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Le monde du sport est à l’arrêt et le basket universitaire n’échappe pas à cette étrange période impactant le quotidien de tous. L’Ivy league aura été la première conférence à annuler son tournoi, puis le reste des compétitions ont suivi. C’est dans ce contexte historique que les scouts NBA vont devoir redoubler d’ingéniosité afin d’évaluer au mieux les prospects suceptibles de se présenter à la Draft, malgré un échantillon de matchs plus faible que les années précédentes.
Cette mock draft n’est en rien un ranking des joueurs, mais bien une estimation de ce à quoi pourrait ressembler la draft si elle avait lieu à l’heure d’écrire ces lignes.
L’ordre de sélection des franchises est basé sur les standings NBA du 16/03/2020.
James Wiseman – Associated Press
#1 The Golden State Warriors select :
James Wiseman, C, Memphis, Freshman : 3m, 19.7pts, 10.7rds, 3blk
L’arrêt pur et simple de toutes compétitions universitaires pourrait finalement être un avantage pour la cote du freshman de 2.16m qui n’a joué que trois rencontres cette saison avec Memphis. Suspendu à l’origine pour 12 rencontres suite à une affaire de versation d’argent (via son coach Penny Hardaway), cet intérieur a tout simplement décidé de mettre un terme à sa saison et de se focaliser uniquement sur son objectif: la NBA. Le gaucher est très mobile pour sa taille, possède un bon petit jump shoot et court bien sur le terrain. Aux Warriors de lui apprendre à mieux contrôler son corps lorsqu’il drive et développer sa compréhension du jeu.
#2 The Cleveland Cavaliers select :
Anthony Edwards, SG, Georgia, Freshman : 32m, 19.1pts, 5.2rds, 2.8pds
Le combo-guard des Bulldogs de Georgia est un des meilleurs scoreurs de cette cuvée. Pas forcément le plus grand, il a néanmoins prouvé qu’il était capable d’être une menace permanente au tir. Athlétique et explosif, son physique lui permet de jouer de manière agressive et de prendre sa chance de n’importe où (même s’il fait preuve de maladresse). Pas sûr en revanche que les Cavs parviennent à corriger sa palette défensive irrégulière et une certaine passivité dans le jeu off-ball. Edwards c’est un diesel, il monte en puissance tout au long d’une rencontre et peut changer le cours du match à lui seul, en inscrivant le panier de la gagne.
De son vrai nom LaMelo LaFrance Ball, le petit frère de Lonzo est clairement un joueur offensif. Du haut de ses 2.01m, l’arrière possède un bon handle associé à de réelles qualités à la passe. Il est capable de tirer de loin malgré une mécanique de tir pas toujours régulière surtout au niveau du mouvement des jambes (impulsion et balancement). Le roster des Wolves est loin d’être fourni aux postes d’arrières, et un backcourt avec D’Angelo Russell apporterait clairement du spectacle en attaque, mais pour la défense, on repassera.
On parle là d’un meneur de jeu doté d’une excellente vision de jeu. Joueur très complet des deux côtés du terrain, il dispose d’un premier pas vraiment rapide et peut devenir un vrai poison sous les paniers. Si certains ont tout de suite pointé du doigt sa mécanique de tir disgracieuse, son adresse ne souffre en rien de son toucher de balle si singulier. Le joueur devra en revanche s’endurcir physiquement et mentalement car il peut être mis à rude épreuve en NBA. Mais un profil comme le siens pourrait tellement apporter à une équipe comme les Hawks et au côté de Trae Young, le backcourt des Hawks pourraient être l’un des plus prometteurs dans les années à venir.
Probablement la pire saison de l’histoire de la prestigieuse université de North Carolina. La recrue 5 étoiles Cole Anthony n’a rien pu faire, malgré des presdispositions en attaque. En effet, l’arrière est capable de planter 7 tirs à 3-pts sur un match contre Syracuse. Anthony peut créer son propre shoot, et parfois jouer off-ball. Loin d’être un meneur gestionnaire classique, il a éprouvé des difficultés lors de son duel face à Duke et le meneur d’en face Tre Jones. Cependant, des scouts pensent qu’il peut être plus efficace avec un jeu plus ouvert et avec de meilleurs coéquipiers. Le Little Caesars Arena de Detroit sonne creux, peut-être qu’Anthony pourrait ranimer la flamme des supporters.
Probablement l’un des rares joueurs disponibles qui peut avoir un impact immédiat dès son arrivée en NBA. Âgé de 22 ans, Toppin sera relativement âgé au moment d’être drafté cet été, mais ça n’enlève en rien à ses qualités. Joueur hybride qui s’adapte très bien à différents systèmes, la faute à d’excellentes prédispositions athlétiques et une palette offensive qu’il a su compléter depuis deux ans à Dayton. Toppin est surtout apprécié par les scouts pour son style 3 and D, un jeu enthousiasmant et sa progression athlétique fulgurante. Il peut même devenir une pièce maîtresse de la reconstruction d’une franchise comme les Knicks car il a su se doter d’une palette offensive au tir assez rare.
Champion du monde des U20 et MVP du tournoi en juillet dernier avec l’Israël, Avdija n’a en revanche pas un temps de jeu conséquent au sein du Maccabi Tel Aviv. Le coéquipier d’Amar’e Stoudemire possède de bons instincts en attaque, une bonne vision de jeu et un tir très correct à 3-pts. Malgré ses 2.03m, l’ailier semble encore un peu frêle pour défendre sur des gros gabarits et pas assez vif pour rester face à des joueurs rapides. Chicago commence à avoir le goût pour les joueurs européens (Markkanen, Satoransky), et Avdija serait complémentaire avec le meneur scoreur Coby White.
Voilà un profil qui va chauffer pas mal de franchise. Avec ses 111 kilos sur la balance et ses 2m10, Okongwu est un précieux mélange de puissance mais surtout de vitesse et de technicité. Capable aussi bien de scorer de loin ou de dévaster les cercles, le freshman est surtout un redoutable défenseur-rebondeur qui se fatigue très rarement. Si on ajoute à sa palette technique une maîtrise assez rare du cuir, on ne voit pas ce qui pourrait empêcher les Hornets de sélectionner un profil comme le siens qui peut, à défaut d’être un scoreur, devenir un véritable energizer des deux cotés du terrain et apporter une dimension physique loin d’être négligeable.
L’ancien choletais d’1.96m va peut-être voir sa cote montée auprès des scouts NBA grâce à ses qualités en attaque. Le français est un bon passeur, son handle est déroutant, et il est tout à fait capable de finir dans la raquette malgré des qualités athlétiques moyennes. Bon joueur sur pick and roll, il se régale également sur jeu rapide. Son shoot longue distance n’est pas encore fiable mais il devrait trouver sa place dans le jeu offensif libéré des Wizards et apporter un peu de défense extérieure qui fait tant défaut aux hommes de Scott Brooks.
#10 The Phoenix Suns select :
Isaac Okoro, SF, Auburn, Freshman : 28m, 12.9pts, 4.4rds, 2pds
Okoro n’est pas ce qu’on pourrait appelé un crack offensif comme certains joueurs de sa cuvée, non le jeune Isaac est un besogneux, qui se démarque plus sur ses qualités de défenseur dans le périmètre, probablement l’un des meilleurs en université cette saison. Polyvalent et bon défenseur sur le porteur de balle et en isolation, l’ailier est très mobile et propose déjà des gestes défensifs de grande classe, mais aussi un bon premier pas et devient vite indéfendable lorsqu’il dribble. Sa lecture du jeu et des passes est un atout loin d’être négligeable pour des points en fast break, alors qu’il souffre d’une adresse inconstante.
Le coéquipier de Wiseman a profité de la suspension de ce dernier afin de se mettre en avant. L’ailier/intérieur de 2.06m a récupéré les responsabilités offensives grâce à une bonne coordination, des qualités athlétiques époustouflantes et quelques tirs à 3-pts. Il est mobile et rapide pour sa taille, en revanche, il a tendance à se précipiter sur certaines actions. Il doit améliorer son dribble et ses passes. Le roster des Spurs est riche en joueurs extérieurs, la sélection d’un bon rebondeur comme Achiuwa semble intéressante.
Tyrese Maxey a de grosses prédispositions pour scorer. Très bon joueur sur pick and roll, il prend un malin plaisir à tenter sa chance de loin ou bien mobiliser sa vitesse pour finir sur un floater. C’est indéniablement un très bon attaquant et quand bien même il n’affiche pas un physique idéal au poste 2, ces quelques qualités de meneur et de conduite de balle lui confère un profil polyvalent intéressant qui pourrait correspondre à ce que recherche les Kings pour leur backcourt. Plutôt bon défenseur et capable de gratter des rebonds précieux, Maxey peut tout à fait représenter une solution en sortie de banc dans l’immédiat, avant peut-être de devenir un titulaire à long terme.
#13 The New Orleans Pelicans select :
R.J. Hampton, SG, New Zealand : 15m, 8.8pts, 3.9rds, 2.4pds
Le prometteur arrière d’1.96m fait lui aussi parti d’une longue liste de joueurs ayant écourté leur saison. Après une brève apparition dans la NBL, Hampton a stoppé son exercice suite à des problèmes à la hanche, il a tout de même pu démontrer ses qualités de sprinters, son jeu rapide, et une mécanique de shoot séduisante, bien que son tir ne soit pas encore fiable. Hampton a une mentalité de « playmaker », il peut faire les actions pour ses coéquipiers, il maîtrise les changements de rythmes, les feintes, en revanche, il n’est pas très costaud et cela l’empêche de se frotter aux colosses dans la raquette. Peu importe! Les Pels ont Zion Williamson dans leur rang!
Le meneur de jeu de la fac d’Arizona pourrait être un profil intéressant en raison d’un QI basket au-dessus du lot et de ses bonnes dispositions à prendre des tirs en sortie d’écran. Pour le reste on parle d’un joueur qui a de bonnes bases techniques et athlétiques mais qui ne dispose peut-être pas d’un potentiel suffisamment grand pour les accroître. Sa vision du jeu, couplée à une bonne technique de dribble et de passe en font déjà un joueur intéressant aux yeux d’une franchise comme Portland qui cherche sûrement à renforcer sa rotation pour son backcourt. Limité physiquement, c’est peut-être en défense que Mannion pourrait souffrir face à des gabarits plus athlétiques, surtout en NBA où ils sont légion.
L’arrière a tout pour séduire les scouts NBA en remplissant les critères d’un potentiel 3&D. Une bonne taille (1.98m), un shoot à 3-pts (7/7 à Virginia tech) et des mains balladeuses en défense (1.4ints, 1blk). Vassell possède également une belle envergure et des épaules larges qui font de lui le candidat idéal pour switcher des postes 1 à 3. En attaque, il pourrait rendre des services sur catch and shoot mais il manque clairement de dextérité et de qualités athlétiques pour driver au cercle. Il pourrait néanmoins former un backcourt complémentaire avec Markelle Fultz.
#16 The Minnesota Timberwolves (*via Brooklyn) select :
Encore un profil d’ailier athlétique qui sait mettre son style athlétique à contribution en attaque en scorant avec une adresse exemplaire de près comme de loin. Sa blessure au pied en janvier a mis un sérieux coup d’arrêt à sa bonne saison avec la fac de Vanderbilt et surtout à sa progression assez marquante pour les scouts du pays. Capable de jouer sans ballon il fait preuve néanmoins de lacunes apparentes en défense et peut commettre des fautes à répétition. Nesmith est également un joueur qu’on voit rarement chercher le contact de ses vis-à-vis et jouer dans le trafic. Il doit également accorder une attention particulière à ses transmissions de balles souvent maladroites.
