Pour les amateurs de sport qui aiment prolonger le plaisir après le coup de sifflet final, suivre les cotes et les marchés peut ajouter une autre dimension à l'analyse des matchs. En France, la pratique du pari sportif évolue et certains joueurs se tournent désormais vers des plateformes acceptant les cryptomonnaies ; pour s'y retrouver, un comparatif des bookmakers crypto permet d'identifier les offres disponibles et de comparer leurs conditions en toute transparence. Comme toujours, il convient de miser de manière responsable et de ne jouer que ce que l'on peut se permettre de perdre.

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  • Les Hornets peuvent gagner, pourquoi ?

    Les Hornets peuvent gagner, pourquoi ?

    En raison de toutes les préviews des spécialistes du milieu NBA, dont la rédaction de ClutchTime, les frelons de Caroline du Nord vont terminer bon dernier de la NBA en 2020. Le fan (depuis 1993) que je suis est obligé de voir le rayon de soleil qui va éclairer la ruche, aussi infime soit-il. Penchons-nous donc sur les résultats de BuzzCity sur la fin de la saison, particulièrement lorsque la franchise de Jojo était en quête de victoires pour se qualifier en Playoffs, lorsque les joueurs ne donnaient VRAIMENT pas l’air de tricher ou tirer la couverture à soi.

    Les fins connaisseurs s’en souviendront, après avoir passé un bon moment de la saison dans le top 8, les Hornets passent en dessous des 50% de victoires sur janvier et février, faisant basculer les joueurs au maillot turquoise dans la mauvaise partie du classement.

    Pour les amateurs de sport qui aiment prolonger le plaisir après le coup de sifflet final, suivre les cotes et les marchés peut ajouter une autre dimension à l'analyse des matchs. En France, la pratique du pari sportif évolue et certains joueurs se tournent désormais vers des plateformes acceptant les cryptomonnaies ; pour s'y retrouver, un comparatif des bookmakers crypto permet d'identifier les offres disponibles et de comparer leurs conditions en toute transparence. Comme toujours, il convient de miser de manière responsable et de ne jouer que ce que l'on peut se permettre de perdre.

    Statistiquement toujours possible, l’équipe se lance alors dans une volonté de conquête incroyable. Mais c’est sans oublier que nous sommes dans une année de transition niveau staff avec un coach rookie au commande, hésitant encore sur sa rotation au vu des derniers résultats. Nous sommes le 19 mars 2019, le bilan est de 31-39 et Charlotte vient de perdre contre Philly avec un 5 de départ dont le +/- est entièrement dans le négatif alors que le banc (souvent malmené) est dans le positif, le meilleur joueur ce soir là sort du banc, c’est Lamb avec 26 points, 11 rebonds et 3 passes (6/11 dont 3/5 à 3 pts) et surtout un « plus/minus » (la stat si chère pour Nicolas Batum et nous-même) à +9.

    Batum, Walker et Williams, soit les 3 tauliers, sont chacun à -11.

    LA REVOLTE

    Le match suivant, coach Borrego tente un pari et sort Batum du 5 au profit de Bridges, il termine avec le meilleur +/- à + 10 et une victoire face à Minnesota. Toute l’équipe est en positif sauf Biyombo qui ce soir là doit affronter un KAT à 21 pts, 16 rebonds mais « contenu » à 7/17 aux tirs.

    L’équipe va enchaîner au total sur les 12 derniers matchs de la saison un bilan de 8V-4D. Soit 66% de réussite sur les 14% de matchs restants de la saison. Avec des victoires notamment contre Boston, Toronto X2 (merci Lamb), San Antonio et Détroit !

    Sur cette période pendant laquelle l’équipe affiche énormément de victoire avec un +/ de -0.5, alors que Walker (-0.7), Lamb (+2.1) et Kaminsky (+3.8) tirent la charrue – mais ils ne seront plus là cette année – les jeunes auxquels le staff fait confiance en jouant leur va-tout, donnent le maximum.

    Ainsi, Bacon (12.6 pts en 28.6 minutes mais -1.8), Bridges (12 pts en 32.5 minutes mais -2.5), Monk (6.6 pts en 16.4 minutes et +1.1), D.Graham (4.1 passes en 18.7 minutes et +0.7), Hernangomez (8.2 points et 5.2 rebonds en seulement 15.7 minutes et -1.2), saisissent leurs chances chacun leur tour, pour certains en intégrant le 5 de départ, jouant les 12 derniers matchs dans leur intégralité avec le résultat que l’on connait.

    Batum présente un très valorisant +4.5 (+/-) mais sur seulement 6 matchs à 1.7 points/match (2.3 tirs pris par matchs !) en 22.2 minutes de moyenne.

    Tony Parker ne jouera aucun de ces 12 derniers matchs.

    A CHAQUE JOUR SON HEROS

    Si l’on fait abstraction des prestations de Walker, toujours au niveau AllStar, certains jeunes joueurs sauvent les meubles comme dans la victoire contre Boston, le 23 mars, 124-117 dans laquelle Bridges va compiler des stats de leader avec 20 pts, 7 rbds, 3 steals à 8/13.

    miles bridges dunk
    Miles Bridges #0 des Charlotte Hornets

    Le lendemain, dans la victoire miracle contre Toronto 115-114, Bridges (16 pts-6 rbds à +3) , Hernangomez (13 pts-10rbds à +8) et Devonte Graham (10 pts-9 pds à +6) sont la plus-value qui a fait la différence.

    Deux jours plus tard, alors que les uns faiblissent parce qu’ils ne sont pas encore adapté à l’obligation de résultat chaque soir, parce que ne pas avoir été titulaire toute la saison a des conséquences sur le mental, d’autres prennent à nouveau le relais au côté de l’immense Walker.  Dans la victoire contre San Antonio 125-116, Dwayne Bacon va sortir un match à 24 pts-6rbds-3stls-9/16 et surtout un +15 lorsqu’il est sur le terrain !

    Bacon et Bridges sont installés durablement dans le 5 alors que Batum, titulaire indiscutable jusque là apparaît tantôt remplacant, tantôt DNP et même « Inactive ».

    Comme attendu, les frelons enchaînent ensuite 3 défaites contre les Lakers, les Warriors puis les Clippers qui ne met pas un terme définitf à leurs espoirs de playoffs.

    C’est alors que le grand rush final se présente. Les Hornets ne sont plus maîtres de leur destin et espèrent que leurs adversaires direct perdent. Mais l’espoir est là et tout le monde y croit.

    C’est ainsi que la franchise de Caroline du Nord va enchaîner 4 victoires cruciales. Une première contre la Nouvel-Orléans 115-109 dans laquelle Kaminsky, mis sur le banc voire délaissé une partie de la saison, va terminer à +14 avec 21 pts face à une raquette composée de Randle (34 pts) et Okafor.

    Une deuxième victoire face à Toronto 113-111 dans laquelle Bridges et Monk se trouent mais Lamb et Kaminsky rattrapent la mise avec 22 pts chacun.

    Une troisième victoire 104-91 face à Détroit voit Batum revenir dans le 5 à la place de Williams, absent. Trois joueurs seulement sont en +/- négatif (dont Batum) mais Bridges et Bacon tiennent la route, toujours dans le 5 de départ.

    Il ne reste plus que 2 matches et encore un espoir de qualification. Cleveland qui réalise une mauvaise saison passe au rouleau compresseur 124-97 et les jeunes assurent.

    LE DERNIER MATCH DE L’ANNEE

    Puis, ironie du sort, le dernier match se joue face au Magic de… Steve Clifford, ancien coach de Charlotte la saison dernière, qui est déjà certain au moment de jouer ce match de participer aux playoffs 2019. Et Orlando gagne 122-114 dans un match ou il est difficile de nourrir des regrets malgré le scénario, en raison de l’écart de niveau des deux adversaires du soir. Passons sur l’adversaire ou encore l’énorme match de Walker ce soir là. Et intéressons-nous au sujet en question : la prestation de ceux qui seront dans l’équipe cette année.

    Bridges fût tout simplement au niveau de ce qu’on attend d’un titulaire NBA qui joue une qualification pour les PO. 18 points, 3 passes, 2 interceptions, 2 contres à 61% et +2 !! Il joue d’ailleurs 41 minutes et place des alley-oop, dunks rageurs, etc… Il joue juste.

    Bacon, lui aussi dans le 5 de départ termine avec 12 points, 2 rebonds, 2 passes à 54.5% et surtout une belle défense face à Fournier qui reste à 40% au shoot alors que le reste de l’équipe se noit (Batum, Monk, Kaminsky) sur la défense de Ross ou Gordon.

    NBA ready vous dites ?

    Monk et Graham passent au travers. Ils ne sont d’ailleurs que remplaçant et jouent peu. Et ce sont ces deux-là qui devront cette saison prouver qu’ils ont leurs places dans le roster. Une place de super-sub les attends à bras ouverts en début de banc et de rotation.

    Willy ne jouera pas ce soir là dans un match crucial qui verra Williams, Zeller, TP, Mack être absents et MKG (1’30) et Batum (12’30) passer au travers. Dur choix d’autant qu’il avait montré d’énormes qualités offensives et de rebondeur sur ces derniers matchs faisant même une pointe à 22 pts-5 rbds face aux Warriors le 31 mars 2019.

    L’AVENIR

    Non, nous n’allons pas vous dire que les Hornets vont tout gagner cette année car l’équipe qui était déjà en difficulté ces trois dernières saisons semble encore moins équipée.

    Mais cela doit-il nous enlever tout motif d’espoir et de satisfaction ?

    L’intelligence de jeu aperçue lors de ces fameux 12 derniers matchs, les résultats qui en ont découlés, ce jeu décomplexé, pertinent, athlétique, rapide, autant offensif que défensif avec des individualités comme l’explosif Bridges, le taiseux Bacon, un Monk qui s’est épaissi, un Graham aussi bon dans ces choix de passes et un Hernangomez toujours plus physique et tout nouveau champion du monde 2019 avec l’Espagne, les choix assumés de Borrego de laisser Bridges et Bacon dans le 5 de départ, sont autant d’arguments qui nous donne envie.

    Vous doutez sur la cohésion d’équipe ? Allez voir nos jeunes sur Instagram chanter ou manger ensemble.

    Oui, le secteur intérieur va galérer face à des raquettes toujours plus solides (même si on demande enfin à voir une saison entière de Zeller, si impactant dans les résultats), surtout avec la draft de qualité qui amènent énormément de rookies talentueux dans chaque équipe. Oui notre défense sur les 3 points adverses doit progresser. Oui notre défense (23ème) doit se resserrer face à cette NBA toujours plus adroites de loin et rapide (notre attaque était 11ème et ça on oublie de le souligner).

    Mais nous avons honnêtement du mal à croire qu’il n’y a pas un petit tiers des équipes NBA à vaincre, plus quelques petits exploits à droite à gauche à réaliser pour que la saison des Hornets soit moins moribonde que prévue.

    Pour peu qu’un trade qui satisferait tout le monde arrive en cours d’année pour équilibrer l’effectif, il y aurait presque motif de satisfaction, qu’en pensez-vous ? Et au pire, pensons au prochain tour de draft qui nous attend avec une situation contractuelle hyper favorable pour devenir compétitif.

    Restons positif et croyons que nos frelons voleront toujours vers le cercle.

    by RoiLeonidas / HornetsFR

  • Micheal Ray Richardson, joueur de luxe et de luxure

    Micheal Ray Richardson, joueur de luxe et de luxure

    Micheal Ray Richardson, et non pas Michael, un joueur d’exception, drafté devant Larry Bird, rivalisant avec Magic Johnson et qui finit à Golfe Juan en N2… Une descente aux enfers? Pas vraiment !

    Un prince à New York

    Micheal Ray Richardson vient au monde en 1955 au Texas, mais grandit et découvre le basket à Denver. D’abord formé comme intérieur au lycée, ses statistiques ont évolué au fur et à mesure que ses coachs l’ont éloigné du panier pour finir par en faire un meneur arrière de haut niveau.

    Micheal passe par l’université du Montana où il mettra un certain temps à s’adapter. Sa discrétion, son bégaiement, le changement de région, et le fait d’être le seul joueur noir sur le terrain dans cette Amérique profonde, tout ça ne joue pas en faveur de son intégration. Celui qu’on va bientôt surnommer Sugar doit prouver sur le terrain ! Et il finira par le faire, notamment après un été passé à Denver où il réussit à s’entraîner avec les pros des Denver Rockets (ABA).

