Pour les amateurs de sport qui aiment prolonger le plaisir après le coup de sifflet final, suivre les cotes et les marchés peut ajouter une autre dimension à l'analyse des matchs. En France, la pratique du pari sportif évolue et certains joueurs se tournent désormais vers des plateformes acceptant les cryptomonnaies ; pour s'y retrouver, un comparatif des bookmakers crypto permet d'identifier les offres disponibles et de comparer leurs conditions en toute transparence. Comme toujours, il convient de miser de manière responsable et de ne jouer que ce que l'on peut se permettre de perdre.

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  • Bilans de la saison  – Central Division

    Bilans de la saison – Central Division


    En ces temps de confinement, afin d’éviter de vous couper totalement de l’univers de la NBA, ClutchTime dresse un bilan de la saison 2019-2020, suspendue depuis le 11 mars. Dans l’attente de son retour prochainement, la rédaction vous propose de revivre les parcours des différentes équipes de la ligue, depuis fin octobre, en faisant le point sur chacune d’elle dans chaque division de la ligue.

    Notre série continue et pour ce deuxième opus, nous nous intéressons à la Division Centrale de la Conférence Est. Alors que les Bucks et son colosse grec réalisent une saison historique sur tous les plans, les équipes restantes de la division font ce qu’elles peuvent, aussi bien en mal ou en bien, selon si on se positionne du point de vue des redoutables Pacers ou des Bulls et des Cavs toujours en quête de résultats et de stabilité. Une stabilité mise de côté pour les Pistons qui vivent une saison assez loin de leurs objectifs et qui ne s’imaginaient pas devoir amorcer aussi rapidement leur reconstruction.

    Pour les amateurs de sport qui aiment prolonger le plaisir après le coup de sifflet final, suivre les cotes et les marchés peut ajouter une autre dimension à l'analyse des matchs. En France, la pratique du pari sportif évolue et certains joueurs se tournent désormais vers des plateformes acceptant les cryptomonnaies ; pour s'y retrouver, un comparatif des bookmakers crypto permet d'identifier les offres disponibles et de comparer leurs conditions en toute transparence. Comme toujours, il convient de miser de manière responsable et de ne jouer que ce que l'on peut se permettre de perdre.


    Milwaukee Bucks (53-12) – 1er

    PPG (118.6) – 1er / Opp PPG (107.4) – 5ème
    Offensive Rating (112.6) – 7ème / Defensive Rating (101.9) – 1er

    Qualifiés

    Cinq majeur de la saison :
    E. Bledsoe (PG) – W. Matthews (SG) – K. Middleton (SF) – G. Antetokounmpo (PF) – B. Lopez (C)

    Après une saison régulière maîtrisée d’un bout à l’autre et deux premiers tours expédiés tout aussi vite, les Bucks se sont heurtés à la rigueur de jeu et le réalisme froid des Toronto Raptors et d’un Kawhi Leonard qui a revêtu son habit d’exécuteur en chef des coéquipiers du Greek Freak (4-2). C’est donc plus endurci mais surtout avec l’esprit revanchard que la franchise du Wisconsin aborde cette saison 2019-2020. La continuité est le mot d’ordre dorénavant, les Bucks vont donc signer ou resigner des vétérans tels Kyle Korver, George Hill et Brook Lopez, enlever le frère Robin Lopez aux Chicago Bulls et sortir de sa torpeur l’expérimenté Wesley Matthews pour compléter la boucle. Seul accroc au tableau, le difficile choix de la prolongation des titulaires Malcolm Brogdon et Khris Middleton et à ce petit jeu c’est le second, plus expérimenté et All-Star de surcroît qui empochera le pactole, tandis que le second sera envoyé aux Pacers contre plusieurs picks.

    Résultats, cette saison la bande à Giannis roule sur le championnat et affiche pour l’heure le meilleur bilan de son histoire (81.5% wins) devant la saison 1970-71 de Big O et KaJ qui furent sacrés champions cette année-là. Comme un symbole, Milwaukee est devenu l’équipe à se qualifier le plus rapidement de l’histoire pour les playoffs après un succès décroché face aux Washington Wizards le 23 février dernier, avec près de deux mois d’avance sur la fin de la saison régulière. Alors certes depuis le mois de mars, les Bucks ont subi quatre revers en six rencontres, mais quand on regarde la première moitié de saison fantastique (35-6) et l’impressionnante série de 18 victoires consécutives entre le 10 novembre et le 14 décembre, on voit mal ce qui pourrait enrayer la mécanique en vue des phases finales à l’exception des blessures. Et encore ! Les quelques absences de Giannis Antetokounmpo n’ont pas considérablement handicapé l’équipe qui a su se réinventer et trouver des solutions (5 victoires, 3 défaites).

    Tout ceci fut évidemment rendu possible par l’habilité tactique et la gestion des temps de jeu minutieuse de Mike Budenholzer qui parvient chaque soir à tirer le meilleur d’un effectif inépuisable et quasi-injouable à force de cohésion et de répétition de gammes. Élu à trois reprises joueur du mois à l’Est, Giannis est le premier à profiter de cet environnement. Jamais le grec n’a joué autant à l’économie (30.9 minutes) mais demeure plus fort dans tous ce qu’il entreprend désormais, y compris le tir à longue distance, dernière arme en rodage qu’il vient d’ajouter à sa monstrueuse palette offensive de MVP. Si on laisse de côté la partie offensive, c’est surtout en défense que les joueurs des Bucks s’illustrent le plus et c’est sûrement le point le moins négligeable dans la progression de ce groupe qui ne vit que pour aller au bout cette année. Nul doute que le niveau de jeu actuel de Khris Middleton, la maîtrise de Eric Bledsoe à la mène, l’impact des deux côtés du terrain de Brook Lopez et une rotation surchauffée (55.6 points en moyenne) devrait faire des étincelles en phases finales.

    La saison de Milwaukee en quelques chiffres :
    . 2ème équipe la plus adroite aux tirs (47.7% FG)
    . 3ème équipe qui réalise le plus de contres par match (6)
    . Meilleure équipe aux rebonds par match (51.7)
    . Meilleur marqueur : Giannis Antetokounmpo (29.6 points par match à 54.7% FG)
    . Meilleur passeur : Giannis Antetokounmpo (5.8 passes décisives par match)
    . Meilleur rebondeur : Giannis Antetokounmpo (13.7 rebonds par match)

    Indiana Pacers (39-26) – 5ème

    PPG (109.3) – 22ème / Opp PPG (107.4) – 7ème
    Offensive Rating (110.3) – 18ème / Defensive Rating (108.3) – 7ème

    Cinq majeur de la saison :
    M. Brogdon (PG) – J. Lamb (SG) – T.J. Warren (SF) – D. Sabonis (PF) – M. Turner (C)

    Les Indiana Pacers sont des coriaces, même en perdant dans un premier tour de playoffs face aux Celtics (4-0). Notons la performance en dépit d’un effectif amputé de son meilleur joueur, la franchise de l’Indiana venait de se qualifier pour sa huitième campagne en neuf ans. Pas découragés pour autant par cette claque, les Pacers sont repartis cette saison tambours battants, le couteau entre les dents pour tenter quelques jolis coups. Malgré les départs de Cory Joseph, Bojan Bogdanović, Thaddeus Young ou encore Darren Collison, les Pacers ont joué la carte de la finesse en promouvant certains éléments comme figures de proue de l’équipe (Domantas Sabonis, Myles Turner, Aaron Holiday), en balançant du cash et des choix de draft pour récupérer de solides éléments (Malcolm Brogdon, T.J. Warren) et en signant à moindre coût de bonnes affaires lors de la Free Agency (Jeremy Lamb 31m$ sur trois ans, T.J. McConnell et Justin Holiday 4.5m$ sur la saison).

    Privé de son leader Victor Oladipo pendant la majorité de la saison, Nate McMillan a réussi son pari en trouvant les ajustements et un équilibre entre la défense, véritable point fort de l’équipe, et une attaque efficace qui pose de sérieux problèmes à des grosses cylindrées cette année (victoire face aux Lakers, Bucks, Toronto et Utah à domicile) mais qui peut se viander salement comme face aux champions en titre les Raptors (127 à 81 plus large défaite de son histoire). L’équipe a fait des progrès en ce sens et tente de plus en plus sa chance de loin. Enchaînant plusieurs séries de quatre ou cinq victoires en novembre puis en décembre pour venir s’installer dans le carré de tête de la Conférence, Indiana a néanmoins perdu son avance et de précieuses victoires lors de la période des fêtes et début février comme face aux Knicks, décrochant ainsi du trio de tête. Les Pacers vont désormais batailler pour le 4ème spot à l’Est, synonyme de 1er tour avec l’avantage du terrain. De cet avantage, Indiana pourrait en avoir cruellement besoin si elle venait à croiser la route des 76ers ou du Heat en playoffs.

    À ce titre le retour d’Oladipo en février devrait leur offrir plus d’options en attaque dès que ce dernier aura retrouvé son jeu et des sensations. Pour l’heure les Pacers sont à l’heure européenne avec Domantas Sabonis, tout récent All-Star, et qui porte sur ses larges épaules et celles de Myles Turner le destin de l’équipe, pas seuls évidemment, sinon les Pacers ne seraient plus ce qu’ils sont, une bonne équipe dans laquelle les individualités prennent rarement le pas sur le collectif. Avec pas moins de sept joueurs en double figures au scoring, parmi lesquels les dernières recrues T.J. Warren, Brogdon, Jeremy Lamb (out pour le reste de la saison), si on y ajoute des remplaçants comme Aaron et Justin Holiday ainsi que Doug McDermott en forme, cette équipe semble suffisamment armée et déterminée pour finir la saison de la meilleure manière possible et nul doute que les autres équipes de la Conférence commencent déjà à chercher des solutions pour y remédier.

    La saison de Indiana en quelques chiffres :
    . 5ème équipe à commettre le moins de pertes de balles par match (13.1)
    . 3ème équipe la plus adroite aux tirs (FG) : 47.7%
    . 4ème meilleur bilan face à des équipes de la Conférence Ouest (15w – 8l)
    . Meilleur marqueur : T.J. Warren (18.7 points par match à 52.9% FG)
    . Meilleur passeur : Malcolm Brogdon (7.1 passes décisives par match)
    . Meilleur rebondeur : Domantas Sabonis (12.4 rebonds par match)

    Chicago Bulls (22-43) – 11ème

    PPG (106.8) – 26ème / Opp PPG (109.9) – 14ème
    Offensive Rating (106.7) – 27ème / Defensive Rating (109.8) – 14ème

    Cinq majeur de la saison :
    T. Satoransky (PG) – Z. LaVine (SG) – T. Young (SF) – L. Markkanen (PF) – W. Carter (C)

    Après une saison 2018-2019 très mouvementée et une non moins décevante 13ème place à l’Est, Jim Boylen le nouvel homme fort de Windy City s’est employé à trouver des solutions pour ramener des résultats à cette équipe très jeune (22 ans) et globalement assez inexpérimentée puisque trois joueurs seulement ont plus de quatre saisons dans la ligue. Dans un tel contexte, les Bulls doivent miser sur ce groupe tout en l’entourant de joueurs à l’expérience solide pour leur permettre de passer un cap. Pour l’expérience les Bulls ont donc décidé de miser sur l’ex-76ers Thaddeus Young qui vient compenser le départ de Robin Lopez parti rejoindre son frère dans le Wisconsin.  Le noyau du groupe est resté intact dans l’ensemble malgré les départs de plusieurs role players (B. Portis, C. Payne, T. Luwawu-Cabarrot) ou encore d’un Justin Holiday que les Bulls n’ont pas voulu prolonger malgré un très gros temps de jeu effectif l’an passé. Chicago a surtout choisi de miser sur la loterie de cet été et de donner du relief au poste de meneur de jeu en attirant le tchèque Tomáš Satoranský.

