Pour les amateurs de sport qui aiment prolonger le plaisir après le coup de sifflet final, suivre les cotes et les marchés peut ajouter une autre dimension à l'analyse des matchs. En France, la pratique du pari sportif évolue et certains joueurs se tournent désormais vers des plateformes acceptant les cryptomonnaies ; pour s'y retrouver, un comparatif des bookmakers crypto permet d'identifier les offres disponibles et de comparer leurs conditions en toute transparence. Comme toujours, il convient de miser de manière responsable et de ne jouer que ce que l'on peut se permettre de perdre.

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  • Les Trophées Individuels by Clutch Time – Janvier 2020

    Les Trophées Individuels by Clutch Time – Janvier 2020

    Pour cette saison 2019-2020, la rédaction vous donne rendez-vous une fois par mois afin de faire un petit point sur les joueurs en forme du moment dans la course aux distinctions individuelles de la NBA, à la sauce Clutch Time évidemment.

    Qui sera le successeur du Greek Freak au titre de MVP ?

    Dans ce premier bilan de l’année 2020, la rédaction Clutch Time revient sur ces deux premières semaines de janvier. Entre surprises et prise de bec, le début d’année en NBA est déjà riche en surprises et Drama en tout genre. (Statistiques arrêtées au 16/01/20)

    Pour les amateurs de sport qui aiment prolonger le plaisir après le coup de sifflet final, suivre les cotes et les marchés peut ajouter une autre dimension à l'analyse des matchs. En France, la pratique du pari sportif évolue et certains joueurs se tournent désormais vers des plateformes acceptant les cryptomonnaies ; pour s'y retrouver, un comparatif des bookmakers crypto permet d'identifier les offres disponibles et de comparer leurs conditions en toute transparence. Comme toujours, il convient de miser de manière responsable et de ne jouer que ce que l'on peut se permettre de perdre.


    Les MVP de ce début d’année :

    LeBron James – Small Forward – (LA Lakers) – 25.4 points (49.1% FG, 34.6% 3pts), 7.7 rebonds, 10.9 passes, 1.3 interceptions

    Après une 1ère saison au Lakers sans post-season (la 1ère fois pour le King) Nous retrouvons un LeBron James plus affuté que jamais et grisant les feuilles de statistiques à chaque match en frôlant les triples double à chaque sortie

    Plus passeur que jamais, Bronbron est LE meilleur passeur de la ligue avec 10,9 offrandes par match, talonné par Ricky Rubio (9,27 passes). Meilleur passeur que les meneurs purs des Lakers, son talent et sa science du jeu suffit pour le moment à les porter tout en haut de la conférence Ouest. À 35 ans il a le talent et la technique pour d’abord faire briller ses équipiers (avoir Antony Davis ça aide un petit peu, on ne va pas se le cacher) et redonner un titre au Lakers

    10ème meilleur scoreur de la ligue, ses dernières sorties sont un bijou : 31pts/13rbd/12ast contre les Suns, 17pts/8rbd/15ast contre les Pelicans, 21pts/14rbd/11ast contre les Pistons, 31pts/5rbd/5ast contre New York, 35pts/16rbd/7ast contre Dallas et enfin 19pts/3rbd/19ast contre Orlando pour la seule défaite des Lakers en ce début de Janvier. Des statistiques hors normes même pour le King pour ce mois de Janvier presque parfait (une seule défaite) ce qui explique sa 1ère place.

    Steve Gonzales – Houston Chronicle

    James Harden – Shooting Guard – (Houston Rockets) – 37.2 points (44.6% FG, 37.3% 3pts), 6.2 rebonds, 7.5 passes, 1.7 interceptions

    1er aux tirs à trois points tentés et rentrés : 5/12
    2ème au classement des pertes de balles avec 4,67.
    James Harden est omniprésent pour les Rockets (2eme temps de jeu en NBA avec 37,14 minutes, juste derrière Kyle Lowry), il est le meilleur scoreur NBA, le plus gros shooteur en volume et arrive 8eme au classement des passes décisives.

    Malgré ces statistiques stratosphériques, les Rockets sont 5èmes, des attaques où les isolations s’enchainent à une vitesse folle. Le style D’Antoni correspond à Harden qui a les clés du camion et les défenses n’arrivent que trop peu à le limiter au scoring (prise à deux de Toronto par exemple mais qui s’est conclu par une défaite des Canadiens).

    Ses dernières sorties du mois :  13 points (victoire de Portland), 41 points (Victoire de Memphis), 32 points contre les Wolves, 17 contre Oklahoma City Thunder, 41points 10 rebonds 10 assists pour la victoire contre Atlanta, et 44 points 11 rebonds 11 assists victoire contre Philly début Janvier.

    Giannis AntetokounmpoPower Forward – (Milwaukee Bucks) – 30.1 points (55.2% FG 32.4% à 3pts), 12.9 rebonds, 5.5 passes décisives, 1.2 interceptions, 1.1 contres

    Seul représentant à l’Est, on ne présente plus le grec. Il a ajouté une corde à son arc, après son mondial tronqué. En effet Giannis tire à 3 points à 32% de réussite, son meilleur pourcentage en carrière (31% en 2017/2018). En plus des pénétrations toute en puissance, ses transitions inarrêtables, Giannis a passé un vrai cap cette année. S’il réussit à être régulier à trois points et à augmenter son pourcentage, il deviendra juste indéfendable. Véritable chef de file de l’équipe, il fixe les défenses pour libérer les snipers à longue distance. Il porte les Bucks en tête de la NBA avec un bilan de 37 victoires pour 6 défaites. 

    Bilan du mois de janvier 5 victoires pour 1 défaite : 
    32 points 17 rebonds 4 assist 3/7 à 3 points 
    32 points 8 rebonds 1 assist 3/7 à 3 points 
    24 points 12 rebonds 8 assists 0/5 à 3 points seule défaite du mois 
    30 points 13 rebonds 4 assist 1/7 à 3 points
    13 points 10 rebonds 5 assists 1/2 à 3 points 
    32 points 17 rebonds 6 assists 2/4 à 3 points


    Les Sixth Men de ce début d’année :

    USA Today

    Lou Williams – Shooting Guard – (LA Clippers) – 19.7 points (43% FG, 37.9% 3pts), 3 rebonds, 6.2 passes

    Après un mois de décembre en demi-teinte, émaillé par les soucis de santé et des performances qui faisaient le yoyo, le tenant du titre s’est remis la tête à l’endroit pour démarrer l’année 2020 comme il avait entamé sa saison. Avec 24.8 points, 6.2 passes et 2.7 rebonds par match en janvier (28.2 minutes en moyenne), Sweet Lou rentabilise plus que jamais le temps de jeu que Doc Rivers lui accorde à lui et son acolyte Harrell en sortie de banc. Ce qui impressionne d’avantage ce sont ses pourcentages aux tirs : 55.3% FG dont 53.6% à longue distance et 100% d’adresse sur la ligne, le tout en prenant le même nombre de shoots (15 en moyenne). Une adresse qui s’accommode parfaitement lorsque vous croisez la route des Knicks, comme Lou qui claqua 32 points en 35 minutes avec six tentatives à trois rentrées sur dix.

    Difficile dans ces conditions de trouver des points négatifs dans la copie de Lou qui en plus d’être le troisième joueur le plus utile dans le jeu des Clippers (28.4% USG) est un joueur d’une efficacité redoutable, notamment lorsqu’il s’agit de se créer ses shoots et de les rentrer. En revanche s’il y a bien un aspect que le joueur délaisse pas mal depuis le mois de janvier c’est bien la défense. Ce phénomène, assez inattendu cette saison, pénalise fortement l’avancée des Clippers dans la Conférence, à l’image de son match face aux Grizzlies. Même si l’ancien Laker compense par son activité en attaque, entre les blessures, la gestion du temps de jeu et le manque d’automatismes, Williams, et d’une façon générale les cols bleus Clippers, ne parviennent pas à retrouver l’inspiration et le génie en défense de la saison dernière.

    Derrick Rose – Point Guard – (Detroit Pistons) – 18.1 points (49.6% FG, 31.8% 3pts), 2.4 rebonds, 5.8 passes

    À 31 ans, c’est presque une seconde jeunesse que s’offre le plus jeune MVP de l’histoire. Dans un nouveau rôle de sixième homme sous ses nouvelles couleurs de Detroit, le nouvel energizer des Pistons vient de démarrer l’année de la plus belle des manières en affichant une moyenne de 22.6 points (48.1% FG et 31.8% à 3pts), 5.7 passes et 3.3 rebonds avec un temps de jeu nettement supérieur depuis le mois de novembre. Il faut dire que la franchise du Michigan n’est pas sous son meilleur jour, avec les blessures en cascade de Griffin en début de saison à Kennard et Morris en passant par les matchs plutôt médiocres de Drummond ces dernier temps (qui doit plus penser à la période des Trades), Derrick Rose joue désormais le cadre de service pour la jeune garde des Pistons propulsée sur le devant de la scène depuis peu.

    Même avec un bilan peu reluisant, ses performances ont le mérite d’exister à l’image de sa deuxième mi-temps face aux Cavs où il va inscrire 20 points (24 au final à 9/21), dont 9 dans le dernier quart-temps pour offrir le lead à son équipe sur un jump shot avec quelques secondes restantes à jouer.

    Son style de jeu mêlant toujours altruisme et explosivité en attaque fait le bonheur de sa nouvelle franchise même s’il n’a pas plus de réussite au niveau du bilan global de son équipe malgré une contribution importante des deux côtés du terrain depuis le banc (21.5 au PER, juste derrière Drummond et 4ème Win Shares de l’équipe).

    Dennis SchröderPoint Guard – (Oklahoma City Thunder) – 18.3 points (46.7% FG, 35.9% 3pts), 3.8 rebonds, 3.7 passes

    La « Menace » est toujours bien présente dans l’Oklahoma. Après un retour fracassant du Point-Guard de Brunswick au mois de décembre, les performances de l’allemand sont redescendues en janvier tout en restant importantes pour son équipe qui vient d’enchaîner seize victoires sur leurs 22 dernières rencontres et de s’installer confortablement à la 7ème place de la Conférence. Avec 17 points (à 39.4% à 3pts), 3 rebonds et 3 passes par matchs, le sixième homme confirme encore un peu plus dans son nouveau rôle de sixième homme de luxe (avec le troisième temps de jeu de son équipe).

    Capable aussi bien de distribuer le jeu que de prendre les tirs (près de quinze en moyenne par match), Dennis peut devenir encore plus tranchant et efficace sur ses actions et dans sa prise de décision alors qu’il bénéficie d’un pourcentage élevé de ballons touchés (27.5% USG). Mais malgré tout s’il faut chercher des explications à la bonne série du Thunder, le meneur à travers son rendement apporte plusieurs éléments d’explication à cette dynamique actuelle. Et qui sait encore ce que l’ex-Hawk nous cache sous sa mèche blonde rebelle.


    Mentions spéciales :

    Montrezl Harrell – Center – (LA Clippers) – 19.2 points (57.3% FG), 7.2 rebonds, 1.9 passes, 1.1 contres

    Jordan Clarkson – Shooting Guard – (Utah Jazz) – 14.7 points (44.7% FG, 36.8% 3pts), 2.3 rebonds, 2.1 passes

    Troy Brown Jr.) – Shooting Guard – (Washington Wizards) – 10.2 points (45.2% FG, 31.3% 3pts), 6 rebonds, 2.1 passes, 1.4 interceptions


    Les Meilleures progressions de ce début d’année :

    Parce que les sophomores sont très (trop) rarement récompensés dans cette catégorie, le classement qui suit prendra les meilleures progressions de la saison en cours, indexées sur les joueurs ayant une expérience minimum de trois saisons dans la ligue.

    Alex Goodlett – Getty Image

    Terry RozierPoint Guard -(Charlotte Hornets) – 18.3 points (42.4% FG, 39.9% 3pts), 4.3 rebonds, 4.4 passes, 1.2 interceptions

    Remplacer au pied levé Kemba Walker relevait d’un défi immense pour le jeune Terry Rozier. Arrivé cet été dans la peau du nouveau chef de file d’un effectif en cure de rajeunissement, l’adaptation de l’ex-Celtic est plutôt longue et laborieuse. Mais depuis le mois de janvier, Rozier cartonne au scoring. Repositionné depuis quelques temps au poste 2 au côté de Devonte’ Graham, la recrue phare des Hornets affiche une moyenne à la hauteur de son nouveau statut : 23.4 points (47% FG dont 45.7% à 3pts), 3.8 rebonds, 4.8 passes et une interception, le tout en un peu plus de 37 minutes de jeu. Plus adroit et plus entreprenant en attaque, Terry Rozier n’a en revanche goûté qu’à très peu de victoire depuis Noël (deux seulement).

    Terry Rozier a désormais tout le loisir de tirer en se souciant moins de la distribution du jeu et des critiques du début de saison. Néanmoins cette nouvelle approche ne fait pas encore l’unanimité. Embourbés en fin de deuxième moitié de tableau à l’Est, les Hornets connaissent la période la plus compliquée de ce début de saison et ce ne sont pas les performances récentes de T-Ro qui change quoique ce soit au problème. Malgré sa progression dans l’adresse, Rozier devra sûrement faire d’avantage et endosser la responsabilité du jeu des Hornets, mais le peut-il vraiment ?

    Serge IbakaCenter – (Toronto Raptors) – 15.1 points (50.3% FG, 37.3% 3pts), 8.5 rebonds, 1.2 passes, 0.9 contre

    Certes ses performances ne remontent pas qu’au mois de janvier, mais nous tenions à mentionner le pivot des Raptors. Au-delà d’une place de titulaire qu’il a récupéré depuis la blessure de Marc Gasol en décembre dernier, Ibaka affiche une forme resplendissante au point de remettre en cause le statut de leader de son compatriote Marc Gasol. Souvent apprécié pour son profil défensif mais plus sous-estimé pour son impact offensive, l’ex-Thunder tourne à 19.3 points, 10.7 rebonds et une passe et un contre par match en 2020 avec des ratios aux tirs honorables. Ibaka est par ailleurs devenu le premier joueur depuis Chris Bosh à avoir enchaîné huit double-doubles consécutifs, sa plus longue série en carrière. Alors est-ce que Serge mérite une place de titulaire ?

    Difficile de nier l’impact statistique du joueur. Même en sortie de banc cette saison, Ibaka a toujours su s’illustrer dans le rôle de doublure de Gasol, une alchimie que Nick Nurse ne souhaite sûrement pas voir s’étioler en deuxième partie de saison. Pourtant il faut reconnaître que l’efficacité offensive et défensive du joueur est similaire à l’ex-Grizzly malgré un temps de jeu inférieur. L’explication peut se trouver non pas sur l’efficacité mais la création des deux intérieurs qui met davantage en évidence Gasol par son altruisme et son QI Basket globalement plus utile et adapté au jeu des Raptors. Le rôle d’Ibaka tient plus d’un profil de replaçant plus scoreur et autant défensif (49.7% d’adresse chez ses vis-à-vis), ce qui permet aux Raptors d’être l’une des meilleures défenses de la ligue.

    Jordan McRaeShooting Guard – (Washington Wizards) – 13.8 points (43.4% FG, 42.5% 3pts), 3.5 rebonds, 2.9 passes

    Jordan McRae est revenu libéré depuis la fin décembre. Après avoir subi une opération pour une blessure au doigt qu’il traînait depuis fin octobre, il faut croire que les chirurgiens ont également décoincé le joueur. Dans un style de jeu décomplexé, McRae tourne désormais à 19.5 points, 4.9 rebonds et 3 passes par match depuis son retour, soit plus du double de points inscrits par rapport au mois de novembre ! Titularisé pour la première fois début janvier, l’arrière de 28 ans confirme qu’il peut prendre feu très souvent (35 points, 5 rebonds et 4 passes face à Portland) et contribuer aux derniers succès des Wizards.

    Le joueur est surtout devenu une valeur sûre derrière l’arc (42.5% d’adresse) en tentant de plus en plus sa chance de loin. Pour relativiser cette belle dynamique il est inutile de dire que le champion NBA (oui oui) a bien trouver sa place dans l’effectif de Washington. Pas vraiment concerné par la chose en défense, le joueur compense par son efficacité (4ème au PER) et son profil 2/3, des postes qui mis à part Bradley Beal restent faiblement fournis.


