Étiquette : Saison 2019-2020

  • NBA French Connection #3

    NBA French Connection #3

    Chaque semaine Clutch Time vous propose un petit focus sur nos français de NBA et de G-League, afin de faire le point sur les performances de nos compatriotes outre-Atlantique.


    source : FFB, montage CTFrench

    Après une semaine d’absence, ClutchTime vous propose un gros récap sur les performances de nos frenchies depuis deux semaines. Entre le passage de la NBA à Paris, le MLK Day, les hommages succesifs autour de la disparition de Kobe Bryant et la sélection pour le All-Star Game de notre « Gobzilla », le programme est plutôt chargé. Installez-vous confortablement lecteurs et lectrices ClutchTimers.


    Les Tauliers

    AFP

    Nicolas Batum – Charlotte Hornets (12ème à l’Est)

    3.6pts (34.6% FG dont 28.6% à 3pts), 4.5rbds, 3ast, 0.8stl, 0.4blk (22 matchs)

    Deux semaines diamétralement opposées pour Batum qui a connu le privilège de jouer un match de saison régulière à Paris face aux Bucks (116 à 103), match durant lequel le trentenaire a été plutôt maladroit avec 5 points (1/8 dont 0/3 à 3pts), 6 rebonds et 5 passes et une défense pas toujours irréprochable sur son vis-à-vis Khris Middleton. En début de semaine le Hornet sortait d’une performance très discrète face au Magic, en passant à peine plus d’un quart d’heure sur le terrain et terminant avec trois petits points (6 rebonds et 2 passes) dans la large défaite de Charlotte (106 à 83). 

    Au final c’est tout ce qu’il y a à retenir des deux dernières semaines de Nicolas Batum. L’international français n’a en effet participé à aucune rencontre cette semaine ce qui, il faut le reconnaître, est assez logique aux vues des performances du français et du parcours des Charlotte Hornets (dix défaites sur leur treize derniers matchs). Alors que dire de plus sur Batum à part qu’il ne rentre plus vraiment désormais dans les plans de James Borrego. Pourtant enthousiasmé par son séjour parisien et l’opportunité de voir la NBA s’installer à Paris, il n’en reste pas moins qu’un discours de façade de la part du joueur qui tente de masquer une situation sportive de plus en plus compliquée avec sa franchise.

    Evan Fournier – Orlando Magic (8ème à l’Est)

    18.6pts (46% FG dont 39.4% à 3pts), 2.6rbds, 3.4ast, 1.1stl, 0.2blk (48 matchs)

    Notre Vavane connaît une mauvaise passe depuis une semaine. Tout avait pourtant bien démarré il y a deux semaines avec un succès très large face aux Hornets et un Fournier en feu au tir, auteur de 26 points (6/8 derrière l’arc) pour le MLK Day. Mais depuis le Magic est tombé dans une spirale négative de défaite (cinq de suite) avec des performances du français qui ont progressivement décliné. Hormis un nouveau match à plus de trente points face à Boston vendredi dernier, le français du Magic a vu son adresse chutée au fil des matchs, passant de 40% à longue distance sur le début de saison, à un peu moins de 35%.

    Ce déclin n’a pour l’heure pas énormément affecté l’objectif d’Orlando de se qualifier pour les playoffs, puisque la franchise floridienne occupe toujours la 8ème place à l’Est, mais la forme actuelle de Fournier pose quelques questions sur sa situation avec le Magic. Son nom a d’ailleurs été encore associé à de nouvelles rumeurs de trade même si le joueur affirme ne pas y prêter attention, préférant se focaliser sur sa saison. Cette semaine néanmoins il n’a pas pu empêcher trois nouvelles défaites des siens avec des performances très en deçà de ses standards (10.4 points à 24.4% dont 18.2% à 3pts), se rattrapant dans un rôle de leader altruiste (8 passes face à Miami lundi).

    Rudy Gobert – Utah Jazz (4ème à l’Ouest)

    15.6pts (68.7% FG), 14.5rbds, 1.6ast, 0.7stl, 2blk (47 matchs)

    Enfin ! Quel soulagement de voir notre Rudy Gobert finalement sélectionné pour le prochain All-Star Game de Chicago (16 février). Une longue attente qui vient récompenser une saison et un mois de janvier surtout réussi pour le pivot du Jazz qui tourne depuis ce début d’année à 17.1 points, 14.9 rebonds et 2.3 contres par match. La semaine dernière le Jazz avait remporté notamment deux matchs de suite avec plus de 30 points d’écarts, Rudy s’illustrant de la plus belle des manières avec un +/- de 27.5 ! Gobert tient la raquette du Jazz d’une main de maître cette saison tandis que son équipe occupe désormais la 4ème place de la conférence Ouest.

    Pour saluer cette première sélection d’un français pour le match des étoiles depuis Tony Parker, un autre français de la ligue s’est empressé de féliciter à sa manière le pivot originaire de Saint-Quentin, il s’agit de Evan Fournier qui ira de son tweet très personnalisé à l’attention de son coéquipier en équipe de France.

    Cette semaine fut en revanche nettement moins réjouissante pour Rudy et ses coéquipiers qui viennent de subir quatre revers de suite (au cours de trois matchs à l’extérieur), Gobert perdant un peu plus d’impact offensive dans le jeu du Jazz (moins de sept tirs tentés à 65.4% d’adresse), le français a notamment subi pas mal de fautes face à Houston et San Antonio, offrant un grand nombre de lancers au français sans que ce dernier ne parvienne à convertir ces occasions. Le français a notamment eu beaucoup de mal à défendre sur le jeu extérieur des Spurs et des Rockets avant de se faire mâcher défensivement par Portland et Whiteside samedi (6 points seulement et 11 rebonds).

    Ian Mahinmi – Washington Wizards (10ème à l’Est)

    8.1pts (50.3% FG dont 22.7% à 3pts), 6.1rbds, 1.5ast, 0.8stl, 1.4blk (28 matchs)

    Si le MLK Day est souvent l’occasion d’assister à de grosses performances de la part d’une équipe ou d’un joueur, Mahinmi a semble-t-il surpris son monde avec une performance de très gros calibre lors de la victoire des Wizards face aux Pistons (106-100). Auteur de 21 points (9/10), 7 rebonds, 1 passes, 2 interceptions et 3 contres en seulement 23 minutes de jeu, le pivot des Wizards a été tout bonnement le meilleur joueur de son équipe en attaque et en défense pour aller chercher cette victoire de prestige en ce jour si particulier. 

    Depuis cette soirée, les performances du joueur sont revenues à la normale, plafonnant à un peu moins de 7 points et 7 rebonds depuis cinq matchs, mais avec tout de même trois victoires supplémentaires, permettant désormais à Washington d’occuper la 10ème place à l’Est. Le français compense un certain manque d’efficacité en attaque par une bonne activité défensive alors qu’il partage toujours énormément son temps de jeu avec Thomas Bryant au poste 5.


    Les Apprentis

    Chris Elise

    Timothé Luwawu-Cabarrot – Brooklyn Nets (8ème à l’Est) (Long Island Nets)

    4.9pts (43.8% FG dont 40.4% à 3pts), 2rbds, 0.6ast, 0.4stl (24 matchs)

    Après avoir signé un nouveau contrat Two-way la semaine dernière, TLC a connu une quinzaine plutôt discrète. Malgré une très bonne performance en sortie de banc face aux Sixers (12 points, 1 rebond, 1 interception), le français a vu son temps de jeu se réduire de manière significative au cours des derniers matchs avec en moyenne moins de cinq minutes de jeu, soit trois fois moins de minutes passées sur les parquets que sur l’ensemble de la saison. La faute évidemment à un retour en forme de Kyrie Irving et des minutes au niveau du back-court que se partagent majoritairement l’ex-cavalier et Garrett Temple. 

    Désormais rétrogradé derrière Dinwiddie et LeVert dans la rotation des Nets, le français va devoir s’accrocher pour retrouver un temps de jeu suffisamment proche de ses standards cette saison, sous peine de se retrouver en bout de rotation sur des garbage time. Avec seulement trois points de moyenne sur ses quatre derniers matchs, Timothé n’a pas vraiment pesé dans le jeu et les résultats des Nets au point même que Kenny Atkinson ne l’ait pas fait rentrer à Detroit et Washington. Espérons que ce nouveau contrat court ne soit pas le signe d’un retour progressif en G-League pour celui qui recevait il a peu encore, les louanges du staff de Brooklyn.

    Frank Ntilikina – New York Knicks (14ème à l’Est)

    5.9pts (37.8% FG dont 31.7% à 3pts), 2.2rbds, 3ast, 1stl, 0.4blk (44 matchs)

    Les semaines se suivent et se ressemblent de plus en plus pour le meneur des Knicks qui n’a toujours pas retrouvé une place de titulaire dans l’effectif de Mike Miller et cela malgré un temps de jeu qui avoisine toujours les quinze minutes. Le français oscille toujours entre le correct et (11 points face à Brooklyn) et les trous d’air (0 point à 0/8 face aux Lakers ou encore 2 points face aux Raptors). Avec des apports aussi limités les Knicks sont tout de même parvenus à gagner quelques matchs sans lui, une preuve supplémentaire que le rôle de Frank aux Knicks s’amenuise au fil des mois.

    Le plus inquiétant pour le français c’est son temps de jeu qui a pas mal dégringolé sur les deux derniers matchs de New York. Avec seulement trois minutes passées sur le terrain face à Charlotte (3 points) et un DNP pour la réception de Memphis mercredi, on constate que Dennis Smith Jr. et Elfrid Payton semblent avoir les faveurs de l’entraîneur depuis plusieurs jours et que sa blessure à l’aine qui l’a tenu écarté du déplacement à Indiana ne semble pas impacter le jeu des Knicks.

    Elie Okobo – Phoenix Suns (9ème à l’Ouest)

    4.3pts (39.1% FG dont 35.2% à 3pts), 1.5rbds, 2ast, 0.4stl, 0.1blk (38 matchs)

    Elie Okobo fait également partie des joueurs français qui connaissent une baisse de forme depuis quelques jours. En dépit d’un bon match face à San Antonio la semaine dernière (11 points, 5 rebonds et 3 passes) le bencher des Suns a depuis enchaîné trois feuilles de match vierges au scoring. Des productions dans le jeu extrêmement faible et un temps de jeu qui s’est réduit depuis une semaine au point même de voir notre Elie sur le banc durant toute la rencontre face au Thunder vendredi (défaite 111 à 107).

    Une situation inédite pour le joueur depuis plus d’un mois, lui qui avait fait sensation en remplacement de Rubio, devenant le backup de l’espagnol dans la rotation de Monty Williams. Lors de ses deux dernières sorties, Ty Jerome et Jevon Carter lui ont été préféré par l’entraîneur des Suns qui tente de nouvelles combinaisons avec sa rotation dira-t-on mais qui peut aussi amener le joueur à faire le point sur sa mauvaise passe et dont les performances sont assez en dent de scie cette saison, en particulier depuis la mi-janvier.


    Les Novices

    Carlos Osorio

    Sekou Doumbouya – Detroit Pistons (9ème à l’Est)

    6.7pts (44.1% FG dont 27.5% à 3pts), 3.1rbds, 0.4ast, 0.5stl, 0.3blk (22 matchs)

    Le rookie de Detroit se heurte depuis une semaine à un plafond de verre. Plus généralement appelé le « Rookie Wall », notre ami Sekou connaît une sérieuse chute de tension sur le plan statistiques avec les Pistons, au point même d’avoir été rappelé à l’ordre par son coach Dwyane Casey lorsque ce dernier s’est permis d’arriver en retard à un entraînement. Résultat le français sera écarté du cinq de départ lors de la réception des Kings (victoire 127 à 106), rencontre durant laquelle Doumbouya a une fois encore manqué d’adresse et s’est retrouvé vite largué en attaque (4 points, 7 rebonds). 

    Certes le joueur fait toujours preuve d’une belle activité défensive et ne ménage pas ses efforts mais comme beaucoup d’autres rookies ce mois-ci, le rythme du joueur et son application technique ont atteint une certaine limite. Avec cinq défaites de suite concédées, Sekou Doumbouya n’a pas eu le rendement suffisant dans le jeu des siens, souffrant de son adresse aux tirs très médiocre (27.6% FG dont 06.7% à 3points) et de sanction au niveau du temps de jeu depuis le match face à Brooklyn et ce week-end face à Toronto, rencontre à laquelle il ne participera pas.

    Vincent Poirier – Boston Celtics (4ème à l’Est) (Maine Red Claws)

    1.8pts (42.3% FG dont 50% à 3pts), 1.9rbds, 0.3ast, 0.1stl, 0.4blk (16 matchs)

    Vincent Poirier a enfin atteint la barre des dix minutes passées sur un terrain au cours d’un match. La semaine dernière l’ancien joueur du Fener’ a enfin pu bénéficier d’une dizaine de minutes de jeu face à Memphis puis face à Orlando réalisant presque la passe de trois face aux Pelicans (9″). Malgré cette soudaine exposition, le français n’a guère été mis en avant offensivement à l’exception de sa rentrée face aux Lakers il y a quinze jours, terminant avec 5 points, 3 rebonds, 1 passe et 2 contres en à peine plus de 6 minutes. Difficile dans ces conditions de juger les qualités offensives du joueurs et son apport dans le jeu small ball des Celtics.

    C’est bien plus pour son gabarit imposant, qui dissuade ses adversaires, que Brad Stevens retient encore le français dans son roster. Capable d’imposer son physique et un jeu défensif rude sur la plupart des intérieurs, le français capte en moyenne près de deux rebonds par match saupoudrer de quelques contres défensifs qui font du bien à la raquette des Celtics. Cette semaine malheureusement, Vincent a encore une fois ciré le banc face à Miami et Philadelphie au profit de joueurs plus mobile comme Grant Williams et Semi Ojeleye. Malgré les absences de Robert Williams et Enes Kanter au poste, Brad Stevens ne daigne pas lui accorder plus de temps de jeu dans la rotation avec l’allemand Daniel Theis, au grand dam de ses plus fervents supporters.


    Les Réservistes

    Getty Image

    Jaylen Hoard – Texas Legends (12ème de G-League)
    (Portland Trail Blazers)

    18.1pts (52% FG dont 19.2% à 3pts), 6.6rbds, 1.9ast, 0.6stl, 0.4blk (14 matchs)

    De retour en G-League après un dernier match face aux Warriors (victoire 129 à 124 avec 2 points, 7 rebonds et 1 passe), le joueur des Texas Legends n’a pas mis longtemps avant de se remettre dans le rythme de l’équipe réserve des Mavericks. En inscrivant 34 points (12/22) face à Oklahoma City Blue, le frenchie de Portland a retrouvé ses marques, tournant à 17 points (50% FG dont 30% à 3pts), 8.6 rebonds et 2 passes sur ses cinq derniers matchs.

    Ce qui reste appréciable dans les performances du joueur c’est son style percutant et athlétique qu’il met aussi bien au service de la défense que de l’attaque des Legends. Un profil qui devrait, on l’espère, inciter les Blazers à redonner sa chance au français d’ici la fin de la saison, surtout si ce dernier réalise encore de gros cartons offensifs.

    Adam Mokoka – Windy City Bulls (24ème de G-League)

    23 matchs – 9.4 points (36.3% – 32.3% à 3pts), 5.7 rebonds, 2.8 passes, 1.3 interceptions, 0.4 contres

    Adam Mokoka a eu beau faire un petit détour par la case NBA cette semaine, difficile pour nous de citer le joueur dans une autre catégorie que cette dernière tant ses prestations furent anecdotiques. Rentré en jeu d’abord face aux Kings, le meneur arrière n’a joué que deux minutes le temps pour lui de rater deux tirs à trois points dans la défaite 81 à 98 des Bulls. On retrouvera le français guère plus longtemps à Brooklyn (défaite 133-118) et Toronto (défaite 129-102), cumulant à peine plus de dix minutes de jeu avec une seule interception pour zéro point inscrit (0/4 FG) lors de ses trois rencontres.

    Repassé par la case G-League entre temps, le meneur des Windy City Bulls a de nouveau été en galère avec son adresse à trois points face aux Grand Rapids Drive (8 points à 2/10 derrière l’arc) alors que son équipe subissait une troisième défaite de suite (83-107). Si on ajoute les 6 turnovers concédés pour 5 rebonds et 3 passes, la seule performance de ces quinze derniers jours du français en ligue de développement est encore loin de lui permettre un statut de joueur permanent en fin de rotation avec les Chicago Bulls.

    William Howard – Rio Grande Valley Vipers (25ème de G-League)

    28 matchs – 13.8 points (50.9% – 38.9% à 3pts), 5.3 rebonds, 2.8 passes, 1.5 interceptions, 0.6 contres

    Toujours pas encore mis à l’essai par les Rockets de Houston, William Howard continue de performer sous les couleurs des Vipers de Rio Grande Valley. Avec notamment 25 points inscrits face aux Suns de Northern Arizona puis 19 et 18 points face à SkyForce Sioux Falls, l’ancien limougeaud a été un élément décisif de son équipe pour obtenir deux nouvelles victoires importantes pour son équipe qui s’éloigne du bas du classement. 

    En revanche le joueur fut en grande difficulté avec son adresse derrière l’arc, affichant un pauvre 25% d’adresse. Howard a notamment connu un très gros trou d’air dans la défaite des Vipers face aux Lakers de South Bay (113-128) cette semaine, terminant la partie avec 3 points, 4 rebonds et 3 passes à 0/7 sur la ligne des trois points. Le joueur reste en revanche toujours suffisamment précieux aux rebonds (5.5) et dans la distribution du jeu (3), apportant de l’alternance dans le jeu texan.

  • NBA Paris Game Week 2020

    NBA Paris Game Week 2020

    La semaine dernière ClutchTime était présent à la NBA House, lieu entièrement aménagé pour la communauté et les fans de la NBA, à l’occasion du match organisé à l’Accor Hotel Arena de Paris entre les Hornets de Charlotte et les Bucks de Milwaukee. Durant plusieurs jours, amateurs et professionnels se sont sont donné rendez-vous pour assister à des shows uniques qui ont notamment vu défiler plusieurs personnalités du basket américain et français dans une ambiance inédite au sein de l’hexagone.


    NBA Paris Game, la génèse

    Fin mars, la nouvelle est tombée, Paris accueillera un match de NBA pour la toute première fois de son histoire. La folle rumeur de ce début d’année 2019 fut confirmée par la ligue dans un communiqué de presse. Après Londres depuis 2011, Paris devient donc la seconde capitale européenne à accueillir un match de saison régulière, dans le cadre des NBA Global Games, après plusieurs années de négociations selon les mots du patron de la ligue, Adam Silver.

    Les Charlotte Hornets et les Milwaukee Bucks ont donc été choisis comme les heureux participants à ce match de gala qui se déroulera le 24 janvier 2020 à l’Accor Hotel Arena. Une affiche de prestige pour cette salle qui a néanmoins déjà reçu la visite de plusieurs franchises américaines dans le cadre de rencontres de pré-saison entre 1994 et 2010.

    Dell Curry et Muggsy Bogues quinze années auparavant – source : Baby T.E.R

    Dix ans après la dernière visite d’une équipe NBA, la grande ligue nord-américaine va donc fêter son retour en grande pompe, pour le plus grand bonheur des fans parisiens et français. En exportant de nouveau un match au-delà de ses frontières, la grande ligue souhaite d’abord consolider ses parts de marchés en France (et en Europe plus globalement), surtout depuis la rupture totale avec le marché chinois, accusant des pertes d’argent substantielles.

    Les Charlotte Hornets sont fiers de pouvoir participer au premier match de saison régulière de l’histoire organisé à Paris. J’ai vu directement, pour avoir joué des matches de préparation en France, la passion des supporters français pour la NBA.

    Michael Jordan, propriétaire des Charlotte Hornets

    Des ventes records mais des places bien trop chères

    Nous voilà rendu fin octobre. Les premières places sont à peine mises en ventes depuis le 25 (le 23 depuis la prévente), que déjà les réactions fusent de toutes parts. En effet une certaine hystérie générale va finalement laissée place à la colère et la déception des fans toujours fanny dans l’espoir de décrocher une place depuis le site. Avec près de 100 000 personnes inscrites, les spots s’arrachent à prix d’or au grand désespoir de certains.

    Alors que les précieux sésames partent comme des petits pains, se met alors en place différentes manoeuvres afin de revendre les places à des prix exorbitants. L’on pouvait déjà trouver après quelques jours des billets avoisinant les 3 000€, soit un gain quatre à six fois supérieur au montant initial.

    Malgré cet accroc marketing, la ligue se frotte déjà les mains à l’idée de faire salle comble en si peu de temps, pour une première qui s’annonce déjà réussie sur le plan de l’affluence. Reste donc désormais à mettre en place toute la partie comm’ autour de l’évènement.