L’intérieur classé 16e au classement des recrues en 2018 a réalisé une 2e saison complète et riches en double double. Du haut de ses 2.08m, Smith a collectionné les rebonds et les contres. Ses qualités athéltiques n’ont jamais été mis en doute et sa mobilité fait des merveilles de chaque côté du terrain. Il peut enchaîner les déplacements le long de la ligne à 3-pts, poser des écrans, jouer le pick and pop et sanctionner dans le corner! Seule interrogation: sa force au niveau des membres inférieurs et des questions se posent quant à ses capacités à faire face aux big men de la ligue.
#18 The Dallas Mavericks select :
Saddiq Bey, SF, Villanova, Sophomore : 31m, 16.1pts, 4.7rds, 2.4pds
Autre profil défensif de notre Big Board, Saddiq Bey a pris du galon et du coffre depuis sa saison freshman à Villanova. Capable de faire jouer ses coéquipiers et de jouer sans ballon, l’ailier est en effet devenu l’une des pièces majeures de son équipe en affichant une adresse très solide aux tirs. Ses dimensions assez imposantes lui ont permis de développer de belles prédispositions en défense, ce dont l’équipe profite grandement puisqu’elle est la 2ème meilleure défense de la Conférence Big East. Sa polyvalence aux postes, du fait d’un passif de meneur de jeu au lycée, en fait un redoutable défenseur à son poste et même sur des petits gabarits rapides à l’arrière.
L’australien est un phénomène physique (1.98m – 95kg). Capable d’être inarrêtable en contre-attaque et de planter à 3-pts, l’arrière présente également une belle energure (environ 2.11m) qui fera sûrement de lui un défenseur correct en NBA. Green est encore jeune, il n’est pas encore à l’aise sur demi-terrain et confond vitesse et précipitation. Milwaukee serait l’endroit rêvé afin de lui permettre de mieux lire le jeu.
Meneur explosif sorti du lycée de Providence Day, Dotson est un concentré de rapidité technique aussi bien au dribble qu’au tir. Il attaque la plupart du temps le paniers mais possède aussi un tir midrange correct et de loin. Ses qualités athlétiques lui donne un avantage au moment d’attaquer le cercle, sa trop grande confiance en lui peut parfois lui jouer des tours. Sa petite taille et son manque d’envergure peut le pousser à tenter des gestes compliqués ou prendre des tirs pas toujours évidents. Ce qui rattrape finalement le profil du joueur, c’est l’énergie qu’il déploie en défense et qui lui permet d’intercepter des ballons précieux et de jouer rapidement en transition.
Le français est un peu plus bas que prévu dans notre Mock 1.0, celà pourrait évoluer dans les prochaines séries. Maledon est un bon joueur sur pick and roll, il maîtrise les changements de rythmes et les drives au cercle avec un joli floater. Il pousse bien le ballon en contre-attaque et sa vision de jeu est plus que correcte. Le matériel est également bien là en défense. Il peut se montrer très collant sur son adversaire. Son association avec Jokic serait parfaite et sa complémentarité avec Murray intéressante.
#22 The Philadelphie Sixers (via Oklahoma City) select :
McDaniels est un joueur assez clivant. Avec sa taille et son envergure il est capable de faire des choses que peu de joueurs sont censés faire, comme défendre très dur, lâcher des jump-shots impressionnants ou encore faire preuve de folie sur un geste technique. Le joueur respire le basket mais la principale interrogation reste la régularité. En effet certains scouts voient chez le natif de Seattle un plafond à son potentiel qui ne semble pas lui promettre une place de choix dans la loterie. Son manque d’intensité, ses gestes techniques maladroits et croqués parfois qui peuvent coûter des victoires à son équipe sont autant de facteurs qui nous incite à appeler à la prudence avec ce joueur qui pourra se faire les dents dans la rotation d’une équipe des 76ers en manque d’ailier.
#23 The Miami Heat select :
Daniel Oturu, C, Minnesota, Sophomore : 31m, 20.1pts, 11.3rds, 1.1pds
Le pivot a totalement dominé d’un point de vue statistique sa 2e saison NCAA. Au sein de la Big Ten, Oturu a doublé ses moyennes au scoring et aux contres. Capable de poser de bons écrans, de se déplacer latéralement afin de couvrir le terrain en défense, et cerise sur le gâteau, il peut tirer à 3-pts. Miami possède de bons joueurs sur les postes extérieurs et la sélection d’un intérieur serait envisageable, surtout si Oturu peut scorer avec consistance à 3-pts.
Jahmi’us Ramsey est un athlète solide, un combo-guard plutôt bon scoreur et surtout adroit de près comme de loin. Capable de prendre feu cette saison avec Texas Tech face à des équipes relativement faibles et à l’inverse ne s’est pas souvent montré appliqué et concentré lorsqu’il avait de l’opposition. Il devra donc améliorer son jeu mais devrait néanmoins plaire à des équipes en quête d’arrière capable de prendre des tirs depuis le banc. Son style offensif contraste légèrement avec son manque d’altruisme et de lecture du jeu malgré un bon footwork notamment en défense ce qui pourrait attirer l’attention de Quin Snyder.
L’intérieur de 2.06m est un joueur tourné vers l’attaque! Il marque beaucoup de ses points dans la raquette et sur du jeu poste bas, c’est simple, quand il reçoit la balle, il y a très peu de chances de la revoir. En revanche, il pourrait progresser sur son tir extérieur, son adresse aux lancers-francs est un bon indicateur (77.4%) et sa présence défensive n’est pas à négliger bien que Washington utilise la défense en zone. Sa dernière sortie face à Arizona peut lui rendre service (29pts et 12rds). OKC possède déjà des arrières et de jeunes ailiers, le futur d’Adams est en suspend, par conséquent, le Thunder pourrait choisir un intérieur.
Tre Jones – Associated Press
#26 The Boston Celtics select :
Tre Jones, PG, Duke, Sophomore : 29m, 16.2pts, 4.2rds, 6.4pds
Tandis que ces potes RJ Barrett, Zion Williamson, Marques Bolden et Cam Reddish faisaient le grand saut en NBA, Tre Jones a continué d’alimenter la mène aux Blue Devils de Duke. Très bon passeur et parmi les tous meilleurs défenseur à son poste cette année, Jones fait preuve d’une maturité et d’un leadership qui pourrait lui permettre d’intégrer cette loterie en bonne place s’il parvenait à être plus adroit de loin. Le joueur fait preuve d’une intelligence dans le jeu assez singulière qui mériterait d’être correctement exploitée dans une équipe comme Boston, qui apprécie ce profil de joueur (cf. Marcus Smart). Reste désormais à Tre de parfaire sa technique et de jouer sans peur comme lors du choc face à North Carolina.
#27 The New York Knicks (*via LA Clippers) select :
Jordan Nwora, SF, Louisville, Junior: 31m, 18pts, 7.7rds, 1.3pds
Encore un ailier qui atterrirait du côté des Knicks en manque à ce poste. Nwora c’est un scoreur adroit et décisif en prime. Leader de son équipe de Louisville, les bons résultats des Cardinals se répercutent favorablement sur le joueur qui malgré un jeu très autocentré sur lui-même et une défense aux abois, peut prétendre intégrer la fin du premier tour de cette draft. Doté de bonnes dimensions physiques, combinées à ses qualités offensives, il compense son manque de dynamisme et de vitesse qui risqueront néanmoins de lui poser des problèmes en NBA s’il souhaite s’y imposer face à des gabarits plus explosifs et rodés.
Reach! On tente un pari sur cette fin de 1er tour avec la sélection de l’intérieur de Michigan State qui, dans sa 3e saison NCAA a progressé en attaque en doublant notamment sa moyenne aux passes décisives. Le coéquipier de Cassius Winston peut vite être catalogué joueur défensif (défenseur de l’année au sein de la Big Ten). Capable de switcher sur plusieurs postes grâce à un bon positionnement de ses pieds, mais il sait aussi jouer juste en attaque avec la bonne passe ou encore en sanctionnant sur pick and pop. Depuis plusieurs années, Toronto a le nez pour dénicher les sleepers (Siakam, Powell, VanVleet, Davis, Anunoby).
#29 The Los Angeles Lakers select :
Kira Lewis Jr, PG, Alabama, Sophomore : 31m, 18.5pts, 4.8rds, 5.2pds
Un joueur qui pourrait vite monter dans les mocks tant ses qualités athlétiques sont à souligner. Du même âge que la majorité des freshmans (né 2001), il a pu profiter de deux saisons avec Alabama pour se faire les dents et réaliser de belles performances (37pts vs Georgia). L’arrière d’1.90m possède un bon premier pas mais perd souvent la balle. Capable de réaliser de bonnes passes, il a progressé en défense par rapport à la saison dernière, et est un bon rebondeur pour son poste. Reste à savoir si les Lakers vont lui trouver du temps de jeu, mais il faut avouer que Vogel ne possède pas de joueur de ce profil dans son roster.
Le pivot de Duke a fait ses preuves cette saison en tant que gros démolisseur de cercle. Le gaucher doit encore travailler certains moves qu’il n’a que très peu eu l’occasion d’expérimenter face à des adversaires moins costauds et des équipes pas toujours au niveau. Pas forcément très rapide, il reste un profil de pivot très costaud et difficile à bouger qui peut toujours servir pour poser des écrans ou boucher la raquette même si là aussi son comportement sous l’arceau ne laisse pas présager de grandes choses en NBA à l’exception des rebonds. Il semble qu’une certaine marge de progression se dégage chez ce joueur, en témoigne certains gestes techniques au poste bas et une sélection de tir judicieuse.
Mentions spéciales : on pense aussi à ces joueurs
Patrick Williams (SF, Florida State), Tyler Bey (F, Colorado), Paul Reed (F, DePaul), Aleksej Pokusevski (C, Olympiakos B), Cassius Winston (PG, Michigan State), Ashton Hagans (PG, Kentucky), Zeke Nnaji (PF/C, Arizona), Cassius Stanley (SG/SF, Duke), Reggie Perry (PF, Mississipi State), Killian Tillie (PF, Gonzaga)
La NBA aime nous offrir de belles
histoires. Entre des équipes charismatiques au parcours laborieux ou
bien des franchises sur le point de battre des records longtemps
catalogués comme imprenables. Il existe aussi des aventures
surprenantes et époustouflantes qui tombe dans un certains anonymat,
voici la série historique de 22 victoires consécutives des Houston
Rockets en 2008.
Célébration des 22 wins avec Dikembe Mutombo (via NBA.com)
5 Mai 2007, après une élimination
cruelle au 1er tour des Playoffs lors d’un Game 7 dans l’Utah, le
coach Jeff Van Gundy évoque ses doutes quant à son envie de
poursuivre l’aventure. Très affecté par cette défaite, JVG fut
démis de ses fonctions et ce dernier n’a pas hésité à souffler le
nom de Rick Adelman au propriétaire Leslie Alexander,
afin d’être remplacer convenablement et non dans l’urgence. Cinq
jours plus tard, c’est l’historique GM de la franchise Carroll
Dawson (27 ans de service) qui est remplacé par Daryl Morey.
Rick Adelman, Leslie Alexander et Daryl Morey. Bill Baptist – NBAE via Getty Images
Il faut bien s’imaginer qu’à ce moment, les Rockets viennent quand même de placer deux nouvelles personnes à des postes importants, mais qui ont une vision et un background totalement opposés. Rick Adelman est un coach expérimenté et réputé de la ligue depuis la fin des années 80. Il est notamment connu pour sa période folle avec les Kings dans les années 2000, avec une étiquette de jeu offensif séduisant mais aussi de magnifique loser.
