Pour les amateurs de sport qui aiment prolonger le plaisir après le coup de sifflet final, suivre les cotes et les marchés peut ajouter une autre dimension à l'analyse des matchs. En France, la pratique du pari sportif évolue et certains joueurs se tournent désormais vers des plateformes acceptant les cryptomonnaies ; pour s'y retrouver, un comparatif des bookmakers crypto permet d'identifier les offres disponibles et de comparer leurs conditions en toute transparence. Comme toujours, il convient de miser de manière responsable et de ne jouer que ce que l'on peut se permettre de perdre.

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  • Inspirés mais jamais titrés: les Phoenix Suns de 2004 à 2010

    Inspirés mais jamais titrés: les Phoenix Suns de 2004 à 2010

    Clutch Time continue de vous proposer des articles rétros sur des équipes qui ont marqué les années 2000. Nous avons choisi aujourd’hui de vous téléporter auprès d’une franchise qui a révolutionné le jeu: les Phoenix Suns. Attention tout va aller très vite : « Run & Gun », « 7 » or Less », voici les termes qui sont utilisés pour décrire une équipe qui a pris de vitesse la ligue. Mais pourquoi parler d’un groupe qui n’a jamais mis les pieds en Finales NBA ? C’est dire à quel point cette équipe a laissé une trace indélébile et a inspiré les futures générations de coachs et de joueurs pour les années à venir.

    Les deux figures paternelles du style des Suns: Steve Nash et Mike D’Antoni – via businessinsider.fr

    Depuis le passage au XXIe siècle, les Suns ont alterné le bon et le médiocre. Incapables de se qualifier deux saisons de suite pour les Playoffs, la franchise toucha le fond à l’issue de la saison 2003-2004 avec un bilan de 29v-53d. L’équipe composée des jeunes Amar’e Stoudemire, Shawn Marion et Joe Johnson, n’est clairement pas taillée pour jouer le titre, mais a gagné bien trop de matchs pour pouvoir prétendre aux meilleures places pour la draft 2004.

    Pour les amateurs de sport qui aiment prolonger le plaisir après le coup de sifflet final, suivre les cotes et les marchés peut ajouter une autre dimension à l'analyse des matchs. En France, la pratique du pari sportif évolue et certains joueurs se tournent désormais vers des plateformes acceptant les cryptomonnaies ; pour s'y retrouver, un comparatif des bookmakers crypto permet d'identifier les offres disponibles et de comparer leurs conditions en toute transparence. Comme toujours, il convient de miser de manière responsable et de ne jouer que ce que l'on peut se permettre de perdre.

    S’il y a un point positif à retenir de cette saison, c’est d’avoir envoyé Stephon Marbury et Penny Hardaway à New York en échange de smarties permettant ainsi de se libérer de salaires encombrants et de pouvoir chasser les meilleurs agents libres pour l’été 2004. Autre mouvement à retenir, la prise de pouvoir de l’assistant Mike D’Antoni pendant la saison. Deux événements qui ont enclenché la marche avant pour révolutionner le jeu.

    Saison 2004-2005

    • Saison régulière : 62v-30d
    • Statistiques : Pace (1er), Offrtg (1er), 3-pts tentés (1er)
    • Playoffs : Finales à l’Ouest vs Spurs (1v-4d)
    • Récompenses : Steve Nash (MVP), Mike D’Antoni (Coach), Bryan Colangelo (GM)
    • All NBA Team : Nash (1st), Stoudemire (2nd), Marion (3rd)
    Quentin Richardson, Steve Nash, Shawn Marion, Amar’e Stoudemire et Joe Johnson – via NBAE Getty Images

    Vous vous souvenez du trade réalisé par les Suns la saison précédente ? Et bien cela à permis au manager Bryan Colangelo de signer le meneur double All Star : Steve Nash. A cause d’une série au 1er tour ratée face aux Kings et notamment face à Mike Bibby (23.6points sur la série!), Mark Cuban et les Mavs furent enclins à laisser partir le meilleur ami de Dirk Nowitzki, ce qui, rétrospectivement, semble donner des remords au propriétaire des Mavs.

    « C’était une erreur de ma part, de ne pas avoir conserver Dirk et Steve ensembles plus longtemps » Mark Cuban

    via NY Times 2019

    Les Suns ont signé le canadien pour 5 ans et 65M$. L’ironie dans cette histoire, c’est qu’il retourne dans l’équipe qui l’avait drafté en 15e position en 1996, puis il fut tradé en 1998 à Dallas en échange d’un futur choix de draft qui deviendra en 1999: Shawn Marion.

    Pour la première saison complète avec Mike D’Antoni, les Suns se sont attribués le meilleur bilan de la ligue en saison régulière observant ainsi un bon phénoménal de 33 victoires supplémentaires en comparaison avec la saison précédente. Située dans une région aride des USA, Phoenix pratique un jeu rapide et rafraîchissant qui a dépassé la majorité des autres franchises.

    Les consignes étaient simples, Nash devait pousser la balle rapidement, que se soit sur un panier encaissé ou non. Puis il devait trouver Stoudemire toujours prêt à écraser un dunk dans la raquette. Si le bondissant intérieur était bien pris en défense, le meneur avait comme option de transmettre le ballon dans les ailes pour les snipers Quentin Richardson, Leandro Barbosa et Jim Jackson. Et enfin, si la défense adverse couvrait tous ses coéquipiers, le canadien pouvait ainsi se retrouver seul et prendre le soin de tirer lui-même. Voici l’essence même du « Run & Gun », une philosophie de jeu qui va alimenter les playbooks des équipes à venir.

    Les Playoffs 2005

    Un 1er tour passé sans encombre en balayant les Grizzlies de Pau Gasol, puis Nash retrouva son ancienne équipe au 2e tour : les Mavericks. Le meneur est tout simplement déchaîné face à ses anciens coéquipiers avec 30.3pts et 12pds de moyenne sur la série. On retiendra sa performance monumentale dans le Game 6 avec 39pts, 9rds et 12pds, sans oublier de mentionner son tir à 3pts « clutchissime » pour aller en prolongation. Il donna ensuite la victoire aux siens en rentrant des lancers-francs importants, éliminant ainsi son ami Dirk Nowitzki.

    Pour la première fois depuis 1990, Phoenix retrouve l’odeur des Finales de conférence, et cette fois face aux Spurs, une équipe qui a terminé la saison de Nash deux fois sur ces quatre dernières années. Les hommes de Mike D’Antoni étaient d’attaque pour cette finale, bien qu’ils aient dû se passer de leur arrière scoreur Joe Johnson, qui souffrait de migraines suite à un contact bien appuyer avec le tendre Jerry Stackhouse lors du Game 2 contre Dallas au tour précédent.

    https://www.youtube.com/watch?v=3MLPc89wU_8

    Les Finales à l’Ouest s’annoncent alléchantes d’un point de vue tactique. Il s’agit de la meilleure défense contre la meilleur attaque de la ligue. Mais, la présence de Tim Duncan obligea Mike D’Antoni a procédé à des ajustements, et à placer le pivot costaud mais frustre Steven Hunter aux côtés de Stoudemire. C’est ainsi que l’italien a concédé une partie de ce qui faisait la force de son équipe.

    Les débuts sont compliqués. Jim Jackson était plus ou moins fiable, Shawn Marion éprouva des difficultés et Nash n’a pas pu être clutch. Les deux premiers matchs sont remportés par San Antonio alors que Phoenix évoluait à domicile.

    Joe Johnson est bien revenu pour le Game 3 et 4, et Stoudemire a été admirable sur cette série (37pts de moyenne!). Mais la défense des Spurs était bien trop organisée pour se laisser déborder. San Antonio remporta la série en seulement 5 manches. Victoire pour la défense.

    Les Suns vont nourrir quelques regrets, et voici donc notre tout premier « What if » pour cette équipe, avec les absences de Joe Johnson.

    « Vous ne pouvez pas me dire que nous n’aurions pas été champions si je n’avais pas été blessé. » Joe Johnson

    via Arizona Public 2005

    Saison 2005-2006

    • Saison régulière : 54v-28d
    • Statistiques : Pace (1er), Offrtg (2e), 3-pts tentés (1er)
    • Playoffs : Finales à l’Ouest vs Mavericks (2v-4d)
    • Récompenses : Steve Nash (MVP), Boris Diaw (MIP)
    • All NBA Team : Nash (1st), Marion (3rd)
    Boris Diaw avec Steve Nash – via Basket USA

    Les espoirs placés sur l’éventualité de voir les Suns au sommet de la ligue ont rapidement été douchés avec l’opération du genou pour Stoudemire, combiné au départ de Joe Johnson pour un contrat plus lucratif à Atlanta. Grâce à un « sign and trade » avec les Hawks, Phoenix a reçu en échange le jeune français Boris Diaw. Il se trouve que ce dernier va devenir rapidement une pièce maîtresse du jeu rapide de Mike D’Antoni en lui donnant le poste de pivot.

    Les intérieurs Stoudemire et Kurt Thomas sont sur la touche, et le staff proposa des lineups de petites tailles tout en donnant carte blanche pour les shooteurs Raja Bell, Eddie House, Leandro Barbosa, James Jones et même Tim Thomas. Cette équipe étrange et complètement folle a réalisé une saison dingue, les propulsant ainsi au premier tour des Playoffs avec l’avantage du terrain.

    Playoffs 2006

    Au 1er tour, les Suns ont affronté les Lakers d’un Kobe Bryant historique. A lui seul, le N°8 a rendu la série compétitive, permettant à son équipe de mener la série 3-1. Il a fallu un Game 6 d’anthologie pour débloquer les esprits à Phoenix, grâce à un énorme 3-pts de Tim Thomas pour aller en prolongation. Les Suns sont venus à bout des Lakers en sept manches.

    Au tour suivant, ils se retrouvèrent face à la deuxième équipe de Los Angeles, les surprenants Clippers d’Elton Brand et de Sam Cassell. Les deux équipes étant incapables de gagner deux matchs de suite se sont donc retrouvées lors d’un Game 7 à Phoenix. Steve Nash (29pts, 11pds) et Shawn Marion (30pts) font le job, les Suns remportent le match 127-100 et retrouvent ainsi le goût des Finales de conférence pour la deuxième année consécutive.

    En face, Dallas obtient sa revanche, et les fans ont le privilège de voir s’affronter les deux meilleures attaques du pays. Tout débute pour le mieux pour Phoenix en arrachant le Game 1 sur le parquet des Mavs. Boris Diaw (34pts) a été essentiel avec le tir clutch de la victoire.

    Les homme d’Avery Johnson ont ensuite récupéré l’avantage du terrain en remportant les Games 2 et 3. Phoenix a pu remporté le Game 4 grâce à la belle performance de Leandro Barbosa (24pts). Puis la défense des Suns s’est effondrée face à l’allemand lors du Game 5 (50pts). On ajoute à cela le fait que Raja Bell fut gêné au mollet, et Phoenix n’est pas parvenu à rivaliser avec la rotation des Mavericks.

    La saison s’est achevée sur leur parquet, mais les fans reconnaissants, n’oublièrent pas d’applaudir chaudement leurs joueurs. Vivement le retour de leur All Star : Amar’e Stoudemire.

    Saison 2006-2007

    • Saison régulière : 61v-21d
    • Statistiques : Pace (3e), Offrtg (1er), 3-pts tentés (2e)
    • Playoffs : Demies-Finales à L’Ouest vs Spurs (2v-4d)
    • Récompenses : Leandro Barbosa (6e homme)
    • All NBA Team : Nash (1st), Stoudemire (1st)
    La chute de Steve Nash causée par Robert Horry, le moment qui a fait basculer la série – via Breakingnews.fr

    Pour cette troisième saison avec le tandem Nash/D’Antoni, les Suns sont enfin au complet et en bonne santé. Le roster n’a que très peu évolué. Les joueurs majeurs de l’équipe sont toujours présents et les dirigeants ont procédé à quelques signatures de joueurs libres comme Markus Banks et un Jalen Rose sur une jambe.

    Cette saison est celle d’un Steve Nash surmotivé. Le canadien s’est particulièrement illustré en attaque avec ses deux records de points en décembre 2006 : 42pts à New Jersey dans un superbe duel contre Jason Kidd, et à nouveau 42pts contre les Wizards d’un Gilbert Arenas (54pts) incandescent.

    Phoenix est toujours une place forte à l’Ouest avec une jolie 2e place derrière les « intouchables » Mavericks (67v-15d). Toute l’équipe est enfin prête à passer l’obstacle des Finales à l’Ouest et aller chercher ce titre.

    Playoffs 2007

    Phoenix passe le premier tour en cinq manches face aux Lakers d’un Kobe Bryant toujours aussi offensif (32.8pts). Dans le même temps, on apprend l’élimination surprise des Mavericks face aux fascinants « We Believe » Warriors. Une aubaine pour les Suns qui accèdent directement au statut de favori. Il faut juste battre l’équipe qui leur a barré tant de fois la route : les Spurs.

    Le Game 1 restera dans les mémoires comme celui où Steve Nash (31pts) s’est fracassé le nez suite à un contact avec Tony Parker. Le staff médical a fait tout son possible pour limiter l’hémorragie, mais le meneur a manqué les toutes dernières secondes d’un match serré. Phoenix balbutia en attaque et les Spurs remportèrent un Game 1 crucial.

    Les Suns se reprennent lors du Game 2 avec une large victoire de vingt points d’écart. Les Spurs ont ensuite récupéré le contrôle de la série lors du Game 3 à domicile. Le Game 4 est quant à lui très disputé et marqua un tournant dans la série. Alors que les Suns on remonté un déficit de 11 points dans le 4e quart-temps, Steve Nash subit une faute intentionnelle de Robert Horry dans les toutes dernières secondes, provoquant ainsi une échauffourée.

    Dans ce chaos, Stoudemire et Diaw ont eu la mauvaise idée de se lever de leur banc afin d’aller protéger leur meneur. La règle est stricte concernant les joueurs du banc de touche qui sortent de leur zone. La ligue donna 1 match de suspension pour les deux Suns, et deux matchs pour Horry. Les Suns remportèrent ce match, mais cet incident va les hanter à tout jamais.

    https://www.youtube.com/watch?v=t3LjDlMd12g

    Privé de deux joueurs majeurs, Mike D’Antoni place alors Kurt Thomas (15pts, 12rds)dans le cinq de départ pour le Game 5. Le match est beaucoup plus rugueux et défensif que les autres rencontres. Phoenix ne joue qu’avec sept joueurs et s’accroche jusqu’au bout. En toute fin de match, Bruce Bowen rentre un 3pts clutch puis Duncan défend très bien sur la possession des Suns et la tentative à 3pts ratée de Steve Nash.

    De retour à San Antonio pour le Game 6, Diaw et Stoudemire n’auront pas réussi à renverser la tendance. Bien que l’intérieur All Star (38pts, 12rds) a été incroyable, le Big Three des Spurs est intenable et achève les Suns dans le dernier quart-temps.

    « Une partie de moi veut être beau joueur et leur donner du crédit. Ils nous ont battu. En même temps, je ne peux pas répondre à cette question car je ne sais pas quel résultat cela aurait donner. » Steve Nash en évoquant les suspensions pour le game 5.

    via ESPN

    En plus de ces suspensions, un autre facteur viendra plus tard entacher la qualification des Spurs, et cela concerne les arbitres. Tim Donaughty, l’arbitre ayant été condamné pour corruption, avait officié lors du Game 3 remporté par les Spurs. Il avouera plus tard que ce match a été très mal arbitré et il n’hésitera pas à balancer sur Tommy Nunez (responsable de l’arbitrage), qui ne portait clairement pas Robert Sarver (propriétaire des Suns) dans son cœur, et que cela aurait eu un impact sur le résultat de la série ! (via Arizona Republic, 2009).

    Saison 2007-2008

    • Saison régulière : 55v-27d
    • Statistiques : Pace (4e), Offrtg (2e), 3-pts tentés (5e)
    • Playoffs : 1er tour à L’Ouest vs Spurs (1v-4d)
    • All NBA Team : Nash et Stoudemire (2nd)
    Les nouveaux visages de la franchise: Steve Kerr et Shaquille O’Neal – AP via Nbcsports.com

    L’élimination précoce lors des Playoffs 2007 n’est pas encore digérée que la franchise opère à un changement majeur en nommant Steve Kerr au poste de Manager. Une fonction qui était tenue jusque là par Mike D’Antoni depuis février 2006. Un mouvement permettant à l’italien de se concentrer au mieux sur le coaching.

    Le néo GM ne perd pas de temps pour effectuer ses premiers moves en signant le super vétéran Grant Hill. Plus tard, il enverra Kurt Thomas et un futur choix de draft (qui se révélera être Serge Ibaka) aux Supersonics et James Jones sera tradé à Portland. Mais son transfert le plus marquant reste celui entre Shawn Marion et Shaquille O’Neal. Les deux joueurs semblaient être malheureux dans leurs franchises respectives. Une transaction qui marque le début de la fin de l’ère du « 7 » or less ».

    Playoffs 2008

    Après une saison plus que correcte, les Suns retrouvèrent à nouveau leur bourreau de toujours, San Antonio. Lors du Game 1, Michael Finley rentre un 3pts pour aller en prolongation, puis Duncan arrache le cœur des Suns avec un 3pts impensable avec la planche pour une seconde prolongation. A court d’essence, les Suns n’ont pu stopper le drive de Manu Ginobili pour arracher la victoire.

