Pour les amateurs de sport qui aiment prolonger le plaisir après le coup de sifflet final, suivre les cotes et les marchés peut ajouter une autre dimension à l'analyse des matchs. En France, la pratique du pari sportif évolue et certains joueurs se tournent désormais vers des plateformes acceptant les cryptomonnaies ; pour s'y retrouver, un comparatif des bookmakers crypto permet d'identifier les offres disponibles et de comparer leurs conditions en toute transparence. Comme toujours, il convient de miser de manière responsable et de ne jouer que ce que l'on peut se permettre de perdre.

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  • Denise Long : La pionnière venue de nulle part

    Denise Long : La pionnière venue de nulle part

    Avec l’arrivée du nouveau contrat de la WNBA qui offre une vision positive quant à la direction que prend le Basket féminin, ClutchTime vous propose de revenir sur l’histoire d’une femme unique dans l’histoire de la balle orange, une pionnière qui n’a jamais éprouvé l’envie ou le besoin de le devenir.

    Denise Long est née en 1951 dans une petite ville de l’Iowa nommée Whitten et peuplée d’environ 170 habitants. Joueuse du Lycée Union-Whitten de 1965 à 1969, Denise démontre tout son talent aux yeux du monde, lui offrant l’insigne honneur de devenir la première femme draftée en NBA. Pourtant, cette petite fille de l’Iowa n’a jamais eu l’intention d’avoir un tel impact sur son sport, son seul souhait par-dessus tout était de devenir championne avec son Lycée.

    Pour les amateurs de sport qui aiment prolonger le plaisir après le coup de sifflet final, suivre les cotes et les marchés peut ajouter une autre dimension à l'analyse des matchs. En France, la pratique du pari sportif évolue et certains joueurs se tournent désormais vers des plateformes acceptant les cryptomonnaies ; pour s'y retrouver, un comparatif des bookmakers crypto permet d'identifier les offres disponibles et de comparer leurs conditions en toute transparence. Comme toujours, il convient de miser de manière responsable et de ne jouer que ce que l'on peut se permettre de perdre.

    Denise Long qui prend un hook sur la tête de Nate Thurmond
    Source : Art Frisch, The Chronicle 1969

    La naissance d’une Pionnière

    Denise Long n’est pas née dans le Basketball, durant son enfance, son premier amour fut le Baseball ainsi que le Cheval. Ce n’est que vers ses 14-15 ans que son coach de basket lui fait vendre son cheval pour se concentrer intégralement au Basket-ball, décision fortement influencée par la présence de sa sœur.

    La sœur de Denise était son modèle dans la vie et motivée par l’envie de devenir la meilleure joueuse de Basketball de l’Iowa, elle souhaitait venger sa sœur qui a connu un certains nombre de défaites et de déceptions dans sa carrière, incitant Denise à se concentrer avec toute son énergie dans ce sport.

    Poussée également par l’envie de faire plaisir à son coach, elle fait preuve d’une éthique de travail remarquable avec plus de 4 heures d’entraînements par jour et surtout aucune excuse pour ne pas devenir la meilleure.

    À tel point qu’un journaliste sportif passera un jour par le parc où elle s’entraîne habituellement et y croisera Denise, s’entraînant sous – 11 degrés. Cela le pousse même à écrire un article sur cette scène incroyable.

    Selon Denise elle-même, c’est en 6th Grade, à l’âge de 11 ans, qu’en battant une équipe de fille de 2 ou 3 ans plus âgées, qu’elle réalisera que non seulement elle aime ce sport mais également que ce sport a l’air d’être innée chez elle et c’est donc a 12 ans qu’elle fait un pacte avec elle-même afin de devenir la meilleure joueuse de Basket de la région.

    Denise Long à droite saluant le joueur des Warriors, Stephen Curry
    Source : Michael Macor, The Chronicle

    Ailière de pas moins d’1 mètres 80, sa spécialité demeure alors le shoot à distance avant même que la ligne de 3 points n’existe, cela lui permettra de dominer très facilement sa ligue lycéenne avec plusieurs matchs à plus de 100 points. Cette domination fut notamment marquée par son match de 111 points inscrits contre le Lycée de Dows où Denise fera sortir sur faute la quasi-totalité de l’équipe adverse.

    Denise Long joue pendant 4 ans pour le lycée d’Union-Whitten de 1965 à 1969 dans une ligue féminine très différente d’aujourd’hui car 12 joueuses étaient alors alignées sur le terrain en même temps avec du 6 contre 6.

    Cette façon de jouer très différente a offert une grande notoriété à la ligue féminine lycéenne de l’époque qui favorisait de grosse performance offensive et des matchs avec des équipes à plus de 200 points. D’ailleurs, lorsque l’on voit la direction que prend la NBA aujourd’hui avec la philosophie « tout pour l’attaque », il est intéressant de faire le parallèle avec la grande notoriété de la ligue féminine lycéenne de l’époque qui jouissait d’une même célébrité en grande partie grâce à ce jeu offensif.

    Durant son année « freshman » (1ere année de lycée), Denise commence à prendre feu avec 920 points sur la saison mais ce n’est que le début car sur les 3 années suivantes, elle met 1388, 1946 et enfin un record de 1986 points pour sa dernière année ce qui lui donne une moyenne de 68,5 points par match.

    De cette façon, Denise domine sa ligue avec pas moins de 6250 points en 4 ans ce qui fut un record durant une très longue période avant qu’une certaine Lynn Lorenzen ne dépasse ce chiffre durant un match où Denise était venue assister à la rencontre dans les tribunes. Encore aujourd’hui, elle exprime énormément de respect envers Lynn d’avoir battu son record au vu de tout son travail accompli pour réussir cette prouesse.

    Pendant ses années Lycée, Denise va donc offrir l’étendue de son talent et son coach, Paul Echerman, la considérait même comme la 8e merveille du monde allant même jusqu’à dire à l’un de ses amis, avant de lui offrir son premier match en tant que titulaire, qu’il allait faire jouer la meilleure joueuse de l’histoire de l’Iowa.

    En même temps comment ne pas croire les paroles de son coach. Sa panoplie de taille, force, rapidité et vivacité combinée directement avec cette capacité à enchaîner les paniers de 9 mètres ou plus a fait d’elle une véritable légende. Même si elle regrette de ne pas avoir mieux développé son jeu a l’époque, il est incroyable qu’une petite fille de Whitten devienne une aussi grosse star locale.

    La quintessence de sa carrière Le Titre de 1968

    La section sport du « Des Moines Register » du 17 Mars 1968
    Source : Des Moines Register

    Il est important de rappeler également l’importance de Jeanette Olson dans son histoire.

    Jeanette Olson est une légende du Lycée d’Everly, grand rival de Union-Whitten et bien que Denise et Jeanette furent rivales, Denise a toujours considéré Jeanette comme son héroïne au niveau du Basketball.

    Elle l’a décrit comme une fille en avance sur son temps avec une technique et une vision de jeu incroyable pour l’époque et surtout, un tir en sortie de dribble impressionnant.

    Les grands matchs que les deux lycées se sont livrés ont créé une rivalité, mais surtout un rapprochement amical et un lien éternel entre Jeanette Olson et Denise Long et c’est pour cette raison que le match de la finale du championnat d’État organisé le 16 mars 1968 sera l’un des plus grands matchs de l’histoire de l’Iowa et du basket Féminin a 6 contre 6.

    Denise Long, E. Wayne Cooley et
    Jeanette Olson avant le match
    Source : Larry Cotlar

    Dans un Veterans Mémorial Auditiorium bondés de 15 000 personnes et pas moins de 3.5 millions de téléspectateurs dans 9 États différents, les deux Lycées vont s’offrir une bataille incroyable.

    Le Lycée d’Everly, de Jeanette Olson, va mettre en place une stratégie que beaucoup de lycée reproduisait également, mettre deux joueuses sur Denise pour l’empêcher de marquer (ce qu’on nomme aujourd’hui la « double team »).

    Cette technique fut « efficace » en limitant Denise à 64 points. Cependant, ce que le Lycée d’Everly n’avait pas prévu, c’était la montée en puissance de la cousine de Denise, Cindy Long, qui va se retrouver libre grâce à l’attraction offensive que procure Denise et qui va offrir une performance remarquable en inscrivant 40 points pour son équipe.

    Malgré les 76 points de Jeanette Olson, le Lycée d’Everly va s’incliner sur le score de 113 à 107 après prolongation et le grand cœur de Denise l’obligera à serrer dans ses bras sa rivale, Jeanette Olson, en lui déclarant que son équipe méritait également la victoire.

    Lorsque Denise raconte cette soirée, on voit non seulement un tout autre sport que le basket-ball traditionnel d’aujourd’hui mais surtout une époque très différente tels que des ajouts de points à l’une ou l’autre équipe durant la mi-temps après avoir oublié de les comptabiliser en première période.

    D’autre part, encore aujourd’hui, Denise a du mal à croire qu’elle ait rapporté à sa petite ville de moins de 200 habitants un titre tout en battant son héroïne et grande amie de toujours, Jeanette Olson.

    La Draft NBA de 1969 : Le tournant

    Présentation de Lew Alcindor, premier choix de la Draft 1969
    Source : Sports Illustrated

    Nous sommes le 7 avril 1969, Kareem Abdul-Jabbar, après un pile ou face historique, rejoint les Bucks de Milwaukee en premier choix de la draft NBA de 1969.

    Mais ce qui nous intéresse alors, c’est bien sûr la jeune Denise. Durant le 13e tour, Franklin Mieuli, propriétaire des Warriors en NBA à l’époque, va révolutionner la NBA en sélectionnant Denise Long qui sortait tout juste du Lycée à 19 ans.

    Au même moment, dans la petite ville de Whitten, Denise était à la Poste quand une personne viendra lui signaler qu’elle a été sélectionnée par les Warriors passant ainsi du jour au lendemain, d’une star locale à une star nationale.

    Ce n’est pas moins de trois pages qui lui seront consacrés dans le numéro de Sports Illustrated ce qui reste invraisemblable pour une basketteuse dans les années 60 et elle va même faire une apparition dans le Tonight Show. L’Amérique entière parle d’elle, mais la réalité était malheureusement bien moins belle.

    En effet, Franklin Mieuli n’a jamais eu l’intention de drafter Denise pour la faire jouer avec les Warriors mais plutôt comme un coup de com’ et c’est James Walter Kennedy, Commissaire de la NBA à l’époque, qui va empêcher ce choix non seulement parce que drafter des lycéens était interdit mais drafter des femmes l’était également.

    Cependant, même si Franklin Mieuli ne cache pas le fait de l’avoir drafté pour la publicité, il avoue tout de même plus tard :

    « I don’t know if women can play this game, but if anyone can, she can »

    Je ne sais pas si les femmes peuvent jouer au Basket mais si quelqu’un peut, elle peut

    Dans tous les cas, la Draft de Denise se révèlera être simplement une tentative de recrutement pour son projet de créer sa propre petite ligue « professionnelle » réservée aux femmes autour de quatre équipes, dont la star principale serait Denise Long et même si il ne payait pas ses joueuses, ce dernier utilisait différents prétextes, notamment la possibilité d’ouvrir le basket-ball féminin à une intégration au programme des Jeux Olympiques afin de ne pas payer ses joueuses.

    Denise jouera pendant un an dans cette fameuse ligue durant laquelle elle aura l’occasion de croiser Wilt Chamberlain en ville avec ses Lakers. Ce dernier, pendant qu’il lui signera un autographe, lui demandera s’il s’agissait bien de la fille qui avait battu ses records, ce à quoi elle répondra avec beaucoup de timidité et d’humilité :

    « Yes but i didn’t mean to »

    Oui mais je ne voulais pas

    Même si son expérience avec les Warriors n’a pas fonctionné sur le long terme, sa participation dans cette petite ligue féminine, même pendant une seule année, aura grandement participé au développement du basket-ball féminin, que ce soit avec l’inscription du basket féminin aux Jeux Olympiques de Montréal en 1976, la première ligue professionnelle féminine en 1978 ou encore la création de la WNBA en 1996 grâce au regretté Commissaire de la NBA, David Stern.

    Le « choix » d’un train de vie paisible

    Denise long prenant quelques shoots dans la salle d’entraînement des Warriors
    Source : Michael Macor, The Chronicle

    À la suite de son année avec les Warriors, Denise ne supporte plus la vie californienne et le calme de l’Iowa lui manque, elle décide donc de retourner sur ses terres d’origine afin de poursuivre un cursus universitaire.

