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  • Previews NBA : Golden State Warriors

    Previews NBA : Golden State Warriors

    Pour la première année, Clutch Time se lance dans une grande série de previews pour la saison 2019-2020 ! On part sur une division par semaine et cela jusqu’au début de la saison ! On débarque cette semaine du côté de la Division Pacifique, avec les Golden State Warriors.

    Golden State Warriors

    Bilan 2018-2019 :

    Classement : 1er de la conférence Ouest

    Pour les amateurs de sport qui aiment prolonger le plaisir après le coup de sifflet final, suivre les cotes et les marchés peut ajouter une autre dimension à l'analyse des matchs. En France, la pratique du pari sportif évolue et certains joueurs se tournent désormais vers des plateformes acceptant les cryptomonnaies ; pour s'y retrouver, un comparatif des bookmakers crypto permet d'identifier les offres disponibles et de comparer leurs conditions en toute transparence. Comme toujours, il convient de miser de manière responsable et de ne jouer que ce que l'on peut se permettre de perdre.

    Bilan : 57-25

    Playoffs : Défaite en finale NBA (4-2) face aux Toronto Raptors


    Bilan sur la saison

    La saison des Warriors fut bien cruelle. Alors que les champions en titre avaient réussi un tour de force monumentale en attirant le pivot All-star DeMarcus Cousins, l’ex-Pelicans se blessa aussi vite qu’il fut arrivé, privant la franchise californienne de son exceptionnel et historique lineup cinq étoiles jusqu’en janvier. Un gros coup dur pour la bande à Steve Kerr qui restaient néanmoins encore largement favorite et suffisamment armée pour aller décrocher sans trop de difficulté une nouvelle qualification en playoffs. Rien au monde ne pouvait empêcher les Warriors de manquer les festivités du mois de juin et c’est une nouvelle fois dans le rôle de leader de la Conférence Ouest (57-25), pour la quatrième fois en cinq ans, que les bleus et or entamèrent les phases finales. Stephen Curry & co visent alors un triplé, le premier depuis les Lakers des années 2000, et un quatrième sacre en cinq ans. La dynastie dorée des Warriors est la principale favorite à sa propre succession, mais de threepeat il n’y aura point au bout de cet exercice, échouant en finale (4-2) face à des Raptors de Toronto morts de faim. Ces playoffs plutôt réussis dans l’ensemble, tournèrent progressivement au cauchemar dans l’Oakland, avec son lot de blessures en tout genre, Kevin Durant absent lors des finales de conférences face aux Blazers fut ainsi pressé d’effectuer un retour précipité en Finale pour au final se flinguer les tendons d’Achille au game 5. Et comme si la poisse n’était pas suffisante c’est le Splash Brother, Klay Thompson, qui va se faire les croisés au genou le match suivant. Dans ces conditions Golden State dût abandonner sa couronne de champions aux canadiens au bout de six rencontres.

    Comme écrit plus haut, la saison des champions en titre resta néanmoins une grande réussite. Autour de son inamovible quatuor All-Star, les Warriors sont parvenus à faire le job à l’usure face à des concurrents (Denver en tête) bien décidés à inverser la tendance des dernières saisons. Kevin Durant (26 points, 6 rebonds et 6 passes) et Stephen Curry (27 points, 5 rebonds et 5 passes) ont endossé à tour de rôle le maillot de leader durant la saison régulière et ce jusqu’en finale. Bien secondés par le lieutenant Thompson et les intérieurs Green puis Cousins, les Warriors furent une fois encore sensationnels dans leur basket fait de mouvements et de passes. Entre continuité et nouveauté, Steve Kerr a habilement trouvé l’équilibre idéal autour d’un cinq majeur exceptionnel et des remplaçants, mélangeants expérience et jeunesse, qui connaissent tous leurs rôles sur le bout des doigts.

    Force est de constater qu’au moment le moins opportun, les blessures furent le seul point noir à cette saison qui s’inscrivait déjà comme un récital des Warriors. Difficile d’imaginer autre chose qu’une bague de la part de cet effectif, doubles tenants du titre et qui inscrit son empreinte sur la ligue depuis cinq saisons. Le véritable point négatif restera finalement les retours sûrement précipités de Kevin Durant et DeMarcus Cousins, encore convalescents au plus mauvais moment de la saison. On peut néanmoins regretter une certaine facilité de jeu sur plusieurs rencontres en playoffs face aux Clippers puis face aux Rockets alors que les Warriors disposaient de moyens suffisants pour conclure facilement et s’éviter des séries qui traînent en longueur.


    Mouvements durant l’intersaison

    Via Time Out

    Effectif 2019-2020

    Poste Noms Salaire
    PG Stephen Curry 40,231,758$
    SG Klay Thompson 32,742,000$
    PG D’Angelo Russell 27,285,000$
    PF Draymond Green 18,539,130$
    C Kevon Looney 4,629,630$
    SG Alec Burks 2,320,044$
    C Willie Cauley-Stein 2,177,483$
    SG Jordan Poole 1,964,760$
    SG Jacob Evans 1,928,280$
    PF Omari Spellman 1,897,800$
    SF Glenn Robinson III 1,882,867$
    PF Marquese Chriss 1,678,854$
    PG Andrew Harrison 1,678,854$
    SF Alfonzo McKinnie 1,588,231$
    PF Eric Paschall 898,310$
    C Kavion Pippen 898,310$
    PF Alen Smailagic 898,310$
    F Juan Toscano-Anderson 898,310$
    SG Ky Bowman 79,568$
    SG Damion Lee 79,568$

    Note : Le contrat de Shaun Livingston (666,667$) est inclus dans le Salary Cap des Warriors sur la saison 2019-2020

    Le cinq majeur de Clutch Time

    Meneur Arrière Ailier Ailier Fort Pivot
    S. Curry D. Russell A. McKinnie D. Green W. Cauley-Stein

    Évaluation by CT

    Points Forts Points Faibles
    L’expérience La défense
    Le back court Le poste 3 (voir 5)
    Le jeu collectif Le banc

    Prévision de Classement

    Estimation haute : 2ème

    Estimation basse : 7ème

    Notre estimation : 6ème

    Probabilité de playoffs : autour de 100%


    AVIS GLOBAL ET ATTENTES

    Cette nouvelle saison est placée sous le signe du renouvellement pour Golden State. Tout d’abord, en quittant sa mythique Oracle Arena, les Warriors entament une mue structurelle en délocalisant son nom de la baie d’Oakland à une dizaine de miles vers San Francisco et le flambant neuf Chase Center. L’opération séduction s’accompagne évidemment d’un profond remaniement de l’effectif, souhaité par les dirigeants et nécessaire pour le staff et les joueurs. Plusieurs cadres, aussi bien du banc que les titulaires, ont pliés bagages, à l’image de Kevin Durant qui a préféré s’asseoir sur une année supplémentaire pour partir du côté de la Conférence Est et les Brooklyn Nets. Malgré la contrepartie financière perçue, les Warriors perdent très certainement leur meilleur joueur depuis son arrivée en 2015. À ses côtés, et il fallait s’y attendre, DeMarcus Cousins, ne sera finalement pas retenu et signera aux Lakers, le joueur laissant une empreinte à peine visible de son passage aux Warriors. Enfin les Vieux de la vieille Livingston, Iguodola et Jerebko emboitèrent les pas de Quinn Cook et Jordan Bell et ce ne sont ni plus ni moins que quatre champions NBA qui mettent les voiles, que Steve Kerr devra remplacer au pied levé.

    La blessure de Klay Thompson pour la saison à venir étant un point crucial à régler, Golden State est parvenu à attirer le néo All-Star D’Angelo Russell (Nets) pour supplanter cette absence longue durée. Au sortir d’un très bon exercice 2018-2019 avec Brooklyn, qui l’a vu emmené la franchise new-yorkaise en playoffs, il fera assurément parti des éléments à surveiller cette saison. À ses côtés, l’ailier Omari Spellman (Hawks), Alec Burks (Cavs), Marquese Chriss (Rockets) et Willie Cauley-Stein (Kings) font leur entrée au bastion Warriors pour la saison 2019-2020 et devront jouer des coudes pour obtenir de précieuses minutes de jeu.

    Steve Kerr est confronté à une situation quasi-inédite depuis le début de son mandat. Un tel turnover dans son effectif devrait lui donner bien plus de travaux pour structurer et organiser une équipe capable de jouer le titre, au regard des autres franchises qui se sont elles aussi renforcées. La philosophie de jeu et l’expérience des Warriors, si elle reste la même, devrait logiquement permettre aux Warriors de se qualifier pour les playoffs, tant leur basket reste largement supérieur à la moyenne, mais Stephen Curry, dont on attend un retour au premier plan, et Draymond Green devront sortir le démultiplié pour limiter les absences des uns et l’apprentissage des autres.


    Highlights des Warriors 2018-2019

    Pour finir la preview en douceur, un petit come-back sur la saison dernière avec les meilleures actions des Warriors !

    Enjoy !
  • Michael Brooks, from San Diego to Limoges

    Michael Brooks, from San Diego to Limoges

    Michael Brooks en NCAA

    Michael Brooks, un nom bien connu en France. Peut-être pas par les plus jeunes, mais prononcez son nom à Limoges et attendez… on vous vantera son passage au CSP, mais Mike a connu une courte mais belle carrière en NBA avant cela!

    Le rêve américain comme début de carrière

    La carrière de Michael Brooks démarre comme celle de tout futur bon joueur NBA. On ne fait pas de lui un potentiel MVP en puissance, mais on sait qu’on a en Brooks un joueur fiable et solide, comme il en faut dans toutes les bonnes équipes.

    Natif de Philadelphie, Michael Brooks passe par l’université de LaSalle dans sa ville de naissance. Cet ailier plutôt physique marque l’histoire de sa fac, en devenant le deuxième marqueur et troisième rebondeur de l’histoire de LaSalle, avec des moyennes d’environ 23 points et 12 rebonds par match!

    En tant qu’universitaire, il participe aux jeux panaméricains de 1979 où il remporte la médaille d’or en compagnie d’Isiah Thomas et Kevin McHale.

    La saison suivante (sa dernière en NCAA), il est élu MVP en sortie d’une année à 24,5 points et 11,5 rebonds par match.

