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  • Le titre ou l’argent : Un dilemme important pour un joueur NBA

    Le titre ou l’argent : Un dilemme important pour un joueur NBA

    En ces temps difficiles, ClutchTime continue de vous offrir une immersion dans l’univers de la NBA et aujourd’hui, ClutchTime vous propose de découvrir un acte de grande classe que peu de joueurs dans la ligue ont eu le courage de réalisé, sacrifier l’aspect financier de sa carrière au profit de l’aspect sportif.

    Dirk Nowitzki, roi du sacrifice financier

    Que ce soit Dirk, en passant par Durant ou même Lebron, nombreuses sont les superstars de la NBA qui ont accepté ce que l’on appelle une « Paycut » pour pouvoir offrir à leurs franchises une réelle possibilité de constituer la meilleure équipe possible et même si cette pratique marche souvent, cela n’a pas eu un effet bénéfique pour tous.

    Une paycut est donc le fait de sacrifier une partie de son salaire potentiellement accessible, généralement dans le but d’améliorer l’équipe pour laquelle on joue.

    Un sacrifice réservé au Star ?

    Pour réellement parler de « sacrifice », il est rare de parler de simple role player et cela concerne très souvent les grandes Stars de la ligue.

    La raison est simple, les paycuts sont très souvent réalisés au détriment d’un possible contrat maximum par un joueur, et les seuls joueurs qui ont accès à ce type de contrats sont les Superstars de la NBA.

    Cependant, il est nécessaire de nuancer ce propos car certains joueurs qui ne sont pas considérés comme des Superstars ont déjà accepté de sacrifier une partie de leurs salaires pour l’équipe donc même si ce sacrifice concerne souvent les grandes stars, il ne leur est pas uniquement « réservé » .

    Un sacrifice irrespectueux envers les Stars ?

    L’idée est donc simple pour le joueur, sacrifier le côté financier de la NBA dans le but de mettre toutes les chances de son côté vers l’aspect sportif et même si cela peut sembler être une décision assez logique ou acceptable pour une personne qui ne suit pas la NBA, cette pratique est tout de même assez rare.

    À l’image des Chris Paul, Russell Westbrook ou même Stephen Curry, le contrat maximum reste le choix majoritaire et ultime d’une Superstar de la NBA mais également le choix logique lorsque l’on connaît la face cachée de cette pratique.

    Kevin Durant tenant son trophée de MVP des finales
    Source : Jason Miller/Getty Images

    Danny Chau, rédacteur du Ringer, avait notamment évoqué la question en s’appuyant sur le cas de Kevin Durant avec les Warriors :

    « Durant’s decision makes it painfully clear that it will always be the players who have to make ‘sacrifices,’ never the owners. »

    La décision de Kevin Durant montre clairement que ce seront toujours les joueurs et jamais les propriétaires qui feront les sacrifices.

    Cette critique vient directement de la signature de Kevin Durant pour un contrat avec une paycut qui aurait permis de signer Andre Iguodala et Shaun Livingston et donc de garder l’équipe intacte.

    Cependant, l’équipe aurait pu, en réalité, signer les 3 joueurs avec Kevin Durant au maximum en payant une Luxury tax, montant supplémentaire imposée par la ligue dès lors qu’une franchise dépasse la limite des salaires de son équipe. Plus l’équipe dépasse cette somme, plus elle doit payer.

    On voit donc un réel problème d’éthique et une possible manipulation de certaines organisations envers leurs joueurs et cette problématique ne va pas s’atténuer suite à la hausse des salaires chaque année en NBA et la multiplication de bons joueurs qui s’imaginent déjà être Superstar.

    Un sacrifice nécessaire à la réussite d’une franchise ?

    Depuis 2010, presque toutes les équipes championnes, voire même finalistes ont connu au moins un joueur qui n’était pas payé à sa juste valeur.

    Que ce soit un choix volontaire ou non, il est presque indispensable d’avoir des joueurs qui sacrifient l’aspect financier de leur carrière au profit de l’aspect sportif et cela s’applique au Star mais aussi à d’autres joueurs très importants.

    Par exemple, Ray Allen avec Miami en 2013 était payé environ 3 millions l’année a 37 ans et même si cela semble être normal, lorsque l’on voit son apport sur les finales 2013, on peut se dire qu’il en valait un peu plus tout de même.

    Dans un autre registre, le salaire du MVP de la saison 2015, Stephen Curry, qui remportera les finales NBA avec un salaire de seulement 11 millions la saison et même si cela est logique vu que c’est un contrat signé quelques années auparavant, cela reste un cas de joueur sous payé par rapport à son apport sportif.

    Pour ne pas s’éparpiller, nous allons nous concentrer ici sur les principaux joueurs dans certaines franchises qui ont sacrifié une partie de leur salaire au nom de l’équipe et surtout dans le but ultime de remporter un titre, même si cela a plutôt bien fonctionné pour beaucoup d’entre eux, cela n’a malheureusement pas toujours été le cas.

    Les cas importants et récents de sacrifice financier :

    I. Le Big Three de South Beach en 2010

    « Not one, not two, not three, not four.. » on connaît la suite hein..
    Source : Steve Mitchell/US Presswire

    Le 8 Juillet 2010, The decision choque l’univers de la NBA car un certain Lebron James quitte Cleveland après 7 ans passées dans l’Ohio, pour rejoindre Dwyane Wade et Chris Bosh sous le soleil de Miami.

    Cependant, cette association de trois superstars semble difficile à mettre en place car trois contrats maximum à cette époque auraient été un réel problème pour créer une équipe compétitive. Heureusement, les trois superstars ont abandonné plusieurs millions (18 millions pour Lebron James) afin d’offrir une possibilité à l’organisation de Miami d’ajouter des pièces importantes à cette équipe déjà bien bâtie pour jouer le titre.

    Ce sacrifice financier s’est révélé être au moins aussi précieux qu’inestimable, car plusieurs joueurs solides vont réussir à choper un contrat tel que Udonis Haslem, la légende de Miami mais également Shane Battier, Chris Andersen ou encore le seul et l’unique Ray Allen qui sera la pièce maîtresse d’un certain game 6 des finales de 2013.

    II. Dirk Nowitzki : Le Roi du sacrifice salarial

    Dirk, honoré lors de son dernier match au AAC
    Source : J. Miron/USA Today/Reuters

    194 millions de dollars, c’est ce que le Wunderkid a sacrifié dans sa carrière pour les Mavericks. Cette somme, bien qu’incroyable, est à l’image de la générosité du géant Allemand.

    Champion en 2011, Dirk Nowitzki avait vécu son rêve de titre mais ses envies ne s’arrêtaient pas là, il voulait plus et surtout, offrir un nouveau titre à la ville de Dallas. C’est en 2014 que Dirk va démontrer tout son amour pour la franchise texane.

    Lors de l’intersaison de 2014, les Lakers et les Rockets lui offrent un contrat avec pas moins de 97 millions sur 4 ans et même si 99% des joueurs auraient pris l’une de ses offres, Dirk les a toutes refusées.

    En effet, le 15 Juillet 2014, il choque le monde de la NBA en signant un contrat de 25 Millions de dollars sur 3 ans avec les Mavericks ce qui signifie un sacrifice de 72 millions de dollars, non seulement pour rester dans son équipe de toujours mais surtout pour continuer à être compétitive.

    Malheureusement, les Dieux de la balle orange ne récompenseront pas son sacrifice respectable car même si Tyson Chandler reviendra durant l’été 2014, Shawn Marion quittera lui les Mavericks pour rejoindre les Cavaliers, laissant une équipe des Mavericks trop faible, qui sera éliminée au premier tour des Playoffs par les Rockets.

    Cependant, cela n’empêchera pas Dirk de renouveler cette acte de générosité quelques années plus tard en 2017, lorsqu’il refusera une player option de 25 Millions de dollars pour prendre un contrat de 10 Millions sur 2 ans et une seconde année en Team Option, vraiment un grand homme ce Dirk.

    III. Le Big Three Texans des Spurs

    Le big Three des Spurs, dans l’ordre :
    Tony Parker-Manu Ginóbili-Tim Duncan
    Source : Agence France-Presse

    En 2010, Tony Parker signe une extension de 4 ans pour 50 millions de dollars avec les Spurs pour garder une équipe compétitive et même si ce contrat reste tout à fait acceptable.

    Il est important de rappeler que Tony Parker est un joueur qui se retrouve dans les discussions pour le titre de MVP en 2012 tout en étant payé comme un role player.

    Toutefois, le sacrifice financier est une habitude du côté des Texans de San Antonio et c’est surement l’une des raisons pour lesquelles ils ont réussies à rester si compétitifs pendant autant d’années.

    En effet, a côté de Tony Parker, les joueurs importants du roster ont également sacrifié leurs salaires tels que Manu Ginóbili ou encore Tim Duncan qui aura réduit son salaire de plus de 11 millions de dollars.

    D’ailleurs, leurs sacrifices n’auront pas été en vain car des joueurs comme Thiago Splitter, Boris Diaw, Danny Green ou encore Marco Belinelli seront recrutés et le 15 Juin 2014, la franchise soulèvera le 5ème titre de leurs histoires qui sera la plus grosse récompense imaginable pour leurs sacrifices financiers.

    IV. Kevin Durant et la franchise Californienne

    Kevin Durant durant sa présentation avec les Warriors
    Source : Noah Graham/NBAE / Getty Images

    Après avoir réalisé l’un des mouvements les plus discutables de l’histoire de la NBA sur le marché de la Free Agency, le 4 Juillet 2016, Kevin Durant s’est engagé dans la franchise des Warriors dans le but précis de gagner un titre et de « sortir de sa zone de confort ».

    Pour ce faire, il a réalisé un sacrifice financier assez important pour la superstar qu’il était à l’époque et même le coach des Warriors, Steve Kerr, avait rappelé dans une interview que Kevin Durant lui rappelait Tim Duncan qui, lui aussi, avait réalisé plusieurs sacrifices financiers dans sa carrière pour garder une équipe compétitive.

    Dans le cas de Kevin Durant, son sacrifice permet à son équipe de conserver Iguodala et Livingston qui étaient deux grosses pièces du back to back de 2017 et 2018.

    Pendant une grande partie de ses années au Warriors, il a sacrifié une somme très importante d’argent en prenant des petits contrats de 1 an + 1 année en player option à 25 millions l’année ce qui était presque 10 millions de sacrifié par an.

    Ce sacrifice est critiquable dans beaucoup d’aspects, que ce soit sur le fait que la franchise aurait pu tout de même conserver les 2 joueurs nommés ci-dessus, sans avoir à sous payer Kevin Durant mais également sur le fait que son sacrifice ait été fait afin de rejoindre une équipe surpuissante qui était un choix contestable pour beaucoup de fans.

    Dans tous les cas, Kevin Durant a fait un choix qui lui a permis de repartir du soleil Californien avec deux titres et deux trophées de MVP des Finales en poche et tout cela pour rejoindre la Big Apple et un contrat maximum avec les Nets dans le but d’écrire une nouvelle page de son histoire.

    V. L’agent 0 et son geste mémorable envers A. Jamison

    Le n°4, Antawn Jamison avec Gilbert Arenas, le n°0
    Source : Rocky Widner/Getty Images

    Ici, on ne parle pas réellement d’un joueur qui a sacrifié son salaire dans le but principal d’obtenir un titre mais il était nécessaire de parler de l’acte respectable de Gilbert Arenas envers son coéquipier de l’époque, Antawn Jamison.

    Tout d’abord, dès 2006, Gilbert Arenas montre les signes d’une superstar qui souhaite gagner un titre au détriment de l’argent. Lors de l’intersaison de 2006, il accepte une réduction sur son salaire pour signer de bons joueurs mais se retrouve « malheureusement » coincé au milieu de Darius Songaila et DeShawn Stevenson (vous vous rappelez du premier nom ? moi non plus) qui ne seront d’aucune aide pour un agent 0 bien trop seul.

    C’est finalement le 9 Juin 2008 qu’il se retrouve agent libre et offre un geste de grande classe après la désillusion de 2006, annonçant clairement durant une séance média qu’il allait laisser son coéquipier, Antawn Jamison, prendre ce qu’il souhaite sur son contrat en se contentant du reste.

    « Just sign Antawn first and then I’ll take the pay cut, to keep the team intact, »

    Signer simplement Antawn en premier et je réduirais mon salaire pour garder l’équipe intacte

    « We’ve been together six out of my seven years. I told him, whatever he wants, give it to him, and I’ll take the pay cut. »

    On a été ensemble pendant 6 de mes 7 années ( dans la NBA ). Peu importe ce qu’il veut, donner lui et je prendrais la réduction nécessaire sur mon salaire

    Finalement, au lieu d’avoir un contrat maximum de 124 Millions sur 6 ans avec les Wizards, ou de prendre un contrat de plus de 100 millions sur 5 ans que lui proposaient les Warriors il ne prendra que 111 millions sur 6 ans avec les Wizards.

    Même si cette décision a très mal fini avec une absence en play-offs et des malheurs sur les terrains comme en dehors, il est important de saluer ce geste réalisé en Juin 2008 qui semble être inimaginable de la part des stars d’aujourd’hui.

  • First Playoff Game : le baptême de feu pour un rookie

    First Playoff Game : le baptême de feu pour un rookie

    ClutchTime poursuit sa série d’articles rétro en cette période de confinement. Cette fois-ci nous allons revivre les premiers instants, premiers paniers et premiers tests grandeur nature de certains rookies pour leurs grands débuts en Playoffs. Nous avons choisi quelques-uns des plus grands joueurs de l’histoire à avoir marquer les Playoffs, afin de se remémorer leur impact dans leur tout premier match à enjeu. Si certains n’ont pas perdu de temps pour battre des record de précocité, d’autre auront mis plus de temps à se développer avant de marquer l’histoire à leur tour.

    Ils n’ont pas attendu pour rentrer dans l’histoire

    Dwyane Wade vs Baron Davis 2004 – by JEFFREY BOAN / el Nuevo Herald File

    Dwyane Wade (Miami Heat), 2004

    • Âge : 22 ans
    • le Cinq : Dwyane Wade, Eddie Jones, Caron Butler, Lamar Odom, Brian Grant
    • Stats : 21pts, 5rds, 5pds, en 41′
    • Le match : Victoire 81-79 contre les New Orleans Hornets – 1er tour Game 1

    Pour sa première saison dans la ligue, Wade est contraint de jouer meneur au sein d’une jeune équipe du Heat menée par Stan Van Gundy. Les résultats furent laborieux jusqu’au ASG avec un bilan de 22v-32d. La suite fut nettement plus positive avec une belle série de 20v-8d permettant non seulement à Miami d’accrocher le wagon des PO, mais aussi d’obtenir l’avantage du terrain.

    Le rookie n’a pas le temps de savourer cette fin de saison qu’il se rend compte qu’il va devoir se coltiner les Hornets de Baron Davis au 1er tour. Le meneur All-Star cette année là, est considéré comme l’un des joueurs les plus dur à stopper pour Wade. Mais le N°3 ne se laisse pas impressionner et réalise une performance unique dans l’histoire de la ligue en rentrant le panier de la gagne en toute fin de match lors de ce Game 1. Une première pour un rookie. Déjà clutch lors de ses PO 2004, un signe qui ne trompe pas et qui annonce le début d’une aventure spéciale.

    Derrick Rose (Chicago Bulls), 2009

    • Âge : 20 ans
    • le Cinq : Derrick Rose, Ben Gordon, John Salmons, Tyruse Thomas, Joakim Noah
    • Stats : 36pts, 11pds, 12/19 aux tirs, 12/12 aux lfs, 5tov, 6 fautes, en 49′
    • Le match : Victoire 103-105 chez les Boston Celtics en OT – 1er tour Game 1
    https://www.youtube.com/watch?v=z01hnQW3E1s

    Dotés d’une chance incroyable, les Bulls obtiennent le 1er pick de la draft 2008, choisissant un arrière athlétique et spectaculaire, et cerise sur le gâteau, qui est originaire de Chicago. Pour leur première saison ensemble, Derrick Rose et son coach Vinnie Del Negro ont réussi à ramener la franchise en Playoffs malgré un début de saison mitigé (23v-30d au ASG). Placés en 7e position à l’Est, les Bulls ont dû affronter les champions en titre, les Boston Celtics. Aucune chance qu’une équipe menée par un meneur rookie ne puisse faire le poids face à un tel monstre.

    Et pourtant, le jeune joueur a clairement indiqué qu’il était prêt en inscrivant 36 points lors du Game 1 qui s’est joué en prolongation. D-Rose a tout simplement égalé le record de points inscrit par un rookie en Playoffs. Avec 23 points en 2e mi-temps, cette performance est d’autant plus impressionnante qu’il a permis à son équipe de gagner ce match sur le parquet des Celtics. Cette confrontation s’est révélée être l’une des plus relevées de l’histoire avec pas moins de sept prolongations cumulées dont trois dans le Game 6 ! Une entrée fracassante de D-Rose dans la prestigieuse histoire des Playoffs NBA.

    Comme s’ils avaient déjà dix ans d’expérience

    Tim Dun aux côtés de David Robinson – via basketusa.com

    Tim Duncan (San Antonio Spurs), 1998

    • Âge : 21 ans
    • le Cinq : Avery Johnson, Jaren Jackson, Tim Duncan, David Robinson, Will Purdue
    • Stats : 32pts, 10rds, 2blks, en 37′
    • Le match : Victoire 102-96 chez les Phoenix Suns – 1er tour Game 1

    Le retour en forme de David Robinson combiné à la draft de Tim Duncan a permis à la franchise texane de retrouver les sommets de la conférence Ouest avec un bond de +36 victoires. Les Spurs n’ont en revanche pas bénéficié de l’avantage du terrain face aux Suns malgré un bilan identique (56v-26d). En saison régulière, les Suns avaient gagné trois de leur quatre matchs contre les hommes de Greg Popovich en saison régulière.

    Une série d’un autre temps avec trois joueurs de 2m11 ou plus dans le lineup : Duncan – Robinson – Purdue ! Mais le staff des Spurs a surtout pu compter sur leur rookie vedette en fin de match pour emmener les siens vers la victoire. Avec 32 points au compteur, il est tout simplement le meilleur marqueur de la rencontre, sans oublier ses 18 points dans le dernier quart-temps. En face, « Hot Rod Williams » (35 ans et 12 saisons NBA), a été la première victime de Timmy en Playoffs. La première d’une liste longue comme le bras du N°21 des Spurs.

    Tony Parker (San Antonio Spurs), 2002

    • Âge : 19 ans
    • le Cinq : Tony Parker, Steve Smith, Bruce Bowen, Tim Duncan, David Robinson
    • Stats : 21pts, 3pds, 3/3 à 3pts, en 27′
    • Le match : Victoire 110-89 contre les Seattle SuperSonics – 1er tour Game 1

    Lors de ses débuts en NBA, le français a explosé tous les records de précocité de la franchise texane. A seulement 19 ans, et dès son 5e match professionnel, TP obtient sa place dans le cinq de départ à la place d’Antonio Daniels. Comment un coach comme Popovich et une franchise aussi strucutrée et ambitieuse a pu faire confiance à aussi jeune meneur européen ? La confiance en soi peut-être? Celle du français n’est plus à prouver, et son premier match en Playoffs face à Seatlle est venu confirmer cette qualité.

    A la fin du Game 1, avec 21 points, le français a établit son record de points en carrière face à un certain Gary Payton réputé pour ses poèmes et sa défense. Cela n’a pas impressionné Parker qui, avec sa vitesse, a complètement dépassé le vétéran. Parker scora 10pts dans le 3e quart-temps et le match était déjà plié. Un signe que le meneur est fait pour ce genre de match à enjeu.

    Donovan Mitchell (Utah Jazz), 2018

    • Âge : 21 ans
    • le Cinq : Ricky Rubio, Donovan Mitchell, Joe Ingles, Derrick Favors, Rudy Gobert
    • Stats : 27pts, 10rds, 3pds, 11/22 en 35′
    • Le match : Défaite 116-108 chez OKC Thunder – 1er tour Game 1
    https://www.youtube.com/watch?v=BPdHVYK6_iI

    Drafté en 2017, Mitchell a eu la chance d’être sélectionné par une solide équipe d’Utah. Seulement trois fois titulaire lors de ses treize premiers matchs, le rookie va ensuite prendre pleinement sa place dans le cinq majeur et devenir ainsi, l’une des principales armes offensives du roster. En Playoffs pour la 2e année de suite, le Jazz tombe face à un Thunder ambitieux avec son Big Three : Westbrook – George – Anthony.

    Une chance pour Mitchell d’affronter l’un de ses idoles : Russell Westbrook, bien que ce dernier l’ait en quelque sorte terrifié lors de leur premier face à face en saison régulière. Pourtant, le rookie ne s’est pas caché en essayant de maintenir son équipe dans le match et en terminant meilleur scoreur du Jazz avec 27 points. Pour ce Game 1, le Thunder est clairement au dessus mais la suite va sourire au jeune Jazzman. Il rentrera dans l’histoire en devenant le premier rookie depuis 1996 à enchaîner deux matchs de rang avec plus de 25 points pour ensuite créer la surprise en éliminant le Thunder lors d’un Game 6 tendu. Mitchell n’est qu’à l’aube de sa carrière, mais le soleil va sûrement rayonner tout au long de sa journée dans la grande ligue.

    Ben Simmons (Philadelphie Sixers), 2018

    • Âge : 21 ans
    • le Cinq : Ben Simmons, JJ Redick, Robert Covington, Dario Saric, Amir Johnson
    • Stats : 17pts, 9rds, 14pds, 2stls, 5tov, en 34′
    • Le match : Victoire 130-103 contre le Miami Heat – 1er tour Game 1
    https://www.youtube.com/watch?v=hbDgiFOLub8

    Après une saison blanche, l’australien a pu faire ses grands débuts en Playoffs contre le Heat. Malgré l’absence du pivot All Star Joel Embiid, Philadelphie a tout simplement été trop rapide face à une défense du Heat dépassée. Ben Simmons fut un vrai calvaire pour Erik Spoelstra, ne sachant pas qui de Josh Richardson, Justise Winslow ou bien James Johnson pourrait ralentir le Rookie de l’année 2018.

    Ce n’est un mystère pour personne, le meneur de 2.08m se régale en contre-attaque et sur le jeu en transition. Il est aussi à l’aise lorsqu’il est entouré de shooteurs. La 2e mi-temps fut à sens unique et Philadelphie remporta enfin un match de Playoffs après cinq années remplies de défaites. Ben Simmons n’est pas étranger à ce regain de compétitivité, et le prochain chapitre de la franchise pourrait abriter d’autres belles aventures de printemps.

    Jayson Tatum (Boston Celtics), 2018

    • Âge : 20 ans
    • le Cinq : Terry Rozier, Jaylen Brown, Jayson Tatum, Al Horford, Aron Baynes
    • Stats : 19pts, 10rds, 4pds, 3stls, en 44′
    • Le match : Victoire 113-107 contre les Milwaukee Bucks en OT – 1er tour Game 1
    https://www.youtube.com/watch?v=VTs1i-3E-DY

    Les Celtics avaient tout pour réussir en 2018 dans cette conférence Est défigurée, mais l’absence de Kyrie Irving a mis un coup aux ambitions des hommes de Brad Stevens. C’est en tout cas ce que la majorité pensait avant de voir à l’œuvre cette jeune équipe audacieuse. C’est ainsi que leur rookie, Jayson Tatum, se retrouva dans un rôle bien plus important en attaque pour ses tous premiers Playoffs en tant que professionnel.

