Pour la première année, ClutchTime se lance dans une grande série de previews pour la saison 2019-2020 ! On part sur une division par semaine et cela jusqu’au début de la saison ! On débarque cette semaine du coté de la Division Centrale, avec les Chicago Bulls.
Chicago Bulls
Bilan 2018-2019 :
Classement : 13ème de la conférence Est
Bilan : 22-60
Playoffs : non-qualifié
Bilan sur la saison
La saison 2018-19 des Chicago Bulls devait être la saison de la confirmation. Raté. Aussi bien dans les résultats que chez les joueurs, le bilan est très faible, en comparaison avec les ambitions affichées en début de saison. Les blessures à répétition de plusieurs joueurs majeurs n’ont guère aidé Fred Hoiberg dans sa composition d’équipe qui en a fait rapidement les frais, remplacé en décembre par son adjoint Jim Boylen. En dépit des talents présents dans cette équipe, les Bulls ne sont pas parvenu à engranger les victoires malgré un recrutement ambitieux et un réel potentiel. Les playoffs semblaient proche et loin à la fois pour Windy City.
Les Bulls sont tout de même parvenu à finir 20ème meilleure défense de la ligue, grâce aux style de jeu prôné par Hoiberg puis Boylen. Mais les points positifs restent peu nombreux, à l’exception du début de saison de Zach LaVine ou encore du mois de février de feu du finlandais Markkanen. Néanmoins l’intégration de son pivot Carter Jr. et l’arrivée d’un ailier du calibre d’Otto Porter sont à ranger au rang des satisfactions sur la saison.
Terminant à une piteuse 13ème place, les blessures ont littéralement foutu en l’air les ambitions des Bulls. L’infirmerie n’a jamais désemplit durant la saison depuis Markkanen et Dunn puis Felicio et Parker jusqu’à LaVine et Porter , seul Ryan Arcidiacono (prolongé cet été) est parvenu à passer entre les gouttes. C’est précisément ces absences qui ont empêché les Bulls de répondre présent dans la bataille à l’Est (27ème attaque de la ligue) et même de freiner la progression de ses meilleurs éléments. Certains éléments de l’effectif en ont fait les frais (Parker et Lopez) plongeant un peu plus les Bulls dans une spirale infernale.
Note : Le contrat du pivot turc O.Asik (3,000,000$) et de l’arrière A. Blakeney (1,488,231$) sont inclus dans le Salary Cap 2019-20 des Bulls
Le cinq majeur de ClutchTime
Meneur
Arrière
Ailier
Ailier Fort
Pivot
K. Dunn
Z. LaVine
O. Porter
L. Markkanen
W. Carter Jr.
Évaluation by CT
Points Forts
Points Faibles
Le talent
Les blessures
La défense
Le jeu offensif
La rotation
La rotation au poste 5
Prévision de Classement
Estimation haute : 7ème
Estimation basse : 14ème
Notre estimation : 10ème
Probabilité de playoffs: autour de 25%
AVIS GLOBAL ET ATTENTES
Pour remédier à l’exercice 2018-2019, les Bulls ont effectué une intersaison plutôt encourageante axée d’abord sur la continuité en conservant son effectif quasi intacte. La sélection en septième position de la draft du jeune meneur Coby White et un effectif qui s’est étoffé un peu plus à chaque poste (meneur en particulier) devrait permettre à chacun d’avoir des repères suffisants pour ne pas reproduire un bilan catastrophique cette année.
Néanmoins, Jim Boylen part de loin et devra apporter rapidement des garanties dans le jeu sous peine de subir le même sort que son prédécesseur. Si les joueurs sont épargnés par les blessures, il est envisageable de voir Chicago sous son vrai jour avec des joueurs qui confirment leur potentiel en se mêlant à la lutte pour les playoffs (absents depuis 2017). Zach LaVine devra endosser le rôle de top scorer que beaucoup voit en lui, tout en étant capable de hausser le jeu de ses coéquipiers.
Highlights des Bulls 2018-2019
Pour finir la preview en douceur, un petit come-back sur la saison dernière avec les meilleures actions des Bulls !
Lorsque l’on parle de « meilleure saison NBA de ces dernières années », plusieurs réponses reviennent souvent : 2011 (première année des Heatles, magnifique titre pour les Mavs), 2013 (énorme saison de Miami, finales absolument sublimes) et bien sûr 2016 (les Warriors des 73 wins, la finale de conférence face à OKC, et le comeback des Cavs en finales). Cependant, les dernières saisons ont été marquées par la lassitude due à la dominance incontestable des Warriors. Le Big Four de Golden State a écrasé toute concurrence en 2017 et 2018. Mais en NBA, tout peut très vite être chamboulé.
C’est ce que nous a prouvé la saison 2018-2019. Alors que toute la planète NBA voyait les Warriors réaliser le three-peat, c’est finalement les Raptors de Toronto qui ont décroché le titre (bien qu’aidés par les blessures des joueurs de Golden State). L’intersaison a également été riche en changements, et notamment au niveau des signatures / trades de joueurs. Tous ces éléments amènent à se demander si la saison à venir ne serait pas la meilleure saison NBA depuis bien des années.
Une répartition des talents bien plus équilibrée
C’est l’élément principal qui a déclenché une perte d’intérêt pour certains fans de NBA : le rassemblement de superstars. Big Four aux Warriors (voire Big Five si l’on compte Cousins), Big Three aux Sixers (voire Big Four avec l’arrivée de Tobias Harris), au Thunder (2017-2018) ou aux Celtics (Kyrie, Hayward, Al Horford). Enormément de joueurs ont bougé durant cette intersaison et la ligue s’annonce plus compétitive que jamais
Conférence Ouest
La bataille de Los Angeles
Personne n’aura échappé à cela, nous allons assister à une véritable bataille pour la domination de LA. LeBron James et Anthony Davis contre Kawhi Leonard et Paul George. Le King a beaucoup à prouver après une saison 2018-2019 extrêmement décevante côté Lakers. AD a lui l’ambition d’aller loin en Playoffs, comme Paul George pour les Clippers. Du point de vue de Kawhi Leonard, il aura très certainement envie de prouver que c’est bel et bien lui le meilleur joueur de basketball de la planète. Ces deux équipes font parties des favorites pour remporter le titre, et on ne manquera absolument aucune de leurs oppositions.
Retrouvailles de MVPs à Houston
James Harden, machine offensive, 4 fois sur le podium du MVP en 5 ans (dont un remporté), sortant d’une saison historique à 36 points de moyenne. Russell Westbrook, véritable animal sur les terrains, meilleur passeur de la ligue à plusieurs reprises, MVP 2017, et possible futur recordman du nombre de triple-doubles en carrière. Les deux compères vont rejouer ensemble sous le maillot des Rockets et sont sans conteste le backcourt le plus talentueux de la ligue. Beaucoup s’interrogent sur leur comptabilité sur le terrain, ces deux joueurs étant ceux qui ont le plus le ballon en main en match, mais s’ils arrivent à jouer ensemble, c’est toutes les défenses NBA qui vont trembler, et ils seront alors de très sérieux candidats au titre.
Retour de Stephen Curry version 2016 ?
Golden State a perdu Kevin Durant, Andre Iguodala, DeMarcus Cousins, et Klay Thompson est blessé pendant plusieurs mois. Malgré l’arrivée de D’Angelo Russell, une chose est claire. Tous. Les. Ballons. Seront. Pour. Steph. Qui n’a pas envie de retrouver le Stephen Curry ultra dominant de 2016 ? Un Curry libéré et beaucoup de choses à prouver pour des Warriors dont beaucoup doutent, ce combo pourrait être extrêmement dangereux pour toute la NBA.
Bataille royale : Denver, Utah, San Antonio et Portland
Ces 4 équipes seront au rendez-vous dans la lutte pour l’avantage du terrain en Playoffs. Entre Portland (3ème l’année précédente et les finales de conférence) qui a récupéré Hassan Whiteside et qui devrait compter sur le retour de Nurkic en cours de saison, Denver dans la continuité de son excellente saison, les Spurs de Pop, et un Jazz qui s’est amélioré (arrivées de Conley et Bogdanovic), la bataille s’annonce passionnante.
