Étiquette : Saison 2019-2020

  • NBA French Connection Review #3 : Les Novices

    NBA French Connection Review #3 : Les Novices

    Avec le déconfinement qui s’amorce et l’espoir de retrouver la NBA dans quelques mois, ClutchTime a décidé de dresser les bilans individuels et collectifs de nos petits français expatriés aux États-Unis avec leur lot de satisfactions, de promesses, d’interrogations et de déceptions pour cette saison 2019-2020.


    Sekou Doumbouya (PF) – Detroit Pistons

    38 matchs – 19.8 min : 3.6 points (39% FG, 28.6% 3pts), 3.1 rebonds, 0.5 passes, 0.5 interceptions, 0.2 contres (-6.7)

    Photo by Matt York, AP

    Drafté en 15ème position par les Detroit Pistons, la dernière pépite du basket français sortie tout droit du CSP Limoges (Jeep Elite) s’attaquait désormais à un bien plus gros morceau dans sa jeune carrière en rejoignant l’élite du basket mondial. À seulement 18 ans, le plus jeune joueur de la ligue cette année allait devoir faire ses preuves aux yeux du très exigeant Dwane Casey, pas toujours considéré comme un tendre avec les prospects qu’il a eu sous ses ordres. L’objectif de l’ailier restait néanmoins de pouvoir grappiller quelques minutes en sortie de banc à un poste où la concurrence ne paraissait pas si insurmontable qu’elle n’en avait l’air.

    Pourtant le français a bel et bien galéré pour choper ce temps de jeu si précieux qu’il espérait. Cantonné au banc et plus fréquemment à la réserve des Pistons en G-League, le jeune Sekou aura pris son mal en patience en se montrant régulier et performant avec le Grand Rapids Drive (17.5 points, 5.4 rebonds). La patience est une vertu qu’il faut savoir cultiver et il se trouve qu’à force d’attendre, Casey donnera finalement sa chance au français fin décembre, d’abord pour palier certaines absences, à commencer par Blake Griffin, puis en lui offrant même une place de starter dans l’équipe début janvier. Un choix aussi inattendu que bienvenu pour le français qui, ni une ni deux, va exploser les compteurs statistiques pendant presque dix rencontres, avant de se heurter au rookie wall, plafond de verre pour les débutants dans la ligue, l’ailier ne parvenant pas à tenir un tel rythme sur la durée, mais s’assurant néanmoins des performances remarquables et de plusieurs actions notables.

    Repassé dans un rôle de remplaçant, en conservant néanmoins un sacré temps de jeu (près de 25 minutes en moyenne), Sekou s’est montré inconstant et moins appliqué dans son jeu et vis-à-vis des attentes de son coach qui n’a pas hésité à remettre les pendules à l’heure. Sa saison reste globalement une réussite, même si ses récentes performances nous ont laissé un arrière goût d’inachevé. Son attitude en dehors des terrains a été plus récemment pointée du doigt, en particulier depuis que le joueur a été aperçu en France depuis le confinement malgré une interdiction de sortie de territoire. Néanmoins le potentiel du natif de Conakry (Guinée) est bien réel, son style offensif et défensif, ainsi que ses mensurations exceptionnelles plaisent outre-Atlantique et il ne tient qu’à lui de corriger son attitude pour s’imposer en NBA.

    La Stat du joueur : 14 points, 5.3 rebonds et une passe

    C’est les chiffres qu’affichait le jeune ailier début janvier après une longue période durant laquelle le joueur avait rongé son frein sur le banc des Pistons et en G-League avant de bénéficier enfin de la confiance de son entraîneur. Aligné dans le starting five sur huit rencontres consécutives, Sekou va devenir la coqueluche des supporters le temps de quelques matchs avant de voir ses stats chutées les semaines suivantes à la plus grande déception de son entraîneur.

    La Décla’ du joueur :

    Honnêtement, je l’ai mal pris ! Je me suis dit qu’ils ne m’avaient pas vraiment vu jouer en fait avant de m’envoyer en G-League. Parce que bon, les entraînements, tout ça, c’est beau… Le training camp aussi. Et j’ai fait un bon training camp. Mais ça c’est… C’est pas les vrais matchs. C’était un peu… je ne vais pas dire irrespectueux, mais plutôt un peu comme une punition. J’avais un peu le seum, mais après je me suis dit que ça reste du basket. Aller en G-League ? OK. Je vais y aller et faire ce que j’ai à faire. Donc je suis allé là-bas, je leur ai montré que mon niveau, ce n’est pas celui de la G-League, et ils m’ont rappelé.

    Basket-infos

    L’action highlight : Un Posterdunk sur Tristan Thompson

    Lors du déplacement à Cleveland le 7 janvier dernier, Detroit arrache une victoire 115 à 113, le jeune Sekou termine la rencontre avec 15 points, 3 interceptions et 2 rebonds, s’offrant même le luxe d’afficher Tristan Thompson sur un posterdunk en début de rencontre.

    https://www.youtube.com/watch?v=HS78dffWoVI

    La Performance de la saison : 24 points, 2 rebonds, une passe, une interception

    Face à l’une des meilleurs équipes à l’Est, Detroit va créer la surprise en s’imposant brillamment au TD Garden des Boston Celtics (116 à 103). Un succès en grande partie dû au jeune français qui va finir la rencontre meilleur marqueur de son équipe après avoir parfaitement lancé son équipe dans le premier quart-temps (9 points à 4/5).


    Jaylen Hoard (SF) – Portland Trail Blazers

    13 matchs – 7.9 min : 2.9 points (46.9% FG, 61.5% FT), 2.5 rebonds, 0.3 passes, 0.4 interceptions (-1.9)

    source : Basket USA

    Non drafté, Hoard aura tout de même réussi à taper dans l’œil des recruteurs des Portland Trail Blazers durant les camps d’été, au point que ces derniers lui offrent un contrat Two-way sur la saison. À 21 ans, l’ancien transfuge de l’université de Wake Forest a connu un parcours assez discret depuis sa sortie du Centre Fédéral de l’INSEP en 2016. En rejoignant le lycée de High Point en Californie, puis l’université de Wake Forest, Hoard va rapidement devenir l’un des plus gros prospects de sa classe en 2018 (19ème du classement RSCI) et côtoiera notamment un autre compatriote parti s’exiler aux États-Unis, Olivier Sarr.

    Avec 45 jours offerts par son contrat, Hoard va néanmoins débuter par la case G-League avec les Texas Legends, le temps pour lui de prendre ses marques et de lâcher quelques cartons offensifs bien sentis comme ses 30 points, 9 rebonds face aux Iowa Wolves et ses 31 points face aux South Bay Lakers, lui ouvrant ainsi les portes de la grande ligue fin novembre d’abord, puis en jouant plus de dix minutes en moyenne pendant sept matchs début janvier. Son dernier match sous le maillot des Blazers, Jaylen le jouera le 11 février dernier sur le parquet de NOLA (défaite 117 à 138), avant de voir son contrat se terminer et de retourner en G-League.

    Force est de constater que le jeune ailier athlétique a tapé dans l’œil de Terry Stotts, le coach des Blazers, qui lui a offert un certain nombre de minutes lorsque la situation l’exigeait, le français se débrouillant remarquablement bien dans un rôle de défenseur slasher, toujours remuant et près à s’engouffrer à la moindre occasion dans la raquette adverse pour provoquer l’adversaire. Même si son jeu est encore assez brut dans le style, avec un arsenal offensif qui doit s’améliorer au tir longue distance notamment, ainsi qu’un minimum de clairvoyance et de justesse dans le jeu, nul doute que Hoard sera l’un des profils à son poste les plus scrutés cet été lorsque les franchises chercheront à compléter leur roster.

    La Stat du joueur : 19 minutes

    Il s’agit ni plus ni moins que du plus gros temps de jeu offert par Terry Stotts au français lors du déplacement à OKC (défaite 106 à 119), l’ancien joueur de Wake Forest terminera la partie avec 6 points (3/6), 5 rebonds, une passe et une interception. Le français s’était plutôt bien démené en attaque pour satisfaire son entraîneur, insuffisant toutefois puisque le français ne participera plus qu’à deux rencontres jusqu’à la suspension de la saison.

    La Décla’ du joueur :

    J’avais d’autres options mais Portland était la meilleure. Mon option préférée, celle que je regardais vraiment, c’était Portland. Le truc, c’est qu’ils n’avaient qu’un choix de Draft et c’était compliqué de me prendre en 25e choix alors qu’il restait encore des joueurs qui étaient projetés plus haut. Ils étaient vraiment intéressés et ils me l’ont bien fait comprendre et j’ai signé avec eux.

    Basket USA

    L’action highlight :

    La Performance de la saison : 8 points, 4 rebonds, 2 interceptions

    Hoard s’est une fois encore illustré dans le garbage time face à Minnesota en janvier dernier (défaite 102 à 116), l’ailier inscrivant tous ses points dans le dernier quart-temps (trois tirs réussis sur sept tentatives), auxquels il faut ajouter 3 rebonds et une interception. Agressif et entreprenant sur le parquet, il n’empêchera pas la 23ème défaite des siens de la saison.


    William Howard (SG) – Houston Rockets

    2 matchs – 6.5 min : 0 points (0% FG, 0% 3pts), 1 rebonds, 0.5 passes (-20.7)

    Photo by Jonathan Bachman/Getty Images

    Parmi les français ayant foulé pour la première fois les parquets de la NBA cette saison, William Howard est sans doute celui qui aura connu l’exercice le moins mémorable du fait d’une très brève apparition début février sous les couleurs des Houston Rockets. Initialement repéré par le Jazz d’Utah lors de la Summer League 2019, l’arrière français ne sera finalement pas retenu par le staff de Quin Snyder qui le transférera en G-League avec les Salt Lake City Stars. Pas découragé pour autant, l’ancien limougeaud va se montrer plutôt à son avantage dans la petite ligue en tournant à 13 points et 5 passes par rencontres.

    Howard va ainsi taper dans l’œil des recruteurs des Houston Rockets qui vont lui proposer fin décembre un contrat Two-way jusqu’à la fin de la saison. Une petite revanche en soit pour lui, même si le staff de Mike d’Antoni ne fera appel à ses services qu’à partir du mois de février, le temps pour lui de passer 12 minutes sur le terrain des Suns dans une rencontre largement perdue par ses coéquipiers, puis en jouant la dernière minute d’une rencontre face aux Boston Celtics. Le français n’aura toutefois pas réussi à se mettre en évidence durant ce laps de temps pour espérer intégrer la rotation texane jusqu’à la fin de la saison.

    Le bilan personnel de Howard est donc plutôt mitigé. D’un côté on se doutait un peu qu’en quittant le CSP l’année dernière pour tenter de choper un contrat en NBA à 26 ans, la tâche serait évidemment compliquée, voire même impossible. Pourtant son profil d’arrière shooteur a fini par attirer la curiosité de certains recruteurs lui offrant ainsi la possibilité de goûter au prestige de la grande ligue et de revenir très certainement la saison prochaine, qui sait, avec un nouveau contrat court qui lui permettra de poursuivre en G-League, tout en devenant un joker médical dans une franchise.

    La Stat du joueur : 12.8 points, 5.3 rebonds, 2.9 passes, 1.6 interceptions

    Comme nous ne disposons pas de suffisamment de contenu de matchs de l’ancien limougeaud sous la tunique des Rockets, nous avons choisi de partager ses statistiques sur la saison 2019-20 en G-League après 36 rencontres disputées sous les maillots des Salt Lake City Stars et des Rio Grande Valley Vipers.

    La Décla’ du joueur :

    Ça me fait vraiment plaisir d’être le premier français à jouer pour les Rockets. Même si c’était dans un match qui était déjà perdu d’avance, j’ai eu beaucoup de stress avant de rentrer.

    Rockets Nation France

    L’action highlight : Houston Rockets – Phoenix Suns

    Plus qu’une action, il s’agit des premières minutes en NBA du français. Rentré en fin de match dans le garbage time face aux Phoenix Suns (défaite 127 à 91), Howard va ainsi rester sur le terrain durant toute la durée du quart-temps, ne rentabilisant malheureusement pas ses minutes, l’arrière terminant avec un affreux 0/4 derrière l’arc, mais deux rebonds et une passe.

    https://www.youtube.com/watch?v=atJB-wN_yMU

    La Performance de la saison : 27 points, 3 rebonds, 5 passes et 5 interceptions

    Comme évoqué ci-dessus, William Howard ayant passé quasiment l’intégralité de la saison en ligue de développement, il s’agit de sa meilleure prestation cette année, réalisé sous le maillot des Salt Lake City Stars face à son équipe actuelle des Rio Grande Valley Vipers. Une courte victoire 124 à 122 pour laquelle le français aura été essentielle, terminant la partie avec 27 points avec 7 tirs primés réussis sur 9 tentés, 5 passes, 5 interceptions et 3 rebonds, dont deux offensifs. Sûrement une des raisons pour lesquelles Houston choisira de recruter le français fin décembre.


    Adam Mokoka (SG) – Chicago Bulls

    11 matchs – 10.2 min : 2.9 points (42.9% FG, 40% 3pts), 0.9 rebonds, 0.4 passes, 0.4 interceptions (-4.1)

    source : NBA.com

    On ne compte même plus le temps passé à attendre les débuts de Mokoka sous le maillot des Chicago Bulls. Joueur non drafté comme la plupart des débutants français cette saison, le champion d’Europe u16 et u18 avec l’équipe de France concentrait pas mal d’attentes à son sujet. Annoncé en fin de second tour, le nom du joueur n’a finalement pas été retenu dans les 60 l’été dernier, mais comme pour Jaylen Hoard, c’est à l’issue de la draft que les Bulls lui ont proposé un contrat Two-way sur la saison. Néanmoins vu la densité des joueurs évoluant au même poste que lui (LaVine, White, Valentine), la case G-League semblait être la meilleure solution pour progresser en attendant d’avoir une opportunité.

    Le jeune Adam a donc bien pris le temps de se développer avec l’équipe réserve des Windy City Bulls. De novembre à janvier, le français affichait près de 11 points, 6 rebonds et 3.5 passes de moyenne avec des pourcentages pas toujours rassurants au tir (37.2% FG), mais suffisant pour lui permettre d’intégrer la rotation de Jim Boylen aux Bulls. D’abord en décembre, le français ne jouera que deux ou trois minutes en garbage time pour zéro point inscrit, puis à partir du mois de février où Mokoka va réaliser une performance remarquable face aux Pelicans de la Nouvelle-Orléans (15 points en 5 minutes), avant de voir son temps de jeu décollé avec près de 18 minutes en moyenne passées sur les parquets à la fin du mois de février.

    De retour en G-League au mois de mars, Mokoka n’aura pas vraiment eu le temps de se voir offrir une nouvelle opportunité de jouer pour les Bulls que la saison 2019/20 s’interrompait brusquement. Quoiqu’il en soit, les dernières sorties du français auront au moins eu le mérite de marquer les esprits des supporters et peut-être même des dirigeants chicagoans qui pourraient songer à convertir le contrat court de Adam en contrat longue durée la saison prochaine.

    La Stat du joueur : 23 points

    Non il ne s’agit pas d’une ligne de stats de Adam, mais bien celle de Luka Dončić (Dallas Mavericks) qui rendait visite aux Bulls de Chicago en mars dernier (victoire des Bulls 109 à 107). Durant cette rencontre le français va notamment s’illustrer de l’autre côté du terrain cette fois en gênant considérablement le meneur slovène qui va terminer la rencontre avec une adresse à trois points affreuse (1/8) et commettre quatre pertes de balle.

    https://www.youtube.com/watch?v=9wx2AHIzWDY

    La Décla’ du joueur :

    Je ne réfléchis pas vraiment sur qui je défend, mais plutôt à la façon dont je peux le défendre. Je ne fais pas vraiment attention à qui il s’agit ou même au battage médiatique et tout le reste. J’essaie juste de faire mon job sur le terrain et de jouer à fond.

    NBC Sports

    L’action highlight : Les chants MVP

    Au rayon fierté personnelle, Adam Mokoka peut désormais se targuer d’avoir réussi à subjuguer, le temps d’un match, les spectateurs du United Center de Chicago, venus assister à une nouvelle défaite de leur équipe, le public scandant même des MVP dans les travées après sa performance héroïque, mais vaine face aux Pelicans de la Nouvelle-Orléans.

    https://www.youtube.com/watch?v=_fqEjF2YID4

    La Performance de la saison : 15 points face à NOLA en 5 minutes

    Et justement cette performance, c’est celle du français qui en toute fin de match, dans le garbage time, va flirter avec la perfection, s’offrant un instant de gloire rare en plantant six paniers, dont trois tirs primés dans les cinq dernières minutes du match, pour aucun raté. Une performance rare et historique dans la ligue puisque aucun joueur n’avait inscrit autant de points avec si peu de temps de jeu sur un match depuis l’instauration de l’horloge des 24 secondes. Seul bémol Mokoka manquera ses deux lancers francs, ce qui aurait évidemment rendu la performance encore plus parfaite.


    Vincent Poirier (C) – Boston Celtics

    21 matchs – 5.4 min : 1.9 points (48.5% FG, 85.7% FT), 1.6 rebonds, 0.3 passes, 0.1 interceptions, 0.3 contres (-3.8)

    Photo by David Liam Kyle, AFP

    Contrairement aux joueurs évoqués précédemment, Vincent n’a pas eu à batailler cette saison pour décrocher un contrat temporaire en Two-way ou 10 days. Recruté en juillet en provenance du Kirolbet Baskonia Vitoria (Liga ACB), le français est ce qu’on pourrait appeler un joueur arrivé sur le tard dans le basket. Repéré à l’âge de 10 ans par le Paris-Levallois, c’est en 2016 qu’il commence à approcher les sphères de la NBA en participant à la Summer League d’Orlando avec le Magic. Il reviendra l’année suivante avant de signer un contrat pour le club espagnol avec lequel il disputera l’EuroLeague la saison dernière. Après une saison aboutie avec près de 12 points par match et meilleur rebondeur de la saison 2018-19, les Boston Celtics, orphelins de Aron Baynes et Al Horford, choisissent de miser sur l’intérieur français pour la saison 2019-20 avec à la clé un contrat longue durée de deux ans pour un peu plus de 2 millions et demi de dollars.

    Malgré cette opportunité de pouvoir jouer pour une franchise aussi prestigieuse que celle des Boston Celtics, la saison du français aura été un long et pénible parcours du combattant pour Vincent. Cantonné la plupart du temps au banc, ne rentrant en cours de match qu’à quelques rares occasions, ce dernier a même été contraint de passer par la case G-League à plusieurs reprises pour ne pas perdre le rythme. Avec moins de 5 minutes de jeu disputé sur à peine dix rencontres jusqu’en décembre, le pivot français médaillé de bronze au dernier Mondial constate que son profil ne colle pas vraiment aux exigences de son coach Brad Stevens, qui lui préfère le sophomore Robert Williams en tant que troisième pivot. Pour ne rien arranger à sa situation, Vincent va même se fracturer le petit doigt et être indisponible jusqu’à la mi-janvier.

    Son retour à la compétition n’y fera rien, Poirier étant loin de faire l’unanimité aux Celtics, il se contentera finalement cette saison des quelques minutes en garbage time que son coach aura daigné lui offrir, sans toutefois réussir à les rentabiliser. Vincent dispose néanmoins d’une opportunité pour espérer un peu plus de temps de jeu la saison prochaine afin de montrer réellement ce dont il est capable, à moins de faire partie d’un trade si son avenir et sa situation aux Celtics reste dans l’impasse. Ses qualités défensives et son expérience au plus haut niveau en France et en Europe devraient logiquement intéresser un certain nombre de franchises en manque de rotation à son poste.

    La Stat du joueur : 2

    C’est seulement le nombre de matchs que Vincent Poirier a disputé en bénéficiant d’un temps de jeu supérieur ou égal à dix minutes. Une bien maigre satisfaction pour celui qui bénéficiait du plus gros temps de jeu effectif au Baskonia Vitoria l’année dernière en EuroLeague.

    La Décla’ du joueur :

    J’attends mon heure. Être la cinquième roue du carrosse et qu’on ne compte pas sur moi, c’est une position dans laquelle j’ai déjà été. J’aime ça, car ça me force à travailler au quotidien pour gagner ma place. Et je sais que je l’aurai un jour. En NBA, avec autant de matches, ça peut arriver vite. Je travaille le plus possible pour être prêt quand on aura besoin de moi.

    L’Équipe

    L’action highlight :

    La Performance de la saison : 5 points, 3 rebonds, une passe et 2 contres

    Cette performance assez anecdotique pour beaucoup, Vincent l’a réalisé fin janvier lors de la réception des Lakers au TD Garden et un large succès 139 à 107, le pivot va noircir la feuille en fin de match en tentant même sa chance de loin avec une certaine réussite (1/2) avant de finir la rencontre sur deux contres autoritaires sur un Quinn Cook un brin audacieux près du cercle.


    Mention Spéciale
    Joakim Noah (C) – Los Angeles Clippers

    Le DPOY 2013-14 des Chicago Bulls a vécu deux dernières saisons chahutées depuis son départ de l’Illinois. Malgré un passage convaincant à Memphis la saison dernière, Jooks n’avait pas réussi à convaincre une franchise de lui offrir un contrat pour cette saison. Mais après la trade deadline de février, son nom est soudainement réapparu dans plusieurs rumeurs de contrat court. Contacté par les Clippers le 6 mars dernier afin de compléter leur roster, Noah venait de signer un bail de 10 jours avec l’équipe de Doc Rivers pour faire ses preuves et accompagner les californiens en playoffs, avant de voir la saison s’interrompre brusquement. Au final le pivot français n’aura même pas eu l’occasion de disputer la moindre minute sous ses nouvelles couleurs.

  • NBA French Connection Review #2 : Les Apprentis

    NBA French Connection Review #2 : Les Apprentis

    Avec le déconfinement qui s’amorce et l’espoir de retrouver la NBA dans quelques mois, ClutchTime a décidé de dresser les bilans individuels et collectifs de nos petits français expatriés aux États-Unis avec leur lot de satisfactions, de promesses, d’interrogations et de déceptions pour cette saison 2019-2020.


    Timothé Luwawu-Cabarrot (SG) – Brooklyn Nets

    39 matchs – 17.2 min : 6.3 points (40.6% FG, 35.8% 3pts), 2.3 rebonds, 0.6 passes, 0.4 interceptions, 0.2 contres (-3.2)

    source : Basket USA

    Non conservé par les Bulls la saison dernière, Timothé Luwawu-Cabarrot allait donc connaître un été encore rythmé par l’incertitude de pouvoir choper, ou pas, un contrat pour cette saison. Un temps envisagé du côté des Cleveland Cavaliers, le français n’a néanmoins pas convaincu John Beilein et son staff de le conserver sur la saison. Du coup TLC a du se résoudre à repasser par la case G-League, après que les Nets de Brooklyn lui ait offert une opportunité de faire ses preuves. Passé de Philadelphie à Chicago, avec une escale du côté du Thunder, Timothé va donc connaître une quatrième franchise en quatre ans en atterrissant dans l’une des équipes les plus branchées de la Conférence Est. Un soulagement néanmoins masqué par l’incertitude encore persistante de décrocher un contrat garantie sur la durée.

    Pour faire ses preuves, Timothé va les faire. Titulaire en G-League du côté des Long Island Nets, le frenchie va s’illustrer en inscrivant notamment 35 points, 15 rebonds et 7 passes face au Canton Charge (équipe de développement des Cavaliers), lui offrant au passage ses premières minutes sous la tunique « Bed Stuy« . Après de nouvelles grosses performances, le français va intégrer définitivement le roster des Nets à la mi-décembre. Malgré les résultats décevants des Nets, Timothé se montre à l’aise dans le système de Atkinson, devenant très vite un remplaçant précieux dans un rôle de défenseur catch and shooter, très polyvalent. Privés de plusieurs joueurs du backcourt, les Nets ont libéré des minutes pour le natif de Cannes, qui a récupéré notamment la place vacante laissée par Iman Shumpert.

    Mais pour considérer cette saison comme une réussite il fallait mettre un terme à l’incertitude sur la situation contractuelle du joueur. En effet à l’issue de son contrat Two-way (limité à 45 jours), Timothé a enchaîné les contrats précaires de dix jours avant de décrocher finalement un bail d’un an pour un peu moins de 2 millions de dollars. Un gros ouf de soulagement pour Timo qui par son état d’esprit et une certaine régularité dans le jeu a fait ses preuves aux yeux de la direction new-yorkaise. À l’heure des futures grandes manoeuvres aux Nets, d’abord depuis l’éviction de Atkinson, et afin de préparer les retours de Kevin Durant et Kyrie Irving en 2020-21, Timothé Luwawu-Cabarrot peut s’estimer heureux de faire désormais partie intégrante du projet, au moins jusqu’à l’année prochaine.

    La Stat du joueur : 9

    Comme le nombre de matchs que le français a passé en G-League avec l’équipe de développement des Long Island Nets. Le français redécouvrait pour la première fois depuis 2016 l’univers de la petite ligue, il évoluait alors avec les Delaware Blue Coats. Cette saison le joueur de 25 ans affichait 19.5 points (44.6%), 6.1 rebonds et 3 passes en moyenne par rencontre.

