Pour les amateurs de sport qui aiment prolonger le plaisir après le coup de sifflet final, suivre les cotes et les marchés peut ajouter une autre dimension à l'analyse des matchs. En France, la pratique du pari sportif évolue et certains joueurs se tournent désormais vers des plateformes acceptant les cryptomonnaies ; pour s'y retrouver, un comparatif des bookmakers crypto permet d'identifier les offres disponibles et de comparer leurs conditions en toute transparence. Comme toujours, il convient de miser de manière responsable et de ne jouer que ce que l'on peut se permettre de perdre.

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  • NBA Paris Game Week 2020

    NBA Paris Game Week 2020

    La semaine dernière ClutchTime était présent à la NBA House, lieu entièrement aménagé pour la communauté et les fans de la NBA, à l’occasion du match organisé à l’Accor Hotel Arena de Paris entre les Hornets de Charlotte et les Bucks de Milwaukee. Durant plusieurs jours, amateurs et professionnels se sont sont donné rendez-vous pour assister à des shows uniques qui ont notamment vu défiler plusieurs personnalités du basket américain et français dans une ambiance inédite au sein de l’hexagone.


    NBA Paris Game, la génèse

    Fin mars, la nouvelle est tombée, Paris accueillera un match de NBA pour la toute première fois de son histoire. La folle rumeur de ce début d’année 2019 fut confirmée par la ligue dans un communiqué de presse. Après Londres depuis 2011, Paris devient donc la seconde capitale européenne à accueillir un match de saison régulière, dans le cadre des NBA Global Games, après plusieurs années de négociations selon les mots du patron de la ligue, Adam Silver.

    Pour les amateurs de sport qui aiment prolonger le plaisir après le coup de sifflet final, suivre les cotes et les marchés peut ajouter une autre dimension à l'analyse des matchs. En France, la pratique du pari sportif évolue et certains joueurs se tournent désormais vers des plateformes acceptant les cryptomonnaies ; pour s'y retrouver, un comparatif des bookmakers crypto permet d'identifier les offres disponibles et de comparer leurs conditions en toute transparence. Comme toujours, il convient de miser de manière responsable et de ne jouer que ce que l'on peut se permettre de perdre.

    Les Charlotte Hornets et les Milwaukee Bucks ont donc été choisis comme les heureux participants à ce match de gala qui se déroulera le 24 janvier 2020 à l’Accor Hotel Arena. Une affiche de prestige pour cette salle qui a néanmoins déjà reçu la visite de plusieurs franchises américaines dans le cadre de rencontres de pré-saison entre 1994 et 2010.

    Dell Curry et Muggsy Bogues quinze années auparavant – source : Baby T.E.R

    Dix ans après la dernière visite d’une équipe NBA, la grande ligue nord-américaine va donc fêter son retour en grande pompe, pour le plus grand bonheur des fans parisiens et français. En exportant de nouveau un match au-delà de ses frontières, la grande ligue souhaite d’abord consolider ses parts de marchés en France (et en Europe plus globalement), surtout depuis la rupture totale avec le marché chinois, accusant des pertes d’argent substantielles.

    Les Charlotte Hornets sont fiers de pouvoir participer au premier match de saison régulière de l’histoire organisé à Paris. J’ai vu directement, pour avoir joué des matches de préparation en France, la passion des supporters français pour la NBA.

    Michael Jordan, propriétaire des Charlotte Hornets

    Des ventes records mais des places bien trop chères

    Nous voilà rendu fin octobre. Les premières places sont à peine mises en ventes depuis le 25 (le 23 depuis la prévente), que déjà les réactions fusent de toutes parts. En effet une certaine hystérie générale va finalement laissée place à la colère et la déception des fans toujours fanny dans l’espoir de décrocher une place depuis le site. Avec près de 100 000 personnes inscrites, les spots s’arrachent à prix d’or au grand désespoir de certains.

    Alors que les précieux sésames partent comme des petits pains, se met alors en place différentes manoeuvres afin de revendre les places à des prix exorbitants. L’on pouvait déjà trouver après quelques jours des billets avoisinant les 3 000€, soit un gain quatre à six fois supérieur au montant initial.

    Malgré cet accroc marketing, la ligue se frotte déjà les mains à l’idée de faire salle comble en si peu de temps, pour une première qui s’annonce déjà réussie sur le plan de l’affluence. Reste donc désormais à mettre en place toute la partie comm’ autour de l’évènement.

    Une programmation aux petits oignons

    Dès le mois de septembre, la NBA pose déjà les bases de cet évènement en organisant une rencontre avec le commentateur et ancien joueur des Rockets, Kenny Smith. Grâce au partenariat de la ville de Paris et d’un comité sportif olympiques et paralympiques, vingt enfants du centre de loisirs élémentaire Auguste Perret (13e) ont participé à cette rencontre qui fut le point de départ du projet « Jr. NBA Reporters », programme d’accompagnement pédagogique sur l’univers du basket dont l’objectif était la découverte du journalisme sportif pour des enfants de 10-11 ans, organisé dans les locaux de BeIn Sports notamment.

    22 Rue Duperré, 75009 Paris

    D’autres programmes sont d’ailleurs prévus durant plusieurs semaines à la fois avant et après le match qui se déroulera dans la soirée du 24 janvier. Parmi ces évènements on note des tournois de e-sport sur NBA2K 20, franchise phare du jeu vidéo de basket depuis plus de dix ans, l’inauguration d’un terrain de basket flambant neuf du côté de Pigalle, le célèbre playground Duperré, rénové pour l’occasion ou encore une exposition dédiée à la carrière de joueur de Tony Parker autour de l’hôtel de ville parisien.

    Par ailleurs, en parallèle de l’évènement, l’organisation annonce courant novembre la création d’un espace dédié entièrement à la NBA, qui permettra aux fans du monde entier de se retrouver autour de plusieurs animations, stands commerciaux et des rencontres exceptionnelles de Kareem Abdul-Jabbar, Muggsy Bogues, Dell Curry à Dikembe Mutombo ou encore Bruce Bowen. Rien que ça !


    La Semaine NBA à Paris

    Hôtel de ville de Paris aux couleurs de la NBA

    À peine arrivés le mardi dans la journée pour les Bucks et dans la nuit pour les Hornets à Paris-Charles De Gaulle, que les deux formations sont déjà sollicitées de toutes parts. Les deux franchises qui partage le même sponsor, rendent visite aux joueurs du Paris Saint-Germain, au Parc des Princes pour une rencontre décontractée et joyeuse aux côtés des stars du ballon rond, Neymar, MBappé entre autres. Les joueurs présents discutent, échangent et se prêtent même à des ateliers foot ou une séance de jonglage improvisé au bord du terrain comme pour le Greek Freak.

    Les démarches de comm’ ne s’arrêtent pas là puisque rendez-vous est donné dans la soirée pour les deux équipes à Maisons-Alfort dans la boutique Louis Vuitton afin de découvrir un trophée Larry O’Brien déposé dans un nouvel écrin, une retouche « so chic » à la française avant de voir quelques joueurs des Bucks prendre la direction d’un gymnase parisien où se déroule la finale du tournoi 3X3 « The Paris Ring », organisé par Nike dans la capitale.

    Les joueurs vont également aller à la rencontre des fans dans la rue mais surtout se prendre à faire les touristes, profitant d’un moment de détente autour de la découverte de la capitale pour certains (visites du Palais Garnier, de l’Arc de triomphe entre autres) et de balades pour flâner comme il se doit. La visite se termine évidemment par la traditionnelle photo de groupe devant la Tour Eiffel qui apparaît inhabituellement plus petite en arrière-plan, derrière les carrures imposantes des joueurs.

    Twitter

    NBA Cares

    On retiendra surtout de cette semaine très spéciale les différentes actions caritatives dans les hôpitaux et interventions des deux équipes auprès des jeunes de quartiers. Mercredi, plusieurs joueurs se sont ainsi rendus au chevet d’enfants malades et hospitalisés dans les hôpitaux de Saint-Louis, Saint-Maurice et Necker à Paris ainsi que l’Institut Curie, enfants qui seront naturellement présents au match le 24 janvier.

    Par ailleurs, la NBA à travers son programme Jr. NBA, a mis en place plusieurs journées (du 19 au 23 janvier) dédiées à l’apprentissage du basket, de ses règles et de ses valeurs au Gymnase Didot (14ème). Au programme les NBA Clinics, des séances de coaching de coachs et de jeunes basketteurs parisiens et franciliens avec la présence exceptionnelle des ex-internationaux français Cathy Melain et Ronny Turiaf, ainsi que Vincent Collet, Joe Prunty (ancien coach NBA) et des membres des staff des Hornets et des Bucks


    La NBA House de Paris

    Située à la Halle des Blancs Manteaux, 48 rue Vieille du Temple (4ème), la NBA House s’est ouverte le jeudi 23 janvier, veille du match afin de s’installer pendant tout le weekend de festivités jusqu’à dimanche soir. Ouverte les après-midi à l’heure du déjeuner jusqu’en début de soirée, ce lieu unique en France va donc permettre aux fans et aux curieux de se retrouver autour du basket avec la présence de plusieurs partenaires de l’évènement, dont le NBA Store de Paris.

    Parmi ces différents stands, l’on pouvait retrouver un atelier Foot Locker afin de repartir avec une paire de sneakers customizée, un Skills Challenge, des plateformes d’arcade de basket ou encore une cabine de commentateur sportif pour une immersion plus vraie que nature dans la peau d’un commentateur de BeIn Sports. Installé en plein milieu de la salle, un demi-terrain de basket offrait aux visiteurs de l’animation, des concours et surtout la présence d’invités exceptionnels tels que Kareem Abdul-Jabbar, Dell Curry, Muggsy Bogues, Tony Parker ou encore Bruce Bowen. The Show Must Go On !

    https://twitter.com/AfterTheJumpNBA/status/1220663377581744128

    ClutchTime était présent là-bas le jour du match, l’occasion pour nous de voir d’un peu plus près le concept, d’assister à différentes animations et de prendre la température de la salle à quelques heures du début du match. Nous avons d’ailleurs rencontré Guillaume, un des membres de l’organisation de cet évènement (DopplerParis), qui nous a confié ses impressions sur la venue de la NBA à Paris.

    Je joue au basket depuis mes six ans. C’est grâce à mon père que je suis devenu passionné par le basket et la NBA. C’est une opportunité unique d’avoir un match ici en France. L’occasion est vraiment belle de montrer que le basket français a de l’importance dans le monde. Organisé un évènement comme celui-là à Paris c’était évident car c’est une ville cosmopolite qui a énormément d’impact dans le monde et en Europe. Il y a tellement de chose à dire ou à voir dans cette ville !

    Et sur l’éventualité de voir une franchise NBA s’installée à Paris, l’intéressé semble convaincu que tout peut être mis en oeuvre pour y arriver

    D’ici quatre ou cinq ans je pense que c’est faisable même si c’est difficile de donner une date précise, mais on pense et on espère que ça se fera

    Le soir du match était organisée une « Viewing Party », soirée privée pour la retransmission du match, diffusé par BeIn Sports en direct sur grand écran. Une soirée spéciale afin de vivre l’expérience NBA House dans une atmosphère plus détendu et intime autour de nouvelles animations et jeux concours afin de gagner un ensemble de lots merchandising (casquette, t-shirt, maillots, jeux NBA 2K20 ou encore un abonnement d’un an à BeIn Sports).


    Le Compte-rendu du match

    De retour à la compétition et passées les promotions, visites et séances de dédicaces, les joueurs se sont remis au boulot assez rapidement le jeudi lors de leurs sessions d’entraînement respectives. Accueillis comme des superstars, en conférence d’avant-match Giannis Antetokounmpo déclara avoir adoré cette ambiance sur place et qu’il était impatient de pouvoir jouer devant le public parisien.

    J’espère que c’est quelque chose que la NBA va reproduire tous les ans. Les fans nous soutiennent tout autour du monde, c’est donc une bonne initiative qui nous rapproche d’eux. Paris a vraiment une énergie particulière, et j’adore ça.

    Inside Basket
    Basket USA

    Côté Hornets ou plutôt côté français, Nicolas Batum ne cachait pas non plus sa joie et sa fierté de pouvoir jouer ici, chez lui devant son public.

    C’est un moment assez émouvant dans une carrière. En tant que joueur non-américain de faire un match NBA dans son propre pays, c’est quand même assez particulier. Tony et Ronny ont vécu ces matchs là en pré-saison, mais là c’est un match officiel et c’est la première fois que ça arrive en France. Je suis fier d’être le premier à faire ça.

    France Info

    Victoire poussive de Milwaukee 116 à 103 face à des Hornets accrocheurs

    Twitter

    Après un hommage rendu à Tony Parker en présence de Bruce Bowen, Ronny Turiaf et Nicolas Batum et devant près 16 000 spectateurs les deux équipes rentrent sur le parquet dans une ambiance chauffé à blanc. Devant un parterre de stars, retentit alors les deux hymnes, d’abord américaine interprétée par la soprano Nicole Taylor puis l’hymne française avec à la guitare le musicien Waxx qui nous donne une version revisitée de la Marseillaise version rock.

    Le match en lui-même va démarrer plutôt crescendo. Les Bucks en rodage avec leur adresse vont tomber sur une solide défense des Hornets en première mi-temps et il faudra finalement un dunk surpuissant de Giannis pour déclencher les premières réactions notables du public. Titulaire dès le début de la partie, Nico Batum a quand à lui un peu plus déçu les supporters venus en masse le soutenir et l’acclamer au moment de la présentation des équipes. Menés pendant toute la première période les Bucks vont finalement se réveiller grâce à leur ailier grec qui n’a pas déçu grand monde ce soir à Paris.

    Plus en jambe dans la deuxième période, les Bucks vont reprendre leur rythme de croisière de la saison pour finalement venir à bout d’une équipe des Hornets vaillante mais trop juste sur le plan collectif pour stopper le rouleau compresseur grec. Le MVP en titre va d’ailleurs terminer la partie avec 30 points, 16 rebonds et 6 passes, bien secondé par son meneur de jeu Eric Bledsoe (20 points, 5 passes) et son remplaçant George Hill (16 points).

    AFP

    Côté Hornets, Batum va terminer avec une feuille de match très discrète (5 points, 6 rebonds, 5 passes) alors que Malik Monk en sortie de banc nous gratifiait de sa meilleure performance en carrière (31 points, 5 passes, 5 rebonds) avec de gros dunks, qui contrastait avec les 19 points de Graham ou encore les 18 points de Marvin Williams en sortie de banc. On notera toutefois les applaudissements du public parisien au moment de la sortie de Nicolas Batum à la fin du match.

    Tandis que la salle commençait à se vider doucement, les supporters venus en nombre semblaient être ravis du spectacle proposé ce soir en exclusivité et espèrent évidemment pouvoir revenir l’année prochaine alors que la ligue a confirmée quelques heures auparavant qu’elle réitérera l’expérience en 2021. Commencez déjà à faire des économies parce que l’aventure NBA à Paris commence à peine.

    Reuters
  • Le carnet des rookies 4.0

    Le carnet des rookies 4.0

    Chaque semaine ClutchTime vous propose un petit focus sur les rookies afin de faire le point sur les bonnes ou mauvaises performances à retenir.

    Depuis dimanche dernier, des familles et la NBA sont endeuillées par ce tragique accident. Kobe Bryant nous manque déjà et restera à jamais dans nos mémoires. Il est possible de retrouver chez certains joueurs actuels quelques uns de ses fadeaway jumpers, ses moves poste bas, son mâchouillage de jersey. Profitons des tous ces artistes qui nous font vibrer à travers ce sport que l’on aime tant.

    Cette semaine, nous évoquons les débuts tant attendus de Zion et ce que l’on peut retenir des performances de ces derniers jours pour les autres débutants. (les statistiques sont arrêtées au 29/01/20)

    Ils sont l’avenir et ils assurent déjà le show

    CBS Sports
    Zion Williamson, PF, New Orleans : 4m, 18pts, 8.3rds, 1.5pds

    L’impatience qui animait l’univers NBA s’est évaporée. Les fans et les journalistes se tournaient régulièrement vers la Nouvelle Orleans en quête d’informations sur le prodige, comme un client au restaurant fixant du regard avec insistance le serveur pour recevoir enfin son dessert. C’est face aux Spurs que Zion a marqué son premier panier. Malgré un début de rencontre compliqué, Williamson va nous servir un succulent 4e quart-temps avec 17 points de suite (4/4 à 3pts) permettant ainsi aux Pelicans de revenir au score.

    Un coup de chaud stoppé par le staff médical suivi du coach Alvin Gentry afin de préserver le joyau.

    « J’ai checké avec le staff médical et ils m’ont dit : ‘Il doit sortir’. J’ai dit : ‘Je ne le sors pas tout de suite, je le fais encore jouer 2 minutes’. Et il a mis trois 3-points. Il m’a dit : ‘Coach, je peux gagner ce match’. J’ai dit : ‘Je sais, mais je dois te sortir’. » Alvin Gentry

    via ESPN

    Des précautions similaires sont prises face aux Nuggets. Son temps de jeu est légèrement en hausse mais toujours pas de Zion dans le money time. Dans ce match, le rookie a montré qu’il pouvait être un problème pour ses adversaires au poste bas. Bien qu’il cherche naturellement à se retrouver en position de tir sur sa main gauche, il faut avouer qu’il a un bon touché.