    En dépit des attentes et l’objectif de choper un spot en phases finales en fin de saison régulière, les Bulls font encore partie des déceptions de la saison. Malgré un meilleur bilan de victoires depuis un an, l’effectif a été constamment impacté par les absences de plusieurs cadres, qui ont pour la plupart déjà manqué une, voire plusieurs dizaines de matchs et ce sont du coup des joueurs de la rotation qui ont pu bénéficier des minutes à prendre mais qui ont du supporter la responsabilité des résultats de l’équipe. Chicago vit même sa pire période depuis l’arrêt de la saison, après avoir concédé 13 défaites sur leur 16 dernières rencontres (dont une série de huit revers de rang qui aura duré trois semaines). Un bilan qui s’explique forcément par le manque d’automatisme et de stabilité dans le groupe, tandis que le coach en sursis distribue les minutes à tout va à quelques rares exceptions.

    Car s’il y en a bien un qui bénéficie d’une total confiance de la part de son entraîneur, c’est Zach LaVine. L’arrière a carte blanche pour jouer et affiche cette saison ses meilleurs stats personnelles, en témoigne son nombre de tentatives accrue et sa prise de décision plus efficace et décisive que par le passé. Malgré une adresse qui doit s’améliorer, LaVine a prouvé non seulement qu’il était désormais le leader d’attaque de son équipe mais que sans ses cartons offensifs, le bilan des Bulls aurait pu être plus inquiétant. À ses côtés le jeune Coby White a su également tirer son épingle du jeu, devenant assez indispensable en attaque au point d’être élu rookie du mois de février à l’Est. Il faut dire qu’avec les blessures de Wendell Carter, Otto Porter Jr., Lauri Markkanen ou encore Kris Dunn, plusieurs places étaient vacantes dans le registre offensif. Parmi les joueurs les plus utilisés et les plus importants du groupe, Satoranský a même piqué la place de ce dernier comme meneur titulaire. L’équipe maintient pour l’heure un cap (bon ou mauvais ?) en voulant miser sur ses jeunes à conditions que ces derniers ne se blessent pas les uns après les autres et puissent se développer sereinement.

    La saison de Philadelphie en quelques chiffres :
    . 25ème équipe la plus adroite aux tirs (44.7% FG)
    . 28ème équipe aux rebonds (41.9)
    . 4ème pire bilan de victoires à l’extérieur (8-23)
    . Meilleur marqueur : Zach LaVine (25.5 points par match à 45% FG)
    . Meilleur passeur : Tomás Satoransky (5.4 passes décisives par match)
    . Meilleur rebondeur : Wendell Carter (9.4 rebonds par match)

    Detroit Pistons (20-46) – 13ème

    PPG (107.2) – 24ème / Opp PPG (110.8) – 16ème
    Offensive Rating (109) – 21ème / Defensive Rating (112.7) – 22ème

    Cinq majeur de la saison :
    D. Rose (PG) – L. Galloway (SG) – T. Snell (SF) – C. Wood (PF) – T. Maker (C)

    Dernier qualifiés l’an dernier, les Pistons n’ont guère pesé lourd face aux redoutables Bucks au 1er tour (0-4). Malgré tout l’objectif de cette saison pour Detroit restait le même : viser les playoffs et éviter de choper les Bucks au 1er tour. Objectif réaliste pour une équipe qui est allé chercher des joueurs d’expérience comme Markieff Morris et Derrick Rose pour venir compléter le noyau Drummond, Griffin et Jackson. Un recrutement solide et somme toute logique mais qui demande encore à se concrétiser sur les parquets et dans une Conférence Est plus féroce. L’équipe dispose également de jeunes talents en devenir qui ont déjà montré des signes encourageants tels Luke Kennard, Bruce Brown et même Christian Wood, récupéré auprès des Pelicans. Et puis Detroit accueille cette année un français parmi ses joueurs qu’elle a draftés, le jeune Sekou Doumbouya qui devra se faire une place dans une rotation où des places sont encore à prendre.

    Alors certes tout n’est pas à jeter pour les Pistons cette saison, loin s’en faut. Mais lorsque les hommes de Dwane Casey débutèrent en 2019 par sept victoires sur leurs vingt premières rencontres de saison régulière, on se dit alors que le recrutement de l’été n’aura presque rien changé à la situation. Les cadres n’ont pas ou peu été au rendez-vous entre les blessures des uns (Griffin, Jackson) et les départs lors de la trade deadline (Markieff Morris aux Lakers) dont celui de Andre Drummond, vivement critiqué et qui a eu l’effet de faire passer les Pistons pour des coqs sans tête. Désormais tournée vers la reconstruction un peu tardive, Detroit semble avoir revu ses ambitions à la baisse et les résultats de la franchise s’en ressentent fortement. Avec seulement trois petites victoires sur leurs vingt derniers matchs, dont une série de sept revers de suite, le calendrier des matchs à venir n’est pas près de redonner du baume au cœur des supporters du Michigan.

    Pourtant remarquable sur le papier, l’effectif des Pistons s’est rattaché assez longtemps aux performances du revenant Derrick Rose et de son entente avec Andre Drummond et à moindre mesure Blake Griffin. Des progressions sont à noter également. Même s’ils bénéficient d’un plus gros temps de jeu, surtout avec un effectif dispersé, Luke Kennard, avant de se blesser, Christian Wood ou encore Bruce Brown et Sviatoslav Mykhailuk sont autant de promesses pour l’avenir de la franchise. Une progression dont seraient bien inspirés les débutants du roster, à commencer par notre frenchie Sekou Doumbouya, dont le mois de janvier n’est pas passé inaperçu aux yeux des fans et de son coach qui attend beaucoup plus d’investissement de sa part à l’avenir. Certains joueurs ont plusieurs cartes à jouer en cette fin de saison, bénéficiant d’un temps de jeu plus conséquent et de responsabilités pour se mettre en évidence en vue de décrocher un contrat et un bon rôle à jouer dans l’effectif la saison prochaine.

    La saison de Detroit en quelques chiffres :
    . 29ème équipe aux rebonds (41.7)
    . 2ème équipe à concéder le plus de tirs à 3-points (29.6)
    . 5ème pire bilan de victoires à domicile (11-22)
    . Meilleur marqueur : Derrick Rose (18.1 points par match à 49% FG)
    . Meilleur passeur : Derrick Rose (5.1 passes décisives par match)
    . Meilleur rebondeur : Andre Drummond (15.8 rebonds par match) / Christian Wood (6.3 rebonds par match)

    Cleveland Cavaliers (19-46) – 15ème

    PPG (106.9) – 25ème / Opp PPG (114.8) – 23ème
    Offensive Rating (107.5) – 25ème / Defensive Rating (115.4) – 29ème

    Cinq majeur de la saison :
    D. Garland (PG) – C. Sexton (SG) – C. Osman (SF) – K. Love (PF) – T. Thompson (C)

    « Un seul être vous manque, et tout est dépeuplé ». Cette célèbre citation de Lamartine n’a jamais été aussi bien portée que par les Cavaliers depuis le départ de son King, LeBron James. Terminant 14ème et avant-dernier bilan de la ligue devant les Knicks, les Cavs sont pourtant loin d’être à plaindre au regard de leur effectif et c’est d’autant plus offensant quand on sait qu’une saison plus tôt, la franchise de l’Ohio luttait encore en finale face à ses rivaux les Warriors. Cette année donc pas d’excuse pour cette équipe, en reconstruction certes, mais qui a tout de même conservé certains cadres de ses glorieuses saisons passées. On vous l’accorde, viser les playoffs avec un effectif aussi déséquilibré (10 joueurs avec deux saisons ou moins au compteur), paraît très peu probable, même à l’Est. À ce titre le nouvel entraîneur en chef, John Beilein, fait également figure de jeune bleu au sein de la ligue, en dépit d’une énorme expérience d’entraîneur universitaire. La stratégie semble assez claire : les Cavs doivent repartir sur du neuf avec un vivier très dense de jeunes joueurs à développer en priorité, ce qui pourrait poser plusieurs problèmes aux éléments les plus anciens.

     Et ça n’a pas manqué. Arrivés à la mi-saison, Cleveland affichait déjà un bilan très inquiétant de 12 victoires pour 30 défaites et des tensions palpables en interne entre les jeunots et les anciens. La mayonnaise n’a visiblement pas prise au grand désespoir des supporters et des dirigeants qui vont trouver comme seule solution de se séparer de leur entraîneur fin février pour laisser son adjoint J.B. Bickerstaff prendre les commandes du groupe pour la dizaine de matchs restants. Une histoire qui tourne court malgré le bon travail fourni par ce dernier avec les jeunes, en particulier son backcourt très prometteur mais qui doit apprendre à jouer ensemble et gagner en régularité pour se mettre au niveau de la NBA. Avec seulement huit matchs remportés à l’extérieur, et un bilan guère mieux à domicile, les Cavs ont coulé défensivement, la faute à un manque d’implication et d’esprit collectif rédhibitoire. Les Cavs vont même se séparer de leur sixième homme, Jordan Clarkson, après Noël, se privant ainsi d’un élément offensif majeur. La cassure est assez profonde et la Trade Deadline de février n’a pas eu l’effet escompté (6 victoires et 6 défaites).

    L’arrivée d’Andre Drummond, malgré tout ce qu’elle a de surprenante et d’enthousiasmante, est loin de répondre aux besoins de l’équipe à cette heure. Les deux profils de All-Stars que sont Tristan Thompson et Kevin Love, évoluent dans un registre en tout point similaire à celui de l’ancien Piston, et affichent une solide expérience et entente dans le jeu depuis plusieurs années, ce que l’ex-Piston ne pourra pas défaire à moins d’un départ de l’un des deux joueurs. Difficile de comprendre la manœuvre même si ce dernier est plus jeune et que la franchise à réaffirmer il y a peu, son souhait de conserver le pivot All-Star la saison prochaine. Une association avec les jeunes loups Collin Sexton, Darius Garland et Kevin Porter Jr. pourrait fonctionner à conditions de mettre de l’ordre dans le vestiaire et de leur laisser du temps pour progresser ensemble sur le terrain. Car dans l’ensemble et malgré des belles promesses, il n’y a pas grands choses à tirer de cette saison pour Cleveland qui reste une équipe sans fond de jeu et sans réelles orientations à long terme qui vaillent la peine.

    La saison de Cleveland en quelques chiffres :
    . 2ème équipe commettant le plus de faute par match (18.3)
    . 30ème équipe à réaliser le plus de contres par match (3.2)
    . 4ème pire bilan de victoires à domicile (11-25)
    . Bilan de 0 victoire et 4 défaites face à des équipes de la Division Pacific
    . Meilleur marqueur : Collin Sexton (20.8 points à 47.2% FG)
    . Meilleur passeur : Darius Garland (3.9 passes décisives par match)
    . Meilleure rebondeur : Tristan Thompson (10.1 rebonds par match) / Andre Drummond (11.1 rebonds par match)
  • NBA Fashion Episode I : Pigments, Aiguille et Balle Orange.

