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  • Un Jour aux Jeux de Melbourne, Bill Russell écrasa la concurrence au tournoi olympique de basket de 1956

    Un Jour aux Jeux de Melbourne, Bill Russell écrasa la concurrence au tournoi olympique de basket de 1956

    À moins d’un an des Jeux Olympiques de Tokyo, Clutch Time vous propose, à travers une série d’articles, de revenir sur des grands moments de basket à jamais gravés dans l’histoire des jeux.

    Cette semaine Clutch Time vous propose de revenir sur cette XVIème éditions des Jeux qui se déroule pour la première fois dans l’hémisphère sud. L’occasion pour nous de revenir sur un évènement marquant lors du tournoi de basket. Plus qu’un évènement, il s’agit d’un phénomène, sorti tout droit de la fac de San Francisco, qui va traverser quasiment la moitié du globe pour martyriser les cercles et rapporter l’or olympique.

    Pour les amateurs de sport qui aiment prolonger le plaisir après le coup de sifflet final, suivre les cotes et les marchés peut ajouter une autre dimension à l'analyse des matchs. En France, la pratique du pari sportif évolue et certains joueurs se tournent désormais vers des plateformes acceptant les cryptomonnaies ; pour s'y retrouver, un comparatif des bookmakers crypto permet d'identifier les offres disponibles et de comparer leurs conditions en toute transparence. Comme toujours, il convient de miser de manière responsable et de ne jouer que ce que l'on peut se permettre de perdre.

    Bill Russell aux Jeux de Melbourne

    Bill Russell et la naissance d’un compétiteur d’exception

    Pour les amateurs de basket, Bill Russell fut la pierre angulaire, la figure de proue et l’incarnation même de la dynastie des Celtics de Boston des années 60, à savoir l’une, si ce n’est la plus grande équipe de l’histoire du sport aux États-Unis. Incroyable défenseur, contreur légendaire et défenseur hors-pair qui révolutionna les concepts et styles défensifs en NBA, le pivot fut longtemps considéré comme le meilleur joueur de l’histoire de la ligue. MVP à cinq reprises, auquel on peut ajouter douze sélections All-Star, le grand Bill fut également quatre fois meilleur rebondeur de la ligue avec près de 22.5 prises par match en carrière (21 620 rebonds au compteur), terminant même certains matchs à 51 rebonds… 51 rebonds !

    Ses nombreuses distinctions individuelles sont également à mettre en parallèle avec un palmarès collectif qui ferait pâlir n’importe quel athlète. Au sein de l’effectif des Celtics de Red Auerbach, Bill Russell fut un joueur d’équipe pur et dur et n’a jamais caché son obsession pour les victoires collectives et la réussite de son équipe, celle de Boston en l’occurence, qui va littéralement broyer la ligue sur son passage entre 1956 et 1969, remportant onze titres, dont huit consécutifs. Une domination qui n’a pas son pareil dans les annales de la ligue, la franchise devenant l’égal des Yankees de New York au baseball ou encore des Canadiens de Montréal en hockey sur glace.

    De la Louisiane à la Californie

    William Felton Russell est né le 12 février 1934 à Monroe, en Louisiane. Sa famille déménage dans la région de la baie de San Francisco alors que le monde est plongé dans une seconde guerre mondiale, Bill a alors huit ans et ses parents partent pour trouver du travail sur la côte ouest mais surtout pour fuir la ségrégation qui sévit dans le pays. Il fréquente alors l’école secondaire de Mcclymonds à Oakland pour laquelle il commence à jouer au basket. Plutôt adroit ballon en main, le jeune Russell n’est pas considéré comme le plus offensif des basketteurs à l’époque mais sera tout de même remarqué pour ses mensurations vertigineuses, ce qui lui vaudra une bourse d’étude à l’Université de San Francisco, où il s’épanouira très vite et sera remarqué par un certain George Mikan, joueur des Minneapolis Lakers.

    De la révélation à la confirmation sur les parquets de la fac

    K.C. Jones et Bill Russell, joueurs des Dons de San Francisco

    Avec les Dons de San Francisco, Bill Russell va rapidement faire la connaissance d’un certain K.C. Jones, meneur titulaire de l’équipe universitaire depuis un an et qui deviendra très vite son acolyte de toujours. Entre 1955 et 1957, Bill Russell et l’Université de San Francisco vont participer à trois Final Four NCAA, remportant deux titres consécutifs avec une série de 55 victoires consécutives à la clé. Il tournera sans discontinuer à plus de vingt points et rebonds et sera honoré des meilleurs distinctions individuelles lors de ses deux dernières années, notamment du titre du meilleur joueur universitaire du tournoi. La réputation du jeune pivot n’est désormais plus à faire.

    Des Boston Celtics aux Harlem Globe Trotters

    Bill Russell attire l’attention d’un très grands nombres de recruteurs, notamment celle de Red Auerbach, qui voit chez lui la pièce manquante à son grand échiquier aux Celtics. Mais Boston est dans une impasse à l’aube de la draft 1956. Le premier choix est revenu aux Hawks de Saint-Louis et Auerbach voulait utiliser son Territorial Pick pour récupérer également Tom Heinsohn (Holy Cross). Il va donc mettre en place un trade avec les Hawks de Ben Kerner, cédant le pivot Ed Macauley et Cliff Hagan pour récupérer le joueur drafté en 2ème position par Saint-Louis. Un pari risqué à l’époque mais nécessaire aux yeux du dirigeant-entraîneur, qui souhaite apporter une dimension athlétique et défensive supplémentaire autour des cadres Bob Cousy et Bill Sharman.

    Les Harlem Globetrotters vont inviter Bill Russell 
    à rejoindre leur équipe de basketball semi-amateur en 1956, 
    moyennant un salaire assez attractif pour l'époque 
    (on parle de plusieurs milliers de dollars par représentations). 
    Russell fut néanmoins vexé et énervé contre le propriétaire
    Abe Saperstein qui aurait préféré discuter avec Phil Woolpert, 
    le coach des Dons de San Francisco, sans même prendre le temps 
    de discuter avec le joueur. Russell refusa l’offre des Trotters 
    en s'inscrivant à la draft 1956, estimant que si 
    Saperstein était trop intelligent pour discuter avec lui, 
    alors il jugea qu'il était également trop intelligent pour jouer
    pour son équipe.

    Melbourne 1956

    Une année charnière

    Pour autant, Russell retardera ses débuts dans la grande ligue pour concourir aux Jeux Olympiques, ne rejoignant les Celtics qu’en décembre. Déjà approché lors de son année junior, Bill Russell était néanmoins déterminé à représenter son pays et la cause afro-américaine lors des Jeux de Melbourne. Le président Eisenhower l’y avait fortement encouragé, souhaitant notamment voir le prodige de San Francisco, représenter la sélection olympique américaine de basket.

    Bill Russell lors d’une épreuve de saut en hauteur

    Car la popularité du jeune Russell ne s’arrêtait pas qu’au basket. Bill Russell était également l’un des tous meilleurs athlètes universitaires du pays, détenteur de la septième meilleure performance de l’année au saut en hauteur. Lors des West Coast Relays, le grand Bill avait réalisé un saut à plus de 2m10, jouant des coudes avec Charlie Dumas, futur champion olympique de l’épreuve à Melbourne et surtout futur recordman du monde de la discipline. Sa panoplie d’athlète ne s’arrêtait pas là puisque que la future légende des Celtics était également spécialiste du demi-tour de piste (400m).

    Le jeune Russell va néanmoins se tourner vers la balle orange et la sélection olympique américaine de basket, pour son plus grand plaisir.

    Dès que j’avais atteint l’âge fixé pour participer aux Jeux, je n’ai pas hésité un instant. Je n’y suis pas allé pour gagner mais avant tout pour participer car je voulais vraiment faire partie de cette expérience olympique.

    Bill Russell, ESPN

    1956, année de boycott et de tensions internationales

    Organisé du 22 novembre au 8 décembre, les Jeux Olympiques se déroulent pour la première fois dans l’hémisphère sud. Autre nouveauté, la charte olympique (instaurée par Pierre de Coubertin) fut remise en cause concernant le déroulement et le lieu des épreuves olympiques. En effet un décret économique et sanitaire imposait une mise en quarantaine de six mois pour tout bétail et animaux entrant dans le pays. Le Comité International Olympique décida donc de scinder en deux l’organisation des Jeux, les épreuves équestres se déroulant à Stockholm du 10 au 17 juin 1956.

    Par ailleurs, les saisons australiennes inversées par rapport au continent nord-américain, les Jeux eurent lieu durant l’hiver aux États-Unis, en plein début de saison en NBA. Le gouvernement australien du versé une somme record de près de 13,5 millions de dollars afin de dédommager les différentes ligues sportives professionnelles, privées de leurs athlètes.

    Sur le plan diplomatique, une multitude d’évènements majeurs vinrent empiéter sur le terrain de l’olympisme et plus exactement dans les piscines olympiques avec l’épisode du « Bain de Sang de Melbourne », surnom donné lors de la rencontre de Water-polo entre l’URSS et la Hongrie en demi-finale du tournoi. Cet évènement se déroula moins d’un mois seulement après l’insurrection de Budapest et la repression meurtrière de l’armée soviétique dans les rues de la capitale. Au cours de cette rencontre, le joueur soviétique Valentin Prokopov donna un coup de tête au Hongrois Ervin Zádor. Les deux équipes en viendront aux mains et plusieurs joueurs seront blessés dans la piscine, au point que l’eau se teindra de rouge. La police australienne interviendra pour éviter le lynchage de l’équipe soviétique par les spectateurs et la Hongrie sera déclarée vainqueur et remportera la médaille d’or en finale.

    Ervin Zádor sort le visage ensanglanté

    Côté résultats et performances mémorables, Melbourne offrit à Alain Mimoun sa première médaille d’or olympique sur marathon. Âgé de 35 ans, le français avait échoué à deux reprises sur le 10 000m et le 5 000m lors des précédentes éditions, et décrocha finalement le graal sur l’épreuve reine de fond. Par ailleurs l’athlète locale Betty Cuthbert va s’illustrer, chez elle, devenant triple championne olympique sur les épreuves de sprint.


    Le Tournoi olympique de 1956

    Le Royal Exhibition Building fut le théâtre du plus beau tournoi de basket depuis sa création selon les spécialistes et médias invités à l’époque. Bâtiment construit en 1880 il accueillera entre 2 000 et 3 000 spectateurs en moyenne à chaque rencontre et jusqu’à 3 166 spectateurs pour la finale disputée dans la soirée du 1er décembre.

    Le pays hôte fut néanmoins éliminé dès le premier tour, se contentant d’une douzième place après avoir perdu notamment son dernier match face à Formose (87-70). La présence de Formose faisait pointer le risque d’un conflit politique entre la République Populaire de Chine et la présence de la petite île, plutôt connue sous le nom de Taïwan, qui concourait avec l’appellation portugaise de « Formosa ».

    Pour sa quatrième participation, la France de Robert Busnel se retrouve au 1er tour face aux Soviétiques et s’en sortira remarquablement bien en gagnant leur rencontre face à l’ogre russe (76-67). Jean-Paul Beugnot, Robert Monclar, Henri Grange et Roger Haudegand ont l’objectif de faire aussi bien que leurs aînés aux Jeux de Londres (médaille d’argent) mais vont malheureusement s’inclinés face à ces mêmes soviétiques en 1/2 finale du tournoi (49-56) avant de perdre le match de la médaille de bronze face à l’Uruguay de Carlos Blixen et Oscar Moglia (62-71).

    Team USA

    Team USA Basket 1956

    Le sélectionneur de l’époque, Gerald Tucker, est l’entraîneur des Phillips 66ers, équipe de basket amateur en AAU (Amateur Athletic Union). Accompagné de son assistant Bruce Drake, des forces armées des USA, la sélection se faisait à l’époque entre les joueurs universitaires, les militaires et les joueurs de l’AAU. Le format voulait qu’il y est autant de joueurs amateurs que de joueurs en facs, c’est pourquoi cinq joueurs des Phillips 66ers furent sélectionnés entre autres. Charles « Chuck » Darling (C), Burdette Haldorson (F), William Hougland (F), Robert Jeangerard (F), James Walsh (G). Parmi les autres joueurs sélectionnés on retrouve également trois joueurs issus de l’armée, Williams Evans (G), Ron Tomsic (G) et Gilbert Ford (G), ainsi qu’un joueur des Wichita Vickers (AAU), Dick Boushka (F).

    Au final seul le duo de San Francisco Bill Russell et K.C. Jones, accompagnés de Carl Cain, jeune ailier de l’université d’Iowa firent partis de l’aventure olympique en tant qu’universitaires. Fait unique pour l’époque, les trois joueurs afro-américains furent les premiers sélectionnés par Team USA depuis Don Barksdale lors des Jeux de Londres (1948) alors qu’aucun joueur noir n’avait été retenu quatre ans plus tôt à Helsinki. Jones et Russell deviendront assez vite les joueurs indispensables sur le terrain.

    Les États-Unis en démonstration

    Reversés dans le premier groupe du tournoi, les américains vont devoir se défaire des modestes équipes des Philippines, du Japon et de la Thaïlande au premier tour. Des rendez-vous plus exotiques qu’à enjeux réels. Le récital débute tout d’abord face aux japonais (98-40) qui vont prendre la marée en seconde mi-temps (65-20) grâce aux vingt points de Bill Russell et une présence diabolique dans la raquette. Face à la Thaïlande, le score sera encore plus sévère (101-29) avec une défense monstrueuse contre laquelle les pauvres thaïlandais n’ont rien pu faire. Bill Russell ne va inscrire que huit petits points mais son activité incessante en défense laisse ses coéquipiers assurer au scoring. Lors du dernier match, les philippins prendront une leçon de basket identique (121-53), tandis que sept joueurs américains finiront en double figures au scoring (21 points pour Jeangerard notamment).

    La démonstration américaine ne s’arrête pas au premier tour, les USA infligeant trois nouveaux revers au bulgares (85-44), aux brésiliens (113-51) mais surtout aux soviétiques (85-55), annoncés comme leur principaux rivaux et ce malgré une première mi-temps accrochée. Sur l’ensemble des six premiers matchs, Team USA affiche une moyenne de 100,5 points inscrits contre 45,3 encaissés, soit 55 points d’écart par match. Au vue des prestations, l’explication semble toute trouvée, la répartition du scoring se faisant librement et de manière déconcertante entre Russell (14,8 points), Jeangerard (13,5 points), Tomsic (11,1 points), K.C. Jones (9,8 points), Chuck Darling (9,3 points) ou encore Haldorson (9 points).

    Bill Russell, impérial dans la raquette soviétique

    Même constat en demi-finale face à l’Uruguay, où Team USA va faire un récital face aux champions sud-américains (101-38). Tous les joueurs américains vont au moins inscrire un panier pour la sixième fois depuis le début du tournoi, six d’entre eux vont même atteindre la barre des dix points inscrits. Difficile du coup pour l’Union Soviétique de trouver une quelconque faille dans la mécanique américaine. Pour la finale, bis repetita, les soviétiques croisent de nouveau la route de Bill Russell et sa bande qui les avaient sévèrement puni lors du match au second tour.