    Le premier tour face aux Bucks fut disputé, et l’ancien de Duke a bien démarré avec 8 points dans le 1er quart-temps avec un parfait 4/4 aux tirs et face au MVP en puissance : Giannis Antetokounmpo. La suite fut nettement moins brillante avec 4/14 aux tirs sur le reste du match, mais il a eu le privilège d’assister et de participer au show de Terry Rozier pour remporter la prolongation. Qui aurait pu imaginer que cette équipe allait être à un match des Finales cette année là.

    Des débuts timides, mais leur moment viendra

    Paul George – via Bleacherreport.com

    Paul George (Indiana Pacers), 2011

    • Âge : 20 ans
    • le Cinq : Darren Collison, Paul George, Danny Granger, Tyler Hansbrough, Roy Hibbert
    • Stats : 2pts, 2rds, 2blks, 1 sur 2 aux tirs, en 23′
    • Le match : Défaite 104-99 chez les Chicago Bulls – 1er tour Game 1

    Drafté en 10e position en 2010 par les Pacers, George a connu des débuts délicats pour ne pas dire difficiles. L’ailier a dû attendre son 43e match sous ses nouvelles couleurs pour devenir titulaire, grâce notamment à la prise de fonction de l’assistant Frank Vogel. Malgré un bilan négatif (37v-45d), les Pacers sont parvenus à accrocher les Playoffs pour y affronter la meilleure équipe à l’Est: Chicago.

    Menés par le MVP 2011, Derrick Rose (39pts), les Bulls ont maîtrisé le Game 1. En face, le jeune Paul George n’a rentré qu’un seul tir sur un alley-oop en contre attaque. Puis après plus rien. Qui aurait pu deviner que ce jeune ailier allait emmener les Pacers au sommet de la conférence Est quelques années plus tard.

    Kawhi Leonard (San Antonio Spurs), 2012

    • Âge : 20 ans
    • le Cinq : Tony Parker, Danny Green, Kawhi Leonard, Boris Diaw, Tim Duncan
    • Stats : 6pts, 2rds, 2stls, 0/3 à 3pts, en 20′
    • Le match : Victoire 106-91 contre le Utah Jazz – 1er tour Game 1

    Échangé le soir de la draft 2011 contre l’arrière George Hill, Leonard n’a mis que dix matchs pour convaincre Greg Popovich de l’intégrer dans le cinq de départ. Si l’ailier est encore loin d’être une menace en attaque, sa présence se fait déjà ressentir de l’autre côté du terrain.

    Pour son premier match de post-season, Leonard est en difficulté en attaque mais se voit confier la mission d’éteindre le scoreur adverse : Gordon Hayward (17pts mais 2/6 aux tirs). Kawhi n’a que très peu vu le ballon au cours de ce match, mais ce n’est qu’une question de temps avant qu’il devienne l’un des plus grands joueurs de l’histoire des Playoffs.

  • Le carnet des rookies: le bilan à l’Ouest

    Le carnet des rookies: le bilan à l’Ouest

    En ces temps de confinement, afin d’éviter de vous couper totalement de l’univers de la NBA, ClutchTime dresse un bilan de la saison 2019-2020, suspendue depuis le 11 mars. Dans l’attente d’une éventuelle reprise, la rédaction vous propose de revivre les parcours des différents rookies de la ligue, en faisant le point sur leurs performances depuis fin octobre.

    La suspension de la saison a mis un coup d’arrêt dans le processus d’apprentissage des rookies. Elle nous prive également d’un duel alléchant et spectaculaire entre Zion et Ja pour la 8e place synonyme de qualification pour les Playoffs. Une vraie déception de ne pas les observer sur une saison complète, mais le moment est opportun pour ces jeunes joueurs pour prendre le temps d’étudier le jeu. Voici le bilan concernant les rookies de la conférence Ouest.

    Les premiers de la classe

    Zion Williamson et Ja Morant lors de leur 1er face à face remporté par le Pelican en janvier – Photo by Sean Gardner

    Ja Morant, PG, Memphis Grizzlies : 59m, 17.6pts, 3.5rds, 6.9pds

    La franchise du Tennessee peut être fière d’avoir sélectionné le meneur sorti de l’université de Murray State. Le rookie a tout simplement été spectaculaire pour ses débuts dans la ligue. A seulement 20 ans, Ja n’a pas froid aux yeux et se révèle être le joueur sur lequel Taylor Jenkins et son staff vont pouvoir s’appuyer pour les années à venir. Morant a remporté les trois premiers titres du rookie du mois, a posté son tout premier triple double contre Washington et n’a pas perdu de temps pour créer une belle connexion avec l’autre jeune star de l’équipe : Jaren Jackson Jr.

    Si le meneur a ébloui la ligue avec ses envolées aériennes et sa tentative de dunk assassin sur Kevin Love, il faut également souligner sa dextérité et sa qualité de passe. Pour ne rien gâcher, il truste le haut du classement parmi les joueur les plus clutchs de la ligue avec 3.3pts par match lorsqu’une rencontre se joue avec cinq points d’écart dans les cinq dernières minutes (via NBA.com). Il reste tout de même un aspect à travailler : son tir à 3pts. L’arrière rechigne à dégainer de loin, avec une fréquence de 17.4% et seulement 0.9 tir réussi en moyenne par match (via NBA.com). Morant est clairement responsable de la belle et surprenante 8e place à l’Ouest des Grizzlies.

    Zion Williamson, PF, New Orleans Pelicans : 19m, 23.6pts, 6.8rds, 2.2pds

    20 Janvier 2020, les Pelicans se dirigent tout droit vers une saison ratée et sans saveur. Leur rookie vedette est sur la touche à cause de son genou, et certains s’interrogent même sur une éventuelle saison blanche. 22 Janvier 2020, tout vient à point qui sait attendre, et le phénomène Zion réalise enfin ses débuts. Face aux Spurs, l’intérieur s’autorise 22pts avec un imprévisible 4/4 à 3pts. Et le soufflé n’est jamais retombé avec une série de 13 matchs de suite au dessus des 20 points, et un seul petit match sous la barre des 15 points!

    Le meneur Lonzo Ball se régale avec son rookie et n’hésite pas à le chercher dans les airs. Le coach Alvin Gentry peut respirer, son équipe enregistre en moyenne un ratio de +10.4pts quand Zion est sur le terrain. Le meilleur chiffre pour un rookie cette saison (via NBA.com). Si son temps de jeu a dans un premier temps été limité, le staff a rapidement saisi l’importance de le laisser sur le parquet. Sûrement l’un des meilleurs rebondeurs offensifs de la ligue, la rapidité avec laquelle il remonte au cercle après avoir capté la balle est déroutante. La prochaine étape serait de travailler sa prise de balle avec sa main droite afin de pouvoir ajouter un peu de diversités à son répertoire au poste bas. De toute évidence, le phénomène est à l’aube d’une belle carrière.

    Les bons élèves

    Eric Paschall et son fameux tir à mi-distance – Photo by Jonathan Bachman/Getty Images
    Eric Paschall, PF, Golden State Warriors : 60m, 14pts, 4.6rds, 2.1pds

    L’université de Villanova continue de fournir la ligue avec de bons jeunes joueurs : Josh Hart, Mikal Bridges, Donte DiVincenzo, Jalen Brunson, et cette année avec le puissant et tonique Eric Paschall. Choisi en 41e position par les Warriors, l’intérieur de 22 ans a profité des nombreuses absences dans le roster pour se faire une place bien au chaud dans la rotation de Steve Kerr qui ne tarit pas d’éloges concernant son rookie.

    Petit pour son poste (1.98m), Paschall détone par son agressivité en attaque. Souvent attiré par un jump shot à mi-distance, il peut jouer sans ballon en proposant une coupe ligne de fond bien sentie. Bien qu’il se montre gourmand sur isolation (13.7%, 1er chez les rookies, via NBA.com), il est capable de trouver le partenaire démarqué (6.4pds en mars sur 5 matchs). Pour la saison prochaine, il serait intéressant de le voir plus efficace sur catch and shoot (30.4% à 3pts), afin de devenir une vraie menace sur pick and pop pour combiner avec Stephen Curry.

    Brandon Clarke, PF, Memphis Grizzlies : 50m, 12pts, 5.8rds, 1.4pds

    Nous revoilà avec les Grizzlies et leur second rookie ! Sélectionné en 21e position, l’ancien de Gonzaga a confirmé ses qualités athlétiques mais également son apport de manière générale sur le parquet. Clarke est le meilleur rookie au classement PIE, mesurant l’impact positif d’un joueur, avec un score de 14.4 (via NBA.com). En sortie de banc, le canadien apporte de la défense, facilite le jeu rapide avec ses courses vers le cercle, score dans la raquette et peut faire tourner la balle.

    Prendre un rebond, contrer un layup ou bien avorter une tentative de alley-oop adverse, Clarke domine dans les airs. Fiable en attaque, il truste le haut des classements concernant les tirs avec un EFG à 64.8% et un TS à 67% (via NBA.com). Sa relation sur pick and roll avec Ja Morant s’annonce redoutable mais c’est surtout en contre-attaque qu’il faut le surveiller. Sa mobilité et sa vitesse font de lui un intérieur idéal pour le jeu moderne. Malheureusement, sa saison s’est terminée prématurément suite à une blessure aux quadriceps.

    Des difficultés, mais des progrès sont à souligner

    Jarrett Culver face à Ja Morant, et sous le regard de Naz Reid – Photo by Brandon Dill / AP
    Jarrett Culver, SG, Minnesota Timberwolves : 63m, 9.2pts, 3.4rds, 1.7pds

    Le début de saison a été compliqué pour les Wolves. Les espoirs concernant une hypothétique place en Playoffs ont vite été étouffés après une série de 13 défaites de suite en janvier. Un Karl-Anthony Towns blessé et mécontent, un Andrew Wiggins échangé, ainsi qu’une bonne partie du roster, voilà dans quel environnement le rookie doit travailler. Culver a tout de même connu une bonne période en janvier avec 14 matchs de rang dans le cinq majeur avec une moyenne de points acceptable de 13.6. L’ailier n’a pas peur de se frotter aux bigs de la ligue et ses qualités athlétiques peuvent en surprendre plus d’un.

    https://twitter.com/Timberwolves/status/1215475099006111744

    Ryan Saunders a même profité dans cette période pour tester son rookie dans un rôle de meneur de jeu lors d’une rencontre sans enjeu face aux Rockets. Le résultat fut mitigé, et Culver devra progresser dans sa conduite de balle mais surtout améliorer son tir extérieur. Avec un EFG de 46.2% et un TS de 46.7%, il fait partie des pires rookies dans ces catégories (via NBA.com). Réputé bon défenseur à sa sortie de l’université, Culver doit néanmoins offrir plus de résistance lorsqu’il doit défendre sur pick and roll.

    Cameron Johnson, SF, Phoenix Suns : 49m, 8.1pts, 2.9rds, 1.1pds

    Sa sélection en 11e position lors de la dernière draft en a surpris plus d’un. D’autant plus que les Suns ont délibérément reculé dans la draft en lâchant le 6e choix (Jarrett Culver) pour choisir un rookie plus vieux que Devin Booker (4 saisons NBA) ! L’ancien de North Carolina a bien intégré la rotation de Monty Williams afin d’apporter du spacing et de la polyvalence en défense.

    Johnson est capable de finir en contre-attaque, mais la majorité de son jeu en attaque se repose sur du catch and shoot à 3pts. Une situation qui représente 67.3% de ses tirs, avec une adresse intéressante de 40.2% (via NBA.com). Un profil de joueur moderne qui peut coller avec des porteurs de ballon comme Devin Booker et Ricky Rubio. Malheureusement, le staff médical lui a décelé une mononucléose qui a stoppé sa saison. Son dernier match était pourtant révélateur de son potentiel offensif avec un record en carrière (21pts) contre les Raptors.

    Michael Porter Jr., SF, Denver Nuggets : 48m, 7.5pts, 4.1rds, 0.7pd

    Drafté en 2018, MPJ n’a pu prendre part au moindre match la saison 2018-2019, suite à une opération au dos. Pour ses toutes premières foulées officielles sur un parquet NBA, l’ailier aux dimensions « Durantesque » apporte 15pts dont 9 dans le dernier quart-temps. La suite est plus ou moins mitigée avec un temps de jeu restreint afin de préserver son corps d’une éventuelle surcharge de travail. Mais le rookie est talentueux, et beaucoup aimerait le voir plus longtemps à l’œuvre.

    Capable de planter de jolis stepbacks three, de driver pour claquer un dunk dans le trafic et de gober une dizaine de rebonds, MPJ a également appris à laisser le jeu venir à lui. Star depuis le lycée, MPJ a toujours eu la balle dans les mains afin de mener les offensives. A Denver, dans un tout autre contexte, son association avec le génial Nikola Jokic ne peut être que bénéfique pour sa compréhension du jeu sans ballon. MPJ a connu une très belle période en janvier (15m : 12.3pts, 6.9rds), puis Mike Malone rechigna à lui accorder plus de minutes à cause de sa défense souvent prise à défaut. Un aspect qu’il devra améliorer afin de nous délecter plus souvent de quelques actions savoureuses avec le pivot serbe.

    Jaxson Hayes, C, New Orleans Pelicans : 56m, 7.5pts, 4rds, 0.9pd
    • Sa meilleure note : @Boston Celtics (20pts, 9/13 aux tirs en 23′)
    • Sa plus mauvaise note : @Indiana Pacers (2pts, 2rds, 5fautes, 1/3 aux tirs, en 8′)

    Le pivot sorti de l’université de Texas a démarré par une jolie performance lors de son tout premier match (19pts en 23′). A tout juste 19 ans, il est rentré dans la rotation juste derrière le solide et discret Derrick Favors. Hayes apporte de la taille et une solution à l’intérieur. Ses pourcentages aux tirs sont convaincants: 67.7% dans la raquette, 66.2 EFG% (1er rookie) et 67.5 TS% (1er rookie, via NBA.com). Et pour ne rien gâcher, Hayes est suffisamment mobile pour poster de bons écrans à l’extérieur pour ensuite roller habilement vers le cercle.

    Sa connexion avec l’autre rookie Nickeil Alexander-Walker est une piste intéressante à travailler pour le staff des Pelicans. Vexé à cause de sa non sélection pour le Rising Star Challenge, le pivot n’a ensuite plus été en mesure de se montrer régulièrement sur le parquet en partie à cause de l’arrivée de Zion. Son temps de jeu a considérablement chuté pour atteindre une moyenne de 10.5 minutes. Dommage pour ce jeune joueur qui va avoir besoin de travailler ses lancer-francs (63%), d’autant plus qu’il va sur la ligne en moyenne trois fois par match (5e rookie, via NBA.com).

    Du positif, car l’attitude est bonne

    Naz Reid prend de vitesse Nikola Vucevic – via theathletic.com
    Naz Reid, F/C, Minnesota Timberwolves : 30m, 9pts, 4.1rds, 1.2pds
    • Sa meilleure note : vs OKC Thunder (20pts, 4/8 à 3pts)
    • Sa plus mauvaise note : vs Portland Trail Blazers (0pt, 6rds, 0/5 aux tirs, 5 fautes)

    Fin décembre, le jeune pivot profite de la blessure de KAT pour enchaîner huit matchs consécutifs au dessus des 10 minutes avec des moyennes de 11.1pts et 5.6 tirs à trois points tentés par rencontre ! Voilà un chiffre étonnant pour un pivot censé poser des écrans et jouer près du cercle. Pourtant, ce rookie non drafté possède la mentalité d’un arrière dans le corps d’un intérieur. Sur l’ensemble de la saison, il s’agit de l’intérieur qui tente le plus de tirs longues distances parmi les rookies avec 3.2 tentatives pour un taux de réussite de 33% (via NBA.com)

    Sa mobilité lui permet de prendre de vitesse d’autres intérieurs et de finir au dessus du cercle. A 20 ans, Reid ne rechigne pas à répéter les déplacements pour poser les écrans et peut se révéler utile sur pick and pop. Son profil de « stretch five » est totalement compatible avec le jeu actuel et. Son coach Ryan Saunders ne cesse de dresser des louanges concernant l’éthique de travail de son rookie, ce qui lui a valu une place de titulaire lors des 11 derniers matchs. Il ne reste plus qu’à progresser dans son positionnement en défense sur pick and roll et de se montrer plus dissuasif face à des pivots techniques comme par exemple, disons, Nikola Vucevic (26pts, 11/18 aux tirs face au rookie).

    Jordan McLaughlin, PG, Minnesota Timberwolves: 30m, 7.6pts, 1.6rds, 4.2pds

    Voici le deuxième rookie des Timberwolves à avoir profité des mauvais résultats, des blessures, et des trades effectués par la franchise. Suite aux départs de Jeff Teague et de Shabazz Napier, le rookie de 23 ans s’est retrouvé un instant seul meneur du roster. Après n’avoir pris part qu’à six matchs lors des trois premiers mois de la saison, le rookie a pu intégrer pleinement la rotation à la mi-janvier. Joueur de G-League la saison dernière, McLaughlin a joué les 25 derniers matchs de la saison avec des chiffres corrects pour un meneur remplaçant : 8pts, 4.5pds, 40.3 à 3pts en 20′.

    De la dynamite dans les jambes et pas maladroit de loin, le rookie d’1.80m s’est fait remarquer lors de son match record face aux Clippers. S’il a surpris la ligue par ses qualités athlétiques, il n’en reste pas moins un bon général sur le terrain, déterminé à trouver le partenaire démarqué (2e meilleur rookie à la passe, via NBA.com). Une belle pioche pour les Wolves avec ce joueur en « Two Way Contract », qui pourrait se révéler complémentaire derrière l’offensif D’Angelo Russell.

    Nicolo Melli, PF, New Orleans Pelicans: 52m, 6.8pts, 3rds, 1.3pds

    le rookie de 28 ans a vécu un début de saison troublant avec un temps de jeu très aléatoire : 17′ en novembre puis 10.6′ en décembre. Alvin Gentry pouvait avoir besoin de l’italient 30 minutes un soir et puis l’utiliser pour seulement 5 minutes deux jours plus tard. Heureusement, l’ancien joueur du Fenerbahçe a les nerfs solides et a maintenu son niveau d’implication pour être prêt le moment venu. Et ce moment a coïncidé avec l’arrivée du phénomène Zion Williamson.

    Le staff des Pelicans ne peuvent nier l’évidence qu’il faut entourer le prodige Zion par des joueurs capables de tirer de loin et de libérer de la place dans la raquette. Melli est tout à fait « Zion-compatible », et son temps de jeu va se stabiliser autour des 21 minutes de moyenne avec 9.1pts et 39.1% à 3pts sur les 18 dernières rencontres. Près de 60% de ses tirs sont sur catch and shoot à 3pts avec un taux de réussite avoisinant les 38% (via NBA.com).

    Un joueur utile et précieux dans les systèmes offensifs, il éprouve néanmoins quelques difficultés à rester devant des joueurs plus rapides et athlétiques (51.2% de réussite aux tirs pour un joueur adverse, via NBA.com). Néanmoins, son placement défensif est loin d’être chaotique. Son sens de l’anticipation peut faire déjouer l’adversaire, et pourquoi pas, contrer l’ambitieux Kevin Porter Jr en contre-attaque.

    Ne pourra que faire mieux la saison prochaine

    Jordan Poole au duel avec la défense des Clippers – Photo by Chris Victorio/Special to S.F. Examiner
    Jordan Poole, SG, Golden State Warriors : 57m, 8.8pts, 2.1rds, 2.4pds

    Choisi par les Warriors en fin de premier tour, Poole est un insatiable shooteur. Un baby splash brother dans la Bay ? C’est en tout cas ce qu’insinue Klay Thompson en avouant s’être fait ridiculiser par le rookie lors d’un concours de tirs à l’entraînement. Mais jouer face à cinq joueurs dans un match officiel n’est pas la même histoire que d’affronter un joueur en plein processus de rééducation.

    Pour son premier match, le rookie n’a pas résisté à l’envie de dégainer: 2/13 aux tirs et 1/7 à 3pts. Cette saison, l’arrière tourne à 33.3% aux tirs et à 27.9 à 3pts ! Des pourcentages très peu attrayants pour un arrière réputé pour son jeu offensif. En se focalisant sur les statistiques avancées sur le tir, le joueur de 20 ans est tout simplement l’un des pires rookies avec un EFG à 40.6%, et un TS à 45.4% (via NBA.com).

    Si son tir n’est pas encore fiable, Steve Kerr lui a accordé du temps de jeu tout au long de l’année et même des responsabilités à la mène sur quelques séquences. Bénéficiant des blessures et des pauvres résultats de l’équipe, Poole a connu une belle période avec 14.3pts de moyenne et 5 titularisations sur ses 13 derniers matchs. De bonne augure pour progresser et améliorer sa sélection de tirs pour la saison prochaine.

    Dix élèves que l’on aimerait voir plus souvent sur le parquet :

    • Darius Bazley, SF, Oklahoma City Thunder : 53m, 4.5pts, 3.7rds, 0.5pd
    • Nassir Little, F, Portland Trail Blazers : 48m, 3.6pts, 2.3rds, 0.5pd
    • Nickeil Alexander-Walker, PG/SG, New Orleans Pelicans : 41m, 5.1pts, 2rds, 1.8pds
    • Kelan Martin, SF, Minnesota Timberwolves : 31m, 6.4pts, 3.1rds, 0.7pd
    • Luguentz Dort, SG, Oklahoma City Thunder: 29m, 6.2pts, 1.9rds, 0.7pd
    • Chris Clemons, PG, Houston Rockets : 29m, 4.9pts, 0.8rd, 0.8pd
    • Ty Jerome, PG, Phoenix Suns : 28m, 3.5pts, 1.5rds, 1.5pds
    • Juan Toscano-Anderson, SF, Golden State Warriors : 13m, 5.3pts, 4rds, 2pds
    • Jaylen Hoard, F, Portland Trail Blazers : 13m, 2.9pts, 2.5rds, 0.3pd
    • Keldon Johnson, SG, San Antonio Spurs : 9m, 4.6pts, 1.9rds, 0.7pd
  • Le carnet des rookies: le bilan à l’Est

    Le carnet des rookies: le bilan à l’Est

    En ces temps de confinement, afin d’éviter de vous couper totalement de l’univers de la NBA, ClutchTime dresse un bilan de la saison 2019-2020, suspendue depuis le 11 mars. Dans l’attente de son retour prochainement, la rédaction vous propose de revivre les parcours des différents rookies de la ligue, en faisant le point sur leurs performances depuis fin octobre.

    La suspension de la saison a mis un coup d’arrêt dans le processus d’apprentissage des rookies. Si certains commençaient à éprouver des difficultés à enchaîner les performances, d’autres arrivaient peu à peu à améliorer leur copie sur le parquet. Une vraie déception de ne pas les observer sur une saison complète, mais le moment est opportun pour ces jeunes joueurs pour prendre le temps d’étudier le jeu. Voici le bilan concernant les rookies de la conférence Est.

