Étiquette : NBA

  • NBA FRENCHIES #2 Preview des Joueurs Français en NBA

    NBA FRENCHIES #2 Preview des Joueurs Français en NBA

    Dans leur second volet de l’émission NBA FRENCHIES, Simon et Tedesco vous font une deuxieme preview des français en NBA cette saison.

  • NBA FRENCHIES #1 Preview des Joueurs Français en NBA

    NBA FRENCHIES #1 Preview des Joueurs Français en NBA

    Dans leur premier volet de l’émission NBA FRENCHIES, Simon et Tedesco vous font une première preview des français en NBA cette saison.

  • One Week One City : Seattle

    One Week One City : Seattle

    One Week One City : Seattle

    Chaque semaine, ClutchTime vous propose une immersion dans une ville des USA. Culture basket, histoire de la franchise, découverte de tout se qui entoure une équipe, ou encore visite guidée de la ville ! Tout y passe !

    Cette semaine, c’est à Seattle que l’on se pose.

    SEATTLE

    Une franchise : Seattle SuperSonics

    Création : 1967

    Déménagement : 2008 (à Oklahoma City)

    Salle : Key Arena (17 072 places)

    Palmarès : Champion NBA 1979

    Dernier logo des Seattle Supersonics
    Nate McMillan

    Maillots retirés :

    • #1 Gus Williams
    • #10 Nate McMillan
    • #19 Lenny Wilkens
    • #32 Fred Brown
    • #43 Jack Sikma

    Première franchise d’une ligue majeure des USA, à débarquer à Seattle, les Sonics vont devenir au fil du temps une des équipes les plus connus dans le monde. Que ça soit grâce a des joueurs iconiques tels que Kemp, Allen, Payton. Ou encore suite à leurs titre NBA de 1979, on peut dire que le déménagement de 2008 à Oklahoma City a laissé un vrai vide dans le coeur des fans.


    Autour de la franchise :

    Parce que la vie d’une franchise NBA ne s’arrête pas seulement aux performances sur le terrain , ClutchTime a aussi envie de vous mettre en avant l’ensemble des choses qui mettent en avant l’équipe et permettent aux fans de vivre leur meilleure expérience.

    La salle : Key Arena

    Anciennement le Seattle Center Coliseum, la désormais KeyArena accueillait les rencontres des Sonics de Seattle.

    Construite en 1962, elle fut rénovée en 1994 lors du changement de nom.

    Vue du ciel de la Key Arena
    Vue des tribunes de la Key Arena

    Outre la NBA (17 072 places), l’Arena est aussi la résidence de Hockey (15 177 places), Boxe (17 459) et de concerts (16 641).

    Aujourd’hui, la salle est principalement occupée par les Storms de Seattle (WNBA) et les Thunderbirds (NHL).

    Évolution du logo des Sonics :

    Parce que chaque franchise à ses périodes, entre joueurs iconiques et performances inoubliables, il ne faut pas non plus oublier que l’image évolue. Et ce sont les logos qui sont mis à jour le plus régulièrement.

    Petit visu de l’ensemble des logos de nos Seattle SuperSonics au cours du temps ! 41 ans et 6 logos.

    Évolution des logos des Seattle Supersonics de 1967 à 2008
    Puis le logo du Thunder d’Oklahoma City suite au déménagement de la franchise

    La Mascotte :

    Squatch

    Il apparaît la première fois en 1993 et sera la mascotte officielle des Sonics jusqu’à la délocalisation de l’équipe en 2008.

    Désormais, son interprète, Marc Taylor, exerce du coté d’Oklahoma City pour la mascotte Rumble the Bison

    La mascotte : Squatch

    Les Jerseys les plus marquants :

    Enfin, il y a les joueurs qui marquent une franchise mais il y a aussi les Jerseys! Véritable effet de mode pouvant être portés sur les playgrounds mais aussi pour le style, et sont la plus grande marque grand public d’une franchise NBA.

    On commence par l’un des maillots les plus culte des Sonics.

    Il apparaît avec la création du nouveau logo lors de la saison 95-96.

    A cette époque, ce sont Shawn Kemp, Detlef Schrempf et Garry Payton les chefs de file d’une équipe qui rêve de bague mais qui s’inclinera en finale face aux Bulls d’un certain Michael Jordan

    Maillot de Shawn Kemp
    Via @Gylbret (twitter )
    Maillot Dédicacé de Shawn Kemp
    Via @Gylbret (twitter)

    Maillot de la saison 94-95, il est le jersey le plus iconique des Sonics.

    Cette version dédicacé en personne par Shawn Kemp, nous est prêtée par Gilles (@Gylbret sur twitter), fan de NBA, et collectionneur de Jersey dédicacé.

    Pièce rare sans l’ombre d’un doute.


    SEATTLE : QUEEN CITY

    Visite Guidée :

    Parce que la NBA ce n’est pas la seule chose à découvrir aux Etats-Unis, ClutchTime vous propose une visite guidée de la ville ! L’immanquable qui rendra votre intérêt pour la ville encore plus grand.

    Le coup de coeur ClutchTime :

    Space Needle

    C’est l’une des meilleures attractions pour découvrir l’étendue de la ville. Que ce soit de jour ou de nuit profitez d’une superbe vue de tout Seattle. 184 mètres de pur kiff !

    Une plateforme qui effectue une rotation à 360° en 45 minutes avec un sol en verre pour vous donner une réelle vue de la hauteur.

    Space Needle by Night

    Le Côté Fun :

    Le Gum Wall

    Le Gum Wall

    C’est la rue la plus fun en terme de visuel de Seattle !

    Ce mur est complètement recouvert de chewing-gum usagés, de toutes les couleurs, donne une vraie ambiance enfantine et rigolote.

    Adjacent au Pike Place Market c’est un vrai détour à effectuer.

    A ne surtout pas manquer :

    Pike Place Market

    Pike Place Market
    Baie de Seattle

    Baie de Seattle

    Pioneer Square

    Pioneer Square
    Fremont

    Fremont

    Ballard

    Ballard
    Discovery Park

    Discovery Park


    La Culture US de Seattle

    Culture Basket :

    Photos par Amandine B.
    Twitter : @AmandineB__
    www.shoot-around.pro

    Seattle a vu débarquer la NBA en 1967, lors de la création des Sonics ! Très vite devenu une attraction de choix pour les habitants, les fans affluent pour remplir les travées du Seattle Center Coliseum.

    Vrai centre névralgique d’une communauté basket grandissante et intense dans les années 1990-2000, Seattle a sans aucun doute vécu un énorme choc lors du déménagement de la franchise à 3100 km de là, à Oklahoma City.

    Une vraie âme basket règne en ville, et la preuve la plus parlante reste l’émergence chaque année de centaines de déclarations de fans, militants pour un retour des Sonics en NBA.

    Cependant, le basket ne s’est pas arrêté pour autant. La WNBA a présenté les Storms de Seattle et de nombreux playgrounds continuent d’être arpentés à travers la ville.

    Mais Seattle a besoin d’un retour des Sonics ! Le regret d’avoir perdu leur franchise de toujours laisse un affreux goût amer chez les fans, comme la sensation d’avoir été volé.

    David Stern, alors commissionner de la NBA, avait déclaré que ce déménagement restait son plus grand regret.

    Dans une interview exclusive, accordée à THE PLAYGROUND MAGAZINE, Chris Daniels avait déclaré :

    Les habitant ont vraiment le sentiment d’avoir été volés !

    Chris Daniels via THE PLAYGROUND MAGAZINE

    De toutes les équipes de ligues majeures, les Sonics étaient les premiers à arriver en ville. Avec l’arrivée imminente d’une franchise NHL, il ne manque plus qu’un retour de ces Sonics.

    Toutefois, si l’on ne cherche pas qu’à voir le coté négatif de ce déménagement, on peut aussi dégager une force venue renforcer l’attachement des habitants de Seattle à la NBA.

    Quoi de mieux qu’un divorce non voulu pour renforcer des liens déjà bien importants ? Cela a renforcé la passion chez les fans ! Permis de regrouper encore plus de passionnés autour de l’histoire des Sonics et de sa transmission dans le monde ! On a beau ne pas avoir eu la chance de vivre la période Sonics, on connait tous l’histoire de la franchise, les gros noms qui ont pu y évoluer et la ferveur qui règne pour un retour de la franchise au premier plan.

    Seattle est la prochaine franchise à débarquer en NBA en cas d’expension

    Chris Daniels via THE PLAYGROUND MAGAZINE

    En attendant, le basket reste l’un des poumons de la ville de Seattle, difficile de se balader sans croiser l’un des nombreux playgrounds, sur lesquels s’affrontent des fans nostalgiques et impatients d’un retour des Sonics dans la baie de Seattle.


    Le Témoignage d’Amandine B.

    La 1ère fois que je suis venue à Seattle, c’était il y a presque 10 ans maintenant.
    C’était en plein hiver, en décembre, et je suis partie vers Seattle la tête pleine de clichés. Évidemment, le grunge, Nirvana, Soundgarden, Pearl Jam, les chemises à carreaux de bûcherons, la ville où il pleut tout le temps … Mais j’avais aussi beaucoup d’images de TWIN PEAKS (la série) – qui a été entièrement tournée à proximité de la ville et dans la région -, son générique avec ces images de forêts de sapins, la scierie, et l’idée que les femmes à Seattle devaient sans doute toutes travailler dans ces cafèt’ à servir des cherry pies.

    Tous mes préconçus sont tombés en miettes une fois que j’ai découvert Seattle. Bien sûr, la ville est industrielle, son port de cargaisons est imposant, et les cargos à containers en provenance d’Asie affluent quotidiennement.
    Bien sûr, il pleut à Seattle. Parfois.
    Et c’est vrai qu’il y a des grandes forêts dès que l’on sort de la périphérie de la cité.

    Mais Seattle est aussi bien autre chose. La ville ne renie pas sa glorieuse période des années 90 où tous les projecteurs étaient braquées sur elle, scrutant à l’époque chaque nouveau groupe de rock qui sortait un EP ou qui faisait sensation le temps d’un concert.
    Seattle est fière de cet héritage, de cette tradition même d’être une ville qui voit régulièrement émerger des nouveaux groupes, de rock mais aussi des artistes dans le hip hop (Macklemore par exemple). Oui, il y a UNE SCÈNE à Seattle, hyper active, bouillonnante, débordante d’énergie, à la faveur des nombreuses petites salles de concerts de la ville et autres clubs.

