Auteur/autrice : Vincent Petiteau

  • Cheryl Miller : La colosse au genou d’argile

    Cheryl Miller : La colosse au genou d’argile

    Pour fêter l’arrivée des playoffs pour la WNBA, ClutchTime vous propose de découvrir l’histoire de la meilleure joueuse de l’histoire de ce sport. Même si cette dernière déclaration peut être débattue, personne ne peut minimiser l’impact de Cheryl Miller sur la reconnaissance mondiale du Basket-ball féminin et surtout, la révélation que la gente féminine pouvait également dominer dans ce fabuleux sport qu’est le Basketball.

    Cheryl Miller avec le numéro 31 de l’Université de Caroline du Sud
    Source : USC Athletics

    Cheryl Miller est née le 3 Janvier 1964 dans le comté de Riverside en Californie. Son père, Saul Miller, offrait une éducation assez militaire à ses enfants et avait pour habitude d’exiger une éthique de travail parfaite que ce soit dans le sport comme dans les études. C’est surement grâce à cette éthique, combiné a l’amour que portait Cheryl pour ce sport, qu’elle va être considérée comme l’une des plus grandes joueuses de l’histoire de ce sport selon les mots de son propre frère.

    L’avènement d’une star locale avec Riverside (1978-1982)

    Cheryl Miller et son frère, la légende NBA, Reggie Miller
    Source : Youtube

    Cheryl Miller a 14 ans quand elle rejoint le Lycée Polytechnique de Riverside en tant qu’ailière et après avoir passé toute son enfance sur les terrains a terrorisé son frère, Reggie Miller, elle passe désormais aux Lycéennes. Ce qui est sur, c’est que du haut de son mètre 88 a seulement 14 ans, elle ne va pas perdre de temps avec une moyenne de 37.5 points dès sa première saison tout en affrontant certaines filles qui ont jusqu’à 18 ans.

    4 ans, c’est le temps que Cheryl va prendre pour asseoir sa domination dans le basket féminin et avec pas moins de 132 matchs joués en 4 ans, elle ne va en perdre que 4 ce qui est une prouesse incroyable mais surtout une bonne représentation de sa domination.

    En 4 ans de Lycée, de 1978 à 1982, elle va offrir pas moins de 3446 points à son équipe ce qui est le record de l’État Californien à l’époque et va finir sa carrière Lycéenne avec des moyennes de 32.8 points et 15 rebonds par match. Cela va l’aider à amasser tous les trophées et va même être nommé 4 fois dans l’équipe All-American du Magasine Parade ce qu’aucun homme n’avait réussi à faire jusqu’ici.

    À ce moment là de sa vie, Cheryl est l’une des femmes, si ce n’est la femme, qui popularise au monde entier la possibilité qu’une femme domine autant les femmes que les hommes et elle est bien aidée par le fait que son frère, l’un des meilleurs prospects Américains, admette se faire martyriser par sa sœur sur un terrain de Basket-ball.

    Cheryl Miller et son frère durant l’adolescence
    Source : Youtube

    D’ailleurs, durant cette même période, Cheryl est décrite de façon assez sexiste comme « une fille qui pouvait jouer comme un garçon » ce qui montre que même si elle changeait la vision du basket féminin, les observateurs continuaient à posséder une vision réductrice du basket féminin malheureusement.

    Dans tous les cas, Cheryl ne se concentrait que sur une chose et c’était de massacrer ses adversaires et c’est exactement ce qu’elle a fait durant toute sa scolarité lycéenne, jusqu’à mettre plusieurs fois plus de 100 points dans un match.

    D’ailleurs, en 1982, lors de sa dernière année de Lycée, elle affronte le Lycée Notre Vista où elle va détruire ses adversaires avec pas moins de 105 points à elle seule mais ce n’est même pas la chose la plus incroyable qui se produit durant ce fameux match. En effet, Cheryl va dunker en match officiel, cette action va être historique car ce sera non seulement la première fois de l’histoire qu’une femme réalise un dunk en match officiel mais au delà de cette prouesse, Cheryl le réalisera au Lycée sans même être majeure.

    Cheryl Miller, l’une des premières femmes a réaliser un Dunk en match officiel
    Source : Youtube

    La grandeur de Cheryl vient énormément de sa famille, son père était son modèle et il poussait toujours ses enfants à se surpasser dans tous ce qu’il faisait dans la vie mais une autre raison pour son niveau de jeu est son frère, ses batailles avec ce dernier lui ont offert cette possibilité de devenir une véritable bête sur les parquets Lycéens.

    D’ailleurs, quand Reggie et Cheryl avaient un match le même soir, la mère de la famille allait voir Reggie et le père allait voir Cheryl et elle-même décrit les 2 comme de très bons supporters mais son Père en tant que très critique comme supporter tandis que sa Mère ne l’était pas du tout.

    Le séisme Miller dans le Basket Féminin avec USC (1982-1986)

    Cheryl Miller sous les couleurs rouge et jaune de USC
    Source : USC Athletics

    Cheryl s’apprête à sortir du Lycée en 1982 et est déjà l’une des personnes les plus convoitées dans le monde du Basketball, que ce soit homme ou femme.

    Avec plus de 250 offres de recrutements, elle va choisir de rester a la maison et de s’engager avec l’université de Californie du Sud (USC) ou elle va démontrer qu’elle est l’une des meilleures joueuses de l’histoire du Basket-ball féminin durant 4 ans.

    Avec USC, elle va jouer pour l’une des plus grandes équipes universitaires féminines de l’histoire, les Trojans, dont l’histoire a même amené un documentaire nommé « Women of Troy » sortie le 10 Mars dernier et dans lequel on découvre la domination de cette équipe menée par une Cheryl Miller au sommet de son art.

    Les « Women of Troy » réunis pour la sortie du documentaire
    Source : Jeff Kravitz/FilmMagic for HBO

    On voit donc que la pression a la sortie du Lycée ne l’a pas atteint, avec 1m88 pour 82 kilos, elle était très athlétique, pouvait dunker, dominait ses adversaires physiquement mais surtout techniquement car Cheryl possédait une panoplie de moves indéfendables et un shoot impressionnant qui rendait cette dernière indéfendable pour n’importe qui.

    On peut également ajouter à cela que Cheryl, au-delà de son excellence dans le scoring, avait une capacité au rebond légendaire et une défense incroyable, d’ailleurs, même son Frère Reggie l’a considérait comme tel car un soir de match en NBA, lorsqu’on lui demande qui est le plus grand défenseur qu’il ait affronté, il répond :

    « Other than Cheryl ? »

    En dehors de Cheryl ?

    C’est donc à partir de la NCAAW qu’elle va réellement devenir une star nationale voir internationale et elle va plonger son frère dans cette position de « frère de ».

    En même temps, cela n’est pas étonnant car avec des statistiques universitaires de 23.6 points, 12 rebonds, 3.2 passes décisives, 3.6 interceptions et 2.5 contres par match à plus de 56% au tir, Cheryl continue ses habitudes lycéennes et la montée du niveau de compétition n’a aucun impact sur sa façon de dominer le jeu.

    Avec 3018 points et 1534 rebonds en carrière universitaire, elle se retrouve très haute dans les classements et elle mène ses Trojans à 112 victoires pour 20 défaites en 4 ans tout en remportant le titre en 1983 et 1984 avec, pour chaque titre, la récompense de MVP du tournoi universitaire. A côté de cela se trouve de multiples récompenses comme le Naismith College Player of the Year a 3 reprises par exemple ce qui est l’une des plus belles récompenses pour une joueuse universitaire.

    Cheryl Miller et une autre légende avec elle, Cynthia Cooper
    Source : AP Photo/Lennox McLendon

    Sans pour autant minimiser les exploits de Cheryl, elle n’aurait peut-être pas autant dominée si elle n’était pas entourée par les « Women of Troy » car elle possédait autour d’elle une équipe très talentueuse et remplie de légende de la balle orange. On peut citer Paula McGee et Ronda Windham qui seront toutes les 2 des All Americans mais ce sont bien 2 autres personnes qui sont la source de la grandeur de cette équipe au côté de Cheryl.

    • Cynthia Cooper qui était la lieutenant de Cheryl Miller pendant une grande partie de la carrière universitaire de cette dernière mais, contrairement à Cheryl, elle est aller dominer la WNBA en remportant 4 titres avec les Comets de Houston et se retrouvant 3 fois meilleurs scoreuses de la ligue.
    • La coach a 496 victoires pour 271 défaites en 27 ans, Linda Sharp, qui est la coach des Trojans durant cette période et va aider Cheryl à remporter 2 titres tout en remportant elle-même plusieurs récompenses de coach de l’année de sa conférence et en 1984, coach de l’année universitaire.
    Cheryl Miller avec la médaille d’or sous les couleurs des Etats-Unis
    Source : imasportsphile

    En dehors des Trojans , Cheryl a jouée pour une autre grande équipe féminine des années 80.

    En effet, la Team USA Féminine pour les Jeux Olympiques durant l’été 1984 est également considéré comme l’une des meilleures équipes de basket féminin de l’histoire.

    Cheryl participe en 1984 au J.O de Los Angeles et va décrocher la médaille d’or dans son propre Pays et surtout dans sa propre ville avec absolument aucune défaite dans la compétition.

    Après cette victoire, elle a été considérée pendant un petit moment comme la personne la plus connu dans le monde du basket, homme et femme confondu, car elle va devenir une réelle célébrité internationale avec plusieurs couvertures de magazines dans beaucoup de Pays, des apparitions à la télévision dans tous les plays, différents talk-shows, des rencontres avec des politiciens, ect..

    L’impact même avec une fin de carrière prématurée (1987-Aujourd’hui)

    Cheryl Miller poursuivant sa carrière de coach en 2016 avec Cal State
    Source : LA Golden Eagles

    Malheureusement, c’est en 1987 que Cheryl va connaitre un tournant dans sa carrière. Durant un pick up game alors qu’elle n’a que 22 ans, elle va connaitre la blessure que chaque personne jouant au Basket-ball redoute, une rupture des ligaments croisés antérieurs et même si elle va revenir de cette blessure pour les essais Olympiques de 1988 dans l’idée de faire le Back to Back avec son équipe, elle va connaitre une nouvelle blessure ce qui l’oblige à prendre sa retraite à seulement 24 ans.

    Cette blessure n’est pas la seule raison de sa retraite. En effet, ce n’est qu’en 1997 que la WNBA va être fondée donc en réalité, la plupart des femmes qui sortaient de l’Université n’avaient pas réellement de directions intéressantes en dehors de certaines ligues féminines.

    Même si Cheryl sera draftée par de nombreuses ligues, féminines comme masculines, elle ne pratiquera plus jamais le Basket-ball après ses blessures.

    Après avoir été diplomée de USC en 1986, elle décide de devenir assistante et commentatrice mais en 1993, elle va revenir au-devant de la scène mais cette fois-ci en tant que coach en reprenant les rênes de son ancienne université, USC.

    Cheryl Miller en tant que Coach du Mercury en 1998
    Source : David Phillip/Associated Press

    En tant que coach à USC, elle va remporter le titre Pacific-10 Conference ce qui est intéressant mais lors de la création de la WNBA en 1997, Cheryl s’offre un nouveau challenge et devient coach et general manager du Mercury de Phoenix. Cependant, elle n’atteindra jamais le sommet mais sera assez proche dès sa seconde saison avec une défaite en finale face à Houston. Cheryl prendra rapidement sa retraite après 3 saisons en tant que Coach suite à des problèmes de santé et va se reconvertir dans l’analyse et les commentaires de match pour la NBA à pleins temps.

    Cette reconversion avait déjà commencé depuis plusieurs années car en 1996, elle était la première femme à commenter un match NBA et elle sera même une analyste pour les J.O d’Atlanta en 1996.

    14 ans après sa retraite en tant que coach, c’est son second modèle en grandissant (derrière son Père), Mike Garrett qui va faire revenir Cheryl dans le monde du coaching.

    Dans l’ordre, Kent Smith Jr, Cheryl Miller et Mike Garrett durant la présentation de Cheryl Miller en tant que nouvelle coach de Langston
    Source : KT King, The Oklahoman

    Ancien joueur de Football Américain et devenu directeur Athlétique de l’Université de Caroline du Sud avant de l’être pour l’Université de Langston, il va être la personne qui va proposer un poste de coach à Cheryl en 2014 auprès de l’Université de Langston et Cheryl va accepter et elle va y passer 2 ans avant de se diriger vers les Golden Eagles de l’Université de Cal State en 2016.

    Comme on a pu le voir précédemment, le 10 Mars dernier, Alison Ellwood a offert un documentaire sur les joueuses de l’université de Caroline du Sud qui ont dominé le Basket-ball Féminin Universitaire et elle a été très élogieuse envers Cheryl Miller. En effet, selon Ellwood, Cheryl aurait pu devenir l’équivalente féminine de Michael Jordan au niveau de l’impact culturel mais 2 choses ont empêché cela, sa blessure a 22 ans et le manque d’une structure comme la WNBA à sa sortie de l’Université.

    Cette vision honorable de Cheryl Miller montre tout l’impact que cette dernière a eu sur le Basket-ball féminin, sa popularité a permis de reconnaître non seulement le talent féminin mais a eu un énorme impact sur la création de la WNBA, certains pensent même qu’elle est la raison de sa création.

    On parle tout de même d’une femme intronisée au Hall of Fame en 1995 mais également dans le Hall of Fame FIBA en 2010 et lors de son intronisation en 1995, elle reste humble en déclarant :

    « I was just someone who loved the game so very much and had a passion for sport and life »

    J’étais juste quelqu’un qui aimait énormément le jeu et qui avait une passion pour le sport et la vie

    Cheryl est donc une grande joueuse de Basket-ball, la plus grande pour beaucoup, elle a transformée la vision du Basket-ball féminin et a surtout mis en avant l’idée qu’une femme pouvait dominer des Hommes sur un terrain de Basket et cela a énormément contribué au respect que l’on connaît aujourd’hui envers les joueuses de la WNBA même si ce respect ne fait pas encore l’unanimité.