Equipes de jeunes talents
Plusieurs équipes pourraient prendre part à la fête en réalisant de bonnes saisons, et notamment 3 équipes disposant d’un jeune effectif à fort potentiel : les Kings, les Mavs, et les Pelicans. Les Kings ont réalisé une bonne saison l’année dernière, en finissant 9ème aux portes de Playoffs et devant l’ennemi jaune et violet. Cette saison pourrait être la confirmation que cet effectif a quelque chose de spécial, avec notamment le duo Fox – Bagley. Les Mavs auront également leur mot à dire. Pourquoi ? 4 mots : Luka Doncic, Kristaps Porzingis. Le duo européen va avoir l’occasion de s’illustrer, et après la première saison excellente de Doncic, on a hâte de voir la suite. Enfin, les Pels. Certes, AD n’est plus là. Cependant, New Orleans a pu récupérer en échange Lonzo Ball, Brandon Ingram, et Josh Hart. Rajoutons à cela des joueurs comme Jrue Holiday ou J.J. Redick, et l’effectif est plutôt bon. Ce n’est bien sûr pas tout, car les Pels ont drafté en numéro le joueur avec le plus de hype en NCAA, le monstre athlétique Zion Williamson. Des jeunes prometteurs, un numéro de draft qui aura à cœur de montrer ce qu’il sait faire, l’après AD peut être très satisfaisant à la Nouvelle-Orléans, et ce dès la saison prochaine.
Conférence Est
L’après Kyrie pour les Celtics
La saison passée a été une grande déception pour des C’s qu’on attendait au plus haut de la conférence Est. Niveau décevant, beaucoup de déclarations polémiques, et une rupture de l’équipe ont perturbé la machine verte. Kyrie est parti et a été remplacé par Kemba Walker. Les fans de Boston attendent beaucoup de ce dernier, notamment dans l’intégration dans le jeu d’équipe des C’s. Kawhi parti des Raptors, KD absent pour au minimum une grande partie de la saison, Butler à Miami, les Celtics peuvent espérer être champions dans la conférence Est.
Mission conservation du trône à Milwaukee
Malgré tous les renforcements à l’Est, ce sont bel et bien les Bucks qui sont les favoris des bookmakers pour être une nouvelle fois au sommet de la conférence Est. Fort de son titre de MVP, Giannis aura à cœur de prouver qu’il peut emmener son équipe jusqu’à la plus haute des distinctions : la bague. L’équipe conserve le même effectif de base en ayant prolongé Khris Middleton et Brook Lopez. Malgré la perte de certains éléments (on pense bien sûr à Malcom Brogdon en premier), les Bucks font bien évidemment partie de ces équipes qui vont jouer pour le titre.
Un nouveau palier à franchir pour les 76ers
Après deux saisons à environ 50 victoires, deux saisons d’éliminations en demi-finales de conférence, il est temps pour les Sixers de franchir un nouveau palier. L’équipe de Brett Brown se doit d’aller au minimum en finales de conférence après deux échecs face aux Celtics puis face aux Raptors. La nouvelle raquette composée d’Al Horford et de Joel Embiid devrait être infranchissable en défense, et les 76ers ont réussi à conserver Tobias Harris pour dynamiser leur attaque et offrir du spacing à cette équipe qui va devoir se passer du sniper J.J. Redick. On espère voir un Embiid dominant, candidat au MVP, DPOY, ou même aux deux. Rajoutez à cette excellente équipe un Ben Simmons qui va peut-être (enfin ?) rentrer des tirs, et vous avez un énorme contender au titre de champion NBA.
Saison de transition pour les Nets ?
Les Nets ont réalisé LE gros coup de cette Free Agency 2019 : signer Kyrie Irving ET Kevin Durant. Les deux joueurs font partie des meilleurs joueurs de la ligue, et on bave d’impatience de les voir sur un parquet ensemble. Seulement voilà : Kevin Durant est blessé depuis les finales NBA, et ne reviendra sans doute pas avant la saison 2020-2021… Les Nets ne font donc pas réellement partie des favoris pour le titre de champion, mais cette saison s’annonce tout de même très intéressante à Brooklyn. Comment Kyrie Irving va-t-il assumer son rôle de franchiseplayer après son échec à Boston ? L’équipe va-t-elle jouer aussi bien qu’avec D’Angelo Russell ? Plusieurs questions subsistent, mais nul doute que l’excellent duo management–coaching des Nets réussira à rendre cette équipe très séduisante.
Raptors, Pacers, Heat : lutte pour l’avantage du terrain
Ces 3
équipes ont des situations assez similaires : de bons joueurs, des jeunes
à potentiel, un bon coaching, mais pas de duo ou trio de superstars.
Parlons tout d’abord de Toronto : les champions NBA 2018-2019 auront la
volonté de prouver que même sans Kawhi Leonard, l’équipe de Nick Nurse reste un
sérieux adversaire qu’il ne faut pas sous-estimer. L’effectif composé de
notamment Kyle Lowry, Marc Gasol ou Pascal Siakam pourrait jouer les troubles
fêtes et prendre l’avantage du terrain à une des 4 équipes précédemment citées.
Il en est de même pour Miami et Indiana. Deux effectifs solides, avec de très
bons jeunes joueurs (Bam Adebayo, Tyler Herro, Myles Turner, Malcom Brogdon…),
deux bons voire très bons coachs (McMillan et Spoelstra), et deux joueurs de calibres
All Star (Butler et Oladipo) pouvant emmener Miami ou Indianapolis dans le top
4 de la conférence Est. Malgré cela, il est difficile d’imaginer une de ces
équipes aller en finales NBA, mais nul doute que prendre ses adversaires en
Playoffs à la légère serait une grave erreur.
Cependant, cette nouvelle saison s’annonce excitante pour plusieurs autres raisons que l’équilibre retrouvé de la ligue.
Nouvelles règles
Cette saison sera une première au niveau de l’arbitrage. La NBA va instaurer la possibilité pour les coachs de challenger une décision arbitrale. S’inspirant du modèle présent depuis plusieurs années en National Football League, les entraineurs pourront demander à ce qu’une action soit revue à la vidéo par les arbitres. Cela pourra inclure une sortie de balle, un contre illégal, ou bien une action sifflée contre son équipe. Il sera possible d’effectuer un challenge par match, sous réserve d’avoir un temps mort encore disponible. C’est une petite révolution pour la NBA, où les arbitres sont souvent accusés de « gâcher » un match à cause de décisions erronées. Ce challenge permettra donc de contester une décision cruciale dans un match serrée par exemple.
Destins de certains joueurs
L’avenir de certains joueurs est incertain, que ce soit des joueurs sous contrat, ou des joueurs libres. On pense notamment à Iguodala, échangé cet été aux Grizzlies, qui ne souhaite pas rester dans une franchise qui va vraisemblablement tanker cette saison. Iguodala est un joueur qui peut énormément apporter dans une équipe qui joue le titre, et plusieurs équipes pourraient se positionner sur lui.
CP3 quant à lui, a été transféré à OKC dans le cadre du trade de Russell Westbrook. Il est clair que les deux camps aimeraient trouver une équipe contender ou presque pour récupérer le meneur de 34 ans. Problème : le salaire, qui rend le buyout impossible, et un trade très compliqué. Autres joueurs susceptibles d’être échangés : Bradley Beal et Kevin Love. Les deux joueurs seraient indéniablement un énorme atout pour une équipe jouant les Playoffs. Les Wizards ont réitéré leur volonté de ne pas transférer leur arrière, mais si leur saison n’est pas bonne, leurs objectifs pourraient changer. Quant à Cleveland, le salaire de Love gêne leur reconstruction, ils pourraient donc transférer l’ailier fort.
Enfin, on peut se demander ce qu’il va se passer avec Carmelo Anthony. L’ailier est toujours sans équipe, et aucune équipe ne semble vouloir le signer à l’heure actuelle. Serait-ce la fin de carrière pour Melo ?