    A une époque où les joueurs NBA ne sont pas sélectionnables en équipe nationale, Michael Brooks fait partie de la Team USA pour les JO de Moscou en 1980, il en est même le capitaine! Cette équipe dont fait encore partie Thomas, mais aussi un futur n° 1 de la draft, Mark Aguirre et le fameux Sam Bowie, n°2 de la draft 84 devant Michael Jordan et autres Barkley ou Stockton. L’histoire de ces JO est bien connue et cette sélection américaine ne mettra pas un pied à Moscou sur décision gourvernementale. Une tournée sera tout de même organisée, et Michael Brooks en sera le meilleur marqueur.

    Arrive le jour de la draft 1980. Dans une sélection sans superstar, on note un seul Hall Of Famer, le Celtic Kevin McHale. Brooks est lui choisi en n° 9 par les San Diego Clippers. On note aussi lors de cette draft la présence en n° 18 du futur complice de Brooks au CSP, Don Collins.

    Michael Brooks arrive donc à 22 ans à San Diego, belle traversée des Etats-Unis depuis Philadelphie! La première saison de Mike est très bonne, un bon rookie qui joue 30 minutes par match, présent lors des 82 rencontres. Le tout à 14,7 points pour 5,4 rebonds, bonne saison de rookie, mais pas suffisant pour aider les Clippers à atteindre les playoffs.

    En 1981-82, Brooks est de nouveau aligné lors des 82 matchs de la saison régulière, dont 73 dans le 5 majeur. Avec un temps de jeu un peu plus élevé (33 minutes) ses statistiques s’élèvent aussi à 15,6 points et 7,6 rebonds par match, avec un record (en carrière) de 37 points. Troisième scoreur et rebondeur des Clippers, et premier aux steals, Mike est un élément majeur d’une équipe de San Diego encore plus faible que la saison précédente.

    La saison qui suit apporte son lot de changements aux Clippers. Lors de la draft 82, Sans Diego a le pick n° 2 et choisit l’ailier et futur All-Star Terry Cummings. Dans tous les cas avec le deuxième choix, on aurait pu avoir aussi du James Worthy ou Dominique Wilkins aux Clippers, deux autres ailiers qui n’auraient pas non plus arrangé les affaires de Michael Brooks! Il joue toujours les 82 rencontres, avec 30 minutes de moyenne mais seulement 26 fois dans le 5! Il est le cinquième scoreur avec 12,2 points et quatrième rebondeur avec 6,4 prises par match. Mais c’est bien les 23,7 points et 10,6 rebonds du ROY Terry Cummings qu’on remarque cette année là bien que les playoffs ne soient toujours pas au rendez-vous. Sans oublier le retour du grand Bill Walton après deux saisons blanches…

    Fin d’une jeune carrière?

    La saison 1983-1984 peut être un tournant pour Michael Brooks. Après deux bonnes premières saisons, la troisième a été plus difficile avec plus de concurrence. C’est le moment de s’affirmer aux Clippers, ou de trouver une équipe qui le laisse exprimer son talent.

    Terry Cummings confirme son rôle, mais Brooks ne démérite pas. Il joue 30 minutes par match comme la saison précédente. Cinquième scoreur et quatrième rebondeur des Clippers, comme la saison précédente. Titulaire 30 fois sur 47, bien mieux que la saison précédente.

    Mais le souci est là, 47 matchs joués…blessure au genou, saison terminée. Assez banal pour un sportif de haut niveau, sauf qu’à ces 35 matchs manqués s’ajouteront deux saisons blanches, pas une minute sur les parquets ! Michael Brooks passe d’un joueur NBA confirmé de 25 ans, à un grand blessé de 28 ans à la recherche de sensations physiques.

    La traversée du désert est bien longue, lui même s’isole du milieu du basket pendant ces années. Les Pacers lui donnent sa chance à son retour au début de la saison 86-87. Une dizaine de matchs à 15 minutes de moyenne, Mike n’est plus dans le coup, ou on ne le laisse pas s’exprimer… dans tous les cas c’est en CBA que se termine sa saison.

    Idem la saison suivante, où les Nuggets l’engagent. Il joue 16 matchs, 8 minutes de moyenne et retour en CBA. Par rapport à son temps de jeu il est pourtant plus efficace que dans l’ Indiana, mais ce n’est pas suffisant pour Denver. Les sensations reviennent tout de même, puisque Brooks se montre à son avantage en CBA avec 14,9 points et 11,9 rebonds par match et même le titre de MVP de la saison en plus du championnat gagné en compagnie de Micheal Ray Richardson.

    Pas suffisant pour la NBA, trop risqué physiquement, plus aucune franchise NBA ne fera appel à Brooks. Il finit sa carrière dans la grande ligue avec 12,8 points et 6,3 rebonds de moyenne en 319 matchs joués. Mike aura été un bon joueur aux Clippers, aurait pu faire une carrière entière sur ce rythme, ou même trouver une franchise qui lui donne de plus grandes responsabilités mais son corps en a décidé autrement !

    Ce n’est pourtant pas la fin de la carrière de Michael Brooks, loin de là…

    Renaissance sur le vieux continent

    Après sa Pennsylvanie natale, la Californie de ses débuts professionnels, l’ Indiana ou le Colorado de ses tentatives de comeback, voilà Michael Brooks dans la Haute Vienne, à Limoges.

    A Limoges Michael vient trouver un second souffle, une seconde vie. Il y découvre une terre de basket où il est accueilli à bras ouverts. A son arrivée en 88, le CSP Limoges c’est 4 championnats, 3 coupes de France, et 3 coupes d’Europe. L’équipe alors composée entre autres de Richard Dacoury, Don Collins ou Stéphane Ostrowski voit arriver un joueur du genre de ceux qu’on remarque quand il arrive en France: un ancien de la NBA, et pas un qui a joué une dizaine de matchs en bout de banc, un vrai !

    Avec plus de 19 points, 9,7 rebonds par match et un titre de champion de France, l’expérience française de Brooks démarre bien. Il forme un excellent duo avec Don Collins le MVP de la saison (ainsi que de la précédente et la suivante).

    En 1989-90 Brooks est de nouveau champion de France avec Limoges. Stable dans ses stats (16,2 points et 9,3 rebonds), il s’impose dans le coeur des supporters et prend goùt à la reconnaisance qui lui est offerte ici. Sur la scène européenne Mike a l’occasion de se frotter à de grandes équipes en allant jusqu’au Final Four de l’euroligue, éliminé par le grand Split de Toni Kukoc.

    Au départ de la saison 90-91, Michael Brooks du haut de ses 32 ans s’apprête à vivre sa meilleure période statistique. En championnat il joue 37 minutes par match, pour 21,4 points et 10,3 rebonds de moyenne. Finaliste du championnat, ses performances individuelles lui valent le titre de MVP de la saison!

    Puis encore une belle saison à Limoges, terminée par un second titre de MVP et débutée par une participation à l’Open Mc Donalds à Paris, où il peut de nouveau affronter les Lakers. Une nouvelle fois finaliste du championnat, Brooks vit sa dernière saison au CSP, en partie à cause des méthodes du nouvel entraineur Bozidar Maljkovic. Sur l’ensemble de son passage à Limoges, Brooks a tourné à 18,9 points et 9,6 rebonds par match.

    Laissé libre par Limoges, le grand moustachu n’arrête pas pour autant. Encore trois saisons pleines (38 minutes par match!) à Levallois où il finit avec une moyenne de 17 points et 9,6 rebonds sur les 3 saisons, plutôt pas mal pour la fin de carrière d’un grand blessé ! Après une dernière saison efficace mais gâchée par les blessures, Michael Brooks met un terme à sa carrière de haut niveau à près de 38 ans. Son passage en France aura fait de lui un double MVP tournant à 17,3 points pour 9,4 rebonds par match, essentiellement dans la plus grande équipe du moment.

    Lui qui a obtenu la nationalité française continuera à jouer au basket à un niveau amateur encore quelques années avant d’aller vivre et coacher en Suisse. Là bas, atteint d’une maladie qui a nécessité une greffe de moëlle osseuse, il décède d’un arrêt cardiaque peu de temps après l’opération, à l’âge de 58 ans.

    Les hommages se succèdent, principalement en France, son pays d’adoption mais la nouvelle est aussi diffusée dans certains médias américains. Stéphane Ostrowski, Fred Forte et bien d’autres exprimeront publiquement leur émotion. Aujourd’hui un tournoi de présaison porte son nom à Limoges. Verra-t-on prochainement son maillot retiré?

  • Retro draft 2000: zoom sur Hedo Türkoglu

    Retro draft 2000: zoom sur Hedo Türkoglu

    Premier joueur de basketball turc à évoluer en NBA, Hidayet « Hedo » Turkoglu a marqué l’histoire d’une franchise, le Magic d’Orlando, avec qui il s’est offert une finale NBA.

    Originaire d’Istanbul, le jeune Hidayet débute à l’âge de 17 ans avec l’Efes Pilsen, sans doute le plus grand club turc. En 4 ans sous les couleurs stambouliotes, il remporte 2 championnats, 3 coupes de Turquie, et emmène en 2000 son équipe vers le Final Four de l’Euroleague, où l’Efes Pilsen termine à la troisième place. Lors de sa dernière année, il tourne en moyenne à plus de 13 points et 4 rebonds, et sa côte de popularité de cesse d’augmenter auprès des scouts américains.

    Lors de la draft 2000, Hedo devra attendre la 16ème annonce de David Stern pour être enfin appelé par les Sacramento Kings. Ne vous étonnez pas de le voir être sélectionné derrière des joueurs comme Stromile Swift ou Darius Miles, car à l’époque, il n’était pas encore « tendance » de sélectionner des joueurs étrangers très haut à la draft et le fait de ne pas avoir été formé outre-Atlantique était souvent synonyme d’un manque de reconnaissance de la part des scouts et des franchises NBA.