    Mais Seattle ne se réduit vraiment pas qu’à ça, et surtout la ville n’a pas cessé d’évoluer et de se développer une fois la folie grunge passée.

    Seattle est une ville particulièrement dynamique, tournée vers l’horizon, et où les habitants regardent devant eux. Seattle pense écologie, bien-être, confort de vie, contact avec la Nature. Les chiens sont les rois et les dog parks sont sans doute plus nombreux que les parkings pour voitures.
    Capitol Hill cultive une gentille contre-culture vaguement hipsters, mais surtout fait la part belle aux restos vegans et détox, aux disquaires, aux lieux lounge, et aux espaces outdoors pour le sport.

    Avec la mer à portée de regard à peu près partout depuis le Downtown, et le sommet enneigé toute l’année du Mont Rainier qui pointe le bout de son nez quand le ciel est éclairci, Seattle est un grand bol d’air. Son waterfront ne cesse de faire de la place aux vélos et aux coureurs.

    Et puis Seattle n’a pas l’intention de s’en laisser compter, même si elle est la ville la plus à l’Ouest des États-Unis, excentrée de tout, loin de Los Angeles et encore plus loin de la fourmilière  new-yorkaise. Mais les habitants n’en ont que faire, car ils portent hauts les couleurs de leur ville, et cela passe notamment par leurs équipes des Ligues majeures.

    Si les Mariners (en MLB) restent souvent dans le dur, à Seattle il y a l’une des meilleures équipes de soccer (MLS) de tous les États-Unis, les Sounders. Les derby avec les Timbers de Portland sont bouillants, et c’est à l’occasion de ces matches que les tifos les plus créatifs sont déployés en tribunes ! (il faut aller voir les vidéos qui existent sur YT).
    Et puis il y a les Seahawks (NFL), vainqueurs du SuperBowl en 2014, qui ont remis à leur manière un coup de projecteur flamboyant sur Seattle. Russell Wilson est d’ores et déjà inscrit au Panthéon des sportifs de la ville, aux côtés des gloires Gary Payton et Shawn Kemp notamment.

    Ah oui, la NBA.
    Les Sonics.
    C’est la plaie toujours béante de Seattle.

    11 ans après le déménagement de la franchise NBA vers Oklahoma, les Sonics demeurent un sujet délicat à Seattle. Dès que vous discutez avec un habitant et que vous commencez à dire que vous aimez la NBA, vous voyez poindre un voile sombre dans son regard.
    Non, le déménagement des Sonics n’est jamais passé à Seattle. Il ne le sera jamais. Pas de pardon, pas d’oubli surtout.
    Mais pas de grief pour autant. Au contraire. Comme toujours à Seattle, on regarde devant, vers l’avenir. Et 11 ans après, on y croit plus que jamais au retour des Sonics !
    Quand ? … Personne ne le sait, mais ça n’a pas d’importance.
    Les habitants n’attendent pas un nouveau déménagement d’une franchise, non. En revanche, ils croient dur comme fer à l’extension de la NBA (sur le modèle de la NHL, de la MLS, et aussi de la MLB qui y pensent beaucoup à accroître son nombre de franchises).
    D’ailleurs, en 2021, Seattle verra l’arrivée d’une franchise de NHL. Quel rapport avec les Sonics, me direz-vous ? … Et bien l’arrivée d’une équipe de Hockey à Seattle correspond à la rénovation totale de la mythique Key Arena, dont la capacité d’accueil va être considérablement augmentée.
    Le projet est ambitieux, et essentiel en vue de faire revenir les Sonics. Car avoir cette nouvelle grande salle multisports plus moderne, sera un argument de poids pour œuvrer auprès des dirigeants de la NBA.


    Alors … On se donne rendez-vous à l’opening game des Sonics … en 2025 ?! 


    Pour en savoir plus sur les Seattle SuperSonics :

    Interview de Chris Daniels dans THE PLAYGROUND

    Amandine interviewe pour vous le Journaliste spécialisé Sonics Chris Daniels et discute de nombreux thèmes autour de la franchise:

    Le passé de la franchise, le vécu de la délocalisation, quel futur ?

    Thomas Von Reox à l’illustration.

    Interview de Chris Daniels dans THE PLAYGROUND

    /Théo

  • NBA Rewind #4 : Chris Paul aux Lakers, histoire d’un transfert avorté

    NBA Rewind #4 : Chris Paul aux Lakers, histoire d’un transfert avorté

    Chaque semaine Clutch Time vous propose de faire un bond dans le passé afin de revivre et de réécrire un fait marquant de la NBA qui aurait pu changer le cours de son histoire.

    Cette semaine, on continue notre série avec un flashback vers l’année 2011. Alors que Chris Paul, joueur des Hornets (de la Nouvelle Orléans) arrive sur sa dernière année de contrat, les Lakers en pleine reconstruction, décident de passer à l’action afin d’attirer le meneur All-star lors de l’intersaison 2011. Mais rien ne se passera comme prévu.

    La fin d’un cycle aux Lakers

    A-t-on encore besoin de présenter les Lakers de Los Angeles ? L’une, si ce n’est l’équipe la plus emblématique de la ligue et du sport aux États-Unis, la franchise californienne regorge de grands noms du basket décennies après décennies depuis sa création en 1948. Au crépuscule de la décennie, les Lakers restent sur une série exceptionnelle de trois finales consécutives ponctuée par deux titres en 2009 et 2010. Tout va donc pour le mieux pour les « Angelinos ». Pourtant, alors que le champion sortant claque un nouvel exercice solide en saison régulière (57-25, 2ème à l’Ouest), les hommes de Phil Jackson se plantent royalement au second tour des PO face aux Mavericks de Dallas subissant un sweap retentissant. Une sortie bien mal choisie pour le coach emblématique des Lakers, qui avait annoncé son intention de quitter le banc des Lakers après un ultime exercice en guise de tournée d’adieu.

    Un retournement de situation qui va progressivement plonger dirigeants et joueurs dans l’incertitude la plus totale quant à la direction que va prendre la franchise après cet échec cuisant. Il est important de rappeler à quel point les Lakers ont laissé leur empreinte depuis plus de dix ans en NBA. Avec sept finales et cinq titres, les violets et or sont parvenus à réinstaller Los Angeles au centre des discussions et le Zen Master y est pour beaucoup dans cette réussite. Autour du duo Kobe & Shaq puis de Kobe & Gasol, Phil Jackson a su réunir les ingrédients qui firent sa réussite aux Bulls dans les années 90 afin de bâtir une nouvelle dynastie. Menée par son franchise player emblématique, Kobe Bryant, les Lakers doivent désormais proposer un projet au moins aussi ambitieux pour convaincre l’arrière all-star qu’il a fait le bon choix en prolongeant en 2010.

    Rebâtir un nouveau projet

    Afin d’entamer une reconstruction rapide, le GM des Lakers, Mitch Kupchak, souhaite ouvrir un nouveau cycle pour une équipe jugée vieillissante et qui a besoin de sang neuf pour être à nouveau compétitive. Une cure de rajeunissement nécessaire il est vrai à la vue de la moyenne d’âge de l’effectif (30 ans) alors que certains éléments arrivent en fin de contrat et que les Lakers disposent d’une marge financière très limitée pour attirer un gros poisson. La free-agency 2011 n’est guère plus intéressante aux yeux des dirigeants des Lakers. À l’exception du cadet des Gasols (Marc) qui dispose d’une restricted option avec les Grizzlies et du pivot texan Tyson Chandler, la franchise n’a guère plus de choix pour opérer un changement important à moyen terme. Kupchak n’a d’autre choix que d’entamer des négociations et monter un trade avec une franchise et c’est vers le meneur des Hornets de la Nouvelle Orléans, Chris Paul, que son choix se porte.

    Les Hornets de Charlotte

    Commençons d’abord par un petit retour en arrière. La franchise des Hornets voit d’abord le jour en 1988 du côté de la Caroline du Nord dans la ville de Charlotte. Issue d’une expansion de la ligue à la fin des années 80, l’équipe ne tarde pas à se faire un nom au sein de la ligue dans les années 90, autour de joueurs talentueux de Mugsy Bogues à Larry Johnson en passant par Alonzo Mourning. Mais au fil des saisons, la fréquentation du Coliseum de Charlotte diminua de manière très inquiétante aux yeux des dirigeants. Le propriétaire George Shinn, alors en délicatesse avec la justice, la ville et les finances, décide de délocaliser la franchise vers la Nouvelle Orléans en 2002.

    La Nouvelle Orléans, nouvelle ville pour un nouveau départ

    La Nouvelle Orléans va connaître une intégration compliquée durant ses premières années en NBA. Débutant d’abord pendant deux saisons en Conférence Est, les Hornets seront envoyés au sein de la Division Sud-Ouest de la Conférence Ouest dans laquelle elle concourt encore aujourd’hui. Mais l’ouragan Katrina en août 2005 qui causa la mort de plus de 1 800 personnes principalement dans l’état de la Louisiane et au Mississippi va contraindre la nouvelle franchise de se relocaliser temporairement à Oklahoma City (Oklahoma) dans le Ford Center (actuel Chesapeake Energy Arena du Thunder) et il leur faudra patienter deux ans avant de retrouver la Nouvelle Orléans lors de la saison 2007-08.

    Les Hornets vont néanmoins tourner cette triste page de leur histoire et celle des Baron Davis, Jamal Mashburn, David Wesley et Jamaal Magloire pour se reconstruire autour de la draft 2004 et de son 4ème choix, Chris Paul. Le jeune meneur devient rapidement la star d’une équipe désespérément en quête d’ambitions depuis plusieurs saisons pour relancer une franchise engluée dans la seconde moitié de tableau. En dépit des recrues Peja Stojaković et David West, les Hornets ne parviennent pas à dépasser le stade du second tour des PO (2008) et il se dit alors que Chris Paul, à qui il reste une année de contrat, envisage sérieusement de poursuivre sa carrière sous d’autres couleurs que celle de la Nouvelle Orléans.

