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  • Drazen Petrovic, artiste croate, XXe siècle

    Drazen Petrovic, artiste croate, XXe siècle

    Naissance d’une légende

    Drazen Petrovic voit le jour en 1964 dans une petite ville de Croatie. C’est dans les rues de cette ville qu’il débute le basketball, en suivant les pas de son frère Aleksandar, 5 ans plus âgé et future joueur pro. A 11 ans il rejoint le club local de Sibenik et il est immédiatement surclassé avec des joueurs ayant 3 ans de plus que lui. Equipe qui participe déjà au championnat régional contre des adultes…imaginez l’écart sur le terrain !

    En 1979 Sibenik est promu en première division, et Drazen a déjà tapé dans l’oeil du nouvel entraineur. Il n’a que 15 ans mais on l’intègre en équipe première, pas vraiment pour le faire jouer, mais plutôt pour le faire progresser. Il impressionne le coach Slavnic à l’entrainement, bien que celui-ci soit champion olympique, au poste de meneur avec la Yougoslavie. Drazen ne fait que quelques apparitions sur le terrain, mais le diamant Petrovic est bel et bien repéré…

    Pour les amateurs de sport qui aiment prolonger le plaisir après le coup de sifflet final, suivre les cotes et les marchés peut ajouter une autre dimension à l'analyse des matchs. En France, la pratique du pari sportif évolue et certains joueurs se tournent désormais vers des plateformes acceptant les cryptomonnaies ; pour s'y retrouver, un comparatif des bookmakers crypto permet d'identifier les offres disponibles et de comparer leurs conditions en toute transparence. Comme toujours, il convient de miser de manière responsable et de ne jouer que ce que l'on peut se permettre de perdre.

    La saison suivante, Drazen a 16 ans, du temps de jeu en tant que meneur ou arrière, et des statistiques encore discrètes. Peu importe, il travaille dur, ses progrès se voient, et la confiance du staff est là. A tel point que lors de la saison 1981/1982, un nouvel entraineur arrive mais Petrovic a toujours la confiance, et même encore plus. Le coach choisit de lui confier la mène, le jugeant plus efficace balle en main qu’au poste d’arrière à attendre qu’on le serve. Il n’a que 17 ans et tourne à 16 points de moyenne en championnat! En coupe Korac, Sibenik s’illustre également et le continent découvre Petro. Drivée par Drazen, le petit club de sa ville natale sort la grande équipe de l’Etoile Rouge de Belgrade en demi, et rencontre le CSP Limoges en finale. Bien que collé par Richard Dacoury, Petrovic finit le match avec 19 points et 10 passes, mais ça ne suffira pas à l’emporter.

    Nouvelle saison, nouveau coach, nouvelle ambiance. Impossible de nier le talent, mais Durovic pense que Petrovic a des lacunes physiques. En même temps à 18 ans, il a encore de quoi se développer, et c’est ce qu’il fera, avec un travail assidu comme à son habitude. Il garde la confiance à la mène et finit deuxième scoreur du championnat avec 25,6 points et porte l’équipe jusqu’en finale des playoffs. La finale est perdue sur forfait suite à une annulation de la victoire de Sibenik par la fédération. Le match final doit être rejoué mais Sibenik refuse, synonyme de défaite pour le club. En coupe Korac, nouvelle finale Sibenik-Limoges en 1983 et seconde victoire du CSP.

    Après avoir passé l’été 1983 à l’Euro avec la sélection yougoslave pour sa première compétition internationale, c’est le moment du service militaire obligatoire. Petrovic est autorisé à continuer à s’entrainer, notamment une partie de la saison avec le Partizan Belgrade. C’est à cette période que toutes les portes s’ouvrent à lui: le Partizan, l’Etoile Rouge, le Cibona Zagreb où joue son frère…tous le veulent ! Même aux Etats-Unis on lui propose du haut de ses 19 ans d’intégrer la fac de Notre-Dame où le coach a déjà repéré le potentiel du jeune croate.

    A l’aube de la saison 1984-1985, Petrovic choisit le Cibona Zagreb pour 4 ans et 1200 dollars par mois et quelques avantages. Pas mal tout de même à 20 ans dans les années 80. Dès sa première saison il s’impose comme meneur titulaire du grand Cibona, en concurrence avec le grand frère tant copié par le passé. Une saison régulière à 32 points par match, et place aux playoffs. Le Cibona élimine le Partizan en demi avec 51 points de Petro, puis l’Etoile Rouge de Belgrade en finale, pour un doublé coupe-championnat. Sur la scène européenne, le Cibona participe à l’actuelle euroligue et atteint la finale contre le Real de Madrid. Drazen marque ce soir là 36 points, et Zagreb sort vainqueur de cette rencontre, cette fois le titre européen n’échappe pas à Petrovic! Présent avec la sélection yougoslave à l’Euro 85, Drazen finit meilleur marqueur de la compétition.

    Place à la saison 1985-86, où Drazen Petrovic éclabousse la Yougoslavie, l’Europe, le monde même, de son talent. Le 5 octobre 1985 se déroule un simple match de début de saison qui marquera pourtant l’histoire. Drazen approche de ses 21 ans quand le Cibona Zagreb affronte l’Olimpija Ljubjana qui aligne des jeunes suite à un problème administratif. Ce soir là Petrovic est à 22 sur 22 aux lancers francs, 10 sur 20 à 3 points, 30 sur 40 à 2 points….faites le calcul… 112 points marqués ! Le talent, l’audace, et aucune pitié envers ses jeunes adversaires, toute la panoplie est déroulée ce soir là! La salle n’est pas pleine, les spectateurs présents ce soir là doivent encore le raconter à leurs enfants!

    D’un point de vue collectif, nouvelle victoire européenne en finale contre le Zalgiris Kaunas d’Arvydas Sabonis après avoir aligné les matchs à plus de 40 points tout au long de la compétition. En Yougoslavie la finale se joue contre Zadar, et le Cibona perd en trois matchs, d’un point après prolongation lors de la dernière manche. Sur le plan international, la Yougoslavie est de retour avec une médaille de bronze aux championnats du monde, portée par un Petrovic MVP du tournoi et par le jeune Vlade Divac.

    Vers un exil du Roi

    Drazen Petrovic est drafté en 1986 par les Portland TrailBlazers, choix n° 60. Dans un contexte très réglementé, il obtient de la fédération Yougoslave l’autorisation de signer à l’étranger après les JO de Séoul 88, et donc de rester encore deux saisons au Cibona.

    Lors de la saison 86/87 Petrovic prend un agent espagnol, et cherche des contacts en Espagne, notamment vers le Real ou le Barça. Il plante 47 points face à Barcelone, et en profite pour s’y montrer. Mais ayant des doutes sur son comportement, Barcelone ne propose rien à Petro, contrairement au Real qui offre un contrat solide au jeune croate. Le deal se fait, et le meneur signe un contrat qui doit prendre effet deux ans plus tard!

    Retour au championnant ou émergent maintenant les talents de Divac et Kukoc entre autres. Saison parfaite pour le Cibona qui reste invaincu en saison régulière, grâce notamment aux 37 points de moyenne de son leader offensif! Malgré cela, l’équipe s’arrête en demi finales. Mais elle se rattrape sur le terrain européen, remportant la coupe des coupes.

    La saison suivante est du même acabit. Un Petro à 37 points de moyenne, et une défaite en demi-finales, mais une coupe de Yougoslavie gagnée. En Europe le Cibona joue cette fois la coupe Korac et rencontre le Real de Madrid en finale. Pas de pitié pour son futur employeur, victoire en deux manches avec 47 points de Petrovic au match retour.

    En quatre saisons à Zagreb, Drazen aura marqué près de 38 points par match en Yougoslavie, et presque 34 en Europe! Mais le temps est venu de passer aux choses sérieuses et de montrer que sa réussite ne se limite pas à sa Croatie natale, mais qu’au contraire rien ne peut l’arrêter.

    En 1988 Drazen Petrovic débarque à Madrid en star: contrat grassement payé, voiture, appartement, sponsors et club déroulent le tapis rouge au prodige croate. Tout cela après les JO de Séoul, où il mène la Yougoslavie en finale pour une défaite contre l’URSS.

    En championnat, Petrovic tourne à 28 points par match et mène le Real en finale contre Barcelone. Lors du cinquième match décisif, l’arbitre expulse les joueurs du Real les uns après les autres, à tel point qu’ils finiront la partie à 4 ! Barcelone s’impose dans ce match tendu à l’arbitrage controversé. En Europe le Real dispute la coupe des coupes et arrive aussi en finale, avec un match d’anthologie de Petrovic face à Caserte et son emblématique brésilien, Oscar Schmidt. Victoire en prolongation du Real avec 62 points de Drazen contre 44 du scoreur brésilien.

    A l’euro 1989 qui se joue en Yougoslavie, Petro mène les Divac, Kukoc et autres vers la victoire finale. Avec de grosses performances dont 28 points et 12 passes en finale, Petrovic est logiquement élu MVP du tournoi, à domicile.

    Du côté du Real on reproche beaucoup à Pétrovic son individualisme, l’ambiance dans l’équipe n’est pas géniale mais lui a déjà la tête ailleurs. Certains observateurs, dès le début de saison, sentaient chez Petrovic un manque de volonté de s’intégrer au groupe, comme s’il n’était que de passage. Et effectivement, bien qu’ayant signé un contrat de quatre ans Drazen Petrovic s’envole dès la fin de saison, direction la NBA et les Blazers de Portland.

    Drazen Petrovic à Portland

    En 1986 Portland a drafté les deux plus grands joueurs européens du moment, à savoir Drazen Petrovic et Arvydas Sabonis. Darazen est le premier des deux à rejoindre le club de l’Oregon en 1989. Encore sous contrat au Real, l’arrivée de Petrovic à Portland n’était pas gagnée. Le litige finira au tribunal et Petrovic est finalement autorisé à franchir l’Atlantique, moyennant un paiement de plus d’un million de dollars au Real ainsi qu’une priorité à Madrid en cas de retour du joueur en Europe.

    A Portland, Clyde Drexler et Terry Porter sont bien en place et le coach confie à Drazen un rôle d’arrière shooteur, pas encore titulaire et plus du tout en terrain conquis, il n’a pas son mot à dire. Il grapille du temps de jeu au fur et à mesure de la saison et profite d’une absence de Drexler pour faire une petite pointe à 22 points par exemple. Il finit la saison à 7,6 points de moyenne, très loin de ses habitudes au scoring mais tout de même correct tenant compte de ses 12 minutes jouées par match. Premier joueur européen à participer à des finales NBA, il ne se fait pas remarquer face à la défense des Bad Boys de Detroit et les Pistons remportent le titre.

    Retour en équipe nationale pour le mondial 1990 en Argentine. En demi-finale il marque 31 points en 31 minutes dans la victoire face aux américains, petite revanche sur la saison. La Yougoslavie remporte la finale contre l’URSS qui joue sans ses lituaniens dont le pays s’est déclaré indépendant. D’ailleurs les tensions entre croates et serbes se sentent aussi côté yougoslave, notamment quand Divac jette un drapeau croate brandi par un supporter. Petrovic prendra d’ailleurs la décision de ne pas partciper à l’euro 91, et la brouille avec Vlade Divac sera définitive.

    Après cet échec en finale, les Blazers se renforcent, avec notamment l’arrivée de Danny Ainge, qui fait reculer Petrovic un peu plus vers le bout du banc. Toujours mis en doute sur ses qualités défensives, Drazen n’est pas non plus un bon complément à Ainge, lui aussi moins à l’aise en défense. Et Petro bouillone, lui qu’on a surnommé Mozart ramasse les miettes en NBA. Il le fait savoir au club, qui ne veut rien entendre. Lors d’une large victoire contre les Nuggets, Petrovic ne joue que les dernières minutes du match, comme un jeune qu’on ferait jouer une fois le match déjà en poche. C’en est trop pour lui, il craque devant un journaliste. Il déclare qu’il veut être échangé, qu’on ne lui laisse pas assez sa chance à Portland (7 minutes cette saison!). Sa décision est prise, soit il est échangé, soit il retourne en Yougoslavie! Bien évidemment ça ne plait pas à la franchise, qui le sanctionne. De son côté Petro ne met pas sa menace à éxecution et ronge son frein sur le banc jusqu’en janvier.

    Janvier 1991, un fauve remis en liberté

    En janvier 1991, dans un échange à 3 comme savent le faire les franchises NBA, Petrovic prend la direction des New Jersey Nets. Sous la direction du coach Fitch, Drazen qui est en manque de rythme travaille dur. La situation tendue en Yougoslavie le préoccupe aussi, mais au moins aux Nets il se sent soutenu, hors du terrain comme sur le parquet où on le fait jouer une vingtaine de minutes par match, avec un record à 27 points réussi peu de temps après son arrivée, et 12 points de moyenne sur ses matchs aux Nets.