    Une programmation aux petits oignons

    Dès le mois de septembre, la NBA pose déjà les bases de cet évènement en organisant une rencontre avec le commentateur et ancien joueur des Rockets, Kenny Smith. Grâce au partenariat de la ville de Paris et d’un comité sportif olympiques et paralympiques, vingt enfants du centre de loisirs élémentaire Auguste Perret (13e) ont participé à cette rencontre qui fut le point de départ du projet « Jr. NBA Reporters », programme d’accompagnement pédagogique sur l’univers du basket dont l’objectif était la découverte du journalisme sportif pour des enfants de 10-11 ans, organisé dans les locaux de BeIn Sports notamment.

    22 Rue Duperré, 75009 Paris

    D’autres programmes sont d’ailleurs prévus durant plusieurs semaines à la fois avant et après le match qui se déroulera dans la soirée du 24 janvier. Parmi ces évènements on note des tournois de e-sport sur NBA2K 20, franchise phare du jeu vidéo de basket depuis plus de dix ans, l’inauguration d’un terrain de basket flambant neuf du côté de Pigalle, le célèbre playground Duperré, rénové pour l’occasion ou encore une exposition dédiée à la carrière de joueur de Tony Parker autour de l’hôtel de ville parisien.

    Par ailleurs, en parallèle de l’évènement, l’organisation annonce courant novembre la création d’un espace dédié entièrement à la NBA, qui permettra aux fans du monde entier de se retrouver autour de plusieurs animations, stands commerciaux et des rencontres exceptionnelles de Kareem Abdul-Jabbar, Muggsy Bogues, Dell Curry à Dikembe Mutombo ou encore Bruce Bowen. Rien que ça !


    La Semaine NBA à Paris

    Hôtel de ville de Paris aux couleurs de la NBA

    À peine arrivés le mardi dans la journée pour les Bucks et dans la nuit pour les Hornets à Paris-Charles De Gaulle, que les deux formations sont déjà sollicitées de toutes parts. Les deux franchises qui partage le même sponsor, rendent visite aux joueurs du Paris Saint-Germain, au Parc des Princes pour une rencontre décontractée et joyeuse aux côtés des stars du ballon rond, Neymar, MBappé entre autres. Les joueurs présents discutent, échangent et se prêtent même à des ateliers foot ou une séance de jonglage improvisé au bord du terrain comme pour le Greek Freak.

    Les démarches de comm’ ne s’arrêtent pas là puisque rendez-vous est donné dans la soirée pour les deux équipes à Maisons-Alfort dans la boutique Louis Vuitton afin de découvrir un trophée Larry O’Brien déposé dans un nouvel écrin, une retouche « so chic » à la française avant de voir quelques joueurs des Bucks prendre la direction d’un gymnase parisien où se déroule la finale du tournoi 3X3 « The Paris Ring », organisé par Nike dans la capitale.

    Les joueurs vont également aller à la rencontre des fans dans la rue mais surtout se prendre à faire les touristes, profitant d’un moment de détente autour de la découverte de la capitale pour certains (visites du Palais Garnier, de l’Arc de triomphe entre autres) et de balades pour flâner comme il se doit. La visite se termine évidemment par la traditionnelle photo de groupe devant la Tour Eiffel qui apparaît inhabituellement plus petite en arrière-plan, derrière les carrures imposantes des joueurs.

    Twitter

    NBA Cares

    On retiendra surtout de cette semaine très spéciale les différentes actions caritatives dans les hôpitaux et interventions des deux équipes auprès des jeunes de quartiers. Mercredi, plusieurs joueurs se sont ainsi rendus au chevet d’enfants malades et hospitalisés dans les hôpitaux de Saint-Louis, Saint-Maurice et Necker à Paris ainsi que l’Institut Curie, enfants qui seront naturellement présents au match le 24 janvier.

    Par ailleurs, la NBA à travers son programme Jr. NBA, a mis en place plusieurs journées (du 19 au 23 janvier) dédiées à l’apprentissage du basket, de ses règles et de ses valeurs au Gymnase Didot (14ème). Au programme les NBA Clinics, des séances de coaching de coachs et de jeunes basketteurs parisiens et franciliens avec la présence exceptionnelle des ex-internationaux français Cathy Melain et Ronny Turiaf, ainsi que Vincent Collet, Joe Prunty (ancien coach NBA) et des membres des staff des Hornets et des Bucks


    La NBA House de Paris

    Située à la Halle des Blancs Manteaux, 48 rue Vieille du Temple (4ème), la NBA House s’est ouverte le jeudi 23 janvier, veille du match afin de s’installer pendant tout le weekend de festivités jusqu’à dimanche soir. Ouverte les après-midi à l’heure du déjeuner jusqu’en début de soirée, ce lieu unique en France va donc permettre aux fans et aux curieux de se retrouver autour du basket avec la présence de plusieurs partenaires de l’évènement, dont le NBA Store de Paris.

    Parmi ces différents stands, l’on pouvait retrouver un atelier Foot Locker afin de repartir avec une paire de sneakers customizée, un Skills Challenge, des plateformes d’arcade de basket ou encore une cabine de commentateur sportif pour une immersion plus vraie que nature dans la peau d’un commentateur de BeIn Sports. Installé en plein milieu de la salle, un demi-terrain de basket offrait aux visiteurs de l’animation, des concours et surtout la présence d’invités exceptionnels tels que Kareem Abdul-Jabbar, Dell Curry, Muggsy Bogues, Tony Parker ou encore Bruce Bowen. The Show Must Go On !

    https://twitter.com/AfterTheJumpNBA/status/1220663377581744128

    ClutchTime était présent là-bas le jour du match, l’occasion pour nous de voir d’un peu plus près le concept, d’assister à différentes animations et de prendre la température de la salle à quelques heures du début du match. Nous avons d’ailleurs rencontré Guillaume, un des membres de l’organisation de cet évènement (DopplerParis), qui nous a confié ses impressions sur la venue de la NBA à Paris.

    Je joue au basket depuis mes six ans. C’est grâce à mon père que je suis devenu passionné par le basket et la NBA. C’est une opportunité unique d’avoir un match ici en France. L’occasion est vraiment belle de montrer que le basket français a de l’importance dans le monde. Organisé un évènement comme celui-là à Paris c’était évident car c’est une ville cosmopolite qui a énormément d’impact dans le monde et en Europe. Il y a tellement de chose à dire ou à voir dans cette ville !

    Et sur l’éventualité de voir une franchise NBA s’installée à Paris, l’intéressé semble convaincu que tout peut être mis en oeuvre pour y arriver

    D’ici quatre ou cinq ans je pense que c’est faisable même si c’est difficile de donner une date précise, mais on pense et on espère que ça se fera

    Le soir du match était organisée une « Viewing Party », soirée privée pour la retransmission du match, diffusé par BeIn Sports en direct sur grand écran. Une soirée spéciale afin de vivre l’expérience NBA House dans une atmosphère plus détendu et intime autour de nouvelles animations et jeux concours afin de gagner un ensemble de lots merchandising (casquette, t-shirt, maillots, jeux NBA 2K20 ou encore un abonnement d’un an à BeIn Sports).


    Le Compte-rendu du match

    De retour à la compétition et passées les promotions, visites et séances de dédicaces, les joueurs se sont remis au boulot assez rapidement le jeudi lors de leurs sessions d’entraînement respectives. Accueillis comme des superstars, en conférence d’avant-match Giannis Antetokounmpo déclara avoir adoré cette ambiance sur place et qu’il était impatient de pouvoir jouer devant le public parisien.

    J’espère que c’est quelque chose que la NBA va reproduire tous les ans. Les fans nous soutiennent tout autour du monde, c’est donc une bonne initiative qui nous rapproche d’eux. Paris a vraiment une énergie particulière, et j’adore ça.

    Inside Basket
    Basket USA

    Côté Hornets ou plutôt côté français, Nicolas Batum ne cachait pas non plus sa joie et sa fierté de pouvoir jouer ici, chez lui devant son public.

    C’est un moment assez émouvant dans une carrière. En tant que joueur non-américain de faire un match NBA dans son propre pays, c’est quand même assez particulier. Tony et Ronny ont vécu ces matchs là en pré-saison, mais là c’est un match officiel et c’est la première fois que ça arrive en France. Je suis fier d’être le premier à faire ça.

    France Info

    Victoire poussive de Milwaukee 116 à 103 face à des Hornets accrocheurs

    Twitter

    Après un hommage rendu à Tony Parker en présence de Bruce Bowen, Ronny Turiaf et Nicolas Batum et devant près 16 000 spectateurs les deux équipes rentrent sur le parquet dans une ambiance chauffé à blanc. Devant un parterre de stars, retentit alors les deux hymnes, d’abord américaine interprétée par la soprano Nicole Taylor puis l’hymne française avec à la guitare le musicien Waxx qui nous donne une version revisitée de la Marseillaise version rock.

    Le match en lui-même va démarrer plutôt crescendo. Les Bucks en rodage avec leur adresse vont tomber sur une solide défense des Hornets en première mi-temps et il faudra finalement un dunk surpuissant de Giannis pour déclencher les premières réactions notables du public. Titulaire dès le début de la partie, Nico Batum a quand à lui un peu plus déçu les supporters venus en masse le soutenir et l’acclamer au moment de la présentation des équipes. Menés pendant toute la première période les Bucks vont finalement se réveiller grâce à leur ailier grec qui n’a pas déçu grand monde ce soir à Paris.

    Plus en jambe dans la deuxième période, les Bucks vont reprendre leur rythme de croisière de la saison pour finalement venir à bout d’une équipe des Hornets vaillante mais trop juste sur le plan collectif pour stopper le rouleau compresseur grec. Le MVP en titre va d’ailleurs terminer la partie avec 30 points, 16 rebonds et 6 passes, bien secondé par son meneur de jeu Eric Bledsoe (20 points, 5 passes) et son remplaçant George Hill (16 points).

    AFP

    Côté Hornets, Batum va terminer avec une feuille de match très discrète (5 points, 6 rebonds, 5 passes) alors que Malik Monk en sortie de banc nous gratifiait de sa meilleure performance en carrière (31 points, 5 passes, 5 rebonds) avec de gros dunks, qui contrastait avec les 19 points de Graham ou encore les 18 points de Marvin Williams en sortie de banc. On notera toutefois les applaudissements du public parisien au moment de la sortie de Nicolas Batum à la fin du match.

    Tandis que la salle commençait à se vider doucement, les supporters venus en nombre semblaient être ravis du spectacle proposé ce soir en exclusivité et espèrent évidemment pouvoir revenir l’année prochaine alors que la ligue a confirmée quelques heures auparavant qu’elle réitérera l’expérience en 2021. Commencez déjà à faire des économies parce que l’aventure NBA à Paris commence à peine.

    Reuters
  • Le carnet des rookies 4.0

    Le carnet des rookies 4.0

    Chaque semaine ClutchTime vous propose un petit focus sur les rookies afin de faire le point sur les bonnes ou mauvaises performances à retenir.

    Depuis dimanche dernier, des familles et la NBA sont endeuillées par ce tragique accident. Kobe Bryant nous manque déjà et restera à jamais dans nos mémoires. Il est possible de retrouver chez certains joueurs actuels quelques uns de ses fadeaway jumpers, ses moves poste bas, son mâchouillage de jersey. Profitons des tous ces artistes qui nous font vibrer à travers ce sport que l’on aime tant.

    Cette semaine, nous évoquons les débuts tant attendus de Zion et ce que l’on peut retenir des performances de ces derniers jours pour les autres débutants. (les statistiques sont arrêtées au 29/01/20)

    Ils sont l’avenir et ils assurent déjà le show

    CBS Sports
    Zion Williamson, PF, New Orleans : 4m, 18pts, 8.3rds, 1.5pds

    L’impatience qui animait l’univers NBA s’est évaporée. Les fans et les journalistes se tournaient régulièrement vers la Nouvelle Orleans en quête d’informations sur le prodige, comme un client au restaurant fixant du regard avec insistance le serveur pour recevoir enfin son dessert. C’est face aux Spurs que Zion a marqué son premier panier. Malgré un début de rencontre compliqué, Williamson va nous servir un succulent 4e quart-temps avec 17 points de suite (4/4 à 3pts) permettant ainsi aux Pelicans de revenir au score.

    Un coup de chaud stoppé par le staff médical suivi du coach Alvin Gentry afin de préserver le joyau.

    « J’ai checké avec le staff médical et ils m’ont dit : ‘Il doit sortir’. J’ai dit : ‘Je ne le sors pas tout de suite, je le fais encore jouer 2 minutes’. Et il a mis trois 3-points. Il m’a dit : ‘Coach, je peux gagner ce match’. J’ai dit : ‘Je sais, mais je dois te sortir’. » Alvin Gentry

    via ESPN

    Des précautions similaires sont prises face aux Nuggets. Son temps de jeu est légèrement en hausse mais toujours pas de Zion dans le money time. Dans ce match, le rookie a montré qu’il pouvait être un problème pour ses adversaires au poste bas. Bien qu’il cherche naturellement à se retrouver en position de tir sur sa main gauche, il faut avouer qu’il a un bon touché.

    Le staff des Pelicans essaye pour l’instant de contenir la bête, mais il est évident qu’il apporte énormément sur le terrain. Son entente avec le meneur Lonzo Ball saute aux yeux et peut se révéler redoutable pour les semaines à venir.

    Bien que San Antonio l’ait complètement laissé ouvert à 7.23m, Williamson se nourrit principalement « in the paint », avec près de 83% de tentatives (via NBA.com). Les Pelicans peuvent encore accrocher les Playoffs, et le retour de Zion ne peut que les aider (29′ dans la victoire à Cleveland).

    Ja Morant, PG, Memphis Grizzlies : 41m, 17.5pts, 3.5rds, 7.1pds

    L’arrière a connu son plus mauvais match mercredi dernier à Boston. Une défaite de 24 points d’écart, seulement 2pts en 24 minutes et une défense sur Kemba Walker guère convaincante. Tous les rookies peuvent passer à travers et Ja s’est repris en allant chercher la victoire à Detroit (16pts & 12pds) puis contre Phoenix (23pts & 8pds). Le meneur est toujours aussi spectaculaire et continue de nous gratifier de quelques unes de ses inventions.

    Memphis tient toujours sa 8e place à l’ouest. Leur rookie fait toujours partie des joueurs les plus dangereux de la ligue (top 15) sur les drives avec 9.8pts et 2.2pds par match lorsque Morant attaque le cercle (via NBA.com). Sa prestation dans la belle vicoitre contre les Nuggets est impressionnante (14pts, 6rds, 7pds 4ints) de part son influence sur le jeu, les Grizzlies tiennent là un pur magicien.

    On veut les voir plus longtemps sur le terrain

    YouTube
    Tyler Herro, SG, Miami Heat : 44m, 13.1pts, 4.2rds, 2pds

    La semaine dernière, Tyler Herro était absent de notre carnet suite à des ennuis physiques l’empêchant ainsi de jouer plusieurs matchs et de performer. Cette période n’est plus qu’un mauvais souvenir, dès son retour l’arrière a enchaîné trois matchs de suite à plus de trente minutes de jeu (40′ contre les Clippers). Il a repris des couleurs en scorant 25 points dans la victoire en prolongation contre Washington avec un superbe 7/9 à 3 points.

    Une performance qui lui vaudra des compliments de la part d’un autre spécialiste en la matière, Bradley Beal :

    « Il a une équipe qui veut qu’il shoote, et il est capable de ce genre de choses. Donc il va aller sur le terrain et ne pas hésiter. C’est incroyable de voir à quel point il est jeune, humble et fait très attention à sa mécanique de tirs. C’est génial de voir ça à cet âge, c’est un bon joueur. » Bradley Beal

    via The Athletic

    C’est tout simplement le rookie qui rentre le plus de tirs à 3pts par match (2.2), l’ancien de Kentucky est déjà une vraie menace extérieure, mais il n’est pas non plus un simple shooteur, en effet, Tyler Herro peut poser plusieurs dribbles et driver en direction du cercle pour finir près du cercle.

    L’absence de son collègue de promotion Kendrick Nunn, lui a donné l’opportunité de jouer dans le 5 majeur contre Orlando et contre Boston. Bien que le rookie ne soit pas à l’abri d’un trou d’air (6pts vs Boston), il est tout à fait envisageable que coach Spo lui offre plus de situations de pick & roll balle en main.

    Michael Porter Jr, SF, Denver Nuggets : 37m, 7.7pts, 4rds, 0.7pd

    A chaque match, MPJ prend petit à petit confiance en attaque comme nous gagnons chaque jour quelques secondes supplémentaires d’ensoleillement. Le rookie prend plus de tirs sur ses dernières sorties (12, 15, 12 et 7) avec un taux de réussite plus qu’intéressant (53.2%). L’indisponibilité de Jamal Murray a effectivement redistribué les cartes et les problèmes aux tirs de l’arrière Gary Harris viennent gonfler le nombre d’opportunités pour MPJ. C’est derrière la ligne à trois points qu’il s’est montré efficace: 4/8 contre Minnesota, 3/7 contre New Orleans et 4/6 contre Houston. Avec une moyenne de 2.8, il est le rookie le plus prolifique à trois points sur ces cinq derniers matchs (via NBA.com). Le staff des Nuggets peut se reposer sur le talent indéniable du 14e choix de la draft 2018 pour débloquer certaines situations comme ce fut le cas contre les Rockets dimanche dernier.

    https://www.youtube.com/watch?v=2xLGXsEsOo0

    MPJ est aussi présent au rebond avec une moyenne de 10.2 prises de moyenne sur ses cinq derniers matchs.

    Ne vous fiez pas à leur âge, ils savent comment gagner des matchs

    ELIZABETH ROBERTSON – The Philadelphia Inquirer
    Matisse Thybulle, SG, Philadelphie Sixers : 40m, 4.9pts, 1.6rds, 1.3pds, 1.5ints, 0.8blk

    Jusqu’à cette nuit, L’arrière était présent dans le cinq de départ et les Sixers se portaient plutôt bien avec une bilan 5v-1d. Le rookie est clairement une peste en défense avec des mains très actives lui permettant de perturber ses adversaires.

    Avec Thybulle, Philly tient là un défenseur solide pour répondre aux scoreurs adverses de petites tailles qui ont souvent posé des problèmes aux hommes de Brett Brown (Kemba Walker, Kyle Lowry, Fred Vanvleet, Kyrie Irving). Le rookie a clairement sa place dans la rotation avec des responsabilités en défense. Cette saison, il est aux côtés de Kawhi Leonard concernant le pourcentage d’interceptions causées par match lorsqu’il est sur le terrain (36.8%, via NBA.com). Il est, certes, un peu tôt pour penser à cela mais des interrogations se posent à son sujet quant à son adresse extérieure qui lui fait pour l’instant défaut, et qui pourrait être handicapante au moment de jouer les Playoffs (38.5% aux tirs).

    Brandon Clarke, PF, Memphis Grizzlies : 41m, 12pts, 5.8rds, 1.5pds

    Le staff des Grizzlies peut toujours compter sur le joueur de 23 ans pour apporter de l’énergie, du rebond, de la défense et du jeu rapide. Clarke fait toujours partie des joueurs les plus efficient sur le terrain, avec une évaluation de 16.3, il est le 2e rookie le plus influent sur le terrain juste derrière son meneur de jeu Ja Morant (via NBA.com). L’intérieur n’a besoin que de quelques centièmes de secondes pour atteindre les nuages.

    En sortie de banc, cet intérieur coche toutes les cases du joueur efficace et propre : 67.7% au True Shooting (2e rookie), 65% EFG (3e rookie), et un PIE de 14.4 (évaluation de son impact sur le terrain, 2e rookie). Constat : Brandon Clarke est placé dans le top 3 de toutes ces statistiques avancées. Cette nuit, le rookie est le joueur qui se voit accorder le plus de minutes en sortie de banc. Résultat: 12pts, 6rds, 2pds et 66.7% aux tirs. Propre.

    Oubliez les Playoffs et faites progresser ces (très) jeunes joueurs

    BasketReal GM
    De’Andre Hunter, SF, Atlanta Hawks : 47m, 12.2pts, 3.8rds, 1.8pds

    L’apprentissage est toujours en cours pour l’ailier des Hawks. Encore beaucoup trop de fautes : 4.25 lors des cinq derniers matchs, et une adresse encore hésitante : 40.7% aux tirs et 33% à 3pts. Hunter est loin d’être un produit finit en attaque, bien qu’il tente sa chance en moyenne 15 fois par matchs (sur les cinq derniers matchs). Le rookie présente également quelques difficultés à scorer dans la raquette et de gérer les multiples contacts.

    L’ancien joueur de Virginia est toujours en train de s’adapter à la vitesse de la NBA, il en a récemment fait les frais contre Lou Williams. Le Hawk est tout simplement resté cimenté au sol.