    Le manque de salaire des femmes dans le milieu du basket-ball dans les années 60-70 a placé Denise en face d’une réalité violente, l’abandon du basket-ball était nécessaire et d’ailleurs, elle reconnaît elle-même qu’à l’époque, elle ne se voyait pas jouer après le Lycée mais que le fait d’être drafté par les Warriors lui avait néanmoins offert une opportunité extraordinaire, même si elle ne se sentait pas à sa place en Californie, surtout au début des années 70.

    Sa notoriété après la draft et son année avec les Warriors lui montre les côtés néfastes de la célébrité. A l’Université, elle a dû faire face à des appels obscènes en pleine nuit, des rumeurs blessantes dispersées par des étudiants dont elle avait rejeté les avances ou encore une invitation dans une fraternité pour une soi-disant fête mais en se retrouvant là-bas, elle se rendit compte qu’elle était finalement la seule fille.

    Cependant, ce n’est pas que dans ses études que sa notoriété a eu un impact immense. Une fille d’un club de strip-tease utilisera même son nom pour ramener plus de clients ou encore un homme qu’elle épousera plus tard, tentera à tout prix de la ramener au basket-ball alors qu’elle en était sortie depuis longtemps déjà.

    Cependant, malgré tous ces à côtés, elle ne regrette pas d’avoir rejoint les Warriors et de fait, de s’être exposée à une notoriété nationale même si, lorsque Paul Eckerman, le coach qui lui a tout appris du basket, lui demandait si elle regrettait de s’être lancée dans le basket-ball, elle répond en rigolant :

    « You could’ve taught me Tennis or Golf »

    Tu aurais pu m’apprendre le Tennis ou le Golf
    (deux sports qui permettaient aux femmes de gagner leurs vies)

    Finalement, Denise se tournera vers Dieu et obtiendra un diplôme en éducation physique puis un diplôme en théologie biblique avant d’obtenir son diplôme de Pharmacienne a l’université de Drake et de devenir Pharmacienne jusqu’à sa retraite.

    Pour ce qui est de sa vision du basket-ball après son arrêt, elle reconnaît que le basket-ball a 6 contre 6 qu’elle pratiquait était bien plus intéressant et amusant.

    Surtout, comme le rappelle Jean Berger, ancienne joueuse des Huskies, le 6 contre 6 était un jeu différent qui empêchait les comparaisons avec les garçons. Le basket-ball féminin a perdu de sa notoriété lorsque le 6 contre 6 a été enlevé alors qu’à l’époque de Denise, dans l’Iowa, le basket-ball lycéen féminin était plus connu que le basket-ball masculin.

    Aujourd’hui, Denise à l’impression que la suppression du 6 contre 6 a retiré l’unicité du basket-ball féminin et a ouvert la porte aux comparaisons masculines ce qui, selon elle, était impossible car les femmes ne pouvaient pas jouer aussi bien que les hommes.

    Elle reconnaît, par ailleurs, que durant des matchs d’exhibition ou des entraînements avec les Warriors, elle n’osait pas attaquer la raquette contre les hommes et cela se comprend sachant qu’à son époque, Nate Thurmond était le pivot des Warriors ( 2 mètres 11 pour 102 kilos).

    Quoi qu’il en soit, la carrière de Denise peut sembler minime pour beaucoup mais en réalité, sans le souhaiter, elle a ouvert la porte a une génération de femmes qui se sont accrochées à la même idée que Denise Long et même si elle a abandonné officiellement le basket-ball à la fin du Lycée, son histoire sera toujours étroitement liée à ce sport.

    D’ailleurs, Denise n’a pas réellement arrêté de jouer car durant l’été 1973 par exemple, elle a joué pour une équipe chrétienne mais également en 1979 où elle sera encore acclamée par un public conquis qui se souviens encore, même 10 ans après, de la légendaire joueuse de l’Iowa.

    Pour finir, son intronisation au Hall of Fame en 1975 montre l’importance et l’impact que cette femme a eu sur le basket-ball féminin spécifiquement depuis que le parc où la jeune Denise Long s’entraînait de longues heures tous les jours dans sa jeunesse, qu’il fasse 35 degrés ou – 11 degrés, porte aujourd’hui son nom.

    Pas mal pour une fille dont le rêve était simplement de gagner un championnat d’État.

  • Clutch Action #2

    Clutch Action #2

    Pour vous faire patienter avant que la NBA ne reprenne, Clutch Time vous propose de revoir les actions les plus « clutchs » de la saison 2019-2020. Un layup pour égaliser dans la dernière minute, un tir pour passer devant au buzzer ou un lancer-franc pour la gagne, voici notre deuxième numéro des quelques actions offensives qui ont marqué les premières semaines de novembre.

    Dans la catégorie : le jump shot assassin

    Jayson Tatum (Boston Celtics)

    01/11/19 : vs New York, victoire 104-102

    https://www.youtube.com/watch?v=W68m2PzFEfI

    Les Knicks ont été étonnamment accrocheurs tout au long de ce match. Alors que Kemba Walker a permis aux siens de mener de 3pts après deux lancers-francs à 5 » du buzzer, Marcus Morris planta un 3pts pour revenir à égalité. Temps mort Boston. Pour cette remise en jeu cruciale, Brad Stevens a espacé au maximum ses joueurs sur le parquet afin de permettre à Tatum de jouer son 1 contre 1. Il ne reste plus qu’au jeune prodige des Celtics de se jouer du rookie RJ Barrett et de planter le panier décisif à 1 » de la sirène dans la « Kawhi’s Zone ».

    Furkan Korkmaz (Philadelphie Sixers)

    02/11/19 : @ Portland, victoire 129-128

    https://www.youtube.com/watch?v=rR2SKnez-7k

    Alors que les Blazers se dirigeaient vers un joli succès face à une grosse écurie à l’Est, les hommes de Brett Brown n’ont rien lâché pour rester en course pour la victoire. A 10 » de la fin, les deux lancers-francs de Ben Simmons ont permis aux Sixers de passer enfin devant d’un tout petit point. Puis ce fut au tour du jeune Anfernee Simons de se montrer avec un tir à 3pts à 2 » de la sirène. Deux points d’avance pour les Blazers, temps mort des Sixers. Brett Brown réalisa l’ajustement parfait avec la rentrée de Furkan Korkmaz à la place de James Ennis. Ben Simmons s’est assuré de lui donner la balle dans le bon timing et le turc ne manqua pas la cible.

    Nikola Jokic (Denver Nuggets)

    10/11/19 : @ Minnesota, victoire 100-98, OT

    https://www.youtube.com/watch?v=5OA2SMf0Gdk

    Les Nuggets ne pensaient pas autant batailler face à cette équipe des Wolves. Après un tirs à 3pts de Karl-Anthony Towns pour arracher la prolongation, après s’être démenés pour ne pas succomber lors des 5 minutes supplémentaires. La victoire s’est jouée juste après un tir réussi de Robert Covington pour l’égalisation. Temps mort Denver. Will Barton joua le pick and roll avec son pivot. Le serbe se retrouva ensuite avec le ballon entre les mains face au « terrible » défenseur KAT. Sans être flashy, mais tout en maîtrise, Jokic offrit la victoire aux siens sur ce turnaround jumper.


    Dans la catégorie : in the paint

    Harrison Barnes (Sacramento Kings)

    01/11/19 : vs Jazz, victoire 102-101

    Alors que les Kings semblaient se diriger vers une belle victoire, le Jazz sous l’impulsion de Donovan Mitchell a enchaîné un 7-0 pour recoller au score puis passer devant d’un point à 11 » de la fin du match. Pas de temps-mort pour les Kings mais une faute de Rudy Gobert a permis à Luke Walton de procéder à plusieurs changements dont la rentrée de Nemanja Bjelica. Le croate tenta alors un 3pts dans le corner suite à une superbe passe de De’Aaron Fox, mais le ballon ricocha sur le cercle laissant ainsi le temps à Barnes de marquer le panier décisif sur une claquette offensive.

    Joel Embiid (Philadelphie Sixers)

    12/11/19 : vs Cavaliers, victoire 98-97

    Pas le match le plus emballant de l’année, mais les Cavs ont tout de même trouvé le moyen de rester compétitifs jusqu’au bout. Devant de cinq points à 3 minutes de la fin du match, ils n’ont, ensuite, plus scoré jusqu’au buzzer ! Les Sixers ont donc repris les commandes du match, d’abord grâce à Tobias Harris. A 21 » de la fin du match, les Sixers remportèrent un entre-deux et Brett Brown s’empressa de demander le temps-mort. L’action qui a suivi cette pause fut décisive. Le camerounais posa deux écrans, d’abord pour Richardson puis pour Harris. Ce dernier trouva son pivot en parfaite position pour le dunk de la victoire.


    Dans la catégorie : pour accrocher la prolongation

    Andrew Wiggins (Minnesota Timberwolves)

    08/11/19 : vs Warriors, victoire 115-109 OT

    A 25 » de la fin du 4e quart-temps, les Warriors menaient de 4 points. Une faute d’Alec Burks envoya Karl-Anthony Tows sur la ligne des lancers-francs (2/2), puis un ballon perdu par le rookie Eric Paschall permis aux Wolves de jouer la dernière possession pour le gain du match ou au moins accrocher la prolongation. C’est la dernière option qu’a choisi l’ailier Andrew Wiggins en attaquant une défense bien molle des Warriors. Bouillant sur ce match, Wiggins guida les siens vers la victoire en prolongation avec un total de 40pts sur la rencontre. Pas étonnant que les Warriors aient mis la main sur l’ancien N°1 de la draft quelques mois plus tard.

  • Fiche de Draft 2020 : Killian Tillie, le chouchou des Zags

    Fiche de Draft 2020 : Killian Tillie, le chouchou des Zags

    Killian Tillie – Ailier fort / Pivot

    Bulldogs de Gonzaga

    division 1 de la NCAA West Coast Conference (WCC)

    Statistiques du Joueur 2019-2020

    Source : ESPN.com
    24 Matchs 
    24.6 minutes
    13.6 points (53%FG, 40%3pts)
    5 rebonds
    1.9 passes
    1 interception
    0.8 contres

    Curriculum

    • Senior
    • Sort du Centre Fédéral de Basket-Ball (INSEP)
    • Français
    • 22 ans (né le 5 Mars 1998 à Cagnes-sur-Mer)
    • 6’10 » (2m08)
    • 220lb (100 kilos)
    • Envergure de 210cm environ (6’11 »)
    • Détente non renseignée

    Palmarès

    • 1ere équipe All-WCC en 2020
    • 2eme équipe All-WCC en 2018
    • MVP du tournoi WCC en 2018
    • MVP du championnat Européen des – de 16 ans FIBA en 2014
    • Médaille d’or au championnat Européen des – de 16 ans en 2014
    • Médaille de Bronze au championnat 3 contre 3 des – de 18 ans en 2015
    • Athlète de l’année en 2020 de l’Université de Gonzaga

    Récap’ de la saison du Joueur

    Pendant sa dernière saison avec les Bulldogs (Senior Year), Killian va manquer le début de la saison 2019-2020 à cause d’une blessure au genou causée par un essai avec les Hawks d’Atlanta en Mai dernier.

    Killian va donc faire ses débuts le 19 novembre 2019 face au Mavericks de l’université d’Arlington au Texas. Il offre une belle performance de 15 points et 8 rebonds mais seulement 2 mois plus tard, le 30 Janvier 2020, il sort de nouveau sur blessure à la cheville, moins grave cette fois-ci et ne manque que deux matchs avant de revenir le 8 février pour une victoire contre Saint Mary’s avec 19 points.

    Il dépassera 5 fois les 20 points dans un match durant la saison avec une pointe à 22 points réalisée à quatre reprises. L’une de ses meilleures performances sera contre l’université Pacific dans l’Oregon avec 22 points (4/5 à 3 points), 8 rebonds et 4 contres.

    Ses progrès dans tous les compartiments du jeu depuis sa première saison avec les Zags (surnom de Gonzaga) sont notoires mais les blessures ont souvent stoppé sa progression et sa montée en puissance, cependant, cela n’a pas empêché le Benjamin de la famille Tillie de taper dans l’œil des franchises NBA même si ce dernier n’a pas participé au Draft Combine.

    Forces

    Killian dispose d’un gros QI des deux côtés du terrain, un bon passeur avec une bonne vision qui colle bien avec des arrières scoreurs, des fondamentaux intéressants et un saut rapide pour voler des ballons sur rebonds offensifs.