    Et ce passage lui est bénéfique ! De retour dans le Montana ses chiffres ne sont plus les mêmes. Lui qui avait finit la saison précedente à 7,5 points pointe désormais à 18,2 points et 6 rebonds.

    Après ça, le staff des Knicks fait de Sugar Ray le n° 4 de l draft 1978. Celui en qui certains voient le futur Walt Frazier est tout de même choisi avant Larry Bird! Ce n’est pas la draft du siècle, mais on note tout de même en n° 1 la présence de Mychal Thompson, très bon joueur bien que jamais All Star et papa de Klay Thompson.

    MRR en action

    Lors de sa saison Rookie MRR reste discret, bien que déjà adepte du trash talking. Intégrant l’équipe de Bob McAdoo, il tourne à 6,5 points et 3 passes en jouant 17 minutes par match.

    Il débute sa 2ème saison sur le banc, mais finira par jouer 37 minutes par match. La légende dit qu’après une colère du coach à l’entraînement à propos d’un manque de leader sur le terrain, Micheal s’est tout simplement proposé et a su prouver qu’il avait les épaules pour ce rôle! Augmentant largement ses stats, il termine à 15,3 points pour 10,1 passes décisives, 3,2 interceptions et 6,6 rebonds. Troisième joueur à obtenir à la fois le titre de meilleur passeur et meilleur intercepteur de la ligue, il gagne là sa place au All Star Game, et aussi dans la All Defensive First Team.

    A cette période on le compare au rookie Magic Johnson, mais avec la défense en plus. Il faut dire que MRR est dans sa meilleure période, il joue et enchaine les performances. All Star pour la deuxième fois en 1981, il finit la saison avec 16,4 points, 8 passes, 7 rebonds et 3 interceptions par match et une nouvelle fois All Defensive.

    Saison 1981/82, Micheal continue sur sa lancée, 18 points, 7 passes, 7 rebonds, 2,6 interceptions et encore All Star! Troisième saison d’affilée où il ravit le Madison Square Garden avec son jeu complet mais ça ne suffit pas et les Knicks, et New York n’atteint même pas les playoffs.

    De NYC, Sugar Ray ne connait pas que le Madison Square Garden. Les bas fonds de Big Apple deviennent de plus en plus son 2ème terrain de jeu, écumant soirées branchées et endroits mal fréquentés, la poudre qu’il y croise, ce n’est hélas pas que du « Sugar ».

    Chute et renaissance en NBA…jusqu’à la sentence

    Alors que l’avenir lui appartient sur le parquet des Knicks, le staff et surtout le nouveau coach Hubbie Brown poussent Micheal vers la sortie, engageant à sa place Bernard King, Richardson faisant le chemin inverse vers Golden State.

    Le problème, c’est que sa réputation le précède: drogue, sorties, vie de luxe, tout le monde ne voit pas son arrivée d’un bon oeil. On l’observe à la loupe, on lui colle même un détective sur le dos et son contrat comporte des clauses liées à son addiction!

    Son séjour aux Warriors sera de courte durée, 33 matchs puis retour à l’Est pour finir la saison avec 31 matches aux New Jersey Nets. Moins efficace au scoring et aux rebonds, il tourne à près de 7 passes et finit 1er de la ligue aux interceptions avec 2,8 par matchs.

    Aux Nets, il trouve en Larry Brown un coach qui prend soin de lui et croit en sa capacité à rebondir. Il n’hésite pas à l’envoyer en cure de désintox, MRR accepte et ,en apparence du moins, montre sa volonté de s’en sortir. Oui mais voilà que Larry Brown s’en va! Et très rapidement en plus, quasiment du jour au lendemain, déclenchant un clash avec le club.

    Sugar Ray a perdu ses repères et en 1983/84 ses stats plongent à tous les niveaux. Il fait des allers retours en cure, y va volontiers mais part avant la fin du séjour et retourne à ses vices… Il joue avec le feu, et ça commence à brûler. Les Nets le suspendent et Micheal rate 34 matchs cette saison.

    De retour à temps pour les playoffs, il rappelle au staff et au public qu’il est toujours vivant! Notamment lors du game 5 contre les Sixers où il aligne 24 points et 6 interceptions pour permettre à son équipe de sortir les champions en titre.

    La saison 84/85 est celle du retour en grâce pour Richardson. Il joue tous les matchs de saison régulière dans le 5 de départ, 38 minutes par match. Et la confiance est là: 20,1 points de moyenne, 8,2 passes et 5,6 rebonds, sans oublier 3 interceptions par match, n°1 de la NBA! Ce come back est ponctué de la plus belle des manières, par une sélection au All Star Game 1985 (le 1er ASG de Michael Jordan)

    En pleine résurrection, après sa meilleure saison, Richardson voit son avenir se boucher. Malgré un bon début de saison, tournant autour de ses moyennes habituelles, avec notamment un match exceptionnel le 30 octobre 85 contre les Pacers (38 points, 11 rebonds, 11 passes, 9 interceptions, à une unité du quadruple double!), cette saison est la dernière pour Sugar Ray.

    Toujours addict à la cocaïne, Micheal subit un troisième contrôle positif! Les médias considèrent la coke comme monnaie courante en NBA (la draft 86 en sera un bon exemple), un article de l’époque estime que 75% des joueurs en aurait déjà pris.

    Et cette réputation ne plait pas au commissioner David Stern! Il décide de faire de Richardson l’ exemple d’une nouvelle politique de la NBA, et Sugar Ray se voit exclu de la ligue, à vie ! On est en février 1986 et c’est la première fois que la NBA prononce une telle sentence !

    On sait bien que ce qui lui est reproché est réel, mais Micheal crie tout de même au scandale, laissant entendre que la NBA a prononcé son jugement sur fond de racisme, en référence au cas Chris Mullin, dont l’addiction à l’alcool est bien connue mais aussi tolérée. Cette histoire sera racontée par Chris Rock dans un documentaire en 2000 « What Ever Happened To Micheal Ray ».

    Mais rien n’y fait, c’est la fin de la carrière NBA et Micheal Ray Richardson. Après 556 matchs (près de 15 points, 7 passes, 5,5 rebonds et 2,6 interceptions), 4 All Star Games et plusieurs récompenses individuelles, et à même pas 30 ans. Brutal ! Aussi brutal que le décès quelques mois plus tard de Len Bias après une overdose de cocaïne et avant son premier match NBA.

    Partir loin, tout recommencer…

    On passe ses expériences en CBA et USBL entre 86 et 88, aux US c’est NBA ou anonymat ! En 1988 Micheal Ray Richardson débute, à 33 ans, sa seconde vie en franchissant l’Atlantique. Cette décision sera la bonne, Sugar Ray ne vient pas pour rien puisqu’il restera 14 saisons en Europe!

    Richardson et Gianluiggi Porelli, président du Virtus Bologne

    Micheal démarre son road trip européen par l’ Italie, débarquant au Virtus Bologne en 1988. Dans ce championnat où l’argent est très présent à l’époque, il croisera son ancien coéquipier Bob McAdoo et un peu plus tard Darryl Dawkins.

    A cette même époque, la NBA lui offre une seconde chance, sous conditions biensûr. Les Sixers se montrent intéressés, mais faute d’accord (ou d’envie?), le public américain ne reverra plus Sugar Ray sur ses parquets.

    Et après tout la vie en Italie lui va bien! En 3 saisons à Bologne il ramène deux coupes d’Italie, et même une coupe des coupes en 1990 gagnée contre le Real Madrid. Cette année là, il a aussi rappelé à tout le monde qui il était: au All Star Game italien, du haut de ses 35 ans il plante 50 points.

    En 1991, il signe en Croatie, à Split. Un bon choix en soi, mais le timing est plutôt mauvais. Le club triple vainqueur de l’Euroligue a vu partir sa star Toni Kukoc vers… l’Italie et la situation politique du pays est au plus mal.

    Au passage, il n’en a pas tout à fait finit avec ses démons. Il est contrôlé deux fois positif à la cocaïne en 1991. Il conteste les deux, et ne sera pas inquiété plus que cela.

    Après une saison, il revient en Italie cette fois à Livourne où il restera 2 saisons. Lui qui n’a toujours pas gagné de championnat voit les titres 1993 et 1994 partir à… Bologne !

    En 1994, Micheal qui approche des 40 ans songe à la retraite. C’est sans compter sur l’attrait d’une fin de carrière sur la Côte d’Azur! Et voilà qu’arrive la superstar NBA sur les parquets de Pro A, à Antibes plus exactement!

    A cette période Antibes fait partie de l’élite du basket français. Champions 1991, finalistes 1994, MRR arrive dans une équipe solide où il jouera aux côtés de Laurent Foirest, Stéphane Ostrowski et sous les ordres de Jacques Monclar. Et Micheal s’y sent bien, l’entente avec le jeune coach est parfaite et il trouve en David Rivers un compère idéal sur le terrain. Sa ligne de stats est aussi pas mal avec 15,7 points, 4,9 rebonds et 3,7 passes sans oublier les 2,4 interceptions traditionnels.

    Dès sa première saison, il mène l’Olympique Antibes en finale du championnat. Leaders de la saison régulière, les antibois arrivent en finale contre Pau Orthez. Ils mènent 2 à 1, Richardson sort un match catastrophique au shoot (2 sur 17) et Pau s’apprête à égaliser à 2 partout. Quelques secondes à jouer, et Micheal sort de sa boîte un buzzer beater énorme qui donne le titre à son équipe! La légende est toujours en cours…

    Les paniers de la finale 1995 du championnat de France

    Après une demi finale en 1996, les résultats du club baissent. Alors qu’il tourne encore en 96/97 à 17 points de moyenne (à 42 ans!) Richardson ne veut toujours pas s’arrêter.

    Il démarre la saison suivante en Italie, puis la finit à Cholet où il gagne la coupe de France. Puis il repart faire 2 saisons en Italie où il obtient par la même occasion la nationalité italienne.

    Lors de la saison 2000-2001, Antibes est en difficulté et appelle MRR à la rescousse! Alors âgé de 46, il a la classe de revenir jouer 5 matchs pour aider son ancien club, se permettant 10 points et 6 rebonds par match à son âge! Bien dans la région, il joue encore quelques match en N2 à Golfe juan la saison suivante, puis c’est la retraite officielle.

    A partir de 2004 on retrouve Micheal sur les bords du terrain en tant que coach en CBA puis au Canada. Il y passe une dizaine d’années, gagnant quelques titres de champion et une bonne polémique, histoire de montrer aux américains qu’il est toujours présent!

    Micheal Ray Richardson, un joueur exceptionnel peut-être trop fragile ou trop instable, qui a marqué la NBA puis l’Europe tout en jouant avec le feu. Quel légende serait-il devenu sans la cocaïne? En tous cas nous savons bien ce que nous aurions nous manqué si la cocaïne l’avait emporté dans sa jeunesse.

    Highlights

  • Previews NBA : Portland Trail Blazers

    Previews NBA : Portland Trail Blazers

    Pour la première année, ClutchTime se lance dans une grande série de previews pour la saison 2019-2020 ! On part sur une division par semaine et cela jusqu’au début de la saison ! On débarque cette semaine du coté de la Division Nord Ouest, avec les Portland Trail Blazers.

    Portland Trail Blazers

    Bilan 2018-2019 :

    Classement : 3ème de la conférence Ouest

    Bilan : 53-29

    Playoffs : Défaite en finale de Conférence (4-0) face aux Golden State Warriors


    Bilan sur la saison

    La saison 2018-19 de Portland reste sûrement la plus aboutie depuis que Terry Stotts est à sa tête. Grâce à son deuxième meilleur bilan à la tête de la franchise de l’Oregon et une 3ème place à l’Ouest, Damian Lillard et ses partenaires ont su se montrer à la hauteur des attentes des supporters. Les playoffs des Blazers seront même à la surprise générale un franc succès avec un premier tour maîtrisé de bout en bout face au Thunder (4-1) puis une 1/2 finale enlevée face aux redoutables Denver Nuggets (3-4). La dernière marche en finale de Conférence s’avèrera trop haute face à des Warriors champions à l’Ouest pour la 5ème année consécutive

    Plusieurs bonnes choses sont à retenir sur la saison passée. Au niveau des joueurs, une fois n’est pas coutume Damian Lillard, et son fidèle lieutenant CJ McCollum, ont endossé les rôles de leaders en saison régulière, Lillard finissant d’ailleurs dans la 2nde All-NBA Team 2018-19. McCollum en dépit de plusieurs pépins avec son genou gauche va réussir un retour en playoffs très inspiré dans un rôle de second derrière un « Dame D.O.L.L.A » en feu. Le travail accompli par le staff depuis plusieurs saisons porte enfin ses fruits et les Blazers commencent à s’installer gentiment dans le paysage très concurrentiel de la conférence Ouest.

