La NBA s’est dotée de plusieurs histoires surprenantes au cours de ces dernières années. Ce fut le cas lors de la Finale 2015 avec le titre de MVP pour le 6e homme : Andre Iguodala. Dans un futur plus ou moins proche, les spécialistes NBA pourront se demander comment ce trophée a été refusé aux stars comme Curry, Thompson ou encore Green. C’est pourtant avec beaucoup de logique que les journalistes ont choisi un joueur qui a fait basculer la série et amorcer le début d’une longue période de domination des Warriors.
Qui aurait pu deviner, qu’Andre Iguodala, 6e homme de Golden State lors de la saison 2014-2015, allait devenir le premier MVP des Finales de cette génération des Warriors version Curry & co ! Arrivé à 30 ans dans la Bay après une seule saison à Denver (éliminé par Golden State au 1er tour), Iguodala signa un contrat de 4 ans pour 48M$. Le GM Bob Myers et son staff ont ainsi pu récupérer un All-Star (une fois en 2012), capable de partager la balle (5.4pds) et surtout d’apporter en défense (1.7ints).
Titulaire lors de sa première saison sous ses nouvelles couleurs, sa moyenne de points a considérablement chuté en présence de joueurs offensifs tels que Stephen Curry, Klay Thompson et David Lee. Le bilan de cette première année est mitigé avec 19 rencontres manquées en saison régulière et une élimination douloureuse au premier tour des Playoffs face aux Clippers. Le Game 7 perdu à Los Angeles fut le dernier match coaché par Mark Jackson, le choix de son successeur dans les semaines qui ont suivi cette désillusion, a fait basculer la franchise dans une nouvelle ère.
Steve Kerr avait le choix entre les
Knicks et les Warriors, et le coach rookie a eu le nez fin en
choisissant un roster jeune et prometteur tout en étant encadré par
de solides vétérans (Barbosa, Bogut, Livingston et Iguodala). L’un
de ses premiers choix marquants fut de placer Iguodala sur le banc en
tant que 6e homme afin de faire de la place dans le cinq pour
Draymond Green. Dès le mois d’août 2014, le coach évoqua
cette possibilité en essayant de ne pas froisser la recrue phare de
la saison dernière.
« Andre a débuté la saison passée, ce qui sera probablement encore le cas cette année, mais nous avons beaucoup d’options car nous avons de bons joueurs avec Draymond Green et Harrison Barnes. »
A 31ans, et après 758 matchs NBA tous débutés, Iguodala a dû se résoudre à laisser la place aux jeunes joueurs que sont Barnes et Green. En le plaçant sur le banc, Kerr s’est doté d’un playmaker de grande classe dans la second unit. L’idée semble ingénieuse, mais l’ailier a connu quelques difficultés d’adaptation en affichant ses pires moyennes statistiques en carrière : 7.8pts, 3.3rds, 3pds, 1.5ints.
« Était-ce le début de la fin pour moi ? Je ne voulais pas le penser, mais chaque joueur sait que ses jours sont comptés, et quand un starter est transformé en joueur de banc, c’est juste un de ces moments où vous commencez à vous demander si la fin arrive plus tôt que vous ne le pensez. »
Andre Iguodala dans son livre « The Sixth Men »
En revanche, sur le plan collectif, le pari de Steve Kerr porta ses fruits en plaçant Golden State meilleure attaque de la ligue, et le parcours est globalement maîtrisé en Playoffs (12v-3d) jusqu’aux Finales face aux Cavaliers. Le Cinq de départ fut identique tout au long des Playoffs à l’Ouest et Iguodala continua de sortir du banc pour le bien de l’équipe. Chargé de défendre sur le meilleur scoreur adverse, son duel face à LeBron James est présenté comme une des clés de cette série.
Andre Iguodala en défense sur LeBron James via Hoopshabit.com
Annoncés favoris de ces Finales, les Warriors ont également eu la chance de voir Kyrie Irving sortir sur blessure avant la fin du Game 1 sans oublier que Kevin Love était déjà absent pour cette série. James a est allé à la guerre avec Matthew Dellavedova, Timofey Mozgov et Iman Shumpert…
Et pourtant, avec seulement 97.3pts de moyenne par match, les Warriors pataugèrent en attaque et voilà que les Cavaliers se sont permis de mener la série 2-1 à la fin d’un Game 3 globalement dominé par James : 40pts dont 14 dans le dernier quart-temps. C’est après cette défaite que le staff des Warriors décida de se réunir afin de prendre une décision qui fera basculer le destin de cette franchise.
Nic U’Ren est un jeune assistant vidéo de 28 ans au sein des Warriors, qui, lors d’un déjeuner entre collègues proposa une idée à Kerr en s’inspirant du small ball des Spurs la saison dernière.
« J’ai simplement expliqué qu’ils avaient titularisé Diaw au lieu de Splitter et que titulariser Andre était à étudier. Nous voulions lui dire à temps afin qu’il puisse regarder la vidéo du match et prendre une décision. »
Ce changement opéré pour le Game 4 a marqué à jamais l’entrée des Warriors 2015 dans l’histoire avec un retournement de situation en leur faveur. Grâce à U’Ren, les Warriors ont amélioré significativement leurs stats avec un lineup de petite taille.
Chiffres des Warriors en fonction des lineups utilisés via ESPN
Le retour d’Iguodala dans le cinq de départ a permis de remporter un Game 4 important et avec la plus grosse marge de la série (+21). Son apport en attaque (22pts) tout comme sa défense sur James (0pt dans le 4e quart-temps) ont pesé sur le résultat de la rencontre. La suite ne fut que plus belle avec deux nouvelles victoires pour sceller le sort des Cavaliers et ainsi glaner le 4e titre de la franchise californienne. Le rôle d’Iguodala a été d’une importance cruciale durant cette série avec des chiffres à la hauteur d’un All-Star (sauf pour les lancers-francs : 35.7%).
Les moyennes statistiques d’Iguodala lors des trois premiers tours de Playoffs et lors des Finales
Son impact à partir du Game 4 et sa
performance lors du Game 6 (25pts) ont marqué les esprits, si bien
que les journalistes lui ont accordé 7 votes sur 11 pour le titre de
MVP des Finales, le reste des votes étant attribués au valeureux
perdant LeBron James.
Pour la première fois de l’histoire, un remplaçant est devenu MVP des Finals. Toujours plus étonnant, Iguodala a obtenu ce trophée en jouant aux côtés du MVP de la saison régulière : Stephen Curry. Pour retrouver un tel scénario, il faut remonter en 1980 avec les Lakers et Magic Johnson dans le rôle du MVP des Finales et Kareem Abdul-Jabbar dans celui du MVP de la saison.
Stephen Curry et Andre Iguodala à la fin du Game 6 – Photo by Jesse D. Garrabrant via Getty Images
L’attribution de ce trophée est d’autant plus surprenante que l’ailier l’a obtenu avec des futurs Hall of Famers dans son équipe avec Curry, Thompson, Green, et ce dernier ne manqua pas d’ailleurs de le remercier.
« Il a été énorme tout au long de la série. Mais il a sauvé cette saison pour nous. C’est un professionnel et ça s’est vu, et c’est pourquoi il est le MVP de cette série et c’est pourquoi nous sommes champions. »
L’heureux élu a même eu le droit à
des compliments de la part de LeBron James.
« Ce n’est jamais du un contre un, mais je pense que sa capacité à jouer à plusieurs positions pour son équipe avec certains de ces autres gars a permis à leur équipe d’être si dynamique »
Une belle et surprenante histoire d’un 6e homme devenu MVP des Finales d’une équipe aux prémices de sa domination. Le professionnalisme d’Iguodala, ainsi que l’idée amenée par le jeune U’Ren ont permis entre autre de lancer une dynastie pour la deuxième moitié des années 2010.
Un lancer-franc, un tir en course, un tir ouvert, un lay up, des actions qui n’ont rien d’exceptionnel en soit mais qui peuvent faire basculer le statut d’une star NBA dans la catégorie des légendes. Un panier qui nous permet de réaliser un court instant de la longévité d’un joueur et de sa régularité. Un panier qui vient couronner une carrière remplie de succès. Nous avons choisi quelques uns de ces moments historiques et savoureux de ces dernières années qui nous ont marqué.
Ray Allen (Boston Celtics), Février
2011
Le panier : Un 3pts pour passer devant Reggie Miller au classement des snipers longues distancesAll-Time
Âge : 35 ans
Le Cinq : Rajon Rondo, Ray Allen, Paul Pierce, Kevin Garnett, Kendrick Perkins
Stats : 20pts, 1rd, 1pd, 3/8 à 3pts, en 35′
Le match : Défaite 92-86 contre les Los Angeles Lakers
Le N°20 des Celtics est entré dans l’histoire un soir de février 2011 au TD Garden face aux Lakers dans un rematch des Finales 2010. Des légendes sur le parquet donc, mais également sur le bord du terrain. Reggie Miller, le détenteur du record du nombre de 3pts inscrits en carrière est chargé de commenter ce match pour TNT. Ce dernier ne manqua pas de féliciter son successeur avant le match.
« Il vient de me dire qu’il était fier de moi et qu’il était excité pour moi. Il a dit qu’il était heureux d’être présent pour ce moment. » Ray Allen avant le match
Le record fut battu lors du 1er quart-temps, en transition sur une passe de Rajon Rondo. Allen est allé saluer Miller et s’offrir un rare moment de complicité avec Rajon Rondo ! Sous les maillots de Milwaukee, de Seattle puis de Boston, Ray Allen n’a eu besoin que de 6430 tentatives pour obtenir ce record, en comparaison avec les 6486 tirs de Reggie Miller en 18 ans de carrière.
Paul Pierce (Boston Celtics),
Février 2012
Le panier : un 3pts pour passer devant Larry Bird au classement des scoreurs All-Time
Âge : 34 ans
Le Cinq : Rajon Rondo, Ray Allen, Paul Pierce, Kevin Garnett, Jermaine O’Neal
Stats : 15pts, 8rds, 9pds en 37′
Le match : Victoire 94-84 contre les Charlotte Bobcats
Un an après la soirée magique de Ray Allen, le TD Garden est une nouvelle fois témoin d’un panier historique. C’est face aux « terribles » Charlotte Bobcats (7v-59d), que Paul Pierce a inscris le panier pour dépasser la légende Larry Bird au classement du nombre de points marqués sous le maillot vert. Son début de match est compliqué avec 7 tirs manqués dont 5 derrière les 7m23. Ce n’est que dans le 3e quart-temps que le N°34 a pu atteindre la barre des 21791 points sur un 3pts face au français Boris Diaw et grâce à une passe (encore) de Rajon Rondo.
« Je ne vais pas mentir, cela était dans un coin de ma tête. […] Et il était difficile de vraiment l’ignorer et de vraiment se concentrer sur le jeu. » Paul Pierce après le match
Il aura fallu 14 saisons pour que Pierce devienne le 2e meilleur marqueur de la franchise, et cela signifie beaucoup quand il s’agit des Celtics. John Havlicek conserve toujours sa place de leader à Boston, mais « The Truth » a eu l’occasion de le dépasser en 2017 dans le classement des points marqués All-Time sous le maillot des Clippers.
Kobe Bryant (Los Angeles Lakers),
Décembre 2014
Le panier : un lancer-franc pour passez devant Michael Jordan au classement des scoreurs All-Time
Âge : 36 ans
Le Cinq : Ronny Price, Kobe Bryant, Wesley Johnson, Jordan Hill, Ed Davis
Stats : 26pts, 6rds, 2pds en 35′
Le match : Victoire 100-94 chez les Minnesota Timberwolves
Après sa terrible blessure au tendon d’Achille en 2013, les interrogations concernant son énorme contrat et les résultats calamiteux des Lakers, Kobe Bryant a pu profiter d’une belle et rare soirée en 2014 en devenant le 3e meilleur scoreur de la ligue. C’est à quelques jours de Noël, dans un match opposant deux des plus mauvaises équipes de la saison, que le Black Mamba a dépassé son idole de toujours, Michael Jordan, au classement des points marqués All-Time.
Cet exploit s’est concrétisé sur un lancer-franc dans le 2e quart-temps et c’est tout un public, témoin privilégié de cet instant, qui a pris le temps de féliciter l’adversaire du soir. La franchise de Minnesota ne manqua pas de saluer longuement le héros, un geste de grande classe, qui a notamment ravi Bryant.
«Je n’attendais pas une telle attention de la part des Timberwolves, c’est un énorme honneur d’en arriver là» Kobe Bryant
via ESPN
Dwyane Wade (Miami Heat), Avril 2018
Le panier : side step jumper à 2pts pour passer devant Larry Bird au classement des scoreurs en Playoffs
Âge : 36 ans
Le Cinq : Goran Dragic, Tyler Johnson, Josh Richardson, James Johnson, Hassan Whiteside
Stats : 28pts, 7rds, 3pds, 2stls en 26′
Le match : Victoire 113-103 chez les Philadelphia Sixers
https://www.youtube.com/watch?v=DwcOZVHmIDA
Voici la belle histoire de la saison 2017-2018, avec le retour de Dwyane Wade à South Beach. Après une période bien terne dans l’Ohio, Wade a retrouvé le sourire et sa vista sur le terrain le temps d’une dernière aventure en Playoffs avec le Heat. Dans un rôle de 6e homme, le N°3 s’est même autorisé un dernier show dans le Game 2 remporté à Philadelphie avec 21pts en première mi-temps et un side step jumper pour passer devant Larry Bird au classement des meilleurs scoreurs de l’histoire des Playoffs. Un moment savoureux pour Flash, qui a chambré un Kevin Hart bien trop bavard.
« C’est un sentiment formidable […] surtout quand vous êtes à l’extérieur. Quand vous avez des gens comme Kevin Hart qui parlent au bord du terrain. […] J’ai entendu beaucoup de choses ce soir, et tout cela ne sert que de motivation. Pouvoir faire taire toute une foule, c’est un sentiment formidable. » Dwyane Wade après la rencontre
En plus de ses 28pts en seulement 26
minutes, Wade fut clutch en fin de match pour assurer la seule et
unique victoire du Heat sur cette série. Jusqu’à aujourd’hui, elle
reste la dernière victoire en date de la franchise en Playoffs.
Dirk Nowitkzi (Dallas Mavericks),
Mars 2019
Le panier : jump shot à 2pts pour passer devant Wilt Chamberlain au classement des scoreursAll-Time
Âge : 40 ans
Le Cinq : Jalen Brunson, Luka Doncic, Tim Hardaway Jr, Dirk Nowitzki, Dwight Powell
Stats : 8pts, 1rd, 2pds en 12′
Le match : Défaite contre les New Orleans Pelicans 129-125
https://www.youtube.com/watch?v=O_7kmNvkkbE
Le N°41 a vécu une dernière saison compliquée avec de nombreux problèmes physiques. Cela ne l’empêcha pas de battre quelques records au passage, tout en étant spectateur de la fabuleuse saison de son rookie Luka Dončić. En rentrant ses deux premiers tirs face aux Pelicans, l’Allemand a donc dépassé le joueur aux 100pts sur un match et est devenu le 6e meilleur scoreur All-Time.
« J’ai pris mon temps et lui ai fait face comme je l’ai fait un million de fois et j’ai essayé de tirer sur lui. C’était bien de passer ce record dans les deux premiers tirs. » Dirk Nowitzki sur son action
A 40 ans, Nowitzki a dépassé ce soir
là un joueur qui comme lui, a révolutionné le jeu à son époque,
mais dans un registre diamétralement opposé. Les supporters des
Mavs ont pu savourer ces derniers exploits avec leur vedette de
toujours.
LeBron James (Los Angeles Lakers),
Janvier 2020
Le panier : lay-up sur un drive pour passer devant Kobe Bryant au classement des scoreursAll-Time
Âge : 35 ans
Le Cinq : Avery Bradley, Danny Green, LeBron James, Anthony Davis, JaVale McGee
Stats : 37pts, 8rds, 8pds, 3stls en 35′
Le match : Défaite 108-91 chez les Philadelphia Sixers
Qui aurait cru que ce weekend de janvier 2020 allait autant bouleverser et marquer la NBA. Un scénario digne d’une série estampillée Netflix qui débuta dès le samedi lors de la venue des Lakers de James à Philadelphie, la ville qui a vu naître Kobe Bryant. C’est lors de cette rencontre dominée par les Sixers, que le King devient le 3e meilleur scoreur All-Time en dépassant Bryant sur un drive tout en puissance dans le 3e quart-temps.
« Je suis heureux de faire parti de n’importe quelle conversation avec Kobe Bryant, l’un des plus grands joueurs de tous les temps. […] Il y a trop de choses. Cette histoire est exagérée. Cette histoire n’a pas de sens. Pour faire court, je suis ici avec l’uniforme des Lakers, à Philadelphie, d’où il vient. »LeBron James
Les fans des Sixers ont pris le temps de féliciter le joueur de 35 ans, tout en sachant qu’ils venaient de vivre un moment d’histoire. Kobe Bryant, qui avait pris sa retraite en 2016 avec 33643 points à son compteur, appela James avant que son avion décolle de Pennsylvanie pour le féliciter de vive voix. Les derniers échanges entre deux monstres du basket, Bryant s’est éteint le lendemain.
Si l’héritage d’une équipe NBA se construit sur les parquets, l’impact des décisions prises et des trades effectués peuvent faire basculer le destin d’une franchise voire même de la ligue. La loterie qui détermine le placement des équipes pour la Draft a souvent contribué à la génèse d’incroyables scénarios. Considérée comme la soirée « highlight » des mauvaises équipes, la loterie offre l’opportunité à des organisations de se voir attribuer les premiers choix.
