Étiquette : Onyeka Okongwu

  • Le Carnet des Rookies 9.0: Encore des records et des comebacks

    Le Carnet des Rookies 9.0: Encore des records et des comebacks

    Chaque semaine Clutch Time vous propose un petit focus sur les rookies afin de faire le point sur les bonnes ou mauvaises performances des débutants.

    Écrit par Guillaume Gaborit (Droopy_boooom), Illustration by @romain_sk_97


    Ce mois d’avril ne pouvait pas mieux démarrer avec de nouveaux records à signaler du côté de l’Oklahoma et les retours de blessures des arrières Killian Hayes et Cole Anthony. Le tout avec une ambiance de fin de saison durant laquelle des équipes vont se battre pour accrocher une place pour les Playoffs ou bien le Play-in, tandis que d’autres vont laisser les jeunes engranger un maximum d’expérience et de défaites en attendant la loterie. Plus qu’une vingtaine de matchs à jouer, voici ce qu’il faut retenir de nos jeunes joueurs ces derniers jours. (les statistiques sont arrêtées au 08/04/21, via NBA.com)

    Le titre de R.O.Y. lui tend les bras

    Anthony Edwards, SG, Minnesota Timberwolves : 52m, 17.8pts, 4.4rds, 2.6pds

    Fraîchement élu rookie du mois de mars, l’arrière des Wolves poursuit sa saison riche en statistiques offensives et ne cesse de justifier sa place de N°1 de la dernière draft. LaMelo Ball out pour un bon moment, Wiseman est embourbé dans une situation compliquée dans la Bay son temps de jeu limité associé au fait que les Warriors ont besoin de victoires, et sans oublier les dernières sorties timides de Tyrese Haliburton. Tout cela nous amène à envisager très sérieusement la candidature d’Edwards pour le R.O.Y. Et il faut dire que le garçon s’est gavé en tirs tentés lors du dernier mois avec pas moins de 21.1 tentatives par rencontre, soit la 3e plus grosse moyenne derrière Donovan Mitchell et Kyrie Irving (via NBA.com). Les retours de Karl-Anthony Towns et de D’Angelo Russell vont pouvoir réguler tout cela.

    Pas toujours adroit ou lucide dans ses choix en attaque, « Ant » a été essentiel dans la victoire contre les Knicks avec une séquence clutch du rookie avec 12 points dans le dernier quart-temps, une interception suivie d’un dunk en contre-attaque et une PASSE décisive en direction de Malik Beasley pour le Game Winner.

    Toute cette joie est légèrement retombée suite à la défaite chez les Grizzlies, oui mais, cette fois l’arrière s’est montré adroit en attaque (22pts, 9/14 aux tirs) et COLLECTIF avec 6pds et quelques séquences appréciables avec KAT. Il s’est également montré concerné en défense avec des mains actives comme le démontre cette belle interception sur une passe de Ja Morant.

    Ant enchaîne ensuite à Philadelphie dans un match électrique avec cette rivalité Embiid vs Towns. Avec 27pts en 41 minutes, l’arrière poursuit sa belle série offensive avec un move inspiré face au pivot All-Star des Sixers.

    https://twitter.com/TheHoopCentral/status/1378532474712547330

    En revanche, cette manie de lâcher trop souvent son joueur dans les ailes pose toujours problème, surtout quand il s’agit de Danny Green. Le retour de D’Angelo Russell a eu lieu le match suivant lors de la victoire contre les Kings. Et l’arrière n’a pas perdu de temps en prenant le plus de tirs de son équipe avec 19 tentatives,. Le rookie doit donc stopper sa série de matchs au dessus des 20pts avec 19 unités. Très discret dans le 4e quart-temps avec 4pts et 1-4 aux tirs, Edwards a néanmoins gagné son duel contre son collègue Haliburton.

    Enfin, le rookie a pu retrouver des couleurs lors du déplacement dans l’Indiana avec 27pts malgré la défaite. Il faut souligner qu’il fut l’élément déclencheur de la rébellion des Wolves pour revenir dans le match et avoir le droit de jouer un money time. S’il se régale sur jeu rapide et dans les espaces, on espère que le rookie devienne un peu plus vigilant en défense pour cette fin de saison, mais il semble bien que le titre de R.O.Y. finira dans le Minnesota.


    Des records ! On en redemande tous les soirs!

    Théo Maledon, PG, Oklahoma City Thunder : 45m, 9.7pts, 3.5rds, 3.3pds

    Depuis notre dernier carnet, le français tourne à 18pts de moyenne sur 5 matchs à contre-balancer avec 3.6 ballons perdus pour 3.2 passes décisives. Le rookie a tout simplement carte blanche pour cette fin de saison en mode « tanking » chez le Thunder et les absences de joueurs clés comme SGA, Dort, Horford voire Bazley font que le jeu offensif en est clairement impacté. Pas toujours régulier, Maledon a alterné le médiocre (11pts, 3-16 aux tirs contre les Raptors) et le très bon (33pts contre les Suns). Un nouveau de points donc pour un second rounder qui sent bon le steal. Le meneur a montré toutes ses dispositions pour scorer de loin (4-5) et driver vers le cercle profitant du manque d’envie évident de Devin Booker pour défendre. On remarquera ce petit « move » de vétéran lorsqu’il drive, digne d’un Tony Parker ou même d’un Chris Paul bourreau du Thunder ce soir là.

    En mode attaque tout le match, Théo aurait même pu augmenter ses statistiques s’il avait participé aux dernières minutes de la rencontre (seulement 3′ dans le dernier quart-temps). Mais cette euphorie fut de courte durée avec la plus grosse défaite de l’histoire du Thunder à Portland ! Le français n’a rien pu faire avec seulement 7pts et un vilain 1-12 aux tirs. Heureusement que les matchs s’enchaînent, et le voici face à un revenant, Killian Hayes. La rencontre OKC contre Detroit marquera l’histoire avec la présence de quatre français dans cette rencontre. Maledon a pu inscrire 14pts mais il doit encore apprendre à bien prendre les écrans et ne pas laisser le moindre centimètre à son vis à vis, et sa défense est encore suspecte. Comme souvent cette saison, une performance moyenne est suivie d’une bonne sortie et ce fut le cas pour le meneur pour la venue des Hornets avec 25pts. Il a même établit un nouveau record NBA avec son collègue Poku. Le français engrange de l’expérience mais cumule les grosses défaites, et ses ratios sont pour le moins effrayants : -29.5 sur les 4 derniers matchs ! Le « tank » du Thunder fonctionne à merveille.

    Aleksej Pokusevski, SF, Oklahoma City Thunder : 31m, 7.8pts, 4.8rds, 2.0pds

    Tout comme son compatriote Maledon, le serbe profite de l’opération tanking du Thunder pour gonfler ses chiffres et prendre de plus en plus confiance en attaque. Absent face aux Raptors, « Poku » se montre face aux Suns avec 20pts en 32minutes. Comme évoqué plus haut, le Thun’er with no « D » a encaissé 140 points et n’a jamais été en mesure d’inquiéter Phoenix. Deuxième meilleur scoreur derrière Maledon mais pire ratio (-32), l’ailier se lâche petit à petit en artillant de loin et en attaquant sur des closeouts. Altruiste et incisif, c’est tout bon.

    Pas de miracle lors de la défaite historique contre les Blazers avec un ratio record de -42 ! On ne va pas s’attarder sur cette fâcheuse sortie et plutôt se focaliser sur le match suivant perdu contre les Pistons. Auteur de 19pts, le serbe nous a surpris avec ce shoot qui pourrait devenir son go-to-move vu son manque de vitesse et explosibilité. Ce tir sur une jambe avec appui alterné est assez déroutant et vu sa taille (2m13), il est difficile de le contrer.

    Finalement son adresse de loin est revenue face aux Hornets avec une soirée record pour la franchise. 25pts, 7 tirs primés, 9rds, et 5pds, une soirée bien remplie pour Poku qui ne cesse de grandir devant nos yeux. Il semble déjà bien loin le frêle et timide rookie drafté au premier tour en novembre dernier. Devenu un vrai sniper, que se soit sur pull up, catch and shoot ou encore sur spot up, il semble avoir trouver sa place en attaque en tant qu’ailier shooteur, et ce n’est pas Terry Rozier qui dira le contraire. Le serbe continue d’arroser de loin avec pas moins de 7.8 tentatives sur ses cinq derniers matchs avec 46.2% de réussite. Tout comme Maledon, il est tributaire de la stratégie mise en place par le front office pour perdre un maximum de matchs et cela s’en ressent avec un ratio moyen de -25 depuis quatre matchs. Mais avec ce temps de jeu et toutes ces opportunités en attaque, le moral doit être au beau fixe.

    Kira Lewis Jr, PG, New Orleans Pelicans : 33m, 6.7pts, 1.2rds, 2.3pds

    On le sentait venir ce record de points chez cet arrière rapide. Avec les absences combinées de Zion Williams, Brandon Ingram et de Lonzo Ball, le rookie a pu rester sur le terrain plus de 30 minutes lors de la défaite contre le Magic, une première ! Pas très adroit : 4-13 aux tirs et seulement 9pts, le rookie s’est ensuite rattrapé contre les Hawks avec 21pts en seulement 25 minutes. Toujours privé de ses stars, le staff de New Orleans a pu obtenir un aperçu de ce que pouvait apporter le 13e choix de la draft. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le meneur aime driver main droite et filer au cercle même quand il n’y a pas beaucoup d’espace, tel un scooter doublant sur le périphérique un soir de débauche.

    Malheureusement, le rookie n’a pas eu la chance de confirmer cette performance. Des ennuis au niveau des mollets l’empêchent actuellement d’être en tenue depuis trois rencontres, et l’arrivée du double All-Star Isaiah Thomas pourrait lui faire de l’ombre. Quoique que si le vétéran pouvait lui donner deux trois conseils sur le jeu sur pick-and-roll et comment se sentir à l’aise pour dégainer de loin.

    Isaac Okoro, SF, Cleveland Cavaliers : 45m, 8.1pts, 2.8rds, 1.7pds

    Loin d’être réputé scoreur, le 5e choix de la draft s’est fait remarquer ces derniers jours en plantant 17pts (record personnel) contre le Heat, soit l’une des meilleures défenses du pays. Il s’est même payé le luxe de recevoir les compliments de Jimmy Butler. Cette performance vient stopper une série de quatre matchs consécutifs en dessous des dix points. Il faut avouer que l’ailier joue principalement loin du ballon qui est souvent dans les mains des arrières Darius Garland et Collin Sexton. Plutôt intelligent dans ses déplacements, et capable de finir au cercle grâce à ses qualités athlétiques. Il est encore inconstant aux tirs, mais sa shot chart valide sa compatibilité avec le jeu moderne : des tirs dans le corner (36.7%) et près du cercle (51.7%) (via StatMuse). Il montre tout de même des signes encourageants pour étirer les défenses adverses comme ce fut le cas contre le Heat avec 2-2 puis contre les Spurs avec un joli 3-3 derrière l’arc. Toujours missionné sur les meilleurs joueurs adverses en défense, on serait ravi de voir Okoro de plus en plus fiable de loin sur cette fin de saison, malgré l’accumulation de défaite dans l’Ohio.