    Au rang des déceptions, comment ne pas avoir une pensée pour Jusuf Nurkić (blessé lors d’un match face au Brooklyn Nets en mars dernier), pivot solide des Blazers depuis trois ans, il n’aura pas pu apporter son précieux soutien en post-season. L’apport globale des autres joueurs durant la saison, et en particulier durant les playoffs, a été également trop limité, à l’image de M. Harkless, E. Kanter et A-F Aminu , les coéquipiers de Lillard ne sont jamais parvenu à endosser le rôle d’un supporting cast pourtant intéressant sur le papier. Le banc n’a guère été plus à la hauteur.


    Mouvements durant l’intersaison

    Draft 2019ArrivéesDéparts
    J.Hoard (Wake Forest)
    M.Brown (UCLA)
    Nassir Little Pick #25K.Bazemore (Atlanta)
    P.Gasol (Milwaukee)
    H.Whiteside (Miami)
    A.Tolliver (Minnesota)
    M. Hezonja (New York)
    M.Harkless (Clippers)
    M.Leonard (Miami)
    E.Turner (Atlanta)
    S.Curry (Dallas)
    A.Aminu (Orlando)
    E.Kanter (Boston
    J.Layman (Minnesota)

    T.Caupain (Orlando)
    L.Perrantes (Cholet FRA)


    Effectif 2019-2020

    PosteNomsSalaire
    PG Damian Lillard29,802,321$
    SGCJ McCollum27,556,959$
    CHassan Whiteside27,093,018$
    SFKent Bazemore19,269,663$
    CJusuf Nurkic12,000,000$
    SGRodney Hood5,718,000$
    CZach Collins4,240,200$
    PFPau Gasol2,564,753$
    PFAnthony Tolliver2,564,753$
    PFSkal Labissiere2,338,846$
    SGAnfernee Simons2,152,440$
    SFNassir Little2,105,520$
    SFMario Hezonja1,737,145$
    SGGary Trent Jr.1,416,852$
    SFJaylen Hoard79,568$
    CMoses Brown
    PGTroy Caupain
    PGLondon Perrantes

    Note : Les salaires de Andrew Nicholson (Fujian Sturgeons CHI), 2,844,429$, Anderson Varejao (Flamengo BRE), 1,913,345$, Festus Ezeli, 333,333$, sont encore garantis dans le salary cap 2019-20 des Blazers

    Le cinq majeur de ClutchTime

    MeneurArrièreAilierAilier-fortPivot
    D. LillardCJ. McCollumK. BazemoreZ. CollinsH. Whiteside

    Évaluation by CT

    Points FortsPoints Faibles
    Le Back-CourtL’alternance dans le jeu
    Le staffLa rotation
    L’expérienceLe poste 3

    Prévision de Classement

    Estimation haute : 3ème

    Estimation basse : 8ème

    Notre estimation : 7ème

    Possibilité de playoffs: autour de 65%


    AVIS GLOBAL ET ATTENTES

    Après une Free Agency rythmée par plusieurs départs, le GM Neil Oshey maintient des ambitions élevés pour la saison 2019-20. les Blazers devront se montrer sacrément solide dans le jeu et tenir mentalement (et physiquement) en saison régulière pour décrocher un spot à l’Ouest. La marge de manoeuvre de Terry Stotts dépendra de l’utilisation de son effectif dans l’ensemble alors que les Blazers dépendent encore très (trop) souvent de leur meneur de jeu. Le recrutement confirme cette stratégie avec l’acquisition de nouveaux intérieurs comme Whiteside et Gasol, pour pallier notamment l’absence de Nurkic (retour prévu en février), qui devront apporter du volume de jeu dans des secteurs de jeu souvent pointés du doigt. CJ McCollum sera un facteur X de la franchise de l’Oregon, capable d’apporter de l’alternance et permettre à Portland de capitaliser sur l’expérience des dernières saisons


    Highlights des Blazers 2018-2019

    Pour finir la preview en douceur, un petit come-back sur la saison dernière avec les meilleures actions des Blazers !

    Enjoy !
  • Previews NBA : Oklahoma City Tunder

    Previews NBA : Oklahoma City Tunder

    Pour la première année, ClutchTime se lance dans une grande série de previews pour la saison 2019-2020 ! On part sur une division par semaine et cela jusqu’au début de la saison ! On débarque cette semaine du côté de la Division Nord-Ouest, avec le Thunder d’Oklahoma City

    Oklahoma City

    Bilan 2018-2019 :

    Classement : 6ème de la conférence Ouest

    Bilan : 49-33

    Playoffs : Elimination au premier tour par les Trail Blazers de Portland (4-1)


    Bilan Saison 2018-2019

    Il y avait de quoi être optimiste pour cette saison 2018-2019 d’OKC. L’équipe semblait équilibrée, Paul George et Russell Westbrook semblaient enfin à 100% (même si Russell manquera les premiers matchs de la saison), et le pilier défensif Andre Roberson devait revenir en décembre.

    Après un départ compliqué (0-4), l’équipe se reprend avec le retour de Russ et lutte pour la première place de la conférence Ouest toute la première partie de saison. Cela est dû à un PG absolument stratosphérique, un RW plus collectif malgré ses problèmes au shoot, et à des joueurs de rotation qui s’affirmaient de plus en plus (Jerami Grant, Steven Adams, Terrance Ferguson).

    C’est globalement après le All Star Break que les problèmes surviennent. Alors que Russ semble retrouver une bonne adresse au shoot, c’est George, un des favoris pour le titre de MVP qui se blesse à l’épaule. Entre matchs manqués et reprise compliquée, le Thunder ne tiendra pas le rythme de fin de saison et finira 6ème de la conférence Ouest. Confronté à une équipe de Portland sans Jusuf Nurkic, et que le Thunder a sweepé en saison régulière, toute la planète NBA voit le Thunder ultra favori.

    C’est malheureusement une nouvelle désillusion qui attend les fans de la franchise, avec un PG pas à 100%, un Russell Westbrook qui se retrouve à jouer « hero ball », et un Donovan toujours aussi désespérant et peu inspiré dans ses choix tactiques. Le Thunder perd la série 4-1 sur un énorme shoot de Damian Lillard. La suite ne sera que pire : Kawhi remporte le titre avec Toronto et convainc Paul George de venir avec lui à Los Angeles, tandis que Russ, le héros de tout un Etat, sera tradé à Houston pour reformer l’un des meilleur backcourt de la ligue (si ce n’est le meilleur) avec James Harden.


    Mouvements de l’intersaison :

    DépartsArrivéesRookies
    Russell Westbrook (trade)Chris Paul (trade)Darius Bazley
    Paul George (trade)Shai Gilgeous-Alexander (trade)Devon Hall (two way contract)
    Jerami Grant (trade)Danilo Gallinari (trade)
    Patrick Patterson (cut)Mike Muscala
    Markieff Morris (fin de contrat)Justin Patton
    Raymond Felton (fin de contrat)
    Jawun Evans (fin de two way contract)
    Donte Grantham (fin de two way contract)

    Effectif :

    Poste Nom Salaire
    Meneur Chris Paul $38,506,482
    Meneur Dennis Schröder $15,500,00
    Meneur / Arrière Shai Gilgeous-Alexander $3,952,920
    Arrière Andre Roberson $10,740,740
    Arrière Hamidou Diallo $1,416,852
    Arrière Deonte Burton $1,416,852
    Arrière Devon Hall $79,568
    Arrière / Ailier Terrance Ferguson $2,475,840
    Ailier Darius Bazley $2,284,800
    Ailier Abdel Nader $1,618,520
    Ailier / Ailier Fort Danilo Gallinari $22,615,559
    Ailier Fort Mike Muscala $2,028,594
    Ailier Fort / Pivot Justin Patton $1,620,564
    Pivot Steven Adams $25,842,697
    Pivot Nerlens Noel $1,882,867

    Avis de la Rédac

    Difficile d’être réellement positif sur cette intersaison. Certes, OKC a récupéré un jeune à potentiel (SGA), de bons joueurs (Danilo) et des picks de draft jusqu’en 2048, mais la perte de George et Jerami Grant est catastrophique pour le niveau de l’équipe. Et la perte de Russ West est bien évidemment une énorme perte sportive (on parle d’un des 5 meilleurs meneurs de la ligue), mais c’est surtout le symbole de la franchise qui s’en va. Lui qui était resté alors que KD était parti, lui qui a porté l’équipe sur ces épaules au point de remporter le MVP 2017. Avec son départ, c’est l’espoir de voir un OKC contender qui s’en va.

    Le 5 de ClutchTime :

    PGSGSFPFC
    C. PaulSGAT. FergusonD. GallinariS. Adams

    Evaluation by CT

    Points FortsPoints Faibles
    Pour une reconstruction,  l’accumulation de jeunes et de picks est une très bonne chose Effectif trop bon pour tanker, trop faible pour espérer quelque chose
    Effectif assez équilibréCruel manque de talent
    Chris Paul en mentor de SGABilly Donovan toujours « coach »
    Adieu la luxury tax…la situation financière n’est toujours pas optimale

    Prévision de Classement :

    Estimation haute : 8ème

    Estimation basse : 14ème

    Notre estimation : 12ème

    Possibilité de playoffs: autour de 30%


    AVIS GLOBAL ET ATTENTES

    Il n’est pas aisé de prédire ce que va faire ce Thunder. Cette saison s’annonce la plus disputée et la plus équilibrée depuis 2016, et la concurrence est plus rude que jamais à l’Ouest. Cependant, du pick & roll Paul – Adams… CP3 qui mentore SGA… Cette équipe, si aucun joueur ne part pendant la saison, peut, avec un petit miracle, espérer accrocher les playoffs un peu à la manière des Clippers l’année dernière. De plus, avec les vétérans avec des choses à prouver, des contrats à aller chercher, ou les jeunes qui ont des minutes à gagner, il est possible que ce groupe soit réellement motivé à faire une très bonne saison. Cependant, Billy Donovan est toujours coach, l’équipe manque cruellement d’une superstar offensive pour s’occuper du scoring, et pas certain que CP3 soit très motivé. Malgré tout, il est difficile d’imaginer un tel effectif dans les tréfonds de la conférence Ouest, excepté l’hypothèse où Adams, Gallinari et Paul sont tradés avant la fin de la saison. Pour résumer, le Thunder pourrait finir 14ème en cas d’explosion, comme il pourrait finir 8ème avec un peu de chance et une grande implication de tout l’effectif. Le plus probable reste cependant les places 10-11-12. La reconstruction est lancée dans l’Oklahoma.


    Highlights du Thunder 2018-2019

    Pour finir la preview en douceur, un petit come back sur la saison dernière avec les meilleures actions du Thunder !

  • Previews NBA : Minnesota Timberwolves

    Previews NBA : Minnesota Timberwolves

    Pour la première année, ClutchTime se lance dans une grande série de previews pour la saison 2019-2020 ! On part sur une division par semaine et cela jusqu’au début de la saison ! On débarque cette semaine du coté de la Division Nord-Ouest, avec les Minnesota Timberwolves.

    Minnesota Timberwolves

    Bilan 2018-2019 :

    Classement : 11ème de la conférence Ouest

    Bilan : 36-46

    Playoffs : Non Qualifié


    Bilan sur la saison

    La saison 2018-19 des Wolves s’est achever comme elle avait débuté, plutôt décevante car en dépit d’une conférence très relevée, les hommes de Tom Thibodeau n’ont guère réussi à enchaîner correctement les victoires durant la saison, oscillant en permanence entre la 9ème et la 12ème place. Bien trop insuffisant pour une équipe qui a les moyens d’accrocher les playoffs depuis près d’un an. Minnesota s’impatiente de voir enfin son Franchise Player Karl-Anthony Towns et Andrew Wiggins assumer leur rôle de leaders dans les fins de match serrés trop souvent perdus par les Wolves.