    La Décla’ du joueur :

    Dans ma tête, j’étais parti pour faire toute l’année avec l’équipe et je suis à peu près resté dans ce même état d’esprit au fur et à mesure des semaines et des mois. Le fait que le coach me fasse confiance, que je sois dans la rotation, j’avais confiance en ce qu’ils allaient faire et qu’ils allaient me signer. Je pense que j’ai fait ce qu’il fallait. J’ai apporté l’énergie chaque jour. C’était une expérience qui m’a fait grandir, qui m’a aidé à comprendre beaucoup de choses et j’ai réussi à choper ce contrat, mais il faut que je continue de bosser.

    Basket Infos

    L’action highlight – 21 points à 4/7 derrière l’arc

    Plus qu’une action, c’est surtout la performance d’ensemble du français à Charlotte pour venir à bout des Hornets (115 à 86). Meilleur marqueur de la rencontre, il inscrira lors de cette soirée mémorable, 14 de ses 21 pions dans le dernier quart, pour un temps de jeu de 23 minutes seulement. Le rendement parfait !

    La Performance de la saison : 11 points en 12 minutes

    C’était le 3 mars dernier, Brooklyn se rendait du côté du TD Garden pour y défier les redoutables Celtics de Boston, l’occasion pour le français de se montrer à son avantage en défense sur des mecs comme Kemba Walker, Marcus Smart et Jaylen Brown. Menés de 17 points à l’aube du dernier quart, les Nets, derrière un Caris LeVert déchaîné, vont arracher la prolongation au terme d’une dernière période monstrueuse (51-34), LeVert inscrivant 26 de ses 51 points sur la partie, parfaitement secondé par le français qui va inscrire 11 points et capter 3 rebonds, en passant tout le 4ème quart-temps sur le parquet. TLC finira la rencontre avec 16 points, 8 rebonds, une passe et un contre et contribua grandement à cette prestigieuse victoire des Nets en prolongation (129 à 120).


    Frank Ntilikina (PG) – New York Knicks

    57 matchs – 20.8 min : 6.3 points (39.3% FG, 32.1% 3pts), 2.1 rebonds, 3 passes, 0.9 interceptions, 0.3 contres (-3.2)

    source : BasketSession

    Après un été heureux au sein de l’équipe de France et un parcours réussi en grande partie grâce à de bonnes performances (cf. son match contre les USA), Frank avait crevé l’écran au point de recevoir des critiques dithyrambiques de la part des journalistes américains qui ont apprécié son agressivité et ses prises d’initiatives sur le terrain. Tout ce que Frank ne faisait pas ou pas assez aux Knicks. Pour mettre le joueur en confiance, et convaincu que l’été lui aura servi à passer un cap, les dirigeants de la franchise ont choisi d’activer leur Team Option sur le contrat du joueur, prolongeant ainsi son bail jusqu’en 2021. Un signe positif et encourageant envoyé au petit prince new-yorkais qui comptait bien prouver à ses dirigeants qu’ils avaient fait le bon choix en le sélectionnant à la 8ème place en 2017.

    Pour les preuves, la rédaction de ClutchTime les cherche encore en vain. Certes la saison du français n’a pas été de tout repos, entre son temps de jeu à géométrie variable (merci David), une place de starter par intermittence et quelques pépins physiques, Frank nous a tout de même gratifié de fulgurances dans le jeu et de quelques bonnes prestations d’ensemble, néanmoins insuffisante aux yeux du staff et du public new-yorkais. Difficile de ne pas être de leur avis tant le joueur nous laisse sur notre faim, que ce soit dans les prises de décisions, sa volonté de scorer ou encore dans des choix pas toujours judicieux à la mène, ce qui aura fini par agacer ses coaches. On pensait sincèrement voir un Frank revanchard et prêt à se bagarrer pour la mène comme titulaire numéro un au côté du franco-canadien RJ Barrett, mais il faut croire que le français manque encore d’expérience et d’assurance qui le freine fortement dans sa progression et forcément la pression sur les résultats de la franchise ainsi que l’ingérence au coaching n’aide pas non plus.

    Admettre que la saison du français ait pu être réussie est un euphémisme. Constant depuis ses débuts en 2017, on avait pensé que le changement d’entraîneur aurait pu lui sourire, au lieu de ça Frank est revenu sur le banc et réalisera de bien trop rares bonnes performances. Difficile encore plus d’imaginer l’avenir du français se dessiner sous la tunique orange et bleue. En dépit de l’ingérence dont fait preuve la franchise depuis plusieurs années, le meneur de 21 ans n’a jamais su saisir les opportunités qui s’offraient à lui de s’imposer comme une pièce majeure pour bâtir une équipe. Frank a sûrement besoin d’évoluer aux côtés de joueurs confirmés en attaque et bien meilleurs sur un terrain, pour s’épanouir. Dans sa dernière année de contrat l’année prochaine, nul doute qu’en maintenant un tel niveau de jeu, les Knicks ne se priveront pas d’échanger la dernière année du joueur avant que celle-ci n’arrive à son terme.

    La Stat du joueur : 26

    Comme le nombre de matchs que le français a débuté dans le cinq majeur des Knicks cette saison pour un total de 1187 minutes disputées depuis le 23 octobre. Même si toute la saison du meneur français n’a pas été une franche réussite dans l’ensemble, Fizdale a su accorder sa confiance au français en l’alignant en tant que starter durant 23 rencontres consécutives entre novembre et noël, avant que Mike Miller ne renvoie l’ancien strasbourgeois sur le banc.

    La Décla’ du joueur :

    Il ne faut pas tomber dans le piège des stats. Car il y a des joueurs de l’ombre qui apportent beaucoup sur les terrains mais qui ne remplissent pas la feuille de stats. Pour ma part, je veux juste être le plus efficace possible, que je score 20 points ou pas ou que je fasse 10 passes décisives ou non. Aujourd’hui, c’est ma troisième année, et je me sens de plus en plus comme si j’étais chez moi. À New York, tout est dans la démesure. C’est bruyant, il y a du monde partout. Je ne suis pas encore un vrai New-Yorkais, mais j’ai mes repères maintenant, je connais un peu du monde. Ce serait un rêve de porter le maillot de cette franchise pendant très longtemps.

    L’Équipe

    L’action highlight – Houston Rockets vs New York Knicks

    Direction le Madison Square Garden, les Knicks reçoivent les Rockets de Harden et Westbrook, un véritable test pour Frank, de nouveau laissé sur le banc en début de rencontre, mais qui va s’illustrer pour son apport défensif. Après une première mi-temps fabuleuse, les joueurs de coach Miller voient revenir dangereusement les Rockets dans le dernier quart-temps. Après un lay-up de Westbrook à 1mn 02 de la fin pour revenir à -1, les Knicks vont crucifier Houston sur un sublime layup en déséquilibre de Barrett avec 7″ à jouer. L’occasion idéale pour Frank de montrer l’étendue de ses qualités de défenseur sur l’homme en provoquant une perte de balle de Westbrook, injustement sifflée faute par l’arbitre, puis en s’accrochant aux baskets du meneur pour contester son dernier tir. Victoire des Knicks 125 à 123, Ntilikina termine la rencontre avec 11 points, 4 passes et 2 interceptions.

    https://www.youtube.com/watch?v=Rgvk866ClHw

    La Performance de la saison – 20 points, 10 passes, 2 rebonds, 2 interceptions contre les Wizards

    Le seul double-double de la saison du français, le second dans sa jeune carrière, réalisé lors de la défaite des Knicks face aux Washington Wizards (122-115) juste avant la suspension de la saison. Dans un rôle de sixième homme, Frank va terminer meilleur marqueur new-yorkais avec 20 points à 6/9 aux tirs, dont 3/5 derrière l’arc, et un nouveau record personnel, le meneur échouant de peu à égaler ensuite son record à la passe (10).


    Elie Okobo (PG) – Phoenix Suns

    54 matchs – 13.1 min : 3.6 points (39.8% FG, 35.2% 3pts), 1.6 rebonds, 2.1 passes, 0.4 interceptions, 0.1 contres (-2.1)

    source : Fansided

    Avant d’entamer sa saison sophomore dans l’Arizona, Elie Okobo sortait d’un exercice 2018-19 plutôt convaincant. Passé par la G-League, le meneur de jeu français a su se faire rapidement une place de choix à la mène en ballottage avec De’Anthony Melton pour le poste de meneur de jeu et ce en dépit des choix douteux d’Igor Kokoskov à l’époque. Mais depuis l’arrivée de Monty Williams et surtout du meneur espagnol MVP de la dernière Coupe du Monde, Ricky Rubio, Elie allait tout logiquement voir son temps de jeu exceptionnel de rookie réduit. Parmi les autres recrues, les arrivées des meneurs Jevon Carter et Tyler Johnson à la mène ne faisaient qu’accroître les doutes sur la saison du français encore en manque de repères.

    Pour Elie, cette concurrence nettement plus relevée était évidemment le signe qu’il allait devoir se battre pour aller chercher du temps de jeu, le français décida donc de passer un cap en bossant plus dur à l’entraînement, en défense notamment. Pourtant en dépit du partage des minutes entre les trois meneurs, Okobo n’a pas vraiment réussi à tirer son épingle du jeu aux yeux de son entraîneur. Ses stats en baisse l’attestent, malgré des matchs corrects, les progrès du joueur furent à peine visibles sur les parquets, Okobo ayant un impact encore limité dans les résultats des Suns. La blessure de Rubio pendant plusieurs semaine lui aura tout de même permis de passer un temps devant Jevon Carter, réputé meilleur défenseur, mais moins bon meneur de jeu pure, tournant à 10 points et 6 passes par match en moyenne avec une pointe à 17 pions face à Houston et montrant quelques facettes de son jeu intéressantes en attaque.

    Même si sa progression sur le plan physique et en défense est visible, son attitude et son manque de clairvoyance sur un terrain reste encore un problème puisque les minutes qu’il a pu joué n’ont pas vraiment su apporter des garanties et des solutions dans la rotation. Mis en difficulté par l’exigence et les attentes de Monty Williams, Elie Okobo est repassé depuis derrière ses principaux concurrents au poste, dont le rookie Ty Jerome, ce qui devrait assombrir son avenir à Phoenix. Même si pour l’heure aucun départ n’est envisagé avant 2021 ou 2022, on espère de tout coeur le voir passer un cap et trouver grâce aux yeux de son entraîneur pour s’imposer aux Suns.

    La Stat du joueur : 1

    Une victoire. Une seule victoire glanée par les Suns cette saison lorsque le français dépassait la barre des dix unités au scoring. Un indicateur assez cruel, mais tellement significatif de l’impact de Okobo en sortie de banc dans le jeu et les résultats de son équipe. Sur les neuf rencontres où le français a inscrit dix points minimum, Phoenix s’est inclinée presque à chaque fois à l’exception lors de la réception de Golden State le 12 février dernier (112-106), Okobo terminant avec 12 points, 2 rebonds et 3 passes. Et il n’est pas question ici de garbage time !

    La Décla’ du joueur :

    Défensivement, je me sens beaucoup mieux. Je tiens mes duels la plupart du temps, je suis intelligent en défense et je fais beaucoup moins d’erreurs qu’avant. En attaque, je pense que je joue plus juste, j’utilise plus mes capacités pour aller jusqu’au cercle et provoquer les fautes. Je dois continuer à travailler sur la constance de mon tir extérieur. Je reste concentré et je suis prêt quand on m’appelle pour jouer. Je travaille dur à côté de toutes façons. Dans tous les cas, je sais que je suis en train de progresser et que je suis sur la bonne voie.

    Basket USA

    L’action highlight – Golden State vs Phoenix

    Malgré la défaite des siens face aux Warriors 115 à 99, Elie va noircir la feuille de match comme rarement et réaliser l’un de ses meilleurs matchs en terminant la partie avec 14 points (4/8), 7 rebonds et 5 passes en seulement vingt minutes. Parmi les actions de jeu notable du français, ce magnifique drive en alternant main gauche, main droite pour déposer un layup dans les dernières secondes du 1er quart-temps. Un bijou !

    https://www.youtube.com/watch?v=-7fWr0Rl05I

    La Performance de la saison – 52.9%

    Il s’agit du pourcentage d’adresse à trois point réalisé par l’ancien palois entre le 19 et le 27 novembre dernier. Une fenêtre ouverte choisie par Monty Williams pour donner sa chance au français après plusieurs rencontres à végéter sur le banc en ayant quelques minutes de jeu. Okobo devenu meneur remplaçant suite à l’absence de Rubio, bénéficiera de 22 minutes de jeu pour près de 10 points et 5 passes en moyenne sur les cinq rencontres qu’il va disputer dans ce laps de temps avec 42.1% d’adresse pour 7-8 tentatives de tirs par rencontres, dont près de la moitié à trois points. Un coup de chaud assez bref puisque le français va vite retomber de son nuage, manquant trois des sept matchs suivant.

  • NBA French Connection Review #1 : Les Tauliers

    NBA French Connection Review #1 : Les Tauliers

    Après plusieurs semaines sans NBA, et alors que les chances de voir la saison se terminer s’amenuisent, ClutchTime dresse les bilans de nos petits français expatriés aux États-Unis avec leur lot de satisfactions, de promesses, d’interrogations et de déceptions durant cette saison 2019-2020.


    Nicolas Batum (SF) – Charlotte Hornets

    22 matchs – 23mn : 3.6 points (34.6% FG, 28.6% 3pts), 4.5 rebonds, 3 passes, 0.8 interceptions, 0.4 contres (-2.2)

    source : Twitter

    Capitaine des bleus médaillés de bronze en Chine en septembre dernier, après avoir sorti un dernier match solide face aux Australiens, le Hornet s’apprêtait à vivre une saison loin d’être aussi dorée qu’en équipe de France. La franchise ayant choisi de donner la priorité au développement de ses jeunes après le départ de Kemba Walker, le français, qui entame sa 4ème saison à Buzz City, se voyait déjà comme le sacrifié du roster, au même titre que ses coéquipiers vétérans M. Williams, B. Biyombo et MKG. À presque 31 ans, et alors qu’il dispose encore d’un très gros chèque en option pour la saison 2020-21, Batum ne s’imaginait pourtant pas vivre une saison aussi loin de ses standards.

    Blessé à la main gauche dès la première rencontre face aux Bulls, le français va vite tomber dans la spirale négative des pépins physiques. Malgré un retour sur les parquets en novembre, le trentenaire est devenu un remplaçant plus que quelconque dans l’effectif de James Borrego et n’est plus que l’ombre du joueur qu’il était il y a encore quelques années. Titulaire à trois reprises seulement, l’éclaircie sera finalement venue lors du match à Paris entre les Bucks et les Hornets, date depuis laquelle le français est porté disparu en NBA. Son coach ne compte plus vraiment sur lui cette année et pour les saisons à venir sûrement, d’autant que la blessure qu’il se traîne depuis des mois n’a rien arrangé à cette situation.

    Dans sa dernière année de contrat avec Charlotte, le français peut choisir d’activer (ou pas) son année en option la saison prochaine, un joli chèque à hauteur de 25 millions de dollars qui fait forcément grincer les dents des supporters et dirigeants, qui aimeraient pouvoir se séparer au plus vite du français qui ne s’inscrit déjà plus dans les plans de reconstruction de la franchise, depuis relégué derrière le jeune P.J. Washington et les frères Martin. Une situation clairement dans l’impasse d’autant que les prestations catastrophiques du joueur ne sont pas de nature à rassurer les autres franchises au moment de racheter sa dernière année de contrat auprès des Hornets, même si le joueur réfute toute idée de départ pour l’heure.

    La Stat du joueur : 3.5

    Comme la moyenne de points par match du joueur cette saison, le français est tout simplement le pire scoreur de la ligue si on tient compte d’un temps de jeu de 20 minutes par match et de 10 rencontres disputées cette saison en moyenne, Batum se situe notamment derrière Kenrich Williams de NOLA, Terrance Ferguson d’OKC et Al-Farouq Aminu d’Orlando, idem si on rapporte le chiffre sur 36 minutes, le français est toujours bon dernier.

    La Décla’ du joueur

    « Je m’excuse auprès de tous les gens ici (à Charlotte) parce qu’ils ont cru en moi et que ça ne s’est pas bien passé. Ça n’a pas fonctionné. Je n’ai pas répondu aux attentes ces deux ou trois dernières années. Je comprends ça, je le sais. J’aurais pu faire mieux, évidemment, et je le regrette […] C’est sans doute la première fois que ceux qui doutent de moi ont raison. Au bout de quinze ans ».

    Nicolas Batum lors d’une interview donné au journaliste du Charlotte Observer, Scott Fowler, début mars

    Déclaration sans faux-semblants du joueur normand, qui a très peu joué cette année et dont la moyenne de points a chuté cette saison. Une situation pas prête de s’arranger pour le vétéran puisque son entraîneur et sa direction semblent décidés à faire le ménage dans le roster si ce dernier n’est pas prêt à faire évoluer drastiquement son jeu pour retrouver une place.

    L’action highlight – NBA Paris 2020

    Il ne s’agit pas à proprement parler d’une action de jeu, mais bien de l’évènement que tout le monde attendait cette année en France ; la rencontre entre les Milwaukee Bucks et les Charlotte Hornets à l’Accor Hotel Arena de Paris, organisé à l’occasion du NBA Paris Game 2020. Il s’agit surtout du dernier match de la saison régulière de Nicolas Batum qui terminera la rencontre discrètement avec 5 points (1/8), 5 passes et 6 rebonds, mais qui aura eu l’immense honneur de pouvoir jouer avec sa franchise devant le public français.

    La Performance de la saison

    13 points, 6 rebonds, 2 contres et 1 passes

    Cette ligne de stats, c’est celle du français après la victoire des siens face aux Pistons de Detroit le 27 novembre dernier. Dans un rôle de remplaçant, le français va dépasser la barre des dix unités pour la seule fois de la saison, sa meilleure performance à coup sûr puisqu’elle aura au moins permis aux Hornets de l’emporter d’un point (102-101), l’ailier se montrant agressif en première mi-temps, avant de redevenir très discret en deuxième mi-temps.


    Evan Fournier (SG) – Orlando Magic

    61 matchs – 31.7mn : 18.8 points (47% FG, 40.6% 3pts), 2.6 rebonds, 3.2 passes, 1.1 interceptions, 0.2 contres (+2.0)

    source : Reuters

    Fraîchement auréolé d’une médaille de bronze avec l’équipe de France en Chine et d’une place dans le Cinq majeur de la Coupe du Monde, l’arrière français entamait donc une saison 2019-20 sur la meilleure dynamique possible. Son superbe mondial (19.8 points par rencontre) allait permettre au Magic de passer un cap en saison régulière, mais surtout en playoffs après l’élimination au 1er tour l’année dernière face aux Raptors. Obsédé par les victoires, lui qui avait énormément progressé dans le playmaking et sur son adresse dans les moments chauds, Evan avait néanmoins fait son mea culpa en reconnaissant volontiers une baisse de régime au scoring.

    Du coup pour cette saison notre Vavane s’est montré déterminé à passer un cap. Bien plus tranchant à la marque, notamment en l’absence du pivot monténégrin Vucevic, l’arrière du Magic s’impose comme un des leaders de sa franchise. Même si les résultats d’Orlando ne sont pas en progrès par rapport à la saison dernière, Evan nous a gratifié de quelques cartons offensifs bien coquets et surtout d’une réelle prise de responsabilité dans les moments clutch cette saison. Son entente naissante avec le jeune Markelle Fultz est également prometteuse et même si le français ne pouvait pas prétendre à une place de All-Star, il est évident que son niveau de jeu le rend indispensable aux yeux de son entraîneur Steve Clifford.

    Blessé malheureusement au coude début mars, le français a du manqué les derniers matchs de saison régulière de son équipe, sans dommages puisque le Magic a gagné ses trois derniers matchs avant la suspension de la saison. Dans sa dernière année de contrat le natif du Val-de-Marne peut devenir agent libre la saison prochaine s’il le souhaite et sa saison devrait lui donner suffisamment d’argument dans la balance au moment de négocier une extension ou bien en quittant la Floride pour une franchise qui s’enticherai de l’arrière français, si toutefois il décide de ne pas d’activer sa player option afin de rester une année de plus et se mettre encore plus en évidence sous le maillot floridien.

    La Stat du joueur: 814

    Comme le nombres de tirs à trois points inscrits sous le maillot du Magic. 4ème meilleur marqueur de l’histoire du Magic derrière la ligne, Evan a notamment effacé la marque du turc Hedo Turkoglu (794) et se trouve désormais à moins de 170 tirs primés de Dennis Scott (981). Fournier est par ailleurs l’actuel 10ème meilleur marqueur (6466 points) et passeurs (1189) de la franchise, devancé notamment par son coéquipier monténégrin, Nikola Vucevic.

    La Décla’ du joueur

    Sincèrement ? Je m’en tape (être All-Star)… Franchement, je joue bien, mais tu sais j’ai lu une citation de Brad Stevens qui disait qu’évoluer à un niveau de All-Star c’était beaucoup plus important que d’en être un à tout prix, et j’ai trouvé cette phrase très juste. J’ai toujours dit que je voulais évoluer à un très haut niveau et c’est ça qui m’importe. Il y a tellement de politique, de joueurs qui méritent de le faire et qui ne vont pas le faire. Je pense à un gars comme McCollum par exemple qui pourrait le faire depuis quatre ans déjà

    interview de Evan Fournier pour Basket USA le 19 janvier dernier

    Heureux de voir son pote Rudy Gobert honorer sa première sélection pour le ASG de Chicago en février dernier, l’arrière français s’est montré très critique envers le système des votes All-Star, en particulier celui du public et de l’importance de ne pas uniquement apprécier la valeur d’un joueur qu’à travers ce schéma.

    L’action Notable

    https://www.youtube.com/watch?v=M15cMPDymK0

    Le 13 janvier dernier, Aaron Gordon offrait la victoire au Magic sur le parquet des Kings de Sacramento (114-112), franchise chère au coeur de notre frenchie. Sur la remise en jeu, Evan va parfaitement jouer la montre et faire preuve d’intuition, en servant intelligemment l’ailier floridien sous le panneau qui inscrira le panier plus la faute avec une seconde restante à jouer au tableau d’affichage. Fournier terminera la rencontre avec 26 points et 6 passes.

    La Performance de la saison

    32 points, 4 rebonds, 1 interception
    https://www.youtube.com/watch?v=VuewGa7H2oY

    Lors de la réception des Finalistes en titre (ou du moins ce qu’il en reste) le 1er décembre dernier, le numéro 10 floridien va faire un carnage dans la défense des Warriors en plantant pas moins de 6 tirs à trois points, dont 5 rien qu’en deuxième mi-temps, offrant ainsi une victoire précieuse au Magic (114-112). Le français améliorera ainsi sa meilleure performance individuelle en carrière, entamant ainsi un mois de décembre exceptionnelle durant lequel il inscrira 20.7 points par matchs à 49.6% d’adresse, dont 42.5% derrière la ligne.


    Rudy Gobert (C) – Utah Jazz

    62 matchs – 34.5mn : 15.1 points (69.8% FG, 62.1% FT), 13.7 rebonds, 1.5 passes, 0.8 interceptions, 2 contres (+4.4)

    Il nous avait émerveillé au mois de septembre face aux Américains en leur infligeant une leçon de basket (21pts, 16 rebonds) et au terme d’un match historique pour le basket tricolore (victoire 89-79), le nouvel étendard de l’équipe de France comptait bien rester sur son nuage. Le besogneux et discret pivot du Jazz, double DPOY 2018 et 2019, est devenu en quelques années la clé de voute de l’effectif de Quin Snyder au côté de l’explosif arrière Donovan Mitchell. Parmi les meilleurs pivots de la ligue, le français compte bien passer un cap cette saison avec Utah et aux côtés des nouvelles recrues Mike Conley et Bojan Bogdanovic, avec en ligne de mire un beau parcours en saison régulière et en playoffs, ponctués pourquoi pas par une première sélection pour le All-Star Game.

    Bingo pour le jazzman, enfin récompensé d’une première sélection tant méritée pour le match des étoiles au même titre que son coéquipier Donovan Mitchell. « Gobzilla » aura été plus qu’à la hauteur des attentes en enchaînant les perfs, et ce alors que les choix tactiques du staff l’écarte un peu plus du scoring cette saison, le français maintient toujours ses standards en attaque et en défense. Le pivot règne en maître sur sa raquette même s’il aime à rappeler combien il peut gagner en impact offensivement alors que sa relation sur le terrain avec Mike Conley pose question. Plus efficace aux tirs que la plupart des joueurs de la ligue, son rendement sur le terrain s’est accru au moment des votes pour le All-Star Game de Chicago, le big man tournant à presque 18 points (73% FG), 15 rebonds et 2 contres par matchs entre le 12 janvier et le 12 février.

    Le sentiment d’avoir fait un énorme pas dans sa carrière de joueur, Rudy a malheureusement été rattrapé par la réalité de la situation sanitaire inquiétante en étant testé positif au Covid-19 début mars, le premier cas avéré en NBA, contraignant la ligue à suspendre la saison. Désormais dans l’attente d’une reprise de la saison Rudy Gobert espère pouvoir revenir plus fort que jamais et pourquoi pas décrocher un troisième titre de Défenseur de l’année, mais surtout retrouver le terrain et les phases finales en se mêlant à la lutte pour le titre et en espérant que les récentes tensions entre lui et Mitchell se soient dissipées pour le bien du groupe.

    La Stat du joueur : 16.1

    Comme le nombre de points inscrit par le Jazz en sortie d’écran sur le français, plus que n’importe quel autre joueur dans la ligue cette saison. Un chiffre auquel on peut ajouter les 7 Assists en sortie d’écran qui amènent des paniers inscrits, là aussi un record cette saison.