    Ils ont enfin perçé!

    Malachi Flynn, PG, Toronto Raptors : 26m, 3.7pts, 1.5rds, 1.7pds

    C’est un enchaînement d’événements qui a permis au 29e choix de la draft de pouvoir fouler le parquet plus de 30 minutes sur ses trois dernières sorties. Alors que le rookie n’a jamais passé plus de 20 minutes sur une rencontre, les absences de Kyle Lowry, de Fred VanVleet, et les mauvais résultats des champions 2019 poussent Nick Nurse à développer les jeunes joueurs. Plutôt maladroit en attaque mais volontaire en défense, Flynn a enfin eu du temps de jeu et ne s’est pas caché pour s’offrir un record en carrière avec 16pts dans la belle victoire contre les Warriors. Son ratio +34, montre à quel point ce match a été une promenade de santé. La défense des hommes de Steve Kerr était tout simplement honteuse, et le meneur en a profité pour filer vers le cercle et a pu s’amuser avec ses collègues de promotion Nico Mannion et James Wiseman.

    Flynn ne s’arrête pas là et enchaîne à nouveau avec 16pts contre les Wizards. Le rookie a été une vraie peste en défense provoquant de nombreux turnovers chez les arrières adverses Raul Neto et Ish Smith. Alors que Russell Westbrook & co ont mené tout le match, les Raptors sont repartis avec la victoire grâce au buzzer beater de Gary Trent Jr. Enfin, le joueur de 22 ans a été plus discret le match suivant face aux Lakers avec 11pts inscrits en deuxième mi-temps alors que le match était déjà plié. Avec trois sorties convaincantes, on espère voir régulièrement ce meneur teigneux en défense et qui semble avoir progressé dans la maîtrise du rythme lors des phases offensives.

    R.J. Hampton, SG, Orlando Magic : 31m, 4.2pts, 2.5rds, 0.7pd

    Fraîchement arrivé du Colorado dans l’échange de l’ailier Aaron Gordon, le rookie profite d’un environnement propice à son développement pour enfin s’épanouir. Orlando a basculé du côté obscur de la reconstruction en cassant son noyau dur à la trade deadline et voici que le jeune arrière se retrouve propulsé titulaire au bout de son 5e match avec sa nouvelle équipe et contre… Denver, évidemment. Toujours aussi imprévisible, brouillon et perçu comme un électron libre, RJ était sur-motivé face à ses anciens coéquipiers. Il marque notamment les 7 premiers points de son équipe et termine la rencontre avec 16 unités (record en carrière).

    De retour sur le banc le match suivant contre les Wizards, il a tout de même pu scorer 14pts et prendre 6rds. Avec 3-6 de loin, le joueur de 20 ans n’avait jamais été aussi prolifique de loin et cela peut rassurer les fans du Magic concernant ses aptitudes à tirer de loin. Sans oublier le retour de Cole Anthony et le polyvalent Chuma Okeke, Orlando peut envisager cette fin de saison avec intérêt pour l’évolution des jeunes comme c’est déjà le cas chez le Thunder.

    Onyeka Okongwu, F/C, Atlanta Hawks : 30m, 3.8pts, 3.0rds, 0.2pd

    Après une pré-saison manquée, et un début de saison tronquée par une blessure au pied, le tonique intérieur des Hawks commence enfin à faire sa place derrière l’imposant Clint Capela. Pour la première fois de sa carrière, l’intérieur a pu dépasser la barre des dix points face aux Spurs. Profitant de l’absence de John Collins, Okongwu a su se montrer productif en seulement 12 minutes avec une activité débordante en défense. Il sera malheureusement cantonné sur le banc lors du money time et durant les deux prolongations.

    Récompensé par cette performance encourageante, le rookie a vu son temps de jeu augmenter lors du match remporté contre les Pelicans. Avec 11pts, 9rds, 2blks en 19 minutes, le 6e choix de la draft a enfin pu rentrer dans la rotation de Nate McMilan. 15 minutes contre les Warriors, 19 à nouveau contre les Pelicans. On est content de le voir sur le terrain et pas seulement lors du garbage time. Il semblerait d’ailleurs, qu’il ait déjà un go-to-move au poste bas face au panier.

    Ses dernières sorties lui ont valu une place de titulaire lors de la défaite contre les Grizzlies. S’il a souffert face à Jonas Valanciunas, il a tout de même pu placer 13 points (record personnel) dont 11 en première mi-temps, et capter 11 rebonds. Toujours disposé à poser un écran pour Huerter ou bien Young, il ressemble d’ailleurs beaucoup à Tristan Thompson dans la façon qu’il a d’utiliser son postérieur pour gêner le défenseur adverse puis sa manière de filer vers le cercle. Un premier double double donc, qui on l’espère, est le premier d’une longue série.


    Ils sont de retour!

    Cole Anthony, PG, Orlando Magic : 26m, 11.1pts, 4.3rds, 3.9pds

    La dernière fois que l’ancien joueur de North Carolina avait foulé un parquet c’était le 9 février dernier ! C’est donc avec enthousiasme que l’on retrouve ce combo guard capable de faire danser n’importe quel défenseur grâce à sa qualité de dribble et sa dextérité. Il ne lui a pas fallu longtemps pour se mettre dans le bain.

    Remplaçant face aux Wizards et un peu maladroit aux tirs (5-14), Anthony a tout de même apporté 13pts et distillé 7pds en 23 minutes. Il a (sans surprise) combiné avec son pote Mo Bamba (19pts) offrant au fans du Magic un peu d’espoir sur cette fin de saison afin de développer tous ces jeunes joueurs pour l’avenir.

    Killian Hayes, PG, Detroit Pistons : 7m, 4.6pts, 1.1rds, 3.6pds

    Le français avait quitté ses coéquipiers en janvier dernier sur une tentative de repli défensive. Touché à la hanche, il a du observer de long mois d’absence avant de pouvoir revenir à la compétition. Enfin libéré par les médecins, le 7e choix de la draft a rejoué contre les Knicks et face à son ancien mentor Derrick Rose. Aucun point inscrit mais 5 passes décisives, le français n’est pas encore d’attaque pour perforer les défense adverses. Après avoir accordé 19 minutes au jeune meneur, coach Casey le laisse 26 minutes sur le terrain du Thunder. Il s’est même permis de voler un ballon des mains de son compatriote Maledon sur isolation. Avec 9pts, 7pds et 4ints, Hayes confirme son potentiel de meneur au QI basket élevé, capable de jouer sans ballon si besoin. Espérons qu’il profite au maximum de cette fin de saison sans enjeu des Pistons pour gagner en expérience et en confiance. Un cap que Maledon a déjà franchi.


    12 autres élèves à surveiller :

    • Tyrese Haliburton, G, Sacramento Kings : 45m, 13.1pts, 3.3rds, 5.1pds
    • James Wiseman, C, Golden State Warriors : 37m, 11.5pts, 5.9rds, 0.7pd
    • Immanuel Quickley, G, New York Knicks : 47m, 12.0pts, 2.3rd, 2.2pds
    • Saddiq Bey, SF, Detroit Pistons : 49m, 10.8pts, 3.9rds, 1.3pds
    • Jae’Sean Tate, SF, Houston Rockets : 51m, 10.8pts, 5.4rds, 2.0pds
    • Patrick Williams, F, Chicago Bulls : 48m, 9.8pts, 4.8rds, 1.3pds
    • Desmond Bane, SG, Memphis Grizzlies : 45m, 9.5pts, 3.1rds, 1.4pds
    • Chuma Okeke, SF, Orlando Magic : 35m, 6.8pts, 4.0rds, 2.1pds
    • Payton Pritchard, PG, Boston Celtics : 46m, 7.0pts, 2.2rds, 1.9pds
    • Jaden McDaniels, F, Minnesota Timberwolves : 45m, 6.6pts, 3.6rds, 1.1pd
    • Isaiah Stewart, C, Detroit Pistons : 49m, 6.5pts, 5.8rds, 0.8pd
    • Deni Avdija, SF, Washington Wizards : 46m, 6.6pts, 5.0rds, 1.2pds
  • Le Carnet des Rookies 4.0: L’ombre du «Rookie Wall»

    Le Carnet des Rookies 4.0: L’ombre du «Rookie Wall»

    Écrit par Guillaume GABORIT, Illustration by @romain_sk_97

    Chaque semaine Clutch Time vous propose un petit focus sur les rookies afin de faire le point sur les bonnes ou mauvaises performances des débutants.


    Difficile, difficile la saison NBA d’un rookie. La constance et l’expérience sont encore loin d’être acquises, et certains commencent déjà à douter en attaque et à lâcher en défense. Les rotations évoluent, le temps de jeu est instable, et on retrouve des rookies rétrograder dans leur rôle. Le « Rookie Wall » semble déjà s’installer peu à peu au sein de la ligue. Pour cette semaine remplie de hauts et de bas, il n’a pas été facile de dénicher une pléthore de performances, on en profite donc pour vous présentez des petits nouveaux. Voici ce qu’il faut retenir. (les statistiques sont arrêtées au 27/01/21, via NBA.com)

    Loin d’être parfaits, on est content de les voir d’attaque

    Les joueurs du Magic célèbrant leur rookie après son buzzer beater. Credit: Jeff Wheeler, Star Tribune
    Cole Anthony, PG, Orlando Magic : 18m, 11pts, 4.6rds, 3.3pds

    Ça rentre ! Enfin ! Quel soulagement pour les fans d’Orlando de voir leur jeune pépite devenir une vraie menace de loin, et quelle menace ! Seulement quelques heures après avoir évoqué son adresse calamiteuse aux tirs dans notre dernier carnet des rookies, l’arrière crucifie les Timberwolves au buzzer sur un panier à 3-pts. A noter que Cole Anthony n’a joué que deux minutes dans le dernier quart-temps. Chanceux ou pas, Steve Clifford a choisi le bon moment pour le laisser sur le terrain.

    En plus d’avoir retrouvé le français Evan Fournier, le Magic a renoué avec la victoire après six défaites de suite, et les joueurs ont laissé leur joie éclater dans le vestiaire en l’honneur du héros de la soirée.