    Bill Russell justement fut bien inspiré de représenter les États-Unis à Melbourne car les Soviétiques s’empressèrent d’emboîter le pas aux américains, en choisissant eux-aussi de grands gaillards, à vocation offensive et défensive mais évidemment moins génial et talentueux que Bill Himself. Du coup c’est le letton Jānis Krūmiņš (2m20) qui devra s’occuper de défendre sur le pivot américain. Mais l’équipe soviétique ne fut guère à la hauteur, trop lente et apathique dans le jeu en comparaison des américains, à l’image de son golgoth, totalement dépassé par la vitesse et l’aisance technique du jeu adverse. En dépit de ses mensurations extraordinaires, le letton et son équipe furent malmenés au rebond et sur le jeu rapide mis en place par Tucker, marquant seulement 55 points, comme lors du premier volet, (dont quatre lancers seulement pour Krūmiņš).

    Bill Russell, plein et d’aisance sur le plan technique et physique, rend le jeu impossible pour des russes contraints de s’écarter de la raquette pour tenter leur chance de loin, sans réussite. Les américains vont remporter cette finale (89-55) encore plus facilement que la première rencontre contre l’URSS, menant notamment à la mi-temps de près de trente points, avec un Bill Russell de gala (13 points) et un K.C. Jones à la baguette (15 points), Jeanregard ajoutant également seize points.

    Un titre olympique et la naissance d’une légende

    Jānis Krūmiņš serrant la main du jeune Bill Russell

    Il s’agit donc de la quatrième médaille d’or consécutive des États-Unis aux Jeux Olympiques depuis l’introduction de ce sport au programme lors des Jeux de Berlin.

    Les américains furent les seuls à dépasser la barre des cent points à plusieurs reprises et fut considéré comme la plus dominante de l’histoire, remportant ses huit rencontres par 53 points d’écart, étrillant au passage l’URSS à deux reprises, dans un récital offensif et défensif avec un génial Bill Russell, métronome aux rebonds et en défense. Le sélectionneur américain regrettera même que les efforts de ses joueurs furent banalisés à cause de la faible concurrence dans ce tournoi, jugeant que cette équipe aurait pu battre à peu près n’importe qui même en dehors des Jeux.

    Mélangeant taille, vitesse, timing offensif et défensif ainsi que de créativité, l’équipe américaine offrit ainsi un modèle de joueur moderne de basket, polyvalent et athlétique. Le public s’empressa de venir voir jouer ce nouveau phénomène de la balle orange, claquant des dunks et des contres à tour de bras et enthousiasmant déjà les foules selon Alison Danzig du New York Times. Russell changea ainsi la face du basket international lors de ces Jeux de Melbourne, tout comme il avait changé celle du basket universitaire au début des années 50.

    C’était tellement sympa de pouvoir participer à cet évènement. Être réunis, au même endroit et au même moment pour partager quelque chose d’aussi génial. Cette médaille d’or a une grande valeur à mes yeux. Parmi tous les trophées et récompenses que j’ai remportés dans ma vie, c’est probablement celle-ci la plus importante.

    Bill Russell

    Bill Russell qui aura inscrit 113 points dans le tournoi savourera cette victoire très brièvement, le joueur étant désormais tourné vers un retour aux États-Unis, non pas à Boston comme on pourrait le penser mais plus exactement en Californie, où son mariage avec Rose Swisher, son amour de lycée était prévu pour le 9 décembre. Âgé seulement de 22 ans, Bill Russell aura néanmoins montré en Australie toute l’étendue de son talent et de son QI basket, amenant ce sport à un tout autre niveau en particulier en défense.

    Avec son coéquipier de l’Université de San Francisco puis à Boston, KC Jones, les deux futurs Hall of Famers feront partis du cercle très restreint des joueurs à avoir remporté un titre NCAA, un titre NBA et une médaille d’or olympique.

  • NBA Frenchies #7 – Nico, Vince et Evan

    NBA Frenchies #7 – Nico, Vince et Evan

    NBA Frenchies #7 – Nico, Vince et Evan

    NBA Frenchies Retro ! Une émission ClutchTime animée par Simon et Tedesco.

    Simon et Tedesco se retrouvent pour aborder l’actualité des français en NBA, le retour difficile de Nicolas Batum cette saison à Charlotte, l’avenir de Vincent Poirier à Boston, la montée en puissance d’Evan Fournier à Orlando.

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  • NBA Recap #5 : Conférence Ouest

    NBA Recap #5 : Conférence Ouest

    Pour cette saison 2019-2020, Clutch Time vous propose chaque semaine de faire un petit point sur l’état de forme des équipes et des joueurs de la Conférence Ouest.

    NBA Teams Power Rankings

    Los Angeles Lakers (4-0)

    Quatre matchs, quatre victoires et un rythme qui ne faiblit pas pour les angeliños qui confortent un peu plus leur avance en tête de la conférence ouest. Alors que cette semaine s’annonçait comme la semaine de tous les dangers, les Lakers ont su éviter les pièges en plein road-trip pour s’imposer par trois fois face à leur dauphins d’abord, Denver, puis face à Utah et Portland avant de finir par Minnesota à domicile, avec la manière surtout. Au-delà des performances, c’est bien les efforts déployés des deux côtés du terrain qui impressionnent car même si les Lakers encaissent des points (notamment sur des pertes de balles), il en reste pas moins qu’elle sait tenir les fin de match et prendre le dessus dans tous les secteurs du jeu. Dans la raquette, Anthony Davis a encore fait un gros chantier cette semaine, bien aidés par McGee et Howard, et consolide son statut de meilleur intérieur du moment. Du côté des performances individuelles, au-delà des prestations exceptionnelles de Davis, LeBron a su une fois encore s’illustrer dans le rôle de meneur polyvalent capable de scorer, passer et défendre, les autres joueurs, notamment Rondo, Kuzma ou Green se contentants de respecter les schémas de jeu.

    Dallas Mavericks (3-1)

    Décidément on n’arrête plus Dallas. Désormais parmi les favoris pour les play-offs, les texans peuvent une fois encore remercier leur jeune pépite Luka Dončić pour qui tout lui sourit en ce moment. Les préceptes de Rick Carlisle sur la défense portent enfin leurs fruits avec des joueurs plus impliqués et un tempo défensif plus dur sur le porteur de balle, les Mavs ont su se mettre en bonne disposition collective pour scorer en étant adroits. Le banc texan a également eu son rôle à jouer en particulier face aux Pelicans, à l’image de Brunson, Curry ou Marjanović. Côté cinq majeur, Porzingis a une fois de plus endossé le rôle d’intérieur à tout faire, prompt à défendre et capable de devenir dangereux offensivement quand cela devient nécessaire. Si on ajoute aussi la bonne forme de Tim Hardaway, Dallas peut espérer passer les fêtes au chaud aux cinq premières places.

    San Antonio Spurs (2-0)

    Que deux matchs pour les Spurs cette semaine mais un retour en forme qui est le bien venu. Embourbés dans la dernière partie de tableau depuis quelques semaines déjà, les hommes de Popovich ont su mené leur barque cette semaine face à Houston d’abord (135-133), puis Sacramento (105-104), s’offrant une bouffée d’air frais. Mais la marge de manoeuvre reste très mince, en témoigne ses deux succès arrachés en overtime alors que l’équipe souffre dans plusieurs compartiments du jeu. C’est une situation assez inédite pour tous les fans de la franchise qui ne s’attendaient sûrement pas à voir péril en la demeure texane sous le règne de coach Pop. Pourtant le jeu développé par les Spurs reste assez attractif et la répartition de la marque se fait assez bien à l’image du jeune Lonnie Walker (28 points) face à Houston. C’est plutôt du côté des cadres de l’équipe qu’il faut aller chercher les sources des problèmes de San Antonio. En dehors de DeMar DeRozan, Aldridge, Gay, Mills ou encore Murray sont loin de faire l’unanimité dans leurs rendements.


    Oklahoma City Thunder (2-1)

    Voilà deux semaines que le Thunder frappe à nouveau. Avec deux nouvelles victoires cette semaine (la cinquième depuis sept matchs), OKC se remet sur le droit chemin et pointe désormais quasiment à l’équilibre (11-12) et une belle 7ème place à l’Ouest. L’une des clés de la réussite d’Oklahoma cette semaine réside dans le jeu intérieur qui prend quasiment le dessus à chaque fois sur ses adversaires. Les hommes de Billy Donovan font en revanche preuve d’irrégularités dans le contenu, ce qui peut leur coûter des victoires précieuses comme face à Indiana. Même s’il reste encore beaucoup de domaines dans lesquels le Thunder doit progresser, les cadres répondent enfin présents. Derrière le jeune Gilgeous-Alexander, Chris Paul, Steven Adams ou encore Dennis Schröder en sixième homme affiche un niveau de jeu plus en adéquation avec les attentes de la saison.

    Phoenix Suns (2-2)

    Les joueurs de l’Arizona s’accrochent et ça fait plaisir à voir. Certes on ne parle pas d’un jeu attaque-défense en réussite mais plus d’un jeu attaque-attaque. Malgré leur problèmes défensifs, dus notamment aux absences de Aron Baynes et DeAndre Ayton, Phoenix s’en est pas mal sorti cette semaine face à des adversaires de son calibre (Sacramento et New Orleans) et lors d’une défaite néanmoins encourageante à Houston (109-115). Il reste pourtant à gérer ce problème de raquette qui globalement se laisse marcher dessus, ce qui peut expliquer les difficultés des partenaires de Devin Booker de tenir un rythme offensif élevé uniquement sur la base du jeu des joueurs extérieurs. Au-delà de cet aspect, c’est surtout les fautes commises qui pénalisent fortement les Suns pourtant pas aidés par les profils défensifs de l’équipe. Kelly Oubre a néanmoins réussi cette semaine à se muer en two-way player en mettant de l’intensité mais insuffisant pour espérer inverser une tendance bien encrée aux Suns.


    Sacramento Kings (1-3)

    Difficile de placer les Kings plus haut dans nos mentions, tant l’équipe a connu une semaine compliquée. Mais il est vrai que les Kings sont enthousiasmant cette année en témoigne la victoire décrochée face à Dallas (110-106). Le jeu est loin d’être parfait mais c’est typiquement les imperfections des Kings qui lui donnent son charme. Les retours de Bagley et Fox devrait d’avantage servir des Kings qui sont toujours en course pour décrocher un huitième spot pour les play-offs cette année même si beaucoup de chose doivent être corrigées, notamment dans le jeu d’équipe et la défense. Cette semaine Buddy Hield s’est une fois encore mué dans le rôle d’artificier (24 points), bien aidé par la révélation Richaun Holmes et le duo d’assassins serbes Bjelica – Bogdanović, les Kings manquent toutefois d’adresse et le banc n’est guère plus opérationnel pour contre-balancer cette maladresse.

    Denver Nuggets (1-3)

    Denver peut se féliciter d’être encore dans le quatuor de tête à l’Ouest tant ils ont mangé leur pain noir cette semaine. En s’inclinant d’abord face aux Lakers (105-96), les Nuggets furent dominés dans beaucoup de compartiments du jeu à commencer par la défense, connaissant un vrai trou d’air au pire moment en fin de match. Si on ajoute les fautes concédées, les rebonds perdus et les points offerts en contre-attaques, les ingrédients n’y étaient pas pour Denver. Et le schéma s’est malheureusement répété face à Boston puis Brooklyn, Denver affichant une inquiétante passivité par moment et une adresse aux tirs en chute libre. Au-delà de ce calendrier compliqué, les hommes de Mike Malone se sont néanmoins refaits la cerise sur les Knicks (129-92) mais les comptes n’y sont pas et Denver vient de perdre son statut de dauphin des Lakers. À l’image de l’équipe, plusieurs cadres (titulaires ou remplaçants) ont failli dans leur jeu, laissant le duo Jamal Murray et Nikola Jokić trop seuls pour gérer la situation.

    Memphis Grizzlies (0-3)

    Il y a des défaites logiques et d’autres cruelles. C’est ce à quoi sont habitués les Grizzlies depuis ce début de saison. Malgré un match convaincant face à Indiana et un réveil tardif face aux Bulls, Memphis termine la semaine comme elle l’a commencée avec le plein de défaites et une treizième place logique mais pas forcément méritée. Certes la balance penche plus du mauvais côté cette saison, mais il existe des motifs de satisfaction dans les prestations des Grizzlies. Pratiquant un jeu agréable et faisant preuve de caractère par moment, notamment en défense, l’apprentissage des Grizzlies se fait dans la douceur mais ne se traduit malheureusement pas assez bien sur le plan des résultats. Privés de leur meneur Ja Morant, c’est Jaren Jackson, autre pépite de la franchise, qui s’est chargé de porter les siens offensivement cette semaine bien épaulé dans la raquette par le retour du lituanien Valanciunas. Avec les autres absences (Kyle Anderson, Brandon Clarke), ce sont Jae Crowder, Dillon Brooks et la révélation De’Anthony Melton qui se sont le plus illustrés pour grappiller du temps de jeu et une place dans la rotation.

    New Orleans Pelicans (0-3)

    Trouver des motifs d’espoir dans le parcours des Pelicans cette semaine demeure un vrai casse-tête. Certes l’équipe est jeune, remplie de potentiel et privée de son potentiel meilleur joueur, mais force est de constater qu’Alvin Gentry ne trouve pas la solution pour enrayer la chute. Il s’agit en effet de la plus longue série de défaites depuis le début de la saison 2016-17. Certes au départ le calendrier dessert totalement les Pelicans avec un back-to-back Utah puis Clippers avant d’affronter les Lakers, mais l’équipe a ensuite eu la possibilité de se rattraper à domicile sans jamais y parvenir. Que ce soit en défense, sur les rebonds, dans l’adresse ou encore sur la rotation, rien ne va collectivement. Malgré de bonnes productions individuelles de la part Jrue Holiday, Brandon Ingram, voire même du jeune Jaxson Hayes, les comptes n’y sont pas et difficile d’imaginer un retour de Zion Williamson inverser la tendance. Cette saison s’annonce de plus en plus comme une saison de transition pour New Orleans.


    Classement Conférence Ouest


    NBA Players Power Rankings

    Anthony Davis – Los Angeles Lakers

    35.0pts – 8.0rbd – 2.5ast – 2blk

    Très gros retour en forme de l’ancien Pelican qui ponctue sa semaine par un carton face aux Wolves (50pts, 7rbd, 6ast et 4stl). Même si l’état de santé du joueur oblige les Lakers à jouer avec une épée de Damoclès au-dessus de leurs têtes, Davis a particulièrement brillé cette semaine et redonner la marche à suivre avec quatre victoires supplémentaires. Adroit aux tirs (63.3 % FG dont 86% sur LF), le All-Star fut à la hauteur durant le road-trip des californiens grâce à son impact des deux côtés du terrain et en pratiquant un basket très propre. Son entente avec James fonctionne vraiment bien et c’est le King qui se régale de la réussite de son coéquipier en l’abreuvant de passes.

