Pour les amateurs de sport qui aiment prolonger le plaisir après le coup de sifflet final, suivre les cotes et les marchés peut ajouter une autre dimension à l'analyse des matchs. En France, la pratique du pari sportif évolue et certains joueurs se tournent désormais vers des plateformes acceptant les cryptomonnaies ; pour s'y retrouver, un comparatif des bookmakers crypto permet d'identifier les offres disponibles et de comparer leurs conditions en toute transparence. Comme toujours, il convient de miser de manière responsable et de ne jouer que ce que l'on peut se permettre de perdre.

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  • NBA Recap #3 : Conférence Est

    NBA Recap #3 : Conférence Est

    Pour cette saison 2019-2020, Clutch Time vous propose chaque semaine de faire un petit point sur l’état de forme des équipes et des joueurs de la Conférence Est.

    NBA Teams Power Rankings

    Philadelphia 76ers (4-0)

    Les Sixers sont enfin parvenus à stopper l’hémorragie. Avec quatre succès en quatre matchs, Philadelphie a de nouveau affirmer sa domination à l’Est, d’abord à Cleveland avant de remporter trois matchs à domicile notamment face au Heat et ce, avant un déplacement chez le champion en titre, les Raptors. Plus adroits et avec une meilleure circulation de balle, coach Brown a su remettre l’équipe sur le droit chemin.
    Il faut dire aussi que lorsque le trio SimmonsHarrisEmbiid avance en ordre de marche, très peu d’équipe peuvent contester la puissance des Sixers. À l’image de l’ancien pistons qui a gagné en régularité cette semaine, c’est toute l’équipe qui a su profiter de cette réussite opportune, offrant de meilleures solutions en attaque afin de libérer le jeu de J. Embiid et B. Simmons. Enfin le retour de Josh Richardson devrait permettre à son entraîneur d’apporter de nouvelles solutions offensives comme ce fut le cas cette nuit face à Miami.

    Pour les amateurs de sport qui aiment prolonger le plaisir après le coup de sifflet final, suivre les cotes et les marchés peut ajouter une autre dimension à l'analyse des matchs. En France, la pratique du pari sportif évolue et certains joueurs se tournent désormais vers des plateformes acceptant les cryptomonnaies ; pour s'y retrouver, un comparatif des bookmakers crypto permet d'identifier les offres disponibles et de comparer leurs conditions en toute transparence. Comme toujours, il convient de miser de manière responsable et de ne jouer que ce que l'on peut se permettre de perdre.

    Milwaukee Bucks (4-0)

    Les semaines se suivent et se ressemblent pour les Bucks. Avec quatre nouveaux succès à son actif, Milwaukee reste sur sept victoires de suite et a récupéré la première place à l’Est. Avec surtout trois victoires à l’extérieur face aux Pacers ou encore les Bulls, Budenholzer semble être sur un rythme de croisière depuis le mois de novembre. Bien qu’il reste encore des choses à améliorer, les Bucks peuvent remercier avant tout leur MVP grec qui s’est encore illustré cette semaine.
    Aux côtés de l’ailier fort, E. Bledsoe, B. Lopez, W. Matthews ou encore D. DiVincenzo ont su apporter une contribution honnête aux succès des daims pour palier l’absence du lieutenant attitré K. Middleton bien que l’adresse générale de l’équipe peut encore coûter chère aux Bucks comme face aux Pacers. Mais la marge de manoeuvre de Milwaukee reste assez importante pour ne pas craindre une sortie de piste.

    Toronto Raptors (3-0)

    Bien belle semaine pour les tenants du titre qui vient de remporter ses trois matchs de la semaines. Après des larges succès face aux Hornets et le Magic, Toronto a du batailler la nuit dernière sur le parquet de Hawks bien décidés à renverser le champion. Une victoire qui va conforter Nick Nurse dans ses choix.
    Aux manettes des Raptors cette semaine, on retrouve le trio surprenant PowellVanVleetSiakam qui trouve enfin leurs marques dans un effectif privé de K. Leonard et qui doit répartir le scoring.
    Avec l’absence de Lowry à la mène F. VanVleet est sur un petit nuage depuis quelques temps alors que son adresse générale revient peu à peu. Mais c’est bien P. Siakam qui porte la relève de Kawhi, soir après soir et qui impressionne au point de voir son nom souvent cité parmi les meilleures progressions actuelles, lui l’actuel détenteur de ce titre en 2019.


    Miami Heat (2-1)

    Difficile de critiquer le bilan de Spoelstra à la tête du Heat cette saison. L’équipe fait son petit bonhomme de chemin, jouant les premiers rôles à l’Est et cela avec une très bonne maîtrise du collectif en attaque. Malgré une attaque en verve, grâce à une adresse remarquable il manque encore cette petite étincelle de réussite face aux grosses écuries pour basculer dans l’optimisme total. Miami peut néanmoins se féliciter d’avoir remporter cinq victoires consécutives face à des équipes à sa portée.
    Le collectif du Heat cette semaine notamment fut remarquable (six joueurs en double figures) mais laisse toujours un sentiment d’inachevé au moment d’affronter un sérieux adversaire comme les Sixers cette nuit. Jimmy Butler est particulièrement scruté en ce sens alors que l’arrière galère encore avec son adresse. Ce sont donc les jeunes K. Nunn, T. Herro et B. Adebayo, en ordre dispersé, qui ont une fois encore assumer sur le terrain cette semaine.

    Washington Wizards (2-1)

    Voilà une bonne semaine pour Washington. Avec trois succès sur ses quatre derniers matchs, Scott Brooks a enfin trouvé une alchimie et un équilibre entre une attaque impressionnante (1ère de la ligue) et une défense catastrophique (dernière de la ligue). Résultats les Wizards restent sur deux succès face aux Spurs et Hornets. Il reste cependant beaucoup de travail, car la franchise encaisse encore beaucoup au tableau d’affichage, passant à la limite de la correction. Mais force est de constaté que depuis plusieurs jours les Wiz’ avancent dans le bon sens.
    Un homme illustre parfaitement cette tendance, Bradley Beal. Après ses deux fois 44 points inscrits la semaine dernière, l’arrière reste sur une impressionnante série de match à 30 points ou plus, bien aidé par Thomas Bryant, Dāvis Bertāns ou encore Ish Smith. Mais cette bonne dynamique récente reste fragile, tant sur le plan collectif qu’individuel. L’irrégularité dont font preuve certains role players peut entraîner une baisse de régime et des résultats.

    Chicago Bulls (2-2)

    Bien malin qui pourra analyser les Bulls cette année. Il faut dire que cette semaine rien n’a changé ou presque dans l’Illinois. Alors qu’on avait pointé du doigt les raisons des défaites des Bulls lors de leurs road-trips en début de saison, depuis deux semaines les hommes de Boylen n’ont guère rassuré par leur niveau de jeu. Avec quatre victoires et cinq défaites pour seulement trois déplacements (deux gagnés notamment), les Bulls s’empâtent dans le ventre mou de la conférence Est. En cause une adresse douteuse et des titulaires qui prennent rarement leurs responsabilités offensives et défensives. De Zach LaVine à Lauri Markkanen en passant par Wendell Carter et Tomáš Satoranský, les cadres de l’équipe font preuves d’une trop grande irrégularité dans le jeu, pénalisant directement l’équipe et ses résultats.
    Le fait est que si Chicago arrive à trouver l’alchimie entre tous ces éléments, l’équipe peut décemment prétendre jouer les premiers rôles à l’Est.


    Boston Celtics (1-3)

    Road-trip compliqué pour les Celtics. Malgré leur victoire face aux Warriors, Boston repart de l’ouest avec deux victoires pour trois défaites. La semaine avait bien mal débutée à Sacramento et une défaite d’un point face à des Kings en réussite. Malgré un succès décroché chez les Suns, les Clippers puis les Nuggets vont à 48h d’intervalles infliger deux défaites aux Celtics, soit autant qu’en treize matchs.
    Pour ne rien arranger aux affaires de Brad Stevens, le meneur K. Walker, en baisse de régime depuis une semaine, est sorti sur blessure après un choc violent à la tête face à Denver. Rien de grave néanmoins mais plusieurs examens complémentaires seront menés dans les jours à venir, alors que les Celtics sont déjà privés de leur ailier Gordon Hayward.
    Le collectif de Boston a été pas mal chahuté cette semaine. Le manque d’adresse récurrent depuis le début de la saison, les nombreuses pertes de balles et le manque d’investissement défensif sur le terrain ont été préjudiciable au groupe, à l’image d’un J. Brown en souffrance et d’un J. Tatum encore irrégulier pour assurer seul.

