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  • Draft NBA et free agency : 10 steals à venir !

    Draft NBA et free agency : 10 steals à venir !

    Par Benjamin Gisse (@MagicBenJohnson)


    A l’approche des échéances majeures de cette intersaison que sont la draft NBA et le marché des agents libres, les interrogations se multiplient. Qui sortira du lot ? Qui aura le meilleur flair ? Et surtout, quelles seront les pépites qui nous surprendront ? Et c’est à cette dernière question que nous allons tenter de répondre…


    La draft NBA : vivier de « steals » insoupçonnés…

    Qui n’a jamais rêvé que son équipe préférée drafte le prochain Marc Gasol ou Nikola Jokic, véritables superstars issus du second tour ?
    Même si les échecs sont plus fréquents que les réussites dans ces cas-là, il est normal d’espérer qu’un second tour de draft explose arrivé dans le circuit NBA.

    A l’occasion de la draft NBA qui approche, revenons sur 5 joueurs qui pourraient bien nous surprendre dans un futur assez proche…

    Saben Lee (21 ans, Guard, Vanderbilt)

    C’est l’un des meilleurs créateurs et explosifs de cette draft. Point à la ligne.
    Saben sait parfaitement créer pour lui-même et pour les autres, avec facilité et fréquence.
    Létal sur 1c1 et agressif vers le cercle, il utilise de manière quasiment parfaite ses qualités pour trouver une solution de tir sur chaque séquence offensive.

    Véritable gestionnaire du rythme, il possède une bonne adresse à mi-distance, en plus d’un toucher plus que correct et d’un jeu quasiment excellent en pull-up.
    Fraîchement décoré d’une sélection dans la 2ème All-SEC Team, le joueur de Vanderbilt à un QI offensif vraiment élevé en plus d’être un bon défenseur collectif, actif avec ses mains.

    Cependant, il possède un shoot extérieur encore un peu faible pour la NBA. Saben joue énormément à l’instinct, ce qui peut être préjudiciable par moments, notamment sur les pertes de balle, qu’il collectionne parfois. Sur la défense individuelle, il y a encore pas mal de défauts à régler, notamment sur les situations d’isolation, où on peut ressentir une certaine nonchalance, accompagné d’un footwork assez lent pour un arrière.

    Comparaison : Devin Harris
    Position Mock Draft 2.0 : N/A


    Statistiques de Saben Lee


    Udoka Azubuike (21 ans, Center, Kansas)

    Membre du Consensus All-America, l’équivalent des All-NBA Teams en université, joueur universitaire défensif de l’année NABC (association des coachs), joueur de l’année de sa conférence… La saison 2019-20 a été exceptionnelle pour Udoka Azubuike, pour sa dernière en tant que senior.

    Joueur terriblement efficace, son approche physique du jeu lui a permis de dominer la raquette universitaire depuis sa saison freshman, accumulant ainsi le meilleur eFG% de l’histoire de la NCAA depuis la création de la statistique, devant un certain Tacko Fall. Son jeu est innarrêtable près du cercle, même dans le domaine du rebond, où son placement et son physique ont fait de lui l’un des meilleurs rebondeurs du circuit.

    Considéré comme le ou l’un des meilleurs défenseurs NCAA, il a notamment prouvé son efficacité au poste bas, maintenant ses vis-à-vis à un ridicule 0.46 points par possession, ou dans les airs, avec un monstrueux 10.9 en BLK%. In-cro-ya-ble.

    Des problèmes de poignet l’ont maintenu pas mal de temps à l’écart sur sa première et troisième saison à Kansas, mais il ne s’est jamais découragé, bien qu’il était déjà envisagé à la draft NBA 2019. Et malheureusement, chaque joueur n’a pas que des qualités, et Udoka en présente un énorme défaut : le tir. Un catastrophique 42% aux lancers francs, 0 tirs tentés à 3 points sur toute sa carrière NCAA, très peu de tirs hors de la raquette. On ajoute à ça une qualité de passe assez faible et une tendance aux pertes de balle plutôt élevée, une adaptation en NBA, qui paraît assez compliqué au premier abord. Mais Udoka est talentueux, ça c’est certain, il l’a déjà prouvé.

    Comparaison : DeAndre Jordan
    Position Mock Draft 2.0 : 43ème


    Statistiques d’Udoka Azubuike


    Leandro Bolmaro (20 ans, Forward, FC Barcelone)

    Véritable pilier du basket européen, le FC Barcelone a plus ou moins toujours formé des joueurs NBA : 16 au total. Et si les noms de Pau Gasol, Jeff Ruland, Ricky Rubio, Anderson Varejao ou Mario Hezonja sont les plus connus, depuis quelques années, aucun joueur du « Barça » n’intègre la grande ligue.

    Pour le moment… Car Leandro Bolmaro pourrait devenir joueur NBA à l’issue du 18 novembre prochain. Très en vue après des performances remarquables avec l’équipe 2 de Barcelone, il a intégré le groupe professionnel durant la saison 2019-20.
    Très à l’aise ballon en main, c’est un joueur capable de faire n’importe quelle passe à n’importe quel moment. Plutôt efficace près du cercle, c’est un joueur ayant un QI basket assez élevé. Il utilise sa taille (2,01m) à son avantage, en la combinant notamment avec une très bonne agressivité vers le cercle et une qualité de dribble surprenante.

    Défensivement, il est très actif sur les lignes de passes. Utilisant tout son corps, il a tous les fondamentaux et les qualités physiques pour devenir un bon défenseur. Jouant avec beaucoup d’intensité, sa mentalité est également compatible avec ce qu’on attend d’un bon défenseur.

    Quelques petits défauts sont importants à noter : physique un peu léger, une présence au rebond très faible, une tendance à forcer quelques fois le jeu et à perdre le ballon et un shoot extérieur irrégulier. Avec un TS% d’environ 50% depuis son passage en professionnel, « Leo » sait qu’il doit travailler sur son tir pour pouvoir s’imposer dans la NBA, notamment à 3 points (25,3% avec les professionnels).

    Comparaison : Paul Graham
    Position Mock Draft 2.0 : 34ème


    Statistiques de Leandro Bolmaro


    CJ Elleby (20 ans, Forward, Washington State)

    La première chose qui va vous marquer dans le profil de CJ, c’est sa coiffure. En provenance de la même université que Klay Thompson, on pourrait y voir quelques similitudes.
    CJ est tout simplement un joueur ultra polyvalent, offensivement et défensivement.

    Joueur à l’aise avec le ballon, il reste une menace à tous les échelons : shoot à 3 points, drive, création… Il a les qualités offensives requises pour être un très bon joueur offensif.
    Sa qualité de dribble, mêlée à une prise de décisions vraiment rapide, font de lui une véritable arme offensive.
    Il possède un don pour le dribble suivi d’un tir, oeuvre de sa création et de son dribble, mais reste fiable sur les situations de catch-and-shoot.

    Défensivement, CJ est très solide. Toujours constant dans l’effort, et énergétique, il sait défendre sur porteur et non-porteur avec la même facilité. Même si on peut douter de sa capacité à défendre sur la menace offensive n°1 adverse en NBA, CJ restera un défenseur fiable sur lequel on pourra compter. Profil assez long, il gêne assez bien ses adversaires et possède de réelles aptitudes au rebond.

    Mais il n’est pas le joueur parfait, et sa sélection de tirs peut paraître assez mauvaise parfois. Cette même sélection ne fait pas de lui le plus grand joueur de pick&roll de la planète, jeu sur lequel il a du mal depuis sa saison freshman.
    De plus, il manque encore d’impact physique pour devenir un joueur capable de driver et de finir dans la raquette avec efficacité. Pour finir, même si la défense ne doit pas le laisser ouvert, CJ a dû mal, contrairement à la défense, à être régulier sur le tir extérieur.

    Comparaison : James Posey
    Position Mock Draft 2.0 : N/A


    Statistiques de CJ Elleby


    Nate Hinton (21 ans, Guard, Houston)

    Considéré par beaucoup comme le meilleur arrière rebondeur de la NCAA, Nate Hinton, sorti de la faculté de Houston, aura fort à prouver dans les semaines à venir.

    Potentiellement joueur drafté au second tour, il a énormément de qualités.
    Tout d’abord défensives, Nate est clairement l’un des meilleurs défenseurs extérieurs de cette cuvée. Plutôt long (2.06m d’envergure), il a acquis énormément de fondamentaux, faisant de lui une arme défensive redoutable.

    Très athlétique, il est également très impliqué et vif sur un terrain, faisant de lui, effectivement, l’un ou le meilleur rebondeur arrière.
    Attention à ne pas se fier aux pourcentages à 3 points (on rappelle que Buddy Hield était à 23% sur sa saison freshman), Nate reste un shooteur fiable, capable de bonnes séries. A l’aise avec son dribble, il est également un bon passeur, notamment avec un joli 1,66 d’assists/turnovers ratio.

    Moins à l’aise dans la création personnelle et collective, il manque un peu d’impact dans le jeu sans ballon.
    Son taux d’usage n’étant pas conséquent (en jouant avec des joueurs comme Caleb Mills ou l’ex-star lycéenne Quentin Grimes, c’est normal), pas mal de situations de tirs viennent après un rebond ou en spot-up/catch & shoot, dont il doit améliorer les pourcentages. Sa qualité de finition dans la raquette doit aussi être un axe de travail.

    Comparaison : Scott Burrell
    Position Mock Draft 2.0 : N/A


    Statistiques de Nate Hinton


    La free agency : en attendant l’an prochain…

    Une fois la draft NBA passée, viendra l’heure de la free agency.
    Étape importante dans la construction d’une équipe, elle permet d’ajouter des joueurs en fin de contrat.
    A l’instar de la draft NBA, quelques joueurs sympathiques peuvent être récupérés en attendant la FA 2021, celle que toute la ligue attend, avec des noms comme Giannis Antetokounmpo, Victor Oladipo, Kyle Lowry ou
    Gordon Hayward.

    Christian Wood (25 ans, Center, Detroit Pistons, UFA)

    C’est l’évidence, le nom le plus courant ces temps-ci : Christian Wood, poste 4/5 des Pistons. La probabilité qu’il reste à Detroit pour la saison à venir est assez faible, alors étudions rapidement le phénomène.

    Il faut dire que l’ancien joueur d’UNLV a marqué les esprits cette saison, sortant un peu de l’anonymat pour ceux qui ne suivent pas la G-League. Car c’est effectivement en G-League que Christian s’est formé.
    Tout d’abord récupéré par les 76ers en tant qu’agent libre non drafté, il n’arrivera à s’y imposer. 17 matchs joués, des contrats de 10 jours qui s’enchaînent et une 1ère saison intéressante en G-League. Il ira ensuite à Charlotte, sans succès. Cependant, il continue de se faire remarquer en G-League.

    Insuffisant pour la NBA, aucune équipe ne lui propose de contrat avant la saison 2018-19, où il va rencontrer le chemin de Milwaukee et de leur équipe G-League : le Wisconsin Herd. Totale explosion, il pose un 30 points/15 rebonds de moyenne en 28 matchs, avec des performances comme un 40 points/20 rebonds contre les BayHawks.
    Detroit n’hésite pas une seconde et lui donne une chance en le récupérant dans le lot des joueurs coupés.

    C’est ensuite la révélation au grand public.
    Andre Drummond en partance pour les Cavaliers, Christian s’installe en tant que titulaire pour les 12 derniers matchs des Pistons.
    Ses moyennes explosent : il passe alors de 10.5 points et 5.3 rebonds à 22.8 points, 9.9 rebonds avec des pourcentages remarquables (56.2/40/75.7) avec 4 tentatives à 3 points par match !

