Le Carnet des Rookies 5.0: Enfin le break!

Écrit par Guillaume Gaborit (Droopy_boooom),  illustration by @romain_sk_97

Cette saison Clutch Time vous propose un petit focus sur les rookies afin de faire le point sur les bonnes ou mauvaises performances des débutants.


Nous voilà déjà arrivé au All-Star Break ! Des dizaines de matchs reportés, des centaines de joueurs contraints de rester confinés ici et là. Des conditions déstabilisantes dans lesquelles la classe 2020 est en train de vivre leur première saison chez les pros, leurs premiers exploits, leurs premiers passages à vide. Si certains continuent de crever l’écran, d’autres accueillent cette pause les bras ouverts. Voici ce qu’il faut retenir. (les statistiques sont arrêtées au 05/03/21, via NBA.com)

Plus de temps de jeu et plus de liberté pour gonfler les stats

LaMelo Ball est imprévisible une fois dans les airs. Via theathletic.com
LaMelo Ball, PG, Charlotte Hornets : 35m, 15.8pts, 6rds, 6.3pds

Élu rookie du mois à l’est pour la deuxième fois consécutive et sélectionné pour le Rising Star Challenge (le match n’aura pas lieu), LaMelo Ball est, en partie, responsable de l’engouement qui règne autour des Hornets cette saison. Même Michael Jordan ne s’attendait pas à un tel succès. Qui aurait cru que les matchs des Hornets allaient être divertissants ! Avec LaMelo propulsé dans le cinq depuis le mois de février, les hommes de Borrego jouent vite: 4e équipe la plus rapide de la ligue en février avec 101.84 possessions. Il est bon de rappeler que cette équipe était dernière dans cette catégorie lors de la saison 2019-20: 95.8 possessions, via BasketReference. Dans son tout nouveau costume de titulaire, Ball tourne à 20.7pts, 6.2rds, 6.7pds en 34 minutes de jeu en moyenne. Par rapport à ses débuts, il montre de l’assurance dans ses un contre un et n’hésite pas à jouer le mismatch pendant le money time comme ce fut le cas lors de la belle victoire à Phoenix (20pts et 8pds).

Ball est bien plus efficace près du cercle mais aussi de loin. Cela fait dejà 16 rencontres de suite qu’il a rentré au moins un tir primé et ses pourcentages sont pour le moins « Korveresque » avec 44.9% de réussite avec notamment un joli 5/7 dans le duel des « Melo »à Portland et 4/5 face à la défense très permissive de Minnesota. Mais ce qui est fascinant chez ce joueur, c’est le contrôle qu’il a sur le jeu offensif, grâce à sa taille et sa qualité de passe (Record personnel: 12pds à Sacramento), il est tout simplement impossible de prédire ce qu’il va faire une fois dans les airs, et rien que pour ça, on a envie de regarder les Hornets sur le League Pass.

Si la défense est encore approximative étant donné qu’il est toujours attiré par le ballon, sa taille et son envergure lui permettent de gêner les petits meneurs adverses. Et ce n’est pas Ricky Rubio qui dira le contraire.


Anthony Edwards, SG, Minnesota Timberwolves : 36m, 14.9pts, 4rds, 2.5pds

Comme le meneur des Hornets, Anthony Edwards s’est vu confier un poste de titulaire depuis fin janvier/début février et est également sélectionné pour le Rising Star Challenge. Son temps de jeu est alors passé de 25.2 à 32.6 minutes et l’arrière en a profité pour enchaîner trois matchs de suite à plus de vingt points (21pts à Chicago, 21pts à Washignton et 24pts vs Phoenix). Le licenciement de l’ancien coach Ryan Saunders ne devrait pas affecter son temps, au contraire, il semblerait que la franchise souhaiterait donner plus de responsabilités offensives au N°1 de la draft 2020, et ce, au détriment des résultats collectifs.