    Lock-out 2011

    En raison d’un lock-out qui paralyse la ligue depuis plusieurs mois, joueurs, propriétaires et officiels ne sont toujours pas parvenus à un accord pour débuter l’exercice 2011-2012. La raison du désaccord tient principalement dans le fait que plusieurs marchés sont moins attractifs que d’autres et que cette inégalité sur le plan sportif se traduit aussi par des inégalités de revenus. Certains dirigeants craignant qu’un écart plus important se creuse chaque année dans la ligue alors que les joueurs défendaient leur salaire et une facilité de transfert plus accrue, la NBA consent à signer une nouvelle convention qui satisfait les parties.

    Pendant que dirigeants et joueurs cherchent un accord, le propriétaire des Lakers, Jerry Buss, négocie depuis quelques temps avec les Hornets pour faire venir Chris Paul en Californie. Dans le cadre d’un échange incluant Houston, les Lakers proposeraient dans ce deal Pau Gasol (envoyé à Houston) et Lamar Odom afin d’attirer le meneur de jeu quadruple all-star. Difficile alors d’imaginer les autres propriétaires restant les bras croisés face à une situation contre laquelle ils luttent justement depuis plusieurs mois. L’information commence à faire grand bruit dans la presse et elle n’est pas du goût de tout le monde, à commencer par le commissaire de la NBA, David Stern.

    Le Veto de la discorde

    A l’époque, les New Orleans Hornets sont la propriété de la ligue qui doit trouver un nouvel acquéreur après le départ du sulfureux George Shinn. Dell Demps, le GM, est censé avoir les pleins pouvoirs depuis 2010 mais il s’avère que lors des négociations, David Stern himself s’est immiscé dans le dossier CP3 pour ne pas remettre de l’huile sur le feu avec les autres franchises. En mettant son veto sur ce transfert, le commissaire de la ligue voulait mettre tout le monde d’accord pour ne pas être en contradiction avec ses nouveaux engagements et risquer de prolonger le lock-out.

    Quitte à empêcher un trade qui aurait pu (aurait dû ?) être bénéfique pour les parties prenantes, Stern déclarera néanmoins que la faute revenait en grande partie au GM des Lakers. De peur de ne pas opérer de mouvements suffisamment intéressant pour la franchise californienne et par impatience, Kupchak aurait décidé de rompre les discussions pour ne pas attendre que Chris Paul devienne agent libre à la fin de la saison 2011-12. Les Lakers trouveront donc un accord avec les Mavs pour balancer Lamar Odom à Dallas où il ne retrouvera jamais son niveau de jeu et deviendra un paria de la ligue.

    Cet échange semblait pourtant intéressant sur le papier. Los Angeles envoyant d’abord Pau Gasol et Lamar Odom aux Hornets afin de récupérer Chris Paul, les Hornets devaient échanger par la suite l’espagnol aux Rockets contre Luis Scola, Kevin Martin, Goran Dragic ainsi qu’un premier tour de draft 2012. En coulisse un joueur fulmine à l’idée d’avoir eu une telle offre lui passé sous le nez, c’est Chris Paul. Le joueur de la Nouvelle Orléans est mécontent de sa situation en Louisiane. Le meilleur meneur de la ligue est lassé de perdre plus de matchs qu’il n’en gagne, il ne s’imagine pas honorer sa dernière saison et décide de stopper les entraînements avec les frelons à la reprise des matchs de saison régulière.

    Pire encore l’entourage du joueur avance l’hypothèse qu’une plainte pourrait être déposée contre la ligue et David Stern pour contester cette décision. Les Hornets doivent donc s’activer afin de récupérer une contrepartie suffisamment intéressante pour CP3 tout en faisant gaffe de ne pas froisser les autres franchises et son meneur de jeu. Et à la surprise générale Paul va bel et bien atterrir en Californie mais sous les couleurs des Clippers. La NBA donne son aval pour ce transfert mais la contrepartie dans cet échange est néanmoins très maigre pour la franchise. Pour avoir balancer un joueur all-star, champion olympique, meilleur passeur et intercepteur de son histoire, les Hornets récupère l’arrière Eric Gordon, les intérieurs Chris Kaman et Al-Farouq Aminu ainsi qu’un premier tour de draft 2012 (Austin Rivers).

    Depuis 2011

    Chris Paul aux Lakers ça aurait pu avoir de la gueule quand même ! Imaginez un instant une association entre le meilleur meneur de l’époque avec le meilleur arrière shooter de sa génération, des soirées de playoffs, dans un Staple Center des grands soirs comme à l’époque du Shaq et de Kobe. Les Lakers auraient bien évidemment pu être des sérieux candidats au titre à l’heure des « Tres Amigos » de Miami et des redoutables Spurs. Ce trade aurait évidemment bouleversé la hiérarchie de la NBA en inversant plusieurs tendances à commencer par celle des Clippers qui n’auraient probablement jamais enchaînés les campagnes de PO entre 2012 et 2017, de San Antonio ou Oklahoma qui n’auraient peut-être jamais jouer les finales 2012, 2013, 2014. Enfin Kobe Bryant aura pu remporter de nouvelles bagues, approchant un peu plus son père spirituel, Michael Jordan en s’installant un peu plus dans le gotha des plus grands et offrant enfin un titre à Chris Paul.

    Le meneur aux neuf sélections au All-Star Game n’a néanmoins toujours pas trouvé la bonne formule et les succès qu’il aurait aimé accomplir en carrière, que ce soit aux Clippers de 2011 à 2017 puis lors des deux derniers exercices du côté des Houston Rockets. Devenu indésirable aux Texas, le joueur de 34 ans tente un nouveau challenge cette saison dans l’Oklahoma, un lieu qui l’a vu débuter dans la ligue de 2005 à 2007 au moment de l’ouragan Katrina. Les Lakers vont quant à eux enchaîner des saisons de moins en moins bonnes et vont lentement glisser vers un marasme sportif dont ils ne se relèveront pas avant 2018, saison de la signature du meilleur joueur de la ligue, LeBron James.

    Petit top 10 de Chris Paul sous le jersey des Hornets

  • Previews NBA : Golden State Warriors

    Previews NBA : Golden State Warriors

    Pour la première année, Clutch Time se lance dans une grande série de previews pour la saison 2019-2020 ! On part sur une division par semaine et cela jusqu’au début de la saison ! On débarque cette semaine du côté de la Division Pacifique, avec les Golden State Warriors.

    Golden State Warriors

    Bilan 2018-2019 :

    Classement : 1er de la conférence Ouest

    Bilan : 57-25

    Playoffs : Défaite en finale NBA (4-2) face aux Toronto Raptors


    Bilan sur la saison

    La saison des Warriors fut bien cruelle. Alors que les champions en titre avaient réussi un tour de force monumentale en attirant le pivot All-star DeMarcus Cousins, l’ex-Pelicans se blessa aussi vite qu’il fut arrivé, privant la franchise californienne de son exceptionnel et historique lineup cinq étoiles jusqu’en janvier. Un gros coup dur pour la bande à Steve Kerr qui restaient néanmoins encore largement favorite et suffisamment armée pour aller décrocher sans trop de difficulté une nouvelle qualification en playoffs. Rien au monde ne pouvait empêcher les Warriors de manquer les festivités du mois de juin et c’est une nouvelle fois dans le rôle de leader de la Conférence Ouest (57-25), pour la quatrième fois en cinq ans, que les bleus et or entamèrent les phases finales. Stephen Curry & co visent alors un triplé, le premier depuis les Lakers des années 2000, et un quatrième sacre en cinq ans. La dynastie dorée des Warriors est la principale favorite à sa propre succession, mais de threepeat il n’y aura point au bout de cet exercice, échouant en finale (4-2) face à des Raptors de Toronto morts de faim. Ces playoffs plutôt réussis dans l’ensemble, tournèrent progressivement au cauchemar dans l’Oakland, avec son lot de blessures en tout genre, Kevin Durant absent lors des finales de conférences face aux Blazers fut ainsi pressé d’effectuer un retour précipité en Finale pour au final se flinguer les tendons d’Achille au game 5. Et comme si la poisse n’était pas suffisante c’est le Splash Brother, Klay Thompson, qui va se faire les croisés au genou le match suivant. Dans ces conditions Golden State dût abandonner sa couronne de champions aux canadiens au bout de six rencontres.

    Comme écrit plus haut, la saison des champions en titre resta néanmoins une grande réussite. Autour de son inamovible quatuor All-Star, les Warriors sont parvenus à faire le job à l’usure face à des concurrents (Denver en tête) bien décidés à inverser la tendance des dernières saisons. Kevin Durant (26 points, 6 rebonds et 6 passes) et Stephen Curry (27 points, 5 rebonds et 5 passes) ont endossé à tour de rôle le maillot de leader durant la saison régulière et ce jusqu’en finale. Bien secondés par le lieutenant Thompson et les intérieurs Green puis Cousins, les Warriors furent une fois encore sensationnels dans leur basket fait de mouvements et de passes. Entre continuité et nouveauté, Steve Kerr a habilement trouvé l’équilibre idéal autour d’un cinq majeur exceptionnel et des remplaçants, mélangeants expérience et jeunesse, qui connaissent tous leurs rôles sur le bout des doigts.

    Force est de constater qu’au moment le moins opportun, les blessures furent le seul point noir à cette saison qui s’inscrivait déjà comme un récital des Warriors. Difficile d’imaginer autre chose qu’une bague de la part de cet effectif, doubles tenants du titre et qui inscrit son empreinte sur la ligue depuis cinq saisons. Le véritable point négatif restera finalement les retours sûrement précipités de Kevin Durant et DeMarcus Cousins, encore convalescents au plus mauvais moment de la saison. On peut néanmoins regretter une certaine facilité de jeu sur plusieurs rencontres en playoffs face aux Clippers puis face aux Rockets alors que les Warriors disposaient de moyens suffisants pour conclure facilement et s’éviter des séries qui traînent en longueur.


