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  • Les Trophées Individuels by ClutchTime #2

    Les Trophées Individuels by ClutchTime #2

    Pour cette saison 2019-2020, la rédaction de ClutchTime vous donne rendez-vous une fois par mois pour décerner les trophées aux joueurs du moment à la sauce ClutchTime évidemment.

    Deuxième volet de nos trophées individuels pour le mois de février, avec au programme un mois de février chargé en émotions et en étoiles. La fin de la saison régulière avance à grands pas et certaines joueurs/équipes commencent à pointer le bout de leur nez, là où d’autres sont à la peine, entre petits bobos et épuisement.


    Le MVP du Mois

    Maddie Meyer/Getty Images
    Jayson Tatum – Boston Celtics

    Notre MVP du mois de février a peu connu la défaite ce mois-ci. Alors qu’il honorait sa toute première sélection pour un All-Star Game, à 21 ans, Jayson Tatum nous a gratifié d’une dizaine de matchs exceptionnels depuis son retour sur les parquets fin janvier. L’ailier des Celtics tourne en effet à 30.5 points par match depuis le 1er février, soit près de 9 points inscrits en plus par rapport à sa moyenne du début de saison. L’explication toute trouvée, réside certainement dans l’adresse exceptionnelle du joueur avec 47.5% d’adresse générale, pour un peu plus de vingt tirs pris par match, et pas moins de 48.1% d’efficacité au-delà de la ligne des 7m23 (neuf tentatives par match en moyenne). Des statistiques d’ailleurs en dessous du 50-50 que le joueur avait réussi à tenir avant la rencontre de cette nuit face aux Rockets.

    Pour le reste, Tatum affiche également une présence exceptionnelle dans le jeu avec 7.9 rebonds, 3.2 passes, 1.2 interceptions et 1.3 contres par match en février, le tout pour un bilan de neuf victoires pour trois défaites. C’est surtout ce bilan collectif qui doit être mis en lumière tant le Celtic est parvenu à briller face à des formations relativement bien classées. De Philadelphie à OKC en passant par les Rockets (deux confrontations et deux défaites), Portland, Utah, les Clippers et leurs voisins les Lakers (défaite de deux points, mais en égalant son record personnel avec 41 points), l’effectif de Brad Stevens n’a pas chômé ce mois-ci, enchaînant les matchs à l’extérieur et sortant tout juste d’un road-trip de quatre confrontations face à des équipes de l’ouest.

    Après ce mois de février digne d’un MVP, nul doute que l’ancien transfuge de Duke va arriver en avril avec le plein de confiance au moment d’aborder les phases finales avec une équipe de Boston bien partie pour conserver sa troisième place sur le podium, si son jeune ailier étoilé enchaîne ce genre de prestations chaque soir (déjà quatre matchs consécutifs à plus de 30 points, le premier Celtic depuis Kyrie Irving).


    Le Défenseur du Mois

    Jerome Miron-USA TODAY Sports
    Khris Middleton – Milwaukee Bucks

    On aurait pu citer la moitié de l’effectif des Milwaukee Bucks dans cette catégorie, tant les performances du leader de la ligue sont absolument dantesque. Si certains voient en Giannis Antetokounmpo ou peut-être Eric Bledsoe et Brook Lopez d’aussi bon ou meilleur défenseur que notre ami Khris ce mois-ci, nous avons fait le choix d’honorer le sidekick du greek freak qui a su s’inscrire dans l’ombre du MVP comme la valeur sûre de l’équipe du Wisconsin. Fin janvier Khris Middleton nous gratifiait de ses talents de scoreur en battant son record personnel (51 points face aux Wizards), faisant preuve d’une réelle autorité dans le jeu. Ce mois-ci, le All-Star tournait à 24.6 points, 8.2 rebonds, 4.9 passes et 1.1 interceptions par match, le tout avec une adresse très solide (51.7% FG dont 43.8% à 3pts) et un bilan quasi-parfait de 9 victoires et une seule défaite (face aux Pacers et privé de Giannis).

    Mais ce qui nous intéresse dans le jeu de Middleton, c’est l’impact défensive du joueur dans les victoires des Bucks en février. Affichant un Defensive Rating de 96,3 points pour 100 possessions en moyenne sur ses dix derniers matchs selon NBA.com, le joueur dispose du second Defensive Win Shares derrière son coéquipier grec (0.022) et se trouve au coeur de la solidité défensive des Bucks cette saison. Middleton parvient à limiter ses adversaires à 40.1% d’adresse depuis le mois de février et 33.9% derrière l’arc. Grâce à ses performances, combinées évidemment ) celles de ses coéquipiers, Milwaukee affiche le meilleur ratio défensif de la ligue (101.6 points concédés sur 100 possessions) et son sûrement en route pour réaliser l’une des saisons régulières les plus abouties de l’histoire.


    Le Sixième homme du Mois

    NBA.com
    Buddy Hield – Sacramento Kings

    Buddy Hield est un peu la surprise de ce classement. Alors qu’on aurait pu citer Dennis Schröder, Goran Dragic ou encore les perfs exceptionnelles du jeune Coby White, Buddy Hield a su attirer la lumière ce mois-ci dans un rôle que l’on ne lui connaissait pas encore. Titulaire pendant presque la quasi-totalité des matchs de la saison, l’arrière s’est vu reléguer sur le banc fin janvier par son entraîneur Luke Walton, afin de céder sa place au Serbe Bogdan Bogdanovic. Résultat après plus d’un mois dans la peau d’un sixième homme, Buddy Love n’a en rien perdu de sa superbe. Malgré un temps de jeu inférieur (-7 minutes), le King nous sort des lignes de stats très convaincantes en sortie de banc avec 19.8 points, 4.3 rebonds et 2.9 passes décisives.

    Le plus impressionnant dans cette nouvelle situation c’est que le joueur affiche quasiment les mêmes productions avec évidemment des pourcentages bien plus élevés. Avec 41.6% d’adresse dont 36% à 3pts (pour dix tentatives par match derrière l’arc), Hield a réglé la mire et affiche désormais au mois de février un très bon 47.4% d’adresse générale pour 47.5% derrière l’arc avec presque autant de tentatives prises de loin. C’est donc avec un sixième homme en très grande forme que les Sacramento Kings ont pu engranger les victoires avec dix succès décrochés sur leurs quinze derniers matchs. Cerise sur le gâteau, le joueur était invité au concours de tirs à trois-points du All-Star Game le samedi 15 février, concours qu’il va remporter avec la manière devant le Sun Devin Booker, dans un duel épique jusqu’au bout.


    La Progression du Mois

    Jonathan Daniel/Getty Images

    Parce que les sophomores sont très (trop) rarement récompensés dans cette catégorie, le classement qui suit prendra en compte les meilleures progressions depuis un mois, justifiant d’une expérience minimum de trois saisons dans la ligue.

    Aaron Gordon – Orlando Magic

    Aaron Gordon l’a mauvaise. Invité pour la troisième fois au célèbre Slam Dunk Contest lors du All-Star Game 2020 qui s’est déroulé à Chicago, le natif de San José (Californie) a déjà terminé deuxième du concours en 2016 derrière Zach LaVine, dans un duel qui va rester dans les annales du concours, avant de terminer à une triste 4ème place l’année suivante, alors que la victoire lui semblait promise. Cette année, pas de LaVine, ni aucun vainqueur ou participant au concours depuis plusieurs années, mis à part le rival du Heat, Derrick Jones Jr., deuxième en 2017. Rebelote pourtant, Gordon va une fois encore se faire surprendre (ou voler) en finale face à DJJ, en dépit d’un dunk fou par dessus le joueur des Celtics, Tacko Fall.

    Sûrement vexé par la décision du jury, Air Gordon s’est depuis vengé sur les parquets de la ligue en gonflant ses statistiques individuelles de manière étonnantes. Auteur de 18.6 points, 8.9 rebonds, 5.7 passes, 1.2 interceptions et près d’un contre par match, Gordon est devenu en l’espace d’un mois la troisième traction en attaque et en défense de l’effectif du Magic. Longtemps pointé du doigt pour son manque de réussite et son irrégularité chronique, il semble désormais que l’ancien Wildcats de l’Arizona se soit réconcilier avec son adresse, ce qui fait évidemment écho à la dynamique actuelle des floridiens qui viennent de gagner cinq de leur sept derniers matchs et continuent d’accroître leur avance sur les Nets. Autre fait intéressant au sujet du joueur, le double zéro vient de réaliser son premier triple-double en carrière face à Minnesota cette semaine (17pts, 11rbd, 12ast), quelques jours seulement après avoir collé 27 points, 10 rebonds, 4 passes à Brooklyn et 25 points, 10 rebonds, 6 passes à Atlanta.


    Le Sophomore du Mois

    USA TODAY Sports

    Si la NBA honore chaque année, depuis 1953, ses rookies, les sophomores sont les laissés-pour-compte des distinctions et autres trophées conçus par la ligue. C’est la raison pour laquelle Clutch Time souhaite réparer cette erreur en récompensant à sa manière ces jeunes encore en plein apprentissage.

    Trae Young – Atlanta Hawks

    On retrouve un habitué des podiums, titres honorifiques et récompenses individuelles en tout genre. Trae Young sonne comme une évidence cette saison, au même titre que son alter ego Luka Dončić à l’Ouest. Sélectionné comme le slovène pour la première pour le match des étoiles (mais également pour l’opposition entre la Team USA et le reste du monde), le jeune meneur des Hawks nous a encore livré un mois de février de toute beauté. Dans la continuité de son mois de janvier, il tourne ce mois-ci à 31.3 points, 3.4 rebonds et 10.1 passes décisives sur ses douze dernières rencontres. Tout simplement le meilleur passeur de la ligue ex-aequo avec le King LeBron James. Rien que ça !

    Alors certes, plusieurs personnes trouveront à redire sur son adresse en baisse : 42.3% FG (-2.8) et 33.9% à 3pts (-3.6), ou encore un nombre de défaites encore trop important (bilan de 11 victoires et 14 défaites depuis janvier), mais s’il y a bien un domaine dans lequel le meneur peut être remis en cause, c’est bien sur son dévouement et sa domination dans plusieurs secteurs du jeu des Hawks cette saison. Avec un bilan équilibré de six victoires et six défaites depuis février (il n’a pas joué lors du déplacement à Boston), Ice Trae semble avoir trouvé en son coéquipier John Collins, un renfort de poids et relais en attaque pour envisager une fin de saison moins chaotique. L’intérieur s’est mué dans un rôle de pivot fuyant qui commence enfin à porter des fruits, à peine mûrs, mais pleins de promesses. Si on ajoute aussi la régularité trouvé d’un Cam Reddish et les apports plus conséquents de De’Andre Hunter et Kevin Huerter, les Hawks avancent enfin en ordre regroupé (mais fragile).


    L’entraîneur du Mois

    Rich Pedroncelli/Getty Images
    Luke Walton – Sacramento Kings

    Luke Walton pour le trophée de l’entraîneur du mois… On croirait entendre une mauvaise blague ! Pourtant, à y regarder de plus près, l’ancien entraîneur des Lakers revient d’assez loin cette saison. Avec un bilan de 12 victoires pour 22 défaites au 31 décembre, les Kings, handicapés par les blessures et le manque de cohérence dans le jeu faisant peine à voir. Hors depuis le mois de janvier, la donne a changé pour la franchise californienne qui a su relever la tête avec 13 victoires décrochées pour 12 revers seulement. Un bilan juste à l’équilibre mais qui est d’autant plus encourageant que depuis le mois de février, l’équipe de Walton affiche un très bon bilan de 7 victoires pour 4 défaites seulement (dont deux face aux Lakers et aux Bucks).

    Et c’est surtout dans le coaching que Walton s’est illustré, d’abord en réglant un dilemme auquel il était confronté. En faisant confiance désormais à Bogdan Bogdanovic au poste de titulaire à l’arrière, au côté de De’Aaron Fox, Buddy a été relégué à un rôle de sixième homme…et ça marche ! Comme évoqué plus haut, Hield est devenu un joueur aussi prolifique et efficace qu’espéré et à contrario c’est bel et bien le serbe qui connaît une baisse de forme un peu plus inquiétante. L’autre motif de satisfaction c’est évidemment le retour en grâce depuis un mois de l’ailier fort Harry Giles. Titulaire sur huit des dix derniers matchs, le joueur pointe enfin le bout de son nez et l’osmose dans ce groupe laisse apparaître de belles perspectives pour la fin de la saison pour pourquoi pas aller décrocher le 8ème spot des Grizzlies ?


    Les Trophées by Clutch Time :

    The Eternal Sunshine of a Victorious Mind (Kobe Bryant)
    NBA.com

    On ne pouvait pas aborder ces trophées du mois de février sans évoquer une fois encore la mémoire de Kobe Bryant, disparu tragiquement avec sa fille, Gianna, et de sept autres personnes dans un accident d’hélicoptère le 26 janvier dernier. Après plus d’un mois et une douleur presque encore intacte dans nos coeurs de fans, les plus grands noms de la balle orange et du sport en général (et du showbizz) ont enchaîné les hommages afin d’honorer la mémoire de ce champion d’exception. Épilogue de ces hommages, était organisée une cérémonie exceptionnelle au Staples Center lundi dernier, afin d’adresser un dernier au revoir à la légende californienne.

    Tout le monde de la NBA s’était ainsi réuni autour de Vanessa Bryant et de ses filles au cours d’un évènement durant lequel plusieurs personnalités rendront hommage successivement au Black Mamba, à commencer par sa femme qui va prononcer un discours rempli d’émotions, suivi par un Michael Jordan en larmes…Kobe Bryant pour celles ou ceux qui ne se souviendraient pas des grandes lignes de sa carrière, voici un petit aperçu de son pedigree :
    Kobe Bean Bryant, née à Philadelphie le 23 août 1978
    Lycéen à Lower Merion High School à Ardmore, drafté par les Charlotte Hornets en 13ème position en 1996.

    Sous le maillot des Lakers, Kobe c’est 18 sélections au All-Star Game, 15 nominations dans une équipe-type de la saison et 12 fois parmi les meilleurs cinq défensifs de l’année, entre 1996 et 2016.
    Kobe c’est cinq titres de champions, MVP de la saison 2007-08, deux fois MVP des finales, quatre fois MVP du All-Star Game et deux fois meilleurs scoreur sur une saison régulière. C’est à travers cet aspect essentiel du jeu que Bryant sera reconnu à sa valeur en tant que meilleur arrière de sa génération, tutoyant chaque soir de match des sommets (81 points face à Toronto un soir de janvier 2006), devenant l’un des tous meilleurs marqueurs de tous les temps avec près de 39 300 points inscrits (saison régulière et playoffs confondues) et s’approchant de son modèle, et frère spirituel du basket, Michael Jordan.

    Mais Kobe Bryant c’est aussi deux titres olympiques avec la Team USA, un Oscar pour son court métrage, « Dear Basketball », un mariage en 2001 avec Vanessa Bryant, sa girlfriend depuis son plus jeune âge et mère de ses quatre filles (Natalia, Gianna, Bianka et Capri), Kobe c’est aussi un père, un mentor et un modèle pour ses filles, notamment Gianna qui, comme son paternel, prédestinée au basket, est partie beaucoup trop tôt.


    Dwyane Wade pour l’éternité
    Michael Reaves/Getty Images

    Retiré dans la nuit du samedi 22 février, le maillot de Dwyane Wade trône désormais tout en haut de l’AmericanAirlines Arena, aux côtés des maillots de ses anciens coéquipiers au Heat, Shaquille O’Neal, Alonzo Mourning, Chris Bosh. C’est donc toute une époque qui s’en va et s’élève au panthéon des plus grands et pas n’importe lesquels ! Car D-Wade c’est ni plus ni moins que l’un des meilleurs arrières de l’histoire, considéré à juste titre comme le plus grand joueur de la franchise californienne puisqu’il aura permis à son équipe de goûter notamment aux titres en 2006, 2012 et 2013. Couronné MVP des Finales en 2006 et du All-Star Game en 2010, Wade n’aura laissé personne indifférent durant les seize années qu’il aura passé à écumer les salles.

    Trois jours (comme sur le maillot) de festivités et d’hommages seront consacrés à la légende du Heat qui paraît pourtant avoir quitté les parquets hier mais qui a bel et bien raccroché le maillot au vestiaire après nous avoir offert des prestations de dingue, comme lors de la saison mythique de 2008 ou l’arrière floridien va se mêler à la lutte pour le titre de MVP de la saison avec face à lui Kobe Bryant et LeBron James. Parce que Flash a longtemps tenu les premiers rôles, depuis Miami, jusqu’à la Team USA, il est tout à fait logique de le remercier pour ce qu’il a accompli dans son sport.

    https://www.youtube.com/watch?v=CNa73lueo40&feature=emb

    Damian Lillard souffle le chaud et le froid sur la ligue
    Jaime Valdez

    Initialement prévu pour être notre MVP depuis plus d’un mois, on ne pouvait pas ne pas évoquer les dernière semaines hallucinantes de Damian Lillard. Lors de ses vingt derniers matchs, le Dame affichait en effet 33.9 points, 4.5 rebonds et 8.8 passes par match avec des pourcentages pharaoniques (48.9% FG et 45.4% derrière l’arc) et de belles victoires à la clé. Jusque là rien d’étonnant venant d’un des meilleurs meneurs de la ligue (surtout en l’absence de Stephen Curry), mais néanmoins impressionnant pour en faire notre meilleur joueur du mois. Mais si on creuse un peu plus ces dernières prestations, il y a une période en particulier qui retient notre attention.

    Entre le 20 janvier et le 9 février, soit une semaine avant le All-Star break, notre ami meneur des Blazers gratifia le monde du basket de moyennes absolument démentielles. 41.5 points, 5.7 rebonds et 9.4 passes, le tout emballé dans une adresse divine de 51.5% au général, 51.5% à trois points et 91.6% sur la ligne des lancers. Une performance encore jamais vue dans l’histoire de la ligue ! Malheureusement comme toute les bonnes chose ont une fin, du côté de Portland la fin a souvent un goût amer et c’est sur blessure que le joueur va être contraint, et de déclarer forfait pour le All-Star Game de Chicago et s’absenter des parquets pour plusieurs semaines à cause d’une blessure à l’aine contractée à quelques jours seulement du break de février. Nul doute que Logo Lillard va revenir au taquet pour notre plus grand plaisir et ce alors qu’il doit encore aller décrocher un billet pour les playoffs.

  • Le carnet des rookies 7.0

    Le carnet des rookies 7.0

    Chaque semaine Clutch Time vous propose un petit focus sur les rookies afin de faire le point sur les bonnes ou mauvaises performances des débutants.

    Le All Star Beak est terminé et nous voilà dans la dernière ligne droite de la saison régulière avant les Playoffs. Des équipes peuvent déjà abandonner tout espoir de Playoffs, permettant ainsi, d’accorder plus de temps de jeu à leurs jeunes joueurs. Certains rookies ont notamment profité de cette pause de plusieurs jours pour recharger les batteries et corriger des erreurs trop récurrentes, voici le compte rendu de ces derniers jours (les statistiques sont arrêtées au 26/02/20)

    Duel pour le ROY, mais aussi pour la 8e place à l’Ouest

    Joe Murphy Getty Images – NBAE
    Zion Williamson, PF, New Orleans : 13m, 23.3pts, 7.1rds, 2.3pds

    Le numéro 1 de la dernière draft n’arrête pas d’impressionner la ligue. Son apport est inestimable pour les Pelicans qui se retrouvent désormais aux portes des Playoffs avec seulement 3 victoires de moins que les Grizzlies (8e à l’Ouest). C’est simple, l’effet Zion est aussi surpuissant que le tremblement de terre qui a eu lieu lors de sa première apparition en Summer League, même l’ancien All-Star Jrue Holiday, qui est dans sa onzième saison souligne son impact.

    « Il nous a propulsé à un autre niveau. Il est tellement dur à défendre et compliqué à arrêter. Faire ça pendant dix ou onze matchs, c’est impressionnant. J’ai le sentiment qu’on a trouvé un rythme en intégrant Zion et Brandon Ingram. » Jrue Holiday

    via NOLA.com

    Ces derniers jours, Zion a accumulé les records. Tout d’abord à Portland, en devenant le 1er rookie à scorer 20pts dans la raquette sur 3 matchs de rang. Puis, il devient le plus jeune joueur de l’histoire avec 20pts ou plus sur huit rencontres à suivre. Un record qui appartenait à son adversaire du soir, Carmelo Anthony. Dans un match essentiel pour la course aux Playoffs, les Pelicans ont pu compter sur leur star avec 25pts en seulement 29 minutes pour une victoire de treize points.

    Deux jours plus tard, le phénomène enchaîne avec 28pts en 33 minutes dans la victoire compliquée à Golden State. Avec dix points de retard à la mi-temps, l’intérieur de 19 ans ne va pas se gêner pour remobiliser ses coéquipiers en prenant la parole dans le vestiaire. Déjà leader à 19 ans tout en assurant sur le terrain, le rookie continue de régner dans le domaine du rebond offensif. Seul point négatif, son adresse aux lancers francs n’est pas encore fiable avec seulement 62.8% de réussite sur ses 4 derniers matchs (via NBA.com).

    En face, le rookie Eric Paschall a eu bien du mal à tenir au poste bas face une telle combinaison de masse et de tonicité. Cerise sur le gâteau, ce joli « jab step » à trois points !

    Enfin, la nuit dernière, le match que beaucoup attendait avec le duel des extraterrestres Zion et LeBron. Bien que le plus jeune n’ait pu empêcher la défaites des siens face aux 40pts du King (record cette saison), il a tout de même peser dans la rencontre avec 29pts, en affichant une agressivité pour scorer dans la raquette: 13/19 aux lancers-francs.

    https://www.youtube.com/watch?v=Adenu8hLOKQ

    Un match plus qu’intéressant, avec des Pelicans combatifs à l’image de ce rebond offensif de haulte voltige du rookie sur la tête de Dwight Howard! Vivement la revanche qui va se jouer dès ce week-end!

    Ja Morant, PG, Memphis Grizzlies : 51m, 17.6pts, 3.4rds, 6.8pds

    Le All Star Break ne semble pas avoir eu l’effet escompté pour le meneur de jeu des Grizzlies. Depuis la reprise, Memphis a perdu ses trois matchs, et leur rookie n’est plus aussi influent avec seulement 2 pds de moyenne. Moins serein en attaque, il force plus lors de ses drives et cela affecte le flow général de l’attaque. Le candidat pour le ROY perd beaucoup trop de ballons, avec 5 turnovers à Sacramento puis 5 à nouveau chez les Lakers. En se penchant sur ces dernières sorties, Morant est le rookie qui perd le plus de ballon avec 3.5 déchets de moyenne (via NBA.com). Chez les Clippers, il ne va délivré qu’une seule passe décisive.

    S’agit-il d’une période creuse ? Un coup de mou ? Ou tout simplement le fait que les Lakers puis les Clippers ont très bien étouffé le spectaculaire arrière, le forçant ainsi à faire les mauvais choix. Le violent contre de Dwight Howard en est l’illustration.

    Par ailleurs, sa défense laisse à désirer. Il ne se bat pas sur les pick and roll, et se fait facilement prendre de vitesse comme ce fut le cas face à Rajon Rondo. Son coach Jenkins choisi même de le placer en défense sur des joueurs moins aptes à jouer sur pick and roll comme Danny Green. Néanmoins, il faut se rappeler que la saison régulière est longue et difficile à gérer pour un rookie. A force de jouer et de se retrouver dans de telles situations, Morant va gagner en expérience et le jeu devrait se ralentir pour lui, nous offrant à nouveau de superbes actions.

