Pour les amateurs de sport qui aiment prolonger le plaisir après le coup de sifflet final, suivre les cotes et les marchés peut ajouter une autre dimension à l'analyse des matchs. En France, la pratique du pari sportif évolue et certains joueurs se tournent désormais vers des plateformes acceptant les cryptomonnaies ; pour s'y retrouver, un comparatif des bookmakers crypto permet d'identifier les offres disponibles et de comparer leurs conditions en toute transparence. Comme toujours, il convient de miser de manière responsable et de ne jouer que ce que l'on peut se permettre de perdre.
Pour vous faire patienter avant que
la NBA ne reprenne, Clutch Time vous propose de revoir les actions
les plus « clutchs » de la saison 2019-2020. Un layup
pour égaliser dans la dernière minute, un tir pour passer devant au
buzzer ou un lancer-franc pour la gagne, voici notre treizième
numéro quelques actions offensives qui ont marqué la fin du mois de
février.
Dans la catégorie :
Pour arracher la prolongation
Pour les amateurs de sport qui aiment prolonger le plaisir après le coup de sifflet final, suivre les cotes et les marchés peut ajouter une autre dimension à l'analyse des matchs. En France, la pratique du pari sportif évolue et certains joueurs se tournent désormais vers des plateformes acceptant les cryptomonnaies ; pour s'y retrouver, un comparatif des bookmakers crypto permet d'identifier les offres disponibles et de comparer leurs conditions en toute transparence. Comme toujours, il convient de miser de manière responsable et de ne jouer que ce que l'on peut se permettre de perdre.
Kendrick Nunn (Miami Heat)
24/02/20 : @ Cleveland, défaite
119-125 OT
Deux jours après avoir dominé les Cavaliers lors de la soirée « Jersey Retirement » de Dwyane Wade, les hommes d’Erik Spoelstra se sont retrouvés dans une situation bien compliquée dans la Quicken Loans Arena. L’absence de Jimmy Butler s’est faite ressentir d’autant plus qu’en face l’ailier Kevin Porter Jr s’est régalé (30pts). Et voilà que le Heat est mené de 4 points à un vingtaine de secondes du buzzer. Le meneur vétéran Goran Dragic a alors pris ses responsabilités en allant chercher un layup puis avec une tentative à 3pts. Collin Sexton est incapable d’assurer le rebond et c’est le rookie Kendrick Nunn qui se charge de marquer le panier égalisateur synonyme de prolongation.
Jaylen Brown (Boston Celtics)
29/02/20 : vs Houston, défaite
111-110 OT
Une grosse affiche comme on les aime. Les jeunes Celtics n’ont rien lâché dans cette rencontre. A 8 » de la fin, Russell Westbrook plaçait les siens devant au tableau d’affichage de trois points. Sur la possession suivante, PJ Tucker fait faute sur Jayson Tatum. L’ailier manqua son premier lancer-franc ainsi que le deuxième volontairement. Un cafouillage s’en suit pour le gain du rebond et c’est Jaylen Brown qui se trouva idéalement placé à trois points face au panier pour égaliser au buzzer. La prolongation fut tout de même remportée par les Rockets grâce aux deux lancers-francs de James Harden en fin de partie.
Dans la catégorie :
Je m’occupe de tout
Khris Middleton (Milwaukee Bucks)
24/02/20 : @ Washington,
victoire 135-132 OT
Une soirée à oublier pour Giannis Antetokounmpo. Avec 22pts mais 8 balles perdues et 6 fautes, le MVP 2019 a pu assister depuis le banc au show Middleton (40pts) lors de la fin de la prolongation. Ce dernier a notamment inscris les 9 derniers points de son équipe pour revenir au score, puis passer devant à 30 » du buzzer sur un tir à 7m23. Malheureusement pour le Wizard Shabazz Napier, les arbitres n’ont pas sifflé la faute sur l’écran posé par Middleton et ce dernier a pu prendre son temps pour ajuster son tir. Devant de trois points au tableau d’affichage, l’incontournable Middleton termina la rencontre sur la ligne des lancers-francs.
Dans la catégorie :
Game Winner
Jerome Robinson (Washington Wizards)
26/02/20 : vs Brooklyn,
victoire 110-106
https://www.youtube.com/watch?v=7qgL-bONcY0
Alors que les Nets menaient d’un tout petit point à 24 » du buzzer grâce au layup de Spencer Dinwiddie, les Wizards ont joué la possession suivante sans avoir pris de temps mort. La balle est bien sûr dans les mains de Bradley Beal, et la défense de Brooklyn a peut-être investi trop de défenseurs sur le N°3 des Wizards. Sur cette action, Beal parvient à attirer trois défenseurs alors qu’il se trouve bien loin des 7m23. Intelligemment, il va passer le ballon à son jeune coéquipier, Jerome Robinson, démarqué pour marquer son seul panier à 3pts du match. Il ajouta même deux lancers-francs pour clôturer la rencontre.
Jordan
McLaughlin (Minnesota Timberwolves)
26/02/20 : @ Miami, victoire
129-126
https://www.youtube.com/watch?v=ct1YitTfbyg
Décidément, le Heat n’arrive plus à gérer ses fins de matchs durant ce mois de février. Face à une jeune équipe de Minnesota bien remodelée suite à la trade deadline, et sans Karl-Anthony Towns, les hommes d’Erik Spoelstra ont éprouvé toutes les peines du monde pour se sortir de ce match piège. Après deux lancers-francs réussis par Jimmy Butler, Miami passe devant au score d’un point à 13 » du buzzer. Ryan Saunders demande alors un temps mort. Qui aurait cru que la possession décisive allait être orchestrée par le rookie en two way contract et remplaçant, Jordan McLaughlin. Le meneur n’a pas eu peur d’affronter Bam Adebayo en marquant le layup de la victoire.
Dans
la catégorie : Jouer la faute
Terry Rozier
(Charlotte Hornets)
28/02/20 : @ Toronto, victoire
99-96
Une fin de match palpitante entre deux équipes aux bilans bien différents. Kyle Lowry a tout tenté pour remporter ce duel, mais une faute évitable de son coéquipier Rondae Hollis-Jefferson est venue tout gâcher. Terry Rozier a bien joué le coup. Cette faute loin du ballon a pu donner un lancer-franc au meneur des Hornets plus la possession suivante. Devonte’ Graham a rentré à son tour ses lancers-francs, et la tentative à 3pts de Norman Powell n’a pu sauver les champions en titre. Défaite frustrante pour les hommes de Nick Nurse.
Alors que tous les regards côté Warriors se portaient avec appréhension vers une fin de saison très longue mentalement et une Draft lottery appétissante, quelques mots suffirent pour évoquer des souvenirs d’un passé lointain, accompagnés de sourires béats : Klay Thompson peut s’entraîner normalement.
QUE S’EST-IL PASSÉ ?
Interception de Stephen Curry. Peut-être celle de trop. Sa 116ème sur la saison, et on saura plus tard que c’était sa dernière sur cet exercice et très certainement l’une des plus importantes de toute sa carrière.
Game 6. Californie. Tout se passe dans la regrettée Oracle Arena à Oakland. 3ème quart-temps. La tension est palpable, dans la salle et à travers nos écrans. Des Warriors en feu viennent de repasser devant les Raptors pour la première fois depuis 12 minutes. Ces mêmes Raptors qui mènent 3 victoires à 2 sur ces Finales NBA. Bref. Des Finales serrées comme on les aime. Balle à Toronto, l’attaque est longue, très longue, la défense des Warriors est parfaite : close-outs, dissuasion, aide défensive. 7 secondes sur l’horloge des 24, Kyle Lowry tente un drive de la dernière chance, il trébuche sous la pression, Curry récupère le ballon et lance une contre-attaque. Passe parfaite pour Klay Thompson, héros du quart-temps, absolument intouchable sur ce match, qui s’élance pour un dunk… Danny Green arrive tard dans les airs. Klay chute et grimace : rupture du ligament croisé antérieur du genou gauche.
Seulement quelques jours après sa tension ressentie au niveau des ischio-jambiers de sa jambe gauche, le Warrior se retrouve à terre. Le lien se fait très rapidement, et le staff médical s’en ronge vite les doigts : il a repris trop tôt, enjeu oblige. C’est le match crucial pour la dynastie Warriors, qui voulait marquer l’histoire d’un triplé. Malheureusement, comme l’explique bien la vidéo du Docteur Brian Sutterer, les ischios-jambiers protègent les ligaments croisés antérieurs, et la tension qu’a ressenti Klay n’a fait qu’augmenter le risque de blessure.
