Catégorie : Le Carnet des Rookies

  • Le carnet des rookies: « Bubble Edition 2.0 »

    Le carnet des rookies: « Bubble Edition 2.0 »

    Chaque semaine Clutch Time vous propose un petit focus sur les rookies afin de faire le point sur les bonnes ou mauvaises performances des débutants.

    Les matchs s’enchaînent à une vitesse folle, et nous voici déjà à quelques jours du premier tour des Playoffs. Les rookies auront globalement fait bonne figure durant cette reprise. Grâce à un temps de jeu plus significatif et aux turnovers effectués par les coachs, beaucoup de jeunes ont se sont révélés à Orlando. Voici les performances marquantes de ces huit derniers jours.(les statistiques sont arrêtées au 12/08/20)

    Les titulaires ont toujours autant de responsabilités

    Michael Porter Jr photo via SI.com
    Michael Porter Jr., F, Denver Nuggets : 54m, 9.3pts, 4.7rds, 0.8pd

    MPJ est clairement en train de s’épanouir sous nos yeux. Match après match, le rookie prend de l’épaisseur au sein de la rotation de Mike Malone en devenant le meilleur scoreur de sa classe depuis la reprise avec des statistiques offensives impressionnantes : 23.8pts, 56.8% aux tirs, 46.3% à 3-pts et 96% aux lancers-francs. En plus de se placer dans le club très flatteur des « 50-45-90 », MPJ est clutch comme face aux Spurs en fin de match avec un rebond offensif et un drive concluant pour achever les hommes de Popovich.

    MPJ gagne en confiance et n’hésite pas à prendre sa chance avec 18 tirs tentés dans la défaite face à Portland. Auteur de tirs à 3-pts importants lors de cette rencontre, MPJ a démontré que son talent est inestimable pour un joueur de sa taille (2.08m). Rebond défensif, transition, pull up à 3-pts, step back, catch and shoot, distribuer pour le partenaire démarqué… L’ancien joueur de l’université du Missouri va clairement devenir un sérieux problème pour ses adversaires.

    Avec 45′ jouées et des paniers clutchs dans la défaite en double prolongation contre Utah, Coach Malone va être obligé de revoir ses rotations à l’approche des Playoffs, si les retours de Will Barton et de Gary Harris sont confirmés. Pour le moment, le jeune joueur de 21 ans apporte une réelle plus-value en attaque. Seules quelques erreurs défensives peuvent lui coûter des minutes.

    Ja Morant, PG, Memphis Grizzlies : 66m, 17.9pts, 3.7rds, 7.2pds

    Le favori pour le titre de Rookie de l’année est toujours aussi spectaculaire mais la blessure de Jaren Jackson Jr combinée aux trop nombreuses défaites ternissent la copie de Ja pour cette reprise. Lors de la défaite contre Utah, coach Jenkins s’est vite rendu compte qu’associer Brandon Clarke avec Jonas Valanciunas dans la raquette était contre-productif. Ja s’est résolu à combiner avec Anthony Tolliver et Gorgui Dieng, et cela à fonctionner lors de la victoire contre le Thunder. Le meneur explosif a su lire la défense et prendre les bonnes décisions en attaque.

    Ja est toujours aussi pressé de jouer en attaque. Que se soit pour driver ou pour jouer le pick and roll, le rookie n’a pas le temps ! Dans le top 5 des joueurs qui bénéficient le plus du pick and roll, Ja est encore loin d’être efficace avec seulement 0.88 points par possession. Il y a encore des progrès à réaliser dans ce domaine pour rejoindre les cadors tels que Chris Paul, Damian Lillard, Kemba Walker, Trae Young (via NBA.com).

    Lors de la défaite face aux champions en titre, Ja a encore manqué de justesse dans son jeu offensif (17pts, 10pds, mais 7/19 aux tirs). Nul doute qu’il progressera rapidement dans ce domaine, en travaillant notamment sur son tir extérieur. Si le rookie a sorti une belle performance face aux Celtics (26pts, 13pds), il n’a pu éviter la 6e défaite en 7 matchs de son équipe. Désormais 9e à l’ouest, La bataille pour le dernier spot des Playoffs va être palpitante.

    Cameron Johnson, F, Phoenix Suns : 56m, 8.7pts, 3.3rds, 1.2pds

    Invaincus depuis la reprise, les Suns sont tout simplement insolents et inarrêtables en attaque. Tout leur réussi, et le rookie Johnson a bien évidement participé à cette moisson inhabituelle de victoires. Sur ses quatre derniers matchs, l’ailier présente un ratio de +16.3 quand il est sur le terrain, soit le meilleur chiffre de sa classe (via NBA.com). A la fin du match remporté face à Indiana (14pts, 12rds), Johnson termina avec un ratio de +36 !

    Vous vous souvenez que nous avions évoqué le fait qu’il était incapable de dunker, et bien Johnson a tenu à nous répondre poliment en contre-attaque.

    Sa taille et son adresse longue distance sont de réels atouts pour coach Williams : 2/2 contre Miami et 4/8 contre Oklahoma City. La belle série s’est arrêtée face à l’équipe B des Sixers avec 0/4 de loin et seulement 6pts en 30 minutes de temps de jeu. Il est indéniable que le rookie n’est pas aussi offensif que Kelly Oubre Jr, mais son profil de joueur sans ballon et de menace sur catch and shoot fait de lui le complément parfait pour le MVP de la bubble : Devin Booker.

    Zion Williamson, PF, New Orleans : 24m, 22.5pts, 6.3rds, 2.1pds

    Les espoirs de Playoffs se sont envolés pour les Pelicans. Les belles choses entrevues avant la suspension de la ligue semblent bien loin. Inconstants en attaque et laxistes en défense, les hommes d’Alvin Gentry n’ont clairement pas réussi leur reprise. Dans la défaite contre les Kings, Zion a constamment cherché à être agressif avec 24pts en 21 minutes. Le rookie a souvent été utilisé comme poseur d’écran. Un schéma offensif pas si souvent utilisé que cela (9.7% via NBA.com), alors qu’il semble évident que rien ne peut ralentir Zion quand il « roll » vers le cercle.

    Inarrêtable lorsqu’il drive sur main gauche, le rookie est également tout à fait capable de délivrer pour un partenaire démarqué. En revanche pour le spacing, il faudra repasser, car Zion ne prend que des tirs près du cercle dans la restricted area comme ce fût le cas face aux Spurs (25pts en 27′). Dernier aspect peu reluisant concernant l’intérieur de 129kgs, le rookie n’arrive pas à impacter positivement la rencontre comme ce fut le cas avant le lockdown. Avec un ratio de -8.8 par match (-21 face aux Spurs!), Zion est l’un des pires de sa classe sur ces 4 derniers matchs (via NBA.com). De plus, mis au repos (back to back), il n’a pa pu participer à la victoire des siens face aux Wizards.

    Rui Hachimura, F, Washington Wizards : 48m, 13.5pts, 6.1rds, 1.8pds

    Toujours pas de victoires pour les hommes de Scott Brooks et il ne reste plus qu’un match à jouer. Des résultats qui sont évidemment pas si surprenant compte tenu des absences (Beal, Wall, Bertans). Le staff des Wizards a pu tester et développer les jeunes joueurs tels que le rookie Hachimura. Toujours placé dans le cinq de départ, le japonais alterne le bon (23pts vs New Orleans) et le médiocre (8pts 2/11 aux tirs vs Philadelphie).

    https://www.youtube.com/watch?v=ziT5xzQO524

    Rui a très bien débuté son match face aux Pelicans avec un rare tir à 3-pts sur catch and shoot en sortie d’écran. Capable de poster des joueurs plus petits et de se défaire d’une prise à deux avec une passe bien sentie, les Pelicans lui ont même collé Jrue Holiday sur le dos pour ne pas le laisser s’enflammer. Moins en vu face au Thunder avec son plus faible temps de jeu depuis la reprise (11pts, 25′), Rui manque parfois d’efficacité en attaque. Lors de ses 4 dernières performances, ses statistiques sont tombées à 42%EFG et 46.1%TS (via NBA.com). Face aux Bucks (20pts, 29′), coach Brooks a peut-être discuté avec le rookie concernant sa passivité à 3-pts puisque le jeune joueur à tentés 9 tirs lointains (record personnel) pour trois convertis !

    Un temps de jeu et des responsabilités en hausse

    Tyler Herro via miamiherald.com
    Tyler Herro, SG, Miami Heat : 53m, 13.2pts, 4.1rds, 2,2pds

    Les absences de Jimmy Butler, Goran Dragic et de Kendrick Nunn ont permis à Erik Spoelstra de tester Tyler Herro en tant que meneur de jeu. Sa première mi-temps face aux Bucks a été remarquable. Capable de créer pour ses partenaires, le jeune arrière a également démontré qu’il n’était pas uniquement un shooteur, et qu’il pouvait très bien driver pour finir dans la raquette. Malheureusement, sa deuxième mi-temps, comme l’ensemble de l’équipe, a été calamiteuse et les Bucks sont repartis avec la victoire.

    Placé dans le cinq de départ face aux Suns, Herro a pu enchaîner les pick and roll et les mains à mains avec Bam Adebayo et Kelly Olynyk. Si tout n’est pas parfait, le jeune arrière a prouvé qu’il avait la vision de jeu et le footwork pour déstabiliser la défense adverse. Herro a également su faire preuve de patience sur certaines séquences.

    Loin d’être réputé pour son jeu sur pick and roll (0.67 pts/possessions, 32.3% aux tirs (via NBA.com), Herro a tout de même apporté quelques satisfactions au staff du Heat avec une bonne lecture du jeu qui se concrétise par une hausse de son taux de passes décisives (+16.9%). L’expérience « Point Guard Herro » a pris fin lors de la victoire face à Indiana. Le rookie a retrouvé son rôle de joueur sans ballon prêt à dégainer dans le corner (17pts, 3/6 à 3-pts). Il n’en reste pas moins que son passage au poste de meneur fut intéressant, et pourquoi pas, être envisagé sur le long terme.

    Brandon Clarke, F, Memphis Grizzlies : 57m, 12.1pts, 5.9rds, 1.4pds

    Jaren Jackson Jr out, le rookie a pris sa place dans le cinq de départ face à Utah (6pts en 27′). L’expérience fut loin d’être concluante avec un problème évident de spacing aux côtés de Jonas Valanciunas. La raquette est bouchée, ce qui affecte également le jeu du meneur Ja Morant. De retour sur le banc face au Thunder (12pts, 20′), les Grizzlies ont retrouvé le goût de la victoire avec une adresse retrouvée et un Brandon Clarke toujours aussi actif près du cercle avec un joli touché sur ses floaters.

    Comme évoqué dans l’article de Jonathan Tjarks du site The Ringer, Clarke reste l’un des rookies les plus efficients en attaque. Son placement et son timing sur pick and roll sont bons (2e meilleur scoreur en tant que poseur d’écran, via NBA.com), sa mobilité et son footwork lui permettent de switcher en défense sur des joueurs plus petits. Malheureusement, le jeu des Grizzlies s’est essoufflé cet été, et le rookie n’a pu éviter les défaites contre Toronto (16pts, 26′) puis contre Boston (15pts, 29′), malgré un apport non négligeable en sortie de banc. On notera tout de même ses 4 tentatives à 3-pts face aux Celtics, un record pour lui cette saison, avec 50% de réussite.

    Keldon Johnson, SF, San Antonio Spurs : 16m, 8.1pts, 3.4rds, 0.9pd

    Le rookie continue de s’affirmer en devenant peu à peu le 6e homme des Spurs. Mieux, Popovich n’hésite pas à le placer dans le money time face aux Nuggets (20pts, 26′). S’il doit progresser dans la finition, Johnson ne rechigne pas à aller au contact et ne se gène pas pour bousculer un autre rookie, Michael Porter Jr, malgré les 10cm d’écart.

    Johnson est très dynamique sur le terrain, il court, il saute, il défend, mais il est également capable d’artiller de loin : 63.2% à 3-pts cette saison ! Son meilleur match a eu lieu lors de la victoire contre les Rockets avec 23pts, 3/3 de loin en seulement 25 minutes. Les Spurs sont toujours en vie pour accrocher les Playoffs, et ils le doivent en partie à leur rookie.

    Darius Bazley, SF, Oklahoma City Thunder : 59m, 5.3pts, 3.9rds, 0.6pd

    Drafté en 23e position lors de la dernière draft, Bazley a participé à la belle saison du Thunder depuis le début. Mais son temps de jeu a réellement augmenté cet été avec en moyenne 27 minutes passées sur le parquet et une titularisation face aux Suns (22pts, 10rds). L’absence de Steven Adams a forcé Billy Donovan à réaliser quelques ajustements. Bazley est donc associé à Mike Muscala dans le frontcourt, et il n’est pas rare de voir le rookie au poste 5 dans un lineup de petite taille.

    Sa complicité avec Chris Paul n’est pas un secret, et le meneur n’hésite pas à combiner avec lui sur pick and pop. Le meilleur match de Bazley a eu lieu lors de la victoire contre les Wizards avec 23 pts et 5/8 à 3-pts en sortie de banc.

    https://www.youtube.com/watch?v=F9LDozoD8II

    Capable de scorer de loin, il lui reste encore à progresser dans la finition dans la raquette, et notamment lorsqu’il y a du contact. S’il a pu scorer 22pts face aux Suns, il a tout de même manqué 6 tirs dans la raquette. Il n’en reste pas moins que sa progression en défense et son apport en attaque arrivent à point nommé à quelques jours des Playoffs.

    Comme si c’était un match de Summer League

    Jeremiah Martin via Brooklynnetsfrance.com
    Jeremiah Martin, PG, Brooklyn Nets : 8m, 7.8pts, 1.3rds, 2pds

    Profitant des très nombreuses absences côté Nets, Jeremiah Martin a une opportunité en or de se montrer cet été. A 23 ans, Martin s’est révélé être un vrai scoreur lorsque coach Vaughn lui accord du temps de jeu. Face aux Celtics (20pts en 15′), Martin a eu l’opportunité de jouer la majorité de la 2e mi-temps, et le moins que l’on puisse dire, c’est que c’est un pur gaucher !

    Très rapide et dangereux lorsqu’il attaque sur sa gauche, il est en revanche moins saignant quand il s’agit de driver sur sa main faible. Comme évoquer par le commentateur Jeff Van Gundy, il y a du « Kendrick Nunn » chez ce joueur. Néanmoins, cette performance fut par la suite récompensée par… quelques miettes face aux Kings (1′), et un DNP face aux Clippers. Heureusement que Martin a conservé son attitude face au Magic avec un match record : 24pts, 6pds en 26′. Il serait judicieux de la part du staff des Nets de lui accorder plus de temps de jeu notamment lorsque l’équipe aura besoin de solutions offensives.

    Matt Thomas, SG, Toronto Raptors : 39m, 4.7pts, 1.4rds, 0.5pd

    Si le rookie sorti de Iowa State est avant tout réputé pour son adresse derrière la ligne : 47.3%, il s’est autorisé quelques tirs à mi-distance face à l’équipe bis des Bucks dans un match record: 22pts, 9/17 aux tirs et 4/8 à 3pts. Son premier quart-temps est tout simplement impeccable avec 12 points.

    Capable de se créer de l’espace avec son dribble et de dégainer en sortie d’écran (Eric Bledsoe peut en témoigner), le rookie de 26 ans est en revanche moins à l’aise pour scorer inside.

    Mention Spéciale : On veut toujours plus de Bol Bol

    Bol Bol, F/C, Denver Nuggets : 5m, 5pts, 2.8rds, 0.8pd

    Si MPJ crève l’écran du côté des Nuggets, c’est toujours un événement quand le géant de 2.18m rentre sur le terrain. Après avoir défendu face à Chris Paul la semaine dernière, le fils de Manute a eu l’honneur de défier Anthony Davis et LeBron James dans la courte défaite face aux Lakers (8pts, 5rds, 21′). Si l’on connaît désormais sa capacité à tirer de loin et à dribbler, on n’avait pas encore apprécié sa qualité de passe !

    Dix autres élèves à surveiller :

    • Kendrick Nunn, PG/SG, Miami Heat : 66m, 15.2pts, 2.7rds, 3.3pds
    • Terence Davis, SG, Toronto Raptors : 70m, 7.5pts, 3.3rds, 1.6pds
    • Jaxson Hayes, C, New Orleans Pelicans : 63m, 7.3pts, 4rds, 0.9pd
    • Luguentz Dort, SG, Oklahoma City Thunder : 35m, 6.9pts, 2.3rds, 0.8pd
    • Nicolo Melli, F, New Orleans Pelicans : 59m, 6.6pts, 3rds, 1.4pds
    • Nickeil Alexander-Walker, PG/SG, New Orleans Pelicans : 46m, 5.2pts, 1.8rds, 1.8pds
    • Matisse Thybulle, SG, Philadelphie Sixers : 63m, 4.6pts, 1.6rds, 1.2pds
    • Grant Williams, F, Boston Celtics : 68m, 3.4pts, 2.5rds, 1pd
    • Talen Horton-Tucker, SG, Los Angeles Lakers : 5m, 4pts, 0.6rd, 0.6pd
    • Miye Oni, SG, Utah Jazz : 9m, 2.8pts, 1.7rds, 0.2pd
  • Le carnet des rookies: « Bubble Edition 1.0 »

    Le carnet des rookies: « Bubble Edition 1.0 »

    Chaque semaine Clutch Time vous propose un petit focus sur les rookies afin de faire le point sur les performances des débutants.

    140 jours ! 140 jours d’attente entre la suspension du championnat lors de ce fameux mercredi 11 mars et ce jeudi 30 juillet, date de la reprise des matchs officiels. Les 22 meilleures équipes du championnat ont été invitées dans un cadre exceptionnel à Disney World près d’Orlando afin d’écrire les pages les plus folles de ce début de décennie déroutant. Bien évidement, de nombreux rookies sont absents cet été, il nous reste tout de même plus de 70 rookies qui vont plus ou moins prendre part à cette aventure historique made in Disney. (les statistiques sont arrêtées au 05/08/20)

    Titulaires: dur dur de se remettre dans le rythme

    Ja Morant – by Getty Image from heavy.com
    Ja Morant, PG, Memphis Grizzlies : 62m, 17.7pts, 3.7rds, 7pds

    La reprise fut plus laborieuse que prévu pour Ja et ses coéquipiers. Déjà peu enchanté par le système de « play-in » mis en place par la ligue, le rookie ne s’est pas ménagé au scoring, drivant et agressant constamment la défense adverse. Une défaite frustrante face à Portland pour la reprise officielle, puis une deuxième étriquée face aux Spurs. Les jeunes Grizzlies n’ont pas démérité en revenant au score grâce aux tirs lointains de Jaren Jackson Jr et aux drives de Morant. Le rookie a d’ailleurs réalisé son meilleur match depuis qu’il est en Floride avec 25 points dont 11 dans le dernier quart-temps.

    https://www.youtube.com/watch?v=8Fc09eoCly8

    En revanche, le gros point noir de cette reprise, c’est bien son adresse derrière la ligne avec un piteux 10.5% de réussite avec plus de six tentatives par rencontres ! Les Pelicans lui ont même réservé un traitement à la « Rajon Rondo » en le laissant ouvert à 3pts. Si ce manque de réussite peut-être rapidement corrigé, cette maladresse peut également s’expliquer par une éventuelle fatigue dans les jambes. Avec plus de 38 minutes de temps de jeu de moyenne, Morant n’a jamais été autant sollicité sur le terrain. Une fatigue que l’on a pu observer lors de sa performance médiocre face aux Pelicans (11pts, 1/10 à 3pts). En prenant en compte son style de jeu gourmand en énergie, le staff des Grizzlies va devoir rapidement trouver des alternatives afin de le faire souffler. Et le temps presse, les Grizzlies sont à 3 défaites en autant de match.

    Zion Williamson, PF, New Orleans : 22m, 22.3pts, 6.4rds, 2.1pds

    Absent des matchs amicaux, le phénomène fut bien présent pour le premier match officiel face à Utah. Limité à seulement 15 minutes, le N°1 de la draft 2019 a eu le temps d’inscrire 13 points et de dévoiler sa qualité de passe en contre-attaque. Et c’est à peu près tout… Sur le banc lors du money time, Zion a observé ses coéquipiers perdre le match face à un Rudy Gobert clutch. Le deuxième match n’est guère plus intéressant pour le jeune joueur. Face à des Clippers imprenables, Zion a affiché sa pire feuille de match avec 7 points en 13 minutes. Pour la première fois de sa très jeune carrière, le rookie a terminé un match en dessous de la barre des dix points.

    Zion s’est ensuite bien repris lors du duel important face aux Grizzlies. Avec 23pts en 25′, son agressivité en attaque a fini par payer, et ce, malgré une tendance à toujours tirer avec sa main gauche même lorsqu’il drive sur sa droite. Cela lui a valu quelques problème de finition avec 11 tirs manqués dans la raquette. Autre point à améliorer pour ce diamant brut, sa défense… Si Zion veut réellement voir son temps de jeu se stabiliser, il va devoir être plus communicatif et mobile en défense.

    En face, Jaren Jackson Jr a scoré sur trois possessions consécutives dans le dernier quart-temps, mais heureusement que le bon vieux JJ Redick est là pour aider les Pels à remporter leur toute première victoire à Orlando.

    Michael Porter Jr., F, Denver Nuggets : 50m, 8.1pts, 5.2rds, 0.8pd

    Mike Malone doit actuellement composer avec l’absence de Jamal Murray, Gary Harris et de Will Barton, et cela permet au jeune Porter Jr de s’immiscer dans le cinq de départ dès la première rencontre face au Heat ! Les Nuggets se sont montrés globalement maladroits dans ce match perdu. Le rookie n’a pas eu à rougir de sa performance avec 11pts et une réelle affection pour le tir à 3pts malgré une adresse médiocre sur cette rencontre (2/8), mais le meilleur est à venir.

    Sa troisième titularisation de sa carrière face au Thunder restera à jamais graver dans ses mémoires avec un record de points : 37 !

    https://www.youtube.com/watch?v=cAHQSjCo2Os

    Le joueur drafté en 2018 n’a tout simplement jamais relâché la pédale d’accélérateur avec 12pts dans le 1er quart-temps ainsi que dans le dernier quart-temps. Auteur de 6 points dans les trois dernières minutes du temps réglementaire, MPJ a prouvé au staff des Nuggets qu’ils pouvaient compter sur lui lors du money time. Sa connexion avec le génial pivot Nikola Jokic est plus qu’alléchante. Selon NBA.com, 20.5% des passes reçues par MPJ sont en provenance du Serbe. Il ne lui reste plus qu’au rookie de se concentrer en défense afin de ne pas trop être trop pénalisé par les arbitres (4,5 fautes de moyenne par match).

    Cameron Johnson, F, Phoenix Suns : 52m, 8.4pts, 3rds, 1.2pds

    L’absence de l’ailier Kelly Oubre Jr a permis au « vieux » rookie de vivre sa deuxième titularisation de la saison lors du premier match « in the bubble » des Suns. Discret lors de la victoire face à l’équipe « G-League » des Wizards avec 12 points en 24 minutes. Il s’est montré bien plus à son avantage lors de la deuxième rencontre face aux Mavericks avec 19 points en 40 minutes.

