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  • Le carnet des rookies 2.0

    Le carnet des rookies 2.0

    Chaque semaine Clutch Time vous propose un petit focus sur les rookies afin de faire le point sur les bonnes ou mauvaises performances des débutants.

    NBA.com

    La plupart des franchises ont bientôt joué la moitié de leur saison 2019-20. Des tendances se dégagent avec des ambitions affichées pour certaine équipes tandis que d’autres préparent déjà la prochaine saison. Les rookies sont d’avantage concernés afin de les impliquer au maximum et de les faire grandir. Voici notre bilan de la semaine, le rapport 2.0. (les statistiques sont arrêtées au 15/01/20)


    Dans le Cinq Majeur : le meilleur est à venir

    Joe Camporeale-USA TODAY Sports

    Ja Morant, PG, Memphis Grizzlies : 35m, 18pts, 3.5rds, 6.9pds

    La décennie ne pouvait pas mieux démarrer pour les Grizzlies ! Une série de six victoires et voilà que cette rafraîchissante équipe se pointe à la 8e place de leur conférence. Coach Jenkins semble avoir réussi à imprimer un jeu collectif affirmé par leur meneur rookie. Depuis le retour de Morant, Memphis présente la meilleure moyenne de passes décisives par match et truste le haut du classement dans de multiples catégories. Les dirigeants des Grizzlies ne pouvaient pas mieux espérer en draftant ce jeune meneur en provenance de Murray State. Sa cote ne fait que progresser au point d’être dans le top 10 des votes pour le All-Star Game chez les arrières à l’ouest. Nous l’avions évoqué dans le carnet de la semaine dernière, Ja Morant maîtrise de plus en plus le jeu collectif et le rythme à imposer en attaque avec une moyenne de passes décisives en hausse depuis fin décembre et un record avec 14 caviars lors de la victoire contre les Warriors.

    Certes, le pivot Jonas Valenciunas est celui qui est le plus visé par Morant (22,6% des passes lui sont destinées, via NBA.com), mais c’est bien la combinaison entre les deux pépites de la franchise qui nous intéresse. Le staff n’hésite pas à les placer sur des situations de pick’n’pop lors du money time contre Minnesota. Ja Morant a les qualités athlétiques pour pénétrer vers le cercle, et changer complètement de plan afin d’envoyer le ballon vers un Jaren Jackson Jr. ouvert et toujours aussi saignant à 3pts. Mieux, dans un match compétitif contre les Spurs, Ja et JJJ nous offrent un pick’n’roll bien exécuté.

    Cette semaine, Morant nous a (encore) démontré ses qualités de leader et de meneur de jeu, avec une performance magistrale dans la victoire contre Houston avec 26 points (10/11 aux tirs) 8pds et un step back 3 clutch en fin de partie. Ja est un excellent showman, qui ne peut que grandir dans les années à venir.

    Darius Garland, PG, Cleveland Cavaliers : 41m, 12.3pts, 2rds, 3.6pds

    Voici le rayon de soleil dont les Cavs avaient tant besoin en raison d’une saison chaotique. Entre les états d’âme de certains joueurs et les nombreuses critiques plus ou moins judicieuses sur le coach John Beilein, le rookie est en train de s’épanouir. Un joueur de 19 ans, qui, n’oublions pas, n’a joué seulement que cinq matchs en NCAA la saison passée. Sur ses derniers matchs, Garland semble mieux maîtriser les subtilités du jeu sur pick’n’roll, avec un tempo modéré, une utilisation des feintes, du changement de rythme, et garde toujours un oeil pour le coéquipier démarqué. Tout cela donne des situations intéressantes que les Cavs seraient bien inspirés d’utiliser plus régulièrement. Son dernier match chez les Clippers confirme ses qualités de distributeur avec un record de 10 passes décisives. Le meneur ne semble pas forcer et possède indéniablement un bel arsenal offensif. Il l’a démontré en scorant 8 points en 1’45 », permettant ainsi à son équipe de remonter un déficit de 10 points en toute fin du 3e quart-temps.

    C’est lors de la victoire surprise à Denver que le meneur nous a gratifié de sa performance la plus complète et surtout en étant clutch. Avec 18 points et 8 passes décisives, il fluidifie le jeu de son équipe avec des drives suivis de bonnes passes in the paint. Lors des dernières minutes du 4e quart-temps, le rookie va se jouer de Gary Harris et de Nikola Jokic sur ce drive inside avec deux points cruciaux. En fin de match, il va achever les Nuggets sur un mismatch remporté face au pivot Mason Plumlee grâce un shoot sur une jambe.

    N’y aurait-il pas un peu de Chris Paul sur cette action…

    R.J. Barrett, SG, New York Knicks : 40m, 14.3pts, 5.3rds, 2.5pds

    Les Knicks possèdent le 14e bilan à l’Est et cela ne les empêche pas de penser à effectuer des moves avant la trade deadline. Avec un roster rempli d’ailiers/intérieurs de 2.06m, le front office s’active sur le marché des transferts. En attendant, il y a un 3e choix de draft à faire progresser ! Récemment, le staff des Knicks lui a accordé un temps de jeu plus régulier. Barrett profite du parquet au moins 27 minutes par rencontre depuis six matchs. Une stabilité qui ne sera pas du luxe dans une franchise toujours aussi complexe. Sur les cinq derniers matchs, l’ancien de Duke tourne à 18.4 points par matchs, avec une adresse légèrement plus attrayante en comparaison avec son début de saison (47.7% aux tirs, 77.1% aux lancers-francs). Malgré une belle performance contre Milwaukee (5/7 à 3pts), le chantier sur le tir à 3pts est toujours aussi conséquent (25%). Le tir sur catch and shoot (40.9%) ainsi que sur pull up (37.5%) ne sont pas encore à placer dans son répertoire (sur les cinq derniers matchs, via NBA.com).

    Les points positifs se situent de l’autre côté du terrain. Coach Miller semble avoir mis au défi Barrett de mettre en avant ses qualités physiques afin d’être plus attentif et actif en défense. Chez le Jazz, le canadien avorte une tentative de alley-oop initiant ainsi une contre-attaque.

    Une attitude défensive à souligner également contre les Pelicans, et qui tend à confirmer l’évolution positive de son temps de jeu. La victoire arrachée contre Miami dimanche dernier avec 23 points en 39 minutes est le genre de performance qui force à croire en ce joueur. Peut-être que le bandeau y est pour quelque chose.

    Jarrett Culver, SG, Minnesota Timberwolves : 38m, 9.3pts, 3.7rds, 2.1pds

    Karl-Anthony Towns est toujours absent, Andrew Wiggins est redevenu Andrew Wiggins, et voici que notre rookie de 20 ans ne quitte plus le cinq de départ depuis le 28 décembre 2019. Un temps de jeu qui ne descend pas en dessous des 28 minutes depuis huit matchs et des statistiques en hausse : 15.8pts, 5.4rds, 2.4pds, 1.2ints sur les 5 dernier matchs (via NBA.com). Si l’arrière n’a pas encore trouvé la bonne formule concernant son tir extérieur, des progrès sont à noter avec un joli 3/6 à 3pts à Houston.

    Avec un tir extérieur pas encore fiable, Culver n’a pas peur d’aller chercher ses points dans la raquette et d’affronter les pivots de la ligue comme ce fut le cas contre Hassan Whiteside.

    Une agressivité en attaque qui devrait nous offrir de plus en plus ce genre de dunk.

    https://twitter.com/Timberwolves/status/1215475099006111744

    Son début d’année 2020 est prometteur, Zach Lowe de ESPN n’oublie pas de l’évoquer dans son article. L’ancien de Texas Tech progresse à vue d’œil dans son agressivité en attaque et dans ses efforts défensifs. Lors de la lourde défaite à Houston, Ryan Saunders a profité du garbage time afin de placer Culver en tant que meneur. Avec un lineup composé de Bell, Reid, Okogie et Bates-Diop, il fut chargé de monter la balle et d’organiser le jeu. L’expérience fut mitigée mais cela ne reste qu’un essai. Culver est donc passé en laboratoire, il n’y a plus qu’à améliorer le prototype.

    Sekou Doumbouya, SF, Detroit Pistons: 14m, 6.9pts, 3.1rds, 0.4pd

    Le plus jeune joueur de la ligue est en train d’éclore devant nos yeux ! Le contexte oblige le coach Dwane Casey à donner du temps de jeu au français, mais il n’oublie pas non plus de le féliciter.

    « Ce jeune homme est en train de mériter ses minutes » affirme Casey

    Dwayne Casey en interview sur la Fox

    Doumbouya est le 7e meilleur scoreur chez les rookies avec 12.4 points sur les cinq derniers matchs (via NBA.com). Avec 5/8 à 3pts sur les trois dernières rencontres, le rookie a developpé un shoot longue distance intéressant et notamment dans le corner.

    Les défenses ne pourront pas l’ignorer longtemps, d’autant plus qu’il peut jouer sans ballon, comme ce fut le cas contre New Orleans. De l’autre côté du terrain, l’ailier de 2.06m a encore du mal à rester devant des joueurs plus petits et n’est pas encore assez dissuasif dans la raquette. Il faut rappeler que l’ancien de Limoges n’a que 14 matchs dans les jambes, ce qui peut expliquer ses 4.4 fautes de moyenne sur les cinq derniers matchs. Un aspect du jeu qui devrait être rapidement corrigé avec l’accumulation de matchs, et puis, pourquoi pas voir prochainement un Sekou déterminant en défense et remonter tout le terrain pour scorer.


    Ils sont toujours dans le cinq :

    Kendrick Nunn, PG, Miami Heat : 39m, 15.4pts, 2.7rds, 3.6pds

    • 20pts, 9/15 aux tirs, à New York, 12/01

    P.J. Washington, PF, Charlotte Hornets : 38m, 12.4pts, 5.5rds, 2pds

    • 20 pts, 11rds, 3/6 3pts, à Portland, 13/01

    De’Andre Hunter, SF, Atlanta Hawks : 40m, 12pts, 3.7rds, 1.7pds

    • 15 points contre Phoenix le 15/01

    Allez, encore 2′ et faites-les rentrer sur le terrain

    Michael Reaves/Getty Images)

    Tyler Herro, SG, Miami Heat : 37m, 13.4pts, 4.4rds, 2.2pds

    Bien que toujours dangereux dans le money time, le rookie a vécu une semaine mitigée. Que se soit sur le plan collectif (1v-2d) ou bien sur le plan individuel: 9 points dans la défaite à Brooklyn et une adresse peu reluisante dans la défaite à New York : 5/12 aux tirs. Néanmoins, l’arrière reste un délice à voir jouer en attaque. Dans la victoire dans l’Indiana, Herro a établi un nouveau record de précocité dans l’histoire du Heat avec un 3e match avec 5 tirs à 3pts marqués. Spoelstra et son staff n’hésitent pas à lui concevoir des systèmes pour lui libérer de l’espace afin de dégainer comme lors d’un main à main suivi d’un écran avec Meyers Leonard, mais le rookie peut très bien se créer tout seul de l’espace en déstabilisant son adversaire.

    En revanche, l’axe de travail reste la défense. Herro possède le 3e plus mauvais chiffre de son équipe en terme de « defense rating », soit le nombre de points encaissés sur 100 possessions (via NBA.com).

    Coby White, PG/SG, Chicago Bulls : 40m, 11.5pts, 3.5rds, 2.2pds

    Le rookie des Bulls est d’une inconstance « J.R. Smithesque ». Capable de prendre feu de loin comme face à Indiana (23 points, 5/9 à 3pts ), White peut aussi connaître de réels trous d’air (6 points et 0/4 à 3pts à Boston). Sur le terrain, White est toujours à la recherche d’une bonne position de tir à 3pts ou bien un pull up au niveau de la ligne des lancers-francs, et cela au détriment du jeu collectif (une seule passe décisive et 17 tirs tentés contre Indiana!). Mais le potentiel est là, et le joueur peut mener une offensive et proposer une belle passe pour le coéquipier démarqué.

    En se penchant sur le pourcentage de ses passes, on se rend compte que l’arrière ne combine pas beaucoup avec ses intérieurs. Les coéquipiers les plus ciblés sont dans l’ordre: Thaddeus Young, Zach LaVine, Kris Dunn, Ryan Arcidianoco et Tomas Satoransky (via NBA.com). Il faut descendre à la 6e et 7e place pour y trouver les deux intérieurs prometteurs et essentiels de cette jeune équipe : Lauri Markkanen et Wendell Carter Jr. Tout en sachant que le 4e lineup le plus utilisé par les Bulls est constitué de White, Markkanen, Carter Jr, LaVine et Satoransky avec un différentiel de -14,7 sur le terrain !

    Le staff des Bulls serait bien inspiré de développer l’alchimie entre leur arrière de 19 ans et le duo Markkanen – Carter Jr. sur des situations de pick and roll. Sur la vidéo ci-dessous, on assiste à deux actions avec Coby White combinant avec Luke Kornet sur pick and roll et en transition.

    Maintenant, imaginez le remplacement de Kornet par Carter Jr dans la 1ere vidéo et par Markkannen dans la 2e tout en augmentant la fréquence de ces situations de jeu….

    Jaxson Hayes, C, New Orleans Pelicans : 38m, 8.7pts, 4.7rds, 0.9pd

    Le 8e choix de la draft 2019 fait partie intégrante du renouveau des Pelicans. La franchise est sur une belle série de 8v-3d, l’intérieur en a profité pour caler deux matchs en double double (14pts, 12rds et 18pts, 10rds), une performance jamais atteinte pour un joueur aussi jeune dans l’histoire des Pelicans. Jaxson Hayes s’est révélé être une réelle solution sur pick and roll en tant que poseur d’écran. Il va pouvoir régaler les fans avec des wagons de alley-oop.

    Une tendance se dégage sur les récentes rencontres, une connexion s’est établie entre les deux rookies Jaxson Hayes et Nickeil Alexander-Walker.

    Pas surprenant que son record de points en carrière ait été réalisé contre Boston (20 points). Hayes a montré qu’il était capable de finir près du cercle malgré le contact, pourra-t-il continuer sur sa lancée avec le retour imminent de Zion.

    Michael Porter Jr, SF, Denver Nuggets : 30m, 5.9pts, 2.8rds, 0.4pd

    Les passages de Porter sur le parquet sont toujours très attendus. Après les belles promesses entrevues la semaine passée, la hype a légèrement diminué avec seulement 12 minutes de temps de jeu et 5 points de moyenne sur les trois dernières rencontres. L’ailier est souvent cantonné à rester dans le corner et à laisser le jeu venir à lui ce qui lui est inhabituel, comme évoqué dans l’article de Jonathan Tjarks du site The Ringer. MPJ a confié au journaliste qu’il avait la liberté de pouvoir tirer dès qu’il passait la ligne médiane au lycée. Avec l’accumulation de soucis physiques notamment au niveau du dos, Porter avoue ne plus être ce lycéen et ne se sent pas encore à 100%.

    « Je suis toujours en train de guérir. Je ne suis même pas proche du niveau où je devrais me situer. Mais je n’ai pas de douleur, ce qui est incroyable » Michael Porter Jr

    The Ringer

    Son match contre les Clippers (13pts) a eu pour effet de ranimer les espoirs placés en lui, la preuve avec cette séquence de 7 points en 1 minute.

    Toujours placé dans son corner pour le moment, l’ailier va tranquillement continuer à progresser dans le système collectif et structuré des Nuggets.


    Ils pointent enfin le bout de leur nez

    Getty Image

    Daniel Gafford, C, Chicago Bulls : 31m, 4.9pts, 2.5rds, 0.5pd

    Le pivot formé à Arkansas profite de l’absence de Wendell Carter Jr pour se montrer. Déjà trois titularisations de suite pour l’intérieur drafté en 38e position. Le match à Detroit peut être perçu comme l’une de ses meilleures performances. 14 points et 7 rebonds en 22 minutes. Il sortira pour 6 fautes mais aura réussi à faire disjoncter Andre Drummond qui sera expulsé.

    https://twitter.com/WorldWideWob/status/1216169881609166856

    Sur ce match, Sekou Doumbouya fera aussi les frais de cet intérieur tonique.