    Ils gardent leur place de titulaires

    Steve Mitchell – USA Today Sports
    Kendrick Nunn, PG, Miami Heat : 54m, 15.6pts, 2.7rds, 3.5pds

    Du mieux depuis la reprise ! Le rookie de 25 ans a retrouvé une certaine assurance et se montre plus confiant dans ses choix offensifs. Dans la belle victoire face aux Cavaliers lors de la soirée événement pour la légende Dwyane Wade, le meneur de jeu va scorer 24pts et distribuer 8pds en l’absence de la star de l’équipe Jimmy Butler.

    https://www.youtube.com/watch?v=NO9qSCoQ4Ew

    Cependant, le Heat n’a pas manqué de montrer toute son irrégularité en perdant la revanche chez les Cavs. Dans cette défaite frustrante en prolongation, Nunn devient la première option offensive de Spoelstra avec le plus grand nombre de tirs tentés avec 18 unités pour seulement 21pts. Son rebond clutch pour aller en OT a été grandement apprécié mais son incapacité à aller chercher des fautes pénalise son équipe. Seulement UN seul lancer-franc tenté dans ce match qui, on le rappelle, s’est joué en prolongation.

    Sa défense est également suspecte. Trae Young s’est amusé avec 50pts, puis lors de la défaite à Cleveland, c’est l’arrière Kevin Porter Jr qui s’est régalé avec 30pts. Vivement que Jimmy Butler et Tyler Herro reviennent du côté de South Beach.

    De’Andre Hunter, SF, Atlanta Hawks : 55m, 12.5pts, 4.1rds, 1.8pds

    Seulement deux matchs depuis la reprise pour l’ailier des Hawks. En se focalisant sur ce petit échantillon, on peut déjà remarquer des signes encourageants dans son apport offensif, notamment sur ses tentatives longues distances (3/3 face à Miami) et surtout lors de ses drives sur closeout.

    Nous avions évoqué sur nos derniers carnets, qu’Hunter manquait de conviction et de toucher pour finir dans la raquette, or, sur ses dernières sorties, il semble plus agressif vers le panier et obtient même des fautes dont 10 lancers-francs pour 9 convertis dans la défaite à Philadelphie. Enfin, sur les trois derniers match, il tourne à 62.5% de réussite près du cercle, une amélioration s’il on considère ses 55.9% de moyenne depuis le début de la saison (via NBA.com).

    Darius Garland, PG, Cleveland Cavaliers : 56m, 12.3pts, 1.9rds, 3.9pds

    Après la démission de John Beilein la semaine dernière, Garland reste toujours fidèle au poste et enchaîne les performances solides sans éblouir pour autant la ligue. Loin d’être intenable en attaque, l’ancien joueur de Vanderbilt est efficace avec 15pts à Washington, puis 14pts lors des deux rencontres face au Heat. Sa sélection de tirs semblent plus cohérente avec une adresse convaincante de 50% à 2pts et 46.2% à 3pts sur les trois derniers matchs (via NBA.com).

    Cependant, nous avons pu remarquer que le rookie est plus en réussite sur catch and shoot que sur un pull up après avoir dribblé. Voici un montage vidéo montrant dans un premier temps ses tirs ratés après avoir dribblé, puis ses tentatives réussies sur catch and shoot.

    Avec un EFG de 57.4% sur catch and shoot, et 45.2% sur pull up, le staff des Cavaliers doit sûrement l’encourager à se diriger de plus en plus vers la première option. De plus, Garland rentre 38.9% de ses 3pts lorsque ce dernier ne prend aucun dribble, en revanche, dès qu’il dribble plus de deux fois, cette statistique tombe à 21.7% (via NBA.com) !

    Rui Hachimura, F, Washington Wizards : 33m, 13.8pts, 6rds, 1.7pds

    Les Wizards cumulent les défaites malgré des performances héroïques de leur star Bradley Beal, et leur rookie poursuit son apprentissage en faisant partie intégrante du cinq de départ et un temps de jeu conséquent (46′ contre Milwaukee). Le japonais est toujours aussi friand de jump shot à deux points juste en dehors de la raquette comme lors de la défaite face à Cleveland (17pts), mais il peut aussi se montrer utile en transition lorsqu’il faut pousser la balle.

    Sa vision de jeu est loin d’être celle d’un Jokic, mais elle est suffisamment bonne pour trouver le coéquipier démarqué. Il peut également profiter d’un mismatch pour obtenir la faute comme ce fut le cas face au meneur Darius Garland.

    Lors de la défaite face à la meilleure équipe à l’est, Milwaukee, le rookie n’a scoré que 12pts en 46 minutes. Un impact bien trop faible offensivement, bien qu’il faille contre-balancer ces chiffres avec le record en carrière de Bradley Beal avec 55pts. Cependant, on aimerait voir l’ancien joueur de Gonzaga plus impliqué en attaque, toujours dans l’optique de préparer la saison prochaine.

    P.J. Washington, PF, Charlotte Hornets : 50m, 11.8pts, 5.4rds, 2.1pds

    L’intérieur des Hornets a pu recharger les batteries avec cette pause dans le calendrier infernal de la NBA. En se penchant sur les 4 matchs qui ont précédé le break, on relève une moyenne de points de 6.25, un chiffre famélique pour ce joueur qui tourne autour des 12pts depuis le début de la saison. Le staff de Charlotte aurait pu s’interroger sur sa place dans le cinq de départ, mais heureusement, les deux derniers matchs sont rassurants avec 17pts 2stls et 1 contre à Chicago puis 16pts 7rds et un joli 4/7 à 3pts dans la défaite face à Brooklyn.

    L’ancien joueur de Kentucky n’est clairement pas un joueur de poste bas. Seulement 46.4% de réussite et 15% de pertes de balle lorsque le rookie est placé dans cette situation (via NBA.com). C’est en se déplaçant à l’extérieur qu’il est le plus intéressant, en multipliant les passes latérales, en posant des écrans pour ensuite s’écarter à 3pts. Dans le match contre les Nets, il a notamment montré des signes encourageants concernant l’éventualité de le placer en tant que « stretch 5 », en sanctionnant à 3pts sur pick and pop ou bien en tant que trailer.

    Le staff des Hornets va sûrement encourager leur rookie à écarter encore plus le jeu comme la nuit dernière lors de la grosse défaite dans l’Indiana, l’ailier a scoré tous ses points à 7m23: 9pts et 3/6 à 3pts.

    Les remplaçants font le job

    via abc Chicago
    Coby White, PG/SG, Chicago Bulls : 59m, 12.3pts, 3.5rds, 2.4pds

    Une nouvelle coupe de cheveux et ça repars ! Le rookie des Bulls vient de réussir deux matchs de suite à 33pts ! Un rendement offensif qui est dépendant du style capillaire, voilà qui ressemble fortement au syndrome Elfrid PaytonDans son premier carton offensif, Coby White a allumé la défense des Suns en 2e mi-temps avec un séduisant 5/7 à 3pts. Il va démarrer la rencontre en allant chercher ses point « inside » sur des drives déroutants, pour ensuite prendre feu de loin. Néanmoins, sa performance n’a pas permis à son équipe de remporter le match.

    Son 2e chef d’œuvre a eu lieu contre Washington. On relève une nouvelle fois une adresse intéressante à 7m23 avec un bon 5/9 et une statistique globale de 11/18 aux tirs. White a enfin trouvé la mire et on le sent en confiance et en rythme en attaque. Seul point négatif, ses 5 pertes de balles.

    Coby White possède une mentalité de scoreur. Dès qu’il reçoit la balle, ses premières intentions sont de dribbler et de se défaire de son défenseur afin d’avoir un peu d’espace pour un tir. L’arrière ne distribue que très peu la balle. Sur les trois derniers matchs, il affiche des moyennes peu reluisantes de 2.4pds et 4tov (via NBA.com)! Heureusement pour Chicago, son coup de chaud contre les Wizards a permis d’empêcher une 9e défaite de rang pour les hommes de Boylen.

    Cette nuit, le rookie a une nouvelle fois battu son record avec 35pts dans la courte défaite face au Thunder. Dominés dans un premier temps, les Bulls ont pu compter sur leur rookie en sortie de banc pour revenir dans la partie. Avec une adresse toujours aussi folle de loin: 6/9 à 3pts, Chicago retrouve le sourire avec un tel joueur!

    https://www.youtube.com/watch?v=SYQDQbPxaAk

    Une performance historique pour ce joueur qui devient le premier rookie en sortie de banc à scorer plus 30pts sur trois matchs consécutifs. De plus, il rejoint Trae Young en affichant de tels chiffres pour un rookie. Par ailleurs, le scoreur fou des Hawks ne va pas manquer de le féliciter ainsi que l’adversaire du soir des Bulls: le meneur All-Star du Thunder, Chris Paul.

    Kevin Porter Jr, SG, Cleveland Cavaliers : 45m, 9.9pts, 3.2rds, 2pds

    Tout d’abord, ses deux premiers matchs depuis la reprise du championnat ont été horribles. Chez les Wizards, KPJ a marqué seulement 3pts, perdu 4 ballons et a été sifflé 5 fois en 12 minutes. Dans le premier face à face avec le Heat : 2pts, 0/5 aux tirs en 14 minutes. Des performances qui vont vite être oubliées grâce à son carton dans la revanche face à Miami deux jours plus tard avec 30pts dont 15 dans le dernier quart-temps, sans omettre une bonne présence défensive (3stls) permettant ainsi à son équipe de combler un déficit de 19pts !

    Miami ne trouvera aucune solution pour stopper ce joueur audacieux qui a démontré ses qualités de joueur en Iso. Des stepbacks à 3pts, des dribbles entre les jambes, un style de jeu qui fait étrangement penser à un autre gaucher…

    Cameron Reddish, SF, Atlanta Hawks : 51m, 9.6pts, 3.7rds, 1.5pds

    L’apprentissage continue pour l’ancien coéquipier de Zion Williamson et de RJ Barrett. L’adresse n’est toujours pas au rendez-vous avec un effrayant 1/15 à 3pts sur ses trois derniers matchs. En revanche, Reddish se rachète de l’autre côté du terrain avec des mains actives, et un bon placement en défense homme à homme. En effet, dans la victoire surprise contre le Heat, il a volé un ballon important dans les mains du pauvre Duncan Robinson à 30 » de la fin du match.

    C’est la 6e fois de la saison que le rookie des Hawks vole au moins 3 ballons dans un match. Une attitude qui devrait lui permettre de rester plus longtemps sur le parquet et ainsi pouvoir trouver son rythme en attaque comme contre Dallas avec 20pts.

    Les problèmes d’adresse aux tirs ne sont toujours pas réglés, en revanche, il faut reconnaître qu’il peut aller chercher ses points à l’intérieur en se servant d’un pick and roll et de drives tout en résistant au contact afin d’obtenir la faute (8/9 aux LFs). Nous tenons là, de réelles raisons d’être optimistes pour la suite.

    Brandon Clarke, PF, Memphis Grizzlies : 50m, 12pts, 5.8rds, 1.4pds

    Après avoir scoré 27pts contre Portland juste avant le Break, Clarke est revenu à ses standards habituels avec 8pts et 11rds à Sacramento puis 14pts et 10rds chez les Lakers. Suite à sa belle performance face aux Blazers, l’intérieur avouait que son rôle se réduisait à sauter et attraper la balle. Certes, dans ce domaine il excelle, mais il ne faut en aucun cas sous-estimer ses autres qualités de basketteur.

    Dans le duel perdu face aux Lakers, les hommes de Jenkins étaient menés de 20pts au début du 3e quart-temps. Le coach va faire le choix judicieux de placer son rookie de 23 ans titulaire et ainsi permettre à son équipe de revenir dans le match. Bien sûr, il est toujours à l’affût pour le alley-oop, et le pick and roll avec Ja Morant reste une bonne solution. Par ailleurs, avec 4pds, l’ancien joueur de Gonzaga montre qu’il est capable de distribuer pour ses partenaires démarqués lorsque l’accès au panier lui est interdit par les tours de contrôles McGee, Howard et surtout AD.

    Titulaire lors du match suivant contre les LA Clippers, le canadien va malheureusement se blesser à la hanche et fut contraint de quitter ses partenaires. Espérons qu’il reviendra très rapidement sur le parquet. La course pour les Playoffs s’annonce intense dans le Tennessee.

    Il y a du progrès à faire

    AP Photo via elitesportsny.com
    R.J. Barrett, SG, New York Knicks : 47m, 13.9pts, 5.1rds, 2.4pds

    Les Knicks ne gagnent plus depuis quatre matchs mais le staff de Mike Miller continue d’accorder leur confiance et des responsabilités envers leur rookie avec 34′ face à Houston, 21pts et 5tov. Dans la défaite contre Indiana, le canadien a été l’initiateur de plusieurs séquences offensives. Le résultat est plus que mitigé, avec 17pts mais 0/5 à 3pts, 2pds et 3tov, Barrett est loin d’être efficace sur le terrain, que se soit sur drive, un pick and roll ou bien lors d’une action cruciale en fin de match.

    Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il y a encore du travail devant lui afin de devenir un bon gestionnaire en attaque. Il est le 3e rookie dans le classement des drives par match (9.9), mais son adresse est faible avec 34.8% de réussite (via NBA.com). Le gaucher a dû mal à finir avec sa main opposée et à tendance à forcer des tirs bien trop compliqués. Enfin, les chiffres ne sont pas plus réconfortant sur pick and roll, avec une adresse de 31.8% et un EFG de 32.2%, il s’agit des pires chiffres de la ligue en terme d’efficacité pour une fréquence d’utilisation de cette situation au dessus de 25%. Des secteurs de jeu qu’il va falloir travailler afin qu’il soit sérieusement considéré comme un candidat au ROY.

    Ils pointent enfin le bout de leur nez

    via nbcsports.com
    Juan Toscano-Anderson : 6m, 6.8pts, 3.8rds, 2.2pds

    Nous vous l’avions rapidement présenté dans notre précédent carnet lorsqu’il est entré dans la rotation des Warriors suite à de nombreux mouvements lors de la trade deadline. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que l’americano-mexicain mérite totalement sa place sur le terrain et devrait même voir son temps de jeu augmenter.

    En 24′ de temps de jeu face aux Rockets, il a rempli la feuille de statistiques avec 10pts, 6rds, 5pds et 2stls. On parle bien d’un joueur généreux qui n’hésite pas à venir en aide pour contrer le tir d’Austin Rivers, qui est capable de driver rapidement vers le cercle, et surtout, qui peut effrayer le « towel boy » qui n’a rien vu venir !

    L’ailier va notamment poster son record en carrière avec 16pts dans la défaite contre New Orleans avec 3/5 à 3pts et le meilleur ratio de son équipe avec +6 ! Un bon joueur d’équipe capable de faire toutes les actions qui sont nécessaires pour remporter un match.

    Kelan Martin : 25m, 6.6pts, 3.4rds, 0.7pd

    Minnesota a été l’un des acteurs majeurs de la trade deadline, et la saison semble déjà pliée avec seulement 16 victoires en 56 matchs. Coach Saunders peut se permettre de faire jouer ses nombreux rookies afin qu’ils puissent se faire les dents. C’est ainsi que l’ailier Kelan Martin est en train de tirer profit des ces opportunités en attaque avec un record en carrière à Denver avec 21pts, 7/15 aux tirs et 3/8 à 3pts.

    S’il y a bien une chose à retenir de ce joueur qui évoluait en Allemagne la saison dernière, c’est qu’il est indéniablement attiré par le panier et qu’il peut dégainer dès que le ballon arrive dans ses mains. Il sera intéressant de voir sa production évoluer positivement et s’il peut maintenir son 100% aux lancers-francs avec un parfait 22/22 en cours.

    Dix autres élèves à surveiller :

    Tyler Herro, SG, Miami Heat : 46m, 13.1pts, 4rds, 2pds

    Eric Paschall, PF, Golden State Warriors : 53m, 13.2pts, 4.7rds, 1.7pds

    Jarrett Culver, SG, Minnesota Timberwolves : 55m, 9.1pts, 3.4rds, 1.8pds

    Terence Davis, SG, Toronto Raptors : 58m, 8.2pts, 3.5rds, 1.7pds

    Naz Reid, C, Minnesota Timberwolves : 22m, 8.1pts, 3.2rds, 0.8pd

    Michael Porter Jr, SF, Denver Nuggets : 42m, 7.9pts, 4.4rds, 0.7pd

    Jordan McLaughlin, PG, Minnesota Timberwolves : 22m, 7.2pts, 1.8rds, 4pds

    Sekou Doumbouya, SF, Detroit Pistons: 32m, 6.7pts, 3.3rds, 0.4pd

    Cameron Johnson, SF, Phoenix Suns : 45m, 7.8pts, 2.8rds, 1.1pds

    Nicolo Melli, F, New Orleans Pelicans: 46m, 6.7pts, 3rds, 1.1pds

  • NBA French Connection #5

    NBA French Connection #5

    Chaque semaine Clutch Time vous propose un petit focus sur nos français de NBA et de G-League, afin de faire le point sur les performances de nos compatriotes outre-Atlantique.


    source : FFB, montage CTFrench

    Après le All-Star Break, la French Connection revient au top (sauf pour certains) alors qu’on vient d’entrer dans le sprint final de la saison régulière. Avec un All-Star Game à l’accent français pour la première fois depuis Tony Parker en 2014, nos derniers français en lice pour décrocher une place en playoffs avec leurs équipes, se sont plutôt bien illustrés depuis notre dernier bilan.


    source : David Banks (Associated Press)

    Les Tauliers

    Nicolas Batum – Charlotte Hornets (12ème à l’Est) *

    3.6pts (34.6% FG dont 28.6% à 3pts), 4.5rbds, 3ast, 0.8stl, 0.4blk (22 matchs)

    Nicolas Batum n’a plus joué depuis le match à Paris face aux Bucks (le 24 janvier dernier), rencontre que le français avait débuté en tant que titulaire à la place de Miles Bridges. Depuis le trentenaire est mis de côté dans la rotation de James Borrego. Tandis que Miles Bridges et Cody Martin affichent désormais une forme intéressante, Batum n’a jamais semblé aussi loin d’un retour sur les parquets.

    Evan Fournier – Orlando Magic (8ème à l’Est)

    18.8pts (46.3% FG dont 40.8% à 3pts), 2.7rbds, 3.1ast, 1.1stl, 0.2blk (55 matchs)

    Le mois de février sourit mieux à notre Evan Fournier qui reste sur trois dernières rencontres abouties avec deux victoires à la clé. Avant le All-Star break, le Magic d’Orlando avait mit fin à une série de trois défaites (8 revers sur les dix derniers matchs) en dominant Atlanta (136 à 125) puis Detroit (112 à 116) avec un Evan Fournier scoreur sur le premier match (22 points à 9 sur 17 au tirs dont 3 sur 8 derrière l’arc) et altruiste face aux Pistons (19 points et 3 passes dont deux interceptions et deux rebonds).

    Le français n’a en revanche pas pu empêcher la défaite vendredi de son équipe face aux Mavericks de Dallas (122 à 106) et d’un Luka Dončić inarrêtable. En guise de consolation le français nous gratifie tout de même d’un match plein avec 28 points (10/19 FG dont 5/12 derrière la ligne) combinés à 2 rebonds, une passe et 2 interceptions, tandis que son équipe sombrait aussi bien attaque qu’en défense. Malgré tout, son entente avec le revenant Markelle Fultz à la mène semble enfin correspondre aux attentes de Steve Clifford et des supporters qui placent beaucoup d’espoirs sur le numéro un de la draft 2017.

    Avec qu’un seul représentant lors du All-Star Weekend, Evan Fournier a pu se faire plaisir devant sa télé et récupérer pendant une semaine, l’occasion pour lui de se montrer assez critique (dans le bon comme dans le mauvais sens du terme) envers les derniers changements apportés au match des étoiles et sur les décisions des juges du concours de dunk, perdu par son coéquipier Aaron Gordon, concours remporté par le rival du Heat Derrick Jones Jr.

    Je suis déçu parce que c’est injuste. Lorsqu’il a perdu contre Zach, je n’étais pas d’accord, mais il pouvait y avoir débat parce que Zach avait été incroyable aussi. Mais celui-là ? Je ne pense pas qu’il y ait autant d’arguments. Je pense que c’est tout simplement injuste. Je pense que des juges qui ne connaissent rien au basket et un juge de Miami, pour moi ça n’est pas juste. Ça montre que vous ne prenez pas ça sérieusement, et pour Aaron ça l’était.

    via The Athletic

    Maigre satisfaction néanmoins pour notre Fourmizz, le frenchie (798) a dépassé cette semaine face aux Mavs un certain Hedo Türkoglu (794) au classement des meilleur tireur derrière l’arc du Magic et va désormais s’attaquer au trio de tête du classement de la franchise floridienne, mené par Dennis Scott (981) et Nick Anderson (900)

    Rudy Gobert – Utah Jazz (4ème à l’Ouest)

    15.6pts (68.8% FG), 14.4rbds, 1.5ast, 0.6stl, 1.9blk (54 matchs)

    Un récap très singulier pour Rudy Gobert qui sort d’une première expérience au All-Star Game extrêmement convaincante et méritée au regard de sa prestation. Au sein de la Team Giannis, notre Gobzilla a sorti l’artillerie lourde dans un match nettement plus rythmé et défensif que d’habitude (victoire de la Team LeBron 157 à 155). Rudy s’est déchaîné en attaque avec 21 points (mais zéro tentative derrière l’arc, défi perdu ?) à 10 sur 11, ajoutant 11 rebonds, 2 passes et un contre dans une rencontre vraiment intéressante du début à la fin.

    Passé ce week-end de festivités, le français est de retour au quotidien de la saison régulière et avec deux défaites face au San Antonio Spurs (113 à 104) et les Houston Rockets (120 à 110), le Jazz digère mal les fêtes. Même s’il a été plutôt bon face aux Spurs et LaMarcus Aldridge (18 points, 14 rebonds, 2 passes et un contre), notre frenchie de Salt Lake city a éprouvé toutes les peines du monde à contenir le jeu des Rockets (et la défense de Robert Covington) terminant la partie avec 12 points (3/7 FG) et 6 rebonds seulement ! son plus faible total de prise de balle depuis le 26 octobre dernier.

    https://www.youtube.com/watch?v=pfyv4fN-m14

    Point WTF de ce match, la défense du pivot Rudy Gobert sur le meneur Russell Westbrook… la stratégie de Utah et de Quin Snyder pour défendre sur le small ball de Mike D’Antoni n’a pas vraiment été payante, le meneur de jeu texan finissant la partie à 34 points et y allant même de sa petite pique envers le français (une fois encore).

    Ian Mahinmi – Washington Wizards (9ème à l’Est)

    7.6pts (50% FG dont 20.8% à 3pts), 5.9rbds, 1.3ast, 0.8stl, 1.2blk (35 matchs)

    On avait quitté le français sur deux très grosses prestations face aux Bulls et les Knicks, avec deux victoires à la clé et un Ian Mahinmi resplendissant en défense et sur le front de l’attaque. Face à Chicago, l’ancien Pacer va rentabiliser son temps de jeu avec 15 points inscrits (7/10 FG) en seulement 21 minutes de jeu, le tout agrémentés de 10 rebonds, une passe et une interception. Une prestation solide qui va l’inspirer le lendemain au MSG face aux Knicks (large succès 114 à 96), où Mahinmi va encore frôler le double-double (9 points et 10 rebonds) avec encore une présence défensive décisive pour son équipe et enchaîner un second succès de rang, le cinquième en deux semaines.

