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  • NBA Recap #3 : Conférence Ouest

    NBA Recap #3 : Conférence Ouest

    Pour cette saison 2019-2020, Clutch Time vous propose chaque semaine de faire un petit point sur l’état de forme des équipes et des joueurs de la Conférence Ouest.

    NBA Teams Power Rankings

    Denver Nuggets (3-0)

    Belle semaine pour Mike Malone et ses pépites. Avec trois victoires en trois matchs cette semaine, les Nuggets ont tour à tour battus Memphis à l’extérieur avant de prendre le meilleur sur les Rockets et les Celtics à domicile. Deux beaux succès face à deux prétendants sérieux au titre. Grâce à une bonne défense et jeu encore très bien huilé, Denver enchaîne bien depuis le mois de novembre et s’accroche solidement à sa deuxième place à l’Ouest.
    Sur le plan individuel, nous avions déjà pointer la baisse de régime chez certains joueurs, encore en rodage. Des progrès restent encore à faire chez la plupart des titulaires, de Murray à Harris en passant par Barton, l’adresse générale ou à trois point peut encore s’améliorer. Nikola Jokić confirme cette semaine les bonnes performances de la semaine dernière, dans son rôle habituel de tour de contrôle du jeu des Nuggets même si son rendement statistique peut faire grincer des dents certaines personnes.

    Dallas Mavericks (3-0)

    Cette semaine fut placée sous le signe de l’attaque pour les Mavs. Avec 142 points puis 143 points inscrits face aux Warriors et aux Cavs cette semaine, Dallas vient d’offrir à son public deux orgies offensives comme on en voit rarement. Résultats trois matchs, trois victoires. Le coach Carlisle a de quoi pavoiser du rendement actuel de ces joueurs, à commencer par Luka Dončić.
    Le slovène marche sur l’eau cette saison. Dans la continuité de sa saison rookie, le meneur polyvalent et altruiste des Mavs poussent les performances à un niveau plus observé depuis un moment. Il est important de noter que Dončić n’est pas le seul à faire étalage de son talent cette semaine. Que ce soit Porzingis, Hardaway, Finney-Smith ou Jalen Brunson, les coéquipiers de Luka répondent présent en tant que role players autour des performances phénoménales du joueur. Une situation très encourageante avant d’entamer un road trip périlleux notamment face aux Lakers.

    Los Angeles Clippers (3-0)

    Les Clippers sont enfin au complet et le potentiel s’annonce monstrueux. Avec quatre victoires de suite, Doc Rivers et ses hommes mettent ainsi fin à une mauvaise passe à l’extérieur la semaine dernière. Principal motif de satisfaction cette semaine, la défense. En limitant l’adresse adverse sur ses derniers matchs et en appliquant une défense étouffante, les Clippers se facilitent grandement la tâche en attaque autour d’un roster d’exception. À l’exception de Kawhi qui n’a joué que les deux dernières rencontres face aux Celtics et Houston, les titulaires répondent présents et le retour de Paul George contribue grandement à faciliter leur rendement à commencer par le duo de remplaçants Lou Williams – Montrezl Harrell. Les match face à Atlanta ou face à Houston furent autant de démonstrations de ce potentiel encore peu exploité mais qui peut à terme devenir effrayant.


    Utah Jazz (3-1)

    Malgré un début de semaine mal commencée (défaite face aux Wolves), Utah a repris du poil de la bête cette semaine pour finalement remporter ses trois matchs suivants. Résultats le Jazz conforte sa position parmi les quatre premiers à l’Ouest. Quin Snyder doit sa réussite à des débuts de rencontres toujours bien maîtrisées cette semaine mais devra encore se méfier des fins de parties souvent brouillonnes qui peuvent coûter des victoires comme ce fût le cas face à Memphis ou Minnesota.
    Néanmoins l’équipe est solide à l’image de ses joueurs. La montée en puissance de Donovan Mitchell compilée au gros travail défensif de Gobert (et ses double-doubles monstrueux) et l’altruisme des recrues Bogdanovic et Conley, offre à Utah des succès mérités cette semaine et des performances intéressantes mais encore perfectibles. Nul doute que comme les autres favoris à l’Ouest, la franchise de Salt Lake City va monter en puissance.

    New Orleans Pelicans (3-1)

    C’est la belle histoire de la semaine à l’Ouest. Les Pelicans ont gagné trois de leurs quatre matchs de la semaine, s’inclinant seulement samedi face au Jazz. Une telle série n’était pas arrivée depuis fin octobre, les Pels avaient plus souvent perdu que gagné alors. Avec cinq victoires pour cinq défaites ce mois-ci, les Pelicans s’accrochent désormais au rêve d’aller décrocher une huitième place à l’Ouest.
    Le retour en forme de Jrue Holiday, associé au jeune Ingram, en feu depuis octobre, New Orleans peut également remercier son vétéran J.J. Reddick auteur de plusieurs prestations convaincantes depuis deux semaines qui coïncident avec la forme actuelle de la franchise. Si on ajoute le retour de blessure de Lonzo Ball et l’apport de E’Twaun Moore dans le rôle du sixième homme, Alvin Gentry a toute les raisons d’être optimiste pour les semaines à venir qui s’annoncent particulièrement relevées en décembre (sept déplacements en quinze rencontres).

    Sacramento Kings (2-1)

    On n’arrête plus les Kings depuis novembre. Avec six victoires en neuf rencontres, Sacto surprend par sa réussite. Cette semaine ce sont les Celtics et Phoenix qui en ont fait les frais alors que l’équipe était passé tout proche de l’exploit au Staples Center la semaine précédente face aux Lakers (défaite de deux points). Une belle dynamique que l’équipe doit en partie à son application en défense. À défaut d’avoir une énorme réussite offensive, les Kings misent sur un travail défensif collectif impressionnant et un jeu de transition qui offre des points faciles.
    Les réveil de Bogdan Bogdanovic et Nemanja Bjelica fait un bien fou à des Kings en quête de scoreurs réguliers et d’un bon QI Basket. Alors que Buddy Hield connaît une baisse de régime sur les deux dernières rencontres, ce sont les deux serbes, bien aidés par l’intérieur Richaun Holmes qui vont tenir la baraque pour la plus grande satisfaction de Luke Walton qui devra néanmoins s’accrocher jusqu’à Noël alors que les Kings vont se déplacer à dix reprises (dont deux back-to-back).


    Memphis Grizzlies (0-3)

    La semaine dernière, nous avions quitté les Grizzlies sur une série encourageante de trois victoires. Une semaine plus tard Memphis se retrouve de nouveau dans le rouge. Avec trois défaites cette semaine, Memphis est retombé dans la dernière partie du tableau à l’Ouest malgré un dernier match encourageant contre les Lakers. Difficile de blâmer Taylor Jenkins, qui mène cette équipe comme il le peut depuis le début de la saison.
    Il faut plutôt aller chercher l’explication du côté des joueurs qui font encore preuve d’irrégularité et d’un manque d’organisation collective liés à l’inexpérience des uns et au manque de rythme des autres. Néanmoins Memphis a le mérite d’exister dans cette conférence et peut encore surprendre ces futurs adversaires. Porté par son jeune espoir Ja Morant à la mène, l’équipe n’a guère été récompensée pour ses prestations intéressantes, bien qu’insuffisantes.

    Oklahoma City Thunder (0-3)

    Semaine californienne pour le Thunder qui a eu le malheur de croiser les Lakers, deux fois ainsi que les Clippers pour un bilan de trois revers. Des défaites néanmoins nuancées par le niveau intéressant affiché par les hommes de Billy Donovan. Passés tout proche d’une victoire face aux Clippers lundi, les Thundermen furent châtiés par les Lakers, plus adroits à longue distance.
    Une bien faible récompense pour les partenaires de Chris Paul. Les coéquipiers du meneur all-star n’ont pas démérité cette semaine mais restent assez loin de l’état d’esprit requis pour gagner ce genre d’affiches avec la manière. Malgré un effectif plutôt fourni sur le papier et l’association prometteuse de Gilgeous-Alexander et Gallinari, les performances dispersées des uns par rapport aux autres ne permettent pas à Oklahoma de faire le plein de confiance.

    Portland Trail Blazers (0-4)

    Décidément rien ne va à Portland en novembre. Malgré un succès arraché face aux Spurs le week-end dernier, les Blazers sont retombés dans leurs travers défensifs cette semaine. Privés de pléthore de joueur dominant dans la raquette, Terry Stotts ne trouve guère de solutions adéquates pour endiguer le problème. De Hassan Whiteside à Anthony Tolliver en passant par Skal Labissière ou Mario Henzonja, rien n’y fait, les Blazers se font marchés dessus dans ce domaine et peinent toujours à gagner les rebonds. Pire encore, quand le back-court Lillard – McCollum se met à disfonctionner, c’est toute l’équipe qui en pâtit. Résultat cette semaine, quatre défaites et une piteuse 14ème place à l’Ouest.
    Après avoir coupé Pau Gasol en début de semaine et signer le retour de Carmelo Anthony, Portland n’est pas parvenu à créer l’électrochoc attendu. Lillard blessé tout comme Whiteside, McCollum a eu beau se démener, les Blazers ne pouvaient rien faire de mieux cette semaine. L’irrégularité chronique de Rodney Hood ou Kent Bazemore est d’autant plus préjudiciable que le groupe ne compte plus beaucoup de joueurs dans ses rangs capables de scorer hormis Anthony.


    Classement Conférence Ouest


    NBA Players Power Rankings

    Luka Dončić Dallas Mavericks

    (32.9 pts – 9.3 rbd – 12.3 ast – 1.3 stl – 57 % FG)

    Si quelqu’un trouve encore à redire au le talent du jeune slovène, souhaitons-lui du courage. Alors qu’on avait été habitué depuis le début de la saison aux performances splendides de l’arrière des Mavs, le sophomore a repoussé les limites du possible cette semaine en éclaboussant de toute sa classe et sa technique le jeu texan. 42 pions inscrits face aux rivaux Spurs, triple double en prime. 35 points deux jours plus tard face aux Warriors agrémentés d’un nouveau triple double, le septième de la saison. Pour finalement finir sur un nouveau match plein (30pts, 14 passes et 7 rebonds) contre Cleveland, le tout avec une adresse formidable de près comme de loin (57% FG, 48% à 3pts) et une série de quatre victoires de suite pour les Mavs. Absolument brillant !

    LeBron James – Los Angeles Lakers

    (27.8 pts – 7.5 rbd – 10.0 ast – 1.5 stl – 51.7% FG)

    Voilà le retour du King de la NBA. Encore fallait-il que le joueur soit parti. Alors que les Lakers continuent leur irréprochable parcours (14-2), James parvient encore à 34 ans à nous surprendre et enfiler les prestations telles des perles. Des 33 points inscrits face à Atlanta au triple-double contre OKC et les 30 points face à Memphis, LeBron porte les Lakers au point de dépasser même son partenaire Anthony Davis dans les statistiques brutes cette semaine. Point non-négligeable, la distribution du jeu par le King est tout simplement exceptionnelle, drivant le jeu des Lakers tel un meneur de jeu de formation, James étant le seul joueur à tourner en double figure à la passe cette saison. Éternel on vous dit !

    James Harden Houston Rockets

    (33.3 pts – 7.0 rbd – 8.0 ast – 2.0 stl – 54.9% FG)

    Cela risque de devenir une habitude de voir Harden dans les mentions de la semaine. Pour cette fois, l’arrière des Rockets a certes vu sa monstrueuse série de match à 40 points s’interrompre, mais James Harden a une nouvelle fois fait preuve d’une grande maîtrise au tirs. Aucun joueur actuellement ne parvient à égaler le rendement du barbu dans ce domaine, tant et si bien que même dans la défaite (face aux Nuggets et Clippers), ses feuilles de match parviennent néanmoins à occulter la mauvaise passe de son équipe, et de son jeu très faible ou encore du rendement plus que douteux de certains de ses coéquipiers (à l’exception de Capela).

    (Mentions honorables)

    Brandon Ingram – New Orleans Pelicans : (27.3 pts – 6.3 rbd – 5.0 ast – 1.3 stl – 1.0 blk)
    Anthony Davis – Los Angeles Lakers :
    (25.8 pts – 5.8 rbd – 4.8 ast – 2.0 stl – 3.0 blk)
    Clint Capela – Houston Rockets :
    (17.0 pts – 20.0 rbd – 2.0 blk – 60.5 % FG)
    Donovan Mitchell – Utah Jazz :
    (27.5 pts – 6.3 rbd – 3.3 ast)
    Jamal Murray – Denver Nuggets :
    (23.7 pts – 3.7 rbd – 7.3 ast – 3.7 stl)
    Jrue Holiday – New Orleans Pelicans :
    (23.8 pts – 5.5 rbd – 8.0 ast – 2.0 stl – 1.0 blk)
    Devin Booker – Phoenix Suns :
    (26.0 pts – 5.8 rbd – 7.0 ast – 49.3 % FG)


    Focus sur Carmelo Anthony (Portland Trail Blazers)

    C’est l’information de la semaine. Carmelo Anthony est de retour en NBA. Le conte de fée peut continuer pour le triple champion olympique. Si beaucoup de franchises se sont tâtées sur le dossier brûlant du joueur depuis quelques semaines c’est bien à Portland que l’ex-Knicks débarque avec un contrat non-garantie. L’infirmerie des Blazers se remplissant progressivement depuis le début de la saison, Portland a donc décidé de signer l’ailier de 35 ans qui occupera un rôle de quatrième roue du carrosse en attaque et tentera d’endiguer la chute au classement de la franchise de l’Oregon. Après trois matchs, le nouvel agent zéro n’a pas tardé à s’illustrer, prouvant qu’il avait encore de bons restes et qu’il avait bien bosser cet été pour être opérationnel lorsqu’une équipe aurait besoin de lui. Avec 13 points, 4.3 rebonds et 1.7 passes en un peu moins de trente minutes de jeu, les trois premières sorties de Melo furent globalement satisfaisantes, en dépit des mauvais résultats et d’une mise en route au shoot un peu longue (34.1% FG). Néanmoins son retour fait plaisir à voir, car personne n’osait imaginer un joueur de son calibre ne pas un jour rejouer dans la grande ligue en dépit de la réputation peu flatteuse qu’il traîne ces dernières années.