    La Décla’ du joueur

    « Quand j’étais gamin et que je disais que je voulais devenir un joueur de basket professionnel, on s’est moqué de moi. Quand j’ai dit que je voulais jouer en NBA, on s’est moqué de moi. Et pareil quand j’ai annoncé vouloir être All-Star, C’est assez fantastique d’être ici, aujourd’hui. C’est un accomplissement, c’est clair, mais une fois qu’on y est il faut juste prendre du plaisir et bien représenter la France.»

    Le Monde

    L’action Notable

    https://www.youtube.com/watch?v=PtbuIb60El8

    Quand on parle de Rudy Gobert on évoque évidemment les contres ravageurs du français qui protège sa raquette comme personne. Lors de la réception des Mavs de Dallas le 25 janvier dernier, Gobert va mettre une fois encore ses talents de contreur à profit en bloquant la tentative de layup de Delon Wright pour maintenir l’avance des siens à 24 secondes de la fin du temps réglementaire. Dallas ne s’en relèvera pas et le Jazz s’imposera finalement 112 à 107. Gobert finira la rencontre avec 22 points (8/8), 17 rebonds, 2 passes et 5 contres !

    La Performance de la saison

    21 points, 11 rebonds (5 off.), 2 passes, 1 contre

    On ne pouvait pas terminer notre analyse sur Rudy sans mentionner la performance du pivot français lors du All-Star Game qui s’est tenu à Chicago le 16 février dernier. Sélectionné dans l’équipe des remplaçants de la Team Giannis, le français s’est particulièrement illustré lors de cette soirée étoilée avec un nouveau record de points inscrits par un français lors de l’évènement (le précédent record de 2009 appartenait à Tony Parker avec 14 unités).


    Ian Mahinmi (C) – Washington Wizards

    38 matchs – 21.3mn : 7.4 points (49.5% FG, 19.2% 3pts), 5.7 rebonds, 1.3 passes, 0.8 interceptions, 1.2 contres (-2.1)

    source : Getty Image

    Après une saison 2018-19 décevante, le rachat de Mahinmi aux yeux de Scott Brooks et de ses dirigeants était devenu primordial alors que Washington se demande encore comment ils ont pu lâcher autant d’argent sur lui (64 millions sur 4 ans). Ses plus belles années désormais loin derrière lui, le trentenaire doit maintenant lutter avec plus jeune que lui au poste, en particulier le prometteur, mais fragile Thomas Bryant, ainsi que le Letton Anzejs Pasecniks et l’Allemand Moritz Wagner, tout droit débarqués d’Europe pour lui faire de la concurrence au poste. Mais une telle longévité dans une carrière se doit d’être respectée et le Normand est encore capable de rendre des services dans la raquette de Washington.

    Blessé au tendon d’Achille en pré-saison, Mahinmi a du manquer une dizaine de rencontre avant de revenir fin prêt pour en découdre début décembre. Sa contribution immédiate en défense fut précieuse pour le staff des Wizards qui n’hésitera pas à le titulariser début décembre pour pallier certaines absences. Le français prend également des initiatives en attaque de loin comme de près, ce qui lui a permis de faire quelques belles prestations dans le sillage des autres joueurs de l’équipe. Mais malgré un temps de jeu important, le retour en forme de Bryant fin février a sonné le glas pour l’ancien Pacer qui n’a plus été appelé par son entraîneur début début mars, laissant un arrière-goût d’inachevé sur sa saison.

    Dans l’ensemble, on voit mal comment les Wizards pourraient conserver le français la saison prochaine, alors que l’équipe souhaite faire le ménage dans ses finances. Agent libre cet été, le professionnalisme dont a fait preuve le français tout au long de sa carrière et la réputation de coéquipier exemplaire qui le précède devrait lui permettre de retrouver assez rapidement une équipe avec laquelle il pourra jouer en NBA, mais avec seulement le minimum salariale. Pour ses qualités défensives et son agressivité sur le terrain, Mahinmi pourrait tout à fait convenir à un contender en manque de big man sous le cercle et qui aime se salir les mains.

    La Stat du joueur : 21

    Il s’agit du nombre de points que le pivot des Wizards a inscrit lors du MLK Day cette saison. Face aux Pistons de Detroit, le Normand va notamment inscrire 7 points, 5 rebonds et 3 contres rien que dans le dernier quart-temps de la rencontre pour offrir la victoire aux Wizards (106-100) et réaliser l’un de ses matchs les plus aboutis en carrière.

    La Décla’ du joueur

    Je suis disponible pour l’équipe de France. Je ne prétends pas mériter d’aller aux JO, mais compte tenu des malentendus qui ont pu exister dans le passé, je voulais clarifier ma position.

    interview de Ian Mahinmi au journal L’Équipe le 7 février dernier

    Les succès des copains partis s’éclater en Chine cet été ont surement donné des idées au pivot que l’on a plus vu depuis 2015 arborant le maillot de l’équipe de France et qui aimerait volontiers participer à ses premiers Jeux avec les bleus en 2021 avant de raccrocher définitivement sa carrière internationale en dent de scie.

    L’action Notable

    https://www.youtube.com/watch?v=wXVX3u_te5Y

    Lors de cette rencontre évoquée un peu plus haut, le français va faire un sacré chantier en défense, notamment en fin de rencontre en passant un chasing block sur Derrick Rose.

    La Performance de la saison

    25 points, 5 rebonds, 2 contres, 2 interceptions, 1 contre

    Rien de tel qu’un career high pour préparer la Saint-Sylvestre. Face au Heat, l’ancien Pacer va littéralement prendre le scoring à son compte dans le lineup de D.C. en l’absence de Bradley Beal pour terminer avec 10 tirs réussis sur 11 tentatives et faire souffrir son vis-à-vis Meyers Leonard en défense. Ce soir-là ce sont d’ailleurs les remplaçants des Wizards qui auront fait vaciller les floridiens pour ramener une victoire 123 à 105.

    Bonne semaine à toute la French Connection !

  • Le carnet des rookies: le bilan à l’Ouest

    Le carnet des rookies: le bilan à l’Ouest

    En ces temps de confinement, afin d’éviter de vous couper totalement de l’univers de la NBA, ClutchTime dresse un bilan de la saison 2019-2020, suspendue depuis le 11 mars. Dans l’attente d’une éventuelle reprise, la rédaction vous propose de revivre les parcours des différents rookies de la ligue, en faisant le point sur leurs performances depuis fin octobre.

    La suspension de la saison a mis un coup d’arrêt dans le processus d’apprentissage des rookies. Elle nous prive également d’un duel alléchant et spectaculaire entre Zion et Ja pour la 8e place synonyme de qualification pour les Playoffs. Une vraie déception de ne pas les observer sur une saison complète, mais le moment est opportun pour ces jeunes joueurs pour prendre le temps d’étudier le jeu. Voici le bilan concernant les rookies de la conférence Ouest.

    Les premiers de la classe

    Zion Williamson et Ja Morant lors de leur 1er face à face remporté par le Pelican en janvier – Photo by Sean Gardner

    Ja Morant, PG, Memphis Grizzlies : 59m, 17.6pts, 3.5rds, 6.9pds

    La franchise du Tennessee peut être fière d’avoir sélectionné le meneur sorti de l’université de Murray State. Le rookie a tout simplement été spectaculaire pour ses débuts dans la ligue. A seulement 20 ans, Ja n’a pas froid aux yeux et se révèle être le joueur sur lequel Taylor Jenkins et son staff vont pouvoir s’appuyer pour les années à venir. Morant a remporté les trois premiers titres du rookie du mois, a posté son tout premier triple double contre Washington et n’a pas perdu de temps pour créer une belle connexion avec l’autre jeune star de l’équipe : Jaren Jackson Jr.

    Si le meneur a ébloui la ligue avec ses envolées aériennes et sa tentative de dunk assassin sur Kevin Love, il faut également souligner sa dextérité et sa qualité de passe. Pour ne rien gâcher, il truste le haut du classement parmi les joueur les plus clutchs de la ligue avec 3.3pts par match lorsqu’une rencontre se joue avec cinq points d’écart dans les cinq dernières minutes (via NBA.com). Il reste tout de même un aspect à travailler : son tir à 3pts. L’arrière rechigne à dégainer de loin, avec une fréquence de 17.4% et seulement 0.9 tir réussi en moyenne par match (via NBA.com). Morant est clairement responsable de la belle et surprenante 8e place à l’Ouest des Grizzlies.

    Zion Williamson, PF, New Orleans Pelicans : 19m, 23.6pts, 6.8rds, 2.2pds

    20 Janvier 2020, les Pelicans se dirigent tout droit vers une saison ratée et sans saveur. Leur rookie vedette est sur la touche à cause de son genou, et certains s’interrogent même sur une éventuelle saison blanche. 22 Janvier 2020, tout vient à point qui sait attendre, et le phénomène Zion réalise enfin ses débuts. Face aux Spurs, l’intérieur s’autorise 22pts avec un imprévisible 4/4 à 3pts. Et le soufflé n’est jamais retombé avec une série de 13 matchs de suite au dessus des 20 points, et un seul petit match sous la barre des 15 points!

    Le meneur Lonzo Ball se régale avec son rookie et n’hésite pas à le chercher dans les airs. Le coach Alvin Gentry peut respirer, son équipe enregistre en moyenne un ratio de +10.4pts quand Zion est sur le terrain. Le meilleur chiffre pour un rookie cette saison (via NBA.com). Si son temps de jeu a dans un premier temps été limité, le staff a rapidement saisi l’importance de le laisser sur le parquet. Sûrement l’un des meilleurs rebondeurs offensifs de la ligue, la rapidité avec laquelle il remonte au cercle après avoir capté la balle est déroutante. La prochaine étape serait de travailler sa prise de balle avec sa main droite afin de pouvoir ajouter un peu de diversités à son répertoire au poste bas. De toute évidence, le phénomène est à l’aube d’une belle carrière.

    Les bons élèves

    Eric Paschall et son fameux tir à mi-distance – Photo by Jonathan Bachman/Getty Images
    Eric Paschall, PF, Golden State Warriors : 60m, 14pts, 4.6rds, 2.1pds

    L’université de Villanova continue de fournir la ligue avec de bons jeunes joueurs : Josh Hart, Mikal Bridges, Donte DiVincenzo, Jalen Brunson, et cette année avec le puissant et tonique Eric Paschall. Choisi en 41e position par les Warriors, l’intérieur de 22 ans a profité des nombreuses absences dans le roster pour se faire une place bien au chaud dans la rotation de Steve Kerr qui ne tarit pas d’éloges concernant son rookie.

    Petit pour son poste (1.98m), Paschall détone par son agressivité en attaque. Souvent attiré par un jump shot à mi-distance, il peut jouer sans ballon en proposant une coupe ligne de fond bien sentie. Bien qu’il se montre gourmand sur isolation (13.7%, 1er chez les rookies, via NBA.com), il est capable de trouver le partenaire démarqué (6.4pds en mars sur 5 matchs). Pour la saison prochaine, il serait intéressant de le voir plus efficace sur catch and shoot (30.4% à 3pts), afin de devenir une vraie menace sur pick and pop pour combiner avec Stephen Curry.

    Brandon Clarke, PF, Memphis Grizzlies : 50m, 12pts, 5.8rds, 1.4pds

    Nous revoilà avec les Grizzlies et leur second rookie ! Sélectionné en 21e position, l’ancien de Gonzaga a confirmé ses qualités athlétiques mais également son apport de manière générale sur le parquet. Clarke est le meilleur rookie au classement PIE, mesurant l’impact positif d’un joueur, avec un score de 14.4 (via NBA.com). En sortie de banc, le canadien apporte de la défense, facilite le jeu rapide avec ses courses vers le cercle, score dans la raquette et peut faire tourner la balle.

    Prendre un rebond, contrer un layup ou bien avorter une tentative de alley-oop adverse, Clarke domine dans les airs. Fiable en attaque, il truste le haut des classements concernant les tirs avec un EFG à 64.8% et un TS à 67% (via NBA.com). Sa relation sur pick and roll avec Ja Morant s’annonce redoutable mais c’est surtout en contre-attaque qu’il faut le surveiller. Sa mobilité et sa vitesse font de lui un intérieur idéal pour le jeu moderne. Malheureusement, sa saison s’est terminée prématurément suite à une blessure aux quadriceps.

    Des difficultés, mais des progrès sont à souligner

    Jarrett Culver face à Ja Morant, et sous le regard de Naz Reid – Photo by Brandon Dill / AP
    Jarrett Culver, SG, Minnesota Timberwolves : 63m, 9.2pts, 3.4rds, 1.7pds

    Le début de saison a été compliqué pour les Wolves. Les espoirs concernant une hypothétique place en Playoffs ont vite été étouffés après une série de 13 défaites de suite en janvier. Un Karl-Anthony Towns blessé et mécontent, un Andrew Wiggins échangé, ainsi qu’une bonne partie du roster, voilà dans quel environnement le rookie doit travailler. Culver a tout de même connu une bonne période en janvier avec 14 matchs de rang dans le cinq majeur avec une moyenne de points acceptable de 13.6. L’ailier n’a pas peur de se frotter aux bigs de la ligue et ses qualités athlétiques peuvent en surprendre plus d’un.

    https://twitter.com/Timberwolves/status/1215475099006111744

    Ryan Saunders a même profité dans cette période pour tester son rookie dans un rôle de meneur de jeu lors d’une rencontre sans enjeu face aux Rockets. Le résultat fut mitigé, et Culver devra progresser dans sa conduite de balle mais surtout améliorer son tir extérieur. Avec un EFG de 46.2% et un TS de 46.7%, il fait partie des pires rookies dans ces catégories (via NBA.com). Réputé bon défenseur à sa sortie de l’université, Culver doit néanmoins offrir plus de résistance lorsqu’il doit défendre sur pick and roll.

    Cameron Johnson, SF, Phoenix Suns : 49m, 8.1pts, 2.9rds, 1.1pds

    Sa sélection en 11e position lors de la dernière draft en a surpris plus d’un. D’autant plus que les Suns ont délibérément reculé dans la draft en lâchant le 6e choix (Jarrett Culver) pour choisir un rookie plus vieux que Devin Booker (4 saisons NBA) ! L’ancien de North Carolina a bien intégré la rotation de Monty Williams afin d’apporter du spacing et de la polyvalence en défense.

    Johnson est capable de finir en contre-attaque, mais la majorité de son jeu en attaque se repose sur du catch and shoot à 3pts. Une situation qui représente 67.3% de ses tirs, avec une adresse intéressante de 40.2% (via NBA.com). Un profil de joueur moderne qui peut coller avec des porteurs de ballon comme Devin Booker et Ricky Rubio. Malheureusement, le staff médical lui a décelé une mononucléose qui a stoppé sa saison. Son dernier match était pourtant révélateur de son potentiel offensif avec un record en carrière (21pts) contre les Raptors.

    Michael Porter Jr., SF, Denver Nuggets : 48m, 7.5pts, 4.1rds, 0.7pd

    Drafté en 2018, MPJ n’a pu prendre part au moindre match la saison 2018-2019, suite à une opération au dos. Pour ses toutes premières foulées officielles sur un parquet NBA, l’ailier aux dimensions « Durantesque » apporte 15pts dont 9 dans le dernier quart-temps. La suite est plus ou moins mitigée avec un temps de jeu restreint afin de préserver son corps d’une éventuelle surcharge de travail. Mais le rookie est talentueux, et beaucoup aimerait le voir plus longtemps à l’œuvre.

    Capable de planter de jolis stepbacks three, de driver pour claquer un dunk dans le trafic et de gober une dizaine de rebonds, MPJ a également appris à laisser le jeu venir à lui. Star depuis le lycée, MPJ a toujours eu la balle dans les mains afin de mener les offensives. A Denver, dans un tout autre contexte, son association avec le génial Nikola Jokic ne peut être que bénéfique pour sa compréhension du jeu sans ballon. MPJ a connu une très belle période en janvier (15m : 12.3pts, 6.9rds), puis Mike Malone rechigna à lui accorder plus de minutes à cause de sa défense souvent prise à défaut. Un aspect qu’il devra améliorer afin de nous délecter plus souvent de quelques actions savoureuses avec le pivot serbe.

    Jaxson Hayes, C, New Orleans Pelicans : 56m, 7.5pts, 4rds, 0.9pd
    • Sa meilleure note : @Boston Celtics (20pts, 9/13 aux tirs en 23′)
    • Sa plus mauvaise note : @Indiana Pacers (2pts, 2rds, 5fautes, 1/3 aux tirs, en 8′)

    Le pivot sorti de l’université de Texas a démarré par une jolie performance lors de son tout premier match (19pts en 23′). A tout juste 19 ans, il est rentré dans la rotation juste derrière le solide et discret Derrick Favors. Hayes apporte de la taille et une solution à l’intérieur. Ses pourcentages aux tirs sont convaincants: 67.7% dans la raquette, 66.2 EFG% (1er rookie) et 67.5 TS% (1er rookie, via NBA.com). Et pour ne rien gâcher, Hayes est suffisamment mobile pour poster de bons écrans à l’extérieur pour ensuite roller habilement vers le cercle.

    Sa connexion avec l’autre rookie Nickeil Alexander-Walker est une piste intéressante à travailler pour le staff des Pelicans. Vexé à cause de sa non sélection pour le Rising Star Challenge, le pivot n’a ensuite plus été en mesure de se montrer régulièrement sur le parquet en partie à cause de l’arrivée de Zion. Son temps de jeu a considérablement chuté pour atteindre une moyenne de 10.5 minutes. Dommage pour ce jeune joueur qui va avoir besoin de travailler ses lancer-francs (63%), d’autant plus qu’il va sur la ligne en moyenne trois fois par match (5e rookie, via NBA.com).

    Du positif, car l’attitude est bonne

    Naz Reid prend de vitesse Nikola Vucevic – via theathletic.com
    Naz Reid, F/C, Minnesota Timberwolves : 30m, 9pts, 4.1rds, 1.2pds
    • Sa meilleure note : vs OKC Thunder (20pts, 4/8 à 3pts)
    • Sa plus mauvaise note : vs Portland Trail Blazers (0pt, 6rds, 0/5 aux tirs, 5 fautes)

    Fin décembre, le jeune pivot profite de la blessure de KAT pour enchaîner huit matchs consécutifs au dessus des 10 minutes avec des moyennes de 11.1pts et 5.6 tirs à trois points tentés par rencontre ! Voilà un chiffre étonnant pour un pivot censé poser des écrans et jouer près du cercle. Pourtant, ce rookie non drafté possède la mentalité d’un arrière dans le corps d’un intérieur. Sur l’ensemble de la saison, il s’agit de l’intérieur qui tente le plus de tirs longues distances parmi les rookies avec 3.2 tentatives pour un taux de réussite de 33% (via NBA.com)

    Sa mobilité lui permet de prendre de vitesse d’autres intérieurs et de finir au dessus du cercle. A 20 ans, Reid ne rechigne pas à répéter les déplacements pour poser les écrans et peut se révéler utile sur pick and pop. Son profil de « stretch five » est totalement compatible avec le jeu actuel et. Son coach Ryan Saunders ne cesse de dresser des louanges concernant l’éthique de travail de son rookie, ce qui lui a valu une place de titulaire lors des 11 derniers matchs. Il ne reste plus qu’à progresser dans son positionnement en défense sur pick and roll et de se montrer plus dissuasif face à des pivots techniques comme par exemple, disons, Nikola Vucevic (26pts, 11/18 aux tirs face au rookie).

    Jordan McLaughlin, PG, Minnesota Timberwolves: 30m, 7.6pts, 1.6rds, 4.2pds

    Voici le deuxième rookie des Timberwolves à avoir profité des mauvais résultats, des blessures, et des trades effectués par la franchise. Suite aux départs de Jeff Teague et de Shabazz Napier, le rookie de 23 ans s’est retrouvé un instant seul meneur du roster. Après n’avoir pris part qu’à six matchs lors des trois premiers mois de la saison, le rookie a pu intégrer pleinement la rotation à la mi-janvier. Joueur de G-League la saison dernière, McLaughlin a joué les 25 derniers matchs de la saison avec des chiffres corrects pour un meneur remplaçant : 8pts, 4.5pds, 40.3 à 3pts en 20′.

    De la dynamite dans les jambes et pas maladroit de loin, le rookie d’1.80m s’est fait remarquer lors de son match record face aux Clippers. S’il a surpris la ligue par ses qualités athlétiques, il n’en reste pas moins un bon général sur le terrain, déterminé à trouver le partenaire démarqué (2e meilleur rookie à la passe, via NBA.com). Une belle pioche pour les Wolves avec ce joueur en « Two Way Contract », qui pourrait se révéler complémentaire derrière l’offensif D’Angelo Russell.

    Nicolo Melli, PF, New Orleans Pelicans: 52m, 6.8pts, 3rds, 1.3pds

    le rookie de 28 ans a vécu un début de saison troublant avec un temps de jeu très aléatoire : 17′ en novembre puis 10.6′ en décembre. Alvin Gentry pouvait avoir besoin de l’italient 30 minutes un soir et puis l’utiliser pour seulement 5 minutes deux jours plus tard. Heureusement, l’ancien joueur du Fenerbahçe a les nerfs solides et a maintenu son niveau d’implication pour être prêt le moment venu. Et ce moment a coïncidé avec l’arrivée du phénomène Zion Williamson.

    Le staff des Pelicans ne peuvent nier l’évidence qu’il faut entourer le prodige Zion par des joueurs capables de tirer de loin et de libérer de la place dans la raquette. Melli est tout à fait « Zion-compatible », et son temps de jeu va se stabiliser autour des 21 minutes de moyenne avec 9.1pts et 39.1% à 3pts sur les 18 dernières rencontres. Près de 60% de ses tirs sont sur catch and shoot à 3pts avec un taux de réussite avoisinant les 38% (via NBA.com).

    Un joueur utile et précieux dans les systèmes offensifs, il éprouve néanmoins quelques difficultés à rester devant des joueurs plus rapides et athlétiques (51.2% de réussite aux tirs pour un joueur adverse, via NBA.com). Néanmoins, son placement défensif est loin d’être chaotique. Son sens de l’anticipation peut faire déjouer l’adversaire, et pourquoi pas, contrer l’ambitieux Kevin Porter Jr en contre-attaque.

    Ne pourra que faire mieux la saison prochaine

    Jordan Poole au duel avec la défense des Clippers – Photo by Chris Victorio/Special to S.F. Examiner
    Jordan Poole, SG, Golden State Warriors : 57m, 8.8pts, 2.1rds, 2.4pds

    Choisi par les Warriors en fin de premier tour, Poole est un insatiable shooteur. Un baby splash brother dans la Bay ? C’est en tout cas ce qu’insinue Klay Thompson en avouant s’être fait ridiculiser par le rookie lors d’un concours de tirs à l’entraînement. Mais jouer face à cinq joueurs dans un match officiel n’est pas la même histoire que d’affronter un joueur en plein processus de rééducation.

    Pour son premier match, le rookie n’a pas résisté à l’envie de dégainer: 2/13 aux tirs et 1/7 à 3pts. Cette saison, l’arrière tourne à 33.3% aux tirs et à 27.9 à 3pts ! Des pourcentages très peu attrayants pour un arrière réputé pour son jeu offensif. En se focalisant sur les statistiques avancées sur le tir, le joueur de 20 ans est tout simplement l’un des pires rookies avec un EFG à 40.6%, et un TS à 45.4% (via NBA.com).

    Si son tir n’est pas encore fiable, Steve Kerr lui a accordé du temps de jeu tout au long de l’année et même des responsabilités à la mène sur quelques séquences. Bénéficiant des blessures et des pauvres résultats de l’équipe, Poole a connu une belle période avec 14.3pts de moyenne et 5 titularisations sur ses 13 derniers matchs. De bonne augure pour progresser et améliorer sa sélection de tirs pour la saison prochaine.

    Dix élèves que l’on aimerait voir plus souvent sur le parquet :

    • Darius Bazley, SF, Oklahoma City Thunder : 53m, 4.5pts, 3.7rds, 0.5pd
    • Nassir Little, F, Portland Trail Blazers : 48m, 3.6pts, 2.3rds, 0.5pd
    • Nickeil Alexander-Walker, PG/SG, New Orleans Pelicans : 41m, 5.1pts, 2rds, 1.8pds
    • Kelan Martin, SF, Minnesota Timberwolves : 31m, 6.4pts, 3.1rds, 0.7pd
    • Luguentz Dort, SG, Oklahoma City Thunder: 29m, 6.2pts, 1.9rds, 0.7pd
    • Chris Clemons, PG, Houston Rockets : 29m, 4.9pts, 0.8rd, 0.8pd
    • Ty Jerome, PG, Phoenix Suns : 28m, 3.5pts, 1.5rds, 1.5pds
    • Juan Toscano-Anderson, SF, Golden State Warriors : 13m, 5.3pts, 4rds, 2pds
    • Jaylen Hoard, F, Portland Trail Blazers : 13m, 2.9pts, 2.5rds, 0.3pd
    • Keldon Johnson, SG, San Antonio Spurs : 9m, 4.6pts, 1.9rds, 0.7pd
  • Le carnet des rookies: le bilan à l’Est

    Le carnet des rookies: le bilan à l’Est

    En ces temps de confinement, afin d’éviter de vous couper totalement de l’univers de la NBA, ClutchTime dresse un bilan de la saison 2019-2020, suspendue depuis le 11 mars. Dans l’attente de son retour prochainement, la rédaction vous propose de revivre les parcours des différents rookies de la ligue, en faisant le point sur leurs performances depuis fin octobre.