Match en France
Enfin, cette
saison est pour nous, français, une première : la NBA débarque en France,
avec un match à Paris ! C’est le 24 janvier à l’AccordHotels Arena que
nous assisterons à un match de saison régulière entre Bucks et Hornets. Nous
aurons l’occasion de voir de nos propres yeux le Greek Freak face à Nicolas
Batum et ses coéquipiers. Cela faisait longtemps que nous l’attendions et c’est
une réelle joie que de voir ce souhait se réaliser !
Meilleure répartition des talents au sein de la ligue, nouvelles règles arbitrales, joueurs pouvant être transférés à tous moments… Ces éléments, couplés avec l’arrivée de la NBA en France, nous font d’ores et déjà saliver pour la saison à venir. On a qu’une hâte : que cette saison commence, alors rendez-vous le 23 octobre à 02h pour le début des hostilités !
Pour la première année, ClutchTime se lance dans une grande série de previews pour la saison 2019-2020 ! On part sur une division par semaine et cela jusqu’au début de la saison ! On débarque cette semaine du coté de la Division Nord Ouest, avec les Denver Nuggets.
Denver Nuggets
Bilan 2018-2019 :
Classement : 2ème de la conférence Ouest
Bilan : 54-28
Playoffs : Défaite en 1/2 finale de Conférence (3-4) face à Portland
Bilan sur la saison
La saison 2018-19 des Denver Nuggets fut particulièrement exceptionnelle, les hommes de Mike Malone ayant réussi à rivaliser avec les Warriors, champions en titre, et terminant avec son meilleur bilan depuis la saison 2012-13 avec 54 victoires pour 28 défaites. La franchise du Colorado a même tenu la barre de la Conférence Ouest pendant une grande partie de la saison avant de laisser les coéquipiers de Durant reprendre la main.
Denver était donc attendu au tournant pour son retour en playoffs depuis 2013. L’équipe paraissait la plus à même, avec son jeu et ses résultats, de rivaliser avec les meilleurs, en visant pourquoi pas une première finale de conférence, la dernière datant de 2009. Après un premier tour compliqué, accrochés par des Spurs usant d’expérience, les Nuggs vont finalement se heurter sur les Trail Blazers d’un duo Lillard-McCollum intenable. Une demi-déception pour beaucoup alors que Denver se voyait surement affronter les Warriors en finale.
Grâce à une défense enfin au rendez-vous mais surtout un jeu collectif remarquable durant plusieurs mois, la jeune garde de Denver est enfin parvenue à tenir les matchs qu’elle perdait si souvent les saisons passées. Plusieurs joueurs vont se révéler sur le banc (Beasley, Hernangomez, Craig) derrière le jeune trio Murray – Harris – Jokić. Le jeune néo-all star va d’ailleurs prendre une autre dimension, en devenant un gestionnaire hors-pair dans le jeu, capable aussi bien de faire un gros boulot dans la raquette que de mettre ses coéquipiers dans les meilleurs dispositions.
L’infirmerie en revanche ne s’est pas beaucoup désempli pendant la saison. De leur rookie Michael Porter Jr. en passant par le vieillissant Millsap et leurs arrières Barton et Harris, le coaching fut un vrai casse-tête par moment pour le staff. Certains éléments de l’équipe sont en partie passés à côté de leur saison à l’image de Mason Plumlee.
Mouvements durant l’intersaison
Via Time Out
Effectif 2019-2020
Poste
Noms
Salaire
PF
Paul Millsap
30,000,000$
C
Nikola Jokic
27,504,630$
SG
Gary Harris
17,839,286$
PF
Mason Plumlee
14,041,096$
SF
Will Barton
12,776,786$
PF
Jerami Grant
9,346,153$
PG
Jamal Murray
4,444,746$
PF
Michael Porter Jr.
3,389,400$
PF
Juan Hernangomez
3,321,029$
SF
Malik Beasley
2,731,713$
SF
Torrey Craig
2,000,000$
PG
PJ Dozier
1,620,564$
PG
Monte Morris
1,588,231$
PF
Jarred Vanderbilt
1,416,852$
SF
Vlatko Cancar
898,310$
C
Bol Bol
79,568$
C
Tyler Cook
79,568$
Note :
Le cinq majeur de ClutchTime
Meneur
Arrière
Ailier
Ailier-fort
Pivot
J. Murray
G. Harris
W. Barton
P. Millsap
N. Jokic
Évaluation by CT
Points Forts
Points Faibles
L’attaque
La défense
Le jeu collectif
Les blessures
Le banc
Le poste 3
Prévision de Classement
Estimation haute : 1er
Estimation basse : 6ème
Notre estimation : 4ème
Probabilité de playoffs: autour de 90%
AVIS GLOBAL ET ATTENTES
En prolongeant en 2018 Jokić, Barton et Morris puis en conservant Millsap, Denver veut miser sur la continuité et miser sur le long terme autour de son duo Murray – Jokić. L’effectif ayant très peu bouger, Mike Malone devrait surtout chercher à donner un temps suffisant à chacun afin de créer une synergie positive et de maintenir le même niveau de jeu sur le parquet. Il faudra maintenir une efficacité des deux côtés du terrain pour espérer réaliser une saison identique à celle de l’an dernier. Certains joueurs (Harris, Morris) devront progresser tandis que d’autres (Grant, Porter Jr.) auront peu de temps pour s’imposer. La tâche s’annonce tout de même moins ardue que les saisons précédentes, Denver bénéficiant d’un banc fourni, d’une jeune équipe au jeu bien rodé et d’un coaching qui a fait ses preuve, les playoffs devraient être tout à fait envisageables cette année.
Highlights des Nuggets 2018-2019
Pour finir la preview en douceur, un petit come-back sur la saison dernière avec les meilleures actions des Nuggets!
Chaque semaine Clutch Time vous propose de faire un bond dans le passé afin de revivre et de réécrire un fait marquant de la NBA qui aurait pu changer le cours de son histoire.
Cette semaine, on continue notre série avec un flashback vers la Draft 1978. Alors que Larry Bird, encore joueur universitaire, est sélectionné en 6ème position par les Celtics d’Auerbach, Indiana, qui disposait d’un troisième pick, décide d’ignorer l’enfant chéri du pays qui écrira sa légende à 1 600km de là, dans le Massachusetts.
Indiana Pacers, de la ABA à la NBA
Indiana Pacers, saison 1973-1974
L’histoire des Indiana Pacers débute en 1967, non pas en NBA, mais dans la ligue concurrente à l’époque, la ABA. À l’initiative d’un groupe de six investisseurs américains, parmi lesquels, Dick Tinkham (co-fondateur de la ligue), la franchise, s’installe d’abord sept saisons au Indiana Farmers Coliseum avant de déménager pour 25 ans, à la Marquet Square Arena. Elle brillera sportivement durant une petite décennie remportant trois titres ABA (1970, 1972 et 1973) et s’appuyant notamment sur plusieurs joueurs marquants en ABA (Mel Daniels, Roger Brown, Freddy Lewis) puis en NBA (George McGinnis et Don Buse). Ce que les dirigeants et les joueurs ne se doutaient pas à l’époque c’est que l’avenir de la franchise s’écrirait dorénavant dans la ligue rivale. Lors de la fusion ABA-NBA en 1976, les Pacers firent partis des quatre équipes retenues pour intégrer la ligue (parmi lesquelles les Denver Nuggets, les San Antonio Spurs et les New York Nets) .
Des débuts difficiles en NBA
Billy Knight
À l’été 1976, l’équipe entraînée depuis 1968 par Bobby « Slick » Leonard (joueur légendaire des Indiana Hoosiers), doit désormais rebâtir un effectif au budget limité, en vendant ses meilleurs atouts afin de s’installer durablement dans son nouvel écrin. Étouffés financièrement, les propriétaires de la franchise vont se battre durant toute la saison inaugurale afin d’attirer les spectateurs et convaincre les dirigeants de la ligue qu’ils avaient fait le bon choix en les intégrant eux plutôt que les Kentucky Colonels. Malgré une petite 9ème place et un bilan négatif de 36 victoires pour 46 défaites, la saison 1976-77 des Pacers, emmenés par ses deux néo-All-stars, Don Buse et Billy Knight fut néanmoins encourageante.