    Le staff des Pelicans essaye pour l’instant de contenir la bête, mais il est évident qu’il apporte énormément sur le terrain. Son entente avec le meneur Lonzo Ball saute aux yeux et peut se révéler redoutable pour les semaines à venir.

    Bien que San Antonio l’ait complètement laissé ouvert à 7.23m, Williamson se nourrit principalement « in the paint », avec près de 83% de tentatives (via NBA.com). Les Pelicans peuvent encore accrocher les Playoffs, et le retour de Zion ne peut que les aider (29′ dans la victoire à Cleveland).

    Ja Morant, PG, Memphis Grizzlies : 41m, 17.5pts, 3.5rds, 7.1pds

    L’arrière a connu son plus mauvais match mercredi dernier à Boston. Une défaite de 24 points d’écart, seulement 2pts en 24 minutes et une défense sur Kemba Walker guère convaincante. Tous les rookies peuvent passer à travers et Ja s’est repris en allant chercher la victoire à Detroit (16pts & 12pds) puis contre Phoenix (23pts & 8pds). Le meneur est toujours aussi spectaculaire et continue de nous gratifier de quelques unes de ses inventions.

    Memphis tient toujours sa 8e place à l’ouest. Leur rookie fait toujours partie des joueurs les plus dangereux de la ligue (top 15) sur les drives avec 9.8pts et 2.2pds par match lorsque Morant attaque le cercle (via NBA.com). Sa prestation dans la belle vicoitre contre les Nuggets est impressionnante (14pts, 6rds, 7pds 4ints) de part son influence sur le jeu, les Grizzlies tiennent là un pur magicien.

    On veut les voir plus longtemps sur le terrain

    YouTube
    Tyler Herro, SG, Miami Heat : 44m, 13.1pts, 4.2rds, 2pds

    La semaine dernière, Tyler Herro était absent de notre carnet suite à des ennuis physiques l’empêchant ainsi de jouer plusieurs matchs et de performer. Cette période n’est plus qu’un mauvais souvenir, dès son retour l’arrière a enchaîné trois matchs de suite à plus de trente minutes de jeu (40′ contre les Clippers). Il a repris des couleurs en scorant 25 points dans la victoire en prolongation contre Washington avec un superbe 7/9 à 3 points.

    Une performance qui lui vaudra des compliments de la part d’un autre spécialiste en la matière, Bradley Beal :

    « Il a une équipe qui veut qu’il shoote, et il est capable de ce genre de choses. Donc il va aller sur le terrain et ne pas hésiter. C’est incroyable de voir à quel point il est jeune, humble et fait très attention à sa mécanique de tirs. C’est génial de voir ça à cet âge, c’est un bon joueur. » Bradley Beal

    via The Athletic

    C’est tout simplement le rookie qui rentre le plus de tirs à 3pts par match (2.2), l’ancien de Kentucky est déjà une vraie menace extérieure, mais il n’est pas non plus un simple shooteur, en effet, Tyler Herro peut poser plusieurs dribbles et driver en direction du cercle pour finir près du cercle.

    L’absence de son collègue de promotion Kendrick Nunn, lui a donné l’opportunité de jouer dans le 5 majeur contre Orlando et contre Boston. Bien que le rookie ne soit pas à l’abri d’un trou d’air (6pts vs Boston), il est tout à fait envisageable que coach Spo lui offre plus de situations de pick & roll balle en main.

    Michael Porter Jr, SF, Denver Nuggets : 37m, 7.7pts, 4rds, 0.7pd

    A chaque match, MPJ prend petit à petit confiance en attaque comme nous gagnons chaque jour quelques secondes supplémentaires d’ensoleillement. Le rookie prend plus de tirs sur ses dernières sorties (12, 15, 12 et 7) avec un taux de réussite plus qu’intéressant (53.2%). L’indisponibilité de Jamal Murray a effectivement redistribué les cartes et les problèmes aux tirs de l’arrière Gary Harris viennent gonfler le nombre d’opportunités pour MPJ. C’est derrière la ligne à trois points qu’il s’est montré efficace: 4/8 contre Minnesota, 3/7 contre New Orleans et 4/6 contre Houston. Avec une moyenne de 2.8, il est le rookie le plus prolifique à trois points sur ces cinq derniers matchs (via NBA.com). Le staff des Nuggets peut se reposer sur le talent indéniable du 14e choix de la draft 2018 pour débloquer certaines situations comme ce fut le cas contre les Rockets dimanche dernier.

    https://www.youtube.com/watch?v=2xLGXsEsOo0

    MPJ est aussi présent au rebond avec une moyenne de 10.2 prises de moyenne sur ses cinq derniers matchs.

    Ne vous fiez pas à leur âge, ils savent comment gagner des matchs

    ELIZABETH ROBERTSON – The Philadelphia Inquirer
    Matisse Thybulle, SG, Philadelphie Sixers : 40m, 4.9pts, 1.6rds, 1.3pds, 1.5ints, 0.8blk

    Jusqu’à cette nuit, L’arrière était présent dans le cinq de départ et les Sixers se portaient plutôt bien avec une bilan 5v-1d. Le rookie est clairement une peste en défense avec des mains très actives lui permettant de perturber ses adversaires.

    Avec Thybulle, Philly tient là un défenseur solide pour répondre aux scoreurs adverses de petites tailles qui ont souvent posé des problèmes aux hommes de Brett Brown (Kemba Walker, Kyle Lowry, Fred Vanvleet, Kyrie Irving). Le rookie a clairement sa place dans la rotation avec des responsabilités en défense. Cette saison, il est aux côtés de Kawhi Leonard concernant le pourcentage d’interceptions causées par match lorsqu’il est sur le terrain (36.8%, via NBA.com). Il est, certes, un peu tôt pour penser à cela mais des interrogations se posent à son sujet quant à son adresse extérieure qui lui fait pour l’instant défaut, et qui pourrait être handicapante au moment de jouer les Playoffs (38.5% aux tirs).

    Brandon Clarke, PF, Memphis Grizzlies : 41m, 12pts, 5.8rds, 1.5pds

    Le staff des Grizzlies peut toujours compter sur le joueur de 23 ans pour apporter de l’énergie, du rebond, de la défense et du jeu rapide. Clarke fait toujours partie des joueurs les plus efficient sur le terrain, avec une évaluation de 16.3, il est le 2e rookie le plus influent sur le terrain juste derrière son meneur de jeu Ja Morant (via NBA.com). L’intérieur n’a besoin que de quelques centièmes de secondes pour atteindre les nuages.

    En sortie de banc, cet intérieur coche toutes les cases du joueur efficace et propre : 67.7% au True Shooting (2e rookie), 65% EFG (3e rookie), et un PIE de 14.4 (évaluation de son impact sur le terrain, 2e rookie). Constat : Brandon Clarke est placé dans le top 3 de toutes ces statistiques avancées. Cette nuit, le rookie est le joueur qui se voit accorder le plus de minutes en sortie de banc. Résultat: 12pts, 6rds, 2pds et 66.7% aux tirs. Propre.

    Oubliez les Playoffs et faites progresser ces (très) jeunes joueurs

    BasketReal GM
    De’Andre Hunter, SF, Atlanta Hawks : 47m, 12.2pts, 3.8rds, 1.8pds

    L’apprentissage est toujours en cours pour l’ailier des Hawks. Encore beaucoup trop de fautes : 4.25 lors des cinq derniers matchs, et une adresse encore hésitante : 40.7% aux tirs et 33% à 3pts. Hunter est loin d’être un produit finit en attaque, bien qu’il tente sa chance en moyenne 15 fois par matchs (sur les cinq derniers matchs). Le rookie présente également quelques difficultés à scorer dans la raquette et de gérer les multiples contacts.

    L’ancien joueur de Virginia est toujours en train de s’adapter à la vitesse de la NBA, il en a récemment fait les frais contre Lou Williams. Le Hawk est tout simplement resté cimenté au sol.

    Néanmoins, retenons que les Hawks ont vaincu les Clippers, puis, quatre jours plus tard, Hunter va enfin dépasser la barre des 20 points avec 25 unités contre la pire défense de la ligue : les Wizards. L’ailier profitera en effet, des mismatchs face à Isaiah Thomas et Davis Bertans.

    Darius Garland, PG, Cleveland Cavaliers : 47m, 12.2pts, 1.9rds, 3.6pds

    Les résultats collectifs sont toujours aussi compliqués du côté de Cleveland, et pour ne rien n’arranger les choses, leur jeune meneur de 19 ans est embourbé dans une série noire avec une adresse aux tirs indécente : 30.1% (sur les cinq derniers matchs, via NBA.com). 13 points contre les Wizards (pire défense de la ligue), 13 contre les Bulls sans aucun rebond ni passe décisive, puis 6 points à Detroit. Sa défense est également à revoir avec le 2e pire Defensive rating chez les rookies cette saison (113.7 via NBA.com).Garland est peut-être en train de subir le terrible « rookie wall », mais gardons à l’esprit que Garland passe de 5 matchs NCAA la saison dernière à 47 matchs NBA en seulement trois mois! Un point positif à retenir, le développement d’un floater/jumper qui pourrait s’avérer être une arme utile dans son répertoire offensif.

    Ils pointent enfin le bout de leur nez

    Kevin Jairaj-USA TODAY Sports
    Luguentz Dort, SG, Oklahoma City Thunder : 13m, 4.9pts, 1.2rds, 0.9

    Dort, qui signifie « gâteau » en tchèque, vient de goûter à ses premières titularisations en NBA. Depuis cinq matchs, le canadien voit son temps de jeu osciller autour des 26 minutes. A 20 ans et en two way contract avec OKC, il est rentré dans la rotation de Billy Donovan grâce à son activité en défense. Il a tenu James Harden à 3/14 aux tirs et 1/11 à 3pts lors de la victoire à Houston (via NBA.com). En plus d’être un défenseur solide sur l’homme, le rookie peut attaquer le cercle et finir sur un dunk athlétique.

    Jordan McLaughlin, PG, Minnesota Timberwolves : 13m, 5.1pts, 1.7rds, 3.2pds

    Le transfert de Jeff Teague à Atlanta a ouvert une place pour le rookie McLaughin qui est en two way contract avec Minnesota. Le joueur de 23 ans a profité d’un temps jeu significatif pour se montrer avec un temps de jeu autour des 19 minutes apportant 3.4 passes décisives (sur les cinq derniers matchs). Le meneur aura même son moment « Twitter » avec ce surprenant dunk sur le museau de Clint Capela !

    He’s back

    Kevin Porter Jr, SG, Cleveland Cavaliers : 36m, 8.9pts, 3.2rds, 1.9pds

    Après une méchante entorse à la cheville, l’arrière de 19 ans a retrouvé les parquets lundi dernier dans la victoire à Detroit (9 points et 3 interceptions en 16 minutes). La série de 7 défaites est stoppée et Cleveland est heureux de retrouver son jeune joueur prometteur tant il peut apporter en défense dans le jeu rapide grâce à ses qualités athlétiques.

    Il faut croire que cette pause de plusieurs semaines a fait le plus grand bien pour le rookie qui a réalisé un match plein contre les Pelicans avec 21 points, avec 5/8 à 3pts.

    Blessé et préservé, on ne l’a pas vu jouer

    Kendrick Nunn, PG, Miami Heat : 44m, 16.2pts, 2.8rds, 3.5pds

    Couronné en janvier dernier du titre de rookie du mois, la progression de l’arrière du Heat a été stoppée par des soucis au niveau du tendon d’Achille contractés dans la rencontre face aux Wizards. Miami souhaite le préserver et le joueur a manqué les trois derniers matchs de son équipe.

    Pas encore mis un orteil sur le parquet qu’il doit faire ses valises

    Isaiah Roby, SF, Oklahoma City Thunder : –

    Le rookie formé à l’université du Nebraska réalise une entrée fracassante dans notre carnet des rookies. Sans avoir poser le moindre orteil sur les terrains NBA avec les Mavericks, il est transféré chez le Thunder en échange de Justin Patton. Oklahoma City n’a pas peur de faire jouer ses jeunes (Bazley, Dort…), peut-être que Roby aura sa chance.

    Dix autres élèves à surveiller :

    Eric Paschall, PF, Golden State Warriors : 42m, 13.9pts, 4.8rds, 1.8pds

    Jarrett Culver, SG, Minnesota Timberwolves : 46m, 9.4pts, 3.6rds, 1.9pds

    Sekou Doumbouya, SF, Detroit Pistons: 21m, 7pts, 3.3rds, 0.4pd

    Coby White, PG/SG, Chicago Bulls : 49m, 11.1pts, 3.5rds, 2.2pds

    Cameron Reddish, SF, Atlanta Hawks : 44m, 9.3pts, 3.9rds, 1.5pds

    Terence Davis, SG, Toronto Raptors : 47m, 7.4pts, 3.5rds, 1.9pds

    P.J. Washington, PF, Charlotte Hornets : 42m, 12.1pts, 5.5rds, 2.1pds

    Jaxson Hayes, C, New Orleans Pelicans : 44m, 8.5pts, 4.6rds, 1pd

    Nickeil Alexander-Walker, SG, New Orleans Pelicans : 37m : 5.7pts, 2.1rds, 1.9pds

    Darius Bazley, SF, Oklahoma City Thunder : 48m, 4.6pts, 3.8rds, 0.6pd

  • La NBA à l’épreuve du temps

    La NBA à l’épreuve du temps

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    Poster rétro de Kobe Bryant, source : Players Only store.

    Ce week-end, la planète basket a fait ses adieux à un esthète du jeu, un des plus grands athlètes que la ligue ait connu. Les hommages se sont multipliés envers Kobe Bryant. Kobe.  Entre amis, sur les réseaux sociaux, avec un ou une collègue de travail, chacun a partagé un souvenir en lien avec le Black Mamba. N’oublions pas ce que le joueur de LA a apporté à la NBA. Au-delà des titres et récompenses individuelles, il était un symbole de l’esprit de compétition, de la Mamba Mentality. La NBA s’est construite grâce à des figures fortes à l’instar de Kobe. C’est derrière ces joueurs charismatiques et médiatisés que la ligue a gagné en renommé depuis sa création. ClutchTime vous propose une excursion dans le grand livre d’Histoire de la ligue, afin de comprendre comment la NBA est parvenue à sa notoriété internationale.

    « La Préhistoire »

    Huskies vs. Knickerbockers 1946

    Affiche du premier match organisé par la NBA le 31 octobre 1946. Les Knicks s’imposaient sur le fil 68 à 66.
     La Ligue portait à l’époque le nom de Basketball Association of America. Ce n’est que 3 ans plus tard qu’elle fusionne avec la National Basketball Ligue et adopte son acronyme officiel. Source : The Canadian Encyclopedia.

    La grande ligue fut créée le 6 juin 1946, juste après la seconde guerre mondiale. A cette époque, elle est en compétition avec de nombreux championnats qui organisent des matchs sur le continent américain. La ligue se développe grâce à la vision de Maurice Podoloff, son premier président (1946-1963). La NBA est une des premières organisations à installer ses franchises dans des villes majeures des Etats-Unis.

    Ce n’est qu’en 1954 que l’horloge des 24 secondes est instituée pour les matchs officiels. C’est Dan Biasone, fondateur des Syracuse Nationals, qui a milité pour son introduction. Biasone a compris que l’introduction d’un temps limité par possession favoriserait des phases de jeu rapide. Cette restriction introduit aussi shoots audacieux lorsque les secondes sont comptées sur l’horloge et en définitive, plus de spectacle.

    En 1955, la compétition ne compte que huit franchises, et on parle communément de « Préhistoire » de la NBA.  Ce terme aurait tendance à nuancer la domination sans pareille des Celtics de Bill Russel, entraînés par Red Auerbach. Boston gagne 11 titres en 13 saisons entre 1957 et 1959.

    La même suspicion semble de mise pour la performance lunaire de Wilt Chamberlain qui score 100 points contre les Knicks le 2 mars 1962.

    Certes,  les audiences de la NBA restaient encore bégayantes avec niveau de jeu peu compétitif. C’est pourtant dans le sillage de ces titres remportés que la ville et les habitants de Boston ont construit leur passion pour la franchise. Et si nous parlons encore de la performance de Wilt soixante ans plus tard, c’est qu’elle constitue un idéal à poursuivre pour tout jeune joueur. Un événement sans précédent dans l’Histoire d’une ligue si friande de statistiques.

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    Julius Erving, reconnaissable par sa coupe « Afro » légendaire. En cette soirée du 13 mai 1976, il donne le titre ABA aux les New Jersey Nets (41pts, 19rbs, 5ast). Source ; The postgame.com

    En 1976, la NBA conquérante fusionne avec sa grande rivale, la American Basketball Association (ABA). C’est le début de l’hégémonie pour l’organisation qui récupère les stars de la ligue déchue.

    La consécration des joueurs.