    En fin de saison, toujours encouragé par les Nets, il passe une grande partie de l’été à travailler son physique pour gagner en vitesse et en explosivité, ce qui lui manque à ce moment là en NBA.

    Le début de saison 91/92 est plutôt mauvais pour les Nets, mais suite au départ du meneur titulaire, voilà Drazen Petrovic dans le 5 majeur! Et ça durera toute la saison, 82 matchs dans le cinq! On ne parle plus des 7 minutes par match des Blazers, ici Mozart reprend le rythme. Meilleur défensivement, de retour aux affaires offensivement (20,6 points), il se permet de montrer ses talents de trash-talker sur les parquets NBA. Effet Petrovic ou pas, en tous cas les moribonds Nets se retrouvent en phase finale!

    Contre les Cavs au premier tour, Steve Kerr prend Petrovic en charge, mais celui-ci finira le premier match avec 40 points. Auteur d’une bonne série d’un point de vue personnel, Drazen ne peut empêcher Cleveland de passer en 4 matchs. Cette saison est une renaissance, une revanche même, la NBA le prend enfin au sérieux!

    Le retour de la confiance

    Après ce renouveau en NBA, c’est un renouveau également international avec la paricipation aux JO de Barcelone sous les couleurs de la Croatie. Premier capitaine de la sélection nouvellement créée. Vainqueurs de tous leurs matchs au premier tour, sauf contre la Dream Team où Petrovic marque tout de même 19 points. La finale se joue de nouveau entre les croates et les stars US. Sept points de retard à la mi-temps, mais 32 d’écart au final, ça reste la plus petite victoire américaine de ces JO, avec 24 points du leader croate.

    Chuck Daly qui sort des JO avec la dream team prend en charge les Nets. Les Nets gagnent, Petrovic confirme son talent mais , bluff ou pas, il annonce avoir des offres de clubs européens pour les rejoindre à l’issue de sa dernière année de contrat.

    Joueur de la semaine dans le courant du mois de novembre, il enchaine les performance jusqu’à un record de 44 points lors d’un match de janvier dont 25 dans le dernier quart! Petrovic pourrait être le premier européen au All-Star game…mais non, il n’y est pas et en est très déçu. Aucun joueur des Nets n’y sera d’ailleurs, malgré leurs bons résultats.

    Une blessure au genou lui fait manquer 12 matchs, et les Nets sentent passer son absence. Revenu rapidement mais jamais à son meilleur niveau physiquement, Petrovic finit tout de même à 22,3 points de moyenne sur la saison et dans la All NBA 3rd team. Fatigué, il joue tant bien que mal le premier tour des playoffs, mais le Nets sont une nouvelle fois sortis par Cleveland. Une nouvelle fois Drazen annonce qu’il va retourner en Europe, le manque de reconnaissance, les négociations pour renouveler son contrat pèsent dans sa décision, sachant que de l’autre côté de l’Atlantique on lui déroule le tapis rouge.

    En fin de saison Petrovic bien qu’amoindri physiquement rejoint la sélection croate. Impossible pour lui de se reposer, tant cette sélection représente beaucoup pour lui. En juin 1993 il participe au tournoi de qualification pour l’Euro, avec une défaite en finale contre la Slovénie malgré ses 30 points marqués.

    A la fin de ce tournoi, la sélection croate s’envole pour Zagreb avec escale à Francfort. Petrovic, qui s’est disputé avec Dino Radja lors du dernier match, décide de rester à Francfort. Pendant que sa compagne conduit vers Munich, Drazen se repose, sans ceinture de sécurité. En fin de journée, par temps d’orage, un camion perd le contrôle et la voiture où se trouve Petrovic le prend de plein fouet. A 28 ans, Drazen Petrovic perd la vie sur une autoroute allemande…

    Il est enterré le 11 juin à Zagreb. Les hommages pleuvent, les autorités croates, les instances de la NBA David Stern en tête, le monde du basket dans son ensemble, Michael Jordan lui même, tous sont sous le choc. Demandez à Goran Dragic si plus de 20 ans après l’émotion a disparu…

    Dès le mois de novembre, les Nets retirent son maillot. En 1995 une stèle est érigée à son honneur au musée olympique de Lausanne. Intronisé au Hall of Fame NBA puis FIBA, un musée lui est consacré à Zagreb.

    La statue en l’honneur de la légende Petrovic
    Qui est cet enfant qui admire le shoot de Drazen??
  • Previews NBA : Chicago Bulls

    Previews NBA : Chicago Bulls

    Pour la première année, ClutchTime se lance dans une grande série de previews pour la saison 2019-2020 ! On part sur une division par semaine et cela jusqu’au début de la saison ! On débarque cette semaine du coté de la Division Centrale, avec les Chicago Bulls.

    Chicago Bulls

    Bilan 2018-2019 :

    Classement : 13ème de la conférence Est

    Bilan : 22-60

    Playoffs : non-qualifié


    Bilan sur la saison

    La saison 2018-19 des Chicago Bulls devait être la saison de la confirmation. Raté. Aussi bien dans les résultats que chez les joueurs, le bilan est très faible, en comparaison avec les ambitions affichées en début de saison. Les blessures à répétition de plusieurs joueurs majeurs n’ont guère aidé Fred Hoiberg dans sa composition d’équipe qui en a fait rapidement les frais, remplacé en décembre par son adjoint Jim Boylen. En dépit des talents présents dans cette équipe, les Bulls ne sont pas parvenu à engranger les victoires malgré un recrutement ambitieux et un réel potentiel. Les playoffs semblaient proche et loin à la fois pour Windy City.

    Les Bulls sont tout de même parvenu à finir 20ème meilleure défense de la ligue, grâce aux style de jeu prôné par Hoiberg puis Boylen. Mais les points positifs restent peu nombreux, à l’exception du début de saison de Zach LaVine ou encore du mois de février de feu du finlandais Markkanen. Néanmoins l’intégration de son pivot Carter Jr. et l’arrivée d’un ailier du calibre d’Otto Porter sont à ranger au rang des satisfactions sur la saison.

    Terminant à une piteuse 13ème place,  les blessures ont littéralement foutu en l’air les ambitions des Bulls. L’infirmerie n’a jamais désemplit durant la saison depuis Markkanen et Dunn puis Felicio et Parker jusqu’à LaVine et Porter , seul Ryan Arcidiacono (prolongé cet été) est parvenu à passer entre les gouttes. C’est précisément ces absences qui ont empêché les Bulls de répondre présent dans la bataille à l’Est (27ème attaque de la ligue) et même de freiner la progression de ses meilleurs éléments. Certains éléments de l’effectif en ont fait les frais (Parker et Lopez) plongeant un peu plus les Bulls dans une spirale infernale.


    Mouvements durant l’intersaison


    Effectif 2019-2020

    PosteNomsSalaire
    SFOtto Porter27,250,576$
    SGZach LaVine19,500,000$
    PFThaddeus Young12,900,000$
    SGTomáš Satoranský10,000,000$
    CCristiano Felicio8,156,500$
    PGKris Dunn5,348,007$
    PGCoby White5,307,120$
    PFLauri Markkanen5,300,400$
    CWendell Carter5,201,400$
    SGDenzel Valentine3,377,568$
    PGRyan Arcidiacono$3,000,000
    SFChandler Hutchison$2,332,320
    PFLuke Kornet$2,250,000
    PGShaquille Harrison1,620,564$
    PFDaniel Gafford898,310$
    SGAdam Mokoka79,568$
    GPerrion Callandret898,310$
    PGJustin Simon898,310$

    Note : Le contrat du pivot turc O.Asik (3,000,000$) et de l’arrière A. Blakeney (1,488,231$) sont inclus dans le Salary Cap 2019-20 des Bulls

    Le cinq majeur de ClutchTime

    MeneurArrièreAilierAilier FortPivot
    K. DunnZ. LaVineO. PorterL. MarkkanenW. Carter Jr.

    Évaluation by CT

    Points FortsPoints Faibles
    Le talent Les blessures
    La défense Le jeu offensif
    La rotation La rotation au poste 5

    Prévision de Classement

    Estimation haute : 7ème

    Estimation basse : 14ème

    Notre estimation : 10ème

    Probabilité de playoffs: autour de 25%


    AVIS GLOBAL ET ATTENTES

    Pour remédier à l’exercice 2018-2019, les Bulls ont effectué une intersaison plutôt encourageante axée d’abord sur la continuité en conservant son effectif quasi intacte. La sélection en septième position de la draft du jeune meneur Coby White et un effectif qui s’est étoffé un peu plus à chaque poste (meneur en particulier) devrait permettre à chacun d’avoir des repères suffisants pour ne pas reproduire un bilan catastrophique cette année.

    Néanmoins, Jim Boylen part de loin et devra apporter rapidement des garanties dans le jeu sous peine de subir le même sort que son prédécesseur. Si les joueurs sont épargnés par les blessures, il est envisageable de voir Chicago sous son vrai jour avec des joueurs qui confirment leur potentiel en se mêlant à la lutte pour les playoffs (absents depuis 2017). Zach LaVine devra endosser le rôle de top scorer que beaucoup voit en lui, tout en étant capable de hausser le jeu de ses coéquipiers.


    Highlights des Bulls 2018-2019

    Pour finir la preview en douceur, un petit come-back sur la saison dernière avec les meilleures actions des Bulls !

    Enjoy !
  • NBA Saison 2019-2020

    NBA Saison 2019-2020

    Lorsque l’on parle de « meilleure saison NBA de ces dernières années », plusieurs réponses reviennent souvent : 2011 (première année des Heatles, magnifique titre pour les Mavs), 2013 (énorme saison de Miami, finales absolument sublimes) et bien sûr 2016 (les Warriors des 73 wins, la finale de conférence face à OKC, et le comeback des Cavs en finales). Cependant, les dernières saisons ont été marquées par la lassitude due à la dominance incontestable des Warriors. Le Big Four de Golden State a écrasé toute concurrence en 2017 et 2018. Mais en NBA, tout peut très vite être chamboulé.

    via The Ringer

    C’est ce que nous a prouvé la saison 2018-2019. Alors que toute la planète NBA voyait les Warriors réaliser le three-peat, c’est finalement les Raptors de Toronto qui ont décroché le titre (bien qu’aidés par les blessures des joueurs de Golden State). L’intersaison a également été riche en changements, et notamment au niveau des signatures / trades de joueurs. Tous ces éléments amènent à se demander si la saison à venir ne serait pas la meilleure saison NBA depuis bien des années.

    Une répartition des talents bien plus équilibrée

    C’est l’élément principal qui a déclenché une perte d’intérêt pour certains fans de NBA : le rassemblement de superstars. Big Four aux Warriors (voire Big Five si l’on compte Cousins), Big Three aux Sixers (voire Big Four avec l’arrivée de Tobias Harris), au Thunder (2017-2018) ou aux Celtics (Kyrie, Hayward, Al Horford). Enormément de joueurs ont bougé durant cette intersaison et la ligue s’annonce plus compétitive que jamais


    Conférence Ouest

    La bataille de Los Angeles

    Personne n’aura échappé à cela, nous allons assister à une véritable bataille pour la domination de LA. LeBron James et Anthony Davis contre Kawhi Leonard et Paul George. Le King a beaucoup à prouver après une saison 2018-2019 extrêmement décevante côté Lakers. AD a lui l’ambition d’aller loin en Playoffs, comme Paul George pour les Clippers. Du point de vue de Kawhi Leonard, il aura très certainement envie de prouver que c’est bel et bien lui le meilleur joueur de basketball de la planète. Ces deux équipes font parties des favorites pour remporter le titre, et on ne manquera absolument aucune de leurs oppositions.

    Retrouvailles de MVPs à Houston

    James Harden, machine offensive, 4 fois sur le podium du MVP en 5 ans (dont un remporté), sortant d’une saison historique à 36 points de moyenne. Russell Westbrook, véritable animal sur les terrains, meilleur passeur de la ligue à plusieurs reprises, MVP 2017, et possible futur recordman du nombre de triple-doubles en carrière. Les deux compères vont rejouer ensemble sous le maillot des Rockets et sont sans conteste le backcourt le plus talentueux de la ligue. Beaucoup s’interrogent sur leur comptabilité sur le terrain, ces deux joueurs étant ceux qui ont le plus le ballon en main en match, mais s’ils arrivent à jouer ensemble, c’est toutes les défenses NBA qui vont trembler, et ils seront alors de très sérieux candidats au titre.

    Retour de Stephen Curry version 2016 ?