    Le Cinq Majeur de la Semaine

    Meneur Arrière Ailier Ailier-fort Pivot
    Luka DončićJames HardenLeBron JamesBrandon IngramAnthony Davis
  • NBA Recap #3 : Conférence Est

    NBA Recap #3 : Conférence Est

    Pour cette saison 2019-2020, Clutch Time vous propose chaque semaine de faire un petit point sur l’état de forme des équipes et des joueurs de la Conférence Est.

    NBA Teams Power Rankings

    Philadelphia 76ers (4-0)

    Les Sixers sont enfin parvenus à stopper l’hémorragie. Avec quatre succès en quatre matchs, Philadelphie a de nouveau affirmer sa domination à l’Est, d’abord à Cleveland avant de remporter trois matchs à domicile notamment face au Heat et ce, avant un déplacement chez le champion en titre, les Raptors. Plus adroits et avec une meilleure circulation de balle, coach Brown a su remettre l’équipe sur le droit chemin.
    Il faut dire aussi que lorsque le trio SimmonsHarrisEmbiid avance en ordre de marche, très peu d’équipe peuvent contester la puissance des Sixers. À l’image de l’ancien pistons qui a gagné en régularité cette semaine, c’est toute l’équipe qui a su profiter de cette réussite opportune, offrant de meilleures solutions en attaque afin de libérer le jeu de J. Embiid et B. Simmons. Enfin le retour de Josh Richardson devrait permettre à son entraîneur d’apporter de nouvelles solutions offensives comme ce fut le cas cette nuit face à Miami.

    Milwaukee Bucks (4-0)

    Les semaines se suivent et se ressemblent pour les Bucks. Avec quatre nouveaux succès à son actif, Milwaukee reste sur sept victoires de suite et a récupéré la première place à l’Est. Avec surtout trois victoires à l’extérieur face aux Pacers ou encore les Bulls, Budenholzer semble être sur un rythme de croisière depuis le mois de novembre. Bien qu’il reste encore des choses à améliorer, les Bucks peuvent remercier avant tout leur MVP grec qui s’est encore illustré cette semaine.
    Aux côtés de l’ailier fort, E. Bledsoe, B. Lopez, W. Matthews ou encore D. DiVincenzo ont su apporter une contribution honnête aux succès des daims pour palier l’absence du lieutenant attitré K. Middleton bien que l’adresse générale de l’équipe peut encore coûter chère aux Bucks comme face aux Pacers. Mais la marge de manoeuvre de Milwaukee reste assez importante pour ne pas craindre une sortie de piste.

    Toronto Raptors (3-0)

    Bien belle semaine pour les tenants du titre qui vient de remporter ses trois matchs de la semaines. Après des larges succès face aux Hornets et le Magic, Toronto a du batailler la nuit dernière sur le parquet de Hawks bien décidés à renverser le champion. Une victoire qui va conforter Nick Nurse dans ses choix.
    Aux manettes des Raptors cette semaine, on retrouve le trio surprenant PowellVanVleetSiakam qui trouve enfin leurs marques dans un effectif privé de K. Leonard et qui doit répartir le scoring.
    Avec l’absence de Lowry à la mène F. VanVleet est sur un petit nuage depuis quelques temps alors que son adresse générale revient peu à peu. Mais c’est bien P. Siakam qui porte la relève de Kawhi, soir après soir et qui impressionne au point de voir son nom souvent cité parmi les meilleures progressions actuelles, lui l’actuel détenteur de ce titre en 2019.


    Miami Heat (2-1)

    Difficile de critiquer le bilan de Spoelstra à la tête du Heat cette saison. L’équipe fait son petit bonhomme de chemin, jouant les premiers rôles à l’Est et cela avec une très bonne maîtrise du collectif en attaque. Malgré une attaque en verve, grâce à une adresse remarquable il manque encore cette petite étincelle de réussite face aux grosses écuries pour basculer dans l’optimisme total. Miami peut néanmoins se féliciter d’avoir remporter cinq victoires consécutives face à des équipes à sa portée.
    Le collectif du Heat cette semaine notamment fut remarquable (six joueurs en double figures) mais laisse toujours un sentiment d’inachevé au moment d’affronter un sérieux adversaire comme les Sixers cette nuit. Jimmy Butler est particulièrement scruté en ce sens alors que l’arrière galère encore avec son adresse. Ce sont donc les jeunes K. Nunn, T. Herro et B. Adebayo, en ordre dispersé, qui ont une fois encore assumer sur le terrain cette semaine.

    Washington Wizards (2-1)

    Voilà une bonne semaine pour Washington. Avec trois succès sur ses quatre derniers matchs, Scott Brooks a enfin trouvé une alchimie et un équilibre entre une attaque impressionnante (1ère de la ligue) et une défense catastrophique (dernière de la ligue). Résultats les Wizards restent sur deux succès face aux Spurs et Hornets. Il reste cependant beaucoup de travail, car la franchise encaisse encore beaucoup au tableau d’affichage, passant à la limite de la correction. Mais force est de constaté que depuis plusieurs jours les Wiz’ avancent dans le bon sens.
    Un homme illustre parfaitement cette tendance, Bradley Beal. Après ses deux fois 44 points inscrits la semaine dernière, l’arrière reste sur une impressionnante série de match à 30 points ou plus, bien aidé par Thomas Bryant, Dāvis Bertāns ou encore Ish Smith. Mais cette bonne dynamique récente reste fragile, tant sur le plan collectif qu’individuel. L’irrégularité dont font preuve certains role players peut entraîner une baisse de régime et des résultats.

    Chicago Bulls (2-2)

    Bien malin qui pourra analyser les Bulls cette année. Il faut dire que cette semaine rien n’a changé ou presque dans l’Illinois. Alors qu’on avait pointé du doigt les raisons des défaites des Bulls lors de leurs road-trips en début de saison, depuis deux semaines les hommes de Boylen n’ont guère rassuré par leur niveau de jeu. Avec quatre victoires et cinq défaites pour seulement trois déplacements (deux gagnés notamment), les Bulls s’empâtent dans le ventre mou de la conférence Est. En cause une adresse douteuse et des titulaires qui prennent rarement leurs responsabilités offensives et défensives. De Zach LaVine à Lauri Markkanen en passant par Wendell Carter et Tomáš Satoranský, les cadres de l’équipe font preuves d’une trop grande irrégularité dans le jeu, pénalisant directement l’équipe et ses résultats.
    Le fait est que si Chicago arrive à trouver l’alchimie entre tous ces éléments, l’équipe peut décemment prétendre jouer les premiers rôles à l’Est.


    Boston Celtics (1-3)

    Road-trip compliqué pour les Celtics. Malgré leur victoire face aux Warriors, Boston repart de l’ouest avec deux victoires pour trois défaites. La semaine avait bien mal débutée à Sacramento et une défaite d’un point face à des Kings en réussite. Malgré un succès décroché chez les Suns, les Clippers puis les Nuggets vont à 48h d’intervalles infliger deux défaites aux Celtics, soit autant qu’en treize matchs.
    Pour ne rien arranger aux affaires de Brad Stevens, le meneur K. Walker, en baisse de régime depuis une semaine, est sorti sur blessure après un choc violent à la tête face à Denver. Rien de grave néanmoins mais plusieurs examens complémentaires seront menés dans les jours à venir, alors que les Celtics sont déjà privés de leur ailier Gordon Hayward.
    Le collectif de Boston a été pas mal chahuté cette semaine. Le manque d’adresse récurrent depuis le début de la saison, les nombreuses pertes de balles et le manque d’investissement défensif sur le terrain ont été préjudiciable au groupe, à l’image d’un J. Brown en souffrance et d’un J. Tatum encore irrégulier pour assurer seul.

    Charlotte Hornets (0-4)

    La belle histoire de ce début de saison vient de prendre fin cette semaine. Ramenés les pieds sur terre, les Hornets viennent de subir quatre revers de suite pour la deuxième fois en quinze jours. Une bien mauvaise passe à laquelle Charlotte devait s’attendre tôt ou tard lorsque les favoris et outsiders en NBA croiseraient la route d’une courageuse mais limitée équipe des Hornets.
    James Borrego n’est pas parvenu à enrayer la mauvaise série pourtant bien démarrée à New York. Les baisses de régime de Graham, Washington et Zeller coïncident fortement avec ce déclin contre lequel ni Terry Rozier, ni Miles Bridges ne sont parvenus à l’empêcher. Les Hornets n’ont pas encore abdiquer et peuvent encore jouer les dernières places en playoffs à l’Est à la faveurs des bilans médiocres de ses adversaires, mais le chemin s’annonce difficile.

    Cleveland Cavaliers (1-4)

    Dur, dur pour Cleveland. Malgré une victoire décrochée cette nuit face à une autre équipe convalescente (Portland), les Cavs ont connu une série noire de six défaites en deux semaines. Cette semaine ce sont les Knicks, les Mavs et le Heat qui s’en sont donnés à coeur joie, infligeant de lourds revers au passage à une équipe d’Ohio en galère avec son adresse et son jeu collectif.
    Le novice Beilein peine à convaincre au même titre que plusieurs joueurs, parmi lesquels les twin low towers Thompson – Love irréguliers ou absents cette semaine dans leurs rôles de leader. Alors se sont les jeunots Sexton – Garland qui endosse ce rôle avec l’aide des benchers Larry Nance et Jordan Clarkson, mais sans grande réussite ni conviction dans les choix de leur entraîneur.
    Inquiétant pour Cleveland alors que l’équipe affichait un bilan quasi à l’équilibre il y a seulement deux semaines.


    Classement Conférence Est


    NBA Players Power Rankings

    Giannis Antetokounmpo – Milwaukee Bucks

    (29.5 pts – 12.5 rbd – 6.0 ast – 2.0 stl – 1.0 blk)

    Quelle semaine encore incroyable pour le MVP en titre. En inscrivant d’abord 33 points (65% FG) face à Chicago et Atlanta, le grec a parfaitement contribué aux victoires des Bucks en plein road-trip. Il récidive dès le lendemain face à Portland, malgré une adresse en berne (33% FG), en claquant un triple double avec 24 points, 19 rebonds et 15 passes, performance inédite dans l’histoire de sa franchise. Une tendance apparaît depuis quelques temps dans le jeu de l’ailier, il prend plus de tirs à 3pts (à 29.2%). S’il parvient à trouver l’adresse, nul doute que le grec sera un sérieux prétendant à sa propre succession au titre de MVP.

    Tobias Harris Philadelphia 76ers

    (21.5 pts – 5.8 rbd – 3.5 ast – 1.3 stl – 1.0 blk)

    Probablement le Facteur X du succès actuel des 76ers. En effet l’ailier vient de réaliser sa meilleure semaine de la saison, contribuant grandement aux succès des siens en devenant meilleur marqueur et performeur des Sixers (+/- 20) le tout avec une adresse exceptionnelle (63% FG dont 46.7% à 3pts). En ayant inscrit notamment 27 et 26 points face aux Cavaliers et aux Spurs, le lieutenant attitré de Embiid a su briller au moment où les Sixers en avant le plus besoin. Inutile de vous dire que Harris commence à faire l’unanimité dans le vestiaire et sur le terrain.

    Bradley Beal Washington Wizards

    (32.3 pts – 5.0 rbd – 8.0 ast – 48.0 % 3pts)

    Bradley Beal se démène comme un beau diable depuis près d’un mois, enchaînant les cartons offensifs. Si l’arrière est loin d’être aussi populaire qu’un Giannis, il a tout de même le mérite de répondre du tac au tac à l’ailier grec depuis plusieurs jours. Cette semaine les stats du franchise player des Wizards ont de nouveau flirté avec l’excellence, offrant enfin une bonne dynamique à Washington. Après ses deux cartons à 44 pions, le joueur de 26 ans s’est notamment offert le scalp d’Orlando et des Hornets avec des feuilles de match vraiment propres. Autre aspect intéressant dans le rendement de l’arrière, son adresse qui flirte désormais avec les 58% FG dont 47% à longue distance depuis cinq matchs.

    (Mentions honorables)

    Joel Embiid – Philadelphia 76ers : (20.3 pts – 10.3 rbd – 3.0 ast – 1.0 stl – 1.3 blk)
    Pascal Siakam – Toronto Raptors :
    (24.0 pts – 7.7 rbd – 4.0 ast – 1.0 stl – 1.3 blk)
    Spencer Dinwiddie
    – Brooklyn Nets : (23.7 pts – 3.3 rbd – 7.7 ast – 1.7 stl)


    Focus sur Evan Fournier (Orlando Magic)

    Notre frenchy sort d’une semaine prometteuse alors que le Magic a vu partir sur blessure Nikola Vucevic et Aaron Gordon, c’est désormais autour de l’ailier français que Orlando va construire ses prochaines rencontres. Il faut dire que le français vient d’attaquer la saison 2019-20 avec le plein de confiance et d’ambitions au sortir d’une Coupe du Monde réussie globalement sur le plan personnel, même si la demi-finale peut lui rester en travers de la gorge. C’est donc avec un moral gonflé à bloc que le #10 du Magic vient d’entamer sa huitième saison NBA, la sixième en Floride. L’objectif à Orlando est clair, la continuité depuis leur 8ème place acquise la saison dernière et l’éventualité de passer un tour en phase finale. Un objectif pour lequel l’ailier persiste et signe par plusieurs prestations convaincantes depuis quelques semaines, le plaçant comme meilleur marqueur de la franchise. Cette semaine justement le français produit un basket impressionnant et tourne à 24 points, 5.3 passes et 1.7 interceptions. Des bases élevées mais nécessaires au vue de la situation actuelle du Magic à l’Est et de son infirmerie qui se remplit dangereusement. Une aubaine pour le français qui peut bénéficier depuis hier du rôle de numéro un dans l’équipe et ainsi faire ses preuves aux yeux du public et de son coach afin que ce dernier daigne lui donner plus d’opportunités de scorer et de mettre en place des système dans ce sens pour le reste de la saison.