    La suspension de la saison a mis un coup d’arrêt dans le processus d’apprentissage des rookies. Si certains commençaient à éprouver des difficultés à enchaîner les performances, d’autres arrivaient peu à peu à améliorer leur copie sur le parquet. Une vraie déception de ne pas les observer sur une saison complète, mais le moment est opportun pour ces jeunes joueurs pour prendre le temps d’étudier le jeu. Voici le bilan concernant les rookies de la conférence Est.

    Les premiers de la classe

    Kendrick Nunn via NBA.com
    Kendrick Nunn, PG/SG, Miami Heat : 62m, 15.6pts, 2.7rds, 3.4pds

    Les absences répétées de Justise Winslow et le fait que Goran Dragic ait accepté un rôle de 6e homme ont obligé Erik Spoelstra à placer Nunn dans le cinq majeur dès le premier match de la saison régulière ! Sur ses cinq premiers matchs, il tourne à 22.4pts, 1.8ints et 49.5% à 3-pts. En raflant les trois premiers titres de « rookie du mois », il fait tomber les records de précocité de la franchise auparavant détenu par la légende Dwyane Wade. Le rookie de 24 ans est plus un scoreur qu’un créateur, mais le fait de jouer aux côtés de Jimmy Butler et Bam Adebayo lui est tellement profitable.

    Nunn peut débloquer des situations en attaque sur un catch & shoot (35.5% à 3pts), sur pull up (45.6%) et driver pour un lay-up dans la raquette (46.2%) via NBA.com. En revanche, la défense reste un secteur à travailler pour l’année prochaine. Il n’est pas rare de le voir en difficulté face à des meneurs offensifs et en situation de pick and roll. Une belle saison pour ce joueur encore inconnu il y a quelques mois et qui se voit bien remporter le trophée du rookie de l’année.

    Coby White, PG/SG, Chicago Bulls : 65m, 13.2pts, 3.5rds, 2.7pds
    • Sa meilleure note: vs OKC Thunder (35pts, 7rds, 6/9 à 3pts, +15)
    • Sa plus mauvaise note: @ Golden State Warriors (2pts, 0/7 aux tirs, 0/4 à 3pts, -19, 26′)

    En sortie de banc derrière Tomas Satoransky, Coby White est le rookie qui a le plus disputé de matchs (65). L’arrière a connu un déclic après le All Star Break. Son temps de jeu est tout simplement passé de 24,3 à 33,7 minutes de moyenne et l’arrière en a profité pour réaliser l’exploit d’enchaîner trois matchs à plus de 30 points (33, 33 et 35). Sur ses dix derniers matchs, sa moyenne de points a explosé (24.7pts). Avec 12,2 tentatives par match, il se place dans le top 5 des rookies les plus gourmands en attaque.

    Pas réputé collectif, White est tout de même capable de jouer sur pick and roll. Dans la vidéo ci-dessus, sa passe pour Luke Kornet est réalisée dans le bon timing. Imaginez un instant, qu’il se force à jouer plus de picks and rolls avec les titulaires que sont Lauri Markkanen et Wendell Carter Jr. Puis, rappelez-vous que Coby White a été titulaire pour la toute première fois lors de la dernière rencontre avant la suspension de la saison. Dommage pour les Bulls, la croissance du rookie a été stoppée en plein élan.

    Les bons élèves

    Rui Hachimura – Photo by Elsa via Getty Images

    Rui Hachimura, PF, Washington Wizards : 41m, 13.4pts, 6rds, 1.7pds

    Le japonais a rapidement trouvé sa place dans le cinq majeur d’une équipe des Wizards portée sur l’attaque. Le rookie a profité d’un temps de jeu conséquent pour confirmer ses qualités athlétiques mais aussi de rebondeur et de shooteur à mi-distance. Après avoir réalisé une jolie série de huit matchs consécutifs au dessus des 10 points, le rookie a contracté une blessure à l’aine en décembre qui l’a maintenu éloigné des parquets jusqu’en février.

    Capable de prendre le rebond défensif, de remonter tout le terrain balle en main et de trouver le partenaire démarqué, Rui est d’une polyvalence surprenante. Avec sa grande taille et ses mains « Kawhiesque », Scott Brooks peut l’utiliser au poste d’ailier comme au poste de pivot. Une caractéristique qui a séduit sa star Bradley Beal. Avec une fréquence de tirs tentés à 2pts de 83.9% (via NBA.com), le rookie est aussi très friand de jump shoot à mi-distance, et devrait prochainement avoir pour consigne de travailler son tir à 3pts (27.4% en saison).

    Tyler Herro, SG, Miami Heat : 47m, 12.9pts, 4rds, 1.9pds

    L’un des plus jeunes joueurs cette saison a tout simplement subjugué la ligue par son talent et sa confiance en lui. Herro ne manque pas de caractère, ce qui plaît forcément à Jimmy Butler. Très bon shooteur de loin, le rookie est l’auteur de cinq matchs avec au moins 5 tirs à 3pts marqués,et il ne se cache pas pour prendre un tir décisif comme ce fût le cas contre Philadelphie.

    L’arrière est un maître dans l’art du footwork, ce qui lui permet d’être toujours sur ses appuis et parfaitement équilibré pour tirer sur catch and shoot (45.5% à 3pts) ou bien sur un stepback (46.6%). Son adresse longue distance le place parmi les meilleurs de sa promotion avec un taux de réussite au dessus des 39% pour au moins 5 tentatives par match (via NBA.com). Début février, une vilaine blessure à la cheville est venue le stopper dans son élan et perturber sa progression. Pour la saison prochaine, il serait intéressant de le voir muscler son jeu en défense. Bien qu’il ne manque pas d’envie, le rookie est souvent pris à défaut dans sa moitié de terrain à cause de sa modeste envergure.

    De’Andre Hunter, SF, Atlanta Hawks : 63m, 12.3pts, 4.5rds, 1.8pds

    Les Hawks sont tombés sous le charme du champion NCAA dès la draft. Après avoir tradé avec les Pelicans pour récupérer le 4e choix, il était tout naturel que Hunter soit placé dans le cinq de départ d’une jeune équipe d’Atlanta. De plus, il s’agit du rookie qui se voit accorder le plus gros temps de jeu en moyenne (31’8). Pas encore régulier avec son tir, l’ailier performe en silence du côté d’Atlanta, car souvent spectateur des envolées offensives de son meneur « Trae Young ».

    Sur certaines séquences, l’ailier peut se montré incisif en profitant d’un décalage afin de driver vers le cercle. En revanche, il lui arrive parfois de ne pas profiter de son avantage de taille lors d’un mismatch, et sa finition inside laisse encore à désirer mais ses progrès sur catch and shoot au fil de la saison sont encourageants (38.8% à 3pts). Sa défense reste un atout pour le joueur, Lloyd Pierce n’hésitant pas à lui confier la charge de défendre sur le scoreur adverse. Si Hunter travaille son jeu offensif, un bel avenir s’offre à lui.

    P.J. Washington, PF, Charlotte Hornets : 58m, 12.2pts, 5.4rds, 2.1pds
    • Sa meilleure note: vs Chicago Bulls (27pts, 7/11 à 3pts)
    • Sa plus mauvaise note: @ Atlanta Hawks (2pts, 2rds, 1/6 aux tirs, 0/2 à 3pts)

    Profitant de la mise sur le banc des vétérans Nicolas Batum et Marvin Williams, le jeune PJ Washington s’est emparé du record de nombre de tirs à 3pts marqués d’un rookie pour un premier match dans la ligue avec 7 tirs ! L’ancien de Kentucky va ensuite peu à peu redescendre de son nuage pour se contenter d’apporter de la défense. Grâce à son envergure, il est le rookie ayant contesté le plus de tirs (534) et se positionne 3e au classement des balles déviées (131, via NBA.com).

    Mais ne limitez pas l’intérieur à un simple joueur de devoir en défense. Le rookie peut tellement apporter en attaque et semble être une vraie menace extérieure sur pick and pop. Ce schéma offensif, avec à la mène Devonte’ Graham, s’est répété systématiquement en fin de saison. Les perspectives de placer Washington en tant que « stretch five » sur le parquet pourraient donner des idées au coach James Borrego pour la prochaine saison.

    Des difficultés, mais des progrès sont à souligner

    RJ Barrett – Photo by Emilee Chinn via Getty Images
    R.J. Barrett, SG, New York Knicks : 56m, 14.3pts, 5rds, 2.6pds

    Un bon début de saison pour le gaucher (20.5pts sur 4 matchs), mais son incapacité à être constant, son tir extérieur défaillant et ses prises de décisions douteuses en attaque sur demi-terrain ont légèrement terni sa copie. Son adresse laisse également perplexe : 40.2% aux tirs, 32% à 3pts et 61.4% aux lancers-francs. A sa décharge, il n’est pas évident de s’épanouir dans un roster aussi bancal que celui des Knicks avec la présence d’un Julius Randle toujours aussi gourmand en attaque et sans oublier le changement de coach en cours de saison.

    Le fils de l’ancien joueur de Pro A Rowan Barrett, n’a que 19 ans et possède des qualités athlétiques hors du commun. Il sait utiliser sa vitesse et son envergure en défense, comme lors de son deuxième match de la saison à Brooklyn (6 interceptions). Sous l’égide du coach Mike Miller, le canadien a pu jouer des picks and rolls. Un aspect du jeu à travailler pour le rookie (0.68 point sur pnr) mais les résultats en fin de saison ont été intéressants avec des chiffres à la hausse concernant les passes décisives (3,5 sur 8 matchs).

    Darius Garland, PG, Cleveland Cavaliers : 36m, 11.7pts, 2rds, 3.2pds
    • Sa meilleure note: @ Dallas Mavericks (23pts, 4pds, 5/8 à 3pts)
    • Sa plus mauvaise note: @ Boston Celtics (2pts, 4tov, 1/7 aux tirs, -21, 27′)

    Une petite surprise dans l’Ohio au moment de drafter en 5e position. Le fait d’avoir sélectionné Garland donne l’impression d’obtenir un doublon dans un backcourt qui manque de taille et de présence défensive en compagnie de Collin Sexton. Sans surprise, les débuts sont difficiles, et le rookie n’a dépassé la barre des dix points qu’une seule fois lors de ses sept premiers matchs. Garland est capable de changer de direction et de rythme sur pick and roll, mais c’est bien son tir extérieur n’est pas encore fiable.

    Le rookie a montré des difficultés à scorer sur un tir après un ou plusieurs dribbles. Dès que le ballon touche le sol plus de deux fois, son % à 3pts chute à 21.3% (via NBA.com) ! En revanche, dès qu’il tente sa chance sur catch and shoot, son taux de réussite tourne autour des 39% à 3pts. Le staff des Cavaliers a sûrement dû l’encourager à privilégier le catch and shoot tout en ayant bien conscience qu’il devra travailler son tir après un dribble afin d’optimiser pleinement son potentiel offensif.

    Cameron Reddish, SF/SG, Atlanta Hawks : 58m, 10.5pts, 3.7rds, 1.5pds

    Considéré comme un ailier polyvalent et capable de shooter de loin, Reddish a éprouvé toutes les peines du monde pour rentrer son tout premier panier à 3pts. Sur ses quatre premiers matchs, il débuta par un horrible 0/14 de loin avec une moyenne de 4.25pts et 24 minutes par rencontre. La suite ne fut pas plus réjouissante, les Hawks ont connu deux séries de dix défaites consécutives, une en novembre puis une autre en décembre, et l’ancien de Duke fait partie des pires shooteurs de la classe 2019 avec un EFG% à 45.9% et un TS% à 50% (via NBA.com).

    Heureusement, il n’y a pas que des points négatifs, et Reddish s’est démené en défense, profitant de ses dimensions et de ses qualités physiques. Sa défense lors du match à San Antonio a été remarquable (4ints et 1blk), et son interception décisive face à Duncan Robinson en est également la preuve. Utile en défense, l’ailier peut ainsi conserver sa place sur le terrain et progresser à son rythme en attaque, ce qui lui a permis notamment de passer 40′ sur le terrain contre les Hornets (22pts) en toute fin de saison.

    Kevin Porter Jr, SG, Cleveland Cavaliers, 50m, 10pts, 3.2rds, 2.2pds

    L’arrière scoreur a eu la mauvaise surprise de voir 29 noms être appelés avant lui le soir de la draft. KPJ possède pourtant de nombreux atouts, comme sa taille, son envergure et son potentiel offensif. Très vite catalogué comme un soliste, il n’est pas surprenant de le voir galérer dans le jeu organisé. Fin novembre, le rookie est coincé à 5.8pts, 34.1% aux tirs et 17.9% à 3pts. Malgré quelques coups d’éclats, les débuts sont compliqués et son apport offensif négatif l’empêche de passer la barre des 25 minutes de temps de jeu de moyenne.

    Mais le rookie n’a pas perdu confiance et ne cesse de surprendre les défenseurs avec son stepback à 3pts. En décembre, il a pu enchaîner quatre matchs consécutifs à plus de 10 points juste avant de subir une blessure au genou qui l’a tenu éloigné des parquets pendant trois semaines. Sa fin de saison est d’autant plus intéressante avec une moyenne qui monte à 12.3pts et 35.6% à 3pts. KPJ a même eu le droit d’être comparé à James Harden. S’il y a effectivement des similitudes entre les deux gauchers, KPJ a besoin de gagner en régularité et peaufiner ses prises de décisions en attaque sur jeu placé.

    Du positif, car l’attitude est bonne

    Terence Davis avec Fred VanVleet – Photo by Frank Gunn via Canadian Press
    Terence Davis, SG, Toronto Raptors : 64m, 7.7pts, 3.4rds, 1.7pds
    • Sa meilleure note : vs Chicago Bulls (31pts, 6/7 à 3pts, en 28′)
    • Sa plus mauvaise note : vs Brooklyn Nets (0pt, 0/6 aux tirs, 0/3 à 3pts, en 15′)

    Toronto a le don de dénicher de bons jeunes joueurs qui n’ont pas eu la chance d’être draftés. Les Raptors ont donc été séduit par un arrière d’1.93m capable d’apporter des deux côtés du terrain. A 22 ans, Davis est déjà plus âgé et mature que la plupart des rookies et cela se voit sur le terrain. Ses taux de réussite sont très convaincants : 46.3% aux tirs, 39.6% à 3pts, 86.5% lf. Mais en plus de pouvoir prétendre au club très fermé des 45-40-90, le rookie est polyvalent.

    Nick Nurse peut compter sur lui pour monter la balle en contre-attaque lorsque les arrières VanVleet et Lowry sont absents. Davis excelle dans le jeu sans ballon, et peut jouer le pick and roll bien que cet aspect du jeu reste à travailler (0.68point sur pnr). Son énergie et son sens du placement l’amènent à prendre des rebonds offensifs et à trouver des tirs ouverts à 3pts (42.3% sur catch and shoot, via NBA.com). Davis est sur la bonne voie et dans une très bonne situation chez les champions en titre.

    Matisse Thybulle, SG/SF, Philadelphie Sixers : 57m, 4.7pts, 1.5rds, 1.2pds, 1.4ints
    • Sa meilleure note : vs Toronto Raptors (20pts, 5/8 à3pts, 3stls, 1blk)
    • Sa plus mauvaise note : vs Dallas Mavericks (0pt, 0rd, 0pd, 0stl, 0/3 aux tirs, 1blk, en 14′)

    Drafté par Boston puis ensuite échangé à Philadelphie, Thybulle est tout simplement le fruit d’une expérience mixant la mentalité défensive de Bruce Bowen, le placement de Shane Battier et les mains de Kawhi Leonard. Ses qualités défensives surpassent son faible apport offensif: meilleur intercepteur chez les rookies, l’arrière se voit souvent attribuer la périlleuse mission de gêner le scoreur adverse comme ce fut le cas face à Kyrie Irving.

    Doter de bonnes mains, Thybulle est capable d’intercepter une passe ou bien de voler le ballon directement dans les mains de son adversaire. Son énergie en défense est tout à fait remarquable comme lors de la victoire contre Brooklyn en janvier dernier, et sa course folle pour défendre sur plusieurs joueurs des Nets sur une seule possession pour gêner le tir final de Dinwiddie. Les bases sont posées en défense, il ne reste plus qu’à progresser en attaque et dans son tir et vous obtenez là un joueur qui va durer dans cette ligue.

    Ne pourra que faire mieux la saison prochaine

    Sekou Doumbouya via pistonpowered.com
    Sekou Doumbouya, F, Detroit Pistons : 38m, 6.4pts, 3.1rds, 0.5pd
    • Sa meilleure note : @Boston Celtics (24pts, 10/13 aux tirs)
    • Sa plus mauvaise note : vs Brooklyn nets (0pt, 0/5 aux tirs en 17′)

    Le français a dû attendre janvier 2020 pour profiter pleinement des parquets NBA. Suite à la blessure de Blake Griffin combinée aux mauvais résultats de l’équipe, le coach Dwane Casey a pu offrir au rookie un premier test grandeur nature face aux Clippers de Kawhi Leonard, puis trois jours plus tard face aux Lakers de LeBron James. L’ancien joueur de Limoges s’en est très bien sorti avec une moyenne de 14.3pts, 5.3rds, 54,4% aux tirs et 41.4% à 3pts sur une période de huit matchs consécutifs. Il va même s’offrir son « highlight » de l’année avec ce dunk monstrueux sur Tristan Thompson.

    Puis la hype est vite retombée. Sur les 23 rencontres qui ont suivi, le français afficha des stats bien moins reluisantes : 5.3pts, 3.1rds, 30.8% aux tirs, 24.2% à 3pts. Son coach ne manquera pas de l’allumer en interview en remettant en question la motivation de son rookie. Sekou va finalement sortir du cinq de départ en fin de saison, ne répondant pas aux exigences affichées par le staff des Pistons. Souvent placé dans le corner à attendre, le français doit se montrer plus agressif en attaque et plus alerte en défense. Sur une possession, il est tout à fait capable de driver, poster, redonner la balle, se replacer et marquer à 3pts sur un catch and shoot. Le genre d’action que l’on aimerait voir plus souvent.

    Dix élèves que l’on aimerait voir plus souvent sur le parquet :

    • Grant Williams, PF, Boston Celtics: 62m, 3.5pts, 2.7rds, 1pd
    • Bruno Fernando, C, Atlanta Hawks : 56m, 4.3pts, 3.5rds, 0.9pd
    • Goga Bitadze, C, Indiana Pacers : 49m, 3.1pts, 2rds, 0.4pd
    • Cody Martin, SF, Charlotte Hornets : 48m, 5pts, 3.3rds, 2pds
    • Daniel Gafford, C, Chicago Bulls : 43m, 5.1pts, 2.5rds, 0.5pd, 1.3blks
    • Romeo Langford, SG, Boston Celtics : 27m, 2.6pts, 1.2rds, 0.2pd
    • Caleb Martin, SF, Charlotte Hornets : 18m, 6.2pts, 2.1rds, 1.3pds
    • Jalen McDaniels, PF, Charlotte Hornets : 16m, 5.6pts, 4.1rds, 0.8pd
    • Nicolas Claxton, PF/C, Brooklyn Nets : 15m, 4.4pts, 2.9rds, 1.1pds
    • KZ Okpala, SF, Miami Heat : 5m, 1.4pts, 1rd, 0.2pd
  • Le carnet des rookies 9.0

    Le carnet des rookies 9.0

    Chaque semaine Clutch Time vous propose un petit focus sur les rookies afin de faire le point sur les bonnes ou mauvaises performances des débutants.

    Sixième mois de compétition et nos rookies commencent à ressentir le poids de toute un exercice avec en moyenne 3 à 4 matchs par semaine. Certains doivent soigner leurs problèmes physiques et d’autres ne parviennent pas à être réguliers sur le parquet. Une semaine loin d’être attrayante pour cette promotion, bien que Ja et Zion assurent toujours le show. (les statistiques sont arrêtées au 11/03/20).

    Duel au sommet pour le R.O.Y, mais aussi pour la 8e place à l’Ouest

    AP Photo/John Raoux
    Ja Morant, PG, Memphis Grizzlies : 59m, 17.6pts, 3.5rds, 6.9pds

    Malgré un bilan mitigé (2v-2d), la franchise du Tennessee ne relâche pas la pression en conservant précieusement sa 8e place. Dans la victoire écrasante chez les Nets (+39), Ja a tranquillement posté 15pts, 7rds et 6pds, et affiché un ratio de +20pts pour son équipe lorsqu’il est sur le terrain.

    En revanche, deux jours plus tard, les hommes de Taylors Jenkins ont lâché un match à Dallas. Un défaite de 25pts que n’a pu empêcher le jeune meneur avec 11pts, 4rds, 8pds et 6tov en 32′.

    Après s’être cassé les dents sur la défense texan, rien de mieux que d’enchaîner face aux Hawks. Ja retrouve de sa superbe en attaque avec 24pts et un joli record personnel à trois points : 4/4

    https://www.youtube.com/watch?v=a3IxG836Ji8

    Sa connexion avec son pivot Jonas Valenciunas est une arme terriblement efficace, ils n’ont pas hésité à répéter les séquences sur pick and roll permettant ainsi de gagner en confiance sur des shoots simples et bien construits.

    Ja s’est ensuite fait plaisir en deuxième mi-temps en allumant derrière la ligne à 3-pts. Le staff des Hawks a évité de placer Trae Young face à l’imprévisible meneur des Grizzlies, mais le rookie a réussi à profiter des mismatchs comme face au grand Dewayne Dedmon.

    Cette nuit, le N°2 de la dernière draft a tout tenté lors de la défaite étriquée face au Magic. Avec 21pts et 5pds mais 1/5 à 3-pts et 5tov, le rookie qui truste le haut du classement parmis les joueurs les plus clutchs de la ligue, doit naturellement encore affûter son jeu.

    Zion Williamson, PF, New Orleans : 19m, 23.6pts, 6.8rds, 2.2pds

    Le phénomène de la Louisiane nous a tellement habitué à des performances bluffantes que ses dernières sorties ont semblé plus… banales. Ne vous détrompez pas, le gaucher a encore répondu présent avec notamment son tout premier back to back de la saison à Dallas. Avec 21pts, l’ancien joueur de Duke a perdu son duel face à Luka Doncic et les Mavs en prolongation.

    Dans la belle victoire contre Miami, Zion fut étonnement discret avec seulement 17pts avec seulement 9 tirs tentés. Il égalise ainsi son plus faible total de tentatives sur une rencontre. Il a assisté depuis le banc de touche à la remontée du Heat dans le 4e quart-temps. Lorsque coach Gentry le fait rentrer, Zion n’a pu qu’admirer le show Brandon Ingram permettant aux Pels de repartir avec la victoire. La magie serait-elle en train de s’estomper ?

    Heureusement, en NBA, les matchs se suivent aussi vite que Zion en contre-attaque, et on a pu le retrouver très rapidement concerné et saignant dans la victoire à Minnesota : 23pts en 31′.

    Son meneur Lonzo Ball a bien compris que la première chose à faire en transition est de lever la tête pour voir si son rookie n’est pas déjà en train d’écraser les lattes du parquet en préparant son envol pour le alley-oop. On retrouve un Zion bondissant et qui n’hésite pas à faire le show comme sur ce windmill.

    Ils gardent leur place de titulaires

    via dfskarma.com
    P.J. Washington, PF, Charlotte Hornets : 57m, 12.2pts, 5.4rds, 2.1pds

    Les ambitions sportives ne sont pas à l’ordre du jour pour les Hornets, cela signifie que les rookies vont pouvoir fouler plus régulièrement le parquet, voire obtenir plus de responsabilités en attaque. C’est le cas avec P.J. Washington qui a réussi pour la première fois cette saison à enchaîner deux matchs de suite à 20pts ou plus. Tout d’abord contre Denver avec 20pts dont 3/8 à 3-pts puis dans la superbe victoire contre les Rockets avec 22pts et 3/6 à 3-pts.

    Il a su profiter du lineup de petite taille de Houston pour scorer inside et ainsi prendre confiance en attaque. De plus, une connexion est en train de naître avec son collègue Cody Martin. Ce dernier cherche régulièrement son intérieur et n’hésite pas à l’alimenter quand il est ouvert derrière la ligne à 3-pts.

    Cependant, sa belle série fut violemment interrompue par une défaite en double prolongation face aux Hawks. Avec seulement 2pts en 16′, le N°12 de la dernière draft a regardé depuis le banc ses copains se battre en fin de match.

    R.J. Barrett, SG, New York Knicks : 55m, 14.1pts, 5rds, 2.5pds

    Lors du précédent carnet, nous avions évoqué le regain de confiance ainsi qu’une nette amélioration concernant son adresse aux tirs, et voilà que notre enthousiasme est retombé sur ces dernières sorties: 14pts et 5/12 aux tirs contre Utah, 17pts et 5/12 aux tirs contre OKC, 12pts et 5/16 aux tirs contre Detroit, 16pts et 5/15 aux tirs à Washington.

    Son jeu extérieur n’est pas encore assez développé et l’arrière doit absolument aller chercher ses points dans la raquette. Son match face au Thunder reste positif si on relève son parfait (mais rare) 6/6 aux lancers-francs.

    Autre aspect du jeu à travailler: sa défense. Avec un Defrtg de 114.4pts, le canadien est le deuxième rookie à afficher un tel chiffre pour un minimum de 15′ passées sur le terrain (via NBA.com). Il est tout à fait envisageable que sa blessure à la cheville contractée en février pourrait toujours être une raison d’une telle inefficacité.

