Auteur/autrice : Benjamin G.

  • La Floride, le nouveau monstre du basket américain

    La Floride, le nouveau monstre du basket américain

    Par Benjamin Gisse (@MagicBenJohnson)


    5 semaines. 5 états des Etats-Unis. C’est ce que Clutch Time vous propose d’aborder cette semaine. Un dossier complet sur les 5 régions les plus influentes sur le basket américain moderne, celles qui transforment une génération, celles qui forment les plus grandes stars de la NBA, celles qui ont le rendement joueurs/stars le plus grand, bref, ces états qui font que le basket américain se renouvèle en permanence.
    Aujourd’hui, on aborde le nouvel empire, le temple de la formation moderne : la Floride.
    Entre strass, paillettes et plages, découvrez l’histoire du nouveau royaume du basket, prêt à détrôner les géants impérissables.


    Une « hype » très récente…

    Si on vous dit Floride et basket, vous pensez à quoi ? Miami, Orlando, les Heatles, « Not 1, not 2, not 3… », Ray Allen dans le corner ou le jeune Shaq par exemple. Et bien… oui, mais c’est normal ! Parce qu’avant 1988, aucune équipe NBA n’est installée en Floride. Les Floridians (ABA) de Donnie Freeman ne sont qu’un lointain souvenir pour les plus anciens, et seules les universités de Miami et de Floride font un peu de bruit à l’échelle nationale. C’est le vide absolu, à tous les étages.

    1988. La période Neal Walk, qui a fait la fierté d’une partie de la Floride, commence à se faire vieille, et lors d’une expansion qui apportera les Charlotte Hornets, la NBA décide de franchir le pas et d’aller dans une des régions les plus peuplées des Etats-Unis : Miami.
    Considéré comme le « retirement heaven » où tous les retraités des Etats-Unis s’installent, la Floride n’attire pas plus que ça. Mais le Miami Heat va installer un renouveau sportif. Logo neuf et récent, campagne de pubs à destination du public jeune, la hype s’installe, le public accroche, l’identité est là.  

    1989. Un an plus tard, c’est Orlando qui frappe à la porte de la NBA, convaincue du potentiel floridien. L’impact n’est pas le même, cependant, l’arrivée de Shaquille O’Neal au sein de l’effectif quelques années plus tard prouvera que Orlando a sa place en NBA, tant sur l’aspect sportif qu’attractif.

    2 équipes en NBA. L’étape est franchie, la Floride est installée dans la plus grosse ligue de basket mondiale. Mais une question reste en suspens : où sont les joueurs issus de la formation floridienne ? Et bien… On doit les chercher. Certes, Darryl Dawkins a abreuvé la NBA de dunks, Eddie Johnson a traumatisé quelques attaquants… Mais globalement, c’est très dur de trouver des joueurs marquants venant de Floride.

    La révolution commencera avec deux Otis, que seulement quelques années séparent : Birdsong & Thorpe. Tous les deux draftés dans le top 10, tous les deux draftés par Kansas City, tous les deux nommés All-Star au moins une fois, ils ont su réveiller une génération enfouie dans le Sud-Est des Etats-Unis. A la même période, Derek Harper viendra compléter le duo, et marquera lui aussi la Floride. Mais il manquait une tête d’affiche, un leader.

    Un joueur marquera la NBA à son arrivée en 1989. Il incarnera durant sa carrière la culture et l’ADN qui caractérise si bien son Etat. Enfant de Fort Lauderdale, il reflètera la jeunesse floridienne aux yeux de tout le pays, formant une parfaite combinaison entre dureté et volonté : Mitch Richmond. 1er Hall of Famer formé en Floride, c’est lui qui va en quelque sorte aider la Floride et ses enfants à se développer, à développer cette culture de la dureté, de la hargne.

    Car la Floride n’était qu’en phase de forage, et le pétrole allait bientôt jaillir à la surface…

    … renforcée par deux cousins…

    1997. Un jeune joueur va marquer les esprits de la Caroline du Nord. Après 3 saisons lycéennes à Auburndale en Floride, cet espoir du basket se transfère à Durham, dans la Mount Zion Christian Academy. Une saison incroyable s’en suivit : 27.5 points, 8.7 rebonds, 7.7 passes, 2.8 interceptions et 2 contres par match. Il est incontestablement nommé parmi l’un des meilleurs lycéens des Etats-Unis, et reçoit de multiples récompenses nationales.

    Mais sa formation, il la doit à la Floride, dont il est originaire. C’est cette Floride qui a exploité son talent, qui la développé. Il restera toute sa vie fidèle à Auburndale, à cette contrée qui l’a vu évolué, jour après jour, année après année.
    Malgré des tentations d’université, il sautera la case NCAA pour se présenter directement à la draft NBA 1997, en tant que lycéen. Il sera sélectionné au 9ème choix de la draft par une « fraîche » équipe de Toronto. Son nom ? McGrady. Tracy McGrady.

    Auburndale, FL: Tracy McGrady heads home to his old high school gym. - Captured on a Samsung Galaxy S8

    Tracy McGrady de retour dans le gymnase d’Auburndale, à l’occasion d’un partenariat entre Samsung et ESPN.

    Au même moment, son cousin, Vince Carter, lui aussi originaire de Floride, est en train d’arpenter le chemin universitaire du côté de North Carolina. Véritable phénomène, Vince aura fait ses classes du côté de Daytona Beach, county où il est né, où il a grandi. Également nommé parmi les meilleurs lycéens de sa génération, l’ancienne star de Mainland sera récompensée de plusieurs prix nationaux, quelques années avant Tracy. 22 points, 11.4 rebonds, 4.5 passes et 3.5 contres par match sur sa dernière année en Floride.

    Son départ pour UNC ne changera pas son amour pour Daytona. Quelques années plus tard, il se déclarera pour la draft NBA, et sera sélectionné par Golden State avec le 5ème choix avant d’être échangé à Toronto contre Antawn Jamison.

    Commencera alors une époque où Toronto, armé de deux cousins floridiens, surprendra la NBA à coups de highlights phénoménaux. Même si l’équipe, un peu faible globalement, n’atteindra pas des sommets collectivement, elle aura marqué une génération de fans, et aura fait la fierté d’un état tout entier, qui attendait un renouveau, en regardant les performances d’un Mitch Richmond perdant petit à petit sa gloire d’All-Star.

    Les deux joueurs mèneront une carrière de Hall of Famers, et marqueront l’élément déclencheur du développement de la Floride comme un des piliers de la formation américaine.

    … qui aboutit à la création d’un empire !

    2003. Les années passent, les joueurs passent, et la formation floridienne s’embellit. L’apparition et la domination d’Amar’e Stoudemire en NBA renforce le sentiment de révolution. La Floride vient de passer un cap.

    Mais une dernière étape manque à la liste : attirer les plus gros prospects lycéens du pays. Même si l’état est l’un des plus peuplés des États-Unis, la formation a encore besoin d’évoluer, de toucher le pays tout entier.

    Ainsi arrive, au milieu des années 2000, la Montverde Academy.

    L’académie arrive en contournant complétement la question des prospects américains. « On ne peut pas attirer ici, alors allons chercher ailleurs ». Et la logique fonctionne, et les propulse tout en haut. Leur première star ? Luc Mbah a Moute, star au Cameroun, nommé un des meilleurs prospects internationaux, et qui vient de débarquer aux États-Unis.

    Luc obtiendra une bourse pour aller à UCLA, université légendaire à l’histoire incroyable. Il y restera 3 saisons avant de s’inscrire pour la Draft NBA 2008. Il est sélectionné par Milwaukee avec le 37ème choix de la Draft.
    Fierté pour Montverde, qui tient son premier joueur drafté. L’effectif grandit, et gardera la même dynamique internationale pendant quelques années.

    Prochaine star ? Solomon Alabi. Histoire similaire : arrivée du Nigéria, prospect international renommé, obtient une bourse pour Florida State, drafté par Dallas en 2010 (50ème choix).
    Sa carrière n’aura pas la même grandeur que celle de Luc, mais Montverde tient sa recette, et ne compte pas la lâcher.

    Suivront des joueurs comme Patricio Garino (Argentine), Landry Nnoko (Cameroun), Ruslan Pateev (Russie) ou Haukur Pálsson (Islande). Des noms, certes un peu moins clinquants, mais qui permettront à Montverde d’avoir une transition entre création et explosion la plus seraine possible. Et c’est chose faite. En 2012, l’effectif de Montverde compte 100% de joueurs ayant une bourse pour une équipe de Division I en NCAA. Cette saison marque la fin de l’échauffement pour l’académie, et le début de l’empire floridien.

    À quoi reconnait-on un bon lycée d’un excellent lycée ? Quand les meilleurs joueurs du pays sont prêts à venir jouer pour vous. L’heure de franchir l’étape est arrivée. Montverde garde sa recette internationale, mais y ajoute des ingrédients nationaux : Kasey Hill, Michael Frazier II, Dakari Johnson… L’effectif commence à faire peur et s’introduit dans les nombreux tops d’équipe.
    Mais c’est un jeune freshman venant de Louisville, dans le Kentucky qui va élever Montverde au rang d’empire. Un jeune freshman, qui à l’aube de la saison 2011-2012, va décider de partir de la Central High School à Louisville, et d’arriver dans cet effectif.

    Ce jeune freshman, c’est D’Angelo Russell.

    Montverde marche sur la saison. L’effectif est trop fort, trop puissant, trop performant. Un jeune Joel Embiid, issu de la recette internationale, aura un peu de temps de jeu, mais ne sera pas vraiment satisfait et partira à la fin de sa première saison. Montverde se qualifie pour sa deuxième finale nationale, et pour la deuxième fois, échoue face au Findlay Prep d’Anthony Bennett. Défaite cruelle de 3 points, 86-83, qui permet à Findlay de rafler son 3ème titre national en 4 ans.

    Cette finale marque alors le début du règne. Kasey Hill et Dakari Johnson deviennent seniors et de plus en plus forts, « D-Lo » prend ses repères et commence à entreprendre sa legacy, et un jeune Australien arrive pour renforcer l’effectif : Ben Simmons. Mélange encore une fois entre le top des prospects internationaux et américains, Montverde rafle la mise, et sur la saison 2012-2013, remporte son premier titre national face à St. Benedict’s Prep, grâce aux grosses performances de leurs 2 seniors stars, Hill (19 points) et Johnson (MVP, 18 points).

    St. Benedict's Prep vs. Montverde Academy: Recap and Analysis of NSHI 2013  Final | Bleacher Report | Latest News, Videos and Highlights

    Montverde sous le toit des Etats-Unis après son premier titre national

    Une fois la machine lancée, impossible de l’arrêter. Cette fois-ci sous les ordres d’un D’Angelo Russell nommé parmi les meilleurs lycéens de sa génération, Montverde arrive en tant que favori sur la saison 2013-14. Pression assumée et digérée, puisqu’ils s’imposeront une seconde fois d’affilée, marquant la fin de la période Findlay. Comme un roulement sans fin, l’année suivante, c’est Ben Simmons, nommé meilleur lycéen de sa génération qui est nommé leader de Montverde. Vous l’aurez compris, jamais deux sans trois, et Montverde s’imposera pour la 3ème fois consécutive. L’empire est fondé, le règne a débuté.

    Malgré une saison compliquée en 2016, Montverde reviendra à l’attaque en 2017, avant d’échouer en finale, puis de remporter à nouveau le titre en 2018, avec le phénomène canadien R.J. Barrett. Tiens… Encore un joueur international.

    6 saisons depuis leur défaite face à Findlay. 5 finales. 4 titres. Montverde est devenu intouchable et rafle tous les plus gros prospects. Parmi tous ceux qui n’ont pas été cité, nous avons : E.J. Montgomery, Anfernee Simons, Sandro Mamukelashvili, Marcus Carr, Simi Shittu, Filip Petrusev et plus récemment Cade Cunningham, Moses Moody, Caleb Houstan, Precious Achiuwa, Dariq Whitehead ou Jalen Duren… Une usine à talents, littéralement.

    Et si en 2019, c’est l’autre lycée floridien en vogue, l’IMG Academy, qui s’est imposé à l’échelle nationale, c’est bien Montverde qui a su marquer les esprits et entreprendre une legacy pour la Floride. Partant de joueurs internationaux reconnus, ils ont su prendre à contrepied le système américain, et possède depuis 2009, une multitude de joueurs présents en NBA, quelques picks de draft dans le top 3 (Simmons, Barrett, Russell), et une legacy qui va se charger du reste (Cunningham, Duren, Whitehead…).


    Cette formation se traduit également par des chiffres. Et notamment du côté de la NBA, où le nombre de joueurs NBA issus de la Floride a tout simplement explosé depuis quelques années !

    À noter que la décennie 2020-2029 démarre également sur les chapeaux de roue, avec 19 joueurs arrivés en NBA en 2 ans, soit quasiment autant que sur la décennie 1980-1989 !
    Mais là où la Floride s’est vraiment imposé, c’est sur les classements nationaux. Lancés il y a quelques années par des compagnies comme 247Sports ou ESPN, les classements des lycéens fait débat, mais plaît beaucoup. Le RSCI établit un consensus entre tous les plus grands sites de rankings, et délivre un classement final : le top 100 RSCI.
    Ces classements sont délivrés par génération (année de naissance) et sont actualisés jusqu’à leur entrée en université.
    Après avoir regroupé par blocs des 3 années entourant un début de décennie (depuis la création du RSCI), et classer par état, nous obtenons ce graphique :

    Non seulement la Floride s’impose comme l’une des meilleures sources de talents, poussé par les académies Montverde et IMG, mais elle a récemment réussi à dépasser l’ogre californien, et de surpasser tous les autres états.
    La Floride plaît à l’échelle nationale, et les meilleurs recruteurs n’hésitent pas à venir s’approvisionner. On a vu notamment il y a quelques jours les frères Bewley, originaires de Fort Lauderdale, et classés comme 2 des meilleurs joueurs de la génération, accepté un contrat avec Overtime Elite (dont nous parlerons plus tard), structure menée par l’inépuisable Kevin Ollie.


    Long, très long a été le périple de la Floride depuis la fin des années 70. De Neal Walk aux « Otis Boys » à la legacy de Montverde, en passant par Mitch Richmond et les cousins McGrady/Carter, la Floride a su se renouveler et, à l’instar du football américain par exemple, devenir un exemple et un pilier de la formation américaine. Passant de 15 joueurs dans le top 100 RSCI des meilleurs lycéens entre 1999 et 2001 à 35 joueurs entre 2019 et 2021, l’état s’inscrit dans la durée, et compte bien nous livrer des stars pour encore très longtemps…


    Sources : MaxPreps, GEICO Nationals, Basketball Reference, RSCI Rankings.

