a-t-il de critiquable
encore chez un joueur, avec si peu d’expérience, meilleur élément de sa
franchise (3ème PER de la ligue), parmi les leaders dans plusieurs
catégories statistiques majeures et dont le nom revient sans cesse dans les
discussions pour le trophée du meilleur joueur de la saison ?
Voilà encore un
autre sophomore qui aurait amplement mérité de figurer parmi les meilleures
progressions de l’année. Depuis son arrivée dans l’Oklahoma, le canuck a
définitivement pris les rênes de cette équipe du Thunder qui détonne et
surprend semaine après semaine. Depuis janvier, le meneur se présente avec une
moyenne de 20.8 points (53.8% FG), 8 rebonds, 3.5 passes et 1.3 interceptions.
Avec un temps de jeu et des responsabilités décuplés, le jeune SGA n’est pas
étranger à la forme actuelle de son équipe (16 victoires pour 7 défaites depuis
décembre). Il faut dire que l’ex-Wildcats est bien loti niveau apprentissage
puisqu’il côtoie depuis cette saison un certains Chris Paul avec qui il forme
un back-court très complémentaire comme face à Brooklyn le 7 janvier dernier,
rencontre durant laquelle le duo improbable va inscrire 50 points (victoire 111
à 103).
Parmi les
performances notables ce mois-ci, on peut noter son incroyable premier triple-double
en carrière claqué face aux Timberwolves, 20 points, 20 rebonds et 10 passes…
une première depuis le Shaq’ (1993) pour un sophomore. Alors certes le joueur
reste perfectible, principalement à trois points, les tirs en pull-up et dans
l’animation offensive, domaine qui revient logiquement dans les mains de CP3,
mais comme pour Dončić, SGA représente déjà le présent de sa franchise tant son
impact et sa progression sont impressionnantes et nul doute qu’il devrait assez
rapidement figurer parmi les futurs All-Stars d’ici deux à trois ans.
Jaren Jackson Jr. – Center – (Memphis Grizzlies) – 18 points (48.2% FG, 41.5% 3pts), 4.9 rebonds, 1.5 passes, 1.5 contres
Si Memphis n’a
d’yeux que pour son nouveau maître à jouer de 20 ans, un autre joueur peut lui
tenir la dragée haute, Jaren Jackson Jr qui depuis le début de la saison joue
quasiment d’égal à égal avec son partenaire à la mène. Encore plus jeune que
Morant, JJJ pour l’acronyme (ou les plus flémards d’entre nous) a démarré sa
saison doucement pour atteindre finalement son pic de forme en décembre avec plus
de 20 points et 4 rebonds, tandis que Morant était légèrement sur le déclin. En
janvier Jackson Jr. a tenu le même rythme de croisière avec 19.7 points, 5.4
rebonds mais surtout 1.4 passes, une interception et 2 contres par match avec
un temps de jeu qui ne dépasse même pas les 30 minutes. Un vrai
touche-à-tout !
Un des grands
points forts de l’intérieur c’est son incroyable adresse derrière l’arc (à 50%)
depuis le mois de janvier. Le joueur prend en moyenne plus de six tirs par
match ce qui le place comme le joueur qui tente le plus sa chance de loin mais
également comme le plus adroit de sa franchise, avec un arsenal de tirs très
varié, allant des pick-and-pop, step-back, tirs en transition et en mouvement…
peu importe la manière dont Jackson tire, il fait mouche ! L’esprit Grit
And Grind illustre parfaitement la mentalité du joueur et de l’effectif de
Memphis cette saison.
Snyder a la pression cette année. Il récupère un meneur plein d’expérience pour passer un cap en playoffs, un Donovan Mitchell en progression constante depuis qu’il est dans la grande ligue…mais l’intégration-cohabitation avec Mitchell a du mal à se faire. Le Jazz n’avait pas retrouvé sa défense qui a fait son succès ces dernières saisons.
Mais depuis fin décembre début janvier, le coach a trouvé les mots et les rotations pour faire évoluer Utah à son niveau. Une défense de fer retrouvée, un Gobert précieux des deux côtés du terrain, Mitchell au four et au moulin, et voilà Utah qui arrive à la 4ème place de la conférence Ouest avec un bilan de 7 victoires et 1 défaite sur le mois de janvier. L’intégration de Clarkson, arrivé courant janvier permet d’avoir une solution offensive (14 points en moyenne) fiable en sortie de banc
Reste à concrétiser tout ça sur la longueur en intégrant Conley (blessé depuis …) et pour finir 1er de la Division devant Denver (29-12).