    Mouvements durant l’intersaison

    Via Time Out

    Effectif 2019-2020

    Poste Noms Salaire
    PG Stephen Curry 40,231,758$
    SG Klay Thompson 32,742,000$
    PG D’Angelo Russell 27,285,000$
    PF Draymond Green 18,539,130$
    C Kevon Looney 4,629,630$
    SG Alec Burks 2,320,044$
    C Willie Cauley-Stein 2,177,483$
    SG Jordan Poole 1,964,760$
    SG Jacob Evans 1,928,280$
    PF Omari Spellman 1,897,800$
    SF Glenn Robinson III 1,882,867$
    PF Marquese Chriss 1,678,854$
    PG Andrew Harrison 1,678,854$
    SF Alfonzo McKinnie 1,588,231$
    PF Eric Paschall 898,310$
    C Kavion Pippen 898,310$
    PF Alen Smailagic 898,310$
    F Juan Toscano-Anderson 898,310$
    SG Ky Bowman 79,568$
    SG Damion Lee 79,568$

    Note : Le contrat de Shaun Livingston (666,667$) est inclus dans le Salary Cap des Warriors sur la saison 2019-2020

    Le cinq majeur de Clutch Time

    Meneur Arrière Ailier Ailier Fort Pivot
    S. Curry D. Russell A. McKinnie D. Green W. Cauley-Stein

    Évaluation by CT

    Points Forts Points Faibles
    L’expérience La défense
    Le back court Le poste 3 (voir 5)
    Le jeu collectif Le banc

    Prévision de Classement

    Estimation haute : 2ème

    Estimation basse : 7ème

    Notre estimation : 6ème

    Probabilité de playoffs : autour de 100%


    AVIS GLOBAL ET ATTENTES

    Cette nouvelle saison est placée sous le signe du renouvellement pour Golden State. Tout d’abord, en quittant sa mythique Oracle Arena, les Warriors entament une mue structurelle en délocalisant son nom de la baie d’Oakland à une dizaine de miles vers San Francisco et le flambant neuf Chase Center. L’opération séduction s’accompagne évidemment d’un profond remaniement de l’effectif, souhaité par les dirigeants et nécessaire pour le staff et les joueurs. Plusieurs cadres, aussi bien du banc que les titulaires, ont pliés bagages, à l’image de Kevin Durant qui a préféré s’asseoir sur une année supplémentaire pour partir du côté de la Conférence Est et les Brooklyn Nets. Malgré la contrepartie financière perçue, les Warriors perdent très certainement leur meilleur joueur depuis son arrivée en 2015. À ses côtés, et il fallait s’y attendre, DeMarcus Cousins, ne sera finalement pas retenu et signera aux Lakers, le joueur laissant une empreinte à peine visible de son passage aux Warriors. Enfin les Vieux de la vieille Livingston, Iguodola et Jerebko emboitèrent les pas de Quinn Cook et Jordan Bell et ce ne sont ni plus ni moins que quatre champions NBA qui mettent les voiles, que Steve Kerr devra remplacer au pied levé.

    La blessure de Klay Thompson pour la saison à venir étant un point crucial à régler, Golden State est parvenu à attirer le néo All-Star D’Angelo Russell (Nets) pour supplanter cette absence longue durée. Au sortir d’un très bon exercice 2018-2019 avec Brooklyn, qui l’a vu emmené la franchise new-yorkaise en playoffs, il fera assurément parti des éléments à surveiller cette saison. À ses côtés, l’ailier Omari Spellman (Hawks), Alec Burks (Cavs), Marquese Chriss (Rockets) et Willie Cauley-Stein (Kings) font leur entrée au bastion Warriors pour la saison 2019-2020 et devront jouer des coudes pour obtenir de précieuses minutes de jeu.

    Steve Kerr est confronté à une situation quasi-inédite depuis le début de son mandat. Un tel turnover dans son effectif devrait lui donner bien plus de travaux pour structurer et organiser une équipe capable de jouer le titre, au regard des autres franchises qui se sont elles aussi renforcées. La philosophie de jeu et l’expérience des Warriors, si elle reste la même, devrait logiquement permettre aux Warriors de se qualifier pour les playoffs, tant leur basket reste largement supérieur à la moyenne, mais Stephen Curry, dont on attend un retour au premier plan, et Draymond Green devront sortir le démultiplié pour limiter les absences des uns et l’apprentissage des autres.


    Highlights des Warriors 2018-2019

    Pour finir la preview en douceur, un petit come-back sur la saison dernière avec les meilleures actions des Warriors !

    Enjoy !
  • NBA Rewind #3 : 2001-2004, où comment les Nets sont passés à côté d’un premier titre de champion.

    NBA Rewind #3 : 2001-2004, où comment les Nets sont passés à côté d’un premier titre de champion.

    Chaque semaine Clutch Time vous propose de faire un bond dans le passé afin de revivre et de réécrire un fait marquant de la NBA qui aurait pu changer le cours de son histoire.

    de g.à.d : Kenyon Martin, Todd MacCulloch, Jason Kidd, Keith Van Horn, Kerry Kittles

    Cette semaine, on continue notre série avec un flashback vers le début des années 2000. Alors que les New Jersey Nets n’ont plus participé aux playoffs depuis quatre ans, la franchise new-yorkaise en reconstruction va pour la première fois de son histoire se propulser sur le toit de la Conférence Est, autour d’une génération de joueurs fantastique.

    Les New Jersey Nets de l’ombre…

    Logo des Nets de New York de 1972 à 1978

    Les New Jersey Nets ont vu le jour en ABA en 1967, d’abord sous le nom des New Jersey Americans, puis des New York Nets l’année suivante. En déménageant vers Long Island, la franchise, dirigée par les entraîneurs Lou Carnesecca puis Kevin Loughery et menée par le futur Hall of Famer, Julius Erving, sera sacrée championne ABA en 1974 et 1976. Néanmoins, l’ailier sera vendu aux Sixers lors de la fusion ABA-NBA en 1976 et n’aura finalement jamais porté les couleurs des new-yorkais en NBA. Équipe dominante en ABA, mais asphyxiée financièrement pour ses débuts dans la ligue concurrente, les Nets se voient forcés de vendre leur meilleurs éléments afin d’assurer leur survie dans la ligue professionnelle.

    Julius Erving sous le maillot des Nets période ABA

    Après un différend territorial avec les New York Knicks, les Nets du New Jersey vont vivre désormais plusieurs saisons mouvementées jusqu’à la fin des années 70, participant finalement aux playoffs qu’en 1979, grâce à leur jeune ailier (et futur Knicks), Bernard King. Il faudra attendre l’éviction du coach mythique Kevin Loughery, pour voir les Nets franchir enfin un cap dans les années 80. Sous la houlette de Larry Brown puis Stan Albeck, la franchise se qualifie durant cinq saisons consécutives pour le 1er tour des playoffs, atteignant même les demi-finales en 1984, écrivant ainsi ses premiers exploits autour d’un brillant quatuor Buck Williams, Daryl Dawkins, Michael Ray Richardson et Otis Birdsong. Insuffisant cependant pour effectuer une véritable percée dans la sphère très fermée des équipes en vogue de l’époque en NBA (Boston, Los Angeles, Philadelphie et Detroit).

    Buck Williams

    Les Nets connaissent ensuite une longue période de disette entre 1987 et 1991. La franchise va néanmoins s’illustrer à l’été 1990 lors d’un trade, impliquant trois équipes, qui enverra l’arrière des Blazers, Dražen Petrović, dans le New Jersey. Autour du #3 croate et des intérieurs Derrick Coleman et Sam Bowie, le trio va faire briller durant trois saisons les Nets et ramener la franchise sur la scène des playoffs, éliminés cependant à chaque fois dès le premier tour. La disparition soudaine et tragique du génie croate à l’été 1993 mettra malheureusement un terme à cette éclaircie, plongeant à nouveau les Nets dans l’indifférence sportive et le fond du classement à l’Est.

    Dražen Petrović

    … À la lumière

    Logo de la franchise de 1998 à 2012

    À l’aube du 21ème siècle, les Nets entament alors un profond remaniement. Dans les coulisses, les nouveaux propriétaires de la franchise attirent Rod Thorn, ancien dirigeant de Chicago et architecte de la dynastie des Bulls des années 90, le nommant à la présidence des opérations basket des Nets. Thorn engage à l’été 2000 le jeune entraîneur Byron Scott (39 ans) qui n’est alors qu’assistant-coach de Rick Adelman depuis deux ans aux Sacramento Kings. Le pari est risqué mais confirme la volonté de la franchise de redémarrer sur de nouvelles bases saines.

    Stephon Marbury sous le maillot des Nets de 1998 à 2001

    L’an un du changement dans le New Jersey fut cependant un fiasco pour Scott et sa bande. Stephon Marbury, alors leader de l’attaque des Nets (24pts par match) et le rookie Kenyon Martin ne parvinrent pas à compenser les absences à répétition de Keith Van Horn et Kendall Gill ainsi que la saison blanche de Kerry Kittles.  Avec un bilan de 26 victoires pour 54 défaites, les Nets en attente de leur heure, se retrouvent une nouvelle fois coincés parmi les cancres à l’Est. L’intersaison 2001 sera l’occasion pour la direction des Nets de faire le ménage dans un effectif un brin vieillissant et hors de forme. Thorn balance le 7ème choix des Nets en 2001 aux Rockets et reçoit en échange les trois picks texans, Richard Jefferson, Jason Collins et Brandon Armstrong. Mais le coup de maître intervient quelques semaines plus tard lorsque les Nets monte un échange avec les Suns, envoyant leur meneur star Marbury, Johnny Newman et Soumaila Samake en échange du « Kidd ».

    D’un bilan de 56 défaites à 52 victoires entre 2001 et 2002

    Jason Kidd sous ses nouvelles couleurs

    Entre un playmaker altruiste, capable de trouver des trajectoires de passe millimétrées, 1st. NBA-Team et un meneur scoreur, aussi talentueux qu’individualiste, le choix est vite fait pour les dirigeants. Les effets de ce changement sont immédiats et la saison 2001-2002 des Nets fut incontestablement un chef d’œuvre de réussite encore inégalé. D’un bilan de 56 défaites l’année précédente à 52 victoires en 2002, les Nets font un bond vertigineux de la 12ème place au fauteuil de numéro un de la Conférence Est et un premier titre de Division Atlantique. L’intégration réussie de Jason Kidd, le #5 devient l’homme à tout faire sur un parquet, entouré des deux jeunes ailiers bondissants et athlétiques que sont Martin et Jefferson, ainsi que les retours de Van Horn et Kittles, la cuvée 2002 du New Jersey parvient enfin à mettre en adéquation ses meilleurs atouts pour occuper le devant de la scène.

