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  • Kentucky Wildcats: 1995-1996

    Kentucky Wildcats: 1995-1996

    Nous sommes le Vendredi 24 Novembre 1995, au Springfield Civic Center. Les Wildcasts de Kentucky s’apprêtent à disputer leur premier match de saison régulière, face aux Terrapins de Maryland. Mais, avant de rentrer dans le vif du sujet, allons à la rencontre de ces Wildcats.

    Premier rang (de gauche à droite): Entraineur assistant: Delray Brooks, Entraineur principal: Rick Pitino, Allen Edwards, Derek Anderson, Jeff Sheppard, Tony Delk, Anthony Epps, Cameron Mills, Wayne Turner, Autre entraineur Jim O’Brien, et Entraineur assistant: Winston Bennett. Second rang (de gauche à droite) : Responsable de l’équipement Bill Keightley, Assistant administratif George Barber, Jason Lathrem, Oliver Simmons, Nazr Mohammed, Mark Pope, Walter McCarty, Antoine Walker, Jared Pickett, Ron Mercer, Trainer Eddie Jamiel, Préparateur physique assistant Layne Kaufman, et Préparateur physique Shaun Brown

    Fiche d’équipe

    JoueurAnnée de naissancePoste taille (US)Lycée
    Tony Delk1974
    G
    6-1 Brownsville, TN (Haywood)
    Antoine Walker1976
    F
    6-8 Chicago, IL (Mount Carmel)
    Walter McCarty1974F6-10 Evansville, IN (Harrison)
    Derek Anderson1974
    F
    6-5 Louisville, KY (Doss)
    Ron Mercer1976
    F
    6-7 Nashville, TN (Goodpasture Christian)[
    Mark Pope1972C6-10 Bellevue, WA (Newport)
    Anthony Epps1975G6-2 Lebanon, KY (Marion County)
    Jeff Sheppard1974G6-3
    Peachtree City, GA (McIntosh)
    Wayne Turner1976G6-2 Boston, MA (Beaver Country Day)
    Allen Edwards1975F Miami, FL (Miami Senior)
    Nazr Mohammed 1977C6-10 Chicago, IL (Kenwood)
    Oliver Simmons1976F6-8 Nashville, TN (Lipscomb)
    Jared Prickett1973F6-8 Fairmont, WV (Fairmont West)
    Cameron Mills1975G Lexington, KY (Dunbar)
    Jason Lathrem1976F6-8 Bowling Green, KY (Greenwood)

    Le style de jeu

    Les Wildcats de Pitino sont polyvalents. Leur jeu est intense, les transitions sont rapides, le ballon circule vite, et, les systèmes sont fluides. Le jeu intérieur est la clé majeur de cette équipe. Défensivement, c’est solide, les Wildcats aiment utiliser la pression tout terrain. En terme de bagarre aux rebonds, avec Walker et McCarty, Kentucky n’a pas à se plaindre.

    Pour les amateurs de sport qui aiment prolonger le plaisir après le coup de sifflet final, suivre les cotes et les marchés peut ajouter une autre dimension à l'analyse des matchs. En France, la pratique du pari sportif évolue et certains joueurs se tournent désormais vers des plateformes acceptant les cryptomonnaies ; pour s'y retrouver, un comparatif des bookmakers crypto permet d'identifier les offres disponibles et de comparer leurs conditions en toute transparence. Comme toujours, il convient de miser de manière responsable et de ne jouer que ce que l'on peut se permettre de perdre.

    La saison régulière

    Lors du premier match, face à Maryland, nos Wildcasts s’imposent 96 à 84. Lors du second match, l’équipe de Rick Pitino fait fausse route, et perd face aux UMass Minutemen 92 à 82, au Palace d’Auburn Hills. La suite de cette saison se déroule sur les chapeaux de roues, Kentucky est facile, le jeu est huilé. Les Wildcats se présentent au Southeastern Conference Tournament, avec un bilan magnifique de 26 victoires et une seule défaite.

    SEC Tournament: Road to Final

    Dans la foulée de la saison régulière, Kentucky est solide, très solide. En quart de finale, les Wildcats de Tony Delk et d’Antoine Walker, ne font qu’une bouchée des Florida Gators (100 à 76). En demi-finale, l’équipe de Rick Pitino tombe sur la valeureuse équipe d’Arkansas; mais, la musique est la même… Victoire 95 à 75. Le bilan prend de plus en plus d’ampleur avec 28 victoires et 1 défaites. Kentucky est en finale et devra affronter Mississipi State.