Billy Donovan (Oklahoma City Thunder) – 23 victoires 18 défaites
Depuis son arrivé dans l’Oklahoma, Billy Donovan a toujours dû gérer de gros égaux (Westbrook, Paul George, Carmelo Anthony…) une chance d’avoir des joueurs de ce calibre mais aussi des difficultés pour trouver une alchimie sur le terrain. Cette année le coach a pu créer un vrai collectif grâce au trade de Westbrook et de Paul George. Les arrivés de Shai Gilgeous-Alexander, Gallinari et CP3 se concrétisent par l’explosion du sophomore drafté par les clippers 20 points par match, l’ailier italien le suit de près avec 18 points par match. Chris Paul quant à lui est présent pour plier les matchs grâce à son expérience (16,5 points par match).
Pour sa deuxième saison a OKC, Schröder a trouvé sa place en sortie de banc (18 points par match). Un Steven Adams toujours aussi solide avec un double-double de moyenne (12 points et 10 rebonds par match). Oklahoma qui devait être en reconstruction est à la 7eme place de la conférence Ouest avec un bilan positif (23-18). Personne ne les attendait là, sauf peut-être Billy…
Taylor Jenkins (Memphis Grizzlies) – 19 victoires 22 défaites
En pleine reconstruction depuis le trade de Mike Conley, un coach rookie, un meneur rookie drafté à la 1ère place. Voilà les ingrédients du début de saison pour une équipe jeune qui pourrai être performante dans quelques saisons. Mais voilà que le coach a réussi à créer une alchimie et un collectif qui fait apparaître les Grizzlies au 8ème spot de la conférence. Ja Morant est déjà prêt pour la NBA, son explosivité rappelle Westbrook, Jaren Jackson Jr. intérieur sophomore continue sa progression et impressionne également en début de saison.
Un collectif bien huilé qui permet à des joueurs secondaires de briller (Crawder contre les Clippers), c’est ce collectif qui a surpris toute la NBA avec un bilan de 19 -22 et une 8eme place à l’ouest. Un bilan de 5 – 1 en ce mois de janvier confirme la bonne saison des Grizzlies. Taylor Jenkins a réussi à créer un fond de jeu avec ces oursons. La saison est encore longue, elle va se jouer après le All-Star break …
Les Trophées by Clutch Time :
Le Trash Talk du mois : Jimmy Butler X TJ Warren
Jimmy Butler et TJ Warren un duel de choc…une embrouille lors du match qui opposait Indiana à Miami le 8 octobre dernier et qui se poursuivra même en interview d’après match. Tout commence par un 1er accrochage au 3ème quart-temps lorsque TJ commet une faute sur Butler qui s’en va vers le panier. Jimmy Bucket ne se laisse pas faire et répond verbalement et physiquement à l’ailier des Pacers. S’en suit une intervention rapide et musclée des arbitres et des joueurs pour séparer les deux fauteurs de troubles
https://www.youtube.com/watch?v=2F2PdBOYVV0
Après deux fautes techniques pour l’un comme pour l’autre, Warren va en rajouter une couche lorsque Butler sera sifflé pour faute offensive sur Warren qui se permet de railler à nouveau le numéro 22 du Heat. Les arbitres infligent alors une 2ème faute technique au Pacer synonyme d’exclusion. Alors que ce dernier s’en retourne au vestiaire, Jimmy Butler en profite pour lui adresser une délicate attention à laquelle TJ Warren va lui répondre bien poliment.
Déclaration d’après-match :
La NBA a vite réagi avec des amendes de 25.000 $ pour TJ Warren et 35.000 $ pour Jimmy Butler et l’ensemble de son œuvre ( interview et post Instagram), une situation très peu appréciée généralement dans les instances de la ligue.
Le Pétage de plomb du mois : Kevin Love
Après s’être passé les nerfs sur une chaise (qui n’avait rien fait de mal), le beau gosse des Cavs, et un des plus gros contrats de la franchise, a de plus en plus de mal à supporter son jeune coéquipier Collin Sexton, qui « dirige » le jeux de la franchise pas toujours comme il le souhaiterait. Même si officiellement, lors des déclarations d’après match ou sur Instagram, Kevin Love ne donne que de l’amour à son coéquipier Colin Sexton, sur le terrain c’est autre chose. En voici quelques images
https://www.youtube.com/watch?v=6fYmg5MprzU
https://www.youtube.com/watch?v=CFhrmci10Bw
L’intérieur ne cache pas son mal être sur le terrain, et la question qui reste sur toute les lèvres est : verra-t-on un autre visage de la part du joueur dans quelques semaines ou un trade se dessinera-t-il pour les Cavs et Kevin Love avant la trade deadline ? Affaire à suivre
Le cassage de cheville du mois : Ja Morant
On avait quitté Ja Morant à Noël avec un bien vilain cross de la part du malicieux Marco Belinelli (San Antonio Spurs) sur le jeune rookie des Grizzlies. Même si le joueur s’est bien relevé depuis, confirmant un peu plus chaque semaine son potentiel et un statut de futur ROY, le gamin de Murray State nous a rappelé à quel point ses qualités athlétiques et son sens du déplacement et de l’anticipation surpasse déjà pas mal de joueur middle-class de la ligue.