    Après ce shoot exceptionnel, le rookie est redescendu sur Terre, avec un match perdu dans l’Indiana avec seulement 9pts et un ratio de -12 quand il est sur le terrain. Il verra, une nouvelle fois Aaron Gordon prendre les choses en main dans le money time. Sans succès… Une nouvelle fois. Quel dommage que l’ailier n’ait pas vu son rookie démarqué dans le corner opposé, on aurait été heureux de voir le rookie enchaîner deux buzzers beaters en deux rencontres.

    Lors des deux rencontres face aux Hornets (1v-1d), Anthony a d’abord connu la déception avec ce premier match perdu et ce turnover crucial lorsque ce dernier était en charge de la remise en jeu. Incapable de trouver un partenaire démarqué, la balle est retournée dans le camp des adversaires. Lors de la revanche, le rookie se reprend et réalise ce qui est sans doute son meilleur match de la saison: 21pts, 8-12 aux tirs et 4-5 de loin.

    Beaucoup plus fiable de loin depuis quatre matchs (76.9% et 3.3 tentatives), Cole Anthony apprend également à jouer plus simple mais aussi plus vite en combinant avec Nikola Vucevic et en se replaçant intelligemment lorsqu’il n’a plus le ballon dans les mains. Tous ces progrès ont fait de lui le 2e meilleur scoreur de son équipe sur ce match, en espérant lui voir confier un peu plus de responsabilités balle en main en fin de match au détriment d’un Aaron Gordon tout sauf clutch.

    Immanuel Quickley, G, New York Knicks : 15m, 10.7pts, 1.9rd, 2.5pds

    Peu coutumier du fait, l’ancien coach des Knicks et finaliste en 1999 Jeff Van Gundy a encensé le choix du front office de la franchise pour avoir sélectionné un joueur aussi talentueux en attaque annoncé au second tour. Malgré ces louanges, « IQ » a enchaîné deux matchs sans saveur : 5pts en 10 minutes dans la victoire à Golden State, et 8pts en 16 minutes dans la défaite à Sacramento. Et son adresse de loin (2/8 sur l’ensemble des deux matchs) ne laissait aucunement présager d’un record à venir… Sauf que voilà, n’oubliez pas ce qu’a déclaré « JVG ». Le talent offensif est là, et Quickley n’a pas manqué de nous le rappeler lors du match face aux Trail Blazers avec un record personnel de 31pts.

    Face à Lillard & co, le rookie s’est demené pour ramener les siens dans le match. Avec 21pts dans le dernier quart-temps, Quickley a ranimé l’espoir de repartir de l’Oregon avec la victoire lorsque les Knicks sont revenus à cinq points d’écart dans le dernier quart-temps. Si le dénouement n’est pas aussi heureux pour les hommes de Thibodeau, le rookie repart avec un record de franchise en poche. Il s’agit du premier rookie de l’histoire des Knicks à avoir scoré 30pts avec 5 tirs primés. De quoi s’attirer de nouvelles louanges, mais cette fois-ci, de son propre coach.

    « C’est impressionnant. Encore une fois, je pense que sa capacité à mettre des shoots est un énorme atout pour notre équipe. C’est quelque chose dont nous avons besoin. Avoir du shoot ça ouvre le jeu. Il est complet et il progresse à chaque sortie, il met de la pression sur l’adversaire ».

    Tom Thibodeau
    Tyrese Haliburton, G, Sacramento Kings : 14m, 11.4pts, 3rds, 4.9pds

    Pas grand chose à signaler du côté du nouveau chouchou des Kings. S’il n’a rien pu faire lors de la revanche perdue face aux Clippers (11pts, 3/8 à 3-pts en 24′), il s’est néanmoins illustré lors de la venu des New York Knicks. La franchise qui l’avait notamment snobée à la Draft. Il est évident qu’il y a des matchs où l’on est un peu plus motivé pour gagner et ce soir là, Haliburton a mis un poing d’honneur à tout donner des deux côtés du terrain pour y parvenir : 16pts, 5rds, 2ints, 4blks en 31 minutes de jeu.

    L’arrière a eu son « revenge game ». Il combine toujours aussi bien avec Richaun Holmes sur pick-and-roll, et s’est montré particulièrement actif en défense. Il se permet même d’en finir avec les visiteurs sur un tir à 3-pts en fin de rencontre. Un vrai bonheur de voir une âme de compétiteur chez un jeune joueur, dommage que les mesures covid-19 ont annulé les deux dernières rencontres des Kings qui étaient prévues face aux Grizzlies.


    Timides, mais les voici titulaires pour la première fois

    Théo Maledon via World-today-news.com
    Théo Maledon, PG, Oklahoma City Thunder : 16m, 6pts, 2.4rds, 2.8pds

    L’absence du meneur titulaire George Hill blessé au pouce droit, a permis de voir le français Théo Maledon intégrer un cinq de départ qui ne dépasse pas les 22 ans de moyenne. Une vraie surprise et un réel plaisir de retrouver l’ancien arrière de l’ASVEL obtenir cette opportunité si tôt dans la saison. A seulement 19 ans, le natif de Rouen ne s’était pourtant pas montré à son avantage lors de la deuxième défaite chez les Clippers avec 2pts en 16 minutes et un vilain 0/3 de loin. Et pourtant, le jeune coach Mark Daigneault lui a confié le poste d’arrière titulaire aux côtés de « SGA » face aux Trail Blazers de Damian Lillard.

    En plus de ses 6pts, il attrape 4 rebonds et délivre 4 passes décisives pour une seule balle perdue dans ce match remporté. Si le français n’a pas toujours été en charge de la mène, il a su se montrer utile off-ball, avec 2/5 de loin dont un tir primé dans le corner. Mais on reste convaincu que Maledon a tout ce qu’il faut pour diriger une attaque en NBA à plein temps. Sa vision de jeu, sa patience sur pick-and-roll devraient l’aider à convaincre le staff du Thunder. Soyons encore patients.

    Onyeka Okongwu, F-C, Atlanta Hawks : 4m, 3pts, 3.5rds, 0.5pds

    Après avoir connu ses débuts chez les pros la semaine dernière face au Jazz de Rudy Gobert, le jeune intérieur des Hawks vient de vivre sa première expérience en tant que pivot titulaire suite à l’absence de Clint Capela. Mais avant sa titularisation, Okongwu a pu enchaîner deux matchs et deux victoires: tout d’abord à Detroit (en prolongation) puis à Minnesota. Très loin d’avoir un temps de jeu conséquent (12 minutes de moyenne), il se démarque par son activité en défense (plus ou moins disciplinée) et notamment lorsqu’il s’agit de contrer le tir adverse. Il n’est pas rare de le voir rejeter plus de tirs adverses que d’en marquer lui-même. Ses trois contres face à Detroit et son collègue de promotion Isaiah Stewart sont un avant goût de ce que pourrait donner un tel profil de joueur sur un temps de jeu plus important.

    Revenons donc à cette première titularisation face aux Bucks, et si les Hawks n’ont pu tenir le choc en l’absence de Trae Young et de Clint Capela, le staff a pu voir son lottery pick à l’œuvre, et devinez quoi ? Toujours des contres.


    Ils ont réussi à attirer notre attention

    Mason Jones balle en main face au rookie des Mavericks Tyrell Terry. Credit: AP Photo/Tony Gutierrez
    Mason Jones, SG, Houston Rockets : 9m, 8.6pts, 2.2rds, 1.4pds

    Déjà présent lors du carnet des rookies 3.0, le rookie non drafté des Rockets continue de se montrer par séquence et surtout en attaque. Si son temps de jeu fluctue en fonction des rencontres, l’arrière est capable de scorer rapidement comme face aux Suns avec 8pts en seulement 11 minutes. Bien qu’il peut combiner avec DeMarcus Cousins, coach Silas ne lui assure pas toujours du temps comme ce fut le cas à Detroit : 3 minutes. C’est donc lors de la belle victoire à Dallas qu’il a de nouveau laissé parler son jeu offensif et notamment balle en main. Capable de driver sans avoir un premier pas explosif, il sait créer le contact avec le défenseur pour ensuite avoir de l’espace pour manœuvrer.

    Il a profité du garbage time pour s’octroyer 16pts en seulement 18 minutes, et quelques jolies séquences de un contre un contre le géant Boban Marjanovic. Ce n’est d’ailleurs pas le seul rookie chez les Rockets à s’être amusé avec le géant serbe. Par ailleurs, l’arrivée d’un profil similaire en la personne de Kevin Porter Jr n’est pas forcément bon signe pour le temps de jeu de Jones. Il faudra qu’il maximise ses chances une fois sur le terrain avant que l’ancien arrière des Cavs enfile son tout nouveau maillot.

    Dylan Windler, SF, Cleveland Cavaliers : 4m, 6pts, 3rds, 1pd

    Et si Windler était l’une des raisons qui a poussé KPJ dehors ? De retour après une année blanche, l’ancien joueur de Belmont dans le Tennessee vient d’enchaîner trois matchs consécutifs avec au minimum 16 minutes passées sur le parquet. Un soulagement pour la franchise qui attendait de voir le gaucher à l’œuvre depuis sa sélection en 26e place en 2019. Bien présent dans la seconde victoire face aux Nets avec un joli 2/2 de loin qui vient confirmer son potentiel de shooteur, il va ensuite s’octroyer son record en carrière avec 11pts lors d’un match perdu chez les Celtics avec des séquences offensives intéressantes.

    Intelligent dans son placement, toujours la tête levée, et rapide dans ses prises de décisions, le rookie semble déjà avoir un temps d’avance par rapport à la cuvée 2020 avec son vécu au sein du banc des Cavs la saison dernière. Le staff a sûrement réalisé un excellent travail pour garder ce jeune joueur impliqué dans le projet de la franchise. En revanche, ne le placer pas dans la catégorie des « shooteurs qui ne savent pas défendre ni dunker », demandez d’abord à Kyle Kuzma ce qu’il en pense.

    Isaiah Stewart, C, Detroit Pistons : 15m, 4.7pts, 5.4rds, 0.7pd

    Avec trois rookies choisis au premier tour par les Pistons, on aurait aimé évoquer autrement l’évolution de ces jeunes joueurs, mais avec le français Killian Hayes out pour plusieurs semaines et un Saddiq Bey qui en train d’expérimenter les montagnes russes en terme de temps de jeu, il est compliqué d’en tirer des leçons. On se tourne alors vers le tonique, et pas toujours sous contrôle, Isaiah Stewart. Le pivot en provenance de la faculté de Washington enchaîne les matchs avec au minimum 15 minutes depuis 4 matchs. Son match référence a eu lieu face aux Rockets avec 7pts et 10rbs. Mais au delà de sa présence près du cercle et du fait qu’il a contré au moins un ballon depuis 4 matchs, c’est son côté « casse-pieds » en défense poste bas qui saute aux yeux.