    Devin Booker – Phoenix Suns

    29.8pts – 4.8rbd – 5.8ast – 52.1% FG

    Si les Suns s’accrochent autant dans le milieu de tableau à l’ouest c’est en partie grâce aux performances de son arrière scoreur. Alors que la semaine avait débuté doucement pour Booker (17 points face à Orlando), « Book » est monté en régime lors des deux derniers matchs (44pts puis 35pts) pour terminer sur un bilan de deux victoires et deux défaites, une dernière défaite encourageante à Houston. En délicatesse avec son tir la semaine précédente, Booker a retrouvé du rythme et de la précision (52.1 % FG dont 40% à 3pts) et réalise un début de mois convaincant. Le retour de Rubio dans les starters lui fait un grand bien car il ne monopolise plus le ballon à la baguette des Suns (même s’il tourne encore à cinq passes) et se concentre plus sur ses positions et tirs ouverts.

    James Harden – Houston Rockets

    35.7pts – 7.3rbd – 4.3ast – 4stl

    James Harden a été en grosse galère avec son adresse cette semaine (34.2% FG et 23.8 à 3pts), alors pourquoi mentionner le Rocket cette semaine me diriez-vous ? Tout simplement pour reconnaître qu’en dépit d’un arrosage intensif mais irrégulier, le barbu a encore une fois su se mettre en évidence, d’abord face aux Spurs (50 points, 9 rebonds, 6 passes et 4 steals) puis face à Toronto et Phoenix. Face aux Raptors, Harden a su se mettre en retrait sur le jeu offensif pour ne pas revivre un match catastrophique dans l’adresse mais tout en étant plus efficace et important dans d’autres domaines. Face à une faible défense des Suns il s’est donné à coeur joie terminant à 34 points, 6 rebonds, 4 passes et 3 interceptions. Une semaine encore bien remplie sur la feuille de match du moins.

    Luka Dončić – Dallas Mavericks

    27pts – 9.5rbd – 7ast

    Ex-aequo cette semaine avec Harden, Luka Dončić a également connu quelques galères sur le plan de l’adresse sans que celà n’handicape réellement les Mavericks qui ont remporté trois nouveaux succès. Le meneur à tout faire slovène avait pourtant parfaitement démarré la semaine avec une énorme performance face aux Pelicans (33 points, 18 rebonds, 5 passes), mais la mécanique s’est enrayée dès le match suivant puis se prolongea jusqu’à la défaite cette nuit face aux Kings. Résultats une moyenne en baisse avec un ratio (21.4% à 3pts) qui font rentrer le sophomore dans le rang cette semaine malgré une activité encore impressionnante sur le terrain dépassant notamment Michael Jordan au nombre de matchs consécutifs en 20-5-5, soit 19 rencontres, et se rapprochant du record détenu par Oscar Robertson.

    (Mentions honorables)

    LeBron James – Los Angeles Lakers : 27pts – 5.3rbd – 10.5ast
    Jaren Jackson Jr. – Memphis Grizzlies : 24pts – 5rbd – 1.7ast – 1.7blk
    Ben McLemore – Houston Rockets : 22pts – 1.7rbd – 1.3ast
    Dennis Schröder – Oklahoma City Thunder : 21.3pts – 2.7rbd – 1.7ast


    Focus sur Shai Gilgeous-Alexander (Oklahoma City Thunder)

    On parle beaucoup de la cuvée de rookies 2018/2019 comme très talentueuse, en mettant souvent en avant Dončić ou Young mais s’il y a bien un joueur qui a énormément progressé (au même titre que Devonte’ Graham) c’est bien le canadien Shai Gilgeous-Alexander. Passé aussi rapidement de la Californie à l’Oklahoma et ses vagues de froid après une année rookie prometteuse, le sophomore est bien décidé à s’imposer dans un effectif en pleine transition (départ de Paul George et Russell Westbrook). À 21ans, l’arrière du Thunder a pris une autre dimension depuis son transfert cet été, devenant meilleur marqueur de son équipe (18.7pts, 5.1rbd, 3ast) et leader du jeu devant Chris Paul, Danilo Gallinari ou encore Steven Adams. Une intégration-adaptation express qui propulse fort logiquement le joueur parmi les belles surprises de cette année alors que OKC présente un bilan quasiment équilibré de dix victoires pour douze défaites, rendant le parcours du jeune joueur encore plus passionnant alors qu’on s’y attendait le moins. Il reste néanmoins encore quelques défauts dans son jeu à corriger (adresse, défense) qui viendront avec le temps et les minutes jouées, mais Gilgeous-Alexander, cousin de Nickeil Alexander-Walker, peut tout à fait s’inscrire à long terme dans l’effectif de Billy Donovan.


    Le Cinq Majeur de la Semaine

    Meneur Arrière Ailier Ailier-fort Pivot
    Luka DončićDevin BookerJames HardenLeBron JamesAnthony Davis
  • NBA Recap #5 : Conférence Est

    NBA Recap #5 : Conférence Est

    Pour cette saison 2019-2020, Clutch Time vous propose chaque semaine de faire un petit point sur l’état de forme des équipes et des joueurs de la Conférence Est.

    NBA Teams Power Rankings

    Milwaukee Bucks (3-0)

    Semaine encore très productive pour Milwaukee. Les Bucks ont récupéré le lieutenant attitré de sa sainteté Giannis et les daims ont remporté une série de trois matchs, débutée par une correction face aux Knicks (132-88), puis deux cartons offensifs face aux Pistons (127-103) et les Clippers (119-91). Le jeu collectif a encore une fois été à la hauteur, les joueurs du banc assurants le relais des titulaires aux postes. La défense a su une fois de plus se mettre en évidence offrant des points faciles sur contre-attaques. Si on ajoute à ça une adresse en réussite, Milwaukee a pu étaler sur plusieurs quart-temps toute sa puissance de feu difficilement jouable désormais. Au-delà de l’attelage Giannis-Middleton (presque 50 points) ce sont plusieurs éléments du banc qui se sont mis en évidence, de Ilyasova à Connaughton en passant par DiVincenzo.

    Orlando Magic (3-0)

    Trois matchs, trois victoires pour Orlando et une huitième place consolidée à l’Est. Voilà le bilan de la semaine pour les magiciens de Steve Clifford. Orlando a enfin trouvé l’inspiration en attaque face à Washington et Phoenix en mettant de côté ses préceptes de défense. Tout n’est pas parfait mais il faut croire qu’avec une bonne adresse aux tirs et une forte présence aux rebonds (offensif notamment), le Magic s’est découvert un nouveau visage cette semaine en l’absence de son pivot All-Star Nikola Vucevic. Evan Fournier, Aaron Gordon et Terence Ross se sont relayés au scoring pour ramener ces succès, bien aidés par le retour de Markelle Fultz et l’expérimenté DJ Augustin. Dans un secteur intérieur affaibli on pensait voir Orlando sombrer mais c’est bien l’inverse qui s’est produit.

    Miami Heat (3-1)

    On arrête plus Miami. Cette semaine la bande à Spoelstra s’est une fois encore illustrée en remportant un match en territoire canadien face aux Raptors (121-110) pour grimper sur le podium de la conférence. Malgré une défaite assez large à Boston, le Heat a su se reprendre face aux Wizards et les Bulls en retrouvant de l’impact en défense et dans le jeu collectif mais surtout en faisant preuve de mental pour se sortir de situations mal-embarquées. En s’appuyant sur une adresse aux tirs loin d’être négligeable et l’apport de plusieurs joueurs en rotation, Miami a surtout vu Jimmy Butler prendre ses responsabilités au scoring, terminant également la semaine avec deux triple-doubles au compteur. Bien aidé Bam Adebayo, ce sont également Kelly Olynyk, Justise Winslow et surtout Tyler Herro dans la rotation qui ont joué à couteaux tirés en attaque pour le plus grand plaisir des supporters.

    Indiana Pacers (3-1)

    Indiana mise sur la continuité cette semaine. Avec trois nouveaux succès en quatre matchs, les Pacers ont assurer leurs arrières alors que Brooklyn se rapprochait dangereusement de la sixième place. Que ce soit face à Memphis (117-104) ou Oklahoma (107-100) les Pacers ont su mettre les mêmes ingrédients dans leur succès avec un jeu collectif exemplaire, une rotation qui se partage le scoring et une présence aux rebonds et défense combinée à une belle adresse générale. Le hic est arrivé face à Détroit, où bizarrement la machine défensive s’est grippée et le banc n’a pas su faire le boulot. Résultat une défaite logique 108 à 101 et une copie à revoir notamment sur le secteur intérieur en défense. Malgré cet accroc, Indiana a su rebondir, non sans difficultés, face aux Knicks (104-103) mais en étant incapables de creuser l’écart au score et de régler ses problèmes de fautes et pertes de balle. Un phénomène qui peut s’expliquer par les performances irrégulières de Malcolm Brogdon ou d’un Jeremy Lamb trop tendre, bien que TJ Warren, Domantas Sabonis et Myles Turner furent encore une fois sur tous les fronts.


    Philadelphia 76ers (3-1)

    Si on devait attribuer un mauvais point à Philadelphie cette semaine, ce serait évidemment ce match foiré face à Washington, où la défense à totalement lâcher dans le 2ème quart-temps et les Sixers furent indisciplinés. Car à part cette contre-performance, les hommes de Brett Brown ont su arracher des victoires sérieuses face à Utah et Toronto, puis ont réalisé un énorme match sur le plan collectif face aux Cavs (43 passes). Plusieurs choses ternissent néanmoins ce bilan. L’impact défensive et offensive dans la raquette fut en baisse, à l’image de Joel Embiid qui fut en galère sur le plan physique et personnel (17 points, 13 rebonds, 3 passes). Pour pallier les difficultés du pivot camerounais, ce sont les autres cadres de l’équipe qui ont assuré les meubles. De Tobias Harris à Ben Simmons en allant même jusqu’à Al Horford, les Sixers ont pu constater la profondeur de leur effectif et la solidité d’un groupe à l’image du jeune Matisse Thybulle qui a pris du volume de jeu cette semaine.

    Chicago Bulls (2-2)

    Bilan très contrasté encore pour la franchise de l’Illinois qui reste sur deux revers de suite, dont un surprenant face aux Warriors. Tout avait pourtant bien démarré cette semaine avec un succès à Sacramento et une bonne victoire face à Memphis. Le point commun de ces deux victoires fut notamment l’adresse derrière l’arc, bien aidée par le banc, et l’intensité du jeu, poussant ses adversaires à la faute. Néanmoins le secteur intérieur laissait encore à désirer pour Chicago et ce fut précisément le secteur dans lequel les Bulls furent complètement dominés par Miami notamment. Certes les joueurs extérieurs se montrent à l’aise et prompt à bondir sur chaque ballon mais quand vous disposez d’une raquette aussi faible, difficile de faire la bascule dans le groupe des favoris. Zach LaVine s’est une nouvelle fois montré à son avantage, tout comme Markkanen mais les remplaçants, encore irréguliers, n’ont guère pu compenser les problèmes du secteur intérieur.


    Toronto Raptors (0-3)

    On ne rêve pas mais Toronto vient en effet de subir sa pire série de défaites depuis plus d’un an. Ceci peut s’expliquer par la difficulté du calendrier de la semaine avec un déplacement à Philadelphie et deux matchs face aux Heat et Rockets. Tout n’est pas pourtant excusable car s’il y a eu défaite, il y a forcément eu des difficultés concrètes sur le terrain. La défense fut très exposée aux critiques alors que les Raptors ont encaissé plus de points que d’habitude, la faute à de gros passages à vide sur un voire plusieurs quart-temps. Forcément ça ne pardonne pas. Malgré le retour de Kyle Lowry, Toronto a eu du mal avec son adresse générale toute la semaine et le banc ne s’est pas particulièrement mis en évidence à l’exception de Norman Powell. Pascal Siakam a été plutôt discret en attaque alors que les expérimentés Ibaka et Gasol se sont souvent fait marcher dessus dans la raquette, domaine pourtant jusque là maîtrisé par la franchise canadienne. Espérons que le retour de Lowry apporte un second souffle à des Raptors qui commencent à toucher les limites de leur jeu.

    Washington Wizards (1-3)

    Semaine à nouveau compliquée en défense pour Washington qui peut néanmoins se consoler avec une victoire (surprenante) face aux Sixers (119-113). Encore une fois l’équipe de Scott Brooks peut séduire par son jeu offensif mais elle désolé d’autant plus par son manque d’implication en défense ce qui lui coûte très souvent des victoires en lâchant prise dans les fins de matchs. Si on ajoute une raquette plutôt légère, souvent dominée aux rebonds et des pertes de balles récurrentes, les Wizards se retrouvent logiquement chaque semaine dans nos mentions les plus basses. Difficile de blâmer néanmoins Bradley Beal qui doit composer avec un effectif jeune, privé de son meneur de jeu titulaire et qui doit en plus composer avec un banc inexpérimenté. Davis Bertāns fut particulièrement en forme cette semaine, servant souvent de lieutenant de Beal en sortie de banc. Le jeune Hachimura s’est également montré à son aise dans un jeu qui correspond d’avantage à ses qualités de scoreurs, sans pour autant devenir le facteur X pour changer le cours des matchs.

    Cleveland Cavaliers (0-3)

    Nouvelle semaine cauchemardesque pour les Cavs qui s’enfoncent un peu plus chaque jour au fond de la conférence Est. Une semaine de trois rencontres à l’issue desquelles John Beilein a subi deux sérieux revers face à Détroit et Philadelphie, entrecoupés d’une prestation offensive chaotique face à Orlando. Difficile dans ces conditions de trouver des motifs de satisfactions car mise à part quelques fulgurances dans le jeu, Cleveland ne trouve pas la bonne formule en dépit d’un effectif loin d’être anodin. Les absences à répétitions de Kevin Love ne sont pas pour favoriser les automatismes et les attentes autour du back-court Sexton-Garland sont surestimés pour un si jeune et si récent attelage à l’arrière. Notons tout de même que les role players restant se mettent en évidence (pour mieux se montrer en vue de la Trade Deadline). Cedi Osman, Jordan Clarkson ou Tristan Thompson tentent de sauver les apparences mais le constat d’échec est terrible pour la franchise de l’Ohio qui vient de subir dix-huit défaites depuis le début de la saison.


    Classement Conférence Est


    NBA Players Power Rankings

    Giannis Antetokounmpo – Milwaukee Bucks

    30.3pts – 11.7rbd – 2.3ast – 60% FG (dont 50% à 3pts)

    On retrouve le grec quasiment systématiquement depuis le début de la saison en tête des mentions de la semaine. Cette semaine n’échappe pas à la règle, avec trois victoires, notamment face aux Clippers, Giannis a su s’illustrer offensivement et défensivement, tout en ayant vu son temps de jeu réduit (25 minutes) sans pour autant connaître une baisse de régime sur le plan statistique. Même si sa belle forme du moment à trois points peut être temporaire, l’ailier grec a bien décidé d’ajouter une nouvelle arme en attaque à son arsenal déjà bien fourni.