    Les premiers de la classe

    Kendrick Nunn via NBA.com
    Kendrick Nunn, PG/SG, Miami Heat : 62m, 15.6pts, 2.7rds, 3.4pds

    Les absences répétées de Justise Winslow et le fait que Goran Dragic ait accepté un rôle de 6e homme ont obligé Erik Spoelstra à placer Nunn dans le cinq majeur dès le premier match de la saison régulière ! Sur ses cinq premiers matchs, il tourne à 22.4pts, 1.8ints et 49.5% à 3-pts. En raflant les trois premiers titres de « rookie du mois », il fait tomber les records de précocité de la franchise auparavant détenu par la légende Dwyane Wade. Le rookie de 24 ans est plus un scoreur qu’un créateur, mais le fait de jouer aux côtés de Jimmy Butler et Bam Adebayo lui est tellement profitable.

    Nunn peut débloquer des situations en attaque sur un catch & shoot (35.5% à 3pts), sur pull up (45.6%) et driver pour un lay-up dans la raquette (46.2%) via NBA.com. En revanche, la défense reste un secteur à travailler pour l’année prochaine. Il n’est pas rare de le voir en difficulté face à des meneurs offensifs et en situation de pick and roll. Une belle saison pour ce joueur encore inconnu il y a quelques mois et qui se voit bien remporter le trophée du rookie de l’année.

    Coby White, PG/SG, Chicago Bulls : 65m, 13.2pts, 3.5rds, 2.7pds
    • Sa meilleure note: vs OKC Thunder (35pts, 7rds, 6/9 à 3pts, +15)
    • Sa plus mauvaise note: @ Golden State Warriors (2pts, 0/7 aux tirs, 0/4 à 3pts, -19, 26′)

    En sortie de banc derrière Tomas Satoransky, Coby White est le rookie qui a le plus disputé de matchs (65). L’arrière a connu un déclic après le All Star Break. Son temps de jeu est tout simplement passé de 24,3 à 33,7 minutes de moyenne et l’arrière en a profité pour réaliser l’exploit d’enchaîner trois matchs à plus de 30 points (33, 33 et 35). Sur ses dix derniers matchs, sa moyenne de points a explosé (24.7pts). Avec 12,2 tentatives par match, il se place dans le top 5 des rookies les plus gourmands en attaque.

    Pas réputé collectif, White est tout de même capable de jouer sur pick and roll. Dans la vidéo ci-dessus, sa passe pour Luke Kornet est réalisée dans le bon timing. Imaginez un instant, qu’il se force à jouer plus de picks and rolls avec les titulaires que sont Lauri Markkanen et Wendell Carter Jr. Puis, rappelez-vous que Coby White a été titulaire pour la toute première fois lors de la dernière rencontre avant la suspension de la saison. Dommage pour les Bulls, la croissance du rookie a été stoppée en plein élan.

    Les bons élèves

    Rui Hachimura – Photo by Elsa via Getty Images

    Rui Hachimura, PF, Washington Wizards : 41m, 13.4pts, 6rds, 1.7pds

    Le japonais a rapidement trouvé sa place dans le cinq majeur d’une équipe des Wizards portée sur l’attaque. Le rookie a profité d’un temps de jeu conséquent pour confirmer ses qualités athlétiques mais aussi de rebondeur et de shooteur à mi-distance. Après avoir réalisé une jolie série de huit matchs consécutifs au dessus des 10 points, le rookie a contracté une blessure à l’aine en décembre qui l’a maintenu éloigné des parquets jusqu’en février.

    Capable de prendre le rebond défensif, de remonter tout le terrain balle en main et de trouver le partenaire démarqué, Rui est d’une polyvalence surprenante. Avec sa grande taille et ses mains « Kawhiesque », Scott Brooks peut l’utiliser au poste d’ailier comme au poste de pivot. Une caractéristique qui a séduit sa star Bradley Beal. Avec une fréquence de tirs tentés à 2pts de 83.9% (via NBA.com), le rookie est aussi très friand de jump shoot à mi-distance, et devrait prochainement avoir pour consigne de travailler son tir à 3pts (27.4% en saison).

    Tyler Herro, SG, Miami Heat : 47m, 12.9pts, 4rds, 1.9pds

    L’un des plus jeunes joueurs cette saison a tout simplement subjugué la ligue par son talent et sa confiance en lui. Herro ne manque pas de caractère, ce qui plaît forcément à Jimmy Butler. Très bon shooteur de loin, le rookie est l’auteur de cinq matchs avec au moins 5 tirs à 3pts marqués,et il ne se cache pas pour prendre un tir décisif comme ce fût le cas contre Philadelphie.

    L’arrière est un maître dans l’art du footwork, ce qui lui permet d’être toujours sur ses appuis et parfaitement équilibré pour tirer sur catch and shoot (45.5% à 3pts) ou bien sur un stepback (46.6%). Son adresse longue distance le place parmi les meilleurs de sa promotion avec un taux de réussite au dessus des 39% pour au moins 5 tentatives par match (via NBA.com). Début février, une vilaine blessure à la cheville est venue le stopper dans son élan et perturber sa progression. Pour la saison prochaine, il serait intéressant de le voir muscler son jeu en défense. Bien qu’il ne manque pas d’envie, le rookie est souvent pris à défaut dans sa moitié de terrain à cause de sa modeste envergure.

    De’Andre Hunter, SF, Atlanta Hawks : 63m, 12.3pts, 4.5rds, 1.8pds

    Les Hawks sont tombés sous le charme du champion NCAA dès la draft. Après avoir tradé avec les Pelicans pour récupérer le 4e choix, il était tout naturel que Hunter soit placé dans le cinq de départ d’une jeune équipe d’Atlanta. De plus, il s’agit du rookie qui se voit accorder le plus gros temps de jeu en moyenne (31’8). Pas encore régulier avec son tir, l’ailier performe en silence du côté d’Atlanta, car souvent spectateur des envolées offensives de son meneur « Trae Young ».

    Sur certaines séquences, l’ailier peut se montré incisif en profitant d’un décalage afin de driver vers le cercle. En revanche, il lui arrive parfois de ne pas profiter de son avantage de taille lors d’un mismatch, et sa finition inside laisse encore à désirer mais ses progrès sur catch and shoot au fil de la saison sont encourageants (38.8% à 3pts). Sa défense reste un atout pour le joueur, Lloyd Pierce n’hésitant pas à lui confier la charge de défendre sur le scoreur adverse. Si Hunter travaille son jeu offensif, un bel avenir s’offre à lui.

    P.J. Washington, PF, Charlotte Hornets : 58m, 12.2pts, 5.4rds, 2.1pds
    • Sa meilleure note: vs Chicago Bulls (27pts, 7/11 à 3pts)
    • Sa plus mauvaise note: @ Atlanta Hawks (2pts, 2rds, 1/6 aux tirs, 0/2 à 3pts)

    Profitant de la mise sur le banc des vétérans Nicolas Batum et Marvin Williams, le jeune PJ Washington s’est emparé du record de nombre de tirs à 3pts marqués d’un rookie pour un premier match dans la ligue avec 7 tirs ! L’ancien de Kentucky va ensuite peu à peu redescendre de son nuage pour se contenter d’apporter de la défense. Grâce à son envergure, il est le rookie ayant contesté le plus de tirs (534) et se positionne 3e au classement des balles déviées (131, via NBA.com).

    Mais ne limitez pas l’intérieur à un simple joueur de devoir en défense. Le rookie peut tellement apporter en attaque et semble être une vraie menace extérieure sur pick and pop. Ce schéma offensif, avec à la mène Devonte’ Graham, s’est répété systématiquement en fin de saison. Les perspectives de placer Washington en tant que « stretch five » sur le parquet pourraient donner des idées au coach James Borrego pour la prochaine saison.

    Des difficultés, mais des progrès sont à souligner

    RJ Barrett – Photo by Emilee Chinn via Getty Images
    R.J. Barrett, SG, New York Knicks : 56m, 14.3pts, 5rds, 2.6pds

    Un bon début de saison pour le gaucher (20.5pts sur 4 matchs), mais son incapacité à être constant, son tir extérieur défaillant et ses prises de décisions douteuses en attaque sur demi-terrain ont légèrement terni sa copie. Son adresse laisse également perplexe : 40.2% aux tirs, 32% à 3pts et 61.4% aux lancers-francs. A sa décharge, il n’est pas évident de s’épanouir dans un roster aussi bancal que celui des Knicks avec la présence d’un Julius Randle toujours aussi gourmand en attaque et sans oublier le changement de coach en cours de saison.

    Le fils de l’ancien joueur de Pro A Rowan Barrett, n’a que 19 ans et possède des qualités athlétiques hors du commun. Il sait utiliser sa vitesse et son envergure en défense, comme lors de son deuxième match de la saison à Brooklyn (6 interceptions). Sous l’égide du coach Mike Miller, le canadien a pu jouer des picks and rolls. Un aspect du jeu à travailler pour le rookie (0.68 point sur pnr) mais les résultats en fin de saison ont été intéressants avec des chiffres à la hausse concernant les passes décisives (3,5 sur 8 matchs).

    Darius Garland, PG, Cleveland Cavaliers : 36m, 11.7pts, 2rds, 3.2pds
    • Sa meilleure note: @ Dallas Mavericks (23pts, 4pds, 5/8 à 3pts)
    • Sa plus mauvaise note: @ Boston Celtics (2pts, 4tov, 1/7 aux tirs, -21, 27′)

    Une petite surprise dans l’Ohio au moment de drafter en 5e position. Le fait d’avoir sélectionné Garland donne l’impression d’obtenir un doublon dans un backcourt qui manque de taille et de présence défensive en compagnie de Collin Sexton. Sans surprise, les débuts sont difficiles, et le rookie n’a dépassé la barre des dix points qu’une seule fois lors de ses sept premiers matchs. Garland est capable de changer de direction et de rythme sur pick and roll, mais c’est bien son tir extérieur n’est pas encore fiable.

    Le rookie a montré des difficultés à scorer sur un tir après un ou plusieurs dribbles. Dès que le ballon touche le sol plus de deux fois, son % à 3pts chute à 21.3% (via NBA.com) ! En revanche, dès qu’il tente sa chance sur catch and shoot, son taux de réussite tourne autour des 39% à 3pts. Le staff des Cavaliers a sûrement dû l’encourager à privilégier le catch and shoot tout en ayant bien conscience qu’il devra travailler son tir après un dribble afin d’optimiser pleinement son potentiel offensif.

    Cameron Reddish, SF/SG, Atlanta Hawks : 58m, 10.5pts, 3.7rds, 1.5pds

    Considéré comme un ailier polyvalent et capable de shooter de loin, Reddish a éprouvé toutes les peines du monde pour rentrer son tout premier panier à 3pts. Sur ses quatre premiers matchs, il débuta par un horrible 0/14 de loin avec une moyenne de 4.25pts et 24 minutes par rencontre. La suite ne fut pas plus réjouissante, les Hawks ont connu deux séries de dix défaites consécutives, une en novembre puis une autre en décembre, et l’ancien de Duke fait partie des pires shooteurs de la classe 2019 avec un EFG% à 45.9% et un TS% à 50% (via NBA.com).

    Heureusement, il n’y a pas que des points négatifs, et Reddish s’est démené en défense, profitant de ses dimensions et de ses qualités physiques. Sa défense lors du match à San Antonio a été remarquable (4ints et 1blk), et son interception décisive face à Duncan Robinson en est également la preuve. Utile en défense, l’ailier peut ainsi conserver sa place sur le terrain et progresser à son rythme en attaque, ce qui lui a permis notamment de passer 40′ sur le terrain contre les Hornets (22pts) en toute fin de saison.

    Kevin Porter Jr, SG, Cleveland Cavaliers, 50m, 10pts, 3.2rds, 2.2pds

    L’arrière scoreur a eu la mauvaise surprise de voir 29 noms être appelés avant lui le soir de la draft. KPJ possède pourtant de nombreux atouts, comme sa taille, son envergure et son potentiel offensif. Très vite catalogué comme un soliste, il n’est pas surprenant de le voir galérer dans le jeu organisé. Fin novembre, le rookie est coincé à 5.8pts, 34.1% aux tirs et 17.9% à 3pts. Malgré quelques coups d’éclats, les débuts sont compliqués et son apport offensif négatif l’empêche de passer la barre des 25 minutes de temps de jeu de moyenne.

    Mais le rookie n’a pas perdu confiance et ne cesse de surprendre les défenseurs avec son stepback à 3pts. En décembre, il a pu enchaîner quatre matchs consécutifs à plus de 10 points juste avant de subir une blessure au genou qui l’a tenu éloigné des parquets pendant trois semaines. Sa fin de saison est d’autant plus intéressante avec une moyenne qui monte à 12.3pts et 35.6% à 3pts. KPJ a même eu le droit d’être comparé à James Harden. S’il y a effectivement des similitudes entre les deux gauchers, KPJ a besoin de gagner en régularité et peaufiner ses prises de décisions en attaque sur jeu placé.

    Du positif, car l’attitude est bonne

    Terence Davis avec Fred VanVleet – Photo by Frank Gunn via Canadian Press
    Terence Davis, SG, Toronto Raptors : 64m, 7.7pts, 3.4rds, 1.7pds
    • Sa meilleure note : vs Chicago Bulls (31pts, 6/7 à 3pts, en 28′)
    • Sa plus mauvaise note : vs Brooklyn Nets (0pt, 0/6 aux tirs, 0/3 à 3pts, en 15′)

    Toronto a le don de dénicher de bons jeunes joueurs qui n’ont pas eu la chance d’être draftés. Les Raptors ont donc été séduit par un arrière d’1.93m capable d’apporter des deux côtés du terrain. A 22 ans, Davis est déjà plus âgé et mature que la plupart des rookies et cela se voit sur le terrain. Ses taux de réussite sont très convaincants : 46.3% aux tirs, 39.6% à 3pts, 86.5% lf. Mais en plus de pouvoir prétendre au club très fermé des 45-40-90, le rookie est polyvalent.

    Nick Nurse peut compter sur lui pour monter la balle en contre-attaque lorsque les arrières VanVleet et Lowry sont absents. Davis excelle dans le jeu sans ballon, et peut jouer le pick and roll bien que cet aspect du jeu reste à travailler (0.68point sur pnr). Son énergie et son sens du placement l’amènent à prendre des rebonds offensifs et à trouver des tirs ouverts à 3pts (42.3% sur catch and shoot, via NBA.com). Davis est sur la bonne voie et dans une très bonne situation chez les champions en titre.

    Matisse Thybulle, SG/SF, Philadelphie Sixers : 57m, 4.7pts, 1.5rds, 1.2pds, 1.4ints
    • Sa meilleure note : vs Toronto Raptors (20pts, 5/8 à3pts, 3stls, 1blk)
    • Sa plus mauvaise note : vs Dallas Mavericks (0pt, 0rd, 0pd, 0stl, 0/3 aux tirs, 1blk, en 14′)

    Drafté par Boston puis ensuite échangé à Philadelphie, Thybulle est tout simplement le fruit d’une expérience mixant la mentalité défensive de Bruce Bowen, le placement de Shane Battier et les mains de Kawhi Leonard. Ses qualités défensives surpassent son faible apport offensif: meilleur intercepteur chez les rookies, l’arrière se voit souvent attribuer la périlleuse mission de gêner le scoreur adverse comme ce fut le cas face à Kyrie Irving.

    Doter de bonnes mains, Thybulle est capable d’intercepter une passe ou bien de voler le ballon directement dans les mains de son adversaire. Son énergie en défense est tout à fait remarquable comme lors de la victoire contre Brooklyn en janvier dernier, et sa course folle pour défendre sur plusieurs joueurs des Nets sur une seule possession pour gêner le tir final de Dinwiddie. Les bases sont posées en défense, il ne reste plus qu’à progresser en attaque et dans son tir et vous obtenez là un joueur qui va durer dans cette ligue.

    Ne pourra que faire mieux la saison prochaine

    Sekou Doumbouya via pistonpowered.com
    Sekou Doumbouya, F, Detroit Pistons : 38m, 6.4pts, 3.1rds, 0.5pd
    • Sa meilleure note : @Boston Celtics (24pts, 10/13 aux tirs)
    • Sa plus mauvaise note : vs Brooklyn nets (0pt, 0/5 aux tirs en 17′)

    Le français a dû attendre janvier 2020 pour profiter pleinement des parquets NBA. Suite à la blessure de Blake Griffin combinée aux mauvais résultats de l’équipe, le coach Dwane Casey a pu offrir au rookie un premier test grandeur nature face aux Clippers de Kawhi Leonard, puis trois jours plus tard face aux Lakers de LeBron James. L’ancien joueur de Limoges s’en est très bien sorti avec une moyenne de 14.3pts, 5.3rds, 54,4% aux tirs et 41.4% à 3pts sur une période de huit matchs consécutifs. Il va même s’offrir son « highlight » de l’année avec ce dunk monstrueux sur Tristan Thompson.

    Puis la hype est vite retombée. Sur les 23 rencontres qui ont suivi, le français afficha des stats bien moins reluisantes : 5.3pts, 3.1rds, 30.8% aux tirs, 24.2% à 3pts. Son coach ne manquera pas de l’allumer en interview en remettant en question la motivation de son rookie. Sekou va finalement sortir du cinq de départ en fin de saison, ne répondant pas aux exigences affichées par le staff des Pistons. Souvent placé dans le corner à attendre, le français doit se montrer plus agressif en attaque et plus alerte en défense. Sur une possession, il est tout à fait capable de driver, poster, redonner la balle, se replacer et marquer à 3pts sur un catch and shoot. Le genre d’action que l’on aimerait voir plus souvent.

    Dix élèves que l’on aimerait voir plus souvent sur le parquet :

    • Grant Williams, PF, Boston Celtics: 62m, 3.5pts, 2.7rds, 1pd
    • Bruno Fernando, C, Atlanta Hawks : 56m, 4.3pts, 3.5rds, 0.9pd
    • Goga Bitadze, C, Indiana Pacers : 49m, 3.1pts, 2rds, 0.4pd
    • Cody Martin, SF, Charlotte Hornets : 48m, 5pts, 3.3rds, 2pds
    • Daniel Gafford, C, Chicago Bulls : 43m, 5.1pts, 2.5rds, 0.5pd, 1.3blks
    • Romeo Langford, SG, Boston Celtics : 27m, 2.6pts, 1.2rds, 0.2pd
    • Caleb Martin, SF, Charlotte Hornets : 18m, 6.2pts, 2.1rds, 1.3pds
    • Jalen McDaniels, PF, Charlotte Hornets : 16m, 5.6pts, 4.1rds, 0.8pd
    • Nicolas Claxton, PF/C, Brooklyn Nets : 15m, 4.4pts, 2.9rds, 1.1pds
    • KZ Okpala, SF, Miami Heat : 5m, 1.4pts, 1rd, 0.2pd
  • « The Decision »: les anecdotes de Pat Riley

    « The Decision »: les anecdotes de Pat Riley

    Tous les fans NBA connaissent: « The Decision ». Cette histoire, cette erreur de communication, ces paroles maladroites. Dans cet article, vous y trouverez des anecdotes et des citations de Pat Riley (Miami Heat), tirées du livre de Ian Thomsen: The Soul of Basketball.

    LeBron James lors du show TV programmé par ESPN – via Balita.com

    13 mai 2010, LeBron James et les Cavaliers se font sortir prématurément au 2e tour des Playoffs face aux Celtics (2v-4d) et ce, malgré une saison extraordinaire (61v-21d). Un échec supplémentaire dans la quête du titre pour le « King » qui va devenir libre fin juin. Pour la première fois de sa carrière, James va pouvoir choisir sa destination.

    LeBron James à Boston lors des Playoffs 2010 – via Cavaliersnation.com

    En plus de Cleveland, cinq équipes ont pu obtenir un entretien dans l’Ohio avec LeBron James et son entourage : les New Jersey Nets avec leur nouveau propriétaire: le milliardaire russe Mikhail Prokhorov en compagnie de Jay-Z, les Chicago Bulls, les New York Knicks avec leur tout nouveau coach Mike D’Antoni, les LA Clippers et le Miami Heat.

    Le Miami Heat est une jeune franchise âgée de seulement 22 ans mais qui possède dans ses bureaux depuis 1995, l’une des figures les plus célèbres de la ligue: Pat Riley. L’ancien arrière des Lakers dans les 70’s a été le coach des plus grandes stars de la NBA des années 80 aux années 2000: Magic Johnson, Kareem Abdul-Jabbar, Patrick Ewing, Shaquille O’Neal, Dwyane Wade…

    Pat Riley en conférence de presse pour la saison 2011-12 – via Hoops Habit

    Connu pour ses discours et sa rigueur de fer dans la préparation, le coach NBA aux cinq bagues de champion occupe le poste de président au sein de l’organisation du Heat. En charge de toutes les opérations basket, il avait établi un superbe plan quatre ans avant cette intersaison 2010.

    « Depuis 2006, nous avons pensé à ça, […] que nous souhaitions avoir cette opportunité de les réunir. […] J’avais annoncé que cela allait être l’opportunité d’une vie de construire une équipe via la Free Agency. D’autant plus que vous avez l’un de ces joueurs. » se remémore Pat Riley, qui était encore coach et président du Heat à l’époque.

    The Soul of Basketball

    Champion NBA en 2006 avec les superstars Dwyane Wade et Shaquille O’Neal, le Heat a connu ensuite une sévère descente aux enfers. Les blessures à répétition de Wade et la surcharge pondérale du Shaq n’arrangent rien, et Miami présente le pire bilan de la ligue lors de la saison 2007-08. Lors de la Trade deadline, Riley surprend la ligue en échangeant O’Neal contre l’ailier des Suns Shawn Marion. Une transaction pas très bien vécue par Wade.

    «A quoi vous pensez coach ? Comment allons-nous reconstruire une équipe pour gagner un titre ?» demanda Wade à son coach.

    « Le plan était d’investir sur des contrats courts pour maintenir cette flexibilité pour l’été 2010. […] Il (Wade) était de plus en plus impatient. Il me disait : ‘Si tu penses que LeBron va venir ici, tu es en train de rêver.’ J’ai acquiescé de la tête, je ne connaissais pas LeBron comme Wade le connaissait. Mais je ne pouvais pas croire que si Dwyane Wade, LeBron James et Chris Bosh pouvaient avoir la chance de jouer ensemble, ils ne voudraient pas le faire. » Pat Riley

    Pat Riley et Dwyane Wade – via Bleacher Report

    Riley a toujours eu la prétention de savoir mieux que les stars elles-même ce qu’il y a de mieux pour elles. En novembre 2009, lors de la réception des Cavaliers à Miami, Michael Jordan, (l’idole de LeBron James) est assis aux côtés de Pat Riley. LeBron et Jordan? Dans la même salle? La même ville? Riley aurait-il planifié cet éventuel rendez-vous?

    « Je n’ai jamais fait ça. Ce sont des Fake News. Cela ne s’est pas passé comme ça. » Pat Riley

    « Je me rappelle avoir reçu un coup de fil de Mike Fratello (ancien coach NBA et commentateur TV). Il m’a invité à dîner et Michael Jordan était en ville aussi, donc il est venu au dîner. […] Je l’ai invité pour le match et il m’a répondu : ‘Je viens au match seulement si je peux m’asseoir à côté de toi’. Donc nous voilà assis à côté pendant le match à parler de ce qui se passait en nous couvrant la bouche pour que personne ne puisse lire sur nos lèvres. On ne parlait que du match mais tout le monde pensait que je les avais réuni tous les deux ce soir là. » Pat Riley

    « Il n’y a jamais eu de conversations sur LeBron, ou un meeting, ou les rassembler tous les deux. Pourquoi Michael voudrait m’aider de toute façon ? » Pat Riley

    Pat Riley aux côtés de Michael Jordan – via Morning Journal

    Peut-être qu’il a demandé à Dwyane Wade, ami de LeBron, de lui parler afin de le convaincre de signer à Miami?