Et puis vous avez le tout jeune Daryl Morey (35 ans), qui était assistant GM des Rockets depuis 2006. Un cérébral qui ne vit que pour les « datas ». C’est en s’inspirant du monde du Baseball et de la dictature de la statistique, que Morey va se lancer à la pêche aux données chiffrées : les analytiques. Dans son staff, il est entouré par le futur très critiqué Sam « The Process » Hinkie (GM des Sixers 2012-16), et de Guersson Rosas (GM des Wolves en 2019).
Au début, les interactions entre le GM et le coach ont semblé compromises, lié au fait qu’ils parlent deux langues différentes. Mais un joueur a pu faire le pont entre les deux hommes, un homme a totalement intégré le système de pensée de Morey, un homme s’est servi des datas à son avantage : l’ailier Shane Battier.
Shane Battier, la défense avec le sourire. Robert Seale The New York Times
« Ils ont une façon assez unique de parler basket que personne ne pouvait m’expliquer avant. […] J’étais genre : donner moi toutes les data que pouvez » Shane Battier
via Houston Rockets.com
Autre personnalité forte du vestiaire des texans à avoir eu des échanges intéressants avec le Néo GM, le pivot vétéran de 82 41 ans Dikembe Mutombo. Depuis les années 90, le congolais a toujours eu comme habitude de garder la balle après un contre autoritaire et de faire son signe du doigt. Daryl Morey avoua plus tard qu’il avait essayé de négocier avec le joueur afin qu’il arrête ce rituel qui ralentit considérablement le jeu rapide. Pour finir, le pivot a concédé tout de même à lâcher la balle puis faire son signe du doigt.
Le grand Mutombo avec T-Mac. via Eurosport
Avant de débuter la saison, le tout frais Front Office de Houston doit se pencher sur la draft 2007 avec comme futures stars, Kevin Durant, Greg Oden (satanés genoux en mousse), Al Horford et aussi Joakim Noah. Le FO a été séduit par le meneur Aaron Brooks (26e), l’intérieur petit mais tonique Carl Landry (31e via Seattle) et a réussi un joli coup en récupérant les droits sur l’argentin Luis Scola dans un échange avec les Spurs.
Bill BaptistNBAE via Getty Images
Houston va donc débuter la saison 2007-2008 avec trois rookies « assez âgées » (27 ans pour Scola, 24 ans pour Landry et 23 ans pour Brooks). Un critère essentiel afin de leur trouver du temps de jeu dans les rotations de coach Adelman. Ces petits nouveaux vont donc rejoindre les rangs des deux superstars du moment dont nous n’avons pas encore parlé : Tracy McGrady et Yao Ming.
Malheureusement, les deux futurs Hall of Famers, sont aussi talentueux et géniaux que fragiles physiquement. Le grand chinois a manqué 59 matchs sur les deux dernières saisons, et 46 pour T-Mac. Pas facile de composer avec de telles incertitudes, mais le roster est complété par des seconds couteaux assez talentueux pour emmener une équipe en Playoffs dans la redoutable conférence Ouest.
Nous avions parlé de Shane Battier, il y a également le meneur freestyle, sorti tout droit des playgrounds new yorkais, Rafer « Skip to my Lou » Alston, le pivot de très petite taille mais néanmoins défenseur incroyable dans la raquette : Chuck Hayes, l’arrière fin et offensif : Luther Head et enfin le joueur en bout de banc capable de planter à trois points : Steve Novak.
Malgré un effectif compétitif, les
débuts sont compliqués et Adelman présente des difficultés à
inculquer sa mentalité offensive et la défense n’est pas en place.
Les Rockets font face à une mauvaise série en novembre avec 6
défaites de rang. Pire ! T-Mac se blesse le 23 décembre 2007
lors de la défaite à Detroit. Un mois d’absence pour la star et
Houston qui est coincé dans le ventre mou de la terrible conférence
Ouest avec un bilan de 13v-15d.
Le déclic a eu lieu lors de
la venue des Warriors de Baron Davis et de Stephen
Jackson le 29/01/08. Suite à un discours très inspiré du
sophomore Chuck Hayes, le vestiaire a enfin trouvé de réels motifs
de se battre, de construire quelque chose et d’avancer vers un
objectif commun tout en maintenant la cohésion du groupe. Ce soir
là, Houston remporte le match 111-107, sans T-Mac, mais avec un Yao
à 36pts. L’équipe n’a jamais été autant libérée offensivement
avec un total de 28 passes décisives. C’est la première
victoire d’une longue et imprévisible série et dire que Houston est
pour l’instant 10e à l’Ouest…
L’équipe va enchaîner sur un road
trip avec trois victoires en quatre jours ! 106-103 à Indiana
(Carl Landry 22pts), 91-83 à Milwaukee (T-Mac 33pts), 92-86 à
Minnesota (T-Mac 26pts). Le premier gros test a eu lieu face aux
finaliste de l’Est, les Cavaliers avec LeBron James,
résultat : victoire éblouissante 92-77 (Yao 22pts, 12rds).
L’équipe revit et continue sa récolte avec un match remporté
108-89 contre les Hawks (Yao 28pts), puis 95-83 contre les Trail
Blazers (Yao 25pts).
Houston vient de réaliser la meilleure
série de sa saison avec 7 victoires de rang. Cette belle période
est récompensée avec un déménagement de la 10e à la 8e place
dans la conférence Ouest. Et puis nous arrivons au match mémorable
face à Sacramento. Ron Artest (30pts),
est venu dans le Texas pour mettre fin à cette emballement en
prenant le match en main et en ramenant son équipe dans le match.
Menés d’un point à quelques secondes de la fin du match, tous les
regards étaient tournés vers T-Mac pour le dernier tir, mais c’est
un tout autre acteur qui va devenir le héros d’un soir, voici son
seul panier du match !
T-Mac a toujours été réputé comme étant un scoreur, et comme l’a évoqué son ancien coach JVG, ce joueur a le QI basket pour jouer meneur. Steve Novak ne pouvait pas être plus démarqué et son leader a tout simplement réaliser l’action parfaite. La série continue !
Le All Star Break ne va pas enrayer la belle dynamique. Les hommes d’Adelman vont à nouveau gagner contre les Cavs 93-85 (Alston 22pts), puis contre le Heat 112-100 (T-Mac 23pts et 10pds) malgré un Dwyane Wade tenace (33pts). Houston remonte à la 7e place et vient de passer la barre des 10 victoires de rang. Idéal avant d’affronter les 1er à l’Ouest, les Hornets. Un match très physique, (notamment entre Rafer Alston et Tyson Chandler), qui fut remporté par les texans : 100-80 (T-Mac 34pts, Yao 28pts). Voici le rêve de tous les fans des Rockets : un duo Yao/T-Mac qui performe avec régularité. Les Rockets enchaînent avec une 12e victoire 110-97 contre les Bulls (T-Mac 24pts).
Les jours qui suivent vont être marqués par deux événements majeurs. Tout d’abord, Daryl Morey ne peut s’empêcher de réaliser des échanges lors de la Trade Deadline en envoyant Bonzi Wells et Mike James à Sacramento en échange de l’arrière vétéran et caractériel Bobby Jackson. Une petite surprise sachant que l’arrière de 35 ans à l’époque a déjà connu des moments très tendus avec T-Mac… En revanche, c’est une bonne nouvelle pour Adelman qui a déjà coaché le garçon à Sacramento.
Deuxième événement : le 26 février 2008, Daryl Morey organise une conférence de presse aux côtés d’un médecin et annonce la fin de la saison pour le pivot All-Star Yao Ming. C’est une terrible nouvelle pour la franchise, qui ne peut rien faire suite à une fracture de fatigue au niveau du pied gauche du chinois et qui doit d’autant plus se préparer de toute urgence pour les JO de Pékin 2008… Qui mettre à la place du géant chinois ? Le vieux Dike ? Le petit Hayes ? Peu importe, T-Mac reste optimiste.
« On reste une bonne équipe » McGrady
via Houston Rockets.com
Yao Ming en tenue de ville lors des matchs. Jonathan Ferrey – Getty Images
Ses coéquipiers lui donnent raison lors de l’écrasante victoire contre les Wizards 94-69 (L. Head 18pts). En équipe, les joueurs trouvent d’autres solutions, et la paire Dike/Hayes offre tout de même des certitudes en défense. Ils vont poursuivre leurs efforts avec une 14e victoire contre les Grizzlies 116-95 (T-Mac 25pts), face aux Nuggets d’Iverson et de Melo 103-89 (Scola 18pts, 14rds), puis atteignent la 4e place à l’Ouest suite à leur 16e victoire face aux Pacers 117-99 (T-Mac 25pts).
Encore impensable il y a quelques semaines, les Rockets vont gagner en back to back à Dallas 113-98 (T-Mac 31pts)! À la fin de ce match, Reggie Miller demande à T-Mac s’il est surpris par de telles performances.
« Non, pas du tout, on y croît tous, vous savez quand on a un roster rempli de gars confiants avec une bonne alchimie, et nous venons jouer extrêmement dur tous les soirs, je ne suis pas surpris. » McGrady
via NBA TNT
La conférence Ouest reste redoutable, et malgré une telle moisson de victoires, Houston n’est pas à l’abri de descendre à la 7e ou 8e place en cas de défaites avec des concurrents comme les Lakers de Kobe Bryant (RIP), les Suns de Steve Nash, le Jazz de Deron Williams, les Spurs de Tony Parker et bien sûr les Hornets de Chris Paul. C’est d’ailleurs face à ce dernier que les Rockets vont à nouveau tenter de prolonger leur belle histoire. Le duel T-Mac (41pts) vs Chris Paul (37pts) est un chef d’œuvre et Houston aura eu le dernier mot en gagnant cette rencontre 106-96, affichant un record de 18v-0d depuis le 29 janvier 2008.
https://www.youtube.com/watch?v=6R9w6hduS3M
La série se poursuit face à des
équipes moins clinquantes : victoire 91-73 contre les Nets
(T-Mac 19pts), chez les Hawks 83-75 (T-Mac 28pts) puis contre les
Bobcats 89-80 (T-Mac 30pts). Des victoires à l’arrachée qui
évoquent un sentiment de fatigue chez les joueurs. La série semble
plus menacée que jamais alors qu’ils viennent de réaliser la
deuxième série de victoires la plus longue de l’histoire avec 21v,
juste devant les 20v des Bucks de Kareem Abdul-Jabbar et
d’Oscar Roberson.
Donc quelle équipe va bien pouvoir les stopper dans leur quête du record absolu des 33v des Lakers ? Et bien pourquoi pas les Lakers eux-même ! Les choses sont tellement bien faites, en effet, Kobe Bryant arrive justement en ville et il est déterminé à en finir avec cette hype ! A ce moment là, les Rockets sont 2e et les Lakers 1er à l’Ouest. Une affiche de rêve pour un dimanche après-midi.
Un joueur des Rockets se sent très
concerné par cette affiche, Mr Data : Shane Battier. Sa
défense sur Kobe en 1ere mi-temps a été essentielle en limitant le
black mamba à 13pts et 6/17 aux tirs. Bien que Houston ait mené de
15pts au début de la 2e période, les Hommes de Phil Jackson
ont su revenir dans le match en étant plus agressifs en attaque.