    Les Playoffs et la comète Lakers

    La qualification en playoffs en 2002 prend un goût de revanche pour Jason Kidd qui n’a jamais été plus loin qu’un second tour en 2000, perdu face aux Spurs. Le meneur californien veut passer un cap en playoffs et tout comme l’équipe pour laquelle il joue désormais, Jason Kidd n’entrevoit rien d’autre qu’une finale de conférence. Lors du premier tour les Nets croise la route d’Indiana (42-40) d’un Reggie Miller inoxydable à près de 36 ans et des jeunes Jason Richardson, Al Harrington et Ron Artest (Metta World Peace). Privé de son lieutenant Jalen Rose, les Pacers de Miller vont tout de même livrer un duel de haut vol face aux Nets, poussant Jason Kidd et ses Jersey Boys au bout de cinq matchs épiques défensivement, se payant même le luxe de gagner le 1er game (89-83) au Continental Airlines Arena. Lors d’un game 5 irrespirable, Reggie Miller (31 points) pousse le match en double overtime après un missile très, très, très longue distance à moins d’une seconde de la fin du temps réglementaire. Égalisant à 96 partout il récidive à 3 secondes de la fin du premier overtime d’un gros dunk dans le trafic mais le sang-froid des Nets permet à New Jersey de sortir victorieux de ce match grâce au trio Kidd-Martin-Van Horn qui cumulera 87 des 120 points de la victoire (120-109).

    https://www.youtube.com/watch?v=QmsS3SlAPrg

    Une bonne chose de faite pour les hommes de Byron Scott. La malédiction du premier tour est levée et l’équipe du New Jersey avance en Caroline du Nord pour y défier les Hornets de Baron Davis. Avec la blessure de Jamal Mashburn, le Baron doit composer offensivement avec les trentenaires David Wesley et Elden Campbell ainsi que le jeune Magloire (pas celui de la télé) qui ne jouera quasiment pas sur la série. Lors du game 4, les Nets renversent avec la manière Charlotte au Coliseum (89-79) et concluent ensuite la série à domicile lors du cinquième match décisif (95-103). Avec un effectif au complet, un banc plus efficace et un Jason Kidd omniprésent (18 pts, 7 rbd, 8 ast), les Hornets amoindris ne pouvaient pas rivaliser très longtemps contre une équipe de New Jersey à qui tout sourit.

    Les Nets retrouvent en finale une autre équipe en pleine résurrection. Les Celtics du jeune Paul Pierce n’ont plus participé aux phases finales depuis six ans, une éternité pour la franchise la plus titrée de l’histoire. Sous la houlette de Jim O’Brien, l’équipe au troisième bilan l’Est vient d’éliminer les Pistons de Carlisle et veulent réitérer l’exploit en finale. Mais les Nets, qui viennent de remplir leur objectif initial, ne sont toujours pas rassasiés et face à la paire Pierce-Walker, le Kidd va faire étalage de toute sa panoplie de meneur de jeu avec un triple double de moyenne (17.5 pts, 11 rbd, 10 ast) sur la série. Après deux premières rencontres indécises, les Nets concèdent la première manche (97-104) face à des Celtics morts de faim. Derrière un Paul Pierce all-time, la franchise aux seize titres va remonter un retard de 21 points dans le 4ème quart-temps du game 3 (90-94) pour prendre l’avantage dans la série. Touchés dans leur orgueil, les Nets n’abdiquent pas et vont prendre le meilleur sur le duo de All-Star de Boston en égalisant au game 4 puis en remportant avec brio les deux dernières rencontres. Avec pas moins de six joueurs en double figure, une défense agressive et une répartition du jeu formidable, les kiddies remportent le titre de champion de Conférence. Une première historique pour Jason Kidd et sa bande qui enfoncent les portes de la NBA à la vitesse de l’éclair.

    Rod Thorn au côté de Jason Kidd et des nouveaux champions de la Conférence Est

    « Nous avons découvert ensemble deux choses : la patience et l’agressivité. Chacun a eu à trouver sa place dans l’équipe. Les Nets avaient la réputation d’être bordéliques et égocentriques. Ce n’est pas ce que j’ai découvert. Dans cette équipe, on s’apprécie mutuellement et on rigole en permanence. On a aussi la chance d’avoir un coach, Byron Scott, qui a gardé son mental de joueur. Il sait comment faire vivre un groupe. »

    Jason Kidd

    Mais cette bonne ambiance générale retombe très vite lors des finales NBA face aux Lakers. C’est la soupe à la grimace pour New Jersey qui n’existe pas sur la série, série durant laquelle les hommes de Byron Scott se font bousiller en quatre manches par le duo le plus dominant de la décennie, Kobe-Shaq (63 points de moyenne à eux deux), qui récite sa partition et ne fait qu’une bouchée des Nets novices (94-99 – 83-106 – 106-103 – 113-107). Fort d’une expérience de deux titres, Los Angeles remporte très (trop) facilement une troisième bague consécutive de champion en sweepant des Nets sûrement trop prévisibles et trop justes pour leur tenir tête. En dépit de leur beau parcours, Kenyon Martin (22 points, 6.5 rebonds) et Jason Kidd (21 points, 7 rebonds, 10 passes) n’ont jamais fait flancher l’équipe californienne sur une autre planète.

    La Saison de la confirmation

    La leçon reçue en finale fut dure à digérer pour les Nets et c’est plus motivé que jamais, que le vice-champion prépare la saison 2002-2003. Le staff identifie rapidement le problème et décide de recomposer sa raquette, jugée trop limitée dans le jeu et totalement à la rue lors des Finales 2002. Pour combler les lacunes dans ce secteur, Rod Thorn transfère le pivot canadien Todd MacCulloch (arrivé il y a un an seulement) et l’ailier fort Keith Van Horn aux Sixers afin de récupérer le vétéran, Dikembe Mutombo. Le pivot congolais, All-Star pour la huitième fois et comptant encore parmi les intérieurs les plus dominants en NBA, sort d’une saison aboutie à presque 35 ans (11.5pts, 11rbd, 2.5blk). Un nouveau pari risqué pris par le board de New Jersey qui veut tout miser sur cette nouvelle saison pour prendre une revanche en allant enfin décrocher un titre.

    New Jersey Nets, cuvée 2002-03

    En dépit d’un bilan légèrement inférieur (49-33), New Jersey confirme les promesses faites durant l’intersaison, devancé d’une courte tête par les Pistons (50-42) sur la grille de départ pour les phases finales. Mais le choix de Mutombo se solde par échec retentissant, le pivot ne participant qu’à 24 matchs de saison régulière et dont l’impact est assez loin des attentes à cause de plusieurs pépins physique. Même privés d’un profil dominant dans leur raquette, les Nets brillent une nouvelle fois par leur altruisme un jeu rythmé sur le terrain et une défense en béton. Les ingrédients sont à nouveau réunis pour l’année de la rédemption.

    Le premier tour face aux Bucks se révèleront être un vrai casse-tête pour New Jersey qui tardera à museler les briscards du Wisconsin. Payton, Kukoc, Thomas et Cassell mènent la vie dure aux Nets durant six rencontres toutes plus accrochées les unes que les autres. Mais les Nets sont en mission et derrière son trio inferno Kidd, Martin, Jefferson, ils s’en sortent sans dommage (4-2) au terme d’une série qui sonne comme un avertissement pour Byron Scott.

    Séance de retrouvailles au 2nd tour face à une vieille connaissance, les Boston Celtics, qui viennent de sortir le vieux copain Reggie Miller et les Pacers au 1er round. L’ailier Celtic, Paul Pierce, a laissé une sacrée empreinte sur la finale de Conférence 2002 et nul doute que Boston comptera sur son leader pour réécrire un scénario au dénouement favorable. Que dalle ! Pierce, abandonné par Walker (14 points), se démène en vain et Boston se fait gifler (4-0) par des Nets intraitables à domicile et surtout au TD Garden, envoyant le #34 et ses C’s en vacances un peu plus tôt que prévu. Sur cette série, Kidd cartonne à 19 points, 9 rebonds et 9 passes et Kenyon (20 points) & Jefferson (18 points) se gavent sur les caviars du meneur all-star.

    Prochaine étape et pas des moindres, les Pistons de Rick Carlisle et leur bilan de cinquante victoires en régulière. La finale initialement prévue l’an passé aura bien lieu entre les deux meilleures défenses de la ligue (90.1 pts concédés par les Nets et 87.7 pts concédés par les Pistons). Detroit en reconstruction depuis un an s’impose comme une équipe redoutable à l’Est et difficile à manœuvrer. Un duel qui devrait vraisemblablement se régler sur des phases de jeu interminables, des défenses imperméables et des scores étriqués. Oui les scores étriqués furent au rendez-vous, oui les défenses ont fait un gros taff, mais au bout du compte, New Jersey fut intouchable durant ces finales, plein de maîtrise et de sang-froid du game 1 (76-74) jusqu’au moment de conclure à l’extérieur. Jason Kidd (24 points, 10 rebonds et 7 passes) fit un récital durant cette série endossant brillement son rôle de franchise player pour offrir une seconde chance aux Nets en finales.

    Au menu des finales, pas de Lakers mais les Spurs de San Antonio et du magicien Popovich. Une affiche copieuse encore à tous les niveaux. D’un côté, les finalistes en titre, meilleure défense de la saison et de l’autre une équipe texane expérimentée, championne 1999 et qui vient d’éliminer les redoutables Lakers de Kobe et Shaq, mettant fin à une invincibilité à laquelle les Nets n’ont pu remédier l’an passée. Une opposition de style à la fois sur le terrain et sur le banc pour des matchs indécis, des défenses prennent le dessus sur les attaques et des scores très serrés. Les Nets remportent un game 2 (87-85) grâce à un Jason Kidd monstrueux (30 points) qui inscrira plein de sang-froid les derniers points de son équipe sur lancers-francs pour égaliser dans le Texas. De retour au bercail, New Jersey concède néanmoins le match 3 (84-79) mais conserve ses chances lors d’un quatrième match suffoquant (76-77) durant lequel Kidd (maladroit), Jefferson et Martin contienne les assauts des Spurs emmenés par un Duncan déchaîné sur ces finales (24 points, 17 rebonds, 7 passes et 5 contres). Tellement déchaîné que sur les deux rencontres suivantes (93-83 et 88-77) les Spurs et le MVP de la saison régulière, qui va froler le quadruple double dans le match 6 (21pts, 20rbd, 10ast, 8blk) vont écœurer des Nets dominés pour la seconde fois en finale au grand dam de Jason Kidd qui échoue une nouvelle fois à décrocher une bague sous le maillot des Nets.

