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  • Le Carnet des Rookies 9.0: Encore des records et des comebacks

    Le Carnet des Rookies 9.0: Encore des records et des comebacks

    Chaque semaine Clutch Time vous propose un petit focus sur les rookies afin de faire le point sur les bonnes ou mauvaises performances des débutants.

    Écrit par Guillaume Gaborit (Droopy_boooom), Illustration by @romain_sk_97


    Ce mois d’avril ne pouvait pas mieux démarrer avec de nouveaux records à signaler du côté de l’Oklahoma et les retours de blessures des arrières Killian Hayes et Cole Anthony. Le tout avec une ambiance de fin de saison durant laquelle des équipes vont se battre pour accrocher une place pour les Playoffs ou bien le Play-in, tandis que d’autres vont laisser les jeunes engranger un maximum d’expérience et de défaites en attendant la loterie. Plus qu’une vingtaine de matchs à jouer, voici ce qu’il faut retenir de nos jeunes joueurs ces derniers jours. (les statistiques sont arrêtées au 08/04/21, via NBA.com)

    Le titre de R.O.Y. lui tend les bras

    Anthony Edwards, SG, Minnesota Timberwolves : 52m, 17.8pts, 4.4rds, 2.6pds

    Fraîchement élu rookie du mois de mars, l’arrière des Wolves poursuit sa saison riche en statistiques offensives et ne cesse de justifier sa place de N°1 de la dernière draft. LaMelo Ball out pour un bon moment, Wiseman est embourbé dans une situation compliquée dans la Bay son temps de jeu limité associé au fait que les Warriors ont besoin de victoires, et sans oublier les dernières sorties timides de Tyrese Haliburton. Tout cela nous amène à envisager très sérieusement la candidature d’Edwards pour le R.O.Y. Et il faut dire que le garçon s’est gavé en tirs tentés lors du dernier mois avec pas moins de 21.1 tentatives par rencontre, soit la 3e plus grosse moyenne derrière Donovan Mitchell et Kyrie Irving (via NBA.com). Les retours de Karl-Anthony Towns et de D’Angelo Russell vont pouvoir réguler tout cela.

    Pas toujours adroit ou lucide dans ses choix en attaque, « Ant » a été essentiel dans la victoire contre les Knicks avec une séquence clutch du rookie avec 12 points dans le dernier quart-temps, une interception suivie d’un dunk en contre-attaque et une PASSE décisive en direction de Malik Beasley pour le Game Winner.

    Toute cette joie est légèrement retombée suite à la défaite chez les Grizzlies, oui mais, cette fois l’arrière s’est montré adroit en attaque (22pts, 9/14 aux tirs) et COLLECTIF avec 6pds et quelques séquences appréciables avec KAT. Il s’est également montré concerné en défense avec des mains actives comme le démontre cette belle interception sur une passe de Ja Morant.

    Ant enchaîne ensuite à Philadelphie dans un match électrique avec cette rivalité Embiid vs Towns. Avec 27pts en 41 minutes, l’arrière poursuit sa belle série offensive avec un move inspiré face au pivot All-Star des Sixers.

    https://twitter.com/TheHoopCentral/status/1378532474712547330

    En revanche, cette manie de lâcher trop souvent son joueur dans les ailes pose toujours problème, surtout quand il s’agit de Danny Green. Le retour de D’Angelo Russell a eu lieu le match suivant lors de la victoire contre les Kings. Et l’arrière n’a pas perdu de temps en prenant le plus de tirs de son équipe avec 19 tentatives,. Le rookie doit donc stopper sa série de matchs au dessus des 20pts avec 19 unités. Très discret dans le 4e quart-temps avec 4pts et 1-4 aux tirs, Edwards a néanmoins gagné son duel contre son collègue Haliburton.

    Enfin, le rookie a pu retrouver des couleurs lors du déplacement dans l’Indiana avec 27pts malgré la défaite. Il faut souligner qu’il fut l’élément déclencheur de la rébellion des Wolves pour revenir dans le match et avoir le droit de jouer un money time. S’il se régale sur jeu rapide et dans les espaces, on espère que le rookie devienne un peu plus vigilant en défense pour cette fin de saison, mais il semble bien que le titre de R.O.Y. finira dans le Minnesota.


    Des records ! On en redemande tous les soirs!

    Théo Maledon, PG, Oklahoma City Thunder : 45m, 9.7pts, 3.5rds, 3.3pds

    Depuis notre dernier carnet, le français tourne à 18pts de moyenne sur 5 matchs à contre-balancer avec 3.6 ballons perdus pour 3.2 passes décisives. Le rookie a tout simplement carte blanche pour cette fin de saison en mode « tanking » chez le Thunder et les absences de joueurs clés comme SGA, Dort, Horford voire Bazley font que le jeu offensif en est clairement impacté. Pas toujours régulier, Maledon a alterné le médiocre (11pts, 3-16 aux tirs contre les Raptors) et le très bon (33pts contre les Suns). Un nouveau de points donc pour un second rounder qui sent bon le steal. Le meneur a montré toutes ses dispositions pour scorer de loin (4-5) et driver vers le cercle profitant du manque d’envie évident de Devin Booker pour défendre. On remarquera ce petit « move » de vétéran lorsqu’il drive, digne d’un Tony Parker ou même d’un Chris Paul bourreau du Thunder ce soir là.

    En mode attaque tout le match, Théo aurait même pu augmenter ses statistiques s’il avait participé aux dernières minutes de la rencontre (seulement 3′ dans le dernier quart-temps). Mais cette euphorie fut de courte durée avec la plus grosse défaite de l’histoire du Thunder à Portland ! Le français n’a rien pu faire avec seulement 7pts et un vilain 1-12 aux tirs. Heureusement que les matchs s’enchaînent, et le voici face à un revenant, Killian Hayes. La rencontre OKC contre Detroit marquera l’histoire avec la présence de quatre français dans cette rencontre. Maledon a pu inscrire 14pts mais il doit encore apprendre à bien prendre les écrans et ne pas laisser le moindre centimètre à son vis à vis, et sa défense est encore suspecte. Comme souvent cette saison, une performance moyenne est suivie d’une bonne sortie et ce fut le cas pour le meneur pour la venue des Hornets avec 25pts. Il a même établit un nouveau record NBA avec son collègue Poku. Le français engrange de l’expérience mais cumule les grosses défaites, et ses ratios sont pour le moins effrayants : -29.5 sur les 4 derniers matchs ! Le « tank » du Thunder fonctionne à merveille.

    Aleksej Pokusevski, SF, Oklahoma City Thunder : 31m, 7.8pts, 4.8rds, 2.0pds

    Tout comme son compatriote Maledon, le serbe profite de l’opération tanking du Thunder pour gonfler ses chiffres et prendre de plus en plus confiance en attaque. Absent face aux Raptors, « Poku » se montre face aux Suns avec 20pts en 32minutes. Comme évoqué plus haut, le Thun’er with no « D » a encaissé 140 points et n’a jamais été en mesure d’inquiéter Phoenix. Deuxième meilleur scoreur derrière Maledon mais pire ratio (-32), l’ailier se lâche petit à petit en artillant de loin et en attaquant sur des closeouts. Altruiste et incisif, c’est tout bon.

    Pas de miracle lors de la défaite historique contre les Blazers avec un ratio record de -42 ! On ne va pas s’attarder sur cette fâcheuse sortie et plutôt se focaliser sur le match suivant perdu contre les Pistons. Auteur de 19pts, le serbe nous a surpris avec ce shoot qui pourrait devenir son go-to-move vu son manque de vitesse et explosibilité. Ce tir sur une jambe avec appui alterné est assez déroutant et vu sa taille (2m13), il est difficile de le contrer.

    Finalement son adresse de loin est revenue face aux Hornets avec une soirée record pour la franchise. 25pts, 7 tirs primés, 9rds, et 5pds, une soirée bien remplie pour Poku qui ne cesse de grandir devant nos yeux. Il semble déjà bien loin le frêle et timide rookie drafté au premier tour en novembre dernier. Devenu un vrai sniper, que se soit sur pull up, catch and shoot ou encore sur spot up, il semble avoir trouver sa place en attaque en tant qu’ailier shooteur, et ce n’est pas Terry Rozier qui dira le contraire. Le serbe continue d’arroser de loin avec pas moins de 7.8 tentatives sur ses cinq derniers matchs avec 46.2% de réussite. Tout comme Maledon, il est tributaire de la stratégie mise en place par le front office pour perdre un maximum de matchs et cela s’en ressent avec un ratio moyen de -25 depuis quatre matchs. Mais avec ce temps de jeu et toutes ces opportunités en attaque, le moral doit être au beau fixe.

    Kira Lewis Jr, PG, New Orleans Pelicans : 33m, 6.7pts, 1.2rds, 2.3pds

    On le sentait venir ce record de points chez cet arrière rapide. Avec les absences combinées de Zion Williams, Brandon Ingram et de Lonzo Ball, le rookie a pu rester sur le terrain plus de 30 minutes lors de la défaite contre le Magic, une première ! Pas très adroit : 4-13 aux tirs et seulement 9pts, le rookie s’est ensuite rattrapé contre les Hawks avec 21pts en seulement 25 minutes. Toujours privé de ses stars, le staff de New Orleans a pu obtenir un aperçu de ce que pouvait apporter le 13e choix de la draft. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le meneur aime driver main droite et filer au cercle même quand il n’y a pas beaucoup d’espace, tel un scooter doublant sur le périphérique un soir de débauche.

    Malheureusement, le rookie n’a pas eu la chance de confirmer cette performance. Des ennuis au niveau des mollets l’empêchent actuellement d’être en tenue depuis trois rencontres, et l’arrivée du double All-Star Isaiah Thomas pourrait lui faire de l’ombre. Quoique que si le vétéran pouvait lui donner deux trois conseils sur le jeu sur pick-and-roll et comment se sentir à l’aise pour dégainer de loin.

    Isaac Okoro, SF, Cleveland Cavaliers : 45m, 8.1pts, 2.8rds, 1.7pds

    Loin d’être réputé scoreur, le 5e choix de la draft s’est fait remarquer ces derniers jours en plantant 17pts (record personnel) contre le Heat, soit l’une des meilleures défenses du pays. Il s’est même payé le luxe de recevoir les compliments de Jimmy Butler. Cette performance vient stopper une série de quatre matchs consécutifs en dessous des dix points. Il faut avouer que l’ailier joue principalement loin du ballon qui est souvent dans les mains des arrières Darius Garland et Collin Sexton. Plutôt intelligent dans ses déplacements, et capable de finir au cercle grâce à ses qualités athlétiques. Il est encore inconstant aux tirs, mais sa shot chart valide sa compatibilité avec le jeu moderne : des tirs dans le corner (36.7%) et près du cercle (51.7%) (via StatMuse). Il montre tout de même des signes encourageants pour étirer les défenses adverses comme ce fut le cas contre le Heat avec 2-2 puis contre les Spurs avec un joli 3-3 derrière l’arc. Toujours missionné sur les meilleurs joueurs adverses en défense, on serait ravi de voir Okoro de plus en plus fiable de loin sur cette fin de saison, malgré l’accumulation de défaite dans l’Ohio.


    Ils ont enfin perçé!

    Malachi Flynn, PG, Toronto Raptors : 26m, 3.7pts, 1.5rds, 1.7pds

    C’est un enchaînement d’événements qui a permis au 29e choix de la draft de pouvoir fouler le parquet plus de 30 minutes sur ses trois dernières sorties. Alors que le rookie n’a jamais passé plus de 20 minutes sur une rencontre, les absences de Kyle Lowry, de Fred VanVleet, et les mauvais résultats des champions 2019 poussent Nick Nurse à développer les jeunes joueurs. Plutôt maladroit en attaque mais volontaire en défense, Flynn a enfin eu du temps de jeu et ne s’est pas caché pour s’offrir un record en carrière avec 16pts dans la belle victoire contre les Warriors. Son ratio +34, montre à quel point ce match a été une promenade de santé. La défense des hommes de Steve Kerr était tout simplement honteuse, et le meneur en a profité pour filer vers le cercle et a pu s’amuser avec ses collègues de promotion Nico Mannion et James Wiseman.

    Flynn ne s’arrête pas là et enchaîne à nouveau avec 16pts contre les Wizards. Le rookie a été une vraie peste en défense provoquant de nombreux turnovers chez les arrières adverses Raul Neto et Ish Smith. Alors que Russell Westbrook & co ont mené tout le match, les Raptors sont repartis avec la victoire grâce au buzzer beater de Gary Trent Jr. Enfin, le joueur de 22 ans a été plus discret le match suivant face aux Lakers avec 11pts inscrits en deuxième mi-temps alors que le match était déjà plié. Avec trois sorties convaincantes, on espère voir régulièrement ce meneur teigneux en défense et qui semble avoir progressé dans la maîtrise du rythme lors des phases offensives.

    R.J. Hampton, SG, Orlando Magic : 31m, 4.2pts, 2.5rds, 0.7pd

    Fraîchement arrivé du Colorado dans l’échange de l’ailier Aaron Gordon, le rookie profite d’un environnement propice à son développement pour enfin s’épanouir. Orlando a basculé du côté obscur de la reconstruction en cassant son noyau dur à la trade deadline et voici que le jeune arrière se retrouve propulsé titulaire au bout de son 5e match avec sa nouvelle équipe et contre… Denver, évidemment. Toujours aussi imprévisible, brouillon et perçu comme un électron libre, RJ était sur-motivé face à ses anciens coéquipiers. Il marque notamment les 7 premiers points de son équipe et termine la rencontre avec 16 unités (record en carrière).

    De retour sur le banc le match suivant contre les Wizards, il a tout de même pu scorer 14pts et prendre 6rds. Avec 3-6 de loin, le joueur de 20 ans n’avait jamais été aussi prolifique de loin et cela peut rassurer les fans du Magic concernant ses aptitudes à tirer de loin. Sans oublier le retour de Cole Anthony et le polyvalent Chuma Okeke, Orlando peut envisager cette fin de saison avec intérêt pour l’évolution des jeunes comme c’est déjà le cas chez le Thunder.

    Onyeka Okongwu, F/C, Atlanta Hawks : 30m, 3.8pts, 3.0rds, 0.2pd

    Après une pré-saison manquée, et un début de saison tronquée par une blessure au pied, le tonique intérieur des Hawks commence enfin à faire sa place derrière l’imposant Clint Capela. Pour la première fois de sa carrière, l’intérieur a pu dépasser la barre des dix points face aux Spurs. Profitant de l’absence de John Collins, Okongwu a su se montrer productif en seulement 12 minutes avec une activité débordante en défense. Il sera malheureusement cantonné sur le banc lors du money time et durant les deux prolongations.

    Récompensé par cette performance encourageante, le rookie a vu son temps de jeu augmenter lors du match remporté contre les Pelicans. Avec 11pts, 9rds, 2blks en 19 minutes, le 6e choix de la draft a enfin pu rentrer dans la rotation de Nate McMilan. 15 minutes contre les Warriors, 19 à nouveau contre les Pelicans. On est content de le voir sur le terrain et pas seulement lors du garbage time. Il semblerait d’ailleurs, qu’il ait déjà un go-to-move au poste bas face au panier.

    Ses dernières sorties lui ont valu une place de titulaire lors de la défaite contre les Grizzlies. S’il a souffert face à Jonas Valanciunas, il a tout de même pu placer 13 points (record personnel) dont 11 en première mi-temps, et capter 11 rebonds. Toujours disposé à poser un écran pour Huerter ou bien Young, il ressemble d’ailleurs beaucoup à Tristan Thompson dans la façon qu’il a d’utiliser son postérieur pour gêner le défenseur adverse puis sa manière de filer vers le cercle. Un premier double double donc, qui on l’espère, est le premier d’une longue série.


    Ils sont de retour!

    Cole Anthony, PG, Orlando Magic : 26m, 11.1pts, 4.3rds, 3.9pds

    La dernière fois que l’ancien joueur de North Carolina avait foulé un parquet c’était le 9 février dernier ! C’est donc avec enthousiasme que l’on retrouve ce combo guard capable de faire danser n’importe quel défenseur grâce à sa qualité de dribble et sa dextérité. Il ne lui a pas fallu longtemps pour se mettre dans le bain.

    Remplaçant face aux Wizards et un peu maladroit aux tirs (5-14), Anthony a tout de même apporté 13pts et distillé 7pds en 23 minutes. Il a (sans surprise) combiné avec son pote Mo Bamba (19pts) offrant au fans du Magic un peu d’espoir sur cette fin de saison afin de développer tous ces jeunes joueurs pour l’avenir.

    Killian Hayes, PG, Detroit Pistons : 7m, 4.6pts, 1.1rds, 3.6pds

    Le français avait quitté ses coéquipiers en janvier dernier sur une tentative de repli défensive. Touché à la hanche, il a du observer de long mois d’absence avant de pouvoir revenir à la compétition. Enfin libéré par les médecins, le 7e choix de la draft a rejoué contre les Knicks et face à son ancien mentor Derrick Rose. Aucun point inscrit mais 5 passes décisives, le français n’est pas encore d’attaque pour perforer les défense adverses. Après avoir accordé 19 minutes au jeune meneur, coach Casey le laisse 26 minutes sur le terrain du Thunder. Il s’est même permis de voler un ballon des mains de son compatriote Maledon sur isolation. Avec 9pts, 7pds et 4ints, Hayes confirme son potentiel de meneur au QI basket élevé, capable de jouer sans ballon si besoin. Espérons qu’il profite au maximum de cette fin de saison sans enjeu des Pistons pour gagner en expérience et en confiance. Un cap que Maledon a déjà franchi.


    12 autres élèves à surveiller :

    • Tyrese Haliburton, G, Sacramento Kings : 45m, 13.1pts, 3.3rds, 5.1pds
    • James Wiseman, C, Golden State Warriors : 37m, 11.5pts, 5.9rds, 0.7pd
    • Immanuel Quickley, G, New York Knicks : 47m, 12.0pts, 2.3rd, 2.2pds
    • Saddiq Bey, SF, Detroit Pistons : 49m, 10.8pts, 3.9rds, 1.3pds
    • Jae’Sean Tate, SF, Houston Rockets : 51m, 10.8pts, 5.4rds, 2.0pds
    • Patrick Williams, F, Chicago Bulls : 48m, 9.8pts, 4.8rds, 1.3pds
    • Desmond Bane, SG, Memphis Grizzlies : 45m, 9.5pts, 3.1rds, 1.4pds
    • Chuma Okeke, SF, Orlando Magic : 35m, 6.8pts, 4.0rds, 2.1pds
    • Payton Pritchard, PG, Boston Celtics : 46m, 7.0pts, 2.2rds, 1.9pds
    • Jaden McDaniels, F, Minnesota Timberwolves : 45m, 6.6pts, 3.6rds, 1.1pd
    • Isaiah Stewart, C, Detroit Pistons : 49m, 6.5pts, 5.8rds, 0.8pd
    • Deni Avdija, SF, Washington Wizards : 46m, 6.6pts, 5.0rds, 1.2pds
  • Introduction au GPI :  rookies, joueurs phares et All-Stars

    Introduction au GPI : rookies, joueurs phares et All-Stars

    Par Benjamin Gisse (@MagicBenJohnson)


    Les notations de PER, BPM ou WS sont assez régulières quand on commence à se plonger dans le domaine des statistiques avancées. Même si l’efficacité de certaines est assez… bancale, la majorité des statistiques restent des valeurs sûres lors de l’analyse sportive, et la NBA ne fait pas exception ! Mais allons plus loin, en créant notre propre indicateur : le GPI !


