Pour les amateurs de sport qui aiment prolonger le plaisir après le coup de sifflet final, suivre les cotes et les marchés peut ajouter une autre dimension à l'analyse des matchs. En France, la pratique du pari sportif évolue et certains joueurs se tournent désormais vers des plateformes acceptant les cryptomonnaies ; pour s'y retrouver, un comparatif des bookmakers crypto permet d'identifier les offres disponibles et de comparer leurs conditions en toute transparence. Comme toujours, il convient de miser de manière responsable et de ne jouer que ce que l'on peut se permettre de perdre.
ClutchTime poursuit sa série d’articles rétro en cette période de confinement. Cette fois-ci nous allons revivre les premiers instants, premiers paniers et premiers tests grandeur nature de certains rookies pour leurs grands débuts en Playoffs. Nous avons choisi quelques-uns des plus grands joueurs de l’histoire à avoir marquer les Playoffs, afin de se remémorer leur impact dans leur tout premier match à enjeu. Si certains n’ont pas perdu de temps pour battre des record de précocité, d’autre auront mis plus de temps à se développer avant de marquer l’histoire à leur tour.
Ils n’ont pas attendu pour rentrer dans l’histoire
Pour les amateurs de sport qui aiment prolonger le plaisir après le coup de sifflet final, suivre les cotes et les marchés peut ajouter une autre dimension à l'analyse des matchs. En France, la pratique du pari sportif évolue et certains joueurs se tournent désormais vers des plateformes acceptant les cryptomonnaies ; pour s'y retrouver, un comparatif des bookmakers crypto permet d'identifier les offres disponibles et de comparer leurs conditions en toute transparence. Comme toujours, il convient de miser de manière responsable et de ne jouer que ce que l'on peut se permettre de perdre.
Dwyane Wade vs Baron Davis 2004 – by JEFFREY BOAN / el Nuevo Herald File
Dwyane
Wade (Miami Heat), 2004
Âge : 22 ans
le Cinq : Dwyane Wade, Eddie Jones, Caron Butler, Lamar Odom, Brian Grant
Stats : 21pts, 5rds, 5pds, en 41′
Le match : Victoire 81-79 contre les New Orleans Hornets – 1er tour Game 1
Pour sa première saison dans la ligue,
Wade est contraint de jouer meneur au sein d’une jeune équipe du
Heat menée par Stan Van Gundy. Les résultats furent
laborieux jusqu’au ASG avec un bilan de 22v-32d. La suite fut
nettement plus positive avec une belle série de 20v-8d permettant
non seulement à Miami d’accrocher le wagon des PO, mais aussi
d’obtenir l’avantage du terrain.
Le rookie n’a pas le temps de savourer cette fin de saison qu’il se rend compte qu’il va devoir se coltiner les Hornets de Baron Davis au 1er tour. Le meneur All-Star cette année là, est considéré comme l’un des joueurs les plus dur à stopper pour Wade. Mais le N°3 ne se laisse pas impressionner et réalise une performance unique dans l’histoire de la ligue en rentrant le panier de la gagne en toute fin de match lors de ce Game 1. Une première pour un rookie. Déjà clutch lors de ses PO 2004, un signe qui ne trompe pas et qui annonce le début d’une aventure spéciale.
Derrick
Rose (Chicago Bulls), 2009
Âge : 20 ans
le Cinq : Derrick Rose, Ben Gordon, John Salmons, Tyruse Thomas, Joakim Noah
Stats : 36pts, 11pds, 12/19 aux tirs, 12/12 aux lfs, 5tov, 6 fautes, en 49′
Le match : Victoire 103-105 chez les Boston Celtics en OT – 1er tour Game 1
https://www.youtube.com/watch?v=z01hnQW3E1s
Dotés d’une chance incroyable, les Bulls obtiennent le 1er pick de la draft 2008, choisissant un arrière athlétique et spectaculaire, et cerise sur le gâteau, qui est originaire de Chicago. Pour leur première saison ensemble, Derrick Rose et son coach Vinnie Del Negro ont réussi à ramener la franchise en Playoffs malgré un début de saison mitigé (23v-30d au ASG). Placés en 7e position à l’Est, les Bulls ont dû affronter les champions en titre, les Boston Celtics. Aucune chance qu’une équipe menée par un meneur rookie ne puisse faire le poids face à un tel monstre.
Et pourtant, le jeune joueur a clairement indiqué qu’il était prêt en inscrivant 36 points lors du Game 1 qui s’est joué en prolongation. D-Rose a tout simplement égalé le record de points inscrit par un rookie en Playoffs. Avec 23 points en 2e mi-temps, cette performance est d’autant plus impressionnante qu’il a permis à son équipe de gagner ce match sur le parquet des Celtics. Cette confrontation s’est révélée être l’une des plus relevées de l’histoire avec pas moins de sept prolongations cumulées dont trois dans le Game 6 ! Une entrée fracassante de D-Rose dans la prestigieuse histoire des Playoffs NBA.
le Cinq : Avery Johnson, Jaren Jackson, Tim Duncan, David Robinson, Will Purdue
Stats : 32pts, 10rds, 2blks, en 37′
Le match : Victoire 102-96 chez les Phoenix Suns – 1er tour Game 1
Le retour en forme de David Robinson combiné à la draft de Tim Duncan a permis à la franchise texane de retrouver les sommets de la conférence Ouest avec un bond de +36 victoires. Les Spurs n’ont en revanche pas bénéficié de l’avantage du terrain face aux Suns malgré un bilan identique (56v-26d). En saison régulière, les Suns avaient gagné trois de leur quatre matchs contre les hommes de Greg Popovich en saison régulière.
Une série d’un autre temps avec trois joueurs de 2m11 ou plus dans le lineup : Duncan – Robinson – Purdue ! Mais le staff des Spurs a surtout pu compter sur leur rookie vedette en fin de match pour emmener les siens vers la victoire. Avec 32 points au compteur, il est tout simplement le meilleur marqueur de la rencontre, sans oublier ses 18 points dans le dernier quart-temps. En face, « Hot Rod Williams » (35 ans et 12 saisons NBA), a été la première victime de Timmy en Playoffs. La première d’une liste longue comme le bras du N°21 des Spurs.
Tony
Parker (San Antonio Spurs), 2002
Âge : 19 ans
le Cinq : Tony Parker, Steve Smith, Bruce Bowen, Tim Duncan, David Robinson
Stats : 21pts, 3pds, 3/3 à 3pts, en 27′
Le match : Victoire 110-89 contre les Seattle SuperSonics – 1er tour Game 1
Lors de ses débuts en NBA, le français a explosé tous les records de précocité de la franchise texane. A seulement 19 ans, et dès son 5e match professionnel, TP obtient sa place dans le cinq de départ à la place d’Antonio Daniels. Comment un coach comme Popovich et une franchise aussi strucutrée et ambitieuse a pu faire confiance à aussi jeune meneur européen ? La confiance en soi peut-être? Celle du français n’est plus à prouver, et son premier match en Playoffs face à Seatlle est venu confirmer cette qualité.
A la fin du Game 1, avec 21 points, le français a établit son record de points en carrière face à un certain Gary Payton réputé pour ses poèmes et sa défense. Cela n’a pas impressionné Parker qui, avec sa vitesse, a complètement dépassé le vétéran. Parker scora 10pts dans le 3e quart-temps et le match était déjà plié. Un signe que le meneur est fait pour ce genre de match à enjeu.
Donovan
Mitchell (Utah Jazz), 2018
Âge : 21 ans
le Cinq : Ricky Rubio, Donovan Mitchell, Joe Ingles, Derrick Favors, Rudy Gobert
Stats : 27pts, 10rds, 3pds, 11/22 en 35′
Le match : Défaite 116-108 chez OKC Thunder – 1er tour Game 1
https://www.youtube.com/watch?v=BPdHVYK6_iI
Drafté en 2017, Mitchell a eu la chance d’être sélectionné par une solide équipe d’Utah. Seulement trois fois titulaire lors de ses treize premiers matchs, le rookie va ensuite prendre pleinement sa place dans le cinq majeur et devenir ainsi, l’une des principales armes offensives du roster. En Playoffs pour la 2e année de suite, le Jazz tombe face à un Thunder ambitieux avec son Big Three : Westbrook – George – Anthony.
Une chance pour Mitchell d’affronter l’un de ses idoles : Russell Westbrook, bien que ce dernier l’ait en quelque sorte terrifié lors de leur premier face à face en saison régulière. Pourtant, le rookie ne s’est pas caché en essayant de maintenir son équipe dans le match et en terminant meilleur scoreur du Jazz avec 27 points. Pour ce Game 1, le Thunder est clairement au dessus mais la suite va sourire au jeune Jazzman. Il rentrera dans l’histoire en devenant le premier rookie depuis 1996 à enchaîner deux matchs de rang avec plus de 25 points pour ensuite créer la surprise en éliminant le Thunder lors d’un Game 6 tendu. Mitchell n’est qu’à l’aube de sa carrière, mais le soleil va sûrement rayonner tout au long de sa journée dans la grande ligue.
Ben
Simmons (Philadelphie Sixers), 2018
Âge : 21 ans
le Cinq : Ben Simmons, JJ Redick, Robert Covington, Dario Saric, Amir Johnson
Stats : 17pts, 9rds, 14pds, 2stls, 5tov, en 34′
Le match : Victoire 130-103 contre le Miami Heat – 1er tour Game 1
https://www.youtube.com/watch?v=hbDgiFOLub8
Après une saison blanche, l’australien a pu faire ses grands débuts en Playoffs contre le Heat. Malgré l’absence du pivot All Star Joel Embiid, Philadelphie a tout simplement été trop rapide face à une défense du Heat dépassée. Ben Simmons fut un vrai calvaire pour Erik Spoelstra, ne sachant pas qui de Josh Richardson, Justise Winslow ou bien James Johnson pourrait ralentir le Rookie de l’année 2018.
Ce n’est un mystère pour personne, le meneur de 2.08m se régale en contre-attaque et sur le jeu en transition. Il est aussi à l’aise lorsqu’il est entouré de shooteurs. La 2e mi-temps fut à sens unique et Philadelphie remporta enfin un match de Playoffs après cinq années remplies de défaites. Ben Simmons n’est pas étranger à ce regain de compétitivité, et le prochain chapitre de la franchise pourrait abriter d’autres belles aventures de printemps.
Jayson
Tatum (Boston Celtics), 2018
Âge : 20 ans
le Cinq : Terry Rozier, Jaylen Brown, Jayson Tatum, Al Horford, Aron Baynes
Stats : 19pts, 10rds, 4pds, 3stls, en 44′
Le match : Victoire 113-107 contre les Milwaukee Bucks en OT – 1er tour Game 1
https://www.youtube.com/watch?v=VTs1i-3E-DY
Les Celtics avaient tout pour réussir en 2018 dans cette conférence Est défigurée, mais l’absence de Kyrie Irving a mis un coup aux ambitions des hommes de Brad Stevens. C’est en tout cas ce que la majorité pensait avant de voir à l’œuvre cette jeune équipe audacieuse. C’est ainsi que leur rookie, Jayson Tatum, se retrouva dans un rôle bien plus important en attaque pour ses tous premiers Playoffs en tant que professionnel.
Le premier tour face aux Bucks fut disputé, et l’ancien de Duke a bien démarré avec 8 points dans le 1er quart-temps avec un parfait 4/4 aux tirs et face au MVP en puissance : Giannis Antetokounmpo. La suite fut nettement moins brillante avec 4/14 aux tirs sur le reste du match, mais il a eu le privilège d’assister et de participer au show de Terry Rozier pour remporter la prolongation. Qui aurait pu imaginer que cette équipe allait être à un match des Finales cette année là.
Drafté en 10e position en 2010 par les Pacers, George a connu des débuts délicats pour ne pas dire difficiles. L’ailier a dû attendre son 43e match sous ses nouvelles couleurs pour devenir titulaire, grâce notamment à la prise de fonction de l’assistant Frank Vogel. Malgré un bilan négatif (37v-45d), les Pacers sont parvenus à accrocher les Playoffs pour y affronter la meilleure équipe à l’Est: Chicago.
Menés par le MVP 2011, Derrick Rose (39pts), les Bulls ont maîtrisé le Game 1. En face, le jeune Paul George n’a rentré qu’un seul tir sur un alley-oop en contre attaque. Puis après plus rien. Qui aurait pu deviner que ce jeune ailier allait emmener les Pacers au sommet de la conférence Est quelques années plus tard.
Kawhi
Leonard (San Antonio Spurs), 2012
Âge : 20 ans
le Cinq : Tony Parker, Danny Green, Kawhi Leonard, Boris Diaw, Tim Duncan
Échangé le soir de la draft 2011
contre l’arrière George Hill, Leonard n’a mis que dix matchs
pour convaincre Greg Popovich de l’intégrer dans le cinq de
départ. Si l’ailier est encore loin d’être une menace en attaque,
sa présence se fait déjà ressentir de l’autre côté du terrain.
Pour son premier match de post-season, Leonard est en difficulté en attaque mais se voit confier la mission d’éteindre le scoreur adverse : Gordon Hayward (17pts mais 2/6 aux tirs). Kawhi n’a que très peu vu le ballon au cours de ce match, mais ce n’est qu’une question de temps avant qu’il devienne l’un des plus grands joueurs de l’histoire des Playoffs.
Parce que la NBA regorge de performances en tout genre passées à la postérité ou progressivement oubliées avec le temps, ClutchTime vous propose de revivre ces matchs et exploits de légende, qui ont façonné l’histoire de la ligue, d’hier à aujourd’hui.
Personnalité immanquable lorsqu’il s’agit d’évoquer certaines performances individuelles titanesques en NBA, Michael Jordan fait logiquement partie du Gotha des plus grands joueurs ayant foulés les parquets de la grande ligue. Véritable rouleau compresseur en attaque, nombre de ses performances sont passées à la postérité et c’est la raison pour laquelle nous allons nous intéresser à l’une d’entre elles, pas la plus célèbre en soit, mais qui reste inégalée de nos jours.
Michael « Air » Jordan
Bien avant de devenir « The GOAT », Michael Jordan était surtout célèbre pour son profil d’athlète d’exception et ses qualités de scoreur hors-pair à ses débuts. Inutile de vous refaire tout le curriculum du Chicagoan, mais le légendaire numéro 23 des Bulls avait réussi à subjuguer le microcosme de la NBA dès son arrivée en 1984. Une prouesse assez rare pour être soulignée, au vue de la densité des joueurs vedettes de la ligue à l’époque, à commencer par la rivalité historique entre les Celtics de Larry Bird et les Lakers de Magic Johnson, mais qui avait cruellement besoin de se trouver une nouvelle figure de proue pour développer son image et sa popularité.
Jordan fut en quelques sortes le Messie débarqué au meilleur moment dans l’histoire de son sport. Génie de la balle orange, le natif de Brooklyn ne tardera pas à se tailler une réputation quasi-mystique, à l’image de son chef-d’oeuvre lors du Game 2 des finales de Conférence 1986 face au Celtics où il inscrira 63 points, un record sur un match de playoffs qui tient toujours et qui suscita l’admiration de son aîné Larry Bird qui le qualifia de « Dieu déguisé en Michael Jordan » ce soir-là. Un seul article ne suffirait pas à évoquer les nombreux faits d’armes de « His Airness« , et encore moins pour évaluer son impact médiatique. C’est pourquoi nous avons dû choisir une performance parmi tant d’autres, un fait assez méconnu du grand public, mais néanmoins jordanesque.
Sa saison 1987-1988
Flashback sur la saison régulière 1987-88 qui vient de rendre son verdict. Les Chicago Bulls alors entraînés par Doug Collins (1986-89) viennent de boucler leur meilleure saison depuis près de quinze ans avec le 8ème bilan de la ligue, ex-aequo avec Atlanta (50-32). Un succès dont le mérite revient en très grande partie à Jordan, le joueur ayant terminé Meilleur marqueur pour la deuxième saison consécutive, mais aussi Meilleur intercepteur. Le désormais quadruple All-Star va même jusqu’à remporter son premier trophée de MVP du All-Star Game 1988 organisé cette année dans son fief à Chicago, ainsi que le concours de dunk.
Avec 35 points par rencontres à 53.5% d’adresse aux tirs, auxquels il convient d’ajouter 5.5 rebonds, 5.9 caviars, 3.2 interceptions et même 1.6 contres, l’ancien Tar Heel a littéralement roulé sur ses adversaires durant 82 rencontres, avec des pointes au scoring démentielles face aux Pistons (59 points), Cleveland et Portland (52 points) et Boston (50 points), se payant même un sprint final monstrueux en avril, alors qu’il tournait à 39 points sur les douze derniers matchs des Bulls (9-3). Des boucheries en attaque comme la NBA en a rarement vu depuis l’époque de Wilt Chamberlain et Elgin Baylor.
source : Sports Illustrated
1er Tour des Playoffs 1988
Pour ses quatrième playoffs en quatre ans, Jordan compte bien passer un cap. Éliminé à chaque fois dès le premier round, il a pris soin d’éviter à son équipe des retrouvailles avec leur bourreaux depuis deux ans, les Boston Celtics. Quatrième à l’Est avec l’avantage du terrain, c’est sur les Cleveland Cavaliers (42-40) que Michael va pouvoir se défouler avant de passer aux choses sérieuses. Pourtant les Cavs de coach Wilkens sont loin d’avoir réussi aux Bulls en régulière (3 wins et 3 defeats dont une défaite à domicile). Leur bilan est un trompe l’oeil, l’effectif de l’Ohio emmené par un cinq majeur de qualité et très équilibré est un énorme piège tendu aux Bulls qui dépendent d’un seul et même homme en attaque.
Car si sur le plan défensif, la franchise de l’Illinois n’a rien à envier aux meilleurs (1ère équipe aux point concédés et 3ème Defensive Rating), sur le plan offensif, le supporting cast des Bulls n’a pas encore tout à fait pris le temps de se mettre à la hauteur de leur arrière. Sam Vincent arrivé en provenance de Seattle en février et associé à Jordan sur le backcourt a bien trouvé ses marques (13 pts), tout comme Oakley dans celui de lieutenant, mais le reste de l’effectif a du mal de sortir de l’ombre de son altesse sur le front de l’attaque malgré un bon potentiel, à l’image de ses deux rookies Horace Grant et Scottie Pippen.
Pour Cleveland, la saison régulière fut assez compliquée, en témoigne des séries de défaites au mois de novembre et surtout de février à mars, Lenny Wilkens se sentait forcément soulager au moment de voir son équipe décrocher l’un des derniers spots à l’Est après une fin de saison rondement bien menée. Sur le papier cette équipe est assez jeune, mais déjà très en avance sur beaucoup d’autres formations à l’époque. Autour d’un noyau de presque dix joueurs, dont la plupart avec moins de cinq saisons au compteur, les Cavs espèrent opposer une vraie résistance aux Bulls avec un cinq majeur composé entre autres de Mark Price, Ron Harper, Larry Nance et Brad Daugherty, ainsi que d’un banc taillé pour poser des problèmes à la défense de Chicago avec Craig Ehlo, Hot Rod Williams ou encore Dell Curry.
À la fin des années 1980, Bulls et Cavs se sont affrontés à deux reprises lors des séries éliminatoires de 1988 et 1989. Cette dernière fut la plus marquante de l’histoire dans leurs confrontations, en particulier avec une action mythique lors du match décisif à Cleveland, où Michael Jordan va inscrire « The Shot » au buzzer sur son vis-à-vis Craig Ehlo, éliminant une fois de plus les Cavaliers au premier tour. Un moment devenu culte dans l’histoire de la ligue et qui illustra à merveille l’impuissance des équipes à l’époque qui affrontèrent les Chicago Bulls et Michael Jordan en playoffs.
Jordan pose déjà son empreinte sur la série
source : Forbes
Au Stadium de Chicago, MJ veut frapper un grand coup lors de la première manche, alors que son vis-à-vis en défense, Ron Harper, est annoncé blessé à la cheville pour le Game 1, c’est donc Craig Ehlo, l’une des révélations de la saison côté Cavs qui doit se coltiner le futur Hall of Famer. Devant après le premier quart-temps, Cleveland doit néanmoins faire face à un véritable casse-tête en défense sur l’arrière bondissant des Bulls qui permet à son équipe de recoller rapidement au score. À coups de lay-ups, alley-oops et dunks dans tous les sens, Jordan semble être sur un nuage à la fois en attaque et en défense. Wilkens et ses hommes se montrent incapables de tenir l’arrière qui termine la première manche avec 50 points (19/35), 7 rebonds, 2 passes, 2 contres et 2 interceptions, le tout avec seulement douze lancers obtenus (100%), et une victoire nette 104 à 93.
Pour le deuxième match au Stadium, le retour de Harper en défense devrait apporter des garanties supplémentaires selon les dires du joueur lui-même :
Impossible qu’il marque 50 points face à moi, je peux vous le garantir
Ron Harper
Manque de bol pour lui, la baraka est toujours bien présente du côté du jeune Michael qui se fera un malin plaisir de remettre à sa place l’arrière des Cavs en inscrivant 55 points au Cavs, avec la victoire en prime 106 à 101. Toujours sans solution pour contenir la fougue du numéro 23, Jordan ira de ses feintes et fadeaway jumpers avec son jeu aérien si caractéristique pour donner à son équipe un avantage mérité dans cette série. Avec seulement 7 lancers francs tentés, tous réussis, il termine la rencontre avec 24 tirs rentrés sur 45 tentatives (53.3%), devenant ainsi le premier joueur de l’histoire à inscrire 50 points ou plus lors de deux matchs consécutifs en playoffs. Une performance rare dans une seule et même série, plus tard égalé par Allen Iverson qui inscrira 54 et 52 points au 2nd tour face aux Raptors en 2001, mais avec plusieurs matchs d’intervalle.