    Une équipe mémorable passée aux oubliettes

    Que de changement à venir pour les Nets. Après deux échecs consécutifs en finale, New Jersey ne se décourage pas et tente un nouveau pari lors de l’intersaison 2003. Par ici la sortie pour Mutombo, et bienvenue à Alonzo Mourning, 32 ans, qui revient d’une saison noircit par une infection rénale. Le jeune Kyle Korver (51ème de la Draft 2003) sera quant à lui vendu aux Sixers, afin d’acquérir…une photocopieuse ? Les ambitions intactes ne seront pas suivies des faits, les Nets terminant avec un bilan de 47 victoires mais seront éliminés au second tour par des Pistons revanchards qui remporteront le titre quelques semaines plus tard. Tout un symbole. Mourning (9 points, 5 rebonds) ne jouant qu’une vingtaine de matchs sera cédé l’année suivante au Heat.

    Les gros mouvements vont s’opérer dès le début de l’année 2004. Byron Scott, alors grand architecte des succès des Nets est viré dès le mois de janvier, remplacé par son adjoint Lawrence Frank. En coulisses il se dit que Jason Kidd, qui sort d’une prolongation de contrat longuement négociée, est en conflit avec son coach et aurait pousser les dirigeants à se séparer du technicien dont il ne veut plus. Lors de l’intersaison 2004, c’est ni plus ni moins que Kenyon Martin, Kerry Kittles, Lucious Harris, puis Aaron Williams lors de la trade deadline, qui seront remerciés afin de faire de la place pour attirer l’ailier Vince Carter. Un grand ménage dans le roster historique des Nets laissant place progressivement à une association Kidd-Carter-Jefferson qui semble maintenir les Nets dans une bonne dynamique en saison régulière.

    Mais la réalité fut que les Nets ne parvinrent plus à passer le second tour des phases finales à l’Est, barrés successivement par la nouvelle génération dorée du Heat de Dwyane Wade (2005 – 2006) et des Cavaliers de Lebron James (2007). Progressivement l’équipe de Lawrence Frank voit ses bilans de saison régulière fondre comme neige au soleil et les Nets finiront par vendre leur meneur Jason Kidd aux Mavericks en 2008 remisant une fois encore la franchise dans les profondeurs de la Conférence Est.

    Les Nets du début des années 2000 resteront néanmoins une équipe exceptionnelle pleine d’audace, à la fois dans son casting, et dans le jeu. Appliquant brillamment les systèmes de la « Princeton Offense », Byron Scott et Jason Kidd sont parvenus à mener les Nets sur le toit de la Conférence Est en créant une identité et un style de jeu qui aujourd’hui encore fonctionne et soulève toujours les foules. Cette cuvée restera cependant assez sous-estimée en comparaison avec les Lakers du début des années 2000 (trois bagues consécutives) et les Spurs puis les Pistons, également titrés sur cette période. Les Nets furent à la fois si proche et si loin d’inscrire leur nom au palmarès de la NBA qu’on se demande encore aujourd’hui quelles traces cette équipe laissera-t-elle dans l’histoire tant elle reste encore inclassable au même titre que d’autres équipes qui connurent les mêmes saisons ponctuées d’échec en bout de course.

    Du New Jersey à Brooklyn

    Les Nets rentrent progressivement dans le rang et entame une phase de grand nettoyage, retombant dans un sommeil profond durant la fin de la décennie. Ce n’est qu’en 2012, alors que les dirigeants, Mikhail Prokorov en tête, discutent depuis plusieurs mois d’un nouveau déménagement, que la franchise connaît un nouveau réveil. Les Nets de New Jersey, fidèles à leur réputation de globe-trotter, déménage à nouveau vers New-York dans le quartier de Brooklyn à quelques encablures du Madison Square Garden et sur les plates-bandes de la franchise new-yorkaise historique de la ville. Après le projet avorté de nouvelle salle dans le Newark, les Nets s’installe au sein d’un tout nouvel écrin de 18 000 places, le Barclays Center, marquant un nouveau départ pour la franchise qui souhaite redorer son blason. Malgré les efforts faits pour attirer plusieurs têtes d’affiche (D. Williams, J. Johnson, K. Garnett, P. Pierce) la nouvelle formule des Nets n’est guère convaincante avec un second tour perdu en 2014 face au Heat, deux éliminations au 1er tour en 2013 et 2015 suivies de trois années de grosse galère (69 victoires seulement). Le décès tragique du propriétaire historique des Nets Lewis Katz en 2014 fut également une perte symbolique pour la franchise en convalescence.

    La saison 2018-2019 des noirs et blancs s’achève néanmoins avec une qualification surprenante mais pleine d’espoir au 1er tour des playoffs et un projet qui renaît progressivement de ses cendres. La Hype pour les Nets est enfin de retour et s’est matérialisée lors de l’intersaison 2019, en signant lors de la Free-Agency les deux All-Stars, Kyrie Irving et Kevin Durant. Brooklyn vient d’opérer un move historique pour bâtir les prochaines saisons et transformer une franchise moribonde depuis plus d’une décennie, en réel contender à l’Est. Les échecs, comme les succès, depuis les débuts de la franchise en NBA devront servir de curseur et de leçons à retenir pour ne pas planter un projet aussi ambitieux.

    Kyrie Irving et Kevin Durant sous les couleurs des Brooklyn Nets
  • Previews NBA : Milwaukee Bucks

    Previews NBA : Milwaukee Bucks

    Pour la première année, Clutch Time se lance dans une grande série de previews pour la saison 2019-2020 ! On part sur une division par semaine et cela jusqu’au début de la saison ! On débarque cette semaine du côté de la Division Centrale, avec les Milwaukee Bucks.

    Milwaukee Bucks

    Bilan 2018-2019 :

    Classement : 1er de la conférence Est

    Bilan : 60-22

    Playoffs : Défaite en finale de Conférence (4-2) face aux Toronto Raptors


    Bilan sur la saison

    Une saison régulière exceptionnelle pour les Bucks. Que dire de plus ! En terminant avec le meilleur bilan de la ligue, la place de numéro un à l’Est (une première depuis près de cinquante ans), le titre de MVP et de meilleur coach de l’année, Milwaukee a littéralement roulé sur la NBA. À l’image de son puissant et déjà dominant ailier-fort grec, Giannis Antetokounmpo (27.7 pts, 12.5 rbd, 6 ast), Mike Budenholzer est parvenu à transformer une équipe d’outsider en grand favori pour le titre, le temps d’une saison seulement. Le natif d’Athènes n’est pas étranger à cette surprenante progression. Le Greek Freak a incroyablement brillé au point de remporter à seulement 24 ans le titre de MVP, enchaînant les perfs de dingue et confirmant ainsi le potentiel observé depuis un moment chez lui. Le parcours en playoffs fut en tout point remarquable, à l’exception des finales de conférences perdues face aux futurs champions, les Raptors. Par manque d’expérience et une certaine dépendance vis-à-vis de leur ailier-fort, les daims sont néanmoins entrés de plein pied dans la course au titre à l’Est et ce pour un bon moment.

    Le potentiel de cette équipe était connu et n’attendait qu’à être confirmé. Hormis cette défaite en finale face aux Raptors, il n’y a quasiment que des points positifs à développer dans la saison des Bucks. Le jeu proposé par l’ex-coach des Hawks a dépassé toutes les attentes du public. Brillant sur le jeu défensif en captant un très grand nombre de rebonds (1ère équipe de la ligue) Milwaukee s’est également illustrée par son attaque (1ère équipe de la ligue) et un jeu de transition, rapide et efficace pour étouffer ses adversaires. Grâce à des profils puissants et athlétiques à la fois (Giannis, Brook Lopez, Middleton), capables de s’écarter ou de créer des espaces pour allumer à longue distance ou bien martyriser le cercle de près, les Bucks sont parvenus à développer un basket propre et efficace tout au long de la saison.

    Toronto fut finalement la seule équipe capable d’enrayer la machine Bucks cette année. Alors que ses deux premiers tours furent déconcertants de facilité, Milwaukee est tombée sur un os appelé Kawhi Leonard en finale de Conférence. Lors de cette série les Bucks de Budenholzer n’ont pas réussi à hausser leur niveau de jeu, Giannis en tête, afin de trouver des alternatives pour contenir les canadiens. Trop dépendant du grec, dont le rendement fut inhabituellement moins élevé que durant la saison, les Raptors sont parvenus à annihiler les Bucks en resserrant leur jeu.  Il n’y a eu finalement que très peu de choses négatives à Milwaukee cette année à l’exception de cette désillusion en finale de conférence.