    Dès lors, ce sont les joueurs de plus en plus médiatisés qui vont piloter les révolutions de la grande ligue. La rivalité Larry Bird – Earvin « Magic » Johnson est souvent présentée comme un game changer pour l’attractivité de la NBA. Les deux joueurs symbolisent la fragmentation de la société américaine. Un joueur noir et un joueur blanc. Une franchise des strass et paillettes, associée à l’industrie Hollywoodienne. Une ville de Boston qui revendique ses racines irlandaises et où persiste un puritanisme religieux. L’Est contre L’Ouest. Tout semble opposer les deux joueurs. Tous deux ont pourtant partagé une amitié née de cette rivalité. Tous deux disposent d’un talent qui fait rayonner la grande ligue et lui donnent un second souffle.

     Cette opposition de style est une bénédiction pour la NBA qui doit sans cesse s’adapter aux évolutions du jeu pour préserver sa popularité. La décennie 1990 est caractérisée par des pivots dominants et une défense rugueuse, avec bien sûr le passage remarqué d’un numéro 23 aux Bulls de Chicago. His Airness met définitivement la NBA sur la carte. Grâce à l’arrière, la ligue fait son introduction dans la pop culture et les produits marketings et commerciaux étiquetés NBA affluent sur les marchés mondiaux.

     Avec l’avènement du XXIème siècle, la NBA s’écarte progressivement du panier. La raquette ne polarise plus le jeu offensif et les défenses s’espacent face à la menace à trois points, désormais privilégiée en attaque. Difficile de ne pas attribuer cette nouvelle facette du basketball américain à Stephen Curry. Le numéro 30, phénomène de la dynastie des Warriors trône actuellement au troisième rang des tireurs à trois points les plus prolifiques de l’Histoire. Le baby face killer n’est présent dans la ligue que depuis une décennie et compte à son actif 2492 tirs primés.

    Quel style de jeu nous réserve la décennie 2020 ? Peut-être la domination d’athlètes aux dimensions hors-normes, capables de dicter leur rythme des deux côtés du terrain. Dans la lignée de Lebron James, Giannis Antetokounmpo ou Ben Simmons s’inscrivent dans cette nouvelle génération de joueurs all around.

    Vers une ligue professionnelle.

    Certaines révolutions se font plus discrètes, comme l’apparition de nouveaux équipements et de politiques d’encadrement des joueurs. Difficile d’imaginer aujourd’hui un pivot de 120 kilos arborer fièrement une paire de Converse en toile sur le parquet. Les sponsors s’assurent désormais de fournir des chaussures adaptées aux besoins physiques des joueurs car une blessure est synonyme de mauvaise publicité pour l’équipementier.

    Avec le temps, la ligue s’est étoffée en tant qu’organisation sportive pluridimensionnelle. Le suivi des joueurs et les progrès médicaux ont permis d’allonger la durée moyenne d’une carrière NBA. Les sportifs disposent de conseillers pluriels pour les accompagner.

    C’est ce dont témoigne Joel Glass directeur de la communication pour le Orlando Magic en 2018, dans un épisode de la série Youtube Fournier For Real, réalisé par le numéro 10 français.

    Nous avons en tout plus de 300 personnes et de nombreux départements au sein de la franchise : communication, marketing, vente de tickets, relations avec la communauté de fans, gestion de la salle, etc,.  Il y a beaucoup d’employés qui travaillent et forment une organisation derrière l’équipe.

    Joel Glass, Fournier For Real épisode 5 « Inside the Franchise »

    Enfin, le rôle du commissionner n’est pas à négliger pour comprendre les changements de la NBA, les nouvelles directions adoptées. Entre 1984 et 2014, David Stern a fait grandir la popularité de la ligue sur le continent américain. Durant les années 1990, il a lutté contre le dopage et la consommation de drogues chez les athlètes. Exit la luxure extra-sportive et les bagarres sur le terrain, le développement de la ligue était indissociable de sa bonne image. La ligue mineure de développement G-League fondée en 2001 ainsi que la compétition féminine WNBA (1996) souligne cette volonté d’expansion de l’ancien commissionner.

    Adam Silver a repris le flambeau de Stern et participe à la démocratisation du jeu à travers le monde. Avec Internet et le numérique, tout va plus vite. Un poster en primetime est relayé presque instantanément sur les réseaux sociaux. Le Buzz représente une précieuse publicité pour la grande ligue afin de conquérir de nouveaux spectateurs. La NBA s’inscrit dans cette course de l’instantané. Elle a étendu sa toile à travers le monde.

     Les scouts sont désormais présents sur tous les continents afin de repérer et propulser les talents de demain sur le devant de la scène. Plus de talents potentiels, et donc plus de compétition. Il est beaucoup plus difficile d’arriver jusqu’en NBA qu’il ne l’était il y a 60 ans. Le basketball est le sport où il est le plus difficile de faire carrière aux Etats-Unis, comme en atteste le graphique ci-dessous.

    Umphumela wesithombe se-the odds to become a professionnql athlète

    Chances d’arriver en NBA en sortie d’Université, en 2016. Source : Usa Today.

    “Started from the bottom now we here”. L’Hymne du chanteur canadien Drake pourrait être adoptée par la NBA. La ligue a connu une ascension phénoménale en six décennies, évoluant avec la société américaine. Exclusivement blanche en 1946, elle est désormais composée à 80 % de joueurs afro-américains. N’oublions pas qu’au sommet de ce succès résident des joueurs pionniers, légendaires et fixés dans une mémoire collective de fans. Kobe Bryant sera membre émérite de la prochaine cuvée de Hall of Famers. En attendant son introduction, exerçons notre devoir de mémoire et contemplons son héritage pour l’Histoire de la NBA.

  • Kobe est mort, vive le Black Mamba !

    Kobe est mort, vive le Black Mamba !

    If you see me in a fight with a bear, prey for the bear
    (Si vous me voyez affronter un ours, priez pour lui)

    Citation de Kobe Bryant dans son livre The Mamba Mentality

    Marca

    Ce weekend nous apprenions la disparition d’un des plus grands champions de son temps et de son sport, Kobe Bryant, victime d’un tragique accident d’hélicoptère en compagnie de sa fille Gianna (13 ans) et de sept autres personnes. C’est dans la soirée de dimanche que la nouvelle de la mort de l’ancien Laker s’est répandue, provoquant d’abord la stupéfaction puis une immense tristesse dans le coeur des fans de basket et bien plus encore.

    Sans s’étendre plus longuement sur son parcours ou son fabuleux palmarès, les membres de l’équipe de ClutchTime ont décidé de vous faire partager leurs souvenirs sur la carrière du joueur afin de rendre hommage à celui qui fut à la fois une source d’inspiration autant que l’objet de détestation pour beaucoup de ses détracteurs mais qui nous a quitté trop tôt à l’âge de 41 ans, laissant derrière lui sa femme et ses trois filles ainsi qu’un héritage exceptionnel dans l’univers de la balle orange.


    Théo – Fondateur de ClutchTime

    Kobe.. Cher Kobe..
    Tu as fait de ma génération tes enfants, tes héritiers.
    J’ai grandi avec toi Kobe, tu es la source de mon amour pour le basket.
    J’ai découvert avec toi l’abnégation, le travail, le courage. Et si je ne t’arrivais pas à la cheville, j’ai quand même à ma manière tenté de reproduire et utiliser ton travail.
    Tu laisses derrière toi un héritage immense et toute une planète ne cessera de faire vivre ta légende.
    Car oui Kobe tu as beau avoir été aimé, détesté, adulé, critiqué… Il n’en reste pas moins que tu es une légende.
    Sois en paix, et regarde nous continuer à perpétrer ton oeuvre !
    Love You Kobe ! 24ever


    Vincent Petiteau – Rédacteur ClutchTime

    « Dear Basketball », cette lettre est incroyable car peu importe qui tu es, elle te transcende. Le joueur ne m’a jamais fait rêver, certes j’ai adoré sa passion pour le jeu mais beaucoup moins la façon dont il a pratiqué ce sport et pourtant, quand cette lettre est sortie, je m’en suis voulu de ne pas avoir apprécié la grandeur de ce joueur. Cette déclaration est un voyage sincère d’un individu qui possède une passion inégalable pour ce magnifique sport et chaque individu qui aime ce sport de tout son cœur ne peut que s’incliner devant cette représentation qu’offre la dimension et surtout la mentalité de Kobe Bryant. C’est elle qui m’a fait me lever à cinq heures du matin pour aller sur le terrain à côté de chez moi et m’entraîner à devenir meilleur, pas spécialement au niveau du basket mais surtout pour devenir une meilleure version de moi-même, avoir l’impression de donner un sens à ma vie en faisant en sorte de me laver chaque jour en étant meilleur que la veille. Cette lettre d’amour à ce sport était avant tout une offrande de Kobe, une source de motivation pour faire comprendre à quiconque que ta passion peut t’emmener n’importe où si tu y consacres ta vie. Chacun a sa propre vision de cette lettre et il ne l’a sûrement pas écrite uniquement pour les jeunes basketteurs, il l’a écrite pour le monde entier et pour rappeler que toi et toi seul, contrôles ton destin mais que pour cela, il faut être prêt à faire les sacrifices nécessaires.


    Martin Fréguis – Rédacteur ClutchTime

    Kobe,
    Comme tous, j’ai été stupéfait face au drame. Alors que les hommages se multiplient, je sais que la communauté basket ne t’oubliera pas. 
    Quand je pense à toi, je visualise ta détermination acharnée. Je réalise ce que signifie la grandeur. Poursuivre ses objectifs implique un combat quotidien contre soi même. Je suis très paresseux. Dans mes moments de faiblesse, j’ai souvent visualisé tes instants de gloire pour me motiver. J’ai conscience des sacrifices que tu as réalisé tout au long de ta carrière pour atteindre l’excellence.
    La consécration est possible pour qui daigne à persévérer. C’est l’héritage que je retiens et qui guidera toute une génération d’athlètes après toi. Merci pour ta passion du jeu. Merci pour ton soutien indéfectible à la WNBA. 
    Nous pensons à ta fille, à toi et à ta famille. 


    Florimond Binet – Rédacteur ClutchTime

    Pour ma part je n’ai jamais ressenti une telle douleur pour quelqu’un que je n’avais jamais côtoyé. Lorsque j’ai appris la nouvelle, j’ai d’abord cru, comme tout le monde, à une mauvaise blague ou une intox et plus tard dans la soirée j’ai difficilement réalisé que le monde du sport venait de perdre un de ces grands champions. Je ne suis pas d’un naturel très émotif et je ne m’attache pas forcément aux personnalités publiques en tout genre mais Kobe Bryant représentait en fin de compte tout ce qui m’a fait adorer le basket. La beauté du jeu, le courage, les victoires et le travail. Car oui Kobe était un acharné de travail, répétant sans cesse ses gammes, usant son corps jusqu’à parfois ne plus pouvoir tenir debout, dans le but de tutoyer les sommets et se rapprocher de son modèle, Michael Jordan.
    Comme beaucoup d’autres personnes, Kobe a été à un moment dans ma vie une source d’inspiration quoiqu’on en dise, et pour cela, pour tout ce que tu as partagé ou transmis, merci Kobe. Car le basket ne signifierai sûrement pas autant à mes yeux si je ne t’avais pas vu jouer pour la première fois.
    Black Mamba Forever.


    Guillaume Gaborit – Rédacteur ClutchTime

    Kobe en finale des JO de Pékin avec 20 points contre l’Espagne
    La première fois que j’ai pu voir Kobe Bryant en direct et à la TV, il n’était pas sous le maillot des Lakers, non, il jouait un match de la Team USA. J’étais impatient d’assister à cette magnifique finale contre l’Espagne en ce dimanche ensoleillé fin août 2008. Le genre d’après-midi où l’on pourrait faire des millions de choses plus intéressantes que de rester devant un écran mais pour rien au monde je ne pouvais manquer de voir Wade, LeBron, Melo, Paul… Et bien sûr, cet intenable soliste qu’est Kobe Bryant qui a cette fâcheuse tendance à torcher mes équipes préférées en saison régulière.
    Wade est intenable dans cette finale, mais ce qui me reste en mémoire c’est de voir Kobe Bryant prendre les choses en main dans le 4e QT, alors que Team USA balbutiait en attaque. Sur un drive ambitieux et compliqué, Wade ressort la balle pour Kobe démarqué à trois points. Un regard vers le panier, une feinte de départ, le tir, ficelle plus la faute ! Une énergie folle vient d’envahir le banc de coach « K » et Kobe reste droit, le regard fixe et l’index coller à ses lèvres comme signe de se taire. Tout excité, Wade vient le bousculer et le féliciter. Le MVP a encore montré l’exemple pour cette génération 2003, et qui aura sûrement appris grâce à cette expérience internationale à moduler son leadership aux seins des Lakers.
    Merci Kobe pour ces émotions.


    Simon – Animateur Podcast ClutchTime

    Pour moi Kobe c’est un joueur que j’ai adoré détester. Ayant découvert le basket car il était déjà un joueur proche de la retraite, je reste admiratif de ses performances. Et c’est toujours un bonheur de le redécouvrir avec les vidéos YouTube et les reportages sur ses routines et ses moments mémorables. Je pense que c’est l’exemple parfait du American Dream et de sa devise la plus forte : Anything is possible !


    Toute la communauté ClutchTime s’associe aux fans de basket du monde entier, afin de transmettre nos plus sincères condoléances à sa femme, ses filles, ses proches et toutes les personnes dans la détresse d’avoir vu partir un être qui comptait énormément pour eux comme pour nous.
    #RIP Kobe

    Merci à Clutch23 pour ce Mix !
  • Un Jour aux Jeux d’Athènes, quand l’Argentine est devenue le cauchemar de la Team USA

    Un Jour aux Jeux d’Athènes, quand l’Argentine est devenue le cauchemar de la Team USA

    À moins d’un an des Jeux Olympiques de Tokyo, Clutch Time vous propose, à travers une série d’articles, de revenir sur des grands moments de basket à jamais gravés dans l’histoire des jeux.

    Olympic.org

    Cette semaine Clutch Time nous ramène presque seize ans en arrière, aux XXVIIIᵉ Jeux olympiques d’été qui se déroule en Grèce, plus d’un siècle après la première édition des Jeux de 1896. La Team USA reste sur trois titres consécutifs aux Jeux et va tenter de conserver son invincibilité en remportant un 13ème sacre, le quatrième d’affilée. Mais la sélection « Albiceleste » argentine de Manu Ginóbili va transformer ce rêve américain en cauchemar.


    Des Jeux entre symbolique et modernité

    Ville hôte pour la seconde fois de son histoire, Athènes fut préférée à la ville de Rome et du Cap en Afrique du Sud, la symbolique de la ville ayant joué un rôle dans cette attribution, notamment pour son rôle dans la promotion des Jeux olympiques de la modernité depuis plusieurs décennies. L’évènement se déroule alors au mois d’août (du 13 au 19) et verra notamment plusieurs athlètes se distingués parmi lesquels le nageur américain Michael Phelps, qui réalisera l’exploit de remporter 8 médailles dont 6 en or à seulement 19 ans. La gymnaste roumaine Cātālina Ponor et ses trois médailles d’or mais aussi le titre sur 100m du sulfureux Justin Gatlin ainsi que le doublé du marocain Hicham El Guerrouj sur 1 500m et 5 000m furent autant de faits marquants lors de cette édition.

    Logo officiel

    Côté français, la cuvée olympique 2004 est presque aussi bonne que celle de Sydney pour la France, avec 33 médailles dont 11 en or (7ème rang). Parmi ces exploits on notera l’éclosion de la nouvelle star de la natation, Laure Manaudou, qui remportera le 400m nage libre féminin, la première médaille d’or de Julien Absalon en VTT, la deuxième pour Tony Estanguet en Canoë-Kayak ou encore le titre olympique au fleuret de Brice Guyart qui viendra compléter les titres par équipes au sabre et à l’épée des escrimeurs français.

    Le tournoi de basket masculin verra quant à lui la participation pour la dernière fois de la Serbie-et-Monténégro (vestige de la grande Yougoslavie) des Bodiroga et Drobnjak et l’absence du vice-champion olympique de Sydney, l’équipe de France. Chez les femmes, les américaines vont asseoir un peu plus leur domination sur leur discipline en remportant leur cinquième médaille d’or face à l’Australie, la troisième consécutive.


    Le Basket américain en plein doute

    Une lente descente qui s’amorce

    Les américains ont dû prendre pour acquis le simple fait de se sentir invincibles depuis plus de dix ans. L’effet Dream Team 92 s’est pourtant étiolé au fil des ans et les esprits les plus éclairés ont pu constater de leurs propres yeux un certain déclin des États-Unis qui ne sont plus aussi intouchables qu’auparavant. Mais alors que s’est-il passé entre le début des années 90, époque dorée durant laquelle la Team USA était adulée et crainte de tous et ce nouveau millénaire qui remet en question cette hégémonie planétaire ?

    Getty Image

    Depuis les Jeux de Barcelone le paysage du basket international a beaucoup changé. Entre l’arrivée de contingent de joueurs européens en NBA, l’impact culturelle de la sélection yougoslave dans le style et le savoir-faire en Europe pour la balle orange, l’ogre américain ne dispose plus de la même marge de manœuvre douze ans après et ne fait plus aussi peur.