La loterie 2019 restera dans les
mémoires avec cette montée insensée des Pelicans jusqu’à la
première place, permettant ainsi à la franchise de sortir de la
morosité ambiante qui pesait sur son avenir incertain. Avec la
sélection du phénomène Zion Williamson, la franchise
retrouve des couleurs et des ambitions, après avoir subit dans une
même décennie les départs de Chris Paul (2011) et d’Anthony
Davis (2019).
Une autre soirée « loterie » a apporté son lot d’émotions et d’incertitudes, celle de 2003. Il s’agit de la toute première loterie diffusée sur ABC. Rien d’étonnant quand on sait que les plus chanceux pouvaient s’offrir l’incroyable athlète lycéen de l’Ohio, LeBron James, le champion NCAA avec Syracuse, Carmelo Anthony, ou encore le surprenant sophomore au parcours historique lors de la March Madness avec Marquette, Dwyane Wade, sans oublier l’intriguant serbe au potentiel Nowitzkiesque, Darko Milicic.
Beaucoup d’équipes n’ont pas manqué de se saborder pour la saison 2002-2003 en s’infligeant un maximum de défaites. On retrouve les Cleveland Cavaliers (17v-65d), les Denver Nuggets (17v-65d), les Toronto Raptors (24v-58d), le Miami Heat (25v-57d), les Clippers (27v-55d) mais également les Memphis Grizzlies (28v-54d). Une situation particulière pour Memphis et son GM Jerry West, présent le soir de la loterie, en sachant que si le 1er choix ne lui était pas attribué, leur pick de draft reviendrait automatiquement à Joe Dumars, GM des Detroit Pistons.
Cette précision tient son origine dans un trade effectué six ans auparavant, en 1997 par le GM de l’époque : Stu Jackson. Un terrible nom qu’il ne faut en aucun cas prononcer dans le Tennessee.
« Nous savions toute l’année que nous n’allions pas avoir un joueur d’impact à la Draft à cause d’Otis Thorpe. C’est devenu une blague courante.Je ne pense pas que Stu Jackson aurait pu venir à un match des Grizzlies cette année-là parce que les fans de Memphis le savaient, tout le monde le savait. » Shane Battier ailier des Grizzlies de 2001-2006
Le 7 août 1997, les Grizzlies, basés à Vancouver, échangèrent un futur choix de draft contre le vétéran Otis Thorpe (35 ans). Un intérieur dont Detroit cherchait à se débarrasser suite à des tensions entre le joueur et le GM/coach Doug Collins. Thorpe ne jouera que 47 matchs sous ses nouvelles couleurs et fut envoyé à Sacramento avant la Trade Deadline de 1998. Les Grizzlies n’ont jamais dépassé les 23 victoires et déménagèrent à Memphis en 2001. Qui aurait pu croire en 1997 que cet échange allait finir par accoucher d’un scénario aussi capital pour Memphis avec la promotion la plus talentueuse de la décennie !
Jerry West lors d’une conférence de presse en 2002 – AP Photo/John L. Focht
De retour en 2003, est-ce que Memphis
pouvait garder son pick en obtenant la 1ere place ? Et bien ce
soir là, Mr. Logo avait 6.5% de chances de tomber sur le 1st
pick, sans oublier qu’il possédait également le 13e choix suite à
un échange avec Houston en 1999 (Steve Francis). Pendant ce
temps là, Detroit jouait le Game 3 des Finales à l’Est chez les
Nets à quelques kilomètres de la cérémonie.
« Je déteste la loterie, je pense que c’est une chose horrible. Et je dis cela, en sachant que cela a plutôt bien fonctionné raisonnablement, il faut compter sur l’espoir. » Jerry West GM des Grizzlies
Ce soir là, Russ Granik qui était en charge de dévoiler les pancartes avec le logo de l’équipe, a subitement provoqué la stupeur lorsque la 6e pancarte qui devait mathématiquement être celle des Grizzlies, afficha le logo des Clippers. Les différents acteurs ont compris que Memphis avait chamboulé l’ordre en parvenant à monter dans la loterie. Puis ce fut au tour du Heat d’être placé cinquième, puis les Raptors en quatrième position. C’est à ce moment que la chaîne ABC a choisi de lancer la pub.
« Vous êtes assis là, effrayé par le fait que nous n’allions pas avoir notre choix et vous suppliez, « S’il vous plaît laissez-nous avoir ce choix. » Jerry West
Granik
ouvre la troisième enveloppe : Toronto Raptors ! Memphis
est donc à une place d’obtenir LeBron James et d’effacer huit
pénibles années. Le destin de cette franchise est en train de se
jouer, et si la malédiction sur cette franchise allait enfin
s’estomper ?
« J’étais genre ‘merde’ on pourrait avoir ce gamin » Shane Battier
« Quand ils ont sorti la carte Nuggets au numéro 3, mon cœur s’est arrêté pendant les 60 secondes qu’il a fallu à Russ Granik pour révéler qui était le numéro 2.» Joe Dumars GM des Pistons
Finalement, la belle montée des Grizzlies s’arrêta à la deuxième place, Detroit récupéra ainsi les droits sur ce choix. La malédiction continua… Merci Stu Jackson. Le visage et la réaction de Jerry West à ce moment de la soirée en disait long sur son état d’esprit.
« Ce fut dévastateur pour la franchise de ne pas avoir ce choix. Nous avons pu bâtir une équipe respectable par la suite, mais imaginez qu’un joueur comme James joue pour votre équipe. C’était incroyablement décevant.Pour certains d’entre nous, nous étions remplis de colère parce que nous pensions, « Comment pourrions-nous ne pas avoir ce choix de draft protégé? » Avec toutes les bonnes choses qui ont été faites à Memphis et où elles en sont aujourd’hui, cette franchise aurait pu aller beaucoup plus loin. Ça fait mal de réfléchir. C’était une triste journée. » Jerry West
Ironie de l’histoire, les Pistons sont tombés sous le charme d’un serbe de 2m13 qui a été très bon lors d’un workout contre du vent et des chaises. Bien que Detroit fut champion cette année là ce choix de draft va les hanter à jamais. De leur côté, Memphis retrouva un peu de dignité grâce au tandem formé par les vétérans Jerry West et HubbieBrown, coach de 70 ans à l’époque. Autour de Pau Gasol, Shane Battier, Mike Miller et Jason Williams, la franchise remporta 50 matchs et participa pour la première fois de son histoire en Playoffs. Imaginez ce que cette équipe aurait pu faire avec un James dans leur roster ?
ClutchTime poursuit sa série d’articles rétro en cette période de confinement. Cette fois-ci nous allons revivre les premiers instants, premiers paniers et premiers tests grandeur nature de certains rookies pour leurs grands débuts en Playoffs. Nous avons choisi quelques-uns des plus grands joueurs de l’histoire à avoir marquer les Playoffs, afin de se remémorer leur impact dans leur tout premier match à enjeu. Si certains n’ont pas perdu de temps pour battre des record de précocité, d’autre auront mis plus de temps à se développer avant de marquer l’histoire à leur tour.
Ils n’ont pas attendu pour rentrer dans l’histoire
Dwyane Wade vs Baron Davis 2004 – by JEFFREY BOAN / el Nuevo Herald File
Dwyane
Wade (Miami Heat), 2004
Âge : 22 ans
le Cinq : Dwyane Wade, Eddie Jones, Caron Butler, Lamar Odom, Brian Grant
Stats : 21pts, 5rds, 5pds, en 41′
Le match : Victoire 81-79 contre les New Orleans Hornets – 1er tour Game 1
Pour sa première saison dans la ligue,
Wade est contraint de jouer meneur au sein d’une jeune équipe du
Heat menée par Stan Van Gundy. Les résultats furent
laborieux jusqu’au ASG avec un bilan de 22v-32d. La suite fut
nettement plus positive avec une belle série de 20v-8d permettant
non seulement à Miami d’accrocher le wagon des PO, mais aussi
d’obtenir l’avantage du terrain.
Le rookie n’a pas le temps de savourer cette fin de saison qu’il se rend compte qu’il va devoir se coltiner les Hornets de Baron Davis au 1er tour. Le meneur All-Star cette année là, est considéré comme l’un des joueurs les plus dur à stopper pour Wade. Mais le N°3 ne se laisse pas impressionner et réalise une performance unique dans l’histoire de la ligue en rentrant le panier de la gagne en toute fin de match lors de ce Game 1. Une première pour un rookie. Déjà clutch lors de ses PO 2004, un signe qui ne trompe pas et qui annonce le début d’une aventure spéciale.
Derrick
Rose (Chicago Bulls), 2009
Âge : 20 ans
le Cinq : Derrick Rose, Ben Gordon, John Salmons, Tyruse Thomas, Joakim Noah
Stats : 36pts, 11pds, 12/19 aux tirs, 12/12 aux lfs, 5tov, 6 fautes, en 49′
Le match : Victoire 103-105 chez les Boston Celtics en OT – 1er tour Game 1
https://www.youtube.com/watch?v=z01hnQW3E1s
Dotés d’une chance incroyable, les Bulls obtiennent le 1er pick de la draft 2008, choisissant un arrière athlétique et spectaculaire, et cerise sur le gâteau, qui est originaire de Chicago. Pour leur première saison ensemble, Derrick Rose et son coach Vinnie Del Negro ont réussi à ramener la franchise en Playoffs malgré un début de saison mitigé (23v-30d au ASG). Placés en 7e position à l’Est, les Bulls ont dû affronter les champions en titre, les Boston Celtics. Aucune chance qu’une équipe menée par un meneur rookie ne puisse faire le poids face à un tel monstre.
Et pourtant, le jeune joueur a clairement indiqué qu’il était prêt en inscrivant 36 points lors du Game 1 qui s’est joué en prolongation. D-Rose a tout simplement égalé le record de points inscrit par un rookie en Playoffs. Avec 23 points en 2e mi-temps, cette performance est d’autant plus impressionnante qu’il a permis à son équipe de gagner ce match sur le parquet des Celtics. Cette confrontation s’est révélée être l’une des plus relevées de l’histoire avec pas moins de sept prolongations cumulées dont trois dans le Game 6 ! Une entrée fracassante de D-Rose dans la prestigieuse histoire des Playoffs NBA.
le Cinq : Avery Johnson, Jaren Jackson, Tim Duncan, David Robinson, Will Purdue
Stats : 32pts, 10rds, 2blks, en 37′
Le match : Victoire 102-96 chez les Phoenix Suns – 1er tour Game 1
Le retour en forme de David Robinson combiné à la draft de Tim Duncan a permis à la franchise texane de retrouver les sommets de la conférence Ouest avec un bond de +36 victoires. Les Spurs n’ont en revanche pas bénéficié de l’avantage du terrain face aux Suns malgré un bilan identique (56v-26d). En saison régulière, les Suns avaient gagné trois de leur quatre matchs contre les hommes de Greg Popovich en saison régulière.
Une série d’un autre temps avec trois joueurs de 2m11 ou plus dans le lineup : Duncan – Robinson – Purdue ! Mais le staff des Spurs a surtout pu compter sur leur rookie vedette en fin de match pour emmener les siens vers la victoire. Avec 32 points au compteur, il est tout simplement le meilleur marqueur de la rencontre, sans oublier ses 18 points dans le dernier quart-temps. En face, « Hot Rod Williams » (35 ans et 12 saisons NBA), a été la première victime de Timmy en Playoffs. La première d’une liste longue comme le bras du N°21 des Spurs.
Tony
Parker (San Antonio Spurs), 2002
Âge : 19 ans
le Cinq : Tony Parker, Steve Smith, Bruce Bowen, Tim Duncan, David Robinson
Stats : 21pts, 3pds, 3/3 à 3pts, en 27′
Le match : Victoire 110-89 contre les Seattle SuperSonics – 1er tour Game 1
Lors de ses débuts en NBA, le français a explosé tous les records de précocité de la franchise texane. A seulement 19 ans, et dès son 5e match professionnel, TP obtient sa place dans le cinq de départ à la place d’Antonio Daniels. Comment un coach comme Popovich et une franchise aussi strucutrée et ambitieuse a pu faire confiance à aussi jeune meneur européen ? La confiance en soi peut-être? Celle du français n’est plus à prouver, et son premier match en Playoffs face à Seatlle est venu confirmer cette qualité.
A la fin du Game 1, avec 21 points, le français a établit son record de points en carrière face à un certain Gary Payton réputé pour ses poèmes et sa défense. Cela n’a pas impressionné Parker qui, avec sa vitesse, a complètement dépassé le vétéran. Parker scora 10pts dans le 3e quart-temps et le match était déjà plié. Un signe que le meneur est fait pour ce genre de match à enjeu.
Donovan
Mitchell (Utah Jazz), 2018
Âge : 21 ans
le Cinq : Ricky Rubio, Donovan Mitchell, Joe Ingles, Derrick Favors, Rudy Gobert
Stats : 27pts, 10rds, 3pds, 11/22 en 35′
Le match : Défaite 116-108 chez OKC Thunder – 1er tour Game 1
https://www.youtube.com/watch?v=BPdHVYK6_iI
Drafté en 2017, Mitchell a eu la chance d’être sélectionné par une solide équipe d’Utah. Seulement trois fois titulaire lors de ses treize premiers matchs, le rookie va ensuite prendre pleinement sa place dans le cinq majeur et devenir ainsi, l’une des principales armes offensives du roster. En Playoffs pour la 2e année de suite, le Jazz tombe face à un Thunder ambitieux avec son Big Three : Westbrook – George – Anthony.
Une chance pour Mitchell d’affronter l’un de ses idoles : Russell Westbrook, bien que ce dernier l’ait en quelque sorte terrifié lors de leur premier face à face en saison régulière. Pourtant, le rookie ne s’est pas caché en essayant de maintenir son équipe dans le match et en terminant meilleur scoreur du Jazz avec 27 points. Pour ce Game 1, le Thunder est clairement au dessus mais la suite va sourire au jeune Jazzman. Il rentrera dans l’histoire en devenant le premier rookie depuis 1996 à enchaîner deux matchs de rang avec plus de 25 points pour ensuite créer la surprise en éliminant le Thunder lors d’un Game 6 tendu. Mitchell n’est qu’à l’aube de sa carrière, mais le soleil va sûrement rayonner tout au long de sa journée dans la grande ligue.
Ben
Simmons (Philadelphie Sixers), 2018
Âge : 21 ans
le Cinq : Ben Simmons, JJ Redick, Robert Covington, Dario Saric, Amir Johnson
Stats : 17pts, 9rds, 14pds, 2stls, 5tov, en 34′
Le match : Victoire 130-103 contre le Miami Heat – 1er tour Game 1
https://www.youtube.com/watch?v=hbDgiFOLub8
Après une saison blanche, l’australien a pu faire ses grands débuts en Playoffs contre le Heat. Malgré l’absence du pivot All Star Joel Embiid, Philadelphie a tout simplement été trop rapide face à une défense du Heat dépassée. Ben Simmons fut un vrai calvaire pour Erik Spoelstra, ne sachant pas qui de Josh Richardson, Justise Winslow ou bien James Johnson pourrait ralentir le Rookie de l’année 2018.
Ce n’est un mystère pour personne, le meneur de 2.08m se régale en contre-attaque et sur le jeu en transition. Il est aussi à l’aise lorsqu’il est entouré de shooteurs. La 2e mi-temps fut à sens unique et Philadelphie remporta enfin un match de Playoffs après cinq années remplies de défaites. Ben Simmons n’est pas étranger à ce regain de compétitivité, et le prochain chapitre de la franchise pourrait abriter d’autres belles aventures de printemps.
Jayson
Tatum (Boston Celtics), 2018
Âge : 20 ans
le Cinq : Terry Rozier, Jaylen Brown, Jayson Tatum, Al Horford, Aron Baynes
Stats : 19pts, 10rds, 4pds, 3stls, en 44′
Le match : Victoire 113-107 contre les Milwaukee Bucks en OT – 1er tour Game 1
https://www.youtube.com/watch?v=VTs1i-3E-DY
Les Celtics avaient tout pour réussir en 2018 dans cette conférence Est défigurée, mais l’absence de Kyrie Irving a mis un coup aux ambitions des hommes de Brad Stevens. C’est en tout cas ce que la majorité pensait avant de voir à l’œuvre cette jeune équipe audacieuse. C’est ainsi que leur rookie, Jayson Tatum, se retrouva dans un rôle bien plus important en attaque pour ses tous premiers Playoffs en tant que professionnel.
Le premier tour face aux Bucks fut disputé, et l’ancien de Duke a bien démarré avec 8 points dans le 1er quart-temps avec un parfait 4/4 aux tirs et face au MVP en puissance : Giannis Antetokounmpo. La suite fut nettement moins brillante avec 4/14 aux tirs sur le reste du match, mais il a eu le privilège d’assister et de participer au show de Terry Rozier pour remporter la prolongation. Qui aurait pu imaginer que cette équipe allait être à un match des Finales cette année là.
Drafté en 10e position en 2010 par les Pacers, George a connu des débuts délicats pour ne pas dire difficiles. L’ailier a dû attendre son 43e match sous ses nouvelles couleurs pour devenir titulaire, grâce notamment à la prise de fonction de l’assistant Frank Vogel. Malgré un bilan négatif (37v-45d), les Pacers sont parvenus à accrocher les Playoffs pour y affronter la meilleure équipe à l’Est: Chicago.
Menés par le MVP 2011, Derrick Rose (39pts), les Bulls ont maîtrisé le Game 1. En face, le jeune Paul George n’a rentré qu’un seul tir sur un alley-oop en contre attaque. Puis après plus rien. Qui aurait pu deviner que ce jeune ailier allait emmener les Pacers au sommet de la conférence Est quelques années plus tard.