    « Je n’ai pas une seule fois demander à Dwyane : ‘Je veux que tu parles à LeBron’. Jamais. […] Si il l’a fait, c’est de son propre chef. Il savait que j’étais sur ces gars, que je préparai des rendez-vous si jamais on était sur leur liste. Et évidemment, on était sur leur liste. » Pat Riley

    1er juillet 2010, les franchises ont le feu vert pour parler aux joueurs sans contrat. Ce jour là, Riley et le Heat envoient un lien internet pour James afin de préparer le terrain pour un futur entretien.

    « Le 1er juillet, nous lui avons envoyé des identifiants pour se connecter sur un site contenant quatre parties différentes. D’une durée d’environ 30 minutes, sur la ville de Miami, la franchise, le propriétaire, notre quête de titres. Comme il s’est connecté, nous étions capables de voir où il s’est rendu sur le site. Il était très actif. Il a regardé notre présentation avant notre rendez-vous plus que n’importe quel autre joueur ne l’a fait. » Pat Riley

    2 juillet 2010, le jour du meeting est enfin arrivé. Dans la salle, le Heat est représenté par Pat Riley (GM), Andy Elisburg (Assistant GM), Micky Arison (propriétaire), Nick Arison (vice-président et fils du propriétaire), Erik Spoelstra (coach) et Alonzo Mourning (ancienne légende du Heat).

    En face, le camp de LeBron James est composé de son agent Leon Rose, et de ses amis de longue date Maverick Carter et Randy Sims.

    « J’ai commencé par : je veux que tu comprennes que nous allons faire en sorte que la chose la plus importante reste la chose la plus importante » Pat Riley

    Carter s’est mis à hocher la tête et à sourire. Il avait reconnu le début du livre ‘First Thing First‘ de Stephen Covey sur l’amélioration de soi.

    « C’est le début du livre : la chose la plus importante doit rester la plus importante. Maintenant, la chose la plus importante pour nous est de gagner des titres. La chose la plus importante pour nous est la continuité, le management et le coaching. La chose la plus importante pour nous c’est l’engagement, un seul propriétaire qui peut prendre toutes les décisions pour gagner des titres, posséder sa propre salle, construire une culture afin de se préparer à jouer le titre. Et, nous pensons que toi, Chris et Dwyane pouvez faire quelque chose de vraiment spécial. » Pat Riley

    Puis, Riley a enchaîné en présentant le propriétaire: Micky Arison. L’homme qui met l’argent sur la table, et qui ce jour là, a bien assuré à LeBron qu’il n’hésitera pas à dépenser.

    « L’un des thèmes abordé lors de ce meeting, c’est l’homme qui dit ‘oui’. Il a dit ‘oui’ pour gagner. Il a dit ‘oui’ pour un contrat de 125M$ pour Alonzo Mourning, et même pas 20 secondes après, il a dit ‘oui’ pour un autre contrat de 105M$ pour Juwan Howard, et après pour P.J. Brown et après Dan Majerle, et puis Brian Grant, et puis pour Eddie Jones et plus tard Shaquille O’Neal. […] Dès que Micky aperçoit une fenêtre pour le titre, et il est assez intelligent comme homme d’affaire pour voir ça, il dira ‘oui’. Il est en train de dire ‘oui’ à toi, à la taxe, et à tout le reste. » Pat Riley

    Pat Riley et Micky Arison – via Miami Herald

    Riley a laissé ensuite Spoelstra et Arison prendre en charge la suite de l’entretien avec à l’appui des vidéos sur comment LeBron pourrait s’intégrer dans l’équipe. Alors que la présentation continue, Pat Riley sort de sa valise, un graphique et un sac.

    « J’ai posé le sac juste à côté de moi sur la table et j’ai sorti un autre graphique et l’ai posé sur la table. » Pat Riley

    James n’était pas intéressé par le graphique, mais plus par le sac.

    « LeBron m’a demandé : ‘Qu’est-ce qu’il y a dedans ?’ Ensuite, LeBron l’ouvre et le vide sur la table. Il y avait 35 bagues différentes. » Pat Riley

    En 2006, le bijoutier Jostens avait créé une demi-douzaine de modèles pour célébrer le titre du Heat. Riley avait gardé ces exemplaires dans ce sac avec toutes celles qu’il avait accumulé depuis ses années au collège.

    « Il a joué avec pendant un moment. Il avait ce sourire sur son visage et il disait : ‘Quelles sont ces bagues ?’ J’ai répondu : ‘Ce sont des bagues de All-Star’. J’étais habitué à me déplacer dans le vestiaire (des All-Stars de la conférence Ouest) et tous les joueurs voulaient me huer car ils me voyaient chaque année. » Pat Riley

    Pat Riley a coaché l’équipe All-Star de l’Ouest 8 fois en 9 ans. De plus, il avait 6 bagues de champions avec les Lakers, en tant que joueur, assistant coach, une bague pour son entrée au HOF en 2008 ect… En face, LBJ n’avait rien dans son sac imaginaire, et ça, Pat Riley le savait bien.

    Riley avec l’une de ses bagues de champion NBA en tant que coach. – via ESPN

    Riley poursuivit l’entretien en évoquant les superteams et les titres.

    « Une partie de ma présentation était sur les superteams, des équipes qui ont gagné plusieurs championnats […], qui ont minimum trois joueurs que l’on peut considérer comme des superstars. Des grands joueurs qui ont sacrifié points, rebonds, et toutes ces choses pour remporter le titre. » Pat Riley

    « C’est essentiel. Tu ne vas pas gagner de titre en ajoutant simplement des gars. Cleveland a tout tenté pour toi. Toronto a tout tenté pour Chris. Mais ils ne pouvaient pas vous entourer des joueurs dont vous aviez besoin pour gagner un titre. […] Il y aura un tout autre niveau d’attente, qui sera plus élevé que lors des années « Chosen-1 ». Tu dois gagner maintenant, car si ce n’est pas le cas, ce sera un échec monumental. » Pat Riley

    4 juillet 2010, Pat Riley reçoit un appel de Leon Rose qui lui assure que les trois stars se dirigent bien vers Miami. Mais Pat Riley sait bien que cet appel n’est pas pour autant une confirmation. Wade et Bosh continuaient leurs meetings. Pat Riley n’a pas pris le risque de harceler ces stars et de leur mettre la pression malgré l’incertitude et la nervosité ambiante.

    « Bon, si on n’a pas ces trois gars et qu’ils décident d’aller ailleurs, alors on aura 48M$ à dépenser. Et il nous reste Mario Chalmers et Joel Anthony. » Pat Riley

    8 juillet 2010, le jour J. L’émission ‘The Decision’ a lieu, malgré les réticences de nombreuses personnes au sein de la ligue.

    « Je n’étais pas d’accord avec ça (avec le show TV). J’ai dit : ‘Ne fais pas ça !’ S’il allait vraiment le faire, il aurait du d’abord se diriger vers le bureau de Dan Gilbert et lui dire. » Pat Riley

    Wade et Bosh avaient annoncé leurs intentions de signer avec le Heat un jour plus tôt, et LeBron venait de prononcer ces mots inoubliables:

    « I’m going to take my talents to South Beach and join the Miami Heat » LeBron James

    LeBron James lors de The Decision – via TrashTalk

    « Quand il a dit ça, j’ai hurlé ! J’ai célébré avec Micky Arison et couru dehors et je pouvais entendre des cris de joie et des applaudissements partout dans South Beach. C’était une expérience incroyable. » Pat Riley

    « Cette nuit, à 3h du matin, on s’est retrouvé à l’aéroport. Il y avait deux jet privés qui ont attéri. Je me rappelle m’être dirigé directement vers LeBron, il était épuisé. Il avait presque les larmes aux yeux. » Riley

    Déjà à ce moment, le camp du joueur était au courant à propos de la terrible lettre accusatrice du propriétaire de Cleveland, Dan Gilbert.

    « Cette lettre leur a vraiment fait du mal. LeBron m’a simplement pris dans ses bras puis s’effondra. Et je me rappelle juste que tout cela semblait trop lourd pour eux. Ce n’était pas comme s’ils étaient heureux d’être à Miami. Il venait juste de couper le cordon avec sa vie à Akron (Ohio), et cela demande énormément de courage pour faire ça» Riley

    9 juillet 2010, Wade, Bosh et LBJ ont demandé à Pat Riley un contrat de 6 ans, ce qui signifie que Miami doit négocier un sign and trade avec Cleveland et Toronto un jour après ‘The Decision‘.

    « Les échanges ne furent pas une partie de plaisir. » Pat Riley

    Dans les négociations, Miami a dû lâcher deux choix de 1er tour de draft ainsi que deux 2nd tour. Toronto a également récupéré des choix de draft, de quoi compromettre l’avenir à long terme de la franchise floridienne.

    « On les avait en fait avec nous dans notre bureau avec leurs familles et leurs représentants. Tout le monde étaient souriants et heureux et la dernière chose que vous voulez dire c’est : ‘On ne peut pas faire ces transactions’. Et d’entrer dans un débat. Henry Thomas (agent de Bosh et Wade) m’a dit : ‘Ces gars en valent la peine.’ » Pat Riley

    Mais, ces stars ont tout de même accepté de réduire leur salaire annuel afin de signer d’autres joueurs, James voulait jouer avec Mike Miller puis Wade a voulu faire prolonger son ami de longue date: Udonis Haslem. Les autres recrues n’ont pu signer qu’au minimum salarial.

    « On avait 7 joueurs dès le départ puis tout le monde a commencé à nous appeler. ‘Voulez vous Juwan Howard pour le minium ?’ On a eu Ilgauskas au minimum, on a eu Eddie House au minimum. Avant que vous vous en rendiez compte, on a pu construire un effectif rempli de solides vétérans pour cette première saison. » Pat Riley

    Chris Bosh, Udonis Haslem et Mike Miller – via Marc Serota/Getty Images North America

    10 juillet 2010, le Heat organise une grande fête au sein de leur salle, pour avoir assemblé le Big Three. Pat Riley reconnaît un manque de classe et d’humilité, surtout après le show TV de James.

    « Je me souviens quand je suis arrivé, je n’en revenais pas de voir 18000 personnes dans cette salle. […] C’était la même chose pour Shaq […] Il y avait des milliers de fans pour lui. Dwyane m’avait dit : ‘faisons quelque chose plus grand que ça’. […] Je savais que ça allait être quelque chose, mais je n’avais jamais envisagé ça. C’est de ma faute. Mettez tout ça sur mon compte. » Pat Riley

    Bosh, Wade et James lors de la célébration – via Miami Herald

    LeBron James, la superstar la plus généreuse et la plus altruiste des parquets venait de décevoir un nombre incalculable de fans avec ‘The Decision‘, ce dernier a enchaîné avec des phrases maladroites pour certains, et remplies d’arrogance pour d’autres.

    « Not two, not three, not four, not five, not six, not seven… » s’exclama James en réponse au nombre de titres que le Heat va remporter.

    Le boss du Heat est bien conscient de cette maladresse, surtout dans un tel contexte. Il est évident, que si c’était à refaire, il ne répéterait pas la même erreur.

    « Cela a jeté de l’huile sur le feu. […] Je pense que si j’avais porté plus d’attention à cet événement et à comment les présenter, une conférence de presse aurait fait l’affaire. Si c’était à refaire, je l’aurai modifié et fait de manière plus sensée. C’était dingue ! » Pat Riley

    Le début de l’aventure des Tres Amigos n’est pas encore commencé que beaucoup souhaite l’échec de cette formation. Une situation complexe et inédite pour l’expérimenté Pat Riley.

    « C’était réellement bizarre, la façon dont ça s’est terminée. Je fais parti de cette ligue depuis 50 ans , j’ai été dans de nombreuses situations qui ont créé de la controverse ou pas, des célébrations, des belles histoires, des mauvaises histoires. Mais celle là est tout en haut de la liste des plus négatives envers LeBron. Et il n’y avait pas mille façons de l’aider à part de traverser cette épreuve avec lui. » Pat Riley

    *extraits recueillis dans le livre de Ian Thomsen: The Soul of Basketball: The epic showdown between LeBron, Kobe, Doc, and Dirk that saved the NBA.

  • 2008: L’impensable série de 22 victoires des Rockets

    2008: L’impensable série de 22 victoires des Rockets

    La NBA aime nous offrir de belles histoires. Entre des équipes charismatiques au parcours laborieux ou bien des franchises sur le point de battre des records longtemps catalogués comme imprenables. Il existe aussi des aventures surprenantes et époustouflantes qui tombe dans un certains anonymat, voici la série historique de 22 victoires consécutives des Houston Rockets en 2008.

    Célébration des 22 wins avec Dikembe Mutombo (via NBA.com)

    5 Mai 2007, après une élimination cruelle au 1er tour des Playoffs lors d’un Game 7 dans l’Utah, le coach Jeff Van Gundy évoque ses doutes quant à son envie de poursuivre l’aventure. Très affecté par cette défaite, JVG fut démis de ses fonctions et ce dernier n’a pas hésité à souffler le nom de Rick Adelman au propriétaire Leslie Alexander, afin d’être remplacer convenablement et non dans l’urgence. Cinq jours plus tard, c’est l’historique GM de la franchise Carroll Dawson (27 ans de service) qui est remplacé par Daryl Morey.

    Rick Adelman, Leslie Alexander et Daryl Morey. Bill Baptist – NBAE via Getty Images

    Il faut bien s’imaginer qu’à ce moment, les Rockets viennent quand même de placer deux nouvelles personnes à des postes importants, mais qui ont une vision et un background totalement opposés. Rick Adelman est un coach expérimenté et réputé de la ligue depuis la fin des années 80. Il est notamment connu pour sa période folle avec les Kings dans les années 2000, avec une étiquette de jeu offensif séduisant mais aussi de magnifique loser.

    Et puis vous avez le tout jeune Daryl Morey (35 ans), qui était assistant GM des Rockets depuis 2006. Un cérébral qui ne vit que pour les « datas ». C’est en s’inspirant du monde du Baseball et de la dictature de la statistique, que Morey va se lancer à la pêche aux données chiffrées : les analytiques. Dans son staff, il est entouré par le futur très critiqué Sam « The Process » Hinkie (GM des Sixers 2012-16), et de Guersson Rosas (GM des Wolves en 2019).

    Au début, les interactions entre le GM et le coach ont semblé compromises, lié au fait qu’ils parlent deux langues différentes. Mais un joueur a pu faire le pont entre les deux hommes, un homme a totalement intégré le système de pensée de Morey, un homme s’est servi des datas à son avantage : l’ailier Shane Battier.

    Shane Battier, la défense avec le sourire. Robert Seale The New York Times

    « Ils ont une façon assez unique de parler basket que personne ne pouvait m’expliquer avant. […] J’étais genre : donner moi toutes les data que pouvez » Shane Battier

    via Houston Rockets.com

    Autre personnalité forte du vestiaire des texans à avoir eu des échanges intéressants avec le Néo GM, le pivot vétéran de 82 41 ans Dikembe Mutombo. Depuis les années 90, le congolais a toujours eu comme habitude de garder la balle après un contre autoritaire et de faire son signe du doigt. Daryl Morey avoua plus tard qu’il avait essayé de négocier avec le joueur afin qu’il arrête ce rituel qui ralentit considérablement le jeu rapide. Pour finir, le pivot a concédé tout de même à lâcher la balle puis faire son signe du doigt.

    Le grand Mutombo avec T-Mac. via Eurosport

    Avant de débuter la saison, le tout frais Front Office de Houston doit se pencher sur la draft 2007 avec comme futures stars, Kevin Durant, Greg Oden (satanés genoux en mousse), Al Horford et aussi Joakim Noah. Le FO a été séduit par le meneur Aaron Brooks (26e), l’intérieur petit mais tonique Carl Landry (31e via Seattle) et a réussi un joli coup en récupérant les droits sur l’argentin Luis Scola dans un échange avec les Spurs.

    Bill Baptist NBAE via Getty Images

    Houston va donc débuter la saison 2007-2008 avec trois rookies « assez âgées » (27 ans pour Scola, 24 ans pour Landry et 23 ans pour Brooks). Un critère essentiel afin de leur trouver du temps de jeu dans les rotations de coach Adelman. Ces petits nouveaux vont donc rejoindre les rangs des deux superstars du moment dont nous n’avons pas encore parlé : Tracy McGrady et Yao Ming.

    Malheureusement, les deux futurs Hall of Famers, sont aussi talentueux et géniaux que fragiles physiquement. Le grand chinois a manqué 59 matchs sur les deux dernières saisons, et 46 pour T-Mac. Pas facile de composer avec de telles incertitudes, mais le roster est complété par des seconds couteaux assez talentueux pour emmener une équipe en Playoffs dans la redoutable conférence Ouest.

    T-Mac et Yao, via http://2008.sina.com.cn/

    Nous avions parlé de Shane Battier, il y a également le meneur freestyle, sorti tout droit des playgrounds new yorkais, Rafer « Skip to my Lou » Alston, le pivot de très petite taille mais néanmoins défenseur incroyable dans la raquette : Chuck Hayes, l’arrière fin et offensif : Luther Head et enfin le joueur en bout de banc capable de planter à trois points : Steve Novak.

    Malgré un effectif compétitif, les débuts sont compliqués et Adelman présente des difficultés à inculquer sa mentalité offensive et la défense n’est pas en place. Les Rockets font face à une mauvaise série en novembre avec 6 défaites de rang. Pire ! T-Mac se blesse le 23 décembre 2007 lors de la défaite à Detroit. Un mois d’absence pour la star et Houston qui est coincé dans le ventre mou de la terrible conférence Ouest avec un bilan de 13v-15d.

    Le déclic a eu lieu lors de la venue des Warriors de Baron Davis et de Stephen Jackson le 29/01/08. Suite à un discours très inspiré du sophomore Chuck Hayes, le vestiaire a enfin trouvé de réels motifs de se battre, de construire quelque chose et d’avancer vers un objectif commun tout en maintenant la cohésion du groupe. Ce soir là, Houston remporte le match 111-107, sans T-Mac, mais avec un Yao à 36pts. L’équipe n’a jamais été autant libérée offensivement avec un total de 28 passes décisives. C’est la première victoire d’une longue et imprévisible série et dire que Houston est pour l’instant 10e à l’Ouest…

    L’équipe va enchaîner sur un road trip avec trois victoires en quatre jours ! 106-103 à Indiana (Carl Landry 22pts), 91-83 à Milwaukee (T-Mac 33pts), 92-86 à Minnesota (T-Mac 26pts). Le premier gros test a eu lieu face aux finaliste de l’Est, les Cavaliers avec LeBron James, résultat : victoire éblouissante 92-77 (Yao 22pts, 12rds). L’équipe revit et continue sa récolte avec un match remporté 108-89 contre les Hawks (Yao 28pts), puis 95-83 contre les Trail Blazers (Yao 25pts).

    Houston vient de réaliser la meilleure série de sa saison avec 7 victoires de rang. Cette belle période est récompensée avec un déménagement de la 10e à la 8e place dans la conférence Ouest. Et puis nous arrivons au match mémorable face à Sacramento. Ron Artest (30pts), est venu dans le Texas pour mettre fin à cette emballement en prenant le match en main et en ramenant son équipe dans le match. Menés d’un point à quelques secondes de la fin du match, tous les regards étaient tournés vers T-Mac pour le dernier tir, mais c’est un tout autre acteur qui va devenir le héros d’un soir, voici son seul panier du match !

    T-Mac a toujours été réputé comme étant un scoreur, et comme l’a évoqué son ancien coach JVG, ce joueur a le QI basket pour jouer meneur. Steve Novak ne pouvait pas être plus démarqué et son leader a tout simplement réaliser l’action parfaite. La série continue !

    Le All Star Break ne va pas enrayer la belle dynamique. Les hommes d’Adelman vont à nouveau gagner contre les Cavs 93-85 (Alston 22pts), puis contre le Heat 112-100 (T-Mac 23pts et 10pds) malgré un Dwyane Wade tenace (33pts). Houston remonte à la 7e place et vient de passer la barre des 10 victoires de rang. Idéal avant d’affronter les 1er à l’Ouest, les Hornets. Un match très physique, (notamment entre Rafer Alston et Tyson Chandler), qui fut remporté par les texans : 100-80 (T-Mac 34pts, Yao 28pts). Voici le rêve de tous les fans des Rockets : un duo Yao/T-Mac qui performe avec régularité. Les Rockets enchaînent avec une 12e victoire 110-97 contre les Bulls (T-Mac 24pts).

    Les jours qui suivent vont être marqués par deux événements majeurs. Tout d’abord, Daryl Morey ne peut s’empêcher de réaliser des échanges lors de la Trade Deadline en envoyant Bonzi Wells et Mike James à Sacramento en échange de l’arrière vétéran et caractériel Bobby Jackson. Une petite surprise sachant que l’arrière de 35 ans à l’époque a déjà connu des moments très tendus avec T-Mac… En revanche, c’est une bonne nouvelle pour Adelman qui a déjà coaché le garçon à Sacramento.

    Deuxième événement : le 26 février 2008, Daryl Morey organise une conférence de presse aux côtés d’un médecin et annonce la fin de la saison pour le pivot All-Star Yao Ming. C’est une terrible nouvelle pour la franchise, qui ne peut rien faire suite à une fracture de fatigue au niveau du pied gauche du chinois et qui doit d’autant plus se préparer de toute urgence pour les JO de Pékin 2008… Qui mettre à la place du géant chinois ? Le vieux Dike ? Le petit Hayes ? Peu importe, T-Mac reste optimiste.

    « On reste une bonne équipe » McGrady

    via Houston Rockets.com
    Yao Ming en tenue de ville lors des matchs. Jonathan Ferrey – Getty Images

    Ses coéquipiers lui donnent raison lors de l’écrasante victoire contre les Wizards 94-69 (L. Head 18pts). En équipe, les joueurs trouvent d’autres solutions, et la paire Dike/Hayes offre tout de même des certitudes en défense. Ils vont poursuivre leurs efforts avec une 14e victoire contre les Grizzlies 116-95 (T-Mac 25pts), face aux Nuggets d’Iverson et de Melo 103-89 (Scola 18pts, 14rds), puis atteignent la 4e place à l’Ouest suite à leur 16e victoire face aux Pacers 117-99 (T-Mac 25pts).

    Encore impensable il y a quelques semaines, les Rockets vont gagner en back to back à Dallas 113-98 (T-Mac 31pts)! À la fin de ce match, Reggie Miller demande à T-Mac s’il est surpris par de telles performances.

    « Non, pas du tout, on y croît tous, vous savez quand on a un roster rempli de gars confiants avec une bonne alchimie, et nous venons jouer extrêmement dur tous les soirs, je ne suis pas surpris. » McGrady

    via NBA TNT

    La conférence Ouest reste redoutable, et malgré une telle moisson de victoires, Houston n’est pas à l’abri de descendre à la 7e ou 8e place en cas de défaites avec des concurrents comme les Lakers de Kobe Bryant (RIP), les Suns de Steve Nash, le Jazz de Deron Williams, les Spurs de Tony Parker et bien sûr les Hornets de Chris Paul. C’est d’ailleurs face à ce dernier que les Rockets vont à nouveau tenter de prolonger leur belle histoire. Le duel T-Mac (41pts) vs Chris Paul (37pts) est un chef d’œuvre et Houston aura eu le dernier mot en gagnant cette rencontre 106-96, affichant un record de 18v-0d depuis le 29 janvier 2008.

    https://www.youtube.com/watch?v=6R9w6hduS3M

    La série se poursuit face à des équipes moins clinquantes : victoire 91-73 contre les Nets (T-Mac 19pts), chez les Hawks 83-75 (T-Mac 28pts) puis contre les Bobcats 89-80 (T-Mac 30pts). Des victoires à l’arrachée qui évoquent un sentiment de fatigue chez les joueurs. La série semble plus menacée que jamais alors qu’ils viennent de réaliser la deuxième série de victoires la plus longue de l’histoire avec 21v, juste devant les 20v des Bucks de Kareem Abdul-Jabbar et d’Oscar Roberson.