À l’issue de la Draft 1977, la première de l’histoire de la franchise en NBA, Indiana sélectionne l’ailier Alonzo Bradley (Texas Southern University), en 29ème position (son 7ème pick ayant été échangé avec les Nets contre l’arrière John Williamson). Le joueur ne jouera cependant aucun match sous la tunique bleu et or, échangé contre l’ailier fort des Rockets Ron Behagen, quelques mois plus tard. Lors de cette saison 1978, les Pacers vont effectuer d’énormes turn-over en cherchant à atteindre les Playoffs. Se séparant d’abord de leur meneur de jeu, Don Buse ainsi que de leur meilleur marqueur Billy Knight (contre Adrian Dantley et Mike Bantom), puis du même Adrian Dantley quelques mois plus tard, suivi par John Williamson (recruté un an auparavant), Indiana adopte une stratégie nécessaire de la part de ses dirigeants mais néanmoins très contestable encore aujourd’hui. Cette saison se terminera logiquement encore plus mal que la saison passée (31-51) à une piteuse 10ème place de conférence (ex-aequo avec Kansas City). L’objectif de remise à neuf de l’équipe en échangeant des joueurs à tour de bras, apparaît alors comme un véritable échec sur le plan sportif. Les dirigeants doivent donc proposer d’autres perspectives aux supporters et investisseurs, pour maintenir la franchise sur les rails.
Don Buse
La Draft 1978
Les Pacers ont eu la main chanceuse lors de la Draft 1978 et remportent le coin flip (à l’ancienne), qui détermine au jeu du pile ou face, quelle équipe disposera du « First overall pick ». En dépit de ce tout premier choix pour la franchise, les dirigeants prennent la décision de monter un trade avec Portland la veille de la cérémonie. Les Blazers envoient alors leur jeune meneur Johnny Davis, champion NBA en 1977, et leur troisième pick, contre le premier choix des Pacers, s’octroyant le privilège de sélectionner à la première place le pivot Mychal Thompson (Minnesota), le père de Klay Thompson. Reste alors aux Pacers de faire le bon choix en attendant la décision des Kings pour le second pick. Kansas City sélectionne alors le meneur de North Carolina, Phil Ford et plusieurs joueurs universitaires intéressants restent encore disponibles.
Écusson des Pacers saison 1978-79
Parmi les prospects de la cuvée 1978 , Michael Ray Richardson, Purvis Short, Freeman Williams et Butch Lee font partis d’un lot de joueurs universitaires très prometteur mais un profil retient d’avantage l’attention, celui du jeune Larry Bird, ailier de 21 ans des Sycamores d’Indiana et star locale du basket universitaire. Il se dit alors qu’en coulisse Slick Leonard était totalement séduit par une future sélection du joueur d’Indiana State, mais qu’en raison de son statut de junior, le joueur vedette des Sycamores souhaitait rester une saison supplémentaire pour finir son cursus. Cette situation paraît invraisemblable pour les Pacers et le coach, qui disposent alors d’une marge de manoeuvre restreinte et doivent compter sur un maximum de joueurs dès la saison 1978-79 afin de reconstruire une franchise alors dans l’impasse. Larry Bird ne reviendra pas sur sa décision et les Pacers de leur côté ne prendront pas le risque de sélectionner Bird, puis d’attendre un an, en sachant pertinemment que le jeune ailier pourrait parfaitement refuser de signer un contrat la saison suivante pour se représenter à la draft 1979 en tant que potentiel first pick. Les Pacers décident donc d’échanger leur premier pick et Leonard se résigne alors à sélectionner le pivot Rick Robey en troisième position, champion universitaire 1978 avec les Wildcats de Kentucky. Un choix judicieux sur l’instant, mais frustrant par la suite, tant le génie et la réussite de Bird en NBA furent exceptionnels. Le légendaire dirigeant des Boston Celtics, Red Auerbach, ne s’y trompe pas et tentera le pari en le sélectionnant en 6ème position laissant les Pacers passer une nouvelle fois à côté d’un choix d’exception (les Nets en 1977 avec le pick d’Indiana avaient sélectionné le futur Hall of Famer Bernard King).
Je savais qu’il était bon tireur, bon passeur et bon au rebond, mais je ne savais pas à quel point.
Larry était le joueur le plus motivé que j’aie jamais vu
Red Auerbach, président des Boston Celtics
Le flair légendaire du Red
Larry Bird, star locale et futur tueur des parquets en NBA
The Hick from French Lick
Larry Joe Bird, née le 7 décembre 1956 à West Baden Springs, est issu d’une famille irlandaise de six enfants ayant vécu dans la petite ville de French Lick, au sud de l’état d’Indiana. D’origines très modestes, Larry, ses frères et soeurs connaissent une enfance tourmentée au sein d’une famille instable, ce qui incite très tôt le jeune Larry à se réfugier dans le sport et plus particulièrement le basket. À l’âge de 13-14 ans, alors que ses parents viennent de se séparer, Larry se découvre un réel talent pour la balle orange et s’investit pleinement dans sa nouvelle passion.
Early in High School
De 1971 à 1975, Bird est scolarisé à la Springs Valley High School, du comté d’Orange, et intègre différents programmes sportifs en pratiquant le baseball, le football et le basketball. Lors de son année junior, le jeune joueur de 1m96, revenant d’une blessure à la cheville qui l’a tenu éloigné des terrains de sports, décide d’intégrer définitivement l’équipe de basket du lycée. Larry Bird devient immédiatement la vedette de son équipe et chaque soir, devant près de 1 600 supporters (la ville compte un peu plus de 2 000 habitants), le numéro 33 enchaîne les prestations de très haut niveau comme un soir où il inscrira 55 points contre Corydon et un autre à 54 points et 38 rebonds face à Salem. Durant deux ans, il rafle toutes les récompenses et records high school terminant meilleur marqueur et rebondeur de l’histoire de son lycée (30pts et 20 rbds de moyenne), amenant même son équipe jusqu’en finale régionale lors de sa dernière année Senior. Environ 4 000 spectateurs assistèrent à son dernier match à domicile avec Springs Valley en 1975, dans une salle qui ne pouvait en accueillir pas plus de 2 000.
Early in College
Repéré dès 1974 par« The General », Bobby Knight, coach des Hoosiers d’Indiana, Larry Bird intègre en 1975 l’université d’Indiana Bloomington. L’histoire va cependant tourner court, frappé par un drame familiale (le décès de son père puis de son grand-père la même année) et mal à l’aise dans son nouvel environnement, Larry décide de renoncer à la fac et retourne trouver un boulot d’employé municipal dans la ville de son enfance. Il se mariera en novembre 1975 et aura même une fille mais divorcera quelques mois plus tard. Un autre entraîneur, Bob King (Indiana State), a remarqué le jeune ailier lors d’un passage à Springs Valley, et souhaite lui offrir une bourse d’étude afin d’intégrer l’équipe de basket de la fac. Avec ses assistants de l’époque, Bob King va tellement insister pour persuader le jeune blondinet têtu comme une mule, se rendant même chez la mère puis la grand-mère de Larry, qu’il finira par le convaincre de reprendre ses études et le basket. Larry Bird débarque alors à Terre Haute, ville de l’université d’Indiana State, au nord-ouest de French Lick. Il trouve un job d’été dans un camping pour mobile home, est hébergé dans le sous-sol de son coach, Bill Hodges, et passe le reste de l’été 1976 à s’entraîner et jouer au basket.
Larry m’a dit: « Vous devriez plutôt recruter mon cousin. Il aurait été un excellent joueur s’il était allé à la fac », je lui ai répondu : « Larry, ils diront exactement la même chose de toi un jour si tu ne saisis pas cette opportunité » .