    Mention spéciale :

    Kyle Kuzma – Power Forward – (LA Lakers) – 12.9 points (43% FG, 34.2% 3pts), 3.8 rebonds, 1.1 passes


    Les Sophomores de ce début d’année :

    Si la NBA honore chaque année, depuis 1953, ses novices, en récompensant notamment le meilleur rookie d’une cuvée, les Sophomores sont les laissés-pour-compte des distinctions et autres trophées conçus par la ligue. C’est la raison pour laquelle Clutch Time souhaite réparer cette erreur en récompensant à sa manière ces jeunes encore en pleine éclosion.

    Luka DončićPoint Guard – (Dallas Mavericks) – 28.8 points (46.6% FG, 31.7% 3pts), 9.8 rebonds, 9 passes, 1.1 interceptions

    Glenn James Getty Image

    Pour ce premier bilan sur les joueurs sophomores, difficile de passer à côté du phénomène ambiant de la ligue. À même pas 21 ans, Dončić explose tous les compteurs et records de précocité. De ses triples-doubles au nombre de paniers à trois points sur un seul match en passant par les mentions de Jordan, LeBron ou encore Robertson, le slovène vit un rêve américain à une allure bluffante. Il est également en tête des votes pour le All-Star Game qui se tiendra à Chicago le 16 février prochain, en prenant soin de reléguer James Harden, Damian Lillard ou encore Stephen Curry à plusieurs millions de votes d’écart.

    Ce mois-ci, le meneur des Mavs est encore stratosphérique. 28 points (45% FG dont 32.3% à 3pts), 10.8 rebonds et 9.4 passes par match, le gamin de Ljubljana a su remettre l’équipe texane sur les bons rails ces derniers jours avec notamment un triple-double inédit face à Sacramento (25-15-17). Il doit encore trouver un juste équilibre avec son adresse et être plus rigoureux sur ses choix de passes afin d’éviter des pertes de balle toutes bêtes. Mais qu’y a-t-il de critiquable encore chez un joueur, avec si peu d’expérience, meilleur élément de sa franchise (3ème PER de la ligue), parmi les leaders dans plusieurs catégories statistiques majeures et dont le nom revient sans cesse dans les discussions pour le trophée du meilleur joueur de la saison ?

    Shai Gilgeous-AlexanderPoint Guard – (Oklahoma City Thunder) – 20 points (47% FG, 35.2% 3pts), 5.7 rebonds, 3 passes, 1.2 interceptions

    Voilà encore un autre sophomore qui aurait amplement mérité de figurer parmi les meilleures progressions de l’année. Depuis son arrivée dans l’Oklahoma, le canuck a définitivement pris les rênes de cette équipe du Thunder qui détonne et surprend semaine après semaine. Depuis janvier, le meneur se présente avec une moyenne de 20.8 points (53.8% FG), 8 rebonds, 3.5 passes et 1.3 interceptions. Avec un temps de jeu et des responsabilités décuplés, le jeune SGA n’est pas étranger à la forme actuelle de son équipe (16 victoires pour 7 défaites depuis décembre). Il faut dire que l’ex-Wildcats est bien loti niveau apprentissage puisqu’il côtoie depuis cette saison un certains Chris Paul avec qui il forme un back-court très complémentaire comme face à Brooklyn le 7 janvier dernier, rencontre durant laquelle le duo improbable va inscrire 50 points (victoire 111 à 103).

    Parmi les performances notables ce mois-ci, on peut noter son incroyable premier triple-double en carrière claqué face aux Timberwolves, 20 points, 20 rebonds et 10 passes… une première depuis le Shaq’ (1993) pour un sophomore. Alors certes le joueur reste perfectible, principalement à trois points, les tirs en pull-up et dans l’animation offensive, domaine qui revient logiquement dans les mains de CP3, mais comme pour Dončić, SGA représente déjà le présent de sa franchise tant son impact et sa progression sont impressionnantes et nul doute qu’il devrait assez rapidement figurer parmi les futurs All-Stars d’ici deux à trois ans.

    Jaren Jackson Jr.Center – (Memphis Grizzlies) – 18 points (48.2% FG, 41.5% 3pts), 4.9 rebonds, 1.5 passes, 1.5 contres

    Si Memphis n’a d’yeux que pour son nouveau maître à jouer de 20 ans, un autre joueur peut lui tenir la dragée haute, Jaren Jackson Jr qui depuis le début de la saison joue quasiment d’égal à égal avec son partenaire à la mène. Encore plus jeune que Morant, JJJ pour l’acronyme (ou les plus flémards d’entre nous) a démarré sa saison doucement pour atteindre finalement son pic de forme en décembre avec plus de 20 points et 4 rebonds, tandis que Morant était légèrement sur le déclin. En janvier Jackson Jr. a tenu le même rythme de croisière avec 19.7 points, 5.4 rebonds mais surtout 1.4 passes, une interception et 2 contres par match avec un temps de jeu qui ne dépasse même pas les 30 minutes. Un vrai touche-à-tout !

    Un des grands points forts de l’intérieur c’est son incroyable adresse derrière l’arc (à 50%) depuis le mois de janvier. Le joueur prend en moyenne plus de six tirs par match ce qui le place comme le joueur qui tente le plus sa chance de loin mais également comme le plus adroit de sa franchise, avec un arsenal de tirs très varié, allant des pick-and-pop, step-back, tirs en transition et en mouvement… peu importe la manière dont Jackson tire, il fait mouche ! L’esprit Grit And Grind illustre parfaitement la mentalité du joueur et de l’effectif de Memphis cette saison.

    Mentions spéciales :

    Trae Young – Point Guard – (Atlanta Hawks) – 29.1 points (44.2% FG, 36.9% 3pts), 4.5 rebonds, 8.5 passes, 1.2 interceptions

    Devonte’ Graham – Point Guard – (Charlotte Hornets) – 18.7 points (37.8% FG, 38.7% 3pts), 3.7 rebonds, 7.7 passes, 0.9 interception

    DeAndre AytonCenter – (Phoenix Suns) – 16.8 points (55.8% FG), 12 rebonds, 1.8 passes, 1.6 interceptions


    Les Coachs de ce début d’année :

    Getty Image

    Quin Snyder (Utah Jazz) – 28 victoires 13 défaites

    Snyder a la pression cette année. Il récupère un meneur plein d’expérience pour passer un cap en playoffs, un Donovan Mitchell en progression constante depuis qu’il est dans la grande ligue…mais l’intégration-cohabitation avec Mitchell a du mal à se faire. Le Jazz n’avait pas retrouvé sa défense qui a fait son succès ces dernières saisons. 

    Mais depuis fin décembre début janvier, le coach a trouvé les mots et les rotations pour faire évoluer Utah à son niveau. Une défense de fer retrouvée, un Gobert précieux des deux côtés du terrain, Mitchell au four et au moulin, et voilà Utah qui arrive à la 4ème place de la conférence Ouest avec un bilan de 7 victoires et 1 défaite sur le mois de janvier. L’intégration de Clarkson, arrivé courant janvier permet d’avoir une solution offensive (14 points en moyenne) fiable en sortie de banc

    Reste à concrétiser tout ça sur la longueur en intégrant Conley (blessé depuis …) et pour finir 1er de la Division devant Denver (29-12). 

    Billy Donovan (Oklahoma City Thunder) – 23 victoires 18 défaites

    Depuis son arrivé dans l’Oklahoma, Billy Donovan a toujours dû gérer de gros égaux (Westbrook, Paul George, Carmelo Anthony…) une chance d’avoir des joueurs de ce calibre mais aussi des difficultés pour trouver une alchimie sur le terrain. Cette année le coach a pu créer un vrai collectif grâce au trade de Westbrook et de Paul George. Les arrivés de Shai Gilgeous-Alexander, Gallinari et CP3 se concrétisent par l’explosion du sophomore drafté par les clippers 20 points par match, l’ailier italien le suit de près avec 18 points par match. Chris Paul quant à lui est présent pour plier les matchs grâce à son expérience (16,5 points par match).

    Pour sa deuxième saison a OKC, Schröder a trouvé sa place en sortie de banc (18 points par match). Un Steven Adams toujours aussi solide avec un double-double de moyenne (12 points et 10 rebonds par match). Oklahoma qui devait être en reconstruction est à la 7eme place de la conférence Ouest avec un bilan positif (23-18). Personne ne les attendait là, sauf peut-être Billy…

    Taylor Jenkins (Memphis Grizzlies) – 19 victoires 22 défaites

    En pleine reconstruction depuis le trade de Mike Conley, un coach rookie, un meneur rookie drafté à la 1ère place. Voilà les ingrédients du début de saison pour une équipe jeune qui pourrai être performante dans quelques saisons. Mais voilà que le coach a réussi à créer une alchimie et un collectif qui fait apparaître les Grizzlies au 8ème spot de la conférence. Ja Morant est déjà prêt pour la NBA, son explosivité rappelle Westbrook, Jaren Jackson Jr. intérieur sophomore continue sa progression et impressionne également en début de saison.

    Un collectif bien huilé qui permet à des joueurs secondaires de briller (Crawder contre les Clippers), c’est ce collectif qui a surpris toute la NBA avec un bilan de 19 -22 et une 8eme place à l’ouest. Un bilan de 5 – 1 en ce mois de janvier confirme la bonne saison des Grizzlies. Taylor Jenkins a réussi à créer un fond de jeu avec ces oursons. La saison est encore longue, elle va se jouer après le All-Star break …


    Les Trophées by Clutch Time :

    Le Trash Talk du mois : Jimmy Butler X TJ Warren

    Jimmy Butler et TJ Warren un duel de choc…une embrouille lors du match qui opposait Indiana à Miami le 8 octobre dernier et qui se poursuivra même en interview d’après match. Tout commence par un 1er accrochage au 3ème quart-temps lorsque TJ commet une faute sur Butler qui s’en va vers le panier. Jimmy Bucket ne se laisse pas faire et répond verbalement et physiquement à l’ailier des Pacers. S’en suit une intervention rapide et musclée des arbitres et des joueurs pour séparer les deux fauteurs de troubles

    https://www.youtube.com/watch?v=2F2PdBOYVV0

    Après deux fautes techniques pour l’un comme pour l’autre, Warren va en rajouter une couche lorsque Butler sera sifflé pour faute offensive sur Warren qui se permet de railler à nouveau le numéro 22 du Heat. Les arbitres infligent alors une 2ème faute technique au Pacer synonyme d’exclusion. Alors que ce dernier s’en retourne au vestiaire, Jimmy Butler en profite pour lui adresser une délicate attention à laquelle TJ Warren va lui répondre bien poliment.

    Déclaration d’après-match :

    La NBA a vite réagi avec des amendes de 25.000 $ pour TJ Warren et 35.000 $ pour Jimmy Butler et l’ensemble de son œuvre ( interview et post Instagram), une situation très peu appréciée généralement dans les instances de la ligue.


    Le Pétage de plomb du mois : Kevin Love

    Après s’être passé les nerfs sur une chaise (qui n’avait rien fait de mal), le beau gosse des Cavs, et un des plus gros contrats de la franchise, a de plus en plus de mal à supporter son jeune coéquipier Collin Sexton, qui « dirige » le jeux de la franchise pas toujours comme il le souhaiterait.
    Même si officiellement, lors des déclarations d’après match ou sur Instagram, Kevin Love ne donne que de l’amour à son coéquipier Colin Sexton, sur le terrain c’est autre chose. En voici quelques images

    https://www.youtube.com/watch?v=6fYmg5MprzU
    https://www.youtube.com/watch?v=CFhrmci10Bw

    L’intérieur ne cache pas son mal être sur le terrain, et la question qui reste sur toute les lèvres est : verra-t-on un autre visage de la part du joueur dans quelques semaines ou un trade se dessinera-t-il pour les Cavs et Kevin Love avant la trade deadline ? Affaire à suivre


    Le cassage de cheville du mois : Ja Morant

    On avait quitté Ja Morant à Noël avec un bien vilain cross de la part du malicieux Marco Belinelli (San Antonio Spurs) sur le jeune rookie des Grizzlies. Même si le joueur s’est bien relevé depuis, confirmant un peu plus chaque semaine son potentiel et un statut de futur ROY, le gamin de Murray State nous a rappelé à quel point ses qualités athlétiques et son sens du déplacement et de l’anticipation surpasse déjà pas mal de joueur middle-class de la ligue.

    Pour démarrer l’année comme il se doit, le meneur de jeu s’est offert l’un des crossovers les plus dévastateur de la saison à n’en pas douter, sur l’arrière des Clippers, Jerome Robinson. La suite se passe de commentaire.

    https://www.youtube.com/watch?v=yStBLchInMw
    Youtube – Memphis Grizzlies

    Le Trophée ad vitam æternam : David Stern

    C’est malheureusement une année qui a très mal débuté pour la grande famille du basket. Le 1er Janvier dernier, nous apprenions la disparition du mythique et non moins controversé ex-commissaire général, David Stern, qui nous a quitté à l’âge de 77 ans, dont trente années passées à la tête de la ligue nord-américaine (1984-2014). Pour celles et ceux qui ignoreraient encore tout de son parcours, Stern fut sûrement l’un des plus grands commissaires du sport aux États-Unis aux côtés de son prédécesseur Larry O’Brien ou encore de Pete Rozelle en NFL. Voici quelques dates clés de la NBA sous le règne de l’avocat new-yorkais :

    1984 : Stern n’a alors que 42 ans et il est nommé à la présidence de la ligue pour succéder à son mentor Larry O’Brien. Il reprend alors une ligue en déficit, tiraillée entre les problèmes de drogues et de racisme mais surtout qui n’arrive plus à remplir ses salles. David Stern décide alors d’instaurer le fameux Salary Cap afin de pénaliser les équipes qui dépensent leur revenus à tord et à travers. Résultat la ligue est devenue en quelques années une véritable machine à cash, brillamment incarnée par une génération dorée, autour de Magic Johnson, Larry Bird et rapidement Michael Jordan qui sera drafté cette année-là.

    De 1988 à 1995 : À la fin des années 80, Stern décide d’élargir le nombre de franchises en s’ouvrant à de nouveaux marchés. La NBA s’installe d’abord en Floride et en Caroline du Nord avec le Heat de Miami et les Charlotte Hornets, avant de créer deux nouvelles franchises à Orlando (Magic) et Minnesota (Timberwolves). En 1995, après la première retraite de Jordan, la ligue s’attaque au marché canadien et décide de créer non pas une mais deux franchises basées à Vancouver (Grizzlies) et Toronto (Raptors). La première déménagera en 2002, laissant les Raptors, seuls représentant du pays à la feuille d’érable.

    Tony Parker lors de la draft 2001

    1992 : C’est probablement l’un des plus grands tour de force réalisé par le new-yorkais. Dans l’optique d’internationaliser la ligue et son attractivité par-delà les continents, Stern encouragera fortement les stars de l’époque à représenter la Team USA Basket aux Jeux d’été de Barcelone. La Dream Team championne olympique avec Jordan, Bird, Johnson, Barkley… devient alors très rapidement un phénomène mondial et reste un symbole du basket de nos jours. Stern cherchera aussi à diffuser l’image de la NBA partout dans le monde en modernisant notamment l’offre de divertissement via le All-Star Week-end et les Playoffs NBA.

    1996 : David Stern veut miser sur la domination internationale des basketteuses américaines, alors triples championnes olympiques et cinq fois championnes du monde, en créant la WNBA. Cette ligue professionnelle verra notamment Cynthia Cooper, Lisa Leslie, Sheryl Swoopes, Diana Taurasi et Candace Parker devenir les figures de proue de la ligue dans les années 2000. Parmi les joueuses étrangères à avoir porté les couleurs d’une franchise américaine, plusieurs d’entre elles ont eu une belle carrière à l’image de l’australienne Lauren Jackson, de l’espagnole Sancho Lyttle ou encore la française Sandrine Gruda.

    1998 et 2011 : Malgré plusieurs coups de maître dans sa carrière, Stern a du également encaisser les critiques notamment lors des lock-out de 1999 et de 2011. Opposant syndicat des joueurs et dirigeants des franchises, le patron de la ligue fut longtemps pointé du doigt pour sa gestion chaotique des négociations autour des revenus de la ligue et du Salary Cap qui vont entraîner des saisons raccourcies. On oubliera pas non plus l’épisode de Chris Paul et du véto posé par Stern, alors propriétaire par intérim des New Orleans, sur un transfert du meneur des Hornets en 2011 vers les Lakers qui fait encore beaucoup parler de nos jours.

  • 1994-1995: Dana Barros, le shooteur propre

    1994-1995: Dana Barros, le shooteur propre

    Le 13 avril 1967, Dana Bruce Barros voit le jour dans la ville de Boston. Il effectuera toutes ses classes basketballistique au Massassuchets, d’abord au lycée Xaverian Brothers de Weswood puis aux Eagles de Boston en NCAA.