    La désillusion

    LIEU: Louisiana Superdrome (Nouvelle-Orléans)

    Le 5 de Kentucky: Tony Delk, Anthony Epps, Derek Anderson, Antoine Walker, Walter McCarty

    Le 5 de Mississipi: Darryl Wilson, Marcus Bullard, Erik Dampier, Russel Walters, Dontae’ Jones

    C’est parti pour cette finale. Mississipi State score en premier, avec un gros shoot à 3 points de Darryl Wilson. Mais, Kentucky est bien rentré dans son match et mène vite 11 à 5. Mississipi recolle vite au score et passe même devant. Cette première mi-temps est très serrée, les 2 équipes se rendent coup pour coup, et rentrent aux vestiares sur un score de 43 à 38 pour Mississipi.

    Au retour des vestiaires, les Wildcats sont assomés 7par deux 3 point d’affilés de Dontae’ Jones. Jones est en feu, Kentucky voit l’écart monter de plus en plus. 57-40, temps mort pris par l’équipe de Rick Pitino. Jones prend le temps de chauffer les supporters, la salle est en feu. Deux nouveaux 3 points de Wilson et l’écart se porte à 19 points. Kentucky ne lache rien. Anthony Epps shoote à 3 points, il tombe, score et and-one ! L’écart n’est plus que de 10 points. Mais, Mississipi finit le travail et réalise l’exploit. Défaite 73 à 84.

    Stats:

    Points: Dontae’ Jones 28 points, Darryl Wilson 22 points, Tony Delk 16 points

    Assists: Marcus Bullard 9 assists, Erik Dampier 6 assist, Anthony Epps 4 assists

    Rebonds: Dontae’ Jones 11 rebonds, Erik Dampier 10 rebonds, Antoine Walker 8 rebonds

    March Madness: Premier Tour

    Jeudi 14 Mars, Kentucky affronte aujourd’hui l’équipe de San Jose State. L’affiche s’annonce déséquilibrée, le bilan de San Jose State jusqu’à maintenant est de 13 victoire pour 17 défaite. Le match se passe comme annoncée Kentucky déroule et l’emporte facilement avec un gros Walter McCarty (24 points) et un Tony Delk encore dominant (22 points). La prochaine rencontre se déroulera face à Virginia Tech, dans deux jours, et elle risque d’être très differente dans l’adversité pour les Wildcats.

    Second Tour: Kentucky (30-2) vs Virginia Tech (23-6)

    Lieu: Reunion Arena (Dallas) Date: Samedi 16 mars 1996

    5 de Virginia Tech: Shawn Good, Damon Watlington, Travis Jackson, Shawn Smith, Ace Custis

    5 de Kentucky: Tony Delk, Anthony Epps, Walter McCarty, Derek Anderson, Antoine Walker

    C’est parti. Kentucky score en premier par l’intermédiaire de Walker, et met en place une défense tout terrain. La défense agressive des Wildcats fait énormément de mal à Virginia et Kentucky prend vite le large 35 à 21. Virginia réalise beaucoup de fautes et l’équipe de Pitino punit sur la ligne des lancers-francs. Il reste 4min50 dans cette mi-temps, Virginia a la possession, le ballon circule vite et arrive jusqu’à Jackson qui sanctionne à 3 points. 35-24, après deux stops défensifs consécutifs, Virginia a le ballon, Jackson parvient à trouver Smith qui marque sous le cercle. La mi-temps se finit sur un score de 38 à 30 pour Kentucky.

    Seconde mi-temps: Kentucky défend d’une bonne manière mais rate énormément de lancers. Les transitions des Wildcats sont tranchantes. McCarty au rebond, il trouve Walker au milieu de terrain et alley oop pour Mercer ! La fin de rencontre est à sens unique et Kentucky l’emporte 84 à 60.