    Naz Reid, C, Minnesota Timberwolves : 30m, 9pts, 4.1rds, 1.2pds

    La mentalité d’un arrière dans le corps d’un intérieur. Voici comment on pourrait grossièrement décrire le rookie non drafté à sa sortie de Louisiana State en 2019. Avec près de 3.2 tentatives à 3-pts de moyenne, il se positionne en première place chez les pivots de sa promotion (via NBA.com). Face aux Bulls, son adresse permet à son équipe d’obtenir la victoire avec un joli 3/3 à 7m23, 16pts, 11rds et 3pds.

    https://www.youtube.com/watch?v=QTFJXcdyrOs

    Son activité en attaque est à souligner, tant il ne rechigne pas à répéter les déplacements pour poser un écran et faire vivre le ballon. Deux jours plus tard, il alligne à nouveau 16pts dans la défaite face au Magic, mais sa défense laisse encore à désirer. Ce soir là, Nikola Vucevic s’est régalé avec 26pts et 11/18 aux tirs quand le rookie se trouvait face à lui.

    Si son placement défensif est encore en chantier, son profil de « stretch five » est intéressant pour le staff des Wolves afin de préserver le spacing sur demi-terrain. Malheureusement, comme vous le savez, les débutants sont loins d’être réguliers, comme ce fut le cas face aux Pelicans : 10pts et 0/5 à 3-pts. Coach Saunders ne manque pas de le complimenter.

    « Il est consciencieux, aussi. Vous serez toujours en concurrence avec un gars comme ça. Cette expérience est donc très précieuse et nous savons qu’elle nous aidera à long terme.» Saunders

    via The Athletic

    Cette nuit face au small ball de Houston, le pivot n’a pas eu l’effet escompté en attaque avec seulement 11pts et aucun tir tenté à 3-pts. Avec seulement 23′ de temps de jeu, le staff des Wolves a estimé que le jeune joueur était bien trop tendre en défense pour rester sur le terrain. Il a quand même eu droit à son highlight face à Russell Westbrook.

    Les remplaçants font le job

    Nathaniel S. Butler, NBAE via Getty Images
    Coby White, PG/SG, Chicago Bulls : 65m, 13.2pts, 3.5rds, 2.7pds

    L’arrière continue son festival en attaque. Il profite notamment de l’absence de l’option offensive N°1 des Bulls, Zach LaVine, pour tirer dès que l’occasion se présente, et c’est pour ainsi dire, très souvent. Depuis quatre matchs, White a tenté au minimum 20 tirs sur une série de quatre matchs consécutifs: 20 contre Dallas, 22 à Minnesota, 21 contre Indiana et enfin 21 à Brooklyn! Chez les Timberwolves, l’arrière a sorti un match intéressant avec 26pts, 6pds et surtout, aucun ballon perdu !

    Un scénario similaire face aux Pacers avec à nouveau 26pts, 6pds. Une défaite de sept points et ce malgré le retour de Lauri Markkanen. Contre Brooklyn, dans un duel serré qui s’est joué aux lancers-francs, l’ancien de North Carolina a manqué de peu d’être le héros du match avec un 3-pts pour égaliser mais qui, malheureusement, a fini en « in & out ».

    Finalement, l’arrière est récompensé cette nuit face aux Cavs en étant pour la première fois titulaire. A la place de Tomas Satoransky, White a enfin eu ce qu’il voulait en ayant plus de responsabilités en tant que meneur. Il a pu emmené son équipe vers la victoire avec 20pts, 5rds, 5pds mais avec 9 pertes de balle.

    Eric Paschall, PF, Golden State Warriors : 60m, 14pts, 4.6rds, 2.1pds

    Depuis le retour du prince de la Bay: Stephen Curry, les fans du Chase Center peuvent enfin se mettre à espérer de voir enfin des vrais basketteurs sur leur parquet ! Mais ce serait oublier que Steve Kerr et son staff possèdent sur leur banc de bons jeunes joueurs comme le tonique et puissant Eric Paschall.

    Avec 18.3pts de moyenne sur les quatre derniers matchs, c’est le 5e meilleur scoreur chez les rookies (via NBA.com), mais son impact va bien au delà du scoring. Face aux champions en titre, les Raptors, il apporte 16pts et 8pds (record personnel) en 32 minutes.

    Un bon état de forme qui est confirmé deux jours plus tard dans la victoire surprenante face aux Sixers avec 23pts, 6pds en seulement 29 minutes.

    https://www.youtube.com/watch?v=_Ns_EUVqNa8

    L’ancien joueur de Villanova est réellement en train de fluidifier son jeu, il est plus patient quand il joue poste bas, il trouve les coéquipiers démarqués et reste toujours aussi redoutable dans ses drives vers le cercle. Coach Kerr n’a pas manqué de souligner ses progrès dans le jeu et notamment à la passe.

    « […] Son nombre de passes décisives augmente. Il y a de bonnes possessions pour nous où il ne fait pas forcément une passe décisive, mais il fait circuler le ballon et cela nous permet de scorer et de générer des pénétrations. » Kerr

    Via NBC

    Malheureusement, le rookie n’a pas pu éviter la lourde défaite cette nuit face aux Clippers. Il a tout de même poursuit sa belle série concernant les passes décisives avec 7 unités. Actuellement, sa moyenne est de 7pds depuis trois matchs, serai-t-il en train de reprendre le rôle d’un certain Draymond Green ?

    Cameron Reddish, SF, Atlanta Hawks : 57m, 10.5pts, 3.7rds, 1.5pds

    L’apprentissage se poursuit pour l’ancien joueur de Duke qui vient de réaliser sa meilleure performance offensive de la saison avec 28pts en seulement 28 minutes. Le rookie ne nous avait pas habitué à une telle efficacité : 11/17 aux tirs dont 5/7 à 3-pts. Des chiffres impressionnants pour celui qui tourne à 38.4% aux tirs depuis le début de la saison. Seule ombre au tableau, ses 7 ballons perdus sur ce match

    Reddish peut réellement devenir redoutable sur pick and pop. Ses deux paniers à 3-pts dans le 4e quart-temps ont été importants pour revenir dans le match. Néanmoins, ces chiffres sont à pondérer avec le fait qu’il s’agissait en face de la pire défense de la ligue… les Wizards. Par ailleurs, son collègue de promotion De’Andre Hunter avait lui réussi un joli « carton » avec 25pts contre ces même Wizards en janvier.

    Par la suite, Reddish a été victime de crampes lors de la défaite à Memphis. Après seulement 12 minutes sur le terrain, l’ailier doit quitter ses partenaires. Une faiblesse physique qui ne l’empêchera pas de jouer 40 minutes deux jours plus tard dans le match fou gagné en double prolongation face aux Hornets.

    Avec 22pts, 7rds et une défense propre et clutch face à la tentative de 3-pts de Terry Rozier, coach Pierce peut continuer à lui donner du temps de jeu, d’autant plus qu’il tourne à 60.6% aux tirs depuis 3 matchs. Impensable il y a quelques semaines.

    Mychal Mulder, SG, Golden State Warriors : 7m, 11pts, 3.3rds, 1.1pds

    En voilà un qui a réussi son coup ! A la toute dernière journée de son contrat de dix jours, l’arrière de 25 ans a profité au maximum de l’absence de Stephen Curry pour être titulaire et scorer 18pts (record personnel) dans la victoire face aux Sixers.

    Depuis son arrivée dans la Bay, Mulder a démontré sa capacité à artiller de loin, d’autant plus qu’il est le 3e rookie à tenter le plus de tirs à 3-pts depuis 3 matchs (via NBA.com). Par ailleurs, le canadien est surtout utilisé sur catch and shoot avec une fréquence autour des 74% pour un EFG de 52.3% (via NBA.com). Les Warriors ne manqueront pas de lui proposer un deuxième contrat de dix jours.

    Il pointent le bout de leur nez

    Nathaniel S. Butler, NBAE via Getty Images
    Keldon Johnson, SG, San Antonio Spurs : 9m, 4.6pts, 1.9rds, 0.7pd

    Vingt trois ans…. Vingt trois ans que les Spurs n’avaient pas présenté un bilan aussi famélique à ce stade de la saison. Une mauvaise nouvelle qui en entraîne une bonne pour les jeunes joueurs qui étaient sagement en train de se faire les dents en G-League. C’est le cas pour l’ancien de Kentucky Keldon Johnson qui a vu son temps de jeu « exploser »: 15′ à Charlotte, 21′ à Brooklyn et 17′ à Cleveland. San Antonio perd, mais le jeune arrière en profite pour se montrer comme lors de la grosse défaite à Brooklyn : 13pts et 5rds.

    Drafté en 29e position de la dernière draft, Johnson va ainsi dévoiler son activité débordante sur le terrain et sa faculté à agresser la défense adverse à l’aide d’un drive vers le cercle.

    Cette nuit, Pop lui donne 13′ de temps de jeu face aux Mavs et dont quelques minutes importantes dans le 4e quart-temps, et une défense étouffante même pour la star Luka Doncic.

    Mais une erreur défensive plus tard face à Tim Hardaway Jr, et le voilà de retour sur le banc. Johnson va continuer à apprendre de l’intransigeant Popovich, en espérant voir son apport sur le terrain s’améliorer significativement.

    Caleb Martin, SG, Charlotte Hornets : 17m, 5.4pts, 1.8rds, 1.2pds

    Depuis la suspension via le contrôle anti-dopage de son coéquipier Malik Monk, il semblait inéluctable de voir James Borrego accorder plus de temps de jeu aux jumeaux Martin. Bien que Cody foule plus régulièrement le parquet, c’est son frère Caleb qui en profite pour prendre sa chance en attaque.

    Le staff des Hornets a trouvé en moyenne 24′ de temps de jeu pour Caleb sur ces trois derniers matchs, avec un match en double prolongation perdu contre Atlanta. C’est lors de cette rencontre, que Caleb va réaliser sa meilleure performance avec 23pts en 36 minutes sans oublier son joli 5/6 à 3-pts dont quelques flèches importantes en fin de 4e quart-temps.

    Caleb semble plus à l’aise avec le tir longue distance que son frère mais il peut également être intéressant de l’autre côté du terrain avec 3 interceptions et 2 contres. Il ne reste que quelque matchs et Charlotte n’a que l’embarras du choix pour placer ses jeunes joueurs dans les rotations.

    L’infirmerie se remplit

     Maddie Meyer – Getty Images

    En plus de Tyler Herro et de Brandon Clarke, les deux rookies de Cleveland et Cameron Johnson viennent s’ajouter à liste des rookies contraint de se soigner.

    Darius Garland, PG, Cleveland Cavaliers : 59m, 12.3pts, 1.9rds, 3.9pds

    Cela fait maintenant cinq matchs que le meneur des Cavs est en tenue de ville. Malheureusement pour le tout fraîchement nommé Head Coach, J.B. Bickerstaff doit se passer de son jeune joueur suite à une blessure au niveau de l’aine, laissant ainsi encore plus de cartouche pour le scoreur Collin Sexton.

    Kevin Porter Jr, SG, Cleveland Cavaliers : 50m, 10pts, 3.2rds, 2.2pds

    Quel dommage ! Après avoir montré ses aptitudes offensives avec plus de régularité, le rookie s’est absenté au bout de 9′ dans le match face à Boston suite à un choc à la tête. Le protocole lié aux commotions est stricte et Cleveland le respecte en plaçant KPJ à l’infirmerie pour trois matchs. Comparé récemment à James Harden par son coéquipier Tristan Thompson, la franchise va devoir se montrer patiente avec le gaucher.

    Cameron Johnson, SF, Phoenix Suns : 49m, 8.1pts, 2.9rds, 1.1pd

    Un coup d’arrêt pour l’ailier des Suns qui avait l’opportunité de grappiller du temps de jeu suite à l’indisponibilité de Kelly Oubre (opération du genou). D’autant plus qu’il avait réalisé LE match de sa saison face à Toronto avec 21pts (record personnel). Trois jours plus tard, il est annoncé malade pour le match face à Portland. On lui diagnostique alors une mononucléose qui devrait le tenir éloigné des parquets pendants au moins deux semaines (via Rotoworld).

    Dix autres élèves à surveiller :

    Kendrick Nunn, PG, Miami Heat : 61m, 15.5pts, 2.7rds, 3.8pds

    Rui Hachimura, F, Washington Wizards : 41m, 13.4pts, 6rds, 1.7pds

    De’Andre Hunter, SF, Atlanta Hawks : 62m, 12.3pts, 4.5rds, 1.8pds

    Jarrett Culver, SG, Minnesota Timberwolves : 63m, 9.2pts, 3.4rds, 1.7pds

    Jordan Poole, PG/SG, Golden State Warriors : 57m, 8.8pts, 2.1rds, 2.4pds

    Jordan McLaughlin, PG, Minnesota Timberwolves : 30m, 7.6pts, 1.6rds, 4.2pds

    Terence Davis, SG, Toronto Raptors : 64m, 7.7pts, 3.4rds, 1.7pds

    Michael Porter Jr, SF, Denver Nuggets : 47m, 7.6pts, 4.2rds, 0.7pd

    Sekou Doumbouya, SF, Detroit Pistons: 37m, 6.5pts, 3.2rds, 0.5pd

    Cody Martin, SF, Charlotte Hornets : 47m, 4.9pts, 3.2rds, 2pds

  • NBA French Connection #7

    NBA French Connection #7

    Chaque semaine Clutch Time vous propose un petit focus sur nos français de NBA et de G-League, afin de faire le point sur les performances de nos compatriotes outre-Atlantique.


    source : FFB, montage CTFrench

    Notre bilan de la semaine pour nos français aux États-Unis est plutôt inquiétant. Avec la blessure d’Evan Fournier, la mise au placard récente de Ian Mahinmi et les retours progressifs de certains joueurs en ligue de développement, nos frenchies traversent actuellement une mauvaise passe dont il va falloir se relever très rapidement si certains d’entre eux espèrent encore participer aux phases finales et même la fin de saison tout court, pour ne pas se sentir déjà en vacances avant tout le monde.


    Logan Cyrus AFP

    Les Tauliers

    Nicolas Batum – Charlotte Hornets (10ème à l’Est)

    3.6pts (34.6% FG dont 28.6% à 3pts), 4.5rbds, 3ast, 0.8stl, 0.4blk (22 matchs)

    Nicolas Batum semble se diriger inexorablement vers une fin de saison blanche. Le français n’a toujours pas pris part au moindre matchs des Hornets cette semaine et ce pour la 6ème semaine consécutive ! Une éternité. Sortis d’un long silence médiatique, le français de Charlotte s’est confié sur sa situation cette semaine au Charlotte Observer (article publié mercredi), l’occasion pour lui de faire son mea culpa sur sa saison alors que de plus en plus de voix s’élève pour le voir quitter la franchise.

    Je m’excuse auprès de tous les gens ici (à Charlotte) parce qu’ils ont cru en moi et que ça ne s’est pas bien passé. Ça n’a pas fonctionné. Je n’ai pas répondu aux attentes ces deux ou trois dernières années. Je comprends ça, je le sais. J’aurais pu faire mieux, évidemment, et je le regrette C’est sans doute la première fois que ceux qui doutent de moi ont raison. Au bout de quinze ans […] Je ne veux pas être un connard, un mec égoïste… je ne veux pas être celui qui dit « allez on y va, on se fout de l’entraîneur, il est nul, ne l’écoutons pas, autant prendre 25 tirs dans le match. » Je ne ferai pas ça, je n’ai pas besoin de ça, (mes coéquipiers) n’en ont pas besoin.

    propos recueillis par Scott Fowler, journaliste au Charlotte Observer

    « Batum a décidé que la meilleure chose qu’il pouvait faire était d’être la cheerleader la mieux payée au monde […] Batum est un glue guy (qui cimente le collectif), sauf que les Hornets ont surpayé la colle. »

    Scott Fowler pour le Charlotte Observer

    Mais le français ne tarit pas d’éloge quant à son équipe et ses joueurs qui réalisent une saison plutôt convaincante au vue des départs de l’intersaison. Batum en est conscient, sa situation à Charlotte est désormais dans une impasse et il ne tient qu’à lui de la résoudre afin de retrouver la confiance du groupe et de son entraîneur James Borrego qui peut espérer compter sur l’expérience et les qualités de meneur d’hommes du français dans le vestiaire.

    Cette franchise a un avenir billant. Elle a un bon groupe de jeunes joueurs. Si dans un an ou deux elle est en play-offs, j’en serais très fier. Mais je ne pense pas que j’en ferai partie. 

    Désormais dans sa quatrième année de son contrat, avec un salaire de 25 millions de dollars, Nicolas possède une player option pour la saison 2020-21 d’une valeur de 27 millions et se retrouve à 99% tel un joueur intransférable aux yeux des autres franchises. Difficile donc de l’imaginer refuser une telle option malgré les critiques et le fait qu’il ne joue plus, alors qu’il sait pertinemment qu’il ne pourra pas négocier un aussi bon contrat ailleurs.

    Evan Fournier – Orlando Magic (8ème à l’Est)

    18.8pts (47% FG dont 40.6% à 3pts), 2.6rbds, 3.2ast, 1.1stl, 0.2blk (61 matchs)

    Semaine assez cauchemardesque pour Evan Fournier qui s’est blessé au coude en milieu de semaine. Il s’agirait d’une entorse du ligament collatéral ulnaire droit qui pourrait le tenir éloigné des parquets pour plusieurs matches. Lors du séance d’échauffement, Evan Fournier a expliqué qu’il s’était complètement luxé le coude, et qu’il avait depuis passé une IRM. Son entraîneur Steve Clifford, lui aussi sujet à un soucis de santé cette semaine, a déclaré que Fournier était dans l’impossibilité de jouer ou de shooter pour le moment.

    La semaine avait d’ailleurs mal débuté pour l’arrière français, le Magic concédant une lourde défaite lundi face aux Blazers (130 à 107), rencontre durant laquelle le français s’est montré très maladroit (13 points à 5/14 FG), la faute à une excellente défense de Trevor Ariza. Mercredi Orlando s’est également incliné sur le parquet du Heat (113 à 116) dans un derby bouillant au cours duquel notre frenchie va terminer la rencontre avec 17 points (6/9 FG dont 3/4 à 3pts), une passe, deux interceptions et deux contres et une bonne défense sur Jimmy Butler.

    Côté médias, le français est revenu chez BeIn Sports, sur sa saison au Magic et sur ses ambitions en NBA et avec l’équipe de France en vue des Jeux cet été. L’occasion aussi de glisser plusieurs indices sur son avenir dans la grande ligue et sur l’éventualité pourquoi pas d’un jour jouer dans la grosse pomme, sous les couleurs des New York Knicks

    Rudy Gobert – Utah Jazz (4ème à l’Ouest)

    15.2pts (70.1% FG, 62% FT), 13.9rbds, 1.5ast, 0.7stl, 2blk (61 matchs)

    Rudy Gobert et le Jazz repartent de plus belle cette semaine. Sur une série de quatre défaites fin février, Utah vient d’enchaîner cinq succès consécutifs, dont quatre cette semaine, et le tout en déplacement. Lundi Rudy nous a rappelé à quel point il pouvait manger ses vis-à-vis lors de la victoire face aux Cavs (126 à 113), terminant la rencontre avec 20 points (8/9 FG), 9 rebonds, une passe mais surtout deux interceptions et 5 contres ! Grâce à une très bonne défense sur Ante Zizic et Larry Nance Jr. (22 points, 10 rebonds à 41% au tirs pour les deux joueurs), le pivot du Jazz a activement le mode barbelé en défense cette semaine pour conjurer la mauvaise série de défaite

    C’est comme ça que l’on devrait jouer tous les soirs. C’est ça le Jazz. On ne peut pas le faire que contre des équipes moins bien classées non plus. On doit être capables de le faire quand les choses se compliquent, ou quand on joue de grosses équipes. Quand on communique, que l’on défend vraiment et que le ballon tourne en attaque, nous sommes une très bonne équipe. On doit rentrer sur le parquet tous les soirs avec la même confiance. Savoir que l’on peut être la meilleure équipe défensive de toute la NBA. Et que, quand le ballon tourne, on est très durs à défendre. Si on fait ces deux choses-là, on peut battre n’importe qui.

    Basket USA

    Une déclaration qui vient conclure une deuxième victoire en début de semaine face aux Knicks (112 à 104), avec encore un très bon match des deux côtés du terrain de notre français, qui aura eu la lourde tâche de défendre sur le massif ailier new-yorkais, Julius Randle et son style de jeu façon bulldozer. Le français va néanmoins terminer la rencontre avec 18 points (7/8 FG), 14 rebonds dont 4 offensifs, une passe et deux contres.

    De retour dans un rôle plus défensif face à Boston (victoire 99 à 94) et Detroit (victoire 111 à 105) ce week-end, le français a endosser le rôle de patron de la raquette. Face aux Celtics, Rudy s’est joué des hommes de Brad Stevens en annihilant les tirs ouverts des K.Walker et M. Smart sur les pick-and-roll, jouant beaucoup plus haut pour finir la partie avec 9 points (4/4 FG), 7 rebonds, deux passes et 3 contres. Rebelote samedi lors du déplacement dans le Michigan où Gobert va une fois encore faire étalage de sa maîtrise en défense sur Christian Wood (0/6 à 3pts), clôturant la semaine avec 10 points (2/3 mais 6/10 aux lancers), 12 rebonds, 3 passes, 3 interceptions et deux contres.

    La stat de la semaine : Gobert vient de connaître cinq matchs de suite à moins de dix rebonds, ce qui ne lui était plus arrivé depuis la saison 2013-2014

    Ian Mahinmi – Washington Wizards (9ème à l’Est)

    7.4pts (49.5% FG dont 19.2% à 3pts), 5.7rbds, 1.3ast, 0.8stl, 1.2blk (38 matchs)

    Voilà une situation à laquelle on ne s’attendait sûrement pas. Ian Mahinmi a complètement disparu de la rotation des Wizards depuis début mars et c’est d’autant plus inquiétant qu’aucune blessure ni contre performance majeure n’est venue influencer les choix de Scott Brooks. Avec trois nouvelles défaites en quatre matchs cette semaine et des pivots pas toujours au rendez-vous, la situation du français interpelle certains médias qui voient dans cette mise à l’écart une page qui se tourne aux Wizards pour le pivot. Interrogé en début de semaine sur cette situation, le joueur semblait lui aussi surpris mais pas résigné.

    Je ne sais pas encore mais c’est vrai que… On va voir ce que ça donne dans les prochains matchs. Tu sais, à ce stade, on est encore dans la course aux playoffs donc je vais me contenter de prendre les matchs les uns après les autres. Et si mon nom est appelé ou pas, ce n’est pas grave. Du moment qu’on gagne les matchs, c’est le plus important. Et puis, le temps du bilan personnel n’a pas encore sonné.

    Basket USA

    Plusieurs avis négatifs et critiques se sont élevées ces derniers temps sur le joueur français et son contrat démesuré (64 millions de dollars sur quatre ans) qui plombe les attentes des supporters et limite considérablement la marge de manoeuvre de Washington, notamment lors de la Trade Deadline. Souvent blessé depuis son arrivée en 2016. Mais le staff des Wizards avait jusqu’alors fait jouer le joueur cette saison, avec plus ou moins de réussite, afin de compenser des absences et un manque de joueurs suffisamment bons au poste. Alors se pourrait-il que notre ami Ian se soit fait devancer par ses rivaux aux poste depuis quelques semaines ?

    Difficile à croire car le joueur était il a peu encore le joueur le plus utilisé au poste bas dans l’équipe et même si le retour en forme de Bryant limite désormais le temps de jeu du français, on a du mal à croire que Mo Wagner ou Anzejs Pasecniks soient subitement passés devant dans la hiérarchie, excepté sur la vision du jeu à long terme. Mais le français préfère prendre les choses de haut, se projetant même cet été avec l’équipe de France aux Jeux de Tokyo avec laquelle il aimerait vraiment faire partie du groupe

    C’est vrai que là je me sens bien, je suis en bonne santé, et pourquoi pas. Je ne me fixe pas de limite et j’ai envie de me rendre utile à l’équipe de France si (ndlr : il insiste sur le « si ») besoin. Et j’avais envie de le faire savoir. C’est pour ça que je l’ai dit publiquement. Et si c’est une envie des joueurs et du sélectionneur, et de son staff, pourquoi pas. Moi, si je peux aider l’équipe à gagner un titre, une médaille, ou à se battre contre les plus grands au monde, et puis les Jeux olympiques, c’est la seule compétition que je n’ai pas faite, donc pourquoi pas.

    Basket USA

    NBA.com

    Les Apprentis

    Timothé Luwawu-Cabarrot – Brooklyn Nets (7ème à l’Est)

    5.6pts (40.8% FG dont 39.5% à 3pts), 2.3rbds, 0.5ast, 0.4stl, 0.1blk (34 matchs)

    Quelle semaine pour Timothé Luwawu-Cabarrot ! Avec plus de 27 minutes de jeu cette semaine, le français est à son zénith dans le jeu avec des performances de gros calibres. Mardi les Nets se déplaçaient à Boston et ont empocher une précieuse victoire (129 à 120), notamment grâce à TLC qui s’est coltiné Jaylen Brown et Kemba Walker en défense, limitant ces derniers à moins de 35% d’adresse derrière l’arc. Le français s’est mué également en scoreur terminant la rencontre avec 16 points (4/11 FG – 2/9 à 3pts), 8 rebonds dont 5 offensifs, une passe et un contre avec la victoire au bout !

    C’est énorme c’est la récompense de tous les efforts faits cet été et cette année. Ça fait plaisir. Là c’était le plus gros comeback que j’ai vécu dans ma carrière, donc c’était énorme. Je suis content d’avoir fini le match.