    Johnson n’a jamais passé autant de temps sur le parquet lors d’un match NBA. Il en a profité pour faire valoir son principal atout : le tir à 3pts avec 4/8. Si l’ailier est incapable de dunker en contre-attaque, ses qualités de shooteurs sont intéressantes pour écarter au maximum le jeu quand Rubio et Booker portent le ballon. Enfin, bien qu’il présente de faibles qualités athlétiques, cela ne l’a pas empêché de gober 12 rebonds dans cette rencontre grâce à son sens du placement.

    La nuit dernière, le rookie a contribué à la victoire surprise des Suns face aux Clippers (37′, 8pts, 7rds). Si le buzzer beater de Devin Booker est incroyable, on ne manquera pas de souligner que Johnson était ouvert à 3pts sur cette dernière action décisive. Les Suns sont pour le moment invaincus à Disney!

    Rui Hachimura, F, Washington Wizards : 44m, 13.3pts, 6.1rds, 1.8pds

    Le roster des Wizards présente plus les caractéristiques d’un roster de Summer League que d’une équipe NBA intégrant le top 22 de la ligue. Mais voilà, les hommes de Scott Brooks ont été invités à Orlando pour quelques semaines. Les trop nombreuses absences de joueurs clés annihilent tout espoir d’accrocher les Playoffs voire même le « play-in ». C’est donc une opportunité en or pour le rookie Hachimura qui va pouvoir récupérer des tickets shoot sans avoir la pression de remporter le match. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que sa première performance fut agréable et réussie.

    Malgré la défaite, le japonais fut le meilleur scoreur de son équipe. Toujours aussi friand du jump shot à mi-distance, Rui gagne peu à peu confiance sur son handle et n’a pas hésité à jouer en isolation face à un autre rookie : Cameron Johnson.

    Néanmoins, la suite est moins glorieuse, avec deux sorties à 9 points avec un temps de jeu dépassant à chaque fois les 30 minutes face à Brooklyn puis Indiana. Inconstant et pas en réussite, l’ancien de Gonzaga se prive toujours de tirer de loin avec une seule tentative en trois rencontres, alors qu’il avait montré des signes encourageants lors des trois matchs amicaux avec un 2/5 derrière la ligne.

    Remplaçants, ils ont un impact sur la rencontre

    Keldon Johnson face aux Nets – via Spurs.com
    Keldon Johnson, SF, San Antonio Spurs : 12m, 6.1pts, 2.7rds, 0.8pd

    Le rookie sorti de Kentucky avait commencé à pointer le bout de son nez en mars juste avant la coupure, et voilà que Popovich le place maintenant dans la rotation des Spurs. Un réel plaisir de voir son temps augmenter : 25,7′ sur ces trois matchs vs 10,2′ en saison. Le rookie apporte sa fougue et son énergie sur le terrain. Son attitude fut récompensée par le staff de San Antonio en lui octroyant du temps de jeu dans le money time face aux Grizzlies. Son match record a eu lieu lors de la défaite face aux Sixers, avec 15pts en seulement 21′.

    S’il doit encore épurer son jeu et gagner en résistance quand il drive au cercle, Johnson est constamment en mouvement et son agressivité devrait l’amener encore plus loin. San Antonio accorde plus de temps de jeu pour ses jeunes, et cela combiné avec l’absence de LaMarcus Aldridge et le placement par séquence de DeRozan au poste 4, les Spurs gagnent en vitesse. Depuis la reprise, San Antonio est classé 4e au classement du nombre de possessions jouées depuis la reprise (via NBA.com), alors que les texans pointaient à la 15e place depuis le debut de la saison.

    Tyler Herro, SG, Miami Heat : 50m, 12.7pts, 4rds, 2pds

    Une première performance pour le moins timide lors de la belle victoire du Heat face aux Nuggets. Avec seulement 7 points, en 20 minutes, le rookie fut loin d’être essentiel en attaque au sein d’une équipe plutôt bien rodée. Le deuxième match est tout de suite plus intéressant, face aux champions en titre, les Raptors (12pts). En manque de solutions offensives, Erik Spoelstra a pu compter sur son jeune arrière sur certaines séquences pour scorer de loin ou encore, fait rare, sur un drive !

    Le manque d’agressivité des leaders Bam Adebayo et Jimmy Butler, Miami a tout de même réussi à recoller au score dans le 4e quart-temps avec les vétérans Goran Dragic et Jae Crowder sans oublier le jeune arrière qui fut lui aussi installé dans ce lineup pour ce money time. Malgré un résultat qui s’est soldé par une défaite frustrante pour les floridiens, être impliqué dans ce genre de scénario ne peut qu’être bénéfique pour Herro.

    La nuite dernière, le Heat s’est employé à remporter son duel face aux Celtics malgré l’absence de Jimmy Butler. Le rookie de 20 ans a compensé cette perte en attaque en inscrivant la totalité de ses points dans le 2e quart-temps (11pts). Son sens du déplacement et son footwork sont un régal pour les yeux.

    Brandon Clarke, F, Memphis Grizzlies : 53m, 12.1pts, 5.8rds, 1.4pds

    L’intérieur est toujours aussi tonique et bondissant. Sa présence dans la raquette est essentiel pour Memphis. Dans la courte défaite face à Portland lors de la première rencontre, le canadien a récolté 8 lancers-francs dont 7 ont été convertis. Un record personnel, et une feuille de statistiques intéressantes : 21pts, 7rds, 2blks et 34′. Sur le terrain lors du money time, Clarke a même permis aux siens d’égaliser à 32 » du buzzer envoyant ainsi les deux équipes en prolongation.

    Malheureusement, les deux matchs suivant furent moins glorieux avec un temps de jeu ramené à 24′ et une réelle incapacité à scorer de loin (18pts et 0/4 cumulés lors des défaites face aux Spurs et aux Pelicans). Les Grizzlies peuvent tout de même rester optimistes pour la suite, avec Ja comme détonateur, JJJ et sa précision extérieure, et enfin la présence inside de Clarke, Memphis reste la franchise du futur.

    On aimerait les voir plus souvent sur le parquet

    Bol Bol face aux Wizards – via parlons-basket.com
    Bol Bol, F/C, Denver Nuggets : 2m, 4pts, 2rds, 0.5pd

    Après Zion, voici l’autre phénomène de cette classe 19′ ! Bol Bol a tout simplement enflammé le monde de la NBA lors des matchs de préparation avec cette faculté de prendre le rebond défensif, poser deux dribbles pour remonter tout le terrain et d’allumer à 3pts sur un pull up sans complexe. Face au Heat, le fils de Manute a joué ses toutes premières minutes officielles et inscrit son tout premier panier grâce à une passe de l’autre rookie de l’équipe : Michael Porter Jr. Lors de son deuxième match, les Nuggets et le Thunder nous ont offert le face à face le plus improbable mais le plus divertissant de la semaine : Bol Bol (2.18m) vs Chris Paul (1.85m) !

    https://www.youtube.com/watch?v=QCPlbcPOefY
    Nickeil Alexander-Walker, PG/SG, New Orleans Pelicans : 43m, 5.3pts, 1.9rds, 1.8pds

    Aucune minute accordée face au Jazz, le rookie a également assisté depuis le banc de touche à la leçon donnée par les Clippers à ses coéquipiers. Avec 37 points de retard au début du 4e quart-temps, Alvin Gentrty se décida enfin à faire jouer son banc pour le grand plaisir de la famille de NAW. L’arrière ne s’est pas fait prier pour prendre sa chance, et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il avait des fourmis dans les jambes : 15pts, 2pds, 2stls en 12′ !

    Résultat de cette belle performance offensive : 4′ le match suivant face aux Grizzlies… Free NAW !

    Dix autres élèves à surveiller:

    • Kendrick Nunn, PG/SG, Miami Heat : 65m, 15.2pts, 2.7rds, 3.3pds
    • Terence Davis, SG, Toronto Raptors : 66m, 7.5pts, 3.3rds, 1.6pds
    • Jaxson Hayes, C, New Orleans Pelicans : 59m, 7.4pts, 4.1rds, 0.9pd
    • Nicolo Melli, F, New Orleans Pelicans : 55m, 6.7pts, 2.9rds, 1.4pds
    • Luguentz Dort, SG, Oklahoma City Thunder : 31m, 6.3pts, 1.9rds, 0.7pd
    • Matisse Thybulle, SG, Philadelphie Sixers : 59m, 4.7pts, 1.5rds, 1.2pds
    • Darius Bazley, SF, Oklahoma City Thunder : 55m, 4.6pts, 3.7rds, 0.5pd
    • Grant Williams, F, Boston Celtics : 65m, 3.4pts, 2.6rds, 1pd
    • Jeremiah Martin, PG, Brooklyn Nets : 5m, 3.6pts, 1.4rds, 1.2pds
    • Terance Mann, SG, Los Angeles Clippers : 36m, 1.6pts, 1rd, 1.1pds
  • Le carnet des rookies: le bilan à l’Ouest

    Le carnet des rookies: le bilan à l’Ouest

    En ces temps de confinement, afin d’éviter de vous couper totalement de l’univers de la NBA, ClutchTime dresse un bilan de la saison 2019-2020, suspendue depuis le 11 mars. Dans l’attente d’une éventuelle reprise, la rédaction vous propose de revivre les parcours des différents rookies de la ligue, en faisant le point sur leurs performances depuis fin octobre.

    La suspension de la saison a mis un coup d’arrêt dans le processus d’apprentissage des rookies. Elle nous prive également d’un duel alléchant et spectaculaire entre Zion et Ja pour la 8e place synonyme de qualification pour les Playoffs. Une vraie déception de ne pas les observer sur une saison complète, mais le moment est opportun pour ces jeunes joueurs pour prendre le temps d’étudier le jeu. Voici le bilan concernant les rookies de la conférence Ouest.

    Les premiers de la classe

    Zion Williamson et Ja Morant lors de leur 1er face à face remporté par le Pelican en janvier – Photo by Sean Gardner

    Ja Morant, PG, Memphis Grizzlies : 59m, 17.6pts, 3.5rds, 6.9pds

    La franchise du Tennessee peut être fière d’avoir sélectionné le meneur sorti de l’université de Murray State. Le rookie a tout simplement été spectaculaire pour ses débuts dans la ligue. A seulement 20 ans, Ja n’a pas froid aux yeux et se révèle être le joueur sur lequel Taylor Jenkins et son staff vont pouvoir s’appuyer pour les années à venir. Morant a remporté les trois premiers titres du rookie du mois, a posté son tout premier triple double contre Washington et n’a pas perdu de temps pour créer une belle connexion avec l’autre jeune star de l’équipe : Jaren Jackson Jr.

    Si le meneur a ébloui la ligue avec ses envolées aériennes et sa tentative de dunk assassin sur Kevin Love, il faut également souligner sa dextérité et sa qualité de passe. Pour ne rien gâcher, il truste le haut du classement parmi les joueur les plus clutchs de la ligue avec 3.3pts par match lorsqu’une rencontre se joue avec cinq points d’écart dans les cinq dernières minutes (via NBA.com). Il reste tout de même un aspect à travailler : son tir à 3pts. L’arrière rechigne à dégainer de loin, avec une fréquence de 17.4% et seulement 0.9 tir réussi en moyenne par match (via NBA.com). Morant est clairement responsable de la belle et surprenante 8e place à l’Ouest des Grizzlies.

    Zion Williamson, PF, New Orleans Pelicans : 19m, 23.6pts, 6.8rds, 2.2pds

    20 Janvier 2020, les Pelicans se dirigent tout droit vers une saison ratée et sans saveur. Leur rookie vedette est sur la touche à cause de son genou, et certains s’interrogent même sur une éventuelle saison blanche. 22 Janvier 2020, tout vient à point qui sait attendre, et le phénomène Zion réalise enfin ses débuts. Face aux Spurs, l’intérieur s’autorise 22pts avec un imprévisible 4/4 à 3pts. Et le soufflé n’est jamais retombé avec une série de 13 matchs de suite au dessus des 20 points, et un seul petit match sous la barre des 15 points!

    Le meneur Lonzo Ball se régale avec son rookie et n’hésite pas à le chercher dans les airs. Le coach Alvin Gentry peut respirer, son équipe enregistre en moyenne un ratio de +10.4pts quand Zion est sur le terrain. Le meilleur chiffre pour un rookie cette saison (via NBA.com). Si son temps de jeu a dans un premier temps été limité, le staff a rapidement saisi l’importance de le laisser sur le parquet. Sûrement l’un des meilleurs rebondeurs offensifs de la ligue, la rapidité avec laquelle il remonte au cercle après avoir capté la balle est déroutante. La prochaine étape serait de travailler sa prise de balle avec sa main droite afin de pouvoir ajouter un peu de diversités à son répertoire au poste bas. De toute évidence, le phénomène est à l’aube d’une belle carrière.

    Les bons élèves

    Eric Paschall et son fameux tir à mi-distance – Photo by Jonathan Bachman/Getty Images
    Eric Paschall, PF, Golden State Warriors : 60m, 14pts, 4.6rds, 2.1pds

    L’université de Villanova continue de fournir la ligue avec de bons jeunes joueurs : Josh Hart, Mikal Bridges, Donte DiVincenzo, Jalen Brunson, et cette année avec le puissant et tonique Eric Paschall. Choisi en 41e position par les Warriors, l’intérieur de 22 ans a profité des nombreuses absences dans le roster pour se faire une place bien au chaud dans la rotation de Steve Kerr qui ne tarit pas d’éloges concernant son rookie.

    Petit pour son poste (1.98m), Paschall détone par son agressivité en attaque. Souvent attiré par un jump shot à mi-distance, il peut jouer sans ballon en proposant une coupe ligne de fond bien sentie. Bien qu’il se montre gourmand sur isolation (13.7%, 1er chez les rookies, via NBA.com), il est capable de trouver le partenaire démarqué (6.4pds en mars sur 5 matchs). Pour la saison prochaine, il serait intéressant de le voir plus efficace sur catch and shoot (30.4% à 3pts), afin de devenir une vraie menace sur pick and pop pour combiner avec Stephen Curry.

    Brandon Clarke, PF, Memphis Grizzlies : 50m, 12pts, 5.8rds, 1.4pds

    Nous revoilà avec les Grizzlies et leur second rookie ! Sélectionné en 21e position, l’ancien de Gonzaga a confirmé ses qualités athlétiques mais également son apport de manière générale sur le parquet. Clarke est le meilleur rookie au classement PIE, mesurant l’impact positif d’un joueur, avec un score de 14.4 (via NBA.com). En sortie de banc, le canadien apporte de la défense, facilite le jeu rapide avec ses courses vers le cercle, score dans la raquette et peut faire tourner la balle.

    Prendre un rebond, contrer un layup ou bien avorter une tentative de alley-oop adverse, Clarke domine dans les airs. Fiable en attaque, il truste le haut des classements concernant les tirs avec un EFG à 64.8% et un TS à 67% (via NBA.com). Sa relation sur pick and roll avec Ja Morant s’annonce redoutable mais c’est surtout en contre-attaque qu’il faut le surveiller. Sa mobilité et sa vitesse font de lui un intérieur idéal pour le jeu moderne. Malheureusement, sa saison s’est terminée prématurément suite à une blessure aux quadriceps.

    Des difficultés, mais des progrès sont à souligner

    Jarrett Culver face à Ja Morant, et sous le regard de Naz Reid – Photo by Brandon Dill / AP
    Jarrett Culver, SG, Minnesota Timberwolves : 63m, 9.2pts, 3.4rds, 1.7pds

    Le début de saison a été compliqué pour les Wolves. Les espoirs concernant une hypothétique place en Playoffs ont vite été étouffés après une série de 13 défaites de suite en janvier. Un Karl-Anthony Towns blessé et mécontent, un Andrew Wiggins échangé, ainsi qu’une bonne partie du roster, voilà dans quel environnement le rookie doit travailler. Culver a tout de même connu une bonne période en janvier avec 14 matchs de rang dans le cinq majeur avec une moyenne de points acceptable de 13.6. L’ailier n’a pas peur de se frotter aux bigs de la ligue et ses qualités athlétiques peuvent en surprendre plus d’un.

    https://twitter.com/Timberwolves/status/1215475099006111744

    Ryan Saunders a même profité dans cette période pour tester son rookie dans un rôle de meneur de jeu lors d’une rencontre sans enjeu face aux Rockets. Le résultat fut mitigé, et Culver devra progresser dans sa conduite de balle mais surtout améliorer son tir extérieur. Avec un EFG de 46.2% et un TS de 46.7%, il fait partie des pires rookies dans ces catégories (via NBA.com). Réputé bon défenseur à sa sortie de l’université, Culver doit néanmoins offrir plus de résistance lorsqu’il doit défendre sur pick and roll.

    Cameron Johnson, SF, Phoenix Suns : 49m, 8.1pts, 2.9rds, 1.1pds

    Sa sélection en 11e position lors de la dernière draft en a surpris plus d’un. D’autant plus que les Suns ont délibérément reculé dans la draft en lâchant le 6e choix (Jarrett Culver) pour choisir un rookie plus vieux que Devin Booker (4 saisons NBA) ! L’ancien de North Carolina a bien intégré la rotation de Monty Williams afin d’apporter du spacing et de la polyvalence en défense.

    Johnson est capable de finir en contre-attaque, mais la majorité de son jeu en attaque se repose sur du catch and shoot à 3pts. Une situation qui représente 67.3% de ses tirs, avec une adresse intéressante de 40.2% (via NBA.com). Un profil de joueur moderne qui peut coller avec des porteurs de ballon comme Devin Booker et Ricky Rubio. Malheureusement, le staff médical lui a décelé une mononucléose qui a stoppé sa saison. Son dernier match était pourtant révélateur de son potentiel offensif avec un record en carrière (21pts) contre les Raptors.

    Michael Porter Jr., SF, Denver Nuggets : 48m, 7.5pts, 4.1rds, 0.7pd

    Drafté en 2018, MPJ n’a pu prendre part au moindre match la saison 2018-2019, suite à une opération au dos. Pour ses toutes premières foulées officielles sur un parquet NBA, l’ailier aux dimensions « Durantesque » apporte 15pts dont 9 dans le dernier quart-temps. La suite est plus ou moins mitigée avec un temps de jeu restreint afin de préserver son corps d’une éventuelle surcharge de travail. Mais le rookie est talentueux, et beaucoup aimerait le voir plus longtemps à l’œuvre.

    Capable de planter de jolis stepbacks three, de driver pour claquer un dunk dans le trafic et de gober une dizaine de rebonds, MPJ a également appris à laisser le jeu venir à lui. Star depuis le lycée, MPJ a toujours eu la balle dans les mains afin de mener les offensives. A Denver, dans un tout autre contexte, son association avec le génial Nikola Jokic ne peut être que bénéfique pour sa compréhension du jeu sans ballon. MPJ a connu une très belle période en janvier (15m : 12.3pts, 6.9rds), puis Mike Malone rechigna à lui accorder plus de minutes à cause de sa défense souvent prise à défaut. Un aspect qu’il devra améliorer afin de nous délecter plus souvent de quelques actions savoureuses avec le pivot serbe.

    Jaxson Hayes, C, New Orleans Pelicans : 56m, 7.5pts, 4rds, 0.9pd
    • Sa meilleure note : @Boston Celtics (20pts, 9/13 aux tirs en 23′)
    • Sa plus mauvaise note : @Indiana Pacers (2pts, 2rds, 5fautes, 1/3 aux tirs, en 8′)

    Le pivot sorti de l’université de Texas a démarré par une jolie performance lors de son tout premier match (19pts en 23′). A tout juste 19 ans, il est rentré dans la rotation juste derrière le solide et discret Derrick Favors. Hayes apporte de la taille et une solution à l’intérieur. Ses pourcentages aux tirs sont convaincants: 67.7% dans la raquette, 66.2 EFG% (1er rookie) et 67.5 TS% (1er rookie, via NBA.com). Et pour ne rien gâcher, Hayes est suffisamment mobile pour poster de bons écrans à l’extérieur pour ensuite roller habilement vers le cercle.

    Sa connexion avec l’autre rookie Nickeil Alexander-Walker est une piste intéressante à travailler pour le staff des Pelicans. Vexé à cause de sa non sélection pour le Rising Star Challenge, le pivot n’a ensuite plus été en mesure de se montrer régulièrement sur le parquet en partie à cause de l’arrivée de Zion. Son temps de jeu a considérablement chuté pour atteindre une moyenne de 10.5 minutes. Dommage pour ce jeune joueur qui va avoir besoin de travailler ses lancer-francs (63%), d’autant plus qu’il va sur la ligne en moyenne trois fois par match (5e rookie, via NBA.com).

    Du positif, car l’attitude est bonne

    Naz Reid prend de vitesse Nikola Vucevic – via theathletic.com
    Naz Reid, F/C, Minnesota Timberwolves : 30m, 9pts, 4.1rds, 1.2pds
    • Sa meilleure note : vs OKC Thunder (20pts, 4/8 à 3pts)
    • Sa plus mauvaise note : vs Portland Trail Blazers (0pt, 6rds, 0/5 aux tirs, 5 fautes)

    Fin décembre, le jeune pivot profite de la blessure de KAT pour enchaîner huit matchs consécutifs au dessus des 10 minutes avec des moyennes de 11.1pts et 5.6 tirs à trois points tentés par rencontre ! Voilà un chiffre étonnant pour un pivot censé poser des écrans et jouer près du cercle. Pourtant, ce rookie non drafté possède la mentalité d’un arrière dans le corps d’un intérieur. Sur l’ensemble de la saison, il s’agit de l’intérieur qui tente le plus de tirs longues distances parmi les rookies avec 3.2 tentatives pour un taux de réussite de 33% (via NBA.com)

    Sa mobilité lui permet de prendre de vitesse d’autres intérieurs et de finir au dessus du cercle. A 20 ans, Reid ne rechigne pas à répéter les déplacements pour poser les écrans et peut se révéler utile sur pick and pop. Son profil de « stretch five » est totalement compatible avec le jeu actuel et. Son coach Ryan Saunders ne cesse de dresser des louanges concernant l’éthique de travail de son rookie, ce qui lui a valu une place de titulaire lors des 11 derniers matchs. Il ne reste plus qu’à progresser dans son positionnement en défense sur pick and roll et de se montrer plus dissuasif face à des pivots techniques comme par exemple, disons, Nikola Vucevic (26pts, 11/18 aux tirs face au rookie).

    Jordan McLaughlin, PG, Minnesota Timberwolves: 30m, 7.6pts, 1.6rds, 4.2pds

    Voici le deuxième rookie des Timberwolves à avoir profité des mauvais résultats, des blessures, et des trades effectués par la franchise. Suite aux départs de Jeff Teague et de Shabazz Napier, le rookie de 23 ans s’est retrouvé un instant seul meneur du roster. Après n’avoir pris part qu’à six matchs lors des trois premiers mois de la saison, le rookie a pu intégrer pleinement la rotation à la mi-janvier. Joueur de G-League la saison dernière, McLaughlin a joué les 25 derniers matchs de la saison avec des chiffres corrects pour un meneur remplaçant : 8pts, 4.5pds, 40.3 à 3pts en 20′.