    Néanmoins, retenons que les Hawks ont vaincu les Clippers, puis, quatre jours plus tard, Hunter va enfin dépasser la barre des 20 points avec 25 unités contre la pire défense de la ligue : les Wizards. L’ailier profitera en effet, des mismatchs face à Isaiah Thomas et Davis Bertans.

    Darius Garland, PG, Cleveland Cavaliers : 47m, 12.2pts, 1.9rds, 3.6pds

    Les résultats collectifs sont toujours aussi compliqués du côté de Cleveland, et pour ne rien n’arranger les choses, leur jeune meneur de 19 ans est embourbé dans une série noire avec une adresse aux tirs indécente : 30.1% (sur les cinq derniers matchs, via NBA.com). 13 points contre les Wizards (pire défense de la ligue), 13 contre les Bulls sans aucun rebond ni passe décisive, puis 6 points à Detroit. Sa défense est également à revoir avec le 2e pire Defensive rating chez les rookies cette saison (113.7 via NBA.com).Garland est peut-être en train de subir le terrible « rookie wall », mais gardons à l’esprit que Garland passe de 5 matchs NCAA la saison dernière à 47 matchs NBA en seulement trois mois! Un point positif à retenir, le développement d’un floater/jumper qui pourrait s’avérer être une arme utile dans son répertoire offensif.

    Ils pointent enfin le bout de leur nez

    Kevin Jairaj-USA TODAY Sports
    Luguentz Dort, SG, Oklahoma City Thunder : 13m, 4.9pts, 1.2rds, 0.9

    Dort, qui signifie « gâteau » en tchèque, vient de goûter à ses premières titularisations en NBA. Depuis cinq matchs, le canadien voit son temps de jeu osciller autour des 26 minutes. A 20 ans et en two way contract avec OKC, il est rentré dans la rotation de Billy Donovan grâce à son activité en défense. Il a tenu James Harden à 3/14 aux tirs et 1/11 à 3pts lors de la victoire à Houston (via NBA.com). En plus d’être un défenseur solide sur l’homme, le rookie peut attaquer le cercle et finir sur un dunk athlétique.

    Jordan McLaughlin, PG, Minnesota Timberwolves : 13m, 5.1pts, 1.7rds, 3.2pds

    Le transfert de Jeff Teague à Atlanta a ouvert une place pour le rookie McLaughin qui est en two way contract avec Minnesota. Le joueur de 23 ans a profité d’un temps jeu significatif pour se montrer avec un temps de jeu autour des 19 minutes apportant 3.4 passes décisives (sur les cinq derniers matchs). Le meneur aura même son moment « Twitter » avec ce surprenant dunk sur le museau de Clint Capela !

    He’s back

    Kevin Porter Jr, SG, Cleveland Cavaliers : 36m, 8.9pts, 3.2rds, 1.9pds

    Après une méchante entorse à la cheville, l’arrière de 19 ans a retrouvé les parquets lundi dernier dans la victoire à Detroit (9 points et 3 interceptions en 16 minutes). La série de 7 défaites est stoppée et Cleveland est heureux de retrouver son jeune joueur prometteur tant il peut apporter en défense dans le jeu rapide grâce à ses qualités athlétiques.

    Il faut croire que cette pause de plusieurs semaines a fait le plus grand bien pour le rookie qui a réalisé un match plein contre les Pelicans avec 21 points, avec 5/8 à 3pts.

    Blessé et préservé, on ne l’a pas vu jouer

    Kendrick Nunn, PG, Miami Heat : 44m, 16.2pts, 2.8rds, 3.5pds

    Couronné en janvier dernier du titre de rookie du mois, la progression de l’arrière du Heat a été stoppée par des soucis au niveau du tendon d’Achille contractés dans la rencontre face aux Wizards. Miami souhaite le préserver et le joueur a manqué les trois derniers matchs de son équipe.

    Pas encore mis un orteil sur le parquet qu’il doit faire ses valises

    Isaiah Roby, SF, Oklahoma City Thunder : –

    Le rookie formé à l’université du Nebraska réalise une entrée fracassante dans notre carnet des rookies. Sans avoir poser le moindre orteil sur les terrains NBA avec les Mavericks, il est transféré chez le Thunder en échange de Justin Patton. Oklahoma City n’a pas peur de faire jouer ses jeunes (Bazley, Dort…), peut-être que Roby aura sa chance.

    Dix autres élèves à surveiller :

    Eric Paschall, PF, Golden State Warriors : 42m, 13.9pts, 4.8rds, 1.8pds

    Jarrett Culver, SG, Minnesota Timberwolves : 46m, 9.4pts, 3.6rds, 1.9pds

    Sekou Doumbouya, SF, Detroit Pistons: 21m, 7pts, 3.3rds, 0.4pd

    Coby White, PG/SG, Chicago Bulls : 49m, 11.1pts, 3.5rds, 2.2pds

    Cameron Reddish, SF, Atlanta Hawks : 44m, 9.3pts, 3.9rds, 1.5pds

    Terence Davis, SG, Toronto Raptors : 47m, 7.4pts, 3.5rds, 1.9pds

    P.J. Washington, PF, Charlotte Hornets : 42m, 12.1pts, 5.5rds, 2.1pds

    Jaxson Hayes, C, New Orleans Pelicans : 44m, 8.5pts, 4.6rds, 1pd

    Nickeil Alexander-Walker, SG, New Orleans Pelicans : 37m : 5.7pts, 2.1rds, 1.9pds

    Darius Bazley, SF, Oklahoma City Thunder : 48m, 4.6pts, 3.8rds, 0.6pd

  • Le carnet des rookies 3.0

    Le carnet des rookies 3.0

    Chaque semaine Clutch Time vous propose un petit focus sur les rookies afin de faire le point sur les bonnes ou mauvaises performances des débutants.

    NBA.com

    La moitié de la saison vient de rentrer dans les bases de données du site Basketball Reference, et l’on peut déjà cerner les équipes ambitieuses pour la suite et celles qui peuvent commencer à réserver leurs vacances pour avril. En revanche, pas de répit pour les rookies avec un temps de jeu qui devrait augmenter ainsi que leur état de fatigue. (statistiques arrêtées au mercredi 22 janvier)

    Les favoris pour le titre de « Rookie of the Year »

    Kendrick Nunn, PG, Miami Heat : 43m, 16.3pts, 2.8rds, 3.6pds

    Les titularisations s’enchaînent et les records s’accumulent pour ce rookie non drafté qui vient de remporter son deuxième trophée de rookie du mois (décembre) après celui du début de saison (octobre/novembre). Sur ces cinq derniers matchs, l’arrière tourne à 23.6pts, 56.8% aux tirs, 46.9% à 3pts et 100% aux lancers-francs dont un parfait 8/8 dans la victoire en prolongation contre les Kings lors du MLK Day (via NBA.com). C’est simple, Nunn est l’une des principales options offensives du Heat sur pick and roll. Bien que les systèmes offensifs de Spoelstra sont souvent orchestrés par Jimmy Butler et Bam Adebayo, Nunn profite au maximum de ses opportunités pour utiliser deux de ses armes redoutables : le pull up two et le floater.

    Mercredi dernier, Nunn est allé cartonner contre chez les Spurs avec 33 points, une performance offensive qui n’étonne pas pour autant son coach Erik Spoelstra:

    « Il a pu se mettre dans un bon rythme. Chaque fois qu’il tirait, après son troisième tir, on savait que ça allait rentrer. » Erik Spoelstra

    via Sun Sentinel

    N’oublions pas de souligner ses paniers clutchs face aux Spurs dont un pull up dans la dernière minute face à San Antonio et ses 7 points cruciaux en prolongation dans la victoire contre Sacramento. Miami peut compter sur lui quand Jimmy Butler est absent, et ce dernier n’a pas manqué de complimenter l’éthique de travail son meneur.

    « Il bosse, tout simplement. J’ai le sentiment que c’est de là que vient ta confiance, que ce soit en défense quand tu bosses sur les schémas et tout, ou en attaque, que tu bosses ton shoot, que tu travailles sans cesse sur ton jeu. Il sera dans la ligue pendant longtemps. » Jimmy Butler

    via Sun Sentinel
    Ja Morant, PG, Memphis Grizzlies : 37m, 17.9pts, 3.5rds, 7pds

    Tout d’abord, commençons par une mauvaise nouvelle, le spectaculaire meneur de Memphis ne participera pas au concours de dunk du All Star Game cette année après avoir décliné l’invitation. On ne lui en veut pas, tant qu’il continue d’être une machine à highlights sur le terrain.

    Le meneur ne peut s’empêcher de nous gratifier d’actions aussi bien déroutantes pour son défenseur que pour ses coéquipiers.

    Au fur et à mesure des matchs, le rookie prend de l’assurance dans le jeu avec 9.8 passes décisives sur ses 5 derniers matchs et un +/- de 9.2 quand il est sur le terrain (via NBA.com). Ja Morant propose un savant mélange d’explosivité, de vision de jeu et de magie, une sorte de Derrick Rose 2.0, il est impossible de deviner ce qu’il va inventer une fois dans les airs et les fans du FedEx forum vont pouvoir assister à ce show pour les années à venir.

    Ces rookies qui performent chez les contenders

    Yahoo Sports!
    Michael Porter Jr, SF, Denver Nuggets : 34m, 7.2pts, 3.7rds, 0.7pd

    Le 14e choix de la draft 2018 ne cesse de prendre de l’épaisseur à vue d’œil. Au sein d’une équipe du top 3 à l’ouest, MPJ est une vraie solution offensive en sortie de banc. Avec la blessure de l’arrière Jamal Murray, les tickets shoots sont redistribués et Nikola Jokic va devoir trouver un autre partenaire pour combiner. Cela tombe bien, Mike Malone accorde plus de temps de jeu et de responsabilités offensives pour son jeune et fragile ailier.

    MPJ est souvent placé dans un corner et doit proposer du mouvement sans ballon. Néanmoins, lorsqu’il capte le rebond défensif, il est tout à fait capable de remonter le terrain en trois pas et deux dribbles et de finir sur un layup de l’autre côté du parquet. Il serait intéressant de savoir si le staff des Nuggets s’attendait à une telle production de sa part à ce moment de la saison. MPJ va prendre part au money time contre Golden State et capter un rebond offensif très important dans les dernières secondes avec le « and one » derrière.

    En revanche, la défense reste en chantier. Comme beaucoup de rookie, il faut s’ajuster à la vitesse du jeu en NBA et dans ce domaine MPJ se fait trop facilement avoir en un contre un, avec un déplacement latéral qui laisse encore à désirer.

    Il reste encore la moitié de la saison pour peaufiner tout cela, en attendant, MPJ a réalisé sa performance la plus aboutie lors du MLK Day contre Minnesota avec 20pts, 14rds (records), 4pds et 4/8 à 3pts (record).

    Terence Davis, SG, Toronto Raptors : 43m, 7.4pts, 3.4rds, 1.9pds

    Comme écrit dans notre carnet 1.0, les Raptors nous ont habitué à dénicher de bons jeunes universitaires en fin de premier tour ou bien des joueurs non draftés. Terence Davis confirme cette tendance en continuant d’avoir un rôle non négligeable au sein de la rotation du champion en titre. Lors de la victoire à Oklahoma City, l’arrière va être diaboliquement productif avec 12pts, 7rds, 3ints avec un +/- de 18, tout cela en seulement 17 minutes ! Deux jours plus tard, l’ancien joueur de Ole Miss va profiter du garbage time contre les Wizards pour égaliser son record de points avec 23 unités avec un audacieux 5/7 à 3pts.

    L’arrière prouve qu’il peut jouer sans ballon mais aussi sur pick and roll en combinant avec ses intérieurs. Lors du MLK Day, le rookie va remplir à nouveau sa feuille de stats: 12pts, 4rds, 4pds, 1blk en seulement 19‘ dans le victoire étriquée chez les Hawks.

    Matisse Thybulle, SG, Philadelphie Sixers : 37m, 4.7pts, 1.6rds, 1.3pds, 1.5ints, 0.9blk

    Vous l’avez sûrement remarqué, on s’est senti obligé de rajouter ses moyennes aux interceptions et aux contres par match pour ce joueur tant son apport défensif surpasse sa production offensive. Ce joueur est tout simplement le fruit d’une expérience mixant la mentalité défensive de Bruce Bowen, le placement de Shane Battier et les mains de Kawhi Leonard. Cela peut sembler exagéré pour ce rookie de 22 ans, mais Brett Brown n’hésite pas à le titulariser depuis quatre matchs (pour autant de victoires). Contre Brooklyn, l’arrière se voit confier la tâche de gêner le scoreur adverse, Kyrie Irving.

    https://twitter.com/Hustle_NBA/status/1217612866418688001

    Sur ce match, Thybulle ne va apporter que 5 points mais son apport est tout autre en défense avec 2 interceptions et 4 contres. Regardez à quelle vitesse il va défendre sur trois joueurs puis couvrir le dernier tireur dans le corner.

    Sur les cinq derniers matchs, il tourne à 2.2ints et 2blks par matchs ! (via NBA.com). Ce joueur est unique de part son profil. Il ne lui manque plus qu’à se confectionner un tir correct (38.4%) et d’être plus prudent avec le ballon (un ratio de perte de balles autour des 14%, via NBA.com) et ce joueur aura certainement une longue carrière dans la ligue.

    Oubliez les Playoffs et faites progresser ces (très) jeunes joueurs

    Detroit Free Press
    Sekou Doumbouya, SF, Detroit Pistons: 17m, 7.7pts, 3.1rds, 0.5pd

    La hype ne fait que s’emplifier et les fans des Pistons tombent peu à peu sous le charme du français. Commençons par son coéquipier Markieff Morris qui ne tarit pas d’éloges sur son jeune rookie.

    « C’est ‘The Prince’. Vous verrez. Dans 5 ans, il portera Detroit sur son dos, je vous le promets […] C’est un super gamin. Il a envie d’apprendre et une chose est sûre, il n’a pas peur. Il ne sait pas vraiment ce qu’est la NBA, mais il joue dur tous les soirs […] En tant que vet, qui est là depuis quelques années, c’est ce que tu as envie de voir chez un rookie. C’est mon gars. » Markieff Morris

    via Pistons.com

    Mercredi dernier, Sekou a régalé ses fans avec un record de points en carrière: 24pts, en seulement 27 minutes.

    A tout juste 20 ans, Sekou démontre des qualités de jeu sans ballon, il profite de la moindre opportunité lorsque la défense l’abandonne et peut sanctionner à 7m23. Néanmoins, comme beaucoup de débutant, il passera parfois à travers: 4 points (1/8 aux tirs) contre Atlanta, 6 points (0/4 à 3pts) à Washington. Le jeune Piston de 2.06m doit améliorer son tir et doit accepter le fait que d’autres joueurs plus expérimentés (Rose, Drummond…) prennent leur positions en oubliant par moment leur rookie démarqué. Sekou a fait le plus difficile en intégrant pleinement la rotation de Casey, il ne reste plus qu’à engranger de l’expérience jusqu’en avril, quand la saison sera terminée.

    Darius Garland, PG, Cleveland Cavaliers : 44m, 12.3pts, 2rds, 3.6pds

    Cleveland collectionne toujours autant les défaites (série de 5 en cours), et les derniers matchs de leur jeune meneur sont pour le moins mitigés : 4 ballons perdus à Memphis, 8 à Chicago et une adresse qui ne dépasse pas les 43% depuis quatre matchs. Pourtant, coach Beilein n’hésite pas à placer Garland dans les meilleurs conditions avec un système offensif qui sera répété à trois reprises dès le début du match contre Chicago.

    En fin de match, Garland va manquer un tir à 3pts et un teardrop. Rien d’alarmant, il faut que ce jeune joueur traverse ses situations et en tire des leçons, cela ne pourra que le bonifier à l’avenir. Cleveland ne peut viser les Playoffs, il est donc essentiel de faire grandir leur jeunes joueurs.

    Jarrett Culver, SG, Minnesota Timberwolves : 42m, 9.8pts, 3.7rds, 2pds

    L’arrière profite d’un temps de jeu significatif pour confirmer les espoirs placés en lui au moment de sa draft. Culver se démène comme il peut en défense et n’a pas peur de se frotter aux géants adverses lorsqu’il décide de driver.

    De plus, le staff des Timberwolves n’hésitent pas à le placer en défense sur Malcom Brogdon durant le money time. Une mission importante qui ne fait que confirmer le constat que Culver doit progresser en défense lors des situations de pick and roll. On peut éventuellement penser à un manque de communication ou bien de connaissances afin de ne pas être dépassé.

    Le point positif à retenir de cette semaine, c’est son nouveau record de points (26) établit contre Toronto, tout en prenant en compte le retour de Karl-Anthony Towns dans le cinq de départ.

    https://www.youtube.com/watch?v=QNYR0u5bPiQ

    Mentions spéciales :

    Forbes
    Eric Paschall, PF, Golden State Warriors : 40m, 14.1pts, 4.8rds, 1.7pds

    Après être redescendu de son nuage, le joueur de 22 ans retrouve peu à peu ses sensations avec deux matchs de suite à plus de 20 points (20 contre Orlando, 22 à Portland). Son agressivité en attaque est précieuse, et Steve Kerr lui accorde des minutes dans le money time.

    Cet intérieur est gourmand en isolation, avec une fréquence autour des 16.3% (top 10 de la ligue) ce qui le situe aux côtés d’un joueur au profil similaire : Julius Randle.

    Cameron Reddish, SF, Atlanta Hawks : 40m, 8.7pts, 3.7rds, 1.6pds

    L’ailier est rentré dans l’histoire en faisant partie de la première équipe des Hawks à gagner chez les Spurs depuis 1997. Reddish n’était tout simplement pas né ! De plus, il s’agit d’un match référence avec 22pts, 5rds, 4pds et 4 interceptions. Ajoutez à cela une défense convenable face à DeRozan dans le money time et voilà de quoi redonner espoir aux fans des Hawks quant à ce joueur choisi en 10e position de la dernière draft.

    Il pointe enfin le bout de leur nez

    Inquirer
    Nicolas Claxton, C, Brooklyn Nets : 12m, 4.7pts, 2.7rds, 1.2pds

    Ce jeune intérieur de 20 ans a fait son retour dans la rotation des Nets sur ces deux dernier matchs. Après des débuts hésitants en novembre, l’ancien joueur de Georgia a réalié ses meilleures marques de la saison avec 14 points contre Milwaukee et 15 contre Philadelphie.

    Cet intérieur frêle et mobile est généreux dans ses efforts, bien que parfois, il ressemble à un lapin de 3 semaines sur le terrain, Claxton peut se montrer utile sur pick and roll en attaque. Lors du MLK Day, il réalise un intriguant et prometteur 1 sur 2 à 3pts, peut-être un aspect de son jeu à développer pour la suite.

    Espérons que l’équipe médicale est compétente

    R.J. Barrett, SG, New York Knicks : 41m, 14.1pts, 5.2rds, 2.5pds

    Quel dommage ! Jeudi dernier lors de la rencontre contre Phoenix, l’arrière doit sortir du terrain au cours du 3e quart-temps suite à une blessure à la cheville.

    https://www.youtube.com/watch?v=0ta57cZ3jVs

    Un coup d’arrêt pour le gaucher qui avait montré de réels progrès sur ses derniers matchs dont notamment un joli 5/7 à 3pts contre les Bucks. En effet, face à la meilleure défense « in the paint », Barrett a su s’adapter et se montrer efficace à 7m23. Espèrons que son absence ne soit que de courte durée, Steve Nash ne cesse d’être optimiste sur son filleul et son potentiel.

    Daniel Gafford, C, Chicago Bulls : 32m, 4.8pts, 2.4rds, 0.4pd

    Suite à une pénurie d’intérieur à Chicago, Gafford a joué quatre matchs de suite en tant que titulaire. Le jeune pivot faisait également son apparition dans notre carnet de la semaine dernière et voilà qu’il se blesse au pouce lors de la rencontre contre les Wizards. Vous pouvez appeler ça la malédiction Clutch Time…

    Réserver votre nuit du mercredi 22 !

    Zion Williamson, PF, New Orleans : –

    Rien n’est encore officiel, mais jamais nous n’avons été aussi proche d’assister aux grands débuts de Zion Williamson. Bien qu’évoqué dans notre rapport 2.0, la date de sa première apparition restait floue, et pour être franc, il aurait été fantastique de voir le 1er choix de la draft 2019 placer ses premiers dunks face aux Memphis Grizzlies de Ja Morant, selectionné juste derrière Zion et actuellement en tête pour la course au titre de Rookie of the Year. Selon ESPN, les Pelicans ont indiqué que leur joyau était « incertain » pour le MLK day contre Memphis, ce qui entrouvre l’espoir de voir Zion rentrer sur le terrain dans la nuit de mercredi à jeudi contre les Spurs. (Zion a bien débuté Jeudi face aux Spurs terminant sa feuille de match avec 22 points (72.7% dont quatre tirs à trois points sur quatre tentés), 7 rebonds et 3 passes.)