    Il entre en NBA à l’âge de 23 ans, en 1989. Dana est drafté à la 16ème place par les Supersonics de Seattle, la franchise de Gary Payton.

    Son profil:

    Du haut de ses 1m80, Dana Barros est ce qu’on appelle un meneur de poche. Sa qualité au scoring est indéniable et son shoot à 3 points son arme la plus redoutable. Dana est également très agile, athlétique, et peut se faufiler quasiment partout gràce à son gabarit, ce qui lui permet de réaliser quelques jolis steals dans les mains des grands.

    Débuts en NBA:

    Pour sa première saison, Barros sort du banc et joue plus souvent au poste d’arrière. Le poste de meneur est quant à lui géré par Gary Payton, bien meilleur playmaker que Dana. Il tournera à 9,7 points et 2,5 assists de moyenne sur cette exercice. Dana restera 4 ans à Seattle, ou il ne dépassera pas les 10 points de moyenne sur une saison.

    Mais, c’est bien la suite qui nous interresse. En 1993, Barros est envoyé à Charlotte puis aux 76ers de Philadelphie dans la foulée. Dana se voit enfin comme un joueur important d’une franchise NBA. Il jouera 31 minutes de moyenne pour sa première saison en Pennysylvanie et tournera à 13,3 points et 5,2 assists de moyenne. Cela est prometteur pour la suite et Dana ne nous décevera pas…

    Saison 1994-1995: L’exercice référence

    Lors de cette saison, Dana Barros éclaboussera la NBA de son talent. Il se montre d’une efficacité redoutable avec une réussite de 49% aux tirs et de 46,4% à 3 points (!).Il établira un record ,en grande parti réalisé lors de cette saison, de 89 matchs consécutifs en ayant scoré au moins un tir à 3 points par rencontre ( record qui sera battu par Kyle Korver en 2013). Sa saison est marqué par des performances plus lumineuses que d’autre:

    Mars 1995, les 76ers de Dana affronte les Rockets d’Olajuwon et Clyde Drexler. Un bon moment pour Dana de faire valoir son talent. 50 points, 8 rebond pour le meneur d’1m80… Je vous laisse admirer:

    https://www.youtube.com/watch?v=Ti5eUTrb5us

    Dana nous remontrera tout l’étendu de son art et de son talent encore une fois quelques semaines plus tard avec un triple-double magique face à Orlando (25 points, 10 rebonds et 15 assists). Mais, la consécration viendra réellement de sa nomination au All-Star Game suite à sa saison fantastique et augain du trophée du most improved player ( meilleure progression) !

    En 1995, Dana est au époustouflant les espoirs sont placés hauts .Il est agent libre à la sortie de cette saison et décide de revenir dans sa ville natale. Il rejoint les Celtics. La marche sera-t-elle trop grande ?

    La suite

    Dana Barros ne retrouvera plus ce niveau de 95 même si il restera tout de même un bon joueur NBA. Il ne réatteindra plus les 20, ni même les 15 points de moyenne malgrès tout de même deux jolies saisons aux Celtics avec 13 pet 12,5 points de moyenne. Il passera par les pistons avant de terminer sa carrière en 2004 à Boston, là ou tout a commencé. Dana est aujourd’hui consultant pour la chaine New England Sports Network.

  • Le carnet des rookies 2.0

    Le carnet des rookies 2.0

    Chaque semaine Clutch Time vous propose un petit focus sur les rookies afin de faire le point sur les bonnes ou mauvaises performances des débutants.

    NBA.com

    La plupart des franchises ont bientôt joué la moitié de leur saison 2019-20. Des tendances se dégagent avec des ambitions affichées pour certaine équipes tandis que d’autres préparent déjà la prochaine saison. Les rookies sont d’avantage concernés afin de les impliquer au maximum et de les faire grandir. Voici notre bilan de la semaine, le rapport 2.0. (les statistiques sont arrêtées au 15/01/20)


    Dans le Cinq Majeur : le meilleur est à venir

    Joe Camporeale-USA TODAY Sports

    Ja Morant, PG, Memphis Grizzlies : 35m, 18pts, 3.5rds, 6.9pds

    La décennie ne pouvait pas mieux démarrer pour les Grizzlies ! Une série de six victoires et voilà que cette rafraîchissante équipe se pointe à la 8e place de leur conférence. Coach Jenkins semble avoir réussi à imprimer un jeu collectif affirmé par leur meneur rookie. Depuis le retour de Morant, Memphis présente la meilleure moyenne de passes décisives par match et truste le haut du classement dans de multiples catégories. Les dirigeants des Grizzlies ne pouvaient pas mieux espérer en draftant ce jeune meneur en provenance de Murray State. Sa cote ne fait que progresser au point d’être dans le top 10 des votes pour le All-Star Game chez les arrières à l’ouest. Nous l’avions évoqué dans le carnet de la semaine dernière, Ja Morant maîtrise de plus en plus le jeu collectif et le rythme à imposer en attaque avec une moyenne de passes décisives en hausse depuis fin décembre et un record avec 14 caviars lors de la victoire contre les Warriors.

    Certes, le pivot Jonas Valenciunas est celui qui est le plus visé par Morant (22,6% des passes lui sont destinées, via NBA.com), mais c’est bien la combinaison entre les deux pépites de la franchise qui nous intéresse. Le staff n’hésite pas à les placer sur des situations de pick’n’pop lors du money time contre Minnesota. Ja Morant a les qualités athlétiques pour pénétrer vers le cercle, et changer complètement de plan afin d’envoyer le ballon vers un Jaren Jackson Jr. ouvert et toujours aussi saignant à 3pts. Mieux, dans un match compétitif contre les Spurs, Ja et JJJ nous offrent un pick’n’roll bien exécuté.

    Cette semaine, Morant nous a (encore) démontré ses qualités de leader et de meneur de jeu, avec une performance magistrale dans la victoire contre Houston avec 26 points (10/11 aux tirs) 8pds et un step back 3 clutch en fin de partie. Ja est un excellent showman, qui ne peut que grandir dans les années à venir.

    Darius Garland, PG, Cleveland Cavaliers : 41m, 12.3pts, 2rds, 3.6pds

    Voici le rayon de soleil dont les Cavs avaient tant besoin en raison d’une saison chaotique. Entre les états d’âme de certains joueurs et les nombreuses critiques plus ou moins judicieuses sur le coach John Beilein, le rookie est en train de s’épanouir. Un joueur de 19 ans, qui, n’oublions pas, n’a joué seulement que cinq matchs en NCAA la saison passée. Sur ses derniers matchs, Garland semble mieux maîtriser les subtilités du jeu sur pick’n’roll, avec un tempo modéré, une utilisation des feintes, du changement de rythme, et garde toujours un oeil pour le coéquipier démarqué. Tout cela donne des situations intéressantes que les Cavs seraient bien inspirés d’utiliser plus régulièrement. Son dernier match chez les Clippers confirme ses qualités de distributeur avec un record de 10 passes décisives. Le meneur ne semble pas forcer et possède indéniablement un bel arsenal offensif. Il l’a démontré en scorant 8 points en 1’45 », permettant ainsi à son équipe de remonter un déficit de 10 points en toute fin du 3e quart-temps.

    C’est lors de la victoire surprise à Denver que le meneur nous a gratifié de sa performance la plus complète et surtout en étant clutch. Avec 18 points et 8 passes décisives, il fluidifie le jeu de son équipe avec des drives suivis de bonnes passes in the paint. Lors des dernières minutes du 4e quart-temps, le rookie va se jouer de Gary Harris et de Nikola Jokic sur ce drive inside avec deux points cruciaux. En fin de match, il va achever les Nuggets sur un mismatch remporté face au pivot Mason Plumlee grâce un shoot sur une jambe.

    N’y aurait-il pas un peu de Chris Paul sur cette action…

    R.J. Barrett, SG, New York Knicks : 40m, 14.3pts, 5.3rds, 2.5pds

    Les Knicks possèdent le 14e bilan à l’Est et cela ne les empêche pas de penser à effectuer des moves avant la trade deadline. Avec un roster rempli d’ailiers/intérieurs de 2.06m, le front office s’active sur le marché des transferts. En attendant, il y a un 3e choix de draft à faire progresser ! Récemment, le staff des Knicks lui a accordé un temps de jeu plus régulier. Barrett profite du parquet au moins 27 minutes par rencontre depuis six matchs. Une stabilité qui ne sera pas du luxe dans une franchise toujours aussi complexe. Sur les cinq derniers matchs, l’ancien de Duke tourne à 18.4 points par matchs, avec une adresse légèrement plus attrayante en comparaison avec son début de saison (47.7% aux tirs, 77.1% aux lancers-francs). Malgré une belle performance contre Milwaukee (5/7 à 3pts), le chantier sur le tir à 3pts est toujours aussi conséquent (25%). Le tir sur catch and shoot (40.9%) ainsi que sur pull up (37.5%) ne sont pas encore à placer dans son répertoire (sur les cinq derniers matchs, via NBA.com).

    Les points positifs se situent de l’autre côté du terrain. Coach Miller semble avoir mis au défi Barrett de mettre en avant ses qualités physiques afin d’être plus attentif et actif en défense. Chez le Jazz, le canadien avorte une tentative de alley-oop initiant ainsi une contre-attaque.

    Une attitude défensive à souligner également contre les Pelicans, et qui tend à confirmer l’évolution positive de son temps de jeu. La victoire arrachée contre Miami dimanche dernier avec 23 points en 39 minutes est le genre de performance qui force à croire en ce joueur. Peut-être que le bandeau y est pour quelque chose.

    Jarrett Culver, SG, Minnesota Timberwolves : 38m, 9.3pts, 3.7rds, 2.1pds

    Karl-Anthony Towns est toujours absent, Andrew Wiggins est redevenu Andrew Wiggins, et voici que notre rookie de 20 ans ne quitte plus le cinq de départ depuis le 28 décembre 2019. Un temps de jeu qui ne descend pas en dessous des 28 minutes depuis huit matchs et des statistiques en hausse : 15.8pts, 5.4rds, 2.4pds, 1.2ints sur les 5 dernier matchs (via NBA.com). Si l’arrière n’a pas encore trouvé la bonne formule concernant son tir extérieur, des progrès sont à noter avec un joli 3/6 à 3pts à Houston.

    Avec un tir extérieur pas encore fiable, Culver n’a pas peur d’aller chercher ses points dans la raquette et d’affronter les pivots de la ligue comme ce fut le cas contre Hassan Whiteside.

    Une agressivité en attaque qui devrait nous offrir de plus en plus ce genre de dunk.

    https://twitter.com/Timberwolves/status/1215475099006111744

    Son début d’année 2020 est prometteur, Zach Lowe de ESPN n’oublie pas de l’évoquer dans son article. L’ancien de Texas Tech progresse à vue d’œil dans son agressivité en attaque et dans ses efforts défensifs. Lors de la lourde défaite à Houston, Ryan Saunders a profité du garbage time afin de placer Culver en tant que meneur. Avec un lineup composé de Bell, Reid, Okogie et Bates-Diop, il fut chargé de monter la balle et d’organiser le jeu. L’expérience fut mitigée mais cela ne reste qu’un essai. Culver est donc passé en laboratoire, il n’y a plus qu’à améliorer le prototype.

    Sekou Doumbouya, SF, Detroit Pistons: 14m, 6.9pts, 3.1rds, 0.4pd

    Le plus jeune joueur de la ligue est en train d’éclore devant nos yeux ! Le contexte oblige le coach Dwane Casey à donner du temps de jeu au français, mais il n’oublie pas non plus de le féliciter.

    « Ce jeune homme est en train de mériter ses minutes » affirme Casey

    Dwayne Casey en interview sur la Fox

    Doumbouya est le 7e meilleur scoreur chez les rookies avec 12.4 points sur les cinq derniers matchs (via NBA.com). Avec 5/8 à 3pts sur les trois dernières rencontres, le rookie a developpé un shoot longue distance intéressant et notamment dans le corner.

    Les défenses ne pourront pas l’ignorer longtemps, d’autant plus qu’il peut jouer sans ballon, comme ce fut le cas contre New Orleans. De l’autre côté du terrain, l’ailier de 2.06m a encore du mal à rester devant des joueurs plus petits et n’est pas encore assez dissuasif dans la raquette. Il faut rappeler que l’ancien de Limoges n’a que 14 matchs dans les jambes, ce qui peut expliquer ses 4.4 fautes de moyenne sur les cinq derniers matchs. Un aspect du jeu qui devrait être rapidement corrigé avec l’accumulation de matchs, et puis, pourquoi pas voir prochainement un Sekou déterminant en défense et remonter tout le terrain pour scorer.


    Ils sont toujours dans le cinq :

    Kendrick Nunn, PG, Miami Heat : 39m, 15.4pts, 2.7rds, 3.6pds

    • 20pts, 9/15 aux tirs, à New York, 12/01

    P.J. Washington, PF, Charlotte Hornets : 38m, 12.4pts, 5.5rds, 2pds

    • 20 pts, 11rds, 3/6 3pts, à Portland, 13/01

    De’Andre Hunter, SF, Atlanta Hawks : 40m, 12pts, 3.7rds, 1.7pds

    • 15 points contre Phoenix le 15/01

    Allez, encore 2′ et faites-les rentrer sur le terrain

    Michael Reaves/Getty Images)

    Tyler Herro, SG, Miami Heat : 37m, 13.4pts, 4.4rds, 2.2pds

    Bien que toujours dangereux dans le money time, le rookie a vécu une semaine mitigée. Que se soit sur le plan collectif (1v-2d) ou bien sur le plan individuel: 9 points dans la défaite à Brooklyn et une adresse peu reluisante dans la défaite à New York : 5/12 aux tirs. Néanmoins, l’arrière reste un délice à voir jouer en attaque. Dans la victoire dans l’Indiana, Herro a établi un nouveau record de précocité dans l’histoire du Heat avec un 3e match avec 5 tirs à 3pts marqués. Spoelstra et son staff n’hésitent pas à lui concevoir des systèmes pour lui libérer de l’espace afin de dégainer comme lors d’un main à main suivi d’un écran avec Meyers Leonard, mais le rookie peut très bien se créer tout seul de l’espace en déstabilisant son adversaire.

    En revanche, l’axe de travail reste la défense. Herro possède le 3e plus mauvais chiffre de son équipe en terme de « defense rating », soit le nombre de points encaissés sur 100 possessions (via NBA.com).

    Coby White, PG/SG, Chicago Bulls : 40m, 11.5pts, 3.5rds, 2.2pds

    Le rookie des Bulls est d’une inconstance « J.R. Smithesque ». Capable de prendre feu de loin comme face à Indiana (23 points, 5/9 à 3pts ), White peut aussi connaître de réels trous d’air (6 points et 0/4 à 3pts à Boston). Sur le terrain, White est toujours à la recherche d’une bonne position de tir à 3pts ou bien un pull up au niveau de la ligne des lancers-francs, et cela au détriment du jeu collectif (une seule passe décisive et 17 tirs tentés contre Indiana!). Mais le potentiel est là, et le joueur peut mener une offensive et proposer une belle passe pour le coéquipier démarqué.

    En se penchant sur le pourcentage de ses passes, on se rend compte que l’arrière ne combine pas beaucoup avec ses intérieurs. Les coéquipiers les plus ciblés sont dans l’ordre: Thaddeus Young, Zach LaVine, Kris Dunn, Ryan Arcidianoco et Tomas Satoransky (via NBA.com). Il faut descendre à la 6e et 7e place pour y trouver les deux intérieurs prometteurs et essentiels de cette jeune équipe : Lauri Markkanen et Wendell Carter Jr. Tout en sachant que le 4e lineup le plus utilisé par les Bulls est constitué de White, Markkanen, Carter Jr, LaVine et Satoransky avec un différentiel de -14,7 sur le terrain !

    Le staff des Bulls serait bien inspiré de développer l’alchimie entre leur arrière de 19 ans et le duo Markkanen – Carter Jr. sur des situations de pick and roll. Sur la vidéo ci-dessous, on assiste à deux actions avec Coby White combinant avec Luke Kornet sur pick and roll et en transition.

    Maintenant, imaginez le remplacement de Kornet par Carter Jr dans la 1ere vidéo et par Markkannen dans la 2e tout en augmentant la fréquence de ces situations de jeu….