    Son activité sur le terrain n’est pas à remettre en question, l’intérieur ne traîne pas des pieds pour aller poser un écran et reste le joueur des Bulls qui conteste le plus de tirs après Lauri Markkanen (via NBA.com).

    Jaylen Hoard, F, Portland Trail Blazers : 10m, 2.4pts, 1.8rds, 0.2pd

    Cela fait trois matchs consécutifs que le français profite d’un temps de jeu significatif (16′, 16′ et 9′), les trois plus gros de temps de jeu qui lui ont été accordés jusqu’à maintenant. Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’ancien de Wake Forest avait des fourmis dans les jambes et s’impatientait de pouvoir attaquer le cercle.

    8 points en 16 minutes dans le garbage time contre Minnesota. Le français va pouvoir participer à la saison cauchemardesque des Trail Blazers.


    La frayeur de la semaine

    Alen Smailagic, SF/PF, Golden State Warriors: 9m, 4.7pts, 2.4rds, 0.9pd

    Pas de blessure à relever cette semaine, mais plutôt un attentat sur un rookie! En seulement 4 minutes passées sur le parquet, le russe a eu le temps de se faire postérizer par Kawhi Leonard.


    Par pitié ne les laissez pas tirer !

    Michael Reaves/Getty Images)

    Cameron Reddish, SF, Atlanta Hawks : 37m, 8.2pts, 3.6rds, 1.6pds

    Pas de changement pour l’ancien coéquipier de Zion. Son adresse est toujours aussi catastrophique. Contre Houston, ses cinq premières tentatives à 3pts (dont trois dans le corner) furent manquées et l’ailier finira à 1/7 à 3pts. Malgré une pointe à 20 points contre Brooklyn, Reddish finit le match avec un 6/16 aux tirs. Sa mécanique de tir semble bonne mais ses pourcentages sont horribles : 32,3% aux tirs et 26.8% à 3pts et un EFG à 38.2%. Pas de quoi s’inquiéter pour le GM Travis Schlenk, ni pour Reddish qui préfère évoquer ses progrès en défense.

    Jordan Poole, SG, Golden State Warriors : 35m, 7.2pts, 1.9rds, 1.9pds

    Voici le joueur qui a impressionné Klay Thompson lors d’une séance de tirs. Il semblerait que l’anesthésie subie par le triple champion NBA fasse toujours effet car pour le moment le rookie des Warriors possède l’un des pire EFG de sa classe avec 34.3%. Ses statistiques classiques sont encore plus alarmantes : 27.2% aux tirs et 25.6% à 3pts. Ses performances récentes ne sont guère plus convaincantes : 1/5 à 3pts contre les Clippers, 4/11 aux tirs contre Memphis. Steve Kerr peut continuer à le placer sur le terrain, avec de tels chiffres, ça ne peut que s’améliorer.


    He’s Back

    Vincent Poirier, C, Boston Celtics : 10m, 1.7pts, 1.5rds, 0.3pd

    Il l’avait annoncé lors d’une interview concernant un retour imminent, et voilà que le français refait surface dans la victoire contre Chicago le 13/01 après avoir été absent depuis plus d’un mois. Face aux Pelicans, l’intérieur finira avec 2 points (deux lancers-francs) et n’aura pas perdu de temps avec trois tirs tentés pour autant de loupés en seulement 5 minutes.

    Soon….

    Zion Williamson, PF, New Orleans Pelicans : –

    Le phénomène l’a avoué dans le podcast de JJ Redick, si cela ne tenait qu’à lui, il serait déjà sur le terrain. Les vidéos de ses dunks pre-game et ses délires avec les assistants envoyaient des signaux positifs quant à un retour imminent, et puis, enfin, la nouvelle que l’on attendait tous avec impatience, Zion devrait faire ses débuts la semaine prochaine. Il est temps de libérer la bête !


    Dix autres élèves à surveiller :

    Eric Paschall, PF, Golden State Warriors : 37m, 13.6pts, 4.4rds, 1.7pds

    Brandon Clarke, PF, Memphis Grizzlies : 35m, 12.3pts, 5.9rds, 1.5pds

    Darius Bazley, SF, Oklahoma City Thunder : 40m, 4pts, 3.7rds, 0.5pd

    Terence Davis, SG, Toronto Raptors : 39m, 7pts, 3.3rds, 1.8pds

    Ky Bowman, PG, Golden State Warriors : 36m, 7.5pts, 2.6rds, 2.9pds

    Grant Williams, PF, Boston Celtics : 36m, 3.4pts, 2.3rds, 1.1pd

    Cameron Johnson, SF, Phoenix Suns : 37m, 7.8pts, 3rds, 1pd

    Matisse Thybulle, SG, Philadelphie Sixers : 33m, 4.6pts, 1.4rds, 1.2pds

    Nickeil Alexander-Walker, SG, New Orleans Pelicans : 32m : 5.8pts, 2.2rds, 1.9pds

    Nicolo Melli, F, New Orleans Pelicans : 30m, 5.6pts, 2.3rds, 1pd

  • NBA French Connection #1

    NBA French Connection #1

    Chaque semaine Clutch Time vous propose un petit focus sur nos français de NBA et de G-League, afin de faire le point sur les performances de nos compatriotes outre-Atlantique.

    source : FFB, montage CTFrench

    Pour cette première semaine, Clutch Time donne plusieurs bon points pour certains joueurs qui ont su se mettre en évidence. Côté temps de jeu et performances, le bilan reste assez contrasté mais très encourageant. En attendant le retour de blessure de Vincent Poirier, certains rookies se sont notamment illustrés.


    Russell Isabella-USA TODAY Sports

    Les Tauliers

    Nicolas Batum – Charlotte Hornets (9ème à l’Est)

    3.4pts (36.8% FG dont 31.6% à 3pts), 4.1rbds, 2.7ast, 0.8stl, 0.4blk (18 matchs)

    Nico n’avait plus joué depuis près de trois semaines avec les Hornets. Le capitaine de l’EdF est réapparu sur les parquets cette semaine, malgré un rendement loin d’être fameux pour le Batman. Du Batman justement, il n’en reste pas grand-chose, aligné treize minutes vendredi soir, puis trente-deux minutes cette nuit face aux Suns, le français tourne à moins de trois points sur ces deux rencontres (25% FG à 2/8). Une situation qui justifie son statut de remplaçant, tant le joueur ne compte plus vraiment dans les schémas offensifs de James Borrego.

    On peut tout de même se féliciter de voir le trentenaire afficher de bons restes en défense (6 rebonds face aux Suns) et qui commet peu de fautes. Sur des phases défensives types écrans et défense de zone, Batum apporte un peu de ciment à la défense des Hornets qui en ont bien besoin mais qui ne gagnent plus depuis quatre rencontres. Une situation qui paraît insupportable pour les plus fidèles supporters de Batum mais qui est d’une logique implacable alors que le joueur connaît une première moitié de saison gâchée par les pépins physiques et un rythme de jeu proche du néant. Tâchons de lui souhaiter de remonter la pente en retrouvant du temps de jeu sur la durée et des sensations en attaque.

    Evan Fournier – Orlando Magic (8ème à l’Est)

    19pts (47.4% FG dont 40.6% à 3pts), 2.6rbds, 3.2ast, 1.1stl, 0.2blk (39 matchs)

    Evan Fournier retrouve enfin des couleurs après un week-end dernier compliqué. Avec 19 points face aux Wizards puis 28 points inscrits à Phoenix, Evan a régalé les fans du Magic malgré une adresse à trois points douteuse face aux Suns (3/11). Le joueur, conscient de ses capacités et qu’il peut mieux faire, doit désormais retrouver sa place de co-leader en attaque avec son pote monténégrin, Nikola Vučević, tout en arrivant à maintenir une adresse aux tirs suffisamment élevée et pourquoi pas devenir plus altruiste dans le jeu (5 passes face à Washington) afin d’élever le rythme actuel de l’équipe.

    À la lutte avec Brooklyn pour la 7ème place à l’Est, Orlando et Evan s’en sont plutôt bien tirés et sont désormais au coude à coude avec les new-yorkais. L’activité offensive du français y est pour beaucoup. Toujours prompt à attaquer le cercle ou pour trouver des tirs ouverts, parfois depuis des trous de souris, Evan n’a malheureusement pas eu la réussite avec lui hier soir face aux Suns au moment d’égaliser alors qu’il a eu deux occasions successives d’y parvenir. Des détails qui peuvent paraître anodins mais qui séparent encore le joueur des tout meilleurs scoreurs de la ligue et qui prive surtout le Magic d’un bilan plus reluisant (18 victoires pour 21 défaites).

    https://www.youtube.com/watch?v=Lv8X_ewj5nA

    Rudy Gobert – Utah Jazz (3ème à l’Ouest)

    14.8pts (66.9% FG), 14.4rbds, 1.6ast, 0.7stl, 1.9blk (37 matchs)

    Encore une semaine très solide pour « Gobzilla » qui vient d’enchaîner neuf victoires de rang (quinze victoires depuis vingt matchs) avec son Jazz d’Utah. Le tentaculaire pivot de la franchise fut le joueur le plus en vue de la semaine parmi nos frenchies, tournant à 15.3 points, 15.5 rebonds, 2.5 passes et 2.5 contres le tout à 65.7% d’adresse générale en moyenne. Du très costaud ! Comme point d’orgue à cette belle semaine, on peut évidemment prendre le match parfait face aux Knicks 16 points (5/5) et 16 rebonds. Une performance loin d’être unique puisque c’est déjà la troisième fois que l’intérieur finit une rencontre sans manquer un tirs cette saison, la douzième rencontre à plus de 75% d’adresse.


    On ne le répètera jamais assez, mais Rudy Gobert reste encore assez peu utilisé offensivement, le joueur se heurtant encore et toujours à cette barrière des 15 ou 16 points. Certes Rudy ne fait pas parti de ces intérieurs capables de s’écarter du cercle pour allumer de loin, mais quand on regarde son adresse et sa faculté à démolir à lui seul les raquettes adverses en défense et en attaque, si une partie de cette énergie défensive était employée judicieusement avec des systèmes conçus pour lui, Gobert pourrait logiquement afficher une moyenne en 20-15, lui offrant de surcroît une meilleure exposition vis-à-vis des votes pour le All-Star Game qu’il risque une nouvelle fois de manquer.

    Ian Mahinmi – Washington Wizards (12ème à l’Est)

    7.9pts (52% FG dont 25% à 3pts), 5.7rbds, 1.5ast, 0.8stl, 1.4blk (19 matchs)

    Ian Mahinmi semble avoir définitivement pris ses marques dans la rotation des Wizards et plus encore. Du moins c’est ce que laisse paraître le coaching de Scott Brooks qui continue de donner du temps de jeu à l’intérieur français et qui vient de l’aligner pour la seizième fois consécutive face à Utah. Avec quatre matchs joués cette semaine, le rouennais a terminé la semaine avec 8.3 points (50% FG), 6.5 rebonds, 3.3 passes et 1.3 contres et interceptions. Avec un temps de jeu moyen de 25 minutes sur les parquets, Ian devient une solution de remplacement privilégiée tandis que Thomas Bryant revient à peine de blessure et ça fonctionne plutôt bien. Il a notamment livré un très beau duel franco-français cette nuit avec Rudy Gobert, dont le double DPOY est sorti vainqueur .

    Avec son expérience (33 ans), Mahinmi est un profil apprécié par ses partenaires et le staff. Altruiste et bon défenseur (face à Utah), il est surtout parvenu cette saison à se doter d’un bon shoot de près et même de loin ce qui lui permet d’en profiter comme avec Indiana il y a plusieurs saisons. Sa mobilité apporte également souvent des solutions à ses coéquipiers lorsqu’il switch sur les écrans ou bien lorsqu’il s’écarte désormais un peu plus de la raquette pour tenter sa chance de loin ou libérer de l’espace. Une vision de jeu et un QI basket qui semble devenir l’apanage de certains joueurs vétérans, suffisamment expérimenté pour devenir des profil qui intéressent fortement les recruteurs.


    source : Daily Knicks

    Les Apprentis

    Timothé Luwawu-Cabarrot – Brooklyn Nets (7ème à l’Est) (Long Island Nets)

    5pts (39.7% FG dont 36% à 3pts), 2.2rbds, 0.8ast, 0.4stl, 0.1blk (16 matchs)

    Nouvelle semaine plutôt encourageante pour l’ancien joueur du Thunder qui a enfin gagné avec les Nets après une série de sept défaites consécutives. Arrivé en complément des absences de LeVert, Nwaba et Temple dans le back-court new-yorkais, Timothé Luwawu-Cabarrot est devenu semble-t’il un fit intéressant aux yeux de Kenny Atkinson, qui lui accorde presque vingt minutes de jeu en moyenne depuis la mi-décembre. Dans un rôle de stoppeur, TLC se prend également à shooter et développe une activité impressionnante en attaque en agressant constamment les cercles de ses adversaires. Résultats cette semaine 5.3 points (50% FG dont 33.3% à 3pts), 2.3 rebonds et 0.5 passes le tout avec seulement seize minutes de jeu en moyenne.

    Certes face à Atlanta, notre frenchie n’a joué que sept minutes, sans avoir tenté le moindre tir mais il faut reconnaître que son statut de role-player défensif a été précieux pour Brooklyn jusqu’à maintenant (Evan Fournier peut en témoigner). Malheureusement les retours de Caris LeVert et Garrett Temple devrait sûrement changer la donne pour celui à qui il reste moins de trente matchs sur son Two-Way Contract. Même s’il ne devait pas être conservé par les Nets, nul doute qu’une autre équipe pourrait être attirée par le profil défensif du joueur.

    Frank Ntilikina – New York Knicks (14ème à l’Est)

    6.2pts (39.6% FG dont 32.6% à 3pts), 2.2rbds, 3.2ast,1.1stl, 0.4blk (37 matchs)

    L’année avait démarré plutôt bien avec une large victoire des Knicks sur Portland et un Frank Ntilikina quasi en double-double avec 9 points et 10 passes (+23, meilleure éval. de la saison). Néanmoins le coup de chaud de la reprise est retombé comme un soufflé pour nous ramener à la dure réalité des statistiques plus conventionnelles pour notre mystérieux meneur de jeu. Cette semaine il a remis le couvert avec une très belle prestation offensive à Utah (l’altitude sûrement), finissant la rencontre avec 16 points (6/10), 4 rebonds et 3 passes. Un nouvel exploit qui n’a guère été suivi face aux Pelicans que durant une mi-temps (7 points à 2/7). Avant d’être mis en indisponibilité pour le match d’hier soir face au Heat (blessure à l’aine), Frank tourne cette semaine à 10 points, 3 passes et 2.7 rebonds pour 16 minutes jouées en moyenne.

    C’est tout le paradoxe avec Ntilikina. Avec un temps de jeu qui a fondu comme neige au soleil depuis le mois de décembre, on sent que le joueur est capable de grandes choses. Son entente avec Barrett, Robinson ou encore Portis ainsi que sa capacité à prendre feu sur plusieurs séquences, sont autant d’éléments positifs qui contrastent avec ses trous d’air réguliers en attaque (et même en défense) et plusieurs décisions controversées à la mène. Cette irrégularité chronique est notamment un des facteurs de son nouveau statut de remplaçant ++ qui doit inciter désormais le joueur à se remettre en question et travailler pour retrouver les minutes de jeu ou bien envisager un trade (on parle d’un intérêt de la part de Detroit).

    https://www.youtube.com/watch?v=7tA_JPjvw-Q
    Youtube

    Elie Okobo – Phoenix Suns (10ème à l’Ouest)

    4.9pts (44% FG dont 40% à 3pts), 1.2rbds, 2.1ast, 0.4stl, 0.1blk (30 matchs)

    L’arrière sophomore sort d’une semaine plutôt aboutie dans l’ensemble. Avec deux victoires pour une défaite, Elie Okobo s’est une fois encore illustré en sortie de banc, gagnant progressivement la confiance de son coach et de ses partenaires. Malgré un zéro pointé au tirs vendredi face au Magic, le français reste sur ses bases de la saison avec une moyenne de 4.6 points, 2 rebonds et 1.3 passes le tout à 45.4 % d’adresse sur trois matchs. Élément désormais incontournable dans la rotation des Suns, Okobo peut se rassurer, il n’est plus descendu en dessous des dix minutes de jeu depuis le 14 décembre dernier, mais attention au coup de mou !