    Mouvements durant l’intersaison

    Via Time Out

    Effectif 2019-2020

    Poste Noms Salaire
    SF Khris Middleton 30,603,448$
    PF Giannis Antetokounmpo 25,842,697$
    PG Eric Bledsoe 15,625,000$
    C Brook Lopez 12,093,024$
    PG George Hill 10,133,907$
    PF Ersan Ilyasova 7,000,000$
    C Robin Lopez 4,767,000$
    PF DJ Wilson 2,961,120$
    SG Donte DiVincenzo 2,905,800$
    SG Kyle Korver 2,564,753$
    SG Wesley Matthews 2,564,753$
    SG Pat Connaughton 1,723,050$
    PF Dragan Bender 1,678,854$
    SG Sterling Brown 1,678,854$
    PG Jaylen Adams 1,445,697$
    SF Thanasis Antetokounmpo 1,445,697$
    SF Rayjon Tucker 898,310$
    PF Luke Maye 898,310$
    PG Frank Mason 79,568$
    F Cam Reynolds 79,568$

    Note : Les contrats de Jon Leuer (3,169,348$), Spencer Hawes (2,007,058$) et Larry Sanders (1,865,546$) sont inclus dans le Salary Cap des Bucks sur la saison 2019-2020

    Le cinq majeur de Clutch Time

    MeneurArrièreAilierAilier FortPivot
    E. Bledsoe W. Matthews K. Middleton G. Antetokounmpo B. Lopez

    Évaluation by CT

    Points Forts Points Faibles
    L’attaque-défense La Giannis Dependance
    Le banc Le poste 5
    Le collectif

    Prévision de Classement

    Estimation haute : 1er

    Estimation basse : 2ème

    Notre estimation : 1er

    Probabilité de playoffs : autour de 100%


    AVIS GLOBAL ET ATTENTES

    Milwaukee va désormais chercher la stabilité pour le prochain exercice. Après les prolongations de Middleton et Lopez, combinées aux départs de Brogdon et Mirotic, les Bucks ont vécu une intersaison plutôt calme dans le Wisconsin. Les signatures des deux frangins Lopez et Antetokounmpo et les arrivées de renforts offensifs (Matthews et Korver) coïncident avec l’idée de ne plus dépendre uniquement du seul talent de Giannis. Mike Budenholzer devrait conserver tout de même les principes tactiques mis en place la saison dernière, tant ils furent convaincants. Autour du jeu de transition et d’isolation, les Bucks devront néanmoins se méfier de leurs futurs adversaires qui ont bien pris notes des prestations des Raptors en finale de Conférence. Le travail défensif de l’équipe sera encore une fois un atout majeur dans la manche du technicien afin de reproduire des matchs convaincants.

    Dotée d’une bonne profondeur de banc d’une défense en béton, de nouveaux joueurs adroits à longue distances et de profils polyvalents et athlétiques, Milwaukee ne devrait pas être inquiéter durant la saison régulière (sauf blessure) et semble en toute logique être cette année le grand favori à l’Est. Il faudra néanmoins jeter un coup d’œil au poste 5, assez peu fourni et sujet à des pépins physiques les dernières saisons, ainsi qu’au temps de jeu des éléments majeurs de l’équipe en évitant une trop grande Giannis Dépendance, principalement lors des playoffs.


    Highlights des Bucks 2018-2019

    Pour finir la preview en douceur, un petit come-back sur la saison dernière avec les meilleures actions des Bucks !

    Enjoy !
  • Previews NBA : Indiana Pacers

    Previews NBA : Indiana Pacers

    Pour la première année, ClutchTime se lance dans une grande série de previews pour la saison 2019-2020 ! On part sur une division par semaine et cela jusqu’au début de la saison ! On débarque cette semaine du coté de la Division Centrale, avec les Indiana Pacers.

    Indiana Pacers


    Bilan 2018-2019 :

    Classement : 5ème de la conférence Est

    Bilan : 48-34

    Playoffs : Défaite au 1er tour des playoffs (4-0) face aux Boston Celtics


    Bilan sur la saison

    Indiana nous habitue depuis plusieurs années à des saisons régulières abouties. L’exercice 2018-19 n’échappe pas à la règle, malgré plusieurs éléments contraires durant la saison. Le premier d’entre eux fut évidemment l’absence de longue durée de Victor Oladipo, blessé depuis fin janvier et privant les Pacers de son nouveau meilleur élément depuis le départ de Paul George. La saison avait cependant débuté idéalement, Indiana jouant les premiers rôles à l’Est avec la manière. L’effectif de Nate McMillan, capable de tenir tête à n’importe quelle équipe, développe un basket collectif qui ravit alors supporters et médias. Malgré un bon bilan, Indiana, incapable de hausser son niveau de jeu en playoffs, va malheureusement s’effondrer au 1er tour, sweeper par les Celtics.

    Les points positifs sont néanmoins nombreux cette année. Au-delà de la blessure fâcheuse d’Oladipo, les Pacers sont parvenus à produire un basket agréable et varié grâce à plusieurs performances solides de joueurs toujours acquis à la cause du collectif et du coach. Nate MacMillan a très habilement réussi à combiner les éléments qu’il avait à sa disposition pour construire une équipe solide en défense (la première en saison régulière) et capable d’envoyer du bois en attaque. Les joueurs à s’être le plus illustrés furent incontestablement le duo d’intérieurs Sabonis, Turner. Le lituanien dans un rôle de sixième homme a enchaîné les prestations offensives et défensives durant une bonne partie de la saison, limitant ainsi le ressentie de l’absence de son leader. Myles Turner est quant à lui enfin devenu le joueur qu’Indiana attendait pour tenir sa raquette en s’imposant comme une référence sur le plan défensif (meilleur contreur de l’année).

    Malheureusement l’année 2019 ne fut pas encore celle des Pacers. Éliminés sèchement dès le 1er tour des playoffs et ce pour la 4ème année consécutive, les bleus et or ne sont pas parvenus à amorcer un nouveau cap. L’année noire d’Oladipo y est pour beaucoup, Indiana n’a pas su trouver le leader de substitution capable de tirer l’équipe vers le haut comme ce fut le cas en début de saison. De Bogdanovic et Young à Sabonis ou même le pari Evans, aucun n’a réellement été en mesure de sortir le bleu de chauffe, comme ce fut le cas l’année précédente face aux Cavaliers. Il est difficile de blâmer qui que ce soit dans cet effectif qui se repose en très grande partie sur son collectif, mais la déception est réelle.


    Mouvements durant l’intersaison

    Via Time Out

    Effectif 2019-2020

    PosteNomsSalaire
    SGVictor Oladipo21,000,000$
    PGMalcolm Brogdon20,000,000$
    CMyles Turner18,000,000$
    SFTJ Warren10,810,000$
    SGJeremy Lamb10,500,000$
    SFDoug McDermott7,333,333$
    SGJustin Holiday4,767,000$
    CDomantas Sabonis3,529,554$
    PGTJ McConnell3,500,000$
    CGoga Bitadze2,816,760$
    PFTJ Leaf2,813,280$
    PGAaron Holiday2,239,200$
    PGEdmond Sumner2,000,000$
    SGJaKarr Sampson1,737,145$
    SGCJ Wilcox1,678,854$
    PFAlize Johnson1,416,852$
    CAmida Brimah898,310$
    PFJaKeenan Gant898,310$
    FBrian Bowen79,568$
    PGNaz Long79,568$

    Note : le contrat de Monta Ellis (2,245,400$) est inclus dans le Salary Cap des Pacers pour la saison 2019-2020

    Le cinq majeur de ClutchTime

    MeneurArrièreAilierAilier FortPivot
    M. BrogdonJ. LambT.J. WarrenD. SabonisM. Turner

    Note : V. Oladipo (blessé depuis janvier 2018) son retour est prévu en décembre


    Évaluation by CT

    Points FortsPoints Faibles
    Le jeu défensifAucun leader derrière Oladipo
    Le bancLe poste 3
    Le collectifLa rotation intérieur

    Prévision de Classement

    Estimation haute : 3ème

    Estimation basse : 9ème

    Notre estimation : 7ème

    Probabilité de playoffs: autour de 87%


    AVIS GLOBAL ET ATTENTES

    Indiana veut vite repartir sur une dynamique positive et mettre toutes les chances de leur côté. Gérer l’absence d’Oladipo (retour prévu à la fin de l’année) relève donc du casse-tête pour McMillan qui doit désormais composer avec une équipe privée, et de son leader, et de plusieurs joueurs clés. En effet les pertes successives de Bogdanovic, Young, Collison et Joseph n’ont guère rassuré les fans pour cette nouvelle saison. Afin de limiter les dégâts, les dirigeants sont tout de même parvenus à attirer le jeune meneur des Bucks, Malcolm Brogdon, et l’ailier T.J Warren, via des trades habilement ficelés, suivis par l’ex-76ers McConnell et le le sixth man des hornets, Jeremy Lamb, lors de la Free Agency. De jolis coups réalisés mais assez loin des ambitions espérées cette année, aux vues du niveau de la Conférence.

    L’équipe devrait une nouvelle fois s’illustrer par son jeu collectif et sa rotation solide que le staff est parvenu à mettre en place depuis plusieurs années. Nate McMillan, qui devra néanmoins résoudre quelques soucis de rotation au poste 4, s’appuiera vraisemblablement sur un triangle Brogdon – Oladipo – Turner, si l’arrière revient à son meilleur niveau, ainsi que sur un second unit solide, autour de Sabonis et Lamb. Si la recette de l’année dernière fonctionne jusqu’au bout cette année, les Pacers version 2019-2020 seront comme d’habitude de sérieux clients à l’Est et devraient sans surprise décrocher une nouvelle qualification en playoffs.


    Highlights des Pacers 2018-2019

    Pour finir la preview en douceur, un petit come-back sur la saison dernière avec les meilleures actions des Pacers !

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  • Previews NBA : Detroit Pistons

    Previews NBA : Detroit Pistons

    Pour la première année, ClutchTime se lance dans une grande série de previews pour la saison 2019-2020 ! On part sur une division par semaine et cela jusqu’au début de la saison ! On débarque cette semaine du coté de la Division Centrale, avec les Detroit Pistons.

    Detroit Pistons


    Bilan 2018-2019 :

    Classement : 8ème de la conférence Est

    Bilan : 41-41

    Playoffs : Défaite au 1er tour des playoffs (4-0) face aux Milwaukee Bucks


    Bilan sur la saison

    Lors de l’intersaison 2018, Detroit avait réussi un sacré coup en débauchant le meilleur coach de l’année des Toronto Raptors, Dwane Casey. Le message était clair, les Pistons absents depuis 2016, souhaitaient retrouver les playoffs pour renouer avec le succès et s’installer durablement comme un contender à l’Est. Cette nouvelle saison en guise de prélude pour Casey et ses hommes fut autant encourageante que décevante. Coincés au milieu de la Conférence Est (8ème) et à la faveur d’un bilan à peine équilibré, les Pistons vont malheureusement être balayés dès le 1er tour face à des Milwaukee Bucks logiquement favoris et très nettement supérieurs.