    De la dynamite dans les jambes et pas maladroit de loin, le rookie d’1.80m s’est fait remarquer lors de son match record face aux Clippers. S’il a surpris la ligue par ses qualités athlétiques, il n’en reste pas moins un bon général sur le terrain, déterminé à trouver le partenaire démarqué (2e meilleur rookie à la passe, via NBA.com). Une belle pioche pour les Wolves avec ce joueur en « Two Way Contract », qui pourrait se révéler complémentaire derrière l’offensif D’Angelo Russell.

    Nicolo Melli, PF, New Orleans Pelicans: 52m, 6.8pts, 3rds, 1.3pds

    le rookie de 28 ans a vécu un début de saison troublant avec un temps de jeu très aléatoire : 17′ en novembre puis 10.6′ en décembre. Alvin Gentry pouvait avoir besoin de l’italient 30 minutes un soir et puis l’utiliser pour seulement 5 minutes deux jours plus tard. Heureusement, l’ancien joueur du Fenerbahçe a les nerfs solides et a maintenu son niveau d’implication pour être prêt le moment venu. Et ce moment a coïncidé avec l’arrivée du phénomène Zion Williamson.

    Le staff des Pelicans ne peuvent nier l’évidence qu’il faut entourer le prodige Zion par des joueurs capables de tirer de loin et de libérer de la place dans la raquette. Melli est tout à fait « Zion-compatible », et son temps de jeu va se stabiliser autour des 21 minutes de moyenne avec 9.1pts et 39.1% à 3pts sur les 18 dernières rencontres. Près de 60% de ses tirs sont sur catch and shoot à 3pts avec un taux de réussite avoisinant les 38% (via NBA.com).

    Un joueur utile et précieux dans les systèmes offensifs, il éprouve néanmoins quelques difficultés à rester devant des joueurs plus rapides et athlétiques (51.2% de réussite aux tirs pour un joueur adverse, via NBA.com). Néanmoins, son placement défensif est loin d’être chaotique. Son sens de l’anticipation peut faire déjouer l’adversaire, et pourquoi pas, contrer l’ambitieux Kevin Porter Jr en contre-attaque.

    Ne pourra que faire mieux la saison prochaine

    Jordan Poole au duel avec la défense des Clippers – Photo by Chris Victorio/Special to S.F. Examiner
    Jordan Poole, SG, Golden State Warriors : 57m, 8.8pts, 2.1rds, 2.4pds

    Choisi par les Warriors en fin de premier tour, Poole est un insatiable shooteur. Un baby splash brother dans la Bay ? C’est en tout cas ce qu’insinue Klay Thompson en avouant s’être fait ridiculiser par le rookie lors d’un concours de tirs à l’entraînement. Mais jouer face à cinq joueurs dans un match officiel n’est pas la même histoire que d’affronter un joueur en plein processus de rééducation.

    Pour son premier match, le rookie n’a pas résisté à l’envie de dégainer: 2/13 aux tirs et 1/7 à 3pts. Cette saison, l’arrière tourne à 33.3% aux tirs et à 27.9 à 3pts ! Des pourcentages très peu attrayants pour un arrière réputé pour son jeu offensif. En se focalisant sur les statistiques avancées sur le tir, le joueur de 20 ans est tout simplement l’un des pires rookies avec un EFG à 40.6%, et un TS à 45.4% (via NBA.com).

    Si son tir n’est pas encore fiable, Steve Kerr lui a accordé du temps de jeu tout au long de l’année et même des responsabilités à la mène sur quelques séquences. Bénéficiant des blessures et des pauvres résultats de l’équipe, Poole a connu une belle période avec 14.3pts de moyenne et 5 titularisations sur ses 13 derniers matchs. De bonne augure pour progresser et améliorer sa sélection de tirs pour la saison prochaine.

    Dix élèves que l’on aimerait voir plus souvent sur le parquet :

    • Darius Bazley, SF, Oklahoma City Thunder : 53m, 4.5pts, 3.7rds, 0.5pd
    • Nassir Little, F, Portland Trail Blazers : 48m, 3.6pts, 2.3rds, 0.5pd
    • Nickeil Alexander-Walker, PG/SG, New Orleans Pelicans : 41m, 5.1pts, 2rds, 1.8pds
    • Kelan Martin, SF, Minnesota Timberwolves : 31m, 6.4pts, 3.1rds, 0.7pd
    • Luguentz Dort, SG, Oklahoma City Thunder: 29m, 6.2pts, 1.9rds, 0.7pd
    • Chris Clemons, PG, Houston Rockets : 29m, 4.9pts, 0.8rd, 0.8pd
    • Ty Jerome, PG, Phoenix Suns : 28m, 3.5pts, 1.5rds, 1.5pds
    • Juan Toscano-Anderson, SF, Golden State Warriors : 13m, 5.3pts, 4rds, 2pds
    • Jaylen Hoard, F, Portland Trail Blazers : 13m, 2.9pts, 2.5rds, 0.3pd
    • Keldon Johnson, SG, San Antonio Spurs : 9m, 4.6pts, 1.9rds, 0.7pd
  • Le carnet des rookies: le bilan à l’Est

    Le carnet des rookies: le bilan à l’Est

    En ces temps de confinement, afin d’éviter de vous couper totalement de l’univers de la NBA, ClutchTime dresse un bilan de la saison 2019-2020, suspendue depuis le 11 mars. Dans l’attente de son retour prochainement, la rédaction vous propose de revivre les parcours des différents rookies de la ligue, en faisant le point sur leurs performances depuis fin octobre.

    La suspension de la saison a mis un coup d’arrêt dans le processus d’apprentissage des rookies. Si certains commençaient à éprouver des difficultés à enchaîner les performances, d’autres arrivaient peu à peu à améliorer leur copie sur le parquet. Une vraie déception de ne pas les observer sur une saison complète, mais le moment est opportun pour ces jeunes joueurs pour prendre le temps d’étudier le jeu. Voici le bilan concernant les rookies de la conférence Est.

    Les premiers de la classe

    Kendrick Nunn via NBA.com
    Kendrick Nunn, PG/SG, Miami Heat : 62m, 15.6pts, 2.7rds, 3.4pds

    Les absences répétées de Justise Winslow et le fait que Goran Dragic ait accepté un rôle de 6e homme ont obligé Erik Spoelstra à placer Nunn dans le cinq majeur dès le premier match de la saison régulière ! Sur ses cinq premiers matchs, il tourne à 22.4pts, 1.8ints et 49.5% à 3-pts. En raflant les trois premiers titres de « rookie du mois », il fait tomber les records de précocité de la franchise auparavant détenu par la légende Dwyane Wade. Le rookie de 24 ans est plus un scoreur qu’un créateur, mais le fait de jouer aux côtés de Jimmy Butler et Bam Adebayo lui est tellement profitable.

    Nunn peut débloquer des situations en attaque sur un catch & shoot (35.5% à 3pts), sur pull up (45.6%) et driver pour un lay-up dans la raquette (46.2%) via NBA.com. En revanche, la défense reste un secteur à travailler pour l’année prochaine. Il n’est pas rare de le voir en difficulté face à des meneurs offensifs et en situation de pick and roll. Une belle saison pour ce joueur encore inconnu il y a quelques mois et qui se voit bien remporter le trophée du rookie de l’année.

    Coby White, PG/SG, Chicago Bulls : 65m, 13.2pts, 3.5rds, 2.7pds
    • Sa meilleure note: vs OKC Thunder (35pts, 7rds, 6/9 à 3pts, +15)
    • Sa plus mauvaise note: @ Golden State Warriors (2pts, 0/7 aux tirs, 0/4 à 3pts, -19, 26′)

    En sortie de banc derrière Tomas Satoransky, Coby White est le rookie qui a le plus disputé de matchs (65). L’arrière a connu un déclic après le All Star Break. Son temps de jeu est tout simplement passé de 24,3 à 33,7 minutes de moyenne et l’arrière en a profité pour réaliser l’exploit d’enchaîner trois matchs à plus de 30 points (33, 33 et 35). Sur ses dix derniers matchs, sa moyenne de points a explosé (24.7pts). Avec 12,2 tentatives par match, il se place dans le top 5 des rookies les plus gourmands en attaque.

    Pas réputé collectif, White est tout de même capable de jouer sur pick and roll. Dans la vidéo ci-dessus, sa passe pour Luke Kornet est réalisée dans le bon timing. Imaginez un instant, qu’il se force à jouer plus de picks and rolls avec les titulaires que sont Lauri Markkanen et Wendell Carter Jr. Puis, rappelez-vous que Coby White a été titulaire pour la toute première fois lors de la dernière rencontre avant la suspension de la saison. Dommage pour les Bulls, la croissance du rookie a été stoppée en plein élan.

    Les bons élèves

    Rui Hachimura – Photo by Elsa via Getty Images

    Rui Hachimura, PF, Washington Wizards : 41m, 13.4pts, 6rds, 1.7pds

    Le japonais a rapidement trouvé sa place dans le cinq majeur d’une équipe des Wizards portée sur l’attaque. Le rookie a profité d’un temps de jeu conséquent pour confirmer ses qualités athlétiques mais aussi de rebondeur et de shooteur à mi-distance. Après avoir réalisé une jolie série de huit matchs consécutifs au dessus des 10 points, le rookie a contracté une blessure à l’aine en décembre qui l’a maintenu éloigné des parquets jusqu’en février.

    Capable de prendre le rebond défensif, de remonter tout le terrain balle en main et de trouver le partenaire démarqué, Rui est d’une polyvalence surprenante. Avec sa grande taille et ses mains « Kawhiesque », Scott Brooks peut l’utiliser au poste d’ailier comme au poste de pivot. Une caractéristique qui a séduit sa star Bradley Beal. Avec une fréquence de tirs tentés à 2pts de 83.9% (via NBA.com), le rookie est aussi très friand de jump shoot à mi-distance, et devrait prochainement avoir pour consigne de travailler son tir à 3pts (27.4% en saison).

    Tyler Herro, SG, Miami Heat : 47m, 12.9pts, 4rds, 1.9pds

    L’un des plus jeunes joueurs cette saison a tout simplement subjugué la ligue par son talent et sa confiance en lui. Herro ne manque pas de caractère, ce qui plaît forcément à Jimmy Butler. Très bon shooteur de loin, le rookie est l’auteur de cinq matchs avec au moins 5 tirs à 3pts marqués,et il ne se cache pas pour prendre un tir décisif comme ce fût le cas contre Philadelphie.

    L’arrière est un maître dans l’art du footwork, ce qui lui permet d’être toujours sur ses appuis et parfaitement équilibré pour tirer sur catch and shoot (45.5% à 3pts) ou bien sur un stepback (46.6%). Son adresse longue distance le place parmi les meilleurs de sa promotion avec un taux de réussite au dessus des 39% pour au moins 5 tentatives par match (via NBA.com). Début février, une vilaine blessure à la cheville est venue le stopper dans son élan et perturber sa progression. Pour la saison prochaine, il serait intéressant de le voir muscler son jeu en défense. Bien qu’il ne manque pas d’envie, le rookie est souvent pris à défaut dans sa moitié de terrain à cause de sa modeste envergure.

    De’Andre Hunter, SF, Atlanta Hawks : 63m, 12.3pts, 4.5rds, 1.8pds

    Les Hawks sont tombés sous le charme du champion NCAA dès la draft. Après avoir tradé avec les Pelicans pour récupérer le 4e choix, il était tout naturel que Hunter soit placé dans le cinq de départ d’une jeune équipe d’Atlanta. De plus, il s’agit du rookie qui se voit accorder le plus gros temps de jeu en moyenne (31’8). Pas encore régulier avec son tir, l’ailier performe en silence du côté d’Atlanta, car souvent spectateur des envolées offensives de son meneur « Trae Young ».

    Sur certaines séquences, l’ailier peut se montré incisif en profitant d’un décalage afin de driver vers le cercle. En revanche, il lui arrive parfois de ne pas profiter de son avantage de taille lors d’un mismatch, et sa finition inside laisse encore à désirer mais ses progrès sur catch and shoot au fil de la saison sont encourageants (38.8% à 3pts). Sa défense reste un atout pour le joueur, Lloyd Pierce n’hésitant pas à lui confier la charge de défendre sur le scoreur adverse. Si Hunter travaille son jeu offensif, un bel avenir s’offre à lui.

    P.J. Washington, PF, Charlotte Hornets : 58m, 12.2pts, 5.4rds, 2.1pds
    • Sa meilleure note: vs Chicago Bulls (27pts, 7/11 à 3pts)
    • Sa plus mauvaise note: @ Atlanta Hawks (2pts, 2rds, 1/6 aux tirs, 0/2 à 3pts)

    Profitant de la mise sur le banc des vétérans Nicolas Batum et Marvin Williams, le jeune PJ Washington s’est emparé du record de nombre de tirs à 3pts marqués d’un rookie pour un premier match dans la ligue avec 7 tirs ! L’ancien de Kentucky va ensuite peu à peu redescendre de son nuage pour se contenter d’apporter de la défense. Grâce à son envergure, il est le rookie ayant contesté le plus de tirs (534) et se positionne 3e au classement des balles déviées (131, via NBA.com).

    Mais ne limitez pas l’intérieur à un simple joueur de devoir en défense. Le rookie peut tellement apporter en attaque et semble être une vraie menace extérieure sur pick and pop. Ce schéma offensif, avec à la mène Devonte’ Graham, s’est répété systématiquement en fin de saison. Les perspectives de placer Washington en tant que « stretch five » sur le parquet pourraient donner des idées au coach James Borrego pour la prochaine saison.

    Des difficultés, mais des progrès sont à souligner

    RJ Barrett – Photo by Emilee Chinn via Getty Images
    R.J. Barrett, SG, New York Knicks : 56m, 14.3pts, 5rds, 2.6pds

    Un bon début de saison pour le gaucher (20.5pts sur 4 matchs), mais son incapacité à être constant, son tir extérieur défaillant et ses prises de décisions douteuses en attaque sur demi-terrain ont légèrement terni sa copie. Son adresse laisse également perplexe : 40.2% aux tirs, 32% à 3pts et 61.4% aux lancers-francs. A sa décharge, il n’est pas évident de s’épanouir dans un roster aussi bancal que celui des Knicks avec la présence d’un Julius Randle toujours aussi gourmand en attaque et sans oublier le changement de coach en cours de saison.

    Le fils de l’ancien joueur de Pro A Rowan Barrett, n’a que 19 ans et possède des qualités athlétiques hors du commun. Il sait utiliser sa vitesse et son envergure en défense, comme lors de son deuxième match de la saison à Brooklyn (6 interceptions). Sous l’égide du coach Mike Miller, le canadien a pu jouer des picks and rolls. Un aspect du jeu à travailler pour le rookie (0.68 point sur pnr) mais les résultats en fin de saison ont été intéressants avec des chiffres à la hausse concernant les passes décisives (3,5 sur 8 matchs).

    Darius Garland, PG, Cleveland Cavaliers : 36m, 11.7pts, 2rds, 3.2pds
    • Sa meilleure note: @ Dallas Mavericks (23pts, 4pds, 5/8 à 3pts)
    • Sa plus mauvaise note: @ Boston Celtics (2pts, 4tov, 1/7 aux tirs, -21, 27′)

    Une petite surprise dans l’Ohio au moment de drafter en 5e position. Le fait d’avoir sélectionné Garland donne l’impression d’obtenir un doublon dans un backcourt qui manque de taille et de présence défensive en compagnie de Collin Sexton. Sans surprise, les débuts sont difficiles, et le rookie n’a dépassé la barre des dix points qu’une seule fois lors de ses sept premiers matchs. Garland est capable de changer de direction et de rythme sur pick and roll, mais c’est bien son tir extérieur n’est pas encore fiable.

    Le rookie a montré des difficultés à scorer sur un tir après un ou plusieurs dribbles. Dès que le ballon touche le sol plus de deux fois, son % à 3pts chute à 21.3% (via NBA.com) ! En revanche, dès qu’il tente sa chance sur catch and shoot, son taux de réussite tourne autour des 39% à 3pts. Le staff des Cavaliers a sûrement dû l’encourager à privilégier le catch and shoot tout en ayant bien conscience qu’il devra travailler son tir après un dribble afin d’optimiser pleinement son potentiel offensif.

    Cameron Reddish, SF/SG, Atlanta Hawks : 58m, 10.5pts, 3.7rds, 1.5pds

    Considéré comme un ailier polyvalent et capable de shooter de loin, Reddish a éprouvé toutes les peines du monde pour rentrer son tout premier panier à 3pts. Sur ses quatre premiers matchs, il débuta par un horrible 0/14 de loin avec une moyenne de 4.25pts et 24 minutes par rencontre. La suite ne fut pas plus réjouissante, les Hawks ont connu deux séries de dix défaites consécutives, une en novembre puis une autre en décembre, et l’ancien de Duke fait partie des pires shooteurs de la classe 2019 avec un EFG% à 45.9% et un TS% à 50% (via NBA.com).

    Heureusement, il n’y a pas que des points négatifs, et Reddish s’est démené en défense, profitant de ses dimensions et de ses qualités physiques. Sa défense lors du match à San Antonio a été remarquable (4ints et 1blk), et son interception décisive face à Duncan Robinson en est également la preuve. Utile en défense, l’ailier peut ainsi conserver sa place sur le terrain et progresser à son rythme en attaque, ce qui lui a permis notamment de passer 40′ sur le terrain contre les Hornets (22pts) en toute fin de saison.

    Kevin Porter Jr, SG, Cleveland Cavaliers, 50m, 10pts, 3.2rds, 2.2pds

    L’arrière scoreur a eu la mauvaise surprise de voir 29 noms être appelés avant lui le soir de la draft. KPJ possède pourtant de nombreux atouts, comme sa taille, son envergure et son potentiel offensif. Très vite catalogué comme un soliste, il n’est pas surprenant de le voir galérer dans le jeu organisé. Fin novembre, le rookie est coincé à 5.8pts, 34.1% aux tirs et 17.9% à 3pts. Malgré quelques coups d’éclats, les débuts sont compliqués et son apport offensif négatif l’empêche de passer la barre des 25 minutes de temps de jeu de moyenne.

    Mais le rookie n’a pas perdu confiance et ne cesse de surprendre les défenseurs avec son stepback à 3pts. En décembre, il a pu enchaîner quatre matchs consécutifs à plus de 10 points juste avant de subir une blessure au genou qui l’a tenu éloigné des parquets pendant trois semaines. Sa fin de saison est d’autant plus intéressante avec une moyenne qui monte à 12.3pts et 35.6% à 3pts. KPJ a même eu le droit d’être comparé à James Harden. S’il y a effectivement des similitudes entre les deux gauchers, KPJ a besoin de gagner en régularité et peaufiner ses prises de décisions en attaque sur jeu placé.

    Du positif, car l’attitude est bonne

    Terence Davis avec Fred VanVleet – Photo by Frank Gunn via Canadian Press
    Terence Davis, SG, Toronto Raptors : 64m, 7.7pts, 3.4rds, 1.7pds
    • Sa meilleure note : vs Chicago Bulls (31pts, 6/7 à 3pts, en 28′)
    • Sa plus mauvaise note : vs Brooklyn Nets (0pt, 0/6 aux tirs, 0/3 à 3pts, en 15′)

    Toronto a le don de dénicher de bons jeunes joueurs qui n’ont pas eu la chance d’être draftés. Les Raptors ont donc été séduit par un arrière d’1.93m capable d’apporter des deux côtés du terrain. A 22 ans, Davis est déjà plus âgé et mature que la plupart des rookies et cela se voit sur le terrain. Ses taux de réussite sont très convaincants : 46.3% aux tirs, 39.6% à 3pts, 86.5% lf. Mais en plus de pouvoir prétendre au club très fermé des 45-40-90, le rookie est polyvalent.

    Nick Nurse peut compter sur lui pour monter la balle en contre-attaque lorsque les arrières VanVleet et Lowry sont absents. Davis excelle dans le jeu sans ballon, et peut jouer le pick and roll bien que cet aspect du jeu reste à travailler (0.68point sur pnr). Son énergie et son sens du placement l’amènent à prendre des rebonds offensifs et à trouver des tirs ouverts à 3pts (42.3% sur catch and shoot, via NBA.com). Davis est sur la bonne voie et dans une très bonne situation chez les champions en titre.

    Matisse Thybulle, SG/SF, Philadelphie Sixers : 57m, 4.7pts, 1.5rds, 1.2pds, 1.4ints
    • Sa meilleure note : vs Toronto Raptors (20pts, 5/8 à3pts, 3stls, 1blk)
    • Sa plus mauvaise note : vs Dallas Mavericks (0pt, 0rd, 0pd, 0stl, 0/3 aux tirs, 1blk, en 14′)

    Drafté par Boston puis ensuite échangé à Philadelphie, Thybulle est tout simplement le fruit d’une expérience mixant la mentalité défensive de Bruce Bowen, le placement de Shane Battier et les mains de Kawhi Leonard. Ses qualités défensives surpassent son faible apport offensif: meilleur intercepteur chez les rookies, l’arrière se voit souvent attribuer la périlleuse mission de gêner le scoreur adverse comme ce fut le cas face à Kyrie Irving.

    Doter de bonnes mains, Thybulle est capable d’intercepter une passe ou bien de voler le ballon directement dans les mains de son adversaire. Son énergie en défense est tout à fait remarquable comme lors de la victoire contre Brooklyn en janvier dernier, et sa course folle pour défendre sur plusieurs joueurs des Nets sur une seule possession pour gêner le tir final de Dinwiddie. Les bases sont posées en défense, il ne reste plus qu’à progresser en attaque et dans son tir et vous obtenez là un joueur qui va durer dans cette ligue.

    Ne pourra que faire mieux la saison prochaine

    Sekou Doumbouya via pistonpowered.com
    Sekou Doumbouya, F, Detroit Pistons : 38m, 6.4pts, 3.1rds, 0.5pd
    • Sa meilleure note : @Boston Celtics (24pts, 10/13 aux tirs)
    • Sa plus mauvaise note : vs Brooklyn nets (0pt, 0/5 aux tirs en 17′)

    Le français a dû attendre janvier 2020 pour profiter pleinement des parquets NBA. Suite à la blessure de Blake Griffin combinée aux mauvais résultats de l’équipe, le coach Dwane Casey a pu offrir au rookie un premier test grandeur nature face aux Clippers de Kawhi Leonard, puis trois jours plus tard face aux Lakers de LeBron James. L’ancien joueur de Limoges s’en est très bien sorti avec une moyenne de 14.3pts, 5.3rds, 54,4% aux tirs et 41.4% à 3pts sur une période de huit matchs consécutifs. Il va même s’offrir son « highlight » de l’année avec ce dunk monstrueux sur Tristan Thompson.