    Une aubaine pour lui, même s’il faudra être plus attentif sur cette adresse qui disparaît par moment et qui pourrait coûter cher à des Suns toujours en course pour décrocher le 8ème spot à l’Ouest. Dans cette optique, rien ne lui garantit pour l’instant qu’il pourra conserver sa place de remplaçant et son temps de jeu si une opportunité de trade se présente pour Phoenix en vue des playoffs. Entreprenant en attaque et qui n’a pas peur de prendre les tirs de loin, il pourrait définitivement gagner ses galons sur le plan défensif en se chargeant des meneurs-arrières scoreur que Booker ou Rubio rechignent à défendre par moment ou pour les faire souffler un peu plus. On lâche rien Elie !


    David Sherman/NBA via Getty Images

    Les Novices

    Sekou Doumbouya – Detroit Pistons (11ème à l’Est)

    6.2pts (45.6% FG dont 34.8% à 3pts), 2.8rbds, 0.3ast, 0.5stl (13 matchs)

    Le conte de fée se poursuit pour le jeune Sekou Doumbouya. Cantonné au banc pendant presque toute la fin de l’année 2019, Dwane Casey a eu la bonne idée de donner sa chance au jeune rookie français alors que les Pistons traversent une période délicate et que certains cadres manquent à l’appel. Après une première semaine 2020 de rêve, encensé par plusieurs noms et baptisé en défense par LeBron James et Kawhi Leonard themselves, l’ancien poitevin tutoie encore les étoiles cette semaine et vient notamment de claquer un poster dunk de toute beauté sur la bouille de Tristan Thompson… rien que ça !

    https://www.youtube.com/watch?v=HS78dffWoVI

    On note tout de même chez le joueur (et c’est normal) une tendance à trop commettre d’impairs en défense (entre 4 et 5 fautes) ce qui pénalise à la fois le joueur et l’équipe. Cet excès de zèle est à mettre à son crédit, tant Sekou fait preuve d’une réelle dureté défensive pour ses débuts. Tellement dissuasif qu’il en a même scotché quelqu’uns comme Anthony Davis. La réelle progression (déjà) s’est faite cette semaine sur son adresse aux tirs : 54% au général dont 60% à 3pts et 75% sur la ligne contre 42.4% la semaine dernière à 33% derrière l’arc (en prenant plus de tirs de loin néanmoins).
    Voilà de quoi convaincre son entraîneur de lui accorder le temps de jeu qu’il méritait amplement au regard de son talent.

    Jaylen Hoard – Portland Trail Blazers (11ème à l’Ouest) (Texas Legends)

    2.3pts (40% FG), 1.9rbds, 0,2ast, 0.4stl (9 matchs)

    Avec les absences plus ou moins longues des Collins, Hood ou Hezonja, Portland éprouve de sérieux besoins aux ailes tandis que son infirmerie ne désemplit pas. C’est l’une des raisons pour lesquelles Jaylen Hoard profite de cette situation pour se mettre en évidence en ce début d’année. Avec un peu moins de deux minutes de jeu lors des déplacements à Washington et Miami la semaine dernière, l’ancien joueur de Wake Forest a brillé cette semaine dans le Minnesota avec seize minutes passées sur les parquets en moyenne. Un temps de jeu conséquent (il n’avait jamais dépassé les dix minutes) assorti d’une copie remarquable malgré la défaite (8 points, 4 rebonds, 2 interceptions).

    https://www.youtube.com/watch?v=tFAfIfMi8Hc

    Non-drafté cet été, Hoard est un profil 3/4 avec de bonnes dispositions athlétiques, capable aussi bien de prendre des shoots à mi-distance qu’en attaquant le cercle, avec de bons fondamentaux en défense. Depuis ses deux cartons fin décembre en G-League avec les Texas Legends (31 et 22 points), Hoard s’est créé un curriculum qui incite les Blazers a lui donné du temps de jeu. Une confiance réitérée deux jours plus tard lors de la réception de Milwaukee où Hoard va inscrire 6 points, prendre 5 rebonds et effectuer une interception, le tout en un peu plus d’un quart d’heure de jeu. Très prometteur !

    Adam Mokoka – Chicago Bulls (10ème à l’Est) (Windy City Bulls)

    1rbd (2 matchs)

    À l’image de son équipe des Windy City Bulls, l’arrière français démarre plutôt mal l’année 2020. Après une prestation médiocre face aux Westchester Knicks (un zéro pointé avec un rebond, une passe et une interception), Adam Mokoka a tenté de relever la tête cette semaine face aux Sky Hawks de College Park (défaite 114 – 103) en terminant sa feuille de match avec 9 points, 5 rebonds et 3 passes. Une prestation loin des attentes autour de l’ancien joueur du Mega Bemax (Serbie) qui reste fâché avec son adresse (1/6 derrière l’arc) et qui n’est pas parvenu à rentabiliser le temps de jeu offert par son coach, Damian Cotter (plus de 30 minutes en moyenne).

    Rebelote samedi avec 9 petits points inscrits (1/7 à 3pts à nouveau) face aux Mad Ants de Fort Wayne mais une belle présence défensive (2 rebonds, 2 steals et un contre) pour offrir la victoire aux siens (120-112). Utiliser dans un rôle de two-way player, pour l’instant le jeune Mokoka ne confirme pas encore l’étendue de son talent en attaque au sein de la ligue de développement, malgré une belle activité en défense. Difficile d’envisager un retour immédiat du joueur avec Chicago pour le moment.

    Vincent Poirier – Boston Celtics (2ème à l’Est) (Maine Red Claws)

    1.7pts (50% FG), 1.7rbds, 0.3ast, 0.2stl, 0.2blk (9 matchs)

    Blessé depuis le 17 décembre – Fracture du petit doigt (main droite) au cours d’un entrainement. Opéré dans la foulée, les Celtics ont annoncé qu’il manquerait quatre à six semaines minimums de compétition – Aucune date de retour fixée

  • Le Point sur la Saison 2019-2020 by ClutchTime

    Le Point sur la Saison 2019-2020 by ClutchTime

    L’année 2019 s’achève. Les repas de fêtes finalement digérés laissent désormais place à une bonne dose de détox pour certains organismes gorgés d’acides gras et/ou d’éthanol récréatif.

    source : Youtube

    La NBA elle n’a guère eu le temps de souffler ou de faire souffler ses principaux protagonistes pendant ces fêtes, même si certains d’entre eux deviennent de plus en plus enclins à réduire leur présence sur les parquets, au grand dam des supporters et des médias.

    Outre cette gestion du repos, ou « load management », la saison 2019-2020 nous offre pour l’instant un exercice aussi palpitant qu’ennuyeux par moment, mêlant à la fois déception et bonne surprise. Sans rentrer dans des analyses et comparaisons en tout genre, Clutch Time va tenter à sa manière de faire un point, quasiment à mi-parcours, sur les tendances qui se dégagent dans la ligue après onze semaines de saison régulière.

    À l’Est rien de nouveau

    Difficile de ne pas aborder la réussite des Bucks de Milwaukee sans évoquer son bras armé grec, Giannis Antetokounmpo. Assurément plus en forme que jamais, le MVP sortant vient notamment d’ajouter une nouvelle arme à longue distance à sa panoplie offensive. Résultats, le greek freak réalise un parcours encore plus sensationnel que l’année passée, plaçant une fois encore la franchise du Wisconsin au sommet de la conférence Est avec un temps de passage bien meilleur à mi-parcours que la saison dernière.

    Les Contenders en embuscade

    Par conséquent, face à l’impressionnante domination des Bucks, la résistance à l’Est s’organise en coulisses. Longtemps considérée comme inférieure et parfois pauvre en talent par rapport à sa sœur de l’Ouest, les outsiders pour le titre n’ont jamais été aussi importants et agréables à voir jouer depuis qu’un certain King a mis les voiles vers la Californie. Citons pêle-mêle le retour en grâce des Celtics de Boston, transfigurés depuis le départ d’Irving et l’avènement de son trident offensif Walker – Brown – Tatum. Les Raptors champions en titre, privés de leur vedette éphémère, Kawhi Leonard, n’ont pratiquement rien perdu de leur superbe, la faute à un roster équilibré et des choix de coaching judicieux de la part de Nick Nurse.

    Même les Pacers, privés de leur artificier Oladipo, et les 76ers, parfois en panne d’inspiration offensive, sont de la partie, solidement installés dans ce quinté de tête. La belle et grande surprise demeure néanmoins à la troisième place du podium, confortablement occupée depuis près d’un mois par le Miami Heat. En signant tout d’abord le sensationnel Jimmy Butler, coupé par Philly à l’issue de la saison 2018-2019, le flair du Pat (Riley) a permis au Heat d’attirer les rookies Tyler Herro et Kendrick Nunn, tout en misant sur un effectif déjà très rajeuni autour d’Adebayo, Winslow ou encore Robinson.

    Peuvent-ils mieux faire ?

    Parmi les équipes qui ont le cul entre deux chaises, difficile de ne pas pointer immédiatement du doigt les Nets de Brooklyn. Outsider parmi les outsiders à l’Est depuis les signatures de Irving et Durant (même si les deux joueurs sont blessés), il reste cependant un arrière-goût de déception au regard des ambitions affichées en début de saison et des résultats en demi-teinte. Les Nets peuvent même partager l’affiche avec le Magic d’Orlando en quête permanente d’un équilibre dans le jeu et dans les victoires.

    Et puis il y a les déceptions, et elles demeurent assez grandes pour beaucoup de franchises. Des Chicago Bulls, annoncés comme sérieux challenger dans la lutte pour les playoffs grâce à un effectif aussi jeune que talentueux, aux Detroit Pistons qui devraient dégraisser les rangs avant la trade deadline, en passant par des Cavaliers aussi inquiétants que fantomatiques dans leurs ambitions, l’aveu d’échec est préoccupant pour ces franchises notoires.

    Pour terminer enfin sur une note moins amère, les Hornets sont la preuve même que malgré les discussions cet été autour de leur sort, les pronostics se révèlent être finalement faussés, en témoigne leur début de saison encourageant, ce dont les maisons Knicks, Hawks ou encore Wizards seraient bien aviser de s’inspirer pour éviter des maux de tête à répétition chez leurs supporters.

    L’Ouest sauvage américain

    Los Angeles au pouvoir

    C’est le tube de la saison, La nouvelle rivalité montante entre les deux franchises de la cité des anges. Cet été, l’une comme l’autre, affichent des ambitions très élevées au terme d’un recrutement étoilé, ponctué par deux victoires pour la bande de Kawhi et Paul George sur leurs rivaux. Si vous pensiez néanmoins que cela suffirait à faire des Clippers l’unique favori de la saison, vous vous mettez le doigt dans l’œil. Les Lakers et LeBron, qui semble rajeunir d’année en année, désormais secondé par Anthony Davis, ne lâcheront pas leur fauteuil de leader de la Conférence aussi facilement et semblent plus motivés que jamais à redorer le blason violet et or trop longtemps mis au placard lors des phases finales.

    source : SBNation via Getty Images

    Si on jette un coup d’œil par-dessus l’épaule, on est tout de même loin d’un Mano a Mano comme annoncé au mois de septembre. Les Nuggets dans la continuité de leur exercice 2019 réussi, font encore preuve d’une belle combativité tandis que Houston et son indéfendable (ou mal défendu ?) James Harden, viennent même ajouter leur grain de sel dans cette conférence, dessinant semaine après semaine un Big Four solidement ancré dans la première moitié de tableau à l’Ouest.

    Des poursuivants loin d’être à la ramasse

    On trouve également autant de bonnes que de mauvaises surprises dans les baquets suivants. À l’instar du Heat, les Mavericks, et sa nouvelle perle venue des Balkans, s’installent désormais parmi les candidats sérieux pour les playoffs et comptent bien le rester, ce qui n’arrange pas les affaires de certaines franchises qui sont à la peine. Récitant sa partition, non sans fausse note, le Jazz ne répond pas tout à fait aux attentes de certains qui les plaçaient volontiers parmi les équipes qu’il fallait surveiller de près cette année.

    Loin d’être médiocre, Utah a tout de même le mérite d’afficher une continuité dans ses ambitions ce qui est loin d’être le cas pour San Antonio et Portland, à la ramasse en début de saison, et qui tentent de combler le fossé creusé avec le wagon de tête. C’est finalement Oklahoma qui a su tirer profit de la situation, observant désormais d’assez loin, en queue de peloton, les Grizzlies, Timberwolves, Suns, Kings et Pelicans qui forment désormais le très large ventre mou de la Conférence Ouest aux bilans négatifs mais qui restent néanmoins toujours en vie.

    Si certaines équipes font le yoyo, oscillant entre baisse de régime et dynamique encourageante, les Warriors font en revanche bel et bien partis de la catégorie des équipes en pleine déshérence. Durant parti, Thompson et Curry out pour une durée indéfinie et Draymond et D’Angelo qui passent la moitié du temps à l’infirmerie, les triples champions connaissent une descente aussi attendue que vertigineuse. Le contrecoup de cinq années passées au zénith est tellement violent qu’on imagine mal comment Steve Kerr n’en viennent pas lui-même à se mettre en convalescence en laissant la main à l’un de ses assistants pour le restant de la saison.

    Une fin de saison régulière comme elle a démarré ?

    Si pour l’heure rien n’est encore joué, beaucoup de signes laissent présager très peu de revirements de situation dans la ligue jusqu’en avril. Les Lakers et les Bucks, partis pied au plancher dès le mois d’octobre, semblent confortés en tête de leur conférence respective, quand leurs plus proches poursuivants passent encore par toute une série d’ajustements en attaque et en défense. Des écarts désormais conséquents entre la première et la seconde moitié de tableau, amènent progressivement les franchises les mieux classées à gérer leur avance et leur rotation en vue des playoffs, posant encore et toujours la question sans réponse suivante : La NBA doit-elle réduire le nombre de ses matchs en saison régulière ?

    source : (Twitter / NBA)

    Une problématique loin d’être aussi évidente et réalisable quand on tente d’y apporter des solutions. Du point de vue des médias, dirigeants, joueurs et spectateurs, les avis divergent mais leurs intérêts se cristallisent d’autant plus. Une semaine seulement après le décès de son ex-commissionnaire, David Stern, disparu le 1er janvier dernier, la NBA d’Adam Silver, serait bien inspiré de trouver, non pas une mais plusieurs réponses à cet épineux problème qui engendre une chute des audiences cette saison et un certain manque d’attractivité sur le plan sportif pour des athlètes en manque de challenge. En prenant modèle sur son mentor, grand réformateur du système professionnel entre 1984 et 2014, et qui fût à l’origine de l’explosion médiatico-commerciale de la grande ligue sur le plan international, Stern a offert à cette dernière un savoir-faire et une légitimité dans le Sport Business qui n’a nul autre pareil, et dont le patron actuel doit désormais se servir pour la pérennité de la ligue.

  • Le pari Africain d’Adam Silver : un nouvel eldorado pour la grande ligue ?

    Le pari Africain d’Adam Silver : un nouvel eldorado pour la grande ligue ?

    À l’heure où la NBA continue d’élargir son influence autour du globe, le continent africain semble être devenu depuis plusieurs années l’une des priorités de la ligue qui souhaite y développer de nouveaux projets sportifs et marketing.

    Dikembe Mutombo sous les couleurs d’Atlanta. Source : Scott Cunningham/Getty Images

    “NOT IN MY HOUSE”. (Non, pas chez moi), assène Dikembe alors que son contre dévastateur envoie la balle dans le public euphorique. Le sourcil se fronce et l’index oscille de droite à gauche. Dikembe Mutombo Mpolondo Mukamba Jean-Jacques wa Mutombo, alias Dikembe Mutombo. Quel défenseur.

