Pour les amateurs de sport qui aiment prolonger le plaisir après le coup de sifflet final, suivre les cotes et les marchés peut ajouter une autre dimension à l'analyse des matchs. En France, la pratique du pari sportif évolue et certains joueurs se tournent désormais vers des plateformes acceptant les cryptomonnaies ; pour s'y retrouver, un comparatif des bookmakers crypto permet d'identifier les offres disponibles et de comparer leurs conditions en toute transparence. Comme toujours, il convient de miser de manière responsable et de ne jouer que ce que l'on peut se permettre de perdre.

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  • Ce qu’il faut retenir du Rising Star Challenge

    Ce qu’il faut retenir du Rising Star Challenge

    Comme à chaque All-Star Weekend, les jeunes talents de la ligue ont l’honneur d’ouvrir les festivités, et ce n’est que depuis 2015 que la formule USA vs World est mise en place. Bien que l’étiquette ait changé, le produit reste le même avec une faible intensité de jeu, une défense allégée et un concours de dunk improvisé dans les dernières minutes. Néanmoins, il est toujours intéressant d’observer le futur de la ligue rassemblé le temps d’une soirée, voici ce que l’on peut retenir.

    Miles Bridges soulevant son trophée de MVP
    Dennis Wierzbicki-USA TODAY Sports

    L’équipe USA réalise donc le back to back en remportant ce match 151-131 (Boxscore). Une victoire qui remet les deux formations à égalité avec six victoires de chaque côtés. Au cours de ce match, les joueurs n’ont tenté que 88 tirs à 3pts soit le plus faible total depuis 2016 avec 84 unités. En dépit d’un match avec très peu d’intérêt, nous avons tenu à retenir les meilleurs moments de cette rencontre de gala.

    Pour les amateurs de sport qui aiment prolonger le plaisir après le coup de sifflet final, suivre les cotes et les marchés peut ajouter une autre dimension à l'analyse des matchs. En France, la pratique du pari sportif évolue et certains joueurs se tournent désormais vers des plateformes acceptant les cryptomonnaies ; pour s'y retrouver, un comparatif des bookmakers crypto permet d'identifier les offres disponibles et de comparer leurs conditions en toute transparence. Comme toujours, il convient de miser de manière responsable et de ne jouer que ce que l'on peut se permettre de perdre.

    Moment gênant : le dribble de Trae Young entre les jambes de RJ Barrett

    Le match est tout juste commencé que le meneur de Hawks lance déjà les « hostilités » avec ce ballon passé entre les jambes du pauvre RJ Barrett. Un tour de magie qui l’emmène tout droit vers le cercle avec un lay-up sans adversité. Pourtant, on sentait le Knick vouloir défendre un minimum.

    Machine à Highlights: ils ont alimenté le Top 10

    S’il y avait bien une raison de suivre cet évènement, c’est bien sûr la présence des deux premiers choix de la draft 2019: Ja Morant et Zion Williamson. Bien sûr, la combinaison de la vison de jeu de Ja aux qualités de finisseur de Zion génère forcément de belles actions! Showtime!

    Oubliez le tir à 3pts, et martyrisez le cercle!

    Le meneur des Grizzlies n’est pas connu pour son aptitude à arroser de loin, par conséquent, il est primordial pour lui d’aller chercher ses points dans la raquette et pour notre plus grand bonheur, il le fait avec style, comme sur ce dunk à 360°.

    Dans le même genre mais dans un tout autre style, on retrouve Zion et ses 130kg qui n’accordent aucune pitié pour ce pauvre panneau qui ne peut résister face à une telle violence.

    Tragic Johnson Alert : Josh Okogie

    Le Rising Star Challenge est toujours le théâtre de gestes spectaculaires mais aussi d’actions complètement râtées par un jeune joueur ambitieux. Et cette nuit, c’est l’arrière nigérien des Wolves qui a retenu notre attention avec la tentative d’une « T-Mac » suivie d’une passe directement entre les mains d’un défenseur adverse.

    La belle image de la soirée: Trae Young et Luka Doncic

    Capture d’écran NBA League Pass via parlons-basket.com

    Cette rencontre fut également le moment de se rappeler que deux futurs All-Star titulaires ont foulé le parquet. Luka Doncic et Trae Young ont déjà une histoire commune suite à ce trade le soir de la draft 2018 qui envoya Young à Atlanta et Doncic à Dallas. Les deux joueurs sont souvent comparés, et beaucoup sont nombreux à vouloir déterminer un vainqueur dans ce trade. Mais cette nuit, suite à un 3pts du logo (et au buzzer!) du slovène, les deux joueurs nous ont offert la plus belle image de la soirée, et peut-être même du weekend.

    Instant No « D »: le drive de Doncic à 2Km/h

    Cela va de soit que Rising Star Challenge = No Defense, en voici l’illustration parfaite avec un Luka Doncic qui va tranquilement placer un tir en course comme à l’entraînement, sans forcer et avec un saut dépassant à peine les 10cm de hauteur.

    La connexion canadienne

    C’est l’histoire de la soirée, quatre canadiens étaient présents au cours de ce match, et en même temps sur le parquet! Tout d’abord, l’action démarre bizarrement par un tir à 3pts dans le corner de Nickeil Alexander-Walker (main gauche!!), Shai Gilgeous-Alexander (le cousin), récupère ce ballon pour le donner à RJ Barrett qui décale ensuite pour un Brandon Clarke toujours bien placé afin d’écraser le ballon dans le cercle!

    Le concours de dunk improvisé en fin de match

    Il s’agit d’un petit rituel à la fin d’un match généralement plié. Les différents acteurs encore sur le terrain s’autorisent un petit concours de dunks. Les envolées de Clarke et de Barrett sont réussies, en revanche, Zion et Ja ont manqué de concrétiser des figures spectaculaires que le public n’aurait pas manqué d’apprécier.

    Le MVP : Miles Bridges, 20′ 20pts, 5rds, 5pds, 3ints, +33

    Alors que l’équipe « World » a mené jusqu’à la fin du 3e quart-temps, l’équipe USA s’est réveillée dans le sillage des Hornets Miles Bridges et Devonte’ Graham. Le N°0 sera d’ailleurs élu MVP de la rencontre avec seulement 20 points, soit le plus faible total depuis John Wall en 2011 (12pts). En revanche, l’ailier n’a pas manqué de nous offrir de superbes highlights dont une spéciale « T-Mac »!

    https://twitter.com/ComplexSports/status/1228522552806563840

    Des dunks de folies, des 3pts venus d’ailleurs et des sourires, voici ce que l’on a pu retenir de cette première soirée d’un week-end festif. Place maintenant aux différents concours dans la nuit de samedi à dimanche.

  • Preview – All-Star Game 2020 : Une pluie d’étoiles & d’hommages (première partie)

    Preview – All-Star Game 2020 : Une pluie d’étoiles & d’hommages (première partie)

    Ce week-end se tiendra au United Center de Chicago, la 69ème édition de l’évènement basket le plus suivi de la planète. Organisé sur trois jours du 14 au 16 février, le All-Star Game de cette année promet d’être exceptionnel pour plusieurs raisons. Pour cette occasion, ClutchTime vous propose une petite revue des festivités et des différentes têtes d’affiche qui seront présentes pour ce rendez-vous annuel à ne pas manquer.


    NBA.com

    Le All-Star Game 2020 aura une saveur à la fois douce et amère ce week-end. Organisé pour la troisième fois à Chicago, la première fois au United Center, l’évènement sera l’occasion de rendre un dernier grand et bel hommage aux personnalités disparus en ce début d’année, David Stern décédé le 1 janvier à 77 ans et Kobe Bryant disparu tragiquement le 26 janvier dernier dans un accident d’hélicoptère aux côtés de sa fille Gianna et de sept autres personnes.


    Nouvelle édition et nouveau format

    Les organisateurs ont revu leur copie pour le match des étoiles qui clôturera ce week-end de festivités. Après plusieurs éditions marquées par des orgies au scoring, l’évènement le plus attendu de l’année hors-playoffs s’était peu à peu transformé en simple spectacle d’adresse dans une rencontre vidée de son essence même : le jeu. Et quoi de mieux que d’apporter de l’intensité des deux côtés du terrains pour rendre un dernier hommage à celui qui fut l’un des compétiteurs les plus acharnés que la ligue ait porté, Kobe Bryant, le « Black Mamba« .

    source : Getty Images

    Pour redonner de l’intérêt aux spectateurs et aux joueurs, la ligue a donc décidé de changer la façon de comptabiliser les scores puisque les deux équipes débuteront chacun des trois premiers quart-temps à 0-0 avec à la clé un chèque de 100 000$ reversé pour une association caritative de la ville par le vainqueur de chaque période. Les scores des trois premiers quart-temps seront ensuite additionnés pour le dernier acte du match dont la durée sera fixée en fonction d’un total de points à inscrire, cette année ce sera 24 (le numéro porté par Kobe aux Lakers). Exemple, si l’équipe qui arrive en tête à l’issue des trois premiers 1/4 temps est à 100 points inscrits pour 90 encaissés, elle devra inscrire 24 points supplémentaires pour gagner le match, tandis que l’équipe à la traîne devra en inscrire 34, tout ceci sans aucune limite de temps. La première équipe à y parvenir remportera ainsi la rencontre et 200 000$ supplémentaire pour le caritatif, au terme d’un dénouement que l’on espère épique. Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué n’est-ce pas ?

    Ce nouveau format original, mais néanmoins farfelu, s’inspire des règles du Elam Ending, nom donné par John Elam, professeur de l’Université de Ball State à Muncie (Indiana) qui a édicté cette règle, et que le président de l’association des joueurs de la ligue, Chris Paul, avait vivement recommandé après avoir découvert ce concept lors du Basketball Tournament (TBT) auquel il avait prit part en 2019.

    Un hommage assumé à la mémoire de Kobe Bryant à n’en pas douter, mais on espère surtout voir les acteurs sur le terrain se défoncer un peu plus sur chaque possession (sans partir dans une dépense d’énergie digne des Finales), ce qui rendrait déjà un très grand hommage au Laker. L’idée de ce format serait donc de faire la part belle à la défense et à ses adeptes (l’occasion pour notre Rudy de se mettre en évidence), mais également d’y ajouter un ou plusieurs enjeux indépendamment du show auquel on est habitué depuis plusieurs années. Une façon en quelque sorte de conforter l’image de la NBA en tant que ligue novatrice, qui reste rarement impassible aux changements liés au temps et aux attentes de son public.


    NBA All-Star Celebrity Game

    samedi 01h00 du mat’
    source : NBA – Getty Images

    Pour faire une présentation simplifiée de ce premier match, le NBA All-Star Celebrity Game met en vedette des retraités de la NBA, joueuses professionnelles et autres athlètes aux côtés d’artistes aussi divers que variés (chanteurs, musiciens, acteurs ou comédiens) et dont la plupart sont originaires des villes hôtes de l’évènement. La première édition de ce match de gala s’est tenue à Atlanta (Georgie) lors du All-Star Game 2003 et se déroule la plupart du temps en ouverture du All-Star Week-end, 48h avant le match des étoiles.

    Cette année pour la 18ème édition les fans auront l’occasion de voir dès vendredi la très populaire gymnaste Katelyn Ohashi aux côtés des deux rappeurs Quavo et Chance the Rapper (ainsi que son frère), côtoyer la vedette des Las Vegas Aces, A’ja Wilson (WNBA), l’ancien NBAer Darius Miles ou encore l’ex-defensive tackle des 49ers Anthony Adams , devenu acteur depuis. Pour faire face à la Team de Stephen A. Smith (célèbre commentateur d’ESPN), son homologue Michael Wilbon (ESPN) pourra compter dans ses rangs sur la légende du rap chicagoan, Common, la meneuse vedette des Los Angeles Sparks, Chelsea Gray, le chanteur Bad Bunny, l’ex-Knicks Quentin Richardson ou encore le MVP sortant Famous Los.
    Les effectifs complets sont disponibles ici !


    NBA Rising Stars Game

    samedi 03h00 du mat’
    source : NBA.com

    Autrefois connu sous l’appellation du « Rookie Game« , le match oppose désormais une sélection de Rookies à des Sophomores depuis la saison 1999-00. Sélectionnés de manière aléatoire au départ, la formule a beaucoup évoluée depuis sa création en 1994 pour finalement laisser place à un match entre une Team USA, composée uniquement de joueurs américains et une Team World, composée uniquement de joueurs non-américains (merci Captain Obvious !)

    Même si les critères de sélections restent assez éloignés du système de vote pour les All-Star (ce sont les entraîneurs assistants qui choisissent les joueurs), chaque équipe doit sélectionner au moins trois rookies et trois sophomores, et présenter un effectif composé de quatre arrières-meneurs, quatre intérieurs (pivots ou ailiers forts) et deux swingmen (même si là aussi, la logique n’est pas toujours respectée). Point notable néanmoins, la rencontre se dispute selon les règles du basket universitaire avec deux mi-temps de vingt minutes chacune (et des prolongations de cinq minutes).

    Historiquement cette rencontre marque un point de passage important pour les jeunes joueurs de la ligue, une sorte d’anti-chambre du All-Star Game, auquel plusieurs jeunes ambitionnent d’y participer un jour. Cette année on retrouvera la crème de la crème des jeunes pousses malgré les forfaits de Wendell Carter Jr. et Tyler Herro (remplacés par le revenant Zion Williamson et le meneur des Cavs Collin Sexton).

    Team USA

    source : NBA.com
    Rookies
    (PG) Ja Morant (20 ans) – Memphis Grizzlies
    48 matchs : 17.6pts (49.3% – FG, 35.8% – 3pts) / 3.5rbd / 7.1ast / 1stl (29.9mn)

    Sélection on ne peut plus logique du meneur des Grizzlies qui réalise une saison rookie très solide et qui porte pour l’instant avec Jaren Jackson Jr. la franchise à une huitième place assez inattendue (28-26) à l’Ouest. De par ses qualités athlétiques, sa palette offensive et défensive spectaculaire et une adresse solide, l’ancien joueur de Murray State semble être le mieux placé pour remporter le trophée de Rookie de la saison 2019-20.

    (SG) Kendrick Nunn (24 ans) – Miami Heat
    51 matchs : 15.3pts (43.9% – FG, 34.1% – 3pts) / 2.7rbd / 3.5ast / 0.9stl (30mn)

    Un arrière plus tout jeune mais qui reste la plus belle trouvaille du Heat cette saison. Joueur non-drafté, Erik Spoelstra nous a sorti l’arrière tout droit de la G-League et des Santa Cruz Warriors avec qui il scorait près de 20 points par rencontre l’an dernier. Désormais titulaire à l’arrière, le natif de Chicago a la lourde de tâche d’occuper le poste d’un Dwyane Wade retraité depuis l’an dernier, mais semble bien parti pour s’imposer en Floride comme un successeur convaincant, même si ses prestations du mois de février sont moins clinquantes.

    (PF) Zion Williamson (19 ans) – New Orleans Pelicans
    9 matchs : 21pts (57.6% – FG, 40% – 3pts) / 7.7rbd / 2.3ast / 0.8stl (27mn)
    (PF) Eric Paschall (23 ans) – Golden State Warriors
    50 matchs : 13.2pts (48.2% – FG, 28.2% – 3pts) / 4.7rbd / 1.7ast (26.7mn)
    (PF) P.J. Washington (21 ans) – Charlotte Hornets
    47 matchs : 11.7pts (46.3% – FG, 37.6% – 3pts) / 5.5rbd / 2ast / 0.9stl / 0.8blk (30.1mn)
    Sophomores
    (PG) Devonte’ Graham (24 ans) – Charlotte Hornets
    54 matchs : 18.1pts (37.9% – FG, 37.4% – 3pts) / 3.6rbd / 7.8ast / 0.9stl (35.2mn)

    Il s’agit à coup sûr d’une des progressions les plus fulgurantes de la saison en cours. le meneur des Hornets profite du départ de Kemba Walker pour se mettre en évidence et bluffe tout le monde sur son passage. Motivé comme jamais et capable de prendre feu aux tirs, l’ancien Jayhawks de Kansas est pressenti comme un candidat sérieux au titre de MIP de la saison. Même s’il doit encore travailler son adresse, il parvient à rendre la saison des Hornets moins terne par son culot et son état d’esprit.

    (PG) Collin Sexton (21 ans) – Cleveland Cavaliers
    54 matchs : 19.8pts (46% – FG, 36.5% – 3pts) / 3.2rbd / 2.7ast / 1stl (32.2mn)

    Remplaçant du joueur du Heat, Tyler Herro, le meneur des Cavs mérite tout autant sa place au RSG. En dépit d’un bilan famélique avec Cleveland et une adaptation compliquée par les égos de certains cadres, le jeune Collin se démarque par son adresse et sa régularité au scoring qui sauve les fesses quelque fois de la franchise de l’Ohio. Destiné à prendre les rênes de l’équipe, aux côtés des jeunes Darius Garland et Kevin Porter Jr., l’ancien meneur des Crimson Tide d’Alabama étonne par son sérieux même s’il doit encore prendre du relief dans le jeu.

    (PG) Trae Young (21 ans) – Atlanta Hawks
    50 matchs : 29.7pts (44.3% – FG, 36.9% – 3pts) / 4.4rbd / 9.2ast / 1.2stl (35.2mn)
    (SF) Miles Bridges (21 ans) – Charlotte Hornets
    54 matchs : 21pts (49.3% – FG, 35.8% – 3pts) / 3.5rbd / 7.1ast / 1stl (29.9mn)
    (C) Jaren Jackson Jr. (20 ans) – Memphis Grizzlies
    52 matchs : 17.1pts (46.8% – FG, 39.7% – 3pts) / 4.8rbd / 1.4ast / 1.7blk (28.1mn)

    Team World

    source : NBA.com
    Rookies
    (SG) RJ Barrett (19 ans) – New York Knicks
    45 matchs : 13.6pts (38.8% – FG, 31.8% – 3pts) / 5.1rbd / 2.4ast / 1stl (30.5mn)

    L’un des quatre canadiens présents au RSG, Barrett connaît des débuts compliqués dans la peau du jeune rookie pétri de talent que les Knicks ont drafté. Avec un coaching peu reluisant et un rôle encore mal défini, l’ancien Blue Devils éprouve des difficultés à prendre ses marques dans un groupe aussi instable qu’incohérent. Reste néanmoins que le fils de Rowan Barrett nous offre un bel aperçu de sa palette technique, capable de tout faire sur le terrain, en attaque du moins, avec plus ou moins de réussite.

    (PF) Rui Hachimura (22 ans) – Washington Wizards
    30 matchs : 13.9pts (48.7% – FG, 23.6% – 3pts) / 6rbd / 1.5ast / 0.7stl (28.8mn)

    Le natif de Toyama au Japon profite cette saison des manques de forwards à Washington pour réaliser des matchs convaincants. En dépit d’un tir à 3pts très peu utilisé (les autres s’en chargent pour lui), l’ancien joueur de Gonzaga se montre très efficace dès qu’il s’agit d’attaquer le cercle et de prendre des pull up à mi-distance. Doté d’un physique impressionnant, il est l’une des rares satisfactions côté Wizards cette saison.