Une première marche franchie, mais une deuxième encore trop haute
Il faudra finalement cinq matchs aux Bulls pour venir à bout de Cavaliers tenaces lors des matchs 3 et 4, mais incapables de stopper la machine à scorer qu’était Jordan lors du Game 5 (107 – 101). L’arrière va même terminer le premier tour avec 45.2 points (55.9%) de moyenne sur la série, ainsi que 5.4 rebonds, 4.8 passes, 2.8 interceptions et 1.6 contres, s’octroyant au passage le record du plus grand nombre de point inscrit sur une série de cinq matchs (226) et la meilleure moyenne de points sur une série au dessus des 40 points, barre symbolique qu’il atteindra à cinq reprises dans sa carrière.
Au second tour Chicago va malheureusement voir son parcours stoppé net par les redoutables Pistons de Isiah Thomas (4-1) qui iront jusqu’en Finales face aux Lakers. Jordan fut bien moins en réussite face aux hommes de Chuck Daly, bien chahuté par Joe Dumars & co, ce qui donnera ensuite naissance à une rivalité légendaire entre les « Bad Boys » de Detroit et le numéro 23 des Bulls. Michael fit néanmoins une razzia sur les trophées individuels décernés lors de la saison 1987-88, en remportant le titre de MVP de la saison ainsi que celui du Meilleur Défenseur de l’année, mais aura du néanmoins attendre la saison 1990-91 pour décrocher la première de ses six bagues de champion.
En ces temps de confinement, afin d’éviter de vous couper totalement de l’univers de la NBA, ClutchTime dresse un bilan de la saison 2019-2020, suspendue depuis le 11 mars. Dans l’attente de son retour prochainement, la rédaction vous propose de revivre les parcours des différentes équipes de la ligue, depuis fin octobre, en faisant le point sur chacune d’elle pour chaque division de la ligue.
Pour notre dernier bilan de la saison, ClutchTime termine son road-trip dans l’ouest américain avec la Division Southwest. Le trio texan Mavericks – Rockets – Spurs, habituellement bien placé dans la course aux playoffs, se retrouve de plus en plus chahuté par la fraîcheur et l’insouciance des Grizzlies de Memphis ainsi que des Pelicans, au point même de voir les Spurs occuper l’une des pires places au classement de son histoire. Du côté des ambitions, les Rockets se cherchent encore une identité de jeu, tandis que les Mavericks semblent avoir rapidement tourné la page de Dirk Nowitzki en conservant néanmoins un fort accent européen.
Le Cinq de la saison : R. Westbrook (PG) – J. Harden (SG) – B. McLemore (SF) – D. House (PF) – P.J. Tucker (C)
Stoppés une fois de plus au 2nd tour par les Warriors (4-2), l’aventure du duo Harden-CP3 semble être arrivée à son terme tandis que les Texans se heurtent à un plafond de verre depuis plusieurs saisons. C’est donc sur Russell Westbrook que le FO a jeté son dévolu cet été, envoyant Chris Paul dans l’Oklahoma pour mieux reformer le backcourt du Thunder entre 2009 et 2012 avec l’espoir de trouver enfin le chaînon manquant. L’effectif ayant très peu changé, à l’exception des fins de contrat (Iman Schumpert, Gerald Green, Nenê) et les joueurs coupés, les Rockets ont surtout vu une grosse part de leur masse salariale englouties par leur nouveau duo. Pour Houston la stratégie reste la même tout comme les moyens, se mêler à la lutte pour le podium à l’Ouest en laissant Mike D’Antoni maître du jeu avant peut-être de céder sa place.
Le bilan à la mi-mars est plutôt mitigé. L’utilisation du nouveau backcourt s’est révélé satisfaisant, les deux All-Star s’occupent de tout en attaque (62 points en moyenne, 14 passes décisives, 13 rebonds et 3.5 interceptions cumulés), bien aidé par un supporting cast qui parvient à se mettre en évidence. En revanche le manque de continuité dans les résultats et de rigueur en défense, ternissent le bilan des fusées, trop souvent pointés du doigt cette saison pour leur niveau de jeu assez pauvre et stéréotypé. Passés d’un cinq small-ball depuis près d’un an, à un cinq ultra small-ball depuis que le FO s’est séparé de ses derniers Big Men encore en état de jouer en février, MDA joue la carte du coaching audacieux, quitte à se planter et mourir avec ses idéaux. Avec pléthore de joueurs au profil Three-&-D, capables de remonter rapidement la balle et de jouer plus facilement en mouvement tout en s’écartant le plus possible du dessous du panier, on a désormais hâte de voir le rendement de cette équipe en playoffs.
Plusieurs joueurs n’ont pas été épargnés également par les blessures et autres soucis de santé, expliquant en partie la déception chez certains supporters. À l’exception de quelques joueurs, une grande majorité d’entre eux ont été directement touchés par ce phénomène, Russell Westbrook le premier qui n’a pas connu une intégration réussie immédiatement, lui qui affichait à peine plus de vingt points de moyenne sur les trois premières semaines de compétition, avant de se rattraper après les fêtes de Noël (31.2). De son côté le barbu nous gratifie une fois encore cette saison d’un récital en attaque, malgré quelques matchs qui frisent le grand écart au scoring, Harden devrait conclure sans trop de difficultés un troisième exercice consécutif à plus de trente points par match. Pour le reste, l’étrange gloubi-boulga dans le coaching a permis à certains joueurs de se mettre en évidence de plusieurs manières, comme P.J. Tucker ou Robert Covington au poste 5, mais aussi de révéler certaines qualités chez des nouvelles têtes (Ben McLemore, Chris Clemons, Isaiah Hartenstein) et apporter également son lot de déceptions (Austin Rivers, Ryan Anderson, Thabo Sefolosha).
En se séparant du jeune Capela en février, D’Antoni choisit désormais la voie du jeu rapide, des possessions courtes et des tirs long-range qui pleuvent. Sous la menace de la jeunesse et la fougue du Thunder et des Mavs, les Rockets vont devoir s’arracher pour espérer aller encore chercher un avantage du terrain au 1er tour. Même si pour l’heure, rien n’est joué au classement, la plupart des équipes se tenant à moins de cinq victoires à l’exception des Lakers et des Grizzlies, il faudra que Houston assure sur ses derniers matchs et ne pas lâcher de précieuses victoires. Cette fin de saison pourrait servir de baroud d’honneur pour MDA, qui arrive en fin de contrat cette année et qui pourrait ne pas être reconduit par sa direction.
La saison de Houston en quelques chiffres : . 10 des 15 joueurs ayant joué au moins 100 minutes cette saison ont tiré la moitié du temps à trois points . 1ère équipe à tenter le plus sa chance à trois points (44.3) et 1ère équipe à inscrire le plus de tirs primés (15.4) . 28ème équipe au nombre de rebonds concédés aux adversaire par match (47) . 29ème équipe à réaliser le plus de passes décisives par match (21.5) . Meilleur marqueur : James Harden (34.4 points par match à 43.5% FG) . Meilleur passeur : James Harden (7.4 passes décisives par match) . Meilleur rebondeur : Russell Westbrook (8 rebonds par match)
Le Cinq de la saison : Luka Dončić (PG) – T. Hardaway Jr. (SG) – D. Finney-Smith (SF) – Kristaps Porzingis (PF) – M. Kleber (C)
Pour Dallas et Rick Carlisle une page s’est tournée la saison dernière avec la retraite de Dirk Nowitzki. Une nouveau chapitre s’ouvre pour les Mavs, qui doivent désormais se réinventer, l’équipe de Mark Cuban n’ayant plus participé aux playoffs depuis 2016. Avec des derniers exercices en-dessous des 50% de victoires, il s’agit d’amorcer un nouveau cycle avec de nouvelles ambitions en visant l’un des derniers spots de la conférence. L’arrivée d’un joueur comme Kristaps Porzingis doit participer à ce processus alors que son association avec le nouveau prodige de la franchise Luka Dončić s’annonçant déjà très prometteuse. En prolongeant notamment une très grande partie de l’effectif et en signant le retour de Seth Curry, Dallas veut miser sur la stabilité et la progression du groupe.
Et les résultats ont été bien au-delà des attentes. La franchise texane jouant même les premiers rôles une bonne partie de la saison avant de s’installer durablement dans le deuxième wagon de tête de la conférence. L’équipe a notamment débuté de la meilleure des manières en remportant 14 de ses 20 premières rencontres. En perte de vitesse au mois de février avec une infirmerie qui affichait un taux de fréquentation élevé, les hommes de Carlisle ont tout de même réussi à faire preuve de sérieux pour conserver leur spot. L’abattage offensif de l’équipe et sa capacité à devenir incandescente au scoring est une réussite cette saison à l’inverse de son manque de régularité (aucune série de plus de deux victoires depuis le 7 décembre) et d’un jeu défensif encore en rodage. Mais ne boudons pas notre plaisir de revoir les Mavs revenir aussi vite au premier plan, en partie grâce au staff et le coaching bien rodé depuis plusieurs saisons maintenant.
C’est également et avant tout grâce au talent du néo All-Star Luka Dončić et de son entente déjà remarquable avec le letton Porzingis. Le slovène fait tomber les records de précocité les uns après les autres et progresse à une vitesse vertigineuse, tandis que le second retrouve son niveau d’il y a deux ans qui lui avait permis d’honorer une sélection pour le All-Star Game. Le choix de prolonger une grande majorité de l’effectif cet été s’avère être également une réussite, la plupart des mid-class players ayant gagné du temps de jeu et une certaine réussite sur le plan personnel, tels Dwight Powell, Dorian Finney-Smith ou encore Maxi Kleber, tous devenus de solides role-players avec du temps de jeu. Seth Curry s’est quant à lui révélé être un parfait soliste dans la rotation, devenant l’un des sixièmes hommes les plus productifs de la ligue. Pour chipoter un peu, on peut regretter le manque de tempérament et de leadership en attaque de Tim Hardaway Jr., mais dans l’ensemble, la saison de Dallas ressemble presque à un conte de fée, l’équipe ayant réalisé des progrès énormes dans le jeu et dans les résultats avec un effectif harmonieux et déjà très en avance sur les prévisions du début de saison.
L’objectif de la franchise, c’est qu’il n’y en ait aucun. Les Mavs, aussi jeune, talentueux et fougueux soient-ils, ont déjà fait preuves d’une grande maturité et suffisamment de maîtrise collective pour, d’une part conserver leur place actuelle, mais aussi viser plus loin lors du sprint final, à condition d’être de nouveau au complet et de voir se maintenir l’état d’esprit actuel du groupe. Dallas doit désormais jouer pour le plaisir des yeux et ne pas freiner ses ambitions. Quoiqu’il arrive, cet exercice aura été un franc succès, et les supporters sont sûrement encore à l’heure qu’il est en pleine contemplation face à tant de talents et de promesses pour l’avenir.
La saison de Dallas en quelques chiffres : . 2ème équipe à tenter le plus sa chance à trois points (41.5) et 2ème équipe à inscrire le plus de tirs primés (15.3) . 3ème équipe à concéder le moins de pertes de balle par match (12.8) . 5ème équipe à capter le plus de rebonds par match (47) . 5ème meilleur bilan à l’extérieur cette saison (21-12) . Meilleur marqueur : Luka Dončić (28.7 points par match à 46.1% FG) . Meilleur passeur : Luka Dončić (8.7 passes décisives par match) . Meilleur rebondeur : Kristaps Porzingis (9.5 rebonds par match)
Le Cinq de la saison : J. Morant (PG) – D. Brooks (SG) – B. Clarke (SF) – J. Jackson Jr. (PF) – J. Valančiūnas (C)
Memphis avait déjà bien entamé sa reconstruction la saison dernière. Avec les départs consécutifs de Marc Gasol, Chandler Parsons, JaMychal Green ou encore Mike Conley depuis cet été, c’est un nouveau départ qui s’offre à la franchise désormais coaché par Taylor Jenkins (ex-adjoint de Atlanta et Milwaukee) et qui souhaite redevenir un sérieux contender à l’Ouest d’ici un à deux ans. En ayant récupérer le 2nd choix de la draft, les Grizzlies ont donc choisi de donner les clés du jeu au jeune Ja Morant, et de l’associer à Jaren Jackson Jr. pour constituer un début d’ossature avec laquelle la franchise veut désormais miser sur le long terme. Le nouveau GM de la franchise, Jason Wexler, a jugé préférable de préparer cette saison avec les éléments à dispositions mais s’est en revanche déjà montré très malin en récupérant quelques assets et en se donnant du cap dans la masse salariale de la franchise.
Décidemment cette division regorge de surprise puisqu’à l’heure où nous écrivons ces mots, Memphis occupait encore la 8ème et dernière place pour les phases finales à l’Ouest. Assez inattendus, les Grizzlies ont surpris les bookmakers et les protagonistes par leur jeu rythmé, séduisant en attaque et un coach qui n’a pas hésité à accorder sa confiance aux jeunes, tout en adoptant le style grit and grind si marquant pour la franchise. Déjà très prometteuse sur le papier, les oursons se sont montrés particulièrement audacieux au moment d’affronter certains cadors, se payant le luxe de plusieurs victoires de prestige. Malgré un départ timide (6-16), Jenkins a su trouver l’équilibre idéal entre l’expérience des uns et un noyau de jeunes vraiment convaincants. Lors de la Trade Deadline, l’équipe est même parvenue à se séparer de certains poids morts comme Solomon Hill et Andre Iguodala afin de récupérer notamment le jeune Justise Winslow en provenance de Miami, ainsi que l’ancien Warrior Jordan Bell.
Comme évoqué plus haut, la cuvée 2020 des Grizzlies a fait forte impression à la fois dans l’envie et les intentions de jeu. Ces jeunes-là n’ont peur de rien et la relation entre le staff et les joueurs semble promise à un bel avenir. Le futur ROY de cette année, Ja Morant, s’inscrit déjà comme une valeur montante au sein de la ligue et surtout comme le futur de la franchise. Le FO a également flairé le bon coup avec le jeune canadien Brandon Clarke, devenu en très peu de temps le backup parfait d’un Jaren Jackson Jr. dont la relation avec Morant devrait faire des étincelles. Dillon Brooks et Josh Jackson font également partie des belles satisfactions cette année, le premier est revenu en forme après une longue blessure, tandis que le second forme désormais un backcourt redoutable, sans oublier la petite trouvaille à la mène De’Anthony Melton. Pour finir, citons également le leader de cette équipe sans qui toute cette saison aurait pu être différente, le pivot lituanien Jonas Valančiūnas, qui semble se découvrir un tout autre niveau à Memphis depuis un an et demi déjà.
Les troupes de Jenkins vont devoir batailler ferme jusqu’à la fin de la saison s’ils veulent conserver leur sésame assez inespéré, d’autant que la concurrence s’organisait déjà sérieusement depuis le mois de février en coulisses. Mais le staff semble déterminé à laisser les clés à ses jeunes, pour leur permettre de progresser ensemble dans la victoire, comme dans la défaite, mais avec du cœur et des tripes. Certes plusieurs choses sont encore en progrès, en particulier chez les plus novices pour qui toute cette situation est à la fois enrichissante et constructive pour l’avenir. Comme pour Dallas ou New Orleans, Memphis semble être déjà redevenue une équipe qui compte à l’Ouest, à la fois chiante et compliquée à jouer pour les autres franchises. Dans sa démarche de reconstruction, le FO peut déjà se féliciter de cette saison réussie, et se frotter les mains pour la suite, en commençant bien sûr par les playoffs 2020.
La saison de Memphis en quelques chiffres : . 4ème équipe à tenter le plus sa chance (91) et 3ème équipe à inscrire le plus de tirs (42.8) . 2ème équipe à réaliser le plus de passes décisives par match (27) . 1ère équipe à réaliser le plus de floater et tirs près du cercle par match (22.8) . 25ème équipe à concéder le plus de tirs primés par match (35.2) . 6ème équipe à capter le plus de rebonds par match (46.7) . Meilleur marqueur : Ja Morant (17.6 points par match à 49.1% FG) . Meilleur passeur : Ja Morant (6.9 passes décisives par match) . Meilleur rebondeur : Jonas Valančiūnas (11.2 rebonds par match)
Le Cinq de la saison : L. Ball (PG) – J. Holiday (SG) – B. Ingram (SF) – Z. Williamson (PF) – D. Favors (C)
C’était l’un des trades qu’on attendait plus, Anthony Davis a finalement foutu le camp de la Nouvelle-Orléans et ce n’est sûrement pas plus mal après la fin de saison bien merdique que Alvin Gentry et ses hommes nous ont offert. Du coup nouvelle saison et nouveau roster pour les Pels qui se sont montrés particulièrement actifs cet été, d’abord en récupérant tous les bambinos des Lakers (Lonzo Ball, Brandon Ingram, Josh Hart), avant de s’attacher les services d’un Derrick Favors en mal de temps de jeu, ainsi que l’agent libre J.J. Redick, mais surtout en récupérant quelques jeunes profils à Atlanta (Nickeil Alexander-Walker et Jaxson Hayes et encore un paquet de picks lors des prochaines draft, de quoi bâtir un effectif sur la durée avec une masse salariale encore très large. Sur le papier, cette nouvelle équipe a de la gueule et peut se révéler être une formation redoutable si les joueurs parviennent à s’entendre, le staff peut même envisager une place en playoffs.
On savait néanmoins que la tâche allait être relevée, en particulier avec les débuts retardés du nouveau phénomène Zion Williamson, les Pelicans ont en effet attendu la période des fêtes pour finalement lancer la machine après seulement sept succès sur leurs trente premières rencontres. Un retard à combler assez important mais pas impossible aux vues des bilans des autres franchises en janvier, Gentry a notamment pu enfin compter sur son effectif au complet, disposant de solides arguments en attaque pour faire plier un certain nombre d’équipes et revenir en mars quasiment à hauteur de la huitième place occupée par les Grizzlies. Seul bémol, la défense, véritable talon d’Achille des Pelicans, l’effectif étant dépourvu de profils suffisamment bons dans ce registre pour espérer changer cet état de fait. Tout ceci n’a néanmoins pas abîmé l’image d’une équipe très prometteuse et dont les perspectives à long terme se dessinent déjà.
Car s’il y a bien un joueur dont tout le monde parlait avant même que la saison ne débute, c’est bien Zion. Absent une bonne moitié de la saison, l’ailier à tout de suite fait taire les critiques pour ses débuts et placer la barre très haut, devenant en un éclair aussi indispensable qu’époustouflant. Mais il faut rendre à César ce qui est à César, la grande révélation de cette saison est Brandon Ingram, devenu le patron de l’attaque des Pels cette saison, l’ancien transfuge des Lakers semble s’être enfin rappelé qu’il était capable de jouer au basket à un très bon niveau puisque ses pairs l’ont même honoré de sa première sélection pour le All-Star Game de Chicago en février. Un honneur qui vient récompenser une saison aboutie et qui n’aurait pas pu être possible sans un staff compétent d’une part mais également sans les coéquipiers déterminés et appliqués, à l’image de son pote de chambré aux Lakers, Lonzo Ball, devenu en un rien de temps le meneur titulaire de la franchise, formant l’un des backcourt les plus prometteurs de la Division avec Jrue Holiday. Les renégats semblent déterminer à s’installer durablement en Louisiane.
Reste désormais à savoir si les Pelicans 2020 seront suffisamment armés et courageux pour aller décrocher le précieux sésame (toujours dans l’éventualité que la saison reprenne). À la lutte avec un nombre de franchises assez redoutables et expérimentées, il s’agit surtout d’observer l’impact qu’auront des joueurs comme Williamson, Ingram et Ball pour définir la stratégie à venir de la franchise, notamment parce que l’ailier All-Star sera agent libre en fin de saison. On aurait tendance à croire et même à espérer que l’équipe conserve ses meilleurs éléments pour juste se donner une idée de leur potentiel réunis sur une saison complète, mais aussi parce qu’avec autant de talent, les Pelicans se doivent désormais d’avoir des ambitions et de trouver enfin un style de jeu fort et des adversaires à qui se frotter à l’Ouest.