    Le GPI, pour une analyse générale du jeu

    GPI. General Performance Indicator. Indicateur général de performance.
    Initialement divisé en 2 parties (performance offensive et défensive), le GPI a évolué avant d’arriver à sa forme finale, ou presque !
    Chaque joueur est noté sur 4 parties distinctes :

    • la productivité du joueur : elle se calcule à partir du nombre de ballons et de possessions par match possédés par le joueur. Plus il sera efficace sur tous les aspects du jeu lors de ses possessions, plus sa productivité sera élevée.
    • le shoot : mélange d’adresse et d’efficacité au niveau du shoot. Un shooteur adroit et un shooteur qui utilise bien ses tickets shoots auront un indice plus élevé que le reste des joueurs.
    • l’offense : calcul réalisé à partir des stats offensives disponibles afin de pouvoir voir à quel point le joueur est dominant offensivement.
      Afin de rester transparent, beaucoup de calculs de cette partie ont été réalisés en s’inspirant du Box Plus/Minus (BPM) et de ses dérivées, sans que cette statistique ait une grande influence dans le résultat final.
    • la défense : calcul réalisé à partir des stats défensives disponibles afin de pouvoir observer à quel point le joueur est dominant défensivement.
      Comme pour la partie offensive, beaucoup de calculs de cette partie ont été réalisés en s’inspirant du Box Plus/Minus (BPM) et de ses dérivées, sans que cette statistique ait une grande influence dans le résultat final.

    Une fois ces 4 coefficients calculés, un dernier calcul a lieu afin de trouver un mélange cohérent qui nous permettent de créer le GPI.
    Note : le GPI est une statistique évolutive (comme le Win Shares), plus le joueur joue de matchs, plus son indice augmente.

    Quelques données intéressantes…

    Maintenant que la notion du GPI est installée, nous pouvons nous pencher sur la partie la plus intéressante : l’analyse des données.
    Un tableau en fonction des minutes jouées cette saison nous permet d’arriver à ce résultat.


    GPI des joueurs NBA en fonction de leurs minutes jouées


    On remarque que certaines tendances se dégagent…

    • Un quatuor de MVPs sort du lot

    Jokić. Dončić. James. Curry.
    4 joueurs hors pair, 4 monstres évoluant en NBA. 4 candidats MVP.
    Seuls joueurs avec un GPI supérieur à 10 sur cette moitié de saison, ils peuvent être considérés comme les 4 meilleurs joueurs sur cette saison.
    Un homme se dégage : Nikola Jokić.
    Même si Luka Dončić se rapproche du pivot des Nuggets, sa domination est trop forte sur ce début de saison.

    Avec un score de 12.18, il survole clairement le championnat.
    Rendez vous compte : son GPI est le double de celui de Bradley Beal, leader de la NBA en points par match !

    Derrière ce quatuor se trouve un certain Giannis Antetokounmpo, double MVP en titre, un peu en retard sur ce début de saison.
    On peut également noter la présence de Julius Randle dans le top 10, dans une saison mémorable pour le forward des Knicks.
    Mais un jeune plein d’ambitions retient notre attention…

    • LaMelo Ball, rookie hors pair

    Difficile de comparer avec les autres cuvées, mais tout le monde s’accorde pour dire que ce que propose LaMelo Ball cette saison est assez incroyable.
    Candidat plus que légitime au titre de Rookie de l’année, il est le seul rookie à être dans le top 25 en termes de GPI (24ème).
    Sa production est folle, et sa domination parmi les jeunes draftés est visible.

    Il surclasse ses compagnons de draft, avec un GPI quasiment 2 points plus élevé que le deuxième rookie : Immanuel Quickley (Knicks).
    Saison légendaire pour un rookie ? L’avenir nous le dira (les différents Carnets des rookies aussi), mais LaMelo montre qu’il peut marquer le présent tout en assurant un avenir aux Hornets.

    • Les joueurs de – de 25 ans dominés par deux européens

    Certes. Jokic vient d’avoir 26 ans ce 19 février, donc il ne devrait pas apparaître dans ce graphe. Mais le temps de rédaction n’a pas permis une mise à jour des données depuis le 17 février.

    Cependant, la domination des deux européens est réelle.
    Avec 2 candidats MVP en tête d’affiche, l’Europe se porte bien, et surclasse de loin la suite des joueurs américains, malgré une tentative de retour initiée par Adebayo et Simmons.
    Si on ajoute Sabonis (5ème), Zubac (16ème) ou Poeltl (26ème), les joueurs européens deviennent de plus en plus marquants dans cette ligue.

    Qui est All-Star selon le GPI ?

    On le sait, la période de votes pour le All-Star Game a une certaine tendance à enflammer les réseaux sociaux, et alimente bon nombre de débats sur chaque début d’année civile.
    Alors que les votes des fans sont désormais clos et que les résultats sont sortis, regardons quels joueurs seraient potentiellement sélectionnés si le choix était réalisé à partir du GPI.


    Joueurs issus de la conférence Ouest


    Joueurs issus de la conférence Est


    Pas de surprise. L’Ouest est plus performant que l’Est, surpassant .
    Avec leur capitaine Nikola Jokić en quête de son premier titre de MVP, la conférence Ouest domine de la tête et des épaules. 4 membres du cinq de départ ont un GPI supérieur à 10 et supérieur au capitaine de l’est, Giannis Antetokounmpo.

    Cependant, cela semble être la partie submergée de l’iceberg pour le camp du double MVP grec. Plus on se plonge dans l’effectif, plus l’Est semble équilibrer le match. Au niveau des wildcards de chaque conférence, on peut même observer une supériorité de l’Est.
    Et si la conférence Est regorgeait d’un plus grand vivier de talents, mais de joueurs moins performants dans l’ensemble ? Une partie immergée plus grande, plus profonde que l’Ouest ?

    Donnez votre avis sur ces deux équipes dans ce sondage.
    Les résultats seront affichés sur le compte Twitter @MagicBenJohnson le mercredi 24 février.


    Ainsi se conclut l’introduction du General Performance Indicator (GPI), statistique qui va faire son apparition dans plusieurs articles signé Clutch Time dans les mois à venir !
    Candidats MVP, Rookie de l’année, All-Stars, All-NBA Teams, rien n’échappera à ce nouvel indice que l’on vous partage !


    Sources : NBA.com, Basketball Reference.

  • ClutchTime Mock Draft 3.0

    ClutchTime Mock Draft 3.0


    Enfin nous y sommes ! La draft aura bien lieu cette nuit, après cinq mois d’attentes, les prospects de la classe 2020 auront été les joueurs les plus étudiés et les plus scrutés et de l’histoire de la Draft. Est-ce que cela nous a aidé pour faire notre mock ? Pas sûr. Impossible de prédire avec exactitude le déroulement de cette édition, si bien que, même les franchises ne sont pas certains des choix et des transferts qui auront lieu cette nuit. Plusieurs trades ont été annoncé et seront validés vendredi prochain, en attendant, voici notre dernière Mock Draft 2020 en prenant en compte les besoins des franchises mais surtout les meilleurs prospects disponibles. Une cuvée annoncée moyenne, mais une cuvée qui rentre déjà dans l’histoire dans ce contexte inhabituel.

    Edit : Pas de MaJ depuis le trade entre les New York Knicks et le Utah Jazz (sorry)


    🏀 Nos choix du Premier Tour 🏀


    Lottery picks

    #1 – The Minnesota Timberwolves select :

    Anthony Edwards (SG)

    Georgia Bulldogs – Freshman
    USA
    19 ans (05/08/2001)
    Taille : 196 cm
    Poids : 102 kg
    Statistiques individuelles

    Considéré comme un joueur extrêmement talentueux depuis ses années lycée, Edwards pourrait être le chaînon manquant dans l’attaque des Wolves suite au départ de Andrew Wiggins. Arrière scoreur et explosif, capable d’être une triple menace aux tirs, le Bulldog formerait alors un trio offensif de premier choix aux côté de D-Lo et KAT. Les fans de Minny devront en revanche passer leur chemin s’ils espèrent voir débarquer un profil défensif, le joueur ne fait effectivement pas montre d’une grande concentration de l’autre côté du terrain et joue parfois de manière nonchalante par séquence.

    #2 – The Golden State Warriors select :

    James Wiseman (C)

    Memphis Tigers – Freshman
    USA
    19 ans (31/03/2001)
    Taille : 216 cm
    Poids : 108 kg
    Statistiques individuelles

    Avec les retours aux affaires de Curry, Thompson et Green, les Warriors vont pouvoir renforcer leur secteur intérieur en sélectionnant le phénomène physique James Wiseman. Bien qu’il n’ait pas joué de match officiel depuis plus d’un an, son gabarit et ses qualités athlétiques devraient lui assurer une place dans le top 3. Si ses prises de décision en attaque laissent à désirer, il n’en reste pas moins un choix de luxe pour prendre les rebonds, jouer le pick and roll avec Curry, mais aussi pour recevoir les passes lobées de Green.

    #3 – The Charlotte Hornets select :

    LaMelo Ball (PG/SG)

    Illawarra Hawks – US player eligible
    USA
    19 ans (22/08/2001)
    Taille : 201 cm
    Poids : 82 kg
    Statistiques individuelles

    Très certainement le meneur de jeu qui a le plus la cote, LaMelo est un joueur plein d’enthousiasme sur un terrain. Doté d’une vision de jeu et d’un toucher de balle remarquables, le meneur devrait électriser les supporters des Hornets qui cherchent désespérément la bonne formule suite au départ de Kemba Walker. Même s’il doit encore gommer quelques lacunes en défense et être plus sélectif dans ses tirs, le petit dernier de la fratrie Ball dispose néanmoins des atouts suffisants pour devenir à terme un élément central de l’effectif de James Borrego.

    #4 – The Chicago Bulls select :

    Onyeka Okongwu (PF/C)

    Southern California Trojans – Freshman
    USA/Nigéria
    19 ans (11/12/2000)
    Taille : 206 cm
    Poids : 111 kg
    Statistiques individuelles

    Chicago se retrouve avec beaucoup de jeunes sur tous les postes, notamment à l’intérieur avec Markkanen, Carter Jr et Gafford. La sélection d’Okongwu se base sur sa polyvalence en défense et cette qualité inestimable pour un big man de pouvoir switcher sur des extérieurs. Son activité sur le terrain et sa faculté à roller fort vers le cercle feront de lui un joueur complémentaire de Lauri Markkanen. L’ancien coéquipier de LaMelo Ball au lycée a annoncé vouloir suivre les traces de Bam Adebayo, aux Bulls de copier la recette magique du Heat.

    #5 – The Cleveland Cavaliers select :

    Obi Toppin (PF/C)

    Dayton Flyers – Sophomore
    USA
    22 ans (04/03/1998)
    Taille : 206 cm
    Poids : 99 kg
    Statistiques individuelles

    Assurément l’un des joueurs les plus NBA-ready, Toppin est un poste 4 qui brille par ses qualités de finisseur et son physique. Inspiré par le paternel, c’est un joueur très aérien, capable d’écarter le jeu. Toppin pour être une solution de remplacement après un départ probable de Tristan Thompson et en attendant un signe sur la situation de Kevin Love. Aux côtés de Drummond, il n’aura pas tellement à se soucier de la défense, principal point faible dans son jeu, mais devra en revanche travailler son footwork et gagner en souplesse au niveau des hanches.

    #6 – The Atlanta Hawks select :

    Isaac Okoro (SF)

    Auburn Tigers – Freshman
    USA
    19 ans (26/01/2001)
    Taille : 198 cm
    Poids : 102 kg
    Statistiques individuelles

    Les Hawks se retrouvent également avec de bons jeunes joueurs à tous les postes. En revanche, coach Pierce ne serait pas contre l’idée de récupérer un bon défenseur. Un secteur de jeu laissé à l’abandon la saison dernière. Le joueur d’Auburn est totalement focalisé sur la défense et se réserve même le droit de penser pouvoir défendre sur les postes de 1 à 4 et voire certains poste 5. Bien que son tir et ses choix en attaque sont à peaufiner, les Hawks obtiennent là un winner.

    #7 – The Detroit Pistons select :

    Tyrese Haliburton (PG/SG)

    Iowa Cyclones – Sophomore
    USA
    20 ans (29/02/2000)
    Taille : 196 cm
    Poids : 79 kg
    Statistiques individuelles

    Avec Derrick Rose et Brandon Knight en 1, inutile de dire que les Pistons vont très sérieusement envisager la piste d’un véritable meneur de jeu capable de tenir le ballon et de proposer du jeu. Il se trouve que Haliburton est tout à fait le profil idéal pour ce poste, cet adepte du C&S et du pick-and-roll est doté d’une bonne vision de jeu et d’une qualité de passe chirurgicale, mais peut également très bien défendre grâce à ses mensurations qui finiront de convaincre Dwane Casey de lui confier les rênes de l’équipe. S’il ne parvient pas encore à prendre le jeu à son compte, d’autres s’en chargeront à sa place.

    #8 – The New York Knicks select :

    Killian Hayes (PG)

    Ratiopharm Ulm – International
    France
    19 ans (27/06/2001)
    Taille : 193 cm
    Poids : 97 kg
    Statistiques individuelles

    Oui les Knicks ont besoin d’un meneur, oui les Knicks vont à nouveau se lancer avec un français ! Mais Hayes ne ressemble en rien à Ntilikina. L’ancien choletais a montré qu’il pouvait prendre la mène à temps complet en Allemagne. Il se débrouille bien sur pick and roll avec un handle de haut niveau. Fan de step back et side step en tout genre, il est aussi capable de passes lumineuses. Grand fan de Ginóbili, il existe tout de même des interrogations quant à sa dextérité main droite.

    #9 – The Washington Wizards select :

    Deni Avdija (SF/PF)

    Maccabi Tel-Aviv – International
    Israël
    19 ans (03/01/2001)
    Taille : 201 cm
    Poids : 95 kg
    Statistiques individuelles

    Avec un gabarit taillé pour évoluer en 4 et des qualités d’arrière, Avdija peut jouer dans n’importe quelle position sur l’aile. À seulement 19 ans il dispose d’une expérience professionnelle en Europe loin d’être négligeable (34 matchs d’Euroligue) et ne devrait avoir aucun mal à s’adapter chez des Wizards engagés dans un processus de reconstruction et qui cherchent des talents et du renfort en attaque pour soutenir Bradley Beal. Avdija devra néanmoins prendre plus de risque en attaque et sortir de sa zone de confort pour devenir un vrai lieutenant.

    #10 – The Phoenix Suns select :

    Patrick Williams (SF/PF)

    Florida State Seminoles – Freshman
    USA
    19 ans (26/08/2001)
    Taille : 203 cm
    Poids : 102 kg
    Statistiques individuelles

    Invaincus lors à « la bulle d’Orlando », les Suns on réalisé le premier gros coup de cette intersaison en faisant venir Chris Paul tout en conservant ce choix de draft. Avec Patrick Williams, Coach Williams récupère un très jeune ailier dont la côte n’a cessé de monter ces dernières semaines. Remplaçant au sein de la bonne équipe de Florida State, son gabarit, ses qualités athlétiques, sa polyvalence en défense et son potentiel offensif (encore à développer) séduisent de nombreux scouts.

    #11 – The San Antonio Spurs select :

    Devin Vassell (SF/PF)

    Florida State Seminoles – Sophomore
    USA
    20 ans (23/08/2000)
    Taille : 198 cm
    Poids : 81 kg
    Statistiques individuelles

    Les Spurs vont très certainement tenter le pari d’un ailier étant donné l’incertitude qui règne autour de DeMar DeRozan. Avec Devin Vassell, les texans feraient ainsi une bonne opération en récupérant un profil 3&D adepte du catch-and-shoot, dans un registre très proche d’un Danny Green il y a quelques années, mais également bon défenseur sur l’homme, le Floridien devrait être capable de se fondre dans un collectif en reconstruction en apportant son énergie et son QI basket.

    #12 – The Sacramento Kings select :

    Aaron Nesmith (SG/SF)

    Vanderbilt Commodores – Sophomore
    USA
    21 ans (16/10/1999)
    Taille : 198 cm
    Poids : 96 kg
    Statistiques individuelles

    Les Kings sont rentrés récemment dans une zone de turbulence après les rumeurs de trade concernant Bogdan Bogdanovic précédées par les envies de départ de Buddy Hield. Cela tombe bien, Aaron Nesmith se présente comme l’un des meilleurs shooteur de cette cuvée avec 52.2% de réussite et plus de 8 tentatives par rencontre. L’ancien coéquipier de Garland à la fac n’aura pas besoin d’avoir le ballon dans les mains et apportera des solutions off-ball pour Fox.

    #13 – The New Orleans Pelicans select :

    Saddiq Bey (SF/PF)

    Villanova Wildcats – Sophomore
    USA
    21 ans (09/04/1999)
    Taille : 203 cm
    Poids : 97 kg
    Statistiques individuelles

    Voici un joueur de devoir dans la réputée fac de Villanova. L’ancien coéquipier d’Eric Paschall est un ailier capable de shooter de loin mais surtout d’impacter un match sans avoir à scorer. Bon QI en défense, dans les aides et les rotations, capable de jouer off-ball de l’autre côté du terrain, son apport ne pourra qu’être bonifié dans les schémas de Stan Van Gundy qui aura surement besoin de ce type de joueur pour assurer des deux côtés du terrain.

    #14 – The Boston Celtics select :

    Kira Lewis Jr. (PG)

    Alabama Crimson Tide – Sophomore
    USA
    19 ans (06/04/2001)
    Taille : 190 cm
    Poids : 74 kg
    Statistiques individuelles

    Voici le premier des trois choix à disposition de Danny Ainge pour ce first round. Pas certains que tous ces picks soient conservés, mais pour cette fin de loterie, impossible de résister à l’envie de sélectionner l’un des joueurs les plus rapides de cette cuvée. Le roster de Boston contient déjà de jeunes arrières, en espérant que coach Stevens lui offrira plus d’opportunités. Toujours d’attaque, Lewis devrait se régaler en transition et dans le jeu espacé de la NBA. Bon driver avec un joli floater, il est également capable d’artiller de loin avec un solide pull up après un dribble main gauche.


    Kira Lewis Jr. meneur des Crimson Tide d’Alabama (SEC) – Photo by Michael Wade/Icon Sportswire via Getty Images

    Fin de 1er tour

    #15 – The Orlando Magic selects :

    Tyrese Maxey (PG)

    Kentucky Wildcats – Freshman
    USA
    20 ans (04/11/2000)
    Taille : 190 cm
    Poids : 89 kg
    Statistiques individuelles

    La dernière trouvaille de Kentucky est avant tout un défenseur complet et doté d’une envergure énorme de 2m03, idéal pour gêner l’adversaire. Capable de switcher sur pas mal d’adversaire, il dispose également d’un toucher de balle précieux pour finir près du cercle et profiter de son habilité et de ses longs bras pour prendre sa chance de n’importe où. Un arrière bon défenseur qui ne devrait avoir aucun mal à bénéficier de minutes de la part de Steve Clifford à un poste encore très fragile et incertain

    #16 – The Houston Rockets select :

    Tyrell Terry (PG)

    Stanford Cardinal – Freshman
    USA
    20 ans (28/09/2000)
    Taille : 185 cm
    Poids : 72 kg
    Statistiques individuelles

    Une intersaison bien compliquée pour la franchise du Texas. Après les départs de Mike D’Antoni puis de Daryl Morey, ce sont les superstars Harden et Westbrook qui souhaiteraient quitter le navire. Dans ce ciel sombre au-dessus de Houston, une petite éclaircie avec l’acquisition de ce premier choix de draft via un trade. Réputé comme l’un des meilleurs shooteurs de sa classe, Terry est capable de dégainer rapidement et de très loin. Il est doté d’un bon sens du jeu et d’un joli toucher près du cercle malgré son petit gabarit (61.5% de réussite). Des doutes subsistent sur sa défense, mais Terry assure que son énergie et sa hargne compense son manque de physique.