    De plus, il peut offrir du « spacing » nécessaire dans la NBA actuelle avec un 3 points très efficace (40% en Senior avec presque 4 tentatives par match), il peut devenir un bon protecteur d’arceau (dans le style d’un Brook Lopez actuel) et on ne peut pas sous-estimer sa conduite de balle et son jeu au poste qui sont tous deux déjà efficaces, chose assez rare au niveau universitaire.

    Faiblesses

    Malheureusement, la plus grosse faiblesse de Killian depuis plusieurs années reste son corps, avec des blessures à la hanche dans sa première saison, cheville et pied durant sa seconde saison, genou dans sa 3ème saison puis cheville et genou cette année, il est un joueur qualifié de « fragile » ce qui fait chuter son attractivité et donc ses places dans les rankings de la Draft.

    En dehors de son corps, son physique est son second problème car son manque d’explosivité et de détente ne font pas de lui l’un des « freaks » dont la NBA raffole, en sachant que les franchises NBA recherchent essentiellement des joueurs capables de switcher sur plusieurs positions, il est vrai que Killian ne rentre pas dans cette catégorie de joueur qui pourrait défendre efficacement un Russell Westbrook ou un Stephen Curry, même avec un gros QI Basket.

    Enfin, Killian a du travail sur plusieurs facettes du jeu qui sont assez importantes, notamment la défense en « PnR », les « close-out », la défense en 1 contre 1 (isolation), son « handle » surtout avec sa main faible et enfin il est limité à du tir en « catch and shoot » ce qui est logique pour un joueur universitaire mais il est toujours intéressant de développer un tir en sortie de dribble depuis la ligne des lancers pour un ailier fort/pivot.

    Dans tous les cas, en dehors des blessures, ses qualités de basketteurs peuvent encore progresser dans tous ces domaines, car avec ses bonnes bases, il peut facilement limiter ses faiblesses avec du travail.

    Vue d’ensemble du profil

    Killian Tillie est un joueur qui mise beaucoup sur son intelligence de jeu qui reste sa plus grande force, il compense énormément ses lacunes sur le plan physique, surtout en défense, par une intelligence supérieure sur le terrain ce qui fait de lui, non seulement un bon défenseur mais surtout un très bon joueur clé avec Gonzaga.

    N’importe quelle équipe qui a besoin d’un joueur capable d’écarter le terrain efficacement (19/41 à 3 points selon la distance NBA) doit se procurer Killian qui aura une chance de devenir un très bon remplaçant voire titulaire en NBA si son corps lui donne cette chance et surtout si une franchise lui accorde sa confiance.

    Comparaisons

    • Danilo Gallinari
    • Draymond Green
    • Brook Lopez
    • Al Horford
    • Domantas Sabonis

    Draft Consensus

    • Non drafté selon nbadraft.net
    • 40ème selon Tankathon
    • 46ème selon nbadraftroom
    • 40ème choix au mieux ou non drafté selon les différents classements.

    Mock Draft ClutchTime : Sélectionné à la 60ème place

    Highlights

    Source : Stadium
  • Clutch Action #1

    Clutch Action #1

    Pour vous faire patienter avant que la NBA ne reprenne, Clutch Time vous propose de revoir les actions les plus « clutchs » de la saison. Un layup pour égaliser dans la dernière minute, un tir pour passer devant au buzzer ou un lancer-franc pour la gagne, voici quelques actions offensives qui ont marqué les premières semaines de cette édition 2019-2020 historique.

    Dans la catégorie : Au buzzer !

    Giannis Antetokounmpo (Milwaukee Bucks)

    26/10/19 : vs Miami, défaite 126-131

    Après avoir compté jusqu’à 21 points d’avance dans le 3e quart-temps, les Bucks ont subi de plein fouet le retour des hommes d’Erik Spoelstra. Le duo Dragic-Adebayo a même permis au Heat de mener de 9 points à quelques minutes du terme. Alors qu’il ne reste que quelques secondes à jouer, sur un tir manqué de Khris Middleton, le MVP 2019 récupère un rebond offensif (merci Olynyk) pour marquer au buzzer et accrocher la prolongation. La suite est moins glorieuse, puisque Antetokounmpo est sorti pour 6 fautes et le Heat remporta le match, la première défaite des Bucks à la maison.

    Jae Crowder (Memphis Grizzlies)

    27/10/19 : vs Brooklyn, victoire 134-133

    Un match fou grâce au duel entre les deux meneurs Ja Morant et Kyrie Irving. Si le rookie a réalisé un immense match (cf voir plus bas), son coéquipier Jae Crowder a été le héros de cet heureux dénouement. Après avoir manqué un lancer-franc sur deux, Spencer Dinwiddie et les Nets n’ont su se mettre complètement à l’abri. Le rookie a la balle dans les mains et trouve intelligemment son coéquipier Crowder déjà auteur d’un 3pts clutch quelques actions auparavant. Victoire au buzzer !


    Dans la catégorie : le panier assassin

    Kyrie Irving (Brooklyn Nets)

    25/10/19 : vs New York, victoire 113-109

    Menés de 3pts à une minute de la fin du match, les Nets ont pu compter sur leur meneur star pour renverser la rencontre. D’abord sur un jump shot à 2pts pour revenir à un point, Irving prend le contrôle de la rencontre sur un 3pts qui doit forcément rappeler des souvenirs aux fans des Warriors. A 22 » secondes de la fin du match, le meneur replace son équipe sur de bons rails, puis c’est Spencer Dinwiddie qui termine le job en rentrant deux lancers-francs.

    DeMar DeRozan (San Antonio Spurs)

    26/10/19 : vs Washington, victoire 124-122

    Une rencontre équilibrée entre ces deux équipes. Tout s’est joué en fin de rencontre. Après deux lancers-francs réussis par le Wizard, les Spurs ont donc confié le ballon dans les mains de leur arrière. Aldridge est venu poser un écran et DeRozan a pu transpercer la défense adverse et marquer le layup de la victoire. Une action plus tard, Beal s’est également trouver une position de tir près du cercle mais fut contré par Derrick White.


    Dans la catégorie : Clutch sur la ligne des lancers-francs

    Donovan Mitchell (Utah Jazz)

    28/10/19 : @ Phoenix, victoire 96-95

    Un match étonnamment compliqué pour le Jazz. Mike Conley a eu toute les peines du monde pour avoir un impact positif sur ce match. A 47 » de la sirène, l’arrière des Suns Jevon Carter rentra un 3pts pour ramener les siens à égalité (95-95). La suite est moins maîtrisée avec un ballon perdu par Donovan Mitchell, suivi d’un 3pts manqué par Kelly Oubre. Le dernier ballon se trouva donc dans les mains de l’arrière du Jazz, qui ne perd pas de temps pour foncer vers le cercle obtenant ainsi la faute d’un Devin Booker qui était venu en aide, 1 sur 2 sur la ligne de réparation, victoire Utah.

    James Harden (Houston Rockets)

    30/10/19 : victoire @ Washington 159-158

    Non vous ne rêvez pas il s’agit bien d’un match de saison régulière et non d’un All-Star Game. Il a fallu 159 points aux Rockets pour venir à bout de ces Wizars (with no D). Cette soirée historique s’est jouée dans les dernières secondes avec une faute de PJ Tucker sur une tentative de loin de Bradley Beal, permettant ainsi d’avoir une égalité parfaite à 7 » du buzzer. James Harden a bien évidemment pris les commandes pour finir ce match d’anthologie en abusant de ce pauvre Isaac Bonga qui s’est vu siffler une faute. Le mécontentement affiché des Wizards n’y changera rien et Harden s’assurera de rentrer un lancer-franc pour clôturer cette orgie offensive.


    Dans la catégorie : Défense

    Ja Morant (Memphis Grizzlies)

    27/10/19 : vs Brooklyn, victoire 134-133

    https://www.youtube.com/watch?v=Nu5lpt_QDzU

    Pour son 3e match chez les pros, le rookie a bluffé toute la ligue en tenant tête à Kyrie Irving. En plus d’avoir scoré 30pts et délivré 9 passes décisives, Morant a eu le culot de contrer le champion 2016 dans les dernières secondes du 4e quart-temps pour jouer les prolongations. Vous connaissez la suite, Jae offrira la victoire aux siens sur la 9e assist d’un rookie pas comme les autres.

  • Andre Iguodala : le 6e homme sacré MVP des Finales 2015

    Andre Iguodala : le 6e homme sacré MVP des Finales 2015

    La NBA s’est dotée de plusieurs histoires surprenantes au cours de ces dernières années. Ce fut le cas lors de la Finale 2015 avec le titre de MVP pour le 6e homme : Andre Iguodala. Dans un futur plus ou moins proche, les spécialistes NBA pourront se demander comment ce trophée a été refusé aux stars comme Curry, Thompson ou encore Green. C’est pourtant avec beaucoup de logique que les journalistes ont choisi un joueur qui a fait basculer la série et amorcer le début d’une longue période de domination des Warriors.

    Qui aurait pu deviner, qu’Andre Iguodala, 6e homme de Golden State lors de la saison 2014-2015, allait devenir le premier MVP des Finales de cette génération des Warriors version Curry & co ! Arrivé à 30 ans dans la Bay après une seule saison à Denver (éliminé par Golden State au 1er tour), Iguodala signa un contrat de 4 ans pour 48M$. Le GM Bob Myers et son staff ont ainsi pu récupérer un All-Star (une fois en 2012), capable de partager la balle (5.4pds) et surtout d’apporter en défense (1.7ints).

    Titulaire lors de sa première saison sous ses nouvelles couleurs, sa moyenne de points a considérablement chuté en présence de joueurs offensifs tels que Stephen Curry, Klay Thompson et David Lee. Le bilan de cette première année est mitigé avec 19 rencontres manquées en saison régulière et une élimination douloureuse au premier tour des Playoffs face aux Clippers. Le Game 7 perdu à Los Angeles fut le dernier match coaché par Mark Jackson, le choix de son successeur dans les semaines qui ont suivi cette désillusion, a fait basculer la franchise dans une nouvelle ère.

    Steve Kerr et Andre Iguodala via Basket USA

    Steve Kerr avait le choix entre les Knicks et les Warriors, et le coach rookie a eu le nez fin en choisissant un roster jeune et prometteur tout en étant encadré par de solides vétérans (Barbosa, Bogut, Livingston et Iguodala). L’un de ses premiers choix marquants fut de placer Iguodala sur le banc en tant que 6e homme afin de faire de la place dans le cinq pour Draymond Green. Dès le mois d’août 2014, le coach évoqua cette possibilité en essayant de ne pas froisser la recrue phare de la saison dernière.

    « Andre a débuté la saison passée, ce qui sera probablement encore le cas cette année, mais nous avons beaucoup d’options car nous avons de bons joueurs avec Draymond Green et Harrison Barnes. »

    Steve Kerr via SI.com

    A 31ans, et après 758 matchs NBA tous débutés, Iguodala a dû se résoudre à laisser la place aux jeunes joueurs que sont Barnes et Green. En le plaçant sur le banc, Kerr s’est doté d’un playmaker de grande classe dans la second unit. L’idée semble ingénieuse, mais l’ailier a connu quelques difficultés d’adaptation en affichant ses pires moyennes statistiques en carrière : 7.8pts, 3.3rds, 3pds, 1.5ints.

    « Était-ce le début de la fin pour moi ? Je ne voulais pas le penser, mais chaque joueur sait que ses jours sont comptés, et quand un starter est transformé en joueur de banc, c’est juste un de ces moments où vous commencez à vous demander si la fin arrive plus tôt que vous ne le pensez. »

    Andre Iguodala dans son livre « The Sixth Men »

    En revanche, sur le plan collectif, le pari de Steve Kerr porta ses fruits en plaçant Golden State meilleure attaque de la ligue, et le parcours est globalement maîtrisé en Playoffs (12v-3d) jusqu’aux Finales face aux Cavaliers. Le Cinq de départ fut identique tout au long des Playoffs à l’Ouest et Iguodala continua de sortir du banc pour le bien de l’équipe. Chargé de défendre sur le meilleur scoreur adverse, son duel face à LeBron James est présenté comme une des clés de cette série.

    Andre Iguodala en défense sur LeBron James via Hoopshabit.com

    Annoncés favoris de ces Finales, les Warriors ont également eu la chance de voir Kyrie Irving sortir sur blessure avant la fin du Game 1 sans oublier que Kevin Love était déjà absent pour cette série. James a est allé à la guerre avec Matthew Dellavedova, Timofey Mozgov et Iman Shumpert

    Et pourtant, avec seulement 97.3pts de moyenne par match, les Warriors pataugèrent en attaque et voilà que les Cavaliers se sont permis de mener la série 2-1 à la fin d’un Game 3 globalement dominé par James : 40pts dont 14 dans le dernier quart-temps. C’est après cette défaite que le staff des Warriors décida de se réunir afin de prendre une décision qui fera basculer le destin de cette franchise.