Kawhi
Leonard (San Antonio Spurs), 2012
Âge : 20 ans
le Cinq : Tony Parker, Danny Green, Kawhi Leonard, Boris Diaw, Tim Duncan
Échangé le soir de la draft 2011
contre l’arrière George Hill, Leonard n’a mis que dix matchs
pour convaincre Greg Popovich de l’intégrer dans le cinq de
départ. Si l’ailier est encore loin d’être une menace en attaque,
sa présence se fait déjà ressentir de l’autre côté du terrain.
Pour son premier match de post-season, Leonard est en difficulté en attaque mais se voit confier la mission d’éteindre le scoreur adverse : Gordon Hayward (17pts mais 2/6 aux tirs). Kawhi n’a que très peu vu le ballon au cours de ce match, mais ce n’est qu’une question de temps avant qu’il devienne l’un des plus grands joueurs de l’histoire des Playoffs.
Clutch Time continue de vous proposer des articles rétros sur des équipes qui ont marqué les années 2000. Nous avons choisi aujourd’hui de vous téléporter auprès d’une franchise qui a révolutionné le jeu: les Phoenix Suns. Attention tout va aller très vite : « Run & Gun », « 7 » or Less », voici les termes qui sont utilisés pour décrire une équipe qui a pris de vitesse la ligue. Mais pourquoi parler d’un groupe qui n’a jamais mis les pieds en Finales NBA ? C’est dire à quel point cette équipe a laissé une trace indélébile et a inspiré les futures générations de coachs et de joueurs pour les années à venir.
Les deux figures paternelles du style des Suns: Steve Nash et Mike D’Antoni – via businessinsider.fr
Depuis le passage au XXIe siècle, les Suns ont alterné le bon et le médiocre. Incapables de se qualifier deux saisons de suite pour les Playoffs, la franchise toucha le fond à l’issue de la saison 2003-2004 avec un bilan de 29v-53d. L’équipe composée des jeunes Amar’e Stoudemire, Shawn Marion et Joe Johnson, n’est clairement pas taillée pour jouer le titre, mais a gagné bien trop de matchs pour pouvoir prétendre aux meilleures places pour la draft 2004.
S’il y a un point positif à retenir de cette saison, c’est d’avoir envoyé Stephon Marbury et Penny Hardaway à New York en échange de smarties permettant ainsi de se libérer de salaires encombrants et de pouvoir chasser les meilleurs agents libres pour l’été 2004. Autre mouvement à retenir, la prise de pouvoir de l’assistant Mike D’Antoni pendant la saison. Deux événements qui ont enclenché la marche avant pour révolutionner le jeu.
Saison 2004-2005
Saison régulière : 62v-30d
Statistiques : Pace (1er), Offrtg (1er), 3-pts tentés (1er)
Playoffs : Finales à l’Ouest vs Spurs (1v-4d)
Récompenses : Steve Nash (MVP), Mike D’Antoni (Coach), Bryan Colangelo (GM)
All NBA Team : Nash (1st), Stoudemire (2nd), Marion (3rd)
Quentin Richardson, Steve Nash, Shawn Marion, Amar’e Stoudemire et Joe Johnson – via NBAE Getty Images
Vous vous souvenez du trade réalisé
par les Suns la saison précédente ? Et bien cela à permis au
manager Bryan Colangelo de signer le meneur double All Star :
Steve Nash. A cause d’une série au 1er tour ratée face aux
Kings et notamment face à Mike Bibby (23.6points sur la
série!), Mark Cuban et les Mavs furent enclins à laisser
partir le meilleur ami de Dirk Nowitzki, ce qui,
rétrospectivement, semble donner des remords au propriétaire des
Mavs.
« C’était une erreur de ma part, de ne pas avoir conserver Dirk et Steve ensembles plus longtemps » Mark Cuban
via NY Times 2019
Les Suns ont signé le canadien pour 5 ans et 65M$. L’ironie dans cette histoire, c’est qu’il retourne dans l’équipe qui l’avait drafté en 15e position en 1996, puis il fut tradé en 1998 à Dallas en échange d’un futur choix de draft qui deviendra en 1999: Shawn Marion.
Pour la première saison complète avec
Mike D’Antoni, les Suns se sont attribués le meilleur bilan de la
ligue en saison régulière observant ainsi un bon phénoménal de 33
victoires supplémentaires en comparaison avec la saison précédente.
Située dans une région aride des USA, Phoenix pratique un jeu
rapide et rafraîchissant qui a dépassé la majorité des autres
franchises.
Les consignes étaient simples, Nash devait pousser la balle rapidement, que se soit sur un panier encaissé ou non. Puis il devait trouver Stoudemire toujours prêt à écraser un dunk dans la raquette. Si le bondissant intérieur était bien pris en défense, le meneur avait comme option de transmettre le ballon dans les ailes pour les snipers Quentin Richardson, Leandro Barbosa et Jim Jackson. Et enfin, si la défense adverse couvrait tous ses coéquipiers, le canadien pouvait ainsi se retrouver seul et prendre le soin de tirer lui-même. Voici l’essence même du « Run & Gun », une philosophie de jeu qui va alimenter les playbooks des équipes à venir.
Les
Playoffs 2005
Un 1er tour passé sans encombre en balayant les Grizzlies de Pau Gasol, puis Nash retrouva son ancienne équipe au 2e tour : les Mavericks. Le meneur est tout simplement déchaîné face à ses anciens coéquipiers avec 30.3pts et 12pds de moyenne sur la série. On retiendra sa performance monumentale dans le Game 6 avec 39pts, 9rds et 12pds, sans oublier de mentionner son tir à 3pts « clutchissime » pour aller en prolongation. Il donna ensuite la victoire aux siens en rentrant des lancers-francs importants, éliminant ainsi son ami Dirk Nowitzki.
Pour la première fois depuis 1990, Phoenix retrouve l’odeur des Finales de conférence, et cette fois face aux Spurs, une équipe qui a terminé la saison de Nash deux fois sur ces quatre dernières années. Les hommes de Mike D’Antoni étaient d’attaque pour cette finale, bien qu’ils aient dû se passer de leur arrière scoreur Joe Johnson, qui souffrait de migraines suite à un contact bien appuyer avec le tendre Jerry Stackhouse lors du Game 2 contre Dallas au tour précédent.
https://www.youtube.com/watch?v=3MLPc89wU_8
Les Finales à l’Ouest s’annoncent alléchantes d’un point de vue tactique. Il s’agit de la meilleure défense contre la meilleur attaque de la ligue. Mais, la présence de Tim Duncan obligea Mike D’Antoni a procédé à des ajustements, et à placer le pivot costaud mais frustre Steven Hunter aux côtés de Stoudemire. C’est ainsi que l’italien a concédé une partie de ce qui faisait la force de son équipe.
Les débuts sont compliqués. Jim Jackson était plus ou moins fiable, Shawn Marion éprouva des difficultés et Nash n’a pas pu être clutch. Les deux premiers matchs sont remportés par San Antonio alors que Phoenix évoluait à domicile.
Joe Johnson est bien revenu pour le Game 3 et 4, et Stoudemire a été admirable sur cette série (37pts de moyenne!). Mais la défense des Spurs était bien trop organisée pour se laisser déborder. San Antonio remporta la série en seulement 5 manches. Victoire pour la défense.
Les Suns vont nourrir quelques regrets, et voici donc notre tout premier « What if » pour cette équipe, avec les absences de Joe Johnson.
« Vous ne pouvez pas me dire que nous n’aurions pas été champions si je n’avais pas été blessé. » Joe Johnson
via Arizona Public 2005
Saison 2005-2006
Saison régulière : 54v-28d
Statistiques : Pace (1er), Offrtg (2e), 3-pts tentés (1er)
Playoffs : Finales à l’Ouest vs Mavericks (2v-4d)
Récompenses : Steve Nash (MVP), Boris Diaw (MIP)
All NBA Team : Nash (1st), Marion (3rd)
Boris Diaw avec Steve Nash – via Basket USA
Les espoirs placés sur l’éventualité de voir les Suns au sommet de la ligue ont rapidement été douchés avec l’opération du genou pour Stoudemire, combiné au départ de Joe Johnson pour un contrat plus lucratif à Atlanta. Grâce à un « sign and trade » avec les Hawks, Phoenix a reçu en échange le jeune français Boris Diaw. Il se trouve que ce dernier va devenir rapidement une pièce maîtresse du jeu rapide de Mike D’Antoni en lui donnant le poste de pivot.
Les intérieurs Stoudemire et Kurt Thomas sont sur la touche, et le staff proposa des lineups de petites tailles tout en donnant carte blanche pour les shooteurs Raja Bell, Eddie House, Leandro Barbosa, James Jones et même Tim Thomas. Cette équipe étrange et complètement folle a réalisé une saison dingue, les propulsant ainsi au premier tour des Playoffs avec l’avantage du terrain.
Playoffs 2006
Au 1er tour, les Suns ont affronté les Lakers d’un Kobe Bryant historique. A lui seul, le N°8 a rendu la série compétitive, permettant à son équipe de mener la série 3-1. Il a fallu un Game 6 d’anthologie pour débloquer les esprits à Phoenix, grâce à un énorme 3-pts de Tim Thomas pour aller en prolongation. Les Suns sont venus à bout des Lakers en sept manches.
Au tour suivant, ils se retrouvèrent face à la deuxième équipe de Los Angeles, les surprenants Clippers d’Elton Brand et de Sam Cassell. Les deux équipes étant incapables de gagner deux matchs de suite se sont donc retrouvées lors d’un Game 7 à Phoenix. Steve Nash (29pts, 11pds) et Shawn Marion (30pts) font le job, les Suns remportent le match 127-100 et retrouvent ainsi le goût des Finales de conférence pour la deuxième année consécutive.
En face, Dallas obtient sa revanche, et les fans ont le privilège de voir s’affronter les deux meilleures attaques du pays. Tout débute pour le mieux pour Phoenix en arrachant le Game 1 sur le parquet des Mavs. Boris Diaw (34pts) a été essentiel avec le tir clutch de la victoire.
Les homme d’Avery Johnson ont ensuite récupéré l’avantage du terrain en remportant les Games 2 et 3. Phoenix a pu remporté le Game 4 grâce à la belle performance de Leandro Barbosa (24pts). Puis la défense des Suns s’est effondrée face à l’allemand lors du Game 5 (50pts). On ajoute à cela le fait que Raja Bell fut gêné au mollet, et Phoenix n’est pas parvenu à rivaliser avec la rotation des Mavericks.
La saison s’est achevée sur leur parquet, mais les fans reconnaissants, n’oublièrent pas d’applaudir chaudement leurs joueurs. Vivement le retour de leur All Star : Amar’e Stoudemire.
Saison 2006-2007
Saison régulière : 61v-21d
Statistiques : Pace (3e), Offrtg (1er), 3-pts tentés (2e)
Playoffs : Demies-Finales à L’Ouest vs Spurs (2v-4d)
Récompenses : Leandro Barbosa (6e homme)
All NBA Team : Nash (1st), Stoudemire (1st)
La chute de Steve Nash causée par Robert Horry, le moment qui a fait basculer la série – via Breakingnews.fr
Pour cette troisième saison avec le
tandem Nash/D’Antoni, les Suns sont enfin au complet et en bonne
santé. Le roster n’a que très peu évolué. Les joueurs majeurs de
l’équipe sont toujours présents et les dirigeants ont procédé à
quelques signatures de joueurs libres comme Markus Banks et un
Jalen Rose sur une jambe.
Cette saison est celle d’un Steve Nash surmotivé. Le canadien s’est particulièrement illustré en attaque avec ses deux records de points en décembre 2006 : 42pts à New Jersey dans un superbe duel contre Jason Kidd, et à nouveau 42pts contre les Wizards d’un Gilbert Arenas (54pts) incandescent.
Phoenix est toujours une place forte à l’Ouest avec une jolie 2e place derrière les « intouchables » Mavericks (67v-15d). Toute l’équipe est enfin prête à passer l’obstacle des Finales à l’Ouest et aller chercher ce titre.
Playoffs 2007
Phoenix passe le premier tour en cinq
manches face aux Lakers d’un Kobe Bryant toujours aussi
offensif (32.8pts). Dans le même temps, on apprend l’élimination
surprise des Mavericks face aux fascinants « We Believe »
Warriors. Une aubaine pour les Suns qui accèdent directement au
statut de favori. Il faut juste battre l’équipe qui leur a barré
tant de fois la route : les Spurs.
Le Game 1 restera dans les mémoires comme celui où Steve Nash (31pts) s’est fracassé le nez suite à un contact avec Tony Parker. Le staff médical a fait tout son possible pour limiter l’hémorragie, mais le meneur a manqué les toutes dernières secondes d’un match serré. Phoenix balbutia en attaque et les Spurs remportèrent un Game 1 crucial.
Les Suns se reprennent lors du Game 2 avec une large victoire de vingt points d’écart. Les Spurs ont ensuite récupéré le contrôle de la série lors du Game 3 à domicile. Le Game 4 est quant à lui très disputé et marqua un tournant dans la série. Alors que les Suns on remonté un déficit de 11 points dans le 4e quart-temps, Steve Nash subit une faute intentionnelle de Robert Horry dans les toutes dernières secondes, provoquant ainsi une échauffourée.
Dans ce chaos, Stoudemire et Diaw ont eu la mauvaise idée de se lever de leur banc afin d’aller protéger leur meneur. La règle est stricte concernant les joueurs du banc de touche qui sortent de leur zone. La ligue donna 1 match de suspension pour les deux Suns, et deux matchs pour Horry. Les Suns remportèrent ce match, mais cet incident va les hanter à tout jamais.
https://www.youtube.com/watch?v=t3LjDlMd12g
Privé de deux joueurs majeurs, Mike D’Antoni place alors Kurt Thomas (15pts, 12rds)dans le cinq de départ pour le Game 5. Le match est beaucoup plus rugueux et défensif que les autres rencontres. Phoenix ne joue qu’avec sept joueurs et s’accroche jusqu’au bout. En toute fin de match, Bruce Bowen rentre un 3pts clutch puis Duncan défend très bien sur la possession des Suns et la tentative à 3pts ratée de Steve Nash.
De retour à San Antonio pour le Game 6, Diaw et Stoudemire n’auront pas réussi à renverser la tendance. Bien que l’intérieur All Star (38pts, 12rds) a été incroyable, le Big Three des Spurs est intenable et achève les Suns dans le dernier quart-temps.
« Une partie de moi veut être beau joueur et leur donner du crédit. Ils nous ont battu. En même temps, je ne peux pas répondre à cette question car je ne sais pas quel résultat cela aurait donner. » Steve Nash en évoquant les suspensions pour le game 5.
via ESPN
En plus de ces suspensions, un autre facteur viendra plus tard entacher la qualification des Spurs, et cela concerne les arbitres. Tim Donaughty, l’arbitre ayant été condamné pour corruption, avait officié lors du Game 3 remporté par les Spurs. Il avouera plus tard que ce match a été très mal arbitré et il n’hésitera pas à balancer sur Tommy Nunez (responsable de l’arbitrage), qui ne portait clairement pas Robert Sarver (propriétaire des Suns) dans son cœur, et que cela aurait eu un impact sur le résultat de la série ! (via Arizona Republic, 2009).
Saison 2007-2008
Saison régulière : 55v-27d
Statistiques : Pace (4e), Offrtg (2e), 3-pts tentés (5e)
Playoffs : 1er tour à L’Ouest vs Spurs (1v-4d)
All NBA Team : Nash et Stoudemire (2nd)
Les nouveaux visages de la franchise: Steve Kerr et Shaquille O’Neal – AP via Nbcsports.com
L’élimination précoce lors des Playoffs 2007 n’est pas encore digérée que la franchise opère à un changement majeur en nommant Steve Kerr au poste de Manager. Une fonction qui était tenue jusque là par Mike D’Antoni depuis février 2006. Un mouvement permettant à l’italien de se concentrer au mieux sur le coaching.
Le néo GM ne perd pas de temps pour effectuer ses premiers moves en signant le super vétéran Grant Hill. Plus tard, il enverra Kurt Thomas et un futur choix de draft (qui se révélera être Serge Ibaka) aux Supersonics et James Jones sera tradé à Portland. Mais son transfert le plus marquant reste celui entre Shawn Marion et Shaquille O’Neal. Les deux joueurs semblaient être malheureux dans leurs franchises respectives. Une transaction qui marque le début de la fin de l’ère du « 7 » or less ».
Playoffs 2008
Après une saison plus que correcte, les Suns retrouvèrent à nouveau leur bourreau de toujours, San Antonio. Lors du Game 1, Michael Finley rentre un 3pts pour aller en prolongation, puis Duncan arrache le cœur des Suns avec un 3pts impensable avec la planche pour une seconde prolongation. A court d’essence, les Suns n’ont pu stopper le drive de Manu Ginobili pour arracher la victoire.
Dans cette série, les Suns n’ont remporté que le Game 4 grâce à une performance surprenante de Raja Bell (27pts). Mais les Spurs ont clairement dominé l’ensemble des rencontres. Mike D’Antoni a essayé d’intégrer au mieux O’Neal, et ce dernier fut la cible de « hack a shaq »tout au long de la série, ce qui amusa d’ailleurs profondément Greg Popovich.
Le Shaq ne tourne qu’à 15.2pts et 44% aux tirs. Il est également à 32/64 aux lancers-francs. La franchise ne s’est jamais autant éloignée de ses principes qui ont fait leur réussite depuis 2005.
Saison 2008-2009
Saison régulière : 46v-36d
Statistiques : Pace (4e), Offrtg (2e), 3-pts tentés (18e)
Playoffs : Non qualifiés
All NBA Team : Shaquille O’Neal (3rd)
Matt Barnes, Shaquille O’Neal, Steve Nash et Amar’e Stoudemire – via brightsideofthesun.com
L’échec cuisant de la première saison avec Steve Kerr en tant que GM a laissé des traces, et a provoqué des départs. Mike D’Antoni quitte la franchise qui l’a fait connaître en 2004, pour un job chez les Knicks. Terry Porter est alors désigné comme coach. L’ancien joueur NBA à la mentalité défensive n’a pas tenu toute la saison et fut remplacé au bout du 51e match de la saison par un ancien assistant de Mike D’Antoni : Alvin Gentry.