    #17 – The Minnesota Timberwolves select :

    Precious Achiuwa (PF/C)

    Memphis Tigers – Freshman
    Nigéria
    21 ans (19/09/1999)
    Taille : 206 cm
    Poids : 102 kg
    Statistiques individuelles

    Les qualités physiques et la polyvalence défensive d’Achiuwa pourraient être attrayants pour une équipe de Minnesota qui en manque cruellement. Achiuwa a en effet les dimensions et la longueur nécessaires pour contenir les intérieurs, mais dispose également d’une vitesse de déplacement adaptée sur pick-and-roll et devrait bien s’entendre avec Russell. Son manque de production en attaque pourra être compenser par les nombreux profils offensifs dont dispose Ryan Saunders, notamment KAT qui pourra s’écarter un peu plus du cercle en attaque.

    #18 – The Dallas Mavericks select :

    Aleksej Pokusevski (PF/C)

    Olympiakós – International
    Serbie
    18 ans (26/12/2001)
    Taille : 214 cm
    Poids : 94 kg
    Statistiques individuelles

    Le front office des Mavs se prépare à attirer Giannis dans leurs rangs pour la FA 2021, mais en attendant, voici la sélection d’un tout autre « freak show ». Le serbe est une anomalie avec un gabarit à part, il jouait principalement ailier/meneur en Grèce, avec de belles aptitudes à dribbler, passer et shooter, il sera d’autant plus en confiance en intégrant un roster remplis de joueurs européens. Encore frêle et loin d’être le plus athlétique, cela reste un projet.

    #19 – The Brooklyn Nets select :

    RJ Hampton (PG/SG)

    New Zealand Breakers – US player eligible
    USA
    19 ans (07/02/2001)
    Taille : 196 cm
    Poids : 82 kg
    Statistiques individuelles

    Un peu sorti des radars après son aventure en Australie, Hampton reste néanmoins un des arrière prometteur. Il dispose en effet des atouts nécessaires pour évoluer tel un combo-guard, ce qui devrait rendre service au staff des Nets qui ont encore de grosses interrogations concernant plusieurs joueurs dans leur backcourt. Apprécié pour ses talents de contre attaquant et son explosivité dans le jeu, il devra néanmoins travailler son adresse au tir en particulier en sortie de dribble pour espérer bénéficier de minutes de jeu dans un effectif qui jouera très certainement les premiers rôles cette saison.

    #20 – The Miami Heat selects :

    Jalen Smith (PF/C)

    Maryland Terrapins – Sophomore
    USA
    20 ans (16/03/2000)
    Taille : 208 cm
    Poids : 102 kg
    Statistiques individuelles

    Les hommes d’Eric Spoelstra ont épaté le monde entier en accédant aux dernières finales. Avec les apports de jeunes joueurs comme Adebayo, Robinson et Herro, le département du développement des joueurs est de qualité en Floride. Cela tombe bien, si Pat Riley conserve ce pick, Jalen Smith est un athlète explosif capable de contrer tout ce qui bouge mais aussi de dégainer de loin. Il offre une réelle option sur pick and pop et donc une solution de rechange pour Leonard (FA).

    #21 – The Philadelphia 76ers select :

    Cole Anthony (PG)

    North Carolina Tar Heels – Freshman
    USA
    20 ans (15/05/2000)
    Taille : 190 cm
    Poids : 86 kg
    Statistiques individuelles

    Véritable triple menace en attaque, capable de prendre feu au scoring dans un bon jour, Cole Anthony fait parfois (souvent) preuve d’excès d’individualisme dans le jeu, avec des tirs plus que contestables et une finition douteuse à l’arrivée (38% FG). Mais il faut reconnaître que le gamin du Queens a encore régalé les observateurs par ses qualités offensives et son explosivité dans le jeu, même s’il rechigne encore à défendre sur certaines séquences, son intégration dans les systèmes offensifs de Doc Rivers ne devrait pas poser de problème majeur.

    #22 – The Denver Nuggets select :

    Josh Green (SG/SF)

    Arizona Wilcats – Freshman
    Australie
    20 ans (16/09/2000)
    Taille : 198 cm
    Poids : 95 kg
    Statistiques individuelles

    Les Nuggets ont passé un cap lors des Playoffs 2020 en réalisant un upset historique face aux Clippers. La paire Murray-Jokic fonctionne à merveille et le jeune MPJ est réellement talentueux en attaque. Le choix d’un joueur athlétique aux prédispositions pour devenir un 3&D prend alors tout son sens avec Josh Green. Capable de jouer sans ballon, et de faire les efforts en défense, Green pourrait être une solution derrière Gary Harris.

    #23 – The Utah Jazz selects :

    Xavier Tillman (PF/C)

    Michigan State Spartans – Junior
    USA
    21 ans (12/01/1999)
    Taille : 203 cm
    Poids : 111 kg
    Statistiques individuelles

    À ce stade de la draft, Utah pourrait se mettre effectivement en quête d’un intérieur remplaçant NBA ready, suffisamment mobile et efficace dans la protection du cercle. Tillman semble être un candidat idéal, après trois saisons dans le Michigan, le big man s’est mué en leader de la défense des Spartans grâce à son QI basket sur du jeu sans ballon des deux côtés du terrain et sa capacité à gober des rebonds

    #24 – The New Orleans Pelicans select :

    Théo Maledon (PG)

    ASVEL Lyon-Villeurbane – International
    France
    19 ans (19/06/2001)
    Taille : 195 cm
    Poids : 79 kg
    Statistiques individuelles

    Deuxième choix pour les Pelicans après un trade effectué avec les Bucks. Coach Van Gundy va devoir ajuster ses systèmes avec beaucoup tous ces jeunes joueurs. Il faudra notamment être patient avec le français mais il semble déjà être un bon joueur de pick and roll, et a démontré de réelles qualités de playmaker en Euroligue. Loin d’être le meneur le plus explosif de la cuvée, il possède un solide drive main droite combiné avec un bon floater. Dans l’espoir de jouer avec Ball et Zion, sa progression sur son shoot extérieur sera essentielle.

    #25 – The Oklahoma City Thunder selects :

    Paul Reed (SF)

    DePaul Blue Demons – Junior
    USA
    21 ans (14/06/1999)
    Taille : 206 cm
    Poids : 99 kg
    Statistiques individuelles

    Après une saison particulièrement aboutie, OKC va néanmoins poursuivre son processus de reconstruction et devrait retenir un remplaçant à Danilo Gallinari en jetant leur dévolu sur l’ailier fort de DePaul. Ses qualités athlétiques et sa polyvalence défensive sont ses principaux atouts, mais le joueur s’est montré à l’aise cette saison pour jouer au large et près du panier malgré quelques réticences sur son ratio 3FGA/FGA et sa mécanique de tir qu’il aura besoin de consolider s’il veut bénéficier de minutes.

    #26 – The Boston Celtics select :

    Isaiah Stewart (PF/C)

    Washington Huskies – Junior
    USA
    19 ans (22/05/2001)
    Taille : 206 cm
    Poids : 113 kg
    Statistiques individuelles

    Et nous voilà de nouveau avec les Celtics. Boston a semblé « short » à l’intérieur, en subissant face à la puissance de Bam Adebayo lors des dernières finales à l’Est. Loin de nous de penser qu’un jeune intérieur en provenance de la fac de Washington vienne résoudre ces problèmes, mais Stewart offre le package complet de l’intérieur costaud. Capable de scorer au poste et de protéger le cercle, certains scouts ont même émis l’hypothèse qu’il s’est doté d’un solide jump shot.

    #27 – The New York Knicks select :

    Leandro Bolmaro (PG/SG)

    FC Barcelone Lassa – International
    Argentine
    20 ans (11/11/2000)
    Taille : 201 cm
    Poids : 82 kg
    Statistiques individuelles

    Voici notre premier candidat au draft and stash. L’Argentin sort en effet d’une saison prometteuse avec Barcelone et les prévisions ne lui donnant pas la faveur d’une place dans la loterie, l’arrière a décidé de rester une saison de plus en Catalogne. Pour continuer sur sa lancée et progresser dans un groupe pro au top niveau en Europe, il doit bénéficier d’un peu plus de minutes et de responsabilités dans le jeu pour exprimer ses qualités de meneur et ajuster son adresse au tir.

    #28 – The Oklahoma City Thunder selects :

    Tre Jones (PG)

    Duke Blue Devils – Sophomore
    USA
    20 ans (08/01/2000)
    Taille : 190 cm
    Poids : 83 kg
    Statistiques individuelles

    Après avoir envoyé Dennis Schröder aux Lakers, Sam Presti a récupéré en échange une chose qu’il chéri plus que tout : des choix de draft ! Un arrière a donc été transféré et Chris Paul serait également sur le marché, le Thunder pourrai donc se tourner vers un meneur de jeu avec ce choix en fin de premier tour. Tre Jones peut se démarquer des autres par son attitude de winner sur le terrain. Solide en défense avec des mains très actives, Jones est également capable de jouer le pick and roll combinant patience et justesse, d’autant plus qu’il semble avoir progressé cette saison à 3-pts.

    #29 – The Toronto Raptors select :

    Malachi Flynn (PG)

    San Diego State Aztecs – Junior
    USA
    22 ans (10/05/1998)
    Taille : 185 cm
    Poids : 83 kg
    Statistiques individuelles

    Réputés pour son flair incomparable en matière de choix à la draft, Masai Ujiri pourrait jeter son dévolu sur ce meneur de poche qui sort d’une saison remarquable avec les Aztecs. Son QI basket, combiné à une vitesse et un handle impressionnants font du joueur un potentiel steal qui viendra étoffer la rotation des Dinos au poste de meneur de jeu. Il apportera également sa solidité et son envie en défense et devrait se sentir à l’aise par rapport aux gabarits de Lowry et FVV.

    #30 – The Boston Celtics select :

    Desmond Bane (SG)

    TCU Horned Frogs – Senior
    USA
    22 ans (25/06/1998)
    Taille : 198 cm
    Poids : 97 kg
    Statistiques individuelles

    Troisième choix pour Danny Ainge, et dans cette récolte de rookies, il est toujours intéressant de choisir des joueurs extérieurs capables de shooter de loin et de défendre un minimum. Bane est un senior au physique de super-héros. Capable de shooter de très loin malgré une mécanique de tir étrange, il peut également se transformer en playmaker sur pick and roll et pour ne rien gâcher, il offre une vraie présence défensive dans les aides et les rotations.


    Desmond Bane meneur des Horned Frogs de TCU (Big 12) – Photo by Jamie Squire/Getty Images

    Rendez-vous au second tour

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  • Draft d’expansion de la NBA : Clutch Time se met au défi !

    Draft d’expansion de la NBA : Clutch Time se met au défi !

    Par Benjamin Gisse (@MagicBenJohnson) et Guillaume Gaborit (@Droopy_boooom)


    Depuis l’arrivée des Charlotte Bobcats en 2004, aucune draft d’expansion n’a été opérée en NBA. Et si les rumeurs d’expansions augmentent depuis quelques années, Adam Silver, le commisionner de la NBA a toujours été clair : il va falloir attendre. Cependant, la saison NBA terminée, Clutch Time décide de passer outre les décisions de Silver… en réalisant une draft d’expansion !


    Présentation des deux équipes

    Deux hommes, deux propriétaires/general managers à la tête de deux nouvelles équipes NBA. Benjamin d’un côté, Guillaume de l’autre.

    Avant de passer aux différentes règles de cette draft d’expansion et à la sélection des joueurs, regardons où les deux GM vont s’installer :

    Benjamin : Le basket professionnel a quitté la ville de Louisville depuis 1976. C’était à l’époque la fusion de la NBA et de l’ABA. 4 équipes ABA sont passées dans la grande ligue (Nets, Spurs, Nuggets, Pacers). Pourtant considérés comme l’une des meilleures équipes de l’histoire de la ABA, les Colonels du Kentucky, eux, n’ont pas réussi. Depuis, Louisville est en attente. Louisville patiente avec une université qui a su évoluer et devenir l’une des plus grosses facs des Etats-Unis, avec une salle qui peut devenir la plus grande de la NBA (22 000 places) et surtout avec une fanbase incroyable qui permet à Louisville d’être l’université avec les plus gros revenus sur le basketball des Etats-Unis. C’est ainsi que le retour du basketball professionnel opéra à Louisville, 44 ans après, sous le nom des Louisville Boxers, en référence à Mohammed Ali, légende du sport née à Louisville.

    Guillaume : Enfin ! Après douze ans d’attente, les fans des « Sonics » vont retrouver leur équipe tant regrettée. En effet, pour cette expansion, je sélectionne une des villes les plus importantes des États-Unis : Seattle. Elle compte déjà plusieurs équipes sportives professionnelles (Seahawks, Mariners, Sounders, Storm et bientôt Kraken), mais il est temps de ramener une équipe NBA dans la ville. Créés en 1967, les SuperSonics ont remporté un titre en 1979, marqué les 90’s mais n’ont pas eu la chance de profiter pleinement des jeunes prodiges comme Kevin Durant et… Johan Petro ! Les débuts d’une expansion team sont souvent désastreux, mais l’engouement pour le retour des Sonics ajoutera une toute autre saveur.


    Les règles de cette draft expansion

    1. Les deux nouvelles équipes devront choisir 15 joueurs sous contrat et 2 joueurs en two-way contracts. Les 15 joueurs seront 14 joueurs actuels plus n’importe quel rookie se présentant à la draft 2020.
    2. Chaque équipe aura 8 joueurs verrouillés. Les deux GMs ne pourront pas les sélectionner.
    3. L’ordre de la sélection sera décidé sur un pile ou face. Celui qui a gagné le pile ou face sélectionnera en premier, et le perdant sélectionnera le rookie en premier.
    4. A l’inverse d’une vraie draft d’expansion NBA, tous les joueurs (ou presque) peuvent être sélectionnés ! Il y aura 5 types de joueurs :
      • Joueur verrouillé par sa franchise NBA. Impossible de le sélectionner. (La liste des joueurs verrouillés est disponible dans les fichiers Excel en fin d’article)
      • Joueurs sous contrat mais non verrouillé par sa franchise. Possibilité de le sélectionner avec son contrat actuel.
      • Joueur n’étant plus sous contrat et n’étant pas verrouillé. Son contrat sur la saison 2020/21 sera obligatoirement sa moyenne de points sur la saison 2019/20 en millions de dollars.
      • Two-way player. Possibilité de le prendre, sous la forme d’un two-way (2 maximum par équipe) ou de le signer sur un vrai contrat (moyenne de points NBA sur la saison 19/20 en millions de dollars) .
      • Joueur partant à la retraite. Impossible à sélectionner.
    5. Pas de limite de choix par équipe. Les deux GMs peuvent prendre un ou plusieurs joueurs d’une même équipe.
    6. Les rookies auront les contrats de vrais rookies, basés sur des estimations. Le rookie sélectionné en premier sera considéré comme un premier choix de draft, et le rookie sélectionné en deuxième comme un second choix de draft.

    Quel coach pour chaque équipe ?

    Avant de passer à la sélection des joueurs, nos deux general managers auront la lourde tâche de choisir le coach de leur équipe.
    Entre stratège et meneur d’hommes, quel profil correspond le mieux à leurs idées ?

    Benjamin : Le choix a été très compliqué. Beaucoup de coachs pouvaient venir s’asseoir sur mon banc. Je n’aime pas les ex-joueurs en reconversion en général, et dans un contexte d’expansion, je prendrais un risque énorme ! Je me rabats sur un choix plutôt raisonné : Jama Mahlalela, coach des 905 (G-League des Toronto Raptors) aux qualités de développement absolument monstrueuses et au jeu très adapté à cette NBA moderne, avec beaucoup de profils 3&D et du jeu small ball avec des joueurs ultra polyvalents. Présent au sein des Raptors depuis un peu plus de 7 ans (il a 40 ans), il représente la stabilité à l’état pur, avec un parcours dont je vous conseille la lecture.

    Guillaume : Kenny Atkinson n’a occupé le poste de Head Coach qu’avec une seule équipe : les Nets. Bien que son bilan soit peu flatteur (118 victoires pour 190 défaites), il a réussi l’exploit de redresser une franchise aux abois après des années d’ingérence au niveau du salary cap et des choix de draft donnés sans protection. En Playoffs dès sa troisième saison sur le banc des Nets, Kenny Atkinson possède les bases pour développer un jeu collectif tout en laissant les individualités s’exprimer. Ce que je retiens également de cet exercice 2018-19, c’est l’ambiance et l’énergie que dégageait cette équipe des Nets. Je veux retrouver cette joie de vivre au sein des Sonics, surtout avec des joueurs qui ont été forcés de quitter leur ancienne équipe.

    La sélection des joueurs !

    C’est parti pour cette draft d’expansion !
    Le tirage au sort a eu lieu, et c’est Guillaume qui a le privilège de débuter la draft.
    Benjamin aura donc le choix du rookie en premier.
    Place aux choix !

    1.1 – Harry Giles (22 ans, PF, Sacramento Kings)

    Guillaume : J’utilise mon tout premier choix pour un jeune joueur (22 ans), au potentiel très intéressant mais pas encore exploité ni développé. L’environnement des Kings n’est pas toujours réputé comme stable pour qu’un jeune joueur puisse s’y épanouir, c’est donc à Seattle et sous les ordres de Kenny Atkinson que Giles va pouvoir enfin montrer régulièrement sa qualité de passe et son sens du placement en attaque. Il alternera entre les postes 4 et 5 en fonction des matchups. Avec seulement 94 matchs disputés depuis sa draft en 2017, il va falloir également doter Seattle d’un solide staff médical !

    1.2 – Jeremy Lamb (28 ans, SF, Indiana Pacers)

    Benjamin : « High risk high rewards sur Giles ! », mais j’aime l’audace ! Mon premier choix de cette draft d’expansion se porte sur Jeremy Lamb, que les Pacers n’ont pas gardé à cause de son opération au genou. Je ne m’attends pas à un niveau All-Star mais c’est un joueur au talent sûr qui contribuera grandement sur le poste 2/3. Joueur complet, Jama Mahlalela aime beaucoup ce type de joueur au profil « 3&D » et athlétique !


    Harry Giles, ex-joueur des Kings, sélectionné avec le premier choix de cette draft d’expansion, aura à cœur de devenir la superstar de Seattle.
    © Photo par Rob Carr / GETTY IMAGES


    2.1 – Taurean Waller-Prince (26 ans, SF, Brooklyn Nets)

    Guillaume : Voici un joueur d’équipe qui pourra parfaitement rentrer dans les plans de jeu d’Atkinson. Un ailier capable de switcher sur les postes 2-3-4, avec la possibilité de sanctionner à 3-pts. « TWP » aura la confiance du staff en attaque bien qu’il devra améliorer son pourcentage aux tirs, et être plus agressif vers le cercle afin d’obtenir plus de voyages sur la ligne des lancers-francs. En 2017, ses Playoffs avec les Hawks ont été très intéressants, ce joueur se révélera utile dans les situations les plus tendues.