    Stats:

    Scoring: Antoine Walker 21 points, McCarty 19 points, Shawn Smith 13 points

    Assists: Troy Manns 8 assists, Anthony Epps 6 assists, Walker et McCarty 4 assists

    Rebonds: Antoine Walker 11 rebonds, Ace Custis et Epps 5 rebonds

    https://youtu.be/o4ipQgDuaeI

    Elite Eight : Kentucky (31-2) vs Utah (27-7)

    Lieu: Hubert H. Humphrey Metrodome (Minneapolis) Date: Jeudi 21 mars 1996

    5 de Utah: Andre Miller, Keith Van Horn, Ben Caton, Brandon Jessie, Michael Doleac

    5 de Kentucky: Tony Delk, Anthony Epps, Derek Anderson Walter McCarty, Antoine Walker

    Le match est une correction, Van Horn et Caton sont bien trop seuls au scoring pour faire face à un 5 avec 3 joueurs au dessus de 14 points. Victoire facile 101 à 70 pour les Wildcats, qui s’offrent une qualification pour l’Elite Eight !

    Stats:

    Scoring: Van Horn 23 points, Caton 22 points, Antoine Walker 19 points

    Assists: Andre Miller 9 assists, Epps 8 assists, Walker 6 assists

    Rebonds: Doleac, Van Horn et Walker 8 rebonds, Epps 6 rebonds

    Elite Eight: Kentucky (32-2) vs Wake Forest (26-6)

    Lieu: Hubert H. Humphrey Metrodome (Minneapolis) Date: Samedi 23 mars 1996

    5 de Wake Forest: Jerry Braswell, Rusty Larue, Tim Duncan, Ricky Peral, Sean Allen

    5 de Kentucky: Anthony Epps, Tony Delk, Derek Anderson, Walter McCarty, Antoine Walker

    Les Wildcats devront battre l’équipe de Wake Forest emmené par Tim Duncan pour se qualifier au final four ! C’est parti. Duncan remporte l’entre deux face à McCarty. Les ratés s’enchainent dans ce début de match, après TD, c’est McCarty qui rate son shoot. Les Wildcats mènent vite 5-0, leur pressing tout terrain fait beaucoup de mal aux joueurs de Wake Forest. Une contre attaque et Anthony Epps score à distance pour les Wildcats, Kentucky 9-3 Wake Forest. Cette première mi-temps est marquée par la défense de Kentucky et ses transitions rapides, la seule solution trouvé par Wake Forest est quasiment toujours le tir forcé. Les deux équipes rentrent aux vestiaires sur un score de 38 à 19 pour les Wildcats de Tony Delk.

    Début de deuxième mi-temps, Kentucky déroule. À 15 minutes de la fin du match, Kentucky mène 52 à 26. La défense de Kentucky est toujours aussi rude, cela permet à Duncan d’avoir quelques lancers à se mettre sous la dent. La défense tout terrain des Wildcats étouffe les joueurs de Wake Forest qui manquent de lucidité lorsqu’il s’agit de tirer. Un 3 point de LaRue permet à Wake Forest de reprendre espoir en cette fin match. 19 points d’écart entre les deux équipes à 7 min de la fin, Wake Forest ne désespère pas. Mais l’écart ne baissera que très peu, à 1 min 47 de la fin, 14 points séparent les 2 équipes. La déception se lit sur le visage de LaRue ou encore de TD. Kentucky s’envole, bel et bien, pour le final four. Score final: 84 à 63.

    Stats:

    Points: Tony Delk 25 points, Duncan et Goolsby 14 points

    Assists: Duncan et Epps 6 assists, Derek Anderson 5 assists

    Rebonds: Duncan 14 rebonds, Goolsby 7 rebonds, Antoine Walker 6 rebonds

    Final four: Kentucky (33-2) vs UMass (35-2)

    Kentucky affrontera les Minutemen de Marcus Camby pour cette demi-finale ! UMass est la première des deux seules équipes à avoir fait chuter les Wildcats de Pitino cette saison. L’équipe du Massachussets est venu à bout de l’équipe de Georgetown, mené par Iverson, grâce notamment à un très gros Camby (22 points).