(Bill Hodges, assistant coach des Sycamores, lors de son premier entretien avec Larry Bird)
Sous le maillot des Sycamores il provoque la stupeur et l’admiration dans l’équipe, tant l’ailier joue un ton au dessus. Sa conduite de balle, son agilité et sa rapidité lui permettent de développer une technique ballon en main exceptionnelle. En travaillant son shoot et ses lancers depuis de nombreuses années, Larry Bird inscrira, lors de sa première saison, presque 33 points par match sous ses nouvelles couleurs, concédant seulement trois défaites dans la Conférence Missouri Valley. Un record pour ISU et un gros coup de projecteur sur cette petite fac encore inconnue à l’époque. Les médias et la presse locale s’empresse alors de suivre le nouveau phénomène du pays et le nombre de places vendues pour assister aux matchs des Sycamores va considérablement augmenter. La saison sophomore de Bird sera moins fructueuse dans les résultats (11-5) et sur le plan statistique (30pts, 11rbd, 4ast) mais confirme un peu plus le joueur dans un rôle de leader. Au terme de cette saison 1978, Larry Bird est approché par les Boston Celtics de Red Auerbach qui l’invite à s’inscrire à la prochaine Draft NBA qui se tient en juin à New York. Alors qu’il n’est encore que junior, il accepte mais exige cependant de terminer son cursus universitaire pour faire plaisir à sa mère qui souhaitait voir un de ses enfants sortir diplômé d’une université. Les Celtics acceptent et Larry Bird ne rejoindra les parquets de la grande ligue qu’en 1979 pour se consacrer avant tout sur son année Senior et son ultime défi, remporter un titre avec Indiana State.
Essaie un peu de me prendre la balle…
À l’aube de sa dernière saison, son coach Bob King subit une rupture d’anévrisme, l’obligeant à passer la main à son adjoint, Bill Hodges, proche de Larry Bird. Ce dernier va faire passer un cap énorme à l’équipe, qualifiant ISU pour la première fois de son histoire au tournoi national universitaire de 1979. Avec un bilan parfait de trente trois victoires consécutives, les Sycamores éliminent successivement Virginia Tech, Oklahoma, Arkansas et De Paul jusqu’en finale du tournoi face à Michigan State et son génial meneur de jeu, Earvin « Magic » Johnson. Bird termine chaque rencontre, meilleur marqueur et rebondeur du match, inscrivant notamment 40 points face Evansville, 48 points à Butler, 31 points face l’Arkansas de Sidney Moncrief ou encore 35 points en 1/2 finale face à De Paul et Mark Aguirre. Dans une finale qui détient encore aujourd’hui le record d’audience télévisuelle pour un match universitaire, Bird s’incline malheureusement (75-64) face à son futur meilleur et plus grand rival, qui terminera meilleur joueur du tournoi 1979. Larry Bird raflera tout de même tout au long de ses années de fac, en particulier lors de son année senior, les plus prestigieuses récompenses individuelles universitaires. Les Sycamores sont passés d’un bilan de 37 victoires pour 40 défaites entre 1974 et 1976, à un bilan impressionnant de 81 victoires et 13 défaites entre 1977 et 1979, Bird devenant en passant, le 5ème scoreur de tout les temps en NCAA (30pts, 13rbd, 4.5ast de moyenne).
Larry Bird’s Awards
Afterwards in NBA
Le conte de fée entre l’éternel #33 d’Indiana et les Pacers ne se réalisera pas, au grand dam des supporters de la franchise mais aussi des Sycamores et de tous ceux qui, de près ou de loin, l’ont vu grandir et botter les fesses de toutes les équipes qui croisèrent sa route depuis ses débuts en high school jusqu’au banc de la fac. Il s’avère qu’après la draft 1978, la NBA, qui avait suivi de près le cas de Bird, décida de changer les règles d’admissibilité des joueurs universitaires en année junior. À partir de la saison 1980-1981, un joueur devait ainsi renoncer à son admissibilité au collège avant la draft s’il voulait être sélectionné.
Quel fabuleux signe du destin pour un joueur local, aussi talentueux et récompensé soit-il, s’il avait été choisi par la franchise qui lui était promise et pour laquelle il aurait pu tant apporter. Les Pacers auraient tout à fait pu remporter plusieurs titres de champions et former une redoutable équipe dans les années 80 en associant Larry Bird à Adrian Dantley et Alex English dans leur primes, ou encore Calvin Natt qui aurait pu être sélectionner l’année suivante lors de la draft 1979.
Indiana Pacers après 1978
The Knick Killer
Indiana mettra plus d’une décennie avant de s’installer durablement dans le rôle d’un vrai contender à l’Est, ne participant aux playoffs qu’à deux reprises (la première fois en 1981) jusqu’en 1989 en passant notamment à côté de la draft 1984, considérée comme la meilleure cuvée de l’histoire (les Pacers échangent leur 2nd pick à Portland en 1981 contre le vétéran Tom Owens). L’arrivée de « Mighty Mouth » Reggie Miller, presque dix ans après la draft 1978, va enfin propulser la franchise au sommet de la ligue dans les années 90, offrant notamment aux supporters cinq finales de conférence en six ans puis une finale NBA en 2000, ainsi que plusieurs rivalités mythiques d’abord avec les Bulls de Jordan-Pippen et les Knicks de Ewing puis avec les Pistons des Wallaces et plus récemment le Miami Heat de James et Wade. Néanmoins sans jamais parvenir à toucher du doigt le trophée Larry O’Brien, les Pacers ont finalement gagné au fil des saisons une régularité exemplaire en se forgeant une sacré réputation d’emmerdeurs qui ne lâchent rien sur un parquet. À l’image de Dale Davis, Rik Smits ou plus récemment de Paul George, Myles Turner ou Danny Granger, Indiana a su faire fructifier ses choix de draft (pas toujours haut placés) et réaliser de bons mouvements afin de rester compétitif.
Larry Bird après 1978
« Larry Legend » s’adaptera quant à lui très vite sous ses nouvelles couleurs à Boston. Il mènera de façon éclatante la franchise, pendant treize saisons exceptionnelles (et quelques blessures), en prenant soin de remplir son armoire à trophées de plusieurs titres et distinctions personnelles (12x All-Star, 3 titres NBA, 3 titres de MVP, 2x MVP des finales, 10x All-NBA, 3x All-Defensive, Rookie de la saison 1979-1980). Un compétiteur rare, ultra dominant (24pts, 10rbd, 6ast en carrière), acteur majeur d’une des plus grande rivalité du sport moderne avec les Lakers de Magic Johnson dans les années 80 (trois finales joués l’un contre l’autre) et précurseur de la NBA moderne médiatique en pleine essor. Il fera également parti du voyage de Barcelone en 1992 avec la Dream Team des USA, accrochant son nom au palmarès olympique de la discipline et sera intronisé en 1998 au Hall of Fame, six ans seulement après avoir quitter les parquets.
Bird connaîtra enfin le plaisir de porter les couleurs d’Indiana, d’abord en tant que coach (1997-2000) au succès énorme (68% de victoires en régulière et 61% en playoffs). Pourtant passé si près d’un titre en 2000 face aux Lakers de Phil Jackson, le meilleur entraîneur de la saison 1997-98 décide de lâcher son costume d’entraîneur pour mieux revenir en tant que président des opérations basket de la franchise en 2003, ce qui lui vaudra d’être à nouveau distingué du titre de dirigeant de l’année 2011-12 avant de laisser son fauteuil à Donnie Walsh pour des raisons de santé. Larry Bird reste à ce jour la seule personnalité du basket à avoir remporté les meilleur distinctions NBA en tant que joueur, dirigeant et entraîneur et intervient toujours dans les opérations basket de la franchise dans un rôle plus restreint au sein de la direction.
Larry Bird lors d’une cérémonie d’inauguration de sa statue qui s’est tenu le 9 novembre 2013 devant l’université d’Indiana State
Pour la première année, ClutchTime se lance dans une grande série de previews pour la saison 2019-2020 ! On part sur une division par semaine et cela jusqu’au début de la saison ! On débarque cette semaine du coté de la Division Nord Ouest, avec les Utah Jazz.