    C’est une Femme qui avait la possibilité de faire la plus grande carrière de l’histoire si son corps ne l’avait pas lâchée à 22 ans mais c’est aussi un exemple de reconversion et de persévérance, que ce soit dans le Basket ou en dehors avec beaucoup de campagnes sur le Diabètes, le Cancer, la Dystrophie Musculaire et autres.

    On lui a offert une grande plateforme a seulement 18 ans et elle l’a toujours utilisée pour véhiculer le bon message et surtout de l’espoir a chaque petite fille et chaque petit garçon qu’il ne faut jamais abandonner ses rêves et que tout le monde peut réussir avec la détermination nécessaire.

    Pour finir, je vous laisse avec le discours d’intronisation au Hall of Fame 1995 de Cheryl Miller ainsi que celui de son frère, Reggie Miller, en 2012, qui aura une partie de son discours sur Cheryl qui montre exactement l’impact qu’elle a eu sur la reconnaissance des joueuses féminines dans le Basket-ball

    Le discours d’intronisation au Hall of Fame 1995 de Cheryl Miller
    Source : Youtube
    Discours de Reggie Miller le 7 Septembre 2012 pour son intronisation au Hall of Fame
    Source : Youtube
  • Pourquoi Steve Nash à la place de Jacque Vaughn ?

    Pourquoi Steve Nash à la place de Jacque Vaughn ?

    Avec un manque d’expérience flagrant dans le milieu compliqué du coaching pour Steve Nash, il est difficile d’expliquer la raison pour laquelle les Nets mise sur l’ancien meneur et surtout, pourquoi lui font-ils assez confiance pour lui offrir 4 ans de contrat. ClutchTime vous propose d’éclaircir un peu ce choix controversé des Nets de Joe Tsaï dans la sélection du meneur de Johannesbourg en tant que Coach d’une équipe prétendante au Titre.

    Source : @BROOKLYNNETS

    Steve Nash est une légende vivante du jeu qui a brillé au milieu des années 2000 avec les Suns de Mike D’Antoni et sa fameuse tactique du « 7 seconds or less » qui consiste à prendre un tir en moins de 7 secondes. Même si cette tactique a offert 2 MVP à Steve Nash, elle n’a jamais emmené les Suns très loin en Playoffs ce qui ouvre la porte au doute sur la capacité de Steve Nash à pouvoir coacher une équipe aujourd’hui.

    Bien que Steve Nash soit l’un des meneurs les plus intelligents de l’histoire de ce sport, cela ne mène pas forcément à une bonne carrière de Coach et beaucoup sont les joueurs qui l’ont appris à leurs dépens a l’image de Isiah Thomas, Jason Kidd ou même Magic Johnson sur un échantillon très limité.

    Cependant, la chance que possède Steve Nash est d’avoir choisi de ne pas se lancer directement dans une carrière de Coach à la fin de sa carrière mais d’avoir privilégié l’observation de l’évolution de la NBA vers un style et un rythme de jeu différent. D’ailleurs, pour cela, quoi de mieux que d’avoir décidé d’être consultant auprès des Warriors, qui n’est autre que la meilleure organisation des 10 dernières années.

    Dans l’ordre : Steve Nash, Steve Kerr et Bob Myers
    Source : Noah Graham/The Athletic

    On a donc un coach qui a fréquenté cette magnifique organisation et qui a eu la chance de suivre son développement, la façon dont on construit une équipe championne sur plusieurs années mais surtout la façon dont on la gère.

    D’ailleurs, Steve Kerr, le coach de cette organisation des Warriors, possède un profil très similaire à celui de Steve Nash car il a également attendu plusieurs années avant de se lancer dans une carrière de coach et a préféré rester dans l’ombre à observer l’évolution du jeu avant de reprendre le flambeau de Mark Jackson en 2014 et dominer la ligue pendant les 6 années suivantes.

    À l’image d’un Steve Kerr, Nash pourrait très bien réussir ce pari ou du moins, il semble logique que les Nets offre cette opportunité à Steve Nash lorsque l’on voit à quel point cela récompense les Warriors d’avoir choisi un coach sans expérience pour reprendre les rênes d’une équipe prétendante au Titre en 2014.

    De plus, les Nets n’ont pas fait ce choix au hasard car ils ont choisi un individu qui à énormément à enseigner avec beaucoup de connaissances sur le jeu et une capacité a créée des relations avec les joueurs qui sont très importantes dans la NBA d’aujourd’hui et tout cela, Steve Kerr le déclarait dans une interview en Mars 2018 :

    Source : Youtube/ESPN

    D’ailleurs, ce même Steve Kerr a l’air de lui faire confiance pour dominer la conférence Est dès l’année prochaine avec les Nets lorsque l’on voit sa réaction sur Twitter :

    https://twitter.com/SteveKerr/status/1301531920384188416?ref_src=twsrc%5Etfw%7Ctwcamp%5Etweetembed%7Ctwterm%5E1301531920384188416%7Ctwgr%5Eshare_3&ref_url=https%3A%2F%2Fthespun.com%2Fnba%2Fbrooklyn-nets%2Fsteve-kerr-reacts-to-the-nets-hiring-steve-nash

    Son rôle de consultant avec les Warriors pendant 5 ans lui ont donc permis de rester proche du jeu et des joueurs sans pour autant avoir cette voix de membre du staff ou de l’organisation ce qui a offert cette possibilité à Steve Nash de développer de très bonnes relations avec les joueurs mais aussi de consolider des relations préexistantes comme ce fut le cas avec Kevin Durant :

    « I wouldn’t say he made the decision for me, but he made me feel good about it”

    « Je ne dirais pas qu’il a pris la décision pour moi mais il m’a clairement rassuré sur celle-ci »
    Kevin Durant sur l’impact de Steve Nash dans sa décision de signer au Warriors en 2016
    Source : Mercury News

    Cela mène directement à la raison qui semble principale dans son recrutement, la présence de Kevin Durant au Nets.

    Kevin Durant et Steve Nash à l’entrainement des Warriors
    Source : HEARST NEWSPAPERS

    En effet, Steve Nash et Kevin Durant ont une relation très proche qui précède l’arrivée de ce dernier au Warriors en 2016 mais cette relation s’est améliorée depuis 2016 car Nash à réussi a élever le niveau de jeu de Durant en lui offrant beaucoup de son savoir et de son génie dans ce sport.

    Aujourd’hui, Kevin Durant est clairement le décisionnaire numéro 1 des Nets, même si l’organisation est au-dessus de lui, ils prendront toujours leurs décisions en consultant l’avis de leurs superstars Kevin Durant et Kyrie Irving et c’est surement cela qui a mené à la présence de Steve Nash en tant que Coach.

    La NBA d’aujourd’hui n’est plus la NBA de Jordan lorsque Jerry Krause avait le dernier mot, désormais, les stars ont un impact beaucoup plus important voir, pour certaines superstars, une décision unanime sur la gestion de l’équipe.

    Steve Nash a travaillé avec beaucoup de membres importants des Nets dans le passé a l’image de Kevin Durant et Caris Levert mais il lui manque une réelle relation avec Kyrie Irving ce qui peut lui être préjudiciable si les 2 ne s’entendent pas. Cependant, sa relation avec Kevin Durant devrait lui permettre de garder un bon contrôle sur l’équipe car lorsque tu as la star principale de ton équipe dans la poche, tout le monde suit comme l’avait déclaré Greg Popovich durant la cérémonie en l’honneur de Tim Duncan :

    Enfin, pour ce qui est de Steve Nash en tant que coach, on ne peut pas du tout le juger pour le moment par manque d’échantillon mais on peut tout de même émettre quelques « peur » sur sa capacité à devenir un bon Coach dans la NBA d’aujourd’hui.

    En réalité, tous les meilleurs coachs actuels, que ce soit Brad Stevens, Nick Nurse, Erik Spoelstra, ect.. sont tous des coachs avec une capacité d’adaptation en Playoffs impressionnante et cela est d’ailleurs visible actuellement durant le second tour des Playoffs mais ce qui pose problème est que Steve Nash n’a jamais connu de coach de ce calibre.

    Que ce soit Don Nelson, Mike D’Antoni, Terry Porter, Alvin Gentry ou encore Byron Scott, aucun coach précité n’est connu pour avoir des capacités d’adaptation incroyable mais plutôt pour avoir une philosophie de jeu strict sans renouvellement.

    Donc contrairement à un Jason Kidd qui a eu la possibilité d’apprendre d’un Rick Carlisle en 2011 avec les Mavericks, Steve Nash n’a jamais eu cette chance. Même si cela peut sembler anodin, ce fait peut avoir un réel impact sur la façon dont Steve Nash va coacher cette équipe et sa fin de carrière avec les Lakers ne montre aucun signe encourageant en faveur d’une future grande carrière d’entraîneur contrairement, par exemple, à un Chris Paul avec le Thunder de cette saison.

  • Isaiah Stewart : Un monstre sorti tout droit de Seattle

    Isaiah Stewart : Un monstre sorti tout droit de Seattle

    Source : John Locher / AP

    Isaiah Stewart – Ailier Fort

    Washington Huskies

    Pacific-12 Conference

    Statistiques du Joueur 2019-2020

    Source : gohuskies.com
     
    32 Matchs
    32.2 Minutes/m
    17 Points/m (57%FG, 25%3pts)
    8.8 Rebonds/m
    0.8 Passes/m
    0.5 Interceptions/m
    2.1 Contres/m
    2.2 Balles perdues/m

    Curriculum

    • Freshman
    • Sort du Lycée La Lumière (Indiana)
    • Américain
    • 19 ans (né le 22 Mai 2001 dans la ville de Rochester à New York)
    • 6’9 » (2m06)
    • 250lb (113 kilos)
    • Une envergure d’environ 223 centimètres (7’4 »)
    • Une détente d’environ 90 centimètres (35 inches) à la sortie du Lycée

    Palmarès

    • Mr. Basketball USA en 2019
    • USA TODAY’s All-USA First Team en 2019
    • Naismith Prep Player of the Year en 2019
    • McDonald’s All-American en 2019
    • First-team All Pac-12 en 2020
    • Médaille d’or à la coupe du monde FIBA U17 en 2018

    Récap’ de la saison

    Le numéro 33 des Huskies, en l’honneur de Patrick Ewing, n’a pas fait dans la dentelle durant cette saison 2019-2020 avec une très grosse ligne de stats pour un freshman en NCAA. C’est face à Baylor qu’Isaiah va faire son entrée dans la cour des joueurs universitaires et il ne va pas reculer face à ce défi avec une très bonne performance de 15 points et 7 rebonds à 7 sur 13 au tirs.

    Au bout de 3 petits matchs, il va s’offrir son premier double-double avec 14 points et 10 rebonds et va s’ensuivre une très bonne saison avec plusieurs performances remarquables comme un 25 points, 19 rebonds et 5 contres face à Oregon. Cependant, sa meilleure performance aura lieu lors de son dernier match de la saison, face à Arizona avec 29 points et 12 rebonds à 9 sur 11 aux tirs.

    Avec 14 double-doubles dans la saison et plusieurs records au sein de son université, Stewart s’offre une saison sans réelle déception avec du progrès au fil de chaque match et il finira même 1er en Pac-12 au niveau du scoring à son poste ce qui démontre tout de même le potentiel du garçon mais avec un profil proche de celui de Deandre Ayton, va-t-il être aussi dominant en NBA avec une compétition physique accrue ?

    Forces

    Stewart a beaucoup de qualités mais c’est un diamant à polir, la réalité est qu’actuellement, sa plus grande force est son grand moteur, il est une perle rare au niveau de l’intensité tels les Draymond Green ou Montrezl Harrell. Tous les joueurs un peu oubliés au moment de la draft mais qui se révèlent être de vrais joueurs importants, Isaiah a de grandes chances d’entrer dans cette catégorie de joueur lorsque l’on voit son énergie en NCAA.

    Pour se concentrer un peu plus sur son jeu, c’est un « Freak » long et puissant qui utilise énormément ses capacités physiques rares pour dominer avec beaucoup de jeu au poste, terminant d’ailleurs 5ème en NCAA en tant que scoreur au poste avec 8.2 points par match au poste.

    C’est donc un joueur qui se repose énormément sur son physique et c’est pour cette raison qu’une autre de ses forces est sa défense, Stewart possède déjà les bases nécessaires à la défense intérieure en NBA et possède le corps également ce qui est rare à seulement 19 ans. Il est assez léger sur ses pieds en défense ce qui lui permet de suivre assez bien un meneur durant une iso et son énergie lui a permis d’obtenir plus de 2 contres par match cette saison ce qui n’est pas non plus très commun pour un intérieur qui n’est pas pivot.

    Enfin, une force non négligeable car elle est assez rare dans le cas de ce type de joueur, c’est sa technique à mi-distance, que ce soit un petit mi-distance au poste à la Tim Duncan (Environ 43% de réussite a mi-distance) ou au lancer-franc (77% de réussite sur la ligne en 199 tentatives), Stewart est très prometteur dans ce domaine même si il a encore beaucoup de travail, surtout sur la régularité à mi-distance, mais il possède de bonne base ce qui est rare pour les freaks dans son genre quand ils entrent dans la ligue.

    Faiblesses

    Bizarrement, l’une de ses plus grandes faiblesses est son manque d’explosivité ce qui est très rare pour un profil et des mensurations comme celles de Stewart, en sachant en plus qu’il tourne a plus de 2 contres par match.

    En réalité, cette faiblesse est surtout un manque de coordination et surtout un manque de fondamentaux, lorsqu’il attaque le panier, il n’a pas encore ce réflexe de bien placer ses pieds pour pouvoir exploser et monter par-dessus ses défenseurs et cela affecte sa finition, son second saut pour remonter directement ainsi que plusieurs autres compartiments de son jeu.

    Une autre très grosse faiblesse reste son tir, bien qu’à mi-distance, il soit acceptable, sa mécanique est clairement à revoir. Heureusement, dans une bonne organisation NBA et avec un été studieux, il peut travailler facilement son shoot pour commencer à voir des améliorations car 25% de réussites à 3 points (5-20 et uniquement en catch and shoot) pour un ailier fort en NCAA ne va pas lui permettre d’avoir l’autorisation de shooter au niveau NBA.