    Dans cette série, les Suns n’ont remporté que le Game 4 grâce à une performance surprenante de Raja Bell (27pts). Mais les Spurs ont clairement dominé l’ensemble des rencontres. Mike D’Antoni a essayé d’intégrer au mieux O’Neal, et ce dernier fut la cible de « hack a shaq »tout au long de la série, ce qui amusa d’ailleurs profondément Greg Popovich.

    Le Shaq ne tourne qu’à 15.2pts et 44% aux tirs. Il est également à 32/64 aux lancers-francs. La franchise ne s’est jamais autant éloignée de ses principes qui ont fait leur réussite depuis 2005.

    Saison 2008-2009

    • Saison régulière : 46v-36d
    • Statistiques : Pace (4e), Offrtg (2e), 3-pts tentés (18e)
    • Playoffs : Non qualifiés
    • All NBA Team : Shaquille O’Neal (3rd)
    Matt Barnes, Shaquille O’Neal, Steve Nash et Amar’e Stoudemire – via brightsideofthesun.com

    L’échec cuisant de la première saison avec Steve Kerr en tant que GM a laissé des traces, et a provoqué des départs. Mike D’Antoni quitte la franchise qui l’a fait connaître en 2004, pour un job chez les Knicks. Terry Porter est alors désigné comme coach. L’ancien joueur NBA à la mentalité défensive n’a pas tenu toute la saison et fut remplacé au bout du 51e match de la saison par un ancien assistant de Mike D’Antoni : Alvin Gentry.

    En décembre 2008, Steve Kerr continue son entreprise de démolition en envoyant Boris Diaw et Raja Bell à Charlotte en échange de Jason Richardson et Jared Dudley. Malgré un Shaq en forme (17.8pts), les repères ont disparu et l’équipe doit composer avec les absences répétées de Stoudemire (opération des yeux). Dans la très relevée conférence Ouest, Phoenix manqua les Playoffs malgré un bilan positif, une première pour la franchise depuis 2005.

    Saison 2009-2010

    • Saison régulière : 54v-28d
    • Statistiques : Pace (4e), Offrtg (1er), 3-pts tentés (5e)
    • Playoffs : Finales à l’Ouest vs Lakers (2v-4d)
    • All NBA Team : Nash et Stoudemire (2nd)
    Steve Nash, Amar’e Stoudemire, Jason Richardson et Grant Hill lors des Playoffs 2010 – Photo by Jesse D. Garrabrant via NBAE Getty Images

    Shaquille O’Neal est parti à Cleveland pour rejoindre LeBron James. Pour le remplacer, les Suns signent un pivot au CV moins séduisant mais plus à même de matcher avec la philosophie de jeu : Channing Frye. Le coach Alvin Gentry a ainsi pu profiter du training camp pour remettre les idées de Mike D’Antoni au goût du jour.

    Le tandem Nash/Stoudemire fonctionne de nouveau à plein régime. Les joueurs expérimentés comme Richardson et Hill apportent du scoring et les jeunes Goran Dragic, Channing Frye et Jared Dudley de la vivacité et du shoot. Phoenix récupère son titre de meilleure équipe à 3-pts avec 41.2% de réussite et voilà les Suns 3e à l’Ouest au moment d’aborder les Playoffs.

    Playoffs 2010

    Le premier tour face aux Trail Blazers de LaMarcus Aldridge a été globalement maîtrisé par les Suns. Bien qu’ils aient été surpris lors du Game 1, Jason Richardson (23.6pts) & co marquent en moyenne dix points de plus que leurs adversaires. Le deuxième tour est un soulagement et une libération pour la franchise mais aussi pour Steve Nash. De nouveau confronté aux Spurs, le meneur est déterminé à enfin passer cet obstacle. Avec 33pts lors du Game 1, les Suns ont tout simplement balayé les Spurs !

    Pour la 3e fois en six ans, les Suns sont de nouveau en finale de conférence face aux Lakers. Les deux équipes ont remporté leurs matchs à domicile, portant ainsi la série à 2-2. Lors du Game 5, les Suns sont menés jusqu’à 18 points. Le show Nash peut alors débuter avec un million de tirs marqués. Le canadien ramène son équipe dans le match et un tir à 3-pts clutch de Richardson offre la possibilité de jouer les prolongations. Mais les dieux du basket en ont décidé autrement. Après un shoot compliqué de Kobe, Ron Artest récupère le rebond offensif sur la tête du héros éphémère Richardson, et marque au buzzer. Victoire Lakers.

    Pour le Game 6, Kobe s’est assuré de bien enterrer les derniers espoirs de Finales des Suns. Avec 37pts, il enfonça le dernier clou refermant ainsi le cercueil. A l’heure d’écrire ces lignes, cette rencontre était le dernier match de Playoffs de la franchise.

    Après cette énième déception, Stoudemire décida de rejoindre Mike D’Antoni à New York. Leandro Barbosa est envoyé à Toronto en échange de Turkoglu et Goran Dragic à Houston en échange d’Aaron Brooks. Pour la première fois depuis 2005, les Suns ont un bilan négatif lors de la saison 2010-2011.

    Nouvelles figures du run & gun avec James Harden avec Mike D’Antoni – via businessinsider.fr

    Pendant six saisons, Phoenix a été au dessus des 56% de victoires en saison régulière, en renversant les principes établis par de nombreuses équipes. Les Suns n’ont pas eu peur d’aller à contre courant en proposant un jeu rapide et envolé. La consigne tactique « 7 » or less » a même fait l’objet d’un livre par l’auteur Jack McCallum. Une philosophie qui depuis est la norme pour de nombreuses équipes, dont les Warriors, coachés par Steve Kerr mais aussi les Rockets sous le commandement de … Mike D’Antoni.

  • Bilans de la saison  – Northwest Division

    Bilans de la saison – Northwest Division


    En ces temps de confinement, afin d’éviter de vous couper totalement de l’univers de la NBA, ClutchTime dresse un bilan de la saison 2019-2020, suspendue depuis le 11 mars. Dans l’attente de son retour prochainement, la rédaction vous propose de revivre les parcours des différentes équipes de la ligue, depuis fin octobre, en faisant le point sur chacune d’elle pour chaque division de la ligue.

    Pour cette quatrième review de la saison, nous quittons la Conférence Est, direction les grands territoires américains de la Division Nord-Ouest. Emmenés par les Denver Nuggets, les contenders sont nombreux à se bousculer pour une place en playoffs, entre le redoutable Jazz d’Utah et la surprenante équipe du Thunder cette saison, difficile pour les Blazers, décimés par les blessures, de se faire une place, même s’ils ne lâcheront rien contrairement aux jeunes loups de Minnesota qui semblent avoir déjà réservé leur billet pour la prochaine lottery en août.


    Denver Nuggets (43-22) – 3ème

    PPG (110.4) – 20ème / Opp PPG (107.4) – 20ème
    Offensive Rating (112.5) – 9ème / Defensive Rating (109.5) – 13ème

    Cinq majeur :
    J. Murray (PG) – G. Harris (SG) – W. Barton (SF) – J. Grant (PF) – N. Jokić (C)

    Denver devait s’assurer de trouver de la continuité cette saison, à la fois dans les résultats par rapport à son exercice 2018-2019 très réussi, mais aussi avec un groupe pétri de talent. Les Nuggets occupent désormais l’un des premiers rôles au sein de la Conférence Ouest, et doivent chercher les quelques pièces manquantes à leur roster, ainsi que les ajustements adéquats dans le jeu et dans la rotation pour passer un cap supplémentaire. Que les supporters de la franchise du Colorado se réjouisse, les Nuggets sont redevenus désormais de redoutables adversaires à l’Ouest. La prolongation de Mike Malone a été notamment un excellent message lancé aux supporters et à la concurrence qui devraient avoir du fil à retordre.

    Pour ce qui est de la cohésion et de la continuité, la stratégie a été respectée. Avec un pourcentage de victoire légèrement supérieur à l’an passé, Denver semble avancer sur les mêmes bases que la saison régulière dernière, ce qui semble satisfaire l’ensemble du staff et du Front Office. Logique au vue de la densité des contenders en post-season. Avec un effectif inchangé qui doit miser sur un groupe assez jeune, certains prospects ont montré des signes encourageants dans leur développement et leur impact dans le jeu. Michael Porter Jr., grand espoir endormi depuis près d’un an a ainsi pu donner un bref aperçu de son talent, un talent qui demande encore à se polir toutefois. La recrue estival Jerami Grant occupe désormais un rôle majeur dans le roster au côté de Nikola Jokić, en remplaçant peu à peu le vétéran Paul Millsap qui arrive en fin de contrat.

    Même si sa position au classement semble sécurisée, Denver a néanmoins connu un passage à vide en décembre à l’image de son pivot serbe, revenu du mondial chinois en petite forme et avec une baisse de motivation qui n’a toutefois pas duré trop longtemps. Si la franchise du Colorado doit encore progresser sur quelques détails, le sérieux et la régularité dans les résultats ont fait parfois cruellement défaut aux Nuggets, capables de remporter des matchs cruciaux face aux Lakers, Clippers et Celtics puis de perdre quelques jours plus tard contre les Hawks, Warriors ou encore les Cavaliers, leur coutant peut-être une deuxième, voire première place en tête de la Conférence. Certains joueurs ont également un peu déçu les observateurs, à commencer par Jamal Murray (prolongé cet été) et Gary Harris qui ont montré des signes de stagnation dans leur rendement offensif malgré des responsabilités plus importantes pour l’un et un temps jeu plus conséquent pour l’autre.

    Les Nuggets restent néanmoins encore jeunes et en pleine courbe de croissance. Leur niveau d’entente et les résultats qui en découlent sont déjà un indicateur formidable de progression en si peu de temps et nul doute que leur potentiel est encore loin d’avoir montré ses limites. Denver fait sans aucune doute office de favori à l’Ouest et pourrait décemment envisager un titre d’ici un ou deux ans si la courbe de progression actuelle se maintient.

    La saison de Denver en quelques chiffres :
    . 19ème équipe à réaliser le plus de rebonds par match (44.3)
    . 4ème équipe à réaliser le plus de passes décisives par match (26.5)
    . 26ème équipe à réaliser le plus de tentatives de tirs à trois points par match (30.4)
    . 2ème équipe à concéder le plus de rebonds défensifs par match (32.8)
    . Meilleur marqueur : Nikola Jokić (20.2 points par match à 52.8% FG)
    . Meilleur passeur : Nikola Jokić (6.9 passes décisives par match)
    . Meilleur rebondeur : Nikola Jokić (10.2 rebonds par match)

    Utah Jazz (41-23) – 4ème

    PPG (110) – 17ème / Opp PPG (107.9) – 9ème
    Offensive Rating (112.6) – 8ème / Defensive Rating (109.4) – 11ème

    Cinq majeur :
    M. Conley (PG) – D. Mitchell (SG) – B. Bogdanović (SF) – R. O’Neale (PF) – R. Gobert (C)

    Après une nouvelle saison très prometteuse ponctuée malheureusement par une rapide mais incontestable élimination au 1er tour face aux Rockets (1-4), le Jazz a désormais de quoi se projeter vers l’avenir autour de son nouveau duo de choc Gobzilla-Spida. Les arrivées cet été de plusieurs éléments dans la rotation (Emmanuel Mudiay, Ed Davis et Jeff Green) ainsi qu’un joueur du calibre de Bogdan Bogdanović, capable de prendre les tirs ouverts avec une adresse redoutable, le Jazz souhaite passer à la vitesse supérieure et s’installer durablement au sein du Big 5 à l’Ouest. Cerise sur le gâteau, la signature du vétéran All-Star Mike Conley qui complète un roster cinq étoiles avec son expérience et son style défensif caractéristique.

    Le bilan du Jazz après plus de soixante rencontres est très convaincant. Avec un spot en playoffs bien au chaud, les hommes de Quin Snyder sont toujours au coude à coude avec les Rockets, ou encore le Thunder depuis peu, mais semblent déterminer à conserver l’avantage du terrain. L’intégration de Bogda fut une belle réussite, l’ailier se payant plusieurs coups de chaud avec son adresse pour le plus grand plaisir des dirigeants qui ont flairé la bonne affaire. L’arrivée ingénieuse du joker de luxe Jordan Clarkson en cours de saison est venue renforcer une rotation offensive limitée, qui se résumait surtout au seul Joe Ingles. Le Jazz peut surtout se féliciter des sélections des néo All-Stars Donovan Mitchell et Rudy Gobert pour le All-Star Game de Chicago en février. Le DPOY est au sommet de sa forme, il règne en maître sur sa raquette et celles de ses adversaires, traduisant un peu plus la domination défensive du Jazz mais aussi des progrès en attaque de l’équipe. Le scoring est mieux réparti et dépend de moins en moins de son bouillant arrière. Et ça paie : dix victoires consécutives après Noël et jusqu’à la mi-janvier.

    la saison de Utah ressemble à une partition sans fausse note ou presque. Encore dépendant des performances de Donovan Mitchell, la franchise de Salt Lake City fait aussi preuve d’inconstance, alternant les longues séries de victoires et les séries de défaites. L’intégration ratée de Conley est également un point négatif majeur dans la saison des jazzmen, le meneur est coincé cette saison entre les soucis de santé et le manque de repères et d’automatismes avec plusieurs de ses partenaires, à commencer par Rudy Gobert, principal victime collatérale de l’arrivée de nouveau scoreur, puisque son nombre de tentatives à baisser par rapport à la saison dernière. Il se retrouve souvent écarté des choix de jeu de Conley à la mène mais aussi des systèmes de jeu de Snyder, plusieurs fois pointé du doigt pour son coaching très stéréotypé et qui a perdu de sa créativité et de sa dangerosité. Par ailleurs, le banc est loin d’être aussi performant des deux côtés du terrain comme on aurait pu le prévoir, au désespoir du staff et du pivot français.

    Un cap a peut-être été franchi par la franchise depuis l’an dernier, mais il reste assez léger en comparaison des attentes autour du recrutement et des ambitions de jeu annoncées plus tôt dans la saison. La véritable confirmation se fait désormais attendre pour les phases finales et maintenant que certains cadres de l’équipe arrive à maturité, qu’une certaine constance dans les résultats s’installe, viser une 4ème place apparait de plus en plus comme un objectif en soi. Mais pour envisager la suite de l’aventure, une question reste en suspend sur le cas Mike Conley. Les dirigeants pourraient tout à fait être amenés à revoir leur copie en se séparant plus vite que prévu du meneur afin de trouver une dernière pièce complémentaire et plus adéquate au roster.

    La saison d’Utah en quelques chiffres :
    . 1ère équipe avec le meilleur % de tirs à trois points réussis en moyenne (38.3%)
    . 4ème équipe la plus adroite aux tirs (FG) : 47.5%
    . 30ème équipe à réaliser le plus d’interceptions par match (5.9)
    . 29ème équipe à réaliser le plus de contres par match (4)
    . Meilleur marqueur : Donovan Mitchell (24.2 points par match à 45.3% FG)
    . Meilleur passeur : Joe Ingles (5.2 passes décisives par match)
    . Meilleur rebondeur : Rudy Gobert (13.7 rebonds par match)

    Oklahoma City Thunder (40-24) – 5ème

    PPG (110.8) – 18ème / Opp PPG (108.3) – 10ème
    Offensive Rating (111.6) – 13ème / Defensive Rating (109.1) – 10ème

    Cinq majeur :
    C. Paul (PG) – S. Gilgeous-Alexander (SG) – T. Ferguson (SF) – D. Gallinari (PF) – S. Adams (C)

    Le Thunder repart de loin cette saison. Passé en mode rebuild-team suite aux départs consécutifs de Russell Westbrook et Paul George, et après une nouvelle élimination au 1er tour, la troisième depuis quatre ans, les dirigeants de la franchise ont décidé de changer de stratégie en misant sur son noyau de jeunes, avec pour entourer tout ce petit monde deux trentenaires en reconquête, Danilo Gallinari et Chris Paul. Le contrat à 40 briques du meneur All-star n’effraie absolument pas Sam Presti qui espère à travers ce trade, voir un CP3 revanchard vis-à-vis des critiques dont il a pu être victime par le passé, toutes plus ou moins justifiées, et devenir un peu le tonton de service qui prendra soin de former ces jeunes aux exigences du haut niveau. La stratégie sur la saison des dirigeants semblait assez évidente, tenter d’exister lors de la 1ère moitié de saison et activer le mode tanking vers le mois de janvier si le Thunder n’avait plus aucun enjeu majeur.

    Au final, les résultats d’Oklahoma City ont très largement dépassés les attentes pour un large consensus. Avec une magnifique 5ème place encore occupée avant la suspension de la saison, le Thunder s’est octroyé une place de choix en étant quasiment assuré de participer aux playoffs d’une part, mais aussi parce que l’équipe de Billy Donovan peut encore viser plus haut et un avantage du terrain au 1er tour. Impensable il y a quelques mois encore pour les supporters ! OKC est assurément la plus belle et bonne surprise de cette saison, la franchise ne trahit pas son image de franchise ambitieuse et tenace. Donovan, un temps inquiété après les départs successifs de ses meilleurs éléments a semble-t-il, conforté son statut et son rôle au sein de la franchise, puisqu’il est fréquemment annoncé comme favori au trophée d’entraîneur de l’année.