    Un dunk en transition ? un putback dunk sur un tir manqué de Lonzo Ball ? On hâte de voir le premier panier du phénomène pour la décennie à venir.

    Dix autres élèves à surveiller :

    Tyler Herro, SG, Miami Heat : 40m, 12.9pts, 4.2rds, 2.1pds

    De’Andre Hunter, SF, Atlanta Hawks : 43m, 12pts, 3.8rds, 1.8pds

    P.J. Washington, PF, Charlotte Hornets : 40m, 12.6pts, 5.5rds, 2pds

    Brandon Clarke, PF, Memphis Grizzlies : 37m, 12.1pts, 5.7rds, 1.5pds

    Jaxson Hayes, C, New Orleans Pelicans : 41m, 8.7pts, 4.8rds, 1pd

    Coby White, PG/SG, Chicago Bulls : 45m, 11.3pts, 3.5rds, 2.2pds

    Darius Bazley, SF, Oklahoma City Thunder : 44m, 4.3pts, 3.8rds, 0.5pd

    Cameron Johnson, SF, Phoenix Suns : 38m, 7.8pts, 3.1rds, 0.9pd

    Nickeil Alexander-Walker, SG, New Orleans Pelicans : 35m : 6pts, 2.1rds, 2pds

    Nicolo Melli, F, New Orleans Pelicans : 33m, 5.8pts, 2.4rds, 1pd

  • NBA French Connection #2

    NBA French Connection #2

    Chaque semaine Clutch Time vous propose un petit focus sur nos français de NBA et de G-League, afin de faire le point sur les performances de nos compatriotes outre-Atlantique.

    source : FFB, montage CTFrench

    Pour ce second récap sur nos joueurs français, Clutch Time revient sur l’incroyable semaine du jeune Sekou Doumbouya qui se fait une place parmi les rookies de cette année, des performances XXL de Rudy Gobert avec le Jazz et les coups de mou de certains joueurs, et pas des moindre.


    Matteo Marchi/Getty Image

    Les Tauliers

    Nicolas Batum – Charlotte Hornets (11ème à l’Est)

    3.6pts (36.6% FG dont 28.9% à 3pts), 4.4rbds, 3ast, 0.8stl, 0.4blk (20 matchs)

    Le bilan de la semaine de Nicolas Batum est loin d’être reluisant. On note toutefois une certaine forme de régularité dans le contenu de ses performances depuis la semaine dernière, tant le joueur a été encore transparent en attaque cette semaine. Avec deux nouvelles défaites au compteur pour les Hornets (série de six défaites en cours), Nico fut pourtant en première ligne avec un temps de jeu supérieur à 20 minutes (30 minutes de jeu lundi contre les Blazers) sans réellement concrétiser ce temps passé sur les parquets. Avec 9 points inscrits (4/5 FG) face à son ancienne équipe, Batum s’est une fois encore montré assez actif en défense (2 interceptions) et aux rebonds (7) mais également dans la circulation de balle (3 passes), domaine dans lequel le Batman va s’illustrer deux jours plus tard face à Denver, combinant 7 rebonds et 7 passes décisives pour…0 points (0/4).

    Même si sa défense et son sens de la passe ne sont pas négligeables, le bilan de la semaine reste peut reluisant. En panne d’adresse à Denver, l’ex-Blazer, qui a déjà peu d’occasion de scorer, fait très ou trop rarement mouche aux tirs, ce qui pose de menu problème à son coach qui ne dispose pas d’avantage d’une grosse rotation dans l’effectif. L’objectif désormais pour le joueur sera de trouver une certaine régularité dans l’adresse afin de devenir un facteur X pour les Hornets et retrouver un jeu décisif dans les moments où Borrego compte sur lui, ce qui ne pourra qu’encourager le coach à lui donner des minutes supplémentaires et un rôle offensif plus important à terme.

    Une bonne nouvelle est tout de même tombée cette semaine du côté du joueur, lors de l’annonce des douze français retenus par Vincent Collet pour préparer les matchs de qualifications de l’Euro de basket 2021, matchs prévus les 21 et 24 février prochain contre l’Allemagne et le Monténégro, auxquels le capitaine est naturellement convié.

    Evan Fournier – Orlando Magic (7ème à l’Est)

    18.9pts (46.7% FG dont 40.2% à 3pts), 2.6rbds, 3.2ast, 1stl, 0.2blk (42 matchs)

    Semaine compliquée pour Evan qui a vu sa dynamique actuelle tronquée par un virus qui l’a notamment privé du déplacement à Los Angeles (victoire du Magic 119 à 118). Amoindri et utilisé avec parcimonie par son coach, Fournier a commencé la semaine par une grosse prestation face aux Kings de Sacramento en inscrivant 25 points (6/16 dont 1/6 à 3pts) dont 12 lancers rentrés sur 12 récoltés, le tout saupoudré de 6 passes et une interception. Une affiche particulière pour lui, grand fan de la franchise californienne et qui s’est illustré en fin de match en délivrant une passe décisive très clutch à son coéquipier Aaron Gordon pour sceller la victoire des siens.

    https://www.youtube.com/watch?v=zmpRsclKDW4

    De retour jeudi face aux Clippers, le joueur n’a pas eu le même impact dans le jeu en terminant avec 15 points (6/15 dont 0/3 à 3pts) ainsi que 4 rebonds et 2 passes décisives. Pire encore, son équipe va même perdre ce week-end face aux Warriors (95 à 109) alors que Evan semblait toujours en méforme (12 points, 4 rebonds et 4 passes). Une situation pour le Magic que le joueur n’a pas manqué de critiquer ouvertement, assumant sa responsabilité dans les récentes performances de son équipe, loin selon lui de ce que les floridiens peuvent offrir cette année.

    Je dirais que c’est décevant. Décevant dans la façon dont on a commencé… C’est vrai qu’on a eu quelques changements mais on a mis beaucoup de temps à se mettre en place défensivement et ça nous a coûté beaucoup de matchs. Des matchs qu’on aurait dû gagner. Il y a eu des blessures mais ça n’empêche pas la façon dont on joue.

    Interview de Evan Fournier pour Basket USA

    Rudy Gobert – Utah Jazz (4ème à l’Ouest)

    15.3pts (67.8% FG), 14.5rbds, 1.7ast, 0.8stl, 2blk (40 matchs)

    Décidément on arrête plus Rudy Gobert. Cette semaine fut encore de toute beauté pour notre pivot préféré (et celui des fans d’Utah également). Mardi à Brooklyn l’ancien choletais s’est fendu quasiment fendu d’un double double-double (22 points et 18 rebonds) et une dixième victoire consécutive pour le Jazz, le tout avec trois offrandes, un ballon volé et deux contres. Rudy a de la suite dans les idées puisqu’il va remettre le couvert samedi face aux Kings, terminant la rencontre avec 28 points, record de la saison, accompagnés de 15 rebonds, deux interceptions et trois contres. Un retour à la normale après la défaite de Utah à la Nouvelle-Orléans, la première depuis Noël !

    Sur la semaine, Gobert fait preuve d’une belle force de travail pour Quin Snyder, poursuivant sa belle série du moment en attaque et tenant comme personne la raquette et la défense du Jazz sur ses larges épaules. Une situation que n’ont pas manqué de commenter certains de ses coéquipiers, Donovan Mitchell en tête, qui militent pour voir le français être sélectionné pour le All-Star Game de Chicago.

    Il joue à un niveau impressionnant. C’est celui sur qui on s’appuie en défense, on le sait tous et il répond présent. C’est la colonne vertébrale de notre équipe, un leader sur et hors du terrain. En attaque, il a progressé. Il a réussi plusieurs matchs à 20 points et 15 rebonds et devient plus altruiste dans le jeu. Il veut gagner plus que n’importe qui.

    interview de Donovan Mitchell sur KSL Sports

    Citer parmi les joueurs de la semaine passée dans le KIA MVP Ladder du site officiel de la ligue, notre français se fait une très belle pub depuis quelques temps, autrement plus ambitieuse et encourageante qu’un spot publicitaire décalé; tourné avec son coéquipier, Donovan Mitchell qui se permet de doubler la voix du frenchie.

    Ian Mahinmi – Washington Wizards (12ème à l’Est)

    7.8pts (49.2% FG dont 25% à 3pts), 5.9rbds, 1.4ast, 0.9stl, 1.4blk (21 matchs)

    Nouvelle semaine et nouvelles défaites pour les Wizards et Ian Mahinmi qui bénéficie toujours d’un gros temps de jeu (25 minutes). En déplacement toute cette semaine, le français a notamment fait escale à Chicago mercredi, terminant la rencontre avec 8 points (2/7) ainsi que 7 rebonds, 2 passes, une interception et 2 contres. Une feuille de stats noircie qui contraste avec l’adresse déclinante du joueur depuis quelques temps (41.7% depuis le mois de janvier contre 54.2% en décembre) mais à l’image de son équipe.

    https://www.youtube.com/watch?v=gTBDiLSPhGQ

    Loin de remettre en question son implication dans le jeu et en défense, la question qui revient comme une mélodie depuis quelques temps c’est l’utilisation de deux pivots de formation (Thomas Bryant) dans le cinq qui pourrait inciter le board des Wizards à monter un trade en vue d’attirer un vrai poste 4 pour épauler Dāvis Bertāns, et compenser l’absence de Rui Hachimura. C’est là que le nom du français revient dans certaines rumeurs de trade qui pourrait l’envoyer loin de Washington afin de dégager de la place au poste 5 (cinq pivots) et trouver un ailier fort.

    Néanmoins le français continue son travail sans prêter attention à cette période très chamboule-tout qu’est la Trade Deadline. Une nouvelle défaite face à Toronto vendredi a quand même eu raison de l’intérieur français et de son coéquipier convalescent Thomas Bryant, qui se sont fait broyer par la raquette ibérique Gasol – Ibaka (35 points, dont six tirs à trois points pour le cadet des Gasol). Laissé sur le terrain moins de vingt minutes, Scott Brooks a préféré jouer la carte du garbage time en faisant tourner le banc des Wizards, utilisant le français au rabais, notamment dans le jeu au large.


    Sarah Stier/Getty Images

    Les Apprentis

    Timothé Luwawu-Cabarrot – Brooklyn Nets (8ème à l’Est) (Long Island Nets)

    4.9pts (40% FG dont 35% à 3pts), 2.4rbds, 0.7ast, 0.5stl, 0.1blk (19 matchs)

    Notre apprenti frenchie de la semaine a reçu une belle marque de confiance de la part de son équipe des Brooklyn Nets, qui ont décidé de lui offrir un contrat Two-Way jusqu’à la fin de la saison, alors que son contrat 10-Day devait se terminer dans quelques jours. Une excellente nouvelle pour le joueur drafté en fin de premier tour de la draft 2016 et qui connaît un parcours assez linéaire depuis ses débuts dans la ligue.

    Au terme de cette semaine aboutie sur le plan personnel, la déconfiture se poursuit néanmoins pour Brooklyn qui a subi trois nouveaux revers, et qui en compte dix depuis Noël. Toujours fidèle à son statut de defensive player, le remplaçant du revenant Caris LeVert s’est notamment illustré samedi dans la défaite face aux Bucks de Milwaukee (117 à 97), en terminant la rencontre avec 10 points (3/5 FG), 4 rebonds et une passe dans un marasme offensif inquiétant pour l’un des contenders à l’Est.

    Une bonne conclusion pour cette semaine démarrée timidement (2 points face à Utah et Philadelphie) mais toujours intéressante aux yeux de son entraîneur Kenny Atkinson et de l’intéressé :

    Quand vous arrivez ici et êtes drafté, vous vous dites que c’est quand même cool. Vous prenez les choses pour acquises et quand vous traversez des choses compliquées, que vous vous faites échanger et tout, vous devenez plus dur. J’ai un sentiment d’urgence bien plus développé maintenant qu’à mes débuts.

    Timothé Luwawu-Cabarrot

    C’est encore un très jeune joueur, et je pense que c’était l’idée quand on l’a amené ici. On s’est dit : « C’est un gars qui a eu des minutes en NBA, il a quand même pas mal joué, il est encore jeune et n’a pas trouvé ses marques dans la ligue. Mais il est encore jeune, donc on va tenter le coup. Oubliez le scoring. Quand vous demandez à un gars d’avoir un rôle, il faut qu’il le fasse et lui l’a endossé à merveille. Que ce soit au niveau du repli défensif, du fait de garder les très bons joueurs adverses, quand on lui a expliqué nos principes… Il a tout compris à son rôle et pourtant il n’était pas au training camp. Il s’est intégré bien plus vite que je ne le pensais.

    Kenny Atkinson, coach des Brooklyn Nets

    Frank Ntilikina – New York Knicks (14ème à l’Est)

    6.1pts (38.3% FG dont 32.3% à 3pts), 2.2rbds, 3.2ast, 1.1stl, 0.4blk (39 matchs)

    Une semaine qui avait mal débuté pour le français qui s’était blessé à l’aine et qui avait dû déclarer forfait pour la seule victoire de la semaine des Knicks face à Miami (124 à 121). De retour jeudi pour la réception des Suns et de son ami Elie Okobo, le français a vécu une soirée cauchemardesque en attaque avec seulement 2 petits points inscrits assortis d’une purge à l’adresse (1/7 dont 0/1 derrière l’arc). Sa feuille de stats fut en revanche plutôt remplie à la passe (6 caviars) et à l’interceptions (2) mais le français a très peu pesé sur le jeu des new-yorkais.

    En sortie de banc, il va récidiver samedi face à Philadelphie, auteur d’une prestation encore plus médiocre avec 5 points (2/8 dont 1/3 à 3pts) et 3 petits rebonds captés pour zéro offrande et deux pertes de balle en un peu plus d’un quart d’heure de jeu (défaite 90 à 87). Une situation de plus en plus inquiétante alors que la mi- saison est passée et que les Knicks commencent à mettre le plein pied dans des mouvements en vue de dégraisser l’effectif et préparer la saison prochaine.

    Récemment évoqué dans des rumeurs de transfert l’envoyant notamment du côté de Detroit, pour y rejoindre un autre français en forme (cf : Sekou Doumbouya), difficile de trouver des motifs suffisants pour inciter les dirigeants des Knicks à conserver le meneur sur lequel le « Zen Master », Phil Jackson, avait fondé de grands espoirs lors de la draft 2017. Même si son profil défensif et sa cote de popularité auprès des (rares) supporters de la franchise font offices d’arguments, sur le plan sportif et personnel, le français doit trouver encore l’électrochoc qui lui permettra de sortir de cette mauvaise dynamique.

    Elie Okobo – Phoenix Suns (9ème à l’Ouest)

    4.5pts (41.3% FG dont 37.5% à 3pts), 1.3rbds, 2.1ast, 0.5stl, 0.1blk (33 matchs)

    Sereinement installé dans son rôle de doublure de Ricky Rubio dans l’Arizona, le français s’est plutôt montré discret, voire transparent en attaque cette semaine. Face à Atlanta d’abord, les Suns ont eu la mauvaise surprise de perdre un match à leur portée avec une défense catastrophique. Elie n’a d’ailleurs pas été exempt de tout reproche en finissant avec une copie de 3 rebonds et 3 passes pour zéro point inscrit (0/4 FG) malgré un temps de jeu conséquent (22 minutes, plus grosse présence sur un terrain depuis le 21 décembre dernier).

    Le français semble néanmoins afficher un moral et une détermination à toute épreuve. Interrogé cette semaine sur son nouveau statut, le français trouve plusieurs motifs de satisfactions à commencer par son entente avec Ricky Rubio :

    Je ne jouais pas beaucoup au début mais maintenant j’ai trouvé un temps de jeu régulier en étant meneur remplaçant. Il fallait que je fasse mes preuves, que je montre de la détermination, je pense avoir bien travaillé depuis le camp d’entraînement et même en Summer League et ça paye, notamment en défense. Maintenant c’est à moi d’être constant… Ricky, je le regardais jouer quand j’étais petit. Je suis attentif à sa manière de jouer. On discute beaucoup, on échange beaucoup, je lui pose beaucoup de questions. J’apprends tous les jours avec lui, sur la façon de s’adapter au jeu NBA, afin d’être un meneur performant en NBA… 

    Elie Okobo sur Basket USA

    Conscient qu’il a encore du travail et des efforts à fournir pour vraiment devenir une pièce essentielle dans la rotation de Monty Williams, le français a terminé la semaine avec deux nouvelles victoires face à Boston et New York, inscrivant notamment 3 points, 1 rebond, 1 passe et 2 interceptions au MSG, s’attirant notamment un bief avec Julius Randle, face auquel le frenchie ne s’est pas démonté devant les yeux de son compatriote Frank Ntilikina avec qui ils se charriaient toute la rencontre.


    Brian Babineau

    Les Novices

    Sekou Doumbouya – Detroit Pistons (9ème à l’Est)

    7.8pts (49% FG dont 36.1% à 3pts), 3.1rbds, 0.4ast, 0.6stl, 0.3blk (16 matchs)

    Toujours aussi brillant, Sekou Doumbouya gagne en volume de jeu et en respect de la part de ses coéquipiers et du petit monde de la NBA. Après avoir sorti un début de mois de janvier très prometteur, le jeune Sekou a remis le couvert cette semaine en terrassant presque à lui seul les Boston Celtics au Garden (116 à 103). Rien que ça ! Starter il termine la rencontre avec 24 points (meilleur marqueur Pistons) avec une adresse dingue de 76.9% au tirs (10/13 dont 2/4 à trois points).

    La semaine avait d’ailleurs moins bien débuté pour le rookie et son équipe qui s’étaient inclinés lundi à domicile face aux Pelicans (117 à 110) malgré une belle feuille de match de la nouvelle coqueluche de la franchise (16 points, 8 rebonds, 1 passe, 1 interception et 1 contre). La fin de semaine des Pistons fut en revanche beaucoup plus joyeuse avec deux nouvelles victoires et une franchise qui est remontée à la 9ème place de la Conférence avec deux victoires de moins que le 8ème, Brooklyn.

    Néanmoins le joueur a connu une autre fortune face à Atlanta, ne terminant qu’à 4 unités ainsi que 4 rebonds, le tout emballé dans une adresse catastrophique (1/8 dont 1/4 à longue distance). Une contre performance en porte-à-faux, tant le joueur ne cesse d’impressionner à commencer par certains de ses coéquipiers :

    Je suis juste impressionné par son absence de peur à chaque match-up. LeBron, Kawhi, Paul George, Draymond, K-Love. Il les prend les uns après les autres et il s’en fout. C’est comme ça que ça se passe dans cette Ligue, les enfants ne sont pas acceptés.

    Derrick Rose pour NBA.com

    L’ailier Markieff Morris nous sort même sa boule de cristal en prédisant un grand et bel avenir pour le français, à qui il promet le statut de franchise player des Pistons dans le futur :

    C’est un bon gamin. Il veut apprendre et il risque de devenir chaud. Une chose est sûre, il n’a pas peur. Il ne sait pas vraiment ce que c’est que la NBA mais il va se battre tous les soirs. Il se comporte comme un joueur expérimenté et en tant que vétéran, c’est ce que j’attends d’un rookie. C’est ‘The Prince’. Vous verrez, dans cinq ans il portera Detroit sur son dos, je vous le promets. Il fait un travail incroyable en tant que titulaire et il a un grand futur. Il est en train de faire changer les choses ici.

    Markieff Morris
    https://twitter.com/DetroitPistons/status/1218213602450120705

    Jaylen Hoard – Portland Trail Blazers (11ème à l’Ouest) (Texas Legends)

    2.7pts (42.9% FG), 2.1rbds, 0,3ast, 0.5stl (11 matchs)

    Nous avions quitté Jaylen Hoard la semaine dernière avec le plein de confiance ce qui nous avait conforté dans l’optique de voir le joueur rester encore quelques temps avec la franchise de l’Oregon. De là à dire que l’ailier a définitivement quitté le giron de la G-League et des Texas Legends, serait assez présomptueux, mais force est de constaté que cette semaine encore le français a de nouveau jouer le rôle de dépanneur de service. Aligné un peu moins de vingt minutes lors du déplacement à Oklahoma City, Hoard a terminé la rencontre avec 6 points (3/6), 5 rebonds, une passe et une interception néanmoins sans pouvoir empêcher les Blazers de s’incliner (106 à 119).

