NBA Recap #5 : Conférence Ouest

Pour cette saison 2019-2020, Clutch Time vous propose chaque semaine de faire un petit point sur l’état de forme des équipes et des joueurs de la Conférence Ouest.

NBA Teams Power Rankings

Los Angeles Lakers (4-0)

Quatre matchs, quatre victoires et un rythme qui ne faiblit pas pour les angeliños qui confortent un peu plus leur avance en tête de la conférence ouest. Alors que cette semaine s’annonçait comme la semaine de tous les dangers, les Lakers ont su éviter les pièges en plein road-trip pour s’imposer par trois fois face à leur dauphins d’abord, Denver, puis face à Utah et Portland avant de finir par Minnesota à domicile, avec la manière surtout. Au-delà des performances, c’est bien les efforts déployés des deux côtés du terrain qui impressionnent car même si les Lakers encaissent des points (notamment sur des pertes de balles), il en reste pas moins qu’elle sait tenir les fin de match et prendre le dessus dans tous les secteurs du jeu. Dans la raquette, Anthony Davis a encore fait un gros chantier cette semaine, bien aidés par McGee et Howard, et consolide son statut de meilleur intérieur du moment. Du côté des performances individuelles, au-delà des prestations exceptionnelles de Davis, LeBron a su une fois encore s’illustrer dans le rôle de meneur polyvalent capable de scorer, passer et défendre, les autres joueurs, notamment Rondo, Kuzma ou Green se contentants de respecter les schémas de jeu.

Dallas Mavericks (3-1)

Décidément on n’arrête plus Dallas. Désormais parmi les favoris pour les play-offs, les texans peuvent une fois encore remercier leur jeune pépite Luka Dončić pour qui tout lui sourit en ce moment. Les préceptes de Rick Carlisle sur la défense portent enfin leurs fruits avec des joueurs plus impliqués et un tempo défensif plus dur sur le porteur de balle, les Mavs ont su se mettre en bonne disposition collective pour scorer en étant adroits. Le banc texan a également eu son rôle à jouer en particulier face aux Pelicans, à l’image de Brunson, Curry ou Marjanović. Côté cinq majeur, Porzingis a une fois de plus endossé le rôle d’intérieur à tout faire, prompt à défendre et capable de devenir dangereux offensivement quand cela devient nécessaire. Si on ajoute aussi la bonne forme de Tim Hardaway, Dallas peut espérer passer les fêtes au chaud aux cinq premières places.

San Antonio Spurs (2-0)

Que deux matchs pour les Spurs cette semaine mais un retour en forme qui est le bien venu. Embourbés dans la dernière partie de tableau depuis quelques semaines déjà, les hommes de Popovich ont su mené leur barque cette semaine face à Houston d’abord (135-133), puis Sacramento (105-104), s’offrant une bouffée d’air frais. Mais la marge de manoeuvre reste très mince, en témoigne ses deux succès arrachés en overtime alors que l’équipe souffre dans plusieurs compartiments du jeu. C’est une situation assez inédite pour tous les fans de la franchise qui ne s’attendaient sûrement pas à voir péril en la demeure texane sous le règne de coach Pop. Pourtant le jeu développé par les Spurs reste assez attractif et la répartition de la marque se fait assez bien à l’image du jeune Lonnie Walker (28 points) face à Houston. C’est plutôt du côté des cadres de l’équipe qu’il faut aller chercher les sources des problèmes de San Antonio. En dehors de DeMar DeRozan, Aldridge, Gay, Mills ou encore Murray sont loin de faire l’unanimité dans leurs rendements.