La saison de New Orleans en quelques chiffres : . 1ère équipe à tenter le plus sa chance aux tirs par match (92.2) . 4ème équipe à capter le plus de rebonds par match (47) . 3ème équipe à réaliser le plus de passes décisives par match (27) . 29ème équipe à concéder le moins de pertes de balle par match (16.2) . 29ème pourcentage de la ligue aux lancers francs par match (72.9) . Meilleur marqueur : Brandon Ingram (24.3 points par match à 46.6% FG) . Meilleur passeur : Lonzo Ball (7 passes décisives par match) . Meilleur rebondeur : Derrick Favors (9.9 rebonds par match)
Le Cinq de la saison : D. Murray (PG) – B. Forbes (SG) – D. DeRozan (SF) – T. Lyles (PF) – L. Aldridge (C)
Habituellement plutôt malins dans leur recrutement ou leur choix de draft depuis plus de vingt ans, les Spurs ont connu une saison 2018-19 assez loin des attentes malgré une vingt-deuxième qualification consécutive en playoffs. Les retraites de Duncan et Ginobili, conjugués aux départs successifs de Tony Parker, Danny Green mais surtout de Kawhi Leonard, ont fini par rappeler la réalité du business à la franchise texane. L’attente immense autour du duo DeRozan-Aldridge, sensé remettre l’équipe sur le bon rail, se fait toujours attendre, même si les deux joueurs ont une attitude sûrement exemplaire sur le terrain et en dehors. Certaines critiques commencent en effet à pointer du doigt le manque d’entente et de leadership des deux All-Star, conjugués à une panne de coaching et un roster très rajeuni, il fallait au coach Pop les moyens pour rester compétitif cette année. Les arrivées de vétérans tels que Rudy Gay, DeMarre Carroll et du jeune canadien Trey Lyles n’auront pas eu le mérite de rassurer les fans.
On était bien loin de s’imaginer une saison aussi compliquée et décevante pour coach Pop qui vit son pire exercice depuis sa prise de fonction en 1996. D’un point de vue comptable, les texans ont surtout connu un passage à vide très inquiétant au mois de novembre (3-12), les faisant immédiatement basculés dans la deuxième moitié de tableau. Mais les Spurs ont de la ressource, comme l’attestent les quatre wins en prolongations du mois de décembre, mettant fin à la mauvaise série. Retombés dans leur travers depuis la fin janvier (7-13), le staff des Spurs semble avoir déposer le bilan, tant les choix tactiques furent limités et le jeu trop pauvre. La répartition du scoring semble être un signal encourageant, mais néanmoins contrasté avec la faible prise de responsabilités de certains cadres et l’irrégularité dont ont fait preuves les plus jeunes. C’est donc la panne sèche pour la franchise qui pour ne rien arranger dans son malheur, n’est même pas parvenue à inverser la tendance lors de la Trade Deadline en février.
D’un côté on peut féliciter de voir DeMar DeRozan et LaMarcus Aldridge être performants, bien que parfois irréguliers ou absents, les deux All-Star portent les Spurs à bout de bras sans pour autant trouver les solutions et une complicité apparente. Les autres cadres de l’équipe comme Patty Mills, Rudy Gay ou encore Marco Belinelli sont également dans la tourmente, inconstants et en manque de prise d’initiatives, tout ce qu’on pouvait redouter vis-à-vis des jeunes, dont la réussite et la progression sont bel et bien à l’image de la saison des texans. Le supporting cast a pourtant de la gueule, le noyau dur de jeunes pépites composé de Bryn Forbes, Dejounte Murray, Derrick White et les plus récents Trey Lyles, Lonnie Walker et Jakob Poeltl sont déjà énormément utilisés par le staff.
Comme beaucoup en octobre, nous n’imaginions pas écrire ces lignes, mais comme pour tout, les bonnes séries ont toujours une fin et cette année pourrait marquer la fin d’une d’entre elles, celle des Spurs qui pourraient manquer les phases finales pour la première fois en 22 ans. L’équipe va devoir désormais se reconstruire, en pensant déjà à la Free Agency 2020 et la gestion de ses deux plus gros contrats, DeRozan disposant d’une option à activer s’il le souhaite, tout en admettant qu’une nouvelle page de l’histoire de la franchise puisse s’écrire sans un certain nombre de joueurs après 2021. Avec ou sans Gregg Popovich, les texans disposent d’un certains nombres de jeunes qui pourraient s’inscrire dans ce nouveau projet, à conditions d’y mettre le staff et les ingrédients qui ont faits leurs preuves par le passé.
La saison de San Antonio en quelques chiffres : . 1ère équipe à tenter le plus sa chance aux tirs à mi-distance par match (37.2) . 1ère équipe à concéder le moins de pertes de balle par match (12.3) . 2ème pourcentage de la ligue aux lancers francs par match (80.9) . 8ème pourcentage la plus adroite aux tirs par match (47) . 26ème pourcentage de la ligue aux tirs à trois points concédés (37.6) . Meilleur marqueur : DeMar DeRozan (22.2 points par match à 52.6% FG) . Meilleur passeur : DeMar DeRozan (5.6 passes décisives par match) . Meilleur rebondeur : LaMarcus Aldridge (7.4 rebonds par match)
En ces temps de confinement, afin d’éviter de vous couper totalement de l’univers de la NBA, ClutchTime dresse un bilan de la saison 2019-2020, suspendue depuis le 11 mars. Dans l’attente d’une éventuelle reprise, la rédaction vous propose de revivre les parcours des différents rookies de la ligue, en faisant le point sur leurs performances depuis fin octobre.
La suspension de la saison a mis un coup d’arrêt dans le processus d’apprentissage des rookies. Elle nous prive également d’un duel alléchant et spectaculaire entre Zion et Ja pour la 8e place synonyme de qualification pour les Playoffs. Une vraie déception de ne pas les observer sur une saison complète, mais le moment est opportun pour ces jeunes joueurs pour prendre le temps d’étudier le jeu. Voici le bilan concernant les rookies de la conférence Ouest.
Les premiers de la classe
Zion Williamson et Ja Morant lors de leur 1er face à face remporté par le Pelican en janvier – Photo by Sean Gardner
Ja Morant, PG, Memphis Grizzlies : 59m, 17.6pts, 3.5rds, 6.9pds
Sa plus mauvaise note : @Boston Celtics (2pts, 5pds, 2tov, 1/5 aux tirs, -10, 24′)
La franchise du Tennessee peut être fière d’avoir sélectionné le meneur sorti de l’université de Murray State. Le rookie a tout simplement été spectaculaire pour ses débuts dans la ligue. A seulement 20 ans, Ja n’a pas froid aux yeux et se révèle être le joueur sur lequel Taylor Jenkins et son staff vont pouvoir s’appuyer pour les années à venir. Morant a remporté les trois premiers titres du rookie du mois, a posté son tout premier triple double contre Washington et n’a pas perdu de temps pour créer une belle connexion avec l’autre jeune star de l’équipe : Jaren Jackson Jr.
Si le meneur a ébloui la ligue avec ses envolées aériennes et sa tentative de dunk assassin sur Kevin Love, il faut également souligner sa dextérité et sa qualité de passe. Pour ne rien gâcher, il truste le haut du classement parmi les joueur les plus clutchs de la ligue avec 3.3pts par match lorsqu’une rencontre se joue avec cinq points d’écart dans les cinq dernières minutes (via NBA.com). Il reste tout de même un aspect à travailler : son tir à 3pts. L’arrière rechigne à dégainer de loin, avec une fréquence de 17.4% et seulement 0.9 tir réussi en moyenne par match (via NBA.com). Morant est clairement responsable de la belle et surprenante 8e place à l’Ouest des Grizzlies.
Zion Williamson, PF, New Orleans Pelicans : 19m, 23.6pts, 6.8rds, 2.2pds
Sa plus mauvaise note : @Cleveland Cavaliers (14pts, 9rds, 1pd, 7/13 aux tirs)
20 Janvier 2020, les Pelicans se dirigent tout droit vers une saison ratée et sans saveur. Leur rookie vedette est sur la touche à cause de son genou, et certains s’interrogent même sur une éventuelle saison blanche. 22 Janvier 2020, tout vient à point qui sait attendre, et le phénomène Zion réalise enfin ses débuts. Face aux Spurs, l’intérieur s’autorise 22pts avec un imprévisible 4/4 à 3pts. Et le soufflé n’est jamais retombé avec une série de 13 matchs de suite au dessus des 20 points, et un seul petit match sous la barre des 15 points!
Le meneur Lonzo Ball se régale avec son rookie et n’hésite pas à le chercher dans les airs. Le coach Alvin Gentry peut respirer, son équipe enregistre en moyenne un ratio de +10.4pts quand Zion est sur le terrain. Le meilleur chiffre pour un rookie cette saison (via NBA.com). Si son temps de jeu a dans un premier temps été limité, le staff a rapidement saisi l’importance de le laisser sur le parquet. Sûrement l’un des meilleurs rebondeurs offensifs de la ligue, la rapidité avec laquelle il remonte au cercle après avoir capté la balle est déroutante. La prochaine étape serait de travailler sa prise de balle avec sa main droite afin de pouvoir ajouter un peu de diversités à son répertoire au poste bas. De toute évidence, le phénomène est à l’aube d’une belle carrière.
Les bons élèves
Eric Paschall et son fameux tir à mi-distance – Photo by Jonathan Bachman/Getty Images
Eric Paschall, PF, Golden State Warriors : 60m, 14pts, 4.6rds, 2.1pds
Sa plus mauvaise note : @San Antonio Spurs (3pts, 0rd, 3pds en 18′)
L’université de Villanova continue de fournir la ligue avec de bons jeunes joueurs : Josh Hart, Mikal Bridges, Donte DiVincenzo, Jalen Brunson, et cette année avec le puissant et tonique Eric Paschall. Choisi en 41e position par les Warriors, l’intérieur de 22 ans a profité des nombreuses absences dans le roster pour se faire une place bien au chaud dans la rotation de Steve Kerr qui ne tarit pas d’éloges concernant son rookie.
Hey Dubnation, notre Paschallou pour sa saison rookie c’est 14.0 pts à 49,7% FG !! Considerant la nature de ses shoots (beaucoup de midrange) et le contexte (isolation vs meilleur defenseur adverse ou presque), cette stat est juste folle.pic.twitter.com/yFzTD6iLia
Petit pour son poste (1.98m), Paschall détone par son agressivité en attaque. Souvent attiré par un jump shot à mi-distance, il peut jouer sans ballon en proposant une coupe ligne de fond bien sentie. Bien qu’il se montre gourmand sur isolation (13.7%, 1er chez les rookies, via NBA.com), il est capable de trouver le partenaire démarqué (6.4pds en mars sur 5 matchs). Pour la saison prochaine, il serait intéressant de le voir plus efficace sur catch and shoot (30.4% à 3pts), afin de devenir une vraie menace sur pick and pop pour combiner avec Stephen Curry.
Sa plus mauvaise note : @Minnesota Timberwolves (0pt, 1rd, 1pd, 0/3 aux tirs, -10, en 10′)
Nous revoilà avec les Grizzlies et leur second rookie ! Sélectionné en 21e position, l’ancien de Gonzaga a confirmé ses qualités athlétiques mais également son apport de manière générale sur le parquet. Clarke est le meilleur rookie au classement PIE, mesurant l’impact positif d’un joueur, avec un score de 14.4 (via NBA.com). En sortie de banc, le canadien apporte de la défense, facilite le jeu rapide avec ses courses vers le cercle, score dans la raquette et peut faire tourner la balle.
Prendre un rebond, contrer un layup ou bien avorter une tentative de alley-oop adverse, Clarke domine dans les airs. Fiable en attaque, il truste le haut des classements concernant les tirs avec un EFG à 64.8% et un TS à 67% (via NBA.com). Sa relation sur pick and roll avec Ja Morant s’annonce redoutable mais c’est surtout en contre-attaque qu’il faut le surveiller. Sa mobilité et sa vitesse font de lui un intérieur idéal pour le jeu moderne. Malheureusement, sa saison s’est terminée prématurément suite à une blessure aux quadriceps.
Des difficultés, mais des progrès sont à souligner
Jarrett Culver face à Ja Morant, et sous le regard de Naz Reid – Photo by Brandon Dill / AP
Sa plus mauvaise note : vs LA Clippers (0pt, 2rbs, 0/5 aux tirs, -18, en 17′)
Le début de saison a été compliqué pour les Wolves. Les espoirs concernant une hypothétique place en Playoffs ont vite été étouffés après une série de 13 défaites de suite en janvier. Un Karl-Anthony Towns blessé et mécontent, un Andrew Wiggins échangé, ainsi qu’une bonne partie du roster, voilà dans quel environnement le rookie doit travailler. Culver a tout de même connu une bonne période en janvier avec 14 matchs de rang dans le cinq majeur avec une moyenne de points acceptable de 13.6. L’ailier n’a pas peur de se frotter aux bigs de la ligue et ses qualités athlétiques peuvent en surprendre plus d’un.
Ryan Saunders a même profité dans cette période pour tester son rookie dans un rôle de meneur de jeu lors d’une rencontre sans enjeu face aux Rockets. Le résultat fut mitigé, et Culver devra progresser dans sa conduite de balle mais surtout améliorer son tir extérieur. Avec un EFG de 46.2% et un TS de 46.7%, il fait partie des pires rookies dans ces catégories (via NBA.com). Réputé bon défenseur à sa sortie de l’université, Culver doit néanmoins offrir plus de résistance lorsqu’il doit défendre sur pick and roll.
Sa plus mauvaise note : vs Houston Rockets (0pt, 0/5 à 3pts en 14′)
Sa sélection en 11e position lors de la dernière draft en a surpris plus d’un. D’autant plus que les Suns ont délibérément reculé dans la draft en lâchant le 6e choix (Jarrett Culver) pour choisir un rookie plus vieux que Devin Booker (4 saisons NBA) ! L’ancien de North Carolina a bien intégré la rotation de Monty Williams afin d’apporter du spacing et de la polyvalence en défense.
Johnson est capable de finir en contre-attaque, mais la majorité de son jeu en attaque se repose sur du catch and shoot à 3pts. Une situation qui représente 67.3% de ses tirs, avec une adresse intéressante de 40.2% (via NBA.com). Un profil de joueur moderne qui peut coller avec des porteurs de ballon comme Devin Booker et Ricky Rubio. Malheureusement, le staff médical lui a décelé une mononucléose qui a stoppé sa saison. Son dernier match était pourtant révélateur de son potentiel offensif avec un record en carrière (21pts) contre les Raptors.
Sa plus mauvaise note : vs Golden State Warriors (3pts, 2rds, 0pd, 1/6 aux tirs, en 13′)
Drafté en 2018, MPJ n’a pu prendre part au moindre match la saison 2018-2019, suite à une opération au dos. Pour ses toutes premières foulées officielles sur un parquet NBA, l’ailier aux dimensions « Durantesque » apporte 15pts dont 9 dans le dernier quart-temps. La suite est plus ou moins mitigée avec un temps de jeu restreint afin de préserver son corps d’une éventuelle surcharge de travail. Mais le rookie est talentueux, et beaucoup aimerait le voir plus longtemps à l’œuvre.
Capable de planter de jolis stepbacks three, de driver pour claquer un dunk dans le trafic et de gober une dizaine de rebonds, MPJ a également appris à laisser le jeu venir à lui. Star depuis le lycée, MPJ a toujours eu la balle dans les mains afin de mener les offensives. A Denver, dans un tout autre contexte, son association avec le génial Nikola Jokic ne peut être que bénéfique pour sa compréhension du jeu sans ballon. MPJ a connu une très belle période en janvier (15m : 12.3pts, 6.9rds), puis Mike Malone rechigna à lui accorder plus de minutes à cause de sa défense souvent prise à défaut. Un aspect qu’il devra améliorer afin de nous délecter plus souvent de quelques actions savoureuses avec le pivot serbe.
Sa plus mauvaise note : @Indiana Pacers (2pts, 2rds, 5fautes, 1/3 aux tirs, en 8′)
Le pivot sorti de l’université de Texas a démarré par une jolie performance lors de son tout premier match (19pts en 23′). A tout juste 19 ans, il est rentré dans la rotation juste derrière le solide et discret Derrick Favors. Hayes apporte de la taille et une solution à l’intérieur. Ses pourcentages aux tirs sont convaincants: 67.7% dans la raquette, 66.2 EFG% (1er rookie) et 67.5 TS% (1er rookie, via NBA.com). Et pour ne rien gâcher, Hayes est suffisamment mobile pour poster de bons écrans à l’extérieur pour ensuite roller habilement vers le cercle.
Sa connexion avec l’autre rookie Nickeil Alexander-Walker est une piste intéressante à travailler pour le staff des Pelicans. Vexé à cause de sa non sélection pour le Rising Star Challenge, le pivot n’a ensuite plus été en mesure de se montrer régulièrement sur le parquet en partie à cause de l’arrivée de Zion. Son temps de jeu a considérablement chuté pour atteindre une moyenne de 10.5 minutes. Dommage pour ce jeune joueur qui va avoir besoin de travailler ses lancer-francs (63%), d’autant plus qu’il va sur la ligne en moyenne trois fois par match (5e rookie, via NBA.com).
Du positif, car l’attitude est bonne
Naz Reid prend de vitesse Nikola Vucevic – via theathletic.com
Sa plus mauvaise note : vs Portland Trail Blazers (0pt, 6rds, 0/5 aux tirs, 5 fautes)
Fin décembre, le jeune pivot profite de la blessure de KAT pour enchaîner huit matchs consécutifs au dessus des 10 minutes avec des moyennes de 11.1pts et 5.6 tirs à trois points tentés par rencontre ! Voilà un chiffre étonnant pour un pivot censé poser des écrans et jouer près du cercle. Pourtant, ce rookie non drafté possède la mentalité d’un arrière dans le corps d’un intérieur. Sur l’ensemble de la saison, il s’agit de l’intérieur qui tente le plus de tirs longues distances parmi les rookies avec 3.2 tentatives pour un taux de réussite de 33% (via NBA.com)
Not sure what was better: Naz Reid's juke or his dunk 🤮
Sa mobilité lui permet de prendre de vitesse d’autres intérieurs et de finir au dessus du cercle. A 20 ans, Reid ne rechigne pas à répéter les déplacements pour poser les écrans et peut se révéler utile sur pick and pop. Son profil de « stretch five » est totalement compatible avec le jeu actuel et. Son coach Ryan Saunders ne cesse de dresser des louanges concernant l’éthique de travail de son rookie, ce qui lui a valu une place de titulaire lors des 11 derniers matchs. Il ne reste plus qu’à progresser dans son positionnement en défense sur pick and roll et de se montrer plus dissuasif face à des pivots techniques comme par exemple, disons, Nikola Vucevic (26pts, 11/18 aux tirs face au rookie).
Jordan McLaughlin, PG, Minnesota Timberwolves: 30m, 7.6pts, 1.6rds, 4.2pds
Sa plus mauvaise note: vs Golden State Warriors (0pt, 4rds, 0/4 aux tirs, 15′)
Voici le deuxième rookie des Timberwolves à avoir profité des mauvais résultats, des blessures, et des trades effectués par la franchise. Suite aux départs de Jeff Teague et de Shabazz Napier, le rookie de 23 ans s’est retrouvé un instant seul meneur du roster. Après n’avoir pris part qu’à six matchs lors des trois premiers mois de la saison, le rookie a pu intégrer pleinement la rotation à la mi-janvier. Joueur de G-League la saison dernière, McLaughlin a joué les 25 derniers matchs de la saison avec des chiffres corrects pour un meneur remplaçant : 8pts, 4.5pds, 40.3 à 3pts en 20′.
De la dynamite dans les jambes et pas maladroit de loin, le rookie d’1.80m s’est fait remarquer lors de son match record face aux Clippers. S’il a surpris la ligue par ses qualités athlétiques, il n’en reste pas moins un bon général sur le terrain, déterminé à trouver le partenaire démarqué (2e meilleur rookie à la passe, via NBA.com). Une belle pioche pour les Wolves avec ce joueur en « Two Way Contract », qui pourrait se révéler complémentaire derrière l’offensif D’Angelo Russell.
Nicolo Melli, PF, New Orleans Pelicans: 52m, 6.8pts, 3rds, 1.3pds
Sa plus mauvaise note: @OKC Thunder (0pt, 0rd, 0pd, 0/4 à 3pts, en 11′)
le rookie de 28 ans a vécu un début de saison troublant avec un temps de jeu très aléatoire : 17′ en novembre puis 10.6′ en décembre. Alvin Gentry pouvait avoir besoin de l’italient 30 minutes un soir et puis l’utiliser pour seulement 5 minutes deux jours plus tard. Heureusement, l’ancien joueur du Fenerbahçe a les nerfs solides et a maintenu son niveau d’implication pour être prêt le moment venu. Et ce moment a coïncidé avec l’arrivée du phénomène Zion Williamson.
Le staff des Pelicans ne peuvent nier l’évidence qu’il faut entourer le prodige Zion par des joueurs capables de tirer de loin et de libérer de la place dans la raquette. Melli est tout à fait « Zion-compatible », et son temps de jeu va se stabiliser autour des 21 minutes de moyenne avec 9.1pts et 39.1% à 3pts sur les 18 dernières rencontres. Près de 60% de ses tirs sont sur catch and shoot à 3pts avec un taux de réussite avoisinant les 38% (via NBA.com).
Un joueur utile et précieux dans les
systèmes offensifs, il éprouve néanmoins quelques difficultés à
rester devant des joueurs plus rapides et athlétiques (51.2% de
réussite aux tirs pour un joueur adverse, via
NBA.com). Néanmoins, son placement défensif est loin d’être
chaotique. Son sens de l’anticipation peut faire déjouer
l’adversaire, et pourquoi pas, contrer l’ambitieux Kevin Porter Jr
en contre-attaque.
Sa plus mauvaise note: @Atlanta Hawks (0pt, 0/5 aux tirs, -23)
Choisi par les Warriors en fin de premier tour, Poole est un insatiable shooteur. Un baby splash brother dans la Bay ? C’est en tout cas ce qu’insinue Klay Thompson en avouant s’être fait ridiculiser par le rookie lors d’un concours de tirs à l’entraînement. Mais jouer face à cinq joueurs dans un match officiel n’est pas la même histoire que d’affronter un joueur en plein processus de rééducation.