    Son cinq majeur très performant et sa rotation qui s’articule vraiment bien autour de ses directives laisserait penser que l’équipe a passé le cap de la reconstruction il y a plusieurs saisons. Que dalle ! La répartition des minutes et du scoring, l’éclosion des jeunes, en particulier celle de Shai Gilgeous-Alexander, ou encore les vétérans qui jouent les parfaits mentors et un sixième homme, Dennis Schröder, également en lice pour remporter le trophée individuel de la saison en question, sont autant d’indicateurs au vert pour la franchise de l’Oklahoma. Dans sa reconstruction express, cette équipe s’est surtout déjà montré redoutable dans le money time, les remplaçants endossant leurs responsabilités, parvenant à décrocher des succès prestigieux face à de grosses formations, accélérant un peu plus le process.

    Tout comme son emblème, les Thundermen sont entrés dans une phase de reconstruction fulgurante, tout en conservant son statut de contender cette saison. En attendant de futures surprises cet été de la part de l’équipe dirigeante, il s’agit désormais de consolider les rotations actuelles, laisser les jeunes engranger de l’expérience, tout en ajoutant des assets lors de la draft, susceptibles de s’incorporer à merveille au projet qui est en train de se bâtir. Miser potentiellement sur une association d’une jeune star montante avec SGA ou conserver les pièces actuelles de son roster, le Thunder semble capable de faire les choses plus vite que tout le monde et peut-être même mieux que tout le monde.

    La saison d’Oklahoma en quelques chiffres :
    . 5ème équipe la plus adroite aux tirs (FG) : 47.3%
    . 2 ème équipe à provoquer le plus de fautes adverses par match (22.8)
    . 1ère équipe à concéder le moins d’interceptions par match (6.7)
    . 28ème équipe à prendre le plus de tirs par match (85.1)
    . Meilleur marqueur : Shai Gilgeous-Alexander (19.3 points par match à 47.3% FG)
    . Meilleur passeur : Chris Paul (6.8 passes décisives par match)
    . Meilleur rebondeur : Steven Adams (9.4 rebonds par match)

    Portland Trail Blazers (29-37) – 9ème

    PPG (113.6) – 8ème / Opp PPG (115.2) – 26ème
    Offensive Rating (112.5) – 10ème / Defensive Rating (114.1) – 27ème

    Cinq majeur :
    D. Lillard (PG) – CJ. McCollum (SG) – T. Ariza (SF) – C. Anthony (PF) – H. Whiteside (C)

    Après une saison régulière 2018-19 parmi les plus abouties de la décennie dans l’Oregon, ponctuée par un parcours splendide en Playoffs jusqu’en finale de Conf’ face aux Warriors, la saison 2019-20 promettait d’être aussi exceptionnelle malgré la nouvelle concurrence, car les Blazers ne sont jamais aussi forts que lorsqu’ils sont dans la peau de l’outsider. Pour pallier la longue indisponibilité de Jusuf Nurkić, Portland s’est attaché les services d’Hassan Whiteside, ainsi que les vétérans Anthony Tolliver et Pau Gasol. Terry Stotts souhaite ainsi accorder une grande importance à la progression de ses plus jeunes, mais s’est dit suffisamment satisfait du recrutement pour convaincre plusieurs cadres de prolonger, puisque Damian Lillard, CJ McCollum et Rodney Hood ont tous rempilé pour un long bail.

    Arrivés au mois de mars c’est pourtant la gueule de bois pour les fans de la franchise. Portland réalise son pire bilan depuis la prise de pouvoir de Stotts en 2012, avec des résultats très loins d’être à la hauteur des attentes du mois de septembre, même si toutefois on peut lui trouver quelques circonstances atténuantes. La défense notamment est absolument cauchemardesque. Plutôt adepte du registre défensif dur sur l’homme et d’une équipe souvent difficile à manoeuvrer, les Blazers sont devenus les blasés des tâches besogneuses et de la rigueur. Le manque d’intensité et de régularité dans un même match font assez flipper, en particulier avec un frontcourt décimé qui aura nécessité plusieurs ajustements en urgence. Tandis que le wagon de la Conférence Ouest a rapidement laissé les coéquipiers de Dame D.O.L.L.A en queue de peloton. Le meneur semble être à la peine et tarde à retrouver son influence et sa vitalité pour redresser la barre malgré plusieurs jolies cartons offensifs. Privé d’une aide vitale que le lieutenant McCollum ne peut combler seul, l’équipe a subi plusieurs séries de défaites inquiétantes.

    Les blessures de Zach Collins, puis de Rodney Hood, conjuguées aux forfaits de Gasol ont contraint Neil Olshey à recruter en urgence un Carmelo Anthony boudé par les autres franchises tout cet été, mais qui s’avéra être l’un des joueurs les plus performants dès son arrivée au même titre que l’expérimenté et besogneux col bleu Trevor Ariza qui s’est montré particulièrement utile lors des dernières rencontres. En imitant la casse Portland reste toujours en course pour décrocher le 8ème spot à l’Ouest et les retours prochains de Collins et Nurkić devraient rendre le sourire et de l’ambition à une franchise qui devra lâcher les chevaux dans le final pour ne pas passer tout l’été devant la télé.

    Pour les joueurs de l’Oregon il y a urgence à revoir la stratégie d’ensemble pour se montrer enfin à la hauteurs des attentes cette saison et se mettre au niveau de son backcourt plus que jamais dans son prime et qui pourrait s’impatienter des résultats yo-yo de la franchise. Le recrutement n’a pour l’instant pas permis de faire passer un cap supplémentaire à l’équipe mais plutôt de panser un groupe décimé et on voit mal comment Portland pourrait rivaliser avec les meilleurs cette saison et réaliser le même parcours en phases finales. En l’état actuel, le jeu et le supporting cast montre encore ses limites, laissant toujours planer une forme de malédiction au dessus de la tête de la franchise qui pourrait manquer ses premiers PO depuis 2013.

    La saison de Portland en quelques chiffres :
    . 30ème équipe à réaliser le plus de passes décisives par match (20.2)
    . 4ème équipe la plus adroite aux tirs à trois points (37.2%)
    . 30ème équipe à concéder le plus de rebonds par match (47.5)
    . 28ème équipe la plus adroite près du cercle (60.3%)
    . Meilleur marqueur : Damian Lillard (28.9 points par match à 45.7% FG)
    . Meilleur passeur : Damian Lillard (7.8 passes décisives par match)
    . Meilleur rebondeur : Hassan Whiteside (14.2 rebonds par match)

    Minnesota Timberwolves (19-45) – 14ème

    PPG (113.2) – 9ème / Opp PPG (117.5) – 28ème
    Offensive Rating (108.1) – 22ème / Defensive Rating (112.2) – 21ème

    Cinq majeur :
    D. Russell (PG) – M. Beasley (SG) – J. Okogie (SF) – J. Hernangómez (PF) – K-A. Towns (C)

    Minnesota promettait la saison de la confirmation, la confirmation d’un duo, celui du KAT et du Wiggs pour se montrer enfin à la hauteur des espoirs de toute la fanbase des Wolves. L’alignement parfait des étoiles après un exercice 2018-2019 décevant (11ème), alors que nos futurs All-Star en herbe, entourés de jeunes talents en devenir, devaient apporter une première qualification en playoffs pour une franchise moribonde (une seule participation en quinze ans). Car sur le papier ce groupe faisait bonne figure parmi les low contenders pour les places 5 à 8. Le recrutement estivale allait même dans le sens du renouvellement de l’équipe dirigeante (Ryan Saunders en tant que head coach et Gersson Rosas dans le costume de GM) se voulant plus jeune mais encore assez ambitieux.

    Mais la saison est loin d’avoir été une réussite. En scindant leur parcours en deux, les Wolves ont dans un premier temps fait étalage d’un certain potentiel et de talent à la fois attendu et inattendu chez certains joueurs. L’effectif de fiston Saunders semblait avoir assimilé les leçons des grossières erreurs des saisons passées, à mettre sur le compte de la jeunesse, en trouvant même un rythme de victoire encourageant jusqu’en novembre (10 wins – 8 défaites), période durant laquelle Karl-Anthony Towns était sur un nuage, Andrew Wiggins devenait enfin régulier au scoring et décisif dans le money time et les jeunes Josh Okogie, Jarett Culver ou même Jake Layman par moment, endossaient le rôle d’un supporting cast frais et dynamique.

    Malheureusement les bonnes choses ont une fin, en particulier à Minnesota. Blessé de nouveau au genou, le pivot a manqué près de la moitié des matchs cette année, remettant en question tout le travail accompli jusqu’alors, puisque ni Wiggins, ni Jeff Teague ou Robert Covington ne parviendront à inverser cette mauvaise série. Le forward canadien va ainsi retomber dans ses travers et son irrégularité chronique, tandis que les seconds couteaux vont montrer leurs limites. Pour tenter de sauver le coup, les dirigeants vont alors monter plusieurs trades à la mi-saison, débarquant dans un premier temps un Teague en perdition, puis un pack Jordan Bell-Robert Covington-Keita Bates-DiopShabazz NapierNoah Vonleh, éparpillé entre Houston, Denver et Atlanta, mais surtout en cassant sa paire de valets, envoyant Wiggins et quelques picks à Golden State contre le meneur All-Star D’Angelo Russell, suivis par Omari Spellman et Jacob Evans. La moitié du roster qui fou le camp pour un tanking en bonne et due forme jusqu’à la fin de la saison avant de repartir sur un exercice 2020-21 plus ambitieux encore ?

    Les recrues printanières ont déjà laissé entrevoir de bonnes choses pour leurs débuts et il y a fort à parier que l’association de D-Lo et KAT sur un terrain, devrait apporter des garanties et du spectacle l’année prochaine. La lottery aura son rôle à jouer au moment de récupérer un des rares bons coups qui se présentera dans cette cuvée 2020. Mais les résultats se font attendre du côté du Target Center, il s’agit désormais de se dépêcher de construire une colonne vertébrale qui tient la route afin de repartir sur les mêmes bases qu’en début de saison, le plus vite possible. Minny va surtout devoir trouver la dynamique sur la durée à moins de voir une rupture s’installée entre la direction, les supporters et son pivot.

    La saison de Minnesota en quelques chiffres :
    . 3ème équipe qui réalise le plus d’interceptions par match (8.7)
    . 29ème équipe qui concède le plus de rebonds par match (47.3)
    . 2ème équipe qui tente le plus sa chance aux tirs (FG) (91.6)
    . 28ème équipe la plus adroite aux tirs à trois points par match (33.6%)
    . Meilleur marqueur : Karl-Anthony Towns (26.5 points par match à 50.8% FG)
    . Meilleur passeur : D’Angelo Russell (6.6 passes décisives par match)
    . Meilleur rebondeur : Karl-Anthony Towns (10.8 rebonds par match)
  • #ClutchAskNBA – Charles Oakley

    #ClutchAskNBA – Charles Oakley

    Chaque jour ClutchTime vous propose de répondre à une question sur un joueur, un match ou un événement qui a marqué nos souvenirs de fans NBA.

    Pour participer rien de plus simple, nous suivre sur Twitter et répondre à la question avec le #ClutchAskNBA !

    Aujourd’hui, on parle de Charles Oakley et de son impact sur la franchise des Knicks.

    Dans l’ensemble pas d’avis divergents ! Un vrai guerrier, âme de la franchise et qui aurait mérité bien plus de considération

    L’oeil des Experts :

    https://twitter.com/PredBE/status/1249115277637423111

    Le shoot à 4-5 mètres : un atout dans sa manche ?

    Fier représentant de l’esprit Knicks des 90’s

    https://twitter.com/ClutchTimeFr/status/1249100921323184130

    Un peu de Documentation pour finir ?

    N’hésitez pas a continuer à répondre à nos Questions chaque jours avec le #ClutchAskNBA !! Et tu seras peut-être présent sur le prochain article, si ton commentaire est des plus pertinent ! La nouvelle question du jour :

  • « Last Game, Last Play »: quand les stars foulent pour la dernière fois un parquet NBA

    « Last Game, Last Play »: quand les stars foulent pour la dernière fois un parquet NBA

    Clutch Time continue sa série d’articles rétros sur la décennie qui vient de se terminer. Nous allons vous téléporter vers le dernier match, la dernière action, les dernières foulées sur un parquet NBA de joueurs titrés, de All-Stars, et de Hall of Famers. Une fin parfois émouvante et réussie dans le club de son coeur, ou bien causée par une blessure sous un tout autre jersey dans l’anonymat le plus total. Que se soit en saison régulière ou bien lors d’un match de Playoffs, revivons les dernières secondes d’un joueur avec un peu plus de ventre et de cheveux blanc, mais dont on n’oubliera jamais qu’il a marqué son temps.

    Les adieux de Dwyane Wade lors de son dernier match NBA à Brooklyn – via usatoday.com

    Allen Iverson (Philadelphie Sixers), Février 2010

    • Âge : 34 ans et 14e saison
    • Le Cinq: Allen Iverson, Jrue Holiday, Andre Iguodala, Elton Brand, Samuel Dalembert
    • Stats: 13pts, 1rd, 3pds, 5/13 aux tirs en 29′
    • Le match: Défaite à Chicago 122-90 – saison régulière

    De retour à Philadelphie en novembre 2009 après un passage éclair et peu reluisant à Memphis (3 matchs), « The Answer » n’est plus le scoreur inarrêtable des années 2000. Malgré une production en baisse (13.8pts, 2.8rds, 4pds), Iverson a été choisi par les fans pour le ASG 2010, bien qu’il n’y participa pas pour des raisons personnelles. Sa vie en dehors des parquets est de plus en plus sombre.

    Il reste deux mois de compétitions, mais sa dernière apparition sur les parquets a eu lieu à Chicago un soir de février contre un tout jeune meneur en passe de devenir une star : Derrick Rose. Le MVP 2001 est sorti pour la toute dernière fois à 9’40 », remplacé par… Jason Kapono. Un aspect positif à retenir? Le fait qu’il ait pu clôturer ce chapitre avec son équipe de cœur.

    End of Story Score : 3/10

    Yao Ming (Houston Rockets), Novembre 2010

    • Âge : 30 ans et 8e saison
    • Le Cinq: Ish Smith, Kevin Martin, Shane Battier, Luis Scola, Yao Ming
    • Stats: 1rd, 1blk, en 6′
    • Le match: Défaite à Washington 98-91 – saison régulière

    Le plus jeune retraité et la carrière la plus courte parmi nos sélectionnés. Le colosse aux pieds d’argile empile les soucis physiques. Une saison 2009-2010 blanche, et des interrogations naissent quant à sa disponibilité pour la saison suivante. Le chinois est malgré tout bien présent dans le roster et le staff des Rockets doit restreindre son temps de jeu (pas plus de 24′), et éviter de jouer en back to back.

    Le pivot a pris part à cinq matchs sur sept possibles, puis arriva la blessure fatale à Washington suite à un contact dans la raquette provoqué par JaVale McGee. Un Yao allongé sur le sol, puis incapable de marcher normalement, voici donc les dernières images sur un parquet NBA qu’il laisse derrière lui. Un mois plus tard, Houston révéla que leur joueur souffre d’une fracture de fatigue à la cheville gauche et qu’il est out pour la saison. Criblé de blessures, Yao Ming annonça sa retraite en juillet 2011.

    End of Story Score : 1,5/10

    Shaquille O’Neal (Boston Celtics), Mai 2011

    • Âge : 39 ans et 19e saison
    • Le Cinq: Rajon Rondo, Ray Allen, Paul Pierce, Kevin Garnett, Jermaine O’Neal
    • Stats: 2 fautes en 3′
    • Le match: Défaite contre Miami 98-90 OT – Game 4 des 1/2 finales à l’Est

    Pour la saison 2010-2011, le Shaq a choisi d’évoluer au sein des Celtics. Sa 4e équipe en quatre saisons. Le « Big Diesel » est toujours capable de faire des dégâts dans le raquette mais malheureusement son physique ne lui permet pas de rester longtemps sur le parquet. Le GM Danny Ainge avait envisagé un meilleur scénario pour le MVP 2000, en effet, il envoya son jeune pivot Kendrick Perkins à OKC, en espérant que le Shaq fera le job.

    Pas très inspiré sur ce coup là étant donné que Shaq a manqué cinq mois de compétition et n’est apparu que deux fois en Playoffs au TD Garden face au Heat. Seulement 3 minutes dans le Game 4, toutes jouées à la fin 1er quart-temps, juste assez pour commettre deux fautes sur ses deux anciens collègues : Dwyane Wade et LeBron James.

    End of Story Score : 1/10

    Ben Wallace avec le rookie Brandon Knight (2012) – AP Photo Detroit

    Ben Wallace (Detroit Pistons), Avril 2012

    • Âge : 37 ans et 16e saison
    • Le Cinq: Brandon Knight, Rodney Stuckey, Tayshaun Prince, Greg Monroe, Ben Wallace
    • Stats : 7pts, 12rds, 2pds, 1blk, en 22′
    • Le match : Victoire contre Philadelphie 108-86 – saison régulière

    De retour à Detroit en 2009 après une expérience mitigée à Cleveland, le champion 2004 a la chance et le privilège de finir sa carrière dans la salle de ses exploits. Rien n’est encore officiel, mais ce 26 avril 2012, la rumeur court que cela pourrait-être le dernier match de Big Ben. Ses fans, la table de marque, ses coéquipiers portent un bandeau en son honneur.

    Le pivot, quatre fois défenseur de l’année, n’a pas scoré le moindre point sur ses 5 derniers matchs, mais pour ce match, Detroit n’a plus rien à jouer et Wallace va « se lâcher » en tentant deux tirs à 3-pts dont un à quelque secondes de la fin du match. Avec 7 tirs au total, c’est un record pour lui cette saison. Une soirée agréable pour le pivot qui a su en profiter.