    Les supporters du joueur ont pourtant connu un dur retour à la réalité après le All-Star break. Avec le retour de Thomas Bryant dans l’effectif des Wizards, Mahinmi a du partager d’avantage son temps de jeu et le scoring avec le pivot et l’allemand Moritz Wagner, au point même de voir son temps de jeu divisé par deux. Résultat, le joueur n’a eu que très peu d’occasion de se mettre en évidence une fois de plus et ce alors que les Wizards ont de nouveau perdu face à des équipes de bas de tableau. Face aux Cavaliers, le french Wizard a joué un peu plus de 15 minutes pour tout de même 5 points (1/3), 5 rebonds, 2 passes et 2 interceptions. Cette nuit, Mahinmi est même descendu à huit minutes de jeu (un point, un rebond et une interception).

    Dans sa dernière année de contrat avec la franchise du district de Columbia, certains insiders avancent même l’idée que les Wizards pourraient négocier une rupture de contrat avec le joueur si ce dernier trouvait un point de chute plus intéressant d’ici la fin de la saison et en vue pourquoi pas de jouer les playoffs. Mais difficile du coup pour notre frenchie de s’asseoir sur un salaire aussi élevé (15 millions) alors qu’il sait pertinemment qu’il ne pourra pas négocier un salaire avoisinant dans une autre franchise. Affaire à suivre.


    source : Newsday

    Les Apprentis

    Timothé Luwawu-Cabarrot – Brooklyn Nets (7ème à l’Est)

    5.7pts (42.6% FG dont 41.2% à 3pts), 2.3rbds, 0.5ast, 0.4stl, 0.1blk (30 matchs)

    Soulagé de pouvoir prolonger son aventure avec les Nets jusqu’à la fin de la saison (et même jusqu’en 2021), Timothé Luwawu-Cabarrot joue désormais relâché et n’hésite plus à prendre sa chance. Plus motivé que jamais TLC a su conserver son état d’esprit irréprochable aux yeux de l’équipe et du staff des Nets et c’est la raison pour laquelle il est récompensé.

    Je pense le mériter. Je pense que j’ai fait ce qu’il fallait. J’ai apporté l’énergie chaque jour. C’était une expérience qui m’a fait grandir, qui m’a aidé à comprendre beaucoup de choses et j’ai réussi à choper ce contrat, mais il faut que je continue de bosser. On vise les playoffs, des choses plus grandes qu’un contrat. Il faut continuer dans ce même état d’esprit.

    Interview de Timothé Luwawu-Cabarrot pour Basket Infos

    Même son de cloche du côté de la direction et de Kenny Atkinson, coach des Brooklyn Nets.

    C’était toute l’organisation qui a poussé pour la signature de Timothé, mais moi j’ai été vraiment impressionné de cette volonté, de cette mentalité défensive. C’est vraiment un mec que j’aime bien, qui peut nous aider. Il joue 15 minutes par match pour nous maintenant. Je suis vraiment fan.

    Interview de Kenny Atkinson pour Basket Infos

    Une confiance que le français va s’empresser de rendre sur le terrain en réalisant d’abord un très bon match à Indiana (10pts, 2 rebonds et 2 interceptions) et une présence précieuse en défense sur les shooteurs des Pacers V. Oladipo, M. Brogdon et T.J. Warren. Plus discret offensivement face à Toronto (victoire 101 à 91 avec 2pts, un rebond et un contre), l’après All-Star break va sourire au français qui va réaliser sa meilleure prestation depuis ses 24 points sous le maillot des Sixers. Très présents des deux côtés du terrain face aux Hornets (victoire 115 à 86), le joueur va inscrire 21 points (7/12 FG dont 4/7 à 3pts) et 4 rebonds, finissant même meilleur marqueur de son équipe avec une évaluation de +19 et une très forte présence dans le jeu. Maintenant que Kyrie Irving est forfait pour la fin de la saison, un spot vient de se libérer pour le français qui bénéficie de menus responsabilités au scoring. Une situation inhabituelle mais qui semble portée ses fruits.

    Frank Ntilikina – New York Knicks (13ème à l’Est)

    5.9pts (38.5% FG dont 31% à 3pts), 2.2rbds, 3ast, 0.9stl, 0.3blk (50 matchs)

    Peut-être un joueur à qui le All-Star break a fait du bien ? En tout cas on avait quitter notre Frankie dans une bien mauvaise posture lors de la réception des Wizards par les Knicks le 12 février (défaite 114 à 96), Frank Ntilikina ayant terminé la rencontre avec 3 passes, un rebond, une interception et zéro tir inscrit, le tout pour seulement 11 minutes de jeu. Mike Miller voulait faire réagir le français qui en a profité pour se montrer enfin à son avantage lors de la réception des Indiana Pacers vendredi dernier (défaite 106 à 98).

    Avec 32 minutes de jeu et une place de titulaire pour remplacer Elfrid Payton, le natif d’Ixelles en Belgique, a inscrit 14 points (5/11 FG et 2/4 derrière la ligne) ajoutant également 2 rebonds, 2 passes et 2 interceptions, le tout avec une bonne défense sur son vis-à-vis Malcolm Brogdon et réalisant sa meilleure performance depuis un mois et demi. Une prestation couverte de louanges par son entraîneur qui a tenu à féliciter le meneur français

    On reconnaît bien là le côté clivant du joueur qui nous rappelle à son bon vouloir des qualités évidentes mais qui nous laissent souvent sur notre faim. Les difficultés de la franchise new-yorkaise pour développer ses jeunes depuis plusieurs années, laissent penser qu’un autre cadre pour le joueur pourrait lui permettre de s’épanouir et de pratiquer un basket qui lui ressemble ou peut-être dans un rôle de sixième homme à l’avenir avec les Knicks ?

    Elie Okobo – Phoenix Suns (9ème à l’Ouest)

    4pts (39.6% FG dont 35.4% à 3pts), 1.6rbds, 2.1ast, 0.5stl, 0.1blk (47 matchs)

    Semaine plutôt compliquée pour Elie Okobo qui a vu son temps de jeu dégringolé une fois encore lors des deux derniers déplacements des Suns. Avant le All-Star break le meneur de jeu nous avait gratifié d’une très grosse prestation face aux Warriors, terminant la partie avec 12 points (5/9 dont 1/4 derrière la ligne), 2 rebonds et 3 passes le tout avec 22 minutes de jeu dans la victoire des siens (112 à 106). Une très belle copie qui venait effacer la lourde défaite 48h plus tôt face aux Lakers (zéro point et 2 rebonds seulement pour le français).

    https://www.youtube.com/watch?v=vz0XhdCSRxg

    Mais malgré ce réveil, la coupure d’une semaine aura eu raison du rythme de jeu de notre frenchie qui s’est retrouvé relégué cette semaine dans la rotation des Suns derrière Jevon Carter et Ty Jerome. Avec seulement six minutes de jeu en moyenne (défaite 118 à 101 face aux Raptors et succès 112 à 104 face aux Bulls), Okobo est revenu un mois en arrière avec seulement trois caviars distribués face à Chicago. Un constat qui rappelle que même si le joueur fait désormais partie du roster de Phoenix, il n’en est pas moins un joueur irrégulier aux yeux de son coach qui n’hésite pas à lui rappeler son manque de régularité.


    source : Twitter

    Les Novices

    Sekou Doumbouya – Detroit Pistons (9ème à l’Est)

    6.8pts (39.5% FG dont 30.2% à 3pts), 3.4rbds, 0.5ast, 0.6stl, 0.2blk (31 matchs)

    On en parle assez souvent mais c’est toujours difficile de voir un joueur français se heurter au Rookie Wall. Sorti de son rôle de titulaire par Dwane Casey avant la coupure d’une semaine, Sekou Doumbouya peine encore à retrouver une production offensive à la hauteur du mois de janvier. Avec seulement 4 points face aux Hornets (défaite 87 à 76) et 3 points à Orlando (défaite 112 à 116), notre rookie reste néanmoins une valeur sûre en défense pour Detroit qui continue de s’enfoncer dans la médiocrité. Pas le dernier habituellement dans les efforts, le jeune Sekou est clairement en train de se relâcher dans l’intensité selon son entraîneur et doit vite retrouver cette efficacité dans son jeu à commencer par l’attaque.

    Doumbouya a en effet perdu en adresse (29.1% FG dont 25.9% à 3pts) et la confiance que son entraîneur avait placée en lui depuis le début de l’année. Malgré un retour dans le cinq majeur face à Milwaukee (défaite 126 à 106) et Portland (défaite 104 à 107) et un temps de jeu conséquent, le français balbutie encore son basket et fait même preuve de suffisance par moment. Face à Giannis Antetokounmpo en défense, le français a eu toute les peines du monde à tenir le rythme imposé par le MVP grec qui ne lui a pas laissé la moindre chance (8 points, 5 rebonds et 3 passes tout de même). Rebelote cette nuit où le français s’est fait marché dessus par un Carmelo Anthony record avec les Blazers (32 points) alors que l’ancien poitevin finira la rencontre avec 7 points, 3 rebonds et une interception.

    Adam Mokoka – Chicago Bulls (10ème de Conférence Est)

    7 matchs – 2.4 pts (41.2% – 42.9% à 3pts), 0.7 rbd, 0.1 ast, 0.3 stl

    La percée du mois de février pour Adam Mokoka ! Après un cours passage en G-League, le temps de s’illustrer dans une double confrontation face aux BayHawks de Erie (26 points à 3/5 derrière l’arc, 5 rebonds, 3 passes et 3 interceptions), Adam Mokoka a fait son retour dans le roster des Bulls (de Chicago évidemment) pour bénéficier de son plus gros temps de jeu. Le français semble avoir enfin fait son trou dans l’effectif de Jim Boylen qui lui offre depuis deux matchs un rôle de remplaçant à part entière.

    Avec 17 minutes face aux Phoenix Suns (défaite 104 à 112), le français a surtout démontré son impact défensif sur le terrain alors que son équipe sombrait offensivement. Il terminera la rencontre avec 2 points (1/2 FG), un rebond, une passe et une interception et avec l’une des meilleures évaluations côté Chicago (+12). Rebelote cette nuit où Adam a pu goûter à la victoire face aux Wizards (126 à 117), terminant avec 2 rebonds et 2 passes sans inscrire toutefois le moindre points (0/2 FG). On retiendra néanmoins que l’exploit réalisé face aux Pelicans il y a deux semaines a fait finalement pencher la balance en faveur du joueur dont le profil semble avoir tapé dans l’oeil de ses coéquipiers et du staff et qui devrait bénéficier d’un temps de jeu conséquent d’ici la fin de la saison

    Je pense que la défense c’est vraiment ma force et ça le sera toujours. Et je pense que ça ramène une énergie assez différente au jeu, vraiment. J’essaye aussi de par ma défense de motiver tout le monde, d’apporter une vraie intensité. Mais les autres aspects de mon jeu, le tir, le dribble, les passes, ça va m’aider à pouvoir gagner du temps de jeu et de pouvoir m’imposer ici en étant polyvalent.

    Interview d’Adam Mokoka pour Basket Infos

    Vincent Poirier – Boston Celtics (4ème à l’Est) (Maine Red Claws)

    1.8pts (42.3% FG dont 50% à 3pts), 1.9rbds, 0.3ast, 0.1stl, 0.4blk (16 matchs)

    Faire preuve de patience. Voilà les maîtres-mots de Vincent Poirier qui n’a que très peu participé au jeu depuis le All-Star break. Avec seulement trois petites minutes disputées lors de la victoire des Celtics sur Minnesota (127 à 117), le français a terminé la rencontre avec 2 points et un rebond (offensif tout de même) pour une perte de balle. Difficile dans ses conditions de voir des motifs d’espoir chez le joueur qui ronge son frein depuis son arrivée dans la ligue et dont la situation ne va pas aller en s’arrangeant avec le retour très prochain de Robert Williams et les performances plus que convaincantes de l’allemand Daniel Theis depuis le mois de février.

    Le profil du français ne semble pas faire l’unanimité aux yeux de Brad Stevens qui utilise très peu le français et qui semble même regretter de ne pas avoir offert un spot supplémentaire pour un joueur extérieur, tant la paire d’intérieur actuelle Enes Kanter – Daniel Theis fait le boulot depuis le mois d’octobre. Pour terminer néanmoins sur une note plus joyeuse, la chaîne Eurosport « Deux nuits avec », animée par Florian a pu rendre visite au frenchie de Boston qui s’est confié sur son parcours depuis ses débuts il y a neuf ans seulement dans le basket et son intégration avec sa compagne aux États-Unis dans l’univers ultra professionnel de la NBA.


    Les Réservistes

    Jaylen Hoard – Texas Legends (13ème de G-League)
    (Portland Trail Blazers)

    17.8pts (52.4% FG dont 21.1% à 3pts), 7.2rbds, 2.1ast, 0.6stl, 0.5blk (18 matchs)

    Jaylen Hoard n’a donc pas été conservé par les Portland Trail Blazers, le contrat Two-Way du havrais n’ayant pas été prolongé par la franchise de l’Oregon qui l’a renvoyé aux Texas Legends. Un dernier très bon match face aux Pelicans de la Nouvelle Orléans (défaite 138 à 117), rencontre durant laquelle l’ancien de Wake Forest va inscrire 6 points (2 sur 3) et 2 rebonds en neuf minutes, n’aura malheureusement pas suffit à contenter une franchise NBA de donner sa chance au français pour le restant de la saison. Un coup d’arrêt pour celui qui s’était fait remarqué il y a quelques semaines encore par son impact et sa présence défensive sur les terrains de la grande ligue. Pas d’inquiétude néanmoins car Jaylen a su prouver sa valeur et démontrer ses qualités de bon défenseur qui pourrait inciter une franchise à tenter sa chance cet été.

    De retour à Frisco (Texas) au sein de l’effectif des Legends, le frenchie n’a pas tardé à reprendre ses marques pour aborder la fin de saison en G-League. Toujours en course pour jouer les playoffs, les Texas Legends (6ème à l’Ouest) restent néanmoins sur une série de trois défaites. Jaylen Hoard va inscrire tout d’abord 13 points (4/7 dont 1/3 à 3pts), 6 rebonds, 3 passes décisives et un contre dans la défaite face aux South Bay Lakers (98 à 140) avant d’être mis un peu plus en difficulté avec son adresse face aux Vipers de Rio Grande Valley de William Howard (132-124), terminant la rencontre avec 8 points (3/7 dont 0/1 à 3pts), mais avec tout de même une belle activité dans le jeu (10 rebonds, dont 6 offensifs, 4 passes et un contre).

    William Howard – Rio Grande Valley Vipers (25ème de G-League)

    30 matchs – 13.1pts (49.1% FG dont 37.2% à 3pts), 5.4rbd, 2.5ast, 1.5stl, 0.7blk

    Un seul match joué sous la tunique des Rockets pour William Howard depuis notre dernier récap. Entré en cours de match face aux Boston Celtics (victoire 116 à 105), le néo-texan a passé moins de deux minutes sur le terrain, le temps de profiter seulement de l’ambiance du Toyota Center en compagnie des autres joueurs en bout de rotation et puis c’est tout !

    De retour avec les Rio Grande Valley Vipers, Howard s’est montré très discret cette semaine lors de la réception des Texas Legends (victoire 132 à 124), inscrivant seulement 3 points (0/4 derrière la ligne) mais faisant preuve une fois encore d’une belle activité en défense avec 7 rebonds, une passe, un contre et 3 interceptions. Lors de la défaite face au Hustle de Memphis (116 à 113), le natif de Montbrison a été l’un des joueurs les moins efficace offensivement sur le terrain, terminant avec 4 points, 3 rebonds, une passe, une interception et deux contres. Un retour difficile pour le joueur qui devrait néanmoins se ressaisir assez rapidement et retrouver des sensations en attaque.

    Bonne semaine à toute la French Connection !

  • L’expansion de la NBA ! Un cap sur l’international ?

    Bernie Bickerstaff qui devient l’entraîneur des Bobcats,
    dernière équipe créée par la NBA
    Source : NBA.com

    Aujourd’hui, Clutch Time s’intéresse à la grande question que se posent beaucoup de fans européens ; la NBA va-t-elle, un jour, connaître une nouvelle expansion qui pourrait amener une 31ème équipe pour la première fois de l’histoire ? L’évolution actuelle de la National Basketball Association amène à une expansion inévitable dans les prochaines années, mais celle-ci connaît tout de même plusieurs obstacles conséquents et qui pourraient même empêcher une expansion dans certains cas. Cependant, les obstacles existent pour être surmontés donc même si cela va sûrement prendre plusieurs années, il est toujours intéressant d’analyser les villes qui pourraient recevoir l’honneur d’accueillir une nouvelle franchise NBA et pourquoi pas avoir la première franchise NBA en dehors de l’Amérique.

    Adam Silver, actuel Commissionnaire de la NBA
    Source : Youtube

    Les facteurs favorables à l’expansion

    Une expansion est inévitable. La NBA est un business et depuis plusieurs années, les audiences sont en chute libre (en moyenne 20,4 millions de téléspectateurs en 2017 contre 15,14 millions en 2019 pour les finales NBA) ce qui est un problème majeur pour Adam Silver, commissaire de la NBA qui a pour objectif et devoir de garder ce business attractif pour les fans, et fructueux pour ses partenaires.

    La NBA est une entreprise qui a pour seule réel but d’engranger de l’argent et le scandale du tweet de Daryl Morey, Général Manager des Rockets, a créé un gros impact sur le marché chinois et une grosse perte d’argent pour la NBA.

    Dans le cas où la NBA se retrouve en difficulté sur le marché chinois, elle va devoir compenser cette perte en développant son marché de façon conséquente sur un autre continent et pourquoi pas l’Europe. Cela ne serait pas une si mauvaise idée tant l’on voit la ferveur des supporters européens pour leurs équipes de Basket qui est grandiose. Toutefois, le problème pourrait se retrouver dans la différence de jeu.

    En effet, l’Europe n’a pas les mêmes valeurs dans son basket et il est fort probable qu’une NBA qui mise énormément sur l’attaque ne plaise pas aux puristes européens qui aiment la bataille en défense dans des championnats où les arbitres ne sifflent pas les fautes aussi facilement que dans la grande ligue.

    Une autre raison qui laisse imaginer une future expansion est le fait que l’on retrouve plusieurs matchs organisés à l’étranger, que ce soit de pré-saison ou saison régulière. Que ce soit l’Inde depuis 2018 avec des matchs de pré-saison ou encore la France qui, en 2020, a connu pour la première fois de son histoire un match de saison régulière.

    Les Kings en Inde pour un match de pré-saison en été 2019
    Source : NBA.com

    Il est possible d’en déduire une réelle volonté de la grande ligue de suivre les traces du défunt David Stern et d’étendre l’influence de la ligue avec des matchs un peu partout dans le monde pour voir les opportunités financières, et les matchs organisés en Europe pourraient être un test du marché européen. Malheureusement, où heureusement pour certains, ce n’est pas la passion des fans qui va influencer l’avis de la NBA, mais seulement l’influence financière, car la NBA reste et restera toujours portée par l’argent.

    Dans tous les cas, une expansion n’est pas non plus facile, beaucoup de facteurs entrent en jeu pour une telle décision et il est honnêtement presque impossible de voir une expansion actuellement sans modifier fortement la façon dont la ligue fonctionne.

    Les facteurs défavorables à l’expansion

    En premier lieu, il est important de rappeler qu’Adam Silver ne veut pas d’une expansion ou du moins, il n’a pas cette vision pour le moment et cela a pu être perçu avec les matchs de Londres et Paris ou encore la création de l’équipe de G-League à Mexico City. Les différents événements internationaux ont offert plusieurs rumeurs qui ont vite été réfutées par Adam Silver lui-même qui à déclarer dans une conférence de presse que la ligue n’a clairement pas l’intention d’une expansion pour le moment.

    Cette position de Silver est clairement compréhensible tant la NBA discute déjà depuis plusieurs années d’une baisse du nombre de matchs par saison, en cause le Load Management (repos volontaire des joueurs) mis en place par les équipes pour éviter les blessures et la fatigue de leurs joueurs stars.

    Kawhi Leonard ( à Droite ) qui est un joueur fortement concerné par le Load Management
    Source : Youtube

    Cette problématique à son importance dans la discussion de l’expansion, car la fatigue d’un déplacement en Europe aurait un réel impact sur les équipes et sans une réforme complète et une baisse des matchs ou alors une augmentation de la durée de la saison régulière, un déplacement en Europe serait impossible à accepter pour les équipes NBA. Il serait donc fortement probable que la plupart des propriétaires utilisent un droit de veto sur cette expansion.

    Un autre risque qui ne peut pas être négligé par la NBA est la possibilité que l’expansion ne fonctionne pas. Malheureusement, ce facteur est tout en haut de la liste de ce qui empêcherait la NBA de faire le grand pas d’une nouvelle expansion et surtout à l’étranger.

    La crainte que cette expansion ne soit pas efficace et rentable est beaucoup trop grande et cette crainte est justifiée, car le Basket européen possède déjà ses adeptes et la NBA, aussi puissante soit-elle, ne peut pas forcément conquérir les fans européens, car une grande partie d’entre eux ne regarde pas la NBA et préfère le Basket Européen qui est moins spectaculaire mais plus intéressant pour beaucoup de fans de Basket.

    La NBA se rappellera sûrement comme une évidence ce qui est arrivé à la NFL qui a tenté de créer une ligue mondiale, mais qui n’a pas du tout fonctionné et a fait perdre plusieurs millions de dollars à la NFL. Cet exemple ne motive sûrement pas la NBA à s’exporter au-delà de ses frontières.

    Il est donc peu probable de voir une expansion dans les prochaines années et encore moins en Europe, mais il est toujours intrigant d’imaginer quelles villes pourraient accueillir une prochaine franchise NBA. Les probabilités jouent tout de même en faveur d’une expansion au sein des Etats-Unis avec les villes de Las Vegas ou encore Seattle qui reviennent souvent dans les discussions. La seconde probabilité se trouve au Canada avec Vancouver qui pourrait enfin retrouver une chance d’accueillir une équipe NBA après le départ désastreux des Grizzlies en 2001. Enfin, la dernière possibilité se retrouve en dehors du continent américain et pourquoi pas en Europe, continent qui ne demande qu’à accueillir une équipe NBA.

    Les Villes possibles pour l’expansion

    Seattle

    Kevin Durant, dans le maillot de Shawn Kemp, de retour dans la KeyArena en 2018 avec les Warriors pour un match de présaison
    Source : Getty/Noah Graham/NBAE

    Dans une volonté d’expansion de la grande ligue, il est impossible d’imaginer que cette dernière n’ait pas dans un coin de sa tête le retour de l’une des équipes les plus excitantes et surtout les plus spectaculaires des années 90 à savoir les SuperSonics de Seattle. Cette équipe, emmenée par Gary Payton et Shawn Kemp, était la définition de « Lob City » bien avant les Clippers et les fans étaient exceptionnels, offrant leur soutien inconditionnel à leur équipe, du moins, à cette époque-là.

    Le départ de l’équipe en 2008 vers Oklahoma City a été un grand regret pour cette ville et beaucoup de joueurs et personnalités ne voulaient pas voir l’équipe quitter Seattle en 2008.

