Pour les amateurs de sport qui aiment prolonger le plaisir après le coup de sifflet final, suivre les cotes et les marchés peut ajouter une autre dimension à l'analyse des matchs. En France, la pratique du pari sportif évolue et certains joueurs se tournent désormais vers des plateformes acceptant les cryptomonnaies ; pour s'y retrouver, un comparatif des bookmakers crypto permet d'identifier les offres disponibles et de comparer leurs conditions en toute transparence. Comme toujours, il convient de miser de manière responsable et de ne jouer que ce que l'on peut se permettre de perdre.

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  • DeMar DeRozan, le dernier représentant du tir à mi-distance

    DeMar DeRozan, le dernier représentant du tir à mi-distance

    Dans une époque tournée vers le tir à 3pts et le tir près du cercle, le tir à mi-distance est un outil de moins en moins utilisé, voire interdit par certains staffs NBA. L’arrière des Spurs est le dernier représentant d’un art qui se perd. Focus sur des chiffres étonnants et même historiques pour un arrière scoreur aux habitudes old school.

    Le turnaround jumper de Kobe Bryant, le fadeaway de Michael Jordan, le tir sur une jambe de Dirk Nowitzki, le pump fake de Dwyane Wade ou encore le catch and shoot de Richard Hamilton après avoir profité de 435 écrans non porteurs, des tirs à mi-distance que l’on a tous essayé de reproduire sur le terrain. Bien que cette arme reste fiable pour une star comme Kawhi Leonard, elle est actuellement dénigrée voire banni des playbooks des coachs NBA. Les joueurs extérieurs doivent se doter d’un tir à 3pts afin d’exister dans un schéma offensif. Pour preuve, les dernières finales ont atteint des records de tentatives à 3pts avec 206 tirs pour Toronto et 201 pour Golden State, en seulement 6 matchs. Le tweet en janvier dernier de l’analyste d’ESPN Kirk Goldsberry illustre parfaitement cette révolution.

    Pour les amateurs de sport qui aiment prolonger le plaisir après le coup de sifflet final, suivre les cotes et les marchés peut ajouter une autre dimension à l'analyse des matchs. En France, la pratique du pari sportif évolue et certains joueurs se tournent désormais vers des plateformes acceptant les cryptomonnaies ; pour s'y retrouver, un comparatif des bookmakers crypto permet d'identifier les offres disponibles et de comparer leurs conditions en toute transparence. Comme toujours, il convient de miser de manière responsable et de ne jouer que ce que l'on peut se permettre de perdre.

    Le tir à 3pts a pris la place du tir à mi-distance. La logique des chiffres est implacable : un tir à 3pts présente plus d’intérêt qu’un tir à quelque centimètre devant la ligne des 7m23. Les box scores explosent et les moyennes de points emboîtent le pas. Il est dorénavant compliqué d’imaginer un arrière scoreur NBA sans avoir un shoot à 3pts dans sa boîte à outil. Depuis 2001, seulement six arrières ont tourné en moyenne à plus de 20pts par match sur une saison en tentant moins d’un tir à 3pts par rencontre.

    Joueurs au poste d’arrière tournant à 20pts ou plus par match avec moins de une tentative à 3pts (via Basketball Reference)

    Comme l’ancien dirigeant des Wizards (Jordan), DeRozan a réussi cet « exploit » deux saisons de suite. Mais le plus étonnant, c’est qu’il s’agit des deux dernières saisons ! Le quadruple All-Star joue complètement à contre-courant des tendances actuelles observées dans la ligue. C’est le seul joueur depuis dix ans à poster de tels chiffres. Une anomalie dans un sport révolutionné par les sacres des Warriors version « Splash Brothers » et l’avènement du tir de loin. Et pourtant, cet « handicap » de ne pas tirer à 3pts n’empêche pas le Spur d’être classé 18e marqueur de la ligue avec une moyenne de 22.2pts par match. Avec 96.9% de tirs à 2pts, la « shot chart » de l’arrière de 30 ans en 2020 dévoile clairement son profil offensif et ses préférences.

    Shot chart de DeRozan en 2020, via Statmuse

    Son jeu « old school » à base de dribbles en tête de raquette, de pull ups et de drives vers le cercle, lui ont tout de même permis de réaliser une série historique pour un arrière avec 13 matchs consécutifs à 20pts ou plus avec à chaque fois une adresse au dessus des 50% de réussite.

    Après un début de saison plus que compliqué et quelques rendez-vous manqués dans le money time en novembre, DeRozan a persévéré dans ses habitudes et cela fait de lui l’un des joueurs les plus dangereux en isolation avec une moyenne de 1.11pts par possession, soit juste derrière le maître dans ce domaine : James Harden (1.12pts/poss). Mais ce qui le démarque de ses collègues c’est sa faculté à récolter les coups de sifflets. L’ancien de USC obtient des lancers-francs en moyenne 21.9% du temps dans ces situations, avec une fréquence autour des 7.7% pour le and one, soit le 1er pourcentage de la ligue pour au moins deux situations d’isolation jouées par match ! (via NBA.com)

    San Antonio est de loin en train de réaliser sa plus mauvaise saison depuis 1997. Le jeu offensif n’est forcément remis en cause (10e attaque de la ligue), mais sa défense est un réel problème (24e). Il va bientôt falloir prendre des décisions concernant les vedettes vieillissantes que sont Aldridge et DeRozan. Ce dernier sera confronter à la décision d’activer ou non sa player option de plus 27M$ à l’année. Si certaines rumeurs font part de son mécontentement dans le Texas, il sera intéressant de voir la valeur et l’intérêt que les autres franchises peuvent porter au dernier Jedi du tir à mi-distance.

  • LE MAG #3 – ClutchTime x Alexis Ajinça (Partie 1) – Sa Carrière

    LE MAG #3 – ClutchTime x Alexis Ajinça (Partie 1) – Sa Carrière

    LE MAG #3 – ClutchTime x Alexis Ajinça (Partie 1) – Sa Carrière

    Simon et Tedesco animent une émission spéciale avec Alexis Ajinça (première partie) pour évoquer son parcours, plus particulièrement sa carrière en clubs (NBA et France) !

    Alexis Ajinça reviendra sur son parcours en Équipe de France dans une deuxième vidéo.

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  • Le titre ou l’argent : Un dilemme important pour un joueur NBA

    Le titre ou l’argent : Un dilemme important pour un joueur NBA

    En ces temps difficiles, ClutchTime continue de vous offrir une immersion dans l’univers de la NBA et aujourd’hui, ClutchTime vous propose de découvrir un acte de grande classe que peu de joueurs dans la ligue ont eu le courage de réalisé, sacrifier l’aspect financier de sa carrière au profit de l’aspect sportif.

    Dirk Nowitzki, roi du sacrifice financier

    Que ce soit Dirk, en passant par Durant ou même Lebron, nombreuses sont les superstars de la NBA qui ont accepté ce que l’on appelle une « Paycut » pour pouvoir offrir à leurs franchises une réelle possibilité de constituer la meilleure équipe possible et même si cette pratique marche souvent, cela n’a pas eu un effet bénéfique pour tous.

    Une paycut est donc le fait de sacrifier une partie de son salaire potentiellement accessible, généralement dans le but d’améliorer l’équipe pour laquelle on joue.

    Un sacrifice réservé au Star ?

    Pour réellement parler de « sacrifice », il est rare de parler de simple role player et cela concerne très souvent les grandes Stars de la ligue.

    La raison est simple, les paycuts sont très souvent réalisés au détriment d’un possible contrat maximum par un joueur, et les seuls joueurs qui ont accès à ce type de contrats sont les Superstars de la NBA.

    Cependant, il est nécessaire de nuancer ce propos car certains joueurs qui ne sont pas considérés comme des Superstars ont déjà accepté de sacrifier une partie de leurs salaires pour l’équipe donc même si ce sacrifice concerne souvent les grandes stars, il ne leur est pas uniquement « réservé » .

    Un sacrifice irrespectueux envers les Stars ?

    L’idée est donc simple pour le joueur, sacrifier le côté financier de la NBA dans le but de mettre toutes les chances de son côté vers l’aspect sportif et même si cela peut sembler être une décision assez logique ou acceptable pour une personne qui ne suit pas la NBA, cette pratique est tout de même assez rare.

    À l’image des Chris Paul, Russell Westbrook ou même Stephen Curry, le contrat maximum reste le choix majoritaire et ultime d’une Superstar de la NBA mais également le choix logique lorsque l’on connaît la face cachée de cette pratique.

    Kevin Durant tenant son trophée de MVP des finales
    Source : Jason Miller/Getty Images

    Danny Chau, rédacteur du Ringer, avait notamment évoqué la question en s’appuyant sur le cas de Kevin Durant avec les Warriors :

    « Durant’s decision makes it painfully clear that it will always be the players who have to make ‘sacrifices,’ never the owners. »

    La décision de Kevin Durant montre clairement que ce seront toujours les joueurs et jamais les propriétaires qui feront les sacrifices.

    Cette critique vient directement de la signature de Kevin Durant pour un contrat avec une paycut qui aurait permis de signer Andre Iguodala et Shaun Livingston et donc de garder l’équipe intacte.

    Cependant, l’équipe aurait pu, en réalité, signer les 3 joueurs avec Kevin Durant au maximum en payant une Luxury tax, montant supplémentaire imposée par la ligue dès lors qu’une franchise dépasse la limite des salaires de son équipe. Plus l’équipe dépasse cette somme, plus elle doit payer.

    On voit donc un réel problème d’éthique et une possible manipulation de certaines organisations envers leurs joueurs et cette problématique ne va pas s’atténuer suite à la hausse des salaires chaque année en NBA et la multiplication de bons joueurs qui s’imaginent déjà être Superstar.

    Un sacrifice nécessaire à la réussite d’une franchise ?

    Depuis 2010, presque toutes les équipes championnes, voire même finalistes ont connu au moins un joueur qui n’était pas payé à sa juste valeur.

    Que ce soit un choix volontaire ou non, il est presque indispensable d’avoir des joueurs qui sacrifient l’aspect financier de leur carrière au profit de l’aspect sportif et cela s’applique au Star mais aussi à d’autres joueurs très importants.

    Par exemple, Ray Allen avec Miami en 2013 était payé environ 3 millions l’année a 37 ans et même si cela semble être normal, lorsque l’on voit son apport sur les finales 2013, on peut se dire qu’il en valait un peu plus tout de même.

    Dans un autre registre, le salaire du MVP de la saison 2015, Stephen Curry, qui remportera les finales NBA avec un salaire de seulement 11 millions la saison et même si cela est logique vu que c’est un contrat signé quelques années auparavant, cela reste un cas de joueur sous payé par rapport à son apport sportif.

    Pour ne pas s’éparpiller, nous allons nous concentrer ici sur les principaux joueurs dans certaines franchises qui ont sacrifié une partie de leur salaire au nom de l’équipe et surtout dans le but ultime de remporter un titre, même si cela a plutôt bien fonctionné pour beaucoup d’entre eux, cela n’a malheureusement pas toujours été le cas.

    Les cas importants et récents de sacrifice financier :

    I. Le Big Three de South Beach en 2010

    « Not one, not two, not three, not four.. » on connaît la suite hein..
    Source : Steve Mitchell/US Presswire

    Le 8 Juillet 2010, The decision choque l’univers de la NBA car un certain Lebron James quitte Cleveland après 7 ans passées dans l’Ohio, pour rejoindre Dwyane Wade et Chris Bosh sous le soleil de Miami.

    Cependant, cette association de trois superstars semble difficile à mettre en place car trois contrats maximum à cette époque auraient été un réel problème pour créer une équipe compétitive. Heureusement, les trois superstars ont abandonné plusieurs millions (18 millions pour Lebron James) afin d’offrir une possibilité à l’organisation de Miami d’ajouter des pièces importantes à cette équipe déjà bien bâtie pour jouer le titre.

    Ce sacrifice financier s’est révélé être au moins aussi précieux qu’inestimable, car plusieurs joueurs solides vont réussir à choper un contrat tel que Udonis Haslem, la légende de Miami mais également Shane Battier, Chris Andersen ou encore le seul et l’unique Ray Allen qui sera la pièce maîtresse d’un certain game 6 des finales de 2013.