    End of Story Score : 6/10

    Jason Kidd (New York Knicks), Mai 2013

    • Âge : 40 ans et 19e saison
    • Le Cinq : Raymond Felton, Pablo Prigioni, Iman Shumpert, Carmelo Anthony, Tyson Chandler
    • Stats : 1pd, 1int en 6′
    • Le match : Défaite à Indiana 106-99 – Game 6 des 1/2 finales à l’Est

    Le meneur titré en 2011 a fait parti de la dernière bonne équipe des Knicks. Jason Kidd a rejoint un groupe composé de vétérans : Keyon Martin, Marcus Camby et son ancien partenaire: Tyson Chandler. Une saison bien en deçà de ses standards mais honorable pour un meneur dans la quarantaine avec 76 matchs de saison régulière.

    En revanche, son apport a été quasiment nul en attaque lors des Playoffs. Kidd n’a scoré AUCUN point sur les dix derniers matchs. Mike Woodson modifia ses rotations et plaça alors l’argentin Prigioni devant le futur Hall of Famer. Kidd n’a vu le parquet que 5 et 6 minutes pour les deux dernières affiches contre Indiana. Remplacé par Shumpert à 6′ de la fin du 2e quart-temps, la fin d’une carrière monumentale s’achève dans le plus terrible anonymat.

    End of Story Score : 2/10

    TP et T-Mac lors d’un practice à Miami avant les Finales 2013 – via tuesdayswithhorry

    Tracy McGrady (San Antonio Spurs), Juin 2013

    • Âge : 33 ans et 16e saison
    • Le Cinq: Tony parker, Danny Green, Kawhi Leonard, Tim Duncan, Tiago Splitter
    • Stats: 2rds, 3pds, en 6′
    • Le match: Victoire contre Miami 113-77 – Game 3 des Finales NBA

    Après une pige en Chine pour le grand plaisir de son banquier, le double meilleur scoreur de la NBA (03 et 04), fait un retour surprise en NBA chez les Spurs juste avant le début des Playoffs. Une aubaine pour une star qui n’a jamais passé le premier tour des Playoffs malgré neuf tentatives. C’est donc lors des Finales NBA que nous avons vu pour la dernière fois T-Mac sous un maillot NBA !

    Le septuple All-Star n’a pas caché pas son sourire malgré un temps de jeu famélique. Seulement 7 et 6 minutes lors des Game 2 et 3, l’ailier n’a joué que pendant le garbage time. C’est ainsi que Greg Popovich le fait rentrer à 6′ de la fin d’un Game 3 à sens unique pour les Spurs. Moins vif, moins rapide, il n’empêche qu’il s’est autorisé un drive face à LeBron James. Le handle était toujours là et la vision aussi, rien que sa présence sur le terrain donnait une bonne raison aux fans de San Antonio de rester jusqu’au buzzer final.

    End of Story Score : 4/10

    Steve Nash (Los Angeles Lakers), Avril 2014

    • Âge : 40 ans et 18e saison
    • Le Cinq : Kendall Marshall, Jodie Meeks, Wesley Johnson, Ryan Kelly, Jordan Hill
    • Stats : 3pts, 3rds, 5pds, en 13′
    • Le match : Défaite contre Houston 130-145 – saison régulière

    Après de très belles années à Phoenix, le meneur rejoint les Lakers en 2012 dans l’optique de remporter enfin ce titre qui lui échappe chaque année. Bien sûr, rien ne se passe comme prévu entre les problèmes de collectif et l’accumulation des blessures, dont Nash n’est d’ailleurs pas épargné avec de sérieux soucis physiques. Seulement 15 matchs joués lors de sa deuxième saison avec les « Purple & Gold », et un apport bien loin de ses standards habituels (6.8pts et 33,3% à 3-pts).

    Mais le meneur est toujours capable de distiller les caviars pour ses partenaires. Pour son dernier match NBA, Nash va devenir tout simplement le 3e plus grand collectionneur de passes décisives de l’histoire de la ligue sur sa 5e assist pour un Jodie Meeks libre de dunker en contre-attaque. Une belle manière de fermer ce chapitre, même si cela pique les yeux de voir quels joueurs ont entouré le Hall of Famer pour sa dernière.

    End of Story Score : 4,5/10

    L’un des tout derniers shoot de Ray Allen (2014) – via allucanheat

    Ray Allen (Miami Heat), Juin 2014

    • Âge : 38 ans et 18e saison
    • Le Cinq : Dwyane Wade, Ray Allen, LeBron James, Rashard Lewis, Chris Bosh
    • Stats : 5pts, 5rds, 2pds, en 31′
    • Le match : Défaite à San Antonio 104-87 – Game 5 des Finales NBA

    Un an après son shoot historique lors du Game 6 contre les Spurs, le double champion NBA est à nouveau présent au plus haut niveau de compétition et à 38 ans ! Allen est toujours un joueur essentiel dans une équipe portée par LeBron James, mais les Finales 2014 ont très vite tourné au carnage. Miami a tout simplement joué face à l’une des meilleures équipes de basket du XXIe siècle et ce ne sont pas les changements de rotation de Spoelstra qui ont pu empêcher la victoire des texans.

    Lors du Game 5, Ray Allen remplace Mario Chalmers dans le cinq et rejoint son ancien collègue « époque SuperSonics » : Rashard Lewis. Cela reste anecdotique car le Heat n’a rien pu faire en 2e mi-temps et l’arrière a souffert (1/8 aux tirs et 4 ballons perdus). Mais n’oublions pas qu’être présent et titulaire lors des Finales pour son dernier match reste une performance spéciale en soi.

    End of Story Score : 6,5/10

    Kevin Garnett (Minnesota Timberwolves), Janvier 2016

    • Âge : 39 ans et 21e saison
    • Le Cinq : Ricky Rubio, Andrew Wiggins, Tayshaun Prince, Kevin Garnett, Karl-Anthony Towns
    • Stats : 2pts en 9′
    • Le match : Victoire contre Memphis 106-101 – saison régulière
    https://www.youtube.com/watch?v=1L5S6rBFppc

    Après un court et regrettable passage à Brooklyn, « The Big Ticket » est de retour dans la franchise qu’il l’a drafté en 1995 à sa sortie du lycée pour disputer ses dernières saisons et donc ses derniers matchs. Bien moins fringuant que lors de ses débuts, l’intérieur de 39 ans est néanmoins titulaire lors des ses 38 rencontres pour sa dernière saison.

    L’animal n’a pas changé, toujours aussi vocal et démonstratif en défense, il est en revanche beaucoup moins impliqué en attaque. Il n’a atteint la barre des 10 points qu’une seule fois et Minnesota vit encore une fois une saison douloureuse, avec un bilan de 13v-31d au moment d’affronter Memphis. Les espoirs de voir une dernière série de Playoffs au Target Center avec KG se sont essoufflés tout comme le physique de l’intérieur. Une blessure au genou droit l’a empêché de jouer la 2e mi-temps, et par conséquent tout le reste de la saison.

    End of Story Score : 3/10

    Chris Bosh (Miami Heat), Février 2016

    • Âge : 31 ans et 13e saison
    • Le Cinq : Goran Dragic, Dwyane Wade, Luol Deng, Chris Bosh, Amar’e Stoudemire
    • Stats : 18pts, 5rds, 2pds, 7tov, en 34′
    • Le match : Défaite contre San Antonio 101-119 – saison régulière

    L’une des histoires les plus tristes de la ligue en terme de fin de carrière pour un double champion NBA. Février 2015, Chris Bosh a frôlé le pire lors de son admission à l’hôpital suite à l’apparition de caillots sanguins dans l’un de ses poumons. Sa saison est stoppée net, mais le pire a été évité et il sera de retour pour le prochain training camp. Les craintes concernant son état de santé se sont peu à peu estompées tant son début d’exercice 2015-2016 est séduisant. Il ne loupe aucune rencontre et se partage le scoring avec Dwyane Wade.

    Son dernier match a eu lieu contre la 2e meilleure équipe cette année là : les Spurs. Il est même élu pour le ASG 2016 pour la 11e fois consécutive. Une distinction qu’il ne pourra malheureusement pas honorer à cause d’une gêne dans le mollet. Le staff médical du Heat a détecté à nouveau des caillots sanguins dans sa jambe, forçant l’intérieur à mettre un terme à sa saison. Malgré plusieurs tentatives pour retrouver les parquets, Bosh a du se résoudre à annoncer sa retraite en février 2019, trois ans après ses derniers jumps shots, son dernier dunk et ses dernières foulées.

    End of Story Score : 5/10

    Les derniers mots de Kobe pour le Staples Center après sa performance historique – via abcnews

    Kobe Bryant (Los Angeles Lakers), Avril 2016

    • Âge : 37 ans et 20e saison
    • Le Cinq : D’Angelo Russell, Jordan Clarkson, Kobe Bryant, Julius Randle, Roy Hibbert
    • Stats : 60pts, 4rds, 4pds, 22-50 aux tirs, en 42′
    • Le match : Victoire contre Utah 101-96 – saison régulière

    Même les plus grands scénaristes de séries n’auraient pu imaginer un tel épisode! Vingt saisons au sein de la même équipe, des titres, des exploits mais aussi des échecs. Kobe Bryant a passé plus de la moitié de sa vie avec l’uniforme des Lakers sur le dos et traversé les décennies en marquant des fans NBA sur plusieurs générations. Et pourtant, rien ne prédisait un tel feu d’artifice pour clôturer l’un des plus gros chapitres de la ligue.

    Les Lakers affichent un affreux bilan de 16v-65d avant le dernier match contre Utah et Kobe n’a pu jouer que 18 minutes dans la grosse défaite à Oklahoma City deux jours auparavant. Des incertitudes sur son état physique qui ne viendront pas gâcher la dernière apparition du « Black Mamba » au Staples Center devant les légendes comme Magic Johnson et Shaquille O’Neal. Le début de match est compliqué mais les derniers instants sont magiques : 23points dans le dernier quart-temps, 12points sur les 130 dernières secondes et une dernière victoire arrachée dans une ambiance folle. Inoubliable.

    End of Story Score : 10/10

    Tim Duncan (San Antonio Spurs), Mai 2016

    • Âge : 39 ans et 19e saison
    • Le Cinq : Tony Parker, Danny Green, Kawhi Leonard, LaMarcus Aldridge, Tim Duncan
    • Stats : 19pts, 5rds, en 34′
    • Le match : Défaite à OKC 113-99 – Game 6 des 1/2 finales à l’Ouest

    Avec un bilan de 67v-15d, San Antonio possède le 2e meilleur bilan juste derrière les Warriors et leur record de 73v-9d. C’est tout simplement la meilleure saison d’un point de vue collectif des Spurs avec Tim Duncan dans le roster ! Sur le plan individuel, l’intérieur est bien moins incisif avec ses plus faibles moyennes en carrière : 8.6pts, 7.3rds. Le physique également commence à balbutier avec 61 matchs joués soit son plus faible total s’il on écarte les deux saisons « lockout ».

    En Playoffs, ses chiffres sont encore plus inquiétant avec une moyenne de 5.9pts et 4.8rds pour un temps de jeu de 22 minutes. Et pourtant, c’est en grand champion qu’il a quitté les parquets. Incapable de scorer plus de 8points sur un match durant ces Playoffs, l’intérieur a tout fait pour éviter l’élimination des Spurs lors du Game 6 face au Thunder. Avec 19pts, 5rds et le meilleur ratio +/- de son équipe (+12) en 34 minutes, le double MVP est sorti la tête haute et fut chaudement félicité par un Steven Adams admiratif d’une telle carrière.

    End of Story Score : 8,5/10

    Paul Pierce (Los Angeles Clippers), Avril 2017

    • Âge : 39 ans et 19e saison
    • Le Cinq : Chris Paul, JJ Redick, Austin Rivers, Luc Mbah A Moute, DeAndre Jordan
    • Stats : 6pts, 3rds, 1pd en 21′
    • Le match : Défaite contre Utah 91-104 – Game 7 du 1er tour des Playoffs

    Les deux dernières saisons de Paul Pierce chez les Clippers ne sont pas restées dans les mémoires. Le deuxième plus grand scoreur des Celtics avait rejoint son ancien coach Doc Rivers en Californie afin d’accrocher un nouveau titre. Le roster était rempli de joueurs talentueux mais les ennuis physiques des uns et des autres ont eu raison de leurs ambitions.

    Même « The Truth » n’a pas été épargné en ne jouant que 25 matchs lors de la saison 2016-2017 avec des moyennes peu reluisantes : 3.2pts, 1.9rds, en 11 minutes de temps de jeu. En Playoffs, sans Blake Griffin, les Clippers ont rendu les armes contre Utah dans un Game 7 globalement dominé par le Jazz. On retiendra le passage de Pierce dans le 3e quart-temps dans lequel il a inscrit tous ses points. Un dernier petit moment de gloire pour celui qui a connu de nombreuses réussites au cours de ses 19 saisons.

    End of Story : 4,5/10

    Tony Parker (San Antonio Spurs), Mars 2019

    • Âge : 36 ans et 18e saison
    • Le Cinq : Kemba Walker, Nicolas Batum, Miles Bridges, Marvin Williams, Bismack Biyombo
    • Stats : 11pts, 2rds, en 17′
    • Le match : Défaite à Miami 93-75 – saison régulière

    Une saison étrange pour Tony Parker qui évolue sous le maillot des Hornets avec son pote Nicolas Batum et sous les ordres de James Borrego (ancien assistant coach chez les Spurs). Voir le meneur français sous un autre maillot que celui des Spurs est un vrai défi pour les yeux. Ses performances sont loin d’être ridicules, bien que le staff des Hornets lui accorde le temps de jeu le plus faible qu’il ait connu (18′), le MVP des Finales 2007 a su performer avec des moyennes plus qu’honorables : 9.5pts et 3.7pds.

    Durant cette dernière saison, il a eu la chance d’avoir gagné une dernière fois à San Antonio dans une salle qui lui est toujours reconnaissante. Deux mois plus tard, sa carrière s’est achevée sur une défaite contre le Heat d’un autre futur retraité, Dwyane Wade. T.P n’a joué que 17 minutes dans ce match crucial pour se qualifier pour les Playoffs, mais son passage dans le 2e quart-temps est à souligner : 11pts en 5 minutes. Une carrière digne des plus grands, pour une fin en toute discrétion.

    End of Story Score : 6/10

    La passe décisive du triple double de Wade pour Haslem – via Pinterest

    Dwyane Wade (Miami Heat), Avril 2019

    • Âge : 37 ans et 16e saison
    • Le Cinq : Goran Dragic, Dwyane Wade, Justise Winslow, Kelly Olynyk, Udonis Haslem
    • Stats : 25pts, 11rds, 10pds, en 36′
    • Le match : Défaite à Brooklyn 113-94 – saison régulière
    https://www.youtube.com/watch?v=ZBfUAfGliDw

    Après avoir fait patienter les fans du Heat tout un été, Wade s’est enfin décidé à annoncer son retour pour une dernière saison à Miami: « One Last Dance ». Ce 18 septembre 2018, la tournée d’adieu de la légende de South Beach peut débuter. Une saison qui fut placée sous le signe de la reconnaissance avec une invitation au ASG, de la nostalgie assaisonnés de quelques exploits comme son buzzer beater contre les Warriors. Dans son rôle de 6e homme, Wade a tout tenté pour accrocher un spot pour une dernière bataille en Playoffs. Malheureusement, une série noire de quatre défaites viendra enterrer tout espoir de qualification.

    Il ne reste alors plus que deux matchs pour profiter d’un tel joueur. La fête fut totale à Miami pour sa dernière à l’American Airlines Arena avec 30points sous les yeux de Chris Bosh. Dès le lendemain, Wade plaça ses derniers moves à Brooklyn en présence de ses potes LeBron James, Carmelo Anthony et Chris Paul. Malgré la défaite, Wade a fini sur un triple double, et quoi de mieux que de finir sur une passe décisive pour son coéquipier de toujours Udonis Haslem. Une fin en apothéose pour celui qui était incertain de jouer ce match à cause de ses genoux douloureux. Pat Riley s’empressa à la fin du match de lui demander un dernier contrat, pour prolonger le plaisir.

    End of Story Score : 9/10

    Dirk Nowitzki célébré pour sa dernière à San Antonio – Soobum Im-USA TODAY Sports

    Dirk Nowitzki (Dallas Mavericks), Avril 2019

    • Âge : 40 ans et 21e saison
    • Le Cinq : Jalen Brunson, Devin Harris, Justin Jackson, Dirk Nowitzki, Dwight Powell
    • Stats : 20pts, 10rds, 1pd, en 31′
    • Le match : Défaite à San Antonio 105-94 – saison régulière

    Une longévité impressionnante et qui force le respect pour celui qui possède pratiquement tous les records de la franchise texane. L’allemand a tout de même passé sa dernière saison en serrant les dents afin de tenir sa place sur le terrain. Pas prêt physiquement, il manqua les 26 premiers matchs de son équipe. Le MVP des Finales 2011 est clairement en difficulté sur le terrain en défense et lorsque le jeu s’intensifie, mais les fans de Dallas ne se lassent jamais de ses tirs sur une jambe et ses trois points venus d’ailleurs.

    Nowitkzi a reçu, tout comme Wade, une invitation pour le ASG, et bien qu’il n’a pas encore officiellement annoncé sa retraite, cela ne fait aucun doute dans les esprits de chacun. Ses deux derniers matchs ressemblèrent à ceux de l’arrière du Heat. Une dernière célébration à domicile pour un match plein (30pts, 8rds), et une défaite le lendemain à San Antonio sous le plus grand respect du coach d’en face, Greg Popovich. Deux derniers matchs qui ont laissé un souvenir positif, et qui ont rappelé au monde à quel point l’intérieur est un génie du basket.