    (SG) Nickeil Alexander-Walker (21 ans) – New Orleans Pelicans
    41 matchs : 5.1pts (33.9% – FG, 34.2% – 3pts) / 2rbd / 1.8ast (12.2mn)
    (PF) Brandon Clarke (23 ans) – Memphis Grizzlies
    47 matchs : 12.3pts (62.3% – FG, 42% – 3pts) / 5.7rbd / 1.4ast / 0.8blk (21.8mn)
    Sophomores
    (SG) Shai Gilgeous-Alexander (21 ans) – Oklahoma City Thunder
    54 matchs : 19.5pts (46.6% – FG, 35.1% – 3pts) / 6.1rbd / 3.1ast / 1.2stl (35.5mn)

    Également candidat au trophée de la meilleure progression de l’année, SGA a su parfaitement prendre ses responsabilités dans le back court d’OKC au côté de CP3. Résultat le Thunder se retrouve à la 7ème place à l’Ouest au coude à coude avec les Mavericks. Même s’il doit encore progresser sur la sélection de ses tirs, il en reste pas moins un joueur d’avenir très précieux pour la franchise orpheline de Russell Westbrook mais qui peut désormais reconstruire autour du canadien.

    (C) Deandre Ayton (21 ans) – Phoenix Suns
    23 matchs : 18.7pts (53.9% – FG, 80.4% – FT) / 12rbd / 2.2ast / 0.7stl / 1.6blk (33mn)

    Suspendu pour dopage en début de saison, le joueur des Suns est revenu plus revanchard que jamais en janvier pour aller chercher sa place au RSG. Et elle est méritée tant le joueur est redevenu une solution de choix en attaque pour Phoenix mais également pour ses qualités défensives pour tenir une raquette très en difficulté toute la saison. Même si Phoenix semble avoir abandonné son rêve de playoffs, nul doute que le bahaméen va encore élever son niveau de jeu. dans les années à venir.

    (PG) Luka Dončić (20 ans) – Dallas Mavericks
    44 matchs : 28.9pts (46.5% – FG, 32.3% – 3pts) / 9.5rbd / 8.7ast / 1stl (32.8mn)
    (SG) Josh Okogie (21 ans) – Minnesota Timberwolves
    51 matchs : 8.6pts (41.2% – FG, 25% – 3pts) / 4.4rbd / 1.6ast / 1.1stl (24.4mn)
    (SF) Sviatoslav Mykhailiuk (22 ans) – Detroit Pistons
    47 matchs : 8.9pts (43.1% – FG, 42.2% – 3pts) / 1.7rbd / 1.6ast / 0.6stl (22.1mn)
    (C) Moritz Wagner (20 ans) – Washington Wizards
    26 matchs : 11.3pts (59.1% – FG, 36.5% – 3pts) / 5.7rbd / 1.3ast / 0.7stl (20.3mn)

    NBA State Farm All-Star Saturday Night

    dimanche 02h00 du mat’
    source : NBA.com

    Taco Bell Skills Challenge

    Apparu pour la première fois en 2003, au moment où la NBA retravaillait la formule actuelle du All-Star Game, le Skills Challenge ou défi techniques regroupe plusieurs ateliers techniques ballon en main (dribbles, passes et tirs) et de rapidité. Au départ le vainqueur du concours était choisi en fonction d’un temps de passage lorsque ce dernier effectuait l’intégralité du parcours. Depuis 2003, la formule reste la même :
    1er atelier : dribbler entre cinq obstacles
    2ème atelier : réaliser une passe dans un panier renversé
    3ème atelier : remonter le terrain en dribblant en terminant avec un lay up
    4ème atelier : terminer avec un tir derrière la ligne

    Ce concours a notamment vu les plus grands techniciens y prendre part au fil des éditions de Steve Nash (x2) et Dwyane Wade (x2) à Stephen Curry, Damian Lillard (x2) et même Tony Parker, vainqueur en 2012.

    La seule différence majeure reste l’opposition, puisque depuis 2015 le concours se présente désormais sous la forme d’un Un-contre-Un, les participants sont répartis dans un tableau et progressent ainsi jusqu’en finale. Pour éliminer un participant, le premier joueur à réaliser les quatre ateliers lors de chaque opposition se qualifie et accède en demi-finale puis en finale, éliminant les concurrents au fur et à mesure. Pour cette édition 2020, on retrouve dans les starting-blocks les deux derniers vainqueurs du concours, Jayson Tatum (2019) et Spencer Dinwiddie (2018), mais également Patrick Beverley (vainqueur en 2015) et pas mal de nouvelles têtes, l’occasion pour nous d’admirer la vitesse d’un SGA (qui remplace Derrick Rose forfait) ou le touché de balle d’un Bam Adebayo qui pourrait succéder à Karl-Anthony Towns et Kristaps Porziņģis, seuls intérieurs sacrés en 2016 et 2017.

    Participants

    (PF) Bam Adebayo (22 ans) – Miami Heat
    (PG) Patrick Beverley (31 ans) – Los Angeles Clippers
    (SG) Spencer Dinwiddie (26 ans) – Brooklyn Nets
    (SG) Shai Gilgeous-Alexander (21 ans) – Oklahoma City Thunder
    (SF) Khris Middleton (28 ans) – Milwaukee Bucks
    (C) Domantas Sabonis (23 ans) – Indiana Pacers
    (PF) Pascal Siakam (25 ans) – Toronto Raptors
    (SF) Jayson Tatum (21 ans) – Boston Celtics

    Mountain Dew 3-Point Contest

    source : USA Today

    Bien que le nombre de participants ait évolué au fil des décennies, le concours de tirs à trois points est resté néanmoins le plus fidèle à ses origines. En même temps que peut-on attendre et espérer de plus, d’une chose aussi simple que d’inscrire le plus de paniers de derrière la ligne. Crée en 1986 à l’occasion du All-Star Game de Dallas, le 3-Point Contest est sans aucun doute aussi emblématique et authentique que son alter ego le Slam Dunk Contest, introduit définitivement au programme deux ans plus tôt.

    Le principe est très simple, les huit concurrents disposent d’une minute pour rentrer un maximum de tirs depuis cinq spots équidistants, disposés tout autour de la ligne des trois points. Chaque joueur aura à sa disposition cinq ballons « in the racks », quatre comptant pour un point chacun, et un dernier, le « moneyball », qui vaut deux points. Soit un total de 25 ballons pour un score maximal de 30 points qu’un concurrent pourra inscrire. Toutefois depuis 2014 et l’émergence du tir à trois points dans l’arsenal offensif des joueurs, l’un des cinq chariot de ballons contient désormais cinq moneyballs au lieu d’une, offrant au concurrent la possibilité d’inscrire 4 points supplémentaires et le choix du placement de ce dernier sur la ligne.

    Autant vous le dire tout de suite, aucun joueur n’a réussi à faire le 100% d’adresse mais il est vrai que depuis près d’une décennie, tous les vainqueurs qui se sont succédés sont rarement descendus en dessous des 20 points. Parmi les grands noms ayant participé au concours, le plus célèbre d’entre eux restera sûrement Larry Bird, triple vainqueur lors des trois premières éditions (dont une en survêt’) et qui sera resté pendant huit ans le seul joueur à avoir dépassé la barre des 20 points (22 en 1986), avant d’être détrôné par Mark Price (double vainqueur) en 1994. Les grands noms se sont succédés tels Jeff Hornacek, Ray Allen, Peja Stojaković, Dirk Nowitzki, et même Paul Pierce. Avec la prise de pouvoir ces dernières années des gâchettes from the logo, on retrouve logiquement des vainqueurs comme Stephen Curry, Klay Thompson, Kyrie Irving ou encore Devin Booker, actuel détenteur du record de points du concours (28).

    Cette année le tenant du titre Joe Harris (40.8% d’adresse et six tentatives par match en moyenne cette saison) aura fort à faire avec face à lui des pointures comme le letton Dāvis Bertāns (42.4% d’adresse, huit tentatives par match cette saison), Duncan Robinson (43.8% d’adresse, huit tentatives par match cette saison) ou encore les feu-follets Trae Young et Devonte’ Graham (36.9% et 37.4% d’adresse respectivement avec plus de neuf tentatives par match cette saison !).

    NB : Suite au forfait de Damian Lillard, blessé à l’aine, le meneur des Blazers pourrait se retirer du concours (place à pourvoir).

    Participants

    (PF) Dāvis Bertāns (27 ans) – Washington Wizards
    (PG) Devonte’ Graham (24 ans) – Charlotte Hornets
    (SG) Joe Harris (28 ans) – Brooklyn Nets
    (SG) Buddy Hield (27 ans) – Sacramento Kings
    (SG) Zach LaVine (24 ans) – Chicago Bulls
    (PG) Damian Lillard (29 ans) – Portland Trail Blazers * (remplacé par Devin Booker)
    (PF) Duncan Robinson (25 ans) – Miami Heat
    (PG) Trae Young (21 ans) – Atlanta Hawks

    source : NBA.com

    AT&T Slam Dunk Contest

    source : Inside Basket

    Pour finir en beauté, il s’agit du concours le plus emblématique et le plus virevoltant de ce week-end All-Star, je veux bien sûr parler du Slam Dunk Contest. Apparu pour la première fois en 1976 lors du dernier All-Star Game de la ABA (ligue concurrente dans les années 60 et 70), c’est lors de la fusion des deux ligues la même année que la NBA décida de se lancer à son tour afin de capitaliser sur sa popularité naissante (tout comme le H.O.R.S.E la saison suivante). Julius Erving, premier et dernier vainqueur du concours en ABA, fait partie d’une liste de 22 joueurs (un joueur par équipe) retenus par la ligue pour ce concours. Le vainqueur sera Darnell Hillman des Indiana Pacers mais le concours disparaîtra avant de faire son retour en 1984. Pour l’heure on va laisser de côté la partie technique et se focaliser sur les quelques règles du concours.

    Le déroulé de ce concours est assez simple mais demeure le plus spectaculaire et le plus suivis des trois. Devant un jury composé de cinq personnalités du basket (plus ou moins actuelles), quatre joueurs se succèdent lors d’un premier tour, où ils devront réaliser deux dunks. Chaque dunk se verra attribué une note sur dix par les membres du jury et les deux notes cumulées permettront d’accéder ou pas au run final en fonction du score obtenu au premier tour (50 points maximum par dunk). Les deux meilleurs scores cumulés accèdent donc à la finale et débloquent deux tentatives de dunk supplémentaires, toujours notées sur le même principe. Celui qui obtient la meilleure note cumulée remporte le trophée de meilleur dunkeur de l’année.

    Citons pêle-mêle les vainqueurs de ce concours en commençant évidemment par le premier vainqueur officiellement inscrit sur les tablettes de la ligue, Larry Nance (senior) des Phoenix Suns en 1984 devant notamment Julius Erving et Dominique Wilkins. D’ailleurs on va retrouvé le Hawks durant cet âge d’or, remportant les éditions 1985 et 1990, obtenant par la même occasion le surnom de « The Human Highlight Film », et ayant été au coeur d’une rivalité avec un certain Michael Jordan, His Airness raflant les éditions 1987 et 1988. le meneur de jeu de poche des Hawks et partenaire du Do’, Spud Webb (1m70) marquera lui aussi de son empreinte ce concours en remportant le trophée en 1986.

    Puis viennent évidemment les années 90 et leur lots de participants d’exceptions tels Cedric Ceballos, Shawn Kemp, Harold Miner ou encore Isaiah Rider et même Kobe, puis les millénials avec le doublé de Jason Richardson (2002, 2003), le concours stratosphérique de Vince Carter (2000), les victoires de Josh Smith (2005), Nate Robinson (2006, 2009 et 2010) et Dwight Howard (2008). Puis petit à petit le concours a perdu en créativité et en impact avec son image à coup de sponsors en veux-tu en voilà. Du coup à l’exceptions de quelques grands crus sur le tard (2015, 2016), la dernière décennie est loin de faire honneur à son illustre curriculum.

    Pour cette année, aucun des quatre concurrents n’étaient présents l’an dernier à Charlotte (remporté par Hamidou Diallo). Aaron Gordon, 2ème en 2016 va tenter de remporter enfin la mise tout comme le bondissant Derrick Jones Jr. (2017), tandis que la surprise de dernière minute Pat Connaughton tentera de justifier sa présence aux yeux du jury. Mais si il y a bien un joueur qui a beaucoup fait parler de lui au moment de l’annonce des participants, c’est bien évidemment Dwight Howard, de retour au All-Star Game (et dans le basket par la même occasion) cette saison, Howard veut prouver qu’à 34 ans, le pivot en a encore suffisamment dans les gambettes pour aller chercher un deuxième trophée et montrer à la jeune garde de quel bois est fait le Superman.

    Participants

    (SG) Pat Connaughton (27 ans) – Milwaukee Bucks
    (PF) Aaron Gordon (24 ans) – Orlando Magic
    (C) Dwight Howard (34 ans) – Los Angeles Lakers
    (SF) Derrick Jones Jr. (22 ans) – Miami Heat

  • Être retraité en NBA

    Être retraité en NBA

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    Kyrie Irving, grimé en petit vieux pour son film Uncle Drew. Source : Deadline.com

    Chaque semaine, Clutch Time vous propose une immersion dans l’univers de la grande ligue. Entre phénomènes identitaires et tendances extra-sportives, votre média basket analyse le paysage culturel de la NBA.

    L’Éternité. Ne serait-ce pas l’idéal auquel aspirent tous les artistes, qu’ils manient un pinceau ou une balle orange ? Que les gens se souviennent de leur carrière. Que leurs exploits restent. Racontés encore et encore après que le buzzer sonne, et que leurs dernières secondes passées sur le parquet se soient écoulées. Malheureusement pour nous, les athlètes NBA n’ont pas accès à la fontaine de jouvence, (sauf Vince Carter). Un jour, il faut raccrocher ses baskets, et ensuite ? Que se passe-t-il dans la tête d’une superstar à la fin de son épopée ? Comment se réorienter lorsqu’on est un athlète professionnel ? Clutchtime vous propose une incursion inédite : direction les coulisses de la maison de retraite de la plus belle ligue au monde.

    Raccrocher ses baskets, enfiler ses sneakers

    Les dernières années ont été difficiles. Il a fallu évoluer avec son temps. S’adapter aux nouveaux systèmes de jeu en proposant une partition moins physique, plus technique. Accepter que les minutes passées sur le terrain soient en baisse, tout comme le montant de son contrat. Vieillir en NBA nécessite des trésors d’adaptation. Certains joueurs s’en sortent d’ailleurs mieux que d’autres, car leur profil, leur style de jeu intéressent toujours des équipes qui jouent le titre. Ray Allen a ainsi parfaitement réussi sa transition pour devenir un sixième homme de luxe pour le Heat champion en 2013, les Spurs s’en souviennent.

    Les dernières années d’un vétéran ne sont pas forcément arides.  Il incombe au joueur expérimenté la lourde et noble tâche de former les plus jeunes. Devenir un mentor pour les gloires de demain, c’est le rôle que joue à merveille Kyle Korver, proche de la fin mais toujours aux Bucks cette saison. Le quatrième shooter à 3pts de l’Histoire de la NBA participe à familiariser Giannis Antetokounmpo, MVP sortant, au tir à longue distance. 

    Cependant, un jour la dernière saison arrive. La sortie n’est pas identique pour tous les joueurs. Certains ont marqué la NBA de leur empreinte et ont le droit à une  tournée d’adieu, les honneurs du public chaque soir. Viendront ensuite, le ou les maillots retirés et pour une poignée d’entre eux, le Hall of Fame : la consécration.

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    Ray Allen lors de son discours d’intronisation au Hall-of-Fame en 2018. Source : Nba.com

     D’autres, désormais boudés par les franchises sont condamnés à partir dans l’ombre, plus sobrement. Parfois par dépit, lorsque l’accumulation des blessures et la fatigue du corps pousse à la retraite anticipée. Quelle que soit la forme du départ, elle ne doit pas minimiser ce que chaque joueur a apporté aux équipes NBA. C’est grâce à son travail acharné durant sa vie d’athlète qu’il a réussi à se hisser jusqu’à cette ligue compétitive.
    Que reste-t-il lorsque vient le temps de raccrocher ses baskets ? Peut-être l’émotion, le soulagement, les souvenirs et la sensation d’une retraite méritée. Commence ensuite une nouvelle carrière. 

    S’accrocher à la NBA

    S’accrocher à la NBA. Cela semble compréhensible quand le basket a été au centre des espérances, du développement d’un individu en tant que jeune adulte. La porte est parfois claquée à regret et nombreux anciens joueurs désirent préserver leurs liens avec la grande famille du basket. Plusieurs perspectives de reconversion s’offrent alors à eux. 

    La plus évidente est de travailler pour sa franchise de cœur, et les opportunités sont multiples. La voie royale pour ne pas trop s’éloigner des terrains reste le coaching. De nombreux joueurs se voient en tacticiens cérébraux et aspirent tout d’abord à un poste d’assistant coach, espérant prendre un jour les rênes d’une équipe. Ce parcours professionnel n’est pas le plus évident : les meilleurs joueurs ne font pas les meilleurs entraîneurs, bien au contraire. 

    Se faire respecter dans les vestiaires et gagner la confiance des jeunes par ses choix tactiques est un exercice souvent périlleux. En cas d’échec, le coach est souvent présenté comme un bouc-émissaire. La réputation d’un Magic Johnson, véritable magicien et métronome tactique n’a pas été consolidée par son expérience en tant que meneur d’hommes. Coach des Lakers en 1994, la franchise rate alors les playoffs pour la première fois depuis 18 ans. 

    Aujourd’hui, Tim Duncan et Becky Hammon, deux légendes du basket ball, secondent Gregg Popovich au coaching des Spurs et aspirent probablement à mener un jour une équipe au titre, comme ils l’ont fait durant leur carrière d’athlète.

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    Gregg Popovich aux couleurs des Falcons De l’US Air Force, 1969. Le légendaire coach des Spurs n’a jamais joué en NBA. Source : GettyImages.com

    En arrière-plan du coaching, de nombreux retraités s’intéressent à des postes associés au développement d’une franchise : Manager, Président ou Directeur Général des opérations basket par exemple. Cependant, un décalage persiste entre  le jeu sur le parquet et le jeu derrière les bureaux. Si les retraités ont l’expérience de la ligue et de son sport, cette seconde carrière nécessite un apprentissage des qualités intrinsèques à un nouvel environnement entrepreneurial. Les réussites ne sont pas immédiates et systématiques.  Larry Legend Bird fait peut-être exception à la règle. Le patron des C’s durant les années 1980 a été nommé successivement Coach of the Year et « Dirigeant de l’Année » avec la franchise de son État de naissance, les Indiana Pacers. Ce palmarès si varié illustre les capacités d’adaptation et de compréhension du basketball en tant que véritable science par Bird.

    Enfin, en gravitation permanente autour de la ligue, les médias constituent une orientation de niche pour d’anciens joueurs beau parleurs. A l’aise face aux caméras lors de leur passage en NBA, ils constituent désormais un atout de séduction lorsqu’ils représentent  un organe de presse ou de télévision. Charles Barkley, ou Big Shaq brillent en qualité de présentateurs pour le show Inside the NBA, diffusé sur la TNT. Un  ravissement pour les nostalgiques de leur verbe corrosif.  D’autres retraités/journalistes deviennent commentateurs des matchs ou consultants analystes de la grande ligue. 

    Les analystes Scottie Pippen et T-Mac étudient la meilleur stratégie à adopter en défense sur James Harden.
    Source : ESPN, 2019.

    La NBA ne rechigne pas à solliciter les services de ses anciennes légendes. Ces partenariats sont d’ailleurs une opportunité pour les joueurs retraités qui s’adaptent à de nouvelles dynamiques professionnelles.  

    Ruine ou Business ? 

    “60 % des joueurs NBA sont ruinés après cinq années de retraite sportive. »

    Source : « How (and why) athletes go broke » 23 mars 2009, Sports Illustrated.

    C’est le triste constat que dressait le journaliste Pablo S. Torres pour Sports Illustrated en 2009. 