    L’exemple parfait est Steve Ballmer, aujourd’hui propriétaire des Clippers, qui avait proposé de racheter l’équipe en 2008 pour la maintenir à Seattle et surtout qui était prêt à payer toutes les rénovations de la KeyArena, mais cela n’a pas fonctionné. De plus, en 2013, il a proposé 650 millions de dollars pour racheter les Kings et les relocaliser à Seattle, mais sans avoir plus de réussite.

    Cette ville a peut-être perdu son équipe, mais comme on a pu le voir au début de la saison 2018 lorsque les Warriors ont joué un match de présaison à Seattle, la ferveur est encore présente et ils n’ont jamais perdu cette grande passion. Cependant, avant d’imaginer une expansion vers Seattle, il faut d’abord que la KeyArena subisse la rénovation qu’elle mérite et heureusement, c’est enfin le cas après énormément d’années de patience donc qui sait ce que l’avenir réserve à cette ville.

    Las Vegas

    Las Vegas, surnommé « Sin City », la ville de tous les excès
    Source : Visittheusa.fr

    Après avoir vu le choix n°1 dans le cœur de beaucoup de fans, il est important de voir le choix n°1 dans le coeur de la NBA et de ses partenaires et ce choix se trouve du côté du Nevada avec Las Vegas.

    A l’image des différents sports qui s’insère dans la ville de Las Vegas comme en Football Américain avec la délocalisation des Raiders de Oakland à Las Vegas ou encore le succès des Aces en WNBA et des Golden Knight en NHL, la NBA pourrait fortement voir une expansion du côté de « Sin City » qui est un choix financier très intéressant pour la NBA mais un peu moins pour les fans.

    Certes, la ville ne demande qu’à posséder sa propre franchise mais c’est aussi une ville très tournée sur l’argent et qui risque de ne pas offrir une réelle « fanbase » mais plutôt un spectacle de plus pour les touristes de la ville ce qui n’est pas spécialement une bonne chose pour les fans de Basket mais une bonne chose pour les finances de la NBA.

    Vancouver

    Le défunt David Stern sur le parquet des Grizzlies de Vancouver
    Source : BasketUSA.com

    En dehors des Etats-Unis, un choix intéressant serait la ville de Vancouver même si cette ville a connu un départ de son équipe beaucoup plus violent que Seattle.

    En effet, Vancouver a déjà connu la NBA au travers de la franchise des Grizzlies qu’elle a accueilli de sa création en 1995 jusqu’en 2001. Le propriétaire, Michael Heisley, ne pouvant finalement plus supporter le manque d’enthousiasme de la ville envers l’équipe, l’équipe s’est installée depuis à Memphis.

    Cependant, ce manque d’enthousiasme venait clairement du fait que l’équipe était faible durant les sept années de sa présence au Canada avec comme motif aucune qualification en Playoffs durant tout ce temps. La logique a donc fait que les fans se sont simplement désintéressés d’une équipe peu reluisante (de 17 183 fans dans les tribunes en 1995 à 13 737 en 2000).

    Ce mauvais départ des deux côtés, que ce soit le propriétaire qui voulait absolument partir et les fans qui n’ont jamais eu une équipe de basket-ball compétitive fait qu’un retour semble très difficile à imaginer.

    Toutefois, durant cette saison 2019-2020, les Grizzlies de Memphis ont ressorti les maillots de Vancouver qui ont l’air de plaire encore beaucoup aux fans et offre un peu de nostalgie sur l’époque canadienne. Même s’il est peu probable de revoir un jour Vancouver retrouver le chemin de la NBA, nous ne sommes jamais à l’abri d’une surprise étonnante.

    Londres

    Match de NBA à Londres en 2018
    Source : NBA.com

    En dehors de toutes les difficultés liées au calendrier ou encore à la fatigue des joueurs au travers d’un tel déplacement en Europe, il est possible d’imaginer la NBA qui adapte son fonctionnement pour permettre une expansion en Europe et Londres pourrait se retrouver comme un choix probable.

    Londres est une ville qui intéresse la NBA et le match de saison régulière opposant les Knicks et les Wizards en 2019 offre certains arguments qui pourraient influencer la NBA. La vente de toutes les places en moins d’une heure et la présence de fans de plus de 39 Pays démontre bien l’impact de la NBA sur l’Europe, et même si Londres ne semble pas être une ville très intéressée par le Basket en général, les Pays autour le sont fortement.

    Ce NBA London Game 2019 était donc une possibilité pour l’Europe d’avoir accès à un match de NBA et non une possibilité pour les Anglais d’avoir accès à la NBA. Ce n’est clairement pas le choix n°1, mais Londres reste l’une des villes les plus influentes d’Europe donc la ville se retrouve obligatoirement dans les discussions même si elle n’est pas spécialement une grande ville du Basket.

    En effet, Londres est une ville dominée par le Football et il est peu probable de voir la NBA vouloir tenter une conquête d’une ville qui connaît déjà un sport dominant et dont les habitants ne semblent pas vouloir s’intéresser à un autre sport.

    De plus, un autre problème qui se retrouve dans cette vision est la situation du Brexit qui va créer plusieurs difficultés que la NBA n’a sûrement pas envie de gérer dans un cadre d’expansion, cela ne serait pas logique dans l’intérêt de la NBA.

    Paris

    Michael Jordan, Adam Silver et Marc Lasry
    Source : Youtube

    Même si cela est difficile en tant que français, il faut analyser la situation de Paris dans une situation d’expansion de façon complètement objective.

    Tout d’abord, l’idée de Paris n’est pas négligeable, et même le site reconnu « Bleacher Report » a mis en avant l’idée que Paris pourrait être une ville capable d’accueillir la première équipe NBA Européenne. D’ailleurs, la grande ligue s’intéresse fortement au marché français comme on peut le constater avec le match de saison régulière qui s’est déroulé à Paris en 2020 et le prochain en 2021.

    Le NBA Paris Game de 2020 a eu énormément de succès avec plus de 140 000 personnes préinscrites pour la billetterie, mais cet engouement s’est vite dissipé avec une grosse problématique autour du prix des places et cela a même conduit à ce que plus de 1000 places soient encore disponibles quelques jours avant l’événement. En dehors du prix des places, l’ambiance a aussi fait défaut lors de l’événement ce qui peut offrir un questionnement sur l’adaptation d’un sport américain aux mentalités européennes.

    Même si le match de Paris en 2020 a créé beaucoup de débat, la NBA ne voit sûrement que le côté financier et si ce match a mis en avant une bonne vision financière, la NBA pourrait fortement envisager Paris comme le choix logique dans l’idée d’une expansion Européenne mais cette idée est encore très lointaine et peu probable.

    Un autre argument au choix de Paris est l’ancienneté et l’amour que porte la grande ligue pour la capitale française. Depuis plusieurs décennies, la NBA entretient une relation particulière avec la France et dans les années 90, les Bulls de Jordan, entre autres, ont participer à plusieurs matchs d’exhibition et plusieurs matchs de pré-saison et cette relation continue jusqu’à aujourd’hui et même si cela n’a surement aucune influence sur la décision de la NBA, à choisir entre Londres et Paris, vu les antécédents, il est fortement probable que le choix se tourne vers Paris.

    Madrid

    Le Real Madrid contre Oklahoma City le 3 Octobre 2016
    Source : Realmadrid.com

    La capitale espagnole semble être la meilleure idée d’expansion dans l’intérêt du jeu. Madrid est l’une des villes européennes qui respire réellement le Basket et qui connaît un gros succès dans ce pays avec plusieurs stars en NBA qui ont la nationalité espagnole ou qui sont passées par une équipe espagnole. Il suffit de voir l’effet de la Dream Team de 1992 sur l’Espagne pour voir l’amour que possède l’Espagne envers la balle orange.

    L’argument le plus intéressant est la présence du Real Madrid et de Barcelone qui évite la nécessité de créer une équipe pour la NBA, mais simplement d’intégrer une équipe déjà mise en place et qui possède l’un des meilleurs palmarès d’Europe avec une équipe très forte et très compétitive. Le Président du Real Madrid, Florentino Perez, a déjà évoqué, et même tenté d’intégrer son club à la grande ligue. Si l’idée d’une expansion se profile, le Real Madrid serait un candidat plus que crédible

    Cependant, même si dans un match de présaison du 3 Octobre 2016 le Real Madrid a battu Oklahoma City, le Real Madrid reste trop faible pour la grande ligue, mais cela est le cas de toutes les nouvelles équipes qui rejoignent la ligue, car il faut un temps d’adaptation et surtout une draft exemplaire pour devenir compétitif en NBA.

    Pleins d’autres problèmes existent dans l’idée de l’intégration du Real Madrid parmi lesquels :

    1 – Les règles différentes entre la NBA et l’Europe
    2 – Le calendrier différent qui demande un temps d’adaptation important
    3 – L’acceptation des fans du Real Madrid de voir le Club changer de ligue
    4 – Passer d’un jeu Européen défensif a une NBA qui repose sur l’attaque

  • Preview – All-Star Game 2020 : Une pluie d’étoiles & d’hommages (seconde partie)

    Preview – All-Star Game 2020 : Une pluie d’étoiles & d’hommages (seconde partie)

    Ce week-end se tiendra au United Center de Chicago, la 69ème édition de l’évènement basket le plus suivi de la planète. Organisé sur trois jours du 14 au 16 février, le All-Star Game de cette année promet d’être exceptionnel pour plusieurs raisons. Pour cette occasion, ClutchTime vous propose une petite revue des festivités et des différentes têtes d’affiche qui seront présentes pour ce rendez-vous annuel à ne pas manquer.


    source : NBA.com

    En enfilant son plus beau manteau étoilé, la NBA amène un vent de fraîcheur et de nouveauté pour cette nouvelle édition. Avec pas moins de dix néo All-Star, issus pour la plupart des récentes cuvées de draft, ce match sera également l’occasion de voir pas moins de huit joueurs non-américains sélectionnés pour participer à ce match des étoiles. Afin de rendre hommage à Kobe Bryant et sa fille Gianna, les capitaines des deux équipes, Giannis Antetokounmpo et LeBron James, ont choisi de porter respectivement le numéro 24 et le numéro 2 en leur mémoire.


    NBA All-Star Game 2020

    lundi 02h00 du mat’
    source : NBA.com

    Le All-Star Game a été introduit pour la première fois lors de la saison 1950-1951, un an seulement après le changement d’identité de la ligue (de la BAA à la NBA). C’est lors d’une rencontre entre le commissaire de l’époque, Maurice Podoloff, le directeur de la marque Haskell Cohen et le propriétaire des Boston Celtics Walter Brown que va émerger l’idée d’un rendez-vous annuel afin de redonner de l’intérêt à la discipline et retrouver les audiences d’un public en désertion. Le concept s’appuyait sur une rencontre qui regrouperait les meilleurs joueurs de la ligue à la manière du All-Star Game de la Major League de Baseball. Malgré des réticences, le projet va finalement aboutir et sera un véritable succès. Depuis 1951, la sélection de l’Est (37 victoires) a souvent dominé celle de l’Ouest (29 victoires), même si cette dernière est parvenue à rattraper son retard dans les années 2000.

    On ne va pas reprendre évidemment les règles de cette rencontre (cf la première partie) mais pour vous la faire courte, le All-Star Game est à ce jour le plus vieil évènement hors-saison régulière et playoffs organisé par la NBA. Ce show qui réuni chaque année les plus grands joueurs de chaque conférence (sauf blessure). Douze joueurs par conférence, soit vingt-quatre joueurs au total, seront ainsi sélectionnés. Les cinq joueurs qui débuteront la rencontre de chaque côté sont sélectionnés, en tenant compte des votes des fans (via le site NBA.com), les joueurs et les médias ou la presse. Les remplaçants (sept par équipes) sont quant à eux choisis par les entraîneurs (ces derniers ne pouvant pas voter pour leurs propres joueurs). Les entraîneurs sont quant à eux choisis en fonction des meilleurs bilans de la saison à la seule condition de ne pas avoir déjà été choisi l’année précédente (la « Riley Rule »).

    Jusqu’en 2018, le match des étoiles opposait donc une sélection des meilleurs joueurs de la conférence Est à une sélection des meilleurs joueurs de la conférence Ouest. Depuis trois ans, la formule a changé et met l’accent désormais sur les votes du public. En désignant désormais un capitaine par équipe qui aura récolté le plus de votes populaires, l’un à l’Est et l’autre à l’Ouest, LeBron James (2018 et 2019), Stephen Curry (2018) et Giannis Antetokounmpo (2019) ont eu l’honneur de donné leur nom à leur équipe respective ces dernières années. Par ailleurs les capitaines peuvent désormais choisir leurs remplaçants à leur guise dans l’une ou l’autre conférence. Depuis l’an dernier, la sélection des remplaçants est d’ailleurs retransmise en direct sur la chaîne TNT, diffuseur officiel de l’évènement.
    revoir la draft 2020

    Parmi les joueurs qui auront marqué de leur empreinte cet évènement, difficile de tous les mentionner mais citons-en quelques-uns qui restent encore aujourd’hui inoubliables. Des plus anciens MVP comme Bob Pettit (4x), Bob Cousy (x2) ou encore Oscar Robertson (x3), jusqu’à l’âge d’or de la ligue dans les années 80-90 et les exploits de Julius Erving, Isiah Thomas, Larry Bird, Michael Jordan et Magic Johnson évidemment. Plusieurs records marquants sont à noter, entre les 19 sélections de Kareem Abdul-Jabbar, au quatre trophées de MVP et 18 sélections consécutives de Kobe Bryant, les plus grands joueurs sont parvenus à s’illustrer au moins une fois dans leur carrière au match des étoiles et cette année encore la liste des joueurs invités à ce match d’exhibition reste prestigieuse.


    Team LeBron
    (coach Frank Vogel – LA Lakers)

    source : NBA.com

    Starters

    (PG) Luka Dončić (1ère participation) – Dallas Mavericks
    44 matchs : 28.9pts (46.5% – FG, 32.3% – 3pts) / 9.5rbd / 8.7ast / 1stl (32.8mn)

    Il s’agit là d’une hype comme on en voit très rarement en NBA. La nouvelle coqueluche slovène de la ligue détonne par sa fraîcheur et son style unique ce qui lui permet de se classer quasiment à hauteur du nombres de votes des deux capitaines des équipes. Plébiscités par le public, les médias et les joueurs sur le backcourt, Luka Dončić va donc honorer sa toute première sélection pour le match des étoiles à seulement 20 ans. Une précocité rare chez un joueur (et encore plus pour un européens) qui on l’espère nous permettra de contempler le talent du rookie de l’année.

    Car s’il est autant apprécié c’est évidemment du à sa saison absolument phénoménale. Dončić affiche une progression fulgurante par rapport à la saison rookie exceptionnelle qu’il nous avait offerte l’an dernier. Désormais parmi les prétendants au titre de MVP, le meilleur joueur de la saison 2017-18 en Euroligue porte sur ses épaules la franchise des Dallas Mavericks orpheline de son idole allemande Dirk Nowitzki. Seul joueur en 20-8-8 cette saison, le crack slovène a réussi des rencontres exceptionnelles à coup de triples-doubles et de tirs aussi précis que décisif en tête de raquette. Inutile de vous dire que son impact dans le jeu texan est telle qu’il est le joueur le plus utile pour son équipe cette saison et dans toute la ligue (bien aidé tout de même par le letton Kristaps Porziņģis).

    (SG) James Harden (8ème participation) – Houston Rockets
    51 matchs : 35.3pts (43.7% – FG, 35.8% – 3pts) / 6.5rbd / 7.3ast / 1.6stl / 1blk (37.1mn)

    Peut-on concevoir un All-Star Game sans le monstre au scoring qu’est James Harden ? le leader des Rockets a terminé fort logiquement deuxième des votants pour le backcourt à l’Ouest, et va donc se présenter sur le parquet aux étoiles pour la huitième fois consécutive. Mais quand on connaît les qualités monstrueuses de scoreur du joueur, on s’étonne encore de voir qu’il n’a jamais inscrit plus de 29 points (en 2015). Une anomalie que le barbu pourrait être tenté d’effacer en allant intégrer le top 10 des meilleurs marqueurs All-Time et pourquoi pas en décrochant un trophée de MVP pour garnir son armoire à récompenses.

    Accompagné de son nouvel acolyte à la mène, Russell Westbrook, les Rockets et Harden réalisent une saison dans la droite lignée des derniers exercices, mais qui manquent encore de relief pour retrouver le niveau atteint il y a deux ans. Pourtant l’arrière continue ses orgies offensives (nettement moins en défense) avec déjà cinq matchs à plus de 50 points, dont 60 face à Atlanta le 30 novembre dernier. Joueur qui tente le plus de tirs derrière la ligne et sur la ligne des lancers, Harden bénéficie toujours autant du système small ball et des isolations de son entraîneur pour prendre un maximum de tir de loin, et délaisser les tirs mid-range. Seul Damian Lillard cette saison est parvenu à réaliser plusieurs matchs à plus de 50 points comme El Chapo.

    (SF) Kawhi Leonard (4ème participation) – LA Clippers
    42 matchs : 27.2pts (46.3% – FG, 37.4% – 3pts) / 7.5rbd / 5.3ast / 1.8stl (32.5mn)

    On retrouve évidemment le dernier MVP des finales sur la troisième marche du podium dans les votes pour le frontcourt à l’Ouest. Kawhi Leonard va donc honorer sa quatrième participation au All-Star Game et on espère voir un Kawhi plus impliqué que les saisons passées (on a le droit de rêver) pour envoyer un message à ses concurrents. Avec 19 points inscrits l’an dernier à Charlotte, le troisième californien présent dans ce cinq majeur joue pour la première fois au côté de LeBron James.

    Son arrivée et celle de Paul George (absent) aux Clippers, dans un effectif sexy, coaché par le génial Doc Rivers nous laisse tout de même un goût d’inachevé. Avec seulement 42 rencontres disputées pour un temps de jeu légèrement supérieur à la demi-heure, Kawhi parvient néanmoins à réaliser ses meilleures stats en carrière (malgré une adresse oscillante). Son impact défensive est en revanche indéniable, le joueur étant l’un des plus gros intercepteur de la ligue, son adaptation au style cols bleus des Clippers s’est effectuée sans aucun problème même si on sent que l’équipe en a encore sous la pédale (vivement les playoffs !).

    (PF) LeBron James (16ème participation) – LA Lakers (Capitaine)
    51 matchs : 25pts (48.9% – FG, 34.5% – 3pts) / 7.8rbd / 10.8ast / 1.3stl (34.9mn)

    Capitaine pour la troisième année consécutive, LeBron James est arrivé en tête des votants (toutes conférences confondues), avec une popularité toujours intacte pour celui qui va honorer sa seizième sélection consécutives pour un All-Star Game depuis ses premiers pas en 2005. Déjà triple vainqueur du trophée de MVP, LeBron va tenter évidemment la passe de quatre en égalant Bob Pettit et Kobe Bryant, afin de rendre pourquoi pas un vibrant hommage à ce dernier. Détenteur du record de points inscrits en carrière (362), James va tenter évidemment de battre son record personnel (36 points en 2012) et accroître un peu plus son avance en tête des meilleurs marqueurs du ASG.

    À 35 ans, le temps ne semble pas avoir d’emprise sur le quadruple MVP qui réalise une saison en tout point exceptionnelle. Plus altruiste et meneur de jeu, l’ailier des Lakers est plus que jamais dans la course au titre de MVP de la saison et déterminé à aller chercher une quatrième bague avec une troisième franchise différente. Avec un temps de jeu encore réduit cette année, le meilleur passeur de la saison (et le meilleur plus minus de la ligue également) prend nettement plus de tirs derrière l’arc avec plus ou moins de réussite mais dispose encore d’une marge assez importante pour retrouver notamment l’efficacité qu’on lui connaît dans les dernières minutes des matchs, domaine dans lequel il souffre cette saison.

    (C) Anthony Davis (7ème participation) – LA Lakers
    46 matchs : 26.6pts (51.9% – FG, 31.6% – 3pts) / 9.2rbd / 3.3ast / 1.6stl / 2.4blk (34.7mn)

    Comment ne pas retrouver AD au côté de LeBron James dans le cinq de départ cette nuit. Deuxième au classement des votants, Davis est une évidence alors qu’il va honorer sa 7ème sélection en huit ans ! Une longévité déjà impressionnante pour celui qui s’était vu décerner le trophée du meilleur joueur en 2017 et qui avait explosé le record de points du ASG de Wilt Chamberlain avec 52 points inscrits ! Parviendra-t-il à réitérer ce genre de performance la nuit prochaine, rendant hommage par la même occasion à Kobe Bryant ? Une performance qu’il faudra surveiller de très près.

    Cette saison, l’intérieur est un sérieux prétendant au titre de MVP et de défenseur de l’année avec un impact dans le jeu exceptionnel au côté du King, la quête de titre et de trophées semble être un objectif immense pour l’ancien Pelican. Faisant partie des joueurs ayant le plus d’impact des deux côtés du terrain, dans le secteur intérieur notamment, son adaptation et son entente avec James dans le jeu est une vraie satisfaction et un pur régal pour les supporters californiens et qui permet à la franchise d’occuper la première place du classement de la conférence Ouest. Nul doute que leur entente dans la saison régulière va faire des merveilles cette nuit.

    Backcourt

    (PG) Ben Simmons (2ème participation) – Philadelphia 76ers
    53 matchs : 16.9pts (58.4% – FG, 33.3% – 3pts) / 7.9rbd / 8.3ast / 2.2stl (36.3mn)
    (PG) Chris Paul (10ème participation) – Oklahoma City Thunder
    54 matchs : 17.4pts (48.5% – FG, 36.2% – 3pts) / 5rbd / 6.7ast / 1.6stl (31.8mn)
    (PG) Russell Westbrook (9ème participation) – Houston Rockets
    45 matchs : 27.2pts (46.3% – FG, 23.8% – 3pts) / 8rbd / 7.2ast / 1.6stl (36mn)
    (SG) Devin Booker (1ère participation) – Phoenix Suns *
    52 matchs : 26.4pts (49.6% – FG, 35.8% – 3pts) / 4.2rbd / 6.3ast / 0.8stl (35.9mn)

    Frontcourt

    (SF) Jayson Tatum (1ère participation) – Boston Celtics
    50 matchs : 22.4pts (44.3% – FG, 38.2% – 3pts) / 6.9rbd / 2.9ast / 1.4stl (34.1mn)
    (PF) Domantas Sabonis (1ère participation) – Indiana Pacers
    52 matchs : 18.3pts (54.1% – FG, 22.4% – 3pts) / 12.5rbd / 4.8ast / 0.7stl (34.6mn)
    (C) Nikola Jokić (2ème participation) – Denver Nuggets
    55 matchs : 20.6pts (51.8% – FG, 32.9% – 3pts) / 10.2rbd / 6.9ast / 1.2stl (32.5mn)

    *Devin Booker a été appelé afin de remplacer le meneur de jeu des Portland Trail Blazers Damian Lillard, blessé à l’aine.


    Team Giannis
    (coach Nick Nurse – Toronto Raptors)

    source : NBA.com

    Starters

    (PG) Trae Young (1ère participation) – Atlanta Hawks
    50 matchs : 29.7pts (44.3% – FG, 36.9% – 3pts) / 4.4rbd / 9.2ast / 1.2stl (35.2mn)

    Il s’agit d’une entrée fracassante pour le meneur des Hawks. Arrivé en tête des votants pour le backcourt de l’Est, Trae Young va donc honorer sa toute première sélection au ASG, une précocité qui n’est pas sans rappeler des certains Kyrie Irving ou Ben Simmons qui furent eux aussi All-Stars dès leur année sophomore. Une promesse d’avenir en or s’ouvre donc pour le Sooners d’Oklahoma qui devient par ailleurs le premier joueur d’Atlanta sélectionné depuis Paul Millsap en 2017 (oui oui).