Néanmoins, ce match restera le match de la carrière du meneur Rafer
Alston. Avec 31pts et 8 paniers à 3-pts, il reste l’artisan
principal de ce succès et n’a pas manqué faire son move face à
Vujacic.
Suite à cette bataille
remportée 104-92, Houston devient N°1 à l’Ouest !
Incroyable. Shane Battier l’a avoué à la fin de ce duel, maintenir
de tels efforts est épuisant.
« A la fin du match, j’étais épuisé, j’ai tout donné dans ce match en défendant sur l’un des meilleurs joueurs de tous les temps. » Shane Battier
via Houston Rockets.com
22 victoires de suite. Malheureusement,
cette série fut interrompue assez sèchement par les futurs champion
2008, les Celtics. La défense étouffante de Tony Allen et de
James Posey ont eu raison de T-Mac. Ses partenaires n’ont pu
fructifier leurs tirs ouverts. Quelques jours plus tard, les Rockets
descendront à la 5e place après avoir perdu contre New Orleans, San
Antonio, Phoenix, Denver et Utah. La fin sera encore plus amer avec
une nouvelle désillusion au premier tour face à leur bête noire :
Utah (2v-4d).
Les acteurs concernés conserveront à
jamais de très bons souvenirs de cette période.
« Nous avons accompli quelque chose d’incroyable. […] Cette série de victoires, à ce moment, a une place spéciale dans mon cœur, et vous pouvez être sûr que je n’oublierai jamais ces moments que j’ai partagé avec ces gars. » McGrady
via Houston Rockets.com
« Nos noms seront mentionnés avec certains Hall of Famers et cette grande équipe qui a remporté 33 (matchs) d’affilée. Beaucoup de ces joueurs sont dans le Hall of Fame. Beaucoup d’entre nous ne seront pas là. Mais la prochaine fois qu’une équipe va sur une série comme ça, ils devront nous attraper avant qu’ils atteignent les Lakers. » Alston
Les Globetrotters à Berlin, le 22 août 1951. Avec au moins 75 000 personnes, c’est la plus grande foule jamais recensée pour un match de basket. Source : Site internet des Harlem Globetrotters.
« L’amitié d’abord, la compétition après”. En 1971, c’est le slogan qui caractérise les échanges des Etats-Unis avec la Chine de Mao, durant la 31ème édition des championnats du monde de … Tennis de table. C’est la « Diplomatie du Ping-Pong », ou comment profiter du sport pour tisser des relations entre deux puissances géopolitiques en froid. Quel rapport entre un pongiste nerveux , raquette à la main et un pivot musculeux maniant la balle orange ? Bien avant cette Diplomatie du Ping-Pong, les Etats-Unis ont expérimenté une stratégie internationale du grint and grind, en défense tout terrain, par l’intermédiaire des Harlem Globetrotters. La semaine dernière, Clutchtime vous contait le périple de cette équipe afro-américaine dans une société racialisée. Votre média basketball revient aujourd’hui sur le premier épisode de la franchise qui a joué un rôle majeur dans les prémices de la guerre froide : tout commence en 1951 …
Ice in my veins
Vous l’avez appris au lycée ou sur les bancs de la fac. La guerre froide ne fut pas un conflit armé direct mais un affrontement idéologique et politique. Une opposition de style, Lakers versus Celtics, Deandre Jordan contre Isaiah Thomas. La naissance de la NBA à l’issue de la Seconde Guerre mondiale coïncide avec le début des tensions entre les deux blocs.
A l’instar de notre Grande Ligue, le monde est divisé en deux. Joseph Staline, à la tête de la conférence Est, dirige encore d’une main de fer l’espace soviétique et ses Etats satellites. Aussi têtu que Mike D’Antoni, le communisme est le seul système de jeu toléré pour tous. Côté conférence Ouest, les Etats-Unis de Truman défendent leur vision de l’État idéal : une démocratie libérale et capitaliste. Les enjeux de cette compétition ? Remporter le titre : asseoir sa domination militaire, étendre son aire d’influence idéologique et économique à la planète.
L’animosité se cristallise par deux discours étatiques qui nient la légitimité de leur concurrent. C’est la doctrine Truman aux Etats-Unis et en Europe de l’Ouest contre la doctrine Jdanov en URSS et en Europe de l’Est. Bien avant la construction du mur en 1961, Berlin est déjà le théâtre de cette opposition. La ville est internationale et fragmentée en plusieurs zones d’occupation. Dans ce contexte houleux, les Globetrotters débarquent sur un “vieux continent” déjà initié à la balle orange, grâce au passage de missionnaires américains au début du siècle.
Le plus vieux gymnase de basketball au monde, inauguré en 1893, 14 Rue de Trévise, 75009 Paris .
La Hype est donc réelle. Abe Saperstein, le “Picsou” des Globetrotters sait que ce voyage en Europe est une opportunité pour s’enrichir et participer à faire grandir la renommée de la franchise. Les globe-trotters commencent leur tournée en mai 1950. Au programme, des work-outavec les locaux pour démontrer la supériorité du basket américain, et plus de 73 rencontres, notamment à Lisbonne et à Paris. Le phénomène “globetrotters” conquis le public européen avec un basketball virtuose, décomplexé ET pratiqué par des afro-américains. Ce dernier détail n’est pas anodin, il donne une dimension mystique à l’équipe. En France par exemple, sans les deux guerres mondiales et la proximité des soldats sur le front, de nombreux individus n’auraient pas eu l’occasion de rencontrer des citoyens étrangers, noirs de surcroît. L’émulation créée par le passage en ville des Globetrotters est remarquée par le secrétaire d’Etat Américain de l’époque : Dean Acheson.
Au service de la propagande
Le sport, aux USA c’est presque une affaire d’Etat. Le gouvernement de Truman désire utiliser cet aspect culturel américain comme outil de propagande. Acheson déclare, dans un télégramme envoyé aux responsables de son département :
« Le département a remarqué le parcours des Harlem Globetrotters (des joueurs de basketball noirs*) et reconnait leur qualité en tant qu’ambassadeurs de valeur, particulièrement dans les pays critiques du traitement des noirs* aux Etats-Unis. »
Source : The Big Read “The Ambassadors” Dave Zarum. *Le texte original utilise le terme “Negroes” qui a ici été remplacé par « noirs » par souci de bienséance.
Les pays détracteurs des Etats-Unis évoqués par Acheson, c’est l’ensemble des nations affiliées à l’Union Soviétique. Le bloc de l’Est dénonce l’hypocrisie Étatsunienne.
L’Uncle Sam se veut “gendarme du monde”, fervent défenseur de la liberté pour tous les peuples, mais perpétue un système discriminatoire envers ses propres citoyens. Une équipe uniquement composée d’athlètes afro-américains, patriotes et émissaires de l’excellence étatsunienne à l’international est une opportunité en or pour la propagande gouvernementale. Les Harlem Globetrotters représentent le contre-exemple parfait à toutes les accusations proférées à l’encontre du champion du “Monde Libre.”
Ces accusations ne sont pas infondées. Les membres des Globetrotters ont grandi avec le fardeau que représentait leur couleur de peau dans la société américaine. Plus surprenant, leur statut d’athlète professionnel/comédien n’est pas accepté par tous aux Etats-Unis. De nombreuses critiques émanent de la communauté afro-américaine. L’autre équipe star de l’époque, les New-York Renaissance, leur reproche de ne jouer au basketball que pour divertir un public blanc. Ils accusent les Globetrotters de proposer un spectacle similaire à celui des Minstrels.
Des acteurs « blackfaced » pour la représentation d’un spectacle raciste Minstrel. Source : BBC.co.uk
Populaires au XIXème siècle aux Etats-Unis, les Minstrels Shows étaient des représentations mettant en scène des acteurs blancs blackfaced, déguisés en afro-américains. Entre théâtre et concert raciste, les soirées Minstrel cherchaient à provoquer le rire chez le public en imitant de façon grotesque des clichés prétendument associés aux afro-américains. La mission confiée par le secrétaire d’Etat à l’équipe d’Abe Saperstein tient ainsi de l’opportunisme politique. Le chef du département des affaires étrangères fait mine de rester en retrait, c’est pourtant lui qui pousse à l’organisation d’une rencontre “Harlem Globetrotters contre les Boston Celtics”, le 22 août 1951, à Berlin en République Fédérale Allemande.
Une tentative de contre
Le choix de la date n’est pas innocent. Au début du mois dans la même ville, Staline a organisé son “Troisième Festival de La Jeunesse et des Étudiants”. Ce rassemblement a pour but de démontrer la puissance et la détermination de l’URSS dans un contexte de tensions croissantes avec son rival américain. Le festival attire plus de 200 000 ressortissants de 104 nations acquises aux valeurs du communisme.
Le match de basketball est ainsi une tentative du gouvernement américain pour contrer la propagande soviétique et réaffirmer sa vision du monde.
Près de 80 000 personnes viennent regarder jouer des Globetrotters qui arborent leur tenue aux couleurs du drapeau américain. Le public connaît déjà la plupart des stars qui viennent s’affronter. La propagande américaine a toujours un coup d’avance. En octobre, la même année, l’industrie cinématographique hollywoodienne avait produit un long métrage intitulé The Harlem Globetrotters (Columbia Pictures, Phil Brown, 1951). Le film mettait bien sûr en valeur Marques Hayes, Louis “Babe” Presley, Rece “Goom” Tatum et les figures majeur de l’effectif présent à Berlin.
Affiche du film produit par Columbia Pictures en 1951. source : IMDb
Le résultat du match est ainsi plus anecdotique que toute la symbolique qui l’entoure. Le gouvernement américain est bien présent. C’est lui qui sponsorise la rencontre et sa logistique par l’intermédiaire des autorités locales. A cette époque, Jordan McCloy est le haut commissaire étatsunien de République Fédérale Allemande . Cependant, il désire rester discret afin de sacraliser le tout puissant capitalisme. Il s’agit de démontrer qu’une entreprise privée comme la franchise des Globetrotters peut recruter et valoriser des athlètes performants. En filigrane, c’est un nouveau pied de nez au système sportif et culturel russe : un communisme assumé qui fonctionne grâce à l’interventionnisme étatique.
Le sens du show à l’américaine, de la surprise, est un atout publicitaire de taille. A la mi-temps, un hélicoptère de la US Air Force apparaît à l’horizon. Il se rapproche du public et fait trois fois le tour du stade avant de se poser. Un homme en sort et commence à courir sous les “hourra” de la foule. C’est Jesse Owens. Le sprinteur afro-américain qui a tenu tête à Hitler durant les jeux de Berlin de 1936.
Jesse Owens sur le podium des JO de 1936. Il rafle l’or devant les athlètes « aryens » sur les épreuves du sprint sur 100m et 200m, ainsi que sur le saut en longueur et le 4x100m relais. Source : Rue des Archives.
L’athlète est un symbole fort pour la propagande américaine. Il représente la victoire contre le nazisme, fait d’arme largement attribué aux Etats-Unis, et l’accès à la gloire, au rêve américain, pour un afro-américain.
Après le match, Owens conclu : “We did a great job selling America”.
La rencontre fut ainsi un succès politique. Pour les joueurs, elle ne fait que conforter le sentiment amer qu’ils ressentent ici en Europe. Sur ce continent ils sont adulés par la foule, et leur couleur de peau semble moins problématique. Ils sont considérés comme des athlètessuperstars. L’accès aux hôtels, restaurants et festivités organisées en leur honneur n’est pas marqué par un préjudice racial. Cette différence de traitement de faveur est d’autant plus criante lorsqu’ils retournent aux Etats-Unis.