    Enfin, même si cela a été énoncé auparavant, ses fondamentaux et surtout son « footwork » devront s’améliorer car il a tendance a trop utiliser sa force et pas assez sa technique pour attaquer ce qui pose deux problèmes :

    Le premier étant que cela empêche de pouvoir être efficace contre un défenseur intelligent qui va utiliser ce défaut à son avantage et cela s’est vu lors de son match contre Arizona ou Zeke Nnaji, ailier fort, a réussi à rendre la vie dure à Stewart même en lui rendant quelques kilos et cela s’est fini par un 3 sur 13 aux tirs pour Stewart.

    Le second problème est que cela va également l’empêcher d’être efficace contre un intérieur plus puissant qui ne va pas reculer face à ses attaques et c’est à ce moment précis que sa technique doit faire la différence.

    Vue d’ensemble du profil

    Isaiah Stewart est clairement un ailier fort même si un coach ambitieux pourrait le mettre en pivot mais tant qu’il ne développe pas son tir, il ne peut pas se permettre d’être un ailier en NBA. Grand, longiligne, rapide, fort, massif, il a toutes les qualités nécessaires à un grand basketteur et son plafond ne connaît aucune limite.

    Sa saison en NCAA a démontré à plusieurs équipes NBA qu’elle tenait en lui un joueur motivé sur le parquet et il s’avère qu’il est autant motivé en match qu’à l’entrainement, Stewart est très certainement un steal et probablement un futur All-Star, en tout cas, il a toutes les armes nécessaires pour le devenir.

    Dans tous les cas, son moteur reste sa qualité principale, il joue avec le cœur et donne toute son énergie à chaque match et même si offensivement et défensivement, il y a pas mal de travail qui l’attend, il a 19 ans depuis le mois de mai et il est clairement prêt à passer à l’étape supérieure.

    Comparaisons

    • Deandre Ayton
    • Montrezl Harrell
    • Draymond Green
    • Elton Brand
    • Zach Randolph

    Draft Consensus

    • 27ème selon nbadraft.net
    • 31ème selon Tankathon
    • 31ème selon NBAdraftroom.com
    • 30ème selon Bleacher Report
    • 25ème selon ClutchTime

    Highlights

    Source : Switch
  • Fiche Draft 2020 de Nico Mannion : Le Mamba Rouge de l’Arizona

    Fiche Draft 2020 de Nico Mannion : Le Mamba Rouge de l’Arizona

    Nico Mannion – Meneur

    Arizona Wildcats

    Pac-12 Conference

    Statistiques du Joueur 2019-2020

    Source : Rick Scuteri USA Today Sports

    32 Matchs
    32.3 Minutes
    14 Points (39%FG, 33%3pts)
    5.3 Passes
    2.5 Rebonds
    1.2 Interceptions
    0 contres
    2.6 Ballons perdues

    Curriculum

    • Freshman
    • Sort du Lycée Pinnacle dans l’Arizona
    • Italien
    • 19 Ans (né le 14 Mars 2001 à Siennaà
    • 6’3 » (1m91)
    • 179lb (86 Kilos)
    • Une envergure d’environ 188 centimètres (6’2.5 »)
    • Une détente d’environ 105 centimètres en 2018 (41 inch vertical)

    Palmarès

    • MaxPreps 1e équipe All-American en 2017
    • 1e équipe Arizona Republic Class 6A All-State en 2017
    • MaxPreps Sophomore All-American 3eme équipe en 2018
    • Arizona Gatorade Joueur de l’année en 2018
    • Champion de seconde classe 6A State avec Pinnacle en 2019
    • Arizona Gatorade Joueur de l’année en 2019
    • National High School Coaches Association Senior Athlète de l’année en 2019
    • USA Today All-USA 2e équipe en 2019
    • Naismith All-American 3e équipe en 2019
    • sélectionné pour le McDonald’s All-American Game et le Nike Hoop Summit en 2019
    • All-Pac-12 2e équipe en 2020
    • Champion du Wooden Legacy en 2020
    • MVP du tournoi Wooden Legacy en 2020
    • Equipe All-Freshman en 2020

    Récap de la saison du Joueur

    Nico Mannion arrive dans le processus de recrutement après le Lycée comme l’un des meilleurs joueurs disponibles dans sa classe (Recrue 5 étoiles) et le 14 Septembre 2018, il décide de rejoindre les Wildcats de l’Arizona pour rester dans son élément.

    Très tôt dans la saison, le « Red Mamba » va faire beaucoup de bruit et montrer au monde qu’il n’est pas là pour plaisanter avec 21 points et 9 passes durant son second match officiel avec les Wildcats, 15 points dans son 4e match officiel ou encore 16 points et 11 passes dans son match d’ouverture du Tournoi Wooden Legacy le 28 Novembre 2019.

    Nico finira par gagner ce Tournoi et sera MVP de ce dernier avec 16 points et 7 passes de moyenne (ce qui lui vaudra une sélection dans l’équipe de la semaine).

    Sa saison se poursuit de façon satisfaisante sans pour autant dominer ou même impressionner et il va se qualifier pour le Tournoi Pac-12 avec les Wildcats ou, durant le premier tour, il va offrir 14 points dans la victoire de son équipe avant que le tournoi ne soit annulé comme toutes les autres compétitions.

    Nico Mannion finit la saison avec des statistiques acceptables mais très en dessous des attentes, laissant un sentiment de déception alors qu’il possède tout de même des statistiques plus qu’acceptable pour un jeune qui vient d’avoir 19 ans en Mars 2020.

    Forces

    Nico Mannion est l’un des meilleurs talents de cette classe 2020 avec comme qualité première un « leadership » impressionnant pour son âge, il n’a pas peur de prendre un tir compliqué et ne baisse pas les yeux face à la pression et l’adversité ce qui est indispensable pour devenir un bon joueur au niveau supérieur.

    L’Italien est un très bon créateur, avec une panoplie de mouvements offensifs et de conduite de balle au-dessus de la plupart des meneurs de sa classe, il est capable de se rendre n’importe où sur le terrain et possède une très bonne vision du jeu et surtout une très bonne anticipation des mouvements adverses en défense ce qui lui permet d’être un créateur d’élite, pour lui ou ses coéquipiers.

    Son tir est acceptable, il détient la panoplie intégrale dans ce registre, que ce soit en « catch and shoot » ou en sortie de dribble, Nico est capable de scorer à un niveau très élevé. Même si ses pourcentages sont assez décevants cette année, il reste une menace importante pour l’équipe adverse ce qui lui permet d’utiliser ses capacités de finitions lorsque le défenseur mord a une feinte de tir.

    En parlant de finitions, on a en Nico l’un des meilleurs finisseurs de sa classe, avec la finesse d’un Irving, il peut finir au cercle et détient beaucoup de talents dans ce secteur du jeu ce qui lui permet d’être catégorisé depuis le Lycée comme un scoreur impressionnant et talentueux.

    D’ailleurs, dans le secteur de la finition près du cercle, il s’avère être détenteur d’une assez bonne explosivité, que ce soit sur son premier pas ou sa détente, ce qui lui permet de réaliser des actions offensives impressionnantes depuis le Lycée même si son explosivité n’est pas dans l’élite non plus.

    Bizarrement, Nico est un bon défenseur, il n’est pas l’un des plus grands gabarits et ses capacités physiques ne lui laissent pas cette possibilité mais il est déterminé et appliqué en défense. Il a une vitesse latérale acceptable ce qui lui permet de ne pas se faire avoir par les premiers pas de l’adversaire et son QI Basket lui permet de bien lire les systèmes et les lignes de passes pour aller chercher des interceptions.

    Même sans être un « Freak », il s’avère être un bon défenseur intelligent ce qui suffit à ne pas devenir une faiblesse pour son équipe et son intensité défensive sert d’exemple à ses coéquipiers ce qui démontre encore plus sa qualité principale de leader.

    Faiblesses

    Malheureusement, si le Wildcat n’est pas l’un des tops prospects de la Draft 2020, c’est parce qu’il garde quelques défauts plus ou moins importants.

    Nico est un scoreur impressionnant mais il possède des habitudes offensives qui en font un joueur prévisible et comme le démontre Zach Milner dans son scouting report, 21.5% de ses tirs sont des floaters ce qui montre un manque d’agressivité et surtout une prévisibilité flagrante en attaque.

    Dans le même registre, sa conduite de balle qui est l’une des meilleures de sa classe pourrait lui permettre d’attaquer le cercle de manière effective mais son manque d’agressivité le pousse plus souvent à prendre un tir ce qui est regrettable lorsque l’on voit son talent dans ce secteur.

    Aucun doute qu’une franchise NBA lui fera travailler cet aspect de son jeu car même s’il aime bien être le principal joueur offensif de son équipe, il ne semble pas être très agressif dans ses choix en attaque même s’il a progressé dans ce secteur au fil de son année Universitaire (peut-être lié a une amélioration au niveau de son physique ?).

    Ses fondamentaux au niveau du tir sont impressionnants, il est fort pour son âge dans ce secteur avec une belle forme mais il est limité par ses capacités physiques dans une situation de 1 contre 1 où il doit créer son propre espace pour tirer car son gabarit ne lui permet pas actuellement de s’offrir un bon tir ouvert contre un défenseur respecté en NBA comme Marcus Smart par exemple.

    Son tir est d’ailleurs une grande source d’incertitude sachant que depuis son arrivée a l’Université de l’Arizona, il n’a pas réellement démontré de progrès et même, pour certains, il a fait preuve d’un retour en arrière dans ce secteur. En réalité, il est fort probable que cela ne soit qu’un mauvais passage mais l’inquiétude reste présente car il est aussi possible que l’augmentation de l’adversité et l’apparition de défenseurs rapides et athlétiques contre lui sont peut-être des facteurs qui ont joué dans cette baisse de régime au niveau de ses pourcentages au tir.

    Pour finir, sa régularité et sa maladresse sont deux facteurs qui entrent dans ses défauts mais en réalité, n’importe quel prospect de son âge dans un championnat comme la NCAA possède les mêmes problèmes. On ne peut donc pas réellement compter ses deux facteurs comme des faiblesses car ce sont des secteurs qui s’améliorent grâce à l’expérience et l’apprentissage.

    Vue d’ensemble du profil

    Nico Mannion est une réelle superstar dans l’Arizona, surnommé le « Red Mamba », il a toujours été ce scoreur incroyable qui a enflammé les réseaux sociaux depuis ses 14 ans et aujourd’hui, il fait face à des adversaires plus costauds et plus rapides que lui ce qui lui offre l’opportunité d’utiliser son QI Basket et ses capacités de meneurs pour s’améliorer dans les autres compartiments du jeu.

    A 15 ans, il était déjà le leader de son équipe et était déjà l’un des meilleurs joueurs de son patelin avant de devenir un joueur pour l’équipe nationale de l’Italie à 17 ans seulement, donc si il y a bien une chose qui est sûr, c’est que Nico Mannion est un talent rare avec un très fort potentiel dans cette Draft.

    Il peut réellement devenir un All-Star en NBA si une équipe lui accorde sa confiance afin d’exceller. Son « leadership » et ses capacités hors normes ne font aucun doute sur le fait qu’il pourrait devenir non seulement un « steal » dans cette draft 2020 mais surtout l’un des meilleurs joueurs de cette Draft 2020.

    Comparaisons

    • Derrick White
    • Deron Williams
    • Mike Bibby
    • Goran Dragic
    • Tony Parker
    • Kemba Walker

    Draft Consensus

    • 22e selon nbadraft.net
    • 22e selon Tankathon
    • 39e selon nbadraftroom.com
    • 26e selon nbcsports.com

    Highlights

    Source : Inside The Edge
  • Fiche Draft 2020 Théo Maledon : Le prodige de la ville aux cent clochers

    Fiche Draft 2020 Théo Maledon : Le prodige de la ville aux cent clochers

    Théo Maledon – Meneur

    ASVEL Lyon-Villeurbanne

    Jeep Elite (LNB Pro A) + Euroligue

    Statistiques du Joueur 2019-2020

    Source : LUCAS BARIOULET / AFP
    Stats Jeep Elite
    20 matchs 
    15.6 Minutes
    6.5 Points (39%FG, 29%3pts)
    2 Rebonds
    1.8 Passes
    0.6 Interceptions
    0.1 Contres
    1.5 Balles perdues
    Stats Euroligue
    22 Matchs
    17.7 Minutes
    7.4 Points (45%FG, 36%3pts)
    1.9 Rebonds
    3.1 Passes
    0.3 Interceptions
    0.1 Contres
    1.9 Balles perdues

    Curriculum

    • Professionnel depuis 2018
    • Sort du Centre fédéral de Basket-Ball (INSEP)
    • Français
    • 18 ans (né le 12 Juin 2001 à Rouen)
    • 6’4 » (1m92)
    • 176lb (80 kilos)
    • Envergure de 208cm environ (6’8 »)
    • Pour la détente, on attend la Draft Combine

    Palmarès

    • Prix du double projet FFBB (performances sportives-scolaires) en 2015
    • Champion Euroligue Junior en 2017
    • Médaille d’or au championnat d’Europe FIBA des – de 16 ans en 2017
    • Médaille d’argent a la coupe du monde FIBA des – de 17 ans en 2018
    • All-Star LNB en 2018
    • Meilleur espoir de la Jeep Elite en 2019
    • Champion de France en 2019
    • Vainqueur de la coupe de France en 2019
    • MVP de la finale de coupe de France en 2019

    Récap’ de la saison du Joueur

    Après avoir été consacré meilleur espoir de la Jeep Elite la saison précédente en frôlant la sélection nationale pour la coupe du monde 2019 en Chine avec l’équipe de France à seulement 18 ans, Théo entre dans sa 3e saison à Lyon-Villeurbanne avec beaucoup de pression et d’attente sur lui.