    Certes, le palmarès n’est pas aussi impressionnant que le patronyme. En dix-neuf saisons dans la ligue, le Hall of famer ne dispute qu’une seule finale NBA perdue aux côtés d’Allen Iverson lors de la saison 2000-2001. Les Sixers sont trop justes face à l’ogre Californien de LA. Pourtant, le « Mount Mutombo » (2,18 mètres) né à Kinshasa (RDC) en 1966, reste un des plus fiers représentants du continent africain ayant foulé les parquets NBA.

    La paire Adidas Mutombo OG (1993), source : Sneakersculture.com

    Contemporain du grand Hakeem “The Dream” Olajuwon, son impact culturel est indéniable : des spots de publicité emblématiques et la première paire de sneakers signature pour un athlète natif du berceau de l’humanité. « Deke » a ouvert la voie pour une nouvelle génération talentueuse de Nbaers africains: Ibaka, Embiid ou Siakam ont brillé lors des playoffs 2019. Son impact ne s’arrête pas là. Devenu global ambassador de la grande ligue en 2009, Dikembe Mutumbo a pointé de son doigt mythique le continent africain. Désormais, Adam Silver, “big boss” de la NBA a les yeux rivés vers ce nouveau marché potentiel.

    L’Afrique, un vivier de jeunes talents et de nouveaux fans de basket ?

    Le 29 mai 2019, le commissionner organisait une conférence de presse à Toronto. A l’aube des finales NBA, il rappelle que la ligue investit des sommes considérables pour développer la pratique et la culture du basketball en Afrique. Le journaliste sportif Steve Keating de l’agence de presse Reuters est présent pour l’événement. Il évoque la politique d’ouverture internationale agressive menée par la ligue. Cette année, le projet “Basketball without Borders” a encadré plus de 2,5 millions de jeunes joueuses et joueurs africains, grâce à une vingtaine de programmes de développement à l’échelle du continent.

    Centre de formation NBA à Saly, Sénégal. Source : Le Monde

    Adam Silver désire accéder à un nouveau marché de consommateurs, dans le prolongement de la frénésie basketballistique initiée en Chine. Les dirigeants de l’association perçoivent la démocratisation du smartphone au sein des sociétés africaines comme une opportunité majeure. La NBA est à la pointe des réseaux sociaux qui représentent un outil de promotion massif et mondialisé pour ses activités. Une politique assumée par le président de la NBA qui déclare en fin de conférence :

    Je pense que c’est en fin de compte à cause de la nature évolutive des médias numériques en Afrique, un continent de plus d’un milliard d’habitants, où il y a quelque chose comme 700 millions de téléphones, dont 400 millions sont des smartphones.

    Adam Silver

    Pour conquérir ce nouveau marché, la NBA a vu les choses en grand. En partenariat avec la FIBA, elle lancera dès le mois de Mai 2020, la Basketball African League (BAL), son premier championnat outre-Atlantique.

    La BAL, une nouvelle compétition ambitieuse en terres Africaines.

    Le logo de la BAL, révélé le 21/12/2019 par la FIBA.

    Le sénégalais Amadou Gallo Fall, président de la BAL, a annoncé à Charlotte en février dernier que le championnat opposera douze équipes réparties en deux conférences. Le top 3 de chaque conférence sera qualifié pour les playoffs à l’issue de la régulière. La ligue se veut internationale et de nombreuses villes africaines accueilleront des matchs : Kigali (Rwanda), Lagos (Nigéria), Dakar (Sénégal), Le Caire (Egypte), Rabat (Maroc) et Monastir (Tunisie).

    Enfin, pour nourrir la hype et contenter les fans de jerseys, Nike sera l’équipementier officiel d’une conférence, tandis que la seconde sera affiliée à Jordan Brand.

    Toutes ces initiatives attestent de l’importance qu’attribue la NBA à la conquête de nouveaux marchés de passionnés et consommateurs de basket à travers le monde. Le football est aujourd’hui le sport qui règne sur le continent Africain, mais le futur appartient à la balle orange. C’est en tout cas le pari réalisé par Adam Silver.

    Auteur : Martin Fréguis – Rédacteur Bénévole pour Clutch Time

  • NBA Rewind #8 Spécial Noël : La performance XXL de Dwyane Wade

    NBA Rewind #8 Spécial Noël : La performance XXL de Dwyane Wade

    Chaque semaine Clutch Time rembobine l’histoire de la balle orange et vous replonge dans les moments les plus marquants de la NBA, d’hier à aujourd’hui.

    Cette semaine Clutch Time vous propose un Rewind spécial pour les fêtes de noël avec un flashback sur la performance magistrale de Dwyane Wade un soir de 25 décembre 2006, rencontre durant laquelle l’arrière va livrer un match mémorable dans la victoire du Heat face aux Lakers (101-85).

    La NBA à Noël

    Remettons ce match dans le contexte. Débuté en 1947 avec une affiche entre les Knicks de New York et les Steamrollers de Providence, la NBA à noël, ou « NBA Christmas Day » va progressivement s’installer sur cette case très porteuse pour devenir une véritable tradition et un évènement sportif des plus suivis aux États-Unis avec la NFL à Thanksgiving. Du coup, chaque année, la ligue coche cette date du calendrier en proposant de réunir le gratin de la ligue dans des rencontres toutes plus palpitantes les unes que les autres durant lesquelles les plus grands joueurs vont bien évidemment chercher à s’illustrer plus que d’ordinaire.

    Des 60 points inscrits par Bernard King sous le maillot des Knicks face au rival New Jersey en 1984, au record de rebonds de Wilt Chamberlain en 1961 (59 points, 36 rebonds), en passant par les triples doubles de Oscar Robertson (x4), le match de noël est l’occasion idéale pour un joueur de se montrer sous son meilleur jour en inscrivant ses performances au rang all-time si possible.

    Saison 2006-2007

    Petit rappel du déroulé de la saison. Cette année-là, Andrea Bargnani fut sélectionné en 1er position par les Toronto Raptors devant LaMarcus Aldridge ou encore Brandon Roy. Dirk Nowitzki sera élu MVP de la saison régulière après une saison régulière exceptionnelle (24.6 points, 8.9 rebonds et 3.4 passes), le bavarois devenant le cinquième joueur à intégrer le club des 50-40-90 en termes d’adresse aux tirs et surtout le premier joueur européen récompensé à titre individuel, succédant à son ancien coéquipier Steve Nash.

    Par ailleurs les Mavs d’Avery Johnson vont terminer la saison régulière avec le meilleur bilan de leur histoire avec 67 victoires pour 15 défaites (record inégalé depuis), mais vont se crasher dès le premier tour face aux Warriors de Don Nelson et son mythique « Run and Gun » parfaitement exécuté par les « We Believe » Baron Davis, Stephen Jackson et Jason Richardson.

    Côté playoffs, l’année 2007 représente un grand cru Made In France avec le quatrième sacre des Spurs de San Antonio. Emmenés par un Tony Parker injouable, le trio texan qu’il compose avec Tim Duncan et Manu Ginóbili va remporter un troisième titre en sweapant les Cavaliers de LeBron James, installant un peu plus la dynastie des Spurs comme l’un des plus dominante de la décennie. Tony Parker remportera d’ailleurs le trophée Bill Russell du MVP des Finales (24.5 points, 5 rebonds et 3.3 passes à 56.8% FG) devenant ainsi le deuxième joueur non-américain (après Olajuwon) à remporter ce trophée.

    Par ailleurs la saison 2006-2007 verra les Hornets de la Nouvelle Orléans connaître de fortes perturbations après l’ouragan Katrina, en déménageant de la Louisiane vers Oklahoma City, ce qui incitera deux ans plus tard la NBA à délocaliser la franchise des Sonics de Seattle pour le Thunder d’Oklahoma City.

    Miami Heat

    Le champion en titre sortant va connaître une saison bien moins aboutie que l’année passée. Privés de Shaquille O’Neal pendant la première moitié de saison, les floridiens vont s’en remettre au talent du jeune Dwyane Wade, déjà considéré comme l’un des tous meilleurs arrières de la ligue, avant de voir le numéro 3 se blesser à son tour juste après le All-Star break pour ne revenir qu’en fin de saison régulière et un premier tour des playoffs complètement raté face aux Bulls de Chicago (4-0). Une année noire pour le Heat qui enverra la saison suivante O’Neal aux Suns et ne s’en relèvera qu’en 2010.

    Dwyane Wade portera néanmoins les espoirs du Heat sur ses épaules pendant de nombreuses saisons, s’imposant tout logiquement comme le plus grand joueur de l’histoire de la franchise et parmi les meilleurs de sa génération. D-Wade va enchaîner les performances individuelles de calibre toute plus impressionnantes les unes que les autres, à l’image d’un soir de noël lors du traditionnel Christmas Day, où l’arrière All-Star se fendra d’une prestation magistrale face aux Lakers de Kobe Bryant.

    Une vieille rancoeur

    Une fois n’est pas coutume, les Lakers iront défier pour la troisième fois en trois ans, le tout récent champion NBA, le Miami Heat. Seul match programmé pour cette soirée exceptionnelle, la ligue mise alors sur un duel entre deux hommes, Kobe Bryant et Dwyane Wade mais également sur le dénominateur commun aux deux arrières du moment, Shaquille O’Neal. Le départ du Shaq’ en 2004 de Los Angeles pour Miami a marqué un véritable tournant dans la ligue au sortir d’une longue période de règne (trois titres), durant laquelle la relation entre l’arrière des Lakers et le pivot s’est dégradée au fil des saisons. Une rupture bien venue pour le Heat qui verra en Shaquille O’Neal la recrue idéale pour épauler le jeune Wade dans sa quête de reconnaissance et de titre.

    Seul hic au tableau, l’absence du pivot, quadruple champion, dont le genou gauche fait des siennes. Le bilan global du Heat est plutôt contrasté, la blessure de l’ex-Laker étant en partie responsable de ce démarrage poussif. Avec douze victoires pour quatorze défaites, Miami oscille entre la 7ème et la 9ème place depuis la reprise à l’inverse des Lakers plutôt bien partis (18-9) et confortablement installés à la cinquième place de la conférence Ouest dominée par Utah, Dallas et San Antonio. C’est donc privé du Shaq’ que le Heat devra batailler face aux Lakers et espérer empocher une troisième victoire de suite pour le Christmas Day.

    Côté Lakers Kobe Bryant porte à lui seul pour ainsi dire la franchise californienne, tournant à près de 28 points, 5 rebonds et 5 passes et sort notamment de deux rencontres face à Houston (53 points, 10 rebonds et 8 passes) et Washington (45 points, 8 rebonds et 10 passes) assez impressionnantes. En face le jeune Wade fait également preuve d’un leadership exceptionnel, l’arrière floridien tournant également à 28 points, 8 passes et près de 4 rebonds et deux interceptions depuis le début de la saison se fendant notamment d’une prestation somptueuse face à Memphis (41 points, 5 rebonds, 7 passes et 5 interceptions) et de plusieurs matchs à plus de trente points depuis le début de la saison.

    Dans ce remake à n’en plus finir (victoires du Heat 104-102 en 2004 puis 97-92 en 2005), le Heat de Pat Riley aligne d’entrée de jeu Udonis Haslem, Jason Williams, Alonzo Mourning et Dorell Wright (remplaçant de Shaquille O’Neal) au côté de Dwyane Wade. Pour les Lakers de Phil Jackson et Kobe Bryant, la fine fleur californienne est au rendez-vous avec Luke Walton, Smush Parker, Kwame Brown et Brian Cook. Une époque dorée pour les violets et or qui semble lointaine, mais qu’importe puisque Kobe est là pour assurer le show dans cette affiche de gala.

    Un premier quart-temps tout feu tout flamme

    Dès le début du match, Wade semble déterminer mettre un gros rythme d’entrée de jeu . À l’origine et à la conclusion des premiers points de son équipe, l’arrière est omniprésent des deux côtés du terrain avec notamment de bonnes phases défensives sur Kobe Bryant et un gros contre sur Luke Walton. Wade distribue le jeu (cinq passes) et provoque la défense adverse (quatre fautes provoquées) et après douze minutes, l’arrière energizer vient d’inscrire douze points (auxquels on peut ajouter cinq passes, deux rebonds, une interception et trois contres pour zéro perte de balle) offrant le lead au Heat (30 à 16).

    Fin du premier acte

    Miami va connaître néanmoins un gros passage à vide dans le deuxième quart en inscrivant moins de dix points en neuf minutes. Wade n’inscrira que quatre petits points durant un peu moins de neuf minutes de jeu, le temps de voir les Lakers revenir à moins de dix longueurs du Heat. Malgré ce come back, l’adresse générale des californiens est loin d’être au point à l’image d’un Kobe qui digère encore mal la dinde du réveillon (1/9 FG dont 0/2 à 3pts) et qui peine à contenir les ardeurs de Wade, mais les Lakers parviennent néanmoins à s’accrocher (47-40).

    Le Festival Wade

    Le début de la seconde mi-temps démarre sur les chapeaux de roues pour Kobe qui tente d’effacer sa première mi-temps catastrophique en inscrivant les six premiers points de son équipe. Très en difficulté pour tenir en défense son vis-à-vis, Bryant va une fois encore être malmené par l’arrière du Heat. Tel un lion déchaîné, Dwyane Wade enchaîne les attaques au cercle en slalomant la défense des Lakers ou bien en prenant des tirs à mi-distance sur la tête d’un Kobe désabusé. Sentant le jeu à merveille, le numéro 3 du Heat porte l’avantage des siens à +10 à la fin du troisième quart-temps, affichant une fabuleuse ligne statistique avec 34 points (18 dans le seul quart-temps !), 7 passes, 4 rebonds , 3 interceptions et 3 contres, performance accomplie en seulement 32 minutes !

    Un Wade intraitable et une nouvelle victoire du Heat

    Après deux nouveaux layups fabuleux, suivis d’un nouveau contre et d’une interception, Wade et le Heat vont se diriger vers une victoire probante avec à la clé une feuille de match monstrueuse : 40 points (12/20), 11 passes, 4 rebonds, 4 passes et 4 interceptions. En face le Black Mamba livre une copie bien terne avec 16 points (0/4 à 3pts) et 4 passes, incapable d’inverser le cours du match et de tenir les ardeurs du disciple Wade qui vient de donner une leçon de basket aux Lakers. Victorieux 101 à 85 des LA Lakers, le Heat, pourtant privé du Shaq’, remporte pour la troisième année consécutive ce duel « florido-californien » grâce au talent d’un Dwyane Wade inarrêtable. Une performance qui reste encore aujourd’hui parmi les plus marquante de la tradition NBA à noël.

  • NBA Recap #5 : Conférence Ouest

    NBA Recap #5 : Conférence Ouest

    Pour cette saison 2019-2020, Clutch Time vous propose chaque semaine de faire un petit point sur l’état de forme des équipes et des joueurs de la Conférence Ouest.

    NBA Teams Power Rankings

    Los Angeles Lakers (4-0)

    Quatre matchs, quatre victoires et un rythme qui ne faiblit pas pour les angeliños qui confortent un peu plus leur avance en tête de la conférence ouest. Alors que cette semaine s’annonçait comme la semaine de tous les dangers, les Lakers ont su éviter les pièges en plein road-trip pour s’imposer par trois fois face à leur dauphins d’abord, Denver, puis face à Utah et Portland avant de finir par Minnesota à domicile, avec la manière surtout. Au-delà des performances, c’est bien les efforts déployés des deux côtés du terrain qui impressionnent car même si les Lakers encaissent des points (notamment sur des pertes de balles), il en reste pas moins qu’elle sait tenir les fin de match et prendre le dessus dans tous les secteurs du jeu. Dans la raquette, Anthony Davis a encore fait un gros chantier cette semaine, bien aidés par McGee et Howard, et consolide son statut de meilleur intérieur du moment. Du côté des performances individuelles, au-delà des prestations exceptionnelles de Davis, LeBron a su une fois encore s’illustrer dans le rôle de meneur polyvalent capable de scorer, passer et défendre, les autres joueurs, notamment Rondo, Kuzma ou Green se contentants de respecter les schémas de jeu.