  • 19 fois titulaires : 3 victoires
  • 21.8 tirs tentés pour 21.3pts (1er de son équipe) sur les 4 derniers matchs
  • Off/RTG : 26e équipe en février avec 107.3pts (via NBA.com)

Malgré le retour de Karl-Anthony Towns, les Wolves ne gagnent pas et sont bons derniers de la ligue. Mais il y a du positif ! Edwards est une machine à highlights ! Impossible de passer à côté de ce dunk sur le pauvre Yuta Wanatabe. Dommage que le rookie n’a pas souhaité participer au Slam Dunk Contest cette année.

Malheureusement, son adresse aux tirs n’a pas évolué dans le bon sens : 38.2% aux tirs et 30.1% à 3-pts depuis qu’il est titulaire. On relèvera ses passages à vide contre Charlotte (1/10 de loin), contre Toronto (3/14 aux tirs). Edwards ne prend pas toujours la bonne décision en attaque. S’il possède indéniablement un très bon premier pas et des qualités athlétiques lui permettant de finir de manière acrobatique près du cercle, il doit encore apprendre à laisser le jeu venir à lui et ne pas forcer un pull up lorsque les défenses sont resserrées.


Titulaires sans trop de pression

Théo Maledon pour un layup facile dans la raquette des Hawks. Credit: Alonzo Adams-USA TODAY Sports
Théo Maledon, PG, Oklahoma City Thunder : 31m, 7.8pts, 3rds, 3.3pds

Titulaire depuis la blessure de George Hill fin janvier, tout n’est pas parfait pour le français qui alterne le bon et le très moyen. Malgré des statistiques parfois trompeuses (3pts, 3pds, 4ints contre San Antonio), il est capable d’avoir un impact significatif dans une rencontre comme ce fut le cas face aux Spurs et sa très bonne défense sur Patty Mills dans le money time, forçant ainsi l’australien à faire une reprise de dribble. L’un de ses meilleurs matchs surviendra peu de temps après face aux Hawks. Pour la première fois de sa très jeune carrière, Maledon réalise un double double avec 13pts et 12pds (record personnel). Une ligne de statistique qui le place au niveau d’un Russell Westbrook (de 2008, bien sûr).

Une performance qui arrive au bon moment étant donné que l’arrière Ty Jerome fait son grand retour sur les parquets. Bien que ces deux joueurs ont souvent combiné ensemble sur le terrain, il ne serait pas étonnant de voir coach Daigneault tenter quelques lineups avec le sophomore à la mène. Au français de montrer qu’il est « SGA compatible » pour que l’on ne puisse se passer de lui ! Et si son temps de jeu reste conséquent, son apport offensif est encore instable avec seulement un point en 32 minutes dans la défaite contre Denver, 11 points en 30 minutes à Dallas, puis 7 points en 29 minutes face aux Spurs. Il est d’ailleurs le seul joueur du cinq à présenter un ratio négatif et n’a pas participé à la remontée des siens sous l’impulsion d’un SGA en feu. Il n’y a pas de quoi s’affoler non plus, le français s’épanouit dans un environnement propice au développement des jeunes joueurs. Petite récompense à souligner: le français fait parti de la Team World du Rising Star Challenge 2021. La suite ne devrait qu’être plus belle.

Saddiq Bey, SF, Detroit Pistons : 34m, 9.9pts, 3.9rds, 1.1pds

Titulaire au poste 4 après son excellent match à Boston (30pts et 7/7 de loin), le rookie a donc bel et bien pris la place d’un Blake Griffin sur le départ. Depuis sa performance magistral au TD Garden, Bey n’a plus retrouvé cette adresse de loin (seulement 23.8% de réussite sur les trois derniers matchs). Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le jeu offensif de Bey se résume principalement sur son tir à 3-pts à 45° (43.1% de réussite via statmuse). Sur catch & shoot, sur pull up, side step, en transition, l’ancien joueur de Villanova ne refuse jamais un tir primé, et parfois au détriment de l’extra-passe.