    Toute la scène internationale à ses yeux rivées sur le futur prodige. D’ailleurs, plusieurs sites le placent comme favori pour être le meilleur espoir de l’Euroligue comme l’ont été Luka Dončić ou encore Goga Bitadze avant lui ce qui démontre une confiance et un respect impressionnant.

    Son match d’ouverture se fera le 22 Septembre 2019 contre Limoges ou il fera une performance de 6 points et 8 passes en 19 minutes et même si ses performances en Jeep Elite laissent les fans sur leur faim, c’est en Euroligue que Théo va montrer qu’il ne s’écroule pas sous la pression.

    Le 17 Janvier, il réalise son record de passes en carrière avec 10 offrandes, puis va battre son record de points le 24 en Euroligue avec 19 unités. Cette montée en puissance du jeune prodige ne faiblit pas, le 14 Février durant la demi-finale de la Leaders Cup, il va offrir une performance de 20 points et 7 passes dans une victoire. Sa dernière performance en Euroligue sera contre le Real Madrid le 5 mars 2020 où, en sortie de banc, il va offrir 12 Points en 23 minutes.

    Malheureusement, cette montée en puissance sera rapidement stoppée par la suspension de la saison, mais qu’importe Théo estime être prêt à offrir ses talents à une franchise NBA, et s’inscrit à la Draft le 5 Avril 2020.

    Forces

    En premier lieu, sa plus grande qualité est son calme sur un terrain, il a une vision et une justesse qui sont indispensables pour être un meneur de qualité et lorsque l’on ajoute à cela un « handle » plus qu’efficace, cela donne un meneur qui peut rapidement devenir l’élément principal de l’organisation du jeu d’une équipe.

    Théo compense son manque athlétique (par rapport aux meneurs NBA) par un très bon QI offensif et des fondamentaux qui démontre la grande influence qu’a eu dans sa formation un certain meneur du Texas sur lui.

    De plus, il fait partie des « Freaks » de la nouvelle génération en tant que meneur avec de très grand bras ce qui lui permet, un peu comme un Gilgeous-Alexander, de profiter d’une bonne envergure et d’avoir une bonne finition dans la peinture.

    Son tir est efficace (37% à 3pts en Euroligue avec un peu plus de 2 tentatives par match) ce qui lui permet d’être une menace constante sur le parquet et ses déplacements sans ballon sont déjà d’un niveau impressionnant ce qui lui permet de s’offrir pas mal de tirs ouverts et surtout la possibilité d’être un « combo guard » à côté d’un autre porteur du ballon.

    Théo a réalisé beaucoup de progrès depuis ses débuts a l’ASVEL sur son « footwork », sa sélection de tir et d’emplacement et enfin le développement d’un tir en sortie de dribble lui permettent d’avoir plusieurs options sur un terrain, un bon commencement pour devenir une grosse menace offensive.

    Pour finir, ce qui est intéressant avec Théo c’est qu’une grande partie de ses qualités font partie des bases requises chez un bon meneur de jeu avec un bon « handle », une qualité de passe plus que raisonnable, un QI Basket au-dessus de la moyenne et surtout un calme nécessaire même si la pression défensive reste souvent un problème.

    Faiblesses

    Avec la pire note défensive de son équipe, il est clair que le plus gros travail de Théo dans le futur sera sa défense. Certes, l’aspect défensif du jeu chez le joueur reste à faire du fait de son âge, son manque d’expérience et ses lacunes athlétiques, autant de facteurs importants qui n’excusent pas tout.

    Théo va devoir travailler sur sa vitesse latérale, son anticipation, ses fondamentaux défensifs, sa communication défensive, son intensité, son physique pour devenir plus costaud et défendre les arrières un peu plus physiques (type Klay Thompson ou James Harden) ainsi que d’autres compartiments de la défense.

    C’est un gros travail mais pas impossible, il est certain que Théo ne va pas devenir un grand défenseur mais, un peu comme un Stephen Curry, on lui souhaite simplement de devenir acceptable dans ce registre pour ne pas être une faiblesse que l’équipe adverse pourrait exploiter.

    Son shoot est assez efficace ce qui est intéressant pour un athlète avec son envergure, mais ce compartiment du jeu nécessite aussi pas mal de travail pour devenir une réelle arme en NBA (ce qui est souvent le cas pour tous les joueurs qui entrent en NBA) à commencer par améliorer rapidement sa forme et sa vitesse de tir.

    Théo doit aussi mieux comprendre ses qualités, sa morphologie lui permet d’être plus long que plusieurs défenseurs mais il ne profite pas de cette qualité (ou du moins, pas assez) ce qui peut rapidement devenir problématique s’il décide de se contenter trop souvent d’un tir alors qu’une pénétration est envisageable.

    De plus, il semble un peu trop confortable avec sa main dominante ce qui sera problématique dans un « scouting report » (rapport sur un joueur précis) car chaque équipe pourra profiter de cette faiblesse pour « l’obliger » à dribbler et attaquer sur sa main faible.

    Enfin, son premier pas n’est pas parmi les plus efficaces, ce qui sera problématique en cas d’isolation et même si Théo sait conserver son calme en attaque, il n’aime pas être mis sous pression, que ce soit en 1 contre 1 ou en prise à deux ce qui pose problème dans son organisation de l’attaque. Dans cette situation, ses passes sont souvent déviées et mènent parfois a des balles perdues ce qui risque d’augmenter au niveau supérieur s’il ne travaille pas dessus.

    Vue d’ensemble du profil

    Théo est un meneur nouvelle génération avec une taille assez basique mais de long bras qui peuvent lui permettre d’étendre les limites de son jeu.

    Il est intelligent et ne semble pas avoir peur de la pression étant sur la scène professionnelle depuis ses 16 ans et même avec quelques faiblesses dans son jeu, il n’a aucun défaut irrattrapable et aucun obstacle insurmontable pour devenir un meneur titulaire en NBA.

    Théo dispose d’une palette de meneur qui était déjà d’un niveau élite en Euroligue alors qu’il n’avait que 18 ans et son jeu colle parfaitement à la NBA d’aujourd’hui avec souvent 2 porteurs de balle par équipes ce qui permet plusieurs options, lui offrant la possibilité de devenir un meneur-arrière de qualité avec un jeu avec ou sans la balle intéressant et peut-être, dans le futur, une concentration et une intensité défensive qui en fera un joueur respecté dans ce domaine.

    Comparaisons

    • Shai Gilgeous-Alexander
    • Ron Harper
    • Dejounte Murray
    • Ricky Rubio
    • Markelle Fultz
    • Pablo Prigioni
    • Tony Parker (non quand même pas)

    Draft Consensus

    Highlights

    Source : Bente’ – Basketball Highlights
  • Denise Long : La pionnière venue de nulle part

    Denise Long : La pionnière venue de nulle part

    Avec l’arrivée du nouveau contrat de la WNBA qui offre une vision positive quant à la direction que prend le Basket féminin, ClutchTime vous propose de revenir sur l’histoire d’une femme unique dans l’histoire de la balle orange, une pionnière qui n’a jamais éprouvé l’envie ou le besoin de le devenir.

    Denise Long est née en 1951 dans une petite ville de l’Iowa nommée Whitten et peuplée d’environ 170 habitants. Joueuse du Lycée Union-Whitten de 1965 à 1969, Denise démontre tout son talent aux yeux du monde, lui offrant l’insigne honneur de devenir la première femme draftée en NBA. Pourtant, cette petite fille de l’Iowa n’a jamais eu l’intention d’avoir un tel impact sur son sport, son seul souhait par-dessus tout était de devenir championne avec son Lycée.

    Denise Long qui prend un hook sur la tête de Nate Thurmond
    Source : Art Frisch, The Chronicle 1969

    La naissance d’une Pionnière

    Denise Long n’est pas née dans le Basketball, durant son enfance, son premier amour fut le Baseball ainsi que le Cheval. Ce n’est que vers ses 14-15 ans que son coach de basket lui fait vendre son cheval pour se concentrer intégralement au Basket-ball, décision fortement influencée par la présence de sa sœur.

    La sœur de Denise était son modèle dans la vie et motivée par l’envie de devenir la meilleure joueuse de Basketball de l’Iowa, elle souhaitait venger sa sœur qui a connu un certains nombre de défaites et de déceptions dans sa carrière, incitant Denise à se concentrer avec toute son énergie dans ce sport.

    Poussée également par l’envie de faire plaisir à son coach, elle fait preuve d’une éthique de travail remarquable avec plus de 4 heures d’entraînements par jour et surtout aucune excuse pour ne pas devenir la meilleure.

    À tel point qu’un journaliste sportif passera un jour par le parc où elle s’entraîne habituellement et y croisera Denise, s’entraînant sous – 11 degrés. Cela le pousse même à écrire un article sur cette scène incroyable.

    Selon Denise elle-même, c’est en 6th Grade, à l’âge de 11 ans, qu’en battant une équipe de fille de 2 ou 3 ans plus âgées, qu’elle réalisera que non seulement elle aime ce sport mais également que ce sport a l’air d’être innée chez elle et c’est donc a 12 ans qu’elle fait un pacte avec elle-même afin de devenir la meilleure joueuse de Basket de la région.

    Denise Long à droite saluant le joueur des Warriors, Stephen Curry
    Source : Michael Macor, The Chronicle

    Ailière de pas moins d’1 mètres 80, sa spécialité demeure alors le shoot à distance avant même que la ligne de 3 points n’existe, cela lui permettra de dominer très facilement sa ligue lycéenne avec plusieurs matchs à plus de 100 points. Cette domination fut notamment marquée par son match de 111 points inscrits contre le Lycée de Dows où Denise fera sortir sur faute la quasi-totalité de l’équipe adverse.

    Denise Long joue pendant 4 ans pour le lycée d’Union-Whitten de 1965 à 1969 dans une ligue féminine très différente d’aujourd’hui car 12 joueuses étaient alors alignées sur le terrain en même temps avec du 6 contre 6.

    Cette façon de jouer très différente a offert une grande notoriété à la ligue féminine lycéenne de l’époque qui favorisait de grosse performance offensive et des matchs avec des équipes à plus de 200 points. D’ailleurs, lorsque l’on voit la direction que prend la NBA aujourd’hui avec la philosophie « tout pour l’attaque », il est intéressant de faire le parallèle avec la grande notoriété de la ligue féminine lycéenne de l’époque qui jouissait d’une même célébrité en grande partie grâce à ce jeu offensif.

    Durant son année « freshman » (1ere année de lycée), Denise commence à prendre feu avec 920 points sur la saison mais ce n’est que le début car sur les 3 années suivantes, elle met 1388, 1946 et enfin un record de 1986 points pour sa dernière année ce qui lui donne une moyenne de 68,5 points par match.

    De cette façon, Denise domine sa ligue avec pas moins de 6250 points en 4 ans ce qui fut un record durant une très longue période avant qu’une certaine Lynn Lorenzen ne dépasse ce chiffre durant un match où Denise était venue assister à la rencontre dans les tribunes. Encore aujourd’hui, elle exprime énormément de respect envers Lynn d’avoir battu son record au vu de tout son travail accompli pour réussir cette prouesse.

    Pendant ses années Lycée, Denise va donc offrir l’étendue de son talent et son coach, Paul Echerman, la considérait même comme la 8e merveille du monde allant même jusqu’à dire à l’un de ses amis, avant de lui offrir son premier match en tant que titulaire, qu’il allait faire jouer la meilleure joueuse de l’histoire de l’Iowa.

    En même temps comment ne pas croire les paroles de son coach. Sa panoplie de taille, force, rapidité et vivacité combinée directement avec cette capacité à enchaîner les paniers de 9 mètres ou plus a fait d’elle une véritable légende. Même si elle regrette de ne pas avoir mieux développé son jeu a l’époque, il est incroyable qu’une petite fille de Whitten devienne une aussi grosse star locale.

    La quintessence de sa carrière Le Titre de 1968

    La section sport du « Des Moines Register » du 17 Mars 1968
    Source : Des Moines Register

    Il est important de rappeler également l’importance de Jeanette Olson dans son histoire.

    Jeanette Olson est une légende du Lycée d’Everly, grand rival de Union-Whitten et bien que Denise et Jeanette furent rivales, Denise a toujours considéré Jeanette comme son héroïne au niveau du Basketball.

    Elle l’a décrit comme une fille en avance sur son temps avec une technique et une vision de jeu incroyable pour l’époque et surtout, un tir en sortie de dribble impressionnant.

    Les grands matchs que les deux lycées se sont livrés ont créé une rivalité, mais surtout un rapprochement amical et un lien éternel entre Jeanette Olson et Denise Long et c’est pour cette raison que le match de la finale du championnat d’État organisé le 16 mars 1968 sera l’un des plus grands matchs de l’histoire de l’Iowa et du basket Féminin a 6 contre 6.

    Denise Long, E. Wayne Cooley et
    Jeanette Olson avant le match
    Source : Larry Cotlar

    Dans un Veterans Mémorial Auditiorium bondés de 15 000 personnes et pas moins de 3.5 millions de téléspectateurs dans 9 États différents, les deux Lycées vont s’offrir une bataille incroyable.

    Le Lycée d’Everly, de Jeanette Olson, va mettre en place une stratégie que beaucoup de lycée reproduisait également, mettre deux joueuses sur Denise pour l’empêcher de marquer (ce qu’on nomme aujourd’hui la « double team »).

    Cette technique fut « efficace » en limitant Denise à 64 points. Cependant, ce que le Lycée d’Everly n’avait pas prévu, c’était la montée en puissance de la cousine de Denise, Cindy Long, qui va se retrouver libre grâce à l’attraction offensive que procure Denise et qui va offrir une performance remarquable en inscrivant 40 points pour son équipe.

    Malgré les 76 points de Jeanette Olson, le Lycée d’Everly va s’incliner sur le score de 113 à 107 après prolongation et le grand cœur de Denise l’obligera à serrer dans ses bras sa rivale, Jeanette Olson, en lui déclarant que son équipe méritait également la victoire.

    Lorsque Denise raconte cette soirée, on voit non seulement un tout autre sport que le basket-ball traditionnel d’aujourd’hui mais surtout une époque très différente tels que des ajouts de points à l’une ou l’autre équipe durant la mi-temps après avoir oublié de les comptabiliser en première période.