    De bonnes choses sont à retenir sur la saison passée. La saison de Towns fut encourageante, en dépit d’un manque de leadership. Le jeune Josh Okogie a pu montré une bonne partie de son potentiel, en particulier en défense. Surtout le départ de Jimmy Butler (Miami Heat) a fait un bien énorme dans le vestiaire suite à la cacophonie générale entre la direction et le joueur.

    Au rang des déceptions, Andrew Wiggins revient une fois encore dans nos mentions. Pas assez décisif, irrégulier ou en manque de motivation, les critiques sont toujours aussi nombreuses sur l’ailier, qui déçoit plus que jamais après quatre saisons dans la ligue, . Citons également au rang des déceptions, les faibles contributions de Jeff Teague et Taj Gibson dans l’effectif de Thibodeau, qui en dépit de leurs expériences certaines, sont grandement passés à côté de leur saison.


    Mouvements durant l’intersaison


    Effectif 2019-2020

    PosteNomsSalaire
    SFAndrew Wiggins27,504,630$
    CKarl-Anthony Towns27,285,000$
    PGJeff Teague19,000,000$
    PF/CGorgui Dieng16,229,213$
    PFRobert Covington11,301,219$
    SGJarrett Culver5,813,640$
    SFJake Layman3,581,986$
    SGJosh Okogie2,533,920$
    PFNoah Vonleh2,000,000$
    PGShabazz Napier1,845,301$
    SFTreveon Graham1,645,357$
    PFJordan Bell1,620,564$
    PGTyrone Wallace1,588,231$
    SFKeita Bates-Diop1,416,852$
    SGJaylen Nowell1,400,000$
    CNaz Reid898,310$
    SGLindell Wigginton898,310$
    PGJordan McLaughlin79,568$
    SFKelan Martin79,568$

    Note : Le salaire du pivot Cole Aldrich (Tianjin Gold Lions, CHIN) de 685,340$ est encore garanti pour la saison 2019-20

    Le cinq majeur de ClutchTime

    MeneurArrièreAilierAilier-fortPivot
    J.TeagueJ.OkogieA.WigginsR.CovingtonK-A.Towns

    Évaluation by CT

    Points FortsPoints Faibles
    Un pivot dominantAbsence de leader
    Le BancLe staff
    La JeunesseLe Poste 2

    Prévision de Classement

    Estimation haute : 11ème

    Estimation basse : 14ème

    Notre estimation : 13ème

    Possibilité de playoffs: autour de 30%


    AVIS GLOBAL ET ATTENTES

    Pour la saison 2019-2020, la franchise de Minneapolis a effectué un gros turnover en se séparant de six joueurs au temps de jeu plutôt conséquent l’année dernière. Sur le papier le recrutement ne paraît cependant pas suffisant pour compenser ces départs et les ambitions de 2018 sont désormais loin. Le staff est fragilisé et devra négocier cette saison du mieux que possible dans une division extrêmement relevée. Au rayon des joueurs, alors qu’on n’attend plus Wiggins, KaT va devoir faire preuve de caractère sur le parquet (et en dehors) pour donner un nouveau souffle à une franchise qui n’a pas confirmé sa saison 2017-18. Les jeunes Okogie, Culver et Vonleh devront prouver qu’ils méritent du temps de jeu et de gagner une place de titulaire cette saison. Les playoffs semblent malheureusement trop loin pour les hommes de Thibodeau, en dépit d’une équipe prometteuse.


    Highlights des Timberwolves 2018-2019

    Pour finir la preview en douceur, un petit come-back sur la saison dernière avec les meilleures actions des Wolves !

    Enjoy !
  • Rétro draft 2000 : zoom sur Darius Miles

    Rétro draft 2000 : zoom sur Darius Miles

    Qu’est-ce qu’un « bust » ? Par définition, c’est un joueur drafté très haut, un joueur pour lequel on a promis un avenir grandiose mais qui ne saura pas répondre aux attentes durant sa carrière. Il faut se dire que les joueurs qui débarquent en NBA par la grande porte sont pour la majorité des gamins d’à peine 20 ans. Alors faisons preuve d’un peu d’indulgence au moment d’évoquer la carrière du malheureux Darius Miles, sûrement projeté trop vite sous le feu des projecteurs. Nous relaterons les principaux faits de son parcours professionnel, à l’aide d’une longue lettre postée par Miles sur le site « The Player’s Tribune ».

    Darius LaVar Miles est né le 9 octobre 1981 à East St. Louis, dans l’Illinois. Une ville réputée infernale, au paysage apocalyptique, avec un taux de criminalité 18 fois plus important que la moyenne aux Etats-Unis. « C’est comme ça, souligne Darius. Quand tu nais à East St. Louis, il est question d’armes, de drogues et de danger, du début à la fin. Il n’y a que 89 blocs. Peu importe qui vous êtes, vous êtes dedans. Il n’y a pas le choix. » A titre d’exemple, East St. Louis est la seule ville Américaine de plus de 25 000 habitants à ne pas bénéficier de service obstétrique.

    Dans cette cité chaotique où la réalité empêche même les plus petits de rêver, Miles se tourne vite vers le basketball. Au lycée de East St. Louis, il devient très vite une vedette locale, de par ses capacités physiques. Un jour, il est invité au camp de Michael Jordan, en compagnie de Quentin Richardson, jeune prodige également natif de l’Illinois. « On est arrivés au camp le premier jour et MJ était là, en chair et en os. Quand il a commencé à jouer avec nous, personne ne voulait défendre sur lui. Rappelez-vous, on était des enfants. Qui va se mettre sur le chemin de MJ, pour de vrai ? Mais avec « Q » (Quentin Richardson), on se regardait à se dire, « vas-y, on n’a pas peur ». Donc j’ai voulu défendre dur sur lui. Bien sûr, c’est MJ, il a des moves, et il m’a tué. Mais j’ai continué à défendre dur et il a commencé à me montrer du respect. Après le camp, j’ai fait une photo avec lui et tout et je l’ai ramené à la maison où je l’ai mise en évidence, comme si MJ était un de mes oncles. Je revois ma mère me demander « Il est comment, MJ ? » Je lui disais « Maman, c’est fou ! Michael Jordan était là, à jurer. Il s’exprime comme nous ! ». Je me disais : merde, Michael Jordan est comme moi. Il est normal. Je peux peut-être le faire ». Cet évènement va, selon lui, changer sa vie, et représente sa première vraie lueur d’espoir.

    A l’époque, de plus en plus de jeunes joueurs débarquent en NBA sans être passés par la case université. Kevin Garnett, en 1995, fait le grand saut car ses notes sont trop médiocres pour qu’il puisse bénéficier d’une bourse. Dans le cas de Darius, on se dit qu’un encadrement scolaire et sportif par une fac lui aurait énormément apporté. Mais malgré les multiples offres qui viennent à lui, il choisit de faire une croix sur un cursus universitaire et se présente à la draft 2000.

    La draft de Darius Miles et son interview avec Craig Sager en compagnie de sa mère.

    On notera qu’avant sa draft, Darius Miles est constamment comparé à Kevin Garnett, en raison de leur physique similaire et de leur cursus avant l’arrivée en NBA. « Pour un jeune qui débarque en NBA, la stabilité est primordiale, souligne un des consultants TNT. Etre drafté par les Clippers n’est pas la meilleure solution quand on parle de stabilité. On ne sait pas comment il développera son jeu ni ce qui se passera dans 3-4 ans. » Au micro de Craig Sager, Darius dit : « Kevin Garnett est mon idole, mon joueur préféré, nous jouons au même poste. C’est un mec super, un super joueur et j’espère que je pourrai devenir un bon joueur comme lui actuellement. »

    La couverture de Sports Illustrated, paru en octobre 2000.

    « Je ne pense pas que les gens comprennent vraiment à quel point c’est fou de passer du lycée à la NBA. Et pas seulement à la NBA, mais aux foutus Clippers de Los Angeles. » Il est clair que sur l’autoroute du succès, Darius Miles a toujours voulu emprunter la voie de gauche. Passé d’une ville froide de l’Illinois au soleil californien, avec un contrat de plusieurs millions dollars, on peut affirmer que tout est allé trop vite dans la vie de Darius.

    Pub de la marque Jordan avec Darius Miles et Quentin Richardson. La musique de fond est de Gang Starr – Now You’re Mine.

    Aux Clippers, Miles a retrouvé son pote Quentin Richardson, ainsi que Lamar Odom, Corey Magguette et Keyon Dooling. L’équipe est jeune, prometteuse et surtout explosive. Ainsi elle va devenir une des équipes les plus sympathiques à suivre, sans pour autant parvenir à accrocher les playoffs. Malheureusement pour Darius Miles, son manque de qualités dans beaucoup de domaines essentiels du jeu (shoot mi et longue distance, notions défensives) font perdre patience aux Clippers, qui l’envoient aux Cleveland Cavaliers à l’intersaison 2002-2003, en échange d’Andre Miller. Un an plus tard, il est envoyé à Portland. L’aventure « JailBlazers » commence de la pire des manières pour Miles, qui n’entretient pas de bons rapports avec le coach, Mo Cheeks. Miles est même suspendu pour 2 rencontres après une altercation entre les deux hommes. Malgré tout, de 2004 à 2006, il réalise ses meilleures performances en carrière, en tournant à peu près à 13 points par match. Le 19 avril 2005, il plante 47 points contre les Nuggets.

    Le record en carrière de Darius Miles.

    En avril 2006, la carrière de Darius Miles prend un sombre virage quand il est victime d’une grave blessure au genou, qui lui fait rater 2 saisons complètes. Les Blazers ont le culot d’annuler son contrat, pensant que sa carrière est terminée. Mais en 2009, les Grizzlies lui font signer un contrat jusqu’à la fin de la saison, obligeant Portland a lui payer son dû. A la fin de la saison 2009, Darius Miles met fin à sa carrière. Une carrière finie comme elle a commencé: dans la médiocrité. Les fans, coachs, dirigeants ont toujours attendu plus d’un joueur qui n’était tout simplement pas à sa place.

    Darius Miles et Michael Jordan.

    « On m’a pris le basket à 27 ans et j’étais perdu. Puis quelques années plus tard, on m’a pris ma mère, et je suis devenu plus ou moins fou. Quand tu es en NBA, les gens croient que tu es un super héros et peut-être que tu crois en être un. Mais il y a tout un tas de choses à côté de ça dont le public n’a pas idée. »

    Quelques années après sa retraite, Darius Miles a déclaré être en faillite, après avoir touché plus de 60 millions de dollars de salaires en NBA.

    « J’ai été coincé dans la maison de ma maman à East St. Louis pendant environ trois ans. J’ai travaillé toute ma vie pour sortir de là et j’étais de retour. Juste… pris au piège. Je portais partout où j’allais. Je ne pouvais pas dormir. Impossible de trouver la paix. »

    Récemment, ça à l’air d’aller mieux pour l’ancien Clippers puisqu’il tient (en compagnie de son vieil ami Quentin Richardson) une émission sur « The Player’s Tribune » intitulée « Knuckleheads » , où les deux anciens compères invitent des joueurs tels que Kyle Lowry, Kevin Durant, Allen Iverson… En espérant que tout rentre dans l’ordre pour ce bon vieux Darius.

  • Un Jour aux Jeux

    Un Jour aux Jeux

    À moins d’un an des Jeux Olympiques de Tokyo, ClutchTime vous propose, à travers une série d’articles, de revenir sur des grands moments de basket à jamais gravés dans l’histoire des jeux.

    Un jour aux jeux de Rome est née la véritable première Dream Team américaine de l’histoire

    Petite escapade aux Jeux de Rome

    Affiche pour les Jeux de Rome

    Les 18ème Jeux Olympiques qui se déroulent à Rome, marquent un tournant dans l’histoire du sport en devenant les premiers jeux retransmis en direct à l’international. Mais les jeux olympiques de Rome passeront à la postérité avant tout sur le plan sportif grâce à des exploits devenus légendaires. En boxe, Mohamed Ali, qui n’est encore que Cassius Clay, remportera la médaille d’or des poids lourds à seulement 18 ans, l’éthiopien Abebe Bikila courra pieds nus le marathon olympique ramenant au passage, sa première médaille olympique à l’Éthiopie (en or) et établissant un nouveau record du monde de la discipline. Enfin l’américaine Wilma Rudoplh fera une razzia sur les épreuves de sprint féminins d’athlétisme (100m, 200m et relais 4×100). Mais ce qui nous intéresse plus particulièrement lors de ces jeux d’été, c’est le sacre des États-Unis dans le tournoi de basket, glanant leur 5ème médaille d’or en autant d’éditions depuis que la discipline a fait son entrée au programme olympique. Un beau clin d’œil à la première médaille d’or récoltée quelques mois plus tôt par l’équipe de hockey sur glace américaine face à l’Union Soviétique, lors des Jeux d’hiver de Squaw Valley (USA).