    2.2 – Kelly Olynyk (29 ans, PF, Miami Heat)

    Benjamin : J’adore Kelly Olynyk et son apport sur le jeu collectif. Défenseur sous-estimé, il est capable de faire des folies offensivement, notamment sur le tir longue distance (40.6% cette saison !). Son TS% est d’ailleurs en constante progression depuis son arrivée dans la ligue, avec un record de 62.1% cette saison. Mouvement avec et sans ballon, jeu de passe, menace constante, il est parfaitement complémentaire avec Lamb et peut jouer 4 et 5. Par-fait !


    3.1 – Jordan Clarkson (28 ans, SG, Utah Jazz)

    Guillaume : Ça commence, le premier joueur de ma liste qui me passe sous le nez, bye Kelly ! Je me tourne donc maintenant vers un scoreur. Depuis 2014, on ne sait toujours pas si Clarkson est capable d’endosser les responsabilités d’un meneur de jeu sur toute une saison. Ce que l’on sait en revanche, c’est qu’il n’a pas froid aux yeux. Ses Playoffs avec Utah ont été satisfaisants et il ne faut pas oublier qu’il a vécu, à sa manière, les Finales 2018. Atkinson a réussi à libérer les arrières D’Angelo Russell et Spencer Dinwiddie, peut-il réussir avec Clarkson ?

    3.2 – Delon Wright (28 ans, PG, Dallas Mavericks)

    Benjamin : Dis comme ça, ce n’est pas le joueur qui fera rêver les spectateurs du « KFC Yum! Center », mais Delon Wright est typiquement le joueur qui colle avec la mentalité et le coaching de Mahlalela. Combo guard capable de tout faire sur un terrain, il possède également un certain avantage physique. Défensivement, il est vraiment plus que correct, et sera l’une des ancres défensives sur les postes arrière. Et avec qui a-t-il commencé sa carrière ? Jama & les Raptors.


    4.1 – Monte Morris (25 ans, PG, Denver Nuggets)

    Guillaume : J’aime bien Delon mais je choisis un meneur de jeu sur qui je peux compter dans les moments chauds. Remplaçant à Denver, Morris a démontré qu’il pouvait prendre feu sur quelques séquences. Très solide à mi-distance, capable de jouer le pick and roll, ce joueur de 25 ans va pouvoir endosser plus de responsabilités en attaque avec Atkinson. Si jamais son rôle doit rester celui d’un 6e homme, pourquoi pas emprunter la route d’un Lou Williams.

    4.2 – Cory Joseph (29 ans, SG, Sacramento Kings)

    Benjamin : Monte Morris est un joueur que j’aurais pu choisir, dommage… Mais j’ai jeté mon dévolu sur Cory Joseph dans le même optique que Delon Wright : il sait tout faire et peut facilement alterner sur les postes 1 et 2. Cependant, pour ne pas faire vraiment doublon avec Wright, je le prends dans une optique un peu plus défensive malgré le fait qu’il puisse être porteur de balle avec aisance. C’est dans ce domaine défensif qu’il apportera le plus à Louisville.


    Monte Morris (n°11) et Cory Joseph (n°9), deux membres des deux nouvelles franchises, tous deux sélectionnés au 4ème tour de la draft d’expansion NBA.
    © Photo par Lachlan Cunningham / GETTY IMAGES


    5.1 – Aron Baynes (33 ans, C, Phoenix Suns)

    Guillaume : Je sors enfin de mes critères pour choisir un solide vétéran. Des kilos, de la taille, de l’expérience mais surtout du shoot. Essentiel pour pouvoir rester sur le parquet de nos jours, l’Australien présente les qualités requises pour un stretch five. Sa capacité à s’écarter a été très bénéfique cette saison pour les Suns. Il pourra être aligné aux côtés d’Harry Giles, ce sera à Atkinson de créer une connexion in/out entre les deux intérieurs.

    5.2 – Tristan Thompson (29 ans, C, Cleveland Cavaliers)

    Benjamin : Il en fallait un. Un poste 5 qui a le jeu difficile de récupérer tous les rebonds. Et même si « TT » pourrait se développer petit à petit comme un potentiel shooteur longue distance, son efficacité générale laisse vraiment à désirer et son rôle sera uniquement défensif et au niveau des rebonds dans un premier temps. L’ancien n°4 de la draft aura sûrement à cœur de rebondir ailleurs qu’à Cleveland, où l’arrivée de Drummond lui bouche le passage. Revanchard ? Je prends le pari !


    6.1 – Jabari Parker (25 ans, PF, Sacramento Kings)

    Guillaume : Le choix du cœur. Parker est toujours capable de scorer, et même si ses qualités athlétiques ont été entamées par de nombreuses opérations aux genoux, l’ailier est encore capable de finir dans la raquette. C’est en défense que le boulot reste à faire. Pas de Rudy Gobert ou bien d’Anthony Davis pour camoufler ses lacunes, ça sera au coaching staff de trouver un moyen de le garder sur le terrain sans trop en subir les conséquences. Mais qui sait ? Avec ce nouveau départ, on va peut-être relancer le N°2 de la draft 2014.

    6.2 – Daniel Theis (28 ans, C, Boston Celtics)

    Benjamin : Je cherche immédiatement la complémentarité de Tristan Thompson, avec un joueur que j’adore, et au profil ultra efficace : Daniel Theis ! Cette rotation Thompson/Theis laissera très peu de séquences avec un avantage physique pour l’adversaire. Toujours dans un profil de joueur n’ayant pas peur du contact, je privilégie une fois de plus un intérieur pouvant rentrer dans la catégorie « small ball », que Jama pourra utiliser sans problème pour écarter le jeu de temps en temps. Il sera un membre vraiment important de l’effectif dès les premiers matchs.


    7.1 – De’Anthony Melton (22 ans, PG, Memphis Grizzlies)

    Guillaume : De retour dans ma stratégie de prendre de jeunes joueurs à développer avec cet arrière de 22 ans qui a connu une réelle progression au sein des Grizzlies la saison dernière. Bon défenseur, bon joueur d’équipe en attaque, Melton saura parfaitement se fondre dans le jeu collectif tout en faisant ces petites choses sur le terrain qui ne se voient pas forcément dans les statistiques. Il a le potentiel d’être un bon défenseur sur les postes 1 et 2, mais il faudra en revanche travailler sur son shoot.

    7.2 – Reggie Jackson (30 ans, PG, Los Angeles Clippers)

    Benjamin : Je dois avouer que j’ai eu quelques frayeurs au moment de choisir Reggie Jackson, surtout en voyant le contrat qu’il allait avoir sur la saison à venir (11.9M via la règle n°3). Mais en revoyant quelques-unes de ses performances avec les Clippers cette année, en sortie de banc, je n’ai pas hésité une seconde. Porteur, non-porteur, c’est l’ancre offensive qui manquait à mes arrières actuellement. Le départ de Detroit semble l’avoir changé, et un contrat lucratif pourrait lui redonner une confiance et des performances dignes d’un titulaire NBA !


    Reggie Jackson, ici en défense sur Luka Doncic, aura le rôle de meneur titulaire des Boxers, rôle qu’il avait à Detroit pendant 5 saisons.
    © Photo par Joe Murphy / GETTY IMAGES


    8.1 – JJ Redick (36 ans, SG, New Orleans Pelicans)

    Guillaume : Le voilà mon vétéran qui a tout connu dans la ligue ! A 36 ans, JJ est encore tout à fait capable de jouer et de rester sur le terrain ! Une vraie menace extérieure ! Ses connaissances sur la ligue, sur le jeu ne seront que bénéfiques pour démarrer cette aventure à Seattle. Et en plus, avec son podcast « The Old Man and the Tree », il pourra placer les SuperSonics sur la carte des médias et faire en sorte que l’équipe soit suivie et appréciée de tous !

    8.2 – Chris Boucher (27 ans, PF, Toronto Raptors)

    Benjamin : Je n’aurais sûrement jamais osé JJ Redick, trop uni-dimensionnel pour moi et Jama. Mais je respecte le joueur, qui devrait s’éclater à Seattle. Pour mon prochain choix, c’est le choix de la continuité. Chris Boucher a joué pour les Raptors 905 durant la saison 2018-19, coaché par Jama. Il a été élu MVP et Défenseur de l’Année en G-League cette année-là (oui oui, la même année). Que dire de plus ? Rien. Le fit est absolument parfait. Welcome to Louisville ! 


    9.1 – Nickeil Alexander-Walker (22 ans, SG, New Orleans Pelicans)

    Guillaume : Le rookie en provenance de la Nouvelle-Orleans n’a pas eu beaucoup de temps de jeu avec Alvin Gentry. Pourtant le cousin de Shai Gilgeous-Alexander a démontré sur certaines séquences qu’il pouvait apporter en attaque et jouer le pick and roll. Sa défense sera bien évidemment à travailler mais avec sa taille et son envergure, la moitié du chemin est déjà parcourue. Très bon lors de la Summer League 2019, « NAW » pourrait suivre le chemin de Spencer Dinwiddie, qui a explosé sous les ordres de Kenny Atkinson.

    9.2 – Danuel House Jr. (27 ans, SF, Houston Rockets)

    Benjamin : Tiens un autre 3&D, habitué à jouer les seconds rôles. Son profil me plaît dans une rotation avec Jeremy Lamb, dans un projet de jeu plus construit sur des séquences avec catch & shoot et moins de pénétration. Joueur plutôt discret statistiquement, son impact, notamment défensif, reste une valeur sûre pour cette équipe. Et puis… Son contrat, c’est de l’or. Au suivant !


    10.1 – Aaron Holiday (24 ans, PG, Indiana Pacers)

    Guillaume : Encore un jeune arrière en début de carrière avec de très bons instincts en attaque. Si sa taille peut porter préjudice en défense, sa vitesse et sa vision de jeu sont de réels atouts en attaque. Il est tout à fait capable de jouer le pick and roll, son entente avec Domantas Sabonis avec les Pacers me donne de bons espoirs quant à une association Holiday/Giles. Il a réellement progressé cette saison, et bien que ses Playoffs furent décevants, son intronisation dans le 5 de départ d’Indiana a été plus que positif.

    10.2 – JaKarr Sampson (27 ans, SF, Indiana Pacers)

    Benjamin : On dépouille les Pacers ! Je choisis un ailier plutôt mobile une fois de plus, dans un profil de poste 3/4 avec JaKaar Sampson. Joueur très dynamique et doté d’une énergie folle, c’est son côté warrior sur le terrain qui m’a immédiatement plu en termes de fit avec le groupe actuel. Son profil correspond parfaitement à ce que j’attends de la part d’un joueur en sortie de banc, son apport sera non-négligeable.


    11.1 – Boban Marjanović (32 ans, C, Dallas Mavericks)

    Guillaume : Je tiens là le parfait binôme pour JJ Redick et son podcast ! En plus d’être d’une machine à GIF, le serbe est un acteur hollywoodien et ne cesse de laisser une bonne image de lui partout où il passe. Il n’a pas souvent l’occasion de voir le parquet (9.7 minutes en carrière), lié au style de jeu prôné actuellement, cependant, il offre au staff une alternative et quelques séquences bien amusantes sous le cercle adverse.

    11.2 – Rajon Rondo (34 ans, PG, Los Angeles Lakers)

    Benjamin : Est-ce que je pouvais passer à côté ? Rajon Rondo, né à Louisville, finira sa carrière chez lui, dans le Kentucky. Quoi de plus beau pour le néo-champion NBA que de jouer à quelques pas de sa maison d’enfance, après une longue et incroyable carrière. Même si son rôle ne sera pas vraiment grand dans cette équipe, il sera l’un de ses cerveaux et pourra apporter toute son expérience à ce groupe.


    6ème franchise en 6 ans pour Boban Marjanovic (n°51), qui rejoindra les SuperSonics en tant que mascotte n°1.
    © Photo par Joe Murphy / GETTY IMAGES


    12.1 – Jalen McDaniels (22 ans, PF, Charlotte Hornets)

    Guillaume : J’aurai bien voulu choisir Rondo, mais à 34 ans dans une équipe en totale construction, pas sûr qu’il collabore totalement. Je vais choisir un jeune joueur, originaire de la région, né à quelques kilomètres de Seattle. Il me faut également des ailiers, « JMD » présente plus le profil d’un poste 4, il serait judicieux de le voir développer un jeu offensif en dehors de la raquette. Sa fin de saison dernière avec les Hornets est plus qu’intéressante pour envisager la suite de sa carrière.

    12.2 – Mfiondu Kabengele (23 ans, C, Los Angeles Clippers)

    Benjamin : Premier choix uniquement axé sur le développement avec le choix de Mfiondu Kabengele en provenance des Clippers. Pouvant être considéré comme le joueur avec le plus grand potentiel sur mes joueurs intérieurs, Mfiondu continuera à apprendre du métier NBA avec deux joueurs expérimentés dans le même profil que lui : Olynyk et Theis. Sa capacité à s’écarter du cercle peut être très intéressante dans un avenir proche.


    13.1 – Paul Millsap (35 ans, PF, Denver Nuggets)

    Guillaume : J’ajoute un autre vétéran qui a connu le succès en saison régulière. En démarrant dans l’Utah, puis en passant par Atlanta et enfin par Denver, l’intérieur est un vrai professionnel qui apportera toute son expérience auprès des jeunes. Malgré une production statistique en baisse depuis deux saisons, son profil de stretch 4 capable de switcher en défense est utile pour aligner différents lineups. Il apportera également plus d’assurance défensive que Jabari Parker par exemple.

    13.2 – Damion Lee (27 ans, SG, Golden State Warriors)

    Benjamin : J’ai hésité un peu plus tôt sur Millsap, mais son rendement contrat/performance me laisse… perplexe. Alors concernant le mien, pour la 2ème fois, un choix complètement o-bli-ga-toi-re pour moi. Ex-joueur de l’université de Louisville, Damion Lee a vécu des années très compliquées, notamment à cause de blessures. Complètement rétabli, il s’est refait une santé dans un effectif des Warriors touché tout au long de la saison par les blessures. Arrière adroit et complet, il sera parfait dans ma rotation, toujours sur ce terme de polyvalence collective.


    14.1 – Furkan Korkmaz (23 ans, SF, Philadelphia 76ers)

    Guillaume : Les joueurs étrangers sont doués, et ont les fondamentaux, selon Kobe Bryant. Avec mon dernier spot, c’est donc, avec plein d’assurance que je choisi cet arrière turc capable de prendre chaud en attaque à n’importe quel moment. Son mondial 2019 a également été prometteur, mais Philadelphie ne lui a jamais réellement donné plus de responsabilités en attaque. Kenny Atkinson saura tirer profit d’un tel talent offensif.

    14.2 – KZ Okpala (21 ans, PF, Miami Heat)

    Benjamin : Pour le dernier choix, il est peut-être le temps de miser sur une pépite. KZ Okpala, ex-membre de l’université de Stanford et du Miami Heat, a sûrement l’un des plus gros potentiels de la ligue. Après une saison passée en développement à Miami, l’apport d’un coach développeur de talents comme Jama pourrait le pousser dans la rotation très rapidement. C’est un véritable joyau à polir et je prends ce mini-risque pour un dernier choix de draft.

    Quel sera le reste de l’effectif ?

    Les deux GMs ont choisi leurs 14 joueurs, ils leur restent donc à choisir le rookie de la draft 2020 et les deux joueurs two-way.
    Guillaume, vainqueur du tirage au sort aura l’opportunité de débuter pour les two-way, et Benjamin choisira le rookie en premier.

    Les 2 two-way contracts

    TW.1.1 – Adam Mokoka (22 ans, SG, Chicago Bulls)

    Guillaume : Un français au cœur de la renaissance des Sonics ? Vous les sentez venir tous les reportages Bein & co sur cette histoire ? Pas grand chose à se mettre sous la dent la saison dernière avec les Bulls, néanmoins, le français s’est montré un soir de défaite face aux Pelicans en inscrivant 15 points en seulement 5 minutes. Plus en vue en G-League, l’arrière devra néanmoins travailler sur son tir et se montrer plus efficace en attaque.
    De plus, les récentes éloges d’Atkinson envers la formation française confirme ce choix.

    TW.1.2 – Oshae Brissett (22 ans, SF, Toronto Raptors)

    Benjamin : Encore une fois, c’est un choix de continuité. Très bon lors de ces apparitions en G-League l’an passé, Oshae a également eu l’opportunité de tester l’uniforme des Raptors 19 fois. Très bon défenseur sur l’homme, super athlétique, il manque encore un peu de maturité sur l’aspect offensif. Jama le connaît très bien et continuera de le développer en interne à Louisville tout en ayant l’opportunité de le voir jouer sur de longues minutes en G-League.


    TW.2.1 – Kelan Martin (25 ans, SF, Minnesota Timberwolves)

    Guillaume : Né en 1995, Martin fut l’un des rookies les plus âgés la saison dernière. Après avoir évolué en Allemagne, l’ailier a profité des nombreux trades effectués par Minnesota pour se montrer. Avec notamment 21 points à Denver, Martin est attiré par le cercle et ne s’interdit pas d’allumer de loin. Son profil d’ailier costaud et scoreur est intéressant. De toute évidence, il ne pénalisera pas l’attaque par son adresse, d’autant plus qu’il est plus que fiable sur la ligne des lancers-francs : 30/31 cette saison.

    TW.2.2 – Devontae Cacok (24 ans, C, Los Angeles Lakers)

    Benjamin : Choix assez comique, puisque Kelan a grandit à Louisville. Pour ma part, je prends le rookie de l’année et membre de All-G-League 1st Team. C’est le palmarès de Devontae Cacok en une seule année. L’ex-joueur de UNC Wilmington a démoli la G-League la saison passé, je n’ai pas pu résister. Joueur offensif très puissant, le jeune champion NBA est dans la lignée de mes joueurs offensifs mobiles, possédant un bon nombre de mouvements offensifs, une très bonne main faible et un dribble correct. Reste encore à faire quelques efforts sur l’impact défensif, mais j’ai confiance en lui.

    Le rookie

    R.1 – Anthony Edwards (19 ans, SG, Georgia Bulldogs)

    Benjamin : J’ai l’honneur de choisir le rookie en premier, et vous le devinerez aisément, je prends Anthony Edwards en provenance de l’université de Georgia. Profil qui convient parfaitement à mon équipe, c’est également le type de scoreur qui nous manquait. La hype à Louisville dépendra en partie de lui, mais je crois en son talent pour nous porter ! Défensivement un peu juste, il pourra être facilement « caché » par les nombreux arrières.

    R.2 – James Wiseman (19 ans, C, Memphis Tigers)

    Guillaume : Si le roster manque cruellement d’ailiers type « two way player », je n’envisage pas prendre un rookie pour aller défendre sur les Leonard, George et James de la conférence Ouest. Avec le 2nd pick, je me place sur un intérieur au physique impressionnant pour son âge (19 ans). Très mobile pour son gabarit, Wiseman peut représenter une réelle menace sur pick and roll. Le staff devra néanmoins améliorer son sens du placement afin de le rendre redoutable en défense, et améliorer sa sélection de tirs en attaque, et c’est la raison pour laquelle il débutera derrière Baynes dans la rotation. Bien qu’il n’ait joué que 3 matchs en NCAA, l’ancien Tiger possède le talent et les qualités athlétiques pour dominer, aura-t-il la mentalité ?


    Direction Louisville pour le rookie Anthony Edwards, sélectionné avec le 1er choix en provenance de Georgia.
    © Photo par Carmen Mandato / GETTY IMAGES


    Bilan de cette draft d’expansion : salary cap & depth chart

    Seattle SuperSonics

    Rotation des Seattle SuperSonics pour la saison 2020-21

    Salary cap des Seattle SuperSonics pour les saisons à venir

    Louisville Boxers

    Rotation des Louisville Boxers pour la saison 2020-21

    Salary cap des Louisville Boxers pour les saisons à venir

    Maintenant, c’est à vous de jouer !