  • Lettre ouverte à Terrence Clarke

    Lettre ouverte à Terrence Clarke


    Terrence,

    Quelques heures se sont écoulées depuis l’annonce de Rich Paul, et je n’ai toujours pas réussi à fermer les yeux. Sacré cercle vicieux… La fatigue me rend encore plus triste.
    Ces mots ne sont pas les plus structurés que j’ai pu écrire, ni les plus réfléchis, ça sera certainement brouillon mais ils sortent directement de mon cœur, sans traitement. Je ne pensais pas qu’après quelques semaines de pause au niveau des articles, je reviendrais avec ça, mais j’ai besoin de te décrire mon sentiment, besoin de te partager tout ça, de le mettre à l’écrit.

    Je ne sais plus ce que je faisais à ce moment, quand j’ai reçu les premières notifications de mon portable. J’étais certainement en train de regarder un replay d’une course cycliste ou de la soirée d’Euroligue, me connaissant. Mais il était tard, et je commençais à m’endormir. J’aurais préféré m’endormir. J’aurais dû m’endormir si mon téléphone ne s’était pas allumé pour m’annoncer la nouvelle.

    Quelques rumeurs ont commencé à circuler, les tweets se sont multipliés en quelques minutes. J’étais tétanisé. L’attente… L’attente de bonnes nouvelles, de nouvelles rassurantes, c’est ça le plus long.
    Des flashbacks de la soirée avec l’accident de Kobe sont revenus. Prier que tout cela est faux, que les gens ont tort, qu’ils ont été mal informés, que tu vas bien.

    Malheureusement, de nos jours, si des dizaines de journalistes relayent une information en même temps… Bref, j’ai vite compris…
    C’est certainement cliché, mais je pensais être dans un cauchemar, que tout cela n’était qu’un mauvais rêve, et qu’à mon réveil, tout aurait disparu. Ce n’était pas le cas.

    C’était désormais officiel. J’étais effondré. Le fan de basket universitaire que j’étais, aussi. Le fan de basket, également. Ta perte m’a rendu vulnérable cette nuit. Elle nous a rappelé que la vie, aussi talentueux sommes-nous, ne tient pas à grand-chose. Les messages de condoléances arrivaient en masse, je repensais à ton parcours, que je connais si bien.

    Tout s’est fini à Kentucky. Ceux qui me connaissent savent à quel point je peux détester Kentucky, étant fan de Louisville. C’est la rivalité, la Battle of the Bluegrass, comme on dit là-bas. Lexington contre Louisville.

    Des années et des années de rivalité épique, des matchs légendaires… Ta décision de rejoindre Calipari ne m’avait pas plu, mais c’est parce que j’avais peur. Peur de perdre face à toi, peur de perdre face à Kentucky.
    Le pire dans tout ça, c’est que pour trouver toutes les failles de votre système, je suis prêt à regarder plus de matchs de UK que de Louisville, tel un rappeur qui voudrait savoir tous les défauts de son vis-à-vis avant une battle.
    Je connais sûrement mieux ton jeu qu’un fan de Kentucky, après t’avoir étudié et scruté pendant des mois pour en trouver les défauts.

    C’est ça une rivalité. Mais une rivalité ne peut pas se faire que d’un côté, et ton départ me fend le cœur.

    Tu incarnais parfaitement la nouvelle vague de joueurs made in Brewster, totalement prêts pour le passage en NBA. Je me souviens de nombreux lives Periscope trouvés après des heures de recherche pour voir un jeune talent émerger et s’imposer comme l’un des meilleurs joueurs de sa génération.
    J’avais même noté quelques mots sur un fichier de notes à ton égard au moment du McDonald’s All-American Game, preuve immense de ton talent.

    Ton avenir était tracé pour la NBA. Longue ou courte, tu aurais fait carrière, parce que tu aimais le jeu, et parce que le jeu t’aimait.
    Tu venais tout juste de signer chez Klutch Sports, qui croyait en toi, comme toute la planète NBA.
    Même si Miami n’a pas de choix de draft cette année, j’aurais été enchanté de t’accueillir, sans aucune rancune après ton passage à Kentucky.
    Tu avais le cœur d’un champion, et le talent pour réussir là où de nombreux ont échoué avant toi.
    J’espère vraiment que la NBA et les Celtics feront un geste, que tu seras honoré, le 29 juillet prochain, toi, l’enfant de Boston, fan des Celtics, amoureux de la ville.

    Je pense à ta famille, à tes parents, à tes proches, qui viennent de perdre un jeune homme souriant et talentueux.
    Je pense à Brandon Boston Jr., ton coéquipier à Kentucky, lui aussi Burger Boy en route pour la NBA, présent à tes côtés jusqu’à la dernière seconde.
    Je pense à tous ces jeunes fans, que tu as pu impressionner avec ta maturité, que tu as inspiré et toujours respecté.

    Merci pour les émotions que tu as pu nous procurer, pour ces heures de basket que nous avons pu regarder.
    Merci pour ce sourire magnifique qui restera à jamais.
    Où que tu sois actuellement, même si des milliers de kilomètres nous séparaient et nous séparent encore, je suis heureux d’avoir pu te regarder jouer des heures et des heures, rivalité ou non.

    Repose en paix,

    Benjamin G.

  • Introduction au GPI :  rookies, joueurs phares et All-Stars

    Introduction au GPI : rookies, joueurs phares et All-Stars

    Par Benjamin Gisse (@MagicBenJohnson)


    Les notations de PER, BPM ou WS sont assez régulières quand on commence à se plonger dans le domaine des statistiques avancées. Même si l’efficacité de certaines est assez… bancale, la majorité des statistiques restent des valeurs sûres lors de l’analyse sportive, et la NBA ne fait pas exception ! Mais allons plus loin, en créant notre propre indicateur : le GPI !


    Le GPI, pour une analyse générale du jeu

    GPI. General Performance Indicator. Indicateur général de performance.
    Initialement divisé en 2 parties (performance offensive et défensive), le GPI a évolué avant d’arriver à sa forme finale, ou presque !
    Chaque joueur est noté sur 4 parties distinctes :

    • la productivité du joueur : elle se calcule à partir du nombre de ballons et de possessions par match possédés par le joueur. Plus il sera efficace sur tous les aspects du jeu lors de ses possessions, plus sa productivité sera élevée.
    • le shoot : mélange d’adresse et d’efficacité au niveau du shoot. Un shooteur adroit et un shooteur qui utilise bien ses tickets shoots auront un indice plus élevé que le reste des joueurs.
    • l’offense : calcul réalisé à partir des stats offensives disponibles afin de pouvoir voir à quel point le joueur est dominant offensivement.
      Afin de rester transparent, beaucoup de calculs de cette partie ont été réalisés en s’inspirant du Box Plus/Minus (BPM) et de ses dérivées, sans que cette statistique ait une grande influence dans le résultat final.
    • la défense : calcul réalisé à partir des stats défensives disponibles afin de pouvoir observer à quel point le joueur est dominant défensivement.
      Comme pour la partie offensive, beaucoup de calculs de cette partie ont été réalisés en s’inspirant du Box Plus/Minus (BPM) et de ses dérivées, sans que cette statistique ait une grande influence dans le résultat final.

    Une fois ces 4 coefficients calculés, un dernier calcul a lieu afin de trouver un mélange cohérent qui nous permettent de créer le GPI.
    Note : le GPI est une statistique évolutive (comme le Win Shares), plus le joueur joue de matchs, plus son indice augmente.

    Quelques données intéressantes…

    Maintenant que la notion du GPI est installée, nous pouvons nous pencher sur la partie la plus intéressante : l’analyse des données.
    Un tableau en fonction des minutes jouées cette saison nous permet d’arriver à ce résultat.


    GPI des joueurs NBA en fonction de leurs minutes jouées


    On remarque que certaines tendances se dégagent…

    • Un quatuor de MVPs sort du lot

    Jokić. Dončić. James. Curry.
    4 joueurs hors pair, 4 monstres évoluant en NBA. 4 candidats MVP.
    Seuls joueurs avec un GPI supérieur à 10 sur cette moitié de saison, ils peuvent être considérés comme les 4 meilleurs joueurs sur cette saison.
    Un homme se dégage : Nikola Jokić.
    Même si Luka Dončić se rapproche du pivot des Nuggets, sa domination est trop forte sur ce début de saison.

    Avec un score de 12.18, il survole clairement le championnat.
    Rendez vous compte : son GPI est le double de celui de Bradley Beal, leader de la NBA en points par match !

    Derrière ce quatuor se trouve un certain Giannis Antetokounmpo, double MVP en titre, un peu en retard sur ce début de saison.
    On peut également noter la présence de Julius Randle dans le top 10, dans une saison mémorable pour le forward des Knicks.
    Mais un jeune plein d’ambitions retient notre attention…

    • LaMelo Ball, rookie hors pair

    Difficile de comparer avec les autres cuvées, mais tout le monde s’accorde pour dire que ce que propose LaMelo Ball cette saison est assez incroyable.
    Candidat plus que légitime au titre de Rookie de l’année, il est le seul rookie à être dans le top 25 en termes de GPI (24ème).
    Sa production est folle, et sa domination parmi les jeunes draftés est visible.

    Il surclasse ses compagnons de draft, avec un GPI quasiment 2 points plus élevé que le deuxième rookie : Immanuel Quickley (Knicks).
    Saison légendaire pour un rookie ? L’avenir nous le dira (les différents Carnets des rookies aussi), mais LaMelo montre qu’il peut marquer le présent tout en assurant un avenir aux Hornets.

    • Les joueurs de – de 25 ans dominés par deux européens

    Certes. Jokic vient d’avoir 26 ans ce 19 février, donc il ne devrait pas apparaître dans ce graphe. Mais le temps de rédaction n’a pas permis une mise à jour des données depuis le 17 février.

    Cependant, la domination des deux européens est réelle.
    Avec 2 candidats MVP en tête d’affiche, l’Europe se porte bien, et surclasse de loin la suite des joueurs américains, malgré une tentative de retour initiée par Adebayo et Simmons.
    Si on ajoute Sabonis (5ème), Zubac (16ème) ou Poeltl (26ème), les joueurs européens deviennent de plus en plus marquants dans cette ligue.

    Qui est All-Star selon le GPI ?

    On le sait, la période de votes pour le All-Star Game a une certaine tendance à enflammer les réseaux sociaux, et alimente bon nombre de débats sur chaque début d’année civile.
    Alors que les votes des fans sont désormais clos et que les résultats sont sortis, regardons quels joueurs seraient potentiellement sélectionnés si le choix était réalisé à partir du GPI.


    Joueurs issus de la conférence Ouest


    Joueurs issus de la conférence Est


    Pas de surprise. L’Ouest est plus performant que l’Est, surpassant .
    Avec leur capitaine Nikola Jokić en quête de son premier titre de MVP, la conférence Ouest domine de la tête et des épaules. 4 membres du cinq de départ ont un GPI supérieur à 10 et supérieur au capitaine de l’est, Giannis Antetokounmpo.

    Cependant, cela semble être la partie submergée de l’iceberg pour le camp du double MVP grec. Plus on se plonge dans l’effectif, plus l’Est semble équilibrer le match. Au niveau des wildcards de chaque conférence, on peut même observer une supériorité de l’Est.
    Et si la conférence Est regorgeait d’un plus grand vivier de talents, mais de joueurs moins performants dans l’ensemble ? Une partie immergée plus grande, plus profonde que l’Ouest ?

    Donnez votre avis sur ces deux équipes dans ce sondage.
    Les résultats seront affichés sur le compte Twitter @MagicBenJohnson le mercredi 24 février.


    Ainsi se conclut l’introduction du General Performance Indicator (GPI), statistique qui va faire son apparition dans plusieurs articles signé Clutch Time dans les mois à venir !
    Candidats MVP, Rookie de l’année, All-Stars, All-NBA Teams, rien n’échappera à ce nouvel indice que l’on vous partage !


    Sources : NBA.com, Basketball Reference.

  • Trade de James Harden : analyse pour chacun des camps

    Trade de James Harden : analyse pour chacun des camps

    Par Benjamin Gisse (@MagicBenJohnson)


    Après une longue saga pleine de rebondissements à tous les étages vient le point final : James Harden est échangé dans un blockbuster trade mêlant 4 équipes et atterrit aux Brooklyn Nets, où il rejoint son ancien coéquipier Kevin Durant et Kyrie Irving. Un nouveau Big Three s’installe en ville.
    Mais posons-nous quelques instants pour analyser ce trade…


    Brooklyn Nets

    Départs : Caris LeVert, Jarrett Allen, Taurean Waller-Prince, Rodions Kurucs, 3 picks de draft de 1er tour (2022, 2024, 2026), 4 picks de draft swaps (2021, 2023, 2025, 2027)
    Arrivées :
    James Harden
    Note : B

    B comme Brooklyn. B parce qu’on doit attendre et que ça reste un coup de poker.

    D’un côté, on a la vision d’un mouvement vraiment fou. Récupérer James Harden sans lâcher Kyrie Irving ? Impensable il y a quelques semaines voire quelques jours si on écoutait les insiders.
    La vision d’un Big Three Durant/Harden/Irving fait saliver certains fans et rager d’autres. Preuve irréfutable qu’un trade gigantesque vient d’être produit.

    Mais concrètement, qu’est-ce qu’on sait de ce Big Three ?

    La première question qui va être posée va être la suivante : pourront-ils cohabiter ? Un ballon pour 3 superstars comme eux, n’est-ce pas trop peu ?
    Plusieurs éléments de réponse peuvent être apportés d’un point de vue moral, mais concentrons-nous sur les statistiques avec un tableau qui va résumer le propos :

    Statistiques avancées du Big Three de Brooklyn sur les 5 dernières années

    On peut constater un premier point qui mérite d’être soulevé, même si il est loin d’être surprenant : les trois adorent avoir le ballon en main. Avec un taux d’usage moyen de plus de 30%, Steve Nash risque de passer quelques nuits blanches à trouver une alchimie en termes de répartitions de possessions. Cependant, une approche plus globale va nous permettre d’introduire l’élément clé de cette équipe : Kevin Durant.

    Qui a convaincu Kyrie de venir aux Nets ? Kevin.
    Qui a convaincu Harden de venir pour se rappeler les bons moments du temps d’Oklahoma City ? Durant.
    C’est le maître à bord, celui qui lie tout le reste, et plus important encore, le moins « égoïste » des 3.
    Avec 52.4% de ses paniers issus d’une passe décisive lors des 5 dernières années, il dépasse de loin ces coéquipiers stars. De plus, seulement 14.1% de ses tirs depuis 2016-17 viennent de situations où « KD » a dribblé plus de 7 fois, contre 33.1% où il ne dribble pas du tout.
    Il n’a pas peur de sacrifier des possessions pour le collectif, il sait ce qu’il faut faire pour gagner.