    12 matchs, 7 double-doubles, aucun match en dessous de 10 points en 34 minutes par match de moyenne.
    Il arrive même à se classer 26ème de la NBA sur le Player Impact Plus-Minus (PIPM), statistique qui évalue l’impact d’un joueur sur son équipe.

    Lui qui n’a jamais joué qu’un seul match en tant que titulaire jusqu’à présent se retrouve propulser star des Pistons. Malheureusement pour lui, les Pistons ne participeront pas à la bulle organisée à Orlando, leur bilan étant trop mauvais, mais désormais plus personne n’a de doutes concernant les potentielles performances incroyables qu’il aurait pu nous offrir.

    Projections du salaire de Christian : $15,83M (The Athletic) – $10M (ESPN).


    Statistiques de Christian Wood


    Paul Millsap (35 ans, Power Forward, Denver Nuggets, UFA)

    Il est sous nos yeux depuis quelques mois maintenant, Paul Millsap pourrait définitivement être la bonne pioche de cette free agency.
    Pourtant, ces performances durant la bulle à Orlando ne sont pas passées inaperçues par leur pauvreté et ont tâché une saison encore très bonne de la part du vétéran.

    Il faut dire que le mois d’août a été terriblement compliqué pour Paul, sûrement pas assez préparé physiquement. Côté statistiques, on est pas loin de l’horreur, avec une chute dans toutes les catégories mise à part les pertes de balle.


    Différences des statistiques entre la saison régulière et la bulle d’Orlando pour Paul Millsap


    Et si on remet souvent en cause son âge et son côté défensif qui semble bien éloigné depuis ses saison All-Star à Atlanta, Paul Millsap a tout de même enregistré l’une des ses meilleures saisons en terme d’efficacité offensive, notamment avec un 43.5% à 3 points en un peu plus de 2 tentatives par match. Bien évidemment, cela marque son meilleur pourcentage en carrière, et ça renforce son +/- sur 100 possessions, noté à 8.8 cette année, record en carrière également.

    Il est évident qu’une place en tant que titulaire sera potentiellement compliquée à donner à un vieillissant Millsap, mais son apport est loin d’être catastrophique. Une situation avec Paul Millsap en 6ème homme ou joueur de rotation est tout à fait envisageable.

    Projections du salaire de Paul : $14M (The Athletic) – $8M (ESPN).


    Statistiques de Paul Millsap


    Shaquille Harrison (27 ans, Shooting Guard, Chicago Bulls, RFA)

    Seul joueur de cette liste à être agent libre restreint (qui dépend donc de son équipe), Shaquille Harrison sort d’une troisième saison NBA complète.
    Complètement noyé derrière les nombreux arrières présents à Chicago, il a été déplacé sur le poste 3, un poste un peu moins avantageux pour lui.

    Cependant, il a su se développer et proposer sûrement sa meilleure saison depuis son arrivée en NBA, malgré la chute statistique.

    Défenseur incroyable, profil physique plutôt grand (arrière de 2.01m), joueur intelligent, doué techniquement, Shaquille a prouvé qu’il avait un véritable impact sur le collectif des Bulls. Avec un plus/minus de 12.2 sur 100 possessions, il établit le meilleur total des Bulls (ayant joué plus de 15 matchs) cette saison. Véritable doublon de Kris Dunn dans le domaine défensif, il a marqué cette saison par sa capacité à shooter à longue distance (38.1% en 42 tentatives – 43 matchs), en plus d’être de plus en plus créateur, notamment sur le jeu de pick & roll.

    Il continue également d’exceller sur le travail du rebond, notamment grâce à sa taille et son QI basket (sens du placement).

    Même si son côté finisseur a beaucoup perdu en qualités depuis ses performances à Tulsa (NCAA), sa polyvalence, elle, n’a pas disparue.
    Ses statistiques sur 100 possessions parlent d’elles-mêmes : 20.8 points, 8.6 rebonds, 4.9 passes, 3.4 interceptions et 1.9 contres. Tout simplement incroyable.

    D’abord non-drafté, il a fait ses classes à Phoenix avant de rebondir à Chicago, mais pourrait satisfaire une équipe en quête de playoffs et de polyvalence sur les postes extérieurs.

    Projections du salaire de Shaquille : $8,8M (The Athletic).


    Statistiques de Shaquille Harrison


    Justin Holiday (31 ans, Small Forward, Indiana Pacers, UFA)

    Aîné de la fraterie Holiday, Justin est pourtant moins connu que son petit frère Jrue, mais n’en reste pas moins talentueux !

    Véritable Iron Man, avec seulement 10 matchs manqués sur les 4 dernières saisons, il excelle dans le jeu sans ballon. Avec une moyenne de 36% à 3 points en moyenne, il a réussi à dépasser les attentes en signant son record en carrière avec un incroyable 40.5%.

    Très peu créateur, il possède cependant un certain talent dans le placement offensif. Délaissant son poste de slasher attribué à Washington (NCAA), Justin se mue de plus en plus en un catch-and-shooteur longue distance, notamment sur la saison passée, où près de 70% de ses tirs provenaient des 3 points.

    Ses minutes en tant que titulaire lors de la bulle ont été précieuses, laissant présager la possibilité de le voir intégrer le cinq de départ dans les années à venir et profitant de la confiance du coach et de son staff lors du 1er tour des Playoffs notamment.

    Il fait partie des profil 3&D de plus en plus adulé en NBA. Avec un STL% de 2.3 et un BLK% de 2.2, Justin exploite sa polyvalence au service du collectif. Très athlétique, il maîtrise un bon nombre de fondamentaux qui font de lui un très bon défenseur.
    C’est très facilement donc qu’il pourra s’adapter à un collectif quelconque, contender ou non.

    Projections du salaire de Justin : $9,4M (The Athletic) – $6M (ESPN).


    Statistiques de Justin Holiday


    John Henson (29 ans, Power Forward, Detroit Pistons, UFA)

    Et si c’était le deuxième joueur provenant des Pistons de cette liste, le moins attendu, qui ferait le plus grand bien ?
    D’abord au sein des Cavaliers, John Henson a fait parti du transfert amenant Andre Drummond à Cleveland.

    Contrat peu reluisant, manque de temps de jeu, performances moyennes… Le départ de Cleveland était quasiment inévitable. Et à l’instar de son coéquipier Wood, il se réinventera le temps de 11 matchs avec les Pistons.
    6 points, 5 rebonds et 1 contre en 17 minutes de moyenne, avec un excellent 60/40/70 de moyenne au niveau du tir.

    Son duo avec Wood, aligné 12 minutes par match, apportera 9.5 points et 9.3 rebonds sur 100 possessions aux Pistons. Même si 10 des 11 matchs communs aux deux intérieurs se sont soldés par une défaite, leur entente et leurs performances ne sont pas passés inaperçues….

    Si son manque d’impact physique et de shoot extérieur constituent un besoin dans son jeu, John a tout de même un talent sur du jeu près du panier. Long et mobile, il enregistre l’an passé 66.1% sur ses tirs dans la raquette. Son court passage avec les Pistons constituent d’ailleurs le TS% le plus élevé de sa carrière (67%).

    Un joueur comme Henson apportera de la défense et du rebond, probablement dans une équipe favorite au titre en quête de rotation et de profondeur.
    Cependant, même si son rôle n’est pas primaire, il pourrait être un des gros coups de cette free agency !

    Projections du salaire de John : salaire minimum (The Athletic).


    Statistiques de John Henson



    Ainsi s’achève cette petite rubrique consacrée aux potentiels steals de cette courte mais intense intersaison.
    Gros coups ou pas, elle risque de nous donner quelques bonnes surprises à suivre dès la saison à venir, pour notre plus grand plaisir !

    Sources : NBA.com, Basketball Reference, RealGM, BBall Index, The Athletic, ESPN, Clutch Time.

  • Fiche de draft 2020 d’Onyeka Okongwu: California Love

    Fiche de draft 2020 d’Onyeka Okongwu: California Love

    Onyeka Okongwu – Intérieur

    USC Trojans

    PAC 12 Conference

    Statistiques du joueur 2019-2020

    • 28 matchs
    • 16.2 points (61.6% FG, 72% LFS)
    • 8.6 rebonds
    • 1.1 passes
    • 1.2 interceptions
    • 2.7 contre
    • 2 turnovers
    • 31.1 PER

    Photo by Michael Owen Baker, contributing photographer via Dailynews.com

    Curriculum

    • Freshman
    • Lycée: Chino Hills (Californie)  
    • Américano-nigérien
    • 19 ans (né le 11 décembre 2000 à Los Angeles)
    • 6’9’’ (2m06)
    • 245lb (111kg)
    • Envergure : 7’1 (2m15)
    • Détente non renseignée

    Distinctions

    • Deux fois élu California Mr. Basketball (2018, 2019)
    • 1st Team All PAC-12 (2020)

    Récap de la saison du joueur

    Après des années lycées riches en victoires et titres en tout genre, Okongwu a terminé son cursus à Chino Hills en s’assurant une place parmi les recrues cinq étoiles du pays. Né en Californie, il a choisi sans surprise l’université de USC en partie pour des raisons de localisation. Recrue star avec Isaiah Mobley, c’est bien l’américano-nigérien qui va devenir le joueur majeur d’USC.

    En effet, l’ancien coéquipier des frères Ball au lycée, n’a pas manqué ses débuts universitaires avec deux premiers matchs en double double et avec au moins 20 points d’inscrits. Son record de points (33 unités) viendra quelques jours plus tard dans la victoire face à Pepperdine.

    USC termina l’année 2019 avec un bilan de 10v-2d, grâce à l’activité inestimable sur le terrain de leur intérieur californien: 17.7pts, 9rds, 3.2blks. Si Okongwu enchaîne les récompenses individuelles hebdomadaires, sa deuxième partie de saison est en demi-teinte et légèrement moins productive que la première: 15.1pts, 8.4rds, 2.4blks.

    L’intérieur est bien ciblé par les équipes adverses. Résultat, en février, USC subit une série noire de 5 défaites de suite, contre des équipes de la PAC-12 telles que Colorado, Utah et Arizona. Les hommes de coach Andy Enfield ont donc vu leur classement rétrograder à la 3e place derrière Oregon et UCLA avant l’arrêt de toutes compétitions universitaires.

    Forces

    Avec une seule saison en NCAA, Okongwu a déjà séduit de nombreux scouts NBA grâce à son activité et sa mobilité sur le terrain. Solide et athlétique, l’intérieur s’est bien évidemment régalé face à des intérieurs moins impressionants, mais ce qui le rend si spécial c’est sa faculté à pouvoir défendre sur plusieurs postes mais aussi de finir avec un joli toucher près du cercle.

    En attaque, Okongwu semble apporter sur la table tout ce que l’on demande à un intérieur. De bons écrans, une course rapide et puissante vers le panier. Et pour ne rien gâcher, il est tout à fait capable de jouer poste haut et de trouver le partenaire démarqué. Sa vivacité et sa dextérité sous les panneaux lui permettent d’afficher un taux de réussite très alléchant de 70% dans la restricted area.

    Bien que le jeu au poste ne soit pas à la mode de nos jours, Okongwu s’est montré assez fiable dans ce genre de situation. Profitant d’un bon footwork et de moves basiques, il tourne autour des 55% de réussite dans la raquette. L’intérieur nous a même offert un petit aperçu de son handle correct associé à un bon sens du jeu qui, ont laissé place aux comparaisons avec Bam Adebayo.