    Dallas Mavericks (3-1)

    Décidément on n’arrête plus Dallas. Désormais parmi les favoris pour les play-offs, les texans peuvent une fois encore remercier leur jeune pépite Luka Dončić pour qui tout lui sourit en ce moment. Les préceptes de Rick Carlisle sur la défense portent enfin leurs fruits avec des joueurs plus impliqués et un tempo défensif plus dur sur le porteur de balle, les Mavs ont su se mettre en bonne disposition collective pour scorer en étant adroits. Le banc texan a également eu son rôle à jouer en particulier face aux Pelicans, à l’image de Brunson, Curry ou Marjanović. Côté cinq majeur, Porzingis a une fois de plus endossé le rôle d’intérieur à tout faire, prompt à défendre et capable de devenir dangereux offensivement quand cela devient nécessaire. Si on ajoute aussi la bonne forme de Tim Hardaway, Dallas peut espérer passer les fêtes au chaud aux cinq premières places.

    San Antonio Spurs (2-0)

    Que deux matchs pour les Spurs cette semaine mais un retour en forme qui est le bien venu. Embourbés dans la dernière partie de tableau depuis quelques semaines déjà, les hommes de Popovich ont su mené leur barque cette semaine face à Houston d’abord (135-133), puis Sacramento (105-104), s’offrant une bouffée d’air frais. Mais la marge de manoeuvre reste très mince, en témoigne ses deux succès arrachés en overtime alors que l’équipe souffre dans plusieurs compartiments du jeu. C’est une situation assez inédite pour tous les fans de la franchise qui ne s’attendaient sûrement pas à voir péril en la demeure texane sous le règne de coach Pop. Pourtant le jeu développé par les Spurs reste assez attractif et la répartition de la marque se fait assez bien à l’image du jeune Lonnie Walker (28 points) face à Houston. C’est plutôt du côté des cadres de l’équipe qu’il faut aller chercher les sources des problèmes de San Antonio. En dehors de DeMar DeRozan, Aldridge, Gay, Mills ou encore Murray sont loin de faire l’unanimité dans leurs rendements.


    Oklahoma City Thunder (2-1)

    Voilà deux semaines que le Thunder frappe à nouveau. Avec deux nouvelles victoires cette semaine (la cinquième depuis sept matchs), OKC se remet sur le droit chemin et pointe désormais quasiment à l’équilibre (11-12) et une belle 7ème place à l’Ouest. L’une des clés de la réussite d’Oklahoma cette semaine réside dans le jeu intérieur qui prend quasiment le dessus à chaque fois sur ses adversaires. Les hommes de Billy Donovan font en revanche preuve d’irrégularités dans le contenu, ce qui peut leur coûter des victoires précieuses comme face à Indiana. Même s’il reste encore beaucoup de domaines dans lesquels le Thunder doit progresser, les cadres répondent enfin présents. Derrière le jeune Gilgeous-Alexander, Chris Paul, Steven Adams ou encore Dennis Schröder en sixième homme affiche un niveau de jeu plus en adéquation avec les attentes de la saison.

    Phoenix Suns (2-2)

    Les joueurs de l’Arizona s’accrochent et ça fait plaisir à voir. Certes on ne parle pas d’un jeu attaque-défense en réussite mais plus d’un jeu attaque-attaque. Malgré leur problèmes défensifs, dus notamment aux absences de Aron Baynes et DeAndre Ayton, Phoenix s’en est pas mal sorti cette semaine face à des adversaires de son calibre (Sacramento et New Orleans) et lors d’une défaite néanmoins encourageante à Houston (109-115). Il reste pourtant à gérer ce problème de raquette qui globalement se laisse marcher dessus, ce qui peut expliquer les difficultés des partenaires de Devin Booker de tenir un rythme offensif élevé uniquement sur la base du jeu des joueurs extérieurs. Au-delà de cet aspect, c’est surtout les fautes commises qui pénalisent fortement les Suns pourtant pas aidés par les profils défensifs de l’équipe. Kelly Oubre a néanmoins réussi cette semaine à se muer en two-way player en mettant de l’intensité mais insuffisant pour espérer inverser une tendance bien encrée aux Suns.


    Sacramento Kings (1-3)

    Difficile de placer les Kings plus haut dans nos mentions, tant l’équipe a connu une semaine compliquée. Mais il est vrai que les Kings sont enthousiasmant cette année en témoigne la victoire décrochée face à Dallas (110-106). Le jeu est loin d’être parfait mais c’est typiquement les imperfections des Kings qui lui donnent son charme. Les retours de Bagley et Fox devrait d’avantage servir des Kings qui sont toujours en course pour décrocher un huitième spot pour les play-offs cette année même si beaucoup de chose doivent être corrigées, notamment dans le jeu d’équipe et la défense. Cette semaine Buddy Hield s’est une fois encore mué dans le rôle d’artificier (24 points), bien aidé par la révélation Richaun Holmes et le duo d’assassins serbes Bjelica – Bogdanović, les Kings manquent toutefois d’adresse et le banc n’est guère plus opérationnel pour contre-balancer cette maladresse.

    Denver Nuggets (1-3)

    Denver peut se féliciter d’être encore dans le quatuor de tête à l’Ouest tant ils ont mangé leur pain noir cette semaine. En s’inclinant d’abord face aux Lakers (105-96), les Nuggets furent dominés dans beaucoup de compartiments du jeu à commencer par la défense, connaissant un vrai trou d’air au pire moment en fin de match. Si on ajoute les fautes concédées, les rebonds perdus et les points offerts en contre-attaques, les ingrédients n’y étaient pas pour Denver. Et le schéma s’est malheureusement répété face à Boston puis Brooklyn, Denver affichant une inquiétante passivité par moment et une adresse aux tirs en chute libre. Au-delà de ce calendrier compliqué, les hommes de Mike Malone se sont néanmoins refaits la cerise sur les Knicks (129-92) mais les comptes n’y sont pas et Denver vient de perdre son statut de dauphin des Lakers. À l’image de l’équipe, plusieurs cadres (titulaires ou remplaçants) ont failli dans leur jeu, laissant le duo Jamal Murray et Nikola Jokić trop seuls pour gérer la situation.

    Memphis Grizzlies (0-3)

    Il y a des défaites logiques et d’autres cruelles. C’est ce à quoi sont habitués les Grizzlies depuis ce début de saison. Malgré un match convaincant face à Indiana et un réveil tardif face aux Bulls, Memphis termine la semaine comme elle l’a commencée avec le plein de défaites et une treizième place logique mais pas forcément méritée. Certes la balance penche plus du mauvais côté cette saison, mais il existe des motifs de satisfaction dans les prestations des Grizzlies. Pratiquant un jeu agréable et faisant preuve de caractère par moment, notamment en défense, l’apprentissage des Grizzlies se fait dans la douceur mais ne se traduit malheureusement pas assez bien sur le plan des résultats. Privés de leur meneur Ja Morant, c’est Jaren Jackson, autre pépite de la franchise, qui s’est chargé de porter les siens offensivement cette semaine bien épaulé dans la raquette par le retour du lituanien Valanciunas. Avec les autres absences (Kyle Anderson, Brandon Clarke), ce sont Jae Crowder, Dillon Brooks et la révélation De’Anthony Melton qui se sont le plus illustrés pour grappiller du temps de jeu et une place dans la rotation.

    New Orleans Pelicans (0-3)

    Trouver des motifs d’espoir dans le parcours des Pelicans cette semaine demeure un vrai casse-tête. Certes l’équipe est jeune, remplie de potentiel et privée de son potentiel meilleur joueur, mais force est de constater qu’Alvin Gentry ne trouve pas la solution pour enrayer la chute. Il s’agit en effet de la plus longue série de défaites depuis le début de la saison 2016-17. Certes au départ le calendrier dessert totalement les Pelicans avec un back-to-back Utah puis Clippers avant d’affronter les Lakers, mais l’équipe a ensuite eu la possibilité de se rattraper à domicile sans jamais y parvenir. Que ce soit en défense, sur les rebonds, dans l’adresse ou encore sur la rotation, rien ne va collectivement. Malgré de bonnes productions individuelles de la part Jrue Holiday, Brandon Ingram, voire même du jeune Jaxson Hayes, les comptes n’y sont pas et difficile d’imaginer un retour de Zion Williamson inverser la tendance. Cette saison s’annonce de plus en plus comme une saison de transition pour New Orleans.


    Classement Conférence Ouest


    NBA Players Power Rankings

    Anthony Davis – Los Angeles Lakers

    35.0pts – 8.0rbd – 2.5ast – 2blk

    Très gros retour en forme de l’ancien Pelican qui ponctue sa semaine par un carton face aux Wolves (50pts, 7rbd, 6ast et 4stl). Même si l’état de santé du joueur oblige les Lakers à jouer avec une épée de Damoclès au-dessus de leurs têtes, Davis a particulièrement brillé cette semaine et redonner la marche à suivre avec quatre victoires supplémentaires. Adroit aux tirs (63.3 % FG dont 86% sur LF), le All-Star fut à la hauteur durant le road-trip des californiens grâce à son impact des deux côtés du terrain et en pratiquant un basket très propre. Son entente avec James fonctionne vraiment bien et c’est le King qui se régale de la réussite de son coéquipier en l’abreuvant de passes.

    Devin Booker – Phoenix Suns

    29.8pts – 4.8rbd – 5.8ast – 52.1% FG

    Si les Suns s’accrochent autant dans le milieu de tableau à l’ouest c’est en partie grâce aux performances de son arrière scoreur. Alors que la semaine avait débuté doucement pour Booker (17 points face à Orlando), « Book » est monté en régime lors des deux derniers matchs (44pts puis 35pts) pour terminer sur un bilan de deux victoires et deux défaites, une dernière défaite encourageante à Houston. En délicatesse avec son tir la semaine précédente, Booker a retrouvé du rythme et de la précision (52.1 % FG dont 40% à 3pts) et réalise un début de mois convaincant. Le retour de Rubio dans les starters lui fait un grand bien car il ne monopolise plus le ballon à la baguette des Suns (même s’il tourne encore à cinq passes) et se concentre plus sur ses positions et tirs ouverts.

    James Harden – Houston Rockets

    35.7pts – 7.3rbd – 4.3ast – 4stl

    James Harden a été en grosse galère avec son adresse cette semaine (34.2% FG et 23.8 à 3pts), alors pourquoi mentionner le Rocket cette semaine me diriez-vous ? Tout simplement pour reconnaître qu’en dépit d’un arrosage intensif mais irrégulier, le barbu a encore une fois su se mettre en évidence, d’abord face aux Spurs (50 points, 9 rebonds, 6 passes et 4 steals) puis face à Toronto et Phoenix. Face aux Raptors, Harden a su se mettre en retrait sur le jeu offensif pour ne pas revivre un match catastrophique dans l’adresse mais tout en étant plus efficace et important dans d’autres domaines. Face à une faible défense des Suns il s’est donné à coeur joie terminant à 34 points, 6 rebonds, 4 passes et 3 interceptions. Une semaine encore bien remplie sur la feuille de match du moins.

    Luka Dončić – Dallas Mavericks

    27pts – 9.5rbd – 7ast

    Ex-aequo cette semaine avec Harden, Luka Dončić a également connu quelques galères sur le plan de l’adresse sans que celà n’handicape réellement les Mavericks qui ont remporté trois nouveaux succès. Le meneur à tout faire slovène avait pourtant parfaitement démarré la semaine avec une énorme performance face aux Pelicans (33 points, 18 rebonds, 5 passes), mais la mécanique s’est enrayée dès le match suivant puis se prolongea jusqu’à la défaite cette nuit face aux Kings. Résultats une moyenne en baisse avec un ratio (21.4% à 3pts) qui font rentrer le sophomore dans le rang cette semaine malgré une activité encore impressionnante sur le terrain dépassant notamment Michael Jordan au nombre de matchs consécutifs en 20-5-5, soit 19 rencontres, et se rapprochant du record détenu par Oscar Robertson.

    (Mentions honorables)

    LeBron James – Los Angeles Lakers : 27pts – 5.3rbd – 10.5ast
    Jaren Jackson Jr. – Memphis Grizzlies : 24pts – 5rbd – 1.7ast – 1.7blk
    Ben McLemore – Houston Rockets : 22pts – 1.7rbd – 1.3ast
    Dennis Schröder – Oklahoma City Thunder : 21.3pts – 2.7rbd – 1.7ast


    Focus sur Shai Gilgeous-Alexander (Oklahoma City Thunder)

    On parle beaucoup de la cuvée de rookies 2018/2019 comme très talentueuse, en mettant souvent en avant Dončić ou Young mais s’il y a bien un joueur qui a énormément progressé (au même titre que Devonte’ Graham) c’est bien le canadien Shai Gilgeous-Alexander. Passé aussi rapidement de la Californie à l’Oklahoma et ses vagues de froid après une année rookie prometteuse, le sophomore est bien décidé à s’imposer dans un effectif en pleine transition (départ de Paul George et Russell Westbrook). À 21ans, l’arrière du Thunder a pris une autre dimension depuis son transfert cet été, devenant meilleur marqueur de son équipe (18.7pts, 5.1rbd, 3ast) et leader du jeu devant Chris Paul, Danilo Gallinari ou encore Steven Adams. Une intégration-adaptation express qui propulse fort logiquement le joueur parmi les belles surprises de cette année alors que OKC présente un bilan quasiment équilibré de dix victoires pour douze défaites, rendant le parcours du jeune joueur encore plus passionnant alors qu’on s’y attendait le moins. Il reste néanmoins encore quelques défauts dans son jeu à corriger (adresse, défense) qui viendront avec le temps et les minutes jouées, mais Gilgeous-Alexander, cousin de Nickeil Alexander-Walker, peut tout à fait s’inscrire à long terme dans l’effectif de Billy Donovan.


    Le Cinq Majeur de la Semaine

    Meneur Arrière Ailier Ailier-fort Pivot
    Luka DončićDevin BookerJames HardenLeBron JamesAnthony Davis
  • NBA Recap #5 : Conférence Est

    NBA Recap #5 : Conférence Est

    Pour cette saison 2019-2020, Clutch Time vous propose chaque semaine de faire un petit point sur l’état de forme des équipes et des joueurs de la Conférence Est.

    NBA Teams Power Rankings

    Milwaukee Bucks (3-0)

    Semaine encore très productive pour Milwaukee. Les Bucks ont récupéré le lieutenant attitré de sa sainteté Giannis et les daims ont remporté une série de trois matchs, débutée par une correction face aux Knicks (132-88), puis deux cartons offensifs face aux Pistons (127-103) et les Clippers (119-91). Le jeu collectif a encore une fois été à la hauteur, les joueurs du banc assurants le relais des titulaires aux postes. La défense a su une fois de plus se mettre en évidence offrant des points faciles sur contre-attaques. Si on ajoute à ça une adresse en réussite, Milwaukee a pu étaler sur plusieurs quart-temps toute sa puissance de feu difficilement jouable désormais. Au-delà de l’attelage Giannis-Middleton (presque 50 points) ce sont plusieurs éléments du banc qui se sont mis en évidence, de Ilyasova à Connaughton en passant par DiVincenzo.

    Orlando Magic (3-0)

    Trois matchs, trois victoires pour Orlando et une huitième place consolidée à l’Est. Voilà le bilan de la semaine pour les magiciens de Steve Clifford. Orlando a enfin trouvé l’inspiration en attaque face à Washington et Phoenix en mettant de côté ses préceptes de défense. Tout n’est pas parfait mais il faut croire qu’avec une bonne adresse aux tirs et une forte présence aux rebonds (offensif notamment), le Magic s’est découvert un nouveau visage cette semaine en l’absence de son pivot All-Star Nikola Vucevic. Evan Fournier, Aaron Gordon et Terence Ross se sont relayés au scoring pour ramener ces succès, bien aidés par le retour de Markelle Fultz et l’expérimenté DJ Augustin. Dans un secteur intérieur affaibli on pensait voir Orlando sombrer mais c’est bien l’inverse qui s’est produit.