    Charlotte Hornets (0-4)

    La belle histoire de ce début de saison vient de prendre fin cette semaine. Ramenés les pieds sur terre, les Hornets viennent de subir quatre revers de suite pour la deuxième fois en quinze jours. Une bien mauvaise passe à laquelle Charlotte devait s’attendre tôt ou tard lorsque les favoris et outsiders en NBA croiseraient la route d’une courageuse mais limitée équipe des Hornets.
    James Borrego n’est pas parvenu à enrayer la mauvaise série pourtant bien démarrée à New York. Les baisses de régime de Graham, Washington et Zeller coïncident fortement avec ce déclin contre lequel ni Terry Rozier, ni Miles Bridges ne sont parvenus à l’empêcher. Les Hornets n’ont pas encore abdiquer et peuvent encore jouer les dernières places en playoffs à l’Est à la faveurs des bilans médiocres de ses adversaires, mais le chemin s’annonce difficile.

    Cleveland Cavaliers (1-4)

    Dur, dur pour Cleveland. Malgré une victoire décrochée cette nuit face à une autre équipe convalescente (Portland), les Cavs ont connu une série noire de six défaites en deux semaines. Cette semaine ce sont les Knicks, les Mavs et le Heat qui s’en sont donnés à coeur joie, infligeant de lourds revers au passage à une équipe d’Ohio en galère avec son adresse et son jeu collectif.
    Le novice Beilein peine à convaincre au même titre que plusieurs joueurs, parmi lesquels les twin low towers Thompson – Love irréguliers ou absents cette semaine dans leurs rôles de leader. Alors se sont les jeunots Sexton – Garland qui endosse ce rôle avec l’aide des benchers Larry Nance et Jordan Clarkson, mais sans grande réussite ni conviction dans les choix de leur entraîneur.
    Inquiétant pour Cleveland alors que l’équipe affichait un bilan quasi à l’équilibre il y a seulement deux semaines.


    Classement Conférence Est


    NBA Players Power Rankings

    Giannis Antetokounmpo – Milwaukee Bucks

    (29.5 pts – 12.5 rbd – 6.0 ast – 2.0 stl – 1.0 blk)

    Quelle semaine encore incroyable pour le MVP en titre. En inscrivant d’abord 33 points (65% FG) face à Chicago et Atlanta, le grec a parfaitement contribué aux victoires des Bucks en plein road-trip. Il récidive dès le lendemain face à Portland, malgré une adresse en berne (33% FG), en claquant un triple double avec 24 points, 19 rebonds et 15 passes, performance inédite dans l’histoire de sa franchise. Une tendance apparaît depuis quelques temps dans le jeu de l’ailier, il prend plus de tirs à 3pts (à 29.2%). S’il parvient à trouver l’adresse, nul doute que le grec sera un sérieux prétendant à sa propre succession au titre de MVP.

    Tobias Harris Philadelphia 76ers

    (21.5 pts – 5.8 rbd – 3.5 ast – 1.3 stl – 1.0 blk)

    Probablement le Facteur X du succès actuel des 76ers. En effet l’ailier vient de réaliser sa meilleure semaine de la saison, contribuant grandement aux succès des siens en devenant meilleur marqueur et performeur des Sixers (+/- 20) le tout avec une adresse exceptionnelle (63% FG dont 46.7% à 3pts). En ayant inscrit notamment 27 et 26 points face aux Cavaliers et aux Spurs, le lieutenant attitré de Embiid a su briller au moment où les Sixers en avant le plus besoin. Inutile de vous dire que Harris commence à faire l’unanimité dans le vestiaire et sur le terrain.

    Bradley Beal Washington Wizards

    (32.3 pts – 5.0 rbd – 8.0 ast – 48.0 % 3pts)

    Bradley Beal se démène comme un beau diable depuis près d’un mois, enchaînant les cartons offensifs. Si l’arrière est loin d’être aussi populaire qu’un Giannis, il a tout de même le mérite de répondre du tac au tac à l’ailier grec depuis plusieurs jours. Cette semaine les stats du franchise player des Wizards ont de nouveau flirté avec l’excellence, offrant enfin une bonne dynamique à Washington. Après ses deux cartons à 44 pions, le joueur de 26 ans s’est notamment offert le scalp d’Orlando et des Hornets avec des feuilles de match vraiment propres. Autre aspect intéressant dans le rendement de l’arrière, son adresse qui flirte désormais avec les 58% FG dont 47% à longue distance depuis cinq matchs.

    (Mentions honorables)

    Joel Embiid – Philadelphia 76ers : (20.3 pts – 10.3 rbd – 3.0 ast – 1.0 stl – 1.3 blk)
    Pascal Siakam – Toronto Raptors :
    (24.0 pts – 7.7 rbd – 4.0 ast – 1.0 stl – 1.3 blk)
    Spencer Dinwiddie
    – Brooklyn Nets : (23.7 pts – 3.3 rbd – 7.7 ast – 1.7 stl)


    Focus sur Evan Fournier (Orlando Magic)

    Notre frenchy sort d’une semaine prometteuse alors que le Magic a vu partir sur blessure Nikola Vucevic et Aaron Gordon, c’est désormais autour de l’ailier français que Orlando va construire ses prochaines rencontres. Il faut dire que le français vient d’attaquer la saison 2019-20 avec le plein de confiance et d’ambitions au sortir d’une Coupe du Monde réussie globalement sur le plan personnel, même si la demi-finale peut lui rester en travers de la gorge. C’est donc avec un moral gonflé à bloc que le #10 du Magic vient d’entamer sa huitième saison NBA, la sixième en Floride. L’objectif à Orlando est clair, la continuité depuis leur 8ème place acquise la saison dernière et l’éventualité de passer un tour en phase finale. Un objectif pour lequel l’ailier persiste et signe par plusieurs prestations convaincantes depuis quelques semaines, le plaçant comme meilleur marqueur de la franchise. Cette semaine justement le français produit un basket impressionnant et tourne à 24 points, 5.3 passes et 1.7 interceptions. Des bases élevées mais nécessaires au vue de la situation actuelle du Magic à l’Est et de son infirmerie qui se remplit dangereusement. Une aubaine pour le français qui peut bénéficier depuis hier du rôle de numéro un dans l’équipe et ainsi faire ses preuves aux yeux du public et de son coach afin que ce dernier daigne lui donner plus d’opportunités de scorer et de mettre en place des système dans ce sens pour le reste de la saison.


    Le Cinq Majeur de la Semaine

    Meneur Arrière Ailier Ailier-fort Pivot
    Spencer DinwiddieBradley BealTobias HarrisGiannis AntetokounmpoJoel Embiid
  • NBA Frenchies #5 : TP – TLC – Rudy et Evan au Menu

    NBA Frenchies #5 : TP – TLC – Rudy et Evan au Menu

    NBA Frenchies #5 : TP – TLC – Rudy et Evan au Menu

    NBA Frenchies, c’est une émission ClutchTime animée par Simon et Tedesco !

    Simon et Tedesco se retrouvent pour aborder l’actualité des français en NBA, avec le retrait du maillot de Tony Parker, les débuts de saison de Timothé Luwawu-Cabarrot, de Rudy Gobert et d’Evan Fournier.

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  • Le Mag #1 : ClutchTime x The Playground

    Le Mag #1 : ClutchTime x The Playground

    Le Mag #1 : ClutchTime x The Playground

    Simon et Tedesco aux commandes de cette émission spéciale « The Playground Webzine »!

    On reçoit Joris, CM du compte Twitter Hawks France et rédacteur pour The PlayGround

    Une émission spéciale pour discuter basket à travers son amour pour les Hawks et sa participation au Webzine

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  • NBA Rewind #6 : Finales 1994, Game 7, récit d’un choke mémorable

    NBA Rewind #6 : Finales 1994, Game 7, récit d’un choke mémorable

    À la manière d’une cassette vidéo ou audio, Clutch Time rembobine l’histoire de la balle orange et vous replonge dans les moments les plus marquants de ce sport, d’hier à aujourd’hui.

    Cette semaine, notre escapade temporelle nous ramène en 1994 et les finales NBA qui opposent en cette saison post Threepeat des Bulls de Jordan, les Knicks de New York aux Rockets de Houston.

    John Starks, arrière des Knicks

    Saison 1993-94 et l’ère Post-Jordan

    Nouvelle saison pour une nouvelle ère en NBA. Michael Jordan vient d’annoncer sa retraite (la première) des parquets début octobre à un mois seulement du début de la saison régulière. Suite au décès tragique de son père, assassiné au mois de juillet, Jordan semble résigné et explique son choix par la perte de motivation et d’envie de jouer au basket ou de gagner de nouveaux titres, préférant se tourner vers le baseball et envisageant une potentielle reconversion professionnelle pour honorer la mémoire de son défunt père. C’est la stupeur aux États-Unis après l’annonce de la retraite du numéro 23 des Bulls qui quitte la ligue par la très grande porte, couronné de trois bagues de champion, ainsi que six titres de MVP de saison régulière et des Finales, laissant derrière lui un trône vacant pour lequel de nombreux prétendants vont s’écharper pour lui succéder.