    Le Cinq Majeur de la Semaine

    Meneur Arrière Ailier Ailier-fort Pivot
    Spencer DinwiddieBradley BealTobias HarrisGiannis AntetokounmpoJoel Embiid
  • NBA Rewind #6 : Finales 1994, Game 7, récit d’un choke mémorable

    NBA Rewind #6 : Finales 1994, Game 7, récit d’un choke mémorable

    À la manière d’une cassette vidéo ou audio, Clutch Time rembobine l’histoire de la balle orange et vous replonge dans les moments les plus marquants de ce sport, d’hier à aujourd’hui.

    Cette semaine, notre escapade temporelle nous ramène en 1994 et les finales NBA qui opposent en cette saison post Threepeat des Bulls de Jordan, les Knicks de New York aux Rockets de Houston.

    John Starks, arrière des Knicks

    Saison 1993-94 et l’ère Post-Jordan

    Nouvelle saison pour une nouvelle ère en NBA. Michael Jordan vient d’annoncer sa retraite (la première) des parquets début octobre à un mois seulement du début de la saison régulière. Suite au décès tragique de son père, assassiné au mois de juillet, Jordan semble résigné et explique son choix par la perte de motivation et d’envie de jouer au basket ou de gagner de nouveaux titres, préférant se tourner vers le baseball et envisageant une potentielle reconversion professionnelle pour honorer la mémoire de son défunt père. C’est la stupeur aux États-Unis après l’annonce de la retraite du numéro 23 des Bulls qui quitte la ligue par la très grande porte, couronné de trois bagues de champion, ainsi que six titres de MVP de saison régulière et des Finales, laissant derrière lui un trône vacant pour lequel de nombreux prétendants vont s’écharper pour lui succéder.

    Alors qu’une page de la dynastie des Bulls se tourne, plusieurs franchises voient en cette nouvelle saison, l’occasion rêvée d’aller chercher un titre après trois ans de disette. Depuis la fin des années 80, marquées par la rivalité bouffante entre Celtics et Lakers et qui s’est achevée par le doublé des Pistons, un certains nombre d’équipe commençaient à s’impatienter de ne rien gagner, du fait de l’hégémonie des Bulls. Parmi ces équipes, plusieurs grands noms de la ligue furent les victimes fréquentes de sa majesté. De Dominique Wilkins à Charles Barkley, en passant par Clyde Drexler ou encore Patrick Ewing, tous se sont heurtés une fois au moins à cette Everest qu’était Chicago en Playoffs. Il en est un en particulier qui garde en travers de la gorge ces duels perdus face aux Bulls, un certain Patrick Ewing.

    Sous les couleurs des Knicks de New York, le pivot sept fois All-Star reste sur trois éliminations successives face à Chicago en postseason, la dernière en date en finale de Conférence 1993, alors que les Knicks disposaient du meilleur bilan en régulière (60-22). Inutile de vous dire que la franchise new-yorkaise voit d’un très bon oeil le départ inattendu de la star des Bulls, grandement responsable des malheurs des Knicks ces dernières années. Voilà enfin une occasion rêvée de ramener un titre au Madison Square Garden, dont la vitrine à trophées prend la poussière depuis vingt ans et le dernier sacre des Knicks (1973). Pat Riley, à la tête des Knicks depuis 1991 peut enfin tenter de conjurer le sort et conforter le choix d’Ernie Grunfeld (GM), en remportant un nouveau titre NBA, depuis son doublé en 87 et 88 avec les Lakers.

    New York Knicks cuvée 1994

    La paire Ewing – Oakley au premier plan, Anthony Mason et Greg Anthony au second plan

    Après le temps des déceptions, les Knicks cherchent néanmoins à reprendre du poil de la bête. À l’exception de la signature d’Anthony Bonner (ex-Kings), arrivé libre début octobre, et d’un trade avec les Mavs de Dallas pour attirer le meneur Derek Harper au mois de janvier, Coach Riley compte toujours sur son ossature habituelle, de la paire d’intérieurs Oakley-Barkley au backcourt Anthony-Starks en passant par Anthony Mason, New York mise sur l’expérience et la continuité d’un roster, finaliste en titre de la conférence Est et désormais grandissime favori devant les Chicago Bulls.

    Après un exercice en régulière réussi (57-25), New York termine en tête des bilans à l’Est (ex-aequo avec les Hawks de Wilkins) après notamment un mois de mars exemplaire (quinze victoires de suite) mais surtout une défense exceptionnelle (91.5 points encaissés en moyenne, premier ratio défensif de la saison). Derrière ce bilan abouti, plusieurs joueurs se mettent en évidence, à l’image du Big Pat, All-Star pour la huitième fois et leader des Knicks avec près 24 points, 11 rebonds et 3 contres par match. John Starks, All-Star cette année-là également, s’illustre avec sa meilleure moyenne en carrière (19pts, 6ast et 3rbd) mais verra sa saison écourtée de deux mois en raison d’une opération du genou. Toutefois cela n’aura aucune incidence sur la saison des Knicks et sur les chances de voir les hommes de Pat Riley briller en Playoffs.

    De nouveau au complet durant les phases finales, Ewing et sa bande vont répondre aux attentes en atteignant leur objectif, au terme d’une campagne de playoffs à l’Est qui vaudra le détour. Hormis le premier tour et une victoire logique face aux Nets, les Knicks vont devoir batailler jusqu’au bout des sept matchs, d’abord face à des Bulls toujours en vie grâce à Scottie Pippen, avant de conclure tant bien que mal face aux Pacers de Reggie Miller, bourreau en devenir des Knicks. Pour la première fois depuis 21 ans, Pat Riley ramène les Knicks sur le toit de la Conférence Est, rejoignant en finale les Houston Rockets du MVP de la saison Hakeem Olajuwon pour y jouer le titre. Après une attente interminable pour Patrick Ewing (9 saisons) et Hakeem Olajuwon (10 saisons) il s’agit de la première opportunité de remporter un titre pour l’un ou l’autre.

    Des finales qui tiennent leurs promesses

    Dans cette affiche exceptionnelle, Houston part avec un avantage sur le plan de la fraîcheur. Après un premier puis un second tour identiques avec celui des Knicks, les Rockets n’ont eu besoin que de cinq matchs pour se défaire du Jazz en finale de conférence. En arrivant plus reposer, les Rockets comptent également sur l’avantage du terrain acquis en saison régulière (58-24, 2ème à l’Ouest derrière les Seattle Supersonics). Le jeu des texans repose en très grande partie sur son pivot américano-nigérian, qui réalise son meilleur exercice depuis plus de cinq ans. Avec 29 points, 11 rebonds, 4 passes et 4 contres par match en playoffs, le grand Hakeem est plus en forme que jamais pour aller décrocher une première bague et confirmer son titre de MVP de l’année.

    Un duel de légende entre les deux pivots les plus dominants du moment H. Olajuwon et P. Ewing

    La série est très serrée et les défenses prennent le pas sur l’attaque. New York parvient à arracher le game 2 (91-83) au Summit de Houston mais les Rockets rééquilibrent très vite la situation dès le game 3 (93-89) au MSG. Dans le format de l’époque New York remporte les matchs 4 et 5 à domicile et mène alors 3-2 dans la série avant de potentiellement terminer le travail à l’extérieur. Le game 6 sera irrespirable, les Rockets égalisant dans la série (86-84) après un contre décisif d’Olajuwon (30-10-4) sur un John Starks alors en pleine démonstration (27-8) sur un shoot à trois point décisif qui aurait pu offrir le titre aux siens. Les Knicks ne le savent pas encore mais cette action demeurera comme le tournant de ces finales.

    Un Blow Out complet au Game 7

    John Starks sur la lancée de sa saison, enchaîne les prestations convaincantes en playoffs, dans un rôle d’underdog en défense qui plaît énormément au public du MSG et en tant que seconde solution offensive des Knicks derrière Ewing. Avec près de 15 points et 5 passes par matchs en playoffs, l’arrière porte l’attaque des Knicks depuis le début des finales face à Houston (20 points de moyenne) et représente une menace supplémentaire pour les Rockets et Tomjanovich qui n’imaginaient pas devoir mettre en place une stratégie défensive sur le numéro 3 new-yorkais. Lors de ce match décisif, tout le monde garde en mémoire le contre d’Hakeem sur Starks offrant l’égalisation aux texans. On se dit alors que la confiance a changé de camps et que les Rockets, au mental, doivent conclure à domicile.

    Dès le premier 1/4 temps, les Knicks prennent le bouillon en défense face au jeu rapide et les contre-attaques des Rockets. Starks provoque une faute après avoir attaqué le cercle et rentre ses deux premiers lancers. En retard défensivement dès les premières minutes, il permet à son vis-à-vis, Vernon Maxwell d’inscrire deux paniers primés permettant aux Rockets de se détacher. Discret en attaque et mis à l’écart du jeu des Knicks pendant une dizaine de minutes, Starks prend un tir raté en sortie d’écran à quelques secondes de la fin du quart. Menés (22-21), les Knicks souffrent par leur manque d’adresse.

    L’arrière entame mieux le second 1/4 temps. En captant un rebond sur un tir manqué de S. Cassell, Starks envoi une bonne passe en transition sur Anthony Mason qui marque. New York reste un run de 10-2 (à cheval entre le 1er et 2ème quart) mais se met à la faute à plusieurs reprises, offrant la possibilité aux Rockets de repasser devant. Cassell à plusieurs reprise punit les Knicks d’un John Starks qui se laisse déborder défensivement. Après un contre de Olajuwon sur Ewing, Starks n’a toujours rien tenté, il prend sa troisième faute et sort alors qu’il reste encore six minutes à jouer dans le quart.

    Dès le début du 3ème quart, Starks dégaine à longue distance un tir qui s’écrase sur le coin de l’arceau. Il hésite, se débarrasse du ballon et reste encore en retrait pendant de longues minutes, au bout desquelles l’arrière présente un affreux ratio de 1 sur 6 au tir. Après un nouveau tir à 3pts manqué, les Knicks se retrouvent menés 59-53. Frustré par sa prestation, le joueur perd peu à peu sa lucidité et se prend un énorme contre d’Olajuwon (le deuxième après le game 6) suivi dans la foulée d’un jumper de Maxwell sur la même tête de Starks, désabusé. Avec une minute à jouer les Knicks sont au bord du précipice.

    John Starks tente en vain de rentrer ses tirs

    Après un temps-mort demandé par Pat Riley, les Knicks doivent réagir à l’image d’un Patrick Ewing, dominé par son vis-à-vis Olajuwon et alors que les Knicks restent sur une affreuse série de neuf tirs manqués sur leurs dix dernières tentatives. Après un tir primé de Harper, le premier des Knicks depuis le début de la rencontre, les troupes de Riley reviennent à trois longueurs (58-61) à moins d’une minute de la fin. Les Rockets perdent la possession suivante et les Knicks se retrouvent de nouveau dans la possibilité d’égaliser ou de recoller à un point ce que Oakley concrétise d’un shoot mi-distance dans le corner (60-61). Olajuwon inscrit néanmoins un nouveau panier, le quatrième dans ce quart-temps et maintient l’avance des Rockets (63-60).

    Le 1/4 quart-temps s’annonce désormais décisif. Alors que Starks est parvenu à inscrire plus de dix points sur les trois derniers matchs dans le dernier quart-temps, tout reste possible pour Ewing & co. pas encore distancés à moins d’un quart d’heure de la fin du match. Dès le début du 4ème quart, John Starks commet une nouvelle faute, la quatrième sur Cassell. Après une remise en jeu perdue par les Knicks sur une passe d’Oakley pour Starks, suivie d’une nouvelle faute, les Knicks entament de la plus mauvaise manière possible le quart-temps (62-69) après moins d’une minute de jeu. Ewing maintient son équipe à flot mais plusieurs pertes de balles successives réduisent progressivement les espoirs new-yorkais.

    John Starks provoque une faute sur une pénétration dans la raquette et un tir à nouveau contré par le grand Hakeem. Il rentre ses deux lancers mais rate dans la foulée deux nouveaux tirs à trois points ouverts après deux bons écrans. Après une passe décisive pour un trois points d’Anthony, les Rockets mènent 74-71 après six minutes de jeu. Gros point noir dans cette finale, Stark vendange et après deux nouveaux tirs manqués derrière l’arc, l’arrière affiche un affreux 1 sur 13 alors que les Rockets en remettent une couche (78-71). Starks rentre finalement un lay-up sur un rebond offensif à trois minutes du terme.