    NBA Fashion Episode I : Pigments, Aiguille et Balle Orange.

    JR Smith dans son élément, torse nu. Source : ClutchPoints.com

    Il avait un “Maman je t’aime” inscrit sur le biceps droit et était multimillionnaire.” Le paysage NBA contemporain permet ce genre de success story incroyable. A l’exception des chaussures, le tatouage est l’un des seuls accessoires lifestyle permettant de se démarquer visuellement sur le terrain. Les maillots et shorts sont uniformisés, les bandeaux, manchons et gaines de shooter  sévèrement contrôlés par les instances NBA en charge du code vestimentaire. Le tatouage s’est ainsi imposé depuis deux décennies comme un must have pour affirmer son style sur le parquet. Certes, c’est avant-tout par son jeu qu’un joueur se démarque, qu’il construit son image et sa réputation. Mais comment nier l’impact visuel du tatouage dans une nation qui glorifie le culturisme, les corps musculeux et l’esthétisme sportif ? Durant les trois prochaines semaines, votre média Clutch Time vous propose une incursion dans l’Univers Fashion de la NBA. Pour ce premier volet de la série, une étude haute en encre et en couleur sur la pratique du tatouage auprès de vos athlètes préférés.

    Une NBA hostile au tattoo ?

    Le tattoo parsème le corps des athlètes NBA, même les plus jeunes. Lors de la cérémonie de la Draft, de nombreux rookies peinent à dissimuler leurs bras encrés de l’épaule au poignet sous des costards impeccables. La ligue est conservatrice par certain aspects, et jusque dans les années 90, le tatouage apparent en NBA était une anomalie. 

    En Occident, le tatouage n’est toujours pas conventionnel. Toléré mais pas acclamé, l’entretien d’embauche avec le visage ou les mains colorées reste une épreuve fastidieuse. A l’aube des années 2000, des joueurs au style provocateur font tomber les barrières érigées par David Stern. Parmi eux, le fantasque Dennis Rodman. Ostensiblement rebelle, il s’affiche volontiers sur les tabloïds américains avec … a naked woman eating its own vagina” sur le dos (google est votre meilleur ami). Ses tatouages sont perçus comme une énième  manifestation de sa douce folie. Alors, qui a réellement participé à démocratiser cet art en NBA ? La réponse est “The Answer”. Encore une fois. 

      Allen Iverson posant pour une publicité Reebok. Source : The Bleacher Report

    Iverson ramène la rue en NBA.  Associé au baggy et à la lourde chaîne en or, le tatouage rappelle la culture du ghetto. Sur le continent américain, encre et illicite sont étroitement liés. Les membres de gangs portent sur leur peau les symboles qui assurent leur fidélité à leur organisation. Les anciens détenus meurtriers arborent une larme dessinée sous l’oeil en guise de trophée. 

    Face à cet imaginaire, comment faire passer la pilule ? Des pourparlers sont engagés entre David Stern et le syndicat des joueurs. En 2005-2006, la NBA impose à ses employés un dress code “professionnel” pour leurs apparitions en public. Pourtant, le tatouage n’est pas évincé. Il est progressivement adopté comme une forme d’expression artistique, les instances NBA feignant de ne pas percevoir sa dimension communautaire. 

    Des points de crispation persistent pourtant autour de la discipline. En 2018, JR Smith, alors arrière des Cavaliers se fait réprimander par la ligue pour son tatouage sur le mollet, reprenant le logo de la marque “Supreme”.

    « Lors d’un match NBA, à l’exception de l’uniforme ou de l’inscription du manufacturier visible sur les baskets, un joueur n’est pas autorisé à faire de la publicité, de la promotion pour une marque ou un logo, notamment représenté sur son corps ou ses cheveux. « 

    Source : 2019-2020 NBA Official Guideline

    JR risque une amende pour chaque match joué sans que son tatouage ne soit dissimulé, et “L’homme qui lançait des bols de soupe à la figure de ses entraîneurs” ne s’est pas gêné pour exprimer sa frustration sur les réseaux sociaux. Le sniper souligne l’hypocrisie des instances NBA qui tolèrent les tatouages à l’effigie du logo Jumpman, très populaires auprès des ballers

    Réaction de JR Smith sur Instagram et photographie de son tatouage, source : SB Nation.com

    Un tatouage, une histoire. 

    Combien d’apprentis tatoueurs, d’esprits sensibles à la sémantique artistique se cachent parmi les fans NBA en berne en cette période de COVID 19 ? Que les curieux se connectent au league pass, visionnent des images d’archives  et passent en revue le paysage épidermique de la ligue. Nombreux sont les graffitis, dessins et chef d’oeuvres qui valorisent le corps des joueurs. 

    A l’instar de Leonard Shelby dans le très bon Memento de Christopher Nolan (2000), le tatouage peut représenter un précieux mémo. Un point d’ancrage sur son corps pour ne pas oublier les souffrances et sacrifices qu’impliquent le sport de haut niveau. Dans les moments d’adversité, le tatouage n’est pas seulement une oeuvre d’art mais aussi un souvenir galvanisant. 

    La spiritualité, les souvenirs d’enfance, la famille sont ainsi des thèmes récurrents parmi les aficionados de tatouages. Certes, tous les tatouages ne sont pas originaux, c’est ce dont se moque Harry Cheadle dans un article Vice consacré au sujet. 

    Impossible de se démarquer en NBA avec un paquet de tatouages minables « I LUV MY GOD+GRANDMA+SECTION 8 HOUSING” sur la peau, et quel est l’intérêt du tatouage si ce n’est de se démarquer ? »

    Source : Vice, « A Brief History Of Tattoos in the NBA » Harry Cheadle, 2011.

    Cependant, les tatouages nous offrent la formidable opportunité de croiser la carrière individuelle du joueur avec des éléments de son histoire, afin de mieux comprendre sa personnalité.  

    Le cas Lebron James est très intéressant : icône NBA depuis plus de 15 ans, c’est aussi l’un des joueurs les plus tatoués de la ligue. Qu’a-t-il choisi de représenter sur son corps pour le reste de sa vie ? 

    The Chosen 1 

    Source : Reddit.com

    Son tatouage le plus imposant, celui qu’on ne peut rater lors des séances de work-out (torse nu bien sûr) de Lebron sur Instagram. “L’élu”, c’est le surnom qui lui a été donné par le média Sports Illustrated alors qu’il n’était encore que lycéen, celui qu’il porte fièrement. Oui, LBJ est l’élu car peu de joueurs peuvent prétendre rivaliser avec Michael Jordan pour le débat du Greatest Of All Time. Ce patronyme est aussi un poids et une responsabilité qui lui colle à la peau. 

    Difficile d’être the chosen one et d’essuyer les échecs en début de carrière, d’être décrié pour sa “non-clutchitude”. Le bilan en finales de Lebron est actuellement de 3 victoires pour 8 défaites. Pourtant, comment nier sa qualité de joueur générationnel ? 

    330

    Source : Reddit.com

    Une suite de chiffres tatoués sur son avant-bras droit. Elle correspond à l’indicatif téléphonique régional de sa ville natale d’Akron, Ohio (l’équivalent de notre “+336”, mais à l’Américaine). Pas le tatouage le plus visible, ni le plus clinquant mais peut-être l’un des plus importants si l’on considère la carrière de Lebron. En 2003, “The Kid from Akron” commence son aventure dans la ligue à Cleveland, franchise de son Etat natal. Au coeur d’une tempête médiatique après “The Decision” en juillet 2010 et son départ pour Miami, Lebron s’est fait la promesse de revenir et gagner un titre pour sa franchise de coeur. 6 ans plus tard à l’issue des finales NBA il hurle en larmes : “CLEVELAND, THIS IS FOR YOU”, après avoir fait tomber une équipe des Warriors invincible en saison régulière. Ce trophée plus que les autres atteste de la grandeur du joueur. Il le récompense pour sa fidélité envers son État et sa ville. Son engagement se lit sur son épiderme ET sur son CV en dehors des parquets : il multiplie les projets sociaux et investissements pour les membres de sa communauté. 

    Black Mamba

    Source : Instagram de Lebron James

    Un tatouage pour rendre hommage, pour ne pas oublier. Ce début d’année 2020 fut tragique pour la grande famille NBA, avec le décès de Kobe Bryant. Cette dernière inscription sur la peau du King est une promesse :  de ne pas oublier un ancien, un rival, une idole. Kobe fut un des plus grands mentors du jeu et de sa philosophie. Lebron James porte une partie de cette histoire, de cette “mentalité de tueur à sang froid” à même la peau. Le serpent venimeux et menaçant symbolise cet état d’esprit à perpétuer “pour la vie”. La rose est l’allégorie de la passion pour le jeu, où puiser sa motivation. 

      Qu’est ce qui fait du Cyborg un joueur de basket incroyable ? Probablement sa capacité à absorber et assimiler les skills et aptitudes des meilleurs artistes du jeu. A l’instar de Cell dans la saga d’Akira Toriyama, il est devenu la meilleure version de lui même à l’automne de sa carrière. Du numéro 8 fougueux et explosif au numéro 24 maître du fadeaway et enfin patron de la ligue, Lebron a du Kobe en lui. Et l’enfant d’Akron fera tout pour apporter un titre à la franchise de son idole.  Ce tatouage symbolise toute sa détermination.

    Tattoo Gossip

    Les mentalités ont changé dans la grande ligue. On peut afficher fièrement une peau recouverte de tattoos sur le terrain et prétendre à être un role model pour les ménages américains. Auprès de la presse et des fans, les tatouages ne font pas partie des frasques et fantaisies pouvant altérer l’image d’un joueur. L’argent et le succès rendent beau et respectable, encore plus aux Etats-Unis.  Et pourtant, la discipline réserve son lot de surprises. En outro, votre média basket préféré vous propose un florilège du meilleur comme du pire des tatouages en NBA. Du signe infini dessiné sur le poignet à la blague potache inscrite sur la fesse droite.

    Le Goat du Tattoo. 

    Source : The BleacherReport.com

    Chris Andersen, aka Birdman a été un solide éboueur sur les parquets, toujours avec du style. Champion avec le Heat en 2012, il s’est forgé une image de bad guy à l’imagerie punk et s’est tatoué des ailes d’oiseau sous les biceps pour mieux coller à son surnom. Le résultat est bigarré tout en maîtrise. 

    Le plus nerdy

    Source : The BleacherReport.com

    Le meilleur poste 4 de tous les temps est un fan de l’univers Heroïc Fantasy et du jeu de rôle Donjons et Dragons. Tim Duncan arbore ainsi fièrement un tatoo d’un bouffon sur son épaule droite, et un beau Merlin L’Enchanteur sur le pectoral gauche. 

    Le “tattoo tête brûlée”

    Source : The BleacherReport.com

    Stephen “Jax” Jackson s’est fait tatoué une figure biblique tenant une arme à feu dans ses mains. L’arrière des Warriors a été impliqué dans de nombreuses bagarres et fusillades et prend des matchs de suspension la saison 2005-2006 pour … Possession d’arme à feu dans les vestiaires. 

    Le tatoueur préféré de ton joueur préféré. 

    Source : The Undefeated.com

    La fidélité à son tatoueur, c’est sacré jusqu’en NBA. De bouche à oreille entre joueurs, on se refile les bons tuyaux, les bonnes aiguilles. Le canadien Steve Wiebe (à gauche sur la photo) est le tatoueur préféré de Kevin Durant, spécialisé dans les tatouages réalistes. The Snake a refilé le bon plan à son coéquipier Deandre Jordan et les trois s’entendent comme des larrons en foire. 