    Alors qu’une page de la dynastie des Bulls se tourne, plusieurs franchises voient en cette nouvelle saison, l’occasion rêvée d’aller chercher un titre après trois ans de disette. Depuis la fin des années 80, marquées par la rivalité bouffante entre Celtics et Lakers et qui s’est achevée par le doublé des Pistons, un certains nombre d’équipe commençaient à s’impatienter de ne rien gagner, du fait de l’hégémonie des Bulls. Parmi ces équipes, plusieurs grands noms de la ligue furent les victimes fréquentes de sa majesté. De Dominique Wilkins à Charles Barkley, en passant par Clyde Drexler ou encore Patrick Ewing, tous se sont heurtés une fois au moins à cette Everest qu’était Chicago en Playoffs. Il en est un en particulier qui garde en travers de la gorge ces duels perdus face aux Bulls, un certain Patrick Ewing.

    Sous les couleurs des Knicks de New York, le pivot sept fois All-Star reste sur trois éliminations successives face à Chicago en postseason, la dernière en date en finale de Conférence 1993, alors que les Knicks disposaient du meilleur bilan en régulière (60-22). Inutile de vous dire que la franchise new-yorkaise voit d’un très bon oeil le départ inattendu de la star des Bulls, grandement responsable des malheurs des Knicks ces dernières années. Voilà enfin une occasion rêvée de ramener un titre au Madison Square Garden, dont la vitrine à trophées prend la poussière depuis vingt ans et le dernier sacre des Knicks (1973). Pat Riley, à la tête des Knicks depuis 1991 peut enfin tenter de conjurer le sort et conforter le choix d’Ernie Grunfeld (GM), en remportant un nouveau titre NBA, depuis son doublé en 87 et 88 avec les Lakers.

    New York Knicks cuvée 1994

    La paire Ewing – Oakley au premier plan, Anthony Mason et Greg Anthony au second plan

    Après le temps des déceptions, les Knicks cherchent néanmoins à reprendre du poil de la bête. À l’exception de la signature d’Anthony Bonner (ex-Kings), arrivé libre début octobre, et d’un trade avec les Mavs de Dallas pour attirer le meneur Derek Harper au mois de janvier, Coach Riley compte toujours sur son ossature habituelle, de la paire d’intérieurs Oakley-Barkley au backcourt Anthony-Starks en passant par Anthony Mason, New York mise sur l’expérience et la continuité d’un roster, finaliste en titre de la conférence Est et désormais grandissime favori devant les Chicago Bulls.

    Après un exercice en régulière réussi (57-25), New York termine en tête des bilans à l’Est (ex-aequo avec les Hawks de Wilkins) après notamment un mois de mars exemplaire (quinze victoires de suite) mais surtout une défense exceptionnelle (91.5 points encaissés en moyenne, premier ratio défensif de la saison). Derrière ce bilan abouti, plusieurs joueurs se mettent en évidence, à l’image du Big Pat, All-Star pour la huitième fois et leader des Knicks avec près 24 points, 11 rebonds et 3 contres par match. John Starks, All-Star cette année-là également, s’illustre avec sa meilleure moyenne en carrière (19pts, 6ast et 3rbd) mais verra sa saison écourtée de deux mois en raison d’une opération du genou. Toutefois cela n’aura aucune incidence sur la saison des Knicks et sur les chances de voir les hommes de Pat Riley briller en Playoffs.

    De nouveau au complet durant les phases finales, Ewing et sa bande vont répondre aux attentes en atteignant leur objectif, au terme d’une campagne de playoffs à l’Est qui vaudra le détour. Hormis le premier tour et une victoire logique face aux Nets, les Knicks vont devoir batailler jusqu’au bout des sept matchs, d’abord face à des Bulls toujours en vie grâce à Scottie Pippen, avant de conclure tant bien que mal face aux Pacers de Reggie Miller, bourreau en devenir des Knicks. Pour la première fois depuis 21 ans, Pat Riley ramène les Knicks sur le toit de la Conférence Est, rejoignant en finale les Houston Rockets du MVP de la saison Hakeem Olajuwon pour y jouer le titre. Après une attente interminable pour Patrick Ewing (9 saisons) et Hakeem Olajuwon (10 saisons) il s’agit de la première opportunité de remporter un titre pour l’un ou l’autre.

    Des finales qui tiennent leurs promesses

    Dans cette affiche exceptionnelle, Houston part avec un avantage sur le plan de la fraîcheur. Après un premier puis un second tour identiques avec celui des Knicks, les Rockets n’ont eu besoin que de cinq matchs pour se défaire du Jazz en finale de conférence. En arrivant plus reposer, les Rockets comptent également sur l’avantage du terrain acquis en saison régulière (58-24, 2ème à l’Ouest derrière les Seattle Supersonics). Le jeu des texans repose en très grande partie sur son pivot américano-nigérian, qui réalise son meilleur exercice depuis plus de cinq ans. Avec 29 points, 11 rebonds, 4 passes et 4 contres par match en playoffs, le grand Hakeem est plus en forme que jamais pour aller décrocher une première bague et confirmer son titre de MVP de l’année.

    Un duel de légende entre les deux pivots les plus dominants du moment H. Olajuwon et P. Ewing

    La série est très serrée et les défenses prennent le pas sur l’attaque. New York parvient à arracher le game 2 (91-83) au Summit de Houston mais les Rockets rééquilibrent très vite la situation dès le game 3 (93-89) au MSG. Dans le format de l’époque New York remporte les matchs 4 et 5 à domicile et mène alors 3-2 dans la série avant de potentiellement terminer le travail à l’extérieur. Le game 6 sera irrespirable, les Rockets égalisant dans la série (86-84) après un contre décisif d’Olajuwon (30-10-4) sur un John Starks alors en pleine démonstration (27-8) sur un shoot à trois point décisif qui aurait pu offrir le titre aux siens. Les Knicks ne le savent pas encore mais cette action demeurera comme le tournant de ces finales.

    Un Blow Out complet au Game 7

    John Starks sur la lancée de sa saison, enchaîne les prestations convaincantes en playoffs, dans un rôle d’underdog en défense qui plaît énormément au public du MSG et en tant que seconde solution offensive des Knicks derrière Ewing. Avec près de 15 points et 5 passes par matchs en playoffs, l’arrière porte l’attaque des Knicks depuis le début des finales face à Houston (20 points de moyenne) et représente une menace supplémentaire pour les Rockets et Tomjanovich qui n’imaginaient pas devoir mettre en place une stratégie défensive sur le numéro 3 new-yorkais. Lors de ce match décisif, tout le monde garde en mémoire le contre d’Hakeem sur Starks offrant l’égalisation aux texans. On se dit alors que la confiance a changé de camps et que les Rockets, au mental, doivent conclure à domicile.

    Dès le premier 1/4 temps, les Knicks prennent le bouillon en défense face au jeu rapide et les contre-attaques des Rockets. Starks provoque une faute après avoir attaqué le cercle et rentre ses deux premiers lancers. En retard défensivement dès les premières minutes, il permet à son vis-à-vis, Vernon Maxwell d’inscrire deux paniers primés permettant aux Rockets de se détacher. Discret en attaque et mis à l’écart du jeu des Knicks pendant une dizaine de minutes, Starks prend un tir raté en sortie d’écran à quelques secondes de la fin du quart. Menés (22-21), les Knicks souffrent par leur manque d’adresse.

    L’arrière entame mieux le second 1/4 temps. En captant un rebond sur un tir manqué de S. Cassell, Starks envoi une bonne passe en transition sur Anthony Mason qui marque. New York reste un run de 10-2 (à cheval entre le 1er et 2ème quart) mais se met à la faute à plusieurs reprises, offrant la possibilité aux Rockets de repasser devant. Cassell à plusieurs reprise punit les Knicks d’un John Starks qui se laisse déborder défensivement. Après un contre de Olajuwon sur Ewing, Starks n’a toujours rien tenté, il prend sa troisième faute et sort alors qu’il reste encore six minutes à jouer dans le quart.

    Dès le début du 3ème quart, Starks dégaine à longue distance un tir qui s’écrase sur le coin de l’arceau. Il hésite, se débarrasse du ballon et reste encore en retrait pendant de longues minutes, au bout desquelles l’arrière présente un affreux ratio de 1 sur 6 au tir. Après un nouveau tir à 3pts manqué, les Knicks se retrouvent menés 59-53. Frustré par sa prestation, le joueur perd peu à peu sa lucidité et se prend un énorme contre d’Olajuwon (le deuxième après le game 6) suivi dans la foulée d’un jumper de Maxwell sur la même tête de Starks, désabusé. Avec une minute à jouer les Knicks sont au bord du précipice.

    John Starks tente en vain de rentrer ses tirs

    Après un temps-mort demandé par Pat Riley, les Knicks doivent réagir à l’image d’un Patrick Ewing, dominé par son vis-à-vis Olajuwon et alors que les Knicks restent sur une affreuse série de neuf tirs manqués sur leurs dix dernières tentatives. Après un tir primé de Harper, le premier des Knicks depuis le début de la rencontre, les troupes de Riley reviennent à trois longueurs (58-61) à moins d’une minute de la fin. Les Rockets perdent la possession suivante et les Knicks se retrouvent de nouveau dans la possibilité d’égaliser ou de recoller à un point ce que Oakley concrétise d’un shoot mi-distance dans le corner (60-61). Olajuwon inscrit néanmoins un nouveau panier, le quatrième dans ce quart-temps et maintient l’avance des Rockets (63-60).