    End of Story Score : 8/10

  • Detroit Pistons 1987-1991: Des démons au paradis

    Detroit Pistons 1987-1991: Des démons au paradis

    Histoire d’une franchise populaire mais sans titre

    Fondé en 1941 par Fred Zollner, propriétaire d’une entreprise fabriquant des pièces pour la General Motors, le nom de Pistons apparaissait comme une évidence. En 1949, Zollner engage les Pistons en NBA, après 6 ans dans la ligue, la franchise effectuera deux apparitions consécutives en finale, finales qu’ils perdront dans un premier temps face aux Nationals de Syracuse (ancien 76ers) en 1955 et face aux Warriors de Philadelphie (actuellement Golden State Warriors) en 1956.

    Suite à cette double déconvenue, et souhaitant offrir plus de visibilité à la franchise, le propriétaire décida de déménager en 1957 vers Detroit dans le Michigan ce qui faisait d’autant plus sens car le grand Henry Ford y installa sa première usine. En 1974 le propriétaire historique des Pistons cède les droits de la franchise à William Davidson (président de Guardian Industries une compagnie de verre). Cette action représentera un cap passé par la franchise du Michigan bien destinée à devenir une place forte de la NBA à l’avenir.

    source : NBA.com

    La construction d’une franchise qui gagne

    A l’issue d’une saison NBA 1980-1981 qui a vu les Boston Celtics remporter le titre , c’est de l’autre côté du classement qu’on retrouve les Pistons de Detroit qui finissent avant dernier de la NBA avec un bilan de 21 victoires pour 61 défaites, leur octroyant le droit de sélectionner en deuxième position à la draft 1981 et de sélectionner le meneur de jeu Isiah Thomas, un meneur de jeu qui venait de devenir champion universitaire avec les Hoosiers de l’Indiana et de remporter le titre de MOP du final four. Il sera drafté derrière Mark Aguirre, un arrière qui deviendra par la suite son coéquipier chez les Pistons.

    “Zeke” marquera les esprits dès sa saison rookie avec 17 points de moyenne, ce qui lui permettra d’être dans la All Rookie 1st Team, malgré un bilan nettement meilleur de 39 victoires pour 43 défaites les résidents de “Motor City” ne verront pas les playoffs. Dans le même temps les Pistons acquièrent le pivot Bill Laimbeer, drafté dans l’anonymat le plus complet par les Cavaliers de Cleveland, et qui formera plus tard une relation meneur/pivot incroyable. Parmi les autres joueurs que la franchise aura eu l’intelligence de recruter, l’arrière Vinnie Johnson en provenance des Seattle Supersonics. En 1983 les Pistons se séparent de leur entraîneur Scotty Robertson pour embaucher le meneur d’homme prêt à tout Chuck Daly, qui sort d’une expérience très compliqué avec les Cavs.

    De 1984 à 1986 les Pistons iront tous les ans en playoffs sans pour autant dépasser le stade des demies-finales de conférence, éliminés dans l’ordre par les Knicks de Bernard King en 1984, les Celtics de Larry Bird en 1985 et les Hawks de Dominique Wilkins en 1986. Cependant à cette période, les Pistons se sont renforcés en accueillant le terrible Joe Dumars, arrière très talentueux offensivement et drafté en 18ème position de la draft 1985, ainsi que Dennis Rodman, ailier fort atypique de 2m01 seulement, et qui sera drafté en 27ème position en 1986 pour former ensuite l’un des effectifs les plus destructeurs de la ligue.

    De mauvais garçons au sommet

    Transcendés par l’état d’esprit de Chuck Daly, les Pistons s’appuieront sur une défense entre l’UFC et le basket-ball et reposant surtout sur Bill Laimbeer et Dennis Rodman, ainsi qu’une attaque qui détonne avec le back-court Isiah Thomas – Joe Dumars. La franchise du Michigan deviendra une place forte de la NBA dès la saison 1986-1987. Dans cet exercice Détroit terminera à la troisième position de la conférence Est avec un bilan de 50 victoires pour 32 défaites ce qui leur permettra d’affronter les Bullets de Washington au premier tour des playoffs.

    source : Pinterest

    Ils sortiront la franchise de la capitale sèchement sur le score de 3-0. Au second tour ils affronteront les Hawks d’Atlanta, la franchise venue de Géorgie se fera elle aussi sèchement sortir sur le score de 4-1. Le cap des demies-finales de conférence est enfin passé, en finale à l’Est c’est les Boston Celtics qui se dressent face aux Bad Boys, cette série se terminera au match 7 et les Pistons perdront de manière cruelle.

    La saison suivante sera du même acabit pour les Pistons qui termineront deuxième de la conférence Est avec un bilan de 54 victoires pour 38 défaites, et devront batailler en playoffs et au premier tour pour se sortir du piège tendu par les Bullets de Washington puisque Detroit remportera dans la douleur la série sur le score de 3 à 2. Au second tour ce ne sont ni plus ni moins que les Bulls du jeune MVP Michael Jordan, qui se feront sortir une première fois sur le score de 4-1.

    En finale de conférence ce sont les Celtics de Larry Bird qui font face aux mauvais garçons mais les Pistons seront trop fort et se qualifieront pour les finales, prestige et consécration à laquelle ils n’avaient plus goûté depuis leur dernière participation en 1956. Ils perdront ces finales face aux Lakers de Magic Johnson au terme d’un game 7 irrespirable au forum d’Inglewood

    La saison 1988-1989 sera celle de la consécration pour la bande à Thomas et Laimbeer, sortant d’une saison régulière rondement menée qui les verra finir en tête de l’est avec un bilan impressionnant de 63 victoires pour 19 défaites, les Pistons passeront sans encombre en playoffs les Celtics au premier tour, Les Bucks de Milwaukee au second tour et enfin les Bulls de Jordan en finale de conférence afin d’aller prendre leur revanche face aux Lakers de Magic.

    Durant ces finales les deux équipes ne feront pas jeu égal puisque les Pistons s’imposeront sèchement 4-0, glanant ainsi leur premier titre. Joe Dumars sera élu MVP de ces finales et les Pistons entreront dans l’histoire. Le plus dur restait néanmoins à venir pour la franchise du Michigan puisque la saison suivante apparaîtra comme celle de la confirmation. Avec un bilan final de 59 victoires et 23 défaites, les Pistons termineront une nouvelle fois premiers de l’Est et sortiront en playoffs les Pacers du jeune Reggie Miller, les Knicks de Patrick Ewing et les Bulls de Jordan une fois encore.

    source : Doug Pizac/AP Photo

    En finale ce sont les Blazers de Clyde Drexler qui tenteront de tenir tête aux mauvais Bad Boys mais l’escouade venue d’Oregon ne pourra rien faire et les Pistons réaliseront un fabuleux back to back avec un Isiah Thomas MVP des finales. L’année suivante, les Pistons vieillissant ne pourront rien faire en Playoffs et les Bulls de Jordan prendront définitivement le contrôle de la Conférence Est et ce pour de nombreuses saisons.

    La place des Bad Boys dans l’histoire

    A l’image de sa ville Detroit, les Pistons se sont battus avec leur force et le mental d’un groupe de bosseur sale et dur sur l’homme, en particulier sur les vedettes de l’époque, de Jordan à Magic, rendant leur parcours irrésistiblement controversé leur entrée au panthéon des franchises qui auront marqué l’histoire de la ligue. Adorés dans le Michigan, détestés partout ailleurs les Bad Boys auront gagné deux titres à une époque où la lutte était si intense entre les Bulls de Jordan, les Celtics de Bird et les Lakers de Magic pour ne citer qu’eux.

    auteur : David Perrin

  • Ça s’est passé un 9 avril : Duel à distance entre George Gervin et David Thompson

    Ça s’est passé un 9 avril : Duel à distance entre George Gervin et David Thompson


    Parce que la NBA regorge de performances en tout genre passées à la postérité ou progressivement oubliées avec le temps, ClutchTime vous propose de revivre ces matchs et exploits de légende, qui ont façonné l’histoire de la ligue, d’hier à aujourd’hui.

    De nos jours, tout le monde a entendu parler du match à 100 points de Wilt Chamberlain, la majorité d’entre nous se remémore aussi la tentative vaine, mais colossale pour l’égaler de Kobe Bryant, qui en plantera 81 aux Toronto Raptors en 2006. Mais pendant les quarante et quelques années qui séparent ces deux performances, la majorité d’entre nous ne saurait se rappeler quelles sont les joueurs ayant réalisé pareil dinguerie offensive sur un match. David Thompson fut l’un d’eux et le récit autour de cette performance est à couper le souffle.

    On ne garde malheureusement que de très rares images de cette rencontre. Le 9 avril 1978, David Thompson, arrière vedette des Denver Nuggets, devenait le 3ème joueur de l’histoire à inscrire plus 70 points, lors d’un match opposant la franchise du Colorado aux Detroit Pistons. À un millier de kilomètres de cette rencontre, se dessinait un duel à distance entre l’arrière des Nuggets et l’arrière-ailier des Spurs, George Gervin, pour savoir lequel des deux décrocherait le titre de meilleur marqueur à l’issue du dernier match de la saison régulière.


    source : SLAMOnline

    David et George, de la ABA à la NBA

    David Thompson contre George Gervin, c’est un face à face de légende parmi les plus emblématiques de cette génération, dans les années 70, au même titre que ceux avec Julius Erving, Moses Malone, Artis Gilmore ou encore Dan Issel. Le point commun avec tous ces joueurs ? la ABA, ligue concurrente de la NBA dans les années 60-70, dont ces joueurs étaient tous issus à l’origine, et qui ont tous eu une brillante carrière à leur arrivée en NBA en 1976. Thompson contre Gervin c’est plus de quarante confrontations en carrière, pendant près d’une décennie et presque autant de cartons offensifs d’un côté comme de l’autre.

    Pourtant en ce mois d’Avril 1978, les deux joueurs abordent leur dernière rencontre en saison régulière, non pas l’un contre l’autre, mais à distance, avec à la clé le trophée du meilleur marqueur de la saison. Arrivés en NBA depuis moins de deux ans, les deux joueurs sont devenus de solides attaquants, bien installés dans le haut du classement des meilleurs marqueurs de la ligue. Déjà sélectionnés à deux reprises pour le All-Star Game, ils sont désormais en lice pour remporter leur première distinction personnelle en NBA.


    Un mano à mano qui tient les médias et la NBA en haleine

    Déjà en tête du classement des meilleurs marqueurs après la première moitié de saison, Gervin (42 et 40 points contre les Kings ou encore 41 points contre Seattle) et Thompson (43 points contre Seattle, 42 contre Indiana et New Orleans) se sont déjà offerts quelques jolies cartons offensifs, pas les plus marquants de l’année, mais suffisants néanmoins pour reléguer la concurrence de l’époque (K. Abdul-Jabbar, B. McAdoo, P. Westphal, C. Murphy). Leurs deux équipes respectives, Denver et San Antonio, occupent respectivement la deuxième place à l’Ouest et à l’Est (jusqu’en 1980, les Spurs évoluaient dans la Division Centrale), et sont déjà qualifiés depuis un moment pour les playoffs.

    Les deux joueurs se sont rendus coup pour coup toute la saison, en face-à-face (2-1 pour Thompson), et à distance, tant et si bien qu’à seulement une rencontre de la fin de la saison régulière, les deux joueurs ne sont séparés que de quelques dixième de points, Gervin (26.8 points) occupant la première place devant Thompson (26.2 points). En ce dimanche après-midi, les Nuggets se rendent au Cobo Arena de Detroit pour ce qui doit être le dernier match de la franchise du Michigan dans son enceinte, avant de déménager au Pontiac Silverdome. Seulement 14 points séparent l’arrière de Denver, de son homologue texan qui jouera plus tard dans la soirée à la Nouvelle-Orléans.


    source : YouTube

    David « Skywalker » Thompson

    L’idole de jeunesse de Michael Jordan était réputé pour ses qualités d’athlètes hors-pairs, sa détente en particulier, qui lui a permis de développer l’utilisation du alley-oop en NCAA puis en NBA, allant chercher parfois des ballons en très haute altitude et s’octroyant le surnom de « Skywalker ». Devant près de 4 000 spectateurs, et alors que leur qualification en playoffs est acquise, Larry Brown, coach des Nuggets, veut laisser carte blanche à son joueur sur le terrain pour qu’il s’en donne à coeur joie s’il veut décrocher le titre de meilleur marqueur.

    Pendant la saison 1976-77, lorsque Pete Maravich avait inscrit 68 points contre les Knicks, il était alors en pleine négociation d’un nouveau contrat. Je me souviens alors avoir pensé à l’époque que le timing était parfait. Je n’avais pas l’intention de tenter quelque chose d’aussi fou alors que la saison régulière touchait à sa fin, et que mon contrat expirait, ce qui me donnait la possibilité de devenir un agent libre si je le voulais. Mais, inconsciemment, qui sait ?


    récit de David Thompson dans son autobiographie « Skywalker »

    Un rencontre hors du temps

    Après avoir établi un nouveau record de points sur un seul quart-temps (32), inscrivant 13 de ses 14 tentatives (record inégalé depuis), à aucun moment le joueur ne semblait perturbé par la tournure des évènements. Thompson va poursuivre le récital et finir la 1ère mi-temps avec 53 points (20/23), Denver prenant le large sur les locaux (83-69). Les Pistons, conscients de la menace que représente le numéro 33 et du spectacle pyrotechnique qu’il exécute, ne veulent absolument pas quitter définitivement leur enceinte sur une défaite et un record de points encaissés par un seul et même joueur.

    Au retour des vestiaires, les hommes de Bob Kauffmann changent leur stratégie et se mettent à défendre un par un sur l’arrière, enchaînant les prises à deux, trois, voire quatre joueurs, le limitant ainsi à 6 points dans le 3ème quart-temps et réduisant l’écart à 106-104. Compétiteur dans l’âme et porté par cette soirée historique, Thompson va inscrire 14 points supplémentaires en vain, Denver s’inclinera 139 à 137 malgré un dernier panier inscrit avec la faute à moins d’une minute de la fin.

    La nouvelle a commencé à faire le tour des médias, qui se sont empressés de relayer l’information, en ce jour historique, puisqu’au même moment, John Havlicek disputait son dernier match sous les couleurs des Celtics de Boston. David Thompson venait d’inscrire 73 points (28/38 dont 17/20 sur la ligne des lancers) en 43 minutes seulement, la 3ème plus grosse ligne de score sur un match de l’histoire, la deuxième dans un match sans prolongation et la 1ère pour un joueur évoluant de backcourt.

    J’étais définitivement dans la zone; je me sentais comme Superman sous stéroïdes. Il n’y avait pas un tir que je ne pensais pas mettre ailleurs que dans le panier, dès lors qu’il quittait mes mains. Quand je suis revenu m’asseoir sur le banc durant la rencontre, mes coéquipiers m’ont traité comme les joueurs de base-ball traitent les lanceurs qui réalisent un sans-faute, ils ne voulaient pas me parler. Ils ne s’asseyaient même pas près de moi, craignant de me déconcentrer.

    récit de David Thompson dans son autobiographie « Skywalker »

    « Do or Die »

    Ce que l’histoire retiendra de cette folle journée, c’est la tournure des évènements après cet exploit. Lors du déplacement des Spurs de San Antonio au Jazz de la Nouvelle-Orléans, Gervin, encore époustouflé par la performance de Thompson, sait qu’il doit réaliser l’impensable en inscrivant 58 points au minimum face au Jazz, dans une rencontre pour du beurre, et alors qu’il n’a jamais dépassé la barre des 50 points qu’une fois dans sa carrière. Mais « Ice Man » ne se laisse pas impressionner et décide de jouer le coup à fond, comme il sait si bien le faire cette saison.

    « J’était nerveux. Je ne pensais qu’à ça, à calculer encore et encore les points qui nous séparaient. Je ne prenais même plus le temps de m’assoir pour boire un coup et m’essuyer la nuque que je voulais déjà revenir sur le terrain

    George Gervin

    Après un début de match balbutiant, GG va trouver son rythme de croisière, en empilant 10 panier en très peu de temps et va terminer la première période avec 53 points au compteur. Tout un symbole ! Une performance absolument incroyable et époustouflante, que Thompson, de retour chez lui après un accueil triomphal à l’aéroport de Denver, regarde avec l’absolue conviction que les 73 points qu’il avait inscrit un peu plus tôt dans la journée étaient devenus sans saveur. San Antonio s’inclinera également 152 à 132, mais Gervin terminera la rencontre avec 63 points (23/49 dont 17/20 aux lancers également).

    L’ailier texan s’offrira dans un premier temps le record de points inscrits sur un quart-temps (33), battu quelques heure auparavant par Thompson lui-même, récupérant au passage la place de numéro 1 des meilleurs marqueurs de la saison régulière 1977-78, que Thompson avait mis tant de mal à obtenir. Cette lutte acharnée pour le titre de meilleur marqueur se décida par la plus petite marge dans l’histoire de la ligue (Gervin : 27.22 points/match ; Thompson : 27.15 points/match), marque qui tient encore aujourd’hui.

