Pour les amateurs de sport qui aiment prolonger le plaisir après le coup de sifflet final, suivre les cotes et les marchés peut ajouter une autre dimension à l'analyse des matchs. En France, la pratique du pari sportif évolue et certains joueurs se tournent désormais vers des plateformes acceptant les cryptomonnaies ; pour s'y retrouver, un comparatif des bookmakers crypto permet d'identifier les offres disponibles et de comparer leurs conditions en toute transparence. Comme toujours, il convient de miser de manière responsable et de ne jouer que ce que l'on peut se permettre de perdre.
Wilt Chamberlain aux côtés d’Abe Sapertstein, propriétaire historique de la franchise. Source : Basket Europe
“Ils nous regardèrent comme si nous avions tué le Père Noël”. Louis “Red” Klotz commente la réaction des fans lorsque le buzzer retentit. En ce 5 janvier 1971, les Harlem Globetrotters s’inclinent pour la première fois de leur Histoire face à leur éternel rival, les Washington Generals. Si des enfants pleurent dans les gradins, c’est que les Globetrotters perdent aussi souvent contre leur alter-égo que Lebron James en playoffs face aux Raptors. Leur bilan clownesque serait de 16 000 victoires pour une seule défaite. “Faut pas pousser mémé dans les orties, ce n’est qu’une parodie de basket” diront les connaisseurs.
Et pourtant, nous avons oublié que l’immense Wilt Chamberlain a évolué aux couleurs de la franchise, ou que celle-ci remporte le World Basketball Tournament en 1940. Et oui, il y a quatre-vingt ans les globies étaient sacrés Champions du Monde. Les Harlems Globetrotters, seulement du show et des paillettes ? Cette semaine, Clutchtime vous propose une piqûre de rappel en basketball, comédie et politique. Retour sur l’héritage d’une des franchises les plus emblématiques de notre formidable sport.
Pour les amateurs de sport qui aiment prolonger le plaisir après le coup de sifflet final, suivre les cotes et les marchés peut ajouter une autre dimension à l'analyse des matchs. En France, la pratique du pari sportif évolue et certains joueurs se tournent désormais vers des plateformes acceptant les cryptomonnaies ; pour s'y retrouver, un comparatif des bookmakers crypto permet d'identifier les offres disponibles et de comparer leurs conditions en toute transparence. Comme toujours, il convient de miser de manière responsable et de ne jouer que ce que l'on peut se permettre de perdre.
Une équipe afro-américaine
L’équipe des Globetrotters durant les années 1930. A gauche du cliché, Abe Saperstein. Source : Nbahistory.com
L’identité des Harlem Globetrotters était vouée à la facétie dès sa création. La franchise qui apparaît en 1926 n’est pas originaire de « la grosse pomme » mais de Chicago, Illinois. Durant trois décennies, l’équipe est itinérante au sein du territoire américain, sans jamais quitter ses frontières. Pourquoi ce pseudonyme mensongeur alors ? Car le premier propriétaire des Harlem Globetrotters, Abe Saperstein, désirait conférer à son équipe un surnom évoquant la culture afro-américaine. Or, dans les années 1930, le quartier New-Yorkais de Harlem est la “capitale de la culture noire” notamment grâce au mouvement artistique, littéraire et musical de la “Renaissance de Harlem”.
L’appellation mensongère a le mérite d’éclairer le statut des Harlems Globetrotters à leur genèse. C’est une équipe uniquement composée de joueurs noirs, dans une Amérique de l’entre-deux guerres encore régie par les lois Jim Crow (1876-1965). Ces lois particulièrement appliquées dans les Etats du Sud des Etats-Unis imposaient une ségrégation spatiale entre les individus selon leur couleur de peau, et un système de discrimination quotidien.
Une fontaine avec pour indication « pour gens de couleur uniquement », symbole de la ségrégation de l’espace public américain sous le système Jim Crow. Crédit photo : History.com
A cette époque, la ségrégation s’applique aussi aux parquets. Les rencontres entre les communautés afin de mettre à l’épreuve sa passion du basketball n’existent pas. Coéquipiers comme opposants doivent partager la même couleur de peau. De même, aucune mixité n’est tolérée dans le public et les gradins sont “racialisés”.
Les premiers Globies sont obligés de parcourir le pays afin de gagner leur vie lors de matchs d’exhibition rémunérés. La violence raciste est un fardeau associée à leur travail, même auprès de leur public et des populations locales qu’ils rencontrent . Ben Green, historien des Globetrotters, rapporte le traitement qui était réservé aux joueurs lors de leur arrivée dans des localités sudistes particulièrement racistes. Lors d’une halte en Floride, à Jacksonville, l’équipe se voit refuser son entrée dans un hôtel à cause de sa couleur de peau. Un singe savant, artiste de cirque se rend quelques jours plus tard dans le même hôtel :
« Ils lui ont donné la suite présidentielle et toutes les bananes qu’il désirait, tandis que les Globetrotters ont été refusés à l’entrée ».
Témoignage de Ben Green, historien des Globetrotters pour le média Big Read.
Des Clowns Victorieux
Meadowlark Lemon, légende des globies, moqueur. Source : ABC.com
Malgré ces difficultés, les Globetrotters poursuivent leurs confrontations dans tout le pays. Très techniques et physiques, ils marchent sur la concurrence. Les blow out s’accumulent et l’équipe adopte un style de jeu moqueur, détaché lorsqu’elle mène largement au score. Du Trashtalk avant-gardiste. C’est ainsi de la domination que naît une nouvelle identité pour l’équipe, qui va participer à construire sa renommée. Le véritable show organisé par les Globetrotters chaque soir amuse et attire un public noir et blanc désormais conséquent.
Le propriétaire Abe Saperstein signe des contrats pour effectuer les matchs d’exhibition des Globetrotters en première partie de rencontres NBA. Ils sont en réalité la véritable attraction de l’événement sportif. Dans le documentaire “The Harlem Globe Trotters, The Team That Changed the World” (2005, Sear), Bob Cousy, la légende des Celtics témoigne : “On jouait à guichet fermé mais lorsqu’ils finissaient leur rencontre, la moitié de la salle se vidait, donc nous (les équipes NBA) prenions conscience de notre second-rôle dans la soirée.”
Film promotionnel des Harlem Globetrotters en 1956
C’est grâce à cette renommée qu’est organisé un match de gala contre les Minneapolis Lakers le 19 février 1948.
Les Lakers évoluent alors en National Basketball League, l’ancêtre de la NBA. Ils sont la meilleure équipe d’un championnat entièrement caucasien. Les grandes instances de la NBA rechignent alors à intégrer des afro-américains à leur compétition. La doxa dominante raciste s’applique aussi au basketball. Cette mentalité est expliqué par le journaliste Dave Zarum, dans un article intitulé “The Ambassadors”, recueil de témoignages autour des Harlem Globetrotters pour le média Big Read.
J’entendais des choses comme, « Les noirs ne peuvent pas jouer meneur de jeu car ils ne peuvent pas réfléchir et encore moins diriger. Les noirs sont bons pour le rebond et les tâches ingrates , mais on ne peut pas vraiment leur faire confiance sur le terrain car ils sont dans l’incapacité de s’adapter au jeu complexe de la NBA ».
Mannie Jackson, ancien joueur et propriétaire des Globetrotters.
La rencontre a lieu à Chicago dans un contexte houleux. Plus qu’un simple de match de basket, l’opposition sur le terrain est un véritable clash sociétal. La semaine du match, un adolescent afro-américain avait été battu à mort par six hommes blancs. Ce n’est ainsi pas une coïncidence si à quelques secondes du coup d’envoi de cette opposition médiatisée, le Président américainHarry Truman tient un discours officiel promouvant la tolérance entre les communautés.
George Mikan, considéré comme la première superstar NBA, source : Inside Basket.
Les Globetrotters éteignent littéralement Georges Mikan. Ils maintiennent le pivot dominant des Lakers sous la dizaine de points. Les outsiders s’imposent ainsi au buzzer avec la manière et au suspense, à l’issue d’un match serré (61-59). Une équipe uniquement composée de joueurs afro-américains vient de vaincre la meilleure équipe du championnat américain. Un an plus tard, les Globetrotters réitèrent l’exploit et battent une nouvelle fois les Lakers.
L’événement participe à accélérer les démarches d’inclusion de joueurs noirs en NBA : désormais considérés comme plus légitimes à évoluer au haut niveau. La mixité permet d’ailleurs d’apporter de nouveaux spectateurs à une ligue qui n’est désormais plus strictement réservée aux blancs. Lors de la saison NBA 1950-1951, le pivot Nat “Sweetwater”Clifton ancien joueur des GlobeTrotters, devient ainsi le premier afro-américain à être drafté et à évoluer au sein d’une équipe NBA, chez les New-York Knicks. Il est le premier d’une longue lignée de joueurs afro-américains à contribuer à faire grandir l’Organisation.
En 1994, Mannie Jackson acquiert les Harlem Globetrotters et devient le premier propriétaire noir d’une franchise sportive sur le continent américain, toutes disciplines confondues.
Plus qu’un simple parodie de basketball, les Harlem Globetrotters ont participé à révolutionner la vision de la société américaine à propos de ses athlètes afro-américains. Au début des 50’s, ce constat donne des idées au secrétaire d’Etat Américain qui va manigancer un “Communist Tour” avec les joueurs de Abe Saperstein. Clutchtime vous donne rendez-vous la semaine prochaine pour la suite de l’épopée GlobeTrotters avec un dossier sensible : le Basketball au cœur de la Guerre froide.
Chaque
semaine Clutch Time vous propose un petit focus sur les rookies afin
de faire le point sur les bonnes ou mauvaises performances des
débutants.
Nous entamons le dernier mois entier de la saison régulière et il ne reste plus qu’une vingtaine de matchs à jouer. Les victoires seront cruciales et les positions pour les Playoffs déterminantes. Cette année, nous avons la chance d’assister à un duel à distance passionnant entre les deux rookies vedettes : Zion Williamson et Ja Morant. Qui des Pelicans ou des Grizzlies finira la saison en boulet de canon ? (les statistiques sont arrêtées au 04/03/20)
Duel
pour le ROY, mais aussi pour la 8e place à l’Ouest
Zion Williamson, PF, New Orleans : 16m, 24.2pts, 6.9rds, 2.2pds
Débutons par une excellente nouvelle: le phénomène Zion ne faiblit pas! Sa moyenne de points par match ne cesse d’augmenter depuis son apparition dans nos carnets hebdomadaires. Sa vivacité sous les cercles est un cadeau du ciel pour New Orleans qui peut se permettre d’envisager actuellement d’accrocher le dernier spot pour les Playoffs.
Tout d’abord, dans la victoire contre Cleveland, l’intérieur a apporté 24pts en 30 minutes, avec une belle efficacité dans la raquette: 11/16 aux tirs. Seulement trois petits rebonds sur ce match, soit son plus faible total depuis ses débuts. Un chiffre qui peut s’expliquer en partie par son collègue gourmand Derrick Favors (15 prises) mais aussi lié au fait que son équipe s’est montrée particulièrement adroite sur ce match limitant ainsi le nombre d’opportunités de gober un rebond offensif.
Mais, s’il faut retenir un match cette semaine, c’est bien le duel Zion vsLeBron James dimanche dernier. Ces deux extra-terrestres ont livré une bataille plus que divertissante, avec 34pts, 12rds, 13pds pour le King, tandis qu’en face Zion affiche un record en carrière avec 35pts avec un rassurant 11/13 aux lancers-francs.
Un match très compétitif qui fut remporté par les Lakers sans Anthony Davis. Le public du Smoothie King Center a eu le privilège d’assister à une match dans lequel James est toujours aussi motivé face à un jeune Zion aux dents longues. Avouez que cette affiche serait parfaite pour un 1er tour de Playoffs !
Petit accroc tout de même la nuit dernière avec la défaite surprise des hommes d’Alvin Gentry. Malgré le 12e match de suite à plus de 20 points du bondissant Zion (25pts, 10/19 aux tirs, 8rds), les Pelicans n’ont pu stopper D’Angelo Russell et Malik Beasley en toute fin match. Une mauvaise séquence qui coïncide naturellement avec le passage sur le banc du prodige.
Ja
Morant, PG, Memphis Grizzlies : 55m, 17.6pts, 3.4rds, 7pds
La série de 5 défaites de suite n’est plus qu’un mauvais souvenir. Les Grizzlies sont à nouveau repartis sur un rythme de jeu élevé avec comme pilote, l’imprévisible et explosif, Ja Morant. Cependant, il est bon de rappeler que lors de cette mauvaise passe, Memphis a enchaîné des déplacements compliqués chez les grosses écuries de l’Ouest que sont les Rockets, les Clippers et les Lakers.
De plus, le meneur doit gérer sa partition sans ses deux cibles préférées : Brandon Clarke et Jaren Jackson Jr. Deux joueurs complémentaires et tellement importants dans le jeu. C’est ainsi que Memphis va lâcher deux matchs, dont une grosse défaite à Houston de 28pts. Morant n’a pu apporté que 12pts et 9pds et a défendu sur des joueurs comme Covington et non sur Westbrook ou Harden, afin de camoufler ses lacunes dans ce domaine. La deuxième défaite est la plus frustrante, avec trois points d’écart à Sacramento. De’Aaron Fox (25pts) remporte pour la deuxième fois en peu de temps son matchup contre un Ja toujours aussi aérien (20pts 11pds).
Heureusement, c’est quand on pense que le rookie commence à faiblir face à l’enchaînement infernal de matchs, qu’il propose sa plus belle performance de la saison ! Son match référence, il le réalise contre les Lakers, dans une victoire magistrale et essentielle pour les Playoffs. Le jeune joueur finit le match avec 27pts, 6rds, 14pds (record personnel!) et un surprenant 4/6 à 3-pts. C’est simple, il n’a pas répété les mêmes erreurs que lors de la dernière confrontation entre les deux formations.
https://www.youtube.com/watch?v=LpquQqNWrLU
Ses passes à l’intérieur pour Valenciunas sont effectuées dans le bon timing, ses changements de rythme et de direction lorsqu’il drive sont redevenus redoutables, et même si cela semble insensé, il n’hésite pas à monter au dunk sur Anthony Davis ! Cerise sur le gâteau, il est confiant sur son tir extérieur avec quatre tirs à 3-pts, une première dans un seul match pour le joueur de 20 ans !
Ils méritent leur place de titulaire
Photo by Cato Cataldo/NBAE via Getty Images
R.J.
Barrett, SG, New York Knicks : 51m, 14.1pts, 5rds, 2.5pds
Le rookie des Knicks vient d’effacer quelques doutes quant à son implication et son apport en attaque. Lors de ses quatre derniers matchs, il affiche des pourcentages aux tirs bien au dessus de ses standards habituels : 50% aux tirs et 41.2% à 3-pts (via NBA.com).
Dans la défaite chez les Sixers, Barrett a scoré 15pts, capté 5rds et distillé 6pds. L’ancien coéquipier de Zion à la fac, est de plus en plus autorisé à mener les attaques, par conséquent, sa moyenne de passes décisives augmente. Sa connexion avec Julius Randle est intéressante, d’autant plus, qu’il s’agit du coéquipier le plus rechercher par le rookie (28% de ses passes sont pour Julius Randle, via NBA.com).
Des signes positifs qui sont confirmés lors des deux victoires contre les Bulls puis contre les Rockets. Le N°9 des Knicks tient à s’impliquer dès le début du match avec 17pts en première mi-temps face aux Bulls et 19pts contre les Rockets, là aussi, en première période. Barrett a peut-être gagné en confiance ces derniers jours, en tout cas il rentre ses tirs et n’hésite pas à demander à ses partenaires de lui laisser le champ libre pour jouer en isolation.
Sa très belle performance contre Houston vient couronner une semaine positive, avec un record de points égalé : 27, et une action clutch en toute fin de match sur un drive main gauche face à un PJ Tucker qui a tenté de jouer le passage en force.
Le rookie commence à prendre de plus en plus de place en attaque, les Knicks ont déjà deux victoires de plus que la saison dernière, et le puissant Leon Rose a bien pris ses fonctions à la tête de la franchise. Les Knicks n’ont peut-être jamais été aussi proche d’entrevoir le bout du tunnel.
Le soleil est de retour dans le sud de la Floride. Après avoir essuyé une défaite embarrassante à domicile face aux Timberwolves, Miami a retrouvé un peu de sérénité avec trois succès consécutifs. Lors des quatre derniers matchs, le rookie est devenu l’une des armes offensives N°1 de l’équipe et en l’absence de son compère Tyler Herro, l’arrière de 25 ans prend plus de tirs : 9/19 aux tirs et 24pts contre Minnesota, 6/10 et 16pts contre Dallas, 9/14 et 21pts contre Brooklyn, 5/12 et 13pts contre Milwaukee.
Malgré sa taille, Nunn n’est pas réellement le meneur de jeu exclusif du Heat. En effet, le staff préfère démarrer les schémas offensifs avec Bam Adebayo ou bien Jimmy Butler pour trouver le partenaire démarqué. Par conséquent, Nunn peut se contenter de perforer la défense adverse sur un drive, sur un pull up, ou bien sur un catch and shoot comme on peut le constater sur la vidéo ci-dessous.
Sur les trois derniers matchs, la
fréquence de tirs sur catch and shoot a légèrement augmenté de
+4%, et son EFG atteint les 70% alors qu’il tourne
autour des 53.8% en saison ! (via
NBA.com)
Tout n’est pas parfait, bien qu’il soit essentiel pour débloquer des situations en attaque, on n’oublie pas qu’il présente encore des lacunes en défense. Il n’a pu rester face à D’Angelo Russell contre les Wolves en se faisant siffler 5 fautes, et a semblé impuissant face aux 37pts de Seth Curry dans la victoire contre les Mavs.
De’Andre Hunter, SF, Atlanta Hawks : 59m, 12.4pts, 4.3rds, 1.8pds
Depuis notre dernier rapport, le
champion NCAA 2019 alterne le bon et le mauvais. En effet, il est
capable de sortir une performance insipide face au Magic avec
seulement 2pts, 0/8 aux tirs en 35′ puis enchaîner son deuxième
double double de la saison dans la victoire face aux Nets :
18pts, 4/8 à 3-pts et 10rds. Cette performance peut être liée au
fait que le staff des Hawks ait placé John Collins au poste
5, libérant ainsi encore plus d’espace pour le meneur scoreur Trae
Young, qui ne manquera pas de trouver ses coéquipiers démarqués
à 3-pts.
L’ailier va poursuivre ses bonnes sorties offensives avec la belle victoire face aux Blazers en apportant 22pts, avec un joli 6/9 à 3-pts ! Hunter a bénéficié du plus grand nombre de minutes sur le terrain de l’équipe avec 38′.
Bien qu’il semble plus confiant sur catch and shoot et plus à l’aise en jouant dans le corner ou bien sur closeout, il n’est pas à l’abri de trou d’air comme en atteste son match râté dans la défaite contre Memphis avec seulement 6pts, 0/4 à 3-pts, en 30′ avec un ratio -35pts quand il est sur le terrain. Il reste encore quelques matchs, espérons qu’il puisse démontrer un certaine régularité dans son apport offensif.
Darius
Garland, PG, Cleveland Cavaliers : 59m, 12.3pts, 1.9rds, 3.9pds
Le meneur des Cavaliers poursuit sa
saison sans pour autant faire parler de lui. Ses performances
semblent quelconques : 12pts en 33′ dans la victoire surprise
contre les Sixers, 15pts en 35′ dans la défaite contre New Orleans
et 10pts en 29′ dans la défaite contre Indiana.
A 20 ans, le rookie est parfois cantonné à un rôle secondaire en attaque derrière son partenaire de backcourt Collin Sexton. En effet, lors du match contre Philadelphie, Garland a joué le money time en étant coincé dans le corner, en tant qu’observateur privilégié du show Sexton. Pourtant, il est beaucoup plus utile sur pick and roll, et son association avec son intérieur Tristan Thompson semble intéressante à bien des égards.
De toute évidence, Garland n’est pas encore apte pour se créer lui même son shoot. Il lui faut donc un intérieur qui vienne lui poser un écran afin de déstabiliser la défense et libérer de l’espace pour un tir ouvert. Thompson est dans la ligue depuis assez longtemps pour savoir comment se placer et ainsi bloquer les intérieurs adverses, comme se fut le cas pour Derrick Favors sur la vidéo ci-dessus.
Après son mauvais match contre
Indiana, Garland a été placé au repos par la franchise de l’Ohio
lors de la rencontre face à Utah lundi dernier.
Rui Hachimura, F, Washington Wizards : 37m, 14.1pts, 6rds, 1.6pds
Le japonais est toujours titulaire dans une franchise toujours en course pour les Playoffs à l’Est. A seulement quatre victoires derrière Brooklyn, les hommes de Scott Brooks peuvent encore espérer accrocher l’un des derniers spots de leur conférence. Par ailleurs, Washington pourra compter sur le 9e choix de la draft pour scorer si besoin, comme lors de la victoire contre… Brooklyn.