    Jimmy Butler – Miami Heat

    27.5pts – 9rbd – 8.5ast – 1.3stl

    Jimmy Bucket a pris les choses en main cette semaine. Alors que le Heat entamait le mois de décembre par un road-trip périlleux face aux Raptors et aux Celtics notamment, l’ailier à tout faire s’est illustré par sa polyvalence et son altruisme, compilant deux triple-doubles face à Toronto et Washington avec une adresse au rendez-vous (sauf la nuit dernière face aux Bulls). De plus en plus à l’aise dans l’effectif floridien, Butler peut se féliciter de voir le Heat occuper le podium à l’Est en ayant gagné tous leur matchs à domicile notamment. Le genre de performances qui replacent logiquement l’ancien Bulls dans les prétendants pour le All-Star Game qui se déroulera justement à Chicago. Prétendant sérieux à une sélection All-Star, Butler l’est également de plus en plus pour la course au titre de MVP.

    Jaylen Brown – Boston Celtics

    26pts – 5.5rbd – 1.5ast – 50% 3pts

    L’état de forme actuel des Celtics coïncide étrangement avec les très bonnes performances de l’ailier. Habituellement cantonné à un rôle de deuxième, voire troisième roue du système de Stevens, le numéro 7 s’est pourtant illustré dans le rôle de scoreur attitré de l’équipe. Adroit de près comme de loin (46% à 3pts à 12/26), Brown fut le facteur X des victoires de la semaine. Un pic de forme qui arrive au bon moment, alors que Kemba Walker passe par une mauvaise période et que Jayson Tatum représente la seule solution offensive en alternance du moment. Cette année Jaylen Brown fait partie des joueurs ayant le plus progressé statistiquement (20pts, 6.9rbd, 1.9ast contre 13pts, 4.2rbd, 1.4ast) et pourrait prétendre à ce titre au trophée du MIP.

    (Mentions honorables)

    Trae Young – Atlanta Hawks : 31pts – 3.3rbd – 8.7ast
    Tobias Harris – Philadelphia 76ers : 25pts – 6.5rbd – 3ast
    Evan Fournier – Orlando Magic : 23.3pts – 2rbd – 3ast
    Andre Drummond – Detroit Pistons : 21.7pts – 16.7rbd – 3.3ast – 3.3stl – 3blk
    Ben Simmons – Ben Simmons : 20.3pts – 6.8rbd – 8.8ast – 2.3stl – 76.1% FG


    Focus sur Luke Kennard (Detroit Pistons)

    C’est l’année de la confirmation pour l’arrière des Pistons. Derrière la traction massive Griffin – Drummond, Kennard endosse désormais le rôle de troisième meilleur marqueur de Detroit (16.4 points). Plus altruiste, (4.3ast) le joueur bénéficie d’un temps de jeu plus conséquent (33 minutes contre 23 la saison dernière) en raison de l’absence de Reggie Jackson et alors que la franchise du Michigan se cherchait désespérément un arrière scoreur pour compenser les performances en dent de scie de Jackson. L’an dernier, les médias n’avaient d’yeux que pour le jeune Bruce Brown, 23 ans, qui malgré un temps de jeu inférieur à vingt minutes, avait démarré plus de rencontres que Luke Kennard. Mais depuis le début de la saison force est de constater que Detroit a peut-être trouvé son arrière titulaire en décidant de replacer Brown à la mène et d’installer le numéro cinq à son poste de prédilection. Il faudra néanmoins attendre le retour de Reggie Jackson pour voir si Dwane Casey maintient sa confiance dans l’ancien joueur de Duke, mais nul doute que les Pistons ne se priveront pas d’une telle solution en attaque alors que l’équipe se repose essentiellement sur leur duo d’intérieurs et sur leur sixième homme Derrick Rose.


    Le Cinq Majeur de la Semaine

    Meneur Arrière Ailier Ailier-fort Pivot
    Trae YoungJimmy ButlerJaylen BrownGiannis AntetokounmpoAndre Drummond
  • NBA Frenchies : #6 Édition Rétro sur Tony Parker & Boris Diaw

    NBA Frenchies : #6 Édition Rétro sur Tony Parker & Boris Diaw

    NBA Frenchies : #6 Édition Rétro sur Tony Parker & Boris Diaw

    NBA Frenchies Retro ! Une émission ClutchTime animée par Simon et Tedesco.

    Dans ce premier volet des émissions rétro, au menu on parle de Tony Parker, Boris Diaw et de défense ! ❓quelle est la place du meneur français dans l’histoire ?

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  • NBA Rewind #7 : Kobe vs Arenas, Saison 2006-2007, récit d’un duel d’anthologie

    NBA Rewind #7 : Kobe vs Arenas, Saison 2006-2007, récit d’un duel d’anthologie

    À la manière d’une cassette vidéo ou audio, Clutch Time rembobine l’histoire de la balle orange et vous replonge dans les moments les plus marquants de ce sport, d’hier à aujourd’hui.

    Cette semaine, notre escapade temporelle nous ramène en décembre 2006 et un soir de match entre les Los Angeles Lakers de Kobe Bryant et les Washington Wizards de Gilbert Arenas, rencontre durant laquelle les deux franchise players vont tutoyer les sommets, célébrant les fêtes de Noël avec une semaine d’avance.

    L’agent Zéro face au Black Mamba

    Les Lakers, entre déclin et reconstruction

    L’époque où le Shaq’ et Kobe roulaient sur la ligue est révolue. Le MVP de la saison 1999-2000 a quitté le navire californien en 2004 après une énième brouille avec le Black Mamba. Du coup l’arrière Laker est désormais seul aux commandes d’une franchise en pleine reconstruction et qui peine à retrouver des résultats convaincants. Le passage de Rudy Tomjanovich fut assez chaotique sur le plan sportif. Avec un effectif vieillissant après quatre finales NBA au début des années 2000, la franchise de Jerry Buss tente de se reconstruire en se séparant de ses dinosaures (Malone, Payton, Grant et Russell) et en misant sur une nouvelle garde pour entourer son joyau.

    Pourtant le casting est loin de faire rêver. Les Lakers vont certes récupérer des éléments dans le trade du Shaq’ avec Miami, mais des profils très loin de satisfaire le zen Master, Phil Jackson, qui quittera ses fonctions en 2004. Côté draft me diriez-vous ? Rien de bien folichon non plus entre 2003 et 2006. En sélectionnant Luke Walton, Brian Cook, Sasha Vujačić, Ronny Turiaf, Andrew Bynum ou encore Jordan Farmar et en ajoutant les signatures du vétéran Vlade Divac, Smush Parker, Kwame Brown, Aaron McKie et Vladimir Radmanović, les Lakers post-threepeat font désormais plus sourire que rêver.

    Les Wizards, un retour au sommet

    Passé le jubilé de Michael Jordan entre 2001 et 2003, les Wizards se sont depuis bâtis une nouvelle image à l’Est. Ernie Grunfeld a décidé de miser sur le joueur ayant connu la meilleure progression de l’année 2003, Gilbert Arenas. Autour de l’Agent Zéro, Eddie Jordan va se séparer de Jerry Stackhouse, Kwame Brown et Larry Hughes pour construire un effectif plus ambitieux avec Antawn Jamison, Caron Butler ou encore Brendan Haywood. Résultat la franchise du capitole va progressivement retrouver des couleurs, de la 13ème place en 2004 à la cinquième place lors des deux exercices suivants.

    Logo des Washington Wizards de 1997 à 2007

    Un revirement sportif bien venu pour lequel l’ancien joueur des Warriors a énormément contribué, en témoigne ses performances et son rendement offensif. En passant d’un peu plus de 19 points par match lors de sa première année à Washington à plus de 29 points en 2006 sur toute la saison régulière, le meneur de jeu est incontestablement le facteur X de la renaissance des Wizards. En playoffs, Arenas culmine même à 34 points inscrits lors de la campagne 2006 mais se heurte successivement au Heat de Wade puis les Cavs de LeBron au cours des deux premières campagnes des Wizards.

    Le contexte du match

    Pour l’exercice 2006-2007, Washington et Los Angeles connaissent des débuts bien différents. Les Lakers ont démarré la saison avec seize victoires pour seulement sept défaites, soit le meilleur démarrage de la franchise depuis la saison 2003-04. De son côté Gilbert Arenas brille mais gagne très peu de matchs avec les Wizards notamment après un mois de novembre épouvantable (seulement cinq succès en quatorze rencontres). À la mi-décembre, la balance penche donc en faveur des Lakers qui semblent plus en réussite et mieux partis dans la saison régulière, même si les Wizards retrouvent des sensations et une dynamique de victoire.

    La rivalité entre les Wizards et Kobe

    Alors certes ici on ne parle pas de rivalité au sens historique et sportif du terme mais plus d’une rivalité anecdotique bien que toutefois intéressante, entre le Black Mamba et Washington. Il faut remonter en 2003, à l’époque His Airness vient de faire son dernier come-back en NBA dans un rôle de joueur-entraîneur-dirigeant aux Wizards. Le sextuple champion vient de croiser à deux reprises la route du jeune Kobe pour qui Jordan est un modèle sportif, les Lakers remportants les deux premières confrontations. Mais lors de leur dernier face-à-face, Washington l’emporta d’un point à domicile (100-99) et Michael Jordan usera d’un dernier trashtalk avec le joueur de 24 ans qu’on présente comme son plus proche successeur :

    Tu auras beau mettre des Jordan à tes pieds, tu ne pourras jamais marcher dans mes pas

    Basket USA

    Une punchline qui va piquer au vif l’arrière des Lakers qui ruminera pendant plusieurs jours les propos de son idole et qui prendra un malin plaisir à lui coller 55 points dans la vue lors de leur dernier duel (victoire 108-94). Tel un psychopathe, Kobe inscrira près de trente points par match face aux Wizards les saisons suivantes se heurtant souvent néanmoins à l’Agent Zéro.

    Papy Jordan fait dans les douceurs

    Une soirée mémorable

    En cette soirée du 17 décembre, les Lakers reçoivent Washington pour leur premier duel de la saison. Au moment d’entamer un road-trip d’une semaine, les Wizards arrivent avec le plein de confiance après deux victoires face à Denver et le Heat, tandis que les angeliños sortent de dernières rencontres éprouvantes avec une double prolongation face à Houston. Les protagonistes avancent en ordre dispersé, les coéquipiers de Arenas sont encore en rodage, notamment avec leur adresse, et bien que Washington fasse partie des meilleures attaques, la défense n’est pas vraiment au coeur des préoccupations d’Eddie Jordan. Mais les titulaires et les second-units répondent présents.

    Pour les Lakers c’est une toute autre affaire. Privés de leur deuxième solution en attaque, Lamar Odom, Kobe Bryant doit sortir la démultiplié avec de gros cartons offensifs, en témoigne les 53 points claqués face aux Rockets. Seul joueur donnant l’impression d’être à la hauteur depuis le début de la saison, le No. 24 doit notamment composer avec le n°1 de draft 2001, Kwame Brown, Smush Parker ou encore de Luke Walton, des joueurs très loin des standards à leur poste respectif à l’époque.

    Duel de pyromanes

    Washington prend les devants

    Le premier quart-temps tourne rapidement à l’avantage des visiteurs et du duo Arenas – Jamison qui en fait voir de toute les couleurs à un Kobe muselé en attaque et des Lakers maladroits d’entrée de jeu. Gilbert Arenas passe un premier quart-temps plutôt en réussite, enchaînant les relances rapides et les pénétrations en tête de raquette, sans inquiéter les défenseurs adverses. Son entente avec Antawn Jamison est également une des clés du premier quart-temps des Wizards. Malgré trois tentatives manquées derrière l’arc, Arenas régale par ses fulgurances et vient déjà d’inscrire quasiment la moitié des points de son équipe (26-20). Côté Lakers c’est l’ailier Vladimir Radmanović qui caracole avec déjà dix points.

    La réponse de Kobe ne se fait pas attendre dès le début du deuxième quart-temps, avec deux tirs primés consécutifs. Plus adroit et altruiste, Bryant score 14 de ses 16 pions à la mi-temps dans ce quart-temps, tandis que Gilbert Arenas dévisse de loin (0/4) mais provoque des fautes adverses. Malgré tout, les Lakers sont encore derrière, incapables de tenir Jamison et les remplaçants. La marque se répartit entre Caron Butler, Brendan Haywood, Antonio Daniels et Roger Mason alors que l’écart au tableau d’affichage grandit (59-49). À la mi-temps Arenas et Jamison pointe à 17 points chacun contre 16 points pour Kobe et 15 pour Radmanović pour les hôtes.

    Le début de la seconde mi-temps démarre comme le deuxième quart-temps, Kobe est dans un grand soir avec son adresse et score les premiers paniers de son équipe. Déchaîné à trois points (4/7), le snake ne fait pas encore la différence dans ce quart-temps malgré sa réussite (16 points), la faute à un Gilbert Arenas qui réagi dans les dernières minutes avec des fautes provoquées et un tir clutch à 30 secondes du buzzer. Arenas ajoute 12 unités à son compteur et règle la mire (29 points), secondé par Jamison (6 points) et DeShawn Stevenson (7 points) et sur un statu quo (31-31), les Wizards semblent tenir le match par le bon bout, tenants tête à un Kobe déchaîné depuis vingt minutes (32 points à 7/10 à 3pts).

    Le sursaut des Lakers

    Ce dernier quart-temps sonne comme une dernière chance pour les hommes de Phil Jackson. Kobe sur le banc pendant plusieurs minutes, les Wizards vont prendre jusqu’à dix-sept points d’avance jusqu’à deux trois points successifs de Farmar et Walton avant un temps-mort demandé par Eddie Jordan. Gilbert Arenas devient inarrêtable et démarre sur les chapeaux de roues ce quart-temps avec neuf points en quatre minutes. De retour sur le parquet, Kobe mettra pourtant plusieurs minutes avant d’inscrire un panier. Chargé de défendre sur Arenas, Kobe prend son job avec sérieux. Même si le meneur semble indéfendable ce soir, Washington verra à tour de rôle Kobe, Radmanović, Bynum et surtout Farmar revenir au score.

    Après une passe de Kobe pour Walton (la septième de la soirée), revoilà les Lakers à -4 avec moins de 45 secondes au tableau d’affichage dans le money-time. Arenas est toujours intenable et en inscrivant ses 43 et 44ème points sur lancers-francs, Washington est toujours devant (125-120). Mais c’est mal connaître le Black Mamba qui va lui répondre d’un lay-up avec la faute en prime. Nouveau temps-morts des Wizards, Gilbert Arenas peut hériter du ballon pour la gagne mais bien isolé en défense, le cuir tombe dans les mains de Stevenson sur qui Kobe se jette en défense et provoque la faute. L’arrière ne rentre qu’un lancer sur deux et les Lakers hérite d’une possession pour égaliser. Étonnement altruiste, Kobe remonte le terrain, pris à deux en défense, il transmet le ballon à Brian Cook qui feinte Arenas et envoi un tir primé pour égaliser à 126 partout. Une dernière possession et un tir manqué par Arenas envoi les deux équipes en prolongations.