    Miami Heat (3-1)

    On arrête plus Miami. Cette semaine la bande à Spoelstra s’est une fois encore illustrée en remportant un match en territoire canadien face aux Raptors (121-110) pour grimper sur le podium de la conférence. Malgré une défaite assez large à Boston, le Heat a su se reprendre face aux Wizards et les Bulls en retrouvant de l’impact en défense et dans le jeu collectif mais surtout en faisant preuve de mental pour se sortir de situations mal-embarquées. En s’appuyant sur une adresse aux tirs loin d’être négligeable et l’apport de plusieurs joueurs en rotation, Miami a surtout vu Jimmy Butler prendre ses responsabilités au scoring, terminant également la semaine avec deux triple-doubles au compteur. Bien aidé Bam Adebayo, ce sont également Kelly Olynyk, Justise Winslow et surtout Tyler Herro dans la rotation qui ont joué à couteaux tirés en attaque pour le plus grand plaisir des supporters.

    Indiana Pacers (3-1)

    Indiana mise sur la continuité cette semaine. Avec trois nouveaux succès en quatre matchs, les Pacers ont assurer leurs arrières alors que Brooklyn se rapprochait dangereusement de la sixième place. Que ce soit face à Memphis (117-104) ou Oklahoma (107-100) les Pacers ont su mettre les mêmes ingrédients dans leur succès avec un jeu collectif exemplaire, une rotation qui se partage le scoring et une présence aux rebonds et défense combinée à une belle adresse générale. Le hic est arrivé face à Détroit, où bizarrement la machine défensive s’est grippée et le banc n’a pas su faire le boulot. Résultat une défaite logique 108 à 101 et une copie à revoir notamment sur le secteur intérieur en défense. Malgré cet accroc, Indiana a su rebondir, non sans difficultés, face aux Knicks (104-103) mais en étant incapables de creuser l’écart au score et de régler ses problèmes de fautes et pertes de balle. Un phénomène qui peut s’expliquer par les performances irrégulières de Malcolm Brogdon ou d’un Jeremy Lamb trop tendre, bien que TJ Warren, Domantas Sabonis et Myles Turner furent encore une fois sur tous les fronts.


    Philadelphia 76ers (3-1)

    Si on devait attribuer un mauvais point à Philadelphie cette semaine, ce serait évidemment ce match foiré face à Washington, où la défense à totalement lâcher dans le 2ème quart-temps et les Sixers furent indisciplinés. Car à part cette contre-performance, les hommes de Brett Brown ont su arracher des victoires sérieuses face à Utah et Toronto, puis ont réalisé un énorme match sur le plan collectif face aux Cavs (43 passes). Plusieurs choses ternissent néanmoins ce bilan. L’impact défensive et offensive dans la raquette fut en baisse, à l’image de Joel Embiid qui fut en galère sur le plan physique et personnel (17 points, 13 rebonds, 3 passes). Pour pallier les difficultés du pivot camerounais, ce sont les autres cadres de l’équipe qui ont assuré les meubles. De Tobias Harris à Ben Simmons en allant même jusqu’à Al Horford, les Sixers ont pu constater la profondeur de leur effectif et la solidité d’un groupe à l’image du jeune Matisse Thybulle qui a pris du volume de jeu cette semaine.

    Chicago Bulls (2-2)

    Bilan très contrasté encore pour la franchise de l’Illinois qui reste sur deux revers de suite, dont un surprenant face aux Warriors. Tout avait pourtant bien démarré cette semaine avec un succès à Sacramento et une bonne victoire face à Memphis. Le point commun de ces deux victoires fut notamment l’adresse derrière l’arc, bien aidée par le banc, et l’intensité du jeu, poussant ses adversaires à la faute. Néanmoins le secteur intérieur laissait encore à désirer pour Chicago et ce fut précisément le secteur dans lequel les Bulls furent complètement dominés par Miami notamment. Certes les joueurs extérieurs se montrent à l’aise et prompt à bondir sur chaque ballon mais quand vous disposez d’une raquette aussi faible, difficile de faire la bascule dans le groupe des favoris. Zach LaVine s’est une nouvelle fois montré à son avantage, tout comme Markkanen mais les remplaçants, encore irréguliers, n’ont guère pu compenser les problèmes du secteur intérieur.


    Toronto Raptors (0-3)

    On ne rêve pas mais Toronto vient en effet de subir sa pire série de défaites depuis plus d’un an. Ceci peut s’expliquer par la difficulté du calendrier de la semaine avec un déplacement à Philadelphie et deux matchs face aux Heat et Rockets. Tout n’est pas pourtant excusable car s’il y a eu défaite, il y a forcément eu des difficultés concrètes sur le terrain. La défense fut très exposée aux critiques alors que les Raptors ont encaissé plus de points que d’habitude, la faute à de gros passages à vide sur un voire plusieurs quart-temps. Forcément ça ne pardonne pas. Malgré le retour de Kyle Lowry, Toronto a eu du mal avec son adresse générale toute la semaine et le banc ne s’est pas particulièrement mis en évidence à l’exception de Norman Powell. Pascal Siakam a été plutôt discret en attaque alors que les expérimentés Ibaka et Gasol se sont souvent fait marcher dessus dans la raquette, domaine pourtant jusque là maîtrisé par la franchise canadienne. Espérons que le retour de Lowry apporte un second souffle à des Raptors qui commencent à toucher les limites de leur jeu.

    Washington Wizards (1-3)

    Semaine à nouveau compliquée en défense pour Washington qui peut néanmoins se consoler avec une victoire (surprenante) face aux Sixers (119-113). Encore une fois l’équipe de Scott Brooks peut séduire par son jeu offensif mais elle désolé d’autant plus par son manque d’implication en défense ce qui lui coûte très souvent des victoires en lâchant prise dans les fins de matchs. Si on ajoute une raquette plutôt légère, souvent dominée aux rebonds et des pertes de balles récurrentes, les Wizards se retrouvent logiquement chaque semaine dans nos mentions les plus basses. Difficile de blâmer néanmoins Bradley Beal qui doit composer avec un effectif jeune, privé de son meneur de jeu titulaire et qui doit en plus composer avec un banc inexpérimenté. Davis Bertāns fut particulièrement en forme cette semaine, servant souvent de lieutenant de Beal en sortie de banc. Le jeune Hachimura s’est également montré à son aise dans un jeu qui correspond d’avantage à ses qualités de scoreurs, sans pour autant devenir le facteur X pour changer le cours des matchs.

    Cleveland Cavaliers (0-3)

    Nouvelle semaine cauchemardesque pour les Cavs qui s’enfoncent un peu plus chaque jour au fond de la conférence Est. Une semaine de trois rencontres à l’issue desquelles John Beilein a subi deux sérieux revers face à Détroit et Philadelphie, entrecoupés d’une prestation offensive chaotique face à Orlando. Difficile dans ces conditions de trouver des motifs de satisfactions car mise à part quelques fulgurances dans le jeu, Cleveland ne trouve pas la bonne formule en dépit d’un effectif loin d’être anodin. Les absences à répétitions de Kevin Love ne sont pas pour favoriser les automatismes et les attentes autour du back-court Sexton-Garland sont surestimés pour un si jeune et si récent attelage à l’arrière. Notons tout de même que les role players restant se mettent en évidence (pour mieux se montrer en vue de la Trade Deadline). Cedi Osman, Jordan Clarkson ou Tristan Thompson tentent de sauver les apparences mais le constat d’échec est terrible pour la franchise de l’Ohio qui vient de subir dix-huit défaites depuis le début de la saison.


    Classement Conférence Est


    NBA Players Power Rankings

    Giannis Antetokounmpo – Milwaukee Bucks

    30.3pts – 11.7rbd – 2.3ast – 60% FG (dont 50% à 3pts)

    On retrouve le grec quasiment systématiquement depuis le début de la saison en tête des mentions de la semaine. Cette semaine n’échappe pas à la règle, avec trois victoires, notamment face aux Clippers, Giannis a su s’illustrer offensivement et défensivement, tout en ayant vu son temps de jeu réduit (25 minutes) sans pour autant connaître une baisse de régime sur le plan statistique. Même si sa belle forme du moment à trois points peut être temporaire, l’ailier grec a bien décidé d’ajouter une nouvelle arme en attaque à son arsenal déjà bien fourni.

    Jimmy Butler – Miami Heat

    27.5pts – 9rbd – 8.5ast – 1.3stl

    Jimmy Bucket a pris les choses en main cette semaine. Alors que le Heat entamait le mois de décembre par un road-trip périlleux face aux Raptors et aux Celtics notamment, l’ailier à tout faire s’est illustré par sa polyvalence et son altruisme, compilant deux triple-doubles face à Toronto et Washington avec une adresse au rendez-vous (sauf la nuit dernière face aux Bulls). De plus en plus à l’aise dans l’effectif floridien, Butler peut se féliciter de voir le Heat occuper le podium à l’Est en ayant gagné tous leur matchs à domicile notamment. Le genre de performances qui replacent logiquement l’ancien Bulls dans les prétendants pour le All-Star Game qui se déroulera justement à Chicago. Prétendant sérieux à une sélection All-Star, Butler l’est également de plus en plus pour la course au titre de MVP.

    Jaylen Brown – Boston Celtics

    26pts – 5.5rbd – 1.5ast – 50% 3pts

    L’état de forme actuel des Celtics coïncide étrangement avec les très bonnes performances de l’ailier. Habituellement cantonné à un rôle de deuxième, voire troisième roue du système de Stevens, le numéro 7 s’est pourtant illustré dans le rôle de scoreur attitré de l’équipe. Adroit de près comme de loin (46% à 3pts à 12/26), Brown fut le facteur X des victoires de la semaine. Un pic de forme qui arrive au bon moment, alors que Kemba Walker passe par une mauvaise période et que Jayson Tatum représente la seule solution offensive en alternance du moment. Cette année Jaylen Brown fait partie des joueurs ayant le plus progressé statistiquement (20pts, 6.9rbd, 1.9ast contre 13pts, 4.2rbd, 1.4ast) et pourrait prétendre à ce titre au trophée du MIP.

    (Mentions honorables)

    Trae Young – Atlanta Hawks : 31pts – 3.3rbd – 8.7ast
    Tobias Harris – Philadelphia 76ers : 25pts – 6.5rbd – 3ast
    Evan Fournier – Orlando Magic : 23.3pts – 2rbd – 3ast
    Andre Drummond – Detroit Pistons : 21.7pts – 16.7rbd – 3.3ast – 3.3stl – 3blk
    Ben Simmons – Ben Simmons : 20.3pts – 6.8rbd – 8.8ast – 2.3stl – 76.1% FG


    Focus sur Luke Kennard (Detroit Pistons)

    C’est l’année de la confirmation pour l’arrière des Pistons. Derrière la traction massive Griffin – Drummond, Kennard endosse désormais le rôle de troisième meilleur marqueur de Detroit (16.4 points). Plus altruiste, (4.3ast) le joueur bénéficie d’un temps de jeu plus conséquent (33 minutes contre 23 la saison dernière) en raison de l’absence de Reggie Jackson et alors que la franchise du Michigan se cherchait désespérément un arrière scoreur pour compenser les performances en dent de scie de Jackson. L’an dernier, les médias n’avaient d’yeux que pour le jeune Bruce Brown, 23 ans, qui malgré un temps de jeu inférieur à vingt minutes, avait démarré plus de rencontres que Luke Kennard. Mais depuis le début de la saison force est de constater que Detroit a peut-être trouvé son arrière titulaire en décidant de replacer Brown à la mène et d’installer le numéro cinq à son poste de prédilection. Il faudra néanmoins attendre le retour de Reggie Jackson pour voir si Dwane Casey maintient sa confiance dans l’ancien joueur de Duke, mais nul doute que les Pistons ne se priveront pas d’une telle solution en attaque alors que l’équipe se repose essentiellement sur leur duo d’intérieurs et sur leur sixième homme Derrick Rose.


    Le Cinq Majeur de la Semaine

    Meneur Arrière Ailier Ailier-fort Pivot
    Trae YoungJimmy ButlerJaylen BrownGiannis AntetokounmpoAndre Drummond
  • NBA Rewind #7 : Kobe vs Arenas, Saison 2006-2007, récit d’un duel d’anthologie

    NBA Rewind #7 : Kobe vs Arenas, Saison 2006-2007, récit d’un duel d’anthologie

    À la manière d’une cassette vidéo ou audio, Clutch Time rembobine l’histoire de la balle orange et vous replonge dans les moments les plus marquants de ce sport, d’hier à aujourd’hui.

    Cette semaine, notre escapade temporelle nous ramène en décembre 2006 et un soir de match entre les Los Angeles Lakers de Kobe Bryant et les Washington Wizards de Gilbert Arenas, rencontre durant laquelle les deux franchise players vont tutoyer les sommets, célébrant les fêtes de Noël avec une semaine d’avance.

    L’agent Zéro face au Black Mamba

    Les Lakers, entre déclin et reconstruction

    L’époque où le Shaq’ et Kobe roulaient sur la ligue est révolue. Le MVP de la saison 1999-2000 a quitté le navire californien en 2004 après une énième brouille avec le Black Mamba. Du coup l’arrière Laker est désormais seul aux commandes d’une franchise en pleine reconstruction et qui peine à retrouver des résultats convaincants. Le passage de Rudy Tomjanovich fut assez chaotique sur le plan sportif. Avec un effectif vieillissant après quatre finales NBA au début des années 2000, la franchise de Jerry Buss tente de se reconstruire en se séparant de ses dinosaures (Malone, Payton, Grant et Russell) et en misant sur une nouvelle garde pour entourer son joyau.

    Pourtant le casting est loin de faire rêver. Les Lakers vont certes récupérer des éléments dans le trade du Shaq’ avec Miami, mais des profils très loin de satisfaire le zen Master, Phil Jackson, qui quittera ses fonctions en 2004. Côté draft me diriez-vous ? Rien de bien folichon non plus entre 2003 et 2006. En sélectionnant Luke Walton, Brian Cook, Sasha Vujačić, Ronny Turiaf, Andrew Bynum ou encore Jordan Farmar et en ajoutant les signatures du vétéran Vlade Divac, Smush Parker, Kwame Brown, Aaron McKie et Vladimir Radmanović, les Lakers post-threepeat font désormais plus sourire que rêver.

    Les Wizards, un retour au sommet

    Passé le jubilé de Michael Jordan entre 2001 et 2003, les Wizards se sont depuis bâtis une nouvelle image à l’Est. Ernie Grunfeld a décidé de miser sur le joueur ayant connu la meilleure progression de l’année 2003, Gilbert Arenas. Autour de l’Agent Zéro, Eddie Jordan va se séparer de Jerry Stackhouse, Kwame Brown et Larry Hughes pour construire un effectif plus ambitieux avec Antawn Jamison, Caron Butler ou encore Brendan Haywood. Résultat la franchise du capitole va progressivement retrouver des couleurs, de la 13ème place en 2004 à la cinquième place lors des deux exercices suivants.

    Logo des Washington Wizards de 1997 à 2007

    Un revirement sportif bien venu pour lequel l’ancien joueur des Warriors a énormément contribué, en témoigne ses performances et son rendement offensif. En passant d’un peu plus de 19 points par match lors de sa première année à Washington à plus de 29 points en 2006 sur toute la saison régulière, le meneur de jeu est incontestablement le facteur X de la renaissance des Wizards. En playoffs, Arenas culmine même à 34 points inscrits lors de la campagne 2006 mais se heurte successivement au Heat de Wade puis les Cavs de LeBron au cours des deux premières campagnes des Wizards.

    Le contexte du match

    Pour l’exercice 2006-2007, Washington et Los Angeles connaissent des débuts bien différents. Les Lakers ont démarré la saison avec seize victoires pour seulement sept défaites, soit le meilleur démarrage de la franchise depuis la saison 2003-04. De son côté Gilbert Arenas brille mais gagne très peu de matchs avec les Wizards notamment après un mois de novembre épouvantable (seulement cinq succès en quatorze rencontres). À la mi-décembre, la balance penche donc en faveur des Lakers qui semblent plus en réussite et mieux partis dans la saison régulière, même si les Wizards retrouvent des sensations et une dynamique de victoire.