    Sur les terrains cette année, Ice Trae tiens la dragée haute aux tous meilleurs arrières de la ligue, à commencer par Luka Dončić autre grand espoir issue de la même cuvée 2019. Tournant quasiment à trente points par match avec des pourcentages prometteurs, le meneur de jeu a connu un bond spectaculaire dans son rendement cette saison, la faute il faut le rappeler à une équipe qui vit une saison très compliquée et qui lui laisse carte blanche pour presque tout faire sur le terrain. Déjà très précieux pour son équipe lorsqu’il est sur le terrain, il doit néanmoins encore épurer son jeu et sa conduite de balle qui amène encore pas mal de turnovers, même si ses teammates sont loin d’être irréprochables.

    (SG) Kemba Walker (4ème participation) – Boston Celtics
    46 matchs : 21.8pts (42.9% – FG, 38.8% – 3pts) / 4.1rbd / 5ast / 1stl (32.2mn)

    Pour sa quatrième participation pour le All-Star Game, Kemba Walker a été plébiscité par les votants, seulement devancé (nettement) sur le vote du public par Trae Young. Très discret lors de ses trois premières apparitions, on espère vivement voir le nouveau meneur des Celtics dans un rôle et une forme digne de son talent. Opposé à son partenaire aux C’s, Jayson Tatum, KW8 va occuper pour la seconde fois une place de starter.

    Arrivé cette saison dans la peau du joueur providentiel pour faire oublier Kyrie Irving parti à Brooklyn, l’ancien hornet s’est vraiment bien acclimaté au vestiaire et au style de jeu développé par Boston. Légèrement moins utilisé qu’à Charlotte, le meneur n’en reste pas moins une solution en attaque très précieuse pour Brad Stevens qui peut désormais compter sur un trio (quatuor même) offensif de feu. Plus efficace avec son tir et capable de prendre feu comme à Indiana en décembre, c’est surtout sur ses qualités de manieur de ballon et sur la pression offensive qu’il exerce sur les adversaires que Kemba Walker se met en évidence. Dans un système plutôt solide en défense, ses qualités en un-contre-un en défense sont également intéressantes.

    (SF) Pascal Siakam (1ère participation) – Toronto Raptors
    44 matchs : 23.5pts (45.8% – FG, 36.2% – 3pts) / 7.5rbd / 3.5ast / 1stl / 0.9blk (35mn)

    Ce fut l’une des révélations de la saison dernière et des finales remportées par les Raptors face à Golden State, c’est encore une révélation cette saison. Terminant troisième des votants pour le ASG (mais deuxième pour les votes du public devant Embiid) dans la catégorie du frontcourt, Pascal Siakam fait une entrée fracassante dans ce starting five pour sa toute première sélection et défendra donc les couleurs de la Team Giannis, au côté de son coéquipier Kyle Lowry, dans un roster très costaud sur le plan athlétique.

    Devenu cette saison le patron des Rap’s depuis le départ de Kawhi Leonard, Spicy P a encore passé un cap dans le jeu et prend désormais une dimension aussi exceptionnelle que fulgurante. En lice en début de saison pour le titre du MVP, le camerounais est également un sérieux candidat à sa propre succession pour la meilleure progression de l’année. Son utilisation et ses prédispositions à tenir le ballon en font un joueur ultra complet, doté d’une bonne adresse et d’un sens inné pour la défense. Nul doute que son association avec Embiid devrait faire des étincelles.

    (PF) Giannis Antetokounmpo (4ème participation) – Milwaukee Bucks (Capitaine)
    48 matchs : 30pts (54.9% – FG, 31.3% – 3pts) / 13.5rbd / 5.8ast / 1.1stl / 1.1blk (30.9mn)

    Arrivé en tête des votes pour les fans, les joueurs et les médias pour les joueurs du frontcourt à l’Est, on retrouve logiquement le Greek Freak dans la peau du capitaine de cette équipe. Il s’agit de sa quatrième sélection pour le match des étoiles et nul doute que le MVP de la saison régulière va tout faire pour nous sortir une performance XXL. L’an dernier déjà le joueur avait terminé avec 38 points, 11 rebonds et 5 passes et des tirs à trois points en veux-tu en voilà, mais avec une défaite au bout du compte et un trophée de MVP remis à Kevin Durant.

    Côté performance et forme actuelle, Giannis est impressionnant cette année. Disposant désormais d’un tir longue distance correct dans son large arsenal offensif, le joueur est tout simplement innarêtable dans le jeu, notamment en contre-attaque et dans la raquette, inscrivant au passage plus de points en moins de temps qu’il lui en fallait l’an passée pour y parvenir. Bref si les Bucks sont solidement installés à la 1ère place des bilans de la ligue, ils le doivent en très grande partie à leur MVP qui semble bien parti pour conserver sa couronne.

    (C) Joel Embiid (3ème participation) – Philadelphia 76ers
    39 matchs : 22.9pts (46.6% – FG, 33.6% – 3pts) / 11.9rbd / 3.2ast / 0.8stl / 1.4blk (30.5mn)

    Habitué du rendez-vous depuis sa saison sophomore, le Process est arrivé second derrière son capitaine dans les votes pour cette année, ce qui traduit une popularité indéfectible autour du joueur. Alors qu’il va honoré sa troisième sélection en affrontant son coéquipier Ben Simmons, Joel Embiid sera un renfort de choix pour la Team Giannis pour décrocher une première victoire face à la Team LeBron. L’an dernier le joueur ne s’était guère mis en évidence avec seulement 10 points et 12 rebonds.

    Mais cette saison, le 76er éprouve toutes les peines du monde pour retrouver son niveau passé et devenir ce joueur dominant que tout le monde attend. Même si son impact dans les raquettes et en défense reste impressionnante, son adresse en berne et son manque de constance dans les matchs cette saison peuvent expliquer la position qu’occupe actuellement Philadelphie en championnat. Absent pendant presque tout le mois de janvier, on espère revoir très rapidement un Embiid conquérant et capable d’emmener ses Sixers dans le Top 4 de la conférence.

    Backcourt

    (PG) Kyle Lowry (6ème participation) – Toronto Raptors
    43 matchs : 19.6pts (42% – FG, 35.7% – 3pts) / 4.7rbd / 7.6ast / 1.2stl (36.5mn)
    (SG) Donovan Mitchell (1ère participation) – Utah Jazz
    53 matchs : 24.3pts (45.7% – FG, 36.3% – 3pts) / 4.3rbd / 4.3ast / 1.1stl (34.4mn)

    Frontcourt

    (SF) Khris Middleton (2ème participation) – Milwaukee Bucks
    47 matchs : 20.4pts (50.1% – FG, 43.8% – 3pts) / 6.1rbd / 4.3ast / 1stl (29.6mn)
    (SF) Jimmy Butler (5ème participation) – Miami Heat
    46 matchs : 20.6pts (45.7% – FG, 24.8% – 3pts) / 6.8rbd / 6.1ast / 1.8stl (34.4mn)
    (SF) Brandon Ingram (1ère participation) – New Orleans Pelicans
    47 matchs : 24.9pts (47.3% – FG, 40% – 3pts) / 6.4rbd / 4.2ast / 1stl / 0.7blk (34.1mn)
    (C) Bam Adebayo (1ère participation) – Miami Heat
    54 matchs : 15.8pts (57.9% – FG) / 10.4rbd / 4.9ast / 1.2stl / 1.2blk (34.5mn)
    (C) Rudy Gobert (1ère participation) – Utah Jazz
    52 matchs : 15.6pts (68.9% – FG) / 14.6rbd / 1.5ast / 0.7stl / 1.9blk (34.6mn)

  • Ce qu’il faut retenir du Rising Star Challenge

    Ce qu’il faut retenir du Rising Star Challenge

    Comme à chaque All-Star Weekend, les jeunes talents de la ligue ont l’honneur d’ouvrir les festivités, et ce n’est que depuis 2015 que la formule USA vs World est mise en place. Bien que l’étiquette ait changé, le produit reste le même avec une faible intensité de jeu, une défense allégée et un concours de dunk improvisé dans les dernières minutes. Néanmoins, il est toujours intéressant d’observer le futur de la ligue rassemblé le temps d’une soirée, voici ce que l’on peut retenir.

    Miles Bridges soulevant son trophée de MVP
    Dennis Wierzbicki-USA TODAY Sports

    L’équipe USA réalise donc le back to back en remportant ce match 151-131 (Boxscore). Une victoire qui remet les deux formations à égalité avec six victoires de chaque côtés. Au cours de ce match, les joueurs n’ont tenté que 88 tirs à 3pts soit le plus faible total depuis 2016 avec 84 unités. En dépit d’un match avec très peu d’intérêt, nous avons tenu à retenir les meilleurs moments de cette rencontre de gala.

    Moment gênant : le dribble de Trae Young entre les jambes de RJ Barrett

    Le match est tout juste commencé que le meneur de Hawks lance déjà les « hostilités » avec ce ballon passé entre les jambes du pauvre RJ Barrett. Un tour de magie qui l’emmène tout droit vers le cercle avec un lay-up sans adversité. Pourtant, on sentait le Knick vouloir défendre un minimum.

    Machine à Highlights: ils ont alimenté le Top 10

    S’il y avait bien une raison de suivre cet évènement, c’est bien sûr la présence des deux premiers choix de la draft 2019: Ja Morant et Zion Williamson. Bien sûr, la combinaison de la vison de jeu de Ja aux qualités de finisseur de Zion génère forcément de belles actions! Showtime!

    Oubliez le tir à 3pts, et martyrisez le cercle!

    Le meneur des Grizzlies n’est pas connu pour son aptitude à arroser de loin, par conséquent, il est primordial pour lui d’aller chercher ses points dans la raquette et pour notre plus grand bonheur, il le fait avec style, comme sur ce dunk à 360°.

    Dans le même genre mais dans un tout autre style, on retrouve Zion et ses 130kg qui n’accordent aucune pitié pour ce pauvre panneau qui ne peut résister face à une telle violence.

    Tragic Johnson Alert : Josh Okogie

    Le Rising Star Challenge est toujours le théâtre de gestes spectaculaires mais aussi d’actions complètement râtées par un jeune joueur ambitieux. Et cette nuit, c’est l’arrière nigérien des Wolves qui a retenu notre attention avec la tentative d’une « T-Mac » suivie d’une passe directement entre les mains d’un défenseur adverse.

    La belle image de la soirée: Trae Young et Luka Doncic

    Capture d’écran NBA League Pass via parlons-basket.com

    Cette rencontre fut également le moment de se rappeler que deux futurs All-Star titulaires ont foulé le parquet. Luka Doncic et Trae Young ont déjà une histoire commune suite à ce trade le soir de la draft 2018 qui envoya Young à Atlanta et Doncic à Dallas. Les deux joueurs sont souvent comparés, et beaucoup sont nombreux à vouloir déterminer un vainqueur dans ce trade. Mais cette nuit, suite à un 3pts du logo (et au buzzer!) du slovène, les deux joueurs nous ont offert la plus belle image de la soirée, et peut-être même du weekend.

    Instant No « D »: le drive de Doncic à 2Km/h

    Cela va de soit que Rising Star Challenge = No Defense, en voici l’illustration parfaite avec un Luka Doncic qui va tranquilement placer un tir en course comme à l’entraînement, sans forcer et avec un saut dépassant à peine les 10cm de hauteur.

    La connexion canadienne

    C’est l’histoire de la soirée, quatre canadiens étaient présents au cours de ce match, et en même temps sur le parquet! Tout d’abord, l’action démarre bizarrement par un tir à 3pts dans le corner de Nickeil Alexander-Walker (main gauche!!), Shai Gilgeous-Alexander (le cousin), récupère ce ballon pour le donner à RJ Barrett qui décale ensuite pour un Brandon Clarke toujours bien placé afin d’écraser le ballon dans le cercle!

    Le concours de dunk improvisé en fin de match

    Il s’agit d’un petit rituel à la fin d’un match généralement plié. Les différents acteurs encore sur le terrain s’autorisent un petit concours de dunks. Les envolées de Clarke et de Barrett sont réussies, en revanche, Zion et Ja ont manqué de concrétiser des figures spectaculaires que le public n’aurait pas manqué d’apprécier.

    Le MVP : Miles Bridges, 20′ 20pts, 5rds, 5pds, 3ints, +33

    Alors que l’équipe « World » a mené jusqu’à la fin du 3e quart-temps, l’équipe USA s’est réveillée dans le sillage des Hornets Miles Bridges et Devonte’ Graham. Le N°0 sera d’ailleurs élu MVP de la rencontre avec seulement 20 points, soit le plus faible total depuis John Wall en 2011 (12pts). En revanche, l’ailier n’a pas manqué de nous offrir de superbes highlights dont une spéciale « T-Mac »!

    https://twitter.com/ComplexSports/status/1228522552806563840

    Des dunks de folies, des 3pts venus d’ailleurs et des sourires, voici ce que l’on a pu retenir de cette première soirée d’un week-end festif. Place maintenant aux différents concours dans la nuit de samedi à dimanche.

  • Preview – All-Star Game 2020 : Une pluie d’étoiles & d’hommages (première partie)

    Preview – All-Star Game 2020 : Une pluie d’étoiles & d’hommages (première partie)

    Ce week-end se tiendra au United Center de Chicago, la 69ème édition de l’évènement basket le plus suivi de la planète. Organisé sur trois jours du 14 au 16 février, le All-Star Game de cette année promet d’être exceptionnel pour plusieurs raisons. Pour cette occasion, ClutchTime vous propose une petite revue des festivités et des différentes têtes d’affiche qui seront présentes pour ce rendez-vous annuel à ne pas manquer.


    NBA.com

    Le All-Star Game 2020 aura une saveur à la fois douce et amère ce week-end. Organisé pour la troisième fois à Chicago, la première fois au United Center, l’évènement sera l’occasion de rendre un dernier grand et bel hommage aux personnalités disparus en ce début d’année, David Stern décédé le 1 janvier à 77 ans et Kobe Bryant disparu tragiquement le 26 janvier dernier dans un accident d’hélicoptère aux côtés de sa fille Gianna et de sept autres personnes.


    Nouvelle édition et nouveau format

    Les organisateurs ont revu leur copie pour le match des étoiles qui clôturera ce week-end de festivités. Après plusieurs éditions marquées par des orgies au scoring, l’évènement le plus attendu de l’année hors-playoffs s’était peu à peu transformé en simple spectacle d’adresse dans une rencontre vidée de son essence même : le jeu. Et quoi de mieux que d’apporter de l’intensité des deux côtés du terrains pour rendre un dernier hommage à celui qui fut l’un des compétiteurs les plus acharnés que la ligue ait porté, Kobe Bryant, le « Black Mamba« .

    source : Getty Images

    Pour redonner de l’intérêt aux spectateurs et aux joueurs, la ligue a donc décidé de changer la façon de comptabiliser les scores puisque les deux équipes débuteront chacun des trois premiers quart-temps à 0-0 avec à la clé un chèque de 100 000$ reversé pour une association caritative de la ville par le vainqueur de chaque période. Les scores des trois premiers quart-temps seront ensuite additionnés pour le dernier acte du match dont la durée sera fixée en fonction d’un total de points à inscrire, cette année ce sera 24 (le numéro porté par Kobe aux Lakers). Exemple, si l’équipe qui arrive en tête à l’issue des trois premiers 1/4 temps est à 100 points inscrits pour 90 encaissés, elle devra inscrire 24 points supplémentaires pour gagner le match, tandis que l’équipe à la traîne devra en inscrire 34, tout ceci sans aucune limite de temps. La première équipe à y parvenir remportera ainsi la rencontre et 200 000$ supplémentaire pour le caritatif, au terme d’un dénouement que l’on espère épique. Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué n’est-ce pas ?

    Ce nouveau format original, mais néanmoins farfelu, s’inspire des règles du Elam Ending, nom donné par John Elam, professeur de l’Université de Ball State à Muncie (Indiana) qui a édicté cette règle, et que le président de l’association des joueurs de la ligue, Chris Paul, avait vivement recommandé après avoir découvert ce concept lors du Basketball Tournament (TBT) auquel il avait prit part en 2019.

    Un hommage assumé à la mémoire de Kobe Bryant à n’en pas douter, mais on espère surtout voir les acteurs sur le terrain se défoncer un peu plus sur chaque possession (sans partir dans une dépense d’énergie digne des Finales), ce qui rendrait déjà un très grand hommage au Laker. L’idée de ce format serait donc de faire la part belle à la défense et à ses adeptes (l’occasion pour notre Rudy de se mettre en évidence), mais également d’y ajouter un ou plusieurs enjeux indépendamment du show auquel on est habitué depuis plusieurs années. Une façon en quelque sorte de conforter l’image de la NBA en tant que ligue novatrice, qui reste rarement impassible aux changements liés au temps et aux attentes de son public.


    NBA All-Star Celebrity Game

    samedi 01h00 du mat’
    source : NBA – Getty Images

    Pour faire une présentation simplifiée de ce premier match, le NBA All-Star Celebrity Game met en vedette des retraités de la NBA, joueuses professionnelles et autres athlètes aux côtés d’artistes aussi divers que variés (chanteurs, musiciens, acteurs ou comédiens) et dont la plupart sont originaires des villes hôtes de l’évènement. La première édition de ce match de gala s’est tenue à Atlanta (Georgie) lors du All-Star Game 2003 et se déroule la plupart du temps en ouverture du All-Star Week-end, 48h avant le match des étoiles.

    Cette année pour la 18ème édition les fans auront l’occasion de voir dès vendredi la très populaire gymnaste Katelyn Ohashi aux côtés des deux rappeurs Quavo et Chance the Rapper (ainsi que son frère), côtoyer la vedette des Las Vegas Aces, A’ja Wilson (WNBA), l’ancien NBAer Darius Miles ou encore l’ex-defensive tackle des 49ers Anthony Adams , devenu acteur depuis. Pour faire face à la Team de Stephen A. Smith (célèbre commentateur d’ESPN), son homologue Michael Wilbon (ESPN) pourra compter dans ses rangs sur la légende du rap chicagoan, Common, la meneuse vedette des Los Angeles Sparks, Chelsea Gray, le chanteur Bad Bunny, l’ex-Knicks Quentin Richardson ou encore le MVP sortant Famous Los.
    Les effectifs complets sont disponibles ici !


    NBA Rising Stars Game

    samedi 03h00 du mat’
    source : NBA.com

    Autrefois connu sous l’appellation du « Rookie Game« , le match oppose désormais une sélection de Rookies à des Sophomores depuis la saison 1999-00. Sélectionnés de manière aléatoire au départ, la formule a beaucoup évoluée depuis sa création en 1994 pour finalement laisser place à un match entre une Team USA, composée uniquement de joueurs américains et une Team World, composée uniquement de joueurs non-américains (merci Captain Obvious !)

    Même si les critères de sélections restent assez éloignés du système de vote pour les All-Star (ce sont les entraîneurs assistants qui choisissent les joueurs), chaque équipe doit sélectionner au moins trois rookies et trois sophomores, et présenter un effectif composé de quatre arrières-meneurs, quatre intérieurs (pivots ou ailiers forts) et deux swingmen (même si là aussi, la logique n’est pas toujours respectée). Point notable néanmoins, la rencontre se dispute selon les règles du basket universitaire avec deux mi-temps de vingt minutes chacune (et des prolongations de cinq minutes).

    Historiquement cette rencontre marque un point de passage important pour les jeunes joueurs de la ligue, une sorte d’anti-chambre du All-Star Game, auquel plusieurs jeunes ambitionnent d’y participer un jour. Cette année on retrouvera la crème de la crème des jeunes pousses malgré les forfaits de Wendell Carter Jr. et Tyler Herro (remplacés par le revenant Zion Williamson et le meneur des Cavs Collin Sexton).

    Team USA

    source : NBA.com
    Rookies
    (PG) Ja Morant (20 ans) – Memphis Grizzlies
    48 matchs : 17.6pts (49.3% – FG, 35.8% – 3pts) / 3.5rbd / 7.1ast / 1stl (29.9mn)

    Sélection on ne peut plus logique du meneur des Grizzlies qui réalise une saison rookie très solide et qui porte pour l’instant avec Jaren Jackson Jr. la franchise à une huitième place assez inattendue (28-26) à l’Ouest. De par ses qualités athlétiques, sa palette offensive et défensive spectaculaire et une adresse solide, l’ancien joueur de Murray State semble être le mieux placé pour remporter le trophée de Rookie de la saison 2019-20.

    (SG) Kendrick Nunn (24 ans) – Miami Heat
    51 matchs : 15.3pts (43.9% – FG, 34.1% – 3pts) / 2.7rbd / 3.5ast / 0.9stl (30mn)

    Un arrière plus tout jeune mais qui reste la plus belle trouvaille du Heat cette saison. Joueur non-drafté, Erik Spoelstra nous a sorti l’arrière tout droit de la G-League et des Santa Cruz Warriors avec qui il scorait près de 20 points par rencontre l’an dernier. Désormais titulaire à l’arrière, le natif de Chicago a la lourde de tâche d’occuper le poste d’un Dwyane Wade retraité depuis l’an dernier, mais semble bien parti pour s’imposer en Floride comme un successeur convaincant, même si ses prestations du mois de février sont moins clinquantes.

    (PF) Zion Williamson (19 ans) – New Orleans Pelicans
    9 matchs : 21pts (57.6% – FG, 40% – 3pts) / 7.7rbd / 2.3ast / 0.8stl (27mn)
    (PF) Eric Paschall (23 ans) – Golden State Warriors
    50 matchs : 13.2pts (48.2% – FG, 28.2% – 3pts) / 4.7rbd / 1.7ast (26.7mn)
    (PF) P.J. Washington (21 ans) – Charlotte Hornets
    47 matchs : 11.7pts (46.3% – FG, 37.6% – 3pts) / 5.5rbd / 2ast / 0.9stl / 0.8blk (30.1mn)
    Sophomores
    (PG) Devonte’ Graham (24 ans) – Charlotte Hornets
    54 matchs : 18.1pts (37.9% – FG, 37.4% – 3pts) / 3.6rbd / 7.8ast / 0.9stl (35.2mn)

    Il s’agit à coup sûr d’une des progressions les plus fulgurantes de la saison en cours. le meneur des Hornets profite du départ de Kemba Walker pour se mettre en évidence et bluffe tout le monde sur son passage. Motivé comme jamais et capable de prendre feu aux tirs, l’ancien Jayhawks de Kansas est pressenti comme un candidat sérieux au titre de MIP de la saison. Même s’il doit encore travailler son adresse, il parvient à rendre la saison des Hornets moins terne par son culot et son état d’esprit.

    (PG) Collin Sexton (21 ans) – Cleveland Cavaliers
    54 matchs : 19.8pts (46% – FG, 36.5% – 3pts) / 3.2rbd / 2.7ast / 1stl (32.2mn)

    Remplaçant du joueur du Heat, Tyler Herro, le meneur des Cavs mérite tout autant sa place au RSG. En dépit d’un bilan famélique avec Cleveland et une adaptation compliquée par les égos de certains cadres, le jeune Collin se démarque par son adresse et sa régularité au scoring qui sauve les fesses quelque fois de la franchise de l’Ohio. Destiné à prendre les rênes de l’équipe, aux côtés des jeunes Darius Garland et Kevin Porter Jr., l’ancien meneur des Crimson Tide d’Alabama étonne par son sérieux même s’il doit encore prendre du relief dans le jeu.