En décembre 2008, Steve Kerr continue son entreprise de démolition en envoyant Boris Diaw et Raja Bell à Charlotte en échange de Jason Richardson et Jared Dudley. Malgré un Shaq en forme (17.8pts), les repères ont disparu et l’équipe doit composer avec les absences répétées de Stoudemire (opération des yeux). Dans la très relevée conférence Ouest, Phoenix manqua les Playoffs malgré un bilan positif, une première pour la franchise depuis 2005.
Saison 2009-2010
Saison régulière : 54v-28d
Statistiques : Pace (4e), Offrtg (1er), 3-pts tentés (5e)
Playoffs : Finales à l’Ouest vs Lakers (2v-4d)
All NBA Team : Nash et Stoudemire (2nd)
Steve Nash, Amar’e Stoudemire, Jason Richardson et Grant Hill lors des Playoffs 2010 – Photo by Jesse D. Garrabrant via NBAE Getty Images
Shaquille O’Neal est parti à Cleveland pour rejoindre LeBron James. Pour le remplacer, les Suns signent un pivot au CV moins séduisant mais plus à même de matcher avec la philosophie de jeu : Channing Frye. Le coach Alvin Gentry a ainsi pu profiter du training camp pour remettre les idées de Mike D’Antoni au goût du jour.
Le tandem Nash/Stoudemire fonctionne de nouveau à plein régime. Les joueurs expérimentés comme Richardson et Hill apportent du scoring et les jeunes Goran Dragic, Channing Frye et Jared Dudley de la vivacité et du shoot. Phoenix récupère son titre de meilleure équipe à 3-pts avec 41.2% de réussite et voilà les Suns 3e à l’Ouest au moment d’aborder les Playoffs.
Playoffs 2010
Le premier tour face aux Trail Blazers de LaMarcus Aldridge a été globalement maîtrisé par les Suns. Bien qu’ils aient été surpris lors du Game 1, Jason Richardson (23.6pts) & co marquent en moyenne dix points de plus que leurs adversaires. Le deuxième tour est un soulagement et une libération pour la franchise mais aussi pour Steve Nash. De nouveau confronté aux Spurs, le meneur est déterminé à enfin passer cet obstacle. Avec 33pts lors du Game 1, les Suns ont tout simplement balayé les Spurs !
Pour la 3e fois en six ans, les Suns
sont de nouveau en finale de conférence face aux Lakers. Les deux
équipes ont remporté leurs matchs à domicile, portant ainsi la
série à 2-2. Lors du Game 5, les Suns sont menés jusqu’à 18
points. Le show Nash peut alors débuter avec un million de tirs
marqués. Le canadien ramène son équipe dans le match et un tir à
3-pts clutch de Richardson offre la possibilité de jouer les
prolongations. Mais les dieux du basket en ont décidé autrement.
Après un shoot compliqué de Kobe, Ron Artest récupère le
rebond offensif sur la tête du héros éphémère Richardson, et
marque au buzzer. Victoire Lakers.
Pour le Game 6, Kobe s’est assuré de bien enterrer les derniers espoirs de Finales des Suns. Avec 37pts, il enfonça le dernier clou refermant ainsi le cercueil. A l’heure d’écrire ces lignes, cette rencontre était le dernier match de Playoffs de la franchise.
Après cette énième déception, Stoudemire décida de rejoindre Mike D’Antoni à New York. Leandro Barbosa est envoyé à Toronto en échange de Turkoglu et Goran Dragic à Houston en échange d’Aaron Brooks. Pour la première fois depuis 2005, les Suns ont un bilan négatif lors de la saison 2010-2011.
Nouvelles figures du run & gun avec James Harden avec Mike D’Antoni – via businessinsider.fr
Pendant six saisons, Phoenix a été au dessus des 56% de victoires en saison régulière, en renversant les principes établis par de nombreuses équipes. Les Suns n’ont pas eu peur d’aller à contre courant en proposant un jeu rapide et envolé. La consigne tactique « 7 » or less » a même fait l’objet d’un livre par l’auteur Jack McCallum. Une philosophie qui depuis est la norme pour de nombreuses équipes, dont les Warriors, coachés par Steve Kerr mais aussi les Rockets sous le commandement de … Mike D’Antoni.
Clutch Time continue sa série d’articles rétros sur la décennie qui vient de se terminer. Nous allons vous téléporter vers le dernier match, la dernière action, les dernières foulées sur un parquet NBA de joueurs titrés, de All-Stars, et de Hall of Famers. Une fin parfois émouvante et réussie dans le club de son coeur, ou bien causée par une blessure sous un tout autre jersey dans l’anonymat le plus total. Que se soit en saison régulière ou bien lors d’un match de Playoffs, revivons les dernières secondes d’un joueur avec un peu plus de ventre et de cheveux blanc, mais dont on n’oubliera jamais qu’il a marqué son temps.
Les adieux de Dwyane Wade lors de son dernier match NBA à Brooklyn – via usatoday.com
Allen Iverson (Philadelphie Sixers),
Février 2010
Âge : 34 ans et 14e saison
Le Cinq: Allen Iverson, Jrue Holiday, Andre Iguodala, Elton Brand, Samuel Dalembert
Stats: 13pts, 1rd, 3pds, 5/13 aux tirs en 29′
Le match: Défaite à Chicago 122-90 – saison régulière
De retour à Philadelphie en novembre 2009 après un passage éclair et peu reluisant à Memphis (3 matchs), « The Answer » n’est plus le scoreur inarrêtable des années 2000. Malgré une production en baisse (13.8pts, 2.8rds, 4pds), Iverson a été choisi par les fans pour le ASG 2010, bien qu’il n’y participa pas pour des raisons personnelles. Sa vie en dehors des parquets est de plus en plus sombre.
Il reste deux mois de compétitions, mais sa dernière apparition sur les parquets a eu lieu à Chicago un soir de février contre un tout jeune meneur en passe de devenir une star : Derrick Rose. Le MVP 2001 est sorti pour la toute dernière fois à 9’40 », remplacé par… Jason Kapono. Un aspect positif à retenir? Le fait qu’il ait pu clôturer ce chapitre avec son équipe de cœur.
End of Story Score : 3/10
Yao Ming (Houston Rockets), Novembre
2010
Âge : 30 ans et 8e saison
Le Cinq: Ish Smith, Kevin Martin, Shane Battier, Luis Scola, Yao Ming
Stats: 1rd, 1blk, en 6′
Le match: Défaite à Washington 98-91 – saison régulière
Le plus jeune retraité et la carrière la plus courte parmi nos sélectionnés. Le colosse aux pieds d’argile empile les soucis physiques. Une saison 2009-2010 blanche, et des interrogations naissent quant à sa disponibilité pour la saison suivante. Le chinois est malgré tout bien présent dans le roster et le staff des Rockets doit restreindre son temps de jeu (pas plus de 24′), et éviter de jouer en back to back.
Le pivot a pris part à cinq matchs sur sept possibles, puis arriva la blessure fatale à Washington suite à un contact dans la raquette provoqué par JaVale McGee. Un Yao allongé sur le sol, puis incapable de marcher normalement, voici donc les dernières images sur un parquet NBA qu’il laisse derrière lui. Un mois plus tard, Houston révéla que leur joueur souffre d’une fracture de fatigue à la cheville gauche et qu’il est out pour la saison. Criblé de blessures, Yao Ming annonça sa retraite en juillet 2011.
End of Story Score : 1,5/10
Shaquille O’Neal (Boston Celtics),
Mai 2011
Âge : 39 ans et 19e saison
Le Cinq: Rajon Rondo, Ray Allen, Paul Pierce, Kevin Garnett, Jermaine O’Neal
Stats: 2 fautes en 3′
Le match: Défaite contre Miami 98-90 OT – Game 4 des 1/2 finales à l’Est
Pour la saison 2010-2011, le Shaq a choisi d’évoluer au sein des Celtics. Sa 4e équipe en quatre saisons. Le « Big Diesel » est toujours capable de faire des dégâts dans le raquette mais malheureusement son physique ne lui permet pas de rester longtemps sur le parquet. Le GM Danny Ainge avait envisagé un meilleur scénario pour le MVP 2000, en effet, il envoya son jeune pivot Kendrick Perkins à OKC, en espérant que le Shaq fera le job.
Pas très inspiré sur ce coup là étant donné que Shaq a manqué cinq mois de compétition et n’est apparu que deux fois en Playoffs au TD Garden face au Heat. Seulement 3 minutes dans le Game 4, toutes jouées à la fin 1er quart-temps, juste assez pour commettre deux fautes sur ses deux anciens collègues : Dwyane Wade et LeBron James.
End of Story Score : 1/10
Ben Wallace avec le rookie Brandon Knight (2012) – AP Photo Detroit
Ben Wallace (Detroit Pistons), Avril
2012
Âge : 37 ans et 16e saison
Le Cinq: Brandon Knight, Rodney Stuckey, Tayshaun Prince, Greg Monroe, Ben Wallace
Stats : 7pts, 12rds, 2pds, 1blk, en 22′
Le match : Victoire contre Philadelphie 108-86 – saison régulière
De retour à Detroit en 2009 après une expérience mitigée à Cleveland, le champion 2004 a la chance et le privilège de finir sa carrière dans la salle de ses exploits. Rien n’est encore officiel, mais ce 26 avril 2012, la rumeur court que cela pourrait-être le dernier match de Big Ben. Ses fans, la table de marque, ses coéquipiers portent un bandeau en son honneur.
Le pivot, quatre fois défenseur de l’année, n’a pas scoré le moindre point sur ses 5 derniers matchs, mais pour ce match, Detroit n’a plus rien à jouer et Wallace va « se lâcher » en tentant deux tirs à 3-pts dont un à quelque secondes de la fin du match. Avec 7 tirs au total, c’est un record pour lui cette saison. Une soirée agréable pour le pivot qui a su en profiter.
End of Story Score : 6/10
Jason Kidd (New York Knicks), Mai
2013
Âge : 40 ans et 19e saison
Le Cinq : Raymond Felton, Pablo Prigioni, Iman Shumpert, Carmelo Anthony, Tyson Chandler
Stats : 1pd, 1int en 6′
Le match : Défaite à Indiana 106-99 – Game 6 des 1/2 finales à l’Est
Le meneur titré en 2011 a fait parti de la dernière bonne équipe des Knicks. Jason Kidd a rejoint un groupe composé de vétérans : Keyon Martin, Marcus Camby et son ancien partenaire: Tyson Chandler. Une saison bien en deçà de ses standards mais honorable pour un meneur dans la quarantaine avec 76 matchs de saison régulière.
En revanche, son apport a été quasiment nul en attaque lors des Playoffs. Kidd n’a scoré AUCUN point sur les dix derniers matchs. Mike Woodson modifia ses rotations et plaça alors l’argentin Prigioni devant le futur Hall of Famer. Kidd n’a vu le parquet que 5 et 6 minutes pour les deux dernières affiches contre Indiana. Remplacé par Shumpert à 6′ de la fin du 2e quart-temps, la fin d’une carrière monumentale s’achève dans le plus terrible anonymat.
End of Story Score : 2/10
TP et T-Mac lors d’un practice à Miami avant les Finales 2013 – via tuesdayswithhorry
Tracy McGrady (San Antonio Spurs),
Juin 2013
Âge : 33 ans et 16e saison
Le Cinq: Tony parker, Danny Green, Kawhi Leonard, Tim Duncan, Tiago Splitter
Stats: 2rds, 3pds, en 6′
Le match: Victoire contre Miami 113-77 – Game 3 des Finales NBA
Après une pige en Chine pour le grand plaisir de son banquier, le double meilleur scoreur de la NBA (03 et 04), fait un retour surprise en NBA chez les Spurs juste avant le début des Playoffs. Une aubaine pour une star qui n’a jamais passé le premier tour des Playoffs malgré neuf tentatives. C’est donc lors des Finales NBA que nous avons vu pour la dernière fois T-Mac sous un maillot NBA !
Le septuple All-Star n’a pas caché pas son sourire malgré un temps de jeu famélique. Seulement 7 et 6 minutes lors des Game 2 et 3, l’ailier n’a joué que pendant le garbage time. C’est ainsi que GregPopovich le fait rentrer à 6′ de la fin d’un Game 3 à sens unique pour les Spurs. Moins vif, moins rapide, il n’empêche qu’il s’est autorisé un drive face à LeBron James. Le handle était toujours là et la vision aussi, rien que sa présence sur le terrain donnait une bonne raison aux fans de San Antonio de rester jusqu’au buzzer final.
End of Story Score : 4/10
Steve Nash (Los Angeles Lakers),
Avril 2014
Âge : 40 ans et 18e saison
Le Cinq : Kendall Marshall, Jodie Meeks, Wesley Johnson, Ryan Kelly, Jordan Hill
Stats : 3pts, 3rds, 5pds, en 13′
Le match : Défaite contre Houston 130-145 – saison régulière
Après de très belles années à Phoenix, le meneur rejoint les Lakers en 2012 dans l’optique de remporter enfin ce titre qui lui échappe chaque année. Bien sûr, rien ne se passe comme prévu entre les problèmes de collectif et l’accumulation des blessures, dont Nash n’est d’ailleurs pas épargné avec de sérieux soucis physiques. Seulement 15 matchs joués lors de sa deuxième saison avec les « Purple & Gold », et un apport bien loin de ses standards habituels (6.8pts et 33,3% à 3-pts).
Mais le meneur est toujours capable de distiller les caviars pour ses partenaires. Pour son dernier match NBA, Nash va devenir tout simplement le 3e plus grand collectionneur de passes décisives de l’histoire de la ligue sur sa 5e assist pour un Jodie Meeks libre de dunker en contre-attaque. Une belle manière de fermer ce chapitre, même si cela pique les yeux de voir quels joueurs ont entouré le Hall of Famer pour sa dernière.
End of Story Score : 4,5/10
L’un des tout derniers shoot de Ray Allen (2014) – via allucanheat
Ray Allen (Miami Heat), Juin 2014
Âge : 38 ans et 18e saison
Le Cinq : Dwyane Wade, Ray Allen, LeBron James, Rashard Lewis, Chris Bosh
Stats : 5pts, 5rds, 2pds, en 31′
Le match : Défaite à San Antonio 104-87 – Game 5 des Finales NBA
Un an après son shoot historique lors du Game 6 contre les Spurs, le double champion NBA est à nouveau présent au plus haut niveau de compétition et à 38 ans ! Allen est toujours un joueur essentiel dans une équipe portée par LeBron James, mais les Finales 2014 ont très vite tourné au carnage. Miami a tout simplement joué face à l’une des meilleures équipes de basket du XXIe siècle et ce ne sont pas les changements de rotation de Spoelstra qui ont pu empêcher la victoire des texans.
Lors du Game 5, Ray Allen remplace Mario Chalmers dans le cinq et rejoint son ancien collègue « époque SuperSonics » : Rashard Lewis. Cela reste anecdotique car le Heat n’a rien pu faire en 2e mi-temps et l’arrière a souffert (1/8 aux tirs et 4 ballons perdus). Mais n’oublions pas qu’être présent et titulaire lors des Finales pour son dernier match reste une performance spéciale en soi.
End of Story Score : 6,5/10
Kevin Garnett (Minnesota
Timberwolves), Janvier 2016
Âge : 39 ans et 21e saison
Le Cinq : Ricky Rubio, Andrew Wiggins, Tayshaun Prince, Kevin Garnett, Karl-Anthony Towns
Stats : 2pts en 9′
Le match : Victoire contre Memphis 106-101 – saison régulière
https://www.youtube.com/watch?v=1L5S6rBFppc
Après un court et regrettable passage à Brooklyn, « The Big Ticket » est de retour dans la franchise qu’il l’a drafté en 1995 à sa sortie du lycée pour disputer ses dernières saisons et donc ses derniers matchs. Bien moins fringuant que lors de ses débuts, l’intérieur de 39 ans est néanmoins titulaire lors des ses 38 rencontres pour sa dernière saison.
L’animal n’a pas changé, toujours aussi vocal et démonstratif en défense, il est en revanche beaucoup moins impliqué en attaque. Il n’a atteint la barre des 10 points qu’une seule fois et Minnesota vit encore une fois une saison douloureuse, avec un bilan de 13v-31d au moment d’affronter Memphis. Les espoirs de voir une dernière série de Playoffs au Target Center avec KG se sont essoufflés tout comme le physique de l’intérieur. Une blessure au genou droit l’a empêché de jouer la 2e mi-temps, et par conséquent tout le reste de la saison.
End of Story Score : 3/10
Chris Bosh (Miami Heat), Février
2016
Âge : 31 ans et 13e saison
Le Cinq : Goran Dragic, Dwyane Wade, Luol Deng, Chris Bosh, Amar’e Stoudemire
Stats : 18pts, 5rds, 2pds, 7tov, en 34′
Le match : Défaite contre San Antonio 101-119 – saison régulière
L’une des histoires les plus tristes de la ligue en terme de fin de carrière pour un double champion NBA. Février 2015, Chris Bosh a frôlé le pire lors de son admission à l’hôpital suite à l’apparition de caillots sanguins dans l’un de ses poumons. Sa saison est stoppée net, mais le pire a été évité et il sera de retour pour le prochain training camp. Les craintes concernant son état de santé se sont peu à peu estompées tant son début d’exercice 2015-2016 est séduisant. Il ne loupe aucune rencontre et se partage le scoring avec Dwyane Wade.