    Plus létal, plus collectif, il est celui qui va lier Kyrie Irving et James Harden en leur donnant le ballon. Il est également celui qui a le plus d’expérience en termes de titres et de superteams, il sait gérer un effectif rempli de stars.
    Problème d’égo ? Venant de lui, impossible, mais Nash et lui devront trouver rapidement un moyen de faire cohabiter Irving et Harden, c’est le défi numéro 1. Si Brooklyn réussit à devenir un rouleau compresseur, on ne devrait pas oublier de remercier Durant côté Nets.

    Mais d’un autre côté, on affaiblit considérablement le banc avec la perte de LeVert, Allen, Waller-Prince et Kurucs.
    Le duo Caris LeVert – Jarrett Allen constituait probablement l’un des meilleurs binômes remplaçants de la ligue alliant la justesse technique de LeVert et l’efficacité d’Allen.

    Le pivot avait même réussi à détrôner DeAndre Jordan du 5 de départ au bout de quelques matchs. Et ce remplacement assez récent interroge… Coach Nash n’a pas apprécié l’impact de Jordan et a jugé nécessaire de le mettre sur le banc. Mais maintenant que Jarrett Allen est parti, quelles rotations vont être utilisées à l’intérieur ? L’arrivée de James Harden peut-elle décaler « KD » sur des minutes en temps de pivot ? Est-ce que DeAndre Jordan fera son retour dans le cinq de départ ?
    Avec une rotation faible en qualité (DeAndre Jordan, Jeff Green, Reggie Perry, Nicolas Claxton), les Nets se retrouvent en mauvaise posture, là où Allen équilibrait l’équipe.

    Le dernier point que l’on pourrait aborder est la perte des picks de draft. Condition sine qua non pour les Rockets, l’introduction de nombreux picks de draft fait parler, et rappellent de mauvais souvenirs côté Nets. Mais là encore, les avis peuvent être divisés en deux camps : si le projet fonctionne, même sans rookies, ils pourront toujours compléter l’effectif avec des joueurs expérimentés au salaire minimum en quête de titre, l’attractivité du Big Three s’occupera du reste. Si le projet échoue, le manque de picks pour renouveler l’effectif en termes de talent pourrait faire se faire sentir, et le trade d’une star du Big 3 serait un moyen d’en récupérer…

    Tout repose dans les mains des Nets.

    Houston Rockets

    Départs : James Harden
    Arrivées : Victor Oladipo, Dante Exum, Rodions Kurucs, 3 picks de draft de 1er tour provenant de Brooklyn (2022, 2024, 2026) , 1er tour de draft 2022 de Milwaukee (non protégé) et 4 picks de draft swaps avec Brooklyn (2021, 2023, 2025, 2027)
    Note : A

    On pourrait inventer un dicton : « Là où Russell Westbrook passe, reconstruction il y aura. ».
    En tout cas, les Wizards seraient prévenus.
    Il faut dire que les Rockets et le Thunder possèdent désormais à eux deux 34 picks de draft entre la draft 2021 et 2027. 34 picks. Quasiment 5 picks par draft. De la pure reconstruction !
    Et quelque chose nous dit que les Rockets n’ont pas encore fini, notamment avec les envies de départ de P.J. Tucker…

    En tout cas, félicitations aux Rockets pour s’être sorti de cette impasse avec James Harden. Certes, la perte est énorme, mais tout le monde savait que la situation ne pouvait plus durer.
    Il est clair qu’on aurait pu avoir une meilleure contrepartie du côté de Houston en provenance des Nets, mais ils n’étaient clairement pas en position de force. Que ça soit avec Caris LeVert (envoyé à Houston dans un premier temps) ou avec Victor Oladipo, Houston est gagnant.
    Avec 4 premiers tours de draft en plus dans les années à venir, ils braquent le stock de Brooklyn.

    Évidemment, dans le pire des cas, Brooklyn bâtit une dynastie et les picks seront très bas, pas forcément dans l’intérêt des Rockets…
    Mais imaginons un cas un peu plus mesuré. L’entente du Big Three et l’arrivée de James Harden ne convient pas, possiblement Houston se retrouvera avec des picks placés proches de la loterie, et potentiellement dans la loterie, sans forcément aller dans l’extrême avec le cas de Boston il y a quelques années. Trade up, valeur marchande, steals à la draft, ces multiples picks sont parfaits pour une reconstruction.

    L’arrivée de Victor Oladipo reste parfaitement dans le thème : on prend un joueur avec une bonne valeur, dans un contrat finissant, on observera les offres à la trade deadline, et si jamais rien n’intéresse le front office, il libérera du cap à l’intersaison, toujours cette idée de reconstruction.
    Mais l’idée d’avoir un cinq « revanchard envers la vie » avec John Wall, Victor Oladipo, Jae’Sean Tate, Christian Wood et DeMarcus Cousins peut donner un spectacle sympathique !

    Concernant l’arrivée de Dante Exum et Rodions Kurucs, très difficile de les voir avoir un rôle à Houston, même si le premier, en cas de départ d’Eric Gordon par exemple, pourrait avoir une chance d’intégrer la rotation et de retrouver une gloire passée après des années de blessure…

    Mais dans l’ensemble, un sentiment de soulagement et de tristesse s’empare de la Space City. On vient de perdre l’un des meilleurs joueurs de la franchise, mais la situation était devenue trop tendue, presque invivable et on ne peut pas reprocher à James Harden de ne pas avoir tout donné pour la ville de Houston.
    Place maintenant à la reconstruction !

    Cleveland Cavaliers

    Départs : 1er tour de draft 2022 de Milwaukee (non protégé) et 2nd tour de draft 2024 de Cleveland
    Arrivées : Jarrett Allen, Taurean Waller-Prince
    Note : A+

    Le casse de ce trade ? Si certains doutaient du départ d’Andre Drummond, ce mouvement risque d’achever leur espoir.
    À quelques mois de la fin du contrat du pivot double All-Star, Cleveland vient d’acquérir Jarrett Allen en provenance des Nets. C’est un transfert terriblement intelligent, avec l’un des pivots les plus en vues de ces derniers mois. Meilleur que DeAndre Jordan à Brooklyn, il a commencé sur le banc avant de le surpasser. Coach Bickerstaff aura un choix à faire, et il ne serait pas étonnant de voir Allen titulaire d’ici quelques semaines.

    Meilleur dans l’ensemble, doté d’excellentes mains, plus impactant, plus jeune, moins gourmand, Jarrett Allen possède le profil que les Cavaliers espéraient. Sa collaboration avec un meneur de jeu gestionnaire comme Darius Garland va poser d’énormes problèmes aux défenses adverses.
    Problème ? Il arrive à la fin de son contrat rookie. Étant donné son rendement incroyable, un gros contrat l’attend. On parle actuellement d’une somme autour de 20 millions/saison. Cher ? Oui. Mais c’est 8 millions de moins que Drummond.

    Alors le départ d’Andre Drummond se fera peut-être avant la fin de son contrat. On parle de Boston principalement, grâce à leur trade exception de 28.5 millions de dollars, en quête de renforcement à l’intérieur.

    Le départ de Dante Exum est assez malin, étant donné qu’il n’a joué que 30 matchs sous les couleurs de Cleveland, sans vraiment convaincre et en prenant beaucoup de minutes au backcourt Sexton-Garland sans vraiment impacter le jeu. L’acquisition d’un vrai joueur de banc comme Taurean Waller-Prince (26 ans) ajoute une nouvelle dimension aux Cavs, surtout avec les pertes fréquences sur blessure de Kevin Love.

    Mais le plus gros point pour les Cavaliers dans cet échange, c’est leur contrepartie, ridiculement faible. Ils envoient un second tour de draft et un 1er tour de draft de Milwaukee. Milwaukee ou l’équipe qui ne devrait pas descendre en dessous du 20ème pick avant un bon moment avec la signature sur long terme de Giannis Antetokounmpo.
    Bien évidemment, ces picks pourraient donner un futur All-Star, mais la probabilité est très faible.

    Vrai vrai coup de maître de la part des Cavaliers, en récupérant leur pivot du futur avec le futur départ d’Andre Drummond et un joueur de rotation expérimenté contre deux picks de draft sans grosse valeur.
    Respect.

    Indiana Pacers

    Départs : Victor Oladipo
    Arrivées : Caris LeVert, 2nd tour de draft 2024 de Cleveland
    Note : B+

    On pensait que Victor Oladipo et les Pacers étaient passés à autre chose depuis les nombreuses rumeurs qui l’envoyait à Miami lors de la dernière intersaison. Et bien… Pas totalement… Puisque Indiana sort, à l’instar de Cleveland, s’introduit dans ce trade avec l’idée de dénicher la bonne affaire…

    C’est chose faite avec l’arrivée de Caris LeVert en provenance de Brooklyn, contre Victor Oladipo.
    Considéré comme l’un des 6èmes hommes les plus forts, il va apporter à Indiana deux ingrédients forts : de la polyvalence et de la stabilité. Tout en se séparant d’Oladipo et de son contrat finissant, les Pacers récupèrent un homme en forme avec un contrat sur 2.5 saisons.

    Certes, l’impact de Caris LeVert ne devrait pas être celui d’Oladipo à la « grande époque », mais ce temps est révolu, et malgré un regain d’énergie de la part de l’ex-franchise player des Pacers cette année, la séparation était inévitable, que ce soit par un trade ou lors de la Free Agency à venir.
    Mais leur impact sur le jeu est plus ou moins équivalent :

    On se souvient qu’il avait été drafté par les Pacers en 2016 avant d’être échangé dans le trade de Thaddeus Young quelques jours plus tard.
    Aujourd’hui, on va sûrement imaginer un rôle de scoreur comme pouvait avoir T.J. Warren avant sa blessure au pied. Directement dans le 5 de départ ? En tant que sixième homme comme aux Nets ? Difficile de se projeter, mais l’absence de Warren et le départ d’Oladipo laisse un vide au niveau des titulaires que Nate Bjorkgren risque de combler avec LeVert.
    Quand on voit les performances qu’il a su produire avec les absences de Kyrie et « KD » l’an passé et cette saison, on doute beaucoup moins de ce qu’il pourra apporter à un effectif déjà bien fourni !

    L’association Brogdon/LeVert sur le backcourt des Pacers risque d’apporter un souffle nouveau à Indiana. En compilant à eux deux 13.5 passes par match sur ce début de saison, il s’impose théoriquement comme l’un des backcourts les plus prolifiques de la NBA, pouvant parfaitement alimenter un joueur comme Domantas Sabonis, notamment sur les phases de pick & roll. Cependant, un problème va se présenter : Caris LeVert sans ballon, c’est… très moyen !

    Coach Bjorkgren devra donc satisfaire un duo carnivore (54.7 d’USG% combinés) tout en ayant en tête que l’efficacité de LeVert sans ballon est à prouver, tant elle est très mauvaise. Avec près de 60% de ses points marqués sur des drives cette année, Caris LeVert connait ses forces, mais devra s’adapter à un effectif plus collectif, moins bâti sur la performance individuelle.

    Cependant, en réalisant ce bon coup, les Pacers se rapprochent de plus en plus de leurs espérances, et allié à leur bon début de saison, ils deviennent un peu plus sérieux dans la course aux contenders sur les prochaines années.


    C’est probablement l’un des rares trades de ces dernières années où tous les camps s’en sortent bien : James Harden est parti former l’un des trios les plus attendus de l’histoire, cette histoire est enfin finie, la NBA va pouvoir se consacrer au sport en attendant, qui sait, un nouveau blockbuster trade à analyser (coucou Bradley)…

    Sources : Sports Reference, The Athletic, ESPN, NBA.com, Spotrac, RealGM.

  • NCAA : les mid-season awards !

    NCAA : les mid-season awards !

    Par Benjamin Gisse (@MagicBenJohnson)


    Après quelques matchs, et malgré une situation sanitaire qui a retardé le début de certaines équipes, la saison NCAA bat son plein et les joueurs sont rentrés dans une période de routine où certains se sont détachés du lot.
    C’est l’occasion pour nous revenir sur ces joueurs qui ont marqué le début de saison.


    Joueur de l’année : Luka Garza (Iowa)

    C’était comme imprévisible, inévitable. Après avoir reçu le prix Kareem Abdul-Jabbar l’an passé (meilleur pivot de la NCAA), Luka annonce qu’il reste à Iowa pour sa dernière saison d’éligibilité et renonce à la draft.

    Grosse annonce pour les Hawkeyes et pour le monde NCAA ! Lui qui a grandi depuis sa saison freshman sous les yeux de Fran McCaffery, qui a fait passer Iowa dans une autre dimension après le départ du NBAer Tyler Cook, finissant 2ème au titre de joueur de l’année derrière Obi Toppin, va terroriser les joueurs adverses une saison de plus.
    Très logiquement, et après une saison avec 23.8 points/9.8 rebonds de moyenne, il fait partie de la First Team All-American lors de la présaison. Véritable attraction, tout le monde a les yeux rivés sur ce talent gigantesque.

    Luka ne va pas tarder à confirmer les attentes placées sur lui. Double-double (26/10) en 24 minutes dans le premier match, 41 points en 29 minutes à 14/15 aux tirs dans le deuxième. La hype est légitime : Luka Garza est surhumain.
    Profil physique, énergétique, scoreur à tous les niveaux (62.7 – 48.9 – 74.7), il possède une efficacité absolument divine et un jeu vraiment propre. Avec un pourcentage aux tirs réels de 70% en 13 matchs, et surtout avec plus de 13 tirs tentés par match, Luka se place comme l’un des joueurs les plus efficaces de l’histoire avec un gros volume de tirs.

    Joueur intelligent, toujours bon dans le placement, sa capacité à épurer son jeu dans le temps a été incroyable. Son nombre de pertes de balle est certes en légère augmentation, mais elle est liée à un taux d’usage de plus en plus élevé !

    Même si il ne sera jamais un grand passeur, avoir un ratio passes décisives/pertes de balle supérieur à 1 montre une capacité à perdre très rarement le ballon. D’ailleurs, il rejoint actuellement la légende Doug McDermott en étant la deuxième joueur depuis 2010 à avoir un PER et un USG% supérieur à 30 tout en ayant un TOV% inférieur à 8%.

    Même si son manque d’explosivité est parfois présenté comme un gros défaut, son incroyable énergie rend son jeu sans limite. Avec un pourcentage de 48.9% à 3 points en 45 tentatives (!!!), son jeu s’étend au large, devenant une menace légitime à tous les spots.