    Des statistiques qui commencent à compter et qui devraient désormais inciter pourquoi pas une franchise à lui donner sa chance, à commencer par les Blazers et Damian Lillard qui reconnaît le niveau actuel du frenchie :

    Je trouve qu’il joue plutôt bien en ce moment… Depuis qu’il est revenu début janvier, il a gagné du temps de jeu et c’est mérité car c’est un joueur intelligent, un joueur d’instinct capable d’apporter des solutions dans le jeu des deux côtés du terrain. Avec d’avantage d’expérience et un temps de jeu régulier, je pense qu’il gagnera en régularité et en efficacité

    Damian Lillard pour Oregon Live

    Sa polyvalence dans le jeu et sur le terrain permet à son entraîneur de le faire jouer un peu partout dans différents rôles, ce qui est plutôt appréciable en général. Encore en plein apprentissage au plus haut niveau, Jaylen Hoard ne prend rien pour acquis :

    Je suis juste très reconnaissant de pouvoir jouer au basket. Même si l’intégration et l’adaptation au jeu NBA fut difficile, je suis chanceux de pouvoir jouer, c’est un réel plaisir. Même si nous ne gagnons pas, le simple fait d’être ici est une bénédiction.

    Jaylen Hoard pour Oregon Live

    Adam Mokoka – Chicago Bulls (10ème à l’Est) (Windy City Bulls)

    1rbd (2 matchs)

    Pas grand chose à signaler cette semaine pour le néo-Bull qui doit encore se contenter de l’équipe de développement de la franchise. Avec les Windy City Bulls, Adam Mokoka a été aligné cette semaine dans le cinq de départ de l’équipe de G-League mais n’a pas beaucoup pesé dans les prestations de son équipe.

    Battu d’abord par les Lakeland Magic (104 à 98), le français a rendu une copie plutôt propre (12 points à 5/10 dont 2/4 à 3pts) mais insuffisante par rapport à son binôme à l’arrière, Milton Doyle (24 points, 3 rebonds, 4 passes). Le français est toujours aussi présent néanmoins en défense et notamment au rebond (4), ajoutant par ailleurs une passe décisive et deux steals. Il va d’ailleurs récidiver ce week-end face aux BayHawks de Erie (défaite 100 à 99), en rendant une copie beaucoup moins aboutie au scoring avec 5 points, 3 rebonds, une passe, une interception et un contre.

    Très utilisé pour ses skills en défense et dans un rôle d’arrière scoreur, le compte est loin d’être suffisant au regard de ses deux dernières prestations et du temps de jeu conséquent qui lui est offert, pour espérer réintégrer très prochainement le roster des Chicago Bulls.

    Vincent Poirier – Boston Celtics (4ème à l’Est) (Maine Red Claws)

    1.5pts (38.9% FG), 1.5rbds, 0.3ast, 0.2stl, 0.2blk (11 matchs)

    Revoilà cette semaine notre bon « vieux » Vincent de retour sur les parquets après plusieurs semaines de convalescence dues à une blessure au doigt (fracture de l’auriculaire gauche). Inutile de vous dire que rien ou peu de chose ont changé pour lui à Boston. Malgré l’absence de Daniel Theis, pivot titulaire des Celtics, le soir de son retour sur les parquets, Vincent ne s’est guère illustré dans le bon sens, terminant la rencontre avec 2 petits points inscrits sur des lancers (0/3), une perte de balle et deux fautes avec seulement 5 minutes de jeu à son actif.

    https://www.youtube.com/watch?v=rZZq4hJbx9w

    Pourtant enthousiaste à l’idée de pouvoir compter sur le français face à Chicago, l’effet d’annonce du technicien s’est rapidement estompé lorsqu’il décida de faire rentrer Vincent en toute fin de quatrième quart-temps à la place de Wanamaker alors que son équipe avait déjà plus de dix longueurs d’avance en fin de 3ème quart. Rebelote deux jours plus tard face à Detroit, l’ancien joueur du Fener’ ne disputera pas plus de 3 minutes de jeu le temps de prendre un rebond et un tir manqué (défaite 116 à 103).

    Depuis mercredi le français n’a malheureusement pas pris part aux rencontres disputées face à Milwaukee et Phoenix, provoquant un peu l’incertitude sur autour de son rôle dans l’équipe. Les semaines à venir vont être cruciales pour un prétendant de la trempe de Boston qui pourrait choisir de se séparer du pivot. Avec du temps de jeu, son gabarit volumineux ne sert finalement qu’à gêner les pivots massifs de la ligue, ce qui ne serait pas pour déplaire à d’autres franchises qui éprouvent des besoins à un poste et des responsabilités souvent déserté dans les raquette.

    Car il faut l’admettre, le choix de Vincent Poirier d’évoluer aux Celtics ne colle probablement plus au fonctionnement et au jeu mis en place par Brad Stevens, lequel mise désormais sur son back court et ses joueurs extérieurs. Depuis la blessure de Robert Williams, autre pivot avec lequel Vincent est en concurrence, le français n’a toujours pas bénéficié d’un meilleur traitement de faveur et se retrouve désormais dans une impasse à laquelle il va vite falloir remédier.

  • Les Trophées Individuels by Clutch Time – Janvier 2020

    Les Trophées Individuels by Clutch Time – Janvier 2020

    Pour cette saison 2019-2020, la rédaction vous donne rendez-vous une fois par mois afin de faire un petit point sur les joueurs en forme du moment dans la course aux distinctions individuelles de la NBA, à la sauce Clutch Time évidemment.

    Qui sera le successeur du Greek Freak au titre de MVP ?

    Dans ce premier bilan de l’année 2020, la rédaction Clutch Time revient sur ces deux premières semaines de janvier. Entre surprises et prise de bec, le début d’année en NBA est déjà riche en surprises et Drama en tout genre. (Statistiques arrêtées au 16/01/20)


    Les MVP de ce début d’année :

    LeBron James – Small Forward – (LA Lakers) – 25.4 points (49.1% FG, 34.6% 3pts), 7.7 rebonds, 10.9 passes, 1.3 interceptions

    Après une 1ère saison au Lakers sans post-season (la 1ère fois pour le King) Nous retrouvons un LeBron James plus affuté que jamais et grisant les feuilles de statistiques à chaque match en frôlant les triples double à chaque sortie

    Plus passeur que jamais, Bronbron est LE meilleur passeur de la ligue avec 10,9 offrandes par match, talonné par Ricky Rubio (9,27 passes). Meilleur passeur que les meneurs purs des Lakers, son talent et sa science du jeu suffit pour le moment à les porter tout en haut de la conférence Ouest. À 35 ans il a le talent et la technique pour d’abord faire briller ses équipiers (avoir Antony Davis ça aide un petit peu, on ne va pas se le cacher) et redonner un titre au Lakers

    10ème meilleur scoreur de la ligue, ses dernières sorties sont un bijou : 31pts/13rbd/12ast contre les Suns, 17pts/8rbd/15ast contre les Pelicans, 21pts/14rbd/11ast contre les Pistons, 31pts/5rbd/5ast contre New York, 35pts/16rbd/7ast contre Dallas et enfin 19pts/3rbd/19ast contre Orlando pour la seule défaite des Lakers en ce début de Janvier. Des statistiques hors normes même pour le King pour ce mois de Janvier presque parfait (une seule défaite) ce qui explique sa 1ère place.

    Steve Gonzales – Houston Chronicle

    James Harden – Shooting Guard – (Houston Rockets) – 37.2 points (44.6% FG, 37.3% 3pts), 6.2 rebonds, 7.5 passes, 1.7 interceptions

    1er aux tirs à trois points tentés et rentrés : 5/12
    2ème au classement des pertes de balles avec 4,67.
    James Harden est omniprésent pour les Rockets (2eme temps de jeu en NBA avec 37,14 minutes, juste derrière Kyle Lowry), il est le meilleur scoreur NBA, le plus gros shooteur en volume et arrive 8eme au classement des passes décisives.

    Malgré ces statistiques stratosphériques, les Rockets sont 5èmes, des attaques où les isolations s’enchainent à une vitesse folle. Le style D’Antoni correspond à Harden qui a les clés du camion et les défenses n’arrivent que trop peu à le limiter au scoring (prise à deux de Toronto par exemple mais qui s’est conclu par une défaite des Canadiens).

    Ses dernières sorties du mois :  13 points (victoire de Portland), 41 points (Victoire de Memphis), 32 points contre les Wolves, 17 contre Oklahoma City Thunder, 41points 10 rebonds 10 assists pour la victoire contre Atlanta, et 44 points 11 rebonds 11 assists victoire contre Philly début Janvier.

    Giannis AntetokounmpoPower Forward – (Milwaukee Bucks) – 30.1 points (55.2% FG 32.4% à 3pts), 12.9 rebonds, 5.5 passes décisives, 1.2 interceptions, 1.1 contres

    Seul représentant à l’Est, on ne présente plus le grec. Il a ajouté une corde à son arc, après son mondial tronqué. En effet Giannis tire à 3 points à 32% de réussite, son meilleur pourcentage en carrière (31% en 2017/2018). En plus des pénétrations toute en puissance, ses transitions inarrêtables, Giannis a passé un vrai cap cette année. S’il réussit à être régulier à trois points et à augmenter son pourcentage, il deviendra juste indéfendable. Véritable chef de file de l’équipe, il fixe les défenses pour libérer les snipers à longue distance. Il porte les Bucks en tête de la NBA avec un bilan de 37 victoires pour 6 défaites. 

    Bilan du mois de janvier 5 victoires pour 1 défaite : 
    32 points 17 rebonds 4 assist 3/7 à 3 points 
    32 points 8 rebonds 1 assist 3/7 à 3 points 
    24 points 12 rebonds 8 assists 0/5 à 3 points seule défaite du mois 
    30 points 13 rebonds 4 assist 1/7 à 3 points
    13 points 10 rebonds 5 assists 1/2 à 3 points 
    32 points 17 rebonds 6 assists 2/4 à 3 points


    Les Sixth Men de ce début d’année :

    USA Today

    Lou Williams – Shooting Guard – (LA Clippers) – 19.7 points (43% FG, 37.9% 3pts), 3 rebonds, 6.2 passes

    Après un mois de décembre en demi-teinte, émaillé par les soucis de santé et des performances qui faisaient le yoyo, le tenant du titre s’est remis la tête à l’endroit pour démarrer l’année 2020 comme il avait entamé sa saison. Avec 24.8 points, 6.2 passes et 2.7 rebonds par match en janvier (28.2 minutes en moyenne), Sweet Lou rentabilise plus que jamais le temps de jeu que Doc Rivers lui accorde à lui et son acolyte Harrell en sortie de banc. Ce qui impressionne d’avantage ce sont ses pourcentages aux tirs : 55.3% FG dont 53.6% à longue distance et 100% d’adresse sur la ligne, le tout en prenant le même nombre de shoots (15 en moyenne). Une adresse qui s’accommode parfaitement lorsque vous croisez la route des Knicks, comme Lou qui claqua 32 points en 35 minutes avec six tentatives à trois rentrées sur dix.

    Difficile dans ces conditions de trouver des points négatifs dans la copie de Lou qui en plus d’être le troisième joueur le plus utile dans le jeu des Clippers (28.4% USG) est un joueur d’une efficacité redoutable, notamment lorsqu’il s’agit de se créer ses shoots et de les rentrer. En revanche s’il y a bien un aspect que le joueur délaisse pas mal depuis le mois de janvier c’est bien la défense. Ce phénomène, assez inattendu cette saison, pénalise fortement l’avancée des Clippers dans la Conférence, à l’image de son match face aux Grizzlies. Même si l’ancien Laker compense par son activité en attaque, entre les blessures, la gestion du temps de jeu et le manque d’automatismes, Williams, et d’une façon générale les cols bleus Clippers, ne parviennent pas à retrouver l’inspiration et le génie en défense de la saison dernière.

    Derrick Rose – Point Guard – (Detroit Pistons) – 18.1 points (49.6% FG, 31.8% 3pts), 2.4 rebonds, 5.8 passes

    À 31 ans, c’est presque une seconde jeunesse que s’offre le plus jeune MVP de l’histoire. Dans un nouveau rôle de sixième homme sous ses nouvelles couleurs de Detroit, le nouvel energizer des Pistons vient de démarrer l’année de la plus belle des manières en affichant une moyenne de 22.6 points (48.1% FG et 31.8% à 3pts), 5.7 passes et 3.3 rebonds avec un temps de jeu nettement supérieur depuis le mois de novembre. Il faut dire que la franchise du Michigan n’est pas sous son meilleur jour, avec les blessures en cascade de Griffin en début de saison à Kennard et Morris en passant par les matchs plutôt médiocres de Drummond ces dernier temps (qui doit plus penser à la période des Trades), Derrick Rose joue désormais le cadre de service pour la jeune garde des Pistons propulsée sur le devant de la scène depuis peu.

    Même avec un bilan peu reluisant, ses performances ont le mérite d’exister à l’image de sa deuxième mi-temps face aux Cavs où il va inscrire 20 points (24 au final à 9/21), dont 9 dans le dernier quart-temps pour offrir le lead à son équipe sur un jump shot avec quelques secondes restantes à jouer.

    Son style de jeu mêlant toujours altruisme et explosivité en attaque fait le bonheur de sa nouvelle franchise même s’il n’a pas plus de réussite au niveau du bilan global de son équipe malgré une contribution importante des deux côtés du terrain depuis le banc (21.5 au PER, juste derrière Drummond et 4ème Win Shares de l’équipe).

    Dennis SchröderPoint Guard – (Oklahoma City Thunder) – 18.3 points (46.7% FG, 35.9% 3pts), 3.8 rebonds, 3.7 passes

    La « Menace » est toujours bien présente dans l’Oklahoma. Après un retour fracassant du Point-Guard de Brunswick au mois de décembre, les performances de l’allemand sont redescendues en janvier tout en restant importantes pour son équipe qui vient d’enchaîner seize victoires sur leurs 22 dernières rencontres et de s’installer confortablement à la 7ème place de la Conférence. Avec 17 points (à 39.4% à 3pts), 3 rebonds et 3 passes par matchs, le sixième homme confirme encore un peu plus dans son nouveau rôle de sixième homme de luxe (avec le troisième temps de jeu de son équipe).

    Capable aussi bien de distribuer le jeu que de prendre les tirs (près de quinze en moyenne par match), Dennis peut devenir encore plus tranchant et efficace sur ses actions et dans sa prise de décision alors qu’il bénéficie d’un pourcentage élevé de ballons touchés (27.5% USG). Mais malgré tout s’il faut chercher des explications à la bonne série du Thunder, le meneur à travers son rendement apporte plusieurs éléments d’explication à cette dynamique actuelle. Et qui sait encore ce que l’ex-Hawk nous cache sous sa mèche blonde rebelle.


    Mentions spéciales :

    Montrezl Harrell – Center – (LA Clippers) – 19.2 points (57.3% FG), 7.2 rebonds, 1.9 passes, 1.1 contres

    Jordan Clarkson – Shooting Guard – (Utah Jazz) – 14.7 points (44.7% FG, 36.8% 3pts), 2.3 rebonds, 2.1 passes

    Troy Brown Jr.) – Shooting Guard – (Washington Wizards) – 10.2 points (45.2% FG, 31.3% 3pts), 6 rebonds, 2.1 passes, 1.4 interceptions


    Les Meilleures progressions de ce début d’année :

    Parce que les sophomores sont très (trop) rarement récompensés dans cette catégorie, le classement qui suit prendra les meilleures progressions de la saison en cours, indexées sur les joueurs ayant une expérience minimum de trois saisons dans la ligue.

    Alex Goodlett – Getty Image

    Terry RozierPoint Guard -(Charlotte Hornets) – 18.3 points (42.4% FG, 39.9% 3pts), 4.3 rebonds, 4.4 passes, 1.2 interceptions

    Remplacer au pied levé Kemba Walker relevait d’un défi immense pour le jeune Terry Rozier. Arrivé cet été dans la peau du nouveau chef de file d’un effectif en cure de rajeunissement, l’adaptation de l’ex-Celtic est plutôt longue et laborieuse. Mais depuis le mois de janvier, Rozier cartonne au scoring. Repositionné depuis quelques temps au poste 2 au côté de Devonte’ Graham, la recrue phare des Hornets affiche une moyenne à la hauteur de son nouveau statut : 23.4 points (47% FG dont 45.7% à 3pts), 3.8 rebonds, 4.8 passes et une interception, le tout en un peu plus de 37 minutes de jeu. Plus adroit et plus entreprenant en attaque, Terry Rozier n’a en revanche goûté qu’à très peu de victoire depuis Noël (deux seulement).

    Terry Rozier a désormais tout le loisir de tirer en se souciant moins de la distribution du jeu et des critiques du début de saison. Néanmoins cette nouvelle approche ne fait pas encore l’unanimité. Embourbés en fin de deuxième moitié de tableau à l’Est, les Hornets connaissent la période la plus compliquée de ce début de saison et ce ne sont pas les performances récentes de T-Ro qui change quoique ce soit au problème. Malgré sa progression dans l’adresse, Rozier devra sûrement faire d’avantage et endosser la responsabilité du jeu des Hornets, mais le peut-il vraiment ?

    Serge IbakaCenter – (Toronto Raptors) – 15.1 points (50.3% FG, 37.3% 3pts), 8.5 rebonds, 1.2 passes, 0.9 contre

    Certes ses performances ne remontent pas qu’au mois de janvier, mais nous tenions à mentionner le pivot des Raptors. Au-delà d’une place de titulaire qu’il a récupéré depuis la blessure de Marc Gasol en décembre dernier, Ibaka affiche une forme resplendissante au point de remettre en cause le statut de leader de son compatriote Marc Gasol. Souvent apprécié pour son profil défensif mais plus sous-estimé pour son impact offensive, l’ex-Thunder tourne à 19.3 points, 10.7 rebonds et une passe et un contre par match en 2020 avec des ratios aux tirs honorables. Ibaka est par ailleurs devenu le premier joueur depuis Chris Bosh à avoir enchaîné huit double-doubles consécutifs, sa plus longue série en carrière. Alors est-ce que Serge mérite une place de titulaire ?

    Difficile de nier l’impact statistique du joueur. Même en sortie de banc cette saison, Ibaka a toujours su s’illustrer dans le rôle de doublure de Gasol, une alchimie que Nick Nurse ne souhaite sûrement pas voir s’étioler en deuxième partie de saison. Pourtant il faut reconnaître que l’efficacité offensive et défensive du joueur est similaire à l’ex-Grizzly malgré un temps de jeu inférieur. L’explication peut se trouver non pas sur l’efficacité mais la création des deux intérieurs qui met davantage en évidence Gasol par son altruisme et son QI Basket globalement plus utile et adapté au jeu des Raptors. Le rôle d’Ibaka tient plus d’un profil de replaçant plus scoreur et autant défensif (49.7% d’adresse chez ses vis-à-vis), ce qui permet aux Raptors d’être l’une des meilleures défenses de la ligue.

    Jordan McRaeShooting Guard – (Washington Wizards) – 13.8 points (43.4% FG, 42.5% 3pts), 3.5 rebonds, 2.9 passes

    Jordan McRae est revenu libéré depuis la fin décembre. Après avoir subi une opération pour une blessure au doigt qu’il traînait depuis fin octobre, il faut croire que les chirurgiens ont également décoincé le joueur. Dans un style de jeu décomplexé, McRae tourne désormais à 19.5 points, 4.9 rebonds et 3 passes par match depuis son retour, soit plus du double de points inscrits par rapport au mois de novembre ! Titularisé pour la première fois début janvier, l’arrière de 28 ans confirme qu’il peut prendre feu très souvent (35 points, 5 rebonds et 4 passes face à Portland) et contribuer aux derniers succès des Wizards.

    Le joueur est surtout devenu une valeur sûre derrière l’arc (42.5% d’adresse) en tentant de plus en plus sa chance de loin. Pour relativiser cette belle dynamique il est inutile de dire que le champion NBA (oui oui) a bien trouver sa place dans l’effectif de Washington. Pas vraiment concerné par la chose en défense, le joueur compense par son efficacité (4ème au PER) et son profil 2/3, des postes qui mis à part Bradley Beal restent faiblement fournis.


    Mention spéciale :

    Kyle Kuzma – Power Forward – (LA Lakers) – 12.9 points (43% FG, 34.2% 3pts), 3.8 rebonds, 1.1 passes


    Les Sophomores de ce début d’année :

    Si la NBA honore chaque année, depuis 1953, ses novices, en récompensant notamment le meilleur rookie d’une cuvée, les Sophomores sont les laissés-pour-compte des distinctions et autres trophées conçus par la ligue. C’est la raison pour laquelle Clutch Time souhaite réparer cette erreur en récompensant à sa manière ces jeunes encore en pleine éclosion.

    Luka DončićPoint Guard – (Dallas Mavericks) – 28.8 points (46.6% FG, 31.7% 3pts), 9.8 rebonds, 9 passes, 1.1 interceptions

    Glenn James Getty Image

    Pour ce premier bilan sur les joueurs sophomores, difficile de passer à côté du phénomène ambiant de la ligue. À même pas 21 ans, Dončić explose tous les compteurs et records de précocité. De ses triples-doubles au nombre de paniers à trois points sur un seul match en passant par les mentions de Jordan, LeBron ou encore Robertson, le slovène vit un rêve américain à une allure bluffante. Il est également en tête des votes pour le All-Star Game qui se tiendra à Chicago le 16 février prochain, en prenant soin de reléguer James Harden, Damian Lillard ou encore Stephen Curry à plusieurs millions de votes d’écart.

