Les Trophées Individuels by Clutch Time – Janvier 2020

Pour cette saison 2019-2020, la rédaction vous donne rendez-vous une fois par mois afin de faire un petit point sur les joueurs en forme du moment dans la course aux distinctions individuelles de la NBA, à la sauce Clutch Time évidemment.

Qui sera le successeur du Greek Freak au titre de MVP ?

Dans ce premier bilan de l’année 2020, la rédaction Clutch Time revient sur ces deux premières semaines de janvier. Entre surprises et prise de bec, le début d’année en NBA est déjà riche en surprises et Drama en tout genre. (Statistiques arrêtées au 16/01/20)


Les MVP de ce début d’année :

LeBron James – Small Forward – (LA Lakers) – 25.4 points (49.1% FG, 34.6% 3pts), 7.7 rebonds, 10.9 passes, 1.3 interceptions

Après une 1ère saison au Lakers sans post-season (la 1ère fois pour le King) Nous retrouvons un LeBron James plus affuté que jamais et grisant les feuilles de statistiques à chaque match en frôlant les triples double à chaque sortie

Plus passeur que jamais, Bronbron est LE meilleur passeur de la ligue avec 10,9 offrandes par match, talonné par Ricky Rubio (9,27 passes). Meilleur passeur que les meneurs purs des Lakers, son talent et sa science du jeu suffit pour le moment à les porter tout en haut de la conférence Ouest. À 35 ans il a le talent et la technique pour d’abord faire briller ses équipiers (avoir Antony Davis ça aide un petit peu, on ne va pas se le cacher) et redonner un titre au Lakers

10ème meilleur scoreur de la ligue, ses dernières sorties sont un bijou : 31pts/13rbd/12ast contre les Suns, 17pts/8rbd/15ast contre les Pelicans, 21pts/14rbd/11ast contre les Pistons, 31pts/5rbd/5ast contre New York, 35pts/16rbd/7ast contre Dallas et enfin 19pts/3rbd/19ast contre Orlando pour la seule défaite des Lakers en ce début de Janvier. Des statistiques hors normes même pour le King pour ce mois de Janvier presque parfait (une seule défaite) ce qui explique sa 1ère place.

Steve Gonzales – Houston Chronicle

James Harden – Shooting Guard – (Houston Rockets) – 37.2 points (44.6% FG, 37.3% 3pts), 6.2 rebonds, 7.5 passes, 1.7 interceptions

1er aux tirs à trois points tentés et rentrés : 5/12
2ème au classement des pertes de balles avec 4,67.
James Harden est omniprésent pour les Rockets (2eme temps de jeu en NBA avec 37,14 minutes, juste derrière Kyle Lowry), il est le meilleur scoreur NBA, le plus gros shooteur en volume et arrive 8eme au classement des passes décisives.

Malgré ces statistiques stratosphériques, les Rockets sont 5èmes, des attaques où les isolations s’enchainent à une vitesse folle. Le style D’Antoni correspond à Harden qui a les clés du camion et les défenses n’arrivent que trop peu à le limiter au scoring (prise à deux de Toronto par exemple mais qui s’est conclu par une défaite des Canadiens).

Ses dernières sorties du mois :  13 points (victoire de Portland), 41 points (Victoire de Memphis), 32 points contre les Wolves, 17 contre Oklahoma City Thunder, 41points 10 rebonds 10 assists pour la victoire contre Atlanta, et 44 points 11 rebonds 11 assists victoire contre Philly début Janvier.

Giannis AntetokounmpoPower Forward – (Milwaukee Bucks) – 30.1 points (55.2% FG 32.4% à 3pts), 12.9 rebonds, 5.5 passes décisives, 1.2 interceptions, 1.1 contres

Seul représentant à l’Est, on ne présente plus le grec. Il a ajouté une corde à son arc, après son mondial tronqué. En effet Giannis tire à 3 points à 32% de réussite, son meilleur pourcentage en carrière (31% en 2017/2018). En plus des pénétrations toute en puissance, ses transitions inarrêtables, Giannis a passé un vrai cap cette année. S’il réussit à être régulier à trois points et à augmenter son pourcentage, il deviendra juste indéfendable. Véritable chef de file de l’équipe, il fixe les défenses pour libérer les snipers à longue distance. Il porte les Bucks en tête de la NBA avec un bilan de 37 victoires pour 6 défaites. 