    La draft d’expansion est finie de notre côté.
    N’hésitez pas à réagir dans la section « commentaires » pour dire quelle équipe vous plaît le plus.
    On vous propose de continuer l’aventure en vous invitant à jouer via les fichiers officiels de la draft d’expansion made in Clutch Time !

    Vous pourrez également voir tous les joueurs que nous avons verrouillés, et les possibles pépites qui ne font pas parties de nos équipes !

    Version remplie (tous les joueurs sont déjà verrouillés, vous n’avez plus qu’à choisir) :

    Version vide (vous choisissez les joueurs verrouillés) :

    Sources : NBA.com, Basketball Reference, ESPN, RealGM.

  • Itinéraire d’un finaliste NBA : Los Angeles Lakers

    Itinéraire d’un finaliste NBA : Los Angeles Lakers

    Par Benjamin Gisse (@MagicBenJohnson)


    Comme un signe… Dans cette année 2020 si particulière, les Lakers, encore touchés par la perte du regretté Kobe Bryant, viennent de se qualifier pour la 32ème finale de leur histoire, la première depuis 2010, date de leur 16ème titre, avec un Kobe MVP des Finales. Comme un signe… Retour sur cette épopée !


    L’off-season des Lakers, ça a donné quoi ?

    Deux mouvements majeurs ont eu lieu. Le premier apparaît peu de temps après la fin de saison 2018-19 des Lakers. Luke Walton, considéré comme responsable de la non-qualification des Lakers en playoffs, est destitué de son rôle de coach. L’ex-assistant coach des Warriors prendra la direction des Sacramento Kings (31V – 41D sur l’exercice 2019-20).

    Rob Pelinka, directeur général des Lakers, doit donc choisir son remplaçant et jette son dévolu sur Frank Vogel, absent des bancs NBA la saison dernière après avoir vécu 2 années très compliquées du côté du Magic d’Orlando. A côté de lui s’installent notamment Jason Kidd et Lionel Hollins, qui, eux aussi, n’avaient pas côtoyés les vestiaires depuis un petit moment. Un « coaching staff » revanchard, à l’image des joueurs, prêts à réussir là où les autres ont tous échoués depuis 2010 : aller en Finales NBA et remporter le titre.

    Le deuxième mouvement est sûrement le plus important. Il manquait une pièce majeure à cet effectif pour qu’il passe dans une autre catégorie, celle de favori au titre. En effet, la saison passée était trop mitigée sur le plan humain pour pouvoir espérer quoi que ce soit. Les Lakers n’avaient pas un véritable soutien à LeBron James. Kyle Kuzma, sophomore (2ème année) à l’époque, n’avait pas la carrure pour porter cette équipe en complément de « LBJ » et Ingram semblait ne pas pouvoir supporter ce statut dans une ville pleine d’attentes comme Los Angeles.

    Il a fallu arranger ça. Quelques coups de fils, et un trade annoncé par Adrian Wojnarowski (ESPN) le 15 juin 2019 :

    Le trade mettra quelques temps à s’officialiser, raisons financières oblige, mais les Lakers réalisent le plus gros coup de la « free agency » 2019. Cela faisait quelques mois que la venue d’ »AD » était dans les rumeurs, mais c’est officiel : Anthony Davis est un Laker.

    Et même si Brandon Ingram (Most Improved Player 2020) & compagnie s’éclateront à New Orleans durant la saison actuelle, difficile de donner les Lakers perdants de ce trade. En ramenant un sextuple All-Star, 3 fois membre de la All-NBA 1st Team, Los Angeles se garantit quasiment une saison pleine et assure, aux yeux des fans et des insiders, une place dans le haut du tableau NBA.


    Anthony Davis, joueur star du Media Day 2019 des Los Angeles Lakers.
    © Photo par Scott Varley / GETTY IMAGES


    A noter le recrutement de Talen Horton-Tucker (8 matchs joués cette saison, playoffs inclus) au travers de la draft, et la re-signature de plusieurs joueurs présents l’an passé, parfaitement inscrits dans la continuité des efforts déjà fournis.

    Les Los Angeles Lakers étaient, sur le papier, prêts à régner sur l’Ouest.

    Une saison régulière à la hauteur des espérances

    Le début de saison des Lakers est tout simplement incroyable. Cependant, elle n’a pas commencé de la meilleure des manières avec une défaite lors du premier match face aux rivaux de Los Angeles, les Clippers.

    Il n’en fallait pas plus à ce groupe pour être motivé : 24 victoires et 2 défaites sur les 26 matchs suivants.
    Rayonnants, éblouissants, ils imposent leur rythme et leur jeu au fur et à mesure de la saison. Une série de 4 défaites viendra stopper cette dynamique, mais là n’est pas le fait : les Lakers sont bien présents au rendez-vous !

    La dynamique suit, et les Lakers atteignent 26 victoires pour 7 défaites au moment de commencer cette année 2020.

    Mais cette année 2020 ne nous a pas fait vivre les émotions que nous avions espéré… Le 25 janvier 2020, dans le Wells Fargo Center de Philadelphie, LeBron James inscrit 29 points et dépasse la légende du basket Kobe Bryant en devenant le 3ème meilleur scoreur de l’histoire de la NBA. Fierté pour deux hommes aux destins étroitement liés, et plus proches qu’on ne pourrait l’imaginer.
    Malheureusement, quelques heures plus tard, le 26 janvier, un accident d’hélicoptère coûta la vie de Kobe Bryant, de sa fille Gianna Bryant ainsi que celles de Payton & Sarah Chester, Alyssa, Keri & John Altobelli, Christina Mauser, et Ara Zobayan.

    L’état d’esprit du groupe en sera bouleversé. Mais cela l’a encore plus soudé, tous liés autour d’un seul but : gagner pour Kobe.

    Ils terminent sur un 12V-4D avant que la saison NBA ne soit stoppée à cause du coronavirus. La dynamique est relancée.

    Bilan de la saison régulière : 52 victoires – 19 défaites (1er de la conférence Ouest)

    Les playoffs, simple voyage vers les finales NBA

    1er tour : (#1) Los Angeles 4 – 1 Portland (#8)

    Il a fallu que la machine se mette en route pour battre les Trail Blazers de Portland, équipe qualifiée grâce au play-in, système mis en place par la NBA cette année pour rajouter un peu de piment aux playoffs.
    Ce play-in, qui a permis à Portland d’avoir les jambes prêtes pour ce match n°1, tend un piège aux Lakers.

    1-0 pour Portland, à l’issue d’un match très incomplet de la part des joueurs de Frank Vogel. C’est la piqûre de rappel : rien n’est simple lors des Playoffs, même quand on finit premiers de sa conférence.

    Après cette défaite, Los Angeles ne laissera aucune chance à Portland, à l’image de ce match 4 où Portland ne passera pas une seule seconde devant au score, et s’inclinera 135 à 115. Les Lakers enchaîneront 4 victoires de suite.

    Portland usé physiquement de cette bulle, LeBron en triple-double de moyenne, Kentavious Caldwell-Pope qui passe un cap : 4-1 pour les Lakers.

    2ème tour : (#1) Los Angeles 4 – 1 Houston (#4)

    Première grosse confrontation pour les Lakers, qui affronte un Houston qui s’est très difficilement détaché d’Oklahoma City au premier tour.
    Et comme pour le premier tour face à Portland, Los Angeles débute très mal et Houston s’impose dans un match très bien géré par les Texans.

    Derrière ? « Next series, same series ». Les Lakers déroulent leur jeu, ils s’adaptent plutôt bien à ce que propose les Rockets offensivement notamment, en les forçant à moins exploiter le jeu à 3 points, et en enfonçant un Russell Westbrook mal engagé depuis les débuts des playoffs.

    Cette série permet également la réintroduction du meneur de jeu Rajon Rondo, absent depuis le 10 mars 2020. Il sera l’auteur d’une série plutôt complète, montrant une fois de plus qu’il hausse constamment son niveau de jeu une fois en playoffs.

    Les 4 matchs suivants ont beau être serrés, Houston n’y croit pas plus que ça. 4-1 pour les Lakers une fois de plus.
    Direction les finales de conférence !

    Western Conference Finals : (#1) Los Angeles 4 – 1 Denver (#3)

    Deux équipes aux parcours complètement différents mais avec une même mentalité : même derrière sur le tableau d’affichage, il ne faut rien lâcher. Denver connaît les situations de renversement car ils viennent d’enchaîner deux remontées d’affilée.

    Dans leurs 2 premières séries, les Nuggets étaient menés 3 victoires à 1, mais ont tout de même réussis à s’imposer 4-3 à chaque fois. Tout simplement historique.

    C’est forcément plein d’ambitions qu’ils abordent cette série face aux Lakers. Et cette fois-ci, LeBron et les siens ne laissent pas le 1er match à l’adversaire.
    Équipe avec le meilleur pourcentage aux tirs des playoffs, Los Angeles continue sur sa lancée en claquant un 50.2% de moyenne sur la série ! En face, Denver répond avec un excellent 48.6% !

    Résultat : c’est la série avec la plus faible moyenne de rebonds pris par match sur ces playoffs (73.6 pour les deux équipes combinées) !
    Anthony Davis, qui a une jolie moyenne en carrière de 10,9 rebonds par match joués en playoffs, y réalise même sa pire moyenne sur une série, avec uniquement 6,2 prises par match !

    Malgré tout ça, les Lakers se retrouvent rapidement en position de force et mènent 3 victoires à 1. Immédiatement, les comparatifs se font et les Nuggets rêvent d’une troisième remontée historique. Mais LeBron n’y a pas été favorable. 38 points, 16 rebonds, 10 points dans le 5ème match pour le King, et les Lakers s’imposent pour la 3ème fois consécutives 4 victoires à 1.

    Statistiques collectives et individuelles sur les Playoffs


    Statistiques des Los Angeles Lakers sur les Playoffs 2020



    Statistiques individuelles des joueurs des Los Angeles Lakers sur les Playoffs 2020


    Une défense sur écran intraitable

    Quand on pense au jeu offensif produit par Miami, on pense au mouvement, à l’équilibre, à la répartition des tirs et surtout aux écrans !
    Membre omniprésent du jeu d’Erik Spoelstra, Miami adore jouer avec les écrans. Et les Lakers en face, qu’en pensent-ils ? Ils adorent défendre sur les écrans !

    Avec des joueurs dynamiques et super actifs sur les lignes de passe, les Lakers possèdent une des meilleures défenses sur écran de toute la NBA.
    Difficile de donner tort aux chiffres ci-dessous.


    Statistiques de Miami (en attaque) et de Los Angeles (en défense) sur les tirs liés à un écran lors des playoffs 2020.


    Partout où Miami excelle offensivement, Los Angeles excelle défensivement, notamment dans le jeu de pick&roll, où les Lakers n’encaissent « que » 18 points par match depuis le début des Playoffs.

    Forcément, en jouant 5 matchs contre Houston, qui monopolise le ballon et pose peu d’écrans, les statistiques sont un peu faussées. Mais ça reflète un sentiment général : Los Angeles va gêner Miami sur les écrans.

    Gros plan sur les Finales NBA !

    Comment les aborder côté Los Angeles Lakers ?

    Sans se reposer sur leurs acquis.
    A l’image des premières séries, il ne faudra jamais se relâcher, surtout face à un Miami qui score 1,13 points par possession après avoir encaissé un panier (3ème de la ligue sur les playoffs). Il faudra également ne pas se déconcentrer de la tâche finale, du trophée qui leur tend les bras.

    Attention à ne pas se reposer sur LeBron James et sa maîtrise des Finales NBA, sous peine de voir une finale 2018 n°2 avec des Cavaliers ultra dépendants de LeBron. Le banc devra convaincre, et sera très important dans la mise en place du jeu californien.

    Ils doivent être notamment conquérants dans la bataille du rebond, véritable ancre au succès des Lakers depuis le début des Playoffs. Avec des joueurs talentueux dans ce domaine comme Davis, Howard, James ou même McGee, difficile de voir Miami lutter efficacement et dans la durée, même avec un joueur comme Adebayo dans la raquette.

    Dernier point : assumer son statut de leader de conférence et ne pas laisser Miami prendre confiance, surtout grâce à toute cette expérience collective. A l’instar de la série face à Portland, il faudra stopper l’hémorragie dès que Miami prendra feu.

    Quel est leur point fort clé ?

    Anthony Davis. Comment ne pas citer ce joueur au talent monstrueux ? On aurait pu parler évidemment de LeBron James et de ses 10 finales. Mais le choix le plus évident reste « AD ». 28.8 points, 9.3 rebonds de moyenne sur ces playoffs. Un offensif rating de 130 (!!!) pour un defensive rating de 107.

    Davis est en mode machine et les Lakers le savent. Ils le servent et il se régale. Véritable menace à tous les niveaux, il explose les compteurs au niveau des lancers-francs. 147 tentés en 15 matchs, soit un peu moins de 10 par match ! Idéal au moment d’affronter Bam Adebayo, menace directe des Lakers.

    Même si Bam Adebayo est l’un des meilleurs défenseurs de la ligue (membre de la All-Defensive 2nd Team), difficile de voir « The Brow » rater sa série de Finales.


    Anthony Davis (n°3 des Lakers) aura fort à faire face à la défense collective du Heat.
    © Photo par David Santiago / GETTY IMAGES


    Anthony Davis aura probablement affaire au vis-à-vis défensif le plus dur de ces playoffs et devra faire face à la plus grande série de sa carrière.

    Quel est leur point faible clé ?

    Est-ce que Los Angeles a les armes pour stopper Miami défensivement ? Comme expliqué dans l’article sur le match 1 entre Miami et Milwaukee, Miami possède une des attaques les plus polyvalentes et efficaces de la NBA.

    Nul ne sait qui mettra 20 ou 25 points chaque soirée.
    C’est la force du Heat.

    La question est : est-ce que la défense des Lakers pourra contenir au maximum cette attaque de Miami ?
    Considéré comme l’une des meilleures défenses de la NBA, elle va faire face à une équipe qui a mis 112.8 points de moyenne à la meilleure défense statistique : les Bucks.

    Les matchups désignées seront très certainement la clé de la victoire californienne. Sans Avery Bradley, toujours absent de cette « bulle » d’Orlando, les ressources défensives sont forcément amoindries. Et quand il s’agit d’affronter une ligne arrière avec Goran Dragic, Tyler Herro, Duncan Robinson et Jimmy Butler, il faut être prêt défensivement.

    Les deux matchs Lakers-Heat joués durant la saison régulière peuvent faire preuve d’une grande maîtrise défensive de la part de Los Angeles, mais on peut difficilement se baser dessus (présence de Bradley, pas de Crowder/Iguodala).
    Cependant, Frank Vogel doit actuellement se creuser les méninges pour trouver la solution qui limitera le plus possible l’apport de chaque joueur du Heat.


    A lire : Itinéraire d’un finaliste NBA version Miami Heat

    Ainsi s’achève le récapitulatif de cette équipe des Los Angeles Lakers, favori du début jusqu’à la fin de saison. A la recherche d’un 17ème titre, et d’une égalisation au niveau du palmarès avec les Celtics, cette franchise mythique, accompagné de ses fans les plus fervents, attend , depuis plus de 10 ans, la consécration ultime qui leur tend la main aujourd’hui.

    Nous pensons, dans cette période de fête et de joie liée au basket-ball et aux Lakers, plus que jamais à Kobe Bryant, légende du basket-ball et à toutes les personnes touchées de près ou de loin par sa perte.

    Sources : NBA.com, Basketball Reference, ESPN, inpredictable.

  • Itinéraire d’un finaliste NBA : Miami Heat

    Itinéraire d’un finaliste NBA : Miami Heat

    Par Benjamin Gisse (@MagicBenJohnson)


    Comme un signe… Miami, fraîchement orphelin de leur légende Dwyane Wade, parti à la retraite, a réussi sa transition à la perfection en formant le collectif le plus surprenant de la NBA. Arrivés comme outsiders en playoffs, ils se sont hissés avec leurs moyens sur la dernière marche, celle des finales NBA. Retour sur une saison très intense !


    L’off-season du Heat, ça a donné quoi ?

    L’off-season a été totalement chargée. Probablement l’une des plus bouleversantes de la jeune histoire du Heat. Peut-elle se résumer un mouvement ? Probablement pas. Mais une arrivée a marqué la saison de l’effectif floridien : celle de Jimmy Butler en provenance de Philadelphie.

    Véritable tornade dans le collectif du Heat. Les médias s’affolent : pourquoi « Jimmy Buckets » décide-t-il de quitter les 76ers pour rejoindre un groupe faible et sans vraiment d’ambition, destiné à finir 8ème de la conférence ?
    Butler avait peut-être lu l’avenir avec Pat Riley et Erik Spoelstra lors de cette fameuse réunion de juillet 2019, où, au bout 5 minutes, il annonça qu’il était dans le projet, sans même avoir écouté celui-ci. La connexion avec le staff était immédiate, presque innée. A Miami, ils appellent ça la « Heat Culture », ce mélange de compétitivité, de rage de vaincre, d’efforts, d’intensité, de confiance mutuelle. C’est l’endroit rêvé pour le quadruple All-Star.

    Il est également rejoint par Meyers Leonard dans un trade à 4 équipes, avec donc les 76ers de Philadelphie, les Los Angeles Clippers et les Portland Trail Blazers. Ce trade entraîne notamment le départ d’Hassan Whiteside, pivot titulaire de Miami, à Portland. Autrefois récupéré après un passage au Liban et en Chine, Whiteside avait explosé lors de la saison 2015-16, avant de décliner petit à petit et de perdre sa place au profit d’un petit espoir : Bam Adebayo.

    Confiance totale envers le jeune joueur, qui va ainsi aborder sa 3ème année NBA et sa première sans Whiteside.
    Pat Riley complète l’équipe avec 4 rookies, dont 2 draftés lors de la draft 2019 : Tyler Herro (choix #13), KZ Okpala (choix #32), Kendrick Nunn (undrafted, ex G-League) et Chris Silva (undrafted).


    Bam Adebayo : base solide pour l’avenir… et le présent de Miami
    © Photo par Michael Reaves / GETTY IMAGES


    Miami resigne également pour une année supplémentaire la légende absolue Udonis Haslem, membre de la franchise depuis 17 saisons et véritable mentor depuis quelques saisons.

    Résultat : l’effectif est totalement bouleversé, mais le staff est sûr de lui, ils ont un effectif pour aller loin.
    Seulement 6 membres de l’équipe, présents lors du match 6 face à Boston dimanche dernier, étaient joueurs de Miami l’an passé.
    Seulement 5 étaient présents lors des derniers playoffs joués par le Heat (exercice 2017-18).
    Seul Haslem était présent sur la dernière finale jouée par Miami (2014 vs Spurs).
    Reconstruction ultra rapide… et efficace !

    Une saison régulière détonante !

    Commence en fanfare, avec un 15V-5D en 20 matchs, avec notamment de précieuses victoires contre Milwaukee et Toronto, considérés comme des cadors de la conférence.

    Portés par cette même envie de jouer collectivement, les nouveaux arrivants ne mettent pas longtemps à s’exprimer et à rentrer dans le moule. Triple-double de Jimmy Butler par-ci, 36 points de Kendrick Nunn par-là…
    Ce début de saison voit même Justise Winslow, espoir sans fin miné par les blessures, réaliser un très bon début de saison.