Pour son premier match, le rookie n’a pas résisté à l’envie de dégainer: 2/13 aux tirs et 1/7 à 3pts. Cette saison, l’arrière tourne à 33.3% aux tirs et à 27.9 à 3pts ! Des pourcentages très peu attrayants pour un arrière réputé pour son jeu offensif. En se focalisant sur les statistiques avancées sur le tir, le joueur de 20 ans est tout simplement l’un des pires rookies avec un EFG à 40.6%, et un TS à 45.4% (via NBA.com).
Si son tir n’est pas encore fiable, Steve Kerr lui a accordé du temps de jeu tout au long de l’année et même des responsabilités à la mène sur quelques séquences. Bénéficiant des blessures et des pauvres résultats de l’équipe, Poole a connu une belle période avec 14.3pts de moyenne et 5 titularisations sur ses 13 derniers matchs. De bonne augure pour progresser et améliorer sa sélection de tirs pour la saison prochaine.
Dix élèves que l’on aimerait voir plus souvent sur le parquet :
Darius Bazley, SF, Oklahoma City Thunder : 53m, 4.5pts, 3.7rds, 0.5pd
En ces temps de confinement, afin d’éviter de vous couper totalement de l’univers de la NBA, ClutchTime dresse un bilan de la saison 2019-2020, suspendue depuis le 11 mars. Dans l’attente de son retour prochainement, la rédaction vous propose de revivre les parcours des différents rookies de la ligue, en faisant le point sur leurs performances depuis fin octobre.
La suspension de la saison a mis un coup d’arrêt dans le processus d’apprentissage des rookies. Si certains commençaient à éprouver des difficultés à enchaîner les performances, d’autres arrivaient peu à peu à améliorer leur copie sur le parquet. Une vraie déception de ne pas les observer sur une saison complète, mais le moment est opportun pour ces jeunes joueurs pour prendre le temps d’étudier le jeu. Voici le bilan concernant les rookies de la conférence Est.
Sa plus mauvaise note: vs Golden State Warriors (4pts, 2/13 aux tirs, 0/4 à 3pts, -12)
Les absences répétées de Justise Winslow et le fait que Goran Dragic ait accepté un rôle de 6e homme ont obligé Erik Spoelstra à placer Nunn dans le cinq majeur dès le premier match de la saison régulière ! Sur ses cinq premiers matchs, il tourne à 22.4pts, 1.8ints et 49.5% à 3-pts. En raflant les trois premiers titres de « rookie du mois », il fait tomber les records de précocité de la franchise auparavant détenu par la légende Dwyane Wade. Le rookie de 24 ans est plus un scoreur qu’un créateur, mais le fait de jouer aux côtés de Jimmy Butler et Bam Adebayo lui est tellement profitable.
Nunn peut débloquer des situations en attaque sur un catch & shoot (35.5% à 3pts), sur pull up (45.6%) et driver pour un lay-up dans la raquette (46.2%) via NBA.com. En revanche, la défense reste un secteur à travailler pour l’année prochaine. Il n’est pas rare de le voir en difficulté face à des meneurs offensifs et en situation de pick and roll. Une belle saison pour ce joueur encore inconnu il y a quelques mois et qui se voit bien remporter le trophée du rookie de l’année.
Coby White, PG/SG, Chicago Bulls : 65m, 13.2pts, 3.5rds, 2.7pds
Sa plus mauvaise note: @ Golden State Warriors (2pts, 0/7 aux tirs, 0/4 à 3pts, -19, 26′)
En sortie de banc derrière Tomas Satoransky, Coby White est le rookie qui a le plus disputé de matchs (65). L’arrière a connu un déclic après le All Star Break. Son temps de jeu est tout simplement passé de 24,3 à 33,7 minutes de moyenne et l’arrière en a profité pour réaliser l’exploit d’enchaîner trois matchs à plus de 30 points (33, 33 et 35). Sur ses dix derniers matchs, sa moyenne de points a explosé (24.7pts). Avec 12,2 tentatives par match, il se place dans le top 5 des rookies les plus gourmands en attaque.
Pas réputé collectif, White est tout de même capable de jouer sur pick and roll. Dans la vidéo ci-dessus, sa passe pour Luke Kornet est réalisée dans le bon timing. Imaginez un instant, qu’il se force à jouer plus de picks and rolls avec les titulaires que sont Lauri Markkanen et Wendell Carter Jr. Puis, rappelez-vous que Coby White a été titulaire pour la toute première fois lors de la dernière rencontre avant la suspension de la saison. Dommage pour les Bulls, la croissance du rookie a été stoppée en plein élan.
Les bons élèves
Rui Hachimura – Photo by Elsa via Getty Images
Rui
Hachimura, PF, Washington Wizards : 41m, 13.4pts, 6rds, 1.7pds
Sa plus mauvaise note: @ Indiana Pacers (0pt, 0/5 aux tirs, -19)
Le japonais a rapidement trouvé sa place dans le cinq majeur d’une équipe des Wizards portée sur l’attaque. Le rookie a profité d’un temps de jeu conséquent pour confirmer ses qualités athlétiques mais aussi de rebondeur et de shooteur à mi-distance. Après avoir réalisé une jolie série de huit matchs consécutifs au dessus des 10 points, le rookie a contracté une blessure à l’aine en décembre qui l’a maintenu éloigné des parquets jusqu’en février.
Capable de prendre le rebond défensif, de remonter tout le terrain balle en main et de trouver le partenaire démarqué, Rui est d’une polyvalence surprenante. Avec sa grande taille et ses mains « Kawhiesque », Scott Brooks peut l’utiliser au poste d’ailier comme au poste de pivot. Une caractéristique qui a séduit sa star Bradley Beal. Avec une fréquence de tirs tentés à 2pts de 83.9% (via NBA.com), le rookie est aussi très friand de jump shoot à mi-distance, et devrait prochainement avoir pour consigne de travailler son tir à 3pts (27.4% en saison).
Sa plus mauvaise note: vs Atlanta Hawks (0pt, 0/6 aux tirs, -30, 22′)
L’un des plus jeunes joueurs cette saison a tout simplement subjugué la ligue par son talent et sa confiance en lui. Herro ne manque pas de caractère, ce qui plaît forcément à Jimmy Butler. Très bon shooteur de loin, le rookie est l’auteur de cinq matchs avec au moins 5 tirs à 3pts marqués,et il ne se cache pas pour prendre un tir décisif comme ce fût le cas contre Philadelphie.
L’arrière est un maître dans l’art du footwork, ce qui lui permet d’être toujours sur ses appuis et parfaitement équilibré pour tirer sur catch and shoot (45.5% à 3pts) ou bien sur un stepback (46.6%). Son adresse longue distance le place parmi les meilleurs de sa promotion avec un taux de réussite au dessus des 39% pour au moins 5 tentatives par match (via NBA.com). Début février, une vilaine blessure à la cheville est venue le stopper dans son élan et perturber sa progression. Pour la saison prochaine, il serait intéressant de le voir muscler son jeu en défense. Bien qu’il ne manque pas d’envie, le rookie est souvent pris à défaut dans sa moitié de terrain à cause de sa modeste envergure.
De’Andre Hunter, SF, Atlanta Hawks : 63m, 12.3pts, 4.5rds, 1.8pds
Sa plus mauvaise note: vs Indiana Pacers (0pt, 2rds, 0/3 aux tirs en 30′)
Les Hawks sont tombés sous le charme du champion NCAA dès la draft. Après avoir tradé avec les Pelicans pour récupérer le 4e choix, il était tout naturel que Hunter soit placé dans le cinq de départ d’une jeune équipe d’Atlanta. De plus, il s’agit du rookie qui se voit accorder le plus gros temps de jeu en moyenne (31’8). Pas encore régulier avec son tir, l’ailier performe en silence du côté d’Atlanta, car souvent spectateur des envolées offensives de son meneur « Trae Young ».
Sur certaines séquences, l’ailier peut se montré incisif en profitant d’un décalage afin de driver vers le cercle. En revanche, il lui arrive parfois de ne pas profiter de son avantage de taille lors d’un mismatch, et sa finition inside laisse encore à désirer mais ses progrès sur catch and shoot au fil de la saison sont encourageants (38.8% à 3pts). Sa défense reste un atout pour le joueur, Lloyd Pierce n’hésitant pas à lui confier la charge de défendre sur le scoreur adverse. Si Hunter travaille son jeu offensif, un bel avenir s’offre à lui.
P.J.
Washington, PF, Charlotte Hornets : 58m, 12.2pts, 5.4rds, 2.1pds
Sa plus mauvaise note: @ Atlanta Hawks (2pts, 2rds, 1/6 aux tirs, 0/2 à 3pts)
Profitant de la mise sur le banc des vétérans Nicolas Batum et Marvin Williams, le jeune PJ Washington s’est emparé du record de nombre de tirs à 3pts marqués d’un rookie pour un premier match dans la ligue avec 7 tirs ! L’ancien de Kentucky va ensuite peu à peu redescendre de son nuage pour se contenter d’apporter de la défense. Grâce à son envergure, il est le rookie ayant contesté le plus de tirs (534) et se positionne 3e au classement des balles déviées (131, via NBA.com).
Mais ne limitez pas l’intérieur à un simple joueur de devoir en défense. Le rookie peut tellement apporter en attaque et semble être une vraie menace extérieure sur pick and pop. Ce schéma offensif, avec à la mène Devonte’ Graham, s’est répété systématiquement en fin de saison. Les perspectives de placer Washington en tant que « stretch five » sur le parquet pourraient donner des idées au coach James Borrego pour la prochaine saison.
Des difficultés, mais des progrès sont à souligner
RJ Barrett – Photo by Emilee Chinn via Getty Images
R.J. Barrett, SG, New York Knicks : 56m, 14.3pts, 5rds, 2.6pds
Sa plus mauvaise note: @ Milwaukee Bucks (0pt, 0/9 aux tirs, -25, 20′)
Un bon début de saison pour le gaucher (20.5pts sur 4 matchs), mais son incapacité à être constant, son tir extérieur défaillant et ses prises de décisions douteuses en attaque sur demi-terrain ont légèrement terni sa copie. Son adresse laisse également perplexe : 40.2% aux tirs, 32% à 3pts et 61.4% aux lancers-francs. A sa décharge, il n’est pas évident de s’épanouir dans un roster aussi bancal que celui des Knicks avec la présence d’un Julius Randle toujours aussi gourmand en attaque et sans oublier le changement de coach en cours de saison.
Great play and finish by RJ Barrett. Haven't seen him hit a hole and go like this for the Knicks. He dekes on the high pick-and-roll and gets straight to the basket for a big dunk. https://t.co/J1QIktlqJlpic.twitter.com/qylDu8p4qC
Le fils de l’ancien joueur de Pro A Rowan Barrett, n’a que 19 ans et possède des qualités athlétiques hors du commun. Il sait utiliser sa vitesse et son envergure en défense, comme lors de son deuxième match de la saison à Brooklyn (6 interceptions). Sous l’égide du coach Mike Miller, le canadien a pu jouer des picks and rolls. Un aspect du jeu à travailler pour le rookie (0.68 point sur pnr) mais les résultats en fin de saison ont été intéressants avec des chiffres à la hausse concernant les passes décisives (3,5 sur 8 matchs).
Darius Garland, PG, Cleveland Cavaliers : 36m, 11.7pts, 2rds, 3.2pds
Sa plus mauvaise note: @ Boston Celtics (2pts, 4tov, 1/7 aux tirs, -21, 27′)
Une petite surprise dans l’Ohio au moment de drafter en 5e position. Le fait d’avoir sélectionné Garland donne l’impression d’obtenir un doublon dans un backcourt qui manque de taille et de présence défensive en compagnie de Collin Sexton. Sans surprise, les débuts sont difficiles, et le rookie n’a dépassé la barre des dix points qu’une seule fois lors de ses sept premiers matchs. Garland est capable de changer de direction et de rythme sur pick and roll, mais c’est bien son tir extérieur n’est pas encore fiable.
Le rookie a montré des difficultés à scorer sur un tir après un ou plusieurs dribbles. Dès que le ballon touche le sol plus de deux fois, son % à 3pts chute à 21.3% (via NBA.com) ! En revanche, dès qu’il tente sa chance sur catch and shoot, son taux de réussite tourne autour des 39% à 3pts. Le staff des Cavaliers a sûrement dû l’encourager à privilégier le catch and shoot tout en ayant bien conscience qu’il devra travailler son tir après un dribble afin d’optimiser pleinement son potentiel offensif.
Cameron Reddish, SF/SG, Atlanta Hawks : 58m, 10.5pts, 3.7rds, 1.5pds
Sa plus mauvaise note : @ Portland Trail Blazers (0pt, 5rds, 0pd, 0/4 aux tirs, 15′)
Considéré comme un ailier polyvalent et capable de shooter de loin, Reddish a éprouvé toutes les peines du monde pour rentrer son tout premier panier à 3pts. Sur ses quatre premiers matchs, il débuta par un horrible 0/14 de loin avec une moyenne de 4.25pts et 24 minutes par rencontre. La suite ne fut pas plus réjouissante, les Hawks ont connu deux séries de dix défaites consécutives, une en novembre puis une autre en décembre, et l’ancien de Duke fait partie des pires shooteurs de la classe 2019 avec un EFG% à 45.9% et un TS% à 50% (via NBA.com).
Heureusement, il n’y a pas que des points négatifs, et Reddish s’est démené en défense, profitant de ses dimensions et de ses qualités physiques. Sa défense lors du match à San Antonio a été remarquable (4ints et 1blk), et son interception décisive face à Duncan Robinson en est également la preuve. Utile en défense, l’ailier peut ainsi conserver sa place sur le terrain et progresser à son rythme en attaque, ce qui lui a permis notamment de passer 40′ sur le terrain contre les Hornets (22pts) en toute fin de saison.
Kevin
Porter Jr, SG, Cleveland Cavaliers, 50m, 10pts, 3.2rds, 2.2pds
Sa plus mauvaise note : @Orlando Magic (0pt, 1rd, 2pds, 0/6 aux tirs)
L’arrière scoreur a eu la mauvaise surprise de voir 29 noms être appelés avant lui le soir de la draft. KPJ possède pourtant de nombreux atouts, comme sa taille, son envergure et son potentiel offensif. Très vite catalogué comme un soliste, il n’est pas surprenant de le voir galérer dans le jeu organisé. Fin novembre, le rookie est coincé à 5.8pts, 34.1% aux tirs et 17.9% à 3pts. Malgré quelques coups d’éclats, les débuts sont compliqués et son apport offensif négatif l’empêche de passer la barre des 25 minutes de temps de jeu de moyenne.
Mais le rookie n’a pas perdu confiance et ne cesse de surprendre les défenseurs avec son stepback à 3pts. En décembre, il a pu enchaîner quatre matchs consécutifs à plus de 10 points juste avant de subir une blessure au genou qui l’a tenu éloigné des parquets pendant trois semaines. Sa fin de saison est d’autant plus intéressante avec une moyenne qui monte à 12.3pts et 35.6% à 3pts. KPJ a même eu le droit d’être comparé à James Harden. S’il y a effectivement des similitudes entre les deux gauchers, KPJ a besoin de gagner en régularité et peaufiner ses prises de décisions en attaque sur jeu placé.
Du positif, car l’attitude est bonne
Terence Davis avec Fred VanVleet – Photo by Frank Gunn via Canadian Press
Terence Davis, SG, Toronto Raptors : 64m, 7.7pts, 3.4rds, 1.7pds
Sa plus mauvaise note : vs Brooklyn Nets (0pt, 0/6 aux tirs, 0/3 à 3pts, en 15′)
Toronto a le don de dénicher de bons jeunes joueurs qui n’ont pas eu la chance d’être draftés. Les Raptors ont donc été séduit par un arrière d’1.93m capable d’apporter des deux côtés du terrain. A 22 ans, Davis est déjà plus âgé et mature que la plupart des rookies et cela se voit sur le terrain. Ses taux de réussite sont très convaincants : 46.3% aux tirs, 39.6% à 3pts, 86.5% lf. Mais en plus de pouvoir prétendre au club très fermé des 45-40-90, le rookie est polyvalent.
Nick Nurse peut compter sur lui pour monter la balle en contre-attaque lorsque les arrières VanVleet et Lowry sont absents. Davis excelle dans le jeu sans ballon, et peut jouer le pick and roll bien que cet aspect du jeu reste à travailler (0.68point sur pnr). Son énergie et son sens du placement l’amènent à prendre des rebonds offensifs et à trouver des tirs ouverts à 3pts (42.3% sur catch and shoot, via NBA.com). Davis est sur la bonne voie et dans une très bonne situation chez les champions en titre.
Sa plus mauvaise note : vs Dallas Mavericks (0pt, 0rd, 0pd, 0stl, 0/3 aux tirs, 1blk, en 14′)
Drafté par Boston puis ensuite échangé à Philadelphie, Thybulle est tout simplement le fruit d’une expérience mixant la mentalité défensive de Bruce Bowen, le placement de Shane Battier et les mains de Kawhi Leonard. Ses qualités défensives surpassent son faible apport offensif: meilleur intercepteur chez les rookies, l’arrière se voit souvent attribuer la périlleuse mission de gêner le scoreur adverse comme ce fut le cas face à Kyrie Irving.
Doter de bonnes mains, Thybulle est capable d’intercepter une passe ou bien de voler le ballon directement dans les mains de son adversaire. Son énergie en défense est tout à fait remarquable comme lors de la victoire contre Brooklyn en janvier dernier, et sa course folle pour défendre sur plusieurs joueurs des Nets sur une seule possession pour gêner le tir final de Dinwiddie. Les bases sont posées en défense, il ne reste plus qu’à progresser en attaque et dans son tir et vous obtenez là un joueur qui va durer dans cette ligue.
Ne pourra que faire mieux la saison prochaine
Sekou Doumbouya via pistonpowered.com
Sekou Doumbouya, F, Detroit Pistons : 38m, 6.4pts, 3.1rds, 0.5pd
Sa plus mauvaise note : vs Brooklyn nets (0pt, 0/5 aux tirs en 17′)
Le français a dû attendre janvier 2020 pour profiter pleinement des parquets NBA. Suite à la blessure de Blake Griffin combinée aux mauvais résultats de l’équipe, le coach Dwane Casey a pu offrir au rookie un premier test grandeur nature face aux Clippers de Kawhi Leonard, puis trois jours plus tard face aux Lakers de LeBron James. L’ancien joueur de Limoges s’en est très bien sorti avec une moyenne de 14.3pts, 5.3rds, 54,4% aux tirs et 41.4% à 3pts sur une période de huit matchs consécutifs. Il va même s’offrir son « highlight » de l’année avec ce dunk monstrueux sur Tristan Thompson.
Puis la hype est vite retombée. Sur les 23 rencontres qui ont suivi, le français afficha des stats bien moins reluisantes : 5.3pts, 3.1rds, 30.8% aux tirs, 24.2% à 3pts. Son coach ne manquera pas de l’allumer en interview en remettant en question la motivation de son rookie. Sekou va finalement sortir du cinq de départ en fin de saison, ne répondant pas aux exigences affichées par le staff des Pistons. Souvent placé dans le corner à attendre, le français doit se montrer plus agressif en attaque et plus alerte en défense. Sur une possession, il est tout à fait capable de driver, poster, redonner la balle, se replacer et marquer à 3pts sur un catch and shoot. Le genre d’action que l’on aimerait voir plus souvent.
Dix élèves que l’on aimerait voir plus souvent sur le parquet :
Grant Williams, PF, Boston Celtics: 62m, 3.5pts, 2.7rds, 1pd
Bruno Fernando, C, Atlanta Hawks : 56m, 4.3pts, 3.5rds, 0.9pd
Parce que la NBA regorge de performances en tout genre passées à la postérité ou progressivement oubliées avec le temps, ClutchTime vous propose de revivre ces matchs et exploits de légende, qui ont façonné l’histoire de la ligue, d’hier à aujourd’hui.
Direction la saison 1993-1994 et le dernier match opposant les San Antonio Spurs de l’admirable David Robinson aux Clippers de Los Angeles. Les Texans viennent de réaliser l’un des meilleurs exercices de leur histoire (54 wins) et occupent une belle quatrième place à l’Ouest synonyme d’avantage du terrain au 1er tour des playoffs. Cerise sur le « taco », le pivot est en tête du classement des meilleurs marqueurs de la saison régulière, à égalité avec le jeune Shaquille O’Neal, mais avec un léger retard à quelques centièmes de points. L’occasion est trop belle pour le quintuple All-Star de montrer qui est le vrai patron.
The Admiral Robinson
Pour les moins initiés d’entre nous, David Maurice Robinson est née le 6 août 1965 à Key West en Floride. Après ses années high school en Virginie, le grand David s’engage comme son père dans l’armée, et plus précisément à l’Académie navale de l’US Navy, à Annapolis (Maryland). Sélectionné lors de la draft 1987 en 1ère position par les San Antonio Spurs, il ne rejoindra la grande ligue qu’en 1989, le temps de terminer son cursus militaire.