Son dernier match a eu lieu contre la 2e meilleure équipe cette année là : les Spurs. Il est même élu pour le ASG 2016 pour la 11e fois consécutive. Une distinction qu’il ne pourra malheureusement pas honorer à cause d’une gêne dans le mollet. Le staff médical du Heat a détecté à nouveau des caillots sanguins dans sa jambe, forçant l’intérieur à mettre un terme à sa saison. Malgré plusieurs tentatives pour retrouver les parquets, Bosh a du se résoudre à annoncer sa retraite en février 2019, trois ans après ses derniers jumps shots, son dernier dunk et ses dernières foulées.
End of Story Score : 5/10
Les derniers mots de Kobe pour le Staples Center après sa performance historique – via abcnews
Kobe Bryant (Los Angeles Lakers),
Avril 2016
Âge : 37 ans et 20e saison
Le Cinq : D’Angelo Russell, Jordan Clarkson, Kobe Bryant, Julius Randle, Roy Hibbert
Stats : 60pts, 4rds, 4pds, 22-50 aux tirs, en 42′
Le match : Victoire contre Utah 101-96 – saison régulière
Même les plus grands scénaristes de séries n’auraient pu imaginer un tel épisode! Vingt saisons au sein de la même équipe, des titres, des exploits mais aussi des échecs. Kobe Bryant a passé plus de la moitié de sa vie avec l’uniforme des Lakers sur le dos et traversé les décennies en marquant des fans NBA sur plusieurs générations. Et pourtant, rien ne prédisait un tel feu d’artifice pour clôturer l’un des plus gros chapitres de la ligue.
Les Lakers affichent un affreux bilan de 16v-65d avant le dernier match contre Utah et Kobe n’a pu jouer que 18 minutes dans la grosse défaite à Oklahoma City deux jours auparavant. Des incertitudes sur son état physique qui ne viendront pas gâcher la dernière apparition du « Black Mamba » au Staples Center devant les légendes comme Magic Johnson et Shaquille O’Neal. Le début de match est compliqué mais les derniers instants sont magiques : 23points dans le dernier quart-temps, 12points sur les 130 dernières secondes et une dernière victoire arrachée dans une ambiance folle. Inoubliable.
End of Story Score : 10/10
Tim Duncan (San Antonio Spurs), Mai
2016
Âge : 39 ans et 19e saison
Le Cinq : Tony Parker, Danny Green, Kawhi Leonard, LaMarcus Aldridge, Tim Duncan
Stats : 19pts, 5rds, en 34′
Le match : Défaite à OKC 113-99 – Game 6 des 1/2 finales à l’Ouest
Avec un bilan de 67v-15d, San Antonio possède le 2e meilleur bilan juste derrière les Warriors et leur record de 73v-9d. C’est tout simplement la meilleure saison d’un point de vue collectif des Spurs avec Tim Duncan dans le roster ! Sur le plan individuel, l’intérieur est bien moins incisif avec ses plus faibles moyennes en carrière : 8.6pts, 7.3rds. Le physique également commence à balbutier avec 61 matchs joués soit son plus faible total s’il on écarte les deux saisons « lockout ».
En Playoffs, ses chiffres sont encore plus inquiétant avec une moyenne de 5.9pts et 4.8rds pour un temps de jeu de 22 minutes. Et pourtant, c’est en grand champion qu’il a quitté les parquets. Incapable de scorer plus de 8points sur un match durant ces Playoffs, l’intérieur a tout fait pour éviter l’élimination des Spurs lors du Game 6 face au Thunder. Avec 19pts, 5rds et le meilleur ratio +/- de son équipe (+12) en 34 minutes, le double MVP est sorti la tête haute et fut chaudement félicité par un Steven Adams admiratif d’une telle carrière.
End
of Story Score : 8,5/10
Paul Pierce (Los
Angeles Clippers), Avril 2017
Âge : 39 ans et 19e saison
Le Cinq : Chris Paul, JJ Redick, Austin Rivers, Luc Mbah A Moute, DeAndre Jordan
Stats : 6pts, 3rds, 1pd en 21′
Le match : Défaite contre Utah 91-104 – Game 7 du 1er tour des Playoffs
Les deux dernières saisons de Paul Pierce chez les Clippers ne sont pas restées dans les mémoires. Le deuxième plus grand scoreur des Celtics avait rejoint son ancien coach Doc Rivers en Californie afin d’accrocher un nouveau titre. Le roster était rempli de joueurs talentueux mais les ennuis physiques des uns et des autres ont eu raison de leurs ambitions.
Même « The Truth » n’a pas été épargné en ne jouant que 25 matchs lors de la saison 2016-2017 avec des moyennes peu reluisantes : 3.2pts, 1.9rds, en 11 minutes de temps de jeu. En Playoffs, sans Blake Griffin, les Clippers ont rendu les armes contre Utah dans un Game 7 globalement dominé par le Jazz. On retiendra le passage de Pierce dans le 3e quart-temps dans lequel il a inscrit tous ses points. Un dernier petit moment de gloire pour celui qui a connu de nombreuses réussites au cours de ses 19 saisons.
End of Story :
4,5/10
Tony Parker (San Antonio Spurs),
Mars 2019
Âge : 36 ans et 18e saison
Le Cinq : Kemba Walker, Nicolas Batum, Miles Bridges, Marvin Williams, Bismack Biyombo
Stats : 11pts, 2rds, en 17′
Le match : Défaite à Miami 93-75 – saison régulière
Une saison étrange pour Tony Parker qui évolue sous le maillot des Hornets avec son pote Nicolas Batum et sous les ordres de James Borrego (ancien assistant coach chez les Spurs). Voir le meneur français sous un autre maillot que celui des Spurs est un vrai défi pour les yeux. Ses performances sont loin d’être ridicules, bien que le staff des Hornets lui accorde le temps de jeu le plus faible qu’il ait connu (18′), le MVP des Finales 2007 a su performer avec des moyennes plus qu’honorables : 9.5pts et 3.7pds.
Durant cette dernière saison, il a eu la chance d’avoir gagné une dernière fois à San Antonio dans une salle qui lui est toujours reconnaissante. Deux mois plus tard, sa carrière s’est achevée sur une défaite contre le Heat d’un autre futur retraité, Dwyane Wade. T.P n’a joué que 17 minutes dans ce match crucial pour se qualifier pour les Playoffs, mais son passage dans le 2e quart-temps est à souligner : 11pts en 5 minutes. Une carrière digne des plus grands, pour une fin en toute discrétion.
End of Story Score : 6/10
La passe décisive du triple double de Wade pour Haslem – via Pinterest
Dwyane Wade (Miami Heat), Avril 2019
Âge : 37 ans et 16e saison
Le Cinq : Goran Dragic, Dwyane Wade, Justise Winslow, Kelly Olynyk, Udonis Haslem
Stats : 25pts, 11rds, 10pds, en 36′
Le match : Défaite à Brooklyn 113-94 – saison régulière
https://www.youtube.com/watch?v=ZBfUAfGliDw
Après avoir fait patienter les fans du Heat tout un été, Wade s’est enfin décidé à annoncer son retour pour une dernière saison à Miami: « One Last Dance ». Ce 18 septembre 2018, la tournée d’adieu de la légende de South Beach peut débuter. Une saison qui fut placée sous le signe de la reconnaissance avec une invitation au ASG, de la nostalgie assaisonnés de quelques exploits comme son buzzer beater contre les Warriors. Dans son rôle de 6e homme, Wade a tout tenté pour accrocher un spot pour une dernière bataille en Playoffs. Malheureusement, une série noire de quatre défaites viendra enterrer tout espoir de qualification.
Il ne reste alors plus que deux matchs pour profiter d’un tel joueur. La fête fut totale à Miami pour sa dernière à l’American Airlines Arena avec 30points sous les yeux de Chris Bosh. Dès le lendemain, Wade plaça ses derniers moves à Brooklyn en présence de ses potes LeBron James, Carmelo Anthony et Chris Paul. Malgré la défaite, Wade a fini sur un triple double, et quoi de mieux que de finir sur une passe décisive pour son coéquipier de toujours Udonis Haslem. Une fin en apothéose pour celui qui était incertain de jouer ce match à cause de ses genoux douloureux. Pat Riley s’empressa à la fin du match de lui demander un dernier contrat, pour prolonger le plaisir.
End of Story Score : 9/10
Dirk Nowitzki célébré pour sa dernière à San Antonio – Soobum Im-USA TODAY Sports
Dirk Nowitzki (Dallas Mavericks),
Avril 2019
Âge : 40 ans et 21e saison
Le Cinq : Jalen Brunson, Devin Harris, Justin Jackson, Dirk Nowitzki, Dwight Powell
Stats : 20pts, 10rds, 1pd, en 31′
Le match : Défaite à San Antonio 105-94 – saison régulière
Une longévité impressionnante et qui force le respect pour celui qui possède pratiquement tous les records de la franchise texane. L’allemand a tout de même passé sa dernière saison en serrant les dents afin de tenir sa place sur le terrain. Pas prêt physiquement, il manqua les 26 premiers matchs de son équipe. Le MVP des Finales 2011 est clairement en difficulté sur le terrain en défense et lorsque le jeu s’intensifie, mais les fans de Dallas ne se lassent jamais de ses tirs sur une jambe et ses trois points venus d’ailleurs.
Nowitkzi a reçu, tout comme Wade, une invitation pour le ASG, et bien qu’il n’a pas encore officiellement annoncé sa retraite, cela ne fait aucun doute dans les esprits de chacun. Ses deux derniers matchs ressemblèrent à ceux de l’arrière du Heat. Une dernière célébration à domicile pour un match plein (30pts, 8rds), et une défaite le lendemain à San Antonio sous le plus grand respect du coach d’en face, Greg Popovich. Deux derniers matchs qui ont laissé un souvenir positif, et qui ont rappelé au monde à quel point l’intérieur est un génie du basket.
Les années 2010’s ont été marquées par de nombreuses transactions et de départs de joueurs. La prise de pouvoir des joueurs concernant leur carrière a clairement planté le décors dans le paysage NBA. Une aubaine pour le fan qui souhaite s’intéresser à des matchs en saison régulière aux saveurs épicées. Le retour de la star dans son ancienne arène fait figure de scénario idéal pour colorer une soirée. Affronter ses anciens coéquipiers, son ancien coach, et surtout, goûter à l’accueil de ses anciens fans. Voici onze « Revenge Game » choisis au cours de cette décennie.
LeBron James de retour à Cleveland en 2010 – Thearon W. Henderson – Getty Images
LeBron James @ Cleveland – 2010
Le Cinq : Carlos Arroyo,
Dwyane Wade, LeBron James, Chris Bosh, Zydrunas Ilgauskas
Stats : 38pts, 5rds,
8pds en 30′
Victoire 118-90
The Decision, des maillots « 23 » brûlés, la lettre accusatrice du propriétaire des Cavs, tous les ingrédients étaient réunis pour le match le plus attendu de la saison régulière et dans l’ambiance la plus hostile jamais connue. Bien avant l’entre-deux, les fans étaient déjà des miliers dans la salle prêt à gronder et à jeter toute leur rancoeur vers un seul homme. Charles Barkley avoua ne jamais avoir connu une telle atmosphère.
« J’ai vu des tonnes de matchs, je n’ai jamais ressenti une telle électricité dans une salle et pour un simple match de saison régulière. On se croirait dans un Game 7 des Finals » Charles Barkley au micro de NBA TV
NBA TV
Sans surprise, l’ancien protégé de l’Ohio est sifflé dès sa présentation et à chaque ballons touchés pendant le match. A l’inverse, son coéquipier Zydrunas Ilgauskas, qui a fait le même chemin que le « King », aura droit à de chaleureux applaudissements.
Malgré un début de saison compliqué, il n’est pas question pour LeBron et le Heat de lâcher ce match. Byron Scott a beau avoir envoyé plusieurs joueurs en défense sur James, c’était comme lancer des cailloux sur Hulk. Avec 24pts dans le 3e quart-temps, LeBron James offre à son équipe une avance confortable de +30pts, et n’a même pas posé un seul orteil sur le parquet lors du 4e quart-temps.
Son ancien coéquipier, Anderson Varejao, avec qui il a passé six saisons, lui a même enlever son bandeau sur une action puis l’a jeté sur le côté comme si le roi et sa couronne n’étaient plus reconnu en Ohio. Une frustration qui s’est sentie tout au long de la rencontre : quatre fans ont été éjectés de la salle tandis que quatorze personnes chargées de la sécurité entouraient le banc du Heat !
Revenge Score : 10/10
James Harden @ Oklahoma City – 2012
Le Cinq : Jeremy Lin,
Daequan Cook, James Harden, Patrick Patterson, Omer Asik
Stats : 17pts, 2rds,
3pds, 3/16 aux tirs, en 39′
Défaite 120-98
Tradé un mois auparavant à seulement quelque jours du début de la saison, voici le retour du barbu dans l’enceinte du Thunder. Les finalistes 2012 ont échoué dans les négociations de prolongation avec le N°13 et ont fini par l’envoyer à Houston. Après tout, Sam Hinkie n’allait pas dérouler le tapis pour un 6e homme, OKC est une bonne équipe avec Kevin Durant et Russell Westbrook, et puis il n’y a qu’un ballon à se partager.
Mais les doutes concernant les capacités d’Harden à se muer en franchise player se sont vites évaporés : 37 puis 45 points lors de ses deux premiers matchs sous ses nouvelles couleurs ! Les fans du Thunder ont commencé à regretter cet échange, mais peu importe, OKC est toujours solide (11v-4d) et Houston est médiocre (7v-7d), le duel tant attendu doit servir de confirmation de la supériorité du Thunder.
Le début de match est clairement à l’avantage du Thunder. Westbrook et Ibaka ne vont pas se faire prier pour contrer les tirs d’Harden et même Hasheem Thabeet, drafté juste devant le barbu en 2009, s’est permis de le contrer deux fois sur une action. Première mi-temps catastrophique avec seulement 3pts pour le meilleur scoreur de la ligue, et 0/8 aux tirs.
En face, Kevin Martin, qui a servi de monnaie échange, apporta 17pts. Le public jubile. Sam Hinkie aurait-il réussi ce trade ? Le Thunder est clairement au dessus et vise toujours le titre même sans Harden et Houston a encore du chemin à parcourir pour devenir un sérieux prétendant. Un apprentissage obligatoire pour un jeune Harden aux prémices d’une longévité incroyable.
Revenge Score: 3/10
Dwight Howard @ Orlando – 2013
Le Cinq: Steve Nash, Kobe
Bryant, Metta World Peace, Earl Clark, Dwight Howard
Stats : 39pts, 16rds,
3blks, 25/39 aux Lfs, en 38′
Victoire 106-97
Le feuilleton « Dwightmare » n’en finissait plus ! Après des Playoffs 2012 étrangent et une élimination au 1er tour contre Indiana, D-12 est envoyé à L.A. en août 2012 pendant les JO de Londres afin de former la plus grosse Dream Team de la ligue avec Kobe Bryant, Pau Gasol et Steve Nash… Du moins sur le papier.
En effet, Les débuts des néo-lakers sont compliqués, il est même question de savoir s’ils vont pouvoir se qualifier pour les Playoffs ! Howard et ses nouveaux coéquipiers ont même lâché un match embarrassant contre Orlando. Son retour en Floride s’annonce compliqué, mais le triple défenseur de l’année a ressorti son costume de superman, le temps d’une soirée.
Dans ce match, il a constamment attaqué le jeune Nikola Vucevic et obtenu ainsi une valise de lancers-francs: 39 ! Il a tout simplement égalé son record de lancers tentés sur un match qu’il avait établi avec le Magic la saison précédente. Tout en sachant que deux jours auparavant, il s’affichait avec un piteux 0/5 contre Chicago.
Le match est loin d’être emballant : beaucoup de tirs manqués et forcés, des fautes qui coupent le rythme de la rencontre, mais les hommes de Mike D’Antoni ont réussi à remporter ce match et à se qualifier par la suite pour les Playoffs. Privés de Kobe Bryant, les Lakers ont subi un sweep face aux Spurs, et Howard quittera la Californie pour le Texas afin de rejoindre Harden. Le « Dwightmare » ne s’est finalement jamais arrêté.
Revenge Score: 8.5/10
L’accueil des supporters des Nuggets pour Melo en 2013 – via TheHour.com
Carmelo Anthony @ Denver – 2013
Le Cinq: Raymond Felton, Iman
Shumpert, Carmelo Anthony, James White, Tyson Chandler
Stats: 9pts, 5rds, 3pds, 3/12
aux tirs en 21′
Défaite 117-94
Dans le même style que le « Dwightmare », il y a eu le « Melo Drama ». Le GM des Nuggets de l’époque, Masai Ujiri, a pris la sage décision de trader sa star en février 2011. Après une saison 2011-2012 raccourcie à cause du lockout, il a fallu attendre deux ans avant de voir le N°7 fouler à nouveau le parquet du Pepsi Center.
La franchise de ses débuts n’a pas manqué de lui rappeler que la rancœur est toujours bien présente. Les huées des fans n’ont pas faibli, et les joueurs des Nuggets comme AndreIguodala, Kenneth Faried et Wilson Chandler ont pris les commandes du match dès le début en dépassant les Knicks par leur énergie et leur vivacité.
Match à oublier pour Melo : 3/11 aux tirs en 1ere mi-temps et déjà -22 pour New York ! Tyson Chandler va sortir sur blessure suite à un choc au genou, puis c’est au tour de l’ailier de sortir suite à une gène au genou droit au début du 3e quart-temps.
Une soirée horrible et un retour manqué, mais qui ne résume en rien la belle saison 2012-2013 des Knicks qui ont pour la première fois en treize ans, passé un tour de Playoffs, et, c’est aussi la dernière saison positive de la franchise.