    Pourtant, les athlètes sont éligibles à une retraite confortable dès lors qu’ils ont passé plus de 3 saisons sur les parquets de la grande ligue. La NBA est la ligue sportive américaine qui prend le mieux soin de ses retraités avec une aide annuelle pouvant s’élever de 57 000 dollars à 195 000 dollars par an. Cette somme semble suffisante pour aspirer à une vie paisible, en prenant en compte les gains amassés en carrière et les investissements potentiellement réalisés grâce aux conseillers en patrimoine de la grande ligue. 

    Dès lors, pourquoi cette situation de ruine généralisée auprès des jeunes retraités ? 

    Probablement car la transition n’est jamais indolore et parfois brutale. Les athlètes quittent un encadrement quotidien imposé par leur franchise. Le relâchement est compréhensible, car la rigueur n’est plus de mise pour rester à un niveau compétitif. Si des anciennes stars comme Dwyane Wade s’imposent des séances de workout régulières pour ne pas ressembler trop vite à un papy, d’autres profitent amplement de leur nouveau statut. Ces retraités n’ont pas attendu de raccrocher les baskets pour dépenser des sommes astronomiques dans les festivités. Cependant, la liberté acquise incite à la démesure. Les dépenses qui s’accumulent mènent pragmatiquement à la ruine. 

    Dennis Rodman est connu pour son train de vie de clubber déjanté et ses déboires financiers. Totalement fauché mais fidèle à son idéal de luxure, il s’est résigné à jouer des matchs de gala aux cachets faramineux pour survivre financièrement. En 2005, il jouait une rencontre officielle en territoire finlandais : 17 minutes de jeu et 50 000 dollars dans la poche. 
    Si Pippen, Iverson ou Shawn Kemp ont eux aussi bataillé avec leurs comptes en banques, d’autres superstars se sont heureusement révélés de redoutables businessmen. 

    Le plus emblématique reste Michael Jordan. Son altesse des Bulls a érigé sa marque éponyme en modèle marketing et commercial mondialisé. Partout sur la planète, les chaussures signatures ou produits dérivés du logo Jumpman  inondent les marchés locaux. 

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    Jordan, posant le cigare aux lèvres en parfait millionnaire. Sur sa casquette, le logo de sa marque jumpman qui a fait sa fortune. Source : USA today.

    En 2020, le magazine américain Forbes tient Jordan à la 1281ème place des plus grandes fortunes mondiales. L’ex numéro 23 détient un capital qui s’élève à 1,9 milliards de dollars. Il est devenu propriétaire des Charlottes Hornets en 2010, pour 175 millions de dollars. Encore un investissement fructueux de la part du GOAT, car la valeur de la franchise a été multipliée par 10 en une décennie. 

    A 35 ans, la rupture avec son travail, sa passion, peut sembler difficile pour un joueur NBA. Les athlètes professionnels doivent cependant assurer leur transition vers une seconde vie. Plus éloignés de la lumière médiatique, de la pression des parquets, nombreux d’entre eux se refusent pourtant de quitter totalement l’amour des fans et de la grande famille NBA. Parfois présentes au premier rang spectateur d’un match, les anciennes gloires accompagnent la nouvelle génération de joueurs dans le sillage de leurs souvenirs sur les parquets.


  • Notre analyse de la Trade Deadline 2020

    Notre analyse de la Trade Deadline 2020

    Jeudi dernier s’est clôturée la Trade Deadline, l’occasion pour ClutchTime de revenir sur plusieurs échanges qui ont marqués ces derniers jours de négociations. Après plusieurs semaines de rumeurs et autres tractations entre franchises afin de récupérer des futurs choix de draft ou bien de compléter son effectif en vue des playoffs, que faut-il retenir de ces mouvements ?

    source : Bryce Wood / Sports Illustrated

    La Trade Deadline 2020

    Les Immanquables

    D-Lo contre Wiggins, un deal Win-Win

    Il s’agit là du plus gros coup de chaud de cette trade deadline 2020. Les Golden State Warriors et les Minnesota Timberwolves se sont finalement entendus sur un échange entre D’Angelo Russell d’un côté et Andrew Wiggins de l’autre. Alors que le nom du meneur était sur toutes les lèvres, c’est finalement les Wolves qui ont tiré le gros lot en attirant le jeune All-Star pour former une ossature avec son intérieur Karl-Anthony Towns, aussi prometteuse qu’excitante. On l’avait d’ailleurs souvent évoqué, mais les deux joueurs sont de grands amis en dehors des parquets et kiffent passer du temps ensemble depuis quelques temps.

    Alors qu’il avait déjà été approché l’été dernier par les Wolves, l’idée pour Tom Thibodeau et Scott Layden est désormais de construire autour de ce duo de calibre All-Star afin de lancer une bonne fois pour toute la franchise sur les bons rails et de futures campagnes de playoffs électriques. La contrepartie peut s’avérer néanmoins assez importante aux yeux des supporters qui perdent un joueur qui tournait à 22 points, 5 rebonds et presque 4 passes par match mais qui faisait néanmoins trop souvent preuve d’irrégularité, assumant difficilement son rôle de leader au côté du KAT, ce que D-Lo semble tailler pour le faire. Pour compenser cet échange les Warriors ont d’ailleurs consenti à céder deux de leurs sophomores, l’arrière Jacob Evans (22 ans) et l’ailier fort Omari Spellman (22 ans), qui affichaient tous deux un temps de jeu compris entre 15 et 20 minutes cette saison. Des profils intéressants mais principalement utilisables comme role players depuis le banc.

    source : Fadeaway World

    Du côté de la Dub Nation, c’est également le jackpot puisque l’équipe récupère un ailier qui colle totalement avec ce dont avait besoin la franchise suite au départ de Kevin Durant. Un profil qui semble également convenir au style de jeu des Warriors et de Steve Kerr qui devrait le mettre dans les meilleures prédispositions et n’hésitera pas à le rappeler à l’ordre s’il connaît une baisse de régime. Andrew Wiggins est un bon défenseur, préférant jouer la carte de la discrétion, il n’a donc pas vraiment l’étoffe d’un franchise player et ça tombe bien c’est le boulot de Stephen Curry. C’est aussi et avant tout un atout offensif unique, lesté de la pression médiatique et du leadership, il s’agit à nos yeux d’une version 2.0 d’un Harrison Barnes en plus prometteur et plus scoreur.

    Désormais pour Golden State il faudra attendre les retours de Curry et Klay Thompson, mais ce futur cinq majeur fait déjà frémir toute la ligue, alors que les triples champions sont dans une période de convalescence forcée, la Dub Nation risque de revenir en force l’année prochaine. Il s’agit maintenant de choper des profils expérimentés, de joueurs vétérans capables d’être autant utiles que sérieux dans le vestiaires. Wiggins débarque dans une organisation saine et propice à son éclosion. Tout est donc réuni pour qu’il puisse s’exprimer pleinement. Dans cette affaire les Warriors se sont également séparés de deux joueurs (cf ci-dessus) pour récupérer le premier tour 2021 des Wolves (protégé) et un second tour 2021. Les Warriors pourront ainsi sûrement récupéré un bon pick (potentiel top 10) utilisé dans la rotation, afin de bâtir un effectif encore suffisamment compétitif pour les prochaines saisons.

    Andre Drummond aux Cavs ou le Trade WTF ?

    Voilà un trade qu’on n’est pas prêt d’oublier tant il est incompréhensible. Alors qu’on s’attendait à voir Tristan Thompson ou Kevin Love quitter le navire afin de se relancer, les deux All-Stars n’ont finalement pas bougé et ont même vu un autre intérieur en perdition les rejoindre, Andre Drummond. Bradé par Detroit, les Cavs n’ont eu qu’à se séparer de leur arrière-meneur Brandon Knight (28 ans) et du pivot John Henson (29 ans) et un second tour de draft 2023. Difficile d’analyser ce mouvement quand on regarde les contreparties tellement elles sont déséquilibrées.

    Du côté des Pistons, les dirigeants ont vraisemblablement préféré laisser partir leur intérieur All-Star, et joueur phare de la franchise de ces cinq dernières années pour une bouchée de pain. Étant donné que les deux joueurs arrivés en contrepartie sont des contrats expirant en fin de saison, on imagine difficilement Detroit re-signer des joueurs aux profils assez discrets cette saison (moins de quinze minutes de jeu en moyenne) et ayant une faible valeur sportive. Les Pistons apparaissent clairement comme les perdants de ce deal et le moral devrait tomber encore bien bas d’ici la fin de saison et même cet été alors que la franchise du Michigan n’a jamais semblé aussi loin de décrocher un spot pour les phases finales à l’Est.

    source : Clutchpoints

    Du côté de l’Ohio les intérêts recherchés par ce trade et les risques pris sont très limités. En récupérant un joueur aussi talentueux et confirmé, même en fin de contrat, les dirigeants des Cavs peuvent tenter un pari à (très) moindre coup pour finir la saison sur une bonne note et pourquoi pas reconstituer un effectif solide en vue de la saison prochaine (en se séparant notamment de Thompson ou de Love). Malgré tout il reste encore pas mal d’interrogation du côté de Cleveland et cette arrivée ne nous permet pas vraiment de statuer sur l’avenir de la franchise, à commencer par ses jeunes, Collin Sexton, Darius Garland, Kevin Porter Jr. ou encore Cedi Osman.

    Drummond a évoqué la possibilité d’activer sa player option (à 28,751,775$) pour la saison prochaine, restant de ce fait à Cleveland pour au minimum une saison, le temps de voir comment les résultats de la franchise et de John Beilein évoluent. Au vue de la Free Agency 2020 qui s’annonce et le faible attrait que représente le marché de Cleveland, il faudra tenter le pari de Dédé Drummond ou poursuivre la reconstruction du groupe autour des jeunes. Dans l’immédiat, l’apport du pivot All-Star va être une source de progrès très vite observable, que ce soit en défense, dans la bataille du rebonds mais également pour permettre à certains joueurs d’avoir du spacing et tenter leur chance de loin. Il s’agit pour le GM Koby Altman d’un moindre risque car même si fiasco il y a, Drummond peut tout à fait partir à court terme sans donner de regrets aux Cavs sur la contrepartie et la franchise étant déjà dans une impasse elle ne pourra pas descendre plus bas qu’elle ne l’est déjà (elle peut s’avérer être une bonne surprise en fin de saison régulière).

    Les Clippers toujours sur la brèche avec la signature de Marcus Morris

    Comme attendus, les Knicks se sont montrés actifs durant cette deadline mais pas vraiment là où on les attendait. Alors que certains espéraient désespérément l’arrivée d’un D’Angelo Russell ou d’un Kyle Kuzma, le board des Knicks s’est finalement contenté de récolter des futurs choix de draft en se séparant qui plus est de leur meilleur élément cette saison, Marcus Morris. Dans l’optique d’une reconstruction de fond en comble, les Knicks ont donc trouvé un accord pour un échange à trois, accueillant dans l’opération l’ailier des Clippers, Moe Harkless. Bien qu’intéressés au départ par Landry Shamet, les Knicks furent gentiment priés d’aller voir ailleurs.

    En contrepartie de « Mook« , les Clippers ont décidé de céder leur premier tour de draft 2020, qui devrait se situé entre la 25ème et la 30ème place, ainsi qu’un second tour 2021 via les Pistons, en plus de Harkless qui arrivera en fin de contrat cet été. Dans l’opération, New York a pu récupérer également les droits sur le joueur ukrainien Issuf Sanon, drafté en 44ème position de la draft 2018 par les Washington Wizards, qui vient s’ajouter au package négocié par les Clippers. Du coup c’est là que les Wizards entrent en scène : Washington récupérant le shooting guard sophomore, Jerome Robinson, les dirigeants de DC ont du échanger le pick 2018 dont il est question ainsi que le meneur Isaiah Thomas (finalement coupé par les Clippers) afin de satisfaire tout ce petit monde.

    source : Clutchpoints

    Au final les Knicks disposent désormais de 7 premiers tours de draft jusqu’en 2023, leur offrant la possibilité, soit de reconstruire en rajeunissant l’effectif autour d’un noyau de young men plein d’avenir (encore faut-il qu’entraîneurs et dirigeants ne fassent pas n’importe quoi), soit dans l’optique de monter un échange avec suffisamment de contreparties pour attirer un ou deux All-Star avec à la clé un très gros chèque. Même si initialement les Knicks se voyaient proposer les rookies Mfiondu Kabengele et Terance Mann, les dirigeants ne voyaient pas d’un très bon oeil l’arrivées de deux nouveaux joueurs, obligeant Mike Miller à se séparer d’un membre du roster actuel pour faire de la place.

    Pour les Clippers il s’agit encore d’un très bon coup réalisé par son président Lawrence Frank. Joueur expérimenté (neuf saisons dans la ligue) et qui reste sur deux campagnes de playoffs consécutives avec les Celtics de Boston, Marcus Morris est le profil de joueur défensif souhaité par Doc Rivers depuis plusieurs semaines. Tandis que Andre Iguodala, un temps évoqué, a fait route, direction la Floride, l’actuel troisième de la conférence Ouest dispose désormais d’un joueur dur sur l’homme en défense, capable de tirer de près comme de loin et qui se mettra au service du collectif en se donnant à fond chaque soir dans les tâches ingrates s’il le faut. Un renfort parfait dans la quête du titre en fin de saison et ce alors que l’effectif reste quasi-inchangé, les Clippers conservant leurs meilleurs atouts offensifs et défensifs.

    Un point de chute pour « Iggy » du côté de la Floride et du Miami Heat

    Comme souvent à l’approche de la trade deadline, le téléphone a chauffé du côté de South Beach ! Qu’il s’agisse de manœuvres financières (Johnson vs Anderson, 2019), d’améliorer le roster (Dragic 2015) ou bien de récupérer la légende (Wade 2018), Pat Riley ne refuse jamais de monter quelques échanges en hiver et cette fois, le Heat a décidé de lier la vision à court terme avec celle à long terme.

    Dans ce deal à trois, Miami met la main sur trois vétérans en provenance de Memphis : deux potentiels « stretchs 4 » dans la dernière année de leur contrat : Jae Crowder, Solomon Hill et un triple champion NBA de 36 ans : Andre Iguodala. Le MVP des Finales 2015 n’a pas encore posé un orteil sur le parquet depuis le Game 6 des dernières Finales mais Riley sait pertinemment qu’il tient là un vrai QI Basket essentiel pour les Playoffs. Miami ne veut pas gâcher les années de Jimmy Butler et c’est à cette condition que le Heat s’est renforcé en défense. Pour s’assurer des services d’Iggy, une prolongation de 2 ans à 30M$ (Team Option sur la dernière année) lui a été proposée.

    source : Clutchpoints

    De son côté, Memphis a réussi à trouver un partenaire pour régler le cas Iguodala, et récupère un Justise Winslow (23 ans) (et Gorgui Dieng en provenance des Timberwolves), venant ainsi compléter une jeune et prometteuse équipe pouvant viser les Playoffs dès cette année. Winslow est plus à l’aise quand il joue meneur, il avait d’ailleurs dominé Memphis et Ja Morant lors du premier match de la saison, néanmoins, il est beaucoup trop souvent blessé et mis à l’écart pour pouvoir prétendre pour le moment à un statut de taulier incontournable. Concernant Dion Waiters, l’arrière vit les pires moments de sa carrière et va devoir retrouver rapidement une autre franchise après avoir été coupé par les Grizzlies.

    Le GM du Heat, spécialiste du salary cap, Andy Elisburg a donc réussi à se libérer de contrats portant sur plusieurs années : Waiters, James Johnson (envoyé à Minnesota) et Winslow, permettant ainsi au Heat d’économiser plus de 41M$ de salaire pour l’intersaison 2020 tout en conservant leur flexibilité pour la fameuse FA 2021. Miami n’a concédé aucun de ces jeunes talents dans cette affaire, ni de choix de draft. Bien sûr, l’arrivée d’un Danilo Gallinari, comme l’indiquait les rumeurs, aurait été la cerise sur le gâteau et aurait fait des hommes de Erik Spoelstra de sérieux candidats pour le titre.

    Le reste des Trades Jeudi dernier


    Ils n’ont pas attendu la dernière minute

    Clint Capela aux Hawks, Robert Covington aux Rockets ! Vous avez dit Small Ball ?
    source : Clutchpoints

    24 heures avant le gong final, Rockets, Nuggets Wolves et Hawks avaient déjà allumé la première mèche en mettant sur pied un deal à quatre pour ne pas perdre plus de temps. Dans cet échange XXL, Houston s’est d’abord séparée de ses pivots de formation Clint Capela (25 ans) et Nenê (37 ans) ainsi que du contrat de Gerald Green (34 ans). En retour les Rockets ciblaient un joueur en particulier semble-t-il, Robert Covington. Le profil Three-and-D du Wolf intéressait particulièrement le duo Daryl MoreyMike D’Antoni, qui n’a pas hésité à lâcher un de ses éléments majeurs en la personne de Capela. Le pivot suisse tournait cette saison quasiment en 14-14-2blk et semblait pourtant bien parti pour entamer une cinquième campagne de playoffs consécutive. Que nenni ! Le voilà désormais aux Hawks d’Atlanta (qui va récupérer également le vétéran brésilien Nenê avant de le couper), formant désormais une raquette jeune et talentueuse au côté de John Collins.

    En contrepartie, les Hawks ont pu vider de leur besace le contrat toxique d’un Evan Turner à Minnesota, ainsi qu’un premier tour de draft 2020 (via Brooklyn) et un second (via Golden State) qui ira aux Rockets. Pour les Wolves, c’est littéralement le chamboule-tout puisque pas moins de quatre joueurs débarquent dans le Minnesota, Turner des Hawks, Malik Beasley, Juan Hernangomez et Jarred Vanderbilt, des joueurs en perdition en provenance de Denver. Les Nuggets dans cette affaire vont récupérer le contrat de Green (Rockets) ainsi qu’un package de joueur des Wolves, Keita Bates-Diop, Shabazz Napier (coupé ensuite) et Noah Vonleh mais surtout le premier tour de draft 2020 des Houston Rockets.


    Un Buyout et ça repart ?

    source : Clutchpoints

    Les Hornets font le ménage

    En choisissant de se séparer à l’amiable, les deux hornets Marvin Williams (33 ans) et Michael Kidd-Gilchrist (27 ans), tous deux en fin de contrat, se sont relancés respectivement chez les Milwaukee Bucks et les Dallas Mavericks. L’occasion pour les deux joueurs de se retrouver dans des équipes bien, voire très bien, placées dans la course aux playoffs 2020. Au final Williams va pouvoir apporter son expérience (15 saisons) et sa qualité de shoot bien meilleure qu’un Robin Lopez dans une rotation toutefois fortement concurrentielle dans le Wisconsin. C’est une tout autre histoire pour MKG, qui vient de prendre la poudre d’escampette en atterrissant dans le Texas. Très peu utilisé cette saison, l’ailier va devoir se racheter un tir (primordial quand on sait que les Mavs sont réputés pour leur adresse) et une bonne dose de motivation pour gagner des minutes au risque de faire criser Rick Carlisle et Mark Cuban qui n’ont pas franchement l’air d’avoir le pif pour les bonnes affaires depuis l’arrivée d’un Willie Cauley-Stein en mode dépanneuse.