Le mouvement pour les droits civiques qui secoue la société américaine des années 1960 est en partie né à cette dynamique du voyage. Des athlètes afro-américain ont découvert la reconnaissance outre-atlantique, et ont pris conscience que leur statut aux Etats-Unis n’était pas immuable.
Le match à Berlin sera le premier coup d’éclat de la propagande sportive américaine contre l’URSS. Les Globetrotters continuent leur “Communist Tour” durant la décennie. En 1959, l’équipe emmenée par un certain Wilt Chamberlain reçoit la médaille de l’Ordre de Lénine des mains de Khrouchtchev, plus haute distinction de l’Etat. Leur influence va pourtant s’atténuer alors que les talents des globies fuient en NBA et que la Grande Ligue prend le relais. En 1988, dans un contexte géopolitique tendu, les Atlanta Hawks sont la première équipe américaine à fouler le sol de l’URSS. Dominique Wilkins et ses camarades représentent les Etats-Unis. Ils représentent aussi l’amour du jeu, face à un CSK Moscou talentueux et épris de cette même passion du basket. Le sport, au delà des différents culturels, adoucit le ressentiment. C’est grâce à l’opposition sur le terrain que l’on cherche la réconciliation.
Chaque semaine Clutch Time vous propose un petit focus sur les rookies afin de faire le point sur les bonnes ou mauvaises performances des débutants.
Sixième mois de compétition et nos rookies commencent à ressentir le poids de toute un exercice avec en moyenne 3 à 4 matchs par semaine. Certains doivent soigner leurs problèmes physiques et d’autres ne parviennent pas à être réguliers sur le parquet. Une semaine loin d’être attrayante pour cette promotion, bien que Ja et Zion assurent toujours le show. (les statistiques sont arrêtées au 11/03/20).
Duel au sommet pour le R.O.Y, mais aussi pour la 8e place à l’Ouest
AP Photo/John Raoux
Ja Morant, PG, Memphis Grizzlies : 59m, 17.6pts, 3.5rds, 6.9pds
Malgré un bilan mitigé (2v-2d), la franchise du Tennessee ne relâche pas la pression en conservant précieusement sa 8e place. Dans la victoire écrasante chez les Nets (+39), Ja a tranquillement posté 15pts, 7rds et 6pds, et affiché un ratio de +20pts pour son équipe lorsqu’il est sur le terrain.
En revanche, deux jours plus tard, les hommes de Taylors Jenkins ont lâché un match à Dallas. Un défaite de 25pts que n’a pu empêcher le jeune meneur avec 11pts, 4rds, 8pds et 6tov en 32′.
Après s’être cassé les dents sur la défense texan, rien de mieux que d’enchaîner face aux Hawks. Ja retrouve de sa superbe en attaque avec 24pts et un joli record personnel à trois points : 4/4
https://www.youtube.com/watch?v=a3IxG836Ji8
Sa connexion avec son pivot Jonas Valenciunas est une arme terriblement efficace, ils n’ont pas hésité à répéter les séquences sur pick and roll permettant ainsi de gagner en confiance sur des shoots simples et bien construits.
Ja s’est ensuite fait plaisir en deuxième mi-temps en allumant derrière la ligne à 3-pts. Le staff des Hawks a évité de placer Trae Young face à l’imprévisible meneur des Grizzlies, mais le rookie a réussi à profiter des mismatchs comme face au grand Dewayne Dedmon.
Cette nuit, le N°2 de la dernière draft a tout tenté lors de la défaite étriquée face au Magic. Avec 21pts et 5pds mais 1/5 à 3-pts et 5tov, le rookie qui truste le haut du classement parmis les joueurs les plus clutchs de la ligue, doit naturellement encore affûter son jeu.
Zion Williamson, PF,
New Orleans : 19m, 23.6pts, 6.8rds, 2.2pds
Le phénomène de la Louisiane nous a tellement habitué à des performances bluffantes que ses dernières sorties ont semblé plus… banales. Ne vous détrompez pas, le gaucher a encore répondu présent avec notamment son tout premier back to back de la saison à Dallas. Avec 21pts, l’ancien joueur de Duke a perdu son duel face à Luka Doncic et les Mavs en prolongation.
Dans la belle victoire contre Miami, Zion fut étonnement discret avec seulement 17pts avec seulement 9 tirs tentés. Il égalise ainsi son plus faible total de tentatives sur une rencontre. Il a assisté depuis le banc de touche à la remontée du Heat dans le 4e quart-temps. Lorsque coach Gentry le fait rentrer, Zion n’a pu qu’admirer le show Brandon Ingram permettant aux Pels de repartir avec la victoire. La magie serait-elle en train de s’estomper ?
Heureusement, en NBA, les matchs se suivent aussi vite que Zion en contre-attaque, et on a pu le retrouver très rapidement concerné et saignant dans la victoire à Minnesota : 23pts en 31′.
Son meneur Lonzo Ball a bien compris que la première chose à faire en transition est de lever la tête pour voir si son rookie n’est pas déjà en train d’écraser les lattes du parquet en préparant son envol pour le alley-oop. On retrouve un Zion bondissant et qui n’hésite pas à faire le show comme sur ce windmill.
ZION BROUGHT OUT THE WINDMILL 😤 https://t.co/fQFkfkMesP
P.J.
Washington, PF, Charlotte Hornets : 57m, 12.2pts, 5.4rds, 2.1pds
Les ambitions sportives ne sont pas à l’ordre du jour pour les Hornets, cela signifie que les rookies vont pouvoir fouler plus régulièrement le parquet, voire obtenir plus de responsabilités en attaque. C’est le cas avec P.J. Washington qui a réussi pour la première fois cette saison à enchaîner deux matchs de suite à 20pts ou plus. Tout d’abord contre Denver avec 20pts dont 3/8 à 3-pts puis dans la superbe victoire contre les Rockets avec 22pts et 3/6 à 3-pts.
Il a su profiter du lineup de petite taille de Houston pour scorer inside et ainsi prendre confiance en attaque. De plus, une connexion est en train de naître avec son collègue Cody Martin. Ce dernier cherche régulièrement son intérieur et n’hésite pas à l’alimenter quand il est ouvert derrière la ligne à 3-pts.
Cependant, sa belle série fut violemment interrompue par une défaite en double prolongation face aux Hawks. Avec seulement 2pts en 16′, le N°12 de la dernière draft a regardé depuis le banc ses copains se battre en fin de match.
R.J. Barrett, SG, New York Knicks : 55m, 14.1pts, 5rds, 2.5pds
Lors du précédent carnet, nous avions évoqué le regain de confiance ainsi qu’une nette amélioration concernant son adresse aux tirs, et voilà que notre enthousiasme est retombé sur ces dernières sorties: 14pts et 5/12 aux tirs contre Utah, 17pts et 5/12 aux tirs contre OKC, 12pts et 5/16 aux tirs contre Detroit, 16pts et 5/15 aux tirs à Washington.
Son jeu extérieur n’est pas encore assez développé et l’arrière doit absolument aller chercher ses points dans la raquette. Son match face au Thunder reste positif si on relève son parfait (mais rare) 6/6 aux lancers-francs.
Autre aspect du jeu à travailler: sa défense. Avec un Defrtg de 114.4pts, le canadien est le deuxième rookie à afficher un tel chiffre pour un minimum de 15′ passées sur le terrain (via NBA.com). Il est tout à fait envisageable que sa blessure à la cheville contractée en février pourrait toujours être une raison d’une telle inefficacité.
La mentalité d’un arrière dans le corps d’un intérieur. Voici comment on pourrait grossièrement décrire le rookie non drafté à sa sortie de Louisiana State en 2019. Avec près de 3.2 tentatives à 3-pts de moyenne, il se positionne en première place chez les pivots de sa promotion (via NBA.com). Face aux Bulls, son adresse permet à son équipe d’obtenir la victoire avec un joli 3/3 à 7m23, 16pts, 11rds et 3pds.
https://www.youtube.com/watch?v=QTFJXcdyrOs
Son activité en attaque est à souligner, tant il ne rechigne pas à répéter les déplacements pour poser un écran et faire vivre le ballon. Deux jours plus tard, il alligne à nouveau 16pts dans la défaite face au Magic, mais sa défense laisse encore à désirer. Ce soir là, Nikola Vucevic s’est régalé avec 26pts et 11/18 aux tirs quand le rookie se trouvait face à lui.
Si son placement défensif est encore en chantier, son profil de « stretch five » est intéressant pour le staff des Wolves afin de préserver le spacing sur demi-terrain. Malheureusement, comme vous le savez, les débutants sont loins d’être réguliers, comme ce fut le cas face aux Pelicans : 10pts et 0/5 à 3-pts. Coach Saunders ne manque pas de le complimenter.
« Il est consciencieux, aussi. Vous serez toujours en concurrence avec un gars comme ça. Cette expérience est donc très précieuse et nous savons qu’elle nous aidera à long terme.» Saunders
Cette nuit face au small ball de Houston, le pivot n’a pas eu l’effet escompté en attaque avec seulement 11pts et aucun tir tenté à 3-pts. Avec seulement 23′ de temps de jeu, le staff des Wolves a estimé que le jeune joueur était bien trop tendre en défense pour rester sur le terrain. Il a quand même eu droit à son highlight face à Russell Westbrook.
Not sure what was better: Naz Reid's juke or his dunk 🤮
Coby White, PG/SG, Chicago Bulls : 65m, 13.2pts, 3.5rds, 2.7pds
L’arrière continue son festival en attaque. Il profite notamment de l’absence de l’option offensive N°1 des Bulls, Zach LaVine, pour tirer dès que l’occasion se présente, et c’est pour ainsi dire, très souvent. Depuis quatre matchs, White a tenté au minimum 20 tirs sur une série de quatre matchs consécutifs: 20 contre Dallas, 22 à Minnesota, 21 contre Indiana et enfin 21 à Brooklyn! Chez les Timberwolves, l’arrière a sorti un match intéressant avec 26pts, 6pds et surtout, aucun ballon perdu !
Un scénario similaire face aux Pacers avec à nouveau 26pts, 6pds. Une défaite de sept points et ce malgré le retour de Lauri Markkanen. Contre Brooklyn, dans un duel serré qui s’est joué aux lancers-francs, l’ancien de North Carolina a manqué de peu d’être le héros du match avec un 3-pts pour égaliser mais qui, malheureusement, a fini en « in & out ».
Finalement, l’arrière est récompensé cette nuit face aux Cavs en étant pour la première fois titulaire. A la place de Tomas Satoransky, White a enfin eu ce qu’il voulait en ayant plus de responsabilités en tant que meneur. Il a pu emmené son équipe vers la victoire avec 20pts, 5rds, 5pds mais avec 9 pertes de balle.
Eric Paschall, PF, Golden State Warriors : 60m, 14pts, 4.6rds, 2.1pds
Depuis le retour du prince de la Bay: Stephen Curry, les fans du Chase Center peuvent enfin se mettre à espérer de voir enfin des vrais basketteurs sur leur parquet ! Mais ce serait oublier que Steve Kerr et son staff possèdent sur leur banc de bons jeunes joueurs comme le tonique et puissant Eric Paschall.
Avec 18.3pts de moyenne sur les quatre derniers matchs, c’est le 5e meilleur scoreur chez les rookies (via NBA.com), mais son impact va bien au delà du scoring. Face aux champions en titre, les Raptors, il apporte 16pts et 8pds (record personnel) en 32 minutes.