Oklahoma City Thunder (2-1)

Voilà deux semaines que le Thunder frappe à nouveau. Avec deux nouvelles victoires cette semaine (la cinquième depuis sept matchs), OKC se remet sur le droit chemin et pointe désormais quasiment à l’équilibre (11-12) et une belle 7ème place à l’Ouest. L’une des clés de la réussite d’Oklahoma cette semaine réside dans le jeu intérieur qui prend quasiment le dessus à chaque fois sur ses adversaires. Les hommes de Billy Donovan font en revanche preuve d’irrégularités dans le contenu, ce qui peut leur coûter des victoires précieuses comme face à Indiana. Même s’il reste encore beaucoup de domaines dans lesquels le Thunder doit progresser, les cadres répondent enfin présents. Derrière le jeune Gilgeous-Alexander, Chris Paul, Steven Adams ou encore Dennis Schröder en sixième homme affiche un niveau de jeu plus en adéquation avec les attentes de la saison.

Phoenix Suns (2-2)

Les joueurs de l’Arizona s’accrochent et ça fait plaisir à voir. Certes on ne parle pas d’un jeu attaque-défense en réussite mais plus d’un jeu attaque-attaque. Malgré leur problèmes défensifs, dus notamment aux absences de Aron Baynes et DeAndre Ayton, Phoenix s’en est pas mal sorti cette semaine face à des adversaires de son calibre (Sacramento et New Orleans) et lors d’une défaite néanmoins encourageante à Houston (109-115). Il reste pourtant à gérer ce problème de raquette qui globalement se laisse marcher dessus, ce qui peut expliquer les difficultés des partenaires de Devin Booker de tenir un rythme offensif élevé uniquement sur la base du jeu des joueurs extérieurs. Au-delà de cet aspect, c’est surtout les fautes commises qui pénalisent fortement les Suns pourtant pas aidés par les profils défensifs de l’équipe. Kelly Oubre a néanmoins réussi cette semaine à se muer en two-way player en mettant de l’intensité mais insuffisant pour espérer inverser une tendance bien encrée aux Suns.


Sacramento Kings (1-3)

Difficile de placer les Kings plus haut dans nos mentions, tant l’équipe a connu une semaine compliquée. Mais il est vrai que les Kings sont enthousiasmant cette année en témoigne la victoire décrochée face à Dallas (110-106). Le jeu est loin d’être parfait mais c’est typiquement les imperfections des Kings qui lui donnent son charme. Les retours de Bagley et Fox devrait d’avantage servir des Kings qui sont toujours en course pour décrocher un huitième spot pour les play-offs cette année même si beaucoup de chose doivent être corrigées, notamment dans le jeu d’équipe et la défense. Cette semaine Buddy Hield s’est une fois encore mué dans le rôle d’artificier (24 points), bien aidé par la révélation Richaun Holmes et le duo d’assassins serbes Bjelica – Bogdanović, les Kings manquent toutefois d’adresse et le banc n’est guère plus opérationnel pour contre-balancer cette maladresse.

Denver Nuggets (1-3)

Denver peut se féliciter d’être encore dans le quatuor de tête à l’Ouest tant ils ont mangé leur pain noir cette semaine. En s’inclinant d’abord face aux Lakers (105-96), les Nuggets furent dominés dans beaucoup de compartiments du jeu à commencer par la défense, connaissant un vrai trou d’air au pire moment en fin de match. Si on ajoute les fautes concédées, les rebonds perdus et les points offerts en contre-attaques, les ingrédients n’y étaient pas pour Denver. Et le schéma s’est malheureusement répété face à Boston puis Brooklyn, Denver affichant une inquiétante passivité par moment et une adresse aux tirs en chute libre. Au-delà de ce calendrier compliqué, les hommes de Mike Malone se sont néanmoins refaits la cerise sur les Knicks (129-92) mais les comptes n’y sont pas et Denver vient de perdre son statut de dauphin des Lakers. À l’image de l’équipe, plusieurs cadres (titulaires ou remplaçants) ont failli dans leur jeu, laissant le duo Jamal Murray et Nikola Jokić trop seuls pour gérer la situation.