    La lumière divine

    Malgré un tir de la victoire au bout des doigts raté, Gilbert Arenas ne baisse pas pavillon. Touché par la grâce, le meneur all-star va justifier son statut en achevant les californiens. D’un splendide tir à trois point sur la tête d’un Kobe dépassé, Gilbert enchaîne par un lancer qui porte le compteur à 50 points, record en carrière pour l’Agent Zéro. On en reste là ? Pas moyen !
    Après un tir primé de Sasha Vujačić, Arenas remet le couvert et enfonce les Lakers avec deux lay-ups et la faute en prime. Un nouveau tir primé et deux lancers plus tard, Arenas rend une copie FA-BU-LEU-SE avec 60 points, 8 rebonds et 8 passes pour trois pertes de balle. Avec une prolongation menée d’une main de maître, Gilbert Arenas restera dans les annales comme le premier joueur depuis Wilt Chamberlain à avoir inscrit 60 points aux Lakers depuis plus de quarante ans et effaçant des tablettes le record de sa franchise de Earl Monroe (54 points).

    Les Wizards s’imposent au final 147 à 141 face à des Lakers incapables de contenir l’incendie Arenas qui inscrira 16 points en prolongation, dont 14 consécutifs, devenant le meilleur marqueur de l’histoire sur une prolongation (jusqu’à Stephen Curry en 2017) et provoquant un nombre de fautes hallucinant (21/27 aux LF). Bryant qui n’inscrira que quatre points en prolongation doit s’incliner mais terminera tout de même avec une belle feuille de match (45pts, 10 ast, 8 rbd). Au-delà de ce duel épique entre deux des meilleurs joueurs offensifs de l’époque, Gilbert Arenas a pu également compter sur ses partenaires au rendez-vous, de Caron Butler (27 points, 5 passes) à Antawn Jamison (25 points, 13 rebonds) et DeShawn Stevenson (15 points).

    Les retrouvailles en mars 2007 entre les deux stars tournera cette fois en faveur du Laker (118 – 102) malgré un nouveau duel explosif (39 points pour Kobe et 37 pour Arenas), un mois seulement avant la grave blessure de l’Agent Zéro qui plongera le joueur dans une lente et douloureuse déchéance financière et sportive jusqu’à quitter la NBA en 2012 pour partir évoluer en Chine, aux Shanghai Sharks et terminer sa carrière de basketteur professionnel à seulement trente et un ans.

  • NBA Recap #4 : Conférence Ouest

    NBA Recap #4 : Conférence Ouest

    Pour cette saison 2019-2020, Clutch Time vous propose chaque semaine de faire un petit point sur l’état de forme des équipes et des joueurs de la Conférence Ouest.

    NBA Teams Power Rankings

    Portland Trail Blazers (3-0)

    Trois matchs, trois victoires pour Portland, la première série de victoire du genre cette saison pour les vice-champions de l’Ouest. Les Blazers ont retrouvé des couleurs et du mental pour finir les matchs. À l’image de la double confrontation face aux Bulls, Portland a pu compter sur ses cadres au bon moment. L’arrivée de Carmelo Anthony y est pour beaucoup, le joueur fut probablement l’élément le plus important des Blazers cette semaine en devenant une nouvelle solution offensive pour Terry Stotts. Ce nouveau cinq majeur des Blazers présente désormais toutes les caractéristiques pour devenir performant et refaire son retard au classement.

    Los Angeles Lakers (3-1)

    Fin de série pour les Lakers qui viennent de perdre face à la surprise de ce début de saison les Dallas Mavericks (100-114). Alors que les coéquipiers de LeBron James restaient sur une impressionnante série de dix victoires, il faut croire que toute les séries ont une fin. Cette semaine fut néanmoins une réussite avec trois nouvelles victoires, dont deux à l’extérieur à l’issue d’un road-trip impeccable au cours duquel le duo James – Davis s’est de nouveau illustré, tandis que leur partenaires restaient dans l’ombre des deux all-stars. L’apport offensifs de Danny Green, Kyle Kuzma ou encore Caldwell-Pope ne fut pas vraiment à la hauteur cette semaine et cette observation se révéla immédiatement lors de la défaite face aux Mavs. Le retour de Avery Bradley devrait redonner plus de contours au jeu des californiens qui vont devoir se ressaisir rapidement.

    Los Angeles Clippers (4-1)

    Au sortir d’un road-trip, les Clippers viennent de finir la semaine par un bilan de quatre victoires pour une seule défaite surprenante face aux Spurs, manquant de rigueur et d’adresse en deuxième mi-temps. Après une victoire probante face aux Mavs, Kawhi Leonard et Paul George furent accrochés par de courageux Grizzlies mettant au jour une certaine irrégularité. Les deux joueurs confirment les attentes placées dans leur duo aux côtés de l’autre duo en forme du moment depuis le banc, Lou Williams et Montrezl Harrell. Le carré magique vient en effet de rouler sur Washington (150-125) avec 65 points de Leonard et George et 45 points de Williams et Harrell. À l’heure d’entamer un gros road-trip, cette entente semble devenir un atout inestimable pour les californiens.


    Minnesota Timberwolves (2-1)

    Nouvelle semaine réussie pour les Wolves avec deux victoires à l’extérieur mais surpris à domicile par les Grizzlies (107-115) alors que l’équipe sombrait offensivement. Accroché sa septième place à l’ouest, Minnesota se défend plutôt bien, surtout en attaque derrière sa paire de scoreur Andrew Wiggins, Karl-Anthony Towns, laissant les autres cadres comme Robert Covington et Jeff Teague s’effacer pour un statut de joueur d’équipe. Le terrible duo d’attaquant ne faiblit pas et porte l’effectif de Minny pour l’instant même si les bons résultats de l’équipe sont aussi à mettre au crédit des autres joueurs, notamment du jeune Jarrett Culver et de Keita Bates-Diop. Attention à la rechute au moment d’entamer une série de quatre matchs à l’extérieur.

    Houston Rockets (2-1)

    Nouvelle mention de l’équipe texane cette semaine qui n’a pas eu à forcer son jeu et ses efforts. Surpris dimanche dernier dans le derby texan face à la paire européenne Dončić-Porzingis (137-123), les Rockets n’ont pas changer grand chose depuis dans leur jeu, retrouvant petit à petit l’appétit offensif face au Heat (117-108) qui leur avait manqué pour finir par une correction infligée aux Hawks (158-111). Comme d’habitude derrière cette hérésie offensive, on retrouve le barbu, James Harden, bien secondé par Russell Westbrook et les autres Rockets, P.J. Tucker, Ben McLemore, Austin Rivers, Danuel House, et Chris Clemons en particulier lors de l’échauffement face aux Hawks.

    Sacramento Kings (2-2)

    Sacramento s’accroche cette semaine avec deux victoires motivante, d’abord à Washington (113-106) puis face à Denver (100-97). Difficile de ne pas voir dans ce dernier match comme une rencontre échappée de la part des hommes de Mike Malone mais tant mieux pour les Kings qui en profitent et s’accrochent à leurs espoirs de qualification en phase finale. Il faut dire que Luke Walton était tout proche d’arracher des succès à Boston, puis Philadelphie entre-temps, ce qui aurait permis aux Kings d’être cités parmi les équipes de la semaine. C’est une nouvelle fois la paire Harrison Barnes, Buddy Hield qui est créditée des honneurs, bien soutenue par les altruistes serbes Bogdan Bogdanović et Nemanja Bjelica en attendant les retours de De’Aaron Fox et Marvin Bagley courant décembre.


    Golden State Warriors (1-3)

    Golden State peut se satisfaire d’avoir décroché une victoire cette semaine face à Chicago (104-90) car avec deux défaites (déjà seize en vingt matchs), les Warriors n’ont guère de motifs de satisfaction supplémentaire. Le constat est terrible pour les triples champions NBA, les hommes de Steve Kerr n’ont remporté que deux matchs à domicile. Encore privés de leurs meilleurs éléments les perspectives de la saison régulière semblent s’assombrir bien que certains joueurs se montrent à leur avantage. Les roookies Eric Paschall, Jordan Poole et Ky Bowman continuent leur apprentissage du haut niveau, propulsés sur le devant de l’affiche aux côtés d’un Draymond Green toujours en quête de régularité et de rythme, et de role-players qui sauvent les meubles autant qu’ils le peuvent.

    Utah Jazz (1-3)

    Le Jazz n’est vraiment pas en réussite à l’extérieur cette saison. Cette semaine Utah vient de sombrer avec trois revers face à des équipes du haut de tableau à l’Est. Que ce soit à Milwaukee, Indiana ou Toronto, la franchise de Salt Lake City a pris le bouillon en défense (124 points de moyenne encaissés). À l’image de la défense, les joueurs de Quin Snyder n’était pas toujours à la hauteur, Donovan Mitchell connaissant une forme en baisse, Mike Conley plusieurs trous d’air et un Bojan Bogdanović qui s’est manqué face aux Raptors. Bien qu’il fut le plus régulier des quatre, Rudy Gobert ne bénéficie pas du même traitement de faveur en attaque que ses coéquipiers alors que ce dernier pourrait vraisemblablement devenir une arme offensif loin d’être négligeable dès lors que les seconds couteaux ne remplissent pas correctement leurs rôles.

    Phoenix Suns (0-3)

    Une semaine sur la pente descendante pour les Suns qui ont subi la loi de Denver, puis des Wizards et des Mavericks. Les écarts ne sont pas si importants néanmoins mais il manque encore du relief dans les prestations de Phoenix, principalement dans le secteur intérieur, largement dominé ces derniers-jours. Les absences de Deandre Ayton et Aron Baynes explique en très grande partie ce bilan famélique de la semaine même si rendement offensif en baisse de Devin Booker est un facteur non-négligeable dans cette rechute. En revanche le retour de Ricky Rubio est à mettre au rang des bonnes nouvelles avec la bonne forme du moment de Kelly Oubre qui prend définitivement ses marques dans l’Arizona.


    Classement Conférence Ouest


    NBA Players Power Rankings

    James Harden – Houston Rockets

    42.0pts – 6.0rbd – 8.0ast – 51.4% FG

    James Harden vient de clôturer sa semaine par un chef-d’œuvre statistique face à des pauvres Hawks. 60 points inscrits en l’espace de trois ¼ temps (31’ de jeu) avec une adresse pharaonique et une victoire fleuve 158 à 111. Cette semaine le barbu a su rectifier son manque d’adresse face aux Mavs (2/15 à longue distance) pour finir la semaine dans notre top même si encore une fois le jeu des Rockets est mis de côté pour l’instant pour laisser place aux performances individuelles d’envergure.

    Luka Dončić – Dallas Mavericks

    33.0pts – 8.0rbd – 9.3ast – 2.3stl

    Le meneur de jeu texan a remis le couvert de plus belle cette semaine avec deux nouveaux cartons offensifs à Houston (41pts) et Phoenix (42pts) s’il vous plaît ! Le slovène a en revanche perdu son adresse aux tirs (24% à 3pts) et perdu face aux Clippers sans démériter. La magie continue d’opérer et le slovène vient de terminer sa semaine à 35 points en trois matchs avec une feuille encore bien fourni qui place logiquement le Rookie de l’année passée parmi les prétendants au titre de MVP à la fin de l’année pour l’instant.

    LeBron James – Los Angeles Lakers

    27.5pts – 5.3rbd – 11.0ast – 2.0stl

    Cette semaine le King a encore une fois été à la hauteur des attentes. Tandis que Anthony Davis peinait à régler la mire cette semaine, le King a su se montrer à la hauteur en maintenant son niveau de jeu à la mène et ramener trois nouvelles victoires à la casa. Même si l’adresse du King a chuté face aux Mavs (comme celle de tous ses coéquipiers), LeBron reste co-meilleur scoreur de l’équipe avec Davis à 34 ans le plaçant fort logiquement parmi les prétendants actuels au titre de MVP en fin de saison.

    (Mentions honorables)

    Montrezl Harrell – Los Angeles Clippers : 21.0pts – 10.2rbd – 1.0ast – 1.0blk
    Anthony Davis – Los Angeles Lakers : 28.3pts – 11.0rbd – 2.8ast – 2.0blk
    Kawhi Leonard – Los Angeles Clippers : 26.8pts – 6.3rbd – 5.0ast – 1.0stl
    Buddy Hield – Sacramento Kings : 25.5pts – 5.0rbd – 3.5ast


    Focus sur Danuel House (Houston Rockets)

    Avec les absences longues durées de Eric Gordon et Gerald Green, associées aux adresses plutôt médiocres des autres shooteurs de l’équipe (Ryan Anderson, Russell Westbrook, Austin Rivers), les Rockets se sont trouvés un nouveau spécialiste du Three-and-D en la personne de Danuel House. Joueur non-drafté, arrivé l’été dernier dans un rôle de supporting cast en bout de rotation, l’ailier est transfiguré depuis ces débuts au Texas. Avec 14 matchs au compteur dont 13 en tant que titulaire cette saison, soit autant que toute la saison dernière, l’ancien Suns s’est parfaitement remis de sa blessure qui l’avait écarté des terrains pendants plusieurs mois. Le joueur bénéficie en effet d’un énorme temps de jeu depuis ses débuts aux Rockets et encore plus cette saison depuis les blessures des tireurs habituels du roster et Danuel le rend bien. Avec 44.4% à longue distance avec près de trois tirs primés par match, l’ancien de Texas A&M est devenu l’espace de quelques mois le chaînon manquant du cinq de départ de Mike D’Antoni. Apprécié pour son jeu défensif et son placement en transition, il enchaîne les prestations convaincantes depuis le mois d’octobre. Le joueur s’est néanmoins encore absenté quelques matchs pour mieux revenir avec 16 points dans la défaite face à Dallas et 23 points (4/8 à 3pts) face à Miami, preuve supplémentaire s’il en est que les Rockets disposent de bons profils dans ce domaine à l’heure où l’équipe arrose toujours autant derrière l’arc.


    Le Cinq Majeur de la Semaine

    Meneur Arrière Ailier Ailier-fort Pivot
    Luka DončićJames HardenLeBron JamesAnthony DavisMontrezl Harrell
  • NBA Recap #4 : Conférence Est

    NBA Recap #4 : Conférence Est

    Pour cette saison 2019-2020, Clutch Time vous propose chaque semaine de faire un petit point sur l’état de forme des équipes et des joueurs de la Conférence Est.

    NBA Teams Power Rankings

    Toronto Raptors (4-0)

    Forts de quatre victoires cette semaine, les Raptors donnent un peu plus de relief à leur série actuelle de sept victoires. Les hommes de Nick Nurse se sont appuyer sur leur défense retrouvée (92,3 pts encaissés en moyenne cette semaine), et vient de reprendre la seconde place à l’Est aux Celtics. La nouvelle cuvée des champions s’est également illustrée à l’image de leur nouveau leader Pascal Siakam ainsi que la paire d’arrières Fred VanVleet et Norman Powell, qui endossent leurs rôles de lieutenants derrière le camerounais. Se servant de l’expérience de Marc Gasol et d’un apport intéressant des role-players Chris Boucher, Terence Davis et Rondae Hollis-Jefferson, Toronto conforte son statut d’outsider à l’Est, statut qui lui convient parfaitement pour le moment.