    Le 1/4 quart-temps s’annonce désormais décisif. Alors que Starks est parvenu à inscrire plus de dix points sur les trois derniers matchs dans le dernier quart-temps, tout reste possible pour Ewing & co. pas encore distancés à moins d’un quart d’heure de la fin du match. Dès le début du 4ème quart, John Starks commet une nouvelle faute, la quatrième sur Cassell. Après une remise en jeu perdue par les Knicks sur une passe d’Oakley pour Starks, suivie d’une nouvelle faute, les Knicks entament de la plus mauvaise manière possible le quart-temps (62-69) après moins d’une minute de jeu. Ewing maintient son équipe à flot mais plusieurs pertes de balles successives réduisent progressivement les espoirs new-yorkais.

    John Starks provoque une faute sur une pénétration dans la raquette et un tir à nouveau contré par le grand Hakeem. Il rentre ses deux lancers mais rate dans la foulée deux nouveaux tirs à trois points ouverts après deux bons écrans. Après une passe décisive pour un trois points d’Anthony, les Rockets mènent 74-71 après six minutes de jeu. Gros point noir dans cette finale, Stark vendange et après deux nouveaux tirs manqués derrière l’arc, l’arrière affiche un affreux 1 sur 13 alors que les Rockets en remettent une couche (78-71). Starks rentre finalement un lay-up sur un rebond offensif à trois minutes du terme.

    La fin de match se termine malheureusement comme elle a commencé pour les Knicks. Après une mauvaise défense de Starks sur Vernon Maxwell, seul à trois point, les Rockets prennent une avance trop importante (83-75). Starks prend sa cinquième faute et surtout quatre derniers tirs ratés et rend une feuille de match horrible à 2 sur 18 dont 0 sur 11 à longue distance. Les Knicks n’inscriront que trois paniers durant les six dernières minutes du match, dont deux tirs primés de Harper et Davis dans les quinze dernières secondes…

    Hakeem (25-10-7-3) prendra le dessus sur Patrick (17-10-2) au game 7

    Au sortir de ces finales complètement folles, les Knicks pourront avoir de gros regrets. À la fois au niveau offensif et défensif dans le jeu, New York était parvenu durant les six premières manches à tenir des Rockets en grande difficulté, qui éprouvaient toute les peines du monde à retrouver leur jeu fluide et dynamique en saison régulière. Il aura fallu moins d’une heure et un match décisif complètement raté, avec un John Starks, performant jusqu’alors, qui passera totalement au travers, pour voir les Knicks s’auto-détruire alors qu’ils étaient si proche d’un sacre.

    Cette défaite n’est évidemment pas que de la faute de l’arrière new-yorkais, Pat Riley aurait du anticiper le blow out dès la 1ère mi-temps et adapter le jeu des Knicks en conséquence. Par ailleurs que ce soit Patrick Ewing, en difficulté face à Olajuwon ou Charles Oakley exclut pour une sixième faute perso, les cadres de la franchise n’ont guère été à la hauteur des attentes pour un match aussi important, qui plus est à l’extérieur. L’histoire retiendra néanmoins que ce soir-là, devant près de 16 700 spectateurs, le futur Sixième homme de la saison (1997) va exploser en plein vol entraînant dans sa chute ses coéquipiers et les espoirs de toute la Big Apple de ramener un titre.

  • Tony Parker, éternel numéro 9

    Tony Parker, éternel numéro 9

    C’était il y a moins d’une semaine, mardi dernier pour être précis, Tony Parker recevait l’immense honneur de voir son numéro 9 retiré par les San Antonio Spurs, lors d’une cérémonie pleine d’émotion, mettant ainsi un point final à la carrière sportive du meilleur ambassadeur du basket français depuis près de 20 ans.

    L’histoire se rappellera que tout à commencer en Normandie, d’abord du côté de Fécamp, où le jeune Tony sera licencié pour la première fois dans un club de basket, avant de partir jouer à quelques kilomètres de la côte normande, vers Déville-les-Rouen puis Mont-Saint-Aignan pendant quatre ans. Fils de basketteur, née à Bruges en Belgique et titulaire de la double nationalité franco-américaine, c’est pour le pays des fromages et des vins que son choix va se porter lorsqu’il intègre l’INSEP en 1997.

    Âgé de quinze ans seulement, le petit Tony se fait remarquer très tôt au sein de l’équipe de basket de l’Institut (Nationale 1), tournant à près de 18 points et 6 passes par match. Les clubs professionnels ne tardent pas à vouloir mettre la main sur la pépite française et le jeune meneur signe son premier contrat pro au PSG Racing Basket en 1999 à 17 ans seulement. Le joueur obtient un temps de jeu très réduit dans l’effectif parisien, barré par la concurrence de l’international Laurent Sciarra, futur médaillé d’argent des Jeux de Sydney. Tony apprend énormément au côté de Sciarra qu’il considère encore aujourd’hui comme un de ses mentors. Parker assiste néanmoins à l’élimination de son club dès le 1er tour des séries éliminatoires du championnat face à l’ASVEL.

    La saison suivante, Tony participe au Nike Hoop Summit, un évènement de basket célèbre pour y voir s’affronter les meilleurs jeunes américains face à un contingent de joueurs étrangers. Il combine alors 20 points, 7 passes, 2 rebonds et 2 interceptions et tape dans l’œil des recruteurs des facs américaines qui cherchent à attirer le jeune meneur français. Mais suite au départ de Sciarra du Paris Basket Racing, Parker se voit offrir le poste de titulaire à la mène pour la saison 2000-2001. Il accepte et tourne alors à près de 15 points, 6 passes et 3 interceptions par match toute l’année mais sera de nouveau la victime des Villeurbannais en ¼ de finale du championnat. À l’issue de cette saison exceptionnelle, Tony décide de s’inscrire à la draft NBA de 2001.

    À seulement 19 ans, Tony Parker entre déjà dans la cour des grands, aux côtés cette année-là de Tyson Chandler, Pau Gasol, Joe Johnson ou encore Zach Randolph. Le français est drafté à la fin du premier tour, en 28ème position par les Spurs (gros steal !) du très exigeant Gregg Popovich et de la légende David Robinson. Tony Parker décide de porter le numéro 9, en mémoire de son parrain et du numéro que portait Michael Jordan aux JO de Barcelone. Tony joue son premier match face aux Clippers le 30 octobre 2001, et commence à s’imposer le plus naturellement possible comme le titulaire numéro 1 aux yeux de Pop. Au bout de 77 rencontres de régulière dès son année rookie, Tony et les Spurs se heurtent aux Lakers et leur redoutable duo Kobe Shaq, au 2nd tour des playoffs à l’Ouest. Mais qu’importe, le meneur connaît un véritable conte de fée devenant le premier français à dépasser la barre des 70 matchs NBA en régulière et vient d’être élu dans la All-NBA Team Rookie de l’année.

    La suite tout le monde ou presque, la connaît. Tony va gravir les échelons, tant sur le plan individuel que collectif, à une vitesse vertigineuse, remportant son premier titre de champion en 2003 à 21 ans seulement, aux côtés de ses éternels coéquipiers Tim Duncan et Manu Ginóbili. Il sera élu champion des champions français par le journal L’Équipe et après avoir renouvelé son contrat en 2004, Tony s’installera comme une pièce indispensable du jeu des Spurs, remportant une seconde bague de champion en 2005 face aux Pistons de Detroit et honorant sa première sélection au All-Star Game de 2006.

    Mais Tony Parker ce n’est pas que le joueur NBA. Le meneur porte les couleurs de la France depuis 1997 et goûte à sa première victoire aux championnats d’Europe junior de Zadar (Croatie) en 2000. Autour de la génération dorée des années 2000, de Boris Diaw à Ronny Turiaf, en passant par Mickaël Pietrus et Yakhouba Diawara, c’est avec la plupart de ces gars-là que Tony va retrouver quasiment chaque été les bleus, aux championnats d’Europe (de 2001 à 2015) et aux Jeux de Londres et de Rio pour finalement décrocher son seul titre avec l’Équipe de France à l’Euro 2013, après plusieurs échecs consécutifs. L’un des plus beaux cadeaux que le meneur fera au basket français, lui qui terminera sa carrière internationale en 2016 après 181 matchs sous le maillot bleu et près de 2 800 points marqués et deux titres de meilleur joueur européen en 2013 et 2014.