    II. Dirk Nowitzki : Le Roi du sacrifice salarial

    Dirk, honoré lors de son dernier match au AAC
    Source : J. Miron/USA Today/Reuters

    194 millions de dollars, c’est ce que le Wunderkid a sacrifié dans sa carrière pour les Mavericks. Cette somme, bien qu’incroyable, est à l’image de la générosité du géant Allemand.

    Champion en 2011, Dirk Nowitzki avait vécu son rêve de titre mais ses envies ne s’arrêtaient pas là, il voulait plus et surtout, offrir un nouveau titre à la ville de Dallas. C’est en 2014 que Dirk va démontrer tout son amour pour la franchise texane.

    Lors de l’intersaison de 2014, les Lakers et les Rockets lui offrent un contrat avec pas moins de 97 millions sur 4 ans et même si 99% des joueurs auraient pris l’une de ses offres, Dirk les a toutes refusées.

    En effet, le 15 Juillet 2014, il choque le monde de la NBA en signant un contrat de 25 Millions de dollars sur 3 ans avec les Mavericks ce qui signifie un sacrifice de 72 millions de dollars, non seulement pour rester dans son équipe de toujours mais surtout pour continuer à être compétitive.

    Malheureusement, les Dieux de la balle orange ne récompenseront pas son sacrifice respectable car même si Tyson Chandler reviendra durant l’été 2014, Shawn Marion quittera lui les Mavericks pour rejoindre les Cavaliers, laissant une équipe des Mavericks trop faible, qui sera éliminée au premier tour des Playoffs par les Rockets.

    Cependant, cela n’empêchera pas Dirk de renouveler cette acte de générosité quelques années plus tard en 2017, lorsqu’il refusera une player option de 25 Millions de dollars pour prendre un contrat de 10 Millions sur 2 ans et une seconde année en Team Option, vraiment un grand homme ce Dirk.

    III. Le Big Three Texans des Spurs

    Le big Three des Spurs, dans l’ordre :
    Tony Parker-Manu Ginóbili-Tim Duncan
    Source : Agence France-Presse

    En 2010, Tony Parker signe une extension de 4 ans pour 50 millions de dollars avec les Spurs pour garder une équipe compétitive et même si ce contrat reste tout à fait acceptable.

    Il est important de rappeler que Tony Parker est un joueur qui se retrouve dans les discussions pour le titre de MVP en 2012 tout en étant payé comme un role player.

    Toutefois, le sacrifice financier est une habitude du côté des Texans de San Antonio et c’est surement l’une des raisons pour lesquelles ils ont réussies à rester si compétitifs pendant autant d’années.

    En effet, a côté de Tony Parker, les joueurs importants du roster ont également sacrifié leurs salaires tels que Manu Ginóbili ou encore Tim Duncan qui aura réduit son salaire de plus de 11 millions de dollars.

    D’ailleurs, leurs sacrifices n’auront pas été en vain car des joueurs comme Thiago Splitter, Boris Diaw, Danny Green ou encore Marco Belinelli seront recrutés et le 15 Juin 2014, la franchise soulèvera le 5ème titre de leurs histoires qui sera la plus grosse récompense imaginable pour leurs sacrifices financiers.

    IV. Kevin Durant et la franchise Californienne

    Kevin Durant durant sa présentation avec les Warriors
    Source : Noah Graham/NBAE / Getty Images

    Après avoir réalisé l’un des mouvements les plus discutables de l’histoire de la NBA sur le marché de la Free Agency, le 4 Juillet 2016, Kevin Durant s’est engagé dans la franchise des Warriors dans le but précis de gagner un titre et de « sortir de sa zone de confort ».

    Pour ce faire, il a réalisé un sacrifice financier assez important pour la superstar qu’il était à l’époque et même le coach des Warriors, Steve Kerr, avait rappelé dans une interview que Kevin Durant lui rappelait Tim Duncan qui, lui aussi, avait réalisé plusieurs sacrifices financiers dans sa carrière pour garder une équipe compétitive.

    Dans le cas de Kevin Durant, son sacrifice permet à son équipe de conserver Iguodala et Livingston qui étaient deux grosses pièces du back to back de 2017 et 2018.

    Pendant une grande partie de ses années au Warriors, il a sacrifié une somme très importante d’argent en prenant des petits contrats de 1 an + 1 année en player option à 25 millions l’année ce qui était presque 10 millions de sacrifié par an.

    Ce sacrifice est critiquable dans beaucoup d’aspects, que ce soit sur le fait que la franchise aurait pu tout de même conserver les 2 joueurs nommés ci-dessus, sans avoir à sous payer Kevin Durant mais également sur le fait que son sacrifice ait été fait afin de rejoindre une équipe surpuissante qui était un choix contestable pour beaucoup de fans.

    Dans tous les cas, Kevin Durant a fait un choix qui lui a permis de repartir du soleil Californien avec deux titres et deux trophées de MVP des Finales en poche et tout cela pour rejoindre la Big Apple et un contrat maximum avec les Nets dans le but d’écrire une nouvelle page de son histoire.

    V. L’agent 0 et son geste mémorable envers A. Jamison

    Le n°4, Antawn Jamison avec Gilbert Arenas, le n°0
    Source : Rocky Widner/Getty Images

    Ici, on ne parle pas réellement d’un joueur qui a sacrifié son salaire dans le but principal d’obtenir un titre mais il était nécessaire de parler de l’acte respectable de Gilbert Arenas envers son coéquipier de l’époque, Antawn Jamison.

    Tout d’abord, dès 2006, Gilbert Arenas montre les signes d’une superstar qui souhaite gagner un titre au détriment de l’argent. Lors de l’intersaison de 2006, il accepte une réduction sur son salaire pour signer de bons joueurs mais se retrouve « malheureusement » coincé au milieu de Darius Songaila et DeShawn Stevenson (vous vous rappelez du premier nom ? moi non plus) qui ne seront d’aucune aide pour un agent 0 bien trop seul.

    C’est finalement le 9 Juin 2008 qu’il se retrouve agent libre et offre un geste de grande classe après la désillusion de 2006, annonçant clairement durant une séance média qu’il allait laisser son coéquipier, Antawn Jamison, prendre ce qu’il souhaite sur son contrat en se contentant du reste.

    « Just sign Antawn first and then I’ll take the pay cut, to keep the team intact, »

    Signer simplement Antawn en premier et je réduirais mon salaire pour garder l’équipe intacte

    « We’ve been together six out of my seven years. I told him, whatever he wants, give it to him, and I’ll take the pay cut. »

    On a été ensemble pendant 6 de mes 7 années ( dans la NBA ). Peu importe ce qu’il veut, donner lui et je prendrais la réduction nécessaire sur mon salaire

    Finalement, au lieu d’avoir un contrat maximum de 124 Millions sur 6 ans avec les Wizards, ou de prendre un contrat de plus de 100 millions sur 5 ans que lui proposaient les Warriors il ne prendra que 111 millions sur 6 ans avec les Wizards.

    Même si cette décision a très mal fini avec une absence en play-offs et des malheurs sur les terrains comme en dehors, il est important de saluer ce geste réalisé en Juin 2008 qui semble être inimaginable de la part des stars d’aujourd’hui.

  • Ça s’est passé un 14 Mai : Hakeem Olajuwon, sublime dans la défaite face aux SuperSonics

    Ça s’est passé un 14 Mai : Hakeem Olajuwon, sublime dans la défaite face aux SuperSonics

    Parce que la NBA regorge de performances en tout genre passées à la postérité ou progressivement oubliées avec le temps, ClutchTime vous propose de revivre ces matchs et exploits de légende, qui ont façonné l’histoire de la ligue d’hier à aujourd’hui.

    Avant de devenir le grand Hakeem avec un H, Olajuwon était déjà sacrément bon à ses débuts dans la ligue dès 1984. All-Star lors de sa saison rookie, le pivot jouit déjà d’une énorme expérience en playoffs et sa carrière semble déjà promis à un bel avenir. Finaliste malheureux en 1986 face aux Boston Celtics après une campagne où il va porter à bout de bras son équipe, le nigérian compte bien ponctuer la saison 1986-87 par une bagouze au moment d’aborder ses troisième séries éliminatoires en trois ans.


    The Dream Shake

    Drafté à la première place de la Draft 1984, le natif de Lagos va s’imposer comme l’un des pivots les plus impressionnants de la ligue durant l’âge d’or des intérieurs des années 80 à 90. Son style de jeu technique et sa mobilité exceptionnelle font du Rocket un big man moderne que beaucoup de joueurs tenteront de copier par la suite néanmoins sans parvenir à l’égaler. Dès ses débuts, Akeem (la lettre « H » viendra lorsqu’il se convertira à l’islam) fait preuve d’une efficacité et d’un sens du jeu assez impressionnant et son association avec l’autre big man texan de l’époque, Ralph Sampson, leur vaudra le surnom mérité de « Twin Towers ».

    Dirigeants et supporters voient désormais chez Olajuwon le digne successeur d’un Moses Malone parti trop tôt quelques années auparavant. Élu par deux fois dans une équipe type en 1984-85 (2nd Defensive) et 1985-86 (2nd All-NBA) et quatrième des votes pour le MVP 1985-86, il sera sélectionné à trois reprises pour le All-Star Game après avoir ramené notamment les Rockets en playoffs et en participant au deuxième Finales NBA seulement de l’histoire de la franchise en 1986, échouant d’un rien face aux Celtics (défaite 4-2), Olajuwon se montrant particulièrement bon durant cette série (25 points, 12 rebonds, 2 passes, 2 interceptions et 3 contres en moyenne).

    Un Décollage manqué

    Dans la foulée d’une défaite en Finales encore douloureuse, Hakeem va passer l’été à préparer sérieusement et encore plus déterminé la saison suivante, en espérant cette fois décrocher un titre. Il réalisera cette année-là un exercice presque similaire au précédent, terminant la saison régulière avec 23.4 points, 11.4 rebonds, 2.9 passes, 1.9 interceptions et 3.4 contres par match. Mais Houston va néanmoins montrer ses limites durant l’exercice, en perdant notamment sur blessure son autre vedette, Ralph Sampson, dont la carrière va basculer après s’être sérieusement blessé au genou gauche, le tenant éloigner des parquets pendant une bonne moitié de saison. Puis en voyant les arrières Lewis Lloyd et Mitchell Wiggins être suspendu pour consommation de cocaïne.

    Avec un bilan de 42 victoire pour 40 défaites, la franchise texane se qualifie logiquement, mais non sans une pointe d’inquiétude, pour les playoffs 1987, terminant ex-aequo avec les Golden State Warriors d’un certain Sleepy Floyd. Houston héritera du Portland de Clyde Drexler et Kiki Vandeweghe au 1er tour sans l’avantage du terrain, mais qu’importe, les finalistes en titre vont enfin se montrer à la hauteur en éliminant les Trail Blazers (3-1), Hakeem Olajuwon se montrant particulièrement remonté sur le terrain en tournant à plus de 27 points (64% FG), 9 rebonds, 4 passes, 2.5 interceptions et 5 contres par match. Il sera d’ailleurs tout proche de réaliser deux Five-by-Five durant la série au Game 1 et Game 4.

    Mal embarquée, Seattle a également connu un exercice 1986-87 compliqué, se qualifiant in extremis pour les phases finales avec un bilan peu reluisant de 39 victoires et 43 défaites. Si les Sonics s’en sont sortis, c’est essentiellement grâce à leur trio Dale Ellis, Xavier McDaniel et Tom Chambers (70 points de moyenne cumulés sur la saison). Opposé lors du premier tour aux redoutables Dallas Mavericks, challenger numéro un des Lakers dans la Conférence Ouest avec un bilan convaincant de 55 wins, les Texans vont pourtant se faire surprendre par la fougue et l’intrépidité des Sonics lors de cette série remportée 3-1.