    Symbole de ce dérèglement au sommet de la hiérarchie, la surprenante mais non moins logique élimination de la Team USA lors des derniers championnats du monde. Organisés sur son territoire en 2002, du côté d’Indianapolis (Indiana), la sélection américaine de l’époque se présentait avec un effectif composé uniquement de joueurs NBA afin d’effacer le cuisant échec du dernier mondial (3ème) à … Athènes. L’erreur faite en 1998 fut d’avoir envoyé jouer des universitaires (Trajan Langdon et Brad Miller entre autres) aux côtés d’expatriés comme Bill Edwards, Wendell Alexis ou encore David Wood, passés notamment par le championnat de France (on les salue).

    Autre époque, autres mœurs. Désormais Team USA doit composer avec son vivier de joueur au plus haut niveau professionnel afin de remporter un quatrième titre mondial. Mais malgré la présence de nombreuses têtes d’affiche (Reggie Miller, Michael Finley ou encore Paul Pierce), la Team USA 2002 va lamentablement échouer en ¼ de finales face à la Yougoslavie (81-78), terminant son tournoi à une retentissante 5ème place et un bilan de six victoires pour trois défaites, dont une face à l’Argentine future médaillée d’argent.

    Une Team USA en quête de rachat

    USA Basket

    Exit George Karl et son cuisant échec. Bonjour Larry Brown ! Finaliste NBA avec les 76ers de Philadelphie en 2001 et surtout champion universitaire avec Kansas en 1984, coach Brown débarque donc en 2003 pour les qualifications olympiques lors des championnats des Amériques aux côtés d’un certain Gregg Popovich (déjà présent en 2002) et semble décider à réparer l’affront subit sur un an plus tôt. Les qualifications tournent très vite à la correction, la sélection américaine remportant ses dix matchs par 31 points d’écart en moyenne (101.7 points inscrits), s’octroyant un cinquième titre en finale face au argentins (106-73), vainqueurs en 2001.

    Touchés dans leur fierté, le nouveau coaching staff de la Team USA a semble-t-il décidé de remédier à cette humiliation à domicile en mobilisant un maximum de joueurs majeurs en NBA. Mais en dépit des bonnes intentions, la sélection olympique ne séduit pas grand monde parmi les grands noms de la ligue. Sur les douze joueurs présents au tournoi de qualifications olympiques, seulement trois feront partie du voyage en Europe, Allen Iverson, Tim Duncan et Richard Jefferson. Logique me diriez-vous car plusieurs grands noms du basket n’étaient pas présents à Porto Rico lors des qualifications. Pourtant ni Kobe Bryant, ni Vince Carter et Tracy McGrady ou encore Paul Pierce et Kevin Garnett ne répondront à l’appel des Jeux.

    Passés les désertions de certains joueurs, Larry Brown décide donc d’envoyer une escouade très rajeunie en Grèce. Autour de ses deux stars, Stephon Marbury, qui sort d’une saison mouvementée depuis son trade de Phoenix à New York, est accompagné de son ex-coéquipier aux Suns Shawn Marion et du Laker Lamar Odom, dans les rôles de joueurs suffisamment expérimentés. Car la grande majorité de l’effectif se composera de jeunes talents en devenir, allant de LeBron James à Carmelo Anthony, en passant par Dwyane Wade, Carlos Boozer, Emeka Okafor ou encore Amare Stoudemire. La plus jeune Team USA assemblée depuis 1988 (23.5 ans de moyenne d’âge). Une autre époque.

    Une image contenant capture d’écran

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    La « Generación de oro ” du basket argentin

    Pour faire une brève rétrospective sur le basket argentin, il faut tout d’abord remonter près d’un demi-siècle en arrière, aux prémices de ce sport. En effet la sélection argentine fut la première nation titrée aux championnats du monde en 1950, organisés sur son territoire. Sous l’impulsion de la légende sud-américaine de l’époque, Oscar « Pillin » Furlong, qui fut la figure de proue du basket argentin dans les années 50, l’équipe nationale d’Argentine termina ensuite 4ème lors des Jeux d’Helsinki (1952) et double médaillé d’argent aux Jeux Panaméricains en 1951 et 1955.

    Retombée depuis dans l’anonymat des nations secondaires de la balle orange, l’Argentine va devoir patienter jusque dans les années 90 et même jusqu’au début des années 2000 avant de revenir, de façon remarquable, sur le devant de la scène internationale. C’est donc presque 50 ans après ses premiers exploits basketballistiques que la nation Albiceleste va écrire sûrement les plus belles pages de son histoire, autour d’une génération de joueur aussi talentueuse que redoutable sur les parquets.

    De nos jours, lorsque l’on évoque le basket argentin, certains noms reviennent avec insistance. Ginóbili, Scola, Nocioni, Delfino, Prigioni ou encore Oberto, tous ces joueurs aux palmarès immenses et aux carrières exceptionnelles ont la particularité d’être tous issus du récit olympique de 2004 à Athènes. Enfin pas tout à fait, car si on s’attarde un peu plus sur le parcours de ces joueurs, l’on se rend compte que cette équipe n’était en rien une surprise toute droit sortie de nulle part.

    Si on remet les choses dans leur contexte, le basket argentin n’en est pas à son premier coup d’éclat. Titrés en 1995 aux Jeux Panaméricains pour la première fois de son histoire, autour de joueurs issus du championnat local où l’on retrouve déjà Fabricio Oberto et Rubén Wolkowysky, la plupart vont être également médaillés aux Championnats des Amériques en 1993, 1995 et 1999 mais vont être surtout à l’origine du renouveau du basket argentin.

    En 2001, l’Argentine va également remporter le championnat des Amériques puis terminera médaillée d’argent en 2003, compostant au passage son billet pour Athènes. Mais le plus grand fait d’arme avant les Jeux restera évidemment la médaille d’argent décrochée lors des championnats du monde d’Indianapolis aux USA face à la Yougoslavie (84-77). Ce fut ni plus ni moins que la première médaille des argentins au mondial depuis celle décrochée cinquante-deux ans plus tôt à domicile.

    Le sélectionneur de l’époque, l’argentin-italien Rubén Magnano part donc très confiant pour ses premiers Jeux, aux côtés d’une génération dorée qui fait enfin honneur à la réputation et à la culture basket du pays. Accompagnés en très grande majorité par des expatriés qui évoluent pour la plupart en Espagne et en Italie (certains ont d’ailleurs la double nationalité), l’effectif olympique argentin compte surtout dans ses rangs un certain Emanuel Ginóbili, dit « Manu », joueur des San Antonio Spurs, drafté en 1999 (57ème position), mais qui n’avait rejoint la grande ligue qu’en 2002. Il sera d’ailleurs accompagné de d’autres joueurs, restés jouer en Europe après avoir été draftés (Luis Scola, Carlos Delfino) ou encore non-sélectionnés à la draft (Pepe Sánchez, Walter Herrmann, Fabricio Oberto, Andres Nocioni et Rubén Wolkowyski) mais qui connaîtront tous un passage plus ou moins convaincant en NBA.

    Wikipédia

    Un tournoi plein de surprises

    Un premier tour qui se termine aussi mal qu’il a commencé

    Ce tournoi olympique de 2004 va réserver plusieurs bonnes (ou mauvaises) surprises pour tout fan de basket. Entre l’élimination prématurée au premier tour de la Serbie-et-Monténégro (une victoire seulement), qui enterra définitivement la grande épopée du basket yougoslave, ou encore le surprenant parcours de la sélection italienne qui éliminera la Lituanie avant de tomber en finale, les Jeux d’Athènes nous auront offert un dénouement aussi inattendu que palpitant. Porto Rico fut à juste titre la plus grosse surprise de ce tournoi, pas tant par son parcours, très honorable (6ème), que pour son exploit réalisé dès son premier match du groupe B. La petite île des Caraïbes, habituellement réputée pour des disciplines comme le baseball, l’athlétisme ou la boxe, va réalisé l’exploit invraisemblable de battre la sélection américaine.

    Cette défaite revêt alors une dimension historique, tant pour le monde du basket que pour les médias. La Team USA, douze fois titrés, réputée quasi-invincible aux Jeux, encore plus depuis que les stars de la NBA se sont engouffrées dans les compétitions internationales, viennent de subir une défaite mémorable dès le premier tour, la troisième depuis leur participation au tournoi olympique depuis sa création. C’est un véritable tremblement de terre que vient de provoquer l’état insulaire, succédant ainsi à l’URSS qui restait la seule sélection à avoir battu les américains aux Jeux (en 1972 et 1988).

    Photo by Jamie Squire/Getty Images

    Une défaite très large 92-73 infligée par le voisin, menée par leur meneur NBAer Carlos Arroyo (Utah Jazz) qui va terminer la rencontre avec 24 points et 7 passes. Au-delà du contenu du match plutôt médiocre de la part des américains (adresse en berne, coaching peu évident et manque de prise de responsabilités des cadres), c’est la preuve même que le basket international peut désormais rivaliser avec une sélection américaine composée de joueurs professionnels. Une occasion que ne manqueront pas de saisir les lituaniens de Jasikevicius (28 points) en fin de premier tour, en arrachant une victoire (94-90) à la symbolique très forte face à des américains plus que jamais au fond du gouffre.

    En quart de finale, les hommes de Larry Brown vont tout de même se ressaisir en venant difficilement à bout d’une équipe d’Espagne invaincue (cinq victoires au premier tour) d’un Pau Gasol intenable (29 points, 6 rebonds) et de son back court Navarro-Calderon (36 points et 10 rebonds). Il faudra un Marbury record (31 points à 6/9 derrière l’arc) pour permettre à la Team USA d’accéder au dernier carré (102-94).

    L’Argentine sur un rythme crescendo

    De son côté l’Argentine va connaître des fortunes diverses dès le premier tour. Malgré une qualification décrochée pour le tableau final, les partenaires de Ginóbili vont souffrir pendant presque l’intégralité des matchs de groupe. Que ce soit face à la Serbie-et-Monténégro (victoire arrachée 83-82) ou la Nouvelle-Zélande (94-98) c’est surtout lors des défaites face à l’Espagne (87-76) et l’Italie (76-75) que l’Argentine a montré d’inquiétants signes de fragilité défensive et d’adresse (à peine 30% d’adresse de loin) qui seront à peine gommés lors du quart de finale face aux futurs champions d’Europe grecs (69-64).

    Mais qu’importe, le basket argentin retrouve enfin des couleurs et de l’éclat dans le jeu, offrant à ses supporters l’honneur de retrouver les États-Unis dans le dernier carré de la compétition. Avançant avec les mêmes bilans depuis le début du tournoi, l’Argentine sait qu’elle devra saisir la moindre opportunité offerte de battre à nouveau les américains comme aux derniers championnats du monde, ce qui semble désormais bien plus envisageable maintenant que la Team USA n’est plus invaincue. Il ne reste plus qu’à achever la bête.


    Le Tango argentin

    Getty Image

    Dès le début du match les argentins prennent le taureau par les cornes et veulent dicter le tempo de la rencontre. Partis sur un rythme très élevé en attaque, le cinq argentin joue la carte de la rapidité en s’appuyant notamment sur Ginóbili et Pepe Sanchez sur les phases de contre-attaques mais également sur la mobilité et les écrans offensifs de Nocioni et Oberto, qui mettent les américains en grande difficulté tout au long de ce quart-temps. Les argentins se retrouvent devant après la fin du 1er quart-temps (24-20), la faute à une grosse maladresse derrière l’arc des américains et une défense de zone qui cadenasse la raquette Duncan-Odom. Par ailleurs les hommes de Larry Brown ne sont pas dans leur veine, manquant notamment deux énormes occasions de recoller au score à moins d’une minute de la fin, après deux cafouillages en attaque côté argentin. La chance est semble-t-il du côté des sud-américains.

    Avec un jeu toujours autant animé, la défense américaine fait le dos rond pendant plusieurs minutes, préférant jouer la carte du rebond défensif et offensif (7 déjà pour la team USA en l’espace de douze minutes). Une bataille qui fait rage dans la raquette argentine avec des joueurs très regroupés pour couper le cercle tandis que les américains ne règlent pas encore la mire à longue distance contrairement à l’Argentine. Plus rusés, les joueurs de Magnano coupent l’herbe sous le pied de leurs adversaires en provoquant des fautes offensives et en interrompant les situations de contre-attaque adverse. Iverson est finalement le seul joueur à véritablement surnager côté Team USA grâce à une bonne activité défensive et offensive malgré un shoot qui dévisse. Côté argentin l’entrée en jeu de Scola fait un bien fou en défense, le pivot prenant peu à peu le dessus dans la raquette. Après un nouveau temps fort des coéquipiers de Manu en fin de quart-temps, la sélection Albiceleste est devant à la mi-temps (43-38).

    La deuxième mi-temps repart de plus belle avec un démarrage tonitruant de la part de Ginóbili qui va inscrire un 3pts d’entrée de jeu puis s’en va provoquer le cercle sur un « Paso Doble » avec la faute en prime et voilà les argentins à +11 après seulement 1 minute 30 de jeu. La rapidité du jeu argentin combiné à l’audace technique font merveille à l’image de Luis Scola dans un très grand soir et qui éclipse un Tim Duncan qui n’est que l’ombre de lui-même, handicapé par les fautes et en manque de ballon. Malgré les pertes de balles argentine (14), les américains ne parviennent pas à refaire leur retard, la faute à un replacement défensif rapide et efficace et des possessions de balle chahutées par le pressing argentin. Définitivement plus adroits de loin et disposant d’une avance confortable à l’orée du dernier quart-temps (70-57), l’Argentine d’un Manu « Bombazo » Ginóbili étincelant (déjà 28 points à 9/11) semble être sur la voie royale pour rallier la finale olympique.

    Athens 2004 Olympic Summer Bob Rosato

    Le début du dernier quart-temps est à l’avantage des tenants du titre qui vont effectuer une « remontada » en un peu moins de cinq minutes (74-65) essentiellement grâce aux remplaçants, Richard Jefferson, Shawn Marion, Carlos Boozer et Stephon Marbury (coupable néanmoins d’un vilain geste en fin de match sur le pivot Ruben Wolkowyski). Plus appliqués et lucides avec leur adresse, c’est surtout en défense que les américains vont se rebiffer à force de s’être fait marcher dessus toute la partie. Dans un temps faible, les argentins parviennent tout de même à maintenir l’écart autour de dix longueurs d’avance en se focalisant sur la défense et en continuant de marquer des points en contre-attaque. Au final ni Duncan, ni Iverson ne changeront quoique ce soit au résultat. L’un exclut pour des fautes répétées, l’autre maladroit et isolé de ses coéquipiers, les deux figures de proue de la Team USA n’ont guère eu l’impact recherché par Larry Brown pour empêcher la défaite américaine. L’Argentine, plus adroite, plus rapide, et plus combative a su faire preuve de sérieux et fut incontestablement la plus forte lors de cette demi-finale. Après sept points consécutifs inscrits par l’ailier Walter Herrmann suivis d’un dunk renversé de Scola, le match se termine sur le score de 89 à 81 en faveur de l’Argentine.

    L’Argentine vient alors de réaliser l’un de ses plus bels exploits en atteignant pour la première fois de son histoire la finale des Jeux, mais surtout en éliminant au passage la Team USA qui restait sur trois titres consécutifs. Autour de sa génération dorée de quasi-trentenaire, les vice-champions du monde sont parvenus à imiter les portoricains qui avaient mis un terme à la série d’invincibilité américaine aux Jeux en misant dans un premier temps sur un jeu rapide en transition, une bonne circulation de balle et une raquette imperméable aux assauts des athlètes américains, mais surtout en se jetant comme des morts de faim sur chaque ballon et en défendant du début à la fin avec la même intensité et la même « grinta ».

    FIBA Archives

    Le sacre olympique et une génération exceptionnelle enfin récompensée

    ATHENS, GREECE. August 28, 2004 (Photo By Garrett W. Ellwood)

    En finale, l’Argentine n’est semble-t-il pas totalement redescendu de son nuage, dictant sa loi sur le parquet face à des italiens qui échoueront encore à décrocher le titre après Moscou 1980. L’esprit revanchard et déterminé, les sud-américains vont usés les transalpins aux rebonds et sur jeu rapide pour s’imposer logiquement 84 à 69, devenant au passage la première équipe sud-américaine titrée en Basket (et la seule encore à ce jour), hommes-femmes confondus.

    La déchéance américaine est totale. Désormais destitués de son titre de champion du monde et du titre olympique, la sélection à la bannière étoilée va désormais repartir de très loin afin de recouvrer totalement sa force et son basket, terminant de nouveau à la troisième place lors des championnats du monde au Japon (2006) avant de retrouver sa juste place aux Jeux de Pékin en 2008 en prenant au passage une grosse revanche sur l’Argentine en 1/2 finale (101-81).

  • L’été 2021 de Rudy Gobert !

    L’été 2021 de Rudy Gobert !