    En dix-sept saisons sous le maillot des Spurs, avec près de de 16 points, 6 passes, 3 rebonds et 1 interception en régulière, Tony Parker va remporter quatre bagues de champion (2003, 2005, 2007 et 2014), des phases finales durant lesquelles le numéro 9 brillera par son investissement et sa volonté affichés sur les parquets, devenant le 4ème joueur de l’histoire à compiler 4 000 points et 1 000 passes décisives en playoffs, derrière Jordan, Kobe et LeBron. Durant plus d’une décennie TP va devenir l’un des meilleurs et des plus respectés meneurs de la ligue, aux côtés des Steve Nash, Jason Kidd ou encore Chris Paul. Une longévité ponctuée par plusieurs récompenses collectives et individuelles allant du titre de MVP des Finales 2007, à six sélections All-Star et de quatre nominations dans une All-NBA Team. C’est finalement au bout de 1254 matchs, dont une cinquantaine sous les couleurs des Hornets l’année dernière, que Tony Parker tire sa révérence, mettant fin à un parcours exceptionnel.

    Tony Parker, comme beaucoup de français, francophones ou que sais-je, tu es la raison pour laquelle je me suis pris d’intérêt pour ton sport et pour la NBA, la raison pour laquelle je me suis levé, ou couché aux aurores pour te regarder lâcher des centaines de « Teardrops » et « Spin Moves » destructeurs ainsi que des tirs pleins de sang-froid en finales NBA. Tu as amené tellement d’individus à se passionner pour la balle orange et engendré tellement de joueurs à suivre tes traces dans la grande ligue, offrant au basket français ses plus belles heures de gloire, qu’aucun remerciement ou hommage ne serait suffisant pour expliquer à quel point tu as pris une place importante dans le cœur de nombreux fans qu’ils soient de France ou partout dans le monde. Bravo et merci pour tout Tony.

  • NBA Recap #2 : Conférence Ouest

    NBA Recap #2 : Conférence Ouest

    Pour ses débuts, Clutch Time vous propose chaque semaine de faire un petit point sur l’état de forme des équipes et des joueurs de la Conférence Ouest.

    NBA Teams Power Rankings

    Au Top


    Houston Rockets (7-1)

    Quelle série en cours pour les Rockets. Alors que Harden débutait le mois de novembre par deux défaites à l’extérieur face aux Nets et au Heat, les texans ont depuis enchaîné un run de sept victoires de suite, s’offrant notamment les Warriors, Clippers et Wolves. Une belle série que les Rockets doivent en grande partie au barbu, Harden tournant à 41 points par matchs (à 45%) ! Si on ajoute les quelques six rebonds et sept passes par matchs sur cette période, Harden joue à un autre niveau, alors que Westbrook à un peu plus de mal à enchaîner les perfs. C’est donc le puissant Capela qui prend le relais de l’ancien Thunder, le suisse tournant lui aussi à plein régime (12 points, 16 rebonds). Une situation qui en cache une autre, celle des role players en difficultés, de Eric Gordon (blessé depuis le début de la semaine), à Danuel House et PJ Tucker, les partenaires d’Harden peinent à briller.

    Los Angeles Lakers (6-1)

    Les Lakers maintiennent sa cadence infernale. Avec seulement une défaire (face aux Raptors) pour six victoires, LeBron James et les angelinos semblent bien partis pour prendre leur revanche sur leur dernière saison ratée. Certes l’opposition n’était pas folichonne et le jeu des Lakers crispe par un manque de créativité mais force est de constater qu’après un mois de compétition, la franchise californienne est à la hauteur à l’image de son duo All-star James-Davis qui tourne toujours à près de 50 pions par match. Et même quand Davis s’absente pour une petite gêne à l’épaule, c’est le jeune Kuzma qui brille le temps de quelques rencontres (18 points de moyenne sur les quatre derniers matchs). Si on ajoute les performances solides de Howard et McGee dans la raquette, Frank Vogel peut se féliciter d’entraîner une équipe à l’état d’esprit exemplaire pour l’instant et qui gagne en plus.

    Memphis Grizzlies (4-3)

    C’est la belle surprise de la quinzaine pour l’instant, en mettant fin à une série noire de cinq revers en six matchs, les Grizzlies ont depuis renversé la vapeur et remporté quatre matchs en six rencontres. Pour toutes les personnes qui prédisaient l’enfer pour Memphis voilà une réponse cinglante pour leur notifier qu’ils sont toujours en vie. Cette réussite est d’autant plus surprenante qu’elle est incarnée par sa jeunesse. Le jeune Ja Morant tourne ainsi à près de 19 points et 6 passes par matchs et enchaîne déjà les prestations de patron de l’équipe. À ses côtés, Jaren Jackson (14pts, 5rbd) et Dillon Brooks (14pts, 4rbd) jouent un basket décomplexé, sans pression aucune et surprennent des supporters déjà contents de ce début de saison.

    Peut Mieux Faire


    Denver Nuggets (4-1)

    Un bilan en trompe l’oeil pour les Nuggets. Depuis le début de la saison Denver parvient à gagner ses matchs sans y mettre toujours la manière ce qui nous amène à placer l’équipe du Colorado dans cette mention. Le bilan collectif est là pour assurer mais individuellement plusieurs choses peuvent être pointées du doigt. Le trio Jokić, Murray, Harris est en sous-régime alors que les résultats sont à la hauteur des attentes du public, une contradiction qui peut agacer certains tant le potentiel de cette équipe et sa marge de progression pourrait être fabuleuse. Alors certes Denver a toujours eu la réputation d’être un collectif avant d’être une somme d’individualités mais force est de constater que le bilan pourrait être bien plus brillant.

    Los Angeles Clippers (4-3)

    On ne sait pas s’il s’agit de l’effet « load management », mais les Clippers peinent à enchaîner plus de deux victoires de suite. Ces défaites résultent souvent de l’utilisation partielle d’un Kawhi Leonard, dont l’absence se fait souvent sentir sur le terrain. Alors certes le retour de Paul George samedi à fait un grand bien aux Clippers (33 points, 9 rebonds et 4 passes) mais cette équipe au complet pourrait tellement faire plus, si ce n’est mieux. Espérons que le retour de l’ex-Pacer incitera Doc Rivers et Kawhi à oeuvrer dans ce sens, même si la marge de manoeuvre des Clippers est désormais encore plus importante pour la franchise californienne qui s’appuie déjà sur un très bon Montrezl Harrell (18 points, 7 rebonds) ou encore son sixième homme Lou Williams qui réalise une entame de saison excellente (23points, 4 rebonds et 6 caviars).

    Minnesota Timberwolves (3-5)

    C’est un bilan plutôt contrasté que viennent de réaliser les jeunes loups de Minnesota. Après un début de saison canon, les Wolves sont rentrés dans le rang avec cinq défaites au compteur, les deux dernières à domicile qui plus est. Néanmoins, le duo Towns-Wiggins continue d’impressionner par son rendement (près de 56 points inscrits en moyenne depuis deux semaines) et affiche une détermination à chaque match excellente afin de combler plusieurs lacunes, notamment au niveau du reste de l’équipe. De Teague à Covington en passant par Okogie, le reste du groupe de Saunders peine encore à prendre ses marques et hausser son jeu quand cela est nécessaire. Au vue du calendrier à venir (sept déplacements sur les dix prochains matchs), la prise de conscience devra se faire assez rapidement.

    Décevant


    San Antonio Spurs (1-7)

    Un mois de novembre cauchemardesque pour Gregg Popovich et ses Spurs. Avec sept revers (cinq consécutifs depuis) pour une seule victoire face au Thunder, San Antonio réalise son pire départ depuis près de quinze ans. L’explication se trouve d’abord dans le manque de régularité des cadres de l’équipe texane. De D.DeRozan, dont l’adresse fluctue soir après soir, à l’irrégularité d’Aldridge, les Spurs ne sont pas gâtés cette saison. Les lieutenants Patty Mills et Rudy Gay ne font guère mieux alors que Dejounte Murray et Derrick White ont carrément explosé sur leurs derniers matchs. Seul Bryn Forbes (14 points en moyenne) semble sortir du lot mais sans réellement peser dans la balance. Coach Pop va vite devoir colmater les brèches pour ne pas vivre une saison cauchemardesque.

    Golden State Warriors (1-6)

    Les matchs se suivent et se ressemblent décidément de plus en plus pour les Warriors qui sombrent un peu plus dans la déconfiture. Déconfiture en partie causée par les blessures innombrables, jalonnants le parcours des triples champions. Résultat plus aucune victoire depuis Portland début novembre. Pire encore après l’annonce du forfait de Curry pour plusieurs mois, c’est ni plus ni moins que quatre joueurs (cinq en comptant DLo) qui seront absents pendant plusieurs semaines. D’Angelo Russell justement illustre bien ce calvaire, l’ancien Net enchaîne les bonnes prestations (52 points à Minnesota notamment) mais ne parvient pas à changer le cours des choses et il est peu soutenu par un cadre comme Green ou encore les jeunes Poole et Paschall.

    Portland Trail Blazers (2-5)

    C’est un bilan inquiétant pour les Blazers en ce mois de novembre. Avec seulement deux victoires au compteur, la machine de Terry Stotts est sérieusement enrayée. Encore très (trop) dépendante de son duo Lillard-McCollum (50 points de moyenne), seul Whiteside parvient à tirer son épingle du jeu en affichant des stats à la hauteur de son temps de jeu. Il faut dire que le secteur intérieur des Blazers souffre pas mal de ses absences longue durée, la dernière en date étant celle de Zach Collins venue se greffer à celle de Nurkić et Gasol. L’autre problème majeur vient du fait que les role players sur les ailes (Hezonja, Bazemore, Hood) ne parviennent pas à faire la différence qui offrirait un solide spot à l’ouest pour Portland. Avec encore cinq déplacements en sept matchs ce moi-ci, Stotts n’a pas fini de se faire du soucis.