    La rivalité entre les Wizards et Kobe

    Alors certes ici on ne parle pas de rivalité au sens historique et sportif du terme mais plus d’une rivalité anecdotique bien que toutefois intéressante, entre le Black Mamba et Washington. Il faut remonter en 2003, à l’époque His Airness vient de faire son dernier come-back en NBA dans un rôle de joueur-entraîneur-dirigeant aux Wizards. Le sextuple champion vient de croiser à deux reprises la route du jeune Kobe pour qui Jordan est un modèle sportif, les Lakers remportants les deux premières confrontations. Mais lors de leur dernier face-à-face, Washington l’emporta d’un point à domicile (100-99) et Michael Jordan usera d’un dernier trashtalk avec le joueur de 24 ans qu’on présente comme son plus proche successeur :

    Tu auras beau mettre des Jordan à tes pieds, tu ne pourras jamais marcher dans mes pas

    Basket USA

    Une punchline qui va piquer au vif l’arrière des Lakers qui ruminera pendant plusieurs jours les propos de son idole et qui prendra un malin plaisir à lui coller 55 points dans la vue lors de leur dernier duel (victoire 108-94). Tel un psychopathe, Kobe inscrira près de trente points par match face aux Wizards les saisons suivantes se heurtant souvent néanmoins à l’Agent Zéro.

    Papy Jordan fait dans les douceurs

    Une soirée mémorable

    En cette soirée du 17 décembre, les Lakers reçoivent Washington pour leur premier duel de la saison. Au moment d’entamer un road-trip d’une semaine, les Wizards arrivent avec le plein de confiance après deux victoires face à Denver et le Heat, tandis que les angeliños sortent de dernières rencontres éprouvantes avec une double prolongation face à Houston. Les protagonistes avancent en ordre dispersé, les coéquipiers de Arenas sont encore en rodage, notamment avec leur adresse, et bien que Washington fasse partie des meilleures attaques, la défense n’est pas vraiment au coeur des préoccupations d’Eddie Jordan. Mais les titulaires et les second-units répondent présents.

    Pour les Lakers c’est une toute autre affaire. Privés de leur deuxième solution en attaque, Lamar Odom, Kobe Bryant doit sortir la démultiplié avec de gros cartons offensifs, en témoigne les 53 points claqués face aux Rockets. Seul joueur donnant l’impression d’être à la hauteur depuis le début de la saison, le No. 24 doit notamment composer avec le n°1 de draft 2001, Kwame Brown, Smush Parker ou encore de Luke Walton, des joueurs très loin des standards à leur poste respectif à l’époque.

    Duel de pyromanes

    Washington prend les devants

    Le premier quart-temps tourne rapidement à l’avantage des visiteurs et du duo Arenas – Jamison qui en fait voir de toute les couleurs à un Kobe muselé en attaque et des Lakers maladroits d’entrée de jeu. Gilbert Arenas passe un premier quart-temps plutôt en réussite, enchaînant les relances rapides et les pénétrations en tête de raquette, sans inquiéter les défenseurs adverses. Son entente avec Antawn Jamison est également une des clés du premier quart-temps des Wizards. Malgré trois tentatives manquées derrière l’arc, Arenas régale par ses fulgurances et vient déjà d’inscrire quasiment la moitié des points de son équipe (26-20). Côté Lakers c’est l’ailier Vladimir Radmanović qui caracole avec déjà dix points.

    La réponse de Kobe ne se fait pas attendre dès le début du deuxième quart-temps, avec deux tirs primés consécutifs. Plus adroit et altruiste, Bryant score 14 de ses 16 pions à la mi-temps dans ce quart-temps, tandis que Gilbert Arenas dévisse de loin (0/4) mais provoque des fautes adverses. Malgré tout, les Lakers sont encore derrière, incapables de tenir Jamison et les remplaçants. La marque se répartit entre Caron Butler, Brendan Haywood, Antonio Daniels et Roger Mason alors que l’écart au tableau d’affichage grandit (59-49). À la mi-temps Arenas et Jamison pointe à 17 points chacun contre 16 points pour Kobe et 15 pour Radmanović pour les hôtes.

    Le début de la seconde mi-temps démarre comme le deuxième quart-temps, Kobe est dans un grand soir avec son adresse et score les premiers paniers de son équipe. Déchaîné à trois points (4/7), le snake ne fait pas encore la différence dans ce quart-temps malgré sa réussite (16 points), la faute à un Gilbert Arenas qui réagi dans les dernières minutes avec des fautes provoquées et un tir clutch à 30 secondes du buzzer. Arenas ajoute 12 unités à son compteur et règle la mire (29 points), secondé par Jamison (6 points) et DeShawn Stevenson (7 points) et sur un statu quo (31-31), les Wizards semblent tenir le match par le bon bout, tenants tête à un Kobe déchaîné depuis vingt minutes (32 points à 7/10 à 3pts).

    Le sursaut des Lakers

    Ce dernier quart-temps sonne comme une dernière chance pour les hommes de Phil Jackson. Kobe sur le banc pendant plusieurs minutes, les Wizards vont prendre jusqu’à dix-sept points d’avance jusqu’à deux trois points successifs de Farmar et Walton avant un temps-mort demandé par Eddie Jordan. Gilbert Arenas devient inarrêtable et démarre sur les chapeaux de roues ce quart-temps avec neuf points en quatre minutes. De retour sur le parquet, Kobe mettra pourtant plusieurs minutes avant d’inscrire un panier. Chargé de défendre sur Arenas, Kobe prend son job avec sérieux. Même si le meneur semble indéfendable ce soir, Washington verra à tour de rôle Kobe, Radmanović, Bynum et surtout Farmar revenir au score.

    Après une passe de Kobe pour Walton (la septième de la soirée), revoilà les Lakers à -4 avec moins de 45 secondes au tableau d’affichage dans le money-time. Arenas est toujours intenable et en inscrivant ses 43 et 44ème points sur lancers-francs, Washington est toujours devant (125-120). Mais c’est mal connaître le Black Mamba qui va lui répondre d’un lay-up avec la faute en prime. Nouveau temps-morts des Wizards, Gilbert Arenas peut hériter du ballon pour la gagne mais bien isolé en défense, le cuir tombe dans les mains de Stevenson sur qui Kobe se jette en défense et provoque la faute. L’arrière ne rentre qu’un lancer sur deux et les Lakers hérite d’une possession pour égaliser. Étonnement altruiste, Kobe remonte le terrain, pris à deux en défense, il transmet le ballon à Brian Cook qui feinte Arenas et envoi un tir primé pour égaliser à 126 partout. Une dernière possession et un tir manqué par Arenas envoi les deux équipes en prolongations.

    La lumière divine

    Malgré un tir de la victoire au bout des doigts raté, Gilbert Arenas ne baisse pas pavillon. Touché par la grâce, le meneur all-star va justifier son statut en achevant les californiens. D’un splendide tir à trois point sur la tête d’un Kobe dépassé, Gilbert enchaîne par un lancer qui porte le compteur à 50 points, record en carrière pour l’Agent Zéro. On en reste là ? Pas moyen !
    Après un tir primé de Sasha Vujačić, Arenas remet le couvert et enfonce les Lakers avec deux lay-ups et la faute en prime. Un nouveau tir primé et deux lancers plus tard, Arenas rend une copie FA-BU-LEU-SE avec 60 points, 8 rebonds et 8 passes pour trois pertes de balle. Avec une prolongation menée d’une main de maître, Gilbert Arenas restera dans les annales comme le premier joueur depuis Wilt Chamberlain à avoir inscrit 60 points aux Lakers depuis plus de quarante ans et effaçant des tablettes le record de sa franchise de Earl Monroe (54 points).

    Les Wizards s’imposent au final 147 à 141 face à des Lakers incapables de contenir l’incendie Arenas qui inscrira 16 points en prolongation, dont 14 consécutifs, devenant le meilleur marqueur de l’histoire sur une prolongation (jusqu’à Stephen Curry en 2017) et provoquant un nombre de fautes hallucinant (21/27 aux LF). Bryant qui n’inscrira que quatre points en prolongation doit s’incliner mais terminera tout de même avec une belle feuille de match (45pts, 10 ast, 8 rbd). Au-delà de ce duel épique entre deux des meilleurs joueurs offensifs de l’époque, Gilbert Arenas a pu également compter sur ses partenaires au rendez-vous, de Caron Butler (27 points, 5 passes) à Antawn Jamison (25 points, 13 rebonds) et DeShawn Stevenson (15 points).

    Les retrouvailles en mars 2007 entre les deux stars tournera cette fois en faveur du Laker (118 – 102) malgré un nouveau duel explosif (39 points pour Kobe et 37 pour Arenas), un mois seulement avant la grave blessure de l’Agent Zéro qui plongera le joueur dans une lente et douloureuse déchéance financière et sportive jusqu’à quitter la NBA en 2012 pour partir évoluer en Chine, aux Shanghai Sharks et terminer sa carrière de basketteur professionnel à seulement trente et un ans.

  • NBA Recap #4 : Conférence Ouest

    NBA Recap #4 : Conférence Ouest

    Pour cette saison 2019-2020, Clutch Time vous propose chaque semaine de faire un petit point sur l’état de forme des équipes et des joueurs de la Conférence Ouest.

    NBA Teams Power Rankings

    Portland Trail Blazers (3-0)

    Trois matchs, trois victoires pour Portland, la première série de victoire du genre cette saison pour les vice-champions de l’Ouest. Les Blazers ont retrouvé des couleurs et du mental pour finir les matchs. À l’image de la double confrontation face aux Bulls, Portland a pu compter sur ses cadres au bon moment. L’arrivée de Carmelo Anthony y est pour beaucoup, le joueur fut probablement l’élément le plus important des Blazers cette semaine en devenant une nouvelle solution offensive pour Terry Stotts. Ce nouveau cinq majeur des Blazers présente désormais toutes les caractéristiques pour devenir performant et refaire son retard au classement.

    Los Angeles Lakers (3-1)

    Fin de série pour les Lakers qui viennent de perdre face à la surprise de ce début de saison les Dallas Mavericks (100-114). Alors que les coéquipiers de LeBron James restaient sur une impressionnante série de dix victoires, il faut croire que toute les séries ont une fin. Cette semaine fut néanmoins une réussite avec trois nouvelles victoires, dont deux à l’extérieur à l’issue d’un road-trip impeccable au cours duquel le duo James – Davis s’est de nouveau illustré, tandis que leur partenaires restaient dans l’ombre des deux all-stars. L’apport offensifs de Danny Green, Kyle Kuzma ou encore Caldwell-Pope ne fut pas vraiment à la hauteur cette semaine et cette observation se révéla immédiatement lors de la défaite face aux Mavs. Le retour de Avery Bradley devrait redonner plus de contours au jeu des californiens qui vont devoir se ressaisir rapidement.

    Los Angeles Clippers (4-1)

    Au sortir d’un road-trip, les Clippers viennent de finir la semaine par un bilan de quatre victoires pour une seule défaite surprenante face aux Spurs, manquant de rigueur et d’adresse en deuxième mi-temps. Après une victoire probante face aux Mavs, Kawhi Leonard et Paul George furent accrochés par de courageux Grizzlies mettant au jour une certaine irrégularité. Les deux joueurs confirment les attentes placées dans leur duo aux côtés de l’autre duo en forme du moment depuis le banc, Lou Williams et Montrezl Harrell. Le carré magique vient en effet de rouler sur Washington (150-125) avec 65 points de Leonard et George et 45 points de Williams et Harrell. À l’heure d’entamer un gros road-trip, cette entente semble devenir un atout inestimable pour les californiens.


    Minnesota Timberwolves (2-1)

    Nouvelle semaine réussie pour les Wolves avec deux victoires à l’extérieur mais surpris à domicile par les Grizzlies (107-115) alors que l’équipe sombrait offensivement. Accroché sa septième place à l’ouest, Minnesota se défend plutôt bien, surtout en attaque derrière sa paire de scoreur Andrew Wiggins, Karl-Anthony Towns, laissant les autres cadres comme Robert Covington et Jeff Teague s’effacer pour un statut de joueur d’équipe. Le terrible duo d’attaquant ne faiblit pas et porte l’effectif de Minny pour l’instant même si les bons résultats de l’équipe sont aussi à mettre au crédit des autres joueurs, notamment du jeune Jarrett Culver et de Keita Bates-Diop. Attention à la rechute au moment d’entamer une série de quatre matchs à l’extérieur.

    Houston Rockets (2-1)

    Nouvelle mention de l’équipe texane cette semaine qui n’a pas eu à forcer son jeu et ses efforts. Surpris dimanche dernier dans le derby texan face à la paire européenne Dončić-Porzingis (137-123), les Rockets n’ont pas changer grand chose depuis dans leur jeu, retrouvant petit à petit l’appétit offensif face au Heat (117-108) qui leur avait manqué pour finir par une correction infligée aux Hawks (158-111). Comme d’habitude derrière cette hérésie offensive, on retrouve le barbu, James Harden, bien secondé par Russell Westbrook et les autres Rockets, P.J. Tucker, Ben McLemore, Austin Rivers, Danuel House, et Chris Clemons en particulier lors de l’échauffement face aux Hawks.

    Sacramento Kings (2-2)

    Sacramento s’accroche cette semaine avec deux victoires motivante, d’abord à Washington (113-106) puis face à Denver (100-97). Difficile de ne pas voir dans ce dernier match comme une rencontre échappée de la part des hommes de Mike Malone mais tant mieux pour les Kings qui en profitent et s’accrochent à leurs espoirs de qualification en phase finale. Il faut dire que Luke Walton était tout proche d’arracher des succès à Boston, puis Philadelphie entre-temps, ce qui aurait permis aux Kings d’être cités parmi les équipes de la semaine. C’est une nouvelle fois la paire Harrison Barnes, Buddy Hield qui est créditée des honneurs, bien soutenue par les altruistes serbes Bogdan Bogdanović et Nemanja Bjelica en attendant les retours de De’Aaron Fox et Marvin Bagley courant décembre.


    Golden State Warriors (1-3)

    Golden State peut se satisfaire d’avoir décroché une victoire cette semaine face à Chicago (104-90) car avec deux défaites (déjà seize en vingt matchs), les Warriors n’ont guère de motifs de satisfaction supplémentaire. Le constat est terrible pour les triples champions NBA, les hommes de Steve Kerr n’ont remporté que deux matchs à domicile. Encore privés de leurs meilleurs éléments les perspectives de la saison régulière semblent s’assombrir bien que certains joueurs se montrent à leur avantage. Les roookies Eric Paschall, Jordan Poole et Ky Bowman continuent leur apprentissage du haut niveau, propulsés sur le devant de l’affiche aux côtés d’un Draymond Green toujours en quête de régularité et de rythme, et de role-players qui sauvent les meubles autant qu’ils le peuvent.

    Utah Jazz (1-3)

    Le Jazz n’est vraiment pas en réussite à l’extérieur cette saison. Cette semaine Utah vient de sombrer avec trois revers face à des équipes du haut de tableau à l’Est. Que ce soit à Milwaukee, Indiana ou Toronto, la franchise de Salt Lake City a pris le bouillon en défense (124 points de moyenne encaissés). À l’image de la défense, les joueurs de Quin Snyder n’était pas toujours à la hauteur, Donovan Mitchell connaissant une forme en baisse, Mike Conley plusieurs trous d’air et un Bojan Bogdanović qui s’est manqué face aux Raptors. Bien qu’il fut le plus régulier des quatre, Rudy Gobert ne bénéficie pas du même traitement de faveur en attaque que ses coéquipiers alors que ce dernier pourrait vraisemblablement devenir une arme offensif loin d’être négligeable dès lors que les seconds couteaux ne remplissent pas correctement leurs rôles.

    Phoenix Suns (0-3)

    Une semaine sur la pente descendante pour les Suns qui ont subi la loi de Denver, puis des Wizards et des Mavericks. Les écarts ne sont pas si importants néanmoins mais il manque encore du relief dans les prestations de Phoenix, principalement dans le secteur intérieur, largement dominé ces derniers-jours. Les absences de Deandre Ayton et Aron Baynes explique en très grande partie ce bilan famélique de la semaine même si rendement offensif en baisse de Devin Booker est un facteur non-négligeable dans cette rechute. En revanche le retour de Ricky Rubio est à mettre au rang des bonnes nouvelles avec la bonne forme du moment de Kelly Oubre qui prend définitivement ses marques dans l’Arizona.