    Joel Embiid a sûrement apprécié le traitement que lui a réservé le rookie. C’est en tout cas moins violent comparé à ce qui est arrivé au short de Dwight Howard. Sans faire trop de bruit, le rookie grappille des minutes dans une franchise qui possède de nombreux sceptiques vis à vis du projet sportif. En tout cas, Stewart pourra bientôt rentrer dans le club, présidé par Marcus Smart, des joueurs que l’on ne supporte pas affronter mais que l’on adore avoir à ses cotés.

    Nico Mannion, PG, Golden State Warriors : 4m, 2.3pts, 0.8rd, 2.5pds

    Après avoir subi une dégringolade vertigineuse lors de la draft (48e choix), le meneur italo-américain vient pour la première fois de participer à trois rencontres consécutives. Bien que sa présence est encore trop souvent liée au garbage time, il faut avouer que l’on n’a pu s’empêcher de voir d’un œil attentif son apport sur le terrain et sa gestion de l’attaque. Lors de la défaite contre les Knicks, il a tout de suite confirmer ses instincts de meneur passeur avec déjà 4 caviars en 8 minutes.

    Rebelote face au Jazz avec de nouveau 4 passes décisives et 8pts en 9 minutes. Il faut avouer que le rookie profite du fait que Stephen Curry est un vrai aimant à défenseurs pour ensuite trouver son collègue de classe James Wiseman. Il serait d’ailleurs intéressant de voir cette alchimie entre les deux rookies se développer tant ces deux là se complètent parfaitement. Par ailleurs, on a cru comprendre que Wiseman quittait son poste de titulaire pour rejoindre la 2nd unit… Attendons encore un peu avant de voir Mannion prendre du galon.

    Les tops picks ne montrent toujours pas l’exemple

    Anthony Edwards, SG, Minnesota Timberwolves : 16m, 12.3pts, 2.8rds, 1.6pds

    Après s’être plaint de ne pas récolter assez de fautes de la part des arbitres, le N°1 de la draft a obtenu gain de causes et a signé un jolie 12/13 sur la ligne de réparation sur les deux derniers matchs. Mais cela reste encore insuffisant vis à vis de sa production sur le terrain. Avec de telles qualités athlétiques, l’arrière n’a contré que deux tirs depuis le début de la saison et n’arrive même pas à prendre plus de 3 rebonds par rencontre. En attaque, Edwards est toujours autant gourmand en jump shoot et en drives vers le cercle. Son insouciance l’a poussé à se jeter dans la gueule du loup et notamment face à Clint Capela (10 contres) qui ne s’est pas fait prier pour le contrer plusieurs fois. Dorénavant, si on peut éviter les comparaisons avec Dwyane Wade

    James Wiseman, C, Golden State Warriors : 17m, 11.9pts, 5.9rds, 0.6pd

    Désolé si on se répète, mais le pivot des Warriors est comme Anthony Edwards, un joueur très athlétique et spectaculaire sur certaine séquence, mais qui manque cruellement d’instinct et de sens du placement pour impacter positivement le match de son équipe. S’il a montré qu’il n’avait pas froid aux yeux face Rudy Gobert en le contrant notamment, les Warriors ont subi le revers de trop après celui face aux Knicks. Le cinq de départ est le plus mauvais de la ligue pour au moins 100 minutes jouées, et le rookie n’aide pas à faire la loi dans la raquette puisqu’ils sont également la 3e plus mauvaise équipe au rebond défensif (via NBA.com). Steve Kerr a donc mis à exécution son nouveau plan pour son cinq de départ en éjectant son jeune rookie au profit du défensif Kevon Looney. Un vrai coup dur pour Wiseman même si ce dernier assure qu’il accepte pleinement cette décision et que cela ne l’affectera pas négativement. Nous verrons ça pour le prochain carnet.

    LaMelo Ball, PG, Charlotte Hornets : 17m, 11.3pts, 6.1rds, 5.9pds

    La magie Ball s’est en quelque sorte un peu tassée ces derniers jours. Déjà moins efficace de loin (2/11 sur les 4 derniers matchs), et un dunk manqué dans le taffic, l’effet Ball prend moins sur le terrain avec 4.7 passes décisives mais à relativiser avec 4 turnovers de moyenne depuis 4 matchs. Les Hornets se retrouvent actuellement dans une mauvaise série de 1v-5d qui doit forcément mettre un peu de pression sur James Borrego qui n’a pas manqué de cibler son rookie pour son manque d’investissement en défense.

    « Vous perdez le ballon cinq fois en 16 minutes, cela ne me gênera pas. Si cela arrive en attaque, vous feriez mieux d’apporter quelque chose en défense. »

    James Borrego via Charlotteobserver.com

    Vous vous en doutez, il n’a pas fallu longtemps pour que le père Ball se mette à parler dans la presse en évoquant le fait que son fils ne peut être un simple joueur de banc et qu’il cache sa déception actuelle de ne pas être dans le cinq de départ. En fin de compte, le show Ball continue, c’est juste LaVar qui va prendre le relais.


    Bienvenue à l’infirmerie

    Payton Pritchard, PG, Boston Celtics : 14m, 7.7pts, 2.4rds, 2.6pds

    Après des débuts prometteurs, c’est un vrai coup d’arrêt pour le jeune meneur de Boston. Alors qu’il avait bien intégré la rotation de Brad Stevens, l’ancien meilleur joueur de la PAC-12 à l’université, vient de connaître sa première sérieuse blessure chez les professionnels. C’est en plein match à Philadelphie, lors d’une bataille pour le rebond défensif que Payton a subit une entorse au genou droit, provoquée en partie par la chute de son coéquipier Jaylen Brown. Cette blessure le tiendrait éloigné des terrains pour environ deux semaines.


    Il a quitté la classe… Pour le moment

    Dakota Mathias, SG, Philadelphia Sixers : 8m, 6pts, 0.9rd, 1.6pds

    Signé en Two Way avant le début de la saison, Mathias n’a même pas dépassé la barre des dix matchs joués. Il a pourtant eu l’opportunité de se montrer lors des rencontres contre Denver (12pts) et Atlanta (14pts) lorsque Doc Rivers était privé de 75% de son effectif suite aux mesures covid-19 de la ligue. Non drafté à sa sortie de Purdue en 2018, ce petit arrière de 1.93m est capable d’artiller de loin, suffisant pour tenter une autre équipe de le signer en two way ?


    10 autres élèves à surveiller :

    • Patrick Williams, F, Chicago Bulls : 16m, 9.4pts, 4rds, 1pd
    • Isaac Okoro, SF, Cleveland Cavaliers : 12m, 8.3pts, 2.4rds, 1.8pds
    • Tyrese Maxey, G, Philadelphia Sixers : 18m, 10pts, 2.4rds, 2.1pds
    • Jae’Sean Tate, SF, Houston Rockets : 15m, 8.7pts, 4.4rds, 1.8pds
    • Xavier Tillman Sr, PF, Memphis Grizzlies : 8m, 8.6pts, 3.9rds, 1.6pds
    • Desmond Bane, SG, Memphis Grizzlies : 13m, 8.6pts, 2.8rds, 1.1pds
    • Saddiq Bey, SF, Detroit Pistons : 16m, 7.6pts, 3.3rds, 0.6pd
    • Precious Achiuwa, PF, Miami Heat : 15m, 7.3pts, 4.9rds, 0.8pd
    • Devin Vassell, SG, San Antonio Spurs : 16m, 5.7pts, 3.6rds, 1.4pds
    • Obi Toppin, PF, New York Knicks : 9m, 4.9pts, 3rds, 0.7pd
  • Le Carnet des Rookies 3.0 : Belle semaine pour les joueurs de rotation, pas pour les tops picks

    Le Carnet des Rookies 3.0 : Belle semaine pour les joueurs de rotation, pas pour les tops picks

    Ecrit par Guillaume GABORIT (@Droopy_boooom), Illustration by @romain_sk_97

    Chaque semaine Clutch Time vous propose un petit focus sur les rookies afin de faire le point sur les bonnes ou mauvaises performances des débutants.


    Les reports de matchs s’enchaînent à vitesse folle ! Les Wizards et le rookie Deni Avdija n’ont plus joué depuis le 11 janvier avec un total de cinq rencontres annulées. Il n’est pas toujours évident de s’y retrouver entre les joueurs blessés et ceux qui subissent le protocole covid mis en place par la ligue. En attendant, de nombreux rookies ont pu se montrer cette semaine et c’est, avec un réel enthousiasme, de les voir pour la première fois apparaître dans le carnet des rookies. Si les tops choix de cette cuvée 2020 vivent une période plus compliquée, les joueurs de rotation ont su se démarquer, en espérant voir leur minutes continuer d’augmenter. (les statistiques sont arrêtées au 20/01/21, via NBA.com)

    On est pressé de les voir rentrer en jeu

    Immanuel Quickley (New York) face à un autre rookie Isaac Okoro (Cleveland). via Newyorknewstimes.com
    Immanuel Quickley, G, New York Knicks : 10m, 9.9pts, 1.7rd, 2.7pds

    Imaginez un instant que toute cette pandémie n’ait jamais existé. Imaginez que le MSG soit rempli tous les soirs de match avec cette ambiance unique. Et maintenant imaginez l’engouement autour d’un jeune arrière drafté en 25e position qui tourne à plus de 17pts de moyenne depuis quatre matchs (meilleur rookie, via NBA.com). Impossible de ne pas visualiser cette euphorie propre aux fans de la Grosse Pomme pour ce joueur avec autant de skills en attaque. Et cette belle histoire a démarré contre le rival Brooklyn : 19pts en 22 minutes dans la défaite, sans oublier une réelle éthique professionnelle lorsqu’il s’inflige des shoots supplémentaires après la rencontre. Ce soir là, quelque chose s’est débloqué chez Quickley. Lorsque le match semblait plié, il s’est montré bien plus confiant dans ses drives, plus saignant de loin et a pu jouer le pick and roll sur certaines séquences avec simplicité et efficacité. Voici ses statistiques aux tirs avant ce match :

    • 26.3% aux tirs
    • 22.2% à 3-pts

    Et depuis quatre matchs ?

    • 50% aux tirs
    • 45% à 3-pts

    L’ancien poulain de coach Cal est un tout autre joueur, et Tom Thibodeau serait bien inspiré de l’utiliser plus souvent en sortie de banc. Avec 23pts dans la défaite contre les Cavaliers, Quickley réalise son meilleur match de la saison dans le scoring mais aussi en tant que créateur avec 4 passes et aucune perte de balle.

    En dépit de tous ses efforts, le jeune arrière ne peut empêcher les 4 défaites de suite de son équipe. Le rayon de soleil surviendra lors du déplacement au TD Garden avec une impressionnante victoire et le sentiment que Quickley possède déjà la panoplie complète du floater, comme le montre cette séquence qui a duré 90 secondes dans la victoire à Boston.