    Chaque été, la NBA est pleine de rebondissement durant la Free Agency, plusieurs joueurs vont et viennent dans différentes franchises pour des raisons diverses, certains pour ne pas finir leurs carrières sans bague ( David West, Gary Payton, Karl Malone ou encore Kevin Durant ) et d’autres pour trouver la franchise qui leurs conviendraient ( Lebron James ou encore Kawhi Leonard ). C’est pour cela qu’aujourd’hui, Clutch Time vous plonge dans des suppositions quant à l’avenir de notre Gobzilla National.

    Rudy Gobert : double Défenseur de l’année
    Source : @rudygobert27

    Agent libre en 2021, Rudy Gobert va avoir un choix très important à faire pour la suite de sa belle carrière, en possession de deux titres de défenseur de l’année, beaucoup d’équipes vont vouloir acquérir un tel joueur et même si Rudy semble déterminé à rester dans l’Utah pour le reste de sa carrière, Clutch Time se pose la question de ce que donnerait le départ de Rudy dans une autre franchise et surtout, quelle(s) franchise(s) seraient prêtes à attirer le joueur ?

    • Statistiques en Carrière : 11.5 points / 14.5 Rebonds / 2.2 Contres
    • Statistiques en 2019/2020 : 15.4 points / 14.5 Rebonds / 1.9 Contre

    Pourquoi partir du Jazz ?

    Un départ pour enfin devenir All-Star ?

    Rudy Gobert est heureux au Jazz, c’est clair et concis mais parfois, cela n’est pas suffisant pour un joueur majeur en NBA. Aujourd’hui, Rudy n’a pas encore connu la saveur du All Star Game tout en étant l’un des joueurs les plus importants de son équipe et même s’il y a de forte chance qu’il le soit cette année, cela serait en grande partie une conséquence des blessures de joueurs dominants à son poste comme Karl-Anthony Towns ou encore Nikola Vučević (revenu de blessure depuis).

    Rudy Gobert ému après avoir appris qu’il ne serait pas All-Star

    Cette situation peut sembler être un problème minime dans sa décision lors de la Free Agency mais la réalité est que cette distinction semble être très importante pour lui, au point de ne pas pouvoir retenir ses émotions lors d’une session média le 1er février 2019 après la révélation des réservistes du match des étoiles.

    La raison principale à cette non-sélection est directement liée à sa situation sportive actuelle. En effet, Rudy joue dans un petit marché et même si cela n’empêche pas les joueurs du calibre de Devin Booker ou encore Nikola Jokić d’être dans les votes pour le All-Star Game, cela se révèle plus difficile lorsque l’on est considéré comme un spécialiste de la défense.

    Dans une NBA complètement offensive, les fans ne souhaitent pas spécialement voir ce type de joueur étiqueté à un rôle défensif durant le All Star Game sauf dans de rares exceptions comme Al Horford, Paul Millsap ou encore Draymond Green qui ont été sélectionnés en grande partie grâce aux succès de leurs équipes respectives.

    Un départ afin de pouvoir enfin reconnaître ses qualités offensives ?
    Rudy Gobert surnommé The Stifle Tower, The French Rejection ou encore Gobzilla
    Source : @rudygobert27

    La seconde raison d’un possible départ pourrait être le manque de résultats en playoffs. Durant les dernières années, Rudy a exprimé plusieurs fois une grande frustration sur son rôle offensif dans cette équipe du Jazz mais également une difficulté constante rencontrée par son équipe afin d’augmenter l’intensité et le niveau de jeu durant les Playoffs comme une équipe prétendante au titre se doit de le faire.

    Même si tous les joueurs passent par cette phase de frustration, Rudy n’a jamais dépassé le second tour des Playoffs durant ses sept années professionnelles en NBA. A ce rythme, si le front office ne fait rien pour changer cette situation, il est probable que ce dernier décide de changer d’air.

    Cette saison, Rudy Gobert se présente tout de même comme un joueur, à plus de 67% de réussite au tir tout en prenant moins de tir que l’année dernière (8.5 cette année contre 8.8 l’année dernière) ce qui montre une grande problématique dans le style de jeu du coach du Jazz.

    En effet, Quin Snyder, coach du Jazz, ne semble pas écouter son pivot, pourtant très important a la réussite de l’équipe, en lui donnant plus de responsabilités offensives et surtout, en lui offrant des systèmes offensifs qui pourraient mettre à mal beaucoup d’équipes en NBA qui se repose énormément sur le Small Ball.

    Un départ décidé par amitié ?

    Cette hypothèse est peu probable mais the Stifle Tower, comme beaucoup de monde le surnomme, pourrait avoir des envies de départ pour jouer avec un ami, un peu comme son ex-coéquipier au Jazz en 2016-2017, Boris Diaw qui avait rejoint, durant son prime, Tony Parker au Spurs et dont le rêve était de jouer en NBA avec son ami de toujours.

    Rudy Gobert et Evan Fournier
    Source : Kevin Couliau

    Rudy Gobert, pourrait donc être tenté de rejoindre Evan Fournier qu’il côtoie depuis sa jeunesse. Cela ne serait pas une mauvaise idée tant on a pu voir durant la Coupe du Monde 2019 en Chine que le duo avait une entente parfaite et surtout une aisance dans leurs nouveaux rôles de leader du basket Français (surtout que les deux Français ont le même agent, Bouna Ndiaye). Cependant, la question se pose de savoir si cette entente est suffisamment impressionnante pour être efficace en NBA.

    Il est également possible de citer Ian Clark avec qui Rudy Gobert est devenu très proche mais qui est parti malheureusement très rapidement du Jazz pour connaître une petite carrière intéressante avec les Warriors avant de rejoindre désormais les Flying Tigers de Xinjiang en Chine et dont le retour en NBA semble utopique.

    Quelles Franchises en cas de départ ?

    Les Warriors

    Draymond Green, Stephen Curry, Klay Thompson et D’angelo Russell
    Source : @warriors

    En 2021, Stephen Curry (33 ans) et Klay Thompson (31 ans) seront toujours dans de très bonnes conditions pour retrouver le chemin des finales et l’ajout d’un double meilleur défenseur de l’année dans une raquette déjà bien servie par un certain Draymond Green pourrait devenir très bénéfique. Ajouter une telle raquette au côté de l’un des backcourt les plus talentueux de la NBA et les Warriors pourraient disposer de l’une des équipes les plus létales de la NBA.

    Actuellement, les Warriors sont dans une période très difficile avec beaucoup de blessures dont des joueurs défensifs assez importants comme Klay Thompson ( out pour la saison ) ou encore Draymond Green qui a connu une petite absence au début de la saison.

    Rudy comblerait incontestablement les problématiques de cette équipe des Warriors grâce à l’ajout de ses qualités dans les domaines nécessaires à cette équipe comme :

    • Les Rebond ( 44.1 Prises par match et seulement 21eme de la ligue )
    • La défense ( 20eme défense de la ligue )

    Finalement, même si l’équipe n’est pas au complet, il est évident que la perte de Kevin Durant, Andre Iguodala ou encore Demarcus Cousins amène des problèmes défensifs qu’un Rudy Gobert pourrait clairement compenser.

    Par ailleurs, comme on a pu l’apercevoir avec Demarcus Cousins, Steve Kerr n’hésite pas à mettre des systèmes offensifs au poste pour ses pivots sachant que Steve Kerr à réussi a réduire les tentatives de Demarcus à 3 points de six tentatives par match en 2018 avec les Pelicans, a trois tentatives par match en 2019 sous ses ordres.

    Aujourd’hui, Rudy Gobert serait un profil parfait pour les Warriors qui pourrait non seulement redonner une dimension effrayante à cette équipe mais surtout, avoir un rôle offensif plus intéressant. Une équipe comme les Warriors donne une réelle opportunité de participer au match des étoiles car en étant suffisamment sérieux et raisonné, si Draymond Green a été honoré de cette sélection à trois reprises, Rudy pourrait tout à fait l’être également sous les couleurs de San Francisco.

    Les Mavericks

    Luka Dončić et Kristaps Porziņģis , le duo qui représente l’avenir des Mavericks
    source : @dallasmavs

    Comment ne pas évoquer les équipes dans lesquelles Rudy Gobert pourrait se retrouver sans parler de la franchise qui accueille pas moins de huit nationalités différentes dans son roster dont quatre joueurs européens en 2020.

    Mark Cuban, le propriétaire des Mavericks, adore les Européens depuis l’arrivée d’un certain numéro 41 dans son équipe à la fin des années 90 (échange avec les Bucks de Milwaukee) . Une raquette complémentaire telle que Porziņģis -Gobert ferait clairement rêver n’importe quel Européen fan de Basket avec à la baguette un magicien tel que Luka Dončić.

    Cependant, c’est une équipe qui est déjà 4ème au rebond dans toute la ligue avec 47.6 prises par match donc l’apport de Rudy, certes majeur, ne serait pas aussi énorme que dans une équipe qui a réellement besoin de tout ce que Rudy Gobert peut apporter dans un secteur intérieur.

    De plus, Dallas étant l’une des plus grosses villes des Etats-Unis, les exploits de Rudy pourraient être un peu plus reconnu même si un jeune Slovène déjà sur place et adulé par la ville entière risque de bloquer une place au All-Star Game pour les dix prochaines années.

    Cela ne représente donc sûrement pas une meilleure solution pour Rudy que sa situation actuelle au Jazz car partir de sa ville de toujours pour rester bloqué par un joueur plus spectaculaire et beaucoup plus jeune que lui-même ne semble pas être la meilleure opportunité pour Rudy même si nous sommes nombreux à vouloir, un jour, voir une association Rudy-Luka pour le simple bonheur des fans de la ligue.

    Le Heat de Miami

    Jimmy Butler et Pat Riley, le président du Heat
    Source : @MiamiHEAT

    Le soleil de South Beach est une destination plutôt plaisante pour n’importe quel joueur, surtout lorsque la philosophie de la franchise colle parfaitement à l’image du joueur en question.

    Le Miami Heat se présente comme une équipe au potentiel défensif très intéressant avec des joueurs qui aime cet art un peu trop souvent négligé qu’est la défense. Pourtant, le Heat n’arrive pas à réellement faire partie de l’élite dans le secteur défensif ( seulement 14eme défense de la ligue ) et cette problématique passe par le manque de pivot qui se fait réellement sentir au niveau des rebonds ( Seulement 45 Prises par match ce qui place le Heat à la 16ème place dans la ligue ).

    Rudy serait donc un talent intéressant dans cette belle équipe de Miami et même si Erik Spoelstra a connu plusieurs difficultés dans l’utilisation de ses pivots depuis ses débuts en 2008, il ne faut pas négliger le fait qu’en dehors de Chris Bosh qui n’est pas réellement un pivot, Spoelstra n’a jamais eu de pivots talentueux sous ses ordres sauf peut-être Hassan Whiteside mais qui fut un joueur difficile à coacher.

    Le duo Spoelstra et Rudy à de fortes chances d’être une bonne connexion car sous les ordres de Pat Riley, un joueur qui travaille dur sera apprécié et respecté au sein de la franchise et des fans et c’est exactement le cas pour Rudy.

    Enfin, dans l’hypothèse où le Heat réussisse à garder Bam Adebayo d’ici 2021, une raquette Adebayo-Gobert pourrait offrir un rempart défensif impénétrable et faire passer un cap à cette équipe du Heat qui semble, aujourd’hui, manquer d’un réel Pivot intimidateur.

    Les Pelicans

    L’avenir des Pelicans
    Source : @chris_granger

    À première vue, cela peut paraître étrange mais il semble envisageable qu’à partir de 2021, Zion Williamson soit potentiellement à la hauteur des espérances, que Lonzo Ball et Brandon Ingram soient prolongés mais également bien plus matures et performants et surtout que l’équipe se développe efficacement avec Jaxson Hayes ou encore Nickeil Alexander-Walker.

    Dans cette hypothèse, il n’est pas impossible de voir Rudy atterrir dans une équipe potentiellement outsider pour le titre qui possède un manque cruel de pivot(s).

    Le phénomène offensif que peut devenir Zion Williamson associé à un Rudy dans son prime pourrait inciter le Français à rejoindre l’air de la Louisiane et une franchise à fort accent francophone dans le pays de l’Oncle Sam.

    Cela reste cependant une grande hypothèse quant à l’avenir de cette franchise mais c’est la raison pour laquelle l’imagination joue un rôle important dans la création de ces différents scénarios.

    L’association Zion et Rudy dans une raquette serait loin de déplaire à un grand nombre de fans et même si au premier abord, leur complémentarité ne colle pas réellement à cause d’un manque cruel de tir à longue distance, la réponse viendrait à terme de Zion lui-même qui pourrait développer un shoot suffisamment efficace d’ici deux ans ? Seul l’avenir nous le dira.

  • La NBA et la Chine : récit d’une histoire d’amour houleuse

    La NBA et la Chine : récit d’une histoire d’amour houleuse

    Le Tweet du General Manager de Houston.  Le 4 octobre 2019, il est supprimé quelques minutes après sa publication. Source : Twitter.com

    “Je me bats pour la liberté et soutiens Hong-Kong”.  Daryl Morey, le 4 octobre 2019. 

    Un simple tweet provoque une crise médiatique qui fait vaciller la NBA . A l’ère des réseaux sociaux, la Grande ligue est trahie par ce qui fit sa réussite durant la décennie 2010, la communication comme arme d’expansion. 

    L’équipe de James Harden avait rendez-vous à Shanghai en ce début octobre, pour un match de présaison. L’étincelle vient de Daryl Morey. Le General Manager des Rockets s’est exprimé en place publique sur un sujet géopolitique sensible.

     En 1997, les britanniques se séparent de Hong-Kong, leur ancienne colonie. Ils la cèdent à la Chine, conformément à un accord signé 99 ans plus tôt. La rétrocession doit se faire en douceur, et  l’île Hongkongaise jouit d’un statut particulier. En cette soirée d’octobre, Daryl Morey souhaitait afficher son soutien aux manifestants Hong-Kongais. Ces citoyens dénoncent les tentatives d’ingérence du régime autoritaire chinois sur l’autonomie de l’ancienne colonie. 

    Après cette sortie médiatique, les sanctions tombent. Houston n’est plus autorisée à envoyer ses joueurs sur le territoire chinois jusqu’à nouvel ordre. Les sponsors locaux se désolidarisent de la franchise. Le consulat chinois demande la destitution du General Manager fautif. 

    Mais la bourde dépasse le cadre sportif. Elle souligne les intérêts pluriels qui lient la NBA au géant chinois. La compétition ne se cantonne pas seulement aux parquets et une rivalité persiste entre la république populaire de Xi Jinping et les Etats-Unis de Donald Trump.

    Rangez vos manuels de géopolitique. Pour comprendre les enjeux globaux qui se cachent derrière cet  incident, il faut revenir au basket. 

    Tout commence par la construction d’un amour inconditionnel pour ce sport  sur le territoire chinois. 

    Fans chinois de la grande ligue en 2019, source : Teller Report.

    Le Basketball, un sport historique en Chine. 

    Le 21 décembre 1891, jour férié pour les amateurs de balle orange. Le canadien James Naismith énonce les règles du “basketball”. Seulement quatre ans plus tard, des missionnaires américains de la Young’s Men Christian Association (YMCA) organisent le premier match de basket en terre chinoise. Oui, à l’échelle de la discipline, la pratique du basket en Chine est presque ancestrale. 

     Au début du XXème siècle, le jeu suscite déjà l’engouement des jeunes chinois. Pas besoin d’infrastructures complexes pour jouer au basket, seulement d’un ballon et d’un récipient circulaire en guise de panier. 

    En 1949, les communistes prennent le pouvoir. Mao Zedong prône un anti-occidentalisme radical mais n’interdit pas ce sport né sur le continent américain..  Le tyran était-il passionné par la balle orange ? Peut-être, mais si le basket survit à la révolution culturelle (1966-1976) c’est qu’il n’est pas si antagoniste des valeurs du parti communiste. 

    En Chine, ce sport est pratiqué par de jeunes hommes au sein des universités et par les militaires car il nécessite une parfaite cohésion entre les joueurs. C’est aussi une activité populaire qui se joue dans la rue. Enfin il nécessite la maîtrise de fondamentaux techniques qui s’acquièrent dès le plus jeune âge. Cohésion, rigueur et jeunesse se confondent dans  l’idéologie confucianiste de l’Empire du milieu. 

    La culture du basketball est donc historique en Chine. Le pays est logiquement au centre des premières expériences d’expansion de la NBA à l’international.

    Yao Ming, porte drapeau de son pays en compétition international, source : ChinaBriefing.com

    Tout le potentiel de ce nouveau marché se révèle en 2002. Yao Ming, géant originaire de Shanghai (2m29) est choisi en première position de la draft. La légende dit que le gouvernement chinois aurait initié la rencontre de ses deux parents, tous deux basketteurs de grande taille, afin de faire naître athlète aux dimensions vertigineuses.

    La carrière du joueur est entachée de blessures, mais sa domination technique et sa mobilité pour un big men de son envergure sont inédites. Le peuple chinois pousse derrière “l’enfant du pays” qui reste à ce jour le seul joueur international à terminer en première position des votes pour un all-star game. Intronisé au Hall of Fame en 2016, Yao Ming a participé à l’explosion du marché NBA en Chine. Il est aussi responsable de la popularité de la franchise qui l’a drafté : les Houstons Rockets. 