Immédiatement titularisé par une franchise qui galère pas mal depuis les retraites de George Gervin et Artis Gilmore, le meilleur Rookie de la saison 1989-90 devient très vite une pointure à son poste et dans la ligue. Meilleur défenseur de l’année 1991-92, sélectionné à cinq reprises pour le All-Star Game, et nommé chaque année dans une équipe-type NBA et une équipe-type défensive, Robinson reste néanmoins un joueur humble et discret, qui pense d’abord et même tout le temps à l’équipe, avant de penser à lui.
Il n’a d’ailleurs jamais fait montre d’un individualisme ou d’un égocentrisme prononcé sur un parquet ou en dehors, traits pourtant communs à de nombreux joueurs de sa génération. Alors qu’il aborde son dernier match de saison régulière face aux Clippers ce 24 avril 1994, le futur papa est, à sa grande surprise, au coude à coude pour le titre de Meilleur marqueur de la saison régulière avec un autre pivot très en vogue à l’époque, Shaquille O’Neal.
Un Duel de Big Men
Avant cette ultime rencontre, Robinson était devancé par le Shaq, mais le Texan talonnait de très près le Floridien avec l’un des plus faibles écart jamais constaté (33 points), les deux pivots affichant la même moyenne de points après la première décimale (29.3). Le même jour, quelques heures seulement après la rencontre entre les Spurs et les Clippers, O’Neal plantera comme à son habitude un double-double, le 65ème cette saison, face aux Nets de New Jersey avec 32 points et 22 rebonds. Une performance vaine pour le joueur du Magic.
En déplacement pour leur dernier match, les Spurs rendent visite au Memorial Sports Arena des Clippers. Vainqueurs de leur quatre premières confrontations, John Lucas (coach des Spurs de 1992 à 1994) et ses hommes arrivent confiants et avec le sentiment du devoir accompli depuis qu’ils ont décroché leur qualification en post-season. L’objectif principal étant atteint, les Texans peuvent offrir un très beau cadeau à leur pivot en le laissant se régaler au scoring.
Dès le début du match, Robinson commence sur les chapeaux de roues avec 18 points consécutifs sur les vingt points inscrits par son équipe dans le premier quart-temps. Malgré une baisse de régime dans le deuxième quart où il ne va inscrire que 6 points, Robinson rentre tout de même aux vestiaires avec 24 points dans l’escarcelle et un court avantage au tableau d’affichage pour son équipe (37-35).
Dès l’entre-deux, j’étais bouillant, J’ai marqué les 18 premiers points de mon équipe, soit presque l’intégralité des points du premier quart-temps (20). Lorsque mes coéquipiers ont réalisé à quel point j’avais la main chaude, ils ont continué à me chercher du regard, essayant de me donner coûte que coûte le ballon.
David Robinson
Tout en maintenant l’écart, les coéquipiers de Robinson commencèrent à chercher leur pivot sur chaque possession en deuxième période, pour faire en sorte qu’il puisse avoir un maximum de ballon afin de marquer. Avec 19 points supplémentaires dans le troisième quart-temps, portant son total à 43, L’Amiral ne comptait pas s’arrêter en si bon chemin alors que les Clippers n’avaient pas dit leur dernier mot. Après avoir regagné le banc, Robinson reçu même une ovation de la part du public.
Les Clippers ont bien tenté de me stopper, en me griffant, me donnant des coups et en me mettant la pression avec des prises à deux ou trois pour essayer de m’empêcher de marquer, mais en vain. J’avais des égratignures et des bleus, c’est la raison pour laquelle je n’ai pas pu inscrire plus de paniers dans le second quart-temps
David Robinson
Dans la dernière manche, le Texan va tout de même inscrire 28 points supplémentaires, dont sept rien que dans la dernière minute du match. Il terminera d’ailleurs la rencontre avec 14 rebonds et 5 passes décisives, compilant ainsi son 46ème double-double de la saison, pour une victoire 112 à 97. Durant toute la rencontre, l’Amiral a laminé la défense des Clippers, en shootant à 63%.
Pour la petite anecdote, John Lucas, l’entraîneur des Spurs, avait décidé à une minute de la fin de provoquer les fautes adverses et les Clippers par la même occasion pour offrir quelques lancers supplémentaires à son pivot. Ce dernier termina la rencontre avec 41 tentatives aux tirs (26 paniers inscrits) et 18 lancers francs rentrés sur les 25 qui lui ont été accordés.
Les Clippers ont bien défendu dans le dernier quart-temps, mais malgré la pression défensive et en sachant que le ballon m’était destiné presque à chaque fois, j’ai réussi à inscrire 28 points supplémentaire. Ça les rendait dingues de ne pas savoir comme me stopper, ils me pourrissaient en me répétant sans cesse : « Hors de question qu’on te laisse gagner le trophée si facilement ».
David Robinson
source : Spursnation
Robinson améliora considérablement sa précédente marque au scoring (52), mais établira surtout un nouveau record de points inscrits au cours d’un même match pour la franchise des Spurs, détrônant ainsi George Gervin, qui en avait collé 63 au Jazz de la Nouvelle Orléans en avril 1978, il y a seize ans presque jour pour jour.
Cette performance a permis notamment à Robinson de terminer la saison avec 29.8 points de moyenne, soit 0.5 points de plus que Shaquille O’Neal (29.3). Ce fut d’ailleurs le seul titre de Meilleur marqueur de la carrière du Hall of Famer, et sa meilleure moyenne de points inscrits au cours d’une saison. Il rejoindra d’ailleurs Gervin parmi les Spurs ayant remporté ce trophée, les seuls encore à ce jour.
J’ai regardé la feuille de match et j’ai répondu ’71 points ! Bon sang !’ C’était incroyable. Toute l’équipe était derrière moi durant la saison, ils m’ont poussé sans cesse à jouer plus perso. En tant que leader, je voulais juste gagner des matchs, mais ce soir, ils voulaient tous me voir prendre des tirs. Lorsque le match a démarré, ils se sont entendus pour jouer presque tout le temps sur moi dès que j’étais sur le terrain.
David Robinson
Avec cette performance, l’Amiral fît son entrée dans le cercle très fermé des joueurs ayant inscrit au moins 70 points au cours d’un match, devenant le quatrième joueur seulement après Elgin Baylor (71), David Thompson (73) et Wilt Chamberlain (6 fois dont une fois à 100 points) à réaliser pareille prouesse. Plusieurs personnalités de l’époque ont commenté cette performance, certains la jugeant comme une « parodie » de basket selon les dires de Brian Hill, entraîneur du Magic d’Orlando, ou bien encore l’un des vaincus de la soirée, Dominique Wilkins, qui déclara en conférence de presse :
Il n’y a aucune fierté là-dedans. Si vous arrivez à vous regarder dans un miroir après une telle performance et que ça vous remplit de fierté, c’est que quelque chose ne tourne pas rond chez vous. Je n’ai rien contre David, c’est un joueur formidable, mais comment peut-on laisser un gars inscrire 71 points ? C’est ridicule. Tout a été fait pour qu’il puisse y parvenir. Que les Spurs jouent pour lui durant toute la rencontre pourquoi pas, mais la façon dont nous avons joué ce soir, c’est comme si nous l’avions aidé aussi. Dans toute ma carrière, je n’ai jamais vu une chose pareille. Qu’on lui donne le trophée de MVP aussi !
Dominique Wilkins
John Lucas a tenu à défendre son joueur « C’est une performance légitime. Il a joué 44 minutes alors qu’il aurait pu tout à fait jouer l’intégralité de la rencontre. Tout le monde voulait qu’il obtienne ce trophée. Je devais pousser David à devenir égoïste le temps d’un match».
L’entraîneur des Clippers, Bob Weiss avait d’ailleurs déclaré à la fin de la rencontre que Robinson avait été spectaculaire : « C’est ce que l’on redoutait le plus. Nous avons pourtant défendu à deux sur lui presque à chaque fois, mais il est quand même parvenu à marquer tous ces paniers. Même si le match a pu paraître ridicule pour certains, il a bien joué et il mérite son titre ».
Le saison idyllique texane prendra pourtant subitement fin dès le premier tour des phases finales après une élimination (3-1) face au Jazz de l’Utah de Malone et Stockton, tandis que Robinson marquera moins de points sur l’ensemble de la série (62) qu’il n’en avait inscrit lors de son dernier match de saison régulière.
Robinson a néanmoins prouvé ce soir-là qu’il était l’un des joueurs les plus doués et les plus complets de sa génération. Dynamique des deux côtés du terrain au point d’être un jour capable de réaliser pareille performance, il est souvent considéré, à juste titre, comme une icône dans l’histoire de la ligue et de la franchise texane. Robinson a toujours fait preuve de professionnalisme tout au long de sa carrière, ainsi que d’une domination sans équivoque avant l’arrivée de Tim Duncan en 1997 et de leur association qui les amèneront à remporter deux titres NBA ensemble.
L’Alamodome a souvent eu l’occasion d’admirer, soir après soir, les performances d’un joueur qui donnait toujours le meilleur de lui-même sur un parquet, se transcendant dans les moments forts et participant à la révolution au poste de pivot et du basket dans les années 90. Un joueur souvent méconnu ou mésestimé pour sa contribution au jeu, mais qui en inscrivant son nom au panthéon des joueurs ayant inscrits le plus de points sur une rencontre, demeurera éternel.
Retraité depuis 2003, Robinson a terminé sa carrière avec 21.1 points, 10.6 rebonds, 3 contres et 2.5 passes de moyenne, remportant deux titres NBA et deux médailles d’or aux Jeux de Barcelone et Atlanta ainsi qu’un titre de champion du monde avec la Team USA, sans compter un trophée de MVP de la saison régulière 1994-95, celui du Défenseur de l’année en 1992 et qui fut sélectionné à dix reprises pour le All-Star Game.
En ces temps de confinement, afin d’éviter de vous couper totalement de l’univers de la NBA, ClutchTime dresse un bilan de la saison 2019-2020, suspendue depuis le 11 mars. Dans l’attente de son retour prochainement, la rédaction vous propose de revivre les parcours des différentes équipes de la ligue, depuis fin octobre, en faisant le point sur chacune d’elle pour chaque division de la ligue.
Avant-dernier bilan de notre série de récap de la saison et on s’attaque à du très lourd avec la belle et grande Division Pacifique. La bataille de L.A fait rage entre les Lakers et les Clippers pour savoir laquelle des deux équipes succèdera aux intouchables Warriors en tête de la Conférence, alors que Golden State vit une saison aux antipodes de ce à quoi nous étions habitués depuis cinq ans. Pendant ce temps, un peu plus loin du côté de l’Arizona, les Suns continuent leur lente et difficile apprentissage à la lutte avec les Kings pour déterminer laquelle des deux franchises aura réalisé une meilleure saison, avant de viser les phases finales dans un an ou deux.
Le Cinq de la saison : L. James (PG) – K. Caldwell-Pope (SG) – D. Green (SF) – A.Davis (PF) – D. Howard (C)
Depuis leur saison 2018-2019 ratée, avec un LeBron James à mi-temps et un été passé devant leur télés, les Lakers ont décidé de passer à la vitesse supérieure, en signant d’abord (enfin !) le Pelican Anthony Davis pour constituer son binôme All-Star tant attendu. Pour entourer ce grand cru 2019-20, le board de la franchise s’est déchiré pour construire un roster taillé pour le titre avec des joueurs expérimentés tels que les finalistes sortants Danny Green (ex-Toronto) et DeMarcus Cousins et Quinn Cook (ex-Golden State) mais aussi des role player en reconquête tels Avery Bradley ou encore Jared Dudley. L’objectif restant le même depuis un an, allons-nous assister au retour des violets et or au sommet de la conférence ?
Il était évident qu’avec une recrue du calibre de Davis et un LBJ désormais en mission, les Lakers joueraient rapidement les premiers rôles. Après 63 rencontres, les Californiens occupaient même la première place à l’Ouest, devant l’autre franchise de L.A. Partis pied au plancher, on avait un peu peur que le rythme ne retombe à l’approche du All-Star break, mais mise à part une série de défaites (4) à Noël, les hommes de Frank Vogel ont assuré sur la longueur, avec des victoires sérieuses à l’extérieur (Nuggets x2, Mavericks x2, Portland x2 et OKC x2). Malgré une certaine fébrilité à domicile (8 défaites) et un bilan négatif face aux Clippers (1-2), la bande à Bronbron a montré un bon basket et de la rigueur, à la fois dans le jeu, en défense particulièrement, mais aussi dans la gestion des minutes et des rotations.
Les Californiens restent cependant très (trop ?) dépendants de son duo All-star. Passé dans un rôle de meneur omniprésent, LeBron impressionne par ses qualités de playmaker (meilleure passeur) et son leadership des deux côtés du terrain. Son entente avec Davis a tout de suite fonctionné au point de retrouver logiquement les deux joueurs au All-Star Game de Chicago en février. Les deux joyaux des Lakers sont d’ailleurs fréquemment cités dans les votes pour le MVP pour l’un et pour le trophée du Défenseur de l’année pour le second. Autres satisfactions, les saisons remarquables du duo défensif Howard-McGee, devenus désormais les patrons de la raquette californienne cette saison, les deux joueurs vivent une renaissance sur le plan personnel, en particulier D12 dont les qualités de défenseur rebondeur-contreur sont devenues un atout important. Pour le reste on retient également le phénomène Alex Caruso (justifié ou pas), mais surtout les performances timides de plusieurs seconds couteaux qui ont fait preuve d’une trop grande discrétion et inconstance à commencer par le sixième homme Kuzma, dont le rendement reste douteux malgré un certain potentiel.
Avec l’arrivée de Markieff Morris en février pour pallier l’absence et la fin de l’aventure de DeMarcus Cousins avec les Lakers, il s’agit maintenant pour les Lakers de prier très fort pour une reprise de la saison, afin d’honorer dans un premier temps la mémoire de Kobe Bryant, disparu en janvier dernier, et de conserver son premier spot à l’Ouest. Pour redorer le blason de la franchise et jouer cartes sur table, les Lakers ont misé gros sur cette année et le titre, coûte que coûte, pour rentabiliser les contrats de courte durée, et également convaincre Anthony Davis de signer un plus long bail si celui-ci active sa player option, mais aussi pour ne pas devoir passer par une phase de reconstruction si certains UFA viendraient à quitter le navire. Le cas de Kyle Kuzma, dont le nom ressortait encore très souvent dans les rumeurs de trade depuis le mois de janvier, permettrait sûrement à l’équipe de récupérer plusieurs assets pour sécuriser la saison prochaine.
La saison des Lakers en quelques chiffres : . 1er bilan à l’extérieur cette saison (26-6) . 1ère pourcentage de la ligue à l’adresse générale par match (48.5) . 1ère équipe à réaliser le plus de contres par match (6.8) . 4ème équipe à réaliser le plus d’interceptions par match (8.6) . 3ème équipe à concéder le plus de rebonds par match (42.3) . Meilleur marqueur : Anthony Davis (26.7 points par match à 51.1% FG) . Meilleur passeur : LeBron James (10.6 passes décisives par match) . Meilleur rebondeur : Anthony Davis (9.4 rebonds par match)
Le Cinq de la saison : P. Beverley (PG) – L. Williams (SG) – K. Leonard (SF) – P. George (PF) – M. Harrell (C)
Grosse surprise du 1er tour des playoffs la saison dernière face aux tenant du titre les Warriors (défaite 4-2), et après avoir sereinement tourné la page CP3-Griffin, les Clippers ont vu les choses en grand cet été en se constituant un effectif XXL. Séduits par le projet et le climat, Kawhi Leonard et Paul George ont toutes les qualités requises pour s’adapter à l’esprit col bleu de la franchise. Avec la signature de l’un des agents libres les plus courtisés de l’été, puis en récupérant un sextuple All-star contre la paire Gallinari-SGA, les Californiens se sont montrés extrêmement malins et chanceux de conserver leur effectif quasi intact. Dotés désormais d’une ossature redoutable, appelée à rouler sur la ligue, la franchise se voyait déjà rallier les premières finales de Conférence de son histoire, et même les Finales NBA au mois de mai.
Le bilan de l’équipe à la mi-mars est très bon mais loin d’être à la hauteur des attentes, en témoigne un début de saison poussif(7-5), de la mi-décembre à la mi-janvier (8-6) ou encore les six défaites entre le 22 janvier et le 22 février. Les performances de l’équipe nous ont laissées sur notre faim, car cette équipe a joué avec le frein à main pendant une bonne moitié de saison, la faute à un manque d’automatisme d’une part mais aussi une gestion du groupe qui a beaucoup fait parler. La pratique du « load management », employée par Doc Rivers et son staff, afin de préserver ses deux nouveaux diamants, a retardé l’ascension de cette équipe et l’intégration des deux joueurs, obligeant parfois l’équipe à jouer par intermittence en laissant les remplaçants faire le travail, ce qui fut assez frustrant par moments. Certes la gestion de l’effectif se fait dans un intérêt précis et une utilisation optimale (c’était déjà le cas à Toronto l’an dernier), mais les dernières rencontres très abouties de l’équipe laissent un arrière-goût d’inachevé.
Le duo Kawhi-PG a mis le temps avant de trouver ses repères. L’entente un peu tardive, du fait de l’absence de George en début de saison, leur a permis de trouver un bon rythme de croisière, avec une bonne production offensive et défensive, tout en étant économisés lorsque cela était nécessaire. L’autre belle satisfaction vient quant à elle du banc, avec non pas un, mais bien de deux sixièmes hommes en très grande forme. Montrezl Harrell et Lou Williams, qui réalisent un exercice dans la continuité du précédent, bénéficient tout logiquement des deux plus gros temps de jeu de l’effectif derrière les deux All-Stars. En revanche, Patrick Beverley a concentré presque à lui seul les critiques sur la saison, pas jugé assez à la hauteur à la mène, malgré sa gouaille et son tempérament. Tout le contraire des jeunes Ivica Zubac et Landry Shamet qui sont devenus en l’espace d’un an des solutions très intéressantes à leur poste respectif pour dessiner les contours de ce roster.
Los Angeles s’est bien débrouillé au mois de février en se séparant d’abord d’un Maurice Harkless décevant, contre Marcus Morris des Knicks, puis en recrutant Reggie Jackson, tout juste coupé par les Pistons, en guise de backup à la mène. Pour les Clippers il s’agit maintenant de poursuivre sur la lancée du mois de mars, en visant pourquoi pas la première place de la Conférence et s’assurer un avantage décisif du terrain. On attend donc impatiemment le retour de la saison pour voir ce groupe activer le mode playoffs et devenir cette équipe infernale à jouer. Tous les voyants sont au vert pour les voiliers qui, contrairement à leurs homologues Lakers, devraient même conserver leur effectif quasi inchangé l’année prochaine si la saison 2019-20 devait être annulée.
La saison des Clippers en quelques chiffres : . 3ème équipe à capter le plus de rebonds par match (48) . 2ème pourcentage de la ligue aux tirs primés adverses (34.1) . 3ème plus grosse marge de points par victoire de la ligue (6.52) . 5ème équipe avec le plus faible pourcentage de jeu en transition (14.1) . 3ème équipe à provoquer le plus de fautes adverses par match (22.8) . Meilleur marqueur : Kawhi Leonard (26.9 points par match à 46.9% FG) . Meilleur passeur : Lou Williams (5.7 passes décisives par match) . Meilleur rebondeur : Kawhi Leonard (7.3 rebonds par match)
Le Cinq de la saison : D. Fox (PG) – B. Hield (SG) – H. Barnes (SF) – N. Bjelica (PF) – R. Holmes (C)
La saison 2019-2020 de Sacramento n’allait pas être synonyme d’avancée dans l’inconnue. L’équipe ayant déjà entamé sa reconstruction lors du précédent exercice, cette saison devait être la confirmation pour les Kings qui ne partaient pas de rien après un bon bilan sous la houlette de Dave Joerger, néanmoins évincé par sa direction cet été pour offrir le poste au jeune Luke Walton. Décision précipitée ou pas de la part de Divac-Ranadive, Sacramento pense que Walton peut être l’homme de la situation pour cette équipe, en atteignant le seuil des 50% de victoire dans un premier temps, puis en faisant de la franchise un contender à l’Ouest pour le 7ème ou 8ème spot. Au terme d’un recrutement assez soft mais avec des renforts expérimentés et de bons profils défensifs pour combler leurs lacunes, les Kings sont convaincus d’avoir un rôle à jouer cette saison.
Pour les progrès significatifs on repassera. Au grand désespoir de ses supporters, Sacramento a fait preuve de beaucoup de lacunes, à commencer par la constance dans les résultats, démarrant de la pire des manières (cinq défaites) puis enchaînant les longues séries de défaites, comme en décembre (4-12) mais jamais plus de deux ou trois victoires de suite en cinq mois de compétition. Principale raison à ce bilan, les grosses difficultés rencontrées par Walton et son staff pour trouver un équilibre entre un jeu offensif brouillon et calculable et une défense très dispersée, notamment dans la raquette. Le manque d’automatismes évident et une rotation en rodage, couplés à des blessures récurrentes n’ont pas facilité la tâche du groupe, même si de bonnes choses ont commencé à se concrétiser depuis fin janvier (13-7). Les changements apportés au cinq de départ pour pallier certaines absences et la second unit qui se montre enfin sous un meilleur jour ont fini par apporter une note joyeuse à une fin de saison un peu bordelique.