    Nic U’Ren est un jeune assistant vidéo de 28 ans au sein des Warriors, qui, lors d’un déjeuner entre collègues proposa une idée à Kerr en s’inspirant du small ball des Spurs la saison dernière.

    « J’ai simplement expliqué qu’ils avaient titularisé Diaw au lieu de Splitter et que titulariser Andre était à étudier. Nous voulions lui dire à temps afin qu’il puisse regarder la vidéo du match et prendre une décision. »

    U’Ren via Yahoo ! Sports

    Une idée validée par Steve Kerr, pour qui des choses devaient être indubitablement modifiées dans le jeu.

    « Je ne pense pas que c’était risqué parce qu’ils étaient en train de nous botter les fesses. Nous étions en train de courir dans la boue. »

    Steve Kerr via Yahoo ! Sports

    Ce changement opéré pour le Game 4 a marqué à jamais l’entrée des Warriors 2015 dans l’histoire avec un retournement de situation en leur faveur. Grâce à U’Ren, les Warriors ont amélioré significativement leurs stats avec un lineup de petite taille.

    Chiffres des Warriors en fonction des lineups utilisés via ESPN

    Le retour d’Iguodala dans le cinq de départ a permis de remporter un Game 4 important et avec la plus grosse marge de la série (+21). Son apport en attaque (22pts) tout comme sa défense sur James (0pt dans le 4e quart-temps) ont pesé sur le résultat de la rencontre. La suite ne fut que plus belle avec deux nouvelles victoires pour sceller le sort des Cavaliers et ainsi glaner le 4e titre de la franchise californienne. Le rôle d’Iguodala a été d’une importance cruciale durant cette série avec des chiffres à la hauteur d’un All-Star (sauf pour les lancers-francs : 35.7%).

    Les moyennes statistiques d’Iguodala lors des trois premiers tours de Playoffs et lors des Finales

    Son impact à partir du Game 4 et sa performance lors du Game 6 (25pts) ont marqué les esprits, si bien que les journalistes lui ont accordé 7 votes sur 11 pour le titre de MVP des Finales, le reste des votes étant attribués au valeureux perdant LeBron James.

    Pour la première fois de l’histoire, un remplaçant est devenu MVP des Finals. Toujours plus étonnant, Iguodala a obtenu ce trophée en jouant aux côtés du MVP de la saison régulière : Stephen Curry. Pour retrouver un tel scénario, il faut remonter en 1980 avec les Lakers et Magic Johnson dans le rôle du MVP des Finales et Kareem Abdul-Jabbar dans celui du MVP de la saison.

    Stephen Curry et Andre Iguodala à la fin du Game 6 – Photo by Jesse D. Garrabrant via Getty Images

    L’attribution de ce trophée est d’autant plus surprenante que l’ailier l’a obtenu avec des futurs Hall of Famers dans son équipe avec Curry, Thompson, Green, et ce dernier ne manqua pas d’ailleurs de le remercier.

    « Il a été énorme tout au long de la série. Mais il a sauvé cette saison pour nous. C’est un professionnel et ça s’est vu, et c’est pourquoi il est le MVP de cette série et c’est pourquoi nous sommes champions. »

    Draymond Green via ESPN

    L’heureux élu a même eu le droit à des compliments de la part de LeBron James.

    « Ce n’est jamais du un contre un, mais je pense que sa capacité à jouer à plusieurs positions pour son équipe avec certains de ces autres gars a permis à leur équipe d’être si dynamique »

    LeBron James via ESPN

    Une belle et surprenante histoire d’un 6e homme devenu MVP des Finales d’une équipe aux prémices de sa domination. Le professionnalisme d’Iguodala, ainsi que l’idée amenée par le jeune U’Ren ont permis entre autre de lancer une dynastie pour la deuxième moitié des années 2010.

    https://www.youtube.com/watch?v=RhQkm8YbVuo
  • Les Raptors, sérieux contenders?

    Les Raptors, sérieux contenders?

    Les discussions autour d’une reprise se sont intensifiées ces derniers jours, et les acteurs concernés se préparent à retrouver le chemin des parquets cet été. Cette période unique dans l’histoire de la ligue aura permis aux Raptors, franchise titrée en 2019, de savourer son sacre plus longtemps que n’importe quelle autre équipe auparavant, et malgré le départ de sa star Kawhi Leonard, la belle histoire semble se poursuivre. Deuxième à l’Est, la franchise canadienne présente néanmoins des chiffres intrigants.

    Qui aurait pu anticiper le fait que les Raptors allait présenter le 3e meilleur total de victoires cette saison et se placer confortablement à la 2e place de la conférence Est après le départ du MVP des Finals 2019. Les hommes de Nick Nurse ont remporté 46 de leur 64 matchs cette saison, soit exactement le même bilan que la saison dernière pour un nombre identique de rencontres jouées. Petit bonus, les coéquipiers de Kyle Lowry ont établi un record de franchise avec 15 victoires de rang entre janvier et février. Comment cette équipe peut maintenir un tel niveau en l’absence de leur ancien leader offensif et en jonglant avec les différents pépins physiques des joueurs clés (Gasol, Ibaka, Siakam, VanVleet, Powell…).

    Vous connaissez la célèbre phrase de Michael Jordan :

    « L’attaque fait lever les foules, tandis que la défense fait gagner les titres »

    Si Pascal Siakam et Fred VanVleet ont pris du poids en attaque, la défense et la régularité des canadiens face à des équipes moyennes sont les clés de leur succès. Les Pacers peuvent en témoigner avec une défaite humiliante de 46 points d’écart le 23 février dernier. Encore un record de franchise! Toronto est l’équipe qui accorde le moins de points par match à ses adversaires avec 106.5pts de moyenne, et pour aller plus loin, c’est également la franchise qui encaisse le moins de paniers adverses avec une moyenne de 37.9 paniers par rencontre et un taux de réussite aux tirs relativement faible : 42.9% à 2pts (2e) et 33.7% à 3pts (1er) (via NBA.com).

    Si les Raptors sont en position pour défendre fièrement leur titre, on peut néanmoins trouver quelques points noirs concernant leur fabuleux exercice 2019-2020. En se focalisant sur les match disputés face aux meilleures équipes à l’Est (Milwaukee, Boston et Miami) leur bilan est assez décevant avec 1 victoire pour 6 défaites et une adresse aux tirs qui chutent drastiquement.

    Saison 2019-2020 : 45.8% à 2pts, 37.1% à 3pts

    Face à Milwaukee, Boston et Miami : 40.6% à 2pts, 33.5% à 3pts

    Rien d’alarmant pour un roster qui a montré du caractère lors des Playoffs 2019, mais certaines problématiques se sont répétées au cours de ces performances plutôt décevantes. Gros point noir: l’adresse du backcourt Lowry/VanVleet. Face à la défense en zone du Heat, le tandem n’a pu faire mieux que 6/43 à 3pts. Contre la défense « in the paint » des Bucks, VanVleet est à 0/10 tirs dans la raquette et Lowry afficha 0/5 lors du 2e match et malgré ses 36pts dans leur premier face à face, le meneur n’a scoré que 2pts dans le dernier quart-temps de ce match. Face aux Celtics, les pourcentages de réussite aux tirs de VanVleet chutent autour des 32.3%.

    VanVleet ne se montre pas à son avantage sur les drives vers le cercle. Bien qu’il soit l’un des joueurs qui drive le plus cette saison (14.9 par match), il ne semble guère efficace avec une adresse qui atteint péniblement les 36% de réussite. Il lui est difficile d’accéder facilement au cercle avec un taux de scoring autour des 27% dans ce genre de situation, soit le plus faible résultat de la ligue (via NBA.com).

    Les performances de ce backcourt ne suffisent pas à elles seules pour expliquer les défaillances de toute une équipe. En revanche, certains chiffres amènent à revoir les difficultés de présenter un backcourt de petite taille (Lowry 1m83, VanVleet 1m85). Les deux arrières ont éprouvé des difficultés à scorer inside et cela impacte considérablement l’adresse générale de l’équipe dans les zones les plus proches du cercle.

    Pourcentages de réussite en fonction de la distance par rapport au cercle. (via NBA.com)

    Si le bilan est identique au même stade par rapport à la saison dernière, les taux de réussite aux tirs proches du cercle sont définitivement différents. Cette saison, Toronto présente le 4e pourcentage le plus faible de la ligue dans la catégorie 15-19 ft du cercle, idem pour la distance comprise entre 5 et 9 ft. Les pourcentages sont effectivement bien inférieurs comparés à ceux des Raptors version 2018-19, mais le chiffre qui semble le plus préoccupant est celui concernant les tirs à moins de 5ft. Il faut retourner en 2010 pour trouver la dernière équipe finaliste en dessous des 60% de réussite avec les Lakers (59.1%).

    Si la saison régulière des Raptors fut remarquable avant son arrêt prématuré, on peut être en droit de se questionner quant à leur capacité à se confronter à des équipes prêtes à fermer l’accès à la raquette, tout en sachant que les pourcentages à 3pts ont tendance à chuter lors des Playoffs. Les résultats mitigés face aux concurrents de la conférence combinés avec un backcourt historiquement petit, Nick Nurse va devoir redoubler d’ingéniosité pour maintenir sa solide défense et permettre à leur option N°1 en attaque, Pascal Siakam, de les emmener le plus loin possible.

  • Channing Frye: le « stretch five » de la dernière décennie

    Channing Frye: le « stretch five » de la dernière décennie

    Il n’a jamais été All-Star, il n’a jamais été élu dans une All NBA Team, Channing Frye ne vous inspire peut-être pas sauf quand ce dernier donne son avis sur Michael Jordan. Et pourtant, ce pivot de 2m13 est un modèle à suivre pour de nombreux bigs men qui souhaitent percer dans le jeu NBA actuel. L’évolution de son jeu au tout début de la dernière décennie est unique en son genre.

    Si Mehmet Okur est considéré comme un pionnier pour les stretchs five, Frye est celui qui a tracé l’autoroute pour ce profil de joueur de plus en plus rechercher. Drafté en 8e position en 2005 par les Knicks, le jeune pivot fraîchement diplômé de l’université d’Arizona, présentait déjà des prédispositions à jouer face au panier. Très loin d’avoir les qualités habituelles pour un joueur de 2m13 (rebonds et intimidation dans la raquette), Frye optimisa son catch and shoot à mi-distance pour conserver sa place sur le terrain. Il n’est pas rare de le voir placé au poste 4 à côté d’un vrai pivot à l’ancienne lors de sa période avec les Knicks puis avec les Trail Blazers.

    Sous les ordres de coachs « Old School » tels que Larry Brown et Isiah Thomas à New York, puis sous Nate McMilan à Portland, le pivot n’a eu que peu d’opportunités pour étendre sa palette de tirs. Dommage qu’il ait loupé de peu le génie du « spacing » Mike D’Antoni, qui a rejoint New York en 2008, un an après le départ de Frye dans l’Oregon. C’est donc sans surprise qu’à 26 ans, Frye décida de signer pour deux saisons dans une franchise dont la culture va enfin lui permettre de développer son jeu offensif : les Phoenix Suns.

    Statistiques pré-Phoenix (2005-2009): 278 matchs

    8.2pts, 4.5rds, 0.7pd, 0.3 tir à 3pts tenté, 28.6% à 3pts, 46.2% EFG, 102.6 OffRtg, en 20′

    La shot chart de Frye de 2005 à 2009 – via statmuse

    Statistiques Période Phoenix (2009-2013): 304 matchs

    11.4pts, 5.7rds, 1.3pds, 5 tirs à 3pts tentés, 38.9%, 53.5% EFG, 111.5 OffRtg, en 28′

    La shot chart de Frye de 2009 à 2013 – via statmuse

    Avec Alvin Gentry, les Suns ont retrouvé le Run and Gun des années D’Antoni et ont complètement libéré Channing Frye. Avec plus de 5 tentatives par matchs à 7m23, c’est le pivot qui tente le plus sa chance de loin durant sa période Suns. Le spacing est de retour dans l’Arizona après le départ de Shaquille O’Neal, et les Suns vont surprendre la ligue en atteignant les Finales à l’Ouest en 2010. C’est lors de cette même saison que Frye a été invité au concours à 3pts lors du All-Star Game, une première pour un pivot depuis Sam Perkins. Inutile de vous dire que les Suns se sont empressés d’ajouter une extension à son contrat.