    Classement Conférence Ouest


    NBA Players Power Rankings

    James Harden – Houston Rockets

    42.0pts – 6.0rbd – 8.0ast – 51.4% FG

    James Harden vient de clôturer sa semaine par un chef-d’œuvre statistique face à des pauvres Hawks. 60 points inscrits en l’espace de trois ¼ temps (31’ de jeu) avec une adresse pharaonique et une victoire fleuve 158 à 111. Cette semaine le barbu a su rectifier son manque d’adresse face aux Mavs (2/15 à longue distance) pour finir la semaine dans notre top même si encore une fois le jeu des Rockets est mis de côté pour l’instant pour laisser place aux performances individuelles d’envergure.

    Luka Dončić – Dallas Mavericks

    33.0pts – 8.0rbd – 9.3ast – 2.3stl

    Le meneur de jeu texan a remis le couvert de plus belle cette semaine avec deux nouveaux cartons offensifs à Houston (41pts) et Phoenix (42pts) s’il vous plaît ! Le slovène a en revanche perdu son adresse aux tirs (24% à 3pts) et perdu face aux Clippers sans démériter. La magie continue d’opérer et le slovène vient de terminer sa semaine à 35 points en trois matchs avec une feuille encore bien fourni qui place logiquement le Rookie de l’année passée parmi les prétendants au titre de MVP à la fin de l’année pour l’instant.

    LeBron James – Los Angeles Lakers

    27.5pts – 5.3rbd – 11.0ast – 2.0stl

    Cette semaine le King a encore une fois été à la hauteur des attentes. Tandis que Anthony Davis peinait à régler la mire cette semaine, le King a su se montrer à la hauteur en maintenant son niveau de jeu à la mène et ramener trois nouvelles victoires à la casa. Même si l’adresse du King a chuté face aux Mavs (comme celle de tous ses coéquipiers), LeBron reste co-meilleur scoreur de l’équipe avec Davis à 34 ans le plaçant fort logiquement parmi les prétendants actuels au titre de MVP en fin de saison.

    (Mentions honorables)

    Montrezl Harrell – Los Angeles Clippers : 21.0pts – 10.2rbd – 1.0ast – 1.0blk
    Anthony Davis – Los Angeles Lakers : 28.3pts – 11.0rbd – 2.8ast – 2.0blk
    Kawhi Leonard – Los Angeles Clippers : 26.8pts – 6.3rbd – 5.0ast – 1.0stl
    Buddy Hield – Sacramento Kings : 25.5pts – 5.0rbd – 3.5ast


    Focus sur Danuel House (Houston Rockets)

    Avec les absences longues durées de Eric Gordon et Gerald Green, associées aux adresses plutôt médiocres des autres shooteurs de l’équipe (Ryan Anderson, Russell Westbrook, Austin Rivers), les Rockets se sont trouvés un nouveau spécialiste du Three-and-D en la personne de Danuel House. Joueur non-drafté, arrivé l’été dernier dans un rôle de supporting cast en bout de rotation, l’ailier est transfiguré depuis ces débuts au Texas. Avec 14 matchs au compteur dont 13 en tant que titulaire cette saison, soit autant que toute la saison dernière, l’ancien Suns s’est parfaitement remis de sa blessure qui l’avait écarté des terrains pendants plusieurs mois. Le joueur bénéficie en effet d’un énorme temps de jeu depuis ses débuts aux Rockets et encore plus cette saison depuis les blessures des tireurs habituels du roster et Danuel le rend bien. Avec 44.4% à longue distance avec près de trois tirs primés par match, l’ancien de Texas A&M est devenu l’espace de quelques mois le chaînon manquant du cinq de départ de Mike D’Antoni. Apprécié pour son jeu défensif et son placement en transition, il enchaîne les prestations convaincantes depuis le mois d’octobre. Le joueur s’est néanmoins encore absenté quelques matchs pour mieux revenir avec 16 points dans la défaite face à Dallas et 23 points (4/8 à 3pts) face à Miami, preuve supplémentaire s’il en est que les Rockets disposent de bons profils dans ce domaine à l’heure où l’équipe arrose toujours autant derrière l’arc.


    Le Cinq Majeur de la Semaine

    Meneur Arrière Ailier Ailier-fort Pivot
    Luka DončićJames HardenLeBron JamesAnthony DavisMontrezl Harrell
  • NBA Recap #4 : Conférence Est

    NBA Recap #4 : Conférence Est

    Pour cette saison 2019-2020, Clutch Time vous propose chaque semaine de faire un petit point sur l’état de forme des équipes et des joueurs de la Conférence Est.

    NBA Teams Power Rankings

    Toronto Raptors (4-0)

    Forts de quatre victoires cette semaine, les Raptors donnent un peu plus de relief à leur série actuelle de sept victoires. Les hommes de Nick Nurse se sont appuyer sur leur défense retrouvée (92,3 pts encaissés en moyenne cette semaine), et vient de reprendre la seconde place à l’Est aux Celtics. La nouvelle cuvée des champions s’est également illustrée à l’image de leur nouveau leader Pascal Siakam ainsi que la paire d’arrières Fred VanVleet et Norman Powell, qui endossent leurs rôles de lieutenants derrière le camerounais. Se servant de l’expérience de Marc Gasol et d’un apport intéressant des role-players Chris Boucher, Terence Davis et Rondae Hollis-Jefferson, Toronto conforte son statut d’outsider à l’Est, statut qui lui convient parfaitement pour le moment.

    Indiana Pacers (3-1)

    Indiana vient de remporter trois nouveaux matchs, subissant un seul revers face aux Sixers ce week-end après un match serré. Désormais dans le sillage des favoris à l’Est, Indiana fait ses preuves, notamment en défense, réputée difficile à manœuvrer (5ème de la ligue), mais aussi sur le plan offensif avec un jeu percutant et varié autour d’un effectif qui prend ses marques et ses responsabilités. Les recrues des Pacers, T.J. Warren, Jeremy Lamb gagnent en régularité derrière les inamovibles Domantas Sabonis, Evan Turner et Malcolm Brogdon. Alors qu’Indiana se prépare à accueillir prochainement le retour de son all-star, Victor Oladipo, nul doute que les adversaires des Pacers vont devenir redoutables au vue de la dynamique actuelle de l’équipe.

    Boston Celtics (3-1)

    Cette semaine s’est révélée plus concluante que la semaine dernière pour les Celtics qui viennent de remporter trois matchs pour une défaite en terrain new-yorkais face aux Nets. Mais Boston progresse sur le plan défensif, moins sur le plan offensif. Preuve en est la maladresse chronique aux tirs (31% à trois points) et un aveu d’échec significatif pour Boston qui se place légitimement parmi les favoris de l’Est mais qui reste dans ce secteur en dessous de la plupart de ses rivaux cette semaine. La marge de manœuvre des Celtics est encore assez large, en témoigne la qualité de l’effectif, privé d’un élément majeur, capable de répartir le scoring depuis Kemba Walker à Jayson Tatum, en passant par Jaylen Brown et Marcus Smart lorsque l’un ou l’autre est dans un mauvais soir.


    Brooklyn Nets (3-2)

    Avec six victoires sur ses neuf derniers matchs, les Nets connaissent un pic de forme leur permettant d’occuper solidement la septième place à l’Est. Avec un collectif retrouvé et un jeu plus varié. Il reste néanmoins du déchet qui peut coûter cher dans des fins de matchs serrées (face à New York ou Cleveland) mais on peut désormais parler de dynamique positive pour Brooklyn depuis quelques temps. les Nets s’en remettent à leurs individualités en l’absence de Kyrie Irving c’est le meneur Spencer Dinwiddie qui connaît un pic de forme depuis plusieurs jours et porte Brooklyn avec réussite bien aidé par le pivot Jarrett Allen et l’adresse un peu mieux de Joe Harris.

    Charlotte Hornets (2-1)

    Les Hornets viennent de mettre fin à une série de cinq défaites de suite. Avec deux victoires face aux Pistons, autre formation en proie aux difficultés, Charlotte prend une bouffée d’oxygène après une grosse défaite face au Heat et une adresse douteuse lors de la réception de Motor City (23% tirs primés). Au-delà de l’adresse pas toujours au rendez-vous, la présence au rebond laisse également à désirer (environ dix prises de moins cette semaine que l’adversaire). Cette équipe des Hornets a tout de même le mérite d’exister cette saison à l’Est autour de ses jeunes Devonte’ Graham, Miles Bridges, PJ Washington et Malik Monk qui se sont montrés cette semaine sous leurs meilleurs jours alors que Terry Rozier se cherche encore.

    Orlando Magic (2-2)

    Orlando vient de passer une semaine mitigée, au sortir d’un road-trip éprouvant, au cours duquel le Magic n’a remporté qu’un seul match à Cleveland. La défaite à domicile face à Toronto (83-90) illustre parfaitement cette dynamique, en grande difficulté avec leur adresse aux tirs et des deuxième mi-temps bien mal-maîtrisées. Sur le plan offensif l’équipe ne trouve pas la bonne combinaison parmi les joueurs dont elle dispose mais elle parvient paradoxalement à tenir défensivement en limitant la réussite de ses adversaires mais sans réussir à trouver le juste équilibre. Privés de leur intérieur all-star Nikola Vučević, c’est Evan Fournier qui se débrouille comme il peut pour assumer ce nouveau statut malgré le manque de soutien offensif régulier et suffisant.


    Detroit Pistons (2-2)

    Detroit termine la semaine sur un bilan équilibré de deux victoires pour deux défaites mais plusieurs déceptions au compteur. Face aux Hornets, les Pistons n’ont pas réussi à capitaliser sur une belle victoire face à Orlando. L’équipe se cherche encore dans le jeu et ses motivations pour la saison restent floues même si le retour de Blake Griffin fait du bien à coach Casey.
    Trop irrégulière, l’équipe du Michigan est à l’image de ses joueurs à commencer par Andre Drummond, dont le rôle dans les ballons captés n’est plus à prouver mais dont le rendement offensif laisse perplexe. C’est donc les arrières Derrick Rose et Luke Kennard qui ont livré de belles performances sans pour autant peser suffisamment sur les résultats pour éviter les défaites.

    New York Knicks (0-4)

    New York reste coincé dans le bas du tableau avec quatre nouveaux revers, respectivement contre Brooklyn, Toronto, Philadelphie et Boston et une série de six défaites de rang. L’avant-dernière attaque de la ligue tarde à trouver le rythme, avec une attaque-défense souvent dépassées et en manque de régularité. David Fizdale, dont les jours sont comptés désormais, peine à installer de la continuité dans le groupe et avoir une ossature suffisante pour enfin gagner des matchs. De minces progrès ont été accomplis depuis le début de la saison mais cela reste insuffisant, la faute sûrement à un niveau plus que douteux des joueurs majeurs, à l’image du jeune R.J. Barrett et des cadres Julius Randle, Taj Gibson et Marcus Morris dont le rendement reste questionnable alors que les plus jeunes tardent à s’imposer dans cet environnement sportif calamiteux.

    Atlanta Hawks (0-4)

    Atlanta termine la semaine avec un bilan de quatre défaites. Les Hawks restent sur une série inquiétante de neuf revers de suite pour seulement deux victoires sur le mois de novembre. L’équipe pointant au vingt-septième rang des meilleures défenses de la ligue (117.1 points encaissés), les lacunes défensives ne passent guère inaperçues à l’image du match face à Minnesota mardi, bien que l’équipe ne soit pas non plus en veine offensivement, notamment face à Indiana. Des joueurs pas souvent impliquée notamment au rebond et qui laissent des espaces ouverts aux artificiers adverses, quoi de plus logique aux vues des équipes affrontées cette semaine, les Hawks s’en remettent au talent de leur jeune meneur, Trae Young, dans son année sophomore, qui vient de réaliser une semaine exceptionnelle, sur la feuille de match seulement.


    Classement Conférence Est


    NBA Players Power Rankings

    Giannis Antetokounmpo – Milwaukee Bucks

    34.8pts – 11.3rbd – 4.0ast – 1.5blk

    Semaine encore monstrueuse pour le grec qui fait encore grimper son rendement offensif, en prenant plus de tirs à trois points alors que son lieutenant Middleton revient de blessure. Même si l’adresse n’est pas encore au rendez-vous et qu’il reste du travail sur la technique et le tempo, Giannis nous offre encore de sacrés fessées sur ses adversaires, à l’image de ses vingt minutes de jeu face aux Hornets récompensées de 26 points et 9 rebonds. Jusqu’où s’arrêtera le grec, qui trône bien seul au sommet de la conférence sur le plan individuel et collectif.

    Spencer Dinwiddie – Brooklyn Nets

    26.0pts – 3.8rbd – 7.8ast

    Le meneur remplaçant des Nets est très certainement à l’origine du rebond de la franchise depuis l’absence de Irving. Avec 25 points par match et près de 9 passes pour ses coéquipiers, le natif de Los Angeles fait presque oublier à lui seul les performances du meneur all-star et surtout la première partie de saison mitigée à laquelle on avait été habituée. Depuis sa nomination au poste de titulaire face à Denver, le joueur a vu son équipe redresser la tête. Nul doute que Kyrie Irving devra marquer son territoire pour lui reprendre les minutes méritées depuis deux semaines.

    Trae Young – Atlanta Hawks

    38.0pts – 3.5rbd – 7.3ast – 50.0% 3pts

    Malgré ce bilan famélique de quatre défaites, le jeune Trae Young vient de terminer la semaine sur un nuage offensivement. avoisinant les 40 points inscrits, le joueur de 21 ans fut probablement le seul joueur à tenir tête individuellement au rendement de James Harden sur la côté ouest. Si on se penche sur les pourcentages aux tirs, Young sort sa meilleure semaine depuis l’ouverture de la saison et les deux victoires inaugurales des Hawks. Mais malgré cette débauche d’énergie, le sophomore n’est pas récompensé pour ses efforts même s’il prend sa part de responsabilité dans ces échecs.

    (Mentions honorables)

    T.J. Warren – Indiana Pacers : 23.5pts – 2.8rbd – 60.7% FG 66.7% 3pts
    Pascal Siakam – Toronto Raptors : 25.3pts – 8.3rbd – 3.8ast – 1.3stl
    Evan Fournier – Orlando Magic : 24.5pts – 3.3rbd – 2.3ast – 1.8stl
    Zach LaVine – Chicago Bulls : 27.5pts – 4.0rbd – 5.0ast – 1.7stl – 1.0blk


    Focus sur Jarrett Allen (Brooklyn Nets)

    La saison de la confirmation pour le pivot new-yorkais ? À en croire les médias américains, l’intérieur semble jouer à un tout autre niveau depuis cette saison, avec des statistiques en hausse (11.6 points, 10.5 rebonds cette année contre 10.9 points et 8.4 rebonds l’année dernière) qui coïncident avec une prise de conscience du joueur en ses capacités et un rôle qui commence à lui convenir. Plus appliqué dans l’adresse, le jeu et la présence défensive, Jarrett Allen devient également un poison par intermittence dans les raquettes adverses, offrant de nouvelles solutions de jeu à son équipe qui en aura grandement besoin cette année aux vues des objectifs fixés en pré-saison après un recrutement ambitieux. Certes le nouveau cinq des Nets n’est pas le plus talentueux ni le plus attendu individuellement mais force est de constater que son apprentissage au côté du vétéran DeAndre Jordan peut expliquer cette soudaine confiance du joueur. Avec des progrès dans son adresse (au tir et au lancer) ainsi que son positionnement offensif pas toujours judicieux et des déplacements encore en rodage, Jarrett Allen a encore du chemin à parcourir avant de devenir aussi important que Jordan à son pic avec les Clippers. Néanmoins si les Nets connaissent depuis quelques rencontres une bonne dynamique de victoires, ils le doivent en partie au joueur qui, sur les parquets, prend de l’envergure (15 points et 13.6 rebonds sur les cinq dernières rencontres).


    Le Cinq Majeur de la Semaine

    Meneur Arrière Ailier Ailier-fort Pivot
    Trae YoungSpencer DinwiddieT.J. WarrenGiannis AntetokounmpoJoel Embiid