    Comment ne pas louer les crossovers entre l’art et le sport de haut niveau ? Le tatouage s’est démocratisé depuis une vingtaine d’années en NBA et il est plus populaire que jamais. 

    La pratique reste pourtant affiliée à une culture de l’Underground qui jure avec le code policé et corporate qu’essaie d’imposer la ligue à ses joueurs. A quand une rébellion de l’industrie du tatouage ? En 2016, les éditeurs du jeu vidéo NBA 2K avaient dû affronter les foudres du collectif Solid Oak Sketches. Ce groupe de tatoueurs avaient demandé le paiement de droits d’auteurs pour les tatouages portés par les joueurs, représentés dans le jeu par souci de réalisme.  L’organe de presse Huffington Post relaie qu’une demande de rétribution de 1.8 millions de dollars à été portée devant le tribunal fédéral New-Yorkais … A la semaine prochaine pour une enquête sur la culture sneakers en NBA. 


  • Pat Connaughton

    Pat Connaughton

    PAT CONNAUGHTON

    Pat Connaughton – 06/01/1993

    Taille : 1m96

    Poids : 94 kg

    Envergure : 203 cm

    Droitier

    Poste : Arrière

    Draft : 41ème choix draft 2015 (Brooklyn Nets)

    Twitter : https://twitter.com/pconnaughton


    Caractéristiques du Poste

    Caractéristiques Générales

    Taille3.5/5
    Physique2.5/5
    Détente4/5
    Vitesse3/5
    Shoot4/5
    Dribble2.5/5
    Rebond2/5
    Défense2.5/5
    Passe3/5
    QI Basket3.5/5
    Attitude4/5

    Caractéristiques Avancées

    Offensivement :

    Création2.5/5
    Dunk3/5
    Catch & Shoot4/5
    Finition3.5/5
    Mid Range3.5/5
    3PTS3.5/5

    Défensivement :

    Défense sur l’homme3/5
    Contre2/5
    Interception1.5/5
    Rebond défensif3/5
    Rebond Offensif1/5
    Déplacement latéral3.5/5
    Envie3/5

    Spécificités du Joueur

    Points Forts

    • Très bon sur jeu de transition
    • Tente sa chance sur des spots ouverts
    • Bonne présence au rebond
    • Pick & Roll

    Points Faibles

    • Manque d’anticipation en défense
    • Jeu en isolation
    • Palette de tirs assez peu développée

    Style de Joueur

    Style de jeu :

    Catch & Shooter

    Slasher

    Comparaison

    Courtney Lee


    Palmarès et Statistiques

    Équipes en carrière :


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  • Les débuts de LeBron James à Miami, les souvenirs de Pat Riley

    Les débuts de LeBron James à Miami, les souvenirs de Pat Riley

    Nous continuons notre série et ressortons plusieurs déclarations et anecdotes au début des années 2010. Pour cet article, nous avons choisi des extraits tirés du livre de Ian Thomsen: The Soul of Basketball concernant les débuts de LeBron James avec le Heat de Miami.

    LeBron James lors de la cérémonie du Big Three à l’AAA, jullet 2010 – Bleacher Report
    MIAMI, 22 novembre 2010

    L’été est terminé, l’épisode houleux de ‘The Decision’ suivi de la fête à l’American Airlines Arena restent dans tous les esprits. LeBron a quitté l’Ohio pour la Floride, en plus du climat, il a dû s’adapter à une tout autre ambiance de travail.

    Chaque lundi, lors de la séance d’entraînement au sein de l’AAA, le staff du Heat impose depuis plusieurs saisons des tests sur les joueurs avec la prise du poids et un relevé du taux de masse grasse, et ce, même pendant les Playoffs.

    « Lors de sa première année, il était autour des 120kg et avec un taux de masse grasse entre 8 et 9%. Je pensais qu’il était un petit peu lourd, donc je lui ai demandé : ‘Et si tu descendais à 112kg et à 6% de masse grasse ? Vitesse et vivacité, et ce sera mieux pour tes genoux, tu pourra sauter un peu plus haut. Il m’a juste souri et m’a répondu : ‘Coach, je me sens bien, je suis en grande forme.’ » Pat Riley

    The Soul of Basketball

    Le boss de la franchise floridienne n’allait pas entrer dans un débat avec un joueur qui jusque là, avait enchaîné 627 matchs sur 656 possibles sans oublier les 92 matchs de Playoffs avec un temps de jeu conséquent. Mais lors de sa 2e saison avec le Heat, James est tout de même descendu sous les 115kg, soit la barre qu’avait placé Pat Riley. Ce dernier, est sans aucun doute omnibulé par la forme physique de ses joueurs.

    « Je n’oublierai jamais ce que Kareem Abdul-Jabbar m’a dit juste avant mon tout premier match en tant que coach des Lakers. Il m’a dit : ‘Écoute Pat, tu me connais. Je vais rentrer sur le terrain et jouer aussi dur que possible tous les soirs et tout donner. Ce que j’aimerai que tu fasses, c’est de faire en sorte de garder tout le monde en forme et de les pousser à faire les efforts. Et je n’aurai pas à m’en soucier.’ Je n’oublierai jamais ces mots. Et quand LeBron est arrivé, j’ai su ce que je devais faire cela pour lui. » Pat Riley

    Un message que Riley a pu faire passer auprès du ‘King’ grâce à celui qui côtoie ces exigences depuis ses débuts dans la ligue, et qui se trouve être l’un des ses meilleurs amis: Dwyane Wade. Le fait que cette méthode ait rapporté un titre en 2006 a aussi facilité les choses.

    LeBron James et Dwyane Wade lors du training camp 2010 – Issac Baldizon/NBAE via Getty Images

    La forme physique est une facette essentielle de la ‘Heat Culure’. Mais Riley axe également ses priorités sur ce qui entoure ses joueurs. Il voulait instaurer un environnement sain lui permettant ainsi de triompher.

    « Les joueurs devraient avoir une routine tous les jours. Pas de chaos, pas vingt-cinq personnes autour du vestiaire, dans la salle de musuclation, aux entraînements. […] Si j’étais encore coach ? Ni pensez même pas. Ce serait comme à l’armée. Mais je ne suis pas le coach. Et je ne vais pas non plus forcer ces choses là pour Spoelstra. Mais pour LeBron, (les exigences) n’étaient pas sévères. Elles étaient juste différentes. » Pat Riley

    Des conditions totalement à l’opposé de ce que James a connu à Cleveland, et ce dernier a mis un peu de temps à s’y faire.

    « Il a eu un peu de difficultés au début avec ça. Mais je me rappelle lui avoir dit : ‘Peut-être que c’est la chose qu’il te manquait. Peut-être que tu ne l’avais pas à Cleveland. Peut-être que c’est tout simplement ce qu’il te manque. Essaye juste au moins une fois.’ » Pat Riley

    Les habitudes de James ont été boulversées sous l’impulsion de Riley et de la franchise. Ses conseillers (ses amis) ne font pas parti de l’avion de l’équipe, un changement par rapport à son époque Cavaliers.

    « Dans les années 80 avec les Lakers, les joueurs venaient me voir et me disaient : ‘On ne veut pas des familles dans l’avion.’ Une fois que vous acceptez une ou deux personnes, après vous avez les amis, puis les cousins, puis les parents. Ce n’est plus une équipe de basket qui essaye de botter le cul des autres équipes, ça devient une sorte de voyage de vacances. » Pat Riley

    Le Big Three lors de son 1er match à Boston, octobre 2010 – AP Photo/Winslow Townson
    DALLAS, 27 novembre 2010

    Les débuts du Big three sont plus compliqués que prévus avec un bilan de 9v-8d. Une défaite 106-95 à Dallas, et LeBron James n’a pas su contenir sa frustration avec ce petit coup d’épaule contre son coach Erik Spoelstra lors d’un temps mort dans le 3e quart-temps. Un événement largement relevé par les médias, mais pour Riley ce n’est rien.

    « Ca, pour moi, ce n’est rien. Je veux dire, bon sang, j’avais l’habitude de charger sur le terrain vers des joueurs et de les attraper à la poitrine avec leur maillot. » Pat Riley

    Néanmoins, il est reporté par ESPN, selon une source proche de l’entourage de James, que Spoelstra était trop dur avec James, et qu’il lui avait dit, en présence de toute l’équipe, d’être plus sérieux. Les joueurs auraient l’impression de ne pas être eux-même.

    « Qui que ce soit dans sa ‘famille’ qui a porté ces accusations tôt dans la saison. Avant même d’avoir joué 20 matchs, n’a absolument rien compris concernant les dynamiques pour construire cette équipe. » Pat Riley

    Ce début d’exercice compliqué et les tensions naissantes au sein du groupe ont forcé la planification d’un meeting le lendemain de la défaite à Dallas. Dans son bureau, Riley convoqua le big three.

    « Ils ont juste dit: ‘On ne le sent pas.’ ou quelque chose du genre. Et je me rappelle que LeBron me regardait et m’a dit : ‘Ça ne te démange pas ?’ J’ai dit : ‘Démangé de quoi ?’ Il a dit : ‘Démangé de coacher à nouveau ?’, J’ai répondu : ‘Non ça ne me démange pas pour ça’. Il ne m’a pas posé d’autres questions et je n’ai pas donné d’autres réponses. Je me remémore souvent ce moment et je me demande à quoi il pensait à cet instant. Il est sorti de la salle en se grattant la jambe comme si ça le démangeait. » Pat Riley

    Erik Spoelstra et LeBron james 2010 – Marc Serota Getty Images
    CLEVELAND, 2 décembre 2010

    Miami a repris quelques couleurs après ce meeting en enchaînant une victoire contre Washington puis contre Detroit. Le jour suivant, James et sa nouvelle équipe doivent affronter les Cavaliers et toute une ville qui se prépare à se défouler sur leur ancien prodige. En bon leader, Wade a placé ses mots face aux journalistes juste avant le match.

    « Cette famille, sa nouvelle famille le soutient et l’aime profondément. C’est un match spécial pour notre frère. » Dwyane Wade

    On pouvait entendre le bruit et la colère des fans de Cleveland dans le vestiaire, les murs tremblaient, l’arène était chauffée à blanc. Mais James a senti qu’il n’était plus seul. Sur le tableau blanc furent notés les mots : band of brothers, tirés d’un livre sur la WWII. Les coéquipiers de James veulent faire en sorte de gagner ce match, coûte que coûte, même au détriment du beau jeu.

    La consigne était d’éteindre l’une des rares menaces offensives des Cavs : Mo Williams. Dès le début, Wade intercepte un ballon et part pour le dunk, s’en suit une série de prise à deux et une défense étouffante sur le pick and roll. L’arrière des Cavs sera limité à 2/8 aux tirs sans oublier 4 pertes de balle. En face, James a rempli sa feuille de stats avec 38pts, 8pds et aucun ballon perdu.

    « Je ne pense pas que vous pouvez réaliser le match qu’il a réalisé à moins d’avoir cette sérénité qu’il a en lui. Cela montre à quel point il est exceptionnel pour faire la part des choses et jouer. » Pat Riley

    Cet état d’esprit et cette solidarité affichés dans cette rencontre ont facilité la construction de cette équipe. Un match à part tout de même, 4 fans ont été éjectés, un autre arrêté, 14 hommes de la sécurité surveillaient le banc du Heat, et un tunnel humain a été préconisé pour que les joueurs du Heat puissent regagner le vestiaire.