Si 68.6% de ses tirs sont pris derrière la ligne (via NBA.com), c’est aussi parce que l’ailier n’est pas réputé pour ses qualités athlétiques et de finition dans la raquette (50% via statmuse). Et pour en rajouter une couche, il n’a contré qu’un seul tir depuis le début de la saison! Un peu surprenant pour un garçon listé à 2.03m. Néanmoins, l’intelligence et le sens de l’anticipation font de Bey un joueur capable de défendre sur les meilleurs joueurs de la ligue.

La question pour ce break, c’est de savoir si coach Casey va l’inciter à varier son jeu avec des feintes, des extra-passes, des coupes sans ballon. Ses dernières prestations évoquent une certaine fatigue chez le joueur, espérons que cette pause lui soit bénéfique.


On attend avec impatience leur rentrée sur le parquet

Le sang froid d’Immanuel Quickley quand il s’agit de scorer. via Newsday
Immanuel Quickley, G, New York Knicks : 33m, 12.2pts, 2.3rd, 2.4pds

Pas évident de deviner si Thibodeau va faire jouer son rookie plus de 20 minutes sur deux matchs consécutifs. En tout cas pour le moment, « IQ » navigue entre les bonnes prestations : 25 points en 20 minutes contre la défense poreuse des Kings, 26 points à San Antonio avec 6 tirs primés (record personnel), et les performances sans saveur : 3 points en 13 minutes contre Golden State, 0 point contre Detroit en 12 minutes. Impossible de deviner quelle genre de récital l’ancien joueur de Kentucky va nous proposer soir après soir. L’arrivée de Derrick Rose a effectivement bouleversé les plans dans les rotations, mais ils’agit quand même du 4e meilleur scoreur de sa classe depuis dizaine de matchs (via NBA.com) et ses moyennes sont tout bonnement saisissantes

  • 12.2 points par match en seulement 18.8 minutes

Un vrai scoreur capable de floaters en tout genre, mais qui a légèrement dévié de son principal atout pour scorer de loin. L’arrière tente plus sa chance de loin depuis quelques matchs comme le démontre son joli 6/13 à San Antonio.


James Wiseman, C, Golden State Warriors : 26m, 11.8pts, 5.9rds, 0.7pd

Le jeune pivot des Warriors a manqué onze rencontres suite à une blessure au poignet. Sa reprise s’est faite discrètement et dans la 2nd unit. Délogé du cinq, le N°2 de la draft 2020 a toujours à cœur de montrer de quoi il est capable en attaque. Pour son retour, il se montre efficace en inscrivant 14 points en seulement 15 minutes au MSG. Peut-être que cette pause lui a permis de se poser devant des vidéos afin de mieux cerner le nuances des placements offensifs à avoir sur le terrain. Surtout quand on joue avec de gros QI basket comme Stephen Curry et Draymond Green.

Les deux matchs qui ont suivi sont du même acabit : 11pts en 18 minutes à Indiana et 16 pts en 16 minutes contre Charlotte. Puis, ce sentiment d’amélioration dans le jeu s’est détérioré après trois matchs perdus et trois performances médiocres du jeune prodige : 5pts et 6 fautes chez les Lakers, 6pts à Portland. Pour son dernier match avant la pause, il est inséré à nouveau dans le cinq pour palier aux nombreuses absences dans le roster. Même s’il termine la rencontre en double-double (11pts et 11rds), il n’a clairement rien pu faire face à la leçon de basket donnée par les Suns. Enfin, le pivot est toujours déterminé à tirer de loin (0/4 sur les trois derniers matchs), peut-être que sa signature chez Anta, l’équipementier de Klay Thompson pourra y remédier. Il a tout de même eu le droit à une place dans la Team USA du Rising Star Challenge 2021.


Ils ont pointé le bout de leur nez

Saben Lee intenable contre les Raptors. Photo by Douglas P. DeFelice/Getty Images
Saben Lee, PG, Detroit Pistons : 15m, 7.1pts, 1.5rds, 2.3pds

Déjà évoqué comme un futur steal avant le début de la saison par Benjamin, l’ancien meneur de Vanderbilt a réussi une percée ces derniers jours avec un match record lors de la victoire face au Magic : 21 points (record personnel), 3/3 de loin, en 28 minutes. Excellent driver, des mains rapides, et un tir extérieur correct malgré une mécanique de tir suspecte. L’ancien coéquipier de Garland et de Nesmith a du jus dans les jambes et le pauvre Vucevic aurait pu en faire les frais.