En effet, avec 17pts en seulement 26′,
Hachimura est un joueur qui peut apporter sur demi-terrain avec de
l’activité dans la raquette et un jump shoot intéressant à
mi-distance.
Son implication sous les arceaux n’est plus à prouver, comme le démontrent ses 4 rebonds offensifs (record égalé) dans la défaite contre Utah, ainsi que ses 8 rebonds dans la victoire contre Golden State, soit le meilleur total de son équipe. De plus, nous avions évoqué lors des carnets précédents sa progression à 3-pts. Lors de ses quatre derniers matchs, il tourne à 62.5% à 7m23 avec au minimum un tir rentré sur 5 matchs de suite, une série record pour lui cette saison.
Cette nuit, il n’a pu empêcher la défaite des siens à Sacramento malgré 20pts, 6rds et 2ints. Le japonais a pu démontrer une réelle faculté à aller sur la ligne des lancers-francs: 7/8.
P.J. Washington, PF, Charlotte Hornets : 54m, 12pts, 5.5rds, 2.1pds
Actuellement, les ambitions des Hornets se résument à faire jouer et progresser leurs jeunes joueurs. Bien que la franchise ne soit qu’à cinq victoires de la 8e place, les espoirs de Playoffs semblent utopiques. Bonne nouvelle pour le rookie PJ Washington, qui se voit ainsi, accorder plus de temps de jeu avec 36′ dans la victoire contre New York, 31′ lors du match remporté face aux Raptors et encore une fois 31′ dans une courte défaite contre les Bucks.
Le staff de coach Borrego, s’accorde à proposer un maximum de responsabilités et de temps de jeu aux jeunes de l’équipe, mais aussi pour tester différents lineups. En effet, il semblerait que la franchise se dirige sur certaines séquences vers un cinq plus petit avec un PJ Washington en pivot, Devonte’ Graham et Terry Rozier dans le backcourt, puis Miles Bridges et Cody Martin dans les ailes. Selon Basketball Reference, ce lineup offre un différentiel de +8,9pts par match et surtour une hausse de +5.3 de 3-pts marqués par rapport à l’adversaire sur 100 possessions.
Dans ce schéma tactique, l’ancien joueur de Kentucky enchaîne les déplacements le long de la ligne à 3-pts, les mains à mains et les pick and pop. Par ailleurs, il n’a jamais autant tenté de tirs à 7m23 depuis le début de la saison avec 7 tentatives de moyennes ! En revanche, pour maintenir une telle stratégie, il serait bon qu’il soit plus régulier, seulement 28.6% de réussite (via NBA.com).
La nuit dernière, Charlotte a de nouveau usé d’un cinq « small ball » avec Washington dans le rôle de pivot/poseur d’écran. Les Hornets n’auront pas démérité avec les 19pts, 5/9 à 3-pts de PJ et une courte défaite d’un petit point face aux Spurs du coach Tim Duncan.
— Hornets On FanDuel Sports Network (@FDSN_Hornets) March 4, 2020
Les
remplaçants font le job
Jose Carlos Fajardo – Bay Area news Group
Eric Paschall, PF, Golden State Warriors : 57m, 13.8pts, 4.7rds, 1.9pds
Les fans de la Bay Area attendaient avec impatience le retour de Stephen Curry ce week-end, mais c’est sans grande surprise que son come-back est remis à plus tard. En attendant, il faut se contenter des performances des rookies des Warriors comme le vaillant et tonique Eric Paschall. Le rookie en provenance de Villanova s’est démené dans la défaite face aux Lakers avec 23pts en seulement 26 minutes de temps de jeu. L’intérieur combine beaucoup avec un autre rookie : l’arrière Jordan Poole et obtient la majorité de ses points dans la raquette (55% des tirs sont pris dans cette zone, via NBA.com).
Chez les Suns, il va à nouveau se montrer avec 25pts en 32′. Une victoire surprise pour Golden State qui a pu compter sur la puissance de Paschall.
La défense des Suns n’a trouvé aucune solution face à ce musculeux intérieur de 2.01m. Lorsque Devin Booker était placé en défense, Paschall a choisi de driver vers le cercle et de faire parler sa puissance. Lorsque c’est le grand Deandre Ayton qui s’est collé au problème, le Warrior a tenté son tir extérieur en toute confiance.
Malgré la défaite contre les Wizards, son efficacité aux tirs est toujours intéressante avec 7/14 aux tirs et 17pts. Cela nous donne une moyenne convenable de 54.5% sur ces trois derniers matchs (via NBA.com).
La nuit dernière, il fait parti des Warriors qui vont renverser les Nuggets dans le dernier quart-temps. Il finit son match avec 22pts, 5rds et 5pds.
Coby
White, PG/SG, Chicago Bulls : 61m, 12.6pts, 3.5rds, 2.5pds
Après une semaine de folie (101 points en 3 matchs), le scoreur inconscient des Bulls est redescendu un peu de son nuage avec « seulement » 22pts dans la défaite à New York, et 19pts dans la victoire étriquée contre Dallas.
Chicago débute mal ses matchs et White en profite alors pour tenter un maximum de tirs dès qu’il rentre sur le terrain. En revanche, la réussite est moins présente que la semaine passée. Seulement 40.5% aux tirs sur ces deux matchs, sans oublier de préciser qu’il tente en moyenne 18.5 tirs par matchs soit le plus grand nombre de tentatives pour un rookie (via NBA.com).
White
est indubitablement attiré par le panier et cela se voit sur le
terrain. Il a profité de l’absence de Zach LaVine pour prendre 20
tirs face aux Mavericks, heureusement pour Chicago, les Mavs n’ont pu
réussir complètement leur come-back dans ce match.
Cameron
Reddish, SF, Atlanta Hawks : 54m, 10pts, 3.7rds, 1.5pds
L’ailier des Hawks a été récompensé de ses dernières belles sorties en étant titulaire lors des victoires contre Portland et Brooklyn. C’est d’ailleurs contre les Nets, que Reddish va s’offrir son record en carrière avec 26pts en 34′ sans oublier de relever son joli 6/9 à 3-pts !
Sur ce match, les Hawks ont scoré 141pts ! Le cercle a semblé plus large, mais surtout, l’arrière Trae Young a complètement déstabilisé la défense et a pu trouver ses partenaires démarqués et libres de tout marquage. Reddish a pu obtenir des positions de tirs confortables à 3-pts et a pris feu dans le 3e quart-temps avec 17pts.
En revanche, l’adresse n’a pas été au rendez-vous face aux Trail Blazers avec seulement 8pts en 24′ mais avec un ratio de +16 lorsqu’il est sur le terrain. Par ailleurs, il a proposé une défense honorable face au scoreur CJ McCollum. Coach Lloyd Pierce peut notamment compter sur son rookie pour switcher en défense. Enfin, l’ex-coéquipier de Zion a été mis au repos face aux Grizzlies suite à des problèmes au niveau du dos.
Malgré le changement de coach, les Cavaliers sont condamnés à regarder les mocks draft sur cette fin de saison. En attendant, KPJ continue de prendre de l’épaisseur dans la rotation avec une moyenne de 33.1′ de temps jeu, soit la 3e plus grosse moyenne pour un rookie sur les trois derniers matchs (via NBA.com).
L’arrière ne refuse jamais un tir comme lors de la défaite face aux Pelicans avec 19 tentatives (record) et pour « seulement » 16pts. KPJ a connu un début de match compliqué comme toute son équipe, puis il a cherché à scorer sur son tir favori, le step back sur son côté droit. Néanmoins, il n’a été que très peu en réussite sur ce match en scorant ses deux paniers à 3-pts que dans le garbage time.
De
plus, dans la défaite contre Indiana, il a fait preuve d’une réelle
envie d’avoir la balle dans les mains, mais vraiment…
Son 2e type de tir le plus fréquent est donc sans surprise, le step back jumper. En revanche, il tourne pour le moment seulement à 26.9% de réussite sur ce type d’action, et 34.8% à 3-pts (via NBA.com). Il y a encore un peu de travail devant lui avant de le comparer à James Harden.
Enfin, suite au frofait de Darius Garland face à Utah, KPJ a connu sa 3e titularisation de la saison. L’arrière n’a jamais passé autant de temps sur le parquet avec près 41′ pour 16pts, 4rds et 4pds, mais avec un ratio négatif de -22 quand il est sur le terrain.
Pour la première fois de l’histoire des carnets des rookies, nous évoquons le cas de l’italien ! Le rookie de 28 ans est de plus en plus utilisé par Alvin Gentry et la production statistique de Melli s’améliore. En effet, pour la première fois de la saison, il score au minimum 10pts depuis cinq matchs.
L’ancien joueur de Fenerbahçe offre une solution intéressante en le combinant avec le puissant Zion Williamson dans le frontcourt. Il propose du spacing (38.4% 3-pts) permettant ainsi de libérer de la place dans la raquette pour que Zion puisse faire son chantier tranquilement.
Par ailleurs, sa défense reste acceptable, si vous prenez en compte ses qualités athlétiques peu avantageuses. Il n’y a qu’a voir comment il arrive à contrer un Kevin Porter Jr lancé en contre-attaque ou bien son aide défensive sur Kyle Kuzma après avoir bien défendu sur KCP.
Mychal Mulder, SG, Golden State Warriors : 4m, 12pts, 3.8rds, 1pd
Dommage pour les fans des Warriors et surtout pour ceux qui sont à San Francisco tout près du flamboyant Chase Center… Le retour de Stephen Curry est donc reporté (annulé?) et la franchise peut donc signer des inconnus pour des contrats de dix jours afin de tanker tester de nouveaux talents. L’heureux élu est donc un ancien joueur de Kentucky de 1.93m, qui a pu démontrer une certaine disposition à scorer, comme lors de son match face à la pire défense de la ligue : les Wizards.
Le canadien a pu scorer 17pts dans ce match perdu. L’ancien joueur de l’équipe de G-League des Sioux Falls Skyforce a notamment reçu les compliments de la part de son coach Steve Kerr concernant son aptitude à défendre sur les stars adverses.
« Je suis impressionné non seulement par son shoot, mais aussi par sa défense. Hier soir, il a relevé un très bon défi avec Devin Booker. Ce soir, nous l’avons mis sur Bradley Beal par moments. Il accepte le défi et joue mieux qu’il n’en a l’air. » Steve Kerr
Une attitude qui fut récompensée avec sa toute première titularisation la nuit dernière dans la victoire surprenante chez les Nuggets. Il termine son match avec 15pts et confirme ses aptitudes de sniper avec 5/10 à 3-pts.
Toujours coincé sur le banc suite à des problèmes à la cheville droite, le joueur du Heat n’a toujours pas effectué un entraînement complet avec contact (via Rotoworld).
Chaque semaine Clutch Time vous propose un petit focus sur nos français de NBA et de G-League, afin de faire le point sur les performances de nos compatriotes outre-Atlantique.
source : FFB, montage CTFrench
Cette semaine, l’euphorie du All-Star Game est retombée et certains de nos joueurs ont eu besoin de souffler un peu pour soigner quelques pépins physiques et se remettre dans le sens de la marche pour aborder ce dernier mois et demi de compétition. Du côté des jeunes français de NBA, on reste néanmoins sur des prestations timides pour la plupart, malgré quelques fulgurances pour certains. Nos frenchies ont d’ailleurs l’opportunité de se croiser au cours de plusieurs rencontres cette semaine qui auront souris aux uns et déçus les autres.
(statistiques arrêtées au 02 mars 2020)
Les Tauliers
Nicolas Batum – Charlotte Hornets (10ème à l’Est) *
3.6pts (34.6% FG dont 28.6% à 3pts), 4.5rbds, 3ast, 0.8stl, 0.4blk (22 matchs)
Nicolas Batum n’a plus joué depuis le match à Paris face aux Bucks (le 24 janvier dernier), rencontre que le français avait débuté en tant que titulaire à la place de Miles Bridges. Depuis le trentenaire est mis de côté dans la rotation de James Borrego. Tandis que Miles Bridges et Cody Martin affichent désormais une forme intéressante, Batum n’a jamais semblé aussi loin d’un retour sur les parquets.
Evan Fournier – Orlando Magic (7ème à l’Est)
19pts (46.9% FG dont 40.6% à 3pts), 2.6rbds, 3.2ast, 1.2stl, 0.2blk (59 matchs)
Nouvelle semaine très convaincante pour Evan Fournier qui a démarré mardi par une victoire à Brooklyn (115 à 113), principal rival pour la 7ème place de la Conférence Est (afin d’éviter l’ogre Milwaukee au 1er tour), rencontre durant laquelle notre français de Floride s’est mis en avant, terminant la rencontre avec 21 points à 3 sur 8 de loin, un rebond et quatre passes décisives. Plutôt adroit, Fournier s’est néanmoins fait chahuté en défense par les arrières des Nets (LeVert, Dinwiddie, Temple) sans que cela ne vienne entacher la victoire des siens. Dans la foulée de cette belle victoire, le Magic a su enchaîner deux victoires de suite, face aux Hawks jeudi (130-120) puis face à Minnesota (136-125), rencontres durant lesquelles le français a alterné le bon et le moins bon.
Après un blockbuster à 28 points, 4 rebonds, 5 passes et 3 interceptions à Atlanta, Vavane s’est montré plutôt discret lors de la réception des Timberwolves, finissant avec seulement 11 points pour seulement 8 tentatives, son plus faible total depuis presque deux mois, mais va tout de même noircir sa feuille avec un rebond, trois passes, une interception et un contre et une défense intéressante. Pour leur troisième déplacement de la semaine à San Antonio, le Magic va cependant buter contre des Spurs (114-113) très adroits et relativement efficaces en première mi-temps pour empêcher le comeback d’Orlando en fin de rencontre. Durant cette défaite Evan va être néanmoins dans un grand soir avec 23 points (8/16 FG et 5/10 à 3pts), 3 rebonds, 5 passes, 4 interceptions et un contre en 30 minutes de jeu.
On avait senti la semaine dernière une légère baisse de régime du pivot français dans le jeu de son équipe, probablement dû à un All-Star break plus chargé pour lui. Cette semaine encore pourtant, Rudy Gobert nous a livré des prestations très discrètes, bien loin de ses standards des dernières semaines avant la coupure du mois de février. Difficile de chercher des réponses autres que la mise en retrait en attaque par son entraîneur Quin Snyder. Mardi face aux Suns Rudy était descendu pour le seconde fois de suite en dessous des dix rebonds, une première cette année, avec à la clé une grosse défaite 131 à 111, le français terminant avec 13 points, 8 rebonds, 2 passes, une interception et un contre, en difficulté en défense sur les big guys de Phoenix et sevré de rebond à cause de l’adresse remarquable de la franchise de l’Arizona.
Cette mauvaise dynamique va néanmoins se poursuivre cette semaine avec deux nouveaux matchs en dessous des 10&10. Face aux Celtics, les joueurs de Utah ont tous terminé avec plusieurs prises (2 au minimum pour Joe Ingles et 4 ou 5 rebonds pour les autres), obligeant son pivot à se contenter de 9 points (4/4 FG), 9 rebonds (5 offensifs tout de même), 3 passes et 2 contres avec une nouvelle défaite à la clé 114 à 103, la quatrième consécutive et la neuvième depuis un mois. Vendredi le Jazz s’est néanmoins ressaisi en venant à bout des Washington Wizards (129 à 119), mais avec un Rdy Gobert toujours timoré dans le jeu avec seulement 9 points et 9 rebonds, mais qui s’est rattrapé défensivement en collant 4 contres et 3 interceptions dans le match. Un retour aux valeurs sûres pour le néo-All-Star qui traverse semble-t-il une petite phase d’absence en attaque qu’on espère de courte durée.
Ian Mahinmi – Washington Wizards (9ème à l’Est)
7.4pts (49.5% FG dont 19.2% à 3pts), 5.7rbds, 1.3ast, 0.8stl, 1.2blk (38 matchs)
Semaine encourageante pour les Washington Wizards qui viennent de décrocher deux victoires sur les quatre rencontres disputées cette semaine. Lundi, les Wiz’ recevaient les Milwaukee Bucks de Giannis Antetokounmpo, l’occasion pour Bradley Beal de nous gratifier d’un match énorme (55 points) et Ian Mahinmi de revenir sur le devant de la scène en compilant 10 points (4/6 FG), 5 rebonds, une passe et une interception face à une raquette des Bucks sous pression. Malgré la défaite en prolongation 137 à 134, on se dit alors que les Wizards sont bien partis pour réaliser une bonne semaine. Vainqueurs des Nets mercredi 110 à 106, le français va être très peu mis à contribution durant la rencontre, la faute à un DeAndre Jordan taille patron en défense dans la raquette et un scoreboard partagé avec Moritz Wagner et Thomas Bryant. Terminant avec 4 points (2/4 FG), 3 rebonds, une passe et 2 interceptions sur le match, Ian Mahinmi s’est démené comme il a pu avec ce qu’on lui offrait et malgré un duel perdu face à son vis-à-vis.
La fin de semaine s’est compliquée en revanche pour l’ancien Pacer qui a vu son temps de jeu fondre encore pour finalement passer moins d’un quart-d’heure sur les parquets vendredi soir à Utah (défaite 129 à 119) avec seulement 2 points à 1/6 au shoot, mais 5 rebonds, une interception et deux contres. Insuffisant néanmoins pour Scott Brooks qui va décider de se passer du français pour le déplacement en Californie et les Golden State Warriors (victoire 124 à 110), lui préférant Thomas Bryant, plus convaincant cette semaine, notamment face à Utah où il aura inscrit 16 points en sortie de banc.
source : Fansided
Les Apprentis
Timothé Luwawu-Cabarrot – Brooklyn Nets (8ème à l’Est)
5.6pts (40.8% FG dont 39.5% à 3pts), 2.3rbds, 0.5ast, 0.4stl, 0.1blk (34 matchs)
Quatre matchs et quatre défaites pour Brooklyn qui patine et s’est vu chiper sa 7ème place à l’Est par le Magic d’Orlando. Lundi, Timothé Luwawu-Cabarrot n’a pas pu empêcher la défaite des siens justement lors de la réception des floridiens (défaite 115 à 113), affichant seulement 3 points au compteur (1/4 FG) mais une bonne présence sous les panneaux avec 6 rebonds (+ une passe). L’objectif était de reprendre le chemin du succès en se déplaçant chez les Wizards, mais manque de chance les Nets vont une fois encore s’incliner, avec une adresse catastrophique de loin à l’image du français qui va présenter une feuille de match assez terne avec 6 point (à 0/3 à trois points) et un rebond.
Et malheureusement pour TLC, la mauvaise dynamique va se poursuivre avec deux nouvelles défaites face au Heat (116 à 113) et surtout face aux Atlanta Hawks (141 à 118). Avec à nouveau 6 points inscrits vendredi à Atlanta (et un contre), puis 3 points face au Heat (à 1/4 derrière l’arc) avec 3 rebonds, une passe et une interception, la semaine de notre frenchie avec Brooklyn va ainsi se terminer comme elle avait commencé, dans la défaite et le doute (malgré un temps de jeu très régulier).
Frank Ntilikina – New York Knicks (14ème à l’Est)
5.9pts (38.5% FG dont 31.6% à 3pts), 2.2rbds, 3ast, 0.9stl, 0.3blk (51 matchs)
Touché à l’aine la semaine dernière, Frank Ntilikina a du manquer trois des quatre rencontres disputées par les New York Knicks cette semaine. En son absence, le rôle de meneur de jeu titulaire est revenu à Dennis Smith Jr. face aux Rockets (défaite 123 à 112) avant de voir Elfrid Payton faire son retour lors des défaites 101 à 107 face à Charlotte mercredi puis 115 à 106 face aux 76ers jeudi. De retour sur les parquets samedi soir, Frank a passé 17 minutes sur le terrain depuis le banc, compilant 4 points, 2 rebonds et 4 passes dans la victoire des Knicks 125 à 115 face aux Bulls, mettant ainsi fin à une série de six défaites.
Malmené défensivement par le rookie des Bulls, Coby White, Ntilikina a néanmoins fait preuve d’une activité intéressante en attaque, notamment à la récupération des rebonds et les phases de transition. On reste toutefois sur notre faim pour cette semaine, car le joueur tente rarement sa chance au scoring, préférant se muer en simple role player.
Elie Okobo – Phoenix Suns (9ème à l’Ouest)
4.2pts (40.6% FG dont 35.8% à 3pts), 1.7rbds, 2.1ast, 0.4stl, 0.1blk (51 matchs)
Complètement largué lundi lors de la seule victoire de la semaine pour les Suns, Elie Okobo avait été transparent au sortir du succès de ses coéquipiers à Utah (131 à 111), terminant avec un zéro pointé, trois rebonds et trois pertes de balle, sans voir la seconde mi-temps et avec une prestation défensive aux abois. Mais le français va progressivement se reprendre au cours de la semaine. Dans la défaite de la franchise de l’Arizona face aux Clippers (92 à 102), Elie va finir la rencontre avec 2 points (1/3 FG) et 3 passes mais une présence en défense retrouvée malgré le résultat. Vendredi face à Detroit, les Suns vont malheureusement s’incliner de deux points (113 à 111) aura fait preuve d’une adresse irréprochable (6 points à 3/3), sans toutefois peser réellement dans le match.