Memphis Grizzlies (0-3)

Il y a des défaites logiques et d’autres cruelles. C’est ce à quoi sont habitués les Grizzlies depuis ce début de saison. Malgré un match convaincant face à Indiana et un réveil tardif face aux Bulls, Memphis termine la semaine comme elle l’a commencée avec le plein de défaites et une treizième place logique mais pas forcément méritée. Certes la balance penche plus du mauvais côté cette saison, mais il existe des motifs de satisfaction dans les prestations des Grizzlies. Pratiquant un jeu agréable et faisant preuve de caractère par moment, notamment en défense, l’apprentissage des Grizzlies se fait dans la douceur mais ne se traduit malheureusement pas assez bien sur le plan des résultats. Privés de leur meneur Ja Morant, c’est Jaren Jackson, autre pépite de la franchise, qui s’est chargé de porter les siens offensivement cette semaine bien épaulé dans la raquette par le retour du lituanien Valanciunas. Avec les autres absences (Kyle Anderson, Brandon Clarke), ce sont Jae Crowder, Dillon Brooks et la révélation De’Anthony Melton qui se sont le plus illustrés pour grappiller du temps de jeu et une place dans la rotation.

New Orleans Pelicans (0-3)

Trouver des motifs d’espoir dans le parcours des Pelicans cette semaine demeure un vrai casse-tête. Certes l’équipe est jeune, remplie de potentiel et privée de son potentiel meilleur joueur, mais force est de constater qu’Alvin Gentry ne trouve pas la solution pour enrayer la chute. Il s’agit en effet de la plus longue série de défaites depuis le début de la saison 2016-17. Certes au départ le calendrier dessert totalement les Pelicans avec un back-to-back Utah puis Clippers avant d’affronter les Lakers, mais l’équipe a ensuite eu la possibilité de se rattraper à domicile sans jamais y parvenir. Que ce soit en défense, sur les rebonds, dans l’adresse ou encore sur la rotation, rien ne va collectivement. Malgré de bonnes productions individuelles de la part Jrue Holiday, Brandon Ingram, voire même du jeune Jaxson Hayes, les comptes n’y sont pas et difficile d’imaginer un retour de Zion Williamson inverser la tendance. Cette saison s’annonce de plus en plus comme une saison de transition pour New Orleans.


Classement Conférence Ouest


NBA Players Power Rankings

Anthony Davis – Los Angeles Lakers

35.0pts – 8.0rbd – 2.5ast – 2blk

Très gros retour en forme de l’ancien Pelican qui ponctue sa semaine par un carton face aux Wolves (50pts, 7rbd, 6ast et 4stl). Même si l’état de santé du joueur oblige les Lakers à jouer avec une épée de Damoclès au-dessus de leurs têtes, Davis a particulièrement brillé cette semaine et redonner la marche à suivre avec quatre victoires supplémentaires. Adroit aux tirs (63.3 % FG dont 86% sur LF), le All-Star fut à la hauteur durant le road-trip des californiens grâce à son impact des deux côtés du terrain et en pratiquant un basket très propre. Son entente avec James fonctionne vraiment bien et c’est le King qui se régale de la réussite de son coéquipier en l’abreuvant de passes.

Devin Booker – Phoenix Suns

29.8pts – 4.8rbd – 5.8ast – 52.1% FG

Si les Suns s’accrochent autant dans le milieu de tableau à l’ouest c’est en partie grâce aux performances de son arrière scoreur. Alors que la semaine avait débuté doucement pour Booker (17 points face à Orlando), “Book” est monté en régime lors des deux derniers matchs (44pts puis 35pts) pour terminer sur un bilan de deux victoires et deux défaites, une dernière défaite encourageante à Houston. En délicatesse avec son tir la semaine précédente, Booker a retrouvé du rythme et de la précision (52.1 % FG dont 40% à 3pts) et réalise un début de mois convaincant. Le retour de Rubio dans les starters lui fait un grand bien car il ne monopolise plus le ballon à la baguette des Suns (même s’il tourne encore à cinq passes) et se concentre plus sur ses positions et tirs ouverts.