    La fin de match se termine malheureusement comme elle a commencé pour les Knicks. Après une mauvaise défense de Starks sur Vernon Maxwell, seul à trois point, les Rockets prennent une avance trop importante (83-75). Starks prend sa cinquième faute et surtout quatre derniers tirs ratés et rend une feuille de match horrible à 2 sur 18 dont 0 sur 11 à longue distance. Les Knicks n’inscriront que trois paniers durant les six dernières minutes du match, dont deux tirs primés de Harper et Davis dans les quinze dernières secondes…

    Hakeem (25-10-7-3) prendra le dessus sur Patrick (17-10-2) au game 7

    Au sortir de ces finales complètement folles, les Knicks pourront avoir de gros regrets. À la fois au niveau offensif et défensif dans le jeu, New York était parvenu durant les six premières manches à tenir des Rockets en grande difficulté, qui éprouvaient toute les peines du monde à retrouver leur jeu fluide et dynamique en saison régulière. Il aura fallu moins d’une heure et un match décisif complètement raté, avec un John Starks, performant jusqu’alors, qui passera totalement au travers, pour voir les Knicks s’auto-détruire alors qu’ils étaient si proche d’un sacre.

    Cette défaite n’est évidemment pas que de la faute de l’arrière new-yorkais, Pat Riley aurait du anticiper le blow out dès la 1ère mi-temps et adapter le jeu des Knicks en conséquence. Par ailleurs que ce soit Patrick Ewing, en difficulté face à Olajuwon ou Charles Oakley exclut pour une sixième faute perso, les cadres de la franchise n’ont guère été à la hauteur des attentes pour un match aussi important, qui plus est à l’extérieur. L’histoire retiendra néanmoins que ce soir-là, devant près de 16 700 spectateurs, le futur Sixième homme de la saison (1997) va exploser en plein vol entraînant dans sa chute ses coéquipiers et les espoirs de toute la Big Apple de ramener un titre.

  • Tony Parker, éternel numéro 9

    Tony Parker, éternel numéro 9

    C’était il y a moins d’une semaine, mardi dernier pour être précis, Tony Parker recevait l’immense honneur de voir son numéro 9 retiré par les San Antonio Spurs, lors d’une cérémonie pleine d’émotion, mettant ainsi un point final à la carrière sportive du meilleur ambassadeur du basket français depuis près de 20 ans.

    L’histoire se rappellera que tout à commencer en Normandie, d’abord du côté de Fécamp, où le jeune Tony sera licencié pour la première fois dans un club de basket, avant de partir jouer à quelques kilomètres de la côte normande, vers Déville-les-Rouen puis Mont-Saint-Aignan pendant quatre ans. Fils de basketteur, née à Bruges en Belgique et titulaire de la double nationalité franco-américaine, c’est pour le pays des fromages et des vins que son choix va se porter lorsqu’il intègre l’INSEP en 1997.

    Âgé de quinze ans seulement, le petit Tony se fait remarquer très tôt au sein de l’équipe de basket de l’Institut (Nationale 1), tournant à près de 18 points et 6 passes par match. Les clubs professionnels ne tardent pas à vouloir mettre la main sur la pépite française et le jeune meneur signe son premier contrat pro au PSG Racing Basket en 1999 à 17 ans seulement. Le joueur obtient un temps de jeu très réduit dans l’effectif parisien, barré par la concurrence de l’international Laurent Sciarra, futur médaillé d’argent des Jeux de Sydney. Tony apprend énormément au côté de Sciarra qu’il considère encore aujourd’hui comme un de ses mentors. Parker assiste néanmoins à l’élimination de son club dès le 1er tour des séries éliminatoires du championnat face à l’ASVEL.

    La saison suivante, Tony participe au Nike Hoop Summit, un évènement de basket célèbre pour y voir s’affronter les meilleurs jeunes américains face à un contingent de joueurs étrangers. Il combine alors 20 points, 7 passes, 2 rebonds et 2 interceptions et tape dans l’œil des recruteurs des facs américaines qui cherchent à attirer le jeune meneur français. Mais suite au départ de Sciarra du Paris Basket Racing, Parker se voit offrir le poste de titulaire à la mène pour la saison 2000-2001. Il accepte et tourne alors à près de 15 points, 6 passes et 3 interceptions par match toute l’année mais sera de nouveau la victime des Villeurbannais en ¼ de finale du championnat. À l’issue de cette saison exceptionnelle, Tony décide de s’inscrire à la draft NBA de 2001.

    À seulement 19 ans, Tony Parker entre déjà dans la cour des grands, aux côtés cette année-là de Tyson Chandler, Pau Gasol, Joe Johnson ou encore Zach Randolph. Le français est drafté à la fin du premier tour, en 28ème position par les Spurs (gros steal !) du très exigeant Gregg Popovich et de la légende David Robinson. Tony Parker décide de porter le numéro 9, en mémoire de son parrain et du numéro que portait Michael Jordan aux JO de Barcelone. Tony joue son premier match face aux Clippers le 30 octobre 2001, et commence à s’imposer le plus naturellement possible comme le titulaire numéro 1 aux yeux de Pop. Au bout de 77 rencontres de régulière dès son année rookie, Tony et les Spurs se heurtent aux Lakers et leur redoutable duo Kobe Shaq, au 2nd tour des playoffs à l’Ouest. Mais qu’importe, le meneur connaît un véritable conte de fée devenant le premier français à dépasser la barre des 70 matchs NBA en régulière et vient d’être élu dans la All-NBA Team Rookie de l’année.

    La suite tout le monde ou presque, la connaît. Tony va gravir les échelons, tant sur le plan individuel que collectif, à une vitesse vertigineuse, remportant son premier titre de champion en 2003 à 21 ans seulement, aux côtés de ses éternels coéquipiers Tim Duncan et Manu Ginóbili. Il sera élu champion des champions français par le journal L’Équipe et après avoir renouvelé son contrat en 2004, Tony s’installera comme une pièce indispensable du jeu des Spurs, remportant une seconde bague de champion en 2005 face aux Pistons de Detroit et honorant sa première sélection au All-Star Game de 2006.

    Mais Tony Parker ce n’est pas que le joueur NBA. Le meneur porte les couleurs de la France depuis 1997 et goûte à sa première victoire aux championnats d’Europe junior de Zadar (Croatie) en 2000. Autour de la génération dorée des années 2000, de Boris Diaw à Ronny Turiaf, en passant par Mickaël Pietrus et Yakhouba Diawara, c’est avec la plupart de ces gars-là que Tony va retrouver quasiment chaque été les bleus, aux championnats d’Europe (de 2001 à 2015) et aux Jeux de Londres et de Rio pour finalement décrocher son seul titre avec l’Équipe de France à l’Euro 2013, après plusieurs échecs consécutifs. L’un des plus beaux cadeaux que le meneur fera au basket français, lui qui terminera sa carrière internationale en 2016 après 181 matchs sous le maillot bleu et près de 2 800 points marqués et deux titres de meilleur joueur européen en 2013 et 2014.

    En dix-sept saisons sous le maillot des Spurs, avec près de de 16 points, 6 passes, 3 rebonds et 1 interception en régulière, Tony Parker va remporter quatre bagues de champion (2003, 2005, 2007 et 2014), des phases finales durant lesquelles le numéro 9 brillera par son investissement et sa volonté affichés sur les parquets, devenant le 4ème joueur de l’histoire à compiler 4 000 points et 1 000 passes décisives en playoffs, derrière Jordan, Kobe et LeBron. Durant plus d’une décennie TP va devenir l’un des meilleurs et des plus respectés meneurs de la ligue, aux côtés des Steve Nash, Jason Kidd ou encore Chris Paul. Une longévité ponctuée par plusieurs récompenses collectives et individuelles allant du titre de MVP des Finales 2007, à six sélections All-Star et de quatre nominations dans une All-NBA Team. C’est finalement au bout de 1254 matchs, dont une cinquantaine sous les couleurs des Hornets l’année dernière, que Tony Parker tire sa révérence, mettant fin à un parcours exceptionnel.

    Tony Parker, comme beaucoup de français, francophones ou que sais-je, tu es la raison pour laquelle je me suis pris d’intérêt pour ton sport et pour la NBA, la raison pour laquelle je me suis levé, ou couché aux aurores pour te regarder lâcher des centaines de « Teardrops » et « Spin Moves » destructeurs ainsi que des tirs pleins de sang-froid en finales NBA. Tu as amené tellement d’individus à se passionner pour la balle orange et engendré tellement de joueurs à suivre tes traces dans la grande ligue, offrant au basket français ses plus belles heures de gloire, qu’aucun remerciement ou hommage ne serait suffisant pour expliquer à quel point tu as pris une place importante dans le cœur de nombreux fans qu’ils soient de France ou partout dans le monde. Bravo et merci pour tout Tony.

  • NBA Recap #2 : Conférence Ouest

    NBA Recap #2 : Conférence Ouest

    Pour ses débuts, Clutch Time vous propose chaque semaine de faire un petit point sur l’état de forme des équipes et des joueurs de la Conférence Ouest.

    NBA Teams Power Rankings

    Au Top


    Houston Rockets (7-1)

    Quelle série en cours pour les Rockets. Alors que Harden débutait le mois de novembre par deux défaites à l’extérieur face aux Nets et au Heat, les texans ont depuis enchaîné un run de sept victoires de suite, s’offrant notamment les Warriors, Clippers et Wolves. Une belle série que les Rockets doivent en grande partie au barbu, Harden tournant à 41 points par matchs (à 45%) ! Si on ajoute les quelques six rebonds et sept passes par matchs sur cette période, Harden joue à un autre niveau, alors que Westbrook à un peu plus de mal à enchaîner les perfs. C’est donc le puissant Capela qui prend le relais de l’ancien Thunder, le suisse tournant lui aussi à plein régime (12 points, 16 rebonds). Une situation qui en cache une autre, celle des role players en difficultés, de Eric Gordon (blessé depuis le début de la semaine), à Danuel House et PJ Tucker, les partenaires d’Harden peinent à briller.

    Los Angeles Lakers (6-1)

    Les Lakers maintiennent sa cadence infernale. Avec seulement une défaire (face aux Raptors) pour six victoires, LeBron James et les angelinos semblent bien partis pour prendre leur revanche sur leur dernière saison ratée. Certes l’opposition n’était pas folichonne et le jeu des Lakers crispe par un manque de créativité mais force est de constater qu’après un mois de compétition, la franchise californienne est à la hauteur à l’image de son duo All-star James-Davis qui tourne toujours à près de 50 pions par match. Et même quand Davis s’absente pour une petite gêne à l’épaule, c’est le jeune Kuzma qui brille le temps de quelques rencontres (18 points de moyenne sur les quatre derniers matchs). Si on ajoute les performances solides de Howard et McGee dans la raquette, Frank Vogel peut se féliciter d’entraîner une équipe à l’état d’esprit exemplaire pour l’instant et qui gagne en plus.

    Memphis Grizzlies (4-3)

    C’est la belle surprise de la quinzaine pour l’instant, en mettant fin à une série noire de cinq revers en six matchs, les Grizzlies ont depuis renversé la vapeur et remporté quatre matchs en six rencontres. Pour toutes les personnes qui prédisaient l’enfer pour Memphis voilà une réponse cinglante pour leur notifier qu’ils sont toujours en vie. Cette réussite est d’autant plus surprenante qu’elle est incarnée par sa jeunesse. Le jeune Ja Morant tourne ainsi à près de 19 points et 6 passes par matchs et enchaîne déjà les prestations de patron de l’équipe. À ses côtés, Jaren Jackson (14pts, 5rbd) et Dillon Brooks (14pts, 4rbd) jouent un basket décomplexé, sans pression aucune et surprennent des supporters déjà contents de ce début de saison.

    Peut Mieux Faire


    Denver Nuggets (4-1)

    Un bilan en trompe l’oeil pour les Nuggets. Depuis le début de la saison Denver parvient à gagner ses matchs sans y mettre toujours la manière ce qui nous amène à placer l’équipe du Colorado dans cette mention. Le bilan collectif est là pour assurer mais individuellement plusieurs choses peuvent être pointées du doigt. Le trio Jokić, Murray, Harris est en sous-régime alors que les résultats sont à la hauteur des attentes du public, une contradiction qui peut agacer certains tant le potentiel de cette équipe et sa marge de progression pourrait être fabuleuse. Alors certes Denver a toujours eu la réputation d’être un collectif avant d’être une somme d’individualités mais force est de constater que le bilan pourrait être bien plus brillant.

    Los Angeles Clippers (4-3)

    On ne sait pas s’il s’agit de l’effet « load management », mais les Clippers peinent à enchaîner plus de deux victoires de suite. Ces défaites résultent souvent de l’utilisation partielle d’un Kawhi Leonard, dont l’absence se fait souvent sentir sur le terrain. Alors certes le retour de Paul George samedi à fait un grand bien aux Clippers (33 points, 9 rebonds et 4 passes) mais cette équipe au complet pourrait tellement faire plus, si ce n’est mieux. Espérons que le retour de l’ex-Pacer incitera Doc Rivers et Kawhi à oeuvrer dans ce sens, même si la marge de manoeuvre des Clippers est désormais encore plus importante pour la franchise californienne qui s’appuie déjà sur un très bon Montrezl Harrell (18 points, 7 rebonds) ou encore son sixième homme Lou Williams qui réalise une entame de saison excellente (23points, 4 rebonds et 6 caviars).

    Minnesota Timberwolves (3-5)

    C’est un bilan plutôt contrasté que viennent de réaliser les jeunes loups de Minnesota. Après un début de saison canon, les Wolves sont rentrés dans le rang avec cinq défaites au compteur, les deux dernières à domicile qui plus est. Néanmoins, le duo Towns-Wiggins continue d’impressionner par son rendement (près de 56 points inscrits en moyenne depuis deux semaines) et affiche une détermination à chaque match excellente afin de combler plusieurs lacunes, notamment au niveau du reste de l’équipe. De Teague à Covington en passant par Okogie, le reste du groupe de Saunders peine encore à prendre ses marques et hausser son jeu quand cela est nécessaire. Au vue du calendrier à venir (sept déplacements sur les dix prochains matchs), la prise de conscience devra se faire assez rapidement.