Killian Hayes out, Delon Wright à l’infirmerie et Derrick Rose transféré à New York, voilà ce qui explique en partie l’augmentation drastique du temps de jeu de l’arrière de 21 ans qui vient d’enchaîner sept matchs consécutifs au dessus des 20 minutes de temps de jeu. Si son tir extérieur lui fait défaut, il ne se ménage pas quand il s’agit de pousser la balle en attaque et de délivrer de bonnes passes dans les petits espaces comme dans cette vidéo avec le français Sekou Doumbouya.


Killian Tillie, F, Memphis Grizzlies : 2m, 1.5pts, 1rd

Les débuts du français ont enfin eu lieu ! C’est lors d’un déplacement chez les Rockets et profitant ainsi du garbage time que l’ancien joueur de Gonzaga a effectué ses premières foulées sur un parquet NBA. Il réussi à inscrire un tir primé en seulement 8 minutes et on ne peut qu’imaginer le soulagement qu’a pu ressentir le français.

Il jouera également le match suivant face aux Wizards mais sans avoir pu marquer le moindre point. Pas grave, il faut retenir que même non drafté, Tillie a toute ses chances pour grappiller quelques minutes et pourquoi pas se montrer dangereux de loin à la Davis Bertans.

Lamar Stevens, F, Cleveland Cavaliers: 24m, 4.2pts, 2.6rds, 1pd

Non draté à sa sortie de Penn State, l’ailier n’a pas eu beaucoup l’occasion de se montrer sur cette première partie de saison: seulement deux matchs au desssus de la barre des dix points avec des pourcentages de réussite encore faibles pour le moment: 40.4% aux tirs et 11.8% à 3-pts. Cela ne l’empêche pas d’avoir son “moment” contre les Hawks. Suite aux nombreux forfaits pour ce match (Drummond, Love, Nance Jr, Prince), le rookie a pu jouer 16 minutes et inscrire 8 points et surtout, le Game Winner! On remerciera au passage la défense tenace de Trae Young.


Mason Jones, SG, Houston Rockets : 22m, 5.5pts, 2.1rds, 1.3pds

C’est loin d’être la joie dans le Texas depuis le départ de James Harden. Les hommes de Stephen Silas sont en train de marquer l’histoire de la franchise et dans le mauvais sens avec une vilaine série de 13 défaites de suite. Encore trois défaites et ils dépasseront la série noire de 2011. Peu importe, nous ce que l’on veut, c’est voir les jeunes prendre de l’épaisseur malgré le climat pesant de la défaite, et Mason Jones trouve toujours un moyen de se faire remarquer malgré un temps de jeu faible: 9.5 minutes sur les 11 derniers matchs et trois DNP. Pourquoi l’évoquer alors? Et bien ce joueur est assez particulier de part sa qualité de dribble et de drive vers le cercle. Loin d’être explosif ou bien rapide, l’arrière a un don qu’il partage avec le barbu: aller sur la ligne des lancers-francs. Son match contre Memphis n’est peut-être qu’un avant goût de ce qui se prépare pour les années à suivre:

  • 12 points en 15 minutes, 9/10 aux lancers-francs!

Il était temps que le break arrive

Tyrese Maxey. Credit: David Down via NBAE GettyImages
Tyrese Maxey, SG, Philadelphia Sixers : 32m, 8pts, 1.9rds, 1.8pds