    Golden State a perdu Kevin Durant, Andre Iguodala, DeMarcus Cousins, et Klay Thompson est blessé pendant plusieurs mois. Malgré l’arrivée de D’Angelo Russell, une chose est claire. Tous. Les. Ballons. Seront. Pour. Steph. Qui n’a pas envie de retrouver le Stephen Curry ultra dominant de 2016 ? Un Curry libéré et beaucoup de choses à prouver pour des Warriors dont beaucoup doutent, ce combo pourrait être extrêmement dangereux pour toute la NBA.

    Bataille royale : Denver, Utah, San Antonio et Portland

    Ces 4 équipes seront au rendez-vous dans la lutte pour l’avantage du terrain en Playoffs. Entre Portland (3ème l’année précédente et les finales de conférence) qui a récupéré Hassan Whiteside et qui devrait compter sur le retour de Nurkic en cours de saison, Denver dans la continuité de son excellente saison, les Spurs de Pop, et un Jazz qui s’est amélioré (arrivées de Conley et Bogdanovic), la bataille s’annonce passionnante.

    Equipes de jeunes talents

    Plusieurs équipes pourraient prendre part à la fête en réalisant de bonnes saisons, et notamment 3 équipes disposant d’un jeune effectif à fort potentiel : les Kings, les Mavs, et les Pelicans.
    Les Kings ont réalisé une bonne saison l’année dernière, en finissant 9ème aux portes de Playoffs et devant l’ennemi jaune et violet. Cette saison pourrait être la confirmation que cet effectif a quelque chose de spécial, avec notamment le duo Fox – Bagley.
    Les Mavs auront également leur mot à dire. Pourquoi ? 4 mots : Luka Doncic, Kristaps Porzingis. Le duo européen va avoir l’occasion de s’illustrer, et après la première saison excellente de Doncic, on a hâte de voir la suite.
    Enfin, les Pels. Certes, AD n’est plus là. Cependant, New Orleans a pu récupérer en échange Lonzo Ball, Brandon Ingram, et Josh Hart. Rajoutons à cela des joueurs comme Jrue Holiday ou J.J. Redick, et l’effectif est plutôt bon. Ce n’est bien sûr pas tout, car les Pels ont drafté en numéro le joueur avec le plus de hype en NCAA, le monstre athlétique Zion Williamson. Des jeunes prometteurs, un numéro de draft qui aura à cœur de montrer ce qu’il sait faire, l’après AD peut être très satisfaisant à la Nouvelle-Orléans, et ce dès la saison prochaine.


    Conférence Est

    L’après Kyrie pour les Celtics

    La saison passée a été une grande déception pour des C’s qu’on attendait au plus haut de la conférence Est. Niveau décevant, beaucoup de déclarations polémiques, et une rupture de l’équipe ont perturbé la machine verte. Kyrie est parti et a été remplacé par Kemba Walker. Les fans de Boston attendent beaucoup de ce dernier, notamment dans l’intégration dans le jeu d’équipe des C’s. Kawhi parti des Raptors, KD absent pour au minimum une grande partie de la saison, Butler à Miami, les Celtics peuvent espérer être champions dans la conférence Est.

    Mission conservation du trône à Milwaukee

    Malgré tous les renforcements à l’Est, ce sont bel et bien les Bucks qui sont les favoris des bookmakers pour être une nouvelle fois au sommet de la conférence Est. Fort de son titre de MVP, Giannis aura à cœur de prouver qu’il peut emmener son équipe jusqu’à la plus haute des distinctions : la bague. L’équipe conserve le même effectif de base en ayant prolongé Khris Middleton et Brook Lopez. Malgré la perte de certains éléments (on pense bien sûr à Malcom Brogdon en premier), les Bucks font bien évidemment partie de ces équipes qui vont jouer pour le titre.

    Un nouveau palier à franchir pour les 76ers

    Après deux saisons à environ 50 victoires, deux saisons d’éliminations en demi-finales de conférence, il est temps pour les Sixers de franchir un nouveau palier. L’équipe de Brett Brown se doit d’aller au minimum en finales de conférence après deux échecs face aux Celtics puis face aux Raptors. La nouvelle raquette composée d’Al Horford et de Joel Embiid devrait être infranchissable en défense, et les 76ers ont réussi à conserver Tobias Harris pour dynamiser leur attaque et offrir du spacing à cette équipe qui va devoir se passer du sniper J.J. Redick. On espère voir un Embiid dominant, candidat au MVP, DPOY, ou même aux deux. Rajoutez à cette excellente équipe un Ben Simmons qui va peut-être (enfin ?) rentrer des tirs, et vous avez un énorme contender au titre de champion NBA.

    Saison de transition pour les Nets ?

    Les Nets ont réalisé LE gros coup de cette Free Agency 2019 : signer Kyrie Irving ET Kevin Durant. Les deux joueurs font partie des meilleurs joueurs de la ligue, et on bave d’impatience de les voir sur un parquet ensemble. Seulement voilà : Kevin Durant est blessé depuis les finales NBA, et ne reviendra sans doute pas avant la saison 2020-2021… Les Nets ne font donc pas réellement partie des favoris pour le titre de champion, mais cette saison s’annonce tout de même très intéressante à Brooklyn. Comment Kyrie Irving va-t-il assumer son rôle de franchise player après son échec à Boston ? L’équipe va-t-elle jouer aussi bien qu’avec D’Angelo Russell ? Plusieurs questions subsistent, mais nul doute que l’excellent duo management coaching des Nets réussira à rendre cette équipe très séduisante.

    Raptors, Pacers, Heat : lutte pour l’avantage du terrain

    Ces 3 équipes ont des situations assez similaires : de bons joueurs, des jeunes à potentiel, un bon coaching, mais pas de duo ou trio de superstars.
    Parlons tout d’abord de Toronto : les champions NBA 2018-2019 auront la volonté de prouver que même sans Kawhi Leonard, l’équipe de Nick Nurse reste un sérieux adversaire qu’il ne faut pas sous-estimer. L’effectif composé de notamment Kyle Lowry, Marc Gasol ou Pascal Siakam pourrait jouer les troubles fêtes et prendre l’avantage du terrain à une des 4 équipes précédemment citées.
    Il en est de même pour Miami et Indiana. Deux effectifs solides, avec de très bons jeunes joueurs (Bam Adebayo, Tyler Herro, Myles Turner, Malcom Brogdon…), deux bons voire très bons coachs (McMillan et Spoelstra), et deux joueurs de calibres All Star (Butler et Oladipo) pouvant emmener Miami ou Indianapolis dans le top 4 de la conférence Est. Malgré cela, il est difficile d’imaginer une de ces équipes aller en finales NBA, mais nul doute que prendre ses adversaires en Playoffs à la légère serait une grave erreur.


    Cependant, cette nouvelle saison s’annonce excitante pour plusieurs autres raisons que l’équilibre retrouvé de la ligue.


    Nouvelles règles

    Cette saison sera une première au niveau de l’arbitrage. La NBA va instaurer la possibilité pour les coachs de challenger une décision arbitrale. S’inspirant du modèle présent depuis plusieurs années en National Football League, les entraineurs pourront demander à ce qu’une action soit revue à la vidéo par les arbitres. Cela pourra inclure une sortie de balle, un contre illégal, ou bien une action sifflée contre son équipe. Il sera possible d’effectuer un challenge par match, sous réserve d’avoir un temps mort encore disponible. C’est une petite révolution pour la NBA, où les arbitres sont souvent accusés de « gâcher » un match à cause de décisions erronées. Ce challenge permettra donc de contester une décision cruciale dans un match serrée par exemple.

    Destins de certains joueurs

    L’avenir de certains joueurs est incertain, que ce soit des joueurs sous contrat, ou des joueurs libres. On pense notamment à Iguodala, échangé cet été aux Grizzlies, qui ne souhaite pas rester dans une franchise qui va vraisemblablement tanker cette saison. Iguodala est un joueur qui peut énormément apporter dans une équipe qui joue le titre, et plusieurs équipes pourraient se positionner sur lui.

    CP3 quant à lui, a été transféré à OKC dans le cadre du trade de Russell Westbrook. Il est clair que les deux camps aimeraient trouver une équipe contender ou presque pour récupérer le meneur de 34 ans. Problème : le salaire, qui rend le buyout impossible, et un trade très compliqué. Autres joueurs susceptibles d’être échangés : Bradley Beal et Kevin Love. Les deux joueurs seraient indéniablement un énorme atout pour une équipe jouant les Playoffs. Les Wizards ont réitéré leur volonté de ne pas transférer leur arrière, mais si leur saison n’est pas bonne, leurs objectifs pourraient changer. Quant à Cleveland, le salaire de Love gêne leur reconstruction, ils pourraient donc transférer l’ailier fort.

    Enfin, on peut se demander ce qu’il va se passer avec Carmelo Anthony. L’ailier est toujours sans équipe, et aucune équipe ne semble vouloir le signer à l’heure actuelle. Serait-ce la fin de carrière pour Melo ?

    Match en France

    Enfin, cette saison est pour nous, français, une première : la NBA débarque en France, avec un match à Paris ! C’est le 24 janvier à l’AccordHotels Arena que nous assisterons à un match de saison régulière entre Bucks et Hornets. Nous aurons l’occasion de voir de nos propres yeux le Greek Freak face à Nicolas Batum et ses coéquipiers. Cela faisait longtemps que nous l’attendions et c’est une réelle joie que de voir ce souhait se réaliser !


    Meilleure répartition des talents au sein de la ligue, nouvelles règles arbitrales, joueurs pouvant être transférés à tous moments… Ces éléments, couplés avec l’arrivée de la NBA en France, nous font d’ores et déjà saliver pour la saison à venir. On a qu’une hâte : que cette saison commence, alors rendez-vous le 23 octobre à 02h pour le début des hostilités !


  • Un Jour Aux Jeux, La Yougoslavie a remporté l’or aux Jeux de Moscou

    Un Jour Aux Jeux, La Yougoslavie a remporté l’or aux Jeux de Moscou

    À moins d’un an des Jeux Olympiques de Tokyo, Clutch Time vous propose, à travers une série d’articles, de revenir sur des grands moments de basket à jamais gravés dans l’histoire des jeux.

    Cette semaine Clutch Time nous ramène aux Jeux olympique de 1980, dans un contexte plus politique que sportif, le boycott des jeux de Moscou par les États-Unis verra le tournoi olympique de basket offrir un dénouement inédit pour l’ex-Yougoslavie.

    LES JEUX DU BOYCOTT

    Moscou 1980

    Cette édition des jeux se déroule dans un contexte géopolitique sur fond de fin de détente entre les deux blocs, suite à l’invasion de l’Afghanistan par l’Union Soviétique en décembre 1979. À l’initiative des États-Unis de Carter, un mouvement de protestation international de grande ampleur entraîne un regain de tension, menaçant la tenue de l’évènement. Le Comité international olympique décide tout de même de maintenir la 22ème édition des Jeux, décision rapidement suivi d’un boycott d’une cinquantaine de pays, parmi lesquels, le Canada, le Japon, l’Allemagne de l’Ouest et les États-Unis. 80 nations sont tout de même présentes pour ces jeux mais Porto Rico, l’Australie et plusieurs pays européens, la France et la Grande-Bretagne en tête, défileront sous la bannière olympique.

    Cérémonie d’ouverture des Jeux de Moscou

    Au-delà de ce boycott inédit, les jeux de Moscou vont tout de même offrir leur lots de moments marquants pour le sport. La « petite fée de Montréal » Nadia Comaneci, remporta quatre nouvelles médailles, dont deux en or. Les nageuses est-allemandes firent une razzia sur les podiums avec 26 breloques (12 en or). Enfin le perchiste polonais et champion olympique, Wladyslaw Kozakiewicz, adressa un bras d’honneur plein d’audace en direction du public et des officiels pour protester contre le déroulement des épreuves favorisant les athlètes soviétiques. 

    Les « Gold Medal Series » De Team USA

    L’absence des États-Unis d’un tournoi olympique de basket c’est un peu comme une tarte aux pommes sans les pommes. Inimaginable à l’époque pour les octuples champions olympiques et tenants du titre, de ne pas défiler, bannière étoilée en évidence, au sein d’une délégation américaine dans le stade olympique de Moscou. 

    Team USA 1980

    Dave Gavitt, coach de l’université de Providence, est nommé à la tête de Team USA durant l’été 1980, avec à ses côtés Larry Brown (UCLA) et Dee Rowe (UConn). Autour de plusieurs joueurs universitaires brillants (Isiah Thomas, Mark Aguirre, Sam Bowie, Rolando Blackman et Buck Williams entre autre), l’objectif est de conserver le titre olympique, reconquis quatre ans plus tôt à Montréal, et cette cuvée américaine de 1980 aurait pu être la plus jeune de l’histoire, titrée aux Jeux (vingt ans de moyenne d’âge seulement !). L’équipe va tout de même s’illustrer lors d’une série de matchs d’exhibition, sorte de tournoi olympique de substitution, durant lesquels les USA affronteront successivement des équipes composées de professionnels puis la Team USA, championne olympique en 1976. 