    C’est clair qu’on a eu un bon coup de boost de notre banc, ces gars qui ne jouent pas. C’est une histoire comme on n’en voit que dans les films d’Hollywood. Je suis vraiment heureux parce qu’ils travaillent tellement dur, et ils sont récompensés. Vous savez à quel point ils bossent en coulisses : Chris Chiozza et TLC ont été dans tous les bons coups ce soir

    Kenny Atkinson

    Prompt à aller au charbon pour un rebond et tenter sa chance, l’impact dans le jeu de TLC a fait mal aux Celtics et sa défense fut une fois encore très précieuse en overtime pour conclure le match. Mercredi le français va néanmoins connaître une soirée cauchemardesque, défait salement par les Grizzlies (118 à 79), rencontre durant laquelle le français sera malmené par le duo Dillon Brooks et Josh Jackson et terminera à 8 points (2/7 FG et 0/5 à 3pts), un rebond, une passe et un contre. Mais comme un sursaut d’orgueil, Brooklyn et Timothé vont se ressaisir vendredi face aux Spurs (139 à 120).

    Avec 19 points (5/7 FG – 3/5 3pts et 6/7 FT), un rebond et deux passes, Luwawu-Cabarrot va terminer parmi les meilleurs marqueurs de son équipe, le meilleur en sortie de banc aux côtés de C.Chiozza, D.Jordan et T.Prince. Le français va surtout prendre feu en deuxième mi-temps (14 points) et va prendre le dessus sur ses vis-à-vis Lonnie Walker IV et Luka Samanic. Seul point noir à cette semaine exceptionnelle pour le joueur, la rencontre face aux Bulls de cette nuit (victoire 110 à 107) durant laquelle le Net a réalisé une toute petite prestation (1 point, 1 rebond et 2 passes avec 5 fautes), malmené par Otto Porter et Coby White, tout proche d’offrir la victoire aux visiteurs en fin de rencontre.

    Frank Ntilikina – New York Knicks (12ème à l’Est)

    5.9pts (38.5% FG dont 31.6% à 3pts), 2.2rbds, 3ast, 0.9stl, 0.3blk (51 matchs)

    Frank Ntilikina n’a toujours pas retrouvé sa place dans le starting five des New York Knicks mais bénéficie toujours d’un temps de jeu conséquent depuis le banc, en témoigne la rencontre de lundi face à Houston. Lors de la réception des Rockets, les Knicks sont parvenus à jouer un mauvais tour aux texans (victoire 125 à 123), Frank Ntilikina le premier en terminant avec 11 points (5/10 FG dont 1/6 à 3pts), 4 passes et deux interceptions. Plus audacieux et intuitif, et faisant preuve d’une réelle volonté de prendre sa chance aux tirs (maladroitement), notre Frank a réalisé l’une de ses prestations les plus abouties depuis plusieurs semaines.

    Extrêmement appliqué en défense sur Russell Westbrook, notre frenchie a réussi à cadenasser le meneur All-Star (9/19 FG, 6 TOV et une faute offensive) et fais déjouer le joueur au moment de conclure près du cercle.

    Une victoire encourageante pour les hommes de Mike Miller qui vont néanmoins se heurter au Utah Jazz (112 à 104) mercredi, puis contre le Thunder (126 à 103) vendredi, rencontres au cours desquelles le meneur français va inscrire 4 et 7 points sans retrouver ce dynamisme et cette intuition dans le jeu qu’il avait affiché en début de semaine, terminant même avec la pire évaluation de son équipe face au Thunder. En revanche le joueur reste toujours un poison pour les joueurs adverses, en témoigne l’adresse famélique de Donovan Mitchell lorsque le français défendait sur lui et qui ne tarit pas d’éloges à son sujet.

    Il est l’un des défenseurs les plus durs que j’ai eu à affronter, surtout qu’il est plus jeune que moi. Il est solide. Je lui dis toujours d’être plus agressif. Mais il joue dans le système, de la bonne façon et je le respecte pour ça. Il fait partie de ceux que je respecte vraiment car il joue de la bonne façon, il est silencieux mais efficace. Vous avez vu sa dernière action contre Houston l’autre jour. C’est qui il est, ce qu’il apporte. C’est bien que les Knicks continuent à lui donner sa chance, car il le mérite.

    Elite Sports NY

    Après un dernier match remporté 96 à 84 face aux Detroit Pistons dimanche soir (7 points à 3/10, 3 rebonds, une passe et deux interceptions), Ntilikina a su apporter sa contribution des deux côtés du terrain ce que son entraîneur a fait remarqué cette semaine

    Je pense que Frank a une très bonne idée de ce qu’il fait en ce moment. Je pense qu’il a continué à se développer de manière offensive. Nous voyons plus de jeu, plus de points, plus de commandement. Il a fait un excellent travail pour gérer notre attaque, nous faire participer à nos actions, savoir avec qui il joue. Je pense qu’il a vraiment fait du bon travail et que Frank a beaucoup progressé.

    Elite Sports NY

    Elie Okobo – Phoenix Suns (13ème à l’Ouest)

    4.2pts (40.6% FG dont 35.8% à 3pts), 1.7rbds, 2.1ast, 0.4stl, 0.1blk (51 matchs)

    On craignait voir Elie Okobo être progressivement relégué en bout de rotation et perdre son statut de remplaçant n°1 de Ricky Rubio à la mène et nos craintes ne font que se confirmer cette semaine. Avec seulement 3 points inscrits, deux rebonds, une passe et deux interceptions lors de la défaite des Phoenix Suns face aux Toronto Raptors (123 à 114), Okobo a été cadenassé défensivement par ses vis-à-vis Norman Powell et Patrick McCaw sans parvenir lui-même de son côté à gêner défensivement les dinos.

    Vendredi la situation du joueur va même s’assombrir alors qu’il va terminer avec zéro point inscrit (0/3 FG), le quatrième en l’espace de deux semaines. Résultat Elie va être mis sur la touche (sans le banc) lors de la réception des Milwaukee Bucks hier (victoire 140 à 131), Monty Williams lui préférant désormais Jevon Carter qui finira d’ailleurs meilleur marqueur depuis le banc des Suns (12 points) et confortant ainsi sa place, méritée depuis cette semaine.


    Bleacher Nation

    Les Novices

    Sekou Doumbouya – Detroit Pistons (13ème à l’Est)

    6.6pts (38.9% FG dont 29.3% à 3pts), 3.3rbds, 0.4ast, 0.6stl, 0.2blk (34 matchs)

    Sekou Doumbouya avait été prévenu, ses récentes performances ne satisfaisaient pas pleinement son entraîneur Dwane Casey qui a donc entrepris de le renvoyer vendredi avec la réserve de G-League. Auparavant le français avait passé un peu moins d’un quart d’heure sur les terrains lors de la réception d’OKC (défaite 114 à 107), compilant 3 points (1/4 FG – 1/3 3pts), deux rebonds et un contre. Malgré de bonne séquence défensive, dans la raquette notamment, et une bonne entente sur pick-and-roll avec ses arrières, le jeune Sekou va devoir néanmoins se remettre en selle avec les Grand Rapids Drive le temps de retrouver des sensations selon son entraîneur.

    Les attentes étaient très élevés et c’est pourquoi dès le premier jour, j’ai essayé de calmer le jeu pour que tout le monde soit prêt au moment où ça ira moins bien. Son heure viendra, mais il doit jouer », a déclaré Casey. « Rien de tel que de jouer en G-League le plus que possible, puis de revenir ici jouer avec nous

    Dwane Casey

    Aligné vendredi face aux Red Claws du Maine, la franchise de développement va s’imposer 102 à 101 derrière un Sekou Doumbouya incandescent : 30 points (10/22 FG mais 1/9 derrière l’arc), 8 rebonds dont 4 offensifs, 2 passes et une interception, le tout en seulement 30 minutes de jeu. Un ton au dessus sur ce match, le joueur a su rappeler aux bons souvenirs de son entraîneur qu’il était tout à fait capable de tenir les premiers rôles aux Pistons lorsque le coeur et la motivation y sont.

    De retour dans le groupe pro samedi et dimanche, le rookie va faire preuve d’une activité défensive intéressante sur R. O’Neale et J. Clarkson notamment mais néanmoins vaine, les Pistons s’inclinant 111 à 105 face au Jazz, Sekou terminant la rencontre avec 9 points (4/6 FG), 3 rebonds et une passe. Enfin dimanche Detroit va complètement passer à côté de son match face aux Knicks, Doumbouya parvenant difficilement à faire la différence avec seulement 4 points (2/6 FG), un rebond, une passe et une interception.

    Adam Mokoka – Chicago Bulls (11ème de Conférence Est)

    2.8pts (43.5% – 50% à 3pts), 1rbd, 0.4ast, 0.3stl (10 matchs)

    Nouvelle semaine encourageante pour Adam Mokoka qui a pris part en début de semaine à la rencontre opposant les Chicago Bulls aux Dallas Mavericks. Dans un match serré, les Bulls vont s’imposer 109 à 107 grâce à une très bonne sortie du français (18 minutes). Auteur de 4 points (2/5 FG mais 0/3 3pts) et une interception, Mokoka s’est surtout illustré défensivement en limitant le meneur slovène Luka Dončić à 23 points à 1/8 derrière l’arc et quatre pertes de balles. Cette énergie décuplée vient récompenser une bonne prestation d’ensemble de l’équipe comme l’a remarqué son coéquipier Otto Porter.

    Il a été énorme. Il a fait du super boulot. Adam a fait de super passages en défense. Il n’a pas mis les mains. Il a été physique et a essayé de mettre Luka mal à l’aise. Et c’est ce qu’il a réussi à faire.

    Otto Porter

    Je ne pense pas au joueur sur lequel je défends. Je pense à la façon dont je défends sur lui. Mais je ne suis pas vraiment concentré sur qui il est, la hype et ce genre de choses. J’essaye juste de faire mon truc, de jouer dur.

    Adam Mokoka

    Il fait ce que le staff et l’équipe attendait de lui. Un gamin coriace qui peut mettre des shoots et défendre. Et c’est ce dont on a besoin dans cette ligue, un joueur de grande taille sur un poste qui peut défendre et mettre des tirs à 3-pts ouverts. 

    Jim Boylen

    Couvert de louanges, le joueur va pourtant faire son retour le restant de la semaine sous les couleurs des Windy City Bulls, l’occasion pour lui de monter en puissance jusqu’à la fin de la semaine et une victoire acquise dimanche. Avec seulement 4 points (2/12 FG dont 0/4 à trois points), 4 rebonds et 6 passes décisives face aux Raptors 905 mercredi (défaite 113 à 96), son équipe va s’incliner une fois de plus face à Capital City Go-Go (117 à 108), Mokoka terminant pourtant la rencontre avec 19 points et une adresse retrouvée (7/10 FG dont 3/6 derrière la ligne), ainsi que 4 rebonds, 5 passes et deux interceptions.

    Pour son quatrième et dernier match de la semaine, les Bulls de Windy City vont enfin voir leurs efforts récompenser avec une quinzième victoire face aux Red Claws du Maine (120 à 112), la cinquième sur les dix derniers match, affiche teintée de la french touch, Adam Mokoka terminant le match avec sa meilleure performance de la saison et 27 points (9/19 FG dont 5/8 à 3pts), 9 rebonds, 8 passes et une interception. Un performance suffisante pour convaincre Jim Boylen de lui redonner du temps de jeu ?


    Les Réservistes

    Jaylen Hoard – Texas Legends (9ème de G-League)
    (Portland Trail Blazers)

    16.2pts (52.5% FG dont 22% à 3pts), 6.8rbds, 2ast, 0.6stl, 0.4blk (24 matchs)

    Semaine discrète pour le français des Texas Legends qui malgré deux belles victoires face aux Austin Spurs (124 à 119) et les Agua Caliente Clippers (100 à 97), s’est montré discret en attaque avec seulement 6 points inscrits face aux texans (3/9 FG) puis 11 points face aux californiens (4/9). Le joueur s’est revanche plutôt montré à son avantage sur le plan défensif en captant près de 7 rebonds en moyenne cette semaine (11 face à Agua Caliente) et noircissant ses feuilles de matchs d’interceptions et de contres défensifs.

    Dimanche son équipe s’est en revanche inclinée dans la deuxième confrontation face à Agua Caliente (111 à 117), Jaylen Hoard terminant la partie avec 10 points (4/8 FG) mais 6 rebonds, une passe et une interception, preuve encore que le joueur doit mûrir et gagner en efficacité et audace sur le plan offensif pour revenir plus fort la saison prochaine en NBA.

    William Howard – Rio Grande Valley Vipers (25ème de G-League)

    13.2pts (49.8% FG dont 38.4% à 3pts), 5.2rbd, 2.8ast, 1.7stl, 0.6blk (34 matchs)

    Seulement deux matchs cette semaine pour William Howard qui a vu les Vipers de Rio Grande l’emporter à deux reprises, d’abord vendredi face à Oklahoma City Blue (125 à 134), le français offrant une feuille de match noircie (15 points à 3/6 derrière la ligne, 3 rebonds, 3 passes et 3 interceptions), avant de s’imposer samedi assez nettement face au Northern Arizona Suns (121 à 101). Le français va d’ailleurs finir la semaine tranquillement avec 12 unités mais un zéro pointé à l’adresse derrière les 7m23, 6 rebonds, 4 passes et une interception pour enchaîner une troisième victoire consécutive.

    Vincent Poirier – Maine Red Claws (2ème à l’Est)

    16.3pts (62.2% FG dont 90% FT), 9rbds, 2.3ast, 0.8stl, 3blk (4 match

    Au programme cette semaine quatre matchs pour les Boston Celtics et quatre DNP pour Vincent Poirier qui végète désormais en réserve de G-League. Renvoyé avec les Maine Red Claws, au côté de Carsen Edwards, le duo de joueurs rejoint deux autres réservistes que l’on a aperçu durant la saison régulière, Tacko Fall et Tremont Waters. Vendredi l’équipe réserve du Maine rendait visite notamment aux Grand Rapids Drive de Sekou Doumbouya. L’occasion de voir enfin Vincent bénéficier d’un temps de jeu à la hauteur des attentes dans la ligue de développement.

    Malgré la défaite 102 à 101, Vincent terminera la rencontre avec 18 points (6/9 FG), 11 rebonds, 4 passes et 3 contres ainsi que la meilleure évaluation de son équipe (+14). Dimanche, tandis que Boston recevait Oklahoma City, les Red Claws s’inclinaient un peu plus tôt pour la deuxième fois consécutive, face aux Windy City Bulls (120 à 112), le français ne jouera d’ailleurs que 17 minutes le temps pour lui d’inscrire tout de même 15 points (6/10 FG), 12 rebonds, une passe et 3 contres.

    Bonne semaine à toute la French Connection !

  • Le carnet des rookies 8.0

    Le carnet des rookies 8.0

    Chaque semaine Clutch Time vous propose un petit focus sur les rookies afin de faire le point sur les bonnes ou mauvaises performances des débutants.

    Nous entamons le dernier mois entier de la saison régulière et il ne reste plus qu’une vingtaine de matchs à jouer. Les victoires seront cruciales et les positions pour les Playoffs déterminantes. Cette année, nous avons la chance d’assister à un duel à distance passionnant entre les deux rookies vedettes : Zion Williamson et Ja Morant. Qui des Pelicans ou des Grizzlies finira la saison en boulet de canon ? (les statistiques sont arrêtées au 04/03/20)

    Duel pour le ROY, mais aussi pour la 8e place à l’Ouest

    via sports.yahoo.com
    Zion Williamson, PF, New Orleans : 16m, 24.2pts, 6.9rds, 2.2pds

    Débutons par une excellente nouvelle: le phénomène Zion ne faiblit pas! Sa moyenne de points par match ne cesse d’augmenter depuis son apparition dans nos carnets hebdomadaires. Sa vivacité sous les cercles est un cadeau du ciel pour New Orleans qui peut se permettre d’envisager actuellement d’accrocher le dernier spot pour les Playoffs.

    Tout d’abord, dans la victoire contre Cleveland, l’intérieur a apporté 24pts en 30 minutes, avec une belle efficacité dans la raquette: 11/16 aux tirs. Seulement trois petits rebonds sur ce match, soit son plus faible total depuis ses débuts. Un chiffre qui peut s’expliquer en partie par son collègue gourmand Derrick Favors (15 prises) mais aussi lié au fait que son équipe s’est montrée particulièrement adroite sur ce match limitant ainsi le nombre d’opportunités de gober un rebond offensif.

    Mais, s’il faut retenir un match cette semaine, c’est bien le duel Zion vs LeBron James dimanche dernier. Ces deux extra-terrestres ont livré une bataille plus que divertissante, avec 34pts, 12rds, 13pds pour le King, tandis qu’en face Zion affiche un record en carrière avec 35pts avec un rassurant 11/13 aux lancers-francs.

    Un match très compétitif qui fut remporté par les Lakers sans Anthony Davis. Le public du Smoothie King Center a eu le privilège d’assister à une match dans lequel James est toujours aussi motivé face à un jeune Zion aux dents longues. Avouez que cette affiche serait parfaite pour un 1er tour de Playoffs !

    https://twitter.com/ComplexSports/status/1234299312261210112

    Petit accroc tout de même la nuit dernière avec la défaite surprise des hommes d’Alvin Gentry. Malgré le 12e match de suite à plus de 20 points du bondissant Zion (25pts, 10/19 aux tirs, 8rds), les Pelicans n’ont pu stopper D’Angelo Russell et Malik Beasley en toute fin match. Une mauvaise séquence qui coïncide naturellement avec le passage sur le banc du prodige.

    Ja Morant, PG, Memphis Grizzlies : 55m, 17.6pts, 3.4rds, 7pds

    La série de 5 défaites de suite n’est plus qu’un mauvais souvenir. Les Grizzlies sont à nouveau repartis sur un rythme de jeu élevé avec comme pilote, l’imprévisible et explosif, Ja Morant. Cependant, il est bon de rappeler que lors de cette mauvaise passe, Memphis a enchaîné des déplacements compliqués chez les grosses écuries de l’Ouest que sont les Rockets, les Clippers et les Lakers.

    De plus, le meneur doit gérer sa partition sans ses deux cibles préférées : Brandon Clarke et Jaren Jackson Jr. Deux joueurs complémentaires et tellement importants dans le jeu. C’est ainsi que Memphis va lâcher deux matchs, dont une grosse défaite à Houston de 28pts. Morant n’a pu apporté que 12pts et 9pds et a défendu sur des joueurs comme Covington et non sur Westbrook ou Harden, afin de camoufler ses lacunes dans ce domaine. La deuxième défaite est la plus frustrante, avec trois points d’écart à Sacramento. De’Aaron Fox (25pts) remporte pour la deuxième fois en peu de temps son matchup contre un Ja toujours aussi aérien (20pts 11pds).

    Heureusement, c’est quand on pense que le rookie commence à faiblir face à l’enchaînement infernal de matchs, qu’il propose sa plus belle performance de la saison ! Son match référence, il le réalise contre les Lakers, dans une victoire magistrale et essentielle pour les Playoffs. Le jeune joueur finit le match avec 27pts, 6rds, 14pds (record personnel!) et un surprenant 4/6 à 3-pts. C’est simple, il n’a pas répété les mêmes erreurs que lors de la dernière confrontation entre les deux formations.

    https://www.youtube.com/watch?v=LpquQqNWrLU

    Ses passes à l’intérieur pour Valenciunas sont effectuées dans le bon timing, ses changements de rythme et de direction lorsqu’il drive sont redevenus redoutables, et même si cela semble insensé, il n’hésite pas à monter au dunk sur Anthony Davis ! Cerise sur le gâteau, il est confiant sur son tir extérieur avec quatre tirs à 3-pts, une première dans un seul match pour le joueur de 20 ans !

    Ils méritent leur place de titulaire

    Photo by Cato Cataldo/NBAE via Getty Images
    R.J. Barrett, SG, New York Knicks : 51m, 14.1pts, 5rds, 2.5pds

    Le rookie des Knicks vient d’effacer quelques doutes quant à son implication et son apport en attaque. Lors de ses quatre derniers matchs, il affiche des pourcentages aux tirs bien au dessus de ses standards habituels : 50% aux tirs et 41.2% à 3-pts (via NBA.com).

    Dans la défaite chez les Sixers, Barrett a scoré 15pts, capté 5rds et distillé 6pds. L’ancien coéquipier de Zion à la fac, est de plus en plus autorisé à mener les attaques, par conséquent, sa moyenne de passes décisives augmente. Sa connexion avec Julius Randle est intéressante, d’autant plus, qu’il s’agit du coéquipier le plus rechercher par le rookie (28% de ses passes sont pour Julius Randle, via NBA.com).

    Des signes positifs qui sont confirmés lors des deux victoires contre les Bulls puis contre les Rockets. Le N°9 des Knicks tient à s’impliquer dès le début du match avec 17pts en première mi-temps face aux Bulls et 19pts contre les Rockets, là aussi, en première période. Barrett a peut-être gagné en confiance ces derniers jours, en tout cas il rentre ses tirs et n’hésite pas à demander à ses partenaires de lui laisser le champ libre pour jouer en isolation.

    Sa très belle performance contre Houston vient couronner une semaine positive, avec un record de points égalé : 27, et une action clutch en toute fin de match sur un drive main gauche face à un PJ Tucker qui a tenté de jouer le passage en force.

    Le rookie commence à prendre de plus en plus de place en attaque, les Knicks ont déjà deux victoires de plus que la saison dernière, et le puissant Leon Rose a bien pris ses fonctions à la tête de la franchise. Les Knicks n’ont peut-être jamais été aussi proche d’entrevoir le bout du tunnel.

    Kendrick Nunn, PG, Miami Heat : 58m, 15.8pts, 2.7rds, 3.5pds

    Le soleil est de retour dans le sud de la Floride. Après avoir essuyé une défaite embarrassante à domicile face aux Timberwolves, Miami a retrouvé un peu de sérénité avec trois succès consécutifs. Lors des quatre derniers matchs, le rookie est devenu l’une des armes offensives N°1 de l’équipe et en l’absence de son compère Tyler Herro, l’arrière de 25 ans prend plus de tirs : 9/19 aux tirs et 24pts contre Minnesota, 6/10 et 16pts contre Dallas, 9/14 et 21pts contre Brooklyn, 5/12 et 13pts contre Milwaukee.

    Malgré sa taille, Nunn n’est pas réellement le meneur de jeu exclusif du Heat. En effet, le staff préfère démarrer les schémas offensifs avec Bam Adebayo ou bien Jimmy Butler pour trouver le partenaire démarqué. Par conséquent, Nunn peut se contenter de perforer la défense adverse sur un drive, sur un pull up, ou bien sur un catch and shoot comme on peut le constater sur la vidéo ci-dessous.

    Sur les trois derniers matchs, la fréquence de tirs sur catch and shoot a légèrement augmenté de +4%, et son EFG atteint les 70% alors qu’il tourne autour des 53.8% en saison ! (via NBA.com)

    Tout n’est pas parfait, bien qu’il soit essentiel pour débloquer des situations en attaque, on n’oublie pas qu’il présente encore des lacunes en défense. Il n’a pu rester face à D’Angelo Russell contre les Wolves en se faisant siffler 5 fautes, et a semblé impuissant face aux 37pts de Seth Curry dans la victoire contre les Mavs.

    De’Andre Hunter, SF, Atlanta Hawks : 59m, 12.4pts, 4.3rds, 1.8pds

    Depuis notre dernier rapport, le champion NCAA 2019 alterne le bon et le mauvais. En effet, il est capable de sortir une performance insipide face au Magic avec seulement 2pts, 0/8 aux tirs en 35′ puis enchaîner son deuxième double double de la saison dans la victoire face aux Nets : 18pts, 4/8 à 3-pts et 10rds. Cette performance peut être liée au fait que le staff des Hawks ait placé John Collins au poste 5, libérant ainsi encore plus d’espace pour le meneur scoreur Trae Young, qui ne manquera pas de trouver ses coéquipiers démarqués à 3-pts.

    L’ailier va poursuivre ses bonnes sorties offensives avec la belle victoire face aux Blazers en apportant 22pts, avec un joli 6/9 à 3-pts ! Hunter a bénéficié du plus grand nombre de minutes sur le terrain de l’équipe avec 38′.

    Bien qu’il semble plus confiant sur catch and shoot et plus à l’aise en jouant dans le corner ou bien sur closeout, il n’est pas à l’abri de trou d’air comme en atteste son match râté dans la défaite contre Memphis avec seulement 6pts, 0/4 à 3-pts, en 30′ avec un ratio -35pts quand il est sur le terrain. Il reste encore quelques matchs, espérons qu’il puisse démontrer un certaine régularité dans son apport offensif.

    Darius Garland, PG, Cleveland Cavaliers : 59m, 12.3pts, 1.9rds, 3.9pds

    Le meneur des Cavaliers poursuit sa saison sans pour autant faire parler de lui. Ses performances semblent quelconques : 12pts en 33′ dans la victoire surprise contre les Sixers, 15pts en 35′ dans la défaite contre New Orleans et 10pts en 29′ dans la défaite contre Indiana.

    A 20 ans, le rookie est parfois cantonné à un rôle secondaire en attaque derrière son partenaire de backcourt Collin Sexton. En effet, lors du match contre Philadelphie, Garland a joué le money time en étant coincé dans le corner, en tant qu’observateur privilégié du show Sexton. Pourtant, il est beaucoup plus utile sur pick and roll, et son association avec son intérieur Tristan Thompson semble intéressante à bien des égards.

