NBA French Connection #3

Chaque semaine Clutch Time vous propose un petit focus sur nos français de NBA et de G-League, afin de faire le point sur les performances de nos compatriotes outre-Atlantique.


source : FFB, montage CTFrench

Après une semaine d’absence, ClutchTime vous propose un gros récap sur les performances de nos frenchies depuis deux semaines. Entre le passage de la NBA à Paris, le MLK Day, les hommages succesifs autour de la disparition de Kobe Bryant et la sélection pour le All-Star Game de notre « Gobzilla », le programme est plutôt chargé. Installez-vous confortablement lecteurs et lectrices ClutchTimers.


Les Tauliers

AFP

Nicolas Batum – Charlotte Hornets (12ème à l’Est)

3.6pts (34.6% FG dont 28.6% à 3pts), 4.5rbds, 3ast, 0.8stl, 0.4blk (22 matchs)

Deux semaines diamétralement opposées pour Batum qui a connu le privilège de jouer un match de saison régulière à Paris face aux Bucks (116 à 103), match durant lequel le trentenaire a été plutôt maladroit avec 5 points (1/8 dont 0/3 à 3pts), 6 rebonds et 5 passes et une défense pas toujours irréprochable sur son vis-à-vis Khris Middleton. En début de semaine le Hornet sortait d’une performance très discrète face au Magic, en passant à peine plus d’un quart d’heure sur le terrain et terminant avec trois petits points (6 rebonds et 2 passes) dans la large défaite de Charlotte (106 à 83). 

Au final c’est tout ce qu’il y a à retenir des deux dernières semaines de Nicolas Batum. L’international français n’a en effet participé à aucune rencontre cette semaine ce qui, il faut le reconnaître, est assez logique aux vues des performances du français et du parcours des Charlotte Hornets (dix défaites sur leur treize derniers matchs). Alors que dire de plus sur Batum à part qu’il ne rentre plus vraiment désormais dans les plans de James Borrego. Pourtant enthousiasmé par son séjour parisien et l’opportunité de voir la NBA s’installer à Paris, il n’en reste pas moins qu’un discours de façade de la part du joueur qui tente de masquer une situation sportive de plus en plus compliquée avec sa franchise.

Evan Fournier – Orlando Magic (8ème à l’Est)

18.6pts (46% FG dont 39.4% à 3pts), 2.6rbds, 3.4ast, 1.1stl, 0.2blk (48 matchs)

Notre Vavane connaît une mauvaise passe depuis une semaine. Tout avait pourtant bien démarré il y a deux semaines avec un succès très large face aux Hornets et un Fournier en feu au tir, auteur de 26 points (6/8 derrière l’arc) pour le MLK Day. Mais depuis le Magic est tombé dans une spirale négative de défaite (cinq de suite) avec des performances du français qui ont progressivement décliné. Hormis un nouveau match à plus de trente points face à Boston vendredi dernier, le français du Magic a vu son adresse chutée au fil des matchs, passant de 40% à longue distance sur le début de saison, à un peu moins de 35%.

Ce déclin n’a pour l’heure pas énormément affecté l’objectif d’Orlando de se qualifier pour les playoffs, puisque la franchise floridienne occupe toujours la 8ème place à l’Est, mais la forme actuelle de Fournier pose quelques questions sur sa situation avec le Magic. Son nom a d’ailleurs été encore associé à de nouvelles rumeurs de trade même si le joueur affirme ne pas y prêter attention, préférant se focaliser sur sa saison. Cette semaine néanmoins il n’a pas pu empêcher trois nouvelles défaites des siens avec des performances très en deçà de ses standards (10.4 points à 24.4% dont 18.2% à 3pts), se rattrapant dans un rôle de leader altruiste (8 passes face à Miami lundi).

Rudy Gobert – Utah Jazz (4ème à l’Ouest)

15.6pts (68.7% FG), 14.5rbds, 1.6ast, 0.7stl, 2blk (47 matchs)

Enfin ! Quel soulagement de voir notre Rudy Gobert finalement sélectionné pour le prochain All-Star Game de Chicago (16 février). Une longue attente qui vient récompenser une saison et un mois de janvier surtout réussi pour le pivot du Jazz qui tourne depuis ce début d’année à 17.1 points, 14.9 rebonds et 2.3 contres par match. La semaine dernière le Jazz avait remporté notamment deux matchs de suite avec plus de 30 points d’écarts, Rudy s’illustrant de la plus belle des manières avec un +/- de 27.5 ! Gobert tient la raquette du Jazz d’une main de maître cette saison tandis que son équipe occupe désormais la 4ème place de la conférence Ouest.