    (PG) Trae Young (21 ans) – Atlanta Hawks
    50 matchs : 29.7pts (44.3% – FG, 36.9% – 3pts) / 4.4rbd / 9.2ast / 1.2stl (35.2mn)
    (SF) Miles Bridges (21 ans) – Charlotte Hornets
    54 matchs : 21pts (49.3% – FG, 35.8% – 3pts) / 3.5rbd / 7.1ast / 1stl (29.9mn)
    (C) Jaren Jackson Jr. (20 ans) – Memphis Grizzlies
    52 matchs : 17.1pts (46.8% – FG, 39.7% – 3pts) / 4.8rbd / 1.4ast / 1.7blk (28.1mn)

    Team World

    source : NBA.com
    Rookies
    (SG) RJ Barrett (19 ans) – New York Knicks
    45 matchs : 13.6pts (38.8% – FG, 31.8% – 3pts) / 5.1rbd / 2.4ast / 1stl (30.5mn)

    L’un des quatre canadiens présents au RSG, Barrett connaît des débuts compliqués dans la peau du jeune rookie pétri de talent que les Knicks ont drafté. Avec un coaching peu reluisant et un rôle encore mal défini, l’ancien Blue Devils éprouve des difficultés à prendre ses marques dans un groupe aussi instable qu’incohérent. Reste néanmoins que le fils de Rowan Barrett nous offre un bel aperçu de sa palette technique, capable de tout faire sur le terrain, en attaque du moins, avec plus ou moins de réussite.

    (PF) Rui Hachimura (22 ans) – Washington Wizards
    30 matchs : 13.9pts (48.7% – FG, 23.6% – 3pts) / 6rbd / 1.5ast / 0.7stl (28.8mn)

    Le natif de Toyama au Japon profite cette saison des manques de forwards à Washington pour réaliser des matchs convaincants. En dépit d’un tir à 3pts très peu utilisé (les autres s’en chargent pour lui), l’ancien joueur de Gonzaga se montre très efficace dès qu’il s’agit d’attaquer le cercle et de prendre des pull up à mi-distance. Doté d’un physique impressionnant, il est l’une des rares satisfactions côté Wizards cette saison.

    (SG) Nickeil Alexander-Walker (21 ans) – New Orleans Pelicans
    41 matchs : 5.1pts (33.9% – FG, 34.2% – 3pts) / 2rbd / 1.8ast (12.2mn)
    (PF) Brandon Clarke (23 ans) – Memphis Grizzlies
    47 matchs : 12.3pts (62.3% – FG, 42% – 3pts) / 5.7rbd / 1.4ast / 0.8blk (21.8mn)
    Sophomores
    (SG) Shai Gilgeous-Alexander (21 ans) – Oklahoma City Thunder
    54 matchs : 19.5pts (46.6% – FG, 35.1% – 3pts) / 6.1rbd / 3.1ast / 1.2stl (35.5mn)

    Également candidat au trophée de la meilleure progression de l’année, SGA a su parfaitement prendre ses responsabilités dans le back court d’OKC au côté de CP3. Résultat le Thunder se retrouve à la 7ème place à l’Ouest au coude à coude avec les Mavericks. Même s’il doit encore progresser sur la sélection de ses tirs, il en reste pas moins un joueur d’avenir très précieux pour la franchise orpheline de Russell Westbrook mais qui peut désormais reconstruire autour du canadien.

    (C) Deandre Ayton (21 ans) – Phoenix Suns
    23 matchs : 18.7pts (53.9% – FG, 80.4% – FT) / 12rbd / 2.2ast / 0.7stl / 1.6blk (33mn)

    Suspendu pour dopage en début de saison, le joueur des Suns est revenu plus revanchard que jamais en janvier pour aller chercher sa place au RSG. Et elle est méritée tant le joueur est redevenu une solution de choix en attaque pour Phoenix mais également pour ses qualités défensives pour tenir une raquette très en difficulté toute la saison. Même si Phoenix semble avoir abandonné son rêve de playoffs, nul doute que le bahaméen va encore élever son niveau de jeu. dans les années à venir.

    (PG) Luka Dončić (20 ans) – Dallas Mavericks
    44 matchs : 28.9pts (46.5% – FG, 32.3% – 3pts) / 9.5rbd / 8.7ast / 1stl (32.8mn)
    (SG) Josh Okogie (21 ans) – Minnesota Timberwolves
    51 matchs : 8.6pts (41.2% – FG, 25% – 3pts) / 4.4rbd / 1.6ast / 1.1stl (24.4mn)
    (SF) Sviatoslav Mykhailiuk (22 ans) – Detroit Pistons
    47 matchs : 8.9pts (43.1% – FG, 42.2% – 3pts) / 1.7rbd / 1.6ast / 0.6stl (22.1mn)
    (C) Moritz Wagner (20 ans) – Washington Wizards
    26 matchs : 11.3pts (59.1% – FG, 36.5% – 3pts) / 5.7rbd / 1.3ast / 0.7stl (20.3mn)

    NBA State Farm All-Star Saturday Night

    dimanche 02h00 du mat’
    source : NBA.com

    Taco Bell Skills Challenge

    Apparu pour la première fois en 2003, au moment où la NBA retravaillait la formule actuelle du All-Star Game, le Skills Challenge ou défi techniques regroupe plusieurs ateliers techniques ballon en main (dribbles, passes et tirs) et de rapidité. Au départ le vainqueur du concours était choisi en fonction d’un temps de passage lorsque ce dernier effectuait l’intégralité du parcours. Depuis 2003, la formule reste la même :
    1er atelier : dribbler entre cinq obstacles
    2ème atelier : réaliser une passe dans un panier renversé
    3ème atelier : remonter le terrain en dribblant en terminant avec un lay up
    4ème atelier : terminer avec un tir derrière la ligne

    Ce concours a notamment vu les plus grands techniciens y prendre part au fil des éditions de Steve Nash (x2) et Dwyane Wade (x2) à Stephen Curry, Damian Lillard (x2) et même Tony Parker, vainqueur en 2012.

    La seule différence majeure reste l’opposition, puisque depuis 2015 le concours se présente désormais sous la forme d’un Un-contre-Un, les participants sont répartis dans un tableau et progressent ainsi jusqu’en finale. Pour éliminer un participant, le premier joueur à réaliser les quatre ateliers lors de chaque opposition se qualifie et accède en demi-finale puis en finale, éliminant les concurrents au fur et à mesure. Pour cette édition 2020, on retrouve dans les starting-blocks les deux derniers vainqueurs du concours, Jayson Tatum (2019) et Spencer Dinwiddie (2018), mais également Patrick Beverley (vainqueur en 2015) et pas mal de nouvelles têtes, l’occasion pour nous d’admirer la vitesse d’un SGA (qui remplace Derrick Rose forfait) ou le touché de balle d’un Bam Adebayo qui pourrait succéder à Karl-Anthony Towns et Kristaps Porziņģis, seuls intérieurs sacrés en 2016 et 2017.

    Participants

    (PF) Bam Adebayo (22 ans) – Miami Heat
    (PG) Patrick Beverley (31 ans) – Los Angeles Clippers
    (SG) Spencer Dinwiddie (26 ans) – Brooklyn Nets
    (SG) Shai Gilgeous-Alexander (21 ans) – Oklahoma City Thunder
    (SF) Khris Middleton (28 ans) – Milwaukee Bucks
    (C) Domantas Sabonis (23 ans) – Indiana Pacers
    (PF) Pascal Siakam (25 ans) – Toronto Raptors
    (SF) Jayson Tatum (21 ans) – Boston Celtics

    Mountain Dew 3-Point Contest

    source : USA Today

    Bien que le nombre de participants ait évolué au fil des décennies, le concours de tirs à trois points est resté néanmoins le plus fidèle à ses origines. En même temps que peut-on attendre et espérer de plus, d’une chose aussi simple que d’inscrire le plus de paniers de derrière la ligne. Crée en 1986 à l’occasion du All-Star Game de Dallas, le 3-Point Contest est sans aucun doute aussi emblématique et authentique que son alter ego le Slam Dunk Contest, introduit définitivement au programme deux ans plus tôt.

    Le principe est très simple, les huit concurrents disposent d’une minute pour rentrer un maximum de tirs depuis cinq spots équidistants, disposés tout autour de la ligne des trois points. Chaque joueur aura à sa disposition cinq ballons « in the racks », quatre comptant pour un point chacun, et un dernier, le « moneyball », qui vaut deux points. Soit un total de 25 ballons pour un score maximal de 30 points qu’un concurrent pourra inscrire. Toutefois depuis 2014 et l’émergence du tir à trois points dans l’arsenal offensif des joueurs, l’un des cinq chariot de ballons contient désormais cinq moneyballs au lieu d’une, offrant au concurrent la possibilité d’inscrire 4 points supplémentaires et le choix du placement de ce dernier sur la ligne.

    Autant vous le dire tout de suite, aucun joueur n’a réussi à faire le 100% d’adresse mais il est vrai que depuis près d’une décennie, tous les vainqueurs qui se sont succédés sont rarement descendus en dessous des 20 points. Parmi les grands noms ayant participé au concours, le plus célèbre d’entre eux restera sûrement Larry Bird, triple vainqueur lors des trois premières éditions (dont une en survêt’) et qui sera resté pendant huit ans le seul joueur à avoir dépassé la barre des 20 points (22 en 1986), avant d’être détrôné par Mark Price (double vainqueur) en 1994. Les grands noms se sont succédés tels Jeff Hornacek, Ray Allen, Peja Stojaković, Dirk Nowitzki, et même Paul Pierce. Avec la prise de pouvoir ces dernières années des gâchettes from the logo, on retrouve logiquement des vainqueurs comme Stephen Curry, Klay Thompson, Kyrie Irving ou encore Devin Booker, actuel détenteur du record de points du concours (28).

    Cette année le tenant du titre Joe Harris (40.8% d’adresse et six tentatives par match en moyenne cette saison) aura fort à faire avec face à lui des pointures comme le letton Dāvis Bertāns (42.4% d’adresse, huit tentatives par match cette saison), Duncan Robinson (43.8% d’adresse, huit tentatives par match cette saison) ou encore les feu-follets Trae Young et Devonte’ Graham (36.9% et 37.4% d’adresse respectivement avec plus de neuf tentatives par match cette saison !).

    NB : Suite au forfait de Damian Lillard, blessé à l’aine, le meneur des Blazers pourrait se retirer du concours (place à pourvoir).

    Participants

    (PF) Dāvis Bertāns (27 ans) – Washington Wizards
    (PG) Devonte’ Graham (24 ans) – Charlotte Hornets
    (SG) Joe Harris (28 ans) – Brooklyn Nets
    (SG) Buddy Hield (27 ans) – Sacramento Kings
    (SG) Zach LaVine (24 ans) – Chicago Bulls
    (PG) Damian Lillard (29 ans) – Portland Trail Blazers * (remplacé par Devin Booker)
    (PF) Duncan Robinson (25 ans) – Miami Heat
    (PG) Trae Young (21 ans) – Atlanta Hawks

    source : NBA.com

    AT&T Slam Dunk Contest

    source : Inside Basket

    Pour finir en beauté, il s’agit du concours le plus emblématique et le plus virevoltant de ce week-end All-Star, je veux bien sûr parler du Slam Dunk Contest. Apparu pour la première fois en 1976 lors du dernier All-Star Game de la ABA (ligue concurrente dans les années 60 et 70), c’est lors de la fusion des deux ligues la même année que la NBA décida de se lancer à son tour afin de capitaliser sur sa popularité naissante (tout comme le H.O.R.S.E la saison suivante). Julius Erving, premier et dernier vainqueur du concours en ABA, fait partie d’une liste de 22 joueurs (un joueur par équipe) retenus par la ligue pour ce concours. Le vainqueur sera Darnell Hillman des Indiana Pacers mais le concours disparaîtra avant de faire son retour en 1984. Pour l’heure on va laisser de côté la partie technique et se focaliser sur les quelques règles du concours.

    Le déroulé de ce concours est assez simple mais demeure le plus spectaculaire et le plus suivis des trois. Devant un jury composé de cinq personnalités du basket (plus ou moins actuelles), quatre joueurs se succèdent lors d’un premier tour, où ils devront réaliser deux dunks. Chaque dunk se verra attribué une note sur dix par les membres du jury et les deux notes cumulées permettront d’accéder ou pas au run final en fonction du score obtenu au premier tour (50 points maximum par dunk). Les deux meilleurs scores cumulés accèdent donc à la finale et débloquent deux tentatives de dunk supplémentaires, toujours notées sur le même principe. Celui qui obtient la meilleure note cumulée remporte le trophée de meilleur dunkeur de l’année.

    Citons pêle-mêle les vainqueurs de ce concours en commençant évidemment par le premier vainqueur officiellement inscrit sur les tablettes de la ligue, Larry Nance (senior) des Phoenix Suns en 1984 devant notamment Julius Erving et Dominique Wilkins. D’ailleurs on va retrouvé le Hawks durant cet âge d’or, remportant les éditions 1985 et 1990, obtenant par la même occasion le surnom de « The Human Highlight Film », et ayant été au coeur d’une rivalité avec un certain Michael Jordan, His Airness raflant les éditions 1987 et 1988. le meneur de jeu de poche des Hawks et partenaire du Do’, Spud Webb (1m70) marquera lui aussi de son empreinte ce concours en remportant le trophée en 1986.

    Puis viennent évidemment les années 90 et leur lots de participants d’exceptions tels Cedric Ceballos, Shawn Kemp, Harold Miner ou encore Isaiah Rider et même Kobe, puis les millénials avec le doublé de Jason Richardson (2002, 2003), le concours stratosphérique de Vince Carter (2000), les victoires de Josh Smith (2005), Nate Robinson (2006, 2009 et 2010) et Dwight Howard (2008). Puis petit à petit le concours a perdu en créativité et en impact avec son image à coup de sponsors en veux-tu en voilà. Du coup à l’exceptions de quelques grands crus sur le tard (2015, 2016), la dernière décennie est loin de faire honneur à son illustre curriculum.

    Pour cette année, aucun des quatre concurrents n’étaient présents l’an dernier à Charlotte (remporté par Hamidou Diallo). Aaron Gordon, 2ème en 2016 va tenter de remporter enfin la mise tout comme le bondissant Derrick Jones Jr. (2017), tandis que la surprise de dernière minute Pat Connaughton tentera de justifier sa présence aux yeux du jury. Mais si il y a bien un joueur qui a beaucoup fait parler de lui au moment de l’annonce des participants, c’est bien évidemment Dwight Howard, de retour au All-Star Game (et dans le basket par la même occasion) cette saison, Howard veut prouver qu’à 34 ans, le pivot en a encore suffisamment dans les gambettes pour aller chercher un deuxième trophée et montrer à la jeune garde de quel bois est fait le Superman.

    Participants

    (SG) Pat Connaughton (27 ans) – Milwaukee Bucks
    (PF) Aaron Gordon (24 ans) – Orlando Magic
    (C) Dwight Howard (34 ans) – Los Angeles Lakers
    (SF) Derrick Jones Jr. (22 ans) – Miami Heat

  • Notre analyse de la Trade Deadline 2020

    Notre analyse de la Trade Deadline 2020

    Jeudi dernier s’est clôturée la Trade Deadline, l’occasion pour ClutchTime de revenir sur plusieurs échanges qui ont marqués ces derniers jours de négociations. Après plusieurs semaines de rumeurs et autres tractations entre franchises afin de récupérer des futurs choix de draft ou bien de compléter son effectif en vue des playoffs, que faut-il retenir de ces mouvements ?

    source : Bryce Wood / Sports Illustrated

    La Trade Deadline 2020

    Les Immanquables

    D-Lo contre Wiggins, un deal Win-Win

    Il s’agit là du plus gros coup de chaud de cette trade deadline 2020. Les Golden State Warriors et les Minnesota Timberwolves se sont finalement entendus sur un échange entre D’Angelo Russell d’un côté et Andrew Wiggins de l’autre. Alors que le nom du meneur était sur toutes les lèvres, c’est finalement les Wolves qui ont tiré le gros lot en attirant le jeune All-Star pour former une ossature avec son intérieur Karl-Anthony Towns, aussi prometteuse qu’excitante. On l’avait d’ailleurs souvent évoqué, mais les deux joueurs sont de grands amis en dehors des parquets et kiffent passer du temps ensemble depuis quelques temps.

    Alors qu’il avait déjà été approché l’été dernier par les Wolves, l’idée pour Tom Thibodeau et Scott Layden est désormais de construire autour de ce duo de calibre All-Star afin de lancer une bonne fois pour toute la franchise sur les bons rails et de futures campagnes de playoffs électriques. La contrepartie peut s’avérer néanmoins assez importante aux yeux des supporters qui perdent un joueur qui tournait à 22 points, 5 rebonds et presque 4 passes par match mais qui faisait néanmoins trop souvent preuve d’irrégularité, assumant difficilement son rôle de leader au côté du KAT, ce que D-Lo semble tailler pour le faire. Pour compenser cet échange les Warriors ont d’ailleurs consenti à céder deux de leurs sophomores, l’arrière Jacob Evans (22 ans) et l’ailier fort Omari Spellman (22 ans), qui affichaient tous deux un temps de jeu compris entre 15 et 20 minutes cette saison. Des profils intéressants mais principalement utilisables comme role players depuis le banc.

    source : Fadeaway World

    Du côté de la Dub Nation, c’est également le jackpot puisque l’équipe récupère un ailier qui colle totalement avec ce dont avait besoin la franchise suite au départ de Kevin Durant. Un profil qui semble également convenir au style de jeu des Warriors et de Steve Kerr qui devrait le mettre dans les meilleures prédispositions et n’hésitera pas à le rappeler à l’ordre s’il connaît une baisse de régime. Andrew Wiggins est un bon défenseur, préférant jouer la carte de la discrétion, il n’a donc pas vraiment l’étoffe d’un franchise player et ça tombe bien c’est le boulot de Stephen Curry. C’est aussi et avant tout un atout offensif unique, lesté de la pression médiatique et du leadership, il s’agit à nos yeux d’une version 2.0 d’un Harrison Barnes en plus prometteur et plus scoreur.

    Désormais pour Golden State il faudra attendre les retours de Curry et Klay Thompson, mais ce futur cinq majeur fait déjà frémir toute la ligue, alors que les triples champions sont dans une période de convalescence forcée, la Dub Nation risque de revenir en force l’année prochaine. Il s’agit maintenant de choper des profils expérimentés, de joueurs vétérans capables d’être autant utiles que sérieux dans le vestiaires. Wiggins débarque dans une organisation saine et propice à son éclosion. Tout est donc réuni pour qu’il puisse s’exprimer pleinement. Dans cette affaire les Warriors se sont également séparés de deux joueurs (cf ci-dessus) pour récupérer le premier tour 2021 des Wolves (protégé) et un second tour 2021. Les Warriors pourront ainsi sûrement récupéré un bon pick (potentiel top 10) utilisé dans la rotation, afin de bâtir un effectif encore suffisamment compétitif pour les prochaines saisons.

    Andre Drummond aux Cavs ou le Trade WTF ?

    Voilà un trade qu’on n’est pas prêt d’oublier tant il est incompréhensible. Alors qu’on s’attendait à voir Tristan Thompson ou Kevin Love quitter le navire afin de se relancer, les deux All-Stars n’ont finalement pas bougé et ont même vu un autre intérieur en perdition les rejoindre, Andre Drummond. Bradé par Detroit, les Cavs n’ont eu qu’à se séparer de leur arrière-meneur Brandon Knight (28 ans) et du pivot John Henson (29 ans) et un second tour de draft 2023. Difficile d’analyser ce mouvement quand on regarde les contreparties tellement elles sont déséquilibrées.

    Du côté des Pistons, les dirigeants ont vraisemblablement préféré laisser partir leur intérieur All-Star, et joueur phare de la franchise de ces cinq dernières années pour une bouchée de pain. Étant donné que les deux joueurs arrivés en contrepartie sont des contrats expirant en fin de saison, on imagine difficilement Detroit re-signer des joueurs aux profils assez discrets cette saison (moins de quinze minutes de jeu en moyenne) et ayant une faible valeur sportive. Les Pistons apparaissent clairement comme les perdants de ce deal et le moral devrait tomber encore bien bas d’ici la fin de saison et même cet été alors que la franchise du Michigan n’a jamais semblé aussi loin de décrocher un spot pour les phases finales à l’Est.

    source : Clutchpoints

    Du côté de l’Ohio les intérêts recherchés par ce trade et les risques pris sont très limités. En récupérant un joueur aussi talentueux et confirmé, même en fin de contrat, les dirigeants des Cavs peuvent tenter un pari à (très) moindre coup pour finir la saison sur une bonne note et pourquoi pas reconstituer un effectif solide en vue de la saison prochaine (en se séparant notamment de Thompson ou de Love). Malgré tout il reste encore pas mal d’interrogation du côté de Cleveland et cette arrivée ne nous permet pas vraiment de statuer sur l’avenir de la franchise, à commencer par ses jeunes, Collin Sexton, Darius Garland, Kevin Porter Jr. ou encore Cedi Osman.

    Drummond a évoqué la possibilité d’activer sa player option (à 28,751,775$) pour la saison prochaine, restant de ce fait à Cleveland pour au minimum une saison, le temps de voir comment les résultats de la franchise et de John Beilein évoluent. Au vue de la Free Agency 2020 qui s’annonce et le faible attrait que représente le marché de Cleveland, il faudra tenter le pari de Dédé Drummond ou poursuivre la reconstruction du groupe autour des jeunes. Dans l’immédiat, l’apport du pivot All-Star va être une source de progrès très vite observable, que ce soit en défense, dans la bataille du rebonds mais également pour permettre à certains joueurs d’avoir du spacing et tenter leur chance de loin. Il s’agit pour le GM Koby Altman d’un moindre risque car même si fiasco il y a, Drummond peut tout à fait partir à court terme sans donner de regrets aux Cavs sur la contrepartie et la franchise étant déjà dans une impasse elle ne pourra pas descendre plus bas qu’elle ne l’est déjà (elle peut s’avérer être une bonne surprise en fin de saison régulière).

    Les Clippers toujours sur la brèche avec la signature de Marcus Morris

    Comme attendus, les Knicks se sont montrés actifs durant cette deadline mais pas vraiment là où on les attendait. Alors que certains espéraient désespérément l’arrivée d’un D’Angelo Russell ou d’un Kyle Kuzma, le board des Knicks s’est finalement contenté de récolter des futurs choix de draft en se séparant qui plus est de leur meilleur élément cette saison, Marcus Morris. Dans l’optique d’une reconstruction de fond en comble, les Knicks ont donc trouvé un accord pour un échange à trois, accueillant dans l’opération l’ailier des Clippers, Moe Harkless. Bien qu’intéressés au départ par Landry Shamet, les Knicks furent gentiment priés d’aller voir ailleurs.