    Décevant


    San Antonio Spurs (1-7)

    Un mois de novembre cauchemardesque pour Gregg Popovich et ses Spurs. Avec sept revers (cinq consécutifs depuis) pour une seule victoire face au Thunder, San Antonio réalise son pire départ depuis près de quinze ans. L’explication se trouve d’abord dans le manque de régularité des cadres de l’équipe texane. De D.DeRozan, dont l’adresse fluctue soir après soir, à l’irrégularité d’Aldridge, les Spurs ne sont pas gâtés cette saison. Les lieutenants Patty Mills et Rudy Gay ne font guère mieux alors que Dejounte Murray et Derrick White ont carrément explosé sur leurs derniers matchs. Seul Bryn Forbes (14 points en moyenne) semble sortir du lot mais sans réellement peser dans la balance. Coach Pop va vite devoir colmater les brèches pour ne pas vivre une saison cauchemardesque.

    Golden State Warriors (1-6)

    Les matchs se suivent et se ressemblent décidément de plus en plus pour les Warriors qui sombrent un peu plus dans la déconfiture. Déconfiture en partie causée par les blessures innombrables, jalonnants le parcours des triples champions. Résultat plus aucune victoire depuis Portland début novembre. Pire encore après l’annonce du forfait de Curry pour plusieurs mois, c’est ni plus ni moins que quatre joueurs (cinq en comptant DLo) qui seront absents pendant plusieurs semaines. D’Angelo Russell justement illustre bien ce calvaire, l’ancien Net enchaîne les bonnes prestations (52 points à Minnesota notamment) mais ne parvient pas à changer le cours des choses et il est peu soutenu par un cadre comme Green ou encore les jeunes Poole et Paschall.

    Portland Trail Blazers (2-5)

    C’est un bilan inquiétant pour les Blazers en ce mois de novembre. Avec seulement deux victoires au compteur, la machine de Terry Stotts est sérieusement enrayée. Encore très (trop) dépendante de son duo Lillard-McCollum (50 points de moyenne), seul Whiteside parvient à tirer son épingle du jeu en affichant des stats à la hauteur de son temps de jeu. Il faut dire que le secteur intérieur des Blazers souffre pas mal de ses absences longue durée, la dernière en date étant celle de Zach Collins venue se greffer à celle de Nurkić et Gasol. L’autre problème majeur vient du fait que les role players sur les ailes (Hezonja, Bazemore, Hood) ne parviennent pas à faire la différence qui offrirait un solide spot à l’ouest pour Portland. Avec encore cinq déplacements en sept matchs ce moi-ci, Stotts n’a pas fini de se faire du soucis.


    Classement Conférence Ouest

    NBA Players Power Rankings

    James Harden

    Certes son style de jeu peut paraître ennuyant, mais bon sang ! Quelles performances ! Avec 41.3 points inscrits en moyenne depuis deux semaines (et plus de 6 rebonds captés et 7 passes décisives), le barbu de Houston est sur une autre planète et confirme sur la lancée de la saison dernière. Pour ne rien gâcher à cette réussite, Houston gagne également (septième victoires de suite samedi) et se repositionne tout en haut de la conférence Ouest. Malgré un niveau de jeu déconcertant pour les uns, les Rockets engrangent de la confiance et Harden enchaîne les cartons offensifs (47 points face aux Clippers, 44 face à Indiana et 49 à Minnesota) sans que personne ne parviennent à le stopper.

    Luka Dončić

    On ne pouvait pas ne pas mentionner le meneur des Mavs. Dončić a encore passé un cap cette saison et confirme comme jamais. Auteur de cinq triple-doubles cette saison, l’arrière slovène affiche une moyenne unique de 28 points, 10 rebonds et 9 passes par match, du jamais vu à cet âge depuis Oscar Robertson. Certes les Mavs ne gagnent pas à chaque fois mais Luka trouve toujours le moyen de briller de la plus belle des manières, haussant même son niveau de jeu depuis deux semaines et porter à lui seul la franchise texane. À seulement 20 ans il se positionne déjà comme un sérieux prétendant au titre de MVP.

    Andrew Wiggins

    Enfin ! Il était loin le temps où Wiggins n’arrivait pas à enchaîner plus de cinq matchs à 25-30 points. Quelle retour au premier plan pour l’ailier des Wolves qui souffrait d’une certaine disgrâce aux yeux d’un très grand nombre, après moult performances quelconques. Il faut néanmoins savoir raison garder vis-à-vis du prodige canadien. Certes sur les six derniers matchs, « Wiggs » tourne à près de 30 points, 5 rebonds et 5 passes, mais on a pour habitude de ne pas trop s’habituer aux performances exceptionnelles du joueur et la logique voudrait que la bonne série du moment se prolonge encore quelques semaines pour être convaincus des réels progrès du joueur.

    (Mentions honorables)

    LeBron James (22.9pts / 7.9rbd / 11.3ast)
    Karl-Anthony Towns (26.6pts / 12.4rbd / 3.6ast)


    Focus sur Ja Morant (Memphis Grizzlies)

    Voici probablement le joueur de ce début de saison aux Grizzlies. Titularisé dès le premier match de la saison face à Miami, le second pick 2019 de la draft détonne par sa maturité et son style qui colle déjà parfaitement au jeu de Memphis cette saison. Auteur de sa meilleur prestation face aux Timberwolves (26 points), le nouveau meneur titulaire de Memphis brille (19 points et 6 passes de moyenne) et son association avec Jaren Jackson, autre promesse en devenir, fait déjà saliver les dirigeants. En l’absence de Zion Williamson et les matchs irréguliers de RJ Barrett aux Knicks, Morant dispose déjà d’une longueur d’avance sur ses concurrents directs au titre de Rookie de l’année, et alors que les Grizzlies se mettent à remporter des matchs depuis quelques jours, la côte du joueur continue de grimper en flèche.


    MVP Rankings

    Le Cinq Majeur début Novembre

    MeneurArrièreAilierAilier-fortPivot
    Luka DončićJames HardenAndrew WigginsLeBron JamesKarl-Anthony
    Towns
  • NBA Recap #2 : Conférence Est

    NBA Recap #2 : Conférence Est

    Pour ses débuts, Clutch Time vous propose tous les quinze jours de faire un petit point sur l’état de forme des équipes et des joueurs de la Conférence Est.

    NBA Teams Power Rankings

    Au Top


    Boston Celtics (6-0)

    Boston mène sa barque avec la manière. Avec six succès en six matchs (dix victoires consécutives déjà !), les Celtics trônent logiquement en tête de la Conférence après de beaux succès notamment à Charlotte et San Antonio. Brad Stevens peut s’appuyer sur son trio Walker-Tatum-Brown (65 points de moyenne), Jaylen Brown trouvant enfin ses marques, dans un effectif qui marche plutôt pas mal. Point noir néanmoins au tableau, la nouvelle blessure de Gordon Hayward (fracture de la main), dont le retour n’est prévu pas avant la fin décembre. Pour compenser cette absence c’est donc Marcus Smart qui a pris du grade, tournant à près de 16 points sur les quatre dernières rencontres. La fin du mois de novembre s’annonce tout de même très relevé pour Stevens et ses hommes qui vont jouer six fois à l’extérieur en huit matchs.

    Toronto Raptors (4-2)

    Autre équipe à s’être incroyablement illustrée depuis deux semaines. Les Raptors d’un road-trip de cinq matchs (dont un back-to-back) avec le plein de confiance et un bilan de quatre victoires pour deux défaites notamment face aux Lakers et aux Blazers. Cet été, alors qu’on annonçait une saison compliqué pour les champions en titre, Nick Nurse fait taire la critique du départ de Kawhi non-compensé. Les révélations Siakam, VanVleet, et à moindre degré Anunoby, confirment les espoirs placés en eux dès le début de saison et voilà la franchise canadienne solidement installé au quatrième rang à l’Est. Avec un calendrier à venir plutôt tranquille, Ibaka et Lowry, dont les retours sont prévus d’ici quelques semaines, n’ont pas de soucis à se faire car la franchise est solidement menée en leur absence.

    Milwaukee Bucks (5-1)

    Revoilà les Bucks 2018-2019. Après un début mitigé, Giannis et sa bande ont retrouvé la bonne formule pour enquiller cinq succès en six matchs en road-trip qui plus est. Que ce soit face aux Wolves, aux Clippers ou Pacers les daims ont retrouvé peu à peu leur jeu et leur adresse à l’image de son MVP qui domine plus que jamais. Derrière une attaque exceptionnelle, les Bucks n’ont subi qu’un revers à Utah, retrouvant le trio de tête de la conférence. Mauvaise nouvelle néanmoins pour Milwaukee qui sera privé du lieutenant Middleton, blessé à la cuisse et écarté pendant plusieurs semaines. Cette absence ne devrait néanmoins pas être un handicap trop important pour Budenholzer qui peut compter sur un Eric Bledsoe tout feu tout flamme et Brook Lopez qui retrouve ses marques.

    Peut mieux faire


    Orlando Magic (3-3)

    Trois victoires, trois défaites (dont deux à l’extérieur), difficile de se positionner correctement pour le Magic. D’un côté les hommes de Steve Clifford ont su enrayer une série de quatre revers de suite, renversant au passage des 76ers et Spurs en déconfiture. D’un autre côté le rendement de certains cadres nous laisse sur notre faim. Vučević est par moment très inconstant avec son adresse, qui le prive évidemment de bonnes performances, notre Evan Fournier a connu un démarrage timide et semble enfin lancé cette saison (même si une rechute peut pointer à tout moment), enfin les espoirs autour de Gordon, Fultz ou Ross sont autant de quasi-déceptions dans ces premières semaines de saison régulière. Les Magics disposent d’une excellente défense mais d’une attaque famélique. Difficile de voir où le Magic avance pour le moment.

    Brooklyn Nets (3-3)

    Un road trip guère réussi pour Brooklyn avec trois défaites pour deux victoires (face aux Bulls hier). Les Nets ont néanmoins réussis à retrouver les premiers rôles à l’Est mais peinent encore à trouver de la régularité. Kyrie Irving a connu même une petite baisse de régime depuis trois matchs à cause d’une gêne à l’épaule. Cette situation tendue aux Nets n’est pourtant pas prêt de se résoudre, Caris LeVert ayant subi une opération du pouce (retour dans 4 à 6 semaines), Brooklyn voit son infirmerie se remplir dangereusement alors que les new-yorkais sont privés de K. Durant pour le restant de la saison et que plusieurs ont déjà connus des pépins physiques. S. Dinwiddie (24 points) parvient tout de même à seconder son meneur all-star mais la dynamique actuelle est plutôt incertaine.

    Washington Wizards (2-3)

    Une saison mauvaise en appelle une autre. Les Wizards ne parviennent pas à faire la bascule depuis le début de la saison, la faute à une défense catastrophique alors que plusieurs joueurs offensifs se mettent en avant. À l’image de son leader Bradley Beal, les hommes de Scott Brooks ont de la ressource sur le plan offensif mais contrairement à l’arrière All-star, plusieurs de ses ressources font preuve d’une trop grande irrégularité pour permettre à Washington de jouer les premiers rôles à l’Est. Privé encore un long moment de leur meneur emblématique, John Wall, les Wiz’ ne parviennent pas à relever la tête malgré les belles promesses incarnées par Thomas Bryant, Rui Hachimura ou encore le retour en grâce de Isaiah Thomas. Il va falloir du mental à cette équipe pour une fin de mois qui s’annonce aussi compliqué que le début.

    Décevant


    Detroit Pistons (1-5)

    Pas grand-chose de positif à trouver dans les derniers résultats des Pistons. Hormis un succès face aux Knicks (rien d’étonnant), Detroit vient d’enchaîner quatre revers consécutifs (trois à l’extérieur) après un back-to-back fatal face aux Timberwolves puis le Heat. Le retour d’un Griffin encore convalescent (19 points en 27 minutes de jeu de moyenne) n’a pas permis d’inverser la tendance, alors que Drummond se démène toujours autant dans sa raquette mais perd petit à petit son impact sur les matchs par rapport à son début de saison. Il faut dire qu’avec l’intermittence de Derrick Rose et le seule Luke Kennard au scoring (20 points de moyenne), Detroit ne trouve pas de solutions et de variété dans son jeu. D. Casey espère un retour en forme rapide de Griffin et de Reggie Jackson dont le retour est prévu pour début décembre.

    Philadelphia 76ers (2-5)

    Après un début de saison idyllique, voilà que les 76ers se sont ramassés depuis deux semaines. Depuis leur première défaite face aux Suns, Joel Embiid & co. n’y arrivent plus. Le pivot, suspendu pendant deux matchs après son altercation avec KAT, n’a prit part qu’à cinq matchs des 76ers depuis novembre, alors que sa présence se faisait urgente. B. Simmons, T. Harris ou encore A. Horford ne parvinrent guère à inverser la tendance, Philadelphie perdant ses matchs de peu par moment (Utah, Denver, Cleveland). Avec cinq matchs hors de leurs bases, les 76ers ne furent guère épargnés non plus sur le plan du calendrier, mais cela devrait revenir à la normale d’ici la fin du mois. Néanmoins difficile de comprendre comment une telle situation a pu entraîner le déclin d’une équipe qu’on annonce pourtant comme un top 3 à l’Est.