Bilan du mois de janvier 5 victoires pour 1 défaite : 
32 points 17 rebonds 4 assist 3/7 à 3 points 
32 points 8 rebonds 1 assist 3/7 à 3 points 
24 points 12 rebonds 8 assists 0/5 à 3 points seule défaite du mois 
30 points 13 rebonds 4 assist 1/7 à 3 points
13 points 10 rebonds 5 assists 1/2 à 3 points 
32 points 17 rebonds 6 assists 2/4 à 3 points


Les Sixth Men de ce début d’année :

USA Today

Lou Williams – Shooting Guard – (LA Clippers) – 19.7 points (43% FG, 37.9% 3pts), 3 rebonds, 6.2 passes

Après un mois de décembre en demi-teinte, émaillé par les soucis de santé et des performances qui faisaient le yoyo, le tenant du titre s’est remis la tête à l’endroit pour démarrer l’année 2020 comme il avait entamé sa saison. Avec 24.8 points, 6.2 passes et 2.7 rebonds par match en janvier (28.2 minutes en moyenne), Sweet Lou rentabilise plus que jamais le temps de jeu que Doc Rivers lui accorde à lui et son acolyte Harrell en sortie de banc. Ce qui impressionne d’avantage ce sont ses pourcentages aux tirs : 55.3% FG dont 53.6% à longue distance et 100% d’adresse sur la ligne, le tout en prenant le même nombre de shoots (15 en moyenne). Une adresse qui s’accommode parfaitement lorsque vous croisez la route des Knicks, comme Lou qui claqua 32 points en 35 minutes avec six tentatives à trois rentrées sur dix.

Difficile dans ces conditions de trouver des points négatifs dans la copie de Lou qui en plus d’être le troisième joueur le plus utile dans le jeu des Clippers (28.4% USG) est un joueur d’une efficacité redoutable, notamment lorsqu’il s’agit de se créer ses shoots et de les rentrer. En revanche s’il y a bien un aspect que le joueur délaisse pas mal depuis le mois de janvier c’est bien la défense. Ce phénomène, assez inattendu cette saison, pénalise fortement l’avancée des Clippers dans la Conférence, à l’image de son match face aux Grizzlies. Même si l’ancien Laker compense par son activité en attaque, entre les blessures, la gestion du temps de jeu et le manque d’automatismes, Williams, et d’une façon générale les cols bleus Clippers, ne parviennent pas à retrouver l’inspiration et le génie en défense de la saison dernière.

Derrick Rose – Point Guard – (Detroit Pistons) – 18.1 points (49.6% FG, 31.8% 3pts), 2.4 rebonds, 5.8 passes

À 31 ans, c’est presque une seconde jeunesse que s’offre le plus jeune MVP de l’histoire. Dans un nouveau rôle de sixième homme sous ses nouvelles couleurs de Detroit, le nouvel energizer des Pistons vient de démarrer l’année de la plus belle des manières en affichant une moyenne de 22.6 points (48.1% FG et 31.8% à 3pts), 5.7 passes et 3.3 rebonds avec un temps de jeu nettement supérieur depuis le mois de novembre. Il faut dire que la franchise du Michigan n’est pas sous son meilleur jour, avec les blessures en cascade de Griffin en début de saison à Kennard et Morris en passant par les matchs plutôt médiocres de Drummond ces dernier temps (qui doit plus penser à la période des Trades), Derrick Rose joue désormais le cadre de service pour la jeune garde des Pistons propulsée sur le devant de la scène depuis peu.