    *extraits recueillis dans le livre de Ian Thomsen: The Soul of Basketball: The epic showdown between LeBron, Kobe, Doc and Dirk that saved the NBA.

  • Carmelo Anthony

    Carmelo Anthony

    CARMELO ANTHONY

    Carmelo Anthony – 29/05/1984

    Taille : 2m03

    Poids : 108 kg

    Envergure : 213 cm

    Main : Droitier

    Poste : Ailier/Ailier fort

    Draft : 3ème choix de la draft 2003 (Denver Nuggets)

    Nationalité : USA

    Twitter : https://twitter.com/carmeloanthony


    Caractéristiques du Poste

    Caractéristiques Générales

    Taille4/5
    Physique4/5
    Détente3/5
    Vitesse4/5
    Shoot4.5/5
    Dribble4.5/5
    Rebond2.5/5
    Défense2/5
    Passe3/5
    QI Basket4/5
    Attitude3.5/5

    Caractéristiques Avancées

    Offensivement :

    Dunk4/5
    Finition4/5
    Mid Range4.5/5
    3PTS3.5/5
    Jeu Post Up4/5

    Défensivement :

    Défense sur l’homme2/5
    Contre2/5
    Interception2.5/5
    Rebond défensif3/5
    Rebond Offensif2/5
    Déplacement latéral3/5
    Envie1/5

    Spécificités du Joueur

    Points Forts

    • Régularité au scoring
    • Ball handling
    • Mécanique de tir
    • Capable de rentrer des shoots contestés

    Points Faibles

    • Engagement en Défense
    • Ratio Assist/TOV
    • Pick & Roll

    Style de Joueur

    Style de jeu :

    Clutch

    Joueur d’instinct

    Leader sur le terrain

    Comparaison

    Bernard King


    Palmarès et Statistiques

    Équipes en carrière :


    Meilleur marqueur de la saison 2012-2013

    6 x All-NBA

    10 x All-Star


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    Highlights

    Crédit : fiche rédigée par Théo

  • Clint Capela

    Clint Capela

    CLINT CAPELA

    Clint Capela – 18/05/1994

    Taille : 2m08

    Poids : 108 kg

    Envergure : 225 cm

    Main : Droitier

    Poste : Pivot

    Draft : 25eme choix de la draft 2014

    Nationalité : Suisse

    Twitter : https://twitter.com/CapelaClint


    Caractéristiques du Poste

    Caractéristiques Générales

    Taille2/5
    Physique3/5
    Détente4/5
    Vitesse4/5
    Shoot1.5/5
    Dribble2.5/5
    Rebond4.5/5
    Défense3.5/5
    Passe2.5/5
    QI Basket3/5
    Attitude4/5

    Caractéristiques Avancées

    Offensivement :

    Dunk4.5/5
    Finition3/5
    Mid Range1.5/5
    3PTS0/5
    Jeu Post Up3/5

    Défensivement :

    Protection de la Raquette3/5
    Contre3.5/5
    Interception3.5/5
    Rebond défensif4.5/5
    Rebond Offensif4.5/5
    Dissuasion2.5/5
    Envie3.5/5

    Spécificités du Joueur

    Points Forts

    • Gros Rebondeur
    • Très Bon Rim-runner
    • Efficace offensivement
    • Rebond offensif ++

    Points Faibles

    • Shoot très peu développé
    • Petit pour un poste 5
    • Lancers-Francs

    Style de Joueur

    Style de jeu :

    Rebondeur

    Rim-Runner

    Comparaison

    Dwight Howard – DeAndre Jordan


    Palmarès et Statistiques

    Équipes en carrière :

    2014 – 2020
    2020 – …

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    Highlights

    Crédit : fiche rédigée par François Simonin

  • Bilans de la saison  – Atlantic Division

    Bilans de la saison – Atlantic Division


    En ces temps de confinement, afin d’éviter de vous couper totalement de l’univers de la NBA, ClutchTime dresse un bilan de la saison 2019-2020, suspendue depuis le 11 mars. Dans l’attente de son retour prochainement, la rédaction vous propose de revivre les parcours des différentes équipes de la ligue, depuis fin octobre, en faisant le point sur chacune d’elle dans chaque division de la ligue.

    Pour débuter notre série, nous passons la Division Atlantique au révélateur. Les Raptors, champions sortants, ont désormais une meute d’équipes à leur trousses qui veulent s’emparer du trophée à l’image des Celtics plus que jamais en lice pour rejoindre le dernier carré à l’Est cette année. Saison balbutiante en revanche pour les 76ers et les Nets qui, malgré de belles promesses, doivent encore trouver les réglages et une bonne dynamique de victoire, ce que les Knicks ne sont pas prêt atteindre en 2020.


    Toronto Raptors (46-18) – 2ème

    Qualifiés

    Cinq majeur de la saison :
    K. Lowry (PG) – F. VanVleet (SG) – OG Anunoby (SF) – P. Siakam (PF) – M. Gasol (C)

    Les champions sortants ont dû revoir certains de leurs plans pour la défense du titre au moment d’aborder cette nouvelle saison. Désormais dans la peau du chassé et non plus du chasseur, les Dinos ont surtout connu l’amertume de perdre, Kawhi Leonard, facteur X et MVP des Finales remportées en juin face aux Warriors. Le natif de San Diego s’en est allé rejoindre sa terre natale du côté des Clippers de Los Angeles en compagnie de Paul George pour tenter d’y inscrire une fois encore son nom en lettre d’or. Côté canadien Nick Nurse a dû se concentrer sur les prolongations de contrat de Kyle Lowry et Pascal Siakam, les deux nouveaux prétendants au trône vacant de Franchise Player. Très peu actif côté Free Agency, Toronto a néanmoins enregistré les arrivées de Patrick McCaw, Rondae Hollis-Jefferson, Stanley Johnson ou encore du jeune Terence Davis. Des seconds couteaux qui doivent cimenter un effectif que certains voient déjà en train de vaciller quelques mois seulement après leur succès.

    Que ne se sont-ils pas trompés au vu de la saison régulière que réalisent les hommes de coach Nurse. Avec un bilan de 46 victoires pour 18 défaites, Toronto enregistre les mêmes temps de passage que la saison passée notamment après un début d’année 2020 incandescent, quinze victoires consécutives entre le 15 janvier et le 10 février, la plus longue série de victoire de son histoire avec pas moins de huit succès décrochés à l’extérieur en prime. La saison avait d’ailleurs plutôt bien débuté, les canadiens ne subissant que cinq revers sur leurs vingt premières rencontres pointant à la 2ème place de la conférence Est, ex-aequo avec le Heat. Mais rapidement handicapés par les absences de ses cadres (Lowry, VanVleet, Siakam, Powell, Gasol), les Raptors sont progressivement rentrés dans le rang à la fin de l’année 2019 (dix victoires pour neuf défaites avant leur série record).

    Si certains doutaient encore de Nick Nurse, ce dernier a prouvé non-seulement qu’il avait su parfaitement gérer la situation liée au départ de Kawhi, mais qu’il était tout à fait l’homme de la situation pour diriger cette équipe et l’amener le plus loin possible. Parmi les bonnes révélations de cette saison et elles sont nombreuses, celles des jeunes OG Anunoby et Terence Davis ou plus récemment du saint-lucien Chris Boucher, sont à mettre au crédit de l’entraineur qui a su se servir de leurs qualités au moment le plus opportun. Côté progressions ou confirmations, ce sont surtout les deux arrières Fred VanVleet et Norman Powell qui sont devenus des cadres à part entière de l’effectif, le premier dans la peau d’un titulaire, le second en tant que sixième homme. Et puis enfin comment ne pas évoquer l’émancipation du camerounais Pascal Siakam, grande révélation durant les playoffs 2019 et MIP 2019, qui succède cette saison à Leonard dans la peau du leader de l’équipe au côté de l’inépuisable Kyle Lowry, tous deux sélectionnés pour le All-Star Game de Chicago en février.

    La saison de Toronto en quelques chiffres :
    . 3ème bilan à l’extérieur avec 23 victoires et 9 défaites
    . 1ère défense aux points encaissés par match (106.5)
    . 2ème Defensive Rating (105.2)
    . Meilleur marqueur : Pascal Siakam (23.6 points par match à 45.9% FG)
    . Meilleur passeur : Kyle Lowry (7.7 passes décisives par match)
    . Meilleur rebondeur : Serge Ibaka (8.3 rebonds par match)

    Boston Celtics (43-21) – 3ème

    Qualifiés

    Cinq majeur de la saison :
    K. Walker (PG) – J. Brown (SG) – G. Hayward (SF) – J. Tatum (PF) – D. Theis (C)

    Les Celtics nous avaient laissé sur une bien piètre impression au sortir d’un 2nd tour face aux Bucks (1-4) et après avoir fait apparaître des tensions en interne impliquant leur meneur Kyrie Irving qui a depuis eu des comptes à régler avec les fans et certains coéquipiers. Il fallait du coup trouver une solution au problème pour les hommes de Brad Stevens. Boston a donc choisi de ne pas prolonger le meneur All-Star et par la même occasion son pivot dominicain Al Horford. Le premier est parti rejoindre l’ambitieux projet des Brooklyn Nets au côté d’un autre renégat, Kevin Durant, tandis que le second, pourtant exempt de reproches et parmi les leaders de l’effectif depuis plusieurs saisons, s’en est allé un peu plus bas en Pennsylvanie du côté des 76ers. Danny Ainge non-content d’avoir raté son coup avec Irving est reparti à la pêche au gros poisson et en a ressorti un très gros en la personne de Kemba Walker, dans un échange envoyant Terry Rozier et un second tour de draft aux Charlotte Hornets. Un moindre mal finalement pour le backcourt de la franchise qui va néanmoins se séparer de son dernier pivot disponible, Aron Baynes, envoyé aux Suns afin de récupérer un 1er tour de draft. Du coup les C’s se sont montrés actifs lors de la Free Agency et à la draft en attirant plusieurs intérieurs de seconde main et rookies en tout genre.

    Trop juste pour cette saison ? Oui et non, allez savoir. Si on note tout de même une raquette assez light, sans un pivot de métier suffisamment expérimenté et performant (désolé pour Enes Kanter), Boston a tout de même réussi sa saison régulière. Avec un bilan de 43 victoires pour 21 défaites, Brad Stevens réalise son meilleur exercice depuis la saison 2017-18 en partie grâce à un démarrage canon (16 victoires sur les vingt premiers matchs). En adaptant son effectif et son jeu, le technicien a notamment choisi de décaler le jeune néo-All-Star, Jayson Tatum, au poste 4 pour intégrer à son cinq le revenant Gordon Hayward (qui s’est néanmoins fracturé la main en novembre), le tout dans un registre offensif proche de celui du small-ball. Avec une intégration réussie pour Walker et un effectif qui semble avoir pris ses marques des deux côtés du terrain, on ne voit pas ce qui pourrait empêcher les Celtics de nourrir de plus grandes ambitions pour cette année.