Les premiers diagnostics sont terribles, et beaucoup parlent de 2 ans d’arrêt, notamment avec l’étude de deux docteurs sur le temps d’arrêt d’un sportif après une blessure comme la sienne. Le principal intéressé en rigole et affirme que son objectif est de disputer les Jeux Olympiques de Tokyo en 2020.
C’est un an et 6 jours plus tard, le 19 juin dernier, qu’Anthony Slater, insider des Warriors pour The Athletic, annonce que Klay Thompson peut désormais s’entraîner sans aucune contrainte. Énorme soupir de soulagement côté Warriors, auteurs, lors de l’exercice 2019-20, d’une des pires saisons de leur histoire. Orphelins d’un trio Curry – KD – Thompson double champion NBA, leurs performances ont été loin de faire l’unanimité, accumulant seulement 15 victoires en 65 matchs.
Âgé aujourd’hui de 30 ans, approchant petit à petit du dernier tiers de sa carrière, Klay a une mission : revenir plus fort et gagner. Il l’illustre parfaitement dans le mini-documentaire ABOVE THE WAVES diffusé sur sa chaîne Twitter le 6 mai dernier, témoignage d’une année compliquée et longue pour le quintuple All-Star.
Nous sommes si désireux de prouver à nouveau que tout le monde a tort…
Klay Thompson – Documentaire Above The Waves
TOUT CELA ARRANGE BIEN LES WARRIORS…
Délaissé par Kevin Durant au profit de Brooklyn, privé de Curry
une bonne partie de la saison et donc de Thompson, les Warriors retrouvent donc
le sourire.
Les « Splash Brothers » peuvent enfin se reformer après
1 an d’arrêt.
Nommé en 2019 pour la première fois dans une NBA All-Defensive Team (2nd), c’est un Klay motivé que nous allons retrouver. Imprégné de cet « ADN Warriors », à l’image de ce retour Kobe-sque sur le parquet quelques instants après sa terrible blessure, il affirme être prêt à revenir à 110% sur les terrains, encore plus affamé qu’avant.
https://youtu.be/xLqeH7D5V3A?t=112
Après avoir vécu une baisse d’efficacité sur les dernières
saisons, liée au fait qu’il ne peut pas maintenir un niveau comme lors de
l’exercice 2015-16 toute sa carrière, mais aussi par la présence de Kevin
Durant qui a bousculé la hiérarchie, Klay peut désormais retrouver sa tendre
place. Place de 2ème menace offensive derrière Curry. Place qu’il
attend de retrouver depuis 4 ans maintenant. Place qu’il affectionne particulièrement.
Avec l’arrivée d’Andrew Wiggins, le possible first pick à la
draft, la révélation de jeunes joueurs comme Eric Paschall, le retour de Klay
marque l’ambition et les prémices d’un exercice 2020-21 qui risque d’être fort
alléchant pour les Dubs.
On pourrait se poser la question de son niveau de jeu. Changera-t-il
? Est-il dangereux, comme Derrick Rose à l’époque, de continuer à jouer comme
il le faisait avant sa blessure ? Il suffit de regarder le nombre de drives qu’il
effectuait par match lors de sa dernière saison (4,4) et on se rend bien compte
qu’il n’y a aucune raison de changer ou de modifier son jeu. Son genou devra
bien évidemment être moins sollicité, surtout sur les débuts mais son jeu correspond
parfaitement.
Rappelons qu’en 2018-19, 80,9% de ses tirs réussis provenaient de passes décisives. Cela correspond à 1281 de ses 1680 points totaux. Mieux encore : Golden State est avantagé niveau victoire quand il est au-dessus de cette moyenne, avec lors de ces victoires, un pourcentage qui grimpe à 82,9% en moyenne ! On sait pertinemment que ce chiffre risque fortement de grimper, à l’avantage donc du joueur et de l’équipe.
Cependant, l’aspect le plus intéressant de son jeu est évidemment le catch & shoot 1. Ce dernier occupait tout simplement 46% de ses tirs en 2018-19 ! S’il s’ajuste bien à sa blessure, ce registre devrait occuper une place encore plus grande, dans un jeu encore moins agressif vers le cercle. Même si 73,4% de ses tirs en catch & shoot proviennent de tentatives à 3 points, les pourcentages sur ce type de tir ont été très poussifs, atteignant son pire effective field goal percentage 2 en carrière sur C&S. Cela est forcément lié au fait qu’il ait produit son pire pourcentage à 3 points depuis sa saison rookie… Un pourcentage tout de même de 40.2%.
Une incertitude qui nous emmène directement sur notre dernière
partie…
POURRA-T-IL CONTINUER AU MÊME NIVEAU ?
Une question majeure peut d’ores et déjà se poser : collectivement,
était-ce une saison seulement sans réussite ou la fin d’un groupe qui aura
marqué une génération ?
Cette question peut s’appliquer directement sur le n°11 cher à
cette franchise. L’intéressé affirme lors d’une interview avec nos confrères
d’ESPN que cette dynastie n’est pas finie.
Dire que la dynastie va disparaître, je pense que c’est un peu crédule, parce que je vais revenir plus fort et plus athlétique !
Klay thompson – NBA on ESPN (août 2019)
Mais là où on peut se poser des questions concernant Klay et son retour, c’est tout simplement sur son efficacité aux tirs. C’est ici qu’on l’attend offensivement. Il doit être efficace aux tirs, mais d’autant plus que le nombre de drives qu’il effectuait va certainement diminuer. Moins de drives, plus de shoot extérieur. C’est mathématique.
Et s’il continue sur la dynamique de ses 4 dernières saisons, sans
prendre en compte sa blessure, cela ne risque pas d’être super propre…
Représentation de différentes statistiques aux tirs en fonction de l’âge de Klay
On constate un 3PA rate 3 en baisse constante depuis quelques années, symbole d’un Klay changé, qui en 2018-19, tire 5% en moins à 3 points par rapport à sa saison 2016-17. Ce changement a conduit dans un premier temps à une explosion de son pourcentage à 3 points (3P%), mais qui n’a pas fait énormément augmenter son pourcentage aux tirs réels 4 (TS%). Pour résumer : Klay introduit moins le shoot à 3 points dans ses tirs. Il shoote mieux, son pourcentage explose, mais ce n’est pas plus efficace qu’avant.
Alors forcément, quand arrive une saison où les shoots ne rentrent
pas autant qu’avant, comme lors de sa dernière saison, tous les pourcentages
s’effondrent. Rien d’anormal jusqu’ici, tout est logique, mais c’est principalement
le fondement de son apport offensif… C’est ainsi que ce dernier peut être remis
en cause.
Ainsi
nous venons de soulever un premier point. Mais soyons honnêtes, ce ne sont que
des suppositions, les longues blessures favorisent généralement l’amélioration
de l’adresse, et Klay n’a jamais fait pire que 40,2% à 3 points.
Voyons alors un autre point, plus concret, qui sera son temps de jeu. Véritable pile électrique, Klay est habitué aux longs efforts et a été classé consécutivement 16ème et 20ème lors de ses deux dernières saisons en termes de minutes jouées par match. Impossible aujourd’hui de prédire l’avenir, mais on se doute qu’il ne va pas faire des matchs à 40 minutes tout de suite. Pourra-t-il impacter autant ? On sait très bien qu’il peut prendre feu sur de courtes durées de jeu, comme ce fameux 3ème quart-temps où il inscrivit 37 points.
Voyons ça avec un tableau :
Tableau représentatif de diverses statistiques en fonction du temps de jeu inférieur à 30 min et de tous ses matchs joués
On remarque immédiatement que les stats de Klay lorsqu’il a joué moins de 30 minutes sont sensiblement égales à celles qu’il a réalisé lors de la saison 2018-19. Apport possiblement équivalent sur un temps de jeu réduit, c’est intéressant. Cependant, c’est à prendre avec des pincettes. En effet, la plupart de ces matchs étaient gagnés facilement (écart moyen de 16,4 points) et contenaient les grosses performances de Klay, dont le match avec ses 14 trois points.