    De toute évidence, Garland n’est pas encore apte pour se créer lui même son shoot. Il lui faut donc un intérieur qui vienne lui poser un écran afin de déstabiliser la défense et libérer de l’espace pour un tir ouvert. Thompson est dans la ligue depuis assez longtemps pour savoir comment se placer et ainsi bloquer les intérieurs adverses, comme se fut le cas pour Derrick Favors sur la vidéo ci-dessus.

    Après son mauvais match contre Indiana, Garland a été placé au repos par la franchise de l’Ohio lors de la rencontre face à Utah lundi dernier.

    Rui Hachimura, F, Washington Wizards : 37m, 14.1pts, 6rds, 1.6pds

    Le japonais est toujours titulaire dans une franchise toujours en course pour les Playoffs à l’Est. A seulement quatre victoires derrière Brooklyn, les hommes de Scott Brooks peuvent encore espérer accrocher l’un des derniers spots de leur conférence. Par ailleurs, Washington pourra compter sur le 9e choix de la draft pour scorer si besoin, comme lors de la victoire contre… Brooklyn.

    En effet, avec 17pts en seulement 26′, Hachimura est un joueur qui peut apporter sur demi-terrain avec de l’activité dans la raquette et un jump shoot intéressant à mi-distance.

    Son implication sous les arceaux n’est plus à prouver, comme le démontrent ses 4 rebonds offensifs (record égalé) dans la défaite contre Utah, ainsi que ses 8 rebonds dans la victoire contre Golden State, soit le meilleur total de son équipe. De plus, nous avions évoqué lors des carnets précédents sa progression à 3-pts. Lors de ses quatre derniers matchs, il tourne à 62.5% à 7m23 avec au minimum un tir rentré sur 5 matchs de suite, une série record pour lui cette saison.

    Cette nuit, il n’a pu empêcher la défaite des siens à Sacramento malgré 20pts, 6rds et 2ints. Le japonais a pu démontrer une réelle faculté à aller sur la ligne des lancers-francs: 7/8.

    P.J. Washington, PF, Charlotte Hornets : 54m, 12pts, 5.5rds, 2.1pds

    Actuellement, les ambitions des Hornets se résument à faire jouer et progresser leurs jeunes joueurs. Bien que la franchise ne soit qu’à cinq victoires de la 8e place, les espoirs de Playoffs semblent utopiques. Bonne nouvelle pour le rookie PJ Washington, qui se voit ainsi, accorder plus de temps de jeu avec 36′ dans la victoire contre New York, 31′ lors du match remporté face aux Raptors et encore une fois 31′ dans une courte défaite contre les Bucks.

    Le staff de coach Borrego, s’accorde à proposer un maximum de responsabilités et de temps de jeu aux jeunes de l’équipe, mais aussi pour tester différents lineups. En effet, il semblerait que la franchise se dirige sur certaines séquences vers un cinq plus petit avec un PJ Washington en pivot, Devonte’ Graham et Terry Rozier dans le backcourt, puis Miles Bridges et Cody Martin dans les ailes. Selon Basketball Reference, ce lineup offre un différentiel de +8,9pts par match et surtour une hausse de +5.3 de 3-pts marqués par rapport à l’adversaire sur 100 possessions.

    Dans ce schéma tactique, l’ancien joueur de Kentucky enchaîne les déplacements le long de la ligne à 3-pts, les mains à mains et les pick and pop. Par ailleurs, il n’a jamais autant tenté de tirs à 7m23 depuis le début de la saison avec 7 tentatives de moyennes ! En revanche, pour maintenir une telle stratégie, il serait bon qu’il soit plus régulier, seulement 28.6% de réussite (via NBA.com).

    La nuit dernière, Charlotte a de nouveau usé d’un cinq « small ball » avec Washington dans le rôle de pivot/poseur d’écran. Les Hornets n’auront pas démérité avec les 19pts, 5/9 à 3-pts de PJ et une courte défaite d’un petit point face aux Spurs du coach Tim Duncan.

    Les remplaçants font le job

    Jose Carlos Fajardo – Bay Area news Group
    Eric Paschall, PF, Golden State Warriors : 57m, 13.8pts, 4.7rds, 1.9pds

    Les fans de la Bay Area attendaient avec impatience le retour de Stephen Curry ce week-end, mais c’est sans grande surprise que son come-back est remis à plus tard. En attendant, il faut se contenter des performances des rookies des Warriors comme le vaillant et tonique Eric Paschall. Le rookie en provenance de Villanova s’est démené dans la défaite face aux Lakers avec 23pts en seulement 26 minutes de temps de jeu. L’intérieur combine beaucoup avec un autre rookie : l’arrière Jordan Poole et obtient la majorité de ses points dans la raquette (55% des tirs sont pris dans cette zone, via NBA.com).

    Chez les Suns, il va à nouveau se montrer avec 25pts en 32′. Une victoire surprise pour Golden State qui a pu compter sur la puissance de Paschall.

    La défense des Suns n’a trouvé aucune solution face à ce musculeux intérieur de 2.01m. Lorsque Devin Booker était placé en défense, Paschall a choisi de driver vers le cercle et de faire parler sa puissance. Lorsque c’est le grand Deandre Ayton qui s’est collé au problème, le Warrior a tenté son tir extérieur en toute confiance.

    Malgré la défaite contre les Wizards, son efficacité aux tirs est toujours intéressante avec 7/14 aux tirs et 17pts. Cela nous donne une moyenne convenable de 54.5% sur ces trois derniers matchs (via NBA.com).

    La nuit dernière, il fait parti des Warriors qui vont renverser les Nuggets dans le dernier quart-temps. Il finit son match avec 22pts, 5rds et 5pds.

    Coby White, PG/SG, Chicago Bulls : 61m, 12.6pts, 3.5rds, 2.5pds

    Après une semaine de folie (101 points en 3 matchs), le scoreur inconscient des Bulls est redescendu un peu de son nuage avec « seulement » 22pts dans la défaite à New York, et 19pts dans la victoire étriquée contre Dallas.

    Chicago débute mal ses matchs et White en profite alors pour tenter un maximum de tirs dès qu’il rentre sur le terrain. En revanche, la réussite est moins présente que la semaine passée. Seulement 40.5% aux tirs sur ces deux matchs, sans oublier de préciser qu’il tente en moyenne 18.5 tirs par matchs soit le plus grand nombre de tentatives pour un rookie (via NBA.com).

    White est indubitablement attiré par le panier et cela se voit sur le terrain. Il a profité de l’absence de Zach LaVine pour prendre 20 tirs face aux Mavericks, heureusement pour Chicago, les Mavs n’ont pu réussir complètement leur come-back dans ce match.

    Cameron Reddish, SF, Atlanta Hawks : 54m, 10pts, 3.7rds, 1.5pds

    L’ailier des Hawks a été récompensé de ses dernières belles sorties en étant titulaire lors des victoires contre Portland et Brooklyn. C’est d’ailleurs contre les Nets, que Reddish va s’offrir son record en carrière avec 26pts en 34′ sans oublier de relever son joli 6/9 à 3-pts !

    Sur ce match, les Hawks ont scoré 141pts ! Le cercle a semblé plus large, mais surtout, l’arrière Trae Young a complètement déstabilisé la défense et a pu trouver ses partenaires démarqués et libres de tout marquage. Reddish a pu obtenir des positions de tirs confortables à 3-pts et a pris feu dans le 3e quart-temps avec 17pts.

    En revanche, l’adresse n’a pas été au rendez-vous face aux Trail Blazers avec seulement 8pts en 24′ mais avec un ratio de +16 lorsqu’il est sur le terrain. Par ailleurs, il a proposé une défense honorable face au scoreur CJ McCollum. Coach Lloyd Pierce peut notamment compter sur son rookie pour switcher en défense. Enfin, l’ex-coéquipier de Zion a été mis au repos face aux Grizzlies suite à des problèmes au niveau du dos.

    Kevin Porter Jr, SG, Cleveland Cavaliers : 49m, 10.1pts, 3.3rds, 2.2pds

    Malgré le changement de coach, les Cavaliers sont condamnés à regarder les mocks draft sur cette fin de saison. En attendant, KPJ continue de prendre de l’épaisseur dans la rotation avec une moyenne de 33.1′ de temps jeu, soit la 3e plus grosse moyenne pour un rookie sur les trois derniers matchs (via NBA.com).

    L’arrière ne refuse jamais un tir comme lors de la défaite face aux Pelicans avec 19 tentatives (record) et pour « seulement » 16pts. KPJ a connu un début de match compliqué comme toute son équipe, puis il a cherché à scorer sur son tir favori, le step back sur son côté droit. Néanmoins, il n’a été que très peu en réussite sur ce match en scorant ses deux paniers à 3-pts que dans le garbage time.

    De plus, dans la défaite contre Indiana, il a fait preuve d’une réelle envie d’avoir la balle dans les mains, mais vraiment…

    Son 2e type de tir le plus fréquent est donc sans surprise, le step back jumper. En revanche, il tourne pour le moment seulement à 26.9% de réussite sur ce type d’action, et 34.8% à 3-pts (via NBA.com). Il y a encore un peu de travail devant lui avant de le comparer à James Harden.

    Enfin, suite au frofait de Darius Garland face à Utah, KPJ a connu sa 3e titularisation de la saison. L’arrière n’a jamais passé autant de temps sur le parquet avec près 41′ pour 16pts, 4rds et 4pds, mais avec un ratio négatif de -22 quand il est sur le terrain.

    Nicolo Melli, PF, New Orleans Pelicans : 49m, 6.8pts, 3rds, 1.1pds

    Pour la première fois de l’histoire des carnets des rookies, nous évoquons le cas de l’italien ! Le rookie de 28 ans est de plus en plus utilisé par Alvin Gentry et la production statistique de Melli s’améliore. En effet, pour la première fois de la saison, il score au minimum 10pts depuis cinq matchs.

    L’ancien joueur de Fenerbahçe offre une solution intéressante en le combinant avec le puissant Zion Williamson dans le frontcourt. Il propose du spacing (38.4% 3-pts) permettant ainsi de libérer de la place dans la raquette pour que Zion puisse faire son chantier tranquilement.

    Par ailleurs, sa défense reste acceptable, si vous prenez en compte ses qualités athlétiques peu avantageuses. Il n’y a qu’a voir comment il arrive à contrer un Kevin Porter Jr lancé en contre-attaque ou bien son aide défensive sur Kyle Kuzma après avoir bien défendu sur KCP.

    Il vient de pointer le bout de son nez

    Matt York – AP
    Mychal Mulder, SG, Golden State Warriors : 4m, 12pts, 3.8rds, 1pd

    Dommage pour les fans des Warriors et surtout pour ceux qui sont à San Francisco tout près du flamboyant Chase Center… Le retour de Stephen Curry est donc reporté (annulé?) et la franchise peut donc signer des inconnus pour des contrats de dix jours afin de tanker tester de nouveaux talents. L’heureux élu est donc un ancien joueur de Kentucky de 1.93m, qui a pu démontrer une certaine disposition à scorer, comme lors de son match face à la pire défense de la ligue : les Wizards.

    Le canadien a pu scorer 17pts dans ce match perdu. L’ancien joueur de l’équipe de G-League des Sioux Falls Skyforce a notamment reçu les compliments de la part de son coach Steve Kerr concernant son aptitude à défendre sur les stars adverses.

    « Je suis impressionné non seulement par son shoot, mais aussi par sa défense. Hier soir, il a relevé un très bon défi avec Devin Booker. Ce soir, nous l’avons mis sur Bradley Beal par moments. Il accepte le défi et joue mieux qu’il n’en a l’air. » Steve Kerr

    Via the Athletic

    Une attitude qui fut récompensée avec sa toute première titularisation la nuit dernière dans la victoire surprenante chez les Nuggets. Il termine son match avec 15pts et confirme ses aptitudes de sniper avec 5/10 à 3-pts.

    Ils sont coincés à l’infirmerie

    Tyler Herro, SG, Miami Heat : 46m, 13.1pts, 4rds, 2pds

    Toujours coincé sur le banc suite à des problèmes à la cheville droite, le joueur du Heat n’a toujours pas effectué un entraînement complet avec contact (via Rotoworld).

    Brandon Clarke, PF, Memphis Grizzlies : 50m, 12pts, 5.8rds, 1.4pds

    Blessé au niveau du quadriceps de la jambe droite, il devrait être absent encore une semaine au minimum (via Rotoworld).

    Dix autres élèves à surveiller :

    Jarrett Culver, SG, Minnesota Timberwolves : 59m, 9.1pts, 3.4rds, 1.8pds

    Jordan Poole, PG/SG, Golden State Warriors : 54m, 8.8pts, 2.1rds, 2.4pds

    Terence Davis, SG, Toronto Raptors : 61m, 8pts, 3.5rds, 1.7pds

    Naz Reid, C, Minnesota Timberwolves : 26m, 8.3pts, 3.9rds, 1pd

    Michael Porter Jr, SF, Denver Nuggets : 45m, 7.8pts, 4.3rds, 0.8pd

    Cameron Johnson, SF, Phoenix Suns : 49m, 81pts, 2.9rds, 1.1pds

    Ky Bowman, PG, Golden State Warriors : 44m, 7.4pts, 2.7rds, 3pds

    Jordan McLaughlin, PG, Minnesota Timberwolves : 26m, 7.5pts, 1.7rds, 4pds

    Sekou Doumbouya, SF, Detroit Pistons: 34m, 6.6pts, 3.3rds, 0.4pd

    Matisse Thybulle, SG, Philadelphie Sixers : 54m, 4.6pts, 1.5rds, 1.2pds, 1.4ints

  • NBA French Connection #6

    NBA French Connection #6

    Chaque semaine Clutch Time vous propose un petit focus sur nos français de NBA et de G-League, afin de faire le point sur les performances de nos compatriotes outre-Atlantique.


    source : FFB, montage CTFrench

    Cette semaine, l’euphorie du All-Star Game est retombée et certains de nos joueurs ont eu besoin de souffler un peu pour soigner quelques pépins physiques et se remettre dans le sens de la marche pour aborder ce dernier mois et demi de compétition. Du côté des jeunes français de NBA, on reste néanmoins sur des prestations timides pour la plupart, malgré quelques fulgurances pour certains. Nos frenchies ont d’ailleurs l’opportunité de se croiser au cours de plusieurs rencontres cette semaine qui auront souris aux uns et déçus les autres.

    (statistiques arrêtées au 02 mars 2020)


    Les Tauliers

    Nicolas Batum – Charlotte Hornets (10ème à l’Est) *

    3.6pts (34.6% FG dont 28.6% à 3pts), 4.5rbds, 3ast, 0.8stl, 0.4blk (22 matchs)

    Nicolas Batum n’a plus joué depuis le match à Paris face aux Bucks (le 24 janvier dernier), rencontre que le français avait débuté en tant que titulaire à la place de Miles Bridges. Depuis le trentenaire est mis de côté dans la rotation de James Borrego. Tandis que Miles Bridges et Cody Martin affichent désormais une forme intéressante, Batum n’a jamais semblé aussi loin d’un retour sur les parquets.

    Evan Fournier – Orlando Magic (7ème à l’Est)

    19pts (46.9% FG dont 40.6% à 3pts), 2.6rbds, 3.2ast, 1.2stl, 0.2blk (59 matchs)

    Nouvelle semaine très convaincante pour Evan Fournier qui a démarré mardi par une victoire à Brooklyn (115 à 113), principal rival pour la 7ème place de la Conférence Est (afin d’éviter l’ogre Milwaukee au 1er tour), rencontre durant laquelle notre français de Floride s’est mis en avant, terminant la rencontre avec 21 points à 3 sur 8 de loin, un rebond et quatre passes décisives. Plutôt adroit, Fournier s’est néanmoins fait chahuté en défense par les arrières des Nets (LeVert, Dinwiddie, Temple) sans que cela ne vienne entacher la victoire des siens. Dans la foulée de cette belle victoire, le Magic a su enchaîner deux victoires de suite, face aux Hawks jeudi (130-120) puis face à Minnesota (136-125), rencontres durant lesquelles le français a alterné le bon et le moins bon.

    Après un blockbuster à 28 points, 4 rebonds, 5 passes et 3 interceptions à Atlanta, Vavane s’est montré plutôt discret lors de la réception des Timberwolves, finissant avec seulement 11 points pour seulement 8 tentatives, son plus faible total depuis presque deux mois, mais va tout de même noircir sa feuille avec un rebond, trois passes, une interception et un contre et une défense intéressante. Pour leur troisième déplacement de la semaine à San Antonio, le Magic va cependant buter contre des Spurs (114-113) très adroits et relativement efficaces en première mi-temps pour empêcher le comeback d’Orlando en fin de rencontre. Durant cette défaite Evan va être néanmoins dans un grand soir avec 23 points (8/16 FG et 5/10 à 3pts), 3 rebonds, 5 passes, 4 interceptions et un contre en 30 minutes de jeu.

    Rudy Gobert – Utah Jazz (5ème à l’Ouest)

    15.3pts (68.8% FG), 14.1rbds, 1.5ast, 0.7stl, 1.9blk (57 matchs)

    On avait senti la semaine dernière une légère baisse de régime du pivot français dans le jeu de son équipe, probablement dû à un All-Star break plus chargé pour lui. Cette semaine encore pourtant, Rudy Gobert nous a livré des prestations très discrètes, bien loin de ses standards des dernières semaines avant la coupure du mois de février. Difficile de chercher des réponses autres que la mise en retrait en attaque par son entraîneur Quin Snyder. Mardi face aux Suns Rudy était descendu pour le seconde fois de suite en dessous des dix rebonds, une première cette année, avec à la clé une grosse défaite 131 à 111, le français terminant avec 13 points, 8 rebonds, 2 passes, une interception et un contre, en difficulté en défense sur les big guys de Phoenix et sevré de rebond à cause de l’adresse remarquable de la franchise de l’Arizona.

    Cette mauvaise dynamique va néanmoins se poursuivre cette semaine avec deux nouveaux matchs en dessous des 10&10. Face aux Celtics, les joueurs de Utah ont tous terminé avec plusieurs prises (2 au minimum pour Joe Ingles et 4 ou 5 rebonds pour les autres), obligeant son pivot à se contenter de 9 points (4/4 FG), 9 rebonds (5 offensifs tout de même), 3 passes et 2 contres avec une nouvelle défaite à la clé 114 à 103, la quatrième consécutive et la neuvième depuis un mois. Vendredi le Jazz s’est néanmoins ressaisi en venant à bout des Washington Wizards (129 à 119), mais avec un Rdy Gobert toujours timoré dans le jeu avec seulement 9 points et 9 rebonds, mais qui s’est rattrapé défensivement en collant 4 contres et 3 interceptions dans le match. Un retour aux valeurs sûres pour le néo-All-Star qui traverse semble-t-il une petite phase d’absence en attaque qu’on espère de courte durée.

    Ian Mahinmi – Washington Wizards (9ème à l’Est)

    7.4pts (49.5% FG dont 19.2% à 3pts), 5.7rbds, 1.3ast, 0.8stl, 1.2blk (38 matchs)

    Semaine encourageante pour les Washington Wizards qui viennent de décrocher deux victoires sur les quatre rencontres disputées cette semaine. Lundi, les Wiz’ recevaient les Milwaukee Bucks de Giannis Antetokounmpo, l’occasion pour Bradley Beal de nous gratifier d’un match énorme (55 points) et Ian Mahinmi de revenir sur le devant de la scène en compilant 10 points (4/6 FG), 5 rebonds, une passe et une interception face à une raquette des Bucks sous pression. Malgré la défaite en prolongation 137 à 134, on se dit alors que les Wizards sont bien partis pour réaliser une bonne semaine. Vainqueurs des Nets mercredi 110 à 106, le français va être très peu mis à contribution durant la rencontre, la faute à un DeAndre Jordan taille patron en défense dans la raquette et un scoreboard partagé avec Moritz Wagner et Thomas Bryant. Terminant avec 4 points (2/4 FG), 3 rebonds, une passe et 2 interceptions sur le match, Ian Mahinmi s’est démené comme il a pu avec ce qu’on lui offrait et malgré un duel perdu face à son vis-à-vis.

    https://www.youtube.com/watch?v=Zbo9vy_RZiM&list=PL1piL3_NCnQhIn3Q-ZnsAy9VI6o0oHfiO&index=9&t=0s

    La fin de semaine s’est compliquée en revanche pour l’ancien Pacer qui a vu son temps de jeu fondre encore pour finalement passer moins d’un quart-d’heure sur les parquets vendredi soir à Utah (défaite 129 à 119) avec seulement 2 points à 1/6 au shoot, mais 5 rebonds, une interception et deux contres. Insuffisant néanmoins pour Scott Brooks qui va décider de se passer du français pour le déplacement en Californie et les Golden State Warriors (victoire 124 à 110), lui préférant Thomas Bryant, plus convaincant cette semaine, notamment face à Utah où il aura inscrit 16 points en sortie de banc.


    source : Fansided

    Les Apprentis

    Timothé Luwawu-Cabarrot – Brooklyn Nets (8ème à l’Est)

    5.6pts (40.8% FG dont 39.5% à 3pts), 2.3rbds, 0.5ast, 0.4stl, 0.1blk (34 matchs)

    Quatre matchs et quatre défaites pour Brooklyn qui patine et s’est vu chiper sa 7ème place à l’Est par le Magic d’Orlando. Lundi, Timothé Luwawu-Cabarrot n’a pas pu empêcher la défaite des siens justement lors de la réception des floridiens (défaite 115 à 113), affichant seulement 3 points au compteur (1/4 FG) mais une bonne présence sous les panneaux avec 6 rebonds (+ une passe). L’objectif était de reprendre le chemin du succès en se déplaçant chez les Wizards, mais manque de chance les Nets vont une fois encore s’incliner, avec une adresse catastrophique de loin à l’image du français qui va présenter une feuille de match assez terne avec 6 point (à 0/3 à trois points) et un rebond.

    Et malheureusement pour TLC, la mauvaise dynamique va se poursuivre avec deux nouvelles défaites face au Heat (116 à 113) et surtout face aux Atlanta Hawks (141 à 118). Avec à nouveau 6 points inscrits vendredi à Atlanta (et un contre), puis 3 points face au Heat (à 1/4 derrière l’arc) avec 3 rebonds, une passe et une interception, la semaine de notre frenchie avec Brooklyn va ainsi se terminer comme elle avait commencé, dans la défaite et le doute (malgré un temps de jeu très régulier).

    Frank Ntilikina – New York Knicks (14ème à l’Est)

    5.9pts (38.5% FG dont 31.6% à 3pts), 2.2rbds, 3ast, 0.9stl, 0.3blk (51 matchs)

    Touché à l’aine la semaine dernière, Frank Ntilikina a du manquer trois des quatre rencontres disputées par les New York Knicks cette semaine. En son absence, le rôle de meneur de jeu titulaire est revenu à Dennis Smith Jr. face aux Rockets (défaite 123 à 112) avant de voir Elfrid Payton faire son retour lors des défaites 101 à 107 face à Charlotte mercredi puis 115 à 106 face aux 76ers jeudi. De retour sur les parquets samedi soir, Frank a passé 17 minutes sur le terrain depuis le banc, compilant 4 points, 2 rebonds et 4 passes dans la victoire des Knicks 125 à 115 face aux Bulls, mettant ainsi fin à une série de six défaites.

    Malmené défensivement par le rookie des Bulls, Coby White, Ntilikina a néanmoins fait preuve d’une activité intéressante en attaque, notamment à la récupération des rebonds et les phases de transition. On reste toutefois sur notre faim pour cette semaine, car le joueur tente rarement sa chance au scoring, préférant se muer en simple role player.

    Elie Okobo – Phoenix Suns (9ème à l’Ouest)

    4.2pts (40.6% FG dont 35.8% à 3pts), 1.7rbds, 2.1ast, 0.4stl, 0.1blk (51 matchs)

    Complètement largué lundi lors de la seule victoire de la semaine pour les Suns, Elie Okobo avait été transparent au sortir du succès de ses coéquipiers à Utah (131 à 111), terminant avec un zéro pointé, trois rebonds et trois pertes de balle, sans voir la seconde mi-temps et avec une prestation défensive aux abois. Mais le français va progressivement se reprendre au cours de la semaine. Dans la défaite de la franchise de l’Arizona face aux Clippers (92 à 102), Elie va finir la rencontre avec 2 points (1/3 FG) et 3 passes mais une présence en défense retrouvée malgré le résultat. Vendredi face à Detroit, les Suns vont malheureusement s’incliner de deux points (113 à 111) aura fait preuve d’une adresse irréprochable (6 points à 3/3), sans toutefois peser réellement dans le match.