    Atlanta Hawks (2-5)

    Malgré un début de saison encourageant, les Hawks ne sont pas parvenus à capitaliser sur une bonne dynamique. Privé de John Collins, suspendu pour infraction aux règles anti-dopage, et Kevin Huerter pour plusieurs semaines, Atlanta s’est vu privé de sa deuxième force de frappe offensive. Malgré les nouveaux cartons offensifs de Young (27 points de moyenne en sept matchs), et le retour au premier plan de Jabari Parker, les Hawks n’ont remporté que deux petits matchs depuis le début du mois, subissant notamment de gros revers à domicile face aux Bulls ou sur le parquet des Clippers la nuit dernière, devenant l’une des pires défenses de la ligue au passage. Néanmoins il faut reconnaître que leur calendrier n’était guère simple après un road trip de cinq matchs à l’Ouest qui se termine ce soir au Staples Center face aux Lakers.


    Classement Conférence Est

    NBA Players Power Rankings

    Giannis Antetokounmpo

    Retrouver l’ailier des Bucks dans ces mentions n’a rien de surprenant tellement le MVP en titre domine la conférence Est. Les stats du grec depuis quinze jours sont absolument ahurissantes avec plus de 33 points, près de 15 rebonds et 5 passes par match, Giannis se détache plus que jamais de la concurrence à l’Est dans la course au MVP. Son principal fait d’arme, son récital face aux Clippers (sans Kawhi) où il va finir tout proche du triple double avec 38 points, 16 rebonds et 9 passes, une machine.

    Pascal Siakam

    Décidemment Siakam impressionne par sa régularité et son omniprésence dans le jeu et la réussite des Raptors. Avec près de 26 points, 9 rebonds et 5 passes, l’ailier camerounais est même encore en lice cette année pour la meilleure progression de l’année. Ses matchs face aux Pelicans (44 points) et Portland (36 points) le place logiquement parmi les meilleurs joueurs de la quinzaine.

    Bradley Beal

    Certes les Wizards sont à la peine mais que dire des prestations de leur arrière depuis plusieurs jours. 30 points, 5 passes et 5 rebonds face aux Pacers, 44 points, 5 rebonds, 6 passes face aux Celtics et de nouveau 44 points et 10 passes face à Minnesota. Une moyenne affolante de 32 points par match et voilà Bradley Beal qui prend une autre dimension depuis une dizaine de jour même si les victoires sont absentes au bout de ces cartons.

    (Mentions honorables)

    Kyrie Irving (26.2pts / 4rbd / 6.8ast)
    Domantas Sabonis (16.3pts / 15rbd / 4.5ast)


    Focus sur Jabari Parker

    Nouvelle équipe pour une nouvelle donne. Débarqué cet été à Atlanta, Jabari Parker veut tirer un trait sur ces dernières expériences ratées entre Chicago et Washington. Depuis son divorce d’avec les Milwaukee Bucks, l’ailier observe désormais de loin le succès de ses ex-coéquipiers. Handicapé par plusieurs blessures et des problèmes personnels, la carrière de l’ex-prodige de Duke a connu des hauts et des bas malgré quelques brèves performances qui ont inciter les dirigeants d’Atlanta à le signer cet été. Désormais le joueur veut se fixer, avec comme objectif de s’installer dans l’effectif des Hawks et de bénéficier d’un temps de jeu à la hauteur de son talent. Et ça marche plutôt pas mal, en témoigne ses dernières sorties, Parker tourne depuis le mois de novembre à près de 20 points, 8 rebonds et 2 caviars par match. Le joueur a pris du galon depuis la suspension de John Collins, ouvrant ainsi la voie à un poste vacant de lieutenant de Trae Young vacant, un poste que le jeune Jabari (24 ans seulement) a su s’approprier faisant un grand bien à des Hawks dans la tourmente.


    MVP Rankings

    Le Cinq Majeur début Novembre

    MeneurArrièreAilierAilier-fortPivot
    Kyrie IrvingBradley BealGiannis
    Antetokounmpo
    Pascal SiakamDomantas Sabonis
  • NBA FRENCHIES #4 Edition Spéciale Frank Ntilikina

    NBA FRENCHIES #4 Edition Spéciale Frank Ntilikina

    Simon et Tedesco reviennent sur le début de saison et la situation compliquée de Frank Ntilikina, avec en Prime la présence d’Angelo Tsagarakis !

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    NBA FRENCHIES #3 Review des Joueurs Français en NBA

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  • NBA Rewind #5 : Finales NBA 1988, où comment les « Bad Boys » de Detroit sont passés si proche de leur premier sacre

    NBA Rewind #5 : Finales NBA 1988, où comment les « Bad Boys » de Detroit sont passés si proche de leur premier sacre

    Chaque semaine Clutch Time vous propose de faire un bond dans le passé afin de revivre et vibrer au rythme d’un fait marquant qui restera dans les annales de la NBA.

    Cette semaine, on continue notre série en remontant le temps vers le printemps 1988. La saison NBA livre son verdict final, avec une affiche inédite pour les finales 88 entre nouveauté et classique, les « Bad Boys » de Detroit face aux Lakers « Showtime » de Magic Johnson. Favoris pour le titre, les hommes de Pat Riley sont cependant loin de s’imaginer que les Pistons vont faire trembler la franchise californienne.

    Petites histoires entre l’Indiana et le Michigan

    Fort Wayne puis Detroit

    La ville de Détroit est principalement connu pour sa grande époque industrielle prospère depuis la fin du XIXème siècle, notamment dans l’automobile, ce qui lui vaut d’être au coeur de la « Rust Belt » au nord-est des États-Unis et le surnom de « Motor City ». C’est durant cette période faste que les Pistons de Fort Wayne, jusqu’en 1957, puis de Detroit voient le jour et écrivent les premiers haut-faits de la franchise avec plusieurs finales jouées sans gagner néanmoins le moindre titre. De la splendeur économique du début du siècle, il ne reste plus grand-chose à Motown à la fin des années 70. À l’image de la ville, les Pistons connaissent plusieurs saisons de disette entre 1963 et 1983 malgré la présence successive des futurs Hall of Famers Bailey Howell, Dave DeBusschere, Dave Bing et Bob Lanier.

    Il faut donc attendre le début des années 80, et la nomination du regretté Chuck Daly, pour voir les Pistons refaire surface et jouer à nouveau les premiers rôles à l’Est. À cette époque, l’entraîneur de la future Dream Team 92 débarque de l’Ohio pour prendre en main une équipe moribonde qui n’a plus obtenu un bilan équilibré depuis près de dix ans. Évincé par les Cavaliers au cours de l’exercice 1981-82, il n’arrive néanmoins qu’un an plus tard en 1983, rejoignant une jeune connaissance lors de son passage à Cleveland, un certain Bill Laimbeer. Le jeune pivot de l’université de Notre Dame sera la première pierre angulaire de son projet dans le Michigan, mais c’est pourtant un tout autre jeune joueur, drafté en 2nde position à la draft 1981, qui va briller au sein de l’effectif de Daly, un certain Isiah Thomas.

    Detroit retrouve des couleurs et les bons bilans offrent l’opportunité aux joueurs de Daly de participer à la post-season dès la saison 1983-84. Éliminés par les Knicks de Bernard King et Cartwright, les Pistons vont osciller durant trois ans entre la quatrième et la cinquième, ne parvenant jamais à passer le second tour des playoffs. Il faudra attendre l’année 1987 et une finale de conférence face aux Celtics de Larry Bird pour voir la ville de Détroit se forger une réputation de joueurs physiques, durs et son vice dans le jeu. Les « Bad Boys » de Détroit sont nés. Très vite leur réputation devient un étendard autour duquel, Bill Laimbeer et Isiah Thomas puis Joe Dumars, John Salley, Dennis Rodman, Rick Mahorn ou encore Vinnie Johnson vont se ranger.

    Des débuts prometteurs au devant de la scène

    Critiqués pour leurs comportements détestables et un style de jeu à la limite sur le plan défensif, les Pistons parviennent néanmoins à atteindre enfin une finale de conférence. C’est sur cette prouesse que Chuck Daly veut capitaliser en 1987-88. Avec un bilan de 54 victoires pour 28 défaites, Detroit s’offre le meilleur bilan de son histoire en saison régulière, échouant de peu à occuper la première place des Celtics. Fort d’un collectif huilé (sept joueurs en double digits) et emmené par son meneur I.Thomas (all-star), les Pistons peuvent se féliciter de terminer avec la 2nde meilleure défense et la 6ème attaque de la ligue. Elle est surtout devenue, l’équipe avec la plus forte affluence avec plus d’un million de spectateur venus assister aux matchs au Pontiac Silverdome pour la dernière saison de la franchise dans l’enceinte avant son déménagement vers le Palace d’Auburn Hills.

    Le parcours des Detroit Pistons durant les playoffs 1988

    Les Pistons héritent des Washington Bullets au 1er tour, dans un duel qui s’annonce largement à la portée des hommes de Daly. Pourtant, Detroit démarre fort avec deux succès consécutif (87-96), (101-102) mais se fait surprendre au match 3 (114-106). Autour des Malone (Jeff et Moses), les Bullets évitent un second sweep consécutif face à Détroit et égalise même au match 4 à domicile (103-106). Il faudra les efforts combinés en défense de Thomas (16pts, 11ast), Dumars (20pts) et Dantley (17pts) pour venir à bout de cette équipe (99-78) et en finir avec ce premier tour sans trop de casse.

    C’est aux Bulls de Michael Jordan qu’il revient de renverser cette équipe. Isiah Thomas & co. parviennent difficilement à contenir le jeune chicagoan qui envoi près de 28 points par match et offre même une victoire sur le parquet adverse avec 36 pions. L’attention des Pistons se porte alors sur les coéquipiers du numéro 23 qui ne tiendront pas la pression du second tour, laissant Jordan le plus souvent isolé et maltraité par la défense des Pistons. Plus solide défensivement qu’au tour précédent (87 points encaissés), Detroit s’appuie sur un collectif un ton au-dessus (cinq joueurs à dix points ou plus), Isiah Thomas en tête qui culmine à 20 points et 10 assist sur la série, et prendra le meilleur sur Jordan en cinq manches qui vient de se trouver un nouveau rival de taille après deux échecs successifs au 1er tour (en 86 et 87) face aux Celtics.

    Les finales de Conférence prennent alors un air de revanche pour Laimbeer & co qui retrouvent leur bourreau de l’année précédente, les Celtics de Bird – McHale – Ainge  – Parish. Malmenés au tour précédent par Atlanta, Boston se présente néanmoins avec de solides arguments dans le jeu et des joueurs au top (Bird et McHale culmine à 50 points) Fidèles à leur réputation, les numéros uns à l’Est savent hausser leur rendement et le niveau de jeu en postseason quand cela est nécessaire. Detroit est prévenu, n’ayant pas l’avantage du terrain, ils n’auront pas le droit à l’erreur. Ils remportent le premier match (104-96) grâce à un Isiah Thomas de feu (35 pions et 12 passes) et une défense qui a su maintenir Larry Bird à seulement 20 points et limiter le banc des Celtics à quatre petits points. Frustrés, Boston se réveille au match 2 et prend un match à Detroit (115-119) grâce à ses quatres fantastiques (Parish – Bird – Johnson – McHale) qui inscrit 90 points de la victoire.

    De retour au TD Garden, les Celtics sont bien partis pour réitérer le scénario de l’an passé, mais par excès de confiance, la troupe de K.C. Jones perdent l’avantage acquis sur le parquet des Pistons (94-98). Detroit évite l’élimination et malgré la défaite au match suivant (79-78), dans un match âpre défensivement, les Pistons gagnent en confiance et vont finir le travail aux match 5 (102-96) grâce à Thomas (35 points) puis au match 6 (95-90) malgré un K. McHale intenable (33pts, 11 rbd).

    Los Angeles, ses stars et ses projecteurs

    Los Angeles, cité des anges, du 7ème art, de Disneyland et des Lakers. La mythique franchise californienne peut se féliciter de sa réputation qui va bien au-delà de son sport et des frontières. Depuis son déménagement en 1960 (de Minneapolis), les dirigeants et représentants de la franchise ont tout fait pour placer les violets et or sous les spotlights et rayonner au sein de la ligue. Durant près de trente-ans (de 1960 à 1988), les Lakers participeront ni plus ni moins qu’à quinze finales, ponctuées par cinq titres de champions, soit le plus gros palmarès de la ligue après celui des Boston Celtics (16). Une réussite exceptionnelle incarnée par des joueurs plus brillants les uns que les autres. De Jerry West à Kareem Abdul-Jabbar, en passant par Wilt Chamberlain, Happy Hairston et James Worthy, le Forum d’Inglewood peut se targuer d’avoir abriter un très grand nombre de joueurs all-star sur plusieurs décennies, parmi lesquels un grand nombre de Hall of Famer.

    Dans les années 80, il y en a un néanmoins, originaire de l’Illinois (Lansang), qui se démarque du lot, « Magic » E. Johnson. Arrivé à l’aube des années 80 en Californie, le numéro un de la draft 1979 incarne plus que quiconque la réussite californienne durant près d’une décennie, remportant quatre titres NBA avec les Lakers et terminant 3x MVP des Finales et MVP de la saison régulière en 1987. C’est bien évidemment sur les parquets que Magic et ses coéquipiers vont s’illustrer, sous la houlette de Pat Riley, avec un style de jeu inédit qui soulève les foules et bouleverse les codes du basket, c’est la naissance du basket « Showtime ». Armé de ses mains en or et d’une vision de jeu unique, le polyvalent meneur de jeu distribue caviar sur caviar pour ses coéquipiers de l’époque avec une fulgurance et une facilité déconcertante pour les adversaires qui ont toutes les peines du monde à endiguer le jeu des Lakers.