Difficile de juger au final, mais on se doute que même avec un Klay à 26-28 minutes par match pour commencer, les adversaires auront de quoi avoir peur. Les signes de la baisse de minutes peuvent également provenir d’éléments externes, notamment la Draft NBA. Les Warriors sont actuellement en pole position, donc avec le plus gros pourcentage (14%), pour accueillir le premier choix de la prochaine Draft. Un joueur revient pas mal sur les tabloïds concernant le choix des Warriors : Anthony Edwards. Poste ? Arrière. Talent ? Incontestable. S’il atterrit chez les Dubs, il pourrait rapidement mettre une certaine pression sur Klay, surtout si ce dernier ne revient pas à son niveau.
Statistiquement, 4 joueurs ont été dans le cas de Klay Thompson dans l’histoire, c’est-à-dire avoir une rupture des ligaments croisés l’année où on est All-Star. Les 4 joueurs sont : Kristaps Porzingis, Derrick Rose, Tim Hardaway et Bernard King.
Quel a été l’impact de cette blessure sur ces 4 joueurs ? Pas aussi important qu’on pourrait le croire. Peut-être un peu tôt pour le dire sur le cas Porzingis, surtout après quelques petites alertes sur sa saison de retour (genou opposé). Autre cas compliqué : la résurrection assez longue de Derrick Rose, subissant d’autres problèmes physiques, mais capable d’enchaîner les saisons à très bon niveau malgré pas mal d’absences. Les 2 derniers joueurs, Hardaway et King, ont pu suivre une carrière très honorable, compilant 3 apparitions post-blessure au All-Star Game à eux deux, « Tim Bug » s’éclatant en Floride et Bernard retrouvant son niveau à Washington.
Deux écoles donc pour Klay : une fin de carrière semée
d’embuches physiques, car la compensation liée à la sollicitation de son genou
peut lui poser des soucis comme pour D-Rose, ou une fin de carrière honorable, après
des premières années post-blessure parfois irrégulières, compliquées
physiquement et mentalement, mais retrouvant son niveau petit à petit, comme
Tim Hardaway.
Qu’en
est-t-il de sa défense ? Il maitrise les fondamentaux défensifs de A à Z,
on le sait. Mais physiquement parlant, que pourra-t-il faire ? Pourra-t-il
encore maintenir ses adversaires directs sur le poste d’arrière à un
pourcentage aux tirs de 38,3% ? Sans parler de son contrat,
qui en ses temps durs, pourrait devenir l’un des moins rentables de la Ligue
s’il ne revient pas à son niveau…
Le retour de Klay Thompson, c’est du bonheur, de la joie pour les fans de la balle orange. Plus d’un an après sa blessure, le revoilà sur le devant de la scène, courant, sautant, dunkant… Preuve que même en ces temps difficiles, une nouvelle peut nous redonner le sourire. Cependant, rien n’est fait pour Klay au sein de cet effectif. Il a su prouver dans le passé, il devra se battre pour revenir au meilleur des niveaux, dans un parcours semé d’incertitudes.
Sources : The Athletic, ESPN, NCBI, NBA.com, Heavy.
Lexique :
1 – Le catch & shoot (ou C&S) : action où le joueur reçoit le ballon et tire en première intention sans avoir posé le dribble. 2 – L’effective field goal percentage (ou eFG%) : statistique calculée en prenant en compte le fait qu’un panier à 3 points est 1,5 fois plus important qu’un panier à 2 points. Plus le joueur est adroit à 3 points, plus son eFG% sera élevé. 3 – Le 3PA rate (3PAr) : pourcentage du nombre de tirs à 3 points pris par rapport au nombre de tirs totaux. 4 – Le pourcentage aux tirs réels (ou TS%) : statistique d’adresse englobant tous les tirs et prenant en compte les lancers-francs.
Pour vous faire patienter avant que
la NBA ne reprenne, Clutch Time vous propose de revoir les actions
les plus « clutchs » de la saison 2019-2020. Un layup
pour égaliser dans la dernière minute, un tir pour passer devant au
buzzer ou un lancer-franc pour la gagne, voici notre douzième numéro
quelques actions offensives qui ont marqué le mois de février.
Dans la catégorie :
Game Winner
Spencer Dinwiddie (Brooklyn Nets)
10/02/20 : @ Indiana, victoire
106-105
Deuxième apparition du meneur des Nets
dans notre série Clutch Action. Le staff n’hésite pas à lui
confier des responsabilités dans le money time. Et pourtant, ce
match fut loin d’être une réussite pour Dinwiddie avec un vilain
0/7 de loin sur le parquet d’Indiana. C’est dans le 4e quart-temps
qu’il s’est réveillé en inscrivant 11 points dans ce game winner à
5 » du buzzer sur le nez de Malcolm Brogdon. Ce dernier manqua sa
tentative de loin pour remporter le match. Une victoire qui a
sûrement fait du bien au moral des Nets au beau milieu d’une saison
morose.
Dans la catégorie :
Pour arracher la prolongation
Langston Galloway (Detroit Pistons)
12/02/20 : @ Orlando, défaite
112-116 OT
https://www.youtube.com/watch?v=DtmvrlVReds
Les fans de l’Amway Center ont eu la
chance d’assister à une fin de match palpitante. A 7 » du buzzer,
Nikola Vucevic rentre son seul tir à 3pts du match. Un panier
quelque peu chanceux avec les rebonds favorables que l’on qualifiera
de « Kawhiesque ». Detroit utilisa son dernier temps mort
et envoya sur le terrain Reggie Jackson et Markieff Morris. Et
pourtant, ce fût le rôle player Langston Galloway qui eu l’honneur
sur catch and shoot d’accrocher la prolongation. L’écran de
Christian Wood est bien exécuté pour que Markelle soit en retard.
En revanche, pas de miracle lors des 5′ supplémentaires avec une
victoire pour le Magic.
Gary Harris (Denver Nuggets)
12/02/20 : vs LA Lakers,
défaite 116-120
Menés de quatre points à quelques
secondes du buzzer, les Nuggets ont pu compter sur un panier de
Jerami Grant sur une passe de l’inévitable Nikola Jokic, puis un tir
à 3pts manqué par Anthony Davis. Sans surprise, le ballon est dans
les mains du génial serbe qui trouva un Gary Harris suffisamment
agressif pour prendre de vitesse Avery Bradley et battre KCP dans la
raquette. LeBron James manqua ensuite le tir de la victoire.
Malheureusement pour les locaux, AD domina la prolongation avec 7
points sur les 8 de son équipe afin de remporter ce duel au sommet
de la conférence Ouest.
Marcus Morris et Landry Shamet (LA
Clippers)
13/02/20 : @ Boston, défaite
133-141
Pour la deuxième fois de la saison,
Celtics et Clippers nous ont délecté d’un match agréable au
dénouement imprévisible. Les stars des Clippers sont bien présentes
pour ce match, mais ce sont les seconds couteaux qui ont assuré en
fin de rencontre. Seulement 4 points sur l’ensemble de la rencontre
pour Paul George, tandis que Kawhi Leonard n’a apporté que 2 points
sur l’ensemble des prolongations. Malgré la défaite, on va tout de
même retenir les tirs clutchs à 3pts du néo-Clipper Morris et du
jeune Shamet qui ont permis de faire durer le plaisir. Gordon Hayward
a ensuite éteint tout espoir de voir une 3e prolongation avec 7
points pour clôturer le match.
Dans la catégorie :
Combo Défense/Attaque
Cam Reddish (Atlanta Hawks)
20/02/20 : vs Miami, victoire
129-124
https://www.youtube.com/watch?v=83YF0J4J3Hc
Après la déconvenue quelques semaines
auparavant à Miami, Trae Young avait à cœur de bien figurer pour
cette revanche. Avec 50 points, il porte son équipe tout le match en
attaque. Les hommes de Spoelstra ne trouvèrent aucune solution pour
le stopper, et quand ce n’est pas lui, ce sont les rookies qui se
chargent de tuer le match. Après le tir à 3pts égalisateur de
DeAndre Hunter, c’est son collègue Cam Reddish qui se met en avant
en volant le ballon des mains de Duncan Robinson pour le dunk en
contre-attaque pour passer à +2. Il ne reste plus qu’à Young de
finir le match sur la ligne des lancers-francs.