    Invictus Team USA

    Cette sélection américaine n’a rien de comparable avec les équipes contemporaines auxquelles nous sommes habitués depuis plusieurs années. Lors des jeux de Rome, l’histoire nous plonge trente ans avant l’ère de la Team USA made in NBA. Aucun joueur professionnel, aucun grand nom du basket américain ne prend part à ce tournoi depuis sa création. En raison du niveau et du savoir-faire américain pour la balle orange, la sélection olympique s’effectue depuis 1936 par l’Amateur Athletic Union (AAU) qui régit le sport aux États-Unis, sur la base d’un vivier de joueurs universitaires (et/ou amateurs) extraordinaire, amenés, pour les plus talentueux d’entre eux, à devenir de futurs basketteurs professionnels. Suffisant néanmoins pour rafler, haut la main, l’ensemble des titres olympiques mis en jeu depuis la création du Tournoi. Plusieurs pionniers de la NBA et plus généralement du basket américain sont passés, le temps d’un été, par cette case olympique. L’équipe médaillée d’or de 1956 (Melbourne) compte par exemple dans ses rangs le duo légendaire des Celtics, Bill Russell et K.C Jones, tous deux au Hall of Fame.

    Présentation de la cuvée « universitaire » de 1960

    Juillet – Août 1960, quelques mois avant le début des jeux, alors que le sélectionneur et les dirigeants de l’AAU s’écharpent sur la sélection à venir, une présélection de jeunes joueurs universitaires va écraser en matchs de préparations les équipes de NIBL (National Industrial Basketball League) des Akron Goodyear Wingfoots, Phillips 66ers et des Peoria Caterpillars. En dépit de ces performances, l’AAU oblige le coach de l’université de San Francisco, Pete Newell, à sélectionner plusieurs joueurs amateurs, se privant au passage du champion universitaire d’Ohio State, John Havlicek ou encore de l’ailier Tom Sanders (New York) et du meneur Lenny Wilkens (Providence). Seulement trois joueurs (J.West, A.Smith et O.Robertson) ont déjà joué ensemble auparavant pour la sélection américaine, à l’occasion des Jeux Panaméricains de 1959 (victoire des États-Unis)

    Un Coach

    Pete Newell, entraîneur de Michigan State

    Pete Newell, coach de l’Université de Californie, (Hall of Famer NBA & NCAA) est désigné pour diriger la sélection américaine de basket pour préparer les Jeux de Rome. Vainqueur en 1959 et finaliste en 1960 du tournoi de basket universitaire américain (NCAA), l’entraîneur de 45 ans se lance un tout autre défi en prenant les rênes de la Team USA. Il décide de s’entourer de Warren Womble, coach de l’équipe amateur des Peoria Caterpillars (NIBL) et prédécesseur de Newell aux Jeux d’Helsinki (1952). Le préparateur physique de l’équipe de football américain et le manager des Kansas Jayhawks, Dean Nesmith et Arthur Lonborg viennent également se greffer au staff technique américain.

    Un Meneur de jeu

    Oscar Robertson, université de Cincinnati

    Premier Hall of Famer de cette cuvée, Oscar Palmer Robertson, dit « Big O » ou « Mr. Triple Double », est un meneur de jeu à la vision et à la technique en avance sur son époque. Le droitier, originaire de Charlotte, va effectuer son cursus collégial à l’université de Cincinnati (un présage) pour terminer, l’année de ses 21 ans, meilleur joueur universitaire de l’année selon la presse américaine et l’association des joueurs. Impossible de se tromper sur ce génie de la balle orange qui tourne à près de 34pts, 15rbd et 7ast par match depuis trois ans en NCAA (sans jamais remporter le titre). C’est donc avec une réputation déjà toute faite que le jeune meneur d’1m96 va mener le jeu de l’équipe des USA des Jeux de 1960. La carrière NBA de Oscar Robertson est en tout point similaire. Douze fois All-Star, onze fois All-NBA, Champion en 1971 (Bucks), MVP 1964, trois fois MVP du All-Star Game et Rookie de l’année 1961. « Ozzie » est considéré à juste titre comme le meneur le plus talentueux des années soixante, détenteur du record de triples doubles en carrière (181), et seul joueur à avoir terminé une saison en triple double de moyenne (1961-1962) au XXème siècle. Une régularité exceptionnelle, durant quatorze saisons à 26pts, 9.5ast et 7.5rbd de moyenne.

    Un Capitaine

    Jerry West, université de West Virginia

    Jerry West a le physique du gendre idéal, souriant et avenant. Le staff américain ne s’y trompe pas en le désignant co-capitaine de Team USA. Au sortir de sa dernière année senior de l’université de West Virginia, le jeune arrière tourne à plus de 29pts, 16.5rbd et 4ast par match et terminera à la troisième place de la conférence régionale (East). Le MOP finaliste malheureux de 1959, et futur Hall of Famer NBA, veut se montrer à la hauteur des attentes placées en lui. Son profil de « Swingman » élégant et technique, doublé d’une finition chirurgicale au tir et d’une défense agressive, vont lui permettre de s’installer définitivement dans le débat des plus grands joueurs All-Time de son sport. Avec quatorze sélections au ASG (MVP en 1972), une bague de champion (1971-1972), un titre de MVP des Finales 1969. Douze fois All-NBA, cinq fois dans le cinq défensif, notre ami « Zeke From Cabin Creek » bénéficie encore aujourd’hui d’un capital sympathie immense de la part de joueurs, entraîneurs et dirigeants qui l’ont côtoyé de près ou de loin. Avec près de 930 matchs au compteur, pour 27pts, 6rbd et 6.5ast de moyenne en carrière (actuel détenteur du nombre de points total inscrits en Finale NBA), Jerry West brillera autant sur les parquet qu’en coulisse en tant que general manager de sa franchise mythique des Lakers puis aux Warriors (huit titres de champions NBA entre 1980 et 2017). On ne devient pas « The Logo » pour rien.

    Un Big man

    Jerry Lucas, université de Ohio State

    Jerry Lucas est l’intérieur américain titulaire lors de ces jeux, et ni plus ni moins que le futur Hall of Famer et coéquipier du Big O aux Cincinnati Royals. Champion universitaire avec Ohio State, le jeune sophomore se retrouve seul représentant de la promo 1959-1960 de l’université, parmis lesquels John Havlicek et Larry Siegfried ont également brillé. Auteur de 26pts et 16rbds de moyenne dans la conférence Big Ten, Jerry Lucas sera désigné par les observateurs MOP du tournoi universitaire (24pts et 16rbd) notamment grâce à d’énormes performances face à Western Kentucky et Georgia Tech. Mais Jerry Lucas pour d’autres c’est aussi le Hall of Famer et fidèle lieutenant du Big O, sept fois All-star, champion NBA en 1973 (sous le maillot des Knicks), Rookie de l’année 1964, élu cinq fois dans le All-NBA Team. Avec près de douze saisons au compteur, ponctuées de plusieurs finales de conférence et de moyenne en carrière honorable (17pts, 15.6rbd, 3ast) Jerry Lucas vit aujourd’hui à Compton (Californie) et intervient encore, grâce à son aura, dans des programmes d’éducation pour les jeunes.

    Un Remplaçant

    Walt Bellamy, université d’Indiana

    Walter « Walt » Bellamy, (décédé), jeune Pivot de 2m11, futur Hall of Famer, n’est qu’en deuxième année junior à l’université d’Indiana. Tournant à 22.5pts et 13.5 rbd par match, et parvenant à amener les Hoosiers à la 2ème place de conférence Big Ten, derrière le futur champion, Ohio State, ses performances retiennent l’attention des scouts NBA et plus particulièrement celui du staff de la Team USA. Walt, qui n’a encore que 20 ans, sera sélectionné en backup de Jerry Lucas durant l’été 1960. Très peu de personne s’imaginent alors quel joueur il va devenir par la suite. Lors de sa saison de Rookie 1961-62 sous le maillot des Chicago Packers, Walt Bellamy termine à 31.6pts et 19rbd par match, s’octroyant, haut la main, le titre de Rookie de l’année. Des performances ahurissantes qu’il va conserver pendant quatre saisons durant lesquelles il sera All-star. Malgré une longévité certaine, ses performances finissent par s’estomper laissant tout de même l’image d’un intérieur dominant jusque dans les années 70.

    Un Roster

    Le reste de l’équipe se compose entre autre de trois jeunes joueurs universitaires. Le pivot Darrall Imhoff, All-star en (1966-67), coéquipier de West aux Lakers pendant plusieurs saisons, jouera treize ans en NBA. Ce même Darrall Imhoff, fidèle de Pete Newell, qui offrira le titre en 1959 à l’université de Californie face à… Jerry West. L’ailier scoreur Terry Dischinger de l’université de Purdue connaîtra trois sélections All-star (chez les Chicago Zephyrs, Baltimore Bullets et Detroit Pistons) récompensé du titre de ROY (1962-63). Enfin le moins connu des trois, Jay Arnette (Texas), arrière des Cincinnati Royals jouera moins de trois saisons en NBA.

    Adrian Smith soulevant Darall Imhoff, décrochant le filet

    Ainsi que cinq joueurs de l’AAU. Bob Boozer (Peoria Caterpillars) de Kansas State, qui a repoussé sa carrière NBA pour faire les jeux, connaîtra une sélection All-Star (1967-68) avec les Chicago Bulls. Adrian Smith, champion universitaire 1958 avec l’université de Kentucky, meneur – arrière très adroit de la Navy qui s’ouvrira les portes de la grande ligue d’abord chez les Cincinnati Royals puis les Warriors de Philadelphie. Burdette Haldorson (Phillips Oilers, Université de Colorado) déjà médaillé d’or aux jeux de Melbourne. Lester Lane (Wichita Vickers), sélectionné en 52ème position par les Philadelphia Warriors en 1955. Allen Kelley (Peoria) champion universitaire en 1952 avec l’université de Kansas, sélectionné en 56ème position par les Milwaukee Hawks en 1954.

    Le Tournoi olympique

    Du 26 août au 10 septembre, le tournoi oppose alors seize sélections nationales (dont la France fait partie), réparties en quatre groupes lors d’un premier tour, puis d’un tour de classification, se disputants successivement au petit palais des sports puis jusqu’en finale, au « Palazzo dello Sport » de Rome (salle du Virtus de Rome). Un changement de règle important fait également son apparition. Lors des Jeux de Melbourne (1956), le niveau de jeu, très fermé et en manque de variété, avantageait surtout les grands gabarits, Bill Russell en tête. Les officiels vont instaurer une limite de trois secondes de présence d’un joueur dans la raquette adverse afin de rendre le jeu plus agréable et plus fluide et surtout afin d’éloigner le plus possible les intérieurs dominants de sous les paniers.

    Un Tour préliminaire en guise d’échauffement

    Italie – USA (54-88)

    Les États-Unis sont reversés dans le groupe A de l’Italie, la Hongrie et le Japon. Devant plus de 3 000 spectateurs, les tenants du titre défient lors du premier match, la « Nazionale », pays hôte, de l’ailier Gianfranco Lombardi (Virtus Bologne). Les USA marquent d’entrée le tournoi en infligeant un revers cuisant aux italiens (88-54), grâce à une première mi-temps parfaitement négociée (seulement 17 points inscrits par les italiens) et une fin de match maîtrisée grâce à la rotation de son banc. L’arrière Adrian Smith (Kentucky) et Oscar « Big O » Robertson terminent co-meilleurs marqueurs (16pts). Le Japon (125-66) puis la Hongrie (107-63) ne tiendront guère plus que des rôles de figurants lors de ce premier tour, durant lequel les joueurs américains se mettent en jambe. Un écart moyen de 47pts par rencontre, des adversaires limités à 61pts par match, Jerry Lucas et Oscar Robertson scorant 19pts de moyenne et pas moins de six joueurs (sur douze !) à 10pts ou plus. Le ton est donné.