    Time out et retour au premier quart-temps. Daryl Morey, GM des Rockets, a donc initié une crise médiatique entre sa franchise et une communauté de fans chinois qui lui est identitairement affiliée. 

    Le marché chinois, darling de la NBA à l’international. 

    Avec un poids démographique considérable, les fans chinois représentent la plus grande manne financière pour la NBA à l’international. Les matchs sont retranscrits sur les chaînes publiques en Chine : le China Central Television Network. En Juillet 2019, la NBA avait cédé ses droits de streaming à la compagnie chinoise Tencent  pour un contrat de 1,5 milliards de dollars sur 5 ans.  

    Dans un article publié en automne 2019, le journaliste Jonah Blank de the Atlantic rappelle les sommes astronomiques générées par le marché chinois. Le basket est au coude à coude avec le tennis de table pour devenir sport national. Il est pratiqué par plus de 300 millions de licenciés. 

    La NBA cherche ainsi à s’aligner sur la demande du marché chinois en produits et goodies NBA. La ligue a ouvert en mars dernier le plus grand NBA store à l’international, s’étendant sur plus de 1100 m2. 

    Le Maillot City-Edition des Rockets pour la saison 2018-2019 : plébiscité par la fanbase chinoise de la franchise. Source : Nike.com

    La ligue n’est pas tout à fait transparente sur ses recettes, mais de nombreux journalistes américains estiment que le chiffre d’affaire annuel réalisé sur le marché chinois s’élève à plus de 4 milliards de dollars. Statistique vertigineuse, près d’un demi milliard de chinois auraient regardé un match de la grande ligue lors de la saison 2018-2019. 

    La sortie maladroite de Daryl Morey pourrait ainsi nuire aux rapports commerciaux entre la ligue et le gouvernement chinois, menaçant un marché considérable et indispensable pour la grande ligue. Mais l’intérêt de la NBA est-il de faire profil bas afin de préserver la poule aux oeufs d’or ? Car au delà des considérations économiques, c’est l’image de la NBA et par extension des Etats-Unis qui est menacée. 

    La NBA, théâtre d’une guerre commerciale et idéologique entre deux puissances. 

    La réaction du gouvernement chinois face à la publication du GM des Rockets cristallise le gouffre idéologique qui sépare les deux pays. Aux Etats-Unis, lorsqu’un joueur, coach ou membre du staff prononce des propos controversés en public, c’est la NBA qui se charge de régler l’affaire. 

    Le contrevenant se voit systématiquement délivrer une amende salée. C’est un héritage de David Stern, ancien commissioner décédé récemment. Stern désirait redresser l’image de la ligue dans les années 1990.

     En Chine, le gouvernement n’hésite pas à influer sur les affaires privées des entreprises, il contrôle toute la société et sanctionne systématiquement en cas de dérive. 

    L’opposition idéologique entre les deux pays est nette. Le premier amendement de la constitution américaine défend la liberté d’expression. Cette valeur est chère à la NBA qui se veut progressiste. En attestent les nombreux acteurs du jeu qui s’expriment régulièrement sur des sujets de sociétés internes aux Etats-Unis. 

    Lebron James portant un tee-shirt avec l’inscription “je ne peux plus respirer” lors d’un échauffement en décembre 2014. Le King rappelle ainsi les derniers mots d’Eric Garner, victime de violence policière en juillet de la même année. Source : Robert Deutsch-USA TODAY Sports.

    A l’inverse, le régime autoritaire de Xi Jinping applique une censure féroce au sein de la société chinoise. La sphère du basket n’est pas épargnée.  

    La relation d’Adam Silver avec le géant chinois est donc délicate. Perdre ce marché colossal serait un suicide commercial pour la NBA, d’autant plus que les audiences globales enregistrées cette année sont au plus bas. Pourtant, il se doit de défendre l’image de la ligue qu’il conçoit comme progressiste et exemplaire. Le 8 octobre 2019, il déclarait ainsi via un communiqué de presse publié sur Nba.com : 

    “Les valeurs d’égalité, de respect et de liberté d’expression caractérisent historiquement la grande ligue. Elles vont perdurer. En tant que ligue globalisée résidente aux Etats-Unis, ces valeurs du Basketball représentent une de nos plus grandes contributions.” 

    Adam Silver, le 8 octobre 2019.

    A l’issue de l’incident, Adam Silver défend ainsi son employé. Sa communication reste mesurée. Il rappelle les liens indéfectibles que le basketball a tissé entre les deux pays. 

    Notamment l’organisation d’un camp d’entraînement en 2018, dans la région de Xinjiang. Dans cette province, plus d’un million de musulmans Ouïghour sont prisonniers en camps de détention, longtemps cachés par le gouvernement chinois. Le discours progressiste de la NBA doit ainsi être nuancé. “Même” le controversé Donald Trump a imposé en 2019 un embargo économique aux entreprises chinoises impliquées dans l’oppression de cette minorité. 

    La NBA a donc besoin de la Chine, ce qui explique son positionnement mesuré malgré des valeurs idéologiques opposées. Mais la Chine a-t-elle besoin de la NBA ? 

    La CBA, une organisation sportive balbutiante. 

    Certes, le basket est un phénomène populaire en Chine. En compétition FIBA, à l’échelle continentale, la nation écrase tout sur son passage. Pourtant, la Chine peine à exporter son modèle de basketball à l’étranger. Quelques exceptions persistent. Le phénomène Linsanity montre qu’un joueur asiatique peut s’exprimer et performer en NBA. Lors du mois de février 2012, Jeremy Lin, joueur non drafté est propulsé au rang de franchise player éphémère pour le marché le plus médiatisé de toute la NBA : les New York Knicks. En l’absence d’un Carmelo Anthony blessé, ses performances affolent la planète basket : dans la soirée du 10 février, il inscrit 38 points au Madison Square Garden contre les Lakers d’un Kobe Bryant dépassé.

    Jeremy Lin sous les couleurs des Knicks en 2013, source : thehuffingtonpost

    La frénésie médiatique autour de ce joueur s’explique par le fait qu’il est un symbole du “rêve américain”. Athlète honnête, Jeremy Lin n’était pas prédisposé à devenir une star, c’est un compétiteur qui a fait preuve d’opportunisme. 

    Un phénomène à prendre avec des baguettes, car Jeremy Lin n’est pas chinois. Il est né en Californie et dispose de la nationalité américaine. Ses parents sont des immigrés Taïwanais, ce qui l’exonère de toute allégeance à la Chine. Pourtant, Jeremy Lin a affirmé souffrir toute sa carrière sportive des stéréotypes et discriminations liées à ses origines asiatiques. 

    Yao Ming reste le seul chinois à avoir émergé en tant que superstar au sein de la ligue  américaine. Les saisons de Yi Jianlian (2007-2012) ou Wang Zhizhi (2000-2005) furent anecdotiques. Dans l’histoire, seul six joueurs chinois ont foulé les parquets NBA. 

    Pourtant, les perspectives commerciales de recettes télévisées et produits NBA semblent considérables pour la Chine. Le 17 janvier 2003, plus de 200 millions de chinois étaient devant leur téléviseur pour le premier match de Yao Ming contre les Lakers de Shaquille O’Neal.  

    La NBA est un vecteur de démocratisation du basketball formidable pour le développement de ce sport en Chine. Le gouvernement chinois l’a compris et a nommé Yao Ming comme dirigeant de la Chinese Basketball Association (CBA). Qui de mieux que le géant pour faire la promotion de ce sport en Chine, lui qui connaît les rouages de l’industrie NBA outre-atlantique. Depuis 2017, Yao Ming essaye de faire évoluer la CBA, valorisant la formation des jeunes et l’émergence de nouvelles formes de jeu, comme le 3 contre 3. 

    Si la Chine a organisé la dernière coupe du monde en août 2019, le niveau de basket global sur le territoire reste faible. Passer par la Chine en tant que joueur NBA est devenu une plaisanterie consacrée, signe d’une carrière en déperdition. Les équipes chinoises sont en manque de talent et proposent de juteux contrats à des joueurs devenus trop vieux ou indésirables aux Etats-Unis. Actuellement, Stephon Marbury (Beijing Ducks) ou Michael Beasley (Shanghai Sharks) enchaînent les cartons offensifs en CBA. 

    Attirer des anciennes gloires permet cependant de mettre la lumière sur le championnat CBA et de poursuivre la quête de popularisation de ce sport en Chine. Yao Ming semble sur la bonne voie pour trouver un successeur qui viendra reprendre son flambeau en terre américaine. 

    La sortie médiatique de Daryl Morey en automne 2019 est symptomatique des relations ambiguës entre la NBA et la Chine. Les enjeux commerciaux sont considérables et la grande ligue ne peut se séparer du marché chinois. Au second plan de ce constat, les Etats-Unis et la Chine sont opposés idéologiquement et grands rivaux économiques. La NBA est le théâtre de cette compétition planétaire. La ligue se veut mondialisée et ces confrontations culturelles font partie des risques induits par l’élaboration de sa politique internationale. Du côté chinois, le basketball fait partie de l’ADN du pays. L’enjeu majeur de la CBA est l’expansion de ses centres de formation afin de rehausser le niveau de son championnat national. Gare à la rivalité qui commence à émerger à l’échelle régionale. 

  • Le carnet des rookies 3.0

    Le carnet des rookies 3.0

    Chaque semaine Clutch Time vous propose un petit focus sur les rookies afin de faire le point sur les bonnes ou mauvaises performances des débutants.

    NBA.com

    La moitié de la saison vient de rentrer dans les bases de données du site Basketball Reference, et l’on peut déjà cerner les équipes ambitieuses pour la suite et celles qui peuvent commencer à réserver leurs vacances pour avril. En revanche, pas de répit pour les rookies avec un temps de jeu qui devrait augmenter ainsi que leur état de fatigue. (statistiques arrêtées au mercredi 22 janvier)

    Les favoris pour le titre de « Rookie of the Year »

    Kendrick Nunn, PG, Miami Heat : 43m, 16.3pts, 2.8rds, 3.6pds

    Les titularisations s’enchaînent et les records s’accumulent pour ce rookie non drafté qui vient de remporter son deuxième trophée de rookie du mois (décembre) après celui du début de saison (octobre/novembre). Sur ces cinq derniers matchs, l’arrière tourne à 23.6pts, 56.8% aux tirs, 46.9% à 3pts et 100% aux lancers-francs dont un parfait 8/8 dans la victoire en prolongation contre les Kings lors du MLK Day (via NBA.com). C’est simple, Nunn est l’une des principales options offensives du Heat sur pick and roll. Bien que les systèmes offensifs de Spoelstra sont souvent orchestrés par Jimmy Butler et Bam Adebayo, Nunn profite au maximum de ses opportunités pour utiliser deux de ses armes redoutables : le pull up two et le floater.

    Mercredi dernier, Nunn est allé cartonner contre chez les Spurs avec 33 points, une performance offensive qui n’étonne pas pour autant son coach Erik Spoelstra:

    « Il a pu se mettre dans un bon rythme. Chaque fois qu’il tirait, après son troisième tir, on savait que ça allait rentrer. » Erik Spoelstra

    via Sun Sentinel

    N’oublions pas de souligner ses paniers clutchs face aux Spurs dont un pull up dans la dernière minute face à San Antonio et ses 7 points cruciaux en prolongation dans la victoire contre Sacramento. Miami peut compter sur lui quand Jimmy Butler est absent, et ce dernier n’a pas manqué de complimenter l’éthique de travail son meneur.

    « Il bosse, tout simplement. J’ai le sentiment que c’est de là que vient ta confiance, que ce soit en défense quand tu bosses sur les schémas et tout, ou en attaque, que tu bosses ton shoot, que tu travailles sans cesse sur ton jeu. Il sera dans la ligue pendant longtemps. » Jimmy Butler

    via Sun Sentinel
    Ja Morant, PG, Memphis Grizzlies : 37m, 17.9pts, 3.5rds, 7pds

    Tout d’abord, commençons par une mauvaise nouvelle, le spectaculaire meneur de Memphis ne participera pas au concours de dunk du All Star Game cette année après avoir décliné l’invitation. On ne lui en veut pas, tant qu’il continue d’être une machine à highlights sur le terrain.

    Le meneur ne peut s’empêcher de nous gratifier d’actions aussi bien déroutantes pour son défenseur que pour ses coéquipiers.

    Au fur et à mesure des matchs, le rookie prend de l’assurance dans le jeu avec 9.8 passes décisives sur ses 5 derniers matchs et un +/- de 9.2 quand il est sur le terrain (via NBA.com). Ja Morant propose un savant mélange d’explosivité, de vision de jeu et de magie, une sorte de Derrick Rose 2.0, il est impossible de deviner ce qu’il va inventer une fois dans les airs et les fans du FedEx forum vont pouvoir assister à ce show pour les années à venir.

    Ces rookies qui performent chez les contenders

    Yahoo Sports!
    Michael Porter Jr, SF, Denver Nuggets : 34m, 7.2pts, 3.7rds, 0.7pd

    Le 14e choix de la draft 2018 ne cesse de prendre de l’épaisseur à vue d’œil. Au sein d’une équipe du top 3 à l’ouest, MPJ est une vraie solution offensive en sortie de banc. Avec la blessure de l’arrière Jamal Murray, les tickets shoots sont redistribués et Nikola Jokic va devoir trouver un autre partenaire pour combiner. Cela tombe bien, Mike Malone accorde plus de temps de jeu et de responsabilités offensives pour son jeune et fragile ailier.

    MPJ est souvent placé dans un corner et doit proposer du mouvement sans ballon. Néanmoins, lorsqu’il capte le rebond défensif, il est tout à fait capable de remonter le terrain en trois pas et deux dribbles et de finir sur un layup de l’autre côté du parquet. Il serait intéressant de savoir si le staff des Nuggets s’attendait à une telle production de sa part à ce moment de la saison. MPJ va prendre part au money time contre Golden State et capter un rebond offensif très important dans les dernières secondes avec le « and one » derrière.

    En revanche, la défense reste en chantier. Comme beaucoup de rookie, il faut s’ajuster à la vitesse du jeu en NBA et dans ce domaine MPJ se fait trop facilement avoir en un contre un, avec un déplacement latéral qui laisse encore à désirer.

    Il reste encore la moitié de la saison pour peaufiner tout cela, en attendant, MPJ a réalisé sa performance la plus aboutie lors du MLK Day contre Minnesota avec 20pts, 14rds (records), 4pds et 4/8 à 3pts (record).

    Terence Davis, SG, Toronto Raptors : 43m, 7.4pts, 3.4rds, 1.9pds

    Comme écrit dans notre carnet 1.0, les Raptors nous ont habitué à dénicher de bons jeunes universitaires en fin de premier tour ou bien des joueurs non draftés. Terence Davis confirme cette tendance en continuant d’avoir un rôle non négligeable au sein de la rotation du champion en titre. Lors de la victoire à Oklahoma City, l’arrière va être diaboliquement productif avec 12pts, 7rds, 3ints avec un +/- de 18, tout cela en seulement 17 minutes ! Deux jours plus tard, l’ancien joueur de Ole Miss va profiter du garbage time contre les Wizards pour égaliser son record de points avec 23 unités avec un audacieux 5/7 à 3pts.

    L’arrière prouve qu’il peut jouer sans ballon mais aussi sur pick and roll en combinant avec ses intérieurs. Lors du MLK Day, le rookie va remplir à nouveau sa feuille de stats: 12pts, 4rds, 4pds, 1blk en seulement 19‘ dans le victoire étriquée chez les Hawks.

    Matisse Thybulle, SG, Philadelphie Sixers : 37m, 4.7pts, 1.6rds, 1.3pds, 1.5ints, 0.9blk

    Vous l’avez sûrement remarqué, on s’est senti obligé de rajouter ses moyennes aux interceptions et aux contres par match pour ce joueur tant son apport défensif surpasse sa production offensive. Ce joueur est tout simplement le fruit d’une expérience mixant la mentalité défensive de Bruce Bowen, le placement de Shane Battier et les mains de Kawhi Leonard. Cela peut sembler exagéré pour ce rookie de 22 ans, mais Brett Brown n’hésite pas à le titulariser depuis quatre matchs (pour autant de victoires). Contre Brooklyn, l’arrière se voit confier la tâche de gêner le scoreur adverse, Kyrie Irving.

    https://twitter.com/Hustle_NBA/status/1217612866418688001

    Sur ce match, Thybulle ne va apporter que 5 points mais son apport est tout autre en défense avec 2 interceptions et 4 contres. Regardez à quelle vitesse il va défendre sur trois joueurs puis couvrir le dernier tireur dans le corner.

    Sur les cinq derniers matchs, il tourne à 2.2ints et 2blks par matchs ! (via NBA.com). Ce joueur est unique de part son profil. Il ne lui manque plus qu’à se confectionner un tir correct (38.4%) et d’être plus prudent avec le ballon (un ratio de perte de balles autour des 14%, via NBA.com) et ce joueur aura certainement une longue carrière dans la ligue.