James Harden – Houston Rockets

35.7pts – 7.3rbd – 4.3ast – 4stl

James Harden a été en grosse galère avec son adresse cette semaine (34.2% FG et 23.8 à 3pts), alors pourquoi mentionner le Rocket cette semaine me diriez-vous ? Tout simplement pour reconnaître qu’en dépit d’un arrosage intensif mais irrégulier, le barbu a encore une fois su se mettre en évidence, d’abord face aux Spurs (50 points, 9 rebonds, 6 passes et 4 steals) puis face à Toronto et Phoenix. Face aux Raptors, Harden a su se mettre en retrait sur le jeu offensif pour ne pas revivre un match catastrophique dans l’adresse mais tout en étant plus efficace et important dans d’autres domaines. Face à une faible défense des Suns il s’est donné à coeur joie terminant à 34 points, 6 rebonds, 4 passes et 3 interceptions. Une semaine encore bien remplie sur la feuille de match du moins.

Luka Dončić – Dallas Mavericks

27pts – 9.5rbd – 7ast

Ex-aequo cette semaine avec Harden, Luka Dončić a également connu quelques galères sur le plan de l’adresse sans que celà n’handicape réellement les Mavericks qui ont remporté trois nouveaux succès. Le meneur à tout faire slovène avait pourtant parfaitement démarré la semaine avec une énorme performance face aux Pelicans (33 points, 18 rebonds, 5 passes), mais la mécanique s’est enrayée dès le match suivant puis se prolongea jusqu’à la défaite cette nuit face aux Kings. Résultats une moyenne en baisse avec un ratio (21.4% à 3pts) qui font rentrer le sophomore dans le rang cette semaine malgré une activité encore impressionnante sur le terrain dépassant notamment Michael Jordan au nombre de matchs consécutifs en 20-5-5, soit 19 rencontres, et se rapprochant du record détenu par Oscar Robertson.

(Mentions honorables)

LeBron James – Los Angeles Lakers : 27pts – 5.3rbd – 10.5ast
Jaren Jackson Jr. – Memphis Grizzlies : 24pts – 5rbd – 1.7ast – 1.7blk
Ben McLemore – Houston Rockets : 22pts – 1.7rbd – 1.3ast
Dennis Schröder – Oklahoma City Thunder : 21.3pts – 2.7rbd – 1.7ast


Focus sur Shai Gilgeous-Alexander (Oklahoma City Thunder)

On parle beaucoup de la cuvée de rookies 2018/2019 comme très talentueuse, en mettant souvent en avant Dončić ou Young mais s’il y a bien un joueur qui a énormément progressé (au même titre que Devonte’ Graham) c’est bien le canadien Shai Gilgeous-Alexander. Passé aussi rapidement de la Californie à l’Oklahoma et ses vagues de froid après une année rookie prometteuse, le sophomore est bien décidé à s’imposer dans un effectif en pleine transition (départ de Paul George et Russell Westbrook). À 21ans, l’arrière du Thunder a pris une autre dimension depuis son transfert cet été, devenant meilleur marqueur de son équipe (18.7pts, 5.1rbd, 3ast) et leader du jeu devant Chris Paul, Danilo Gallinari ou encore Steven Adams. Une intégration-adaptation express qui propulse fort logiquement le joueur parmi les belles surprises de cette année alors que OKC présente un bilan quasiment équilibré de dix victoires pour douze défaites, rendant le parcours du jeune joueur encore plus passionnant alors qu’on s’y attendait le moins. Il reste néanmoins encore quelques défauts dans son jeu à corriger (adresse, défense) qui viendront avec le temps et les minutes jouées, mais Gilgeous-Alexander, cousin de Nickeil Alexander-Walker, peut tout à fait s’inscrire à long terme dans l’effectif de Billy Donovan.


Le Cinq Majeur de la Semaine

Meneur Arrière Ailier Ailier-fort Pivot
Luka DončićDevin BookerJames HardenLeBron JamesAnthony Davis

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