    Jaxson Hayes, C, New Orleans Pelicans : 38m, 8.7pts, 4.7rds, 0.9pd

    Le 8e choix de la draft 2019 fait partie intégrante du renouveau des Pelicans. La franchise est sur une belle série de 8v-3d, l’intérieur en a profité pour caler deux matchs en double double (14pts, 12rds et 18pts, 10rds), une performance jamais atteinte pour un joueur aussi jeune dans l’histoire des Pelicans. Jaxson Hayes s’est révélé être une réelle solution sur pick and roll en tant que poseur d’écran. Il va pouvoir régaler les fans avec des wagons de alley-oop.

    Une tendance se dégage sur les récentes rencontres, une connexion s’est établie entre les deux rookies Jaxson Hayes et Nickeil Alexander-Walker.

    Pas surprenant que son record de points en carrière ait été réalisé contre Boston (20 points). Hayes a montré qu’il était capable de finir près du cercle malgré le contact, pourra-t-il continuer sur sa lancée avec le retour imminent de Zion.

    Michael Porter Jr, SF, Denver Nuggets : 30m, 5.9pts, 2.8rds, 0.4pd

    Les passages de Porter sur le parquet sont toujours très attendus. Après les belles promesses entrevues la semaine passée, la hype a légèrement diminué avec seulement 12 minutes de temps de jeu et 5 points de moyenne sur les trois dernières rencontres. L’ailier est souvent cantonné à rester dans le corner et à laisser le jeu venir à lui ce qui lui est inhabituel, comme évoqué dans l’article de Jonathan Tjarks du site The Ringer. MPJ a confié au journaliste qu’il avait la liberté de pouvoir tirer dès qu’il passait la ligne médiane au lycée. Avec l’accumulation de soucis physiques notamment au niveau du dos, Porter avoue ne plus être ce lycéen et ne se sent pas encore à 100%.

    « Je suis toujours en train de guérir. Je ne suis même pas proche du niveau où je devrais me situer. Mais je n’ai pas de douleur, ce qui est incroyable » Michael Porter Jr

    The Ringer

    Son match contre les Clippers (13pts) a eu pour effet de ranimer les espoirs placés en lui, la preuve avec cette séquence de 7 points en 1 minute.

    Toujours placé dans son corner pour le moment, l’ailier va tranquillement continuer à progresser dans le système collectif et structuré des Nuggets.


    Ils pointent enfin le bout de leur nez

    Getty Image

    Daniel Gafford, C, Chicago Bulls : 31m, 4.9pts, 2.5rds, 0.5pd

    Le pivot formé à Arkansas profite de l’absence de Wendell Carter Jr pour se montrer. Déjà trois titularisations de suite pour l’intérieur drafté en 38e position. Le match à Detroit peut être perçu comme l’une de ses meilleures performances. 14 points et 7 rebonds en 22 minutes. Il sortira pour 6 fautes mais aura réussi à faire disjoncter Andre Drummond qui sera expulsé.

    https://twitter.com/WorldWideWob/status/1216169881609166856

    Sur ce match, Sekou Doumbouya fera aussi les frais de cet intérieur tonique.

    Son activité sur le terrain n’est pas à remettre en question, l’intérieur ne traîne pas des pieds pour aller poser un écran et reste le joueur des Bulls qui conteste le plus de tirs après Lauri Markkanen (via NBA.com).

    Jaylen Hoard, F, Portland Trail Blazers : 10m, 2.4pts, 1.8rds, 0.2pd

    Cela fait trois matchs consécutifs que le français profite d’un temps de jeu significatif (16′, 16′ et 9′), les trois plus gros de temps de jeu qui lui ont été accordés jusqu’à maintenant. Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’ancien de Wake Forest avait des fourmis dans les jambes et s’impatientait de pouvoir attaquer le cercle.

    8 points en 16 minutes dans le garbage time contre Minnesota. Le français va pouvoir participer à la saison cauchemardesque des Trail Blazers.


    La frayeur de la semaine

    Alen Smailagic, SF/PF, Golden State Warriors: 9m, 4.7pts, 2.4rds, 0.9pd

    Pas de blessure à relever cette semaine, mais plutôt un attentat sur un rookie! En seulement 4 minutes passées sur le parquet, le russe a eu le temps de se faire postérizer par Kawhi Leonard.


    Par pitié ne les laissez pas tirer !

    Michael Reaves/Getty Images)

    Cameron Reddish, SF, Atlanta Hawks : 37m, 8.2pts, 3.6rds, 1.6pds

    Pas de changement pour l’ancien coéquipier de Zion. Son adresse est toujours aussi catastrophique. Contre Houston, ses cinq premières tentatives à 3pts (dont trois dans le corner) furent manquées et l’ailier finira à 1/7 à 3pts. Malgré une pointe à 20 points contre Brooklyn, Reddish finit le match avec un 6/16 aux tirs. Sa mécanique de tir semble bonne mais ses pourcentages sont horribles : 32,3% aux tirs et 26.8% à 3pts et un EFG à 38.2%. Pas de quoi s’inquiéter pour le GM Travis Schlenk, ni pour Reddish qui préfère évoquer ses progrès en défense.

    Jordan Poole, SG, Golden State Warriors : 35m, 7.2pts, 1.9rds, 1.9pds

    Voici le joueur qui a impressionné Klay Thompson lors d’une séance de tirs. Il semblerait que l’anesthésie subie par le triple champion NBA fasse toujours effet car pour le moment le rookie des Warriors possède l’un des pire EFG de sa classe avec 34.3%. Ses statistiques classiques sont encore plus alarmantes : 27.2% aux tirs et 25.6% à 3pts. Ses performances récentes ne sont guère plus convaincantes : 1/5 à 3pts contre les Clippers, 4/11 aux tirs contre Memphis. Steve Kerr peut continuer à le placer sur le terrain, avec de tels chiffres, ça ne peut que s’améliorer.


    He’s Back

    Vincent Poirier, C, Boston Celtics : 10m, 1.7pts, 1.5rds, 0.3pd

    Il l’avait annoncé lors d’une interview concernant un retour imminent, et voilà que le français refait surface dans la victoire contre Chicago le 13/01 après avoir été absent depuis plus d’un mois. Face aux Pelicans, l’intérieur finira avec 2 points (deux lancers-francs) et n’aura pas perdu de temps avec trois tirs tentés pour autant de loupés en seulement 5 minutes.

    Soon….

    Zion Williamson, PF, New Orleans Pelicans : –

    Le phénomène l’a avoué dans le podcast de JJ Redick, si cela ne tenait qu’à lui, il serait déjà sur le terrain. Les vidéos de ses dunks pre-game et ses délires avec les assistants envoyaient des signaux positifs quant à un retour imminent, et puis, enfin, la nouvelle que l’on attendait tous avec impatience, Zion devrait faire ses débuts la semaine prochaine. Il est temps de libérer la bête !


    Dix autres élèves à surveiller :

    Eric Paschall, PF, Golden State Warriors : 37m, 13.6pts, 4.4rds, 1.7pds

    Brandon Clarke, PF, Memphis Grizzlies : 35m, 12.3pts, 5.9rds, 1.5pds

    Darius Bazley, SF, Oklahoma City Thunder : 40m, 4pts, 3.7rds, 0.5pd

    Terence Davis, SG, Toronto Raptors : 39m, 7pts, 3.3rds, 1.8pds

    Ky Bowman, PG, Golden State Warriors : 36m, 7.5pts, 2.6rds, 2.9pds

    Grant Williams, PF, Boston Celtics : 36m, 3.4pts, 2.3rds, 1.1pd

    Cameron Johnson, SF, Phoenix Suns : 37m, 7.8pts, 3rds, 1pd

    Matisse Thybulle, SG, Philadelphie Sixers : 33m, 4.6pts, 1.4rds, 1.2pds

    Nickeil Alexander-Walker, SG, New Orleans Pelicans : 32m : 5.8pts, 2.2rds, 1.9pds

    Nicolo Melli, F, New Orleans Pelicans : 30m, 5.6pts, 2.3rds, 1pd

  • ULTIMATE NBA JAM SESSION : le nouveau projet Made in Clucth23 Production

    ULTIMATE NBA JAM SESSION : le nouveau projet Made in Clucth23 Production

    Mercredi 15 Janvier 2020, midi, l’heure pour des centaines de fans de se jeter sur les réservations du nouveau projet Blu-Ray de Clutch23 : ULTIMATE NBA JAM SESSION.

    Ce dernier nous a offert l’exclusivité de l’annonce de sa sortie et nous permet de dévoiler en avant première le teaser de ce tout dernier chef-d’oeuvre. Mais avant toute chose petite remise en contexte.

    Avant tout il est essentiel de revenir sur la base de ce projet et sur Clucth23 lui-même et sa passion pour les montages vidéos NBA !

    Clutcht23 et la NBA

    L’aventure Clucth23 a commencé un peu avant le début de la saison 2011/12. Très actif sur Basket USA, à cette époque, et suite à un énième débat sur M. Jordan ou certains affirmaient qu’il n’avait pas de shoot durant les 80’s, il a décidé de se lancer. Possédant énormément de matchs chez lui, souvent en VHS, il a décidé de se lancer dans une croisade pour promouvoir les qualités de son idole au travers de Highlights .

    Dans un premier temps, ce fut sur son parcours universitaire, avec en prime la chance d’avoir une publication sur Basket USA avec son premier mix MICHAEL JORDAN BEGINS. Mix qui a atteint 100.000 vues en 10 jours.

    Un lancement qui a permis en 8 ans de développer pas moins de 225 vidéos ! Un travail de longue haleine, mais qui prends de l’ampleur à vitesse grand V. A tel point que de nombreux guests, acceptent de se greffer sur les différents projets.

    Par exemple pour la trilogie Blu-ray GENERATION23, qui est un projet carrière sur Jordan et intégralement en français, ils ont a eu la chance de pouvoir réaliser un grand nombre d’interviews de gens ayant participé à la carrière du goat, que cela soit de près ou de loin.

    Mais tout cela nécessite encore un gros travail en amont. L’utilisation des réseaux sociaux pour les contacter, comme cela à été le cas pour George Eddy ou Eric Besnard qui suivaient déjà son travail sur le net.

    De même pour les redacs chefs de Maxi Basket ou Mondial Basket qui ont accordé des Interviews et ont aussi permis de contacter certains internationaux comme Jim Bilba , Georgy Adams ou encore Arsène Ade Mensah

    Mais pas seulement ! Aussi des anciens de la Slam Nation aussi ont participé au projet comme Kadour Ziani ou encore Salomon Sami ou encore le célèbre dunkeur Guy Dupuy. Et des artistes comme DJ POSKA, Manu Key de la Mafia K1 Fry et bientôt le rappeur Youssoupha et Rockin squate du groupe Assassins qui arrivent.

    C’est un travail de longue haleine, de recherche , de contact , de réseau aussi. Ce dernier se constitue sur plusieurs années

    Et les projets Blue-Ray dans tout ca ?

    Suite à l’ampleur qu’a réussi à prendre sa chaine, Clutch23 s’est lancé dans la réalisation de DVD Blu-Ray. Déjà 15 projets en Blu-ray et le 16eme arrive en réservation. Un beau bilan qui a nécessité 8 ans de travail

    Lorsque l’on lui demande le temps que prend la réalisation :

     » Le travail de montage est le plus court ……ce qui est long et représente beaucoup d’heures de travail c’est le visionnage des matchs et l’archivage des actions en amont. Pour un mix de 10 minutes sur un joueur ça peut prendre une bonne semaine voir plus selon la durée du projet. En général il faut un minimum de 50 matchs pour faire un mix d’au moins 7 minutes. »

    Clutch23

    Sa sélection de match à visionner se fait à l’aide de basketball-référence , qui permet de retrouver les matchs importants, ou all-time et ensuite de les exploiter après visionnage.

     » J’ai commencé à récupérer des matchs à partir de 1991 en VHS , en acheter , en copier et en échanger. J’ai constitué un réseau avec d’autres gars dans le monde et on échange beaucoup grâce au net. J’ai actuellement plus de 15.000 matchs toutes compétitions confondues. Les matchs rares se monnayent cher »

    Clutch23
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    HangTime, une fierté !

    Malgré tous les mix et DVD qu’il a pu réaliser, le projet dont il est le plus fier est son livre HANGTIME.

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    Beaucoup de retours fantastiques avec même un exemplaire vendu à Scottie Pippen en personne.

    Pour résumer, il s’est lancé sans éditeur dans un livre qui grâce au bouche à oreille s’est écoulé en pas moins de 1000 exemplaires. Et préfacé par Alex de Trashtalk !!!

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    Désormais son Rêve ?

    Avoir une interview avec Michael Jordan et perdre 10- 1, en 1 contre 1 face à lui (rire).

    Clutch23

    ZODIAC : Le dernier projet disponible

    Retour en interview sur son dernier projet : Zodiac sorti fin 2019. Clutch23 nous explique comment et pourquoi avoir choisis ces joueurs.

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    « On est d’abord partie du principe qu’il fallait beaucoup d’images disponibles pour chaque joueur sélectionné et surtout que l’on puisse avoir des archives de bonne qualité. Du coup on a fixé le point de départ à 1980. »

    « Ensuite on a décidé qu’il fallait au moins un joueur Européen dans le lot pour représenter notre continent et Dirk était une évidence à ce niveau là. »

     » Il nous fallait des pivots et 2 joueurs totalement différents dans leur approche du basket nous sont directement venu à l’esprit …Shaq et HakeemDes techniciens de génie …. Bird , Tim et Steph « 

    « Dans joueurs fantastiques tant par leur jeu que par leur styles ….. Iverson et Kobe2 joueurs physiques et puissants avec Karl et LebronEt des incontournables avec Magic et Jordan »

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    Tous avec un style différent, tous MVP , 12 légendes qui couvrent le basket dans un périmètre de 40 ans de NBA

    ULTIMATE JAM SESSION : le projet que tout le monde attend désormais

    Et c’est Clutch23 qui nous en parle :

    Alors ULTIMATE NBA JAM SESSION est un projet que j’avais envie de réaliser depuis un moment. Grâce à COME FLY WITH ME, la VHS que j’ai le plus regardé à l’époque. Cette VHS a fait rêver beaucoup d’entre nous au milieu des 90s. Une mixtape combinant des actions spectaculaires sur du rap US .

    Le truc c’est qu’à l’époque elle s’arrêtait à 1993 …. moi je prends l’intégralité des 90’s et je vais faire des focus sur certaines équipes comme les Hornets , Lakers , Knicks. Et sur certains joueurs aussi.

    Un véritable Hommage des 90’s, un concentré de cette fabuleuse époque en 2h.

    Il y aura pas mal d’actions rares et quelques guests ayant foulés les parquets NBA pour l’occasion.

    Mais je n’en dis pas plus ….pour cela il faut réserver le projet

    Le Teaser :

    Disponible en réservation à partir d’aujourd’hui !

    Vous avez ratés ? Session Rattrapage :

    Projet GENERATION 23 :

    Les Cartons Youtube :

  • La NBA, une composition musicale à l’américaine

    La NBA, une composition musicale à l’américaine

    Chaque semaine, Clutch Time vous propose une immersion dans l’univers de la grande ligue. Entre phénomènes identitaires et tendances extra-sportives, votre média basket analyse le paysage culturel de la NBA. 

    Metallica sur le parquet des Warriors en juin 2019. Source : spin.com

    2h00 du matin, le réveil sonne. C’est rude mais c’est l’heure. Ton match NBA va commencer. Quinze minutes avant le coup d’envoi. D’ici là, présentation des titulaires, fin d’échauffement pour les joueurs et l’hymne américaine qui résonne dans l’arène. Oui, car tout match NBA commence en musique. Le 6 juin dernier, pour le troisième match NBA Finals 2019 à Oakland, le mythique groupe Metallica avait interprété la “Star Spangled Banner” chez les Warriors. 

    Ce  rituel souligne le patriotisme des américains. Il nous rappelle aussi que l’univers de la grande Ligue se conjugue en musicalité.

    The show must go on !

    La NBA propose tous les soirs un spectacle complet. La performance sportive est sublimée par un brouhaha omniprésent en arrière-plan de la confrontation. Le speaker s’improvise en véritable chef d’orchestre et harangue la foule tout au long de la soirée. Il est épaulé par un DJ qui alterne entre répertoire rap et bruitages divers pour animer le match. Tout fan NBA est connecté plus ou moins inconsciemment à cet univers sonore évocateur : du tintement de la pièce Nintendo lors d’un lancer franc réussi, au piano-synthétiseur du Madison Square Garden qui exhorte les Knicks à revenir en défense après un énième turnaround

    Point d’orgue du cocktail auditif, les chaussures crissent sur le parquet et la balle vient s’écraser sourdement sur le cercle : l’immersion du spectateur derrière son écran est totale. 