    Donc quelle équipe va bien pouvoir les stopper dans leur quête du record absolu des 33v des Lakers ? Et bien pourquoi pas les Lakers eux-même ! Les choses sont tellement bien faites, en effet, Kobe Bryant arrive justement en ville et il est déterminé à en finir avec cette hype ! A ce moment là, les Rockets sont 2e et les Lakers 1er à l’Ouest. Une affiche de rêve pour un dimanche après-midi.

    Un joueur des Rockets se sent très concerné par cette affiche, Mr Data : Shane Battier. Sa défense sur Kobe en 1ere mi-temps a été essentielle en limitant le black mamba à 13pts et 6/17 aux tirs. Bien que Houston ait mené de 15pts au début de la 2e période, les Hommes de Phil Jackson ont su revenir dans le match en étant plus agressifs en attaque. Néanmoins, ce match restera le match de la carrière du meneur Rafer Alston. Avec 31pts et 8 paniers à 3-pts, il reste l’artisan principal de ce succès et n’a pas manqué faire son move face à Vujacic.

    Suite à cette bataille remportée 104-92, Houston devient N°1 à l’Ouest ! Incroyable. Shane Battier l’a avoué à la fin de ce duel, maintenir de tels efforts est épuisant.

    « A la fin du match, j’étais épuisé, j’ai tout donné dans ce match en défendant sur l’un des meilleurs joueurs de tous les temps. » Shane Battier

    via Houston Rockets.com

    22 victoires de suite. Malheureusement, cette série fut interrompue assez sèchement par les futurs champion 2008, les Celtics. La défense étouffante de Tony Allen et de James Posey ont eu raison de T-Mac. Ses partenaires n’ont pu fructifier leurs tirs ouverts. Quelques jours plus tard, les Rockets descendront à la 5e place après avoir perdu contre New Orleans, San Antonio, Phoenix, Denver et Utah. La fin sera encore plus amer avec une nouvelle désillusion au premier tour face à leur bête noire : Utah (2v-4d).

    Les acteurs concernés conserveront à jamais de très bons souvenirs de cette période.

    « Nous avons accompli quelque chose d’incroyable. […] Cette série de victoires, à ce moment, a une place spéciale dans mon cœur, et vous pouvez être sûr que je n’oublierai jamais ces moments que j’ai partagé avec ces gars. » McGrady

    via Houston Rockets.com

    « Nos noms seront mentionnés avec certains Hall of Famers et cette grande équipe qui a remporté 33 (matchs) d’affilée. Beaucoup de ces joueurs sont dans le Hall of Fame. Beaucoup d’entre nous ne seront pas là. Mais la prochaine fois qu’une équipe va sur une série comme ça, ils devront nous attraper avant qu’ils atteignent les Lakers. » Alston

    via NBA.com

    Depuis 2008, par deux fois, des équipes les rejoindront, d’abord le Heat en 2013 avec 27 wins, et les Warriors en 2016 24 wins.

  • Le carnet des rookies 9.0

    Le carnet des rookies 9.0

    Chaque semaine Clutch Time vous propose un petit focus sur les rookies afin de faire le point sur les bonnes ou mauvaises performances des débutants.

    Sixième mois de compétition et nos rookies commencent à ressentir le poids de toute un exercice avec en moyenne 3 à 4 matchs par semaine. Certains doivent soigner leurs problèmes physiques et d’autres ne parviennent pas à être réguliers sur le parquet. Une semaine loin d’être attrayante pour cette promotion, bien que Ja et Zion assurent toujours le show. (les statistiques sont arrêtées au 11/03/20).

    Duel au sommet pour le R.O.Y, mais aussi pour la 8e place à l’Ouest

    AP Photo/John Raoux
    Ja Morant, PG, Memphis Grizzlies : 59m, 17.6pts, 3.5rds, 6.9pds

    Malgré un bilan mitigé (2v-2d), la franchise du Tennessee ne relâche pas la pression en conservant précieusement sa 8e place. Dans la victoire écrasante chez les Nets (+39), Ja a tranquillement posté 15pts, 7rds et 6pds, et affiché un ratio de +20pts pour son équipe lorsqu’il est sur le terrain.

    En revanche, deux jours plus tard, les hommes de Taylors Jenkins ont lâché un match à Dallas. Un défaite de 25pts que n’a pu empêcher le jeune meneur avec 11pts, 4rds, 8pds et 6tov en 32′.

    Après s’être cassé les dents sur la défense texan, rien de mieux que d’enchaîner face aux Hawks. Ja retrouve de sa superbe en attaque avec 24pts et un joli record personnel à trois points : 4/4

    https://www.youtube.com/watch?v=a3IxG836Ji8

    Sa connexion avec son pivot Jonas Valenciunas est une arme terriblement efficace, ils n’ont pas hésité à répéter les séquences sur pick and roll permettant ainsi de gagner en confiance sur des shoots simples et bien construits.

    Ja s’est ensuite fait plaisir en deuxième mi-temps en allumant derrière la ligne à 3-pts. Le staff des Hawks a évité de placer Trae Young face à l’imprévisible meneur des Grizzlies, mais le rookie a réussi à profiter des mismatchs comme face au grand Dewayne Dedmon.

    Cette nuit, le N°2 de la dernière draft a tout tenté lors de la défaite étriquée face au Magic. Avec 21pts et 5pds mais 1/5 à 3-pts et 5tov, le rookie qui truste le haut du classement parmis les joueurs les plus clutchs de la ligue, doit naturellement encore affûter son jeu.

    Zion Williamson, PF, New Orleans : 19m, 23.6pts, 6.8rds, 2.2pds

    Le phénomène de la Louisiane nous a tellement habitué à des performances bluffantes que ses dernières sorties ont semblé plus… banales. Ne vous détrompez pas, le gaucher a encore répondu présent avec notamment son tout premier back to back de la saison à Dallas. Avec 21pts, l’ancien joueur de Duke a perdu son duel face à Luka Doncic et les Mavs en prolongation.

    Dans la belle victoire contre Miami, Zion fut étonnement discret avec seulement 17pts avec seulement 9 tirs tentés. Il égalise ainsi son plus faible total de tentatives sur une rencontre. Il a assisté depuis le banc de touche à la remontée du Heat dans le 4e quart-temps. Lorsque coach Gentry le fait rentrer, Zion n’a pu qu’admirer le show Brandon Ingram permettant aux Pels de repartir avec la victoire. La magie serait-elle en train de s’estomper ?

    Heureusement, en NBA, les matchs se suivent aussi vite que Zion en contre-attaque, et on a pu le retrouver très rapidement concerné et saignant dans la victoire à Minnesota : 23pts en 31′.

    Son meneur Lonzo Ball a bien compris que la première chose à faire en transition est de lever la tête pour voir si son rookie n’est pas déjà en train d’écraser les lattes du parquet en préparant son envol pour le alley-oop. On retrouve un Zion bondissant et qui n’hésite pas à faire le show comme sur ce windmill.

    Ils gardent leur place de titulaires

    via dfskarma.com
    P.J. Washington, PF, Charlotte Hornets : 57m, 12.2pts, 5.4rds, 2.1pds

    Les ambitions sportives ne sont pas à l’ordre du jour pour les Hornets, cela signifie que les rookies vont pouvoir fouler plus régulièrement le parquet, voire obtenir plus de responsabilités en attaque. C’est le cas avec P.J. Washington qui a réussi pour la première fois cette saison à enchaîner deux matchs de suite à 20pts ou plus. Tout d’abord contre Denver avec 20pts dont 3/8 à 3-pts puis dans la superbe victoire contre les Rockets avec 22pts et 3/6 à 3-pts.

    Il a su profiter du lineup de petite taille de Houston pour scorer inside et ainsi prendre confiance en attaque. De plus, une connexion est en train de naître avec son collègue Cody Martin. Ce dernier cherche régulièrement son intérieur et n’hésite pas à l’alimenter quand il est ouvert derrière la ligne à 3-pts.

    Cependant, sa belle série fut violemment interrompue par une défaite en double prolongation face aux Hawks. Avec seulement 2pts en 16′, le N°12 de la dernière draft a regardé depuis le banc ses copains se battre en fin de match.

    R.J. Barrett, SG, New York Knicks : 55m, 14.1pts, 5rds, 2.5pds

    Lors du précédent carnet, nous avions évoqué le regain de confiance ainsi qu’une nette amélioration concernant son adresse aux tirs, et voilà que notre enthousiasme est retombé sur ces dernières sorties: 14pts et 5/12 aux tirs contre Utah, 17pts et 5/12 aux tirs contre OKC, 12pts et 5/16 aux tirs contre Detroit, 16pts et 5/15 aux tirs à Washington.

    Son jeu extérieur n’est pas encore assez développé et l’arrière doit absolument aller chercher ses points dans la raquette. Son match face au Thunder reste positif si on relève son parfait (mais rare) 6/6 aux lancers-francs.

    Autre aspect du jeu à travailler: sa défense. Avec un Defrtg de 114.4pts, le canadien est le deuxième rookie à afficher un tel chiffre pour un minimum de 15′ passées sur le terrain (via NBA.com). Il est tout à fait envisageable que sa blessure à la cheville contractée en février pourrait toujours être une raison d’une telle inefficacité.

    Naz Reid, C, Minnesota Timberwolves : 30m, 9pts, 4.1rds, 1.2pds

    La mentalité d’un arrière dans le corps d’un intérieur. Voici comment on pourrait grossièrement décrire le rookie non drafté à sa sortie de Louisiana State en 2019. Avec près de 3.2 tentatives à 3-pts de moyenne, il se positionne en première place chez les pivots de sa promotion (via NBA.com). Face aux Bulls, son adresse permet à son équipe d’obtenir la victoire avec un joli 3/3 à 7m23, 16pts, 11rds et 3pds.

    https://www.youtube.com/watch?v=QTFJXcdyrOs

    Son activité en attaque est à souligner, tant il ne rechigne pas à répéter les déplacements pour poser un écran et faire vivre le ballon. Deux jours plus tard, il alligne à nouveau 16pts dans la défaite face au Magic, mais sa défense laisse encore à désirer. Ce soir là, Nikola Vucevic s’est régalé avec 26pts et 11/18 aux tirs quand le rookie se trouvait face à lui.

    Si son placement défensif est encore en chantier, son profil de « stretch five » est intéressant pour le staff des Wolves afin de préserver le spacing sur demi-terrain. Malheureusement, comme vous le savez, les débutants sont loins d’être réguliers, comme ce fut le cas face aux Pelicans : 10pts et 0/5 à 3-pts. Coach Saunders ne manque pas de le complimenter.

    « Il est consciencieux, aussi. Vous serez toujours en concurrence avec un gars comme ça. Cette expérience est donc très précieuse et nous savons qu’elle nous aidera à long terme.» Saunders

    via The Athletic

    Cette nuit face au small ball de Houston, le pivot n’a pas eu l’effet escompté en attaque avec seulement 11pts et aucun tir tenté à 3-pts. Avec seulement 23′ de temps de jeu, le staff des Wolves a estimé que le jeune joueur était bien trop tendre en défense pour rester sur le terrain. Il a quand même eu droit à son highlight face à Russell Westbrook.

    Les remplaçants font le job

    Nathaniel S. Butler, NBAE via Getty Images
    Coby White, PG/SG, Chicago Bulls : 65m, 13.2pts, 3.5rds, 2.7pds

    L’arrière continue son festival en attaque. Il profite notamment de l’absence de l’option offensive N°1 des Bulls, Zach LaVine, pour tirer dès que l’occasion se présente, et c’est pour ainsi dire, très souvent. Depuis quatre matchs, White a tenté au minimum 20 tirs sur une série de quatre matchs consécutifs: 20 contre Dallas, 22 à Minnesota, 21 contre Indiana et enfin 21 à Brooklyn! Chez les Timberwolves, l’arrière a sorti un match intéressant avec 26pts, 6pds et surtout, aucun ballon perdu !

    Un scénario similaire face aux Pacers avec à nouveau 26pts, 6pds. Une défaite de sept points et ce malgré le retour de Lauri Markkanen. Contre Brooklyn, dans un duel serré qui s’est joué aux lancers-francs, l’ancien de North Carolina a manqué de peu d’être le héros du match avec un 3-pts pour égaliser mais qui, malheureusement, a fini en « in & out ».

    Finalement, l’arrière est récompensé cette nuit face aux Cavs en étant pour la première fois titulaire. A la place de Tomas Satoransky, White a enfin eu ce qu’il voulait en ayant plus de responsabilités en tant que meneur. Il a pu emmené son équipe vers la victoire avec 20pts, 5rds, 5pds mais avec 9 pertes de balle.

    Eric Paschall, PF, Golden State Warriors : 60m, 14pts, 4.6rds, 2.1pds

    Depuis le retour du prince de la Bay: Stephen Curry, les fans du Chase Center peuvent enfin se mettre à espérer de voir enfin des vrais basketteurs sur leur parquet ! Mais ce serait oublier que Steve Kerr et son staff possèdent sur leur banc de bons jeunes joueurs comme le tonique et puissant Eric Paschall.

    Avec 18.3pts de moyenne sur les quatre derniers matchs, c’est le 5e meilleur scoreur chez les rookies (via NBA.com), mais son impact va bien au delà du scoring. Face aux champions en titre, les Raptors, il apporte 16pts et 8pds (record personnel) en 32 minutes.

    Un bon état de forme qui est confirmé deux jours plus tard dans la victoire surprenante face aux Sixers avec 23pts, 6pds en seulement 29 minutes.

    https://www.youtube.com/watch?v=_Ns_EUVqNa8

    L’ancien joueur de Villanova est réellement en train de fluidifier son jeu, il est plus patient quand il joue poste bas, il trouve les coéquipiers démarqués et reste toujours aussi redoutable dans ses drives vers le cercle. Coach Kerr n’a pas manqué de souligner ses progrès dans le jeu et notamment à la passe.

    « […] Son nombre de passes décisives augmente. Il y a de bonnes possessions pour nous où il ne fait pas forcément une passe décisive, mais il fait circuler le ballon et cela nous permet de scorer et de générer des pénétrations. » Kerr

    Via NBC

    Malheureusement, le rookie n’a pas pu éviter la lourde défaite cette nuit face aux Clippers. Il a tout de même poursuit sa belle série concernant les passes décisives avec 7 unités. Actuellement, sa moyenne est de 7pds depuis trois matchs, serai-t-il en train de reprendre le rôle d’un certain Draymond Green ?

    Cameron Reddish, SF, Atlanta Hawks : 57m, 10.5pts, 3.7rds, 1.5pds

    L’apprentissage se poursuit pour l’ancien joueur de Duke qui vient de réaliser sa meilleure performance offensive de la saison avec 28pts en seulement 28 minutes. Le rookie ne nous avait pas habitué à une telle efficacité : 11/17 aux tirs dont 5/7 à 3-pts. Des chiffres impressionnants pour celui qui tourne à 38.4% aux tirs depuis le début de la saison. Seule ombre au tableau, ses 7 ballons perdus sur ce match

    Reddish peut réellement devenir redoutable sur pick and pop. Ses deux paniers à 3-pts dans le 4e quart-temps ont été importants pour revenir dans le match. Néanmoins, ces chiffres sont à pondérer avec le fait qu’il s’agissait en face de la pire défense de la ligue… les Wizards. Par ailleurs, son collègue de promotion De’Andre Hunter avait lui réussi un joli « carton » avec 25pts contre ces même Wizards en janvier.

    Par la suite, Reddish a été victime de crampes lors de la défaite à Memphis. Après seulement 12 minutes sur le terrain, l’ailier doit quitter ses partenaires. Une faiblesse physique qui ne l’empêchera pas de jouer 40 minutes deux jours plus tard dans le match fou gagné en double prolongation face aux Hornets.

    Avec 22pts, 7rds et une défense propre et clutch face à la tentative de 3-pts de Terry Rozier, coach Pierce peut continuer à lui donner du temps de jeu, d’autant plus qu’il tourne à 60.6% aux tirs depuis 3 matchs. Impensable il y a quelques semaines.

    Mychal Mulder, SG, Golden State Warriors : 7m, 11pts, 3.3rds, 1.1pds

    En voilà un qui a réussi son coup ! A la toute dernière journée de son contrat de dix jours, l’arrière de 25 ans a profité au maximum de l’absence de Stephen Curry pour être titulaire et scorer 18pts (record personnel) dans la victoire face aux Sixers.

    Depuis son arrivée dans la Bay, Mulder a démontré sa capacité à artiller de loin, d’autant plus qu’il est le 3e rookie à tenter le plus de tirs à 3-pts depuis 3 matchs (via NBA.com). Par ailleurs, le canadien est surtout utilisé sur catch and shoot avec une fréquence autour des 74% pour un EFG de 52.3% (via NBA.com). Les Warriors ne manqueront pas de lui proposer un deuxième contrat de dix jours.

    Il pointent le bout de leur nez

    Nathaniel S. Butler, NBAE via Getty Images
    Keldon Johnson, SG, San Antonio Spurs : 9m, 4.6pts, 1.9rds, 0.7pd

    Vingt trois ans…. Vingt trois ans que les Spurs n’avaient pas présenté un bilan aussi famélique à ce stade de la saison. Une mauvaise nouvelle qui en entraîne une bonne pour les jeunes joueurs qui étaient sagement en train de se faire les dents en G-League. C’est le cas pour l’ancien de Kentucky Keldon Johnson qui a vu son temps de jeu « exploser »: 15′ à Charlotte, 21′ à Brooklyn et 17′ à Cleveland. San Antonio perd, mais le jeune arrière en profite pour se montrer comme lors de la grosse défaite à Brooklyn : 13pts et 5rds.

    Drafté en 29e position de la dernière draft, Johnson va ainsi dévoiler son activité débordante sur le terrain et sa faculté à agresser la défense adverse à l’aide d’un drive vers le cercle.

    Cette nuit, Pop lui donne 13′ de temps de jeu face aux Mavs et dont quelques minutes importantes dans le 4e quart-temps, et une défense étouffante même pour la star Luka Doncic.

    Mais une erreur défensive plus tard face à Tim Hardaway Jr, et le voilà de retour sur le banc. Johnson va continuer à apprendre de l’intransigeant Popovich, en espérant voir son apport sur le terrain s’améliorer significativement.

    Caleb Martin, SG, Charlotte Hornets : 17m, 5.4pts, 1.8rds, 1.2pds

    Depuis la suspension via le contrôle anti-dopage de son coéquipier Malik Monk, il semblait inéluctable de voir James Borrego accorder plus de temps de jeu aux jumeaux Martin. Bien que Cody foule plus régulièrement le parquet, c’est son frère Caleb qui en profite pour prendre sa chance en attaque.

    Le staff des Hornets a trouvé en moyenne 24′ de temps de jeu pour Caleb sur ces trois derniers matchs, avec un match en double prolongation perdu contre Atlanta. C’est lors de cette rencontre, que Caleb va réaliser sa meilleure performance avec 23pts en 36 minutes sans oublier son joli 5/6 à 3-pts dont quelques flèches importantes en fin de 4e quart-temps.

    Caleb semble plus à l’aise avec le tir longue distance que son frère mais il peut également être intéressant de l’autre côté du terrain avec 3 interceptions et 2 contres. Il ne reste que quelque matchs et Charlotte n’a que l’embarras du choix pour placer ses jeunes joueurs dans les rotations.

    L’infirmerie se remplit

     Maddie Meyer – Getty Images

    En plus de Tyler Herro et de Brandon Clarke, les deux rookies de Cleveland et Cameron Johnson viennent s’ajouter à liste des rookies contraint de se soigner.

    Darius Garland, PG, Cleveland Cavaliers : 59m, 12.3pts, 1.9rds, 3.9pds

    Cela fait maintenant cinq matchs que le meneur des Cavs est en tenue de ville. Malheureusement pour le tout fraîchement nommé Head Coach, J.B. Bickerstaff doit se passer de son jeune joueur suite à une blessure au niveau de l’aine, laissant ainsi encore plus de cartouche pour le scoreur Collin Sexton.

    Kevin Porter Jr, SG, Cleveland Cavaliers : 50m, 10pts, 3.2rds, 2.2pds

    Quel dommage ! Après avoir montré ses aptitudes offensives avec plus de régularité, le rookie s’est absenté au bout de 9′ dans le match face à Boston suite à un choc à la tête. Le protocole lié aux commotions est stricte et Cleveland le respecte en plaçant KPJ à l’infirmerie pour trois matchs. Comparé récemment à James Harden par son coéquipier Tristan Thompson, la franchise va devoir se montrer patiente avec le gaucher.

    Cameron Johnson, SF, Phoenix Suns : 49m, 8.1pts, 2.9rds, 1.1pd

    Un coup d’arrêt pour l’ailier des Suns qui avait l’opportunité de grappiller du temps de jeu suite à l’indisponibilité de Kelly Oubre (opération du genou). D’autant plus qu’il avait réalisé LE match de sa saison face à Toronto avec 21pts (record personnel). Trois jours plus tard, il est annoncé malade pour le match face à Portland. On lui diagnostique alors une mononucléose qui devrait le tenir éloigné des parquets pendants au moins deux semaines (via Rotoworld).

    Dix autres élèves à surveiller :

    Kendrick Nunn, PG, Miami Heat : 61m, 15.5pts, 2.7rds, 3.8pds

    Rui Hachimura, F, Washington Wizards : 41m, 13.4pts, 6rds, 1.7pds

    De’Andre Hunter, SF, Atlanta Hawks : 62m, 12.3pts, 4.5rds, 1.8pds

    Jarrett Culver, SG, Minnesota Timberwolves : 63m, 9.2pts, 3.4rds, 1.7pds

    Jordan Poole, PG/SG, Golden State Warriors : 57m, 8.8pts, 2.1rds, 2.4pds

    Jordan McLaughlin, PG, Minnesota Timberwolves : 30m, 7.6pts, 1.6rds, 4.2pds

    Terence Davis, SG, Toronto Raptors : 64m, 7.7pts, 3.4rds, 1.7pds

    Michael Porter Jr, SF, Denver Nuggets : 47m, 7.6pts, 4.2rds, 0.7pd

    Sekou Doumbouya, SF, Detroit Pistons: 37m, 6.5pts, 3.2rds, 0.5pd

    Cody Martin, SF, Charlotte Hornets : 47m, 4.9pts, 3.2rds, 2pds

  • NBA French Connection #7

    NBA French Connection #7

    Chaque semaine Clutch Time vous propose un petit focus sur nos français de NBA et de G-League, afin de faire le point sur les performances de nos compatriotes outre-Atlantique.


    source : FFB, montage CTFrench

    Notre bilan de la semaine pour nos français aux États-Unis est plutôt inquiétant. Avec la blessure d’Evan Fournier, la mise au placard récente de Ian Mahinmi et les retours progressifs de certains joueurs en ligue de développement, nos frenchies traversent actuellement une mauvaise passe dont il va falloir se relever très rapidement si certains d’entre eux espèrent encore participer aux phases finales et même la fin de saison tout court, pour ne pas se sentir déjà en vacances avant tout le monde.