    Ce mois-ci, le meneur des Mavs est encore stratosphérique. 28 points (45% FG dont 32.3% à 3pts), 10.8 rebonds et 9.4 passes par match, le gamin de Ljubljana a su remettre l’équipe texane sur les bons rails ces derniers jours avec notamment un triple-double inédit face à Sacramento (25-15-17). Il doit encore trouver un juste équilibre avec son adresse et être plus rigoureux sur ses choix de passes afin d’éviter des pertes de balle toutes bêtes. Mais qu’y a-t-il de critiquable encore chez un joueur, avec si peu d’expérience, meilleur élément de sa franchise (3ème PER de la ligue), parmi les leaders dans plusieurs catégories statistiques majeures et dont le nom revient sans cesse dans les discussions pour le trophée du meilleur joueur de la saison ?

    Shai Gilgeous-AlexanderPoint Guard – (Oklahoma City Thunder) – 20 points (47% FG, 35.2% 3pts), 5.7 rebonds, 3 passes, 1.2 interceptions

    Voilà encore un autre sophomore qui aurait amplement mérité de figurer parmi les meilleures progressions de l’année. Depuis son arrivée dans l’Oklahoma, le canuck a définitivement pris les rênes de cette équipe du Thunder qui détonne et surprend semaine après semaine. Depuis janvier, le meneur se présente avec une moyenne de 20.8 points (53.8% FG), 8 rebonds, 3.5 passes et 1.3 interceptions. Avec un temps de jeu et des responsabilités décuplés, le jeune SGA n’est pas étranger à la forme actuelle de son équipe (16 victoires pour 7 défaites depuis décembre). Il faut dire que l’ex-Wildcats est bien loti niveau apprentissage puisqu’il côtoie depuis cette saison un certains Chris Paul avec qui il forme un back-court très complémentaire comme face à Brooklyn le 7 janvier dernier, rencontre durant laquelle le duo improbable va inscrire 50 points (victoire 111 à 103).

    Parmi les performances notables ce mois-ci, on peut noter son incroyable premier triple-double en carrière claqué face aux Timberwolves, 20 points, 20 rebonds et 10 passes… une première depuis le Shaq’ (1993) pour un sophomore. Alors certes le joueur reste perfectible, principalement à trois points, les tirs en pull-up et dans l’animation offensive, domaine qui revient logiquement dans les mains de CP3, mais comme pour Dončić, SGA représente déjà le présent de sa franchise tant son impact et sa progression sont impressionnantes et nul doute qu’il devrait assez rapidement figurer parmi les futurs All-Stars d’ici deux à trois ans.

    Jaren Jackson Jr.Center – (Memphis Grizzlies) – 18 points (48.2% FG, 41.5% 3pts), 4.9 rebonds, 1.5 passes, 1.5 contres

    Si Memphis n’a d’yeux que pour son nouveau maître à jouer de 20 ans, un autre joueur peut lui tenir la dragée haute, Jaren Jackson Jr qui depuis le début de la saison joue quasiment d’égal à égal avec son partenaire à la mène. Encore plus jeune que Morant, JJJ pour l’acronyme (ou les plus flémards d’entre nous) a démarré sa saison doucement pour atteindre finalement son pic de forme en décembre avec plus de 20 points et 4 rebonds, tandis que Morant était légèrement sur le déclin. En janvier Jackson Jr. a tenu le même rythme de croisière avec 19.7 points, 5.4 rebonds mais surtout 1.4 passes, une interception et 2 contres par match avec un temps de jeu qui ne dépasse même pas les 30 minutes. Un vrai touche-à-tout !

    Un des grands points forts de l’intérieur c’est son incroyable adresse derrière l’arc (à 50%) depuis le mois de janvier. Le joueur prend en moyenne plus de six tirs par match ce qui le place comme le joueur qui tente le plus sa chance de loin mais également comme le plus adroit de sa franchise, avec un arsenal de tirs très varié, allant des pick-and-pop, step-back, tirs en transition et en mouvement… peu importe la manière dont Jackson tire, il fait mouche ! L’esprit Grit And Grind illustre parfaitement la mentalité du joueur et de l’effectif de Memphis cette saison.

    Mentions spéciales :

    Trae Young – Point Guard – (Atlanta Hawks) – 29.1 points (44.2% FG, 36.9% 3pts), 4.5 rebonds, 8.5 passes, 1.2 interceptions

    Devonte’ Graham – Point Guard – (Charlotte Hornets) – 18.7 points (37.8% FG, 38.7% 3pts), 3.7 rebonds, 7.7 passes, 0.9 interception

    DeAndre AytonCenter – (Phoenix Suns) – 16.8 points (55.8% FG), 12 rebonds, 1.8 passes, 1.6 interceptions


    Les Coachs de ce début d’année :

    Getty Image

    Quin Snyder (Utah Jazz) – 28 victoires 13 défaites

    Snyder a la pression cette année. Il récupère un meneur plein d’expérience pour passer un cap en playoffs, un Donovan Mitchell en progression constante depuis qu’il est dans la grande ligue…mais l’intégration-cohabitation avec Mitchell a du mal à se faire. Le Jazz n’avait pas retrouvé sa défense qui a fait son succès ces dernières saisons. 

    Mais depuis fin décembre début janvier, le coach a trouvé les mots et les rotations pour faire évoluer Utah à son niveau. Une défense de fer retrouvée, un Gobert précieux des deux côtés du terrain, Mitchell au four et au moulin, et voilà Utah qui arrive à la 4ème place de la conférence Ouest avec un bilan de 7 victoires et 1 défaite sur le mois de janvier. L’intégration de Clarkson, arrivé courant janvier permet d’avoir une solution offensive (14 points en moyenne) fiable en sortie de banc

    Reste à concrétiser tout ça sur la longueur en intégrant Conley (blessé depuis …) et pour finir 1er de la Division devant Denver (29-12). 

    Billy Donovan (Oklahoma City Thunder) – 23 victoires 18 défaites

    Depuis son arrivé dans l’Oklahoma, Billy Donovan a toujours dû gérer de gros égaux (Westbrook, Paul George, Carmelo Anthony…) une chance d’avoir des joueurs de ce calibre mais aussi des difficultés pour trouver une alchimie sur le terrain. Cette année le coach a pu créer un vrai collectif grâce au trade de Westbrook et de Paul George. Les arrivés de Shai Gilgeous-Alexander, Gallinari et CP3 se concrétisent par l’explosion du sophomore drafté par les clippers 20 points par match, l’ailier italien le suit de près avec 18 points par match. Chris Paul quant à lui est présent pour plier les matchs grâce à son expérience (16,5 points par match).

    Pour sa deuxième saison a OKC, Schröder a trouvé sa place en sortie de banc (18 points par match). Un Steven Adams toujours aussi solide avec un double-double de moyenne (12 points et 10 rebonds par match). Oklahoma qui devait être en reconstruction est à la 7eme place de la conférence Ouest avec un bilan positif (23-18). Personne ne les attendait là, sauf peut-être Billy…

    Taylor Jenkins (Memphis Grizzlies) – 19 victoires 22 défaites

    En pleine reconstruction depuis le trade de Mike Conley, un coach rookie, un meneur rookie drafté à la 1ère place. Voilà les ingrédients du début de saison pour une équipe jeune qui pourrai être performante dans quelques saisons. Mais voilà que le coach a réussi à créer une alchimie et un collectif qui fait apparaître les Grizzlies au 8ème spot de la conférence. Ja Morant est déjà prêt pour la NBA, son explosivité rappelle Westbrook, Jaren Jackson Jr. intérieur sophomore continue sa progression et impressionne également en début de saison.

    Un collectif bien huilé qui permet à des joueurs secondaires de briller (Crawder contre les Clippers), c’est ce collectif qui a surpris toute la NBA avec un bilan de 19 -22 et une 8eme place à l’ouest. Un bilan de 5 – 1 en ce mois de janvier confirme la bonne saison des Grizzlies. Taylor Jenkins a réussi à créer un fond de jeu avec ces oursons. La saison est encore longue, elle va se jouer après le All-Star break …


    Les Trophées by Clutch Time :

    Le Trash Talk du mois : Jimmy Butler X TJ Warren

    Jimmy Butler et TJ Warren un duel de choc…une embrouille lors du match qui opposait Indiana à Miami le 8 octobre dernier et qui se poursuivra même en interview d’après match. Tout commence par un 1er accrochage au 3ème quart-temps lorsque TJ commet une faute sur Butler qui s’en va vers le panier. Jimmy Bucket ne se laisse pas faire et répond verbalement et physiquement à l’ailier des Pacers. S’en suit une intervention rapide et musclée des arbitres et des joueurs pour séparer les deux fauteurs de troubles

    https://www.youtube.com/watch?v=2F2PdBOYVV0

    Après deux fautes techniques pour l’un comme pour l’autre, Warren va en rajouter une couche lorsque Butler sera sifflé pour faute offensive sur Warren qui se permet de railler à nouveau le numéro 22 du Heat. Les arbitres infligent alors une 2ème faute technique au Pacer synonyme d’exclusion. Alors que ce dernier s’en retourne au vestiaire, Jimmy Butler en profite pour lui adresser une délicate attention à laquelle TJ Warren va lui répondre bien poliment.

    Déclaration d’après-match :

    La NBA a vite réagi avec des amendes de 25.000 $ pour TJ Warren et 35.000 $ pour Jimmy Butler et l’ensemble de son œuvre ( interview et post Instagram), une situation très peu appréciée généralement dans les instances de la ligue.


    Le Pétage de plomb du mois : Kevin Love

    Après s’être passé les nerfs sur une chaise (qui n’avait rien fait de mal), le beau gosse des Cavs, et un des plus gros contrats de la franchise, a de plus en plus de mal à supporter son jeune coéquipier Collin Sexton, qui « dirige » le jeux de la franchise pas toujours comme il le souhaiterait.
    Même si officiellement, lors des déclarations d’après match ou sur Instagram, Kevin Love ne donne que de l’amour à son coéquipier Colin Sexton, sur le terrain c’est autre chose. En voici quelques images

    https://www.youtube.com/watch?v=6fYmg5MprzU
    https://www.youtube.com/watch?v=CFhrmci10Bw

    L’intérieur ne cache pas son mal être sur le terrain, et la question qui reste sur toute les lèvres est : verra-t-on un autre visage de la part du joueur dans quelques semaines ou un trade se dessinera-t-il pour les Cavs et Kevin Love avant la trade deadline ? Affaire à suivre


    Le cassage de cheville du mois : Ja Morant

    On avait quitté Ja Morant à Noël avec un bien vilain cross de la part du malicieux Marco Belinelli (San Antonio Spurs) sur le jeune rookie des Grizzlies. Même si le joueur s’est bien relevé depuis, confirmant un peu plus chaque semaine son potentiel et un statut de futur ROY, le gamin de Murray State nous a rappelé à quel point ses qualités athlétiques et son sens du déplacement et de l’anticipation surpasse déjà pas mal de joueur middle-class de la ligue.

    Pour démarrer l’année comme il se doit, le meneur de jeu s’est offert l’un des crossovers les plus dévastateur de la saison à n’en pas douter, sur l’arrière des Clippers, Jerome Robinson. La suite se passe de commentaire.

    https://www.youtube.com/watch?v=yStBLchInMw
    Youtube – Memphis Grizzlies

    Le Trophée ad vitam æternam : David Stern

    C’est malheureusement une année qui a très mal débuté pour la grande famille du basket. Le 1er Janvier dernier, nous apprenions la disparition du mythique et non moins controversé ex-commissaire général, David Stern, qui nous a quitté à l’âge de 77 ans, dont trente années passées à la tête de la ligue nord-américaine (1984-2014). Pour celles et ceux qui ignoreraient encore tout de son parcours, Stern fut sûrement l’un des plus grands commissaires du sport aux États-Unis aux côtés de son prédécesseur Larry O’Brien ou encore de Pete Rozelle en NFL. Voici quelques dates clés de la NBA sous le règne de l’avocat new-yorkais :

    1984 : Stern n’a alors que 42 ans et il est nommé à la présidence de la ligue pour succéder à son mentor Larry O’Brien. Il reprend alors une ligue en déficit, tiraillée entre les problèmes de drogues et de racisme mais surtout qui n’arrive plus à remplir ses salles. David Stern décide alors d’instaurer le fameux Salary Cap afin de pénaliser les équipes qui dépensent leur revenus à tord et à travers. Résultat la ligue est devenue en quelques années une véritable machine à cash, brillamment incarnée par une génération dorée, autour de Magic Johnson, Larry Bird et rapidement Michael Jordan qui sera drafté cette année-là.

    De 1988 à 1995 : À la fin des années 80, Stern décide d’élargir le nombre de franchises en s’ouvrant à de nouveaux marchés. La NBA s’installe d’abord en Floride et en Caroline du Nord avec le Heat de Miami et les Charlotte Hornets, avant de créer deux nouvelles franchises à Orlando (Magic) et Minnesota (Timberwolves). En 1995, après la première retraite de Jordan, la ligue s’attaque au marché canadien et décide de créer non pas une mais deux franchises basées à Vancouver (Grizzlies) et Toronto (Raptors). La première déménagera en 2002, laissant les Raptors, seuls représentant du pays à la feuille d’érable.

    Tony Parker lors de la draft 2001

    1992 : C’est probablement l’un des plus grands tour de force réalisé par le new-yorkais. Dans l’optique d’internationaliser la ligue et son attractivité par-delà les continents, Stern encouragera fortement les stars de l’époque à représenter la Team USA Basket aux Jeux d’été de Barcelone. La Dream Team championne olympique avec Jordan, Bird, Johnson, Barkley… devient alors très rapidement un phénomène mondial et reste un symbole du basket de nos jours. Stern cherchera aussi à diffuser l’image de la NBA partout dans le monde en modernisant notamment l’offre de divertissement via le All-Star Week-end et les Playoffs NBA.

    1996 : David Stern veut miser sur la domination internationale des basketteuses américaines, alors triples championnes olympiques et cinq fois championnes du monde, en créant la WNBA. Cette ligue professionnelle verra notamment Cynthia Cooper, Lisa Leslie, Sheryl Swoopes, Diana Taurasi et Candace Parker devenir les figures de proue de la ligue dans les années 2000. Parmi les joueuses étrangères à avoir porté les couleurs d’une franchise américaine, plusieurs d’entre elles ont eu une belle carrière à l’image de l’australienne Lauren Jackson, de l’espagnole Sancho Lyttle ou encore la française Sandrine Gruda.

    1998 et 2011 : Malgré plusieurs coups de maître dans sa carrière, Stern a du également encaisser les critiques notamment lors des lock-out de 1999 et de 2011. Opposant syndicat des joueurs et dirigeants des franchises, le patron de la ligue fut longtemps pointé du doigt pour sa gestion chaotique des négociations autour des revenus de la ligue et du Salary Cap qui vont entraîner des saisons raccourcies. On oubliera pas non plus l’épisode de Chris Paul et du véto posé par Stern, alors propriétaire par intérim des New Orleans, sur un transfert du meneur des Hornets en 2011 vers les Lakers qui fait encore beaucoup parler de nos jours.

  • Le carnet des rookies 2.0

    Le carnet des rookies 2.0

    Chaque semaine Clutch Time vous propose un petit focus sur les rookies afin de faire le point sur les bonnes ou mauvaises performances des débutants.

    NBA.com

    La plupart des franchises ont bientôt joué la moitié de leur saison 2019-20. Des tendances se dégagent avec des ambitions affichées pour certaine équipes tandis que d’autres préparent déjà la prochaine saison. Les rookies sont d’avantage concernés afin de les impliquer au maximum et de les faire grandir. Voici notre bilan de la semaine, le rapport 2.0. (les statistiques sont arrêtées au 15/01/20)


    Dans le Cinq Majeur : le meilleur est à venir

    Joe Camporeale-USA TODAY Sports

    Ja Morant, PG, Memphis Grizzlies : 35m, 18pts, 3.5rds, 6.9pds

    La décennie ne pouvait pas mieux démarrer pour les Grizzlies ! Une série de six victoires et voilà que cette rafraîchissante équipe se pointe à la 8e place de leur conférence. Coach Jenkins semble avoir réussi à imprimer un jeu collectif affirmé par leur meneur rookie. Depuis le retour de Morant, Memphis présente la meilleure moyenne de passes décisives par match et truste le haut du classement dans de multiples catégories. Les dirigeants des Grizzlies ne pouvaient pas mieux espérer en draftant ce jeune meneur en provenance de Murray State. Sa cote ne fait que progresser au point d’être dans le top 10 des votes pour le All-Star Game chez les arrières à l’ouest. Nous l’avions évoqué dans le carnet de la semaine dernière, Ja Morant maîtrise de plus en plus le jeu collectif et le rythme à imposer en attaque avec une moyenne de passes décisives en hausse depuis fin décembre et un record avec 14 caviars lors de la victoire contre les Warriors.

    Certes, le pivot Jonas Valenciunas est celui qui est le plus visé par Morant (22,6% des passes lui sont destinées, via NBA.com), mais c’est bien la combinaison entre les deux pépites de la franchise qui nous intéresse. Le staff n’hésite pas à les placer sur des situations de pick’n’pop lors du money time contre Minnesota. Ja Morant a les qualités athlétiques pour pénétrer vers le cercle, et changer complètement de plan afin d’envoyer le ballon vers un Jaren Jackson Jr. ouvert et toujours aussi saignant à 3pts. Mieux, dans un match compétitif contre les Spurs, Ja et JJJ nous offrent un pick’n’roll bien exécuté.

    Cette semaine, Morant nous a (encore) démontré ses qualités de leader et de meneur de jeu, avec une performance magistrale dans la victoire contre Houston avec 26 points (10/11 aux tirs) 8pds et un step back 3 clutch en fin de partie. Ja est un excellent showman, qui ne peut que grandir dans les années à venir.

    Darius Garland, PG, Cleveland Cavaliers : 41m, 12.3pts, 2rds, 3.6pds

    Voici le rayon de soleil dont les Cavs avaient tant besoin en raison d’une saison chaotique. Entre les états d’âme de certains joueurs et les nombreuses critiques plus ou moins judicieuses sur le coach John Beilein, le rookie est en train de s’épanouir. Un joueur de 19 ans, qui, n’oublions pas, n’a joué seulement que cinq matchs en NCAA la saison passée. Sur ses derniers matchs, Garland semble mieux maîtriser les subtilités du jeu sur pick’n’roll, avec un tempo modéré, une utilisation des feintes, du changement de rythme, et garde toujours un oeil pour le coéquipier démarqué. Tout cela donne des situations intéressantes que les Cavs seraient bien inspirés d’utiliser plus régulièrement. Son dernier match chez les Clippers confirme ses qualités de distributeur avec un record de 10 passes décisives. Le meneur ne semble pas forcer et possède indéniablement un bel arsenal offensif. Il l’a démontré en scorant 8 points en 1’45 », permettant ainsi à son équipe de remonter un déficit de 10 points en toute fin du 3e quart-temps.

    C’est lors de la victoire surprise à Denver que le meneur nous a gratifié de sa performance la plus complète et surtout en étant clutch. Avec 18 points et 8 passes décisives, il fluidifie le jeu de son équipe avec des drives suivis de bonnes passes in the paint. Lors des dernières minutes du 4e quart-temps, le rookie va se jouer de Gary Harris et de Nikola Jokic sur ce drive inside avec deux points cruciaux. En fin de match, il va achever les Nuggets sur un mismatch remporté face au pivot Mason Plumlee grâce un shoot sur une jambe.

    N’y aurait-il pas un peu de Chris Paul sur cette action…

    R.J. Barrett, SG, New York Knicks : 40m, 14.3pts, 5.3rds, 2.5pds

    Les Knicks possèdent le 14e bilan à l’Est et cela ne les empêche pas de penser à effectuer des moves avant la trade deadline. Avec un roster rempli d’ailiers/intérieurs de 2.06m, le front office s’active sur le marché des transferts. En attendant, il y a un 3e choix de draft à faire progresser ! Récemment, le staff des Knicks lui a accordé un temps de jeu plus régulier. Barrett profite du parquet au moins 27 minutes par rencontre depuis six matchs. Une stabilité qui ne sera pas du luxe dans une franchise toujours aussi complexe. Sur les cinq derniers matchs, l’ancien de Duke tourne à 18.4 points par matchs, avec une adresse légèrement plus attrayante en comparaison avec son début de saison (47.7% aux tirs, 77.1% aux lancers-francs). Malgré une belle performance contre Milwaukee (5/7 à 3pts), le chantier sur le tir à 3pts est toujours aussi conséquent (25%). Le tir sur catch and shoot (40.9%) ainsi que sur pull up (37.5%) ne sont pas encore à placer dans son répertoire (sur les cinq derniers matchs, via NBA.com).