    En défense, sa mobilité lui permet de couvrir de bien des manières sur pick-and-roll. Capable de switcher, d’aider, de suivre, il répond également présent au rebond et sa vivacité lui permet de contrer un tir à tout moment. Une présence dans la raquette qui doit en inquiéter plus d’un, les adversaires plafonnent à 39% de réussite sous le cercle face à Okongwu. Son sens du placement combiné à son jeu de jambes font de lui un intérieur séduisant et compatible avec les caractéristiques actuelles du jeu NBA.

    Faiblesses

    Si on ne cesse d’évoquer sa compatibilité avec le monde professionnel, il lui manque néanmoins un tir extérieur fiable. Peut-être qu’il n’a pas eu les opportunités de montrer cette facette de son jeu, en tout cas le nombre de tirs réussis en dehors de la raquette peuvent se compter sur les doigts d’une main.

    La forme de son tir est loin d’être inquiétante, son pourcentage de réussite aux lancers-francs est d’ailleurs tout à fait correct: 72%. En revanche, il est pour le moment compliqué de l’envisager dans une situation de pick and pop loin du cercle et encore moins sur pull up après un dribble. Mais il est bon de rappeler que des bigs men ont démontré leur qualité de shooteur une fois sorti de la fac.

    Si son énergie et son sens de l’anticipation le placent souvent dans de bonnes situations, Okongwu devra néanmoins améliorer sa qualité de passe. Beaucoup trop de déchets lorsqu’il faut ressortir le ballon ou bien pour servir inside. Une défense un peu trop insistante et le voilà pris à défaut. Il devra apprendre à reconnaître rapidement le coéquipier démarqué et trouver les bons angles de passe.

    Vue d’ensemble du profil

    Onyeka Okongwu a réalisé une très belle saison en tant que freshman. Il répond à de nombreux critères qui nous poussent à le voir sélectionné haut: athlétique, mobile, polyvalent, présence dans la raquette. Dominer en NCAA est une chose, assurer chez les pros en est une autre. S’il est capable d’exceller sur pick-and-roll, il serait intéressant de le voir développer un shoot extérieur solide et progresser dans son handle ainsi que le timing de ses passes afin d’embrasser complètement le chemin emprunté par un certains Bam Adebayo.

    Comparaisons

    • Tristan Thompson
    • Bam Adebayo (sans le côté playmaker)
    • Wendell Carter Jr.
    • Taj Gibson (sans le jeu face au cercle)

    Draft Consensus

    Highlights

    Les précédentes fiches prospects:

  • Fiche Draft 2020 de R.J. Hampton : Un séjour au pays du long nuage blanc

    Fiche Draft 2020 de R.J. Hampton : Un séjour au pays du long nuage blanc

    R.J. Hampton – Meneur de jeu

    New Zealand Breakers

    National Basketball League (Nouvelle-Zélande)

    Statistiques du Joueur 2019-2020

    15 Matchs
    20.6 Minutes
    8.8 Points (40.7%FG, 29.5%3pts)
    2.4 Passes
    3.9 Rebonds
    1.1 Interceptions
    0.3 contres
    1.5 Ballons perdues

    Curriculum

    • International
    • Sort du Lycée Little Elm au Texas
    • Américain
    • 19 Ans (né le 7 février 2001 à Dallas (Texas)
    • 6’5 » (1m98)
    • 188lb (85 kg)
    • Une envergure d’environ 2m04 centimètres (6’7′)
    • Une détente d’environ 86 centimètres (34 inches vertical)

    Palmarès

    • MaxPreps Freshman All-American 1st Team (2016-17)
    • Texas Association of Basketball Coaches (TABC) Class 5A All-State (2016-17)
    • Dallas Morning News All-Area Newcomer of the Year (2016-17)
    • MaxPreps Sophomore All-American 1st team (2017-18)
    • USA Today All-Texas 1st team (2017-18)
    • TABC 5A All-State (2017-18)
    • Texas Gatorade Player of the Year (2018-19)
    • USA Today All-USA 1st team (2018-19)
    • MaxPreps All-American 2nd team (2018-19)
    • Médaille d’or aux championnats du Monde U16 avec Team USA en Argentine (2017)
    • Médaille d’or aux championnats du Monde U17 avec Team USA en Argentine (2018)

    Récap de la saison du Joueur

    Annoncé comme l’un des top prospects à la sortie de son lycée de Little Elm au Texas (7ème ex-aequo avec Jaden McDaniels au RSCI), le jeune combo guard a surpris tout le monde l’été dernier en choisissant de s’exiler en Nouvelle-Zélande et de jouer pour la franchise des New Zealand Breakers en NBL, et cela en dépit d’un certain nombre d’offres d’universités américaines telles que Duke, Kansas et Kentucky pour ne citer qu’elles. Une expérience loin d’être convaincante malgré l’avis contraire du joueur, son équipe des Breakers n’ayant remporté que quatre matchs cette saison pour un bilan de 11 défaites lorsqu’il était aligné sur les parquets.

    Le joueur a terminé ses matchs en double figures qu’à six reprises, pour un temps de jeu très inégal et sans avoir réussi à impacter suffisamment le jeu des Breakers à l’inverse de l’autre vedette de la ligue, son compatriote LaMelo Ball qui évoluait avec les Illawarra Hawks. Hampton a notamment manqué de régularité, capable aussi bien d’inscrire 16 points face à Melbourne et de finir avec 4 points seulement face à Perth deux semaines plus tard, sa blessure à la hanche en décembre a sûrement ralenti sa courbe de progression pour la plupart des observateurs au moment de rejoindre son fief au Texas et d’annoncer en mai dernier son intention de se présenter à la draft.

    Forces

    Meneur de jeu athlétique, à la fois rapide et toujours sur ses gardes en défense, sa réactivité est très impressionnante en particulier lorsqu’il utilise ses mains pour gêner l’adversaire. Sa détente verticale est assez remarquable tout comme son premier pas qui peut s’avérer être une arme redoutable. En dépit de son manque de force, il dispose de mensurations idéales pour pouvoir prendre de la masse sans que cela ne puisse affecter son jeu.

    Il n’est pas vraiment un scoreur dans l’âme et ne dispose pas d’une agressivité semblable à celle que l’on retrouve chez les attaquants d’élite, mais il s’est montré capable de bonnes prises d’initiatives au scoring. Hampton excelle notamment en contre-attaque lorsque le terrain est ouvert il fait alors preuve d’une grosse agressivité et d’une activité constante sur la défense adverse (23.3% de ses tentatives de tirs).

    Il est également capable de provoquer les fautes pour aller sur la ligne des lancers et hésite rarement à la mène et sur pick and roll, ce qui lui permet notamment d’utiliser sa vitesse pour transmettre le ballon au joueur démarqué ou jouer le mismatch en attaquant le cercle.

    C’est notamment grâce à sa maîtrise de la balle qu’il parvient à créer des décalages sur son dribble et qu’il déstabilise les défenseurs, sans prendre sa chance pour autant. Bon passeur en particulier sur les drive and kick et peut dribbler des deux mains en toute tranquillité, plus d’une fois sur deux il destine ses passes décisives à ses coéquipiers démarqués à trois points.

    Sa mécanique de tir est excellente et il relâche assez rapidement son ballon lorsqu’il prend sa chance, ce qui peut s’avérer être un atout en un contre un lorsqu’il utilise sa détente. Adepte du floater et du layup, il dispose d’une belle palette offensive pour jouer près du cercle et parvient même à trouver la mire lorsqu’il est déséquilibré au contact.

    Il n’hésite pas à feinter et passer sous les bras du défenseur sous le panier et dispose d’un bon équilibre avec le haut du corps lorsqu’il prend ses jumpers et monte au panier, sa rapidité lui permet ainsi de se faufiler entre les défenseurs.

    Faiblesses

    La plupart des scouts NBA s’accordent sur le fait que Hampton manque de puissance et qu’il doit muscler son jeu et son corps pour ne pas se faire écraser physiquement en NBA. C’est surtout sur le plan défensif que sa faiblesse physique se fait le plus ressentir.

    Sur le plan défensif, RJ Hampton fait preuve d’une certaine nonchalance et d’un manque d’attention sur le jeu off ball. Trop relâché sur ses appuis, il est souvent en retard sur les 1vs1 et va devoir travailler sa concentration et son agressivité en particulier sur les tirs à trois points des point guards adverses qui ne pardonneront pas en NBA.

    Sa finition main gauche près du panier est assez catastrophique en témoigne son pourcentage de tentatives ratées de layups et floater sur sa main faible (3 tirs tentés seulement cette saison pour zéro panier inscrit). Il a également tendance à forcer certains tirs en suspension trop prévisibles et donc facile à contester pour l’adversaire surtout lorsqu’il tente autant sa chance à trois points (35% de ses tentatives).

    Dans ce registre offensif, Hampton n’est pas un grand adepte du catch & shoot (28% de ses tentatives seulement) et des tirs off dribble (excepté sur pick-and-roll). Comme combo-guard il conserve le cuir sur de trop longue séquence et finit souvent par forcer un passage vers le cercle provoquant des fautes offensives qui peuvent coûter cher.

    Vue d’ensemble du profil

    Combo-guard rapide et athlétique, capable de tenir le ballon et de diriger le jeu d’une équipe, en particulier sur pick and rolls, Hampton a pas mal chuté dans les classements et autres Mock Draft, constat logique au regard de son manque d’expérience et de régularité des deux côtés du terrain. Son expatriation probablement trop lointaine pour certains scouts a vraisemblablement ralenti sa progression et par conséquent l’évaluation de son potentiel dans un championnat professionnel assez différent de la NCAA. Mais la technique et l’instinct de meneur sont toujours bien présent, raison pour laquelle, il est encore annoncé parmi les lottery picks de cette cuvée.

    Comparaisons

    • Jamal Murray
    • Zach LaVine
    • Dante Exum
    • Jordan Clarkson
    • OJ Mayo

    Draft Consensus

    • 17ème selon NBADraft.net
    • 14ème selon Tankathon
    • 14ème selon NBADraftRoom
    • 14ème selon Bleacher Report
    • 10ème selon ClutchTime

    Highlights

    Source : Swish

  • Fiche Draft 2020 de Isaac Okoro : Le roc défensif des Tigers d’Auburn

    Fiche Draft 2020 de Isaac Okoro : Le roc défensif des Tigers d’Auburn

    Isaac Okoro – Ailier

    Auburn Tigers

    South Eastern Conference

    Statistiques du Joueur 2019-2020

    28 Matchs
    31.5 Minutes
    12.8 Points (51.2%FG, 28.6%3pts)
    2.0 Passes
    4.4 Rebonds
    0.9 Interceptions
    0.9 contres
    2.0 Ballons perdues

    Curriculum

    • Freshman
    • Sort du Lycée McEachern à Powder Springs en Géorgie
    • Américain
    • 19 Ans (né le 26 janvier 2001 à Atlanta (Géorgie)
    • 6’6 » (2m01)
    • 225lb (102 Kilos)
    • Une envergure d’environ 2m08 centimètres (6’8.5 »)
    • Une détente d’environ 96 centimètres (37.8 inches vertical)

    Palmarès

    • All-SEC 2nd Team (2019-20)
    • SEC All-Freshman Team (2019-20)
    • SEC All-Defensive Team (2019-20)
    • Nike Hoop Summit (2019)
    • Médaillé d’or à la Coupe du Monde u17 en Argentine (2018) avec la Team USA
    • All-State Class 7A 2nd Team
    • All-American MaxPreps 3rd Team

    Récap de la saison du Joueur

    « Notre numéro 23 est plutôt bon. Il n’a pas peur, il est productif, il joue bien des deux côtés du terrain et vient d’inscrire le panier de la gagne au buzzer« . Ces mots sont ceux du coach de l’université d’Auburn, Bruce Pearl, impressionné par la prestation d’Isaac Okoro face à South Alabama en novembre. Freshman au talent précoce capable de faire gagner très tôt son équipe, le Forward (classé 36ème au RSCI 2019) va porter les Tigers à un bilan de 25 victoires pour 6 défaites seulement (20ème équipe du pays) et occuper cette saison la place de dauphin de la division SEC derrière Kentucky.