    Logan Cyrus AFP

    Les Tauliers

    Nicolas Batum – Charlotte Hornets (10ème à l’Est)

    3.6pts (34.6% FG dont 28.6% à 3pts), 4.5rbds, 3ast, 0.8stl, 0.4blk (22 matchs)

    Nicolas Batum semble se diriger inexorablement vers une fin de saison blanche. Le français n’a toujours pas pris part au moindre matchs des Hornets cette semaine et ce pour la 6ème semaine consécutive ! Une éternité. Sortis d’un long silence médiatique, le français de Charlotte s’est confié sur sa situation cette semaine au Charlotte Observer (article publié mercredi), l’occasion pour lui de faire son mea culpa sur sa saison alors que de plus en plus de voix s’élève pour le voir quitter la franchise.

    Je m’excuse auprès de tous les gens ici (à Charlotte) parce qu’ils ont cru en moi et que ça ne s’est pas bien passé. Ça n’a pas fonctionné. Je n’ai pas répondu aux attentes ces deux ou trois dernières années. Je comprends ça, je le sais. J’aurais pu faire mieux, évidemment, et je le regrette C’est sans doute la première fois que ceux qui doutent de moi ont raison. Au bout de quinze ans […] Je ne veux pas être un connard, un mec égoïste… je ne veux pas être celui qui dit « allez on y va, on se fout de l’entraîneur, il est nul, ne l’écoutons pas, autant prendre 25 tirs dans le match. » Je ne ferai pas ça, je n’ai pas besoin de ça, (mes coéquipiers) n’en ont pas besoin.

    propos recueillis par Scott Fowler, journaliste au Charlotte Observer

    « Batum a décidé que la meilleure chose qu’il pouvait faire était d’être la cheerleader la mieux payée au monde […] Batum est un glue guy (qui cimente le collectif), sauf que les Hornets ont surpayé la colle. »

    Scott Fowler pour le Charlotte Observer

    Mais le français ne tarit pas d’éloge quant à son équipe et ses joueurs qui réalisent une saison plutôt convaincante au vue des départs de l’intersaison. Batum en est conscient, sa situation à Charlotte est désormais dans une impasse et il ne tient qu’à lui de la résoudre afin de retrouver la confiance du groupe et de son entraîneur James Borrego qui peut espérer compter sur l’expérience et les qualités de meneur d’hommes du français dans le vestiaire.

    Cette franchise a un avenir billant. Elle a un bon groupe de jeunes joueurs. Si dans un an ou deux elle est en play-offs, j’en serais très fier. Mais je ne pense pas que j’en ferai partie. 

    Désormais dans sa quatrième année de son contrat, avec un salaire de 25 millions de dollars, Nicolas possède une player option pour la saison 2020-21 d’une valeur de 27 millions et se retrouve à 99% tel un joueur intransférable aux yeux des autres franchises. Difficile donc de l’imaginer refuser une telle option malgré les critiques et le fait qu’il ne joue plus, alors qu’il sait pertinemment qu’il ne pourra pas négocier un aussi bon contrat ailleurs.

    Evan Fournier – Orlando Magic (8ème à l’Est)

    18.8pts (47% FG dont 40.6% à 3pts), 2.6rbds, 3.2ast, 1.1stl, 0.2blk (61 matchs)

    Semaine assez cauchemardesque pour Evan Fournier qui s’est blessé au coude en milieu de semaine. Il s’agirait d’une entorse du ligament collatéral ulnaire droit qui pourrait le tenir éloigné des parquets pour plusieurs matches. Lors du séance d’échauffement, Evan Fournier a expliqué qu’il s’était complètement luxé le coude, et qu’il avait depuis passé une IRM. Son entraîneur Steve Clifford, lui aussi sujet à un soucis de santé cette semaine, a déclaré que Fournier était dans l’impossibilité de jouer ou de shooter pour le moment.

    La semaine avait d’ailleurs mal débuté pour l’arrière français, le Magic concédant une lourde défaite lundi face aux Blazers (130 à 107), rencontre durant laquelle le français s’est montré très maladroit (13 points à 5/14 FG), la faute à une excellente défense de Trevor Ariza. Mercredi Orlando s’est également incliné sur le parquet du Heat (113 à 116) dans un derby bouillant au cours duquel notre frenchie va terminer la rencontre avec 17 points (6/9 FG dont 3/4 à 3pts), une passe, deux interceptions et deux contres et une bonne défense sur Jimmy Butler.

    Côté médias, le français est revenu chez BeIn Sports, sur sa saison au Magic et sur ses ambitions en NBA et avec l’équipe de France en vue des Jeux cet été. L’occasion aussi de glisser plusieurs indices sur son avenir dans la grande ligue et sur l’éventualité pourquoi pas d’un jour jouer dans la grosse pomme, sous les couleurs des New York Knicks

    Rudy Gobert – Utah Jazz (4ème à l’Ouest)

    15.2pts (70.1% FG, 62% FT), 13.9rbds, 1.5ast, 0.7stl, 2blk (61 matchs)

    Rudy Gobert et le Jazz repartent de plus belle cette semaine. Sur une série de quatre défaites fin février, Utah vient d’enchaîner cinq succès consécutifs, dont quatre cette semaine, et le tout en déplacement. Lundi Rudy nous a rappelé à quel point il pouvait manger ses vis-à-vis lors de la victoire face aux Cavs (126 à 113), terminant la rencontre avec 20 points (8/9 FG), 9 rebonds, une passe mais surtout deux interceptions et 5 contres ! Grâce à une très bonne défense sur Ante Zizic et Larry Nance Jr. (22 points, 10 rebonds à 41% au tirs pour les deux joueurs), le pivot du Jazz a activement le mode barbelé en défense cette semaine pour conjurer la mauvaise série de défaite

    C’est comme ça que l’on devrait jouer tous les soirs. C’est ça le Jazz. On ne peut pas le faire que contre des équipes moins bien classées non plus. On doit être capables de le faire quand les choses se compliquent, ou quand on joue de grosses équipes. Quand on communique, que l’on défend vraiment et que le ballon tourne en attaque, nous sommes une très bonne équipe. On doit rentrer sur le parquet tous les soirs avec la même confiance. Savoir que l’on peut être la meilleure équipe défensive de toute la NBA. Et que, quand le ballon tourne, on est très durs à défendre. Si on fait ces deux choses-là, on peut battre n’importe qui.

    Basket USA

    Une déclaration qui vient conclure une deuxième victoire en début de semaine face aux Knicks (112 à 104), avec encore un très bon match des deux côtés du terrain de notre français, qui aura eu la lourde tâche de défendre sur le massif ailier new-yorkais, Julius Randle et son style de jeu façon bulldozer. Le français va néanmoins terminer la rencontre avec 18 points (7/8 FG), 14 rebonds dont 4 offensifs, une passe et deux contres.

    De retour dans un rôle plus défensif face à Boston (victoire 99 à 94) et Detroit (victoire 111 à 105) ce week-end, le français a endosser le rôle de patron de la raquette. Face aux Celtics, Rudy s’est joué des hommes de Brad Stevens en annihilant les tirs ouverts des K.Walker et M. Smart sur les pick-and-roll, jouant beaucoup plus haut pour finir la partie avec 9 points (4/4 FG), 7 rebonds, deux passes et 3 contres. Rebelote samedi lors du déplacement dans le Michigan où Gobert va une fois encore faire étalage de sa maîtrise en défense sur Christian Wood (0/6 à 3pts), clôturant la semaine avec 10 points (2/3 mais 6/10 aux lancers), 12 rebonds, 3 passes, 3 interceptions et deux contres.

    La stat de la semaine : Gobert vient de connaître cinq matchs de suite à moins de dix rebonds, ce qui ne lui était plus arrivé depuis la saison 2013-2014

    Ian Mahinmi – Washington Wizards (9ème à l’Est)

    7.4pts (49.5% FG dont 19.2% à 3pts), 5.7rbds, 1.3ast, 0.8stl, 1.2blk (38 matchs)

    Voilà une situation à laquelle on ne s’attendait sûrement pas. Ian Mahinmi a complètement disparu de la rotation des Wizards depuis début mars et c’est d’autant plus inquiétant qu’aucune blessure ni contre performance majeure n’est venue influencer les choix de Scott Brooks. Avec trois nouvelles défaites en quatre matchs cette semaine et des pivots pas toujours au rendez-vous, la situation du français interpelle certains médias qui voient dans cette mise à l’écart une page qui se tourne aux Wizards pour le pivot. Interrogé en début de semaine sur cette situation, le joueur semblait lui aussi surpris mais pas résigné.

    Je ne sais pas encore mais c’est vrai que… On va voir ce que ça donne dans les prochains matchs. Tu sais, à ce stade, on est encore dans la course aux playoffs donc je vais me contenter de prendre les matchs les uns après les autres. Et si mon nom est appelé ou pas, ce n’est pas grave. Du moment qu’on gagne les matchs, c’est le plus important. Et puis, le temps du bilan personnel n’a pas encore sonné.

    Basket USA

    Plusieurs avis négatifs et critiques se sont élevées ces derniers temps sur le joueur français et son contrat démesuré (64 millions de dollars sur quatre ans) qui plombe les attentes des supporters et limite considérablement la marge de manoeuvre de Washington, notamment lors de la Trade Deadline. Souvent blessé depuis son arrivée en 2016. Mais le staff des Wizards avait jusqu’alors fait jouer le joueur cette saison, avec plus ou moins de réussite, afin de compenser des absences et un manque de joueurs suffisamment bons au poste. Alors se pourrait-il que notre ami Ian se soit fait devancer par ses rivaux aux poste depuis quelques semaines ?

    Difficile à croire car le joueur était il a peu encore le joueur le plus utilisé au poste bas dans l’équipe et même si le retour en forme de Bryant limite désormais le temps de jeu du français, on a du mal à croire que Mo Wagner ou Anzejs Pasecniks soient subitement passés devant dans la hiérarchie, excepté sur la vision du jeu à long terme. Mais le français préfère prendre les choses de haut, se projetant même cet été avec l’équipe de France aux Jeux de Tokyo avec laquelle il aimerait vraiment faire partie du groupe

    C’est vrai que là je me sens bien, je suis en bonne santé, et pourquoi pas. Je ne me fixe pas de limite et j’ai envie de me rendre utile à l’équipe de France si (ndlr : il insiste sur le « si ») besoin. Et j’avais envie de le faire savoir. C’est pour ça que je l’ai dit publiquement. Et si c’est une envie des joueurs et du sélectionneur, et de son staff, pourquoi pas. Moi, si je peux aider l’équipe à gagner un titre, une médaille, ou à se battre contre les plus grands au monde, et puis les Jeux olympiques, c’est la seule compétition que je n’ai pas faite, donc pourquoi pas.

    Basket USA

    NBA.com

    Les Apprentis

    Timothé Luwawu-Cabarrot – Brooklyn Nets (7ème à l’Est)

    5.6pts (40.8% FG dont 39.5% à 3pts), 2.3rbds, 0.5ast, 0.4stl, 0.1blk (34 matchs)

    Quelle semaine pour Timothé Luwawu-Cabarrot ! Avec plus de 27 minutes de jeu cette semaine, le français est à son zénith dans le jeu avec des performances de gros calibres. Mardi les Nets se déplaçaient à Boston et ont empocher une précieuse victoire (129 à 120), notamment grâce à TLC qui s’est coltiné Jaylen Brown et Kemba Walker en défense, limitant ces derniers à moins de 35% d’adresse derrière l’arc. Le français s’est mué également en scoreur terminant la rencontre avec 16 points (4/11 FG – 2/9 à 3pts), 8 rebonds dont 5 offensifs, une passe et un contre avec la victoire au bout !

    C’est énorme c’est la récompense de tous les efforts faits cet été et cette année. Ça fait plaisir. Là c’était le plus gros comeback que j’ai vécu dans ma carrière, donc c’était énorme. Je suis content d’avoir fini le match.

    C’est clair qu’on a eu un bon coup de boost de notre banc, ces gars qui ne jouent pas. C’est une histoire comme on n’en voit que dans les films d’Hollywood. Je suis vraiment heureux parce qu’ils travaillent tellement dur, et ils sont récompensés. Vous savez à quel point ils bossent en coulisses : Chris Chiozza et TLC ont été dans tous les bons coups ce soir

    Kenny Atkinson

    Prompt à aller au charbon pour un rebond et tenter sa chance, l’impact dans le jeu de TLC a fait mal aux Celtics et sa défense fut une fois encore très précieuse en overtime pour conclure le match. Mercredi le français va néanmoins connaître une soirée cauchemardesque, défait salement par les Grizzlies (118 à 79), rencontre durant laquelle le français sera malmené par le duo Dillon Brooks et Josh Jackson et terminera à 8 points (2/7 FG et 0/5 à 3pts), un rebond, une passe et un contre. Mais comme un sursaut d’orgueil, Brooklyn et Timothé vont se ressaisir vendredi face aux Spurs (139 à 120).

    Avec 19 points (5/7 FG – 3/5 3pts et 6/7 FT), un rebond et deux passes, Luwawu-Cabarrot va terminer parmi les meilleurs marqueurs de son équipe, le meilleur en sortie de banc aux côtés de C.Chiozza, D.Jordan et T.Prince. Le français va surtout prendre feu en deuxième mi-temps (14 points) et va prendre le dessus sur ses vis-à-vis Lonnie Walker IV et Luka Samanic. Seul point noir à cette semaine exceptionnelle pour le joueur, la rencontre face aux Bulls de cette nuit (victoire 110 à 107) durant laquelle le Net a réalisé une toute petite prestation (1 point, 1 rebond et 2 passes avec 5 fautes), malmené par Otto Porter et Coby White, tout proche d’offrir la victoire aux visiteurs en fin de rencontre.

    Frank Ntilikina – New York Knicks (12ème à l’Est)

    5.9pts (38.5% FG dont 31.6% à 3pts), 2.2rbds, 3ast, 0.9stl, 0.3blk (51 matchs)

    Frank Ntilikina n’a toujours pas retrouvé sa place dans le starting five des New York Knicks mais bénéficie toujours d’un temps de jeu conséquent depuis le banc, en témoigne la rencontre de lundi face à Houston. Lors de la réception des Rockets, les Knicks sont parvenus à jouer un mauvais tour aux texans (victoire 125 à 123), Frank Ntilikina le premier en terminant avec 11 points (5/10 FG dont 1/6 à 3pts), 4 passes et deux interceptions. Plus audacieux et intuitif, et faisant preuve d’une réelle volonté de prendre sa chance aux tirs (maladroitement), notre Frank a réalisé l’une de ses prestations les plus abouties depuis plusieurs semaines.

    Extrêmement appliqué en défense sur Russell Westbrook, notre frenchie a réussi à cadenasser le meneur All-Star (9/19 FG, 6 TOV et une faute offensive) et fais déjouer le joueur au moment de conclure près du cercle.

    Une victoire encourageante pour les hommes de Mike Miller qui vont néanmoins se heurter au Utah Jazz (112 à 104) mercredi, puis contre le Thunder (126 à 103) vendredi, rencontres au cours desquelles le meneur français va inscrire 4 et 7 points sans retrouver ce dynamisme et cette intuition dans le jeu qu’il avait affiché en début de semaine, terminant même avec la pire évaluation de son équipe face au Thunder. En revanche le joueur reste toujours un poison pour les joueurs adverses, en témoigne l’adresse famélique de Donovan Mitchell lorsque le français défendait sur lui et qui ne tarit pas d’éloges à son sujet.

    Il est l’un des défenseurs les plus durs que j’ai eu à affronter, surtout qu’il est plus jeune que moi. Il est solide. Je lui dis toujours d’être plus agressif. Mais il joue dans le système, de la bonne façon et je le respecte pour ça. Il fait partie de ceux que je respecte vraiment car il joue de la bonne façon, il est silencieux mais efficace. Vous avez vu sa dernière action contre Houston l’autre jour. C’est qui il est, ce qu’il apporte. C’est bien que les Knicks continuent à lui donner sa chance, car il le mérite.

    Elite Sports NY

    Après un dernier match remporté 96 à 84 face aux Detroit Pistons dimanche soir (7 points à 3/10, 3 rebonds, une passe et deux interceptions), Ntilikina a su apporter sa contribution des deux côtés du terrain ce que son entraîneur a fait remarqué cette semaine

    Je pense que Frank a une très bonne idée de ce qu’il fait en ce moment. Je pense qu’il a continué à se développer de manière offensive. Nous voyons plus de jeu, plus de points, plus de commandement. Il a fait un excellent travail pour gérer notre attaque, nous faire participer à nos actions, savoir avec qui il joue. Je pense qu’il a vraiment fait du bon travail et que Frank a beaucoup progressé.

    Elite Sports NY

    Elie Okobo – Phoenix Suns (13ème à l’Ouest)

    4.2pts (40.6% FG dont 35.8% à 3pts), 1.7rbds, 2.1ast, 0.4stl, 0.1blk (51 matchs)

    On craignait voir Elie Okobo être progressivement relégué en bout de rotation et perdre son statut de remplaçant n°1 de Ricky Rubio à la mène et nos craintes ne font que se confirmer cette semaine. Avec seulement 3 points inscrits, deux rebonds, une passe et deux interceptions lors de la défaite des Phoenix Suns face aux Toronto Raptors (123 à 114), Okobo a été cadenassé défensivement par ses vis-à-vis Norman Powell et Patrick McCaw sans parvenir lui-même de son côté à gêner défensivement les dinos.

    Vendredi la situation du joueur va même s’assombrir alors qu’il va terminer avec zéro point inscrit (0/3 FG), le quatrième en l’espace de deux semaines. Résultat Elie va être mis sur la touche (sans le banc) lors de la réception des Milwaukee Bucks hier (victoire 140 à 131), Monty Williams lui préférant désormais Jevon Carter qui finira d’ailleurs meilleur marqueur depuis le banc des Suns (12 points) et confortant ainsi sa place, méritée depuis cette semaine.


    Bleacher Nation

    Les Novices

    Sekou Doumbouya – Detroit Pistons (13ème à l’Est)

    6.6pts (38.9% FG dont 29.3% à 3pts), 3.3rbds, 0.4ast, 0.6stl, 0.2blk (34 matchs)

    Sekou Doumbouya avait été prévenu, ses récentes performances ne satisfaisaient pas pleinement son entraîneur Dwane Casey qui a donc entrepris de le renvoyer vendredi avec la réserve de G-League. Auparavant le français avait passé un peu moins d’un quart d’heure sur les terrains lors de la réception d’OKC (défaite 114 à 107), compilant 3 points (1/4 FG – 1/3 3pts), deux rebonds et un contre. Malgré de bonne séquence défensive, dans la raquette notamment, et une bonne entente sur pick-and-roll avec ses arrières, le jeune Sekou va devoir néanmoins se remettre en selle avec les Grand Rapids Drive le temps de retrouver des sensations selon son entraîneur.

    Les attentes étaient très élevés et c’est pourquoi dès le premier jour, j’ai essayé de calmer le jeu pour que tout le monde soit prêt au moment où ça ira moins bien. Son heure viendra, mais il doit jouer », a déclaré Casey. « Rien de tel que de jouer en G-League le plus que possible, puis de revenir ici jouer avec nous

    Dwane Casey

    Aligné vendredi face aux Red Claws du Maine, la franchise de développement va s’imposer 102 à 101 derrière un Sekou Doumbouya incandescent : 30 points (10/22 FG mais 1/9 derrière l’arc), 8 rebonds dont 4 offensifs, 2 passes et une interception, le tout en seulement 30 minutes de jeu. Un ton au dessus sur ce match, le joueur a su rappeler aux bons souvenirs de son entraîneur qu’il était tout à fait capable de tenir les premiers rôles aux Pistons lorsque le coeur et la motivation y sont.

    De retour dans le groupe pro samedi et dimanche, le rookie va faire preuve d’une activité défensive intéressante sur R. O’Neale et J. Clarkson notamment mais néanmoins vaine, les Pistons s’inclinant 111 à 105 face au Jazz, Sekou terminant la rencontre avec 9 points (4/6 FG), 3 rebonds et une passe. Enfin dimanche Detroit va complètement passer à côté de son match face aux Knicks, Doumbouya parvenant difficilement à faire la différence avec seulement 4 points (2/6 FG), un rebond, une passe et une interception.

    Adam Mokoka – Chicago Bulls (11ème de Conférence Est)

    2.8pts (43.5% – 50% à 3pts), 1rbd, 0.4ast, 0.3stl (10 matchs)

    Nouvelle semaine encourageante pour Adam Mokoka qui a pris part en début de semaine à la rencontre opposant les Chicago Bulls aux Dallas Mavericks. Dans un match serré, les Bulls vont s’imposer 109 à 107 grâce à une très bonne sortie du français (18 minutes). Auteur de 4 points (2/5 FG mais 0/3 3pts) et une interception, Mokoka s’est surtout illustré défensivement en limitant le meneur slovène Luka Dončić à 23 points à 1/8 derrière l’arc et quatre pertes de balles. Cette énergie décuplée vient récompenser une bonne prestation d’ensemble de l’équipe comme l’a remarqué son coéquipier Otto Porter.

    Il a été énorme. Il a fait du super boulot. Adam a fait de super passages en défense. Il n’a pas mis les mains. Il a été physique et a essayé de mettre Luka mal à l’aise. Et c’est ce qu’il a réussi à faire.

    Otto Porter

    Je ne pense pas au joueur sur lequel je défends. Je pense à la façon dont je défends sur lui. Mais je ne suis pas vraiment concentré sur qui il est, la hype et ce genre de choses. J’essaye juste de faire mon truc, de jouer dur.

    Adam Mokoka

    Il fait ce que le staff et l’équipe attendait de lui. Un gamin coriace qui peut mettre des shoots et défendre. Et c’est ce dont on a besoin dans cette ligue, un joueur de grande taille sur un poste qui peut défendre et mettre des tirs à 3-pts ouverts. 

    Jim Boylen

    Couvert de louanges, le joueur va pourtant faire son retour le restant de la semaine sous les couleurs des Windy City Bulls, l’occasion pour lui de monter en puissance jusqu’à la fin de la semaine et une victoire acquise dimanche. Avec seulement 4 points (2/12 FG dont 0/4 à trois points), 4 rebonds et 6 passes décisives face aux Raptors 905 mercredi (défaite 113 à 96), son équipe va s’incliner une fois de plus face à Capital City Go-Go (117 à 108), Mokoka terminant pourtant la rencontre avec 19 points et une adresse retrouvée (7/10 FG dont 3/6 derrière la ligne), ainsi que 4 rebonds, 5 passes et deux interceptions.

    Pour son quatrième et dernier match de la semaine, les Bulls de Windy City vont enfin voir leurs efforts récompenser avec une quinzième victoire face aux Red Claws du Maine (120 à 112), la cinquième sur les dix derniers match, affiche teintée de la french touch, Adam Mokoka terminant le match avec sa meilleure performance de la saison et 27 points (9/19 FG dont 5/8 à 3pts), 9 rebonds, 8 passes et une interception. Un performance suffisante pour convaincre Jim Boylen de lui redonner du temps de jeu ?