Même avec un bilan peu reluisant, ses performances ont le mérite d’exister à l’image de sa deuxième mi-temps face aux Cavs où il va inscrire 20 points (24 au final à 9/21), dont 9 dans le dernier quart-temps pour offrir le lead à son équipe sur un jump shot avec quelques secondes restantes à jouer.

Son style de jeu mêlant toujours altruisme et explosivité en attaque fait le bonheur de sa nouvelle franchise même s’il n’a pas plus de réussite au niveau du bilan global de son équipe malgré une contribution importante des deux côtés du terrain depuis le banc (21.5 au PER, juste derrière Drummond et 4ème Win Shares de l’équipe).

Dennis SchröderPoint Guard – (Oklahoma City Thunder) – 18.3 points (46.7% FG, 35.9% 3pts), 3.8 rebonds, 3.7 passes

La « Menace » est toujours bien présente dans l’Oklahoma. Après un retour fracassant du Point-Guard de Brunswick au mois de décembre, les performances de l’allemand sont redescendues en janvier tout en restant importantes pour son équipe qui vient d’enchaîner seize victoires sur leurs 22 dernières rencontres et de s’installer confortablement à la 7ème place de la Conférence. Avec 17 points (à 39.4% à 3pts), 3 rebonds et 3 passes par matchs, le sixième homme confirme encore un peu plus dans son nouveau rôle de sixième homme de luxe (avec le troisième temps de jeu de son équipe).

Capable aussi bien de distribuer le jeu que de prendre les tirs (près de quinze en moyenne par match), Dennis peut devenir encore plus tranchant et efficace sur ses actions et dans sa prise de décision alors qu’il bénéficie d’un pourcentage élevé de ballons touchés (27.5% USG). Mais malgré tout s’il faut chercher des explications à la bonne série du Thunder, le meneur à travers son rendement apporte plusieurs éléments d’explication à cette dynamique actuelle. Et qui sait encore ce que l’ex-Hawk nous cache sous sa mèche blonde rebelle.


Mentions spéciales :

Montrezl Harrell – Center – (LA Clippers) – 19.2 points (57.3% FG), 7.2 rebonds, 1.9 passes, 1.1 contres

Jordan Clarkson – Shooting Guard – (Utah Jazz) – 14.7 points (44.7% FG, 36.8% 3pts), 2.3 rebonds, 2.1 passes

Troy Brown Jr.) – Shooting Guard – (Washington Wizards) – 10.2 points (45.2% FG, 31.3% 3pts), 6 rebonds, 2.1 passes, 1.4 interceptions


Les Meilleures progressions de ce début d’année :

Parce que les sophomores sont très (trop) rarement récompensés dans cette catégorie, le classement qui suit prendra les meilleures progressions de la saison en cours, indexées sur les joueurs ayant une expérience minimum de trois saisons dans la ligue.

Alex Goodlett – Getty Image

Terry RozierPoint Guard -(Charlotte Hornets) – 18.3 points (42.4% FG, 39.9% 3pts), 4.3 rebonds, 4.4 passes, 1.2 interceptions

Remplacer au pied levé Kemba Walker relevait d’un défi immense pour le jeune Terry Rozier. Arrivé cet été dans la peau du nouveau chef de file d’un effectif en cure de rajeunissement, l’adaptation de l’ex-Celtic est plutôt longue et laborieuse. Mais depuis le mois de janvier, Rozier cartonne au scoring. Repositionné depuis quelques temps au poste 2 au côté de Devonte’ Graham, la recrue phare des Hornets affiche une moyenne à la hauteur de son nouveau statut : 23.4 points (47% FG dont 45.7% à 3pts), 3.8 rebonds, 4.8 passes et une interception, le tout en un peu plus de 37 minutes de jeu. Plus adroit et plus entreprenant en attaque, Terry Rozier n’a en revanche goûté qu’à très peu de victoire depuis Noël (deux seulement).