    D’autre part, encore aujourd’hui, Denise a du mal à croire qu’elle ait rapporté à sa petite ville de moins de 200 habitants un titre tout en battant son héroïne et grande amie de toujours, Jeanette Olson.

    La Draft NBA de 1969 : Le tournant

    Présentation de Lew Alcindor, premier choix de la Draft 1969
    Source : Sports Illustrated

    Nous sommes le 7 avril 1969, Kareem Abdul-Jabbar, après un pile ou face historique, rejoint les Bucks de Milwaukee en premier choix de la draft NBA de 1969.

    Mais ce qui nous intéresse alors, c’est bien sûr la jeune Denise. Durant le 13e tour, Franklin Mieuli, propriétaire des Warriors en NBA à l’époque, va révolutionner la NBA en sélectionnant Denise Long qui sortait tout juste du Lycée à 19 ans.

    Au même moment, dans la petite ville de Whitten, Denise était à la Poste quand une personne viendra lui signaler qu’elle a été sélectionnée par les Warriors passant ainsi du jour au lendemain, d’une star locale à une star nationale.

    Ce n’est pas moins de trois pages qui lui seront consacrés dans le numéro de Sports Illustrated ce qui reste invraisemblable pour une basketteuse dans les années 60 et elle va même faire une apparition dans le Tonight Show. L’Amérique entière parle d’elle, mais la réalité était malheureusement bien moins belle.

    En effet, Franklin Mieuli n’a jamais eu l’intention de drafter Denise pour la faire jouer avec les Warriors mais plutôt comme un coup de com’ et c’est James Walter Kennedy, Commissaire de la NBA à l’époque, qui va empêcher ce choix non seulement parce que drafter des lycéens était interdit mais drafter des femmes l’était également.

    Cependant, même si Franklin Mieuli ne cache pas le fait de l’avoir drafté pour la publicité, il avoue tout de même plus tard :

    « I don’t know if women can play this game, but if anyone can, she can »

    Je ne sais pas si les femmes peuvent jouer au Basket mais si quelqu’un peut, elle peut

    Dans tous les cas, la Draft de Denise se révèlera être simplement une tentative de recrutement pour son projet de créer sa propre petite ligue « professionnelle » réservée aux femmes autour de quatre équipes, dont la star principale serait Denise Long et même si il ne payait pas ses joueuses, ce dernier utilisait différents prétextes, notamment la possibilité d’ouvrir le basket-ball féminin à une intégration au programme des Jeux Olympiques afin de ne pas payer ses joueuses.

    Denise jouera pendant un an dans cette fameuse ligue durant laquelle elle aura l’occasion de croiser Wilt Chamberlain en ville avec ses Lakers. Ce dernier, pendant qu’il lui signera un autographe, lui demandera s’il s’agissait bien de la fille qui avait battu ses records, ce à quoi elle répondra avec beaucoup de timidité et d’humilité :

    « Yes but i didn’t mean to »

    Oui mais je ne voulais pas

    Même si son expérience avec les Warriors n’a pas fonctionné sur le long terme, sa participation dans cette petite ligue féminine, même pendant une seule année, aura grandement participé au développement du basket-ball féminin, que ce soit avec l’inscription du basket féminin aux Jeux Olympiques de Montréal en 1976, la première ligue professionnelle féminine en 1978 ou encore la création de la WNBA en 1996 grâce au regretté Commissaire de la NBA, David Stern.

    Le « choix » d’un train de vie paisible

    Denise long prenant quelques shoots dans la salle d’entraînement des Warriors
    Source : Michael Macor, The Chronicle

    À la suite de son année avec les Warriors, Denise ne supporte plus la vie californienne et le calme de l’Iowa lui manque, elle décide donc de retourner sur ses terres d’origine afin de poursuivre un cursus universitaire.

    Le manque de salaire des femmes dans le milieu du basket-ball dans les années 60-70 a placé Denise en face d’une réalité violente, l’abandon du basket-ball était nécessaire et d’ailleurs, elle reconnaît elle-même qu’à l’époque, elle ne se voyait pas jouer après le Lycée mais que le fait d’être drafté par les Warriors lui avait néanmoins offert une opportunité extraordinaire, même si elle ne se sentait pas à sa place en Californie, surtout au début des années 70.

    Sa notoriété après la draft et son année avec les Warriors lui montre les côtés néfastes de la célébrité. A l’Université, elle a dû faire face à des appels obscènes en pleine nuit, des rumeurs blessantes dispersées par des étudiants dont elle avait rejeté les avances ou encore une invitation dans une fraternité pour une soi-disant fête mais en se retrouvant là-bas, elle se rendit compte qu’elle était finalement la seule fille.

    Cependant, ce n’est pas que dans ses études que sa notoriété a eu un impact immense. Une fille d’un club de strip-tease utilisera même son nom pour ramener plus de clients ou encore un homme qu’elle épousera plus tard, tentera à tout prix de la ramener au basket-ball alors qu’elle en était sortie depuis longtemps déjà.

    Cependant, malgré tous ces à côtés, elle ne regrette pas d’avoir rejoint les Warriors et de fait, de s’être exposée à une notoriété nationale même si, lorsque Paul Eckerman, le coach qui lui a tout appris du basket, lui demandait si elle regrettait de s’être lancée dans le basket-ball, elle répond en rigolant :

    « You could’ve taught me Tennis or Golf »

    Tu aurais pu m’apprendre le Tennis ou le Golf
    (deux sports qui permettaient aux femmes de gagner leurs vies)

    Finalement, Denise se tournera vers Dieu et obtiendra un diplôme en éducation physique puis un diplôme en théologie biblique avant d’obtenir son diplôme de Pharmacienne a l’université de Drake et de devenir Pharmacienne jusqu’à sa retraite.

    Pour ce qui est de sa vision du basket-ball après son arrêt, elle reconnaît que le basket-ball a 6 contre 6 qu’elle pratiquait était bien plus intéressant et amusant.

    Surtout, comme le rappelle Jean Berger, ancienne joueuse des Huskies, le 6 contre 6 était un jeu différent qui empêchait les comparaisons avec les garçons. Le basket-ball féminin a perdu de sa notoriété lorsque le 6 contre 6 a été enlevé alors qu’à l’époque de Denise, dans l’Iowa, le basket-ball lycéen féminin était plus connu que le basket-ball masculin.

    Aujourd’hui, Denise à l’impression que la suppression du 6 contre 6 a retiré l’unicité du basket-ball féminin et a ouvert la porte aux comparaisons masculines ce qui, selon elle, était impossible car les femmes ne pouvaient pas jouer aussi bien que les hommes.

    Elle reconnaît, par ailleurs, que durant des matchs d’exhibition ou des entraînements avec les Warriors, elle n’osait pas attaquer la raquette contre les hommes et cela se comprend sachant qu’à son époque, Nate Thurmond était le pivot des Warriors ( 2 mètres 11 pour 102 kilos).

    Quoi qu’il en soit, la carrière de Denise peut sembler minime pour beaucoup mais en réalité, sans le souhaiter, elle a ouvert la porte a une génération de femmes qui se sont accrochées à la même idée que Denise Long et même si elle a abandonné officiellement le basket-ball à la fin du Lycée, son histoire sera toujours étroitement liée à ce sport.

    D’ailleurs, Denise n’a pas réellement arrêté de jouer car durant l’été 1973 par exemple, elle a joué pour une équipe chrétienne mais également en 1979 où elle sera encore acclamée par un public conquis qui se souviens encore, même 10 ans après, de la légendaire joueuse de l’Iowa.

    Pour finir, son intronisation au Hall of Fame en 1975 montre l’importance et l’impact que cette femme a eu sur le basket-ball féminin spécifiquement depuis que le parc où la jeune Denise Long s’entraînait de longues heures tous les jours dans sa jeunesse, qu’il fasse 35 degrés ou – 11 degrés, porte aujourd’hui son nom.

    Pas mal pour une fille dont le rêve était simplement de gagner un championnat d’État.

  • Fiche de Draft 2020 : Killian Tillie, le chouchou des Zags

    Fiche de Draft 2020 : Killian Tillie, le chouchou des Zags

    Killian Tillie – Ailier fort / Pivot

    Bulldogs de Gonzaga

    division 1 de la NCAA West Coast Conference (WCC)

    Statistiques du Joueur 2019-2020

    Source : ESPN.com
    24 Matchs 
    24.6 minutes
    13.6 points (53%FG, 40%3pts)
    5 rebonds
    1.9 passes
    1 interception
    0.8 contres

    Curriculum

    • Senior
    • Sort du Centre Fédéral de Basket-Ball (INSEP)
    • Français
    • 22 ans (né le 5 Mars 1998 à Cagnes-sur-Mer)
    • 6’10 » (2m08)
    • 220lb (100 kilos)
    • Envergure de 210cm environ (6’11 »)
    • Détente non renseignée

    Palmarès

    • 1ere équipe All-WCC en 2020
    • 2eme équipe All-WCC en 2018
    • MVP du tournoi WCC en 2018
    • MVP du championnat Européen des – de 16 ans FIBA en 2014
    • Médaille d’or au championnat Européen des – de 16 ans en 2014
    • Médaille de Bronze au championnat 3 contre 3 des – de 18 ans en 2015
    • Athlète de l’année en 2020 de l’Université de Gonzaga

    Récap’ de la saison du Joueur

    Pendant sa dernière saison avec les Bulldogs (Senior Year), Killian va manquer le début de la saison 2019-2020 à cause d’une blessure au genou causée par un essai avec les Hawks d’Atlanta en Mai dernier.

    Killian va donc faire ses débuts le 19 novembre 2019 face au Mavericks de l’université d’Arlington au Texas. Il offre une belle performance de 15 points et 8 rebonds mais seulement 2 mois plus tard, le 30 Janvier 2020, il sort de nouveau sur blessure à la cheville, moins grave cette fois-ci et ne manque que deux matchs avant de revenir le 8 février pour une victoire contre Saint Mary’s avec 19 points.

    Il dépassera 5 fois les 20 points dans un match durant la saison avec une pointe à 22 points réalisée à quatre reprises. L’une de ses meilleures performances sera contre l’université Pacific dans l’Oregon avec 22 points (4/5 à 3 points), 8 rebonds et 4 contres.

    Ses progrès dans tous les compartiments du jeu depuis sa première saison avec les Zags (surnom de Gonzaga) sont notoires mais les blessures ont souvent stoppé sa progression et sa montée en puissance, cependant, cela n’a pas empêché le Benjamin de la famille Tillie de taper dans l’œil des franchises NBA même si ce dernier n’a pas participé au Draft Combine.

    Forces

    Killian dispose d’un gros QI des deux côtés du terrain, un bon passeur avec une bonne vision qui colle bien avec des arrières scoreurs, des fondamentaux intéressants et un saut rapide pour voler des ballons sur rebonds offensifs.

    De plus, il peut offrir du « spacing » nécessaire dans la NBA actuelle avec un 3 points très efficace (40% en Senior avec presque 4 tentatives par match), il peut devenir un bon protecteur d’arceau (dans le style d’un Brook Lopez actuel) et on ne peut pas sous-estimer sa conduite de balle et son jeu au poste qui sont tous deux déjà efficaces, chose assez rare au niveau universitaire.

    Faiblesses

    Malheureusement, la plus grosse faiblesse de Killian depuis plusieurs années reste son corps, avec des blessures à la hanche dans sa première saison, cheville et pied durant sa seconde saison, genou dans sa 3ème saison puis cheville et genou cette année, il est un joueur qualifié de « fragile » ce qui fait chuter son attractivité et donc ses places dans les rankings de la Draft.

    En dehors de son corps, son physique est son second problème car son manque d’explosivité et de détente ne font pas de lui l’un des « freaks » dont la NBA raffole, en sachant que les franchises NBA recherchent essentiellement des joueurs capables de switcher sur plusieurs positions, il est vrai que Killian ne rentre pas dans cette catégorie de joueur qui pourrait défendre efficacement un Russell Westbrook ou un Stephen Curry, même avec un gros QI Basket.

    Enfin, Killian a du travail sur plusieurs facettes du jeu qui sont assez importantes, notamment la défense en « PnR », les « close-out », la défense en 1 contre 1 (isolation), son « handle » surtout avec sa main faible et enfin il est limité à du tir en « catch and shoot » ce qui est logique pour un joueur universitaire mais il est toujours intéressant de développer un tir en sortie de dribble depuis la ligne des lancers pour un ailier fort/pivot.

    Dans tous les cas, en dehors des blessures, ses qualités de basketteurs peuvent encore progresser dans tous ces domaines, car avec ses bonnes bases, il peut facilement limiter ses faiblesses avec du travail.

    Vue d’ensemble du profil

    Killian Tillie est un joueur qui mise beaucoup sur son intelligence de jeu qui reste sa plus grande force, il compense énormément ses lacunes sur le plan physique, surtout en défense, par une intelligence supérieure sur le terrain ce qui fait de lui, non seulement un bon défenseur mais surtout un très bon joueur clé avec Gonzaga.

    N’importe quelle équipe qui a besoin d’un joueur capable d’écarter le terrain efficacement (19/41 à 3 points selon la distance NBA) doit se procurer Killian qui aura une chance de devenir un très bon remplaçant voire titulaire en NBA si son corps lui donne cette chance et surtout si une franchise lui accorde sa confiance.

    Comparaisons

    • Danilo Gallinari
    • Draymond Green
    • Brook Lopez
    • Al Horford
    • Domantas Sabonis

    Draft Consensus

    • Non drafté selon nbadraft.net
    • 40ème selon Tankathon
    • 46ème selon nbadraftroom
    • 40ème choix au mieux ou non drafté selon les différents classements.

    Mock Draft ClutchTime : Sélectionné à la 60ème place

    Highlights

    Source : Stadium
  • Le titre ou l’argent : Un dilemme important pour un joueur NBA

    Le titre ou l’argent : Un dilemme important pour un joueur NBA

    En ces temps difficiles, ClutchTime continue de vous offrir une immersion dans l’univers de la NBA et aujourd’hui, ClutchTime vous propose de découvrir un acte de grande classe que peu de joueurs dans la ligue ont eu le courage de réalisé, sacrifier l’aspect financier de sa carrière au profit de l’aspect sportif.