    Le rouleau compresseur américain

    Lors du second tour (en demi-finale) les américains vont encore hausser leur niveau et littéralement écraser la concurrence. Parmi les huit équipes encore en lice pour jouer le titre, les ÉtatsUnis tombent sur la Yougoslavie de Radivoje Korać et Ivo Daneu, l’Uruguay de Carlos Blixen (médaillé de bronze à Melbourne) et de l’habituelle mais néanmoins redoutable équipe d’Union Soviétique. Des soviétiques qui depuis 1952, en dépit de leur domination sur le vieux continent, se heurtent constamment à cette Team USA en finale.

    Autour de joueurs dominants dans la raquette, notamment le colosse letton, Jānis Krūmiņš (2m20, 140kg), Viktor Zubkov, Yuri Korneev et Aleksandr Petrov espèrent enfin tenir leur revanche et renverser la montagne américaine. Malgré deux premières rencontres maîtrisées par les soviétiques, les américains font étalage de toute leur maîtrise sur le dernier match décisif du groupe. Dans un contexte diplomatique tendu, en pleine période de guerre froide, le match est relativement serré et les américains sont pour la première fois mis en difficulté par le jeu physique et l’adresse soviétique. À la mi-temps, les USA n’ont que sept points d’avance (35-28) et Newell décide d’un changement tactique face à des soviétiques en confiance et un peu trop favorisés selon lui par l’arbitrage. Les américains reviennent du vestiaire, le couteau entre les dents, avec une pression défensive tout-terrain, infligeant un (25-1) dans le 3ème ¼ avec 20pts consécutifs inscrits durant les cinq premières minutes. Derrière son « swingman », Jerry West (19pts), et le génie d’Oscar Robertson (16pts), les États-Unis vont étouffer les soviétiques et par la même occasion contenir les hommes de Stepan Spandarian à moins de 60pts, leur infligeant une seconde défaite (81-57) (défaite face au Brésil au 1er tour 58-54).

    Oscar Robertson et la défense des soviétiques

    Les deux matchs précédents furent aussi expéditifs que démonstratifs de la supériorité américaine sur ce tournoi. Team USA récite une partition millimétrée sur 40mn, menée par Terry Dischinger (Purdue) et du « Big O », face à une équipe yougoslave apathique (104-42), en dépit du bon match de Korać (16pts). Puis elle récidive le lendemain lors d’une nouvelle démonstration de basket face aux uruguayens impuissants (108-50). (+47) et (+46) respectivement sur chaque première mi-temps lors de ces deux rencontres. Leur domination est totale et s’imprime, telle une marque laissée au fer rouge par chacune de leurs prestations, grâce à des joueurs qui, l’un après l’autre, plantent paniers sur paniers avec une maîtrise spectaculaire.

    Un final grandiose

    Les États-Unis n’ont plus que deux rencontres à disputer dans le tableau final qui va donc opposer USA et URSS (qualifiés du Groupe B) au Brésil et à la surprenante équipe d’Italie (qualifiés du Groupe A).

    Le schéma est le suivant : Avec une victoire chacun, brésiliens et américains doivent remporter leur premier match, respectivement face à l’Union Soviétique et l’Italie, pour être assurer de joueur la médaille d’or l’un contre l’autre. Les deux premières rencontres se déroulent tard dans la soirée du 8 septembre (à cause des fortes chaleurs). L’Union Soviétique ouvre le bal et renverse le Brésil de Wlamir Marques (25pts) sur le score étouffant de (64-62). Les USA doivent alors assurer une victoire face à l’Italie pour s’adjuger une sixième breloque consécutive. Contre toute attente, devant plus 11 000 spectateurs, la première mi-temps révèle un scénario inattendu dans un Palais des Sports bouillant. Au tableau d’affichage, les USA sont devant des italiens accrocheurs et en réussite (56-48), mais vont finalement craquer lors du second acte, poussant les américains à s’employer un peu plus, pour la seconde fois dans ce tournoi. Le courageux ailier Gianfranco Lombardi (23pts) va maintenir l’Italie à quai et tenir tête aux Jerry Lucas (26pts), Oscar Robertson (22pts) et Jerry West (18pts) qui vont néanmoins ramener une 7ème victoire américaine dans le tournoi (112 – 81), la seconde face à l’Italie. Certains « tifosi » y verront la finale pour la médaille d’or que l’Italie n’aura jamais connu car malheureusement pour eux l’Union Soviétique sera tout aussi impitoyable lors de son dernier match, l’emportant (78-70) et se parant d’argent pour la troisième fois consécutive, laissant les italiens au pied du podium.

    États-Unis – Brésil

    Climax de ce tournoi pour la Team USA. La médaille est assurée, reste à déterminer de quel métal elle sera faite. En dépit du résultat des soviétiques qui conforte leur première place, les joueurs veulent s’employer à rendre une feuille de match plus aboutie que face à l’Italie en particulier depuis les derniers championnats du monde de basket remportés par le Brésil devant… les États-Unis. En ce jour de 10 septembre 1960, le décor est planté pour une « finale » qui s’annonce aussi déséquilibrée qu’haletante. La première mi-temps sera à sens unique pour les américains (50-24), insolents de réussite, qui anesthésient les champions du monde « auriverde » emmenés par l’ailier vedette Wlamir (19pts) et son pivot Amaury (17pts). Le match étant quasiment acquis, les joueurs américains vont gérer la seconde période en stabilisant l’écart autour des trente points (90-63) grâce à une nouvelle prestation majeure de l’intérieur Jerry Lucas (21pts) et de son leader et meilleur joueur du tournoi, Oscar Robertson (14pts). Les USA remportent une 5ème médaille d’or consécutive qui récompense, au bout de huit matchs sans défaite, une équipe prodigieuse, au comportement et au jeu exemplaire. Les américains restent sur une série olympique impressionnante de 36 victoires consécutives (en 36 matchs), confortant ainsi un peu plus leur hégémonie sur le basket aux Jeux.

    Le podium des Jeux de 1960

    L’héritage de Team USA 1960

    La Dream Team originelle

    Cette génération exceptionnelle, en remportant ses rencontres avec un écart moyen de 42,4pts sur l’ensemble du tournoi et en dépassant à cinq reprises la barre des 100 points inscrits, surclasse la concurrence dans tous les secteurs de jeu face à des joueurs pourtant rompus au basket international et des équipes plus âgées (en moyenne 24 ans, contre seulement 22 ans pour les américains). Des jeunes qui, très tôt, n’hésitent pas à endosser un rôle de leader au sein de l’équipe, à l’image d’Oscar Robertson, qui va assumer ses responsabilités sur le parquet et en dehors, comme il saura si bien le faire en NBA plus tard.

    “En dépit de notre jeunesse et sans aucune expérience professionnelle, nous avons représenté les États-Unis comme aucune autre équipe dans l’histoire ne l’avait fait jusqu’à présent. Nous n’avions aucune faiblesse”Oscar Robertson

    Guider par un tempo rapide, une endurance ainsi qu’une défense inépuisable et capable d’envoyer du jeu des deux côtés du terrain pendant de longues séquences. Cette équipe récite ses gammes, bloque les tirs sous le panier et pratique un jeu de mouvement avec et sans ballon pour offrir des tirs idéalement ouverts sur chaque possession. Tous les joueurs tiennent leur rôle depuis le banc jusqu’aux titulaires.

    “La meilleure équipe de basket amateur qui ait jamais existé”Jerry West

    Du podium olympique à la postérité

    Cinq joueurs de l’équipe championne olympique finiront le tournoi en double figures, une équipe parfaitement menée par le duo Lucas – Robertson (17pts par matchs) et habilement construite par le regretté Pete Newell. À l’issue des Jeux de 1960, et d’une cuvée exceptionnelle, dix joueurs entameront progressivement une carrière en NBA, parmi lesquels Bob Boozer, Adrian Smith et Jay Arnette qui deviendront coéquipiers d’Oscar Robertson aux Cincinnati Royals durant plusieurs saisons. D’ailleurs Oscar Robertson (1961), Walt Bellamy (1962), Terry Dischinger (1963) puis Jerry Lucas (1964) seront successivement élu Rookie de l’année. Ces mêmes Jerry Lucas et Oscar Robertson, déjà vedettes montantes du basket universitaire bien avant leur parcours olympique, étaient amenés, tôt ou tard, à faire le grand saut en NBA. Parmi les dix joueurs qui auront une carrière en NBA, huit d’entre eux connaîtront une longue carrière, quatre d’entre eux seront intronisés quelques années plus tard au Hall of Fame à titre individuel.

    Ce n’est qu’en 2010, cinquante ans après les faits, que l’équipe des États-Unis, médaillée d’or aux Jeux de Rome de 1960 intégrera le prestigieux mémorial de basket américain lors d’une cérémonie hommage, ponctuée par les discours des deux co-capitaines, Jerry West et Oscar Robertson, entourés de plusieurs de leurs anciens coéquipiers, sous les yeux d’une autre équipe honorée ce soir-là ; la Dream Team 1992 de Barcelone.

    Discours du « Big O », lors de la cérémonie d’intronisation de la Team USA Basketball 1960

    Quelle place dans l’histoire ?

    L’équipe de basket des États-Unis de 1960 reste indubitablement moins médiatique et iconique sur le papier que la Dream Team 1992 mais les deux sélections ont en commun d’être les seules équipes nationales intronisées au Hall of Fame. 60 ans après, la Team USA, version 1960, demeure encore une référence en matière de réussite sur le plan collectif et dans le jeu. En dépit d’un manque de médiatisation à l’époque, elle se félicite cependant du titre officieux de « Dream Team originelle » et demeure à n’en pas douter la meilleure équipe américaine amateur de l’histoire grâce à une concentration exceptionnelle de talents qui réaliseront, par la suite, des carrières NBA mémorables.  

  • Previews NBA : Miami Heat

    Previews NBA : Miami Heat

    Pour la première année, ClutchTime se lance dans une grande série de previews pour la saison 2019-2020 ! On part sur une division par semaine et cela jusqu’au début de la saison ! On débarque cette semaine du coté de la Division Sud-Est, avec le Miami Heat.

    Miami Heat

    Bilan 2018-2019 :

    Classement : 10ème de la conférence Est

    Bilan : 39-43

    Playoffs : Non Qualifié


    Bilan Saison 2018-2019

    La saison dernière a été assez décevante, car le Heat a terminé 10ème de l’Est, et n’a donc pas fait les Playoffs. Ce classement final est une déception car, objectivement, l’équipe avait les moyens nécessaires afin d’atteindre cet objectif, mais, le Heat n’a pas réussi le push nécessaire pour y aller. Il y a aussi un aspect sentimental, cela aurait été beau de voir Dwyane Wade quitter la NBA après une série de Playoffs.

    Mais, il y a eu des bons points à retenir de l’exercice 18-19 : Premièrement, la saison de Wade fut une belle saison pour une dernière. Ensuite, Josh Richardson a montré qu’il avait du potentiel, tout comme Bam Adebayo. Et enfin, Erik Spoelstra a fait sortir le côté « Point Guard » de Justise Winslow, ce qui fut surprenant, mais intéressant.

    Concernant les points moins positifs, Goran Dragic n’a pas été aussi présent qu’attendu, notamment à cause des blessures qui ont entaché sa saison. Il y a également James Johnson et Dion Waiters, qui n’ont pas excellé lors de la saison passée.


    Mouvements de l’intersaison :


    Effectif :

    Poste Nom Salaire
    Pivot Bam Adebayo 3,4M $
    Arrière / Ailier Jimmy Butler 32,7M $
    Meneur Goran Dragic 19,2M $
    Ailier Fort / Pivot Udonis Haslem 2,5M $
    Arrière Tyler Herro 3,6M $
    Ailier / Ailier Fort James Johnson 15,3M $
    Ailier / Arrière Derrick Jones Jr. 1,6M $
    Pivot / Ailier Fort Meyers Leonard 11,2M $
    Meneur / Arrière Kendrick Nunn 1,4M $
    Arrière / Ailier K.Z. Okpala 898k $
    Ailier Fort / Pivot Kelly Olynyk 11,6M $
    Arrière Davon Reed 1,6M $
    Ailier Duncan Robinson 1,4M $
    Arrière Dion Waiters 12,1M $
    Ailier / Meneur Justise Winslow 13M $

    A noter que les contrats de Ryan Anderson (5,2M $), A.J. Hammons (350k $) et Yante Maten (100k $) sont également dans le salary cap du Heat.