    Les autres candidats

    La Free Agency

    source : Getty Images

    Ils n’ont pas passé le cut

    Les agents libres dispos depuis un bail

    Guards

    Geral Green (34 ans), Jodie Meeks (32 ans), Iman Shumpert (29 ans), Jamal Crawford (39 ans), Raymond Felton (35 ans), Jerian Grant (27 ans), Devin Harris (36 ans)

    Forwards

    Kenneth Faried (30 ans), Lance Thomas (31 ans), Amir Johnson (32 ans)

    Centers

    Joakim Noah (34 ans), Pau Gasol (39 ans), Jason Smith (33 ans)

    l’ex-meneur des Pacers Darren Collison a réitéré son intention de rester en retrait du basket cette saison et ne veut plus faire partie des agents libres convoités par les franchises

    Auteurs de l’article
    Théo – Fondateur de ClutchTime, Florimond et Guillaume rédacteur ClutchTime

  • Le carnet des rookies 6.0

    Le carnet des rookies 6.0

    Chaque semaine Clutch Time vous propose un petit focus sur les rookies afin de faire le point sur les bonnes ou mauvaises performances des débutants.

    On se dirige tout droit vers un duel passionnant entre les deux premiers choix de la draft, tandis que les autres rookies rentrent dans une période creuse. La fatigue commence à s’installer, les bonnes performances se font de plus en plus rares et les pépins physiques s’accumulent, voici pourquoi des rookies moins connus seront abordés dans ce 6e carnet. Une pause de quelque jours sera plus que bienvenue, mais en attendant voici ce que l’on peut retenir de ces huit derniers jours. (les statistiques sont arrêtées au 12/02/20)

    Les meilleurs élèves de la classe

    Citisportonline.com
    Zion Williamson, PF, New Orleans : 9m, 21pts, 7.7rds, 2.3pds

    Le phénomène Zion n’a joué que deux matchs depuis notre dernier carnet. Le staff des Pelicans lui a prescrit du repos pour le match des Pacers afin de soigner sa cheville. Face aux Bulls, il parvient à scorer 21pts en seulement 25‘ avec un efficace 9/11 aux tirs. Le N°1 de la draft est impressionnant de rapidité et de mobilité dans la raquette. Il est capable de rebondir plus vite que n’importe quel joueur de la ligue ce qui lui permet ainsi d’être omniprésent pour la bataille du rebond. Les axes majeurs à travailler concernent sa protection de balle (5 tov), et son adresse aux lancers-francs (3/5). Néanmoins, Williamson est toujours aussi impressionnant de régularité, son apport est largement significatif avec une série de 5 matchs consécutifs avec minimum 20pts. Dans la victoire importante pour les Playoffs face à Portland, Zion obtient son record en carrière avec 31 pts en 27′! A celà s’ajoute 9rds et 5pds ainsi qu’un ratio de +25 quand il est présent sur le terrain, soit le meilleur chiffre pour un Pelican! La course pour le titre de Rookie de l’année serait-elle relancée ?

    Ja Morant, PG, Memphis Grizzlies : 47m, 17.6pts, 3.5rds, 7pds

    Encore une semaine de passée depuis notre dernier carnet et encore des performances dignes d’un ROY pour le meneur des Grizzlies! Dans un premier temps, une performance très propre dans la victoire à Dallas (21pts et 10/12 aux tirs), ensuite un dunk dans la raquette des Sixers avec Jojo Embiid peu enclin à se mettre en travers de la route de Ja, et enfin, le premier triple double de sa jeune carrière à Washington, 27pts 10rds 10pds. Il s’agit du 2e rookie le plus jeune de l’histoire de la franchise du Tennessee à réaliser un tel exploit.

    Une performance incroyable aux yeux du coach adverse, Scott Brooks, qui ne manquera pas de le féliciter:

    « Ce gars est jeune, mais il joue comme un All-Star depuis 5 ans. Il contrôle le jeu…C’est un problème. » Scott Brooks

    via Commercial Appeal

    Pas toujours régulier mais toujours présents

    raptorsrapture.com – Aditya Chandran
    Terence Davis, SG, Toronto Raptors : 54m, 8.1pts, 3.5rds, 1.8pds

    Les champions en titre sont en train de réaliser une saison remarquable avec une série en cours de 15 victoires consécutives, et pour notre plus grand plaisir, le rookie Terence Davis prend pleinement part à cette aventure. L’arrière a vécu une belle semaine avec 11pts puis 17pts dans la double confrontation face aux Pacers. De plus, le rookie était bien de la partie dans le money time et répondra présent avec 11pts dans le dernier quart-temps lors du 2e face à face. Des actions clutchs, dont un dunk sur un rebond offensif et une couverture digne d’un DPOY sur Doug McDermott. Le lendemain, il confirme sa belle forme en scorant 20pts dans la victoire face à Brooklyn avec un joli 5/8 à 3pts. Avec les absences notables des arrières Kyle Lowry et Norman Powell, Nick Nurse place son rookie meneur de jeu et ce dernier a démontré de réelles dispositions à lancer une contre-attaque.

    Autre aspect important de son jeu, cet arrière 1.93m ne cesse de roder les parages dans l’optique éventuelle de gober un rebond offensif qui traînerait ic et là.

    Nul doute que Toronto est tout a fait conscient de tenir là un joueur fiable et productif, tout en rappelant qu’il n’a pas été drafté ni sélectionné pour le Rising Stars Challenge.

    Rui Hachimura, F, Washington Wizards : 29m, 14.1pts, 6rds, 1.6pds

    Le japonais a repris ses bonnes habitudes depuis son retour de convalescence. Un jeu offensif orienté face au panier et des jumps shoots à deux points juste en dehors de la raquette. Des aspects que l’on retrouve de moins en moins dans le jeu actuel, et qui font la force du rookie de 21 ans. Cependant, sur les deux derniers matchs, Hachimura affiche un intéressant 3/6 à trois points, et laisse envisager une augmentation du pourcentage de tentatives à 7m23 et pourquoi pas une amélioration significative dans les semaines à venir. Son match à Dallas a été très convaincant, avec 17pts 6rds et 2stls puis l’ancien de Gonzaga a réussi ce que peu de rookie réalisent en ce moment, scorer plus de 15pts sur deux matchs d’affilés. Dans la victoire à Chicago, l’ancien joueur de Gonzaga plante 20pts avec une adresse de 7/12 aux tirs. La majorité de ses points sur ce match sont « in the paint ».

    https://www.youtube.com/watch?v=zaR8ayUMZmA
    Jordan McLaughlin, PG, Minnesota Timberwolves : 18m, 6.7pts, 1.1rds, 3.9pds

    En l’espace de quelques instants, l’ancien joueur de USC s’est retrouvé seul meneur de jeu des Timberwolves! Avec les départs successifs de Jeff Teague puis de Shabazz Napier, Minnesota lui a confié les rennes de l’équipe sur plusieurs séquences de jeu en attendant l’arrivée de D’Angelo Russell. Résultat, face à Atlanta, McLaughlin affiche une jolie ligne de statistique avec 15pts, 7pds, 3stls et 0 perte de balle. Mais sa plus belle soirée est celle face aux Clippers, en effet, le rookie va aligner sa performance la plus aboutie avec 24pts (record!), 4rds, 11pds (record!) et une précieuse adresse aux tirs: 11/15.

    Ce joueur d’environ 1.80m a de la dynamite dans les jambes et on n’oublie pas de relever ses deux dunks dans le trafic qui vont en surprendre plus d’un et notamment un certain Kawhi Leonard.

    L’intégration de Russell dans le roster va bien sûr limité le temps de jeu du rookie, à Toronto, McLaughin n’a joué que 16′ avec une faible production: 3pts et 5pds. Mais il est évident qu’il est bien rentré dans la rotation de l’équipe avec un poste de remplaçant juste derrière Russell.

    Kevin Porter Jr, SG, Cleveland Cavaliers : 41m, 9.6pts, 3.1rds, 2pds

    Depuis son retour sur les terrains, l’ancien de USC enchaîne les matchs à plus de dix points, avec une série en cours de six. KPJ s’est installé dans un rôle de 6e homme à Cleveland. Coach Beilein n’hésite pas à le faire rentrer à la place de Sexton pour offrir un peu de temps de jeu pour le backcourt KPJ/Garland. Sur les six rencontres en question, les performances de KPJ sont encourageantes: 15.8pts, 50% aux tirs et 46.7% à 3pts. Face aux Clippers, l’arrière s’est autorisé une prestation offfensive solide avec 17pts et 8/14 aux tirs :

    En revanche, son temps de jeu et ses responsabilités augmentent au détriment de la performance collective. Cleveland est sur une série de 6 défaites de rang, et KPJ se traîne un ratio négatif de -11.2 pts, soit la pire valeur pour un Cavalier ayant participé à ces six matchs. Bien que talentueux en attaque, l’arrière devra s’améliorer dans son approche en défense (2.7 fautes) et dans la conservation de la balle (2.8 tov).

    C’est loin d’être une belle période pour eux

    Issac Baldizon – NBAE via Getty Images

    Kendrick Nunn, PG, Miami Heat : 50m, 15.4pts, 2.7rds, 3.5pds

    Le meneur du Heat semblait être le concurrent idéal à Ja Morant pour se disputer le titre du rookie de l’année, malheureusement, les dernières apparitions du premier cité laissent perplexes. Son temps de jeu est toujours aussi conséquent, mais son adresse aux tirs a drastiquement chuté :

    • @LA Clippers: 35′, 13pts et 5/17 aux tirs
    • @Sacramento: 34′, 16pts et 6/19 aux tirs
    • @Portland: 27′, 9pts et 4/18 aux tirs
    • @Golden State: 29′, 4pts et 2/13 aux tirs

    Sur ces quatre dernières rencontres, Nunn tourne à 25.4% aux tirs et 22.2% à 3pts, il s’agit des pires pourcentages chez les rookies avec un minimum de 5 tirs tentés par match (via NBA.com). Des chiffres alarmants et inquiétants pour son équipe. Il semblerait que ses soucis au niveau de son tendon d’Achille soient plus handicapants que prévu. Il sera bien présent au Rising Stars Challenge, mais espérons tout de même qu’il pourra recharger les batteries les jours suivants.

    Sekou Doumbouya, SF, Detroit Pistons: 28m, 6.9pts, 3.4rds, 0.4pd

    Comme évoqué dans le dernier article French Connection, le français est actuellement dans une mauvaise passe. Tout d’abord, il perd sa place de titulaire, ensuite ses tirs ne rentrent pas, puis sa défense pose problème et son apport est bien trop faible:

    • vs Phoenix: 15′, 5pts, 2rds, 1pd
    • @Oklahoma City: 25′, 8pts, 4rds, 0pd
    • vs New York: 12′, 5pts, 3rds, 0pd
    • vs Charlotte: 18′, 4pts, 4rds, 0pd

    Sur le terrain, le français semble peu concerné et affiche toujours cette attitude nonchalante qui déplaît clairement à son coach:

    « Il a eu des opportunités jusqu’à présent. En tant que jeune joueur, tu feras des erreurs, mais le manque d’intensité ne devrait pas être l’une d’entre elles. » Dwane Casey

    via Forbes
    Jarrett Culver, SG, Minnesota Timberwolves : 51m, 9.2pts, 3.4rds, 1.8pds

    Le 6e choix de la draft a clairement baissé le pied lors de ses dernières sorties. Seulement 7pts de moyenne avec une adresse aux tirs de 35.1% et 28.6% à 3pts. Culver n’est pas encore à l’aise avec son shoot, et les différentes modifications apportées au roster ont pu éventuellement affecter le rookie. Lors de ses deux dernières titularisations, l’arrière ne marque que 7 unités contre Atlanta et 5 contre les Clippers. Face à de telles performances, coach Saunders a pris la décision de le replacer sur le banc avec un effet positif immédiat. En effet, à Toronto, le jeune joueur a repris des couleurs avec 15pts en 21′, son premier match au dessus des 10 points depuis le 18 janvier 2020! En espérant que le finaliste de la March madness 2019 retrouve un peu de confiance en attaque en se frottant contre les seconds units de la ligue.

    Ils pointent enfin le bout de leur nez

    NBC Sports (DR)
    Adam Mokoka, SG, Chicago Bulls : 6m, 2.5pts, 0.7rd, 0pd

    Comme évoqué dans l’article sur les français en NBA, l’arrière de 21 ans en two way contract avec Chicago a marqué ses premiers paniers dans le garbage time contre New Orleans. Le français a maximisé son temps de jeu en réalisant un exploit historique avec 15pts en seulement 5′. Seul trois joueurs dans toute l’histoire de la ligue peuvent se targuer d’une telle performance. L’ancien joueur du Mega Bemax (Serbie) a ramené son équipe à seulement 7 points des Pelicans à coup de trois points (3/3), ce qui lui a valu des chants « MVP » de la part du United Center! Espérons qu’il ne s’agit pas d’un simple feu de paille, et que l’on retrouvera très vite Mokoka sur le parquet.

    Romeo Langford, SG, Boston Celtics : 18m, 3pts, 1rds, 0.2pd

    Les apparitions du 14e choix de la draft 2019 sont toujours aussi rares et irrégulières, et pourtant ces derniers jours il a connu sa première titularisation contre Orlando puis a enchaîné pour la première fois de la saison deux matchs à plus de 28′ de temps de jeu. Actuellement, son meilleur match est celui contre les Hawks, avec 16pts (record!) et du temps de jeu dans le money time. Des paniers importants dans les dernières minutes et une défense décisive sur Kevin Huerter, des actions et des signes encourageants pour ce joueur de 20 ans. L’arrière de 1.98m possède une envergure Gobertesque de 2.11m, ce qui lui permet d’être actif au rebond et de gêner considérablement les passes adverses. Son contre athlétique sur Goodwin en est la preuve !

    Espérons que le staff médical soit compétent

    Tyler Herro, SG, Miami Heat : 46m, 13.1pts, 4rds, 2pds

    Cela fait bientôt plus d’une semaine que Herro est en convalescence à cause d’une gêne physique à la cheville droite contractée lors de la rencontre face aux Sixers. Sur le terrain, le rookie de 19 ans n’est pas du genre à se cacher dans un corner, il ne cesse de courir pour aller effectuer un main à main ou bien pour se dégager d’un défenseur bien trop collant. Une activité que l’on retrouve également de l’autre côté du parquet. Herro ne se ménage pas et déborde d’énergie, une charge de travail depuis septembre qui lui coûte sûrement sa place sur le terrain actuellement. Le staff de Miami souhaite le préserver et ne précipitera pas son retour. En revanche, la mauvaise nouvelle, c’est qu’il ne sera pas en tenue pour le Rising Stars Challenge, il est déjà remplacé par l’arrière des Cavaliers, Collin Sexton.

    Michael Porter Jr, SF, Denver Nuggets : 39m, 8pts, 4.4rds, 0.7pd

    Le rookie de 21 ans n’a pas foulé les terrains depuis le début du mois de février. Toujours concerné par sa cheville droite (encore!), le staff de Denver ne souhaite prendre aucun risque avec un joueur possédant un dossier médical aussi épais que son coéquipier Nikola Jokic. Il devrait reprendre la compétition après le All Star break. On espère le revoir très vite, tant il nous avait donné satisfaction en janvier.

    Un petit nouveau dans la classe

    Golden State Warriors via Mexico.as.com
    Juan Toscano-Anderson : 2m, 4pts, 3rds, 1.5pds

    Les Warriors se sont montrés très actifs lors de la Trade Deadline. Cinq joueurs ont quitté le navire tandis que seul Andrew Wiggins arrive dans la Bay. Steve Kerr a dû composé avec un roster très réduit. Par conséquent, le FO a signé quelques contrats dont un garanti pour le rookie de 26 ans en provenance de Marquette: Juan Toscano-Anderson. Cet ailier jouait pour l’équipe de G-League des Warriors depuis 2018 et affichait des moyennes de 9.3pts, 7.8rds et 2.3pds. Ce jeune inconnu a déjà fait ses débuts cette semaine en devenant la doublure d’un autre néo-Warrior Andrew Wiggins.

    Dix autres élèves à surveiller :

    • De’Andre Hunter, SF, Atlanta Hawks : 52m, 12.2pts, 3.9rds, 1.8pds
    • Darius Garland, PG, Cleveland Cavaliers : 52m, 12.2pts, 1.9rds, 3.8pds
    • R.J. Barrett, SG, New York Knicks : 44m, 13.6pts, 5.1rds, 2.5pds
    • Eric Paschall, PF, Golden State Warriors : 49m, 13.3pts, 4.7rds, 1.7pds
    • Brandon Clarke, PF, Memphis Grizzlies : 46m, 12pts, 5.7rds, 1.4pds
    • P.J. Washington, PF, Charlotte Hornets : 46m, 11.9pts, 5.4rds, 2pds
    • Coby White, PG/SG, Chicago Bulls : 55m, 11.1pts, 3.5rds, 2.4pds
    • Cameron Reddish, SF, Atlanta Hawks : 47m, 9.1pts, 3.7rds, 1.5pds
    • Matisse Thybulle, SG, Philadelphie Sixers : 47m, 4.9pts, 1.6rds, 1.2pds, 1.4ints
    • Cameron Johnson, SF, Phoenix Suns : 41m, 7.7pts, 2.9rds, 1.1pds
  • NBA French Connection #4

    NBA French Connection #4

    Chaque semaine Clutch Time vous propose un petit focus sur nos français de NBA et de G-League, afin de faire le point sur les performances de nos compatriotes outre-Atlantique.


    source : FFB, montage CTFrench

    Au programme cette semaine, une première qui claquent, une autre un peu moins et surtout des français qui semblent enfin récompensés pour leurs efforts et leur persévérance depuis le mois d’octobre et ça fait grandement plaisir !


    Rick Bowmer/Associated Press

    Les Tauliers

    Nicolas Batum – Charlotte Hornets (12ème à l’Est) *

    3.6pts (34.6% FG dont 28.6% à 3pts), 4.5rbds, 3ast, 0.8stl, 0.4blk (22 matchs)

    Nicolas Batum n’a plus joué depuis le match à Paris face aux Bucks (le 24 janvier dernier), rencontre que le français avait débuté en tant que titulaire à la place de Miles Bridges. Depuis le trentenaire est mis de côté dans la rotation de James Borrego, aux mêmes titres que Bismack Biyombo et Michael Kidd-Gilchrist. Tandis que Miles Bridges et Cody Martin affichent désormais une forme intéressante, Batum n’a jamais semblé aussi loin d’un retour sur les parquets.

    Evan Fournier – Orlando Magic (8ème à l’Est)

    18.6pts (46% FG dont 40.5% à 3pts), 2.7rbds, 3.2ast, 1stl, 0.2blk (52 matchs)

    Quatre matchs au programme cette semaine pour Orlando et Evan Fournier et seulement une victoire décrochée en début de semaine face à Charlotte (112 à 100). Même si Evan a enfin réglé la mire avec son tir (46% FG dont 53.6 derrière l’arc), le français n’a en revanche toujours pas retrouvé un rythme de victoire convaincant sous les couleurs du Magic mais reste tout de même l’un des joueurs floridiens les plus réguliers de la semaine au même titre que son « Euro Bros » monténégrin Nikola Vučević.

    Pourtant depuis un mois Orlando patine (4 victoires sur les 14 derniers matchs) et les performances du français ne semblent plus tellement enchanter les supporters du Magic. Evan a néanmoins livré de belles prestations en début de semaine face aux Hornets (17 points, 3 rebonds, 1 passe) et surtout face aux Celtics (26 points à 6/8 à 3pts, 4 rebonds et 1 passe) mais sans parvenir à forcer la décision. Mais face aux Knicks (défaite 101 à 103), le français a notamment raté l’occasion d’égaliser sur une dernière possession interceptée, avant de connaître un jour sans face aux Bucks samedi (14 points à 5/14) et une défaite 111 à 95.

    Après la fenêtre de trade qui s’est clôturer ce jeudi, et malgré plusieurs rumeurs faisant état d’intérêts de la part de d’autres franchises, Evan va bien rester jusqu’à la fin de la saison avec le Magic, ce dont Steve Clifford aura bien besoin au moment d’aborder le sprint final jusqu’en avril pour décrocher un spot en playoffs.