Dans la catégorie :
Good « D »
Joel Embiid (Philadelphie Sixers)
20/02/20 : vs Brooklyn, 112-104 OT
En l’absence de Ben Simmons, les Sixers
ont pu s’appuyer sur leur pivot en attaque face à une coriace équipe
des Nets. Beaucoup de maladresse dans ce match, mais le camerounais a
tout de même inscris 39pts durant cette rencontre dont un joli 18/19
aux lancers-francs. Dans les toutes dernières secondes du 4e
quart-temps, Embiid ramena les siens à égalité grâce à deux
lancers-francs. La dernière possession est jouée par les Nets.
Dinwiddie a réussi à dépasser Richardson pour ensuite trouver son
coéquipier Wilson Chandler démarqué dans la zone du « dunker».
Mais Embiid veille et sans faire de faute, le pivot All-Star contre
la tentative de game winner de Chandler
Sort du Lycée McEachern à Powder Springs en Géorgie
Américain
19 Ans (né le 26 janvier 2001 à Atlanta (Géorgie)
6’6 » (2m01)
225lb (102 Kilos)
Une envergure d’environ 2m08 centimètres (6’8.5 »)
Une détente d’environ 96 centimètres (37.8 inches vertical)
Palmarès
All-SEC 2nd Team (2019-20)
SEC All-Freshman Team (2019-20)
SEC All-Defensive Team (2019-20)
Nike Hoop Summit (2019)
Médaillé d’or à la Coupe du Monde u17 en Argentine (2018) avec la Team USA
All-State Class 7A 2nd Team
All-American MaxPreps 3rd Team
Récap de la saison du Joueur
« Notre numéro 23 est plutôt bon. Il n’a pas peur, il est productif, il joue bien des deux côtés du terrain et vient d’inscrire le panier de la gagne au buzzer« . Ces mots sont ceux du coach de l’université d’Auburn, Bruce Pearl, impressionné par la prestation d’Isaac Okoro face à South Alabama en novembre. Freshman au talent précoce capable de faire gagner très tôt son équipe, le Forward (classé 36ème au RSCI 2019) va porter les Tigers à un bilan de 25 victoires pour 6 défaites seulement (20ème équipe du pays) et occuper cette saison la place de dauphin de la division SEC derrière Kentucky.
Avec de belles ambitions affichées au moment d’aborder la March Madness, Okoro n’avait pourtant dépassé la barre des vingt points qu’à une seule reprise, c’était face à Vanderbilt début janvier (23 points), mais malgré ce rendement offensif anecdotique, le jeune Isaac peut se targuer d’avoir terminé presque tous ses matchs en double figure et les seules fois où Okoro a dû s’absenter en février pour une blessure au tendon d’Achille, Auburn s’est incliné à deux reprises, rencontres au cours desquelles le joueur a cruellement manqué à son équipe sur le plan défensif.
Forces
Joueur fort et athlétique, Isaac Okoro n’hésite pas à aller au contact en attaque pour terminer près du cercle, mais encaisse également très bien les coups et peut défendre sur des plus grands gabarits que lui. Malgré ses mensurations un peu juste pour un poste 3, il dispose néanmoins de très bons appuis ainsi qu’un centre de gravité assez bas qui lui permet d’être suffisamment agile et vif avec son footwork et lorsqu’il pivote avec ses hanches. Petit plus il est capable d’enclencher un second saut rapide et qui surprend la plupart du temps au moment de capter un rebond offensif sous le panier adverse (1.9 prises par match).
Plutôt un profil de slasher qui inscrit la plupart de ses paniers sur catch & shoot et avec une certaine aisance, son toucher de balle reste plus que correct, raison pour laquelle il se permet parfois quelques jolies moves sous l’arceau avec une bonne maîtrise de certains fondamentaux offensifs comme l’Euro-step, le scoop layup, le putback dunk. Pour la partie mécanique de tir, Okoro effectue un bon transfert d’énergie de ses jambes vers le haut du corps avec une belle capacité à déclencher rapidement son bras. Son Pull-up jumper reste correct notamment après avoir posé un dribble main gauche et il peut également montrer une belle adresse sur son stepback.
Okoro a su se montrer très efficace près du cercle cette saison (61%), registre offensif qu’il affectionne particulièrement puisque cela représente plus de la moitié de ses tentatives (51%) contre 1/3 pour les jump shots. Très efficace sur demi-terrain, il l’est encore plus des deux mains surtout lorsqu’il s’agit de jouer dans le trafic, il parvient alors à passer sur sa main gauche et éviter ainsi de se faire contrer ou de perdre le ballon. Il adore ainsi attaquer le cercle en inversant son sens de course et son dribble pour battre le second rideau défensif adverse derrière un écran et provoque un certain nombre de fautes adverses (3.6).
Il prend ses appuis assez bas sur son dribble afin de protéger sa main droite et conserver une bonne dynamique pour driver. Son handle pour un ailier lui permet de varier sa vitesse et ses courses tout en conservant une bonne maîtrise du cuir des deux mains. À ce titre il est capable de crosser son vis-à-vis en partant le plus souvent de la gauche vers la droite et son dribble croisé paraît beaucoup plus fluide lorsqu’il démarre lentement avec le haut du corps. Son premier pas reste correct et il dispose d’une palette technique assez variée (dribble entre les jambes, in & out, spin move), et peut marquer des temps d’hésitation ou encore feinter son adversaire.
Sa polyvalence lui permet de défendre du poste 1 à 4, raison pour laquelle le staff d’Auburn lui confie la charge de s’occuper généralement du meilleur joueur adverse. Son QI défensif lui permet de couper rapidement les départs de dribble adverse et de bloquer l’accès au cercle. Ses dimensions et sa longueur en défense lui permettant de protéger efficacement le cercle, Okoro est l’un des trois freshmen de moins d’2 mètres cette saison qui disposent d’un pourcentage de contre/tirs supérieur à 3%. Okoro a également progressé cette saison sur le positionnement de ses bras et de ses mains afin de gêner l’adversaire en déplaçant notamment ses mains pour obstruer le ballon et rendre plus difficile le tir adverse.
Enfin Okoro est surtout réputé pour être un très bon défenseur d’équipe sans ballon capable de défendre aussi bien dans la zone que de se projeter rapidement sur un joueur démarqué dans le corner en couvrant bien les lignes de passes vers les big men seuls sous le panier et capable de gros efforts pour revenir rapidement en défense. Il montre un bon potentiel pour lire et anticiper les trajectoires des passes et les écrans en suivant le cuir des yeux sans se laisser avoir par le porteur de balle adverse sur des feintes. Il effectue du bon travail sur closeout et n’hésite pas à apporter son soutien aux extérieurs et peut tenir le coup face à des arrières rapides ou des intérieurs plus costauds.
Faiblesses
Si Okoro s’est distingué surtout sur le plan défensif cette saison c’est essentiellement parce qu’il n’a pas bénéficié de beaucoup de responsabilités et d’opportunités pour mettre en avant ses qualités d’attaquant. Deuxième, voire troisième solution en attaque, c’est surtout sa maladresse à longue distance qui limite son arsenal offensif et par conséquent les choix de son coach à Auburn. Que ce soit derrière la ligne à trois points, sur ses lancers francs (67.2%) ou bien en mid-range, son adresse n’est pas à la hauteur et si Okoro est utilisé comme un futur 3 and D sur catch & shoot (1/3 de ses tentatives cette saison), il va devoir travailler cet été son jump shoot à 3pts étant donné qu’en NBA, 90% des tirs en suspension sont des tentatives derrière la ligne des 7m23. Pour améliorer cette palette de tir, Okoro devra se créer seul son arsenal en se dotant d’un bon pull up jumper après un ou deux dribbles, car cette saison l’ailier a pris sa chance moins d’une fois sur 10 après un dribble, préférant plutôt le catch & shoot.
Sa forme de tir est également à revoir, la faute à un léger manque de souplesse et de fluidité lorsqu’il enclenche son shoot. La mécanique avec le haut du corps a besoin d’être retravaillée, son coude gauche sort de la trajectoire lorsque l’épaule se raidit et par conséquent le bras gauche et sa main gauche interfère dans la trajectoire de tir, son coude droit s’enfonce et son bras droit revient alors constamment en arrière lorsqu’il tire. Ses jambes peuvent parfois être un peu trop rapprochées et le genou droit peut s’éloigner de l’axe du cercle.