    Lieu : Continental Airlines Arena (East Rutherford) Date: Samedi 30 mars 1996

    5 de UMass: Dana Dingle, Donta Bright, Marcus Camby, Edgar Padilla, Carmelo Travieso

    5 de Kentucky: Tony Delk, Anthony Epps, Derek Anderson, Walter McCarty, Antoine Walker

    C’est parti. Camby remporte l’entre d’eux. Le début de match est tendu, c’est la bagarre au rebond. Les MinuteMen scorent en premier, avant que Camby chute suite à une bataille au rebond et fasse tomber un arbitre avec lui. Delk est pas loin de chuter sur la table des journalistes, en essayant de sauver la touche face à Travieso. Bref, la bataille s’annonce très musclée. La pression tout terrain des Wildcasts fait encore ses preuves, Delk intercepte une balle grâce au pressing que, Walker et lui-même, ont exercés. Resultat, panier et and-one pour Kentucky. Marcus Camby obtient également un and-one, grâce à un splendide bras roulé sur la tête de McCarty. A 7 min de la fin de la 1ère mi-temps, le match est toujours aussi rude et l’équipe de Pitino mène 23 à 20. Walker trouve Mark Pope sur un alley-oop, 25 à 20. Remise en jeu pour UMass, mais Travieso capte maladroitement la balle et met son pied sur la ligne… remise en jeu Kentucky ! Suite à des stops défensifs, les transitions des Wildcats sont extrèmement efficaces, permettant à Delk par exemple d’obtenir un and-one et de porter le score à 28-20. La bataille dans la raquette est intense, très intense et les arbitres ont du mal à juger les actions, ce qui agace le coach des MinuteMen. Les 2 équipes se quittent sur un score de 36 à 28 pour Kentucky.

    Seconde mi-temps: De retour sur le parquet, les Wildcats jouent toujours le même basket et vont vite mener 41 à 28. Le pressing tout terrain met encore énormément en difficulté UMass, qui perd le ballon maladroitement encore une fois. Tony Delk et Marcus Camby s’offre une guerre à la marque. A 2min16 de la fin, le score est de 71 à 61 pour Kentucky. Camby rebtre un panier, Kentucky loupe la remise en jeu, le numero 11 seul est servi et il marque ! 71 à 65, Kentucky a laissé UMass reprendre espoir, en seulement 10 secondes ! UMass défend agressivement, ce qui rend, en plus de la tension, fébrile les Wildcats. Anderson manque sa passe et l’équipe de Camby part en contre. Camby s’élance dans les airs et obtient la faute ! Il rentre ses deux lancers, UMass est en train de réaliser une fantastique remontée ! Remise en jeu Kentucky, UMass presse haut, Anderson tente de remonter la balle, mais il la perd et elle tombe en touche… les supporters de UMass exultent ! 71-67, possession UMass. Camby se rate, Anderson part en contre et obtient la faute ! Il rentre ses deux lancers. 73-67, Travieso trouve Padilla qui remonte la balle, il shoote à 3 points … CA RENTRE, plus que 3 points d’écart ! UMass joue la faute, Mark Pope aux lancers pour Kentucky, il rentre les 2. Directement UMass remonte la balle pour tirer à 3 points mais Travesio rate… Et sur le contre, Anderson trouve Walker qui achève UMass !!! Le match se termine sur un score de 81 à 74, les Wildcats affronteront Syracuse en finale !

    Stats:

    Points: Marcus Camby 25 points, Tony Delk 20 points et Donta Bright 15 points

    Assists: Padilla 12 assists, Walker, McCarty, Epps, Anderson 4 assists

    Rebonds: McCarty 10 rebonds, Bright 9 rebonds, Camby 8 rebonds

    https://youtu.be/TdFsLf6NdA4

    Finale: Kentucky (34-2) vs Syracuse (29-9)

    L’heure est à la grande finale, les Wildcats de Tony Delk vont affronter Syracuse de John Wallace, tombeur du Mississipi State de Darryl Wilson et Dontae’ Jones, qui avait fait tant de mal à Kentucky, en demi-finale.

    Lieu: Irod Arena (East Rutherford) Date: Lundi 1er avril 1996

    Le 5 de Kentucky: Tony Delk, Anthony Epps, Derek Anderson, Antoine Walker, Walter McCarty

    Le 5 de Syracuse: Todd Burgan, Lazarus Sims, John Wallace, Jason Cipolla, Otis Hill