    En tout cas, si d’autres titres sont disputés, le titre de joueur de l’année semble jouer au bout d’une dizaine de matchs… Une question reste en suspens : nous avons vu Iowa jouer les têtes d’affiche depuis le début de l’année, est-ce que Luka sera capable de les porter loin dans la March Madness ? Affaire à suivre…

    Freshman de l’année : Hunter Dickinson (Michigan)

    Le joueur que l’on attendait à ce niveau ? Absolument pas, même si les fans de Michigan diront le contraire. Pourtant, s’il y a bien un freshman qui fait mouche cette année, c’est bien Hunter Dickinson.
    Arrivé dans une équipe coachée pour la deuxième année par la légende Juwan Howard, on pensait à une reconstruction compliquée après le départ de Zavier Simpson (meilleur passeur NCAA) et du senior Jon Teske, l’un des meilleurs joueurs de la Big Ten.

    A peine sorti du lycée de DeMatha Catholic, le jeune Hunter sait qu’il va devoir assumer de fortes responsabilités très tôt, la rotation des Wolverines à son poste est vraiment faible. Il est d’ailleurs avec ses 2.16m, le joueur le plus grand de l’effectif.
    Il débute la saison timidement, avec seulement 7 tirs tentés, et frôle directement un double-double (11 points, 8 rebonds) en sortant du banc. Cependant, Juwan ne le sent pas encore prêt pour intégrer le cinq de départ. Michigan enchaîne les victoires, et Hunter enchaîne les excellentes performances en sortant du banc. Après une 5ème victoire en autant de matchs pour les Wolverines, et un match complet encore une fois (18 points, 7 rebonds, 4 contres en 23 minutes), Howard décide de le mettre dans le cinq de départ le match suivant.

    Depuis, il survole la compétition : 19.7 points, 8.3 rebonds et 1.7 contres en 29.3 minutes de jeu depuis qu’il est titulaire.
    Joueur vraiment très fiable près du cercle, il s’installe déjà comme l’un des maîtres à jouer de la NCAA et permet à Michigan de rester parmi les équipes encore invaincues cette année (11V – 0D).
    Encore plus fort, il est clairement l’un des meilleurs joueurs cette saison, posant des statistiques très rares pour un jeune freshman de son calibre.

    À ce rythme-là, difficile de le voir ne pas renoncer à son éligibilité et se présenter à la draft NBA. Mais avant ça, une saison encore longue l’attend et son niveau, bien qu’il dépasse les espérances de tout le monde, devra encore porter Michigan vers de nombreuses victoires. Sera-t-il assez solide ? Possible… Mais on demande à vérifier !

    Défenseur de l’année : Josiah-Jordan James (Tennessee)

    Le meilleur défenseur de la meilleure défense NCAA ? Très fortement possible ! En tout cas, on avait déjà des prémices la saison passée de ce que « JJJ » pouvait donner avec un peu plus d’expérience. Long et athlétique comme un prospect typique de Tennessee, il nous avait surpris par sa compréhension du jeu et sa lecture rapide, ainsi que par sa vision du jeu assez complète des deux côtés du terrain.

    Arrivé sur son année sophomore avec beaucoup plus d’ambitions, dans une équipe qui tourne bien, Josiah-Jordan devait prouver son talent. Titulaire indiscutable sous les ordres de Rick Barnes, il a directement impacté la défense des Volunteers, étant beaucoup plus agressif sur porteur de balle.
    Un indicateur ? Alors que son temps de jeu a été réduit avec l’arrivée des freshmans talentueux Jaden Springer et Keon Johnson au sein de l’effectif, il a réussi à doubler son nombre d’interceptions par match. Son précédent record lors de sa première saison ? 3 interceptions contre Memphis. Il a franchi cette barre déjà 5 fois sur ses 10 premiers matchs cette année.

    Létal sur les lignes de passes, plus agressif sur porteur, sa taille (1.98m) et son physique font de lui le défenseur plus redoutable en ce moment.
    Véritable leader de la 3ème meilleure défense en termes de points encaissés, sa défense est un atout non-mesurable pour Tennessee, en quête de son premier titre NCAA.
    « JJJ » est purement générationnel. Depuis la création du Box Plus-Minus en 2010, il est le seul arrière à combiner un Defensive Rating de moins de 80 avec un Defensive BPM de plus de 7, accompagné des intérieurs Karl-Anthony Towns (Kentucky), Willie Cauley-Stein (Kentucky) et Neemias Queta (Utah St.).
    Impressionnant.

    All-American Teams

    • 1st team

    Ayo Dosunmu (JR – G – Illinois)
    22.4 points, 6.9 rebonds et 4.8 passes en 49.8 / 42.2 / 81.2 – 13 matchs
    Quelle saison pour le natif d’Illinois ! Associé aux superstars en herbe Andre Curbelo et Adam Miller au poste d’arrière, Ayo a complètement endossé le rôle de patron sur le terrain.
    Malgré un AST/TOV ratio assez moyen (1.54), le junior reste l’une des valeurs sûres en termes de polyvalence. En se retirant de plus en plus au niveau du tir à 3 points, et en se concentrant de moins en moins sur la quantité, il a considérablement amélioré sa qualité de tir, devenant un candidat au fameux 50/40/90 avec un peu de patience.

    Jordan Goodwin (SR – G – Saint Louis)
    16.9 points, 11.1 rebonds et 3.8 passes en 48.1 / 29.6 / 71.4 – 8 matchs
    Peut-être la surprise de cette 1st team, mais quel talent ! Et même si la mention de son coéquipier Javonte Perkins n’est pas à négliger, Jordan Goodwin a toutes les qualités d’un All-American. Ultra polyvalent, il se place comme l’un des meilleurs rebondeurs du circuit. Avec 7 doubles-doubles en 8 matchs et un incroyable 21.7% TRB% pour son mètre 90, il terrorise les raquettes adverses. Malgré une légère justesse technique au niveau du tir, l’ex-star lycéenne de l’Illinois compense totalement avec son agressivité et son côté hargneux, notamment en défense.

    Corey Kispert (SR – F – Gonzaga)
    21.1 points, 4.5 rebonds et 2.3 passes en 60.8 / 47.9 / 86.5 – 12 matchs
    Gonzaga qui perd Filip Petrusev, c’est mal. Corey Kispert qui explose et se pose en candidat au joueur de l’année, c’est mieux.
    Quelle saison magnifique est en train de réaliser le senior des Bulldogs, confirmant tous les espoirs que les Zags plaçaient en lui en ce début de saison. Défensivement, c’est à revoir. Offensivement, c’est de la pure bombe en continu : shoot, création, pureté du jeu, déplacement sans ballon… Il ne monopolise absolument pas le ballon, avec un USG% inférieur à 25%, mais possède une efficacité redoutable. Avec 47.9% en 73 tentatives à 3 points, il est le joueur (pour l’instant) de l’histoire de la statistique avec le plus grand pourcentage aux tirs réels pour une moyenne de plus en 20 points par match en moins de 13 tirs. Devant qui ? Des petits joueurs universitaires comme Obi Toppin, Chris Kaman, Tim Duncan… Sympathique.

    Trayce Jackson-Davis (SO – F – Indiana)
    20.1 points, 9.3 rebonds et 1.6 passes en 53.2 / – / 71.2 – 13 matchs
    Si on devait nommer les freshmans les plus forts, ayant le plus d’impact de la saison passée, « TJD » serait dans les premiers noms cités. Cependant, il avait décidé de rester à Indiana, ne se sentant pas prêt pour le saut en NBA.
    Véritable machine à double-doubles (17 en 45 matchs à Indiana), et malgré cette incapacité à s’écarter à 3 points, il a énormément progressé dans le scoring, ayant beaucoup plus de responsabilités offensives avec le transfert de Justin Smith (Arkansas).
    Beaucoup plus agressif vers le cercle cette année, son jeu aérien permet de débloquer pas mal de situations offensives et défensives. Attention à son jeu de passe, qui pourrait être sous-estimé…

    Luka Garza (F/C – Iowa)
    27.6 points, 8.6 rebonds et 1.5 passes en 62.7 / 48.9 / 74.7 – 13 matchs
    Le joueur de l’année qui fait logiquement parti de la 1st All-American Team.

    • 2nd team

    Kendric Davis (JR – G – SMU)
    19.1 points, 4.6 rebonds et 7.7 passes en 52.1 / 43.3 / 84.1 – 9 matchs
    Il a bien grandi le Kendric de TCU, timide et dans l’ombre de Desmond Bane… Deux ans après son transfert vers SMU, il se pose comme l’un des meilleurs arrières NCAA. Comment ? Une production absolument terrible, une qualité de passes volumineuse (7.7 passes/match – 4ème du circuit) et qualitative (3,83 d’AST/TOV ratio), une présence défensive incroyable malgré son gabarit et un shoot de plus en plus fluide et précis.
    Coup de chaud ou véritable transformation ? Difficile de savoir, le temps risque de nous le dire, mais ce qui est sûr, c’est que le junior est en train de marquer beaucoup de points !

    Ron Harper Jr. (JR – G – Rutgers)
    20.1 points, 6.2 rebonds et 2.0 passes en 51.7 / 45.5 / 58.6 – 10 matchs
    De nombreux aspects de l’être humain sont héréditaires. Pour RPJ, tout laisse à croire qu’il a hérité du talent de son père. Polyvalent, il est l’image et à l’image de Rutgers cette saison. Complètement dans la continuité de l’an passé où la petite faculté du New Jersey a explosé, cette saison est la saison de la confirmation : +8 points, + 1 passe, + 0.4 rebond en améliorant de 6.5% son pourcentage aux tirs totaux !
    Assumant avec certitude son rôle de leader, il a toutes les qualités pour aller en NBA à la fin de la saison. Une interrogation ? Son pourcentage aux lancers-francs, très très faible depuis son année freshman (67.8% en carrière).

    Trevion Williams (JR – F – Purdue)
    15.0 points, 9.5 rebonds et 2.4 passes en 53.1 / 0 / 52.1 – 13 matchs
    Peut-être l’un des joueurs de cette liste qui attire le moins visuellement. Pourtant, il est actuellement l’un des joueurs les plus bouillants de la NCAA et cela ne risque pas de s’arrêter. Portant à lui tout seul (ou presque) le programme de Purdue à une modeste 6ème place de conférence Big Ten, Trevion s’est fait petit à petit une place de rang en termes de qualité de jeu. Faisant parti des tout meilleurs rebondeurs présents sur les parquets, son jeu de passe est à retenir, surtout pour un physique comme le sien (2.08m, 120kg). On l’a vu tenter de s’écarter depuis son arrivée en NCAA, mais ça ne semble toujours pas porter ses fruits (4/14 en carrière, dont 0/2 cette saison). Même si la NBA ne lui tend pas les bras cette année, Purdue sera une équipe à surveiller cette année, rien que pour ce joueur.

    Hunter Dickinson (FR – C – Michigan)
    17.5 points, 7.9 rebonds et 0.9 passes en 70.9 / 0 / 75.0 – 11 matchs
    Freshman de l’année : check.
    L’un des meilleurs joueurs à son poste : check.
    All-American 2nd team : check.

    Cameron Krutwig (SR – C – Loyola Chicago)
    16.1 points, 6.6 rebonds et 2.0 passes en 62.3 / 14.3 / 59.4 – 8 matchs
    Une petite surprise au sein de cette 2nd team, avec un joueur ultra talentueux dont on ne parle pas beaucoup. Sûrement l’un des pivots les plus polyvalents de sa génération, Cam a des allures de Nikola Jokic dans le jeu. Puissance au poste bas, bonne vision du jeu, mains ultra sûres près du cercle en plus de frôler assez régulièrement les triples-doubles ! Déjà un des pionniers du parcours de Loyola lors de March Madness 2018 (Final Four en étant 11ème tête de série) en tant que freshman, avec 10.4 points et 4.8 rebonds de moyenne sur le tournoi, Cameron a bien évolué depuis.
    Son physique lui a permet de régner sur la MVC pendant 4 années, direction la NBA ?

    • 3rd team

    Jared Butler (JR – G – Baylor)
    16.4 points, 3.5 rebonds et 5.4 passes en 49.6 / 43.1 / 76.7 – 11 matchs
    C’est certain. Jared ne fait pas forcément la saison qu’on prévoyait au début de saison. Le départ de Makai Mason l’an passé l’avait propulsé au rang des meilleurs arrières NCAA et beaucoup attendaient de lui une saison « à la » Dosunmu. Mais Scott Drew a bien géré son équipe, et avec 4 joueurs à plus de 10 points par match, difficile.
    Mais qu’est-ce que ce jeu est efficace pour Jared ! L’association avec MaCio Teague fonctionne toujours et l’arrivée de Flagler (redshirt transfer) et Cryer ne changent pas ses plans : il veut gagner.
    Beaucoup plus concentré, appliqué, et collectif (au détriment de certains de ses « tickets » shoots), Jared et Baylor sont létaux cette année, et risquent d’aller très très loin dans la compétition.

    McKinley Wright IV (G – Colorado)
    15.4 points, 4.7 rebonds et 5.1 passes en 53.4 / 35.3 / 78.6 – 12 matchs
    Quand on est 2 fois dans la Pac-12 1st Team en 3 saison, et qu’en plus on est considéré comme l’un des meilleurs défenseurs de sa conférence, ça vous classe le joueur. C’est le cas de McKinley, aujourd’hui considéré comme l’un des meilleurs arrières de la NCAA, et à juste titre ! Adoubé comme le 15/5/5 man, qu’il obtient depuis sa saison freshman, sa production n’a cessé d’évoluer, notamment en termes d’efficacité au tir. Beaucoup plus propre dans son jeu, toujours dans son rôle de playmaker, il fait une vraie belle saison, étant un candidat légitime au titre de meilleur guard de la NCAA.

    Oscar da Silva (SR – F – Stanford)
    19.8 points, 7.4 rebonds et 2.3 passes en 62.8 / 33.3 / 73.5 – 11 matchs
    Novembre 2017. 2ème saison aux commandes pour Coach Haase, qui ramène da Silva, Okpala et Davis, 3 stars lycéennes dans le programme. Si le deuxième se drafté après sa saison sophomore, da Silva a profité de son départ pour exploser au grand public. Intelligent et précis près du cercle, bon poseur d’écran, son duo avec Tyrell Terry a fait des étincelles l’an passé. Cette année, il est le seul maître à bord et compte bien porter Stanford cette saison. Aucun match en dessous de 10 points, 3 doubles-doubles sur les 3 derniers matchs, il monte en puissance, et risque bien d’atteindre un niveau incroyable dans les semaines à venir !