Le casting 2020 fut loin d’être à la hauteur, malgré une Free Agency ambitieuse et ciblée (assez rare pour le souligner). L’absence de leadership d’un Harrison Barnes, fraîchement prolongé, et les très faibles rendements de Trevor Ariza, Dewayne Dedmon et Cory Joseph ont totalement remis en question le recrutement. Si on ajoute à ce bilan la santé en carton de Marvin Bagley, un Harry Giles pas encore décidé à se bouger, la longue indisponibilité de Richaun Holmes et un De’Aaron Fox sur une jambe, mais toujours bouillant, on voyait mal comment cette équipe pouvait s’en sortir. Les slaves Bogdan Bogdanović et Nemanja Bjelica se sont révélés être de solides lieutenants dans le cinq de départ, tandis que Buddy Hield a essayé de maintenir dans l’urgence tout ce petit monde à quai. Repositionné depuis en sixième homme, il s’est notamment illustré par sa réussite et son rendement quasi similaire que lorsqu’il était titulaire. Enfin Richaun Holmes fut une rare éclaircie dans le secteur intérieur si en difficulté cette année, devenant à la fois un titulaire en devenir et un protecteur d’arceau intéressant.
Pour Sacramento il s’agit désormais de trouver enfin le chemin vers les succès en commençant peut-être par suivre la lancée du mois de février-mars, mais aussi en continuant les efforts et un coaching audacieux pour apporter de l’harmonie dans ce groupe et laisser s’épanouir les jeunes sans trop forcer sur les corps. Rester à la lutte pour le 8ème spot à l’Ouest paraît toujours envisageable même si Sacramento devra redoubler d’efforts alors que plusieurs adversaires redoutables qui ont le même objectif sont toujours au coude à coude. Même si l’espoir d’une première qualification depuis 2006 est permis, il faudra aussi songer au futur de la franchise, à commencer par les prolongations de Giles et Bogdanović cet été, avant de s’attaquer à celles de Fox, Holmes et Bjelica dans un an.
La saison de Sacramento en quelques chiffres : . 4ème pourcentage de la ligue aux tirs près du cercle par match (32.7) . 27ème équipe à capter le plus de rebonds par match (42.5) . 10ème équipe à inscrire le plus de paniers primés par match (12.6) . 2ème équipe à concéder le moins de tirs par match (85.3) . 28ème équipe à obtenir le plus de lancers francs par match (20.3) . Meilleur marqueur : De’Aaron Fox (20.4 points par match à 47.5% FG) . Meilleur passeur : De’Aaron Fox (6.8 passes décisives par match) . Meilleur rebondeur : Richaun Holmes (8.3 rebonds par match)
Le Cinq de la saison : R. Rubio (PG) – D. Booker (SG) – M. Bridges (SF) – K. Oubre Jr. (PF) – D. Ayton (C)
Pour oublier la saison précédente catastrophique (15ème, avant-dernier bilan de la ligue), il fallait créer un électrochoc à la fois chez les joueurs et le staff. Bye bye Kokoskov et bonjour Monty Williams pour prendre en main une franchise aux abois depuis plusieurs saisons, avec des renforts bienvenus pour enfin construire un cinq majeur qui tienne la route et surtout apporter de l’ambition aux Suns. Même si les playoffs sont encore loin à l’horizon, le projet initial de la franchise reste de faire progresser son noyau dur de jeunes talents, en particulier l’axe Devin Booker et Deandre Ayton, mais Phoenix doit surtout réapprendre à gagner avec un nouveau staff et des nouvelles ambitions dans le jeu pour viser un meilleur bilan en saison régulière.
Fin mars, le bilan de Phoenix était en net progrès, cette saison étant le jour et la nuit en comparaison de la précédente, alors que tout avait pourtant mal commencé. Avec la suspension de Ayton pendant une bonne moitié de saison et un secteur intérieur décimé, les Suns semblaient se diriger tout droit vers une saison longue et fastidieuse. Mais à force de tomber puis de se relever, on finit toujours par retenir certaines leçons. Malgré un gros passage à vide entre novembre et Noël (4-12), les jeunes troupes de Williams ont su trouver des solutions dans le jeu et s’adapter à une infirmerie qui ne désemplissait pas, pour décrocher de courtes, mais précieuses victoires et rester en vie à l’Ouest. Des progrès notables ont été observés en attaque avec une meilleure répartition du scoring et des responsabilités, qui dépendaient autrefois du seul talent de Booker.
Parmi les joueurs qui se sont distingués, le recrutement de Ricky Rubio fait évidemment partie des satisfactions pour l’encadrement des Suns. Son entente avec Booker s’est révélée quasi-immédiate et essentielle dans la progression du groupe. Autre progression, celle de Kelly Oubre Jr., devenu très rapidement le titulaire à l’aile avec des pics de forme intéressants mais qui nécessiteront une certaine constance. Et puis comment ne pas citer Aron Baynes, arrivé en provenance des Celtics, le pivot remplaçant réalise son meilleur exercice avec des pointes au scoring insoupçonnées et un certain leadership dans la raquette des Suns avant le retour de Deandre Ayton en janvier. Monty Williams est parvenu à se constituer un lineup quasi au complet avec des starters performants, un banc efficace à l’image des qualités défensives de Mikal Bridges ou encore de la saison rookie convaincante de Cameron Johnson. Mais il reste encore du travail et des progrès à réaliser chez un certain nombre de joueurs, dont l’intégration se fait plus lentement ou la confirmation tarde à l’image de notre Français Elie Okobo.
On imagine difficilement pourtant la franchise de l’Arizona se mêler à la lutte pour les playoffs jusqu’à la fin de la saison régulière. Encore trop tendres et avec peu de repères, il faudra encore patienter quelques mois supplémentaires pour voir Phoenix dans la peau d’un contender sérieux dans une conférence Ouest toujours plus relevée. Maintenant que la franchise a une ligne directrice et une solide base de jeunes en progrès, les récents renforts offensifs et la rotation que le staff a réussi à dégager sont autant d’indicateurs encourageants pour espérer enfin goûter à nouveau aux phases finales.
La saison de Portland en quelques chiffres : . 1er pourcentage de la ligue aux lancers francs par match (82.6%) . 1ère équipe à réaliser le plus de passes décisives par match (27.2) . 1ère équipe à provoquer le plus de fautes par matchs (22.8) . 4ème pourcentage aux tirs floater (43.4) mais 27ème pourcentage seulement pour les tirs depuis le coin . 4ème équipe à provoquer le plus de pertes de balles par match (16) . Meilleur marqueur : Devin Booker (26.1 points par match à 48.7% FG) . Meilleur passeur : Ricky Rubio (8.9 passes décisives par match) . Meilleur rebondeur : Deandre Ayton (12 rebonds par match)
Le Cinq de la saison : K. Bowman (PG) – D. Lee (SG) – A. Wiggins (SF) – E. Paschall (PF) – M. Chriss (C)
On avait quitté les Warriors en juin, décimés par les blessures et déchus de leur titre. Les départs des cadres Kevin Durant, DeMarcus Cousins, Andre Iguodala et Shaun Livingston marquaient la fin d’une époque et une nouvelle page de l’histoire de la franchise. Privés de Klay Thompson pour la saison et avec un effectif à bout de souffle, Golden State avance en terrain perdu et avec son plus faible taux de certitude depuis la prise de pouvoir de Steve Kerr qui doit désormais songer à reconstruire une bonne partie de son roster. Mais les Warriors, même diminués, restent de redoutables adversaires avec suffisamment d’expérience et on voit mal comment la franchise pourrait tomber plus encore.
Pour tomber bien bas, Golden State est tombé bien bas. Pire bilan de la ligue au mois de mars avec presque autant de victoires décrochées en cinq mois, que lors des playoffs la saison précédente, la Dub Nation semble avoir mal digéré la fin d’un cycle et le déménagement d’une salle. Avec un Steve Kerr en vacances, le coaching est à des années-lumières de ce à quoi la planète basket était habituée il y a encore quelques mois, tout comme ses leaders, blessés ou ayant pris congé de la saison. En attendant c’est bel et bien une saison foutue en l’air sur le plan sportif, même si des surprises (plus que des satisfactions) sont à noter, le bilan est très maigre pour la franchise aux trois couronnes. La plupart des role players avant le début de la saison sont devenus très rapidement des titulaires par la force des choses, se sont montrés capables et débrouillards contre toute attente.
Point par point, les joueurs ont connu des saisons très contrastées. Blessé à la main après moins d’une semaine de compétition, Stephen Curry a manqué l’intégralité des matchs de la saison avant de revenir début mars le temps d’une défaite et en manque de rythme. Son acolyte Draymond Green, sujet lui aussi aux blessures dues à la fatigue, s’est surtout contenté de jouer à mi-temps, avec un faible rendement pour suivre un peu les copains. C’est donc le jeune D’Angelo Russell, recrue phare de l’été, qui s’est chargé de la responsabilité du navire en perdition, gentiment remercié en février par ses dirigeants qui ont flairé un deal XXL impliquant plusieurs franchises mais surtout des futurs assets pour remettre sur pied une équipe compétitive à long terme. La moitié de l’effectif ayant foutu le camp, les dirigeants de la franchise y voient désormais plus clair dans leur stratégie et avec des joueurs sur lesquels elle pourra compter l’année prochaine. Eric Paschall, grande surprise de la saison et meilleur steal de la draft 2019, mais également Damion Lee, Ky Bowman, Jordan Poole et Marquese Chriss ont tous pu bénéficier de minutes et de liberté de jeu cette année.
Cette saison morte et enterrée avant même d’avoir rendu son verdict final, servira donc à préparer le terrain de la prochaine, pour un retour en triomphe de la Dub Nation telle qu’on la connaît, celle qui roulait sur toute la ligue. Passer en mode tanking afin de se placer lors de la prochaine draft et repartir pourquoi pas avec le 1st pick qui mettrait les boules à toute la concurrence, les Warriors ont mangé leur pain noir cette saison, en passant par une phase de reconstruction qui pourrait néanmoins se prolonger la saison prochaine avec le rajeunissement de l’effectif et alors que les dirigeants se mettront en quête d’un big man suffisamment solide pour intégrer un effectif cinq étoiles. C’est à cette condition que l’on pourra vérifier si oui ou non, la motivation est toujours bien présente, et si l’environnement est toujours propice pour faire progresser les recrues.
La saison de Minnesota en quelques chiffres : . 2ème pire à domicile (8-26) et à l’extérieur (7-24) cette saison . 29ème pourcentage aux tirs de la ligue par match (43.8) et 29ème équipe à tenter le plus sa chance aux tirs par match (38.6) . 3ème pourcentage de la ligue aux lancers francs par match (80.3) . 2ème équipe à tenter le plus sa chance aux tirs à mi-distance par match (31.7) . 30ème pourcentage de la ligue aux tirs primés adverses par match (38.9%) . Meilleur marqueur : Stephen Curry (20.8 points par match à 50.8% FG) . Meilleur passeur : Stephen Curry (6.6 passes décisives par match) . Meilleur rebondeur : Draymond Green/Marquese Chriss (6.2 rebonds par match)
Maintenue pour l’heure au 25 juin prochain, la Draft 2020 s’annonce exceptionnelle, non pas pour la richesse de sa cuvée, mais bien pour le contexte sanitaire actuel. Avec la suspension de la saison régulière, mais aussi des autres championnats à l’étranger. Recruteurs et prospects sont obligés de s’adapter avec les moyens encore disponibles et devront redoubler d’ingéniosité, que ce soit pour faire les bons choix lors de la Draft, ou se montrer sous leur meilleur jour pour être retenu parmi les 60.
À l’heure des Mock Draft, Consensus et autres prévisions en tout genre sur la future loterie NBA, ClutchTime a décidé de vous proposer sa Mock Draft, la deuxième ( voir notre Mock Draft #1) cette année, dans le but de vous donner nos impressions, nos coups de coeur mais aussi nos futures prédictions pour les futurs choix des différentes franchises. Notre Consensus est donc construit selon le dernier classement à jour de la ligue (arrêté au 11 mars).
Voici un arrière athlétique et musculeux avec un fort potentiel offensif. Capable de se créer des positions de tirs. Sa performance contre Michigan State donne un avant goût de son talent (33pts en 2e MT). Malgré une certaine inconstance et une attirance pour les tirs compliqués (1/12 à 3pts vs LSU), il reste une arme offensive supplémentaire pour des Warriors, qui, selon des rumeurs n’ont que peu d’intérêts concernant d’autres top prospects.
Joueur confirmé parmi les plus âgés de cette cuvée, Obi Toppin est un des rares joueurs NBA ready qui peut rapidement convenir aux attentes de Cleveland qui doit se renforcer sur l’aile avec un profil athlétique et bon finisseur près du cercle, mais également plutôt adroit de loin. Le lauréat des trophées Wooden et Naismith peut en revanche éprouver certaines difficultés à défendre sur des joueurs extérieurs plus rapide.
L’un des freshmans les plus performants cette saison. Excellent contreur et mobile pour switcher sur les extérieurs, le joueur de UNC possède le pack complet du bon défenseur. Bon sur pick and roll lorsqu’il s’agit de foncer vers le cercle pour écraser un dunk. Reste à améliorer la vision de jeu pour cet intérieur de petite taille mais prometteur qui ne sera pas de trop pour bonifier la défense intérieure des Timberwolves.
L’expatrié le plus hype du moment pourrait former un duo démesurément offensif (moins en défense) avec Trae Young. Les dimensions de LaMelo lui offrent de grosses possibilités, le joueur est capable de réaliser des catch & shoot à peu près n’importe où, en particulier à trois points. Il faudra en revanche trouver un juste équilibre pour le backcourt des Hawks, puisque le meneur est un très gros ball handler qui aime alimenter les copains sur le terrain.
Trois petits matchs en NCAA pour la recrue N°1 du pays à sa sortie du lycée. Avec coach Penny Hardaway, le pivot a affirmé ses qualités de pivot athlétique capable de roller vers le cercle et de contrer grâce à une envergure démentielle (2,28m!). Bien qu’il existe des interrogations quant à son placement défensif et sa prise de décision en attaque, ce choix pourrait combler le départ d’Andre Drummond.
À la recherche d’un meneur athlétique, playmaker et capable de planter de loin, Haliburton se présente comme un profil idéal pour les Knicks. Joueur intelligent, doté d’une bonne vision de jeu, c’est un facilitateur avec un jeu de passe très au-dessus de la moyenne. All around, il peut occuper différents postes aussi bien en attaque qu’en défense et se montrer précieux dans le jeu des deux côtés du terrain.
MVP du championnat européens des -19 ans l’été dernier, l’israélien est capable de pousser la balle, de trouver le partenaire idéal, de poster et de tirer de loin. Il est envisageable de l’insérer au poste 4 dans un lineup de petite taille, reste à voir s’il sera capable de tenir face aux joueurs rapides et costauds de la ligue. Un bon choix pour Chicago qui obtiendrait là une pièce complémentaire aux scoreurs que sont Zach LaVine et Coby White.
Même s’il doit travailler son adresse et sa mécanique de tir, Okoro est un joueur défensif inédit et rare de cette cuvée (All-Defensive Team SEC). Plutôt un profil de slasher explosif, il est bien coordonné du haut et du bas du corps et se déplace très bien et très vite sur les porteurs de balle adverse pour devenir un poison, idéal pour une équipe comme Charlotte qui manque de joueur au style défensif et plutôt désintéressé du scoring.
Très bon sur pick and roll, le français possède un dribble et bon sens du jeu. Le gaucher s’est amélioré au fil de sa saison en perdant moins de ballons et en stabilisant son tir. Car c’est bien là que réside la principale interrogation. L’avenir de John Wall est toujours aussi incertain, le poste de meneur est loin d’être fixe dans la capitale, ce choix semble donc intéressant.
L’autre talent expatrié du côté de la NBL a connu une saison discrète mais reste un profil athlétique au poste 1-2 qui devrait apporter du relief à la rotation des Suns. Très bon driver et toujours prompt à attaquer le cercle et provoquer des fautes, Hampton peut se montrer redoutable en attaque même s’il se montre encore maladroit dans sa sélection de tirs et son efficacité.
Le musculeux intérieur a pris les commandes de son équipe en attaque suite au départ de la vedette James Wiseman. Achiuwa est athlétique, vif et possède une belle envergure, des outils séduisants jouer au poste de pivot. Étant donné que les postes d’arrières sont bien fournis chez les Spurs, un joueur de ce profil est à envisager, tout en gardant à l’esprit, que le shoot et la prise de décision sur demi-terrain seront à travailler.
Capable de planter ses tirs de n’importe où sur le terrain et de prendre feu dans le money time, son association avec un autre artificier comme Fox devrait ravir les fans de Sacto. Avec ses dribbles chaloupés et sa conduite de balle très propre, Maxey est plus un combo-guard qu’un meneur de jeu capable de servir ses coéquipiers, un domaine dans lequel il devra progresser.
3e au ranking des recrues à sa sortie du lycée, Anthony est scoreur qui a soufflé le chaud et le froid cette saison. Le fils de l’ancien NBAer Greg Anthony est capable de fulgurances en attaque. Mais dans une faible équipe de UNC, il n’a pu dévoiler ses qualités de passeurs, et avait tendance à forcer ses tirs. Son opération du genou droit n’a pas également aidé. Du scoring en sortie de banc pour les Pelicans.
Au sortir de son année sophomore réussie (1st All-Team Big East), Saddiq Bey a connu une énorme progression dans son jeu et ses stats, se dotant d’une très bonne adresse longue distance et dans le périmètre, ainsi qu’un style all-around des deux côtés du terrain, idéal pour la rotation des Blazers en manque de profil comme le siens. Catch & shooter il devra néanmoins gagner en fluidité et vitesse d’exécution.
Un belle progression pour cet arrière long et fin qui présente toutes les qualités requises pour avoir un rôle en NBA. De la défense, du shoot, une belle envergure, une bonne vitesse latérale. Vassell coche toutes les cases d’un 3&D. Un choix d’autant plus séduisant que John Hammond, le GM du Magic et anciennement des Bucks, a toujours eu une préférence pour les prospects avec de grands bras (Antetokounmpo, Maker, Isaac, Bamba).
#16 The Minnesota Timberwolves (*via Brooklyn) select :
Athlète longiligne, dote d’une vitesse et d’un sens du déplacement très en avance, son toucher de balle près du cercle ou bien à la mène peut déstabiliser les défenses adverses en un rien de temps. Ses mensurations lui offrent de bonnes prédispositions pour défendre sur plusieurs postes, même si son physique le rend un peu léger face à des gabarits musculeux mais il a le potentiel de devenir un bon playmaker aux Wolves derrière D-Lo.
Gros shooteurs à 3pts en NCAA. 52.2% de réussite avec 8 tentatives par match ! Nesmith est capable de planter de loin et à toutes les sauces : stepback, après un dribble, en sortie d’écran. Mais ne lui demander pas de driver vers le cercle, ce dont il n’aura pas à faire à Boston qui a besoin de shooteurs. En espérant tout de même que le jeune joueur se remettra de sa blessure au pied.
Un ailier polyvalent, assez mobile et athlétique pour s’intégrer dans la rotation des Mavs. Capable aussi bien de jouer sous le panier que dans le périmètre, il s’est doté d’un très bon tir mi-distance. Son physique lui a permis de développer un certain goût pour le contact et une bonne coordination des mouvements en défense. Il doit néanmoins progresser sur le jeu rapide en transition et sans ballon.
Très grand et aussi fin qu’une feuille de papier, le serbe est un joueur polyvalent, mobile, et capable de dribbler, tirer, passer. Son envergure lui permet de défendre sur des extérieurs. Néanmoins, le physique du Serbe pose question ainsi que sa tendance à forcer en attaque. Milwaukee est l’endroit parfait pour ce type de joueur et surtout pour le développer.
Ailier athlétique, très costaud, Williams est une combinaison adéquate entre puissance et explosivité. Il s’est surtout démarqué pour son jeu défensif all-around, ses contres et sa capacité à se démarquer près du cercle. Son gros point faible reste sa vision de jeu et sa palette offensive, notamment son jump shot même si ses qualités de dunkeur en feront un joueur redoutable pour les Nets.
Élu meilleur défenseur de la Big Ten, Tillman a réalisé une saison époustouflante. Malgré une taille modeste, l’intérieur est souvent bien placé en défense. Capable de switcher et de couvrir le côté faible, il est également l’un des meilleurs contreurs du pays (2.1). Cerise sur le gâteau, il peut tirer de loin et jouer sur pick and pop. Une aubaine pour Denver qui va devoir gérer les contrats expirants de Paul Millsap et de Mason Plumlee.
#22 The Philadelphie Sixers (via Oklahoma City) select :
Les 76ers semblent apprécier les jeunes profils défensifs depuis l’an dernier et nul doute que le DPOY de l’ACC, Tre Jones devrait leur plaire. Discipliné et constamment collé à son vis-à-vis, Jones est un véritable poison en défense. Doté d’un bon QI basket, il pourrait être le meilleur joueur de sa catégorie s’il prenait plus de risque en attaque, notamment de loin. Grâce à sa vitesse de dribble et ses courses déroutantes il sait faire preuve de sang-froid et de maîtrise dans le jeu.
Fraîchement élu dans la 3rd All Team Americans, l’intérieur a observé une belle progression cette saison. L’intérieur aux jambes très fines, a dévoilé son potentiel de shooteur à 3pts (36.8%), et confirmé que ses qualités de contreur (2.4). Miami va devoir gérer le contrat expirant de Meyers Leonard, et l’idée d’une association entre Smith et Bam Adebayo promet d’être explosive !