    Classement Conférence Ouest

    NBA Players Power Rankings

    James Harden

    Certes son style de jeu peut paraître ennuyant, mais bon sang ! Quelles performances ! Avec 41.3 points inscrits en moyenne depuis deux semaines (et plus de 6 rebonds captés et 7 passes décisives), le barbu de Houston est sur une autre planète et confirme sur la lancée de la saison dernière. Pour ne rien gâcher à cette réussite, Houston gagne également (septième victoires de suite samedi) et se repositionne tout en haut de la conférence Ouest. Malgré un niveau de jeu déconcertant pour les uns, les Rockets engrangent de la confiance et Harden enchaîne les cartons offensifs (47 points face aux Clippers, 44 face à Indiana et 49 à Minnesota) sans que personne ne parviennent à le stopper.

    Luka Dončić

    On ne pouvait pas ne pas mentionner le meneur des Mavs. Dončić a encore passé un cap cette saison et confirme comme jamais. Auteur de cinq triple-doubles cette saison, l’arrière slovène affiche une moyenne unique de 28 points, 10 rebonds et 9 passes par match, du jamais vu à cet âge depuis Oscar Robertson. Certes les Mavs ne gagnent pas à chaque fois mais Luka trouve toujours le moyen de briller de la plus belle des manières, haussant même son niveau de jeu depuis deux semaines et porter à lui seul la franchise texane. À seulement 20 ans il se positionne déjà comme un sérieux prétendant au titre de MVP.

    Andrew Wiggins

    Enfin ! Il était loin le temps où Wiggins n’arrivait pas à enchaîner plus de cinq matchs à 25-30 points. Quelle retour au premier plan pour l’ailier des Wolves qui souffrait d’une certaine disgrâce aux yeux d’un très grand nombre, après moult performances quelconques. Il faut néanmoins savoir raison garder vis-à-vis du prodige canadien. Certes sur les six derniers matchs, « Wiggs » tourne à près de 30 points, 5 rebonds et 5 passes, mais on a pour habitude de ne pas trop s’habituer aux performances exceptionnelles du joueur et la logique voudrait que la bonne série du moment se prolonge encore quelques semaines pour être convaincus des réels progrès du joueur.

    (Mentions honorables)

    LeBron James (22.9pts / 7.9rbd / 11.3ast)
    Karl-Anthony Towns (26.6pts / 12.4rbd / 3.6ast)


    Focus sur Ja Morant (Memphis Grizzlies)

    Voici probablement le joueur de ce début de saison aux Grizzlies. Titularisé dès le premier match de la saison face à Miami, le second pick 2019 de la draft détonne par sa maturité et son style qui colle déjà parfaitement au jeu de Memphis cette saison. Auteur de sa meilleur prestation face aux Timberwolves (26 points), le nouveau meneur titulaire de Memphis brille (19 points et 6 passes de moyenne) et son association avec Jaren Jackson, autre promesse en devenir, fait déjà saliver les dirigeants. En l’absence de Zion Williamson et les matchs irréguliers de RJ Barrett aux Knicks, Morant dispose déjà d’une longueur d’avance sur ses concurrents directs au titre de Rookie de l’année, et alors que les Grizzlies se mettent à remporter des matchs depuis quelques jours, la côte du joueur continue de grimper en flèche.


    MVP Rankings

    Le Cinq Majeur début Novembre

    MeneurArrièreAilierAilier-fortPivot
    Luka DončićJames HardenAndrew WigginsLeBron JamesKarl-Anthony
    Towns
  • NBA Recap #2 : Conférence Est

    NBA Recap #2 : Conférence Est

    Pour ses débuts, Clutch Time vous propose tous les quinze jours de faire un petit point sur l’état de forme des équipes et des joueurs de la Conférence Est.

    NBA Teams Power Rankings

    Au Top


    Boston Celtics (6-0)

    Boston mène sa barque avec la manière. Avec six succès en six matchs (dix victoires consécutives déjà !), les Celtics trônent logiquement en tête de la Conférence après de beaux succès notamment à Charlotte et San Antonio. Brad Stevens peut s’appuyer sur son trio Walker-Tatum-Brown (65 points de moyenne), Jaylen Brown trouvant enfin ses marques, dans un effectif qui marche plutôt pas mal. Point noir néanmoins au tableau, la nouvelle blessure de Gordon Hayward (fracture de la main), dont le retour n’est prévu pas avant la fin décembre. Pour compenser cette absence c’est donc Marcus Smart qui a pris du grade, tournant à près de 16 points sur les quatre dernières rencontres. La fin du mois de novembre s’annonce tout de même très relevé pour Stevens et ses hommes qui vont jouer six fois à l’extérieur en huit matchs.

    Toronto Raptors (4-2)

    Autre équipe à s’être incroyablement illustrée depuis deux semaines. Les Raptors d’un road-trip de cinq matchs (dont un back-to-back) avec le plein de confiance et un bilan de quatre victoires pour deux défaites notamment face aux Lakers et aux Blazers. Cet été, alors qu’on annonçait une saison compliqué pour les champions en titre, Nick Nurse fait taire la critique du départ de Kawhi non-compensé. Les révélations Siakam, VanVleet, et à moindre degré Anunoby, confirment les espoirs placés en eux dès le début de saison et voilà la franchise canadienne solidement installé au quatrième rang à l’Est. Avec un calendrier à venir plutôt tranquille, Ibaka et Lowry, dont les retours sont prévus d’ici quelques semaines, n’ont pas de soucis à se faire car la franchise est solidement menée en leur absence.

    Milwaukee Bucks (5-1)

    Revoilà les Bucks 2018-2019. Après un début mitigé, Giannis et sa bande ont retrouvé la bonne formule pour enquiller cinq succès en six matchs en road-trip qui plus est. Que ce soit face aux Wolves, aux Clippers ou Pacers les daims ont retrouvé peu à peu leur jeu et leur adresse à l’image de son MVP qui domine plus que jamais. Derrière une attaque exceptionnelle, les Bucks n’ont subi qu’un revers à Utah, retrouvant le trio de tête de la conférence. Mauvaise nouvelle néanmoins pour Milwaukee qui sera privé du lieutenant Middleton, blessé à la cuisse et écarté pendant plusieurs semaines. Cette absence ne devrait néanmoins pas être un handicap trop important pour Budenholzer qui peut compter sur un Eric Bledsoe tout feu tout flamme et Brook Lopez qui retrouve ses marques.

    Peut mieux faire


    Orlando Magic (3-3)

    Trois victoires, trois défaites (dont deux à l’extérieur), difficile de se positionner correctement pour le Magic. D’un côté les hommes de Steve Clifford ont su enrayer une série de quatre revers de suite, renversant au passage des 76ers et Spurs en déconfiture. D’un autre côté le rendement de certains cadres nous laisse sur notre faim. Vučević est par moment très inconstant avec son adresse, qui le prive évidemment de bonnes performances, notre Evan Fournier a connu un démarrage timide et semble enfin lancé cette saison (même si une rechute peut pointer à tout moment), enfin les espoirs autour de Gordon, Fultz ou Ross sont autant de quasi-déceptions dans ces premières semaines de saison régulière. Les Magics disposent d’une excellente défense mais d’une attaque famélique. Difficile de voir où le Magic avance pour le moment.

    Brooklyn Nets (3-3)

    Un road trip guère réussi pour Brooklyn avec trois défaites pour deux victoires (face aux Bulls hier). Les Nets ont néanmoins réussis à retrouver les premiers rôles à l’Est mais peinent encore à trouver de la régularité. Kyrie Irving a connu même une petite baisse de régime depuis trois matchs à cause d’une gêne à l’épaule. Cette situation tendue aux Nets n’est pourtant pas prêt de se résoudre, Caris LeVert ayant subi une opération du pouce (retour dans 4 à 6 semaines), Brooklyn voit son infirmerie se remplir dangereusement alors que les new-yorkais sont privés de K. Durant pour le restant de la saison et que plusieurs ont déjà connus des pépins physiques. S. Dinwiddie (24 points) parvient tout de même à seconder son meneur all-star mais la dynamique actuelle est plutôt incertaine.

    Washington Wizards (2-3)

    Une saison mauvaise en appelle une autre. Les Wizards ne parviennent pas à faire la bascule depuis le début de la saison, la faute à une défense catastrophique alors que plusieurs joueurs offensifs se mettent en avant. À l’image de son leader Bradley Beal, les hommes de Scott Brooks ont de la ressource sur le plan offensif mais contrairement à l’arrière All-star, plusieurs de ses ressources font preuve d’une trop grande irrégularité pour permettre à Washington de jouer les premiers rôles à l’Est. Privé encore un long moment de leur meneur emblématique, John Wall, les Wiz’ ne parviennent pas à relever la tête malgré les belles promesses incarnées par Thomas Bryant, Rui Hachimura ou encore le retour en grâce de Isaiah Thomas. Il va falloir du mental à cette équipe pour une fin de mois qui s’annonce aussi compliqué que le début.