    Le corner fut son jardin, avec 50% de réussite dans cette zone, vous pouvez être certains qu’en tant que fan des Suns, vous vouliez voir Frye ouvert à 3pts sur un catch and shoot. En plus de tirer de loin, l’ancien coéquipier de Steve Nash est efficace. Frye est le seul pivot de l’histoire de la NBA à avoir réussi trois saisons avec au moins 4 tentatives à 3pts par rencontre, un OffRtg au dessus des 110pts et un EFG au dessus des 50% (via Basketball Reference). Bien que Karl-Anthony Towns puisse être capable de le dépasser dans les années à venir, il ne faut pas oublier que Frye a connu une saison blanche en 2012-2013 suite à une cardiomyopathie d’origine virale, décelée en septembre 2012.

    Encore plus remarquable, c’est le seul pivot de 2009 à 2015 à avoir jouer au moins 60 matchs de saison régulière et avec une moyenne de plus de 4 tirs à 3pts tentés par match (38.8% de réussite). Il a fallu attendre la saison 2016-2017 pour trouver un autre spécimen de ce genre avec DeMarcus Cousins.

    via Basketball Reference

    Après avoir quitté les Suns et vécu une saison et demie sans saveur à Orlando, Frye fut tradé à Cleveland avec qui il a connu le sacre en 2016. Ses performances contre les Hawks et contre les Raptors en Playoffs ont été remarquables. Une récompense pour un joueur au profil atypique qui à connu des hauts et des bas durant sa carrière. Sa transformation amorcée lors de son passage à Phoenix est un bel exemple pour tous les pivots qui souhaitent se faire un nom dans la ligue (Nikola Vucevic), ou bien donner une seconde vie à leur carrière (Brook Lopez).

    Voici une vidéo de Channing Frye avec ses 9 tirs à 3pts marqués lors d’un match avec les Suns en 2011, record de franchise égalé.

  • NBA French Connection Review #3 : Les Novices

    NBA French Connection Review #3 : Les Novices

    Avec le déconfinement qui s’amorce et l’espoir de retrouver la NBA dans quelques mois, ClutchTime a décidé de dresser les bilans individuels et collectifs de nos petits français expatriés aux États-Unis avec leur lot de satisfactions, de promesses, d’interrogations et de déceptions pour cette saison 2019-2020.


    Sekou Doumbouya (PF) – Detroit Pistons

    38 matchs – 19.8 min : 3.6 points (39% FG, 28.6% 3pts), 3.1 rebonds, 0.5 passes, 0.5 interceptions, 0.2 contres (-6.7)

    Photo by Matt York, AP

    Drafté en 15ème position par les Detroit Pistons, la dernière pépite du basket français sortie tout droit du CSP Limoges (Jeep Elite) s’attaquait désormais à un bien plus gros morceau dans sa jeune carrière en rejoignant l’élite du basket mondial. À seulement 18 ans, le plus jeune joueur de la ligue cette année allait devoir faire ses preuves aux yeux du très exigeant Dwane Casey, pas toujours considéré comme un tendre avec les prospects qu’il a eu sous ses ordres. L’objectif de l’ailier restait néanmoins de pouvoir grappiller quelques minutes en sortie de banc à un poste où la concurrence ne paraissait pas si insurmontable qu’elle n’en avait l’air.

    Pourtant le français a bel et bien galéré pour choper ce temps de jeu si précieux qu’il espérait. Cantonné au banc et plus fréquemment à la réserve des Pistons en G-League, le jeune Sekou aura pris son mal en patience en se montrant régulier et performant avec le Grand Rapids Drive (17.5 points, 5.4 rebonds). La patience est une vertu qu’il faut savoir cultiver et il se trouve qu’à force d’attendre, Casey donnera finalement sa chance au français fin décembre, d’abord pour palier certaines absences, à commencer par Blake Griffin, puis en lui offrant même une place de starter dans l’équipe début janvier. Un choix aussi inattendu que bienvenu pour le français qui, ni une ni deux, va exploser les compteurs statistiques pendant presque dix rencontres, avant de se heurter au rookie wall, plafond de verre pour les débutants dans la ligue, l’ailier ne parvenant pas à tenir un tel rythme sur la durée, mais s’assurant néanmoins des performances remarquables et de plusieurs actions notables.

    Repassé dans un rôle de remplaçant, en conservant néanmoins un sacré temps de jeu (près de 25 minutes en moyenne), Sekou s’est montré inconstant et moins appliqué dans son jeu et vis-à-vis des attentes de son coach qui n’a pas hésité à remettre les pendules à l’heure. Sa saison reste globalement une réussite, même si ses récentes performances nous ont laissé un arrière goût d’inachevé. Son attitude en dehors des terrains a été plus récemment pointée du doigt, en particulier depuis que le joueur a été aperçu en France depuis le confinement malgré une interdiction de sortie de territoire. Néanmoins le potentiel du natif de Conakry (Guinée) est bien réel, son style offensif et défensif, ainsi que ses mensurations exceptionnelles plaisent outre-Atlantique et il ne tient qu’à lui de corriger son attitude pour s’imposer en NBA.

    La Stat du joueur : 14 points, 5.3 rebonds et une passe

    C’est les chiffres qu’affichait le jeune ailier début janvier après une longue période durant laquelle le joueur avait rongé son frein sur le banc des Pistons et en G-League avant de bénéficier enfin de la confiance de son entraîneur. Aligné dans le starting five sur huit rencontres consécutives, Sekou va devenir la coqueluche des supporters le temps de quelques matchs avant de voir ses stats chutées les semaines suivantes à la plus grande déception de son entraîneur.

    La Décla’ du joueur :

    Honnêtement, je l’ai mal pris ! Je me suis dit qu’ils ne m’avaient pas vraiment vu jouer en fait avant de m’envoyer en G-League. Parce que bon, les entraînements, tout ça, c’est beau… Le training camp aussi. Et j’ai fait un bon training camp. Mais ça c’est… C’est pas les vrais matchs. C’était un peu… je ne vais pas dire irrespectueux, mais plutôt un peu comme une punition. J’avais un peu le seum, mais après je me suis dit que ça reste du basket. Aller en G-League ? OK. Je vais y aller et faire ce que j’ai à faire. Donc je suis allé là-bas, je leur ai montré que mon niveau, ce n’est pas celui de la G-League, et ils m’ont rappelé.

    Basket-infos

    L’action highlight : Un Posterdunk sur Tristan Thompson

    Lors du déplacement à Cleveland le 7 janvier dernier, Detroit arrache une victoire 115 à 113, le jeune Sekou termine la rencontre avec 15 points, 3 interceptions et 2 rebonds, s’offrant même le luxe d’afficher Tristan Thompson sur un posterdunk en début de rencontre.

    https://www.youtube.com/watch?v=HS78dffWoVI

    La Performance de la saison : 24 points, 2 rebonds, une passe, une interception

    Face à l’une des meilleurs équipes à l’Est, Detroit va créer la surprise en s’imposant brillamment au TD Garden des Boston Celtics (116 à 103). Un succès en grande partie dû au jeune français qui va finir la rencontre meilleur marqueur de son équipe après avoir parfaitement lancé son équipe dans le premier quart-temps (9 points à 4/5).


    Jaylen Hoard (SF) – Portland Trail Blazers

    13 matchs – 7.9 min : 2.9 points (46.9% FG, 61.5% FT), 2.5 rebonds, 0.3 passes, 0.4 interceptions (-1.9)

    source : Basket USA

    Non drafté, Hoard aura tout de même réussi à taper dans l’œil des recruteurs des Portland Trail Blazers durant les camps d’été, au point que ces derniers lui offrent un contrat Two-way sur la saison. À 21 ans, l’ancien transfuge de l’université de Wake Forest a connu un parcours assez discret depuis sa sortie du Centre Fédéral de l’INSEP en 2016. En rejoignant le lycée de High Point en Californie, puis l’université de Wake Forest, Hoard va rapidement devenir l’un des plus gros prospects de sa classe en 2018 (19ème du classement RSCI) et côtoiera notamment un autre compatriote parti s’exiler aux États-Unis, Olivier Sarr.

    Avec 45 jours offerts par son contrat, Hoard va néanmoins débuter par la case G-League avec les Texas Legends, le temps pour lui de prendre ses marques et de lâcher quelques cartons offensifs bien sentis comme ses 30 points, 9 rebonds face aux Iowa Wolves et ses 31 points face aux South Bay Lakers, lui ouvrant ainsi les portes de la grande ligue fin novembre d’abord, puis en jouant plus de dix minutes en moyenne pendant sept matchs début janvier. Son dernier match sous le maillot des Blazers, Jaylen le jouera le 11 février dernier sur le parquet de NOLA (défaite 117 à 138), avant de voir son contrat se terminer et de retourner en G-League.

    Force est de constater que le jeune ailier athlétique a tapé dans l’œil de Terry Stotts, le coach des Blazers, qui lui a offert un certain nombre de minutes lorsque la situation l’exigeait, le français se débrouillant remarquablement bien dans un rôle de défenseur slasher, toujours remuant et près à s’engouffrer à la moindre occasion dans la raquette adverse pour provoquer l’adversaire. Même si son jeu est encore assez brut dans le style, avec un arsenal offensif qui doit s’améliorer au tir longue distance notamment, ainsi qu’un minimum de clairvoyance et de justesse dans le jeu, nul doute que Hoard sera l’un des profils à son poste les plus scrutés cet été lorsque les franchises chercheront à compléter leur roster.

    La Stat du joueur : 19 minutes

    Il s’agit ni plus ni moins que du plus gros temps de jeu offert par Terry Stotts au français lors du déplacement à OKC (défaite 106 à 119), l’ancien joueur de Wake Forest terminera la partie avec 6 points (3/6), 5 rebonds, une passe et une interception. Le français s’était plutôt bien démené en attaque pour satisfaire son entraîneur, insuffisant toutefois puisque le français ne participera plus qu’à deux rencontres jusqu’à la suspension de la saison.

    La Décla’ du joueur :

    J’avais d’autres options mais Portland était la meilleure. Mon option préférée, celle que je regardais vraiment, c’était Portland. Le truc, c’est qu’ils n’avaient qu’un choix de Draft et c’était compliqué de me prendre en 25e choix alors qu’il restait encore des joueurs qui étaient projetés plus haut. Ils étaient vraiment intéressés et ils me l’ont bien fait comprendre et j’ai signé avec eux.

    Basket USA

    L’action highlight :

    La Performance de la saison : 8 points, 4 rebonds, 2 interceptions

    Hoard s’est une fois encore illustré dans le garbage time face à Minnesota en janvier dernier (défaite 102 à 116), l’ailier inscrivant tous ses points dans le dernier quart-temps (trois tirs réussis sur sept tentatives), auxquels il faut ajouter 3 rebonds et une interception. Agressif et entreprenant sur le parquet, il n’empêchera pas la 23ème défaite des siens de la saison.


    William Howard (SG) – Houston Rockets

    2 matchs – 6.5 min : 0 points (0% FG, 0% 3pts), 1 rebonds, 0.5 passes (-20.7)

    Photo by Jonathan Bachman/Getty Images

    Parmi les français ayant foulé pour la première fois les parquets de la NBA cette saison, William Howard est sans doute celui qui aura connu l’exercice le moins mémorable du fait d’une très brève apparition début février sous les couleurs des Houston Rockets. Initialement repéré par le Jazz d’Utah lors de la Summer League 2019, l’arrière français ne sera finalement pas retenu par le staff de Quin Snyder qui le transférera en G-League avec les Salt Lake City Stars. Pas découragé pour autant, l’ancien limougeaud va se montrer plutôt à son avantage dans la petite ligue en tournant à 13 points et 5 passes par rencontres.

    Howard va ainsi taper dans l’œil des recruteurs des Houston Rockets qui vont lui proposer fin décembre un contrat Two-way jusqu’à la fin de la saison. Une petite revanche en soit pour lui, même si le staff de Mike d’Antoni ne fera appel à ses services qu’à partir du mois de février, le temps pour lui de passer 12 minutes sur le terrain des Suns dans une rencontre largement perdue par ses coéquipiers, puis en jouant la dernière minute d’une rencontre face aux Boston Celtics. Le français n’aura toutefois pas réussi à se mettre en évidence durant ce laps de temps pour espérer intégrer la rotation texane jusqu’à la fin de la saison.