Sa libération de balle doit également gagner en rapidité et il a tendance parfois à forcer ses tirs en floater ou layups en sortie de dribble lorsqu’il ne parvient pas à passer par-dessus son défenseur qui ferme bien son côté faible. Cela peut entraîner des fautes offensives et des pertes de balle lorsqu’il cherche à ressortir le ballon pour ses coéquipiers. Plus à l’aise sur les passes dans le périmètre et nettement moins dans la raquette ou dans les espaces restreints, il ne voit pas toujours les joueurs libérés et les lignes de passes suffisamment tôt ce qui ralentit le jeu et entraîne quelquefois des pertes de balle et des passes mal ajustées, même s’il a toutefois montré quelques fulgurances dans le playmaking.
Sa défense est également loin d’être parfaite. Trop souvent adepte du soutien défensif, il n’est pas toujours hyper attentif et rapide pour revenir couvrir sa zone et peut laisser un joueur libre d’attaquer le cercle. Un adversaire rapide et doté d’un bon dribble peut contourner Okoro surtout lorsque ce dernier éprouve des difficultés à passer derrière les écrans et fermer les espaces, préférant passer par-dessus au risque de se heurter à un gabarit plus imposant. Le plus grand problème reste sa rapidité à monter sur les tireurs, il doit constamment garder les mains en l’air lorsqu’il se rapproche, car il est souvent en retard pour contester le tir. Enfin il fait parfois preuve d’un peu trop de relâchement sur les phases de jeu arrêtées, lorsque le porteur de ballon ralentit un peu, il relâche sa défense et se redresser avec le haut du corps.
Vue d’ensemble du profil
Annoncé dans le meilleur scénario comme un lottery pick, Okoro est un défenseur hors pair et un athlète de grande classe qui peut changer le rythme et le cours d’un match grâce à son énergie et à ses actions défensives. Un athlète parmi les plus intéressants de cette cuvée, en particulier pour les équipes à la recherche de profils qui excellent dans le jeu en transition et la polyvalence. Néanmoins il n’est pas vraiment le choix offensif le plus sexy et ne dispose pas d’une palette offensive aussi impressionnante que certains de ces semblables, mais Okoro peut avoir un impact immédiat dans une franchise prête à l’accueillir et capable d’exploiter pleinement son QI défensif et son moteur en attaque dans un rôle de slasher, même s’il va devoir travailler son registre offensif.
Pour vous faire patienter avant que
la NBA ne reprenne, Clutch Time vous propose de revoir les actions
les plus « clutchs » de la saison 2019-2020. Un layup
pour égaliser dans la dernière minute, un tir pour passer devant au
buzzer ou un lancer-franc pour la gagne, voici notre onzième numéro
quelques actions offensives qui ont marqué le début du mois de
février.
Dans la catégorie :
Pour arracher la prolongation
Collin Sexton (Cleveland Cavaliers)
03/02/20 : vs New York, défaite
139-134 OT
A 39 » du buzzer, les Knicks venaient
de prendre l’avantage après un pick and roll bien exécuté entre
Elfrid Payton et Julius Randle. Sur un layup, le gaucher a permis à
son équipe de mener de trois points chez les Cavs. Auteur d’un bon
match, le sophomore Collin Sexton n’a pas perdu de temps pour
attaquer. A peine le ballon est transmit dans les mains de Kevin Love
qu’il se démarqua à 3pts pour égaliser. Auteur de 29pts, le jeune
arrière s’est fait remarquer sur cette rencontre mais cela n’a pas
été suffisant face aux coéquipiers de Marcus Morris qui ont dominé
la fin de la prolongation.
Dans la catégorie :
Game Winner
Serge Ibaka (Toronto Raptors)
05/02/20 : vs Indiana, victoire
119-118
https://www.youtube.com/watch?v=PM2EuXLkPoY
Devant au score à 2′ de la fin, les
Pacers ont subi un violent comeback de la part des Raptors (11-0),
qui s’est terminé sur un tir clutch de Serge Ibaka. Alors que Pascal
Siakam venait d’inscrire 5 des 8 derniers points de son équipe,
beaucoup s’attendait à le voir jouer son un contre un jusqu’au bout,
mais c’est en équipe que Toronto a remporté ce match. Le décalage
créé par le camerounais et les mouvements sans ballon de Kyle Lowry
et de Serge Ibaka ont réussi à désorganiser la défense adverse.
Victor Oladipo manqua par la suite sa tentative de loin. Victoire
pour Toronto.
Donovan Mitchell (Utah Jazz)
07/02/20 : vs Portland,
victoire 108-105
Une belle affiche et un duel plaisant à
regarder entre les deux équipes de la division Northwest. Si Lillard
a pu inscrire deux paniers de rang pour ramener son équipe à
hauteur des Blazers en fin de match, c’est bien le jeune prodige du
Jazz qui planta le panier victorieux. Alors qu’il venait de manquer
de justesse son pull up à mi-distance, Mitchell s’est arraché pour
le rebond offensif permettant ainsi aux siens de conserver le ballon.
Le N°45 se rattrapa quelques secondes plus tard en trouvant un
passage vers le cercle pour passer devant au score de deux points.
Rudy Gobert fut également essentiel en bloquant une tentative de
layup de Lillard à 13 » du buzzer.
Dans la catégorie :
Au Buzzer
Bradley Beal (Washington Wizards)
07/02/20 : vs Dallas, victoire
119-118
https://www.youtube.com/watch?v=WCEI0RRRJeo
Les spectateurs de la Capital One Arena
ont pu assister à une partie riche en suspense ce soir là. Si le
staff des Wizards a dû lever les yeux en l’air au moment de la faute
d’Isaac Bonga à 2 » de la fin, l’espoir était encore permis avec
seulement 1 sur 2 pour Tim Hardaway Jr aux lancers-francs. Après un
temps mort pris par coach Brooks, les regards se sont braqués sur la
star Bradley Beal qui devraient normalement avoir le ballon dans les
mains. Grâce à un excellent écran dans le bon timing de
l’intérieur Moritz Wagner, le N°3 fila vers le cercle pour le layup
de la victoire.
Bojan Bogdanovic (Utah Jazz)
09/02/20 : @ Houston, victoire
114-113
Une dernière minute très disputée
entre deux équipes qui se connaissent bien. Ce sont les Rockets qui
ont cru remporter le match en premier suite à un panier à 3pts dans
les dernières secondes de PJ Tucker. Utah utilise alors son dernier
temps mort. Il reste exactement 1’06 » au chronomètre et le Jazz n’a
pas le choix, il faut dégainer rapidement. Si Donovan Mitchell
aurait pu avoir la balle, Joe Ingles s’est tourné vers la deuxième
option : Bojan Bogdanovic. Bien éloigné de la ligne des 7m23,
le croate va inscrire son deuxième panier du match seulement, sur la
tête de deux Rockets et au buzzer !
Dans la catégorie :
Sur la ligne des lancers-francs
Trae Young (Atlanta Hawks)
09/02/20 : vs New York,
victoire 140-135 2OT
L’un des matchs les plus indécis de la
saison. Les deux équipes aux bilans sensiblement proches n’ont pu se
départager au terme du temps réglementaire, ni au terme de la
première prolongation. Si Julius Randle a offert la prolongation à
son équipe grâce à deux lancers-francs, c’est Trae Young qui a une
nouvelle fois été le héros de la soirée (48pts). Menés de deux
points à quelques secondes de la fin de la première prolongation,
les Hawks ont pu compter sur leur meneur All-Star pour aller chercher
la faute et égaliser sur la ligne des lancers. Avec 17pts cumulés
lors des deux prolongations pour Trae Young, les Hawks ont pu
remporter ce match.
Lycée: Oshkosh North High School dans le Wisconsin
Américain
20 ans (né le 29 février 2000 à Oshkosh)
6’5’’ (1m96)
175lb (79kg)
Envergure : 7’0 (2m13)
Détente non renseignée
Palmarès
Médaille d’or à la coupe du monde des – de 19 ans (2019)
2nd All Team BIG 12 (2019-2020)
Récap de la saison du joueur
Repéré en 2018 par James Kane, l’assistant coach des Cyclones, Haliburton est arrivé sur la pointe des pieds à l’université d’Iowa State. Absent des rankings en 2018, il faut néanmoins souligner que James Kane a le don de dénicher les talents puisqu’il a également découvert Ja Morant en 2017 pour Murray State.