Terry Rozier a désormais tout le loisir de tirer en se souciant moins de la distribution du jeu et des critiques du début de saison. Néanmoins cette nouvelle approche ne fait pas encore l’unanimité. Embourbés en fin de deuxième moitié de tableau à l’Est, les Hornets connaissent la période la plus compliquée de ce début de saison et ce ne sont pas les performances récentes de T-Ro qui change quoique ce soit au problème. Malgré sa progression dans l’adresse, Rozier devra sûrement faire d’avantage et endosser la responsabilité du jeu des Hornets, mais le peut-il vraiment ?

Serge IbakaCenter – (Toronto Raptors) – 15.1 points (50.3% FG, 37.3% 3pts), 8.5 rebonds, 1.2 passes, 0.9 contre

Certes ses performances ne remontent pas qu’au mois de janvier, mais nous tenions à mentionner le pivot des Raptors. Au-delà d’une place de titulaire qu’il a récupéré depuis la blessure de Marc Gasol en décembre dernier, Ibaka affiche une forme resplendissante au point de remettre en cause le statut de leader de son compatriote Marc Gasol. Souvent apprécié pour son profil défensif mais plus sous-estimé pour son impact offensive, l’ex-Thunder tourne à 19.3 points, 10.7 rebonds et une passe et un contre par match en 2020 avec des ratios aux tirs honorables. Ibaka est par ailleurs devenu le premier joueur depuis Chris Bosh à avoir enchaîné huit double-doubles consécutifs, sa plus longue série en carrière. Alors est-ce que Serge mérite une place de titulaire ?

Difficile de nier l’impact statistique du joueur. Même en sortie de banc cette saison, Ibaka a toujours su s’illustrer dans le rôle de doublure de Gasol, une alchimie que Nick Nurse ne souhaite sûrement pas voir s’étioler en deuxième partie de saison. Pourtant il faut reconnaître que l’efficacité offensive et défensive du joueur est similaire à l’ex-Grizzly malgré un temps de jeu inférieur. L’explication peut se trouver non pas sur l’efficacité mais la création des deux intérieurs qui met davantage en évidence Gasol par son altruisme et son QI Basket globalement plus utile et adapté au jeu des Raptors. Le rôle d’Ibaka tient plus d’un profil de replaçant plus scoreur et autant défensif (49.7% d’adresse chez ses vis-à-vis), ce qui permet aux Raptors d’être l’une des meilleures défenses de la ligue.

Jordan McRaeShooting Guard – (Washington Wizards) – 13.8 points (43.4% FG, 42.5% 3pts), 3.5 rebonds, 2.9 passes

Jordan McRae est revenu libéré depuis la fin décembre. Après avoir subi une opération pour une blessure au doigt qu’il traînait depuis fin octobre, il faut croire que les chirurgiens ont également décoincé le joueur. Dans un style de jeu décomplexé, McRae tourne désormais à 19.5 points, 4.9 rebonds et 3 passes par match depuis son retour, soit plus du double de points inscrits par rapport au mois de novembre ! Titularisé pour la première fois début janvier, l’arrière de 28 ans confirme qu’il peut prendre feu très souvent (35 points, 5 rebonds et 4 passes face à Portland) et contribuer aux derniers succès des Wizards.

Le joueur est surtout devenu une valeur sûre derrière l’arc (42.5% d’adresse) en tentant de plus en plus sa chance de loin. Pour relativiser cette belle dynamique il est inutile de dire que le champion NBA (oui oui) a bien trouver sa place dans l’effectif de Washington. Pas vraiment concerné par la chose en défense, le joueur compense par son efficacité (4ème au PER) et son profil 2/3, des postes qui mis à part Bradley Beal restent faiblement fournis.


Mention spéciale :

Kyle Kuzma – Power Forward – (LA Lakers) – 12.9 points (43% FG, 34.2% 3pts), 3.8 rebonds, 1.1 passes


Les Sophomores de ce début d’année :

Si la NBA honore chaque année, depuis 1953, ses novices, en récompensant notamment le meilleur rookie d’une cuvée, les Sophomores sont les laissés-pour-compte des distinctions et autres trophées conçus par la ligue. C’est la raison pour laquelle Clutch Time souhaite réparer cette erreur en récompensant à sa manière ces jeunes encore en pleine éclosion.