    C’est parti, la finale est lancée ! Wallace remporte l’entre deux, mais le ballon fini sa course en touche. La tension se fait sentir, air-ball de Walker et passe en touche d’Anderson, puis, marcher de Wallace ! Le premier panier arrive enfin, par l’intermédiaire de John Wallace, après 2min de jeu. Les Wildcats ont beaucoup de mal à entrer dans leur finale. Mais Tony Delk, la lance réellement, en inscrivant un beau shoot à 3points. Ce début de match est tendu, les stops s’enchaînent des deux côtés. Après 4 min 40 de jeu le score est de seulement 5-2 (pour Kentucky). Tony Delk fait réagir, une nouvelle fois, la foule grâce à un nouveau tir à 3 points réussie. A 2 min 40 du retour aux vestiaires, le score est de 28 à 28. Ron Mercer pénètre dans la raquette et bénéficie d’un and-one. Kentucky arrive à creuser un écart de 9 points en rentrant aux vestiaires, grâce notamment à un Tony Delk toujours très adroit à distance, et, à la maladresse de Syracuse aux lancers.

    Seconde mi-temps: De retour, la finale reste indécise malgré une légère avance de Kentucky. John Wallace, bien servi en transition, arrive à ramener le score à 35-42. La pression tout terrain est mieux en place du côté des Wildcats, cela met en grosse difficulté les remises en jeu de Syracuse. John Wallace ne lâche rien et fait un grand mal à la raquette de Kentucky, il obtient un and-one. Il met son lancer; Syracuse 38-46 Kentucky. Todd Burgan transforme deux lancers, il permet à Syracuse de revenir à 6 points, Burgan a l’air de s’être bien remis de ses deux ratés de tout à l’heure. La tension se fait ressentir dans la salle, les deux équipe ont cravachées dur cette année et échouer à ce moment là serait un cauchemar. Syracuse est bien parti pour recoller. Après un nouveau stop défensif , Todd Burgan conclu sur un drive. La pression de Kentucky laisse de l’espace dans leur dos, Cipolla, seul, est servi et il conclu; 44 à 48. Sur l’action suivante, John Wallace est au rebond. Après un manqué de Walker, les supporters oranges de Syracuse donnent de la voix; la remontée est proche ! Wallace trouve Cipolla, qui passe à Sims, Lazarius remonte la balle en marchant l’air déterminé… Il trouve Burgan d’une passe fantastique et ALLEY-OOP ! La défense de Kentucky reprend du poil de la bête, Syracuse n’y arrive plus.. A 11min50 de la fin, Kentucky mène 57 à 46, et, Tony Delk s’appréte à tirer deux lancers. 2/2 pour Delk, les Wildcats mènent 59 à 46; ça commence à sentir bon ! Todd Burgan écope de sa 4ème faute personnel, coup dur pour les collègues de John Wallace. Syracuse ne lâche rien, la défense est compacte, McCarty et Pope sont malmenés, la rentrée de Walker se fait attendre et c’est McCarty qui en fait les frais. L’entrée d’Antoine Walker fait du bien, mais Syracuse revient à deux points; 62-64. 71-64 pour Kentucky, Wallace part en transition mais passage en force sifflé sur Epps, ce dernier célèbre, il le sait, c’est peut-être le tournant du match. Nouvelle faute de Wallace qui doit quitter le terrain, on entend des « Wallace Wallace » venant des gradins. Les joueurs de Syracuse se regroupent en cercle lors du temps mort, mais Pope punit aux lancers derrière. Sur le banc, Wallace est déboussolé. Todd Burgan réalise une 6ème faute anecdotique et quelques secondes plus tard… KENTUCKY EST CHAMPIOOON !

    Tony Delk est élu MOP de NCAA !

    Stats:

    Points: John Wallace 29points, Tony Delk 24 points, Ron Mercer 20 points, Todd Burgan 19 points

    Assists: Lazarius Sims 7 assists, Anthony Epps 7 assists, Antoine Walker 4 assists

    Rebonds: John Wallace et Otis Hill 10 rebonds, Antoine walker 9 rebonds, Todd Burgan 8 rebonds, Tony Delk et Walter McCarty 7 rebonds

    Stats individuelles de l’équipe cette saison:

    Par match:

    Tony Delk 17.8 Pts, 4.2 Reb, 1.8 Ast

    Antoine Walker1 5.2 Pts, 8.4 Reb, 2.9 Ast

    Walter McCarty 11.3 Pts, 5.7 Reb, 2.6 Ast

    Derek Anderson 9.4 Pts, 3.4 Reb, 2.4 Ast

    Ron Mercer 8.0 Pts, 2.9 Reb, 1.4 Ast

    Mark Pope 7.6 Pts, 5.2 Reb, 1.0 Ast

    Anthony Epps 6.7 Pts, 3.1 Reb, 4.9 Ast

    Jeff Sheppard 5.5 Pts, 2.1 Reb, 1.9 Ast

    Wayne Turner 4.5 Pts, 1.5 Reb, 1.6 Ast

    Allen Edwards 3.3 Pts, 1.1 Reb, 1.2 Ast

    Nazr Mohammed 2.3 Pts, 1.5 Reb, 0.2 Ast

    Olivers Simmons 1.8 Pts, 1.1 Reb, 0.1 Ast

    Jared Prickett 3.4 Pts, 1.6 Reb, 0.6 Ast

    Cameron Mills 0.9 Pts, 0.3 Reb, 0.1 Ast

    Jason Lathrem 0.5 Pts, 0.3 Reb, 0.3 Ast

    L’après Kentucky Wildcats 95-96:

    La saison effectuée par cette équipe est souvent considérée comme l’une des meilleures jamais réalisés en NCAA. Cette équipe s’est également fait attribuer le surnom de « The Untouchables ». 9 joueurs de ces Wildcasts ont intégrés la NBA par la suite (c’est un record!), parmi-eux:

    Antoine Walker: drafté 6ème choix aux Celtics, qui sera élu 3 fois All-Star et remportera un titre de champion avec le Heat.

    Tony Delk: drafté au 16ème choix par les Hornets

    Derek Anderson: Drafté par les Cavs en 13ème choix lors de la draft 97 et qui deviendra champion NBA avec le Heat, accompagné d’Antoine Walker

    Walter McCarty: Drafté en 19ème choix par les Knicks

    Ron Mercer: Drafté en 6èchoix par les Celtics en 97 et qui sera élu dans la Rookie first team en 98

    Nazr Mohammed: Drafté en 98, à la 29ème place, par le Jazz, il deviendra champion NBA avec les spurs en 2005

    Jeff Sheppard: Il signera en 98 avec les Hawks

    Mark Pope: Drafté en 52ème choix par les Pacers

    Wayne Turner: Il signera en 99 avec les Celtics

    Rick Pitino, quant à lui, perdra la finale de 97 avec les Wildcats, face à l’université d’Arizona. Par la suite, ce qu’il a fait avec Kentucky de 1989 à 1997, lui vaudra une comparaison avec l’Empire Romain. Il entrainera les Celtics, et Louisville ( avec qui il sera champion en 2013). Il sera intronisé au Naismith Basketball Hall of Fame.

    Le maillot, floqué « 00 », de Tony Delk sera retiré par l’université.

  • Le Menu McAdoo, entrée, plat, dessert

    Le Menu McAdoo, entrée, plat, dessert

    En entrée, un rookie chaud bouillant

    Bob McAdoo, jeune intérieur passé par North Carolina débarque en NBA par la draft de 1972 .

    Avant d’avoir mis les pieds sur un parquet NBA, il fait déjà parler de lui ! En effet Robert, du haut de ses 21 ans, a tapé dans l’œil non pas de deux équipes, mais plutôt de deux ligues !

    En plus de la draft NBA, il aurait été le n°1 de la draft (secrète) de la ABA, des rumeurs laissant croire qu’il aurait même signé un contrat dans cette ligue concurrente de la NBA.

    Retour en NBA, où malgré les rumeurs il est choisi en n°2, derrière l’obscur LaRue Martin, et quelques places devant un certain Julius Erving ! McAdoo attaque la saison 1972/73 aux Buffalo Braves, une franchise depuis devenue les Los Angeles Clippers.

    Avec 18 points de moyenne, cet intérieur adroit de loin ne gâche pas son année rookie, terminant Rookie Of The Year 1973 malgré les mauvais résultats des Braves. Côté performances, il se permet de passer 2 fois la barre des 40 points,en alignant 45 points et 25 rebonds pour le dernier match de la saison!

    Les trois saisons suivantes, McAdoo s’impose en NBA comme un scoreur prolifique, enchaînant trois titres de meilleur marqueur en 74, 75 et 76 avec un highscore à plus de 50 points chacune des ces 3 années. Il sera All NBA second team en 74 avec 30,6 points et 15,1 rebonds (dernier joueur en date à terminer au-dessus des 30 points – 15 rebonds), MVP 1975 avec 34,5 points et 14,1 rebonds, il connait également ses trois premières sélections au All Star Game pendant ces années folles.