    Kyrie Irving montre tout le lyrisme de son jeu lors d’un spot de publicité pour la paire Kyrie 4, intitulé Groove 301 (source : Vimeo.com)

    Sur le terrain, certains joueurs nous subjuguent et on s’éprend de leur style de jeu, tout en musicalité.  La partition offensive du regretté Drazen “Mozart” Petrovic l’a consacré au rang de légende. Parmi les contemporains, Kyrie Irving maîtrise avec perfection les changements de rythme. Il se joue de ses adversaires grâce à ses cross dévastateurs, tout en fluidité, qui lui donnent une allure de danseur

    Artistes, Musique et Identité des franchises NBA

    Plus frontalement, l’engouement pour la NBA est si immense sur le continent américain que de nombreux artistes du Billboard sont impliqués et militent pour leur équipe de coeur. 

    Drake, exalté lors game 4 des NBA Finals 2019. (crédit photo : Gregorys Shamus/Getty Images)

    De part sa notoriété mondiale, le chanteur canadien Drake représente un atout de communication majeur pour l’équipe de l’Ontario. Souvent présenté par les médias locaux comme le  “septième homme” des Raptors, il apparaît survolté au premier rang du public et provoque les adversaires. Agitateur burlesque ou véritable énergiseur  ? Peu importe, le 14 mars 2019, la salle d’entraînement de l’équipe est renommée OVO Athletic Center, au nom du label de la pop star. 

    Nombreuses franchises ont associé univers musical et image de marque pour revendiquer leur identité. Pour la saison 2019-2020, les Nets ont rendu hommage à Notorious B.I.G. Le design du maillot City Edition de Brooklyn s’inspire de l’univers artistique du légendaire rappeur New-Yorkais, natif du quartier. 

    https://www.instagram.com/p/BskMiSHBh5v/
    Rudy Gobert portant le maillot statement du Jazz 2018-2019,  une « croche » sur la poitrine. Source : compte Instagram du joueur, rudygobert27. 

    De même, impossible de passer outre la note de musique fièrement arborée sur le maillot du Utah Jazz. La ville mormone de Salt Lake City a « volé » l’identité visuelle de la Nouvelle-Orléans, ville pionnière de ce genre musical, lors de sa délocalisation en 1974. 

    Pick and Rock (& Roll)

    “Balance, Balance, Balance Balance toi.”. Ne nous éternisons pas. “Tony  P” n’est pas le seul joueur à avoir tenté une excursion vers le Rap. 

    A la fin des années 1990, le phénomène Allen Iverson initie la grande ligue à la culture Hip-Hop. Depuis, une généalogie d’athlètes revendique cette musique, véritable marqueur identitaire pour toute une communauté. Le Rap américain appartient à l’imaginaire des quartiers américains. Le genre est la bande son des playgrounds à travers le pays et le basket, comme la musique, représente un moyen d’expression privilégié pour les afro-américains.  

    Certains NBAers contemporains s’illustrent ainsi par leur polyvalence technique. Ils sont à la fois athlètes et artistes. Les auditeurs curieux écouteront Damian Lillard. Officiant sous le pseudonyme de Dame D.O.L.L.A, le joueur de Portland se présente comme un des meilleurs “meneur-rimeur” de sa génération. 

    « Être l’élu m’a fait l’effet d’une bénédiction, comme une interception. Ma ville était connue pour ses homicides, sa population en dépression. Je me butte à la salle afin de survivre à la récession » 

    Extrait traduit de l’anglais du premier couplet de « Rap on sway in the morning » Dame Dolla. 


    Depuis la conférence Est, Victor Oladipo surprend par sa voix suave et posée, véritable plaisir coupable pour les amateurs de R&B à la sauce NBA.

    Victor Oladipo, se mettant en scène dans son clip « Song For You » en septembre 2017


    Michael Jackson,  Marvin Gaye, Snoop Dogg ou Elvis ? Les Américains ont fait de leur industrie musicale un empire. La NBA est un spectacle vivant qui atteste de cet héritage culturel car la musique sublime l’événement sportif. À quatre heures du matin, c’est aussi cette intensité sonore qui nous donne des frissons sur notre canapé. Lorsque au son du buzzer, sur un tir héroïque, toute une salle explose en choeur.

     

  • NBA French Connection #1

    NBA French Connection #1

    Chaque semaine Clutch Time vous propose un petit focus sur nos français de NBA et de G-League, afin de faire le point sur les performances de nos compatriotes outre-Atlantique.

    source : FFB, montage CTFrench

    Pour cette première semaine, Clutch Time donne plusieurs bon points pour certains joueurs qui ont su se mettre en évidence. Côté temps de jeu et performances, le bilan reste assez contrasté mais très encourageant. En attendant le retour de blessure de Vincent Poirier, certains rookies se sont notamment illustrés.


    Russell Isabella-USA TODAY Sports

    Les Tauliers

    Nicolas Batum – Charlotte Hornets (9ème à l’Est)

    3.4pts (36.8% FG dont 31.6% à 3pts), 4.1rbds, 2.7ast, 0.8stl, 0.4blk (18 matchs)

    Nico n’avait plus joué depuis près de trois semaines avec les Hornets. Le capitaine de l’EdF est réapparu sur les parquets cette semaine, malgré un rendement loin d’être fameux pour le Batman. Du Batman justement, il n’en reste pas grand-chose, aligné treize minutes vendredi soir, puis trente-deux minutes cette nuit face aux Suns, le français tourne à moins de trois points sur ces deux rencontres (25% FG à 2/8). Une situation qui justifie son statut de remplaçant, tant le joueur ne compte plus vraiment dans les schémas offensifs de James Borrego.

    On peut tout de même se féliciter de voir le trentenaire afficher de bons restes en défense (6 rebonds face aux Suns) et qui commet peu de fautes. Sur des phases défensives types écrans et défense de zone, Batum apporte un peu de ciment à la défense des Hornets qui en ont bien besoin mais qui ne gagnent plus depuis quatre rencontres. Une situation qui paraît insupportable pour les plus fidèles supporters de Batum mais qui est d’une logique implacable alors que le joueur connaît une première moitié de saison gâchée par les pépins physiques et un rythme de jeu proche du néant. Tâchons de lui souhaiter de remonter la pente en retrouvant du temps de jeu sur la durée et des sensations en attaque.

    Evan Fournier – Orlando Magic (8ème à l’Est)

    19pts (47.4% FG dont 40.6% à 3pts), 2.6rbds, 3.2ast, 1.1stl, 0.2blk (39 matchs)

    Evan Fournier retrouve enfin des couleurs après un week-end dernier compliqué. Avec 19 points face aux Wizards puis 28 points inscrits à Phoenix, Evan a régalé les fans du Magic malgré une adresse à trois points douteuse face aux Suns (3/11). Le joueur, conscient de ses capacités et qu’il peut mieux faire, doit désormais retrouver sa place de co-leader en attaque avec son pote monténégrin, Nikola Vučević, tout en arrivant à maintenir une adresse aux tirs suffisamment élevée et pourquoi pas devenir plus altruiste dans le jeu (5 passes face à Washington) afin d’élever le rythme actuel de l’équipe.

    À la lutte avec Brooklyn pour la 7ème place à l’Est, Orlando et Evan s’en sont plutôt bien tirés et sont désormais au coude à coude avec les new-yorkais. L’activité offensive du français y est pour beaucoup. Toujours prompt à attaquer le cercle ou pour trouver des tirs ouverts, parfois depuis des trous de souris, Evan n’a malheureusement pas eu la réussite avec lui hier soir face aux Suns au moment d’égaliser alors qu’il a eu deux occasions successives d’y parvenir. Des détails qui peuvent paraître anodins mais qui séparent encore le joueur des tout meilleurs scoreurs de la ligue et qui prive surtout le Magic d’un bilan plus reluisant (18 victoires pour 21 défaites).

    https://www.youtube.com/watch?v=Lv8X_ewj5nA

    Rudy Gobert – Utah Jazz (3ème à l’Ouest)

    14.8pts (66.9% FG), 14.4rbds, 1.6ast, 0.7stl, 1.9blk (37 matchs)

    Encore une semaine très solide pour « Gobzilla » qui vient d’enchaîner neuf victoires de rang (quinze victoires depuis vingt matchs) avec son Jazz d’Utah. Le tentaculaire pivot de la franchise fut le joueur le plus en vue de la semaine parmi nos frenchies, tournant à 15.3 points, 15.5 rebonds, 2.5 passes et 2.5 contres le tout à 65.7% d’adresse générale en moyenne. Du très costaud ! Comme point d’orgue à cette belle semaine, on peut évidemment prendre le match parfait face aux Knicks 16 points (5/5) et 16 rebonds. Une performance loin d’être unique puisque c’est déjà la troisième fois que l’intérieur finit une rencontre sans manquer un tirs cette saison, la douzième rencontre à plus de 75% d’adresse.


    On ne le répètera jamais assez, mais Rudy Gobert reste encore assez peu utilisé offensivement, le joueur se heurtant encore et toujours à cette barrière des 15 ou 16 points. Certes Rudy ne fait pas parti de ces intérieurs capables de s’écarter du cercle pour allumer de loin, mais quand on regarde son adresse et sa faculté à démolir à lui seul les raquettes adverses en défense et en attaque, si une partie de cette énergie défensive était employée judicieusement avec des systèmes conçus pour lui, Gobert pourrait logiquement afficher une moyenne en 20-15, lui offrant de surcroît une meilleure exposition vis-à-vis des votes pour le All-Star Game qu’il risque une nouvelle fois de manquer.

    Ian Mahinmi – Washington Wizards (12ème à l’Est)

    7.9pts (52% FG dont 25% à 3pts), 5.7rbds, 1.5ast, 0.8stl, 1.4blk (19 matchs)

    Ian Mahinmi semble avoir définitivement pris ses marques dans la rotation des Wizards et plus encore. Du moins c’est ce que laisse paraître le coaching de Scott Brooks qui continue de donner du temps de jeu à l’intérieur français et qui vient de l’aligner pour la seizième fois consécutive face à Utah. Avec quatre matchs joués cette semaine, le rouennais a terminé la semaine avec 8.3 points (50% FG), 6.5 rebonds, 3.3 passes et 1.3 contres et interceptions. Avec un temps de jeu moyen de 25 minutes sur les parquets, Ian devient une solution de remplacement privilégiée tandis que Thomas Bryant revient à peine de blessure et ça fonctionne plutôt bien. Il a notamment livré un très beau duel franco-français cette nuit avec Rudy Gobert, dont le double DPOY est sorti vainqueur .

    Avec son expérience (33 ans), Mahinmi est un profil apprécié par ses partenaires et le staff. Altruiste et bon défenseur (face à Utah), il est surtout parvenu cette saison à se doter d’un bon shoot de près et même de loin ce qui lui permet d’en profiter comme avec Indiana il y a plusieurs saisons. Sa mobilité apporte également souvent des solutions à ses coéquipiers lorsqu’il switch sur les écrans ou bien lorsqu’il s’écarte désormais un peu plus de la raquette pour tenter sa chance de loin ou libérer de l’espace. Une vision de jeu et un QI basket qui semble devenir l’apanage de certains joueurs vétérans, suffisamment expérimenté pour devenir des profil qui intéressent fortement les recruteurs.


    source : Daily Knicks

    Les Apprentis

    Timothé Luwawu-Cabarrot – Brooklyn Nets (7ème à l’Est) (Long Island Nets)

    5pts (39.7% FG dont 36% à 3pts), 2.2rbds, 0.8ast, 0.4stl, 0.1blk (16 matchs)

    Nouvelle semaine plutôt encourageante pour l’ancien joueur du Thunder qui a enfin gagné avec les Nets après une série de sept défaites consécutives. Arrivé en complément des absences de LeVert, Nwaba et Temple dans le back-court new-yorkais, Timothé Luwawu-Cabarrot est devenu semble-t’il un fit intéressant aux yeux de Kenny Atkinson, qui lui accorde presque vingt minutes de jeu en moyenne depuis la mi-décembre. Dans un rôle de stoppeur, TLC se prend également à shooter et développe une activité impressionnante en attaque en agressant constamment les cercles de ses adversaires. Résultats cette semaine 5.3 points (50% FG dont 33.3% à 3pts), 2.3 rebonds et 0.5 passes le tout avec seulement seize minutes de jeu en moyenne.

    Certes face à Atlanta, notre frenchie n’a joué que sept minutes, sans avoir tenté le moindre tir mais il faut reconnaître que son statut de role-player défensif a été précieux pour Brooklyn jusqu’à maintenant (Evan Fournier peut en témoigner). Malheureusement les retours de Caris LeVert et Garrett Temple devrait sûrement changer la donne pour celui à qui il reste moins de trente matchs sur son Two-Way Contract. Même s’il ne devait pas être conservé par les Nets, nul doute qu’une autre équipe pourrait être attirée par le profil défensif du joueur.

    Frank Ntilikina – New York Knicks (14ème à l’Est)

    6.2pts (39.6% FG dont 32.6% à 3pts), 2.2rbds, 3.2ast,1.1stl, 0.4blk (37 matchs)

    L’année avait démarré plutôt bien avec une large victoire des Knicks sur Portland et un Frank Ntilikina quasi en double-double avec 9 points et 10 passes (+23, meilleure éval. de la saison). Néanmoins le coup de chaud de la reprise est retombé comme un soufflé pour nous ramener à la dure réalité des statistiques plus conventionnelles pour notre mystérieux meneur de jeu. Cette semaine il a remis le couvert avec une très belle prestation offensive à Utah (l’altitude sûrement), finissant la rencontre avec 16 points (6/10), 4 rebonds et 3 passes. Un nouvel exploit qui n’a guère été suivi face aux Pelicans que durant une mi-temps (7 points à 2/7). Avant d’être mis en indisponibilité pour le match d’hier soir face au Heat (blessure à l’aine), Frank tourne cette semaine à 10 points, 3 passes et 2.7 rebonds pour 16 minutes jouées en moyenne.

    C’est tout le paradoxe avec Ntilikina. Avec un temps de jeu qui a fondu comme neige au soleil depuis le mois de décembre, on sent que le joueur est capable de grandes choses. Son entente avec Barrett, Robinson ou encore Portis ainsi que sa capacité à prendre feu sur plusieurs séquences, sont autant d’éléments positifs qui contrastent avec ses trous d’air réguliers en attaque (et même en défense) et plusieurs décisions controversées à la mène. Cette irrégularité chronique est notamment un des facteurs de son nouveau statut de remplaçant ++ qui doit inciter désormais le joueur à se remettre en question et travailler pour retrouver les minutes de jeu ou bien envisager un trade (on parle d’un intérêt de la part de Detroit).

    https://www.youtube.com/watch?v=7tA_JPjvw-Q
    Youtube

    Elie Okobo – Phoenix Suns (10ème à l’Ouest)

    4.9pts (44% FG dont 40% à 3pts), 1.2rbds, 2.1ast, 0.4stl, 0.1blk (30 matchs)

    L’arrière sophomore sort d’une semaine plutôt aboutie dans l’ensemble. Avec deux victoires pour une défaite, Elie Okobo s’est une fois encore illustré en sortie de banc, gagnant progressivement la confiance de son coach et de ses partenaires. Malgré un zéro pointé au tirs vendredi face au Magic, le français reste sur ses bases de la saison avec une moyenne de 4.6 points, 2 rebonds et 1.3 passes le tout à 45.4 % d’adresse sur trois matchs. Élément désormais incontournable dans la rotation des Suns, Okobo peut se rassurer, il n’est plus descendu en dessous des dix minutes de jeu depuis le 14 décembre dernier, mais attention au coup de mou !

    Une aubaine pour lui, même s’il faudra être plus attentif sur cette adresse qui disparaît par moment et qui pourrait coûter cher à des Suns toujours en course pour décrocher le 8ème spot à l’Ouest. Dans cette optique, rien ne lui garantit pour l’instant qu’il pourra conserver sa place de remplaçant et son temps de jeu si une opportunité de trade se présente pour Phoenix en vue des playoffs. Entreprenant en attaque et qui n’a pas peur de prendre les tirs de loin, il pourrait définitivement gagner ses galons sur le plan défensif en se chargeant des meneurs-arrières scoreur que Booker ou Rubio rechignent à défendre par moment ou pour les faire souffler un peu plus. On lâche rien Elie !