    Samedi enfin, alors que Phoenix subissait une lourde défaite face aux Warriors (115 à 99), Elie Okobo va inscrire 14 points (4/8 FG dont 1/1 à trois points), 7 rebonds, 5 passes, réalisant au passage une de ses meilleures prestations de la saison… avec une défaite à la clé. Car c’est devenu monnaie courante chez l’ancien bordelais de réaliser ses meilleurs matchs tandis que les Suns perdent. Cette saison, notre frenchie a dépassé la barre des 10 points à neuf reprises (une fois en tant que titulaire) pour une seule victoire face… à Golden State. Difficile néanmoins de trouver une relation de cause à effet mais Okobo reste très peu décisif en sortie de banc et c’est la raison pour laquelle son statut de remplaçant numéro un au poste de meneur est remis en question par les supporters.


    source : YouTube

    Les Novices

    Sekou Doumbouya – Detroit Pistons (9ème à l’Est)

    6.6pts (38.9% FG dont 29.3% à 3pts), 3.3rbds, 0.4ast, 0.6stl, 0.2blk (34 matchs)

    Semaine de la seconde chance pour Sekou Doumbouya qui a été pas mal chahuté dans le jeu depuis quelques temps et critiqué par son coach aux Pistons, Dwayne Casey. Cette semaine le français a donc lâché sa place de titulaire (une fois encore) pour retourner sur le banc et voir son temps de jeu descendre sous la barre des vingt minutes. Un sevrage qui ne s’est pas avéré totalement bénéfique pour les Pistons et le jeune Sekou qui ont tout de même perdu deux matchs sur trois cette semaine. Mardi, Detroit se déplaçait dans le Colorado pour défier Denver (défaite 115 à 98) et Sekou va malheureusement passé à côté de sa rencontre, inscrivant 3 points (1/5 FG) et mis en grande difficulté sur le plan défensif, dans la lignée de ses dernières sorties.

    Les Pistons vont néanmoins se ressaisir en fin de semaine en décrochant une victoire au forceps face aux Suns (113 à 111) avec un Doumbouya plutôt convaincant en sortie de banc (6 points, 3 rebonds, une passe et une interception) malgré quelques défaillances encore apparentes dans le jeu. Pour terminer la semaine, la franchise du Michigan va s’incliner pour le huitième fois en dix matchs face à Sacramento (106 à 100). Durant la rencontre notre frenchie va malheureusement retomber dans ses travers en attaque et en défense, ponctuant sa semaine avec 5 points (1/3 dont 0/1 à 3pts) et 3 rebonds seulement.

    Adam Mokoka – Chicago Bulls (10ème de Conférence Est)

    2.8pts (43.5% – 50% à 3pts), 1rbd, 0.4ast, 0.3stl (10 matchs)

    Adam Mokoka semble avoir fait son trou du côté de Chicago ce mois-ci. Cette semaine, le français a reçu d’abord près de 20 minutes de temps de jeu face à Oklahoma (défaite 122 à 124), rencontre durant laquelle le rookie va inscrire seulement 3 points (un tir primé) et capter deux rebonds. Pas forcément à son aise dans le jeu lors de cette rencontre, l’arrière va passer par un retour à la case G-League en fin de semaine pour se remettre un peu dans le jus. Face à Greensboro, Mokoka va jouer 37 minutes et tourner à 10 points avec une adresse cata (4/17 FG dont 2/8 à 3pts) mais tout de même 6 rebonds et 5 passes pour contribuer à la victoire de Windy City 110 à 107.

    Convaincu par sa prestation et son énergie, Jim Boylen va donc rappeler le jeune Adam dans l’effectif des Bulls pour le déplacement samedi à New York. Malheureusement pour notre français, Chicago va perdre une fois de plus (125 à 115), malgré un bon match de Mokoka qui va terminer la rencontre à 8 points (2/3 FG dont 2/2 derrière l’arc), un rebond une passe et une interception et une des meilleures évaluation en attaque de son équipe malgré ce revers (le 10ème depuis un mois).

    Vincent Poirier – Boston Celtics (4ème à l’Est) (Maine Red Claws)

    1.9pts (48.5% FG dont 50% à 3pts), 1.6rbds, 0.3ast, 0.1stl, 0.3blk (21 matchs)

    Peu d’améliorations dans la situation de Vincent Poirer aux Celtics. Rentré en toute fin de rencontre lors du déplacement de Boston à Portland mardi (victoire 118 à 106), l’ancien joueur du Fenerbahçe n’a passé que 3 minutes sur le parquet, le temps pour lui d’apporter 2 points (1/2 FG) et de tenter un pull up jumper longue distance sans réussite. Vincent n’a malheureusement pas joué les deux autres matchs de la semaine face à Utah et Houston, ce qui laisse forcément un goût amer pour celui qui nourrissait de grands espoirs en rejoignant le Massachusetts cet été.

    C’est sûr que c’est difficile, mais le plus dur, ce n’est pas forcément le faible temps de jeu mais l’irrégularité. Tu ne sais pas trop quand tu vas jouer, si tu vas jouer. C’est surtout ça. Être prêt à chaque match, quand tu sais que tu n’es pas dans les plans, c’est compliqué. C’est dur mais voilà, il faut essayer d’être bon quand on t’appelle. Il faut travailler au quotidien pour essayer d’être bon sur ces courtes séquences et montrer. Mais c’est compliqué de s’imposer dans une équipe qui gagne, qui tourne bien.

    Interview accordée à Basket USA

    Les Réservistes

    Jaylen Hoard – Texas Legends (9ème de G-League)
    (Portland Trail Blazers)

    17.2pts (53.4% FG dont 23.4% à 3pts), 6.6rbds, 2.1ast, 0.6stl, 0.4blk (21 matchs)

    Pour notre premier frenchie de G-League, Jaylen Hoard s’est plutôt bien illustré cette semaine avec les Texas Legends, d’abord en allant décrocher trois nouvelles victoires pour remonter à la neuvième place des bilans de la saison (et désormais 4ème de la conférence Ouest). Mercredi, dans un remake de leur précédente rencontre, les partenaires de Hoard ont pris le meilleur sur les Vipers de William Howard, le français terminant la rencontre avec 11 points (5/7 FG) mais surtout 6 rebonds, 4 passes et une interception pour venir à bout 120 à 140 de Rio Grande Valley.

    Vendredi, l’ailier va inscrire 16 points (7/13 FG) en 21 minutes jouées face à Sioux Falls (victoire 125 à 117), ajoutant également 4 rebonds, 2 passes et une interception et au terme d’une prestation aboutie sur le plan défensif. Enfin dimanche, les Legends vont réaliser la passe de trois en venant corriger les Suns de Northern Arizona (131 à 110) avec une dernière mèche allumée par notre français qui va finir la rencontre à 14 points (6/13), 6 rebonds et une défense encore excellente.

    William Howard – Rio Grande Valley Vipers (25ème de G-League)

    13.1pts (49.7% FG dont 38% à 3pts), 5.3rbd, 2.8ast, 1.6stl, 0.6blk (33 matchs)

    De son côté William Howard a connu des fortunes diverses. Titulaire, le joueur a été plutôt discret sur le front de l’attaque des Vipers face aux Texas Legends puis face au Warriors de Santa Cruz. Résultat, une défaite pour le match de mercredi (120 à 140) et Howard qui termine avec 13 points mais seulement 4 tirs tentés, avec 6 rebonds, 3 passes et 3 interceptions pour la partie convaincante en défense. Face à Santa Cruz, l’ancien limougeaud va une fois encore faire preuve de discrétion dans le scoring mais d’une efficacité redoutable dans le jeu, terminant la rencontre avec 8 points (3/6 dont 2/4 derrière la ligne), 3 rebonds, 3 passes et 3 interceptions.

    C’est pourtant ce week-end, dimanche soir pour être plus précis que Howard nous a réservé sa meilleure sortie de la semaine avec 18 points inscrits face aux Stockton Kings (victoire 130 – 105 par la même occasion) assortis d’une adresse exceptionnelle de cinq tirs primés sur neuf tentatives, 5 rebonds, 2 passes et une interception avec à la clé un match maîtrisé en défense comme à son habitude.

    Bonne semaine à toute la French Connection !

  • Les Trophées Individuels by ClutchTime #2

    Les Trophées Individuels by ClutchTime #2

    Pour cette saison 2019-2020, la rédaction de ClutchTime vous donne rendez-vous une fois par mois pour décerner les trophées aux joueurs du moment à la sauce ClutchTime évidemment.

    Deuxième volet de nos trophées individuels pour le mois de février, avec au programme un mois de février chargé en émotions et en étoiles. La fin de la saison régulière avance à grands pas et certaines joueurs/équipes commencent à pointer le bout de leur nez, là où d’autres sont à la peine, entre petits bobos et épuisement.


    Le MVP du Mois

    Maddie Meyer/Getty Images
    Jayson Tatum – Boston Celtics

    Notre MVP du mois de février a peu connu la défaite ce mois-ci. Alors qu’il honorait sa toute première sélection pour un All-Star Game, à 21 ans, Jayson Tatum nous a gratifié d’une dizaine de matchs exceptionnels depuis son retour sur les parquets fin janvier. L’ailier des Celtics tourne en effet à 30.5 points par match depuis le 1er février, soit près de 9 points inscrits en plus par rapport à sa moyenne du début de saison. L’explication toute trouvée, réside certainement dans l’adresse exceptionnelle du joueur avec 47.5% d’adresse générale, pour un peu plus de vingt tirs pris par match, et pas moins de 48.1% d’efficacité au-delà de la ligne des 7m23 (neuf tentatives par match en moyenne). Des statistiques d’ailleurs en dessous du 50-50 que le joueur avait réussi à tenir avant la rencontre de cette nuit face aux Rockets.

    Pour le reste, Tatum affiche également une présence exceptionnelle dans le jeu avec 7.9 rebonds, 3.2 passes, 1.2 interceptions et 1.3 contres par match en février, le tout pour un bilan de neuf victoires pour trois défaites. C’est surtout ce bilan collectif qui doit être mis en lumière tant le Celtic est parvenu à briller face à des formations relativement bien classées. De Philadelphie à OKC en passant par les Rockets (deux confrontations et deux défaites), Portland, Utah, les Clippers et leurs voisins les Lakers (défaite de deux points, mais en égalant son record personnel avec 41 points), l’effectif de Brad Stevens n’a pas chômé ce mois-ci, enchaînant les matchs à l’extérieur et sortant tout juste d’un road-trip de quatre confrontations face à des équipes de l’ouest.

    Après ce mois de février digne d’un MVP, nul doute que l’ancien transfuge de Duke va arriver en avril avec le plein de confiance au moment d’aborder les phases finales avec une équipe de Boston bien partie pour conserver sa troisième place sur le podium, si son jeune ailier étoilé enchaîne ce genre de prestations chaque soir (déjà quatre matchs consécutifs à plus de 30 points, le premier Celtic depuis Kyrie Irving).


    Le Défenseur du Mois

    Jerome Miron-USA TODAY Sports
    Khris Middleton – Milwaukee Bucks

    On aurait pu citer la moitié de l’effectif des Milwaukee Bucks dans cette catégorie, tant les performances du leader de la ligue sont absolument dantesque. Si certains voient en Giannis Antetokounmpo ou peut-être Eric Bledsoe et Brook Lopez d’aussi bon ou meilleur défenseur que notre ami Khris ce mois-ci, nous avons fait le choix d’honorer le sidekick du greek freak qui a su s’inscrire dans l’ombre du MVP comme la valeur sûre de l’équipe du Wisconsin. Fin janvier Khris Middleton nous gratifiait de ses talents de scoreur en battant son record personnel (51 points face aux Wizards), faisant preuve d’une réelle autorité dans le jeu. Ce mois-ci, le All-Star tournait à 24.6 points, 8.2 rebonds, 4.9 passes et 1.1 interceptions par match, le tout avec une adresse très solide (51.7% FG dont 43.8% à 3pts) et un bilan quasi-parfait de 9 victoires et une seule défaite (face aux Pacers et privé de Giannis).

    Mais ce qui nous intéresse dans le jeu de Middleton, c’est l’impact défensive du joueur dans les victoires des Bucks en février. Affichant un Defensive Rating de 96,3 points pour 100 possessions en moyenne sur ses dix derniers matchs selon NBA.com, le joueur dispose du second Defensive Win Shares derrière son coéquipier grec (0.022) et se trouve au coeur de la solidité défensive des Bucks cette saison. Middleton parvient à limiter ses adversaires à 40.1% d’adresse depuis le mois de février et 33.9% derrière l’arc. Grâce à ses performances, combinées évidemment ) celles de ses coéquipiers, Milwaukee affiche le meilleur ratio défensif de la ligue (101.6 points concédés sur 100 possessions) et son sûrement en route pour réaliser l’une des saisons régulières les plus abouties de l’histoire.


    Le Sixième homme du Mois

    NBA.com
    Buddy Hield – Sacramento Kings

    Buddy Hield est un peu la surprise de ce classement. Alors qu’on aurait pu citer Dennis Schröder, Goran Dragic ou encore les perfs exceptionnelles du jeune Coby White, Buddy Hield a su attirer la lumière ce mois-ci dans un rôle que l’on ne lui connaissait pas encore. Titulaire pendant presque la quasi-totalité des matchs de la saison, l’arrière s’est vu reléguer sur le banc fin janvier par son entraîneur Luke Walton, afin de céder sa place au Serbe Bogdan Bogdanovic. Résultat après plus d’un mois dans la peau d’un sixième homme, Buddy Love n’a en rien perdu de sa superbe. Malgré un temps de jeu inférieur (-7 minutes), le King nous sort des lignes de stats très convaincantes en sortie de banc avec 19.8 points, 4.3 rebonds et 2.9 passes décisives.

    Le plus impressionnant dans cette nouvelle situation c’est que le joueur affiche quasiment les mêmes productions avec évidemment des pourcentages bien plus élevés. Avec 41.6% d’adresse dont 36% à 3pts (pour dix tentatives par match derrière l’arc), Hield a réglé la mire et affiche désormais au mois de février un très bon 47.4% d’adresse générale pour 47.5% derrière l’arc avec presque autant de tentatives prises de loin. C’est donc avec un sixième homme en très grande forme que les Sacramento Kings ont pu engranger les victoires avec dix succès décrochés sur leurs quinze derniers matchs. Cerise sur le gâteau, le joueur était invité au concours de tirs à trois-points du All-Star Game le samedi 15 février, concours qu’il va remporter avec la manière devant le Sun Devin Booker, dans un duel épique jusqu’au bout.


    La Progression du Mois

    Jonathan Daniel/Getty Images

    Parce que les sophomores sont très (trop) rarement récompensés dans cette catégorie, le classement qui suit prendra en compte les meilleures progressions depuis un mois, justifiant d’une expérience minimum de trois saisons dans la ligue.

    Aaron Gordon – Orlando Magic

    Aaron Gordon l’a mauvaise. Invité pour la troisième fois au célèbre Slam Dunk Contest lors du All-Star Game 2020 qui s’est déroulé à Chicago, le natif de San José (Californie) a déjà terminé deuxième du concours en 2016 derrière Zach LaVine, dans un duel qui va rester dans les annales du concours, avant de terminer à une triste 4ème place l’année suivante, alors que la victoire lui semblait promise. Cette année, pas de LaVine, ni aucun vainqueur ou participant au concours depuis plusieurs années, mis à part le rival du Heat, Derrick Jones Jr., deuxième en 2017. Rebelote pourtant, Gordon va une fois encore se faire surprendre (ou voler) en finale face à DJJ, en dépit d’un dunk fou par dessus le joueur des Celtics, Tacko Fall.

    Sûrement vexé par la décision du jury, Air Gordon s’est depuis vengé sur les parquets de la ligue en gonflant ses statistiques individuelles de manière étonnantes. Auteur de 18.6 points, 8.9 rebonds, 5.7 passes, 1.2 interceptions et près d’un contre par match, Gordon est devenu en l’espace d’un mois la troisième traction en attaque et en défense de l’effectif du Magic. Longtemps pointé du doigt pour son manque de réussite et son irrégularité chronique, il semble désormais que l’ancien Wildcats de l’Arizona se soit réconcilier avec son adresse, ce qui fait évidemment écho à la dynamique actuelle des floridiens qui viennent de gagner cinq de leur sept derniers matchs et continuent d’accroître leur avance sur les Nets. Autre fait intéressant au sujet du joueur, le double zéro vient de réaliser son premier triple-double en carrière face à Minnesota cette semaine (17pts, 11rbd, 12ast), quelques jours seulement après avoir collé 27 points, 10 rebonds, 4 passes à Brooklyn et 25 points, 10 rebonds, 6 passes à Atlanta.


    Le Sophomore du Mois

    USA TODAY Sports

    Si la NBA honore chaque année, depuis 1953, ses rookies, les sophomores sont les laissés-pour-compte des distinctions et autres trophées conçus par la ligue. C’est la raison pour laquelle Clutch Time souhaite réparer cette erreur en récompensant à sa manière ces jeunes encore en plein apprentissage.

    Trae Young – Atlanta Hawks

    On retrouve un habitué des podiums, titres honorifiques et récompenses individuelles en tout genre. Trae Young sonne comme une évidence cette saison, au même titre que son alter ego Luka Dončić à l’Ouest. Sélectionné comme le slovène pour la première pour le match des étoiles (mais également pour l’opposition entre la Team USA et le reste du monde), le jeune meneur des Hawks nous a encore livré un mois de février de toute beauté. Dans la continuité de son mois de janvier, il tourne ce mois-ci à 31.3 points, 3.4 rebonds et 10.1 passes décisives sur ses douze dernières rencontres. Tout simplement le meilleur passeur de la ligue ex-aequo avec le King LeBron James. Rien que ça !

    Alors certes, plusieurs personnes trouveront à redire sur son adresse en baisse : 42.3% FG (-2.8) et 33.9% à 3pts (-3.6), ou encore un nombre de défaites encore trop important (bilan de 11 victoires et 14 défaites depuis janvier), mais s’il y a bien un domaine dans lequel le meneur peut être remis en cause, c’est bien sur son dévouement et sa domination dans plusieurs secteurs du jeu des Hawks cette saison. Avec un bilan équilibré de six victoires et six défaites depuis février (il n’a pas joué lors du déplacement à Boston), Ice Trae semble avoir trouvé en son coéquipier John Collins, un renfort de poids et relais en attaque pour envisager une fin de saison moins chaotique. L’intérieur s’est mué dans un rôle de pivot fuyant qui commence enfin à porter des fruits, à peine mûrs, mais pleins de promesses. Si on ajoute aussi la régularité trouvé d’un Cam Reddish et les apports plus conséquents de De’Andre Hunter et Kevin Huerter, les Hawks avancent enfin en ordre regroupé (mais fragile).


    L’entraîneur du Mois

    Rich Pedroncelli/Getty Images
    Luke Walton – Sacramento Kings

    Luke Walton pour le trophée de l’entraîneur du mois… On croirait entendre une mauvaise blague ! Pourtant, à y regarder de plus près, l’ancien entraîneur des Lakers revient d’assez loin cette saison. Avec un bilan de 12 victoires pour 22 défaites au 31 décembre, les Kings, handicapés par les blessures et le manque de cohérence dans le jeu faisant peine à voir. Hors depuis le mois de janvier, la donne a changé pour la franchise californienne qui a su relever la tête avec 13 victoires décrochées pour 12 revers seulement. Un bilan juste à l’équilibre mais qui est d’autant plus encourageant que depuis le mois de février, l’équipe de Walton affiche un très bon bilan de 7 victoires pour 4 défaites seulement (dont deux face aux Lakers et aux Bucks).

    Et c’est surtout dans le coaching que Walton s’est illustré, d’abord en réglant un dilemme auquel il était confronté. En faisant confiance désormais à Bogdan Bogdanovic au poste de titulaire à l’arrière, au côté de De’Aaron Fox, Buddy a été relégué à un rôle de sixième homme…et ça marche ! Comme évoqué plus haut, Hield est devenu un joueur aussi prolifique et efficace qu’espéré et à contrario c’est bel et bien le serbe qui connaît une baisse de forme un peu plus inquiétante. L’autre motif de satisfaction c’est évidemment le retour en grâce depuis un mois de l’ailier fort Harry Giles. Titulaire sur huit des dix derniers matchs, le joueur pointe enfin le bout de son nez et l’osmose dans ce groupe laisse apparaître de belles perspectives pour la fin de la saison pour pourquoi pas aller décrocher le 8ème spot des Grizzlies ?


    Les Trophées by Clutch Time :

    The Eternal Sunshine of a Victorious Mind (Kobe Bryant)
    NBA.com

    On ne pouvait pas aborder ces trophées du mois de février sans évoquer une fois encore la mémoire de Kobe Bryant, disparu tragiquement avec sa fille, Gianna, et de sept autres personnes dans un accident d’hélicoptère le 26 janvier dernier. Après plus d’un mois et une douleur presque encore intacte dans nos coeurs de fans, les plus grands noms de la balle orange et du sport en général (et du showbizz) ont enchaîné les hommages afin d’honorer la mémoire de ce champion d’exception. Épilogue de ces hommages, était organisée une cérémonie exceptionnelle au Staples Center lundi dernier, afin d’adresser un dernier au revoir à la légende californienne.

    Tout le monde de la NBA s’était ainsi réuni autour de Vanessa Bryant et de ses filles au cours d’un évènement durant lequel plusieurs personnalités rendront hommage successivement au Black Mamba, à commencer par sa femme qui va prononcer un discours rempli d’émotions, suivi par un Michael Jordan en larmes…Kobe Bryant pour celles ou ceux qui ne se souviendraient pas des grandes lignes de sa carrière, voici un petit aperçu de son pedigree :
    Kobe Bean Bryant, née à Philadelphie le 23 août 1978
    Lycéen à Lower Merion High School à Ardmore, drafté par les Charlotte Hornets en 13ème position en 1996.

    Sous le maillot des Lakers, Kobe c’est 18 sélections au All-Star Game, 15 nominations dans une équipe-type de la saison et 12 fois parmi les meilleurs cinq défensifs de l’année, entre 1996 et 2016.
    Kobe c’est cinq titres de champions, MVP de la saison 2007-08, deux fois MVP des finales, quatre fois MVP du All-Star Game et deux fois meilleurs scoreur sur une saison régulière. C’est à travers cet aspect essentiel du jeu que Bryant sera reconnu à sa valeur en tant que meilleur arrière de sa génération, tutoyant chaque soir de match des sommets (81 points face à Toronto un soir de janvier 2006), devenant l’un des tous meilleurs marqueurs de tous les temps avec près de 39 300 points inscrits (saison régulière et playoffs confondues) et s’approchant de son modèle, et frère spirituel du basket, Michael Jordan.

    Mais Kobe Bryant c’est aussi deux titres olympiques avec la Team USA, un Oscar pour son court métrage, « Dear Basketball », un mariage en 2001 avec Vanessa Bryant, sa girlfriend depuis son plus jeune âge et mère de ses quatre filles (Natalia, Gianna, Bianka et Capri), Kobe c’est aussi un père, un mentor et un modèle pour ses filles, notamment Gianna qui, comme son paternel, prédestinée au basket, est partie beaucoup trop tôt.


    Dwyane Wade pour l’éternité
    Michael Reaves/Getty Images

    Retiré dans la nuit du samedi 22 février, le maillot de Dwyane Wade trône désormais tout en haut de l’AmericanAirlines Arena, aux côtés des maillots de ses anciens coéquipiers au Heat, Shaquille O’Neal, Alonzo Mourning, Chris Bosh. C’est donc toute une époque qui s’en va et s’élève au panthéon des plus grands et pas n’importe lesquels ! Car D-Wade c’est ni plus ni moins que l’un des meilleurs arrières de l’histoire, considéré à juste titre comme le plus grand joueur de la franchise californienne puisqu’il aura permis à son équipe de goûter notamment aux titres en 2006, 2012 et 2013. Couronné MVP des Finales en 2006 et du All-Star Game en 2010, Wade n’aura laissé personne indifférent durant les seize années qu’il aura passé à écumer les salles.

    Trois jours (comme sur le maillot) de festivités et d’hommages seront consacrés à la légende du Heat qui paraît pourtant avoir quitté les parquets hier mais qui a bel et bien raccroché le maillot au vestiaire après nous avoir offert des prestations de dingue, comme lors de la saison mythique de 2008 ou l’arrière floridien va se mêler à la lutte pour le titre de MVP de la saison avec face à lui Kobe Bryant et LeBron James. Parce que Flash a longtemps tenu les premiers rôles, depuis Miami, jusqu’à la Team USA, il est tout à fait logique de le remercier pour ce qu’il a accompli dans son sport.

    https://www.youtube.com/watch?v=CNa73lueo40&feature=emb

    Damian Lillard souffle le chaud et le froid sur la ligue
    Jaime Valdez

    Initialement prévu pour être notre MVP depuis plus d’un mois, on ne pouvait pas ne pas évoquer les dernière semaines hallucinantes de Damian Lillard. Lors de ses vingt derniers matchs, le Dame affichait en effet 33.9 points, 4.5 rebonds et 8.8 passes par match avec des pourcentages pharaoniques (48.9% FG et 45.4% derrière l’arc) et de belles victoires à la clé. Jusque là rien d’étonnant venant d’un des meilleurs meneurs de la ligue (surtout en l’absence de Stephen Curry), mais néanmoins impressionnant pour en faire notre meilleur joueur du mois. Mais si on creuse un peu plus ces dernières prestations, il y a une période en particulier qui retient notre attention.

    Entre le 20 janvier et le 9 février, soit une semaine avant le All-Star break, notre ami meneur des Blazers gratifia le monde du basket de moyennes absolument démentielles. 41.5 points, 5.7 rebonds et 9.4 passes, le tout emballé dans une adresse divine de 51.5% au général, 51.5% à trois points et 91.6% sur la ligne des lancers. Une performance encore jamais vue dans l’histoire de la ligue ! Malheureusement comme toute les bonnes chose ont une fin, du côté de Portland la fin a souvent un goût amer et c’est sur blessure que le joueur va être contraint, et de déclarer forfait pour le All-Star Game de Chicago et s’absenter des parquets pour plusieurs semaines à cause d’une blessure à l’aine contractée à quelques jours seulement du break de février. Nul doute que Logo Lillard va revenir au taquet pour notre plus grand plaisir et ce alors qu’il doit encore aller décrocher un billet pour les playoffs.