Samedi enfin, alors que Phoenix subissait une lourde défaite face aux Warriors (115 à 99), Elie Okobo va inscrire 14 points (4/8 FG dont 1/1 à trois points), 7 rebonds, 5 passes, réalisant au passage une de ses meilleures prestations de la saison… avec une défaite à la clé. Car c’est devenu monnaie courante chez l’ancien bordelais de réaliser ses meilleurs matchs tandis que les Suns perdent. Cette saison, notre frenchie a dépassé la barre des 10 points à neuf reprises (une fois en tant que titulaire) pour une seule victoire face… à Golden State. Difficile néanmoins de trouver une relation de cause à effet mais Okobo reste très peu décisif en sortie de banc et c’est la raison pour laquelle son statut de remplaçant numéro un au poste de meneur est remis en question par les supporters.
source : YouTube
Les Novices
Sekou Doumbouya – Detroit Pistons (9ème à l’Est)
6.6pts (38.9% FG dont 29.3% à 3pts), 3.3rbds, 0.4ast, 0.6stl, 0.2blk (34 matchs)
Semaine de la seconde chance pour Sekou Doumbouya qui a été pas mal chahuté dans le jeu depuis quelques temps et critiqué par son coach aux Pistons, Dwayne Casey. Cette semaine le français a donc lâché sa place de titulaire (une fois encore) pour retourner sur le banc et voir son temps de jeu descendre sous la barre des vingt minutes. Un sevrage qui ne s’est pas avéré totalement bénéfique pour les Pistons et le jeune Sekou qui ont tout de même perdu deux matchs sur trois cette semaine. Mardi, Detroit se déplaçait dans le Colorado pour défier Denver (défaite 115 à 98) et Sekou va malheureusement passé à côté de sa rencontre, inscrivant 3 points (1/5 FG) et mis en grande difficulté sur le plan défensif, dans la lignée de ses dernières sorties.
Les Pistons vont néanmoins se ressaisir en fin de semaine en décrochant une victoire au forceps face aux Suns (113 à 111) avec un Doumbouya plutôt convaincant en sortie de banc (6 points, 3 rebonds, une passe et une interception) malgré quelques défaillances encore apparentes dans le jeu. Pour terminer la semaine, la franchise du Michigan va s’incliner pour le huitième fois en dix matchs face à Sacramento (106 à 100). Durant la rencontre notre frenchie va malheureusement retomber dans ses travers en attaque et en défense, ponctuant sa semaine avec 5 points (1/3 dont 0/1 à 3pts) et 3 rebonds seulement.
Adam Mokoka – Chicago Bulls (10ème de Conférence Est)
Adam Mokoka semble avoir fait son trou du côté de Chicago ce mois-ci. Cette semaine, le français a reçu d’abord près de 20 minutes de temps de jeu face à Oklahoma (défaite 122 à 124), rencontre durant laquelle le rookie va inscrire seulement 3 points (un tir primé) et capter deux rebonds. Pas forcément à son aise dans le jeu lors de cette rencontre, l’arrière va passer par un retour à la case G-League en fin de semaine pour se remettre un peu dans le jus. Face à Greensboro, Mokoka va jouer 37 minutes et tourner à 10 points avec une adresse cata (4/17 FG dont 2/8 à 3pts) mais tout de même 6 rebonds et 5 passes pour contribuer à la victoire de Windy City 110 à 107.
Convaincu par sa prestation et son énergie, Jim Boylen va donc rappeler le jeune Adam dans l’effectif des Bulls pour le déplacement samedi à New York. Malheureusement pour notre français, Chicago va perdre une fois de plus (125 à 115), malgré un bon match de Mokoka qui va terminer la rencontre à 8 points (2/3 FG dont 2/2 derrière l’arc), un rebond une passe et une interception et une des meilleures évaluation en attaque de son équipe malgré ce revers (le 10ème depuis un mois).
Vincent Poirier – Boston Celtics (4ème à l’Est) (Maine Red Claws)
1.9pts (48.5% FG dont 50% à 3pts), 1.6rbds, 0.3ast, 0.1stl, 0.3blk (21 matchs)
Peu d’améliorations dans la situation de Vincent Poirer aux Celtics. Rentré en toute fin de rencontre lors du déplacement de Boston à Portland mardi (victoire 118 à 106), l’ancien joueur du Fenerbahçe n’a passé que 3 minutes sur le parquet, le temps pour lui d’apporter 2 points (1/2 FG) et de tenter un pull up jumper longue distance sans réussite. Vincent n’a malheureusement pas joué les deux autres matchs de la semaine face à Utah et Houston, ce qui laisse forcément un goût amer pour celui qui nourrissait de grands espoirs en rejoignant le Massachusetts cet été.
C’est sûr que c’est difficile, mais le plus dur, ce n’est pas forcément le faible temps de jeu mais l’irrégularité. Tu ne sais pas trop quand tu vas jouer, si tu vas jouer. C’est surtout ça. Être prêt à chaque match, quand tu sais que tu n’es pas dans les plans, c’est compliqué. C’est dur mais voilà, il faut essayer d’être bon quand on t’appelle. Il faut travailler au quotidien pour essayer d’être bon sur ces courtes séquences et montrer. Mais c’est compliqué de s’imposer dans une équipe qui gagne, qui tourne bien.
Interview accordée à Basket USA
Les Réservistes
Jaylen Hoard – Texas Legends(9ème de G-League) (Portland Trail Blazers)
17.2pts (53.4% FG dont 23.4% à 3pts), 6.6rbds, 2.1ast, 0.6stl, 0.4blk (21 matchs)
Pour notre premier frenchie de G-League, Jaylen Hoard s’est plutôt bien illustré cette semaine avec les Texas Legends, d’abord en allant décrocher trois nouvelles victoires pour remonter à la neuvième place des bilans de la saison (et désormais 4ème de la conférence Ouest). Mercredi, dans un remake de leur précédente rencontre, les partenaires de Hoard ont pris le meilleur sur les Vipers de William Howard, le français terminant la rencontre avec 11 points (5/7 FG) mais surtout 6 rebonds, 4 passes et une interception pour venir à bout 120 à 140 de Rio Grande Valley.
Vendredi, l’ailier va inscrire 16 points (7/13 FG) en 21 minutes jouées face à Sioux Falls (victoire 125 à 117), ajoutant également 4 rebonds, 2 passes et une interception et au terme d’une prestation aboutie sur le plan défensif. Enfin dimanche, les Legends vont réaliser la passe de trois en venant corriger les Suns de Northern Arizona (131 à 110) avec une dernière mèche allumée par notre français qui va finir la rencontre à 14 points (6/13), 6 rebonds et une défense encore excellente.
William Howard – Rio Grande Valley Vipers (25ème de G-League)
13.1pts (49.7% FG dont 38% à 3pts), 5.3rbd, 2.8ast, 1.6stl, 0.6blk (33 matchs)
De son côté William Howard a connu des fortunes diverses. Titulaire, le joueur a été plutôt discret sur le front de l’attaque des Vipers face aux Texas Legends puis face au Warriors de Santa Cruz. Résultat, une défaite pour le match de mercredi (120 à 140) et Howard qui termine avec 13 points mais seulement 4 tirs tentés, avec 6 rebonds, 3 passes et 3 interceptions pour la partie convaincante en défense. Face à Santa Cruz, l’ancien limougeaud va une fois encore faire preuve de discrétion dans le scoring mais d’une efficacité redoutable dans le jeu, terminant la rencontre avec 8 points (3/6 dont 2/4 derrière la ligne), 3 rebonds, 3 passes et 3 interceptions.
C’est pourtant ce week-end, dimanche soir pour être plus précis que Howard nous a réservé sa meilleure sortie de la semaine avec 18 points inscrits face aux Stockton Kings (victoire 130 – 105 par la même occasion) assortis d’une adresse exceptionnelle de cinq tirs primés sur neuf tentatives, 5 rebonds, 2 passes et une interception avec à la clé un match maîtrisé en défense comme à son habitude.
Pour cette saison 2019-2020, la rédaction de ClutchTime vous donne rendez-vous une fois par mois pour décerner les trophées aux joueurs du moment à la sauce ClutchTime évidemment.
Deuxième volet de nos trophées individuels pour le mois de février, avec au programme un mois de février chargé en émotions et en étoiles. La fin de la saison régulière avance à grands pas et certaines joueurs/équipes commencent à pointer le bout de leur nez, là où d’autres sont à la peine, entre petits bobos et épuisement.
Le MVP du Mois
Maddie Meyer/Getty Images
Jayson Tatum – Boston Celtics
Notre MVP du mois de février a peu connu la défaite ce mois-ci. Alors qu’il honorait sa toute première sélection pour un All-Star Game, à 21 ans, Jayson Tatum nous a gratifié d’une dizaine de matchs exceptionnels depuis son retour sur les parquets fin janvier. L’ailier des Celtics tourne en effet à 30.5 points par match depuis le 1er février, soit près de 9 points inscrits en plus par rapport à sa moyenne du début de saison. L’explication toute trouvée, réside certainement dans l’adresse exceptionnelle du joueur avec 47.5% d’adresse générale, pour un peu plus de vingt tirs pris par match, et pas moins de 48.1% d’efficacité au-delà de la ligne des 7m23 (neuf tentatives par match en moyenne). Des statistiques d’ailleurs en dessous du 50-50 que le joueur avait réussi à tenir avant la rencontre de cette nuit face aux Rockets.
Pour le reste, Tatum affiche également une présence exceptionnelle dans le jeu avec 7.9 rebonds, 3.2 passes, 1.2 interceptions et 1.3 contres par match en février, le tout pour un bilan de neuf victoires pour trois défaites. C’est surtout ce bilan collectif qui doit être mis en lumière tant le Celtic est parvenu à briller face à des formations relativement bien classées. De Philadelphie à OKC en passant par les Rockets (deux confrontations et deux défaites), Portland, Utah, les Clippers et leurs voisins les Lakers (défaite de deux points, mais en égalant son record personnel avec 41 points), l’effectif de Brad Stevens n’a pas chômé ce mois-ci, enchaînant les matchs à l’extérieur et sortant tout juste d’un road-trip de quatre confrontations face à des équipes de l’ouest.
Après ce mois de février digne d’un MVP, nul doute que l’ancien transfuge de Duke va arriver en avril avec le plein de confiance au moment d’aborder les phases finales avec une équipe de Boston bien partie pour conserver sa troisième place sur le podium, si son jeune ailier étoilé enchaîne ce genre de prestations chaque soir (déjà quatre matchs consécutifs à plus de 30 points, le premier Celtic depuis Kyrie Irving).
Le Défenseur du Mois
Jerome Miron-USA TODAY Sports
Khris Middleton – Milwaukee Bucks
On aurait pu citer la moitié de l’effectif des Milwaukee Bucks dans cette catégorie, tant les performances du leader de la ligue sont absolument dantesque. Si certains voient en Giannis Antetokounmpo ou peut-être Eric Bledsoe et Brook Lopez d’aussi bon ou meilleur défenseur que notre ami Khris ce mois-ci, nous avons fait le choix d’honorer le sidekick du greek freak qui a su s’inscrire dans l’ombre du MVP comme la valeur sûre de l’équipe du Wisconsin. Fin janvier Khris Middleton nous gratifiait de ses talents de scoreur en battant son record personnel (51 points face aux Wizards), faisant preuve d’une réelle autorité dans le jeu. Ce mois-ci, le All-Star tournait à 24.6 points, 8.2 rebonds, 4.9 passes et 1.1 interceptions par match, le tout avec une adresse très solide (51.7% FG dont 43.8% à 3pts) et un bilan quasi-parfait de 9 victoires et une seule défaite (face aux Pacers et privé de Giannis).
Mais ce qui nous intéresse dans le jeu de Middleton, c’est l’impact défensive du joueur dans les victoires des Bucks en février. Affichant un Defensive Rating de 96,3 points pour 100 possessions en moyenne sur ses dix derniers matchs selon NBA.com, le joueur dispose du second Defensive Win Shares derrière son coéquipier grec (0.022) et se trouve au coeur de la solidité défensive des Bucks cette saison. Middleton parvient à limiter ses adversaires à 40.1% d’adresse depuis le mois de février et 33.9% derrière l’arc. Grâce à ses performances, combinées évidemment ) celles de ses coéquipiers, Milwaukee affiche le meilleur ratio défensif de la ligue (101.6 points concédés sur 100 possessions) et son sûrement en route pour réaliser l’une des saisons régulières les plus abouties de l’histoire.
Le Sixième homme du Mois
NBA.com
Buddy Hield – Sacramento Kings
Buddy Hield est un peu la surprise de ce classement. Alors qu’on aurait pu citer Dennis Schröder, Goran Dragic ou encore les perfs exceptionnelles du jeune Coby White, Buddy Hield a su attirer la lumière ce mois-ci dans un rôle que l’on ne lui connaissait pas encore. Titulaire pendant presque la quasi-totalité des matchs de la saison, l’arrière s’est vu reléguer sur le banc fin janvier par son entraîneur Luke Walton, afin de céder sa place au Serbe Bogdan Bogdanovic. Résultat après plus d’un mois dans la peau d’un sixième homme, Buddy Love n’a en rien perdu de sa superbe. Malgré un temps de jeu inférieur (-7 minutes), le King nous sort des lignes de stats très convaincantes en sortie de banc avec 19.8 points, 4.3 rebonds et 2.9 passes décisives.
Le plus impressionnant dans cette nouvelle situation c’est que le joueur affiche quasiment les mêmes productions avec évidemment des pourcentages bien plus élevés. Avec 41.6% d’adresse dont 36% à 3pts (pour dix tentatives par match derrière l’arc), Hield a réglé la mire et affiche désormais au mois de février un très bon 47.4% d’adresse générale pour 47.5% derrière l’arc avec presque autant de tentatives prises de loin. C’est donc avec un sixième homme en très grande forme que les Sacramento Kings ont pu engranger les victoires avec dix succès décrochés sur leurs quinze derniers matchs. Cerise sur le gâteau, le joueur était invité au concours de tirs à trois-points du All-Star Game le samedi 15 février, concours qu’il va remporter avec la manière devant le Sun Devin Booker, dans un duel épique jusqu’au bout.
La Progression du Mois
Jonathan Daniel/Getty Images
Parce que les sophomores sont très (trop) rarement récompensés dans cette catégorie, le classement qui suit prendra en compte les meilleures progressions depuis un mois, justifiant d’une expérience minimum de trois saisons dans la ligue.
Aaron Gordon – Orlando Magic
Aaron Gordon l’a mauvaise. Invité pour la troisième fois au célèbre Slam Dunk Contest lors du All-Star Game 2020 qui s’est déroulé à Chicago, le natif de San José (Californie) a déjà terminé deuxième du concours en 2016 derrière Zach LaVine, dans un duel qui va rester dans les annales du concours, avant de terminer à une triste 4ème place l’année suivante, alors que la victoire lui semblait promise. Cette année, pas de LaVine, ni aucun vainqueur ou participant au concours depuis plusieurs années, mis à part le rival du Heat, Derrick Jones Jr., deuxième en 2017. Rebelote pourtant, Gordon va une fois encore se faire surprendre (ou voler) en finale face à DJJ, en dépit d’un dunk fou par dessus le joueur des Celtics, Tacko Fall.
Sûrement vexé par la décision du jury, Air Gordon s’est depuis vengé sur les parquets de la ligue en gonflant ses statistiques individuelles de manière étonnantes. Auteur de 18.6 points, 8.9 rebonds, 5.7 passes, 1.2 interceptions et près d’un contre par match, Gordon est devenu en l’espace d’un mois la troisième traction en attaque et en défense de l’effectif du Magic. Longtemps pointé du doigt pour son manque de réussite et son irrégularité chronique, il semble désormais que l’ancien Wildcats de l’Arizona se soit réconcilier avec son adresse, ce qui fait évidemment écho à la dynamique actuelle des floridiens qui viennent de gagner cinq de leur sept derniers matchs et continuent d’accroître leur avance sur les Nets. Autre fait intéressant au sujet du joueur, le double zéro vient de réaliser son premier triple-double en carrière face à Minnesota cette semaine (17pts, 11rbd, 12ast), quelques jours seulement après avoir collé 27 points, 10 rebonds, 4 passes à Brooklyn et 25 points, 10 rebonds, 6 passes à Atlanta.
Le Sophomore du Mois
USA TODAY Sports
Si la NBA honore chaque année, depuis 1953, ses rookies, les sophomores sont les laissés-pour-compte des distinctions et autres trophées conçus par la ligue. C’est la raison pour laquelle Clutch Time souhaite réparer cette erreur en récompensant à sa manière ces jeunes encore en plein apprentissage.
Trae Young – Atlanta Hawks
On retrouve un habitué des podiums, titres honorifiques et récompenses individuelles en tout genre. Trae Young sonne comme une évidence cette saison, au même titre que son alter ego Luka Dončić à l’Ouest. Sélectionné comme le slovène pour la première pour le match des étoiles (mais également pour l’opposition entre la Team USA et le reste du monde), le jeune meneur des Hawks nous a encore livré un mois de février de toute beauté. Dans la continuité de son mois de janvier, il tourne ce mois-ci à 31.3 points, 3.4 rebonds et 10.1 passes décisives sur ses douze dernières rencontres. Tout simplement le meilleur passeur de la ligue ex-aequo avec le King LeBron James. Rien que ça !
Alors certes, plusieurs personnes trouveront à redire sur son adresse en baisse : 42.3% FG (-2.8) et 33.9% à 3pts (-3.6), ou encore un nombre de défaites encore trop important (bilan de 11 victoires et 14 défaites depuis janvier), mais s’il y a bien un domaine dans lequel le meneur peut être remis en cause, c’est bien sur son dévouement et sa domination dans plusieurs secteurs du jeu des Hawks cette saison. Avec un bilan équilibré de six victoires et six défaites depuis février (il n’a pas joué lors du déplacement à Boston), Ice Trae semble avoir trouvé en son coéquipier John Collins, un renfort de poids et relais en attaque pour envisager une fin de saison moins chaotique. L’intérieur s’est mué dans un rôle de pivot fuyant qui commence enfin à porter des fruits, à peine mûrs, mais pleins de promesses. Si on ajoute aussi la régularité trouvé d’un Cam Reddish et les apports plus conséquents de De’Andre Hunter et Kevin Huerter, les Hawks avancent enfin en ordre regroupé (mais fragile).
L’entraîneur du Mois
Rich Pedroncelli/Getty Images
Luke Walton – Sacramento Kings
Luke Walton pour le trophée de l’entraîneur du mois… On croirait entendre une mauvaise blague ! Pourtant, à y regarder de plus près, l’ancien entraîneur des Lakers revient d’assez loin cette saison. Avec un bilan de 12 victoires pour 22 défaites au 31 décembre, les Kings, handicapés par les blessures et le manque de cohérence dans le jeu faisant peine à voir. Hors depuis le mois de janvier, la donne a changé pour la franchise californienne qui a su relever la tête avec 13 victoires décrochées pour 12 revers seulement. Un bilan juste à l’équilibre mais qui est d’autant plus encourageant que depuis le mois de février, l’équipe de Walton affiche un très bon bilan de 7 victoires pour 4 défaites seulement (dont deux face aux Lakers et aux Bucks).
Et c’est surtout dans le coaching que Walton s’est illustré, d’abord en réglant un dilemme auquel il était confronté. En faisant confiance désormais à Bogdan Bogdanovic au poste de titulaire à l’arrière, au côté de De’Aaron Fox, Buddy a été relégué à un rôle de sixième homme…et ça marche ! Comme évoqué plus haut, Hield est devenu un joueur aussi prolifique et efficace qu’espéré et à contrario c’est bel et bien le serbe qui connaît une baisse de forme un peu plus inquiétante. L’autre motif de satisfaction c’est évidemment le retour en grâce depuis un mois de l’ailier fort Harry Giles. Titulaire sur huit des dix derniers matchs, le joueur pointe enfin le bout de son nez et l’osmose dans ce groupe laisse apparaître de belles perspectives pour la fin de la saison pour pourquoi pas aller décrocher le 8ème spot des Grizzlies ?