    Le bilan personnel de Howard est donc plutôt mitigé. D’un côté on se doutait un peu qu’en quittant le CSP l’année dernière pour tenter de choper un contrat en NBA à 26 ans, la tâche serait évidemment compliquée, voire même impossible. Pourtant son profil d’arrière shooteur a fini par attirer la curiosité de certains recruteurs lui offrant ainsi la possibilité de goûter au prestige de la grande ligue et de revenir très certainement la saison prochaine, qui sait, avec un nouveau contrat court qui lui permettra de poursuivre en G-League, tout en devenant un joker médical dans une franchise.

    La Stat du joueur : 12.8 points, 5.3 rebonds, 2.9 passes, 1.6 interceptions

    Comme nous ne disposons pas de suffisamment de contenu de matchs de l’ancien limougeaud sous la tunique des Rockets, nous avons choisi de partager ses statistiques sur la saison 2019-20 en G-League après 36 rencontres disputées sous les maillots des Salt Lake City Stars et des Rio Grande Valley Vipers.

    La Décla’ du joueur :

    Ça me fait vraiment plaisir d’être le premier français à jouer pour les Rockets. Même si c’était dans un match qui était déjà perdu d’avance, j’ai eu beaucoup de stress avant de rentrer.

    Rockets Nation France

    L’action highlight : Houston Rockets – Phoenix Suns

    Plus qu’une action, il s’agit des premières minutes en NBA du français. Rentré en fin de match dans le garbage time face aux Phoenix Suns (défaite 127 à 91), Howard va ainsi rester sur le terrain durant toute la durée du quart-temps, ne rentabilisant malheureusement pas ses minutes, l’arrière terminant avec un affreux 0/4 derrière l’arc, mais deux rebonds et une passe.

    https://www.youtube.com/watch?v=atJB-wN_yMU

    La Performance de la saison : 27 points, 3 rebonds, 5 passes et 5 interceptions

    Comme évoqué ci-dessus, William Howard ayant passé quasiment l’intégralité de la saison en ligue de développement, il s’agit de sa meilleure prestation cette année, réalisé sous le maillot des Salt Lake City Stars face à son équipe actuelle des Rio Grande Valley Vipers. Une courte victoire 124 à 122 pour laquelle le français aura été essentielle, terminant la partie avec 27 points avec 7 tirs primés réussis sur 9 tentés, 5 passes, 5 interceptions et 3 rebonds, dont deux offensifs. Sûrement une des raisons pour lesquelles Houston choisira de recruter le français fin décembre.


    Adam Mokoka (SG) – Chicago Bulls

    11 matchs – 10.2 min : 2.9 points (42.9% FG, 40% 3pts), 0.9 rebonds, 0.4 passes, 0.4 interceptions (-4.1)

    source : NBA.com

    On ne compte même plus le temps passé à attendre les débuts de Mokoka sous le maillot des Chicago Bulls. Joueur non drafté comme la plupart des débutants français cette saison, le champion d’Europe u16 et u18 avec l’équipe de France concentrait pas mal d’attentes à son sujet. Annoncé en fin de second tour, le nom du joueur n’a finalement pas été retenu dans les 60 l’été dernier, mais comme pour Jaylen Hoard, c’est à l’issue de la draft que les Bulls lui ont proposé un contrat Two-way sur la saison. Néanmoins vu la densité des joueurs évoluant au même poste que lui (LaVine, White, Valentine), la case G-League semblait être la meilleure solution pour progresser en attendant d’avoir une opportunité.

    Le jeune Adam a donc bien pris le temps de se développer avec l’équipe réserve des Windy City Bulls. De novembre à janvier, le français affichait près de 11 points, 6 rebonds et 3.5 passes de moyenne avec des pourcentages pas toujours rassurants au tir (37.2% FG), mais suffisant pour lui permettre d’intégrer la rotation de Jim Boylen aux Bulls. D’abord en décembre, le français ne jouera que deux ou trois minutes en garbage time pour zéro point inscrit, puis à partir du mois de février où Mokoka va réaliser une performance remarquable face aux Pelicans de la Nouvelle-Orléans (15 points en 5 minutes), avant de voir son temps de jeu décollé avec près de 18 minutes en moyenne passées sur les parquets à la fin du mois de février.

    De retour en G-League au mois de mars, Mokoka n’aura pas vraiment eu le temps de se voir offrir une nouvelle opportunité de jouer pour les Bulls que la saison 2019/20 s’interrompait brusquement. Quoiqu’il en soit, les dernières sorties du français auront au moins eu le mérite de marquer les esprits des supporters et peut-être même des dirigeants chicagoans qui pourraient songer à convertir le contrat court de Adam en contrat longue durée la saison prochaine.

    La Stat du joueur : 23 points

    Non il ne s’agit pas d’une ligne de stats de Adam, mais bien celle de Luka Dončić (Dallas Mavericks) qui rendait visite aux Bulls de Chicago en mars dernier (victoire des Bulls 109 à 107). Durant cette rencontre le français va notamment s’illustrer de l’autre côté du terrain cette fois en gênant considérablement le meneur slovène qui va terminer la rencontre avec une adresse à trois points affreuse (1/8) et commettre quatre pertes de balle.

    https://www.youtube.com/watch?v=9wx2AHIzWDY

    La Décla’ du joueur :

    Je ne réfléchis pas vraiment sur qui je défend, mais plutôt à la façon dont je peux le défendre. Je ne fais pas vraiment attention à qui il s’agit ou même au battage médiatique et tout le reste. J’essaie juste de faire mon job sur le terrain et de jouer à fond.

    NBC Sports

    L’action highlight : Les chants MVP

    Au rayon fierté personnelle, Adam Mokoka peut désormais se targuer d’avoir réussi à subjuguer, le temps d’un match, les spectateurs du United Center de Chicago, venus assister à une nouvelle défaite de leur équipe, le public scandant même des MVP dans les travées après sa performance héroïque, mais vaine face aux Pelicans de la Nouvelle-Orléans.

    https://www.youtube.com/watch?v=_fqEjF2YID4

    La Performance de la saison : 15 points face à NOLA en 5 minutes

    Et justement cette performance, c’est celle du français qui en toute fin de match, dans le garbage time, va flirter avec la perfection, s’offrant un instant de gloire rare en plantant six paniers, dont trois tirs primés dans les cinq dernières minutes du match, pour aucun raté. Une performance rare et historique dans la ligue puisque aucun joueur n’avait inscrit autant de points avec si peu de temps de jeu sur un match depuis l’instauration de l’horloge des 24 secondes. Seul bémol Mokoka manquera ses deux lancers francs, ce qui aurait évidemment rendu la performance encore plus parfaite.


    Vincent Poirier (C) – Boston Celtics

    21 matchs – 5.4 min : 1.9 points (48.5% FG, 85.7% FT), 1.6 rebonds, 0.3 passes, 0.1 interceptions, 0.3 contres (-3.8)

    Photo by David Liam Kyle, AFP

    Contrairement aux joueurs évoqués précédemment, Vincent n’a pas eu à batailler cette saison pour décrocher un contrat temporaire en Two-way ou 10 days. Recruté en juillet en provenance du Kirolbet Baskonia Vitoria (Liga ACB), le français est ce qu’on pourrait appeler un joueur arrivé sur le tard dans le basket. Repéré à l’âge de 10 ans par le Paris-Levallois, c’est en 2016 qu’il commence à approcher les sphères de la NBA en participant à la Summer League d’Orlando avec le Magic. Il reviendra l’année suivante avant de signer un contrat pour le club espagnol avec lequel il disputera l’EuroLeague la saison dernière. Après une saison aboutie avec près de 12 points par match et meilleur rebondeur de la saison 2018-19, les Boston Celtics, orphelins de Aron Baynes et Al Horford, choisissent de miser sur l’intérieur français pour la saison 2019-20 avec à la clé un contrat longue durée de deux ans pour un peu plus de 2 millions et demi de dollars.

    Malgré cette opportunité de pouvoir jouer pour une franchise aussi prestigieuse que celle des Boston Celtics, la saison du français aura été un long et pénible parcours du combattant pour Vincent. Cantonné la plupart du temps au banc, ne rentrant en cours de match qu’à quelques rares occasions, ce dernier a même été contraint de passer par la case G-League à plusieurs reprises pour ne pas perdre le rythme. Avec moins de 5 minutes de jeu disputé sur à peine dix rencontres jusqu’en décembre, le pivot français médaillé de bronze au dernier Mondial constate que son profil ne colle pas vraiment aux exigences de son coach Brad Stevens, qui lui préfère le sophomore Robert Williams en tant que troisième pivot. Pour ne rien arranger à sa situation, Vincent va même se fracturer le petit doigt et être indisponible jusqu’à la mi-janvier.

    Son retour à la compétition n’y fera rien, Poirier étant loin de faire l’unanimité aux Celtics, il se contentera finalement cette saison des quelques minutes en garbage time que son coach aura daigné lui offrir, sans toutefois réussir à les rentabiliser. Vincent dispose néanmoins d’une opportunité pour espérer un peu plus de temps de jeu la saison prochaine afin de montrer réellement ce dont il est capable, à moins de faire partie d’un trade si son avenir et sa situation aux Celtics reste dans l’impasse. Ses qualités défensives et son expérience au plus haut niveau en France et en Europe devraient logiquement intéresser un certain nombre de franchises en manque de rotation à son poste.

    La Stat du joueur : 2

    C’est seulement le nombre de matchs que Vincent Poirier a disputé en bénéficiant d’un temps de jeu supérieur ou égal à dix minutes. Une bien maigre satisfaction pour celui qui bénéficiait du plus gros temps de jeu effectif au Baskonia Vitoria l’année dernière en EuroLeague.

    La Décla’ du joueur :

    J’attends mon heure. Être la cinquième roue du carrosse et qu’on ne compte pas sur moi, c’est une position dans laquelle j’ai déjà été. J’aime ça, car ça me force à travailler au quotidien pour gagner ma place. Et je sais que je l’aurai un jour. En NBA, avec autant de matches, ça peut arriver vite. Je travaille le plus possible pour être prêt quand on aura besoin de moi.

    L’Équipe

    L’action highlight :

    La Performance de la saison : 5 points, 3 rebonds, une passe et 2 contres

    Cette performance assez anecdotique pour beaucoup, Vincent l’a réalisé fin janvier lors de la réception des Lakers au TD Garden et un large succès 139 à 107, le pivot va noircir la feuille en fin de match en tentant même sa chance de loin avec une certaine réussite (1/2) avant de finir la rencontre sur deux contres autoritaires sur un Quinn Cook un brin audacieux près du cercle.


    Mention Spéciale
    Joakim Noah (C) – Los Angeles Clippers

    Le DPOY 2013-14 des Chicago Bulls a vécu deux dernières saisons chahutées depuis son départ de l’Illinois. Malgré un passage convaincant à Memphis la saison dernière, Jooks n’avait pas réussi à convaincre une franchise de lui offrir un contrat pour cette saison. Mais après la trade deadline de février, son nom est soudainement réapparu dans plusieurs rumeurs de contrat court. Contacté par les Clippers le 6 mars dernier afin de compléter leur roster, Noah venait de signer un bail de 10 jours avec l’équipe de Doc Rivers pour faire ses preuves et accompagner les californiens en playoffs, avant de voir la saison s’interrompre brusquement. Au final le pivot français n’aura même pas eu l’occasion de disputer la moindre minute sous ses nouvelles couleurs.

  • Ces paniers anodins, mais chargés d’histoire

    Ces paniers anodins, mais chargés d’histoire

    Un lancer-franc, un tir en course, un tir ouvert, un lay up, des actions qui n’ont rien d’exceptionnel en soit mais qui peuvent faire basculer le statut d’une star NBA dans la catégorie des légendes. Un panier qui nous permet de réaliser un court instant de la longévité d’un joueur et de sa régularité. Un panier qui vient couronner une carrière remplie de succès. Nous avons choisi quelques uns de ces moments historiques et savoureux de ces dernières années qui nous ont marqué.

    Ray Allen (Boston Celtics), Février 2011

    • Le panier : Un 3pts pour passer devant Reggie Miller au classement des snipers longues distances All-Time
    • Âge : 35 ans
    • Le Cinq : Rajon Rondo, Ray Allen, Paul Pierce, Kevin Garnett, Kendrick Perkins
    • Stats : 20pts, 1rd, 1pd, 3/8 à 3pts, en 35′
    • Le match : Défaite 92-86 contre les Los Angeles Lakers

    Le N°20 des Celtics est entré dans l’histoire un soir de février 2011 au TD Garden face aux Lakers dans un rematch des Finales 2010. Des légendes sur le parquet donc, mais également sur le bord du terrain. Reggie Miller, le détenteur du record du nombre de 3pts inscrits en carrière est chargé de commenter ce match pour TNT. Ce dernier ne manqua pas de féliciter son successeur avant le match.