    Une série conclue par cinq victoires pour une seule défaite opposant notamment les joueurs de Gavitt à plusieurs All-Star NBA, de George Gervin, Marques Johnson et Tiny Archibald à Dennis Johnson, Bob Lanier, et Jack Sikma en passant par Paul Westphal, Alex English, Artis Gilmore ou Magic Johnson. Cette Team USA avait malheureusement tout pour briller à Moscou autour d’un trio (Thomas, Brooks, Bowie) déjà dominant, de grosses qualités athlétiques et d’un collectif très au dessus de la moyenne. 

    L’ « Ours » Soviétique

    A. Belostenny (g.), A. Gomelsky, V. Tkatchenko (d.)

    Depuis sa victoire, teintée de scandale à Munich (1972), l’Union Soviétique est parvenue à maintenir sa domination sur le basket mondial, remportant un deuxième titre de champion du monde en 1974 à Porto Rico, et éclipsant à nouveau les États-Unis du basket international. Une domination cependant très vite écourtée par le voisin yougoslave qui renversera les soviétiques en 1975 et 1977 aux championnats d’Europe puis en 1976 et 1978, d’abord aux Jeux de Montréal puis lors de la coupe du monde aux Philippines. Défaits lors de 13 de ses 14 confrontations face aux yougoslaves, les soviétiques mettront fin à cette humiliation lors de l’Euro de Basket italien en 1979. C’est précisément sur les bases de ce nouveau titre que le pays hôte veut construire son succès aux jeux afin de ramener une nouvelle médaille d’or olympique. En l’absence des américains, un seul adversaire obsède alors les nouveaux champions d’Europe, La Yougoslavie. 

    Alexandre Gomelsky, « père » du basket russe et entraîneur légendaire de l’ASK Riga, tient de nouveau les rênes de la sélection soviétique depuis 1977 et est persuadé que ses hommes ne failliront pas, répétant sans cesse qu’aucune équipe n’est assez forte pour les empêcher de remporter l’or à Moscou. Il faut dire qu’après six années de disette face aux irrésistibles yougoslaves, l’Union Soviétique, lestée des américains, est logiquement favorite de ses jeux en 1980. Les regards sont désormais tournés vers un possible duel entre les deux sélections que certains qualifient déjà de « match du siècle ». 

    Sergei Belov

    La sélection soviétique dirigée par Gomelsky est emmenée par son arrière légendaire et immense héros de Munich en finale des Jeux 1972, Sergei Belov. Le joueur du CSKA Moscou, est encore à 36 ans un joueur de basket formidable, capable d’aligner les tirs avec une précision chirurgicale et menant brillamment la sélection depuis près d’une décennie. À ses côtés d’autres joueurs majeurs se démarquent à l’image des pivots Vladimir Tkatchenko (2,23m) et Alexander Belostenny (2,14m), du meneur Stanislav Eremin et des ailiers Myshkin et Salnikov. Il s’agit alors pour Gomelsky d’assurer une continuité depuis le titre de 1979 en s’appuyant sur l’expérience de son effectif et son efficacité sous la raquette.

    La « Génération Dorée » Yougoslave 

    En dépit d’une nouvelle médaille en 1979, la Yougoslavie sort d’une prestation décevante aux championnats d’Europe (trois défaites dans le tournoi). Il faut dire que les yougoslaves, présents sur les podiums internationaux depuis près de quinze ans, restaient sur trois titres européens consécutifs (1973, 1975, 1977) ponctués d’un nouveau titre mondial en 1978 (après celui de 1970) et que rien ne résistait alors au basket yougoslave. L’entraîneur Petar Skansi en fera les frais, un an seulement après avoir succédé à Aleksandar Nikolić (le « Père » du basket yougoslave). Après cet échec c’est Ranko Žeravica, coach du Partizan puis de l’Étoile rouge de Belgrade, qui est désigné comme le nouvel architecte d’une équipe yougoslave qui illumine le basket mondial depuis plusieurs années mais qui souhaite rapidement tourner la page de l’échec amer de Turin, à moins d’un an des jeux.

    L’équipe olympique yougoslave lors d’un stage de préparation

    Accordant une grande attention à la psychologie et la préparation mental, Žeravica souhaite dynamiser l’état d’esprit et la motivation des joueurs. Pour mettre toute les chances de son côté, Ranko sélectionne non seulement les meilleurs joueurs possibles, mais s’entoure également d’un staff cinq étoiles. Bogdan Tanjević, vainqueur de la Coupe des clubs champions en 1979 (Bosna Sarajevo), Dušan Ivkovic, vainqueur de la Coupe Korać en 1979 (Jugoplastika de Split) et Bata Đorđević (Crvena Zvezda) viennent renforcer les rangs de la sélection. Nikolić absent, c’est Mirko Novosel (Cibona Zagreb), sélectionneur médaillé d’argent au Championnat du monde en 1974 et au Jeux de Montréal en 1976 qui endosse le costume de manager général de la sélection.

    Dragan et Dražen sous le maillot du Partizan Belgrade

    Au rang des joueurs, le cinq majeur yougoslave se compose des deux arrières Dragan Kicanović (Partizan Belgrade), Mirza Delibašić (Bosna Sarajevo), de l’ailier Dražen Dalipagić (Partizan Belgrade) et des deux intérieurs Krešimir Ćosić (Bologne) et Željko Jerkov (Jugoplastika Split). Un effectif talentueux, expérimenté et rompu au très haut niveau, complété par un banc tout aussi fourni (Zoran Slavnić, Rajko Žizic, Andro Knego, Duje Krstulović). Depuis dix ans, presque tout ces joueurs ont participé aux succès yougoslaves en club ou en sélection à l’image d’un Dražen Dalipagić, MVP de l’Euro 1977 et du Mondial 1978, confiant à l’approche des jeux. Pour préparer l’évènement, le groupe se retire alors dans les zones sauvages reculées du pays, subissant des séances d’entrainement de spartiate, comme l’école de basket yougoslave sait si bien les faire, sur des bases de footing en forêt dès 4h00 du matin et de séances de tir interminables, afin de ramener l’or olympique qui manque à leur palmarès.

    « Quelle médaille espérez-vous décrocher à Moscou » ? – demandèrent des journalistes à Žeravica
    « L’argent », répondit-il. Puis il ajouta : « … Au minimum » 

    Ranko Žeravica, sélectionneur de la Yougoslavie

    LE TOURNOI OLYMPIQUE 1980

    Le tournoi olympique de basket se déroule du 20 au 30 juillet au Stade olympique de Moscou et au Palais des Sports du CSKA. Parmi les équipes qualifiées, l’Espagne de Brabender se retrouve dans le groupe B de la Yougoslavie (avec la Pologne et le Sénégal) tandis que l’URSS devra se défaire de l’Inde, la Tchécoslovaquie et du Brésil d’Oscar Schmidt.

    Le Premier Tour

    Le pivot yougoslave Krešimir Ćosić

    Lors du premier tour, la Yougoslavie ne sera guère inquiétée par le Sénégal (104-67) et la Pologne (129-91) à l’exception de son dernier match face à des espagnols accrocheurs. Derrière son shooter naturalisé Wayne Brabender (Real Madrid) à 30 points et les barcelonais Chico Sibilio et San Epifanio, les hommes de Žeravica menés à la mi-temps, vont s’employer en deuxième période pour accrocher une troisième victoire et maintenir leur invincibilité. Les soviétiques, emmenés par un Belov impeccable, auront encore moins de difficultés à se défaire de l’Inde (121-65), du Brésil (101-88) et de la Tchécoslovaquie (99-82). L’autre groupe, celui de l’Italie de Dino Meneghin et Pierlo Marzorati, qualifiée réservera une surprise avec la qualification de Cuba au détriment de l’Australie. 

    Le Second Tour

    le pivot soviétique V. Tkatchenko

    Yougoslaves et soviétiques vont continuer leur récital au tour suivant. Les italiens emmenés par leur pivot Meneghin se retrouvent dépassés et impuissants face au duo intenable Kicanović (31pts) Daligapić (26pts), infligeant une lourde défaite à la squadra d’entrée (102-81) suivi d’une large succès (112-84) face aux cubains. Les soviétiques les imiteront lors de leur match remporté face à l’Espagne (119-102) mais les soviétiques vont à la surprise générale perdre leur deuxième rencontre face à l’Italie (87-85) et se retrouver dans une posture délicate. Les deux favoris du tournoi doivent désormais se rencontrer dans un match déjà décisif. La Yougoslavie invaincue peut en cas de victoire s’assurer l’une des deux premières places pour jouer le titre olympique, tandis que les soviétiques dans l’impasse, doivent gagner cette rencontre afin de ne pas compromettre leurs chances de ramener une médaille.

    Le « Match des Jeux »

    Depuis le début du tournoi Ranko Žeravica est particulièrement attentif au niveau de préparation physique des soviétiques et du contenu de leurs matchs mais aussi des déclarations d’Alexander Gomelsky, qu’il juge trop confiant. Le sélectionneur et les joueurs le savent, remporter ce match, c’est l’assurance d’éliminer son rival de la course au titre et de terminer en tête en évitant d’affronter les soviétiques une deuxième fois en moins d’une semaine. Le triangle offensif Kicanović – Delibašić – Daligapić sera la clef de voûte du jeu yougoslave lors de cette rencontre. En misant sur la rapidité en contre attaque et la vitesse de jeu de ses extérieurs, Ranko a vu juste. Plus appliqués que les soviétiques en défense et sur les pertes de balle, l’équipe de Yougoslavie va proposer un jeu offensif de transition sur des paniers faciles en contre attaque et provoquant des fautes sous le cercle. Le pivot massif Tkatchenko suivi de son partenaire Belostenny se retrouveront rapidement sur le banc pour des fautes à répétition laissant Belov et le reste des joueurs en difficulté à la mi-temps. Plus efficaces et plus altruistes, les yougoslaves développent un basket plus collectif commettant néanmoins des pertes de balles par excès de zèle. 

    L’URSS a souffert face aux yougoslaves

    Rentrant aux vestiaires en tête (48-42) Žeravica distille alors ses directives à ses joueurs en confiance afin de maintenir le niveau sur la fin de match. Le début de la seconde mi-temps part sur un rythme encore plus élevé, les soviétiques parvenant même à combler leur retard grâce à un Belov encore impressionnant et en trouvant enfin des solutions dans la raquette. La défense yougoslave s’effrite et en moins de dix minutes, les hommes de Gomelsky passent devant au tableau d’affichage (54-62). Pour mettre fin à l’hémorragie Žeravica use de temps morts et les yougoslaves sortent de leur torpeur pour recoller au score à quelques minutes de la fin du match (76-76). Kicanović d’abord puis Daligapić vont menés une série d’actions conclues par plusieurs paniers pour reprendre l’avantage, mais c’était sans compter sur des soviétiques accrocheurs qui recollent immédiatement au score et arrachent l’égalisation au bout du temps réglementaire (81-81) après un tir au buzzer manqué de Daligapić. Ce même Daligapić qui, lors des prolongations va inscrire dix des vingt points de la Yougoslavie, et offrir à son équipe une victoire de prestige face au grand rival soviétique (101-91). En faisant courir les coéquipiers de Belov (20pts) tout au long de la rencontre, La Yougoslavie, Dalipagić (28pts) et Kicanović (22pts) en tête, sont parvenus à renverser les favoris du tournoi, en proposant un basket intense, dans un match décisif dans la course pour le titre. 

    Le sacre olympique

    Italie – Yougoslavie en finale des Jeux (86-77)

    La première place est acquise et les hommes de Žeravica ne la lâcheront pas, remportant la rencontre suivante face au Brésil (96-95), dans un match encore très accroché pour s’offrir une nouvelle finale olympique, la troisième en douze ans. Dans un match beaucoup moins accroché, les italiens, comme lors de leur précédente rencontre, ne parviendront pas à renverser cette équipe yougoslave, frustrés au point de voir Dino Meneghin asséner un violent coup de genou sur Kicanović qui sortira sur civière en fin de rencontre. Derrière son trio magique qui inscrira 60 points sur la finale (86-77), la Yougoslavie s’octroie l’or et termine invaincue dans le tournoi avec huit victoires et une moyenne de 103 points marqués par match.