    En Californie, Hedo débarque dans une équipe en pleine renaissance après une longue traversée du désert. Drivés par Rick Adelman, les Kings jouent un basket très offensif, mené par le spectaculaire Jason Williams. La star de l’équipe, Chris Webber, est à ce moment là en train de s’imposer parmi les meilleurs ailiers forts de la ligue. La saison rookie de Türkoglu, en forme d’apprentissage, est encourageante, mais c’est lors de la saison 2001-2002 que le turc va véritablement montrer son potentiel. Jason Williams s’en va, Mike Bibby arrive en échange, et les Kings deviennent une équipe redoutable, géniale en attaque, sérieuse en défense. Hedo atteint les 10 points par match sur la saison, passe de 17 à 25 minutes en moyenne et devient un des meilleurs sixièmes hommes de la NBA. Sacramento obtient le meilleur bilan de la NBA avec 61 victoires. Le « greatest show on court » des Kings perdra les armes à la main en 7 matchs face à leurs rivaux, les Lakers de Shaquille O’Neal et Kobe Bryant, au terme d’une série plus que controversée…

    L’année suivante est encore de très bonne facture pour les californiens qui remportent 59 matchs. Türkoglu joue moins car les recrues Keon Clark et Jim Jackson sont désormais devant lui dans la rotation. Les Kings se font sortir en demi-finale de conférence par les Mavericks. Quelques semaines plus tard, un échange entre les Kings, les Spurs et les Pacers envoie Hedo à San Antonio.

    Dans le Texas, Türkoglu se fait vite une place de 6ème homme et le coach Gregg Popovich apprécie le côté polyvalent de son ailier. 25 minutes par match, presque 10 points et 4 passes par rencontre sur la saison 2003-2004. A l’intersaison 2004, alors qu’il est agent libre, il s’engage pour 5 ans avec le Magic d’Orlando. Après le départ de Tracy Mcgrady, la franchise floridienne se cherche de nouveaux visages, des résultats, bref : tout est à reconstruire. La draft du pivot Dwight Howard en 2004 est la première pierre posée pour un édifice qui s’améliorera d’années en années. En 2004-2005, Hedo Türkoglu bat ses records au scoring avec 14 points par match et est par ailleurs devenu une arme dangereuse longue distance. Malgré cela, le Magic stagne, obtient un bilan de 36-46 et végète à la 12ème place de la conférence Est. 3 coachs se succèdent en 2 ans mais le Magic obtient le même bilan l’année suivante.

    En 2007, sous l’impulsion d’un Dwight Howard dominateur sous les panneaux, Orlando retrouve les playoffs, juste le temps de se faire balayer par les Detroit Pistons. Encore mieux en 2007-2008, où les magiciens atteignent les 52 victoires. L’arrivée du coach Stan Van Gundy et du shooteur Rashard Lewis font passer un énorme cap à la franchise. Van Gundy imagine un système offensif en « fer à cheval », où 4 shooteurs attendent derrière la ligne à 3 points, laissant l’espace à Dwight Howard de s’exprimer dans la raquette. Avec des pistoleros tels que Turkoglu, Lewis, Jameer Nelson, JJ Reddick ou le français Mickael Piétrus (qui arrivera l’année suivante), le Magic devient redoutable et ne tombe qu’en demi-finales de conférence contre les mêmes Pistons. Cette même année, l’ailier turc a produit le meilleur basket de sa carrière au niveau statistique: 19,7 points, 5,7 rebonds, et 5 passes en 37 minutes par match. Il est récompensé par le trophée du MIP récompensant le joueur ayant le plus progressé.

    2009 est l’année de la consécration pour le Magic. Dwight Howard est stratosphérique, on le surnomme Superman, et lui ainsi que sa bande de fous de la gâchette sortent les Boston Celtics (tenants du titre) puis les Cavaliers de LeBron James. Hedo est devenu un membre incontournable de l’équipe. Sa vision du jeu et sa lucidité le feraient même passer pour un meneur. Son duo d’ailiers avec Rashard Lewis est souvent le facteur X du Magic. L’un ou l »autre se relaie souvent pour prendre feu, et quand les deux compères sont « dans la zone » en même temps, peu d’équipes peuvent stopper l’incendie.

    15 ans après Shaq et Penny, le Magic d’Orlando retrouve les finales NBA. Les fans NBA sont déçus car il n’y aura pas de duel Kobe-LeBron en finales, mais peu importe, Orlando a déjoué les pronostics qui voyaient Boston ou Cleveland dominer la conférence Est. La finale NBA 2009 n’offrira néanmoins pas le suspens espéré, puis les Lakers gagneront 4 manches à 0. Tout proches de l’emporter dans le game 2 à Los Angeles, ce qui aurait tout changé, les joueurs de Stan Van Gundy auront joué avec leurs armes, mais n’ont rien pu faire face à la force collective des Lakers d’un Kobe Bryant revanchard après sa défaite en finales l’année précédente.

    Surprise à l’été 2009 : le 9 juillet, Hedo Türkoglu est envoyé à Toronto suite à un échange à 4 équipes. Le début de la fin pour le joueur turc, pas à l’aise dans l’Ontario. Une saison anonyme plus tard, il est échangé à Phoenix contre Leandro Barbosa. 25 matchs avec les Suns, puis retour en Floride, à Orlando, terre de ses plus grands exploits. Après 2 saisons très discrètes chez les Clippers, Türkoglu décide de prendre sa retraite, à l’âge de 36 ans.

    La trace qu’Hedo a laissé dans l’histoire du basketball, c’est en Turquie qu’elle est la plus significative. Pour faire court, Hedo Türkoglu est le précurseur du basket en Turquie, comme Tony Parker a pu l’être pour le basket français. Premier joueur turc à évoluer en NBA; légende du Magic d’Orlando; médaillé d’argent à domicile avec la Turquie lors de l’Euro basket 2001 et des championnats du monde 2010, il est une des plus grandes idoles sportives pour le peuple turc. D’un point de vue technique, on se souviendra d’un joueur de 2,08m capable de tout faire sur un parquet : passer shooter, dribbler. Son sang-froid dans les moments importants feront de lui un éléments essentiels pour les Kings et surtout pour Orlando. Son shoot victorieux contre les Celtics en 2008 illustre ce pourquoi Hedo était redouté dans le grande ligue.

  • NBA Rewind #3 : 2001-2004, où comment les Nets sont passés à côté d’un premier titre de champion.

    NBA Rewind #3 : 2001-2004, où comment les Nets sont passés à côté d’un premier titre de champion.

    Chaque semaine Clutch Time vous propose de faire un bond dans le passé afin de revivre et de réécrire un fait marquant de la NBA qui aurait pu changer le cours de son histoire.

    de g.à.d : Kenyon Martin, Todd MacCulloch, Jason Kidd, Keith Van Horn, Kerry Kittles

    Cette semaine, on continue notre série avec un flashback vers le début des années 2000. Alors que les New Jersey Nets n’ont plus participé aux playoffs depuis quatre ans, la franchise new-yorkaise en reconstruction va pour la première fois de son histoire se propulser sur le toit de la Conférence Est, autour d’une génération de joueurs fantastique.

    Les New Jersey Nets de l’ombre…

    Logo des Nets de New York de 1972 à 1978

    Les New Jersey Nets ont vu le jour en ABA en 1967, d’abord sous le nom des New Jersey Americans, puis des New York Nets l’année suivante. En déménageant vers Long Island, la franchise, dirigée par les entraîneurs Lou Carnesecca puis Kevin Loughery et menée par le futur Hall of Famer, Julius Erving, sera sacrée championne ABA en 1974 et 1976. Néanmoins, l’ailier sera vendu aux Sixers lors de la fusion ABA-NBA en 1976 et n’aura finalement jamais porté les couleurs des new-yorkais en NBA. Équipe dominante en ABA, mais asphyxiée financièrement pour ses débuts dans la ligue concurrente, les Nets se voient forcés de vendre leur meilleurs éléments afin d’assurer leur survie dans la ligue professionnelle.

    Julius Erving sous le maillot des Nets période ABA

    Après un différend territorial avec les New York Knicks, les Nets du New Jersey vont vivre désormais plusieurs saisons mouvementées jusqu’à la fin des années 70, participant finalement aux playoffs qu’en 1979, grâce à leur jeune ailier (et futur Knicks), Bernard King. Il faudra attendre l’éviction du coach mythique Kevin Loughery, pour voir les Nets franchir enfin un cap dans les années 80. Sous la houlette de Larry Brown puis Stan Albeck, la franchise se qualifie durant cinq saisons consécutives pour le 1er tour des playoffs, atteignant même les demi-finales en 1984, écrivant ainsi ses premiers exploits autour d’un brillant quatuor Buck Williams, Daryl Dawkins, Michael Ray Richardson et Otis Birdsong. Insuffisant cependant pour effectuer une véritable percée dans la sphère très fermée des équipes en vogue de l’époque en NBA (Boston, Los Angeles, Philadelphie et Detroit).

    Buck Williams

    Les Nets connaissent ensuite une longue période de disette entre 1987 et 1991. La franchise va néanmoins s’illustrer à l’été 1990 lors d’un trade, impliquant trois équipes, qui enverra l’arrière des Blazers, Dražen Petrović, dans le New Jersey. Autour du #3 croate et des intérieurs Derrick Coleman et Sam Bowie, le trio va faire briller durant trois saisons les Nets et ramener la franchise sur la scène des playoffs, éliminés cependant à chaque fois dès le premier tour. La disparition soudaine et tragique du génie croate à l’été 1993 mettra malheureusement un terme à cette éclaircie, plongeant à nouveau les Nets dans l’indifférence sportive et le fond du classement à l’Est.

    Dražen Petrović

    … À la lumière

    Logo de la franchise de 1998 à 2012

    À l’aube du 21ème siècle, les Nets entament alors un profond remaniement. Dans les coulisses, les nouveaux propriétaires de la franchise attirent Rod Thorn, ancien dirigeant de Chicago et architecte de la dynastie des Bulls des années 90, le nommant à la présidence des opérations basket des Nets. Thorn engage à l’été 2000 le jeune entraîneur Byron Scott (39 ans) qui n’est alors qu’assistant-coach de Rick Adelman depuis deux ans aux Sacramento Kings. Le pari est risqué mais confirme la volonté de la franchise de redémarrer sur de nouvelles bases saines.

    Stephon Marbury sous le maillot des Nets de 1998 à 2001

    L’an un du changement dans le New Jersey fut cependant un fiasco pour Scott et sa bande. Stephon Marbury, alors leader de l’attaque des Nets (24pts par match) et le rookie Kenyon Martin ne parvinrent pas à compenser les absences à répétition de Keith Van Horn et Kendall Gill ainsi que la saison blanche de Kerry Kittles.  Avec un bilan de 26 victoires pour 54 défaites, les Nets en attente de leur heure, se retrouvent une nouvelle fois coincés parmi les cancres à l’Est. L’intersaison 2001 sera l’occasion pour la direction des Nets de faire le ménage dans un effectif un brin vieillissant et hors de forme. Thorn balance le 7ème choix des Nets en 2001 aux Rockets et reçoit en échange les trois picks texans, Richard Jefferson, Jason Collins et Brandon Armstrong. Mais le coup de maître intervient quelques semaines plus tard lorsque les Nets monte un échange avec les Suns, envoyant leur meneur star Marbury, Johnny Newman et Soumaila Samake en échange du « Kidd ».