Un bon état de forme qui
est confirmé deux jours plus tard dans la victoire surprenante face
aux Sixers avec 23pts, 6pds en seulement 29 minutes.
https://www.youtube.com/watch?v=_Ns_EUVqNa8
L’ancien joueur de Villanova est réellement en train de fluidifier son jeu, il est plus patient quand il joue poste bas, il trouve les coéquipiers démarqués et reste toujours aussi redoutable dans ses drives vers le cercle. Coach Kerr n’a pas manqué de souligner ses progrès dans le jeu et notamment à la passe.
« […] Son nombre de passes décisives augmente. Il y a de bonnes possessions pour nous où il ne fait pas forcément une passe décisive, mais il fait circuler le ballon et cela nous permet de scorer et de générer des pénétrations. » Kerr
Malheureusement, le rookie n’a pas pu éviter la lourde défaite cette nuit face aux Clippers. Il a tout de même poursuit sa belle série concernant les passes décisives avec 7 unités. Actuellement, sa moyenne est de 7pds depuis trois matchs, serai-t-il en train de reprendre le rôle d’un certain Draymond Green ?
Cameron
Reddish, SF, Atlanta Hawks : 57m, 10.5pts, 3.7rds, 1.5pds
L’apprentissage se poursuit pour
l’ancien joueur de Duke qui vient de réaliser sa meilleure
performance offensive de la saison avec 28pts en seulement 28
minutes. Le rookie ne nous avait pas habitué à une telle
efficacité : 11/17 aux tirs dont 5/7 à 3-pts. Des chiffres
impressionnants pour celui qui tourne à 38.4% aux tirs depuis le
début de la saison. Seule ombre au tableau, ses 7 ballons perdus sur
ce match
Reddish peut réellement devenir redoutable sur pick and pop. Ses deux paniers à 3-pts dans le 4e quart-temps ont été importants pour revenir dans le match. Néanmoins, ces chiffres sont à pondérer avec le fait qu’il s’agissait en face de la pire défense de la ligue… les Wizards. Par ailleurs, son collègue de promotion De’Andre Hunter avait lui réussi un joli « carton » avec 25pts contre ces même Wizards en janvier.
Par la suite, Reddish a été victime de crampes lors de la défaite à Memphis. Après seulement 12 minutes sur le terrain, l’ailier doit quitter ses partenaires. Une faiblesse physique qui ne l’empêchera pas de jouer 40 minutes deux jours plus tard dans le match fou gagné en double prolongation face aux Hornets.
Avec 22pts, 7rds et une défense propre et clutch face à la tentative de 3-pts de Terry Rozier, coach Pierce peut continuer à lui donner du temps de jeu, d’autant plus qu’il tourne à 60.6% aux tirs depuis 3 matchs. Impensable il y a quelques semaines.
Mychal Mulder, SG, Golden State Warriors : 7m, 11pts, 3.3rds, 1.1pds
En voilà un qui a réussi son coup ! A la toute dernière journée de son contrat de dix jours, l’arrière de 25 ans a profité au maximum de l’absence de Stephen Curry pour être titulaire et scorer 18pts (record personnel) dans la victoire face aux Sixers.
Depuis son arrivée dans la Bay, Mulder a démontré sa capacité à artiller de loin, d’autant plus qu’il est le 3e rookie à tenter le plus de tirs à 3-pts depuis 3 matchs (via NBA.com). Par ailleurs, le canadien est surtout utilisé sur catch and shoot avec une fréquence autour des 74% pour un EFG de 52.3% (via NBA.com). Les Warriors ne manqueront pas de lui proposer un deuxième contrat de dix jours.
Il
pointent le bout de leur nez
Nathaniel S. Butler, NBAE via Getty Images
Keldon Johnson, SG, San Antonio Spurs : 9m, 4.6pts, 1.9rds, 0.7pd
Vingt trois ans…. Vingt trois ans que les Spurs n’avaient pas présenté un bilan aussi famélique à ce stade de la saison. Une mauvaise nouvelle qui en entraîne une bonne pour les jeunes joueurs qui étaient sagement en train de se faire les dents en G-League. C’est le cas pour l’ancien de Kentucky Keldon Johnson qui a vu son temps de jeu « exploser »: 15′ à Charlotte, 21′ à Brooklyn et 17′ à Cleveland. San Antonio perd, mais le jeune arrière en profite pour se montrer comme lors de la grosse défaite à Brooklyn : 13pts et 5rds.
Drafté en 29e position de la dernière draft, Johnson va ainsi dévoiler son activité débordante sur le terrain et sa faculté à agresser la défense adverse à l’aide d’un drive vers le cercle.
Cette nuit, Pop lui donne 13′ de temps de jeu face aux Mavs et dont quelques minutes importantes dans le 4e quart-temps, et une défense étouffante même pour la star Luka Doncic.
Mais une erreur défensive plus tard face à Tim Hardaway Jr, et le voilà de retour sur le banc. Johnson va continuer à apprendre de l’intransigeant Popovich, en espérant voir son apport sur le terrain s’améliorer significativement.
Caleb
Martin, SG, Charlotte Hornets : 17m, 5.4pts, 1.8rds, 1.2pds
Depuis la suspension via le contrôle anti-dopage de son coéquipier Malik Monk, il semblait inéluctable de voir James Borrego accorder plus de temps de jeu aux jumeaux Martin. Bien que Cody foule plus régulièrement le parquet, c’est son frère Caleb qui en profite pour prendre sa chance en attaque.
Le staff des Hornets a trouvé en moyenne 24′ de temps de jeu pour Caleb sur ces trois derniers matchs, avec un match en double prolongation perdu contre Atlanta. C’est lors de cette rencontre, que Caleb va réaliser sa meilleure performance avec 23pts en 36 minutes sans oublier son joli 5/6 à 3-pts dont quelques flèches importantes en fin de 4e quart-temps.
Caleb semble plus à l’aise avec le tir longue distance que son frère mais il peut également être intéressant de l’autre côté du terrain avec 3 interceptions et 2 contres. Il ne reste que quelque matchs et Charlotte n’a que l’embarras du choix pour placer ses jeunes joueurs dans les rotations.
L’infirmerie
se remplit
Maddie Meyer – Getty Images
En plus de Tyler Herro et de Brandon Clarke, les deux rookies de Cleveland et Cameron Johnson viennent s’ajouter à liste des rookies contraint de se soigner.
Darius
Garland, PG, Cleveland Cavaliers : 59m, 12.3pts, 1.9rds, 3.9pds
Cela fait maintenant cinq matchs que le meneur des Cavs est en tenue de ville. Malheureusement pour le tout fraîchement nommé Head Coach, J.B. Bickerstaff doit se passer de son jeune joueur suite à une blessure au niveau de l’aine, laissant ainsi encore plus de cartouche pour le scoreur Collin Sexton.
Quel dommage ! Après avoir montré ses aptitudes offensives avec plus de régularité, le rookie s’est absenté au bout de 9′ dans le match face à Boston suite à un choc à la tête. Le protocole lié aux commotions est stricte et Cleveland le respecte en plaçant KPJ à l’infirmerie pour trois matchs. Comparé récemment à James Harden par son coéquipier Tristan Thompson, la franchise va devoir se montrer patiente avec le gaucher.
Un coup d’arrêt pour l’ailier des Suns qui avait l’opportunité de grappiller du temps de jeu suite à l’indisponibilité de Kelly Oubre (opération du genou). D’autant plus qu’il avait réalisé LE match de sa saison face à Toronto avec 21pts (record personnel). Trois jours plus tard, il est annoncé malade pour le match face à Portland. On lui diagnostique alors une mononucléose qui devrait le tenir éloigné des parquets pendants au moins deux semaines (via Rotoworld).
Chaque semaine Clutch Time vous propose un petit focus sur nos français de NBA et de G-League, afin de faire le point sur les performances de nos compatriotes outre-Atlantique.
source : FFB, montage CTFrench
Notre bilan de la semaine pour nos français aux États-Unis est plutôt inquiétant. Avec la blessure d’Evan Fournier, la mise au placard récente de Ian Mahinmi et les retours progressifs de certains joueurs en ligue de développement, nos frenchies traversent actuellement une mauvaise passe dont il va falloir se relever très rapidement si certains d’entre eux espèrent encore participer aux phases finales et même la fin de saison tout court, pour ne pas se sentir déjà en vacances avant tout le monde.
Logan Cyrus AFP
Les Tauliers
Nicolas Batum – Charlotte Hornets (10ème à l’Est)
3.6pts (34.6% FG dont 28.6% à 3pts), 4.5rbds, 3ast, 0.8stl, 0.4blk (22 matchs)
Nicolas Batum semble se diriger inexorablement vers une fin de saison blanche. Le français n’a toujours pas pris part au moindre matchs des Hornets cette semaine et ce pour la 6ème semaine consécutive ! Une éternité. Sortis d’un long silence médiatique, le français de Charlotte s’est confié sur sa situation cette semaine au Charlotte Observer (article publié mercredi), l’occasion pour lui de faire son mea culpa sur sa saison alors que de plus en plus de voix s’élève pour le voir quitter la franchise.
Je m’excuse auprès de tous les gens ici (à Charlotte) parce qu’ils ont cru en moi et que ça ne s’est pas bien passé. Ça n’a pas fonctionné. Je n’ai pas répondu aux attentes ces deux ou trois dernières années. Je comprends ça, je le sais. J’aurais pu faire mieux, évidemment, et je le regrette C’est sans doute la première fois que ceux qui doutent de moi ont raison. Au bout de quinze ans […] Je ne veux pas être un connard, un mec égoïste… je ne veux pas être celui qui dit « allez on y va, on se fout de l’entraîneur, il est nul, ne l’écoutons pas, autant prendre 25 tirs dans le match. » Je ne ferai pas ça, je n’ai pas besoin de ça, (mes coéquipiers) n’en ont pas besoin.
propos recueillis par Scott Fowler, journaliste au Charlotte Observer
« Batum a décidé que la meilleure chose qu’il pouvait faire était d’être la cheerleader la mieux payée au monde […] Batum est un glue guy (qui cimente le collectif), sauf que les Hornets ont surpayé la colle. »
Scott Fowler pour le Charlotte Observer
Mais le français ne tarit pas d’éloge quant à son équipe et ses joueurs qui réalisent une saison plutôt convaincante au vue des départs de l’intersaison. Batum en est conscient, sa situation à Charlotte est désormais dans une impasse et il ne tient qu’à lui de la résoudre afin de retrouver la confiance du groupe et de son entraîneur James Borrego qui peut espérer compter sur l’expérience et les qualités de meneur d’hommes du français dans le vestiaire.
Cette franchise a un avenir billant. Elle a un bon groupe de jeunes joueurs. Si dans un an ou deux elle est en play-offs, j’en serais très fier. Mais je ne pense pas que j’en ferai partie.
Désormais dans sa quatrième année de son contrat, avec un salaire de 25 millions de dollars, Nicolas possède une player option pour la saison 2020-21 d’une valeur de 27 millions et se retrouve à 99% tel un joueur intransférable aux yeux des autres franchises. Difficile donc de l’imaginer refuser une telle option malgré les critiques et le fait qu’il ne joue plus, alors qu’il sait pertinemment qu’il ne pourra pas négocier un aussi bon contrat ailleurs.