Pour saluer cette première sélection d’un français pour le match des étoiles depuis Tony Parker, un autre français de la ligue s’est empressé de féliciter à sa manière le pivot originaire de Saint-Quentin, il s’agit de Evan Fournier qui ira de son tweet très personnalisé à l’attention de son coéquipier en équipe de France.

Cette semaine fut en revanche nettement moins réjouissante pour Rudy et ses coéquipiers qui viennent de subir quatre revers de suite (au cours de trois matchs à l’extérieur), Gobert perdant un peu plus d’impact offensive dans le jeu du Jazz (moins de sept tirs tentés à 65.4% d’adresse), le français a notamment subi pas mal de fautes face à Houston et San Antonio, offrant un grand nombre de lancers au français sans que ce dernier ne parvienne à convertir ces occasions. Le français a notamment eu beaucoup de mal à défendre sur le jeu extérieur des Spurs et des Rockets avant de se faire mâcher défensivement par Portland et Whiteside samedi (6 points seulement et 11 rebonds).

Ian Mahinmi – Washington Wizards (10ème à l’Est)

8.1pts (50.3% FG dont 22.7% à 3pts), 6.1rbds, 1.5ast, 0.8stl, 1.4blk (28 matchs)

Si le MLK Day est souvent l’occasion d’assister à de grosses performances de la part d’une équipe ou d’un joueur, Mahinmi a semble-t-il surpris son monde avec une performance de très gros calibre lors de la victoire des Wizards face aux Pistons (106-100). Auteur de 21 points (9/10), 7 rebonds, 1 passes, 2 interceptions et 3 contres en seulement 23 minutes de jeu, le pivot des Wizards a été tout bonnement le meilleur joueur de son équipe en attaque et en défense pour aller chercher cette victoire de prestige en ce jour si particulier. 

Depuis cette soirée, les performances du joueur sont revenues à la normale, plafonnant à un peu moins de 7 points et 7 rebonds depuis cinq matchs, mais avec tout de même trois victoires supplémentaires, permettant désormais à Washington d’occuper la 10ème place à l’Est. Le français compense un certain manque d’efficacité en attaque par une bonne activité défensive alors qu’il partage toujours énormément son temps de jeu avec Thomas Bryant au poste 5.


Les Apprentis

Chris Elise

Timothé Luwawu-Cabarrot – Brooklyn Nets (8ème à l’Est) (Long Island Nets)

4.9pts (43.8% FG dont 40.4% à 3pts), 2rbds, 0.6ast, 0.4stl (24 matchs)

Après avoir signé un nouveau contrat Two-way la semaine dernière, TLC a connu une quinzaine plutôt discrète. Malgré une très bonne performance en sortie de banc face aux Sixers (12 points, 1 rebond, 1 interception), le français a vu son temps de jeu se réduire de manière significative au cours des derniers matchs avec en moyenne moins de cinq minutes de jeu, soit trois fois moins de minutes passées sur les parquets que sur l’ensemble de la saison. La faute évidemment à un retour en forme de Kyrie Irving et des minutes au niveau du back-court que se partagent majoritairement l’ex-cavalier et Garrett Temple. 

Désormais rétrogradé derrière Dinwiddie et LeVert dans la rotation des Nets, le français va devoir s’accrocher pour retrouver un temps de jeu suffisamment proche de ses standards cette saison, sous peine de se retrouver en bout de rotation sur des garbage time. Avec seulement trois points de moyenne sur ses quatre derniers matchs, Timothé n’a pas vraiment pesé dans le jeu et les résultats des Nets au point même que Kenny Atkinson ne l’ait pas fait rentrer à Detroit et Washington. Espérons que ce nouveau contrat court ne soit pas le signe d’un retour progressif en G-League pour celui qui recevait il a peu encore, les louanges du staff de Brooklyn.

Frank Ntilikina – New York Knicks (14ème à l’Est)

5.9pts (37.8% FG dont 31.7% à 3pts), 2.2rbds, 3ast, 1stl, 0.4blk (44 matchs)

Les semaines se suivent et se ressemblent de plus en plus pour le meneur des Knicks qui n’a toujours pas retrouvé une place de titulaire dans l’effectif de Mike Miller et cela malgré un temps de jeu qui avoisine toujours les quinze minutes. Le français oscille toujours entre le correct et (11 points face à Brooklyn) et les trous d’air (0 point à 0/8 face aux Lakers ou encore 2 points face aux Raptors). Avec des apports aussi limités les Knicks sont tout de même parvenus à gagner quelques matchs sans lui, une preuve supplémentaire que le rôle de Frank aux Knicks s’amenuise au fil des mois.