    D’un bilan de 56 défaites à 52 victoires entre 2001 et 2002

    Jason Kidd sous ses nouvelles couleurs

    Entre un playmaker altruiste, capable de trouver des trajectoires de passe millimétrées, 1st. NBA-Team et un meneur scoreur, aussi talentueux qu’individualiste, le choix est vite fait pour les dirigeants. Les effets de ce changement sont immédiats et la saison 2001-2002 des Nets fut incontestablement un chef d’œuvre de réussite encore inégalé. D’un bilan de 56 défaites l’année précédente à 52 victoires en 2002, les Nets font un bond vertigineux de la 12ème place au fauteuil de numéro un de la Conférence Est et un premier titre de Division Atlantique. L’intégration réussie de Jason Kidd, le #5 devient l’homme à tout faire sur un parquet, entouré des deux jeunes ailiers bondissants et athlétiques que sont Martin et Jefferson, ainsi que les retours de Van Horn et Kittles, la cuvée 2002 du New Jersey parvient enfin à mettre en adéquation ses meilleurs atouts pour occuper le devant de la scène.

    Les Playoffs et la comète Lakers

    La qualification en playoffs en 2002 prend un goût de revanche pour Jason Kidd qui n’a jamais été plus loin qu’un second tour en 2000, perdu face aux Spurs. Le meneur californien veut passer un cap en playoffs et tout comme l’équipe pour laquelle il joue désormais, Jason Kidd n’entrevoit rien d’autre qu’une finale de conférence. Lors du premier tour les Nets croise la route d’Indiana (42-40) d’un Reggie Miller inoxydable à près de 36 ans et des jeunes Jason Richardson, Al Harrington et Ron Artest (Metta World Peace). Privé de son lieutenant Jalen Rose, les Pacers de Miller vont tout de même livrer un duel de haut vol face aux Nets, poussant Jason Kidd et ses Jersey Boys au bout de cinq matchs épiques défensivement, se payant même le luxe de gagner le 1er game (89-83) au Continental Airlines Arena. Lors d’un game 5 irrespirable, Reggie Miller (31 points) pousse le match en double overtime après un missile très, très, très longue distance à moins d’une seconde de la fin du temps réglementaire. Égalisant à 96 partout il récidive à 3 secondes de la fin du premier overtime d’un gros dunk dans le trafic mais le sang-froid des Nets permet à New Jersey de sortir victorieux de ce match grâce au trio Kidd-Martin-Van Horn qui cumulera 87 des 120 points de la victoire (120-109).

    https://www.youtube.com/watch?v=QmsS3SlAPrg

    Une bonne chose de faite pour les hommes de Byron Scott. La malédiction du premier tour est levée et l’équipe du New Jersey avance en Caroline du Nord pour y défier les Hornets de Baron Davis. Avec la blessure de Jamal Mashburn, le Baron doit composer offensivement avec les trentenaires David Wesley et Elden Campbell ainsi que le jeune Magloire (pas celui de la télé) qui ne jouera quasiment pas sur la série. Lors du game 4, les Nets renversent avec la manière Charlotte au Coliseum (89-79) et concluent ensuite la série à domicile lors du cinquième match décisif (95-103). Avec un effectif au complet, un banc plus efficace et un Jason Kidd omniprésent (18 pts, 7 rbd, 8 ast), les Hornets amoindris ne pouvaient pas rivaliser très longtemps contre une équipe de New Jersey à qui tout sourit.

    Les Nets retrouvent en finale une autre équipe en pleine résurrection. Les Celtics du jeune Paul Pierce n’ont plus participé aux phases finales depuis six ans, une éternité pour la franchise la plus titrée de l’histoire. Sous la houlette de Jim O’Brien, l’équipe au troisième bilan l’Est vient d’éliminer les Pistons de Carlisle et veulent réitérer l’exploit en finale. Mais les Nets, qui viennent de remplir leur objectif initial, ne sont toujours pas rassasiés et face à la paire Pierce-Walker, le Kidd va faire étalage de toute sa panoplie de meneur de jeu avec un triple double de moyenne (17.5 pts, 11 rbd, 10 ast) sur la série. Après deux premières rencontres indécises, les Nets concèdent la première manche (97-104) face à des Celtics morts de faim. Derrière un Paul Pierce all-time, la franchise aux seize titres va remonter un retard de 21 points dans le 4ème quart-temps du game 3 (90-94) pour prendre l’avantage dans la série. Touchés dans leur orgueil, les Nets n’abdiquent pas et vont prendre le meilleur sur le duo de All-Star de Boston en égalisant au game 4 puis en remportant avec brio les deux dernières rencontres. Avec pas moins de six joueurs en double figure, une défense agressive et une répartition du jeu formidable, les kiddies remportent le titre de champion de Conférence. Une première historique pour Jason Kidd et sa bande qui enfoncent les portes de la NBA à la vitesse de l’éclair.

    Rod Thorn au côté de Jason Kidd et des nouveaux champions de la Conférence Est

    « Nous avons découvert ensemble deux choses : la patience et l’agressivité. Chacun a eu à trouver sa place dans l’équipe. Les Nets avaient la réputation d’être bordéliques et égocentriques. Ce n’est pas ce que j’ai découvert. Dans cette équipe, on s’apprécie mutuellement et on rigole en permanence. On a aussi la chance d’avoir un coach, Byron Scott, qui a gardé son mental de joueur. Il sait comment faire vivre un groupe. »

    Jason Kidd

    Mais cette bonne ambiance générale retombe très vite lors des finales NBA face aux Lakers. C’est la soupe à la grimace pour New Jersey qui n’existe pas sur la série, série durant laquelle les hommes de Byron Scott se font bousiller en quatre manches par le duo le plus dominant de la décennie, Kobe-Shaq (63 points de moyenne à eux deux), qui récite sa partition et ne fait qu’une bouchée des Nets novices (94-99 – 83-106 – 106-103 – 113-107). Fort d’une expérience de deux titres, Los Angeles remporte très (trop) facilement une troisième bague consécutive de champion en sweepant des Nets sûrement trop prévisibles et trop justes pour leur tenir tête. En dépit de leur beau parcours, Kenyon Martin (22 points, 6.5 rebonds) et Jason Kidd (21 points, 7 rebonds, 10 passes) n’ont jamais fait flancher l’équipe californienne sur une autre planète.

    La Saison de la confirmation

    La leçon reçue en finale fut dure à digérer pour les Nets et c’est plus motivé que jamais, que le vice-champion prépare la saison 2002-2003. Le staff identifie rapidement le problème et décide de recomposer sa raquette, jugée trop limitée dans le jeu et totalement à la rue lors des Finales 2002. Pour combler les lacunes dans ce secteur, Rod Thorn transfère le pivot canadien Todd MacCulloch (arrivé il y a un an seulement) et l’ailier fort Keith Van Horn aux Sixers afin de récupérer le vétéran, Dikembe Mutombo. Le pivot congolais, All-Star pour la huitième fois et comptant encore parmi les intérieurs les plus dominants en NBA, sort d’une saison aboutie à presque 35 ans (11.5pts, 11rbd, 2.5blk). Un nouveau pari risqué pris par le board de New Jersey qui veut tout miser sur cette nouvelle saison pour prendre une revanche en allant enfin décrocher un titre.

    New Jersey Nets, cuvée 2002-03

    En dépit d’un bilan légèrement inférieur (49-33), New Jersey confirme les promesses faites durant l’intersaison, devancé d’une courte tête par les Pistons (50-42) sur la grille de départ pour les phases finales. Mais le choix de Mutombo se solde par échec retentissant, le pivot ne participant qu’à 24 matchs de saison régulière et dont l’impact est assez loin des attentes à cause de plusieurs pépins physique. Même privés d’un profil dominant dans leur raquette, les Nets brillent une nouvelle fois par leur altruisme un jeu rythmé sur le terrain et une défense en béton. Les ingrédients sont à nouveau réunis pour l’année de la rédemption.

    Le premier tour face aux Bucks se révèleront être un vrai casse-tête pour New Jersey qui tardera à museler les briscards du Wisconsin. Payton, Kukoc, Thomas et Cassell mènent la vie dure aux Nets durant six rencontres toutes plus accrochées les unes que les autres. Mais les Nets sont en mission et derrière son trio inferno Kidd, Martin, Jefferson, ils s’en sortent sans dommage (4-2) au terme d’une série qui sonne comme un avertissement pour Byron Scott.

    Séance de retrouvailles au 2nd tour face à une vieille connaissance, les Boston Celtics, qui viennent de sortir le vieux copain Reggie Miller et les Pacers au 1er round. L’ailier Celtic, Paul Pierce, a laissé une sacrée empreinte sur la finale de Conférence 2002 et nul doute que Boston comptera sur son leader pour réécrire un scénario au dénouement favorable. Que dalle ! Pierce, abandonné par Walker (14 points), se démène en vain et Boston se fait gifler (4-0) par des Nets intraitables à domicile et surtout au TD Garden, envoyant le #34 et ses C’s en vacances un peu plus tôt que prévu. Sur cette série, Kidd cartonne à 19 points, 9 rebonds et 9 passes et Kenyon (20 points) & Jefferson (18 points) se gavent sur les caviars du meneur all-star.

    Prochaine étape et pas des moindres, les Pistons de Rick Carlisle et leur bilan de cinquante victoires en régulière. La finale initialement prévue l’an passé aura bien lieu entre les deux meilleures défenses de la ligue (90.1 pts concédés par les Nets et 87.7 pts concédés par les Pistons). Detroit en reconstruction depuis un an s’impose comme une équipe redoutable à l’Est et difficile à manœuvrer. Un duel qui devrait vraisemblablement se régler sur des phases de jeu interminables, des défenses imperméables et des scores étriqués. Oui les scores étriqués furent au rendez-vous, oui les défenses ont fait un gros taff, mais au bout du compte, New Jersey fut intouchable durant ces finales, plein de maîtrise et de sang-froid du game 1 (76-74) jusqu’au moment de conclure à l’extérieur. Jason Kidd (24 points, 10 rebonds et 7 passes) fit un récital durant cette série endossant brillement son rôle de franchise player pour offrir une seconde chance aux Nets en finales.