    Puis la hype est vite retombée. Sur les 23 rencontres qui ont suivi, le français afficha des stats bien moins reluisantes : 5.3pts, 3.1rds, 30.8% aux tirs, 24.2% à 3pts. Son coach ne manquera pas de l’allumer en interview en remettant en question la motivation de son rookie. Sekou va finalement sortir du cinq de départ en fin de saison, ne répondant pas aux exigences affichées par le staff des Pistons. Souvent placé dans le corner à attendre, le français doit se montrer plus agressif en attaque et plus alerte en défense. Sur une possession, il est tout à fait capable de driver, poster, redonner la balle, se replacer et marquer à 3pts sur un catch and shoot. Le genre d’action que l’on aimerait voir plus souvent.

    Dix élèves que l’on aimerait voir plus souvent sur le parquet :

    • Grant Williams, PF, Boston Celtics: 62m, 3.5pts, 2.7rds, 1pd
    • Bruno Fernando, C, Atlanta Hawks : 56m, 4.3pts, 3.5rds, 0.9pd
    • Goga Bitadze, C, Indiana Pacers : 49m, 3.1pts, 2rds, 0.4pd
    • Cody Martin, SF, Charlotte Hornets : 48m, 5pts, 3.3rds, 2pds
    • Daniel Gafford, C, Chicago Bulls : 43m, 5.1pts, 2.5rds, 0.5pd, 1.3blks
    • Romeo Langford, SG, Boston Celtics : 27m, 2.6pts, 1.2rds, 0.2pd
    • Caleb Martin, SF, Charlotte Hornets : 18m, 6.2pts, 2.1rds, 1.3pds
    • Jalen McDaniels, PF, Charlotte Hornets : 16m, 5.6pts, 4.1rds, 0.8pd
    • Nicolas Claxton, PF/C, Brooklyn Nets : 15m, 4.4pts, 2.9rds, 1.1pds
    • KZ Okpala, SF, Miami Heat : 5m, 1.4pts, 1rd, 0.2pd
  • Le carnet des rookies 9.0

    Le carnet des rookies 9.0

    Chaque semaine Clutch Time vous propose un petit focus sur les rookies afin de faire le point sur les bonnes ou mauvaises performances des débutants.

    Sixième mois de compétition et nos rookies commencent à ressentir le poids de toute un exercice avec en moyenne 3 à 4 matchs par semaine. Certains doivent soigner leurs problèmes physiques et d’autres ne parviennent pas à être réguliers sur le parquet. Une semaine loin d’être attrayante pour cette promotion, bien que Ja et Zion assurent toujours le show. (les statistiques sont arrêtées au 11/03/20).

    Duel au sommet pour le R.O.Y, mais aussi pour la 8e place à l’Ouest

    AP Photo/John Raoux
    Ja Morant, PG, Memphis Grizzlies : 59m, 17.6pts, 3.5rds, 6.9pds

    Malgré un bilan mitigé (2v-2d), la franchise du Tennessee ne relâche pas la pression en conservant précieusement sa 8e place. Dans la victoire écrasante chez les Nets (+39), Ja a tranquillement posté 15pts, 7rds et 6pds, et affiché un ratio de +20pts pour son équipe lorsqu’il est sur le terrain.

    En revanche, deux jours plus tard, les hommes de Taylors Jenkins ont lâché un match à Dallas. Un défaite de 25pts que n’a pu empêcher le jeune meneur avec 11pts, 4rds, 8pds et 6tov en 32′.

    Après s’être cassé les dents sur la défense texan, rien de mieux que d’enchaîner face aux Hawks. Ja retrouve de sa superbe en attaque avec 24pts et un joli record personnel à trois points : 4/4

    https://www.youtube.com/watch?v=a3IxG836Ji8

    Sa connexion avec son pivot Jonas Valenciunas est une arme terriblement efficace, ils n’ont pas hésité à répéter les séquences sur pick and roll permettant ainsi de gagner en confiance sur des shoots simples et bien construits.

    Ja s’est ensuite fait plaisir en deuxième mi-temps en allumant derrière la ligne à 3-pts. Le staff des Hawks a évité de placer Trae Young face à l’imprévisible meneur des Grizzlies, mais le rookie a réussi à profiter des mismatchs comme face au grand Dewayne Dedmon.

    Cette nuit, le N°2 de la dernière draft a tout tenté lors de la défaite étriquée face au Magic. Avec 21pts et 5pds mais 1/5 à 3-pts et 5tov, le rookie qui truste le haut du classement parmis les joueurs les plus clutchs de la ligue, doit naturellement encore affûter son jeu.

    Zion Williamson, PF, New Orleans : 19m, 23.6pts, 6.8rds, 2.2pds

    Le phénomène de la Louisiane nous a tellement habitué à des performances bluffantes que ses dernières sorties ont semblé plus… banales. Ne vous détrompez pas, le gaucher a encore répondu présent avec notamment son tout premier back to back de la saison à Dallas. Avec 21pts, l’ancien joueur de Duke a perdu son duel face à Luka Doncic et les Mavs en prolongation.

    Dans la belle victoire contre Miami, Zion fut étonnement discret avec seulement 17pts avec seulement 9 tirs tentés. Il égalise ainsi son plus faible total de tentatives sur une rencontre. Il a assisté depuis le banc de touche à la remontée du Heat dans le 4e quart-temps. Lorsque coach Gentry le fait rentrer, Zion n’a pu qu’admirer le show Brandon Ingram permettant aux Pels de repartir avec la victoire. La magie serait-elle en train de s’estomper ?

    Heureusement, en NBA, les matchs se suivent aussi vite que Zion en contre-attaque, et on a pu le retrouver très rapidement concerné et saignant dans la victoire à Minnesota : 23pts en 31′.

    Son meneur Lonzo Ball a bien compris que la première chose à faire en transition est de lever la tête pour voir si son rookie n’est pas déjà en train d’écraser les lattes du parquet en préparant son envol pour le alley-oop. On retrouve un Zion bondissant et qui n’hésite pas à faire le show comme sur ce windmill.

    Ils gardent leur place de titulaires

    via dfskarma.com
    P.J. Washington, PF, Charlotte Hornets : 57m, 12.2pts, 5.4rds, 2.1pds

    Les ambitions sportives ne sont pas à l’ordre du jour pour les Hornets, cela signifie que les rookies vont pouvoir fouler plus régulièrement le parquet, voire obtenir plus de responsabilités en attaque. C’est le cas avec P.J. Washington qui a réussi pour la première fois cette saison à enchaîner deux matchs de suite à 20pts ou plus. Tout d’abord contre Denver avec 20pts dont 3/8 à 3-pts puis dans la superbe victoire contre les Rockets avec 22pts et 3/6 à 3-pts.

    Il a su profiter du lineup de petite taille de Houston pour scorer inside et ainsi prendre confiance en attaque. De plus, une connexion est en train de naître avec son collègue Cody Martin. Ce dernier cherche régulièrement son intérieur et n’hésite pas à l’alimenter quand il est ouvert derrière la ligne à 3-pts.

    Cependant, sa belle série fut violemment interrompue par une défaite en double prolongation face aux Hawks. Avec seulement 2pts en 16′, le N°12 de la dernière draft a regardé depuis le banc ses copains se battre en fin de match.

    R.J. Barrett, SG, New York Knicks : 55m, 14.1pts, 5rds, 2.5pds

    Lors du précédent carnet, nous avions évoqué le regain de confiance ainsi qu’une nette amélioration concernant son adresse aux tirs, et voilà que notre enthousiasme est retombé sur ces dernières sorties: 14pts et 5/12 aux tirs contre Utah, 17pts et 5/12 aux tirs contre OKC, 12pts et 5/16 aux tirs contre Detroit, 16pts et 5/15 aux tirs à Washington.

    Son jeu extérieur n’est pas encore assez développé et l’arrière doit absolument aller chercher ses points dans la raquette. Son match face au Thunder reste positif si on relève son parfait (mais rare) 6/6 aux lancers-francs.

    Autre aspect du jeu à travailler: sa défense. Avec un Defrtg de 114.4pts, le canadien est le deuxième rookie à afficher un tel chiffre pour un minimum de 15′ passées sur le terrain (via NBA.com). Il est tout à fait envisageable que sa blessure à la cheville contractée en février pourrait toujours être une raison d’une telle inefficacité.

    Naz Reid, C, Minnesota Timberwolves : 30m, 9pts, 4.1rds, 1.2pds

    La mentalité d’un arrière dans le corps d’un intérieur. Voici comment on pourrait grossièrement décrire le rookie non drafté à sa sortie de Louisiana State en 2019. Avec près de 3.2 tentatives à 3-pts de moyenne, il se positionne en première place chez les pivots de sa promotion (via NBA.com). Face aux Bulls, son adresse permet à son équipe d’obtenir la victoire avec un joli 3/3 à 7m23, 16pts, 11rds et 3pds.

    https://www.youtube.com/watch?v=QTFJXcdyrOs

    Son activité en attaque est à souligner, tant il ne rechigne pas à répéter les déplacements pour poser un écran et faire vivre le ballon. Deux jours plus tard, il alligne à nouveau 16pts dans la défaite face au Magic, mais sa défense laisse encore à désirer. Ce soir là, Nikola Vucevic s’est régalé avec 26pts et 11/18 aux tirs quand le rookie se trouvait face à lui.

    Si son placement défensif est encore en chantier, son profil de « stretch five » est intéressant pour le staff des Wolves afin de préserver le spacing sur demi-terrain. Malheureusement, comme vous le savez, les débutants sont loins d’être réguliers, comme ce fut le cas face aux Pelicans : 10pts et 0/5 à 3-pts. Coach Saunders ne manque pas de le complimenter.

    « Il est consciencieux, aussi. Vous serez toujours en concurrence avec un gars comme ça. Cette expérience est donc très précieuse et nous savons qu’elle nous aidera à long terme.» Saunders

    via The Athletic

    Cette nuit face au small ball de Houston, le pivot n’a pas eu l’effet escompté en attaque avec seulement 11pts et aucun tir tenté à 3-pts. Avec seulement 23′ de temps de jeu, le staff des Wolves a estimé que le jeune joueur était bien trop tendre en défense pour rester sur le terrain. Il a quand même eu droit à son highlight face à Russell Westbrook.

    Les remplaçants font le job

    Nathaniel S. Butler, NBAE via Getty Images
    Coby White, PG/SG, Chicago Bulls : 65m, 13.2pts, 3.5rds, 2.7pds

    L’arrière continue son festival en attaque. Il profite notamment de l’absence de l’option offensive N°1 des Bulls, Zach LaVine, pour tirer dès que l’occasion se présente, et c’est pour ainsi dire, très souvent. Depuis quatre matchs, White a tenté au minimum 20 tirs sur une série de quatre matchs consécutifs: 20 contre Dallas, 22 à Minnesota, 21 contre Indiana et enfin 21 à Brooklyn! Chez les Timberwolves, l’arrière a sorti un match intéressant avec 26pts, 6pds et surtout, aucun ballon perdu !

    Un scénario similaire face aux Pacers avec à nouveau 26pts, 6pds. Une défaite de sept points et ce malgré le retour de Lauri Markkanen. Contre Brooklyn, dans un duel serré qui s’est joué aux lancers-francs, l’ancien de North Carolina a manqué de peu d’être le héros du match avec un 3-pts pour égaliser mais qui, malheureusement, a fini en « in & out ».

    Finalement, l’arrière est récompensé cette nuit face aux Cavs en étant pour la première fois titulaire. A la place de Tomas Satoransky, White a enfin eu ce qu’il voulait en ayant plus de responsabilités en tant que meneur. Il a pu emmené son équipe vers la victoire avec 20pts, 5rds, 5pds mais avec 9 pertes de balle.

    Eric Paschall, PF, Golden State Warriors : 60m, 14pts, 4.6rds, 2.1pds

    Depuis le retour du prince de la Bay: Stephen Curry, les fans du Chase Center peuvent enfin se mettre à espérer de voir enfin des vrais basketteurs sur leur parquet ! Mais ce serait oublier que Steve Kerr et son staff possèdent sur leur banc de bons jeunes joueurs comme le tonique et puissant Eric Paschall.

    Avec 18.3pts de moyenne sur les quatre derniers matchs, c’est le 5e meilleur scoreur chez les rookies (via NBA.com), mais son impact va bien au delà du scoring. Face aux champions en titre, les Raptors, il apporte 16pts et 8pds (record personnel) en 32 minutes.

    Un bon état de forme qui est confirmé deux jours plus tard dans la victoire surprenante face aux Sixers avec 23pts, 6pds en seulement 29 minutes.

    https://www.youtube.com/watch?v=_Ns_EUVqNa8

    L’ancien joueur de Villanova est réellement en train de fluidifier son jeu, il est plus patient quand il joue poste bas, il trouve les coéquipiers démarqués et reste toujours aussi redoutable dans ses drives vers le cercle. Coach Kerr n’a pas manqué de souligner ses progrès dans le jeu et notamment à la passe.

    « […] Son nombre de passes décisives augmente. Il y a de bonnes possessions pour nous où il ne fait pas forcément une passe décisive, mais il fait circuler le ballon et cela nous permet de scorer et de générer des pénétrations. » Kerr

    Via NBC

    Malheureusement, le rookie n’a pas pu éviter la lourde défaite cette nuit face aux Clippers. Il a tout de même poursuit sa belle série concernant les passes décisives avec 7 unités. Actuellement, sa moyenne est de 7pds depuis trois matchs, serai-t-il en train de reprendre le rôle d’un certain Draymond Green ?

    Cameron Reddish, SF, Atlanta Hawks : 57m, 10.5pts, 3.7rds, 1.5pds

    L’apprentissage se poursuit pour l’ancien joueur de Duke qui vient de réaliser sa meilleure performance offensive de la saison avec 28pts en seulement 28 minutes. Le rookie ne nous avait pas habitué à une telle efficacité : 11/17 aux tirs dont 5/7 à 3-pts. Des chiffres impressionnants pour celui qui tourne à 38.4% aux tirs depuis le début de la saison. Seule ombre au tableau, ses 7 ballons perdus sur ce match

    Reddish peut réellement devenir redoutable sur pick and pop. Ses deux paniers à 3-pts dans le 4e quart-temps ont été importants pour revenir dans le match. Néanmoins, ces chiffres sont à pondérer avec le fait qu’il s’agissait en face de la pire défense de la ligue… les Wizards. Par ailleurs, son collègue de promotion De’Andre Hunter avait lui réussi un joli « carton » avec 25pts contre ces même Wizards en janvier.

    Par la suite, Reddish a été victime de crampes lors de la défaite à Memphis. Après seulement 12 minutes sur le terrain, l’ailier doit quitter ses partenaires. Une faiblesse physique qui ne l’empêchera pas de jouer 40 minutes deux jours plus tard dans le match fou gagné en double prolongation face aux Hornets.

    Avec 22pts, 7rds et une défense propre et clutch face à la tentative de 3-pts de Terry Rozier, coach Pierce peut continuer à lui donner du temps de jeu, d’autant plus qu’il tourne à 60.6% aux tirs depuis 3 matchs. Impensable il y a quelques semaines.

    Mychal Mulder, SG, Golden State Warriors : 7m, 11pts, 3.3rds, 1.1pds

    En voilà un qui a réussi son coup ! A la toute dernière journée de son contrat de dix jours, l’arrière de 25 ans a profité au maximum de l’absence de Stephen Curry pour être titulaire et scorer 18pts (record personnel) dans la victoire face aux Sixers.

    Depuis son arrivée dans la Bay, Mulder a démontré sa capacité à artiller de loin, d’autant plus qu’il est le 3e rookie à tenter le plus de tirs à 3-pts depuis 3 matchs (via NBA.com). Par ailleurs, le canadien est surtout utilisé sur catch and shoot avec une fréquence autour des 74% pour un EFG de 52.3% (via NBA.com). Les Warriors ne manqueront pas de lui proposer un deuxième contrat de dix jours.

    Il pointent le bout de leur nez

    Nathaniel S. Butler, NBAE via Getty Images
    Keldon Johnson, SG, San Antonio Spurs : 9m, 4.6pts, 1.9rds, 0.7pd

    Vingt trois ans…. Vingt trois ans que les Spurs n’avaient pas présenté un bilan aussi famélique à ce stade de la saison. Une mauvaise nouvelle qui en entraîne une bonne pour les jeunes joueurs qui étaient sagement en train de se faire les dents en G-League. C’est le cas pour l’ancien de Kentucky Keldon Johnson qui a vu son temps de jeu « exploser »: 15′ à Charlotte, 21′ à Brooklyn et 17′ à Cleveland. San Antonio perd, mais le jeune arrière en profite pour se montrer comme lors de la grosse défaite à Brooklyn : 13pts et 5rds.

    Drafté en 29e position de la dernière draft, Johnson va ainsi dévoiler son activité débordante sur le terrain et sa faculté à agresser la défense adverse à l’aide d’un drive vers le cercle.

    Cette nuit, Pop lui donne 13′ de temps de jeu face aux Mavs et dont quelques minutes importantes dans le 4e quart-temps, et une défense étouffante même pour la star Luka Doncic.

    Mais une erreur défensive plus tard face à Tim Hardaway Jr, et le voilà de retour sur le banc. Johnson va continuer à apprendre de l’intransigeant Popovich, en espérant voir son apport sur le terrain s’améliorer significativement.

    Caleb Martin, SG, Charlotte Hornets : 17m, 5.4pts, 1.8rds, 1.2pds

    Depuis la suspension via le contrôle anti-dopage de son coéquipier Malik Monk, il semblait inéluctable de voir James Borrego accorder plus de temps de jeu aux jumeaux Martin. Bien que Cody foule plus régulièrement le parquet, c’est son frère Caleb qui en profite pour prendre sa chance en attaque.

    Le staff des Hornets a trouvé en moyenne 24′ de temps de jeu pour Caleb sur ces trois derniers matchs, avec un match en double prolongation perdu contre Atlanta. C’est lors de cette rencontre, que Caleb va réaliser sa meilleure performance avec 23pts en 36 minutes sans oublier son joli 5/6 à 3-pts dont quelques flèches importantes en fin de 4e quart-temps.

    Caleb semble plus à l’aise avec le tir longue distance que son frère mais il peut également être intéressant de l’autre côté du terrain avec 3 interceptions et 2 contres. Il ne reste que quelque matchs et Charlotte n’a que l’embarras du choix pour placer ses jeunes joueurs dans les rotations.

    L’infirmerie se remplit

     Maddie Meyer – Getty Images

    En plus de Tyler Herro et de Brandon Clarke, les deux rookies de Cleveland et Cameron Johnson viennent s’ajouter à liste des rookies contraint de se soigner.

    Darius Garland, PG, Cleveland Cavaliers : 59m, 12.3pts, 1.9rds, 3.9pds

    Cela fait maintenant cinq matchs que le meneur des Cavs est en tenue de ville. Malheureusement pour le tout fraîchement nommé Head Coach, J.B. Bickerstaff doit se passer de son jeune joueur suite à une blessure au niveau de l’aine, laissant ainsi encore plus de cartouche pour le scoreur Collin Sexton.

    Kevin Porter Jr, SG, Cleveland Cavaliers : 50m, 10pts, 3.2rds, 2.2pds

    Quel dommage ! Après avoir montré ses aptitudes offensives avec plus de régularité, le rookie s’est absenté au bout de 9′ dans le match face à Boston suite à un choc à la tête. Le protocole lié aux commotions est stricte et Cleveland le respecte en plaçant KPJ à l’infirmerie pour trois matchs. Comparé récemment à James Harden par son coéquipier Tristan Thompson, la franchise va devoir se montrer patiente avec le gaucher.

    Cameron Johnson, SF, Phoenix Suns : 49m, 8.1pts, 2.9rds, 1.1pd

    Un coup d’arrêt pour l’ailier des Suns qui avait l’opportunité de grappiller du temps de jeu suite à l’indisponibilité de Kelly Oubre (opération du genou). D’autant plus qu’il avait réalisé LE match de sa saison face à Toronto avec 21pts (record personnel). Trois jours plus tard, il est annoncé malade pour le match face à Portland. On lui diagnostique alors une mononucléose qui devrait le tenir éloigné des parquets pendants au moins deux semaines (via Rotoworld).

    Dix autres élèves à surveiller :

    Kendrick Nunn, PG, Miami Heat : 61m, 15.5pts, 2.7rds, 3.8pds

    Rui Hachimura, F, Washington Wizards : 41m, 13.4pts, 6rds, 1.7pds

    De’Andre Hunter, SF, Atlanta Hawks : 62m, 12.3pts, 4.5rds, 1.8pds

    Jarrett Culver, SG, Minnesota Timberwolves : 63m, 9.2pts, 3.4rds, 1.7pds

    Jordan Poole, PG/SG, Golden State Warriors : 57m, 8.8pts, 2.1rds, 2.4pds

    Jordan McLaughlin, PG, Minnesota Timberwolves : 30m, 7.6pts, 1.6rds, 4.2pds

    Terence Davis, SG, Toronto Raptors : 64m, 7.7pts, 3.4rds, 1.7pds

    Michael Porter Jr, SF, Denver Nuggets : 47m, 7.6pts, 4.2rds, 0.7pd

    Sekou Doumbouya, SF, Detroit Pistons: 37m, 6.5pts, 3.2rds, 0.5pd

    Cody Martin, SF, Charlotte Hornets : 47m, 4.9pts, 3.2rds, 2pds

  • Le carnet des rookies 8.0

    Le carnet des rookies 8.0

    Chaque semaine Clutch Time vous propose un petit focus sur les rookies afin de faire le point sur les bonnes ou mauvaises performances des débutants.

    Nous entamons le dernier mois entier de la saison régulière et il ne reste plus qu’une vingtaine de matchs à jouer. Les victoires seront cruciales et les positions pour les Playoffs déterminantes. Cette année, nous avons la chance d’assister à un duel à distance passionnant entre les deux rookies vedettes : Zion Williamson et Ja Morant. Qui des Pelicans ou des Grizzlies finira la saison en boulet de canon ? (les statistiques sont arrêtées au 04/03/20)

    Duel pour le ROY, mais aussi pour la 8e place à l’Ouest

    via sports.yahoo.com
    Zion Williamson, PF, New Orleans : 16m, 24.2pts, 6.9rds, 2.2pds

    Débutons par une excellente nouvelle: le phénomène Zion ne faiblit pas! Sa moyenne de points par match ne cesse d’augmenter depuis son apparition dans nos carnets hebdomadaires. Sa vivacité sous les cercles est un cadeau du ciel pour New Orleans qui peut se permettre d’envisager actuellement d’accrocher le dernier spot pour les Playoffs.

    Tout d’abord, dans la victoire contre Cleveland, l’intérieur a apporté 24pts en 30 minutes, avec une belle efficacité dans la raquette: 11/16 aux tirs. Seulement trois petits rebonds sur ce match, soit son plus faible total depuis ses débuts. Un chiffre qui peut s’expliquer en partie par son collègue gourmand Derrick Favors (15 prises) mais aussi lié au fait que son équipe s’est montrée particulièrement adroite sur ce match limitant ainsi le nombre d’opportunités de gober un rebond offensif.