    Drew Timme (SO – F – Gonzaga)
    18.5 points, 6.8 rebonds et 2.2 passes en 60.7 / 28.6 / 75.9 – 12 matchs
    L’un des joueurs qu’on attendait au tournant cette saison et qui a parfaitement réussi son début de saison ! Le texan avait réussi à s’imposer dès sa saison freshman avec les Zags, mais avait fait le choix de rester avec Gonzaga. Scoreur absolument dingue, l’association avec Kispert fait des Bulldogs une menace constante au poste d’ailier. A l’aise près du cercle, finisseur létal, il a encore du mal à s’imposer dans les airs, et manque de présence au rebond. Cependant, son agressivité risque de plaire à beaucoup de scouts et il risque de franchir le pas cette saison !

    Charles Bassey (JR – C – Western Kentucky)
    16.8 points, 11.8 rebonds et 0.8 passes en 60.4 / 25.0 / 73.9 – 12 matchs
    Et si c’était LA saison de Charles ? Un peu plus d’un an après sa blessure à la jambe qui l’a écarté des terrains pendant une année, il revient encore plus fort, plus dominant. L’ex-superstar lycéenne peut de nouveau espérer à des ambitions de NBA. Double-double de moyenne, une présence impériale dans la raquette, maître du rebond, finition impeccable, contreur incroyable. Do-mi-na-tion. La question reste la même : aussi talentueux soit-il, est-ce que sa blessure, alors qu’il allait sûrement être drafté lors de la dernière draft, ne va pas l’empêcher d’évoluer en NBA ? Un shoot extérieur assez peu fiable, mais son profil pourrait plaire à des équipes en quête de profondeur de banc cependant !

    All-Freshman Team

    Jalen Suggs (G – Gonzaga)
    13.8 points, 5.1 rebonds et 5.1 passes en 53.7 / 40.6 / 65.7 – 10 matchs
    On en attendait pas moins d’une collaboration entre un des lycéens les plus talentueux des États-Unis et une super-team depuis quelques années. Seul freshman de la NCAA à poser un 10+/5+/5+ de moyenne, Jalen est là où on l’attend : tout en haut du panier. Des performances offensives XXL (24 points vs Kansas (6ème des rankings à ce moment-là) pour son 1er match, 27 points contre Iowa (3ème des rankings)…), une présence défensive, un sens du jeu collectif, une adresse longue distance à ne plus démontrer. C’est probablement LE freshman polyvalent par excellence.
    Exister à côté de Kispert, Timme, Nembhard ou Ayayi, ce n’est pas simple. En tant que freshman, encore plus. Mais Jalen possède une maturité dans son jeu qui risque de faire tabac en NBA, avec un peu d’expérience. Joueur à suivre lors de la March Madness !

    Cameron Thomas (G – LSU)
    21.8 points, 2.7 rebonds et 1.5 passes en 42.7 / 31.3 / 89.5 – 11 matchs
    Quand tu deviens recordman du nombre de points marqués de l’histoire du lycée d’Oak Hill, tu sais qu’on va t’attendre sur le scoring. Résultat : Cam Thomas est le meilleur scoreur de son équipe, de la cuvée de freshmans et le 9ème scoreur de la NCAA. Will Wade fait passer la majorité des ballons dans ses mains, et ça fonctionne ! Pouvant scorer à tous les niveaux, très adroit sur la ligne des lancers-francs, il insuffle un vent d’air frais aux Tigers (9V-2D cette saison) après une saison passée compliquée. Même si sa défense inquiète un peu, le one-and-done lui tend les bras.

    Moses Moody (G – Arkansas)
    16.8 points, 5.6 rebonds et 1.7 passes en 45.0 / 38.5 / 80.3 – 13 matchs
    Si aujourd’hui Arkansas est l’une des locomotives offensives les plus puissantes de la NCAA, c’est en partie grâce à cette homme sorti de Montverde. Le natif de l’Arkansas nous a directement prévenu : plus de 17 points et 5 rebonds de moyenne sur ses 4 premiers matchs. Phénomène passager ? Absolument pas ! 17/6.5 sur les 5 suivants ! Offensivement ? Un monstre qui va vous punir tout le match à longue distance et qui va driver et provoquer (5.5 LFs/match) des fautes si vous fermez l’accès aux 3 points. Défensivement ? Sûrement l’un des plus complets de sa génération, notamment grâce à son profil long et sa taille (1.99 pour un arrière).
    Moses est l’un des joueurs, malgré sa hype au lycée, qui est en train de faire une énorme impression auprès du monde NCAA ! À suivre de très près !

    Evan Mobley (F – USC)
    16.2 points, 9.0 rebonds et 1.5 passes en 59.8 / 40.0 / 68.8 – 11 matchs
    On le savait. C’était presque écrit noir sur blanc qu’Evan allait cartonner dès son année freshman. Directement mis dans le bain grâce à son frère Isaiah, il a réussi à poser 5 doubles-doubles en 11 matchs. Malgré un manque de polyvalence offensive parfois flagrant, il a réussi à vite s’adapter au niveau d’attente NCAA. Joueur hors pair dans les airs, il a des capacités défensives qui pourrait le placer dans les meilleurs défenseurs intérieurs du circuit.
    USC tourne bien cette année, en jouant le haut du tableau de la conférence PAC-12, et Evan est l’architecte de ce succès sur le terrain.

    Hunter Dickinson (C – Michigan)
    17.5 points, 7.9 rebonds et 0.9 passes en 70.9 / 0 / 75.0 – 11 matchs
    Rien de plus logique.


    Sources : Sports Reference, 247.sports, NCAA.

  • Kevin Durant, le Ranger venu du Texas

    Kevin Durant, le Ranger venu du Texas

    Par Benjamin Gisse (@MagicBenJohnson)


    Dans la lignée des Kareem Abdul-Jabbar, Bill Walton, Ralph Sampson, Shaquille O’Neal ou autres Carmelo Anthony, est apparu une nouvelle légende universitaire : Kevin Durant.
    Retour sur une année incroyablement grandiose, marquée par plusieurs performances phares, et un one-and-done mémorable.


    Kevin Durant, un joueur hors du commun…

    Avons-nous besoin de le présenter ? Kevin Durant, véritable légende NBA, futur Hall of Famer, 12 saisons en NBA, double champion NBA et un palmarès aussi long que ses bras…

    Un enfant de Washington et du Maryland qui rencontra une destinée légendaire lorsqu’il toucha un ballon de basket. C’était inné, presque divin. Il était fait pour ça, tout le monde le savait, sauf lui. C’est ce qu’il l’a fait travaillé, plus que les autres. « Ce n’était pas un rêve, c’était un plan » dit Taras Brown, l’un de ses anciens coachs et mentors.
    Et tout a commencé très tôt pour Kevin, quand sa taille a attiré l’œil de nombreux scouts.

    1m83 à 14 ans, forcément, ça marque les coachs, les scouts, les adversaires et les spectateurs. Petit à petit, on commence à rapporter qu’un grand maigre est en train de faire de dégâts sur le circuit du Maryland.
    Un assistant de l’équipe universitaire de Texas, Russ Springmann, originaire de la région, entend ces rumeurs et garde son nom en tête.

    Après deux années au lycée National Christian Academy dans le Maryland, « KD » change d’équipe et se retrouve au lycée Oak Hill, considéré comme la terre de la légende Carmelo Anthony, dans l’État voisin de la Virginie. C’est à cet instant que Springmann rencontre Kevin Durant pour la 1ère fois.


    « On pouvait voir ce que Kevin pouvait faire sur le terrain de basket, et ce qu’il pouvait faire pour le Texas était évident.« 

    Russ Springmann – Asst. coach de l’université du Texas

    L’année sportive se passe bien pour Kevin, il enchaîne les bonnes performances et son nom devient de plus en plus récurrent dans les discussions.
    À la fin de la saison, il décide de revenir dans son Maryland natal, et s’engage dans le lycée privé Montrose Christian School.
    Durant l’inter-saison (printemps-été 2005), « KD » prend 13 centimètres.
    C’est à ce moment qu’il visite le campus de Texas, et reçoit une offre de bourse de la part de Russ Springmann.


    Kevin Durant sous les couleurs de Montrose Christian lors de sa dernière saison lycéenne.


    Au moment de l’offre, Springmann sait à quel point l’arrivée de Kevin Durant peut être pré-déterminante sur la recruiting class à venir. Texas va très certainement perdre P.J. Tucker, LaMarcus Aldridge et Daniel Gibson, leur trio phare, ainsi que Brad Buckman et Kenton Paulino, deux seniors sur la saison à venir.
    Texas est donc en recherche de têtes d’affiches, de jeunes joueurs pouvant les porter au plus haut niveau.

    De son côté, les offres s’enchaînent pour « KD ». Il réduit le nombre d’offres à 3 principales : North Carolina, fraîchement champion NCAA; Connecticut, champion NCAA l’année précédente et Texas, dont la présence est un peu inattendue, vu leur manque de résultats.
    À cette époque, son cœur, au niveau de la NBA, penche pour les Raptors et son joueur préféré, Vince Carter (ex-joueur de North Carolina), dont il vantait le travail :


    « Vince jouait sans peur. Chaque fois qu’il voulait terminer un match, il le faisait. J’essayais de reproduire la même chose.« 

    Kevin Durant

    Le destin aurait donc voulu qu’il suive le chemin de son idole dans la Caroline du Nord, mais ce ne fut pas le cas.
    Kevin était devenu la priorité n°1 de Texas et de Springmann, le joueur à avoir. L’assistant passait tout son temps avec lui et sa mère. Il le voulait plus que tout au monde.

    Un mois après sa visite du campus d’Austin (Texas), le 16 juin 2005, Kevin Durant annonce qu’il jouera pour l’université du Texas.
    Victoire pour Springmann, qui a sa tête d’affiche, son joueur phare et plus important, un fils spirituel.
    Comme un symbole, 5 ans après l’engagement de Kevin pour Texas, en janvier 2011, Russ eu un fils qu’il appela Durant…

    Sa saison en tant que senior à Montrose Christian fut extraordinaire.
    Il se révèle au grand public comme l’un des plus grands espoirs du basket américain. Tout le monde s’accorde pour dire que lui et Greg Oden, l’autre superstar lycéenne, seront le futur de la NBA.
    Enchaînant les grosses performances, il est facilement retenu pour les échéances nationales qu’il va survoler, comme le McDonalds All-American (25 points, 5 rebonds, 4 passes, co-MVP avec Chase Budinger, en partance pour l’université d’Arizona) ou le Jordan Brand Classic (16 points, 7 rebonds, 4 passes, MVP), considérées comme les All-Star Games des joueurs lycéens.

    Reconnaissance nationale pour un enfant du Maryland, devenu en quelques années l’un des plus grands espoirs du basket. Son engagement envers Texas sonna différemment, Rick Barnes (le coach) et Springmann venaient de réaliser le plus gros coup de l’histoire de l’université, des années avant Mo Bamba, Avery Bradley, Myles Turner ou Tristan Thompson.
    Kevin Durant venait de les propulser dans une autre dimension.
    En plus de lui, le talent de ce dernier réussit à convaincre 6 joueurs à rejoindre Texas, dont Damion James et D.J. Augustin, deux autres joueurs 5 étoiles, considérés parmi les meilleurs joueurs du pays.

    Bilan du recrutement : 7 freshmans (joueurs de 1ère année) dont 3 joueurs 5 étoiles. Malgré la perte du trio Tucker/Aldridge/Gibson, Texas pose une des meilleures recruiting class du pays (3ème selon 247sports) et la plus grande de leur histoire.

    Et ce n’était que le début… car « KD » n’avait pas encore joué une seule minute pour eux.

    … qui réussit une saison freshman historique !

    Les attentes étaient assez grandes concernant Texas.
    La saison passée a été frustrante. L’équipe de Rick Barnes échoue face à LSU aux portes du « Final Four » , graal du basket universitaire, et vient de perdre, comme prévu son trio Tucker/Aldridge/Gibson, en partance pour la NBA. 4 joueurs de l’effectif reviennent, accompagnés des 7 freshmans.

    AP (Associated Press), référence des classements des équipes universitaires, sort son Top 25 et classe Texas 21ème équipe avant que la saison ne débute.

    Avant la saison 2006/07, seulement 14 joueurs issus de Texas ont été draftés, dont le trio de l’année passée.
    L’ajout de 8 joueurs non-draftés portent le total à 22 joueurs passés en NBA. 8 d’entre eux n’ont jamais passés les 100 matchs en NBA.
    LaMarcus Aldridge n’ayant pas foulé les parquets NBA, seuls les noms de Slater Martin (undrafted, Hall of Famer, 7 fois All-Star, 5 fois champion) et Johnny Moore (43ème choix de la draft 1979, meilleur passeur de la NBA en 1981/82) résonnent encore dans les têtes des spécialistes à cette époque.

    « KD » n’a pas vraiment le droit à l’erreur, sa prise de risque en choisissant Texas a été très grande, mais il a choisi avec le coeur, il est convaincu d’avoir fait le bon choix.

    9 novembre 2006. Les attentes sont obsolètes. La saison commence face à Alcorn State, un adversaire assez faible sur le papier pour que Texas puisse s’exprimer sur le terrain.
    Même si l’effectif de Texas est très jeune, la réalité du talent rattrape rapidement les espoirs des adversaires de Durant. Ce dernier ne restera que 22 minutes, son 2ème plus faible total de la saison, le match étant plié à la mi-temps (48-18 pour Texas). Le match sera une formalité pour le groupe texan, victoire 103 à 44.
    20 points, 6 rebonds, 3 interceptions pour Kevin Durant, qui pose déjà des bases très élevées en peu de temps, et un impact sur le jeu qui s’annonce incroyable.

    Les jours s’enchaînent, les entraînements aussi, et le staff commence à observer une éthique de travail bien plus élevée chez Kevin que chez les autres. Taras Brown explique : « Springmann m’a appelé un jour et m’a dit « Kevin ne veut pas quitter le gymnase. Il y est jusqu’à 1h du matin. » ». Il l’avait dit, c’était un plan, pas un rêve. Durant se poussait à l’excellence jour et nuit.


    « Vous dites à un enfant qui a grandi à Washington D.C., qui n’a pas toujours eu accès à une salle de gym, que vous pouvez maintenant y avoir accès 24 heures sur 24 ? Que vous pouvez y manger quelque chose, utiliser le lounge ou l’ordinateur ? C’est un service unique. Certains jours, il revenait la nuit pour tirer et nous disions : « On pourrait aussi bien dormir ici. On a tout ce qu’il faut ». »

    Randy Williams, ami de Kevin Durant

    Les matchs s’enchaînaient, et « KD » accumulait les performances : 21.2 points, 9.4 rebonds (2.8 offensifs), 1.6 interceptions, 2.2 contres de moyenne sur ses 10 premiers matchs, avec des pourcentages pharaoniques (47.7/40/86.2) et un bilan convaincant de 8 victoires pour 2 défaites.
    Mais sa première vraie confrontation interviendra lors de son 11ème match, face à une équipe de Tennessee qui finira 25ème équipe de la NCAA à la fin de la saison, selon Associated Press.