Revenge Score: 1/10
Rajon Rondo saluant ses anciens fans au TD Garden (2015) – Charles Krupa AP
Rajon Rondo @ Boston – 2015
le Cinq: Rajon Rondo, Monta
Ellis, Chandler Parsons, Dirk Nowitzki, Tyson Chandler
Stats : 29pts, 6rds,
5pds, 5/7 à 3-pts, en 34′
Victoire 119-101
Boston poursuit son processus de reconstruction en envoyant Rondo à Dallas en décembre 2014. C’est seulement au bout de son 7e match avec sa nouvelle équipe qu’il se retrouva au TD Garden, mais cette fois, en tant que visiteur. Une situation inédite pour le meneur drafté et titré avec Boston.
Deux jours avant cet événement, Rondo et les Mavs ont affronté les Wizards de Paul Pierce. Le meneur en a profité pour demander des conseils à l’ancienne légende des Celtics sur comment aborder ce match.
« Clignote des yeux et regarde en haut, ça t’évitera de pleurer. » Paul Pierce
Le jour « J », le meneur ne pouvait rêver mieux comme début de match en inscrivant les 10 premiers de son équipe. Il termina le 1er quart-temps avec 15pts et 6/6 aux tirs. Un match dominé du début à la fin par les Mavs, le meneur va se servir des prises à deux sur Dirk Nowitzki pour rentrer ses tirs ouverts.
Il s’agit de son meilleur match de la saison avec 29pts, avec un record de 5 tirs à 3-pts marqués ! Néanmoins, la suite est moins glorieuse. Seulement 14pts sur les quatre matchs suivants, et bien que Dallas se qualifia pour les Playoffs, les tensions entre Rondo et son coach Rick Carlise ne sont plus cachées et le meneur ne verra pas la couleur des trois derniers matchs de PO de son équipe lors du 1er tour contre Houston.
Revenge Score: 8,5/10
Derrick Rose @ Chicago – 2016
Le Cinq : Derrick Rose,
Courtney Lee, Carmelo Anthony, Kristaps Porzingis, Joakim Noah
Stats : 15pts, 7rds, 11pds,
6/16 aux tirs, en 38′
Victoire 117-104
Le MVP 2011 a mal vécu son trade à New York lors de l’été 2016. Le natif de la Windy City rejoint un ancien coéquipier beaucoup plus à l’aise avec New York : Joakim Noah. Les dirigeants de Chicago ont complètement chamboulé le roster : Rose et Gasol out, Wade et Rondo in. Des mouvements osés étant donné l’incompatibilité des deux arrières.
Dès novembre 2016, Rose effectua son retour dans la salle de ses premiers exploits. Un retour accueilli par des huées provenant des fans. Une vraie déception pour celui qui se voyait jouer sous la tunique des Bulls toute sa carrière. En revanche, Noah a eu le droit à des applaudissements.
Les Bulls démarrent pied au plancher, mais Dwyane Wade (35pts) va constamment essayer de remettre les Bulls dans le match. Rose a su gérer ses émotions et prendre le contrôle du match avec 5pds dans le dernier quart-temps. Il a parfaitement alimenté les intérieurs Noah et Porzingis.
Un match spécial et pas comme les autres pour Rose. Sa joie, bien que contenue en fin de match, est tout de même perceptible et rare étant donné la triste saison de Knicks.
Revenge Score: 7/10
Wade lors de son retour à l’AAA (2016) – via lasueur.com
Dwyane Wade @ Miami – 2016
Le Cinq: Rajon Rondo, Dwyane
Wade, Jimmy Butler, Taj Gibson, Robin Lopez
Stats : 13pts, 7rds,
4pds, 32′ 5/17 aux tirs
Victoire 98-95
Un départ impensable, un divorce inconcevable, une histoire incohérente. Après des négociations infructueuses et tendues avec Pat Riley, Wade quitta Miami pour rejoindre Chicago en juillet 2016. Une rupture qui a forcément laissé un sale goût dans la bouche du joueur et de la franchise.
Mais c’est bien réel, Wade joue pour les Bulls, et son retour à South Beach est accueilli par des applaudissements. Les fans du Heat se confondent même dans les célébrations durant le match en criant de joie sur les actions et les paniers du N°3.
Wade est venu pour gagner ce match, et peu importe la manière. Pas en réussite sur ce match : 5/17 aux tirs, il a même goûté à une défense physique du jeune Winslow, ce que Wade n’a guère apprécié. En fin de match, Wade a pu rentrer deux lancers importants scellant ainsi la victoire étriquée des Bulls. Enfin, ce match est passé, et ce ne fût pas une partie de plaisir.
« Je suis content que ça soit terminé. » Dwyane Wade après le match.
NBA TV
Heureusement, que la suite s’annonce plus joyeuse et « normale », avec le retour de Wade à Miami en février 2018. Un couple qui n’aurait jamais dû se séparer.
Revenge Score: 6.5/10
Prise de tête entre Kevin Durant et Andre Roberson sous les yeux de Russell Westbrook – via USATSI
Kevin Durant @ Oklahoma City – 2017
Le Cinq: Stephen Curry, Klay
Thompson, Kevin Durant, Draymond Green, JaVale McGee
Stats : 34pts, 9rds,
3pds en 32′
Victoire 130-114
https://www.youtube.com/watch?v=IA93c2lqg5s
Un départ qui fait mal, surtout pour une franchise qui était à 48′ des Finals NBA 2016. Une série 3-1 renversée, et voilà que la superstar du Thunder s’est sauvée dans l’équipe d’en face: les Warriors.
Lors de la saison 2016-2017, Golden State compte déjà deux victoires face au Thunder et à domicile, (+21 et +26), Durant n’a éprouvé aucun sentiment pour coller 39pts puis 40pts contre son ancienne équipe !
Son retour tant attendu dans l’Oklahoma se fera lors du 3e duel et sans surprise, l’ailier a bien été sifflé lors de sa présentation et à chaque fois que le ballon se trouvait dans ses mains. De leur côté, les joueurs du Thunder avait concocté une défense physique sur le MVP 2014.
C’est Andre Roberson qui a été le plus virulent face à KD. Un contact appuyé dans une course et voilà que les deux hommes se retrouvèrent à terre. Plus tard, sur une contre-attaque, Roberson a poursuivit KD pour le contrer, la superstar a fini au sol. Une attitude agressive que le N°35 n’a pas apprécié. Des mots doux sont échangés, et tête contre tête entre deux compétiteurs.
Mais le scénario des deux dernières rencontres se répèta. +21 à la mi-temps, les Warriors ont dominé tout le match malgré un Westbrook à 47pts mais aussi 11 ballons perdus. En face, Durant est déconcertant de facilité en attaque et diaboliquement efficace.
« C’était un match fun. Un match physique. » Kevin Durant après le match
via ESPN
Et concernant les huées provenant des fans du Thunder?
« Je pensais que ça allait être plus fort. » Kevin Durant
ESPN
Revenge Score: 9/10
Jimmy Butler @ Chicago – 2018
Le Cinq : Jeff Teague,
Jimmy Butler, Andrew Wiggins, Taj Gibson, Karl-Anthony Towns
Stats : 38pts, 7rds,
5pds, 4ints, en 40′
Défaite 113-114
https://www.youtube.com/watch?v=w-dnxqyNEzI
Drafté par les Bulls en 2011, Bulter a été victime de la volonté de faire table rase de la part du tandem GarPax. Après une saison mitigée et frustrante avec le big three qu’il formait avec Rondo et Wade, Butler est envoyé le soir de la draft 2018 à Minnesota, en échange de Lauri Markkanen, Zach LaVine et de Kris Dunn.
Le trade semble avoir été magnifiquement réalisé par les Wolves. Cet échange a transformé cette équipe moribonde en prétendant pour les Finales à Ouest! Un immense exploit pour une franchise qui n’a pas goûté aux joutes de printemps depuis 2004.
Lors de son retour à Chicago, Butler a dominé le 2e quart-temps en concluant par un magnifique 3-pts à un mètre derrière la ligne. Saignant en attaque, il a également imposé sa patte en défense avec 4 interceptions.
Le match est serré et malgré un tir inside de Butler qui place les Wolves +2 à 21 » du buzzer, il se fait siffler une faute sur une tentative à 3-pts de Zach LaVine n’a pas manqué de rentrer ses trois lancers-francs et de donner la victoire pour Chicago.
Revenge Score: 6/10
Kawhi Leonard, sur le banc des visiteurs à San Antonio (2019) – Ronald Cortes – Getty Images
Kawhi Leonard @ San Antonio – 2019
Le Cinq: Fred VanVleet, Danny
Green, Kawhi Leonard, Pascal Siakam, Serge Ibaka
Stats : 21pts, 1rd,
5pds, en 32′
Défaite 107-125
Après une saison pratiquement blanche (9 matchs) associée aux rumeurs attestant de son mécontentement au sein de la franchise texane dans laquelle il a été titré en 2014, sans oublier le fait que l’ailier ne s’exprime jamais… Les fans des Spurs ont évidemment hâte de l’accuellir comme il se doit.
Si Danny Green a le droit à des applaudissements, Leonard est en revanche copieusement sifflé lors de la présentation et pendant le match. Les fans des Spurs ont même chanté des « traitor » lorsque l’ailier s’est retrouvé sur la ligne des lancers-francs.
Concernant le match, tout avait bien commencé pour Leonard avec un drive inside plus « and one » pour inscrire les premiers points du match. Mais les choses se sont ensuite gâtées. En face, Bryn Forbes a pris feu derrière la ligne à 3-pts (6/7). DeMar DeRozan était également prêt à en découdre pour se venger d’une franchise qui l’a tradé sans le ménager. Fin du 1er quart-temps: +19 pour les Spurs.
Une victoire tout en maîtrise des Spurs et un DeRozan qui a réussi son tout premier triple double en carrière: 21-14-11. L’arrière avait forcément entouré la date dès la sortie du calendrier de la saison régulière.
A la fin du match, Leonard a été saluer son ancien coach Popovich, les deux hommes ont laissé les rancoeurs et leurs différents de côté.
« Je me sentais mal » Popovich sur les huées des fans envers Leonard
NBA TV
Revenge Score: 5/10
Blake Griffin @
LA Clippers – 2019
Le Cinq: Reggie Jackson, Reggie Bullock, Bruce Brown, Blake Griffin, Andre Drummond
Stats : 44pts, 8rds,
5pds, 3ints en 40′
Victoire 109-104
https://www.youtube.com/watch?v=ymgRJWxNbP0
Déjà un an que les Clippers ont choqué la NBA en envoyant Griffin à Detroit. Un échange surprenant et inattendu aussi bien pour les fans que pour le premier concerné. Il faut bien imaginer que quitter Los Angeles pour Detroit… Blake Griffin doit sûrement en vouloir aux dirigeants des Clippers, et cela s’est vérifié, lorsqu’il esquiva un serrage de main avec le propriétaire des Clippers Steve Ballmer (natif de de Detroit).
Dès le début du match, Griffin n’a pas manqué d’être agressif en jouant 1vs1 tous ses matchups. Une fois le ballon dans ses mains, il n’a pas arrêté de chercher à scorer inside et de se jouer de Montrezl Harrell. Même à 3-pts, l’intérieur s’est montré gourmand et n’a pas hésité à artiller de loin avec pas moins de treize tentatives, un record personnel !
Bien que Detroit ait dominé une bonne partie du match, les Clippers ont pu revenir dans la partie avec Lou Williams. Griffin a pu soulager son équipe avec quelques actions individuelles en attaque. Il termina avec 44pts, son meilleur match de la saison, évidemment, contre son ancienne équipe.
Nous continuons notre série et ressortons plusieurs déclarations et anecdotes au début des années 2010. Pour cet article, nous avons choisi des extraits tirés du livre de Ian Thomsen: The Soul of Basketball concernant les débuts de LeBron James avec le Heat de Miami.
LeBron James lors de la cérémonie du Big Three à l’AAA, jullet 2010 – Bleacher Report
MIAMI, 22 novembre 2010
L’été est terminé, l’épisode houleux de ‘The Decision’ suivi de la fête à l’American Airlines Arena restent dans tous les esprits. LeBron a quitté l’Ohio pour la Floride, en plus du climat, il a dû s’adapter à une tout autre ambiance de travail.
Chaque lundi, lors de la séance d’entraînement au sein de l’AAA, le staff du Heat impose depuis plusieurs saisons des tests sur les joueurs avec la prise du poids et un relevé du taux de masse grasse, et ce, même pendant les Playoffs.
« Lors de sa première année, il était autour des 120kg et avec un taux de masse grasse entre 8 et 9%. Je pensais qu’il était un petit peu lourd, donc je lui ai demandé : ‘Et si tu descendais à 112kg et à 6% de masse grasse ? Vitesse et vivacité, et ce sera mieux pour tes genoux, tu pourra sauter un peu plus haut. Il m’a juste souri et m’a répondu : ‘Coach, je me sens bien, je suis en grande forme.’ » Pat Riley
The Soul of Basketball
Le boss de la franchise floridienne n’allait pas entrer dans un débat avec un joueur qui jusque là, avait enchaîné 627 matchs sur 656 possibles sans oublier les 92 matchs de Playoffs avec un temps de jeu conséquent. Mais lors de sa 2e saison avec le Heat, James est tout de même descendu sous les 115kg, soit la barre qu’avait placé Pat Riley. Ce dernier, est sans aucun doute omnibulé par la forme physique de ses joueurs.
« Je n’oublierai jamais ce que Kareem Abdul-Jabbar m’a dit juste avant mon tout premier match en tant que coach des Lakers. Il m’a dit : ‘Écoute Pat, tu me connais. Je vais rentrer sur le terrain et jouer aussi dur que possible tous les soirs et tout donner. Ce que j’aimerai que tu fasses, c’est de faire en sorte de garder tout le monde en forme et de les pousser à faire les efforts. Et je n’aurai pas à m’en soucier.’ Je n’oublierai jamais ces mots. Et quand LeBron est arrivé, j’ai su ce que je devais faire cela pour lui. » Pat Riley
Un message que Riley a pu faire passer auprès du ‘King’ grâce à celui qui côtoie ces exigences depuis ses débuts dans la ligue, et qui se trouve être l’un des ses meilleurs amis: Dwyane Wade. Le fait que cette méthode ait rapporté un titre en 2006 a aussi facilité les choses.
LeBron James et Dwyane Wade lors du training camp 2010 – Issac Baldizon/NBAE via Getty Images
La forme physique est une facette essentielle de la ‘Heat Culure’. Mais Riley axe également ses priorités sur ce qui entoure ses joueurs. Il voulait instaurer un environnement sain lui permettant ainsi de triompher.
« Les joueurs devraient avoir une routine tous les jours. Pas de chaos, pas vingt-cinq personnes autour du vestiaire, dans la salle de musuclation, aux entraînements. […] Si j’étais encore coach ? Ni pensez même pas. Ce serait comme à l’armée. Mais je ne suis pas le coach. Et je ne vais pas non plus forcer ces choses là pour Spoelstra. Mais pour LeBron, (les exigences) n’étaient pas sévères. Elles étaient juste différentes. » Pat Riley
Des conditions totalement à l’opposé de ce que James a connu à Cleveland, et ce dernier a mis un peu de temps à s’y faire.
« Il a eu un peu de difficultés au début avec ça. Mais je me rappelle lui avoir dit : ‘Peut-être que c’est la chose qu’il te manquait. Peut-être que tu ne l’avais pas à Cleveland. Peut-être que c’est tout simplement ce qu’il te manque. Essaye juste au moins une fois.’ » Pat Riley
Les habitudes de James ont été boulversées sous l’impulsion de Riley et de la franchise. Ses conseillers (ses amis) ne font pas parti de l’avion de l’équipe, un changement par rapport à son époque Cavaliers.
« Dans les années 80 avec les Lakers, les joueurs venaient me voir et me disaient : ‘On ne veut pas des familles dans l’avion.’ Une fois que vous acceptez une ou deux personnes, après vous avez les amis, puis les cousins, puis les parents. Ce n’est plus une équipe de basket qui essaye de botter le cul des autres équipes, ça devient une sorte de voyage de vacances. » Pat Riley
Le Big Three lors de son 1er match à Boston, octobre 2010 – AP Photo/Winslow Townson
DALLAS, 27 novembre 2010
Les débuts du Big three sont plus compliqués que prévus avec un bilan de 9v-8d. Une défaite 106-95 à Dallas, et LeBron James n’a pas su contenir sa frustration avec ce petit coup d’épaule contre son coach Erik Spoelstra lors d’un temps mort dans le 3e quart-temps. Un événement largement relevé par les médias, mais pour Riley ce n’est rien.
« Ca, pour moi, ce n’est rien. Je veux dire, bon sang, j’avais l’habitude de charger sur le terrain vers des joueurs et de les attraper à la poitrine avec leur maillot. » Pat Riley
Néanmoins, il est reporté par ESPN, selon une source proche de l’entourage de James, que Spoelstra était trop dur avec James, et qu’il lui avait dit, en présence de toute l’équipe, d’être plus sérieux. Les joueurs auraient l’impression de ne pas être eux-même.
« Qui que ce soit dans sa ‘famille’ qui a porté ces accusations tôt dans la saison. Avant même d’avoir joué 20 matchs, n’a absolument rien compris concernant les dynamiques pour construire cette équipe. » Pat Riley
Ce début d’exercice compliqué et les tensions naissantes au sein du groupe ont forcé la planification d’un meeting le lendemain de la défaite à Dallas. Dans son bureau, Riley convoqua le big three.