    Thibodeau reconnaît volontiers le talent offensif de celui qui est surnommé « IQ » :

    « Il est vraiment doué. C’est un rookie, mais il entre en jeu et joue ainsi. Il a tous les shoots que vous pouvez imaginez dans sa panoplie. »

    Tom Thibodeau
    Tyrese Haliburton, G, Sacramento Kings : 12m, 11.1pts, 2.8rds, 5.3pds

    Semaine délicate pour Haliburton. Si tout semblait encore prometteur malgré la défaite face aux Blazers (17pts et 9pds en 31 minutes en étant très adroit dans le corner), la défense des Kings est décidément incapable de tenir un score. Puis le rookie va connaître son premier vrai coup de mou en l’espace de deux matchs. Tout d’abord dans la lourde défaite face aux Clippers (5pts, 5pds, 2/7 aux tirs), puis face aux Pelicans (2pts, 1/3 aux tirs).

    Mécontent de sa performance face aux Clippers, Haliburton s’autorise des shoots supplémentaires après la rencontre pour perfectionner son tir. Le rookie n’a pas eu l’impact habituel sur le terrain malgré des efforts qui sont à souligner concernant son placement défensif.

    Bien qu’il combine plutôt bien avec son intérieur Richaun Holmes (1.1pds par match, via NBA.com), l’arrière n’est que trop rarement dépositaire du jeu des siens avec un usage rate bien loin des autres arrières de sa promotion par exemple (14.5 USG%). Il est évident que De’Aaron Fox est destiné cette saison à avoir le ballon dans les mains et son match record à 43pts contre les Pelicans en est la preuve. Néanmoins, il n’a pu empêcher une nouvelle désillusion. Par ailleurs, Haliburton n’a jamais passé aussi peu de temps sur le terrain que lors de ses deux dernières apparitions.

    LaMelo Ball, PG, Charlotte Hornets : 14m, 11.8pts, 6.8rds, 6.1pds

    Les rumeurs qui plaçaient le rookie dans le cinq de départ à la place de Devonte’ Graham sont peu à peu retombées. Adroit la semaine dernière, LaMelo Ball s’est montré beaucoup moins saignant lors de ses dernières sorties avec 32.6% aux tirs et 28.6%à 3-pts. En difficulté comme toute son équipe contre Dallas avec seulement 4 petits points au compteur et un vilain air ball de loin. Après quatre victoires de rang, les Hornets sont redescendus sur Terre. Puis il y a eu du mieux lors de la première rencontre à Toronto avec 14pts et 11pds. Il participe notamment à la belle remontée de son équipe dans le dernier quart-temps. Le meneur est toujours à un highlights de moyenne par quart-temps et ses coéquipiers profitent également de son côté altruiste/showman.

    Lors du money time, James Borrego préfère placer LaMelo sur le terrain pour les possessions offensives, et sur le banc lors des possessions défensives. Il faut avouer que LaMelo est obnubilé par le ballon. Que se soit pour prendre le rebond défensif, ou bien pour tenter l’interception sur une passe à proximité, au détriment d’un placement défensif plus judicieux pour l’équilibre collectif.

    Bis repetita lors de la revanche, avec un Ball qui avait pourtant bien démarré la rencontre avec deux tirs primés. Il n’a malheureusement eu aucun impact en fin de match, et les Raptors ont remporté cette deuxième manche dans le money time.

    Une chose est sûre, Ball sait se faire remarquer quand il rentre sur le terrain par ses passes et ses envolées imprévisibles. On lui souhaite juste de résister un peu plus dans la raquette pour finir inside (43.9%) et d’équilibrer ses pourcentages aux tirs à 3-pts notamment à 45° : 5/18 sur sa droite contre 9/18 sur sa gauche(via statmuse)


    Ils en ont profité pour se faire remarquer

    Pas un joueur des Nets ne pourra stopper la montée vers le cercle de Xavier Tillman. Credit: Brandon Dill – AP
    Xavier Tillman Sr, PF, Memphis Grizzlies : 8m, 8.6pts, 3.9rds, 1.6pds

    Pour la première fois de la saison, l’ancien intérieur vedette de Michigan State a dépassé la barre des dix points. Face à la « terrible » défense des Timberwolves, Tillman s’est autorisé 12pts face à Naz Reid et KarlAnthony Towns. S’il ne possède pas la taille d’un pivot classique (2.03m), le 35e choix de la draft a trouvé le moyen de scorer près du cercle avec un solide floater.

    Lors de sa deuxième sortie remarquée, l’intérieur s’offre le match le plus complet de sa très jeune carrière professionnelle. Avec 15pts, 4rds, 2pds et 4 interceptions, Tillman a profité de l’absence de Joel Embiid pour martyriser le cercle face à un Dwight Howard cimenté au sol.

    Pour la première fois cette saison, Taylor Jenkins va laisser son jeune intérieur sur le terrain lors du money time. Résultat : une défense clutch sur Tobias Harris qui finira en dehors du terrain permettant ainsi aux Grizzlies d’engranger la victoire. Memphis tient là un rookie qui est clairement fait pour ce genre de situation, voici ce qu’il déclarait à la fin de la rencontre.

    «C’est « clutch time ». C’est le moment où la victoire se joue. Ce n’est pas le moment d’être nerveux, pas le moment d’avoir peur, c’est le moment de gagner. »

    Xavier Tillman Sr.

    Intelligent dans son placement, capable de jolis moves poste bas et de sanctionner dans le corner, le rookie possède toutes les caractéristiques pour séduire le staff. Il fut d’ailleurs récompensé en devenant pour la première fois de sa carrière titulaire face aux Suns. Certes, le secteur intérieur des Grizzlies est décimé et Tillman a éprouvé de réelles difficultés face à Deandre Ayton, mais voilà, Memphis vient d’enchaîner cinq victoires de suite et ce rookie y est pour quelque chose.

    Mason Jones, SG, Houston Rockets : 6m, 8.6pts, 2.8rds, 1.6rds

    Une semaine spéciale et forcément éprouvante pour la franchise texane. Le transfert de James Harden est enfin acté, la page d’un épais chapitre vient d’être tournée. Mais que les fans des Rockets se rassurent, le GM Rafael Stone a eu la bonne idée de signer en Two Way un arrière scoreur en provenance de l’université d’Arkansas : Mason Jones. On ne va pas vous faire croire qu’il peut devenir le nouveau go-to-guy de Houston, mais il faut avouer que le garçon aime dribbler, faire des steps-back, et chercher la faute…

    Bref, suite au départ de The Beard, le jeune arrière a vu son temps de jeu augmenter une première fois face aux Spurs avec 14minutes et 9pts marqués, puis c’est lors de la revanche que Stephen Silas va l’intégrer exceptionnellement dans le cinq de départ en attendant l’arrivée du néo-Rocket Victor Oladipo. Résultat : 24pts, 6rds, 4pds en 35 minutes et un joli 6/8 derrière l’arc. Les fans ont droit à un aperçu de sa capacité à artiller de loin notamment avec ce tir « Eric Gordonesque » en toute fin de première mi-temps.

    https://twitter.com/HoustonRockets/status/1350582385629396993

    S’il n’a pu empêcher la défaite des siens, il faut tout de même souligner le talent offensif du joueur qui ne demande qu’à s’affiner (6 ballons perdus). Doter d’un bon handle et de moves déroutants assaisonnés de feintes piégeuses, Jones peut se frayer un chemin au cercle malgré certaines carences concernant ses qualités athlétiques.

    Pour le premier match d’Oladipo sous ses nouvelles couleurs, le rookie est rentré dans le rang avec « seulement » 10pts en 14 minutes lors de la défaite chez les Bulls. En profitant du trade et des nombreuses absences sur certaines rencontres (Wall, Oladipo, Brown, Clemons), Jones a su saisir cette opportunité de montrer ce qu’il pouvait apporter sur le terrain, en espérant que coach Silas garde tout cela dans un coin de sa plaquette de coach.


    Les titulaires qui font le job

    Tyrese Maxey sur la tête de Kelly Olynyk. via Therookiewire.usatoday.com
    Tyrese Maxey, G, Philadelphia Sixers : 14m, 11.4pts, 2.5rds, 2.4pds

    Après une apparition lumineuse face à Denver (39pts) alors que son équipe était décimée par le protocole covid, le jeune Maxey enchaîne les matchs dans le cinq de départ prenant ainsi la place de titulaire au poste de shooting guard en attendant le retour de Seth Curry récemment positif à la covid-19. Seulement deux petits matchs depuis une semaine pour l’arrière, tout en rappelant que la rencontre prévue face au Thunder dimanche dernier n’a pu avoir lieu pour les raisons évoquées en introduction. C’est donc à nouveau face au Heat que Maxey va connaître une deuxième victoire dans son nouveau costume: 25 minutes, 15pts (dont 13 à la mi-temps).

    Aux côtés de Ben Simmons, l’ancien de Kentucky n’a donc plus besoin de diriger le jeu offensif des Sixers comme ce fut le cas quand Doc Rivers devait combiner avec seulement sept joueurs. Avant ce match, Maxey tournait à 6 passes de moyenne, mais ce chiffre est drastiquement tombé à 0.5 depuis que le ballon est repassé dans les mains de Simmons, Embiid voire Milton. En effet, aucune passe décisive à relever lors de la défaite à Memphis, et voilà que Maxey est utilisé en scoreur en sortie d’écran avec quelques dribbles. Loin d’être un créateur d’élite, on aurait aimé le voir un peu plus à l’origine de certaines actions, mais pas d’inquiétude, Philadelphie compte bien conserver et développer son joyau. Souvent évoqué dans l’échange avec James Harden, la franchise aurait, selon des rumeurs, toujours eu l’intention de garder le rookie.

    Isaac Okoro, SF, Cleveland Cavaliers : 8m, 8.6pts, 2.1rds, 2.3pds

    Cleveland doit composer avec de nombreuses absences : Sexton, Garland, Love, Windler et… Kevin Porter Jr qui ne serait plus en odeur de sainteté. Tout cela explique en partie l’énorme temps de jeu accordé au joueur de 19 ans. Avec 36.7 minutes de moyenne passées sur le terrain, c’est tout simplement le rookie le plus utilisé cette saison (via NBA.com). 35 minutes face au Jazz avec pour mission de défendre sur Donovan Mitchell ou encore sur Bojan Bogdanovic, si ça ce n’est pas une grosse journée au travail. S’il n’a pu éviter la lourde défaite des siens (-30), il a pu se frayer 11pts et délivrer 3 passes décisives.