    La saison se déroule sans trop d’accrocs, jusqu’à ce qu’arrive l’incident Dion Waiters. Overdose de « bonbons » dans un trajet en avion, transporté à l’hôpital pour y recevoir des soins en urgence. La sanction est immédiate : Pat Riley ne veut plus entendre parler de ce joueur, et cherche à le donner aux 29 autres franchises.

    Pendant ce temps-là, Miami continue son plein de victoires, et Justise Winslow se blesse pour la énième fois. Les médecins ne se prononcent pas encore, mais nous savons aujourd’hui qu’il allait être écarté des terrains pour toute la saison. Très cher aux yeux des fans floridiens, on pense alors que Miami, avec un James Johnson arrivé en surpoids au training camp et qui ne retrouve pas le niveau d’antan, n’arrivera pas à enchaîner.

    C’est sans compter sur le département du recrutement floridien qui a déniché une perle rare : Duncan Robinson, maître absolu du tir à 3 points. Le jeu de main-à-main et d’écrans pour « D-Rob » devient de plus en plus létal au fur et à mesure de la saison. Plutôt timide dans un premier temps, l’ex-joueur de Michigan a pris en température, avec un mois de décembre à 50,4% sur 7,8 tentatives à 3 points !

    Le 6 février, peu avant la coupure « COVID-19 », Miami réalise une grosse journée. Fini les cas Dion Waiters et James Johnson, ainsi que pour Justise Winslow. Les 3 joueurs sont transférés.
    Waiters et Winslow partent à Memphis, mais n’y joueront pas, Waiters étant immédiatement coupé (Lakers ensuite) et Winslow étant blessé.
    James Johnson, quant à lui, part à Minnesota où il retrouvera un peu de couleurs.

    En contrepartie, Miami récupère Jae Crowder, Andre Iguodala et Solomon Hill. 3 joueurs d’expérience, donc l’éthique est claire. Riley veut des joueurs qui se donnent à 100% pour l’équipe, et qui ont faim. Nous verrons ensuite que ce transfert a été vraiment bénéfique…

    Bilan de la saison régulière : 44 victoires – 29 défaites (5ème de la conférence Est)

    Les playoffs, consécration d’un collectif incroyable

    1er tour : (#5) Miami 4 – 0 Indiana (#4)

    C’est une équipe réduite d’Indiana que Miami affronte au premier tour des playoffs. Avec un Victor Oladipo à peine remis de sa blessure et très très limité, mais surtout sans Domantas Sabonis, leur All-Star, les Pacers se reposent sur l’un des maîtres de la « bubble » floridienne : TJ Warren. Sans succès. Les statistiques de Warren ne sont pas mauvaises, mais loin de ce que l’on pouvait imaginer en termes d’impact sur le jeu.

    Dans une série basée sur une pseudo-rivalité entre Jimmy Butler et T.J. Warren, l’impression de rivalité n’a été visible que dans les médias. Le collectif du Heat est trop fort, et maîtrise une série inégale dès la première minute. La sanction est dure et sans appel pour Indiana : 4-0 Miami. 

    2ème tour : (#5) Miami 4 – 1 Milwaukee (#1)

    Le deuxième tour marque le premier gros choc pour le Miami Heat. Ils affrontent la meilleure équipe de la saison régulière, celle du MVP et du défenseur de l’année Giannis Antetokounmpo : les Milwaukee Bucks.
    Et si le 1er match de la série a facilement tourné à l’avantage de Miami, personne n’aurait pu prévoir la suite de la série.

    Giannis Antetokounmpo est muselé, peine à créer pour lui et les autres, et Milwaukee doit espérer des exploits de Khris Middleton et Brook Lopez, peu habitués à ce rôle. Les 3 premiers matchs sont sans appel, 3-0 pour Miami, Milwaukee est dans les cordes, et tout va s’empirer quand Giannis se blessera à la cheville durant le 3ème match. Il tentera de revenir lors du quatrième match, mais la blessure s’empirera, mettant fin à ses playoffs. Les Bucks gagnent cependant ce match au mental, prouvant qu’ils n’ont rien lâché dans cette série et évitent le sweep. Miami excelle, Miami est conquérant, 4-1 Miami.

    Eastern Conference Finals : (#5) Miami 4 – 2 Boston (#3)

    Duel au sommet entre les deux équipes qui ont régné sur ces playoffs à l’Est. Pourtant, ce sont deux franchises qui se sont classées 3ème et 5ème à l’issue de la saison régulière. C’est d’ailleurs la première fois depuis la saison 2010-11 qu’une équipe classée dans une des deux premières places d’une conférence n’arrive pas à atteindre une finale de conférence. A l’époque, c’était Dallas (#3) contre Oklahoma City (#4). On connait la suite…

    Deux franchises mythiques sur ce siècle, une rivalité de retour. Et en face de Miami, se présente Boston, qui vient d’éliminer Philadelphie (4-0) puis Toronto (4-3). Rien que ça.
    Jugée et vécue comme la série la plus serrée de la conférence, côté prédictions, personne ne sait sur quel pied danser. On analyse les forces, les faiblesses, les matchups… Mais c’est du 50/50. Enfin… C’était du 50/50 avant que Spoelstra n’abatte sa carte ultime, son joker, utilisé avec parcimonie jusqu’à cette confrontation : la défense de zone. Boston, armé d’une armada sur les postes extérieurs, n’a pas su réagir au point de dominer Miami. La série tourne rapidement à l’avantage de Miami (2-0 puis 3-1). Boston tente de réagir dans un match 5 ressemblant étrangement au match 4 face à Milwaukee.

    Cependant Miami semble serein mentalement, le groupe reste très soudé et se remobilise pour un match 6 à l’image de la série : serré mais gagné par Miami sur l’aspect mental, ils passent un cap.

    Statistiques collectives et individuelles sur les Playoffs


    Statistiques du Miami Heat sur les Playoffs 2020



    Statistiques individuelles des joueurs du Miami Heat sur les Playoffs 2020


    Miami : l’équipe qui a profité de la coupure COVID-19

    La coupure liée au coronavirus n’a pas bénéficié à tous les groupes, loin de là. Si des équipes comme Phoenix ont su exploser dans la bulle, d’autres ont échoué à retrouver un rythme constant, comme Milwaukee.

    Miami en a profité.

    L’intégration quasiment parfaite de Jae Crowder et d’Andre Iguodala durant la bulle n’est pas anodine. Ces longs mois d’attente ont forgé un collectif, un vrai. Spoelstra a géré de la meilleure manière cette bulle en testant beaucoup de combinaisons entre les joueurs durant les seeding games. Les joueurs ont appris à mieux se connaître, et leur coach a eu confirmation de sa profondeur d’équipe : il a les moyens de faire des lineups pour gêner tout le monde. 3 adversaires différents (Indiana, Milwaukee, Boston) et toujours un résultat final flagrant. Seulement 3 matchs perdus avant ces Finales NBA. Miami sait s’adapter à toutes les situations, à tous les adversaires, car ils ont l’équipe la plus complète de la ligue, celle avec tous les profils.

    De plus, cette coupure a servi à certains joueurs afin d’affirmer leur potentiel, de grimper dans la hiérarchie. On pense au rookie Tyler Herro, qui a su exploser aux yeux de tous, notamment sur la série face à Boston, où il semblait ne plus être un rookie, mais un joueur ayant 15 séries de playoffs à son actif.

    A contrario, Kendrick Nunn, 3 fois rookie du mois de la conférence Est, et membre de la 1ère All-Rookie Team n’en a pas profité. Ayant contracté la COVID-19, il n’a pas su retrouver son niveau dans la bulle, et a très logiquement trouvé place sur le banc (104 minutes joués dans les playoffs), laissant Goran Dragic passer titulaire.

    Des rôles bien connus et définis

    Les fans de Miami pourront confirmer : le Miami Heat et Erik Spoelstra mettent en place ce jeu visuellement magnifique depuis quelques années. La confiance règne dans le staff, et la continuité est réelle.

    Il a fallu du temps, des ajustements humains pour que ce playbook fonctionne. Il a fallu également prendre du recul et sacrifier des joueurs (Hassan Whiteside, Josh Richardson, James Johnson…) qui ont porté la franchise dans ses moments durs pour récupérer les joueurs parfaits dans ce système (Bam Adebayo, Jimmy Butler, Duncan Robinson). Pat Riley l’a dit, il veut une équipe championne chaque année. Le processus a été long, mais quel résultat ! Chaque joueur sait parfaitement ce qu’il doit faire, créant un mélange parfait entre jeunes joueurs et vétérans. La menace vient de partout, on ne sait pas qui mettra 20 points sur chaque match, et ça, quand on est le coach adverse et qu’on veut de l’adaptation chez ses joueurs, c’est un calvaire…

    Gros plan sur les Finales NBA !

    Comment les aborder côté Miami Heat ?

    De la même manière que les tours précédents. Rarement pronostiqués vainqueurs, ils ont su déjouer 3 équipes classées plus haut dans le classement de la saison régulière.

    L’état d’esprit ne doit pas différer, Miami doit être sûr de ses forces, afin de masquer le plus possible ses faiblesses. La profondeur et la qualité des remplaçants doit jouer un rôle important durant cette série. Des joueurs comme Kendrick Nunn ou Derrick Jones Jr, compilant 191 minutes à eux deux sur ces playoffs, doivent être prêts à jouer, que ce soit 5 ou 25 minutes.

    L’avantage au niveau du coaching va être également important. Erik Spoelstra sait et va s’adapter offensivement et défensivement aux Lakers. C’est sûrement, même si on parle beaucoup ces temps-ci, le point le plus sous-estimé du jeu de Miami : leur adaptabilité.

    Ils doivent également se reposer sur leur jeu lent, proposer beaucoup de mouvements pour fatiguer les Lakers défensivement, et ainsi gagner en efficacité au fur et à mesure de la série.

    C’est sur cet aspect notamment que Miami a réussi à surprendre beaucoup de leurs vis-à-vis. Un jeu offensif très lent (12.7 secondes en moyenne avant de tirer sur les playoffs, 3ème moyenne la plus lente) pour une défense très énergétique, rapide et athlétique qui ne veut pas s’user sur du long terme. (12.0 secondes en moyenne pour les vis-à-vis en attaque, 5ème moyenne la plus rapide). Ainsi, ils laissent leurs adversaires se fatiguer défensivement sur des longues possessions avec beaucoup de mouvements, de poses d’écran… Et ils leur laissent peu de repos sur les phases offensives, là où normalement, en cas de fatigue collective, l’attaque commence à poser le jeu etc… Habile…

    Quel est leur point fort clé ?

    Leur capacité à finir les matchs. On aurait pu citer la profondeur du banc, Alors forcément, quand on a Goran Dragic, Jimmy Butler et Tyler Herro sur le terrain, ça aide niveau offensif. Miami sait gérer ses fins de match. Contradictoire quand on sait que c’était l’une de leurs faiblesses lors de la saison régulière. Mais l’arrivée de Crowder et d’Iguodala a changé la dynamique.

    En alignant un 5 Dragic/Herro/Butler/Crowder (ou Iguodala)/Adebayo dans les dernières minutes, le Miami Heat trouve un équilibre quasiment parfait entre attaque et défense, entre jeunesse et expérience. Le résultat est clair : Miami a scoré 430 points dans tous les 4ème quart-temps depuis le début des playoffs, contre 374 pour leur vis-à-vis.

    Cependant, d’un point de vue statistique, Miami a perdu 7 de leurs 15 4ème quart-temps jouées sur ces playoffs, mais ils n’ont jamais encaissé un écart supérieur à 5 points. Encore perfectible, mais très intéressant, ils ont les moyens pour garder une avance, creuser un écart ou même remonter au score (cf. le 4ème quart-temps du match n°3 face aux Milwaukee Bucks, gagné 40 à 13).

    Savoir finir les matchs, ça va être déterminant dans cette série de Finales.

    Quel est leur point faible clé ?

    Qui pourra stopper le duo LeBron James/Anthony Davis ? A première vue, absolument personne.
    Alors certes, on a vu les dégâts de leur défense individuelle sur Giannis Antetokounmpo, en le repoussant totalement dans ses limites, le maintenant à une moyenne étonnante de 21,8 points/match, soit sa moyenne la plus faible depuis ses premiers playoffs en 2015, où Giannis avait 20 ans à l’époque et jouait arrière ! On a également vu ce que Miami pouvait proposer à sa fameuse défense de zone, notamment face à Boston.

    On assistera sûrement à une alternance défensive, avec un surplus de zone défensive, les Lakers n’en sont pas énormément friands.

    https://twitter.com/DaveDuFourNBA/status/1310617864370556928?s=20

    Mais revenons au point principal : qui pourra réduire l’impact du duo des Lakers ? On imagine très bien une confrontation entre les deux mastodontes en provenance de Kentucky : Anthony Davis & Bam Adebayo.
    Souvent reconnue comme la confrontation la plus importante de ces finales NBA, elle devrait nous livrer une belle bataille. L’occasion pour le premier de confirmer des playoffs absolument monstrueux dans la domination, et pour le second, de passer un cap, et de prouver une fois de plus à la planète basket, que son talent et son potentiel sont incroyables.

    Pour le cas LeBron James, la tâche devrait être plus dure. Miami possède des joueurs de talent défensivement, très bien dotés physiquement pour rivaliser avec les Lakers.
    Cependant, LeBron reste LeBron. Son niveau, comme sur les dernières années, reste incroyable complet, et il gagne encore en compétence au fur et à mesure.

    Reste à savoir qui de Butler, Iguodala ou Crowder ira en priorité sur le quadruple MVP. On a du mal à voir Jimmy Butler, créateur offensif n°1, aller se charger de LeBron et s’exposer aux fautes. On assistera donc très sûrement à une alternance Crowder/Iguodala, comme un symbole de ce transfert magique opéré par Pat Riley.

    La tâche défensive s’annonce compliquée de manière générale pour le Miami Heat, mais avec tout ce qu’on a pu voir de leur part durant leurs playoffs, rien ne serait surprenant !


    Ainsi s’achève le récapitulatif de cette équipe du Miami Heat, véritable surprise à ce niveau-là. Première équipe depuis les New York Knicks de 1999 à atteindre une finale NBA sans avoir eu « l’avantage du terrain » en playoffs, ce collectif, plein de confiance, aura à coeur de prouver qu’ils ne sont pas arrivés ici par hasard !

    Sources : NBA.com, Basketball Reference, ESPN, inpredictable.

  • Houston Rockets – LA Lakers : débrief d’un Game 1 surprenant…

    Houston Rockets – LA Lakers : débrief d’un Game 1 surprenant…

    Par Benjamin Gisse (@MagicBenJohnson)


    Après une analyse du Game 1 entre Bucks et Heat, direction… Orlando pour la confrontation entre les Houston Rockets et les Los Angeles Lakers, soldée par une victoire des Texans à la surprise générale, eux qui sortaient d’une confrontation compliquée face à Oklahoma City. Retour sur un 1er match qui peut en dire long sur cette série !


    Article à lire : Comment le Miami Heat a-t-il gagné le match 1 face aux Bucks ?


    Les Lakers battus… dans la raquette… mais pas que !

    Aussi surprenant soit-il, Los Angeles a connu une soirée compliquée dans la raquette. Et personne ne pouvait prévoir la physionomie de ce match, car Houston a marqué plus de points dans la raquette que Los Angeles, et ça c’est fort.

    Il faut dire que les différentes confrontations avant ce match avaient vus les Lakers dominer outrageusement les Rockets dans la raquette avec un écart de plus de 13 points dans ce domaine (3 matchs joués avant ce Game 1).

    Mais depuis les playoffs, Houston est clairement transformé. Les séquences offensives sont moins axées sur le tir à 3 points et plus posées sur du jeu demi-terrain. Le résultat est sans appel, les statistiques en playoffs sur les tirs dans la raquette grimpent.


    Tableau représentant les points marqués et encaissés des deux équipes dans la raquette, en saison régulière et en playoffs.


    Encore plus impressionnant, Houston s’impose comme l’une des équipes les plus fortes sur le jeu intérieur depuis le début des playoffs, même devant les Lakers, qui possèdent un des ex-candidats au Défenseur de l’Année nommé Anthony Davis. Alors forcément, quand on affronte le Thunder au 1er tour, ça aide. Mais les 40 points encaissés face aux Lakers expriment une volonté d’être plus agressifs, et corrigent énormément les faiblesses défensives du groupe texan accumulées durant la saison régulière.

    Offensivement, l’équipe de James Harden n’a quasiment rien forcé, profitant du match très faible de l’adversaire pour se projeter vers l’avant et jouer le jeu, avec simplicité. De manière générale, Houston n’a pas été vraiment rayonnant offensivement, mais ils ont fait ce qu’ils savent faire.

    Profitant des 17 ballons perdus par les Lakers, ils se sont procurés de multiples occasions. Les 27 points issus des pertes de balles adverses, pire total des playoffs pour « LA », sont un excellent indicateur du faible niveau proposé par Los Angeles et de la manière dont Houston a su en profiter.

    Savez-vous contre qui les Lakers ont encaissé le plus de points sur pertes de balle cette saison (hors playoffs) ? Houston bien sûr, durant les seeding games 1 , avec 36 points inscrits par les Texans !
    Simple coïncidence, ou véritable épine pour l’équipe californienne ? Difficile à dire, cependant les 1,54 points par possession 2 sur perte de balle pour les Rockets doivent actuellement donner des sueurs froides au coach Vogel.

    Un manque total d’efficacité a frappé les Lakers, avec un peu moins d’un point par possession (0,99) sur le match, contre 1,11 de règle générale.
    Catastrophique au niveau du tir, avec un eFG% 3 de 48.8, Los Angeles ne pouvait pas espérer une victoire, surtout avec un faible 9/24 aux tirs pour eux quand ils furent complètement ouverts (sans aucun défenseur pour les gêner).

    Avec 0,80 points par possession à la suite d’un panier inscrit par Houston, LeBron & compagnie n’ont jamais vraiment mis la pression sur Houston, malgré 3 premiers quart-temps plus ou moins serrés…

    Houston Rockets, maîtres du temps

    Une des caractéristiques majeures de ces deux équipes reste la vitesse de jeu. Houston et Los Angeles font partie des équipes jouant le plus rapidement de la NBA. Entre les transitions de LeBron et celles de James Harden, les 2 équipes devaient se rendre coup pour coup sur un rythme effréné.

    Sur le papier tout du moins, car les Rockets ont joué différemment ! En alternant énormément entre transition et jeu placé, ils ont pris de court des Lakers un peu perdus sur un rythme qui ne leur convenait pas. C’est une stratégie qui avait déjà fonctionné pendant la victoire des Rockets lors du seeding game.

    Avec une moyenne de 15,7 secondes par possession sur le Game 1, Houston explose totalement sa moyenne de saison (13,2 secondes) ! Sur un rythme plutôt lent, ils ont quasiment endormis et pris à contre-pied des Lakers sûrs de leur coup et portés vers l’avant (13,5 secondes par possession, soit -0,5 sur leur moyenne), probablement responsables de ces 17 pertes de balle.


    Tableau représentatif des différents tirs où Houston excelle, comparant la saison régulière et le match n°1 face aux Lakers


    En témoigne directement le tableau ci-dessus, on remarque que Houston a levé les pieds sur les tirs rapides, divisant quasiment par 2 le nombre de possessions finissant par un tir pris en moins de 10 secondes.
    Mais ce « ralentissement » du jeu n’a pas poussé les porteurs de balle comme James Harden à monopoliser le ballon pendant 20 secondes. Le nombre de tirs après plus de 7 dribbles sont restés plus ou moins équivalents à ceux enregistrés durant la saison.