    Mais, s’il faut retenir un match cette semaine, c’est bien le duel Zion vs LeBron James dimanche dernier. Ces deux extra-terrestres ont livré une bataille plus que divertissante, avec 34pts, 12rds, 13pds pour le King, tandis qu’en face Zion affiche un record en carrière avec 35pts avec un rassurant 11/13 aux lancers-francs.

    Un match très compétitif qui fut remporté par les Lakers sans Anthony Davis. Le public du Smoothie King Center a eu le privilège d’assister à une match dans lequel James est toujours aussi motivé face à un jeune Zion aux dents longues. Avouez que cette affiche serait parfaite pour un 1er tour de Playoffs !

    https://twitter.com/ComplexSports/status/1234299312261210112

    Petit accroc tout de même la nuit dernière avec la défaite surprise des hommes d’Alvin Gentry. Malgré le 12e match de suite à plus de 20 points du bondissant Zion (25pts, 10/19 aux tirs, 8rds), les Pelicans n’ont pu stopper D’Angelo Russell et Malik Beasley en toute fin match. Une mauvaise séquence qui coïncide naturellement avec le passage sur le banc du prodige.

    Ja Morant, PG, Memphis Grizzlies : 55m, 17.6pts, 3.4rds, 7pds

    La série de 5 défaites de suite n’est plus qu’un mauvais souvenir. Les Grizzlies sont à nouveau repartis sur un rythme de jeu élevé avec comme pilote, l’imprévisible et explosif, Ja Morant. Cependant, il est bon de rappeler que lors de cette mauvaise passe, Memphis a enchaîné des déplacements compliqués chez les grosses écuries de l’Ouest que sont les Rockets, les Clippers et les Lakers.

    De plus, le meneur doit gérer sa partition sans ses deux cibles préférées : Brandon Clarke et Jaren Jackson Jr. Deux joueurs complémentaires et tellement importants dans le jeu. C’est ainsi que Memphis va lâcher deux matchs, dont une grosse défaite à Houston de 28pts. Morant n’a pu apporté que 12pts et 9pds et a défendu sur des joueurs comme Covington et non sur Westbrook ou Harden, afin de camoufler ses lacunes dans ce domaine. La deuxième défaite est la plus frustrante, avec trois points d’écart à Sacramento. De’Aaron Fox (25pts) remporte pour la deuxième fois en peu de temps son matchup contre un Ja toujours aussi aérien (20pts 11pds).

    Heureusement, c’est quand on pense que le rookie commence à faiblir face à l’enchaînement infernal de matchs, qu’il propose sa plus belle performance de la saison ! Son match référence, il le réalise contre les Lakers, dans une victoire magistrale et essentielle pour les Playoffs. Le jeune joueur finit le match avec 27pts, 6rds, 14pds (record personnel!) et un surprenant 4/6 à 3-pts. C’est simple, il n’a pas répété les mêmes erreurs que lors de la dernière confrontation entre les deux formations.

    https://www.youtube.com/watch?v=LpquQqNWrLU

    Ses passes à l’intérieur pour Valenciunas sont effectuées dans le bon timing, ses changements de rythme et de direction lorsqu’il drive sont redevenus redoutables, et même si cela semble insensé, il n’hésite pas à monter au dunk sur Anthony Davis ! Cerise sur le gâteau, il est confiant sur son tir extérieur avec quatre tirs à 3-pts, une première dans un seul match pour le joueur de 20 ans !

    Ils méritent leur place de titulaire

    Photo by Cato Cataldo/NBAE via Getty Images
    R.J. Barrett, SG, New York Knicks : 51m, 14.1pts, 5rds, 2.5pds

    Le rookie des Knicks vient d’effacer quelques doutes quant à son implication et son apport en attaque. Lors de ses quatre derniers matchs, il affiche des pourcentages aux tirs bien au dessus de ses standards habituels : 50% aux tirs et 41.2% à 3-pts (via NBA.com).

    Dans la défaite chez les Sixers, Barrett a scoré 15pts, capté 5rds et distillé 6pds. L’ancien coéquipier de Zion à la fac, est de plus en plus autorisé à mener les attaques, par conséquent, sa moyenne de passes décisives augmente. Sa connexion avec Julius Randle est intéressante, d’autant plus, qu’il s’agit du coéquipier le plus rechercher par le rookie (28% de ses passes sont pour Julius Randle, via NBA.com).

    Des signes positifs qui sont confirmés lors des deux victoires contre les Bulls puis contre les Rockets. Le N°9 des Knicks tient à s’impliquer dès le début du match avec 17pts en première mi-temps face aux Bulls et 19pts contre les Rockets, là aussi, en première période. Barrett a peut-être gagné en confiance ces derniers jours, en tout cas il rentre ses tirs et n’hésite pas à demander à ses partenaires de lui laisser le champ libre pour jouer en isolation.

    Sa très belle performance contre Houston vient couronner une semaine positive, avec un record de points égalé : 27, et une action clutch en toute fin de match sur un drive main gauche face à un PJ Tucker qui a tenté de jouer le passage en force.

    Le rookie commence à prendre de plus en plus de place en attaque, les Knicks ont déjà deux victoires de plus que la saison dernière, et le puissant Leon Rose a bien pris ses fonctions à la tête de la franchise. Les Knicks n’ont peut-être jamais été aussi proche d’entrevoir le bout du tunnel.

    Kendrick Nunn, PG, Miami Heat : 58m, 15.8pts, 2.7rds, 3.5pds

    Le soleil est de retour dans le sud de la Floride. Après avoir essuyé une défaite embarrassante à domicile face aux Timberwolves, Miami a retrouvé un peu de sérénité avec trois succès consécutifs. Lors des quatre derniers matchs, le rookie est devenu l’une des armes offensives N°1 de l’équipe et en l’absence de son compère Tyler Herro, l’arrière de 25 ans prend plus de tirs : 9/19 aux tirs et 24pts contre Minnesota, 6/10 et 16pts contre Dallas, 9/14 et 21pts contre Brooklyn, 5/12 et 13pts contre Milwaukee.

    Malgré sa taille, Nunn n’est pas réellement le meneur de jeu exclusif du Heat. En effet, le staff préfère démarrer les schémas offensifs avec Bam Adebayo ou bien Jimmy Butler pour trouver le partenaire démarqué. Par conséquent, Nunn peut se contenter de perforer la défense adverse sur un drive, sur un pull up, ou bien sur un catch and shoot comme on peut le constater sur la vidéo ci-dessous.

    Sur les trois derniers matchs, la fréquence de tirs sur catch and shoot a légèrement augmenté de +4%, et son EFG atteint les 70% alors qu’il tourne autour des 53.8% en saison ! (via NBA.com)

    Tout n’est pas parfait, bien qu’il soit essentiel pour débloquer des situations en attaque, on n’oublie pas qu’il présente encore des lacunes en défense. Il n’a pu rester face à D’Angelo Russell contre les Wolves en se faisant siffler 5 fautes, et a semblé impuissant face aux 37pts de Seth Curry dans la victoire contre les Mavs.

    De’Andre Hunter, SF, Atlanta Hawks : 59m, 12.4pts, 4.3rds, 1.8pds

    Depuis notre dernier rapport, le champion NCAA 2019 alterne le bon et le mauvais. En effet, il est capable de sortir une performance insipide face au Magic avec seulement 2pts, 0/8 aux tirs en 35′ puis enchaîner son deuxième double double de la saison dans la victoire face aux Nets : 18pts, 4/8 à 3-pts et 10rds. Cette performance peut être liée au fait que le staff des Hawks ait placé John Collins au poste 5, libérant ainsi encore plus d’espace pour le meneur scoreur Trae Young, qui ne manquera pas de trouver ses coéquipiers démarqués à 3-pts.

    L’ailier va poursuivre ses bonnes sorties offensives avec la belle victoire face aux Blazers en apportant 22pts, avec un joli 6/9 à 3-pts ! Hunter a bénéficié du plus grand nombre de minutes sur le terrain de l’équipe avec 38′.

    Bien qu’il semble plus confiant sur catch and shoot et plus à l’aise en jouant dans le corner ou bien sur closeout, il n’est pas à l’abri de trou d’air comme en atteste son match râté dans la défaite contre Memphis avec seulement 6pts, 0/4 à 3-pts, en 30′ avec un ratio -35pts quand il est sur le terrain. Il reste encore quelques matchs, espérons qu’il puisse démontrer un certaine régularité dans son apport offensif.

    Darius Garland, PG, Cleveland Cavaliers : 59m, 12.3pts, 1.9rds, 3.9pds

    Le meneur des Cavaliers poursuit sa saison sans pour autant faire parler de lui. Ses performances semblent quelconques : 12pts en 33′ dans la victoire surprise contre les Sixers, 15pts en 35′ dans la défaite contre New Orleans et 10pts en 29′ dans la défaite contre Indiana.

    A 20 ans, le rookie est parfois cantonné à un rôle secondaire en attaque derrière son partenaire de backcourt Collin Sexton. En effet, lors du match contre Philadelphie, Garland a joué le money time en étant coincé dans le corner, en tant qu’observateur privilégié du show Sexton. Pourtant, il est beaucoup plus utile sur pick and roll, et son association avec son intérieur Tristan Thompson semble intéressante à bien des égards.

    De toute évidence, Garland n’est pas encore apte pour se créer lui même son shoot. Il lui faut donc un intérieur qui vienne lui poser un écran afin de déstabiliser la défense et libérer de l’espace pour un tir ouvert. Thompson est dans la ligue depuis assez longtemps pour savoir comment se placer et ainsi bloquer les intérieurs adverses, comme se fut le cas pour Derrick Favors sur la vidéo ci-dessus.

    Après son mauvais match contre Indiana, Garland a été placé au repos par la franchise de l’Ohio lors de la rencontre face à Utah lundi dernier.

    Rui Hachimura, F, Washington Wizards : 37m, 14.1pts, 6rds, 1.6pds

    Le japonais est toujours titulaire dans une franchise toujours en course pour les Playoffs à l’Est. A seulement quatre victoires derrière Brooklyn, les hommes de Scott Brooks peuvent encore espérer accrocher l’un des derniers spots de leur conférence. Par ailleurs, Washington pourra compter sur le 9e choix de la draft pour scorer si besoin, comme lors de la victoire contre… Brooklyn.

    En effet, avec 17pts en seulement 26′, Hachimura est un joueur qui peut apporter sur demi-terrain avec de l’activité dans la raquette et un jump shoot intéressant à mi-distance.

    Son implication sous les arceaux n’est plus à prouver, comme le démontrent ses 4 rebonds offensifs (record égalé) dans la défaite contre Utah, ainsi que ses 8 rebonds dans la victoire contre Golden State, soit le meilleur total de son équipe. De plus, nous avions évoqué lors des carnets précédents sa progression à 3-pts. Lors de ses quatre derniers matchs, il tourne à 62.5% à 7m23 avec au minimum un tir rentré sur 5 matchs de suite, une série record pour lui cette saison.

    Cette nuit, il n’a pu empêcher la défaite des siens à Sacramento malgré 20pts, 6rds et 2ints. Le japonais a pu démontrer une réelle faculté à aller sur la ligne des lancers-francs: 7/8.

    P.J. Washington, PF, Charlotte Hornets : 54m, 12pts, 5.5rds, 2.1pds

    Actuellement, les ambitions des Hornets se résument à faire jouer et progresser leurs jeunes joueurs. Bien que la franchise ne soit qu’à cinq victoires de la 8e place, les espoirs de Playoffs semblent utopiques. Bonne nouvelle pour le rookie PJ Washington, qui se voit ainsi, accorder plus de temps de jeu avec 36′ dans la victoire contre New York, 31′ lors du match remporté face aux Raptors et encore une fois 31′ dans une courte défaite contre les Bucks.

    Le staff de coach Borrego, s’accorde à proposer un maximum de responsabilités et de temps de jeu aux jeunes de l’équipe, mais aussi pour tester différents lineups. En effet, il semblerait que la franchise se dirige sur certaines séquences vers un cinq plus petit avec un PJ Washington en pivot, Devonte’ Graham et Terry Rozier dans le backcourt, puis Miles Bridges et Cody Martin dans les ailes. Selon Basketball Reference, ce lineup offre un différentiel de +8,9pts par match et surtour une hausse de +5.3 de 3-pts marqués par rapport à l’adversaire sur 100 possessions.

    Dans ce schéma tactique, l’ancien joueur de Kentucky enchaîne les déplacements le long de la ligne à 3-pts, les mains à mains et les pick and pop. Par ailleurs, il n’a jamais autant tenté de tirs à 7m23 depuis le début de la saison avec 7 tentatives de moyennes ! En revanche, pour maintenir une telle stratégie, il serait bon qu’il soit plus régulier, seulement 28.6% de réussite (via NBA.com).

    La nuit dernière, Charlotte a de nouveau usé d’un cinq « small ball » avec Washington dans le rôle de pivot/poseur d’écran. Les Hornets n’auront pas démérité avec les 19pts, 5/9 à 3-pts de PJ et une courte défaite d’un petit point face aux Spurs du coach Tim Duncan.

    Les remplaçants font le job

    Jose Carlos Fajardo – Bay Area news Group
    Eric Paschall, PF, Golden State Warriors : 57m, 13.8pts, 4.7rds, 1.9pds

    Les fans de la Bay Area attendaient avec impatience le retour de Stephen Curry ce week-end, mais c’est sans grande surprise que son come-back est remis à plus tard. En attendant, il faut se contenter des performances des rookies des Warriors comme le vaillant et tonique Eric Paschall. Le rookie en provenance de Villanova s’est démené dans la défaite face aux Lakers avec 23pts en seulement 26 minutes de temps de jeu. L’intérieur combine beaucoup avec un autre rookie : l’arrière Jordan Poole et obtient la majorité de ses points dans la raquette (55% des tirs sont pris dans cette zone, via NBA.com).

    Chez les Suns, il va à nouveau se montrer avec 25pts en 32′. Une victoire surprise pour Golden State qui a pu compter sur la puissance de Paschall.

    La défense des Suns n’a trouvé aucune solution face à ce musculeux intérieur de 2.01m. Lorsque Devin Booker était placé en défense, Paschall a choisi de driver vers le cercle et de faire parler sa puissance. Lorsque c’est le grand Deandre Ayton qui s’est collé au problème, le Warrior a tenté son tir extérieur en toute confiance.

    Malgré la défaite contre les Wizards, son efficacité aux tirs est toujours intéressante avec 7/14 aux tirs et 17pts. Cela nous donne une moyenne convenable de 54.5% sur ces trois derniers matchs (via NBA.com).

    La nuit dernière, il fait parti des Warriors qui vont renverser les Nuggets dans le dernier quart-temps. Il finit son match avec 22pts, 5rds et 5pds.

    Coby White, PG/SG, Chicago Bulls : 61m, 12.6pts, 3.5rds, 2.5pds

    Après une semaine de folie (101 points en 3 matchs), le scoreur inconscient des Bulls est redescendu un peu de son nuage avec « seulement » 22pts dans la défaite à New York, et 19pts dans la victoire étriquée contre Dallas.

    Chicago débute mal ses matchs et White en profite alors pour tenter un maximum de tirs dès qu’il rentre sur le terrain. En revanche, la réussite est moins présente que la semaine passée. Seulement 40.5% aux tirs sur ces deux matchs, sans oublier de préciser qu’il tente en moyenne 18.5 tirs par matchs soit le plus grand nombre de tentatives pour un rookie (via NBA.com).

    White est indubitablement attiré par le panier et cela se voit sur le terrain. Il a profité de l’absence de Zach LaVine pour prendre 20 tirs face aux Mavericks, heureusement pour Chicago, les Mavs n’ont pu réussir complètement leur come-back dans ce match.

    Cameron Reddish, SF, Atlanta Hawks : 54m, 10pts, 3.7rds, 1.5pds

    L’ailier des Hawks a été récompensé de ses dernières belles sorties en étant titulaire lors des victoires contre Portland et Brooklyn. C’est d’ailleurs contre les Nets, que Reddish va s’offrir son record en carrière avec 26pts en 34′ sans oublier de relever son joli 6/9 à 3-pts !

    Sur ce match, les Hawks ont scoré 141pts ! Le cercle a semblé plus large, mais surtout, l’arrière Trae Young a complètement déstabilisé la défense et a pu trouver ses partenaires démarqués et libres de tout marquage. Reddish a pu obtenir des positions de tirs confortables à 3-pts et a pris feu dans le 3e quart-temps avec 17pts.

    En revanche, l’adresse n’a pas été au rendez-vous face aux Trail Blazers avec seulement 8pts en 24′ mais avec un ratio de +16 lorsqu’il est sur le terrain. Par ailleurs, il a proposé une défense honorable face au scoreur CJ McCollum. Coach Lloyd Pierce peut notamment compter sur son rookie pour switcher en défense. Enfin, l’ex-coéquipier de Zion a été mis au repos face aux Grizzlies suite à des problèmes au niveau du dos.

    Kevin Porter Jr, SG, Cleveland Cavaliers : 49m, 10.1pts, 3.3rds, 2.2pds

    Malgré le changement de coach, les Cavaliers sont condamnés à regarder les mocks draft sur cette fin de saison. En attendant, KPJ continue de prendre de l’épaisseur dans la rotation avec une moyenne de 33.1′ de temps jeu, soit la 3e plus grosse moyenne pour un rookie sur les trois derniers matchs (via NBA.com).

    L’arrière ne refuse jamais un tir comme lors de la défaite face aux Pelicans avec 19 tentatives (record) et pour « seulement » 16pts. KPJ a connu un début de match compliqué comme toute son équipe, puis il a cherché à scorer sur son tir favori, le step back sur son côté droit. Néanmoins, il n’a été que très peu en réussite sur ce match en scorant ses deux paniers à 3-pts que dans le garbage time.

    De plus, dans la défaite contre Indiana, il a fait preuve d’une réelle envie d’avoir la balle dans les mains, mais vraiment…

    Son 2e type de tir le plus fréquent est donc sans surprise, le step back jumper. En revanche, il tourne pour le moment seulement à 26.9% de réussite sur ce type d’action, et 34.8% à 3-pts (via NBA.com). Il y a encore un peu de travail devant lui avant de le comparer à James Harden.

    Enfin, suite au frofait de Darius Garland face à Utah, KPJ a connu sa 3e titularisation de la saison. L’arrière n’a jamais passé autant de temps sur le parquet avec près 41′ pour 16pts, 4rds et 4pds, mais avec un ratio négatif de -22 quand il est sur le terrain.

    Nicolo Melli, PF, New Orleans Pelicans : 49m, 6.8pts, 3rds, 1.1pds

    Pour la première fois de l’histoire des carnets des rookies, nous évoquons le cas de l’italien ! Le rookie de 28 ans est de plus en plus utilisé par Alvin Gentry et la production statistique de Melli s’améliore. En effet, pour la première fois de la saison, il score au minimum 10pts depuis cinq matchs.

    L’ancien joueur de Fenerbahçe offre une solution intéressante en le combinant avec le puissant Zion Williamson dans le frontcourt. Il propose du spacing (38.4% 3-pts) permettant ainsi de libérer de la place dans la raquette pour que Zion puisse faire son chantier tranquilement.

    Par ailleurs, sa défense reste acceptable, si vous prenez en compte ses qualités athlétiques peu avantageuses. Il n’y a qu’a voir comment il arrive à contrer un Kevin Porter Jr lancé en contre-attaque ou bien son aide défensive sur Kyle Kuzma après avoir bien défendu sur KCP.

    Il vient de pointer le bout de son nez

    Matt York – AP
    Mychal Mulder, SG, Golden State Warriors : 4m, 12pts, 3.8rds, 1pd

    Dommage pour les fans des Warriors et surtout pour ceux qui sont à San Francisco tout près du flamboyant Chase Center… Le retour de Stephen Curry est donc reporté (annulé?) et la franchise peut donc signer des inconnus pour des contrats de dix jours afin de tanker tester de nouveaux talents. L’heureux élu est donc un ancien joueur de Kentucky de 1.93m, qui a pu démontrer une certaine disposition à scorer, comme lors de son match face à la pire défense de la ligue : les Wizards.

    Le canadien a pu scorer 17pts dans ce match perdu. L’ancien joueur de l’équipe de G-League des Sioux Falls Skyforce a notamment reçu les compliments de la part de son coach Steve Kerr concernant son aptitude à défendre sur les stars adverses.

    « Je suis impressionné non seulement par son shoot, mais aussi par sa défense. Hier soir, il a relevé un très bon défi avec Devin Booker. Ce soir, nous l’avons mis sur Bradley Beal par moments. Il accepte le défi et joue mieux qu’il n’en a l’air. » Steve Kerr

    Via the Athletic

    Une attitude qui fut récompensée avec sa toute première titularisation la nuit dernière dans la victoire surprenante chez les Nuggets. Il termine son match avec 15pts et confirme ses aptitudes de sniper avec 5/10 à 3-pts.

    Ils sont coincés à l’infirmerie

    Tyler Herro, SG, Miami Heat : 46m, 13.1pts, 4rds, 2pds

    Toujours coincé sur le banc suite à des problèmes à la cheville droite, le joueur du Heat n’a toujours pas effectué un entraînement complet avec contact (via Rotoworld).

    Brandon Clarke, PF, Memphis Grizzlies : 50m, 12pts, 5.8rds, 1.4pds

    Blessé au niveau du quadriceps de la jambe droite, il devrait être absent encore une semaine au minimum (via Rotoworld).

    Dix autres élèves à surveiller :

    Jarrett Culver, SG, Minnesota Timberwolves : 59m, 9.1pts, 3.4rds, 1.8pds

    Jordan Poole, PG/SG, Golden State Warriors : 54m, 8.8pts, 2.1rds, 2.4pds

    Terence Davis, SG, Toronto Raptors : 61m, 8pts, 3.5rds, 1.7pds

    Naz Reid, C, Minnesota Timberwolves : 26m, 8.3pts, 3.9rds, 1pd

    Michael Porter Jr, SF, Denver Nuggets : 45m, 7.8pts, 4.3rds, 0.8pd

    Cameron Johnson, SF, Phoenix Suns : 49m, 81pts, 2.9rds, 1.1pds

    Ky Bowman, PG, Golden State Warriors : 44m, 7.4pts, 2.7rds, 3pds

    Jordan McLaughlin, PG, Minnesota Timberwolves : 26m, 7.5pts, 1.7rds, 4pds

    Sekou Doumbouya, SF, Detroit Pistons: 34m, 6.6pts, 3.3rds, 0.4pd

    Matisse Thybulle, SG, Philadelphie Sixers : 54m, 4.6pts, 1.5rds, 1.2pds, 1.4ints

  • Le carnet des rookies 7.0

    Le carnet des rookies 7.0

    Chaque semaine Clutch Time vous propose un petit focus sur les rookies afin de faire le point sur les bonnes ou mauvaises performances des débutants.