Les Trophées by Clutch Time :
The Eternal Sunshine of a Victorious Mind (Kobe Bryant)
NBA.com
On ne pouvait pas aborder ces trophées du mois de février sans évoquer une fois encore la mémoire de Kobe Bryant, disparu tragiquement avec sa fille, Gianna, et de sept autres personnes dans un accident d’hélicoptère le 26 janvier dernier. Après plus d’un mois et une douleur presque encore intacte dans nos coeurs de fans, les plus grands noms de la balle orange et du sport en général (et du showbizz) ont enchaîné les hommages afin d’honorer la mémoire de ce champion d’exception. Épilogue de ces hommages, était organisée une cérémonie exceptionnelle au Staples Center lundi dernier, afin d’adresser un dernier au revoir à la légende californienne.
Tout le monde de la NBA s’était ainsi réuni autour de Vanessa Bryant et de ses filles au cours d’un évènement durant lequel plusieurs personnalités rendront hommage successivement au Black Mamba, à commencer par sa femme qui va prononcer un discours rempli d’émotions, suivi par un Michael Jordan en larmes…Kobe Bryant pour celles ou ceux qui ne se souviendraient pas des grandes lignes de sa carrière, voici un petit aperçu de son pedigree : Kobe Bean Bryant, née à Philadelphie le 23 août 1978 Lycéen à Lower Merion High School à Ardmore, drafté par les Charlotte Hornets en 13ème position en 1996.
Sous le maillot des Lakers, Kobe c’est 18 sélections au All-Star Game, 15 nominations dans une équipe-type de la saison et 12 fois parmi les meilleurs cinq défensifs de l’année, entre 1996 et 2016. Kobe c’est cinq titres de champions, MVP de la saison 2007-08, deux fois MVP des finales, quatre fois MVP du All-Star Game et deux fois meilleurs scoreur sur une saison régulière. C’est à travers cet aspect essentiel du jeu que Bryant sera reconnu à sa valeur en tant que meilleur arrière de sa génération, tutoyant chaque soir de match des sommets (81 points face à Toronto un soir de janvier 2006), devenant l’un des tous meilleurs marqueurs de tous les temps avec près de 39 300 points inscrits (saison régulière et playoffs confondues) et s’approchant de son modèle, et frère spirituel du basket, Michael Jordan.
Mais Kobe Bryant c’est aussi deux titres olympiques avec la Team USA, un Oscar pour son court métrage, « Dear Basketball », un mariage en 2001 avec Vanessa Bryant, sa girlfriend depuis son plus jeune âge et mère de ses quatre filles (Natalia, Gianna, Bianka et Capri), Kobe c’est aussi un père, un mentor et un modèle pour ses filles, notamment Gianna qui, comme son paternel, prédestinée au basket, est partie beaucoup trop tôt.
Dwyane Wade pour l’éternité
Michael Reaves/Getty Images
Retiré dans la nuit du samedi 22 février, le maillot de Dwyane Wade trône désormais tout en haut de l’AmericanAirlines Arena, aux côtés des maillots de ses anciens coéquipiers au Heat, Shaquille O’Neal, Alonzo Mourning, Chris Bosh. C’est donc toute une époque qui s’en va et s’élève au panthéon des plus grands et pas n’importe lesquels ! Car D-Wade c’est ni plus ni moins que l’un des meilleurs arrières de l’histoire, considéré à juste titre comme le plus grand joueur de la franchise californienne puisqu’il aura permis à son équipe de goûter notamment aux titres en 2006, 2012 et 2013. Couronné MVP des Finales en 2006 et du All-Star Game en 2010, Wade n’aura laissé personne indifférent durant les seize années qu’il aura passé à écumer les salles.
Trois jours (comme sur le maillot) de festivités et d’hommages seront consacrés à la légende du Heat qui paraît pourtant avoir quitté les parquets hier mais qui a bel et bien raccroché le maillot au vestiaire après nous avoir offert des prestations de dingue, comme lors de la saison mythique de 2008 ou l’arrière floridien va se mêler à la lutte pour le titre de MVP de la saison avec face à lui Kobe Bryant et LeBron James. Parce que Flash a longtemps tenu les premiers rôles, depuis Miami, jusqu’à la Team USA, il est tout à fait logique de le remercier pour ce qu’il a accompli dans son sport.
Damian Lillard souffle le chaud et le froid sur la ligue
Jaime Valdez
Initialement prévu pour être notre MVP depuis plus d’un mois, on ne pouvait pas ne pas évoquer les dernière semaines hallucinantes de Damian Lillard. Lors de ses vingt derniers matchs, le Dame affichait en effet 33.9 points, 4.5 rebonds et 8.8 passes par match avec des pourcentages pharaoniques (48.9% FG et 45.4% derrière l’arc) et de belles victoires à la clé. Jusque là rien d’étonnant venant d’un des meilleurs meneurs de la ligue (surtout en l’absence de Stephen Curry), mais néanmoins impressionnant pour en faire notre meilleur joueur du mois. Mais si on creuse un peu plus ces dernières prestations, il y a une période en particulier qui retient notre attention.
Entre le 20 janvier et le 9 février, soit une semaine avant le All-Star break, notre ami meneur des Blazers gratifia le monde du basket de moyennes absolument démentielles. 41.5 points, 5.7 rebonds et 9.4 passes, le tout emballé dans une adresse divine de 51.5% au général, 51.5% à trois points et 91.6% sur la ligne des lancers. Une performance encore jamais vue dans l’histoire de la ligue ! Malheureusement comme toute les bonnes chose ont une fin, du côté de Portland la fin a souvent un goût amer et c’est sur blessure que le joueur va être contraint, et de déclarer forfait pour le All-Star Game de Chicago et s’absenter des parquets pour plusieurs semaines à cause d’une blessure à l’aine contractée à quelques jours seulement du break de février. Nul doute que Logo Lillard va revenir au taquet pour notre plus grand plaisir et ce alors qu’il doit encore aller décrocher un billet pour les playoffs.
On peut entendre l’écho du ballon qui rebondit sur le bitume à 100 mètres. Puis le crachotement de l’enceinte au pied du panier qui fait résonner un morceau de trap US autour de six adolescents qui s’affrontent. Sur le côté, un joueur attend son tour, maillot “Curry 30” floqué sur le dos, gourde tiède à la main. “Check”. La balle est donnée à l’attaque. La rencontre commence et la première possession est jouée en isolation. Le hurlement “AND ONE” retentit alors que le joueur monte au cercle et percute son défenseur direct.
En cette chaude après-midi d’été, l’atmosphère animée du terrain témoigne de l’importance de la culture du streetball. Véritable discipline du basketball avec ses propres codes, le jeu outdoor est pourtant inconsciemment lié aux grandes compétitions officielles internationales. Cette semaine, Clutch Time vous propose une incursion dans l’univers du playground, à la recherche des connections que ses joueurs entretiennent avec la NBA.
Un microcosme du basket
“Le Street Basketball, ce n’est pas vraiment du Basket”. L’affirmation semble hypocrite et peut amuser. C’est pourtant vrai, le jeu qui se pratique sur les playgrounds n’est pas académique et ne s’enseigne dans aucune école de basket.
Les esthètes des systèmes exécutés à la perfection ne portent pas la discipline dans leur cœur. Le basket de rue, c’est le règne de l’isolation. L’individualité des joueurs est exacerbée, symptomatique de la liberté qu’offre l’espace du playground. Un terrain ouvert avec ou sans revêtement mais toujours à l’air libre, au coeur de la ville. Le cercle est souvent nu, lorsqu’il n’est pas recouvert par un reliquat de filet. Malgré cet environnement rudimentaire, le terrain est accessible à tous. Pour rejoindre un pick up game, pas besoin de licence ou de mesurer 1m95. Parfois il faut être inventif et partager son territoire avec des « footix ». Le 3vs3 est ainsi le format royal du playground, sur demi-terrain. Plus spontané, il demande peu d’organisation et la fatigue se fait moins vite ressentir.
Pick Up game de nuit à Hô Chi Minh City, District 2, Thao Dien, Vietnam. Crédit Photo : Benjamin Pham.
No Blood no foul, le jeu pratiqué dehors est réputé bien plus physique, moins édulcoré. Il n’y a pas d’arbitre sur le terrain pour siffler le coup de coude asséné pour prendre position sous le cercle. Pas de lancer-franc non plus, chaque joueur est responsable d’annoncer les fautes commises à son encontre. Par bien des égards, le basket des playgrounds est moins rigoureux mais plus violent. Le risque de blessure y est plus élevé. Sans staff médical en sortie de temps mort, une fois hors-jeu on rentre seul avec son entorse à la cheville. Pourtant, le Street Basketball passionne car il implique une affirmation de soi. Le but n’est pas seulement de gagner, mais surtout de prouver sa valeur individuelle. Un marcher ou un porter de balle sera bien souvent ignoré si le joueur en question a la main chaude et assoit sa domination sur la rencontre. De plus, le sentiment d’appartenance à une équipe est moindre car celle-ci est éphémère. L’engagement sur chaque action est pourtant total. L’opposant direct n’hésite pas à défendre avec rudesse, c’est une question d’égo. Chaque panier encaissé est une petite défaite et à chaque action , on brille aux yeux de tous ou on s’écroule. Le basketball pratiqué en outdoor diffère ainsi du jeu pratiqué en club, mais les deux disciplines inspirent la même passion pour le jeu. Même aux USA, royaume du basket de rue, peu de joueurs ont réussi ce voyage des playgrounds vers la NBA.
« AND ONE »
Earl “The Goat” Manigault. Souvent présenté comme un des meilleurs joueurs de tous les temps. Entre addiction à l’héroïne, misère et prison, il n’a jamais officié en NBA. Il appartient au panthéon des playgrounds New-Yorkais. Souvent idéalisé, Manigault aurait été capable de réaliser un double dunk d’un seul saut, du haut de son 1m80.
Au tournant du millénaire aux Etats-Unis, le mouvement du freestyle basketball prend de l’ampleur. La créativité est le mot d’ordre de cette discipline qui se nourrit des influences Hip-Hop de la rue, de moves spectaculaires et esthétiques du basketball, avec pour intention première d’humilier son adversaire. Le collectif AND1 créé en 1993 met en avant cette culture des cross à répétition, des passes extravagantes et dunks dévastateurs.
“All Ball, Nothing More” : l’équipementier accède à la renommée en devenant sponsor de joueurs NBA qui possèdent ce côté flashy,comme Stephon Marbury en 1996 ou Latrell Sprewell en 1999. Lors du légendaire dunk contest de Vince Carter en 2000, le joueur de Toronto décolle, une paire de Tai Chi AND1 aux pieds. L’identité et la publicité de la marque se développe grâce aux mixtapes. Ces cassettes sont des compilations des meilleures actions des joueurs de l’écurie AND1, sur les playgrounds, gymnases, et surtout dans la rue. Distribuées massivement dans les quartiers américains, elles participent à faire émerger des stars du collectif.
Vidéo Youtube du Troisième volet des mixtapes And1
Parmis ces personnalités, Philip “Hot Sauce” Champion, Grayson “The Professor” Scott Boucher ou Rafer Alston, aka Skip To My Lou.
Skip To My Lou est un des rares joueurs ayant reçu une éducation purement freestyle à rejoindre la grande ligue. Né en 1976 dans le Queens, Rafer se fait remarquer sur les playgrounds prestigieux de la Big Apple. Drafté en 39ème position par les Bucks en 1998, Skip est un meneur de jeu aux dimensions honnêtes avec 1m88 sous la toise. Sa qualité de dribble et son jeu parfois provoquant transpirent la rue et trahissent son passé de streetballer.
Le début de carrière de Rafer Alston est laborieux, il atteindra son pic en 2009 en étant le meneur vétéran d’une équipe du Magic qui atteint les finales NBA, emmenés par Dwight Howard.
For The Love Of The Game
Des enfants s’entraînant sur un terrain New-Yorkais. Source : Curbed NY.
Beaucoup de joueurs NBA ont connu leurs premières oppositions et moments de gloire sur des terrains en outdoor. Le playground porte la jeunesse. Il y règne un esprit et une culture de la gagne, du travail essentiel pour briller un jour aux yeux de tous. Être amoureux de la balle orange, c’est répéter ses gammes dans le froid en hiver, sous une pluie battante, ou la nuit avec pour seule lumière l’éclairage public. C’est ainsi que se construit la passion, TheLove for the Game. L’été durant l’intersaison, aux Etats-Unis comme en Europe, des amateurs peuvent avoir la chance de se retrouver en compagnie de joueurs professionnels, peut-être nostalgiques de leurs premiers souvenirs de basketball. Cet éternel retour au playground atteste de l’héritage qu’a apporté la culture du streetball au jeu en NBA.
Depuis une décennie, le jeu rapide et offensif domine en NBA, à l’instar de la tactique run and gunqui consiste à courir, jouer la contre-attaque sans ralentir le tempo et prendre un maximum de tirs ouverts, en première intention. Comme au playground, l’accent est mis sur le scoring et les grandes équipes se construisent autour d’individualités fortes. Des joueurs de caractère, des franchise playersqui imposent leur domination aux yeux de tous, sur les terrains et … sur les réseaux sociaux. On ne le répètera jamais assez, l’explosion des audiences NBA ces dernières années s’explique aussi par l’ouverture à Facebook, Twitter et Instagram. Or, ce qui ramène du buzz, de la visibilité c’est le pathos. Des actions magistrales réalisées dans une situation de confrontation directe entre deux joueurs, de préférence avec humiliation. Rien de tel qu’un poster dévastateur ou un ankle breaker pour vendre des maillots. Or, le dribble superflu qui fait tomber son défenseur, cette audace récompensée, c’est l’essence même du jeu street.
C’est pourquoi de nombreux joueurs ont emprunté des moves et un style de jeu issu de la rue pour l’importer en NBA. Earl “The Pearl Monroe” ou Jason “White Chocolate” Williams sont des joueurs qui ont participé à faire évoluer le jeu de la grande ligue.
Le plus street d’entre-eux reste Allen Iverson, pour la révolution culturelle qu’il a initié en NBA, à coup de baggies et de crossovers aiguisés.
De Paris aux States, une géographie des playgrounds iconiques
Jouer à domicile, qu’on habite à Miami ou à Roubaix c’est représenter sa ville, son “chez-soi.”
“C’est mon terrain”. Le playground est un espace sur lequel ses habitués projettent un sentiment d’appropriation. C’est ici que se sont déroulés leurs exploits individuels. Chaque terrain de basket a ainsi une identité propre qui participe à construire sa renommée.
Clutch Time vous propose une escapade touristique et basketballistique sur des terrains entrés dans la culture populaire.
Rucker Park : la Mecque. 155th Street, New-York, Etats-Unis.
Un match au Rucker Park. Crédit Photo : Russ Bengtson
C’est à New-York, dans le quartier de Harlem que se trouve le playground le plus iconique des Etats-Unis. Le terrain a été nommé en hommage à Holcome Rucker, un enseignant du quartier qui a organisé une compétition locale en 1955 afin d’aider des jeunes en difficulté à poursuivre leurs études. Des Halls-of-Famers et légendes du jeu comme Kareem Abdul Jabbar, Nate Archibald ou Wilt Chamberlain l’ont fréquenté assidûment. C’est un lieu de pèlerinage pour la planète basket et les superstars actuelles.
Le Basketball Court de Venice Beach : Le plus West Coast. 1708-1798 Ocean Front Walk, Venice, États-Unis
Source : Los Angeles Magazine
Enchaîner les ficelles sous le soleil de Californie, à quelque mètres de la plage. Que demander de plus ? A LA, le cadre est idyllique et inspirant avec plusieurs terrains. Comme dans la plupart des playgrounds américains de renommée, la hype et le niveau sont bien présents. Pour les amateurs de cinéma, c’est aussi le lieu où ont été tourné des scènes de “White Men Can’t Jump” (Ron Shelton, 1992) et American History X (Tony Kaye, 1998).
Le terrain Duperré : Le repère des Basketteurs-Instagramers. 22 Rue Duperré, 75009 Paris, France
Source : Dezeen.
Localisé dans le IXème arrondissement de Paris à proximité de Pigalle, le terrain Duperré est probablement le spot de basket le plus photogénique de Paris. Niché entre deux immeubles, son revêtement coloré aux couleurs bariolées en fait un lieu plébiscité par les sportifs influenceurs. Le terrain séduit par son esthétique et il faudra se lever tôt pour avoir une chance d’enchaîner les jumpers sur ses paniers en toute quiétude.
Le Playground des jardins de Saint-Paul : L’International. 9 Rue Charlemagne, 75004 Paris, France
Crédit Photographique : X days in Y
En plein milieu du Marais, à proximité de la station de métro Saint Paul, c’est le terrain qui avait accueilli Stephen Curry pour sa démonstration de shoots sous la bannière Under Armor, il y a deux ans. Réputé pour attirer les touristes et étrangers de passage, on s’y trashtalk aussi bien dans la langue de Molière que dans celle de Shakespeare. Le niveau y reste assez hétérogène.
Le Jordan Legacy Court : Le plus “Jordanesque”. 41 Rue des Haies, 75020 Paris, France
Source : Nike.com
Pas forcément le terrain parisien le plus connu, mais il mérite le détour. Le playground a été inauguré en 2015 par His Airness en personne. C’est un cadeau fait par MJ à la mairie de Paris. Michael désirait apporter des infrastructures de qualités aux jeunes de l’arrondissement du 20ème, quartier populaire et dynamique de la capitale. Les panneaux en plexiglas et le revêtement correspondent aux standards de qualité des playgrounds américains. Vous y trouverez toujours du monde pour organiser un pick up game, sous le regard de l’immense fresque du GOAT en fond de court.
Ainsi, le Basket pratiqué sur les playgrounds n’est pas aussi policé que la discipline pratiquée en FIBA ou en NBA. C’est ce statut hybride qui en fait un univers rayonnant et riche culturellement à l’International. Il a donné lieu à de nombreuses manifestations et créations autour de la culture urbaine et du Basketball. En Hexagone, les organisateurs du Quai 54 l’ont compris. Depuis 2002 ils organisent annuellement un All-Star game du basketball de rue. Cette célébration du jeu attire fans, influenceurs Hip-Hop, marques de Street-Wear et joueurs NBA. Tous ces acteurs reconnaissent le patrimoine que représente le basketball issu de la rue pour notre sport.
Chaque
semaine Clutch Time vous propose un petit focus sur les rookies afin
de faire le point sur les bonnes ou mauvaises performances des
débutants.
Le All Star Beak est terminé et nous voilà dans la dernière ligne droite de la saison régulière avant les Playoffs. Des équipes peuvent déjà abandonner tout espoir de Playoffs, permettant ainsi, d’accorder plus de temps de jeu à leurs jeunes joueurs. Certains rookies ont notamment profité de cette pause de plusieurs jours pour recharger les batteries et corriger des erreurs trop récurrentes, voici le compte rendu de ces derniers jours (les statistiques sont arrêtées au 26/02/20)
Duel
pour le ROY, mais aussi pour la 8e place à l’Ouest
Joe Murphy Getty Images – NBAE
Zion Williamson, PF, New Orleans : 13m, 23.3pts, 7.1rds, 2.3pds
Le numéro 1 de la dernière draft n’arrête pas d’impressionner la ligue. Son apport est inestimable pour les Pelicans qui se retrouvent désormais aux portes des Playoffs avec seulement 3 victoires de moins que les Grizzlies (8e à l’Ouest). C’est simple, l’effet Zion est aussi surpuissant que le tremblement de terre qui a eu lieu lors de sa première apparition en Summer League, même l’ancien All-Star Jrue Holiday, qui est dans sa onzième saison souligne son impact.
« Il nous a propulsé à un autre niveau. Il est tellement dur à défendre et compliqué à arrêter. Faire ça pendant dix ou onze matchs, c’est impressionnant. J’ai le sentiment qu’on a trouvé un rythme en intégrant Zion et Brandon Ingram. » Jrue Holiday
via NOLA.com
Ces derniers jours, Zion a accumulé les records. Tout d’abord à Portland, en devenant le 1er rookie à scorer 20pts dans la raquette sur 3 matchs de rang. Puis, il devient le plus jeune joueur de l’histoire avec 20pts ou plus sur huit rencontres à suivre. Un record qui appartenait à son adversaire du soir, Carmelo Anthony. Dans un match essentiel pour la course aux Playoffs, les Pelicans ont pu compter sur leur star avec 25pts en seulement 29 minutes pour une victoire de treize points.
Deux jours plus tard, le phénomène enchaîne avec 28pts en 33 minutes dans la victoire compliquée à Golden State. Avec dix points de retard à la mi-temps, l’intérieur de 19 ans ne va pas se gêner pour remobiliser ses coéquipiers en prenant la parole dans le vestiaire. Déjà leader à 19 ans tout en assurant sur le terrain, le rookie continue de régner dans le domaine du rebond offensif. Seul point négatif, son adresse aux lancers francs n’est pas encore fiable avec seulement 62.8% de réussite sur ses 4 derniers matchs (via NBA.com).
En face, le rookie Eric Paschall a eu bien du mal à tenir au poste bas face une telle combinaison de masse et de tonicité. Cerise sur le gâteau, ce joli « jab step » à trois points !