    Les points positifs se situent de l’autre côté du terrain. Coach Miller semble avoir mis au défi Barrett de mettre en avant ses qualités physiques afin d’être plus attentif et actif en défense. Chez le Jazz, le canadien avorte une tentative de alley-oop initiant ainsi une contre-attaque.

    Une attitude défensive à souligner également contre les Pelicans, et qui tend à confirmer l’évolution positive de son temps de jeu. La victoire arrachée contre Miami dimanche dernier avec 23 points en 39 minutes est le genre de performance qui force à croire en ce joueur. Peut-être que le bandeau y est pour quelque chose.

    Jarrett Culver, SG, Minnesota Timberwolves : 38m, 9.3pts, 3.7rds, 2.1pds

    Karl-Anthony Towns est toujours absent, Andrew Wiggins est redevenu Andrew Wiggins, et voici que notre rookie de 20 ans ne quitte plus le cinq de départ depuis le 28 décembre 2019. Un temps de jeu qui ne descend pas en dessous des 28 minutes depuis huit matchs et des statistiques en hausse : 15.8pts, 5.4rds, 2.4pds, 1.2ints sur les 5 dernier matchs (via NBA.com). Si l’arrière n’a pas encore trouvé la bonne formule concernant son tir extérieur, des progrès sont à noter avec un joli 3/6 à 3pts à Houston.

    Avec un tir extérieur pas encore fiable, Culver n’a pas peur d’aller chercher ses points dans la raquette et d’affronter les pivots de la ligue comme ce fut le cas contre Hassan Whiteside.

    Une agressivité en attaque qui devrait nous offrir de plus en plus ce genre de dunk.

    https://twitter.com/Timberwolves/status/1215475099006111744

    Son début d’année 2020 est prometteur, Zach Lowe de ESPN n’oublie pas de l’évoquer dans son article. L’ancien de Texas Tech progresse à vue d’œil dans son agressivité en attaque et dans ses efforts défensifs. Lors de la lourde défaite à Houston, Ryan Saunders a profité du garbage time afin de placer Culver en tant que meneur. Avec un lineup composé de Bell, Reid, Okogie et Bates-Diop, il fut chargé de monter la balle et d’organiser le jeu. L’expérience fut mitigée mais cela ne reste qu’un essai. Culver est donc passé en laboratoire, il n’y a plus qu’à améliorer le prototype.

    Sekou Doumbouya, SF, Detroit Pistons: 14m, 6.9pts, 3.1rds, 0.4pd

    Le plus jeune joueur de la ligue est en train d’éclore devant nos yeux ! Le contexte oblige le coach Dwane Casey à donner du temps de jeu au français, mais il n’oublie pas non plus de le féliciter.

    « Ce jeune homme est en train de mériter ses minutes » affirme Casey

    Dwayne Casey en interview sur la Fox

    Doumbouya est le 7e meilleur scoreur chez les rookies avec 12.4 points sur les cinq derniers matchs (via NBA.com). Avec 5/8 à 3pts sur les trois dernières rencontres, le rookie a developpé un shoot longue distance intéressant et notamment dans le corner.

    Les défenses ne pourront pas l’ignorer longtemps, d’autant plus qu’il peut jouer sans ballon, comme ce fut le cas contre New Orleans. De l’autre côté du terrain, l’ailier de 2.06m a encore du mal à rester devant des joueurs plus petits et n’est pas encore assez dissuasif dans la raquette. Il faut rappeler que l’ancien de Limoges n’a que 14 matchs dans les jambes, ce qui peut expliquer ses 4.4 fautes de moyenne sur les cinq derniers matchs. Un aspect du jeu qui devrait être rapidement corrigé avec l’accumulation de matchs, et puis, pourquoi pas voir prochainement un Sekou déterminant en défense et remonter tout le terrain pour scorer.


    Ils sont toujours dans le cinq :

    Kendrick Nunn, PG, Miami Heat : 39m, 15.4pts, 2.7rds, 3.6pds

    • 20pts, 9/15 aux tirs, à New York, 12/01

    P.J. Washington, PF, Charlotte Hornets : 38m, 12.4pts, 5.5rds, 2pds

    • 20 pts, 11rds, 3/6 3pts, à Portland, 13/01

    De’Andre Hunter, SF, Atlanta Hawks : 40m, 12pts, 3.7rds, 1.7pds

    • 15 points contre Phoenix le 15/01

    Allez, encore 2′ et faites-les rentrer sur le terrain

    Michael Reaves/Getty Images)

    Tyler Herro, SG, Miami Heat : 37m, 13.4pts, 4.4rds, 2.2pds

    Bien que toujours dangereux dans le money time, le rookie a vécu une semaine mitigée. Que se soit sur le plan collectif (1v-2d) ou bien sur le plan individuel: 9 points dans la défaite à Brooklyn et une adresse peu reluisante dans la défaite à New York : 5/12 aux tirs. Néanmoins, l’arrière reste un délice à voir jouer en attaque. Dans la victoire dans l’Indiana, Herro a établi un nouveau record de précocité dans l’histoire du Heat avec un 3e match avec 5 tirs à 3pts marqués. Spoelstra et son staff n’hésitent pas à lui concevoir des systèmes pour lui libérer de l’espace afin de dégainer comme lors d’un main à main suivi d’un écran avec Meyers Leonard, mais le rookie peut très bien se créer tout seul de l’espace en déstabilisant son adversaire.

    En revanche, l’axe de travail reste la défense. Herro possède le 3e plus mauvais chiffre de son équipe en terme de « defense rating », soit le nombre de points encaissés sur 100 possessions (via NBA.com).

    Coby White, PG/SG, Chicago Bulls : 40m, 11.5pts, 3.5rds, 2.2pds

    Le rookie des Bulls est d’une inconstance « J.R. Smithesque ». Capable de prendre feu de loin comme face à Indiana (23 points, 5/9 à 3pts ), White peut aussi connaître de réels trous d’air (6 points et 0/4 à 3pts à Boston). Sur le terrain, White est toujours à la recherche d’une bonne position de tir à 3pts ou bien un pull up au niveau de la ligne des lancers-francs, et cela au détriment du jeu collectif (une seule passe décisive et 17 tirs tentés contre Indiana!). Mais le potentiel est là, et le joueur peut mener une offensive et proposer une belle passe pour le coéquipier démarqué.

    En se penchant sur le pourcentage de ses passes, on se rend compte que l’arrière ne combine pas beaucoup avec ses intérieurs. Les coéquipiers les plus ciblés sont dans l’ordre: Thaddeus Young, Zach LaVine, Kris Dunn, Ryan Arcidianoco et Tomas Satoransky (via NBA.com). Il faut descendre à la 6e et 7e place pour y trouver les deux intérieurs prometteurs et essentiels de cette jeune équipe : Lauri Markkanen et Wendell Carter Jr. Tout en sachant que le 4e lineup le plus utilisé par les Bulls est constitué de White, Markkanen, Carter Jr, LaVine et Satoransky avec un différentiel de -14,7 sur le terrain !

    Le staff des Bulls serait bien inspiré de développer l’alchimie entre leur arrière de 19 ans et le duo Markkanen – Carter Jr. sur des situations de pick and roll. Sur la vidéo ci-dessous, on assiste à deux actions avec Coby White combinant avec Luke Kornet sur pick and roll et en transition.

    Maintenant, imaginez le remplacement de Kornet par Carter Jr dans la 1ere vidéo et par Markkannen dans la 2e tout en augmentant la fréquence de ces situations de jeu….

    Jaxson Hayes, C, New Orleans Pelicans : 38m, 8.7pts, 4.7rds, 0.9pd

    Le 8e choix de la draft 2019 fait partie intégrante du renouveau des Pelicans. La franchise est sur une belle série de 8v-3d, l’intérieur en a profité pour caler deux matchs en double double (14pts, 12rds et 18pts, 10rds), une performance jamais atteinte pour un joueur aussi jeune dans l’histoire des Pelicans. Jaxson Hayes s’est révélé être une réelle solution sur pick and roll en tant que poseur d’écran. Il va pouvoir régaler les fans avec des wagons de alley-oop.

    Une tendance se dégage sur les récentes rencontres, une connexion s’est établie entre les deux rookies Jaxson Hayes et Nickeil Alexander-Walker.

    Pas surprenant que son record de points en carrière ait été réalisé contre Boston (20 points). Hayes a montré qu’il était capable de finir près du cercle malgré le contact, pourra-t-il continuer sur sa lancée avec le retour imminent de Zion.

    Michael Porter Jr, SF, Denver Nuggets : 30m, 5.9pts, 2.8rds, 0.4pd

    Les passages de Porter sur le parquet sont toujours très attendus. Après les belles promesses entrevues la semaine passée, la hype a légèrement diminué avec seulement 12 minutes de temps de jeu et 5 points de moyenne sur les trois dernières rencontres. L’ailier est souvent cantonné à rester dans le corner et à laisser le jeu venir à lui ce qui lui est inhabituel, comme évoqué dans l’article de Jonathan Tjarks du site The Ringer. MPJ a confié au journaliste qu’il avait la liberté de pouvoir tirer dès qu’il passait la ligne médiane au lycée. Avec l’accumulation de soucis physiques notamment au niveau du dos, Porter avoue ne plus être ce lycéen et ne se sent pas encore à 100%.

    « Je suis toujours en train de guérir. Je ne suis même pas proche du niveau où je devrais me situer. Mais je n’ai pas de douleur, ce qui est incroyable » Michael Porter Jr

    The Ringer

    Son match contre les Clippers (13pts) a eu pour effet de ranimer les espoirs placés en lui, la preuve avec cette séquence de 7 points en 1 minute.

    Toujours placé dans son corner pour le moment, l’ailier va tranquillement continuer à progresser dans le système collectif et structuré des Nuggets.


    Ils pointent enfin le bout de leur nez

    Getty Image

    Daniel Gafford, C, Chicago Bulls : 31m, 4.9pts, 2.5rds, 0.5pd

    Le pivot formé à Arkansas profite de l’absence de Wendell Carter Jr pour se montrer. Déjà trois titularisations de suite pour l’intérieur drafté en 38e position. Le match à Detroit peut être perçu comme l’une de ses meilleures performances. 14 points et 7 rebonds en 22 minutes. Il sortira pour 6 fautes mais aura réussi à faire disjoncter Andre Drummond qui sera expulsé.

    https://twitter.com/WorldWideWob/status/1216169881609166856

    Sur ce match, Sekou Doumbouya fera aussi les frais de cet intérieur tonique.

    Son activité sur le terrain n’est pas à remettre en question, l’intérieur ne traîne pas des pieds pour aller poser un écran et reste le joueur des Bulls qui conteste le plus de tirs après Lauri Markkanen (via NBA.com).

    Jaylen Hoard, F, Portland Trail Blazers : 10m, 2.4pts, 1.8rds, 0.2pd

    Cela fait trois matchs consécutifs que le français profite d’un temps de jeu significatif (16′, 16′ et 9′), les trois plus gros de temps de jeu qui lui ont été accordés jusqu’à maintenant. Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’ancien de Wake Forest avait des fourmis dans les jambes et s’impatientait de pouvoir attaquer le cercle.

    8 points en 16 minutes dans le garbage time contre Minnesota. Le français va pouvoir participer à la saison cauchemardesque des Trail Blazers.


    La frayeur de la semaine

    Alen Smailagic, SF/PF, Golden State Warriors: 9m, 4.7pts, 2.4rds, 0.9pd

    Pas de blessure à relever cette semaine, mais plutôt un attentat sur un rookie! En seulement 4 minutes passées sur le parquet, le russe a eu le temps de se faire postérizer par Kawhi Leonard.


    Par pitié ne les laissez pas tirer !

    Michael Reaves/Getty Images)

    Cameron Reddish, SF, Atlanta Hawks : 37m, 8.2pts, 3.6rds, 1.6pds

    Pas de changement pour l’ancien coéquipier de Zion. Son adresse est toujours aussi catastrophique. Contre Houston, ses cinq premières tentatives à 3pts (dont trois dans le corner) furent manquées et l’ailier finira à 1/7 à 3pts. Malgré une pointe à 20 points contre Brooklyn, Reddish finit le match avec un 6/16 aux tirs. Sa mécanique de tir semble bonne mais ses pourcentages sont horribles : 32,3% aux tirs et 26.8% à 3pts et un EFG à 38.2%. Pas de quoi s’inquiéter pour le GM Travis Schlenk, ni pour Reddish qui préfère évoquer ses progrès en défense.

    Jordan Poole, SG, Golden State Warriors : 35m, 7.2pts, 1.9rds, 1.9pds

    Voici le joueur qui a impressionné Klay Thompson lors d’une séance de tirs. Il semblerait que l’anesthésie subie par le triple champion NBA fasse toujours effet car pour le moment le rookie des Warriors possède l’un des pire EFG de sa classe avec 34.3%. Ses statistiques classiques sont encore plus alarmantes : 27.2% aux tirs et 25.6% à 3pts. Ses performances récentes ne sont guère plus convaincantes : 1/5 à 3pts contre les Clippers, 4/11 aux tirs contre Memphis. Steve Kerr peut continuer à le placer sur le terrain, avec de tels chiffres, ça ne peut que s’améliorer.


    He’s Back

    Vincent Poirier, C, Boston Celtics : 10m, 1.7pts, 1.5rds, 0.3pd

    Il l’avait annoncé lors d’une interview concernant un retour imminent, et voilà que le français refait surface dans la victoire contre Chicago le 13/01 après avoir été absent depuis plus d’un mois. Face aux Pelicans, l’intérieur finira avec 2 points (deux lancers-francs) et n’aura pas perdu de temps avec trois tirs tentés pour autant de loupés en seulement 5 minutes.

    Soon….

    Zion Williamson, PF, New Orleans Pelicans : –

    Le phénomène l’a avoué dans le podcast de JJ Redick, si cela ne tenait qu’à lui, il serait déjà sur le terrain. Les vidéos de ses dunks pre-game et ses délires avec les assistants envoyaient des signaux positifs quant à un retour imminent, et puis, enfin, la nouvelle que l’on attendait tous avec impatience, Zion devrait faire ses débuts la semaine prochaine. Il est temps de libérer la bête !


    Dix autres élèves à surveiller :

    Eric Paschall, PF, Golden State Warriors : 37m, 13.6pts, 4.4rds, 1.7pds

    Brandon Clarke, PF, Memphis Grizzlies : 35m, 12.3pts, 5.9rds, 1.5pds

    Darius Bazley, SF, Oklahoma City Thunder : 40m, 4pts, 3.7rds, 0.5pd

    Terence Davis, SG, Toronto Raptors : 39m, 7pts, 3.3rds, 1.8pds

    Ky Bowman, PG, Golden State Warriors : 36m, 7.5pts, 2.6rds, 2.9pds

    Grant Williams, PF, Boston Celtics : 36m, 3.4pts, 2.3rds, 1.1pd

    Cameron Johnson, SF, Phoenix Suns : 37m, 7.8pts, 3rds, 1pd

    Matisse Thybulle, SG, Philadelphie Sixers : 33m, 4.6pts, 1.4rds, 1.2pds

    Nickeil Alexander-Walker, SG, New Orleans Pelicans : 32m : 5.8pts, 2.2rds, 1.9pds

    Nicolo Melli, F, New Orleans Pelicans : 30m, 5.6pts, 2.3rds, 1pd

  • NBA French Connection #1

    NBA French Connection #1

    Chaque semaine Clutch Time vous propose un petit focus sur nos français de NBA et de G-League, afin de faire le point sur les performances de nos compatriotes outre-Atlantique.

    source : FFB, montage CTFrench

    Pour cette première semaine, Clutch Time donne plusieurs bon points pour certains joueurs qui ont su se mettre en évidence. Côté temps de jeu et performances, le bilan reste assez contrasté mais très encourageant. En attendant le retour de blessure de Vincent Poirier, certains rookies se sont notamment illustrés.


    Russell Isabella-USA TODAY Sports

    Les Tauliers

    Nicolas Batum – Charlotte Hornets (9ème à l’Est)

    3.4pts (36.8% FG dont 31.6% à 3pts), 4.1rbds, 2.7ast, 0.8stl, 0.4blk (18 matchs)

    Nico n’avait plus joué depuis près de trois semaines avec les Hornets. Le capitaine de l’EdF est réapparu sur les parquets cette semaine, malgré un rendement loin d’être fameux pour le Batman. Du Batman justement, il n’en reste pas grand-chose, aligné treize minutes vendredi soir, puis trente-deux minutes cette nuit face aux Suns, le français tourne à moins de trois points sur ces deux rencontres (25% FG à 2/8). Une situation qui justifie son statut de remplaçant, tant le joueur ne compte plus vraiment dans les schémas offensifs de James Borrego.

    On peut tout de même se féliciter de voir le trentenaire afficher de bons restes en défense (6 rebonds face aux Suns) et qui commet peu de fautes. Sur des phases défensives types écrans et défense de zone, Batum apporte un peu de ciment à la défense des Hornets qui en ont bien besoin mais qui ne gagnent plus depuis quatre rencontres. Une situation qui paraît insupportable pour les plus fidèles supporters de Batum mais qui est d’une logique implacable alors que le joueur connaît une première moitié de saison gâchée par les pépins physiques et un rythme de jeu proche du néant. Tâchons de lui souhaiter de remonter la pente en retrouvant du temps de jeu sur la durée et des sensations en attaque.

    Evan Fournier – Orlando Magic (8ème à l’Est)

    19pts (47.4% FG dont 40.6% à 3pts), 2.6rbds, 3.2ast, 1.1stl, 0.2blk (39 matchs)

    Evan Fournier retrouve enfin des couleurs après un week-end dernier compliqué. Avec 19 points face aux Wizards puis 28 points inscrits à Phoenix, Evan a régalé les fans du Magic malgré une adresse à trois points douteuse face aux Suns (3/11). Le joueur, conscient de ses capacités et qu’il peut mieux faire, doit désormais retrouver sa place de co-leader en attaque avec son pote monténégrin, Nikola Vučević, tout en arrivant à maintenir une adresse aux tirs suffisamment élevée et pourquoi pas devenir plus altruiste dans le jeu (5 passes face à Washington) afin d’élever le rythme actuel de l’équipe.

    À la lutte avec Brooklyn pour la 7ème place à l’Est, Orlando et Evan s’en sont plutôt bien tirés et sont désormais au coude à coude avec les new-yorkais. L’activité offensive du français y est pour beaucoup. Toujours prompt à attaquer le cercle ou pour trouver des tirs ouverts, parfois depuis des trous de souris, Evan n’a malheureusement pas eu la réussite avec lui hier soir face aux Suns au moment d’égaliser alors qu’il a eu deux occasions successives d’y parvenir. Des détails qui peuvent paraître anodins mais qui séparent encore le joueur des tout meilleurs scoreurs de la ligue et qui prive surtout le Magic d’un bilan plus reluisant (18 victoires pour 21 défaites).

    https://www.youtube.com/watch?v=Lv8X_ewj5nA

    Rudy Gobert – Utah Jazz (3ème à l’Ouest)

    14.8pts (66.9% FG), 14.4rbds, 1.6ast, 0.7stl, 1.9blk (37 matchs)

    Encore une semaine très solide pour « Gobzilla » qui vient d’enchaîner neuf victoires de rang (quinze victoires depuis vingt matchs) avec son Jazz d’Utah. Le tentaculaire pivot de la franchise fut le joueur le plus en vue de la semaine parmi nos frenchies, tournant à 15.3 points, 15.5 rebonds, 2.5 passes et 2.5 contres le tout à 65.7% d’adresse générale en moyenne. Du très costaud ! Comme point d’orgue à cette belle semaine, on peut évidemment prendre le match parfait face aux Knicks 16 points (5/5) et 16 rebonds. Une performance loin d’être unique puisque c’est déjà la troisième fois que l’intérieur finit une rencontre sans manquer un tirs cette saison, la douzième rencontre à plus de 75% d’adresse.


    On ne le répètera jamais assez, mais Rudy Gobert reste encore assez peu utilisé offensivement, le joueur se heurtant encore et toujours à cette barrière des 15 ou 16 points. Certes Rudy ne fait pas parti de ces intérieurs capables de s’écarter du cercle pour allumer de loin, mais quand on regarde son adresse et sa faculté à démolir à lui seul les raquettes adverses en défense et en attaque, si une partie de cette énergie défensive était employée judicieusement avec des systèmes conçus pour lui, Gobert pourrait logiquement afficher une moyenne en 20-15, lui offrant de surcroît une meilleure exposition vis-à-vis des votes pour le All-Star Game qu’il risque une nouvelle fois de manquer.