    Il m’aura fallu attendre seize ans pour établir une nouvelle marque devant Wilt, Gervin n’a eu besoin que de quelques heures pour battre la mienne

    récit de David Thompson dans son autobiographie « Skywalker »

    Les deux joueurs ont atteint des sommets encore jamais vus en NBA dans une seule et même journée, les performances des deux joueurs devenant même étrangement connectées par la force des choses. Thompson a montré tout au long de sa carrière que cette performance n’était pas qu’un simple éclat d’un soir, puisque malgré sa carrière écourtée par une hygiène de vie douteuse, Thompson a terminé sa carrière avec 597 matchs de saison régulière au compteur et une moyenne de 22.7 points (50.5% FG), 4.1 rebonds et 3.3 passes par match durant neuf saisons, dont sept sous le maillot des Nuggets.

    source : NBA.com

    Quatre fois All-Star NBA (plus une sélection en ABA), deux fois MVP du All-Star Game et élu deux fois dans une équipe type, Thompson n’aura finalement jamais réussi à remporter cette distinction que Gervin, prince du finger roll, remportera à quatre reprise (1978,79,80 et 82). Les deux joueurs furent intronisés la même année au Hall of Fame en 1996, comme liés à jamais depuis cette journée du 9 avril 1978.

    Pour vous mettre en appétit, voici un petit extrait du documentaire d’ESPN « Do Or Die » qui retrace cette folle journée :

  • « Revenge game » : quand la star adulée pendant des années revient sous un maillot différent

    « Revenge game » : quand la star adulée pendant des années revient sous un maillot différent

    Les années 2010’s ont été marquées par de nombreuses transactions et de départs de joueurs. La prise de pouvoir des joueurs concernant leur carrière a clairement planté le décors dans le paysage NBA. Une aubaine pour le fan qui souhaite s’intéresser à des matchs en saison régulière aux saveurs épicées. Le retour de la star dans son ancienne arène fait figure de scénario idéal pour colorer une soirée. Affronter ses anciens coéquipiers, son ancien coach, et surtout, goûter à l’accueil de ses anciens fans. Voici onze « Revenge Game » choisis au cours de cette décennie.

    LeBron James de retour à Cleveland en 2010 – Thearon W. Henderson – Getty Images

    LeBron James @ Cleveland – 2010

    Le Cinq : Carlos Arroyo, Dwyane Wade, LeBron James, Chris Bosh, Zydrunas Ilgauskas

    Stats : 38pts, 5rds, 8pds en 30′

    Victoire 118-90

    The Decision, des maillots « 23 » brûlés, la lettre accusatrice du propriétaire des Cavs, tous les ingrédients étaient réunis pour le match le plus attendu de la saison régulière et dans l’ambiance la plus hostile jamais connue. Bien avant l’entre-deux, les fans étaient déjà des miliers dans la salle prêt à gronder et à jeter toute leur rancoeur vers un seul homme. Charles Barkley avoua ne jamais avoir connu une telle atmosphère.

    « J’ai vu des tonnes de matchs, je n’ai jamais ressenti une telle électricité dans une salle et pour un simple match de saison régulière. On se croirait dans un Game 7 des Finals » Charles Barkley au micro de NBA TV

    NBA TV

    Sans surprise, l’ancien protégé de l’Ohio est sifflé dès sa présentation et à chaque ballons touchés pendant le match. A l’inverse, son coéquipier Zydrunas Ilgauskas, qui a fait le même chemin que le « King », aura droit à de chaleureux applaudissements.

    Malgré un début de saison compliqué, il n’est pas question pour LeBron et le Heat de lâcher ce match. Byron Scott a beau avoir envoyé plusieurs joueurs en défense sur James, c’était comme lancer des cailloux sur Hulk. Avec 24pts dans le 3e quart-temps, LeBron James offre à son équipe une avance confortable de +30pts, et n’a même pas posé un seul orteil sur le parquet lors du 4e quart-temps.

    Son ancien coéquipier, Anderson Varejao, avec qui il a passé six saisons, lui a même enlever son bandeau sur une action puis l’a jeté sur le côté comme si le roi et sa couronne n’étaient plus reconnu en Ohio. Une frustration qui s’est sentie tout au long de la rencontre : quatre fans ont été éjectés de la salle tandis que quatorze personnes chargées de la sécurité entouraient le banc du Heat !

    Revenge Score : 10/10

    James Harden @ Oklahoma City – 2012

    Le Cinq : Jeremy Lin, Daequan Cook, James Harden, Patrick Patterson, Omer Asik

    Stats : 17pts, 2rds, 3pds, 3/16 aux tirs, en 39′

    Défaite 120-98

    Tradé un mois auparavant à seulement quelque jours du début de la saison, voici le retour du barbu dans l’enceinte du Thunder. Les finalistes 2012 ont échoué dans les négociations de prolongation avec le N°13 et ont fini par l’envoyer à Houston. Après tout, Sam Hinkie n’allait pas dérouler le tapis pour un 6e homme, OKC est une bonne équipe avec Kevin Durant et Russell Westbrook, et puis il n’y a qu’un ballon à se partager.

    Mais les doutes concernant les capacités d’Harden à se muer en franchise player se sont vites évaporés : 37 puis 45 points lors de ses deux premiers matchs sous ses nouvelles couleurs ! Les fans du Thunder ont commencé à regretter cet échange, mais peu importe, OKC est toujours solide (11v-4d) et Houston est médiocre (7v-7d), le duel tant attendu doit servir de confirmation de la supériorité du Thunder.

    Le début de match est clairement à l’avantage du Thunder. Westbrook et Ibaka ne vont pas se faire prier pour contrer les tirs d’Harden et même Hasheem Thabeet, drafté juste devant le barbu en 2009, s’est permis de le contrer deux fois sur une action. Première mi-temps catastrophique avec seulement 3pts pour le meilleur scoreur de la ligue, et 0/8 aux tirs.

    En face, Kevin Martin, qui a servi de monnaie échange, apporta 17pts. Le public jubile. Sam Hinkie aurait-il réussi ce trade ? Le Thunder est clairement au dessus et vise toujours le titre même sans Harden et Houston a encore du chemin à parcourir pour devenir un sérieux prétendant. Un apprentissage obligatoire pour un jeune Harden aux prémices d’une longévité incroyable.

    Revenge Score: 3/10

    Dwight Howard @ Orlando – 2013

    Le Cinq: Steve Nash, Kobe Bryant, Metta World Peace, Earl Clark, Dwight Howard

    Stats : 39pts, 16rds, 3blks, 25/39 aux Lfs, en 38′

    Victoire 106-97

    Le feuilleton « Dwightmare » n’en finissait plus ! Après des Playoffs 2012 étrangent et une élimination au 1er tour contre Indiana, D-12 est envoyé à L.A. en août 2012 pendant les JO de Londres afin de former la plus grosse Dream Team de la ligue avec Kobe Bryant, Pau Gasol et Steve Nash… Du moins sur le papier.

    En effet, Les débuts des néo-lakers sont compliqués, il est même question de savoir s’ils vont pouvoir se qualifier pour les Playoffs ! Howard et ses nouveaux coéquipiers ont même lâché un match embarrassant contre Orlando. Son retour en Floride s’annonce compliqué, mais le triple défenseur de l’année a ressorti son costume de superman, le temps d’une soirée.

    Dans ce match, il a constamment attaqué le jeune Nikola Vucevic et obtenu ainsi une valise de lancers-francs: 39 ! Il a tout simplement égalé son record de lancers tentés sur un match qu’il avait établi avec le Magic la saison précédente. Tout en sachant que deux jours auparavant, il s’affichait avec un piteux 0/5 contre Chicago.

    Le match est loin d’être emballant : beaucoup de tirs manqués et forcés, des fautes qui coupent le rythme de la rencontre, mais les hommes de Mike D’Antoni ont réussi à remporter ce match et à se qualifier par la suite pour les Playoffs. Privés de Kobe Bryant, les Lakers ont subi un sweep face aux Spurs, et Howard quittera la Californie pour le Texas afin de rejoindre Harden. Le « Dwightmare » ne s’est finalement jamais arrêté.

    Revenge Score: 8.5/10

    L’accueil des supporters des Nuggets pour Melo en 2013 – via TheHour.com

    Carmelo Anthony @ Denver – 2013

    Le Cinq: Raymond Felton, Iman Shumpert, Carmelo Anthony, James White, Tyson Chandler

    Stats: 9pts, 5rds, 3pds, 3/12 aux tirs en 21′

    Défaite 117-94

    Dans le même style que le « Dwightmare », il y a eu le « Melo Drama ». Le GM des Nuggets de l’époque, Masai Ujiri, a pris la sage décision de trader sa star en février 2011. Après une saison 2011-2012 raccourcie à cause du lockout, il a fallu attendre deux ans avant de voir le N°7 fouler à nouveau le parquet du Pepsi Center.

    La franchise de ses débuts n’a pas manqué de lui rappeler que la rancœur est toujours bien présente. Les huées des fans n’ont pas faibli, et les joueurs des Nuggets comme Andre Iguodala, Kenneth Faried et Wilson Chandler ont pris les commandes du match dès le début en dépassant les Knicks par leur énergie et leur vivacité.

    Match à oublier pour Melo : 3/11 aux tirs en 1ere mi-temps et déjà -22 pour New York ! Tyson Chandler va sortir sur blessure suite à un choc au genou, puis c’est au tour de l’ailier de sortir suite à une gène au genou droit au début du 3e quart-temps.

    Une soirée horrible et un retour manqué, mais qui ne résume en rien la belle saison 2012-2013 des Knicks qui ont pour la première fois en treize ans, passé un tour de Playoffs, et, c’est aussi la dernière saison positive de la franchise.

    Revenge Score: 1/10

    Rajon Rondo saluant ses anciens fans au TD Garden (2015) – Charles Krupa AP

    Rajon Rondo @ Boston – 2015

    le Cinq: Rajon Rondo, Monta Ellis, Chandler Parsons, Dirk Nowitzki, Tyson Chandler

    Stats : 29pts, 6rds, 5pds, 5/7 à 3-pts, en 34′

    Victoire 119-101

    Boston poursuit son processus de reconstruction en envoyant Rondo à Dallas en décembre 2014. C’est seulement au bout de son 7e match avec sa nouvelle équipe qu’il se retrouva au TD Garden, mais cette fois, en tant que visiteur. Une situation inédite pour le meneur drafté et titré avec Boston.

    Deux jours avant cet événement, Rondo et les Mavs ont affronté les Wizards de Paul Pierce. Le meneur en a profité pour demander des conseils à l’ancienne légende des Celtics sur comment aborder ce match.

    « Clignote des yeux et regarde en haut, ça t’évitera de pleurer. » Paul Pierce

    Le jour « J », le meneur ne pouvait rêver mieux comme début de match en inscrivant les 10 premiers de son équipe. Il termina le 1er quart-temps avec 15pts et 6/6 aux tirs. Un match dominé du début à la fin par les Mavs, le meneur va se servir des prises à deux sur Dirk Nowitzki pour rentrer ses tirs ouverts.

    Il s’agit de son meilleur match de la saison avec 29pts, avec un record de 5 tirs à 3-pts marqués ! Néanmoins, la suite est moins glorieuse. Seulement 14pts sur les quatre matchs suivants, et bien que Dallas se qualifia pour les Playoffs, les tensions entre Rondo et son coach Rick Carlise ne sont plus cachées et le meneur ne verra pas la couleur des trois derniers matchs de PO de son équipe lors du 1er tour contre Houston.

    Revenge Score: 8,5/10

    Derrick Rose @ Chicago – 2016

    Le Cinq : Derrick Rose, Courtney Lee, Carmelo Anthony, Kristaps Porzingis, Joakim Noah

    Stats : 15pts, 7rds, 11pds, 6/16 aux tirs, en 38′

    Victoire 117-104

    Le MVP 2011 a mal vécu son trade à New York lors de l’été 2016. Le natif de la Windy City rejoint un ancien coéquipier beaucoup plus à l’aise avec New York : Joakim Noah. Les dirigeants de Chicago ont complètement chamboulé le roster : Rose et Gasol out, Wade et Rondo in. Des mouvements osés étant donné l’incompatibilité des deux arrières.

    Dès novembre 2016, Rose effectua son retour dans la salle de ses premiers exploits. Un retour accueilli par des huées provenant des fans. Une vraie déception pour celui qui se voyait jouer sous la tunique des Bulls toute sa carrière. En revanche, Noah a eu le droit à des applaudissements.

    Les Bulls démarrent pied au plancher, mais Dwyane Wade (35pts) va constamment essayer de remettre les Bulls dans le match. Rose a su gérer ses émotions et prendre le contrôle du match avec 5pds dans le dernier quart-temps. Il a parfaitement alimenté les intérieurs Noah et Porzingis.

    Un match spécial et pas comme les autres pour Rose. Sa joie, bien que contenue en fin de match, est tout de même perceptible et rare étant donné la triste saison de Knicks.

    Revenge Score: 7/10

    Wade lors de son retour à l’AAA (2016) – via lasueur.com

    Dwyane Wade @ Miami – 2016

    Le Cinq: Rajon Rondo, Dwyane Wade, Jimmy Butler, Taj Gibson, Robin Lopez

    Stats : 13pts, 7rds, 4pds, 32′ 5/17 aux tirs

    Victoire 98-95

    Un départ impensable, un divorce inconcevable, une histoire incohérente. Après des négociations infructueuses et tendues avec Pat Riley, Wade quitta Miami pour rejoindre Chicago en juillet 2016. Une rupture qui a forcément laissé un sale goût dans la bouche du joueur et de la franchise.

    Mais c’est bien réel, Wade joue pour les Bulls, et son retour à South Beach est accueilli par des applaudissements. Les fans du Heat se confondent même dans les célébrations durant le match en criant de joie sur les actions et les paniers du N°3.

    Wade est venu pour gagner ce match, et peu importe la manière. Pas en réussite sur ce match : 5/17 aux tirs, il a même goûté à une défense physique du jeune Winslow, ce que Wade n’a guère apprécié. En fin de match, Wade a pu rentrer deux lancers importants scellant ainsi la victoire étriquée des Bulls. Enfin, ce match est passé, et ce ne fût pas une partie de plaisir.

    « Je suis content que ça soit terminé. » Dwyane Wade après le match.

    NBA TV

    Heureusement, que la suite s’annonce plus joyeuse et « normale », avec le retour de Wade à Miami en février 2018. Un couple qui n’aurait jamais dû se séparer.

    Revenge Score: 6.5/10

    Prise de tête entre Kevin Durant et Andre Roberson sous les yeux de Russell Westbrook – via USATSI

    Kevin Durant @ Oklahoma City – 2017

    Le Cinq: Stephen Curry, Klay Thompson, Kevin Durant, Draymond Green, JaVale McGee

    Stats : 34pts, 9rds, 3pds en 32′

    Victoire 130-114

    https://www.youtube.com/watch?v=IA93c2lqg5s

    Un départ qui fait mal, surtout pour une franchise qui était à 48′ des Finals NBA 2016. Une série 3-1 renversée, et voilà que la superstar du Thunder s’est sauvée dans l’équipe d’en face: les Warriors.

    Lors de la saison 2016-2017, Golden State compte déjà deux victoires face au Thunder et à domicile, (+21 et +26), Durant n’a éprouvé aucun sentiment pour coller 39pts puis 40pts contre son ancienne équipe !

    Son retour tant attendu dans l’Oklahoma se fera lors du 3e duel et sans surprise, l’ailier a bien été sifflé lors de sa présentation et à chaque fois que le ballon se trouvait dans ses mains. De leur côté, les joueurs du Thunder avait concocté une défense physique sur le MVP 2014.

    C’est Andre Roberson qui a été le plus virulent face à KD. Un contact appuyé dans une course et voilà que les deux hommes se retrouvèrent à terre. Plus tard, sur une contre-attaque, Roberson a poursuivit KD pour le contrer, la superstar a fini au sol. Une attitude agressive que le N°35 n’a pas apprécié. Des mots doux sont échangés, et tête contre tête entre deux compétiteurs.

    Mais le scénario des deux dernières rencontres se répèta. +21 à la mi-temps, les Warriors ont dominé tout le match malgré un Westbrook à 47pts mais aussi 11 ballons perdus. En face, Durant est déconcertant de facilité en attaque et diaboliquement efficace.

    « C’était un match fun. Un match physique. » Kevin Durant après le match

    via ESPN

    Et concernant les huées provenant des fans du Thunder?

    « Je pensais que ça allait être plus fort. » Kevin Durant

    ESPN

    Revenge Score: 9/10

    Jimmy Butler @ Chicago – 2018

    Le Cinq : Jeff Teague, Jimmy Butler, Andrew Wiggins, Taj Gibson, Karl-Anthony Towns

    Stats : 38pts, 7rds, 5pds, 4ints, en 40′

    Défaite 113-114

    https://www.youtube.com/watch?v=w-dnxqyNEzI

    Drafté par les Bulls en 2011, Bulter a été victime de la volonté de faire table rase de la part du tandem GarPax. Après une saison mitigée et frustrante avec le big three qu’il formait avec Rondo et Wade, Butler est envoyé le soir de la draft 2018 à Minnesota, en échange de Lauri Markkanen, Zach LaVine et de Kris Dunn.

    Le trade semble avoir été magnifiquement réalisé par les Wolves. Cet échange a transformé cette équipe moribonde en prétendant pour les Finales à Ouest! Un immense exploit pour une franchise qui n’a pas goûté aux joutes de printemps depuis 2004.

    Lors de son retour à Chicago, Butler a dominé le 2e quart-temps en concluant par un magnifique 3-pts à un mètre derrière la ligne. Saignant en attaque, il a également imposé sa patte en défense avec 4 interceptions.