    Décevant


    Detroit Pistons (1-5)

    Pas grand-chose de positif à trouver dans les derniers résultats des Pistons. Hormis un succès face aux Knicks (rien d’étonnant), Detroit vient d’enchaîner quatre revers consécutifs (trois à l’extérieur) après un back-to-back fatal face aux Timberwolves puis le Heat. Le retour d’un Griffin encore convalescent (19 points en 27 minutes de jeu de moyenne) n’a pas permis d’inverser la tendance, alors que Drummond se démène toujours autant dans sa raquette mais perd petit à petit son impact sur les matchs par rapport à son début de saison. Il faut dire qu’avec l’intermittence de Derrick Rose et le seule Luke Kennard au scoring (20 points de moyenne), Detroit ne trouve pas de solutions et de variété dans son jeu. D. Casey espère un retour en forme rapide de Griffin et de Reggie Jackson dont le retour est prévu pour début décembre.

    Philadelphia 76ers (2-5)

    Après un début de saison idyllique, voilà que les 76ers se sont ramassés depuis deux semaines. Depuis leur première défaite face aux Suns, Joel Embiid & co. n’y arrivent plus. Le pivot, suspendu pendant deux matchs après son altercation avec KAT, n’a prit part qu’à cinq matchs des 76ers depuis novembre, alors que sa présence se faisait urgente. B. Simmons, T. Harris ou encore A. Horford ne parvinrent guère à inverser la tendance, Philadelphie perdant ses matchs de peu par moment (Utah, Denver, Cleveland). Avec cinq matchs hors de leurs bases, les 76ers ne furent guère épargnés non plus sur le plan du calendrier, mais cela devrait revenir à la normale d’ici la fin du mois. Néanmoins difficile de comprendre comment une telle situation a pu entraîner le déclin d’une équipe qu’on annonce pourtant comme un top 3 à l’Est.

    Atlanta Hawks (2-5)

    Malgré un début de saison encourageant, les Hawks ne sont pas parvenus à capitaliser sur une bonne dynamique. Privé de John Collins, suspendu pour infraction aux règles anti-dopage, et Kevin Huerter pour plusieurs semaines, Atlanta s’est vu privé de sa deuxième force de frappe offensive. Malgré les nouveaux cartons offensifs de Young (27 points de moyenne en sept matchs), et le retour au premier plan de Jabari Parker, les Hawks n’ont remporté que deux petits matchs depuis le début du mois, subissant notamment de gros revers à domicile face aux Bulls ou sur le parquet des Clippers la nuit dernière, devenant l’une des pires défenses de la ligue au passage. Néanmoins il faut reconnaître que leur calendrier n’était guère simple après un road trip de cinq matchs à l’Ouest qui se termine ce soir au Staples Center face aux Lakers.


    Classement Conférence Est

    NBA Players Power Rankings

    Giannis Antetokounmpo

    Retrouver l’ailier des Bucks dans ces mentions n’a rien de surprenant tellement le MVP en titre domine la conférence Est. Les stats du grec depuis quinze jours sont absolument ahurissantes avec plus de 33 points, près de 15 rebonds et 5 passes par match, Giannis se détache plus que jamais de la concurrence à l’Est dans la course au MVP. Son principal fait d’arme, son récital face aux Clippers (sans Kawhi) où il va finir tout proche du triple double avec 38 points, 16 rebonds et 9 passes, une machine.

    Pascal Siakam

    Décidemment Siakam impressionne par sa régularité et son omniprésence dans le jeu et la réussite des Raptors. Avec près de 26 points, 9 rebonds et 5 passes, l’ailier camerounais est même encore en lice cette année pour la meilleure progression de l’année. Ses matchs face aux Pelicans (44 points) et Portland (36 points) le place logiquement parmi les meilleurs joueurs de la quinzaine.

    Bradley Beal

    Certes les Wizards sont à la peine mais que dire des prestations de leur arrière depuis plusieurs jours. 30 points, 5 passes et 5 rebonds face aux Pacers, 44 points, 5 rebonds, 6 passes face aux Celtics et de nouveau 44 points et 10 passes face à Minnesota. Une moyenne affolante de 32 points par match et voilà Bradley Beal qui prend une autre dimension depuis une dizaine de jour même si les victoires sont absentes au bout de ces cartons.

    (Mentions honorables)

    Kyrie Irving (26.2pts / 4rbd / 6.8ast)
    Domantas Sabonis (16.3pts / 15rbd / 4.5ast)


    Focus sur Jabari Parker

    Nouvelle équipe pour une nouvelle donne. Débarqué cet été à Atlanta, Jabari Parker veut tirer un trait sur ces dernières expériences ratées entre Chicago et Washington. Depuis son divorce d’avec les Milwaukee Bucks, l’ailier observe désormais de loin le succès de ses ex-coéquipiers. Handicapé par plusieurs blessures et des problèmes personnels, la carrière de l’ex-prodige de Duke a connu des hauts et des bas malgré quelques brèves performances qui ont inciter les dirigeants d’Atlanta à le signer cet été. Désormais le joueur veut se fixer, avec comme objectif de s’installer dans l’effectif des Hawks et de bénéficier d’un temps de jeu à la hauteur de son talent. Et ça marche plutôt pas mal, en témoigne ses dernières sorties, Parker tourne depuis le mois de novembre à près de 20 points, 8 rebonds et 2 caviars par match. Le joueur a pris du galon depuis la suspension de John Collins, ouvrant ainsi la voie à un poste vacant de lieutenant de Trae Young vacant, un poste que le jeune Jabari (24 ans seulement) a su s’approprier faisant un grand bien à des Hawks dans la tourmente.


    MVP Rankings

    Le Cinq Majeur début Novembre

    MeneurArrièreAilierAilier-fortPivot
    Kyrie IrvingBradley BealGiannis
    Antetokounmpo
    Pascal SiakamDomantas Sabonis
  • Un Jour Aux Jeux de Sydney, l’équipe de France affronta la Dream Team américaine en finale des Jeux.

    Un Jour Aux Jeux de Sydney, l’équipe de France affronta la Dream Team américaine en finale des Jeux.

    À moins d’un an des Jeux Olympiques de Tokyo, Clutch Time vous propose, à travers une série d’articles, de revenir sur des grands moments de basket à jamais gravés dans l’histoire des jeux.

    Cette semaine Clutch Time nous emmène de l’autre côté du globe durant l’été 2000. Absente du tournoi depuis 1984, l’équipe de France masculine de basket est de nouveau présente pour ces Jeux Olympique et est en passe de réaliser l’un des plus grands exploits de son histoire en y affrontant les redoutables américains en finale pour la médaille d’or.

    Les Jeux du siècle

    Pour cette année symbolique, la 27ème édition des Jeux Olympiques se déroulent pour la seconde fois en Australie (après Melbourne 1956). Durant la quinzaine olympique plusieurs athlètes vont se mettre en évidence à l’image de l’aborigène Cathy Freeman, porteuse de la flamme olympique et star locale de l’athlétisme qui va remporter devant son public la médaille d’or du 400m. Pour nous autres français, qui suivront l’évènement à quelques 17 000km, l’exploit de ces jeux fut ni plus ni moins que la médaille d’argent de l’équipe de France de basket masculine. Alors qu’on attendait sûrement les filles sur un podium olympique, ce sont bien les hommes de Jean-Pierre de Vincenzi qui vont monter sur la boîte pour notre plus grand plaisir.

    L’équipe de France de Basket

    L’équipe de France avant ces Jeux est loin d’être le cador du basket mondial que l’on connaît aujourd’hui. La France n’est plus montée sur un podium international depuis plus de quarante ans (Euro 1959), pire encore ces Jeux représentent la seule compétition internationale (hors-Euro) de la décennie, les premiers depuis 1984. Une véritable renaissance donc pour le basket français qui néanmoins ne compte plus dans ses rangs les Dubuisson, Dacoury et Ostrowski, génération dorée du basket français des années 80-90. Alors pour préparer ces Jeux, le staff des bleus embarquent plusieurs nouvelles figures montantes du basket tricolore avec en tête Antoine Rigaudeau. Le futur Hall of Famer FIBA incarne ce renouveau de l’équipe de France avec laquelle il côtoie le meneur Laurent Sciarra, le pivot Cyril Julian et l’ailier (et capitaine) Jim Bilba.