    Au menu des finales, pas de Lakers mais les Spurs de San Antonio et du magicien Popovich. Une affiche copieuse encore à tous les niveaux. D’un côté, les finalistes en titre, meilleure défense de la saison et de l’autre une équipe texane expérimentée, championne 1999 et qui vient d’éliminer les redoutables Lakers de Kobe et Shaq, mettant fin à une invincibilité à laquelle les Nets n’ont pu remédier l’an passée. Une opposition de style à la fois sur le terrain et sur le banc pour des matchs indécis, des défenses prennent le dessus sur les attaques et des scores très serrés. Les Nets remportent un game 2 (87-85) grâce à un Jason Kidd monstrueux (30 points) qui inscrira plein de sang-froid les derniers points de son équipe sur lancers-francs pour égaliser dans le Texas. De retour au bercail, New Jersey concède néanmoins le match 3 (84-79) mais conserve ses chances lors d’un quatrième match suffoquant (76-77) durant lequel Kidd (maladroit), Jefferson et Martin contienne les assauts des Spurs emmenés par un Duncan déchaîné sur ces finales (24 points, 17 rebonds, 7 passes et 5 contres). Tellement déchaîné que sur les deux rencontres suivantes (93-83 et 88-77) les Spurs et le MVP de la saison régulière, qui va froler le quadruple double dans le match 6 (21pts, 20rbd, 10ast, 8blk) vont écœurer des Nets dominés pour la seconde fois en finale au grand dam de Jason Kidd qui échoue une nouvelle fois à décrocher une bague sous le maillot des Nets.

    Une équipe mémorable passée aux oubliettes

    Que de changement à venir pour les Nets. Après deux échecs consécutifs en finale, New Jersey ne se décourage pas et tente un nouveau pari lors de l’intersaison 2003. Par ici la sortie pour Mutombo, et bienvenue à Alonzo Mourning, 32 ans, qui revient d’une saison noircit par une infection rénale. Le jeune Kyle Korver (51ème de la Draft 2003) sera quant à lui vendu aux Sixers, afin d’acquérir…une photocopieuse ? Les ambitions intactes ne seront pas suivies des faits, les Nets terminant avec un bilan de 47 victoires mais seront éliminés au second tour par des Pistons revanchards qui remporteront le titre quelques semaines plus tard. Tout un symbole. Mourning (9 points, 5 rebonds) ne jouant qu’une vingtaine de matchs sera cédé l’année suivante au Heat.

    Les gros mouvements vont s’opérer dès le début de l’année 2004. Byron Scott, alors grand architecte des succès des Nets est viré dès le mois de janvier, remplacé par son adjoint Lawrence Frank. En coulisses il se dit que Jason Kidd, qui sort d’une prolongation de contrat longuement négociée, est en conflit avec son coach et aurait pousser les dirigeants à se séparer du technicien dont il ne veut plus. Lors de l’intersaison 2004, c’est ni plus ni moins que Kenyon Martin, Kerry Kittles, Lucious Harris, puis Aaron Williams lors de la trade deadline, qui seront remerciés afin de faire de la place pour attirer l’ailier Vince Carter. Un grand ménage dans le roster historique des Nets laissant place progressivement à une association Kidd-Carter-Jefferson qui semble maintenir les Nets dans une bonne dynamique en saison régulière.

    Mais la réalité fut que les Nets ne parvinrent plus à passer le second tour des phases finales à l’Est, barrés successivement par la nouvelle génération dorée du Heat de Dwyane Wade (2005 – 2006) et des Cavaliers de Lebron James (2007). Progressivement l’équipe de Lawrence Frank voit ses bilans de saison régulière fondre comme neige au soleil et les Nets finiront par vendre leur meneur Jason Kidd aux Mavericks en 2008 remisant une fois encore la franchise dans les profondeurs de la Conférence Est.

    Les Nets du début des années 2000 resteront néanmoins une équipe exceptionnelle pleine d’audace, à la fois dans son casting, et dans le jeu. Appliquant brillamment les systèmes de la « Princeton Offense », Byron Scott et Jason Kidd sont parvenus à mener les Nets sur le toit de la Conférence Est en créant une identité et un style de jeu qui aujourd’hui encore fonctionne et soulève toujours les foules. Cette cuvée restera cependant assez sous-estimée en comparaison avec les Lakers du début des années 2000 (trois bagues consécutives) et les Spurs puis les Pistons, également titrés sur cette période. Les Nets furent à la fois si proche et si loin d’inscrire leur nom au palmarès de la NBA qu’on se demande encore aujourd’hui quelles traces cette équipe laissera-t-elle dans l’histoire tant elle reste encore inclassable au même titre que d’autres équipes qui connurent les mêmes saisons ponctuées d’échec en bout de course.

    Du New Jersey à Brooklyn

    Les Nets rentrent progressivement dans le rang et entame une phase de grand nettoyage, retombant dans un sommeil profond durant la fin de la décennie. Ce n’est qu’en 2012, alors que les dirigeants, Mikhail Prokorov en tête, discutent depuis plusieurs mois d’un nouveau déménagement, que la franchise connaît un nouveau réveil. Les Nets de New Jersey, fidèles à leur réputation de globe-trotter, déménage à nouveau vers New-York dans le quartier de Brooklyn à quelques encablures du Madison Square Garden et sur les plates-bandes de la franchise new-yorkaise historique de la ville. Après le projet avorté de nouvelle salle dans le Newark, les Nets s’installe au sein d’un tout nouvel écrin de 18 000 places, le Barclays Center, marquant un nouveau départ pour la franchise qui souhaite redorer son blason. Malgré les efforts faits pour attirer plusieurs têtes d’affiche (D. Williams, J. Johnson, K. Garnett, P. Pierce) la nouvelle formule des Nets n’est guère convaincante avec un second tour perdu en 2014 face au Heat, deux éliminations au 1er tour en 2013 et 2015 suivies de trois années de grosse galère (69 victoires seulement). Le décès tragique du propriétaire historique des Nets Lewis Katz en 2014 fut également une perte symbolique pour la franchise en convalescence.

    La saison 2018-2019 des noirs et blancs s’achève néanmoins avec une qualification surprenante mais pleine d’espoir au 1er tour des playoffs et un projet qui renaît progressivement de ses cendres. La Hype pour les Nets est enfin de retour et s’est matérialisée lors de l’intersaison 2019, en signant lors de la Free-Agency les deux All-Stars, Kyrie Irving et Kevin Durant. Brooklyn vient d’opérer un move historique pour bâtir les prochaines saisons et transformer une franchise moribonde depuis plus d’une décennie, en réel contender à l’Est. Les échecs, comme les succès, depuis les débuts de la franchise en NBA devront servir de curseur et de leçons à retenir pour ne pas planter un projet aussi ambitieux.

    Kyrie Irving et Kevin Durant sous les couleurs des Brooklyn Nets
  • Previews NBA : Milwaukee Bucks

    Previews NBA : Milwaukee Bucks

    Pour la première année, Clutch Time se lance dans une grande série de previews pour la saison 2019-2020 ! On part sur une division par semaine et cela jusqu’au début de la saison ! On débarque cette semaine du côté de la Division Centrale, avec les Milwaukee Bucks.

    Milwaukee Bucks

    Bilan 2018-2019 :

    Classement : 1er de la conférence Est

    Bilan : 60-22

    Playoffs : Défaite en finale de Conférence (4-2) face aux Toronto Raptors


    Bilan sur la saison

    Une saison régulière exceptionnelle pour les Bucks. Que dire de plus ! En terminant avec le meilleur bilan de la ligue, la place de numéro un à l’Est (une première depuis près de cinquante ans), le titre de MVP et de meilleur coach de l’année, Milwaukee a littéralement roulé sur la NBA. À l’image de son puissant et déjà dominant ailier-fort grec, Giannis Antetokounmpo (27.7 pts, 12.5 rbd, 6 ast), Mike Budenholzer est parvenu à transformer une équipe d’outsider en grand favori pour le titre, le temps d’une saison seulement. Le natif d’Athènes n’est pas étranger à cette surprenante progression. Le Greek Freak a incroyablement brillé au point de remporter à seulement 24 ans le titre de MVP, enchaînant les perfs de dingue et confirmant ainsi le potentiel observé depuis un moment chez lui. Le parcours en playoffs fut en tout point remarquable, à l’exception des finales de conférences perdues face aux futurs champions, les Raptors. Par manque d’expérience et une certaine dépendance vis-à-vis de leur ailier-fort, les daims sont néanmoins entrés de plein pied dans la course au titre à l’Est et ce pour un bon moment.

    Le potentiel de cette équipe était connu et n’attendait qu’à être confirmé. Hormis cette défaite en finale face aux Raptors, il n’y a quasiment que des points positifs à développer dans la saison des Bucks. Le jeu proposé par l’ex-coach des Hawks a dépassé toutes les attentes du public. Brillant sur le jeu défensif en captant un très grand nombre de rebonds (1ère équipe de la ligue) Milwaukee s’est également illustrée par son attaque (1ère équipe de la ligue) et un jeu de transition, rapide et efficace pour étouffer ses adversaires. Grâce à des profils puissants et athlétiques à la fois (Giannis, Brook Lopez, Middleton), capables de s’écarter ou de créer des espaces pour allumer à longue distance ou bien martyriser le cercle de près, les Bucks sont parvenus à développer un basket propre et efficace tout au long de la saison.

    Toronto fut finalement la seule équipe capable d’enrayer la machine Bucks cette année. Alors que ses deux premiers tours furent déconcertants de facilité, Milwaukee est tombée sur un os appelé Kawhi Leonard en finale de Conférence. Lors de cette série les Bucks de Budenholzer n’ont pas réussi à hausser leur niveau de jeu, Giannis en tête, afin de trouver des alternatives pour contenir les canadiens. Trop dépendant du grec, dont le rendement fut inhabituellement moins élevé que durant la saison, les Raptors sont parvenus à annihiler les Bucks en resserrant leur jeu.  Il n’y a eu finalement que très peu de choses négatives à Milwaukee cette année à l’exception de cette désillusion en finale de conférence.