    Leur premier match sera à la hauteur des espérances, faisant partie des 15 matchs avec un écart de 6 points ou moins disputés par Texas cette année-là. Un duel se démarque tout au long du match : Chris Lofton, véritable star des Volunteers, en place pour être joueur de l’année de la conférence SEC, et Kevin Durant.

    La première mi-temps est à l’avantage des Longhorns, Rick Barnes maîtrise son sujet et Texas déroule offensivement, 50 points inscrits, 35 points encaissés, Tennessee est dans les cordes. 14 points et 5 rebonds pour Kevin (5/10 aux tirs), 8 points et 4 rebonds pour Chris Lofton (2/8 aux tirs).
    Texas gagne dans tous les compartiments.
    Mais les joueurs de Bruce Pearl, que certains d’entre vous connaissent aujourd’hui du côté d’Auburn, ne restent pas à terre. La mi-temps marque un tournant dans le match à l’avantage des Volunteers, plus propres, plus percutants, plus agressifs.

    Texas craque et perd son avance petit à petit. À 2 minutes du terme, ils possèdent encore 7 points d’avance grâce à un lancer-franc de Matt Hill, freshman à l’époque.

    Malheureusement pour eux, ils sont tombés face à un joueur qu’il ne fallait pas laisser ouvert à trois points. Lofton, à 7/16 à longue distance ce soir-là, prend les choses en main.
    87-82 pour Texas, 1 minute et 15 secondes restantes, « KD » se fait contrer sur un lay-up, Wayne Chism prend son 8ème rebond de la soirée et ressort sur Ramar Smith, qui percute et ressort le ballon sur JaJuan Smith, qui voit Lofton à 45° et le sert. Lofton hésite longuement, Kevin Durant défend sur lui, et déclenche à 3 points, ficelle. La salle explose. 87-85 pour Texas.

    Mais il reste une minute, et Texas a encore le temps de réagir et de stopper l’hémorragie. AJ Abrams décide de monter la balle, drive et manque un lay-up plutôt simple, rebond pour Tennessee, et la suite appartient à l’histoire…

    La défense… La défense… La défense… A vrai dire, Kevin ne pouvait pas faire grand chose sur cette action, le tir est trop lointain, trop imprévisible, et ses tentacules n’y pourront rien. Mais il se prend 6 points consécutifs de Lofton sur la tête et permet à Tennessee de passer devant.
    Il se rattrapera ensuite, en arrachera la prolongation sur un tir inespéré au buzzer mais Texas s’inclinera 111 à 105, dans une Thompson-Boling Arena en feu.

    Kevin Durant aura mis 7 points sur la seconde mi-temps, Chris Lofton en aura mis 20. Défaite cruelle pour « KD », qui sera marqué mentalement par cette épreuve et ne laissera un adversaire scorer plus que lui seulement 3 fois sur les 19 matchs suivants (2 victoires et une défaite contre Villanova).

    Mais revenons sur la défense, car un évènement majeur marqua la saison de « KD » dans ce domaine.
    Scott McConnell, assistant pour les relations avec les médias, le raconte :


    « Lors du match d’exhibition contre Lenoir-Rhyne, Coach Barnes a pourri tous les anciens du groupe. Sur ce match, A.J. (Abrams) ne pouvait rester devant personne, et il ne pouvait pas tolérer cela. Il a réprimandé A.J., et lui a dit qu’il était le pire défenseur qu’il ait jamais vu. Le lendemain, à la séance vidéo, il a rectifié ses propos : « A.J., je te dois des excuses. Tu n’es pas le pire défenseur que j’ai jamais entraîné. Kevin Durant est le pire défenseur que j’ai jamais entraîné. »

    Scott McConnell

    Bien évidemment, Kevin l’a mal pris. Mais le choix du coach a été celui de dire la vérité, Kevin voulait la vérité.

    Depuis ce jour, à chaque entraînement, chaque match, chaque temps-mort, « il demandait à un des assistants : « Comment est ma défense ? » affirme Rick Barnes. Toujours dans le plan, ce plan initial de l’enfant de Washington : se rapprocher de la perfection, encore et toujours.

    Ian Mooney, transféré à Texas cette année-là, avait la réputation d’être tout le temps à 120% sur un terrain, même si le talent ne suivait pas toujours (0.3 points et 0.8 rebonds en carrière). Barnes lui a ordonné de défendre sur Kevin Durant, et il a apporté cette compétitivité qu’il lui manquait.
    « Je pense que l’entraîneur Barnes s’est rendu compte que j’avais la volonté de le harceler et de le poursuivre constamment. Heureusement, il n’y avait pas d’arbitres à l’entraînement. », raconte Ian.
    « KD a adoré. Il a réalisé que Ian n’essayait pas de lui faire du mal. Il savait qu’il en avait besoin. », rajoute Coach Barnes.

    Durant cette saison, Texas affrontera 6 fois un adversaire qui a fini dans le Top 25 d’Associated Press en fin de saison.
    1 victoire contre Texas A&M (9ème du Top 25) après prolongations pour 5 défaites. Un effectif trop jeune pour les matchs de haut niveau, « KD » trop seul… Nombreuses ont été les excuses, mais Kevin Durant a toujours assumé son statut de leader. 30.5 points, 11.2 rebonds, 2.2 interceptions, 3.2 contres en 45.7/50/76.2 sur ces six matchs. Absolument monumental.

    Ces 5 défaites composeront un peu plus de la moitié des défaites de Texas cette année, qui finira son année sur un bilan de 24-9, avant d’aborder le tournoi final, la March Madness, en étant tête de série n°4 de leur partie de tableau, et étant classé 11ème au classement Associated Press. Passer de 21ème à la 11ème place, c’est ça l’effet Kevin Durant.
    On retiendra de cette saison des performances mémorables comme ses 4 matchs à 37 points, dont son 37 points/23 rebonds lors de la victoire face au rival, Texas Tech.
    Les attentes sont remplies, place à la partie sérieuse.


    Texas, tête de série n°4 du tableau « East » de la March Madness, fait office de potentiel contender au Final Four, étape qu’a manqué de peu l’équipe de Rick Barnes l’année précédente.
    De gauche à droite : A.J. Abrams, D.J. Augustin (actuellement joueur des Milwaukee Bucks), Kevin Durant, Justin Mason & Damion James (champion NBA en 2014 avec les Spurs).
    © Photo par Jamie Squire / Getty Images


    Mais avant d’aborder la fin de saison et la March Madness, voici quelques records (ou presque) que Kevin a battu durant sa saison :

    • 2nd total de points sur une saison pour un freshman (903 points) derrière Mahmoud Abdul-Rauf (965) et devant Trae Young (876)
    • Records de points et de rebonds en un match pour un joueur de l’université de Texas sur un match de Big 12
    • 11ème total de doubles-doubles sur un saison pour un freshman (20)
    • 4ème meilleure moyenne de points sur la saison 2006/07 (25.8)
    • Meilleure moyenne de points sur une saison pour un joueur de Texas (25.8)

    La March Madness, c’est comme les Playoffs NBA. C’est une saison à part, une nouvelle saison. 68 équipes, reparties en 4 tableaux, pour un titre de champion universitaire.

    Le tableau leur impose au premier tour les New Mexico State Aggies, équipe de l’ancienne superstar lycéenne Elijah Ingram. Les deux équipes ont un jeu très similaire, très offensif au détriment de la défense. Malheureusement pour les Aggies, Texas est trop talentueux.

    La première mi-temps est plutôt serrée, la jeunesse des texans se fait ressentir face à l’équipe expérimentée de New Mexico State.
    Mais la deuxième mi-temps est à l’avantage de l’équipe de Rick Barnes (46 à 37). Le trio Durant/Augustin/Abrams inscrit 62 des 79 points des Longhorns, et s’impose 79-67 dans un premier tour plutôt facile.

    Le deuxième tour s’annonce plus compliqué, puisqu’ils affrontent une autre équipe prétendant au Final Four : Southern California (USC), tête de série numéro 5. À son bord : Nick Young, qui va se présenter à la Draft, Gabe Pruitt, Daniel Hackett et un freshman très talentueux, Taj Gibson.

    Un effectif profond et incroyable attend donc Texas, dans un match qui les opposera potentiellement à North Carolina au prochain tour, l’université de Vince Carter, son héros.

    Mais Texas n’exista que quelques minutes. USC était trop fort, trop complet, trop menaçant à tous les postes. Kevin n’est pas sorti du match une seule seconde, voulant se battre jusqu’au bout. 30 points et 9 rebonds pour finir sa saison. A.J. Abrams était seul à ses côtés, avec 20 points inscrits. Le reste de l’équipe n’a pas pu rivaliser avec la défense de USC.
    En face, c’est tout le cinq de départ des Trojans qui inscrit plus de 10 points. Texas est éliminé, fin de saison et de carrière universitaire pour Kevin Durant, qui déclara évidemment sa présence à la Draft NBA.


    Kevin Durant (30 points et 9 rebonds), héroïque dans la défaite face à Southern California au second tour de la March Madness.
    © Photo par Jay Drowns / Getty Images


    Une saison extraordinaire qui ne s’achève malheureusement pas de la plus belle des manières, mais « KD » a trouvé ce qu’il voulait dans cette université : du basket et une famille.
    Avec des statistiques dignes des plus grands de ce sport (25.8 points, 11.1 rebonds, 1.9 interceptions, 1.9 contres en 47.3/40.4/81.6), il a porté Texas à la 11ème place du classement AP, en étant la 6ème meilleure attaque NCAA avec 81.7 points par match.

    Ce parcours et cette année l’amènera à devenir le premier freshman de l’histoire à remporter le titre de joueur NCAA de l’année par Associated Press (suivront deux spécimens appelés Anthony Davis en 2012 et Zion Williamson en 2019) et le seul joueur issu de l’université de Texas à l’obtenir. Légendaire.
    Suivi alors une sélection au deuxième choix de la Draft (derrière Greg Oden, comme prévu depuis le lycée), et une carrière… supersonique…

    Et si « KD » avait influencé le recrutement des lycéens d’aujourd’hui ?

    Voilà maintenant plus de 10 ans que Kevin Durant a rejoint la NBA. Son talent n’est plus à prouver, et son palmarès parle pour lui-même.
    Comme les autres légendes du basket-ball, il a marqué son époque et a notamment influencé énormément de jeunes joueurs, comme Vince Carter l’avait influencé à son époque.

    D’ailleurs, il n’est pas rare de nos jours d’entendre parler du « nouveau KD » si on parle de Brandon Ingram (Pelicans) ou de Emoni Bates (lycéen).


    Emoni Bates, superstar lycéenne, possède de nombreux points de comparaisons avec Kevin Durant.
    © Photo par Scott W. Grau / Getty Images


    Alors on peut se poser la question : Kevin Durant a-t-il transformé le recrutement des lycéens auprès des universités ?

    Question ouverte, mais qui mérite réflexion… Parce que sa saison avec Texas a marqué les esprits de tout le monde. Tous les recruteurs veulent être Springmann, recruter un nouveau Durant, au profil physique long et talentueux ballon en main.
    Afin de mesurer l’impact de « KD » sur les joueurs lycéens et sur le recrutement, nous allons prendre le top 20 des rankings RSCI (classements des joueurs lycéens) depuis 1999 et jusqu’à 2023 et introduire un coefficient : le Coefficient Physique.

    « KD » avait, à son arrivée à l’université de Texas, un CP de 0,02273114.
    Pour pouvoir vraiment comparer avec Kevin Durant chaque top 20 de chaque génération, nous allons calculer les CP de chaque joueur en sortie de lycée et garder uniquement les joueurs ayant la taille de Kevin Durant à +/- 5% et son CP à +/- 3%.
    Certes, on ne pourra pas comparer les niveaux techniques par rapport à lui, ça serait trop complexe, mais nous aurons un aperçu de l’impact physique du MVP 2014 sur les jeunes joueurs et leur recrutement.

    En réalisant ces calculs, nous obtenons le graphique suivant :


    Graphique représentant le nombre de lycéens issus du top 20 RSCI de leur génération ayant un physique comparable à celui de Kevin Durant


    La courbe de tendance (en pointillés) est claire : ce genre de profils est de plus en plus présent dans les meilleurs joueurs lycéens.
    Quasiment invisible dans les années 90, on commence à assister à une éruption de ce profil long avec les cas de Chris Bosh (2002), Trevor Ariza (2003) et Rudy Gay (2004), mais ils sont assez esseulés dans l’ensemble.

    C’est en 2005/2006 qu’on assiste à la première vague, d’où provient Durant (2006), qu’accompagnent Brandan Wright et Thaddeus Young.
    L’année 2005 a été une anomalie. Sur les 5 joueurs, seulement deux ont intégré la NBA et Amir Johnson est le meilleur des deux.

    C’est cette génération 2005 qui a probablement causé la perte du profil dans les années suivantes (2007, 2008), mais les titres de meilleur scoreur de Kevin Durant en NBA (2010, 2011, 2012) et le succès d’Anthony Davis (2011) ont totalement relancé le profil, le rendant obligatoire dans les top 20 RSCI depuis.
    On pourrait même citer son titre de MVP (2014), mais ça reste dans le domaine du détail négligeable…

    La courbe de tendance montre une potentielle explosion à venir sur les années à venir. À voir… En tout cas, avec 5 joueurs (pour l’instant) en 2023, l’avenir semble tendre vers ce genre de profils !

    Pour finir, voici la liste des joueurs correspondants depuis 1999, et je pense que vous en reconnaissez quelques-uns… :

    AnnéeJoueurPoste
    1999Jonathan BenderPF
    1999DerMarr JohnsonSF
    2000Eddie GriffinPF
    2000Darius RiceF
    2001Rick RickertPF
    2002Chris BoshPF
    2003Trevor ArizaPF
    2004Rudy GaySF
    2005Keith BrumbaughPF
    2005Tasmin MitchellSF
    2005Magnum RollePF
    2005Shawne WilliamsSG
    2005Amir JohnsonPF
    2006Kevin DurantF
    2006Brandan WrightPF
    2006Thaddeus YoungSF
    2009Ryan KellyPF
    2010C.J. LesliePF
    2011Anthony DavisPF
    2011Quincy MillerPF
    2011Khem BirchC
    2011Cody ZellerPF
    2012Isaiah AustinC
    2012Sam DekkerSF
    2013Austin NicholsPF
    2014Kevon LooneyPF
    2014Isaac CopelandPF
    2015Skal LabissiereC
    2015Brandon IngramSF
    2015Ivan RabbPF
    2016Wenyen GabrielPF
    2017Kevin KnoxSF
    2017Brian BowenSF
    2017Jarred VanderbiltPF
    2018R.J. BarrettSF
    2018Cam ReddishSF
    2018Louis KingSF
    2019Kahlil WhitneySF
    2019Isaiah MobleyPF
    2019Precious AchiuwaPF
    2020Evan MobleyC
    2020Greg BrownPF
    2021Patrick Baldwin Jr.PF
    2021Moussa DiabatePF
    2021Kendall BrownSF
    2022Emoni BatesSF
    2022Jalen DurenC
    2022Brandon Huntley-HatfieldPF
    2022A.J. CaseyPF
    2023Matt BewleyPF
    2023Tyler SmithSF
    2023Akil WatsonPF
    2023Ryan BewleyPF
    2023Mackenzie MgbakoPF

    Ainsi s’achève l’épopée d’une légende universitaire, d’un monstre comme on en voit tous les 500 ans, d’un prototype ayant marqué sa génération et les générations à venir.
    C’était l’histoire de Kevin Durant, un ranger venu du Texas.