Evan Fournier – Orlando Magic (8ème à l’Est)
18.8pts (47% FG dont 40.6% à 3pts), 2.6rbds, 3.2ast, 1.1stl, 0.2blk (61 matchs)
Semaine assez cauchemardesque pour Evan Fournier qui s’est blessé au coude en milieu de semaine. Il s’agirait d’une entorse du ligament collatéral ulnaire droit qui pourrait le tenir éloigné des parquets pour plusieurs matches. Lors du séance d’échauffement, Evan Fournier a expliqué qu’il s’était complètement luxé le coude, et qu’il avait depuis passé une IRM. Son entraîneur Steve Clifford, lui aussi sujet à un soucis de santé cette semaine, a déclaré que Fournier était dans l’impossibilité de jouer ou de shooter pour le moment.
La semaine avait d’ailleurs mal débuté pour l’arrière français, le Magic concédant une lourde défaite lundi face aux Blazers (130 à 107), rencontre durant laquelle le français s’est montré très maladroit (13 points à 5/14 FG), la faute à une excellente défense de Trevor Ariza. Mercredi Orlando s’est également incliné sur le parquet du Heat (113 à 116) dans un derby bouillant au cours duquel notre frenchie va terminer la rencontre avec 17 points (6/9 FG dont 3/4 à 3pts), une passe, deux interceptions et deux contres et une bonne défense sur Jimmy Butler.
Côté médias, le français est revenu chez BeIn Sports, sur sa saison au Magic et sur ses ambitions en NBA et avec l’équipe de France en vue des Jeux cet été. L’occasion aussi de glisser plusieurs indices sur son avenir dans la grande ligue et sur l’éventualité pourquoi pas d’un jour jouer dans la grosse pomme, sous les couleurs des New York Knicks
Rudy Gobert et le Jazz repartent de plus belle cette semaine. Sur une série de quatre défaites fin février, Utah vient d’enchaîner cinq succès consécutifs, dont quatre cette semaine, et le tout en déplacement. Lundi Rudy nous a rappelé à quel point il pouvait manger ses vis-à-vis lors de la victoire face aux Cavs (126 à 113), terminant la rencontre avec 20 points (8/9 FG), 9 rebonds, une passe mais surtout deux interceptions et 5 contres ! Grâce à une très bonne défense sur Ante Zizic et Larry Nance Jr. (22 points, 10 rebonds à 41% au tirs pour les deux joueurs), le pivot du Jazz a activement le mode barbelé en défense cette semaine pour conjurer la mauvaise série de défaite
C’est comme ça que l’on devrait jouer tous les soirs. C’est ça le Jazz. On ne peut pas le faire que contre des équipes moins bien classées non plus. On doit être capables de le faire quand les choses se compliquent, ou quand on joue de grosses équipes. Quand on communique, que l’on défend vraiment et que le ballon tourne en attaque, nous sommes une très bonne équipe. On doit rentrer sur le parquet tous les soirs avec la même confiance. Savoir que l’on peut être la meilleure équipe défensive de toute la NBA. Et que, quand le ballon tourne, on est très durs à défendre. Si on fait ces deux choses-là, on peut battre n’importe qui.
Basket USA
Une déclaration qui vient conclure une deuxième victoire en début de semaine face aux Knicks (112 à 104), avec encore un très bon match des deux côtés du terrain de notre français, qui aura eu la lourde tâche de défendre sur le massif ailier new-yorkais, Julius Randle et son style de jeu façon bulldozer. Le français va néanmoins terminer la rencontre avec 18 points (7/8 FG), 14 rebonds dont 4 offensifs, une passe et deux contres.
De retour dans un rôle plus défensif face à Boston (victoire 99 à 94) et Detroit (victoire 111 à 105) ce week-end, le français a endosser le rôle de patron de la raquette. Face aux Celtics, Rudy s’est joué des hommes de Brad Stevens en annihilant les tirs ouverts des K.Walker et M. Smart sur les pick-and-roll, jouant beaucoup plus haut pour finir la partie avec 9 points (4/4 FG), 7 rebonds, deux passes et 3 contres. Rebelote samedi lors du déplacement dans le Michigan où Gobert va une fois encore faire étalage de sa maîtrise en défense sur Christian Wood (0/6 à 3pts), clôturant la semaine avec 10 points (2/3 mais 6/10 aux lancers), 12 rebonds, 3 passes, 3 interceptions et deux contres.
La stat de la semaine : Gobert vient de connaître cinq matchs de suite à moins de dix rebonds, ce qui ne lui était plus arrivé depuis la saison 2013-2014
With 14 rebounds tonight, Rudy Gobert snaps his 5-game streak of single-digit rebounds — his longest streak since his rookie season.
7.4pts (49.5% FG dont 19.2% à 3pts), 5.7rbds, 1.3ast, 0.8stl, 1.2blk (38 matchs)
Voilà une situation à laquelle on ne s’attendait sûrement pas. Ian Mahinmi a complètement disparu de la rotation des Wizards depuis début mars et c’est d’autant plus inquiétant qu’aucune blessure ni contre performance majeure n’est venue influencer les choix de Scott Brooks. Avec trois nouvelles défaites en quatre matchs cette semaine et des pivots pas toujours au rendez-vous, la situation du français interpelle certains médias qui voient dans cette mise à l’écart une page qui se tourne aux Wizards pour le pivot. Interrogé en début de semaine sur cette situation, le joueur semblait lui aussi surpris mais pas résigné.
Je ne sais pas encore mais c’est vrai que… On va voir ce que ça donne dans les prochains matchs. Tu sais, à ce stade, on est encore dans la course aux playoffs donc je vais me contenter de prendre les matchs les uns après les autres. Et si mon nom est appelé ou pas, ce n’est pas grave. Du moment qu’on gagne les matchs, c’est le plus important. Et puis, le temps du bilan personnel n’a pas encore sonné.
Basket USA
Plusieurs avis négatifs et critiques se sont élevées ces derniers temps sur le joueur français et son contrat démesuré (64 millions de dollars sur quatre ans) qui plombe les attentes des supporters et limite considérablement la marge de manoeuvre de Washington, notamment lors de la Trade Deadline. Souvent blessé depuis son arrivée en 2016. Mais le staff des Wizards avait jusqu’alors fait jouer le joueur cette saison, avec plus ou moins de réussite, afin de compenser des absences et un manque de joueurs suffisamment bons au poste. Alors se pourrait-il que notre ami Ian se soit fait devancer par ses rivaux aux poste depuis quelques semaines ?
Difficile à croire car le joueur était il a peu encore le joueur le plus utilisé au poste bas dans l’équipe et même si le retour en forme de Bryant limite désormais le temps de jeu du français, on a du mal à croire que Mo Wagner ou Anzejs Pasecniks soient subitement passés devant dans la hiérarchie, excepté sur la vision du jeu à long terme. Mais le français préfère prendre les choses de haut, se projetant même cet été avec l’équipe de France aux Jeux de Tokyo avec laquelle il aimerait vraiment faire partie du groupe
C’est vrai que là je me sens bien, je suis en bonne santé, et pourquoi pas. Je ne me fixe pas de limite et j’ai envie de me rendre utile à l’équipe de France si (ndlr : il insiste sur le « si ») besoin. Et j’avais envie de le faire savoir. C’est pour ça que je l’ai dit publiquement. Et si c’est une envie des joueurs et du sélectionneur, et de son staff, pourquoi pas. Moi, si je peux aider l’équipe à gagner un titre, une médaille, ou à se battre contre les plus grands au monde, et puis les Jeux olympiques, c’est la seule compétition que je n’ai pas faite, donc pourquoi pas.
Basket USA
NBA.com
Les Apprentis
Timothé Luwawu-Cabarrot – Brooklyn Nets (7ème à l’Est)
5.6pts (40.8% FG dont 39.5% à 3pts), 2.3rbds, 0.5ast, 0.4stl, 0.1blk (34 matchs)
Quelle semaine pour Timothé Luwawu-Cabarrot ! Avec plus de 27 minutes de jeu cette semaine, le français est à son zénith dans le jeu avec des performances de gros calibres. Mardi les Nets se déplaçaient à Boston et ont empocher une précieuse victoire (129 à 120), notamment grâce à TLC qui s’est coltiné Jaylen Brown et Kemba Walker en défense, limitant ces derniers à moins de 35% d’adresse derrière l’arc. Le français s’est mué également en scoreur terminant la rencontre avec 16 points (4/11 FG – 2/9 à 3pts), 8 rebonds dont 5 offensifs, une passe et un contre avec la victoire au bout !
C’est énorme c’est la récompense de tous les efforts faits cet été et cette année. Ça fait plaisir. Là c’était le plus gros comeback que j’ai vécu dans ma carrière, donc c’était énorme. Je suis content d’avoir fini le match.
C’est clair qu’on a eu un bon coup de boost de notre banc, ces gars qui ne jouent pas. C’est une histoire comme on n’en voit que dans les films d’Hollywood. Je suis vraiment heureux parce qu’ils travaillent tellement dur, et ils sont récompensés. Vous savez à quel point ils bossent en coulisses : Chris Chiozza et TLC ont été dans tous les bons coups ce soir
Kenny Atkinson
Prompt à aller au charbon pour un rebond et tenter sa chance, l’impact dans le jeu de TLC a fait mal aux Celtics et sa défense fut une fois encore très précieuse en overtime pour conclure le match. Mercredi le français va néanmoins connaître une soirée cauchemardesque, défait salement par les Grizzlies (118 à 79), rencontre durant laquelle le français sera malmené par le duo Dillon Brooks et Josh Jackson et terminera à 8 points (2/7 FG et 0/5 à 3pts), un rebond, une passe et un contre. Mais comme un sursaut d’orgueil, Brooklyn et Timothé vont se ressaisir vendredi face aux Spurs (139 à 120).
Avec 19 points (5/7 FG – 3/5 3pts et 6/7 FT), un rebond et deux passes, Luwawu-Cabarrot va terminer parmi les meilleurs marqueurs de son équipe, le meilleur en sortie de banc aux côtés de C.Chiozza, D.Jordan et T.Prince. Le français va surtout prendre feu en deuxième mi-temps (14 points) et va prendre le dessus sur ses vis-à-vis Lonnie Walker IV et Luka Samanic. Seul point noir à cette semaine exceptionnelle pour le joueur, la rencontre face aux Bulls de cette nuit (victoire 110 à 107) durant laquelle le Net a réalisé une toute petite prestation (1 point, 1 rebond et 2 passes avec 5 fautes), malmené par Otto Porter et Coby White, tout proche d’offrir la victoire aux visiteurs en fin de rencontre.
Frank Ntilikina – New York Knicks (12ème à l’Est)
5.9pts (38.5% FG dont 31.6% à 3pts), 2.2rbds, 3ast, 0.9stl, 0.3blk (51 matchs)
Frank Ntilikina n’a toujours pas retrouvé sa place dans le starting five des New York Knicks mais bénéficie toujours d’un temps de jeu conséquent depuis le banc, en témoigne la rencontre de lundi face à Houston. Lors de la réception des Rockets, les Knicks sont parvenus à jouer un mauvais tour aux texans (victoire 125 à 123), Frank Ntilikina le premier en terminant avec 11 points (5/10 FG dont 1/6 à 3pts), 4 passes et deux interceptions. Plus audacieux et intuitif, et faisant preuve d’une réelle volonté de prendre sa chance aux tirs (maladroitement), notre Frank a réalisé l’une de ses prestations les plus abouties depuis plusieurs semaines.
Extrêmement appliqué en défense sur Russell Westbrook, notre frenchie a réussi à cadenasser le meneur All-Star (9/19 FG, 6 TOV et une faute offensive) et fais déjouer le joueur au moment de conclure près du cercle.