Si sa saison de freshman est loin d’être convaincante, les départs des arrières Marial Shayok (Sixers), Talen Horton-Tucker (Lakers) et de Nick Weiler-Babb (Allemagne), ont eu un effet immédiat sur les responsabilités et la production statistique du jeune Haliburton pour sa deuxième campagne universitaire.
Dès le cinquième match de la saison, l’arrière s’offre son record de points avec 25 unités dans une défaite face à l’univeristé de Michigan, coachée par Juwan Howard. Dès lors, Haliburton ne descendra plus sous la barre des 17 points sur huit rencontres consécutives. Durant cette belle période, il tourne à 21.1pts, 7rds, 6.8pds, 61.3% 2pts, 46.4% 3pts et 2.1ints.
Mais l’apport non négligeable de Tyrese ne permet pas à son équipe de se démarquer au sein de la BIG12. Le 8 janvier 2020, les hommes de Steve Prohm subissent un gros revers contre Kansas (1er de la BIG12: 53-79) avec un Haliburton à côté de ses pompes (5pts en 36’). Une performance offensive désastreuse répétée plus tard face à Baylor (2e de la BIG12) avec 6 points en 40 minutes.
Haliburton ne remporta que trois matchs sur les onze derniers auxquels il a participé. Le 8 février 2020, lors de la venue de Kansas State, le numéro 22 est victime d’une blessure au poignet qui l’obligea à quitter ses partenaires. Le verdict est douloureux, c’est une fracture du poignet gauche, sa saison est donc arrêtée prématurément.
Forces
Haliburton est un meneur de grande taille doté d’un très bon sens du jeu et capable de distiller de magnifiques passes pour ses partenaires. Ce joueur peut fluidifier le jeu offensif de son équipe en prenant les bonnes décisions sur pick and roll ou en transition. Les statistiques avancées semblent l’apprécier également avec un taux impressionnant de 35.3% de passes décisives quand il est sur le parquet.
En
plus d’être un passeur de haut niveau, le joueur originaire du Wisconsin n’est
pas un manchot lorsqu’il s’agit de shooter. Bien que sa mécanique de tir soit
étrange, il représente une réelle menace de loin sur catch and shoot. En plus
de présenter un TS de 63.1% et un EFG de 61.1%, l’arrière a confiance en son
tir à 3pts avec un taux de réussite de 41.9% pour plus de cinq tentatives par
rencontre.
L’arrière est particulièrement à l’aise sur catch and shoot avec une moyenne de 1.5 points par possession associée à un taux de réussite de 49.3%, ce qui le place parmi les meilleurs étudiants dans ce domaine. Son jardin est sans aucun doute le corner avec 77.5% de réussite. La finition est aussi intéressante chez Haliburton, avec 64% de réussite dans la restricted area, le sophomore a fait preuve d’une belle résistance au contact et un body control tout à fait convenable.
En défense, sa taille et son envergure lui permettent de voler des ballons et d’assurer le rebond défensif. Sa communication en défense est prometteuse et sa faculté à faire toutes ces petites choses qui ne se voient pas dans les boxscores (rotations, aides…) sont très séduisantes. C’est aussi un bon défenseur d’équipe, qui a montré par séquence, qu’il pouvait rendre des services dans la raquette afin de protéger le cercle.
Faiblesses
S’il y a bien une chose que l’on peut reprocher à Haliburton, c’est d’être trop altruiste et de manquer d’agressivité en attaque. Néanmoins, cette caractéristique peut s’expliquer en partie par sa mécanique de shoot peu académique et facilement perturbable par la défense. Haliburton devra rassurer les scouts NBA quant à sa capacité à shooter de loin afin de représenter une menace totale sur pick and roll.
Si Haliburton peut distiller n’importe quelle passe sur pick and roll, il doit encore progresser sur sa faculté à scorer sur spot up ou bien sur un drive. Son shoot doit gagner en constance et en fiabilité afin de ne pas voir le défenseur passer constamment sous l’écran (4/24 aux tirs dans ce genre de situations).
Si Haliburton a connu des mauvaises soirées en attaque cette saison, c’est également dû à un léger manque d’explosivité sur son premier pas. Il lui est difficile de se débarrasser de son vis-à-vis avec son handle. Bien qu’il sache feinter, son répertoire de moves balle en main reste limité et peu diversifié. Sa modeste carrure peut également être problématique face aux gabarits plus musculeux de la NBA.
Sa défense sur pick and roll reste à améliorer, bien que son envergure l’aide beaucoup. Il a tendance à se faire avoir sur certaines feintes et à se jeter pour tenter l’interception. Sa corpulence fait qu’il éprouve certaines difficultés à passer et à se battre face aux écrans adverses. Il lui arrive de rester coincé en dessous de l’écran ou bien de se jeter et de se retrouver dans une posture défavorable.
Vue d’ensemble du profil
Tyrese Haliburton est un joueur qui peut apporter dans tous les compartiments du jeu. Sa vision de jeu et son QI basket font de lui un lottery pick assuré, voire plus si l’on observe les rumeurs évoquant les Warriors et les Knicks. Si son handle et son manque d’explosivité lui font défaut, Haliburton serait parfait dans le rôle du 2e meneur capable de jouer sans et avec ballon. S’il montre des progrès significatifs en défense et un peu plus de régularité et d’agressivité en attaque, Haliburton serait un bon titulaire au sein d’une franchise NBA. Enfin, espérons que sa blessure au poignet ne soit plus qu’un mauvais souvenir.
Pour vous faire patienter avant que la NBA ne reprenne, Clutch Time vous propose de revoir les actions les plus « clutchs » de la saison 2019-2020. Un layup pour égaliser dans la dernière minute, un tir pour passer devant au buzzer ou un lancer-franc pour la gagne, voici notre dixième numéro des actions offensives qui ont marqué le mois de janvier.
Dans la catégorie :
Pour arracher la prolongation
Nikola Jokic (Denver Nuggets)
16/01/20 : @ Golden State,
victoire 134-131 OT
https://www.youtube.com/watch?v=M9TiI8G8Nys
Une fin de match palpitante entre les deux extrêmes de la conférence Ouest, et ce sont bel et bien les rookies qui ont assuré le show lors de la dernière minute du 4e quart-temps avec Michael Porter Jr côté Nuggets et Eric Paschall pour les Warriors. Si ce dernier a inscrit le panier pour placer les Warriors devant au score, Nikola Jokic a une nouvelle fois assuré poste bas et ce, malgré la défense de Draymond Green. Le serbe permet à son équipe de jouer la prolongation. Les hommes de Mike Malone ont pu repartir victorieux de Californie grâce à une prolongation maîtrisée.
Bam Adebayo (Miami Heat)
20/01/20 : vs Sacramento,
victoire 118-113 OT
https://www.youtube.com/watch?v=4Z3m64FJebo
Jimmy Butler absent, Miami s’est retrouvé à jouer un match serré face aux Kings. Les Kings ont arrosé de loin toute la soirée et sont tout de même parvenu à mener de 2pts à 2 » du buzzer, grâce à Nemanja Bjelica. Heureusement qu’il restait un temps mort pour Erik Spoelstra, ce dernier a pu mettre en place son schéma pour la dernière possession. Alors que les Kings se focalisent sur les shooteurs du Heat, le petit Cory Joseph s’est retrouvé seul face au puissant Adebayo dans la raquette. Dragic n’avait plus qu’à s’appliquer pour la passe vers son intérieur idéalement placé. Miami remporta le match en prolongation.
Damian Lillard (Portland Trail
Blazers)
20/01/20 : vs Golden State,
victoire 129-124 OT
Même sans les stars des Warriors, les
Blazers ont éprouvé toutes les peines du monde pour venir à bout
des hommes de Steve Kerr. S’il y a bien une performance à retenir de
ce match offensif, ce sont les 61 points inscrits par Damian Lillard.
Dans un soir où tout lui réussi, le meneur a également planté le
tir à 3pts égalisateur malgré une défense correcte d’Alec Burks,
permettant ainsi aux siens de jouer la prolongation. Il a bien fallu
ces 5 minutes supplémentaires pour remporter ce match avec 4
lancers-francs pour le héros du soir dans les dernières secondes de
la rencontre.