    Mouvements durant l’intersaison

    Via Time Out

    Effectif 2019-2020

    Poste Noms Salaire
    SF Khris Middleton 30,603,448$
    PF Giannis Antetokounmpo 25,842,697$
    PG Eric Bledsoe 15,625,000$
    C Brook Lopez 12,093,024$
    PG George Hill 10,133,907$
    PF Ersan Ilyasova 7,000,000$
    C Robin Lopez 4,767,000$
    PF DJ Wilson 2,961,120$
    SG Donte DiVincenzo 2,905,800$
    SG Kyle Korver 2,564,753$
    SG Wesley Matthews 2,564,753$
    SG Pat Connaughton 1,723,050$
    PF Dragan Bender 1,678,854$
    SG Sterling Brown 1,678,854$
    PG Jaylen Adams 1,445,697$
    SF Thanasis Antetokounmpo 1,445,697$
    SF Rayjon Tucker 898,310$
    PF Luke Maye 898,310$
    PG Frank Mason 79,568$
    F Cam Reynolds 79,568$

    Note : Les contrats de Jon Leuer (3,169,348$), Spencer Hawes (2,007,058$) et Larry Sanders (1,865,546$) sont inclus dans le Salary Cap des Bucks sur la saison 2019-2020

    Le cinq majeur de Clutch Time

    MeneurArrièreAilierAilier FortPivot
    E. Bledsoe W. Matthews K. Middleton G. Antetokounmpo B. Lopez

    Évaluation by CT

    Points Forts Points Faibles
    L’attaque-défense La Giannis Dependance
    Le banc Le poste 5
    Le collectif

    Prévision de Classement

    Estimation haute : 1er

    Estimation basse : 2ème

    Notre estimation : 1er

    Probabilité de playoffs : autour de 100%


    AVIS GLOBAL ET ATTENTES

    Milwaukee va désormais chercher la stabilité pour le prochain exercice. Après les prolongations de Middleton et Lopez, combinées aux départs de Brogdon et Mirotic, les Bucks ont vécu une intersaison plutôt calme dans le Wisconsin. Les signatures des deux frangins Lopez et Antetokounmpo et les arrivées de renforts offensifs (Matthews et Korver) coïncident avec l’idée de ne plus dépendre uniquement du seul talent de Giannis. Mike Budenholzer devrait conserver tout de même les principes tactiques mis en place la saison dernière, tant ils furent convaincants. Autour du jeu de transition et d’isolation, les Bucks devront néanmoins se méfier de leurs futurs adversaires qui ont bien pris notes des prestations des Raptors en finale de Conférence. Le travail défensif de l’équipe sera encore une fois un atout majeur dans la manche du technicien afin de reproduire des matchs convaincants.

    Dotée d’une bonne profondeur de banc d’une défense en béton, de nouveaux joueurs adroits à longue distances et de profils polyvalents et athlétiques, Milwaukee ne devrait pas être inquiéter durant la saison régulière (sauf blessure) et semble en toute logique être cette année le grand favori à l’Est. Il faudra néanmoins jeter un coup d’œil au poste 5, assez peu fourni et sujet à des pépins physiques les dernières saisons, ainsi qu’au temps de jeu des éléments majeurs de l’équipe en évitant une trop grande Giannis Dépendance, principalement lors des playoffs.


    Highlights des Bucks 2018-2019

    Pour finir la preview en douceur, un petit come-back sur la saison dernière avec les meilleures actions des Bucks !

    Enjoy !
  • 2012: Jeremy Lin, le petit prince du Garden.

    2012: Jeremy Lin, le petit prince du Garden.

    Vous le connaissais sûrement tous, Jeremy Lin, le meneur venu d’Harvard. Son année 2012 l’a fait éclater aux yeux de la NBA et de ses fans. Devenu en à peine 15 jours, le nouveau chouchou des Knicks, nous nous sentions obligés de lui consacrer un article dans cette chronique. Jeremy Lin en mode 2012, c’est parti !

    Arrivée dans la grande ligue

    Jeremy Lin passe ses dernières années d’études dans la prestigieuse université d’Harvard. L’université n’étant pas réputé pour le basket, Lin ne sera pas drafté.

    Mais, il est invité par pusieurs franchises pour effectuer la summer league. Recevant plusieurs offres, il signe finalement avec les Warriors. Il justifiera son choix par le fait qu’il fut fan de cette équipe étant petit et qu’elle se trouve dans la région ou il a grandit.

    Début en NBA

    Jeremy evoluera que très peu avec la franchise californienne. En décembre 2011, il est remercié par les Warriors. Il s’envole à Houston pour y être remercié également. C’est finalement chez les Knicks qu’il trouve son point de chute, le 27 décembre 2011, il signe à New York.

    Mais, il ne joue encore que très peu, et est envoyé en D-League, le 17 janvier 2012, chez les BayHawks d’Erié. Jeremy sait alors que sa place en NBA est conpromise et qu’il devra se montrer étincelant avec les BayHawks si il veut avoir une nouvelle chance avec les Knicks. Le 20 janvier 2012 pointe le bout de son nez, le premier match en D-League pour Lin. Il se doit d’assurer…

    Le moment de montrer son talent

    Jeremy Lin est présent à la mène des BayHawks pour son premier match en D-League. Son match est époustouflant, il réalise un triple double avec 28 points, 12 assists et 11 rebonds. Lin est lancé pour son retour en NBA. Retour qui se passera plus tôt que prévu..

    Avant l’éclosion

    Suite à ce gros match, Lin revient chez les Knicks. Il jouera très peu jusqu’à fin janvier. Le mois de février se présente et sera peut-être le plus fou de sa carrière, voir de sa vie.

    Février 2012: Linsanity

    Le 4 février, les Knicks affrontent les Nets.au Madison Square Garden. Jeremy rentre en fin de premier quart et va impressioner la planête basket et sa ville de référence: New York. Le match de Lin est un pur match de meneur playmaker capable d’avoir la main chaude au scoring. Il rentre 25 points, effectue 7 assits et compatbilise 5 rebonds. A la mi-temps de ce match, Carmelo Anthony aurait demandé à Mike D’antoni, le coach de ces Knicks, de faire jouer le meneur venu d’Harvard d’avantage en seconde mi-temps. Choix clé, car suite à ce match Jeremy deviendra le meneur titulaire des Knicks.

    Le 10 février, les Knicks affrontent les Lakers de Kobe sans Melo ni Stoudemire. La hype grandissante autour de Lin va prendre une grande majuscule lors de ce match. Un seul mot: incroyable.38 points pour venir à bout des Lakers, des t-shirt portant son nom dans les gradins… Rien d’autre à dire.

    https://www.dailymotion.com/video/x2o6u1j

    Lin est élu meilleur joueur de le semaine, allant du 6 au 12 février, de la conférence Est.

    Il fait la couverture de Sport Illustrated, du Daily News et du New York Time.

    Jeremy Lin sur les couvertures de Sport Illustrated
    Jeremy Lin sur la couverture du Daily News suite à ses 38 points face aux Lakers
    Lin sur la couverture du New York Times

    Le 14 février les Knicks affrontent les Raptors à Toronto. A 1min 10 de la fin du match, les Raptors mènent 84 à 87. Jeremy a , pour le moment, inscrit 21 points et réalisé 11 assists. Lin rentre dans la raquette, score et obtient un and-one. Il transforme le lancer, 87 à 87. A 23 seconde de la fin, le score est toujours le même, Shumpert shoote à mi-distance et il rate. Rebond offensif pour New York, Shumpert reçoit le ballon et la donne à Lin derrière. Il reste 18 secondes et les Knicks ont la dernière possession; elle sera pour Lin. Il attend, attend et avance. Le défenseur pense au drive mais Lin shoot, il reste 0,5 seconde sur l’horloge et ça RENTRE !! Incroyable buzzer beater de Lin, ses coéquipiers sont en folie, il est trop fort !


    Il rélisera encore 2 très gros matchs. Un face aux Kings, le lendemain, avec 13 assists qui devient son record en carrière. Et l’autre face à l’équipe de Dirk, championne en titre, lors duquel il inscrit 28 points et bat son record d’assists avec 14.

    Il est sélectionné par Shaquille O’Neal pour effectuer le risigng star challenge. Il se blessera au genou gauche lors du All-Star week-end et sera absent 6 semaines.

    La suite

    Lin s’envole aux Rockets durant l’intersaison. Longtemps présenti pour resigner aux Knicks, le manque de salary cap empêchera cela. La saison de Lin aux Rockets ne se passe pas réellement comme pêvu. Touchant bien moins le ballon qu’à New York, ce qui est dû notamment à l’omniprésence de James Harden, il obtient de très mauvais résultats statistiques au shoot quand il la possède. Mais, un match face aux Spurs de Tony Parker, de Duncan et de Ginobili sera comme une lumière dans une saison sombre. Profitant de l’absence du barbu, Jeremy Lin inscrit 38 points et nous rappelle sa période Knicks. Le temps d’un match on retrouva le prince de New York. Mais, le retour d’Harden lui fera encore mal et il retombera dans l’obscurité d’une saison loin d’être exceptionnelle compte tenu de ce qu’il nous a montré à New York.

    https://www.youtube.com/watch?v=3X0C9U4jP5Y

    Lin ne retrouvera pas par la suite ce niveaau qu’ il afficha aux Knicks. Plusieurs théories peuvent être affichées. Celle de sa blessure qui lui a fait du mal athlétiquement ou encore celle du style de jeu des Knicks qui lui convenait si bien et qu’il n’a pas su retrouver dans les autres franchises qu’il cotoiera par la suite. Jeremy a tout de même réalisé une belle saison dans le rôle du 6ème homme chez les Hornets avec 11 points de moyenne; mais on pourra dire ce que l’on veut, nous sommes nostalgique du Lin devenu le petit prince du Garden en 2012. En 2019, il obtient une belle bague en fond de banc du côté des Raptors. Sans offre d’équipes NBA, il rejoint la Chine pour la saison 2019-2020. A 31 ans, on espère que Lin retrouvera vite une place dans la grande ligue.

  • Previews NBA : Indiana Pacers

    Previews NBA : Indiana Pacers

    Pour la première année, ClutchTime se lance dans une grande série de previews pour la saison 2019-2020 ! On part sur une division par semaine et cela jusqu’au début de la saison ! On débarque cette semaine du coté de la Division Centrale, avec les Indiana Pacers.

    Indiana Pacers


    Bilan 2018-2019 :

    Classement : 5ème de la conférence Est

    Bilan : 48-34

    Playoffs : Défaite au 1er tour des playoffs (4-0) face aux Boston Celtics


    Bilan sur la saison

    Indiana nous habitue depuis plusieurs années à des saisons régulières abouties. L’exercice 2018-19 n’échappe pas à la règle, malgré plusieurs éléments contraires durant la saison. Le premier d’entre eux fut évidemment l’absence de longue durée de Victor Oladipo, blessé depuis fin janvier et privant les Pacers de son nouveau meilleur élément depuis le départ de Paul George. La saison avait cependant débuté idéalement, Indiana jouant les premiers rôles à l’Est avec la manière. L’effectif de Nate McMillan, capable de tenir tête à n’importe quelle équipe, développe un basket collectif qui ravit alors supporters et médias. Malgré un bon bilan, Indiana, incapable de hausser son niveau de jeu en playoffs, va malheureusement s’effondrer au 1er tour, sweeper par les Celtics.

    Les points positifs sont néanmoins nombreux cette année. Au-delà de la blessure fâcheuse d’Oladipo, les Pacers sont parvenus à produire un basket agréable et varié grâce à plusieurs performances solides de joueurs toujours acquis à la cause du collectif et du coach. Nate MacMillan a très habilement réussi à combiner les éléments qu’il avait à sa disposition pour construire une équipe solide en défense (la première en saison régulière) et capable d’envoyer du bois en attaque. Les joueurs à s’être le plus illustrés furent incontestablement le duo d’intérieurs Sabonis, Turner. Le lituanien dans un rôle de sixième homme a enchaîné les prestations offensives et défensives durant une bonne partie de la saison, limitant ainsi le ressentie de l’absence de son leader. Myles Turner est quant à lui enfin devenu le joueur qu’Indiana attendait pour tenir sa raquette en s’imposant comme une référence sur le plan défensif (meilleur contreur de l’année).

    Malheureusement l’année 2019 ne fut pas encore celle des Pacers. Éliminés sèchement dès le 1er tour des playoffs et ce pour la 4ème année consécutive, les bleus et or ne sont pas parvenus à amorcer un nouveau cap. L’année noire d’Oladipo y est pour beaucoup, Indiana n’a pas su trouver le leader de substitution capable de tirer l’équipe vers le haut comme ce fut le cas en début de saison. De Bogdanovic et Young à Sabonis ou même le pari Evans, aucun n’a réellement été en mesure de sortir le bleu de chauffe, comme ce fut le cas l’année précédente face aux Cavaliers. Il est difficile de blâmer qui que ce soit dans cet effectif qui se repose en très grande partie sur son collectif, mais la déception est réelle.


    Mouvements durant l’intersaison

    Via Time Out

    Effectif 2019-2020

    PosteNomsSalaire
    SGVictor Oladipo21,000,000$
    PGMalcolm Brogdon20,000,000$
    CMyles Turner18,000,000$
    SFTJ Warren10,810,000$
    SGJeremy Lamb10,500,000$
    SFDoug McDermott7,333,333$
    SGJustin Holiday4,767,000$
    CDomantas Sabonis3,529,554$
    PGTJ McConnell3,500,000$
    CGoga Bitadze2,816,760$
    PFTJ Leaf2,813,280$
    PGAaron Holiday2,239,200$
    PGEdmond Sumner2,000,000$
    SGJaKarr Sampson1,737,145$
    SGCJ Wilcox1,678,854$
    PFAlize Johnson1,416,852$
    CAmida Brimah898,310$
    PFJaKeenan Gant898,310$
    FBrian Bowen79,568$
    PGNaz Long79,568$

    Note : le contrat de Monta Ellis (2,245,400$) est inclus dans le Salary Cap des Pacers pour la saison 2019-2020

    Le cinq majeur de ClutchTime

    MeneurArrièreAilierAilier FortPivot
    M. BrogdonJ. LambT.J. WarrenD. SabonisM. Turner

    Note : V. Oladipo (blessé depuis janvier 2018) son retour est prévu en décembre


    Évaluation by CT

    Points FortsPoints Faibles
    Le jeu défensifAucun leader derrière Oladipo
    Le bancLe poste 3
    Le collectifLa rotation intérieur

    Prévision de Classement

    Estimation haute : 3ème

    Estimation basse : 9ème

    Notre estimation : 7ème

    Probabilité de playoffs: autour de 87%


    AVIS GLOBAL ET ATTENTES

    Indiana veut vite repartir sur une dynamique positive et mettre toutes les chances de leur côté. Gérer l’absence d’Oladipo (retour prévu à la fin de l’année) relève donc du casse-tête pour McMillan qui doit désormais composer avec une équipe privée, et de son leader, et de plusieurs joueurs clés. En effet les pertes successives de Bogdanovic, Young, Collison et Joseph n’ont guère rassuré les fans pour cette nouvelle saison. Afin de limiter les dégâts, les dirigeants sont tout de même parvenus à attirer le jeune meneur des Bucks, Malcolm Brogdon, et l’ailier T.J Warren, via des trades habilement ficelés, suivis par l’ex-76ers McConnell et le le sixth man des hornets, Jeremy Lamb, lors de la Free Agency. De jolis coups réalisés mais assez loin des ambitions espérées cette année, aux vues du niveau de la Conférence.

    L’équipe devrait une nouvelle fois s’illustrer par son jeu collectif et sa rotation solide que le staff est parvenu à mettre en place depuis plusieurs années. Nate McMillan, qui devra néanmoins résoudre quelques soucis de rotation au poste 4, s’appuiera vraisemblablement sur un triangle Brogdon – Oladipo – Turner, si l’arrière revient à son meilleur niveau, ainsi que sur un second unit solide, autour de Sabonis et Lamb. Si la recette de l’année dernière fonctionne jusqu’au bout cette année, les Pacers version 2019-2020 seront comme d’habitude de sérieux clients à l’Est et devraient sans surprise décrocher une nouvelle qualification en playoffs.


    Highlights des Pacers 2018-2019

    Pour finir la preview en douceur, un petit come-back sur la saison dernière avec les meilleures actions des Pacers !

    Enjoy !
  • Previews NBA : Detroit Pistons

    Previews NBA : Detroit Pistons

    Pour la première année, ClutchTime se lance dans une grande série de previews pour la saison 2019-2020 ! On part sur une division par semaine et cela jusqu’au début de la saison ! On débarque cette semaine du coté de la Division Centrale, avec les Detroit Pistons.

    Detroit Pistons


    Bilan 2018-2019 :

    Classement : 8ème de la conférence Est

    Bilan : 41-41

    Playoffs : Défaite au 1er tour des playoffs (4-0) face aux Milwaukee Bucks


    Bilan sur la saison

    Lors de l’intersaison 2018, Detroit avait réussi un sacré coup en débauchant le meilleur coach de l’année des Toronto Raptors, Dwane Casey. Le message était clair, les Pistons absents depuis 2016, souhaitaient retrouver les playoffs pour renouer avec le succès et s’installer durablement comme un contender à l’Est. Cette nouvelle saison en guise de prélude pour Casey et ses hommes fut autant encourageante que décevante. Coincés au milieu de la Conférence Est (8ème) et à la faveur d’un bilan à peine équilibré, les Pistons vont malheureusement être balayés dès le 1er tour face à des Milwaukee Bucks logiquement favoris et très nettement supérieurs.

    L’arrivée d’un coach comme Casey suffit en soi suffit à être un bon point cette saison. Coach expérimenté et rompu aux premières places à l’Est depuis plusieurs saisons, c’est un choix judicieux pour permettre à une équipe de sortir de l’ombre. Sur le plan individuel, Blake Griffin, enfin épargné par les blessures, a pu endosser le rôle de leader de l’attaque, tandis que Drummond tenait encore et toujours la raquette en défense. Le jeune rookie Bruce Brown (12ème pick), bénéficiant déjà d’un temps de jeu important sur la saison, s’est agréablement illustré en défense sur les postes extérieurs, secteur dans lequel les Pistons ont plutôt du mal en temps normal.

    Paradoxalement, l’arrivée de l’ancien entraîneur des Raptors, réputé pour son jeu défensif, n’a pas entraîné de réels progrès dans ce secteur (11ème défense) et les lacunes dans le jeu offensif furent assez criantes durant la saison. En manque de véritables tireurs longue distance au poste 3, les Pistons s’en remettent exclusivement à leur duo d’intérieurs. Par ailleurs les performances trop irrégulières ou insuffisantes de nombreux arrières (Jackson, Galloway, Smith et Kennard) n’ont pas permis au staff de développer un jeu ambitieux et varié. Detroit cherche malgré tout à construire une équipe capable de rivaliser sur le plan sportif avec les meilleurs à l’Est et le changement d’entraîneur peut enfin amorcer une nouvelle dynamique.


    Mouvements durant l’intersaison

    Via Time Out

    Effectif 2019-2020

    PosteNomsSalaire
    PFBlake Griffin34,449,964$
    CAndre Drummond 27,093,019$
    PGReggie Jackson18,086,956$
    SFTony Snell11,392,857$
    SGLangston Galloway7,333,333$
    PGDerrick Rose7,317,074$
    SGLuke Kennard3,827,160$
    CThon Maker3,569,643$
    SFSekou Doumbouya3,285,120$
    PFMarkieff Morris3,200,000$
    SFJoe Johnson2,564,753$
    PFChristian Wood1,645,357$
    PGTim Frazier1,620,564$
    SGBruce Brown1,416,852$
    SFSviatoslav Mykhailiuk1,416,852$
    SGKhyri Thomas1,416,852$
    PFDonta Hall898,310$
    SFTodd Withers898,310$
    PGJordan Bone79,568$
    SFLouis King79,568$

    Note : Le contrat de Josh Smith (5,331,729$) est inclus dans le salary cap des Pistons pour la saison 2019-2020

    Le cinq majeur de ClutchTime

    MeneurArrièreAilierAilier FortPivot
    R. JacksonL. KennardT. SnellB. GriffinA. Drummond

    Évaluation by CT

    Points FortsPoints Faibles
    La raquetteLa rotation poste 4 et 5
    Le jeu défensifLe back court
    Le coachingLe jeu offensif

    Prévision de Classement

    Estimation haute : 6ème

    Estimation basse : 10ème

    Notre estimation : 8ème

    Probabilité de playoffs: autour de 75%


    AVIS GLOBAL ET ATTENTES

    Pour confirmer le bilan de la saison 2018-19, Detroit s’est enfin renforcée sur l’aile, en attirant Tony Snell (Bucks) contre l’intérieur J. Leuer et un premier tour de draft, puis en sélectionnant lors de la draft le jeune Sekou Doumbouya (19 ans), qui devrait apporter (à terme) du volume de jeu dans ce secteur. Durant la Free Agency, Motown est parvenue également à signer des joueurs d’expérience comme Markieff Morris et Joe Johnson puis Derrick « The Redemption » Rose afin d’étoffer son jeu.

    L’évolution en attaque passera également par plusieurs facteurs. D’abord individuels avec Reggie Jackson, qui entame sa cinquième saison dans le Michigan et qui devra enfin passer un cap sur le plan offensif et défensif s’il ne veut pas se retrouver sur le banc. Un travail sur le jeu offensif (poste bas) de Drummond pourrait être une sacrée arme offensive pour les Pistons au vu de ses qualités de défenseur déjà impressionnantes. Blake Griffin devrait endosser le rôle de joueur polyvalent au scoring et à la passe, en espérant également que les systèmes offensifs de Casey permettent de créer une complicité sur le terrain entre les joueurs afin de décrocher une place en playoffs pour la seconde année consécutive.


    Highlights des Pistons 2018-2019

    Pour finir la preview en douceur, un petit come-back sur la saison dernière avec les meilleures actions des Pistons !

    Enjoy !
  • Previews NBA : Cleveland Cavaliers

    Previews NBA : Cleveland Cavaliers

    Pour la première année, ClutchTime se lance dans une grande série de previews pour la saison 2019-2020 ! On part sur une division par semaine et cela jusqu’au début de la saison ! On débarque cette semaine du coté de la Division Centrale, avec les Cleveland Cavaliers.

    Cleveland Cavaliers


    Bilan 2018-2019 :

    Classement : 14ème de la conférence Est

    Bilan : 19-63

    Playoffs : non-qualifié


    Bilan sur la saison

    La saison 2018-19 de Cleveland fut une saison de transition pour les hommes de Tyronn Lue et Larry Drew. Les Cavs viennent de voir le meilleur joueur de la ligue quitter l’Ohio pour la seconde fois depuis 2010, et les champions 2016 vont malheureusement être à des années lumières des résultats obtenus lors des précédents exercices. Un bilan de 19 victoires pour 63 défaites et un objectif clair qui se dessine, tanker pour s’assurer un gros pick lors de la prochaine draft. Tyronn Lue, remercié moins d’un mois après le début de la saison, est remplacé par son assistant Larry Drew (ex-Hawks) qui ne fera guère mieux le restant de la régulière. Handicapée par les blessures de longue durée de Thompson et Love, et la mise à l’écart de JR Smith, la saison régulière des Cavaliers fut longue pour tout le monde.

    De maigres satisfactions sont tout de même à noter. Du côté des performances individuelles, Collin Sexton, fut une réelle (la seule ?) satisfaction notable dans cet effectif. Malgré des débuts difficiles, le jeune combo guard s’est clairement positionné comme une solution offensive intéressante en relais d’un Clarkson convaincant dans le rôle du sixième homme et d’un Kevin Love, FP à temps partiel. Les jeunes éléments comme Larry Nance Jr. , Cedi Osman et Rodney Hood sont parvenus à apporter une petite éclaircie dans la saison noire des Cavaliers.

    Pour la partie négative, tout y passe. Le départ de Lebron James, un recrutement très faible, un jeu en deçà du niveau de la ligue, des performances collectives et individuelles irrégulières ainsi que des blessures à répétition, soit autant de raisons valables pour un public en déconfiture, d’expliquer cette chute vertigineuse. Le départ de Coach Tyronn Lue en début de saison n’a rien arrangé en ce sens, plongeant logiquement Cleveland dans un marasme sportif et médiatique. La reconstruction est désormais primordiale.


    Mouvements durant l’intersaison

    Via Time Out

    Effectif 2019-2020

    PosteNomsSalaire
    PFKevin Love28,942,830$
    CTristan Thompson18,539,130$
    PGBrandon Knight15,643,750$
    SGJordan Clarkson13,437,500$
    CLarry Nance Jr.12,727,273$
    PFJohn Henson9,732,396$
    PGMatthew Dellavedova9,607,500$
    SGDarius Garland6,400,920$
    PGCollin Sexton4,764,960$
    SFCedi Osman2,907,143$
    CAnte Zizic2,281,800$
    SFDylan Windler2,035,800$
    SGTimothe Luwawu-Cabarrot1,678,854$
    SGDaniel Hamilton 1,620,564$
    PFJarell Martin1,620,564$
    PGSindarius Thornwell1,620,564$
    SGJ.P. Macura 1,445,697$
    SGKevin Porter Jr.$1,290,960
    CMarques Bolden 898,310$

    Note : Le contrat de JR Smith (1,456,667$) est inclus dans le Salary Cap des Cavaliers sur la saison 2019-2020

    Le cinq majeur de ClutchTime

    MeneurArrièreAilierAilier FortPivot
    C. SextonD. GarlandC. OsmanK. LoveL. Nance Jr.

    Évaluation by CT

    Points FortsPoints Faibles
    Le back courtL’inexpérience
    La raquetteLe poste 3
    La jeunesseLa défense

    Prévision de Classement

    Estimation haute : 12ème

    Estimation basse : 15ème

    Notre estimation : 14ème

    Probabilité de playoffs: autour de 0%


    AVIS GLOBAL ET ATTENTES

    On ne va pas se mentir, la saison de la rédemption n’est pas pour cette année. L’intersaison discrète avec un recrutement inexistant de la part des dirigeants, ne laisse aucun doute sur le scénario de la saison 2019-20. Pour le 50ème anniversaire de la franchise, l’éclaircie pourrait venir du changement de staff (John Beilein de Michigan, J.B. Bickerstaff ex-Grizzlies et Lindsey Gootlieb de California) et des départs de plusieurs joueurs. Les Cavs vont être en chantier pour un long moment. En sélectionnant (en 5ème position) le jeune arrière de l’université de Vanderbilt, Darius Garland, et en fin de 1er tour Dylan Windler et Kevin Porter Jr., les dirigeants veulent miser sur la jeunesse et un futur back court Sexton – Garland, amené à briller à moyen terme. Kevin Love, prolongé l’été dernier, s’il est épargné par les blessures, va de nouveau endosser le rôle de leader offensif de cette équipe sans rien attendre de plus comme objectif que de limiter les défaites pour ne pas être ridicule.

    Au-delà d’un tout beau et tout neuf coaching staff et d’un nouveau projet de jeu axé sur le développement d’un back court prometteur, plusieurs joueurs seront attendus au tournant pour leur dernière année de contrat. Thompson, Knight, Clarkson et Osman seront scrutés de près et devront se montrer à la hauteur pour décrocher un nouveau contrat sous peine de passer un été 2020 loin des rumeurs de trades. Les Cavaliers sont partis pour une saison supplémentaire de tanking afin de décrocher un nouveau pick élevé lors de la prochaine draft. La saison risque d’être encore très longue et les supporters devraient vraisemblablement suivre les playoffs devant leur télévision, loin de la Quicken Loans Arena.


    Highlights des Cavaliers 2018-2019

    Pour finir la preview en douceur, un petit come-back sur la saison dernière avec les meilleures actions des Cavaliers !

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  • Michigan vs Indiana: Bird vs Magic, les prémisses d’une  rivalité légendaire

    Michigan vs Indiana: Bird vs Magic, les prémisses d’une rivalité légendaire

    Larry Bird face à Magic Johnson, peut-être la plus grande rivalité de l’histoire de la NBA. Cette rivalité a connu un début qui s’est déroulé sur les parquets universitaires, une finale NCAA en 1979 entre Michigan State de Magic et Indiana State de Bird. Mais, avant de rentrer au coeur de cette finale, résumons la saison des deux équipes et leur chemins respectifs vers ce match.

    La saison d’Indiana State et de Michigan State

    Indiana réalise une saison phénoménale, aucune défaite n’est à souligner avant la finale. Le bilan de l’équipe de Larry Bird se porte alors à 32-0 avant la fianle. La saison de Bird aura été étiincelante. Quasiment meilleur scoreur à chaque match, l’Irlandais d’origine aura réalisé des performance à plus de 40 points, comme face à Evansville (40 points), ou encore contre Butler (avec 48 points. Bref, Indiana est à un match de réaliser une saison historique sans défaite.

    Du côté du jeune Magic (toujours appelé Earvin à ce moment) et de Michigan, la saison est moins glorieuse. Michigan réalise tout de même une très grosse saison, avec un bilan se portant à 25 victoires et 6 défaites avant la finale. Concernant le scoring, le jeune Johnson n’est pas le plus impactant mais c’est bien Greg Kesler avec 18,1 points. Earvin se trouvant juste derrière avec 17,1 points. Johnson est tout de même, avec 8,4 assists de moyenne, le leader technique de son équipe. Magic est la pépite sur laquelle tout les yeux se tournent, il est clair qu’un meneur de 2m05, si agile, athlétique, technique, abile à la passe peut parraitre fou à cette époque.

    La grande Finale

    date: Lundi 26 Mars 1979

    Lieu: Jon M. Huntsman Center, Salt Lake City, Utah

    Magic vs Bird, on y est.Dur de résumer ce match, un gros Bird, avec 19 points, mais à qui on attendit peut-être une performance d’une plus grande envergure. Larry est très bien soutenu par Carl Nicks lors de cette finale mais c’était bien trop peu face à l’équipe d’Earvin Johnson. Michigan aura 3joueurs à plus de 15points lors de cette finale, alors qu’Indiana n’en comptera que deux. La différence s’est sûrement faites ici. Magic aura été excellent avec ses 25 points accompagné par l’inévitable Kesler et ses 19 points et tout de même Terry Donnelyy est ses 15 points. Michigan State est champion, la défaite aura touché Indiana et Earvin Johnson et Larry Bird foncent vers la NBA… la suite vous la connaissez !

    https://www.youtube.com/watch?v=KUWrYF0bpx0

    Larry Bird, suite à son année, remporte l’Oscar Robertson Trophy, le Naismith Award, le John R. Wooden Award, l’Adolph Rupp Trophy, l’AP Player of the Year, et enfin l’Eastman Award.

    Magic et Bird verront evidemment leurs maillots retiré par leurs universités respectives (le 32 pour Johnson et le 33 pour Bird, des numéros qui grandiront dans l’histoire et deviendront mythiques lors de leurs passages en NBA).