    Des Rockets plutôt patients, plus collectifs, plus sereins, et qui ont été dans le contrôle quelques jours seulement après un Game 7 stressant face à Oklahoma City.
    C’est la clé du match. La patience a joué un rôle énorme dans la victoire des Texans.

    James Harden en mode patron

    Si on peut attribuer le mérite de la victoire au collectif des Rockets, impressionnants de réalisme et d’efficacité, et si Robert Covington (defensive rating de 90.4 4 en 39 minutes de jeu) ou Eric Gordon (11 points dans le dernier quart-temps) ont été vraiment importants, un joueur est sorti du lot : James Harden.

    Il faut croire que le contre sur Luguentz Dort a libéré la bête et l’a rempli de confiance. Véritable responsable du maintien des Rockets en tête durant le match, gestionnaire quasiment parfait sur le rythme, il est l’artisan de cette victoire.


    James Harden au dunk face à LeBron James (n°23 des Lakers), dans une victoire 112 à 97 des Rockets.
    © Photo par Jesse D. Garrabrant / GETTY IMAGES


    25 points sur la première mi-temps. 36 au final. 12/20 aux tirs. Des séquences défensives convaincantes, notamment sur Anthony Davis au poste bas.
    Il a su contrôler le groupe à un moment où Russell Westbrook était très frustré de certaines de ses actions.

    Cependant, il n’a pas pu stoppé « AD » indéfiniment, encaissant 11 des 25 points du joueur des Lakers en moins de 4 minutes de confrontation directe.
    « The Brow » a été le point faible d’une défense collective quasiment parfaite, point qu’il faudra régler pour Houston et exploiter pour Los Angeles…

    Quelques notes sur la 1ère confrontation…

    • Le meneur de jeu des Lakers, Rajon Rondo, est revenu sur les parquets pour la 1ère fois depuis le 10 mars. 24 minutes pour lui dans le G1, avec 8 points, 3 rebonds et 4 passes. Classic Rondo. Enfin statistiquement…
    • Les 25 points de James Harden en 1ère mi-temps se classent à la 2ème place des plus grosses performances sur une première mi-temps dans ces Playoffs. A noter que ses 11 lancers-francs tentés sur cette même période constituent le 3ème plus gros total sur une première mi-temps. L’ancien podium était occupé par… 3 joueurs des Lakers (LeBron + Davis x2) lors de leur série face à Portland !
    • Les Los Angeles Lakers perdent ainsi leur premier match dans chacune de leurs séries jouées. C’est arrivé 3 fois dans leur histoire, et pour la première fois depuis l’exercice 2010/11 (Hornets puis Mavericks). A chaque fois, ils n’ont pas dépassé le second tour des playoffs ! Fin de série ?
    • Dallas, Indiana, Miami, Oklahoma City, Toronto et Utah ont chacun réalisé un match avec 3 joueurs à plus de 20 points durant ces playoffs.
      Houston vient d’achever son 3ème match dans ces conditions, avec 5 joueurs différents dans les 3 performances (Harden, Westbrook, Gordon, House, Green). Isolation Harden n’est-ce-pas ?

    Sources : NBA.com, inpredictable, Basketball Reference, ESPN, RealGM.

    Lexique :

    1. Les seeding games : matchs joués à Disney (Orlando) le mois passé afin de définir les places pour les Playoffs et pour la lotterie NBA. Chaque équipe présente à Disney a joué 8 seeding games.
    2. Les points par possession (ou PPP) : statistique prenant en compte le nombre total de points marqués sur le nombre total de possessions.
    3. L’effective field goal percentage (ou eFG%) : statistique calculée en prenant en compte le fait qu’un panier à 3 points est 1,5 fois plus important qu’un panier à 2 points. Plus l’équipe est adroite à 3 points, plus son eFG% sera élevé. La moyenne pour les équipes NBA est de 52-53%.
    4. Le defensive rating (ou DRtg) : statistique inventée pour mesurer l’efficacité défensive d’un joueur. La moyenne NBA se situe entre 105 et 110.
  • Pourquoi Steve Nash à la place de Jacque Vaughn ?

    Pourquoi Steve Nash à la place de Jacque Vaughn ?

    Avec un manque d’expérience flagrant dans le milieu compliqué du coaching pour Steve Nash, il est difficile d’expliquer la raison pour laquelle les Nets mise sur l’ancien meneur et surtout, pourquoi lui font-ils assez confiance pour lui offrir 4 ans de contrat. ClutchTime vous propose d’éclaircir un peu ce choix controversé des Nets de Joe Tsaï dans la sélection du meneur de Johannesbourg en tant que Coach d’une équipe prétendante au Titre.

    Source : @BROOKLYNNETS

    Steve Nash est une légende vivante du jeu qui a brillé au milieu des années 2000 avec les Suns de Mike D’Antoni et sa fameuse tactique du « 7 seconds or less » qui consiste à prendre un tir en moins de 7 secondes. Même si cette tactique a offert 2 MVP à Steve Nash, elle n’a jamais emmené les Suns très loin en Playoffs ce qui ouvre la porte au doute sur la capacité de Steve Nash à pouvoir coacher une équipe aujourd’hui.

    Bien que Steve Nash soit l’un des meneurs les plus intelligents de l’histoire de ce sport, cela ne mène pas forcément à une bonne carrière de Coach et beaucoup sont les joueurs qui l’ont appris à leurs dépens a l’image de Isiah Thomas, Jason Kidd ou même Magic Johnson sur un échantillon très limité.

    Cependant, la chance que possède Steve Nash est d’avoir choisi de ne pas se lancer directement dans une carrière de Coach à la fin de sa carrière mais d’avoir privilégié l’observation de l’évolution de la NBA vers un style et un rythme de jeu différent. D’ailleurs, pour cela, quoi de mieux que d’avoir décidé d’être consultant auprès des Warriors, qui n’est autre que la meilleure organisation des 10 dernières années.

    Dans l’ordre : Steve Nash, Steve Kerr et Bob Myers
    Source : Noah Graham/The Athletic

    On a donc un coach qui a fréquenté cette magnifique organisation et qui a eu la chance de suivre son développement, la façon dont on construit une équipe championne sur plusieurs années mais surtout la façon dont on la gère.

    D’ailleurs, Steve Kerr, le coach de cette organisation des Warriors, possède un profil très similaire à celui de Steve Nash car il a également attendu plusieurs années avant de se lancer dans une carrière de coach et a préféré rester dans l’ombre à observer l’évolution du jeu avant de reprendre le flambeau de Mark Jackson en 2014 et dominer la ligue pendant les 6 années suivantes.

    À l’image d’un Steve Kerr, Nash pourrait très bien réussir ce pari ou du moins, il semble logique que les Nets offre cette opportunité à Steve Nash lorsque l’on voit à quel point cela récompense les Warriors d’avoir choisi un coach sans expérience pour reprendre les rênes d’une équipe prétendante au Titre en 2014.

    De plus, les Nets n’ont pas fait ce choix au hasard car ils ont choisi un individu qui à énormément à enseigner avec beaucoup de connaissances sur le jeu et une capacité a créée des relations avec les joueurs qui sont très importantes dans la NBA d’aujourd’hui et tout cela, Steve Kerr le déclarait dans une interview en Mars 2018 :

    Source : Youtube/ESPN

    D’ailleurs, ce même Steve Kerr a l’air de lui faire confiance pour dominer la conférence Est dès l’année prochaine avec les Nets lorsque l’on voit sa réaction sur Twitter :

    https://twitter.com/SteveKerr/status/1301531920384188416?ref_src=twsrc%5Etfw%7Ctwcamp%5Etweetembed%7Ctwterm%5E1301531920384188416%7Ctwgr%5Eshare_3&ref_url=https%3A%2F%2Fthespun.com%2Fnba%2Fbrooklyn-nets%2Fsteve-kerr-reacts-to-the-nets-hiring-steve-nash

    Son rôle de consultant avec les Warriors pendant 5 ans lui ont donc permis de rester proche du jeu et des joueurs sans pour autant avoir cette voix de membre du staff ou de l’organisation ce qui a offert cette possibilité à Steve Nash de développer de très bonnes relations avec les joueurs mais aussi de consolider des relations préexistantes comme ce fut le cas avec Kevin Durant :

    « I wouldn’t say he made the decision for me, but he made me feel good about it”

    « Je ne dirais pas qu’il a pris la décision pour moi mais il m’a clairement rassuré sur celle-ci »
    Kevin Durant sur l’impact de Steve Nash dans sa décision de signer au Warriors en 2016
    Source : Mercury News

    Cela mène directement à la raison qui semble principale dans son recrutement, la présence de Kevin Durant au Nets.

    Kevin Durant et Steve Nash à l’entrainement des Warriors
    Source : HEARST NEWSPAPERS

    En effet, Steve Nash et Kevin Durant ont une relation très proche qui précède l’arrivée de ce dernier au Warriors en 2016 mais cette relation s’est améliorée depuis 2016 car Nash à réussi a élever le niveau de jeu de Durant en lui offrant beaucoup de son savoir et de son génie dans ce sport.

    Aujourd’hui, Kevin Durant est clairement le décisionnaire numéro 1 des Nets, même si l’organisation est au-dessus de lui, ils prendront toujours leurs décisions en consultant l’avis de leurs superstars Kevin Durant et Kyrie Irving et c’est surement cela qui a mené à la présence de Steve Nash en tant que Coach.

    La NBA d’aujourd’hui n’est plus la NBA de Jordan lorsque Jerry Krause avait le dernier mot, désormais, les stars ont un impact beaucoup plus important voir, pour certaines superstars, une décision unanime sur la gestion de l’équipe.

    Steve Nash a travaillé avec beaucoup de membres importants des Nets dans le passé a l’image de Kevin Durant et Caris Levert mais il lui manque une réelle relation avec Kyrie Irving ce qui peut lui être préjudiciable si les 2 ne s’entendent pas. Cependant, sa relation avec Kevin Durant devrait lui permettre de garder un bon contrôle sur l’équipe car lorsque tu as la star principale de ton équipe dans la poche, tout le monde suit comme l’avait déclaré Greg Popovich durant la cérémonie en l’honneur de Tim Duncan :

    Enfin, pour ce qui est de Steve Nash en tant que coach, on ne peut pas du tout le juger pour le moment par manque d’échantillon mais on peut tout de même émettre quelques « peur » sur sa capacité à devenir un bon Coach dans la NBA d’aujourd’hui.

    En réalité, tous les meilleurs coachs actuels, que ce soit Brad Stevens, Nick Nurse, Erik Spoelstra, ect.. sont tous des coachs avec une capacité d’adaptation en Playoffs impressionnante et cela est d’ailleurs visible actuellement durant le second tour des Playoffs mais ce qui pose problème est que Steve Nash n’a jamais connu de coach de ce calibre.

    Que ce soit Don Nelson, Mike D’Antoni, Terry Porter, Alvin Gentry ou encore Byron Scott, aucun coach précité n’est connu pour avoir des capacités d’adaptation incroyable mais plutôt pour avoir une philosophie de jeu strict sans renouvellement.

    Donc contrairement à un Jason Kidd qui a eu la possibilité d’apprendre d’un Rick Carlisle en 2011 avec les Mavericks, Steve Nash n’a jamais eu cette chance. Même si cela peut sembler anodin, ce fait peut avoir un réel impact sur la façon dont Steve Nash va coacher cette équipe et sa fin de carrière avec les Lakers ne montre aucun signe encourageant en faveur d’une future grande carrière d’entraîneur contrairement, par exemple, à un Chris Paul avec le Thunder de cette saison.

  • Comment le Miami Heat a-t-il remporté le Game 1 face aux Bucks ?

    Comment le Miami Heat a-t-il remporté le Game 1 face aux Bucks ?

    Par Benjamin Gisse (@MagicBenJohnson)


    A quelques heures du 2ème match d’une série aussi palpitante que prévue, Milwaukee Bucks et Miami Heat se sont affrontés lors d’un premier match du second tour des Playoffs 2020. Alors que Milwaukee partait favori dans cette confrontation, Miami a su déjoué les pronostiques en s’imposant de 11 points face à la meilleure équipe de la saison régulière. Mais comment ont-ils fait ?


    Du répondant… Beaucoup de répondant

    Jouer contre Milwaukee, c’est constamment choisir son poison. Entre Giannis Antetokounmpo, Khris Middleton, Brook Lopez et les autres shooteurs fous à 3 points, il est impossible de contenir tout le monde.
    Miami a fait son choix en se concentrant exclusivement sur la menace numéro 1 : le défenseur de l’année et candidat légitime au titre de MVP, Giannis Antetokounmpo.

    Il faut dire que Miami peut se vanter d’être une des 4 équipes à avoir maintenu Giannis à moins de 15 points lors d’un match de saison régulière. Sur ces 4 matchs, Giannis a tenté le plus de tirs et joué le plus de minutes face au Heat. Et seul Miami s’est qualifié en playoffs parmi ces 4 adversaires…
    Mais les Playoffs et la saison régulière n’ont rien à voir, on le sait, et on le répète assez souvent.

    En assignant principalement Jae Crowder en mission face à lui, Miami ne s’attendait pas à trouver un « Giannis stopper ». Et cela n’a pas été le cas. Comme à son habitude, il a été compliqué de stopper Giannis en 1 contre 1.


    Tableau représentant quelques statistiques de Giannis Antetokounmpo face au Miami Heat, en fonction de ses principaux face-à-face en défense


    Mais la confrontation ne s’est pas jouée sur les 1 contre 1 de Giannis, bien au contraire. Coach Spoelstra a fait le choix de couper le plus possible l’accès au cercle, laissant les Bucks maître de leur destin sur la ligne à 3 points et doublant (ou triplant) quasiment toutes les tentatives du joueur grec de pénétration. Avec seulement 12 tirs tentés, il enregistre son plus faible total des playoffs et l’un des plus faibles de sa saison.

    Offensive rating 1 de 99, 6 pertes de balle, 4/12 aux lancers-francs, 4 points en 12 minutes sur le dernier quart-temps… Mission accomplie pour Miami, avec un Giannis qui doit déléguer le scoring à d’autres joueurs.

    Le répondant du Heat a été physique, mais aussi mental. Avec un impressionnant 1,39 points par possessions 2 à la suite d’un panier de Milwaukee, Miami n’a laissé aucune chance aux Bucks de creuser l’écart, les deux équipes se répondant souvent coup pour coup sur le terrain. Milwaukee n’a pas su gérer son avance, et n’a pas su prendre avantage de sa forte adresse à 3 points (16/35 sur le match).
    Signe inquiétant pour la meilleure défense sur les points par possessions encaissés après avoir marqué un panier (0,99 sur la saison).

    Pourtant, le 1er QT, malgré sa physionomie très particulière, a été outrageusement dominé par Milwaukee, avec 2 énormes « runs »3 , caractéristique de la locomotive Bucks depuis le début de saison : 15-6 puis 17-8, en un seul QT. Résultat : 40 points inscrits, 29 encaissés. +11, plus gros écart du match côté Bucks.

    Derrière ? Miami remportera les 3 derniers QT et ne laissera pas Milwaukee faire un run plus gros qu’un petit 7-2 juste avant la mi-temps.
    Ajustement tactique, volonté de gagner, peu importe… Le Heat a eu du répondant.

    Jimmy Buckets, patron d’une seconde mi-temps maîtrisée

    L’affaire était compliquée à la mi-temps. 63-60 pour les Bucks, menés par un tandem Middleton-Lopez absolument incroyable, compilant 40 des 63 points à eux deux. Côté Miami, c’est Goran Dragic qui tient la barre, avec 19 unités.

    Miami tient mais Miami n’est pas à l’abri d’un sursaut offensif comme ils avaient pu le vivre lors de la défaite 116-130 dans la bulle face aux mêmes Bucks lors des seeding games 4 .

    Si Goran n’inscrira « que » 8 points durant la seconde mi-temps, un homme sortira du lot et scellera la victoire du Heat : Jimmy Butler.

    Souvent considéré ces dernières saisons comme un joueur clutch 5 , Jimmy a connu une saison compliquée dans ce domaine. Avec des pourcentages aux tirs très douteux dans les moments chauds, il a su renaître lors de ces playoffs, enregistrant des statistiques dignes de sa réputation, quasiment au niveau de ses playoffs avec Philadelphie l’an passé.


    Graphique représentant les probabilités de victoires ajoutées dans les situations clutch de Jimmy Butler, sur les play-offs et en saison régulière depuis 2013


    40 points inscrits. 27 en seconde mi-temps. 15 dans le dernier quart-temps.
    Un record de points en carrière sur un match de playoffs pour lui, et une victoire en tant qu’outsider face à la meilleure équipe de la ligue. « Jimmy Buckets » ne pouvait pas rêver mieux, Miami est toujours invaincu sur cet exercice de playoffs, et lui est en pleine confiance.

    Il est chez lui à Miami, dans cette fameuse culture du Heat à laquelle il s’identifie. Le fit est parfait, l’ambiance est excellente, la dynamique est très bonne.

    3ème joueur de l’histoire de la franchise floridienne à scorer 40 points ou plus dans un match de playoffs (LeBron James & Dwyane Wade), il a été inarrêtable dans cette seconde mi-temps, à tous les niveaux.
    6/8 aux tirs dans le 4ème quart-temps, accompagné de 2 lancers francs mis, et une impression de marcher sur l’eau, offensivement et défensivement.

    Beaucoup de situations d’isolations en fin de match, preuve d’une confiance incroyable, tant Miami est l’une des équipes utilisant le moins l’isolation dans la NBA (pourcentage de 4,6% possessions se finissant par une isolation). C’était le moment « Jimmy B. ». Peut-être le seul de la série, peut-être le premier, mais il a saisi cette occasion, et le Miami Heat s’est imposé.

    Sous les yeux de Pat Riley, présent pour la 1ère fois à un match à Orlando, cette performance n’a pas manqué de faire réagir sur Twitter, notamment avec l’apparation d’un petit message de la part d’un certain ex-coéquipier, sûrement nostalgique…

    Une grosse présence dans la raquette

    C’est l’un des facteurs X de cette série. Miami doit apprendre à gérer la domination défensive à l’intérieur des Bucks.
    En encaissant seulement 38,7 points de moyenne dans la raquette sur la saison régulière, Milwaukee a été incroyablement efficace, poussant ses adversaires à prendre énormément de tirs à 3 points (39,3 tirs à 3 points tentés pour les adversaires des Bucks, soit plus que n’importe quelle autre équipe).

    Le problème, c’est que Miami possède une armada de shooteurs à 3 points, menées par le sniper Duncan Robinson. Il ne serait pas très malin de les laisser tirer 40 fois à 3 points par match.
    Ainsi, Milwaukee s’est directement adapté (31 tirs à 3 points tentés par Miami sur le G1), en contenant notamment parfaitement la menace offensive Duncan Robinson, qui a seulement tenté 4 tirs à 3 points, pour un réussi.

    Cette performance défensive rappelle fortement le match 1 face aux Pacers au 1er tour, où le jeune joueur fit un 2/8 à 3 points dans la victoire contre Indiana, avant de s’adapter et de finir à 10/19 sur les 3 derniers matchs de la série.

    En refusant le plus possible les tirs longue distance, Coach Budenholzer savait quelque chose : l’accès au cercle sera beaucoup plus simple pour Miami.

    Résultat sans appel : alors qu’ils encaissaient 27,6 points par match dans la raquette depuis le début des playoffs, Milwaukee a subi et a encaissé 42 points dans la raquette.