    Les Réservistes

    Jaylen Hoard – Texas Legends (9ème de G-League)
    (Portland Trail Blazers)

    16.2pts (52.5% FG dont 22% à 3pts), 6.8rbds, 2ast, 0.6stl, 0.4blk (24 matchs)

    Semaine discrète pour le français des Texas Legends qui malgré deux belles victoires face aux Austin Spurs (124 à 119) et les Agua Caliente Clippers (100 à 97), s’est montré discret en attaque avec seulement 6 points inscrits face aux texans (3/9 FG) puis 11 points face aux californiens (4/9). Le joueur s’est revanche plutôt montré à son avantage sur le plan défensif en captant près de 7 rebonds en moyenne cette semaine (11 face à Agua Caliente) et noircissant ses feuilles de matchs d’interceptions et de contres défensifs.

    Dimanche son équipe s’est en revanche inclinée dans la deuxième confrontation face à Agua Caliente (111 à 117), Jaylen Hoard terminant la partie avec 10 points (4/8 FG) mais 6 rebonds, une passe et une interception, preuve encore que le joueur doit mûrir et gagner en efficacité et audace sur le plan offensif pour revenir plus fort la saison prochaine en NBA.

    William Howard – Rio Grande Valley Vipers (25ème de G-League)

    13.2pts (49.8% FG dont 38.4% à 3pts), 5.2rbd, 2.8ast, 1.7stl, 0.6blk (34 matchs)

    Seulement deux matchs cette semaine pour William Howard qui a vu les Vipers de Rio Grande l’emporter à deux reprises, d’abord vendredi face à Oklahoma City Blue (125 à 134), le français offrant une feuille de match noircie (15 points à 3/6 derrière la ligne, 3 rebonds, 3 passes et 3 interceptions), avant de s’imposer samedi assez nettement face au Northern Arizona Suns (121 à 101). Le français va d’ailleurs finir la semaine tranquillement avec 12 unités mais un zéro pointé à l’adresse derrière les 7m23, 6 rebonds, 4 passes et une interception pour enchaîner une troisième victoire consécutive.

    Vincent Poirier – Maine Red Claws (2ème à l’Est)

    16.3pts (62.2% FG dont 90% FT), 9rbds, 2.3ast, 0.8stl, 3blk (4 match

    Au programme cette semaine quatre matchs pour les Boston Celtics et quatre DNP pour Vincent Poirier qui végète désormais en réserve de G-League. Renvoyé avec les Maine Red Claws, au côté de Carsen Edwards, le duo de joueurs rejoint deux autres réservistes que l’on a aperçu durant la saison régulière, Tacko Fall et Tremont Waters. Vendredi l’équipe réserve du Maine rendait visite notamment aux Grand Rapids Drive de Sekou Doumbouya. L’occasion de voir enfin Vincent bénéficier d’un temps de jeu à la hauteur des attentes dans la ligue de développement.

    Malgré la défaite 102 à 101, Vincent terminera la rencontre avec 18 points (6/9 FG), 11 rebonds, 4 passes et 3 contres ainsi que la meilleure évaluation de son équipe (+14). Dimanche, tandis que Boston recevait Oklahoma City, les Red Claws s’inclinaient un peu plus tôt pour la deuxième fois consécutive, face aux Windy City Bulls (120 à 112), le français ne jouera d’ailleurs que 17 minutes le temps pour lui d’inscrire tout de même 15 points (6/10 FG), 12 rebonds, une passe et 3 contres.

    Bonne semaine à toute la French Connection !

  • Le carnet des rookies 8.0

    Le carnet des rookies 8.0

    Chaque semaine Clutch Time vous propose un petit focus sur les rookies afin de faire le point sur les bonnes ou mauvaises performances des débutants.

    Nous entamons le dernier mois entier de la saison régulière et il ne reste plus qu’une vingtaine de matchs à jouer. Les victoires seront cruciales et les positions pour les Playoffs déterminantes. Cette année, nous avons la chance d’assister à un duel à distance passionnant entre les deux rookies vedettes : Zion Williamson et Ja Morant. Qui des Pelicans ou des Grizzlies finira la saison en boulet de canon ? (les statistiques sont arrêtées au 04/03/20)

    Duel pour le ROY, mais aussi pour la 8e place à l’Ouest

    via sports.yahoo.com
    Zion Williamson, PF, New Orleans : 16m, 24.2pts, 6.9rds, 2.2pds

    Débutons par une excellente nouvelle: le phénomène Zion ne faiblit pas! Sa moyenne de points par match ne cesse d’augmenter depuis son apparition dans nos carnets hebdomadaires. Sa vivacité sous les cercles est un cadeau du ciel pour New Orleans qui peut se permettre d’envisager actuellement d’accrocher le dernier spot pour les Playoffs.

    Tout d’abord, dans la victoire contre Cleveland, l’intérieur a apporté 24pts en 30 minutes, avec une belle efficacité dans la raquette: 11/16 aux tirs. Seulement trois petits rebonds sur ce match, soit son plus faible total depuis ses débuts. Un chiffre qui peut s’expliquer en partie par son collègue gourmand Derrick Favors (15 prises) mais aussi lié au fait que son équipe s’est montrée particulièrement adroite sur ce match limitant ainsi le nombre d’opportunités de gober un rebond offensif.

    Mais, s’il faut retenir un match cette semaine, c’est bien le duel Zion vs LeBron James dimanche dernier. Ces deux extra-terrestres ont livré une bataille plus que divertissante, avec 34pts, 12rds, 13pds pour le King, tandis qu’en face Zion affiche un record en carrière avec 35pts avec un rassurant 11/13 aux lancers-francs.

    Un match très compétitif qui fut remporté par les Lakers sans Anthony Davis. Le public du Smoothie King Center a eu le privilège d’assister à une match dans lequel James est toujours aussi motivé face à un jeune Zion aux dents longues. Avouez que cette affiche serait parfaite pour un 1er tour de Playoffs !

    https://twitter.com/ComplexSports/status/1234299312261210112

    Petit accroc tout de même la nuit dernière avec la défaite surprise des hommes d’Alvin Gentry. Malgré le 12e match de suite à plus de 20 points du bondissant Zion (25pts, 10/19 aux tirs, 8rds), les Pelicans n’ont pu stopper D’Angelo Russell et Malik Beasley en toute fin match. Une mauvaise séquence qui coïncide naturellement avec le passage sur le banc du prodige.

    Ja Morant, PG, Memphis Grizzlies : 55m, 17.6pts, 3.4rds, 7pds

    La série de 5 défaites de suite n’est plus qu’un mauvais souvenir. Les Grizzlies sont à nouveau repartis sur un rythme de jeu élevé avec comme pilote, l’imprévisible et explosif, Ja Morant. Cependant, il est bon de rappeler que lors de cette mauvaise passe, Memphis a enchaîné des déplacements compliqués chez les grosses écuries de l’Ouest que sont les Rockets, les Clippers et les Lakers.

    De plus, le meneur doit gérer sa partition sans ses deux cibles préférées : Brandon Clarke et Jaren Jackson Jr. Deux joueurs complémentaires et tellement importants dans le jeu. C’est ainsi que Memphis va lâcher deux matchs, dont une grosse défaite à Houston de 28pts. Morant n’a pu apporté que 12pts et 9pds et a défendu sur des joueurs comme Covington et non sur Westbrook ou Harden, afin de camoufler ses lacunes dans ce domaine. La deuxième défaite est la plus frustrante, avec trois points d’écart à Sacramento. De’Aaron Fox (25pts) remporte pour la deuxième fois en peu de temps son matchup contre un Ja toujours aussi aérien (20pts 11pds).

    Heureusement, c’est quand on pense que le rookie commence à faiblir face à l’enchaînement infernal de matchs, qu’il propose sa plus belle performance de la saison ! Son match référence, il le réalise contre les Lakers, dans une victoire magistrale et essentielle pour les Playoffs. Le jeune joueur finit le match avec 27pts, 6rds, 14pds (record personnel!) et un surprenant 4/6 à 3-pts. C’est simple, il n’a pas répété les mêmes erreurs que lors de la dernière confrontation entre les deux formations.

    https://www.youtube.com/watch?v=LpquQqNWrLU

    Ses passes à l’intérieur pour Valenciunas sont effectuées dans le bon timing, ses changements de rythme et de direction lorsqu’il drive sont redevenus redoutables, et même si cela semble insensé, il n’hésite pas à monter au dunk sur Anthony Davis ! Cerise sur le gâteau, il est confiant sur son tir extérieur avec quatre tirs à 3-pts, une première dans un seul match pour le joueur de 20 ans !

    Ils méritent leur place de titulaire

    Photo by Cato Cataldo/NBAE via Getty Images
    R.J. Barrett, SG, New York Knicks : 51m, 14.1pts, 5rds, 2.5pds

    Le rookie des Knicks vient d’effacer quelques doutes quant à son implication et son apport en attaque. Lors de ses quatre derniers matchs, il affiche des pourcentages aux tirs bien au dessus de ses standards habituels : 50% aux tirs et 41.2% à 3-pts (via NBA.com).

    Dans la défaite chez les Sixers, Barrett a scoré 15pts, capté 5rds et distillé 6pds. L’ancien coéquipier de Zion à la fac, est de plus en plus autorisé à mener les attaques, par conséquent, sa moyenne de passes décisives augmente. Sa connexion avec Julius Randle est intéressante, d’autant plus, qu’il s’agit du coéquipier le plus rechercher par le rookie (28% de ses passes sont pour Julius Randle, via NBA.com).

    Des signes positifs qui sont confirmés lors des deux victoires contre les Bulls puis contre les Rockets. Le N°9 des Knicks tient à s’impliquer dès le début du match avec 17pts en première mi-temps face aux Bulls et 19pts contre les Rockets, là aussi, en première période. Barrett a peut-être gagné en confiance ces derniers jours, en tout cas il rentre ses tirs et n’hésite pas à demander à ses partenaires de lui laisser le champ libre pour jouer en isolation.

    Sa très belle performance contre Houston vient couronner une semaine positive, avec un record de points égalé : 27, et une action clutch en toute fin de match sur un drive main gauche face à un PJ Tucker qui a tenté de jouer le passage en force.

    Le rookie commence à prendre de plus en plus de place en attaque, les Knicks ont déjà deux victoires de plus que la saison dernière, et le puissant Leon Rose a bien pris ses fonctions à la tête de la franchise. Les Knicks n’ont peut-être jamais été aussi proche d’entrevoir le bout du tunnel.

    Kendrick Nunn, PG, Miami Heat : 58m, 15.8pts, 2.7rds, 3.5pds

    Le soleil est de retour dans le sud de la Floride. Après avoir essuyé une défaite embarrassante à domicile face aux Timberwolves, Miami a retrouvé un peu de sérénité avec trois succès consécutifs. Lors des quatre derniers matchs, le rookie est devenu l’une des armes offensives N°1 de l’équipe et en l’absence de son compère Tyler Herro, l’arrière de 25 ans prend plus de tirs : 9/19 aux tirs et 24pts contre Minnesota, 6/10 et 16pts contre Dallas, 9/14 et 21pts contre Brooklyn, 5/12 et 13pts contre Milwaukee.

    Malgré sa taille, Nunn n’est pas réellement le meneur de jeu exclusif du Heat. En effet, le staff préfère démarrer les schémas offensifs avec Bam Adebayo ou bien Jimmy Butler pour trouver le partenaire démarqué. Par conséquent, Nunn peut se contenter de perforer la défense adverse sur un drive, sur un pull up, ou bien sur un catch and shoot comme on peut le constater sur la vidéo ci-dessous.

    Sur les trois derniers matchs, la fréquence de tirs sur catch and shoot a légèrement augmenté de +4%, et son EFG atteint les 70% alors qu’il tourne autour des 53.8% en saison ! (via NBA.com)

    Tout n’est pas parfait, bien qu’il soit essentiel pour débloquer des situations en attaque, on n’oublie pas qu’il présente encore des lacunes en défense. Il n’a pu rester face à D’Angelo Russell contre les Wolves en se faisant siffler 5 fautes, et a semblé impuissant face aux 37pts de Seth Curry dans la victoire contre les Mavs.

    De’Andre Hunter, SF, Atlanta Hawks : 59m, 12.4pts, 4.3rds, 1.8pds

    Depuis notre dernier rapport, le champion NCAA 2019 alterne le bon et le mauvais. En effet, il est capable de sortir une performance insipide face au Magic avec seulement 2pts, 0/8 aux tirs en 35′ puis enchaîner son deuxième double double de la saison dans la victoire face aux Nets : 18pts, 4/8 à 3-pts et 10rds. Cette performance peut être liée au fait que le staff des Hawks ait placé John Collins au poste 5, libérant ainsi encore plus d’espace pour le meneur scoreur Trae Young, qui ne manquera pas de trouver ses coéquipiers démarqués à 3-pts.

    L’ailier va poursuivre ses bonnes sorties offensives avec la belle victoire face aux Blazers en apportant 22pts, avec un joli 6/9 à 3-pts ! Hunter a bénéficié du plus grand nombre de minutes sur le terrain de l’équipe avec 38′.

    Bien qu’il semble plus confiant sur catch and shoot et plus à l’aise en jouant dans le corner ou bien sur closeout, il n’est pas à l’abri de trou d’air comme en atteste son match râté dans la défaite contre Memphis avec seulement 6pts, 0/4 à 3-pts, en 30′ avec un ratio -35pts quand il est sur le terrain. Il reste encore quelques matchs, espérons qu’il puisse démontrer un certaine régularité dans son apport offensif.

    Darius Garland, PG, Cleveland Cavaliers : 59m, 12.3pts, 1.9rds, 3.9pds

    Le meneur des Cavaliers poursuit sa saison sans pour autant faire parler de lui. Ses performances semblent quelconques : 12pts en 33′ dans la victoire surprise contre les Sixers, 15pts en 35′ dans la défaite contre New Orleans et 10pts en 29′ dans la défaite contre Indiana.

    A 20 ans, le rookie est parfois cantonné à un rôle secondaire en attaque derrière son partenaire de backcourt Collin Sexton. En effet, lors du match contre Philadelphie, Garland a joué le money time en étant coincé dans le corner, en tant qu’observateur privilégié du show Sexton. Pourtant, il est beaucoup plus utile sur pick and roll, et son association avec son intérieur Tristan Thompson semble intéressante à bien des égards.

    De toute évidence, Garland n’est pas encore apte pour se créer lui même son shoot. Il lui faut donc un intérieur qui vienne lui poser un écran afin de déstabiliser la défense et libérer de l’espace pour un tir ouvert. Thompson est dans la ligue depuis assez longtemps pour savoir comment se placer et ainsi bloquer les intérieurs adverses, comme se fut le cas pour Derrick Favors sur la vidéo ci-dessus.

    Après son mauvais match contre Indiana, Garland a été placé au repos par la franchise de l’Ohio lors de la rencontre face à Utah lundi dernier.

    Rui Hachimura, F, Washington Wizards : 37m, 14.1pts, 6rds, 1.6pds

    Le japonais est toujours titulaire dans une franchise toujours en course pour les Playoffs à l’Est. A seulement quatre victoires derrière Brooklyn, les hommes de Scott Brooks peuvent encore espérer accrocher l’un des derniers spots de leur conférence. Par ailleurs, Washington pourra compter sur le 9e choix de la draft pour scorer si besoin, comme lors de la victoire contre… Brooklyn.

    En effet, avec 17pts en seulement 26′, Hachimura est un joueur qui peut apporter sur demi-terrain avec de l’activité dans la raquette et un jump shoot intéressant à mi-distance.

    Son implication sous les arceaux n’est plus à prouver, comme le démontrent ses 4 rebonds offensifs (record égalé) dans la défaite contre Utah, ainsi que ses 8 rebonds dans la victoire contre Golden State, soit le meilleur total de son équipe. De plus, nous avions évoqué lors des carnets précédents sa progression à 3-pts. Lors de ses quatre derniers matchs, il tourne à 62.5% à 7m23 avec au minimum un tir rentré sur 5 matchs de suite, une série record pour lui cette saison.

    Cette nuit, il n’a pu empêcher la défaite des siens à Sacramento malgré 20pts, 6rds et 2ints. Le japonais a pu démontrer une réelle faculté à aller sur la ligne des lancers-francs: 7/8.

    P.J. Washington, PF, Charlotte Hornets : 54m, 12pts, 5.5rds, 2.1pds

    Actuellement, les ambitions des Hornets se résument à faire jouer et progresser leurs jeunes joueurs. Bien que la franchise ne soit qu’à cinq victoires de la 8e place, les espoirs de Playoffs semblent utopiques. Bonne nouvelle pour le rookie PJ Washington, qui se voit ainsi, accorder plus de temps de jeu avec 36′ dans la victoire contre New York, 31′ lors du match remporté face aux Raptors et encore une fois 31′ dans une courte défaite contre les Bucks.

    Le staff de coach Borrego, s’accorde à proposer un maximum de responsabilités et de temps de jeu aux jeunes de l’équipe, mais aussi pour tester différents lineups. En effet, il semblerait que la franchise se dirige sur certaines séquences vers un cinq plus petit avec un PJ Washington en pivot, Devonte’ Graham et Terry Rozier dans le backcourt, puis Miles Bridges et Cody Martin dans les ailes. Selon Basketball Reference, ce lineup offre un différentiel de +8,9pts par match et surtour une hausse de +5.3 de 3-pts marqués par rapport à l’adversaire sur 100 possessions.

    Dans ce schéma tactique, l’ancien joueur de Kentucky enchaîne les déplacements le long de la ligne à 3-pts, les mains à mains et les pick and pop. Par ailleurs, il n’a jamais autant tenté de tirs à 7m23 depuis le début de la saison avec 7 tentatives de moyennes ! En revanche, pour maintenir une telle stratégie, il serait bon qu’il soit plus régulier, seulement 28.6% de réussite (via NBA.com).

    La nuit dernière, Charlotte a de nouveau usé d’un cinq « small ball » avec Washington dans le rôle de pivot/poseur d’écran. Les Hornets n’auront pas démérité avec les 19pts, 5/9 à 3-pts de PJ et une courte défaite d’un petit point face aux Spurs du coach Tim Duncan.

    Les remplaçants font le job

    Jose Carlos Fajardo – Bay Area news Group
    Eric Paschall, PF, Golden State Warriors : 57m, 13.8pts, 4.7rds, 1.9pds

    Les fans de la Bay Area attendaient avec impatience le retour de Stephen Curry ce week-end, mais c’est sans grande surprise que son come-back est remis à plus tard. En attendant, il faut se contenter des performances des rookies des Warriors comme le vaillant et tonique Eric Paschall. Le rookie en provenance de Villanova s’est démené dans la défaite face aux Lakers avec 23pts en seulement 26 minutes de temps de jeu. L’intérieur combine beaucoup avec un autre rookie : l’arrière Jordan Poole et obtient la majorité de ses points dans la raquette (55% des tirs sont pris dans cette zone, via NBA.com).

    Chez les Suns, il va à nouveau se montrer avec 25pts en 32′. Une victoire surprise pour Golden State qui a pu compter sur la puissance de Paschall.

    La défense des Suns n’a trouvé aucune solution face à ce musculeux intérieur de 2.01m. Lorsque Devin Booker était placé en défense, Paschall a choisi de driver vers le cercle et de faire parler sa puissance. Lorsque c’est le grand Deandre Ayton qui s’est collé au problème, le Warrior a tenté son tir extérieur en toute confiance.

    Malgré la défaite contre les Wizards, son efficacité aux tirs est toujours intéressante avec 7/14 aux tirs et 17pts. Cela nous donne une moyenne convenable de 54.5% sur ces trois derniers matchs (via NBA.com).

    La nuit dernière, il fait parti des Warriors qui vont renverser les Nuggets dans le dernier quart-temps. Il finit son match avec 22pts, 5rds et 5pds.

    Coby White, PG/SG, Chicago Bulls : 61m, 12.6pts, 3.5rds, 2.5pds

    Après une semaine de folie (101 points en 3 matchs), le scoreur inconscient des Bulls est redescendu un peu de son nuage avec « seulement » 22pts dans la défaite à New York, et 19pts dans la victoire étriquée contre Dallas.

    Chicago débute mal ses matchs et White en profite alors pour tenter un maximum de tirs dès qu’il rentre sur le terrain. En revanche, la réussite est moins présente que la semaine passée. Seulement 40.5% aux tirs sur ces deux matchs, sans oublier de préciser qu’il tente en moyenne 18.5 tirs par matchs soit le plus grand nombre de tentatives pour un rookie (via NBA.com).

    White est indubitablement attiré par le panier et cela se voit sur le terrain. Il a profité de l’absence de Zach LaVine pour prendre 20 tirs face aux Mavericks, heureusement pour Chicago, les Mavs n’ont pu réussir complètement leur come-back dans ce match.

    Cameron Reddish, SF, Atlanta Hawks : 54m, 10pts, 3.7rds, 1.5pds

    L’ailier des Hawks a été récompensé de ses dernières belles sorties en étant titulaire lors des victoires contre Portland et Brooklyn. C’est d’ailleurs contre les Nets, que Reddish va s’offrir son record en carrière avec 26pts en 34′ sans oublier de relever son joli 6/9 à 3-pts !

    Sur ce match, les Hawks ont scoré 141pts ! Le cercle a semblé plus large, mais surtout, l’arrière Trae Young a complètement déstabilisé la défense et a pu trouver ses partenaires démarqués et libres de tout marquage. Reddish a pu obtenir des positions de tirs confortables à 3-pts et a pris feu dans le 3e quart-temps avec 17pts.

    En revanche, l’adresse n’a pas été au rendez-vous face aux Trail Blazers avec seulement 8pts en 24′ mais avec un ratio de +16 lorsqu’il est sur le terrain. Par ailleurs, il a proposé une défense honorable face au scoreur CJ McCollum. Coach Lloyd Pierce peut notamment compter sur son rookie pour switcher en défense. Enfin, l’ex-coéquipier de Zion a été mis au repos face aux Grizzlies suite à des problèmes au niveau du dos.

    Kevin Porter Jr, SG, Cleveland Cavaliers : 49m, 10.1pts, 3.3rds, 2.2pds

    Malgré le changement de coach, les Cavaliers sont condamnés à regarder les mocks draft sur cette fin de saison. En attendant, KPJ continue de prendre de l’épaisseur dans la rotation avec une moyenne de 33.1′ de temps jeu, soit la 3e plus grosse moyenne pour un rookie sur les trois derniers matchs (via NBA.com).

    L’arrière ne refuse jamais un tir comme lors de la défaite face aux Pelicans avec 19 tentatives (record) et pour « seulement » 16pts. KPJ a connu un début de match compliqué comme toute son équipe, puis il a cherché à scorer sur son tir favori, le step back sur son côté droit. Néanmoins, il n’a été que très peu en réussite sur ce match en scorant ses deux paniers à 3-pts que dans le garbage time.

    De plus, dans la défaite contre Indiana, il a fait preuve d’une réelle envie d’avoir la balle dans les mains, mais vraiment…

    Son 2e type de tir le plus fréquent est donc sans surprise, le step back jumper. En revanche, il tourne pour le moment seulement à 26.9% de réussite sur ce type d’action, et 34.8% à 3-pts (via NBA.com). Il y a encore un peu de travail devant lui avant de le comparer à James Harden.

    Enfin, suite au frofait de Darius Garland face à Utah, KPJ a connu sa 3e titularisation de la saison. L’arrière n’a jamais passé autant de temps sur le parquet avec près 41′ pour 16pts, 4rds et 4pds, mais avec un ratio négatif de -22 quand il est sur le terrain.