    La saison d’après

    Auréolé de son premier titre de MVP de saison régulière et d’une quatrième bague de champion, Magic Johnson et les « Angeliños » abordent la saison 1987-88 avec l’ambition de conserver leur titre acquis quelques mois plus tôt. Avec une moyenne de près de 60 victoires par saison depuis l’arrivée du numéro 32, le bastion californien est incontestablement l’un des plus difficile à prendre à l’Ouest. La saison 87-88 sera une de plus un récital (62-20). Pat Riley devenu entre-temps le coach le plus victorieux de l’histoire de la franchise, a de sérieux arguments pour conforter l’idée que ses Lakers demeurent les grands favoris à leur propre succession. Derrière son carré magique Scott – Worthy – Johnson – Abdul-Jabbar , Los Angeles termine 2nd meilleure attaque et 9ème meilleure défense de la ligue et dispose d’une grosse marge de manœuvre à l’image du grand Kareem, du haut de ses 40 piges, qui tourne encore à près de 15 points et 6 rebonds par rencontre ou bien encore du repos accordé à Magic et Worthy à quelques matchs de la fin de la régulière.

    Le parcours des LA Lakers durant les playoffs 1988

    Pour Pat Riley il s’agit avant tout de ne pas tomber dans l’excès de confiance avec le risque de perdre dès les premières rencontres. Les Lakers se savent attendus dès le premier tour. Face aux Spurs d’Alvin Robertson, sous les ordres de Bob Weiss, l’opposition est clairement déséquilibrée. San Antonio, qui sort d’un bilan famélique de 31 victoires pour 51 défaites, subit en trois manches l’autorité californienne (110-122 ; 112-130 ; 109-107), un ton au-dessus comme le prouve les prestations pleines de maîtrise de Magic Johnson (21 points, 14 passes et 6 rebonds de moyenne) et de ses coéquipiers dont plus de la moitié finissent à dix points ou plus.

    Cap désormais sur le second tour et le Jazz d’Utah et de son duo mythique Malone-Stockton. La jeune franchise de Salt Lake City (création en 1974) est une habituée des playoffs depuis quelques temps mais n’a jusqu’alors jamais croisé la route des Lakers. Une première historique qui restera dans les mémoires pour les difficultés auxquelles les hommes de Riley furent confrontés. Malmenés par la défense mise en place par Franck Layden, Johnson et Worthy éprouvent de grandes difficultés dans le jeu néanmoins compensées par le duo Byron Scott (23 points) et Kareem Abdul-Jabbar (12 points, 7 rebonds, 2 contres). Les grands gabarits Malone (28 points, 11 rebonds), Eaton (9 points, 9 rebonds) et Bailey (20 points, 5 rebonds, 2 contres) permettent à Utah de remporter trois matchs (101-97 ; 96-89 ; 108-80), poussant les Lakers au septième match décisif, mais finissent par être éliminés 4 manches à 3 (défaite 109-98). Une série qui se termine tant bien que mal pour Los Angeles, malmenée, mais qui doit mettre en garde les troupes de Riley.

    Sur la dernière marche de la Conférence Ouest, Los Angeles retrouve les Dallas Mavericks, une vieille connaissance qui croise de nouveau la route des champions en titre (après 84 et 86). Contrairement à leur voisin de San Antonio, les Mavs vont livrer une prestation d’ensemble très convaincante, poussant les Lakers jusqu’au match 7, les coéquipiers de Magic Johnson seront incapables de remporter le moindre match à l’extérieur (94-106 ; 104-118 ; 105-103) ce qui aurait grandement faciliter la tâche. L’ailier Mark Aguirre (qui signera aux Pistons l’année suivante) brille durant la série avec près de 25 points, 6.5 rebonds et 3 passes par match. À ses côtés D. Harper (17pts, 7.5ast), R. Blackman (16pts, 5ast) et R. Tarpley (16pts, 13rbd) jouent les yeux dans les yeux chaque soir avec les troupes de Riley qui doit son salut au génie de Magic (19pts, 13ast) et au talent de scoreur de Worthy (23pts, 5rbd, 5ast). Les Lakers se sortent du piège tendu par J. MacLeod dans un match décisif (117-102) durant lequel, Worthy, Scott et Magic culmine à 74 points, Johnson approchant de peu le triple-double (24-9-11).

    Finales NBA 1988

    C’est une affiche pour le moins inattendue et inédite pour les finales 1988. Alors que tout le monde attendait un remake des finales 87 entre les ennemis jurés Celtics – Lakers, c’est bien les impopulaires Pistons de Détroit et le jeu toujours à la limite qui vont goûter pour la première fois de leur histoire au doux parfum des finales NBA. Les Lakers, tenants du titre, sont évidemment favoris pour la partie expérience et talents intrinsèques, mais les Pistons ont de sérieux arguments à faire valoir, à commencer par une solide défense, érigée comme un modèle depuis plusieurs semaines au gré de leur parcours en playoffs jusqu’à leur victoire face à Boston. Les « Bad Boys » de Daly ont gagné en expérience et en niveau de jeu depuis la saison précédente et nul doute que les hommes de Pat Riley vont souffrir entre leurs mains.

    Les Pistons ont joué un match de moins aux tours précédents, rien de rédhibitoire donc pour Los Angeles qui peut s’appuyer sur une équipe solide avec des automatismes. À l’image de son pivot Kareem Abdul-Jabbar qui tourne à près de 14 unités par match, les Lakers forts de plusieurs finales ponctuées par quatre titres (trois pour certains) disposent d’un avantage non-négligeable sur leurs adversaires qui restent novices., Magic (20 points, 12 passes) mène l’attaque « angelinos » en alimentant Worthy (21points) et Scott (19.5 points), dirigée d’une main de maître par coach Riley. Chuck Daly s’appuie quant à lui sur une équipe au jeu défensif et les talents de contre-attaquant d’Isiah Thomas (22 points, 9 passes, 3 interceptions) et Adrian Dantley. Par ailleurs Detroit peut se féliciter d’avoir remporté ses deux confrontations en saison régulière face aux Lakers (102-99) et (111-103).

    Game 1 & Game 2 au Forum (Inglewood)

    Le game 1 tient toute ses promesses, les Pistons décident comme à leur habitude de jouer avec une défense qui étouffe les Lakers qui apparaissent fatigués de leur confrontation face aux Mavs. Johnson (28pts, 8rbd, 10ast) et Scott (25pts, 6rbd) portent tant bien que mal la franchise californienne mais les Pistons prennent dès la fin de la 1ère mi-temps le leadership (57-40) derrière un Dantley monstreux à 34 points et 14 sur 16 aux tirs et un Thomas en mode distribution (19 points, 12 passes). Vinnie Johnson (16 points), jouera le rôle de 6ème homme en finissant le travail offrant ainsi la première manche aux Pistons 105-93.

    Une énorme surprise que les Lakers doivent impérativement rectifier au game 2 sous peine d’être déjà hors-course. Los Angeles se reprend et s’impose avec la manière 108-96 pour égaliser à un partout. Worthy (26pts, 10rbd, 6ast), Scott (24pts, 6rbd) et Magic, diminué par une blessure au tendon (23pts, 7rbd, 11ast) concassent la défense des Pistons en première mi-temps limitant les joueurs, champions de l’Est à moins de vingt unités chacun.

    Game 3 & Game 4 au Pontiac Silverdome

    Direction le Michigan et son Silverdome. Pat Riley a la mauvaise idée de surprendre Detroit sur ses terres d’entrée en reprenant l’avantage du terrain grâce à une deuxième victoire consécutive (99-86). Diminué par une forte fièvre, Magic exécute sa prestation à la perfection, combinant 18 points, 6 rebonds, 14 passes et 3 interceptions et remporter le match dans un duel avec Thomas (28 points, 7 rebonds, 9 passes) esseulé sur le plan offensif. Dans la continuité du game 2, James Worthy (24 points, 9 rebonds) et A.C. Green (21 points, 8 rebonds) sortent de la boîte pour crucifier Detroit dans le 3ème quart-temps (31-18).

    Detroit, touchée mais pas atteinte, se ressaisit au match suivant et à l’orgueil égalise dans la série à deux partout (111-86) avec la manière qui plus est. À l’initiative de son leader Bill Laimbeer, quelque chose se débloque alors dans le jeu des Pistons qui passent d’un jeu essentiellement défensif à une attaque exceptionnelle, forçant les Lakers à revoir leur stratégie, privés très tôt dans le match de son maestro, Magic (23 points, 6 passes), pour s’être mit dans la pénalité, les Lakers se retrouvent comme un poulet sans tête et se font broyer par des Pistons intenables, Dantley en tête, qui culmine à 27 unités et Thomas se fendant quasiment d’un triple-double (10pts, 9rbd, 12ast).

    Game 5

    Le match cinq s’annonce déjà comme décisif, dans une salle bouillante et en guise d’adieu, les Pistons sont tout proche de ramener leur premier titre avec une deuxième victoire de suite (104-94) devant près de 42 000 spectateurs et une hystérie collective. En jouant la carte de l’intimidation, les Lakers pensent avoir fait un break en inscrivant les premiers points du match grâce à un KAJ qui rajeunit (26 points, 6 rebonds) et un Magic Johnson en mode distributeur (15pts, 17ast, 6rbd), mais c’était sans compter sur l’opiniâtreté des « Bad Boys » qui ne se laissent pas marcher sur leurs platebandes. Dantley (25pts, 7rbd), Dumars (19pts), Laimbeer (8pts, 11rbds) et le sixième homme Johnson qui scorera 12 de ses 16 points en 1ère mi-temps, suivi de Thomas (15pts, 5rbd, 8ast), se relayent pour arracher l’avantage et mener 3-2 dans des finales aussi indécises que palpitantes. Les Pistons quittent leur arène sur une dernière victoire avant peut-être un premier sacre.

    Game 6

    Le game 6 restera indubitablement comme le plus marquant et controversé dans la rivalité Pistons-Lakers. Au bord du gouffre, les Lakers doivent impérativement se ressaisir une nouvelle fois pour rester en vie. Detroit ne l’entend pas de cette oreille et un homme va éclabousser la rencontre de toute sa classe. Isiah Thomas sort une prestation inoubliable avec pas moins de 43 points inscrits (ainsi que huit passes et six interceptions, rien que ça !) pour recoller petit à petit au score et mettre son équipe dans une position favorable dans le dernier quart temps pour remporter ce match 6 décisif. En scorant quatorze points consécutifs pour les Pistons dans le 3ème quart temps, Thomas et ses coéquipiers se sortent d’une situation compliquée, menés (56-48) pour revenir à 70-64. Avec moins de cinq minutes à jouer, Thomas se blesse maladroitement la cheville droite sur une bataille au rebond. Tel un guerrier des temps moderne, Isiah revient sur le parquet. Il termine avec 25 points sur le seul 3ème quart temps et permet aux Pistons de mener 81-79.

    Du début à la fin le quatrième quart temps sera serré. Blessé à la cheville, Isiah Thomas inscrit deux lancers supplémentaires à moins d’une minute de la fin offrant à son équipe une courte mais précieuse avance (100-99). De Dennis Rodman à Joe Dumars en passant par Laimbeer, les Pistons jouent le tout pour le tout avec audace ils maintiennent leur avantage jusqu’à une faute « fantôme » sifflée pour Abdul-Jabbar sur un contact avec Laimbeer. KAJ rentre ses deux lancers. Avec quatorze secondes à jouer, Los Angeles repasse devant (103-102) et Chuck Daly demande un temps mort pour préparer l’action de la gagne. Une dernière possession chahutée par la défense californienne qui récupère la gonfle après un sauvetage en équilibre de Byron Scott qui est violemment poussé en touche par Dennis Rodman. Avec deux nouveaux lancer-francs, les Lakers peuvent définitivement tuer le match. Scott manque ses deux lancers mais avec moins de deux secondes au tableau d’affichage, Detroit ne reviendra pas et s’incline 103 à 102.

    Game 7

    Les Pistons doivent impérativement effacer la frustration du game 6 et retrouver leur allant qui leur a permis d’atteindre ce stade en finale. La tâche s’annonce très compliqué, mais pas impossible car la franchise du Michigan joue quasiment sur le même pied d’égalité avec les Lakers depuis le début des finales. Dans un format 2-3-2, Los Angeles peut conclure à domicile ce match 7 qui s’annonce géant. Toujours gêné par sa cheville, le meneur boite pas mal lors des échauffements mais persiste à jouer (qui lui en voudrait). Inscrivant dix des 42 points de son équipe à la mi-temps, il est contraint de renoncer à terminer le match au retour des vestiaires, la douleur étant insupportable. Privés de leur leader, les Pistons s’en remettent une fois encore à leurs fondamentaux. Joe Dumars prend le relais de Thomas pour scorer 25 points (ainsi que cinq rebonds et quatre passes), secondé par A. Dantley (16pts) et le banc des Pistons (42 points, dont 17 pour le seul John Salley). Insuffisant cependant pour stopper les Lakers bien décidés à finir le boulot. Menés (90-75) à l’aube de la dernière manche, Detroit est malmené, notamment par les remplaçants Michael Cooper et Mychal Thompson (douze points chacun) qui sortent leurs perfs de l’année pile au bon moment.

    Mais les « Bad Boys » n’abdique jamais. Chuck Daly tente le pari d’aligner Rodman – Salley – Dumars et Johnson sur le parquet et prive ainsi les Los Angeles de solutions. Mangés dans les uns-contre-uns, les Lakers balbutient leur basket et se retrouvent une fois encore en grande souffrance, Salley concluant ainsi un énorme run des Pistons pour porter le score à 98-92 avec encore près de quatre minutes à jouer. Stupeur au Forum, les fans des Lakers s’inquiètent de ce come-back et à moins d’une minute trente secondes, Dumars, d’un jump shot et revient à deux petits points (102-100). Incroyable revirement de situation pour les Lakers et Magic (19pts, 14ast) qui peut néanmoins compter sur un James Worthy all-time, en triple-double (36pts, 16rbd, 10ast) et un Byron Scott à 21 points. Magic puis Byron Scott redonne un avantage de cinq points aux Lakers (105-100) suivi d’un rapproché immédiat d’un layup de Dumars suivi d’un trois points salvateurs de Laimbeer. Après deux nouveaux lancers de A.C. Green, Thomas, de nouveau sur le terrain, ne peut empêcher la victoire des Lakers, sur une tentative de passe désespérée récupérée par Los Angeles. L’horloge qui défile toujours, le parquet est rapidement envahi par les supporters et les finales 1988 s’arrêtent sur un nouveau succès des Lakers 108 à 105.