Utah Jazz
Bilan 2018-2019 :
Classement : 5ème de la conférence Ouest
Bilan : 50-32
Playoffs : Défaite au 1er tour de Conférence (1-4) contre Houston
Bilan sur la saison
La saison 2018-19 de Utah peut paraître paradoxale. Alors que le Jazz a connu une saison régulière aboutie concédant seulement trois défaites sur ses quinze derniers matchs, le Jazz retrouve néanmoins son meilleur ennemi, Houston, au premier tour des playoffs. Une série qui va tourner court pour la deuxième saison consécutive, tant Utah n’a jamais été en mesure de rivaliser avec les Rockets. Cet échec a mis en lumière une certaine naïveté dans le jeu du Jazz. l’équipe dispose pourtant d’une belle marge de progression à l’image de son leader, Donovan Mitchell et de son pivot, Rudy Gobert, DPOY pour la seconde année consécutive et Quin Snyder pouvait se réjouir d’avoir à sa disposition un effectif compétitif parmi lesquels six joueurs (voir sept avec K.Korver) ont tourné en double figures cette année tout au long de la saison régulière
Donovan Mitchell a une nouvelle fois ébloui la ligue par ses talents de scoreur avec 23,8pts par match, alors qu’il n’est encore que sophomore! Quin Snyder a cherché un équilibre entre phases défensives et offensives avec une certaine maîtrise. La défense justement, a mis une nouvelle fois en lumière Rudy Gobert (16pts, 13rbd, 2,3blk) qui grâce à son sens du rebond et son envergure apporte des solutions dans le jeu loin d’être négligeable pour une équipe qui dispose d’un tel gabarit. Le français a malheureusement été encore mésestimé cette année lors des votes pour le All-Star Game qui s’est déroulé à Charlotte.
Néanmoins le Jazz restant trop limité cette saison et en dépit d’un effectif taillé pour les playoffs, n’a pu conjurer le sort face aux texans. Les postes de meneur de jeu (faible rotation suite à la blessure de Exum) et des ailiers n’ont pas assez contribué offensivement et défensivement. Même le secteur intérieur, plutôt convaincant en régulière, a souffert à plusieurs reprises face aux Rockets. Donovan Mitchell, un des rares joueurs à la hauteur, n’est malheureusement pas parvenu à faire la différence seul et le push espéré en post-season n’était finalement pas prévu pour cette saison.
Mouvements durant l’intersaison
Via Time Out
Effectif 2019-2020
Poste
Noms
Salaire
PG
Mike Conley
32,511,623$
C
Rudy Gobert
24,258,427$
SF
Bojan Bogdanovic
17,000,000$
PF
Joe Ingles
11,454,546$
PG
Dante Exum
9,600,000$
PF/C
Ed Davis
4,767,000$
SG
Donovan Mitchell
3,635,760$
SF/PF
Jeff Green
2,564,753$
C
Tony Bradley
1,962,360$
PG
Emmanuel Mudiay
1,737,145$
PF
Georges Niang
1,645,357$
SF
Royce O’Neale
1,618,520$
SG
Nigel William-Goss
1,500,000$
SG/SF
Trevon Bluiett
898,310$
SF
William Howard
898,310$
SF
Stanton Kidd
898,310$
F
Juwan Morgan
898,310$
SG
Miye Oni
$898,310
PF
Jarrell Brantley
79,568$
PG
Justin Wright-Foreman
79,568$
Note :
Le cinq majeur de ClutchTime
Meneur
Arrière
Ailier
Ailier-fort
Pivot
M. Conley
D. Mitchell
B. Bogdanovic
J. Ingles
R. Gobert
Évaluation by CT
Points Forts
Points Faibles
Le back-court
Dépendance à Donovan Mitchell
La relation 1 (ou) 2 – 5
La régularité
La rotation sur les postes arrières
La rotation au poste 5
Prévision de Classement
Estimation haute : 3ème
Estimation basse : 6ème
Notre estimation : 5ème
Possibilité de playoffs: autour de 85%
AVIS GLOBAL ET ATTENTES
Pour la saison 2019-2020, le Jazz doit enfin briser ce plafond de verre, en s’appuyant notamment sur son intersaison réussie. En toute discrétion, Utah a probablement réalisé le meilleur recrutement de cet été en apportant du relief et de la qualité à son effectif. Ce turn-over plutôt conséquent démontre l’intention des dirigeants de renouveler la franchise de Salt Lake City afin de renouer une nouvelle fois avec les playoffs en visant les premières places de la conférence Ouest. Avec l’avantage du terrain, l’expérience et en faisant preuve de lucidité, les jazzmen peuvent aller très loin cette saison, mais devront néanmoins se frotter à des adversaires eux aussi très ambitieux.
Afin d’étoffer son jeu, des joueurs comme Conley et Bogdanovic, dans un cinq de départ très séduisant, vont plus facilement libérer des espaces et permettre à Mitchell de jouer un basket plus propre et plus débridé. Quin Snyder peut désormais s’appuyer aussi sur un banc fourni, disposant de meilleurs arguments sur le papier pour piloter l’équipe jusqu’en playoffs. Il devra en revanche trouver une solution viable dans la raquette, suite au départ de Derrick Favors, doublure attitrée de Gobert, afin de mettre son pivot dans les meilleurs conditions pour qu’il n’arrive pas cramé au mois de mai.
Highlights du Jazz 2018-2019
Pour finir la preview en douceur, un petit come-back sur la saison dernière avec les meilleures actions des Utah Jazz!
Pour la première année, ClutchTime se lance dans une grande série de previews pour la saison 2019-2020 ! On part sur une division par semaine et cela jusqu’au début de la saison ! On débarque cette semaine du coté de la Division Nord Ouest, avec les Portland Trail Blazers.
Portland Trail Blazers
Bilan 2018-2019 :
Classement : 3ème de la conférence Ouest
Bilan : 53-29
Playoffs : Défaite en finale de Conférence (4-0) face aux Golden State Warriors
Bilan sur la saison
La saison 2018-19 de Portland reste sûrement la plus aboutie depuis que Terry Stotts est à sa tête. Grâce à son deuxième meilleur bilan à la tête de la franchise de l’Oregon et une 3ème place à l’Ouest, Damian Lillard et ses partenaires ont su se montrer à la hauteur des attentes des supporters. Les playoffs des Blazers seront même à la surprise générale un franc succès avec un premier tour maîtrisé de bout en bout face au Thunder (4-1) puis une 1/2 finale enlevée face aux redoutables Denver Nuggets (3-4). La dernière marche en finale de Conférence s’avèrera trop haute face à des Warriors champions à l’Ouest pour la 5ème année consécutive
Plusieurs bonnes choses sont à retenir sur la saison passée. Au niveau des joueurs, une fois n’est pas coutume Damian Lillard, et son fidèle lieutenant CJ McCollum, ont endossé les rôles de leaders en saison régulière, Lillard finissant d’ailleurs dans la 2nde All-NBA Team 2018-19. McCollum en dépit de plusieurs pépins avec son genou gauche va réussir un retour en playoffs très inspiré dans un rôle de second derrière un « Dame D.O.L.L.A » en feu. Le travail accompli par le staff depuis plusieurs saisons porte enfin ses fruits et les Blazers commencent à s’installer gentiment dans le paysage très concurrentiel de la conférence Ouest.
Au rang des déceptions, comment ne pas avoir une pensée pour Jusuf Nurkić (blessé lors d’un match face au Brooklyn Nets en mars dernier), pivot solide des Blazers depuis trois ans, il n’aura pas pu apporter son précieux soutien en post-season. L’apport globale des autres joueurs durant la saison, et en particulier durant les playoffs, a été également trop limité, à l’image de M. Harkless, E. Kanter et A-F Aminu , les coéquipiers de Lillard ne sont jamais parvenu à endosser le rôle d’un supporting cast pourtant intéressant sur le papier. Le banc n’a guère été plus à la hauteur.