Enfin, la nuit dernière, le match que beaucoup attendait avec le duel des extraterrestres Zion et LeBron. Bien que le plus jeune n’ait pu empêcher la défaites des siens face aux 40pts du King (record cette saison), il a tout de même peser dans la rencontre avec 29pts, en affichant une agressivité pour scorer dans la raquette: 13/19 aux lancers-francs.
https://www.youtube.com/watch?v=Adenu8hLOKQ
Un match plus qu’intéressant, avec des Pelicans combatifs à l’image de ce rebond offensif de haulte voltige du rookie sur la tête de Dwight Howard! Vivement la revanche qui va se jouer dès ce week-end!
Ja
Morant, PG, Memphis Grizzlies : 51m, 17.6pts, 3.4rds, 6.8pds
Le All Star Break ne semble pas avoir
eu l’effet escompté pour le meneur de jeu des Grizzlies. Depuis la
reprise, Memphis a perdu ses trois matchs, et leur rookie n’est plus
aussi influent avec seulement 2 pds de moyenne. Moins serein en
attaque, il force plus lors de ses drives et cela affecte le flow
général de l’attaque. Le candidat pour le ROY perd beaucoup trop de
ballons, avec 5 turnovers à Sacramento puis 5 à nouveau chez les
Lakers. En se penchant sur ces dernières sorties, Morant est le
rookie qui perd le plus de ballon avec 3.5 déchets de moyenne (via
NBA.com). Chez les Clippers, il ne va délivré qu’une seule
passe décisive.
S’agit-il d’une période creuse ?
Un coup de mou ? Ou tout simplement le fait que les Lakers puis
les Clippers ont très bien étouffé le spectaculaire arrière, le
forçant ainsi à faire les mauvais choix. Le violent contre de
Dwight Howard en est l’illustration.
Par ailleurs, sa défense laisse à
désirer. Il ne se bat pas sur les pick and roll, et se fait
facilement prendre de vitesse comme ce fut le cas face à
Rajon Rondo. Son coach Jenkins choisi même de le placer en
défense sur des joueurs moins aptes à jouer sur pick and roll comme
Danny Green. Néanmoins, il faut se rappeler que la saison
régulière est longue et difficile à gérer pour un rookie. A force
de jouer et de se retrouver dans de telles situations, Morant va
gagner en expérience et le jeu devrait se ralentir pour lui, nous
offrant à nouveau de superbes actions.
Du mieux depuis la reprise ! Le
rookie de 25 ans a retrouvé une certaine assurance et se montre plus
confiant dans ses choix offensifs. Dans la belle victoire face aux
Cavaliers lors de la soirée événement pour la légende Dwyane
Wade, le meneur de jeu va scorer 24pts et distribuer 8pds en
l’absence de la star de l’équipe Jimmy Butler.
https://www.youtube.com/watch?v=NO9qSCoQ4Ew
Cependant, le Heat n’a pas manqué de montrer toute son irrégularité en perdant la revanche chez les Cavs. Dans cette défaite frustrante en prolongation, Nunn devient la première option offensive de Spoelstra avec le plus grand nombre de tirs tentés avec 18 unités pour seulement 21pts. Son rebond clutch pour aller en OT a été grandement apprécié mais son incapacité à aller chercher des fautes pénalise son équipe. Seulement UN seul lancer-franc tenté dans ce match qui, on le rappelle, s’est joué en prolongation.
Sa défense est également suspecte.
Trae Young s’est amusé avec 50pts, puis lors de la défaite à
Cleveland, c’est l’arrière Kevin Porter Jr qui s’est régalé
avec 30pts. Vivement que Jimmy Butler et Tyler Herro
reviennent du côté de South Beach.
De’Andre Hunter, SF,
Atlanta Hawks : 55m, 12.5pts, 4.1rds, 1.8pds
Seulement deux matchs depuis la reprise
pour l’ailier des Hawks. En se focalisant sur ce petit échantillon,
on peut déjà remarquer des signes encourageants dans son apport
offensif, notamment sur ses tentatives longues distances (3/3 face à
Miami) et surtout lors de ses drives sur closeout.
Nous avions évoqué sur nos derniers
carnets, qu’Hunter manquait de conviction et de toucher pour finir
dans la raquette, or, sur ses dernières sorties, il semble plus
agressif vers le panier et obtient même des fautes dont 10
lancers-francs pour 9 convertis dans la défaite à Philadelphie.
Enfin, sur les trois derniers match, il tourne à 62.5% de réussite
près du cercle, une amélioration s’il on considère ses 55.9% de
moyenne depuis le début de la saison (via
NBA.com).
Darius
Garland, PG, Cleveland Cavaliers : 56m, 12.3pts, 1.9rds, 3.9pds
Après la démission de John Beilein la semaine dernière, Garland reste toujours fidèle au poste et enchaîne les performances solides sans éblouir pour autant la ligue. Loin d’être intenable en attaque, l’ancien joueur de Vanderbilt est efficace avec 15pts à Washington, puis 14pts lors des deux rencontres face au Heat. Sa sélection de tirs semblent plus cohérente avec une adresse convaincante de 50% à 2pts et 46.2% à 3pts sur les trois derniers matchs (via NBA.com).
Cependant, nous avons pu remarquer que
le rookie est plus en réussite sur catch and shoot que sur un pull
up après avoir dribblé. Voici un montage vidéo montrant dans un
premier temps ses tirs ratés après avoir dribblé, puis ses
tentatives réussies sur catch and shoot.
Avec un EFG de 57.4% sur catch and
shoot, et 45.2% sur pull up, le staff des Cavaliers doit sûrement
l’encourager à se diriger de plus en plus vers la première option.
De plus, Garland rentre 38.9% de ses 3pts lorsque ce dernier ne prend
aucun dribble, en revanche, dès qu’il dribble plus de deux fois,
cette statistique tombe à 21.7% (via
NBA.com) !
Rui
Hachimura, F, Washington Wizards : 33m, 13.8pts, 6rds, 1.7pds
Les Wizards cumulent les défaites malgré des performances héroïques de leur star Bradley Beal, et leur rookie poursuit son apprentissage en faisant partie intégrante du cinq de départ et un temps de jeu conséquent (46′ contre Milwaukee). Le japonais est toujours aussi friand de jump shot à deux points juste en dehors de la raquette comme lors de la défaite face à Cleveland (17pts), mais il peut aussi se montrer utile en transition lorsqu’il faut pousser la balle.
Sa vision de jeu est loin d’être celle
d’un Jokic, mais elle est suffisamment bonne pour trouver le
coéquipier démarqué. Il peut également profiter d’un mismatch
pour obtenir la faute comme ce fut le cas face au meneur Darius
Garland.
Lors de la défaite face à la meilleure équipe à l’est, Milwaukee, le rookie n’a scoré que 12pts en 46 minutes. Un impact bien trop faible offensivement, bien qu’il faille contre-balancer ces chiffres avec le record en carrière de Bradley Beal avec 55pts. Cependant, on aimerait voir l’ancien joueur de Gonzaga plus impliqué en attaque, toujours dans l’optique de préparer la saison prochaine.
P.J. Washington, PF, Charlotte Hornets : 50m, 11.8pts, 5.4rds, 2.1pds
L’intérieur des Hornets a pu recharger
les batteries avec cette pause dans le calendrier infernal de la NBA.
En se penchant sur les 4 matchs qui ont précédé le break, on
relève une moyenne de points de 6.25, un chiffre famélique pour ce
joueur qui tourne autour des 12pts depuis le début de la saison. Le
staff de Charlotte aurait pu s’interroger sur sa place dans le cinq
de départ, mais heureusement, les deux derniers matchs sont
rassurants avec 17pts 2stls et 1 contre à Chicago puis 16pts 7rds et
un joli 4/7 à 3pts dans la défaite face à Brooklyn.
L’ancien joueur de Kentucky n’est
clairement pas un joueur de poste bas. Seulement 46.4% de réussite
et 15% de pertes de balle lorsque le rookie est placé dans cette
situation (via
NBA.com). C’est en se déplaçant à l’extérieur qu’il est le
plus intéressant, en multipliant les passes latérales, en posant
des écrans pour ensuite s’écarter à 3pts. Dans le match contre les
Nets, il a notamment montré des signes encourageants concernant
l’éventualité de le placer en tant que « stretch 5 »,
en sanctionnant à 3pts sur pick and pop ou bien en tant que trailer.
Le staff des Hornets va sûrement encourager leur rookie à écarter encore plus le jeu comme la nuit dernière lors de la grosse défaite dans l’Indiana, l’ailier a scoré tous ses points à 7m23: 9pts et 3/6 à 3pts.
Les
remplaçants font le job
via abc Chicago
Coby White, PG/SG, Chicago Bulls : 59m, 12.3pts, 3.5rds, 2.4pds
Une nouvelle coupe de cheveux et ça repars ! Le rookie des Bulls vient de réussir deux matchs de suite à 33pts ! Un rendement offensif qui est dépendant du style capillaire, voilà qui ressemble fortement au syndrome Elfrid Payton… Dans son premier carton offensif, Coby White a allumé la défense des Suns en 2e mi-temps avec un séduisant 5/7 à 3pts. Il va démarrer la rencontre en allant chercher ses point « inside » sur des drives déroutants, pour ensuite prendre feu de loin. Néanmoins, sa performance n’a pas permis à son équipe de remporter le match.
Son 2e chef d’œuvre a eu lieu contre Washington. On relève une nouvelle fois une adresse intéressante à 7m23 avec un bon 5/9 et une statistique globale de 11/18 aux tirs. White a enfin trouvé la mire et on le sent en confiance et en rythme en attaque. Seul point négatif, ses 5 pertes de balles.
Coby White possède une mentalité de scoreur. Dès qu’il reçoit la balle, ses premières intentions sont de dribbler et de se défaire de son défenseur afin d’avoir un peu d’espace pour un tir. L’arrière ne distribue que très peu la balle. Sur les trois derniers matchs, il affiche des moyennes peu reluisantes de 2.4pds et 4tov (via NBA.com)! Heureusement pour Chicago, son coup de chaud contre les Wizards a permis d’empêcher une 9e défaite de rang pour les hommes de Boylen.
Cette nuit, le rookie a une nouvelle fois battu son record avec 35pts dans la courte défaite face au Thunder. Dominés dans un premier temps, les Bulls ont pu compter sur leur rookie en sortie de banc pour revenir dans la partie. Avec une adresse toujours aussi folle de loin: 6/9 à 3pts, Chicago retrouve le sourire avec un tel joueur!
https://www.youtube.com/watch?v=SYQDQbPxaAk
Une performance historique pour ce joueur qui devient le premier rookie en sortie de banc à scorer plus 30pts sur trois matchs consécutifs. De plus, il rejoint Trae Young en affichant de tels chiffres pour un rookie. Par ailleurs, le scoreur fou des Hawks ne va pas manquer de le féliciter ainsi que l’adversaire du soir des Bulls: le meneur All-Star du Thunder, Chris Paul.
Tout
d’abord, ses deux premiers matchs depuis la reprise du championnat
ont été horribles. Chez les Wizards, KPJ a marqué seulement 3pts,
perdu 4 ballons et a été sifflé 5 fois en 12 minutes. Dans le
premier face à face avec le Heat : 2pts, 0/5 aux tirs en 14
minutes. Des performances qui vont vite être oubliées grâce à son
carton dans la revanche face à Miami deux jours plus tard avec 30pts
dont 15 dans le dernier quart-temps, sans omettre une bonne présence
défensive (3stls) permettant ainsi à son équipe de combler un
déficit de 19pts !
Miami
ne trouvera aucune solution pour stopper ce joueur audacieux qui a
démontré ses qualités de joueur en Iso. Des stepbacks à 3pts, des
dribbles entre les jambes, un style de jeu qui fait étrangement
penser à un autre gaucher…
Cameron
Reddish, SF, Atlanta Hawks : 51m, 9.6pts, 3.7rds, 1.5pds
L’apprentissage continue pour l’ancien coéquipier de Zion Williamson et de RJ Barrett. L’adresse n’est toujours pas au rendez-vous avec un effrayant 1/15 à 3pts sur ses trois derniers matchs. En revanche, Reddish se rachète de l’autre côté du terrain avec des mains actives, et un bon placement en défense homme à homme. En effet, dans la victoire surprise contre le Heat, il a volé un ballon important dans les mains du pauvre Duncan Robinson à 30 » de la fin du match.
C’est la 6e fois de la saison que le
rookie des Hawks vole au moins 3 ballons dans un match. Une attitude
qui devrait lui permettre de rester plus longtemps sur le parquet et
ainsi pouvoir trouver son rythme en attaque comme contre Dallas avec
20pts.
Les problèmes d’adresse aux tirs ne
sont toujours pas réglés, en revanche, il faut reconnaître qu’il
peut aller chercher ses points à l’intérieur en se servant d’un
pick and roll et de drives tout en résistant au contact afin
d’obtenir la faute (8/9 aux LFs). Nous tenons là, de réelles
raisons d’être optimistes pour la suite.
Après avoir scoré 27pts contre Portland juste avant le Break, Clarke est revenu à ses standards habituels avec 8pts et 11rds à Sacramento puis 14pts et 10rds chez les Lakers. Suite à sa belle performance face aux Blazers, l’intérieur avouait que son rôle se réduisait à sauter et attraper la balle. Certes, dans ce domaine il excelle, mais il ne faut en aucun cas sous-estimer ses autres qualités de basketteur.
Dans le duel perdu face aux Lakers, les hommes de Jenkins étaient menés de 20pts au début du 3e quart-temps. Le coach va faire le choix judicieux de placer son rookie de 23 ans titulaire et ainsi permettre à son équipe de revenir dans le match. Bien sûr, il est toujours à l’affût pour le alley-oop, et le pick and roll avec Ja Morant reste une bonne solution. Par ailleurs, avec 4pds, l’ancien joueur de Gonzaga montre qu’il est capable de distribuer pour ses partenaires démarqués lorsque l’accès au panier lui est interdit par les tours de contrôles McGee, Howard et surtout AD.
Titulaire lors du match suivant contre les LA Clippers, le canadien va malheureusement se blesser à la hanche et fut contraint de quitter ses partenaires. Espérons qu’il reviendra très rapidement sur le parquet. La course pour les Playoffs s’annonce intense dans le Tennessee.
Il
y a du progrès à faire
AP Photo via elitesportsny.com
R.J.
Barrett, SG, New York Knicks : 47m, 13.9pts, 5.1rds, 2.4pds
Les Knicks ne gagnent plus depuis
quatre matchs mais le staff de Mike Miller continue d’accorder leur
confiance et des responsabilités envers leur rookie avec 34′ face à
Houston, 21pts et 5tov. Dans la défaite contre Indiana, le canadien
a été l’initiateur de plusieurs séquences offensives. Le résultat
est plus que mitigé, avec 17pts mais 0/5 à 3pts, 2pds et 3tov,
Barrett est loin d’être efficace sur le terrain, que se soit sur
drive, un pick and roll ou bien lors d’une action cruciale en fin de
match.
Le moins que l’on puisse dire, c’est
qu’il y a encore du travail devant lui afin de devenir un bon
gestionnaire en attaque. Il est le 3e rookie dans le classement des
drives par match (9.9), mais son adresse est faible avec 34.8% de
réussite (via
NBA.com). Le gaucher a dû mal à finir avec sa main opposée et
à tendance à forcer des tirs bien trop compliqués. Enfin, les
chiffres ne sont pas plus réconfortant sur pick and roll, avec une
adresse de 31.8% et un EFG de 32.2%, il s’agit des pires chiffres de
la ligue en terme d’efficacité pour une fréquence d’utilisation de
cette situation au dessus de 25%. Des secteurs de jeu qu’il va
falloir travailler afin qu’il soit sérieusement considéré comme un
candidat
au ROY.
Ils
pointent enfin le bout de leur nez
via nbcsports.com
Juan Toscano-Anderson : 6m, 6.8pts, 3.8rds, 2.2pds
Nous vous l’avions rapidement présenté dans notre précédent carnet lorsqu’il est entré dans la rotation des Warriors suite à de nombreux mouvements lors de la trade deadline. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que l’americano-mexicain mérite totalement sa place sur le terrain et devrait même voir son temps de jeu augmenter.
En 24′ de temps de jeu face aux Rockets, il a rempli la feuille de statistiques avec 10pts, 6rds, 5pds et 2stls. On parle bien d’un joueur généreux qui n’hésite pas à venir en aide pour contrer le tir d’Austin Rivers, qui est capable de driver rapidement vers le cercle, et surtout, qui peut effrayer le « towel boy » qui n’a rien vu venir !
Ball boy almost didn't get out of the way in time 😬 https://t.co/7PgyChxNPS
L’ailier va notamment poster son record en carrière avec 16pts dans la défaite contre New Orleans avec 3/5 à 3pts et le meilleur ratio de son équipe avec +6 ! Un bon joueur d’équipe capable de faire toutes les actions qui sont nécessaires pour remporter un match.
Kelan Martin : 25m, 6.6pts,
3.4rds, 0.7pd
Minnesota a été l’un des acteurs
majeurs de la trade deadline, et la saison semble déjà pliée avec
seulement 16 victoires en 56 matchs. Coach Saunders peut se permettre
de faire jouer ses nombreux rookies afin qu’ils puissent se faire les
dents. C’est ainsi que l’ailier Kelan Martin est en train de tirer
profit des ces opportunités en attaque avec un record en carrière à
Denver avec 21pts, 7/15 aux tirs et 3/8 à 3pts.
S’il y a bien une chose à retenir de ce joueur qui évoluait en Allemagne la saison dernière, c’est qu’il est indéniablement attiré par le panier et qu’il peut dégainer dès que le ballon arrive dans ses mains. Il sera intéressant de voir sa production évoluer positivement et s’il peut maintenir son 100% aux lancers-francs avec un parfait 22/22 en cours.
Chaque semaine Clutch Time vous propose un petit focus sur nos français de NBA et de G-League, afin de faire le point sur les performances de nos compatriotes outre-Atlantique.
source : FFB, montage CTFrench
Après le All-Star Break, la French Connection revient au top (sauf pour certains) alors qu’on vient d’entrer dans le sprint final de la saison régulière. Avec un All-Star Game à l’accent français pour la première fois depuis Tony Parker en 2014, nos derniers français en lice pour décrocher une place en playoffs avec leurs équipes, se sont plutôt bien illustrés depuis notre dernier bilan.
source : David Banks (Associated Press)
Les Tauliers
Nicolas Batum – Charlotte Hornets (12ème à l’Est) *
3.6pts (34.6% FG dont 28.6% à 3pts), 4.5rbds, 3ast, 0.8stl, 0.4blk (22 matchs)
Nicolas Batum n’a plus joué depuis le match à Paris face aux Bucks (le 24 janvier dernier), rencontre que le français avait débuté en tant que titulaire à la place de Miles Bridges. Depuis le trentenaire est mis de côté dans la rotation de James Borrego. Tandis que Miles Bridges et Cody Martin affichent désormais une forme intéressante, Batum n’a jamais semblé aussi loin d’un retour sur les parquets.
Evan Fournier – Orlando Magic (8ème à l’Est)
18.8pts (46.3% FG dont 40.8% à 3pts), 2.7rbds, 3.1ast, 1.1stl, 0.2blk (55 matchs)
Le mois de février sourit mieux à notre Evan Fournier qui reste sur trois dernières rencontres abouties avec deux victoires à la clé. Avant le All-Star break, le Magic d’Orlando avait mit fin à une série de trois défaites (8 revers sur les dix derniers matchs) en dominant Atlanta (136 à 125) puis Detroit (112 à 116) avec un Evan Fournier scoreur sur le premier match (22 points à 9 sur 17 au tirs dont 3 sur 8 derrière l’arc) et altruiste face aux Pistons (19 points et 3 passes dont deux interceptions et deux rebonds).
Le français n’a en revanche pas pu empêcher la défaite vendredi de son équipe face aux Mavericks de Dallas (122 à 106) et d’un Luka Dončić inarrêtable. En guise de consolation le français nous gratifie tout de même d’un match plein avec 28 points (10/19 FG dont 5/12 derrière la ligne) combinés à 2 rebonds, une passe et 2 interceptions, tandis que son équipe sombrait aussi bien attaque qu’en défense. Malgré tout, son entente avec le revenant Markelle Fultz à la mène semble enfin correspondre aux attentes de Steve Clifford et des supporters qui placent beaucoup d’espoirs sur le numéro un de la draft 2017.
This new All Star format is GREAT. If I had one thing to say tho its that you cannot win on a Free Throw. Only a bucket can get you that W
Avec qu’un seul représentant lors du All-Star Weekend, Evan Fournier a pu se faire plaisir devant sa télé et récupérer pendant une semaine, l’occasion pour lui de se montrer assez critique (dans le bon comme dans le mauvais sens du terme) envers les derniers changements apportés au match des étoiles et sur les décisions des juges du concours de dunk, perdu par son coéquipier Aaron Gordon, concours remporté par le rival du Heat Derrick Jones Jr.