    En plus de cela, Miami a bénéficié d’un excellent Bam Adebayo aux rebonds, avec 17 prises, dont 6 offensives et un ORB% 6 de 19,5. Avec 12,4 rebonds de moyenne sur ces playoffs, Bam s’impose comme une énorme menace dans la raquette. Il a notamment battu le record de rebonds d’un joueur de Miami en playoffs (19) lors du match 4 face à Indiana.

    Complètement dominé aux rebonds niveau statistiques (46 rebonds pour Miami, 34 pour Milwaukee), les Bucks n’ont pris que 14 rebonds en seconde mi-temps, pire total de leur saison ! Miami en a profité, et n’a laissé, sur le match, que 4 petits points sur seconde chance à Milwaukee, malgré les 7 rebonds offensifs des Bucks.

    Milwaukee n’a pas utilisé une stratégie défensive ultra efficace sur ce match, et devra s’adapter rapidement avant le Game 2, sous peine d’être une fois de plus dans une situation inconfortable, car Coach Spoelstra sait et va s’adapter.

    Cette adaptation du collectif floridien peut faire très mal aux Bucks. Nous parlions plus tôt dans cet article du fait qu’il fallait choisir son poison face à Milwaukee. Miami est différent. Ils s’adaptent au jeu adverse pour offrir le poison le plus mortel possible. Entre profondeur du banc et génie au coaching, Milwaukee a du souci à se faire avant la confrontation de ce soir.

    En tout cas, rien n’est fait dans cette série. Le match 1, soldé par une victoire de Miami, a été à la hauteur des espérances et des attentes. La suite de la série ne devrait pas faire exception à la règle et les deux équipes vont nous offrir un excellent spectacle !

    Quelques notes sur la 1ère confrontation…

    • Le meneur de jeu des Bucks Eric Bledsoe n’a pas joué le match 1 à cause d’une tension à l’ischio-jambier droit. Son statut est incertain pour le match 2. Il a été remplacé par George Hill, dont l’impact a été faible durant ce match.
    • Côté Miami, 7 jours ont séparés le Game 1 de leur dernier match contre Indiana, contre 2 pour Milwaukee. Fatigue en fin de match ? Avantage sur l’adaptation tactique ? Possible, le run 20-8 en faveur de Miami dans les dernières minutes du match a fait très mal.
    • Milwaukee a subi le rythme imposé par Miami durant toute la seconde mi-temps, avec une moyenne de 14,9 secondes par possession offensive, contre 12,9 secondes en première mi-temps. Jeu lent = jeu moins efficace pour les Bucks…
    • Miami, qui était l’équipe la plus dominante de la ligue sur les handoffs 7 , connaît des débuts de playoffs plutôt compliqués dans ce domaine, avec une adaptation très concrète des équipes adverses. Même si la fréquence augemente, l’efficacité diminue, passant de 1,07 PPP à 0,98 PPP.
    • Les Bucks, adepte du jeu de transition grâce à Giannis, ont eu très peu d’occasions de dérouler rapidement leur jeu dans ce match. A l’aide d’une défense très resserrée sur le repli défensif et très intelligente (fautes faites très tôt, prises à deux succinctes pour dissuader le porteur), Miami a su très souvent ralentir le jeu de Milwaukee.

    Sources : NBA.com, inpredictable, Basketball Reference, ESPN.

    Lexique :

    1. L’offensive rating (ou ORtg) : statistique inventée pour mesurer l’efficacité offensive d’un joueur. La moyenne NBA se situe entre 105 et 110.
    2. Les points par possession (ou PPP) : statistique prenant en compte le nombre total de points marqués sur le nombre total de possessions.
    3. Un run : période de jeu où une équipe A domine une équipe B en inscrivant beaucoup de points et en encaissant très peu. C’est un véritable passage clé lors d’un match. Le basket-ball est souvent caractérisé comme étant un sport de runs.
    4. Les seeding games : matchs joués à Disney (Orlando) le mois passé afin de définir les places pour les Playoffs et pour la lotterie NBA. Chaque équipe présente à Disney a joué 8 seeding games.
    5. Joueur clutch : joueur doté d’un sang froid hors-norme, capable de faire basculer une rencontre dans les moments les plus chauds et stressants.
    6. Offensive rebound percentage (ou ORB%) : calcul du nombre de possessions offensives d’un joueur se terminant par un rebond offensif. C’est calculé en fonction des rebonds offensifs de son équipe et ceux de l’équipe adverse. La moyenne NBA se situe entre 0 et 5%.
    7. Handoffs : situation de « main-à-main » où le porteur de balle va offrir le ballon à un coéquipier en étant immobile. Pour cela, le coéquipier va venir vers le porteur et va recevoir le ballon une fois qu’il passera à côté du porteur. Situation très utile pour les shooteurs à 3 points afin de les libérer de leur marquage défensif.
  • Les Busts en NBA : Tentative d’explication

    Les Busts en NBA : Tentative d’explication


    Anthony Edwards, LaMelo Ball, James Wiseman, Obi Toppin, Killian Hayes, Issac Okoro ou encore Devin Vassell. Tous ces jeunes prospects à très forts potentiels sont attendus parmi les premiers picks de la prochaine draft qui, épidémie de Covid19 oblige, se tiendra le 16 octobre prochain.

    Certains deviendront All Star, d’autres seront peut-être même intronisés au Hall of Fame, le Panthéon de la balle orange. En revanche, et comme chaque année, plusieurs ne parviendront pas à satisfaire les attentes autour d’eux et marqueront l’histoire, non pas grâce à leur niveau de jeu, mais bien à cause de leur capacité à décevoir.

    Pourquoi certains joueurs, que tout prédestine à un avenir glorieux en NBA, tombent finalement dans l’oubli le plus total ? Qui sont-ils et quelles en sont les raisons ?


    Des joueurs draftés trop jeunes ?

    C’est un fait, les rookies NBA draftés sont de plus en plus jeunes : Lors de la draft 2017, 20 joueurs de moins de 20 ans ont été draftés. Un nombre important, particulièrement quand on s’aperçoit que lors de drafts antérieures, notamment en 2005, ce nombre était plus faible alors même que les jeunes de 17 et 18 ans étaient éligibles.

    Les franchises NBA semblent donc de plus en plus prêtes à faire confiance à des jeunes encore verts plutôt que des joueurs ayant terminé leur cursus universitaire. Cela peut se comprendre dans un sens : Plus le joueur est jeune, plus la franchise a le temps de le faire progresser, de le préparer à l’univers NBA, de le façonner de sorte qu’il puisse réussir dans la Grande Ligue.

    Néanmoins, la réticence de nombreux joueurs à terminer leur cursus universitaire (à l’image de Ben Simmons qui confiait ne pas savoir ce qu’il avait appris à LSU) complique la tâche des recruteurs NBA : moins de matchs joués, moins de possessions à analyser et donc une plus grande possibilité de tomber sur un bust.

    Les scouts mandatés par les franchises doivent ainsi analyser le jeu de joueurs très jeunes, avec un nombre de matchs assez limité. La marge d’erreur est plus faible, tout en sachant que la NBA et la NCAA sont des mondes qui ne ressemblent pas vraiment. Réussir en NCAA ne veut pas dire qu’on réussira nécessairement en NBA.

    En observant ce tableau, on peut s’apercevoir que, plus les années passent, plus les joueurs choisis au début de la draft (les lottery picks) sont jeunes. En 1995, l’âge moyen des picks 1 à 15 était de 21,5 ans alors qu’en 2017, ce nombre est descendu en dessous de 20, signe du rajeunissement progressif des différentes cuvées.


    Une arrivée difficile dans le microcosme NBA pour des gamins mal préparés.

    Bust. Voilà le nom avec lequel nous désignons de nombreux joueurs anciens comme actuels aujourd’hui. Pour faire simple, il s’agit d’un terme utilisé pour décrire un joueur de la NBA qui a été choisi dans les premières positions de sa draft, dont on avait des attentes élevées, mais qui ne s’est jamais approché du niveau attendu.

    Prenons un exemple récent avec la Draft de 2013 :
    Comme lors des 29 dernières années, et pour la toute dernière fois, David Stern s’avance pour annoncer le premier choix.
    With the first pick in the 2013 NBA Draft, the Cleveland Cavaliers select… Anthony Bennett from Toronto, Canada.

    Stupeur au Barclays Center. Le joueur de 20 ans formé chez les Rebels d’UNLV du côté de Las Vegas n’était pas attendu aussi haut. Selon son coach de UNLV, Dave Rice, Bennett était « un joueur unique, mais différent, c’était clair. Mais son futur s’annonçait brillant. C’était le style de joueur qu’on souhaite avoir chaque saison à la Fac. Il était tellement talentueux. Il ne pensait qu’à l’équipe, était facile à coacher, voulait gagner. Plus le match était important, mieux il jouait. »

    Avec des statistiques solides (16,1 points, 8,1 rebonds et 53,3% de réussite aux tirs) lors de sa saison universitaire, on se demande encore comment un joueur décrit comme tel a-t-il pu décevoir à ce point ? Point encore plus important, comme les scouts des Cavs, eux qui ont une ribambelle d’outils statistiques tous plus perfectionnés les uns que les autres, ont-ils pu faire une telle erreur ? Dès le premier match on se rend bien compte que le canadien n’a absolument pas le niveau d’un first pick et encore moins celui de la NBA.

    Un exécutif raconte : « J’étais choqué que les Cavs l’aient pris en première position. Je me disais « C’est un mauvais choix, mais il sera probablement un bon 6ème homme mais certainement pas, c’est un mauvais choix, ce mec va sortir de la ligue ».

    Négligence de la part des scouts de Cleveland au sujet de Bennett ? Peut-être, comme l’explique un scout anonyme, qui pense que la franchise de l’Ohio « n’a pas eu un rapport complet sur Bennett. Le staff de UNLV tolérait beaucoup de choses. Les Cavs ont eu une version optimiste de son éthique de travail et de son attitude. »

    source : Mike Segaar – Reuters

    Comme dit précédemment, les joueurs draftés sont de plus en plus jeunes et donc, la durée de leur cursus universitaire, de plus en plus courte. L’analyse se fait ainsi sur un échantillon moins conséquent, avec une marge d’erreur forcément plus importante.

    Mais est-ce vraiment la faute du natif de Toronto ? A cette époque, le management des Cavs est en perdition totale, avec à sa tête un Chris Grant qui veut absolument faire d’Anthony Bennett LE joueur de demain. Mais pour un garçon aussi jeune, c’est trop de responsabilités et ce dernier vivra une saison rookie désolante avec des pourcentages désastreux.
    Mais dans un contexte moins anxiogène et dans une franchise mieux cadrée, le jeune canadien aurait pu faire une bien meilleure carrière si on l’avait laissé se développer quelque peu. Ou peut être pas. Nous ne saurons jamais.

    Cela nous amène à une nouvelle réflexion : le cadre dans lequel un jeune arrive en NBA. Arriver à 18 ans chez les Spurs, une des meilleures organisations de la ligue, ce n’est pas la même chose que d’arriver chez les Cavs ! Est-ce que Tony Parker ou Manu Ginobili auraient eu la même carrière s’ils avaient été draftés par une autre franchise ? Rien n’est sûr.


    Des environnements néfastes ?

    Outre les blessures qui peuvent toutefois témoigner d’un manque d’éthique de travail, l’un des problèmes majeurs causés par une arrivée trop rapide en NBA est une mauvaise gestion de ce que l’on appelle les « à cotés ».
    Tout de suite plongés dans le gigantesque océan médiatique qu’est la NBA, certains jeunes, mal préparés ou mal conseillés, peuvent rapidement sombrer.

    Interrogé récemment par France Info, Kevin Séraphin, ancien joueur des Wizards, le confirme : « Aujourd’hui, un joueur NBA gagne vite un million de dollars par an. Ça donne forcément des idées à des personnes mal intentionnées. La fameuse Draft n’est qu’une étape.

    Cette première sélection est déjà très compliquée, mais il faut encore trouver sa place, jouer afin de survivre et de pouvoir prolonger l’aventure au-delà de deux ans. Le plus dur en fait, c’est d’accepter la transition entre le basket comme passion et le basket comme métier à plein temps. »

    Les jeunes semblent donc avoir du mal à faire la transition entre le monde amateur et le monde professionnel. Tous n’ont pas, à l’instar de Steph Curry par exemple, un père qui a fait carrière dans la grande ligue et donc un modèle à suivre. De nombreux joueurs ne roulaient pas sur l’or avant d’arriver dans la NBA et peuvent se retrouver comme perdus face à cet afflux d’argent : ils essayent tant bien que mal d’imiter les dépenses de leurs coéquipiers vétérans ce qui en réalité, n’est pas une bonne chose, car ces derniers ont souvent des contrats plus longs, mieux rémunérés et surtout déjà de l’argent de côté.

    Pas vraiment au courant des vertus d’une bonne alimentation, de nombreux jeunes se gavent de fast foods à longueur de journée, ce qui n’est, évidemment, pas la meilleure manière de prendre soin de son corps. Certains peuvent même se retrouver en difficulté face à des tâches plutôt banales : un exécutif de la ligue racontait qu’il avait un jour observé un grand espoir ayant du mal à « ouvrir un compte en banque ou payer ses factures ».

    source : Mark Ralston – AFP via Getty Images

    Propulsés dans la jungle qu’est la NBA, ces jeunes prospects doivent garder la tête froide et s’adapter rapidement à la situation. Trevor Ariza, drafté à l’âge de 19 ans en 2004 par les Knicks l’explique :

    Le plus gros ajustement que j’ai dû faire était probablement d’être si loin de chez moi à un si jeune âge, je ne m’étais jamais absenté de chez moi aussi longtemps. Si l’on n’est pas bien dans sa tête, dans son esprit, on ne peut être performant en NBA.

    Dans une ère où les réseaux sociaux sont rois, il peut être difficile de rester focaliser sur la balle orange. Et ce n’est pas Lamar Odom qui nous dira le contraire ! Dans son autobiographie, “Darkness to Light” (De l’obscurité à la lumière), l’ancien champion NBA avec les Lakers explique qu’il « pense avoir dépensé plus de 100 millions de dollars » pour de la drogue. Il ajoute qu’il a « dû payer beaucoup d’avortements » au cours de sa carrière, car « il faisait l’amour avec six femmes par semaine en moyenne. »

    Le vétéran des Blazers confirme les propos de son ancien coéquipier :

    Trouver quelque chose à voir avec mon temps libre a été une autre chose à laquelle j’ai dû m’adapter, il n’y a que peu d’heures que vous pouvez passer dans le gymnase, en particulier en jouant à plus de 80 matchs par saison. J’ai eu du mal à trouver des choses à faire avec tout le temps libre que nous avions.

    Un phénomène encore bien présent de nos jours, qui nous rappelle qu’avoir des vétérans dans le vestiaire, qui connaissent les rouages de la NBA et savent conseiller les moins expérimentés, est primordial…
    Prenez le jeune espoir des Pistons, Sekou Doumbouya, qui a tout pour devenir un grand joueur, avec des qualités athlétiques qui correspondent parfaitement au style de la NBA d’aujourd’hui.

    Cependant, il est régulièrement réprimandé par son coach, Dwayne Casey, qui lui reproche un manque de concentration et de maturité. Rien de plus normal, quand on voit que l’ancien joueur du CSP Limoges a déjà partagé ses highlights… à la mi-temps d’un match ou que ses échauffements d’avant match consistent à imiter Kylian Mbappé.


    L’exemple glaçant de Robert Swift

    Pendant de longues années, la NBA autorisait les joueurs de 18 ans, c’est-à-dire les lycéens, à pouvoir s’inscrire à la Draft. Avec plus ou moins de réussite… LeBron James, Kevin Garnett pour ne citer qu’eux, se sont parfaitement adapté au jeu NBA et sont devenus des stars interplanétaires.

    Pour d’autres cependant, l’expérience fut bien moins concluante et David Stern, ancien et regretté commissionnaire de l’époque, s’inquiéta de voir ces jeunes talents se présenter trop tôt à la Draft, sans prendre le temps d’obtenir le moindre diplôme. L’exemple de Robert Swift est sans doute le plus frappant.

    Sélectionné en 12ème position de la cuvée 2004 par les Seattle SuperSonics, l’intérieur de 2m13 ne confirmera jamais le semblant de potentiel entraperçu au lycée de Bakersfield, en Californie. Pire, après de graves blessures à répétition, Swift sombre dans l’alcool, la drogue ( héroïne entre autres ) et même dans les cambriolages… Une véritable descente aux enfers pour un joueur qui aurait pu faire une carrière au moins honnête en NBA.

    Probablement échaudé par les histoires de ce genre, David Stern met en place en 2006 le one and done, ce qui veut dire que les joueurs américains doivent désormais attendre leurs 19 balais pour se présenter à la Draft et que par conséquent, ils sont dans l’obligation de passer, pour au minimum un an, par la case NCAA.

    Un moyen de faire grandir quelque peu ces jeunes pousses avant de les jeter dans le grand bain. Mais ces derniers semblent de plus en plus réticents à passer par la case NCAA, empire lucratif qui génère des millions et des millions (de dollars) chaque année. En effet, les joueurs universitaires ne sont pas rémunérés et si certains vont toucher le pactole au cours de leur carrière dans la grande ligue, d’autres vont la voir se terminer sans rien toucher.

    L’an dernier, la blessure spectaculaire de Zion a relancé le débat : et si Williamson s’était gravement blessé et avait compromis le reste de sa carrière ? En avril dernier, c’est Jalen Green, présenté comme le meilleur lycéen du pays, qui a choisi de snober la NCAA. L’année prochaine, il jouera en G-League, l’antichambre de la NBA, comme il l’a récemment annoncé à Yahoo Sports.

    En 2018, Adam Silver, le boss de la NBA, s’interrogeait déjà sur le problème :

    De notre côté, nous estimons que la Draft est meilleure quand on a la possibilité de voir ces jeunes jouer à un haut niveau avant de venir en NBA. D’un autre côté, on pense que la question est de savoir, en termes de succès immédiats, si ce n’est pas mieux pour nous d’interagir avec eux lorsqu’ils sont plus jeunes. Seront-ils meilleurs s’ils viennent en NBA à 18 ans, en utilisant la G-League pour leur formation et leur apporter du temps de jeu ? Tout en sachant que pour les meilleurs d’entre eux, il ne fait aucun doute qu’ils pourraient être performants dès 18 ans.

    source : NCAA Champion Magazine

    Alors que le nombre de one-and-done ne cesse d’augmenter au fil des drafts, le plus ancien et célèbre défenseur d’une entrée rapide en NBA, Spencer Haywood, semble réticent à supprimer cette règle : « Les joueurs NCAA ne sont pas prêts pour la NBA après juste une saison » expliquait-il en 2014. Gerald Green, dernier lycéen en date choisi à la draft, renchérit : « Il y a beaucoup de joueurs qui sortent du lycée qui ne sont pas prêts. Tout le monde ne s’appelle LeBron James. »


    Qu’importe la décision que prendra la NBA à propos de ce sujets-là, elle déclenchera des réactions aussi bien négatives que positives. Au final, la décision reviendra au joueur : Prendre le temps de se développer à l’université au risque de ne jamais arriver en NBA ou rejoindre directement la grande ligue sans forcément y être prêt ? Ces dernières années, la NBA a commencé à réfléchir à une solution qui pourrait permettre aux prospects les plus talentueux de gagner leur vie dès leur sortie du lycée (en G- League ?) plutôt que de s’ennuyer 1 an en NCAA sans toucher un seul dollar. La balle est dans la main de Adam Silver. Comme toujours.