    En contrepartie de « Mook« , les Clippers ont décidé de céder leur premier tour de draft 2020, qui devrait se situé entre la 25ème et la 30ème place, ainsi qu’un second tour 2021 via les Pistons, en plus de Harkless qui arrivera en fin de contrat cet été. Dans l’opération, New York a pu récupérer également les droits sur le joueur ukrainien Issuf Sanon, drafté en 44ème position de la draft 2018 par les Washington Wizards, qui vient s’ajouter au package négocié par les Clippers. Du coup c’est là que les Wizards entrent en scène : Washington récupérant le shooting guard sophomore, Jerome Robinson, les dirigeants de DC ont du échanger le pick 2018 dont il est question ainsi que le meneur Isaiah Thomas (finalement coupé par les Clippers) afin de satisfaire tout ce petit monde.

    source : Clutchpoints

    Au final les Knicks disposent désormais de 7 premiers tours de draft jusqu’en 2023, leur offrant la possibilité, soit de reconstruire en rajeunissant l’effectif autour d’un noyau de young men plein d’avenir (encore faut-il qu’entraîneurs et dirigeants ne fassent pas n’importe quoi), soit dans l’optique de monter un échange avec suffisamment de contreparties pour attirer un ou deux All-Star avec à la clé un très gros chèque. Même si initialement les Knicks se voyaient proposer les rookies Mfiondu Kabengele et Terance Mann, les dirigeants ne voyaient pas d’un très bon oeil l’arrivées de deux nouveaux joueurs, obligeant Mike Miller à se séparer d’un membre du roster actuel pour faire de la place.

    Pour les Clippers il s’agit encore d’un très bon coup réalisé par son président Lawrence Frank. Joueur expérimenté (neuf saisons dans la ligue) et qui reste sur deux campagnes de playoffs consécutives avec les Celtics de Boston, Marcus Morris est le profil de joueur défensif souhaité par Doc Rivers depuis plusieurs semaines. Tandis que Andre Iguodala, un temps évoqué, a fait route, direction la Floride, l’actuel troisième de la conférence Ouest dispose désormais d’un joueur dur sur l’homme en défense, capable de tirer de près comme de loin et qui se mettra au service du collectif en se donnant à fond chaque soir dans les tâches ingrates s’il le faut. Un renfort parfait dans la quête du titre en fin de saison et ce alors que l’effectif reste quasi-inchangé, les Clippers conservant leurs meilleurs atouts offensifs et défensifs.

    Un point de chute pour « Iggy » du côté de la Floride et du Miami Heat

    Comme souvent à l’approche de la trade deadline, le téléphone a chauffé du côté de South Beach ! Qu’il s’agisse de manœuvres financières (Johnson vs Anderson, 2019), d’améliorer le roster (Dragic 2015) ou bien de récupérer la légende (Wade 2018), Pat Riley ne refuse jamais de monter quelques échanges en hiver et cette fois, le Heat a décidé de lier la vision à court terme avec celle à long terme.

    Dans ce deal à trois, Miami met la main sur trois vétérans en provenance de Memphis : deux potentiels « stretchs 4 » dans la dernière année de leur contrat : Jae Crowder, Solomon Hill et un triple champion NBA de 36 ans : Andre Iguodala. Le MVP des Finales 2015 n’a pas encore posé un orteil sur le parquet depuis le Game 6 des dernières Finales mais Riley sait pertinemment qu’il tient là un vrai QI Basket essentiel pour les Playoffs. Miami ne veut pas gâcher les années de Jimmy Butler et c’est à cette condition que le Heat s’est renforcé en défense. Pour s’assurer des services d’Iggy, une prolongation de 2 ans à 30M$ (Team Option sur la dernière année) lui a été proposée.

    source : Clutchpoints

    De son côté, Memphis a réussi à trouver un partenaire pour régler le cas Iguodala, et récupère un Justise Winslow (23 ans) (et Gorgui Dieng en provenance des Timberwolves), venant ainsi compléter une jeune et prometteuse équipe pouvant viser les Playoffs dès cette année. Winslow est plus à l’aise quand il joue meneur, il avait d’ailleurs dominé Memphis et Ja Morant lors du premier match de la saison, néanmoins, il est beaucoup trop souvent blessé et mis à l’écart pour pouvoir prétendre pour le moment à un statut de taulier incontournable. Concernant Dion Waiters, l’arrière vit les pires moments de sa carrière et va devoir retrouver rapidement une autre franchise après avoir été coupé par les Grizzlies.

    Le GM du Heat, spécialiste du salary cap, Andy Elisburg a donc réussi à se libérer de contrats portant sur plusieurs années : Waiters, James Johnson (envoyé à Minnesota) et Winslow, permettant ainsi au Heat d’économiser plus de 41M$ de salaire pour l’intersaison 2020 tout en conservant leur flexibilité pour la fameuse FA 2021. Miami n’a concédé aucun de ces jeunes talents dans cette affaire, ni de choix de draft. Bien sûr, l’arrivée d’un Danilo Gallinari, comme l’indiquait les rumeurs, aurait été la cerise sur le gâteau et aurait fait des hommes de Erik Spoelstra de sérieux candidats pour le titre.

    Le reste des Trades Jeudi dernier


    Ils n’ont pas attendu la dernière minute

    Clint Capela aux Hawks, Robert Covington aux Rockets ! Vous avez dit Small Ball ?
    source : Clutchpoints

    24 heures avant le gong final, Rockets, Nuggets Wolves et Hawks avaient déjà allumé la première mèche en mettant sur pied un deal à quatre pour ne pas perdre plus de temps. Dans cet échange XXL, Houston s’est d’abord séparée de ses pivots de formation Clint Capela (25 ans) et Nenê (37 ans) ainsi que du contrat de Gerald Green (34 ans). En retour les Rockets ciblaient un joueur en particulier semble-t-il, Robert Covington. Le profil Three-and-D du Wolf intéressait particulièrement le duo Daryl MoreyMike D’Antoni, qui n’a pas hésité à lâcher un de ses éléments majeurs en la personne de Capela. Le pivot suisse tournait cette saison quasiment en 14-14-2blk et semblait pourtant bien parti pour entamer une cinquième campagne de playoffs consécutive. Que nenni ! Le voilà désormais aux Hawks d’Atlanta (qui va récupérer également le vétéran brésilien Nenê avant de le couper), formant désormais une raquette jeune et talentueuse au côté de John Collins.

    En contrepartie, les Hawks ont pu vider de leur besace le contrat toxique d’un Evan Turner à Minnesota, ainsi qu’un premier tour de draft 2020 (via Brooklyn) et un second (via Golden State) qui ira aux Rockets. Pour les Wolves, c’est littéralement le chamboule-tout puisque pas moins de quatre joueurs débarquent dans le Minnesota, Turner des Hawks, Malik Beasley, Juan Hernangomez et Jarred Vanderbilt, des joueurs en perdition en provenance de Denver. Les Nuggets dans cette affaire vont récupérer le contrat de Green (Rockets) ainsi qu’un package de joueur des Wolves, Keita Bates-Diop, Shabazz Napier (coupé ensuite) et Noah Vonleh mais surtout le premier tour de draft 2020 des Houston Rockets.


    Un Buyout et ça repart ?

    source : Clutchpoints

    Les Hornets font le ménage

    En choisissant de se séparer à l’amiable, les deux hornets Marvin Williams (33 ans) et Michael Kidd-Gilchrist (27 ans), tous deux en fin de contrat, se sont relancés respectivement chez les Milwaukee Bucks et les Dallas Mavericks. L’occasion pour les deux joueurs de se retrouver dans des équipes bien, voire très bien, placées dans la course aux playoffs 2020. Au final Williams va pouvoir apporter son expérience (15 saisons) et sa qualité de shoot bien meilleure qu’un Robin Lopez dans une rotation toutefois fortement concurrentielle dans le Wisconsin. C’est une tout autre histoire pour MKG, qui vient de prendre la poudre d’escampette en atterrissant dans le Texas. Très peu utilisé cette saison, l’ailier va devoir se racheter un tir (primordial quand on sait que les Mavs sont réputés pour leur adresse) et une bonne dose de motivation pour gagner des minutes au risque de faire criser Rick Carlisle et Mark Cuban qui n’ont pas franchement l’air d’avoir le pif pour les bonnes affaires depuis l’arrivée d’un Willie Cauley-Stein en mode dépanneuse.

    Les autres candidats

    La Free Agency

    source : Getty Images

    Ils n’ont pas passé le cut

    Les agents libres dispos depuis un bail

    Guards

    Geral Green (34 ans), Jodie Meeks (32 ans), Iman Shumpert (29 ans), Jamal Crawford (39 ans), Raymond Felton (35 ans), Jerian Grant (27 ans), Devin Harris (36 ans)

    Forwards

    Kenneth Faried (30 ans), Lance Thomas (31 ans), Amir Johnson (32 ans)

    Centers

    Joakim Noah (34 ans), Pau Gasol (39 ans), Jason Smith (33 ans)

    l’ex-meneur des Pacers Darren Collison a réitéré son intention de rester en retrait du basket cette saison et ne veut plus faire partie des agents libres convoités par les franchises

    Auteurs de l’article
    Théo – Fondateur de ClutchTime, Florimond et Guillaume rédacteur ClutchTime

  • Le carnet des rookies 6.0

    Le carnet des rookies 6.0

    Chaque semaine Clutch Time vous propose un petit focus sur les rookies afin de faire le point sur les bonnes ou mauvaises performances des débutants.

    On se dirige tout droit vers un duel passionnant entre les deux premiers choix de la draft, tandis que les autres rookies rentrent dans une période creuse. La fatigue commence à s’installer, les bonnes performances se font de plus en plus rares et les pépins physiques s’accumulent, voici pourquoi des rookies moins connus seront abordés dans ce 6e carnet. Une pause de quelque jours sera plus que bienvenue, mais en attendant voici ce que l’on peut retenir de ces huit derniers jours. (les statistiques sont arrêtées au 12/02/20)

    Les meilleurs élèves de la classe

    Citisportonline.com
    Zion Williamson, PF, New Orleans : 9m, 21pts, 7.7rds, 2.3pds

    Le phénomène Zion n’a joué que deux matchs depuis notre dernier carnet. Le staff des Pelicans lui a prescrit du repos pour le match des Pacers afin de soigner sa cheville. Face aux Bulls, il parvient à scorer 21pts en seulement 25‘ avec un efficace 9/11 aux tirs. Le N°1 de la draft est impressionnant de rapidité et de mobilité dans la raquette. Il est capable de rebondir plus vite que n’importe quel joueur de la ligue ce qui lui permet ainsi d’être omniprésent pour la bataille du rebond. Les axes majeurs à travailler concernent sa protection de balle (5 tov), et son adresse aux lancers-francs (3/5). Néanmoins, Williamson est toujours aussi impressionnant de régularité, son apport est largement significatif avec une série de 5 matchs consécutifs avec minimum 20pts. Dans la victoire importante pour les Playoffs face à Portland, Zion obtient son record en carrière avec 31 pts en 27′! A celà s’ajoute 9rds et 5pds ainsi qu’un ratio de +25 quand il est présent sur le terrain, soit le meilleur chiffre pour un Pelican! La course pour le titre de Rookie de l’année serait-elle relancée ?

    Ja Morant, PG, Memphis Grizzlies : 47m, 17.6pts, 3.5rds, 7pds

    Encore une semaine de passée depuis notre dernier carnet et encore des performances dignes d’un ROY pour le meneur des Grizzlies! Dans un premier temps, une performance très propre dans la victoire à Dallas (21pts et 10/12 aux tirs), ensuite un dunk dans la raquette des Sixers avec Jojo Embiid peu enclin à se mettre en travers de la route de Ja, et enfin, le premier triple double de sa jeune carrière à Washington, 27pts 10rds 10pds. Il s’agit du 2e rookie le plus jeune de l’histoire de la franchise du Tennessee à réaliser un tel exploit.

    Une performance incroyable aux yeux du coach adverse, Scott Brooks, qui ne manquera pas de le féliciter:

    « Ce gars est jeune, mais il joue comme un All-Star depuis 5 ans. Il contrôle le jeu…C’est un problème. » Scott Brooks

    via Commercial Appeal

    Pas toujours régulier mais toujours présents

    raptorsrapture.com – Aditya Chandran
    Terence Davis, SG, Toronto Raptors : 54m, 8.1pts, 3.5rds, 1.8pds

    Les champions en titre sont en train de réaliser une saison remarquable avec une série en cours de 15 victoires consécutives, et pour notre plus grand plaisir, le rookie Terence Davis prend pleinement part à cette aventure. L’arrière a vécu une belle semaine avec 11pts puis 17pts dans la double confrontation face aux Pacers. De plus, le rookie était bien de la partie dans le money time et répondra présent avec 11pts dans le dernier quart-temps lors du 2e face à face. Des actions clutchs, dont un dunk sur un rebond offensif et une couverture digne d’un DPOY sur Doug McDermott. Le lendemain, il confirme sa belle forme en scorant 20pts dans la victoire face à Brooklyn avec un joli 5/8 à 3pts. Avec les absences notables des arrières Kyle Lowry et Norman Powell, Nick Nurse place son rookie meneur de jeu et ce dernier a démontré de réelles dispositions à lancer une contre-attaque.

    Autre aspect important de son jeu, cet arrière 1.93m ne cesse de roder les parages dans l’optique éventuelle de gober un rebond offensif qui traînerait ic et là.

    Nul doute que Toronto est tout a fait conscient de tenir là un joueur fiable et productif, tout en rappelant qu’il n’a pas été drafté ni sélectionné pour le Rising Stars Challenge.

    Rui Hachimura, F, Washington Wizards : 29m, 14.1pts, 6rds, 1.6pds

    Le japonais a repris ses bonnes habitudes depuis son retour de convalescence. Un jeu offensif orienté face au panier et des jumps shoots à deux points juste en dehors de la raquette. Des aspects que l’on retrouve de moins en moins dans le jeu actuel, et qui font la force du rookie de 21 ans. Cependant, sur les deux derniers matchs, Hachimura affiche un intéressant 3/6 à trois points, et laisse envisager une augmentation du pourcentage de tentatives à 7m23 et pourquoi pas une amélioration significative dans les semaines à venir. Son match à Dallas a été très convaincant, avec 17pts 6rds et 2stls puis l’ancien de Gonzaga a réussi ce que peu de rookie réalisent en ce moment, scorer plus de 15pts sur deux matchs d’affilés. Dans la victoire à Chicago, l’ancien joueur de Gonzaga plante 20pts avec une adresse de 7/12 aux tirs. La majorité de ses points sur ce match sont « in the paint ».

    https://www.youtube.com/watch?v=zaR8ayUMZmA
    Jordan McLaughlin, PG, Minnesota Timberwolves : 18m, 6.7pts, 1.1rds, 3.9pds

    En l’espace de quelques instants, l’ancien joueur de USC s’est retrouvé seul meneur de jeu des Timberwolves! Avec les départs successifs de Jeff Teague puis de Shabazz Napier, Minnesota lui a confié les rennes de l’équipe sur plusieurs séquences de jeu en attendant l’arrivée de D’Angelo Russell. Résultat, face à Atlanta, McLaughlin affiche une jolie ligne de statistique avec 15pts, 7pds, 3stls et 0 perte de balle. Mais sa plus belle soirée est celle face aux Clippers, en effet, le rookie va aligner sa performance la plus aboutie avec 24pts (record!), 4rds, 11pds (record!) et une précieuse adresse aux tirs: 11/15.

    Ce joueur d’environ 1.80m a de la dynamite dans les jambes et on n’oublie pas de relever ses deux dunks dans le trafic qui vont en surprendre plus d’un et notamment un certain Kawhi Leonard.

    L’intégration de Russell dans le roster va bien sûr limité le temps de jeu du rookie, à Toronto, McLaughin n’a joué que 16′ avec une faible production: 3pts et 5pds. Mais il est évident qu’il est bien rentré dans la rotation de l’équipe avec un poste de remplaçant juste derrière Russell.

    Kevin Porter Jr, SG, Cleveland Cavaliers : 41m, 9.6pts, 3.1rds, 2pds

    Depuis son retour sur les terrains, l’ancien de USC enchaîne les matchs à plus de dix points, avec une série en cours de six. KPJ s’est installé dans un rôle de 6e homme à Cleveland. Coach Beilein n’hésite pas à le faire rentrer à la place de Sexton pour offrir un peu de temps de jeu pour le backcourt KPJ/Garland. Sur les six rencontres en question, les performances de KPJ sont encourageantes: 15.8pts, 50% aux tirs et 46.7% à 3pts. Face aux Clippers, l’arrière s’est autorisé une prestation offfensive solide avec 17pts et 8/14 aux tirs :

    En revanche, son temps de jeu et ses responsabilités augmentent au détriment de la performance collective. Cleveland est sur une série de 6 défaites de rang, et KPJ se traîne un ratio négatif de -11.2 pts, soit la pire valeur pour un Cavalier ayant participé à ces six matchs. Bien que talentueux en attaque, l’arrière devra s’améliorer dans son approche en défense (2.7 fautes) et dans la conservation de la balle (2.8 tov).

    C’est loin d’être une belle période pour eux

    Issac Baldizon – NBAE via Getty Images

    Kendrick Nunn, PG, Miami Heat : 50m, 15.4pts, 2.7rds, 3.5pds

    Le meneur du Heat semblait être le concurrent idéal à Ja Morant pour se disputer le titre du rookie de l’année, malheureusement, les dernières apparitions du premier cité laissent perplexes. Son temps de jeu est toujours aussi conséquent, mais son adresse aux tirs a drastiquement chuté :

    • @LA Clippers: 35′, 13pts et 5/17 aux tirs
    • @Sacramento: 34′, 16pts et 6/19 aux tirs
    • @Portland: 27′, 9pts et 4/18 aux tirs
    • @Golden State: 29′, 4pts et 2/13 aux tirs

    Sur ces quatre dernières rencontres, Nunn tourne à 25.4% aux tirs et 22.2% à 3pts, il s’agit des pires pourcentages chez les rookies avec un minimum de 5 tirs tentés par match (via NBA.com). Des chiffres alarmants et inquiétants pour son équipe. Il semblerait que ses soucis au niveau de son tendon d’Achille soient plus handicapants que prévu. Il sera bien présent au Rising Stars Challenge, mais espérons tout de même qu’il pourra recharger les batteries les jours suivants.

    Sekou Doumbouya, SF, Detroit Pistons: 28m, 6.9pts, 3.4rds, 0.4pd

    Comme évoqué dans le dernier article French Connection, le français est actuellement dans une mauvaise passe. Tout d’abord, il perd sa place de titulaire, ensuite ses tirs ne rentrent pas, puis sa défense pose problème et son apport est bien trop faible:

    • vs Phoenix: 15′, 5pts, 2rds, 1pd
    • @Oklahoma City: 25′, 8pts, 4rds, 0pd
    • vs New York: 12′, 5pts, 3rds, 0pd
    • vs Charlotte: 18′, 4pts, 4rds, 0pd

    Sur le terrain, le français semble peu concerné et affiche toujours cette attitude nonchalante qui déplaît clairement à son coach:

    « Il a eu des opportunités jusqu’à présent. En tant que jeune joueur, tu feras des erreurs, mais le manque d’intensité ne devrait pas être l’une d’entre elles. » Dwane Casey

    via Forbes
    Jarrett Culver, SG, Minnesota Timberwolves : 51m, 9.2pts, 3.4rds, 1.8pds

    Le 6e choix de la draft a clairement baissé le pied lors de ses dernières sorties. Seulement 7pts de moyenne avec une adresse aux tirs de 35.1% et 28.6% à 3pts. Culver n’est pas encore à l’aise avec son shoot, et les différentes modifications apportées au roster ont pu éventuellement affecter le rookie. Lors de ses deux dernières titularisations, l’arrière ne marque que 7 unités contre Atlanta et 5 contre les Clippers. Face à de telles performances, coach Saunders a pris la décision de le replacer sur le banc avec un effet positif immédiat. En effet, à Toronto, le jeune joueur a repris des couleurs avec 15pts en 21′, son premier match au dessus des 10 points depuis le 18 janvier 2020! En espérant que le finaliste de la March madness 2019 retrouve un peu de confiance en attaque en se frottant contre les seconds units de la ligue.

    Ils pointent enfin le bout de leur nez

    NBC Sports (DR)
    Adam Mokoka, SG, Chicago Bulls : 6m, 2.5pts, 0.7rd, 0pd

    Comme évoqué dans l’article sur les français en NBA, l’arrière de 21 ans en two way contract avec Chicago a marqué ses premiers paniers dans le garbage time contre New Orleans. Le français a maximisé son temps de jeu en réalisant un exploit historique avec 15pts en seulement 5′. Seul trois joueurs dans toute l’histoire de la ligue peuvent se targuer d’une telle performance. L’ancien joueur du Mega Bemax (Serbie) a ramené son équipe à seulement 7 points des Pelicans à coup de trois points (3/3), ce qui lui a valu des chants « MVP » de la part du United Center! Espérons qu’il ne s’agit pas d’un simple feu de paille, et que l’on retrouvera très vite Mokoka sur le parquet.

    Romeo Langford, SG, Boston Celtics : 18m, 3pts, 1rds, 0.2pd

    Les apparitions du 14e choix de la draft 2019 sont toujours aussi rares et irrégulières, et pourtant ces derniers jours il a connu sa première titularisation contre Orlando puis a enchaîné pour la première fois de la saison deux matchs à plus de 28′ de temps de jeu. Actuellement, son meilleur match est celui contre les Hawks, avec 16pts (record!) et du temps de jeu dans le money time. Des paniers importants dans les dernières minutes et une défense décisive sur Kevin Huerter, des actions et des signes encourageants pour ce joueur de 20 ans. L’arrière de 1.98m possède une envergure Gobertesque de 2.11m, ce qui lui permet d’être actif au rebond et de gêner considérablement les passes adverses. Son contre athlétique sur Goodwin en est la preuve !

    Espérons que le staff médical soit compétent

    Tyler Herro, SG, Miami Heat : 46m, 13.1pts, 4rds, 2pds

    Cela fait bientôt plus d’une semaine que Herro est en convalescence à cause d’une gêne physique à la cheville droite contractée lors de la rencontre face aux Sixers. Sur le terrain, le rookie de 19 ans n’est pas du genre à se cacher dans un corner, il ne cesse de courir pour aller effectuer un main à main ou bien pour se dégager d’un défenseur bien trop collant. Une activité que l’on retrouve également de l’autre côté du parquet. Herro ne se ménage pas et déborde d’énergie, une charge de travail depuis septembre qui lui coûte sûrement sa place sur le terrain actuellement. Le staff de Miami souhaite le préserver et ne précipitera pas son retour. En revanche, la mauvaise nouvelle, c’est qu’il ne sera pas en tenue pour le Rising Stars Challenge, il est déjà remplacé par l’arrière des Cavaliers, Collin Sexton.

    Michael Porter Jr, SF, Denver Nuggets : 39m, 8pts, 4.4rds, 0.7pd

    Le rookie de 21 ans n’a pas foulé les terrains depuis le début du mois de février. Toujours concerné par sa cheville droite (encore!), le staff de Denver ne souhaite prendre aucun risque avec un joueur possédant un dossier médical aussi épais que son coéquipier Nikola Jokic. Il devrait reprendre la compétition après le All Star break. On espère le revoir très vite, tant il nous avait donné satisfaction en janvier.

    Un petit nouveau dans la classe

    Golden State Warriors via Mexico.as.com
    Juan Toscano-Anderson : 2m, 4pts, 3rds, 1.5pds

    Les Warriors se sont montrés très actifs lors de la Trade Deadline. Cinq joueurs ont quitté le navire tandis que seul Andrew Wiggins arrive dans la Bay. Steve Kerr a dû composé avec un roster très réduit. Par conséquent, le FO a signé quelques contrats dont un garanti pour le rookie de 26 ans en provenance de Marquette: Juan Toscano-Anderson. Cet ailier jouait pour l’équipe de G-League des Warriors depuis 2018 et affichait des moyennes de 9.3pts, 7.8rds et 2.3pds. Ce jeune inconnu a déjà fait ses débuts cette semaine en devenant la doublure d’un autre néo-Warrior Andrew Wiggins.