    Le match est serré et malgré un tir inside de Butler qui place les Wolves +2 à 21 » du buzzer, il se fait siffler une faute sur une tentative à 3-pts de Zach LaVine n’a pas manqué de rentrer ses trois lancers-francs et de donner la victoire pour Chicago.

    Revenge Score: 6/10

    Kawhi Leonard, sur le banc des visiteurs à San Antonio (2019) – Ronald Cortes – Getty Images

    Kawhi Leonard @ San Antonio – 2019

    Le Cinq: Fred VanVleet, Danny Green, Kawhi Leonard, Pascal Siakam, Serge Ibaka

    Stats : 21pts, 1rd, 5pds, en 32′

    Défaite 107-125

    Après une saison pratiquement blanche (9 matchs) associée aux rumeurs attestant de son mécontentement au sein de la franchise texane dans laquelle il a été titré en 2014, sans oublier le fait que l’ailier ne s’exprime jamais… Les fans des Spurs ont évidemment hâte de l’accuellir comme il se doit.

    Si Danny Green a le droit à des applaudissements, Leonard est en revanche copieusement sifflé lors de la présentation et pendant le match. Les fans des Spurs ont même chanté des « traitor » lorsque l’ailier s’est retrouvé sur la ligne des lancers-francs.

    Concernant le match, tout avait bien commencé pour Leonard avec un drive inside plus « and one » pour inscrire les premiers points du match. Mais les choses se sont ensuite gâtées. En face, Bryn Forbes a pris feu derrière la ligne à 3-pts (6/7). DeMar DeRozan était également prêt à en découdre pour se venger d’une franchise qui l’a tradé sans le ménager. Fin du 1er quart-temps: +19 pour les Spurs.

    Une victoire tout en maîtrise des Spurs et un DeRozan qui a réussi son tout premier triple double en carrière: 21-14-11. L’arrière avait forcément entouré la date dès la sortie du calendrier de la saison régulière.

    A la fin du match, Leonard a été saluer son ancien coach Popovich, les deux hommes ont laissé les rancoeurs et leurs différents de côté.

    « Je me sentais mal » Popovich sur les huées des fans envers Leonard

    NBA TV

    Revenge Score: 5/10

    Blake Griffin @ LA Clippers – 2019

    Le Cinq: Reggie Jackson, Reggie Bullock, Bruce Brown, Blake Griffin, Andre Drummond

    Stats : 44pts, 8rds, 5pds, 3ints en 40′

    Victoire 109-104

    https://www.youtube.com/watch?v=ymgRJWxNbP0

    Déjà un an que les Clippers ont choqué la NBA en envoyant Griffin à Detroit. Un échange surprenant et inattendu aussi bien pour les fans que pour le premier concerné. Il faut bien imaginer que quitter Los Angeles pour Detroit… Blake Griffin doit sûrement en vouloir aux dirigeants des Clippers, et cela s’est vérifié, lorsqu’il esquiva un serrage de main avec le propriétaire des Clippers Steve Ballmer (natif de de Detroit).

    Dès le début du match, Griffin n’a pas manqué d’être agressif en jouant 1vs1 tous ses matchups. Une fois le ballon dans ses mains, il n’a pas arrêté de chercher à scorer inside et de se jouer de Montrezl Harrell. Même à 3-pts, l’intérieur s’est montré gourmand et n’a pas hésité à artiller de loin avec pas moins de treize tentatives, un record personnel !

    Bien que Detroit ait dominé une bonne partie du match, les Clippers ont pu revenir dans la partie avec Lou Williams. Griffin a pu soulager son équipe avec quelques actions individuelles en attaque. Il termina avec 44pts, son meilleur match de la saison, évidemment, contre son ancienne équipe.

    Revenge Score: 9.5/10

  • CONFINEMENT INSIDE : Vincent Poirier parle de son confinement

    CONFINEMENT INSIDE : Vincent Poirier parle de son confinement

    En cette période compliquée, à cause de l’épidémie de Covid-19, la NBA n’a pas échappé à la mise en stand-by des compétitions sportives et a même été la première compétition à stopper son championnat aux USA. Alors entre occupation et confinement, découvrez la routine actuelle de Vincent Poirier.

    Si vous ne connaissez pas encore, venez découvrir l’émission de Cyrille : Confinement Inside. Le concept est simple, à chaque émission, un sportif français, répond aux questions de Cyrille et nous dévoile ses occupations et sa façon de gérer le confinement.

    Et pour le 3ème volet, c’est Vincent Poirier, joueur des Boston Celtics qui s’est prêté au jeu.

    Dans cet épisode rondement mené, Vincent nous parle de la situation chez lui à Boston. Même si les mesures ne sont pas aussi drastiques qu’en France, il dévoile sa journée, entre sport pour s’entretenir, jeux vidéo avec Rudy Gobert et … son envie d’huitres !

    Et en Bonus, Vincent Poirier vous partage son catalogue Film et Série pour passer le confinement bien au chaud au fond de son canapé.

    L’émission est à retrouver directement ici :

    Et parce que Fan de basket c’est aussi être fan de sport, découvrez aussi les 2 premiers épisodes axé Rugby avec Matthieu Jalibert et Football avec Anthony Le Tallec.

  • Ça s’est passé un 7 avril : Vince Carter et Jason Kidd ont pris rendez-vous avec l’histoire

    Ça s’est passé un 7 avril : Vince Carter et Jason Kidd ont pris rendez-vous avec l’histoire


    Parce que la NBA regorge de performances en tout genre passées à la postérité ou progressivement oubliées avec le temps, ClutchTime vous propose de revivre ces matchs et exploits de légende qui ont façonné l’histoire de la ligue, d’hier à aujourd’hui.

    Nous voici rendu au printemps de l’année 2007. À quelques jours de la fin de la saison régulière et le début des phases finales qui verront les Spurs sacrés pour la quatrième fois de leur histoire, les Washington Wizards rendent visite au Nets du New Jersey à la Continental Airlines Arena, pour l’un des derniers matchs décisifs à l’Est, puisque les deux équipes sont quasiment au coude à coude pour décrocher un spot en playoffs.


    Des performances mais des résultats qui se font attendre

    Arrivée en 2004 en provenance du froid canadien et des Raptors de Toronto, la Vinsanity s’est rapidement emparée du New Jersey et de la ville d’East Rutherford. Même si l’homme-volant n’a plus autant de dynamite dans les jambes, il reste néanmoins suffisamment d’explosivité et de talent dans le jeu du All-Star pour emmener les Nets sur le toit de la Conférence et de la ligue.

    Mais dans les faits, les fans des Nets vont rester sur leur faim les deux premières saisons. Malgré des statistiques colossales (près de 25 points par match chaque soir), Vince Carter ne parvient pas à redonner la confiance et des résultats digne d’un champion pour une franchise qui venaient pourtant d’atteindre il y a peu, deux finales consécutives en 2002 et 2003. Les résultats de la franchise ont fini par agacer certains supporters et dirigeants, en particulier depuis les deux éliminations consécutives en playoffs face au Miami Heat de Wade et Shaq’.

    source : ESPN

    Un cap à passer sinon rien

    Son entente avec l’autre vedette de l’époque, Jason Kidd, meneur phare de la décennie semble être prometteuse sur le papier mais la mayonnaise prend difficilement et les deux joueurs ne trouvent guère l’alchimie recherchée par leur entraîneur en chef, Lawrence Frank. L’équipe affiche même un bilan négatif de 36 victoires et 40 défaites à l’heure d’amorcer le sprint final. Sous la menace du Magic d’Orlando et des Pacers d’Indiana, la réception des Wizards, 6ème avec une victoire de plus, revêt alors un enjeu crucial.

    Les deux équipes se sont déjà affrontées à deux reprises cette saison, matchs que les Nets ont remporté à chaque fois dans la douleur. Parmi les performances individuelles marquantes, on retiendra du côté des Nets le classique triple-double de Jason Kidd lors de la première confrontation (il en claquera 12 durant la saison), rencontre au cours de laquelle Carter va particulièrement briller avec 34 points et 7 passes à son actif, pour une victoire 105 à 93 à l’extérieur.

    Plus tard dans la saison les Wizards vont de nouveau croiser la route des Nets victorieux une fois encore 113 à 101, avec 26 points et 6 passes de Carter et un Jason Kidd à 27 points et encore tout proche du triple-double. Pour leur troisième et avant dernière confrontation, le deal est simple pour les hommes de coach Frank : faire la passe de trois et un rapproché au classement pour s’assurer un bon spot à l’Est et mettre la pression sur leurs adversaires du soir.

    source : NBA.com

    Un match épique et une performance historique

    Au final la rencontre sera aussi âpre et serrée que les deux précédentes. Arrivés sans leur leader offensif, Gilbert Arenas, blessé au genou, et Caron Butler, les Wizards sont déterminés à creuser l’écart qui les sépare des Nets et éviter une fin de saison pénible alors qu’ils restent sur trois défaites de suite. La première mi-temps laissera l’équipe locale repartir aux vestiaires avec une avance d’un point seulement, mais déjà de très très grosses feuilles de match.

    Vince Carter est bouillant, inscrivant 27 points à 6 sur 11 derrière l’arc mais surtout les 17 premiers points de son équipe dans le 1er quart… Rien que ça ! De retour des vestiaires, la seconde mi-temps sera aussi disputée que la première, les deux équipes expédiant la rencontre en prolongation 104 partout. Côté Wizards le duo Antawn Jamison (37 points et 11 rebonds), Jarvis Hayes (29 points) pose de sérieux problèmes aux Nets qui répondent par l’intermédiaire d’un trio de joueurs particulièrement en feu ce soir.


    Deuxième rencontre en prolongation entre les deux équipes cette saison

    Richard Jefferson, lieutenant attitré du backcourt le plus en vogue du moment réalise l’une de ses meilleures partitions de la saison (il récidivera la semaine suivante en inscrivant 35 points face à ces même Wizards) offrant 22 points à 6 sur 8 depuis les 7m23 à la fin du temps réglementaire (27 points au final), Mikki Moore ajoutant 17 points avant de se faire sortir pour s’être mis dans la pénalité.

    Mais c’est bien le duo d’arrière des Nets qui explosent les compteurs sur la feuille de match. Jason Kidd, aka Mr. Triple Double, en est déjà à 7 points, 17 passes décisives et 14 rebonds, tout proche d’égaler ses meilleures performances de la saison. Vince Carter affiche quant à lui l’un de ses meilleurs matchs en carrière avec 42 points, 13 rebonds et 8 passes après quatre quart-temps et surtout 7 tentatives réussies à longue distance sur 13 tirs.

    Les Nets vont finalement avoir le dernier mot et s’imposer pour la troisième fois de la saison face à leurs adversaires (120 à 114), leur infligeant une quatrième défaite de rang. Kidd va finalement valide son triple-double, le 86ème de sa carrière, avec 10 points, 18 passes, 16 rebonds (mais 9 pertes de balles), tandis que Carter inscrira 46 points à 16 sur 28 aux tirs, validant lui aussi un triple-double (10 passes et 16 rebonds dont 4 offensifs !).

    Malheureusement pour les Nets, les playoffs 2007 tourneront court, éliminés au 2nd tour par les Cavaliers de LeBron James (4-2), Vince Carter perdra de son adresse et son efficacité en attaque, tandis que Jason Kidd compilera un triple-double de moyenne. Ce dernier prendra ensuite la poudre d’escampette en février 2008 pour rejoindre le Texas et les Dallas Mavericks, alors que les Nets vont louper les phases finales après une saison régulière gâchée par les blessures et les mauvais résultats.

    Cette performance inédite, au-delà du record de tirs primés réussis pour la franchise (17), place les deux arrières au panthéon des (rares) joueurs ayant combiné deux triple-double dans un même match et pour une même équipe, succédant ainsi à Michael Jordan et Scottie Pippen, dernier duo à avoir réaliser pareil performances face aux Los Angeles Lakers le 3 janvier 1989, rejoints depuis par LeBron James et Lonzo Ball en 2018, onze ans après.

    https://www.youtube.com/watch?v=UDJDRlGo-OE

    Liste des duo de joueurs qui ont complété deux triple-doubles dans une même rencontre

    Lakers vs. Hornets, Dec. 2018: LeBron James (24 points, 12 rebounds, 11 assists), Lonzo Ball (16 points, 10 rebounds, 10 assists). 
    Nets vs. Wizards, April 2007: Vince Carter (46 points, 16 rebounds, 10 assists), Jason Kidd (10 points, 16 rebounds, 18 assists).
    Clippers vs. Bulls, Jan. 1989: Michael Jordan (41 points, 10 rebounds, 11 assists), Scottie Pippen (15 points, 10 rebounds, 12 assists))
    Celtics vs. 76ers, March 1987: Larry Bird 17 points, 13 rebounds, 12 assists), Robert Parrish (14 points, 10 rebounds, 10 assists).
    Lakers vs. Pistons, Dec. 1982: Magic Johnson (26 points, 16 rebounds, 12 assists), Kareem Abdul-Jabbar 19 points, 10 rebounds, 10 blocks).
    SuperSonics vs. Rockets, March 1969: Lenny Wilkens (36 points, 14 rebounds, 14 assists), Art Harris (14 points, 10 rebounds, 10 assists).
    Pistons vs. Knicks. March 1964: Ray Scott (23 points, 20 rebounds, 11 assists), Donnie Butcher (19 points, 15 rebounds, 15 assists).
    Royals vs. Warriors, Jan. 1962: Oscar Robertson (28 points, 14 rebounds, 16 assists), Bucky Buckhorn (19 points, 10 rebounds, 12 assists)

  • Bilans de la saison  – SouthEast Division

    Bilans de la saison – SouthEast Division


    En ces temps de confinement, afin d’éviter de vous couper totalement de l’univers de la NBA, ClutchTime dresse un bilan de la saison 2019-2020, suspendue depuis le 11 mars. Dans l’attente de son retour prochainement, la rédaction vous propose de revivre les parcours des différentes équipes de la ligue, depuis fin octobre, en faisant le point sur chacune d’elle pour chaque division de la ligue.

    Troisième volet de notre série de bilans de la saison et quoi de mieux que la Division Southeast pour nous rappeler que l’été arrive, avec ou sans confinement, l’occasion pour nous de se pencher sur le parcours surprenant du Heat cette saison, tandis que son rival, le Magic d’Orlando n’a pas encore passé le cap tant attendu par ses supporters. Un peu plus en retraits, Wizards, Hornets et Hawks attendent patiemment leur heure, faisant de cette saison, une année de transition pour se rebâtir un roster à plus ou moins long terme.


    Miami Heat (41-24) – 4ème

    PPG (112.2) – 15ème / Opp PPG (108.9) – 11ème
    Offensive Rating (112.7) – 6ème / Defensive Rating (109.4) – 12ème

    Cinq majeur cette saison :
    G. Dragić (PG) – K. Nunn (SG) – J. Butler (SF) – D. Robinson (PF) – B. Adebayo (C)

    Après avoir tourné une page de son histoire avec la retraite de Dwyane Wade l’an passé, la saison 2019/2020 du Heat devait ouvrir un nouveau chapitre et organiser la succession de cette héritage doré laissé par le joueur. Tout bon dirigeant qu’il est, Pat Riley nous a encore prouvé qu’il avait plus d’un tour dans son sac en allant récupérer (ou débarrasser) Jimmy Butler aux 76ers, se séparant dans l’opération de deux cadres : Hassan Whiteside et Josh Richardson. Un trade qui pouvait sembler risquée dans un premier temps mais qui s’avère être bien venu pour le natif de Houston qui va assumer parfaitement son rôle de leader avec la franchise floridienne et comme mentor des jeunes troupes d’Erik Spoelstra. Annoncé comme un candidat sérieux et prometteur pour l’un des derniers spots en playoffs, le Heat a largement dépassé les attentes et est à ce jour la plus belle surprise de la saison à l’Est.

    Confortablement installée dans le wagon de tête, Miami a notamment réussi un départ canon en décrochant pas moins de 15 victoires lors des 20 premières rencontres de la saison, dont près de la moitié étaient à l’extérieur. Ce qui a plutôt bien fonctionné cette année pour les floridiens c’est la réussite offensive, parfois proche de l’excellence, à commencer par les plus jeunes. Et ils sont nombreux à s’être révélés très tôt comme de vraies plus-values. Kendrick Nunn, nouvelle trouvaille intelligente que le Heat a chipé à l’équipe de développement des Warriors, ou encore la sélection astucieuse du très talentueux et précoce Tyler Herro (13ème pick), Miami a su créer un environnement idoine à l’intégration de ses jeunes pépites, mais également à la progression de certaines. Bam Adebayo et Duncan Robinson en sont les preuves les plus marquantes, le premier étant devenu la véritable pierre angulaire du jeu floridien, honorant au passage sa première sélection au All-Star Game à 22 ans seulement (record de précocité pour la franchise), tandis que le second devenait le véritable artilleur timonier du navire floridien, s’offrant plusieurs records personnels à ce titre dont celui du plus grand nombre de tirs primés de la franchise.

    Et ce ne sont pas les absences (Justise Winslow, Dion Waiters), ou la mise sur le banc salutaire d’un Goran Dragić vieillissant, qui viendront noircir le tableau, ce dernier l’ayant accepté sans broncher devenant ainsi l’un des sixièmes hommes les plus efficaces de la ligue. Même si l’équipe a connu une mauvaise passe en février (sept défaites), clairsemée de pannes offensives et d’une défense encore loin d’avoir trouvé ses marques, le bilan global est très convaincant, à la fois sur le plan sportif (3ème meilleur bilan à domicile de la ligue), du jeu, rapide, tranchant et résolument tourné vers l’attaque ou encore la progression des jeunes et le leadership des plus anciens créant ainsi une entente singulière sur les parquets. Miami semble avoir un effectif très prometteur qui n’attend qu’à trouver de la stabilité et engranger de l’expérience afin de jouer les premiers rôles de la Conférence sur le long terme.