« Ils ont juste dit: ‘On ne le sent pas.’ ou quelque chose du genre. Et je me rappelle que LeBron me regardait et m’a dit : ‘Ça ne te démange pas ?’ J’ai dit : ‘Démangé de quoi ?’ Il a dit : ‘Démangé de coacher à nouveau ?’, J’ai répondu : ‘Non ça ne me démange pas pour ça’. Il ne m’a pas posé d’autres questions et je n’ai pas donné d’autres réponses. Je me remémore souvent ce moment et je me demande à quoi il pensait à cet instant. Il est sorti de la salle en se grattant la jambe comme si ça le démangeait. » Pat Riley
Erik Spoelstra et LeBron james 2010 – Marc Serota Getty Images
CLEVELAND, 2 décembre 2010
Miami a repris quelques couleurs après ce meeting en enchaînant une victoire contre Washington puis contre Detroit. Le jour suivant, James et sa nouvelle équipe doivent affronter les Cavaliers et toute une ville qui se prépare à se défouler sur leur ancien prodige. En bon leader, Wade a placé ses mots face aux journalistes juste avant le match.
« Cette famille, sa nouvelle famille le soutient et l’aime profondément. C’est un match spécial pour notre frère. » Dwyane Wade
On pouvait entendre le bruit et la colère des fans de Cleveland dans le vestiaire, les murs tremblaient, l’arène était chauffée à blanc. Mais James a senti qu’il n’était plus seul. Sur le tableau blanc furent notés les mots : band of brothers, tirés d’un livre sur la WWII. Les coéquipiers de James veulent faire en sorte de gagner ce match, coûte que coûte, même au détriment du beau jeu.
La consigne était d’éteindre l’une des rares menaces offensives des Cavs : Mo Williams. Dès le début, Wade intercepte un ballon et part pour le dunk, s’en suit une série de prise à deux et une défense étouffante sur le pick and roll. L’arrière des Cavs sera limité à 2/8 aux tirs sans oublier 4 pertes de balle. En face, James a rempli sa feuille de stats avec 38pts, 8pds et aucun ballon perdu.
« Je ne pense pas que vous pouvez réaliser le match qu’il a réalisé à moins d’avoir cette sérénité qu’il a en lui. Cela montre à quel point il est exceptionnel pour faire la part des choses et jouer. » Pat Riley
Cet état d’esprit et cette solidarité affichés dans cette rencontre ont facilité la construction de cette équipe. Un match à part tout de même, 4 fans ont été éjectés, un autre arrêté, 14 hommes de la sécurité surveillaient le banc du Heat, et un tunnel humain a été préconisé pour que les joueurs du Heat puissent regagner le vestiaire.
*extraits recueillis dans le livre de Ian Thomsen: The Soul of Basketball: The epic showdown between LeBron, Kobe, Doc and Dirk that saved the NBA.
Tous les fans NBA connaissent: « The Decision ». Cette histoire, cette erreur de communication, ces paroles maladroites. Dans cet article, vous y trouverez des anecdotes et des citations de Pat Riley (Miami Heat), tirées du livre de Ian Thomsen: The Soul of Basketball.
LeBron James lors du show TV programmé par ESPN – via Balita.com
13 mai 2010, LeBron James et les Cavaliers se font sortir prématurément au 2e tour des Playoffs face aux Celtics (2v-4d) et ce, malgré une saison extraordinaire (61v-21d). Un échec supplémentaire dans la quête du titre pour le « King » qui va devenir libre fin juin. Pour la première fois de sa carrière, James va pouvoir choisir sa destination.
LeBron James à Boston lors des Playoffs 2010 – via Cavaliersnation.com
En plus de Cleveland, cinq équipes ont pu obtenir un entretien dans l’Ohio avec LeBron James et son entourage : les New Jersey Nets avec leur nouveau propriétaire: le milliardaire russe Mikhail Prokhorov en compagnie de Jay-Z, les Chicago Bulls, les New York Knicks avec leur tout nouveau coach Mike D’Antoni, les LA Clippers et le Miami Heat.
Le Miami Heat est une jeune franchise âgée de seulement 22 ans mais qui possède dans ses bureaux depuis 1995, l’une des figures les plus célèbres de la ligue: Pat Riley. L’ancien arrière des Lakers dans les 70’s a été le coach des plus grandes stars de la NBA des années 80 aux années 2000: Magic Johnson, Kareem Abdul-Jabbar, Patrick Ewing, Shaquille O’Neal, Dwyane Wade…
Pat Riley en conférence de presse pour la saison 2011-12 – via Hoops Habit
Connu pour ses discours et sa rigueur de fer dans la préparation, le coach NBA aux cinq bagues de champion occupe le poste de président au sein de l’organisation du Heat. En charge de toutes les opérations basket, il avait établi un superbe plan quatre ans avant cette intersaison 2010.
« Depuis 2006, nous avons pensé à ça, […] que nous souhaitions avoir cette opportunité de les réunir. […] J’avais annoncé que cela allait être l’opportunité d’une vie de construire une équipe via la Free Agency. D’autant plus que vous avez l’un de ces joueurs. » se remémore Pat Riley, qui était encore coach et président du Heat à l’époque.
The Soul of Basketball
Champion NBA en 2006 avec les superstars Dwyane Wade et Shaquille O’Neal, le Heat a connu ensuite une sévère descente aux enfers. Les blessures à répétition de Wade et la surcharge pondérale du Shaq n’arrangent rien, et Miami présente le pire bilan de la ligue lors de la saison 2007-08. Lors de la Trade deadline, Riley surprend la ligue en échangeant O’Neal contre l’ailier des Suns Shawn Marion. Une transaction pas très bien vécue par Wade.
«A quoi vous pensez coach ? Comment allons-nous reconstruire une équipe pour gagner un titre ?» demanda Wade à son coach.
« Le plan était d’investir sur des contrats courts pour maintenir cette flexibilité pour l’été 2010. […] Il (Wade) était de plus en plus impatient. Il me disait : ‘Si tu penses que LeBron va venir ici, tu es en train de rêver.’ J’ai acquiescé de la tête, je ne connaissais pas LeBron comme Wade le connaissait. Mais je ne pouvais pas croire que si Dwyane Wade, LeBron James et Chris Bosh pouvaient avoir la chance de jouer ensemble, ils ne voudraient pas le faire. » Pat Riley
Pat Riley et Dwyane Wade – via Bleacher Report
Riley a toujours eu la prétention de savoir mieux que les stars elles-même ce qu’il y a de mieux pour elles. En novembre 2009, lors de la réception des Cavaliers à Miami, Michael Jordan, (l’idole de LeBron James) est assis aux côtés de Pat Riley. LeBron et Jordan? Dans la même salle? La même ville? Riley aurait-il planifié cet éventuel rendez-vous?
« Je n’ai jamais fait ça. Ce sont des Fake News. Cela ne s’est pas passé comme ça. » Pat Riley
« Je me rappelle avoir reçu un coup de fil de Mike Fratello (ancien coach NBA et commentateur TV). Il m’a invité à dîner et Michael Jordan était en ville aussi, donc il est venu au dîner. […] Je l’ai invité pour le match et il m’a répondu : ‘Je viens au match seulement si je peux m’asseoir à côté de toi’. Donc nous voilà assis à côté pendant le match à parler de ce qui se passait en nous couvrant la bouche pour que personne ne puisse lire sur nos lèvres. On ne parlait que du match mais tout le monde pensait que je les avais réuni tous les deux ce soir là. » Pat Riley
« Il n’y a jamais eu de conversations sur LeBron, ou un meeting, ou les rassembler tous les deux. Pourquoi Michael voudrait m’aider de toute façon ? » Pat Riley
Pat Riley aux côtés de Michael Jordan – via Morning Journal
Peut-être qu’il a demandé à Dwyane Wade, ami de LeBron, de lui parler afin de le convaincre de signer à Miami?
« Je n’ai pas une seule fois demander à Dwyane : ‘Je veux que tu parles à LeBron’. Jamais. […] Si il l’a fait, c’est de son propre chef. Il savait que j’étais sur ces gars, que je préparai des rendez-vous si jamais on était sur leur liste. Et évidemment, on était sur leur liste. » Pat Riley
1er juillet 2010, les franchises ont le feu vert pour parler aux joueurs sans contrat. Ce jour là, Riley et le Heat envoient un lien internet pour James afin de préparer le terrain pour un futur entretien.
« Le 1er juillet, nous lui avons envoyé des identifiants pour se connecter sur un site contenant quatre parties différentes. D’une durée d’environ 30 minutes, sur la ville de Miami, la franchise, le propriétaire, notre quête de titres. Comme il s’est connecté, nous étions capables de voir où il s’est rendu sur le site. Il était très actif. Il a regardé notre présentation avant notre rendez-vous plus que n’importe quel autre joueur ne l’a fait. » Pat Riley
2 juillet 2010, le jour du meeting est enfin arrivé. Dans la salle, le Heat est représenté par Pat Riley (GM), Andy Elisburg (Assistant GM), Micky Arison (propriétaire), Nick Arison (vice-président et fils du propriétaire), Erik Spoelstra (coach) et Alonzo Mourning (ancienne légende du Heat).
En face, le camp de LeBron James est composé de son agent Leon Rose, et de ses amis de longue date Maverick Carter et Randy Sims.
« J’ai commencé par : je veux que tu comprennes que nous allons faire en sorte que la chose la plus importante reste la chose la plus importante » Pat Riley
Carter s’est mis à hocher la tête et à sourire. Il avait reconnu le début du livre ‘First Thing First‘ de Stephen Covey sur l’amélioration de soi.
« C’est le début du livre : la chose la plus importante doit rester la plus importante. Maintenant, la chose la plus importante pour nous est de gagner des titres. La chose la plus importante pour nous est la continuité, le management et le coaching. La chose la plus importante pour nous c’est l’engagement, un seul propriétaire qui peut prendre toutes les décisions pour gagner des titres, posséder sa propre salle, construire une culture afin de se préparer à jouer le titre. Et, nous pensons que toi, Chris et Dwyane pouvez faire quelque chose de vraiment spécial. » Pat Riley
Puis, Riley a enchaîné en présentant le propriétaire: Micky Arison. L’homme qui met l’argent sur la table, et qui ce jour là, a bien assuré à LeBron qu’il n’hésitera pas à dépenser.
« L’un des thèmes abordé lors de ce meeting, c’est l’homme qui dit ‘oui’. Il a dit ‘oui’ pour gagner. Il a dit ‘oui’ pour un contrat de 125M$ pour Alonzo Mourning, et même pas 20 secondes après, il a dit ‘oui’ pour un autre contrat de 105M$ pour Juwan Howard, et après pour P.J. Brown et après Dan Majerle, et puis Brian Grant, et puis pour Eddie Jones et plus tard Shaquille O’Neal. […] Dès que Micky aperçoit une fenêtre pour le titre, et il est assez intelligent comme homme d’affaire pour voir ça, il dira ‘oui’. Il est en train de dire ‘oui’ à toi, à la taxe, et à tout le reste. » Pat Riley
Pat Riley et Micky Arison – via Miami Herald
Riley a laissé ensuite Spoelstra et Arison prendre en charge la suite de l’entretien avec à l’appui des vidéos sur comment LeBron pourrait s’intégrer dans l’équipe. Alors que la présentation continue, Pat Riley sort de sa valise, un graphique et un sac.
« J’ai posé le sac juste à côté de moi sur la table et j’ai sorti un autre graphique et l’ai posé sur la table. » Pat Riley
James n’était pas intéressé par le graphique, mais plus par le sac.
« LeBron m’a demandé : ‘Qu’est-ce qu’il y a dedans ?’ Ensuite, LeBron l’ouvre et le vide sur la table. Il y avait 35 bagues différentes. » Pat Riley
En 2006, le bijoutier Jostens avait créé une demi-douzaine de modèles pour célébrer le titre du Heat. Riley avait gardé ces exemplaires dans ce sac avec toutes celles qu’il avait accumulé depuis ses années au collège.
« Il a joué avec pendant un moment. Il avait ce sourire sur son visage et il disait : ‘Quelles sont ces bagues ?’ J’ai répondu : ‘Ce sont des bagues de All-Star’. J’étais habitué à me déplacer dans le vestiaire (des All-Stars de la conférence Ouest) et tous les joueurs voulaient me huer car ils me voyaient chaque année. » Pat Riley
Pat Riley a coaché l’équipe All-Star de l’Ouest 8 fois en 9 ans. De plus, il avait 6 bagues de champions avec les Lakers, en tant que joueur, assistant coach, une bague pour son entrée au HOF en 2008 ect… En face, LBJ n’avait rien dans son sac imaginaire, et ça, Pat Riley le savait bien.
Riley avec l’une de ses bagues de champion NBA en tant que coach. – via ESPN
Riley poursuivit l’entretien en évoquant les superteams et les titres.
« Une partie de ma présentation était sur les superteams, des équipes qui ont gagné plusieurs championnats […], qui ont minimum trois joueurs que l’on peut considérer comme des superstars. Des grands joueurs qui ont sacrifié points, rebonds, et toutes ces choses pour remporter le titre. » Pat Riley
« C’est essentiel. Tu ne vas pas gagner de titre en ajoutant simplement des gars. Cleveland a tout tenté pour toi. Toronto a tout tenté pour Chris. Mais ils ne pouvaient pas vous entourer des joueurs dont vous aviez besoin pour gagner un titre.[…] Il y aura un tout autre niveau d’attente, qui sera plus élevé que lors des années « Chosen-1 ». Tu dois gagner maintenant, car si ce n’est pas le cas, ce sera un échec monumental. » Pat Riley
4 juillet 2010, Pat Riley reçoit un appel de Leon Rose qui lui assure que les trois stars se dirigent bien vers Miami. Mais Pat Riley sait bien que cet appel n’est pas pour autant une confirmation. Wade et Bosh continuaient leurs meetings. Pat Riley n’a pas pris le risque de harceler ces stars et de leur mettre la pression malgré l’incertitude et la nervosité ambiante.
« Bon, si on n’a pas ces trois gars et qu’ils décident d’aller ailleurs, alors on aura 48M$ à dépenser. Et il nous reste Mario Chalmers et Joel Anthony. » Pat Riley
8 juillet 2010, le jour J. L’émission ‘The Decision’ a lieu, malgré les réticences de nombreuses personnes au sein de la ligue.
« Je n’étais pas d’accord avec ça (avec le show TV). J’ai dit : ‘Ne fais pas ça !’ S’il allait vraiment le faire, il aurait du d’abord se diriger vers le bureau de Dan Gilbert et lui dire. » Pat Riley
Wade et Bosh avaient annoncé leurs intentions de signer avec le Heat un jour plus tôt, et LeBron venait de prononcer ces mots inoubliables:
« I’m going to take my talents to South Beach and join the Miami Heat » LeBron James
LeBron James lors de The Decision – via TrashTalk
« Quand il a dit ça, j’ai hurlé ! J’ai célébré avec Micky Arison et couru dehors et je pouvais entendre des cris de joie et des applaudissements partout dans South Beach. C’était une expérience incroyable. » Pat Riley
« Cette nuit, à 3h du matin, on s’est retrouvé à l’aéroport. Il y avait deux jet privés qui ont attéri. Je me rappelle m’être dirigé directement vers LeBron, il était épuisé. Il avait presque les larmes aux yeux. » Riley
Déjà à ce moment, le camp du joueur était au courant à propos de la terrible lettre accusatrice du propriétaire de Cleveland, Dan Gilbert.
« Cette lettre leur a vraiment fait du mal. LeBron m’a simplement pris dans ses bras puis s’effondra. Et je me rappelle juste que tout cela semblait trop lourd pour eux. Ce n’était pas comme s’ils étaient heureux d’être à Miami. Il venait juste de couper le cordon avec sa vie à Akron (Ohio), et cela demande énormément de courage pour faire ça» Riley
9 juillet 2010, Wade, Bosh et LBJ ont demandé à Pat Riley un contrat de 6 ans, ce qui signifie que Miami doit négocier un sign and trade avec Cleveland et Toronto un jour après ‘The Decision‘.
« Les échanges ne furent pas une partie de plaisir. » Pat Riley
Dans les négociations, Miami a dû lâcher deux choix de 1er tour de draft ainsi que deux 2nd tour. Toronto a également récupéré des choix de draft, de quoi compromettre l’avenir à long terme de la franchise floridienne.
« On les avait en fait avec nous dans notre bureau avec leurs familles et leurs représentants. Tout le monde étaient souriants et heureux et la dernière chose que vous voulez dire c’est : ‘On ne peut pas faire ces transactions’. Et d’entrer dans un débat. Henry Thomas (agent de Bosh et Wade) m’a dit : ‘Ces gars en valent la peine.’» Pat Riley
Mais, ces stars ont tout de même accepté de réduire leur salaire annuel afin de signer d’autres joueurs, James voulait jouer avec Mike Miller puis Wade a voulu faire prolonger son ami de longue date: Udonis Haslem. Les autres recrues n’ont pu signer qu’au minimum salarial.
« On avait 7 joueurs dès le départ puis tout le monde a commencé à nous appeler. ‘Voulez vous Juwan Howard pour le minium ?’ On a eu Ilgauskas au minimum, on a eu Eddie House au minimum. Avant que vous vous en rendiez compte, on a pu construire un effectif rempli de solides vétérans pour cette première saison. » Pat Riley
Chris Bosh, Udonis Haslem et Mike Miller – via Marc Serota/Getty Images North America
10 juillet 2010, le Heat organise une grande fête au sein de leur salle, pour avoir assemblé le Big Three. Pat Riley reconnaît un manque de classe et d’humilité, surtout après le show TV de James.