    Ian Mahinmi – Washington Wizards (12ème à l’Est)

    7.9pts (52% FG dont 25% à 3pts), 5.7rbds, 1.5ast, 0.8stl, 1.4blk (19 matchs)

    Ian Mahinmi semble avoir définitivement pris ses marques dans la rotation des Wizards et plus encore. Du moins c’est ce que laisse paraître le coaching de Scott Brooks qui continue de donner du temps de jeu à l’intérieur français et qui vient de l’aligner pour la seizième fois consécutive face à Utah. Avec quatre matchs joués cette semaine, le rouennais a terminé la semaine avec 8.3 points (50% FG), 6.5 rebonds, 3.3 passes et 1.3 contres et interceptions. Avec un temps de jeu moyen de 25 minutes sur les parquets, Ian devient une solution de remplacement privilégiée tandis que Thomas Bryant revient à peine de blessure et ça fonctionne plutôt bien. Il a notamment livré un très beau duel franco-français cette nuit avec Rudy Gobert, dont le double DPOY est sorti vainqueur .

    Avec son expérience (33 ans), Mahinmi est un profil apprécié par ses partenaires et le staff. Altruiste et bon défenseur (face à Utah), il est surtout parvenu cette saison à se doter d’un bon shoot de près et même de loin ce qui lui permet d’en profiter comme avec Indiana il y a plusieurs saisons. Sa mobilité apporte également souvent des solutions à ses coéquipiers lorsqu’il switch sur les écrans ou bien lorsqu’il s’écarte désormais un peu plus de la raquette pour tenter sa chance de loin ou libérer de l’espace. Une vision de jeu et un QI basket qui semble devenir l’apanage de certains joueurs vétérans, suffisamment expérimenté pour devenir des profil qui intéressent fortement les recruteurs.


    source : Daily Knicks

    Les Apprentis

    Timothé Luwawu-Cabarrot – Brooklyn Nets (7ème à l’Est) (Long Island Nets)

    5pts (39.7% FG dont 36% à 3pts), 2.2rbds, 0.8ast, 0.4stl, 0.1blk (16 matchs)

    Nouvelle semaine plutôt encourageante pour l’ancien joueur du Thunder qui a enfin gagné avec les Nets après une série de sept défaites consécutives. Arrivé en complément des absences de LeVert, Nwaba et Temple dans le back-court new-yorkais, Timothé Luwawu-Cabarrot est devenu semble-t’il un fit intéressant aux yeux de Kenny Atkinson, qui lui accorde presque vingt minutes de jeu en moyenne depuis la mi-décembre. Dans un rôle de stoppeur, TLC se prend également à shooter et développe une activité impressionnante en attaque en agressant constamment les cercles de ses adversaires. Résultats cette semaine 5.3 points (50% FG dont 33.3% à 3pts), 2.3 rebonds et 0.5 passes le tout avec seulement seize minutes de jeu en moyenne.

    Certes face à Atlanta, notre frenchie n’a joué que sept minutes, sans avoir tenté le moindre tir mais il faut reconnaître que son statut de role-player défensif a été précieux pour Brooklyn jusqu’à maintenant (Evan Fournier peut en témoigner). Malheureusement les retours de Caris LeVert et Garrett Temple devrait sûrement changer la donne pour celui à qui il reste moins de trente matchs sur son Two-Way Contract. Même s’il ne devait pas être conservé par les Nets, nul doute qu’une autre équipe pourrait être attirée par le profil défensif du joueur.

    Frank Ntilikina – New York Knicks (14ème à l’Est)

    6.2pts (39.6% FG dont 32.6% à 3pts), 2.2rbds, 3.2ast,1.1stl, 0.4blk (37 matchs)

    L’année avait démarré plutôt bien avec une large victoire des Knicks sur Portland et un Frank Ntilikina quasi en double-double avec 9 points et 10 passes (+23, meilleure éval. de la saison). Néanmoins le coup de chaud de la reprise est retombé comme un soufflé pour nous ramener à la dure réalité des statistiques plus conventionnelles pour notre mystérieux meneur de jeu. Cette semaine il a remis le couvert avec une très belle prestation offensive à Utah (l’altitude sûrement), finissant la rencontre avec 16 points (6/10), 4 rebonds et 3 passes. Un nouvel exploit qui n’a guère été suivi face aux Pelicans que durant une mi-temps (7 points à 2/7). Avant d’être mis en indisponibilité pour le match d’hier soir face au Heat (blessure à l’aine), Frank tourne cette semaine à 10 points, 3 passes et 2.7 rebonds pour 16 minutes jouées en moyenne.

    C’est tout le paradoxe avec Ntilikina. Avec un temps de jeu qui a fondu comme neige au soleil depuis le mois de décembre, on sent que le joueur est capable de grandes choses. Son entente avec Barrett, Robinson ou encore Portis ainsi que sa capacité à prendre feu sur plusieurs séquences, sont autant d’éléments positifs qui contrastent avec ses trous d’air réguliers en attaque (et même en défense) et plusieurs décisions controversées à la mène. Cette irrégularité chronique est notamment un des facteurs de son nouveau statut de remplaçant ++ qui doit inciter désormais le joueur à se remettre en question et travailler pour retrouver les minutes de jeu ou bien envisager un trade (on parle d’un intérêt de la part de Detroit).

    https://www.youtube.com/watch?v=7tA_JPjvw-Q
    Youtube

    Elie Okobo – Phoenix Suns (10ème à l’Ouest)

    4.9pts (44% FG dont 40% à 3pts), 1.2rbds, 2.1ast, 0.4stl, 0.1blk (30 matchs)

    L’arrière sophomore sort d’une semaine plutôt aboutie dans l’ensemble. Avec deux victoires pour une défaite, Elie Okobo s’est une fois encore illustré en sortie de banc, gagnant progressivement la confiance de son coach et de ses partenaires. Malgré un zéro pointé au tirs vendredi face au Magic, le français reste sur ses bases de la saison avec une moyenne de 4.6 points, 2 rebonds et 1.3 passes le tout à 45.4 % d’adresse sur trois matchs. Élément désormais incontournable dans la rotation des Suns, Okobo peut se rassurer, il n’est plus descendu en dessous des dix minutes de jeu depuis le 14 décembre dernier, mais attention au coup de mou !

    Une aubaine pour lui, même s’il faudra être plus attentif sur cette adresse qui disparaît par moment et qui pourrait coûter cher à des Suns toujours en course pour décrocher le 8ème spot à l’Ouest. Dans cette optique, rien ne lui garantit pour l’instant qu’il pourra conserver sa place de remplaçant et son temps de jeu si une opportunité de trade se présente pour Phoenix en vue des playoffs. Entreprenant en attaque et qui n’a pas peur de prendre les tirs de loin, il pourrait définitivement gagner ses galons sur le plan défensif en se chargeant des meneurs-arrières scoreur que Booker ou Rubio rechignent à défendre par moment ou pour les faire souffler un peu plus. On lâche rien Elie !


    David Sherman/NBA via Getty Images

    Les Novices

    Sekou Doumbouya – Detroit Pistons (11ème à l’Est)

    6.2pts (45.6% FG dont 34.8% à 3pts), 2.8rbds, 0.3ast, 0.5stl (13 matchs)

    Le conte de fée se poursuit pour le jeune Sekou Doumbouya. Cantonné au banc pendant presque toute la fin de l’année 2019, Dwane Casey a eu la bonne idée de donner sa chance au jeune rookie français alors que les Pistons traversent une période délicate et que certains cadres manquent à l’appel. Après une première semaine 2020 de rêve, encensé par plusieurs noms et baptisé en défense par LeBron James et Kawhi Leonard themselves, l’ancien poitevin tutoie encore les étoiles cette semaine et vient notamment de claquer un poster dunk de toute beauté sur la bouille de Tristan Thompson… rien que ça !

    https://www.youtube.com/watch?v=HS78dffWoVI

    On note tout de même chez le joueur (et c’est normal) une tendance à trop commettre d’impairs en défense (entre 4 et 5 fautes) ce qui pénalise à la fois le joueur et l’équipe. Cet excès de zèle est à mettre à son crédit, tant Sekou fait preuve d’une réelle dureté défensive pour ses débuts. Tellement dissuasif qu’il en a même scotché quelqu’uns comme Anthony Davis. La réelle progression (déjà) s’est faite cette semaine sur son adresse aux tirs : 54% au général dont 60% à 3pts et 75% sur la ligne contre 42.4% la semaine dernière à 33% derrière l’arc (en prenant plus de tirs de loin néanmoins).
    Voilà de quoi convaincre son entraîneur de lui accorder le temps de jeu qu’il méritait amplement au regard de son talent.

    Jaylen Hoard – Portland Trail Blazers (11ème à l’Ouest) (Texas Legends)

    2.3pts (40% FG), 1.9rbds, 0,2ast, 0.4stl (9 matchs)

    Avec les absences plus ou moins longues des Collins, Hood ou Hezonja, Portland éprouve de sérieux besoins aux ailes tandis que son infirmerie ne désemplit pas. C’est l’une des raisons pour lesquelles Jaylen Hoard profite de cette situation pour se mettre en évidence en ce début d’année. Avec un peu moins de deux minutes de jeu lors des déplacements à Washington et Miami la semaine dernière, l’ancien joueur de Wake Forest a brillé cette semaine dans le Minnesota avec seize minutes passées sur les parquets en moyenne. Un temps de jeu conséquent (il n’avait jamais dépassé les dix minutes) assorti d’une copie remarquable malgré la défaite (8 points, 4 rebonds, 2 interceptions).

    https://www.youtube.com/watch?v=tFAfIfMi8Hc

    Non-drafté cet été, Hoard est un profil 3/4 avec de bonnes dispositions athlétiques, capable aussi bien de prendre des shoots à mi-distance qu’en attaquant le cercle, avec de bons fondamentaux en défense. Depuis ses deux cartons fin décembre en G-League avec les Texas Legends (31 et 22 points), Hoard s’est créé un curriculum qui incite les Blazers a lui donné du temps de jeu. Une confiance réitérée deux jours plus tard lors de la réception de Milwaukee où Hoard va inscrire 6 points, prendre 5 rebonds et effectuer une interception, le tout en un peu plus d’un quart d’heure de jeu. Très prometteur !

    Adam Mokoka – Chicago Bulls (10ème à l’Est) (Windy City Bulls)

    1rbd (2 matchs)

    À l’image de son équipe des Windy City Bulls, l’arrière français démarre plutôt mal l’année 2020. Après une prestation médiocre face aux Westchester Knicks (un zéro pointé avec un rebond, une passe et une interception), Adam Mokoka a tenté de relever la tête cette semaine face aux Sky Hawks de College Park (défaite 114 – 103) en terminant sa feuille de match avec 9 points, 5 rebonds et 3 passes. Une prestation loin des attentes autour de l’ancien joueur du Mega Bemax (Serbie) qui reste fâché avec son adresse (1/6 derrière l’arc) et qui n’est pas parvenu à rentabiliser le temps de jeu offert par son coach, Damian Cotter (plus de 30 minutes en moyenne).

    Rebelote samedi avec 9 petits points inscrits (1/7 à 3pts à nouveau) face aux Mad Ants de Fort Wayne mais une belle présence défensive (2 rebonds, 2 steals et un contre) pour offrir la victoire aux siens (120-112). Utiliser dans un rôle de two-way player, pour l’instant le jeune Mokoka ne confirme pas encore l’étendue de son talent en attaque au sein de la ligue de développement, malgré une belle activité en défense. Difficile d’envisager un retour immédiat du joueur avec Chicago pour le moment.

    Vincent Poirier – Boston Celtics (2ème à l’Est) (Maine Red Claws)

    1.7pts (50% FG), 1.7rbds, 0.3ast, 0.2stl, 0.2blk (9 matchs)

    Blessé depuis le 17 décembre – Fracture du petit doigt (main droite) au cours d’un entrainement. Opéré dans la foulée, les Celtics ont annoncé qu’il manquerait quatre à six semaines minimums de compétition – Aucune date de retour fixée

  • Le Point sur la Saison 2019-2020 by ClutchTime

    Le Point sur la Saison 2019-2020 by ClutchTime

    L’année 2019 s’achève. Les repas de fêtes finalement digérés laissent désormais place à une bonne dose de détox pour certains organismes gorgés d’acides gras et/ou d’éthanol récréatif.

    source : Youtube

    La NBA elle n’a guère eu le temps de souffler ou de faire souffler ses principaux protagonistes pendant ces fêtes, même si certains d’entre eux deviennent de plus en plus enclins à réduire leur présence sur les parquets, au grand dam des supporters et des médias.

    Outre cette gestion du repos, ou « load management », la saison 2019-2020 nous offre pour l’instant un exercice aussi palpitant qu’ennuyeux par moment, mêlant à la fois déception et bonne surprise. Sans rentrer dans des analyses et comparaisons en tout genre, Clutch Time va tenter à sa manière de faire un point, quasiment à mi-parcours, sur les tendances qui se dégagent dans la ligue après onze semaines de saison régulière.

    À l’Est rien de nouveau

    Difficile de ne pas aborder la réussite des Bucks de Milwaukee sans évoquer son bras armé grec, Giannis Antetokounmpo. Assurément plus en forme que jamais, le MVP sortant vient notamment d’ajouter une nouvelle arme à longue distance à sa panoplie offensive. Résultats, le greek freak réalise un parcours encore plus sensationnel que l’année passée, plaçant une fois encore la franchise du Wisconsin au sommet de la conférence Est avec un temps de passage bien meilleur à mi-parcours que la saison dernière.

    Les Contenders en embuscade

    Par conséquent, face à l’impressionnante domination des Bucks, la résistance à l’Est s’organise en coulisses. Longtemps considérée comme inférieure et parfois pauvre en talent par rapport à sa sœur de l’Ouest, les outsiders pour le titre n’ont jamais été aussi importants et agréables à voir jouer depuis qu’un certain King a mis les voiles vers la Californie. Citons pêle-mêle le retour en grâce des Celtics de Boston, transfigurés depuis le départ d’Irving et l’avènement de son trident offensif Walker – Brown – Tatum. Les Raptors champions en titre, privés de leur vedette éphémère, Kawhi Leonard, n’ont pratiquement rien perdu de leur superbe, la faute à un roster équilibré et des choix de coaching judicieux de la part de Nick Nurse.

    Même les Pacers, privés de leur artificier Oladipo, et les 76ers, parfois en panne d’inspiration offensive, sont de la partie, solidement installés dans ce quinté de tête. La belle et grande surprise demeure néanmoins à la troisième place du podium, confortablement occupée depuis près d’un mois par le Miami Heat. En signant tout d’abord le sensationnel Jimmy Butler, coupé par Philly à l’issue de la saison 2018-2019, le flair du Pat (Riley) a permis au Heat d’attirer les rookies Tyler Herro et Kendrick Nunn, tout en misant sur un effectif déjà très rajeuni autour d’Adebayo, Winslow ou encore Robinson.

    Peuvent-ils mieux faire ?

    Parmi les équipes qui ont le cul entre deux chaises, difficile de ne pas pointer immédiatement du doigt les Nets de Brooklyn. Outsider parmi les outsiders à l’Est depuis les signatures de Irving et Durant (même si les deux joueurs sont blessés), il reste cependant un arrière-goût de déception au regard des ambitions affichées en début de saison et des résultats en demi-teinte. Les Nets peuvent même partager l’affiche avec le Magic d’Orlando en quête permanente d’un équilibre dans le jeu et dans les victoires.

    Et puis il y a les déceptions, et elles demeurent assez grandes pour beaucoup de franchises. Des Chicago Bulls, annoncés comme sérieux challenger dans la lutte pour les playoffs grâce à un effectif aussi jeune que talentueux, aux Detroit Pistons qui devraient dégraisser les rangs avant la trade deadline, en passant par des Cavaliers aussi inquiétants que fantomatiques dans leurs ambitions, l’aveu d’échec est préoccupant pour ces franchises notoires.

    Pour terminer enfin sur une note moins amère, les Hornets sont la preuve même que malgré les discussions cet été autour de leur sort, les pronostics se révèlent être finalement faussés, en témoigne leur début de saison encourageant, ce dont les maisons Knicks, Hawks ou encore Wizards seraient bien aviser de s’inspirer pour éviter des maux de tête à répétition chez leurs supporters.

    L’Ouest sauvage américain

    Los Angeles au pouvoir

    C’est le tube de la saison, La nouvelle rivalité montante entre les deux franchises de la cité des anges. Cet été, l’une comme l’autre, affichent des ambitions très élevées au terme d’un recrutement étoilé, ponctué par deux victoires pour la bande de Kawhi et Paul George sur leurs rivaux. Si vous pensiez néanmoins que cela suffirait à faire des Clippers l’unique favori de la saison, vous vous mettez le doigt dans l’œil. Les Lakers et LeBron, qui semble rajeunir d’année en année, désormais secondé par Anthony Davis, ne lâcheront pas leur fauteuil de leader de la Conférence aussi facilement et semblent plus motivés que jamais à redorer le blason violet et or trop longtemps mis au placard lors des phases finales.

    source : SBNation via Getty Images

    Si on jette un coup d’œil par-dessus l’épaule, on est tout de même loin d’un Mano a Mano comme annoncé au mois de septembre. Les Nuggets dans la continuité de leur exercice 2019 réussi, font encore preuve d’une belle combativité tandis que Houston et son indéfendable (ou mal défendu ?) James Harden, viennent même ajouter leur grain de sel dans cette conférence, dessinant semaine après semaine un Big Four solidement ancré dans la première moitié de tableau à l’Ouest.

    Des poursuivants loin d’être à la ramasse

    On trouve également autant de bonnes que de mauvaises surprises dans les baquets suivants. À l’instar du Heat, les Mavericks, et sa nouvelle perle venue des Balkans, s’installent désormais parmi les candidats sérieux pour les playoffs et comptent bien le rester, ce qui n’arrange pas les affaires de certaines franchises qui sont à la peine. Récitant sa partition, non sans fausse note, le Jazz ne répond pas tout à fait aux attentes de certains qui les plaçaient volontiers parmi les équipes qu’il fallait surveiller de près cette année.

    Loin d’être médiocre, Utah a tout de même le mérite d’afficher une continuité dans ses ambitions ce qui est loin d’être le cas pour San Antonio et Portland, à la ramasse en début de saison, et qui tentent de combler le fossé creusé avec le wagon de tête. C’est finalement Oklahoma qui a su tirer profit de la situation, observant désormais d’assez loin, en queue de peloton, les Grizzlies, Timberwolves, Suns, Kings et Pelicans qui forment désormais le très large ventre mou de la Conférence Ouest aux bilans négatifs mais qui restent néanmoins toujours en vie.

    Si certaines équipes font le yoyo, oscillant entre baisse de régime et dynamique encourageante, les Warriors font en revanche bel et bien partis de la catégorie des équipes en pleine déshérence. Durant parti, Thompson et Curry out pour une durée indéfinie et Draymond et D’Angelo qui passent la moitié du temps à l’infirmerie, les triples champions connaissent une descente aussi attendue que vertigineuse. Le contrecoup de cinq années passées au zénith est tellement violent qu’on imagine mal comment Steve Kerr n’en viennent pas lui-même à se mettre en convalescence en laissant la main à l’un de ses assistants pour le restant de la saison.

    Une fin de saison régulière comme elle a démarré ?

    Si pour l’heure rien n’est encore joué, beaucoup de signes laissent présager très peu de revirements de situation dans la ligue jusqu’en avril. Les Lakers et les Bucks, partis pied au plancher dès le mois d’octobre, semblent confortés en tête de leur conférence respective, quand leurs plus proches poursuivants passent encore par toute une série d’ajustements en attaque et en défense. Des écarts désormais conséquents entre la première et la seconde moitié de tableau, amènent progressivement les franchises les mieux classées à gérer leur avance et leur rotation en vue des playoffs, posant encore et toujours la question sans réponse suivante : La NBA doit-elle réduire le nombre de ses matchs en saison régulière ?

    source : (Twitter / NBA)

    Une problématique loin d’être aussi évidente et réalisable quand on tente d’y apporter des solutions. Du point de vue des médias, dirigeants, joueurs et spectateurs, les avis divergent mais leurs intérêts se cristallisent d’autant plus. Une semaine seulement après le décès de son ex-commissionnaire, David Stern, disparu le 1er janvier dernier, la NBA d’Adam Silver, serait bien inspiré de trouver, non pas une mais plusieurs réponses à cet épineux problème qui engendre une chute des audiences cette saison et un certain manque d’attractivité sur le plan sportif pour des athlètes en manque de challenge. En prenant modèle sur son mentor, grand réformateur du système professionnel entre 1984 et 2014, et qui fût à l’origine de l’explosion médiatico-commerciale de la grande ligue sur le plan international, Stern a offert à cette dernière un savoir-faire et une légitimité dans le Sport Business qui n’a nul autre pareil, et dont le patron actuel doit désormais se servir pour la pérennité de la ligue.