    Avec de belles ambitions affichées au moment d’aborder la March Madness, Okoro n’avait pourtant dépassé la barre des vingt points qu’à une seule reprise, c’était face à Vanderbilt début janvier (23 points), mais malgré ce rendement offensif anecdotique, le jeune Isaac peut se targuer d’avoir terminé presque tous ses matchs en double figure et les seules fois où Okoro a dû s’absenter en février pour une blessure au tendon d’Achille, Auburn s’est incliné à deux reprises, rencontres au cours desquelles le joueur a cruellement manqué à son équipe sur le plan défensif.

    Forces

    Joueur fort et athlétique, Isaac Okoro n’hésite pas à aller au contact en attaque pour terminer près du cercle, mais encaisse également très bien les coups et peut défendre sur des plus grands gabarits que lui. Malgré ses mensurations un peu juste pour un poste 3, il dispose néanmoins de très bons appuis ainsi qu’un centre de gravité assez bas qui lui permet d’être suffisamment agile et vif avec son footwork et lorsqu’il pivote avec ses hanches. Petit plus il est capable d’enclencher un second saut rapide et qui surprend la plupart du temps au moment de capter un rebond offensif sous le panier adverse (1.9 prises par match).

    Plutôt un profil de slasher qui inscrit la plupart de ses paniers sur catch & shoot et avec une certaine aisance, son toucher de balle reste plus que correct, raison pour laquelle il se permet parfois quelques jolies moves sous l’arceau avec une bonne maîtrise de certains fondamentaux offensifs comme l’Euro-step, le scoop layup, le putback dunk. Pour la partie mécanique de tir, Okoro effectue un bon transfert d’énergie de ses jambes vers le haut du corps avec une belle capacité à déclencher rapidement son bras. Son Pull-up jumper reste correct notamment après avoir posé un dribble main gauche et il peut également montrer une belle adresse sur son stepback.

    Okoro a su se montrer très efficace près du cercle cette saison (61%), registre offensif qu’il affectionne particulièrement puisque cela représente plus de la moitié de ses tentatives (51%) contre 1/3 pour les jump shots. Très efficace sur demi-terrain, il l’est encore plus des deux mains surtout lorsqu’il s’agit de jouer dans le trafic, il parvient alors à passer sur sa main gauche et éviter ainsi de se faire contrer ou de perdre le ballon. Il adore ainsi attaquer le cercle en inversant son sens de course et son dribble pour battre le second rideau défensif adverse derrière un écran et provoque un certain nombre de fautes adverses (3.6).

    Il prend ses appuis assez bas sur son dribble afin de protéger sa main droite et conserver une bonne dynamique pour driver. Son handle pour un ailier lui permet de varier sa vitesse et ses courses tout en conservant une bonne maîtrise du cuir des deux mains. À ce titre il est capable de crosser son vis-à-vis en partant le plus souvent de la gauche vers la droite et son dribble croisé paraît beaucoup plus fluide lorsqu’il démarre lentement avec le haut du corps. Son premier pas reste correct et il dispose d’une palette technique assez variée (dribble entre les jambes, in & out, spin move), et peut marquer des temps d’hésitation ou encore feinter son adversaire.

    Sa polyvalence lui permet de défendre du poste 1 à 4, raison pour laquelle le staff d’Auburn lui confie la charge de s’occuper généralement du meilleur joueur adverse. Son QI défensif lui permet de couper rapidement les départs de dribble adverse et de bloquer l’accès au cercle. Ses dimensions et sa longueur en défense lui permettant de protéger efficacement le cercle, Okoro est l’un des trois freshmen de moins d’2 mètres cette saison qui disposent d’un pourcentage de contre/tirs supérieur à 3%. Okoro a également progressé cette saison sur le positionnement de ses bras et de ses mains afin de gêner l’adversaire en déplaçant notamment ses mains pour obstruer le ballon et rendre plus difficile le tir adverse.

    Enfin Okoro est surtout réputé pour être un très bon défenseur d’équipe sans ballon capable de défendre aussi bien dans la zone que de se projeter rapidement sur un joueur démarqué dans le corner en couvrant bien les lignes de passes vers les big men seuls sous le panier et capable de gros efforts pour revenir rapidement en défense. Il montre un bon potentiel pour lire et anticiper les trajectoires des passes et les écrans en suivant le cuir des yeux sans se laisser avoir par le porteur de balle adverse sur des feintes. Il effectue du bon travail sur closeout et n’hésite pas à apporter son soutien aux extérieurs et peut tenir le coup face à des arrières rapides ou des intérieurs plus costauds.

    Faiblesses

    Si Okoro s’est distingué surtout sur le plan défensif cette saison c’est essentiellement parce qu’il n’a pas bénéficié de beaucoup de responsabilités et d’opportunités pour mettre en avant ses qualités d’attaquant. Deuxième, voire troisième solution en attaque, c’est surtout sa maladresse à longue distance qui limite son arsenal offensif et par conséquent les choix de son coach à Auburn. Que ce soit derrière la ligne à trois points, sur ses lancers francs (67.2%) ou bien en mid-range, son adresse n’est pas à la hauteur et si Okoro est utilisé comme un futur 3 and D sur catch & shoot (1/3 de ses tentatives cette saison), il va devoir travailler cet été son jump shoot à 3pts étant donné qu’en NBA, 90% des tirs en suspension sont des tentatives derrière la ligne des 7m23. Pour améliorer cette palette de tir, Okoro devra se créer seul son arsenal en se dotant d’un bon pull up jumper après un ou deux dribbles, car cette saison l’ailier a pris sa chance moins d’une fois sur 10 après un dribble, préférant plutôt le catch & shoot.

    Sa forme de tir est également à revoir, la faute à un léger manque de souplesse et de fluidité lorsqu’il enclenche son shoot. La mécanique avec le haut du corps a besoin d’être retravaillée, son coude gauche sort de la trajectoire lorsque l’épaule se raidit et par conséquent le bras gauche et sa main gauche interfère dans la trajectoire de tir, son coude droit s’enfonce et son bras droit revient alors constamment en arrière lorsqu’il tire. Ses jambes peuvent parfois être un peu trop rapprochées et le genou droit peut s’éloigner de l’axe du cercle.

    Sa libération de balle doit également gagner en rapidité et il a tendance parfois à forcer ses tirs en floater ou layups en sortie de dribble lorsqu’il ne parvient pas à passer par-dessus son défenseur qui ferme bien son côté faible. Cela peut entraîner des fautes offensives et des pertes de balle lorsqu’il cherche à ressortir le ballon pour ses coéquipiers. Plus à l’aise sur les passes dans le périmètre et nettement moins dans la raquette ou dans les espaces restreints, il ne voit pas toujours les joueurs libérés et les lignes de passes suffisamment tôt ce qui ralentit le jeu et entraîne quelquefois des pertes de balle et des passes mal ajustées, même s’il a toutefois montré quelques fulgurances dans le playmaking.

    Sa défense est également loin d’être parfaite. Trop souvent adepte du soutien défensif, il n’est pas toujours hyper attentif et rapide pour revenir couvrir sa zone et peut laisser un joueur libre d’attaquer le cercle. Un adversaire rapide et doté d’un bon dribble peut contourner Okoro surtout lorsque ce dernier éprouve des difficultés à passer derrière les écrans et fermer les espaces, préférant passer par-dessus au risque de se heurter à un gabarit plus imposant. Le plus grand problème reste sa rapidité à monter sur les tireurs, il doit constamment garder les mains en l’air lorsqu’il se rapproche, car il est souvent en retard pour contester le tir. Enfin il fait parfois preuve d’un peu trop de relâchement sur les phases de jeu arrêtées, lorsque le porteur de ballon ralentit un peu, il relâche sa défense et se redresser avec le haut du corps.

    Vue d’ensemble du profil

    Annoncé dans le meilleur scénario comme un lottery pick, Okoro est un défenseur hors pair et un athlète de grande classe qui peut changer le rythme et le cours d’un match grâce à son énergie et à ses actions défensives. Un athlète parmi les plus intéressants de cette cuvée, en particulier pour les équipes à la recherche de profils qui excellent dans le jeu en transition et la polyvalence. Néanmoins il n’est pas vraiment le choix offensif le plus sexy et ne dispose pas d’une palette offensive aussi impressionnante que certains de ces semblables, mais Okoro peut avoir un impact immédiat dans une franchise prête à l’accueillir et capable d’exploiter pleinement son QI défensif et son moteur en attaque dans un rôle de slasher, même s’il va devoir travailler son registre offensif.

    Comparaisons

    • Caron Butler
    • Justin Anderson
    • OG Anunoby
    • Evan Turner
    • Justise Winslow

    Draft Consensus

    • 8ème selon NBADraft.net
    • 9ème selon Tankathon
    • 7ème selon NBADraftRoom
    • 9ème selon Bleacher Report
    • 8ème selon ClutchTime

    Highlights

    Source : Inside The Edge
  • Fiche de draft 2020 de Tyrese Haliburton: Le couteau suisse made in Iowa

    Fiche de draft 2020 de Tyrese Haliburton: Le couteau suisse made in Iowa

    Tyrese Haliburton – Meneur / Arrière

    Iowa State Cyclones

    BIG 12 Conference

    Statistiques du joueur 2019-2020

    • 22 matchs
    • 15.2 points (50.4% FG, 41.9% 3PTS)
    • 5.9 rebonds
    • 6.5 passes
    • 2.5 interceptions
    • 0.7 contre
    • 2.8 turnovers
    • 25.9 PER

    Photo by: David K Purdy Getty Images

    Curriculum

    • Sophomore
    • Lycée: Oshkosh North High School dans le Wisconsin  
    • Américain
    • 20 ans (né le 29 février 2000 à Oshkosh)
    • 6’5’’ (1m96)
    • 175lb (79kg)
    • Envergure : 7’0 (2m13)
    • Détente non renseignée

    Palmarès

    • Médaille d’or à la coupe du monde des – de 19 ans (2019)
    • 2nd All Team BIG 12 (2019-2020)

    Récap de la saison du joueur

    Repéré en 2018 par James Kane, l’assistant coach des Cyclones, Haliburton est arrivé sur la pointe des pieds à l’université d’Iowa State. Absent des rankings en 2018, il faut néanmoins souligner que James Kane a le don de dénicher les talents puisqu’il a également découvert Ja Morant en 2017 pour Murray State.

    Si sa saison de freshman est loin d’être convaincante, les départs des arrières Marial Shayok (Sixers), Talen Horton-Tucker (Lakers) et de Nick Weiler-Babb (Allemagne), ont eu un effet immédiat sur les responsabilités et la production statistique du jeune Haliburton pour sa deuxième campagne universitaire.

    Dès le cinquième match de la saison, l’arrière s’offre son record de points avec 25 unités dans une défaite face à l’univeristé de Michigan, coachée par Juwan Howard. Dès lors, Haliburton ne descendra plus sous la barre des 17 points sur huit rencontres consécutives. Durant cette belle période, il tourne à 21.1pts, 7rds, 6.8pds, 61.3% 2pts, 46.4% 3pts et 2.1ints.