Luka DončićPoint Guard – (Dallas Mavericks) – 28.8 points (46.6% FG, 31.7% 3pts), 9.8 rebonds, 9 passes, 1.1 interceptions

Glenn James Getty Image

Pour ce premier bilan sur les joueurs sophomores, difficile de passer à côté du phénomène ambiant de la ligue. À même pas 21 ans, Dončić explose tous les compteurs et records de précocité. De ses triples-doubles au nombre de paniers à trois points sur un seul match en passant par les mentions de Jordan, LeBron ou encore Robertson, le slovène vit un rêve américain à une allure bluffante. Il est également en tête des votes pour le All-Star Game qui se tiendra à Chicago le 16 février prochain, en prenant soin de reléguer James Harden, Damian Lillard ou encore Stephen Curry à plusieurs millions de votes d’écart.

Ce mois-ci, le meneur des Mavs est encore stratosphérique. 28 points (45% FG dont 32.3% à 3pts), 10.8 rebonds et 9.4 passes par match, le gamin de Ljubljana a su remettre l’équipe texane sur les bons rails ces derniers jours avec notamment un triple-double inédit face à Sacramento (25-15-17). Il doit encore trouver un juste équilibre avec son adresse et être plus rigoureux sur ses choix de passes afin d’éviter des pertes de balle toutes bêtes. Mais qu’y a-t-il de critiquable encore chez un joueur, avec si peu d’expérience, meilleur élément de sa franchise (3ème PER de la ligue), parmi les leaders dans plusieurs catégories statistiques majeures et dont le nom revient sans cesse dans les discussions pour le trophée du meilleur joueur de la saison ?

Shai Gilgeous-AlexanderPoint Guard – (Oklahoma City Thunder) – 20 points (47% FG, 35.2% 3pts), 5.7 rebonds, 3 passes, 1.2 interceptions

Voilà encore un autre sophomore qui aurait amplement mérité de figurer parmi les meilleures progressions de l’année. Depuis son arrivée dans l’Oklahoma, le canuck a définitivement pris les rênes de cette équipe du Thunder qui détonne et surprend semaine après semaine. Depuis janvier, le meneur se présente avec une moyenne de 20.8 points (53.8% FG), 8 rebonds, 3.5 passes et 1.3 interceptions. Avec un temps de jeu et des responsabilités décuplés, le jeune SGA n’est pas étranger à la forme actuelle de son équipe (16 victoires pour 7 défaites depuis décembre). Il faut dire que l’ex-Wildcats est bien loti niveau apprentissage puisqu’il côtoie depuis cette saison un certains Chris Paul avec qui il forme un back-court très complémentaire comme face à Brooklyn le 7 janvier dernier, rencontre durant laquelle le duo improbable va inscrire 50 points (victoire 111 à 103).

Parmi les performances notables ce mois-ci, on peut noter son incroyable premier triple-double en carrière claqué face aux Timberwolves, 20 points, 20 rebonds et 10 passes… une première depuis le Shaq’ (1993) pour un sophomore. Alors certes le joueur reste perfectible, principalement à trois points, les tirs en pull-up et dans l’animation offensive, domaine qui revient logiquement dans les mains de CP3, mais comme pour Dončić, SGA représente déjà le présent de sa franchise tant son impact et sa progression sont impressionnantes et nul doute qu’il devrait assez rapidement figurer parmi les futurs All-Stars d’ici deux à trois ans.

Jaren Jackson Jr.Center – (Memphis Grizzlies) – 18 points (48.2% FG, 41.5% 3pts), 4.9 rebonds, 1.5 passes, 1.5 contres

Si Memphis n’a d’yeux que pour son nouveau maître à jouer de 20 ans, un autre joueur peut lui tenir la dragée haute, Jaren Jackson Jr qui depuis le début de la saison joue quasiment d’égal à égal avec son partenaire à la mène. Encore plus jeune que Morant, JJJ pour l’acronyme (ou les plus flémards d’entre nous) a démarré sa saison doucement pour atteindre finalement son pic de forme en décembre avec plus de 20 points et 4 rebonds, tandis que Morant était légèrement sur le déclin. En janvier Jackson Jr. a tenu le même rythme de croisière avec 19.7 points, 5.4 rebonds mais surtout 1.4 passes, une interception et 2 contres par match avec un temps de jeu qui ne dépasse même pas les 30 minutes. Un vrai touche-à-tout !