    Nicolo Melli, PF, New Orleans Pelicans : 49m, 6.8pts, 3rds, 1.1pds

    Pour la première fois de l’histoire des carnets des rookies, nous évoquons le cas de l’italien ! Le rookie de 28 ans est de plus en plus utilisé par Alvin Gentry et la production statistique de Melli s’améliore. En effet, pour la première fois de la saison, il score au minimum 10pts depuis cinq matchs.

    L’ancien joueur de Fenerbahçe offre une solution intéressante en le combinant avec le puissant Zion Williamson dans le frontcourt. Il propose du spacing (38.4% 3-pts) permettant ainsi de libérer de la place dans la raquette pour que Zion puisse faire son chantier tranquilement.

    Par ailleurs, sa défense reste acceptable, si vous prenez en compte ses qualités athlétiques peu avantageuses. Il n’y a qu’a voir comment il arrive à contrer un Kevin Porter Jr lancé en contre-attaque ou bien son aide défensive sur Kyle Kuzma après avoir bien défendu sur KCP.

    Il vient de pointer le bout de son nez

    Matt York – AP
    Mychal Mulder, SG, Golden State Warriors : 4m, 12pts, 3.8rds, 1pd

    Dommage pour les fans des Warriors et surtout pour ceux qui sont à San Francisco tout près du flamboyant Chase Center… Le retour de Stephen Curry est donc reporté (annulé?) et la franchise peut donc signer des inconnus pour des contrats de dix jours afin de tanker tester de nouveaux talents. L’heureux élu est donc un ancien joueur de Kentucky de 1.93m, qui a pu démontrer une certaine disposition à scorer, comme lors de son match face à la pire défense de la ligue : les Wizards.

    Le canadien a pu scorer 17pts dans ce match perdu. L’ancien joueur de l’équipe de G-League des Sioux Falls Skyforce a notamment reçu les compliments de la part de son coach Steve Kerr concernant son aptitude à défendre sur les stars adverses.

    « Je suis impressionné non seulement par son shoot, mais aussi par sa défense. Hier soir, il a relevé un très bon défi avec Devin Booker. Ce soir, nous l’avons mis sur Bradley Beal par moments. Il accepte le défi et joue mieux qu’il n’en a l’air. » Steve Kerr

    Via the Athletic

    Une attitude qui fut récompensée avec sa toute première titularisation la nuit dernière dans la victoire surprenante chez les Nuggets. Il termine son match avec 15pts et confirme ses aptitudes de sniper avec 5/10 à 3-pts.

    Ils sont coincés à l’infirmerie

    Tyler Herro, SG, Miami Heat : 46m, 13.1pts, 4rds, 2pds

    Toujours coincé sur le banc suite à des problèmes à la cheville droite, le joueur du Heat n’a toujours pas effectué un entraînement complet avec contact (via Rotoworld).

    Brandon Clarke, PF, Memphis Grizzlies : 50m, 12pts, 5.8rds, 1.4pds

    Blessé au niveau du quadriceps de la jambe droite, il devrait être absent encore une semaine au minimum (via Rotoworld).

    Dix autres élèves à surveiller :

    Jarrett Culver, SG, Minnesota Timberwolves : 59m, 9.1pts, 3.4rds, 1.8pds

    Jordan Poole, PG/SG, Golden State Warriors : 54m, 8.8pts, 2.1rds, 2.4pds

    Terence Davis, SG, Toronto Raptors : 61m, 8pts, 3.5rds, 1.7pds

    Naz Reid, C, Minnesota Timberwolves : 26m, 8.3pts, 3.9rds, 1pd

    Michael Porter Jr, SF, Denver Nuggets : 45m, 7.8pts, 4.3rds, 0.8pd

    Cameron Johnson, SF, Phoenix Suns : 49m, 81pts, 2.9rds, 1.1pds

    Ky Bowman, PG, Golden State Warriors : 44m, 7.4pts, 2.7rds, 3pds

    Jordan McLaughlin, PG, Minnesota Timberwolves : 26m, 7.5pts, 1.7rds, 4pds

    Sekou Doumbouya, SF, Detroit Pistons: 34m, 6.6pts, 3.3rds, 0.4pd

    Matisse Thybulle, SG, Philadelphie Sixers : 54m, 4.6pts, 1.5rds, 1.2pds, 1.4ints

  • NBA French Connection #6

    NBA French Connection #6

    Chaque semaine Clutch Time vous propose un petit focus sur nos français de NBA et de G-League, afin de faire le point sur les performances de nos compatriotes outre-Atlantique.


    source : FFB, montage CTFrench

    Cette semaine, l’euphorie du All-Star Game est retombée et certains de nos joueurs ont eu besoin de souffler un peu pour soigner quelques pépins physiques et se remettre dans le sens de la marche pour aborder ce dernier mois et demi de compétition. Du côté des jeunes français de NBA, on reste néanmoins sur des prestations timides pour la plupart, malgré quelques fulgurances pour certains. Nos frenchies ont d’ailleurs l’opportunité de se croiser au cours de plusieurs rencontres cette semaine qui auront souris aux uns et déçus les autres.

    (statistiques arrêtées au 02 mars 2020)


    Les Tauliers

    Nicolas Batum – Charlotte Hornets (10ème à l’Est) *

    3.6pts (34.6% FG dont 28.6% à 3pts), 4.5rbds, 3ast, 0.8stl, 0.4blk (22 matchs)

    Nicolas Batum n’a plus joué depuis le match à Paris face aux Bucks (le 24 janvier dernier), rencontre que le français avait débuté en tant que titulaire à la place de Miles Bridges. Depuis le trentenaire est mis de côté dans la rotation de James Borrego. Tandis que Miles Bridges et Cody Martin affichent désormais une forme intéressante, Batum n’a jamais semblé aussi loin d’un retour sur les parquets.

    Evan Fournier – Orlando Magic (7ème à l’Est)

    19pts (46.9% FG dont 40.6% à 3pts), 2.6rbds, 3.2ast, 1.2stl, 0.2blk (59 matchs)

    Nouvelle semaine très convaincante pour Evan Fournier qui a démarré mardi par une victoire à Brooklyn (115 à 113), principal rival pour la 7ème place de la Conférence Est (afin d’éviter l’ogre Milwaukee au 1er tour), rencontre durant laquelle notre français de Floride s’est mis en avant, terminant la rencontre avec 21 points à 3 sur 8 de loin, un rebond et quatre passes décisives. Plutôt adroit, Fournier s’est néanmoins fait chahuté en défense par les arrières des Nets (LeVert, Dinwiddie, Temple) sans que cela ne vienne entacher la victoire des siens. Dans la foulée de cette belle victoire, le Magic a su enchaîner deux victoires de suite, face aux Hawks jeudi (130-120) puis face à Minnesota (136-125), rencontres durant lesquelles le français a alterné le bon et le moins bon.

    Après un blockbuster à 28 points, 4 rebonds, 5 passes et 3 interceptions à Atlanta, Vavane s’est montré plutôt discret lors de la réception des Timberwolves, finissant avec seulement 11 points pour seulement 8 tentatives, son plus faible total depuis presque deux mois, mais va tout de même noircir sa feuille avec un rebond, trois passes, une interception et un contre et une défense intéressante. Pour leur troisième déplacement de la semaine à San Antonio, le Magic va cependant buter contre des Spurs (114-113) très adroits et relativement efficaces en première mi-temps pour empêcher le comeback d’Orlando en fin de rencontre. Durant cette défaite Evan va être néanmoins dans un grand soir avec 23 points (8/16 FG et 5/10 à 3pts), 3 rebonds, 5 passes, 4 interceptions et un contre en 30 minutes de jeu.

    Rudy Gobert – Utah Jazz (5ème à l’Ouest)

    15.3pts (68.8% FG), 14.1rbds, 1.5ast, 0.7stl, 1.9blk (57 matchs)

    On avait senti la semaine dernière une légère baisse de régime du pivot français dans le jeu de son équipe, probablement dû à un All-Star break plus chargé pour lui. Cette semaine encore pourtant, Rudy Gobert nous a livré des prestations très discrètes, bien loin de ses standards des dernières semaines avant la coupure du mois de février. Difficile de chercher des réponses autres que la mise en retrait en attaque par son entraîneur Quin Snyder. Mardi face aux Suns Rudy était descendu pour le seconde fois de suite en dessous des dix rebonds, une première cette année, avec à la clé une grosse défaite 131 à 111, le français terminant avec 13 points, 8 rebonds, 2 passes, une interception et un contre, en difficulté en défense sur les big guys de Phoenix et sevré de rebond à cause de l’adresse remarquable de la franchise de l’Arizona.

    Cette mauvaise dynamique va néanmoins se poursuivre cette semaine avec deux nouveaux matchs en dessous des 10&10. Face aux Celtics, les joueurs de Utah ont tous terminé avec plusieurs prises (2 au minimum pour Joe Ingles et 4 ou 5 rebonds pour les autres), obligeant son pivot à se contenter de 9 points (4/4 FG), 9 rebonds (5 offensifs tout de même), 3 passes et 2 contres avec une nouvelle défaite à la clé 114 à 103, la quatrième consécutive et la neuvième depuis un mois. Vendredi le Jazz s’est néanmoins ressaisi en venant à bout des Washington Wizards (129 à 119), mais avec un Rdy Gobert toujours timoré dans le jeu avec seulement 9 points et 9 rebonds, mais qui s’est rattrapé défensivement en collant 4 contres et 3 interceptions dans le match. Un retour aux valeurs sûres pour le néo-All-Star qui traverse semble-t-il une petite phase d’absence en attaque qu’on espère de courte durée.

    Ian Mahinmi – Washington Wizards (9ème à l’Est)

    7.4pts (49.5% FG dont 19.2% à 3pts), 5.7rbds, 1.3ast, 0.8stl, 1.2blk (38 matchs)

    Semaine encourageante pour les Washington Wizards qui viennent de décrocher deux victoires sur les quatre rencontres disputées cette semaine. Lundi, les Wiz’ recevaient les Milwaukee Bucks de Giannis Antetokounmpo, l’occasion pour Bradley Beal de nous gratifier d’un match énorme (55 points) et Ian Mahinmi de revenir sur le devant de la scène en compilant 10 points (4/6 FG), 5 rebonds, une passe et une interception face à une raquette des Bucks sous pression. Malgré la défaite en prolongation 137 à 134, on se dit alors que les Wizards sont bien partis pour réaliser une bonne semaine. Vainqueurs des Nets mercredi 110 à 106, le français va être très peu mis à contribution durant la rencontre, la faute à un DeAndre Jordan taille patron en défense dans la raquette et un scoreboard partagé avec Moritz Wagner et Thomas Bryant. Terminant avec 4 points (2/4 FG), 3 rebonds, une passe et 2 interceptions sur le match, Ian Mahinmi s’est démené comme il a pu avec ce qu’on lui offrait et malgré un duel perdu face à son vis-à-vis.

    https://www.youtube.com/watch?v=Zbo9vy_RZiM&list=PL1piL3_NCnQhIn3Q-ZnsAy9VI6o0oHfiO&index=9&t=0s

    La fin de semaine s’est compliquée en revanche pour l’ancien Pacer qui a vu son temps de jeu fondre encore pour finalement passer moins d’un quart-d’heure sur les parquets vendredi soir à Utah (défaite 129 à 119) avec seulement 2 points à 1/6 au shoot, mais 5 rebonds, une interception et deux contres. Insuffisant néanmoins pour Scott Brooks qui va décider de se passer du français pour le déplacement en Californie et les Golden State Warriors (victoire 124 à 110), lui préférant Thomas Bryant, plus convaincant cette semaine, notamment face à Utah où il aura inscrit 16 points en sortie de banc.


    source : Fansided

    Les Apprentis

    Timothé Luwawu-Cabarrot – Brooklyn Nets (8ème à l’Est)

    5.6pts (40.8% FG dont 39.5% à 3pts), 2.3rbds, 0.5ast, 0.4stl, 0.1blk (34 matchs)

    Quatre matchs et quatre défaites pour Brooklyn qui patine et s’est vu chiper sa 7ème place à l’Est par le Magic d’Orlando. Lundi, Timothé Luwawu-Cabarrot n’a pas pu empêcher la défaite des siens justement lors de la réception des floridiens (défaite 115 à 113), affichant seulement 3 points au compteur (1/4 FG) mais une bonne présence sous les panneaux avec 6 rebonds (+ une passe). L’objectif était de reprendre le chemin du succès en se déplaçant chez les Wizards, mais manque de chance les Nets vont une fois encore s’incliner, avec une adresse catastrophique de loin à l’image du français qui va présenter une feuille de match assez terne avec 6 point (à 0/3 à trois points) et un rebond.

    Et malheureusement pour TLC, la mauvaise dynamique va se poursuivre avec deux nouvelles défaites face au Heat (116 à 113) et surtout face aux Atlanta Hawks (141 à 118). Avec à nouveau 6 points inscrits vendredi à Atlanta (et un contre), puis 3 points face au Heat (à 1/4 derrière l’arc) avec 3 rebonds, une passe et une interception, la semaine de notre frenchie avec Brooklyn va ainsi se terminer comme elle avait commencé, dans la défaite et le doute (malgré un temps de jeu très régulier).

    Frank Ntilikina – New York Knicks (14ème à l’Est)

    5.9pts (38.5% FG dont 31.6% à 3pts), 2.2rbds, 3ast, 0.9stl, 0.3blk (51 matchs)

    Touché à l’aine la semaine dernière, Frank Ntilikina a du manquer trois des quatre rencontres disputées par les New York Knicks cette semaine. En son absence, le rôle de meneur de jeu titulaire est revenu à Dennis Smith Jr. face aux Rockets (défaite 123 à 112) avant de voir Elfrid Payton faire son retour lors des défaites 101 à 107 face à Charlotte mercredi puis 115 à 106 face aux 76ers jeudi. De retour sur les parquets samedi soir, Frank a passé 17 minutes sur le terrain depuis le banc, compilant 4 points, 2 rebonds et 4 passes dans la victoire des Knicks 125 à 115 face aux Bulls, mettant ainsi fin à une série de six défaites.

    Malmené défensivement par le rookie des Bulls, Coby White, Ntilikina a néanmoins fait preuve d’une activité intéressante en attaque, notamment à la récupération des rebonds et les phases de transition. On reste toutefois sur notre faim pour cette semaine, car le joueur tente rarement sa chance au scoring, préférant se muer en simple role player.

    Elie Okobo – Phoenix Suns (9ème à l’Ouest)

    4.2pts (40.6% FG dont 35.8% à 3pts), 1.7rbds, 2.1ast, 0.4stl, 0.1blk (51 matchs)

    Complètement largué lundi lors de la seule victoire de la semaine pour les Suns, Elie Okobo avait été transparent au sortir du succès de ses coéquipiers à Utah (131 à 111), terminant avec un zéro pointé, trois rebonds et trois pertes de balle, sans voir la seconde mi-temps et avec une prestation défensive aux abois. Mais le français va progressivement se reprendre au cours de la semaine. Dans la défaite de la franchise de l’Arizona face aux Clippers (92 à 102), Elie va finir la rencontre avec 2 points (1/3 FG) et 3 passes mais une présence en défense retrouvée malgré le résultat. Vendredi face à Detroit, les Suns vont malheureusement s’incliner de deux points (113 à 111) aura fait preuve d’une adresse irréprochable (6 points à 3/3), sans toutefois peser réellement dans le match.

    Samedi enfin, alors que Phoenix subissait une lourde défaite face aux Warriors (115 à 99), Elie Okobo va inscrire 14 points (4/8 FG dont 1/1 à trois points), 7 rebonds, 5 passes, réalisant au passage une de ses meilleures prestations de la saison… avec une défaite à la clé. Car c’est devenu monnaie courante chez l’ancien bordelais de réaliser ses meilleurs matchs tandis que les Suns perdent. Cette saison, notre frenchie a dépassé la barre des 10 points à neuf reprises (une fois en tant que titulaire) pour une seule victoire face… à Golden State. Difficile néanmoins de trouver une relation de cause à effet mais Okobo reste très peu décisif en sortie de banc et c’est la raison pour laquelle son statut de remplaçant numéro un au poste de meneur est remis en question par les supporters.


    source : YouTube

    Les Novices

    Sekou Doumbouya – Detroit Pistons (9ème à l’Est)

    6.6pts (38.9% FG dont 29.3% à 3pts), 3.3rbds, 0.4ast, 0.6stl, 0.2blk (34 matchs)

    Semaine de la seconde chance pour Sekou Doumbouya qui a été pas mal chahuté dans le jeu depuis quelques temps et critiqué par son coach aux Pistons, Dwayne Casey. Cette semaine le français a donc lâché sa place de titulaire (une fois encore) pour retourner sur le banc et voir son temps de jeu descendre sous la barre des vingt minutes. Un sevrage qui ne s’est pas avéré totalement bénéfique pour les Pistons et le jeune Sekou qui ont tout de même perdu deux matchs sur trois cette semaine. Mardi, Detroit se déplaçait dans le Colorado pour défier Denver (défaite 115 à 98) et Sekou va malheureusement passé à côté de sa rencontre, inscrivant 3 points (1/5 FG) et mis en grande difficulté sur le plan défensif, dans la lignée de ses dernières sorties.

    Les Pistons vont néanmoins se ressaisir en fin de semaine en décrochant une victoire au forceps face aux Suns (113 à 111) avec un Doumbouya plutôt convaincant en sortie de banc (6 points, 3 rebonds, une passe et une interception) malgré quelques défaillances encore apparentes dans le jeu. Pour terminer la semaine, la franchise du Michigan va s’incliner pour le huitième fois en dix matchs face à Sacramento (106 à 100). Durant la rencontre notre frenchie va malheureusement retomber dans ses travers en attaque et en défense, ponctuant sa semaine avec 5 points (1/3 dont 0/1 à 3pts) et 3 rebonds seulement.

    Adam Mokoka – Chicago Bulls (10ème de Conférence Est)

    2.8pts (43.5% – 50% à 3pts), 1rbd, 0.4ast, 0.3stl (10 matchs)

    Adam Mokoka semble avoir fait son trou du côté de Chicago ce mois-ci. Cette semaine, le français a reçu d’abord près de 20 minutes de temps de jeu face à Oklahoma (défaite 122 à 124), rencontre durant laquelle le rookie va inscrire seulement 3 points (un tir primé) et capter deux rebonds. Pas forcément à son aise dans le jeu lors de cette rencontre, l’arrière va passer par un retour à la case G-League en fin de semaine pour se remettre un peu dans le jus. Face à Greensboro, Mokoka va jouer 37 minutes et tourner à 10 points avec une adresse cata (4/17 FG dont 2/8 à 3pts) mais tout de même 6 rebonds et 5 passes pour contribuer à la victoire de Windy City 110 à 107.

    Convaincu par sa prestation et son énergie, Jim Boylen va donc rappeler le jeune Adam dans l’effectif des Bulls pour le déplacement samedi à New York. Malheureusement pour notre français, Chicago va perdre une fois de plus (125 à 115), malgré un bon match de Mokoka qui va terminer la rencontre à 8 points (2/3 FG dont 2/2 derrière l’arc), un rebond une passe et une interception et une des meilleures évaluation en attaque de son équipe malgré ce revers (le 10ème depuis un mois).

    Vincent Poirier – Boston Celtics (4ème à l’Est) (Maine Red Claws)

    1.9pts (48.5% FG dont 50% à 3pts), 1.6rbds, 0.3ast, 0.1stl, 0.3blk (21 matchs)

    Peu d’améliorations dans la situation de Vincent Poirer aux Celtics. Rentré en toute fin de rencontre lors du déplacement de Boston à Portland mardi (victoire 118 à 106), l’ancien joueur du Fenerbahçe n’a passé que 3 minutes sur le parquet, le temps pour lui d’apporter 2 points (1/2 FG) et de tenter un pull up jumper longue distance sans réussite. Vincent n’a malheureusement pas joué les deux autres matchs de la semaine face à Utah et Houston, ce qui laisse forcément un goût amer pour celui qui nourrissait de grands espoirs en rejoignant le Massachusetts cet été.

    C’est sûr que c’est difficile, mais le plus dur, ce n’est pas forcément le faible temps de jeu mais l’irrégularité. Tu ne sais pas trop quand tu vas jouer, si tu vas jouer. C’est surtout ça. Être prêt à chaque match, quand tu sais que tu n’es pas dans les plans, c’est compliqué. C’est dur mais voilà, il faut essayer d’être bon quand on t’appelle. Il faut travailler au quotidien pour essayer d’être bon sur ces courtes séquences et montrer. Mais c’est compliqué de s’imposer dans une équipe qui gagne, qui tourne bien.

    Interview accordée à Basket USA

    Les Réservistes

    Jaylen Hoard – Texas Legends (9ème de G-League)
    (Portland Trail Blazers)

    17.2pts (53.4% FG dont 23.4% à 3pts), 6.6rbds, 2.1ast, 0.6stl, 0.4blk (21 matchs)

    Pour notre premier frenchie de G-League, Jaylen Hoard s’est plutôt bien illustré cette semaine avec les Texas Legends, d’abord en allant décrocher trois nouvelles victoires pour remonter à la neuvième place des bilans de la saison (et désormais 4ème de la conférence Ouest). Mercredi, dans un remake de leur précédente rencontre, les partenaires de Hoard ont pris le meilleur sur les Vipers de William Howard, le français terminant la rencontre avec 11 points (5/7 FG) mais surtout 6 rebonds, 4 passes et une interception pour venir à bout 120 à 140 de Rio Grande Valley.

    Vendredi, l’ailier va inscrire 16 points (7/13 FG) en 21 minutes jouées face à Sioux Falls (victoire 125 à 117), ajoutant également 4 rebonds, 2 passes et une interception et au terme d’une prestation aboutie sur le plan défensif. Enfin dimanche, les Legends vont réaliser la passe de trois en venant corriger les Suns de Northern Arizona (131 à 110) avec une dernière mèche allumée par notre français qui va finir la rencontre à 14 points (6/13), 6 rebonds et une défense encore excellente.

    William Howard – Rio Grande Valley Vipers (25ème de G-League)

    13.1pts (49.7% FG dont 38% à 3pts), 5.3rbd, 2.8ast, 1.6stl, 0.6blk (33 matchs)

    De son côté William Howard a connu des fortunes diverses. Titulaire, le joueur a été plutôt discret sur le front de l’attaque des Vipers face aux Texas Legends puis face au Warriors de Santa Cruz. Résultat, une défaite pour le match de mercredi (120 à 140) et Howard qui termine avec 13 points mais seulement 4 tirs tentés, avec 6 rebonds, 3 passes et 3 interceptions pour la partie convaincante en défense. Face à Santa Cruz, l’ancien limougeaud va une fois encore faire preuve de discrétion dans le scoring mais d’une efficacité redoutable dans le jeu, terminant la rencontre avec 8 points (3/6 dont 2/4 derrière la ligne), 3 rebonds, 3 passes et 3 interceptions.

    C’est pourtant ce week-end, dimanche soir pour être plus précis que Howard nous a réservé sa meilleure sortie de la semaine avec 18 points inscrits face aux Stockton Kings (victoire 130 – 105 par la même occasion) assortis d’une adresse exceptionnelle de cinq tirs primés sur neuf tentatives, 5 rebonds, 2 passes et une interception avec à la clé un match maîtrisé en défense comme à son habitude.

    Bonne semaine à toute la French Connection !