    Mais l’apport non négligeable de Tyrese ne permet pas à son équipe de se démarquer au sein de la BIG12. Le 8 janvier 2020, les hommes de Steve Prohm subissent un gros revers contre Kansas (1er de la BIG12: 53-79) avec un Haliburton à côté de ses pompes (5pts en 36’). Une performance offensive désastreuse répétée plus tard face à Baylor (2e de la BIG12) avec 6 points en 40 minutes.

    Haliburton ne remporta que trois matchs sur les onze derniers auxquels il a participé. Le 8 février 2020, lors de la venue de Kansas State, le numéro 22 est victime d’une blessure au poignet qui l’obligea à quitter ses partenaires. Le verdict est douloureux, c’est une fracture du poignet gauche, sa saison est donc arrêtée prématurément.

    Forces

    Haliburton est un meneur de grande taille doté d’un très bon sens du jeu et capable de distiller de magnifiques passes pour ses partenaires. Ce joueur peut fluidifier le jeu offensif de son équipe en prenant les bonnes décisions sur pick and roll ou en transition. Les statistiques avancées semblent l’apprécier également avec un taux impressionnant de 35.3% de passes décisives quand il est sur le parquet.

    En plus d’être un passeur de haut niveau, le joueur originaire du Wisconsin n’est pas un manchot lorsqu’il s’agit de shooter. Bien que sa mécanique de tir soit étrange, il représente une réelle menace de loin sur catch and shoot. En plus de présenter un TS de 63.1% et un EFG de 61.1%, l’arrière a confiance en son tir à 3pts avec un taux de réussite de 41.9% pour plus de cinq tentatives par rencontre.

    L’arrière est particulièrement à l’aise sur catch and shoot avec une moyenne de 1.5 points par possession associée à un taux de réussite de 49.3%, ce qui le place parmi les meilleurs étudiants dans ce domaine. Son jardin est sans aucun doute le corner avec 77.5% de réussite. La finition est aussi intéressante chez Haliburton, avec 64% de réussite dans la restricted area, le sophomore a fait preuve d’une belle résistance au contact et un body control tout à fait convenable.

    En défense, sa taille et son envergure lui permettent de voler des ballons et d’assurer le rebond défensif. Sa communication en défense est prometteuse et sa faculté à faire toutes ces petites choses qui ne se voient pas dans les boxscores (rotations, aides…) sont très séduisantes. C’est aussi un bon défenseur d’équipe, qui a montré par séquence, qu’il pouvait rendre des services dans la raquette afin de protéger le cercle.

    Faiblesses

    S’il y a bien une chose que l’on peut reprocher à Haliburton, c’est d’être trop altruiste et de manquer d’agressivité en attaque. Néanmoins, cette caractéristique peut s’expliquer en partie par sa mécanique de shoot peu académique et facilement perturbable par la défense. Haliburton devra rassurer les scouts NBA quant à sa capacité à shooter de loin afin de représenter une menace totale sur pick and roll.

    Si Haliburton peut distiller n’importe quelle passe sur pick and roll, il doit encore progresser sur sa faculté à scorer sur spot up ou bien sur un drive. Son shoot doit gagner en constance et en fiabilité afin de ne pas voir le défenseur passer constamment sous l’écran (4/24 aux tirs dans ce genre de situations).

    Si Haliburton a connu des mauvaises soirées en attaque cette saison, c’est également dû à un léger manque d’explosivité sur son premier pas. Il lui est difficile de se débarrasser de son vis-à-vis avec son handle. Bien qu’il sache feinter, son répertoire de moves balle en main reste limité et peu diversifié. Sa modeste carrure peut également être problématique face aux gabarits plus musculeux de la NBA.

    Sa défense sur pick and roll reste à améliorer, bien que son envergure l’aide beaucoup. Il a tendance à se faire avoir sur certaines feintes et à se jeter pour tenter l’interception. Sa corpulence fait qu’il éprouve certaines difficultés à passer et à se battre face aux écrans adverses. Il lui arrive de rester coincé en dessous de l’écran ou bien de se jeter et de se retrouver dans une posture défavorable.

    Vue d’ensemble du profil

    Tyrese Haliburton est un joueur qui peut apporter dans tous les compartiments du jeu. Sa vision de jeu et son QI basket font de lui un lottery pick assuré, voire plus si l’on observe les rumeurs évoquant les Warriors et les Knicks. Si son handle et son manque d’explosivité lui font défaut, Haliburton serait parfait dans le rôle du 2e meneur capable de jouer sans et avec ballon. S’il montre des progrès significatifs en défense et un peu plus de régularité et d’agressivité en attaque, Haliburton serait un bon titulaire au sein d’une franchise NBA. Enfin, espérons que sa blessure au poignet ne soit plus qu’un mauvais souvenir.

    Comparaisons

    • Lonzo Ball
    • Shaun Livingston avec un shoot  
    • Shai Gilgeous-Alexander
    • Michael Carter-Williams avec un shoot
    • Dante Exum avec le sens du collectif

    Draft Consensus

    • 7eme selon nbadraft.net
    • 7eme selon Tankathon
    • 12eme selon nbadraftroom
    • 9eme selon nbcsports.com
    • 6eme selon ClutchTime

    Highlights

  • Fiche Draft 2020 de Cole Anthony : Le phénomène new-yorkais des Tar Heels

    Fiche Draft 2020 de Cole Anthony : Le phénomène new-yorkais des Tar Heels

    Cole Anthony – Meneur de jeu

    North Carolina Tar Heels

    Atlantic Coast Conference

    Statistiques du Joueur 2019-2020

    Photo by Grant Halverson/Getty Images

    22 Matchs
    34.9 Minutes
    18.5 Points (38%FG, 34.8%3pts)
    4.0 Passes
    5.7 Rebonds
    1.3 Interceptions
    0.3 contres
    3.5 Ballons perdues

    Curriculum

    • Freshman
    • Sort du Lycée Oak Hill Academy de Mouth of Wilson (Virginie)
    • Américain
    • 20 Ans (né le 15 mai 2000 à Portland (Oregon)
    • 6’3 » (1m90)
    • 190lb (86 Kilos)
    • Une envergure d’environ 196 centimètres (6’4.5″)
    • Une détente d’environ 109 centimètres ( 43 inches vertical)

    Palmarès

    • All-Catholic High School Athletic Association Class AA 2nd Team (2015-16)
    • All-CHSAA Class AA 1st Team (2016-17)
    • Defensive Player of the Year Nike Elite Youth Basketball League (2017)
    • All-CHSAA Class AA 1st Team (2017-18)
    • USA Today All-USA 3rd Team (2017-18)
    • MaxPreps Junior All-American 3rd Team (2017-18)
    • MVP of the Year Nike Elite Youth Basketball League (2018)
    • USA Today All-USA 1st Team (2018-19)
    • MaxPreps All-American 3rd Team (2018-19)
    • Virginia Gatorade Player of the Year (2018-19)
    • MVP McDonald’s All-American Game (2019)
    • MVP Nike Hoop Summit (2019)
    • MVP Jordan Brand Classic (2019)
    • ACC All-Freshman 1st Team (2019-20)
    • All-ACC 3rd Team (2019-20)
    • Pre-season Wooden Award (2019-20)

    Récap de la saison du Joueur

    Recruté par l’université de North Carolina en tant que 2ème plus gros prospect du pays sur les postes du backcourt (RSCI), Cole Anthony avait parfaitement démarré la saison avec les Tar Heels, remportant six de ses sept premiers matchs, avec notamment deux victoires face à Oregon et Alabama. Le meneur de jeu affichait néanmoins un niveau en dent de scie, capable du meilleur en plantant 34 points (11 rebonds et 5 passes) contre Notre Dame pour ses débuts, comme du pire avec seulement 9 points face Elon, les hommes de Roy Williams vont connaître un gros coup d’arrêt en décembre en perdant quatre matchs consécutifs, mais plus dur encore en perdant sur blessure Anthony.

    Contraint de passer sur le billard pour se faire opérer du ménisque du genou droit, le meneur va manquer la compétition jusqu’en février, laissant son équipe enchaîner les revers (4-8). De retour pour défier Boston College, Anthony manquera d’offrir la victoire à son équipe, malgré ses 26 points inscrits pour son retour. Au final les Tar Heels vont s’incliner sept fois en février avant de se ressaisir sur leurs derniers matchs. Lors de son opposition face à son grand rival Duke début février, Anthony va se heurté à un très bon Tre Jones des deux côtés du terrain qui emmènera les Blue Devils en overtime avant de s’imposer sur le fil (98-96). Cette saison Anthony n’a dépassé la barre des vingt points qu’à neuf reprises, dépassant péniblement les 33% d’adresse aux tirs le reste de la saison.

    Forces

    Profil très agressif en attaque, Anthony est un meneur qui finit fort près du cercle et représente une menace permanente pour la défense adverse. Ses stepbacks et ses pull-ups à n’en plus finir sont également extrêmement redoutables et rendent la tâche pénible pour les joueurs qui doivent se le coltiner pendant 40 minutes. Son style explosif et sa rapidité lui confèrent un profil athlétique plus qu’à la hauteur, notamment lorsqu’il enclenche son premier pas, Anthony parvient souvent à prendre de vitesse ses vis-à-vis.

    Adroit avec les deux mains, sa conduite de balle et sa vitesse de dribble lui ouvrent souvent des espaces près du cercle pour conclure avec des layups tout en toucher qui laisse apparaître une belle technique. N’hésitant pas à aller au contact et provoquer les fautes pour rallier la ligne des lancers, il dispose d’une bonne détente et d’une force physique au dessus de la moyenne des joueurs de sa taille, grâce entre autre à une bonne maîtrise du haut du corps.

    Grâce à son conduite de balle, le meneur des Tar Heels a développé une solide vision de jeu et a pu montré une certaine facilité dans le playmaking, même si toutefois le manque de spacing et la faiblesse du jeu sur pick-and-rolls à North Carolina n’offre pas une réelle opportunité de développer cet aspect de son jeu. Capable de changer de main et de rythme sur son dribble son jeu est constamment porté vers l’avant ce qui libère souvent des espaces pour ses coéquipiers.

    Anthony fait également preuve d’une bonne agressivité en défense et au rebond en dépit de sa petite taille, ce qui représente un atout loin d’être négligeable. Comme évoqué plus haut, il est suffisamment solide sur ses appuis et avec le haut du corps pour marquer de près ses adversaires et dispose de très bons réflexes et se déplace bien sur les côtés pour contenir le porteur de balle et provoquer des pertes de balle. Son jeu défensif off-ball est également intéressant notamment sur les switchs défensifs, il est même capable de lâcher quelques contres.

    Très bon finisseur, le talent de Cole Anthony s’exprime pleinement sur les phases de transition en contre-attaque lorsqu’il décide de remonter le ballon seul jusqu’au panier. Moteur en attaque de son équipe, sa palette de shoot reste de très bonne facture et il n’hésite pas à prendre sa chance de loin comme de près ce qui démontre une certaine maturité et une absence d’hésitation dans ses choix en attaque, en dépit d’un QI basket loin d’être exploité.

    Faiblesses

    Au-delà de ses faibles progrès depuis le lycée et les résultats médiocres des Tar Heels cette saison, le rôle d’Anthony a notamment révélé une certaine tendance à vouloir s’accaparer le ballon et abuser des tirs forcés ou contestés, rendant parfois sa prestation d’ensemble sur un match négative. Son jeu explosif comporte parfois un manque de self-contrôle à la mène et une prévisibilité dans ses choix, tout comme sa sélection de tirs et sa mécanique de shoot jugée trop lente au niveau de la libération de la balle.