    Après quatre rencontres de suite à plus de trente minutes de temps de jeu, JB Bickerstaff ne le ménage pas dans la victoire face aux Knicks avec plus de 41 minutes, un record pour Okoro. Toujours aussi impliqué en défense, il a notamment essayé tant bien que mal de ralentir par séquence son collègue de promotion Immanuel Quickley (23pts). Avec 13 points et des lancers clutchs en toute fin de match, le rookie continue son apprentissage XXL, tout en se démenant pour défendre avec pas moins de 2.3 interceptions de moyenne sur les trois derniers matchs.

    Le talent est là, mais quand ça ne veut pas…

    Cole Anthony doit lutter pour scorer près du cercle contre les Hawks. Crédits : Dale Zanine-USA TODAY Sports
    Cole Anthony, PG, Orlando Magic : 11m, 9.5pts, 4.2rds, 3.1pds

    Est-ce que les fans du Magic regrettent Markelle Fultz? C’est fort probable, et la question mérite d’être posée vu les immenses difficultés qu’ont les hommes de Steve Clifford à produire du jeu en attaque. Ce n’est pas non plus pour rejeter la faute sur le jeune Cole Anthony, mais il faut avouer que ce dernier n’est pour le moment pas à l’aise dans ce costume de meneur de jeu titulaire. Ses prises de décisions et sa défense sont encore en chantier. Même Jeff Teague s’est amusé face au rookie !

    Hormis son match intéressant face aux Nets version Harden/Durant, le rookie manque de dureté dans le jeu et ne score que 34.4% de ses tentatives près du cercle (via statmuse). Un vrai problème alors qu’il possède une qualité de dribble qui lui permet de se débarrasser de son vis à vis, mais il est incapable d’assurer une fois arrivé près du panier.

    Contre Brooklyn, coach Clifford est revenu vers des systèmes très simples pour son jeune meneur qui n’a que très peu jouer le pick and roll et s’est contenter d’attendre les mouvements off ball de ses coéquipiers. C’est ainsi qu’il a pu délivrer 8 passes décisives avec une seule balle perdue.

    Toujours à New York, mais cette fois au MSG, Cole Anthony a semblé nerveux et n’a pu faire mieux que 2/12 aux tirs. Il a d’ailleurs été témoin d’un Aaron Gordon qui a tenté de se transformer en Damian Lillard pour remporter le match dans le money time. Le résultat est plus que décevant. Le fils de Greg Anthony a encore le temps, et on souhaite vraiment le voir plus efficace près du cercle à défaut d’être un bon gestionnaire.

    James Wiseman, C, Golden State Warriors : 13m, 10.7pts, 6rds, 0.4pd

    Un match très intéressant face à Nikola Jokic (18pts, 5rds, 2blks). S’il n’a pu empêcher la défaite des siens, et encore moins le triple double du pivot serbe, le rookie est toujours aussi tonique sur le terrain et Steve Kerr n’a pas hésité à le faire rentrer sur le terrain en toute fin de match. Mais voilà, le pivot fait encore trop de fautes sur le terrain (4.7 sur les trois derniers matchs), et peut sembler un peu perdu dans les différents placements offensifs variés des Warriors. Comme son coach l’a récemment évoqué, Wiseman n’a joué que 3 matchs en NCAA, ce qui revient presque à le considérer comme un lycéen, voilà pourquoi Kerr aimerait faire appel à une ancienne légende qui a connu le grand saut lycée/NBA pour accompagner son jeune joueur: Kevin Garnett.

    Pour le moment, c’est Draymond Green qui se charge de l’apprentissage, et cela s’est vu lors de la rencontre en début de semaine contre les Lakers. Si les Warriors sont repartis du Staples Center avec une belle victoire, le rookie n’a pu y prendre goût : 12 minutes, 4pts, 3rds, 5 fautes, 5 ballons perdus. Sur le banc de touche durant tout le 4e quart-temps, Wiseman a encore le temps pour progresser et dans un tel environnement bienveillant.

    Anthony Edwards, SG, Minnesota Timberwolves : 12m, 12.5pts, 3.1rds, 1.9pds

    Le N°1 de la draft est toujours le N°1 au scoring de sa classe, mais que la semaine fut compliquée. Après son match sans le moindre panier marqué contre les Spurs, le rookie enchaîne un match à 2pts (1/6 aux tirs) dans la défaite contre les Grizzlies, suivi de 12pts contre les Hawks mais à relativiser avec une adresse toujours aussi inconfortable : 5/16 aux tirs. Il participa au money time mais n’a pas empêché la victoire d’Atlanta. Les Wolves sont tout simplement bons derniers dans la conférence Ouest et rien ne laisse présager une légère amélioration dans les jours à venir tant que la défense ne fournit pas un minimum de travail qualitatif. Si on se penche sur les prochaines affiches, Minnesota retrouvera les Hawks pour une revanche, et on espère sincèrement voir le rookie impacter le match de manière plus significative et ne pas se contenter de jouer le drive vers le cercle en usant de ses qualités athlétiques.


    Pas les débuts rêvés mais on est content de le (re)voir sur le terrain

    Onyeka Okongwu, F-C, Atlanta Hawks : 1m, 4pts, 5rds, 2pds

    Enfin ! Les grands débuts d’Okongwu ont eu lieu ! Le 6e choix de la dernière draft a foulé pour la première fois les parquets NBA dans l’Utah. Profitant principalement du garbage time pour se chauffer les guibolles, l’intérieur a pu jouer 14 minutes pour 4pts, 5rds et 2pds. Si les fans des Hawks ne sont pas forcément excités par ses débuts, le rookie a eu le temps de placer un dunk impressionnant sur un rebond offensif. Regardez simplement d’où il décolle!

    Malheureusement, Lloyd Pierce ne l’a pas encore remis sur le terrain depuis. Pas évident de faire une évaluation globale mais retenons que le jeune joueur n’a pas eu de pré-saison, et que son premier match a eu lieu contre Rudy Gobert. On espère le revoir très vite.


    Ils sont coincés à l’infirmerie

    Patrick Williams, F, Chicago Bulls : 13m, 10.2pts, 3.8rds, 1.1pds

    Après avoir connu une semaine bien chargée en défiant coup sur coup LeBron James et Kawhi Leonard, le natif de Charlotte a subi un léger contre coup ces derniers jours en contractant une gène au niveau de la hanche. Le 4e choix de la draft n’a pas joué en début de semaine contre Houston et son cas sera évalué avant chaque début de rencontre. Le staff des Bulls préfère ainsi prendre des précautions auprès de leur jeune talent qui n’a malheureusement pu empêcher la première victoire à domicile de la saison du Thunder (35′, 14pts et 7rds), et n’a que peu goûté à la victoire des siens face aux Mavericks (22′, 5pts et 5rds). On espère le revoir rapidement sur le terrain et en forme. Sa défense et son jeu à mi-distance fiable nous manquent déjà.

    Jahmi’us Ramsey, SG, Sacramento Kings : 4m, 1.3pts, 1rd, 0.3pd

    Alors que son collègue de promo Tyrese Haliburton s’éclate dans la rotation de Luke Walton, le jeune arrière de 19 ans drafté en 43e position par les Kings a tout d’abord contracté une gène au niveau de l’aine avant le match de vendredi face aux Clippers. Les examens semblent avoir révélé une blessure bien plus grave qui tiendrait Ramsey éloigné des terrains au moins jusqu’en février. Dommage pour cet arrière scoreur que l’on a seulement aperçu quelques minutes dans des bouts de matchs sans enjeu.

    CJ Elleby, SF, Portland Trail Blazers : 6m, 2.3pts, 0.3rd, 0.3pd

    Très peu vu en ce début de saison, le jeune ailier des Blazers drafté en 46e position en novembre dernier s’est malheureusement foulé la cheville. Son statut sera réévalué au jour le jour. Dommage pour ce gaucher actif au rebond et capable de tirer de loin qui aurait pu rentrer sur le terrain lors de la défaite des siens contre les Spurs, du moins, pendant le garbage time.

    Elijah Hughes, SG, Utah Jazz : 6m, 2.7pts, 0.7rd, 0.5pd

    Sélectionné en 39e position en novembre dernier et en provenance de Syracuse, l’ailier scoreur n’a pas encore eu son « moment » et peine encore à intégrer la rotation de Quin Snyder. Sauf quand il s’agit du garbage time. Et sa récente blessure à la cheville gauche ne va pas améliorer ses chances de gagner du temps de jeu cette semaine.

    10 autres élèves à surveiller :

    • Saddiq Bey, SF, Detroit Pistons : 12m, 9.2pts, 3.8rds, 0.7pd
    • Payton Pritchard, PG, Boston Celtics : 12m, 8.8pts, 2.8rds, 2.8pds
    • Desmond Bane, SG, Memphis Grizzlies : 10m, 8.6pts, 2.8rds, 1.1pds
    • Jae’Sean Tate, SF, Houston Rockets : 12m, 8.5pts, 4.4rds, 2.2pds
    • Precious Achiuwa, PF, Miami Heat : 12m, 8.2pts, 5.7rds, 0.9pd
    • Isaiah Joe, SG, Philadelphia Sixers : 9m, 7.1pts, 1.8rds, 1.3pds
    • Deni Avdija, F, Washington Wizards : 11m, 7pts, 4rds, 2.2pds
    • Théo Maledon, PG, Oklahoma City Thunder, 13m : 6.4pts, 2.2rds, 2.8pds
    • Obi Toppin, PF, New York Knicks : 5m, 5pts, 2.6rds, 0.8pd
    • Devin Vassell, SG, San Antonio Spurs : 13m, 4.9pts, 1.7rds, 1.3pds
  • Le Carnet des Rookies 1.0: des débuts tant attendus

    Le Carnet des Rookies 1.0: des débuts tant attendus

    Illustration by @romain_sk_97

    Chaque semaine Clutch Time vous propose un petit focus sur les rookies afin de faire le point sur les bonnes ou mauvaises performances des débutants.


    Pas de Summer League, pas de training camp, quelques miettes en pré-saison… Un mois seulement après avoir été draftés, les rookies doivent déjà trouver leurs marques sur le terrain aux côtés des Stephen Curry, Karl-Anthony Towns, De’Aaron Fox, Blake Griffin… On connaît bien évidemment le contexte actuel et c’est donc un réel plaisir de retrouver la NBA et de repartir avec une toute nouvelle cuvée qui va vivre une saison 2020-21 historique, tout en gardant bien en tête que cette génération n’aura pas connu tous les avantages de leurs prédécesseurs ont pu bénéficier. Soyons donc bienveillants envers ces rookies qui devront naturellement apprendre sur le tas. (les statistiques sont arrêtées au 05/01/21, via NBA.com)

    Des séquences pleines de promesses

    James Wiseman en défense sur Kevin Durant lors du match d’ouverture de la saison. Photo by Kathy Willens via Associated Press
    James Wiseman, C, Golden State Warriors, 7m : 11.4pts, 6.1rds, 0.4pd

    Imaginez : un an sans jouer un match officiel de basket-ball et vous vous retrouvez soudainement propulsé dans un match NBA aux côtés de Stephen Curry, sous les ordres de Steve Kerr à batailler contre Kyrie Irving et Kevin Durant. Wiseman a beau être le 2e choix de la draft, on ne peut pas faire plus violent comme début chez les pros. Même pas besoin de se mouiller la nuque, le rookie est rentré directement dans le bain avec un dunk pour son premier panier. Et il faut dire qu’avec sa taille il est difficile de ne pas le remarquer sur le terrain. Le rookie a également profité du garbage time pour montrer sa capacité à tirer de loin, et cela pourrait s’avérer utile pour la suite.