    L’arrivée d’un coach comme Casey suffit en soi suffit à être un bon point cette saison. Coach expérimenté et rompu aux premières places à l’Est depuis plusieurs saisons, c’est un choix judicieux pour permettre à une équipe de sortir de l’ombre. Sur le plan individuel, Blake Griffin, enfin épargné par les blessures, a pu endosser le rôle de leader de l’attaque, tandis que Drummond tenait encore et toujours la raquette en défense. Le jeune rookie Bruce Brown (12ème pick), bénéficiant déjà d’un temps de jeu important sur la saison, s’est agréablement illustré en défense sur les postes extérieurs, secteur dans lequel les Pistons ont plutôt du mal en temps normal.

    Paradoxalement, l’arrivée de l’ancien entraîneur des Raptors, réputé pour son jeu défensif, n’a pas entraîné de réels progrès dans ce secteur (11ème défense) et les lacunes dans le jeu offensif furent assez criantes durant la saison. En manque de véritables tireurs longue distance au poste 3, les Pistons s’en remettent exclusivement à leur duo d’intérieurs. Par ailleurs les performances trop irrégulières ou insuffisantes de nombreux arrières (Jackson, Galloway, Smith et Kennard) n’ont pas permis au staff de développer un jeu ambitieux et varié. Detroit cherche malgré tout à construire une équipe capable de rivaliser sur le plan sportif avec les meilleurs à l’Est et le changement d’entraîneur peut enfin amorcer une nouvelle dynamique.


    Mouvements durant l’intersaison

    Via Time Out

    Effectif 2019-2020

    PosteNomsSalaire
    PFBlake Griffin34,449,964$
    CAndre Drummond 27,093,019$
    PGReggie Jackson18,086,956$
    SFTony Snell11,392,857$
    SGLangston Galloway7,333,333$
    PGDerrick Rose7,317,074$
    SGLuke Kennard3,827,160$
    CThon Maker3,569,643$
    SFSekou Doumbouya3,285,120$
    PFMarkieff Morris3,200,000$
    SFJoe Johnson2,564,753$
    PFChristian Wood1,645,357$
    PGTim Frazier1,620,564$
    SGBruce Brown1,416,852$
    SFSviatoslav Mykhailiuk1,416,852$
    SGKhyri Thomas1,416,852$
    PFDonta Hall898,310$
    SFTodd Withers898,310$
    PGJordan Bone79,568$
    SFLouis King79,568$

    Note : Le contrat de Josh Smith (5,331,729$) est inclus dans le salary cap des Pistons pour la saison 2019-2020

    Le cinq majeur de ClutchTime

    MeneurArrièreAilierAilier FortPivot
    R. JacksonL. KennardT. SnellB. GriffinA. Drummond

    Évaluation by CT

    Points FortsPoints Faibles
    La raquetteLa rotation poste 4 et 5
    Le jeu défensifLe back court
    Le coachingLe jeu offensif

    Prévision de Classement

    Estimation haute : 6ème

    Estimation basse : 10ème

    Notre estimation : 8ème

    Probabilité de playoffs: autour de 75%


    AVIS GLOBAL ET ATTENTES

    Pour confirmer le bilan de la saison 2018-19, Detroit s’est enfin renforcée sur l’aile, en attirant Tony Snell (Bucks) contre l’intérieur J. Leuer et un premier tour de draft, puis en sélectionnant lors de la draft le jeune Sekou Doumbouya (19 ans), qui devrait apporter (à terme) du volume de jeu dans ce secteur. Durant la Free Agency, Motown est parvenue également à signer des joueurs d’expérience comme Markieff Morris et Joe Johnson puis Derrick « The Redemption » Rose afin d’étoffer son jeu.

    L’évolution en attaque passera également par plusieurs facteurs. D’abord individuels avec Reggie Jackson, qui entame sa cinquième saison dans le Michigan et qui devra enfin passer un cap sur le plan offensif et défensif s’il ne veut pas se retrouver sur le banc. Un travail sur le jeu offensif (poste bas) de Drummond pourrait être une sacrée arme offensive pour les Pistons au vu de ses qualités de défenseur déjà impressionnantes. Blake Griffin devrait endosser le rôle de joueur polyvalent au scoring et à la passe, en espérant également que les systèmes offensifs de Casey permettent de créer une complicité sur le terrain entre les joueurs afin de décrocher une place en playoffs pour la seconde année consécutive.


    Highlights des Pistons 2018-2019

    Pour finir la preview en douceur, un petit come-back sur la saison dernière avec les meilleures actions des Pistons !

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  • Previews NBA : Cleveland Cavaliers

    Previews NBA : Cleveland Cavaliers

    Pour la première année, ClutchTime se lance dans une grande série de previews pour la saison 2019-2020 ! On part sur une division par semaine et cela jusqu’au début de la saison ! On débarque cette semaine du coté de la Division Centrale, avec les Cleveland Cavaliers.

    Cleveland Cavaliers


    Bilan 2018-2019 :

    Classement : 14ème de la conférence Est

    Bilan : 19-63

    Playoffs : non-qualifié


    Bilan sur la saison

    La saison 2018-19 de Cleveland fut une saison de transition pour les hommes de Tyronn Lue et Larry Drew. Les Cavs viennent de voir le meilleur joueur de la ligue quitter l’Ohio pour la seconde fois depuis 2010, et les champions 2016 vont malheureusement être à des années lumières des résultats obtenus lors des précédents exercices. Un bilan de 19 victoires pour 63 défaites et un objectif clair qui se dessine, tanker pour s’assurer un gros pick lors de la prochaine draft. Tyronn Lue, remercié moins d’un mois après le début de la saison, est remplacé par son assistant Larry Drew (ex-Hawks) qui ne fera guère mieux le restant de la régulière. Handicapée par les blessures de longue durée de Thompson et Love, et la mise à l’écart de JR Smith, la saison régulière des Cavaliers fut longue pour tout le monde.

    De maigres satisfactions sont tout de même à noter. Du côté des performances individuelles, Collin Sexton, fut une réelle (la seule ?) satisfaction notable dans cet effectif. Malgré des débuts difficiles, le jeune combo guard s’est clairement positionné comme une solution offensive intéressante en relais d’un Clarkson convaincant dans le rôle du sixième homme et d’un Kevin Love, FP à temps partiel. Les jeunes éléments comme Larry Nance Jr. , Cedi Osman et Rodney Hood sont parvenus à apporter une petite éclaircie dans la saison noire des Cavaliers.

    Pour la partie négative, tout y passe. Le départ de Lebron James, un recrutement très faible, un jeu en deçà du niveau de la ligue, des performances collectives et individuelles irrégulières ainsi que des blessures à répétition, soit autant de raisons valables pour un public en déconfiture, d’expliquer cette chute vertigineuse. Le départ de Coach Tyronn Lue en début de saison n’a rien arrangé en ce sens, plongeant logiquement Cleveland dans un marasme sportif et médiatique. La reconstruction est désormais primordiale.


    Mouvements durant l’intersaison

    Via Time Out

    Effectif 2019-2020

    PosteNomsSalaire
    PFKevin Love28,942,830$
    CTristan Thompson18,539,130$
    PGBrandon Knight15,643,750$
    SGJordan Clarkson13,437,500$
    CLarry Nance Jr.12,727,273$
    PFJohn Henson9,732,396$
    PGMatthew Dellavedova9,607,500$
    SGDarius Garland6,400,920$
    PGCollin Sexton4,764,960$
    SFCedi Osman2,907,143$
    CAnte Zizic2,281,800$
    SFDylan Windler2,035,800$
    SGTimothe Luwawu-Cabarrot1,678,854$
    SGDaniel Hamilton 1,620,564$
    PFJarell Martin1,620,564$
    PGSindarius Thornwell1,620,564$
    SGJ.P. Macura 1,445,697$
    SGKevin Porter Jr.$1,290,960
    CMarques Bolden 898,310$

    Note : Le contrat de JR Smith (1,456,667$) est inclus dans le Salary Cap des Cavaliers sur la saison 2019-2020

    Le cinq majeur de ClutchTime

    MeneurArrièreAilierAilier FortPivot
    C. SextonD. GarlandC. OsmanK. LoveL. Nance Jr.

    Évaluation by CT

    Points FortsPoints Faibles
    Le back courtL’inexpérience
    La raquetteLe poste 3
    La jeunesseLa défense

    Prévision de Classement

    Estimation haute : 12ème

    Estimation basse : 15ème

    Notre estimation : 14ème

    Probabilité de playoffs: autour de 0%


    AVIS GLOBAL ET ATTENTES

    On ne va pas se mentir, la saison de la rédemption n’est pas pour cette année. L’intersaison discrète avec un recrutement inexistant de la part des dirigeants, ne laisse aucun doute sur le scénario de la saison 2019-20. Pour le 50ème anniversaire de la franchise, l’éclaircie pourrait venir du changement de staff (John Beilein de Michigan, J.B. Bickerstaff ex-Grizzlies et Lindsey Gootlieb de California) et des départs de plusieurs joueurs. Les Cavs vont être en chantier pour un long moment. En sélectionnant (en 5ème position) le jeune arrière de l’université de Vanderbilt, Darius Garland, et en fin de 1er tour Dylan Windler et Kevin Porter Jr., les dirigeants veulent miser sur la jeunesse et un futur back court Sexton – Garland, amené à briller à moyen terme. Kevin Love, prolongé l’été dernier, s’il est épargné par les blessures, va de nouveau endosser le rôle de leader offensif de cette équipe sans rien attendre de plus comme objectif que de limiter les défaites pour ne pas être ridicule.

    Au-delà d’un tout beau et tout neuf coaching staff et d’un nouveau projet de jeu axé sur le développement d’un back court prometteur, plusieurs joueurs seront attendus au tournant pour leur dernière année de contrat. Thompson, Knight, Clarkson et Osman seront scrutés de près et devront se montrer à la hauteur pour décrocher un nouveau contrat sous peine de passer un été 2020 loin des rumeurs de trades. Les Cavaliers sont partis pour une saison supplémentaire de tanking afin de décrocher un nouveau pick élevé lors de la prochaine draft. La saison risque d’être encore très longue et les supporters devraient vraisemblablement suivre les playoffs devant leur télévision, loin de la Quicken Loans Arena.


    Highlights des Cavaliers 2018-2019

    Pour finir la preview en douceur, un petit come-back sur la saison dernière avec les meilleures actions des Cavaliers !

    Enjoy !