    LE MIRACLE YOUGOSLAVE

    La première génération dorée du basket yougoslave

    Drazen Dalipagić (24,5pts) sera élu meilleur joueur du tournoi et c’est aux côtés de ses compatriotes Zoran Slavnic et Dragan Kicanović qu’il sera également choisi dans le meilleur cinq de la compétition. Le futur Hall of Famer NBA et FIBA a su mener l’équipe de basket la plus sexy du continent à voir jouer, au sommet, ramenant le seul titre majeur manquant à cette sélection depuis sa première participation en 1960. Cette équipe championne olympique, déjouant les pronostics qui voyaient une victoire de l’Union soviétique pourtant largement favorite chez elle, demeure encore aujourd’hui, un des meilleurs exemples de basket moderne, rapide, technique et réaliste, autour d’une génération qui aura tout gagner ensemble, depuis les championnats d’Europe en passant par les Mondiaux jusqu’au Jeux de Moscou. Ce fut également l’avant dernière grande compétition en sélection pour Ranko Žeravica qui quittera ses fonctions sur une médaille de bronze au Mondiaux de Cali en 1982. La Yougoslavie est parvenue pendant plusieurs années à entretenir ce terreau fertile de joueurs d’exception en montant à nouveau sur plusieurs podiums internationaux et en s’installant durablement sur le toit de l’Europe à la fin des années 80 autour d’une autre génération dorée, avant que la guerre ne vienne interrompre brutalement l’histoire.

  • 1993, l’année ou jamais pour Charles Barkley

    1993, l’année ou jamais pour Charles Barkley

    Fraichement débarqué de Philadelphie durant l’été 1992, Charles Barkley va emmener les Phoenix Suns en finales NBA au terme d’une saison grandiose, la meilleure de sa carrière.

    Le 17 juin 1992, les Phoenix Suns envoient Jeff Hornacek, Tim Perry et Andrew Lang aux 76ers de Philadelphie et obtiennent Charles Barkley. Ce dernier n’en finissait plus de rendre fou de rage les dirigeants de la franchise de Philly et ne cachait plus du tout ses envies de départ. « Chuck » veut une bague de champion NBA et pense que les 76ers ne peuvent pas l’aider à atteindre son objectif. Un échange avait initialement été annoncé avec les Lakers, mais Philly a vite annulé la transaction. Voilà donc Sir Charles dans l’Arizona, au sein d’une équipe ambitieuse qui veut s’affirmer parmi les meilleures dès cette année. « Je suis membre des Phoenix Suns et maintenant je suis très heureux, déclare-t-il à la presse lors de sa présentation. Je crois que j’avais envie de changer d’équipe, et je veux pouvoir gagner le titre. Je suis ravi de pouvoir jouer aux côtés de Kevin Johnson et Dan Majerle. Je n’ai pas joué avec de tels joueurs, deux all-star dans la même équipe, depuis mes débuts à Philadelphie. » Charles Barkley devient la première véritable star des Phoenix Suns. Tout petit pour un poste 4 (1m94) et le fessier bien en arrière, il compense par une puissance athlétique exceptionnelle et un QI basket hors du commun. Capable de remonter la balle à toute vitesse comme un meneur mais également de prendre 3 rebonds offensifs de suite et d’aller chercher le panier avec la faute, comme des pivots bien plus grands que lui. Il est aussi réputé pour son caractère et n’hésite pas à faire dans la provocation. Charles revient d’une campagne olympique historique pour Team USA, où il remporte la médaille d’or et finit meilleur marqueur de l’équipe. Dans la cité de l’amour fraternel, Barkley est devenu un homme, ainsi qu’un basketteur complet. Alors à Phoenix, il veut devenir le meilleur.

    Les Suns ont également obtenu Danny Ainge et ont drafté le gros nounours Oliver Miller (2,09m pour 143 Kg). Le coach Paul Westphal, ancien joueur des Phoenix Suns avec qui il a joué les finales NBA 1976, dispose d’une équipe de qualité, avec entre autres Kevin Johnson, Dan Majerle, Cedric Ceballos, Tom Chambers ou Richard Dumas. L’équipe de l’Arizona inaugure à l’été 1992 sa toute nouvelle salle, l’America West Arena, qui remplace l’Arizona Veterans Memorial Coliseum, une arène devenue trop vétuste et jugée trop petite.

    La saison 92-93 démarre sur les chapeaux de roues. Pour son premier match avec les Suns, Barkley colle 37 points aux Clippers, et ajoute 21 rebonds ,dont 12 offensifs, ainsi que 8 passes. Avec la victoire au bout, bien évidemment. En parlant de victoires, Phoenix va en enchainer 14 de suite durant le mois de décembre, devenant la septième équipe de l’histoire de la NBA à finir un mois invaincue. Barkley est élu joueur du mois de décembre avec des moyennes de 25 points, 13 rebonds et 5 passes. Il parait au sommet de son art et en 1993, toute la NBA craint les Phoenix Suns, véritable rouleau compresseur. Les Suns forment un collectif extrêmement bien huilé, où la bonne atmosphère règne en maitre. Paul Westphal est le coach de la situation et il parait gérer ses troupes comme un maestro. Sa science du jeu et son expérience NBA en tant que joueur font de lui un entraineur de qualité. Charles Barkley est récompensé pour la 7ème fois par une sélection dans le 5 de la conférence ouest pour le all-star game 1993, où il inscrira 16 points. Dan Majerle est lui sélectionné pour la 1ère fois. Une bien belle récompense pour celui qui fut hué par les fans de Phoenix lors de sa draft en 1988.

    Charles Barkley face à Shawn Kemp.

    Avec un bilan de 62 victoires pour 20 défaites, les Suns battent leur record de franchise. Ils n’auront perdu que 6 petites rencontres à domicile. Barkley a joué le meilleur basket de sa carrière et est élu MVP, avec 25,6 points, 12,2 rebonds et 4,9 passes de moyenne, le tout à 52% de réussite au shoot et 30% à 3 points. « Sir Charles » est devenu une superstar de la ligue, sur et en dehors des parquets. On peut le retrouver dans plusieurs publicités. Il crée d’ailleurs la polémique dans une pub pour Nike, où il déclare ne pas être un exemple à suivre pour les enfants. « Le fait que je sache jouer au basket-ball ne signifie pas que je devrais élever vos enfants. » Voilà ce qu’était aussi Charles Barkley. Un personnage fort de café qui ne mâchait pas ses mots (et qui ne les mâche toujours pas).

    La fameuse pub pour Nike.

    Une autre pub pour Nike où Charles Barkley affronte Godzilla.

    A Phoenix, on avait jamais vu une telle excitation autour des Suns. Tout le monde ne parle que de « Sir Charles » et sa bande. L’America West Arena affiche complet à chaque rencontre. Les bus de la ville sont décorés de grands portraits représentant les joueurs. « C’est un honneur d’être sur un bus, mais je n’aimerai pas voir ma tête le matin » , lance Barkley.

    Un portrait représentant Kevin Johnson.

    L’équipe de Paul Westphal arrive en playoffs avec le statut d’épouvantail de la conférence ouest. Sauf qu’au 1er tour, les Suns perdent les matchs 1 et 2 à la maison face à de surprenants Lakers, emmenés par Vlade Divac, James Worthy, Byron Scott et A.C Green. A l’époque, le premier tour se joue au meilleur des 5 matchs et Los Angeles n’est donc qu’à une victoire d’un immense exploit. En conférence de presse, Paul Westphal déclare: « On va gagner cette série. On gagnera mardi (match 3), on gagnera jeudi (match 4) et on gagnera dimanche (match 5). Tout le monde dira que cette série a été formidable. » Et c’est ce qui se passe. Les Suns gagnent la série au terme d’un match 5 serré de bout en bout qui finira en prolongations. Les valeureux Lakers ont poussé la troupe de Barkley dans ses derniers retranchements et sont passés tout près d’un « upset » retentissant. Les 31 points et 14 rebonds de Charles dans le match 5 ne seront pas de trop pour aider son équipe à accéder au second tour.

    https://www.youtube.com/watch?v=A39GjMonuhg
    Le récap de la série Suns-Lakers.

    Contre les Spurs de David Robinson, les Suns gagnent cette fois les deux premiers matchs à domicile, avec un gros match de Barkley (35 points, 10 rebonds, 7 interceptions) dans le game 2. Mais San Antonio va remporter les 2 joutes suivantes et remet les compteurs à zéro, grâce à un Robinson flamboyant dans le game 4 (36 points, 16 rebonds). Mais Phoenix, redoutable à la saison tout au long de la saison, va faire la loi et remporter les matchs 5 et 6. Barkley livre un nouveau récital dans le match final avec 28 points, 21 rebonds, 4 passes, 4 interceptions.

    En finale de conférence, Phoenix retrouve les Supersonics de Seattle, 3èmes de la conférence ouest et tombeurs des Rockets d’Hakeem Olajuwon. Emmenés par leur monstre à 2 têtes Gary Payton – Shawn Kemp, ils vont poser énormément de problèmes aux Suns et prolonger la série jusqu’au game 7 décisif. C’est à ce moment là que « Sir Charles » va réaliser la plus grande performance de sa carrière. 44 points, 24 rebonds à 12/20 au shoot. Un récital qui envoie Phoenix en finales NBA pour la seconde fois de l’histoire de la franchise. Dans cette performance intemporelle, on retrouve tout ce qui caractérisait Charles Barkley sur un terrain de basket: de l’énergie à revendre, des rebonds offensifs par paquets (10 ce soir là), une science du jeu phénoménale et des transitions offensives dignes d’un meneur comme Kevin Johnson.

    Les highlights de Charles Barkley lors du game 7 face aux Sonics.

    Les Suns retrouvent en finales les Bulls de Michael Jordan et Scottie Pippen. Ces derniers ont pour ambition de devenir la première équipe à réaliser le « three-peat » depuis les Celtics des années 1960. La tâche est ardue, l’équipe de l’Arizona ne part pas favorite mais elle donnera tout ce qu’elle a pour tenter de faire tomber les impitoyables Chicago Bulls. A l’exception du match 4 remporté par Chicago, aucune des deux équipes ne parviendra à l’emporter à domicile. Dans le match 2, Barkley plante 42 points et ajoute 13 rebonds mais Chicago l’emporte de 3 petits points et mène la série 2-0. Le match 3 est irrespirable et se termine en trois prolongations par une victoire des Suns, grâce à une énorme prestation collective des joueurs de Paul Westphal. Ce dernier devient d’ailleurs le premier (et seul pour l’instant) à avoir participé à 2 matchs de finale conclus par trois prolongations.

    Les highlights du match 3 entre les Suns et les Bulls.

    Dans le game 4, Michael Jordan est égal à lui-même, intouchable. 55 points pour « His Airness » et une victoire 111-105 des taureaux. Barkley déclare avant le game 5 : « Il faut sauver la ville! », en référence aux émeutes que craignaient les autorités de Chicago si les Bulls remportaient le match et donc le titre. Et en effet les Suns gâcheront la fête et reviennent à 3-2. Le rêve prendra malheureusement fin dans le match 6, un match que les Suns auraient pu remporter sans ce shoot terrible de John Paxson. Les Bulls sont champions NBA, les Suns sont vaincus et plus rien ne sera pareil pour Barkley, qui continuera d’être all-star mais ne passera jamais aussi près d’un titre NBA. Cette année là, « Sir Charles » a marché sur la ligue mais un MJ au sommet de son basket (4 matchs de suite à plus de 40 points dans les finales) aura finalement mis fin au rêve de toute une ville.

    Charles Barkley, MVP de la saison 1992-1993.

  • Previews NBA : Denver Nuggets

    Previews NBA : Denver Nuggets

    Pour la première année, ClutchTime se lance dans une grande série de previews pour la saison 2019-2020 ! On part sur une division par semaine et cela jusqu’au début de la saison ! On débarque cette semaine du coté de la Division Nord Ouest, avec les Denver Nuggets.

    Denver Nuggets

    Bilan 2018-2019 :

    Classement : 2ème de la conférence Ouest

    Bilan : 54-28

    Playoffs : Défaite en 1/2 finale de Conférence (3-4) face à Portland


    Bilan sur la saison

    La saison 2018-19 des Denver Nuggets fut particulièrement exceptionnelle, les hommes de Mike Malone ayant réussi à rivaliser avec les Warriors, champions en titre, et terminant avec son meilleur bilan depuis la saison 2012-13 avec 54 victoires pour 28 défaites. La franchise du Colorado a même tenu la barre de la Conférence Ouest pendant une grande partie de la saison avant de laisser les coéquipiers de Durant reprendre la main. 

    Denver était donc attendu au tournant pour son retour en playoffs depuis 2013. L’équipe paraissait la plus à même, avec son jeu et ses résultats, de rivaliser avec les meilleurs, en visant pourquoi pas une première finale de conférence, la dernière datant de 2009. Après un premier tour compliqué, accrochés par des Spurs usant d’expérience, les Nuggs vont finalement se heurter sur les Trail Blazers d’un duo Lillard-McCollum intenable. Une demi-déception pour beaucoup alors que Denver se voyait surement affronter les Warriors en finale.