Un des grands points forts de l’intérieur c’est son incroyable adresse derrière l’arc (à 50%) depuis le mois de janvier. Le joueur prend en moyenne plus de six tirs par match ce qui le place comme le joueur qui tente le plus sa chance de loin mais également comme le plus adroit de sa franchise, avec un arsenal de tirs très varié, allant des pick-and-pop, step-back, tirs en transition et en mouvement… peu importe la manière dont Jackson tire, il fait mouche ! L’esprit Grit And Grind illustre parfaitement la mentalité du joueur et de l’effectif de Memphis cette saison.

Mentions spéciales :

Trae Young – Point Guard – (Atlanta Hawks) – 29.1 points (44.2% FG, 36.9% 3pts), 4.5 rebonds, 8.5 passes, 1.2 interceptions

Devonte’ Graham – Point Guard – (Charlotte Hornets) – 18.7 points (37.8% FG, 38.7% 3pts), 3.7 rebonds, 7.7 passes, 0.9 interception

DeAndre AytonCenter – (Phoenix Suns) – 16.8 points (55.8% FG), 12 rebonds, 1.8 passes, 1.6 interceptions


Les Coachs de ce début d’année :

Getty Image

Quin Snyder (Utah Jazz) – 28 victoires 13 défaites

Snyder a la pression cette année. Il récupère un meneur plein d’expérience pour passer un cap en playoffs, un Donovan Mitchell en progression constante depuis qu’il est dans la grande ligue…mais l’intégration-cohabitation avec Mitchell a du mal à se faire. Le Jazz n’avait pas retrouvé sa défense qui a fait son succès ces dernières saisons. 

Mais depuis fin décembre début janvier, le coach a trouvé les mots et les rotations pour faire évoluer Utah à son niveau. Une défense de fer retrouvée, un Gobert précieux des deux côtés du terrain, Mitchell au four et au moulin, et voilà Utah qui arrive à la 4ème place de la conférence Ouest avec un bilan de 7 victoires et 1 défaite sur le mois de janvier. L’intégration de Clarkson, arrivé courant janvier permet d’avoir une solution offensive (14 points en moyenne) fiable en sortie de banc

Reste à concrétiser tout ça sur la longueur en intégrant Conley (blessé depuis …) et pour finir 1er de la Division devant Denver (29-12). 

Billy Donovan (Oklahoma City Thunder) – 23 victoires 18 défaites

Depuis son arrivé dans l’Oklahoma, Billy Donovan a toujours dû gérer de gros égaux (Westbrook, Paul George, Carmelo Anthony…) une chance d’avoir des joueurs de ce calibre mais aussi des difficultés pour trouver une alchimie sur le terrain. Cette année le coach a pu créer un vrai collectif grâce au trade de Westbrook et de Paul George. Les arrivés de Shai Gilgeous-Alexander, Gallinari et CP3 se concrétisent par l’explosion du sophomore drafté par les clippers 20 points par match, l’ailier italien le suit de près avec 18 points par match. Chris Paul quant à lui est présent pour plier les matchs grâce à son expérience (16,5 points par match).

Pour sa deuxième saison a OKC, Schröder a trouvé sa place en sortie de banc (18 points par match). Un Steven Adams toujours aussi solide avec un double-double de moyenne (12 points et 10 rebonds par match). Oklahoma qui devait être en reconstruction est à la 7eme place de la conférence Ouest avec un bilan positif (23-18). Personne ne les attendait là, sauf peut-être Billy…

Taylor Jenkins (Memphis Grizzlies) – 19 victoires 22 défaites

En pleine reconstruction depuis le trade de Mike Conley, un coach rookie, un meneur rookie drafté à la 1ère place. Voilà les ingrédients du début de saison pour une équipe jeune qui pourrai être performante dans quelques saisons. Mais voilà que le coach a réussi à créer une alchimie et un collectif qui fait apparaître les Grizzlies au 8ème spot de la conférence. Ja Morant est déjà prêt pour la NBA, son explosivité rappelle Westbrook, Jaren Jackson Jr. intérieur sophomore continue sa progression et impressionne également en début de saison.