    Sources : Sports Reference, 247.sports, RSCI, The Athletic, ESPN, NCAA, CBS Sports, Texas Athletics.

  • Draft NBA et free agency : 10 steals à venir !

    Draft NBA et free agency : 10 steals à venir !

    Par Benjamin Gisse (@MagicBenJohnson)


    A l’approche des échéances majeures de cette intersaison que sont la draft NBA et le marché des agents libres, les interrogations se multiplient. Qui sortira du lot ? Qui aura le meilleur flair ? Et surtout, quelles seront les pépites qui nous surprendront ? Et c’est à cette dernière question que nous allons tenter de répondre…


    La draft NBA : vivier de « steals » insoupçonnés…

    Qui n’a jamais rêvé que son équipe préférée drafte le prochain Marc Gasol ou Nikola Jokic, véritables superstars issus du second tour ?
    Même si les échecs sont plus fréquents que les réussites dans ces cas-là, il est normal d’espérer qu’un second tour de draft explose arrivé dans le circuit NBA.

    A l’occasion de la draft NBA qui approche, revenons sur 5 joueurs qui pourraient bien nous surprendre dans un futur assez proche…

    Saben Lee (21 ans, Guard, Vanderbilt)

    C’est l’un des meilleurs créateurs et explosifs de cette draft. Point à la ligne.
    Saben sait parfaitement créer pour lui-même et pour les autres, avec facilité et fréquence.
    Létal sur 1c1 et agressif vers le cercle, il utilise de manière quasiment parfaite ses qualités pour trouver une solution de tir sur chaque séquence offensive.

    Véritable gestionnaire du rythme, il possède une bonne adresse à mi-distance, en plus d’un toucher plus que correct et d’un jeu quasiment excellent en pull-up.
    Fraîchement décoré d’une sélection dans la 2ème All-SEC Team, le joueur de Vanderbilt à un QI offensif vraiment élevé en plus d’être un bon défenseur collectif, actif avec ses mains.

    Cependant, il possède un shoot extérieur encore un peu faible pour la NBA. Saben joue énormément à l’instinct, ce qui peut être préjudiciable par moments, notamment sur les pertes de balle, qu’il collectionne parfois. Sur la défense individuelle, il y a encore pas mal de défauts à régler, notamment sur les situations d’isolation, où on peut ressentir une certaine nonchalance, accompagné d’un footwork assez lent pour un arrière.

    Comparaison : Devin Harris
    Position Mock Draft 2.0 : N/A


    Statistiques de Saben Lee


    Udoka Azubuike (21 ans, Center, Kansas)

    Membre du Consensus All-America, l’équivalent des All-NBA Teams en université, joueur universitaire défensif de l’année NABC (association des coachs), joueur de l’année de sa conférence… La saison 2019-20 a été exceptionnelle pour Udoka Azubuike, pour sa dernière en tant que senior.

    Joueur terriblement efficace, son approche physique du jeu lui a permis de dominer la raquette universitaire depuis sa saison freshman, accumulant ainsi le meilleur eFG% de l’histoire de la NCAA depuis la création de la statistique, devant un certain Tacko Fall. Son jeu est innarrêtable près du cercle, même dans le domaine du rebond, où son placement et son physique ont fait de lui l’un des meilleurs rebondeurs du circuit.

    Considéré comme le ou l’un des meilleurs défenseurs NCAA, il a notamment prouvé son efficacité au poste bas, maintenant ses vis-à-vis à un ridicule 0.46 points par possession, ou dans les airs, avec un monstrueux 10.9 en BLK%. In-cro-ya-ble.

    Des problèmes de poignet l’ont maintenu pas mal de temps à l’écart sur sa première et troisième saison à Kansas, mais il ne s’est jamais découragé, bien qu’il était déjà envisagé à la draft NBA 2019. Et malheureusement, chaque joueur n’a pas que des qualités, et Udoka en présente un énorme défaut : le tir. Un catastrophique 42% aux lancers francs, 0 tirs tentés à 3 points sur toute sa carrière NCAA, très peu de tirs hors de la raquette. On ajoute à ça une qualité de passe assez faible et une tendance aux pertes de balle plutôt élevée, une adaptation en NBA, qui paraît assez compliqué au premier abord. Mais Udoka est talentueux, ça c’est certain, il l’a déjà prouvé.

    Comparaison : DeAndre Jordan
    Position Mock Draft 2.0 : 43ème


    Statistiques d’Udoka Azubuike


    Leandro Bolmaro (20 ans, Forward, FC Barcelone)

    Véritable pilier du basket européen, le FC Barcelone a plus ou moins toujours formé des joueurs NBA : 16 au total. Et si les noms de Pau Gasol, Jeff Ruland, Ricky Rubio, Anderson Varejao ou Mario Hezonja sont les plus connus, depuis quelques années, aucun joueur du « Barça » n’intègre la grande ligue.

    Pour le moment… Car Leandro Bolmaro pourrait devenir joueur NBA à l’issue du 18 novembre prochain. Très en vue après des performances remarquables avec l’équipe 2 de Barcelone, il a intégré le groupe professionnel durant la saison 2019-20.
    Très à l’aise ballon en main, c’est un joueur capable de faire n’importe quelle passe à n’importe quel moment. Plutôt efficace près du cercle, c’est un joueur ayant un QI basket assez élevé. Il utilise sa taille (2,01m) à son avantage, en la combinant notamment avec une très bonne agressivité vers le cercle et une qualité de dribble surprenante.

    Défensivement, il est très actif sur les lignes de passes. Utilisant tout son corps, il a tous les fondamentaux et les qualités physiques pour devenir un bon défenseur. Jouant avec beaucoup d’intensité, sa mentalité est également compatible avec ce qu’on attend d’un bon défenseur.

    Quelques petits défauts sont importants à noter : physique un peu léger, une présence au rebond très faible, une tendance à forcer quelques fois le jeu et à perdre le ballon et un shoot extérieur irrégulier. Avec un TS% d’environ 50% depuis son passage en professionnel, « Leo » sait qu’il doit travailler sur son tir pour pouvoir s’imposer dans la NBA, notamment à 3 points (25,3% avec les professionnels).

    Comparaison : Paul Graham
    Position Mock Draft 2.0 : 34ème


    Statistiques de Leandro Bolmaro


    CJ Elleby (20 ans, Forward, Washington State)

    La première chose qui va vous marquer dans le profil de CJ, c’est sa coiffure. En provenance de la même université que Klay Thompson, on pourrait y voir quelques similitudes.
    CJ est tout simplement un joueur ultra polyvalent, offensivement et défensivement.

    Joueur à l’aise avec le ballon, il reste une menace à tous les échelons : shoot à 3 points, drive, création… Il a les qualités offensives requises pour être un très bon joueur offensif.
    Sa qualité de dribble, mêlée à une prise de décisions vraiment rapide, font de lui une véritable arme offensive.
    Il possède un don pour le dribble suivi d’un tir, oeuvre de sa création et de son dribble, mais reste fiable sur les situations de catch-and-shoot.

    Défensivement, CJ est très solide. Toujours constant dans l’effort, et énergétique, il sait défendre sur porteur et non-porteur avec la même facilité. Même si on peut douter de sa capacité à défendre sur la menace offensive n°1 adverse en NBA, CJ restera un défenseur fiable sur lequel on pourra compter. Profil assez long, il gêne assez bien ses adversaires et possède de réelles aptitudes au rebond.

    Mais il n’est pas le joueur parfait, et sa sélection de tirs peut paraître assez mauvaise parfois. Cette même sélection ne fait pas de lui le plus grand joueur de pick&roll de la planète, jeu sur lequel il a du mal depuis sa saison freshman.
    De plus, il manque encore d’impact physique pour devenir un joueur capable de driver et de finir dans la raquette avec efficacité. Pour finir, même si la défense ne doit pas le laisser ouvert, CJ a dû mal, contrairement à la défense, à être régulier sur le tir extérieur.

    Comparaison : James Posey
    Position Mock Draft 2.0 : N/A


    Statistiques de CJ Elleby


    Nate Hinton (21 ans, Guard, Houston)

    Considéré par beaucoup comme le meilleur arrière rebondeur de la NCAA, Nate Hinton, sorti de la faculté de Houston, aura fort à prouver dans les semaines à venir.

    Potentiellement joueur drafté au second tour, il a énormément de qualités.
    Tout d’abord défensives, Nate est clairement l’un des meilleurs défenseurs extérieurs de cette cuvée. Plutôt long (2.06m d’envergure), il a acquis énormément de fondamentaux, faisant de lui une arme défensive redoutable.

    Très athlétique, il est également très impliqué et vif sur un terrain, faisant de lui, effectivement, l’un ou le meilleur rebondeur arrière.
    Attention à ne pas se fier aux pourcentages à 3 points (on rappelle que Buddy Hield était à 23% sur sa saison freshman), Nate reste un shooteur fiable, capable de bonnes séries. A l’aise avec son dribble, il est également un bon passeur, notamment avec un joli 1,66 d’assists/turnovers ratio.

    Moins à l’aise dans la création personnelle et collective, il manque un peu d’impact dans le jeu sans ballon.
    Son taux d’usage n’étant pas conséquent (en jouant avec des joueurs comme Caleb Mills ou l’ex-star lycéenne Quentin Grimes, c’est normal), pas mal de situations de tirs viennent après un rebond ou en spot-up/catch & shoot, dont il doit améliorer les pourcentages. Sa qualité de finition dans la raquette doit aussi être un axe de travail.

    Comparaison : Scott Burrell
    Position Mock Draft 2.0 : N/A


    Statistiques de Nate Hinton


    La free agency : en attendant l’an prochain…

    Une fois la draft NBA passée, viendra l’heure de la free agency.
    Étape importante dans la construction d’une équipe, elle permet d’ajouter des joueurs en fin de contrat.
    A l’instar de la draft NBA, quelques joueurs sympathiques peuvent être récupérés en attendant la FA 2021, celle que toute la ligue attend, avec des noms comme Giannis Antetokounmpo, Victor Oladipo, Kyle Lowry ou
    Gordon Hayward.

    Christian Wood (25 ans, Center, Detroit Pistons, UFA)

    C’est l’évidence, le nom le plus courant ces temps-ci : Christian Wood, poste 4/5 des Pistons. La probabilité qu’il reste à Detroit pour la saison à venir est assez faible, alors étudions rapidement le phénomène.

    Il faut dire que l’ancien joueur d’UNLV a marqué les esprits cette saison, sortant un peu de l’anonymat pour ceux qui ne suivent pas la G-League. Car c’est effectivement en G-League que Christian s’est formé.
    Tout d’abord récupéré par les 76ers en tant qu’agent libre non drafté, il n’arrivera à s’y imposer. 17 matchs joués, des contrats de 10 jours qui s’enchaînent et une 1ère saison intéressante en G-League. Il ira ensuite à Charlotte, sans succès. Cependant, il continue de se faire remarquer en G-League.

    Insuffisant pour la NBA, aucune équipe ne lui propose de contrat avant la saison 2018-19, où il va rencontrer le chemin de Milwaukee et de leur équipe G-League : le Wisconsin Herd. Totale explosion, il pose un 30 points/15 rebonds de moyenne en 28 matchs, avec des performances comme un 40 points/20 rebonds contre les BayHawks.
    Detroit n’hésite pas une seconde et lui donne une chance en le récupérant dans le lot des joueurs coupés.

    C’est ensuite la révélation au grand public.
    Andre Drummond en partance pour les Cavaliers, Christian s’installe en tant que titulaire pour les 12 derniers matchs des Pistons.
    Ses moyennes explosent : il passe alors de 10.5 points et 5.3 rebonds à 22.8 points, 9.9 rebonds avec des pourcentages remarquables (56.2/40/75.7) avec 4 tentatives à 3 points par match !

    12 matchs, 7 double-doubles, aucun match en dessous de 10 points en 34 minutes par match de moyenne.
    Il arrive même à se classer 26ème de la NBA sur le Player Impact Plus-Minus (PIPM), statistique qui évalue l’impact d’un joueur sur son équipe.

    Lui qui n’a jamais joué qu’un seul match en tant que titulaire jusqu’à présent se retrouve propulser star des Pistons. Malheureusement pour lui, les Pistons ne participeront pas à la bulle organisée à Orlando, leur bilan étant trop mauvais, mais désormais plus personne n’a de doutes concernant les potentielles performances incroyables qu’il aurait pu nous offrir.

    Projections du salaire de Christian : $15,83M (The Athletic) – $10M (ESPN).


    Statistiques de Christian Wood


    Paul Millsap (35 ans, Power Forward, Denver Nuggets, UFA)

    Il est sous nos yeux depuis quelques mois maintenant, Paul Millsap pourrait définitivement être la bonne pioche de cette free agency.
    Pourtant, ces performances durant la bulle à Orlando ne sont pas passées inaperçues par leur pauvreté et ont tâché une saison encore très bonne de la part du vétéran.

    Il faut dire que le mois d’août a été terriblement compliqué pour Paul, sûrement pas assez préparé physiquement. Côté statistiques, on est pas loin de l’horreur, avec une chute dans toutes les catégories mise à part les pertes de balle.


    Différences des statistiques entre la saison régulière et la bulle d’Orlando pour Paul Millsap


    Et si on remet souvent en cause son âge et son côté défensif qui semble bien éloigné depuis ses saison All-Star à Atlanta, Paul Millsap a tout de même enregistré l’une des ses meilleures saisons en terme d’efficacité offensive, notamment avec un 43.5% à 3 points en un peu plus de 2 tentatives par match. Bien évidemment, cela marque son meilleur pourcentage en carrière, et ça renforce son +/- sur 100 possessions, noté à 8.8 cette année, record en carrière également.