    David Sherman/NBA via Getty Images

    Les Novices

    Sekou Doumbouya – Detroit Pistons (11ème à l’Est)

    6.2pts (45.6% FG dont 34.8% à 3pts), 2.8rbds, 0.3ast, 0.5stl (13 matchs)

    Le conte de fée se poursuit pour le jeune Sekou Doumbouya. Cantonné au banc pendant presque toute la fin de l’année 2019, Dwane Casey a eu la bonne idée de donner sa chance au jeune rookie français alors que les Pistons traversent une période délicate et que certains cadres manquent à l’appel. Après une première semaine 2020 de rêve, encensé par plusieurs noms et baptisé en défense par LeBron James et Kawhi Leonard themselves, l’ancien poitevin tutoie encore les étoiles cette semaine et vient notamment de claquer un poster dunk de toute beauté sur la bouille de Tristan Thompson… rien que ça !

    https://www.youtube.com/watch?v=HS78dffWoVI

    On note tout de même chez le joueur (et c’est normal) une tendance à trop commettre d’impairs en défense (entre 4 et 5 fautes) ce qui pénalise à la fois le joueur et l’équipe. Cet excès de zèle est à mettre à son crédit, tant Sekou fait preuve d’une réelle dureté défensive pour ses débuts. Tellement dissuasif qu’il en a même scotché quelqu’uns comme Anthony Davis. La réelle progression (déjà) s’est faite cette semaine sur son adresse aux tirs : 54% au général dont 60% à 3pts et 75% sur la ligne contre 42.4% la semaine dernière à 33% derrière l’arc (en prenant plus de tirs de loin néanmoins).
    Voilà de quoi convaincre son entraîneur de lui accorder le temps de jeu qu’il méritait amplement au regard de son talent.

    Jaylen Hoard – Portland Trail Blazers (11ème à l’Ouest) (Texas Legends)

    2.3pts (40% FG), 1.9rbds, 0,2ast, 0.4stl (9 matchs)

    Avec les absences plus ou moins longues des Collins, Hood ou Hezonja, Portland éprouve de sérieux besoins aux ailes tandis que son infirmerie ne désemplit pas. C’est l’une des raisons pour lesquelles Jaylen Hoard profite de cette situation pour se mettre en évidence en ce début d’année. Avec un peu moins de deux minutes de jeu lors des déplacements à Washington et Miami la semaine dernière, l’ancien joueur de Wake Forest a brillé cette semaine dans le Minnesota avec seize minutes passées sur les parquets en moyenne. Un temps de jeu conséquent (il n’avait jamais dépassé les dix minutes) assorti d’une copie remarquable malgré la défaite (8 points, 4 rebonds, 2 interceptions).

    https://www.youtube.com/watch?v=tFAfIfMi8Hc

    Non-drafté cet été, Hoard est un profil 3/4 avec de bonnes dispositions athlétiques, capable aussi bien de prendre des shoots à mi-distance qu’en attaquant le cercle, avec de bons fondamentaux en défense. Depuis ses deux cartons fin décembre en G-League avec les Texas Legends (31 et 22 points), Hoard s’est créé un curriculum qui incite les Blazers a lui donné du temps de jeu. Une confiance réitérée deux jours plus tard lors de la réception de Milwaukee où Hoard va inscrire 6 points, prendre 5 rebonds et effectuer une interception, le tout en un peu plus d’un quart d’heure de jeu. Très prometteur !

    Adam Mokoka – Chicago Bulls (10ème à l’Est) (Windy City Bulls)

    1rbd (2 matchs)

    À l’image de son équipe des Windy City Bulls, l’arrière français démarre plutôt mal l’année 2020. Après une prestation médiocre face aux Westchester Knicks (un zéro pointé avec un rebond, une passe et une interception), Adam Mokoka a tenté de relever la tête cette semaine face aux Sky Hawks de College Park (défaite 114 – 103) en terminant sa feuille de match avec 9 points, 5 rebonds et 3 passes. Une prestation loin des attentes autour de l’ancien joueur du Mega Bemax (Serbie) qui reste fâché avec son adresse (1/6 derrière l’arc) et qui n’est pas parvenu à rentabiliser le temps de jeu offert par son coach, Damian Cotter (plus de 30 minutes en moyenne).

    Rebelote samedi avec 9 petits points inscrits (1/7 à 3pts à nouveau) face aux Mad Ants de Fort Wayne mais une belle présence défensive (2 rebonds, 2 steals et un contre) pour offrir la victoire aux siens (120-112). Utiliser dans un rôle de two-way player, pour l’instant le jeune Mokoka ne confirme pas encore l’étendue de son talent en attaque au sein de la ligue de développement, malgré une belle activité en défense. Difficile d’envisager un retour immédiat du joueur avec Chicago pour le moment.

    Vincent Poirier – Boston Celtics (2ème à l’Est) (Maine Red Claws)

    1.7pts (50% FG), 1.7rbds, 0.3ast, 0.2stl, 0.2blk (9 matchs)

    Blessé depuis le 17 décembre – Fracture du petit doigt (main droite) au cours d’un entrainement. Opéré dans la foulée, les Celtics ont annoncé qu’il manquerait quatre à six semaines minimums de compétition – Aucune date de retour fixée

  • Le carnet des rookies 1.0

    Le carnet des rookies 1.0

    Chaque semaine Clutch Time vous propose un petit focus sur les rookies afin de faire le point sur les bonnes ou mauvaises performances des débutants.

    NBA.com

    Ils sont plus d’une quarantaine à avoir foulé les parquets de la grande ligue. La promotion 2019 est remplie de rookies prometteurs, bien que Zion Williamson soit toujours absent des parquets à l’heure d’écrire ces lignes, voici un bilan hebdomadaire des performances des jeunes à l’approche du terrible Rookie Wall. (les statistiques sont arrêtées au 7/01/20)

    Bien sûr qu’ils ont leur place dans le Cinq

    Jerome Miron – USA Today

    Ja Morant, PG, Memphis Grizzlies : 31m, 17.6pts, 3.2rds, 6.6pds

    Une franchise drivée par un coach rookie avec un meneur rookie est généralement réduite à végéter dans les bas-fonds de sa conférence, et pourtant Memphis présente actuellement un bilan honorable avec 15v-22d et Ja Morant n’y est pas étranger. Le meneur a de la dynamite dans les jambes et possède un sens évident du spectacle.

    Inconscient en attaque, le n°2 de la draft a réussi sa semaine avec 23 points à Sacramento, 22 points dans la victoire surprise chez les Clippers et 25 contre les Timberwolves. L’arrière est également plus à l’aise dans la distribution avec au minimum 7 passes décisives depuis 6 matchs. Un chiffre à contrebalancer avec 7 pertes de balles à Sacramento !

    Il reste le meilleur scoreur chez les rookies et présente un usage rate toujours aussi élevé : 26,7% (via NBA.com). A titre de comparaison, Trae Young était utilisé à hauteur 27,7% la saison passée.

    Kendrick Nunn, PG, Miami Heat : 36m, 15.4pts, 2.8rds, 3.7pds

    Voici la grande surprise de la promotion ! L’arrière non drafté (24 ans) bat tous les records de précocité en tant que rookie à Miami, et collectionne les trophées individuels.

    L’absence de Justise Winslow cumulée avec le fait que Goran Dragic ait accepté un rôle de 6e homme, a libéré une place de meneur titulaire au sein du système de coach Spo’. Néanmoins, le deuxième meilleur scoreur des rookies connaît une irrégularité et une baisse dans ses statistiques offensives. Sur les 5 derniers matchs, Nunn a scoré seulement 10.4pts de moyenne avec une adresse aux tirs qui tombe à 33,9% et 24% à 3pts. Les défenses ont, semble-t-il, intégré la menace Nunn dans leur playbook. L’arrière a souvent été catalogué comme un « scoreur first » sans avoir de plan B lorsque la route vers le cercle lui est barrée. Cette période creuse pourrait lui servir afin d’être plus attentif aux mouvements constants des shooteurs du Heat afin de gonfler sa stat aux passes décisives. Sur ces 5 derniers matchs, l’arrière tourne à 4,4pds contre 3,7pds depuis le début de la saison.

    P.J. Washington, PF, Charlotte Hornets : 34m, 12.6pts, 5.4rds, 1.9pds

    L’ancien joueur de Kentucky profite de l’absence et la baisse de temps de jeu des vétérans Batum, MKG et Williams. Afin d’avoir sa place dans le cinq majeur dès le début de la saison, P.J. Washington démontre une capacité à défendre sur plusieurs postes grâce à une belle envergure et une certaine mobilité. De tels atouts physiques qui lui permettent d’être le 2e meilleur rookie concernant les balles déviées (77) juste derrière le meneur Ky Bowman, sans oublier ses 1,3 contres de moyenne sur les 11 derniers matchs ! Coach Borrego lui fait indéniablement confiance avec un temps de jeu qui tourne autour des 30 minutes depuis décembre, et cherche à développer une complémentarité avec le candidat MIP Devonte’ Graham.

    De’Andre Hunter, SF, Atlanta Hawks : 36m, 12.3pts, 3.8rds, 1.8pds

    Les Hawks ont tradé pour obtenir l’ailier le soir de la draft, il est donc évident qu’ils n’allaient pas le laisser jouer en G-League. Il s’agit du rookie qui se voit accorder le plus de temps de jeu en moyenne (31’8). Pas encore régulier dans son tir, l’ailier performe en silence du côté d’Atlanta, car souvent spectateur des envolées offensives de son meneur Trae Young. A seulement 21 ans, le rookie apprend le métier discrètement, tellement discrètement qu’il nous a offert la ligne statistique la plus étrange de cette saison avec seulement 2 rebonds captés en 30 minutes de temps de jeu!

    https://twitter.com/PeteAIonso/status/1213726626950856705

    Darius Garland, PG, Cleveland Cavaliers : 36m, 11.7pts, 2rds, 3.2pds

    Auteur récemment de matchs solides, Darius Garland s’est offert deux records à la passe avec 7 puis 8 contre Charlotte et Oklahoma City… Oui pour un meneur ce n’est pas extraordinaire mais à sa décharge le rookie évolue dans une situation compliquée où il doit partager la gonfle avec Collin Sexton, où le coach est critiqué par ses joueurs et que le joueur le mieux payé de l’équipe (Kevin Love) semble perdre ses nerfs. Irrégulier depuis le début de la saison avec une adresse aux tirs suspecte, le fils de l’ancien NBAer Winston Garland a enfin proposé un contenu un peu plus intéressant ces derniers jours.

    Allez, encore 2′ et faites-les rentrer sur le terrain

    via Getty Image

    Eric Paschall, PF, Golden State Warriors : 33m, 14pts, 4.5rds, 1.7pds

    Un mois de décembre mitigé pour celui qui affichait des statistiques dignes d’un ROY. Deux cartons offensifs en novembre (34pts contre Portland et 30 contre New Orleans), celui qui fût la menace N°1 des Warriors en l’absence de Russell a connu des soucis physiques en décembre, notamment au niveau de la hanche. Incapable de jouer plus de quatre matchs de suite, Steve Kerr et son staff ont décidé de limiter son temps de jeu afin de ne pas le brûler (16′ sur les huit derniers matchs contre 28′ de moyenne sur la saison). Avec les pépins physiques de Draymond Green et le départ tout récent de l’intérieur Marquiss Chriss, l’ancien de Villanova devrait sans doute retrouver du temps de jeu et des responsabilités.

    Brandon Clarke, PF, Memphis Grizzlies : 31m, 12.6pts, 5.6rds, 1.4pds

    Avec Ja Morant, les Grizzlies tiennent là aussi un rookie qui compte et qui apporte beaucoup sur le terrain. Certes, il s’agit de l’un des rookies les plus âgées, mais l’intérieur est classé parmi les 35 joueurs de la ligue ayant le plus d’impact par match (via NBA.com) avec un score de 14.7, c’est tout simplement le meilleur rookie dans cette catégorie ! Une tendance confirmée chez ESPN qui utilise le PER pour évaluer les joueurs. Avec un score de 22.63, Clarke est classé 19e ! Avec un temps de jeu limiter à 21′ par matchs, l’intérieur ne chôme pas lorsqu’il rentre sur le parquet et truste le haut des classements de plusieurs catégories !

    On savait avant sa draft que ce joueur pouvait entrer dans la ligue et avoir un impact immédiat grâce à son énergie, mais des doutes subsistaient quant à sa petite envergure et son tir à 3pts. Et bien le rookie commence déjà à répondre concernant cette dernière interrogation avec déjà 35 tentatives cette saison contre seulement 24 en trois ans en NCAA.

    Tyler Herro, SG, Miami Heat : 35m, 13.3pts, 4.3rds, 2.1pds

    La sélection en 13e position de l’arrière ne fût pas accueilli avec enthousiasme du côté de la Heat Nation, mais force est de constater que l’ancien de Kentucky est déjà un shooteur hors pair grâce à une position toujours parfaite de ses pieds et une extrême confiance en lui !

    Dion Waiters n’a pas encore mis un orteil sur le parquet, c’est donc Herro qui récupère ses minutes, ses responsabilités et des acclamations de la part de l’AAA ! Son tir à 3pts dans les dernières secondes de la rencontre contre Philadelphie illustre parfaitement la confiance de ce joueur.

    N’oublions pas que Tyler Herro n’aura que 20 ans le 20 janvier prochain et qu’il présente déjà des statistiques offensives plus intéressantes en comparaison avec des joueurs de son âge.

    L’arrière n’est pas à l’abri de trou d’air (0/6 à 3pts contre Orlando) et ses bras « T-rex » restent problématiques pour gêner un minimum les tirs adverses, néanmoins ce joueur est un délice à voir jouer en attaque et deviendra sûrement une menace de tous les instants.

    Coby White, PG/SG, Chicago Bulls : 37m, 11.3pts, 3.4rds, 2.2pds

    Voici un combo-guard plus combo que guard, l’ancien de North Carolina a le goût du tir dont une certaine attirance pour le tir en tête de raquette. En seulement 24 minutes de temps de jeu, il prend en moyenne 11 tirs par match (appelée aussi : la stat Jordan Clarkson). Coby White profite du récent décalage de Kris Dunn au poste 3 afin de grappiller des minutes au poste d’arrière remplaçant. On notera tout de même une légère amélioration au niveau de l’adresse sur les dernières rencontres.

    Jarrett Culver, SG, Minnesota Timberwolves : 34m, 8.4pts, 3.4rds, 2pds, 1.1ints

    Pas facile la vie d’un Timberwolf : Une série noire de 11 défaites de suite, un Karl-Anthony Towns out et mécontent de sa situation et un Andrew Wiggins qui a perdu la confiance du début de saison. Un point positif à retenir tout de même à Minnesota, leur lottery pick 2019 vient récemment d’atteindre son record de point sur un match avec 24 unités contre les Grizzlies.

    https://www.youtube.com/watch?v=cACqAtSHAd4

    Pour la première fois Culver vient d’enchaîner trois matchs à plus de 30 minutes de temps de jeu entre le 30/12 et le 02/02. L’arrière prend également plus sa chance de loin avec minimum 4 tentatives depuis cinq matchs. L’ancien de Texas Tech est encore loin d’être à l’aise avec son shoot, 34,1% aux tirs… Culver est toujours parmi les pire TS (41.8%) et EFG (41.4%) de sa promotion.

    Terence Davis, SG, Toronto Raptors : 36m, 6.9pts, 3rds, 1.8pds

    Toronto doit faire face à un nombre conséquent d’absences. L’arrière en provenance de Ole Miss est donc bien intégré dans la rotation de Nick Nurse. Avec un temps de jeu autour des 17 minutes, le rookie s’offre la veille du nouvel an un record de points dans la victoire contre Cleveland avec 19 points.

    Les Raptors ne peuvent s’empêcher de dénicher de superbes joueurs en fin de 1er tour de draft ou bien non draftés (Siakam, VanVleet, Powell, Anunoby) et voilà donc que la dernière trouvaille est un arrière d’1m93 de 22 ans qui présente le meilleur net rating de sa promotion avec un score de +12,4 lorsqu’il est sur le terrain.