Un collectif bien huilé qui permet à des joueurs secondaires de briller (Crawder contre les Clippers), c’est ce collectif qui a surpris toute la NBA avec un bilan de 19 -22 et une 8eme place à l’ouest. Un bilan de 5 – 1 en ce mois de janvier confirme la bonne saison des Grizzlies. Taylor Jenkins a réussi à créer un fond de jeu avec ces oursons. La saison est encore longue, elle va se jouer après le All-Star break …


Les Trophées by Clutch Time :

Le Trash Talk du mois : Jimmy Butler X TJ Warren

Jimmy Butler et TJ Warren un duel de choc…une embrouille lors du match qui opposait Indiana à Miami le 8 octobre dernier et qui se poursuivra même en interview d’après match. Tout commence par un 1er accrochage au 3ème quart-temps lorsque TJ commet une faute sur Butler qui s’en va vers le panier. Jimmy Bucket ne se laisse pas faire et répond verbalement et physiquement à l’ailier des Pacers. S’en suit une intervention rapide et musclée des arbitres et des joueurs pour séparer les deux fauteurs de troubles

Après deux fautes techniques pour l’un comme pour l’autre, Warren va en rajouter une couche lorsque Butler sera sifflé pour faute offensive sur Warren qui se permet de railler à nouveau le numéro 22 du Heat. Les arbitres infligent alors une 2ème faute technique au Pacer synonyme d’exclusion. Alors que ce dernier s’en retourne au vestiaire, Jimmy Butler en profite pour lui adresser une délicate attention à laquelle TJ Warren va lui répondre bien poliment.

Déclaration d’après-match :

La NBA a vite réagi avec des amendes de 25.000 $ pour TJ Warren et 35.000 $ pour Jimmy Butler et l’ensemble de son œuvre ( interview et post Instagram), une situation très peu appréciée généralement dans les instances de la ligue.


Le Pétage de plomb du mois : Kevin Love

Après s’être passé les nerfs sur une chaise (qui n’avait rien fait de mal), le beau gosse des Cavs, et un des plus gros contrats de la franchise, a de plus en plus de mal à supporter son jeune coéquipier Collin Sexton, qui « dirige » le jeux de la franchise pas toujours comme il le souhaiterait.
Même si officiellement, lors des déclarations d’après match ou sur Instagram, Kevin Love ne donne que de l’amour à son coéquipier Colin Sexton, sur le terrain c’est autre chose. En voici quelques images

L’intérieur ne cache pas son mal être sur le terrain, et la question qui reste sur toute les lèvres est : verra-t-on un autre visage de la part du joueur dans quelques semaines ou un trade se dessinera-t-il pour les Cavs et Kevin Love avant la trade deadline ? Affaire à suivre


Le cassage de cheville du mois : Ja Morant

On avait quitté Ja Morant à Noël avec un bien vilain cross de la part du malicieux Marco Belinelli (San Antonio Spurs) sur le jeune rookie des Grizzlies. Même si le joueur s’est bien relevé depuis, confirmant un peu plus chaque semaine son potentiel et un statut de futur ROY, le gamin de Murray State nous a rappelé à quel point ses qualités athlétiques et son sens du déplacement et de l’anticipation surpasse déjà pas mal de joueur middle-class de la ligue.

Pour démarrer l’année comme il se doit, le meneur de jeu s’est offert l’un des crossovers les plus dévastateur de la saison à n’en pas douter, sur l’arrière des Clippers, Jerome Robinson. La suite se passe de commentaire.