    Rudy Gobert – Utah Jazz (4ème à l’Ouest)

    15.6pts (68.7% FG), 14.5rbds, 1.6ast, 0.7stl, 2blk (47 matchs)

    Passer l’euphorie de sa sélection pour le All-Star Game, Rudy Gobert a retrouvé surtout le chemin des victoires en s’imposant face aux Blazers de Portland vendredi (117 à 114), victoire entachée tout de même d’un fait de jeu en défaveur du français qui va terminer la rencontre avec 16 points, 14 rebonds, 2 passes et un contre illégal sur Damian Lillard en toute fin de match qui sera compté comme valable aux yeux de l’arbitrage.

    https://www.youtube.com/watch?v=nTPbL2FMM7o

    Après avoir vu le ralenti, c’était effectivement un contre illégal. Mais j’ai simplement essayé de placer un contre. Les contres illégaux, ça arrive tout le temps, ça fait partie du jeu. Les erreurs font partie du jeu, et les arbitres restent humains.

    En bon seigneur, Stifle Tower se dresse ainsi comme un véritable leader de son équipe qui n’a pas peur de se défendre face aux critiques, notamment au moment de célébrer la victoire des siens. Face aux Rockets dimanche, le small-ball de Mike D’Antoni aura permis au français d’enchaîner une deuxième victoire (114 à 113) avec une feuille de stats propre (12 points, 15 rebonds, 1 interception et 1 contre) pour occuper solidement la quatrième place à l’Ouest.

    Annoncé en fin de semaine comme le 13ème joueur et remplaçant dans la team Giannis pour le match des étoiles de dimanche, Rudy va pouvoir côtoyer son coéquipier Donovan Mitchell au sein de la même équipe et profiter de ce week-end de festivités pour porter les couleurs du Jazz mais surtout se remettre un peu de ce début de saison à l’heure d’entamer le sprint final jusqu’en avril. Toujours en course pour le titre de meilleur défenseur de l’année, pour la troisième saison consécutive (bonjour Dwight Howard), le français s’est vu parodier cette semaine dans le cultissime Shaqtin’ A Fool après un floaping de toute beauté face à Eric Gordon. On vous laisse apprécier les talents d’acteur en ce week-end de Cérémonie des Oscars !

    https://www.youtube.com/watch?v=fc4kvEElN7c&feature=emb_logo

    Ian Mahinmi – Washington Wizards (10ème à l’Est)

    8.1pts (50.3% FG dont 22.7% à 3pts), 6.1rbds, 1.5ast, 0.8stl, 1.4blk (28 matchs)

    Cette semaine, Ian Mahinmi s’est confié à L’Équipe, lors d’un entretien au cours duquel le joueur revient sur sa carrière internationale et a affirmé vouloir retrouver les Bleus cet été pour jouer les Jeux Olympiques à Tokyo (du 24 juillet au 9 août). Un appel de pied sympathique pour le sélectionneur Vincent Collet qui se rappellera tout de même que l’EdF de basket a pu se passer du pivot des Wizards lors des derniers mondiaux en Chine, alors que ce dernier était dispo et qu’il avait notamment évoqué sa fin de carrière internationale il y a moins de deux ans avant de se raviser.

    Malgré tous ces quiproquos, le français sort d’une semaine plutôt décevante. En deçà de ses moyennes, le normand a débuté lundi par une défaite face aux Warriors (125 à 117) avec une prestation d’ensemble au diapason de son équipe. Auteur de 2 points, 5 rebonds et une interception pour seulement 9 minutes de jeu depuis le cinq majeur, le français de DC s’est fait très vite fait sortir, remplacé par Thomas Bryant et Moritz Wagner. Une situation qui ne s’est guère améliorée en fin de semaine, malgré l’absence de Bryant, le trentenaire n’a terminé qu’avec 6 points, 3 rebonds, 1 passe et 1 contre dans la victoire face aux Mavericks (119 à 118) puis 2 points, 5 rebonds, 1 passes et 2 contres face aux Grizzlies (défaite 106 à 99). En dépit d’un temps de jeu assez conséquent, le rôle de Mahinmi aux Wizards ne se résume plus qu’à son apport en défense et son gabarit qui dissuade les joueurs d’attaquer le cercle.

    Annoncé parmi les joueurs sur le départ, en servant de monnaie d’échange et pouvant mettre même fin à son contrat, Mahinmi reste encore un Wizards pour les derniers mois de compétition qui ne présage rien de bon quant à l’avenir du joueur d’ici l’été prochain. Verra-t-on finalement Ian Mahinmi aux JO avec les Bleus, rien n’est moins sûr si le pivot ne prolonge pas avec Washington et qu’il doit trouver un nouveau point de chute pour la saison 2020-2021.


    NBA.com

    Les Apprentis

    Timothé Luwawu-Cabarrot – Brooklyn Nets (8ème à l’Est) (Long Island Nets)

    4.9pts (43.8% FG dont 40.4% à 3pts), 2rbds, 0.6ast, 0.4stl (24 matchs)

    Belle consécration pour Timothé Luwawu-Cabarrot qui vient de signer cette semaine un contrat garanti de longue durée (deux ans minimum) avec les Nets de Brooklyn et qui va désormais pouvoir se consacrer à une intégration sur le long terme dans l’effectif new-yorkais. Finis donc les contrats courts pour l’arrière qui s’est régalé cette semaine face aux Suns (victoire 119 à 97) en terminant la partie avec une superbe ligne de stats : 14 points (3/4 à 3 points), 3 rebonds, une interception et un contre avec une bonne défense sur un Devin Booker (11 points à 3/15 FG).

    Dans son rôle de Three-and-D et de gêneur sur les meilleurs depuis la rotation des Nets, l’ancien joueur d’Antibes va néanmoins rechuté avec son adresse lors du déplacement à la Scotiabank de Toronto (défaite 118 à 119) terminant la rencontre avec seulement 3 points (1/6 derrière la ligne) et 4 rebonds avec un quart d’heure de jeu. TLC va surtout connaître une soirée défensive mal embarquée la faute à un duo Fred VanVleetTerence Davis très adroits de loin (9/17 à 3pts). On retient tout de même l’essentiel avec ce contrat décroché et une place offerte dans le roster de Kenny Atkinson en vue de la fin de saison qui devrait permettre à Brooklyn de goûter à nouveau aux playoffs au mois de Mai.

    Frank Ntilikina – New York Knicks (14ème à l’Est)

    5.9pts (38.5% FG dont 30.6% à 3pts), 2.2rbds, 3ast, 0.9stl, 0.3blk (48 matchs)

    Avec quatre victoires sur leur cinq derniers matchs, les Knicks sont dans une forme inoubliable en ce début de mois de Février, et après avoir raté deux matchs consécutifs, Frank Ntilikina a repris le chemin des parquets pour des prestations encore intéressantes mais qui restent néanmoins insuffisantes. De retour dans le starting five face à Orlando (victoire 105 à 103), le français s’est montré plutôt discret en attaque avec seulement 2 points (1/3 FG), 1 rebond, 1 passe après avoir pourtant réalisé une très bonne sortie quelques jours plus tôt face aux Cavaliers (victoire 139 à 134).

    Le French Prince avait inscrit 9 points à 4/7 d’adresse générale, mais également 7 rebonds et 2 passes décisives, apportant une énorme plus-value depuis le banc aux côtés de B. Portis, D. Smith, K. Knox et D. Dotson. Malheureusement quelques jours plus tard, d’abord face au Magic, puis face aux Pistons, Frank va se montrer très discret (2 points, 2 rebonds et une passe à Detroit), avant de manger la feuille de match face aux Hawks cette nuit (9 points à 0/4 à trois points) mais en faisant toujours preuve de variété et d’altruisme dans son jeu (8 passes, 2 rebonds, 2 interceptions) malgré la défaite 135 à 140.

    Après avoir survécu à la Trade Deadline, alors que son nom revenait avec insistance du côté des Pistons ou dans un échange à plusieurs équipes pour faire venir D’Angelo Russell, Ntilikina avait pu savourer sa situation par une titularisation face à Orlando. L’opération ménage de printemps (ou d’hiver) au sein de l’office des Knicks, son coach Mike Miller n’a daigné lui offrir moins de quinze minutes de jeu (19 minutes cette semaine de moyenne), très vite concurrencé par Dennis Smith Jr. et Elfrid Payton qui commence à gagner en régularité à la mène au grand désespoir du français. Est-ce que finalement un trade du #8 de la draft 2017 n’aurait pas été une solution plus logique pour le joueur ?

    Elie Okobo – Phoenix Suns (9ème à l’Ouest)

    4.1pts (40% FG dont 37.3% à 3pts), 1.6rbds, 2.2ast, 0.5stl, 0.1blk (43 matchs)

    Nouvelle semaine contrastée pour Elie Okobo. Alors que Phoenix s’enfonce dangereusement dans les profondeurs du classement à l’Ouest (13ème) avec quatre nouvelles défaites, le français nous a offert un visage intéressant cette semaine. Plus altruiste et impliqué en défense, Okobo avait débuté sa semaine par une troisième titularisation cette saison face aux Bucks (défaite 108 à 129) mais a eu fort à faire au moment de défendre sur Eric Bledsoe et des feu follets Pat Connaughton et Donte DiVincenzo, il terminera la rencontre avec 2 points (1/4 FG), 4 passes et une interception. Une marche peut-être trop haute pour notre bordelais qui va retrouver le banc dès le lendemain lors du déplacement à Brooklyn (défaite 119 à 97), un costume qui lui convient mieux, le français ayant fini avec une feuille très fournie avec 5 points, 5 passes et 4 rebonds mais incapable de tenir Caris LeVert.

    Au coeur de plusieurs rumeurs cette semaine l’envoyant notamment aux Pistons dans un échange avec Luke Kennard, Elie ne bougera pas finalement d’ici la fin de la saison. Le numéro 2 va terminer la semaine un peu mieux qu’elle avait commencé, décrochant une victoire probante face aux Rockets (127 à 91), préférant laisser de côté les menus responsabilités au scoring pour se concentrer sur le jeu (6 passes face aux Rockets) et la défense (3 interceptions) avant de rechuter face à Denver (117 à 108) d’un Jamal Murray monstrueux (36 points à 14/17 FG dont 6/8 derrière l’arc). Au bout du compte on reste sur notre faim avec Elie car on aimerait le voir prendre des tirs et devenir un joueur incontournable dans la rotation.


    J. Daniel/AFP

    Les Novices

    Sekou Doumbouya – Detroit Pistons (9ème à l’Est)

    7pts (40.9% FG dont 31.4% à 3pts), 3.3rbds, 0.4ast, 0.6stl, 0.3blk (27 matchs)

    De gros changements ont affecté l’effectif des Pistons cette semaine avec le départ du franchise player emblématique de Detroit, Andre Drummond parti du côté de l’Ohio et des Cavaliers. Sekou Doumbouya est resté assez fidèle à ces dernières prestations, débutant la semaine par une victoire face aux Nuggets (128 à 123) le week-end dernier, rencontre au cours de laquelle le jeune Sekou va briller avec 17 points et 5 rebonds et une belle activité en première mi-temps. Des choses restent néanmoins à corriger dans le jeu du joueur qui va malheureusement faire preuve d’un grande maladresse sur les matchs suivants (25% FG). C’est surtout lors des déplacements à Memphis et Oklahoma City que le français va connaître une grosse baisse de régime (6 et 8 points à 5/25 mais 4/10 derrière la ligne).

    Entre-temps le français est revenu sur le banc des Pistons vendredi et samedi, tandis que les Pistons terminaient leur semaine sur un bilan de deux victoires pour trois défaites. Ces derniers jours, les rumeurs autour d’un possible retour du joueur en G-League semblait envisagé, histoire de retrouver de l’énergie et de la régularité. Mais il semble que son match face à Denver lui ai donné quelques jours de répit aux yeux de son coach qui s’est montré satisfait de la prestation du joueur :

    Nous avons entamé la rencontre au plus bas, mais lorsque la second unit est entrée en jeu, on s’est remis à jouer. Il va y avoir de bons jours et de mauvais jours, des hauts et des bas, des ballons qui entrent et d’autres qui ressortent. Il y a des jours où vous allez vous demander pour qui et pourquoi ils jouent ou prennent des décisions. Mais certains jours comme aujourd’hui, nous savons prendre de très bonnes décisions.

    Dwane Casey

    Le discours a néanmoins évolué cette semaine, alors que notre frenchie est retombé dans ses travers en attaque, Dwane Casey jugeant qu’il n’était pas encore suffisamment régulier et constant dans ses efforts, en tentant parfois des gestes et des tirs très compliqués. Nul doute qu’un retour avec les Grand Rapids Drive est loin d’être une mauvaise idée pour relancer l’ancien limougeaud.

    William Howard – Rio Grande Valley Vipers (25ème de G-League)

    Un match – 0 points (0/4 à trois points), 2 rebonds, 1 passe, une perte de balle et une faute

    William Howard a enfin été honoré pour porter les couleurs des Rockets de Houston en saison régulière après plusieurs semaines d’attente. Une opportunité que le joueur n’a malheureusement pas su rentabiliser sur le plan statistique puisque son équipe s’est lourdement inclinée face aux Suns vendredi (127 à 91), dans un match où le joueur de Montbrison a joué 12 minutes, n’inscrivant aucun point malgré quatre tentatives derrière la ligne et prenant deux rebonds et une passe décisive seulement (-12 d’éval.).

    Une bien mauvaise façon évidemment de goûter pour la première fois aux parquets de la grande ligue mais qu’importe pour celui qui score 14 points de moyenne en G-League avec les Vipers de Grande Valley avec un pourcentage vraiment encourageant aux tirs, c’est déjà un accomplissement dans sa carrière à 26 ans. Un mal pour un bien car le joueur dispose encore d’une certaine marge vis-à-vis du staff des Rockets pour faire de nouvelles apparitions dans les semaines à venir, puisque le joueur dispose d’un contrat court qui permet à Mike D’Antoni d’appeler le joueur lorsque le besoin se fait sentir. Son profil de tireur à trois points, défenseur et sa mobilité sont autant de critères qui plaisent au M. Pringles.

    Adam Mokoka – Windy City Bulls (24ème de G-League)

    23 matchs – 9.4 points (36.3% – 32.3% à 3pts), 5.7 rebonds, 2.8 passes, 1.3 interceptions, 0.4 contres

    Tout comme son prédécesseur, Adam Mokoka a connu une semaine exceptionnelle en étant tout d’abord intégré au roster des Bulls le week-end dernier pour les déplacements à Brooklyn (défaite 133 à 118) et Toronto (défaite 129 à 102), notre jeune meneur a brillé cette semaine face à la Nouvelle Orléans. Dans un match que Chicago a encore perdu (119 à 125), Mokoka a su profiter du peu de temps de jeu qui lui était offert en fin de match par Jim Boylen pour inscrire 15 points à 100% au tirs (6/6 dont 3/3 derrière la ligne). Une production exponentielle dingue en si peu de temps qui aura permis de mettre la lumière sur un joueur talentueux, encore inconnu pour la ligue il y a une semaine.

    Pour son sixième match seulement, le troisième de suite, Adam a frappé un très grand coup aux yeux du public de Chicago qui a même scandé des « MVP » dans les travées, durant la rencontre au United Center. L’ancien joueur du Mega Bemax a d’ores et déjà coché plusieurs cases susceptibles d’intéresser les dirigeants pour le conserver la saison prochaine et pourquoi voir son contrat Two-Way prolongé tout comme son temps de jeu avec les Chicago Bulls.

    Fait assez rare pour le souligner, Adam Mokoka est devenu le premier joueur de l’histoire, depuis l’instauration de l’horloge des 24 secondes, à inscrire autant de points avec un temps de jeu aussi faible (cinq minutes et sept secondes), performance réalisée au passage devant sa mère, venue pour l’occasion encourager son fils. De retour vendredi dans le roster des Windy City Bulls (G-League), le meneur a inscrit 12 points (50% FG), 4 rebonds et 3 passes malgré la défaite des siens 107 à 97 face aux Long Island Nets.

    Vincent Poirier – Boston Celtics (4ème à l’Est) (Maine Red Claws)

    1.8pts (42.3% FG dont 50% à 3pts), 1.9rbds, 0.3ast, 0.1stl, 0.4blk (16 matchs)

    Absent lors du déplacement à Atlanta lundi, Vincent Poirier s’est rattrapé cette semaine en bénéficiant d’un peu moins de dix minutes de jeu lors des réceptions du Magic (victoire 116 à 100) et des Hawks (victoire 112 à 107). Avec des productions habituelles (5 points, 1 rebond, 2 passes mercredi et 2 points, 2 rebonds vendredi), Vince’ n’a guère eu plus d’opportunités de se montrer dans le rôle de doublure d’Enes Kanter avec un temps de jeu et des choix offensifs bien trop restreints pour se mettre en évidence. Poirier était notamment absent du match de la nuit dernière à OKC en prime time avec l’Europe.

    Mais Vincent Poirier affiche un état d’esprit irréprochable depuis cette saison tandis qu’il attend patiemment son heure. Focalisé sur les résultats de son équipe et sur le rôle qu’il occupe depuis le banc des Celtics, on ne peut qu’être ébloui par son professionnalisme, alors que quelques voix s’élèvent pour lui donner plus de responsabilités et d’importances au sein du groupe. Cette semaine le joueur a notamment prit part à une opération de communication auprès d’une oeuvre de charité (la BCYF ou Boston Centers for Youth and Families). Au côté de son coéquipier C’s, Javonte Green, le français du Massachusetts s’est rendu à Charlestown, quartier de Boston défavorisé afin d’échanger avec les jeunes du coin lors d’une visite de la ville et avec des surprises à la clé.


    Les Réservistes

    Jaylen Hoard – Texas Legends (12ème de G-League)
    (Portland Trail Blazers)

    18.7pts (54% FG dont 20.6% à 3pts), 6.8rbds, 1.9ast, 0.6stl, 0.4blk (16 matchs)

    Désormais barré par la concurrence aux Trail Blazers depuis l’arrivée de Trevor Ariza, Jaylen Hoard est redevenu un joueur à temps plein avec les Texas Legends. Avec deux victoires en trois rencontres (8ème place), la semaine avait mal débuté lors de la réception des Spurs de Austin (défaite 102 à 111), Jaylen termina la rencontre avec 12 points, 5 rebonds et 5 passes avec une maladresse contagieuse (37.2% FG) mais un altruisme certain dans le jeu et en défense (2 interceptions et un contre).

    En fin de semaine, les hommes de George Galanopoulos ont su néanmoins rebondir avec deux nouvelles victoires face aux Agua Caliente Clippers jeudi (123-107) puis face aux Iowa Wolves ce week-end (132-105). Des rencontres au cours desquelles J-H s’est particulièrement montré à son avantage avec 27 points (61.1% FG) et 16 rebonds face aux californiens, puis 18 points (57.1% FG), 4 rebonds et 2 passes face aux louveteaux de l’Iowa (Cameron Payne va d’ailleurs inscrire 43 points lors de ce match), le tout avec une adresse irréprochable et une activité incessante en attaquant le cercle et en fixant les défenseurs adverses.

    L’ailier s’est notamment permis quelques envolées spectaculaires en put-back dunk

    Bonne semaine à toute la French Connection !

  • Le Point sur les équipes by ClutchTime : Les cancres de la conférence Ouest

    Le Point sur les équipes by ClutchTime : Les cancres de la conférence Ouest

    Pour cette saison 2019-2020, ClutchTime vous donne rendez-vous tous les mois pour faire un point sur les équipes en forme et celles qui ont décroché de la course aux Playoffs.