    Ils pointent enfin le bout de leur nez

    Michael Porter Jr., SF, Denver Nuggets : 27m, 6pts, 2.9rds, 0.5pd

    Il aura fallu du temps pour que Mike Malone accorde du temps de jeu significatif pour l’ancienne vedette de Missouri. C’est juste après Noël que MPJ passe de 8′ de temps de jeu sur ses 20 premiers matchs à 17′ sur ses 5 dernières apparitions. Après avoir envoyé un message en direction du staff sur sa faible utilisation, Denver semble avoir trouvé une solution en alternant un match à plus de 20′ de temps de jeu avec un match à 10′ afin de préserver ce corps réputé fragile. Avec du temps de jeu, l’ailier de 2.08m est agréable à voir jouer en attaque, il ne refuse aucun tir et possède peut-être le stepback le plus loooong de la ligue. Un record en carrière, 25pts dans la belle victoire à Indiana.

    https://www.youtube.com/watch?v=ARkKPAHZiQc

    Sekou Doumbouya, F, Detroit Pistons : 10m, 4.6pts, 3rds, 0.2pd

    Enfin !! Le français drafté en 15e position par Detroit a dépassé les 10′ de temps de jeu ! Il faut dire que coach Casey fait face à de nombreuses absences dont Blake Griffin, et conjuguées aux mauvais résultats, il a pris la décision de placer l’ancien joueur de Limoges dans le cinq et de lui accorder 27′ de temps de jeu contre les Clippers et 38′ contre les Warriors ! Sa première titularisation fût face à Paul George et Kawhi Leonard, pour ensuite défier les Lakers de LeBron James. Dwane Casey lui offre enfin des occasions de noircir la feuille de stats. Le français a même démontré une capacité à tirer de loin avec un joli 4/7 à 3pts contre les Warriors, après avoir raté ses sept premières tentatives.

    Un bémol tout de même, le jeu va vite, comme évoqué lors d’une récente interview, Doumbouya a tendance à faire trop de fautes (5 en moyenne sur 3 matchs) et se fait contrer trop facilement. Mais pour l’instant le jeune français, qui vient de fêter ses 19 ans, a encore le temps d’apprendre et de progresser.

    « Sekou a fait un boulot solide. Il a mis ses shoots, ce qui était super, mais il est encore en train d’apprendre le boulot. » Dwane Casey

    Pistons.com

    Encore naïf, contre les Lakers, le français sort pour 6 fautes et semble distrait sur certaines actions comme lors de la remise en jeu des Lakers qui se terminera par un alley-oop de LeBron James. Avec une opération prévue pour Blake Griffin, le français va pouvoir pleinement s’exprimer et il n’a pas perdu de temps pour faire son apparition dans un top 10!

    Naz Reid, F/C, Minnesota Timberwolves

    Accumulation de blessures et de défaites, une situation qui pousse Ryan Saunders à sortir Reid de G-League afin de le tester dans la grande ligue. L’ancien de Louisiana State n’avait foulé le parquet que 4 minutes sur deux matchs en décembre, et le voilà qui apparaît dans le cinq majeur dans la victoire contre Brooklyn le 30 décembre 2019. Cela fait trois matchs que cet intérieur fuyant joue avec des temps de jeu de 19, 18 et 20 minutes. Le joueur de 2,08m ne perd pas de temps et peut tirer sans sommation. En 19′ de temps de jeu, il a pris 10 tirs à 3pts ! En prenant en compte les cinq derniers matchs, son USG dépasse l’imaginaire avec une utilisation autour de 28.7%, plus que n’importe quel autre rookie! Un profil atypique, un physique d’intérieur mais qui joue avec l’instinct et l’attitude d’un ailier.

    Garrison Mathews, SG, Washington Wizards

    L’arrière de 23 ans n’était pas connu du grand public, mais cela n’est plus le cas avec un record fou et inattendu de 28pts contre le Heat.

    Mathews fera également des dégâts aux Trail Blazers avec 5 sur 7 à 3pts. Lié au Wizards via un two way contract, ce genre de performance peut faciliter une intégration en bonne et due forme dans le roster des Wizards. Sur les cinq derniers matchs, il fait parti du top 5 des scoreurs les plus efficaces chez les rookies avec un True Shooting à 64% avec des pourcentages aux tirs Korveresque (46-43-90).

    La frayeur de la semaine

    Kevin Porter Jr, SG, Cleveland Cavaliers, 34m, 8.5pts, 3.3rds, 1.9pds

    Le gaucher démarrait son 2e match dans le cinq de départ, mais malheureusement n’a pu le terminer correctement. Balle en main, le rookie semble avoir un mauvais appui et en se jetant se sol, il se tient le genou gauche. Heureusement le pire n’est pas envisagé, il s’agirait d’une entorse du genou.

    Par pitié ne les laissez pas tirer !

    via Getty Image

    R.J. Barrett, SG, New York Knicks : 35m, 13.7pts, 5.2rds, 2.6pds

    Malgré un début de saison prometteur, le canadien ne semble pas en harmonie avec son tir : 38.9% aux tirs, 31.5% à 3pts et 57.3% aux lancers francs ! Il n’est jamais évident de rester constant dans un contexte aussi particulier que celui des Knicks. Après quatre matchs de suite en dessous des 39% aux tirs, Barrett a sorti un peu la tête de l’eau avec une pointe à 24 points chez les Clippers dont un encourageant 9/11 sur la ligne de réparation.

    Cameron Reddish, SF/SG, Atlanta Hawks : 33m, 8pts, 3.8rds, 1.6pds

    31.9% aux tirs, 26.4% à 3pts avec près de quatre tentatives par matchs et un EFG affreux à 37.8% (3e pire rookie). Lors de ses 4 derniers matchs, l’ancien coéquipier de Zion n’a pu qu’apporter 4 points par matchs, une production famélique en comparaison aux attentes placées sur ce joueur.

    Il est toujours essentiel de laisser du temps aux jeunes mais il faut avouer que les rendements offensifs des deux anciens de Duke semblent bien pauvres.

    Les absents : pas d’évaluation de la semaine

    Zion Williamson, PF, New Orleans Pelicans

    Comme l’a évoqué le GM David Griffin, son job est de faire en sorte de ne pas le faire revenir trop tôt sur le terrain. La ligue s’impatiente de voir à l’œuvre celui qui fût considéré comme le meilleur joueur drafté N°1 depuis Blake Griffin. Certains s’inquiétait même de le voir faire une première saison blanche comme ce dernier. Les Pelicans n’ont pas manqué de rassurer tout le monde avec une vidéo qui met en appétit.

    Selon ESPN, Williamson serait apte à reprendre les séances de 5 contre 5.

    Rui Hachimura, PF, Washington Wizards : 25m, 13.9pts, 5.8rds, 1.6pds

    Absent des terrains depuis le 17 décembre 2019, le japonais doit faire face à des soucis physiques contractés au niveau de l’aine lors d’une rencontre face aux Pistons. Le staff des Wizards préfèrent jouer la carte de la prudence en effectuant plusieurs évaluations de son état afin de ne pas précipiter son retour.

    Matisse Thybulle, SG/SF, Philadelphie Sixers : 30m, 4.8pts, 1.1rds, 1.2pds

    Le rookie aux mains de voleurs n’est pas apparu sur les terrains depuis le 22 décembre. Une entorse au genou droit l’empêche de jouer correctement. Il est pour le moment autorisé à s’entraîner tout en limitant les contacts.

    Il ne fait plus partie de la classe, pour le moment

    USA-Today

    Justin Robinson, PG, Washington Wizards : 9m, 1.4pts, 0.6rd, 0.8pd

    Non drafté à sa sortie de Virginia Tech, Robinson a été coupé récemment par les Wizards pour confirmer Gary Payton III dans le roster. Son contrat allait devenir garanti mais le meneur n’a pu se faire une place avec seulement 5 minutes de temps de jeu en moyenne.

    Les autres élèves à surveiller

    • Cameron Johnson, SF, Phoenix Suns: 33m, 8.3pts, 3.1rds, 1pd
    • Jaxson Hayes, C, New Orleans Pelicans: 34m, 7.9pts, 4.4rds, 0.9pd
    • Ky Bowman, PG, Golden State Warriors: 34m, 7.7pts, 2.6rds, 2.9pds
    • Jordan Poole, SG, Golden State Warriors: 31m, 7pts, 1.9rds, 1.8pds
    • Nickeil Alexander-Walker, SG, New Orleans Pelicans: 28m, 5.5pts, 2.1rds, 1.7pds
    • Daniel Gafford, PF/C, Chicago Bulls: 27m, 4.6pts, 2.2rds, 0.4pd
    • Kelan Martin, SF, Minnesota Timberwolves: 16m, 6pts, 3.4rds, 0.6pd
    • Jaylen Nowell, SG, Minnesota Timberwolves: 7m, 4.4pts, 0.7rd, 0.9pd
    • Grant Williams, PF, Boston Celtics: 32m, 3.3pts, 2.3rds, 1pd
  • Le Point sur la Saison 2019-2020 by ClutchTime

    Le Point sur la Saison 2019-2020 by ClutchTime

    L’année 2019 s’achève. Les repas de fêtes finalement digérés laissent désormais place à une bonne dose de détox pour certains organismes gorgés d’acides gras et/ou d’éthanol récréatif.

    source : Youtube

    La NBA elle n’a guère eu le temps de souffler ou de faire souffler ses principaux protagonistes pendant ces fêtes, même si certains d’entre eux deviennent de plus en plus enclins à réduire leur présence sur les parquets, au grand dam des supporters et des médias.

    Outre cette gestion du repos, ou « load management », la saison 2019-2020 nous offre pour l’instant un exercice aussi palpitant qu’ennuyeux par moment, mêlant à la fois déception et bonne surprise. Sans rentrer dans des analyses et comparaisons en tout genre, Clutch Time va tenter à sa manière de faire un point, quasiment à mi-parcours, sur les tendances qui se dégagent dans la ligue après onze semaines de saison régulière.

    À l’Est rien de nouveau

    Difficile de ne pas aborder la réussite des Bucks de Milwaukee sans évoquer son bras armé grec, Giannis Antetokounmpo. Assurément plus en forme que jamais, le MVP sortant vient notamment d’ajouter une nouvelle arme à longue distance à sa panoplie offensive. Résultats, le greek freak réalise un parcours encore plus sensationnel que l’année passée, plaçant une fois encore la franchise du Wisconsin au sommet de la conférence Est avec un temps de passage bien meilleur à mi-parcours que la saison dernière.

    Les Contenders en embuscade

    Par conséquent, face à l’impressionnante domination des Bucks, la résistance à l’Est s’organise en coulisses. Longtemps considérée comme inférieure et parfois pauvre en talent par rapport à sa sœur de l’Ouest, les outsiders pour le titre n’ont jamais été aussi importants et agréables à voir jouer depuis qu’un certain King a mis les voiles vers la Californie. Citons pêle-mêle le retour en grâce des Celtics de Boston, transfigurés depuis le départ d’Irving et l’avènement de son trident offensif Walker – Brown – Tatum. Les Raptors champions en titre, privés de leur vedette éphémère, Kawhi Leonard, n’ont pratiquement rien perdu de leur superbe, la faute à un roster équilibré et des choix de coaching judicieux de la part de Nick Nurse.

    Même les Pacers, privés de leur artificier Oladipo, et les 76ers, parfois en panne d’inspiration offensive, sont de la partie, solidement installés dans ce quinté de tête. La belle et grande surprise demeure néanmoins à la troisième place du podium, confortablement occupée depuis près d’un mois par le Miami Heat. En signant tout d’abord le sensationnel Jimmy Butler, coupé par Philly à l’issue de la saison 2018-2019, le flair du Pat (Riley) a permis au Heat d’attirer les rookies Tyler Herro et Kendrick Nunn, tout en misant sur un effectif déjà très rajeuni autour d’Adebayo, Winslow ou encore Robinson.

    Peuvent-ils mieux faire ?

    Parmi les équipes qui ont le cul entre deux chaises, difficile de ne pas pointer immédiatement du doigt les Nets de Brooklyn. Outsider parmi les outsiders à l’Est depuis les signatures de Irving et Durant (même si les deux joueurs sont blessés), il reste cependant un arrière-goût de déception au regard des ambitions affichées en début de saison et des résultats en demi-teinte. Les Nets peuvent même partager l’affiche avec le Magic d’Orlando en quête permanente d’un équilibre dans le jeu et dans les victoires.

    Et puis il y a les déceptions, et elles demeurent assez grandes pour beaucoup de franchises. Des Chicago Bulls, annoncés comme sérieux challenger dans la lutte pour les playoffs grâce à un effectif aussi jeune que talentueux, aux Detroit Pistons qui devraient dégraisser les rangs avant la trade deadline, en passant par des Cavaliers aussi inquiétants que fantomatiques dans leurs ambitions, l’aveu d’échec est préoccupant pour ces franchises notoires.

    Pour terminer enfin sur une note moins amère, les Hornets sont la preuve même que malgré les discussions cet été autour de leur sort, les pronostics se révèlent être finalement faussés, en témoigne leur début de saison encourageant, ce dont les maisons Knicks, Hawks ou encore Wizards seraient bien aviser de s’inspirer pour éviter des maux de tête à répétition chez leurs supporters.

    L’Ouest sauvage américain

    Los Angeles au pouvoir

    C’est le tube de la saison, La nouvelle rivalité montante entre les deux franchises de la cité des anges. Cet été, l’une comme l’autre, affichent des ambitions très élevées au terme d’un recrutement étoilé, ponctué par deux victoires pour la bande de Kawhi et Paul George sur leurs rivaux. Si vous pensiez néanmoins que cela suffirait à faire des Clippers l’unique favori de la saison, vous vous mettez le doigt dans l’œil. Les Lakers et LeBron, qui semble rajeunir d’année en année, désormais secondé par Anthony Davis, ne lâcheront pas leur fauteuil de leader de la Conférence aussi facilement et semblent plus motivés que jamais à redorer le blason violet et or trop longtemps mis au placard lors des phases finales.

    source : SBNation via Getty Images

    Si on jette un coup d’œil par-dessus l’épaule, on est tout de même loin d’un Mano a Mano comme annoncé au mois de septembre. Les Nuggets dans la continuité de leur exercice 2019 réussi, font encore preuve d’une belle combativité tandis que Houston et son indéfendable (ou mal défendu ?) James Harden, viennent même ajouter leur grain de sel dans cette conférence, dessinant semaine après semaine un Big Four solidement ancré dans la première moitié de tableau à l’Ouest.

    Des poursuivants loin d’être à la ramasse

    On trouve également autant de bonnes que de mauvaises surprises dans les baquets suivants. À l’instar du Heat, les Mavericks, et sa nouvelle perle venue des Balkans, s’installent désormais parmi les candidats sérieux pour les playoffs et comptent bien le rester, ce qui n’arrange pas les affaires de certaines franchises qui sont à la peine. Récitant sa partition, non sans fausse note, le Jazz ne répond pas tout à fait aux attentes de certains qui les plaçaient volontiers parmi les équipes qu’il fallait surveiller de près cette année.

    Loin d’être médiocre, Utah a tout de même le mérite d’afficher une continuité dans ses ambitions ce qui est loin d’être le cas pour San Antonio et Portland, à la ramasse en début de saison, et qui tentent de combler le fossé creusé avec le wagon de tête. C’est finalement Oklahoma qui a su tirer profit de la situation, observant désormais d’assez loin, en queue de peloton, les Grizzlies, Timberwolves, Suns, Kings et Pelicans qui forment désormais le très large ventre mou de la Conférence Ouest aux bilans négatifs mais qui restent néanmoins toujours en vie.

    Si certaines équipes font le yoyo, oscillant entre baisse de régime et dynamique encourageante, les Warriors font en revanche bel et bien partis de la catégorie des équipes en pleine déshérence. Durant parti, Thompson et Curry out pour une durée indéfinie et Draymond et D’Angelo qui passent la moitié du temps à l’infirmerie, les triples champions connaissent une descente aussi attendue que vertigineuse. Le contrecoup de cinq années passées au zénith est tellement violent qu’on imagine mal comment Steve Kerr n’en viennent pas lui-même à se mettre en convalescence en laissant la main à l’un de ses assistants pour le restant de la saison.

    Une fin de saison régulière comme elle a démarré ?