    Le All Star Beak est terminé et nous voilà dans la dernière ligne droite de la saison régulière avant les Playoffs. Des équipes peuvent déjà abandonner tout espoir de Playoffs, permettant ainsi, d’accorder plus de temps de jeu à leurs jeunes joueurs. Certains rookies ont notamment profité de cette pause de plusieurs jours pour recharger les batteries et corriger des erreurs trop récurrentes, voici le compte rendu de ces derniers jours (les statistiques sont arrêtées au 26/02/20)

    Duel pour le ROY, mais aussi pour la 8e place à l’Ouest

    Joe Murphy Getty Images – NBAE
    Zion Williamson, PF, New Orleans : 13m, 23.3pts, 7.1rds, 2.3pds

    Le numéro 1 de la dernière draft n’arrête pas d’impressionner la ligue. Son apport est inestimable pour les Pelicans qui se retrouvent désormais aux portes des Playoffs avec seulement 3 victoires de moins que les Grizzlies (8e à l’Ouest). C’est simple, l’effet Zion est aussi surpuissant que le tremblement de terre qui a eu lieu lors de sa première apparition en Summer League, même l’ancien All-Star Jrue Holiday, qui est dans sa onzième saison souligne son impact.

    « Il nous a propulsé à un autre niveau. Il est tellement dur à défendre et compliqué à arrêter. Faire ça pendant dix ou onze matchs, c’est impressionnant. J’ai le sentiment qu’on a trouvé un rythme en intégrant Zion et Brandon Ingram. » Jrue Holiday

    via NOLA.com

    Ces derniers jours, Zion a accumulé les records. Tout d’abord à Portland, en devenant le 1er rookie à scorer 20pts dans la raquette sur 3 matchs de rang. Puis, il devient le plus jeune joueur de l’histoire avec 20pts ou plus sur huit rencontres à suivre. Un record qui appartenait à son adversaire du soir, Carmelo Anthony. Dans un match essentiel pour la course aux Playoffs, les Pelicans ont pu compter sur leur star avec 25pts en seulement 29 minutes pour une victoire de treize points.

    Deux jours plus tard, le phénomène enchaîne avec 28pts en 33 minutes dans la victoire compliquée à Golden State. Avec dix points de retard à la mi-temps, l’intérieur de 19 ans ne va pas se gêner pour remobiliser ses coéquipiers en prenant la parole dans le vestiaire. Déjà leader à 19 ans tout en assurant sur le terrain, le rookie continue de régner dans le domaine du rebond offensif. Seul point négatif, son adresse aux lancers francs n’est pas encore fiable avec seulement 62.8% de réussite sur ses 4 derniers matchs (via NBA.com).

    En face, le rookie Eric Paschall a eu bien du mal à tenir au poste bas face une telle combinaison de masse et de tonicité. Cerise sur le gâteau, ce joli « jab step » à trois points !

    Enfin, la nuit dernière, le match que beaucoup attendait avec le duel des extraterrestres Zion et LeBron. Bien que le plus jeune n’ait pu empêcher la défaites des siens face aux 40pts du King (record cette saison), il a tout de même peser dans la rencontre avec 29pts, en affichant une agressivité pour scorer dans la raquette: 13/19 aux lancers-francs.

    https://www.youtube.com/watch?v=Adenu8hLOKQ

    Un match plus qu’intéressant, avec des Pelicans combatifs à l’image de ce rebond offensif de haulte voltige du rookie sur la tête de Dwight Howard! Vivement la revanche qui va se jouer dès ce week-end!

    Ja Morant, PG, Memphis Grizzlies : 51m, 17.6pts, 3.4rds, 6.8pds

    Le All Star Break ne semble pas avoir eu l’effet escompté pour le meneur de jeu des Grizzlies. Depuis la reprise, Memphis a perdu ses trois matchs, et leur rookie n’est plus aussi influent avec seulement 2 pds de moyenne. Moins serein en attaque, il force plus lors de ses drives et cela affecte le flow général de l’attaque. Le candidat pour le ROY perd beaucoup trop de ballons, avec 5 turnovers à Sacramento puis 5 à nouveau chez les Lakers. En se penchant sur ces dernières sorties, Morant est le rookie qui perd le plus de ballon avec 3.5 déchets de moyenne (via NBA.com). Chez les Clippers, il ne va délivré qu’une seule passe décisive.

    S’agit-il d’une période creuse ? Un coup de mou ? Ou tout simplement le fait que les Lakers puis les Clippers ont très bien étouffé le spectaculaire arrière, le forçant ainsi à faire les mauvais choix. Le violent contre de Dwight Howard en est l’illustration.

    Par ailleurs, sa défense laisse à désirer. Il ne se bat pas sur les pick and roll, et se fait facilement prendre de vitesse comme ce fut le cas face à Rajon Rondo. Son coach Jenkins choisi même de le placer en défense sur des joueurs moins aptes à jouer sur pick and roll comme Danny Green. Néanmoins, il faut se rappeler que la saison régulière est longue et difficile à gérer pour un rookie. A force de jouer et de se retrouver dans de telles situations, Morant va gagner en expérience et le jeu devrait se ralentir pour lui, nous offrant à nouveau de superbes actions.

    Ils gardent leur place de titulaires

    Steve Mitchell – USA Today Sports
    Kendrick Nunn, PG, Miami Heat : 54m, 15.6pts, 2.7rds, 3.5pds

    Du mieux depuis la reprise ! Le rookie de 25 ans a retrouvé une certaine assurance et se montre plus confiant dans ses choix offensifs. Dans la belle victoire face aux Cavaliers lors de la soirée événement pour la légende Dwyane Wade, le meneur de jeu va scorer 24pts et distribuer 8pds en l’absence de la star de l’équipe Jimmy Butler.

    https://www.youtube.com/watch?v=NO9qSCoQ4Ew

    Cependant, le Heat n’a pas manqué de montrer toute son irrégularité en perdant la revanche chez les Cavs. Dans cette défaite frustrante en prolongation, Nunn devient la première option offensive de Spoelstra avec le plus grand nombre de tirs tentés avec 18 unités pour seulement 21pts. Son rebond clutch pour aller en OT a été grandement apprécié mais son incapacité à aller chercher des fautes pénalise son équipe. Seulement UN seul lancer-franc tenté dans ce match qui, on le rappelle, s’est joué en prolongation.

    Sa défense est également suspecte. Trae Young s’est amusé avec 50pts, puis lors de la défaite à Cleveland, c’est l’arrière Kevin Porter Jr qui s’est régalé avec 30pts. Vivement que Jimmy Butler et Tyler Herro reviennent du côté de South Beach.

    De’Andre Hunter, SF, Atlanta Hawks : 55m, 12.5pts, 4.1rds, 1.8pds

    Seulement deux matchs depuis la reprise pour l’ailier des Hawks. En se focalisant sur ce petit échantillon, on peut déjà remarquer des signes encourageants dans son apport offensif, notamment sur ses tentatives longues distances (3/3 face à Miami) et surtout lors de ses drives sur closeout.

    Nous avions évoqué sur nos derniers carnets, qu’Hunter manquait de conviction et de toucher pour finir dans la raquette, or, sur ses dernières sorties, il semble plus agressif vers le panier et obtient même des fautes dont 10 lancers-francs pour 9 convertis dans la défaite à Philadelphie. Enfin, sur les trois derniers match, il tourne à 62.5% de réussite près du cercle, une amélioration s’il on considère ses 55.9% de moyenne depuis le début de la saison (via NBA.com).

    Darius Garland, PG, Cleveland Cavaliers : 56m, 12.3pts, 1.9rds, 3.9pds

    Après la démission de John Beilein la semaine dernière, Garland reste toujours fidèle au poste et enchaîne les performances solides sans éblouir pour autant la ligue. Loin d’être intenable en attaque, l’ancien joueur de Vanderbilt est efficace avec 15pts à Washington, puis 14pts lors des deux rencontres face au Heat. Sa sélection de tirs semblent plus cohérente avec une adresse convaincante de 50% à 2pts et 46.2% à 3pts sur les trois derniers matchs (via NBA.com).

    Cependant, nous avons pu remarquer que le rookie est plus en réussite sur catch and shoot que sur un pull up après avoir dribblé. Voici un montage vidéo montrant dans un premier temps ses tirs ratés après avoir dribblé, puis ses tentatives réussies sur catch and shoot.

    Avec un EFG de 57.4% sur catch and shoot, et 45.2% sur pull up, le staff des Cavaliers doit sûrement l’encourager à se diriger de plus en plus vers la première option. De plus, Garland rentre 38.9% de ses 3pts lorsque ce dernier ne prend aucun dribble, en revanche, dès qu’il dribble plus de deux fois, cette statistique tombe à 21.7% (via NBA.com) !

    Rui Hachimura, F, Washington Wizards : 33m, 13.8pts, 6rds, 1.7pds

    Les Wizards cumulent les défaites malgré des performances héroïques de leur star Bradley Beal, et leur rookie poursuit son apprentissage en faisant partie intégrante du cinq de départ et un temps de jeu conséquent (46′ contre Milwaukee). Le japonais est toujours aussi friand de jump shot à deux points juste en dehors de la raquette comme lors de la défaite face à Cleveland (17pts), mais il peut aussi se montrer utile en transition lorsqu’il faut pousser la balle.

    Sa vision de jeu est loin d’être celle d’un Jokic, mais elle est suffisamment bonne pour trouver le coéquipier démarqué. Il peut également profiter d’un mismatch pour obtenir la faute comme ce fut le cas face au meneur Darius Garland.

    Lors de la défaite face à la meilleure équipe à l’est, Milwaukee, le rookie n’a scoré que 12pts en 46 minutes. Un impact bien trop faible offensivement, bien qu’il faille contre-balancer ces chiffres avec le record en carrière de Bradley Beal avec 55pts. Cependant, on aimerait voir l’ancien joueur de Gonzaga plus impliqué en attaque, toujours dans l’optique de préparer la saison prochaine.

    P.J. Washington, PF, Charlotte Hornets : 50m, 11.8pts, 5.4rds, 2.1pds

    L’intérieur des Hornets a pu recharger les batteries avec cette pause dans le calendrier infernal de la NBA. En se penchant sur les 4 matchs qui ont précédé le break, on relève une moyenne de points de 6.25, un chiffre famélique pour ce joueur qui tourne autour des 12pts depuis le début de la saison. Le staff de Charlotte aurait pu s’interroger sur sa place dans le cinq de départ, mais heureusement, les deux derniers matchs sont rassurants avec 17pts 2stls et 1 contre à Chicago puis 16pts 7rds et un joli 4/7 à 3pts dans la défaite face à Brooklyn.

    L’ancien joueur de Kentucky n’est clairement pas un joueur de poste bas. Seulement 46.4% de réussite et 15% de pertes de balle lorsque le rookie est placé dans cette situation (via NBA.com). C’est en se déplaçant à l’extérieur qu’il est le plus intéressant, en multipliant les passes latérales, en posant des écrans pour ensuite s’écarter à 3pts. Dans le match contre les Nets, il a notamment montré des signes encourageants concernant l’éventualité de le placer en tant que « stretch 5 », en sanctionnant à 3pts sur pick and pop ou bien en tant que trailer.

    Le staff des Hornets va sûrement encourager leur rookie à écarter encore plus le jeu comme la nuit dernière lors de la grosse défaite dans l’Indiana, l’ailier a scoré tous ses points à 7m23: 9pts et 3/6 à 3pts.

    Les remplaçants font le job

    via abc Chicago
    Coby White, PG/SG, Chicago Bulls : 59m, 12.3pts, 3.5rds, 2.4pds

    Une nouvelle coupe de cheveux et ça repars ! Le rookie des Bulls vient de réussir deux matchs de suite à 33pts ! Un rendement offensif qui est dépendant du style capillaire, voilà qui ressemble fortement au syndrome Elfrid PaytonDans son premier carton offensif, Coby White a allumé la défense des Suns en 2e mi-temps avec un séduisant 5/7 à 3pts. Il va démarrer la rencontre en allant chercher ses point « inside » sur des drives déroutants, pour ensuite prendre feu de loin. Néanmoins, sa performance n’a pas permis à son équipe de remporter le match.

    Son 2e chef d’œuvre a eu lieu contre Washington. On relève une nouvelle fois une adresse intéressante à 7m23 avec un bon 5/9 et une statistique globale de 11/18 aux tirs. White a enfin trouvé la mire et on le sent en confiance et en rythme en attaque. Seul point négatif, ses 5 pertes de balles.

    Coby White possède une mentalité de scoreur. Dès qu’il reçoit la balle, ses premières intentions sont de dribbler et de se défaire de son défenseur afin d’avoir un peu d’espace pour un tir. L’arrière ne distribue que très peu la balle. Sur les trois derniers matchs, il affiche des moyennes peu reluisantes de 2.4pds et 4tov (via NBA.com)! Heureusement pour Chicago, son coup de chaud contre les Wizards a permis d’empêcher une 9e défaite de rang pour les hommes de Boylen.

    Cette nuit, le rookie a une nouvelle fois battu son record avec 35pts dans la courte défaite face au Thunder. Dominés dans un premier temps, les Bulls ont pu compter sur leur rookie en sortie de banc pour revenir dans la partie. Avec une adresse toujours aussi folle de loin: 6/9 à 3pts, Chicago retrouve le sourire avec un tel joueur!

    https://www.youtube.com/watch?v=SYQDQbPxaAk

    Une performance historique pour ce joueur qui devient le premier rookie en sortie de banc à scorer plus 30pts sur trois matchs consécutifs. De plus, il rejoint Trae Young en affichant de tels chiffres pour un rookie. Par ailleurs, le scoreur fou des Hawks ne va pas manquer de le féliciter ainsi que l’adversaire du soir des Bulls: le meneur All-Star du Thunder, Chris Paul.

    Kevin Porter Jr, SG, Cleveland Cavaliers : 45m, 9.9pts, 3.2rds, 2pds

    Tout d’abord, ses deux premiers matchs depuis la reprise du championnat ont été horribles. Chez les Wizards, KPJ a marqué seulement 3pts, perdu 4 ballons et a été sifflé 5 fois en 12 minutes. Dans le premier face à face avec le Heat : 2pts, 0/5 aux tirs en 14 minutes. Des performances qui vont vite être oubliées grâce à son carton dans la revanche face à Miami deux jours plus tard avec 30pts dont 15 dans le dernier quart-temps, sans omettre une bonne présence défensive (3stls) permettant ainsi à son équipe de combler un déficit de 19pts !

    Miami ne trouvera aucune solution pour stopper ce joueur audacieux qui a démontré ses qualités de joueur en Iso. Des stepbacks à 3pts, des dribbles entre les jambes, un style de jeu qui fait étrangement penser à un autre gaucher…

    Cameron Reddish, SF, Atlanta Hawks : 51m, 9.6pts, 3.7rds, 1.5pds

    L’apprentissage continue pour l’ancien coéquipier de Zion Williamson et de RJ Barrett. L’adresse n’est toujours pas au rendez-vous avec un effrayant 1/15 à 3pts sur ses trois derniers matchs. En revanche, Reddish se rachète de l’autre côté du terrain avec des mains actives, et un bon placement en défense homme à homme. En effet, dans la victoire surprise contre le Heat, il a volé un ballon important dans les mains du pauvre Duncan Robinson à 30 » de la fin du match.

    C’est la 6e fois de la saison que le rookie des Hawks vole au moins 3 ballons dans un match. Une attitude qui devrait lui permettre de rester plus longtemps sur le parquet et ainsi pouvoir trouver son rythme en attaque comme contre Dallas avec 20pts.

    Les problèmes d’adresse aux tirs ne sont toujours pas réglés, en revanche, il faut reconnaître qu’il peut aller chercher ses points à l’intérieur en se servant d’un pick and roll et de drives tout en résistant au contact afin d’obtenir la faute (8/9 aux LFs). Nous tenons là, de réelles raisons d’être optimistes pour la suite.

    Brandon Clarke, PF, Memphis Grizzlies : 50m, 12pts, 5.8rds, 1.4pds

    Après avoir scoré 27pts contre Portland juste avant le Break, Clarke est revenu à ses standards habituels avec 8pts et 11rds à Sacramento puis 14pts et 10rds chez les Lakers. Suite à sa belle performance face aux Blazers, l’intérieur avouait que son rôle se réduisait à sauter et attraper la balle. Certes, dans ce domaine il excelle, mais il ne faut en aucun cas sous-estimer ses autres qualités de basketteur.

    Dans le duel perdu face aux Lakers, les hommes de Jenkins étaient menés de 20pts au début du 3e quart-temps. Le coach va faire le choix judicieux de placer son rookie de 23 ans titulaire et ainsi permettre à son équipe de revenir dans le match. Bien sûr, il est toujours à l’affût pour le alley-oop, et le pick and roll avec Ja Morant reste une bonne solution. Par ailleurs, avec 4pds, l’ancien joueur de Gonzaga montre qu’il est capable de distribuer pour ses partenaires démarqués lorsque l’accès au panier lui est interdit par les tours de contrôles McGee, Howard et surtout AD.

    Titulaire lors du match suivant contre les LA Clippers, le canadien va malheureusement se blesser à la hanche et fut contraint de quitter ses partenaires. Espérons qu’il reviendra très rapidement sur le parquet. La course pour les Playoffs s’annonce intense dans le Tennessee.

    Il y a du progrès à faire

    AP Photo via elitesportsny.com
    R.J. Barrett, SG, New York Knicks : 47m, 13.9pts, 5.1rds, 2.4pds

    Les Knicks ne gagnent plus depuis quatre matchs mais le staff de Mike Miller continue d’accorder leur confiance et des responsabilités envers leur rookie avec 34′ face à Houston, 21pts et 5tov. Dans la défaite contre Indiana, le canadien a été l’initiateur de plusieurs séquences offensives. Le résultat est plus que mitigé, avec 17pts mais 0/5 à 3pts, 2pds et 3tov, Barrett est loin d’être efficace sur le terrain, que se soit sur drive, un pick and roll ou bien lors d’une action cruciale en fin de match.

    Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il y a encore du travail devant lui afin de devenir un bon gestionnaire en attaque. Il est le 3e rookie dans le classement des drives par match (9.9), mais son adresse est faible avec 34.8% de réussite (via NBA.com). Le gaucher a dû mal à finir avec sa main opposée et à tendance à forcer des tirs bien trop compliqués. Enfin, les chiffres ne sont pas plus réconfortant sur pick and roll, avec une adresse de 31.8% et un EFG de 32.2%, il s’agit des pires chiffres de la ligue en terme d’efficacité pour une fréquence d’utilisation de cette situation au dessus de 25%. Des secteurs de jeu qu’il va falloir travailler afin qu’il soit sérieusement considéré comme un candidat au ROY.

    Ils pointent enfin le bout de leur nez

    via nbcsports.com
    Juan Toscano-Anderson : 6m, 6.8pts, 3.8rds, 2.2pds

    Nous vous l’avions rapidement présenté dans notre précédent carnet lorsqu’il est entré dans la rotation des Warriors suite à de nombreux mouvements lors de la trade deadline. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que l’americano-mexicain mérite totalement sa place sur le terrain et devrait même voir son temps de jeu augmenter.

    En 24′ de temps de jeu face aux Rockets, il a rempli la feuille de statistiques avec 10pts, 6rds, 5pds et 2stls. On parle bien d’un joueur généreux qui n’hésite pas à venir en aide pour contrer le tir d’Austin Rivers, qui est capable de driver rapidement vers le cercle, et surtout, qui peut effrayer le « towel boy » qui n’a rien vu venir !

    L’ailier va notamment poster son record en carrière avec 16pts dans la défaite contre New Orleans avec 3/5 à 3pts et le meilleur ratio de son équipe avec +6 ! Un bon joueur d’équipe capable de faire toutes les actions qui sont nécessaires pour remporter un match.

    Kelan Martin : 25m, 6.6pts, 3.4rds, 0.7pd

    Minnesota a été l’un des acteurs majeurs de la trade deadline, et la saison semble déjà pliée avec seulement 16 victoires en 56 matchs. Coach Saunders peut se permettre de faire jouer ses nombreux rookies afin qu’ils puissent se faire les dents. C’est ainsi que l’ailier Kelan Martin est en train de tirer profit des ces opportunités en attaque avec un record en carrière à Denver avec 21pts, 7/15 aux tirs et 3/8 à 3pts.

    S’il y a bien une chose à retenir de ce joueur qui évoluait en Allemagne la saison dernière, c’est qu’il est indéniablement attiré par le panier et qu’il peut dégainer dès que le ballon arrive dans ses mains. Il sera intéressant de voir sa production évoluer positivement et s’il peut maintenir son 100% aux lancers-francs avec un parfait 22/22 en cours.

    Dix autres élèves à surveiller :

    Tyler Herro, SG, Miami Heat : 46m, 13.1pts, 4rds, 2pds

    Eric Paschall, PF, Golden State Warriors : 53m, 13.2pts, 4.7rds, 1.7pds

    Jarrett Culver, SG, Minnesota Timberwolves : 55m, 9.1pts, 3.4rds, 1.8pds

    Terence Davis, SG, Toronto Raptors : 58m, 8.2pts, 3.5rds, 1.7pds

    Naz Reid, C, Minnesota Timberwolves : 22m, 8.1pts, 3.2rds, 0.8pd

    Michael Porter Jr, SF, Denver Nuggets : 42m, 7.9pts, 4.4rds, 0.7pd

    Jordan McLaughlin, PG, Minnesota Timberwolves : 22m, 7.2pts, 1.8rds, 4pds

    Sekou Doumbouya, SF, Detroit Pistons: 32m, 6.7pts, 3.3rds, 0.4pd

    Cameron Johnson, SF, Phoenix Suns : 45m, 7.8pts, 2.8rds, 1.1pds

    Nicolo Melli, F, New Orleans Pelicans: 46m, 6.7pts, 3rds, 1.1pds

  • Le carnet des rookies 6.0

    Le carnet des rookies 6.0

    Chaque semaine Clutch Time vous propose un petit focus sur les rookies afin de faire le point sur les bonnes ou mauvaises performances des débutants.

    On se dirige tout droit vers un duel passionnant entre les deux premiers choix de la draft, tandis que les autres rookies rentrent dans une période creuse. La fatigue commence à s’installer, les bonnes performances se font de plus en plus rares et les pépins physiques s’accumulent, voici pourquoi des rookies moins connus seront abordés dans ce 6e carnet. Une pause de quelque jours sera plus que bienvenue, mais en attendant voici ce que l’on peut retenir de ces huit derniers jours. (les statistiques sont arrêtées au 12/02/20)

    Les meilleurs élèves de la classe

    Citisportonline.com
    Zion Williamson, PF, New Orleans : 9m, 21pts, 7.7rds, 2.3pds

    Le phénomène Zion n’a joué que deux matchs depuis notre dernier carnet. Le staff des Pelicans lui a prescrit du repos pour le match des Pacers afin de soigner sa cheville. Face aux Bulls, il parvient à scorer 21pts en seulement 25‘ avec un efficace 9/11 aux tirs. Le N°1 de la draft est impressionnant de rapidité et de mobilité dans la raquette. Il est capable de rebondir plus vite que n’importe quel joueur de la ligue ce qui lui permet ainsi d’être omniprésent pour la bataille du rebond. Les axes majeurs à travailler concernent sa protection de balle (5 tov), et son adresse aux lancers-francs (3/5). Néanmoins, Williamson est toujours aussi impressionnant de régularité, son apport est largement significatif avec une série de 5 matchs consécutifs avec minimum 20pts. Dans la victoire importante pour les Playoffs face à Portland, Zion obtient son record en carrière avec 31 pts en 27′! A celà s’ajoute 9rds et 5pds ainsi qu’un ratio de +25 quand il est présent sur le terrain, soit le meilleur chiffre pour un Pelican! La course pour le titre de Rookie de l’année serait-elle relancée ?