Je suis déçu parce que c’est injuste. Lorsqu’il a perdu contre Zach, je n’étais pas d’accord, mais il pouvait y avoir débat parce que Zach avait été incroyable aussi. Mais celui-là ? Je ne pense pas qu’il y ait autant d’arguments. Je pense que c’est tout simplement injuste. Je pense que des juges qui ne connaissent rien au basket et un juge de Miami, pour moi ça n’est pas juste. Ça montre que vous ne prenez pas ça sérieusement, et pour Aaron ça l’était.
via The Athletic
Maigre satisfaction néanmoins pour notre Fourmizz, le frenchie (798) a dépassé cette semaine face aux Mavs un certain Hedo Türkoglu (794) au classement des meilleur tireur derrière l’arc du Magic et va désormais s’attaquer au trio de tête du classement de la franchise floridienne, mené par Dennis Scott (981) et Nick Anderson (900)
Un récap très singulier pour Rudy Gobert qui sort d’une première expérience au All-Star Game extrêmement convaincante et méritée au regard de sa prestation. Au sein de la Team Giannis, notre Gobzilla a sorti l’artillerie lourde dans un match nettement plus rythmé et défensif que d’habitude (victoire de la Team LeBron 157 à 155). Rudy s’est déchaîné en attaque avec 21 points (mais zéro tentative derrière l’arc, défi perdu ?) à 10 sur 11, ajoutant 11 rebonds, 2 passes et un contre dans une rencontre vraiment intéressante du début à la fin.
Passé ce week-end de festivités, le français est de retour au quotidien de la saison régulière et avec deux défaites face au San Antonio Spurs (113 à 104) et les Houston Rockets (120 à 110), le Jazz digère mal les fêtes. Même s’il a été plutôt bon face aux Spurs et LaMarcus Aldridge (18 points, 14 rebonds, 2 passes et un contre), notre frenchie de Salt Lake city a éprouvé toutes les peines du monde à contenir le jeu des Rockets (et la défense de Robert Covington) terminant la partie avec 12 points (3/7 FG) et 6 rebonds seulement ! son plus faible total de prise de balle depuis le 26 octobre dernier.
https://www.youtube.com/watch?v=pfyv4fN-m14
Point WTF de ce match, la défense du pivot Rudy Gobert sur le meneur Russell Westbrook… la stratégie de Utah et de Quin Snyder pour défendre sur le small ball de Mike D’Antoni n’a pas vraiment été payante, le meneur de jeu texan finissant la partie à 34 points et y allant même de sa petite pique envers le français (une fois encore).
7.6pts (50% FG dont 20.8% à 3pts), 5.9rbds, 1.3ast, 0.8stl, 1.2blk (35 matchs)
On avait quitté le français sur deux très grosses prestations face aux Bulls et les Knicks, avec deux victoires à la clé et un Ian Mahinmi resplendissant en défense et sur le front de l’attaque. Face à Chicago, l’ancien Pacer va rentabiliser son temps de jeu avec 15 points inscrits (7/10 FG) en seulement 21 minutes de jeu, le tout agrémentés de 10 rebonds, une passe et une interception. Une prestation solide qui va l’inspirer le lendemain au MSG face aux Knicks (large succès 114 à 96), où Mahinmi va encore frôler le double-double (9 points et 10 rebonds) avec encore une présence défensive décisive pour son équipe et enchaîner un second succès de rang, le cinquième en deux semaines.
Les supporters du joueur ont pourtant connu un dur retour à la réalité après le All-Star break. Avec le retour de Thomas Bryant dans l’effectif des Wizards, Mahinmi a du partager d’avantage son temps de jeu et le scoring avec le pivot et l’allemand Moritz Wagner, au point même de voir son temps de jeu divisé par deux. Résultat, le joueur n’a eu que très peu d’occasion de se mettre en évidence une fois de plus et ce alors que les Wizards ont de nouveau perdu face à des équipes de bas de tableau. Face aux Cavaliers, le french Wizard a joué un peu plus de 15 minutes pour tout de même 5 points (1/3), 5 rebonds, 2 passes et 2 interceptions. Cette nuit, Mahinmi est même descendu à huit minutes de jeu (un point, un rebond et une interception).
Dans sa dernière année de contrat avec la franchise du district de Columbia, certains insiders avancent même l’idée que les Wizards pourraient négocier une rupture de contrat avec le joueur si ce dernier trouvait un point de chute plus intéressant d’ici la fin de la saison et en vue pourquoi pas de jouer les playoffs. Mais difficile du coup pour notre frenchie de s’asseoir sur un salaire aussi élevé (15 millions) alors qu’il sait pertinemment qu’il ne pourra pas négocier un salaire avoisinant dans une autre franchise. Affaire à suivre.
source : Newsday
Les Apprentis
Timothé Luwawu-Cabarrot – Brooklyn Nets (7ème à l’Est)
5.7pts (42.6% FG dont 41.2% à 3pts), 2.3rbds, 0.5ast, 0.4stl, 0.1blk (30 matchs)
Soulagé de pouvoir prolonger son aventure avec les Nets jusqu’à la fin de la saison (et même jusqu’en 2021), Timothé Luwawu-Cabarrot joue désormais relâché et n’hésite plus à prendre sa chance. Plus motivé que jamais TLC a su conserver son état d’esprit irréprochable aux yeux de l’équipe et du staff des Nets et c’est la raison pour laquelle il est récompensé.
Je pense le mériter. Je pense que j’ai fait ce qu’il fallait. J’ai apporté l’énergie chaque jour. C’était une expérience qui m’a fait grandir, qui m’a aidé à comprendre beaucoup de choses et j’ai réussi à choper ce contrat, mais il faut que je continue de bosser. On vise les playoffs, des choses plus grandes qu’un contrat. Il faut continuer dans ce même état d’esprit.
Interview de Timothé Luwawu-Cabarrot pour Basket Infos
Même son de cloche du côté de la direction et de Kenny Atkinson, coach des Brooklyn Nets.
C’était toute l’organisation qui a poussé pour la signature de Timothé, mais moi j’ai été vraiment impressionné de cette volonté, de cette mentalité défensive. C’est vraiment un mec que j’aime bien, qui peut nous aider. Il joue 15 minutes par match pour nous maintenant. Je suis vraiment fan.
Interview de Kenny Atkinson pour Basket Infos
Une confiance que le français va s’empresser de rendre sur le terrain en réalisant d’abord un très bon match à Indiana (10pts, 2 rebonds et 2 interceptions) et une présence précieuse en défense sur les shooteurs des Pacers V. Oladipo, M. Brogdon et T.J. Warren. Plus discret offensivement face à Toronto (victoire 101 à 91 avec 2pts, un rebond et un contre), l’après All-Star break va sourire au français qui va réaliser sa meilleure prestation depuis ses 24 points sous le maillot des Sixers. Très présents des deux côtés du terrain face aux Hornets (victoire 115 à 86), le joueur va inscrire 21 points (7/12 FG dont 4/7 à 3pts) et 4 rebonds, finissant même meilleur marqueur de son équipe avec une évaluation de +19 et une très forte présence dans le jeu. Maintenant que Kyrie Irving est forfait pour la fin de la saison, un spot vient de se libérer pour le français qui bénéficie de menus responsabilités au scoring. Une situation inhabituelle mais qui semble portée ses fruits.
Frank Ntilikina – New York Knicks (13ème à l’Est)
5.9pts (38.5% FG dont 31% à 3pts), 2.2rbds, 3ast, 0.9stl, 0.3blk (50 matchs)
Peut-être un joueur à qui le All-Star break a fait du bien ? En tout cas on avait quitter notre Frankie dans une bien mauvaise posture lors de la réception des Wizards par les Knicks le 12 février (défaite 114 à 96), Frank Ntilikina ayant terminé la rencontre avec 3 passes, un rebond, une interception et zéro tir inscrit, le tout pour seulement 11 minutes de jeu. Mike Miller voulait faire réagir le français qui en a profité pour se montrer enfin à son avantage lors de la réception des Indiana Pacers vendredi dernier (défaite 106 à 98).
Avec 32 minutes de jeu et une place de titulaire pour remplacer Elfrid Payton, le natif d’Ixelles en Belgique, a inscrit 14 points (5/11 FG et 2/4 derrière la ligne) ajoutant également 2 rebonds, 2 passes et 2 interceptions, le tout avec une bonne défense sur son vis-à-vis Malcolm Brogdon et réalisant sa meilleure performance depuis un mois et demi. Une prestation couverte de louanges par son entraîneur qui a tenu à féliciter le meneur français
On reconnaît bien là le côté clivant du joueur qui nous rappelle à son bon vouloir des qualités évidentes mais qui nous laissent souvent sur notre faim. Les difficultés de la franchise new-yorkaise pour développer ses jeunes depuis plusieurs années, laissent penser qu’un autre cadre pour le joueur pourrait lui permettre de s’épanouir et de pratiquer un basket qui lui ressemble ou peut-être dans un rôle de sixième homme à l’avenir avec les Knicks ?
Elie Okobo – Phoenix Suns (9ème à l’Ouest)
4pts (39.6% FG dont 35.4% à 3pts), 1.6rbds, 2.1ast, 0.5stl, 0.1blk (47 matchs)
Semaine plutôt compliquée pour Elie Okobo qui a vu son temps de jeu dégringolé une fois encore lors des deux derniers déplacements des Suns. Avant le All-Star break le meneur de jeu nous avait gratifié d’une très grosse prestation face aux Warriors, terminant la partie avec 12 points (5/9 dont 1/4 derrière la ligne), 2 rebonds et 3 passes le tout avec 22 minutes de jeu dans la victoire des siens (112 à 106). Une très belle copie qui venait effacer la lourde défaite 48h plus tôt face aux Lakers (zéro point et 2 rebonds seulement pour le français).
https://www.youtube.com/watch?v=vz0XhdCSRxg
Mais malgré ce réveil, la coupure d’une semaine aura eu raison du rythme de jeu de notre frenchie qui s’est retrouvé relégué cette semaine dans la rotation des Suns derrière Jevon Carter et Ty Jerome. Avec seulement six minutes de jeu en moyenne (défaite 118 à 101 face aux Raptors et succès 112 à 104 face aux Bulls), Okobo est revenu un mois en arrière avec seulement trois caviars distribués face à Chicago. Un constat qui rappelle que même si le joueur fait désormais partie du roster de Phoenix, il n’en est pas moins un joueur irrégulier aux yeux de son coach qui n’hésite pas à lui rappeler son manque de régularité.
source : Twitter
Les Novices
Sekou Doumbouya – Detroit Pistons (9ème à l’Est)
6.8pts (39.5% FG dont 30.2% à 3pts), 3.4rbds, 0.5ast, 0.6stl, 0.2blk (31 matchs)
On en parle assez souvent mais c’est toujours difficile de voir un joueur français se heurter au Rookie Wall. Sorti de son rôle de titulaire par Dwane Casey avant la coupure d’une semaine, Sekou Doumbouya peine encore à retrouver une production offensive à la hauteur du mois de janvier. Avec seulement 4 points face aux Hornets (défaite 87 à 76) et 3 points à Orlando (défaite 112 à 116), notre rookie reste néanmoins une valeur sûre en défense pour Detroit qui continue de s’enfoncer dans la médiocrité. Pas le dernier habituellement dans les efforts, le jeune Sekou est clairement en train de se relâcher dans l’intensité selon son entraîneur et doit vite retrouver cette efficacité dans son jeu à commencer par l’attaque.
Doumbouya a en effet perdu en adresse (29.1% FG dont 25.9% à 3pts) et la confiance que son entraîneur avait placée en lui depuis le début de l’année. Malgré un retour dans le cinq majeur face à Milwaukee (défaite 126 à 106) et Portland (défaite 104 à 107) et un temps de jeu conséquent, le français balbutie encore son basket et fait même preuve de suffisance par moment. Face à Giannis Antetokounmpo en défense, le français a eu toute les peines du monde à tenir le rythme imposé par le MVP grec qui ne lui a pas laissé la moindre chance (8 points, 5 rebonds et 3 passes tout de même). Rebelote cette nuit où le français s’est fait marché dessus par un Carmelo Anthony record avec les Blazers (32 points) alors que l’ancien poitevin finira la rencontre avec 7 points, 3 rebonds et une interception.
Adam Mokoka – Chicago Bulls (10ème de Conférence Est)
La percée du mois de février pour Adam Mokoka ! Après un cours passage en G-League, le temps de s’illustrer dans une double confrontation face aux BayHawks de Erie (26 points à 3/5 derrière l’arc, 5 rebonds, 3 passes et 3 interceptions), Adam Mokoka a fait son retour dans le roster des Bulls (de Chicago évidemment) pour bénéficier de son plus gros temps de jeu. Le français semble avoir enfin fait son trou dans l’effectif de Jim Boylen qui lui offre depuis deux matchs un rôle de remplaçant à part entière.
Avec 17 minutes face aux Phoenix Suns (défaite 104 à 112), le français a surtout démontré son impact défensif sur le terrain alors que son équipe sombrait offensivement. Il terminera la rencontre avec 2 points (1/2 FG), un rebond, une passe et une interception et avec l’une des meilleures évaluations côté Chicago (+12). Rebelote cette nuit où Adam a pu goûter à la victoire face aux Wizards (126 à 117), terminant avec 2 rebonds et 2 passes sans inscrire toutefois le moindre points (0/2 FG). On retiendra néanmoins que l’exploit réalisé face aux Pelicans il y a deux semaines a fait finalement pencher la balance en faveur du joueur dont le profil semble avoir tapé dans l’oeil de ses coéquipiers et du staff et qui devrait bénéficier d’un temps de jeu conséquent d’ici la fin de la saison
Je pense que la défense c’est vraiment ma force et ça le sera toujours. Et je pense que ça ramène une énergie assez différente au jeu, vraiment. J’essaye aussi de par ma défense de motiver tout le monde, d’apporter une vraie intensité. Mais les autres aspects de mon jeu, le tir, le dribble, les passes, ça va m’aider à pouvoir gagner du temps de jeu et de pouvoir m’imposer ici en étant polyvalent.
Interview d’Adam Mokoka pour Basket Infos
Vincent Poirier – Boston Celtics (4ème à l’Est) (Maine Red Claws)
1.8pts (42.3% FG dont 50% à 3pts), 1.9rbds, 0.3ast, 0.1stl, 0.4blk (16 matchs)
Faire preuve de patience. Voilà les maîtres-mots de Vincent Poirier qui n’a que très peu participé au jeu depuis le All-Star break. Avec seulement trois petites minutes disputées lors de la victoire des Celtics sur Minnesota (127 à 117), le français a terminé la rencontre avec 2 points et un rebond (offensif tout de même) pour une perte de balle. Difficile dans ses conditions de voir des motifs d’espoir chez le joueur qui ronge son frein depuis son arrivée dans la ligue et dont la situation ne va pas aller en s’arrangeant avec le retour très prochain de Robert Williams et les performances plus que convaincantes de l’allemand Daniel Theis depuis le mois de février.
Le profil du français ne semble pas faire l’unanimité aux yeux de Brad Stevens qui utilise très peu le français et qui semble même regretter de ne pas avoir offert un spot supplémentaire pour un joueur extérieur, tant la paire d’intérieur actuelle Enes Kanter – Daniel Theis fait le boulot depuis le mois d’octobre. Pour terminer néanmoins sur une note plus joyeuse, la chaîne Eurosport « Deux nuits avec », animée par Florian a pu rendre visite au frenchie de Boston qui s’est confié sur son parcours depuis ses débuts il y a neuf ans seulement dans le basket et son intégration avec sa compagne aux États-Unis dans l’univers ultra professionnel de la NBA.
Les Réservistes
Jaylen Hoard – Texas Legends(13ème de G-League) (Portland Trail Blazers)
17.8pts (52.4% FG dont 21.1% à 3pts), 7.2rbds, 2.1ast, 0.6stl, 0.5blk (18 matchs)
Jaylen Hoard n’a donc pas été conservé par les Portland Trail Blazers, le contrat Two-Way du havrais n’ayant pas été prolongé par la franchise de l’Oregon qui l’a renvoyé aux Texas Legends. Un dernier très bon match face aux Pelicans de la Nouvelle Orléans (défaite 138 à 117), rencontre durant laquelle l’ancien de Wake Forest va inscrire 6 points (2 sur 3) et 2 rebonds en neuf minutes, n’aura malheureusement pas suffit à contenter une franchise NBA de donner sa chance au français pour le restant de la saison. Un coup d’arrêt pour celui qui s’était fait remarqué il y a quelques semaines encore par son impact et sa présence défensive sur les terrains de la grande ligue. Pas d’inquiétude néanmoins car Jaylen a su prouver sa valeur et démontrer ses qualités de bon défenseur qui pourrait inciter une franchise à tenter sa chance cet été.
De retour à Frisco (Texas) au sein de l’effectif des Legends, le frenchie n’a pas tardé à reprendre ses marques pour aborder la fin de saison en G-League. Toujours en course pour jouer les playoffs, les Texas Legends (6ème à l’Ouest) restent néanmoins sur une série de trois défaites. Jaylen Hoard va inscrire tout d’abord 13 points (4/7 dont 1/3 à 3pts), 6 rebonds, 3 passes décisives et un contre dans la défaite face aux South Bay Lakers (98 à 140) avant d’être mis un peu plus en difficulté avec son adresse face aux Vipers de Rio Grande Valley de William Howard (132-124), terminant la rencontre avec 8 points (3/7 dont 0/1 à 3pts), mais avec tout de même une belle activité dans le jeu (10 rebonds, dont 6 offensifs, 4 passes et un contre).
William Howard – Rio Grande Valley Vipers (25ème de G-League)
30 matchs – 13.1pts (49.1% FG dont 37.2% à 3pts), 5.4rbd, 2.5ast, 1.5stl, 0.7blk
Un seul match joué sous la tunique des Rockets pour William Howard depuis notre dernier récap. Entré en cours de match face aux Boston Celtics (victoire 116 à 105), le néo-texan a passé moins de deux minutes sur le terrain, le temps de profiter seulement de l’ambiance du Toyota Center en compagnie des autres joueurs en bout de rotation et puis c’est tout !
De retour avec les Rio Grande Valley Vipers, Howard s’est montré très discret cette semaine lors de la réception des Texas Legends (victoire 132 à 124), inscrivant seulement 3 points (0/4 derrière la ligne) mais faisant preuve une fois encore d’une belle activité en défense avec 7 rebonds, une passe, un contre et 3 interceptions. Lors de la défaite face au Hustle de Memphis (116 à 113), le natif de Montbrison a été l’un des joueurs les moins efficace offensivement sur le terrain, terminant avec 4 points, 3 rebonds, une passe, une interception et deux contres. Un retour difficile pour le joueur qui devrait néanmoins se ressaisir assez rapidement et retrouver des sensations en attaque.
Kevin Durant lors d’une distribution de cadeaux initiée par NBA Cares, en 2018 . Source : SF Gate.
En cette semaine de Saint-Valentin, l’amour était bien présent à Chicago. A la surprise de nombreux fans, le All-Star Week-end 2020 s’est montré sous son plus beau jour : de la hype, des concours relevés et surtout un peu plus de défense. Le retour en grâce de la meilleure kermesse NBA s’inscrit dans un contexte émotionnel chargé. Les joueurs ont honoré la Mamba Mentality comme il se doit. Mais la ligue a aussi fait sa part du boulot en proposant un nouveau format pour la rencontre des étoiles. Chaque quart-temps était un match dans le match. A la clef, 100 000 dollars de don pour l’association représentée par l’équipe gagnante à l’issue des 12 minutes de jeu. Le Fourth Quarter a été une bataille acharnée, acmé de la sueur, de l’intensité. Ce format alliant compétition et dimension caritative représente une perspective intéressante pour ravir les spectateurs et soutenir une noble cause. Cette association n’est pas inédite pour la NBA. Tout centrée vers le business qu’elle soit, la ligue reste exemplaire par ses oeuvres caritatives. Cette semaine, votre média Clutch Time analyse la NBA engagée, celle qui nous rend fiers d’être fans de basket.
NBA Cares
L’organisme NBA Cares est l’un des grands travaux de David Stern. En 2005, le commissioner lance ce programme qui a pour ambition de réunir toutes les initiatives caritatives de la ligue sous une même bannière. Ses actions concernent aussi bien les Etats-Unis que l’international, dans la lignée du mouvement “Basketball Without Borders”, organisé en partenariat avec la FIBA depuis 2001.
La plateforme NBA Care joue le rôle d’intermédiaire entre les membres de la grande ligue et des organisations non-gouvernementales renommées telles que Make a Wish ou UNICEF.
La première politique de l’association est le soutien à la jeunesse. Les joueurs et employés NBA se réunissent pour soutenir les plus jeunes, en tant que role models.