    Dirk Nowitzki, roi du sacrifice financier

    Que ce soit Dirk, en passant par Durant ou même Lebron, nombreuses sont les superstars de la NBA qui ont accepté ce que l’on appelle une « Paycut » pour pouvoir offrir à leurs franchises une réelle possibilité de constituer la meilleure équipe possible et même si cette pratique marche souvent, cela n’a pas eu un effet bénéfique pour tous.

    Une paycut est donc le fait de sacrifier une partie de son salaire potentiellement accessible, généralement dans le but d’améliorer l’équipe pour laquelle on joue.

    Un sacrifice réservé au Star ?

    Pour réellement parler de « sacrifice », il est rare de parler de simple role player et cela concerne très souvent les grandes Stars de la ligue.

    La raison est simple, les paycuts sont très souvent réalisés au détriment d’un possible contrat maximum par un joueur, et les seuls joueurs qui ont accès à ce type de contrats sont les Superstars de la NBA.

    Cependant, il est nécessaire de nuancer ce propos car certains joueurs qui ne sont pas considérés comme des Superstars ont déjà accepté de sacrifier une partie de leurs salaires pour l’équipe donc même si ce sacrifice concerne souvent les grandes stars, il ne leur est pas uniquement « réservé » .

    Un sacrifice irrespectueux envers les Stars ?

    L’idée est donc simple pour le joueur, sacrifier le côté financier de la NBA dans le but de mettre toutes les chances de son côté vers l’aspect sportif et même si cela peut sembler être une décision assez logique ou acceptable pour une personne qui ne suit pas la NBA, cette pratique est tout de même assez rare.

    À l’image des Chris Paul, Russell Westbrook ou même Stephen Curry, le contrat maximum reste le choix majoritaire et ultime d’une Superstar de la NBA mais également le choix logique lorsque l’on connaît la face cachée de cette pratique.

    Kevin Durant tenant son trophée de MVP des finales
    Source : Jason Miller/Getty Images

    Danny Chau, rédacteur du Ringer, avait notamment évoqué la question en s’appuyant sur le cas de Kevin Durant avec les Warriors :

    « Durant’s decision makes it painfully clear that it will always be the players who have to make ‘sacrifices,’ never the owners. »

    La décision de Kevin Durant montre clairement que ce seront toujours les joueurs et jamais les propriétaires qui feront les sacrifices.

    Cette critique vient directement de la signature de Kevin Durant pour un contrat avec une paycut qui aurait permis de signer Andre Iguodala et Shaun Livingston et donc de garder l’équipe intacte.

    Cependant, l’équipe aurait pu, en réalité, signer les 3 joueurs avec Kevin Durant au maximum en payant une Luxury tax, montant supplémentaire imposée par la ligue dès lors qu’une franchise dépasse la limite des salaires de son équipe. Plus l’équipe dépasse cette somme, plus elle doit payer.

    On voit donc un réel problème d’éthique et une possible manipulation de certaines organisations envers leurs joueurs et cette problématique ne va pas s’atténuer suite à la hausse des salaires chaque année en NBA et la multiplication de bons joueurs qui s’imaginent déjà être Superstar.

    Un sacrifice nécessaire à la réussite d’une franchise ?

    Depuis 2010, presque toutes les équipes championnes, voire même finalistes ont connu au moins un joueur qui n’était pas payé à sa juste valeur.

    Que ce soit un choix volontaire ou non, il est presque indispensable d’avoir des joueurs qui sacrifient l’aspect financier de leur carrière au profit de l’aspect sportif et cela s’applique au Star mais aussi à d’autres joueurs très importants.

    Par exemple, Ray Allen avec Miami en 2013 était payé environ 3 millions l’année a 37 ans et même si cela semble être normal, lorsque l’on voit son apport sur les finales 2013, on peut se dire qu’il en valait un peu plus tout de même.

    Dans un autre registre, le salaire du MVP de la saison 2015, Stephen Curry, qui remportera les finales NBA avec un salaire de seulement 11 millions la saison et même si cela est logique vu que c’est un contrat signé quelques années auparavant, cela reste un cas de joueur sous payé par rapport à son apport sportif.

    Pour ne pas s’éparpiller, nous allons nous concentrer ici sur les principaux joueurs dans certaines franchises qui ont sacrifié une partie de leur salaire au nom de l’équipe et surtout dans le but ultime de remporter un titre, même si cela a plutôt bien fonctionné pour beaucoup d’entre eux, cela n’a malheureusement pas toujours été le cas.

    Les cas importants et récents de sacrifice financier :

    I. Le Big Three de South Beach en 2010

    « Not one, not two, not three, not four.. » on connaît la suite hein..
    Source : Steve Mitchell/US Presswire

    Le 8 Juillet 2010, The decision choque l’univers de la NBA car un certain Lebron James quitte Cleveland après 7 ans passées dans l’Ohio, pour rejoindre Dwyane Wade et Chris Bosh sous le soleil de Miami.

    Cependant, cette association de trois superstars semble difficile à mettre en place car trois contrats maximum à cette époque auraient été un réel problème pour créer une équipe compétitive. Heureusement, les trois superstars ont abandonné plusieurs millions (18 millions pour Lebron James) afin d’offrir une possibilité à l’organisation de Miami d’ajouter des pièces importantes à cette équipe déjà bien bâtie pour jouer le titre.

    Ce sacrifice financier s’est révélé être au moins aussi précieux qu’inestimable, car plusieurs joueurs solides vont réussir à choper un contrat tel que Udonis Haslem, la légende de Miami mais également Shane Battier, Chris Andersen ou encore le seul et l’unique Ray Allen qui sera la pièce maîtresse d’un certain game 6 des finales de 2013.

    II. Dirk Nowitzki : Le Roi du sacrifice salarial

    Dirk, honoré lors de son dernier match au AAC
    Source : J. Miron/USA Today/Reuters

    194 millions de dollars, c’est ce que le Wunderkid a sacrifié dans sa carrière pour les Mavericks. Cette somme, bien qu’incroyable, est à l’image de la générosité du géant Allemand.

    Champion en 2011, Dirk Nowitzki avait vécu son rêve de titre mais ses envies ne s’arrêtaient pas là, il voulait plus et surtout, offrir un nouveau titre à la ville de Dallas. C’est en 2014 que Dirk va démontrer tout son amour pour la franchise texane.

    Lors de l’intersaison de 2014, les Lakers et les Rockets lui offrent un contrat avec pas moins de 97 millions sur 4 ans et même si 99% des joueurs auraient pris l’une de ses offres, Dirk les a toutes refusées.

    En effet, le 15 Juillet 2014, il choque le monde de la NBA en signant un contrat de 25 Millions de dollars sur 3 ans avec les Mavericks ce qui signifie un sacrifice de 72 millions de dollars, non seulement pour rester dans son équipe de toujours mais surtout pour continuer à être compétitive.

    Malheureusement, les Dieux de la balle orange ne récompenseront pas son sacrifice respectable car même si Tyson Chandler reviendra durant l’été 2014, Shawn Marion quittera lui les Mavericks pour rejoindre les Cavaliers, laissant une équipe des Mavericks trop faible, qui sera éliminée au premier tour des Playoffs par les Rockets.

    Cependant, cela n’empêchera pas Dirk de renouveler cette acte de générosité quelques années plus tard en 2017, lorsqu’il refusera une player option de 25 Millions de dollars pour prendre un contrat de 10 Millions sur 2 ans et une seconde année en Team Option, vraiment un grand homme ce Dirk.

    III. Le Big Three Texans des Spurs

    Le big Three des Spurs, dans l’ordre :
    Tony Parker-Manu Ginóbili-Tim Duncan
    Source : Agence France-Presse

    En 2010, Tony Parker signe une extension de 4 ans pour 50 millions de dollars avec les Spurs pour garder une équipe compétitive et même si ce contrat reste tout à fait acceptable.

    Il est important de rappeler que Tony Parker est un joueur qui se retrouve dans les discussions pour le titre de MVP en 2012 tout en étant payé comme un role player.

    Toutefois, le sacrifice financier est une habitude du côté des Texans de San Antonio et c’est surement l’une des raisons pour lesquelles ils ont réussies à rester si compétitifs pendant autant d’années.

    En effet, a côté de Tony Parker, les joueurs importants du roster ont également sacrifié leurs salaires tels que Manu Ginóbili ou encore Tim Duncan qui aura réduit son salaire de plus de 11 millions de dollars.

    D’ailleurs, leurs sacrifices n’auront pas été en vain car des joueurs comme Thiago Splitter, Boris Diaw, Danny Green ou encore Marco Belinelli seront recrutés et le 15 Juin 2014, la franchise soulèvera le 5ème titre de leurs histoires qui sera la plus grosse récompense imaginable pour leurs sacrifices financiers.

    IV. Kevin Durant et la franchise Californienne

    Kevin Durant durant sa présentation avec les Warriors
    Source : Noah Graham/NBAE / Getty Images

    Après avoir réalisé l’un des mouvements les plus discutables de l’histoire de la NBA sur le marché de la Free Agency, le 4 Juillet 2016, Kevin Durant s’est engagé dans la franchise des Warriors dans le but précis de gagner un titre et de « sortir de sa zone de confort ».

    Pour ce faire, il a réalisé un sacrifice financier assez important pour la superstar qu’il était à l’époque et même le coach des Warriors, Steve Kerr, avait rappelé dans une interview que Kevin Durant lui rappelait Tim Duncan qui, lui aussi, avait réalisé plusieurs sacrifices financiers dans sa carrière pour garder une équipe compétitive.

    Dans le cas de Kevin Durant, son sacrifice permet à son équipe de conserver Iguodala et Livingston qui étaient deux grosses pièces du back to back de 2017 et 2018.

    Pendant une grande partie de ses années au Warriors, il a sacrifié une somme très importante d’argent en prenant des petits contrats de 1 an + 1 année en player option à 25 millions l’année ce qui était presque 10 millions de sacrifié par an.

    Ce sacrifice est critiquable dans beaucoup d’aspects, que ce soit sur le fait que la franchise aurait pu tout de même conserver les 2 joueurs nommés ci-dessus, sans avoir à sous payer Kevin Durant mais également sur le fait que son sacrifice ait été fait afin de rejoindre une équipe surpuissante qui était un choix contestable pour beaucoup de fans.

    Dans tous les cas, Kevin Durant a fait un choix qui lui a permis de repartir du soleil Californien avec deux titres et deux trophées de MVP des Finales en poche et tout cela pour rejoindre la Big Apple et un contrat maximum avec les Nets dans le but d’écrire une nouvelle page de son histoire.

    V. L’agent 0 et son geste mémorable envers A. Jamison

    Le n°4, Antawn Jamison avec Gilbert Arenas, le n°0
    Source : Rocky Widner/Getty Images

    Ici, on ne parle pas réellement d’un joueur qui a sacrifié son salaire dans le but principal d’obtenir un titre mais il était nécessaire de parler de l’acte respectable de Gilbert Arenas envers son coéquipier de l’époque, Antawn Jamison.

    Tout d’abord, dès 2006, Gilbert Arenas montre les signes d’une superstar qui souhaite gagner un titre au détriment de l’argent. Lors de l’intersaison de 2006, il accepte une réduction sur son salaire pour signer de bons joueurs mais se retrouve « malheureusement » coincé au milieu de Darius Songaila et DeShawn Stevenson (vous vous rappelez du premier nom ? moi non plus) qui ne seront d’aucune aide pour un agent 0 bien trop seul.

    C’est finalement le 9 Juin 2008 qu’il se retrouve agent libre et offre un geste de grande classe après la désillusion de 2006, annonçant clairement durant une séance média qu’il allait laisser son coéquipier, Antawn Jamison, prendre ce qu’il souhaite sur son contrat en se contentant du reste.

    « Just sign Antawn first and then I’ll take the pay cut, to keep the team intact, »

    Signer simplement Antawn en premier et je réduirais mon salaire pour garder l’équipe intacte

    « We’ve been together six out of my seven years. I told him, whatever he wants, give it to him, and I’ll take the pay cut. »

    On a été ensemble pendant 6 de mes 7 années ( dans la NBA ). Peu importe ce qu’il veut, donner lui et je prendrais la réduction nécessaire sur mon salaire

    Finalement, au lieu d’avoir un contrat maximum de 124 Millions sur 6 ans avec les Wizards, ou de prendre un contrat de plus de 100 millions sur 5 ans que lui proposaient les Warriors il ne prendra que 111 millions sur 6 ans avec les Wizards.

    Même si cette décision a très mal fini avec une absence en play-offs et des malheurs sur les terrains comme en dehors, il est important de saluer ce geste réalisé en Juin 2008 qui semble être inimaginable de la part des stars d’aujourd’hui.

  • L’expansion de la NBA ! Un cap sur l’international ?

    Bernie Bickerstaff qui devient l’entraîneur des Bobcats,
    dernière équipe créée par la NBA
    Source : NBA.com

    Aujourd’hui, Clutch Time s’intéresse à la grande question que se posent beaucoup de fans européens ; la NBA va-t-elle, un jour, connaître une nouvelle expansion qui pourrait amener une 31ème équipe pour la première fois de l’histoire ? L’évolution actuelle de la National Basketball Association amène à une expansion inévitable dans les prochaines années, mais celle-ci connaît tout de même plusieurs obstacles conséquents et qui pourraient même empêcher une expansion dans certains cas. Cependant, les obstacles existent pour être surmontés donc même si cela va sûrement prendre plusieurs années, il est toujours intéressant d’analyser les villes qui pourraient recevoir l’honneur d’accueillir une nouvelle franchise NBA et pourquoi pas avoir la première franchise NBA en dehors de l’Amérique.