    Ja Morant, PG, Memphis Grizzlies : 47m, 17.6pts, 3.5rds, 7pds

    Encore une semaine de passée depuis notre dernier carnet et encore des performances dignes d’un ROY pour le meneur des Grizzlies! Dans un premier temps, une performance très propre dans la victoire à Dallas (21pts et 10/12 aux tirs), ensuite un dunk dans la raquette des Sixers avec Jojo Embiid peu enclin à se mettre en travers de la route de Ja, et enfin, le premier triple double de sa jeune carrière à Washington, 27pts 10rds 10pds. Il s’agit du 2e rookie le plus jeune de l’histoire de la franchise du Tennessee à réaliser un tel exploit.

    Une performance incroyable aux yeux du coach adverse, Scott Brooks, qui ne manquera pas de le féliciter:

    « Ce gars est jeune, mais il joue comme un All-Star depuis 5 ans. Il contrôle le jeu…C’est un problème. » Scott Brooks

    via Commercial Appeal

    Pas toujours régulier mais toujours présents

    raptorsrapture.com – Aditya Chandran
    Terence Davis, SG, Toronto Raptors : 54m, 8.1pts, 3.5rds, 1.8pds

    Les champions en titre sont en train de réaliser une saison remarquable avec une série en cours de 15 victoires consécutives, et pour notre plus grand plaisir, le rookie Terence Davis prend pleinement part à cette aventure. L’arrière a vécu une belle semaine avec 11pts puis 17pts dans la double confrontation face aux Pacers. De plus, le rookie était bien de la partie dans le money time et répondra présent avec 11pts dans le dernier quart-temps lors du 2e face à face. Des actions clutchs, dont un dunk sur un rebond offensif et une couverture digne d’un DPOY sur Doug McDermott. Le lendemain, il confirme sa belle forme en scorant 20pts dans la victoire face à Brooklyn avec un joli 5/8 à 3pts. Avec les absences notables des arrières Kyle Lowry et Norman Powell, Nick Nurse place son rookie meneur de jeu et ce dernier a démontré de réelles dispositions à lancer une contre-attaque.

    Autre aspect important de son jeu, cet arrière 1.93m ne cesse de roder les parages dans l’optique éventuelle de gober un rebond offensif qui traînerait ic et là.

    Nul doute que Toronto est tout a fait conscient de tenir là un joueur fiable et productif, tout en rappelant qu’il n’a pas été drafté ni sélectionné pour le Rising Stars Challenge.

    Rui Hachimura, F, Washington Wizards : 29m, 14.1pts, 6rds, 1.6pds

    Le japonais a repris ses bonnes habitudes depuis son retour de convalescence. Un jeu offensif orienté face au panier et des jumps shoots à deux points juste en dehors de la raquette. Des aspects que l’on retrouve de moins en moins dans le jeu actuel, et qui font la force du rookie de 21 ans. Cependant, sur les deux derniers matchs, Hachimura affiche un intéressant 3/6 à trois points, et laisse envisager une augmentation du pourcentage de tentatives à 7m23 et pourquoi pas une amélioration significative dans les semaines à venir. Son match à Dallas a été très convaincant, avec 17pts 6rds et 2stls puis l’ancien de Gonzaga a réussi ce que peu de rookie réalisent en ce moment, scorer plus de 15pts sur deux matchs d’affilés. Dans la victoire à Chicago, l’ancien joueur de Gonzaga plante 20pts avec une adresse de 7/12 aux tirs. La majorité de ses points sur ce match sont « in the paint ».

    https://www.youtube.com/watch?v=zaR8ayUMZmA
    Jordan McLaughlin, PG, Minnesota Timberwolves : 18m, 6.7pts, 1.1rds, 3.9pds

    En l’espace de quelques instants, l’ancien joueur de USC s’est retrouvé seul meneur de jeu des Timberwolves! Avec les départs successifs de Jeff Teague puis de Shabazz Napier, Minnesota lui a confié les rennes de l’équipe sur plusieurs séquences de jeu en attendant l’arrivée de D’Angelo Russell. Résultat, face à Atlanta, McLaughlin affiche une jolie ligne de statistique avec 15pts, 7pds, 3stls et 0 perte de balle. Mais sa plus belle soirée est celle face aux Clippers, en effet, le rookie va aligner sa performance la plus aboutie avec 24pts (record!), 4rds, 11pds (record!) et une précieuse adresse aux tirs: 11/15.

    Ce joueur d’environ 1.80m a de la dynamite dans les jambes et on n’oublie pas de relever ses deux dunks dans le trafic qui vont en surprendre plus d’un et notamment un certain Kawhi Leonard.

    L’intégration de Russell dans le roster va bien sûr limité le temps de jeu du rookie, à Toronto, McLaughin n’a joué que 16′ avec une faible production: 3pts et 5pds. Mais il est évident qu’il est bien rentré dans la rotation de l’équipe avec un poste de remplaçant juste derrière Russell.

    Kevin Porter Jr, SG, Cleveland Cavaliers : 41m, 9.6pts, 3.1rds, 2pds

    Depuis son retour sur les terrains, l’ancien de USC enchaîne les matchs à plus de dix points, avec une série en cours de six. KPJ s’est installé dans un rôle de 6e homme à Cleveland. Coach Beilein n’hésite pas à le faire rentrer à la place de Sexton pour offrir un peu de temps de jeu pour le backcourt KPJ/Garland. Sur les six rencontres en question, les performances de KPJ sont encourageantes: 15.8pts, 50% aux tirs et 46.7% à 3pts. Face aux Clippers, l’arrière s’est autorisé une prestation offfensive solide avec 17pts et 8/14 aux tirs :

    En revanche, son temps de jeu et ses responsabilités augmentent au détriment de la performance collective. Cleveland est sur une série de 6 défaites de rang, et KPJ se traîne un ratio négatif de -11.2 pts, soit la pire valeur pour un Cavalier ayant participé à ces six matchs. Bien que talentueux en attaque, l’arrière devra s’améliorer dans son approche en défense (2.7 fautes) et dans la conservation de la balle (2.8 tov).

    C’est loin d’être une belle période pour eux

    Issac Baldizon – NBAE via Getty Images

    Kendrick Nunn, PG, Miami Heat : 50m, 15.4pts, 2.7rds, 3.5pds

    Le meneur du Heat semblait être le concurrent idéal à Ja Morant pour se disputer le titre du rookie de l’année, malheureusement, les dernières apparitions du premier cité laissent perplexes. Son temps de jeu est toujours aussi conséquent, mais son adresse aux tirs a drastiquement chuté :

    • @LA Clippers: 35′, 13pts et 5/17 aux tirs
    • @Sacramento: 34′, 16pts et 6/19 aux tirs
    • @Portland: 27′, 9pts et 4/18 aux tirs
    • @Golden State: 29′, 4pts et 2/13 aux tirs

    Sur ces quatre dernières rencontres, Nunn tourne à 25.4% aux tirs et 22.2% à 3pts, il s’agit des pires pourcentages chez les rookies avec un minimum de 5 tirs tentés par match (via NBA.com). Des chiffres alarmants et inquiétants pour son équipe. Il semblerait que ses soucis au niveau de son tendon d’Achille soient plus handicapants que prévu. Il sera bien présent au Rising Stars Challenge, mais espérons tout de même qu’il pourra recharger les batteries les jours suivants.

    Sekou Doumbouya, SF, Detroit Pistons: 28m, 6.9pts, 3.4rds, 0.4pd

    Comme évoqué dans le dernier article French Connection, le français est actuellement dans une mauvaise passe. Tout d’abord, il perd sa place de titulaire, ensuite ses tirs ne rentrent pas, puis sa défense pose problème et son apport est bien trop faible:

    • vs Phoenix: 15′, 5pts, 2rds, 1pd
    • @Oklahoma City: 25′, 8pts, 4rds, 0pd
    • vs New York: 12′, 5pts, 3rds, 0pd
    • vs Charlotte: 18′, 4pts, 4rds, 0pd

    Sur le terrain, le français semble peu concerné et affiche toujours cette attitude nonchalante qui déplaît clairement à son coach:

    « Il a eu des opportunités jusqu’à présent. En tant que jeune joueur, tu feras des erreurs, mais le manque d’intensité ne devrait pas être l’une d’entre elles. » Dwane Casey

    via Forbes
    Jarrett Culver, SG, Minnesota Timberwolves : 51m, 9.2pts, 3.4rds, 1.8pds

    Le 6e choix de la draft a clairement baissé le pied lors de ses dernières sorties. Seulement 7pts de moyenne avec une adresse aux tirs de 35.1% et 28.6% à 3pts. Culver n’est pas encore à l’aise avec son shoot, et les différentes modifications apportées au roster ont pu éventuellement affecter le rookie. Lors de ses deux dernières titularisations, l’arrière ne marque que 7 unités contre Atlanta et 5 contre les Clippers. Face à de telles performances, coach Saunders a pris la décision de le replacer sur le banc avec un effet positif immédiat. En effet, à Toronto, le jeune joueur a repris des couleurs avec 15pts en 21′, son premier match au dessus des 10 points depuis le 18 janvier 2020! En espérant que le finaliste de la March madness 2019 retrouve un peu de confiance en attaque en se frottant contre les seconds units de la ligue.

    Ils pointent enfin le bout de leur nez

    NBC Sports (DR)
    Adam Mokoka, SG, Chicago Bulls : 6m, 2.5pts, 0.7rd, 0pd

    Comme évoqué dans l’article sur les français en NBA, l’arrière de 21 ans en two way contract avec Chicago a marqué ses premiers paniers dans le garbage time contre New Orleans. Le français a maximisé son temps de jeu en réalisant un exploit historique avec 15pts en seulement 5′. Seul trois joueurs dans toute l’histoire de la ligue peuvent se targuer d’une telle performance. L’ancien joueur du Mega Bemax (Serbie) a ramené son équipe à seulement 7 points des Pelicans à coup de trois points (3/3), ce qui lui a valu des chants « MVP » de la part du United Center! Espérons qu’il ne s’agit pas d’un simple feu de paille, et que l’on retrouvera très vite Mokoka sur le parquet.

    Romeo Langford, SG, Boston Celtics : 18m, 3pts, 1rds, 0.2pd

    Les apparitions du 14e choix de la draft 2019 sont toujours aussi rares et irrégulières, et pourtant ces derniers jours il a connu sa première titularisation contre Orlando puis a enchaîné pour la première fois de la saison deux matchs à plus de 28′ de temps de jeu. Actuellement, son meilleur match est celui contre les Hawks, avec 16pts (record!) et du temps de jeu dans le money time. Des paniers importants dans les dernières minutes et une défense décisive sur Kevin Huerter, des actions et des signes encourageants pour ce joueur de 20 ans. L’arrière de 1.98m possède une envergure Gobertesque de 2.11m, ce qui lui permet d’être actif au rebond et de gêner considérablement les passes adverses. Son contre athlétique sur Goodwin en est la preuve !

    Espérons que le staff médical soit compétent

    Tyler Herro, SG, Miami Heat : 46m, 13.1pts, 4rds, 2pds

    Cela fait bientôt plus d’une semaine que Herro est en convalescence à cause d’une gêne physique à la cheville droite contractée lors de la rencontre face aux Sixers. Sur le terrain, le rookie de 19 ans n’est pas du genre à se cacher dans un corner, il ne cesse de courir pour aller effectuer un main à main ou bien pour se dégager d’un défenseur bien trop collant. Une activité que l’on retrouve également de l’autre côté du parquet. Herro ne se ménage pas et déborde d’énergie, une charge de travail depuis septembre qui lui coûte sûrement sa place sur le terrain actuellement. Le staff de Miami souhaite le préserver et ne précipitera pas son retour. En revanche, la mauvaise nouvelle, c’est qu’il ne sera pas en tenue pour le Rising Stars Challenge, il est déjà remplacé par l’arrière des Cavaliers, Collin Sexton.

    Michael Porter Jr, SF, Denver Nuggets : 39m, 8pts, 4.4rds, 0.7pd

    Le rookie de 21 ans n’a pas foulé les terrains depuis le début du mois de février. Toujours concerné par sa cheville droite (encore!), le staff de Denver ne souhaite prendre aucun risque avec un joueur possédant un dossier médical aussi épais que son coéquipier Nikola Jokic. Il devrait reprendre la compétition après le All Star break. On espère le revoir très vite, tant il nous avait donné satisfaction en janvier.

    Un petit nouveau dans la classe

    Golden State Warriors via Mexico.as.com
    Juan Toscano-Anderson : 2m, 4pts, 3rds, 1.5pds

    Les Warriors se sont montrés très actifs lors de la Trade Deadline. Cinq joueurs ont quitté le navire tandis que seul Andrew Wiggins arrive dans la Bay. Steve Kerr a dû composé avec un roster très réduit. Par conséquent, le FO a signé quelques contrats dont un garanti pour le rookie de 26 ans en provenance de Marquette: Juan Toscano-Anderson. Cet ailier jouait pour l’équipe de G-League des Warriors depuis 2018 et affichait des moyennes de 9.3pts, 7.8rds et 2.3pds. Ce jeune inconnu a déjà fait ses débuts cette semaine en devenant la doublure d’un autre néo-Warrior Andrew Wiggins.

    Dix autres élèves à surveiller :

    • De’Andre Hunter, SF, Atlanta Hawks : 52m, 12.2pts, 3.9rds, 1.8pds
    • Darius Garland, PG, Cleveland Cavaliers : 52m, 12.2pts, 1.9rds, 3.8pds
    • R.J. Barrett, SG, New York Knicks : 44m, 13.6pts, 5.1rds, 2.5pds
    • Eric Paschall, PF, Golden State Warriors : 49m, 13.3pts, 4.7rds, 1.7pds
    • Brandon Clarke, PF, Memphis Grizzlies : 46m, 12pts, 5.7rds, 1.4pds
    • P.J. Washington, PF, Charlotte Hornets : 46m, 11.9pts, 5.4rds, 2pds
    • Coby White, PG/SG, Chicago Bulls : 55m, 11.1pts, 3.5rds, 2.4pds
    • Cameron Reddish, SF, Atlanta Hawks : 47m, 9.1pts, 3.7rds, 1.5pds
    • Matisse Thybulle, SG, Philadelphie Sixers : 47m, 4.9pts, 1.6rds, 1.2pds, 1.4ints
    • Cameron Johnson, SF, Phoenix Suns : 41m, 7.7pts, 2.9rds, 1.1pds
  • Le carnet des rookies 5.0

    Le carnet des rookies 5.0

    Chaque semaine Clutch Time vous propose un petit focus sur les rookies afin de faire le point sur les bonnes ou mauvaises performances des débutants.

    Nous connaissons désormais les jeunes joueurs invités à participer au Rising Star Challenge qui opposera les Etats-Unis contre les étrangers. Tandis que certains rookies continuent de se montrer à leur avantage, d’autres sont moins en réussite et doivent soigner leurs bobos. (les statistiques sont arrêtées au 05/02/20)

    On a hâte de les voir au Rising Star Challenge

    alleyoopquebec.com
    Zion Williamson, PF, New Orleans : 7m, 19.6pts, 8rds, 2.1pds

    Certains ont été surpris, voire désabusés en apprenant la sélection du N°1 de la draft pour ce match en soulignant le fait qu’il n’a joué que six matchs. Et pourtant, ses débuts dans la ligue sont plus que satisfaisants. Impossible pour la ligue de laisser le roi des « Highlights sur YouTube » passer un week-end tranquille loin de la grande fête de mi-saison.

    Sur les cinq derniers matchs, il est tout simplement le meilleur scoreur de la classe et le meilleur gobeur de rebonds offensifs avec 3.8 prises (via NBA.com). Quand Zion est sur le terrain, les Pelicans obtiennent 11.9% de rebonds offensifs supplémentaires (via Basketball Reference). L’ancien joueur de Duke est un aimant à ballon, si bien, qu’il peut récupérer le ballon sur son propre tir manqué.

    Son temps de jeu augmente match après match et Zion enchaîne trois matchs de suite à plus de vingt points: 29′ et 24pts contre Memphis, 33′ et 21pts contre Houston, 32‘ et 20pts contre Milwaukee. La majorité de ses points sont obtenus dans la peinture après avoir été servi par Lonzo Ball ou bien Jrue Holiday, et l’intérieur ne manque pas de nous offrir sur ce match, un panier digne de Julius Erving.

    Le genre d’action que l’on aimerait voir 100 fois plus souvent que des valises de tirs à trois points lors d’un Rising Star Challenge par exemple…

    Ja Morant, PG, Memphis Grizzlies : 44m, 17.3pts, 3.4rds, 7.1pds

    Memphis continue sa belle saison avec une seule défaite sur les six derniers matchs. Le staff des Grizzlies optimise au maximum le potentiel de leurs jeunes joueurs en misant sur la vitesse et le jeu en transition. Pour sa première au Madison Square Garden, Ja Morant est propre et efficace (10pds et 0 ballon perdu). Le rookie ne tente que très rarement sa chance à 3pts (2 par matchs en moyenne) mais il est toujours aussi imprévisible dans ses drives.

    Triple tenant du titre du rookie du mois à l’Ouest, Ja Morant fait le show et peut devenir LA raison pour laquelle les gens regardent les matchs de Memphis. Coach Jenkins en a bien conscience en régulant sa charge de travail afin de minimiser les risques de blessures. En se penchant sur les 4 dernières rencontres, Morant n’est présent sur le parquet que 27 minutes en moyenne. De notre côté, on espère le voir bien plus longtemps lors du RSC.

    Tyler Herro, SG, Miami Heat : 46m, 13.1pts, 4rds, 2pds

    Pour la première fois depuis 2005, Miami va envoyer deux jeunes joueurs au Rising Star Challenge. Kendrick Nunn et Tyler Herro vont représenter la franchise floridienne et succéder à Dwyane Wade et Udonis Haslem. En sortie de banc, l’ancien de Kentucky a obtenu des responsabilités dès le début de la saison et a prouvé que l’on pouvait compter sur lui lors du money time. Herro est toujours aussi menaçant à 7m23 avec un joli 6/10 contre Orlando et 23 points en 26 minutes.

    A 19 ans, le rookie est diaboliquement efficace sur catch & shoot avec un EFG de 66.8%, et une adresse de 45.5% à 3pts. Le Heat serait bien inspiré de l’alimenter un peu plus souvent, seulement 29.3% de ses tirs sont pris dans ces conditions (via NBA.com).

    La saison régulière est un marathon, et l’organisme du jeune joueur commence à ressentir une certaine fatigue. Contre Philadelphie, il n’a joué que 10′ à cause d’une douleur au pied droit. Spoelstra et son staff devront veiller sur leur rookie afin de passer l’hiver sans trop de dégâts.

    Eric Paschall, PF, Golden State Warriors : 46m, 13.5pts, 4.7rds, 1.7pds

    Un rayon de soleil dans le ciel gris de San Francisco. Le rookie sélectionné en 41e position de la dernière draft par les Warriors vient d’être invité pour le Rising Star Challenge. L’ancien joueur de Villanova est toujours aussi agressif en attaque. Il n’hésite pas à driver tête baissée et à se déchaîner dans la raquette pour le rebond comme dans la victoire contre les Wizards (16pts).

    Plus ou moins en réussite aux tirs (41%), il faut tout de même souligner le fait que Paschall est capable d’obtenir des fautes. Avec une moyenne de 4.2 lancers francs tentés sur les cinq derniers matchs associée à une adresse correcte de 71.4%, c’est le 3e rookie dans ce classement derrière les vedettes Zion & Ja (via NBA.com).

    Rui Hachimura, F, Washington Wizards : 26m, 13.8pts, 5.9rds, 1.5pds

    He’s Back ! On n’avait pas vu le japonais depuis le 16 décembre 2019, soit 23 matchs manqués à cause de soucis au niveau de l’aine. Cette absence ne l’a pas pour autant empêché d’être sélectionné pour le RSC.

    C’est donc face aux Warriors que l’ailier a repris ses bonnes habitudes en scorant 11 points en 25 minutes. Le rookie s’est mis directement dans le bain avec le premier panier du match.

    Le rookie de 21 ans affectionne particulièrement ces tirs à 2pts près de la raquette, étant donné qu’il n’est pas encore prêt à arroser à 3pts (84.6% de ses tirs sont à 2pts, via NBA.com).

    Kendrick Nunn, PG, Miami Heat : 46m, 15.8pts, 2.8rds, 3.5pds

    Triple tenant du titre du Rookie du mois, Nunn a récemment manqué les trois premiers matchs de sa carrière NBA fin janvier. Le meneur scoreur du Heat peine à retrouver son rythme et Miami préfère limiter ses minutes afin d’éviter une éventuelle rechute. Suite à des douleurs au tendon d’Achille, Spoelstra lui a accordé 16 minutes à Orlando et 24 dans l’écrasante victoire contre Philadelphie.

    Mérité ou pas, ils sont aussi invités

    NBA.com
    • Brandon Clarke, PF, Memphis Grizzlies : 43m, 12pts, 5.7rds, 1.4pds: Victoire à New York : 26′, 17pts, 5rds, 3ints, le canadien souffre actuellement de douleurs à la hanche.
    • Nickeil Alexander-Walker, SG, New Orleans Pelicans : 39m, 5.4pts, 2rds, 1.9pds: Étant canadien, il jouera avec la sélection étrangère.
    • R.J. Barrett, SG, New York Knicks : 41m, 14.1pts, 5.2rds, 2.5pds: N’a pas joué cette semaine : entorse cheville droite.
    • P.J. Washington, PF, Charlotte Hornets : 44m, 12.1pts, 5.4rds, 2.1pds: Absent depuis deux matchs suite à une entorse à la cheville droite. Il a effectué un retour sur le banc contre Houston (8pts en 24′)

    Il ont été snobés mais on ne les oublie pas

    David Zalubowski – AP
    Michael Porter Jr, SF, Denver Nuggets : 39m, 8pts, 4.4rds, 0.7pd

    L’ailier n’a pas été convoqué pour le RSC, et pourtant il continue d’apporter dans une franchise placée dans le top 3 à l’Ouest. Son temps de jeu s’est stabilisé autour des 25 minutes. MPJ ne perd pas de temps et prend en moyenne 11.3 tirs lors de ses 5 derniers matchs avec 52.9% de réussite à 3pts ! Auteur de 12 points et 12 rebonds, contre Utah, il faisait également parti du lineup qui a infligé un 17-0 en 2e mi-temps permettant à son équipe de passer devant au score. Son step back 3 est McGradyesque!

    MPJ est tout simplement devenu essentiel en sortie de banc, sa contribution dans la belle victoire chez les Bucks a été significative avec 15 points et 11 rebonds en 25 minutes, sans oublier qu’il est capable de déstabiliser un bon défenseur comme Khris Middleton.