    Curry n’a pas manqué de chercher son intérieur, lui qui tenait à sélectionner un big à la draft, que se soit sur pick and roll ou bien sur des mains à mains. La connexion Curry-Wiseman a des hauts (une fréquence de 28%), et des bas ces derniers jours (seulement 1pd de moyenne et 30% de réussite) avec quelques erreurs de placement typiques chez les débutants, mais cette association reste prometteuse. 19 points, 18 puis seulement 7, 6, 8 et 12, attendons que le rookie devienne de plus en plus régulier pour se délecter plus souvent d’actions de ce style :

    Anthony Edwards, SG, Minnesota Timberwolves, 6m : 13.7pts, 2rds, 2.2pds

    Le N°1 de la draft est donc pour le moment le meilleur scoreur de sa classe après six matchs en NBA. Sixième homme à Minnesota, l’arrière a pu affirmer son talent en attaque avec cinq matchs de rang avec plus de dix points inscrits. Malgré quelques sorties hasardeuses aux tirs (1/9 à 3-pts chez les Lakers), le rookie peut allumer de loin, profiter d’un mismatch et punir les seconds units adverses grâce à ses qualités athlétiques.

    Le début de saison très médiocre des Timberwolves ne devrait (espérons) pas empêcher coach Saunders de réduire le temps de jeu de son jeune joueur (25 minutes). Bien que le rookie ne pourra clairement pas combler les brèches en défense (114.8 DefRTG), en revanche, il pourrait se montrer d’avantage utile en tant que playmaker en jouant le pick and roll afin de trouver le partenaire démarqué.

    Tyrese Haliburton, G, Sacramento Kings, 5m : 10pts, 2rds, 4.4pds

    On a hésité à le placer dans la catégorie des blessés à cause de sa récente gêne au poignet gauche (celui qui a mis fin à sa saison NCAA) qui lui a coûté un match, mais ses débuts chez les pros est un vrai délice et doivent être soulignés. Actuellement quatrième meilleur scoreur de sa cuvée, Haliburton se démarque avant tout par des statistiques très propres et qui ne ressemblent clairement pas à des chiffres d’un rookie :

    • 52.9% aux tirs,
    • 50% à 3-pts,
    • 87.5% aux Lfs,
    • 67.6%EFG,
    • 4.4pds et seulement 0.8TO

    Les Kings ne pouvaient pas espérer mieux avec ce 12e choix de la dernière draft et ce joueur au QI basket plus élevé que la moyenne. En tant que second porteur de balle derrière De’Aaron Fox et Cory Joseph, le rookie s’est illustré pas sa capacité à jouer vite, à temporiser, à trouver le partenaire démarquer et bien sûr, à dégainer du logo avec cette mécanique de tir si étrange.

    Espérons qu’il ne sera pas absent trop longtemps, car les Kings ont montré de belles choses en ce début de saison dans un rôle de poil à gratter de la Conférence Ouest.

    LaMelo Ball, PG, Charlotte Hornets, 7m, 11.6pts, 4.7rds, 4.9pds

    Un premier match délicat pour ses grands débuts (0pt, 0/5 aux tirs), puis le dernier de la fratrie Ball a peu à peu trouvé ses marques sur le terrain et comme lors de la pré-saison, le rookie monte peu à peu en puissance avec comme match référence la victoire à Dallas avec 22pts, 8rds et 5pds. Son shoot est toujours aussi étrange, avec cette impression de ne jamais voir la même mécanique de tir d’un shoot à l’autre (surtout concernant l’impulsion au niveau de ses jambes). Le Hornet est capable de faire un 4/5 de loin à Dallas comme il peut faire 0/5 à Philadelphie. Toujours à l’affût de la passe « Highlight », Ball est aussi un grand adepte du spin move lorsqu’il drive dans la raquette.

    Encore un peu frêle en défense, il se démarque tout de même par son sens de l’anticipation avec 1.8 interceptions par match (4 ballons volés dans le premier match face aux Sixers). Des éléments qui pouraient remettre en question la titularisation d’un Devonte’ Graham méconnaissable par rapport à la saison dernière. Coach Borrego va-t-il oser ouvrir la porte à l’ère Ball en Caroline du Nord ?


    Ils méritent leur temps de jeu!

    Patrick Williams (de dos) sous les ordes du coach Billy Donovan et aux côtés de l’arrière Ryan Arcidiacono lors d’un match contre les Hawks. (AP Photo/Nam Y. Huh)
    Patrick Williams, F, Chicago Bulls, 7m : 9.6pts, 3.3rds, 1pd

    Intégré dès le début de la saison dans le cinq de départ à la place d’Otto Porter Jr, le très jeune Williams (19 ans) n’a pas démérité en se révélant utile en défense grâce à son physique et sa mobilité. En attaque, l’ancien de Florida State a surpris son monde en dévoilant un handle tout à fait correct pour se séparer de son vis à vis pour ensuite scorer à mi-distance. Il faut avouer qu’il affectionne tout particulièrement ce tir (cf, sa shot chart), et je suis désolé si je me répète, mais il y a vraiment du « Kawhi » dans ce shoot à mi-distance.

    Il n’est bien évidemment pas à l’abri de faire des erreurs de « rookies », mais il devrait apprendre aux côtés du vétéran Thaddeus Young. Si les chiffres sont loin d’être flatteurs (114.2 DefRTG), cela n’empêche pas son coach Billy Donovan de le placer en défense face au MVP Giannis Antetokounmpo lors de la défaite contre Milwaukee, ou encore face au All-Star Domantas Sabonis contre les Pacers. Si les croqueurs que sont Coby White et Zach LaVine arrivent à intégrer un peu plus le rookie dans le jeu offensif, il ne serait pas étonnant de le voir rapidement grimper dans la catégorie juste au dessus.

    Desmond Bane, SG, Memphis Grizzlies, 6m : 9.5pts, 2.5rds, 1pd

    Le dernier joueur sélectionné au premier tour de la draft 2020 ne cesse de se montrer ces derniers jours. Profitant des nombreuses blessures dans le Tennessee (Ja Morant, De’Anthony Melton, Jaren Jackson J., Justise Winslow), le rookie a vu son temps de jeu passer de 10 à 30 minutes en l’espace de quatre rencontres. Une opportunité en or permettant à cet arrière musculeux de montrer son potentiel offensif. Dans la défaite à Boston, Bane profite ainsi du garbage time pour inscrire 9 de ses 16 points avec un joli 3 sur 4 de loin.

    https://www.youtube.com/watch?v=B6w-F64Q9ck

    Le match suivant face à Charlotte, coach Jenkins l’utilise en tant que porteur de balle et cela donne 4 passes décisives pour le rookie. Une tendance qui pourrait s’accentuer dans les jours à venir avec la possibilité de le placer dans le cinq de départ.

    Théo Maledon, PG, Oklahoma City Thunder, 6m : 7pts, 1.7rds, 2.5pds

    Très sincèrement, on pensait placer un autre français dans cette catégorie, mais voilà que l’ancien joueur de l’ASVEL a, en partie, confirmé les belles choses entrevues lors de la pré-saison.

    Avec 12pts, et 4pds dans la victoire à Orlando et face à un collègue de promo Cole Anthony, le français a clairement montré que son vécu en Euroleague lui a énormément apporté concernant le jeu sur demi-terrain. Patient sur pick and roll, capable de lever la tête lorsqu’il drive, et pour ne rien gâcher, il peut envoyer la balle avec une seule main pour le partenaire démarqué dans le corner opposé. Une qualité de passe essentielle en NBA. Si son adresse de loin est encore aléatoire (27.8%), le français doit surtout progresser en défense s’il veut prétendre à plus de temps de jeu derrière George Hill. Mais ce qui est sûr, c’est qu’il est en avance pour le moment par rapport à Ty Jerome, qui est actuellement blessé.

    Payton Pritchard, PG, Boston Celtics, 8m : 8.6pts, 2rds, 3.1pds

    Marcus Smart ne nous avait pas menti. Impressionné avant le début de la saison par le rookie, l’arrière de 26 ans des Celtics ne peut qu’être enthousiaste à l’idée de devenir le mentor d’un jeune joueur hargneux sur le terrain et qui ne recule devant rien.

    Le meilleur joueur de la PAC-12 l’an dernier s’est fait remarqué dans un premier temps lors du match de Noël face à Brooklyn avec son énergie. C’est simple, il ne cesse de se dépenser sur le terrain. Que se soit en défense ou en attaque, il ne se ménage pas, ce qui oblige Brad Stevens à le sortir parfois à cause de la fatigue. Mais ce qui est sûr, c’est que coach Stevens l’adore:

    « Il est prêt, il joue juste, il est malin. C’est un gars qui sait jouer. »

    Brad Stevens via Celtics.com

    S’il y a deux choses que l’on aimerait voir changer rapidement, c’est d’une part, qu’il cherche un peu moins la balle en défense sous peine d’être rapidement limité par les fautes, et d’une autre part, le voir plus souvent mener le jeu des Celtics et de ne pas se contenter de rester dans le corner. Son match record contre les Raptors (23pts) vient confirmer le potentiel de ce joueur, un futur FVV?


    Bon… Ce n’est que le début… Soyons patients

    Killian Hayes à l’écoute des consignes du coach Dwane Casey. Credit: Raj Mehta-USA TODAY Sports
    Killian Hayes, PG, Detroit Pistons, 7m : 4.6pts, 1.1rds, 3.6pds

    Un début de saison pour le moins très compliqué pour l’ancien choletais qui, malgré le soutien de son coach Dwane Casey et des anciens All-Stars Blake Griffin et Derrick Rose, ne semble pas être en mesure d’apporter plus sur le terrain. Déjà deux rencontres coup sur coup sans le moindre point face aux Warriors (pire défense de la ligue) puis face aux Celtics. Le français né en Floride est trop prévisible sur le terrain, manque d’ingéniosité sur pick and roll et n’est pas assez saignant dans ses drives. S’il peut planter de loin par moment, c’est loin d’être rentable (23.5%). Le staff des Pistons préfèrent déjà donner le ballon dans les mains de Derrick Rose, voire dans celles de Blake Griffin dans le money time sous les yeux d’un Killian sur le banc. Symbole de ce début de saison chaotique, Killian s’est blessé à la hanche suite à un ballon perdu.