    Grâce à une défense enfin au rendez-vous mais surtout un jeu collectif remarquable durant plusieurs mois, la jeune garde de Denver est enfin parvenue à tenir les matchs qu’elle perdait si souvent les saisons passées. Plusieurs joueurs vont se révéler sur le banc (Beasley, Hernangomez, Craig) derrière le jeune trio Murray – Harris – Jokić. Le jeune néo-all star va d’ailleurs prendre une autre dimension, en devenant un gestionnaire hors-pair dans le jeu, capable aussi bien de faire un gros boulot dans la raquette que de mettre ses coéquipiers dans les meilleurs dispositions. 

    L’infirmerie en revanche ne s’est pas beaucoup désempli pendant la saison. De leur rookie Michael Porter Jr. en passant par le vieillissant Millsap et leurs arrières Barton et Harris, le coaching fut un vrai casse-tête par moment pour le staff. Certains éléments de l’équipe sont en partie passés à côté de leur saison à l’image de Mason Plumlee.


    Mouvements durant l’intersaison

    Via Time Out

    Effectif 2019-2020

    PosteNomsSalaire
    PF Paul Millsap30,000,000$
    CNikola Jokic27,504,630$
    SGGary Harris17,839,286$
    PFMason Plumlee14,041,096$
    SFWill Barton12,776,786$
    PFJerami Grant9,346,153$
    PGJamal Murray4,444,746$
    PFMichael Porter Jr.3,389,400$
    PFJuan Hernangomez3,321,029$
    SFMalik Beasley2,731,713$
    SFTorrey Craig2,000,000$
    PGPJ Dozier1,620,564$
    PGMonte Morris1,588,231$
    PFJarred Vanderbilt1,416,852$
    SFVlatko Cancar898,310$
    CBol Bol79,568$
    CTyler Cook79,568$

    Note :

    Le cinq majeur de ClutchTime

    MeneurArrièreAilierAilier-fortPivot
    J. MurrayG. HarrisW. BartonP. MillsapN. Jokic

    Évaluation by CT

    Points FortsPoints Faibles
    L’attaqueLa défense
    Le jeu collectifLes blessures
    Le bancLe poste 3

    Prévision de Classement

    Estimation haute : 1er

    Estimation basse : 6ème

    Notre estimation : 4ème

    Probabilité de playoffs: autour de 90%


    AVIS GLOBAL ET ATTENTES

    En prolongeant en 2018 Jokić, Barton et Morris puis en conservant Millsap, Denver veut miser sur la continuité et miser sur le long terme autour de son duo Murray – Jokić. L’effectif ayant très peu bouger, Mike Malone devrait surtout chercher à donner un temps suffisant à chacun afin de créer une synergie positive et de maintenir le même niveau de jeu sur le parquet. Il faudra maintenir une efficacité des deux côtés du terrain pour espérer réaliser une saison identique à celle de l’an dernier. Certains joueurs (Harris, Morris) devront progresser tandis que d’autres (Grant, Porter Jr.) auront peu de temps pour s’imposer. La tâche s’annonce tout de même moins ardue que les saisons précédentes, Denver bénéficiant d’un banc fourni, d’une jeune équipe au jeu bien rodé et d’un coaching qui a fait ses preuve, les playoffs devraient être tout à fait envisageables cette année.


    Highlights des Nuggets 2018-2019

    Pour finir la preview en douceur, un petit come-back sur la saison dernière avec les meilleures actions des Nuggets!

    Enjoy !
  • Interview : Adélaïde Beauducel

    Interview : Adélaïde Beauducel

    Interview : Adélaïde Beauducel

    Artiste autodidacte de 23 ans, Adélaïde dessine depuis désormais 6 ans. Spécialisée dans les portraits hyperréalistes, elle réalise sur commande vos dessins à partir d’une image ou d’une photo.

    Désormais bien installé dans le domaine, Adélaïde, a réalisé plusieurs dessins sur des joueurs NBA, recueillant un véritable succès.

    Elle a acceptée de répondre à nos questions, alors si vous aussi vous avez envie d’en savoir plus sur le talent de cette jeune artiste, n’en perdez pas une miette.

    L’art du dessin :

    ClutchTime : Bonjour Adélaïde, tout d’abord merci de nous répondre. La première chose que l’on souhaiterai savoir c’est à quel moment t’es venu cette envie de dessiner ?

    Adélaïde Beauducel : J’ai commencé à dessiner il y a 6 ans, au lycée pendant les cours, puis j’ai continué chez moi.. juste dans le but de me divertir parce que j’aime dessiner.

    C.T : Parlons de tes débuts, et surtout de ton tout premier dessin. Quel était-il ?

    A.B : Comme j’ai commencé à dessiner en cours, mon premier dessin c’était une camarade de classe, et ensuite je me souviens avoir dessiné Chris Brown, ça devait être mon deuxième dessin.

    C.T : Pourquoi lui ?

    A.B : A l’époque je l’écoutais beaucoup, c’est venu naturellement.

    C.T : Est ce que tu as conservé ce dessin ? a-t-il une valeur particulière ?

    A.B : Oui je crois l’avoir conservé mais il est vraiment pas très beau donc pas vraiment de valeur pour moi.

    Chris Brown, 1er dessin d’Adélaïde

    C.T : Tu as depuis fait beaucoup de chemin, et la question qui me vient, c’est de savoir si tu as tout appris en autodidacte, ou si tu as reçu une aide extérieure ?

    A.B : Non j’ai tout fait par moi-même

    C.T : Dernière question avant de changer de sujet, quelle est la création que tu aimes le plus, celle qui te rends fière ?

    Dinos by Adélaïde Beauducel

    A.B : Le dessin du rappeur Dinos c’est vraiment mon dessin préféré parce que la photo était très intéressante à travailler et il y avait beaucoup de détails, je suis très satisfaite du résultat

    Les Créations :

    C.T : Parlons maintenant plus en détail de tes créations, et de ton travail dans sa globalité. Comment réalises-tu ces dessins ?

    A.B : Ce sont des portraits hyperréalistes réalisés sur du papier à dessin classique, avec des crayons à papier et du fusain, je dessine au format A5, A4, A3 en fonction de la demande et je commence tout juste avec le A2.

    C.T : Et concernant la livraison de la commande ?

    A.B : L’envoi se fait par la poste, je le mets dans une grande enveloppe format A3 cartonnée avec du papier bulles en plus pour la protection, et bien entendu une fois le dessin fini je fixe le crayon avec une bombe fixatrice pour éviter toute dégradation.

    Par contre je ne réalise pas la mise en cadre, car c’est trop fragile pour l’envoi et ça reviendrai trop cher, du coup je conseille aux clients d’acheter leur cadre, ça leur revient moins cher au final.

    C.T : C’est donc ton métier à plein temps ? Quels projets as-tu ?

    Oui c’est mon métier à plein temps, je réalise juste des portraits pour des particuliers, je travaille pas forcément sur un projet en particulier je fais juste mes dessins!

    C.T : Même pas un projet que tu aimerais réaliser, une commande de rêve ou autre ?

    A.B : Franchement, je fais pas trop de projets ni de plans pour le futur, je vis en donnant le meilleur de moi et je me dis que ça donnera forcément quelque chose de bien! Bon pour l’instant je veux juste continuer ce que je fais, après si je peux faire encore plus d’expos ce serait bien!

    C.T : Magnifique transition, mise à part sur commande, comment peut-on admirer tes œuvres ?

    A.B : J’ai réalisé 3 expositions sur Paris, et une à Rennes, donc 4 expositions en 10 mois, les expo durent généralement 3 semaines – 1 mois.

    Sinon bien sur sur mon compte Instagram : adelaide.beauducel

    Mais aussi quelques extraits sur ClutchTime rubrique Illustration : Adélaïde Beauducel

    Et le Basket dans tout ça ?

    C.T : En discutant avec toi j’ai cru comprendre que tu ne suivais pas particulièrement le basket, par contre tu as bien reçu pas mal de commandes, combien en as tu réalisés sur la NBA ?

    A.B : Oui tout à fait, alors je dirai 5 ou 6.

    C.T : Merci Adélaïde pour cet entretien qui je l’espère va permettre de faire découvrir ton travail auprès de la communauté fan de basket.

  • NBA Rewind #2 Draft 1978 : Larry Bird et Indiana, destins croisés

    NBA Rewind #2 Draft 1978 : Larry Bird et Indiana, destins croisés

    Chaque semaine Clutch Time vous propose de faire un bond dans le passé afin de revivre et de réécrire un fait marquant de la NBA qui aurait pu changer le cours de son histoire.


    Cette semaine, on continue notre série avec un flashback vers la Draft 1978. Alors que Larry Bird, encore joueur universitaire, est sélectionné en 6ème position par les Celtics d’Auerbach, Indiana, qui disposait d’un troisième pick, décide d’ignorer l’enfant chéri du pays qui écrira sa légende à 1 600km de là, dans le Massachusetts.

    Indiana Pacers, de la ABA à la NBA

    Indiana Pacers, saison 1973-1974

    L’histoire des Indiana Pacers débute en 1967, non pas en NBA, mais dans la ligue concurrente à l’époque, la ABA. À l’initiative d’un groupe de six investisseurs américains, parmi lesquels, Dick Tinkham (co-fondateur de la ligue), la franchise, s’installe d’abord sept saisons au Indiana Farmers Coliseum avant de déménager pour 25 ans, à la Marquet Square Arena. Elle brillera sportivement durant une petite décennie remportant trois titres ABA (1970, 1972 et 1973) et s’appuyant notamment sur plusieurs joueurs marquants en ABA (Mel Daniels, Roger Brown, Freddy Lewis) puis en NBA (George McGinnis et Don Buse). Ce que les dirigeants et les joueurs ne se doutaient pas à l’époque c’est que l’avenir de la franchise s’écrirait dorénavant dans la ligue rivale. Lors de la fusion ABA-NBA en 1976, les Pacers firent partis des quatre équipes retenues pour intégrer la ligue (parmi lesquelles les Denver Nuggets, les San Antonio Spurs et les New York Nets) . 

    Des débuts difficiles en NBA

    Billy Knight

    À l’été 1976, l’équipe entraînée depuis 1968 par Bobby « Slick » Leonard (joueur légendaire des Indiana Hoosiers), doit désormais rebâtir un effectif au budget limité, en vendant ses meilleurs atouts afin de  s’installer durablement dans son nouvel écrin. Étouffés financièrement, les propriétaires de la franchise vont se battre durant toute la saison inaugurale afin d’attirer les spectateurs et convaincre les dirigeants de la ligue qu’ils avaient fait le bon choix en les intégrant eux plutôt que les Kentucky Colonels. Malgré une petite 9ème place et un bilan négatif de 36 victoires pour 46 défaites, la saison 1976-77 des Pacers, emmenés par ses deux néo-All-stars, Don Buse et Billy Knight fut néanmoins encourageante. 

    À l’issue de la Draft 1977, la première de l’histoire de la franchise en NBA, Indiana sélectionne l’ailier Alonzo Bradley (Texas Southern University), en 29ème position (son 7ème pick ayant été échangé avec les Nets contre l’arrière John Williamson). Le joueur ne jouera cependant aucun match sous la tunique bleu et or, échangé contre l’ailier fort des Rockets Ron Behagen, quelques mois plus tard. Lors de cette saison 1978, les Pacers vont effectuer d’énormes turn-over en cherchant à atteindre les Playoffs. Se séparant d’abord de leur meneur de jeu, Don Buse ainsi que de leur meilleur marqueur Billy Knight (contre Adrian Dantley et Mike Bantom), puis du même Adrian Dantley quelques mois plus tard, suivi par John Williamson (recruté un an auparavant), Indiana adopte une stratégie nécessaire de la part de ses dirigeants mais néanmoins très contestable encore aujourd’hui. Cette saison se terminera logiquement encore plus mal que la saison passée (31-51) à une piteuse 10ème place de conférence (ex-aequo avec Kansas City). L’objectif de remise à neuf de l’équipe en échangeant des joueurs à tour de bras, apparaît alors comme un véritable échec sur le plan sportif. Les dirigeants doivent donc proposer d’autres perspectives aux supporters et investisseurs, pour maintenir la franchise sur les rails.

    Don Buse

    La Draft 1978

    Les Pacers ont eu la main chanceuse lors de la Draft 1978 et remportent le coin flip (à l’ancienne), qui détermine au jeu du pile ou face, quelle équipe disposera du « First overall pick ». En dépit de ce tout premier choix pour la franchise, les dirigeants prennent la décision de monter un trade avec Portland la veille de la cérémonie. Les Blazers envoient alors leur jeune meneur Johnny Davis, champion NBA en 1977, et leur troisième pick, contre le premier choix des Pacers, s’octroyant le privilège de sélectionner à la première place le pivot Mychal Thompson (Minnesota), le père de Klay Thompson. Reste alors aux Pacers de faire le bon choix en attendant la décision des Kings pour le second pick. Kansas City sélectionne alors le meneur de North Carolina, Phil Ford et plusieurs joueurs universitaires intéressants restent encore disponibles. 