« Je me souviens quand je suis arrivé, je n’en revenais pas de voir 18000 personnes dans cette salle. […] C’était la même chose pour Shaq […] Il y avait des milliers de fans pour lui. Dwyane m’avait dit : ‘faisons quelque chose plus grand que ça’. […] Je savais que ça allait être quelque chose, mais je n’avais jamais envisagé ça. C’est de ma faute. Mettez tout ça sur mon compte. » Pat Riley
Bosh, Wade et James lors de la célébration – via Miami Herald
LeBron James, la superstar la plus généreuse et la plus altruiste des parquets venait de décevoir un nombre incalculable de fans avec ‘The Decision‘, ce dernier a enchaîné avec des phrases maladroites pour certains, et remplies d’arrogance pour d’autres.
« Not two, not three, not four, not five, not six, not seven… » s’exclama James en réponse au nombre de titres que le Heat va remporter.
Le boss du Heat est bien conscient de cette maladresse, surtout dans un tel contexte. Il est évident, que si c’était à refaire, il ne répéterait pas la même erreur.
« Cela a jeté de l’huile sur le feu. […] Je pense que si j’avais porté plus d’attention à cet événement et à comment les présenter, une conférence de presse aurait fait l’affaire. Si c’était à refaire, je l’aurai modifié et fait de manière plus sensée. C’était dingue ! » Pat Riley
Le début de l’aventure des Tres Amigos n’est pas encore commencé que beaucoup souhaite l’échec de cette formation. Une situation complexe et inédite pour l’expérimenté Pat Riley.
« C’était réellement bizarre, la façon dont ça s’est terminée. Je fais parti de cette ligue depuis 50 ans , j’ai été dans de nombreuses situations qui ont créé de la controverse ou pas, des célébrations, des belles histoires, des mauvaises histoires. Mais celle là est tout en haut de la liste des plus négatives envers LeBron. Et il n’y avait pas mille façons de l’aider à part de traverser cette épreuve avec lui. » Pat Riley
*extraits recueillis dans le livre de Ian Thomsen: The Soul of Basketball: The epic showdown between LeBron, Kobe, Doc, and Dirk that saved the NBA.
La NBA aime nous offrir de belles
histoires. Entre des équipes charismatiques au parcours laborieux ou
bien des franchises sur le point de battre des records longtemps
catalogués comme imprenables. Il existe aussi des aventures
surprenantes et époustouflantes qui tombe dans un certains anonymat,
voici la série historique de 22 victoires consécutives des Houston
Rockets en 2008.
Célébration des 22 wins avec Dikembe Mutombo (via NBA.com)
5 Mai 2007, après une élimination
cruelle au 1er tour des Playoffs lors d’un Game 7 dans l’Utah, le
coach Jeff Van Gundy évoque ses doutes quant à son envie de
poursuivre l’aventure. Très affecté par cette défaite, JVG fut
démis de ses fonctions et ce dernier n’a pas hésité à souffler le
nom de Rick Adelman au propriétaire Leslie Alexander,
afin d’être remplacer convenablement et non dans l’urgence. Cinq
jours plus tard, c’est l’historique GM de la franchise Carroll
Dawson (27 ans de service) qui est remplacé par Daryl Morey.
Rick Adelman, Leslie Alexander et Daryl Morey. Bill Baptist – NBAE via Getty Images
Il faut bien s’imaginer qu’à ce moment, les Rockets viennent quand même de placer deux nouvelles personnes à des postes importants, mais qui ont une vision et un background totalement opposés. Rick Adelman est un coach expérimenté et réputé de la ligue depuis la fin des années 80. Il est notamment connu pour sa période folle avec les Kings dans les années 2000, avec une étiquette de jeu offensif séduisant mais aussi de magnifique loser.
Et puis vous avez le tout jeune Daryl Morey (35 ans), qui était assistant GM des Rockets depuis 2006. Un cérébral qui ne vit que pour les « datas ». C’est en s’inspirant du monde du Baseball et de la dictature de la statistique, que Morey va se lancer à la pêche aux données chiffrées : les analytiques. Dans son staff, il est entouré par le futur très critiqué Sam « The Process » Hinkie (GM des Sixers 2012-16), et de Guersson Rosas (GM des Wolves en 2019).
Au début, les interactions entre le GM et le coach ont semblé compromises, lié au fait qu’ils parlent deux langues différentes. Mais un joueur a pu faire le pont entre les deux hommes, un homme a totalement intégré le système de pensée de Morey, un homme s’est servi des datas à son avantage : l’ailier Shane Battier.
Shane Battier, la défense avec le sourire. Robert Seale The New York Times
« Ils ont une façon assez unique de parler basket que personne ne pouvait m’expliquer avant. […] J’étais genre : donner moi toutes les data que pouvez » Shane Battier
via Houston Rockets.com
Autre personnalité forte du vestiaire des texans à avoir eu des échanges intéressants avec le Néo GM, le pivot vétéran de 82 41 ans Dikembe Mutombo. Depuis les années 90, le congolais a toujours eu comme habitude de garder la balle après un contre autoritaire et de faire son signe du doigt. Daryl Morey avoua plus tard qu’il avait essayé de négocier avec le joueur afin qu’il arrête ce rituel qui ralentit considérablement le jeu rapide. Pour finir, le pivot a concédé tout de même à lâcher la balle puis faire son signe du doigt.
Le grand Mutombo avec T-Mac. via Eurosport
Avant de débuter la saison, le tout frais Front Office de Houston doit se pencher sur la draft 2007 avec comme futures stars, Kevin Durant, Greg Oden (satanés genoux en mousse), Al Horford et aussi Joakim Noah. Le FO a été séduit par le meneur Aaron Brooks (26e), l’intérieur petit mais tonique Carl Landry (31e via Seattle) et a réussi un joli coup en récupérant les droits sur l’argentin Luis Scola dans un échange avec les Spurs.
Bill BaptistNBAE via Getty Images
Houston va donc débuter la saison 2007-2008 avec trois rookies « assez âgées » (27 ans pour Scola, 24 ans pour Landry et 23 ans pour Brooks). Un critère essentiel afin de leur trouver du temps de jeu dans les rotations de coach Adelman. Ces petits nouveaux vont donc rejoindre les rangs des deux superstars du moment dont nous n’avons pas encore parlé : Tracy McGrady et Yao Ming.
Malheureusement, les deux futurs Hall of Famers, sont aussi talentueux et géniaux que fragiles physiquement. Le grand chinois a manqué 59 matchs sur les deux dernières saisons, et 46 pour T-Mac. Pas facile de composer avec de telles incertitudes, mais le roster est complété par des seconds couteaux assez talentueux pour emmener une équipe en Playoffs dans la redoutable conférence Ouest.
Nous avions parlé de Shane Battier, il y a également le meneur freestyle, sorti tout droit des playgrounds new yorkais, Rafer « Skip to my Lou » Alston, le pivot de très petite taille mais néanmoins défenseur incroyable dans la raquette : Chuck Hayes, l’arrière fin et offensif : Luther Head et enfin le joueur en bout de banc capable de planter à trois points : Steve Novak.
Malgré un effectif compétitif, les
débuts sont compliqués et Adelman présente des difficultés à
inculquer sa mentalité offensive et la défense n’est pas en place.
Les Rockets font face à une mauvaise série en novembre avec 6
défaites de rang. Pire ! T-Mac se blesse le 23 décembre 2007
lors de la défaite à Detroit. Un mois d’absence pour la star et
Houston qui est coincé dans le ventre mou de la terrible conférence
Ouest avec un bilan de 13v-15d.
Le déclic a eu lieu lors de
la venue des Warriors de Baron Davis et de Stephen
Jackson le 29/01/08. Suite à un discours très inspiré du
sophomore Chuck Hayes, le vestiaire a enfin trouvé de réels motifs
de se battre, de construire quelque chose et d’avancer vers un
objectif commun tout en maintenant la cohésion du groupe. Ce soir
là, Houston remporte le match 111-107, sans T-Mac, mais avec un Yao
à 36pts. L’équipe n’a jamais été autant libérée offensivement
avec un total de 28 passes décisives. C’est la première
victoire d’une longue et imprévisible série et dire que Houston est
pour l’instant 10e à l’Ouest…
L’équipe va enchaîner sur un road
trip avec trois victoires en quatre jours ! 106-103 à Indiana
(Carl Landry 22pts), 91-83 à Milwaukee (T-Mac 33pts), 92-86 à
Minnesota (T-Mac 26pts). Le premier gros test a eu lieu face aux
finaliste de l’Est, les Cavaliers avec LeBron James,
résultat : victoire éblouissante 92-77 (Yao 22pts, 12rds).
L’équipe revit et continue sa récolte avec un match remporté
108-89 contre les Hawks (Yao 28pts), puis 95-83 contre les Trail
Blazers (Yao 25pts).
Houston vient de réaliser la meilleure
série de sa saison avec 7 victoires de rang. Cette belle période
est récompensée avec un déménagement de la 10e à la 8e place
dans la conférence Ouest. Et puis nous arrivons au match mémorable
face à Sacramento. Ron Artest (30pts),
est venu dans le Texas pour mettre fin à cette emballement en
prenant le match en main et en ramenant son équipe dans le match.
Menés d’un point à quelques secondes de la fin du match, tous les
regards étaient tournés vers T-Mac pour le dernier tir, mais c’est
un tout autre acteur qui va devenir le héros d’un soir, voici son
seul panier du match !
T-Mac a toujours été réputé comme étant un scoreur, et comme l’a évoqué son ancien coach JVG, ce joueur a le QI basket pour jouer meneur. Steve Novak ne pouvait pas être plus démarqué et son leader a tout simplement réaliser l’action parfaite. La série continue !
Le All Star Break ne va pas enrayer la belle dynamique. Les hommes d’Adelman vont à nouveau gagner contre les Cavs 93-85 (Alston 22pts), puis contre le Heat 112-100 (T-Mac 23pts et 10pds) malgré un Dwyane Wade tenace (33pts). Houston remonte à la 7e place et vient de passer la barre des 10 victoires de rang. Idéal avant d’affronter les 1er à l’Ouest, les Hornets. Un match très physique, (notamment entre Rafer Alston et Tyson Chandler), qui fut remporté par les texans : 100-80 (T-Mac 34pts, Yao 28pts). Voici le rêve de tous les fans des Rockets : un duo Yao/T-Mac qui performe avec régularité. Les Rockets enchaînent avec une 12e victoire 110-97 contre les Bulls (T-Mac 24pts).
Les jours qui suivent vont être marqués par deux événements majeurs. Tout d’abord, Daryl Morey ne peut s’empêcher de réaliser des échanges lors de la Trade Deadline en envoyant Bonzi Wells et Mike James à Sacramento en échange de l’arrière vétéran et caractériel Bobby Jackson. Une petite surprise sachant que l’arrière de 35 ans à l’époque a déjà connu des moments très tendus avec T-Mac… En revanche, c’est une bonne nouvelle pour Adelman qui a déjà coaché le garçon à Sacramento.
Deuxième événement : le 26 février 2008, Daryl Morey organise une conférence de presse aux côtés d’un médecin et annonce la fin de la saison pour le pivot All-Star Yao Ming. C’est une terrible nouvelle pour la franchise, qui ne peut rien faire suite à une fracture de fatigue au niveau du pied gauche du chinois et qui doit d’autant plus se préparer de toute urgence pour les JO de Pékin 2008… Qui mettre à la place du géant chinois ? Le vieux Dike ? Le petit Hayes ? Peu importe, T-Mac reste optimiste.
« On reste une bonne équipe » McGrady
via Houston Rockets.com
Yao Ming en tenue de ville lors des matchs. Jonathan Ferrey – Getty Images
Ses coéquipiers lui donnent raison lors de l’écrasante victoire contre les Wizards 94-69 (L. Head 18pts). En équipe, les joueurs trouvent d’autres solutions, et la paire Dike/Hayes offre tout de même des certitudes en défense. Ils vont poursuivre leurs efforts avec une 14e victoire contre les Grizzlies 116-95 (T-Mac 25pts), face aux Nuggets d’Iverson et de Melo 103-89 (Scola 18pts, 14rds), puis atteignent la 4e place à l’Ouest suite à leur 16e victoire face aux Pacers 117-99 (T-Mac 25pts).
Encore impensable il y a quelques semaines, les Rockets vont gagner en back to back à Dallas 113-98 (T-Mac 31pts)! À la fin de ce match, Reggie Miller demande à T-Mac s’il est surpris par de telles performances.
« Non, pas du tout, on y croît tous, vous savez quand on a un roster rempli de gars confiants avec une bonne alchimie, et nous venons jouer extrêmement dur tous les soirs, je ne suis pas surpris. » McGrady
via NBA TNT
La conférence Ouest reste redoutable, et malgré une telle moisson de victoires, Houston n’est pas à l’abri de descendre à la 7e ou 8e place en cas de défaites avec des concurrents comme les Lakers de Kobe Bryant (RIP), les Suns de Steve Nash, le Jazz de Deron Williams, les Spurs de Tony Parker et bien sûr les Hornets de Chris Paul. C’est d’ailleurs face à ce dernier que les Rockets vont à nouveau tenter de prolonger leur belle histoire. Le duel T-Mac (41pts) vs Chris Paul (37pts) est un chef d’œuvre et Houston aura eu le dernier mot en gagnant cette rencontre 106-96, affichant un record de 18v-0d depuis le 29 janvier 2008.
https://www.youtube.com/watch?v=6R9w6hduS3M
La série se poursuit face à des
équipes moins clinquantes : victoire 91-73 contre les Nets
(T-Mac 19pts), chez les Hawks 83-75 (T-Mac 28pts) puis contre les
Bobcats 89-80 (T-Mac 30pts). Des victoires à l’arrachée qui
évoquent un sentiment de fatigue chez les joueurs. La série semble
plus menacée que jamais alors qu’ils viennent de réaliser la
deuxième série de victoires la plus longue de l’histoire avec 21v,
juste devant les 20v des Bucks de Kareem Abdul-Jabbar et
d’Oscar Roberson.
Donc quelle équipe va bien pouvoir les stopper dans leur quête du record absolu des 33v des Lakers ? Et bien pourquoi pas les Lakers eux-même ! Les choses sont tellement bien faites, en effet, Kobe Bryant arrive justement en ville et il est déterminé à en finir avec cette hype ! A ce moment là, les Rockets sont 2e et les Lakers 1er à l’Ouest. Une affiche de rêve pour un dimanche après-midi.
Un joueur des Rockets se sent très
concerné par cette affiche, Mr Data : Shane Battier. Sa
défense sur Kobe en 1ere mi-temps a été essentielle en limitant le
black mamba à 13pts et 6/17 aux tirs. Bien que Houston ait mené de
15pts au début de la 2e période, les Hommes de Phil Jackson
ont su revenir dans le match en étant plus agressifs en attaque.
Néanmoins, ce match restera le match de la carrière du meneur Rafer
Alston. Avec 31pts et 8 paniers à 3-pts, il reste l’artisan
principal de ce succès et n’a pas manqué faire son move face à
Vujacic.
Suite à cette bataille
remportée 104-92, Houston devient N°1 à l’Ouest !
Incroyable. Shane Battier l’a avoué à la fin de ce duel, maintenir
de tels efforts est épuisant.
« A la fin du match, j’étais épuisé, j’ai tout donné dans ce match en défendant sur l’un des meilleurs joueurs de tous les temps. » Shane Battier
via Houston Rockets.com
22 victoires de suite. Malheureusement,
cette série fut interrompue assez sèchement par les futurs champion
2008, les Celtics. La défense étouffante de Tony Allen et de
James Posey ont eu raison de T-Mac. Ses partenaires n’ont pu
fructifier leurs tirs ouverts. Quelques jours plus tard, les Rockets
descendront à la 5e place après avoir perdu contre New Orleans, San
Antonio, Phoenix, Denver et Utah. La fin sera encore plus amer avec
une nouvelle désillusion au premier tour face à leur bête noire :
Utah (2v-4d).
Les acteurs concernés conserveront à
jamais de très bons souvenirs de cette période.
« Nous avons accompli quelque chose d’incroyable. […] Cette série de victoires, à ce moment, a une place spéciale dans mon cœur, et vous pouvez être sûr que je n’oublierai jamais ces moments que j’ai partagé avec ces gars. » McGrady
via Houston Rockets.com
« Nos noms seront mentionnés avec certains Hall of Famers et cette grande équipe qui a remporté 33 (matchs) d’affilée. Beaucoup de ces joueurs sont dans le Hall of Fame. Beaucoup d’entre nous ne seront pas là. Mais la prochaine fois qu’une équipe va sur une série comme ça, ils devront nous attraper avant qu’ils atteignent les Lakers. » Alston
A practical guide to the best Australian online casinos that accept Skrill in 2026. Compare top Skrill casinos, bonus types, deposit and withdrawal speed, and the real state of Skrill payments for AU players. No hype, just verified cashier information and operator comparisons. read our full Skrill casino guide for Australia
A practical guide to the best Australian online casinos that accept Neosurf deposits in 2026, with a ranked shortlist, comparison table, deposit and withdrawal reality checks, and legal notes. read the full guide to casinos that accept Neosurf in Australia
A practical 2026 guide to PayID casinos available to Australian players, covering deposit mechanics, legal reality, bonus expectations, instant withdrawal operators, and 10 trusted brands ranked by banking speed, game selection, and reliability. read the PayID casino guide
A no-nonsense guide to finding the highest payout online casinos in Australia for 2026. We cut through the RTP marketing noise, list operators that actually process withdrawals quickly, and explain which pokies and table games give you a mathematical edge. read the full payout guide
A practical guide to the best low deposit casinos for Australian players in 2026. Compare real brands, check PayID and crypto options, and understand the legal grey area before you deposit. read the low deposit casino Australia guide
Nous utilisons des cookies pour vous garantir la meilleure expérience sur notre site web. Si vous continuez à utiliser ce site, nous supposerons que vous en êtes satisfait.