    Dix autres élèves à surveiller :

    • De’Andre Hunter, SF, Atlanta Hawks : 52m, 12.2pts, 3.9rds, 1.8pds
    • Darius Garland, PG, Cleveland Cavaliers : 52m, 12.2pts, 1.9rds, 3.8pds
    • R.J. Barrett, SG, New York Knicks : 44m, 13.6pts, 5.1rds, 2.5pds
    • Eric Paschall, PF, Golden State Warriors : 49m, 13.3pts, 4.7rds, 1.7pds
    • Brandon Clarke, PF, Memphis Grizzlies : 46m, 12pts, 5.7rds, 1.4pds
    • P.J. Washington, PF, Charlotte Hornets : 46m, 11.9pts, 5.4rds, 2pds
    • Coby White, PG/SG, Chicago Bulls : 55m, 11.1pts, 3.5rds, 2.4pds
    • Cameron Reddish, SF, Atlanta Hawks : 47m, 9.1pts, 3.7rds, 1.5pds
    • Matisse Thybulle, SG, Philadelphie Sixers : 47m, 4.9pts, 1.6rds, 1.2pds, 1.4ints
    • Cameron Johnson, SF, Phoenix Suns : 41m, 7.7pts, 2.9rds, 1.1pds
  • NBA French Connection #4

    NBA French Connection #4

    Chaque semaine Clutch Time vous propose un petit focus sur nos français de NBA et de G-League, afin de faire le point sur les performances de nos compatriotes outre-Atlantique.


    source : FFB, montage CTFrench

    Au programme cette semaine, une première qui claquent, une autre un peu moins et surtout des français qui semblent enfin récompensés pour leurs efforts et leur persévérance depuis le mois d’octobre et ça fait grandement plaisir !


    Rick Bowmer/Associated Press

    Les Tauliers

    Nicolas Batum – Charlotte Hornets (12ème à l’Est) *

    3.6pts (34.6% FG dont 28.6% à 3pts), 4.5rbds, 3ast, 0.8stl, 0.4blk (22 matchs)

    Nicolas Batum n’a plus joué depuis le match à Paris face aux Bucks (le 24 janvier dernier), rencontre que le français avait débuté en tant que titulaire à la place de Miles Bridges. Depuis le trentenaire est mis de côté dans la rotation de James Borrego, aux mêmes titres que Bismack Biyombo et Michael Kidd-Gilchrist. Tandis que Miles Bridges et Cody Martin affichent désormais une forme intéressante, Batum n’a jamais semblé aussi loin d’un retour sur les parquets.

    Evan Fournier – Orlando Magic (8ème à l’Est)

    18.6pts (46% FG dont 40.5% à 3pts), 2.7rbds, 3.2ast, 1stl, 0.2blk (52 matchs)

    Quatre matchs au programme cette semaine pour Orlando et Evan Fournier et seulement une victoire décrochée en début de semaine face à Charlotte (112 à 100). Même si Evan a enfin réglé la mire avec son tir (46% FG dont 53.6 derrière l’arc), le français n’a en revanche toujours pas retrouvé un rythme de victoire convaincant sous les couleurs du Magic mais reste tout de même l’un des joueurs floridiens les plus réguliers de la semaine au même titre que son « Euro Bros » monténégrin Nikola Vučević.

    Pourtant depuis un mois Orlando patine (4 victoires sur les 14 derniers matchs) et les performances du français ne semblent plus tellement enchanter les supporters du Magic. Evan a néanmoins livré de belles prestations en début de semaine face aux Hornets (17 points, 3 rebonds, 1 passe) et surtout face aux Celtics (26 points à 6/8 à 3pts, 4 rebonds et 1 passe) mais sans parvenir à forcer la décision. Mais face aux Knicks (défaite 101 à 103), le français a notamment raté l’occasion d’égaliser sur une dernière possession interceptée, avant de connaître un jour sans face aux Bucks samedi (14 points à 5/14) et une défaite 111 à 95.

    Après la fenêtre de trade qui s’est clôturer ce jeudi, et malgré plusieurs rumeurs faisant état d’intérêts de la part de d’autres franchises, Evan va bien rester jusqu’à la fin de la saison avec le Magic, ce dont Steve Clifford aura bien besoin au moment d’aborder le sprint final jusqu’en avril pour décrocher un spot en playoffs.

    Rudy Gobert – Utah Jazz (4ème à l’Ouest)

    15.6pts (68.7% FG), 14.5rbds, 1.6ast, 0.7stl, 2blk (47 matchs)

    Passer l’euphorie de sa sélection pour le All-Star Game, Rudy Gobert a retrouvé surtout le chemin des victoires en s’imposant face aux Blazers de Portland vendredi (117 à 114), victoire entachée tout de même d’un fait de jeu en défaveur du français qui va terminer la rencontre avec 16 points, 14 rebonds, 2 passes et un contre illégal sur Damian Lillard en toute fin de match qui sera compté comme valable aux yeux de l’arbitrage.

    https://www.youtube.com/watch?v=nTPbL2FMM7o

    Après avoir vu le ralenti, c’était effectivement un contre illégal. Mais j’ai simplement essayé de placer un contre. Les contres illégaux, ça arrive tout le temps, ça fait partie du jeu. Les erreurs font partie du jeu, et les arbitres restent humains.

    En bon seigneur, Stifle Tower se dresse ainsi comme un véritable leader de son équipe qui n’a pas peur de se défendre face aux critiques, notamment au moment de célébrer la victoire des siens. Face aux Rockets dimanche, le small-ball de Mike D’Antoni aura permis au français d’enchaîner une deuxième victoire (114 à 113) avec une feuille de stats propre (12 points, 15 rebonds, 1 interception et 1 contre) pour occuper solidement la quatrième place à l’Ouest.

    Annoncé en fin de semaine comme le 13ème joueur et remplaçant dans la team Giannis pour le match des étoiles de dimanche, Rudy va pouvoir côtoyer son coéquipier Donovan Mitchell au sein de la même équipe et profiter de ce week-end de festivités pour porter les couleurs du Jazz mais surtout se remettre un peu de ce début de saison à l’heure d’entamer le sprint final jusqu’en avril. Toujours en course pour le titre de meilleur défenseur de l’année, pour la troisième saison consécutive (bonjour Dwight Howard), le français s’est vu parodier cette semaine dans le cultissime Shaqtin’ A Fool après un floaping de toute beauté face à Eric Gordon. On vous laisse apprécier les talents d’acteur en ce week-end de Cérémonie des Oscars !

    https://www.youtube.com/watch?v=fc4kvEElN7c&feature=emb_logo

    Ian Mahinmi – Washington Wizards (10ème à l’Est)

    8.1pts (50.3% FG dont 22.7% à 3pts), 6.1rbds, 1.5ast, 0.8stl, 1.4blk (28 matchs)

    Cette semaine, Ian Mahinmi s’est confié à L’Équipe, lors d’un entretien au cours duquel le joueur revient sur sa carrière internationale et a affirmé vouloir retrouver les Bleus cet été pour jouer les Jeux Olympiques à Tokyo (du 24 juillet au 9 août). Un appel de pied sympathique pour le sélectionneur Vincent Collet qui se rappellera tout de même que l’EdF de basket a pu se passer du pivot des Wizards lors des derniers mondiaux en Chine, alors que ce dernier était dispo et qu’il avait notamment évoqué sa fin de carrière internationale il y a moins de deux ans avant de se raviser.

    Malgré tous ces quiproquos, le français sort d’une semaine plutôt décevante. En deçà de ses moyennes, le normand a débuté lundi par une défaite face aux Warriors (125 à 117) avec une prestation d’ensemble au diapason de son équipe. Auteur de 2 points, 5 rebonds et une interception pour seulement 9 minutes de jeu depuis le cinq majeur, le français de DC s’est fait très vite fait sortir, remplacé par Thomas Bryant et Moritz Wagner. Une situation qui ne s’est guère améliorée en fin de semaine, malgré l’absence de Bryant, le trentenaire n’a terminé qu’avec 6 points, 3 rebonds, 1 passe et 1 contre dans la victoire face aux Mavericks (119 à 118) puis 2 points, 5 rebonds, 1 passes et 2 contres face aux Grizzlies (défaite 106 à 99). En dépit d’un temps de jeu assez conséquent, le rôle de Mahinmi aux Wizards ne se résume plus qu’à son apport en défense et son gabarit qui dissuade les joueurs d’attaquer le cercle.

    Annoncé parmi les joueurs sur le départ, en servant de monnaie d’échange et pouvant mettre même fin à son contrat, Mahinmi reste encore un Wizards pour les derniers mois de compétition qui ne présage rien de bon quant à l’avenir du joueur d’ici l’été prochain. Verra-t-on finalement Ian Mahinmi aux JO avec les Bleus, rien n’est moins sûr si le pivot ne prolonge pas avec Washington et qu’il doit trouver un nouveau point de chute pour la saison 2020-2021.


    NBA.com

    Les Apprentis

    Timothé Luwawu-Cabarrot – Brooklyn Nets (8ème à l’Est) (Long Island Nets)

    4.9pts (43.8% FG dont 40.4% à 3pts), 2rbds, 0.6ast, 0.4stl (24 matchs)

    Belle consécration pour Timothé Luwawu-Cabarrot qui vient de signer cette semaine un contrat garanti de longue durée (deux ans minimum) avec les Nets de Brooklyn et qui va désormais pouvoir se consacrer à une intégration sur le long terme dans l’effectif new-yorkais. Finis donc les contrats courts pour l’arrière qui s’est régalé cette semaine face aux Suns (victoire 119 à 97) en terminant la partie avec une superbe ligne de stats : 14 points (3/4 à 3 points), 3 rebonds, une interception et un contre avec une bonne défense sur un Devin Booker (11 points à 3/15 FG).

    Dans son rôle de Three-and-D et de gêneur sur les meilleurs depuis la rotation des Nets, l’ancien joueur d’Antibes va néanmoins rechuté avec son adresse lors du déplacement à la Scotiabank de Toronto (défaite 118 à 119) terminant la rencontre avec seulement 3 points (1/6 derrière la ligne) et 4 rebonds avec un quart d’heure de jeu. TLC va surtout connaître une soirée défensive mal embarquée la faute à un duo Fred VanVleetTerence Davis très adroits de loin (9/17 à 3pts). On retient tout de même l’essentiel avec ce contrat décroché et une place offerte dans le roster de Kenny Atkinson en vue de la fin de saison qui devrait permettre à Brooklyn de goûter à nouveau aux playoffs au mois de Mai.

    Frank Ntilikina – New York Knicks (14ème à l’Est)

    5.9pts (38.5% FG dont 30.6% à 3pts), 2.2rbds, 3ast, 0.9stl, 0.3blk (48 matchs)

    Avec quatre victoires sur leur cinq derniers matchs, les Knicks sont dans une forme inoubliable en ce début de mois de Février, et après avoir raté deux matchs consécutifs, Frank Ntilikina a repris le chemin des parquets pour des prestations encore intéressantes mais qui restent néanmoins insuffisantes. De retour dans le starting five face à Orlando (victoire 105 à 103), le français s’est montré plutôt discret en attaque avec seulement 2 points (1/3 FG), 1 rebond, 1 passe après avoir pourtant réalisé une très bonne sortie quelques jours plus tôt face aux Cavaliers (victoire 139 à 134).

    Le French Prince avait inscrit 9 points à 4/7 d’adresse générale, mais également 7 rebonds et 2 passes décisives, apportant une énorme plus-value depuis le banc aux côtés de B. Portis, D. Smith, K. Knox et D. Dotson. Malheureusement quelques jours plus tard, d’abord face au Magic, puis face aux Pistons, Frank va se montrer très discret (2 points, 2 rebonds et une passe à Detroit), avant de manger la feuille de match face aux Hawks cette nuit (9 points à 0/4 à trois points) mais en faisant toujours preuve de variété et d’altruisme dans son jeu (8 passes, 2 rebonds, 2 interceptions) malgré la défaite 135 à 140.

    Après avoir survécu à la Trade Deadline, alors que son nom revenait avec insistance du côté des Pistons ou dans un échange à plusieurs équipes pour faire venir D’Angelo Russell, Ntilikina avait pu savourer sa situation par une titularisation face à Orlando. L’opération ménage de printemps (ou d’hiver) au sein de l’office des Knicks, son coach Mike Miller n’a daigné lui offrir moins de quinze minutes de jeu (19 minutes cette semaine de moyenne), très vite concurrencé par Dennis Smith Jr. et Elfrid Payton qui commence à gagner en régularité à la mène au grand désespoir du français. Est-ce que finalement un trade du #8 de la draft 2017 n’aurait pas été une solution plus logique pour le joueur ?

    Elie Okobo – Phoenix Suns (9ème à l’Ouest)

    4.1pts (40% FG dont 37.3% à 3pts), 1.6rbds, 2.2ast, 0.5stl, 0.1blk (43 matchs)

    Nouvelle semaine contrastée pour Elie Okobo. Alors que Phoenix s’enfonce dangereusement dans les profondeurs du classement à l’Ouest (13ème) avec quatre nouvelles défaites, le français nous a offert un visage intéressant cette semaine. Plus altruiste et impliqué en défense, Okobo avait débuté sa semaine par une troisième titularisation cette saison face aux Bucks (défaite 108 à 129) mais a eu fort à faire au moment de défendre sur Eric Bledsoe et des feu follets Pat Connaughton et Donte DiVincenzo, il terminera la rencontre avec 2 points (1/4 FG), 4 passes et une interception. Une marche peut-être trop haute pour notre bordelais qui va retrouver le banc dès le lendemain lors du déplacement à Brooklyn (défaite 119 à 97), un costume qui lui convient mieux, le français ayant fini avec une feuille très fournie avec 5 points, 5 passes et 4 rebonds mais incapable de tenir Caris LeVert.

    Au coeur de plusieurs rumeurs cette semaine l’envoyant notamment aux Pistons dans un échange avec Luke Kennard, Elie ne bougera pas finalement d’ici la fin de la saison. Le numéro 2 va terminer la semaine un peu mieux qu’elle avait commencé, décrochant une victoire probante face aux Rockets (127 à 91), préférant laisser de côté les menus responsabilités au scoring pour se concentrer sur le jeu (6 passes face aux Rockets) et la défense (3 interceptions) avant de rechuter face à Denver (117 à 108) d’un Jamal Murray monstrueux (36 points à 14/17 FG dont 6/8 derrière l’arc). Au bout du compte on reste sur notre faim avec Elie car on aimerait le voir prendre des tirs et devenir un joueur incontournable dans la rotation.


    J. Daniel/AFP

    Les Novices

    Sekou Doumbouya – Detroit Pistons (9ème à l’Est)

    7pts (40.9% FG dont 31.4% à 3pts), 3.3rbds, 0.4ast, 0.6stl, 0.3blk (27 matchs)

    De gros changements ont affecté l’effectif des Pistons cette semaine avec le départ du franchise player emblématique de Detroit, Andre Drummond parti du côté de l’Ohio et des Cavaliers. Sekou Doumbouya est resté assez fidèle à ces dernières prestations, débutant la semaine par une victoire face aux Nuggets (128 à 123) le week-end dernier, rencontre au cours de laquelle le jeune Sekou va briller avec 17 points et 5 rebonds et une belle activité en première mi-temps. Des choses restent néanmoins à corriger dans le jeu du joueur qui va malheureusement faire preuve d’un grande maladresse sur les matchs suivants (25% FG). C’est surtout lors des déplacements à Memphis et Oklahoma City que le français va connaître une grosse baisse de régime (6 et 8 points à 5/25 mais 4/10 derrière la ligne).

    Entre-temps le français est revenu sur le banc des Pistons vendredi et samedi, tandis que les Pistons terminaient leur semaine sur un bilan de deux victoires pour trois défaites. Ces derniers jours, les rumeurs autour d’un possible retour du joueur en G-League semblait envisagé, histoire de retrouver de l’énergie et de la régularité. Mais il semble que son match face à Denver lui ai donné quelques jours de répit aux yeux de son coach qui s’est montré satisfait de la prestation du joueur :

    Nous avons entamé la rencontre au plus bas, mais lorsque la second unit est entrée en jeu, on s’est remis à jouer. Il va y avoir de bons jours et de mauvais jours, des hauts et des bas, des ballons qui entrent et d’autres qui ressortent. Il y a des jours où vous allez vous demander pour qui et pourquoi ils jouent ou prennent des décisions. Mais certains jours comme aujourd’hui, nous savons prendre de très bonnes décisions.

    Dwane Casey

    Le discours a néanmoins évolué cette semaine, alors que notre frenchie est retombé dans ses travers en attaque, Dwane Casey jugeant qu’il n’était pas encore suffisamment régulier et constant dans ses efforts, en tentant parfois des gestes et des tirs très compliqués. Nul doute qu’un retour avec les Grand Rapids Drive est loin d’être une mauvaise idée pour relancer l’ancien limougeaud.

    William Howard – Rio Grande Valley Vipers (25ème de G-League)

    Un match – 0 points (0/4 à trois points), 2 rebonds, 1 passe, une perte de balle et une faute

    William Howard a enfin été honoré pour porter les couleurs des Rockets de Houston en saison régulière après plusieurs semaines d’attente. Une opportunité que le joueur n’a malheureusement pas su rentabiliser sur le plan statistique puisque son équipe s’est lourdement inclinée face aux Suns vendredi (127 à 91), dans un match où le joueur de Montbrison a joué 12 minutes, n’inscrivant aucun point malgré quatre tentatives derrière la ligne et prenant deux rebonds et une passe décisive seulement (-12 d’éval.).

    Une bien mauvaise façon évidemment de goûter pour la première fois aux parquets de la grande ligue mais qu’importe pour celui qui score 14 points de moyenne en G-League avec les Vipers de Grande Valley avec un pourcentage vraiment encourageant aux tirs, c’est déjà un accomplissement dans sa carrière à 26 ans. Un mal pour un bien car le joueur dispose encore d’une certaine marge vis-à-vis du staff des Rockets pour faire de nouvelles apparitions dans les semaines à venir, puisque le joueur dispose d’un contrat court qui permet à Mike D’Antoni d’appeler le joueur lorsque le besoin se fait sentir. Son profil de tireur à trois points, défenseur et sa mobilité sont autant de critères qui plaisent au M. Pringles.

    Adam Mokoka – Windy City Bulls (24ème de G-League)

    23 matchs – 9.4 points (36.3% – 32.3% à 3pts), 5.7 rebonds, 2.8 passes, 1.3 interceptions, 0.4 contres

    Tout comme son prédécesseur, Adam Mokoka a connu une semaine exceptionnelle en étant tout d’abord intégré au roster des Bulls le week-end dernier pour les déplacements à Brooklyn (défaite 133 à 118) et Toronto (défaite 129 à 102), notre jeune meneur a brillé cette semaine face à la Nouvelle Orléans. Dans un match que Chicago a encore perdu (119 à 125), Mokoka a su profiter du peu de temps de jeu qui lui était offert en fin de match par Jim Boylen pour inscrire 15 points à 100% au tirs (6/6 dont 3/3 derrière la ligne). Une production exponentielle dingue en si peu de temps qui aura permis de mettre la lumière sur un joueur talentueux, encore inconnu pour la ligue il y a une semaine.

    Pour son sixième match seulement, le troisième de suite, Adam a frappé un très grand coup aux yeux du public de Chicago qui a même scandé des « MVP » dans les travées, durant la rencontre au United Center. L’ancien joueur du Mega Bemax a d’ores et déjà coché plusieurs cases susceptibles d’intéresser les dirigeants pour le conserver la saison prochaine et pourquoi voir son contrat Two-Way prolongé tout comme son temps de jeu avec les Chicago Bulls.

    Fait assez rare pour le souligner, Adam Mokoka est devenu le premier joueur de l’histoire, depuis l’instauration de l’horloge des 24 secondes, à inscrire autant de points avec un temps de jeu aussi faible (cinq minutes et sept secondes), performance réalisée au passage devant sa mère, venue pour l’occasion encourager son fils. De retour vendredi dans le roster des Windy City Bulls (G-League), le meneur a inscrit 12 points (50% FG), 4 rebonds et 3 passes malgré la défaite des siens 107 à 97 face aux Long Island Nets.

    Vincent Poirier – Boston Celtics (4ème à l’Est) (Maine Red Claws)

    1.8pts (42.3% FG dont 50% à 3pts), 1.9rbds, 0.3ast, 0.1stl, 0.4blk (16 matchs)

    Absent lors du déplacement à Atlanta lundi, Vincent Poirier s’est rattrapé cette semaine en bénéficiant d’un peu moins de dix minutes de jeu lors des réceptions du Magic (victoire 116 à 100) et des Hawks (victoire 112 à 107). Avec des productions habituelles (5 points, 1 rebond, 2 passes mercredi et 2 points, 2 rebonds vendredi), Vince’ n’a guère eu plus d’opportunités de se montrer dans le rôle de doublure d’Enes Kanter avec un temps de jeu et des choix offensifs bien trop restreints pour se mettre en évidence. Poirier était notamment absent du match de la nuit dernière à OKC en prime time avec l’Europe.

    Mais Vincent Poirier affiche un état d’esprit irréprochable depuis cette saison tandis qu’il attend patiemment son heure. Focalisé sur les résultats de son équipe et sur le rôle qu’il occupe depuis le banc des Celtics, on ne peut qu’être ébloui par son professionnalisme, alors que quelques voix s’élèvent pour lui donner plus de responsabilités et d’importances au sein du groupe. Cette semaine le joueur a notamment prit part à une opération de communication auprès d’une oeuvre de charité (la BCYF ou Boston Centers for Youth and Families). Au côté de son coéquipier C’s, Javonte Green, le français du Massachusetts s’est rendu à Charlestown, quartier de Boston défavorisé afin d’échanger avec les jeunes du coin lors d’une visite de la ville et avec des surprises à la clé.


    Les Réservistes

    Jaylen Hoard – Texas Legends (12ème de G-League)
    (Portland Trail Blazers)

    18.7pts (54% FG dont 20.6% à 3pts), 6.8rbds, 1.9ast, 0.6stl, 0.4blk (16 matchs)

    Désormais barré par la concurrence aux Trail Blazers depuis l’arrivée de Trevor Ariza, Jaylen Hoard est redevenu un joueur à temps plein avec les Texas Legends. Avec deux victoires en trois rencontres (8ème place), la semaine avait mal débuté lors de la réception des Spurs de Austin (défaite 102 à 111), Jaylen termina la rencontre avec 12 points, 5 rebonds et 5 passes avec une maladresse contagieuse (37.2% FG) mais un altruisme certain dans le jeu et en défense (2 interceptions et un contre).

    En fin de semaine, les hommes de George Galanopoulos ont su néanmoins rebondir avec deux nouvelles victoires face aux Agua Caliente Clippers jeudi (123-107) puis face aux Iowa Wolves ce week-end (132-105). Des rencontres au cours desquelles J-H s’est particulièrement montré à son avantage avec 27 points (61.1% FG) et 16 rebonds face aux californiens, puis 18 points (57.1% FG), 4 rebonds et 2 passes face aux louveteaux de l’Iowa (Cameron Payne va d’ailleurs inscrire 43 points lors de ce match), le tout avec une adresse irréprochable et une activité incessante en attaquant le cercle et en fixant les défenseurs adverses.

    L’ailier s’est notamment permis quelques envolées spectaculaires en put-back dunk

    Bonne semaine à toute la French Connection !