James Johnson (Miami Heat)
22/01/20 : vs Washington,
victoire 134-129 OT
Encore une fois le Heat a offert du basket en supplément à ses fans, et une fois encore, face à une équipe au bilan négatif. Erik Spoelstra et son staff n’ont pas trouvé de solution face au problème Bradley Beal. L’arrière des Wizards enchaîna trois paniers de suite avant que Miami ne réclame un temps mort. Washington mène alors de 3 points à 1’35 » du buzzer. Les locaux manquèrent deux tirs à 3pts, puis Ish Smith se manqua aussi côté Washington. Il ne reste alors que quelques secondes et Herro va prendre de vitesse Bradley Beal et attirer toute la défense adverse sur lui. Intelligemment, le rookie ressort la balle dans le corner pour un JJ ouvert. Son seul tir à 3pts marqué du match.
De’Aaron Fox (Sacramento Kings)
27/01/20 : @ Minnesota,
victoire 133-129 OT
https://www.youtube.com/watch?v=O_yfCdqULow
Alors que les Timberwolves menaient de
22 points dans les premières secondes du 4e quart-temps, les Kings
ont enchaîné les paniers derrière la ligne des 7m23 par
l’intermédiaire de Hield, Bjelica et Bogdanovic pour revenir à neuf
unités avant d’entamer la dernière minute du temps réglementaire.
Leader de la révolte, l’arrière Budy Hield a inscrit 6 points
permettant aux Kings de revenir à une possession de leur adversaire.
De’Aaron Fox provoqua une faute et se présenta sur la ligne des
lances-francs. Le premier est réussi puis le meneur manqua
délibérément le deuxième pour ensuite récupérer le rebond sous
les regards incrédules des Wolves. Habitués aux matchs serrés, les
Kings ont cette fois géré leur prolongation pour remporter cette
rencontre.
Victor Oladipo (Indiana Pacers)
29/01/20 : vs Chicago, victoire
115-106 OT
https://www.youtube.com/watch?v=s1ht1uiOhHs
Les hommes de Jim Boylen pensaient tenir ce match en s’autorisant une avance de 7 points au milieu du 4e quart-temps. C’est à ce moment précis que les Pacers ont sorti les barbelés et ont empêché les Bulls de scorer le moindre points jusqu’au buzzer. Malcolm Brogdon et Domantas Sabonis ont permis aux locaux de revenir dans le match. De retour après plusieurs mois d’absence, Oladipo a effectué son début de saison ce soir là en sortie de banc. Le All-Star avait manqué ses 6 premières tentatives de loin avant de planter ce shoot avec confiance. Indiana a pu ensuite remettre les pendules à l’heure lors de la prolongation.
Dans la catégorie :
Game Winner
Malcolm Brogdon (Indiana Pacers)
17/01/20 : vs Minnesota,
victoire 116-114
https://www.youtube.com/watch?v=gPpAux-IcTY
Deux lancers-francs de Karl-Anthony
Towns ont permi aux Wolves d’égaliser à 1’48 de la fin. Il a fallu
attendre les dernières secondes du match pour voir un panier et
c’est Malcolm Brogdon qui fut l’auteur du game winner. L’arrière des
Pacers s’en est bien sorti après avoir perdu un ballon crucial
quelques secondes auparavant. Sur cette action décisive, le pick and
roll est bien joué avec Domantas Sabonis, le ROY 2017 trouva le
moyen de lâcher son teardrop face à un KAT bien trop bas.
Kevin Huerter (Atlanta Hawks)
17/01/20 : @ San Antonio,
victoire 121-120
Une belle performance collective de la
part des Hawks. Alors que Patty Mills venait d’assurer 6 points
d’avance pour les texans, les visiteurs ont ensuite inscrit 7 points
en 1’20 ». Trae Young fut évidemment l’élément déclencheur de ce
comeback avec 4 points. Sur le tir victorieux de Kevin Huerter, il
faut souligner la prise à deux que les Spurs ont réservé à Young,
permettant ainsi aux jeunes Hawks de profiter du décalage et de
battre la défense des hommes de Popovich. Une belle victoire pour ce
jeune groupe.
Pour vous faire patienter avant que la NBA ne reprenne, Clutch Time vous propose de revoir les actions les plus « clutchs » de la saison 2019-2020. Un layup pour égaliser dans la dernière minute, un tir pour passer devant au buzzer ou un lancer-franc pour la gagne, voici notre neuvième numéro quelques actions offensives qui ont marqué le début d’année 2020.
Dans la catégorie :
Pour arracher la prolongation
Terry Rozier (Charlotte Hornets)
04/01/20 : @ Dallas, victoire
123-120 OT
Menés de 6 points à 1’30 du buzzer,
les Hornets ont redoublé d’intensité des deux côtés du terrain
pour revenir à hauteur des Mavs. Deux lancers-francs pour Devonte’
Graham, un dunk de PJ Washington, puis c’est au tour de Terry Rozier
de finaliser ce comeback avec un drive vers le cercle. Luka Doncic
est pris de vitesse, tout comme ses coéquipiers, et la tentative de
loin du slovène à 1 » de la fin n’a pu changer le scénario. Les
Hornets ont repris les commandes de la rencontre durant la
prolongation, grâce au héros du soir : Terry Rozier, avec 7
points lors de ces 5 minutes supplémentaires.
Chris Paul (Oklahoma City Thunder)
07/01/20 : @ Brooklyn, victoire
111-103 OT
https://www.youtube.com/watch?v=no54r0mNft4
Devant au score durant tout le 4e quart-temps, les Nets se sont écroulés dans la dernière minute face à un Chris Paul impérial avec 16 points pour les siens lors de ce dernier quart-temps. Toujours en manque de solution face au meneur All-Star, les Nets ont vu le N°3 du Thunder inscrire les deux derniers tirs pour permettre aux visiteurs de prolonger le plaisir. Les cinq minutes qui ont suivi ont été une réelle bouillie de basket côté Nets avec seulement 2 points sur l’ensemble de la période, CP3 en inscrira même le double.
Dans la catégorie :
Game Winner
JJ Redick (New Orleans Pelicans)
04/01/20 : @ Sacramento,
victoire 117-115
https://www.youtube.com/watch?v=8P847OTjv0o
Le héros du match aurait dû être Nemanja Bjelica. Les Kings étaient menés de 4 points à 5 » du buzzer, et le serbe a une nouvelle fois envoyé un shoot venu d’ailleurs avec la faute en plus. Les Pelicans demandèrent un temps-mort avec 4 » au chronomètre. Alvin Gentry effectua deux changements qui se révéleront judicieux, avec les entrées de Josh Hart et surtout de JJ Redick. Le ballon arriva bien dans les mains de ce dernier, mais alors qu’il profitait d’un écran bien appuyé de Derrick Favors, le shooteur tatoué perça la défense des Kings pour marqué sur un surprenant tir victorieux main gauche.
Carmelo Anthony (Portland Trail
Blazers)
07/01/20 : @ Toronto, victoire
101-99
Une fin de match compliquée pour les champions en titre avec 5 tirs de suite manqués dans les derniers instants du match. De son côté, Portland a pu compter sur l’inarrêtable Damian Lillard pour ramener les siens à égalité à 38 » de la sirène. Sur un ballon perdu par Patrick McCaw, les Blazers ont pris leur dernier temps-mort. CJ McCollum ? Damian Lillard ? Carmelo Anthony ? Le staff des Blazers a le choix pour le tir décisif. Les Raptors en sont bien conscients et ont pris la décision de couper le N°0 de l’action avec une prise à deux. McCollum se retrouva ainsi avec le ballon dans les mains pour faire tourner l’horloge, mais c’est bien Melo qui a asséné le coup final sur les hôtes de la soirée avec un pull-up dont lui seul à le secret depuis des années.
Aaron Gordon (Orlando Magic)
13/01/20 : @ Sacramento,
victoire 114-112
https://www.youtube.com/watch?v=oCI32C_7QJo
Décidément les fans des Kings ont vécu d’étranges soirées durant ce mois de janvier 2020. Quelques jours après le game winner de JJ Redick, les hommes de Luke Walton ont à nouveau subi un revers dans les dernières secondes d’un match étriqué contre Orlando. Alors que le français Evan Fournier s’apprêtait à tirer, il a eu le temps de décaler le ballon à son coéquipier bien positionné dans la raquette. Les arbitres ont ainsi sifflé faute contre le petit gabarit, Cory Joseph, et le joueur du Magic a pu concrétiser son and one.