Deandre Jordan participe à un atelier art plastiques avec les élèves d’une école primaire de la Nouvelle-Orléans. Source : The Undefeated. 2017.
Grâce à ce programme, la NBA soutient les familles dans le besoin et réaffirme une valeur qui transcende le basketball : la solidarité dans l’effort et la souffrance, face à l’adversité. NBA Cares permet ainsi aux acteurs du jeu d’apporter un soutien psychologique aux enfants malades, de prôner l’accès au sport et à l’éducation pour tous.
Le programme a pris de l’ampleur depuis sa création. NBA Cares constitue un acteur identifiable de l’oeuvre caritative américaine, en atteste le bilan des actions délivré par l’association sur son site internet :
“ (depuis sa création) Les participants du programme NBA Cares ont délivré plus de 5 millions d’heures de bénévolat, aménagé plus de 1300 espaces où les enfants et leur famille peuvent vivre, apprendre ou jouer. A l’échelle mondiale, plus de 51 millions de jeunes ont été encadrés dans des programmes de basketball au sein de leur communauté. A l’international, NBA Cares a créé plus de 323 espaces où les enfants et leur famille peuvent vivre, apprendre ou jouer, dans 40 pays différents.”
Source : NBACares.com, site consulté en février 2020.
Les actions menées par NBA Cares attestent du sentiment de responsabilité de la ligue face aux personnes dans le besoin. La NBA participe à construire des athlètes exemplaires tout au long de leur carrière. Cette forme de tutorat est aussi une manière pour les joueurs de s’exprimer en dehors des parquets, et soutenir des causes qui leur sont chères.
More than an Athlete
La carrière d’un joueur NBA est faite de concessions. Entre les entraînements récurrents, les voyages en déplacement, difficile de passer du temps auprès des siens. Pourtant, c’est bien souvent la famille et la communauté qui poussent un joueur à faire les efforts nécessaires pour s’extraire de sa condition et atteindre la consécration : la NBA, si compétitive. Arrivé au sommet, il s’agit de “ne pas oublier d’où l’on vient”. De nombreux joueurs désirent rendre à leur communauté tout l’amour qu’elle leur a prodigué, quel que soit le contexte socio-économique de celle-ci. Aux Etats-Unis, la communauté c’est la famille, les amis, les proches, mais aussi les voisins et habitants du quartier qui partagent des références culturelles communes, dans un esprit de solidarité. Le “Community Assist Award” récompense ainsi chaque mois l’employé de la ligue qui s’est distingué par son engagement philanthropique auprès des communautés de fans.
KD en larmes, remerciant sa mère alors qu’il est nommé meilleur joueur de l’année en 2014 : “You are the real MVP.” Source : CNN.com
Parfois, cette démarche permet aussi de montrer aux siens qu’il n’y a pas de déterminisme social et que chacun peut s’extraire de sa condition, accéder à la réussite.
C’est ce que scande le rappeur Kendrick Lamar dans son titre “Black Boy Fly”, paru sur le projet Good Kid M.A.A.D City en 2012. Dans son premier couplet, il explique que plus jeune, il vouait une admiration envers Arron Afflalo. Issu du même quartier de Compton, le basketteur a réussi à échapper à la violence de cette banlieue de LA pour se hisser en NBA.
“J’étais jaloux de Arron Afflalo. Il était celui à suivre. Il était notre seul exemple pour accéder à de meilleurs lendemains. Il vivait à la salle d’entraînement, nous vivions dans la souffrance.”
Début du premier couplet de Black Boy Fly, Kendrick Lamar.
Vidéoclip de fan du titre Black Boy Fly. Kendrick Lamar
Lebron James est déjà une légende vivante en Ohio. “The Kid From Akron” a ramené un titre NBA à son État, après 60 ans de disette sportive. Il est aussi un des acteurs militants pour dynamiser cette région de la Rustbelt, qui s’apparente désormais à une vaste friche industrielle. Elevé seul par sa mère, sans argent, LBJ multiplie les initiatives sociales pour permettre aux nouvelles génération de bénéficier d’un parcours scolaire digne, malgré des conditions de vie difficiles. La Lebron James Family Foundation a ainsi inauguré l’école élémentaire I Promise School à Akron en 2018, et finance régulièrement des bourses pour des étudiants locaux dans le besoin.
La lutte civique
Photographie de l’équipe du Renaissance Big Five de Harlem. Considérée comme une des meilleures équipes des années 1930, elle était composée uniquement de joueurs noirs et était en conséquence interdite de compétition officielle. Source : Black Fives Foundation.
Aux Etats-Unis, le mois de février est le “Black History Month”. La nation exerce son devoir mémoire pour ne pas oublier l’esclavage et la discrimination qu’a subi historiquement la communauté afro-américaine du pays. Dans un second temps, le peuple américain célèbre le combat de ses citoyens qui ont milité pour garantir une équité entre tous les sujets étatsuniens, en accord avec la constitution. Si le contexte sociétal des Etats-Unis reste inégalitaire, la période de la ségrégation raciale institutionnelleest terminée.
“Aucun Vietcong ne m’a jamais traité de nègre.” déclarait Mohamed Ali en 1967, refusant de participer à la guerre du Vietnam, face à l’injonction du gouvernement américain. Tout comme le “noble art”, le basketball a compté des adeptes qui se sont positionnés politiquement pour dénoncer les injustices de la société américaine au XXIème siècle.
Bill Russel, légende des C’s a été le facteur X de l’Hégémonie de Boston sur la NBA durant plus d’une décennie. 11 titres NBA en 13 ans devrait suffir à obtenir le respect de ses contemporains, non ? Pas forcément dans la société américaine des sixties. Né en Louisiane en 1934, Bill a souffert durant son enfance à cause du racisme ambiant de cet Etat du Sud. Il se réfugie avec sa famille en Californie mais sera poursuivi par les discriminations toute sa carrière.
Sa relation avec la franchise de Boston, ses fans et médias, a été longtemps conflictuelle. Les Celtics partagent historiquement l’identité d’une ville fière de ses racines WASP (White Anglican Anglo-Saxon), souvent insensible aux revendications de Russel. Il déclarera : “Je suis un Celtic, pas un BOSTON Celtic”.
Photographie de Bill Russel, à gauche, lors de la marche pour les droits civiques de Washington en 1963. Source : US National Archives and Records Administration.
Le pivot continue cependant de se battre pour faire valoir ses droits, aux côtés du mouvement Black Panthers. Son engagement va de pair avec son succès sportif : Première étoile médiatique afro-américaine en NBA, premier entraîneur noir d’une ligue sportive majeure sur le continent. Bill sera aussi le premier basketteur afro-américain intronisé au Hall Of Fame, en 1975. Il n’accepte cette récompense qu’en 2019 clamant que d’autres athlètes afro-américains l’ont mérité avant lui, notamment Chuck Copper, premier joueur noir drafté par la grande ligue, en 1950.
En 2011, il reçoit la médaille de la liberté pour son engagement civique, équivalent de la légion d’honneur aux Etats-Unis.
Conjointement au combat de Bill Russel, de nombreux athlètes des années 1960 ont participé à la mobilisation pour l’égalité des communautés sur les parquets et dans la société américaine. A cette époque, être un athlète ne dispensait pas les joueurs d’être catégorisés et traités différemment selon leur couleur de peau. La ségrégation dans les hôtels ou restaurants étaient fréquente pour les joueurs noirs.
Photographie d’Oscar “Big O” Robertson, Roi du triple-double, sous les couleurs des Royals de Cincinatti. Source : NBA.com
Oscar Robertson, père spirituel de Russell Westbrook, a lui aussi souffert de la haine raciale, qu’il évoque dans son autobiographie : “My Life, My Times, My Game.” (2003).
L’agence de presse USA Today rapporte qu’en 1959, alors qu’il s’apprête à jouer un match pour Cincinnati à Raleigh, en Caroline du Nord, il reçoit un télégramme du Ku Klux Klan. L’organisation suprémaciste blanche le menace de mort : une balle l’attend s’il se présente sur le parquet. The Big O participe quand même à la rencontre. Il commentera plus tard : “je n’en avais pas vraiment grand chose à faire, j’étais impétueux”.
A la création de la NBA en 1946, elle était strictement blanche. Aujourd’hui, la ligue est composée à 80 % d’athlètes afro-américains. Cette évolution, en parallèle des changements dans la société américaine, n’a été possible que grâce à l’engagement d’athlète pionniers qui se sont mobilisés pour leurs droits. De nombreux joueurs reprennent ce flambeau et dénoncent les problématiques sociétales contemporaines aux Etats-Unis. Le mouvement “Black Lives Matter” qui dénonce ainsi la récurrence des violences policières à l’encontre de la communauté afro-américaine.
Le Basketball est un jeu collectif. L’entraide entre les joueurs est essentielle pour la victoire. La NBA et ses joueurs soutiennent les personnes dans le besoin, dénoncent les injustices car la solidarité et le don de soi représentent des valeurs intrinsèques à ce sport. La communauté du basket international se mobilise et fait ainsi fleurir des actions altruistes, initiées par une même passion pour la discipline.
En France, l’Association Clutch ( https://twitter.com/AssoClutch?s=20 ) soutien ainsi le financement de matériel pour le handi-basket.
Bernie Bickerstaff qui devient l’entraîneur des Bobcats, dernière équipe créée par la NBA Source : NBA.com
Aujourd’hui, Clutch Time s’intéresse à la grande question que se posent beaucoup de fans européens ; la NBA va-t-elle, un jour, connaître une nouvelle expansion qui pourrait amener une 31ème équipe pour la première fois de l’histoire ? L’évolution actuelle de la National Basketball Association amène à une expansion inévitable dans les prochaines années, mais celle-ci connaît tout de même plusieurs obstacles conséquents et qui pourraient même empêcher une expansion dans certains cas. Cependant, les obstacles existent pour être surmontés donc même si cela va sûrement prendre plusieurs années, il est toujours intéressant d’analyser les villes qui pourraient recevoir l’honneur d’accueillir une nouvelle franchise NBA et pourquoi pas avoir la première franchise NBA en dehors del’Amérique.
Adam Silver, actuel Commissionnaire de la NBA Source : Youtube
Les facteurs favorables à l’expansion
Une expansion est inévitable. La NBA est un business et depuis plusieurs années, les audiences sont en chute libre (en moyenne 20,4 millions de téléspectateurs en 2017 contre 15,14 millions en 2019 pour les finales NBA) ce qui est un problème majeur pour Adam Silver, commissaire de la NBA qui a pour objectif et devoir de garder ce business attractif pour les fans, et fructueux pour ses partenaires.
La NBA est une entreprise qui a pour seule réel but d’engranger de l’argent et le scandale du tweet de Daryl Morey, Général Manager des Rockets, a créé un gros impact sur le marché chinois et une grosse perte d’argent pour la NBA.
Dans le cas où la NBA se retrouve en difficulté sur le marché chinois, elle va devoir compenser cette perte en développant son marché de façon conséquente sur un autre continent et pourquoi pas l’Europe. Cela ne serait pas une si mauvaise idée tant l’on voit la ferveur des supporters européens pour leurs équipes de Basket qui est grandiose. Toutefois, le problème pourrait se retrouver dans la différence de jeu.
En effet, l’Europe n’a pas les mêmes valeurs dans son basket et il est fort probable qu’une NBA qui mise énormément sur l’attaque ne plaise pas aux puristes européens qui aiment la bataille en défense dans des championnats où les arbitres ne sifflent pas les fautes aussi facilement que dans la grande ligue.
Une autre raison qui laisse imaginer une future expansion est le fait que l’on retrouve plusieurs matchs organisés à l’étranger, que ce soit de pré-saison ou saison régulière. Que ce soit l’Inde depuis 2018 avec des matchs de pré-saison ou encore la France qui, en 2020, a connu pour la première fois de son histoire un match de saison régulière.
Les Kings en Inde pour un match de pré-saison en été 2019 Source : NBA.com
Il est possible d’en déduire une réelle volonté de la grande ligue de suivre les traces du défunt David Stern et d’étendre l’influence de la ligue avec des matchs un peu partout dans le monde pour voir les opportunités financières, et les matchs organisés en Europe pourraient être un test du marché européen. Malheureusement, où heureusement pour certains, ce n’est pas la passion des fans qui va influencer l’avis de la NBA, mais seulement l’influence financière, car la NBA reste et restera toujours portée par l’argent.
Dans tous les cas, une expansion n’est pas non plus facile, beaucoup de facteurs entrent en jeu pour une telle décision et il est honnêtement presque impossible de voir une expansion actuellement sans modifier fortement la façon dont la ligue fonctionne.
Les facteurs défavorables à l’expansion
En premier lieu, il est important de rappeler qu’Adam Silver ne veut pas d’une expansion ou du moins, il n’a pas cette vision pour le moment et cela a pu être perçu avec les matchs de Londres et Paris ou encore la création de l’équipe de G-League à Mexico City. Les différents événements internationaux ont offert plusieurs rumeurs qui ont vite été réfutées par Adam Silver lui-même qui à déclarer dans une conférence de presse que la ligue n’a clairement pas l’intention d’une expansion pour le moment.
Cette position de Silver est clairement compréhensible tant la NBA discute déjà depuis plusieurs années d’une baisse du nombre de matchs par saison, en cause le Load Management (repos volontaire des joueurs) mis en place par les équipes pour éviter les blessures et la fatigue de leurs joueurs stars.
Kawhi Leonard ( à Droite ) qui est un joueur fortement concerné par le Load Management Source : Youtube
Cette problématique à son importance dans la discussion de l’expansion, car la fatigue d’un déplacement en Europe aurait un réel impact sur les équipes et sans une réforme complète et une baisse des matchs ou alors une augmentation de la durée de la saison régulière, un déplacement en Europe serait impossible à accepter pour les équipes NBA. Il serait donc fortement probable que la plupart des propriétaires utilisent un droit de veto sur cette expansion.
Un autre risque qui ne peut pas être négligé par la NBA est la possibilité que l’expansion ne fonctionne pas. Malheureusement, ce facteur est tout en haut de la liste de ce qui empêcherait la NBA de faire le grand pas d’une nouvelle expansion et surtout à l’étranger.
La crainte que cette expansion ne soit pas efficace et rentable est beaucoup trop grande et cette crainte est justifiée, car le Basket européen possède déjà ses adeptes et la NBA, aussi puissante soit-elle, ne peut pas forcément conquérir les fans européens, car une grande partie d’entre eux ne regarde pas la NBA et préfère le Basket Européen qui est moins spectaculaire mais plus intéressant pour beaucoup de fans de Basket.
La NBA se rappellera sûrement comme une évidence ce qui est arrivé à la NFL qui a tenté de créer une ligue mondiale, mais qui n’a pas du tout fonctionné et a fait perdre plusieurs millions de dollars à la NFL. Cet exemple ne motive sûrement pas la NBA à s’exporter au-delà de ses frontières.
Il est donc peu probable de voir une expansion dans les prochaines années et encore moins en Europe, mais il est toujours intrigant d’imaginer quelles villes pourraient accueillir une prochaine franchise NBA. Les probabilités jouent tout de même en faveur d’une expansion au sein des Etats-Unis avec les villes de Las Vegas ou encore Seattle qui reviennent souvent dans les discussions. La seconde probabilité se trouve au Canada avec Vancouver qui pourrait enfin retrouver une chance d’accueillir une équipe NBA après le départ désastreux des Grizzlies en 2001. Enfin, la dernière possibilité se retrouve en dehors du continent américain et pourquoi pas en Europe, continent qui ne demande qu’à accueillir une équipe NBA.
Les Villes possibles pour l’expansion
Seattle
Kevin Durant, dans le maillot de Shawn Kemp, de retour dans la KeyArena en 2018 avec les Warriors pour un match de présaison Source : Getty/Noah Graham/NBAE
Dans une volonté d’expansion de la grande ligue, il est impossible d’imaginer que cette dernière n’ait pas dans un coin de sa tête le retour de l’une des équipes les plus excitantes et surtout les plus spectaculaires des années 90 à savoir les SuperSonics de Seattle. Cette équipe, emmenée par Gary Payton et Shawn Kemp, était la définition de « Lob City » bien avant les Clippers et les fans étaient exceptionnels, offrant leur soutien inconditionnel à leur équipe, du moins, à cette époque-là.
Le départ de l’équipe en 2008 vers Oklahoma City a été un grand regret pour cette ville et beaucoup de joueurs et personnalités ne voulaient pas voir l’équipe quitter Seattle en 2008.
L’exemple parfait est Steve Ballmer, aujourd’hui propriétaire des Clippers, qui avait proposé de racheter l’équipe en 2008 pour la maintenir à Seattle et surtout qui était prêt à payer toutes les rénovations de la KeyArena, mais cela n’a pas fonctionné. De plus, en 2013, il a proposé 650 millions de dollars pour racheter les Kings et les relocaliser à Seattle, mais sans avoir plus de réussite.
Cette ville a peut-être perdu son équipe, mais comme on a pu le voir au début de la saison 2018 lorsque les Warriors ont joué un match de présaison à Seattle, la ferveur est encore présente et ils n’ont jamais perdu cette grande passion. Cependant, avant d’imaginer une expansion vers Seattle, il faut d’abord que la KeyArena subisse la rénovation qu’elle mérite et heureusement, c’est enfin le cas après énormément d’années de patience donc qui sait ce que l’avenir réserve à cette ville.
Las Vegas
Las Vegas, surnommé « Sin City », la ville de tous les excès Source : Visittheusa.fr
Après avoir vu le choix n°1 dans le cœur de beaucoup de fans, il est important de voir le choix n°1 dans le coeur de la NBA et de ses partenaires et ce choix se trouve du côté du Nevada avec Las Vegas.
A l’image des différents sports qui s’insère dans la ville de Las Vegas comme en Football Américain avec la délocalisation des Raiders de Oakland à Las Vegas ou encore le succès des Aces en WNBA et des Golden Knight en NHL, la NBA pourrait fortement voir une expansion du côté de « Sin City » qui est un choix financier très intéressant pour la NBA mais un peu moins pour les fans.
Certes, la ville ne demande qu’à posséder sa propre franchise mais c’est aussi une ville très tournée sur l’argent et qui risque de ne pas offrir une réelle « fanbase » mais plutôt un spectacle de plus pour les touristes de la ville ce qui n’est pas spécialement une bonne chose pour les fans de Basket mais une bonne chose pour les finances de la NBA.
Vancouver
Le défunt David Stern sur le parquet des Grizzlies de Vancouver Source : BasketUSA.com
En dehors des Etats-Unis, un choix intéressant serait la ville de Vancouver même si cette ville a connu un départ de son équipe beaucoup plus violent que Seattle.
En effet, Vancouver a déjà connu la NBA au travers de la franchise des Grizzlies qu’elle a accueilli de sa création en 1995 jusqu’en 2001. Le propriétaire, Michael Heisley, ne pouvant finalement plus supporter le manque d’enthousiasme de la ville envers l’équipe, l’équipe s’est installée depuis à Memphis.
Cependant, ce manque d’enthousiasme venait clairement du fait que l’équipe était faible durant les sept années de sa présence au Canada avec comme motif aucune qualification en Playoffs durant tout ce temps. La logique a donc fait que les fans se sont simplement désintéressés d’une équipe peu reluisante (de 17 183 fans dans les tribunes en 1995 à 13 737 en 2000).
Ce mauvais départ des deux côtés, que ce soit le propriétaire qui voulait absolument partir et les fans qui n’ont jamais eu une équipe de basket-ball compétitive fait qu’un retour semble très difficile à imaginer.
Toutefois, durant cette saison 2019-2020, les Grizzlies de Memphis ont ressorti les maillots de Vancouver qui ont l’air de plaire encore beaucoup aux fans et offre un peu de nostalgie sur l’époque canadienne. Même s’il est peu probable de revoir un jour Vancouver retrouver le chemin de la NBA, nous ne sommes jamais à l’abri d’une surprise étonnante.
Londres
Match de NBA à Londres en 2018 Source : NBA.com
En dehors de toutes les difficultés liées au calendrier ou encore à la fatigue des joueurs au travers d’un tel déplacement en Europe, il est possible d’imaginer la NBA qui adapte son fonctionnement pour permettre une expansion en Europe et Londres pourrait se retrouver comme un choix probable.
Londres est une ville qui intéresse la NBA et le match de saison régulière opposant les Knicks et les Wizards en 2019 offre certains arguments qui pourraient influencer la NBA. La vente de toutes les places en moins d’une heure et la présence de fans de plus de 39 Pays démontre bien l’impact de la NBA sur l’Europe, et même si Londres ne semble pas être une ville très intéressée par le Basket en général, les Pays autour le sont fortement.
Ce NBA London Game 2019 était donc une possibilité pour l’Europe d’avoir accès à un match de NBA et non une possibilité pour les Anglais d’avoir accès à la NBA. Ce n’est clairement pas le choix n°1, mais Londres reste l’une des villes les plus influentes d’Europe donc la ville se retrouve obligatoirement dans les discussions même si elle n’est pas spécialement une grande ville du Basket.