    Les Séries éliminatoires 1987 et le « Beast Mode » activé

    Un scénario inattendu auquel les Rockets ne seront pas préparés à domicile puisque Seattle s’imposera coup sur coup lors des deux matchs hors de leurs bases, d’abord en prolongation lors du Game 1 (111-106) avec un Dale Ellis tout feu tout flamme (34 points), puis lors du Game 2 après avoir remonté un écart de plus de dix points dans le dernier quart-temps, Ellis terminant une fois de plus le match avec trente unités, tournant en dérision Robert Reid. Dos au mur et désormais dans le rôle du chasseur, Akeem Olajuwon (28pts, 16rbs au Game 1 et 27pts, 13rbs au Game 2) et les Rockets vont devoir s’arracher à l’extérieur pour enfin exister dans la série.

    Lors du Game 3 au Coliseum de Seattle, le pivot va passer un nouveau double-double avec 33 points (14/20) et 11 rebonds ainsi que 4 contres pour décrocher enfin une première Win, malgré un apport encore très léger du supporting cast des Rockets, où seul Ralph Sampson se montrera à la hauteur (18pts, 7rbs) dans une victoire 102 à 84. La joie sera malheureusement de courte durée pour les hommes de Bill Fitch, Houston s’inclinera lors du Game 4 (117 à 102) face à des Sonics de nouveau au complet après le retour de leur pivot Alton Lister, blessé depuis plus d’un mois. Gêné par la raquette adverse, les Twin Towers compileront 38 points seulement ainsi que 12 rebonds et 6 contres, tandis que Dale Ellis (32 points) et Tom Chambers (38 points) se feront un malin plaisir d’enfoncer le clou.

    source : Brian Drake NBAE via Getty Images

    Win or Die

    À un match de l’élimination, Houston doit sortir le grand jeu au Summit de Houston lors du Game 5 à domicile. Pas toujours en forme jusque là, notamment en défense, l’équipe de Houston va néanmoins réaliser son meilleur match de la série. À l’image du trentenaire Allen Leavell (15pts) et de l’ailier Rodney McCray (24pts, 11ast, 10rbs), les Rockets vont prendre le meilleur sur Seattle 112 à 107, Akeem se montrant particulièrement redoutable sous le cercle. Il terminera la rencontre avec 26 points, 6 rebonds et surtout 7 contres, martyrisant Lister en attaque et éteignant complètement Tom Chambers (15pts à 4/16 et 9 rbs) et Ellis en première mi-temps (2pts).

    Un effort en appelant un autre, les Rockets ne sont plus qu’à une victoire d’égaliser et d’obtenir un septième match décisif à domicile. Seules quatres équipes dans l’histoire sont parvenues à remporter une série au meilleur des quatre matchs après avoir été menée 3-1, les données ne jouant pas en la faveur des texans qui doivent se déplacer une dernière fois au Coliseum de Seattle. Les champions de Conférence en titre vont s’accrocher durant toute la rencontre face au trio incandescent Ellis (36 points, dont 17 sur les vingt première minutes de la rencontre, 9 rebonds), McDaniel (24 points, 12 rebonds), Chambers (37 points, 8 rebonds) derrière un Olajuwon déchaîné en première mi-temps (15 points, 13 rebonds et 4 contres).

    Ellis justement réalisera plusieurs actions décisives à moins d’une minute de la fin de la partie , d’abord en captant un rebond offensif précieux, puis en provoquant la perte de balle de l’arrière remplaçant des Rockets, Dirk Minnifield, à moins de 25 secondes de la fin en inscrivant un tir primé pour égaliser à 107 partout. Le backcourt des Rockets souffre énormément en défense face à Ellis qui se joue de ses vis-à-vis Robert Reid et Allen Leavell, rapidement handicapé par les fautes, ce qui conduira Bill Fitch à donner un gros temps de jeu au remplaçant Steve Harris, sans toutefois empêcher le come-back des Sonics en deuxième mi-temps.

    Malgré une avance de cinq points à moins d’une minute de la fin du temps réglementaire, Houston ne parviendra pas à s’assurer la victoire, manquant coup sur coup leurs tirs, d’abord avec Ralph Sampson à 15 secondes de la fin, puis Olajuwon qui manquera le panier de la gagne au buzzer sur un jump-shot. Envoyée en prolongation, Houston manquera une nouvelle occasion de tuer le match à cinq secondes de la fin de la première prolongation en manquant un lancer-franc. Une nouvelle fois en difficulté, les Rockets finiront par s’incliner une nouvelle fois au bout d’une deuxième prolongation remportée 13 à 10 par les hommes de Bernie Bickerstaff.

    Au final Akeem Olajuwon terminera la rencontre avec 49 points (19/33), 25 rebonds, dont 11 offensifs, 2 passes, 2 interceptions et 6 contres, une performance qui constitue encore aujourd’hui un record dans l’histoire des Houston Rockets malgré la défaite et une élimination prématurée alors qu’une revanche face aux Lakers attendait la franchise texane en Finale de Conférence. Sampson (19pts, 13rbs) et Robert Reid (18pts, 12ast) n’ont finalement pas pesé suffisamment sur le match pour faire basculer cette rencontre en temps voulu.


    Cette performance réalisée par le pivot All-Star des Rockets constituait tout d’abord pour lui un record personnel et une performance assez unique pour l’époque, Akeem devenant seulement le 11ème joueur de l’histoire à inscrire au moins 40 points et 20 rebonds lors d’un match de phases finales, le premier depuis Moses Malone en 1981, déjà sous le maillot des Rockets à l’époque. Échouant de peu à atteindre la barre des 50 points, Hakeem devint néanmoins ce soir-là le troisième joueur de l’histoire à capter 25 rebonds en playoffs à 24 ans seulement. Une performance qu’il récidivera l’année suivante au premier tour face à Dallas en terminant avec 41 points et 26 rebonds et la victoire au bout cette fois-ci.

  • NBA Frenchies #12 – TOP 3 Français de l’année en NBA

    NBA Frenchies #12 – TOP 3 Français de l’année en NBA

    NBA Frenchies #12 – TOP 3 Français de l’année en NBA

    NBA Frenchies ! Une émission ClutchTime animée par Simon et Tedesco.

    Simon et Tedesco se retrouvent pour aborder l’actualité des français en NBA. Cette semaine, ils ont préparé une sélection personnelle des 3 meilleurs joueurs français de la saison 2019-2020, malheureusement interrompue. Et il y a débat !

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    Générique : http://twitter.com/@thomasvonreox

    Fond : http://twitter.com/@sadmase

    Montage : http://twitter.com/gil2chill

    Musique : So Funk (Anthox Colaboy) https://soundcloud.com/anthox-colaboy…

  • L’évolution des rookies depuis 2015

    L’évolution des rookies depuis 2015

    Depuis quelques années, le processus de rajeunissement de la ligue s’est accéléré. Des franchises empilent les choix de draft, et privilégient des contrats courts pour des jeunes inconnus plutôt que de recycler des vétérans bien trop usés. Si ces jeunes joueurs deviennent majoritaires sur le parquet, est-il possible que ces derniers soient de plus en plus à l’aise et performants? Et selon vous, quelle cuvée à été la plus productive ces cinq dernières années ? (Statistiques via NBA.com)

    Cette saison, 115 rookies ont foulé les parquets NBA, c’est 48 de plus qu’il y a dix ans lorsque John Wall, Paul George et DeMarcus Cousins réalisaient leurs débuts. Un chiffre qui a connu une réelle progression à partir de la saison 2015-2016 avec un pic atteint en 2016 avec 120 rookies d’utilisés. Merci aux Sixers et leur « Process » dans le milieu des années 2010 pour avoir fait baisser la moyenne d’âge de la ligue.

    D’autres facteurs peuvent également expliquer cette évolution comme le style de jeu prôné depuis quelques saisons (rapidité, vivacité et shoot) qui peut très bien coller avec le profil des jeunes prospects. Mais également la mise en place de contrats courts et flexibles (10-day et two way) avec la possibilité de les signer, voire re-signer afin de les tester et d’optimiser leur potentiel.

    Cette tendance à vouloir rentabiliser ces jeunes joueurs donnerait telle une meilleure production de ces rookies ? Voici les évolutions statistiques individuelles de ces cinq dernières années, et un aperçu sur la cuvée la plus prolifique.

    Temps de jeu et responsabilité avantage pour la Draft 2017

    Ben Simmons, Donovant Mitchell et Jayson Tatum – image via cbssports.com

    La cuvée 2017 possède le record du nombre de rookies ayant joué chez les professionnels mais également en ce qui concerne le total de joueurs dans le club des 15/15 (au moins 15 apparitions et 15 minutes en moyenne de temps de jeu). 45 rookies ont eu ces privilèges lors de la saison 2017-2018 avec en tête d’affiche Donovan Mitchell, Ben Simmons (drafté en 2016), Jayson Tatum, Kyle Kuzma, Lonzo Ball ou encore Lauri Markkanen. C’est l’ancien meneur des Lakers, Lonzo Ball, qui a hérité du temps de jeu le plus conséquent avec 34.2′.

    Le bonnet d’âne revient à la promotion 2015 avec seulement 26 joueurs dans ce cas. Karl-Anthony Towns, Emmanuel Mudiay et Jahlil Okafor sont les seuls à avoir atteint la barre des 30′. Loin d’être ridicule, la draft 2016 présente 35 joueurs au dessus des 25 minutes mais aucun n’a franchi celle des 30 minutes. Brandon Ingram était le leader avec 28.9′. Enfin, les deux dernières cuvées nous offre de très jolies perspectives d’avenir avec Luka Doncic (32.2′), Trae Young (30.9′) pour la cuvée 2018 et avec Zion Williamson (29.7′) et Ja Morant (30′) pour celle de 2019.

    Impact offensif sur le terrain : 2017 et 2019 au dessus du lot

    Ja Morant en défense sur Jayson Tatum – Bob DeChiara-USA TODAY Sports

    Voyons maintenant quelle promotion est plus à même à se montrer en attaque avec un temps de jeu suffisamment conséquent. Rien qu’en observant le tableau-2, on distingue deux courbes au dessus du lot. Ces dernières sont associées aux promotions 2017 et 2019. Avec 15 joueurs allant de Zion (23.6pts) à Kevin Porter Jr. (10pts), la cuvée 2019 est riche en joueurs offensifs offrant ainsi une solution offensive pour leur coach (45.3% de réussite).

    La cuvée 2017 est menée par le plus gourmand en terme de tirs tentés lors de ces 5 dernières années : Donovan Mitchell (17.2%). Néanmoins, si la promotion 2017 se montre en attaque, elle pêche dans l’adresse avec une moyenne de 40.3%, soit le pire taux de réussite parmi ces cinq générations. Merci Lonzo avec 39.5% aux tirs !

    La classe 2018 tient une moyenne correcte grâce à ses deux vedettes : Doncic et Young. Sept joueurs ont atteint la barre des dix points avec une moyenne de 46.3%. Les rookies de la draft 2016 sont moins en vue. Leur meilleur scoreur Joel Embiid (20.2pts) était déjà dans la ligue depuis deux ans! Mais il est sage de rappeler qu’il ne s’agissait que de rookies et que les saisons suivantes furent bien plus convaincantes pour Siakam, Brown, Hield, Murray et LeVert.

    Apport statistique moyen : les cuvées 2018 et 2019 se démarquent

    Luka Doncic et Zion Williamson – photo via esnba.com

    Voilà qui est intéressant ! Bien que peu significatif, le tableau-3 semble nous indiquer une évolution statistique positive au fil des générations. Avec une base solide d’au moins 30 joueurs dans le club des 15/15 depuis 2016, les franchises NBA leur accordent plus d’importance en terme de développement et cela se traduit par un temps de jeu plus conséquent.

    Les cuvées 2018 et 2019 ont passé le plus de temps sur le terrain, par conséquent, ils scorent plus et gobent plus de rebonds en moyenne par match. Et pourtant, ces deux promotions diffèrent en plusieurs points. Si la génération 2019 excelle par une certaine homogénéité et son nombre de joueurs essentiels dans la rotation de leur équipe (faiblarde?), celle de 2018 est clairement portée par deux hommes : Luka Doncic et Trae Young qui ont posté des chiffres de All-Stars dès leur première saison !