    Malheureusement, MPJ n’a pu prendre part à la fin de ce match à cause d’une blessure à la cheville droite. Il n’a pas joué à Detroit ni contre Portland. Dommage pour le rookie qui capte le plus rebonds en moyenne sur les récentes rencontres (9rds via NBA.com). Une qualité qui fait de lui le joueur idéal afin de former différents lineups.

    Terence Davis, SG, Toronto Raptors : 50m, 7.7pts, 3.4rds, 1.8pds

    L’arrière aura attendu son cinquantième match dans la grande ligue pour claquer son record de points! Et quel record: 28 minutes, 31pts avec un somptueux 12/15 aux tirs et 6/7 à 3pts. Celui qui fut snobé le soir de la Draft est en train de devenir tranquillement le steal de sa promotion.

    Bien qu’il ne soit pas le joueur le plus athlétique ni le plus rapide, il possède un bon handle et un bon placement des pieds lui permettant ainsi de tromper la vigilance de son défenseur. Par ailleurs, sur le plan collectif, Toronto est actuellement 2e à l’Est et présente une belle série de 11 victoires consécutives. Davis peut se passer du RSC, il préfère sûrement jouer les Playoffs en avril prochain.

    Coby White, PG/SG, Chicago Bulls : 52m, 11.1pts, 3.4rds, 2.2pds

    Les Bulls alternent le mauvais et le très mauvais. A l’heure d’écrire ces lignes, Coby White a joué tous les matchs de son équipe sans pour autant démontrer des progrès dans la sélection de ses tirs et dans ses choix en matière de passes. A Indiana, l’arrière a marqué 9pts sans aucune passe décisive, contre Brooklyn il a apporté 11pts et une seule passe décisive, pas flamboyant pour un joueur qui souhaite jouer plus souvent meneur de jeu. Lorsque White drive vers le panier, ses passes décisives ne représentent que 6.6% (via NBA.com), et parfois, il perd la balle en tentant de la ressortir désespérément.

    Certes, il n’est pas aidé par ses coéquipiers, mais il est encore très loin d’être un gestionnaire sur le terrain, le joueur de 19 ans peut toujours être une menace extérieure, ce sont en tout cas les directives du staff qui le pousse à prendre plus de tirs à 3pts (4/11 dans la défaite à Toronto).

    Darius Garland, PG, Cleveland Cavaliers : 50m, 12.2pts, 2rds, 3.7pds

    Le jeune meneur a été mis au repos lors de la rencontre contre New Orleans. Une petite pause nécessaire afin de retrouver un peu de lucidité sur le terrain pour celui qui va par la suite enchaîner des matchs à 35, 32 puis 39 minutes. Avec une moyenne de 5.3pds sur les cinq derniers matchs, le rookie est amené à gérer plus d’actions offensives. Contre les Raptors (16pts & 8pds), coach Beilein lui a accordé du temps de jeu aux côtés de la second unit afin d’être le porteur de balle exclusif, et son entente avec l’intérieur Larry Nance Jr serait une association intéressante à développer.

    Néanmoins, Cleveland ne gagne pas (4 défaites de suite), et le jeune meneur n’offre aucune garantie défensive pour le moment. Son tir n’est pas encore fiable bien que sa mécanique semble bonne et il se montre peu consciencieux en attaque (6 pertes de balle contre New York). Enfin, il score seulement sur 37.5% de ses drives, par conséquent, il fait partie des pires rookies dans ce domaine (via NBA.com).

    Kevin Porter Jr, SG, Cleveland Cavaliers : 39m, 9.3pts, 3.1rds, 1.9pds

    L’ancien joueur de USC réalise une belle série avec minimum 10 points par matchs depuis cinq rencontres. Il tente plus sa chance à 3pts, et n’hésite pas à attaquer le panier. Face aux Warriors, l’arrière s’est distingué avec 19pts, 3/9 à 3pts et 6/6 aux lancers-francs en seulement 23 minutes.

    En défense, le rookie ne lâche rien et reste actif. Sur ses cinq derniers matchs, il tourne à 1.4 interceptions par rencontre soit le 3e meilleur de sa classe (via NBA.com). Lorsqu’il est sur le terrain, Cleveland présente un taux d’interceptions de +2.6% (via Basketball Reference).

    Tout n’est pas parfait pour le joueur de 19 ans qui perd beaucoup trop de ballons (7 contre Toronto). Par exemple, un pied sur la ligne, un dribble sur son pied, un ballon pas assez protégé sur un drive. Des situations récurrentes qui font de KPJ le 2e rookie perdant le plus de ballon en situation de drive !

    Sekou Doumbouya, SF, Detroit Pistons: 24m, 7.1pts, 3.4rds, 0.4pd

    Après des débuts prometteurs et une place de titulaire, le voyage de Sekou en NBA subit quelques turbulences. A Brooklyn, il n’a joué que 7 minutes pour une feuille de stats complètement vierge et une valeur de -20 quand il est sur le terrain. Son coach Dwane Casey ne manquera pas de recadrer son rookie en interview.

    « Il y a une chance pour qu’il retourne en G-League, juste pour avoir plus de temps de jeu, pour qu’il retrouve cette soif de vaincre[…] Il a 18-19 ans, il a encore beaucoup à faire et doit continuer à grandir. Il a le talent, on doit juste continuer à le développer, pas seulement en tant que joueur de basket, mais aussi en tant que jeune homme. Il doit comprendre ce que ça veut dire d’être un pro. »

    via Fox Sport

    L’ancien joueur de Limoges n’a pas été aligné lors de la rencontre contre Toronto mais retrouvera tout de même sa place dans le cinq de départ deux jours après dans la victoire surprenante en prolongation contre Denver (17pts en 34). Le français n’a scoré qu’en première mi-temps, puis n’a joué aucune minute de la prolongation. Son ratio +/+ est encore négatif avec -12 points pour son équipe lorsqu’il est sur le terrain.

    Il y a encore beaucoup de progrès à réaliser (2/15 aux tirs contre Memphis) mais quoi de plus normal pour le plus jeune joueur de la ligue. Notez qu’il est tout à fait capable de punir l’adversaire à trois points et son déplacement sans ballon est intéressant.

    De’Andre Hunter, SF, Atlanta Hawks : 48m, 12.3pts, 3.8rds, 1.8pds

    Quel dommage que l’ailier des Hawks soit blessé à la cheville! Sur ses trois dernières performances, Hunter tourne à 18.3pts, 3.3pds 55.6% aux tirs et 41.2% à 3pts. Lors de la belle victoire contre les Sixers, il s’est mué en playmaker lors des situation de drive & kick. Le champion NCAA 2019 possède une bonne vision de jeu qui serait utile dans un jeu offensif majoritairement dicté par Trae Young. En revanche, l’ailier de 2.01m doit apprendre à résister au contact et travailler sur son jeu au poste bas. Voici deux exemples en match contre le géant Raul Neto (1.85m).

    Pas la meilleure des périodes…

    Winona Daily News
    • Jarrett Culver, SG, Minnesota Timberwolves : 48m, 9.2pts, 3.5rds, 1.9pds: Sur une mauvaise série de 4.9pts et 28.9% aux tirs sur 7 matchs !
    • Cameron Reddish, SF, Atlanta Hawks : 46m, 9.1pts, 3.8rds, 1.5pds: Sorti au bout de 7′ contre Dallas, suite à un coup de coude.Absent pour commotion.
    • Matisse Thybulle, SG, Philadelphie Sixers : 43m, 4.9pts, 1.6rds, 1.3pds, 1.5ints: Titulaire une fois sur les 4 derniers matchs (1v-3d)
  • Le carnet des rookies 4.0

    Le carnet des rookies 4.0

    Chaque semaine ClutchTime vous propose un petit focus sur les rookies afin de faire le point sur les bonnes ou mauvaises performances à retenir.

    Depuis dimanche dernier, des familles et la NBA sont endeuillées par ce tragique accident. Kobe Bryant nous manque déjà et restera à jamais dans nos mémoires. Il est possible de retrouver chez certains joueurs actuels quelques uns de ses fadeaway jumpers, ses moves poste bas, son mâchouillage de jersey. Profitons des tous ces artistes qui nous font vibrer à travers ce sport que l’on aime tant.

    Cette semaine, nous évoquons les débuts tant attendus de Zion et ce que l’on peut retenir des performances de ces derniers jours pour les autres débutants. (les statistiques sont arrêtées au 29/01/20)

    Ils sont l’avenir et ils assurent déjà le show

    CBS Sports
    Zion Williamson, PF, New Orleans : 4m, 18pts, 8.3rds, 1.5pds

    L’impatience qui animait l’univers NBA s’est évaporée. Les fans et les journalistes se tournaient régulièrement vers la Nouvelle Orleans en quête d’informations sur le prodige, comme un client au restaurant fixant du regard avec insistance le serveur pour recevoir enfin son dessert. C’est face aux Spurs que Zion a marqué son premier panier. Malgré un début de rencontre compliqué, Williamson va nous servir un succulent 4e quart-temps avec 17 points de suite (4/4 à 3pts) permettant ainsi aux Pelicans de revenir au score.

    Un coup de chaud stoppé par le staff médical suivi du coach Alvin Gentry afin de préserver le joyau.

    « J’ai checké avec le staff médical et ils m’ont dit : ‘Il doit sortir’. J’ai dit : ‘Je ne le sors pas tout de suite, je le fais encore jouer 2 minutes’. Et il a mis trois 3-points. Il m’a dit : ‘Coach, je peux gagner ce match’. J’ai dit : ‘Je sais, mais je dois te sortir’. » Alvin Gentry

    via ESPN

    Des précautions similaires sont prises face aux Nuggets. Son temps de jeu est légèrement en hausse mais toujours pas de Zion dans le money time. Dans ce match, le rookie a montré qu’il pouvait être un problème pour ses adversaires au poste bas. Bien qu’il cherche naturellement à se retrouver en position de tir sur sa main gauche, il faut avouer qu’il a un bon touché.

    Le staff des Pelicans essaye pour l’instant de contenir la bête, mais il est évident qu’il apporte énormément sur le terrain. Son entente avec le meneur Lonzo Ball saute aux yeux et peut se révéler redoutable pour les semaines à venir.

    Bien que San Antonio l’ait complètement laissé ouvert à 7.23m, Williamson se nourrit principalement « in the paint », avec près de 83% de tentatives (via NBA.com). Les Pelicans peuvent encore accrocher les Playoffs, et le retour de Zion ne peut que les aider (29′ dans la victoire à Cleveland).

    Ja Morant, PG, Memphis Grizzlies : 41m, 17.5pts, 3.5rds, 7.1pds

    L’arrière a connu son plus mauvais match mercredi dernier à Boston. Une défaite de 24 points d’écart, seulement 2pts en 24 minutes et une défense sur Kemba Walker guère convaincante. Tous les rookies peuvent passer à travers et Ja s’est repris en allant chercher la victoire à Detroit (16pts & 12pds) puis contre Phoenix (23pts & 8pds). Le meneur est toujours aussi spectaculaire et continue de nous gratifier de quelques unes de ses inventions.

    Memphis tient toujours sa 8e place à l’ouest. Leur rookie fait toujours partie des joueurs les plus dangereux de la ligue (top 15) sur les drives avec 9.8pts et 2.2pds par match lorsque Morant attaque le cercle (via NBA.com). Sa prestation dans la belle vicoitre contre les Nuggets est impressionnante (14pts, 6rds, 7pds 4ints) de part son influence sur le jeu, les Grizzlies tiennent là un pur magicien.

    On veut les voir plus longtemps sur le terrain

    YouTube
    Tyler Herro, SG, Miami Heat : 44m, 13.1pts, 4.2rds, 2pds

    La semaine dernière, Tyler Herro était absent de notre carnet suite à des ennuis physiques l’empêchant ainsi de jouer plusieurs matchs et de performer. Cette période n’est plus qu’un mauvais souvenir, dès son retour l’arrière a enchaîné trois matchs de suite à plus de trente minutes de jeu (40′ contre les Clippers). Il a repris des couleurs en scorant 25 points dans la victoire en prolongation contre Washington avec un superbe 7/9 à 3 points.

    Une performance qui lui vaudra des compliments de la part d’un autre spécialiste en la matière, Bradley Beal :

    « Il a une équipe qui veut qu’il shoote, et il est capable de ce genre de choses. Donc il va aller sur le terrain et ne pas hésiter. C’est incroyable de voir à quel point il est jeune, humble et fait très attention à sa mécanique de tirs. C’est génial de voir ça à cet âge, c’est un bon joueur. » Bradley Beal

    via The Athletic

    C’est tout simplement le rookie qui rentre le plus de tirs à 3pts par match (2.2), l’ancien de Kentucky est déjà une vraie menace extérieure, mais il n’est pas non plus un simple shooteur, en effet, Tyler Herro peut poser plusieurs dribbles et driver en direction du cercle pour finir près du cercle.

    L’absence de son collègue de promotion Kendrick Nunn, lui a donné l’opportunité de jouer dans le 5 majeur contre Orlando et contre Boston. Bien que le rookie ne soit pas à l’abri d’un trou d’air (6pts vs Boston), il est tout à fait envisageable que coach Spo lui offre plus de situations de pick & roll balle en main.

    Michael Porter Jr, SF, Denver Nuggets : 37m, 7.7pts, 4rds, 0.7pd

    A chaque match, MPJ prend petit à petit confiance en attaque comme nous gagnons chaque jour quelques secondes supplémentaires d’ensoleillement. Le rookie prend plus de tirs sur ses dernières sorties (12, 15, 12 et 7) avec un taux de réussite plus qu’intéressant (53.2%). L’indisponibilité de Jamal Murray a effectivement redistribué les cartes et les problèmes aux tirs de l’arrière Gary Harris viennent gonfler le nombre d’opportunités pour MPJ. C’est derrière la ligne à trois points qu’il s’est montré efficace: 4/8 contre Minnesota, 3/7 contre New Orleans et 4/6 contre Houston. Avec une moyenne de 2.8, il est le rookie le plus prolifique à trois points sur ces cinq derniers matchs (via NBA.com). Le staff des Nuggets peut se reposer sur le talent indéniable du 14e choix de la draft 2018 pour débloquer certaines situations comme ce fut le cas contre les Rockets dimanche dernier.

    https://www.youtube.com/watch?v=2xLGXsEsOo0

    MPJ est aussi présent au rebond avec une moyenne de 10.2 prises de moyenne sur ses cinq derniers matchs.

    Ne vous fiez pas à leur âge, ils savent comment gagner des matchs

    ELIZABETH ROBERTSON – The Philadelphia Inquirer
    Matisse Thybulle, SG, Philadelphie Sixers : 40m, 4.9pts, 1.6rds, 1.3pds, 1.5ints, 0.8blk

    Jusqu’à cette nuit, L’arrière était présent dans le cinq de départ et les Sixers se portaient plutôt bien avec une bilan 5v-1d. Le rookie est clairement une peste en défense avec des mains très actives lui permettant de perturber ses adversaires.

    Avec Thybulle, Philly tient là un défenseur solide pour répondre aux scoreurs adverses de petites tailles qui ont souvent posé des problèmes aux hommes de Brett Brown (Kemba Walker, Kyle Lowry, Fred Vanvleet, Kyrie Irving). Le rookie a clairement sa place dans la rotation avec des responsabilités en défense. Cette saison, il est aux côtés de Kawhi Leonard concernant le pourcentage d’interceptions causées par match lorsqu’il est sur le terrain (36.8%, via NBA.com). Il est, certes, un peu tôt pour penser à cela mais des interrogations se posent à son sujet quant à son adresse extérieure qui lui fait pour l’instant défaut, et qui pourrait être handicapante au moment de jouer les Playoffs (38.5% aux tirs).

    Brandon Clarke, PF, Memphis Grizzlies : 41m, 12pts, 5.8rds, 1.5pds

    Le staff des Grizzlies peut toujours compter sur le joueur de 23 ans pour apporter de l’énergie, du rebond, de la défense et du jeu rapide. Clarke fait toujours partie des joueurs les plus efficient sur le terrain, avec une évaluation de 16.3, il est le 2e rookie le plus influent sur le terrain juste derrière son meneur de jeu Ja Morant (via NBA.com). L’intérieur n’a besoin que de quelques centièmes de secondes pour atteindre les nuages.

    En sortie de banc, cet intérieur coche toutes les cases du joueur efficace et propre : 67.7% au True Shooting (2e rookie), 65% EFG (3e rookie), et un PIE de 14.4 (évaluation de son impact sur le terrain, 2e rookie). Constat : Brandon Clarke est placé dans le top 3 de toutes ces statistiques avancées. Cette nuit, le rookie est le joueur qui se voit accorder le plus de minutes en sortie de banc. Résultat: 12pts, 6rds, 2pds et 66.7% aux tirs. Propre.

    Oubliez les Playoffs et faites progresser ces (très) jeunes joueurs

    BasketReal GM
    De’Andre Hunter, SF, Atlanta Hawks : 47m, 12.2pts, 3.8rds, 1.8pds

    L’apprentissage est toujours en cours pour l’ailier des Hawks. Encore beaucoup trop de fautes : 4.25 lors des cinq derniers matchs, et une adresse encore hésitante : 40.7% aux tirs et 33% à 3pts. Hunter est loin d’être un produit finit en attaque, bien qu’il tente sa chance en moyenne 15 fois par matchs (sur les cinq derniers matchs). Le rookie présente également quelques difficultés à scorer dans la raquette et de gérer les multiples contacts.

    L’ancien joueur de Virginia est toujours en train de s’adapter à la vitesse de la NBA, il en a récemment fait les frais contre Lou Williams. Le Hawk est tout simplement resté cimenté au sol.

    Néanmoins, retenons que les Hawks ont vaincu les Clippers, puis, quatre jours plus tard, Hunter va enfin dépasser la barre des 20 points avec 25 unités contre la pire défense de la ligue : les Wizards. L’ailier profitera en effet, des mismatchs face à Isaiah Thomas et Davis Bertans.

    Darius Garland, PG, Cleveland Cavaliers : 47m, 12.2pts, 1.9rds, 3.6pds

    Les résultats collectifs sont toujours aussi compliqués du côté de Cleveland, et pour ne rien n’arranger les choses, leur jeune meneur de 19 ans est embourbé dans une série noire avec une adresse aux tirs indécente : 30.1% (sur les cinq derniers matchs, via NBA.com). 13 points contre les Wizards (pire défense de la ligue), 13 contre les Bulls sans aucun rebond ni passe décisive, puis 6 points à Detroit. Sa défense est également à revoir avec le 2e pire Defensive rating chez les rookies cette saison (113.7 via NBA.com).Garland est peut-être en train de subir le terrible « rookie wall », mais gardons à l’esprit que Garland passe de 5 matchs NCAA la saison dernière à 47 matchs NBA en seulement trois mois! Un point positif à retenir, le développement d’un floater/jumper qui pourrait s’avérer être une arme utile dans son répertoire offensif.

    Ils pointent enfin le bout de leur nez

    Kevin Jairaj-USA TODAY Sports
    Luguentz Dort, SG, Oklahoma City Thunder : 13m, 4.9pts, 1.2rds, 0.9

    Dort, qui signifie « gâteau » en tchèque, vient de goûter à ses premières titularisations en NBA. Depuis cinq matchs, le canadien voit son temps de jeu osciller autour des 26 minutes. A 20 ans et en two way contract avec OKC, il est rentré dans la rotation de Billy Donovan grâce à son activité en défense. Il a tenu James Harden à 3/14 aux tirs et 1/11 à 3pts lors de la victoire à Houston (via NBA.com). En plus d’être un défenseur solide sur l’homme, le rookie peut attaquer le cercle et finir sur un dunk athlétique.

    Jordan McLaughlin, PG, Minnesota Timberwolves : 13m, 5.1pts, 1.7rds, 3.2pds

    Le transfert de Jeff Teague à Atlanta a ouvert une place pour le rookie McLaughin qui est en two way contract avec Minnesota. Le joueur de 23 ans a profité d’un temps jeu significatif pour se montrer avec un temps de jeu autour des 19 minutes apportant 3.4 passes décisives (sur les cinq derniers matchs). Le meneur aura même son moment « Twitter » avec ce surprenant dunk sur le museau de Clint Capela !

    He’s back

    Kevin Porter Jr, SG, Cleveland Cavaliers : 36m, 8.9pts, 3.2rds, 1.9pds

    Après une méchante entorse à la cheville, l’arrière de 19 ans a retrouvé les parquets lundi dernier dans la victoire à Detroit (9 points et 3 interceptions en 16 minutes). La série de 7 défaites est stoppée et Cleveland est heureux de retrouver son jeune joueur prometteur tant il peut apporter en défense dans le jeu rapide grâce à ses qualités athlétiques.

    Il faut croire que cette pause de plusieurs semaines a fait le plus grand bien pour le rookie qui a réalisé un match plein contre les Pelicans avec 21 points, avec 5/8 à 3pts.

    Blessé et préservé, on ne l’a pas vu jouer

    Kendrick Nunn, PG, Miami Heat : 44m, 16.2pts, 2.8rds, 3.5pds

    Couronné en janvier dernier du titre de rookie du mois, la progression de l’arrière du Heat a été stoppée par des soucis au niveau du tendon d’Achille contractés dans la rencontre face aux Wizards. Miami souhaite le préserver et le joueur a manqué les trois derniers matchs de son équipe.

    Pas encore mis un orteil sur le parquet qu’il doit faire ses valises

    Isaiah Roby, SF, Oklahoma City Thunder : –

    Le rookie formé à l’université du Nebraska réalise une entrée fracassante dans notre carnet des rookies. Sans avoir poser le moindre orteil sur les terrains NBA avec les Mavericks, il est transféré chez le Thunder en échange de Justin Patton. Oklahoma City n’a pas peur de faire jouer ses jeunes (Bazley, Dort…), peut-être que Roby aura sa chance.

    Dix autres élèves à surveiller :

    Eric Paschall, PF, Golden State Warriors : 42m, 13.9pts, 4.8rds, 1.8pds

    Jarrett Culver, SG, Minnesota Timberwolves : 46m, 9.4pts, 3.6rds, 1.9pds

    Sekou Doumbouya, SF, Detroit Pistons: 21m, 7pts, 3.3rds, 0.4pd

    Coby White, PG/SG, Chicago Bulls : 49m, 11.1pts, 3.5rds, 2.2pds

    Cameron Reddish, SF, Atlanta Hawks : 44m, 9.3pts, 3.9rds, 1.5pds

    Terence Davis, SG, Toronto Raptors : 47m, 7.4pts, 3.5rds, 1.9pds

    P.J. Washington, PF, Charlotte Hornets : 42m, 12.1pts, 5.5rds, 2.1pds

    Jaxson Hayes, C, New Orleans Pelicans : 44m, 8.5pts, 4.6rds, 1pd

    Nickeil Alexander-Walker, SG, New Orleans Pelicans : 37m : 5.7pts, 2.1rds, 1.9pds

    Darius Bazley, SF, Oklahoma City Thunder : 48m, 4.6pts, 3.8rds, 0.6pd