    En tant que dépositaire du jeu à North Carolina, Anthony commet aussi beaucoup d’impairs à la mène, son ratio AST/TOV étant loin d’être un modèle de réussite. En sachant pertinemment qu’il n’est pas un playmaker au sens premier du terme, Anthony dispose pourtant d »un temps de possession de balle par match très élevé, sans pour autant réussir à créer plus d’opportunités de jeu pour ses coéquipiers. Sa qualité de passe pure et sa lecture du jeu reste globalement assez faible pour un meneur appelé à bénéficier de plusieurs minutes en NBA selon les récents scouting reports.

    Enfin ses dimensions et son gabarit le situe en dessous de profil comme LaMelo Ball, Killian Hayes ou encore Tyrese Haliburton, en particulier si on s’attarde sur son envergure qui s’avère être son plus gros point faible sur le plan physique. En défense cette faiblesse peut être exploitée par ses adversaires qui, malgré les efforts du new-yorkais en défense, pourrait profiter de leur supériorité physique pour le prendre pour cible en attaquant fréquemment son côté faible. Son évolution physique suite à sa blessure au genou sera très attentivement scrutée par les scouts.

    Vue d’ensemble du profil

    Combo-guard énergique, Cole Anthony se plaît dans un registre bien plus offensif que défensif en agressant l’adversaire et en tentant sa chance aussi bien de loin comme près du cercle. Capable de prendre feu à tout moment, son profil pourrait tout à fait convenir dans un groupe en mal de scoreur dans une second unit, voire même en tant que leader offensif autour duquel une franchise pourra bâtir un roster prometteur. La question qui subsiste reste l’intensité avec laquelle Anthony joue et pratique son jeu sur le terrain et qui suscite des craintes quand aux risques de blessures pouvant freiner sa progression.

    Comparaisons

    • Mo Williams
    • Derek Fisher
    • Dennis Smith Jr.
    • Kemba Walker
    • Patty Mills

    Draft Consensus

    • 11ème selon NBADraft.net
    • 10ème selon Tankathon
    • 20ème selon NBADraftRoom
    • 7ème selon Bleacher Report
    • 13ème selon ClutchTime

    Highlights

    Source : Swish
  • Fiche Draft 2020 de Precious Achiuwa : Du Nigéria aux bancs de la fac de Memphis

    Fiche Draft 2020 de Precious Achiuwa : Du Nigéria aux bancs de la fac de Memphis

    Precious Achiuwa – Ailier Fort

    Memphis Tigers

    American Athletic Conference

    Statistiques du Joueur 2019-2020

    Photo by Joe Rondone/The Commercial Appeal

    31 Matchs
    30.4 Minutes
    15.8 Points (49.3%FG, 32.5%3pts)
    1.0 Passes
    10.8 Rebonds
    1.1 Interceptions
    1.9 contres
    2.8 Ballons perdues

    Curriculum

    • Freshman
    • Sort du Lycée Montverde Academy à Lake County en Floride
    • Nigérian
    • 20 Ans (né le 19 septembre 1999 à Port Harcourt (Nigéria)
    • 6’9 » (2m06)
    • 225lb (102 Kilos)
    • Une envergure d’environ 2m20 centimètres (7’2″)
    • Une détente d’environ 109 centimètres (43 inches vertical)

    Palmarès

    • MaxPreps Junior All-American 2nd Team (2017-18)
    • MaxPreps All-American 5th Team (2018-19)
    • USA Today All-USA 3rd Team (2018-19)
    • USA Today All-USA Florida 1st Team (2018-19)
    • AAC Player of the Year (2019-20)
    • AAC Freshman of the Year (2019-20)
    • All-Team AAC 1st Team (2019-20)
    • McDonald’s All-American (2019)
    • Nike Hoop Summit (2019)

    Récap de la saison du Joueur

    Rapidement devenu par la force des choses le leader des Tigers suite à la suspension de James Wiseman, Precious Achiuwa (14ème au classement RSCI des meilleurs prospects high school) s’est vu offrir un temps de jeu et des responsabilités nettement plus importantes par son entraîneur à Memphis, Anfernee Hardaway, au point d’être le meilleur marqueur, rebondeur et contreur de son équipe en l’absence de Wiseman. Le nigérian aura compilé 18 double-doubles cette saison, atteignant la barre des vingt points à dix reprises.

    Son record personnel il l’établira le 11 novembre face à l’Université d’Ole Miss avec 25 points (10/16) et récidivera au mois de mars cette fois face aux Cougars de Houston avec 25 points (9/20) dont 2/5 à 3pts. Avec un bilan de 10 victoires pour 8 défaites cette saison en ACC, le bilan de Memphis est loin d’avoir répondu aux attentes du mois d’octobre, surtout au regard de la deuxième moitié de saison où les hommes de Hardaway se sont ramassés (50% de victoires seulement).

    Forces

    Precious est un big man fort physiquement et plutôt mobile avec des mouvements de corps fluides et vifs qui lui permettent de se déplacer rapidement sur le terrain et face à certains vis-à-vis qui n’ont pas la même mobilité. Ses dimensions physiques lui confèrent un avantage sur certains profils poste 4 de cette cuvée de draft grâce à une combinaison entre explosivité vers l’avant et sous les panneaux et sa force physique au dessus de la moyenne qui devrait plaire à un certain nombre d’équipe.

    Sur le plan offensif le nigérian est un excellent joueur sur jeu en transition et en contre-attaque. Il représente une menace en l’air pour claquer des alley-oop dunks et dominer plus largement le jeu aérien dans un match. Precious est un poste 4 qui se projette bien en attaque grâce à de belles courses rentrantes et une finition après une pénétration tête de raquette convaincante ce qui lui permettra de se fondre aisément dans un système très porté vers l’attaque.

    Plutôt bon manieur de ballon, l’ailier peut même se transformer en menace constante sur sa prise de dribble et son premier pas qui lui offre souvent une bonne première ouverture vers le cercle en prenant le dessus sur son adversaire directe à l’intérieur. Precious est également un très bon joueur sur pick-and-roll, capable de poser rapidement un écran et de switcher correctement, lui ouvrant ainsi des espaces en attaque et une bonne couverture défensive.

    Sa palette de tirs, bien qu’encore assez légère, reste assez intéressante. Achiuwa reste avant tout un scoreur dans la peinture qui va privilégier les tirs près dans la peinture plus qu’un jump-shot en pull-up mi-distance. Son adresse dans ce registre reste encore assez faible, mais le nigérian a en revanche fait preuve d’une adresse à trois points étonnante, n’hésitant pas à prendre sa chance. C’est potentiellement dans un registre Three & D qu’il pourrait progresser afin de se faire une place dans un roster NBA.

    Ultime domaine enfin, le forward est un féroce rebondeur, très actif des deux côtés du terrain, son agressivité sur le porteur de balle et sous la raquette lui confère une très grande importance en défense pour son équipe. Meilleure évaluation défensive et Meilleur Defensive Win Shares de la conférence American Athletic, Precious est un véritable game changer lorsqu’il s’agit de s’occuper des tâches besogneuses. Son côté défensif acharné est un point précis de son jeu très apprécié des scouts.

    Faiblesses

    Comme évoqué plus haut, Precious Achiuwa ne dispose pas d’une palette offensive variée et suffisamment développée pour prétendre à un rôle offensif majeur au sein d’une équipe. En dehors des tirs extérieurs et mid-range qu’il va devoir améliorer sur la durée, l’ailier doit surtout progresser dans sa sélection de tir. Le joueur a souvent tendance à tenter sa chance de près dès qu’il peut avoir le ballon malgré la pression défensive. Enfin son efficacité sur la ligne des lancers devra se renforcer.

    Sur le terrain Precious a souvent tendance à jouer en isolation, sans se soucier du marquage défensif adverse et de ses coéquipiers démarqués ce qui ralenti très fréquemment le jeu de son équipe et peut entraîner des pertes de balle et des tirs forcés. Ses lacunes sur le plan technique au poste bas lui empêchent d’ailleurs de concrétiser rapidement en attaque et contribuent à ralentir le jeu lorsqu’il ne prend pas le dessus sur son vis-à-vis.

    Son attitude et son activité sur un terrain tend parfois à avoir un effet inverse souhaité et un excès d’agressivité en défense lorsqu’il close out un joueur ou dès qu’il joue sous la raquette. Achiuwa fait preuve parfois d’une trop grande confiance dans son jeu avec ses prédispositions en attaque ce qui rend son basket imparfait et inconstant. Son footwork est encore perfectible en particulier s’il veut ajouter à son arsenal offensif un jump-shot efficace.

    La lecture du jeu demeure également son grand point faible, Precious ne dispose pas de la technique et de la vision de jeu encore intéressante pour parler de playmaking. Son jeu de passe est encore limité aux passes courtes et pour l’instant le joueur n’a pas toujours fait preuve d’une intelligence dans le jeu. Sans un bon QI Basket il risque en effet d’avoir de grosse difficulté à s’intégrer en NBA au moment de partager la gonfle et de faire vivre le ballon efficacement. D’ailleurs son ratio turnovers/passes est assez catastrophique (0.3).

    Enfin sur la partie technique, le joueur doit travailler son jeu sur sa main faible, bien trop irrégulière en particulier lorsqu’il attaque le cercle avec finition main gauche. Ballon en main il peut cafouiller ses dribbles en se précipitant ou par un manque d’appréciation dans sa course et dans ses prises de balle. C’est avec ce manque de discernement près du cercle qu’il lui arrive de perdre de précieux rebonds et de rater des tirs ouverts, tout faits, des tirs même parfois contrés par l’adversaire.

    Vue d’ensemble du profil

    Avec un profil d’energizer encore en phase de développement, ce big guy devrait sans surprise devenir un solide joueur de rotation dans un contexte actuel où les profils défensifs comme le siens intéressent fortement. Très bon joueur de pick n’ roll il se pourrait même qu’il puisse développer une certaine entente avec un backcourt qui développe un basket rythmé et très orienté vers le jeu en pénétration, lui offrant pourquoi pas une place de titulaire quasi-permanent à un poste stretch 3-4 voire 5 small ball. Plutôt adepte du grab and go, Precious Achiuwa pourrait tout à fait développer à terme un profil 3 and D, catch-and-shooter s’il bosse suffisamment son tir mid et long range.

    Comparaisons

    • Gerald Wallace
    • Mo Harkless
    • Tobias Harris
    • Jerami Grant
    • Marcus Morris

    Draft Consensus

    • 12ème selon NBADraft.net
    • 12ème selon Tankathon
    • 13ème selon NBADraftRoom
    • 13ème selon Bleacher Report
    • 11ème selon ClutchTime

    Highlights

    Source : Swish
  • Fiche Draft 2020 de Nico Mannion : Le Mamba Rouge de l’Arizona

    Fiche Draft 2020 de Nico Mannion : Le Mamba Rouge de l’Arizona

    Nico Mannion – Meneur

    Arizona Wildcats

    Pac-12 Conference

    Statistiques du Joueur 2019-2020

    Source : Rick Scuteri USA Today Sports

    32 Matchs
    32.3 Minutes
    14 Points (39%FG, 33%3pts)
    5.3 Passes
    2.5 Rebonds
    1.2 Interceptions
    0 contres
    2.6 Ballons perdues

    Curriculum

    • Freshman
    • Sort du Lycée Pinnacle dans l’Arizona
    • Italien
    • 19 Ans (né le 14 Mars 2001 à Siennaà
    • 6’3 » (1m91)
    • 179lb (86 Kilos)
    • Une envergure d’environ 188 centimètres (6’2.5 »)
    • Une détente d’environ 105 centimètres en 2018 (41 inch vertical)

    Palmarès

    • MaxPreps 1e équipe All-American en 2017
    • 1e équipe Arizona Republic Class 6A All-State en 2017
    • MaxPreps Sophomore All-American 3eme équipe en 2018
    • Arizona Gatorade Joueur de l’année en 2018
    • Champion de seconde classe 6A State avec Pinnacle en 2019
    • Arizona Gatorade Joueur de l’année en 2019
    • National High School Coaches Association Senior Athlète de l’année en 2019
    • USA Today All-USA 2e équipe en 2019
    • Naismith All-American 3e équipe en 2019
    • sélectionné pour le McDonald’s All-American Game et le Nike Hoop Summit en 2019
    • All-Pac-12 2e équipe en 2020
    • Champion du Wooden Legacy en 2020
    • MVP du tournoi Wooden Legacy en 2020
    • Equipe All-Freshman en 2020

    Récap de la saison du Joueur

    Nico Mannion arrive dans le processus de recrutement après le Lycée comme l’un des meilleurs joueurs disponibles dans sa classe (Recrue 5 étoiles) et le 14 Septembre 2018, il décide de rejoindre les Wildcats de l’Arizona pour rester dans son élément.