    Il n’est pas non plus impossible de voir une évolution à la D’Angelo Russell qui avait lui aussi connu des difficultés lors de ses débuts aux côtés de Kobe Bryant. Patience.

    Aleksej Pokusevski, F, Oklahoma City Thunder, 5m : 1pt, 3.8rds, 1.4pds

    Il aura fallu quinze tirs avant de marquer son premier panier en NBA, le géant serbe montre, sans surprise, quelque difficultés à s’adapter au jeu NBA après une saison en 2e division grecque. Pourtant son coach Mark Daigneault ne manque pas de lui donner du temps de jeu (16 minutes). Il faut dire que son profil est atypique pour un ailier (2m13-86kg), et que les situations de mismatchs sont donc devenues monnaie courante dans une rencontre face au Thunder. S’il se montre intéressant en défense (1 int, 1blk), il doit encore régler la mire de loin (1/16), s’il ne veut pas voir son temps de jeu fondre au profit d’un Trevor Ariza sur le retour… Non oubliez.


    Ils sont coincés à l’infirmerie

    Isaac Okoro, SF, Cleveland Cavaliers, 2m : 5.5pts, 3rds, 2.5pds

    Quel dommage ! Deux matchs, deux victoires, près de 38′ minutes de temps de jeu en moyenne passées sur le terrain mais voilà que l’ancien joueur d’Auburn se blesse au pied gauche et doit attendre le feu vert du staff médical pour retrouver ses coéquipiers. Nul doute que l’on reverra bientôt ce compétiteur qui nous avait tant séduit lors des matchs de pré-saison, et profiter de ce début de saison intéressant des Cavaliers.

    Obi Toppin, PF, New York Knicks, 1m : 9pts, 3rds, 1pd

    Un seul match joué et voilà que le rookie vedette des Knicks se retrouve déjà entre les mains du staff médical. Le new yorkais n’a pas posé un seul orteil sur un parquet après une douleur au niveau de sa cuisse droite selon Ian Begley via SNY. Une blessure relevée depuis le 26 décembre dernier, et son retour sera conditionné par de multiples ré-évaluations afin de déterminer si oui ou non le rookie pourra participer lui aussi à ce bon début de saison de sa franchise. La date du 6 janvier a été évoquée… Croisons les doigts !

    Jalen Smith, F-C, Phoenix Suns, 2m : 2pts, 2.5rds, 0.5pd

    Après une pré-saison plus ou moins compliquée avec quelques errances en défense et un shoot extérieur qui ne rentre pas, le rookie sélectionné en 10e position en novembre dernier a dû quitter prématurément ses partenaires lors du deuxième match de la saison après s’être foulé la cheville gauche. On ne plaisante pas avec les blessures à la cheville dans le basket et voilà le rookie out depuis. Il n’est pas impossible de le revoir en tenue cette semaine à domicile face aux Raptors.

    Onyeka Okongwu, F-C, Atlanta Hawks

    Suite à une inflammation décelée au niveau du gros orteil gauche, l’intérieur choisi en 6e position de la dernière draft par les Hawks avait déjà été annoncé out pour le début de la saison. La franchise a tablé sur les deux premiers matchs, et nous voilà avec plus de 6 matchs joués et toujours pas de nouvelles concernant un éventuel retour du rookie. Néanmoins, ce dernier participerait à des entraînements mais tout en douceur (via Rotoworld).


    10 autres élèves à surveiller :

    • Immanuel Quickley, G, New York Knicks, 3m : 10pts, 1.3rd, 1.3pds
    • Saddiq Bey, SF, Detroit Pistons, 6m : 8.8pts, 4.2rds, 0.7pd
    • Cole Anthony, PG, Orlando Magic, 7m : 8.7pts, 5rds, 3.4pds
    • Precious Achiuwa, PF, Miami Heat, 6m : 7.5pts, 4.5rds, 0.5pd
    • Deni Avdija, F, Washington Wizards, 7m : 7.1pts, 4.6rds, 2.4pds
    • Jordan Nwora, F, Milwaukee Bucks, 5m : 6.6pts, 2rds, 0pd
    • Tyrese Maxey, G, Philadelphie Sixers, 7m : 6.3pts, 1.4rds, 1.6pds
    • Xavier Tillman Sr, PF, Memphis Grizzlies, 1m : 6pts, 6rds, 0pd
    • Facundo Campazzo, PG, Denver Nuggets, 6m : 3.8pts, 0.8rd, 1.2pds
    • Devin Vassell, SG, San Antonio Spurs, 5m : 3.4pts, 3rds, 1pd
  • Fiche de draft 2020 d’Onyeka Okongwu: California Love

    Fiche de draft 2020 d’Onyeka Okongwu: California Love

    Onyeka Okongwu – Intérieur

    USC Trojans

    PAC 12 Conference

    Statistiques du joueur 2019-2020

    • 28 matchs
    • 16.2 points (61.6% FG, 72% LFS)
    • 8.6 rebonds
    • 1.1 passes
    • 1.2 interceptions
    • 2.7 contre
    • 2 turnovers
    • 31.1 PER

    Photo by Michael Owen Baker, contributing photographer via Dailynews.com

    Curriculum

    • Freshman
    • Lycée: Chino Hills (Californie)  
    • Américano-nigérien
    • 19 ans (né le 11 décembre 2000 à Los Angeles)
    • 6’9’’ (2m06)
    • 245lb (111kg)
    • Envergure : 7’1 (2m15)
    • Détente non renseignée

    Distinctions

    • Deux fois élu California Mr. Basketball (2018, 2019)
    • 1st Team All PAC-12 (2020)

    Récap de la saison du joueur

    Après des années lycées riches en victoires et titres en tout genre, Okongwu a terminé son cursus à Chino Hills en s’assurant une place parmi les recrues cinq étoiles du pays. Né en Californie, il a choisi sans surprise l’université de USC en partie pour des raisons de localisation. Recrue star avec Isaiah Mobley, c’est bien l’américano-nigérien qui va devenir le joueur majeur d’USC.

    En effet, l’ancien coéquipier des frères Ball au lycée, n’a pas manqué ses débuts universitaires avec deux premiers matchs en double double et avec au moins 20 points d’inscrits. Son record de points (33 unités) viendra quelques jours plus tard dans la victoire face à Pepperdine.

    USC termina l’année 2019 avec un bilan de 10v-2d, grâce à l’activité inestimable sur le terrain de leur intérieur californien: 17.7pts, 9rds, 3.2blks. Si Okongwu enchaîne les récompenses individuelles hebdomadaires, sa deuxième partie de saison est en demi-teinte et légèrement moins productive que la première: 15.1pts, 8.4rds, 2.4blks.

    L’intérieur est bien ciblé par les équipes adverses. Résultat, en février, USC subit une série noire de 5 défaites de suite, contre des équipes de la PAC-12 telles que Colorado, Utah et Arizona. Les hommes de coach Andy Enfield ont donc vu leur classement rétrograder à la 3e place derrière Oregon et UCLA avant l’arrêt de toutes compétitions universitaires.

    Forces

    Avec une seule saison en NCAA, Okongwu a déjà séduit de nombreux scouts NBA grâce à son activité et sa mobilité sur le terrain. Solide et athlétique, l’intérieur s’est bien évidemment régalé face à des intérieurs moins impressionants, mais ce qui le rend si spécial c’est sa faculté à pouvoir défendre sur plusieurs postes mais aussi de finir avec un joli toucher près du cercle.

    En attaque, Okongwu semble apporter sur la table tout ce que l’on demande à un intérieur. De bons écrans, une course rapide et puissante vers le panier. Et pour ne rien gâcher, il est tout à fait capable de jouer poste haut et de trouver le partenaire démarqué. Sa vivacité et sa dextérité sous les panneaux lui permettent d’afficher un taux de réussite très alléchant de 70% dans la restricted area.

    Bien que le jeu au poste ne soit pas à la mode de nos jours, Okongwu s’est montré assez fiable dans ce genre de situation. Profitant d’un bon footwork et de moves basiques, il tourne autour des 55% de réussite dans la raquette. L’intérieur nous a même offert un petit aperçu de son handle correct associé à un bon sens du jeu qui, ont laissé place aux comparaisons avec Bam Adebayo.

    En défense, sa mobilité lui permet de couvrir de bien des manières sur pick-and-roll. Capable de switcher, d’aider, de suivre, il répond également présent au rebond et sa vivacité lui permet de contrer un tir à tout moment. Une présence dans la raquette qui doit en inquiéter plus d’un, les adversaires plafonnent à 39% de réussite sous le cercle face à Okongwu. Son sens du placement combiné à son jeu de jambes font de lui un intérieur séduisant et compatible avec les caractéristiques actuelles du jeu NBA.

    Faiblesses

    Si on ne cesse d’évoquer sa compatibilité avec le monde professionnel, il lui manque néanmoins un tir extérieur fiable. Peut-être qu’il n’a pas eu les opportunités de montrer cette facette de son jeu, en tout cas le nombre de tirs réussis en dehors de la raquette peuvent se compter sur les doigts d’une main.

    La forme de son tir est loin d’être inquiétante, son pourcentage de réussite aux lancers-francs est d’ailleurs tout à fait correct: 72%. En revanche, il est pour le moment compliqué de l’envisager dans une situation de pick and pop loin du cercle et encore moins sur pull up après un dribble. Mais il est bon de rappeler que des bigs men ont démontré leur qualité de shooteur une fois sorti de la fac.

    Si son énergie et son sens de l’anticipation le placent souvent dans de bonnes situations, Okongwu devra néanmoins améliorer sa qualité de passe. Beaucoup trop de déchets lorsqu’il faut ressortir le ballon ou bien pour servir inside. Une défense un peu trop insistante et le voilà pris à défaut. Il devra apprendre à reconnaître rapidement le coéquipier démarqué et trouver les bons angles de passe.

    Vue d’ensemble du profil

    Onyeka Okongwu a réalisé une très belle saison en tant que freshman. Il répond à de nombreux critères qui nous poussent à le voir sélectionné haut: athlétique, mobile, polyvalent, présence dans la raquette. Dominer en NCAA est une chose, assurer chez les pros en est une autre. S’il est capable d’exceller sur pick-and-roll, il serait intéressant de le voir développer un shoot extérieur solide et progresser dans son handle ainsi que le timing de ses passes afin d’embrasser complètement le chemin emprunté par un certains Bam Adebayo.

    Comparaisons

    • Tristan Thompson
    • Bam Adebayo (sans le côté playmaker)
    • Wendell Carter Jr.
    • Taj Gibson (sans le jeu face au cercle)

    Draft Consensus

    Highlights

    Les précédentes fiches prospects: