Pour les amateurs de sport qui aiment prolonger le plaisir après le coup de sifflet final, suivre les cotes et les marchés peut ajouter une autre dimension à l'analyse des matchs. En France, la pratique du pari sportif évolue et certains joueurs se tournent désormais vers des plateformes acceptant les cryptomonnaies ; pour s'y retrouver, un comparatif des bookmakers crypto permet d'identifier les offres disponibles et de comparer leurs conditions en toute transparence. Comme toujours, il convient de miser de manière responsable et de ne jouer que ce que l'on peut se permettre de perdre.

Blog

  • Toni Kukoc, bien plus qu’un sixième homme

    Toni Kukoc, bien plus qu’un sixième homme

    Selon votre âge, selon votre culture basket, vous connaissez Toni Kukoc de deux façons différentes: superstar ou 6ème homme. Une chose est sûre, si vous niez son talent, c’est que vous ne le connaissez pas du tout !

    Toni Kukoc et la potion magique Yougoslave

    Pour les amateurs de sport qui aiment prolonger le plaisir après le coup de sifflet final, suivre les cotes et les marchés peut ajouter une autre dimension à l'analyse des matchs. En France, la pratique du pari sportif évolue et certains joueurs se tournent désormais vers des plateformes acceptant les cryptomonnaies ; pour s'y retrouver, un comparatif des bookmakers crypto permet d'identifier les offres disponibles et de comparer leurs conditions en toute transparence. Comme toujours, il convient de miser de manière responsable et de ne jouer que ce que l'on peut se permettre de perdre.

    Né en 1968 en Croatie, encore Yougoslavie à l’époque, on dit de Toni qu’il ne s’est consacré au basket qu’à l’âge de 14 ans. Passez le message à vos enfants, il n’est jamais trop tard… mais il faut quand même avoir une bonne dose de talent !

    En effet, Mr est international U16 avec la Yougoslavie, pas mal pour un début ! Champion d’Europe U16 en 1985 et junior en 1986. En 1987, champion du monde junior ! Après avoir battu les USA Toni est élu MOP (Most Outstanding Player) avec notamment 37 points à 11/12 à 3 points en match de qualification contre les Etats Unis!

    Pour les titres on peut aussi remercier ses coéquipiers, cette génération dorée qui a vu jouer avec lui des Vlade Divac ou encore Dino Radja. Cette sélection junior qui avait réussi à battre leur propre sélection nationale en amical ! Si à cette fournée de jeunes talents, vous ajoutez entre autres un Drazen Petrovic, vous comprenez que la Yougoslavie arrive en finale des JO de Séoul en 1988!

    Cela ne suffit pas à battre l’URSS d’Arvydas Sabonis, mais la machine est bel et bien lancée !! Euro 1989, gagné. Goodwill Games 1990, victoire sans Petrovic ni Divac contre une équipe NCAA. Mondial 1990, gagné. Euro 1991, gagné.

    Au fait, Toni Kukoc est élu MVP du mondial et de l’Euro, rien que ça !

    L’Euro 1991 sera la dernière compétition internationale de la Yougoslavie. Dans un contexte tendu, Jurij Zdovc se voit interdit par la Slovénie (fortement déconseillé…) de participer à l’euro. Puis ce sera la guerre…

    En 1992 se déroule la première compétition internationale de la Croatie. Et pas n’importe laquelle, puisqu’il s’agit des JO de Barcelone, avec la Dream Team américaine, première équipe NBA envoyée en compétition internationale.

    Les deux équipes se rencontrent en poule, et ce sera un cauchemar pour Kukoc! Sous la défense acharnée de Scottie Pippen, Toni termine à 2/11 au shoot et 7 ballons perdus ! On comprendra un peu mieux par la suite pourquoi Pippen a mis tant de hargne à défendre sur son adversaire du jour…

    Rebelote en finale, USA vs Croatie. La bande à MJ laisse les croates à 32 points derrière, leur plus petite victoire du tournoi! Avec 16 points, 5 rebonds et 9 passes, et malgré l’aide de Radja et Petrovic, la Dream Team fait le taf, et efface l’affront des JO de 1988.

    Split, pays du basket, centre de l’Europe

    Génération dorée, équipe de légendes, qu’était Toni Kukoc sans tous ces joueurs de talent? Et bien pareil, palmarès, performances individuelles, il a tout gagné !

    Cet ailier (aussi meneur, arrière, même ailier fort), du haut de ses 2,08m et pas beaucoup de kilos à l’époque a régné sur l’Europe avec le Jugoplastika Split.

    Entrainé par Bozidar Maljkovic, Split atteint le Final Four en 1989 en compagnie de Barcelone, du Maccabi Tel Aviv et de l’Aris Salonique de Nikos Galis, rien que ça ! Champion d’Europe des Nations la même année, Toni finit aussi champion d’Europe en club avec 18 points en finale contre le Maccabi!

    En 1990, avant de devenir champion du monde avec son pays, et MVP du mondial, il est allé chercher une nouvelle euroligue avec Split. Au passage il est élu MVP du Final Four, tout en débutant la finale contre le Barça sur le banc!

    Note à ceux que le palmarès de Toni Kukoc a déjà laissés sans voix: en 1990 il n’avait encore que 22 ans ! On continue?

    Passons à 1991. Beaucoup de départs à Split, ce qui n’empêche pas Toni de mener son club de nouveau au Final Four. Et une nouvelle victoire, un Three-peat (déjà) et une finale encore remportée contre Barcelone, équipe entrainée par… Bozidar Maljkovic.

    Après avoir rempli la salle des trophées de son club formateur, il est l’heure d’aller voir ailleurs, au cas où il resterait quelquechose à croquer. C’est à Trévise que le challenge le mène, 400 bornes à vol d’oiseau, le gaucher phénomène ne s’éloigne pas trop du nid!

    La collection s’agrandit en Italie, par un titre de champion en 1992 pour sa première saison, et une coupe d’Italie la saison suivante.

    Le terrain de jeu préféré de Toni, c’est l’euroligue. Et comme Toni a offert le premier titre de champion de l’histoire du club l’année précédente, Trévise a droit à l’euroligue 92/93. Et qui dit Kukoc en euroligue, dit Final Four !

    Le club italien joue la finale contre le CSP Limoges entrainé par… Bozidar Maljkovic. Au terme d’un match serré, Limoges arrache le 1er titre européen du sport français, grâce à une interception du regretté Fred Forte sur le roi Toni. Malgré tout, il finira MVP du Final Four de l’Euroligue 1993.

    Limoges vs Trévise, finale 1993

    Le Roi d’Europe en campagne en NBA

    Toni Kukoc fait partie des pionniers européens en NBA. Drafté par les Chicago Bulls en 1990 (29ème choix), il ne vient pas tout de suite. La situation dans son pays n’y est pas pour rien, il ne souhaite en effet pas laisser ses proches pour partir si loin. Mais aussi, ce qui a pesé dans son choix, c’est la situation de son compère Drazen Petrovic. Autre superstar croate, génie européen, il cire pourtant le banc en NBA ! Et Toni ne voit pas l’intérêt de traverser l’Atlantique pour y recevoir si peu de considération.

    Et en réalité, il n’est pas très désiré aux Bulls, en tous cas pas par ses coéquipiers. Le GM Jerry Krause est fan, mais le Big Boss MJ ne voit pas l’intérêt de recruter Kukoc. Quant à Scottie Pippen, sa prolongation de contrat est bloquée par les négociations avec le croate! On comprend mieux le traitement qu’il lui fera subir aux JO de Barcelone!

    Quand Toni débarque à Chicago en 1993 à 25 ans, Jordan a pris sa première retraite. Mauvaise nouvelle pour les Bulls, mais ça permet à Kukoc d’avoir moins de pression à son arrivée dans la grande ligue. Et il s’en sort pas mal pour sa première saison. Physiquement, il prend du poids, nécessaire dans son cas pour affronter le défi physique américain. Dans le jeu, il finit avec 10,9 points de moyenne, 4 rebonds et 3,4 assists. Loin de ses récompenses habituelles en Europe, il est tout de même choisi dans la All Rookie Second Team.

    Lors de la saison 1994/1995, TK intègre le 5 majeur, et ça se ressent dans ses stats. Il s’améliore à tous les niveaux, 15,7 points pour 5,4 rebonds et 4,6 passes! Mais l’évènement de l’année, c’est le retour du roi, Michael Jordan reprend du service en mars 1995, et ça va changer beaucoup de choses pour les saisons à venir…

    En plus de MJ, la saison suivante est celle de l’arrivée de Dennis Rodman. Kukoc est de retour sur le banc, mais joue tout de même 26 minutes par match et sort des stats très correctes, 13,1 points (3ème scoreur des Bulls), 4 rebonds et 3,5 passes. C’est surtout pour lui le retour des titres: champion NBA et meilleur 6ème homme de la saison.

    La saison 96/97 est un copier/coller de la précédente. A peu de choses près, même temps de jeu, mêmes statistiques, et un titre de champion à la fin. Pour Toni, ce sera aussi la saison des premières blessures qui le limiteront à ne jouer que 57 matchs.

    La saison suivante c’est au tour de Scottie Pippen de se blesser, et de rater 35 matchs. Kukoc revient dans le 5 (52 fois sur 74 matchs joués et 17 fois sur 21 en playoffs) et participe au 3ème titre d’affilée des Bulls avec 13,1 points pour 3,9 rebonds et 2,9 passes par match.

    Après ce second Three-peat, on assiste cette fois aux adieux définitifs de Jordan (pour les Bulls en tous cas). Rodman quitte le club, Pippen également et Chicago est triste en cette saison de lock out. Mais Kukoc assume son rôle de nouveau leader, après tout c’est ce qu’il est, un leader qui a su se fondre dans un collectif pour gagner des titres. Meilleur marqueur des Bulls en 1999 avec 18,8 points de moyenne, il ajoute 7 rebonds et 5,3 passes.

    A l’aube de la saison 1999/2000, Chicago choisit Elton Brand en n° 1 de la draft. Kukoc débute la saison avec les Bulls, puis fait partie en février d’un échange qui l’envoie aux Sixers. A Philadelphie il tourne à environ 12 points par match en sortie de banc, et sort encore quelques perfs comme ce match où il plante 23 points et 4 interceptions en 22 minutes.

    Au cours de la saison suivante il est envoyé aux Hawks dans un échange incluant Dikembe Mutombo. A Atlanta il devient vite le leader avec 19,7 points, 5,7 rebonds et 6,2 passes, toujours aussi complet à bientôt 33 ans et malgré les blessures.

    En 2001/2002 Toni est de nouveau trahi par son corps, ratant un quart de la saison, et plafonnant à 9,9 points de moyenne le reste de la saison.

    Sa fin de carrière est plus calme. Il arrive aux Bucks en 2002 à 34 ans et y restera les quatre dernières saisons de sa longue et belle carrière. Il n’aurait pas dit non pour une ou deux saisons de plus, mais il ne voulait jouer qu’aux Bucks ou aux Bulls, et aucune de ces franchises n’a souhaité lui offrir un nouveau contrat.

    En guise de conclusion et de cerise sur le gâteau, multi récompensé lors de sa carrière en équipe nationale, dans les ligues européennes et en NBA, Toni Kukoc est-il légitime pour recevoir son ultime récompense avec son entrée au Hall Of Fame?

  • NBA Rewind #1

    NBA Rewind #1

    Chaque semaine Clutch Time vous propose de faire un bond dans le passé afin de revivre et de réécrire un fait marquant de la NBA qui aurait pu changer le cours de son histoire.

    Thunder 2012, dans l’attente d’une promesse

    Cette semaine, on débute notre série avec un flashback sur l’intersaison 2012 du Thunder. Alors que Russell Westbrook a rejoint cet été James Harden aux Rockets nous vous proposons de revenir sur leur dernière association au Thunder d’Oklahoma City dans un « Big Three » raté

    Une Saison Régulière (Raccourcie) Exceptionnelle

    Petite piqûre de rappel. Le Thunder de Kevin Durant, sur la lancée de sa saison 2010/2011, va obtenir son meilleur bilan en saison régulière depuis le déménagement de la ville de Seattle vers celle d’Oklahoma City en 2008. Cette saison, écourtée tout de même par un lock-out, verra grandir une équipe talentueuse et pleine de promesses. Autour du jeune (23 ans), mais néanmoins All-star, Kevin Durant (28pts, 8rbds, 3,5ast de moyenne), les hommes de Scott Brooks vont terminer 2ème à l’Ouest derrière les San Antonio Spurs. Sur le plan offensif cette équipe est un pur régal avec la troisième meilleure attaque de la ligue, tout laisse à penser que cette franchise représente la NBA de demain.

    Cette cuvée 2012 met d’autres joueurs prometteurs en lumière. Russell Westbrook (23,5pts, 4,6rbds et 5,5ast de moyenne) et James Harden (17pts, 4rbds, 3,7ast) vont se démarquer tant et si bien qu’ils formeront sur la saison l’un des meilleurs back court de la ligue à seulement 22 et 23 ans. Ajoutée à cela, une raquette dominante et solide en défense autour du champion 2008, Kendrick Perkins, et du jeune hispano-congolais Serge Ibaka (presque 4 blocks par match en SR) cette équipe semble bien armée pour régner sur la conférence Ouest durant les prochaines années.

    Un parcours en Play-offs digne d’un champion

    Au premier tour, la foudre frappe déjà très fort, et ce ne sont ni plus ni moins que les champions en titre, Dallas, qui se font Sweeper (4-0) avec 67 points par match de moyenne pour son trio de scoreurs totalement déchaînés. Du très sale. Le nuage orageux fond alors sur la Californie et les Lakers de Kobe Bryant au 2ème tour. Au bout d’une série plus enlevée, le nouveau « trio » du Thunder s’en sort brillamment (4-1) sans baisser le rythme au scoring. La finale de conférence pliée en cinq matchs (4-1) n’est qu’une formalité pour Durant (30pts par match sur la série) et ses acolytes alors que se dresse sur leur route un autre « Big Three » en vogue, « Los Tres Amigos » du Heat de Miami, pour une première finale alléchante.

    Une nouvelle dynastie à l’ouest

    Grâce à son expérience, Lebron James et sa bande floridienne vont mettre enfin la main sur le trophée Larry O’Brien qui leur avait échappé un an plus tôt, et ainsi mettre fin aux rêves étoilés d’Oklahoma City. Une défaite (4-1) au goût amer mais Ô combien remplie d’espoir. L’espoir d’une équipe, née il y a peu de temps, emmenée par un trio jeune, offensif, pétri de talent et programmée pour gagner à long terme. Le Front Office du Thunder se frotte déjà les mains à l’aube d’un avenir qui s’annonce radieux.

    Un été chaud dans l’Oklahoma

    Nous voilà rendu à l’intersaison, Serge Ibaka a été prolongé sur 4 ans et 48 millions $. Mais en dépit d’une marge de manœuvre confortable les dirigeants ne parviennent à aucun accord avec James Harden quant à un nouveau bail longue durée (environ 55 millions $ sur quatre ans). Alors qu’il ne lui reste qu’une saison sur son contrat, Houston vient aux affaires et monte un Trade pour attirer le barbu dans le Texas afin qu’il devienne le nouveau visage de la franchise. Un pari risqué pour un joueur encore très jeune et friable sur des matchs à enjeux. Le sixième homme de l’année en demande trop selon ses dirigeants alors que ce dernier se défend de ne pas avoir eu assez de temps pour réfléchir à la proposition du Thunder.  OKC accepte le deal sans broncher et récupère dans l’opération le Rookie Jeremy Lamb puis Kevin Martin ainsi que deux premiers tours de draft protégés. Oklahoma n’aura malheureusement pas réussi à capitaliser sur ce trade les saisons suivantes et observera de loin, mélancolique, les exploits de son ancien n°13.

    Une promesse et des regrets

    Laissons place maintenant à notre imagination en supposant que « The Beard » ait accepté ce nouveau contrat au Thunder. Où se situerait cette équipe après plusieurs saisons ? Un peu plus tôt en Janvier 2012, Russell Westbrook était lui aussi passé à la table des négociations pour décrocher le jackpot (78 millions $ sur 5 ans). Les dirigeants auraient donc sciemment décidé du sort de Harden à l’époque en privilégiant une prolongation de leur meneur de jeu ? L’évolution de la masse salariale à venir du Thunder était-elle d’ores et déjà un casse-tête auquel les dirigeants ont préféré couper court ? Se pouvait-il que, tout comme Westbrook, Kevin Durant n’ait accepter de renégocier son salaire afin de dégager un peu de cap supplémentaire pour conserver Harden ?

    Signalons tout de même que cette belle et jeune équipe du Thunder abritait deux autres « freaks » estampillés All-stars, Westbrook & Durant, et que ces derniers claquaient des perfs’ encore plus impressionnantes que Harden qui n’était encore que le sixième homme attitré de l’équipe. Le trio tournait entre 2010 et 2012 à presque 65 points inscrits de moyenne par matchs de saison régulière (60 points/matchs en Post-season) ! Cette situation aurait pu tout à fait rendre la cohabitation à terme difficilement envisageable sur le parquet, à la fois pour le partage de la gonfle et le leadership dans les moments « clutch ». Afin d’éviter de freiner la progression de chacun et de l’équipe dans son ensemble, le board a finalement décidé de se priver de son élément le moins performant sur le moment.

    En dépit de ce casse-tête financier, nous sommes sûrement passés à côté d’une épopée fabuleuse. Une telle concentration de puissance d’attaque avec une telle marge de progression auréolée d’un statut de finaliste, aurait assurément changer le cours de l’histoire à commencer par celle du Heat qui réalisera le doublé l’année suivante mais également celle des Spurs et des Warriors les années suivantes. Ces mêmes Warriors qui à la même époque, pointait déjà le bout de leurs nez depuis la baie d’Oakland dans la jungle de la Conférence Ouest. Qui de mieux que le Thunder version Westbrook-Harden-Durant pour apporter dans le paysage de la NBA une nouvelle rivalité contre les Warriors et ses « Splash Brothers » digne des Lakers vs. Spurs des années 2000.  Oklahoma avait largement le niveau pour viser les Finales chaque saison et jouer les yeux dans les yeux Miami, San Antonio, Los Angeles… Kevin Durant, récompensé d’un titre de MVP deux ans plus tard, aurait quand à lui, tout à fait pu étoffer son palmarès, avec un coaching adéquat, de plusieurs bagues de champion sous la tunique bleue « tonnerre ». En revanche Russell Westbrook aurait difficilement empilé les triples-doubles de moyenne et James Harden ne serait probablement pas devenu le scoreur le plus prolifique depuis « His Airness », mais envisager de voir grandir ce back court de rêve et le voir s’imposer comme l’un des plus complet et plus dominant de la décennie, voire de l’histoire au côté d’un des tout meilleur ailier All-Time, on paierai cher pour assister à chaque rencontre de cette team de rêve.

    L’impact de ce « Big Three » sur la ligue aurait probablement amené (ou contraint) aussi d’autres franchises à reproduire le processus en associant deux voire trois joueurs All-Star, afin de rivaliser au plus haut niveau si tant est que ce trio fût resté performant sur le long terme et avec la même réussite qu’on lui prête. L’empreinte laissée sur la ligue aurait été à n’en pas douter extraordinaire et cela avant même l’avènement des Warriors.

    Sources Images : Bleacher Report, Yahoo Sport

  • Devin Harris: La saison folle

    Devin Harris: La saison folle

    Après un cursus universitaire à Winsconsin, Devin Harris débarque en NBA lors de la draft 2004. Il est selectionné à la 5ème place par les Washington Wizards.

    Quelques jours avant la draft, le 5ème choix se retrouve dans un échange avec les Mavericks. Quelques complications apparaissent mais Devin Harris sera bien envoyé à Dallas immédiatement après qu’il soit sélectionné par Washington

    Présentation du joueur:

    Devin Harris est un guard mesurant 1m91. Devin est un vrai scoreur mais qui sait magnifiquement distribuer le jeu. Son impact au scoring lui permet d’évoluer au poste d’arrière malgré sa petite taille pour ce poste.

    Début en NBA

    Lors de son année rookie, Devin réalise une saison à 5,7 points et 2,2 assists de moyenne. Il est élu rookie du mois. Son temps de jeu diminue suite à l’arrivée d’Avery Johnson, au coaching, en mars. Son, temps augmentera lors de la saison suivante, ou, accompagné de Jason Terry, il réalisera une année à 9,9 points et 3,2 assists de moyenne. Lors des playoffs 2006, les Mavs rencontrent les Spurs en demi-finale de conférence. Lors du game 2 et du game 3, Devin Harris marquera plus de 20 points (20 au deuxième et 24 au troisième) ! Tout ça nous emmène à un trade décisif, il sera échangé aux Nets contre Jason Kidd, en début d’année 2008. Devin Harris devient alors, accompagné de Vince Carter, le co-leader des Nets. La franchise désormais orpheline de sa légende Jason Kidd, attendra beaucoup d’Harris a saison qui arrive…

    La saison folle

    Saison 2008-2009, Devin Harris est remonté à bloc, son nouveau statut doit forcément lui donner l’envie de prouver.

    Le 30 novembre 2008, les Nets d’Harris et Carter affrontent les Suns de Stoudemire, Nash et Shaq à Phoenix. Le match de Devin Harris est un récital, il inscrit 47 points et réalise 8 passes dont 21 points dans le dernier quart, pour une vicoire des Nets 117 à 109. Il declarera à la fin du match qu’il est devenu moins irrégulier grâce à un travail sur son tir et qu’il peut donc maintenir la même pression.

    20 jours plus tard, le 19 décembre 2008, Devin Harris affronte son ancienne équipe, celle avec qui il a commencé en NBA, les Dallas Mavericks. Poignée de main avec Jason Kidd, contre qui il a été échangé, et le match peut commencer. Ce match est peut être le plus grand de la carrière de Devin Harris. 3 points, reverse lay-up, finition avec contact, passe qui élimine la défense… Il est tout simplement innarétable. Sa relation avec Vince Carter (34 points), qu’il servira seul à 3points à plusieurs reprises, est fantastique sur ce match. Sa prestation se cloturera sur 41 points et 13 passes, de quoi faire baver les fans de basket. Victoire des Nets 121-97.

    https://www.youtube.com/watch?v=10eWKwRrXUQ

    Nous sommes le 23 février 2009, il reste 1,8 secondes à jouer entre les Sixers d’Iguodala et les Nets d’Harris, le score est de 95 à 95. Iguodala rentre un lancer, 96 à 95. Remise en jeu pour les nets, ils n’ont plus de temps mort. Bobby Simmons trouve Harris bien marqué par Iguodala. Harris est excentré à gauche, derrière la ligne de milieu de terrain; il tente un shoot la balle rebondit sur Iguodala, il arrive tout de même à tirer en deux temps et le buzzer retentit dans la salle… et ça RENTRE ! Les Nets l’emportent 98 à 96 après ce shoot venu d’ailleurs.

    Grâce à ses performances exceptionnelles, Devin Harris est choisi par les entraineurs pour partciper au All-Star Game !

    Sa saison se terminera sur des stats de: 21,3 points et 6,9 assists de moyenne. Le bilan collectif est quant lui mauvais, les New Jersey Nets finissent avec un bilan de 34 victoires pour 48 défaites.

    L’après 2008-2009

    Devin Harris n’arrivera plus à revenir à ce niveau. Après 2 autres plutôt bonne saison aux Nets mais bien moins bonne que sa saison folle, il s’envolerera à Utah, puis aux Hawks ou il réalisera une saison à moins de 10 points de moyenne ! Après cela, Devin n’a plus connu une saison à au moins 10 points de moyenne. Depuis 2013, Harris rejoue dans l’équipe ou tout a commencé pour lui, les Mavs. A 36 ans, Devin Harris est toujours présent en NBA, ce qui ne trompe pas sur la qualité du joueur !

  • Previews NBA : Charlotte Hornets

    Previews NBA : Charlotte Hornets

    Pour la première année, ClutchTime se lance dans une grande série de previews pour la saison 2019-2020 ! On part sur une division par semaine et cela jusqu’au début de la saison ! On débarque cette semaine du coté de la Division Sud-Est, avec les Charlotte Hornets.

    Charlotte Hornets

    Bilan 2018-2019 :

    Classement : 9ème de la conférence Est

    Bilan : 39-43

    Playoffs : non qualifié


    Bilan Saison 2018-2019

    Après un grand chamboulement dans l’équipe autant chez les joueurs (transfert de Howard, signature de Parker) qu’au niveau du staff et surtout du coaching-staff (départ de Clifford, arrivée de Borrego), les Hornets ont entretenu beaucoup d’espoir d’accéder aux playoffs dans une conférence plus faible qu’à l’Ouest.

    Charlotte a été dans le top 8 pendant une majeure partie de la saison notamment grâce à l’avènement de J.Lamb, la saison haut de gamme de Walker, l’assurance de Tony P. Mais cela n’a pas suffit. Avec à nouveau une blessure sur le poste déjà faible de l’équipe (Zeller, pivot), un calendrier plus compliqué à partir de janvier, un Batum en dessous de son niveau, un Monk qui choisis encore mal ses shoots, la franchise de Caroline du Nord termine à la pire place, aux portes des playoffs, 9ème.

    Une fois l’objectif raté, le seul but pour la franchise était d’arriver à conserver ses meilleurs joueurs et surtout sa légende Kemba Walker. Objectif également raté, puisque leurs deux meilleurs joueurs (Walker et Lamb) sont partis vers d’autres horizons avec une monnaie d’échange qui risque de s’avérer largement inférieure en qualité. Et même notre légende nationale Tony Parker a préféré prendre sa retraite plutôt que de rempiler pour 5M de $ et un match historique à Paris en janvier 2020.


    Mouvements de l’intersaison :

    Départs Arrivées Rookies
    Tony Parker Terry Rozier Cody Martin
    Jeremy Lamb Ahmed Hill Caleb Martin
    Kemba Walker   PJ Washington
    Ranck Kaminsky   Robert Franks
    Shelvin Mack    

    Effectif :

    Poste Nom Salaire
    SF Michael Kidd-Gilchrist 13 000 000 $
    C Cody Zeller 14 471 910 $
    SF Nicolas Batum 25 565 217 $
    C Bismack Biyombo 17 000 000 $
    PF Marvin Williams 15 006 250 $
    C Willy Hernangomez 1 676 735 $
    SG Malik Monk 4 028 400 $
    SF Dwayne Bacon 1 618 520 $
    SF Miles Bridges 3 755 400 $
    PG Devonte’ Graham 1 416 852 $
    PF PJ Washington 3 831 840 $
    PG Terry Rozier 19 894 737 $
    SG Cody Martin 1 173 310 $
    SF Robert Franks Two-way contract
    SF Caleb Martin 898 310 $
    PG Ahmed Hill Two-way contract
    SG Joe Chealey 1 445 697 $
    C Thomas Welsh 1 445 697 $

    Avis de la Rédac

    Pas grand chose à attendre des Hornets cette année avec l’un des effectifs les plus élevé en salaire et le moins fourni en qualité. Attendu a la dernière place de sa conférence voire de toute la ligue,le seul espoir peut résider dans l’émergence des jeunes et obtenir un tour de draft 2020 bien placé lors d’un été qui s’avérera décisif pour l’avenir de la franchise.

    Voir Rozier confirmer son potentiel, que les blessures épargnent enfin Charlotte et que Nicolas Batum s’épanouisse enfin seront les objectifs secondaires.

    Le 5 de ClutchTime :

    PG SG SF PF C
    T. Rozier N. Batum D. Bacon M. Bridges C. Zeller

    Evaluation by CT

    Points Forts Points Faibles
    La jeunesse Pas de calibre All Star
    La rapidité Pas de talents
    L’adresse Faible à chaque postes

    Prévision de Classement :

    Estimation haute : 14ème

    Estimation basse : 15ème

    Notre estimation : 15ème

    Possibilité de playoffs: proche de 0%


    AVIS GLOBAL ET ATTENTES

    Au vu des attentes cette saison, l’avantage c’est qu’on ne pourra être que surpris si on fait mieux ! Sinon, voir les jeunes se développer, voir Borrego faire de vrais choix tant dans le jeu que dans les rotations, obtenir un bon tour de draft, puis réussir la prochaine intersaison serait l’objectif minimum.

    Éventuellement, rêver de trades et se placer pas loin de la 8ème place à l’affût, mais là ce serait Noël tout les jours…


    Highlights des Hornets 2018-2019

    Pour finir la preview en douceur, un petit come back sur la saison dernière avec les meilleures actions des Hawks !

  • Previews NBA : Atlanta Hawks

    Previews NBA : Atlanta Hawks

    Pour la première année, ClutchTime se lance dans une grande série de previews pour la saison 2019-2020 ! On part sur une division par semaine et cela jusqu’au début de la saison ! On débarque cette semaine du coté de la Division Sud-Est, avec les Atlanta Hawks.

    Atlanta Hawks

    Bilan 2018-2019 :

    Classement : 12ème de la conférence Est

    Bilan : 29-53

    Playoffs : non qualifié


    Bilan Saison 2018-2019

    Le bilan est plutôt encourageant pour les Hawks version 2018-2019. Une douzième place qui signifie donc pas de playoffs, mais l’objectif premier n’était pas là.

    En effet, c’est le mot reconstruction qui s’est installé dans les bouches du front office des Hawks et on doit le dire, cela prend une belle dimension. John Collins a passé un cap, et devra confirmer sa progression et son potentiel dès cette année. En plus de la régularité au shoot, il devra aussi travailler sa défense sur l’homme, lui qui est encore souvent trop soft. Mais avec un physique aussi athlétique que le sien, il est compréhensible que l’on en attende plus de lui.

    Pour Trae Young, le constat est divergeant en fonction de la saison. Un réel sens du jeu ( 8.1 pds/match), un handle très intéressant et un shoot létal de loin. Il a tout pour exploser, cependant des lacunes ont surgis dès sa 1ere saison. Un manque cruel de physique menant donc a des soucis défensif, et surtout une régularité au shoot et des pourcentages encore trop minces (32% longue distance). Mais les bases sont solides et l’avenir semble radieux, sa fin de saison l’a même vu exploser sur certains matchs. On attend d’en voir plus cette saison !

    En d’autres termes, les Hawks version 2019-2020 devraient ressembler à une version 2.0 des Hawks de cette année. Des jeunes, des potentiels, du beau jeu et on l’espère des places encore grappillées au classement.


    Mouvements de l’intersaison :

    Départs Arrivées Rookies
    Taurean Prince (Brooklyn) Allen Crabbe (Brooklyn) DeAndre Hunter (#4)
    Kent Bazemore (Portland) Evan Turner (Portland) Cam Reddish (#10)
    Miles Plumlee (Memphis) Chandler Parsons (Memphis) Bruno Fernando (#34)
    Dewayne Dedmond (Sacramento) Jabari Parker (Washington)  
    Omari Spellman (Golden state) Damian Jones (Golden State)  
    Deyonta Davis (libre)    

    Effectif :

    Poste Nom Salaire
    G Trae Young 6,2M$
    G Kevin Huerter 2,6M$
    G Allen Crabbe 18,5M $
    G-F Evan Turner 18,6M $
    G-F Cam reddish 4,2M $
    F Chandler Parsons 25M$
    F DeAndre Hunter 7M $
    F DeAndre Bembry 2,6M $
    F Vince Carter 2,5M $
    F Jabari Parker 6,5M $
    F John Collins 2,7M $
    F-C Bruno Fernando 1,4M $
    C Damian Jones 2,3M $
    C Alex Len 4,1M $

    Avis de la Rédac

    Un effectif plein de jeunesse et de talents ! Et Atlanta a bien négocié son intersaison.

    Sur ces dernières années, Atlanta a su accueillir des jeunes et les développer. Avec le très prometteur Trae Young, qui sera sophomore cette année, ainsi que la confirmation John Collins, Atlanta a de bonnes bases.

    En plus de ses 2 là, Atlanta a blindé son roster de talents a développer. Hunter, Reddish et Fernando arrivent tous les 3 via la draft. De quoi doubler pas mal de poste et du talent à revendre.

    Au sein d’une reconstruction, il faudra tout de même savoir entourer les jeunes afin de les tirer vers le haut. Pour cela aussi Atlanta semble avoir bien réfléchi son coup ! Entre vétérans de métier et « Bust » à la relance, tout est à disposition pour que les minutes soient équilibrées et permette à ce collectif de grandir.

    Le potentiel est là c’est certain. Reste à savoir comment vont se développer les jeunes et dans quel environnement.

    Le 5 de ClutchTime :

    PG SG SF PF C
    T. Young K. Huerter E. Turner J.Collins A. Len

    Evaluation by CT

    Points Forts Points Faibles
    Le shoot La rotation poste 5
    Le potentiel Un effectif encore léger
    Du talent à chaque poste Certaines LineUp défensives

    Prévision de Classement :

    Estimation haute : 9ème

    Estimation basse : 12ème

    Notre estimation : 11ème

    Possibilité de playoffs: moins de 15%


    AVIS GLOBAL ET ATTENTES

    Nous nous attendons à revivre une saison semblable a la saison dernière en terme de résultats, avec le développement des nouveaux rookies et un jeu plaisant a voir.

    Cependant, toutes les attentes vont se focaliser en particulier sur le duo Young-Collins. Et oui, il y a du potentiel. Leur progression est indispensable pour qu’Atlanta puisse commencer déjà à envisager la suite. Évoqué plus haut, ils ont chacun leurs défauts et doivent progresser dès cette année. Une progression vraiment intéressante à suivre.

    L’attente se posera aussi sur des joueurs à la relance, Parsons, Len, Parker, Crabbe, autant de joueur à la cote très basse que cela soit a cause de blessures, mauvais niveau de jeu, ou bien contrats toxiques. Mais l’environnement d’Atlanta peut leur convenir pour retrouver des minutes et garder leurs places dans la ligue la saison prochaine.

    Enfin ce sera la der des der de Vince Carter en NBA ! Une dernière saison pour l’un des plus gros dunker all-time qui aura su adapter son jeu au fil des années afin de perdurer dans la ligue.


    Highlights des Hawks 2018-2019

    Pour finir la preview en douceur, un petit come back sur la saison dernière avec les meilleures actions des Hawks !

  • Rétro draft 2000: zoom sur Kenyon Martin

    Rétro draft 2000: zoom sur Kenyon Martin

    Ah, la draft NBA. Un des moments les plus excitants de l’année pour les fans de la balle orange, mais surtout une étape incontournable dans la carrière d’un joueur. En attendant de voir Zion dépecer les défenses adverses, ClutchTime vous propose un focus sur plusieurs classes de draft, dans lequel nous décortiquerons la carrière de 3 rookies. Dans ce premier opus consacré à l’édition 2000, on se concentrera sur Kenyon Martin, la machine à dunker des New Jersey Nets.

    Le Contexte

    En 2000, la NBA est en pleine révolution. Après avoir glané 6 bagues de champion NBA, Michael Jordan tire sa révérence et laisse la porte ouverte à l’adversité. Pour la première fois depuis 1980 et le début de la rivalité Magic-Bird, la Ligue se cherche de nouvelles têtes d’affiche. Et la tendance ira vers les intérieurs. Tim Duncan et David Robinson sont les grands artisans du titre 99 des Spurs, de par leur complémentarité mais surtout grâce à leur palette technique et leur science du jeu au dessus de la moyenne.

    Shaquille O’Neal domine déjà la plupart des raquettes, et lors de la saison 1999-2000, il marchera sur toute la NBA. 29,7 points, 13,6 rebonds et 3 contres en 79 matchs, un titre de MVP acquis presque à l’unanimité, et un sweep sur les Pacers d’Indiana pour ramener la coupe à Los Angeles, 12 ans après le dernier sacre des Lakers. Il est clair que les General Managers d’à peu-près toutes les franchises veulent constituer leur équipe autour d’un joueur qui peut dominer les raquettes comme Shaq ou Timmy. Plus précisément, on attend un intérieur capable d’être aussi bon en attaque qu’en défense. Une qualité que la plupart des prospects choisis tout en haut dans les drafts suivantes ne pourront apporter.

    La draft

    Minneapolis, 28 juin 2000.

    En jetant un premier regard à cette cuvée, on ne trouve aucun joueur « majeur » des années 2000. Et les statistiques sont là pour le confirmer. Seul 3 parmi les 59 joueurs sélectionnés cette année là deviendront All-Star: Kenyon Martin, Michael Redd et Jamaal Magloire. Et seulement 15 joueurs auront joué au moins une décennie. Dernière stat significative: seulement 9 joueurs draftés cette année-là dépasseront les 10 points de moyenne en carrière… La draft 2000 est considérée (à juste titre) comme une des pires de l’histoire.

    Episode 1: Kenyon Martin

    Kenyon Martin appelé par David Stern lors de la draft.

    Sans surprise, le 1er appelé par le Commissioner David Stern est Kenyon Martin, choisi par les Nets de New Jersey. Cet ailier fort de 2,06m a ébloui les observateurs lors de son année senior avec Cincinnati, à coup de alley-oop et de dunks enragés. Sa ligne de stats parle pour lui: 19 points, presque 10 rebonds et 3 contres par match. Robuste, agile et rempli d’énergie, on lui prédit un avenir doré si son corps le laisse tranquille. Il s’est brisé la jambe droite lors du tournoi universitaire Conférence USA au mois de mars et des doutes subsistent quant à sa santé physique. 

    Le début de carrière de Kenyon Martin représente sans doute sa meilleure période, en partie grâce à son association avec Jason Kidd. Echangé par Phoenix contre Stephon Marbury, l’arrivée du meneur est une véritable aubaine pour l’enfant du Michigan. K-Mart se régale de l’altruisme et du légendaire sens de la passe dont est doté Mr Triple Double. Les deux compères se trouvent les yeux fermés et illuminent la Continental Airlines Arena ainsi que les Top 10.

    https://www.youtube.com/watch?v=MSTOVgrbzAc
    Tellement de violence…

    Ajoutez à cela des seconds couteaux comme le tout jeune Richard Jefferson, Kerry Kittles ou Keith Van Horn et vous obtenez un jeu rapide doublé d’une défense féroce. La preuve, lors des saisons 2002 et 2003, les Nets sont l’équipe qui encaisse le moins de points sur 100 possessions.

    Couverture du magazine SLAM, paru en Mai 2002

    Finalistes NBA lors de ces 2 saisons, les Nets ont vaincu le syndrome de la lose (aucune série de playoffs gagnée de 1984 à 2002) et s’imposent comme de solides prétendants au trône. Certes, à l’époque, la conférence Est est d’une faiblesse abyssale, mais cela n’enlève rien à la qualité de l’effectif new-yorkais. K-Mart est comme un poisson dans l’eau.

    Les Nets font imploser la Continental Airlines Arena face aux Celtics en 2002 et ne sont plus très loin des finales NBA

      Malheureusement, les deux équipes qu’ils ont affrontées en finales sont ce qui se fait de mieux au début des années 2000. Dans le game 4 des finales 2002 face aux Lakers, K-Mart fera sans doute sa meilleure performance en carrière: 35 points, 11 rebonds, des dunks rageurs et une envie débordante de gagner au moins un match à la maison, son équipe étant menée 3-0. Trop juste face à une armada en lice pour un triplé historique. Pas beaucoup de suspens dans ces finales mais les Nets sont maintenant une équipe redoutée. Ils sont passés d’une saison sans relief (26 victoires en 2001) aux finales NBA.

    https://www.youtube.com/watch?v=JkbznJx98Wg&t=79s
    Ses highlights contre les Lakers.

    En 2003, Jason Kidd joue le meilleur basket exceptionnel, enchaîne les triple-double, et Kenyon Martin s’est logiquement affirmé comme étant son lieutenant. Sous leur impulsion, les Nets retrouvent les finales, après un sweep infligé aux Pistons. Ils y affrontent les Spurs, désireux d’offrir à leur légende David Robinson la fin de carrière qu’il mérite. Défaite logique 4-2, second titre en 4 ans pour les éperons et nouvelle désillusion pour les jours de coach Byron Scott. Lors du match 6, alors que Tim Duncan frôle le quadruple-double (21 pts, 20 rbs, 10 passes, 8 contres), Kenyon, verrouillé par la défense des Texans, termine avec un abominable 3/23 au shoot, pour 6 points… Voilà ce qui séparait K-Mart des plus grands intérieurs de l’époque. Il était doué et physiquement monté comme une armoire à glace, mais à certains moments il manquait terriblement de lucidité.

    L’année 2003-2004 sera celle de la consécration sur le plan individuel, où il est désigné All-Star, grâce à des stats cette saison-là qui s’avèreront être les meilleures de sa carrière: 16,7 pts, 9,5 rbs à 49% au shoot.

    La sélection All-Star de la conférence Est. Kenyon Martin est tout à gauche.

    En post-season, les Nets tombent cette fois en demi-finales de conférence contre les futurs champions, les Detroit Pistons. Une série exceptionnelle, qui montre bien que les new-yorkais n’étaient pas à prendre à la légère. A 2-2, les deux équipes s’affrontent dans un game 5 au mythique Palace of Auburn Hills de Detroit, qui fera basculer le momentum d’un côté comme de l’autre. On aura droit à 3 prolongations, du jamais vu en playoffs depuis 1993. Les Nets s’en sortent (127-120) dans une fin de match irrespirable. On parle encore beaucoup aujourd’hui du fameux shoot de Chauncey Billups pour arracher la première prolongation, on ne précise que trop rarement le fait que les Nets ont fait preuve d’une force de caractère incroyable dans ce match. Finalement sorti pour 6 fautes, K-Mart aura bien contribué avec 22 points et 9 rebonds, même si Brian Scalabrine (oui oui!) est le facteur X inattendu de ce match avec 17 points, à 4/4 à 3 points.

    Le shoot miraculeux de Chauncey Billups. On ne l’appelait pas « Mr Big Shot » pour rien.

    Malheureusement les Nets s’écrouleront totalement lors des matchs 6 et 7 et sortiront la tête basse. Ce seront les derniers moments de Kenyon Martin sous le maillot des Nets..

    Le 15 juillet 2004, Kenyon Martin est envoyé aux Denver Nuggets contre trois choix de 1er tour de draft. C’est le début de la seconde partie de carrière de K-Mart. Et la tunique bleue des Nuggets lui va tout aussi bien. Il forme une raquette alléchante en compagnie de Marcus Camby. L’équipe est bien sur construite autour de la jeune star Carmelo Anthony, et le coach George Karl est unanimement reconnu comme un grand coach NBA.

    Kevin Martin entre Vince Carter (à gauche) et son ancien partenaire Jason Kidd (à droite)

    La première saison de K-Mart dans les rocheuses est encourageante et ses stats ne déclinent pas. Mais à l’issue de la saison 2004-2005 lors de laquelle les Nuggets sont sortis au premier tour par les Spurs, Kenyon est opéré pour une micro-fracture du genou gauche. L’année suivante il rate 26 matchs en raison d’une tendinite au même genou. Quand il retrouve les parquets, juste avant le 1er tour des playoffs contre les Clippers, il a perdu sa place dans le 5 de départ au profit de Francisco Elson. Après la défaite dans le game 1, Martin supplie coach Karl de le remettre dans le starting five après un match quelconque de Elson (0 pts en 15 minutes), mais le coach refuse. Frustré, Martin ne veux pas jouer la deuxième mi-temps du game 2. Conséquence: il est suspendu pour le reste des playoffs pour conduite préjudiciable à l’équipe. 

    K-Mart et coach Karl.


    Début 2006, nouveau coup dur pour K-Mart: après 2 petits matchs de saison régulière, il doit subir une opération pour la même micro-fracture, cette fois au genou droit, et met déjà un terme à sa saison. Le début de la fin pour Martin. Après 7 saisons faites de hauts et surtout de bas, Kenyon s’engage en 2011 avec l’équipe chinoise des Flying Tigers de Xingiang , au moment du lock-out qui frappe la NBA. Il touche le pactole et devient le joueur le mieux payé de l’histoire de la ligue Chinoise. Mais après seulement 12 matchs disputés, il est libéré de son contrat.

    Après une pige anecdotique chez les Clippers de Los Angeles, Martin signe en 2013 chez les New York Knicks, initialement pour un contrat de 10 jours. Ses bonnes performances, la blessure du titulaire habituel Tyson Chandler et son entente avec un certain Jason Kidd le font prolonger jusqu’à la fin de la saison, puis pour la saison 2013-2014. Chez les Knicks, on retrouve par séquence l’intérieur puissant et sur-vitaminé qui faisait des ravages chez les Nets.

    Les highlights de Kenyon Martin sous le maillot des Knicks.

    Après un contrat courte durée et 11 petits matchs chez les Milwaukee Bucks, Kenyon Martin annonce sa retraite sportive le 3 juillet 2015.

    Du dunk, de la rage et encore du dunk.

    Que retenir de ce joueur? 757 matchs de saison régulière, 112 en playoffs, une moyenne de 12 points et 6 rebonds. Trop peu pour un numéro 1 de draft? Si on ne retiens que sa première partie de carrière, chez les Nets et au début de son aventure chez les Nuggets, on se souviendra d’un ailier fort puissant, explosif, capable de poser d’énormes problème aux raquettes adverses. Dommage que les Nets soient tombés sur les Lakers, Spurs et Pistons de l’époque. Jouer avec un meneur aussi talentueux que Jason Kidd aura facilité bien des choses à K-Mart, et on a le droit de se demander si le natif du Michigan aurait été all-star sans Mr Triple Double. Les blessures auront finalement gâché son passage à Denver et la suite de sa carrière, alors que son association avec Carmelo Anthony s’annonçait prometteuse. Verdict: pas le meilleur des numéro 1 de draft, mais loin d’être le pire.

  • Un jour aux Jeux

    Un jour aux Jeux

    Un jour aux Jeux, les USA ont livré l’un des plus grands matchs de basket international de l’histoire

    Nous sommes le 24 août 2008, jour de cérémonie de clôture des 21ème Jeux Olympiques d’été qui se sont déroulés pendant près d’un mois à Pékin en Chine. Un peu plus tôt en début d’après-midi le tournoi de basket masculin touche à sa fin avec un duel entre l’Espagne et les États-Unis pour la médaille d’or. Personne ne le sait encore mais les quelques 11 000 spectateurs, présents dans le Wukesong Indoor Stadium, auront le privilège d’assister à une finale qui restera dans les annales du basket.

    Une succession d’échecs retentissants

    Revenons quelques années en arrière. La Grande Team USA Basket connaît en 2002 une année noire lors des championnats du monde qui se déroulent chez elle, à Indianapolis. En dépit de ses joueurs professionnels qui ont répondu présent pour défendre les couleurs de la bannière étoilée, les États-Unis se crashent dès les ¼ de finales face aux tenants du titre et futurs champions yougoslaves (l’ex-Yougoslavie disparaîtra en 2003). Cette désillusion s’avéra être bien plus profonde qu’un simple accident de parcours. Rebelote deux ans plus tard lors des Jeux d’Athènes, les américains ne décrocheront que le bronze malgré la présence des superstars de la NBA. Du coup, Exit Larry Brown, Bonjour Mike Krzyzewski, coach mythique des Blue Devils de Duke (ex-adjoint de Team USA lors des JO 1984 puis 1992) qui doit redorer le blason américain de toute urgence. La « Redeem Team » cherche à retrouver son fauteuil de nation incontestée du basket. En dépit d’un énorme travail pour attirer les meilleurs joueurs et pratiquer le meilleur basket possible, les USA se heurtent à la Grèce en ½ finale du Mondial 2006 au Japon, qui verra l’Espagne, autour de sa génération dorée, remporter son premier grand titre sur la scène internationale.

    Road To Redemption

    NEW YORK – JUNE 30: Members of the USA Basketball Senior Men’s Team pose for a photo during the USA Basketball Senior Men’s Team Media Tour on June 30, 2008 near Liberty Island in New York City. (l to r seated) LeBron James, Jason Kidd, Kobe Bryant, Carmelo Anthony (l to r standing) Carlos Boozer, Chris Paul, Michael Redd, Dwight Howard, Dwyane Wade,Tayshaun Prince, Chris Bosh and Deron Williams (Photo by Jennifer Pottheiser/ Getty Images) (Image has been retouched)

    Les Jeux de Pékin s’annoncent comme l’un des plus grands défis auquel les meilleurs joueurs vont répondre. Après avoir remporté le tournoi de qualification olympique des Amériques, coach K est reconduit en tant que Head Coach et emmène avec lui Bryant, James, Wade, Kidd, Anthony, Paul, Bosh, Howard et Williams qui forment alors l’un des escouades les plus impressionnantes de l’histoire (seuls les Celtics Allen, Garnett et Pierce manqueront à l’appel). La motivation est palpable. Lebron James déclarera alors au Time : « C’est l’or et rien d’autre ». ESPN réalisera même un programme sur la préparation de l’équipe pendant les semaines qui précèdent l’ouverture du tournoi olympique.

    La ruée vers l’or

    Reversé dans le groupe B avec le pays hôte, le tournoi olympique se révèle être une promenade de santé pour les joueurs américains. Une leçon de basket pour les chinois (101-70) lors du match d’ouverture, deux matchs tranquillement menés face à l’Angola (97-76) puis la Grèce (92-69) avant de dérouler face à l’Espagne (119- 82) puis l’Allemagne (106-57). Le rouleau compresseur américain est de nouveau fonctionnel avec des pourcentages écœurants, un scoring et un temps de jeu réparti équitablement mais toujours avec un basket léché et du beau jeu. Dans le tableau final, le récital va continuer face aux australiens d’abord (116-85) puis face aux champions olympiques argentins, bourreau des USA quatre ans plus tôt à Athènes. La revanche acquise avec la manière, il ne reste plus qu’un obstacle sur la voie dorée de l’olympe.

    Une finale de légende

    Les espagnols, emmenés par le grand Pau Gasol, se sont hissés jusqu’en finale avec un bilan quasi-parfait entaché d’une seule défaite face aux américains. Mais malgré le score fleuve du premier match, les médias prévoient une tout autre opposition de la part des ibériques. Le premier quart temps démarre sur un rythme de feu des américains qui cherchent à étouffer les espagnols en défense dans les premières minutes. L’Espagne, très inspirée offensivement, va répondre brillamment pendant de longues minutes derrière le très prometteur Ricky Rubio et la fratrie Gasol. En dépit des efforts américains, l’Espagne est devant après cinq minutes d’une finale qui bat déjà des records d’adresse (près de 78% d’adresse générale pour l’Espagne contre 60% pour les USA). Les joueurs espagnols commettent cependant trop de faute dans cette première manche et alors que le staff américain remplace le cinq de départ au complet, les USA accélèrent encore le rythme grâce à l’entrée de Dwayne Wade et de Chris Paul pour reprendre progressivement le leadership au tableau d’affichage. (38-31) pour les USA et déjà un record de panier réussi en l’espace de dix minutes.

    Début du deuxième quart temps, le cinq de départ composé de Kobe, Melo, Kidd, James et Howard fait son retour sur le parquet et le rythme ne redescend pas. Kobe donne dix points d’avance sur un nouveau tir primé. Les frères Marc et Pau Gasol limitent la casse dans la raquette et assurent un écart stable pendant un long moment durant lequel Rudy Fernandez va sortir de sa boîte et envoyer trois météores longues distances, dont un tir en solo sur la tête de Deron Williams. Les américains sont déterminés à enfoncer défensivement les champions du monde sur des séances de contre-attaques « fast break basket » à l’image de Wade qui est sur un nuage cet après-midi (27 points sur la feuille !). L’Espagne n’est plus mené que de sept points (67-60) mais commet encore trop de fautes. La fluidité et le niveau de jeu américain sont sans équivoque sur cette première mi-temps.

    Au retour des vestiaires, les espagnols semblent remontés contre l’adversaire (et l’arbitrage) et cela se traduit directement par une série de perte de balle des USA. Il faudra attendre près de deux minutes pour voir Howard offrir les premiers points à son équipe dans ce début de deuxième mi-temps. La « Roja » pose les verrous en défense et n’est désormais plus qu’à quatre points d’égaliser après cinq minutes de jeu dans ce 3ème quart temps. Team USA ne tarde pas à riposter grâce à James puis Wade et reprend son matelas de dix unités d’avance sur l’Espagne. Les deux équipes se rendent coups pour coups jusqu’à la fin du quart temps alternant lay-ups, hook shots, tirs en suspension et tirs longue distance. (91-82) en faveur de Team USA. Le dénouement approche !

    Dernier acte et l’Espagne frappe fort d’entrée avec un drive de Rudy Fernandez qui envoi Pau Gasol au dunk puis une passe laser de Rubio pour Fernandez encore qui décoche un trois points assassins, (91-89). En l’espace de deux minutes les « Niños de Oro » recollent à deux longueurs des américains. Touchée mais pas atteinte, Team USA sonne le chaos pendant une minute et inflige un 7-0 à l’Espagne. Cependant plus rien ne paraît effrayant pour la « Roja » qui envoie un nouveau missile dans le corner par Rudy « Airlines » auquel Kobe va répondre dans le même coin gauche opposé. Ce même Rudy Fernandez qui une minute plus tard va claquer un énorme tomar sur le coin de la tête de Dwight Howard. Il reste cinq minutes à jouer, le jeu, d’une intensité folle depuis la première minute, redescend petit à petit et les fautes sont plus nombreuses. Kobe claque un nouveau shoot longue distance immédiatement suivi d’un floater en équilibre de Juan Carlos Navarro puis d’un nouveau tir primé de Cristián Jiménez (108-104). Pour la première fois, dans l’histoire des jeux, les deux finalistes dépassent la barre des 100 unités chacun. Sous les yeux du patron de la grande ligue, David Stern, la foule en ébullition est tantôt subjuguée par la force de frappe américaine, tantôt émue par la pugnacité des espagnols. À l’approche du money time, les USA vont se montrer particulièrement efficaces et plein de maîtrise pour gérer leur avance. D’un dernier tir salvateur de Wade, les espagnols semblent sonnés. Les fautes (tactiques) espagnoles s’enchaînent et Chris Paul et Kobe répondent avec réussite sur la ligne des lancer-francs. L’écart semble suffisant, les américains trop forts, jubilent et finissent par faire abdiquer des espagnols courageux de la première à la dernière minute de ce match qui s’inscrit déjà comme l’une des plus belles finales de l’histoire des jeux. (118-107) pour les États-Unis et le devoir accompli pour la 13ème fois de son histoire.

    De la rédemption à la postérité

    Pouvait-on imaginer un autre scénario sur cette finale ? Évidemment. Les deux finalistes pouvaient-ils jouer un meilleur basket ? Difficilement. Personne n’est resté sur sa faim sur ce match. L’enjeu lié à la rencontre n’a absolument pas éclipser le niveau de jeu espéré et qui fût d’une rare intensité tant sur le plan offensif que défensif. Si cette finale fût belle dans son apparat elle ne le doit pas uniquement à la seule prestation américaine mais aussi aux espagnols qui se sont révélés être de bien redoutables adversaires.

     » On a vu un des plus grands matches de l’histoire. Si on ne montre pas du caractère, on ne le gagne jamais. L’Espagne a été fantastique. C’est un match qui va entrer dans la légende du basket. Tout le monde jouait à son meilleur niveau. «  déclarait Mike Krzyzewski après la rencontre.

    source Eurosport.fr

    Ce match demeure encore à ce jour un match de référence par son niveau de jeu pour un très grand nombre de spécialiste et d’amateur de basket. De l’aveu même de George Eddy après la finale « Pour moi, c’est le plus beau match de basket de tous les temps ».

    Boxscore https://archive.fiba.com/pages/eng/fa/game/p/gid/A/grid/38/rid/6454/sid/4004/_/2008_Olympic_Games_Tournament_Men/statistic.html

    • Sources : FIBA, ESPN, La Sueur, Bleacher Report, Eurosport
  • FIBA WORLD CUP : Fin du 1er tour, on fait le point

    FIBA WORLD CUP : Fin du 1er tour, on fait le point

    FIBA WORLD CUP :

    Fin du 1er tour, on fait le point

    A l’occasion de la fin des premiers tours de la FIBA World Cup, nous revenons sur cette première phase de poule et présentons le second tour

    1er Tour :

    Groupe A

    Groupe indécis sur le papier, on aura tout de même été plutôt surpris par l’élimination de la Chine. Pourtant bien lancés sur leur premier match face à la Cote d’Ivoire, les chinois ne sont pas passés loin de s’imposer face à la Pologne avant de s’écraser en match décisif face au Venezuela. Fin de la compétition pour les hôtes.

    Le Vénézuéliens sont donc les grands gagnant de ce groupe, poil a gratter pas forcément attendus, ils ont su gérer à merveille cette phase de poule et arrivent désormais dans une seconde phase où tout ne sera que bonus pour eux.

    La Pologne a réalisé un sans faute qui sera important si il veulent espérer passer la deuxième phase qui va s’annoncer plus compliqué pour eux. Tandis que, de son côté, la Côte d’Ivoire n’aura pas réussi à créer la surprise et repars bredouille. Compétition compliquée pour eux.

    Groupe B

    On en parle peu, on dis que la génération est en fin de cycle, que cette équipe n’ira pas loin dans la compétition ? Ce n’est clairement pas ce qu’a démontré l’équipe argentine sur cette phase. Les argentins auront dominés de la tête et des épaules son groupe et s’engage plus que sereinement en phase 2.

    Et c’est finalement le Nigéria qui a déçue sur cette phase de groupe. Avec 2 défaites au compteur, les Nigérians annoncés comme outsiders et avec de bonne chance de sortir du groupe n’ont pas réussis à être à la hauteur. Au dépend des Russes, toujours présents lorsqu’il s’agît de saisir les belles opportunités.

    Côté Corée pas de surprise. Attendu, bon dernier du groupe, les Coréens n’étaient pas au niveau de leurs 3 adversaires.

    Groupe C

    L’Espagne ne s’est pas raté ! Mais aura tout de même bataillé quelque peu pour se défaire de Porto Rico et de l’Iran. Pour l’une des équipes favorites de la compétition, l’entrée en matière s’est donc bien déroulée, sans encombre.

    Enfin, la bataille pour la 2ème place qualificative semblait indécise. Après leur fin de match incroyable face à l’Iran, Porto Rico aura luté jusqu’au bout pour sortir la Tunisie. Qualification pleine de panache ! Mais le plus dur arrive pour eux.

    Groupe D

    La Serbie a dominé, la Serbie a impressionnée, la Serbie s’est baladée. Malgré un dernier match un peu plus serré face à l’Italie, la Serbie a démontré une puissance de frappe impressionnante. Tout en contrôle, et d’une propreté collective impressionnante, ils sont en train (si cela ne n’était pas déjà le cas) de passer favoris dans l’esprit de beaucoup de fans.

    L’Italie aura aussi assuré l’essentiel et la logique est respectée. Mais la différence de niveau avec un grand comme la Serbie aura soulevé un bon nombre de limites dans ce groupe. A eux désormais de nous faire mentir.

    Côté Angola et Philippines, on peut sans hésiter dire qu’il y avait une classe d’écart et que la qualification était très loin d’être une possibilité pour eux.

    Groupe E

    Des surprises et des rebondissements, il y en a eu dans ce groupe ! Et c’est sans aucun doute la Turquie qui peu se mordre les doigts. A 4 lancers-francs de battre les USA, les Turcs se sont finalement fait sortir face à une surprenante équipe Tchèque. Un vrai choke pour les coéquipiers de Cedi Osman.

    Côté USA les doutes sont toujours là. Passés proches de la défaite, les Américains ne se sont pas rassurés. Tatum sera absent quelques jours et Smart lui aurait aussi quelques pépins physiques. Avant d’affronter la Grèce et le Brésil .. A suivre …

    Enfin, côté Japon, Rui Hachimura aura performé en dent de scie. Très intéressant face à la Turquie, et surtout la République Tchèque, il se sera effacé face aux USA.

    Groupe F

    Le Brésil plus clutch que la Grèce ! C’est ce qu’il faut retenir de cette phase de poule. Avec un sans faute le Brésil prends de l’avance sur la deuxième phase, qui sera d’autant plus compliqué que ces 2 équipes vont retrouver les USA.

    Derrière la nation de Niko Vucevic n’aura pas réussi à trouver le chemin de la victoire. Déjà chambré par notre Evan Fournier national, on attend les échanges de tweet entre les 2 coéquipiers du Magic d’Orlando.

    Groupe G

    Cocorico ! 3-0 et un bilan sans faute pour les bleus. Une défense intéressante, un 5 majeur qui trouve de la constance des deux cotés du terrain. Il ne manquera plus qu’à la seconde unit, emmené par De Colo, d’élever son niveau de jeu, pour encore monter en puissance. Une victoire sur les deux matchs de la phase 2 et la France sera quasiment en quart !

    Mais la surprise de cette poule c’est l’élimination de l’Allemagne ! Gueule de bois après leur défaite face à la France en ouverture du groupe, la bande à Schroder n’aura pas réussi à se défaire de la République Dominicaine. Désillusion pour nos voisins germaniques.

    Groupe H

    Le groupe de la mort n’aura pas tenu toutes ses promesses. L’Australie qui avait battu les américains en match de préparation aura tenu son rang ! Avec un sans faute indispensable pour la suite.

    Le Canada de son côté aura déçu. Deux défaites assez large auront eu raison d’eux. Et la Lituanie en aura parfaitement profité s’offrant même une finale de groupe face à l’Australie qui aura vu une fin de match absolument haletante.

    Le Sénégal n’était pas au niveau et au vu du groupe relevé, on ne se faisait pas trop d’illusion pour eux. Les aléas du tirage..


    2nd Tour

    Groupe I

    Notre Pronostic :

    1- Argentine (5-0) : Avec déjà 3 victoires les Argentins devraient arriver à négocier le Venezuela et à vaincre la Pologne.

    2- Russie (4-1) : L’affrontement Russie – Pologne sera déterminant pour la suite et pour nous c’est la Russie qui a les armes pour s’imposer.

    3- Pologne (4-1) : Dépendant de sa confrontation directe avec la Russie.

    4- Venezuela (2-3) : Fin de la belle aventure. Malgré de l’envie, affronter la Russie et l’Argentine avec déjà une défaite au compteur sera fatal.

    Groupe J

    Notre Pronostic :

    1- Serbie (5-0) : Vu se qu’ils démontrent depuis le début on s’attend à un grand match face aux espagnols. Premier vrai test que l’on voit tourner en leur faveur.

    2- Espagne (4-1) : Ils devront se méfier de l’Italie, mais cela semble plus qu’accessible pour ce groupe là.

    3- Italie (3-2) : Difficile pour eux après avoir affronté la Serbie, ils devront se coltiner l’Espagne… La marche est encore trop haute ? C’est ce que l’on imagine.

    4- Porto Rico (2-3) : Une phase 2 qui les voit affronter Italie et Serbie. Une belle épopée pour eux mais cela devrait s’arrêter ici.

    Groupe K

    Notre Pronostic :

    1- USA (5-0) : Et si les USA se faisaient peur ? Avec les deux gros morceaux que sont le Brésil et la Grèce pourquoi pas imaginer une première défaite. Qui ne serait pas éliminatoire certes, mais le groupe de Pop va devoir sortir les muscles pour s’éviter une frayeur.

    2- Brésil (4-1) : Le Brésil à l’avantage sur la Grèce à la suite de la phase de poule, et la logique devrait leur permettre de garder cette avance.

    3- Grèce (3-2) : Deux victoires seront indispensables, et malheureusement pour eux, il y a les USA en face. La surprise est plus que réalisable, mais il va falloir que le collectif se montre bien plus solide.

    4- République Tchèque (2-3) : Le poil a gratter va leur mener la vie dure, on est peut être encore en train de sous-estimer cette équipe, mais on rentre désormais dans le vif du sujet.

    Groupe L

    Notre Pronostic :

    1- France (5-0) : Sans doute influencé par le fait que ca soit la France, mais il n’y a pas de doute, le match face à l’Australie devrait être la finale de ce groupe, tandis que la Lituanie tentera de faire déjouer les pronostics.

    2- Australie (4-1) : Son avantage pris face à la Lituanie en phase 1, sera crucial, arriver à 3-0 leur donne un mini joker d’avance.

    3- Lituanie (3-2) : Une performance face à la France sera indispensable ! C’est possible mais on préfère croire que nos bleus sauront négocier ce premier virage.

    4- République Dominicaine (2-3) : la marche est bien trop haute. La tâche s’annonce très dure dans un groupe où une défaite serait fatale pour ses 2 adversaires.


    On se retrouve dès demain pour le début du second tour de ces championnats du monde de Basket !

  • Lancement Site Web ClutchTime

    Lancement Site Web ClutchTime

    Lancement Site Web ClutchTime

    Pour fêter le lancement de clutchtime.fr, nous vous proposons un grand jeu concours sur Twitter !

    Cette semaine a gagner :

    • Maillot Lebron James Taille M (version jaune Lakers)
    • Livre : Le destin du King

    Pour cela :

    Tirage au sort : Lundi 9 septembre 2019

  • WELCOME CLUTCH TIME

    WELCOME CLUTCH TIME

    WELCOME CLUTCH TIME

    Ca y est on se lance! Après plusieurs mois de réflexion et surtout de recherche de temps, nous avons enfin créé ce qui sera la plateforme ClutchTime sur internet. Si notre compte Twitter (plus ou moins actif) existe depuis plusieurs mois maintenant, nous avions à cœur de mener un projet concret pour faire vivre notre passion de la NBA. Un site web tout neuf, tout propre qui sera je l’espère un des points de rendez-vous de vos lectures quotidiennes sur l’actu de la grande ligue.

    Mais avant toute chose une présentation de tout le projet s’impose !

    Bienvenu dans l’aventure Clutch Time

    Mais qui sommes nous ?

    Tout simplement des fans de NBA, deux potes qui en plus de partager les bancs de l’école se retrouvent autour de bon gros highlights pour vibrer au rythme de la NBA. Notre principale passion ? Ce n’est pas seulement de se caler dans un canapé à 3h du matin, devant le League Pass avec un gros thermos de café.

    Pour nous être fan NBA, c’est aussi s’imprégner de tout l’univers qui entoure la grande ligue. Entre Jersey all time et Sneakers en tout genre, en passant par les looks hebdomadaires de Russell Westbrook ou le rap de Drake.

    Notre idée s’est très vite portée sur la création d’un média, l’endroit idéal où l’on pourrait se retrouver, partager notre passion, et arriver à retranscrire cette sensation que la NBA anime en nous.

    Qu’est ce que Clutch Time ?

    C’est notre bébé ! Le fruit de plusieurs mois de travail et qui voit enfin le jour sous la forme d’un site web, servant de plateforme à de nombreux projets. Bien au-delà d’un simple site, c’est aussi l’aboutissement d’un vrai projet monté par des fans pour des fans.

    On y regroupe un certain nombre d’objectifs, en lien avec la NBA, et le basketball dans sa globalité. L’équipe qui a été créée autour de ce site aura pour objectif de couvrir un maximum de thèmes en lien avec la NBA et ainsi de permettre à tout fan d’y trouver son bonheur.

    Quels Projets ?

    Ils sont nombreux !! Mais l’on ne peut pas tout vous dévoiler d’un coup … Patiente sera le maître mot avec nous.

    Tout ce que l’on peut vous dire, c’est que nous ne manquons ni d’imagination, ni de membres motivés, et que tout ce beau monde tendra  à s’agrandir pour faire vivre ClutchTime.

    Cependant, nous n’arrivons pas les mains vides. ClutchTime, ce sera des articles réguliers pour vous partager notre perception de la NBA. Voir en quoi cette compétition qui nous est si chère regorge de subtilité et que chacun d’entre nous peut y trouver son compte.

    Tu es plutôt actualité NBA, analyses, bilans, previews ?….. Check ✔

    Ou alors nostalgique en manque de cette NBA rétro ?….. Check ✔

    Malgré tout tu aimes bien les européens en NBA ou non d’ailleurs ?….. Check ✔

    La NBA c’est ton truc, mais tu veux aussi découvrir la culture US ?…..

    Et encore vous n’avez pas tout vu …… Wait and See ….

    Vous avez dit Artistes ?

    Et parce que l’on n’aime pas faire les choses à moitié, ClutchTime met aussi en avant des artistes, pour qui le basket est bien plus qu’un passe temps !

    Graphisme, Dessin mais aussi Modélisation ! On laisse place à l’expression pour le bonheur de nos yeux de fan.

    Vous n’y croyez pas ? On vous laisse découvrir :

    Et niveau collection ?

    Et la non plus on n’est pas en reste. Nos Shops partenaires sont là pour vous permettre d’étoffer vos collections de cartes, goodies, ou encore maillots.

    Et bien sûr, si tu n’as pas de collection, il est toujours temps d’en commencer une.

    [metaslider id=507 cssclass= » »]
    [metaslider id=371 cssclass= » »]

    Et sinon pour le lancement ya quoi de prévu ?

    C’est là que l’on voit que l’on n’a rien laissé au hasard !

    Et si l’on ne se trompe pas, il reste 7 semaines avant le début de la saison !!

    7 semaines ? + Lancement de site ? = ….

    7 Cadeaux !!!

    Chaque semaine, un cadeau sera à remporter grâce à notre jeu concours spécial lancement.

    Pour y participer rien de plus simple : Rejoins-nous sur les réseaux Twitter et Instagram. Tu y retrouveras l’ensemble des modalités !

    Quoi ? Tu es encore là ? .. Qu’attends-tu ? LET’S GO

    AU NOM DE TOUTE L’EQUIPE CLUTCH TIME :

    BIENVENU DANS CETTE BELLE AVENTURE