    Bien que la classe 2015 soit faiblement représentée, elle a la particularité de compter en ses rangs de solides intérieurs avec Karl-Anthony Towns, Jahlil Okafor, Kristaps Porzingis, Myles Turner mais aussi Nikola Jokic (drafté en 2014). Une caractéristique qui explique en partie cette belle moyenne aux rebonds (4.1).

    Et si on creuse un peu plus ? Statistiques avancées : de mieux en mieux

    Mitchell Robinson au dunk – Photo by Scott Taetsch/Getty Images

    Pour ce 4e et dernier tableau nous avons sélectionné quatre statistiques avancées : EFG (Effective Field Goal), TS (True Shooting), PIE (Player Impact Estimate) et USG (Usage Pourcentage). Ces données peuvent ainsi renseigner sur la qualité des tirs pris par les rookies ainsi qu’une estimation de leur implication sur le terrain de manière générale.

    Concernant l’utilisation et l’impact des joueurs (USG et PIE), les chiffres sont sensiblement identiques et ne permettent pas de dégager une tendance au fil des saisons. En revanche, on peut distinguer une légère amélioration d’année en année dans la qualité des tirs pris et le taux de réussite. L’EFG a dépassé les 50% à partir de la classe 2018 (50.8%) pour atteindre un record avec la classe 2019 (51.1%).

    Le TS a également connu un bon à partir de la saison 2018-2019 avec une augmentation de +2,1% par rapport à la saison 2017-2018. Ce constat est d’autant plus flagrant lorsque l’on observe qu’aucun rookie de la promotion 2015 ne dépasse les 60% dans les deux catégories (dans le club des 15/15). C’est le pivot des Knicks, Mitchell Robinson (draft 2018) qui a obtenu les meilleurs chiffres avec un EFG à 69.4% et un TS à 69.2%.

    En 2019-2020, ils étaient deux à obtenir des pourcentages au dessus des 64% dans les deux catégories : Brandon Clarke et Jaxson Hayes. Une évolution positive qui peut en partie s’expliquer par la recrudescence de joueurs extérieurs tirant à 3pts et d’intérieurs toniques et athlétiques se contentant de scorer inside. Bye Bye le tir à mi-distance !

    Trae Young et Luka Doncic lors du Rising Star Challenge 2020 – via republicworld.com

    Si vous avez été attristés par les départs en retraite de légendes comme Wade, Parker et Nowitzki, ne vous inquiétez pas, la relève est déjà bien installée et ne manquera pas de nous procurer à nouveau de superbes émotions.

  • Ça s’est passé un 10 Mai : Welcome to the « Sleepy Floyd Show » !

    Ça s’est passé un 10 Mai : Welcome to the « Sleepy Floyd Show » !

    Parce que la NBA regorge de performances en tout genre passées à la postérité ou progressivement oubliées avec le temps, ClutchTime vous propose de revivre ces matchs et exploits de légende, qui ont façonné l’histoire de la ligue d’hier à aujourd’hui.

    Avant l’arrivée des Run-TMC dans la baie d’Oakland dans les années 90, la Dub nation s’enthousiasmait déjà pour plusieurs joueurs flashy des années 80, à commencer par Eric Floyd. Plus connu sous le surnom de « Sleepy Floyd », meneur de jeu aussi imprévisible que nonchalant, Floyd fut notamment l’un des arrières les plus marquants du milieu des années 80 et plus spécifiquement lors de la saison 1986-87. Qualifiés pour le deuxième tour des playoffs, les Warriors y affrontent les Los Angeles Lakers époque Showtime de Magic Johnson, et c’est durant cette série presque à sens unique que le combo-guard va offrir à lui tout seul, l’unique victoire de Golden State face aux angeliños dans cette série, au prix d’une performance à couper le souffle.


    Eric « Sleepy » Floyd

    Drafté en 1982 au 1er tour (13ème choix) par les New Jersey Nets, Eric Augustus Floyd ne restera que quelques mois du côté d’East Rutherford et son climat subtropical pour finalement profiter du soleil californien de la baie de San Francisco pendant de nombreuses saisons, en atterrissant dès sa première année chez les Golden State Warriors dans le cadre d’un trade envoyant Michael Ray Richardson aux Nets. Le joueur ne tarde pas à se faire une place dans un effectif alors en pleine reconstruction et parmi les plus inexpérimentés de la ligue. Même s’il devra attendre la saison 1986-87 pour honorer une première sélection au All-Star Game, Floyd afficha tout de même un niveau de jeu très au dessus de la moyenne, le plaçant en toute logique parmi les meilleurs meneurs des années 80 aux côtés de Reggie Theus, Maurice Cheeks, Fat Lever, Isiah Thomas et Magic Johnson.

    Arrière d’1m80 au style de jeu très technique et en avance sur son époque, capable de de crosser ses adversaires, il était un scoreur très doué, rapide et capable de franchir très souvent et de se défaire des marquages adverses pour finir près du panier. Sleepy Floyd a eu une carrière NBA très honorable malgré une certaine nonchalance dans son jeu et un manque de motivation apparent sur un terrain qui laissa observateurs et supporters sur leur faim alors qu’il aurait certainement pu devenir l’un des tous meilleurs joueurs de sa génération. Son surnom lui est d’ailleurs venu de ce constat, un sobriquet qu’il a longtemps détesté porté depuis l’école primaire, même si aujourd’hui la plupart des personnes qui le croisent ne connaissent sûrement plus son vrai prénom.


    Une décennie de disette

    Pour les Warriors, la fin du duo mythique Rick Barry, Al Attles dans les années 70 marqua une rupture brutale dans les résultats et les ambitions de la franchise. L’arrivée du très jeune technicien George Karl lors de la saison 1986-87 en provenance des Cavs de Cleveland était déjà considérée à juste titre comme un succès puisque la franchise californienne ralliera les phases finales pour la première fois depuis 1977. Une éternité pour les Warriors qui réaliseront leur meilleur bilan depuis cinq ans (42 wins) grâce un sprint final réussi (14-8).

    Avant le début de la période Run-TMC, l’équipe disposait déjà de solides joueurs à chaque poste. Le pivot Joe Barry Carroll, néo All-Star tout comme Sleepy Floyd cette saison, qui affichait plus de 21 points au compteur par rencontre, l’ailier fort Larry Smith qui termina 7ème meilleur rebondeur de la ligue avec 11.5 prises par match, son pendant sur l’aile, Pervis Short (18.3 points par match), le sophomore Chris Mullin ainsi que plusieurs autres role players tels que Rod Higgins, Terry Teagle, Greg Ballard et Jerome Whitehead. Joueur essentiel de l’équipe durant la saison, Floyd réalisa sa meilleure saison sur le plan personnel, devenant All-Star pour la seule fois de sa carrière, mais surtout le seul joueur derrière Magic Johnson à l’Ouest à avoir tourné en double-double Points + Passes sur l’année avec 18.8 points par match et 10.3 passes décisives.


    Spotlights et Showtime sur L.A.

    Pas très loin de là, chez le voisin de la cité des Anges, les Lakers viennent de ponctuer la saison par un bilan de 65 victoires pour 17 défaites seulement, tout simplement leur deuxième meilleur bilan de l’histoire de la franchise après 1971-72 et le sixième de tous les temps à l’époque. Ultra prolifique en attaque (117.8 points par rencontre), il s’agit surtout de l’âge d’or du basket à L.A, la génération Showtime, l’une des plus grandes équipes de l’histoire de la ligue qui visaient ses sixième finales sur la décennie (huit en tout et cinq titres au final).

    Une équipe composée ni plus ni moins de quatre futurs Hall of Famers. De son entraîneur adepte du run-and-gun, Pat Riley, emmenés par leur génial et non moins charismatique meneur de jeu, Magic Johnson, d’un pivot vétéran encore All-Star à 39 ans et d’un ailier à près de 20 points, 6 rebonds et 3 passes par match, les Lakers étaient au basket des années 80 ce qu’était Elvis au Rock’n’Roll ; Un véritable phénomène ! La franchise entretiendra durant la décennie une rivalité sportive légendaire avec les Boston Celtics de Larry Bird, autre équipe fantastique à voir jouer, rappelant ainsi les plus belles heures de l’histoire de la ligue. Durant la saison Magic (23.9pts par match), qui sera sacré MVP, va produire un basket absolument fabuleux, fait de passes plus incroyables les unes que les autres (12.2 offrandes par match pour le meneur) et rythmé par la vitesse et la réussite offensive de ses coéquipiers, donnant ainsi au basket un visage divertissant et extrêmement plaisant à voir jouer.


    Un second tour à sens unique

    source : NBA.com

    Vainqueurs respectivement de Utah et Denver au premier tour, les Warriors ont du néanmoins batailler jusqu’au match 5 décisif pour venir à bout du Jazz des jeunes Karl Malone et John Stockton et du trentenaire Mark Eaton. Après avoir perdu les deux premiers matchs à l’extérieur, les Warriors vont devenir la première équipe à remonter un déficit de deux matchs, tandis que Sleepy Floyd tourna à plus de 20 points par match sur la série. Pour les Lakers l’affaire fut nettement plus simple, les californiens disposant très facilement des Nuggets d’un Alex English vieillissant et d’un Fat Lever bien trop juste face à un Magic tout feu tout flamme (18pts, 14ast, 7rbs de moyenne). En sweepant la franchise du Colorado par un écart moyen de 27 points, le rouleau compresseur semblait désormais inarrêtable.

    C’était une opportunité incroyable, les Golden State Warriors affrontaient les puissants Lakers de Magic et Kareem, ainsi que James Worthy, avec qui j’avais une histoire en commun puisque nous avions grandi à Gastonia, en Caroline du Nord. Ils n’avaient pas perdu un seul match depuis le début des playoffs

    Sleepy Floyd

    Dans ce contexte, les Lakers étaient presque injouables lors des Game 1 et 2 pour des Warriors qui se sont déjà inclinés quatre fois en saison régulière au Forum d’Inglewood. Le tarif sera quasiment le même que pour Denver sur les deux premiers matchs, Golden State s’inclinant 125 à 116 puis 116 à 101 alors que Magic prendra rapidement le dessus sur son vis-à-vis. Lors du Game 3 au Coliseum d’Oakland-Alameda, Sleepy Floyd et ses coéquipiers vont subir un nouveau revers 133 à 108, le meneur terminant avec 14 points (0/3 derrière l’arc) et 12 passes, mais toujours en grande souffrance face à un Magic qui compilera son deuxième triple-double de la série, le treizième de la saison. La différence de talent et de réussite entre les Lakers et Warriors était flagrante à l’époque.

    Floyd marqua respectivement 19, 11 et 14 points, des stats offensives bien loin de ses standards, la faute à la bonne défense de Michael Cooper et Byron Scott qui à tour de rôle mettront le meneur en échec. Le trash-talking de Cooper perturba énormément le meneur des Warriors qui failli en venir aux mains tellement le Laker contrariait le Warrior. Parce que le showtime à L.A. c’était aussi ça, le trashtalking, les high fives cette arrogance et cette gestuelle qui mettaient les nerfs à vifs des adverses, une véritable marque de fabrique pour l’époque.

    Les Lakers faisaient preuve d’arrogance, ça ne fait aucun doute. Personne ne le nie, pas même les Celtics, ils ne peuvent donc pas le nier. Est-ce normal ? probablement. Mais à force de vous balancer cette arrogance au visage, ça finit toujours par en agacer certains.

    George Karl

    Le Sleepy Floyd Game

    Lors du quatrième match de cette série, le début de la rencontre était conforme aux scénarios des trois premiers. Pendant plus d’une demi heure les Lakers étaient nettement devant au tableau d’affichage après trois premier quart-temps tous remportés avec plus de 30 points inscrits, et débutèrent le 4ème quart-temps avec une avance de 14 points (102-88). Dans un bon soir, Sleepy Floyd venait d’inscrire déjà 22 points, dont 10 rien que dans le troisième quart-temps pour maintenir son équipe à portée des Lakers, même s’il aurait fallu un exploit pour remporter ce match. Dès le début du dernier quart-temps, l’ex-meneur des Hoyas de Georgetown sera mis en échec par la défense d’A.C Green en manquant un floater près du cercle, ce sera son dernier raté de la soirée.