    Dans ce premier bilan, la rédaction de ClutchTime fait le tour des franchises qui occupent le bas du classement de la conférence ouest, oscillant entre tanking pour la draft 2020 et l’espoir de décrocher encore une place en playoffs pour certains.


    15ème

    Golden State Warriors (12 victoires, 40 défaites)

    YouTube

    Une saison pour reprendre son souffle

    Après la blessure au genou de Klay Thompson et le départ de Kevin Durant (blessé également), les Warriors ont atteint la fin d’un cycle qui a débuté il y a cinq ans avec au bout du compte des corps et la motivation qui lâchent. Pourtant les Warriors avançaient encore suffisamment sereins et confiants pour la saison à venir avec des ambitions toujours intactes malgré les déboires du roster. Le recrutement du jeune D’Angelo Russell devait réconforter (ou faire oublier) le départ de Durant et offrir une association inédite et prometteuse au côté de Curry. De nouvelles têtes pour de nouvelles ambitions, la présaison côtés Dub Nation était d’ailleurs à l’image de se reboot quasi-complet (2 victoires pour 3 défaites) et un jeu encore en rodage.

    Des surprises et des blessures

    Pourtant même Stephen Curry ne sera pas épargné par les blessures. Après moins d’une semaine de compétition, le meneur MVP va se fracturer la main et sera absent pour quasiment l’intégralité de la saison régulière. Nouveau coup dur pour Steve Kerr qui doit désormais composer un roster inédit et inexpérimenté. Au final la chute est terrible pour les triples champions, qui viennent de passer de la première place à l’Ouest l’an dernier à la dernière place de la ligue sur cet exercice. Golden State vit une saison cauchemar et Steve Kerr ne trouve que quelques rares satisfactions chez les plus jeunes (Ky Bowman, Eric Paschall, Jordan Poole, Omari Spellman ou encore Jacob Evans) comme chez les dernières recrues Glenn Robinson (12.7pts, 4.7rbd, 1.7ast) et Alec Burks (15.8pts, 4.7rbd, 3.2ast) mais sans parvenir à trouver de la solidité pour remporter des victoires.

    D’Angelo Russell réalise néanmoins sa meilleure saison statistique (23.8pts et 6.3ast à 38.3% derrière l’arc) mais va connaître lui aussi des pépins physiques qui vont lui faire manquer presque une vingtaine de matchs à l’heure où l’on écrit ces lignes, ce qui n’arrange en rien les affaires de Steve Kerr qui peut difficilement compter sur le rendement offensif d’un Draymond Green, pas habitué à jouer les premiers rôles en attaque, ou d’un Willie Cauley-Stein méconnaissable qui a depuis mis les voiles vers le Texas et les Dallas Mavericks.

    Un exercice raté pour vite passer à autre chose

    La fin de saison devrait être l’occasion pour les Warriors de laisser les blessés au repos et d’exposer le moins possible les quelques cadres restants avant pourquoi pas de tenter de monter un trade d’ici la fin de la fenêtre des transferts. Golden State dispose suffisamment d’éléments susceptibles d’intéresser d’autres franchises qui pourraient se laisser tenter par un deal (D-Lo ?). La meilleure option pour l’instant restant de développer ses jeunes tout en essayant de faire de la place dans la masse salariale afin d’étoffer un effectif qui sera de nouveau au complet la saison prochaine avec le retour de Curry (retour déjà prévu en mars), Thompson et un Green plus concerné et plus fort que jamais.

    Prévisions en fin de saison 15ème (19 victoires pour 63 défaites)


    14ème

    Minnesota Timberwolves (15 victoires, 35 défaites)

    Carlos Gonzalez

    La saison de la confirmation

    Malgré un recrutement 2019 assez discret, les Wolves ont su conserver leur ossature autour de leur traction Wiggins-Towns tout en affichant de grosses ambitions cette saison de la confirmation pour les hommes de Ryan Saunders. En faisant plusieurs ajustements (départs de Dario Sarić + pick de la draft Cameron Johnson, arrivées de Jarrett Culver, Treveon Graham et Shabazz Napier), Minnesota construit l’avenir sur son back-court formé par le trentenaire Jeff Teague. Les premiers résultats vont s’avérer concluants. Partis pied au plancher, les Wolves vont affichant un bilan nettement au-dessus des attentes après un mois de compétition (10 victoires pour 8 défaites) autour d’un KAT en mode All-Star (26 points, 12 rebonds, 4 passes et 1.5 contres par match) et d’un Wiggins méconnaissable (25 points, 5 rebonds, 3 passes et 1 contre par match).

    Des débuts prometteurs et une blessure qui change tout

    On se dit alors que tout est possible pour la franchise aux loups qui semble enfin avoir trouver la voie de la régularité et des succès malgré plusieurs blessures qui s’enchaînent pour les role players (Jake Layman, Jeff Teague et Shabazz Napier) et puis tout s’effondre en décembre. Une succession de défaites et la blessure au genou de Karl-Anthony Towns viennent plomber le début de saison et les ambitions des Wolves. Résultat depuis plus d’un mois la franchise du Minnesota chute progressivement au classement, enchaînant les défaites (26) avec des séries très inquiétantes (12 défaites de suite série en cours) et un rendement pas toujours optimal des titulaires en attaque, Andrew Wiggins en tête qui n’est pas parvenu à tenir très longtemps la barque tout seul (19 points de moyenne depuis janvier).

    Reconstruire pour mieux repartir

    Au final Minnesota se retrouve désormais avec l’un des pires bilans de la ligue et semble se diriger inexorablement vers une fin de saison en roue libre avec en ligne de mire la prochaine draft. L’objectif pour les dirigeants va être de mettre sur pied des trades afin de se focaliser sur la prochaine cuvée de la draft et peut-être tourner la page et mettre pourquoi pas fin à l’association Wiggins – Towns (D’Angelo Russell ?). Avec le départ de Jeff Teague et le profil d’un Robert Covington, ou d’un Gorgui Dieng (transféré à Houston depuis) qui intéressent de plus en plus d’équipe en quête d’un Three-and-D, les Wolves vont sûrement tenter des moves d’ici la fin de la période de trade le 6 février pour préparer l’exercice 2020-2021.

    Prévisions en fin de saison 14ème (25 victoires pour 57 défaites)


    13ème

    Sacramento Kings (19 victoires, 31 défaites)

    NBC Sports

    Les Kings en embuscade

    On n’attendait pas grand-chose cette année des Kings car pour tout vous dire on ne les voyait pas réellement se mêler à la course aux playoffs dans une conférence ouest aussi dense. En revanche on attendait surtout de voir ce que le recrutement de C.Joseph, H.Barnes, R.Holmes ou encore T.Ariza allait apporter à cet effectif relativement jeune. L’idée de construire l’avenir des Kings autour du duo De’Aaron Fox et Buddy Hield dans un premier temps puis Fox et Marvin Bagley à long terme devait forcément être accompagné de joueur suffisamment expérimentés et talentueux pour terminer avec un meilleur bilan que la cruelle 9ème place de la saison dernière.

    En retard sur leur temps de passage de la saison 2018-2019

    La tâche semblait très compliquée d’autant plus que Sacto a très rapidement été handicapé en début de saison par les blessures de Fox et Bagley (qui ne s’en remet toujours pas depuis) puis de Bogdan Bogdanović et Ariza, parti à Portland il y a peu, et enfin celle de Richaun Holmes absent depuis près d’un mois. C’est donc en ordre dispersé qu’avancent difficilement les hommes de Luke Walton avec un bilan médiocre mais qui conserve néanmoins toute ses chances de décrocher le 8ème et dernier spot à l’Ouest même si l’écart s’est creusé avec les Grizzlies, Blazers et Spurs.

    Une stratégie à moyen terme

    L’association entre Buddy Hield et De’Aaron Fox reste un gage de réussite pour le moment et sera déterminant au moment de la prolongation ou pas de l’arrière qui arrive en fin de contrat cette saison. À ce même titre, la paire de snipers serbes Bjelica et Bogdanović se retrouve également au cœur de plusieurs rumeurs de trade depuis plusieurs semaines, confortant l’idée que Sacramento puisse attirer un joueur de calibre à l’intérieur pour entourer le jeune Bagley ou sur l’aile pour remplacer un Harrison Barnes pas à la hauteur. Avec un choix top 10 de la prochaine cuvée de draft, Vlade Divac dispose dans sa manche de plusieurs atouts pour poursuivre la reconstruction de la franchise.

    Prévisions en fin de saison 12ème (34 victoires pour 48 défaites)


    12ème

    New Orleans Pelicans (20 victoires, 31 défaites)

    Tyler Kaufman / Associated Press

    Un recrutement et des promesses

    Été très fructueux pour la Nouvelle Orléans qui s’est enfin délestée de son poids mort Anthony Davis, parti se frotter à la pression sportive et médiatique de la cité des anges. En contrepartie de ce trade, les Pels ont désormais de la matière pour avancer assez rapidement et devront vraisemblablement remettre les clés du camion à Brandon Ingram cette saison avant de voir Zion Williamson prendre ses marques et peut-être un Lonzo Ball devenir le meneur de jeu capable de faire tenir ce projet en un seul morceau. Certes l’effectif reste très jeune (quatre novices, neuf joueurs de moins de 25 ans) mais le potentiel est absolument abyssal à l’image de son premier choix de draft, Zion Williamson, que le coach des Pelicans Alvin Gentry va couver et préserver le plus possible pour en tirer toute la quintessence basketballistique.

    Des débuts chaotiques avant de retrouver le sourire

    Gêné par son genou (ménisque), le nouveau phénomène du basket américain est donc passé sur la table d’opération et manquera les trois premiers de compétition durant lesquels les Pelicans vont énormément souffrir. En manque d’automatisme et décimée par les blessures, NOLA va débuter de la pire des manières son exercice avec seulement sept victoires sur ses 30 premiers matchs. Seules satisfactions notables, les performances taille patron de Ingram (25.1pts, 6.5rbd, 4.2ast à 47.3% dont 40% derrière l’arc), qui va d’ailleurs honoré sa première sélection pour le ASG, associées à l’expérience de Jrue Holiday et JJ Redick, la franchise de la Louisiane va progressivement prendre ses marques et remonter la pente pour remporter le double de victoire sur ses vingt derniers matchs, peaufiner son jeu mais surtout récupérer sa pépite fin janvier.

    Un futur taillé pour les playoffs

    Alors que peut-on attendre d’une équipe comme celle des Pelicans pour la fin de la saison ? Difficile de voir les hommes d’Alvin Gentry hausser encore leur niveau de jeu et décrocher une place si chère et difficile à obtenir pour les playoffs. La logique voudrait appeler d’abord à la prudence sur l’état de santé des joueurs, Zion le premier, et surtout faire grandir cet effectif qui a fait peau neuve. La prolongation de contrat de Ingram sera évidemment au cœur des préoccupations de David Griffin qui devra tenter plusieurs manœuvres en se débarrassant notamment du contrat d’un Derrick Favors en fin de contrat ou encore composer avec les rumeurs autour des joueurs les plus expérimentés (Redick, Holiday) et en se séparant de certains éléments en grandes difficultés (Lonzo Ball, Jahlil Okafor et E’Twaun Moore).

    Prévisions en fin de saison 13ème (33 victoires pour 49 défaites)


    11ème

    Phoenix Suns (20 victoires, 31 défaites)

    Inside Basket

    Après un gros chambardement à l’intersaison pour gommer un exercice 2018-2019 catastrophique, les Suns ont voulu injecter du sang neuf pour donner les chances à un Devin Booker ou un Deandre Ayton de step up. Les arrivées de joueurs comme Aron Baynes, Frank Kaminsky, Dario Saric ou encore Ricky Rubio permettent de miser sur des joueurs encore assez jeunes mais suffisamment confirmés et efficaces pour accompagner le développement du noyau dur du groupe Booker-Oubre-Ayton. Car le développement de ses jeunes demeure un problème pour la franchise depuis plusieurs saisons, une tâche à laquelle Monty Williams fraîchement débarqué veut remédier, conscient du potentiel et des perspectives qu’offrent ce roster.

    Après un démarrage très encourageant (7-4), les Suns sont vite retombés dans une spirale de défaite avant de rebondir fin décembre et en janvier (9 victoires). Le bilan est tout de même nettement plus satisfaisant et encourageant, les Suns étant toujours dans la course pour décrocher l’un des deux derniers spots à l’Ouest. Une place somme toute logique pour une équipe qui revient de loin à l’image du pivot bahaméen Ayton, suspendu 25 rencontres en début de saison pour contrôle positif à un diurétique. Une balle tirée dans le pied qui a néanmoins été atténuée par le leadership de Booker, plus efficace dans le jeu et qui partage désormais les responsabilités en attaque avec Rubio et Oubre. Il reste néanmoins plusieurs choses à améliorer à commencer par le jeu intérieur et le rendement des recrues Baynes et Kaminsky tous deux blessés ou encore de la défense, véritable point d’interrogation du coaching de Williams.

    Les Suns peuvent néanmoins nourrir de grands espoirs avec Booker à la manœuvre et doivent encore faire progresser leurs jeunes espoirs. Même si les supporters attendaient autre chose des recrues, l’effectif de la saison prochaine devrait fortement ressembler à celui de cette année, Phoenix disposant de très peu de salary cap et chercheront sûrement à prolonger Aron Baynes ou bien tenteront de monter un échanger pour réajuster plusieurs choses. En attendant place aux jeunes, que les Suns prennent le temps de les développer et de se créer une rotation suffisamment solide pour rester sur une bonne dynamique et un bilan de victoires convaincant.

    Prévisions en fin de saison 11ème (35 victoires pour 47 défaites)

    L’avis du supporter ClutchTime : Tedesco

    Pour les Suns on est sur une saison un peu ambivalente, D’un côté on fait une saison bien meilleure que l’année passée mais d’un autre côté, le début de saison nous a fait espérer plus. Les deux gros points positifs de la saison c’est évidemment Devin Booker qui est encore meilleur que l’année dernière et Mikal Bridges qui devient un leader défensif. Parmi les points négatifs, je note surtout l’incapacité à garder une cohérence de jeu, matchs après matchs, ce qui peut s’expliquer par le nombre de blessures phénoménal. Sur le dernier match nous n’avions que trois remplaçants. Pour Elie Okobo je suis déçu de sa saison , on lui a donné sa chance et il a été trop timide , il joue propre mais n’apporte pas assez au collectif. Pour ma part il risque de devenir une monnaie d’échange lors de la trade deadline et ne sera sûrement pas resigné en fin de saison.

  • Le carnet des rookies 5.0

    Le carnet des rookies 5.0

    Chaque semaine Clutch Time vous propose un petit focus sur les rookies afin de faire le point sur les bonnes ou mauvaises performances des débutants.

    Nous connaissons désormais les jeunes joueurs invités à participer au Rising Star Challenge qui opposera les Etats-Unis contre les étrangers. Tandis que certains rookies continuent de se montrer à leur avantage, d’autres sont moins en réussite et doivent soigner leurs bobos. (les statistiques sont arrêtées au 05/02/20)

    On a hâte de les voir au Rising Star Challenge

    alleyoopquebec.com
    Zion Williamson, PF, New Orleans : 7m, 19.6pts, 8rds, 2.1pds

    Certains ont été surpris, voire désabusés en apprenant la sélection du N°1 de la draft pour ce match en soulignant le fait qu’il n’a joué que six matchs. Et pourtant, ses débuts dans la ligue sont plus que satisfaisants. Impossible pour la ligue de laisser le roi des « Highlights sur YouTube » passer un week-end tranquille loin de la grande fête de mi-saison.

    Sur les cinq derniers matchs, il est tout simplement le meilleur scoreur de la classe et le meilleur gobeur de rebonds offensifs avec 3.8 prises (via NBA.com). Quand Zion est sur le terrain, les Pelicans obtiennent 11.9% de rebonds offensifs supplémentaires (via Basketball Reference). L’ancien joueur de Duke est un aimant à ballon, si bien, qu’il peut récupérer le ballon sur son propre tir manqué.

    Son temps de jeu augmente match après match et Zion enchaîne trois matchs de suite à plus de vingt points: 29′ et 24pts contre Memphis, 33′ et 21pts contre Houston, 32‘ et 20pts contre Milwaukee. La majorité de ses points sont obtenus dans la peinture après avoir été servi par Lonzo Ball ou bien Jrue Holiday, et l’intérieur ne manque pas de nous offrir sur ce match, un panier digne de Julius Erving.

    Le genre d’action que l’on aimerait voir 100 fois plus souvent que des valises de tirs à trois points lors d’un Rising Star Challenge par exemple…

    Ja Morant, PG, Memphis Grizzlies : 44m, 17.3pts, 3.4rds, 7.1pds

    Memphis continue sa belle saison avec une seule défaite sur les six derniers matchs. Le staff des Grizzlies optimise au maximum le potentiel de leurs jeunes joueurs en misant sur la vitesse et le jeu en transition. Pour sa première au Madison Square Garden, Ja Morant est propre et efficace (10pds et 0 ballon perdu). Le rookie ne tente que très rarement sa chance à 3pts (2 par matchs en moyenne) mais il est toujours aussi imprévisible dans ses drives.

    Triple tenant du titre du rookie du mois à l’Ouest, Ja Morant fait le show et peut devenir LA raison pour laquelle les gens regardent les matchs de Memphis. Coach Jenkins en a bien conscience en régulant sa charge de travail afin de minimiser les risques de blessures. En se penchant sur les 4 dernières rencontres, Morant n’est présent sur le parquet que 27 minutes en moyenne. De notre côté, on espère le voir bien plus longtemps lors du RSC.

    Tyler Herro, SG, Miami Heat : 46m, 13.1pts, 4rds, 2pds

    Pour la première fois depuis 2005, Miami va envoyer deux jeunes joueurs au Rising Star Challenge. Kendrick Nunn et Tyler Herro vont représenter la franchise floridienne et succéder à Dwyane Wade et Udonis Haslem. En sortie de banc, l’ancien de Kentucky a obtenu des responsabilités dès le début de la saison et a prouvé que l’on pouvait compter sur lui lors du money time. Herro est toujours aussi menaçant à 7m23 avec un joli 6/10 contre Orlando et 23 points en 26 minutes.

    A 19 ans, le rookie est diaboliquement efficace sur catch & shoot avec un EFG de 66.8%, et une adresse de 45.5% à 3pts. Le Heat serait bien inspiré de l’alimenter un peu plus souvent, seulement 29.3% de ses tirs sont pris dans ces conditions (via NBA.com).

    La saison régulière est un marathon, et l’organisme du jeune joueur commence à ressentir une certaine fatigue. Contre Philadelphie, il n’a joué que 10′ à cause d’une douleur au pied droit. Spoelstra et son staff devront veiller sur leur rookie afin de passer l’hiver sans trop de dégâts.

    Eric Paschall, PF, Golden State Warriors : 46m, 13.5pts, 4.7rds, 1.7pds

    Un rayon de soleil dans le ciel gris de San Francisco. Le rookie sélectionné en 41e position de la dernière draft par les Warriors vient d’être invité pour le Rising Star Challenge. L’ancien joueur de Villanova est toujours aussi agressif en attaque. Il n’hésite pas à driver tête baissée et à se déchaîner dans la raquette pour le rebond comme dans la victoire contre les Wizards (16pts).

    Plus ou moins en réussite aux tirs (41%), il faut tout de même souligner le fait que Paschall est capable d’obtenir des fautes. Avec une moyenne de 4.2 lancers francs tentés sur les cinq derniers matchs associée à une adresse correcte de 71.4%, c’est le 3e rookie dans ce classement derrière les vedettes Zion & Ja (via NBA.com).