    Très tôt dans la saison, le « Red Mamba » va faire beaucoup de bruit et montrer au monde qu’il n’est pas là pour plaisanter avec 21 points et 9 passes durant son second match officiel avec les Wildcats, 15 points dans son 4e match officiel ou encore 16 points et 11 passes dans son match d’ouverture du Tournoi Wooden Legacy le 28 Novembre 2019.

    Nico finira par gagner ce Tournoi et sera MVP de ce dernier avec 16 points et 7 passes de moyenne (ce qui lui vaudra une sélection dans l’équipe de la semaine).

    Sa saison se poursuit de façon satisfaisante sans pour autant dominer ou même impressionner et il va se qualifier pour le Tournoi Pac-12 avec les Wildcats ou, durant le premier tour, il va offrir 14 points dans la victoire de son équipe avant que le tournoi ne soit annulé comme toutes les autres compétitions.

    Nico Mannion finit la saison avec des statistiques acceptables mais très en dessous des attentes, laissant un sentiment de déception alors qu’il possède tout de même des statistiques plus qu’acceptable pour un jeune qui vient d’avoir 19 ans en Mars 2020.

    Forces

    Nico Mannion est l’un des meilleurs talents de cette classe 2020 avec comme qualité première un « leadership » impressionnant pour son âge, il n’a pas peur de prendre un tir compliqué et ne baisse pas les yeux face à la pression et l’adversité ce qui est indispensable pour devenir un bon joueur au niveau supérieur.

    L’Italien est un très bon créateur, avec une panoplie de mouvements offensifs et de conduite de balle au-dessus de la plupart des meneurs de sa classe, il est capable de se rendre n’importe où sur le terrain et possède une très bonne vision du jeu et surtout une très bonne anticipation des mouvements adverses en défense ce qui lui permet d’être un créateur d’élite, pour lui ou ses coéquipiers.

    Son tir est acceptable, il détient la panoplie intégrale dans ce registre, que ce soit en « catch and shoot » ou en sortie de dribble, Nico est capable de scorer à un niveau très élevé. Même si ses pourcentages sont assez décevants cette année, il reste une menace importante pour l’équipe adverse ce qui lui permet d’utiliser ses capacités de finitions lorsque le défenseur mord a une feinte de tir.

    En parlant de finitions, on a en Nico l’un des meilleurs finisseurs de sa classe, avec la finesse d’un Irving, il peut finir au cercle et détient beaucoup de talents dans ce secteur du jeu ce qui lui permet d’être catégorisé depuis le Lycée comme un scoreur impressionnant et talentueux.

    D’ailleurs, dans le secteur de la finition près du cercle, il s’avère être détenteur d’une assez bonne explosivité, que ce soit sur son premier pas ou sa détente, ce qui lui permet de réaliser des actions offensives impressionnantes depuis le Lycée même si son explosivité n’est pas dans l’élite non plus.

    Bizarrement, Nico est un bon défenseur, il n’est pas l’un des plus grands gabarits et ses capacités physiques ne lui laissent pas cette possibilité mais il est déterminé et appliqué en défense. Il a une vitesse latérale acceptable ce qui lui permet de ne pas se faire avoir par les premiers pas de l’adversaire et son QI Basket lui permet de bien lire les systèmes et les lignes de passes pour aller chercher des interceptions.

    Même sans être un « Freak », il s’avère être un bon défenseur intelligent ce qui suffit à ne pas devenir une faiblesse pour son équipe et son intensité défensive sert d’exemple à ses coéquipiers ce qui démontre encore plus sa qualité principale de leader.

    Faiblesses

    Malheureusement, si le Wildcat n’est pas l’un des tops prospects de la Draft 2020, c’est parce qu’il garde quelques défauts plus ou moins importants.

    Nico est un scoreur impressionnant mais il possède des habitudes offensives qui en font un joueur prévisible et comme le démontre Zach Milner dans son scouting report, 21.5% de ses tirs sont des floaters ce qui montre un manque d’agressivité et surtout une prévisibilité flagrante en attaque.

    Dans le même registre, sa conduite de balle qui est l’une des meilleures de sa classe pourrait lui permettre d’attaquer le cercle de manière effective mais son manque d’agressivité le pousse plus souvent à prendre un tir ce qui est regrettable lorsque l’on voit son talent dans ce secteur.

    Aucun doute qu’une franchise NBA lui fera travailler cet aspect de son jeu car même s’il aime bien être le principal joueur offensif de son équipe, il ne semble pas être très agressif dans ses choix en attaque même s’il a progressé dans ce secteur au fil de son année Universitaire (peut-être lié a une amélioration au niveau de son physique ?).

    Ses fondamentaux au niveau du tir sont impressionnants, il est fort pour son âge dans ce secteur avec une belle forme mais il est limité par ses capacités physiques dans une situation de 1 contre 1 où il doit créer son propre espace pour tirer car son gabarit ne lui permet pas actuellement de s’offrir un bon tir ouvert contre un défenseur respecté en NBA comme Marcus Smart par exemple.

    Son tir est d’ailleurs une grande source d’incertitude sachant que depuis son arrivée a l’Université de l’Arizona, il n’a pas réellement démontré de progrès et même, pour certains, il a fait preuve d’un retour en arrière dans ce secteur. En réalité, il est fort probable que cela ne soit qu’un mauvais passage mais l’inquiétude reste présente car il est aussi possible que l’augmentation de l’adversité et l’apparition de défenseurs rapides et athlétiques contre lui sont peut-être des facteurs qui ont joué dans cette baisse de régime au niveau de ses pourcentages au tir.

    Pour finir, sa régularité et sa maladresse sont deux facteurs qui entrent dans ses défauts mais en réalité, n’importe quel prospect de son âge dans un championnat comme la NCAA possède les mêmes problèmes. On ne peut donc pas réellement compter ses deux facteurs comme des faiblesses car ce sont des secteurs qui s’améliorent grâce à l’expérience et l’apprentissage.

    Vue d’ensemble du profil

    Nico Mannion est une réelle superstar dans l’Arizona, surnommé le « Red Mamba », il a toujours été ce scoreur incroyable qui a enflammé les réseaux sociaux depuis ses 14 ans et aujourd’hui, il fait face à des adversaires plus costauds et plus rapides que lui ce qui lui offre l’opportunité d’utiliser son QI Basket et ses capacités de meneurs pour s’améliorer dans les autres compartiments du jeu.

    A 15 ans, il était déjà le leader de son équipe et était déjà l’un des meilleurs joueurs de son patelin avant de devenir un joueur pour l’équipe nationale de l’Italie à 17 ans seulement, donc si il y a bien une chose qui est sûr, c’est que Nico Mannion est un talent rare avec un très fort potentiel dans cette Draft.

    Il peut réellement devenir un All-Star en NBA si une équipe lui accorde sa confiance afin d’exceller. Son « leadership » et ses capacités hors normes ne font aucun doute sur le fait qu’il pourrait devenir non seulement un « steal » dans cette draft 2020 mais surtout l’un des meilleurs joueurs de cette Draft 2020.

    Comparaisons

    • Derrick White
    • Deron Williams
    • Mike Bibby
    • Goran Dragic
    • Tony Parker
    • Kemba Walker

    Draft Consensus

    • 22e selon nbadraft.net
    • 22e selon Tankathon
    • 39e selon nbadraftroom.com
    • 26e selon nbcsports.com

    Highlights

    Source : Inside The Edge
  • Fiche Draft 2020 Théo Maledon : Le prodige de la ville aux cent clochers

    Fiche Draft 2020 Théo Maledon : Le prodige de la ville aux cent clochers

    Théo Maledon – Meneur

    ASVEL Lyon-Villeurbanne

    Jeep Elite (LNB Pro A) + Euroligue

    Statistiques du Joueur 2019-2020

    Source : LUCAS BARIOULET / AFP
    Stats Jeep Elite
    20 matchs 
    15.6 Minutes
    6.5 Points (39%FG, 29%3pts)
    2 Rebonds
    1.8 Passes
    0.6 Interceptions
    0.1 Contres
    1.5 Balles perdues
    Stats Euroligue
    22 Matchs
    17.7 Minutes
    7.4 Points (45%FG, 36%3pts)
    1.9 Rebonds
    3.1 Passes
    0.3 Interceptions
    0.1 Contres
    1.9 Balles perdues

    Curriculum

    • Professionnel depuis 2018
    • Sort du Centre fédéral de Basket-Ball (INSEP)
    • Français
    • 18 ans (né le 12 Juin 2001 à Rouen)
    • 6’4 » (1m92)
    • 176lb (80 kilos)
    • Envergure de 208cm environ (6’8 »)
    • Pour la détente, on attend la Draft Combine

    Palmarès

    • Prix du double projet FFBB (performances sportives-scolaires) en 2015
    • Champion Euroligue Junior en 2017
    • Médaille d’or au championnat d’Europe FIBA des – de 16 ans en 2017
    • Médaille d’argent a la coupe du monde FIBA des – de 17 ans en 2018
    • All-Star LNB en 2018
    • Meilleur espoir de la Jeep Elite en 2019
    • Champion de France en 2019
    • Vainqueur de la coupe de France en 2019
    • MVP de la finale de coupe de France en 2019

    Récap’ de la saison du Joueur

    Après avoir été consacré meilleur espoir de la Jeep Elite la saison précédente en frôlant la sélection nationale pour la coupe du monde 2019 en Chine avec l’équipe de France à seulement 18 ans, Théo entre dans sa 3e saison à Lyon-Villeurbanne avec beaucoup de pression et d’attente sur lui.

    Toute la scène internationale à ses yeux rivées sur le futur prodige. D’ailleurs, plusieurs sites le placent comme favori pour être le meilleur espoir de l’Euroligue comme l’ont été Luka Dončić ou encore Goga Bitadze avant lui ce qui démontre une confiance et un respect impressionnant.

    Son match d’ouverture se fera le 22 Septembre 2019 contre Limoges ou il fera une performance de 6 points et 8 passes en 19 minutes et même si ses performances en Jeep Elite laissent les fans sur leur faim, c’est en Euroligue que Théo va montrer qu’il ne s’écroule pas sous la pression.

    Le 17 Janvier, il réalise son record de passes en carrière avec 10 offrandes, puis va battre son record de points le 24 en Euroligue avec 19 unités. Cette montée en puissance du jeune prodige ne faiblit pas, le 14 Février durant la demi-finale de la Leaders Cup, il va offrir une performance de 20 points et 7 passes dans une victoire. Sa dernière performance en Euroligue sera contre le Real Madrid le 5 mars 2020 où, en sortie de banc, il va offrir 12 Points en 23 minutes.