    Écusson des Pacers saison 1978-79

    Parmi les prospects de la cuvée 1978 , Michael Ray Richardson, Purvis Short, Freeman Williams et Butch Lee font partis d’un lot de joueurs universitaires très prometteur mais un profil retient d’avantage l’attention, celui du jeune Larry Bird, ailier de 21 ans des Sycamores d’Indiana et star locale du basket universitaire. Il se dit alors qu’en coulisse Slick Leonard était totalement séduit par une future sélection du joueur d’Indiana State, mais qu’en raison de son statut de junior, le joueur vedette des Sycamores souhaitait rester une saison supplémentaire pour finir son cursus. Cette situation paraît invraisemblable pour les Pacers et le coach, qui disposent alors d’une marge de manoeuvre restreinte et doivent compter sur un maximum de joueurs dès la saison 1978-79 afin de reconstruire une franchise alors dans l’impasse. Larry Bird ne reviendra pas sur sa décision et les Pacers de leur côté ne prendront pas le risque de sélectionner Bird, puis d’attendre un an, en sachant pertinemment que le jeune ailier pourrait parfaitement refuser de signer un contrat la saison suivante pour se représenter à la draft 1979 en tant que potentiel first pick. Les Pacers décident donc d’échanger leur premier pick et Leonard se résigne alors à sélectionner le pivot Rick Robey en troisième position, champion universitaire 1978 avec les Wildcats de Kentucky. Un choix judicieux sur l’instant, mais frustrant par la suite, tant le génie et la réussite de Bird en NBA furent exceptionnels. Le légendaire dirigeant des Boston Celtics, Red Auerbach, ne s’y trompe pas et tentera le pari en le sélectionnant en 6ème position laissant les Pacers passer une nouvelle fois à côté d’un choix d’exception (les Nets en 1977 avec le pick d’Indiana avaient sélectionné le futur Hall of Famer Bernard King). 

    Je savais qu’il était bon tireur, bon passeur et bon au rebond, mais je ne savais pas à quel point. 

    Larry était le joueur le plus motivé que j’aie jamais vu

    Red Auerbach, président des Boston Celtics
    Le flair légendaire du Red

    Larry Bird, star locale et futur tueur des parquets en NBA

    The Hick from French Lick

    Larry Joe Bird, née le 7 décembre 1956 à West Baden Springs, est issu d’une famille irlandaise de six enfants ayant vécu dans la petite ville de French Lick, au sud de l’état d’Indiana. D’origines très modestes, Larry, ses frères et soeurs connaissent une enfance tourmentée au sein d’une famille instable, ce qui incite très tôt le jeune Larry à se réfugier dans le sport et plus particulièrement le basket. À l’âge de 13-14 ans, alors que ses parents viennent de se séparer, Larry se découvre un réel talent pour la balle orange et s’investit pleinement dans sa nouvelle passion. 

    Early in High School

    De 1971 à 1975, Bird est scolarisé à la Springs Valley High School, du comté d’Orange, et intègre différents programmes sportifs en pratiquant le baseball, le football et le basketball. Lors de son année junior, le jeune joueur de 1m96, revenant d’une blessure à la cheville qui l’a tenu éloigné des terrains de sports, décide d’intégrer définitivement l’équipe de basket du lycée. Larry Bird devient immédiatement la vedette de son équipe et chaque soir, devant près de 1 600 supporters (la ville compte un peu plus de 2 000 habitants), le numéro 33 enchaîne les prestations de très haut niveau comme un soir où il inscrira 55 points contre Corydon et un autre à 54 points et 38 rebonds face à Salem. Durant deux ans, il rafle toutes les récompenses et records high school terminant meilleur marqueur et rebondeur de l’histoire de son lycée (30pts et 20 rbds de moyenne), amenant même son équipe jusqu’en finale régionale lors de sa dernière année Senior. Environ 4 000 spectateurs assistèrent à son dernier match à domicile avec Springs Valley en 1975, dans une salle qui ne pouvait en accueillir pas plus de 2 000. 

    Early in College

    Repéré dès 1974 par« The General », Bobby Knight, coach des Hoosiers d’Indiana, Larry Bird intègre en 1975 l’université d’Indiana Bloomington. L’histoire va cependant tourner court, frappé par un drame familiale (le décès de son père puis de son grand-père la même année) et mal à l’aise dans son nouvel environnement, Larry décide de renoncer à la fac et retourne trouver un boulot d’employé municipal dans la ville de son enfance. Il se mariera en novembre 1975 et aura même une fille mais divorcera quelques mois plus tard. Un autre entraîneur, Bob King (Indiana State), a remarqué le jeune ailier lors d’un passage à Springs Valley, et souhaite lui offrir une bourse d’étude afin d’intégrer l’équipe de basket de la fac. Avec ses assistants de l’époque, Bob King va tellement insister pour persuader le jeune blondinet têtu comme une mule, se rendant même chez la mère puis la grand-mère de Larry, qu’il finira par le convaincre de reprendre ses études et le basket. Larry Bird débarque alors à Terre Haute, ville de l’université d’Indiana State, au nord-ouest de French Lick. Il trouve un job d’été dans un camping pour mobile home, est hébergé dans le sous-sol de son coach, Bill Hodges, et passe le reste de l’été 1976 à s’entraîner et jouer au basket.

    Larry m’a dit: «  Vous devriez plutôt recruter mon cousin. Il aurait été un excellent joueur s’il était allé à la fac », je lui ai répondu : «  Larry, ils diront exactement la même chose de toi un jour si tu ne saisis pas cette opportunité » .

    (Bill Hodges, assistant coach des Sycamores, lors de son premier entretien avec Larry Bird)

    Sous le maillot des Sycamores il provoque la stupeur et l’admiration dans l’équipe, tant l’ailier joue un ton au dessus. Sa conduite de balle, son agilité et sa rapidité lui permettent de développer une technique ballon en main exceptionnelle. En travaillant son shoot et ses lancers depuis de nombreuses années, Larry Bird inscrira, lors de sa première saison, presque 33 points par match sous ses nouvelles couleurs, concédant seulement trois défaites dans la Conférence Missouri Valley. Un record pour ISU et un gros coup de projecteur sur cette petite fac encore inconnue à l’époque. Les médias et la presse locale s’empresse alors de suivre le nouveau phénomène du pays et le nombre de places vendues pour assister aux matchs des Sycamores va considérablement augmenter. La saison sophomore de Bird sera moins fructueuse dans les résultats (11-5) et sur le plan statistique (30pts, 11rbd, 4ast) mais confirme un peu plus le joueur dans un rôle de leader. Au terme de cette saison 1978, Larry Bird est approché par les Boston Celtics de Red Auerbach qui l’invite à s’inscrire à la prochaine Draft NBA qui se tient en juin à New York. Alors qu’il n’est encore que junior, il accepte mais exige cependant de terminer son cursus universitaire pour faire plaisir à sa mère qui souhaitait voir un de ses enfants sortir diplômé d’une université. Les Celtics acceptent et Larry Bird ne rejoindra les parquets de la grande ligue qu’en 1979 pour se consacrer avant tout sur son année Senior et son ultime défi, remporter un titre avec Indiana State.

    Essaie un peu de me prendre la balle

    À l’aube de sa dernière saison, son coach Bob King subit une rupture d’anévrisme, l’obligeant à passer la main à son adjoint, Bill Hodges, proche de Larry Bird. Ce dernier va faire passer un cap énorme à l’équipe, qualifiant ISU pour la première fois de son histoire au tournoi national universitaire de 1979. Avec un bilan parfait de trente trois victoires consécutives, les Sycamores éliminent successivement Virginia Tech, Oklahoma, Arkansas et De Paul jusqu’en finale du tournoi face à Michigan State et son génial meneur de jeu, Earvin « Magic » Johnson. Bird termine chaque rencontre, meilleur marqueur et rebondeur du match, inscrivant notamment 40 points face Evansville, 48 points à Butler, 31 points face l’Arkansas de Sidney Moncrief ou encore 35 points en 1/2 finale face à De Paul et Mark Aguirre. Dans une finale qui détient encore aujourd’hui le record d’audience télévisuelle pour un match universitaire,  Bird s’incline malheureusement (75-64) face à son futur meilleur et plus grand rival, qui terminera meilleur joueur du tournoi 1979. Larry Bird raflera tout de même tout au long de ses années de fac, en particulier lors de son année senior, les plus prestigieuses récompenses individuelles universitaires. Les Sycamores sont passés d’un bilan de 37 victoires pour 40 défaites entre 1974 et 1976, à un bilan impressionnant de 81 victoires et 13 défaites entre 1977 et 1979, Bird devenant en passant, le 5ème scoreur de tout les temps en NCAA (30pts, 13rbd, 4.5ast de moyenne).

    Larry Bird’s Awards

    Afterwards in NBA

    Le conte de fée entre l’éternel #33 d’Indiana et les Pacers ne se réalisera pas, au grand dam des supporters de la franchise mais aussi des Sycamores et de tous ceux qui, de près ou de loin, l’ont vu grandir et botter les fesses de toutes les équipes qui croisèrent sa route depuis ses débuts en high school jusqu’au banc de la fac. Il s’avère qu’après la draft 1978, la NBA, qui avait suivi de près le cas de Bird, décida de changer les règles d’admissibilité des joueurs universitaires en année junior. À partir de la saison 1980-1981, un joueur devait ainsi renoncer à son admissibilité au collège avant la draft s’il voulait être sélectionné.

    Quel fabuleux signe du destin pour un joueur local, aussi talentueux et récompensé soit-il, s’il avait été choisi par la franchise qui lui était promise et pour laquelle il aurait pu tant apporter. Les Pacers auraient tout à fait pu remporter plusieurs titres de champions et former une redoutable équipe dans les années 80 en associant Larry Bird à Adrian Dantley et Alex English dans leur primes, ou encore Calvin Natt qui aurait pu être sélectionner l’année suivante lors de la draft 1979.

    Indiana Pacers après 1978

    The Knick Killer

    Indiana mettra plus d’une décennie avant de s’installer durablement dans le rôle d’un vrai contender à l’Est, ne participant aux playoffs qu’à deux reprises (la première fois en 1981) jusqu’en 1989 en passant notamment à côté de la draft 1984, considérée comme la meilleure cuvée de l’histoire (les Pacers échangent leur 2nd pick à Portland en 1981 contre le vétéran Tom Owens). L’arrivée de « Mighty Mouth » Reggie Miller, presque dix ans après la draft 1978, va enfin propulser la franchise au sommet de la ligue dans les années 90, offrant notamment aux supporters cinq finales de conférence en six ans puis une finale NBA en 2000, ainsi que plusieurs rivalités mythiques d’abord avec les Bulls de Jordan-Pippen et les Knicks de Ewing puis avec les Pistons des Wallaces et plus récemment le Miami Heat de James et Wade. Néanmoins sans jamais parvenir à toucher du doigt le trophée Larry O’Brien, les Pacers ont finalement gagné au fil des saisons une régularité exemplaire en se forgeant une sacré réputation d’emmerdeurs qui ne lâchent rien sur un parquet. À l’image de Dale Davis, Rik Smits ou plus récemment de Paul George, Myles Turner ou Danny Granger, Indiana a su faire fructifier ses choix de draft (pas toujours haut placés) et réaliser de bons mouvements afin de rester compétitif.

    Larry Bird après 1978

    « Larry Legend » s’adaptera quant à lui très vite sous ses nouvelles couleurs à Boston. Il mènera de façon éclatante la franchise, pendant treize saisons exceptionnelles (et quelques blessures), en prenant soin de remplir son armoire à trophées de plusieurs titres et distinctions personnelles (12x All-Star, 3 titres NBA, 3 titres de MVP, 2x MVP des finales, 10x All-NBA, 3x All-Defensive, Rookie de la saison 1979-1980). Un compétiteur rare, ultra dominant (24pts, 10rbd, 6ast en carrière), acteur majeur d’une des plus grande rivalité du sport moderne avec les Lakers de Magic Johnson dans les années 80 (trois finales joués l’un contre l’autre) et précurseur de la NBA moderne médiatique en pleine essor. Il fera également parti du voyage de Barcelone en 1992 avec la Dream Team des USA, accrochant son nom au palmarès olympique de la discipline et sera intronisé en 1998 au Hall of Fame, six ans seulement après avoir quitter les parquets.