    Sur les quatre premières minutes de cette période, Sleepy Floyd inscrira 15 des 17 points de son équipe, se jouant des défenseurs adverses comme s’ils n’étaient que de simples plots et faisant passer l’écart du match de -14 à -3. Les Lakers vont commettre énormément de perte de balles durant ce quart-temps, surtout dans les premières minutes, la faute à l’incroyable activité offensive et défensive sur le terrain du meneur. La défense de Pat Riley ne parvînt pas à stopper l’hémorragie, après cinq minutes de jeu, les Warriors appliquant une défense qui étouffe les angeliños. Le coup de chaud de Sleepy Floyd venait de leur coûter leur avance au score, Golden State passant désormais devant 109 à 106 après avoir infliger un sévère 30-4 en à peine cinq minutes de jeu.

    Malgré le coaching des Lakers, Floyd était inarrêtable et franchissait allègrement les défenseurs avec une facilité et une aisance quasi-divines. Toute la panoplie technique y passe, des layups déposés sur la planche, aux floaters main gauche, main droite, en passant par les finger-rolls et les dunks, Floyd venait d’inscrire 26 des 28 derniers tirs de Golden State après dix minutes de match, sans inscrire le moindre jump-shots de près ou de loin. Il faudra attendre la deuxième moitié du quart-temps pour le voir prendre deux tirs mid-range, le premier après une feinte de course rentrante qui mettra Michael Cooper en PLS, puis le second sur un step-back jumper en déséquilibre, portant son total de point dans le quart-temps à 25 !

    Plus ou moins épuisé et conscient que son équipe prenait le dessus et semblait se diriger tout droit vers une victoire, il inscrira son dernier panier à moins de trois minutes de la fin sur un dernier tir mid-range en sortie d’écran, avant de terminer son chef d’oeuvre par deux nouveaux lancers portant son total sur le quart-temps à 29 points ! Floyd ne marquera plus durant les dernières minutes de la rencontre, distillant néanmoins quelques passes (10 au total) pour ses coéquipiers, en maintenant un rythme soutenu en défense (4 interceptions). Certains diront plus tard qu’il aurait tout à fait pu inscrire 55 voire 60 points, mais Sleepy Floyd portait tellement bien son surnom que ce qui l’intéressait c’était de gagner afin de pouvoir rentrer se reposer en sachant pertinemment que les Warriors ne parviendraient pas à inverser le cours de la série après ce match.

    Superman Floyd

    C’était comme une décharge d’adrénaline. La foule nous supportait et la pression se fit ressentir sur les Lakers alors que nous commencions à dérouler. À ce moment là je ne nous voyais pas perdre cette rencontre. Lors du quatrième quart-temps, j’ai décidé de tout donner. Drive, tirs, passes peut importe puisque de toute manière nous étions quasiment éliminés. Je n’ai jamais été aussi bouillant dans toute ma carrière. Je ressens encore aujourd’hui cette sensation. Lorsque je rentrais ces jump shots et ces layups, j’avais l’impression que le cercle faisait trois mètres de large.

    Sleepy Floyd

    29 points sur un quart-temps, nouveau record en la matière depuis les 25 points de Isiah Thomas inscrit 48h plus tôt avec Detroit face à Atlanta. Eric « Sleepy » Floyd terminera la rencontre avec 51 points, dont 39 en deuxième mi-temps, inscrivant 12 tirs consécutifs dans le 4ème quart-temps (18/26 au final) avec seulement deux tirs primés et tout ça face au futur DPOY de la saison, Michael Cooper, et les Lakers Showtime de Magic Johnson, offrant la victoire aux Warriors 129-121. Des records en playoffs qui tiennent toujours.

    Il était persuadé dans son esprit qu’aucune personne ne pouvait le stopper

    Magic Johnson

    Malgré un run de 21-6 dans le troisième quart-temps, les Lakers auront totalement laissé retombé le rythme en fin de rencontre, ratant leur tirs (4/16 contre 17/25 pour les Warriors), et concédant pas moins de cinq interceptions en l’espace de dix minutes. Los Angeles encaissera même 41 points dans cette dernière période, le plus haut total encaissé sur la saison par la franchise nonuple championne NBA.

    Je n’ai qu’une chose à dire ce soir. À force d’aboyer trop fort on finit toujours par se faire mettre une muselière… Nous avons arrêté de jouer en attaque et en défense, pensant que les Warriors allaient faire de même et que ça nous rendrait la tâche plus simple avant de repartir vers L.A. Nous nous sommes comportés comme des novices.

    Pat Riley

    Il s’agit ni plus ni moins que de la deuxième meilleure performance de tous les temps en playoffs pour un joueur des Warriors, derrière les 55 points de Rick Barry en 1967. La meilleure performance individuelle face aux Lakers lors des séries éliminatoires, approchée seulement par Allen Iverson en 2001 (48 points). Prouesse légendaire et inattendue à la fois, elle fut en définitive bien dérisoire dans cette série puisque les Lakers concluront la série par une nouvelle victoire au Forum d’Inglewood 118 à 106 se dirigeant tout droit vers leur quatrième sacre en sept ans, mais le meneur de jeu aura au moins eu le mérite de rabaisser la fierté de cette équipe et d’avoir fait se lever les foules à San Francisco, ovationné par son public et félicité par ses pairs.

  • Ça s’est passé un 7 Mai : L’incroyable upset des Nuggets face aux Supersonics

    Ça s’est passé un 7 Mai : L’incroyable upset des Nuggets face aux Supersonics

    Parce que la NBA regorge de performances en tout genre passées à la postérité ou progressivement oubliées avec le temps, ClutchTime vous propose de revivre ces matchs et exploits de légende, qui ont façonné l’histoire de la ligue d’hier à aujourd’hui.

    C’est l’une des images les plus emblématiques de l’histoire de la ligue, celle d’un Dikembe Mutombo allongé sur le sol en pleurs, étreignant la balle orange de bonheur et de fatigue à la fois, après une qualification miraculeuse au 1er tour des Playoffs 1994. C’est également l’histoire d’une franchise, celle des Denver Nuggets qui vont réaliser l’impensable en remontant un déficit de deux victoires face au meilleur bilan de la ligue, celui des Seattle Supersonics, avant de devenir la première équipe de l’histoire, ayant terminé huitième à l’Ouest, à éliminer une équipe n°1 d’une Conférence au bout d’un cinquième match décisif épique.


    L’éclaircie à Denver

    Entamée en 1992, la reconstruction des Nuggets se fait progressivement sous la houlette de leur nouvel entraîneur Dan Issel, ancien joueur de la franchise pendant près d’une décennie. Ambitieuse, Mile High City compte bien repartir à la conquête de l’ouest autour d’un effectif rajeuni, et avec l’espoir de redorer un blason depuis trop longtemps marqué par l’absence de phase finale. Leur dernière participation remonte en effet à la saison 1989-90, époque bénie de la franchise du Colorado et de son duo légendaire de l’époque : Fat Lever et Alex English.

    Autour de l’expérimenté Reggie Williams, Denver va se constituer un roster prometteur avec en tête le congolais Dikembe Mutombo (drafté en 1991 à l’âge de 25 ans tout de même), l’ailier fort LaPhonso Ellis et le natif du Mississippi, Mahmoud Abdul-Rauf, à la mène. Après une saison 1992-93 encourageante (36-46), Bernie Bickerstaff (GM) et Issel entrevoit enfin le bout du tunnel et compte bien passer un cap lors de la saison 1993-94.

    Nouvelle identité visuelle, nouveaux objectifs, Denver entame timidement la saison. Dans une Division Midwest relativement relevée avec les Rockets de Olajuwon, titrés cette année-là, les Spurs de David Robinson et le Jazz de John Stockton et Karl Malone, la plus jeune équipe de la ligue avance sur un fil durant toute la saison régulière, alternant les séries de défaites et de victoires, leur permettant toutefois d’arracher bien heureusement une 8ème place à l’Ouest, mais assez loin des équipes de têtes.

    Faute de mieux et sans avoir réellement brillé, la saison régulière de Denver fut convaincante. Le bilan de 42 victoires et 40 défaites est encore en nette progression grâce à des cadres en réussite à l’image de son cinq majeur Abdul-Rauf, Stith, Williams, Ellis et Mutombo, l’équipe s’est surtout taillée une réputation en défense (5ème Defensive Rating et 1ère équipe à réaliser le plus de contre par rencontre), la faute à une raquette riche en grands gabarits au profil défensif à l’image du congolais, meilleur contreur de la ligue avec 4.1 parpaings par match.

    Une saison supersonique pour Seattle

    Les années 90 à Seattle riment souvent avec l’âge d’or de la franchise et Gary Payton et Shawn Kemp incarnent merveilleusement bien la mythique équipe de basket des SuperSonics. Draftés respectivement en 1990 et 1989, les deux All-star vont rapidement devenir les figures de proue de l’effectif de George Karl, en participant de manière quasi interrompue aux playoffs avec plus de 65% en saison régulière en moyenne durant près d’une décennie. Jamais titrés cette génération terrible aura néanmoins marqué son époque.

    Défaits en finale de conférence par les Phoenix Suns en 1993 (4-3), Seattle fait clairement partie des favoris pour le titre pour la saison 1993-94. Autour des deux terreurs du parquet, la franchise s’est progressivement constituée une équipe taillée pour le titre. L’arrivée de l’ailier allemand Detlef Schrempf en provenance des Pacers d’Indiana, doit désormais faire passer un cap à la franchise sur les prochaines saisons. Le cinq majeur de l’époque est alors complété par l’arrière Kendall Gill (25 ans) et le pivot Michael Cage (32 ans), sans oublier les underdogs du banc tels Nate McMillan (meilleur intercepteur de la saison régulière), Sam Perkins, Vincent Askew et Ricky Pierce.

    La franchise réalisera cette année-là le meilleure bilan de la ligue (63-19) et de son histoire au passage. Avec une quasi-invincibilité à domicile et plusieurs séries de victoires, comme les dix succès de rang du début de saison, ou encore la série en cours de douze victoires consécutives à domicile. La franchise green and gold impressionne surtout par son jeu rapide fait de contre-attaques et d’une défense étouffante, les hommes de George Karl réalisant près de 13 interceptions par match, avec une ligne défensive arrière qui donnent encore des cauchemars à ses adversaires.

    Qualifiés respectivement en tant que n°1 et n°8 à l’Ouest, l’affiche du premier tour des Playoffs 1994 semble déséquilibrée de prime abord, et pour cause : à ce stade de l’histoire de la NBA, aucune huitième tête de série n’avait encore battu une tête de série numéro un dans un premier tour au meilleur des cinq matchs. Peu de gens donnaient les jeunes Nuggets victorieux sur cette série pas même leur entraîneur Dan Issel qui déclarait :

    Il s’agissait avant tout d’acquérir de l’expérience lors des séries éliminatoires après plusieurs années d’absence et avec un effectif très jeune et encore inexpérimenté.

    Dan Issel, entraîneur des Denver Nuggets

    Deux premiers matchs à sens unique

    Pour le premier match de la série, dans un Coliseum chauffé à blanc par un public qui sait recevoir ses adversaires, la rencontre sera à sens unique, les Sonics écrasant les Nuggets dès les premières minutes avec une grande facilité et surtout une bien meilleure adresse. Malgré les efforts de Mutombo en défense (12 pts, 9rbs et 4blk), soutenus par les remplaçants Rodney Rogers, Bison Dele et Robert Pack, Denver va lourdement s’incliner 106 à 82, encaissant notamment un cinglant 62-37 en première mi-temps. le trio des Sonics Kemp, Schrempf, Payton va faire un carnage dans la défense des Nuggets, inscrivant 57 points, 16 rebonds, 16 passes et 6 interceptions, les remplaçants s’occupant de terminer le travail en seconde mi-temps.

    source : Getty Images

    Après la claque du premier match, Denver se remet sur le bon rail lors du Game 2 mais doit une nouvelle fois subir la loi de leurs hôtes qui enchaînent une 39 victoires de la saison à domicile 97 à 87, la 14ème consécutive. Une fois n’est pas coutume, Dikembe réalisa un match défensif monstrueux (14pts, 8rbd, 5ast, 5blk), bien suivi cette fois par Ellis (18pts) et Rogers (17pts), mais avec un Abdul-Rauf aux aboies face à « The Glove » et une panne d’adresse générale inquiétante en attaque. C’est également Shawn Kemp qui se montra très précieux des deux côtés du terrain lors de cette rencontre alors que le banc de Seattle a commis beaucoup d’impairs au tir.