#24 The Utah Jazz select :
Kira Lewis Jr, PG, 1.90m – 74kg, sophomore, Alabama: 31m, 18.5pts, 4.8rds, 5.2pds
Pour continuer de miser sur de jeunes guards capables de prendre leur chance de loin, Kira Lewis est un candidat idéal pour le Jazz. Capable de jouer aussi bien en 1-2, son style percutant vers le cercle et sa palette de tirs assez large devrait lui permettre de se faire une place dans le roster de Snyder, même s’il devra mieux sélectionner ses tirs. Meilleur passeur de son équipe, Lewis peut se montrer altruiste si besoin est.
Après avoir remporté le trophée Naismith du lycéen de l’année, Stewart a réalisé une saison freshman plus que satisfaisante. Doté de bonnes mains, l’intérieur est à l’aise dans la raquette. Il a fini fort la saison (29pts contre Arizona) mais son jeu « Old School » interroge. Suite aux rumeurs d’un trade de Steven Adams, OKC pourrait être amener à se renseigner sur le big man.
Son profil d’intérieur 4-5 stretch, athlétique pourrait taper dans l’œil de Stevens qui adore ce profil de joueur capable de jouer au poste bas avec une bonne finition près du cercle et de s’écarter de la ligne de fond. Sa lecture du rebond off/def est devenu absolument incroyable (MIP Big East) et même s’il dispose d’un bon jeu de jambe, il devra travailler son jeu offensif face au panier.
#27 The New York Knicks (*via LA Clippers) select :
Après avoir retiré sa candidature l’année dernière pour la Draft, Nwora s’est autorisé quelques cartons offensifs comme face à Florida State (32pts). L’ailier athlétique est un bon shooteur (40.2% à 3pts) mais il est âgé par rapport aux autres propsects. Capable de scorer au haut niveau, les Knicks pourraient éventuellement l’associer avec RJ Barrett.
Toronto a l’habitude de faire des merveilles avec ses jeunes et Josh Green n’y échapperait pas. Joueur polyvalent et facilitateur dans le jeu, capable aussi bien de défendre, que d’allumer à trois points, Green s’est révélé être un peu le couteau suisse de son équipe cette année. Son style rentre dedans le pousse néanmoins à commettre des fautes et oublier parfois ses coéquipiers lorsqu’il parvient à créer un décalage.
Fils d’un ancien joueur de NFL, il n’a pas eu de mal à marcher sur les autres intérieurs universitaires en se révélant efficace poste bas, reste à savoir si son jeu peu se transposer en NBA. Les Lakers ne vont sûrement pas accorder beaucoup de minutes à des rookies pour la saison suivante, Carey Jr pourrait alors prendre le temps de développer un shoot extérieur.
Meneur de jeu créateur plus que scoreur, capable de jouer avec les deux mains, Mannion dispose d’une palette de tirs intéressante combinée à une bonne adresse, notamment aux lancers. Son physique et son manque d’explosivité limitent néanmoins ses qualités de défenseurs intrinsèques et le nombre de tentatives par match lorsqu’il n’est pas ouvert.
Deuxième Tour
#31 The Dallas Mavericks (*via Golden State) select:
Un arrière tonique capable de jouer sans ballon. Que se soit sur jump shoot, sur pull up ou bien en attaquant le côté faible, le freshman peut scorer, mais aussi défendre grâce à une belle débauche d’énergie. Il pourrait se régaler en transition dans le jeu offensif des Mavs et notamment avec Luka Doncic.
#32 The Charlotte Hornets (*via Cleveland) select:
Charlotte semble déterminer à tourner la page Zeller-Biyombo et pourrait se mettre en quête d’un joueur comme Oturu. Son style défensif, protecteur de cercle pourrait attirer les Hornets, tout comme son jeu dos au panier et son premier pas solide qui lui permet de prendre le dessus sur ses vis-à-vis. Il devra encore travailler sa finition près du cercle et sa main gauche.
Le natif de Los Angeles est une future machine à highlights ! Stanley est un dunkeur féroce en contre-attaque mais aussi tout à fait capable de rentrer des tirs extérieurs. Pour ne rien gâcher, il défend et joue avec énergie. Parfait pour une équipe de Minnesota qui est loin d’être irréprochable dans ces compartiments du jeu.
#34 The Philadelphia Sixers (*via Atlanta) select:
Utilisé à plusieurs reprises par le Barça cette saison, Bolmaro pourrait devenir un solide swingman dans la rotation des 76ers. Sa formation dans une grosse écurie européenne, et ses skills en attaque, mais aussi en défense, lui permettrait de bénéficier d’un temps jeu presque immédiat à Philly qui pourrait se laisser séduire par son adresse aux tirs (à part aux lancers) et sa grinta sud-américaine.
Voici un gros consommateur de tirs à 3pts. Avec plus de 10 tentatives par match (34.2% de réussite), 76.4% de ses tirs tentés sont des 3pts, et son profil de joueur de « catch & shoot », peut séduire des Kings qui naviguent en eaux trouble avec Buddy Hield et Bogdan Bogdanovic. A noter, que le jeune joueur doit améliorer sa défense.
#36 The Philadelphia Sixers (*via New York) select:
Tout comme son homonyme, Tyler Bey est un joueur polyvalent des deux côtés du terrain et qui pourrait s’avérer être un potentiel endormi. Plutôt athlétique, le DPOY de la Pac-12 dispose d’un physique qui lui permet de nettoyer le cercle et de défendre sur des grands gabarits mais aussi de les défier en tête de raquette. En revanche il doit impérativement améliorer la mécanique et la fluidité de son tir.
Souvent comparé à Pascal Siakam, le sénégalais détonne de part son énergie et sa mobilité. Capable de driver, scorer et de contrer en défense. Il ne lui panque plus qu’un shoot fiable et de résister aux contacts dans la raquette. Washington était l’une des pires défenses cette saison, un joueur comme Sylla apporterait un peu de dynamisme dans ce domaine.
Big man mobile et qui peut jouer en s’écartant dans le périmètre, Nnaji est un très bon joueur de pick & roll/pop, énergique et qui récupère énormément de rebonds grâce à sa taille. Un solide mélange de moves au poste bas et adroit mais qui perd trop de ballon et qui va devoir muscler son jeu s’il veut rivaliser avec les autres pivots, notamment dans la protection de la raquette.
#39 The New Orleans Pelicans (*via Washington) select:
Transféré à Syracuse en 2017, l’ailier n’a cessé de progresser en attaque en obtenant toujours plus de responsabilités offensives. Capable de tirer de loin, de jouer la contre-attaque et de finir dans la raquette, les Pelicans se doteraient là d’un scoreur athlétique, mais qui devra tout de même améliorer sa vision de jeu et sa défense (beaucoup de défense en zone à Syracuse).
Les Grizzlies vont devoir se montrer plus malins que les autres franchises avec un seul pick au 2nd tour. Butler peut se révéler comme un futur steal de la cuvée. Le combo guard est un shooteur plutôt correct, en particulier à longue distance et lorsqu’il s’agit de sortir le grand jeu, il peut se montrer décisif même s’il lui reste beaucoup de progrès à faire sur sa sélection de tirs et avec sa vision de jeu.
Dotson était le scoreur/créateur d’une bonne équipe de Kansas cette saison. Malgré sa modeste taille, ce sont sa vitesse, son dribble et sa robustesse qui lui permettent de scorer dans la raquette. Shooteur inconstant mais bon défenseur sur l’homme, les Spurs pourraient se pencher sur son profil étant donné que le contrat de Bryn Forbes arrive à expiration.
Wesson c’est un peu l’anomalie du basket que les Pels pourraient accueillir au côté de Zion. Très massif, mais un peu court pour lâcher quelques contres, il est aussi bien capable de jouer au poste bas, que de prendre sa chance de loin et de différentes autres manières. Son footwork et sa puissance sont absolument surnaturel au vu de son gabarit. Néanmoins ses skills défensifs s’annoncent assez limités.
Joueur de l’année au sein de la PAC-12, le pivot a tout écrabouillé sur son passage. Le nigérien a progressé en attaque et dans la finition. Son impact en défense est également impressionnant. Il existe néanmoins des interrogations quant à sa mobilité et son placement sur pick and roll, étant donné qu’il passe la plupart de son temps près du cercle.
Véritable meneur de jeu, ce dont les Blazers ont cruellement besoin en backup de Lillard, Hagans est avant tout un profil défensif (DPOY SEC), doté d’une bonne lecture du jeu et des passes et peut faire preuve de malice pour se projeter rapidement en transition. Créateur plutôt que scoreur à cause d’un tir peu fiable, son manque de leadership en attaque et d’assurance peuvent lui faire commettre de grosses erreurs et coûter des victoires.
Bien connu en NCAA, Winston est un bon joueur sur pick and roll, un bon gestionnaire sur demi-terrain et capable d’artiller de loin (43% en carrière). Auteur d’un superbe match contre Michigan (32pts), il fut élu dans la 1st All Team de la Big Ten. Un joueur que Orlando pourrait viser étant donné que les contrats de DJ Augustin et de MCW arrivent à terme.
#46 The Boston Celtics (*via Brooklyn) select:
Robert Woodard II, SF, 2.01m – 104kg, sophomore, Mississippi State: 31m, 11.4pts, 6.5rds, 1.3pds
Boston pourrait se montrer intéressé par un profil Three-and-D et catch-and-shooter comme Woodard, plutôt adroit de loin, ce swingman se sert efficacement de son jump shoot et du jeu sans ballon. Joueur aux mensurations idéales, il se sert de ses qualités athlétiques pour capter du rebond, mettre la pression en défense et lâcher quelques contres mais doit travailler son dribble et sa palette off/def qui semble limitée.
Un jolie progression pour cet arrière qui était dans « l’ombre » de Tyler Herro la saison dernière. Une saison récompensée par un trophée du joueur de la conférence SEC. L’arrière a une mentalité de scoreur. Bon shooteur à 3pts, solide sur catch and shoot, et excellent aux lancers-francs (92.3%). Chicago avait demandé à Coby White de tirer plus souvent à 3pts, et bien, ce ne sera pas la peine avec Quickley.
#48 The Golden State Warriors (*via Dallas) select:
Joueur puissant, Reggie Perry aime défier son vis-à-vis avec une grosse agressivité (à tort peut-être), ce qui ne l’empêche pas d’être rapide et d’avoir une bonne coordination de ses mouvements pour passer des intérieurs sous le panier. Bon joueur de pick & roll/pop, il peut également se montrer adroit à mi-distance mais manque cruellement d’adresse générale et de technique offensive, voire même défensive pour protéger sa raquette.
Une jolie saison au sein de la Big Ten. Pour sa deuxième année, Dosunmu confirme ses qualités de combo-guard en étant capable de scorer et de passer en transition. Sa défense et sa taille sont des atouts à son poste d’autant plus qu’il a la réputation d’être travailleur. Doté d’une mécanique de tir peu orthodoxe, les Sixers l’aideront tout naturellement à fiabiliser son tir extérieur…
Sans espérer grand-chose de cette cuvée, Indiana peut flairer la bonne affaire avec cet ailier très adroit de loin et qui s’est rapidement montré indispensable en attaque sur jeu sans ballon. Plutôt dévoué au collectif en tant que role player capable de créer du spacing, Kispert n’a néanmoins pas montré une grande maîtrise pour les tâches défensives, souvent dépassé par des profils plus athlétiques que lui.
Le français évolue pleinement dans le monde professionnel depuis 2016. Bien qu’il soit plus âgé que la majorité des prospects, N’Doye possède une belle envergure pour son poste (2.18m). Polyvalent, il peut shooter, dribbler et passer la balle. Il serait intéressant de le voir à OKC pour former un backcourt d’albatros avec SGA.
Atlanta pourrait réaliser une sacré belle draft en raflant trois profils de scoreurs. Ce swingman relativement rapide et explosif peut s’avérer être un scoreur très efficace et capable de rentrer des tirs décisifs ou d’amener son équipe sur la ligne des lancers. Mise à part une palette offensive encore réduite, sa contribution offensive reste son principal point faible.
Watford possède une bonne taille et une grande envergure pour un ailier. Le joueur de LSU est capable de driver et de finir dans la raquette. Profitant de sa taille pour scorer sur la tête de joueur plus petits, certains scouts se posent la question s’il pourra être aussi performant en NBA. De plus, son tir à 3-pts est loin d’être fonctionnel et son impact défensif laisse à désirer. Un projet à long terme pour Sacramento.
#54 The Golden State Warriors (*via Utah) select:
Malachi Flynn, PG, 1.85m – 83kg, junior, San Diego State: 32m, 17.6pts, 4.5rds, 5.1pds
Devenu un très bon playmaker et disposant d’une bonne technique ballon en main, Flynn deviendrait l’une des rares doublures de Curry aux Warriors, à la lutte avec Bowman, en mettant à contribution son QI basket et ses qualités de shooter. En revanche son gabarit assez léger, couplé à un manque d’explosivité au poste risquent de lui poser des soucis en défense et dans le trafic.
Quatre ans que Riller sévit dans la conférence peu réputée : CAA. Son âge et le niveau de compétition sont de réelles interrogations pour les scouts. Pas un vrai meneur, Riller possède néanmoins un superbe 1er pas, un très bon dribble et peut finir dans la raquette. Un joueur intéressant, pour une équipe des Nets en manque d’arrières.
Combo-guard capable d’inscrire des paniers même en déséquilibre, Mays s’est surtout fait remarquer pour sa progression cette saison à la fois en défense mais aussi lorsqu’il s’agit de tenir le ballon et de prendre feu aux tirs. Il devra toutefois revoir sa sélection de tirs et plutôt choisir de ressortir les ballons pour ne pas les perdre au contact.
Le meilleur joueur de la PAC-12 manie habilement les changements de rythme dans ses drives vers le cercle. Ses qualités de passe et de création sont intéressantes, mais ce qu’il le caractérise le plus c’est sa capacité à tirer de loin (41.5% à 3pts) ! En revanche, son manque d’explosivité pourrait le cantonner à un rôle en bout de banc chez les Clippers.
Pivot plutôt mobile et adroit de ses mains, Richards dispose d’une palette offensive au poste bas très intéressante et se met au service du jeu sans forcer ses tirs, ni s’écarter. Plutôt bon défenseur, il fait preuve néanmoins d’un manque d’endurance et d’intensité en attaque et ne prend pas suffisamment de risque avec son tir ou dans ses duels.
#59 The Philadelphia Sixers (*via LA Lakers) select:
L’arrière est réputé pour son tir à 3pts (43.3% en carrière). Bane a sorti de belles performances en fin de saison (Kansas: 6/10 à 3pts et vs Baylor: 5/8 à 3pts). Son profil de joueur extérieur costaud doté d’un bon sens du jeu peut séduire les scouts. Un manque d’explosivité et d’assurance dans ses dribbles l’éloignent pour le moment du 1er tour de Draft. Tomber sur un joueur capable de tirer à 3-pts serait un joli coup pour les hommes de Brett Brown.
#60 The New Orleans Pelicans (*via Milwaukee) select:
Les Pelicans pourraient se montrer audacieux en donnant sa chance au cadet des Tillie. Joueur plein d’entrain, Tillie est capable de tirer depuis presque n’importe avec une adresse convenable et une technique en attaque déroutante pour ses adversaires qui peuvent avoir du mal à appréhender ce joueur stretch au poste 4-5. Il fait encore preuve d’une trop grande irrégularité et d’un physique sujet aux blessures.
Publicité pour la paire Adidas Superstar White/Black ( Source : Sneakers.fr)
Encore un “Sacré samedi soir”. La semaine fut pénible, le week-end accueilli avec soulagement. C’est l’heure de célébrer. Retrouver ses potes pour une soirée cosy en appartement. Pousser l’aventure jusqu’en club ? Quoi qu’il arrive, il faut se mettre sur son 31. Plutôt petite chemise et Jean Levis 501 ? Pantalon cargo et tee-shirt blanc XXL ? Peu importe, on accorde la tenue avec sa paire de sneakers. Le néologisme sneakers vient de l’anglicisme to sneak : se faufiler, passer partout (souvent en douce). C’est une chaussure imaginée pour la pratique sportive, détournée de sa fonction première un usage quotidien. Cette semaine, Clutch Time vous emmène à la rencontre de cet accessoire lifestyle né des parquets NBA et baptisé par la rue.
La Signature
Qu’est-ce qui pousse à acheter compulsivement un paire de chaussures ? On a tous autour de soi un sneaker addicttouché par le mal, la passion qui fait craquer son PEL à la fin du mois pour acheter “cette dernière paire”. Pourquoi ? Surement pas pour le sport. Une simple paire de babouche fera l’affaire pour votre séance de “Ping-Pong Confinement”. Non, on tombe amoureux d’une paire pour son identité : son visuel, mais aussi les secrets de sa fabrication, l’Histoire qu’elle raconte de sa genèse à la communauté qui l’adopte. Bien que usée par le temps et le bitume on finira par s’y accrocher pour les souvenirs de vadrouille qu’on lui prête.
La Nike Dunk Low PRM QS Paris, commercialisée en hommage au plus vieux terrain de basketball rue Trévise à Paris. Source : Nike.fr
Vos manufacturiers préférés l’ont bien compris. Ils déploient des trésors de marketing pour rendre une paire unique et la rattacher à une légende. Or, La NBA a de belles histoires à raconter. Une paire signature est une chaussure pensée pour rappeler l’identité d’un joueur. C’est un privilège souvent réservé aux joueurs les plus médiatisés, les “All Stars”. Le terme consacré pour désigner les meilleurs athlètes de la saison est aussi le titre éponyme de toute première sneaker de l’Histoire : La Converse “Chuck Taylor” All Star.
Chuck Taylor (à gauche), ses converses All-Star aux pieds. Source : Graduatestore.fr
La firme Converse est créée en 1907. A l’issue de la première guerre mondiale, elle décide de lancer une gamme sportive de chaussures de sport. A cette époque, la NBA n’existe pas. Le basketball était pourtant déjà populaire aux Etats-unis et Converse choisit un joueur de balle orange pour représenter le produit. Chuck Taylor ne sera jamais Hall-of-Famermais c’est un excellent commercial et représentant :
« Les gens commandaient les « chaussures de Chuck » ou les « chaussures de Chuck Taylor » au lieu de demander des Converse All Star. Alors son nom a été ajouté juste à côté de l’étoile [le logo de Converse, NDLR]. Un coup marketing brillant »,
Source : Joe Dean, ancien vice-Président de Converse, Pierre Démoux, 2016
C’est cette personnification de l’objet associé à la volonté des fans de ressembler à leur idole qui donne une nouvelle dimension à la paire. Porter la même paire que Patrick Ewing, c’est un peu avoir du Patrick Ewing en soi.
La signature shoe Ewing 33 Hi Gum Black Gold, source : Sneakers.fr
A l’échelle du quartier, différentes écoles de style vestimentaire s’observent. Dans le milieu de “la sape”, la paire de chaussure et le premier vecteur d’affirmation identitaire. Ainsi l’Histoire d’une paire est importante pour les aficionados de la sneaker : elle rappelle sa dimension quasi-communautaire. Certaines marques sont désormais associées aux skateurs amateurs de ride, d’autres font désormais référence à des films, des phénomènes culturels, fruits de collaborations entre designers corporates et artistes. La fonction sportivede la sneaker fut détournée pour devenir un objet de la pop-culture.
La chanteuse islandaise Bjork fait la cover du magazine Rolling Stone et affiche ses plus belles Reebok Instapump OG Citron. Source : Instagram @JalaPatra
Les manufacturiers ont su brillamment jouer avec ces oppositions de style qui pilotent le développement du design d’une paire. Avoir pour égérie le franchise player des Lakers ou celui des Celtics ce n’est pas viser le même coeur de cible.
Estimation des recettes annuelles des joueurs NBA grâce à leur partenariat avec des manufacturiers de chaussures. Source : Forbes, Twitter 2019
Les sneakers sont un phénomène de la mondialisation. Des prolétaires aux richous, elles attestent de la prédominance de la consommation ostentatoire dans nos sociétés : il faut acheter une paire non seulement parce qu’elle est magnifique, mais aussi pour montrer (ou prétendre) qu’on a les moyens de l’obtenir. La sneaker c’est une affaire d’argent. Assemblée dans les fabriques des pays en développement, la chaussure lifestyle s’écoule majoritairement sur les marchés occidentaux. Sa popularité est pourtant planétaire : de Manille à Maputo vous pourrez trouver des contrefaçons d’Air Max.
Derrick Rose présente la Adidas D Rose 1 Forbidden City. Source : SneakersReleases.com
Nike et Adidas s’affrontent pour la poule aux souliers d’Or. En 2019, la Fédération Française de la Chaussure estimait à 9 milliards d’euros les revenus générés par la filière “sneakers” soit la moitié du marché français de la chaussure. La popularité du produit s’explique aussi par la ruse de ses manufacturier. En 2020, Nike a gagné 21 milliards de dollars grâce à ses chaussures. La virgule a investit 10 % de son pactole pour financer sa politique de marketing en pression tout terrain (Source : Capital.fr).
L’Apparition de marchés parallèles comme celui du resale (la revente) atteste du poids économique de la frénésie sneaker.