    Le 5 de ClutchTime :

    PGSGSFPFC
    G. DragicJ. ButlerJ. WinslowK. OlynykB. Adebayo

    Evaluation by CT

    Points Forts Points Faibles
    Vrai Franchise Player Banc Limité
    StaffMasse Salariale
    Jeunesse

    Prévision de Classement :

    Estimation haute : 5ème

    Estimation basse : 9ème

    Notre estimation : 6ème

    Possibilité de playoffs: autour de 80%


    AVIS GLOBAL ET ATTENTES

    Pour la saison 2019-2020, on peut attendre du Heat qu’il fasse les Playoffs. En effet, l’effectif a augmenté sa capacité à shooter de loin, et l’arrive d’un All-Star incontestable va pouvoir permettre à Miami d’atteindre l’un des derniers spots des Playoffs. A voir, par contre, si le roster va connaître beaucoup de blessures ou non…


    Highlights du Heat 2018-2019

    Pour finir la preview en douceur, un petit come back sur la saison dernière avec les meilleures actions du Heat !

  • L’inoubliable saison 2008  des Boston Celtics

    L’inoubliable saison 2008 des Boston Celtics

    17 juin 2008. Les Celtics de Boston sont sacrés champions NBA pour la 17ème fois. Certainement un des plus beaux chapitres de l’histoire de la franchise. Un chapitre exceptionnel qui a mis fin à une longue et douloureuse traversée du désert. Retour sur un parcours grandiose qui a remis en lumière l’équipe du petit lutin vert.

    Le contexte

    L’équipe des Boston Celtics est, avec les Los Angeles Lakers, l’équipe la plus titrée en NBA, avec 17 titres. Véritable machine à gagner depuis la fin des années 50, la franchise de Beantown (en référence au haricot de Boston) a su forger ses succès autour de joueurs légendaires : Bob Cousy, Bill Russell, John Havlicek, Larry Bird, Robert Parish… Le tout bien entendu guidé par des coachs qui ont amené une certaine culture de la gagne comme Red Auerbach ou K.C Jones. C’est simple : aucune équipe n’a autant dominé une ligue majeure Nord-Américaine que les Celtics l’ont fait entre 1957 et 1969. Deux titres durant les années 70 et trois durant les 80’s viendront s’ajouter à la monstrueuse armoire à trophée du mythique Boston Garden.

    Bill Russel (numéro 6) au-dessus de Wilt Chamberlain (numéro 13), lors des finales NBA 1969.

    Le Garden, parlons-en : une arène à l’ancienne, construite en 1928 (sous le nom de Boston Madison Square Garden), prévue initialement pour accueillir des matchs de boxe, est devenue au fil du temps une antre imprenable. Dans les années 60 et 80, périodes glorieuses des C’s, il est rare de voir la « green team » perdre à domicile. Le côté rustique et intimidant de la salle y est pour beaucoup. La chaleur du Garden, dépourvu d’air conditionné, étouffe les adversaires, comme le malheureux Kareem Abdul-Jabbar, obligé de porter un masque à oxygène durant le fameux « Heat game » de 1984 entre les Lakers et les Celtics, où la température atteindra les 36 degrés.

    Les highlights du match 7 de la finale NBA 1984 entre les Celtics et les Lakers, où l’ambiance au Boston Garden sera impressionnante. Le parquet sera d’ailleurs envahi par les spectateurs au buzzer final.

    Les Celtics et leurs ennemis jurés, les Lakers, dominèrent la NBA dans les années 80. En effet, de 1980 à 1989, l’une des deux équipes se retrouva chaque saison en finale. Mais c’est alors que la dynamique victorieuse de la « green team » fut frappée par une tragédie qui marqua à jamais la ville de Boston: le 19 juin 1986, le prodige Len Bias décède d’une overdose de cocaïne, moins de 48 heures après avoir été drafté par les Celtics en première position et 11 jours après le sacre de ces derniers en finale contre les Rockets. Bias était le joueur qui manquait aux Celtics pour relancer une machine certes dominatrice, mais vieillissante. Bien avant sa draft, la presse spécialisée de l’époque le comparait déjà à Michael Jordan. Malheureusement, le Boston Garden ne vit jamais le jeune surdoué du Maryland évoluer sous son toit.

    Len Bias (1963-1986).

    En 1987, les Celtics version Bird atteignent une dernière fois les finales NBA, après avoir vaincu non sans mal les déjà redoutables Detroit Pistons, au cours d’une finale de conférence défiant les lois du suspens. Mais il finissent par rendre les armes devant les Lakers d’un Magic Johnson étincelant, auteur de 29 points dans le game 4 et surtout d’un « sky hook » légendaire pour remporter un match décisif à Boston. Los Angeles l’emportera logiquement face à des C’s clairement essoufflés. Les fans de l’équipe verte ne le savent pas encore, mais cette défaite annoncera le début de la fin pour la bande de « Larry Legend ».

    Le « sky hook » de Magic Johnson contre les Celtics lors du game 4 des finales 1984. Le joueur sera à la fin du match interviewé par le « Roi de la Soul » James Brown.

    Lors des finales de conférence Est 1988, la « green team » ne peut rien faire face à la force collective et mentale des Pistons. On assiste là à une passation de pouvoir, et les Celtics de Bird, Parrish, Ainge, McHale et Dennis Johnson ne retourneront plus en finales.

    La retraite de Larry Bird en 1992 ; le décès du talentueux Reggie Lewis en 1993 et la démolition du Boston Garden en 1995 n’arrangèrent rien pour l’équipe de BeanTown qui traversa les années 90 comme un fantôme. Seules satisfactions de la décennie pour les hommes verts : la construction d’une nouvelle salle toute neuve, le Fleet Center (qui deviendra plus tard le TD Banknorth Garden), et surtout la draft de Paul Pierce en 1998. Ce dernier deviendra très vite le patron de l’équipe, mais souvent trop esseulé, il ne parviendra pas à faire franchir un cap à son équipe. Le retour de l’ancienne gloire Danny Ainge en 2003, en tant que responsable des opérations basket, fera basculer la franchise dans une toute nouvelle dynamique. Toujours à l’affut des bonnes affaires, Ainge n’a pas froid aux yeux quand il s’agit d’échanges. Selon lui, l’effectif des Celtics 2003 n’est pas bon, en tout cas pas assez talentueux pour viser le titre. Il sait ce que représente Boston dans l’univers de la NBA, et sa franchise ne peut pas végéter plus longtemps dans le ventre mou de la ligue. Pendant plusieurs années, Danny chamboule à de multiples reprises son roster, nomme Doc Rivers comme entraineur (en 2004) et accorde une confiance aveugle en son meilleur élément Paul Pierce. Mais les résultats ne suivent pas. En 2007, Boston conclut une saison catastrophique avec seulement 24 victoires. Pierce commence à parler d’un départ si l’équipe n’est pas renforcée. Alors Danny Ainge va sortir deux échanges dont lui seul a le secret. Le 28 juin 2007, il récupère Ray Allen (Seattle) en échange de Delonte West, Jeff Green, Wally Sczerbiak ainsi qu’un premier tour de draft. Le 31 juillet, Gerald Green, Al Jefferson, Ryan Gomes, Theo Ratliff et Sebastian Telfair quittent la « green army » pour Minnesota. C’est le « Big Ticket » Kevin Garnett, MVP 2004 qui arrive. L’espoir renait immédiatement pour Boston. Le Big 3 Pierce-Allen-Garnett est né et ils sont épaulés par des joueurs qui s’inscriront tous à leur façon dans la saison 2008 magistrale des Celtics.

    Ray Allen, Kevin Garnett, Paul Pierce.

    2007-2008 : La saison où Boston est redevenue une équipe qui gagne

    Les attentes sont énormes autour de la « green team », bien que l’effectif manque d’expérience et de profondeur de banc. Dès le début de saison, Doc Rivers confirme que le jeune meneur Rajon Rondo et le pivot Kendrick Perkins seront titulaires aux côtés de Pierce, Allen et Garnett. Bon défenseur mais très médiocre scoreur, Rondo n’a qu’une saison NBA dans les jambes. Drafté en 2003 par Boston après avoir fait l’impasse sur la fac, Kendrick Perkins a su grappiller des minutes année après année pour au final être titulaire dans la raquette avec KG. Excellent défenseur mais lui aussi un peu frustre en attaque, Perkins représente en effet le col bleu que voulaient Rivers et Ainge au poste 5. Les 3 vétérans du Big 3 ont pour mission de vite mettre en confiance les deux plus jeunes du 5 de départ. Sur le banc, le shooteur fou Eddie House, le rugueux Tony Allen, Glen « Big Baby » Davis, James Posey ou encore l’inattendu Leon Powe apporteront tous leurs différentes qualités, dans un collectif extrêmement bien huilé où chacun a sa place et sait ce qu’on attend de lui. L’arrivée de Tom Thibodeau en tant qu’assistant coach défensif s’avèrera elle aussi décisive.

    Paul Pierce, Kendrick Perkins, Kevin Garnett et Rajon Rondo.

    Débuter la saison par 8 victoires consécutives, idéal non? Dès le début de saison, on sent que l’alchimie est parfaite et qu’il faudra se lever tôt pour vaincre ces C’s là. Pour son premier match sous la tunique verte, contre des Wizards à 0/16 à 3 points, KG score 22 points et gobe 20 rebonds. Lors du deuxième match de la saison, c’est un shoot à trois points de Ray Allen (33 pts) qui enterrera les Raptors en prolongation. C’est dire si les deux principales recrues de l’été n’ont pas eu besoin de temps d’adaptation.

    Le game winner de Ray Allen contre les Raptors de Toronto, le 4 novembre 2007.

    Les séries de victoires se succèdent et il faudra attendre le 19 décembre 2007 pour voir les C’s perdre à domicile, après 12 victoires d’affilées au TD Banknorth Garden. Quelques jours plus tard, ils remportent leur 24ème victoire (en 27 rencontres) et égalisent déjà leur performance de l’année dernière.

    Rajon Rondo et Paul Pierce.

    Le mois de janvier sera plus compliqué. Kevin Garnett sera absent plusieurs matchs à cause de douleurs abdominales. Leon Powe et Glen Davis se partageront les minutes et apporteront leur fougue pour faire oublier le « Big Ticket ». KG, Pierce et Allen seront sélectionnés pour le All-Star Game 2008 qui se déroule cette année-là à La Nouvelle-Orléans. Au même moment, le vétéran PJ Brown sort de sa retraite pour signer à BeanTown, apportant de la profondeur et de la dureté défensive au poste de pivot.

    Kevin Garnet, la légende Bill Russell, Ray Allen et Paul Pierce.

    Après le all-star break, les Celtics perdent trois rencontres de suite. Ce sera la seule et unique fois de la saison. Danny Ainge veut renforcer sa rotation et signe « le chinois » Sam Cassell pour suppléer Rajon Rondo au poste de meneur. Malgré la fatigue accumulée, les Celtics ne lâcheront pas leur première place de la conférence Est et termineront la saison avec 66 victoires. Les recrues se sont acclimatées à la vitesse de l’éclair. La philosophie défensive de l’équipe, faite d’intimidation et d’agressivité fait que les Celtics sont redoutés par toute la ligue. Aucun shoot ne parait facile pour l’adversaire. Tous les voyants sont au vert pour les playoffs, où les Celtics débuteront face aux Atlanta Hawks, avec l’avantage du terrain.

    Les deux premiers matchs à Boston sont nettement à l’avantage des hôtes. Kevin Garnett est logiquement élu meilleur défenseur de l’année. Mais lors des deux matchs à Atlanta, les C’s se feront surprendre par des Hawks bien décidés à ne pas se laisser marcher dessus. 2-2, puis 3-2 Boston, et 3-3 après une nouvelle victoire d’ATL à la Phillips Arena. Accrocheurs, menés par un duo Joe Johnson – Josh Smith au sommet de son art, les Hawks ne pourront rien dans le game 7 décisif à Boston, où les Celtics l’emporteront 99-65.

    Paul Pierce en défense sur Joe Johnson.