    Adam Silver, actuel Commissionnaire de la NBA
    Source : Youtube

    Les facteurs favorables à l’expansion

    Une expansion est inévitable. La NBA est un business et depuis plusieurs années, les audiences sont en chute libre (en moyenne 20,4 millions de téléspectateurs en 2017 contre 15,14 millions en 2019 pour les finales NBA) ce qui est un problème majeur pour Adam Silver, commissaire de la NBA qui a pour objectif et devoir de garder ce business attractif pour les fans, et fructueux pour ses partenaires.

    La NBA est une entreprise qui a pour seule réel but d’engranger de l’argent et le scandale du tweet de Daryl Morey, Général Manager des Rockets, a créé un gros impact sur le marché chinois et une grosse perte d’argent pour la NBA.

    Dans le cas où la NBA se retrouve en difficulté sur le marché chinois, elle va devoir compenser cette perte en développant son marché de façon conséquente sur un autre continent et pourquoi pas l’Europe. Cela ne serait pas une si mauvaise idée tant l’on voit la ferveur des supporters européens pour leurs équipes de Basket qui est grandiose. Toutefois, le problème pourrait se retrouver dans la différence de jeu.

    En effet, l’Europe n’a pas les mêmes valeurs dans son basket et il est fort probable qu’une NBA qui mise énormément sur l’attaque ne plaise pas aux puristes européens qui aiment la bataille en défense dans des championnats où les arbitres ne sifflent pas les fautes aussi facilement que dans la grande ligue.

    Une autre raison qui laisse imaginer une future expansion est le fait que l’on retrouve plusieurs matchs organisés à l’étranger, que ce soit de pré-saison ou saison régulière. Que ce soit l’Inde depuis 2018 avec des matchs de pré-saison ou encore la France qui, en 2020, a connu pour la première fois de son histoire un match de saison régulière.

    Les Kings en Inde pour un match de pré-saison en été 2019
    Source : NBA.com

    Il est possible d’en déduire une réelle volonté de la grande ligue de suivre les traces du défunt David Stern et d’étendre l’influence de la ligue avec des matchs un peu partout dans le monde pour voir les opportunités financières, et les matchs organisés en Europe pourraient être un test du marché européen. Malheureusement, où heureusement pour certains, ce n’est pas la passion des fans qui va influencer l’avis de la NBA, mais seulement l’influence financière, car la NBA reste et restera toujours portée par l’argent.

    Dans tous les cas, une expansion n’est pas non plus facile, beaucoup de facteurs entrent en jeu pour une telle décision et il est honnêtement presque impossible de voir une expansion actuellement sans modifier fortement la façon dont la ligue fonctionne.

    Les facteurs défavorables à l’expansion

    En premier lieu, il est important de rappeler qu’Adam Silver ne veut pas d’une expansion ou du moins, il n’a pas cette vision pour le moment et cela a pu être perçu avec les matchs de Londres et Paris ou encore la création de l’équipe de G-League à Mexico City. Les différents événements internationaux ont offert plusieurs rumeurs qui ont vite été réfutées par Adam Silver lui-même qui à déclarer dans une conférence de presse que la ligue n’a clairement pas l’intention d’une expansion pour le moment.

    Cette position de Silver est clairement compréhensible tant la NBA discute déjà depuis plusieurs années d’une baisse du nombre de matchs par saison, en cause le Load Management (repos volontaire des joueurs) mis en place par les équipes pour éviter les blessures et la fatigue de leurs joueurs stars.

    Kawhi Leonard ( à Droite ) qui est un joueur fortement concerné par le Load Management
    Source : Youtube

    Cette problématique à son importance dans la discussion de l’expansion, car la fatigue d’un déplacement en Europe aurait un réel impact sur les équipes et sans une réforme complète et une baisse des matchs ou alors une augmentation de la durée de la saison régulière, un déplacement en Europe serait impossible à accepter pour les équipes NBA. Il serait donc fortement probable que la plupart des propriétaires utilisent un droit de veto sur cette expansion.

    Un autre risque qui ne peut pas être négligé par la NBA est la possibilité que l’expansion ne fonctionne pas. Malheureusement, ce facteur est tout en haut de la liste de ce qui empêcherait la NBA de faire le grand pas d’une nouvelle expansion et surtout à l’étranger.

    La crainte que cette expansion ne soit pas efficace et rentable est beaucoup trop grande et cette crainte est justifiée, car le Basket européen possède déjà ses adeptes et la NBA, aussi puissante soit-elle, ne peut pas forcément conquérir les fans européens, car une grande partie d’entre eux ne regarde pas la NBA et préfère le Basket Européen qui est moins spectaculaire mais plus intéressant pour beaucoup de fans de Basket.

    La NBA se rappellera sûrement comme une évidence ce qui est arrivé à la NFL qui a tenté de créer une ligue mondiale, mais qui n’a pas du tout fonctionné et a fait perdre plusieurs millions de dollars à la NFL. Cet exemple ne motive sûrement pas la NBA à s’exporter au-delà de ses frontières.

    Il est donc peu probable de voir une expansion dans les prochaines années et encore moins en Europe, mais il est toujours intrigant d’imaginer quelles villes pourraient accueillir une prochaine franchise NBA. Les probabilités jouent tout de même en faveur d’une expansion au sein des Etats-Unis avec les villes de Las Vegas ou encore Seattle qui reviennent souvent dans les discussions. La seconde probabilité se trouve au Canada avec Vancouver qui pourrait enfin retrouver une chance d’accueillir une équipe NBA après le départ désastreux des Grizzlies en 2001. Enfin, la dernière possibilité se retrouve en dehors du continent américain et pourquoi pas en Europe, continent qui ne demande qu’à accueillir une équipe NBA.

    Les Villes possibles pour l’expansion

    Seattle

    Kevin Durant, dans le maillot de Shawn Kemp, de retour dans la KeyArena en 2018 avec les Warriors pour un match de présaison
    Source : Getty/Noah Graham/NBAE

    Dans une volonté d’expansion de la grande ligue, il est impossible d’imaginer que cette dernière n’ait pas dans un coin de sa tête le retour de l’une des équipes les plus excitantes et surtout les plus spectaculaires des années 90 à savoir les SuperSonics de Seattle. Cette équipe, emmenée par Gary Payton et Shawn Kemp, était la définition de « Lob City » bien avant les Clippers et les fans étaient exceptionnels, offrant leur soutien inconditionnel à leur équipe, du moins, à cette époque-là.

    Le départ de l’équipe en 2008 vers Oklahoma City a été un grand regret pour cette ville et beaucoup de joueurs et personnalités ne voulaient pas voir l’équipe quitter Seattle en 2008.

    L’exemple parfait est Steve Ballmer, aujourd’hui propriétaire des Clippers, qui avait proposé de racheter l’équipe en 2008 pour la maintenir à Seattle et surtout qui était prêt à payer toutes les rénovations de la KeyArena, mais cela n’a pas fonctionné. De plus, en 2013, il a proposé 650 millions de dollars pour racheter les Kings et les relocaliser à Seattle, mais sans avoir plus de réussite.

    Cette ville a peut-être perdu son équipe, mais comme on a pu le voir au début de la saison 2018 lorsque les Warriors ont joué un match de présaison à Seattle, la ferveur est encore présente et ils n’ont jamais perdu cette grande passion. Cependant, avant d’imaginer une expansion vers Seattle, il faut d’abord que la KeyArena subisse la rénovation qu’elle mérite et heureusement, c’est enfin le cas après énormément d’années de patience donc qui sait ce que l’avenir réserve à cette ville.

    Las Vegas

    Las Vegas, surnommé « Sin City », la ville de tous les excès
    Source : Visittheusa.fr

    Après avoir vu le choix n°1 dans le cœur de beaucoup de fans, il est important de voir le choix n°1 dans le coeur de la NBA et de ses partenaires et ce choix se trouve du côté du Nevada avec Las Vegas.

    A l’image des différents sports qui s’insère dans la ville de Las Vegas comme en Football Américain avec la délocalisation des Raiders de Oakland à Las Vegas ou encore le succès des Aces en WNBA et des Golden Knight en NHL, la NBA pourrait fortement voir une expansion du côté de « Sin City » qui est un choix financier très intéressant pour la NBA mais un peu moins pour les fans.

    Certes, la ville ne demande qu’à posséder sa propre franchise mais c’est aussi une ville très tournée sur l’argent et qui risque de ne pas offrir une réelle « fanbase » mais plutôt un spectacle de plus pour les touristes de la ville ce qui n’est pas spécialement une bonne chose pour les fans de Basket mais une bonne chose pour les finances de la NBA.

    Vancouver

    Le défunt David Stern sur le parquet des Grizzlies de Vancouver
    Source : BasketUSA.com

    En dehors des Etats-Unis, un choix intéressant serait la ville de Vancouver même si cette ville a connu un départ de son équipe beaucoup plus violent que Seattle.

    En effet, Vancouver a déjà connu la NBA au travers de la franchise des Grizzlies qu’elle a accueilli de sa création en 1995 jusqu’en 2001. Le propriétaire, Michael Heisley, ne pouvant finalement plus supporter le manque d’enthousiasme de la ville envers l’équipe, l’équipe s’est installée depuis à Memphis.

    Cependant, ce manque d’enthousiasme venait clairement du fait que l’équipe était faible durant les sept années de sa présence au Canada avec comme motif aucune qualification en Playoffs durant tout ce temps. La logique a donc fait que les fans se sont simplement désintéressés d’une équipe peu reluisante (de 17 183 fans dans les tribunes en 1995 à 13 737 en 2000).

    Ce mauvais départ des deux côtés, que ce soit le propriétaire qui voulait absolument partir et les fans qui n’ont jamais eu une équipe de basket-ball compétitive fait qu’un retour semble très difficile à imaginer.

    Toutefois, durant cette saison 2019-2020, les Grizzlies de Memphis ont ressorti les maillots de Vancouver qui ont l’air de plaire encore beaucoup aux fans et offre un peu de nostalgie sur l’époque canadienne. Même s’il est peu probable de revoir un jour Vancouver retrouver le chemin de la NBA, nous ne sommes jamais à l’abri d’une surprise étonnante.

    Londres

    Match de NBA à Londres en 2018
    Source : NBA.com

    En dehors de toutes les difficultés liées au calendrier ou encore à la fatigue des joueurs au travers d’un tel déplacement en Europe, il est possible d’imaginer la NBA qui adapte son fonctionnement pour permettre une expansion en Europe et Londres pourrait se retrouver comme un choix probable.

    Londres est une ville qui intéresse la NBA et le match de saison régulière opposant les Knicks et les Wizards en 2019 offre certains arguments qui pourraient influencer la NBA. La vente de toutes les places en moins d’une heure et la présence de fans de plus de 39 Pays démontre bien l’impact de la NBA sur l’Europe, et même si Londres ne semble pas être une ville très intéressée par le Basket en général, les Pays autour le sont fortement.

    Ce NBA London Game 2019 était donc une possibilité pour l’Europe d’avoir accès à un match de NBA et non une possibilité pour les Anglais d’avoir accès à la NBA. Ce n’est clairement pas le choix n°1, mais Londres reste l’une des villes les plus influentes d’Europe donc la ville se retrouve obligatoirement dans les discussions même si elle n’est pas spécialement une grande ville du Basket.

    En effet, Londres est une ville dominée par le Football et il est peu probable de voir la NBA vouloir tenter une conquête d’une ville qui connaît déjà un sport dominant et dont les habitants ne semblent pas vouloir s’intéresser à un autre sport.

    De plus, un autre problème qui se retrouve dans cette vision est la situation du Brexit qui va créer plusieurs difficultés que la NBA n’a sûrement pas envie de gérer dans un cadre d’expansion, cela ne serait pas logique dans l’intérêt de la NBA.

    Paris

    Michael Jordan, Adam Silver et Marc Lasry
    Source : Youtube

    Même si cela est difficile en tant que français, il faut analyser la situation de Paris dans une situation d’expansion de façon complètement objective.

    Tout d’abord, l’idée de Paris n’est pas négligeable, et même le site reconnu « Bleacher Report » a mis en avant l’idée que Paris pourrait être une ville capable d’accueillir la première équipe NBA Européenne. D’ailleurs, la grande ligue s’intéresse fortement au marché français comme on peut le constater avec le match de saison régulière qui s’est déroulé à Paris en 2020 et le prochain en 2021.

    Le NBA Paris Game de 2020 a eu énormément de succès avec plus de 140 000 personnes préinscrites pour la billetterie, mais cet engouement s’est vite dissipé avec une grosse problématique autour du prix des places et cela a même conduit à ce que plus de 1000 places soient encore disponibles quelques jours avant l’événement. En dehors du prix des places, l’ambiance a aussi fait défaut lors de l’événement ce qui peut offrir un questionnement sur l’adaptation d’un sport américain aux mentalités européennes.

    Même si le match de Paris en 2020 a créé beaucoup de débat, la NBA ne voit sûrement que le côté financier et si ce match a mis en avant une bonne vision financière, la NBA pourrait fortement envisager Paris comme le choix logique dans l’idée d’une expansion Européenne mais cette idée est encore très lointaine et peu probable.

    Un autre argument au choix de Paris est l’ancienneté et l’amour que porte la grande ligue pour la capitale française. Depuis plusieurs décennies, la NBA entretient une relation particulière avec la France et dans les années 90, les Bulls de Jordan, entre autres, ont participer à plusieurs matchs d’exhibition et plusieurs matchs de pré-saison et cette relation continue jusqu’à aujourd’hui et même si cela n’a surement aucune influence sur la décision de la NBA, à choisir entre Londres et Paris, vu les antécédents, il est fortement probable que le choix se tourne vers Paris.

    Madrid

    Le Real Madrid contre Oklahoma City le 3 Octobre 2016
    Source : Realmadrid.com

    La capitale espagnole semble être la meilleure idée d’expansion dans l’intérêt du jeu. Madrid est l’une des villes européennes qui respire réellement le Basket et qui connaît un gros succès dans ce pays avec plusieurs stars en NBA qui ont la nationalité espagnole ou qui sont passées par une équipe espagnole. Il suffit de voir l’effet de la Dream Team de 1992 sur l’Espagne pour voir l’amour que possède l’Espagne envers la balle orange.