Dans la catégorie :
Buzzer Beater
Nikola Jokic (Denver Nuggets)
08/01/20 : vs Dallas, victoire
107-106
https://www.youtube.com/watch?v=tiacqxNW4MQ
Une nouvelle fois, les Mavs ont connu une fin de match compliquée en ne scorant aucun point lors des deux dernières minutes de la rencontre. Les Nuggets sont tout naturellement revenus au score grâce à Nikola Jokic et aux lancers-francs réussis de Jerami Grant. Après un énième tir manqué par les Mavs, Mike Malone prend son temps-mort pour faire rentrer son pivot. Le serbe va avoir le ballon décisif dans ses mains. Son un contre un face à Dwight Powell est réussi, le buzzer retenti, les texans n’auront plus d’autres cartouches.
Sort du Lycée Oak Hill Academy de Mouth of Wilson (Virginie)
Américain
20 Ans (né le 15 mai 2000 à Portland (Oregon)
6’3 » (1m90)
190lb (86 Kilos)
Une envergure d’environ 196 centimètres (6’4.5″)
Une détente d’environ 109 centimètres ( 43 inches vertical)
Palmarès
All-Catholic High School Athletic Association Class AA 2nd Team (2015-16)
All-CHSAA Class AA 1st Team (2016-17)
Defensive Player of the Year Nike Elite Youth Basketball League (2017)
All-CHSAA Class AA 1st Team (2017-18)
USA Today All-USA 3rd Team (2017-18)
MaxPreps Junior All-American 3rd Team (2017-18)
MVP of the Year Nike Elite Youth Basketball League (2018)
USA Today All-USA 1st Team (2018-19)
MaxPreps All-American 3rd Team (2018-19)
Virginia Gatorade Player of the Year (2018-19)
MVP McDonald’s All-American Game (2019)
MVP Nike Hoop Summit (2019)
MVP Jordan Brand Classic (2019)
ACC All-Freshman 1st Team (2019-20)
All-ACC 3rd Team (2019-20)
Pre-season Wooden Award (2019-20)
Récap de la saison du Joueur
Recruté par l’université de North Carolina en tant que 2ème plus gros prospect du pays sur les postes du backcourt (RSCI), Cole Anthony avait parfaitement démarré la saison avec les Tar Heels, remportant six de ses sept premiers matchs, avec notamment deux victoires face à Oregon et Alabama. Le meneur de jeu affichait néanmoins un niveau en dent de scie, capable du meilleur en plantant 34 points (11 rebonds et 5 passes) contre Notre Dame pour ses débuts, comme du pire avec seulement 9 points face Elon, les hommes de Roy Williams vont connaître un gros coup d’arrêt en décembre en perdant quatre matchs consécutifs, mais plus dur encore en perdant sur blessure Anthony.
Contraint de passer sur le billard pour se faire opérer du ménisque du genou droit, le meneur va manquer la compétition jusqu’en février, laissant son équipe enchaîner les revers (4-8). De retour pour défier Boston College, Anthony manquera d’offrir la victoire à son équipe, malgré ses 26 points inscrits pour son retour. Au final les Tar Heels vont s’incliner sept fois en février avant de se ressaisir sur leurs derniers matchs. Lors de son opposition face à son grand rival Duke début février, Anthony va se heurté à un très bon Tre Jones des deux côtés du terrain qui emmènera les Blue Devils en overtime avant de s’imposer sur le fil (98-96). Cette saison Anthony n’a dépassé la barre des vingt points qu’à neuf reprises, dépassant péniblement les 33% d’adresse aux tirs le reste de la saison.
Forces
Profil très agressif en attaque, Anthony est un meneur qui finit fort près du cercle et représente une menace permanente pour la défense adverse. Ses stepbacks et ses pull-ups à n’en plus finir sont également extrêmement redoutables et rendent la tâche pénible pour les joueurs qui doivent se le coltiner pendant 40 minutes. Son style explosif et sa rapidité lui confèrent un profil athlétique plus qu’à la hauteur, notamment lorsqu’il enclenche son premier pas, Anthony parvient souvent à prendre de vitesse ses vis-à-vis.
Adroit avec les deux mains, sa conduite de balle et sa vitesse de dribble lui ouvrent souvent des espaces près du cercle pour conclure avec des layups tout en toucher qui laisse apparaître une belle technique. N’hésitant pas à aller au contact et provoquer les fautes pour rallier la ligne des lancers, il dispose d’une bonne détente et d’une force physique au dessus de la moyenne des joueurs de sa taille, grâce entre autre à une bonne maîtrise du haut du corps.
Grâce à son conduite de balle, le meneur des Tar Heels a développé une solide vision de jeu et a pu montré une certaine facilité dans le playmaking, même si toutefois le manque de spacing et la faiblesse du jeu sur pick-and-rolls à North Carolina n’offre pas une réelle opportunité de développer cet aspect de son jeu. Capable de changer de main et de rythme sur son dribble son jeu est constamment porté vers l’avant ce qui libère souvent des espaces pour ses coéquipiers.
Anthony fait également preuve d’une bonne agressivité en défense et au rebond en dépit de sa petite taille, ce qui représente un atout loin d’être négligeable. Comme évoqué plus haut, il est suffisamment solide sur ses appuis et avec le haut du corps pour marquer de près ses adversaires et dispose de très bons réflexes et se déplace bien sur les côtés pour contenir le porteur de balle et provoquer des pertes de balle. Son jeu défensif off-ball est également intéressant notamment sur les switchs défensifs, il est même capable de lâcher quelques contres.
Très bon finisseur, le talent de Cole Anthony s’exprime pleinement sur les phases de transition en contre-attaque lorsqu’il décide de remonter le ballon seul jusqu’au panier. Moteur en attaque de son équipe, sa palette de shoot reste de très bonne facture et il n’hésite pas à prendre sa chance de loin comme de près ce qui démontre une certaine maturité et une absence d’hésitation dans ses choix en attaque, en dépit d’un QI basket loin d’être exploité.
Faiblesses
Au-delà de ses faibles progrès depuis le lycée et les résultats médiocres des Tar Heels cette saison, le rôle d’Anthony a notamment révélé une certaine tendance à vouloir s’accaparer le ballon et abuser des tirs forcés ou contestés, rendant parfois sa prestation d’ensemble sur un match négative. Son jeu explosif comporte parfois un manque de self-contrôle à la mène et une prévisibilité dans ses choix, tout comme sa sélection de tirs et sa mécanique de shoot jugée trop lente au niveau de la libération de la balle.
En tant que dépositaire du jeu à North Carolina, Anthony commet aussi beaucoup d’impairs à la mène, son ratio AST/TOV étant loin d’être un modèle de réussite. En sachant pertinemment qu’il n’est pas un playmaker au sens premier du terme, Anthony dispose pourtant d »un temps de possession de balle par match très élevé, sans pour autant réussir à créer plus d’opportunités de jeu pour ses coéquipiers. Sa qualité de passe pure et sa lecture du jeu reste globalement assez faible pour un meneur appelé à bénéficier de plusieurs minutes en NBA selon les récents scouting reports.
Enfin ses dimensions et son gabarit le situe en dessous de profil comme LaMelo Ball, Killian Hayes ou encore Tyrese Haliburton, en particulier si on s’attarde sur son envergure qui s’avère être son plus gros point faible sur le plan physique. En défense cette faiblesse peut être exploitée par ses adversaires qui, malgré les efforts du new-yorkais en défense, pourrait profiter de leur supériorité physique pour le prendre pour cible en attaquant fréquemment son côté faible. Son évolution physique suite à sa blessure au genou sera très attentivement scrutée par les scouts.
Vue d’ensemble du profil
Combo-guard énergique, Cole Anthony se plaît dans un registre bien plus offensif que défensif en agressant l’adversaire et en tentant sa chance aussi bien de loin comme près du cercle. Capable de prendre feu à tout moment, son profil pourrait tout à fait convenir dans un groupe en mal de scoreur dans une second unit, voire même en tant que leader offensif autour duquel une franchise pourra bâtir un roster prometteur. La question qui subsiste reste l’intensité avec laquelle Anthony joue et pratique son jeu sur le terrain et qui suscite des craintes quand aux risques de blessures pouvant freiner sa progression.
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