Le plus inquiétant pour le français c’est son temps de jeu qui a pas mal dégringolé sur les deux derniers matchs de New York. Avec seulement trois minutes passées sur le terrain face à Charlotte (3 points) et un DNP pour la réception de Memphis mercredi, on constate que Dennis Smith Jr. et Elfrid Payton semblent avoir les faveurs de l’entraîneur depuis plusieurs jours et que sa blessure à l’aine qui l’a tenu écarté du déplacement à Indiana ne semble pas impacter le jeu des Knicks.

Elie Okobo – Phoenix Suns (9ème à l’Ouest)

4.3pts (39.1% FG dont 35.2% à 3pts), 1.5rbds, 2ast, 0.4stl, 0.1blk (38 matchs)

Elie Okobo fait également partie des joueurs français qui connaissent une baisse de forme depuis quelques jours. En dépit d’un bon match face à San Antonio la semaine dernière (11 points, 5 rebonds et 3 passes) le bencher des Suns a depuis enchaîné trois feuilles de match vierges au scoring. Des productions dans le jeu extrêmement faible et un temps de jeu qui s’est réduit depuis une semaine au point même de voir notre Elie sur le banc durant toute la rencontre face au Thunder vendredi (défaite 111 à 107).

Une situation inédite pour le joueur depuis plus d’un mois, lui qui avait fait sensation en remplacement de Rubio, devenant le backup de l’espagnol dans la rotation de Monty Williams. Lors de ses deux dernières sorties, Ty Jerome et Jevon Carter lui ont été préféré par l’entraîneur des Suns qui tente de nouvelles combinaisons avec sa rotation dira-t-on mais qui peut aussi amener le joueur à faire le point sur sa mauvaise passe et dont les performances sont assez en dent de scie cette saison, en particulier depuis la mi-janvier.


Les Novices

Carlos Osorio

Sekou Doumbouya – Detroit Pistons (9ème à l’Est)

6.7pts (44.1% FG dont 27.5% à 3pts), 3.1rbds, 0.4ast, 0.5stl, 0.3blk (22 matchs)

Le rookie de Detroit se heurte depuis une semaine à un plafond de verre. Plus généralement appelé le « Rookie Wall », notre ami Sekou connaît une sérieuse chute de tension sur le plan statistiques avec les Pistons, au point même d’avoir été rappelé à l’ordre par son coach Dwyane Casey lorsque ce dernier s’est permis d’arriver en retard à un entraînement. Résultat le français sera écarté du cinq de départ lors de la réception des Kings (victoire 127 à 106), rencontre durant laquelle Doumbouya a une fois encore manqué d’adresse et s’est retrouvé vite largué en attaque (4 points, 7 rebonds). 

Certes le joueur fait toujours preuve d’une belle activité défensive et ne ménage pas ses efforts mais comme beaucoup d’autres rookies ce mois-ci, le rythme du joueur et son application technique ont atteint une certaine limite. Avec cinq défaites de suite concédées, Sekou Doumbouya n’a pas eu le rendement suffisant dans le jeu des siens, souffrant de son adresse aux tirs très médiocre (27.6% FG dont 06.7% à 3points) et de sanction au niveau du temps de jeu depuis le match face à Brooklyn et ce week-end face à Toronto, rencontre à laquelle il ne participera pas.

Vincent Poirier – Boston Celtics (4ème à l’Est) (Maine Red Claws)

1.8pts (42.3% FG dont 50% à 3pts), 1.9rbds, 0.3ast, 0.1stl, 0.4blk (16 matchs)

Vincent Poirier a enfin atteint la barre des dix minutes passées sur un terrain au cours d’un match. La semaine dernière l’ancien joueur du Fener’ a enfin pu bénéficier d’une dizaine de minutes de jeu face à Memphis puis face à Orlando réalisant presque la passe de trois face aux Pelicans (9″). Malgré cette soudaine exposition, le français n’a guère été mis en avant offensivement à l’exception de sa rentrée face aux Lakers il y a quinze jours, terminant avec 5 points, 3 rebonds, 1 passe et 2 contres en à peine plus de 6 minutes. Difficile dans ces conditions de juger les qualités offensives du joueurs et son apport dans le jeu small ball des Celtics.