    Indiana Pacers (3-1)

    Indiana vient de remporter trois nouveaux matchs, subissant un seul revers face aux Sixers ce week-end après un match serré. Désormais dans le sillage des favoris à l’Est, Indiana fait ses preuves, notamment en défense, réputée difficile à manœuvrer (5ème de la ligue), mais aussi sur le plan offensif avec un jeu percutant et varié autour d’un effectif qui prend ses marques et ses responsabilités. Les recrues des Pacers, T.J. Warren, Jeremy Lamb gagnent en régularité derrière les inamovibles Domantas Sabonis, Evan Turner et Malcolm Brogdon. Alors qu’Indiana se prépare à accueillir prochainement le retour de son all-star, Victor Oladipo, nul doute que les adversaires des Pacers vont devenir redoutables au vue de la dynamique actuelle de l’équipe.

    Boston Celtics (3-1)

    Cette semaine s’est révélée plus concluante que la semaine dernière pour les Celtics qui viennent de remporter trois matchs pour une défaite en terrain new-yorkais face aux Nets. Mais Boston progresse sur le plan défensif, moins sur le plan offensif. Preuve en est la maladresse chronique aux tirs (31% à trois points) et un aveu d’échec significatif pour Boston qui se place légitimement parmi les favoris de l’Est mais qui reste dans ce secteur en dessous de la plupart de ses rivaux cette semaine. La marge de manœuvre des Celtics est encore assez large, en témoigne la qualité de l’effectif, privé d’un élément majeur, capable de répartir le scoring depuis Kemba Walker à Jayson Tatum, en passant par Jaylen Brown et Marcus Smart lorsque l’un ou l’autre est dans un mauvais soir.


    Brooklyn Nets (3-2)

    Avec six victoires sur ses neuf derniers matchs, les Nets connaissent un pic de forme leur permettant d’occuper solidement la septième place à l’Est. Avec un collectif retrouvé et un jeu plus varié. Il reste néanmoins du déchet qui peut coûter cher dans des fins de matchs serrées (face à New York ou Cleveland) mais on peut désormais parler de dynamique positive pour Brooklyn depuis quelques temps. les Nets s’en remettent à leurs individualités en l’absence de Kyrie Irving c’est le meneur Spencer Dinwiddie qui connaît un pic de forme depuis plusieurs jours et porte Brooklyn avec réussite bien aidé par le pivot Jarrett Allen et l’adresse un peu mieux de Joe Harris.

    Charlotte Hornets (2-1)

    Les Hornets viennent de mettre fin à une série de cinq défaites de suite. Avec deux victoires face aux Pistons, autre formation en proie aux difficultés, Charlotte prend une bouffée d’oxygène après une grosse défaite face au Heat et une adresse douteuse lors de la réception de Motor City (23% tirs primés). Au-delà de l’adresse pas toujours au rendez-vous, la présence au rebond laisse également à désirer (environ dix prises de moins cette semaine que l’adversaire). Cette équipe des Hornets a tout de même le mérite d’exister cette saison à l’Est autour de ses jeunes Devonte’ Graham, Miles Bridges, PJ Washington et Malik Monk qui se sont montrés cette semaine sous leurs meilleurs jours alors que Terry Rozier se cherche encore.

    Orlando Magic (2-2)

    Orlando vient de passer une semaine mitigée, au sortir d’un road-trip éprouvant, au cours duquel le Magic n’a remporté qu’un seul match à Cleveland. La défaite à domicile face à Toronto (83-90) illustre parfaitement cette dynamique, en grande difficulté avec leur adresse aux tirs et des deuxième mi-temps bien mal-maîtrisées. Sur le plan offensif l’équipe ne trouve pas la bonne combinaison parmi les joueurs dont elle dispose mais elle parvient paradoxalement à tenir défensivement en limitant la réussite de ses adversaires mais sans réussir à trouver le juste équilibre. Privés de leur intérieur all-star Nikola Vučević, c’est Evan Fournier qui se débrouille comme il peut pour assumer ce nouveau statut malgré le manque de soutien offensif régulier et suffisant.


    Detroit Pistons (2-2)

    Detroit termine la semaine sur un bilan équilibré de deux victoires pour deux défaites mais plusieurs déceptions au compteur. Face aux Hornets, les Pistons n’ont pas réussi à capitaliser sur une belle victoire face à Orlando. L’équipe se cherche encore dans le jeu et ses motivations pour la saison restent floues même si le retour de Blake Griffin fait du bien à coach Casey.
    Trop irrégulière, l’équipe du Michigan est à l’image de ses joueurs à commencer par Andre Drummond, dont le rôle dans les ballons captés n’est plus à prouver mais dont le rendement offensif laisse perplexe. C’est donc les arrières Derrick Rose et Luke Kennard qui ont livré de belles performances sans pour autant peser suffisamment sur les résultats pour éviter les défaites.

    New York Knicks (0-4)

    New York reste coincé dans le bas du tableau avec quatre nouveaux revers, respectivement contre Brooklyn, Toronto, Philadelphie et Boston et une série de six défaites de rang. L’avant-dernière attaque de la ligue tarde à trouver le rythme, avec une attaque-défense souvent dépassées et en manque de régularité. David Fizdale, dont les jours sont comptés désormais, peine à installer de la continuité dans le groupe et avoir une ossature suffisante pour enfin gagner des matchs. De minces progrès ont été accomplis depuis le début de la saison mais cela reste insuffisant, la faute sûrement à un niveau plus que douteux des joueurs majeurs, à l’image du jeune R.J. Barrett et des cadres Julius Randle, Taj Gibson et Marcus Morris dont le rendement reste questionnable alors que les plus jeunes tardent à s’imposer dans cet environnement sportif calamiteux.

    Atlanta Hawks (0-4)

    Atlanta termine la semaine avec un bilan de quatre défaites. Les Hawks restent sur une série inquiétante de neuf revers de suite pour seulement deux victoires sur le mois de novembre. L’équipe pointant au vingt-septième rang des meilleures défenses de la ligue (117.1 points encaissés), les lacunes défensives ne passent guère inaperçues à l’image du match face à Minnesota mardi, bien que l’équipe ne soit pas non plus en veine offensivement, notamment face à Indiana. Des joueurs pas souvent impliquée notamment au rebond et qui laissent des espaces ouverts aux artificiers adverses, quoi de plus logique aux vues des équipes affrontées cette semaine, les Hawks s’en remettent au talent de leur jeune meneur, Trae Young, dans son année sophomore, qui vient de réaliser une semaine exceptionnelle, sur la feuille de match seulement.


    Classement Conférence Est


    NBA Players Power Rankings

    Giannis Antetokounmpo – Milwaukee Bucks

    34.8pts – 11.3rbd – 4.0ast – 1.5blk

    Semaine encore monstrueuse pour le grec qui fait encore grimper son rendement offensif, en prenant plus de tirs à trois points alors que son lieutenant Middleton revient de blessure. Même si l’adresse n’est pas encore au rendez-vous et qu’il reste du travail sur la technique et le tempo, Giannis nous offre encore de sacrés fessées sur ses adversaires, à l’image de ses vingt minutes de jeu face aux Hornets récompensées de 26 points et 9 rebonds. Jusqu’où s’arrêtera le grec, qui trône bien seul au sommet de la conférence sur le plan individuel et collectif.

    Spencer Dinwiddie – Brooklyn Nets

    26.0pts – 3.8rbd – 7.8ast

    Le meneur remplaçant des Nets est très certainement à l’origine du rebond de la franchise depuis l’absence de Irving. Avec 25 points par match et près de 9 passes pour ses coéquipiers, le natif de Los Angeles fait presque oublier à lui seul les performances du meneur all-star et surtout la première partie de saison mitigée à laquelle on avait été habituée. Depuis sa nomination au poste de titulaire face à Denver, le joueur a vu son équipe redresser la tête. Nul doute que Kyrie Irving devra marquer son territoire pour lui reprendre les minutes méritées depuis deux semaines.

    Trae Young – Atlanta Hawks

    38.0pts – 3.5rbd – 7.3ast – 50.0% 3pts

    Malgré ce bilan famélique de quatre défaites, le jeune Trae Young vient de terminer la semaine sur un nuage offensivement. avoisinant les 40 points inscrits, le joueur de 21 ans fut probablement le seul joueur à tenir tête individuellement au rendement de James Harden sur la côté ouest. Si on se penche sur les pourcentages aux tirs, Young sort sa meilleure semaine depuis l’ouverture de la saison et les deux victoires inaugurales des Hawks. Mais malgré cette débauche d’énergie, le sophomore n’est pas récompensé pour ses efforts même s’il prend sa part de responsabilité dans ces échecs.

    (Mentions honorables)

    T.J. Warren – Indiana Pacers : 23.5pts – 2.8rbd – 60.7% FG 66.7% 3pts
    Pascal Siakam – Toronto Raptors : 25.3pts – 8.3rbd – 3.8ast – 1.3stl
    Evan Fournier – Orlando Magic : 24.5pts – 3.3rbd – 2.3ast – 1.8stl
    Zach LaVine – Chicago Bulls : 27.5pts – 4.0rbd – 5.0ast – 1.7stl – 1.0blk


    Focus sur Jarrett Allen (Brooklyn Nets)

    La saison de la confirmation pour le pivot new-yorkais ? À en croire les médias américains, l’intérieur semble jouer à un tout autre niveau depuis cette saison, avec des statistiques en hausse (11.6 points, 10.5 rebonds cette année contre 10.9 points et 8.4 rebonds l’année dernière) qui coïncident avec une prise de conscience du joueur en ses capacités et un rôle qui commence à lui convenir. Plus appliqué dans l’adresse, le jeu et la présence défensive, Jarrett Allen devient également un poison par intermittence dans les raquettes adverses, offrant de nouvelles solutions de jeu à son équipe qui en aura grandement besoin cette année aux vues des objectifs fixés en pré-saison après un recrutement ambitieux. Certes le nouveau cinq des Nets n’est pas le plus talentueux ni le plus attendu individuellement mais force est de constater que son apprentissage au côté du vétéran DeAndre Jordan peut expliquer cette soudaine confiance du joueur. Avec des progrès dans son adresse (au tir et au lancer) ainsi que son positionnement offensif pas toujours judicieux et des déplacements encore en rodage, Jarrett Allen a encore du chemin à parcourir avant de devenir aussi important que Jordan à son pic avec les Clippers. Néanmoins si les Nets connaissent depuis quelques rencontres une bonne dynamique de victoires, ils le doivent en partie au joueur qui, sur les parquets, prend de l’envergure (15 points et 13.6 rebonds sur les cinq dernières rencontres).


    Le Cinq Majeur de la Semaine

    Meneur Arrière Ailier Ailier-fort Pivot
    Trae YoungSpencer DinwiddieT.J. WarrenGiannis AntetokounmpoJoel Embiid
  • Un Jour Aux Jeux de Séoul, où quand l’URSS élimina une Team USA revancharde

    Un Jour Aux Jeux de Séoul, où quand l’URSS élimina une Team USA revancharde

    À moins d’un an des Jeux Olympiques de Tokyo, Clutch Time vous propose, à travers une série d’articles, de revenir sur des grands moments de basket à jamais gravés dans l’histoire des jeux.

    Cette semaine Clutch Time nous ramène aux Jeux de Séoul en 1988. Pour cette 24ème édition des Jeux, américains et soviétiques vont une nouvelle fois s’écharper en demi-finale du tournoi olympique, offrant un verdict inattendu à l’issue duquel, les instances du basket autoriseront les américains à envoyer leur joueurs professionnels.

    Séoul 88, entre Boycott et Dopage

    Ben Johnson devançant Carl Lewis sur la ligne d’arrivée

    S’il y a bien une image à retenir en 1988 à Séoul, c’est bien celle de l’athlète canadien Ben Johnson, sprinter sulfureux des années 80 qui remportera l’or sur 100m devant son grand rival et légende de son sport Carl Lewis. Le nouveau recordman du monde de la distance se verra retirer sa médaille d’or deux jours plus tard après un contrôle positif à un stéroïde anabolisant, laissant une trace indélébile sur sa discipline.
    Organisés pour la première fois en Corée du Sud, l’évènement fut de nouveau le théâtre de dissensions politiques entre le pays organisateur et sa soeur au nord, qui décidera de boycotter ces jeux au motif qu’elle aurait dû être également retenue pour organiser l’évènement conjointement avec le sud. Soutenue par d’autres pays dont Cuba, il s’agira de la quatrième édition consécutive des Jeux, boycottées par plusieurs nations pour des motifs étrangers au sport.

    Et le basket dans tout ça ?

    Pour ce douzième tournoi olympique de basket, le public retrouve enfin les meilleures sélections nationales au grand complet. En effet depuis 1976 et les Jeux de Montréal, soviétiques et américains ont pris soins de s’éviter en refusant de participer à l’une des deux dernières éditions de 1980 et 1984, organisées respectivement à Moscou puis Los Angeles. Seize ans donc que Team USA n’a plus croisé la route des basketteurs soviétiques depuis le triste incident de la finale des Jeux de Munich. Les deux équipes ont cependant remporté, trois des quatre dernières médailles d’or aux Jeux et s’avancent comme les grandes favorites du tournoi aux côtés également de la nation montante du basket, la Yougoslavie. Un tournoi qui s’annonce dès lors comme l’un des plus passionnant de son histoire.

    Team USA pour le doublé

    Depuis 1976 et la victoire aux Jeux de Montréal, les américains sont parvenus à effacer le traumatisme de Munich. Le boycott des Jeux de Moscou et la victoire d’il y a quatre ans sur leur territoire ont offert aux américains les arguments pour réaffirmer leur rôle de nation du basket dans le monde.
    Afin de ne pas reproduire les même erreurs, la sélection olympique cherche désormais à inciter, par tous les moyens, ses meilleurs joueurs universitaires de participer au tournoi olympique afin de présenter une équipe la plus compétitive possible alors que l’écart entre les USA et le reste du monde s’est considérablement réduit au fil des décennies.

    En 1988, John Thompson, coach universitaire des Hoyas de Georgetown, doit bâtir cette sélection olympique américaine. Ancien joueur des Celtics dans les années 60, il remporta notamment deux bagues de champions au côté de Bill Russell puis deviendra entraîneur en High School à Saint Anthony (Idaho). Thompson connaîtra le succès en tanr qu’entraîneur en NCAA, avec la fac de Georgetown entre 1972 et 1999 avec laquelle il terminera champion en 1983 et aura notamment sous ses ordres Patrick Ewing, Dikembe Mutombo, Alonzo Mourning ou encore Allen Iverson pour ne citer qu’eux. Toutefois il ne s’agit pas de sa première expérience avec Team USA, John Thompson fut également assistant coach lors du sacre en 1976. Il connaît bien la maison et emmène à ses côtés George Raveling (USC), ancien militant des droits civiques aux côtés de Martin Luther King et Mary Fenlon, fidèle assistante de Thompson à l’université de Georgetown et première femme à faire partie du staff de la sélection olympique américaine de basket.

    Sélection olympique américaine de Basket, Séoul 1988

    Parmi les joueurs que Thompson emmène avec lui en Corée, on retrouve les futurs Hall of Famers David Robinson (U.S. Naval Academy) et Mitch Richmond (Kansas State), le champion universitaire Danny Manning (Kansas) ainsi que Hersey Hawkins (Bradley), Charles D. Smith (Pittsburgh) et son homonyme Charles E. Smith (Georgetown) ainsi que Dan Majerle (Central Michigan). L’effectif est prometteur avec des joueurs déjà promis à un bel avenir en NBA à l’image de David Robinson, sélectionné en première position de la draft 1987 mais qui doit terminer son service militaire avec l’US Navy.

    Team USA Basket 1988

    La Grande équipe Soviétique

    Après leurs deux troisièmes places consécutives en 1976 et 1980, le basket soviétique a su néanmoins conserver son statut international sur le devant de la scène en remportant le Mondial 1982 (face aux États-Unis) ainsi que trois nouveaux titres de champions d’Europe (1979, 1981, 1985). Seize ans après le premier sacre olympique de Munich, l’URSS partage néanmoins le haut de l’affiche du basket européen avec son terrible voisin yougoslave. Depuis quelques temps les deux frères ennemis se rendent coup pour coup en compétitions pour se départager le rôle de meilleure nation du basket derrière les États-Unis.

    Dirigée d’une main de maître par Alexander Gomelsky, les vice-champions d’Europe s’avancent à Séoul avec un effectif taillé sur mesure pour y décrocher l’or. De retour aux manettes, le père du basket russe peut compter sur son expérience inégalée en terre soviétique (sept titres de champions d’Europe, deux titres mondiaux et trois médailles olympiques) même si le titre olympique résiste encore au sélectionneur qui entame sa quatrième campagne olympique.
    Pour y remédier Gomelsky emmène avec lui en Corée une armada de joueurs d’exceptions. Plusieurs d’entre eux retiennent l’attention au premier coup d’oeil, des lituaniens Arvydas Sabonis (Žalgiris Kaunas), Šarūnas Marčiulionis (Rytas Vilnius) et Valdemaras Chomičius (Žalgiris Kaunas) et Rimas Kurtinaitis (Žalgiris Kaunas), aux russes du CSKA Alexander Volkov et Sergei Tarakanov, l’effectif compte également dans ses rangs l’ukrainien Alexander Belostenny (Budivelnyk Kiev), l’estonien Tiit Sokk (Kalev Tallinn) et le letton Igors Miglinieks (CSKA).
    Alliant expérience et jeunesse à la fois, technique et puissance physique, cette cuvée de joueurs apparaît sur le papier comme l’une des plus talentueuse jamais réunie pour un tournoi olympique.

    Des États-Unis invaincus face à des Soviétiques malmenés depuis le début du tournoi

    Deux équipes s’affrontent en demi-finale, avec deux parcours légèrement différents. D’un côté les américains, sortis invaincus de leur poule, ont écrasé une faible équipe du Costa Rica (94-57) en 1/4 de finale pour rejoindre le dernier carré. Bien emmenés par le trio Majerle – Robinson – Manning, les États-Unis n’ont guère été inquiété que par le Canada (76-70) et le Brésil au premier tour (102-87) avant de dérouler face à la Chine (108-57) et l’Égypte (102-35). Invaincus, les joueurs américains affichent une moyenne de 97 points inscrits pour seulement 60 encaissés. Difficile alors d’imaginer une équipe capable de renverser cette équipe qui semble se diriger tout droit vers un dixième sacre.

    Côté soviétique la copie rendue est moins reluisante. Dépassés d’entrée de jeu par les yougoslaves (92-79), les hommes de Gomelsky ne sont pas parvenus à reprendre la tête de leur groupe entre les victoires faciles face à l’Australie (91-69) et la Corée (110-73) et des succès plus serrés face à Porto Rico (93-81) et la Centrafrique (87-78). C’est en 1/4 de finale que l’Union Soviétique éprouvera toute les peines du monde pour venir à bout du Brésil (110-105) et d’un Oscar Schmidt de gala avec 46 points inscrits à 5/8 de loin ! Néanmoins les coéquipiers de Marčiulionis (prononcé Martchioulionis) sont toujours en vie dans ce tournoi et disposent encore d’une certaine marge de progression aux vues de leurs prestations.

    Une première mi-temps sur les chapeaux de roues

    Sur le papier l’affiche a tout d’une finale avant l’heure. La rivalité soviético-américaine est toujours vive même après seize ans sans s’être croisé aux Jeux. Du côté américain, Thompson reconduit son cinq habituel avec Charles E. Smith à la mène, Mitch Richmond au poste d’arrière, Dan Majerle à l’aile et une raquette Danny Manning, David Robinson. Absence non-négligeable, l’arrière Hersey Hawkins ne figure pas sur la feuille de match, blessé au premier tour.
    Les Russes sortent également l’artillerie lourde avec un back-court Tiit Sokk – Šarūnas Marčiulionis, à l’aile on retrouve le joueur drafté par les Hawks d’Atlanta, Valeri Tikhonenko pour finir sur une terrible raquette Alexander Volkov – Arvydas Sabonis.

    Le lituanien, est d’ailleurs au coeur d’une grosse controverse depuis quelques mois. Bien qu’aucun joueur de l’Union Soviétique ne soit autorisé à rejoindre la NBA, le pivot lituanien, drafté à l’été 1986 par Portland, se blesse gravement au tendon d’Achille droit un an avant les Jeux. Persuadés que le joueur ne reviendra pas avant un long moment en se soignant dans son club, l’Union soviétique autorise finalement Sabonis à rejoindre Portland pour y rencontrer les médecins de la franchise et soigner sa blessure qui le remettront plus rapidement sur pied. Malgré plusieurs contre-indications de ces derniers, Arvydas se juge suffisamment rétabli pour faire partie du voyage à Séoul. La polémique prend de l’ampleur, certains médias américains jugeant inadmissible qu’un joueur aussi important pour l’équipe soviétique puisse avoir été pris en charge et guéri par des soigneurs américains alors qu’il représente la principale menace dans le jeu russe.

    Devant près de 7 000 spectateurs, quasiment tous acquis à la cause des américains, cette demi-finale démarre sur un très gros rythme de jeu. Les soviétiques emmenés par Marčiulionis font circuler le ballon à merveille et développent un jeu résolument porté vers l’attaque. Face à la rapidité des russes les américains opposent une agressivité et une défense rapprochée sur le porteur de balle pour couper les lignes de passes vers la raquette.
    Très vite dépassés par le jeu rapide des hommes de Gomelsky, notamment en contre-attaque, les américains commencent à perdre la bataille au rebond et tardent à revenir défendre sur des joueurs russes qui s’écartent très souvent de la raquette pour allumer de loin.
    Après moins de quatre minutes de jeu, les russes sont devant (10-4) après un premier tir à 3 points réussi par Marčiulionis, intenable depuis le début du match. Les USA insistent néanmoins sur le jeu intérieur en forçant parfois les pénétrations et les tirs sans trouver la faille. Ils doivent s’en remettre alors à leur défense agressive et les pertes de balles russes pour rester en vie.

    Après deux tirs primés de Kurtinaitis l’URSS maintien l’écart alors que les américains se mettent de plus en plus à la faute pour stopper les tirs adverses. Danny Manning en fera d’ailleurs rapidement les frais, renvoyé sur le banc pour trois fautes concédées rapidement. À l’image de son jeu, lent et stéréotypé, les joueurs américains développent un basket trop individualiste et se font punir par le trio lituanien Kurtinaitis – Marčiulionis – Sabonis. Menés 16-9 après un nouveau trois points de l’arrière, les hommes de Thompson réagissent enfin grâce à David Robinson qui règle la mire. Sur une série d’attaque-défense express, les russes prennent le large par un nouveau tir derrière l’arc de Volkov (20-13), puis 23-15 après le troisième tir primé de Kurtinaitis. Malgré le bon travail à la mène du meneur de Georgetown, Charles E. Smith, les joueurs américains ne sont pas concentrés et alors qu’ils revenaient à 23-19, Marčiulionis puis Sabonis vont inscrire des paniers faciles. L’entente entre les deux joueurs est absolument fantastique sur le parquet.

    David Robinson maintient la Team USA à flot grâce à de nouveaux lancers (27-24) alors qu’il reste huit minutes à jouer. Dan Majerle l’imite quelques secondes plus tard en attaquant le cercle et provoquant la faute de Volkov, offrant la première égalité du match aux américains depuis la première minute (27-27).
    Mais les soviétiques ne relâchent pas la pression et après deux lancers de Kurtinaitis, suivis d’un panier de Sabonis sur une passe laser de Marčiulionis, les russes reprennent l’avantage au tableau d’affichage. Le jeu commence enfin à ralentir à six minutes de la fin, moment choisi par Robinson pour inscrire un tir en tête de raquette, auquel Sabonis répondra par un trois points. Kurtinaitis aggrave la marque seul à longue distance et les USA sont toujours menés 37-29 alors qu’il reste cinq minutes à jouer dans la première mi-temps.

    Incapables de sécuriser convenablement le rebond, les américains se font marcher dessus, en particulier J.R. Reid qui livre un duel de haute voltige avec Volkov. Les rebonds, souvent captés par les russes, finissent par revenir dans les mains du génial Marčiulionis qui régale par des passes caviars pour Sabonis notamment. Le pivot lituanien inscrira deux nouveaux paniers à moins de trois minutes de la fin (45-35) alors que David Robinson sera le seul joueur américain à surnager en face. Après un nouveau floater du remplaçant Chomičius au buzzer, les russes sont devant 47 à 37 à la mi-temps, provoquant la stupeur dans la salle. Plus adroits et avec des joueurs en mouvement permanent, les Soviétiques font étalage de leur intelligence de jeu avec leur circulation de balle et leur capacité à trouver des espaces ouverts pour tirer. Sabonis réalise également un énorme travail dans la raquette et en contre-attaque.

    Des américains en plein doute face à des soviétiques tout en contrôle

    Intense bataille au rebond entre Sabonis et Manning

    On se dit alors que les américains vont revenir le couteau entre les dents et refaire leur retard. Les discours de Thompson en première mi-temps et dans le vestiaire n’ont guère d’effets concrets sur le moral des joueurs. Les USA passent près de trois minutes sans inscrire le moindre point alors que Sabonis et Kurtinaitis en rajoute une couche (51-37). Il faudra attendre un tir salvateur à trois points de Richmond, invisible jusque là, pour voir les américains se réveiller. Reid prend enfin le dessus au rebond sur Volkov et après un dunk de l’ailier fort revoilà les américains à moins de dix longueurs (52-44). Plus présents au rebonds, les joueurs de Thompson élèvent le rythme de la seconde mi-temps en adoptant un pressing efficace sur les russes. Reid devient intenable et après un hook shot plein de maîtrise, il intercepte le cuir et part dunker en contre-attaque pour revenir à deux longueurs des russes (52-50). Les américains restent alors sur un run de dix points consécutifs après six minutes de jeu.

    Mais c’était sans compter sur ce diable de Kurtinaitis qui va de nouveau inscrire un tir à trois points, le cinquième déjà, pour redonner l’avantage aux siens. Après une contre-attaque soviétique, conclue par Tiit Sokk les russes prennent le large (57-50). Les russes ne parviennent plus à rentrer leurs tirs malgré un jeu qui ne se crispe pas. Les USA en profitent par l’intermédiaire de Charles E. Smith puis des rentrants Vernell Coles et Willie Anderson (59-57). Le retour de Manning, absent quasiment toute la première mi-temps, fait un grand bien sur le plan mental et défensif de l’équipe notamment au rebond, domaine dans lequel Majerle se met en évidence. Malgré tout les États-Unis enchaînent les fautes personnelles, offrants de nouveaux lancers à Sabonis et Marčiulionis. Les russes parviennent tout de même à contrôler le match et le tableau d’affichage avec un rythme de jeu plus lent pour faire défiler les secondes plus vite. Après un nouveau panier de Volkov, suivi d’une faute, les russes sont toujours devant (65-57) après douze minutes de jeu.

    Majerle commet alors une faute de débutant sur Kurtinaitis derrière l’arc, le lituanien, rusé, rentre deux lancers sur trois. Sur la remise en jeu américaine, Manning perd le ballon et Volkov envoie Marčiulionis en contre-attaque, provoquant la faute à six minutes de la fin. Les joueurs américains sont de nouveau dans le dur en cette fin de match et éprouvent d’énormes difficultés à rentrer leurs tirs. Toujours handicapés par les fautes à répétition, Marčiulionis, encore lui, offre un net avantage à cinq minutes de la fin (69-60). L’entraîneur américain s’agace depuis son banc et peste de plus en plus contre ses joueurs et l’arbitrage. Les USA finissent tout de même par revenir par l’intermédiaire de Majerle, Coles et Robinson, insuffisant néanmoins à moins de quatre minutes de la fin du match. L’URSS est toujours devant au moment d’entrer dans le money time (73-66) et Marčiulionis provoque une nouvelle perte de balle américaine, interceptant Vernell Coles et inscrivant deux nouveaux points.

    Le regard noir, Dan Majerle envoie un sublime tir à trois points pour recoller à 75-69 mais Kurtinaitis lui répondra dans la foulée. John Thompson en profite alors pour prendre un temps-mort, lequel débouche sur une claquette-dunk de Robinson après un nouveau tir de Majerle. Avec deux minutes à jouer, les américains optent pour une défense tout-terrain sur les russes mais ne parviennent pas à concrétiser leurs débauches d’énergie malgré trois nouveaux points de Majerle. Kurtinaitis, encore lui, place un magnifique lay-up sur jeu rapide en transition (79-74) alors que le match part dans tous les sens. Dan Majerle prend le jeu à son compte mais rate de nouveau un tir à trois points à moins d’une minute de la fin.

    Les dernière secondes du match n’y changeront rien, le pressing américain ne parvient pas à inverser la tendance et alors que Majerle et Anderson commettent de nouvelles fautes pour bloquer les remises en jeu soviétiques, Titt Sokk rentre un lancer-franc avant de voir Kurtinaitis clôturer le score à deux points (83-76) devant un Alexander Volkov qui exulte.

    Une demi-finale maîtrisée de bout en bout et un rêve olympique qui se dessine

    De g. à d. S. Marčiulionis, R. Kurtinaitis, A. Sabonis et T. Sokk

    Les soviétiques viennent une fois encore de renverser les américains. Toutefois, contrairement à la finale controversée de Munich, cette victoire russe ne souffre d’aucune contestation, tant elle fût amplement méritée. Les hommes de Gomelsky ont su imposer leur jeu et un énorme rythme en première mi-temps auxquels les américains n’ont su répondre. Malgré un sursaut dans la deuxième mi-temps, les hommes de John Thompson n’avaient vraisemblablement pas la même envie et la même détermination sur le terrain pour venir à bout d’une très belle équipe soviétique, emmenée d’une main de maître par leur trio infernal. Kurtinaitis terminera meilleur marqueur du match avec 28 points (à 5/8 à 3pts) devant les 19 points de Šarūnas Marčiulionis et l’énorme chantier dans la raquette effectué par le grand Sabonis (13 points, 13 rebonds). En face hormis David Robinson (19 points, 12 rebonds) et le réveil en seconde mi-temps de Dan Majerle (15 points, 7 rebonds) la feuille de match des USA n’est guère reluisante.