Pour démarrer l’année comme il se doit, le meneur de jeu s’est offert l’un des crossovers les plus dévastateur de la saison à n’en pas douter, sur l’arrière des Clippers, Jerome Robinson. La suite se passe de commentaire.
https://www.youtube.com/watch?v=yStBLchInMw
Youtube – Memphis Grizzlies
Le Trophée ad vitam æternam : David Stern
C’est malheureusement une année qui a très mal débuté pour la grande famille du basket. Le 1er Janvier dernier, nous apprenions la disparition du mythique et non moins controversé ex-commissaire général, David Stern, qui nous a quitté à l’âge de 77 ans, dont trente années passées à la tête de la ligue nord-américaine (1984-2014). Pour celles et ceux qui ignoreraient encore tout de son parcours, Stern fut sûrement l’un des plus grands commissaires du sport aux États-Unis aux côtés de son prédécesseur Larry O’Brien ou encore de Pete Rozelle en NFL. Voici quelques dates clés de la NBA sous le règne de l’avocat new-yorkais :
1984 : Stern n’a alors que 42 ans et il est nommé à la présidence de la ligue pour succéder à son mentor Larry O’Brien. Il reprend alors une ligue en déficit, tiraillée entre les problèmes de drogues et de racisme mais surtout qui n’arrive plus à remplir ses salles. David Stern décide alors d’instaurer le fameux Salary Cap afin de pénaliser les équipes qui dépensent leur revenus à tord et à travers. Résultat la ligue est devenue en quelques années une véritable machine à cash, brillamment incarnée par une génération dorée, autour de Magic Johnson, Larry Bird et rapidement Michael Jordan qui sera drafté cette année-là.
De 1988 à 1995 : À la fin des années 80, Stern décide d’élargir le nombre de franchises en s’ouvrant à de nouveaux marchés. La NBA s’installe d’abord en Floride et en Caroline du Nord avec le Heat de Miami et les Charlotte Hornets, avant de créer deux nouvelles franchises à Orlando (Magic) et Minnesota (Timberwolves). En 1995, après la première retraite de Jordan, la ligue s’attaque au marché canadien et décide de créer non pas une mais deux franchises basées à Vancouver (Grizzlies) et Toronto (Raptors). La première déménagera en 2002, laissant les Raptors, seuls représentant du pays à la feuille d’érable.
Tony Parker lors de la draft 2001
1992 : C’est probablement l’un des plus grands tour de force réalisé par le new-yorkais. Dans l’optique d’internationaliser la ligue et son attractivité par-delà les continents, Stern encouragera fortement les stars de l’époque à représenter la Team USA Basket aux Jeux d’été de Barcelone. La Dream Team championne olympique avec Jordan, Bird, Johnson, Barkley… devient alors très rapidement un phénomène mondial et reste un symbole du basket de nos jours. Stern cherchera aussi à diffuser l’image de la NBA partout dans le monde en modernisant notamment l’offre de divertissement via le All-Star Week-end et les Playoffs NBA.
1996 : David Stern veut miser sur la domination internationale des basketteuses américaines, alors triples championnes olympiques et cinq fois championnes du monde, en créant la WNBA. Cette ligue professionnelle verra notamment Cynthia Cooper, Lisa Leslie, Sheryl Swoopes, Diana Taurasi et Candace Parker devenir les figures de proue de la ligue dans les années 2000. Parmi les joueuses étrangères à avoir porté les couleurs d’une franchise américaine, plusieurs d’entre elles ont eu une belle carrière à l’image de l’australienne Lauren Jackson, de l’espagnole Sancho Lyttle ou encore la française Sandrine Gruda.
1998 et 2011 : Malgré plusieurs coups de maître dans sa carrière, Stern a du également encaisser les critiques notamment lors des lock-out de 1999 et de 2011. Opposant syndicat des joueurs et dirigeants des franchises, le patron de la ligue fut longtemps pointé du doigt pour sa gestion chaotique des négociations autour des revenus de la ligue et du Salary Cap qui vont entraîner des saisons raccourcies. On oubliera pas non plus l’épisode de Chris Paul et du véto posé par Stern, alors propriétaire par intérim des New Orleans, sur un transfert du meneur des Hornets en 2011 vers les Lakers qui fait encore beaucoup parler de nos jours.
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