Mouvements durant l’intersaison
Draft 2019
Arrivées
Départs
J.Hoard (Wake Forest) M.Brown (UCLA)
Nassir Little Pick #25
K.Bazemore (Atlanta) P.Gasol (Milwaukee) H.Whiteside (Miami) A.Tolliver (Minnesota) M. Hezonja (New York)
Note : Les salaires de Andrew Nicholson (Fujian Sturgeons CHI), 2,844,429$, Anderson Varejao (Flamengo BRE), 1,913,345$, Festus Ezeli, 333,333$, sont encore garantis dans le salary cap 2019-20 des Blazers
Le cinq majeur de ClutchTime
Meneur
Arrière
Ailier
Ailier-fort
Pivot
D. Lillard
CJ. McCollum
K. Bazemore
Z. Collins
H. Whiteside
Évaluation by CT
Points Forts
Points Faibles
Le Back-Court
L’alternance dans le jeu
Le staff
La rotation
L’expérience
Le poste 3
Prévision de Classement
Estimation haute : 3ème
Estimation basse : 8ème
Notre estimation : 7ème
Possibilité de playoffs: autour de 65%
AVIS GLOBAL ET ATTENTES
Après une Free Agency rythmée par plusieurs départs, le GM Neil Oshey maintient des ambitions élevés pour la saison 2019-20. les Blazers devront se montrer sacrément solide dans le jeu et tenir mentalement (et physiquement) en saison régulière pour décrocher un spot à l’Ouest. La marge de manoeuvre de Terry Stotts dépendra de l’utilisation de son effectif dans l’ensemble alors que les Blazers dépendent encore très (trop) souvent de leur meneur de jeu. Le recrutement confirme cette stratégie avec l’acquisition de nouveaux intérieurs comme Whiteside et Gasol, pour pallier notamment l’absence de Nurkic (retour prévu en février), qui devront apporter du volume de jeu dans des secteurs de jeu souvent pointés du doigt. CJ McCollum sera un facteur X de la franchise de l’Oregon, capable d’apporter de l’alternance et permettre à Portland de capitaliser sur l’expérience des dernières saisons
Highlights des Blazers 2018-2019
Pour finir la preview en douceur, un petit come-back sur la saison dernière avec les meilleures actions des Blazers !
Pour la première année, ClutchTime se lance dans une grande série de previews pour la saison 2019-2020 ! On part sur une division par semaine et cela jusqu’au début de la saison ! On débarque cette semaine du coté de la Division Nord-Ouest, avec les Minnesota Timberwolves.
Minnesota Timberwolves
Bilan 2018-2019 :
Classement : 11ème de la conférence Ouest
Bilan : 36-46
Playoffs : Non Qualifié
Bilan sur la saison
La saison 2018-19 des Wolves s’est achever comme elle avait débuté, plutôt décevante car en dépit d’une conférence très relevée, les hommes de Tom Thibodeau n’ont guère réussi à enchaîner correctement les victoires durant la saison, oscillant en permanence entre la 9ème et la 12ème place. Bien trop insuffisant pour une équipe qui a les moyens d’accrocher les playoffs depuis près d’un an. Minnesota s’impatiente de voir enfin son Franchise Player Karl-Anthony Towns et Andrew Wiggins assumer leur rôle de leaders dans les fins de match serrés trop souvent perdus par les Wolves.
De bonnes choses sont à retenir sur la saison passée. La saison de Towns fut encourageante, en dépit d’un manque de leadership. Le jeune Josh Okogie a pu montré une bonne partie de son potentiel, en particulier en défense. Surtout le départ de Jimmy Butler (Miami Heat) a fait un bien énorme dans le vestiaire suite à la cacophonie générale entre la direction et le joueur.
Au rang des déceptions, Andrew Wiggins revient une fois encore dans nos mentions. Pas assez décisif, irrégulier ou en manque de motivation, les critiques sont toujours aussi nombreuses sur l’ailier, qui déçoit plus que jamais après quatre saisons dans la ligue, . Citons également au rang des déceptions, les faibles contributions de Jeff Teague et Taj Gibson dans l’effectif de Thibodeau, qui en dépit de leurs expériences certaines, sont grandement passés à côté de leur saison.
Mouvements durant l’intersaison
Effectif 2019-2020
Poste
Noms
Salaire
SF
Andrew Wiggins
27,504,630$
C
Karl-Anthony Towns
27,285,000$
PG
Jeff Teague
19,000,000$
PF/C
Gorgui Dieng
16,229,213$
PF
Robert Covington
11,301,219$
SG
Jarrett Culver
5,813,640$
SF
Jake Layman
3,581,986$
SG
Josh Okogie
2,533,920$
PF
Noah Vonleh
2,000,000$
PG
Shabazz Napier
1,845,301$
SF
Treveon Graham
1,645,357$
PF
Jordan Bell
1,620,564$
PG
Tyrone Wallace
1,588,231$
SF
Keita Bates-Diop
1,416,852$
SG
Jaylen Nowell
1,400,000$
C
Naz Reid
898,310$
SG
Lindell Wigginton
898,310$
PG
Jordan McLaughlin
79,568$
SF
Kelan Martin
79,568$
Note : Le salaire du pivot Cole Aldrich (Tianjin Gold Lions, CHIN) de 685,340$ est encore garanti pour la saison 2019-20
Le cinq majeur de ClutchTime
Meneur
Arrière
Ailier
Ailier-fort
Pivot
J.Teague
J.Okogie
A.Wiggins
R.Covington
K-A.Towns
Évaluation by CT
Points Forts
Points Faibles
Un pivot dominant
Absence de leader
Le Banc
Le staff
La Jeunesse
Le Poste 2
Prévision de Classement
Estimation haute : 11ème
Estimation basse : 14ème
Notre estimation : 13ème
Possibilité de playoffs: autour de 30%
AVIS GLOBAL ET ATTENTES
Pour la saison 2019-2020, la franchise de Minneapolis a effectué un gros turnover en se séparant de six joueurs au temps de jeu plutôt conséquent l’année dernière. Sur le papier le recrutement ne paraît cependant pas suffisant pour compenser ces départs et les ambitions de 2018 sont désormais loin. Le staff est fragilisé et devra négocier cette saison du mieux que possible dans une division extrêmement relevée. Au rayon des joueurs, alors qu’on n’attend plus Wiggins, KaT va devoir faire preuve de caractère sur le parquet (et en dehors) pour donner un nouveau souffle à une franchise qui n’a pas confirmé sa saison 2017-18. Les jeunes Okogie, Culver et Vonleh devront prouver qu’ils méritent du temps de jeu et de gagner une place de titulaire cette saison. Les playoffs semblent malheureusement trop loin pour les hommes de Thibodeau, en dépit d’une équipe prometteuse.
Highlights des Timberwolves 2018-2019
Pour finir la preview en douceur, un petit come-back sur la saison dernière avec les meilleures actions des Wolves !
Chaque semaine Clutch Time vous propose de faire un bond dans le passé afin de revivre et de réécrire un fait marquant de la NBA qui aurait pu changer le cours de son histoire.
Thunder 2012, dans l’attente d’une promesse
Cette semaine, on débute notre série avec un flashback sur l’intersaison 2012 du Thunder. Alors que Russell Westbrook a rejoint cet été James Harden aux Rockets nous vous proposons de revenir sur leur dernière association au Thunder d’Oklahoma City dans un « Big Three » raté
Une Saison Régulière (Raccourcie) Exceptionnelle
Petite piqûre de rappel. Le Thunder de Kevin Durant, sur la lancée de sa saison 2010/2011, va obtenir son meilleur bilan en saison régulière depuis le déménagement de la ville de Seattle vers celle d’Oklahoma City en 2008. Cette saison, écourtée tout de même par un lock-out, verra grandir une équipe talentueuse et pleine de promesses. Autour du jeune (23 ans), mais néanmoins All-star, Kevin Durant (28pts, 8rbds, 3,5ast de moyenne), les hommes de Scott Brooks vont terminer 2ème à l’Ouest derrière les San Antonio Spurs. Sur le plan offensif cette équipe est un pur régal avec la troisième meilleure attaque de la ligue, tout laisse à penser que cette franchise représente la NBA de demain.