    Désormais doté d’un quatuor offensif redoutable, Boston peut sourire, car elle possède dans ses rangs quatre joueurs de niveau All-Star à commencer par son duo Brown – Tatum, dont on parvient enfin à mesurer la pleine mesure de leur talent. Les deux joueurs ont passé un cap sur le plan offensif et leur entente dans le jeu n’a jamais été aussi constructive. Tatum a notamment été honoré du titre de meilleur joueur du mois de février à l’Est après une impressionnante série de matchs à plus de 30 points, dont 41 inscrits dans la défaite face aux Lakers le 23 février dernier. Marcus Smart dans son rôle de sixième homme et de poison défensif, ou encore Enes Kanter dans un rôle de rempart défensif dans la raquette, apportent ce supplément d’âme à un banc qui peut parfois sembler limité, malgré le potentiel de certains rookies. Pour notre français fraîchement débarqué là-bas en revanche, la mayonnaise ne semble plus prendre. En dépit d’une solide expérience en Europe, Vincent Poirier ne semble pas faire partie des plans de jeu de son entraîneur pour cette saison.

    La saison de Boston en quelques chiffres :
    . 4ème bilan à l’extérieur avec 20 victoires et 12 défaites
    . 2ème défense aux points encaissés par match (106.8)
    . 5ème Offensive Rating (112.9)
    . Meilleur marqueur : Jayson Tatum (23.6 points par match à 44.8% FG)
    . Meilleur passeur : Kemba Walker (4.9 passes décisives par match)
    . Meilleur rebondeur : Enes Kanter (7.7 rebonds par match)

    Philadelphia 76ers (39-26) – 6ème

    Cinq majeur de la saison :
    B. Simmons (PG) – J. Richardson (SG) – T. Harris (SF) – A. Horford (PF) – J. Embiid (C)

    Annoncés comme favoris parmi les favoris à l’Est, il faut admettre que les 76ers sont assez loin du compte. Très touchés après leur défaite au 2nd tour face aux Toronto Raptors (3-4) lors des playoffs 2019, quelque chose s’est brisé dans l’effectif cinq étoiles des 76ers au point de voir Jimmy Butler, recrue majeure de la Trade Deadline de février, quitter prématurément la franchise quelques mois seulement après son arrivée. Dans un échange à plusieurs, il sera envoyé à Miami qui fera une bonne affaire en cédant le très prometteur mais non moins fragile Josh Richardson à Philly. Un mal pour un bien diront certains qui jugeaient l’influence et le caractère difficile de Butler, néfaste pour le groupe, au contraire du taiseux Richardson. Après plusieurs prolongations de contrat (T. Harris, J. Ennis, M. Scott) et de nouvelles arrivées (R. Neto, K. O’Quinn et A. Horford), Elton Brand a vu les choses en grand pour cette saison de la confirmation pour ce groupe, mais surtout pour son duo de All-Star, Joel Embiid et Ben Simmons, pour qui un cap doit être franchi désormais.

    Finalement après plus de quatre mois de compétition, la mission semble loin d’être remplie. Malgré un démarrage réussi, les 76ers affichent deux victoires de moins à la même époque que la saison dernière, pire encore cette équipe ne parvient pas à gagner à l’extérieur, surtout face à des contenders et vient de subir huit revers sur ses quinze derniers matchs. Occupant une pâle 6ème place à l’Est. Les joueurs de Brett Brown ont surtout été contrariés par les blessures de plusieurs de leurs cadres, Embiid et Richardson en tête avec plus de vingt matchs manqués au compteur. Si on ajoute la récente blessure au dos de Ben Simmons, on peut d’ores et déjà parler de sort qui s’acharne sur l’une des équipes les plus hype de l’Est. Cette saison, Philadelphie affiche un bilan négatif face à presque toutes les équipes devant elle au classement de la Conférence Est, excepté Boston (3 wins, 1 défaite).

    Brett Brown semble plus que jamais en danger cette saison, tandis que plusieurs voix s’élèvent pour qu’il y ait du changement à la tête de ce groupe afin de le stimuler et de l’exploiter d’une manière différente. Son coaching pas toujours au point, n’est pourtant pas médiocre, loin s’en faut, mais sa vision globale et l’utilisation qu’il fait de certains joueurs interpellent. Le cas de Ben Simmons en est la preuve, même si le joueur ne semble pas le plus prompt à tenter sa chance de loin, Brown ne le pousse pas assez dans ce secteur ce qui freine parfois le jeu et le spacing de l’équipe qui peine à trouver d’autres solutions. L’association Embiid – Horford lui pose également des problèmes, leur jeux respectifs étant difficilement compatibles. Il y a cependant des sérieux motifs de satisfactions à commencer par l’ancien Piston, Tobias Harris, devenu scoreur et leader offensif attitré de l’équipe avec une adresse encourageante. Et puis il y a les surprises sorties du banc tels que les jeunes arrière scoreurs Furkan Korkmaz et Shake Milton ou encore la belle trouvaille en défense d’un Matisse Thybulle, drafté en 20ème position cet été et qui contribue déjà énormément au jeu des 76ers. Avec les récents renforts débarqués à la Trade Deadline (A. Burks, G. Robinson), tout ce petit monde va pouvoir apporter sa pierre à l’édifice tout en cherchant leur place dans le roster, si tenté qu’ils en aient une.

    La saison de Philadelphie en quelques chiffres :
    . 1er bilan à domicile avec 29 victoires pour 2 défaites
    . 24ème bilan à l’extérieur avec 10 victoires pour 24 défaites
    . 21ème attaque aux points inscrits par match (109.6)
    . Meilleur marqueur : Joel Embiid (23.4 points par match à 47.4% FG)
    . Meilleur passeur : Ben Simmons (8.2 passes décisives par match)
    . Meilleur rebondeur : Joel Embiid (11.8 rebonds par match)

    Brooklyn Nets (30-34) – 7ème

    Cinq majeur de la saison :
    S. Dinwiddie (PG) – C. LeVert (SG) – J. Harris (SF) – T. Waller-Prince (PF) – J. Allen (C)

    Brooklyn fut une vraie belle surprise la saison dernière et c’est sur de belles promesses que l’équipe new-yorkaise voulait aborder l’exercice 2019-2020. Pour faire les choses en grand, le GM de la franchise, Sean Marks, a mis le paquet en s’offrant ni plus ni moins que Kevin Durant, Kyrie Irving et DeAndre Jordan, trois All-Stars dont deux encore dans leur prime, qui vont désormais transformer le visage de la franchise et chambouler un peu plus la hiérarchie de la Conférence… Mais pas avant 2020-2021. Arrivé avec le talon d’Achille bousillé, Durant quitte donc les Warriors par la petite porte, dans un trade envoyant le néo-All-Star D’Angelo Russell du côté de San Francisco, accompagné de Treveon Graham et Shabazz Napier. Pour compenser cette longue absence d’un an, les Nets ont prévu le coup en signant Taurean Prince et les vétérans Wilson Chandler et Garrett Temple. Kyrie devra donc se charger de mener avec son expérience et celles des recrues, cette jeune escouade afin de poursuivre sur la dynamique du mois de mai dernier et préparer le terrain pour le retour de Durantula.

    Malheureusement pour eux, tout ne va pas se passer comme prévu. Très critiqué depuis son départ des Celtics, Irving n’a malheureusement pas réussi à faire taire les sceptiques sur son influence néfaste qu’il exerce dans un groupe. Malgré de très belles performances au scoring, les Nets vont entamer timidement la saison jusqu’en décembre (10 victoires et 10 défaites), avant de subir plusieurs séries de revers jusqu’en mars (27-32) pour s’engluer dans le milieu de tableau, à la lutte avec Orlando. Les road-trips furent préjudiciables aux hommes de Kenny Atkinson dans une certaines mesures mais ce qui a vraiment fait d’achever les new-yorkais ce sont les absences de plus ou moins longue durée de certains cadres à commencer par les recrues (Irving, Chandler, Jordan, Temple). Forcément, l’intégration de ces joueurs tarde et le sentiment d’impatience monte tant et si bien que le board a décidé de se séparer à la surprise générale de son entraîneur début mars, remplacé dans la foulée par son assistant, Jacque Vaughn pour le reste de la saison.

    Malgré un énorme travail abattu depuis presque quatre ans et une place en playoffs l’an passé, l’ancien assistant coach des Knicks ne semble plus être en mesure de faire franchir un palier à une équipe qu’il a remis sur les rails. Nouveau cap donné à la franchise ou influence exacerbée de la part des nouveaux cadres des Nets ? En attendant, Brooklyn semble avoir fait une croix sur cette saison. Désormais privé de son meneur de jeu, out pour le reste de la saison, les lieutenants encore en charge du jeu vont désormais s’atteler à terminer la saison comme ils le peuvent sans trop de dommages et en faisant leurs preuves tous autant qu’ils sont pour concrétiser le travail effectué jusqu’alors. Spencer Dinwiddie occupe un rôle tout particulier cette année en portant sur ses épaules l’équipe lorsque cela fut nécessaire et l’a très bien fait, nul doute qu’avec le retour du lieutenant Caris LeVert (prolongé par la même occasion) dans un cinq majeur ayant plusieurs automatismes avec Joe Harris et Jarrett Allen, les Nets devraient sans grande surprise se qualifier pour les playoffs et espérer faire un aussi bon, sinon meilleur parcours qu’en 2019.  

    La saison de Brooklyn en quelques chiffres :
    . 8ème Defensive Rating (108.7)
    . 23ème Offensive Rating (108.1)
    . 2ème moyenne aux rebonds par match (48.5)
    . 20 victoires et 21 défaites face aux équipes de la Conférence Est
    . Meilleur marqueur : Kyrie Irving (27.4 points par match à 47.8% FG)
    . Meilleur passeur : Spencer Dinwiddie (6.8 passes décisives par match)
    . Meilleur rebondeur : DeAndre Jordan (10 rebonds par match)

    New York Knicks (21-45) – 12ème

    Cinq majeur de la saison :
    E. Payton (PG) – RJ Barrett (SG) – M. Harkless (SF) – J. Randle (PF) – T. Gibson (C)

    Les saisons se suivent et se ressemblent tristement du côté du Madison Square Garden. Moribonds l’année dernière (15ème), les Knicks sont passés cet été par la case du grand nettoyage en se séparant tout d’abord de leurs gros contrats (DeAndre Jordan, Enes Kanter, Wesley Matthews), en coupant deux poids très peu rentables (Lance Thomas et Ron Baker) et en faisant un tri parmi les jeunes éléments restants pour lesquels le board des Knicks n’étaient pas prêt à faire des sacrifices (Mario Hezonja et Emmanuel Mudiay). L’idée, c’est qu’après avoir tourné la page Melo – Porzingis aux Knicks, il fallait dégager de la place pour accueillir un ou plusieurs Free Agents de calibre (Kevin Durant entre autres). Mais quand on traîne une solide réputation de poissard et qu’en plus votre effectif ne ressemble plus qu’à une vulgaire équipe de développement de G-League, on comprend tout de suite pourquoi le MVP 2013-14 a préféré le neuf et l’ambitieux projet des Nets à court terme. Du coup, notre ami Steve Mills a dû bricoler comme il a pu, en signant à tour de bras des agents libres qui resteront un ou deux ans tout au plus. Le bon coup de cet été reste effectivement les arrivées des Pelicans Julius Randle et Elfrid Payton ainsi que des vétérans Taj Gibson et Marcus Morris, mais ne nous voilons pas la face, c’est très maigre.