    Malheureusement, cette montée en puissance sera rapidement stoppée par la suspension de la saison, mais qu’importe Théo estime être prêt à offrir ses talents à une franchise NBA, et s’inscrit à la Draft le 5 Avril 2020.

    Forces

    En premier lieu, sa plus grande qualité est son calme sur un terrain, il a une vision et une justesse qui sont indispensables pour être un meneur de qualité et lorsque l’on ajoute à cela un « handle » plus qu’efficace, cela donne un meneur qui peut rapidement devenir l’élément principal de l’organisation du jeu d’une équipe.

    Théo compense son manque athlétique (par rapport aux meneurs NBA) par un très bon QI offensif et des fondamentaux qui démontre la grande influence qu’a eu dans sa formation un certain meneur du Texas sur lui.

    De plus, il fait partie des « Freaks » de la nouvelle génération en tant que meneur avec de très grand bras ce qui lui permet, un peu comme un Gilgeous-Alexander, de profiter d’une bonne envergure et d’avoir une bonne finition dans la peinture.

    Son tir est efficace (37% à 3pts en Euroligue avec un peu plus de 2 tentatives par match) ce qui lui permet d’être une menace constante sur le parquet et ses déplacements sans ballon sont déjà d’un niveau impressionnant ce qui lui permet de s’offrir pas mal de tirs ouverts et surtout la possibilité d’être un « combo guard » à côté d’un autre porteur du ballon.

    Théo a réalisé beaucoup de progrès depuis ses débuts a l’ASVEL sur son « footwork », sa sélection de tir et d’emplacement et enfin le développement d’un tir en sortie de dribble lui permettent d’avoir plusieurs options sur un terrain, un bon commencement pour devenir une grosse menace offensive.

    Pour finir, ce qui est intéressant avec Théo c’est qu’une grande partie de ses qualités font partie des bases requises chez un bon meneur de jeu avec un bon « handle », une qualité de passe plus que raisonnable, un QI Basket au-dessus de la moyenne et surtout un calme nécessaire même si la pression défensive reste souvent un problème.

    Faiblesses

    Avec la pire note défensive de son équipe, il est clair que le plus gros travail de Théo dans le futur sera sa défense. Certes, l’aspect défensif du jeu chez le joueur reste à faire du fait de son âge, son manque d’expérience et ses lacunes athlétiques, autant de facteurs importants qui n’excusent pas tout.

    Théo va devoir travailler sur sa vitesse latérale, son anticipation, ses fondamentaux défensifs, sa communication défensive, son intensité, son physique pour devenir plus costaud et défendre les arrières un peu plus physiques (type Klay Thompson ou James Harden) ainsi que d’autres compartiments de la défense.

    C’est un gros travail mais pas impossible, il est certain que Théo ne va pas devenir un grand défenseur mais, un peu comme un Stephen Curry, on lui souhaite simplement de devenir acceptable dans ce registre pour ne pas être une faiblesse que l’équipe adverse pourrait exploiter.

    Son shoot est assez efficace ce qui est intéressant pour un athlète avec son envergure, mais ce compartiment du jeu nécessite aussi pas mal de travail pour devenir une réelle arme en NBA (ce qui est souvent le cas pour tous les joueurs qui entrent en NBA) à commencer par améliorer rapidement sa forme et sa vitesse de tir.

    Théo doit aussi mieux comprendre ses qualités, sa morphologie lui permet d’être plus long que plusieurs défenseurs mais il ne profite pas de cette qualité (ou du moins, pas assez) ce qui peut rapidement devenir problématique s’il décide de se contenter trop souvent d’un tir alors qu’une pénétration est envisageable.

    De plus, il semble un peu trop confortable avec sa main dominante ce qui sera problématique dans un « scouting report » (rapport sur un joueur précis) car chaque équipe pourra profiter de cette faiblesse pour « l’obliger » à dribbler et attaquer sur sa main faible.

    Enfin, son premier pas n’est pas parmi les plus efficaces, ce qui sera problématique en cas d’isolation et même si Théo sait conserver son calme en attaque, il n’aime pas être mis sous pression, que ce soit en 1 contre 1 ou en prise à deux ce qui pose problème dans son organisation de l’attaque. Dans cette situation, ses passes sont souvent déviées et mènent parfois a des balles perdues ce qui risque d’augmenter au niveau supérieur s’il ne travaille pas dessus.

    Vue d’ensemble du profil

    Théo est un meneur nouvelle génération avec une taille assez basique mais de long bras qui peuvent lui permettre d’étendre les limites de son jeu.

    Il est intelligent et ne semble pas avoir peur de la pression étant sur la scène professionnelle depuis ses 16 ans et même avec quelques faiblesses dans son jeu, il n’a aucun défaut irrattrapable et aucun obstacle insurmontable pour devenir un meneur titulaire en NBA.

    Théo dispose d’une palette de meneur qui était déjà d’un niveau élite en Euroligue alors qu’il n’avait que 18 ans et son jeu colle parfaitement à la NBA d’aujourd’hui avec souvent 2 porteurs de balle par équipes ce qui permet plusieurs options, lui offrant la possibilité de devenir un meneur-arrière de qualité avec un jeu avec ou sans la balle intéressant et peut-être, dans le futur, une concentration et une intensité défensive qui en fera un joueur respecté dans ce domaine.

    Comparaisons

    • Shai Gilgeous-Alexander
    • Ron Harper
    • Dejounte Murray
    • Ricky Rubio
    • Markelle Fultz
    • Pablo Prigioni
    • Tony Parker (non quand même pas)

    Draft Consensus

    Highlights

    Source : Bente’ – Basketball Highlights
  • Fiche de Draft 2020 : Killian Tillie, le chouchou des Zags

    Fiche de Draft 2020 : Killian Tillie, le chouchou des Zags

    Killian Tillie – Ailier fort / Pivot

    Bulldogs de Gonzaga

    division 1 de la NCAA West Coast Conference (WCC)

    Statistiques du Joueur 2019-2020

    Source : ESPN.com
    24 Matchs 
    24.6 minutes
    13.6 points (53%FG, 40%3pts)
    5 rebonds
    1.9 passes
    1 interception
    0.8 contres

    Curriculum

    • Senior
    • Sort du Centre Fédéral de Basket-Ball (INSEP)
    • Français
    • 22 ans (né le 5 Mars 1998 à Cagnes-sur-Mer)
    • 6’10 » (2m08)
    • 220lb (100 kilos)
    • Envergure de 210cm environ (6’11 »)
    • Détente non renseignée

    Palmarès

    • 1ere équipe All-WCC en 2020
    • 2eme équipe All-WCC en 2018
    • MVP du tournoi WCC en 2018
    • MVP du championnat Européen des – de 16 ans FIBA en 2014
    • Médaille d’or au championnat Européen des – de 16 ans en 2014
    • Médaille de Bronze au championnat 3 contre 3 des – de 18 ans en 2015
    • Athlète de l’année en 2020 de l’Université de Gonzaga

    Récap’ de la saison du Joueur

    Pendant sa dernière saison avec les Bulldogs (Senior Year), Killian va manquer le début de la saison 2019-2020 à cause d’une blessure au genou causée par un essai avec les Hawks d’Atlanta en Mai dernier.

    Killian va donc faire ses débuts le 19 novembre 2019 face au Mavericks de l’université d’Arlington au Texas. Il offre une belle performance de 15 points et 8 rebonds mais seulement 2 mois plus tard, le 30 Janvier 2020, il sort de nouveau sur blessure à la cheville, moins grave cette fois-ci et ne manque que deux matchs avant de revenir le 8 février pour une victoire contre Saint Mary’s avec 19 points.

    Il dépassera 5 fois les 20 points dans un match durant la saison avec une pointe à 22 points réalisée à quatre reprises. L’une de ses meilleures performances sera contre l’université Pacific dans l’Oregon avec 22 points (4/5 à 3 points), 8 rebonds et 4 contres.

    Ses progrès dans tous les compartiments du jeu depuis sa première saison avec les Zags (surnom de Gonzaga) sont notoires mais les blessures ont souvent stoppé sa progression et sa montée en puissance, cependant, cela n’a pas empêché le Benjamin de la famille Tillie de taper dans l’œil des franchises NBA même si ce dernier n’a pas participé au Draft Combine.

    Forces

    Killian dispose d’un gros QI des deux côtés du terrain, un bon passeur avec une bonne vision qui colle bien avec des arrières scoreurs, des fondamentaux intéressants et un saut rapide pour voler des ballons sur rebonds offensifs.

    De plus, il peut offrir du « spacing » nécessaire dans la NBA actuelle avec un 3 points très efficace (40% en Senior avec presque 4 tentatives par match), il peut devenir un bon protecteur d’arceau (dans le style d’un Brook Lopez actuel) et on ne peut pas sous-estimer sa conduite de balle et son jeu au poste qui sont tous deux déjà efficaces, chose assez rare au niveau universitaire.

    Faiblesses

    Malheureusement, la plus grosse faiblesse de Killian depuis plusieurs années reste son corps, avec des blessures à la hanche dans sa première saison, cheville et pied durant sa seconde saison, genou dans sa 3ème saison puis cheville et genou cette année, il est un joueur qualifié de « fragile » ce qui fait chuter son attractivité et donc ses places dans les rankings de la Draft.

    En dehors de son corps, son physique est son second problème car son manque d’explosivité et de détente ne font pas de lui l’un des « freaks » dont la NBA raffole, en sachant que les franchises NBA recherchent essentiellement des joueurs capables de switcher sur plusieurs positions, il est vrai que Killian ne rentre pas dans cette catégorie de joueur qui pourrait défendre efficacement un Russell Westbrook ou un Stephen Curry, même avec un gros QI Basket.

    Enfin, Killian a du travail sur plusieurs facettes du jeu qui sont assez importantes, notamment la défense en « PnR », les « close-out », la défense en 1 contre 1 (isolation), son « handle » surtout avec sa main faible et enfin il est limité à du tir en « catch and shoot » ce qui est logique pour un joueur universitaire mais il est toujours intéressant de développer un tir en sortie de dribble depuis la ligne des lancers pour un ailier fort/pivot.

    Dans tous les cas, en dehors des blessures, ses qualités de basketteurs peuvent encore progresser dans tous ces domaines, car avec ses bonnes bases, il peut facilement limiter ses faiblesses avec du travail.

    Vue d’ensemble du profil

    Killian Tillie est un joueur qui mise beaucoup sur son intelligence de jeu qui reste sa plus grande force, il compense énormément ses lacunes sur le plan physique, surtout en défense, par une intelligence supérieure sur le terrain ce qui fait de lui, non seulement un bon défenseur mais surtout un très bon joueur clé avec Gonzaga.

    N’importe quelle équipe qui a besoin d’un joueur capable d’écarter le terrain efficacement (19/41 à 3 points selon la distance NBA) doit se procurer Killian qui aura une chance de devenir un très bon remplaçant voire titulaire en NBA si son corps lui donne cette chance et surtout si une franchise lui accorde sa confiance.

    Comparaisons

    • Danilo Gallinari
    • Draymond Green
    • Brook Lopez
    • Al Horford
    • Domantas Sabonis

    Draft Consensus

    • Non drafté selon nbadraft.net
    • 40ème selon Tankathon
    • 46ème selon nbadraftroom
    • 40ème choix au mieux ou non drafté selon les différents classements.

    Mock Draft ClutchTime : Sélectionné à la 60ème place

    Highlights

    Source : Stadium