Elle est bien loin l’époque durant laquelle les Sixers étaient touchés par le protocole sanitaire permettant ainsi au rookie de scorer à volonté (39pts contre Denver). Il semblait pourtant bien intégré dans les plans de Doc Rivers, d’autant plus que des rumeurs évoquaient le fait que Philly ne souhaitait pas s’en séparer pour faire venir James Harden. Mais depuis son dernier match en tant que titulaire en janvier, Maxey n’a dépassé la barre des dix points qu’à trois reprises et son temps de jeu n’a cessé de dégringoler (quatre DNP). Seth Curry, Matysse Thybulle, Furkan Korkmaz et Shake Milton sont bien sûrs tous (re)passés devant le rookie dans la rotation, ce qui ne lui reste que des miettes ou bien du temps de jeu pour le garbage time. L’arrière n’est plus en rythme. Il n’a plus rentré de tir primé depuis neuf rencontres et ne semble plus être dans la rotation serrée de Doc Rivers. Espérons que ce break soit plus que positif aussi bien mentalement que physiquement pour ce jeune arrière vif et généreux sur le terrain.


Bienvenue à l’infirmerie

Tyrese Haliburton, G, Sacramento Kings : 30m, 13.2pts, 3.6rds, 5.4pds

QUEL DOMMAGE ! Fraîchement élu rookie du mois de février à l’Ouest et élu dans la Team USA du Rising Star Challenge, l’arrière des Kings est un vrai bol d’air frais lorsque l’on regarde un match des Kings. S’il on va éviter de s’étendre sur ses performances d’avant sa blessure, il faut souligner le fait qu’Haliburton surprend son monde en se montrant capable de créer son propre shoot. De plus en plus à l’aise balle en main, coach Walton n’a pas hésité à lui confier plus des responsabilités à la mène et sur pick & roll. Intelligent et lucide des deux côtés du terrain, ses quatre derniers matchs sont pour le moins séduisants : 19.8pts, 6.5pds, 2.8ints. Malheureusement, une blessure aux mollets le tient pour le moment loin des parquets (4 matchs manqués). Il est listé au jour le jour. On a évidement hâte de le revoir après la pause du All-Star Break.

Cole Anthony, PG, Orlando Magic : 25m, 11pts, 4.4rds, 3.8pds

La saison d’Orlando a totalement basculé le jour où Markelle Fultz s’est blessé au genou. Cette mésaventure a permis au jeune Cole de prendre le poste de meneur titulaire et de pouvoir accélérer son apprentissage chez les pros. Mais il semblerait que le mauvais sort s’acharne sur Steve Clifford et ses joueurs puisque c’est au tour du rookie de manquer un nombre de matchs conséquents (11) à cause d’une côte cassée. On en saura un peu plus sur une éventuelle date de reprise après le All-Star Break.


Il a quitté la classe…

Ashton Hagans, PG, Minnesota Timberwolves : 2m

Dommage pour l’ancien meneur de jeu de Coach Cal à Kentucky. Après seulement deux apparitions pour à peine 4 minutes passées sur les parquets NBA, le rookie en two way contract a été coupé par Minnesota. Ce move peut notamment s’expliquer suite à une violation des règles du protocole sanitaire du joueur au sein de l’équipe de G-League.


10 autres élèves à surveiller :

  • Patrick Williams, F, Chicago Bulls : 33m, 10.2pts, 4.8rds, 1.2pds
  • Jae’Sean Tate, SF, Houston Rockets : 34m, 9.9pts, 5.3rds, 1.7pds
  • Desmond Bane, SG, Memphis Grizzlies : 28m, 9.6pts, 2.9rds, 1.4pds
  • Isaac Okoro, SF, Cleveland Cavaliers : 31m, 8.1pts, 2.7rds, 1.9pds
  • Payton Pritchard, PG, Boston Celtics : 30m, 7.7pts, 2.3rds, 2.3pds
  • Xavier Tillman Sr, PF, Memphis Grizzlies : 27m, 7pts, 4.6rds, 1.7pds
  • Dylan Windler, SF, Cleveland Cavaliers : 22m, 6.3pts, 4.1rds, 1.3pd
  • Precious Achiuwa, PF, Miami Heat : 35m, 6.1pts, 4rds, 0.6pd
  • Isaiah Stewart, C, Detroit Pistons : 34m, 5.4pts, 5.8rds, 0.7pd
  • Facundo Campazzo, PG, Denver Nuggets : 30m, 5.5pts, 2.1pds

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