    La saison de Miami en quelques chiffres :
    . 1ère équipe avec le meilleur % de tirs à trois points réussis en moyenne (38.3%)
    . 30ème équipe à réaliser le plus de tentatives de tirs par match (84.4)
    . 2ème équipe à concéder le moins de rebonds cette saison (42.2)
    . Meilleur marqueur : Jimmy Butler (20.2 points par match à 45.4% FG)
    . Meilleur passeur : Jimmy Butler (6.1 passes décisives par match)
    . Meilleur rebondeur : Bam Adebayo (10.5 rebonds par match)

    Orlando Magic (30-35) – 8ème

    PPG (106.4) – 27ème / Opp PPG (107.3) – 4ème
    Offensive Rating (108) – 24ème / Defensive Rating (109) – 9ème

    Cinq majeur cette saison :
    M. Fultz (PG) – E. Fournier (SG) – T. Ross (SF) – A. Gordon (PF) – N. Vučević (C)

    Avec des objectifs encore très mesurés, Orlando ne partait pas sans repère cette saison. 7ème l’an dernier, les floridiens avaient réussi leur pari en se qualifiant pour les phases finales, s’installant désormais comme un contender sérieux à l’Est. Les dirigeants ont donc choisi de miser sur leurs pièces disponibles à coup de prolongations (Terence Ross, Nikola Vučević, Michael-Carter Williams, Khem Birch), limitant ainsi leur marché sur la Free-Agency. Cette nouvelle saison devait servir d’encrage à un groupe encore en construction et en quête de repères mais qui parvient à engranger de bons résultats et une certaine continuité, à commencer par une qualification pour les playoffs en avril en prenant soin d’éviter le sweep face à la ou les équipes les plus injouables dès le 1er tour. La progression du groupe passait évidemment par la progression d’un certains nombre de joueurs, à commencer par celle d’Aaron Gordon, grand espoir de la franchise, qui a connu une saison 2018-2019 mitigée, ou encore du pari Markelle Fultz, arrivé en provenance de Philadelphie ainsi que les plus jeunes éléments comme Jonathan Isaac, Wesley Iwundu et Mohamed Bamba.

    On reste finalement sur notre faim. Ni trop bas, ni trop haut, le bilan du Magic est loin d’être en progrès, ce qui semble décevoir plusieurs fans de la franchise, remettant en cause le bien-fondé des prolongations de certains joueurs cet été et des éventuelles prolongations à venir. Même si l’objectif des playoffs est (partiellement) atteint, les satisfactions sont moindres. L’équipe peine à enchaîner les victoires et a connu plusieurs passages compliqués cette année comme en témoigne leurs 11 défaites sur leurs vingt premiers matchs de SR, ainsi que leurs dix défaites sur les quinze rencontres qui ont précédé le All-Star break. Plusieurs absences notables (Vučević en novembre, Augustin et Isaac en janvier puis Fournier) ont handicapé un roster déjà fragile offensivement, ce qui a eu pour conséquence un mano à mano permanent avec les Nets, empêchant les floridiens de nourrir plus d’ambitions cette saison et de développer tardivement son jeu d’attaque, même si depuis le mois de février l’équipe enchaîne les rencontres à plus de 100 points.

    Plusieurs motifs de satisfactions sont à noter tout de même, à commencer par la défense. Steve Clifford est passé maître dans cet art de plus en plus secondaire à l’heure du jeu rapide en transition et des faibles temps de possession. Les joueurs d’Orlando savent jouer comme un seul bloc lorsqu’il s’agit de verrouiller le périmètre et de venir aider les copains sur des prises à deux ou de mettre une bonne pression défensive en bouchant la raquette. Malgré une infirmerie qui n’a pas désempli, plusieurs joueurs ont montré des signes de progression en attaque à commencer par notre français Evan Fournier, qui réalise sa meilleure saison en carrière et qui a su endosser le rôle de chef de file en novembre, affichant 24 points de moyenne lorsque le monténégrin Vučević était absent. À ses côtés, le jeune Fultz s’est imposé comme un titulaire précieux à la mène en l’absence du vétéran Augustin, créant une complicité avec Fournier et confirmant peu à peu certains espoirs placés en lui depuis sa draft en 2017 (1st pick). En dépit d’une saison globalement en dessous des attentes, Aaron Gordon a su, au mois de février notamment, devenir par intermittence le game changer de son équipe, sans apporter néanmoins des garanties solides sur la durée ce qui pourrait inciter les dirigeants à revoir l’orientation sportive de la franchise dans les années à venir.

    La saison de Orlando en quelques chiffres :
    . 4ème équipe à réaliser le plus de contres par match (5.7)
    . 2ème équipe à commettre le moins de perte de balle par match (12.6)
    . 1ère équipe à commettre le moins de fautes en match (17.6)
    . Meilleur marqueur : Nikola Vučević (19.5 points par match à 47% FG)
    . Meilleur passeur : Markelle Fultz (5.2 passes décisives par match)
    . Meilleur rebondeur : Nikola Vučević (11 rebonds par match)

    Washington Wizards (24-40) – 9ème

    PPG (115.6) – 6ème / Opp PPG (119.7) – 29ème
    Offensive Rating (111.9) – 12ème / Defensive Rating (115.8) – 30ème

    Cinq majeur cette saison saison :
    I. Smith (PG) – B. Beal (SG) – T. Brown Jr. (SF) – D. Bertāns (PF) – T. Bryant (C)

    Washington semble être dans l’impasse depuis plus d’un an. Après la très grave blessure au talon d’Achille de John Wall, et les complications qu’elles ont engendrées, les Wizards s’en remettent depuis au (seul) talent de son arrière, Bradley Beal, dernier espoir d’une équipe qui se bat désormais pour éviter de flirter avec le bas de tableau. Voilà un peu le topo pour l’équipe du District de Columbia dont l’objectif est d’éviter la déconfiture. L’équipe dispose de peu d’espoir cette saison et souhaite miser sur ses choix à la draft et les nombreux mouvements effectués cet été, parmi lesquels la prolongation de leur fragile intérieur Thomas Bryant qui récupère la place de Dwight Howard, l’arrivée du letton Dāvis Bertāns et de plusieurs role players (Isaac Bonga, Moritz Wagner, Ish Smith ou encore Admiral Schofield). L’arrivée la plus marquante reste néanmoins celle de Isaiah Thomas, meneur en perdition depuis son départ de Boston, incitant les dirigeants Wizards à tenter le pari en attendant le retour de Wall.

    Même si la saison de IT est raté, le joueur ayant été coupé après seulement 40 rencontres , pour le coup, on ne s’ennuie pas avec les Wizards cette saison. Leur jeu très orienté vers l’attaque, à la façon d’un run & gun, en font l’une des équipes les plus offensives de la ligue et offre aux spectateurs du spectacle et des envolés hallucinantes au scoring comme face à Houston en octobre (défaite 158 à 159 sans prolongation). Parmi les joueurs qui en profitent le plus, Bradley Beal, véritable bouillotte offensive qui explose ses stats persos au scoring cette année, soir après soir, endossant une fois encore le statut de sauveur opportun. Une dépendance évidente qui n’empêche pas certaines progressions aussi inattendues qu’encourageantes. Bertāns, Troy Brown Jr. et Mo Wagner en sortie de banc ou encore Ish Smith à la mène et le jeune Rui Hachimura sont autant de satisfactions et/ou de promesses qui se sont rapidement fait une place dans le groupe de Scott Brooks.

    Comme l’an dernier, le jeu défensif catastrophique cette saison est, et reste une fois encore aux oubliettes. Malgré les bonnes intentions et l’excès de zèle chez les jeunes Hachimura et Bonga ou encore des profils plus défensifs comme le vétéran français Ian Mahinmi ou la dernière recrue printanière Shabazz Napier, le chantier dans ce secteur est colossal pour les Wizards. Personne ne sait vraiment si Scott Brooks peut résoudre ce problème même avec un effectif de nouveau au complet. Loin d’être sa préoccupation première, le coach des Wizards semble plus concerné par sa position en sursis et ne pas se mettre les joueurs à dos, expliquant en partie ce fouillis généralisé qui ne durera pas éternellement si tôt que les dirigeants prendront la décision de se séparer par la force des choses de leur arrière All-Star lorsque ce dernier ne souhaitera plus jouer le cache-misère de service de l’équipe et que les Wizards auront décidé de tourner la page John Wall.

    La saison de Washington en quelques chiffres :
    . 3ème équipe à provoquer le plus de pertes de balles adverse par match (16.3)
    . 30ème équipe à prendre le plus de rebonds (41.7)
    . 3ème équipe avec le meilleur % de tirs à trois points réussis en moyenne (37.2%)
    . Meilleur marqueur : Bradley Beal (30.5 points par match à 45.5% FG)
    . Meilleur passeur : Bradley Beal (6.1 passes décisives par match)
    . Meilleur rebondeur : Thomas Bryant (6.8 rebonds par match)

    Charlotte Hornets (23-42) – 10ème

    PPG (102.9) – 30ème / Opp PPG (109.6) – 12ème
    Offensive Rating (106.3) – 29ème / Defensive Rating (113.3) – 24ème

    Cinq majeur cette saison :
    D. Graham (PG) – T. Rozier (SG) – M. Bridges (SF) – PJ Washington (PF) – C. Zeller (C)

    Passée en mode reconstruction cet été, Charlotte allait tout miser cette saison sur la progression de ses jeunes tout en dégraissant un maximum les rangs de ses anciens, aux contrats devenus encombrants pour les finances des Hornets. Avec le départ de Kemba Walker pour Boston (en récupérant tout de même Terry Rozier dans l’opération) et la retraite de Tony Parker au sortir d’une saison quelconque, la franchise de Caroline du Nord veut construire un noyau dur de jeunes joueurs, pas forcément les plus exceptionnels de leur cuvée, afin de passer rapidement à autre chose en attendant de pouvoir dégraisser les rangs. James Borrego et Mitch Kupchak appellent à la patience et n’espèrent rien de cette saison sauf malentendu ou coup du sort opportun. En décidant d’opter pour la reconstruction et aux vues des mouvements de l’été, les Hornets ont une direction assez évidente et vont avant tout chercher à faire progresser ce groupe alors que l’équipe est annoncée en queue de peloton à l’Est.

    Mais Charlotte a de la ressource et nous a sorti plusieurs belles surprises de son chapeau cette saison, au point même que les Hornets bataillaient encore pour la huitième place juste avant Noël. Parmi ces surprises, la saison de Devonte’ Graham fut sans nul doute la plus inattendue. Le nouveau meneur titulaire est devenu un candidat crédible au titre de la meilleure progression de l’année, même s’il a connu des passages à vide en février. L’arrière a su faire ses preuves au même titre que Terry Rozier, décalé à l’arrière, qui semble s’épanouir dans son nouveau rôle majeur au même titre que Miles Bridges et PJ Washington ou encore Malik Monk dans celui du sixième homme. Même les seconds couteaux se sont révélés devenir des éléments bien venus, au point qu’on puisse en imaginer certains comme de solides garanties pour la saison prochaine à l’image des frères Martin (Cody et Caleb) ou encore du fragile espagnol Willy Hernangómez. On ne parle pas encore de talents du calibre d’un Kemba Walker, mais les promesses sont là, reste désormais à la franchise de tout mettre en œuvre pour ne pas gâcher son vivier.

    Finalement la saison reste une réussite même si dans le jeu, beaucoup de travail reste à accomplir. Offensivement l’équipe est très loin de faire le poids et d’avoir suffisamment de joueurs réguliers pour envisager un meilleur bilan et très vite Le fait d’avoir réussi néanmoins à retrouver en si peu de temps une base aussi solide, en disposant notamment d’un effectif plutôt complet sur les rotations, Charlotte a pu se concentrer plus sérieusement sur ses problématiques de masse salariale, en se séparant d’abord des contrats de Marvin Williams et Michael Kidd-Gilchrist en février, en attendant de pouvoir se délester de ceux de Bismack Biyombo et Nicolas Batum, devenus de sérieux poids morts pour l’équipe et les finances de la franchise. Arrivé en 2015, le français vit une saison transparente, indigne de son statut et de son expérience, sans avoir jouer la moindre minute depuis le 24 janvier dernier et le match à Paris face aux Bucks.

    La saison de Charlotte en quelques chiffres :
    . 1ère équipe à concéder le moins de lancers francs par match (18.4)
    . 3ème équipe à prendre le plus de rebonds offensifs par match (11)
    . 3ème équipe à commettre le moins de fautes par match (18.8)
    . 30ème équipe avec le meilleur % de tirs réussis en moyenne (43.4%)
    . Meilleur marqueur : Devonte’ Graham (18.2 points par match à 38.2% FG)
    . Meilleur passeur : Devonte’ Graham (7.5 passes décisives par match)
    . Meilleur rebondeur : Cody Zeller (7.1 rebonds par match)

    Atlanta Hawks (20-47) – 14ème

    PPG (111.8) – 16ème / Opp PPG (119.7) – 30ème
    Offensive Rating (107.2) – 26ème / Defensive Rating (114.8) – 28ème

    Cinq majeur cette saison :
    T. Young (PG) – K. Huerter (SG) – C. Reddish (SF) – D. Hunter (PF) – J. Collins (C)

    Les Hawks poursuivent leur lente reconstruction et la saison 2019/2020 ne fera pas exception. Même si la franchise de l’état de Georgie peut sûrement viser un 8ème spot dans une Conférence Est à deux vitesses, l’équipe est encore inexpérimentée et sans de solides repères dans le jeu pour prétendre à beaucoup mieux. On aperçoit tout de même un futur axe 1-5 ou 1-4 entre Trae Young et John Collins, selon comment ce dernier est utilisé, qui renferme des possibilités assez folles, offrant à Atlanta une perspective prometteuse à long terme. En ajoutant des profils expérimentés, dont quelques vétérans, Lloyd Pierce va devoir trouver la bonne formule pour faire passer un cap à Atlanta et à ses jeunes faucons, espérant ainsi dépasser le plafond des 30 victoires, palier symbolique que les Hawks n’ont plus atteint depuis la saison 2016-2017.

    Pour le bilan de victoire, Atlanta devra certainement patienter une saison de plus. Au rang des satisfactions, sur le plan individuel, Trae Young a particulièrement crevé l’écran cette année, s’offrant par la force du talent une première sélection au match des étoiles en février. Méritée tant le meneur s’est montré chaud comme la braise en attaque, mais nettement moins en défense. La suspension pour violation des règles sur le dopage de Collins en début d’exercice a forcé le coach à revoir très vite ses plans, alors que ses profils les plus expérimentés comme Alex Len, Allen Crabbe ou encore Evan Turner (Vince Carter est exempté pour ma part) n’ont pas su se montrer à leur avantage et décisif, l’obligeant à mettre les plus jeunes dans le grand bain avec une réussite lente et timide mais qui semble porter ses fruits. De’Andre Hunter s’est rapidement montré à l’aise sur l’aile, faisant peu à peu de l’ombre à la recrue Jabari Parker, désormais joueur des Kings. Pour sa deuxième saison, Kevin Huerter s’est également mué en shooteur fiable à l’arrière, ce qui a pris plus de temps pour Cam Reddish qui a eu la lourde charge de remplacer au pied levé Parker à un poste 4 pas toujours évident. Le retour de Collins à Noël a d’ailleurs fait beaucoup de bien à l’équipe qui affichait 24 défaites sur les trente premières rencontres de saison régulière.

    Parce qu’effectivement à Atlanta, la saison avait démarré de la pire des manières pour les troupes de Pierce. Les attentes et les objectifs intermédiaires sont loin d’avoir été remplis jusqu’au All-Star break, et l’absence de Collins a considérablement affaibli le secteur intérieur des Hawks qui se sont pressés de recruter Dewayne Dedmon, avant d’avoir vu débarquer Clint Capela en février. Défensivement le jeu d’Atlanta ressemble plus à des portes ouvertes permanentes pour les adversaires, ce qui s’explique en partie par l’absence de travail et de skills en défense chez certains éléments, Young le premier, risquant de compliquer la tâche du staff dans les mois à venir si l’équipe compte viser les playoffs un jour. Pourtant des profils physiques ne manquent pas à l’appel (Bruno Fernando, DeAndre’ Bembry, Dedmon ou Damian Jones), pouvant être utilisés d’une façon intelligente en défense pour ne serait-ce qu’avoir une raquette un peu plus hermétique. L’apport de Capela, grand contreur-rebondeur devrait permettre à Atlanta de se doter enfin d’une identité défensive correcte, et de faciliter le jeu et les la progression de certains joueurs.

    La saison de Atlanta en quelques chiffres :
    . 13ème équipe à réaliser le plus d’interceptions (7.8) et de contres (5.1) par match
    . 30ème équipe avec le meilleur % de tirs à trois points réussis en moyenne (33.3%)
    . 29ème équipe à concéder le plus de rebonds offensifs par match (11.2)
    . 30ème équipe à concéder le plus de contres par match (6.4)
    . Meilleur marqueur : Trae Young (29.6 points par match à 43.7% FG)
    . Meilleur passeur : Trae Young (9.3 passes décisives par match)
    . Meilleur rebondeur : John Collins (10.1 rebonds par match)