    Oubliez les Playoffs et faites progresser ces (très) jeunes joueurs

    Detroit Free Press
    Sekou Doumbouya, SF, Detroit Pistons: 17m, 7.7pts, 3.1rds, 0.5pd

    La hype ne fait que s’emplifier et les fans des Pistons tombent peu à peu sous le charme du français. Commençons par son coéquipier Markieff Morris qui ne tarit pas d’éloges sur son jeune rookie.

    « C’est ‘The Prince’. Vous verrez. Dans 5 ans, il portera Detroit sur son dos, je vous le promets […] C’est un super gamin. Il a envie d’apprendre et une chose est sûre, il n’a pas peur. Il ne sait pas vraiment ce qu’est la NBA, mais il joue dur tous les soirs […] En tant que vet, qui est là depuis quelques années, c’est ce que tu as envie de voir chez un rookie. C’est mon gars. » Markieff Morris

    via Pistons.com

    Mercredi dernier, Sekou a régalé ses fans avec un record de points en carrière: 24pts, en seulement 27 minutes.

    A tout juste 20 ans, Sekou démontre des qualités de jeu sans ballon, il profite de la moindre opportunité lorsque la défense l’abandonne et peut sanctionner à 7m23. Néanmoins, comme beaucoup de débutant, il passera parfois à travers: 4 points (1/8 aux tirs) contre Atlanta, 6 points (0/4 à 3pts) à Washington. Le jeune Piston de 2.06m doit améliorer son tir et doit accepter le fait que d’autres joueurs plus expérimentés (Rose, Drummond…) prennent leur positions en oubliant par moment leur rookie démarqué. Sekou a fait le plus difficile en intégrant pleinement la rotation de Casey, il ne reste plus qu’à engranger de l’expérience jusqu’en avril, quand la saison sera terminée.

    Darius Garland, PG, Cleveland Cavaliers : 44m, 12.3pts, 2rds, 3.6pds

    Cleveland collectionne toujours autant les défaites (série de 5 en cours), et les derniers matchs de leur jeune meneur sont pour le moins mitigés : 4 ballons perdus à Memphis, 8 à Chicago et une adresse qui ne dépasse pas les 43% depuis quatre matchs. Pourtant, coach Beilein n’hésite pas à placer Garland dans les meilleurs conditions avec un système offensif qui sera répété à trois reprises dès le début du match contre Chicago.

    En fin de match, Garland va manquer un tir à 3pts et un teardrop. Rien d’alarmant, il faut que ce jeune joueur traverse ses situations et en tire des leçons, cela ne pourra que le bonifier à l’avenir. Cleveland ne peut viser les Playoffs, il est donc essentiel de faire grandir leur jeunes joueurs.

    Jarrett Culver, SG, Minnesota Timberwolves : 42m, 9.8pts, 3.7rds, 2pds

    L’arrière profite d’un temps de jeu significatif pour confirmer les espoirs placés en lui au moment de sa draft. Culver se démène comme il peut en défense et n’a pas peur de se frotter aux géants adverses lorsqu’il décide de driver.

    De plus, le staff des Timberwolves n’hésitent pas à le placer en défense sur Malcom Brogdon durant le money time. Une mission importante qui ne fait que confirmer le constat que Culver doit progresser en défense lors des situations de pick and roll. On peut éventuellement penser à un manque de communication ou bien de connaissances afin de ne pas être dépassé.

    Le point positif à retenir de cette semaine, c’est son nouveau record de points (26) établit contre Toronto, tout en prenant en compte le retour de Karl-Anthony Towns dans le cinq de départ.

    https://www.youtube.com/watch?v=QNYR0u5bPiQ

    Mentions spéciales :

    Forbes
    Eric Paschall, PF, Golden State Warriors : 40m, 14.1pts, 4.8rds, 1.7pds

    Après être redescendu de son nuage, le joueur de 22 ans retrouve peu à peu ses sensations avec deux matchs de suite à plus de 20 points (20 contre Orlando, 22 à Portland). Son agressivité en attaque est précieuse, et Steve Kerr lui accorde des minutes dans le money time.

    Cet intérieur est gourmand en isolation, avec une fréquence autour des 16.3% (top 10 de la ligue) ce qui le situe aux côtés d’un joueur au profil similaire : Julius Randle.

    Cameron Reddish, SF, Atlanta Hawks : 40m, 8.7pts, 3.7rds, 1.6pds

    L’ailier est rentré dans l’histoire en faisant partie de la première équipe des Hawks à gagner chez les Spurs depuis 1997. Reddish n’était tout simplement pas né ! De plus, il s’agit d’un match référence avec 22pts, 5rds, 4pds et 4 interceptions. Ajoutez à cela une défense convenable face à DeRozan dans le money time et voilà de quoi redonner espoir aux fans des Hawks quant à ce joueur choisi en 10e position de la dernière draft.

    Il pointe enfin le bout de leur nez

    Inquirer
    Nicolas Claxton, C, Brooklyn Nets : 12m, 4.7pts, 2.7rds, 1.2pds

    Ce jeune intérieur de 20 ans a fait son retour dans la rotation des Nets sur ces deux dernier matchs. Après des débuts hésitants en novembre, l’ancien joueur de Georgia a réalié ses meilleures marques de la saison avec 14 points contre Milwaukee et 15 contre Philadelphie.

    Cet intérieur frêle et mobile est généreux dans ses efforts, bien que parfois, il ressemble à un lapin de 3 semaines sur le terrain, Claxton peut se montrer utile sur pick and roll en attaque. Lors du MLK Day, il réalise un intriguant et prometteur 1 sur 2 à 3pts, peut-être un aspect de son jeu à développer pour la suite.

    Espérons que l’équipe médicale est compétente

    R.J. Barrett, SG, New York Knicks : 41m, 14.1pts, 5.2rds, 2.5pds

    Quel dommage ! Jeudi dernier lors de la rencontre contre Phoenix, l’arrière doit sortir du terrain au cours du 3e quart-temps suite à une blessure à la cheville.

    https://www.youtube.com/watch?v=0ta57cZ3jVs

    Un coup d’arrêt pour le gaucher qui avait montré de réels progrès sur ses derniers matchs dont notamment un joli 5/7 à 3pts contre les Bucks. En effet, face à la meilleure défense « in the paint », Barrett a su s’adapter et se montrer efficace à 7m23. Espèrons que son absence ne soit que de courte durée, Steve Nash ne cesse d’être optimiste sur son filleul et son potentiel.

    Daniel Gafford, C, Chicago Bulls : 32m, 4.8pts, 2.4rds, 0.4pd

    Suite à une pénurie d’intérieur à Chicago, Gafford a joué quatre matchs de suite en tant que titulaire. Le jeune pivot faisait également son apparition dans notre carnet de la semaine dernière et voilà qu’il se blesse au pouce lors de la rencontre contre les Wizards. Vous pouvez appeler ça la malédiction Clutch Time…

    Réserver votre nuit du mercredi 22 !

    Zion Williamson, PF, New Orleans : –

    Rien n’est encore officiel, mais jamais nous n’avons été aussi proche d’assister aux grands débuts de Zion Williamson. Bien qu’évoqué dans notre rapport 2.0, la date de sa première apparition restait floue, et pour être franc, il aurait été fantastique de voir le 1er choix de la draft 2019 placer ses premiers dunks face aux Memphis Grizzlies de Ja Morant, selectionné juste derrière Zion et actuellement en tête pour la course au titre de Rookie of the Year. Selon ESPN, les Pelicans ont indiqué que leur joyau était « incertain » pour le MLK day contre Memphis, ce qui entrouvre l’espoir de voir Zion rentrer sur le terrain dans la nuit de mercredi à jeudi contre les Spurs. (Zion a bien débuté Jeudi face aux Spurs terminant sa feuille de match avec 22 points (72.7% dont quatre tirs à trois points sur quatre tentés), 7 rebonds et 3 passes.)

    Un dunk en transition ? un putback dunk sur un tir manqué de Lonzo Ball ? On hâte de voir le premier panier du phénomène pour la décennie à venir.

    Dix autres élèves à surveiller :

    Tyler Herro, SG, Miami Heat : 40m, 12.9pts, 4.2rds, 2.1pds

    De’Andre Hunter, SF, Atlanta Hawks : 43m, 12pts, 3.8rds, 1.8pds

    P.J. Washington, PF, Charlotte Hornets : 40m, 12.6pts, 5.5rds, 2pds

    Brandon Clarke, PF, Memphis Grizzlies : 37m, 12.1pts, 5.7rds, 1.5pds

    Jaxson Hayes, C, New Orleans Pelicans : 41m, 8.7pts, 4.8rds, 1pd

    Coby White, PG/SG, Chicago Bulls : 45m, 11.3pts, 3.5rds, 2.2pds

    Darius Bazley, SF, Oklahoma City Thunder : 44m, 4.3pts, 3.8rds, 0.5pd

    Cameron Johnson, SF, Phoenix Suns : 38m, 7.8pts, 3.1rds, 0.9pd

    Nickeil Alexander-Walker, SG, New Orleans Pelicans : 35m : 6pts, 2.1rds, 2pds

    Nicolo Melli, F, New Orleans Pelicans : 33m, 5.8pts, 2.4rds, 1pd

  • LE MAG #2 – ClutchTime x Dom

    LE MAG #2 – ClutchTime x Dom

    LE MAG #2 – ClutchTime x Dom

    Simon et Tedesco aux commandes de cette émission spéciale « Bald Don’t Lie »!

    Aujourd’hui nous accueillons Dom de la chaîne « The bald dont lie ». Il parle avec passion de NBA tous les soirs sur Twitch pour nous parler de la carte NBA du soir. Avec lui nous allons revenir sur son parcours dans la communauté NBA fr et sur l’actualité de la NBA !

    http://www.clutchtime.fr

    https://www.bald-dont-lie.com/

    Réseaux Sociaux:

    Twitter ClutchTime : http://twitter.com/ClutchTime_Prod

    Twitter Simon : http://twitter.com/simon_associe

    Twitter Tedesco : http://twitter.com/sco_tede

    Instagram : https://www.instagram.com/clutchtime_…

    Merci à nos graphistes et monteurs pour la vidéo :

    Générique : http://twitter.com/@thomasvonreox

    Fond : http://twitter.com/@sadmase

    Montage : http://twitter.com/gil2chill

    Musique : So Funk (Anthox Colaboy) https://soundcloud.com/anthox-colaboy…

  • NBA French Connection #2

    NBA French Connection #2

    Chaque semaine Clutch Time vous propose un petit focus sur nos français de NBA et de G-League, afin de faire le point sur les performances de nos compatriotes outre-Atlantique.

    source : FFB, montage CTFrench

    Pour ce second récap sur nos joueurs français, Clutch Time revient sur l’incroyable semaine du jeune Sekou Doumbouya qui se fait une place parmi les rookies de cette année, des performances XXL de Rudy Gobert avec le Jazz et les coups de mou de certains joueurs, et pas des moindre.


    Matteo Marchi/Getty Image

    Les Tauliers

    Nicolas Batum – Charlotte Hornets (11ème à l’Est)

    3.6pts (36.6% FG dont 28.9% à 3pts), 4.4rbds, 3ast, 0.8stl, 0.4blk (20 matchs)

    Le bilan de la semaine de Nicolas Batum est loin d’être reluisant. On note toutefois une certaine forme de régularité dans le contenu de ses performances depuis la semaine dernière, tant le joueur a été encore transparent en attaque cette semaine. Avec deux nouvelles défaites au compteur pour les Hornets (série de six défaites en cours), Nico fut pourtant en première ligne avec un temps de jeu supérieur à 20 minutes (30 minutes de jeu lundi contre les Blazers) sans réellement concrétiser ce temps passé sur les parquets. Avec 9 points inscrits (4/5 FG) face à son ancienne équipe, Batum s’est une fois encore montré assez actif en défense (2 interceptions) et aux rebonds (7) mais également dans la circulation de balle (3 passes), domaine dans lequel le Batman va s’illustrer deux jours plus tard face à Denver, combinant 7 rebonds et 7 passes décisives pour…0 points (0/4).

    Même si sa défense et son sens de la passe ne sont pas négligeables, le bilan de la semaine reste peut reluisant. En panne d’adresse à Denver, l’ex-Blazer, qui a déjà peu d’occasion de scorer, fait très ou trop rarement mouche aux tirs, ce qui pose de menu problème à son coach qui ne dispose pas d’avantage d’une grosse rotation dans l’effectif. L’objectif désormais pour le joueur sera de trouver une certaine régularité dans l’adresse afin de devenir un facteur X pour les Hornets et retrouver un jeu décisif dans les moments où Borrego compte sur lui, ce qui ne pourra qu’encourager le coach à lui donner des minutes supplémentaires et un rôle offensif plus important à terme.

    Une bonne nouvelle est tout de même tombée cette semaine du côté du joueur, lors de l’annonce des douze français retenus par Vincent Collet pour préparer les matchs de qualifications de l’Euro de basket 2021, matchs prévus les 21 et 24 février prochain contre l’Allemagne et le Monténégro, auxquels le capitaine est naturellement convié.

    Evan Fournier – Orlando Magic (7ème à l’Est)

    18.9pts (46.7% FG dont 40.2% à 3pts), 2.6rbds, 3.2ast, 1stl, 0.2blk (42 matchs)

    Semaine compliquée pour Evan qui a vu sa dynamique actuelle tronquée par un virus qui l’a notamment privé du déplacement à Los Angeles (victoire du Magic 119 à 118). Amoindri et utilisé avec parcimonie par son coach, Fournier a commencé la semaine par une grosse prestation face aux Kings de Sacramento en inscrivant 25 points (6/16 dont 1/6 à 3pts) dont 12 lancers rentrés sur 12 récoltés, le tout saupoudré de 6 passes et une interception. Une affiche particulière pour lui, grand fan de la franchise californienne et qui s’est illustré en fin de match en délivrant une passe décisive très clutch à son coéquipier Aaron Gordon pour sceller la victoire des siens.

    https://www.youtube.com/watch?v=zmpRsclKDW4

    De retour jeudi face aux Clippers, le joueur n’a pas eu le même impact dans le jeu en terminant avec 15 points (6/15 dont 0/3 à 3pts) ainsi que 4 rebonds et 2 passes décisives. Pire encore, son équipe va même perdre ce week-end face aux Warriors (95 à 109) alors que Evan semblait toujours en méforme (12 points, 4 rebonds et 4 passes). Une situation pour le Magic que le joueur n’a pas manqué de critiquer ouvertement, assumant sa responsabilité dans les récentes performances de son équipe, loin selon lui de ce que les floridiens peuvent offrir cette année.

    Je dirais que c’est décevant. Décevant dans la façon dont on a commencé… C’est vrai qu’on a eu quelques changements mais on a mis beaucoup de temps à se mettre en place défensivement et ça nous a coûté beaucoup de matchs. Des matchs qu’on aurait dû gagner. Il y a eu des blessures mais ça n’empêche pas la façon dont on joue.

    Interview de Evan Fournier pour Basket USA

    Rudy Gobert – Utah Jazz (4ème à l’Ouest)

    15.3pts (67.8% FG), 14.5rbds, 1.7ast, 0.8stl, 2blk (40 matchs)

    Décidément on arrête plus Rudy Gobert. Cette semaine fut encore de toute beauté pour notre pivot préféré (et celui des fans d’Utah également). Mardi à Brooklyn l’ancien choletais s’est fendu quasiment fendu d’un double double-double (22 points et 18 rebonds) et une dixième victoire consécutive pour le Jazz, le tout avec trois offrandes, un ballon volé et deux contres. Rudy a de la suite dans les idées puisqu’il va remettre le couvert samedi face aux Kings, terminant la rencontre avec 28 points, record de la saison, accompagnés de 15 rebonds, deux interceptions et trois contres. Un retour à la normale après la défaite de Utah à la Nouvelle-Orléans, la première depuis Noël !

    Sur la semaine, Gobert fait preuve d’une belle force de travail pour Quin Snyder, poursuivant sa belle série du moment en attaque et tenant comme personne la raquette et la défense du Jazz sur ses larges épaules. Une situation que n’ont pas manqué de commenter certains de ses coéquipiers, Donovan Mitchell en tête, qui militent pour voir le français être sélectionné pour le All-Star Game de Chicago.

    Il joue à un niveau impressionnant. C’est celui sur qui on s’appuie en défense, on le sait tous et il répond présent. C’est la colonne vertébrale de notre équipe, un leader sur et hors du terrain. En attaque, il a progressé. Il a réussi plusieurs matchs à 20 points et 15 rebonds et devient plus altruiste dans le jeu. Il veut gagner plus que n’importe qui.

    interview de Donovan Mitchell sur KSL Sports

    Citer parmi les joueurs de la semaine passée dans le KIA MVP Ladder du site officiel de la ligue, notre français se fait une très belle pub depuis quelques temps, autrement plus ambitieuse et encourageante qu’un spot publicitaire décalé; tourné avec son coéquipier, Donovan Mitchell qui se permet de doubler la voix du frenchie.