Frank put the clamps on Westbrook to win the game 🔒 https://t.co/jiGlQdiqsd
Une victoire encourageante pour les hommes de Mike Miller qui vont néanmoins se heurter au Utah Jazz (112 à 104) mercredi, puis contre le Thunder (126 à 103) vendredi, rencontres au cours desquelles le meneur français va inscrire 4 et 7 points sans retrouver ce dynamisme et cette intuition dans le jeu qu’il avait affiché en début de semaine, terminant même avec la pire évaluation de son équipe face au Thunder. En revanche le joueur reste toujours un poison pour les joueurs adverses, en témoigne l’adresse famélique de Donovan Mitchell lorsque le français défendait sur lui et qui ne tarit pas d’éloges à son sujet.
Il est l’un des défenseurs les plus durs que j’ai eu à affronter, surtout qu’il est plus jeune que moi. Il est solide. Je lui dis toujours d’être plus agressif. Mais il joue dans le système, de la bonne façon et je le respecte pour ça. Il fait partie de ceux que je respecte vraiment car il joue de la bonne façon, il est silencieux mais efficace.Vous avez vu sa dernière action contre Houston l’autre jour. C’est qui il est, ce qu’il apporte. C’est bien que les Knicks continuent à lui donner sa chance, car il le mérite.
Elite Sports NY
Après un dernier match remporté 96 à 84 face aux Detroit Pistons dimanche soir (7 points à 3/10, 3 rebonds, une passe et deux interceptions), Ntilikina a su apporter sa contribution des deux côtés du terrain ce que son entraîneur a fait remarqué cette semaine
Je pense que Frank a une très bonne idée de ce qu’il fait en ce moment. Je pense qu’il a continué à se développer de manière offensive. Nous voyons plus de jeu, plus de points, plus de commandement. Il a fait un excellent travail pour gérer notre attaque, nous faire participer à nos actions, savoir avec qui il joue. Je pense qu’il a vraiment fait du bon travail et que Frank a beaucoup progressé.
Elite Sports NY
Elie Okobo – Phoenix Suns (13ème à l’Ouest)
4.2pts (40.6% FG dont 35.8% à 3pts), 1.7rbds, 2.1ast, 0.4stl, 0.1blk (51 matchs)
On craignait voir Elie Okobo être progressivement relégué en bout de rotation et perdre son statut de remplaçant n°1 de Ricky Rubio à la mène et nos craintes ne font que se confirmer cette semaine. Avec seulement 3 points inscrits, deux rebonds, une passe et deux interceptions lors de la défaite des Phoenix Suns face aux Toronto Raptors (123 à 114), Okobo a été cadenassé défensivement par ses vis-à-vis Norman Powell et Patrick McCaw sans parvenir lui-même de son côté à gêner défensivement les dinos.
Vendredi la situation du joueur va même s’assombrir alors qu’il va terminer avec zéro point inscrit (0/3 FG), le quatrième en l’espace de deux semaines. Résultat Elie va être mis sur la touche (sans le banc) lors de la réception des Milwaukee Bucks hier (victoire 140 à 131), Monty Williams lui préférant désormais Jevon Carter qui finira d’ailleurs meilleur marqueur depuis le banc des Suns (12 points) et confortant ainsi sa place, méritée depuis cette semaine.
Bleacher Nation
Les Novices
Sekou Doumbouya – Detroit Pistons (13ème à l’Est)
6.6pts (38.9% FG dont 29.3% à 3pts), 3.3rbds, 0.4ast, 0.6stl, 0.2blk (34 matchs)
Sekou Doumbouya avait été prévenu, ses récentes performances ne satisfaisaient pas pleinement son entraîneur Dwane Casey qui a donc entrepris de le renvoyer vendredi avec la réserve de G-League. Auparavant le français avait passé un peu moins d’un quart d’heure sur les terrains lors de la réception d’OKC (défaite 114 à 107), compilant 3 points (1/4 FG – 1/3 3pts), deux rebonds et un contre. Malgré de bonne séquence défensive, dans la raquette notamment, et une bonne entente sur pick-and-roll avec ses arrières, le jeune Sekou va devoir néanmoins se remettre en selle avec les Grand Rapids Drive le temps de retrouver des sensations selon son entraîneur.
Les attentes étaient très élevés et c’est pourquoi dès le premier jour, j’ai essayé de calmer le jeu pour que tout le monde soit prêt au moment où ça ira moins bien. Son heure viendra, mais il doit jouer », a déclaré Casey. « Rien de tel que de jouer en G-League le plus que possible, puis de revenir ici jouer avec nous
Dwane Casey
Aligné vendredi face aux Red Claws du Maine, la franchise de développement va s’imposer 102 à 101 derrière un Sekou Doumbouya incandescent : 30 points (10/22 FG mais 1/9 derrière l’arc), 8 rebonds dont 4 offensifs, 2 passes et une interception, le tout en seulement 30 minutes de jeu. Un ton au dessus sur ce match, le joueur a su rappeler aux bons souvenirs de son entraîneur qu’il était tout à fait capable de tenir les premiers rôles aux Pistons lorsque le coeur et la motivation y sont.
De retour dans le groupe pro samedi et dimanche, le rookie va faire preuve d’une activité défensive intéressante sur R. O’Neale et J. Clarkson notamment mais néanmoins vaine, les Pistons s’inclinant 111 à 105 face au Jazz, Sekou terminant la rencontre avec 9 points (4/6 FG), 3 rebonds et une passe. Enfin dimanche Detroit va complètement passer à côté de son match face aux Knicks, Doumbouya parvenant difficilement à faire la différence avec seulement 4 points (2/6 FG), un rebond, une passe et une interception.
Nouvelle semaine encourageante pour Adam Mokoka qui a pris part en début de semaine à la rencontre opposant les Chicago Bulls aux Dallas Mavericks. Dans un match serré, les Bulls vont s’imposer 109 à 107 grâce à une très bonne sortie du français (18 minutes). Auteur de 4 points (2/5 FG mais 0/3 3pts) et une interception, Mokoka s’est surtout illustré défensivement en limitant le meneur slovène Luka Dončić à 23 points à 1/8 derrière l’arc et quatre pertes de balles. Cette énergie décuplée vient récompenser une bonne prestation d’ensemble de l’équipe comme l’a remarqué son coéquipier Otto Porter.
Il a été énorme. Il a fait du super boulot. Adam a fait de super passages en défense. Il n’a pas mis les mains. Il a été physique et a essayé de mettre Luka mal à l’aise. Et c’est ce qu’il a réussi à faire.
Otto Porter
Je ne pense pas au joueur sur lequel je défends. Je pense à la façon dont je défends sur lui. Mais je ne suis pas vraiment concentré sur qui il est, la hype et ce genre de choses. J’essaye juste de faire mon truc, de jouer dur.
Adam Mokoka
Il fait ce que le staff et l’équipe attendait de lui. Un gamin coriace qui peut mettre des shoots et défendre. Et c’est ce dont on a besoin dans cette ligue, un joueur de grande taille sur un poste qui peut défendre et mettre des tirs à 3-pts ouverts.
Jim Boylen
Couvert de louanges, le joueur va pourtant faire son retour le restant de la semaine sous les couleurs des Windy City Bulls, l’occasion pour lui de monter en puissance jusqu’à la fin de la semaine et une victoire acquise dimanche. Avec seulement 4 points (2/12 FG dont 0/4 à trois points), 4 rebonds et 6 passes décisives face aux Raptors 905 mercredi (défaite 113 à 96), son équipe va s’incliner une fois de plus face à Capital City Go-Go (117 à 108), Mokoka terminant pourtant la rencontre avec 19 points et une adresse retrouvée (7/10 FG dont 3/6 derrière la ligne), ainsi que 4 rebonds, 5 passes et deux interceptions.
Pour son quatrième et dernier match de la semaine, les Bulls de Windy City vont enfin voir leurs efforts récompenser avec une quinzième victoire face aux Red Claws du Maine (120 à 112), la cinquième sur les dix derniers match, affiche teintée de la french touch, Adam Mokoka terminant le match avec sa meilleure performance de la saison et 27 points (9/19 FG dont 5/8 à 3pts), 9 rebonds, 8 passes et une interception. Un performance suffisante pour convaincre Jim Boylen de lui redonner du temps de jeu ?
Les Réservistes
Jaylen Hoard – Texas Legends(9ème de G-League) (Portland Trail Blazers)
16.2pts (52.5% FG dont 22% à 3pts), 6.8rbds, 2ast, 0.6stl, 0.4blk (24 matchs)
Semaine discrète pour le français des Texas Legends qui malgré deux belles victoires face aux Austin Spurs (124 à 119) et les Agua Caliente Clippers (100 à 97), s’est montré discret en attaque avec seulement 6 points inscrits face aux texans (3/9 FG) puis 11 points face aux californiens (4/9). Le joueur s’est revanche plutôt montré à son avantage sur le plan défensif en captant près de 7 rebonds en moyenne cette semaine (11 face à Agua Caliente) et noircissant ses feuilles de matchs d’interceptions et de contres défensifs.
Dimanche son équipe s’est en revanche inclinée dans la deuxième confrontation face à Agua Caliente (111 à 117), Jaylen Hoard terminant la partie avec 10 points (4/8 FG) mais 6 rebonds, une passe et une interception, preuve encore que le joueur doit mûrir et gagner en efficacité et audace sur le plan offensif pour revenir plus fort la saison prochaine en NBA.
William Howard – Rio Grande Valley Vipers (25ème de G-League)
13.2pts (49.8% FG dont 38.4% à 3pts), 5.2rbd, 2.8ast, 1.7stl, 0.6blk (34 matchs)
Seulement deux matchs cette semaine pour William Howard qui a vu les Vipers de Rio Grande l’emporter à deux reprises, d’abord vendredi face à Oklahoma City Blue (125 à 134), le français offrant une feuille de match noircie (15 points à 3/6 derrière la ligne, 3 rebonds, 3 passes et 3 interceptions), avant de s’imposer samedi assez nettement face au Northern Arizona Suns (121 à 101). Le français va d’ailleurs finir la semaine tranquillement avec 12 unités mais un zéro pointé à l’adresse derrière les 7m23, 6 rebonds, 4 passes et une interception pour enchaîner une troisième victoire consécutive.
Vincent Poirier – Maine Red Claws (2ème à l’Est)
16.3pts (62.2% FG dont 90% FT), 9rbds, 2.3ast, 0.8stl, 3blk (4 match
Au programme cette semaine quatre matchs pour les Boston Celtics et quatre DNP pour Vincent Poirier qui végète désormais en réserve de G-League. Renvoyé avec les Maine Red Claws, au côté de Carsen Edwards, le duo de joueurs rejoint deux autres réservistes que l’on a aperçu durant la saison régulière, Tacko Fall et Tremont Waters. Vendredi l’équipe réserve du Maine rendait visite notamment aux Grand Rapids Drive de Sekou Doumbouya. L’occasion de voir enfin Vincent bénéficier d’un temps de jeu à la hauteur des attentes dans la ligue de développement.
Malgré la défaite 102 à 101, Vincent terminera la rencontre avec 18 points (6/9 FG), 11 rebonds, 4 passes et 3 contres ainsi que la meilleure évaluation de son équipe (+14). Dimanche, tandis que Boston recevait Oklahoma City, les Red Claws s’inclinaient un peu plus tôt pour la deuxième fois consécutive, face aux Windy City Bulls (120 à 112), le français ne jouera d’ailleurs que 17 minutes le temps pour lui d’inscrire tout de même 15 points (6/10 FG), 12 rebonds, une passe et 3 contres.
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