En effet, Londres est une ville dominée par le Football et il est peu probable de voir la NBA vouloir tenter une conquête d’une ville qui connaît déjà un sport dominant et dont les habitants ne semblent pas vouloir s’intéresser à un autre sport.
De plus, un autre problème qui se retrouve dans cette vision est la situation du Brexit qui va créer plusieurs difficultés que la NBA n’a sûrement pas envie de gérer dans un cadre d’expansion, cela ne serait pas logique dans l’intérêt de la NBA.
Paris
Michael Jordan, Adam Silver et Marc Lasry Source : Youtube
Même si cela est difficile en tant que français, il faut analyser la situation de Paris dans une situation d’expansion de façon complètement objective.
Tout d’abord, l’idée de Paris n’est pas négligeable, et même le site reconnu « Bleacher Report » a mis en avant l’idée que Paris pourrait être une ville capable d’accueillir la première équipe NBA Européenne. D’ailleurs, la grande ligue s’intéresse fortement au marché français comme on peut le constater avec le match de saison régulière qui s’est déroulé à Paris en 2020 et le prochain en 2021.
Le NBA Paris Game de 2020 a eu énormément de succès avec plus de 140 000 personnes préinscrites pour la billetterie, mais cet engouement s’est vite dissipé avec une grosse problématique autour du prix des places et cela a même conduit à ce que plus de 1000 places soient encore disponibles quelques jours avant l’événement. En dehors du prix des places, l’ambiance a aussi fait défaut lors de l’événement ce qui peut offrir un questionnement sur l’adaptation d’un sport américain aux mentalités européennes.
Même si le match de Paris en 2020 a créé beaucoup de débat, la NBA ne voit sûrement que le côté financier et si ce match a mis en avant une bonne vision financière, la NBA pourrait fortement envisager Paris comme le choix logique dans l’idée d’une expansion Européenne mais cette idée est encore très lointaine et peu probable.
Un autre argument au choix de Paris est l’ancienneté et l’amour que porte la grande ligue pour la capitale française. Depuis plusieurs décennies, la NBA entretient une relation particulière avec la France et dans les années 90, les Bulls de Jordan, entre autres, ont participer à plusieurs matchs d’exhibition et plusieurs matchs de pré-saison et cette relation continue jusqu’à aujourd’hui et même si cela n’a surement aucune influence sur la décision de la NBA, à choisir entre Londres et Paris, vu les antécédents, il est fortement probable que le choix se tourne vers Paris.
Madrid
Le Real Madrid contre Oklahoma City le 3 Octobre 2016 Source : Realmadrid.com
La capitale espagnole semble être la meilleure idée d’expansion dans l’intérêt du jeu. Madrid est l’une des villes européennes qui respire réellement le Basket et qui connaît un gros succès dans ce pays avec plusieurs stars en NBA qui ont la nationalité espagnole ou qui sont passées par une équipe espagnole. Il suffit de voir l’effet de la Dream Team de 1992 sur l’Espagne pour voir l’amour que possède l’Espagne envers la balle orange.
L’argument le plus intéressant est la présence du Real Madrid et de Barcelone qui évite la nécessité de créer une équipe pour la NBA, mais simplement d’intégrer une équipe déjà mise en place et qui possède l’un des meilleurs palmarès d’Europe avec une équipe très forte et très compétitive. Le Président du Real Madrid, Florentino Perez, a déjà évoqué, et même tenté d’intégrer son club à la grande ligue. Si l’idée d’une expansion se profile, le Real Madrid serait un candidat plus que crédible
Cependant, même si dans un match de présaison du 3 Octobre 2016 le Real Madrid a battu Oklahoma City, le Real Madrid reste trop faible pour la grande ligue, mais cela est le cas de toutes les nouvelles équipes qui rejoignent la ligue, car il faut un temps d’adaptation et surtout une draft exemplaire pour devenir compétitif en NBA.
Pleins d’autres problèmes existent dans l’idée de l’intégration du Real Madrid parmi lesquels :
1 – Les règles différentes entre la NBA et l’Europe 2 – Le calendrier différent qui demande un temps d’adaptation important 3 – L’acceptation des fans du Real Madrid de voir le Club changer de ligue 4 – Passer d’un jeu Européen défensif a une NBA qui repose sur l’attaque
Ce week-end se tiendra au United Center de Chicago, la 69ème édition de l’évènement basket le plus suivi de la planète. Organisé sur trois jours du 14 au 16 février, le All-Star Game de cette année promet d’être exceptionnel pour plusieurs raisons. Pour cette occasion, ClutchTime vous propose une petite revue des festivités et des différentes têtes d’affiche qui seront présentes pour ce rendez-vous annuel à ne pas manquer.
source : NBA.com
En enfilant son plus beau manteau étoilé, la NBA amène un vent de fraîcheur et de nouveauté pour cette nouvelle édition. Avec pas moins de dix néo All-Star, issus pour la plupart des récentes cuvées de draft, ce match sera également l’occasion de voir pas moins de huit joueurs non-américains sélectionnés pour participer à ce match des étoiles. Afin de rendre hommage à Kobe Bryant et sa fille Gianna, les capitaines des deux équipes, Giannis Antetokounmpo et LeBron James, ont choisi de porter respectivement le numéro 24 et le numéro 2 en leur mémoire.
NBA All-Star Game 2020
lundi 02h00 du mat’
source : NBA.com
Le All-Star Game a été introduit pour la première fois lors de la saison 1950-1951, un an seulement après le changement d’identité de la ligue (de la BAA à la NBA). C’est lors d’une rencontre entre le commissaire de l’époque, Maurice Podoloff, le directeur de la marque Haskell Cohen et le propriétaire des Boston Celtics Walter Brown que va émerger l’idée d’un rendez-vous annuel afin de redonner de l’intérêt à la discipline et retrouver les audiences d’un public en désertion. Le concept s’appuyait sur une rencontre qui regrouperait les meilleurs joueurs de la ligue à la manière du All-Star Game de la Major League de Baseball. Malgré des réticences, le projet va finalement aboutir et sera un véritable succès. Depuis 1951, la sélection de l’Est (37 victoires) a souvent dominé celle de l’Ouest (29 victoires), même si cette dernière est parvenue à rattraper son retard dans les années 2000.
On ne va pas reprendre évidemment les règles de cette rencontre (cf la première partie) mais pour vous la faire courte, le All-Star Game est à ce jour le plus vieil évènement hors-saison régulière et playoffs organisé par la NBA. Ce show qui réuni chaque année les plus grands joueurs de chaque conférence (sauf blessure). Douze joueurs par conférence, soit vingt-quatre joueurs au total, seront ainsi sélectionnés. Les cinq joueurs qui débuteront la rencontre de chaque côté sont sélectionnés, en tenant compte des votes des fans (via le site NBA.com), les joueurs et les médias ou la presse. Les remplaçants (sept par équipes) sont quant à eux choisis par les entraîneurs (ces derniers ne pouvant pas voter pour leurs propres joueurs). Les entraîneurs sont quant à eux choisis en fonction des meilleurs bilans de la saison à la seule condition de ne pas avoir déjà été choisi l’année précédente (la « Riley Rule »).
Jusqu’en 2018, le match des étoiles opposait donc une sélection des meilleurs joueurs de la conférence Est à une sélection des meilleurs joueurs de la conférence Ouest. Depuis trois ans, la formule a changé et met l’accent désormais sur les votes du public. En désignant désormais un capitaine par équipe qui aura récolté le plus de votes populaires, l’un à l’Est et l’autre à l’Ouest, LeBron James (2018 et 2019), Stephen Curry (2018) et Giannis Antetokounmpo (2019) ont eu l’honneur de donné leur nom à leur équipe respective ces dernières années. Par ailleurs les capitaines peuvent désormais choisir leurs remplaçants à leur guise dans l’une ou l’autre conférence. Depuis l’an dernier, la sélection des remplaçants est d’ailleurs retransmise en direct sur la chaîne TNT, diffuseur officiel de l’évènement. revoir la draft 2020
Parmi les joueurs qui auront marqué de leur empreinte cet évènement, difficile de tous les mentionner mais citons-en quelques-uns qui restent encore aujourd’hui inoubliables. Des plus anciens MVP comme Bob Pettit (4x), Bob Cousy (x2) ou encore Oscar Robertson (x3), jusqu’à l’âge d’or de la ligue dans les années 80-90 et les exploits de Julius Erving, Isiah Thomas, Larry Bird, Michael Jordan et Magic Johnson évidemment. Plusieurs records marquants sont à noter, entre les 19 sélections de Kareem Abdul-Jabbar, au quatre trophées de MVP et 18 sélections consécutives de Kobe Bryant, les plus grands joueurs sont parvenus à s’illustrer au moins une fois dans leur carrière au match des étoiles et cette année encore la liste des joueurs invités à ce match d’exhibition reste prestigieuse.
Il s’agit là d’une hype comme on en voit très rarement en NBA. La nouvelle coqueluche slovène de la ligue détonne par sa fraîcheur et son style unique ce qui lui permet de se classer quasiment à hauteur du nombres de votes des deux capitaines des équipes. Plébiscités par le public, les médias et les joueurs sur le backcourt, Luka Dončić va donc honorer sa toute première sélection pour le match des étoiles à seulement 20 ans. Une précocité rare chez un joueur (et encore plus pour un européens) qui on l’espère nous permettra de contempler le talent du rookie de l’année.
Car s’il est autant apprécié c’est évidemment du à sa saison absolument phénoménale. Dončić affiche une progression fulgurante par rapport à la saison rookie exceptionnelle qu’il nous avait offerte l’an dernier. Désormais parmi les prétendants au titre de MVP, le meilleur joueur de la saison 2017-18 en Euroligue porte sur ses épaules la franchise des Dallas Mavericks orpheline de son idole allemande Dirk Nowitzki. Seul joueur en 20-8-8 cette saison, le crack slovène a réussi des rencontres exceptionnelles à coup de triples-doubles et de tirs aussi précis que décisif en tête de raquette. Inutile de vous dire que son impact dans le jeu texan est telle qu’il est le joueur le plus utile pour son équipe cette saison et dans toute la ligue (bien aidé tout de même par le letton Kristaps Porziņģis).
Peut-on concevoir un All-Star Game sans le monstre au scoring qu’est James Harden ? le leader des Rockets a terminé fort logiquement deuxième des votants pour le backcourt à l’Ouest, et va donc se présenter sur le parquet aux étoiles pour la huitième fois consécutive. Mais quand on connaît les qualités monstrueuses de scoreur du joueur, on s’étonne encore de voir qu’il n’a jamais inscrit plus de 29 points (en 2015). Une anomalie que le barbu pourrait être tenté d’effacer en allant intégrer le top 10 des meilleurs marqueurs All-Time et pourquoi pas en décrochant un trophée de MVP pour garnir son armoire à récompenses.
Accompagné de son nouvel acolyte à la mène, Russell Westbrook, les Rockets et Harden réalisent une saison dans la droite lignée des derniers exercices, mais qui manquent encore de relief pour retrouver le niveau atteint il y a deux ans. Pourtant l’arrière continue ses orgies offensives (nettement moins en défense) avec déjà cinq matchs à plus de 50 points, dont 60 face à Atlanta le 30 novembre dernier. Joueur qui tente le plus de tirs derrière la ligne et sur la ligne des lancers, Harden bénéficie toujours autant du système small ball et des isolations de son entraîneur pour prendre un maximum de tir de loin, et délaisser les tirs mid-range. Seul Damian Lillard cette saison est parvenu à réaliser plusieurs matchs à plus de 50 points comme El Chapo.
On retrouve évidemment le dernier MVP des finales sur la troisième marche du podium dans les votes pour le frontcourt à l’Ouest. Kawhi Leonard va donc honorer sa quatrième participation au All-Star Game et on espère voir un Kawhi plus impliqué que les saisons passées (on a le droit de rêver) pour envoyer un message à ses concurrents. Avec 19 points inscrits l’an dernier à Charlotte, le troisième californien présent dans ce cinq majeur joue pour la première fois au côté de LeBron James.
Son arrivée et celle de Paul George (absent) aux Clippers, dans un effectif sexy, coaché par le génial Doc Rivers nous laisse tout de même un goût d’inachevé. Avec seulement 42 rencontres disputées pour un temps de jeu légèrement supérieur à la demi-heure, Kawhi parvient néanmoins à réaliser ses meilleures stats en carrière (malgré une adresse oscillante). Son impact défensive est en revanche indéniable, le joueur étant l’un des plus gros intercepteur de la ligue, son adaptation au style cols bleus des Clippers s’est effectuée sans aucun problème même si on sent que l’équipe en a encore sous la pédale (vivement les playoffs !).
Capitaine pour la troisième année consécutive, LeBron James est arrivé en tête des votants (toutes conférences confondues), avec une popularité toujours intacte pour celui qui va honorer sa seizième sélection consécutives pour un All-Star Game depuis ses premiers pas en 2005. Déjà triple vainqueur du trophée de MVP, LeBron va tenter évidemment la passe de quatre en égalant Bob Pettit et Kobe Bryant, afin de rendre pourquoi pas un vibrant hommage à ce dernier. Détenteur du record de points inscrits en carrière (362), James va tenter évidemment de battre son record personnel (36 points en 2012) et accroître un peu plus son avance en tête des meilleurs marqueurs du ASG.
À 35 ans, le temps ne semble pas avoir d’emprise sur le quadruple MVP qui réalise une saison en tout point exceptionnelle. Plus altruiste et meneur de jeu, l’ailier des Lakers est plus que jamais dans la course au titre de MVP de la saison et déterminé à aller chercher une quatrième bague avec une troisième franchise différente. Avec un temps de jeu encore réduit cette année, le meilleur passeur de la saison (et le meilleur plus minus de la ligue également) prend nettement plus de tirs derrière l’arc avec plus ou moins de réussite mais dispose encore d’une marge assez importante pour retrouver notamment l’efficacité qu’on lui connaît dans les dernières minutes des matchs, domaine dans lequel il souffre cette saison.
(C) Anthony Davis (7ème participation) – LA Lakers 46 matchs : 26.6pts (51.9% – FG, 31.6% – 3pts) / 9.2rbd / 3.3ast / 1.6stl / 2.4blk (34.7mn)
Comment ne pas retrouver AD au côté de LeBron James dans le cinq de départ cette nuit. Deuxième au classement des votants, Davis est une évidence alors qu’il va honorer sa 7ème sélection en huit ans ! Une longévité déjà impressionnante pour celui qui s’était vu décerner le trophée du meilleur joueur en 2017 et qui avait explosé le record de points du ASG de Wilt Chamberlain avec 52 points inscrits ! Parviendra-t-il à réitérer ce genre de performance la nuit prochaine, rendant hommage par la même occasion à Kobe Bryant ? Une performance qu’il faudra surveiller de très près.
Cette saison, l’intérieur est un sérieux prétendant au titre de MVP et de défenseur de l’année avec un impact dans le jeu exceptionnel au côté du King, la quête de titre et de trophées semble être un objectif immense pour l’ancien Pelican. Faisant partie des joueurs ayant le plus d’impact des deux côtés du terrain, dans le secteur intérieur notamment, son adaptation et son entente avec James dans le jeu est une vraie satisfaction et un pur régal pour les supporters californiens et qui permet à la franchise d’occuper la première place du classement de la conférence Ouest. Nul doute que leur entente dans la saison régulière va faire des merveilles cette nuit.
Il s’agit d’une entrée fracassante pour le meneur des Hawks. Arrivé en tête des votants pour le backcourt de l’Est, Trae Young va donc honorer sa toute première sélection au ASG, une précocité qui n’est pas sans rappeler des certains Kyrie Irving ou Ben Simmons qui furent eux aussi All-Stars dès leur année sophomore. Une promesse d’avenir en or s’ouvre donc pour le Sooners d’Oklahoma qui devient par ailleurs le premier joueur d’Atlanta sélectionné depuis Paul Millsap en 2017 (oui oui).
Sur les terrains cette année, Ice Trae tiens la dragée haute aux tous meilleurs arrières de la ligue, à commencer par Luka Dončić autre grand espoir issue de la même cuvée 2019. Tournant quasiment à trente points par match avec des pourcentages prometteurs, le meneur de jeu a connu un bond spectaculaire dans son rendement cette saison, la faute il faut le rappeler à une équipe qui vit une saison très compliquée et qui lui laisse carte blanche pour presque tout faire sur le terrain. Déjà très précieux pour son équipe lorsqu’il est sur le terrain, il doit néanmoins encore épurer son jeu et sa conduite de balle qui amène encore pas mal de turnovers, même si ses teammates sont loin d’être irréprochables.
Pour sa quatrième participation pour le All-Star Game, Kemba Walker a été plébiscité par les votants, seulement devancé (nettement) sur le vote du public par Trae Young. Très discret lors de ses trois premières apparitions, on espère vivement voir le nouveau meneur des Celtics dans un rôle et une forme digne de son talent. Opposé à son partenaire aux C’s, Jayson Tatum, KW8 va occuper pour la seconde fois une place de starter.
Arrivé cette saison dans la peau du joueur providentiel pour faire oublier Kyrie Irving parti à Brooklyn, l’ancien hornet s’est vraiment bien acclimaté au vestiaire et au style de jeu développé par Boston. Légèrement moins utilisé qu’à Charlotte, le meneur n’en reste pas moins une solution en attaque très précieuse pour Brad Stevens qui peut désormais compter sur un trio (quatuor même) offensif de feu. Plus efficace avec son tir et capable de prendre feu comme à Indiana en décembre, c’est surtout sur ses qualités de manieur de ballon et sur la pression offensive qu’il exerce sur les adversaires que Kemba Walker se met en évidence. Dans un système plutôt solide en défense, ses qualités en un-contre-un en défense sont également intéressantes.
Ce fut l’une des révélations de la saison dernière et des finales remportées par les Raptors face à Golden State, c’est encore une révélation cette saison. Terminant troisième des votants pour le ASG (mais deuxième pour les votes du public devant Embiid) dans la catégorie du frontcourt, Pascal Siakam fait une entrée fracassante dans ce starting five pour sa toute première sélection et défendra donc les couleurs de la Team Giannis, au côté de son coéquipier Kyle Lowry, dans un roster très costaud sur le plan athlétique.
Devenu cette saison le patron des Rap’s depuis le départ de Kawhi Leonard, Spicy P a encore passé un cap dans le jeu et prend désormais une dimension aussi exceptionnelle que fulgurante. En lice en début de saison pour le titre du MVP, le camerounais est également un sérieux candidat à sa propre succession pour la meilleure progression de l’année. Son utilisation et ses prédispositions à tenir le ballon en font un joueur ultra complet, doté d’une bonne adresse et d’un sens inné pour la défense. Nul doute que son association avec Embiid devrait faire des étincelles.
Arrivé en tête des votes pour les fans, les joueurs et les médias pour les joueurs du frontcourt à l’Est, on retrouve logiquement le Greek Freak dans la peau du capitaine de cette équipe. Il s’agit de sa quatrième sélection pour le match des étoiles et nul doute que le MVP de la saison régulière va tout faire pour nous sortir une performance XXL. L’an dernier déjà le joueur avait terminé avec 38 points, 11 rebonds et 5 passes et des tirs à trois points en veux-tu en voilà, mais avec une défaite au bout du compte et un trophée de MVP remis à Kevin Durant.
Côté performance et forme actuelle, Giannis est impressionnant cette année. Disposant désormais d’un tir longue distance correct dans son large arsenal offensif, le joueur est tout simplement innarêtable dans le jeu, notamment en contre-attaque et dans la raquette, inscrivant au passage plus de points en moins de temps qu’il lui en fallait l’an passée pour y parvenir. Bref si les Bucks sont solidement installés à la 1ère place des bilans de la ligue, ils le doivent en très grande partie à leur MVP qui semble bien parti pour conserver sa couronne.
Habitué du rendez-vous depuis sa saison sophomore, le Process est arrivé second derrière son capitaine dans les votes pour cette année, ce qui traduit une popularité indéfectible autour du joueur. Alors qu’il va honoré sa troisième sélection en affrontant son coéquipier Ben Simmons, Joel Embiid sera un renfort de choix pour la Team Giannis pour décrocher une première victoire face à la Team LeBron. L’an dernier le joueur ne s’était guère mis en évidence avec seulement 10 points et 12 rebonds.
Mais cette saison, le 76er éprouve toutes les peines du monde pour retrouver son niveau passé et devenir ce joueur dominant que tout le monde attend. Même si son impact dans les raquettes et en défense reste impressionnante, son adresse en berne et son manque de constance dans les matchs cette saison peuvent expliquer la position qu’occupe actuellement Philadelphie en championnat. Absent pendant presque tout le mois de janvier, on espère revoir très rapidement un Embiid conquérant et capable d’emmener ses Sixers dans le Top 4 de la conférence.
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