    « Il vient de me dire qu’il était fier de moi et qu’il était excité pour moi. Il a dit qu’il était heureux d’être présent pour ce moment. » Ray Allen avant le match

    via WashingtonTimes

    Le record fut battu lors du 1er quart-temps, en transition sur une passe de Rajon Rondo. Allen est allé saluer Miller et s’offrir un rare moment de complicité avec Rajon Rondo ! Sous les maillots de Milwaukee, de Seattle puis de Boston, Ray Allen n’a eu besoin que de 6430 tentatives pour obtenir ce record, en comparaison avec les 6486 tirs de Reggie Miller en 18 ans de carrière.

    Paul Pierce (Boston Celtics), Février 2012

    • Le panier : un 3pts pour passer devant Larry Bird au classement des scoreurs All-Time
    • Âge : 34 ans
    • Le Cinq : Rajon Rondo, Ray Allen, Paul Pierce, Kevin Garnett, Jermaine O’Neal
    • Stats : 15pts, 8rds, 9pds en 37′
    • Le match : Victoire 94-84 contre les Charlotte Bobcats

    Un an après la soirée magique de Ray Allen, le TD Garden est une nouvelle fois témoin d’un panier historique. C’est face aux « terribles » Charlotte Bobcats (7v-59d), que Paul Pierce a inscris le panier pour dépasser la légende Larry Bird au classement du nombre de points marqués sous le maillot vert. Son début de match est compliqué avec 7 tirs manqués dont 5 derrière les 7m23. Ce n’est que dans le 3e quart-temps que le N°34 a pu atteindre la barre des 21791 points sur un 3pts face au français Boris Diaw et grâce à une passe (encore) de Rajon Rondo.

    « Je ne vais pas mentir, cela était dans un coin de ma tête. […] Et il était difficile de vraiment l’ignorer et de vraiment se concentrer sur le jeu. » Paul Pierce après le match

    via ESPN

    Il aura fallu 14 saisons pour que Pierce devienne le 2e meilleur marqueur de la franchise, et cela signifie beaucoup quand il s’agit des Celtics. John Havlicek conserve toujours sa place de leader à Boston, mais « The Truth » a eu l’occasion de le dépasser en 2017 dans le classement des points marqués All-Time sous le maillot des Clippers.

    Kobe Bryant (Los Angeles Lakers), Décembre 2014

    • Le panier : un lancer-franc pour passez devant Michael Jordan au classement des scoreurs All-Time
    • Âge : 36 ans
    • Le Cinq : Ronny Price, Kobe Bryant, Wesley Johnson, Jordan Hill, Ed Davis
    • Stats : 26pts, 6rds, 2pds en 35′
    • Le match : Victoire 100-94 chez les Minnesota Timberwolves

    Après sa terrible blessure au tendon d’Achille en 2013, les interrogations concernant son énorme contrat et les résultats calamiteux des Lakers, Kobe Bryant a pu profiter d’une belle et rare soirée en 2014 en devenant le 3e meilleur scoreur de la ligue. C’est à quelques jours de Noël, dans un match opposant deux des plus mauvaises équipes de la saison, que le Black Mamba a dépassé son idole de toujours, Michael Jordan, au classement des points marqués All-Time.

    Cet exploit s’est concrétisé sur un lancer-franc dans le 2e quart-temps et c’est tout un public, témoin privilégié de cet instant, qui a pris le temps de féliciter l’adversaire du soir. La franchise de Minnesota ne manqua pas de saluer longuement le héros, un geste de grande classe, qui a notamment ravi Bryant.

    «Je n’attendais pas une telle attention de la part des Timberwolves, c’est un énorme honneur d’en arriver là» Kobe Bryant

    via ESPN

    Dwyane Wade (Miami Heat), Avril 2018

    • Le panier : side step jumper à 2pts pour passer devant Larry Bird au classement des scoreurs en Playoffs
    • Âge : 36 ans
    • Le Cinq : Goran Dragic, Tyler Johnson, Josh Richardson, James Johnson, Hassan Whiteside
    • Stats : 28pts, 7rds, 3pds, 2stls en 26′
    • Le match : Victoire 113-103 chez les Philadelphia Sixers
    https://www.youtube.com/watch?v=DwcOZVHmIDA

    Voici la belle histoire de la saison 2017-2018, avec le retour de Dwyane Wade à South Beach. Après une période bien terne dans l’Ohio, Wade a retrouvé le sourire et sa vista sur le terrain le temps d’une dernière aventure en Playoffs avec le Heat. Dans un rôle de 6e homme, le N°3 s’est même autorisé un dernier show dans le Game 2 remporté à Philadelphie avec 21pts en première mi-temps et un side step jumper pour passer devant Larry Bird au classement des meilleurs scoreurs de l’histoire des Playoffs. Un moment savoureux pour Flash, qui a chambré un Kevin Hart bien trop bavard.

    « C’est un sentiment formidable […] surtout quand vous êtes à l’extérieur. Quand vous avez des gens comme Kevin Hart qui parlent au bord du terrain. […] J’ai entendu beaucoup de choses ce soir, et tout cela ne sert que de motivation. Pouvoir faire taire toute une foule, c’est un sentiment formidable. » Dwyane Wade après la rencontre

    via USAToday

    En plus de ses 28pts en seulement 26 minutes, Wade fut clutch en fin de match pour assurer la seule et unique victoire du Heat sur cette série. Jusqu’à aujourd’hui, elle reste la dernière victoire en date de la franchise en Playoffs.

    Dirk Nowitkzi (Dallas Mavericks), Mars 2019

    • Le panier : jump shot à 2pts pour passer devant Wilt Chamberlain au classement des scoreurs All-Time
    • Âge : 40 ans
    • Le Cinq : Jalen Brunson, Luka Doncic, Tim Hardaway Jr, Dirk Nowitzki, Dwight Powell
    • Stats : 8pts, 1rd, 2pds en 12′
    • Le match : Défaite contre les New Orleans Pelicans 129-125
    https://www.youtube.com/watch?v=O_7kmNvkkbE

    Le N°41 a vécu une dernière saison compliquée avec de nombreux problèmes physiques. Cela ne l’empêcha pas de battre quelques records au passage, tout en étant spectateur de la fabuleuse saison de son rookie Luka Dončić. En rentrant ses deux premiers tirs face aux Pelicans, l’Allemand a donc dépassé le joueur aux 100pts sur un match et est devenu le 6e meilleur scoreur All-Time.

    « J’ai pris mon temps et lui ai fait face comme je l’ai fait un million de fois et j’ai essayé de tirer sur lui. C’était bien de passer ce record dans les deux premiers tirs. » Dirk Nowitzki sur son action

    via USAtoday

    A 40 ans, Nowitzki a dépassé ce soir là un joueur qui comme lui, a révolutionné le jeu à son époque, mais dans un registre diamétralement opposé. Les supporters des Mavs ont pu savourer ces derniers exploits avec leur vedette de toujours.

    LeBron James (Los Angeles Lakers), Janvier 2020

    • Le panier : lay-up sur un drive pour passer devant Kobe Bryant au classement des scoreurs All-Time
    • Âge : 35 ans
    • Le Cinq : Avery Bradley, Danny Green, LeBron James, Anthony Davis, JaVale McGee
    • Stats : 37pts, 8rds, 8pds, 3stls en 35′
    • Le match : Défaite 108-91 chez les Philadelphia Sixers

    Qui aurait cru que ce weekend de janvier 2020 allait autant bouleverser et marquer la NBA. Un scénario digne d’une série estampillée Netflix qui débuta dès le samedi lors de la venue des Lakers de James à Philadelphie, la ville qui a vu naître Kobe Bryant. C’est lors de cette rencontre dominée par les Sixers, que le King devient le 3e meilleur scoreur All-Time en dépassant Bryant sur un drive tout en puissance dans le 3e quart-temps.

    « Je suis heureux de faire parti de n’importe quelle conversation avec Kobe Bryant, l’un des plus grands joueurs de tous les temps. […] Il y a trop de choses. Cette histoire est exagérée. Cette histoire n’a pas de sens. Pour faire court, je suis ici avec l’uniforme des Lakers, à Philadelphie, d’où il vient. »LeBron James

    via NBA.com

    Les fans des Sixers ont pris le temps de féliciter le joueur de 35 ans, tout en sachant qu’ils venaient de vivre un moment d’histoire. Kobe Bryant, qui avait pris sa retraite en 2016 avec 33643 points à son compteur, appela James avant que son avion décolle de Pennsylvanie pour le féliciter de vive voix. Les derniers échanges entre deux monstres du basket, Bryant s’est éteint le lendemain.

  • NBA French Connection Review #2 : Les Apprentis

    NBA French Connection Review #2 : Les Apprentis

    Avec le déconfinement qui s’amorce et l’espoir de retrouver la NBA dans quelques mois, ClutchTime a décidé de dresser les bilans individuels et collectifs de nos petits français expatriés aux États-Unis avec leur lot de satisfactions, de promesses, d’interrogations et de déceptions pour cette saison 2019-2020.


    Timothé Luwawu-Cabarrot (SG) – Brooklyn Nets

    39 matchs – 17.2 min : 6.3 points (40.6% FG, 35.8% 3pts), 2.3 rebonds, 0.6 passes, 0.4 interceptions, 0.2 contres (-3.2)

    source : Basket USA

    Non conservé par les Bulls la saison dernière, Timothé Luwawu-Cabarrot allait donc connaître un été encore rythmé par l’incertitude de pouvoir choper, ou pas, un contrat pour cette saison. Un temps envisagé du côté des Cleveland Cavaliers, le français n’a néanmoins pas convaincu John Beilein et son staff de le conserver sur la saison. Du coup TLC a du se résoudre à repasser par la case G-League, après que les Nets de Brooklyn lui ait offert une opportunité de faire ses preuves. Passé de Philadelphie à Chicago, avec une escale du côté du Thunder, Timothé va donc connaître une quatrième franchise en quatre ans en atterrissant dans l’une des équipes les plus branchées de la Conférence Est. Un soulagement néanmoins masqué par l’incertitude encore persistante de décrocher un contrat garantie sur la durée.

    Pour faire ses preuves, Timothé va les faire. Titulaire en G-League du côté des Long Island Nets, le frenchie va s’illustrer en inscrivant notamment 35 points, 15 rebonds et 7 passes face au Canton Charge (équipe de développement des Cavaliers), lui offrant au passage ses premières minutes sous la tunique « Bed Stuy« . Après de nouvelles grosses performances, le français va intégrer définitivement le roster des Nets à la mi-décembre. Malgré les résultats décevants des Nets, Timothé se montre à l’aise dans le système de Atkinson, devenant très vite un remplaçant précieux dans un rôle de défenseur catch and shooter, très polyvalent. Privés de plusieurs joueurs du backcourt, les Nets ont libéré des minutes pour le natif de Cannes, qui a récupéré notamment la place vacante laissée par Iman Shumpert.

    Mais pour considérer cette saison comme une réussite il fallait mettre un terme à l’incertitude sur la situation contractuelle du joueur. En effet à l’issue de son contrat Two-way (limité à 45 jours), Timothé a enchaîné les contrats précaires de dix jours avant de décrocher finalement un bail d’un an pour un peu moins de 2 millions de dollars. Un gros ouf de soulagement pour Timo qui par son état d’esprit et une certaine régularité dans le jeu a fait ses preuves aux yeux de la direction new-yorkaise. À l’heure des futures grandes manoeuvres aux Nets, d’abord depuis l’éviction de Atkinson, et afin de préparer les retours de Kevin Durant et Kyrie Irving en 2020-21, Timothé Luwawu-Cabarrot peut s’estimer heureux de faire désormais partie intégrante du projet, au moins jusqu’à l’année prochaine.

    La Stat du joueur : 9

    Comme le nombre de matchs que le français a passé en G-League avec l’équipe de développement des Long Island Nets. Le français redécouvrait pour la première fois depuis 2016 l’univers de la petite ligue, il évoluait alors avec les Delaware Blue Coats. Cette saison le joueur de 25 ans affichait 19.5 points (44.6%), 6.1 rebonds et 3 passes en moyenne par rencontre.

    La Décla’ du joueur :

    Dans ma tête, j’étais parti pour faire toute l’année avec l’équipe et je suis à peu près resté dans ce même état d’esprit au fur et à mesure des semaines et des mois. Le fait que le coach me fasse confiance, que je sois dans la rotation, j’avais confiance en ce qu’ils allaient faire et qu’ils allaient me signer. Je pense que j’ai fait ce qu’il fallait. J’ai apporté l’énergie chaque jour. C’était une expérience qui m’a fait grandir, qui m’a aidé à comprendre beaucoup de choses et j’ai réussi à choper ce contrat, mais il faut que je continue de bosser.