    Bird connaîtra enfin le plaisir de porter les couleurs d’Indiana, d’abord en tant que coach (1997-2000) au succès énorme (68% de victoires en régulière et 61% en playoffs). Pourtant passé si près d’un titre en 2000 face aux Lakers de Phil Jackson, le meilleur entraîneur de la saison 1997-98 décide de lâcher son costume d’entraîneur pour mieux revenir en tant que président des opérations basket de la franchise en 2003, ce qui lui vaudra d’être à nouveau distingué du titre de dirigeant de l’année 2011-12 avant de laisser son fauteuil à Donnie Walsh pour des raisons de santé. Larry Bird reste à ce jour la seule personnalité du basket à avoir remporté les meilleur distinctions NBA en tant que joueur, dirigeant et entraîneur et intervient toujours dans les opérations basket de la franchise dans un rôle plus restreint au sein de la direction.

    Larry Bird lors d’une cérémonie d’inauguration de sa statue qui s’est tenu le 9 novembre 2013 devant l’université d’Indiana State
  • Previews NBA : Utah Jazz

    Previews NBA : Utah Jazz

    Pour la première année, ClutchTime se lance dans une grande série de previews pour la saison 2019-2020 ! On part sur une division par semaine et cela jusqu’au début de la saison ! On débarque cette semaine du coté de la Division Nord Ouest, avec les Utah Jazz.

    Utah Jazz

    Bilan 2018-2019 :

    Classement : 5ème de la conférence Ouest

    Bilan : 50-32

    Playoffs : Défaite au 1er tour de Conférence (1-4) contre Houston


    Bilan sur la saison

    La saison 2018-19 de Utah peut paraître paradoxale. Alors que le Jazz a connu une saison régulière aboutie concédant seulement trois défaites sur ses quinze derniers matchs, le Jazz retrouve néanmoins son meilleur ennemi, Houston, au premier tour des playoffs. Une série qui va tourner court pour la deuxième saison consécutive, tant Utah n’a jamais été en mesure de rivaliser avec les Rockets. Cet échec a mis en lumière une certaine naïveté dans le jeu du Jazz. l’équipe dispose pourtant d’une belle marge de progression à l’image de son leader, Donovan Mitchell et de son pivot, Rudy Gobert, DPOY pour la seconde année consécutive et Quin Snyder pouvait se réjouir d’avoir à sa disposition un effectif compétitif parmi lesquels six joueurs (voir sept avec K.Korver) ont tourné en double figures cette année tout au long de la saison régulière

    Donovan Mitchell a une nouvelle fois ébloui la ligue par ses talents de scoreur avec 23,8pts par match, alors qu’il n’est encore que sophomore! Quin Snyder a cherché un équilibre entre phases défensives et offensives avec une certaine maîtrise. La défense justement, a mis une nouvelle fois en lumière Rudy Gobert (16pts, 13rbd, 2,3blk) qui grâce à son sens du rebond et son envergure apporte des solutions dans le jeu loin d’être négligeable pour une équipe qui dispose d’un tel gabarit. Le français a malheureusement été encore mésestimé cette année lors des votes pour le All-Star Game qui s’est déroulé à Charlotte.

    Néanmoins le Jazz restant trop limité cette saison et en dépit d’un effectif taillé pour les playoffs, n’a pu conjurer le sort face aux texans. Les postes de meneur de jeu (faible rotation suite à la blessure de Exum) et des ailiers n’ont pas assez contribué offensivement et défensivement. Même le secteur intérieur, plutôt convaincant en régulière, a souffert à plusieurs reprises face aux Rockets. Donovan Mitchell, un des rares joueurs à la hauteur, n’est malheureusement pas parvenu à faire la différence seul et le push espéré en post-season n’était finalement pas prévu pour cette saison.


    Mouvements durant l’intersaison


    Effectif 2019-2020

    PosteNomsSalaire
    PGMike Conley32,511,623$
    CRudy Gobert24,258,427$
    SFBojan Bogdanovic17,000,000$
    PFJoe Ingles11,454,546$
    PGDante Exum9,600,000$
    PF/CEd Davis4,767,000$
    SGDonovan Mitchell3,635,760$
    SF/PFJeff Green2,564,753$
    CTony Bradley1,962,360$
    PGEmmanuel Mudiay1,737,145$
    PFGeorges Niang1,645,357$
    SFRoyce O’Neale1,618,520$
    SGNigel William-Goss1,500,000$
    SG/SFTrevon Bluiett898,310$
    SFWilliam Howard898,310$
    SFStanton Kidd898,310$
    FJuwan Morgan898,310$
    SGMiye Oni$898,310
    PFJarrell Brantley79,568$
    PGJustin Wright-Foreman79,568$

    Note :

    Le cinq majeur de ClutchTime

    MeneurArrièreAilierAilier-fortPivot
    M. ConleyD. MitchellB. BogdanovicJ. InglesR. Gobert

    Évaluation by CT

    Points FortsPoints Faibles
    Le back-courtDépendance à Donovan Mitchell
    La relation 1 (ou) 2 – 5La régularité
    La rotation sur les postes arrièresLa rotation au poste 5

    Prévision de Classement

    Estimation haute : 3ème

    Estimation basse : 6ème

    Notre estimation : 5ème

    Possibilité de playoffs: autour de 85%


    AVIS GLOBAL ET ATTENTES

    Pour la saison 2019-2020, le Jazz doit enfin briser ce plafond de verre, en s’appuyant notamment sur son intersaison réussie. En toute discrétion, Utah a probablement réalisé le meilleur recrutement de cet été en apportant du relief et de la qualité à son effectif. Ce turn-over plutôt conséquent démontre l’intention des dirigeants de renouveler la franchise de Salt Lake City afin de renouer une nouvelle fois avec les playoffs en visant les premières places de la conférence Ouest. Avec l’avantage du terrain, l’expérience et en faisant preuve de lucidité, les jazzmen peuvent aller très loin cette saison, mais devront néanmoins se frotter à des adversaires eux aussi très ambitieux.

    Afin d’étoffer son jeu, des joueurs comme Conley et Bogdanovic, dans un cinq de départ très séduisant, vont plus facilement libérer des espaces et permettre à Mitchell de jouer un basket plus propre et plus débridé. Quin Snyder peut désormais s’appuyer aussi sur un banc fourni, disposant de meilleurs arguments sur le papier pour piloter l’équipe jusqu’en playoffs. Il devra en revanche trouver une solution viable dans la raquette, suite au départ de Derrick Favors, doublure attitrée de Gobert, afin de mettre son pivot dans les meilleurs conditions pour qu’il n’arrive pas cramé au mois de mai.


    Highlights du Jazz 2018-2019

    Pour finir la preview en douceur, un petit come-back sur la saison dernière avec les meilleures actions des Utah Jazz!

    Enjoy !
  • Richard Dumas: Le fol espoir

    Richard Dumas: Le fol espoir

    Carrière universitaire:

    Lors de ses années à l’université, Dumas joue sous les couleurs d’Oklahoma State en Big 8 conference. Pour sa première année, il réalise une saison à 17,4 points de moyenne. Son impact au scoring baissera peu à peu durant les deux saisons suivantes, passant à 15,7 points par match pour la seconde à 12,7 points par match pour la troisième.

    Le Joueur:

    Richard Dumas est un ailier de 2m01 pour 91 kg. Dumas est un veritable voltigeur. Sa capacité de dunk est folle, elle qui lui donnera la chance de participer au concours de dunk des lycéens en 1987. Son shoot à mi-distance, quant à lui, est plus que correct.

    https://www.youtube.com/watch?v=ErwfJoBIIY0
    High School Dunk Contest 1987

    Sa draft:

    Richard Dumas,ailier de 2m01, se présente à la draft 1991. Il est selectionné à la 46ème place par les Phoenix Suns. Mais son entrée en NBA ne se déroulera pas comme prévu… Dumas est suspendu une année pour violation de la loi d’usage de drogue en NBA.

    Le retour du rookie:

    L’année galère passée, Richard peut enfin commencer son aventure en NBA. Nous sommes à l’entame de la saison 1992-1993, et Dumas revient dans une franchise plus competitive que prévu… Charles Barkley vient d’arriver, il y a peu de temps, à Phoenix. Les Suns de Sir Charles, Dan Majerle et Kevin Johnson veulent concurencer les Bulls de Jordan et Pippen.

    La saison rempli d’espoir: 1992-1993

    La saison de Richard Dumas commence en trombe, c’est une véritable surprise. Après 19 matchs? ses stats se portent à 15,8 points et 4,6 rebonds par match. Ce superbe début de saison lui permet d’intégrer le 5 majeur! La saison régulière des Suns est un récital et se conclut sur un bilan de 62 victoires.

    L’heure est au Playoffs !

    Playoffs: Objectif Finales

    Les Suns affrontent les Lakers de Divac, Byron Scott ou encore AC Green lors du premier tour. Richard est sur le banc et inscrit 6 points lors du premier match, dans lequel les Suns s’inclineront. Le game 2 et le game 3 sont d’une tout autre tournure pour Dumas. Tituarisé, il réalise deux superbes matchs à 18 points chacuns.

    Les Suns remportent la série 4 à 2. Les Suns rencntrent les Spurs de David Robinson pour ce second tour. Phoenix battra les Spurs sur le même score que les Lakers, avec toujours un Dumas important en facteur x de cette équipe.

    La finale de conf s’annonce extrèmement intense face à aux SuperSonics de Payton et Kemp. On ne s’y trompe, les Suns l’emporteront finalement en 7 matchs. Cette série fut compliqué pour Dumas, Ceballos est préféré à son poste pour les deux premiers matchs et son impact au scoring fut bien moindre.

    Mais, le rêve d’affronter les intouchables Bulls de MJ et Pippen en Finales NBA va se transformer en réalité ! Les Suns y sont !

    NBA Finals: Dumas étincelant

    Game 1:

    Richard Dumas est titularisé à l’aile pour ce premier match de la série. Charles Barkley aura beaucoup de mal, avec seulement 36% pour 21 points, il rate son entrée. Mais, Dumas, quant à lui, est dans son match, 20 points à 50% au shoot pour le rookie. Mais ça ne sufiera pas à faire rompre les bulls de MJ, auteur de 31 points. Victoire de Chicago.

    Game 2:

    Dumas, avec 8 points, est plus timide lors de ce match; laissant encore plus de place à Charles Barkley, auteur d’un match monstre t inscrivant 42 points. Mais, les Bulls ne chutent toujours pas avec 42 points de MJ. Chicago mène 2 à 0.

    Game 3:

    Après 2 défaites à domicile, les Suns doivent se reprendre pour espérer renverser la tendance. Le match est long, très long. Les Suns revivent lors de ce match, Dumas intercepte, score à mi-distance, dunk, défend dur… Bref, gros match du rookie, qui inscrit 17 points et réalise 3 interceptions. Après 3 overtime, les Suns l’emportent ,à Chicago, avec Sir Charles, KJ et Majerle tous au dessus de 24 points. Phoenix revient !

    Game 4:

    Un seul mot ou nom à dire dans ce match… JORDAN. 55 points pour Michael. Un gros match encore pour Dumas, inscrivant 17 points; mais face à Jordan même les 32 points de Charles n’ont pas suffit. Les Bulls mènent 3 à 1.

    Game 5: Richard Dumas en mode ALL-STAR

    Phoenix n’a pas le choix, il faut gagner. Barkley doit sortir un match venu de l’espace. Mais, le match venu de l’espace ne sera pas pour Sir Charles mais bien pour le petit rookie, 46ème choix de draft. Richard est chirurgical, 25 points à 12/14 au shoot. Embêtant grandement Pippen, son apport défensif est également à souligner. Les Suns l’emportent et accroche un Game 6.

    Dumas entre Jordan et Horace Grant
    https://www.youtube.com/watch?v=nDkuVSFWogg

    Game 6: Déception

    Que dire de ce match à part le basket se joue souvent presque rien. Un shoot de Paxon et un contre d’Horace Grant sur KJ auront ruinés les espoirs de game 7 des Suns. Dumas conclut ses finales avec 8 points.Défaite 99 à 98, Bulls sont champions.

    Il faut maintenant être focus sur la prochaine saison. Dumas à montré au monde du basket de telles choses, qu’il est très excitant de voir la suite.

    La suite…

    Richard Dumas ne verra pas le parquets de NBA, la saison suivante… Il est une nouvelle fois suspendu par la NBA pour violation des rêgles concernat l’usage de drogues. Il suit par la suite une cure de desintoxication à la cocaine et revient à Phoenix en 1995. Mais, son niveau ne sera plus jamais le même, il réalise 15 matchs à 5,5 points de moyenne aux Suns puis s’envole aux Sixers. Il finira sa carrière en NBA avec une saison de 39 matchs à 6,6 points de moyenne à Philadelphie.

    Il partira par la suite jouait en Europe et annoncera sa retraire en 2003 suite à un passage dans la United State Basketball League.

    On peut longuement spéculer sur le scenario de sa carrière si il n’était tombé dans l’addiction, mais une chose est sûre, quand on évoque son nom, la première chose qui nous vient à l’esprit est « talent gaché »…