    Les demi finales de conférence Est sont un gros test pour les hommes de Doc Rivers, car les Cleveland Cavaliers de LeBron James sont des adversaires coriaces. Meilleur scoreur de la saison régulière avec 30 points, plus 7,9 rebonds et 7,2 passes de moyenne, « LBJ » a réalisé une saison sensationnelle et a placé presque à lui tout seul son équipe à la 4ème place de la conférence. Cependant, James sera muselé par la défense rugueuse des Celtics durant les game 1 et 2. 12 points à 2/18 au shoot puis 21 points mais 6/24. Sans un LeBron efficace, il est quasi-impossible de voir Cleveland prendre un match dans cette série que Boston mène 2-0. Mais comme au tour précédent, les Celtics ont beaucoup plus de difficultés à l’extérieur et Cleveland prendra les matchs 3 et 4, avec un LeBron retrouvé, bien aidé par les anciens Celtics Wally Szcerbiak et Delonte West. Match 5 pour Boston, le 6 pour Cleveland, et la « green team » devra encore gagner un match 7 décisif pour avancer. Ce « win or go home » sera un des plus beaux matchs de la décennie, une opposition de légende entre Paul Pierce et LeBron James dans un TD Banknorth Garden surchauffé comme lors des plus belles heures de son illustre prédécesseur. Un match serré de bout en bout, où Pierce (41 points) aura finalement le dernier mot face à James (45 points).

    https://www.youtube.com/watch?v=DZhCU6dncrA
    Le duel inoubliable entre « The Truth » et « The Chosen One » lors du game 7.

    En finale de conférence, Boston retrouve les Detroit Pistons. Champions en 2004, finalistes en 2005, demi-finalistes pour la 5ème fois de suite, la franchise de « Motown » a fini deuxième à l’Est avec 59 victoires. Un gros duel s’annonce entre les deux meilleures défenses de la NBA. Les C’s s’imposent facilement dans le game 1, mais la surprise arrive 48 heures plus tard quand Detroit parvient à gagner au TD Garden lors du match 2. Pour la première fois durant ces playoffs, Boston a perdu à la maison. Ne laissant aucune place au doute, les hommes du Doc vont parvenir à reprendre l’avantage du terrain en dominant les Pistons 94-80. Detroit remporte le match suivant et Boston doit absolument gagner le match 5 à domicile. Ce sera chose faite dans un match où les C’s auront mené de plus de 10 points. Courageux, Detroit refait son retard à coup de stops de Tayshaun Prince et de shoots décisifs de Rip Hamilton et Chauncey Billups. Boston fini par survivre à une fin de rencontre étouffante et prend un avantage décisif dans la série (3-2). On peut mentionner le match monstrueux de Kendrick Perkins (18 points, 16 rebonds). Le match 6 sera remporté par Beantown et les Celtics de Boston retrouvent les finales NBA, 21 ans après.

    Celtics-Lakers, nous y voilà, 21 ans après, donc. 11ème finale NBA entre les deux rivaux ultimes. L’Amérique entière attendait ce duel au sommet entre les franchises les plus prestigieuses de la NBA. D’un côté, la Californie, une attaque en triangle orchestrée par le « zen master » Phil Jackson, une équipe construite brillamment autour de Kobe Bryant (MVP de la saison régulière) et Pau Gasol; de l’autre, le Massachusetts, une rigueur défensive inouïe et un collectif réglé comme une horloge. Bref, une confrontation historique dans tous les sens du terme.

    Le game 1 est magnifique d’intensité. Les Lakers sont présents et rentrent les shoots quand il faut. Premier tournant lorsque Paul Pierce retombe sur le pied de Kendrick Perkins et doit rejoindre les vestiaires. 3 minutes plus tard, le revoilà frais comme un gardon et ovationné par le public de Boston. Deux bombes à 3 points plus tard, il fait exploser toute la salle. Ce moment mythique fera basculer la rencontre en faveur des Celtics qui remportent ce match 1 98-88.

    Le résumé du game 1.

    Dans le game 2, Boston domine toute la rencontre et mène de 24 points mais s’écroule en fin de match: les Lakers ne sont plus qu’à -2 à une minute de la fin. En patron, Paul Pierce (28 points) s’en va provoquer la faute et marquer deux lancers décisifs. Kobe Bryant aura été parfaitement défendu par les C’s (24 points mais 9-26 au shoot). Les trois matchs suivants se jouent à Los Angeles. Leon Powe aura apporté 21 points en seulement 14 minutes. Lors du game 3, les C’s paraissent fatigués. Paul Pierce, gêné au genou, ne marque que 6 points et Rajon Rondo se blesse au coude. Les Lakers s’imposent 87-81. Game 4. Domination des Lakers qui roulent sur le 1er quart-temps, 35-14. A la mi-temps, dans le dur, les C’s ont besoin d’ajustements tactiques. Paul Pierce indique à coach Rivers qu’il veut défendre sur Kobe Bryant. Rivers ouvre son banc et lance Eddie House, James Posey et P.J Brown pour la seconde mi-temps. Résultat: un 31-15 terrible pour le Staples Center aux airs de cathédrale. P.J Brown se permet même un poster dunk sur Kobe ! Les C’s mènent pour la 1ère fois de la partie à 4 minutes de la fin. D’un énorme shoot dans le corner, James Posey fait définitivement exploser les Lakers. Victoire improbable de Boston qui n’est plus qu’à une victoire du Graal.

    L’énorme come-back des Celtics.

    Même scénario dans le game 5, où les californiens commencent le match tambour battant. Les C’s refont leur retour avant la mi-temps mais cette fois Los Angeles reste sérieux et revient à 3-2. Le game 6 est annoncé comme le match du titre pour les Celtics. Dans le 2ème quart-temps, sous l’impulsion des shooteurs bostoniens, la défense des Lakers va rendre les armes. Tout rentre pour les Celtics et la 2ème mi-temps est un immense garbage time. C’est la fête au TD Banknorth Garden, et au buzzer final tout le monde peut exulter: les Celtics sont champions NBA, 22 ans après leur dernier titre !

    Résumé du game 6.

    L’émotion est immense, Kevin Garnett nous gratifie d’une interview devenue légendaire, Doc Rivers se prend plusieurs litres de boisson énergisante sur la tronche, les gens pleurent en tribune. Tellement longtemps qu’on attendait ça…

    L’interview de Kevin Garnett.

    Quelle saison sensationnelle de ces Boston Celtics ! De ce Big 3 tout d’abord, qui aura toujours fait preuve d’une force de caractère incroyable. MVP des finales, Paul Pierce aura été génial de justesse tout au long des playoffs. Kevin Garnett aura symbolisé la philosophie « UBUNTU » (un pour tous, tous pour un). Ray Allen, de par la qualité de son shoot et son sang froid, aura toujours su répondre présent. Et que dire de Rajon Rondo.. le jeune meneur, confirmé comme titulaire en début de saison, est devenu une valeur sûre du groupe. Sa lecture du jeu et sa lucidité défensive ont apporté ce petit quelque chose en plus. Les rôles players comme James Posey, Eddie House, Leon Powe ou P.J Brown auront apporté l’énergie et la lucidité nécessaire pile quand l’équipe en avait besoin. Le coach, Doc Rivers, pas réputé comme étant un spécialiste tactique, a néanmoins fait preuve d’une gestion d’équipe irréprochable. Si cette équipe n’a jamais baissé les bras, c’est en partie grâce à lui. Et bien sûr les Celtics auront été portés tout au long de la saison par un TD Banknorth Garden en feu. Une saison inoubliable dans tous les sens du terme.

  • Previews NBA : Orlando magic

    Previews NBA : Orlando magic

    Pour la première année, ClutchTime se lance dans une grande série de previews pour la saison 2019-2020 ! On part sur une division par semaine et cela jusqu’au début de la saison ! On débarque cette semaine du coté de la Division Sud-Est, avec le Magic d’Orlando.

    Orlando Magic

    Bilan 2018-2019 :

    Classement : 7ème de la conférence Est

    Bilan : 42-40

    Playoffs : Défaite au 1er tour face au Toronto Raptors (4-1)


    Bilan Saison 2018-2019

    Suite à l’éviction de Frank Vogel lors de l’exercice précédent catastrophique, Steve Clifford est débauché chez les Charlotte Hornets. Après une première moitié de saison chaotique (seulement 16 victoires à mi-parcours), Orlando va finir la saison régulière sur les chapeaux de roues (22 victoires sur les 30 derniers matchs) et arracher le 7ème spot à l’Est pour les play-offs, une première depuis 2012. L’équipe floridienne dispose du 5ème ratio défensif de la ligue mais perd dès le premier tour face aux Toronto Raptors (4-1) en prenant soin d’éviter le Sweep. Sur le plan individuel, les performances du pivot monténégrin N. Vucevic vont lui permettre d’honorer sa première sélection pour le All-Star Game. Steve Clifford est récompensé du prix du meilleur coach du mois de mars & avril et notre Frenchie Evan Fournier réalise une saison moins aboutie que la précédente avec 15pts, 3,5ast et 3,5rbd par matchs. Le Magic, qui sort de sa plus longue période de disette sans jouer les PO, peut envisager une éclaircie pour la saison 2019/2020 autour d’une équipe encore assez jeune et ambitieuse, dirigée par un entraîneur qui semble avoir pris ses marques.


    Mouvements de l’intersaison :

    Départs ArrivéesRookies 
     Timofey MozgovAl-Farouq AminuChuma Okeke
     Troy Caupain  
     Jarell Martin  

    Effectif :

    PosteNomsSalaire 2019/2020
      PG D.J. Augustin (31 ans)147,250,000 $
      PG Michael Carter-Williams (27 ans)71,620,564 $
    PGMarkelle Fultz (21 ans)209,745,200 $
      PG Josh Magette (29 ans)4(Two-way Contract) 79,568 $
      SG Evan Fournier (26 ans)1017,000,000 $
      SG Hassani Gravett (23 ans)898,310 $
    SGVic Law (23 ans)898,310 $ 
      SF Melvin Frazier, Jr. (23 ans)351,416,852 $
      SF Jonathan Isaac (21 ans)15,806,440 $
    SFDaquan Jeffries (22 ans)898,310 $
      SF Terence Ross (28 ans)3112,500,000 $
      SF Al-Farouq Aminu (28 ans)29,258,000 $
     PFAaron Gordon (23 ans)019,863,636 $
    PFWesley Iwundu (24 ans)251,600,520 $
     PFKhem Birch (26 ans)143,000,000 $
     PFAmile Jefferson (26 ans)11(Two-way contract) 79,568 $
    CNikola Vucevic (28 ans)928,000,000 $
    CMohamed Bamba (21 ans)55,704,920 $

    Avis de la Rédac

    Le Magic a su capitaliser sur son effectif en prolongeant cet été son leader et sans perdre en contrepartie ses jeunes joueurs. En attirant un bon défenseur comme Al-Farouq Aminu dans la rotation au poste 4 et en capitalisant sur la progression des jeunes Isaac, Bamba, Fultz et Gordon, les hommes de S. Clifford peuvent espérer accrocher dans le meilleur des scénarios une 8ème place à l’Est. La concurrence cette année va être encore plus relevée que la saison dernière et Orlando ne dispose peut-être pas d’une profondeur de banc suffisante pour tenir le rythme. Derrière Vucevic, les Fournier, Gordon ou Ross vont devoir se retrousser les manches afin de ne pas laisser leur intérieur seul à scorer. Enfin malgré de réels progrès dans le jeu, Steve Clifford va devoir confirmer cette année les bons matchs de la fin de saison dernière pour ne pas retomber dans une spirale négative de défaite. Prédiction CT : Orlando 9ème à l’Est.

    Le 5 de ClutchTime :


    Evaluation by CT

    Points Forts Points Faibles
    Equipe difficile à manœuvrer défensivement Manque d’un deuxième vrai scoreur en relais de Vucevic (Fournier ?)
    Expérience des playoffs 2018-2019 Rotation limitée
    Coaching Recrutement inexistant

    Prévision de Classement :

    Estimation haute : 7ème

    Estimation basse : 12ème

    Notre estimation : 9ème

    Possibilité de playoffs: autour de 35%


    AVIS GLOBAL ET ATTENTES

    Orlando va devoir s’arracher pour espérer atteindre les PO. La division South East commence à prendre du volume, le rival Miami est parvenu à attirer cet été Jimmy Butler, les Hawks très jeune mais bourrés de talents et d’ambitions vont être de solides adversaires cette année. En dépit d’un recrutement assez faible et de certains jeunes qui tardent à passer un cap dans le jeu, le Magic peut tout de même créer la surprise à l’Est en profitant des défaillances des autres équipes.


    Highlights du Magic 2018-2019

    Pour finir la preview en douceur, un petit come back sur la saison dernière avec les meilleures actions du Magic !