    Ian Mahinmi – Washington Wizards (12ème à l’Est)

    7.8pts (49.2% FG dont 25% à 3pts), 5.9rbds, 1.4ast, 0.9stl, 1.4blk (21 matchs)

    Nouvelle semaine et nouvelles défaites pour les Wizards et Ian Mahinmi qui bénéficie toujours d’un gros temps de jeu (25 minutes). En déplacement toute cette semaine, le français a notamment fait escale à Chicago mercredi, terminant la rencontre avec 8 points (2/7) ainsi que 7 rebonds, 2 passes, une interception et 2 contres. Une feuille de stats noircie qui contraste avec l’adresse déclinante du joueur depuis quelques temps (41.7% depuis le mois de janvier contre 54.2% en décembre) mais à l’image de son équipe.

    https://www.youtube.com/watch?v=gTBDiLSPhGQ

    Loin de remettre en question son implication dans le jeu et en défense, la question qui revient comme une mélodie depuis quelques temps c’est l’utilisation de deux pivots de formation (Thomas Bryant) dans le cinq qui pourrait inciter le board des Wizards à monter un trade en vue d’attirer un vrai poste 4 pour épauler Dāvis Bertāns, et compenser l’absence de Rui Hachimura. C’est là que le nom du français revient dans certaines rumeurs de trade qui pourrait l’envoyer loin de Washington afin de dégager de la place au poste 5 (cinq pivots) et trouver un ailier fort.

    Néanmoins le français continue son travail sans prêter attention à cette période très chamboule-tout qu’est la Trade Deadline. Une nouvelle défaite face à Toronto vendredi a quand même eu raison de l’intérieur français et de son coéquipier convalescent Thomas Bryant, qui se sont fait broyer par la raquette ibérique Gasol – Ibaka (35 points, dont six tirs à trois points pour le cadet des Gasol). Laissé sur le terrain moins de vingt minutes, Scott Brooks a préféré jouer la carte du garbage time en faisant tourner le banc des Wizards, utilisant le français au rabais, notamment dans le jeu au large.


    Sarah Stier/Getty Images

    Les Apprentis

    Timothé Luwawu-Cabarrot – Brooklyn Nets (8ème à l’Est) (Long Island Nets)

    4.9pts (40% FG dont 35% à 3pts), 2.4rbds, 0.7ast, 0.5stl, 0.1blk (19 matchs)

    Notre apprenti frenchie de la semaine a reçu une belle marque de confiance de la part de son équipe des Brooklyn Nets, qui ont décidé de lui offrir un contrat Two-Way jusqu’à la fin de la saison, alors que son contrat 10-Day devait se terminer dans quelques jours. Une excellente nouvelle pour le joueur drafté en fin de premier tour de la draft 2016 et qui connaît un parcours assez linéaire depuis ses débuts dans la ligue.

    Au terme de cette semaine aboutie sur le plan personnel, la déconfiture se poursuit néanmoins pour Brooklyn qui a subi trois nouveaux revers, et qui en compte dix depuis Noël. Toujours fidèle à son statut de defensive player, le remplaçant du revenant Caris LeVert s’est notamment illustré samedi dans la défaite face aux Bucks de Milwaukee (117 à 97), en terminant la rencontre avec 10 points (3/5 FG), 4 rebonds et une passe dans un marasme offensif inquiétant pour l’un des contenders à l’Est.

    Une bonne conclusion pour cette semaine démarrée timidement (2 points face à Utah et Philadelphie) mais toujours intéressante aux yeux de son entraîneur Kenny Atkinson et de l’intéressé :

    Quand vous arrivez ici et êtes drafté, vous vous dites que c’est quand même cool. Vous prenez les choses pour acquises et quand vous traversez des choses compliquées, que vous vous faites échanger et tout, vous devenez plus dur. J’ai un sentiment d’urgence bien plus développé maintenant qu’à mes débuts.

    Timothé Luwawu-Cabarrot

    C’est encore un très jeune joueur, et je pense que c’était l’idée quand on l’a amené ici. On s’est dit : « C’est un gars qui a eu des minutes en NBA, il a quand même pas mal joué, il est encore jeune et n’a pas trouvé ses marques dans la ligue. Mais il est encore jeune, donc on va tenter le coup. Oubliez le scoring. Quand vous demandez à un gars d’avoir un rôle, il faut qu’il le fasse et lui l’a endossé à merveille. Que ce soit au niveau du repli défensif, du fait de garder les très bons joueurs adverses, quand on lui a expliqué nos principes… Il a tout compris à son rôle et pourtant il n’était pas au training camp. Il s’est intégré bien plus vite que je ne le pensais.

    Kenny Atkinson, coach des Brooklyn Nets

    Frank Ntilikina – New York Knicks (14ème à l’Est)

    6.1pts (38.3% FG dont 32.3% à 3pts), 2.2rbds, 3.2ast, 1.1stl, 0.4blk (39 matchs)

    Une semaine qui avait mal débuté pour le français qui s’était blessé à l’aine et qui avait dû déclarer forfait pour la seule victoire de la semaine des Knicks face à Miami (124 à 121). De retour jeudi pour la réception des Suns et de son ami Elie Okobo, le français a vécu une soirée cauchemardesque en attaque avec seulement 2 petits points inscrits assortis d’une purge à l’adresse (1/7 dont 0/1 derrière l’arc). Sa feuille de stats fut en revanche plutôt remplie à la passe (6 caviars) et à l’interceptions (2) mais le français a très peu pesé sur le jeu des new-yorkais.

    En sortie de banc, il va récidiver samedi face à Philadelphie, auteur d’une prestation encore plus médiocre avec 5 points (2/8 dont 1/3 à 3pts) et 3 petits rebonds captés pour zéro offrande et deux pertes de balle en un peu plus d’un quart d’heure de jeu (défaite 90 à 87). Une situation de plus en plus inquiétante alors que la mi- saison est passée et que les Knicks commencent à mettre le plein pied dans des mouvements en vue de dégraisser l’effectif et préparer la saison prochaine.

    Récemment évoqué dans des rumeurs de transfert l’envoyant notamment du côté de Detroit, pour y rejoindre un autre français en forme (cf : Sekou Doumbouya), difficile de trouver des motifs suffisants pour inciter les dirigeants des Knicks à conserver le meneur sur lequel le « Zen Master », Phil Jackson, avait fondé de grands espoirs lors de la draft 2017. Même si son profil défensif et sa cote de popularité auprès des (rares) supporters de la franchise font offices d’arguments, sur le plan sportif et personnel, le français doit trouver encore l’électrochoc qui lui permettra de sortir de cette mauvaise dynamique.

    Elie Okobo – Phoenix Suns (9ème à l’Ouest)

    4.5pts (41.3% FG dont 37.5% à 3pts), 1.3rbds, 2.1ast, 0.5stl, 0.1blk (33 matchs)

    Sereinement installé dans son rôle de doublure de Ricky Rubio dans l’Arizona, le français s’est plutôt montré discret, voire transparent en attaque cette semaine. Face à Atlanta d’abord, les Suns ont eu la mauvaise surprise de perdre un match à leur portée avec une défense catastrophique. Elie n’a d’ailleurs pas été exempt de tout reproche en finissant avec une copie de 3 rebonds et 3 passes pour zéro point inscrit (0/4 FG) malgré un temps de jeu conséquent (22 minutes, plus grosse présence sur un terrain depuis le 21 décembre dernier).

    Le français semble néanmoins afficher un moral et une détermination à toute épreuve. Interrogé cette semaine sur son nouveau statut, le français trouve plusieurs motifs de satisfactions à commencer par son entente avec Ricky Rubio :

    Je ne jouais pas beaucoup au début mais maintenant j’ai trouvé un temps de jeu régulier en étant meneur remplaçant. Il fallait que je fasse mes preuves, que je montre de la détermination, je pense avoir bien travaillé depuis le camp d’entraînement et même en Summer League et ça paye, notamment en défense. Maintenant c’est à moi d’être constant… Ricky, je le regardais jouer quand j’étais petit. Je suis attentif à sa manière de jouer. On discute beaucoup, on échange beaucoup, je lui pose beaucoup de questions. J’apprends tous les jours avec lui, sur la façon de s’adapter au jeu NBA, afin d’être un meneur performant en NBA… 

    Elie Okobo sur Basket USA

    Conscient qu’il a encore du travail et des efforts à fournir pour vraiment devenir une pièce essentielle dans la rotation de Monty Williams, le français a terminé la semaine avec deux nouvelles victoires face à Boston et New York, inscrivant notamment 3 points, 1 rebond, 1 passe et 2 interceptions au MSG, s’attirant notamment un bief avec Julius Randle, face auquel le frenchie ne s’est pas démonté devant les yeux de son compatriote Frank Ntilikina avec qui ils se charriaient toute la rencontre.


    Brian Babineau

    Les Novices

    Sekou Doumbouya – Detroit Pistons (9ème à l’Est)

    7.8pts (49% FG dont 36.1% à 3pts), 3.1rbds, 0.4ast, 0.6stl, 0.3blk (16 matchs)

    Toujours aussi brillant, Sekou Doumbouya gagne en volume de jeu et en respect de la part de ses coéquipiers et du petit monde de la NBA. Après avoir sorti un début de mois de janvier très prometteur, le jeune Sekou a remis le couvert cette semaine en terrassant presque à lui seul les Boston Celtics au Garden (116 à 103). Rien que ça ! Starter il termine la rencontre avec 24 points (meilleur marqueur Pistons) avec une adresse dingue de 76.9% au tirs (10/13 dont 2/4 à trois points).

    La semaine avait d’ailleurs moins bien débuté pour le rookie et son équipe qui s’étaient inclinés lundi à domicile face aux Pelicans (117 à 110) malgré une belle feuille de match de la nouvelle coqueluche de la franchise (16 points, 8 rebonds, 1 passe, 1 interception et 1 contre). La fin de semaine des Pistons fut en revanche beaucoup plus joyeuse avec deux nouvelles victoires et une franchise qui est remontée à la 9ème place de la Conférence avec deux victoires de moins que le 8ème, Brooklyn.

    Néanmoins le joueur a connu une autre fortune face à Atlanta, ne terminant qu’à 4 unités ainsi que 4 rebonds, le tout emballé dans une adresse catastrophique (1/8 dont 1/4 à longue distance). Une contre performance en porte-à-faux, tant le joueur ne cesse d’impressionner à commencer par certains de ses coéquipiers :

    Je suis juste impressionné par son absence de peur à chaque match-up. LeBron, Kawhi, Paul George, Draymond, K-Love. Il les prend les uns après les autres et il s’en fout. C’est comme ça que ça se passe dans cette Ligue, les enfants ne sont pas acceptés.

    Derrick Rose pour NBA.com

    L’ailier Markieff Morris nous sort même sa boule de cristal en prédisant un grand et bel avenir pour le français, à qui il promet le statut de franchise player des Pistons dans le futur :

    C’est un bon gamin. Il veut apprendre et il risque de devenir chaud. Une chose est sûre, il n’a pas peur. Il ne sait pas vraiment ce que c’est que la NBA mais il va se battre tous les soirs. Il se comporte comme un joueur expérimenté et en tant que vétéran, c’est ce que j’attends d’un rookie. C’est ‘The Prince’. Vous verrez, dans cinq ans il portera Detroit sur son dos, je vous le promets. Il fait un travail incroyable en tant que titulaire et il a un grand futur. Il est en train de faire changer les choses ici.

    Markieff Morris
    https://twitter.com/DetroitPistons/status/1218213602450120705

    Jaylen Hoard – Portland Trail Blazers (11ème à l’Ouest) (Texas Legends)

    2.7pts (42.9% FG), 2.1rbds, 0,3ast, 0.5stl (11 matchs)

    Nous avions quitté Jaylen Hoard la semaine dernière avec le plein de confiance ce qui nous avait conforté dans l’optique de voir le joueur rester encore quelques temps avec la franchise de l’Oregon. De là à dire que l’ailier a définitivement quitté le giron de la G-League et des Texas Legends, serait assez présomptueux, mais force est de constaté que cette semaine encore le français a de nouveau jouer le rôle de dépanneur de service. Aligné un peu moins de vingt minutes lors du déplacement à Oklahoma City, Hoard a terminé la rencontre avec 6 points (3/6), 5 rebonds, une passe et une interception néanmoins sans pouvoir empêcher les Blazers de s’incliner (106 à 119).

    Des statistiques qui commencent à compter et qui devraient désormais inciter pourquoi pas une franchise à lui donner sa chance, à commencer par les Blazers et Damian Lillard qui reconnaît le niveau actuel du frenchie :

    Je trouve qu’il joue plutôt bien en ce moment… Depuis qu’il est revenu début janvier, il a gagné du temps de jeu et c’est mérité car c’est un joueur intelligent, un joueur d’instinct capable d’apporter des solutions dans le jeu des deux côtés du terrain. Avec d’avantage d’expérience et un temps de jeu régulier, je pense qu’il gagnera en régularité et en efficacité

    Damian Lillard pour Oregon Live

    Sa polyvalence dans le jeu et sur le terrain permet à son entraîneur de le faire jouer un peu partout dans différents rôles, ce qui est plutôt appréciable en général. Encore en plein apprentissage au plus haut niveau, Jaylen Hoard ne prend rien pour acquis :

    Je suis juste très reconnaissant de pouvoir jouer au basket. Même si l’intégration et l’adaptation au jeu NBA fut difficile, je suis chanceux de pouvoir jouer, c’est un réel plaisir. Même si nous ne gagnons pas, le simple fait d’être ici est une bénédiction.

    Jaylen Hoard pour Oregon Live

    Adam Mokoka – Chicago Bulls (10ème à l’Est) (Windy City Bulls)

    1rbd (2 matchs)

    Pas grand chose à signaler cette semaine pour le néo-Bull qui doit encore se contenter de l’équipe de développement de la franchise. Avec les Windy City Bulls, Adam Mokoka a été aligné cette semaine dans le cinq de départ de l’équipe de G-League mais n’a pas beaucoup pesé dans les prestations de son équipe.

    Battu d’abord par les Lakeland Magic (104 à 98), le français a rendu une copie plutôt propre (12 points à 5/10 dont 2/4 à 3pts) mais insuffisante par rapport à son binôme à l’arrière, Milton Doyle (24 points, 3 rebonds, 4 passes). Le français est toujours aussi présent néanmoins en défense et notamment au rebond (4), ajoutant par ailleurs une passe décisive et deux steals. Il va d’ailleurs récidiver ce week-end face aux BayHawks de Erie (défaite 100 à 99), en rendant une copie beaucoup moins aboutie au scoring avec 5 points, 3 rebonds, une passe, une interception et un contre.

    Très utilisé pour ses skills en défense et dans un rôle d’arrière scoreur, le compte est loin d’être suffisant au regard de ses deux dernières prestations et du temps de jeu conséquent qui lui est offert, pour espérer réintégrer très prochainement le roster des Chicago Bulls.

    Vincent Poirier – Boston Celtics (4ème à l’Est) (Maine Red Claws)

    1.5pts (38.9% FG), 1.5rbds, 0.3ast, 0.2stl, 0.2blk (11 matchs)

    Revoilà cette semaine notre bon « vieux » Vincent de retour sur les parquets après plusieurs semaines de convalescence dues à une blessure au doigt (fracture de l’auriculaire gauche). Inutile de vous dire que rien ou peu de chose ont changé pour lui à Boston. Malgré l’absence de Daniel Theis, pivot titulaire des Celtics, le soir de son retour sur les parquets, Vincent ne s’est guère illustré dans le bon sens, terminant la rencontre avec 2 petits points inscrits sur des lancers (0/3), une perte de balle et deux fautes avec seulement 5 minutes de jeu à son actif.

    https://www.youtube.com/watch?v=rZZq4hJbx9w

    Pourtant enthousiaste à l’idée de pouvoir compter sur le français face à Chicago, l’effet d’annonce du technicien s’est rapidement estompé lorsqu’il décida de faire rentrer Vincent en toute fin de quatrième quart-temps à la place de Wanamaker alors que son équipe avait déjà plus de dix longueurs d’avance en fin de 3ème quart. Rebelote deux jours plus tard face à Detroit, l’ancien joueur du Fener’ ne disputera pas plus de 3 minutes de jeu le temps de prendre un rebond et un tir manqué (défaite 116 à 103).

    Depuis mercredi le français n’a malheureusement pas pris part aux rencontres disputées face à Milwaukee et Phoenix, provoquant un peu l’incertitude sur autour de son rôle dans l’équipe. Les semaines à venir vont être cruciales pour un prétendant de la trempe de Boston qui pourrait choisir de se séparer du pivot. Avec du temps de jeu, son gabarit volumineux ne sert finalement qu’à gêner les pivots massifs de la ligue, ce qui ne serait pas pour déplaire à d’autres franchises qui éprouvent des besoins à un poste et des responsabilités souvent déserté dans les raquette.

    Car il faut l’admettre, le choix de Vincent Poirier d’évoluer aux Celtics ne colle probablement plus au fonctionnement et au jeu mis en place par Brad Stevens, lequel mise désormais sur son back court et ses joueurs extérieurs. Depuis la blessure de Robert Williams, autre pivot avec lequel Vincent est en concurrence, le français n’a toujours pas bénéficié d’un meilleur traitement de faveur et se retrouve désormais dans une impasse à laquelle il va vite falloir remédier.