C’est bien plus pour son gabarit imposant, qui dissuade ses adversaires, que Brad Stevens retient encore le français dans son roster. Capable d’imposer son physique et un jeu défensif rude sur la plupart des intérieurs, le français capte en moyenne près de deux rebonds par match saupoudrer de quelques contres défensifs qui font du bien à la raquette des Celtics. Cette semaine malheureusement, Vincent a encore une fois ciré le banc face à Miami et Philadelphie au profit de joueurs plus mobile comme Grant Williams et Semi Ojeleye. Malgré les absences de Robert Williams et Enes Kanter au poste, Brad Stevens ne daigne pas lui accorder plus de temps de jeu dans la rotation avec l’allemand Daniel Theis, au grand dam de ses plus fervents supporters.


Les Réservistes

Getty Image

Jaylen Hoard – Texas Legends (12ème de G-League)
(Portland Trail Blazers)

18.1pts (52% FG dont 19.2% à 3pts), 6.6rbds, 1.9ast, 0.6stl, 0.4blk (14 matchs)

De retour en G-League après un dernier match face aux Warriors (victoire 129 à 124 avec 2 points, 7 rebonds et 1 passe), le joueur des Texas Legends n’a pas mis longtemps avant de se remettre dans le rythme de l’équipe réserve des Mavericks. En inscrivant 34 points (12/22) face à Oklahoma City Blue, le frenchie de Portland a retrouvé ses marques, tournant à 17 points (50% FG dont 30% à 3pts), 8.6 rebonds et 2 passes sur ses cinq derniers matchs.

Ce qui reste appréciable dans les performances du joueur c’est son style percutant et athlétique qu’il met aussi bien au service de la défense que de l’attaque des Legends. Un profil qui devrait, on l’espère, inciter les Blazers à redonner sa chance au français d’ici la fin de la saison, surtout si ce dernier réalise encore de gros cartons offensifs.

Adam Mokoka – Windy City Bulls (24ème de G-League)

23 matchs – 9.4 points (36.3% – 32.3% à 3pts), 5.7 rebonds, 2.8 passes, 1.3 interceptions, 0.4 contres

Adam Mokoka a eu beau faire un petit détour par la case NBA cette semaine, difficile pour nous de citer le joueur dans une autre catégorie que cette dernière tant ses prestations furent anecdotiques. Rentré en jeu d’abord face aux Kings, le meneur arrière n’a joué que deux minutes le temps pour lui de rater deux tirs à trois points dans la défaite 81 à 98 des Bulls. On retrouvera le français guère plus longtemps à Brooklyn (défaite 133-118) et Toronto (défaite 129-102), cumulant à peine plus de dix minutes de jeu avec une seule interception pour zéro point inscrit (0/4 FG) lors de ses trois rencontres.

Repassé par la case G-League entre temps, le meneur des Windy City Bulls a de nouveau été en galère avec son adresse à trois points face aux Grand Rapids Drive (8 points à 2/10 derrière l’arc) alors que son équipe subissait une troisième défaite de suite (83-107). Si on ajoute les 6 turnovers concédés pour 5 rebonds et 3 passes, la seule performance de ces quinze derniers jours du français en ligue de développement est encore loin de lui permettre un statut de joueur permanent en fin de rotation avec les Chicago Bulls.

William Howard – Rio Grande Valley Vipers (25ème de G-League)

28 matchs – 13.8 points (50.9% – 38.9% à 3pts), 5.3 rebonds, 2.8 passes, 1.5 interceptions, 0.6 contres

Toujours pas encore mis à l’essai par les Rockets de Houston, William Howard continue de performer sous les couleurs des Vipers de Rio Grande Valley. Avec notamment 25 points inscrits face aux Suns de Northern Arizona puis 19 et 18 points face à SkyForce Sioux Falls, l’ancien limougeaud a été un élément décisif de son équipe pour obtenir deux nouvelles victoires importantes pour son équipe qui s’éloigne du bas du classement. 

En revanche le joueur fut en grande difficulté avec son adresse derrière l’arc, affichant un pauvre 25% d’adresse. Howard a notamment connu un très gros trou d’air dans la défaite des Vipers face aux Lakers de South Bay (113-128) cette semaine, terminant la partie avec 3 points, 4 rebonds et 3 passes à 0/7 sur la ligne des trois points. Le joueur reste en revanche toujours suffisamment précieux aux rebonds (5.5) et dans la distribution du jeu (3), apportant de l’alternance dans le jeu texan.

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