    Désormais axé sur la reconstruction de la proue à la poupe, le navire des Knicks connaît une saison encore assez pauvre en victoire et en motifs de satisfactions. Avec seulement 4 petits succès sur leurs vingt premières rencontres, les Knicks de David Fizdale ne vont pas décoller d’un pouce à tel point que ce dernier sera remercié dans la foulée dès le mois de décembre. Son remplaçant et ex-assistant, Mike Miller, connaît pour l’heure une bien meilleure réussite (17-27 avec 4 victoires consécutives début février) mais les comptes n’y sont pas. Dans le bas de tableau de Conférence Est, New York prend son mal en patience et tente des choses de manière courageuse mais encore trop timide. C’est donc en coulisses que les Knicks ont opéré de nouveaux changements avec la nomination il y a quelques semaines de l’agent influent Leon Rose, en lieu et place de Steve Mills à la présidence du club. L’objectif est clair : on arrête les conneries et on reprend les choses en main !

    Difficile d’ailleurs d’y voir plus clair sur les intentions de jeu de l’équipe. Capable de faire de bonnes choses par intermittence, l’effectif actuel souffre d’un manque de constance et d’automatisme assez criant. Certains éléments, les plus jeunes et plus prometteurs soit dit en passant, font preuve de naïveté et d’irrégularité et se retrouvent pénalisés dans les minutes jouées. Même si la stratégie actuelle semble être de miser sur son vivier de jeunes joueurs, il est encore trop tôt pour se prononcer pour les derniers venus comme RJ Barrett, Kevin Knox, Allonzo Trier ou encore Mitchell Robinson. En revanche, il est peut-être déjà trop tard pour d’autres qui ont eu leur chance comme Frank Ntilikina et son alter ego Dennis Smith Jr., les deux meneurs ayant peut-être laissé passer l’occasion d’occuper un rôle majeur dans le groupe. Et puis le départ de Morris cet hiver, n’a fait que confirmer l’idée que certaines recrues ne sont que de passage dans la Big Apple pour mieux se vendre auprès d’autres équipes plus compétitives qui souhaiteraient se renforcer.

    La saison de New York en quelques chiffres :
    . 29ème attaque aux points inscrits par match (105.8)
    . 28ème Offensive Rating (106.5)
    . Meilleur marqueur : Julius Randle (19.5 points par match à 46% FG)
    . Meilleur passeur : Elfrid Payton (7.2 passes décisives par match)
    . Meilleur rebondeur : Julius Randle (9.7 rebonds par match)
  • Steven Adams

    Steven Adams

    STEVEN ADAMS

    Steven Adams – 20/07/1993

    Taille : 2m13

    Poids : 115 kg

    Envergure : 225 cm

    Main : Droitier

    Poste : Pivot

    Draft : 12eme choix de la draft 2013 (OKC)

    Nationalité : Nouvelle-Zélande

    Twitter : https://twitter.com/RealStevenAdams


    Caractéristiques du Poste

    Caractéristiques Générales

    Taille4/5
    Physique4/5
    Détente2/5
    Vitesse3/5
    Shoot2/5
    Dribble2/5
    Rebond4/5
    Défense3.5/5
    Passe3/5
    QI Basket3/5
    Attitude5/5

    Caractéristiques Avancées

    Offensivement :

    Dunk4/5
    Finition4/5
    Mid Range2/5
    3PTS0.5/5
    Jeu Post Up2.5/5

    Défensivement :

    Protection de la Raquette3/5
    Contre2/5
    Interception3.5/5
    Rebond défensif4/5
    Rebond Offensif4/5
    Dissuasion3/5
    Envie5/5

    Spécificités du Joueur

    Points Forts

    • Très Physique
    • Énorme envie et énergie
    • Poseur d’écran Ellite
    • Très bon finisseur su Pick & Roll

    Points Faibles

    • Protection d’arceau trop faible pour un joueur de sa taille
    • Palette offensive très limitée
    • Irrégularité aux lancers-francs

    Style de Joueur

    Style de jeu :

    Joueur de l’ombre

    Guerrier dans la peinture

    Comparaison


    Palmarès et Statistiques

    Équipes en carrière :


    Retrouvez toutes les fiches déjà réalisées par ClutchTime sur cette page :

    https://clutchtime.fr/liste-des-joueurs/

    Et en attendant profitez de quelques Highlights

    Highlights

    Crédit : fiche rédigée par Théo

  • Trae Young

    Trae Young

    TRAE YOUNG

    Trae Young – 19/09/1998

    Taille : 1m85

    Poids : 82 kg

    Envergure : 190 cm

    Main : Droitier

    Poste : Meneur

    Draft : 5eme choix de la draft 2018

    Nationalité : USA

    Twitter : https://twitter.com/TheTraeYoung


    Caractéristiques du Poste

    Caractéristiques Générales

    Taille1.5/5
    Physique1/5
    Détente1.5/5
    Vitesse4/5
    Shoot4.5/5
    Dribble4.5/5
    Rebond2.5/5
    Défense1.5/5
    Passe5/5
    QI Basket4.5/5
    Attitude3.5/5

    Caractéristiques Avancées

    Offensivement :

    Création5/5
    Dunk1/5
    Catch & Shoot3.5/5
    Finition4/5
    Mid Range3/5
    3PTS4.5/5

    Défensivement :

    Défense sur l’homme1.5/5
    Contre1/5
    Interception2.5/5
    Rebond défensif3/5
    Rebond Offensif1.5/5
    Déplacement latéral2.5/5
    Envie3.5/5

    Spécificités du Joueur

    Points Forts

    • Excellent Shooteur
    • Playmaker
    • Shooteur longue distance
    • Crafty

    Points Faibles

    • Physique Limité
    • Manque de jeu sans ballon
    • Défense

    Style de Joueur

    Style de jeu :

    Shooteur – Créateur

    Comparaison

    Steph Curry


    Palmarès et Statistiques

    Équipes en carrière :


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    Crédit : fiche rédigée par François Simonin

  • « The Decision »: les anecdotes de Pat Riley

    « The Decision »: les anecdotes de Pat Riley

    Tous les fans NBA connaissent: « The Decision ». Cette histoire, cette erreur de communication, ces paroles maladroites. Dans cet article, vous y trouverez des anecdotes et des citations de Pat Riley (Miami Heat), tirées du livre de Ian Thomsen: The Soul of Basketball.

    LeBron James lors du show TV programmé par ESPN – via Balita.com

    13 mai 2010, LeBron James et les Cavaliers se font sortir prématurément au 2e tour des Playoffs face aux Celtics (2v-4d) et ce, malgré une saison extraordinaire (61v-21d). Un échec supplémentaire dans la quête du titre pour le « King » qui va devenir libre fin juin. Pour la première fois de sa carrière, James va pouvoir choisir sa destination.

    LeBron James à Boston lors des Playoffs 2010 – via Cavaliersnation.com

    En plus de Cleveland, cinq équipes ont pu obtenir un entretien dans l’Ohio avec LeBron James et son entourage : les New Jersey Nets avec leur nouveau propriétaire: le milliardaire russe Mikhail Prokhorov en compagnie de Jay-Z, les Chicago Bulls, les New York Knicks avec leur tout nouveau coach Mike D’Antoni, les LA Clippers et le Miami Heat.

    Le Miami Heat est une jeune franchise âgée de seulement 22 ans mais qui possède dans ses bureaux depuis 1995, l’une des figures les plus célèbres de la ligue: Pat Riley. L’ancien arrière des Lakers dans les 70’s a été le coach des plus grandes stars de la NBA des années 80 aux années 2000: Magic Johnson, Kareem Abdul-Jabbar, Patrick Ewing, Shaquille O’Neal, Dwyane Wade…

    Pat Riley en conférence de presse pour la saison 2011-12 – via Hoops Habit

    Connu pour ses discours et sa rigueur de fer dans la préparation, le coach NBA aux cinq bagues de champion occupe le poste de président au sein de l’organisation du Heat. En charge de toutes les opérations basket, il avait établi un superbe plan quatre ans avant cette intersaison 2010.

    « Depuis 2006, nous avons pensé à ça, […] que nous souhaitions avoir cette opportunité de les réunir. […] J’avais annoncé que cela allait être l’opportunité d’une vie de construire une équipe via la Free Agency. D’autant plus que vous avez l’un de ces joueurs. » se remémore Pat Riley, qui était encore coach et président du Heat à l’époque.

    The Soul of Basketball

    Champion NBA en 2006 avec les superstars Dwyane Wade et Shaquille O’Neal, le Heat a connu ensuite une sévère descente aux enfers. Les blessures à répétition de Wade et la surcharge pondérale du Shaq n’arrangent rien, et Miami présente le pire bilan de la ligue lors de la saison 2007-08. Lors de la Trade deadline, Riley surprend la ligue en échangeant O’Neal contre l’ailier des Suns Shawn Marion. Une transaction pas très bien vécue par Wade.

    «A quoi vous pensez coach ? Comment allons-nous reconstruire une équipe pour gagner un titre ?» demanda Wade à son coach.

    « Le plan était d’investir sur des contrats courts pour maintenir cette flexibilité pour l’été 2010. […] Il (Wade) était de plus en plus impatient. Il me disait : ‘Si tu penses que LeBron va venir ici, tu es en train de rêver.’ J’ai acquiescé de la tête, je ne connaissais pas LeBron comme Wade le connaissait. Mais je ne pouvais pas croire que si Dwyane Wade, LeBron James et Chris Bosh pouvaient avoir la chance de jouer ensemble, ils ne voudraient pas le faire. » Pat Riley

    Pat Riley et Dwyane Wade – via Bleacher Report

    Riley a toujours eu la prétention de savoir mieux que les stars elles-même ce qu’il y a de mieux pour elles. En novembre 2009, lors de la réception des Cavaliers à Miami, Michael Jordan, (l’idole de LeBron James) est assis aux côtés de Pat Riley. LeBron et Jordan? Dans la même salle? La même ville? Riley aurait-il planifié cet éventuel rendez-vous?

    « Je n’ai jamais fait ça. Ce sont des Fake News. Cela ne s’est pas passé comme ça. » Pat Riley

    « Je me rappelle avoir reçu un coup de fil de Mike Fratello (ancien coach NBA et commentateur TV). Il m’a invité à dîner et Michael Jordan était en ville aussi, donc il est venu au dîner. […] Je l’ai invité pour le match et il m’a répondu : ‘Je viens au match seulement si je peux m’asseoir à côté de toi’. Donc nous voilà assis à côté pendant le match à parler de ce qui se passait en nous couvrant la bouche pour que personne ne puisse lire sur nos lèvres. On ne parlait que du match mais tout le monde pensait que je les avais réuni tous les deux ce soir là. » Pat Riley

    « Il n’y a jamais eu de conversations sur LeBron, ou un meeting, ou les rassembler tous les deux. Pourquoi Michael voudrait m’aider de toute façon ? » Pat Riley

    Pat Riley aux côtés de Michael Jordan – via Morning Journal

    Peut-être qu’il a demandé à Dwyane Wade, ami de LeBron, de lui parler afin de le convaincre de signer à Miami?

    « Je n’ai pas une seule fois demander à Dwyane : ‘Je veux que tu parles à LeBron’. Jamais. […] Si il l’a fait, c’est de son propre chef. Il savait que j’étais sur ces gars, que je préparai des rendez-vous si jamais on était sur leur liste. Et évidemment, on était sur leur liste. » Pat Riley

    1er juillet 2010, les franchises ont le feu vert pour parler aux joueurs sans contrat. Ce jour là, Riley et le Heat envoient un lien internet pour James afin de préparer le terrain pour un futur entretien.