    Le Miracle de Mile High City

    Menés deux manches à zéro, l’exploit que doit réaliser Denver paraît presque insurmontable tellement Seattle paraît un ton au dessus dans tous les secteurs du jeu. Porté par ses supporters et au rythme des « Let’s Get Ready to Mutombo« , les Nuggets vont néanmoins réaliser une véritable masterclass à domicile en s’adjugeant le Game 3, 110 à 93, après un début de match en fanfare, une adresse impeccable (60.3%) et un duo Williams-Mutombo terrifiant des deux côtés du terrain. L’ailier va réaliser sa meilleure prestation sous le maillot de Denver, avec 31 points à 11 sur 16 aux tirs dont 3 sur 6 derrière l’arc, 8 passes, 6 rebonds, 2 interceptions et 2 contres. De son côté « Deke » va une fois encore faire montre de ses incroyables prédispositions défensives, compilant six blocks ainsi que 19 points, 13 rebonds et 3 passes en éteignant son vis-à-vis Shawn Kemp (10pts), tandis que Payton terminera la rencontre avec seulement 7 points et 5 passes.

    Quelques minutes avant le début de la rencontre, Dan Issel, le coach des Nuggets, invita dans son vestiaire le quaterback vedette des Denver Broncos, John Elway, vainqueurs du Superbowl en 1997 et 1998, venu encourager son équipe en leur donnant deux trois conseils primordiaux pour rester concentré et ne pas céder à la pression d’un match déjà décisif dans cette série.

    La victoire de Denver n’était pas simplement un trompe l’oeil visant à éviter l’élimination et le sweep au 1er tour, ce succès fit basculer la dynamique d’un camp à un autre. L’excès de confiance des Sonics se reflétait dans l’approche qu’ils avaient du troisième match dans le Colorado.

    À l’époque, nous avions entendu dire que l’équipe de Seattle n’avait réservé un hôtel que pour une nuit avant le troisième match et qu’ils n’avaient vraiment pas prévu de rester 24h de plus dans le coin. Ça nous a foutu en rogne.

    Reggie Williams sur The Athletic

    Le quatrième match fut une lutte acharnée et emmena les deux équipes en prolongation, mais ce sont bien les Nuggets qui l’emportèrent ce soir là, 94 à 85, au terme d’une rencontre où les défenses ont pris le dessus sur les attaques. Mutombo aura une fois encore été monstrueux sous les panneaux, le pivot inscrira presque autant de points (10) que de contres (8), récupérant au passage 16 rebonds dont 5 offensifs ! Plutôt discret depuis le début de la série, LaPhonso Ellis termina meilleur marqueur du match (27pts) et meilleur rebondeur avec 17 prises, dont 6 offensifs, tandis que Abdul-Rauf pataugeait encore dans son duel avec Gary Payton qui prendra le dessus (20pts, 6rbd, 4ast). Malgré les 20 points de Schrempf et le nouveau double-double de Kemp (16pts, 13rbs), c’est surtout la maladresse des role players rentrés en cours de jeu, qui couta la victoire aux Sonics.

    Après les deux défaites lors des Game 1 et 2 à Seattle, le sweep guettait sérieusement les hommes de Dan Issel, mais ce dernier a su tiré le meilleur parti de la situation et de son groupe lors des matchs retours à domicile évitant ainsi l’humiliation. Malgré leur 39 victoires de la saison à domicile, la confiance a bel et bien changé de camps et les Sonics savent pertinemment que ce match 5 décisif n’aura pas la même saveur en comparaison des deux premiers. Même la presse locale de Seattle n’aura pas réussi à ébranler cette douce et insouciante motivation chez les Nuggets, à commencer par celle du pivot Dikembe Mutombo :

    En playoffs le respect ça se gagne. Je ne veux pas être grossier, mais ce sont des phases finales ! Aucune équipe n’est la bienvenue à l’extérieur. Si vous devez obtenir quelque chose, il vous faut simplement le prendre par la force et faire comme chez vous.

    Dikembe Mutombo

    L’exploit au bout de l’effort

    source : AP Photo/Gary Stewart

    Pour ce cinquième match, les Nuggets vont réussir à baisser le rythme en attaque, pourtant le point fort des SuperSonics, en limitant leur jeu en transition, obligeant les hommes de George Karl à jouer et défendre plus bas et en bataillant non sans difficulté au rebond avec les big men de Denver. La mission pour Dikembe, Bison Dele et Williams était de contenir le « Reign Man » Shawn Kemp qui aura toutes les peines du monde à sortir un grand match, inscrivant seulement six points en seconde mi-temps (19 points au total à 6/13). Sur le backcourt c’est surtout Gary Payton qui concentre l’attention des défenseurs, blessé au pied, il se montrera très maladroit en début de match et sa gouaille si caractéristique n’impressionnera guère ses adversaires.

    Denver parviendra même à remonter un retard de onze points au retour des vestiaires, et ce malgré une adresse encore en berne (42% FG). À l’image de Abdul-Rauf, à qui Issel avait donné sa chance en début de match, espérant que ce dernier puisse enfin régler la mire avec son tir (30.8% sur la série), le meneur va pourtant terminer la rencontre avec seulement 8 points (3/10), obligeant son entraîneur a très vite donné une chance à son remplaçant Robert Pack en début de 3ème QT. Dans un bon soir, il terminera meilleur marqueur du match (23pts à 8/15 au tirs et 3/5 derrière l’arc), inscrivant 19 points en l’espace de vingt minutes. LaPhonso Ellis verra quant à lui le quatrième quart-temps depuis le banc avant de se réveiller en claquant deux baseline jumpers à moins d’1mn 30 de la fin.

    Les Nuggets ont même bien failli remporté le match plus tôt que prévu, d’abord après le jump shot de Ellis (88-86), mais Kendall Gill égalisera à moins d’une seconde de la fin du temps réglementaire, envoyant les deux équipes pour la seconde fois en prolongation après le Game 4. Après un nouveau temps mort, Reggie Williams a bien eu la balle de match dans les mains, en réceptionnant une passe de Mutombo près du panier adverse, mais l’ailier manquera de peu d’inscrire le panier du KO au buzzer sur un hook-shot audacieux.

    Denver va néanmoins courir après le score en prolongation en commettant notamment quatre violations des 24 secondes, jusqu’à un layup salvateur (avec la faute en prime) de LaPhonso Ellis, donnant l’avantage à son équipe (96-94). Pack mena d’une main de maître le jeu des Nuggets durant la prolongation, inscrivant notamment deux lancers cruciaux pour donner quatre points d’avance à son équipe à 18 secondes de la fin du match, scellant ainsi la victoire de Denver 98 à 94.

    C’est certainement le plus grand match de ma carrière, car personne ne nous donnait vainqueur de cette série. Je voulais juste jouer dur et montrer que j’avais ma place dans cette ligue.

    Robert Pack, meneur des Denver Nuggets

    Sorti en première mi-temps pour des fautes à répétition, Mutombo termina la rencontre avec 8 points et 15 rebonds mais surtout 8 contres. Le pivot congolais se montrera décisif sur presque chacune des actions adverses, contrant même les deux dernières tentatives de tirs de Schrempf et de Kemp à moins d’une minute de la fin. Tombé au sol après avoir capté un dernier rebond défensif, le joueur laissera éclater sa joie, une joie intense mêlée à des larmes, tandis que ses coéquipiers se jetèrent sur lui pour fêter cette qualification historique.

    Je n’arrive pas à y croire. Nous ne nous attendions vraiment pas à gagner cette série. Nous voulions juste faire bonne impression et nous voilà désormais dans l’histoire. J’ai rêvé de ce match et de son dénouement en prolongation. Je n’en étais pas vraiment sûr au coup de sifflet, mais arrivés en prolongation, j’ai tout de suite su que ce rêve allais se réaliser et que nous allions gagner ce match.

    Dikembe Mutombo

    Je ne peux pas croire que ça soit déjà fini. Je suis resté assis là, à essayer de comprendre ce qui venait de se passer. Je vais me lever demain en me disant désormais que je n’ai plus rien à faire de l’été, alors qu’on est qu’en mai.

    Nate McMillan à l’issue de la rencontre

    Parmi les autres héros de cette soirée, le remplaçant Bison Dele (16pts) aura apporté également une grosse contribution au succès des Nuggets en faisant un sacré chantier dans la raquette des Sonics avec 19 rebonds dont 6 offensifs, tout comme Reggie Williams (11pts, 11rbs, 5ast).


    Il s’agit de l’un des plus gros retournement de situation dans l’histoire de la NBA. Revenus dans la série après avoir été mené deux manches à rien, Denver est devenu la cinquième équipe seulement de l’histoire à remonter un tel déficit au 1er tour des playoffs dans le format de l’époque. Mieux encore, les Nuggets sont devenus la première tête de série n° 8 à éliminer une tête de série n° 1 depuis l’instauration en 1984 du premier tour au meilleur des cinq matchs, une élimination qui prend encore plus de relief quand on sait que Seattle avait le meilleur bilan de la ligue et était clairement annoncé comme favoris pour le titre.

    Dikembe Mutombo termina cette série avec 12.6 points, 12.2 rebonds, 2.4 passes mais surtout 6.2 contres en moyenne par match, soit un total de 31 contres distribués face aux SuperSonics, un record en la matière qui tient toujours. Au second tour, les coéquipiers du congolais vont également être tout proche de réaliser un nouvel exploit quasi similaire, en comblant un retard de trois victoires face au Jazz d’Utah, mais s’inclineront finalement au match 7.

  • « What if » : Quand Memphis était à une place de choisir LeBron James en 2003

    « What if » : Quand Memphis était à une place de choisir LeBron James en 2003

    * image via the undeafeted.com

    Si l’héritage d’une équipe NBA se construit sur les parquets, l’impact des décisions prises et des trades effectués peuvent faire basculer le destin d’une franchise voire même de la ligue. La loterie qui détermine le placement des équipes pour la Draft a souvent contribué à la génèse d’incroyables scénarios. Considérée comme la soirée « highlight » des mauvaises équipes, la loterie offre l’opportunité à des organisations de se voir attribuer les premiers choix.

    La loterie 2019 restera dans les mémoires avec cette montée insensée des Pelicans jusqu’à la première place, permettant ainsi à la franchise de sortir de la morosité ambiante qui pesait sur son avenir incertain. Avec la sélection du phénomène Zion Williamson, la franchise retrouve des couleurs et des ambitions, après avoir subit dans une même décennie les départs de Chris Paul (2011) et d’Anthony Davis (2019).

    Une autre soirée « loterie » a apporté son lot d’émotions et d’incertitudes, celle de 2003. Il s’agit de la toute première loterie diffusée sur ABC. Rien d’étonnant quand on sait que les plus chanceux pouvaient s’offrir l’incroyable athlète lycéen de l’Ohio, LeBron James, le champion NCAA avec Syracuse, Carmelo Anthony, ou encore le surprenant sophomore au parcours historique lors de la March Madness avec Marquette, Dwyane Wade, sans oublier l’intriguant serbe au potentiel Nowitzkiesque, Darko Milicic.

    Carmelo Anthony et LeBron James – via ESPN

    Beaucoup d’équipes n’ont pas manqué de se saborder pour la saison 2002-2003 en s’infligeant un maximum de défaites. On retrouve les Cleveland Cavaliers (17v-65d), les Denver Nuggets (17v-65d), les Toronto Raptors (24v-58d), le Miami Heat (25v-57d), les Clippers (27v-55d) mais également les Memphis Grizzlies (28v-54d). Une situation particulière pour Memphis et son GM Jerry West, présent le soir de la loterie, en sachant que si le 1er choix ne lui était pas attribué, leur pick de draft reviendrait automatiquement à Joe Dumars, GM des Detroit Pistons.