Cette cuvée 2012 met d’autres joueurs prometteurs en lumière. Russell Westbrook (23,5pts, 4,6rbds et 5,5ast de moyenne) et James Harden (17pts, 4rbds, 3,7ast) vont se démarquer tant et si bien qu’ils formeront sur la saison l’un des meilleurs back court de la ligue à seulement 22 et 23 ans. Ajoutée à cela, une raquette dominante et solide en défense autour du champion 2008, Kendrick Perkins, et du jeune hispano-congolais Serge Ibaka (presque 4 blocks par match en SR) cette équipe semble bien armée pour régner sur la conférence Ouest durant les prochaines années.
Un parcours en Play-offs digne d’un champion
Au premier tour, la foudre frappe déjà très fort, et ce ne sont ni plus ni moins que les champions en titre, Dallas, qui se font Sweeper (4-0) avec 67 points par match de moyenne pour son trio de scoreurs totalement déchaînés. Du très sale. Le nuage orageux fond alors sur la Californie et les Lakers de Kobe Bryant au 2ème tour. Au bout d’une série plus enlevée, le nouveau « trio » du Thunder s’en sort brillamment (4-1) sans baisser le rythme au scoring. La finale de conférence pliée en cinq matchs (4-1) n’est qu’une formalité pour Durant (30pts par match sur la série) et ses acolytes alors que se dresse sur leur route un autre « Big Three » en vogue, « Los Tres Amigos » du Heat de Miami, pour une première finale alléchante.
Une nouvelle dynastie à l’ouest
Grâce à son expérience, Lebron James et sa bande floridienne vont mettre enfin la main sur le trophée Larry O’Brien qui leur avait échappé un an plus tôt, et ainsi mettre fin aux rêves étoilés d’Oklahoma City. Une défaite (4-1) au goût amer mais Ô combien remplie d’espoir. L’espoir d’une équipe, née il y a peu de temps, emmenée par un trio jeune, offensif, pétri de talent et programmée pour gagner à long terme. Le Front Office du Thunder se frotte déjà les mains à l’aube d’un avenir qui s’annonce radieux.
Un été chaud dans l’Oklahoma
Nous voilà rendu à l’intersaison, Serge Ibaka a été prolongé sur 4 ans et 48 millions $. Mais en dépit d’une marge de manœuvre confortable les dirigeants ne parviennent à aucun accord avec James Harden quant à un nouveau bail longue durée (environ 55 millions $ sur quatre ans). Alors qu’il ne lui reste qu’une saison sur son contrat, Houston vient aux affaires et monte un Trade pour attirer le barbu dans le Texas afin qu’il devienne le nouveau visage de la franchise. Un pari risqué pour un joueur encore très jeune et friable sur des matchs à enjeux. Le sixième homme de l’année en demande trop selon ses dirigeants alors que ce dernier se défend de ne pas avoir eu assez de temps pour réfléchir à la proposition du Thunder. OKC accepte le deal sans broncher et récupère dans l’opération le Rookie Jeremy Lamb puis Kevin Martin ainsi que deux premiers tours de draft protégés. Oklahoma n’aura malheureusement pas réussi à capitaliser sur ce trade les saisons suivantes et observera de loin, mélancolique, les exploits de son ancien n°13.
Une promesse et des regrets
Laissons place maintenant à notre imagination en supposant que « The Beard » ait accepté ce nouveau contrat au Thunder. Où se situerait cette équipe après plusieurs saisons ? Un peu plus tôt en Janvier 2012, Russell Westbrook était lui aussi passé à la table des négociations pour décrocher le jackpot (78 millions $ sur 5 ans). Les dirigeants auraient donc sciemment décidé du sort de Harden à l’époque en privilégiant une prolongation de leur meneur de jeu ? L’évolution de la masse salariale à venir du Thunder était-elle d’ores et déjà un casse-tête auquel les dirigeants ont préféré couper court ? Se pouvait-il que, tout comme Westbrook, Kevin Durant n’ait accepter de renégocier son salaire afin de dégager un peu de cap supplémentaire pour conserver Harden ?
Signalons tout de même que cette belle et jeune équipe du Thunder abritait deux autres « freaks » estampillés All-stars, Westbrook & Durant, et que ces derniers claquaient des perfs’ encore plus impressionnantes que Harden qui n’était encore que le sixième homme attitré de l’équipe. Le trio tournait entre 2010 et 2012 à presque 65 points inscrits de moyenne par matchs de saison régulière (60 points/matchs en Post-season) ! Cette situation aurait pu tout à fait rendre la cohabitation à terme difficilement envisageable sur le parquet, à la fois pour le partage de la gonfle et le leadership dans les moments « clutch ». Afin d’éviter de freiner la progression de chacun et de l’équipe dans son ensemble, le board a finalement décidé de se priver de son élément le moins performant sur le moment.
En dépit de ce casse-tête financier, nous sommes sûrement passés à côté d’une épopée fabuleuse. Une telle concentration de puissance d’attaque avec une telle marge de progression auréolée d’un statut de finaliste, aurait assurément changer le cours de l’histoire à commencer par celle du Heat qui réalisera le doublé l’année suivante mais également celle des Spurs et des Warriors les années suivantes. Ces mêmes Warriors qui à la même époque, pointait déjà le bout de leurs nez depuis la baie d’Oakland dans la jungle de la Conférence Ouest. Qui de mieux que le Thunder version Westbrook-Harden-Durant pour apporter dans le paysage de la NBA une nouvelle rivalité contre les Warriors et ses « Splash Brothers » digne des Lakers vs. Spurs des années 2000. Oklahoma avait largement le niveau pour viser les Finales chaque saison et jouer les yeux dans les yeux Miami, San Antonio, Los Angeles… Kevin Durant, récompensé d’un titre de MVP deux ans plus tard, aurait quand à lui, tout à fait pu étoffer son palmarès, avec un coaching adéquat, de plusieurs bagues de champion sous la tunique bleue « tonnerre ». En revanche Russell Westbrook aurait difficilement empilé les triples-doubles de moyenne et James Harden ne serait probablement pas devenu le scoreur le plus prolifique depuis « His Airness », mais envisager de voir grandir ce back court de rêve et le voir s’imposer comme l’un des plus complet et plus dominant de la décennie, voire de l’histoire au côté d’un des tout meilleur ailier All-Time, on paierai cher pour assister à chaque rencontre de cette team de rêve.
L’impact de ce « Big Three » sur la ligue aurait probablement amené (ou contraint) aussi d’autres franchises à reproduire le processus en associant deux voire trois joueurs All-Star, afin de rivaliser au plus haut niveau si tant est que ce trio fût resté performant sur le long terme et avec la même réussite qu’on lui prête. L’empreinte laissée sur la ligue aurait été à n’en pas douter extraordinaire et cela avant même l’avènement des Warriors.
A practical guide to the best Australian online casinos that accept Skrill in 2026. Compare top Skrill casinos, bonus types, deposit and withdrawal speed, and the real state of Skrill payments for AU players. No hype, just verified cashier information and operator comparisons. read our full Skrill casino guide for Australia
A practical guide to the best Australian online casinos that accept Neosurf deposits in 2026, with a ranked shortlist, comparison table, deposit and withdrawal reality checks, and legal notes. read the full guide to casinos that accept Neosurf in Australia
A practical 2026 guide to PayID casinos available to Australian players, covering deposit mechanics, legal reality, bonus expectations, instant withdrawal operators, and 10 trusted brands ranked by banking speed, game selection, and reliability. read the PayID casino guide
A no-nonsense guide to finding the highest payout online casinos in Australia for 2026. We cut through the RTP marketing noise, list operators that actually process withdrawals quickly, and explain which pokies and table games give you a mathematical edge. read the full payout guide
A practical guide to the best low deposit casinos for Australian players in 2026. Compare real brands, check PayID and crypto options, and understand the legal grey area before you deposit. read the low deposit casino Australia guide
Nous utilisons des cookies pour vous garantir la meilleure expérience sur notre site web. Si vous continuez à utiliser ce site, nous supposerons que vous en êtes satisfait.