    Rui Hachimura, F, Washington Wizards : 26m, 13.8pts, 5.9rds, 1.5pds

    He’s Back ! On n’avait pas vu le japonais depuis le 16 décembre 2019, soit 23 matchs manqués à cause de soucis au niveau de l’aine. Cette absence ne l’a pas pour autant empêché d’être sélectionné pour le RSC.

    C’est donc face aux Warriors que l’ailier a repris ses bonnes habitudes en scorant 11 points en 25 minutes. Le rookie s’est mis directement dans le bain avec le premier panier du match.

    Le rookie de 21 ans affectionne particulièrement ces tirs à 2pts près de la raquette, étant donné qu’il n’est pas encore prêt à arroser à 3pts (84.6% de ses tirs sont à 2pts, via NBA.com).

    Kendrick Nunn, PG, Miami Heat : 46m, 15.8pts, 2.8rds, 3.5pds

    Triple tenant du titre du Rookie du mois, Nunn a récemment manqué les trois premiers matchs de sa carrière NBA fin janvier. Le meneur scoreur du Heat peine à retrouver son rythme et Miami préfère limiter ses minutes afin d’éviter une éventuelle rechute. Suite à des douleurs au tendon d’Achille, Spoelstra lui a accordé 16 minutes à Orlando et 24 dans l’écrasante victoire contre Philadelphie.

    Mérité ou pas, ils sont aussi invités

    NBA.com
    • Brandon Clarke, PF, Memphis Grizzlies : 43m, 12pts, 5.7rds, 1.4pds: Victoire à New York : 26′, 17pts, 5rds, 3ints, le canadien souffre actuellement de douleurs à la hanche.
    • Nickeil Alexander-Walker, SG, New Orleans Pelicans : 39m, 5.4pts, 2rds, 1.9pds: Étant canadien, il jouera avec la sélection étrangère.
    • R.J. Barrett, SG, New York Knicks : 41m, 14.1pts, 5.2rds, 2.5pds: N’a pas joué cette semaine : entorse cheville droite.
    • P.J. Washington, PF, Charlotte Hornets : 44m, 12.1pts, 5.4rds, 2.1pds: Absent depuis deux matchs suite à une entorse à la cheville droite. Il a effectué un retour sur le banc contre Houston (8pts en 24′)

    Il ont été snobés mais on ne les oublie pas

    David Zalubowski – AP
    Michael Porter Jr, SF, Denver Nuggets : 39m, 8pts, 4.4rds, 0.7pd

    L’ailier n’a pas été convoqué pour le RSC, et pourtant il continue d’apporter dans une franchise placée dans le top 3 à l’Ouest. Son temps de jeu s’est stabilisé autour des 25 minutes. MPJ ne perd pas de temps et prend en moyenne 11.3 tirs lors de ses 5 derniers matchs avec 52.9% de réussite à 3pts ! Auteur de 12 points et 12 rebonds, contre Utah, il faisait également parti du lineup qui a infligé un 17-0 en 2e mi-temps permettant à son équipe de passer devant au score. Son step back 3 est McGradyesque!

    MPJ est tout simplement devenu essentiel en sortie de banc, sa contribution dans la belle victoire chez les Bucks a été significative avec 15 points et 11 rebonds en 25 minutes, sans oublier qu’il est capable de déstabiliser un bon défenseur comme Khris Middleton.

    Malheureusement, MPJ n’a pu prendre part à la fin de ce match à cause d’une blessure à la cheville droite. Il n’a pas joué à Detroit ni contre Portland. Dommage pour le rookie qui capte le plus rebonds en moyenne sur les récentes rencontres (9rds via NBA.com). Une qualité qui fait de lui le joueur idéal afin de former différents lineups.

    Terence Davis, SG, Toronto Raptors : 50m, 7.7pts, 3.4rds, 1.8pds

    L’arrière aura attendu son cinquantième match dans la grande ligue pour claquer son record de points! Et quel record: 28 minutes, 31pts avec un somptueux 12/15 aux tirs et 6/7 à 3pts. Celui qui fut snobé le soir de la Draft est en train de devenir tranquillement le steal de sa promotion.

    Bien qu’il ne soit pas le joueur le plus athlétique ni le plus rapide, il possède un bon handle et un bon placement des pieds lui permettant ainsi de tromper la vigilance de son défenseur. Par ailleurs, sur le plan collectif, Toronto est actuellement 2e à l’Est et présente une belle série de 11 victoires consécutives. Davis peut se passer du RSC, il préfère sûrement jouer les Playoffs en avril prochain.

    Coby White, PG/SG, Chicago Bulls : 52m, 11.1pts, 3.4rds, 2.2pds

    Les Bulls alternent le mauvais et le très mauvais. A l’heure d’écrire ces lignes, Coby White a joué tous les matchs de son équipe sans pour autant démontrer des progrès dans la sélection de ses tirs et dans ses choix en matière de passes. A Indiana, l’arrière a marqué 9pts sans aucune passe décisive, contre Brooklyn il a apporté 11pts et une seule passe décisive, pas flamboyant pour un joueur qui souhaite jouer plus souvent meneur de jeu. Lorsque White drive vers le panier, ses passes décisives ne représentent que 6.6% (via NBA.com), et parfois, il perd la balle en tentant de la ressortir désespérément.

    Certes, il n’est pas aidé par ses coéquipiers, mais il est encore très loin d’être un gestionnaire sur le terrain, le joueur de 19 ans peut toujours être une menace extérieure, ce sont en tout cas les directives du staff qui le pousse à prendre plus de tirs à 3pts (4/11 dans la défaite à Toronto).

    Darius Garland, PG, Cleveland Cavaliers : 50m, 12.2pts, 2rds, 3.7pds

    Le jeune meneur a été mis au repos lors de la rencontre contre New Orleans. Une petite pause nécessaire afin de retrouver un peu de lucidité sur le terrain pour celui qui va par la suite enchaîner des matchs à 35, 32 puis 39 minutes. Avec une moyenne de 5.3pds sur les cinq derniers matchs, le rookie est amené à gérer plus d’actions offensives. Contre les Raptors (16pts & 8pds), coach Beilein lui a accordé du temps de jeu aux côtés de la second unit afin d’être le porteur de balle exclusif, et son entente avec l’intérieur Larry Nance Jr serait une association intéressante à développer.

    Néanmoins, Cleveland ne gagne pas (4 défaites de suite), et le jeune meneur n’offre aucune garantie défensive pour le moment. Son tir n’est pas encore fiable bien que sa mécanique semble bonne et il se montre peu consciencieux en attaque (6 pertes de balle contre New York). Enfin, il score seulement sur 37.5% de ses drives, par conséquent, il fait partie des pires rookies dans ce domaine (via NBA.com).

    Kevin Porter Jr, SG, Cleveland Cavaliers : 39m, 9.3pts, 3.1rds, 1.9pds

    L’ancien joueur de USC réalise une belle série avec minimum 10 points par matchs depuis cinq rencontres. Il tente plus sa chance à 3pts, et n’hésite pas à attaquer le panier. Face aux Warriors, l’arrière s’est distingué avec 19pts, 3/9 à 3pts et 6/6 aux lancers-francs en seulement 23 minutes.

    En défense, le rookie ne lâche rien et reste actif. Sur ses cinq derniers matchs, il tourne à 1.4 interceptions par rencontre soit le 3e meilleur de sa classe (via NBA.com). Lorsqu’il est sur le terrain, Cleveland présente un taux d’interceptions de +2.6% (via Basketball Reference).

    Tout n’est pas parfait pour le joueur de 19 ans qui perd beaucoup trop de ballons (7 contre Toronto). Par exemple, un pied sur la ligne, un dribble sur son pied, un ballon pas assez protégé sur un drive. Des situations récurrentes qui font de KPJ le 2e rookie perdant le plus de ballon en situation de drive !

    Sekou Doumbouya, SF, Detroit Pistons: 24m, 7.1pts, 3.4rds, 0.4pd

    Après des débuts prometteurs et une place de titulaire, le voyage de Sekou en NBA subit quelques turbulences. A Brooklyn, il n’a joué que 7 minutes pour une feuille de stats complètement vierge et une valeur de -20 quand il est sur le terrain. Son coach Dwane Casey ne manquera pas de recadrer son rookie en interview.

    « Il y a une chance pour qu’il retourne en G-League, juste pour avoir plus de temps de jeu, pour qu’il retrouve cette soif de vaincre[…] Il a 18-19 ans, il a encore beaucoup à faire et doit continuer à grandir. Il a le talent, on doit juste continuer à le développer, pas seulement en tant que joueur de basket, mais aussi en tant que jeune homme. Il doit comprendre ce que ça veut dire d’être un pro. »

    via Fox Sport

    L’ancien joueur de Limoges n’a pas été aligné lors de la rencontre contre Toronto mais retrouvera tout de même sa place dans le cinq de départ deux jours après dans la victoire surprenante en prolongation contre Denver (17pts en 34). Le français n’a scoré qu’en première mi-temps, puis n’a joué aucune minute de la prolongation. Son ratio +/+ est encore négatif avec -12 points pour son équipe lorsqu’il est sur le terrain.

    Il y a encore beaucoup de progrès à réaliser (2/15 aux tirs contre Memphis) mais quoi de plus normal pour le plus jeune joueur de la ligue. Notez qu’il est tout à fait capable de punir l’adversaire à trois points et son déplacement sans ballon est intéressant.

    De’Andre Hunter, SF, Atlanta Hawks : 48m, 12.3pts, 3.8rds, 1.8pds

    Quel dommage que l’ailier des Hawks soit blessé à la cheville! Sur ses trois dernières performances, Hunter tourne à 18.3pts, 3.3pds 55.6% aux tirs et 41.2% à 3pts. Lors de la belle victoire contre les Sixers, il s’est mué en playmaker lors des situation de drive & kick. Le champion NCAA 2019 possède une bonne vision de jeu qui serait utile dans un jeu offensif majoritairement dicté par Trae Young. En revanche, l’ailier de 2.01m doit apprendre à résister au contact et travailler sur son jeu au poste bas. Voici deux exemples en match contre le géant Raul Neto (1.85m).

    Pas la meilleure des périodes…

    Winona Daily News
    • Jarrett Culver, SG, Minnesota Timberwolves : 48m, 9.2pts, 3.5rds, 1.9pds: Sur une mauvaise série de 4.9pts et 28.9% aux tirs sur 7 matchs !
    • Cameron Reddish, SF, Atlanta Hawks : 46m, 9.1pts, 3.8rds, 1.5pds: Sorti au bout de 7′ contre Dallas, suite à un coup de coude.Absent pour commotion.
    • Matisse Thybulle, SG, Philadelphie Sixers : 43m, 4.9pts, 1.6rds, 1.3pds, 1.5ints: Titulaire une fois sur les 4 derniers matchs (1v-3d)
  • Vices et Excès en NBA

    Vices et Excès en NBA

    Chaque semaine, Clutch Time vous propose une immersion dans l’univers de la grande ligue. Entre phénomènes identitaires et tendances extra-sportives, votre média basket analyse le paysage culturel de la NBA.

    “God Bless America”.  Les Etats-Unis sont une nation religieuse et puritaine, au moins en façade. Mais quid des dérives du Capitalisme, d’Hollywood, de Donald Trump, et de la NBA ? La première ligue sportive du pays brasse de l’argent et suscite la frénésie de ses fans. Des athlètes millionnaires dans la fleur de l’âge s’affrontent tous les soirs sous le feu des projecteurs.  Le vice et les excès liés à leur statut sont inévitables, pour le grand plaisir de la presse à scandale américaine. Face à la pression médiatique, comment les joueurs NBA gèrent-ils la tentation et les petits plaisirs de la vie liés à leur notoriété ? 

    Andre Iguodala célébrant son titre avec les Warriors en 2017, source : Quora. 

    Eat Good Play Good 

    “TACOOO TUESDAAY”, c’est le hurlement de bonheur de Lebron James face à ses tacos. Sur le réseau social Instagram, le King célèbre une coutume initiée  par la diaspora mexicaine aux Etats-Unis. Chaque mardi soir, en famille, la tortilla est au menu. À jamais un business man, Lebron a désiré faire de son cri du cœur pour la nourriture latina une marque déposée. Le joueur entretient une relation ambiguë avec la “malbouffe” : rarement dans son assiette, souvent dans son porte-monnaie. Il détient une part du capital de la société Blaze Pizza et a fait la publicité des chaines MacDonald’s, Coca-Cola ou Dunkin’ Donuts durant sa carrière.

    Lebron James fait pourtant attention à son régime alimentaire. Associé à une éthique de travail rigoureuse, son attachement à la nourriture saine explique sa longévité. En 2018, son manager Maverick Carter avait divulgué que l’enfant d’Akron  dépensait chaque année près de 1,5 millions de dollars pour préserver sa condition physique exemplaire. 

    De nombreux joueurs emploient des chefs cuisiniers et diététiciens pour contrôler leur poids, car être gras en NBA semble rédhibitoire. En 2018, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) affirme que 39 % de la société américaine est obèse. Avec près de 15 000 établissements McDonald’s sur le territoire, le pays tient la culture du fast-food en religion. La tentation est forte durant la trêve estivale, et de nombreux joueurs en profitent pour croquer la vie, et le cheeseburger, à pleine dents.

    Shaquille O’Neal, égérie pour une publicité du Fast-Food Slutty Vegan, à Atlanta. Source : Page Facebook de la chaine.

    Les coachs NBA sont au diapason quant à la gestion de ces joueurs hédonistes. Être hors de forme par rapport aux standards de la ligue, c’est voir mathématiquement son temps de jeu sur le banc augmenter. Les kilos en trop induisent des performances athlétiques en baisse et une vulnérabilité aux blessures musculo-articulaires. 

    Une NBA grossophobe ? Demandez à Nikola Jokic. Comme le Serbe, certains joueurs n’ont pas le physique standardisé de la grande ligue mais compensent avec un bagage technique supérieur. Il y a les faux lents et les phénomènes physiques dotés d’une génétique qui font oublier les kilos en trop. 

    Le Alley-Oop stratosphérique de Zion Williamson la nuit du 2 février face aux Rockets. Revenu de blessure hors de forme, le rookie pèse 130 kilos pour 1.98m. Zion est le troisième joueur le plus lourd de la ligue.

    Si les historiens de la NBA ne devaient relater qu’une performance XXL, ce serait sûrement la saison 2003-2004 de Shaquille O’Neal. Le pivot des Lakers pèse alors 165 kilos. Ce poids de forme ne l’empêche pas de jouer 67 matchs avec une ligne statistique de 21 points et 11 rebonds de moyenne. Shaq disposait d’une mobilité et d’une puissance incroyable pour un big men de son gabarit. 

    Glen Davis, Olivier Miller … ou encore Serge Ibaka et son show culinaire sur Youtube ont prouvé qu’on peut allier amour du basket et de la gastronomie. En coulisses des parquets, d’autres addictions moins visibles peuvent séduire les joueurs de la ligue. 

    La stupéfiante NBA

    La NBA accueille des talents issus de toute classe sociale. Dans leur jeunesse, certains joueurs ont été confrontés à la drogue, symptomatique de la misère et la pauvreté dans les zones urbaines aux Etats-Unis. C’est le cas de Patrick Beverley, qui s’est confié cette année à ESPN et au journaliste Ohm Youngmisuk. Interrogé sur ses perspectives dans la vie s’il n’avait pu quitter la banlieue de Chicago pour devenir un sportif professionnel, le meneur des Clippers a donné une réponse aussi franche que radicale :

    « J’aurais probablement été le meilleur vendeur de drogue du monde”. 

    Source : Patrick Berverley pour ESPN, le 22 novembre 2019.

    De nombreux joueurs ont ainsi évolué dans un environnement favorable à la possession et à la consommation de substances. La ligue a conscience de cette réalité et mène une politique sévère à l’encontre des stupéfiants, susceptibles de mettre en danger la santé de ses athlètes. Un accord a été signé avec l’association des joueurs dans le cadre de “L’Anti-Drugs Program”. 

    Le site internet SportsReference.com rappelle la législation adoptée par la NBA pour le traitement de ce sujet. 

    Les joueurs peuvent subir jusqu’à cinq tests d’urine aléatoires durant la saison. Ces tests concernent aussi bien les produits stéroïdes et autres hormones, que la cocaïne, le LSD ou la marijuana. Tous les joueurs sont susceptibles d’être contrôlés. Cependant, une vigilance particulière est accordée aux rookies, afin de les sensibiliser dès leurs premiers pas dans la ligue. En cas de test positif à la weed, le joueur intègre obligatoirement le programme de suivi des addictions de la ligue. Les sanctions sont ensuite croissantes selon la gravité de la situation et les éventuelles récidives. De quelques matchs de suspension et une amende de 25 000 dollars, elles peuvent aller jusqu’à un bannissement maximal de deux ans, imposé à Chris Andersen pour usage de drogues dures en 2006

    Illustration de fan de Chris Andersen, alias Birdman,  sous les couleurs du Heat. Source : Clutchpoints.com

    Ce suivi s’adapte aux besoins des athlètes et permet de prévenir les drames qui ont secoué toute la communauté sportive américaine, comme le décès par overdose du jeune Lens Bias, sélectionné en deuxième position de la draft 1986 par les Celtics.  Les grandes instances de la NBA veulent ainsi préserver leur image mais aussi assurer le bien-être de leurs premiers employés. 


    De plus, malgré leur statut privilégié, les athlètes ne sont pas immunisés à la dépression. Une traversée du désert dans une carrière peut mener à l’alcoolisme. DeMar Derozan ou Kevin Love se sont engagés récemment au sein de la communauté NBA pour témoigner, prévenir et accompagner les joueurs qui subissent ce fardeau existentiel.

    Durant la saison 1988-1989,  Chris Mullin, membre du triptyque offensif up tempo  “Run TMC”, a dû affronter son addiction pour l’alcool. Arrivé à Oakland chez les Warriors, l’arrière s’acclimate difficilement aux exigences de ce nouveau cadre, loin de son quartier natal de Brooklyn. Son refuge dans la boisson mine  son assiduité à l’entraînement. C’est son coach et mentor, Don Nelson qui l’incite à intégrer un programme de désintoxication. Le soutien dispensé en rehab permet à Mullin de retrouver un équilibre sur et en dehors des parquets. 

    L’alcoolisme reste un problème aigu en NBA, notamment une fois les sneakers raccrochées. Dans la luxure, d’anciennes légendes finissent par dilapider tous leurs gains amassés en carrière. 

    Sexual Healing

    Avis aux âmes sensibles, ici commence le royaume de l’intime. Certes, la vie privée des joueurs ne nous regarde pas. Cependant, leurs frasques nous amusent, car elles jurent avec l’image que veut donner la NBA à son business. Les valeurs louables liées à la communauté, et à la famille sont régulièrement mises en scène autour d’acteurs du jeu exemplaires. 

    Ne soyons cependant pas hypocrites. Une piqûre de rappel gossip ne peut pas faire de mal, surtout pour réduire la distance pouvant exister entre ces monstres sacrés du parquet et nous, simple fans. Les livres d’Histoire de la ligue regorgent d’anecdotes sur la libido de ses légendes. 

    Wilt Chamberlain et ses 100 points en un match se targue de disposer d’un record encore plus rocambolesque. Dans sa biographie, A View From Above (1991), il affirme avoir couché avec plus de 20 000 femmes, soit “une moyenne de 1,2 par jour depuis ses quinze ans”. 