    L’argument le plus intéressant est la présence du Real Madrid et de Barcelone qui évite la nécessité de créer une équipe pour la NBA, mais simplement d’intégrer une équipe déjà mise en place et qui possède l’un des meilleurs palmarès d’Europe avec une équipe très forte et très compétitive. Le Président du Real Madrid, Florentino Perez, a déjà évoqué, et même tenté d’intégrer son club à la grande ligue. Si l’idée d’une expansion se profile, le Real Madrid serait un candidat plus que crédible

    Cependant, même si dans un match de présaison du 3 Octobre 2016 le Real Madrid a battu Oklahoma City, le Real Madrid reste trop faible pour la grande ligue, mais cela est le cas de toutes les nouvelles équipes qui rejoignent la ligue, car il faut un temps d’adaptation et surtout une draft exemplaire pour devenir compétitif en NBA.

    Pleins d’autres problèmes existent dans l’idée de l’intégration du Real Madrid parmi lesquels :

    1 – Les règles différentes entre la NBA et l’Europe
    2 – Le calendrier différent qui demande un temps d’adaptation important
    3 – L’acceptation des fans du Real Madrid de voir le Club changer de ligue
    4 – Passer d’un jeu Européen défensif a une NBA qui repose sur l’attaque

  • L’été 2021 de Rudy Gobert !

    L’été 2021 de Rudy Gobert !

    Chaque été, la NBA est pleine de rebondissement durant la Free Agency, plusieurs joueurs vont et viennent dans différentes franchises pour des raisons diverses, certains pour ne pas finir leurs carrières sans bague ( David West, Gary Payton, Karl Malone ou encore Kevin Durant ) et d’autres pour trouver la franchise qui leurs conviendraient ( Lebron James ou encore Kawhi Leonard ). C’est pour cela qu’aujourd’hui, Clutch Time vous plonge dans des suppositions quant à l’avenir de notre Gobzilla National.

    Rudy Gobert : double Défenseur de l’année
    Source : @rudygobert27

    Agent libre en 2021, Rudy Gobert va avoir un choix très important à faire pour la suite de sa belle carrière, en possession de deux titres de défenseur de l’année, beaucoup d’équipes vont vouloir acquérir un tel joueur et même si Rudy semble déterminé à rester dans l’Utah pour le reste de sa carrière, Clutch Time se pose la question de ce que donnerait le départ de Rudy dans une autre franchise et surtout, quelle(s) franchise(s) seraient prêtes à attirer le joueur ?

    • Statistiques en Carrière : 11.5 points / 14.5 Rebonds / 2.2 Contres
    • Statistiques en 2019/2020 : 15.4 points / 14.5 Rebonds / 1.9 Contre

    Pourquoi partir du Jazz ?

    Un départ pour enfin devenir All-Star ?

    Rudy Gobert est heureux au Jazz, c’est clair et concis mais parfois, cela n’est pas suffisant pour un joueur majeur en NBA. Aujourd’hui, Rudy n’a pas encore connu la saveur du All Star Game tout en étant l’un des joueurs les plus importants de son équipe et même s’il y a de forte chance qu’il le soit cette année, cela serait en grande partie une conséquence des blessures de joueurs dominants à son poste comme Karl-Anthony Towns ou encore Nikola Vučević (revenu de blessure depuis).

    Rudy Gobert ému après avoir appris qu’il ne serait pas All-Star

    Cette situation peut sembler être un problème minime dans sa décision lors de la Free Agency mais la réalité est que cette distinction semble être très importante pour lui, au point de ne pas pouvoir retenir ses émotions lors d’une session média le 1er février 2019 après la révélation des réservistes du match des étoiles.

    La raison principale à cette non-sélection est directement liée à sa situation sportive actuelle. En effet, Rudy joue dans un petit marché et même si cela n’empêche pas les joueurs du calibre de Devin Booker ou encore Nikola Jokić d’être dans les votes pour le All-Star Game, cela se révèle plus difficile lorsque l’on est considéré comme un spécialiste de la défense.

    Dans une NBA complètement offensive, les fans ne souhaitent pas spécialement voir ce type de joueur étiqueté à un rôle défensif durant le All Star Game sauf dans de rares exceptions comme Al Horford, Paul Millsap ou encore Draymond Green qui ont été sélectionnés en grande partie grâce aux succès de leurs équipes respectives.

    Un départ afin de pouvoir enfin reconnaître ses qualités offensives ?
    Rudy Gobert surnommé The Stifle Tower, The French Rejection ou encore Gobzilla
    Source : @rudygobert27

    La seconde raison d’un possible départ pourrait être le manque de résultats en playoffs. Durant les dernières années, Rudy a exprimé plusieurs fois une grande frustration sur son rôle offensif dans cette équipe du Jazz mais également une difficulté constante rencontrée par son équipe afin d’augmenter l’intensité et le niveau de jeu durant les Playoffs comme une équipe prétendante au titre se doit de le faire.

    Même si tous les joueurs passent par cette phase de frustration, Rudy n’a jamais dépassé le second tour des Playoffs durant ses sept années professionnelles en NBA. A ce rythme, si le front office ne fait rien pour changer cette situation, il est probable que ce dernier décide de changer d’air.

    Cette saison, Rudy Gobert se présente tout de même comme un joueur, à plus de 67% de réussite au tir tout en prenant moins de tir que l’année dernière (8.5 cette année contre 8.8 l’année dernière) ce qui montre une grande problématique dans le style de jeu du coach du Jazz.

    En effet, Quin Snyder, coach du Jazz, ne semble pas écouter son pivot, pourtant très important a la réussite de l’équipe, en lui donnant plus de responsabilités offensives et surtout, en lui offrant des systèmes offensifs qui pourraient mettre à mal beaucoup d’équipes en NBA qui se repose énormément sur le Small Ball.

    Un départ décidé par amitié ?

    Cette hypothèse est peu probable mais the Stifle Tower, comme beaucoup de monde le surnomme, pourrait avoir des envies de départ pour jouer avec un ami, un peu comme son ex-coéquipier au Jazz en 2016-2017, Boris Diaw qui avait rejoint, durant son prime, Tony Parker au Spurs et dont le rêve était de jouer en NBA avec son ami de toujours.

    Rudy Gobert et Evan Fournier
    Source : Kevin Couliau

    Rudy Gobert, pourrait donc être tenté de rejoindre Evan Fournier qu’il côtoie depuis sa jeunesse. Cela ne serait pas une mauvaise idée tant on a pu voir durant la Coupe du Monde 2019 en Chine que le duo avait une entente parfaite et surtout une aisance dans leurs nouveaux rôles de leader du basket Français (surtout que les deux Français ont le même agent, Bouna Ndiaye). Cependant, la question se pose de savoir si cette entente est suffisamment impressionnante pour être efficace en NBA.

    Il est également possible de citer Ian Clark avec qui Rudy Gobert est devenu très proche mais qui est parti malheureusement très rapidement du Jazz pour connaître une petite carrière intéressante avec les Warriors avant de rejoindre désormais les Flying Tigers de Xinjiang en Chine et dont le retour en NBA semble utopique.

    Quelles Franchises en cas de départ ?

    Les Warriors

    Draymond Green, Stephen Curry, Klay Thompson et D’angelo Russell
    Source : @warriors

    En 2021, Stephen Curry (33 ans) et Klay Thompson (31 ans) seront toujours dans de très bonnes conditions pour retrouver le chemin des finales et l’ajout d’un double meilleur défenseur de l’année dans une raquette déjà bien servie par un certain Draymond Green pourrait devenir très bénéfique. Ajouter une telle raquette au côté de l’un des backcourt les plus talentueux de la NBA et les Warriors pourraient disposer de l’une des équipes les plus létales de la NBA.

    Actuellement, les Warriors sont dans une période très difficile avec beaucoup de blessures dont des joueurs défensifs assez importants comme Klay Thompson ( out pour la saison ) ou encore Draymond Green qui a connu une petite absence au début de la saison.

    Rudy comblerait incontestablement les problématiques de cette équipe des Warriors grâce à l’ajout de ses qualités dans les domaines nécessaires à cette équipe comme :

    • Les Rebond ( 44.1 Prises par match et seulement 21eme de la ligue )
    • La défense ( 20eme défense de la ligue )

    Finalement, même si l’équipe n’est pas au complet, il est évident que la perte de Kevin Durant, Andre Iguodala ou encore Demarcus Cousins amène des problèmes défensifs qu’un Rudy Gobert pourrait clairement compenser.

    Par ailleurs, comme on a pu l’apercevoir avec Demarcus Cousins, Steve Kerr n’hésite pas à mettre des systèmes offensifs au poste pour ses pivots sachant que Steve Kerr à réussi a réduire les tentatives de Demarcus à 3 points de six tentatives par match en 2018 avec les Pelicans, a trois tentatives par match en 2019 sous ses ordres.

    Aujourd’hui, Rudy Gobert serait un profil parfait pour les Warriors qui pourrait non seulement redonner une dimension effrayante à cette équipe mais surtout, avoir un rôle offensif plus intéressant. Une équipe comme les Warriors donne une réelle opportunité de participer au match des étoiles car en étant suffisamment sérieux et raisonné, si Draymond Green a été honoré de cette sélection à trois reprises, Rudy pourrait tout à fait l’être également sous les couleurs de San Francisco.

    Les Mavericks

    Luka Dončić et Kristaps Porziņģis , le duo qui représente l’avenir des Mavericks
    source : @dallasmavs

    Comment ne pas évoquer les équipes dans lesquelles Rudy Gobert pourrait se retrouver sans parler de la franchise qui accueille pas moins de huit nationalités différentes dans son roster dont quatre joueurs européens en 2020.

    Mark Cuban, le propriétaire des Mavericks, adore les Européens depuis l’arrivée d’un certain numéro 41 dans son équipe à la fin des années 90 (échange avec les Bucks de Milwaukee) . Une raquette complémentaire telle que Porziņģis -Gobert ferait clairement rêver n’importe quel Européen fan de Basket avec à la baguette un magicien tel que Luka Dončić.

    Cependant, c’est une équipe qui est déjà 4ème au rebond dans toute la ligue avec 47.6 prises par match donc l’apport de Rudy, certes majeur, ne serait pas aussi énorme que dans une équipe qui a réellement besoin de tout ce que Rudy Gobert peut apporter dans un secteur intérieur.

    De plus, Dallas étant l’une des plus grosses villes des Etats-Unis, les exploits de Rudy pourraient être un peu plus reconnu même si un jeune Slovène déjà sur place et adulé par la ville entière risque de bloquer une place au All-Star Game pour les dix prochaines années.

    Cela ne représente donc sûrement pas une meilleure solution pour Rudy que sa situation actuelle au Jazz car partir de sa ville de toujours pour rester bloqué par un joueur plus spectaculaire et beaucoup plus jeune que lui-même ne semble pas être la meilleure opportunité pour Rudy même si nous sommes nombreux à vouloir, un jour, voir une association Rudy-Luka pour le simple bonheur des fans de la ligue.

    Le Heat de Miami

    Jimmy Butler et Pat Riley, le président du Heat
    Source : @MiamiHEAT

    Le soleil de South Beach est une destination plutôt plaisante pour n’importe quel joueur, surtout lorsque la philosophie de la franchise colle parfaitement à l’image du joueur en question.

    Le Miami Heat se présente comme une équipe au potentiel défensif très intéressant avec des joueurs qui aime cet art un peu trop souvent négligé qu’est la défense. Pourtant, le Heat n’arrive pas à réellement faire partie de l’élite dans le secteur défensif ( seulement 14eme défense de la ligue ) et cette problématique passe par le manque de pivot qui se fait réellement sentir au niveau des rebonds ( Seulement 45 Prises par match ce qui place le Heat à la 16ème place dans la ligue ).

    Rudy serait donc un talent intéressant dans cette belle équipe de Miami et même si Erik Spoelstra a connu plusieurs difficultés dans l’utilisation de ses pivots depuis ses débuts en 2008, il ne faut pas négliger le fait qu’en dehors de Chris Bosh qui n’est pas réellement un pivot, Spoelstra n’a jamais eu de pivots talentueux sous ses ordres sauf peut-être Hassan Whiteside mais qui fut un joueur difficile à coacher.

    Le duo Spoelstra et Rudy à de fortes chances d’être une bonne connexion car sous les ordres de Pat Riley, un joueur qui travaille dur sera apprécié et respecté au sein de la franchise et des fans et c’est exactement le cas pour Rudy.

    Enfin, dans l’hypothèse où le Heat réussisse à garder Bam Adebayo d’ici 2021, une raquette Adebayo-Gobert pourrait offrir un rempart défensif impénétrable et faire passer un cap à cette équipe du Heat qui semble, aujourd’hui, manquer d’un réel Pivot intimidateur.

    Les Pelicans

    L’avenir des Pelicans
    Source : @chris_granger

    À première vue, cela peut paraître étrange mais il semble envisageable qu’à partir de 2021, Zion Williamson soit potentiellement à la hauteur des espérances, que Lonzo Ball et Brandon Ingram soient prolongés mais également bien plus matures et performants et surtout que l’équipe se développe efficacement avec Jaxson Hayes ou encore Nickeil Alexander-Walker.

    Dans cette hypothèse, il n’est pas impossible de voir Rudy atterrir dans une équipe potentiellement outsider pour le titre qui possède un manque cruel de pivot(s).

    Le phénomène offensif que peut devenir Zion Williamson associé à un Rudy dans son prime pourrait inciter le Français à rejoindre l’air de la Louisiane et une franchise à fort accent francophone dans le pays de l’Oncle Sam.

    Cela reste cependant une grande hypothèse quant à l’avenir de cette franchise mais c’est la raison pour laquelle l’imagination joue un rôle important dans la création de ces différents scénarios.

    L’association Zion et Rudy dans une raquette serait loin de déplaire à un grand nombre de fans et même si au premier abord, leur complémentarité ne colle pas réellement à cause d’un manque cruel de tir à longue distance, la réponse viendrait à terme de Zion lui-même qui pourrait développer un shoot suffisamment efficace d’ici deux ans ? Seul l’avenir nous le dira.