Youtube – Memphis Grizzlies

Le Trophée ad vitam æternam : David Stern

C’est malheureusement une année qui a très mal débuté pour la grande famille du basket. Le 1er Janvier dernier, nous apprenions la disparition du mythique et non moins controversé ex-commissaire général, David Stern, qui nous a quitté à l’âge de 77 ans, dont trente années passées à la tête de la ligue nord-américaine (1984-2014). Pour celles et ceux qui ignoreraient encore tout de son parcours, Stern fut sûrement l’un des plus grands commissaires du sport aux États-Unis aux côtés de son prédécesseur Larry O’Brien ou encore de Pete Rozelle en NFL. Voici quelques dates clés de la NBA sous le règne de l’avocat new-yorkais :

1984 : Stern n’a alors que 42 ans et il est nommé à la présidence de la ligue pour succéder à son mentor Larry O’Brien. Il reprend alors une ligue en déficit, tiraillée entre les problèmes de drogues et de racisme mais surtout qui n’arrive plus à remplir ses salles. David Stern décide alors d’instaurer le fameux Salary Cap afin de pénaliser les équipes qui dépensent leur revenus à tord et à travers. Résultat la ligue est devenue en quelques années une véritable machine à cash, brillamment incarnée par une génération dorée, autour de Magic Johnson, Larry Bird et rapidement Michael Jordan qui sera drafté cette année-là.

De 1988 à 1995 : À la fin des années 80, Stern décide d’élargir le nombre de franchises en s’ouvrant à de nouveaux marchés. La NBA s’installe d’abord en Floride et en Caroline du Nord avec le Heat de Miami et les Charlotte Hornets, avant de créer deux nouvelles franchises à Orlando (Magic) et Minnesota (Timberwolves). En 1995, après la première retraite de Jordan, la ligue s’attaque au marché canadien et décide de créer non pas une mais deux franchises basées à Vancouver (Grizzlies) et Toronto (Raptors). La première déménagera en 2002, laissant les Raptors, seuls représentant du pays à la feuille d’érable.

Tony Parker lors de la draft 2001

1992 : C’est probablement l’un des plus grands tour de force réalisé par le new-yorkais. Dans l’optique d’internationaliser la ligue et son attractivité par-delà les continents, Stern encouragera fortement les stars de l’époque à représenter la Team USA Basket aux Jeux d’été de Barcelone. La Dream Team championne olympique avec Jordan, Bird, Johnson, Barkley… devient alors très rapidement un phénomène mondial et reste un symbole du basket de nos jours. Stern cherchera aussi à diffuser l’image de la NBA partout dans le monde en modernisant notamment l’offre de divertissement via le All-Star Week-end et les Playoffs NBA.

1996 : David Stern veut miser sur la domination internationale des basketteuses américaines, alors triples championnes olympiques et cinq fois championnes du monde, en créant la WNBA. Cette ligue professionnelle verra notamment Cynthia Cooper, Lisa Leslie, Sheryl Swoopes, Diana Taurasi et Candace Parker devenir les figures de proue de la ligue dans les années 2000. Parmi les joueuses étrangères à avoir porté les couleurs d’une franchise américaine, plusieurs d’entre elles ont eu une belle carrière à l’image de l’australienne Lauren Jackson, de l’espagnole Sancho Lyttle ou encore la française Sandrine Gruda.

1998 et 2011 : Malgré plusieurs coups de maître dans sa carrière, Stern a du également encaisser les critiques notamment lors des lock-out de 1999 et de 2011. Opposant syndicat des joueurs et dirigeants des franchises, le patron de la ligue fut longtemps pointé du doigt pour sa gestion chaotique des négociations autour des revenus de la ligue et du Salary Cap qui vont entraîner des saisons raccourcies. On oubliera pas non plus l’épisode de Chris Paul et du véto posé par Stern, alors propriétaire par intérim des New Orleans, sur un transfert du meneur des Hornets en 2011 vers les Lakers qui fait encore beaucoup parler de nos jours.

Laisser un commentaire