    Cette précision tient son origine dans un trade effectué six ans auparavant, en 1997 par le GM de l’époque : Stu Jackson. Un terrible nom qu’il ne faut en aucun cas prononcer dans le Tennessee.

    « Nous savions toute l’année que nous n’allions pas avoir un joueur d’impact à la Draft à cause d’Otis Thorpe. C’est devenu une blague courante.Je ne pense pas que Stu Jackson aurait pu venir à un match des Grizzlies cette année-là parce que les fans de Memphis le savaient, tout le monde le savait. » Shane Battier ailier des Grizzlies de 2001-2006

    Le 7 août 1997, les Grizzlies, basés à Vancouver, échangèrent un futur choix de draft contre le vétéran Otis Thorpe (35 ans). Un intérieur dont Detroit cherchait à se débarrasser suite à des tensions entre le joueur et le GM/coach Doug Collins. Thorpe ne jouera que 47 matchs sous ses nouvelles couleurs et fut envoyé à Sacramento avant la Trade Deadline de 1998. Les Grizzlies n’ont jamais dépassé les 23 victoires et déménagèrent à Memphis en 2001. Qui aurait pu croire en 1997 que cet échange allait finir par accoucher d’un scénario aussi capital pour Memphis avec la promotion la plus talentueuse de la décennie !

    Jerry West lors d’une conférence de presse en 2002 – AP Photo/John L. Focht

    De retour en 2003, est-ce que Memphis pouvait garder son pick en obtenant la 1ere place ? Et bien ce soir là, Mr. Logo avait 6.5% de chances de tomber sur le 1st pick, sans oublier qu’il possédait également le 13e choix suite à un échange avec Houston en 1999 (Steve Francis). Pendant ce temps là, Detroit jouait le Game 3 des Finales à l’Est chez les Nets à quelques kilomètres de la cérémonie.

    « Je déteste la loterie, je pense que c’est une chose horrible. Et je dis cela, en sachant que cela a plutôt bien fonctionné raisonnablement, il faut compter sur l’espoir. » Jerry West GM des Grizzlies

    Ce soir là, Russ Granik qui était en charge de dévoiler les pancartes avec le logo de l’équipe, a subitement provoqué la stupeur lorsque la 6e pancarte qui devait mathématiquement être celle des Grizzlies, afficha le logo des Clippers. Les différents acteurs ont compris que Memphis avait chamboulé l’ordre en parvenant à monter dans la loterie. Puis ce fut au tour du Heat d’être placé cinquième, puis les Raptors en quatrième position. C’est à ce moment que la chaîne ABC a choisi de lancer la pub.

    « Vous êtes assis là, effrayé par le fait que nous n’allions pas avoir notre choix et vous suppliez, « S’il vous plaît laissez-nous avoir ce choix. » Jerry West

    Granik ouvre la troisième enveloppe : Toronto Raptors ! Memphis est donc à une place d’obtenir LeBron James et d’effacer huit pénibles années. Le destin de cette franchise est en train de se jouer, et si la malédiction sur cette franchise allait enfin s’estomper ?

    « J’étais genre ‘merde’ on pourrait avoir ce gamin » Shane Battier

    « Quand ils ont sorti la carte Nuggets au numéro 3, mon cœur s’est arrêté pendant les 60 secondes qu’il a fallu à Russ Granik pour révéler qui était le numéro 2.» Joe Dumars GM des Pistons

    Russ Granik dévoilant le 2nd choix – via bealesstreetbears.com

    Finalement, la belle montée des Grizzlies s’arrêta à la deuxième place, Detroit récupéra ainsi les droits sur ce choix. La malédiction continua… Merci Stu Jackson. Le visage et la réaction de Jerry West à ce moment de la soirée en disait long sur son état d’esprit.

    « Ce fut dévastateur pour la franchise de ne pas avoir ce choix. Nous avons pu bâtir une équipe respectable par la suite, mais imaginez qu’un joueur comme James joue pour votre équipe. C’était incroyablement décevant.Pour certains d’entre nous, nous étions remplis de colère parce que nous pensions, « Comment pourrions-nous ne pas avoir ce choix de draft protégé? » Avec toutes les bonnes choses qui ont été faites à Memphis et où elles en sont aujourd’hui, cette franchise aurait pu aller beaucoup plus loin. Ça fait mal de réfléchir. C’était une triste journée. » Jerry West

    Ironie de l’histoire, les Pistons sont tombés sous le charme d’un serbe de 2m13 qui a été très bon lors d’un workout contre du vent et des chaises. Bien que Detroit fut champion cette année là ce choix de draft va les hanter à jamais. De leur côté, Memphis retrouva un peu de dignité grâce au tandem formé par les vétérans Jerry West et Hubbie Brown, coach de 70 ans à l’époque. Autour de Pau Gasol, Shane Battier, Mike Miller et Jason Williams, la franchise remporta 50 matchs et participa pour la première fois de son histoire en Playoffs. Imaginez ce que cette équipe aurait pu faire avec un James dans leur roster ?

    *témoignages recueillis via ESPN

  • NBA French Connection Review #1 : Les Tauliers

    NBA French Connection Review #1 : Les Tauliers

    Après plusieurs semaines sans NBA, et alors que les chances de voir la saison se terminer s’amenuisent, ClutchTime dresse les bilans de nos petits français expatriés aux États-Unis avec leur lot de satisfactions, de promesses, d’interrogations et de déceptions durant cette saison 2019-2020.


    Nicolas Batum (SF) – Charlotte Hornets

    22 matchs – 23mn : 3.6 points (34.6% FG, 28.6% 3pts), 4.5 rebonds, 3 passes, 0.8 interceptions, 0.4 contres (-2.2)

    source : Twitter

    Capitaine des bleus médaillés de bronze en Chine en septembre dernier, après avoir sorti un dernier match solide face aux Australiens, le Hornet s’apprêtait à vivre une saison loin d’être aussi dorée qu’en équipe de France. La franchise ayant choisi de donner la priorité au développement de ses jeunes après le départ de Kemba Walker, le français, qui entame sa 4ème saison à Buzz City, se voyait déjà comme le sacrifié du roster, au même titre que ses coéquipiers vétérans M. Williams, B. Biyombo et MKG. À presque 31 ans, et alors qu’il dispose encore d’un très gros chèque en option pour la saison 2020-21, Batum ne s’imaginait pourtant pas vivre une saison aussi loin de ses standards.

    Blessé à la main gauche dès la première rencontre face aux Bulls, le français va vite tomber dans la spirale négative des pépins physiques. Malgré un retour sur les parquets en novembre, le trentenaire est devenu un remplaçant plus que quelconque dans l’effectif de James Borrego et n’est plus que l’ombre du joueur qu’il était il y a encore quelques années. Titulaire à trois reprises seulement, l’éclaircie sera finalement venue lors du match à Paris entre les Bucks et les Hornets, date depuis laquelle le français est porté disparu en NBA. Son coach ne compte plus vraiment sur lui cette année et pour les saisons à venir sûrement, d’autant que la blessure qu’il se traîne depuis des mois n’a rien arrangé à cette situation.

    Dans sa dernière année de contrat avec Charlotte, le français peut choisir d’activer (ou pas) son année en option la saison prochaine, un joli chèque à hauteur de 25 millions de dollars qui fait forcément grincer les dents des supporters et dirigeants, qui aimeraient pouvoir se séparer au plus vite du français qui ne s’inscrit déjà plus dans les plans de reconstruction de la franchise, depuis relégué derrière le jeune P.J. Washington et les frères Martin. Une situation clairement dans l’impasse d’autant que les prestations catastrophiques du joueur ne sont pas de nature à rassurer les autres franchises au moment de racheter sa dernière année de contrat auprès des Hornets, même si le joueur réfute toute idée de départ pour l’heure.

    La Stat du joueur : 3.5

    Comme la moyenne de points par match du joueur cette saison, le français est tout simplement le pire scoreur de la ligue si on tient compte d’un temps de jeu de 20 minutes par match et de 10 rencontres disputées cette saison en moyenne, Batum se situe notamment derrière Kenrich Williams de NOLA, Terrance Ferguson d’OKC et Al-Farouq Aminu d’Orlando, idem si on rapporte le chiffre sur 36 minutes, le français est toujours bon dernier.

    La Décla’ du joueur

    « Je m’excuse auprès de tous les gens ici (à Charlotte) parce qu’ils ont cru en moi et que ça ne s’est pas bien passé. Ça n’a pas fonctionné. Je n’ai pas répondu aux attentes ces deux ou trois dernières années. Je comprends ça, je le sais. J’aurais pu faire mieux, évidemment, et je le regrette […] C’est sans doute la première fois que ceux qui doutent de moi ont raison. Au bout de quinze ans ».

    Nicolas Batum lors d’une interview donné au journaliste du Charlotte Observer, Scott Fowler, début mars

    Déclaration sans faux-semblants du joueur normand, qui a très peu joué cette année et dont la moyenne de points a chuté cette saison. Une situation pas prête de s’arranger pour le vétéran puisque son entraîneur et sa direction semblent décidés à faire le ménage dans le roster si ce dernier n’est pas prêt à faire évoluer drastiquement son jeu pour retrouver une place.

    L’action highlight – NBA Paris 2020

    Il ne s’agit pas à proprement parler d’une action de jeu, mais bien de l’évènement que tout le monde attendait cette année en France ; la rencontre entre les Milwaukee Bucks et les Charlotte Hornets à l’Accor Hotel Arena de Paris, organisé à l’occasion du NBA Paris Game 2020. Il s’agit surtout du dernier match de la saison régulière de Nicolas Batum qui terminera la rencontre discrètement avec 5 points (1/8), 5 passes et 6 rebonds, mais qui aura eu l’immense honneur de pouvoir jouer avec sa franchise devant le public français.

    La Performance de la saison

    13 points, 6 rebonds, 2 contres et 1 passes

    Cette ligne de stats, c’est celle du français après la victoire des siens face aux Pistons de Detroit le 27 novembre dernier. Dans un rôle de remplaçant, le français va dépasser la barre des dix unités pour la seule fois de la saison, sa meilleure performance à coup sûr puisqu’elle aura au moins permis aux Hornets de l’emporter d’un point (102-101), l’ailier se montrant agressif en première mi-temps, avant de redevenir très discret en deuxième mi-temps.


    Evan Fournier (SG) – Orlando Magic

    61 matchs – 31.7mn : 18.8 points (47% FG, 40.6% 3pts), 2.6 rebonds, 3.2 passes, 1.1 interceptions, 0.2 contres (+2.0)

    source : Reuters

    Fraîchement auréolé d’une médaille de bronze avec l’équipe de France en Chine et d’une place dans le Cinq majeur de la Coupe du Monde, l’arrière français entamait donc une saison 2019-20 sur la meilleure dynamique possible. Son superbe mondial (19.8 points par rencontre) allait permettre au Magic de passer un cap en saison régulière, mais surtout en playoffs après l’élimination au 1er tour l’année dernière face aux Raptors. Obsédé par les victoires, lui qui avait énormément progressé dans le playmaking et sur son adresse dans les moments chauds, Evan avait néanmoins fait son mea culpa en reconnaissant volontiers une baisse de régime au scoring.

    Du coup pour cette saison notre Vavane s’est montré déterminé à passer un cap. Bien plus tranchant à la marque, notamment en l’absence du pivot monténégrin Vucevic, l’arrière du Magic s’impose comme un des leaders de sa franchise. Même si les résultats d’Orlando ne sont pas en progrès par rapport à la saison dernière, Evan nous a gratifié de quelques cartons offensifs bien coquets et surtout d’une réelle prise de responsabilité dans les moments clutch cette saison. Son entente naissante avec le jeune Markelle Fultz est également prometteuse et même si le français ne pouvait pas prétendre à une place de All-Star, il est évident que son niveau de jeu le rend indispensable aux yeux de son entraîneur Steve Clifford.