    La fin d’une époque et le début de quelque chose

    Le dénouement est cruel pour Detroit qui a bataillé jusqu’au bout des sept matchs et que personne ne voyait aller aussi loin et être aussi proche du titre. Plusieurs voix s’élevèrent néanmoins sur le contenu des deux dernières rencontres au Forum, à commencer par le match 6 qui fut pointé du doigt pour ses erreurs d’arbitrage et ses fautes sifflées, notamment celle de Laimbeer sur Abdul-Jabbar, qui ont très certainement coûté la victoire aux Pistons, les privant ainsi d’un premier titre. Le match décisif fut lui aussi au cœur de la tempête, au moment du buzzer final, la foule ayant déjà envahi le terrain, les arbitres n’auraient-ils pas dû évacuer le parquet le temps de siffler la fin du match en bonne et due forme ? Difficile cependant de trouver plus de circonstances atténuantes aux Pistons qui avaient déjà beaucoup donné depuis les matchs contre les Celtics, jusqu’à ce septième et ultime match en finale.

    Les Lakers furent, si ce n’est meilleurs, tout du moins à la hauteur de l’évènement, réalisant le fameux back-to-back, chose qui n’avait plus été réalisée depuis les Boston Celtics de Bill Russell à la fin des années soixante. James Worthy (22 points, 7.4 rebonds et 4.4 passes) fut sacré MVP des Finales pour l’ensemble de son œuvre, avec comme point d’orgue son incroyable triple-double au match 7. Magic (21 points, 5.7 rebonds et 13 passes de moyenne), Abdul-Jabbar et Cooper remportèrent leur cinquième titre avec les Lakers en à peine dix ans, installant un peu plus la dynastie « Showtime » au panthéon des plus grandes équipes du sport américain. Le pivot aux six bagues se rapprochera un peu plus de la retraite avant de définitivement mettre un terme à une carrière exceptionnelle en 1989, deux ans avant l’annonce de la séropositivité de Magic Johnson qui mettra un terme à sa carrière pendant un moment.

    Les Pistons n’ont pas démérité à l’image de son meneur de jeu, Isiah Thomas, qui se força à jouer malgré une cheville endolorie et termina avec près de 20 points, 10 passes et 3 interceptions par match. Detroit prendra dès la saison suivante une éclatante revanche sur Los Angeles et Pat Riley en sweapant en finale des Lakers en bout de cycle, effaçant un peu plus le traumatisme des finales de 1988. Toutefois l’histoire retiendra que durant le mois de juin de cette année, les Pistons auraient pu inverser le court des évènements en remportant le titre un an plus tôt, ouvrant ainsi la possibilité d’un triplé historique entre 1988 et 1990 au grand dam des fans des « Bad Boys » de Detroit. Néanmoins Detroit ne parvint pas à se maintenir dans la course durant les années 90, éliminés en finale de conférence en 1991 par sa majesté Michael Jordan, qui tiendra sa revanche sur l’équipe qui l’a tant fait souffrir à la fin des années 80.

  • Weekly Recap #1 Western Conference

    Weekly Recap #1 Western Conference

    Pour la première fois, Clutch Time vous propose chaque semaine de faire un petit point hebdomadaire sur les équipes et joueurs de la ligue pour chaque conférence

    Bilan des équipes de la Conférence Ouest


    Tendance du début de saison

    Les satisfactions du début de saison

    Los Angeles Lakers (4-1)

    On assiste pour l’instant à un début de saison très convaincant de la part de LeBron et sa bande. En dépit d’une défaite inaugurale face au grand rival, les Clippers (112-102), les angelinos restent sur une excellente série de quatre victoires de suite, avec la manière s’il vous plaît. Ex-aequo avec les Spurs et Minnesota, la bataille pour les places en playoffs s’annoncent néanmoins longue et dure pour les hommes de Vogel.

    Il est enfin là le duo tant attendu. LeBron James (26 points, 7 rebonds, 10 passes) et Anthony Davis (29 points, 11.5 rebonds, 3 contres) peuvent enfin faire étalage de leur talent sur un parquet et il faut reconnaître que les deux gaillards répondent présents. Les deux superstars cumulent ainsi 55 des 111 points de moyenne inscrits par les Lakers avec une énorme facilité, doublée d’une motivation à toute épreuve, ce qui n’est pas sans nous rappeler l’association de Kobe et du Shaq au début des années 2000.

    San Antonio Spurs (4-1)

    Une fois n’est pas coutume, les Spurs entament une saison très prometteuse. Avec une démonstration faite sur le parquet flambant neuf du Chase Center des Warriors (127-110), Popovich et sa bande réalisent un début d’exercice convaincant et toujours invaincus au AT&T Center. Raison de plus d’étendre cette invincibilité sur les cinq prochains matchs (quatre se joueront à domicile) et conforter leur position.

    Il n’en demeure pas moins que la marge de progression des Spurs demeure assez importante. La locomotive texane Demar DeRozan (21.5 points, 4.5 rebonds et 4 passes) compte pour l’instant sur des partenaires expérimentés qui montent doucement en régime, à l’image de Aldridge (18 points, 7.5 rebonds et 2 contres) ou de Rudy Gay (11 points, 7.5 rebonds), et de jeunes cadres plutôt convaincants. Avec les talents reconnus du Pop, nul doute que tout ce petit monde sera se mettre en ordre de marche au fil de la saison, rendant les éperons encore plus redoutables.

    Minnesota Timberwolves (4-1)

    Incontestablement la bonne surprise à l’ouest. Minny réalise un exercice 2019-2020 tonitruant avec pas moins de trois victoires acquises en terrain ennemi et une première place ex-aequo avec les Lakers et les Spurs. Un juste retour des choses pour cette équipe qu’on annonce depuis plusieurs saisons comme un potentiel contender à l’ouest mais qui a souvent déçu. Loin de nous l’idée de nous enflammer pour les Wolves mais Ryan Saunders peut se satisfaire de ses loups qui assurent sur le plan offensif avec des succès mérités.

    Plusieurs joueurs ne sont pas étrangers à cette réussite. Autour de Karl-Anthony Towns (27 points, 11.5 rebonds et 4 passes), le pivot peut se féliciter de voir enfin Andrew Wiggins (20.5 points, 5.5 rebonds et 2 passes) assumer son rôle d’accélérateur de particules en prenant des tirs et en s’investissant d’avantage des deux côtés du terrain. À la baguette l’expérimenté Jeff Teague (14 points, 7 passes) organise avec brio ce petit monde qui dégage une sérenité intéressante.

    Mention(s) honorable(s)

    Los Angeles Clippers (4-2)
    Utah Jazz (4-2)


    Les déceptions du début de saison

    Sacramento Kings (1-5)

    Il faut admettre que Sacramento déçoit en ce début de saison. Alors que l’ambition des Kings était de rompre avec le mauvais sort depuis plusieurs saisons mais surtout d’être dans la continuité de la saison dernière, Luke Walton entame de la pire des manière l’exercice 2019-20. Avec cinq défaites de rang, dont deux grosses fessées face aux Suns (124-95) et Utah (81-113), les Kings doivent impérativement remonter la pente sous peine d’être très rapidement décrochés de la course aux playoffs qui s’annoncent encore plus dense cette année.

    L’effectif des Kings est néanmoins assez prometteur pour y parvenir. De’Aaron Fox (18.5 points, 3.5 rebonds, 6 passes), Bogdan Bogdanović (9.5 points) et Buddy Hield (17 points) sont assez loin des attentes de l’année dernière et nul doute que le retour de Bagley (blessure au pouce) et l’expérience de Barnes seront autant d’éléments rassurants pour Sacramento et les supporters afin de ne pas revivre une saison cauchemardesque.

    Golden State Warriors (1-5)

    Un début d’exercice cauchemardesque pour les finalistes en titre. Quel surprise (mauvaise) pour les Warriors qui entament leur saison de la pire des manières. Il faut remonter à la saison 2011-12 pour trouver trace d’un début aussi chaotique après six rencontres. Golden State n’y est pas, depuis sa défaite inaugurale au Chase Center face aux Clippers (122-141) jusqu’à leur série de trois défaites de rang à domicile face aux Suns, Spurs et Hornets (oui oui Hornets), les hommes de Steve Kerr n’ont toujours pas remporté la moindre rencontre dans leur nouvelle enceinte. La semaine qui s’annonce ne devrait pas rassurer les fans avec pas moins de trois déplacements chez les Rockets, les Wolves et le Thunder, tout un programme.

    Il est vrai que le départ de Durant combiné à l’absence très longue durée de Thompson plonge l’effectif dans une incertitude mais de là à imaginer un tel scénario, c’est assez inattendu. Et comme si ça ne suffisait pas, Stephen Curry s’est blessé à la main et sera indisponible pendant plusieurs mois. Autant vous dire qu’avec toute la meilleure volonté de D’Angelo Russell (20 points, 5 rebonds, 6.5 passes) et de Draymond Green, le compte n’y est pas. L’effectif se retrouve ainsi trop limité du banc jusqu’aux titulaires pour assumer l’héritage des saisons passées et maintenir un niveau de performance suffisant.

    New Orleans Pelicans (1-5)

    Pourtant une des équipes les plus prometteuse et talentueuse sur le papier, les Pelicans se vautrent depuis la semaine dernière. Avec une seule victoire face à Denver (122-107), les Pels déplorent un bilan de cinq défaites qui les plongent (déjà) dans le bas de classement. Alvin Gentry doit en effet faire face à plusieurs pépins, dont le plus important, Zion Williamson.

    L’absence du numéro un de la draft pénalise fortement ces Pelicans qui n’en demandant pas tant. Jrue Holiday (14 points, 4 rebonds, 7 passes) ou encore Lonzo Ball (12 points, 5 rebonds, 7 passes) sont loin d’être à la hauteur et le seul talent de Brandon Ingram (23.5 points, 7.5 rebonds et 4 passes) ne suffit pas à offrir des prestations convenables. Malgré un temps de jeu plutôt bien réparti, le banc de New Orleans n’est guère plus convaincant en dépit du talent.


    Le match de ce début de saison

    Los Angeles Clippers 112-102 Los Angeles Lakers

    Assurément La grosse affiche de la soirée, voire de la semaine. Quoi de mieux pour débuter la saison qu’un match entre frères ennemis luttant pour le trône de la cité des anges. Sur le papier en tout cas, cette affiche devait tenir toute ses promesses. Alors que la rencontre fut serrée durant les trois premiers quart-temps, les Clippers vont exécuter un run magistral (19-7) dans le dernier quart pour s’imposer 112-102. Grâce à Kawhi Leonard (30 points, 5 rebonds, 6 passes), titré avec les Raptors la saison dernière face son ex-coéquiper du soir Danny Green (28 points, 7 rebonds), les Clippers et leur banc (60 points inscrits) vont s’offrir une première victoire de prestige face aux Lakers de James (18 points, 10 rebonds, 8 passes) et Davis (25 points, 9 rebonds, 5 passes).

    Classement


    Bilans des joueurs de la Conférence Ouest


    Tendance du début de saison

    Les satisfactions du début de saison

    Anthony Davis (28.5 points, 11.5 rebonds, 3 contres)

    Kawhi Leonard (29.3 points, 7.3 rebonds, 5.7 passes)

    James Harden (35.3 points, 4.3 rebonds, 7.7 passes)

    Mention(s) honorable(s)

    Karl-Anthony Towns (27.3 points, 11.5 rebonds, 4 passes, 2.5 interceptions)
    Damian Lillard (29.8 points, 5.5 rebonds, 7.8 passes)
    Lebron James (25.5 points, 8 rebonds, 11.2 passes)
    Luka Dončić (26.7 points, 10.3 rebonds, 9.5 passes)


    Les déceptions du début de saison

    DeAndre Ayton (mention spéciale) : Le pivot bahaméen, premier choix de draft en 2018, a été suspendu par la NBA jeudi dernier pour infraction aux règles d’antidopage. Le pivot des Suns a été contrôlé positif à un diurétique et sera suspendu pendant 25 matchs.

    Eric Gordon (9.3 points, 1.2 rebonds, 0.8 passes)

    Jrue Holiday (14 points, 4 rebonds, 6.8 passes)

    Bogdan Bogdanović (9.4 points, 2.4 rebonds, 3.1 passes)

    La performance de ce début de saison

    Anthony Davis

    Le pivot des Lakers a confirmé l’une des raisons pour lesquelles les dirigeants des Lakers voulaient l’associer à LeBron aux Lakers. Le numéro 3 s’est fendu d’un impressionnant double double en inscrivant 40 points et en prenant pas moins de 20 rebonds lors de la victoire contre les Grizzlies (120-91). Une performance exceptionnelle pour un joueur qui nous rappelle aux bons souvenirs du Shaq’ des années 2000 et qui prouve année après année qu’il est bien l’un des meilleurs au monde à son poste.

    Le Cinq Majeur de ce début de saison

    MeneurArrièreAilierAilier-fortPivot
    Damiam LillardJames HardenKawhi
    Leonard
    Anthony
    Davis
    Karl-Anthony
    Towns