    En plat principal, 11 saisons en dents de scie

    Après ces saisons phénoménales, McAdoo connaîtra une carrière très honorable en NBA, malgré les blessures et les trades plus ou moins désirés…

    En 76/77, il passe des Braves aux Knicks en cours de saison. Il quitte New-York deux ans plus tard et malgré des bonnes stats il est envoyé aux Celtics. Demandez aux Knicks d’aujourd’hui s’ils veulent d’un intérieur qui vaut 26 points et 12 rebonds par match!

    A Boston, il joue… seulement 20 petits matchs et puis s’en va ! Même pas le temps de croiser le futur triple MVP Larry Bird, et McAdoo fait ses valises pour Detroit. Aux Pistons, il y jouera 58 matchs en 79/80.

    La saison suivante 16 matchs joués à peine, entre Detroit et les Nets. Puis il fait de nouveau ses valises, direction les L.A Lakers ! En 6 années, il aura été baladé dans pas moins de 6 équipes NBA.

    A 30 ans, handicapé par quelques blessures, Bob McAdoo débarque à Los Angeles avec la ferme intention d’y obtenir ce qui lui manque: les titres ! Et là, on peut dire qu’il sera bien entouré: Magic, Kareem et James Worthy lui donnent l’occasion de gagner 2 titres NBA. Frustré d’être sur le banc (il joue autant, voir moins qu’un Kurt Rambis!), McAdoo accepte tout de même son rôle de 6eme homme et apporte sa part de points et de rebonds pour aller chercher ces 2 bagues tant désirées.

    Un dernier passage à Philadelphie, lors de la saison 1985/86 et ça en est fini la NBA ! Pas satisfait de la proposition des Sixers, McAdoo met fin à une carrière NBA riche de 852 matchs, pour des moyennes de plus de 22 points et 9 rebonds !

    https://youtu.be/-P84-B8sVpc
    Le game 6 des finales NBA 1985
    Seulement 10 min de jeu et 2 points pour McAdoo
    KAJ (29 pts) Worthy (26 pts) Magic (Triple Double 14 pts 14 Ast 10 rbds)

    En dessert, une fin de carrière sous le soleil italien

    A 35 ans, après sa solide carrière NBA, Mr McAdoo change de destination, et cette fois il n’est impliqué dans aucun trade aléatoire. Il choisit sa destination, et ce sera l’Italie, l’Olimpia Milan plus exactement.

    Il y rencontre un certain Mike D’Antoni au club depuis 1977, avec qui il gagne dès sa première saison la coupe, le championnat d’Italie et l’Euroligue ! Pas arrivé pour faire de la figuration, il plante encore 26 points par match et prend toujours 10 rebonds !

    Lors de sa deuxième saison, il est de nouveau champion d’Europe et revient même avec le titre de MVP du Final Four, avec 25 points et 12 rebonds en finale ! Il passe au total 7 saisons en Italie, visitant trois clubs, prenant au passage un autre titre de champion d’Italie avec Milan. Bob a de beaux restes! Lors de son séjour en Italie, l’ancien Brave tourne à 27 points et presque 9 rebonds par match.

    Quand il prend sa retraite à 41 ans, il laisse sa marque sur l’Italie et sur l’Europe entière. Il dira même avoir plus apprécié ses 7 saisons italiennes que ses 14 saisons NBA en 2008 lors de la cérémonie des 50 meilleurs contributeurs de l’ Euroligue.

    1986–87 Tracer Milano – Robert Allen « Bob » McAdoo, Kenneth « Ken » Barlow

    Et après…?

    Après cette énorme carrière, Bob McAdoo est toujours actif dans le sport qui lui a tant donné !

    Depuis 1995 et sur demande de Pat Riley (son coach aux Lakers), il est assistant coach au Heat de Miami, participant à l’obtention de 3 titres NBA. Ces 5 dernières années, toujours au Heat, il a un rôle axé scouting. Lui qui a tant été balladé comme joueur NBA en est à près de 25 ans dans la même franchise !

    Et bien sûr, il a été intronisé au Hall of Fame en 2000 !