En première position dans la file d’attente, sous une tente, ils campent depuis la veille jusqu’à l’ouverture du magasin. Ce ne sont ni des clowns, ni des amateurs du tourisme urbain mais de véritables investisseurs qui espèrent récupérer une paire inédite en édition limitée. Puis laisser faire le temps et la spéculation. L’achat de sneakers peut se révéler être un placement financier, selon sa rareté et l’évolution de l’offre et la demande sur le marché.
Les Nike Air Mag Back to the Future BTTF (2016). Inspirée du film “Retour vers le Futur” c’est paire la plus chère du monde, en atteste sa cotation sur le Site de revente Stock X.fr.Clin-d’œil magistral au long-métrage, cette édition ultra-limitée fait ses lacets toute seule.
Selon les projections du cabinet américain Cowen and Company, ce marché souterrain de la revente sur internet, atteindra un poids de 6 milliards d’euros dans l’économie mondiale d’ici 2025.
La success-story Jordanesque
La Air Jordan 1 Mid Bred Multi-Color, source : Jordan Shoes UK
9 chaussures sur 10 achetées aux Etats-Unis appartiennent à l’écurie Nike. Cette domination sur le marché américain s’explique par leur partenariat fructueux avec Jordan Brand, filiale de la marque. Le logo jumpman occupe une place particulière dans l’imaginaire des fans de sneakers. Son ascension commerciale et identitaire s’explique par un pari fou réalisé par Nike au milieu des années 1980. Ce récit est raconté en mars 2020 par le journaliste Rémy de Souza pour Eurosport, à l’occasion des 35 ans de Jordan Brand.
Tout commence en 1984. Un athlète issu de l’université North Carolina est annoncé pour la draft. Il a remporté le championnat NCAA en tant que leader incontesté de son équipe et fait déjà parler de lui pour son jeu délié et ses dunks aériens. Michael Jordan est un diamant, une opportunité pour l’équipementier qui arrivera à en faire son égérie. La direction exécutive de Nike propose à Jordan une offre faramineuse : 500 000 dollars par an et une rétribution à hauteur de 25 % sur chaque paire vendue. MJ a toujours été un flambeur, s’affichant volontairement cigare au bec dans un casino. C’est surement son goût pour le luxe plus que son attrait pour la marque à virgule qui lui fait accepter ce contrat juteux, lui qui avait des familiarités avec Adidas et Converse.
Le GOAT à North Carolina, une paire de Converses aux pieds. Source : Getty Images
La saison rookie de Jordan est fracassante, sa carrière légendaire. Nike adapte sa stratégie marketing autour de sa réussite.
Un joueur comme on en a jamais vu qui impose son style face à l’adversité. La promotion de la paire Jordan 1 se fait sous le signe de la subversion. L’Anecdote est désormais connue, la NBA ne valide pas les chaussons de sa majesté et lui fait payer une amende pour chaque match joué avec ses chaussures. Celles-ci ne respectent pas le code couleur imposé par la ligue : au moins 51 % de blanc/noir sur le design extérieur.
Spot publicitaire de la Jordan 1 « Bannie » par la ligue, Source : Youtube.
Anticonformisme et dominante, un cocktail explosif qui explique le succès immédiat de la Jordan 1, et de ses déclinaisons durant plus de deux décennies.
Jordan devient une icône planétaire qui vend ses baskets comme des petits pains. Il a construit sa fortune grâce à des chaussures qui sont devenues plus renommées que sa personne. En 2020, le magazine Forbes le déclare mille-et-unième personnalité la plus riche de la planète. Bankable à hauteur de 2,1 milliards de dollars, il n’a gagné “que” 90 millions de dollars grâce à ses contrats d’athlète aux Bulls et aux Wizards.
Le logo Jumpman dépasse le basket, il entre dans la culture populaire et efface les vieilles rivalités sportives : Jordan Brand est désormais équipementier du Paris Saint-Germain jusqu’en 2032.
L’Univers de la sneaker sécuritaire
La salle de basket est une arène. Une rencontre de gladiateurs. Les joueurs veulent optimiser leur performance et briller aux yeux du public. Pour être prêt à l’entre-deux rien de tel que l’entraînement, la préparation physique et technique. La paire de chaussures à son rôle à jouer dans ce processus. Le joueur doit la trouver familière à ses pieds car elle apporte confort, maintien et soutien. Le salaire NBA permet à l’athlète de choisir la paire de son choix au delà des considérations monétaires. Ce qui compte, c’est tout d’abord l’allégeance au sponsor si le joueur en a un. Ensuite, à lui d’adopter la technologie qui présente le meilleur rapport risque/esthétique/performance. Le risque, c’est la blessure, un drame pour l’athlète et manufacturier de la chaussure. Une entorse à la cheville est synonyme de très mauvaise publicité pour le produit.
Le 22 février 2019, Zion Williamson rencontrait l’Université North Carolina de Coby White. En première mi-temps, le pied de Zion transperce littéralement la chaussure. Il tombe et se blesse au genou. Nike a immédiatement lancé une enquête à la suite de l’incident. Source : Youtube.
L’insouciance des années 1960-70 où les joueurs jouaient en chaussures en toile sur les parquets a disparu. Les marques de baskets ont désormais optimisé leur paire pour assurer un maintien de la cheville. L’amorti de la semelle est primordial. Symbolisé par la “bulle d’air” chez Nike, il permet d’atténuer les chocs répétitifs au sol, lors des rebonds, contres ou dunks de l’athlète.
Plus un joueur est lourd plus ses articulations sont mises à l’épreuve. Conventionnellement, les intérieurs jouent avec une chaussure à l’armature haute qui couvre la cheville. Les meneurs de jeu effectuent sans cesse des changements de direction et privilégient des paires basses assurant plus de mobilité. Ce choix reste personnel et certains athlètes se permettent des folies, au risque de s’attirer les foudre de leur staff médical. Thabo Sefolosha arbore régulièrement ses Air Max 90, comme s’il participait à un match de Départemental 3 à la Queue-en-Brie un dimanche matin.
Panthéon de quelques paires iconiques
La converse Chuck Taylor : l’Historique
Paires Chuck Taylor All Star x Andy Warhol. Source : Sneakers.fr
La première des sneakers est rentrée dans l’Histoire par la grande porte, devenant un phénomène interculturel. Elle fut portée par les soldats américains durant la seconde guerre mondiale, puis la paire la plus populaire en NBA durant la décennie 1960. De West Side Story au mariage de Mick Jagger,la Chuck Taylor s’invite partout et est portée successivement par Elvis, James Dean et Kurt Cobain.
La Jordan 1 : La Royale
La Jordan 1 aux pieds de MJ, Source : Getty Images
On en a déjà assez parlé, mais comment ne pas la faire figurer ici ? Vendue 65 dollars à sa sortie en 1985, son coloris rouge et noir ainsi que son succès commercial donnera naissance à une lignée de paires, et à un pactole Jordanesque pour Nike.
La Air Force 1 : de l’Armée à la Rue
Le modèle Air Force 1 édition spéciale NBA Paris Game en 2020, Source : Stock X
L’éternelle rivale de la Stan Smith pour l’écurie Nike. Sortie en 1982 la Air Force 1 est entrée dans la culture populaire avec une identité force. Son nom fait référence à l’avion militaire présidentiel de Ronald Reagan. Elle fut le premier modèle de la marque à adopter la technologie Air Sole : “une unité d’air caché sous le talon pour apporter un meilleur amorti”. La Air Force one se paie le luxe de décorer les pieds du Hall of Famer Moses Malone. Adoptée par les communautés des quartiers difficile de New York, Phillie et Baltimore, Nelly ou Jay-Z la démocratisent dans le milieu Hip-Hop américain.
La très stylish Puma Clyde
Source : Puma Hoops
Impossible de passer à côté de la Puma “Clyde”. La sneaker représente le GOAT vestimentaire de l’Histoire de la NBA, monsieur Walt Frazier : “Swishing and Dishing” tous les jours avec ça aux pieds.
La Reebok Pump : séduisante et gonflée
Source : reddit.com
La vague Reebok Pump coïncide avec le début de la décennie 1990. En 1989 la paire arrive avec une technologie flashy et inédite qui lui permet de concurrencer Nike sur le marché américain. “Pump up and Air out” explique Dominique Wilkins dans son clip publicitaire : côté intérieur de la chaussure, une bulle d’air en forme de ballon de basket (évidemment) est gonflée manuellement par l’utilisateur afin de verrouiller sa cheville. La Reebok Pump connaît un succès commercial grâce à ce mécanisme ludique, mais aussi grâce à son apparition au cinéma dans des films très 90’s : Juice (1992, Dickerson) ou Above the Rim (1994, Pollack).
Avec les sneakers, la NBA a réussi le grand saut. Conçues pour les parquets de la plus belle ligue du monde, les chaussures de sport de basketball ont été propulsées au rang d’outil lifestyle indispensable. Pas besoin de suivre la NBA pour porter des Jordan. Les adeptes de la chaussure, les collectionneurs sont connectés à un réseau de fans de la mode et de la culture streetwear mondialisée.
Parce que la NBA regorge de performances en tout genre passées à la postérité ou progressivement oubliées avec le temps, ClutchTime vous propose de revivre ces matchs et exploits de légende, qui ont façonné l’histoire de la ligue, d’hier à aujourd’hui.
Lorsque l’on évoque Rick Barry le joueur, l’histoire retiendra le Hall of Famer qui planta 64 points sur un match, celui qui tournait encore à plus de trente points par match à trente ans, ou encore le compétiteur capable d’inscrire près de 90% de ses lancers francs en carrière… à la cuillère. Mais Rick Barry c’est également l’enfant terrible du New Jersey, l’ailier aussi difficile à gérer pour ses entraîneurs, qu’à supporter pour ses coéquipiers, les dirigeants et les médias qui l’ont côtoyé d’assez près. Rick Barry se voyait comme le messie de la balle orange envoyé sur terre par le divin, alors que la plupart ne voyait en lui qu’une incarnation d’un Docteur Jekyll et de son double maléfique Mr. Hyde.
Pour cette fois nous allons nous intéressé au joueur, et plus particulièrement à l’une de ses performances les plus remarquables dans sa carrière et sûrement dans l’histoire de la ligue. Au printemps 1967, le jeune Rick participe à ses premiers playoffs avec sa franchise des San Francisco Warriors, orpheline depuis deux ans du grand Wilt Chamberlain, parti rejoindre les rangs ennemis des 76ers. Devenu en l’espace de quelques mois le nouveau patron du navire californien, l’ailier ne tarde pas à engranger les victoires et récolter les distinctions personnelles, redonnant ainsi sa compétitivité et sa grandeur aux Warriors.
Rick « The Greyhound » Barry
Issu du cursus universitaire de Miami (Florida) où il va passer trois ans, le jeune Richard va très rapidement montrer d’énormes qualités pour le jeu, devenant vite une véritable machine à scorer. Avec près de 30 points par rencontres, dont 37.4 points lors de son année senior (1er de la Div. I), il ne participera néanmoins jamais à un tournoi NCAA au niveau national, mais sera tout de même honoré lors de sa dernière année au Consensus All-America par la presse américaine. Toujours détenteurs de plusieurs records universitaires, son maillot aux Hurricanes fut le premier de l’histoire de l’université à être retiré en 1976.
Drafté en 2ème position par les Warriors de San Francisco en 1965 (pick non-territorial), Rick survole sa saison rookie en devenant All-Star à 21 ans seulement et en affichant déjà des statistiques vertigineuses avec 25.7 points (4ème) et 10.6 rebonds (11ème) par match, le plaçant immédiatement dans la droite lignée des Jerry West, Oscar Robertson, Wilt Chamberlain et Jerry Lucas qu’il côtoiera lors du match des étoiles de Cincinnati cette année là. L’ouest s’inclinera lourdement (137 à 94), mais le Warrior inscrira tout de même dix unités, s’offrant en fin de saison le titre de Rookie de l’année et une place dans la All-NBA First Team.
Au côté de Nate Thurmond, l’autre vedette des Warriors arrivée deux ans plus tôt, le bilan de la franchise connaît un bond spectaculaire, en passant de 17 victoires en 1964-65, à 35 victoires pour 45 défaites l’année suivante, échouant d’un rien à décrocher la place en playoffs des Saint-Louis Hawks (36-44). Bob Feerick (GM) est ravis de cette association entre les deux joueurs, l’ailier devenant très rapidement une pièce offensive de choix, comme en attestent ses 42 et 43 points face aux Royals, les 43 face aux Lakers, ou encore les 57 points qu’il va passer en décembre aux Knicks au Madison Square Garden.
Une saison sophomore fracassante
Après avoir fait une entrée remarquée dans la ligue, Rick Barry entame sa deuxième saison avec des Warriors désormais coachés par Bill Sharman qui succèdera à Alex Hannum, à qui on reproche le départ de Wilt deux ans plus tôt. Déterminé et prêt à passer un cap avec son équipe, Rick va démarrer la saison sur les chapeaux de roues en collant 41 points aux Celtics dès la première journée, puis 43 points et 16 rebonds face aux Chicago Zephyrs cinq jours plus tard, avant d’entamer un road trip vertigineux de six matchs, durant lequel l’ailier inscrira plus de 37 points par rencontres. C’est d’ailleurs durant cette série que Barry égalera son record personnel avec 57 points inscrits face aux Royals de Robertson.
À Noël, Rick affiche déjà une moyenne dingue de 38.6 points (48%) et près de dix rebonds et quatre passes par match pour un bilan collectif très reluisant (21-13). Les Warriors afficheront en fin de saison un bilan positif (44-37), le premier depuis deux ans, mais surtout une première place dans la division Ouest et la qualification pour les playoffs en poche. Pas décidé à lever le pied, l’ailier va même jusqu’à s’offrir le titre de Meilleur marqueur de la saison avec 35.6 points par match (45.1%) et une avance écrasante sur ses poursuivants, chipant au passage la seconde place d’Elgin Baylor (34.77) au classement des meilleurs marqueurs sur une saison, largement dominé par le grand Wilt. Une performance rare qui tiendra pendant vingt longues années, jusqu’à la saison 1986-87 de Michael Jordan (37.09 points par match).
source : NBA.com
À titre personnel, hormis la satisfaction du devoir accompli sur le plan collectif, Rick Barry sera sélectionné pour la seconde fois au All-Star Game qui se déroule à San Francisco, rencontre pour laquelle il recevra le trophée de MVP après avoir inscrit 38 points et offert sa revanche à l’Ouest face à l’Est 135 à 120, devenant au passage le deuxième meilleur marqueur de l’histoire sur un match derrière Chamberlain (42). Également retenu dans la All-NBA First Team, Rick Barry terminera leader statistique dans toutes les catégories aux tirs (Points, Field Goals, Lancers francs), mais également 5ème du vote pour le MVP de la saison.
Six rencontres à 50 points ou plus, 28 à 40 ou plus et seulement quatre matchs sous la barre des vingt points, auxquels il convient d’ajouter 9.2 rebonds, avec plusieurs pointes à quinze et seize prises, ainsi que 3.6 offrandes (dont un record personnel avec dix passes décisives face aux 76ers), l’ailier aura amplement mérité tous les honneurs et les superlatifs durant cette la saison régulière, gagnant sa place parmi les meilleurs joueurs de la ligue en l’espace de deux ans seulement. Mais pour marquer un peu plus encore l’histoire, les Warriors et Rick Barry vont mettre toutes les chances de leur côté pour réaliser un parcours en playoffs inoubliable, jusqu’en finale.
Un nouveau cap et une page qui se tourne
Après avoir balayé les Lakers, privés de Jerry West, au 1er tour (3-0), puis être venus plus difficilement à bout des Saint-Louis Hawks de Lou Hudson et Lenny Wilkens en finale de Division (4-2), San Francisco avance désormais vers ses cinquièmes Finales NBA (il s’agit néanmoins de leurs deuxièmes Finales depuis le déménagement de la franchise). Rick Barry et ses coéquipiers ont réalisé un excellent parcours qui les ont mené de façon assez inattendue et rapide au sommet de la ligue avec face à eux une autre équipe surprise à l’Est, les 76ers de Philadelphie de Wilt Chamberlain, au bilan record de 68 victoires et 13 défaites en régulière.
Pourquoi une surprise ? Parce que depuis une décennie, les Boston Celtics de Red Auerbach ont régné seuls à l’Est, monopolisant même les titres NBA avec pas moins de neuf bagues, dont huit consécutives. Une série à laquelle les redoutables 76ers ont mis un terme assez sèchement (4-1), précipitant ainsi le départ de son coach et dirigeant emblématique, et Wilt Chamberlain infligeant son premier gros revers à son éternel rival Bill Russell. Ironie du sort, la franchise de Pennsylvanie est désormais entraînée par Alex Hannum himself, l’ex-coach des Warriors, pour qui les retrouvailles avec son ancienne équipe auront un goût de vengeance.
Des retrouvailles également pour Wilt, parti deux ans plus tôt dans la tourmente et pris en grippe par les supporters et dirigeants de la franchise californienne, ce dernier va devoir veiller à régler le cas Nate Thurmond en défense, son vis-à-vis à qui l’on promet pourtant l’enfer, un intérieur assez bas mais avec style défensif rugueux et qui fait partie des tous meilleurs joueurs à son poste. Du côté des 76ers c’est la belle et grosse équipe, encore considérée à ce jour comme l’une des plus talentueuses de l’histoire, avec Hal Greer et Wali Jones sur le backcourt mais également Billy Cunningham, Chet Walker et Luke Jackson pour compléter le roster de Philly. Un défi de taille pour les cols bleus des Warriors et leur golden boy.
Car depuis le début des phases finales et pour sa toute première expérience en post-season, l’enfant terrible de la baie de San Francisco réalise des prouesses au scoring. Affichant plus de trente points par rencontre lors des deux premiers tours, ainsi que quatre passes et presque sept rebonds, l’ailier intenable réalise des temps de passage records, devançant des gloires illustres telles Bob Cousy, Cliff Hagan, Bob Pettit ou encore Paul Arizin, et s’approchant dangereusement des meilleures marques All-Time sur un match (47 points face aux Hawks lors du game 2).
Les Finales 1967 et la Masterclass du Golden Boy
source : Sports Illustrated
Lors du Game 1, la rencontre entre les deux équipes sera très équilibrée à tel point que le résultat se décidera en overtime et une première victoire des 76ers à domicile (141 à 135). Une rencontre résolument offensive, Barry terminant la partie avec 37 points (15/43), ainsi que 8 rebonds et 7 passes, tandis que Thurmond réalisera un très effort avec 24 points et 31 rebonds et Jeff Mullins et Tom Meschery compileront 36 points. En face le grand Wilt sera de sortie, s’offrant un triple-double (16-33-10), laissant le soin à ses coéquipiers de scorer (H. Greer 32pts / W. Jones 30pts / B. Cunningham 26pts / C. Walker 23pts).
Il n’y aura en revanche pas photo lors du Game 2, Philadelphie prenant le large dès le début de la rencontre pour s’imposer finalement 126 à 95, Barry (30 points, 10 rebonds) sera le seul Warrior à se mettre en évidence en attaque face à la défense redoutable des 76ers et un Wilt plein de maîtrise, encore en triple-double (10-38-10), tout comme son partenaire Hal Greer tout proche lui aussi de valider le TD (30-12-9). Hannum et les siens sont en train de jouer un sale tour aux Warriors qui sont désormais menés deux manches à rien avant de retrouver le Cow Palace de San Francisco.
Rick Barry, non content des performances de son équipe, va choisir le bon moment, son moment, pour offrir une première victoire aux siens afin de rester en vie dans ces Finales. Et quelle performance ! Lors de ce Game 3 décisif, l’ailier se charge seul de l’attaque et réalise une performance herculéenne en inscrivant 55 points (22/48) pour recoller dans la série. S’il fallait résumer le match, sur le plan défensif les Warriors ont littéralement dominé Philadelphie avec 71 rebonds contre 59 (25 pour Thurmond), mais surtout en mettant en grande difficulté les coéquipiers de Chamberlain avec leur adresse et sur chacune de leur possession de balle.
Côté offensif, la feuille de match hallucinante de Rick Barry se suffit à elle-même pour justifier un tel succès, face à une équipe de Philly accrocheuse, mais incapable d’éteindre la torche humaine des Warriors. Il s’agit là de la deuxième prestation de tous les temps en Finales NBA après Elgin Baylor (61), et la troisième meilleure marque de l’histoire en playoffs, avant de voir celle-ci être égalée puis battue par Michael Jordan (5 fois battue ou égalée entre 1986 et 1997), Charles Barkley (56) et Allen Iverson (55).
Défaits en six manches (4-2), malgré deux nouveaux carton de l’ailier au Game 4 (43 points) et au Game 6 (44 points), l’histoire retiendra que les valeureux Warriors n’ont pas démérité, mais se sont montrés trop limités offensivement contrairement à leur leader, et que la marche était bien trop grande pour renverser cette formidable équipe des 76ers à la seule force d’un seul homme, aussi talentueux et impressionnant fut-il. Barry signera d’ailleurs la meilleur moyenne de points inscrits par match dans une seule série de Finales avec 40.8 points à 40%, record qui tiendra jusqu’en 1993 (41 points de moyenne de Michael Jordan face aux Suns) tout comme celui de sa moyenne en Finales en carrière (36.3 points), seulement approchée en quarante ans par His Airness (33.6).
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