    Blessé malheureusement au coude début mars, le français a du manqué les derniers matchs de saison régulière de son équipe, sans dommages puisque le Magic a gagné ses trois derniers matchs avant la suspension de la saison. Dans sa dernière année de contrat le natif du Val-de-Marne peut devenir agent libre la saison prochaine s’il le souhaite et sa saison devrait lui donner suffisamment d’argument dans la balance au moment de négocier une extension ou bien en quittant la Floride pour une franchise qui s’enticherai de l’arrière français, si toutefois il décide de ne pas d’activer sa player option afin de rester une année de plus et se mettre encore plus en évidence sous le maillot floridien.

    La Stat du joueur: 814

    Comme le nombres de tirs à trois points inscrits sous le maillot du Magic. 4ème meilleur marqueur de l’histoire du Magic derrière la ligne, Evan a notamment effacé la marque du turc Hedo Turkoglu (794) et se trouve désormais à moins de 170 tirs primés de Dennis Scott (981). Fournier est par ailleurs l’actuel 10ème meilleur marqueur (6466 points) et passeurs (1189) de la franchise, devancé notamment par son coéquipier monténégrin, Nikola Vucevic.

    La Décla’ du joueur

    Sincèrement ? Je m’en tape (être All-Star)… Franchement, je joue bien, mais tu sais j’ai lu une citation de Brad Stevens qui disait qu’évoluer à un niveau de All-Star c’était beaucoup plus important que d’en être un à tout prix, et j’ai trouvé cette phrase très juste. J’ai toujours dit que je voulais évoluer à un très haut niveau et c’est ça qui m’importe. Il y a tellement de politique, de joueurs qui méritent de le faire et qui ne vont pas le faire. Je pense à un gars comme McCollum par exemple qui pourrait le faire depuis quatre ans déjà

    interview de Evan Fournier pour Basket USA le 19 janvier dernier

    Heureux de voir son pote Rudy Gobert honorer sa première sélection pour le ASG de Chicago en février dernier, l’arrière français s’est montré très critique envers le système des votes All-Star, en particulier celui du public et de l’importance de ne pas uniquement apprécier la valeur d’un joueur qu’à travers ce schéma.

    L’action Notable

    https://www.youtube.com/watch?v=M15cMPDymK0

    Le 13 janvier dernier, Aaron Gordon offrait la victoire au Magic sur le parquet des Kings de Sacramento (114-112), franchise chère au coeur de notre frenchie. Sur la remise en jeu, Evan va parfaitement jouer la montre et faire preuve d’intuition, en servant intelligemment l’ailier floridien sous le panneau qui inscrira le panier plus la faute avec une seconde restante à jouer au tableau d’affichage. Fournier terminera la rencontre avec 26 points et 6 passes.

    La Performance de la saison

    32 points, 4 rebonds, 1 interception
    https://www.youtube.com/watch?v=VuewGa7H2oY

    Lors de la réception des Finalistes en titre (ou du moins ce qu’il en reste) le 1er décembre dernier, le numéro 10 floridien va faire un carnage dans la défense des Warriors en plantant pas moins de 6 tirs à trois points, dont 5 rien qu’en deuxième mi-temps, offrant ainsi une victoire précieuse au Magic (114-112). Le français améliorera ainsi sa meilleure performance individuelle en carrière, entamant ainsi un mois de décembre exceptionnelle durant lequel il inscrira 20.7 points par matchs à 49.6% d’adresse, dont 42.5% derrière la ligne.


    Rudy Gobert (C) – Utah Jazz

    62 matchs – 34.5mn : 15.1 points (69.8% FG, 62.1% FT), 13.7 rebonds, 1.5 passes, 0.8 interceptions, 2 contres (+4.4)

    Il nous avait émerveillé au mois de septembre face aux Américains en leur infligeant une leçon de basket (21pts, 16 rebonds) et au terme d’un match historique pour le basket tricolore (victoire 89-79), le nouvel étendard de l’équipe de France comptait bien rester sur son nuage. Le besogneux et discret pivot du Jazz, double DPOY 2018 et 2019, est devenu en quelques années la clé de voute de l’effectif de Quin Snyder au côté de l’explosif arrière Donovan Mitchell. Parmi les meilleurs pivots de la ligue, le français compte bien passer un cap cette saison avec Utah et aux côtés des nouvelles recrues Mike Conley et Bojan Bogdanovic, avec en ligne de mire un beau parcours en saison régulière et en playoffs, ponctués pourquoi pas par une première sélection pour le All-Star Game.

    Bingo pour le jazzman, enfin récompensé d’une première sélection tant méritée pour le match des étoiles au même titre que son coéquipier Donovan Mitchell. « Gobzilla » aura été plus qu’à la hauteur des attentes en enchaînant les perfs, et ce alors que les choix tactiques du staff l’écarte un peu plus du scoring cette saison, le français maintient toujours ses standards en attaque et en défense. Le pivot règne en maître sur sa raquette même s’il aime à rappeler combien il peut gagner en impact offensivement alors que sa relation sur le terrain avec Mike Conley pose question. Plus efficace aux tirs que la plupart des joueurs de la ligue, son rendement sur le terrain s’est accru au moment des votes pour le All-Star Game de Chicago, le big man tournant à presque 18 points (73% FG), 15 rebonds et 2 contres par matchs entre le 12 janvier et le 12 février.

    Le sentiment d’avoir fait un énorme pas dans sa carrière de joueur, Rudy a malheureusement été rattrapé par la réalité de la situation sanitaire inquiétante en étant testé positif au Covid-19 début mars, le premier cas avéré en NBA, contraignant la ligue à suspendre la saison. Désormais dans l’attente d’une reprise de la saison Rudy Gobert espère pouvoir revenir plus fort que jamais et pourquoi pas décrocher un troisième titre de Défenseur de l’année, mais surtout retrouver le terrain et les phases finales en se mêlant à la lutte pour le titre et en espérant que les récentes tensions entre lui et Mitchell se soient dissipées pour le bien du groupe.

    La Stat du joueur : 16.1

    Comme le nombre de points inscrit par le Jazz en sortie d’écran sur le français, plus que n’importe quel autre joueur dans la ligue cette saison. Un chiffre auquel on peut ajouter les 7 Assists en sortie d’écran qui amènent des paniers inscrits, là aussi un record cette saison.

    La Décla’ du joueur

    « Quand j’étais gamin et que je disais que je voulais devenir un joueur de basket professionnel, on s’est moqué de moi. Quand j’ai dit que je voulais jouer en NBA, on s’est moqué de moi. Et pareil quand j’ai annoncé vouloir être All-Star, C’est assez fantastique d’être ici, aujourd’hui. C’est un accomplissement, c’est clair, mais une fois qu’on y est il faut juste prendre du plaisir et bien représenter la France.»

    Le Monde

    L’action Notable

    https://www.youtube.com/watch?v=PtbuIb60El8

    Quand on parle de Rudy Gobert on évoque évidemment les contres ravageurs du français qui protège sa raquette comme personne. Lors de la réception des Mavs de Dallas le 25 janvier dernier, Gobert va mettre une fois encore ses talents de contreur à profit en bloquant la tentative de layup de Delon Wright pour maintenir l’avance des siens à 24 secondes de la fin du temps réglementaire. Dallas ne s’en relèvera pas et le Jazz s’imposera finalement 112 à 107. Gobert finira la rencontre avec 22 points (8/8), 17 rebonds, 2 passes et 5 contres !

    La Performance de la saison

    21 points, 11 rebonds (5 off.), 2 passes, 1 contre

    On ne pouvait pas terminer notre analyse sur Rudy sans mentionner la performance du pivot français lors du All-Star Game qui s’est tenu à Chicago le 16 février dernier. Sélectionné dans l’équipe des remplaçants de la Team Giannis, le français s’est particulièrement illustré lors de cette soirée étoilée avec un nouveau record de points inscrits par un français lors de l’évènement (le précédent record de 2009 appartenait à Tony Parker avec 14 unités).


    Ian Mahinmi (C) – Washington Wizards

    38 matchs – 21.3mn : 7.4 points (49.5% FG, 19.2% 3pts), 5.7 rebonds, 1.3 passes, 0.8 interceptions, 1.2 contres (-2.1)

    source : Getty Image

    Après une saison 2018-19 décevante, le rachat de Mahinmi aux yeux de Scott Brooks et de ses dirigeants était devenu primordial alors que Washington se demande encore comment ils ont pu lâcher autant d’argent sur lui (64 millions sur 4 ans). Ses plus belles années désormais loin derrière lui, le trentenaire doit maintenant lutter avec plus jeune que lui au poste, en particulier le prometteur, mais fragile Thomas Bryant, ainsi que le Letton Anzejs Pasecniks et l’Allemand Moritz Wagner, tout droit débarqués d’Europe pour lui faire de la concurrence au poste. Mais une telle longévité dans une carrière se doit d’être respectée et le Normand est encore capable de rendre des services dans la raquette de Washington.

    Blessé au tendon d’Achille en pré-saison, Mahinmi a du manquer une dizaine de rencontre avant de revenir fin prêt pour en découdre début décembre. Sa contribution immédiate en défense fut précieuse pour le staff des Wizards qui n’hésitera pas à le titulariser début décembre pour pallier certaines absences. Le français prend également des initiatives en attaque de loin comme de près, ce qui lui a permis de faire quelques belles prestations dans le sillage des autres joueurs de l’équipe. Mais malgré un temps de jeu important, le retour en forme de Bryant fin février a sonné le glas pour l’ancien Pacer qui n’a plus été appelé par son entraîneur début début mars, laissant un arrière-goût d’inachevé sur sa saison.

    Dans l’ensemble, on voit mal comment les Wizards pourraient conserver le français la saison prochaine, alors que l’équipe souhaite faire le ménage dans ses finances. Agent libre cet été, le professionnalisme dont a fait preuve le français tout au long de sa carrière et la réputation de coéquipier exemplaire qui le précède devrait lui permettre de retrouver assez rapidement une équipe avec laquelle il pourra jouer en NBA, mais avec seulement le minimum salariale. Pour ses qualités défensives et son agressivité sur le terrain, Mahinmi pourrait tout à fait convenir à un contender en manque de big man sous le cercle et qui aime se salir les mains.

    La Stat du joueur : 21

    Il s’agit du nombre de points que le pivot des Wizards a inscrit lors du MLK Day cette saison. Face aux Pistons de Detroit, le Normand va notamment inscrire 7 points, 5 rebonds et 3 contres rien que dans le dernier quart-temps de la rencontre pour offrir la victoire aux Wizards (106-100) et réaliser l’un de ses matchs les plus aboutis en carrière.

    La Décla’ du joueur

    Je suis disponible pour l’équipe de France. Je ne prétends pas mériter d’aller aux JO, mais compte tenu des malentendus qui ont pu exister dans le passé, je voulais clarifier ma position.

    interview de Ian Mahinmi au journal L’Équipe le 7 février dernier

    Les succès des copains partis s’éclater en Chine cet été ont surement donné des idées au pivot que l’on a plus vu depuis 2015 arborant le maillot de l’équipe de France et qui aimerait volontiers participer à ses premiers Jeux avec les bleus en 2021 avant de raccrocher définitivement sa carrière internationale en dent de scie.

    L’action Notable

    https://www.youtube.com/watch?v=wXVX3u_te5Y

    Lors de cette rencontre évoquée un peu plus haut, le français va faire un sacré chantier en défense, notamment en fin de rencontre en passant un chasing block sur Derrick Rose.

    La Performance de la saison

    25 points, 5 rebonds, 2 contres, 2 interceptions, 1 contre

    Rien de tel qu’un career high pour préparer la Saint-Sylvestre. Face au Heat, l’ancien Pacer va littéralement prendre le scoring à son compte dans le lineup de D.C. en l’absence de Bradley Beal pour terminer avec 10 tirs réussis sur 11 tentatives et faire souffrir son vis-à-vis Meyers Leonard en défense. Ce soir-là ce sont d’ailleurs les remplaçants des Wizards qui auront fait vaciller les floridiens pour ramener une victoire 123 à 105.

    Bonne semaine à toute la French Connection !