    « Le 1er juillet, nous lui avons envoyé des identifiants pour se connecter sur un site contenant quatre parties différentes. D’une durée d’environ 30 minutes, sur la ville de Miami, la franchise, le propriétaire, notre quête de titres. Comme il s’est connecté, nous étions capables de voir où il s’est rendu sur le site. Il était très actif. Il a regardé notre présentation avant notre rendez-vous plus que n’importe quel autre joueur ne l’a fait. » Pat Riley

    2 juillet 2010, le jour du meeting est enfin arrivé. Dans la salle, le Heat est représenté par Pat Riley (GM), Andy Elisburg (Assistant GM), Micky Arison (propriétaire), Nick Arison (vice-président et fils du propriétaire), Erik Spoelstra (coach) et Alonzo Mourning (ancienne légende du Heat).

    En face, le camp de LeBron James est composé de son agent Leon Rose, et de ses amis de longue date Maverick Carter et Randy Sims.

    « J’ai commencé par : je veux que tu comprennes que nous allons faire en sorte que la chose la plus importante reste la chose la plus importante » Pat Riley

    Carter s’est mis à hocher la tête et à sourire. Il avait reconnu le début du livre ‘First Thing First‘ de Stephen Covey sur l’amélioration de soi.

    « C’est le début du livre : la chose la plus importante doit rester la plus importante. Maintenant, la chose la plus importante pour nous est de gagner des titres. La chose la plus importante pour nous est la continuité, le management et le coaching. La chose la plus importante pour nous c’est l’engagement, un seul propriétaire qui peut prendre toutes les décisions pour gagner des titres, posséder sa propre salle, construire une culture afin de se préparer à jouer le titre. Et, nous pensons que toi, Chris et Dwyane pouvez faire quelque chose de vraiment spécial. » Pat Riley

    Puis, Riley a enchaîné en présentant le propriétaire: Micky Arison. L’homme qui met l’argent sur la table, et qui ce jour là, a bien assuré à LeBron qu’il n’hésitera pas à dépenser.

    « L’un des thèmes abordé lors de ce meeting, c’est l’homme qui dit ‘oui’. Il a dit ‘oui’ pour gagner. Il a dit ‘oui’ pour un contrat de 125M$ pour Alonzo Mourning, et même pas 20 secondes après, il a dit ‘oui’ pour un autre contrat de 105M$ pour Juwan Howard, et après pour P.J. Brown et après Dan Majerle, et puis Brian Grant, et puis pour Eddie Jones et plus tard Shaquille O’Neal. […] Dès que Micky aperçoit une fenêtre pour le titre, et il est assez intelligent comme homme d’affaire pour voir ça, il dira ‘oui’. Il est en train de dire ‘oui’ à toi, à la taxe, et à tout le reste. » Pat Riley

    Pat Riley et Micky Arison – via Miami Herald

    Riley a laissé ensuite Spoelstra et Arison prendre en charge la suite de l’entretien avec à l’appui des vidéos sur comment LeBron pourrait s’intégrer dans l’équipe. Alors que la présentation continue, Pat Riley sort de sa valise, un graphique et un sac.

    « J’ai posé le sac juste à côté de moi sur la table et j’ai sorti un autre graphique et l’ai posé sur la table. » Pat Riley

    James n’était pas intéressé par le graphique, mais plus par le sac.

    « LeBron m’a demandé : ‘Qu’est-ce qu’il y a dedans ?’ Ensuite, LeBron l’ouvre et le vide sur la table. Il y avait 35 bagues différentes. » Pat Riley

    En 2006, le bijoutier Jostens avait créé une demi-douzaine de modèles pour célébrer le titre du Heat. Riley avait gardé ces exemplaires dans ce sac avec toutes celles qu’il avait accumulé depuis ses années au collège.

    « Il a joué avec pendant un moment. Il avait ce sourire sur son visage et il disait : ‘Quelles sont ces bagues ?’ J’ai répondu : ‘Ce sont des bagues de All-Star’. J’étais habitué à me déplacer dans le vestiaire (des All-Stars de la conférence Ouest) et tous les joueurs voulaient me huer car ils me voyaient chaque année. » Pat Riley

    Pat Riley a coaché l’équipe All-Star de l’Ouest 8 fois en 9 ans. De plus, il avait 6 bagues de champions avec les Lakers, en tant que joueur, assistant coach, une bague pour son entrée au HOF en 2008 ect… En face, LBJ n’avait rien dans son sac imaginaire, et ça, Pat Riley le savait bien.

    Riley avec l’une de ses bagues de champion NBA en tant que coach. – via ESPN

    Riley poursuivit l’entretien en évoquant les superteams et les titres.

    « Une partie de ma présentation était sur les superteams, des équipes qui ont gagné plusieurs championnats […], qui ont minimum trois joueurs que l’on peut considérer comme des superstars. Des grands joueurs qui ont sacrifié points, rebonds, et toutes ces choses pour remporter le titre. » Pat Riley

    « C’est essentiel. Tu ne vas pas gagner de titre en ajoutant simplement des gars. Cleveland a tout tenté pour toi. Toronto a tout tenté pour Chris. Mais ils ne pouvaient pas vous entourer des joueurs dont vous aviez besoin pour gagner un titre. […] Il y aura un tout autre niveau d’attente, qui sera plus élevé que lors des années « Chosen-1 ». Tu dois gagner maintenant, car si ce n’est pas le cas, ce sera un échec monumental. » Pat Riley

    4 juillet 2010, Pat Riley reçoit un appel de Leon Rose qui lui assure que les trois stars se dirigent bien vers Miami. Mais Pat Riley sait bien que cet appel n’est pas pour autant une confirmation. Wade et Bosh continuaient leurs meetings. Pat Riley n’a pas pris le risque de harceler ces stars et de leur mettre la pression malgré l’incertitude et la nervosité ambiante.

    « Bon, si on n’a pas ces trois gars et qu’ils décident d’aller ailleurs, alors on aura 48M$ à dépenser. Et il nous reste Mario Chalmers et Joel Anthony. » Pat Riley

    8 juillet 2010, le jour J. L’émission ‘The Decision’ a lieu, malgré les réticences de nombreuses personnes au sein de la ligue.

    « Je n’étais pas d’accord avec ça (avec le show TV). J’ai dit : ‘Ne fais pas ça !’ S’il allait vraiment le faire, il aurait du d’abord se diriger vers le bureau de Dan Gilbert et lui dire. » Pat Riley

    Wade et Bosh avaient annoncé leurs intentions de signer avec le Heat un jour plus tôt, et LeBron venait de prononcer ces mots inoubliables:

    « I’m going to take my talents to South Beach and join the Miami Heat » LeBron James

    LeBron James lors de The Decision – via TrashTalk

    « Quand il a dit ça, j’ai hurlé ! J’ai célébré avec Micky Arison et couru dehors et je pouvais entendre des cris de joie et des applaudissements partout dans South Beach. C’était une expérience incroyable. » Pat Riley

    « Cette nuit, à 3h du matin, on s’est retrouvé à l’aéroport. Il y avait deux jet privés qui ont attéri. Je me rappelle m’être dirigé directement vers LeBron, il était épuisé. Il avait presque les larmes aux yeux. » Riley

    Déjà à ce moment, le camp du joueur était au courant à propos de la terrible lettre accusatrice du propriétaire de Cleveland, Dan Gilbert.

    « Cette lettre leur a vraiment fait du mal. LeBron m’a simplement pris dans ses bras puis s’effondra. Et je me rappelle juste que tout cela semblait trop lourd pour eux. Ce n’était pas comme s’ils étaient heureux d’être à Miami. Il venait juste de couper le cordon avec sa vie à Akron (Ohio), et cela demande énormément de courage pour faire ça» Riley

    9 juillet 2010, Wade, Bosh et LBJ ont demandé à Pat Riley un contrat de 6 ans, ce qui signifie que Miami doit négocier un sign and trade avec Cleveland et Toronto un jour après ‘The Decision‘.

    « Les échanges ne furent pas une partie de plaisir. » Pat Riley

    Dans les négociations, Miami a dû lâcher deux choix de 1er tour de draft ainsi que deux 2nd tour. Toronto a également récupéré des choix de draft, de quoi compromettre l’avenir à long terme de la franchise floridienne.

    « On les avait en fait avec nous dans notre bureau avec leurs familles et leurs représentants. Tout le monde étaient souriants et heureux et la dernière chose que vous voulez dire c’est : ‘On ne peut pas faire ces transactions’. Et d’entrer dans un débat. Henry Thomas (agent de Bosh et Wade) m’a dit : ‘Ces gars en valent la peine.’ » Pat Riley

    Mais, ces stars ont tout de même accepté de réduire leur salaire annuel afin de signer d’autres joueurs, James voulait jouer avec Mike Miller puis Wade a voulu faire prolonger son ami de longue date: Udonis Haslem. Les autres recrues n’ont pu signer qu’au minimum salarial.

    « On avait 7 joueurs dès le départ puis tout le monde a commencé à nous appeler. ‘Voulez vous Juwan Howard pour le minium ?’ On a eu Ilgauskas au minimum, on a eu Eddie House au minimum. Avant que vous vous en rendiez compte, on a pu construire un effectif rempli de solides vétérans pour cette première saison. » Pat Riley

    Chris Bosh, Udonis Haslem et Mike Miller – via Marc Serota/Getty Images North America

    10 juillet 2010, le Heat organise une grande fête au sein de leur salle, pour avoir assemblé le Big Three. Pat Riley reconnaît un manque de classe et d’humilité, surtout après le show TV de James.

    « Je me souviens quand je suis arrivé, je n’en revenais pas de voir 18000 personnes dans cette salle. […] C’était la même chose pour Shaq […] Il y avait des milliers de fans pour lui. Dwyane m’avait dit : ‘faisons quelque chose plus grand que ça’. […] Je savais que ça allait être quelque chose, mais je n’avais jamais envisagé ça. C’est de ma faute. Mettez tout ça sur mon compte. » Pat Riley

    Bosh, Wade et James lors de la célébration – via Miami Herald

    LeBron James, la superstar la plus généreuse et la plus altruiste des parquets venait de décevoir un nombre incalculable de fans avec ‘The Decision‘, ce dernier a enchaîné avec des phrases maladroites pour certains, et remplies d’arrogance pour d’autres.

    « Not two, not three, not four, not five, not six, not seven… » s’exclama James en réponse au nombre de titres que le Heat va remporter.

    Le boss du Heat est bien conscient de cette maladresse, surtout dans un tel contexte. Il est évident, que si c’était à refaire, il ne répéterait pas la même erreur.

    « Cela a jeté de l’huile sur le feu. […] Je pense que si j’avais porté plus d’attention à cet événement et à comment les présenter, une conférence de presse aurait fait l’affaire. Si c’était à refaire, je l’aurai modifié et fait de manière plus sensée. C’était dingue ! » Pat Riley

    Le début de l’aventure des Tres Amigos n’est pas encore commencé que beaucoup souhaite l’échec de cette formation. Une situation complexe et inédite pour l’expérimenté Pat Riley.

    « C’était réellement bizarre, la façon dont ça s’est terminée. Je fais parti de cette ligue depuis 50 ans , j’ai été dans de nombreuses situations qui ont créé de la controverse ou pas, des célébrations, des belles histoires, des mauvaises histoires. Mais celle là est tout en haut de la liste des plus négatives envers LeBron. Et il n’y avait pas mille façons de l’aider à part de traverser cette épreuve avec lui. » Pat Riley

    *extraits recueillis dans le livre de Ian Thomsen: The Soul of Basketball: The epic showdown between LeBron, Kobe, Doc, and Dirk that saved the NBA.