    Préparation olympique

    Après un Euro 1999 à domicile encourageant (4ème) de Vincenzi emmène avec lui un groupe de douze joueurs, majoritairement issus du championnat de Pro A de basket pour Sydney. Si Tariq Abdul-Wahad (Orlando Magic), premier joueur français évoluant en NBA depuis 1997 n’est pas présent tout comme Alain Digbeu (Barcelone) c’est parce que le joueur entretien des relations conflictuelles avec le staff et dans le vestiaire. Il sera remplacé par Yann Bonato (Limoges) accompagné du naturalisé Crawford Palmer. La sélection française olympique entame son parcours par une série de six victoires pour une défaite (face à la Croatie) durant les matchs de préparation du mois d’août en France. C’est donc avec le plein de confiance que Rigaudeau et sa bande embarquent direction Sydney pour y affronter les meilleures nations du basket.

    La  » Dream Team  » IV

    Face à eux, les Bleus auront la malchance de tomber dans le groupe des États-Unis, triples tenants du titre. La sélection américaine, réputée invincible depuis que les joueurs professionnels sont autorisés à prendre part aux tournois internationaux, envoie à Sydney un effectif très impressionnant. À l’exception du duo Kobe-Shaq’, Tim Duncan, Grant Hill ou encore Allen Iverson, la « Dream Team » quatrième du nom présente un roster cinq étoiles. De Ray Allen à Vince Carter, en passant par Kevin Garnett, Tim Hardaway, Allan Houston ou encore Jason Kidd, Gary Payton et Alonzo Mourning, les plus grandes stars de la NBA sont bel et bien présentes en Australie. Dirigées par le duo Tomjanovich – Brown, les américains sont déterminés à conserver leur titre et effacer la troisième place du mondial 1998.

    Des débuts compliqués

    Après deux défaites et une victoire en amical au pays des kangourous, les bleus se retrouvent dans un groupe très relevé, composé entre autres des USA, mais également l’Italie championne d’Europe et la Lituanie, médaillée de bronze à Atlanta. Les bleus entament néanmoins le tournoi par une victoire probante face à la Nouvelle-Zélande (76-50), autour d’un Yann Bonato qui confirme le choix du sélectionneur de l’avoir retenu en lieu et place d’Abdul-Wahad qui termine meilleur marqueur du match avec seize unités. La joie sera de courte durée, les lituaniens, pourtant privés de Marciulionis, ramenant les français sur terre avec une large défaite (81-63) durant laquelle Einikis et Jasikevicius vont se faire plaisir sur la défense française. Rigaudeau avec treize points inscrits n’a rien pu faire pour éviter la débacle. Les français vont néanmoins se ressaisir face aux chinois (82-70) de Yao Ming (14pts, 6rbd). Le duo expérimenté Foirest-Rigaudeau va inscrire 51 des 82 points de l’équipe, Julian ajoutant au passage 11 points et 7 rebonds et permettant à la France de rester dans la course pour les ¼.

    C’est donc deux affiches décisives qui s’offrent aux Bleus. En affrontant d’abord les italiens de Bogdan Tanjević, les bleus vont une fois encore flancher en seconde mi-temps face à une solide défense transalpine et punie par l’italo-britannique Carlton Myers (24 points, 4 passes). Laurent Sciarra sort tout de même une bonne prestation individuelle (17 points) accompagnant Bonato (14 points) mais la France s’incline et se retrouve désormais face à une montagne.

    Pour son dernier match de poule, la France doit se mesurer aux américains qui marchent sur l’eau (100 points par match inscrits pour 66 encaissés). Le deal est simple la France est quasiment assurée de terminer 4ème de son groupe et de jouer les ¼ après la défaite logique des chinois face à la Lituanie. Il faut donc que la France ne perde pas de plus de cinquante points pour éviter l’élimination. Cette équipe fera encore mieux en rivalisant les yeux dans les yeux avec les ricains en deuxième mi-temps (46-47) ne perdant que 106 à 94. Au-delà de la prestation française, Sciarra en tête (21 points), ce match restera dans les mémoires pour le geste stratosphérique de Vince Carter, dunkant littéralement sur la tête de Fred Weis et ses 2,18m, un dunk qui reste à coup sûr comme l’un des plus impressionnant de l’histoire.

    Des bleus au panache

    La France s’en sort difficilement et retrouve le Canada de Steve Nash en ¼ de finale. Une belle affiche pour un bien bel adversaire. Si Nash n’est pas encore le meneur en puissance qu’il fut au milieu des années 2000 (deux titres de MVP), il n’en reste pas moins que le Canada dispose d’un bel effectif, atour de son duo NBAer Nash-MacCulloch. Auteurs d’une première mi-temps maîtrisée, (38-23) les français vont tenir le match pour ne plus le lâcher jusqu’à la fin. Malmené par la bonne défense des français, Nash termine avec seulement 10 points et 6 passes et 8 pertes de balle et doit s’incliner 68 à 63 face à de bons français (Sciarra à 17points et Rigaudeau 15 points).

    Quelque chose s’est débloqué dans le jeu des français depuis le match face aux américains et les canadiens en firent les frais assez rapidement. Désormais en demi-finale, l’équipe de France croise la route des australiens et de leur redoutable duo Gaze-Heal. Les dinosaures trentenaires sont des habitués du tournoi olympique et participent déjà à leur cinquième et quatrièmes olympiades et tout comme leurs aînés Oscar Schmidt et l’américaine Teresa Edwards, ils dominent encore assez nettement (35 points à eux deux par match).

    Mais les français emmenés par un Laurent Sciarra intenable une fois encore (16 points, 7 passes). Dans un vrai récital offensif (50 % d’adresse dont 8/19 à 3pts), Antoine Rigaudeau (13 points), Risacher (11 points) et Weis (11 points, 9 rebonds) vont prendre le dessus sur les locaux devant près de 15 000 supporters médusés. Fred Weis, victime face aux américains, va littéralement dominer son adversaire direct, Luc Longley (triple champion NBA). Une victoire large 76 à 52 et les portes de la finale qui s’ouvre pour cette surprenante équipe de France.

    Une finale pour rêver

    Que ne fût pas la surprise générale de cette qualification pour la finale olympique. Partout en France on parle désormais du « chef d’œuvre de Sydney ». Les hommes de De Vicenzi réalisent ce qu’aucune autre équipe n’avait fait depuis 1948 et les jeux de Londres. Un demi-siècle de désillusion et voilà les bleus du basket de retour au plus haut niveau, en passe de défier les redoutables américains. Tout un symbole alors que plus tôt cet été, la jeune génération des U18 de Tony Parker, Boris Diaw et Mickaël Pietrus remporta le titre européen en Croatie.

    Team USA bis repetita pour les bleus. Après leur défaite encourageante et pleine de promesse lors du dernier match du groupe A, les américains aussi sont passés par plusieurs émotions. Accrochés par les russes en ¼ de finale (85-70) les hommes de Tomjanovich ont eu toutes les peines du monde à se défaire des lituaniens en demi et sont passés tout proche du correctionnel (85-83) face à un Sarunas Jasikevicius en feu (27 points). Invaincus après sept rencontres et bien partis pour tripler leur gain de l’or olympique, les américains sont néanmoins bousculés et pointés du doigt pour leur comportement sur les terrains souvent condescendant et à la limite du fair-play. Raison de plus pour Rigaudeau et sa bande de faire tomber cette Dream Team plus accessible que les précédentes.

    Le match démarre rapidement à l’avantage des américains qui prennent le large après dix minutes de jeu. L’équipe de France joue avec ses tripes, pose ses systèmes et son jeu qui lui ont permis d’arriver jusqu’en finale. À l’image de Fred Weis et Cyril Julian (11 points) qui tiennent la raquette et empêchent les USA de dérouler leur jeu. Menés à la mi-temps (46-32) les bleus ne lâchent rien et continuent de poser leur jeu et leur circulation de balle pour revenir à moins de dix longueurs des USA.

    Les américains restent devant avec une avance confortable à moins de dix minutes de la fin du match. Mais Laurent Sciarra et Rigaudeau ne l’entende pas de cette oreille. Battus quelques jours auparavant par Carter et sa bande, les deux meilleurs marqueurs français vont à tour de rôle faire un rapproché au tableau d’affichage et c’est toute l’équipe qui élève ainsi son niveau de jeu et provoque les fautes et l’agacement côté américain. Avec encore quatre minutes à jouer les français sont revenus à quatre points.

    Un exploit semble alors envisageable, les stars américaines peinent à remettre du rythme et de l’avancée. Mais l’arrogance et le mental dont ont fait preuve les champions olympiques en titre leur servira à terminer le match en roue libre pour finalement l’emporter 85 à 75, dans une finale qui restera à n’en pas douter comme la plus difficile à remporter pour une Dream Team face à une courageuse et épatante équipe de France qui pose les jalons des succès à venir pour le basket tricolore.

    Laurent Sciarra termine pour la cinquième fois de suite meilleur marqueur côté français (19 points) bien secondé par plusieurs autres joueurs qui termineront en doubles figures (15 points pour Risacher, 10 points pour Rigaudeau et Palmer). En dépit d’un bilan de trois défaites en cinq matchs de groupe, la France est parvenue à la force de son groupe et de son mental à gravir les échelons de la compétition et créer la plus grande surprise de son histoire aux Jeux.

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