    Si pour l’heure rien n’est encore joué, beaucoup de signes laissent présager très peu de revirements de situation dans la ligue jusqu’en avril. Les Lakers et les Bucks, partis pied au plancher dès le mois d’octobre, semblent confortés en tête de leur conférence respective, quand leurs plus proches poursuivants passent encore par toute une série d’ajustements en attaque et en défense. Des écarts désormais conséquents entre la première et la seconde moitié de tableau, amènent progressivement les franchises les mieux classées à gérer leur avance et leur rotation en vue des playoffs, posant encore et toujours la question sans réponse suivante : La NBA doit-elle réduire le nombre de ses matchs en saison régulière ?

    source : (Twitter / NBA)

    Une problématique loin d’être aussi évidente et réalisable quand on tente d’y apporter des solutions. Du point de vue des médias, dirigeants, joueurs et spectateurs, les avis divergent mais leurs intérêts se cristallisent d’autant plus. Une semaine seulement après le décès de son ex-commissionnaire, David Stern, disparu le 1er janvier dernier, la NBA d’Adam Silver, serait bien inspiré de trouver, non pas une mais plusieurs réponses à cet épineux problème qui engendre une chute des audiences cette saison et un certain manque d’attractivité sur le plan sportif pour des athlètes en manque de challenge. En prenant modèle sur son mentor, grand réformateur du système professionnel entre 1984 et 2014, et qui fût à l’origine de l’explosion médiatico-commerciale de la grande ligue sur le plan international, Stern a offert à cette dernière un savoir-faire et une légitimité dans le Sport Business qui n’a nul autre pareil, et dont le patron actuel doit désormais se servir pour la pérennité de la ligue.

  • Le pari Africain d’Adam Silver : un nouvel eldorado pour la grande ligue ?

    Le pari Africain d’Adam Silver : un nouvel eldorado pour la grande ligue ?

    À l’heure où la NBA continue d’élargir son influence autour du globe, le continent africain semble être devenu depuis plusieurs années l’une des priorités de la ligue qui souhaite y développer de nouveaux projets sportifs et marketing.

    Dikembe Mutombo sous les couleurs d’Atlanta. Source : Scott Cunningham/Getty Images

    “NOT IN MY HOUSE”. (Non, pas chez moi), assène Dikembe alors que son contre dévastateur envoie la balle dans le public euphorique. Le sourcil se fronce et l’index oscille de droite à gauche. Dikembe Mutombo Mpolondo Mukamba Jean-Jacques wa Mutombo, alias Dikembe Mutombo. Quel défenseur.

    Certes, le palmarès n’est pas aussi impressionnant que le patronyme. En dix-neuf saisons dans la ligue, le Hall of famer ne dispute qu’une seule finale NBA perdue aux côtés d’Allen Iverson lors de la saison 2000-2001. Les Sixers sont trop justes face à l’ogre Californien de LA. Pourtant, le « Mount Mutombo » (2,18 mètres) né à Kinshasa (RDC) en 1966, reste un des plus fiers représentants du continent africain ayant foulé les parquets NBA.

    La paire Adidas Mutombo OG (1993), source : Sneakersculture.com

    Contemporain du grand Hakeem “The Dream” Olajuwon, son impact culturel est indéniable : des spots de publicité emblématiques et la première paire de sneakers signature pour un athlète natif du berceau de l’humanité. « Deke » a ouvert la voie pour une nouvelle génération talentueuse de Nbaers africains: Ibaka, Embiid ou Siakam ont brillé lors des playoffs 2019. Son impact ne s’arrête pas là. Devenu global ambassador de la grande ligue en 2009, Dikembe Mutumbo a pointé de son doigt mythique le continent africain. Désormais, Adam Silver, “big boss” de la NBA a les yeux rivés vers ce nouveau marché potentiel.

    L’Afrique, un vivier de jeunes talents et de nouveaux fans de basket ?

    Le 29 mai 2019, le commissionner organisait une conférence de presse à Toronto. A l’aube des finales NBA, il rappelle que la ligue investit des sommes considérables pour développer la pratique et la culture du basketball en Afrique. Le journaliste sportif Steve Keating de l’agence de presse Reuters est présent pour l’événement. Il évoque la politique d’ouverture internationale agressive menée par la ligue. Cette année, le projet “Basketball without Borders” a encadré plus de 2,5 millions de jeunes joueuses et joueurs africains, grâce à une vingtaine de programmes de développement à l’échelle du continent.

    Centre de formation NBA à Saly, Sénégal. Source : Le Monde

    Adam Silver désire accéder à un nouveau marché de consommateurs, dans le prolongement de la frénésie basketballistique initiée en Chine. Les dirigeants de l’association perçoivent la démocratisation du smartphone au sein des sociétés africaines comme une opportunité majeure. La NBA est à la pointe des réseaux sociaux qui représentent un outil de promotion massif et mondialisé pour ses activités. Une politique assumée par le président de la NBA qui déclare en fin de conférence :

    Je pense que c’est en fin de compte à cause de la nature évolutive des médias numériques en Afrique, un continent de plus d’un milliard d’habitants, où il y a quelque chose comme 700 millions de téléphones, dont 400 millions sont des smartphones.

    Adam Silver

    Pour conquérir ce nouveau marché, la NBA a vu les choses en grand. En partenariat avec la FIBA, elle lancera dès le mois de Mai 2020, la Basketball African League (BAL), son premier championnat outre-Atlantique.

    La BAL, une nouvelle compétition ambitieuse en terres Africaines.

    Le logo de la BAL, révélé le 21/12/2019 par la FIBA.

    Le sénégalais Amadou Gallo Fall, président de la BAL, a annoncé à Charlotte en février dernier que le championnat opposera douze équipes réparties en deux conférences. Le top 3 de chaque conférence sera qualifié pour les playoffs à l’issue de la régulière. La ligue se veut internationale et de nombreuses villes africaines accueilleront des matchs : Kigali (Rwanda), Lagos (Nigéria), Dakar (Sénégal), Le Caire (Egypte), Rabat (Maroc) et Monastir (Tunisie).

    Enfin, pour nourrir la hype et contenter les fans de jerseys, Nike sera l’équipementier officiel d’une conférence, tandis que la seconde sera affiliée à Jordan Brand.

    Toutes ces initiatives attestent de l’importance qu’attribue la NBA à la conquête de nouveaux marchés de passionnés et consommateurs de basket à travers le monde. Le football est aujourd’hui le sport qui règne sur le continent Africain, mais le futur appartient à la balle orange. C’est en tout cas le pari réalisé par Adam Silver.

    Auteur : Martin Fréguis – Rédacteur Bénévole pour Clutch Time

  • NBA Rewind #8 Spécial Noël : La performance XXL de Dwyane Wade

    NBA Rewind #8 Spécial Noël : La performance XXL de Dwyane Wade

    Chaque semaine Clutch Time rembobine l’histoire de la balle orange et vous replonge dans les moments les plus marquants de la NBA, d’hier à aujourd’hui.

    Cette semaine Clutch Time vous propose un Rewind spécial pour les fêtes de noël avec un flashback sur la performance magistrale de Dwyane Wade un soir de 25 décembre 2006, rencontre durant laquelle l’arrière va livrer un match mémorable dans la victoire du Heat face aux Lakers (101-85).

    La NBA à Noël

    Remettons ce match dans le contexte. Débuté en 1947 avec une affiche entre les Knicks de New York et les Steamrollers de Providence, la NBA à noël, ou « NBA Christmas Day » va progressivement s’installer sur cette case très porteuse pour devenir une véritable tradition et un évènement sportif des plus suivis aux États-Unis avec la NFL à Thanksgiving. Du coup, chaque année, la ligue coche cette date du calendrier en proposant de réunir le gratin de la ligue dans des rencontres toutes plus palpitantes les unes que les autres durant lesquelles les plus grands joueurs vont bien évidemment chercher à s’illustrer plus que d’ordinaire.

    Des 60 points inscrits par Bernard King sous le maillot des Knicks face au rival New Jersey en 1984, au record de rebonds de Wilt Chamberlain en 1961 (59 points, 36 rebonds), en passant par les triples doubles de Oscar Robertson (x4), le match de noël est l’occasion idéale pour un joueur de se montrer sous son meilleur jour en inscrivant ses performances au rang all-time si possible.

    Saison 2006-2007

    Petit rappel du déroulé de la saison. Cette année-là, Andrea Bargnani fut sélectionné en 1er position par les Toronto Raptors devant LaMarcus Aldridge ou encore Brandon Roy. Dirk Nowitzki sera élu MVP de la saison régulière après une saison régulière exceptionnelle (24.6 points, 8.9 rebonds et 3.4 passes), le bavarois devenant le cinquième joueur à intégrer le club des 50-40-90 en termes d’adresse aux tirs et surtout le premier joueur européen récompensé à titre individuel, succédant à son ancien coéquipier Steve Nash.

    Par ailleurs les Mavs d’Avery Johnson vont terminer la saison régulière avec le meilleur bilan de leur histoire avec 67 victoires pour 15 défaites (record inégalé depuis), mais vont se crasher dès le premier tour face aux Warriors de Don Nelson et son mythique « Run and Gun » parfaitement exécuté par les « We Believe » Baron Davis, Stephen Jackson et Jason Richardson.

    Côté playoffs, l’année 2007 représente un grand cru Made In France avec le quatrième sacre des Spurs de San Antonio. Emmenés par un Tony Parker injouable, le trio texan qu’il compose avec Tim Duncan et Manu Ginóbili va remporter un troisième titre en sweapant les Cavaliers de LeBron James, installant un peu plus la dynastie des Spurs comme l’un des plus dominante de la décennie. Tony Parker remportera d’ailleurs le trophée Bill Russell du MVP des Finales (24.5 points, 5 rebonds et 3.3 passes à 56.8% FG) devenant ainsi le deuxième joueur non-américain (après Olajuwon) à remporter ce trophée.

    Par ailleurs la saison 2006-2007 verra les Hornets de la Nouvelle Orléans connaître de fortes perturbations après l’ouragan Katrina, en déménageant de la Louisiane vers Oklahoma City, ce qui incitera deux ans plus tard la NBA à délocaliser la franchise des Sonics de Seattle pour le Thunder d’Oklahoma City.

    Miami Heat

    Le champion en titre sortant va connaître une saison bien moins aboutie que l’année passée. Privés de Shaquille O’Neal pendant la première moitié de saison, les floridiens vont s’en remettre au talent du jeune Dwyane Wade, déjà considéré comme l’un des tous meilleurs arrières de la ligue, avant de voir le numéro 3 se blesser à son tour juste après le All-Star break pour ne revenir qu’en fin de saison régulière et un premier tour des playoffs complètement raté face aux Bulls de Chicago (4-0). Une année noire pour le Heat qui enverra la saison suivante O’Neal aux Suns et ne s’en relèvera qu’en 2010.

    Dwyane Wade portera néanmoins les espoirs du Heat sur ses épaules pendant de nombreuses saisons, s’imposant tout logiquement comme le plus grand joueur de l’histoire de la franchise et parmi les meilleurs de sa génération. D-Wade va enchaîner les performances individuelles de calibre toute plus impressionnantes les unes que les autres, à l’image d’un soir de noël lors du traditionnel Christmas Day, où l’arrière All-Star se fendra d’une prestation magistrale face aux Lakers de Kobe Bryant.

    Une vieille rancoeur

    Une fois n’est pas coutume, les Lakers iront défier pour la troisième fois en trois ans, le tout récent champion NBA, le Miami Heat. Seul match programmé pour cette soirée exceptionnelle, la ligue mise alors sur un duel entre deux hommes, Kobe Bryant et Dwyane Wade mais également sur le dénominateur commun aux deux arrières du moment, Shaquille O’Neal. Le départ du Shaq’ en 2004 de Los Angeles pour Miami a marqué un véritable tournant dans la ligue au sortir d’une longue période de règne (trois titres), durant laquelle la relation entre l’arrière des Lakers et le pivot s’est dégradée au fil des saisons. Une rupture bien venue pour le Heat qui verra en Shaquille O’Neal la recrue idéale pour épauler le jeune Wade dans sa quête de reconnaissance et de titre.

    Seul hic au tableau, l’absence du pivot, quadruple champion, dont le genou gauche fait des siennes. Le bilan global du Heat est plutôt contrasté, la blessure de l’ex-Laker étant en partie responsable de ce démarrage poussif. Avec douze victoires pour quatorze défaites, Miami oscille entre la 7ème et la 9ème place depuis la reprise à l’inverse des Lakers plutôt bien partis (18-9) et confortablement installés à la cinquième place de la conférence Ouest dominée par Utah, Dallas et San Antonio. C’est donc privé du Shaq’ que le Heat devra batailler face aux Lakers et espérer empocher une troisième victoire de suite pour le Christmas Day.

    Côté Lakers Kobe Bryant porte à lui seul pour ainsi dire la franchise californienne, tournant à près de 28 points, 5 rebonds et 5 passes et sort notamment de deux rencontres face à Houston (53 points, 10 rebonds et 8 passes) et Washington (45 points, 8 rebonds et 10 passes) assez impressionnantes. En face le jeune Wade fait également preuve d’un leadership exceptionnel, l’arrière floridien tournant également à 28 points, 8 passes et près de 4 rebonds et deux interceptions depuis le début de la saison se fendant notamment d’une prestation somptueuse face à Memphis (41 points, 5 rebonds, 7 passes et 5 interceptions) et de plusieurs matchs à plus de trente points depuis le début de la saison.

    Dans ce remake à n’en plus finir (victoires du Heat 104-102 en 2004 puis 97-92 en 2005), le Heat de Pat Riley aligne d’entrée de jeu Udonis Haslem, Jason Williams, Alonzo Mourning et Dorell Wright (remplaçant de Shaquille O’Neal) au côté de Dwyane Wade. Pour les Lakers de Phil Jackson et Kobe Bryant, la fine fleur californienne est au rendez-vous avec Luke Walton, Smush Parker, Kwame Brown et Brian Cook. Une époque dorée pour les violets et or qui semble lointaine, mais qu’importe puisque Kobe est là pour assurer le show dans cette affiche de gala.

    Un premier quart-temps tout feu tout flamme

    Dès le début du match, Wade semble déterminer mettre un gros rythme d’entrée de jeu . À l’origine et à la conclusion des premiers points de son équipe, l’arrière est omniprésent des deux côtés du terrain avec notamment de bonnes phases défensives sur Kobe Bryant et un gros contre sur Luke Walton. Wade distribue le jeu (cinq passes) et provoque la défense adverse (quatre fautes provoquées) et après douze minutes, l’arrière energizer vient d’inscrire douze points (auxquels on peut ajouter cinq passes, deux rebonds, une interception et trois contres pour zéro perte de balle) offrant le lead au Heat (30 à 16).

    Fin du premier acte

    Miami va connaître néanmoins un gros passage à vide dans le deuxième quart en inscrivant moins de dix points en neuf minutes. Wade n’inscrira que quatre petits points durant un peu moins de neuf minutes de jeu, le temps de voir les Lakers revenir à moins de dix longueurs du Heat. Malgré ce come back, l’adresse générale des californiens est loin d’être au point à l’image d’un Kobe qui digère encore mal la dinde du réveillon (1/9 FG dont 0/2 à 3pts) et qui peine à contenir les ardeurs de Wade, mais les Lakers parviennent néanmoins à s’accrocher (47-40).

    Le Festival Wade

    Le début de la seconde mi-temps démarre sur les chapeaux de roues pour Kobe qui tente d’effacer sa première mi-temps catastrophique en inscrivant les six premiers points de son équipe. Très en difficulté pour tenir en défense son vis-à-vis, Bryant va une fois encore être malmené par l’arrière du Heat. Tel un lion déchaîné, Dwyane Wade enchaîne les attaques au cercle en slalomant la défense des Lakers ou bien en prenant des tirs à mi-distance sur la tête d’un Kobe désabusé. Sentant le jeu à merveille, le numéro 3 du Heat porte l’avantage des siens à +10 à la fin du troisième quart-temps, affichant une fabuleuse ligne statistique avec 34 points (18 dans le seul quart-temps !), 7 passes, 4 rebonds , 3 interceptions et 3 contres, performance accomplie en seulement 32 minutes !

    Un Wade intraitable et une nouvelle victoire du Heat

    Après deux nouveaux layups fabuleux, suivis d’un nouveau contre et d’une interception, Wade et le Heat vont se diriger vers une victoire probante avec à la clé une feuille de match monstrueuse : 40 points (12/20), 11 passes, 4 rebonds, 4 passes et 4 interceptions. En face le Black Mamba livre une copie bien terne avec 16 points (0/4 à 3pts) et 4 passes, incapable d’inverser le cours du match et de tenir les ardeurs du disciple Wade qui vient de donner une leçon de basket aux Lakers. Victorieux 101 à 85 des LA Lakers, le Heat, pourtant privé du Shaq’, remporte pour la troisième année consécutive ce duel « florido-californien » grâce au talent d’un Dwyane Wade inarrêtable. Une performance qui reste encore aujourd’hui parmi les plus marquante de la tradition NBA à noël.