    Légende du jeu, Dennis Rodman est adoré car c’est aussi un personnage haut en couleurs. Champion intercatégories, the Worm a la réputation de donner dans tous les vices. Nous ne nous attarderons aujourd’hui que sur ses exploits sous la couette.  Les hustle plays se déroulent aussi hors du temps réglementaire, et le numéro 91 des Bulls a affirmé s’être fracturé le sexe à trois reprises. Pour les plus curieux d’entre vous, les circonstances de ses mésaventures sont détaillées dans une interview que l’ex-petit ami de Carmen Electra et Madonna  a accordé au média VICE, en 2016.  

    Récit des blessures légendaires de Dennis Rodman, produit et réalisé par le média VICELAND. Source : Youtube

    Tempérons nos jugements. Certains joueurs évoluent dans des gros marchés et nombreux sont des athlètes millionnaires. A New-York, Miami ou  LA, difficile d’ignorer la fête qui sert d’exutoire à la tension accumulée durant la saison. Le très sérieux Sports Illustrated a ainsi publié une étude statistique sur James Harden, montrant que l’ex-MVP performait en moindre mesure lorsqu’il était en déplacement dans une ville réputée pour ses strip-clubs. 

    Le 26 janvier 2020, une vidéo de Kawhi Leonard fuite sur Twitter. Le joueur des Clippers apparaît en club aux côtés d’une danseuse dénudée, lascive. Cette saison, le joueur est souvent préservé par sa franchise au nom d’un load management assumé, et l’extrait soulève la moquerie de certains fans. Kawhi semble disposer d’assez de vigueur pour évoluer sur les parquets. Si cette telle polémique amuse, elle humanise aussi the Claw, souvent perçu comme un tueur timide qui ne vit que pour le basket. 

    La parenthèse gossip se referme. La NBA passionne par sa démesure qui induit des moments de faiblesse et des ragots de l’autre côté du rideau. Prenons conscience qu’il est difficile pour ces joueurs médiatisés de préserver leur vie privée, à l’écart des caméras. Les excès extra-sportifs des joueurs sont compréhensibles lorsqu’on réalise les sacrifices nécessaires à l’intégration  de cette ligue ultra-compétitive. Pour notre grand bonheur le vice est partout, même dans une NBA qui se veut si lisse et policée. 

  • NBA French Connection #3

    NBA French Connection #3

    Chaque semaine Clutch Time vous propose un petit focus sur nos français de NBA et de G-League, afin de faire le point sur les performances de nos compatriotes outre-Atlantique.


    source : FFB, montage CTFrench

    Après une semaine d’absence, ClutchTime vous propose un gros récap sur les performances de nos frenchies depuis deux semaines. Entre le passage de la NBA à Paris, le MLK Day, les hommages succesifs autour de la disparition de Kobe Bryant et la sélection pour le All-Star Game de notre « Gobzilla », le programme est plutôt chargé. Installez-vous confortablement lecteurs et lectrices ClutchTimers.


    Les Tauliers

    AFP

    Nicolas Batum – Charlotte Hornets (12ème à l’Est)

    3.6pts (34.6% FG dont 28.6% à 3pts), 4.5rbds, 3ast, 0.8stl, 0.4blk (22 matchs)

    Deux semaines diamétralement opposées pour Batum qui a connu le privilège de jouer un match de saison régulière à Paris face aux Bucks (116 à 103), match durant lequel le trentenaire a été plutôt maladroit avec 5 points (1/8 dont 0/3 à 3pts), 6 rebonds et 5 passes et une défense pas toujours irréprochable sur son vis-à-vis Khris Middleton. En début de semaine le Hornet sortait d’une performance très discrète face au Magic, en passant à peine plus d’un quart d’heure sur le terrain et terminant avec trois petits points (6 rebonds et 2 passes) dans la large défaite de Charlotte (106 à 83). 

    Au final c’est tout ce qu’il y a à retenir des deux dernières semaines de Nicolas Batum. L’international français n’a en effet participé à aucune rencontre cette semaine ce qui, il faut le reconnaître, est assez logique aux vues des performances du français et du parcours des Charlotte Hornets (dix défaites sur leur treize derniers matchs). Alors que dire de plus sur Batum à part qu’il ne rentre plus vraiment désormais dans les plans de James Borrego. Pourtant enthousiasmé par son séjour parisien et l’opportunité de voir la NBA s’installer à Paris, il n’en reste pas moins qu’un discours de façade de la part du joueur qui tente de masquer une situation sportive de plus en plus compliquée avec sa franchise.

    Evan Fournier – Orlando Magic (8ème à l’Est)

    18.6pts (46% FG dont 39.4% à 3pts), 2.6rbds, 3.4ast, 1.1stl, 0.2blk (48 matchs)

    Notre Vavane connaît une mauvaise passe depuis une semaine. Tout avait pourtant bien démarré il y a deux semaines avec un succès très large face aux Hornets et un Fournier en feu au tir, auteur de 26 points (6/8 derrière l’arc) pour le MLK Day. Mais depuis le Magic est tombé dans une spirale négative de défaite (cinq de suite) avec des performances du français qui ont progressivement décliné. Hormis un nouveau match à plus de trente points face à Boston vendredi dernier, le français du Magic a vu son adresse chutée au fil des matchs, passant de 40% à longue distance sur le début de saison, à un peu moins de 35%.

    Ce déclin n’a pour l’heure pas énormément affecté l’objectif d’Orlando de se qualifier pour les playoffs, puisque la franchise floridienne occupe toujours la 8ème place à l’Est, mais la forme actuelle de Fournier pose quelques questions sur sa situation avec le Magic. Son nom a d’ailleurs été encore associé à de nouvelles rumeurs de trade même si le joueur affirme ne pas y prêter attention, préférant se focaliser sur sa saison. Cette semaine néanmoins il n’a pas pu empêcher trois nouvelles défaites des siens avec des performances très en deçà de ses standards (10.4 points à 24.4% dont 18.2% à 3pts), se rattrapant dans un rôle de leader altruiste (8 passes face à Miami lundi).

    Rudy Gobert – Utah Jazz (4ème à l’Ouest)

    15.6pts (68.7% FG), 14.5rbds, 1.6ast, 0.7stl, 2blk (47 matchs)

    Enfin ! Quel soulagement de voir notre Rudy Gobert finalement sélectionné pour le prochain All-Star Game de Chicago (16 février). Une longue attente qui vient récompenser une saison et un mois de janvier surtout réussi pour le pivot du Jazz qui tourne depuis ce début d’année à 17.1 points, 14.9 rebonds et 2.3 contres par match. La semaine dernière le Jazz avait remporté notamment deux matchs de suite avec plus de 30 points d’écarts, Rudy s’illustrant de la plus belle des manières avec un +/- de 27.5 ! Gobert tient la raquette du Jazz d’une main de maître cette saison tandis que son équipe occupe désormais la 4ème place de la conférence Ouest.

    Pour saluer cette première sélection d’un français pour le match des étoiles depuis Tony Parker, un autre français de la ligue s’est empressé de féliciter à sa manière le pivot originaire de Saint-Quentin, il s’agit de Evan Fournier qui ira de son tweet très personnalisé à l’attention de son coéquipier en équipe de France.

    Cette semaine fut en revanche nettement moins réjouissante pour Rudy et ses coéquipiers qui viennent de subir quatre revers de suite (au cours de trois matchs à l’extérieur), Gobert perdant un peu plus d’impact offensive dans le jeu du Jazz (moins de sept tirs tentés à 65.4% d’adresse), le français a notamment subi pas mal de fautes face à Houston et San Antonio, offrant un grand nombre de lancers au français sans que ce dernier ne parvienne à convertir ces occasions. Le français a notamment eu beaucoup de mal à défendre sur le jeu extérieur des Spurs et des Rockets avant de se faire mâcher défensivement par Portland et Whiteside samedi (6 points seulement et 11 rebonds).

    Ian Mahinmi – Washington Wizards (10ème à l’Est)

    8.1pts (50.3% FG dont 22.7% à 3pts), 6.1rbds, 1.5ast, 0.8stl, 1.4blk (28 matchs)

    Si le MLK Day est souvent l’occasion d’assister à de grosses performances de la part d’une équipe ou d’un joueur, Mahinmi a semble-t-il surpris son monde avec une performance de très gros calibre lors de la victoire des Wizards face aux Pistons (106-100). Auteur de 21 points (9/10), 7 rebonds, 1 passes, 2 interceptions et 3 contres en seulement 23 minutes de jeu, le pivot des Wizards a été tout bonnement le meilleur joueur de son équipe en attaque et en défense pour aller chercher cette victoire de prestige en ce jour si particulier. 

    Depuis cette soirée, les performances du joueur sont revenues à la normale, plafonnant à un peu moins de 7 points et 7 rebonds depuis cinq matchs, mais avec tout de même trois victoires supplémentaires, permettant désormais à Washington d’occuper la 10ème place à l’Est. Le français compense un certain manque d’efficacité en attaque par une bonne activité défensive alors qu’il partage toujours énormément son temps de jeu avec Thomas Bryant au poste 5.


    Les Apprentis

    Chris Elise

    Timothé Luwawu-Cabarrot – Brooklyn Nets (8ème à l’Est) (Long Island Nets)

    4.9pts (43.8% FG dont 40.4% à 3pts), 2rbds, 0.6ast, 0.4stl (24 matchs)

    Après avoir signé un nouveau contrat Two-way la semaine dernière, TLC a connu une quinzaine plutôt discrète. Malgré une très bonne performance en sortie de banc face aux Sixers (12 points, 1 rebond, 1 interception), le français a vu son temps de jeu se réduire de manière significative au cours des derniers matchs avec en moyenne moins de cinq minutes de jeu, soit trois fois moins de minutes passées sur les parquets que sur l’ensemble de la saison. La faute évidemment à un retour en forme de Kyrie Irving et des minutes au niveau du back-court que se partagent majoritairement l’ex-cavalier et Garrett Temple. 

    Désormais rétrogradé derrière Dinwiddie et LeVert dans la rotation des Nets, le français va devoir s’accrocher pour retrouver un temps de jeu suffisamment proche de ses standards cette saison, sous peine de se retrouver en bout de rotation sur des garbage time. Avec seulement trois points de moyenne sur ses quatre derniers matchs, Timothé n’a pas vraiment pesé dans le jeu et les résultats des Nets au point même que Kenny Atkinson ne l’ait pas fait rentrer à Detroit et Washington. Espérons que ce nouveau contrat court ne soit pas le signe d’un retour progressif en G-League pour celui qui recevait il a peu encore, les louanges du staff de Brooklyn.

    Frank Ntilikina – New York Knicks (14ème à l’Est)

    5.9pts (37.8% FG dont 31.7% à 3pts), 2.2rbds, 3ast, 1stl, 0.4blk (44 matchs)

    Les semaines se suivent et se ressemblent de plus en plus pour le meneur des Knicks qui n’a toujours pas retrouvé une place de titulaire dans l’effectif de Mike Miller et cela malgré un temps de jeu qui avoisine toujours les quinze minutes. Le français oscille toujours entre le correct et (11 points face à Brooklyn) et les trous d’air (0 point à 0/8 face aux Lakers ou encore 2 points face aux Raptors). Avec des apports aussi limités les Knicks sont tout de même parvenus à gagner quelques matchs sans lui, une preuve supplémentaire que le rôle de Frank aux Knicks s’amenuise au fil des mois.

    Le plus inquiétant pour le français c’est son temps de jeu qui a pas mal dégringolé sur les deux derniers matchs de New York. Avec seulement trois minutes passées sur le terrain face à Charlotte (3 points) et un DNP pour la réception de Memphis mercredi, on constate que Dennis Smith Jr. et Elfrid Payton semblent avoir les faveurs de l’entraîneur depuis plusieurs jours et que sa blessure à l’aine qui l’a tenu écarté du déplacement à Indiana ne semble pas impacter le jeu des Knicks.

    Elie Okobo – Phoenix Suns (9ème à l’Ouest)

    4.3pts (39.1% FG dont 35.2% à 3pts), 1.5rbds, 2ast, 0.4stl, 0.1blk (38 matchs)

    Elie Okobo fait également partie des joueurs français qui connaissent une baisse de forme depuis quelques jours. En dépit d’un bon match face à San Antonio la semaine dernière (11 points, 5 rebonds et 3 passes) le bencher des Suns a depuis enchaîné trois feuilles de match vierges au scoring. Des productions dans le jeu extrêmement faible et un temps de jeu qui s’est réduit depuis une semaine au point même de voir notre Elie sur le banc durant toute la rencontre face au Thunder vendredi (défaite 111 à 107).

    Une situation inédite pour le joueur depuis plus d’un mois, lui qui avait fait sensation en remplacement de Rubio, devenant le backup de l’espagnol dans la rotation de Monty Williams. Lors de ses deux dernières sorties, Ty Jerome et Jevon Carter lui ont été préféré par l’entraîneur des Suns qui tente de nouvelles combinaisons avec sa rotation dira-t-on mais qui peut aussi amener le joueur à faire le point sur sa mauvaise passe et dont les performances sont assez en dent de scie cette saison, en particulier depuis la mi-janvier.


    Les Novices

    Carlos Osorio

    Sekou Doumbouya – Detroit Pistons (9ème à l’Est)

    6.7pts (44.1% FG dont 27.5% à 3pts), 3.1rbds, 0.4ast, 0.5stl, 0.3blk (22 matchs)

    Le rookie de Detroit se heurte depuis une semaine à un plafond de verre. Plus généralement appelé le « Rookie Wall », notre ami Sekou connaît une sérieuse chute de tension sur le plan statistiques avec les Pistons, au point même d’avoir été rappelé à l’ordre par son coach Dwyane Casey lorsque ce dernier s’est permis d’arriver en retard à un entraînement. Résultat le français sera écarté du cinq de départ lors de la réception des Kings (victoire 127 à 106), rencontre durant laquelle Doumbouya a une fois encore manqué d’adresse et s’est retrouvé vite largué en attaque (4 points, 7 rebonds). 

    Certes le joueur fait toujours preuve d’une belle activité défensive et ne ménage pas ses efforts mais comme beaucoup d’autres rookies ce mois-ci, le rythme du joueur et son application technique ont atteint une certaine limite. Avec cinq défaites de suite concédées, Sekou Doumbouya n’a pas eu le rendement suffisant dans le jeu des siens, souffrant de son adresse aux tirs très médiocre (27.6% FG dont 06.7% à 3points) et de sanction au niveau du temps de jeu depuis le match face à Brooklyn et ce week-end face à Toronto, rencontre à laquelle il ne participera pas.

    Vincent Poirier – Boston Celtics (4ème à l’Est) (Maine Red Claws)

    1.8pts (42.3% FG dont 50% à 3pts), 1.9rbds, 0.3ast, 0.1stl, 0.4blk (16 matchs)

    Vincent Poirier a enfin atteint la barre des dix minutes passées sur un terrain au cours d’un match. La semaine dernière l’ancien joueur du Fener’ a enfin pu bénéficier d’une dizaine de minutes de jeu face à Memphis puis face à Orlando réalisant presque la passe de trois face aux Pelicans (9″). Malgré cette soudaine exposition, le français n’a guère été mis en avant offensivement à l’exception de sa rentrée face aux Lakers il y a quinze jours, terminant avec 5 points, 3 rebonds, 1 passe et 2 contres en à peine plus de 6 minutes. Difficile dans ces conditions de juger les qualités offensives du joueurs et son apport dans le jeu small ball des Celtics.

    C’est bien plus pour son gabarit imposant, qui dissuade ses adversaires, que Brad Stevens retient encore le français dans son roster. Capable d’imposer son physique et un jeu défensif rude sur la plupart des intérieurs, le français capte en moyenne près de deux rebonds par match saupoudrer de quelques contres défensifs qui font du bien à la raquette des Celtics. Cette semaine malheureusement, Vincent a encore une fois ciré le banc face à Miami et Philadelphie au profit de joueurs plus mobile comme Grant Williams et Semi Ojeleye. Malgré les absences de Robert Williams et Enes Kanter au poste, Brad Stevens ne daigne pas lui accorder plus de temps de jeu dans la rotation avec l’allemand Daniel Theis, au grand dam de ses plus fervents supporters.


    Les Réservistes

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    Jaylen Hoard – Texas Legends (12ème de G-League)
    (Portland Trail Blazers)

    18.1pts (52% FG dont 19.2% à 3pts), 6.6rbds, 1.9ast, 0.6stl, 0.4blk (14 matchs)

    De retour en G-League après un dernier match face aux Warriors (victoire 129 à 124 avec 2 points, 7 rebonds et 1 passe), le joueur des Texas Legends n’a pas mis longtemps avant de se remettre dans le rythme de l’équipe réserve des Mavericks. En inscrivant 34 points (12/22) face à Oklahoma City Blue, le frenchie de Portland a retrouvé ses marques, tournant à 17 points (50% FG dont 30% à 3pts), 8.6 rebonds et 2 passes sur ses cinq derniers matchs.

    Ce qui reste appréciable dans les performances du joueur c’est son style percutant et athlétique qu’il met aussi bien au service de la défense que de l’attaque des Legends. Un profil qui devrait, on l’espère, inciter les Blazers à redonner sa chance au français d’ici la fin de la saison, surtout si ce dernier réalise encore de gros cartons offensifs.

    Adam Mokoka – Windy City Bulls (24ème de G-League)

    23 matchs – 9.4 points (36.3% – 32.3% à 3pts), 5.7 rebonds, 2.8 passes, 1.3 interceptions, 0.4 contres

    Adam Mokoka a eu beau faire un petit détour par la case NBA cette semaine, difficile pour nous de citer le joueur dans une autre catégorie que cette dernière tant ses prestations furent anecdotiques. Rentré en jeu d’abord face aux Kings, le meneur arrière n’a joué que deux minutes le temps pour lui de rater deux tirs à trois points dans la défaite 81 à 98 des Bulls. On retrouvera le français guère plus longtemps à Brooklyn (défaite 133-118) et Toronto (défaite 129-102), cumulant à peine plus de dix minutes de jeu avec une seule interception pour zéro point inscrit (0/4 FG) lors de ses trois rencontres.

    Repassé par la case G-League entre temps, le meneur des Windy City Bulls a de nouveau été en galère avec son adresse à trois points face aux Grand Rapids Drive (8 points à 2/10 derrière l’arc) alors que son équipe subissait une troisième défaite de suite (83-107). Si on ajoute les 6 turnovers concédés pour 5 rebonds et 3 passes, la seule performance de ces quinze derniers jours du français en ligue de développement est encore loin de lui permettre un statut de joueur permanent en fin de rotation avec les Chicago Bulls.

    William Howard – Rio Grande Valley Vipers (25ème de G-League)

    28 matchs – 13.8 points (50.9% – 38.9% à 3pts), 5.3 rebonds, 2.8 passes, 1.5 interceptions, 0.6 contres

    Toujours pas encore mis à l’essai par les Rockets de Houston, William Howard continue de performer sous les couleurs des Vipers de Rio Grande Valley. Avec notamment 25 points inscrits face aux Suns de Northern Arizona puis 19 et 18 points face à SkyForce Sioux Falls, l’ancien limougeaud a été un élément décisif de son équipe pour obtenir deux nouvelles victoires importantes pour son équipe qui s’éloigne du bas du classement. 

    En revanche le joueur fut en grande difficulté avec son adresse derrière l’arc, affichant un pauvre 25% d’adresse. Howard a notamment connu un très gros trou d’air dans la défaite des Vipers face aux Lakers de South Bay (113-128) cette semaine, terminant la partie avec 3 points, 4 rebonds et 3 passes à 0/7 sur la ligne des trois points. Le joueur reste en revanche toujours suffisamment précieux aux rebonds (5.5) et dans la distribution du jeu (3), apportant de l’alternance dans le jeu texan.