    Nouvelle désillusion pour le basket américain qui se consolera néanmoins avec la médaille de bronze face à l’Australie (78-49) et qui regardera de loin la finale opposant Soviétiques et Yougoslaves et le second sacre de leur bourreau (76-63). À l’issue de ces Jeux, le comité olympique américain en accord avec la fédération internationale de basket et après avoir convaincu la fédération américaine, décidera désormais d’envoyer non-plus des joueurs universitaires représenter les USA mais des joueurs professionnels issus des franchises NBA. Nous sommes alors à quelques années de voir naître la légendaire Dream Team de Barcelone.

  • NBA Recap #3 : Conférence Ouest

    NBA Recap #3 : Conférence Ouest

    Pour cette saison 2019-2020, Clutch Time vous propose chaque semaine de faire un petit point sur l’état de forme des équipes et des joueurs de la Conférence Ouest.

    NBA Teams Power Rankings

    Denver Nuggets (3-0)

    Belle semaine pour Mike Malone et ses pépites. Avec trois victoires en trois matchs cette semaine, les Nuggets ont tour à tour battus Memphis à l’extérieur avant de prendre le meilleur sur les Rockets et les Celtics à domicile. Deux beaux succès face à deux prétendants sérieux au titre. Grâce à une bonne défense et jeu encore très bien huilé, Denver enchaîne bien depuis le mois de novembre et s’accroche solidement à sa deuxième place à l’Ouest.
    Sur le plan individuel, nous avions déjà pointer la baisse de régime chez certains joueurs, encore en rodage. Des progrès restent encore à faire chez la plupart des titulaires, de Murray à Harris en passant par Barton, l’adresse générale ou à trois point peut encore s’améliorer. Nikola Jokić confirme cette semaine les bonnes performances de la semaine dernière, dans son rôle habituel de tour de contrôle du jeu des Nuggets même si son rendement statistique peut faire grincer des dents certaines personnes.

    Dallas Mavericks (3-0)

    Cette semaine fut placée sous le signe de l’attaque pour les Mavs. Avec 142 points puis 143 points inscrits face aux Warriors et aux Cavs cette semaine, Dallas vient d’offrir à son public deux orgies offensives comme on en voit rarement. Résultats trois matchs, trois victoires. Le coach Carlisle a de quoi pavoiser du rendement actuel de ces joueurs, à commencer par Luka Dončić.
    Le slovène marche sur l’eau cette saison. Dans la continuité de sa saison rookie, le meneur polyvalent et altruiste des Mavs poussent les performances à un niveau plus observé depuis un moment. Il est important de noter que Dončić n’est pas le seul à faire étalage de son talent cette semaine. Que ce soit Porzingis, Hardaway, Finney-Smith ou Jalen Brunson, les coéquipiers de Luka répondent présent en tant que role players autour des performances phénoménales du joueur. Une situation très encourageante avant d’entamer un road trip périlleux notamment face aux Lakers.

    Los Angeles Clippers (3-0)

    Les Clippers sont enfin au complet et le potentiel s’annonce monstrueux. Avec quatre victoires de suite, Doc Rivers et ses hommes mettent ainsi fin à une mauvaise passe à l’extérieur la semaine dernière. Principal motif de satisfaction cette semaine, la défense. En limitant l’adresse adverse sur ses derniers matchs et en appliquant une défense étouffante, les Clippers se facilitent grandement la tâche en attaque autour d’un roster d’exception. À l’exception de Kawhi qui n’a joué que les deux dernières rencontres face aux Celtics et Houston, les titulaires répondent présents et le retour de Paul George contribue grandement à faciliter leur rendement à commencer par le duo de remplaçants Lou Williams – Montrezl Harrell. Les match face à Atlanta ou face à Houston furent autant de démonstrations de ce potentiel encore peu exploité mais qui peut à terme devenir effrayant.


    Utah Jazz (3-1)

    Malgré un début de semaine mal commencée (défaite face aux Wolves), Utah a repris du poil de la bête cette semaine pour finalement remporter ses trois matchs suivants. Résultats le Jazz conforte sa position parmi les quatre premiers à l’Ouest. Quin Snyder doit sa réussite à des débuts de rencontres toujours bien maîtrisées cette semaine mais devra encore se méfier des fins de parties souvent brouillonnes qui peuvent coûter des victoires comme ce fût le cas face à Memphis ou Minnesota.
    Néanmoins l’équipe est solide à l’image de ses joueurs. La montée en puissance de Donovan Mitchell compilée au gros travail défensif de Gobert (et ses double-doubles monstrueux) et l’altruisme des recrues Bogdanovic et Conley, offre à Utah des succès mérités cette semaine et des performances intéressantes mais encore perfectibles. Nul doute que comme les autres favoris à l’Ouest, la franchise de Salt Lake City va monter en puissance.

    New Orleans Pelicans (3-1)

    C’est la belle histoire de la semaine à l’Ouest. Les Pelicans ont gagné trois de leurs quatre matchs de la semaine, s’inclinant seulement samedi face au Jazz. Une telle série n’était pas arrivée depuis fin octobre, les Pels avaient plus souvent perdu que gagné alors. Avec cinq victoires pour cinq défaites ce mois-ci, les Pelicans s’accrochent désormais au rêve d’aller décrocher une huitième place à l’Ouest.
    Le retour en forme de Jrue Holiday, associé au jeune Ingram, en feu depuis octobre, New Orleans peut également remercier son vétéran J.J. Reddick auteur de plusieurs prestations convaincantes depuis deux semaines qui coïncident avec la forme actuelle de la franchise. Si on ajoute le retour de blessure de Lonzo Ball et l’apport de E’Twaun Moore dans le rôle du sixième homme, Alvin Gentry a toute les raisons d’être optimiste pour les semaines à venir qui s’annoncent particulièrement relevées en décembre (sept déplacements en quinze rencontres).

    Sacramento Kings (2-1)

    On n’arrête plus les Kings depuis novembre. Avec six victoires en neuf rencontres, Sacto surprend par sa réussite. Cette semaine ce sont les Celtics et Phoenix qui en ont fait les frais alors que l’équipe était passé tout proche de l’exploit au Staples Center la semaine précédente face aux Lakers (défaite de deux points). Une belle dynamique que l’équipe doit en partie à son application en défense. À défaut d’avoir une énorme réussite offensive, les Kings misent sur un travail défensif collectif impressionnant et un jeu de transition qui offre des points faciles.
    Les réveil de Bogdan Bogdanovic et Nemanja Bjelica fait un bien fou à des Kings en quête de scoreurs réguliers et d’un bon QI Basket. Alors que Buddy Hield connaît une baisse de régime sur les deux dernières rencontres, ce sont les deux serbes, bien aidés par l’intérieur Richaun Holmes qui vont tenir la baraque pour la plus grande satisfaction de Luke Walton qui devra néanmoins s’accrocher jusqu’à Noël alors que les Kings vont se déplacer à dix reprises (dont deux back-to-back).


    Memphis Grizzlies (0-3)

    La semaine dernière, nous avions quitté les Grizzlies sur une série encourageante de trois victoires. Une semaine plus tard Memphis se retrouve de nouveau dans le rouge. Avec trois défaites cette semaine, Memphis est retombé dans la dernière partie du tableau à l’Ouest malgré un dernier match encourageant contre les Lakers. Difficile de blâmer Taylor Jenkins, qui mène cette équipe comme il le peut depuis le début de la saison.
    Il faut plutôt aller chercher l’explication du côté des joueurs qui font encore preuve d’irrégularité et d’un manque d’organisation collective liés à l’inexpérience des uns et au manque de rythme des autres. Néanmoins Memphis a le mérite d’exister dans cette conférence et peut encore surprendre ces futurs adversaires. Porté par son jeune espoir Ja Morant à la mène, l’équipe n’a guère été récompensée pour ses prestations intéressantes, bien qu’insuffisantes.

    Oklahoma City Thunder (0-3)

    Semaine californienne pour le Thunder qui a eu le malheur de croiser les Lakers, deux fois ainsi que les Clippers pour un bilan de trois revers. Des défaites néanmoins nuancées par le niveau intéressant affiché par les hommes de Billy Donovan. Passés tout proche d’une victoire face aux Clippers lundi, les Thundermen furent châtiés par les Lakers, plus adroits à longue distance.
    Une bien faible récompense pour les partenaires de Chris Paul. Les coéquipiers du meneur all-star n’ont pas démérité cette semaine mais restent assez loin de l’état d’esprit requis pour gagner ce genre d’affiches avec la manière. Malgré un effectif plutôt fourni sur le papier et l’association prometteuse de Gilgeous-Alexander et Gallinari, les performances dispersées des uns par rapport aux autres ne permettent pas à Oklahoma de faire le plein de confiance.

    Portland Trail Blazers (0-4)

    Décidément rien ne va à Portland en novembre. Malgré un succès arraché face aux Spurs le week-end dernier, les Blazers sont retombés dans leurs travers défensifs cette semaine. Privés de pléthore de joueur dominant dans la raquette, Terry Stotts ne trouve guère de solutions adéquates pour endiguer le problème. De Hassan Whiteside à Anthony Tolliver en passant par Skal Labissière ou Mario Henzonja, rien n’y fait, les Blazers se font marchés dessus dans ce domaine et peinent toujours à gagner les rebonds. Pire encore, quand le back-court Lillard – McCollum se met à disfonctionner, c’est toute l’équipe qui en pâtit. Résultat cette semaine, quatre défaites et une piteuse 14ème place à l’Ouest.
    Après avoir coupé Pau Gasol en début de semaine et signer le retour de Carmelo Anthony, Portland n’est pas parvenu à créer l’électrochoc attendu. Lillard blessé tout comme Whiteside, McCollum a eu beau se démener, les Blazers ne pouvaient rien faire de mieux cette semaine. L’irrégularité chronique de Rodney Hood ou Kent Bazemore est d’autant plus préjudiciable que le groupe ne compte plus beaucoup de joueurs dans ses rangs capables de scorer hormis Anthony.


    Classement Conférence Ouest


    NBA Players Power Rankings

    Luka Dončić Dallas Mavericks

    (32.9 pts – 9.3 rbd – 12.3 ast – 1.3 stl – 57 % FG)

    Si quelqu’un trouve encore à redire au le talent du jeune slovène, souhaitons-lui du courage. Alors qu’on avait été habitué depuis le début de la saison aux performances splendides de l’arrière des Mavs, le sophomore a repoussé les limites du possible cette semaine en éclaboussant de toute sa classe et sa technique le jeu texan. 42 pions inscrits face aux rivaux Spurs, triple double en prime. 35 points deux jours plus tard face aux Warriors agrémentés d’un nouveau triple double, le septième de la saison. Pour finalement finir sur un nouveau match plein (30pts, 14 passes et 7 rebonds) contre Cleveland, le tout avec une adresse formidable de près comme de loin (57% FG, 48% à 3pts) et une série de quatre victoires de suite pour les Mavs. Absolument brillant !

    LeBron James – Los Angeles Lakers

    (27.8 pts – 7.5 rbd – 10.0 ast – 1.5 stl – 51.7% FG)

    Voilà le retour du King de la NBA. Encore fallait-il que le joueur soit parti. Alors que les Lakers continuent leur irréprochable parcours (14-2), James parvient encore à 34 ans à nous surprendre et enfiler les prestations telles des perles. Des 33 points inscrits face à Atlanta au triple-double contre OKC et les 30 points face à Memphis, LeBron porte les Lakers au point de dépasser même son partenaire Anthony Davis dans les statistiques brutes cette semaine. Point non-négligeable, la distribution du jeu par le King est tout simplement exceptionnelle, drivant le jeu des Lakers tel un meneur de jeu de formation, James étant le seul joueur à tourner en double figure à la passe cette saison. Éternel on vous dit !

    James Harden Houston Rockets

    (33.3 pts – 7.0 rbd – 8.0 ast – 2.0 stl – 54.9% FG)

    Cela risque de devenir une habitude de voir Harden dans les mentions de la semaine. Pour cette fois, l’arrière des Rockets a certes vu sa monstrueuse série de match à 40 points s’interrompre, mais James Harden a une nouvelle fois fait preuve d’une grande maîtrise au tirs. Aucun joueur actuellement ne parvient à égaler le rendement du barbu dans ce domaine, tant et si bien que même dans la défaite (face aux Nuggets et Clippers), ses feuilles de match parviennent néanmoins à occulter la mauvaise passe de son équipe, et de son jeu très faible ou encore du rendement plus que douteux de certains de ses coéquipiers (à l’exception de Capela).

    (Mentions honorables)

    Brandon Ingram – New Orleans Pelicans : (27.3 pts – 6.3 rbd – 5.0 ast – 1.3 stl – 1.0 blk)
    Anthony Davis – Los Angeles Lakers :
    (25.8 pts – 5.8 rbd – 4.8 ast – 2.0 stl – 3.0 blk)
    Clint Capela – Houston Rockets :
    (17.0 pts – 20.0 rbd – 2.0 blk – 60.5 % FG)
    Donovan Mitchell – Utah Jazz :
    (27.5 pts – 6.3 rbd – 3.3 ast)
    Jamal Murray – Denver Nuggets :
    (23.7 pts – 3.7 rbd – 7.3 ast – 3.7 stl)
    Jrue Holiday – New Orleans Pelicans :
    (23.8 pts – 5.5 rbd – 8.0 ast – 2.0 stl – 1.0 blk)
    Devin Booker – Phoenix Suns :
    (26.0 pts – 5.8 rbd – 7.0 ast – 49.3 % FG)


    Focus sur Carmelo Anthony (Portland Trail Blazers)

    C’est l’information de la semaine. Carmelo Anthony est de retour en NBA. Le conte de fée peut continuer pour le triple champion olympique. Si beaucoup de franchises se sont tâtées sur le dossier brûlant du joueur depuis quelques semaines c’est bien à Portland que l’ex-Knicks débarque avec un contrat non-garantie. L’infirmerie des Blazers se remplissant progressivement depuis le début de la saison, Portland a donc décidé de signer l’ailier de 35 ans qui occupera un rôle de quatrième roue du carrosse en attaque et tentera d’endiguer la chute au classement de la franchise de l’Oregon. Après trois matchs, le nouvel agent zéro n’a pas tardé à s’illustrer, prouvant qu’il avait encore de bons restes et qu’il avait bien bosser cet été pour être opérationnel lorsqu’une équipe aurait besoin de lui. Avec 13 points, 4.3 rebonds et 1.7 passes en un peu moins de trente minutes de jeu, les trois premières sorties de Melo furent globalement satisfaisantes, en dépit des mauvais résultats et d’une mise en route au shoot un peu longue (34.1% FG). Néanmoins son retour fait plaisir à voir, car personne n’osait imaginer un joueur de son calibre ne pas un jour rejouer dans la grande ligue en dépit de la réputation peu flatteuse qu’il traîne ces dernières années.


    Le Cinq Majeur de la Semaine

    Meneur Arrière Ailier Ailier-fort Pivot
    Luka DončićJames HardenLeBron JamesBrandon IngramAnthony Davis