    Basket Infos

    L’action highlight – 21 points à 4/7 derrière l’arc

    Plus qu’une action, c’est surtout la performance d’ensemble du français à Charlotte pour venir à bout des Hornets (115 à 86). Meilleur marqueur de la rencontre, il inscrira lors de cette soirée mémorable, 14 de ses 21 pions dans le dernier quart, pour un temps de jeu de 23 minutes seulement. Le rendement parfait !

    La Performance de la saison : 11 points en 12 minutes

    C’était le 3 mars dernier, Brooklyn se rendait du côté du TD Garden pour y défier les redoutables Celtics de Boston, l’occasion pour le français de se montrer à son avantage en défense sur des mecs comme Kemba Walker, Marcus Smart et Jaylen Brown. Menés de 17 points à l’aube du dernier quart, les Nets, derrière un Caris LeVert déchaîné, vont arracher la prolongation au terme d’une dernière période monstrueuse (51-34), LeVert inscrivant 26 de ses 51 points sur la partie, parfaitement secondé par le français qui va inscrire 11 points et capter 3 rebonds, en passant tout le 4ème quart-temps sur le parquet. TLC finira la rencontre avec 16 points, 8 rebonds, une passe et un contre et contribua grandement à cette prestigieuse victoire des Nets en prolongation (129 à 120).


    Frank Ntilikina (PG) – New York Knicks

    57 matchs – 20.8 min : 6.3 points (39.3% FG, 32.1% 3pts), 2.1 rebonds, 3 passes, 0.9 interceptions, 0.3 contres (-3.2)

    source : BasketSession

    Après un été heureux au sein de l’équipe de France et un parcours réussi en grande partie grâce à de bonnes performances (cf. son match contre les USA), Frank avait crevé l’écran au point de recevoir des critiques dithyrambiques de la part des journalistes américains qui ont apprécié son agressivité et ses prises d’initiatives sur le terrain. Tout ce que Frank ne faisait pas ou pas assez aux Knicks. Pour mettre le joueur en confiance, et convaincu que l’été lui aura servi à passer un cap, les dirigeants de la franchise ont choisi d’activer leur Team Option sur le contrat du joueur, prolongeant ainsi son bail jusqu’en 2021. Un signe positif et encourageant envoyé au petit prince new-yorkais qui comptait bien prouver à ses dirigeants qu’ils avaient fait le bon choix en le sélectionnant à la 8ème place en 2017.

    Pour les preuves, la rédaction de ClutchTime les cherche encore en vain. Certes la saison du français n’a pas été de tout repos, entre son temps de jeu à géométrie variable (merci David), une place de starter par intermittence et quelques pépins physiques, Frank nous a tout de même gratifié de fulgurances dans le jeu et de quelques bonnes prestations d’ensemble, néanmoins insuffisante aux yeux du staff et du public new-yorkais. Difficile de ne pas être de leur avis tant le joueur nous laisse sur notre faim, que ce soit dans les prises de décisions, sa volonté de scorer ou encore dans des choix pas toujours judicieux à la mène, ce qui aura fini par agacer ses coaches. On pensait sincèrement voir un Frank revanchard et prêt à se bagarrer pour la mène comme titulaire numéro un au côté du franco-canadien RJ Barrett, mais il faut croire que le français manque encore d’expérience et d’assurance qui le freine fortement dans sa progression et forcément la pression sur les résultats de la franchise ainsi que l’ingérence au coaching n’aide pas non plus.

    Admettre que la saison du français ait pu être réussie est un euphémisme. Constant depuis ses débuts en 2017, on avait pensé que le changement d’entraîneur aurait pu lui sourire, au lieu de ça Frank est revenu sur le banc et réalisera de bien trop rares bonnes performances. Difficile encore plus d’imaginer l’avenir du français se dessiner sous la tunique orange et bleue. En dépit de l’ingérence dont fait preuve la franchise depuis plusieurs années, le meneur de 21 ans n’a jamais su saisir les opportunités qui s’offraient à lui de s’imposer comme une pièce majeure pour bâtir une équipe. Frank a sûrement besoin d’évoluer aux côtés de joueurs confirmés en attaque et bien meilleurs sur un terrain, pour s’épanouir. Dans sa dernière année de contrat l’année prochaine, nul doute qu’en maintenant un tel niveau de jeu, les Knicks ne se priveront pas d’échanger la dernière année du joueur avant que celle-ci n’arrive à son terme.

    La Stat du joueur : 26

    Comme le nombre de matchs que le français a débuté dans le cinq majeur des Knicks cette saison pour un total de 1187 minutes disputées depuis le 23 octobre. Même si toute la saison du meneur français n’a pas été une franche réussite dans l’ensemble, Fizdale a su accorder sa confiance au français en l’alignant en tant que starter durant 23 rencontres consécutives entre novembre et noël, avant que Mike Miller ne renvoie l’ancien strasbourgeois sur le banc.

    La Décla’ du joueur :

    Il ne faut pas tomber dans le piège des stats. Car il y a des joueurs de l’ombre qui apportent beaucoup sur les terrains mais qui ne remplissent pas la feuille de stats. Pour ma part, je veux juste être le plus efficace possible, que je score 20 points ou pas ou que je fasse 10 passes décisives ou non. Aujourd’hui, c’est ma troisième année, et je me sens de plus en plus comme si j’étais chez moi. À New York, tout est dans la démesure. C’est bruyant, il y a du monde partout. Je ne suis pas encore un vrai New-Yorkais, mais j’ai mes repères maintenant, je connais un peu du monde. Ce serait un rêve de porter le maillot de cette franchise pendant très longtemps.

    L’Équipe

    L’action highlight – Houston Rockets vs New York Knicks

    Direction le Madison Square Garden, les Knicks reçoivent les Rockets de Harden et Westbrook, un véritable test pour Frank, de nouveau laissé sur le banc en début de rencontre, mais qui va s’illustrer pour son apport défensif. Après une première mi-temps fabuleuse, les joueurs de coach Miller voient revenir dangereusement les Rockets dans le dernier quart-temps. Après un lay-up de Westbrook à 1mn 02 de la fin pour revenir à -1, les Knicks vont crucifier Houston sur un sublime layup en déséquilibre de Barrett avec 7″ à jouer. L’occasion idéale pour Frank de montrer l’étendue de ses qualités de défenseur sur l’homme en provoquant une perte de balle de Westbrook, injustement sifflée faute par l’arbitre, puis en s’accrochant aux baskets du meneur pour contester son dernier tir. Victoire des Knicks 125 à 123, Ntilikina termine la rencontre avec 11 points, 4 passes et 2 interceptions.

    https://www.youtube.com/watch?v=Rgvk866ClHw

    La Performance de la saison – 20 points, 10 passes, 2 rebonds, 2 interceptions contre les Wizards

    Le seul double-double de la saison du français, le second dans sa jeune carrière, réalisé lors de la défaite des Knicks face aux Washington Wizards (122-115) juste avant la suspension de la saison. Dans un rôle de sixième homme, Frank va terminer meilleur marqueur new-yorkais avec 20 points à 6/9 aux tirs, dont 3/5 derrière l’arc, et un nouveau record personnel, le meneur échouant de peu à égaler ensuite son record à la passe (10).


    Elie Okobo (PG) – Phoenix Suns

    54 matchs – 13.1 min : 3.6 points (39.8% FG, 35.2% 3pts), 1.6 rebonds, 2.1 passes, 0.4 interceptions, 0.1 contres (-2.1)

    source : Fansided

    Avant d’entamer sa saison sophomore dans l’Arizona, Elie Okobo sortait d’un exercice 2018-19 plutôt convaincant. Passé par la G-League, le meneur de jeu français a su se faire rapidement une place de choix à la mène en ballottage avec De’Anthony Melton pour le poste de meneur de jeu et ce en dépit des choix douteux d’Igor Kokoskov à l’époque. Mais depuis l’arrivée de Monty Williams et surtout du meneur espagnol MVP de la dernière Coupe du Monde, Ricky Rubio, Elie allait tout logiquement voir son temps de jeu exceptionnel de rookie réduit. Parmi les autres recrues, les arrivées des meneurs Jevon Carter et Tyler Johnson à la mène ne faisaient qu’accroître les doutes sur la saison du français encore en manque de repères.

    Pour Elie, cette concurrence nettement plus relevée était évidemment le signe qu’il allait devoir se battre pour aller chercher du temps de jeu, le français décida donc de passer un cap en bossant plus dur à l’entraînement, en défense notamment. Pourtant en dépit du partage des minutes entre les trois meneurs, Okobo n’a pas vraiment réussi à tirer son épingle du jeu aux yeux de son entraîneur. Ses stats en baisse l’attestent, malgré des matchs corrects, les progrès du joueur furent à peine visibles sur les parquets, Okobo ayant un impact encore limité dans les résultats des Suns. La blessure de Rubio pendant plusieurs semaine lui aura tout de même permis de passer un temps devant Jevon Carter, réputé meilleur défenseur, mais moins bon meneur de jeu pure, tournant à 10 points et 6 passes par match en moyenne avec une pointe à 17 pions face à Houston et montrant quelques facettes de son jeu intéressantes en attaque.

    Même si sa progression sur le plan physique et en défense est visible, son attitude et son manque de clairvoyance sur un terrain reste encore un problème puisque les minutes qu’il a pu joué n’ont pas vraiment su apporter des garanties et des solutions dans la rotation. Mis en difficulté par l’exigence et les attentes de Monty Williams, Elie Okobo est repassé depuis derrière ses principaux concurrents au poste, dont le rookie Ty Jerome, ce qui devrait assombrir son avenir à Phoenix. Même si pour l’heure aucun départ n’est envisagé avant 2021 ou 2022, on espère de tout coeur le voir passer un cap et trouver grâce aux yeux de son entraîneur pour s’imposer aux Suns.

    La Stat du joueur : 1

    Une victoire. Une seule victoire glanée par les Suns cette saison lorsque le français dépassait la barre des dix unités au scoring. Un indicateur assez cruel, mais tellement significatif de l’impact de Okobo en sortie de banc dans le jeu et les résultats de son équipe. Sur les neuf rencontres où le français a inscrit dix points minimum, Phoenix s’est inclinée presque à chaque fois à l’exception lors de la réception de Golden State le 12 février dernier (112-106), Okobo terminant avec 12 points, 2 rebonds et 3 passes. Et il n’est pas question ici de garbage time !

    La Décla’ du joueur :

    Défensivement, je me sens beaucoup mieux. Je tiens mes duels la plupart du temps, je suis intelligent en défense et je fais beaucoup moins d’erreurs qu’avant. En attaque, je pense que je joue plus juste, j’utilise plus mes capacités pour aller jusqu’au cercle et provoquer les fautes. Je dois continuer à travailler sur la constance de mon tir extérieur. Je reste concentré et je suis prêt quand on m’appelle pour jouer. Je travaille dur à côté de toutes façons. Dans tous les cas, je sais que je suis en train de progresser et que je suis sur la bonne voie.

    Basket USA

    L’action highlight – Golden State vs Phoenix

    Malgré la défaite des siens face aux Warriors 115 à 99, Elie va noircir la feuille de match comme rarement et réaliser l’un de ses meilleurs matchs en terminant la partie avec 14 points (4/8), 7 rebonds et 5 passes en seulement vingt minutes. Parmi les actions de jeu notable du français, ce magnifique drive en alternant main gauche, main droite pour déposer un layup dans les dernières secondes du 1er quart-temps. Un bijou !

    https://www.youtube.com/watch?v=-7fWr0Rl05I

    La Performance de la saison – 52.9%

    Il s’agit du pourcentage d’adresse à trois point réalisé par l’ancien palois entre le 19 et le 27 novembre dernier. Une fenêtre ouverte choisie par Monty Williams pour donner sa chance au français après plusieurs rencontres à végéter sur le banc en ayant quelques minutes de jeu. Okobo devenu meneur remplaçant suite à l’absence de Rubio, bénéficiera de 22 minutes de jeu pour près de 10 points et 5 passes en moyenne sur les cinq rencontres qu’il va disputer dans ce laps de temps avec 42.1% d’adresse pour 7-8 tentatives de tirs par rencontres, dont près de la moitié à trois points. Un coup de chaud assez bref puisque le français va vite retomber de son nuage, manquant trois des sept matchs suivant.