    Il est évident qu’une place en tant que titulaire sera potentiellement compliquée à donner à un vieillissant Millsap, mais son apport est loin d’être catastrophique. Une situation avec Paul Millsap en 6ème homme ou joueur de rotation est tout à fait envisageable.

    Projections du salaire de Paul : $14M (The Athletic) – $8M (ESPN).


    Statistiques de Paul Millsap


    Shaquille Harrison (27 ans, Shooting Guard, Chicago Bulls, RFA)

    Seul joueur de cette liste à être agent libre restreint (qui dépend donc de son équipe), Shaquille Harrison sort d’une troisième saison NBA complète.
    Complètement noyé derrière les nombreux arrières présents à Chicago, il a été déplacé sur le poste 3, un poste un peu moins avantageux pour lui.

    Cependant, il a su se développer et proposer sûrement sa meilleure saison depuis son arrivée en NBA, malgré la chute statistique.

    Défenseur incroyable, profil physique plutôt grand (arrière de 2.01m), joueur intelligent, doué techniquement, Shaquille a prouvé qu’il avait un véritable impact sur le collectif des Bulls. Avec un plus/minus de 12.2 sur 100 possessions, il établit le meilleur total des Bulls (ayant joué plus de 15 matchs) cette saison. Véritable doublon de Kris Dunn dans le domaine défensif, il a marqué cette saison par sa capacité à shooter à longue distance (38.1% en 42 tentatives – 43 matchs), en plus d’être de plus en plus créateur, notamment sur le jeu de pick & roll.

    Il continue également d’exceller sur le travail du rebond, notamment grâce à sa taille et son QI basket (sens du placement).

    Même si son côté finisseur a beaucoup perdu en qualités depuis ses performances à Tulsa (NCAA), sa polyvalence, elle, n’a pas disparue.
    Ses statistiques sur 100 possessions parlent d’elles-mêmes : 20.8 points, 8.6 rebonds, 4.9 passes, 3.4 interceptions et 1.9 contres. Tout simplement incroyable.

    D’abord non-drafté, il a fait ses classes à Phoenix avant de rebondir à Chicago, mais pourrait satisfaire une équipe en quête de playoffs et de polyvalence sur les postes extérieurs.

    Projections du salaire de Shaquille : $8,8M (The Athletic).


    Statistiques de Shaquille Harrison


    Justin Holiday (31 ans, Small Forward, Indiana Pacers, UFA)

    Aîné de la fraterie Holiday, Justin est pourtant moins connu que son petit frère Jrue, mais n’en reste pas moins talentueux !

    Véritable Iron Man, avec seulement 10 matchs manqués sur les 4 dernières saisons, il excelle dans le jeu sans ballon. Avec une moyenne de 36% à 3 points en moyenne, il a réussi à dépasser les attentes en signant son record en carrière avec un incroyable 40.5%.

    Très peu créateur, il possède cependant un certain talent dans le placement offensif. Délaissant son poste de slasher attribué à Washington (NCAA), Justin se mue de plus en plus en un catch-and-shooteur longue distance, notamment sur la saison passée, où près de 70% de ses tirs provenaient des 3 points.

    Ses minutes en tant que titulaire lors de la bulle ont été précieuses, laissant présager la possibilité de le voir intégrer le cinq de départ dans les années à venir et profitant de la confiance du coach et de son staff lors du 1er tour des Playoffs notamment.

    Il fait partie des profil 3&D de plus en plus adulé en NBA. Avec un STL% de 2.3 et un BLK% de 2.2, Justin exploite sa polyvalence au service du collectif. Très athlétique, il maîtrise un bon nombre de fondamentaux qui font de lui un très bon défenseur.
    C’est très facilement donc qu’il pourra s’adapter à un collectif quelconque, contender ou non.

    Projections du salaire de Justin : $9,4M (The Athletic) – $6M (ESPN).


    Statistiques de Justin Holiday


    John Henson (29 ans, Power Forward, Detroit Pistons, UFA)

    Et si c’était le deuxième joueur provenant des Pistons de cette liste, le moins attendu, qui ferait le plus grand bien ?
    D’abord au sein des Cavaliers, John Henson a fait parti du transfert amenant Andre Drummond à Cleveland.

    Contrat peu reluisant, manque de temps de jeu, performances moyennes… Le départ de Cleveland était quasiment inévitable. Et à l’instar de son coéquipier Wood, il se réinventera le temps de 11 matchs avec les Pistons.
    6 points, 5 rebonds et 1 contre en 17 minutes de moyenne, avec un excellent 60/40/70 de moyenne au niveau du tir.

    Son duo avec Wood, aligné 12 minutes par match, apportera 9.5 points et 9.3 rebonds sur 100 possessions aux Pistons. Même si 10 des 11 matchs communs aux deux intérieurs se sont soldés par une défaite, leur entente et leurs performances ne sont pas passés inaperçues….

    Si son manque d’impact physique et de shoot extérieur constituent un besoin dans son jeu, John a tout de même un talent sur du jeu près du panier. Long et mobile, il enregistre l’an passé 66.1% sur ses tirs dans la raquette. Son court passage avec les Pistons constituent d’ailleurs le TS% le plus élevé de sa carrière (67%).

    Un joueur comme Henson apportera de la défense et du rebond, probablement dans une équipe favorite au titre en quête de rotation et de profondeur.
    Cependant, même si son rôle n’est pas primaire, il pourrait être un des gros coups de cette free agency !

    Projections du salaire de John : salaire minimum (The Athletic).


    Statistiques de John Henson



    Ainsi s’achève cette petite rubrique consacrée aux potentiels steals de cette courte mais intense intersaison.
    Gros coups ou pas, elle risque de nous donner quelques bonnes surprises à suivre dès la saison à venir, pour notre plus grand plaisir !

    Sources : NBA.com, Basketball Reference, RealGM, BBall Index, The Athletic, ESPN, Clutch Time.

  • Draft d’expansion de la NBA : Clutch Time se met au défi !

    Draft d’expansion de la NBA : Clutch Time se met au défi !

    Par Benjamin Gisse (@MagicBenJohnson) et Guillaume Gaborit (@Droopy_boooom)


    Depuis l’arrivée des Charlotte Bobcats en 2004, aucune draft d’expansion n’a été opérée en NBA. Et si les rumeurs d’expansions augmentent depuis quelques années, Adam Silver, le commisionner de la NBA a toujours été clair : il va falloir attendre. Cependant, la saison NBA terminée, Clutch Time décide de passer outre les décisions de Silver… en réalisant une draft d’expansion !


    Présentation des deux équipes

    Deux hommes, deux propriétaires/general managers à la tête de deux nouvelles équipes NBA. Benjamin d’un côté, Guillaume de l’autre.

    Avant de passer aux différentes règles de cette draft d’expansion et à la sélection des joueurs, regardons où les deux GM vont s’installer :

    Benjamin : Le basket professionnel a quitté la ville de Louisville depuis 1976. C’était à l’époque la fusion de la NBA et de l’ABA. 4 équipes ABA sont passées dans la grande ligue (Nets, Spurs, Nuggets, Pacers). Pourtant considérés comme l’une des meilleures équipes de l’histoire de la ABA, les Colonels du Kentucky, eux, n’ont pas réussi. Depuis, Louisville est en attente. Louisville patiente avec une université qui a su évoluer et devenir l’une des plus grosses facs des Etats-Unis, avec une salle qui peut devenir la plus grande de la NBA (22 000 places) et surtout avec une fanbase incroyable qui permet à Louisville d’être l’université avec les plus gros revenus sur le basketball des Etats-Unis. C’est ainsi que le retour du basketball professionnel opéra à Louisville, 44 ans après, sous le nom des Louisville Boxers, en référence à Mohammed Ali, légende du sport née à Louisville.

    Guillaume : Enfin ! Après douze ans d’attente, les fans des « Sonics » vont retrouver leur équipe tant regrettée. En effet, pour cette expansion, je sélectionne une des villes les plus importantes des États-Unis : Seattle. Elle compte déjà plusieurs équipes sportives professionnelles (Seahawks, Mariners, Sounders, Storm et bientôt Kraken), mais il est temps de ramener une équipe NBA dans la ville. Créés en 1967, les SuperSonics ont remporté un titre en 1979, marqué les 90’s mais n’ont pas eu la chance de profiter pleinement des jeunes prodiges comme Kevin Durant et… Johan Petro ! Les débuts d’une expansion team sont souvent désastreux, mais l’engouement pour le retour des Sonics ajoutera une toute autre saveur.


    Les règles de cette draft expansion

    1. Les deux nouvelles équipes devront choisir 15 joueurs sous contrat et 2 joueurs en two-way contracts. Les 15 joueurs seront 14 joueurs actuels plus n’importe quel rookie se présentant à la draft 2020.
    2. Chaque équipe aura 8 joueurs verrouillés. Les deux GMs ne pourront pas les sélectionner.
    3. L’ordre de la sélection sera décidé sur un pile ou face. Celui qui a gagné le pile ou face sélectionnera en premier, et le perdant sélectionnera le rookie en premier.
    4. A l’inverse d’une vraie draft d’expansion NBA, tous les joueurs (ou presque) peuvent être sélectionnés ! Il y aura 5 types de joueurs :
      • Joueur verrouillé par sa franchise NBA. Impossible de le sélectionner. (La liste des joueurs verrouillés est disponible dans les fichiers Excel en fin d’article)
      • Joueurs sous contrat mais non verrouillé par sa franchise. Possibilité de le sélectionner avec son contrat actuel.
      • Joueur n’étant plus sous contrat et n’étant pas verrouillé. Son contrat sur la saison 2020/21 sera obligatoirement sa moyenne de points sur la saison 2019/20 en millions de dollars.
      • Two-way player. Possibilité de le prendre, sous la forme d’un two-way (2 maximum par équipe) ou de le signer sur un vrai contrat (moyenne de points NBA sur la saison 19/20 en millions de dollars) .
      • Joueur partant à la retraite. Impossible à sélectionner.
    5. Pas de limite de choix par équipe. Les deux GMs peuvent prendre un ou plusieurs joueurs d’une même équipe.
    6. Les rookies auront les contrats de vrais rookies, basés sur des estimations. Le rookie sélectionné en premier sera considéré comme un premier choix de draft, et le rookie sélectionné en deuxième comme un second choix de draft.

    Quel coach pour chaque équipe ?

    Avant de passer à la sélection des joueurs, nos deux general managers auront la lourde tâche de choisir le coach de leur équipe.
    Entre stratège et meneur d’hommes, quel profil correspond le mieux à leurs idées ?

    Benjamin : Le choix a été très compliqué. Beaucoup de coachs pouvaient venir s’asseoir sur mon banc. Je n’aime pas les ex-joueurs en reconversion en général, et dans un contexte d’expansion, je prendrais un risque énorme ! Je me rabats sur un choix plutôt raisonné : Jama Mahlalela, coach des 905 (G-League des Toronto Raptors) aux qualités de développement absolument monstrueuses et au jeu très adapté à cette NBA moderne, avec beaucoup de profils 3&D et du jeu small ball avec des joueurs ultra polyvalents. Présent au sein des Raptors depuis un peu plus de 7 ans (il a 40 ans), il représente la stabilité à l’état pur, avec un parcours dont je vous conseille la lecture.

    Guillaume : Kenny Atkinson n’a occupé le poste de Head Coach qu’avec une seule équipe : les Nets. Bien que son bilan soit peu flatteur (118 victoires pour 190 défaites), il a réussi l’exploit de redresser une franchise aux abois après des années d’ingérence au niveau du salary cap et des choix de draft donnés sans protection. En Playoffs dès sa troisième saison sur le banc des Nets, Kenny Atkinson possède les bases pour développer un jeu collectif tout en laissant les individualités s’exprimer. Ce que je retiens également de cet exercice 2018-19, c’est l’ambiance et l’énergie que dégageait cette équipe des Nets. Je veux retrouver cette joie de vivre au sein des Sonics, surtout avec des joueurs qui ont été forcés de quitter leur ancienne équipe.

    La sélection des joueurs !

    C’est parti pour cette draft d’expansion !
    Le tirage au sort a eu lieu, et c’est Guillaume qui a le privilège de débuter la draft.
    Benjamin aura donc le choix du rookie en premier.
    Place aux choix !

    1.1 – Harry Giles (22 ans, PF, Sacramento Kings)

    Guillaume : J’utilise mon tout premier choix pour un jeune joueur (22 ans), au potentiel très intéressant mais pas encore exploité ni développé. L’environnement des Kings n’est pas toujours réputé comme stable pour qu’un jeune joueur puisse s’y épanouir, c’est donc à Seattle et sous les ordres de Kenny Atkinson que Giles va pouvoir enfin montrer régulièrement sa qualité de passe et son sens du placement en attaque. Il alternera entre les postes 4 et 5 en fonction des matchups. Avec seulement 94 matchs disputés depuis sa draft en 2017, il va falloir également doter Seattle d’un solide staff médical !

    1.2 – Jeremy Lamb (28 ans, SF, Indiana Pacers)

    Benjamin : « High risk high rewards sur Giles ! », mais j’aime l’audace ! Mon premier choix de cette draft d’expansion se porte sur Jeremy Lamb, que les Pacers n’ont pas gardé à cause de son opération au genou. Je ne m’attends pas à un niveau All-Star mais c’est un joueur au talent sûr qui contribuera grandement sur le poste 2/3. Joueur complet, Jama Mahlalela aime beaucoup ce type de joueur au profil « 3&D » et athlétique !


    Harry Giles, ex-joueur des Kings, sélectionné avec le premier choix de cette draft d’expansion, aura à cœur de devenir la superstar de Seattle.
    © Photo par Rob Carr / GETTY IMAGES


    2.1 – Taurean Waller-Prince (26 ans, SF, Brooklyn Nets)

    Guillaume : Voici un joueur d’équipe qui pourra parfaitement rentrer dans les plans de jeu d’Atkinson. Un ailier capable de switcher sur les postes 2-3-4, avec la possibilité de sanctionner à 3-pts. « TWP » aura la confiance du staff en attaque bien qu’il devra améliorer son pourcentage aux tirs, et être plus agressif vers le cercle afin d’obtenir plus de voyages sur la ligne des lancers-francs. En 2017, ses Playoffs avec les Hawks ont été très intéressants, ce joueur se révélera utile dans les situations les plus tendues.

    2.2 – Kelly Olynyk (29 ans, PF, Miami Heat)

    Benjamin : J’adore Kelly Olynyk et son apport sur le jeu collectif. Défenseur sous-estimé, il est capable de faire des folies offensivement, notamment sur le tir longue distance (40.6% cette saison !). Son TS% est d’ailleurs en constante progression depuis son arrivée dans la ligue, avec un record de 62.1% cette saison. Mouvement avec et sans ballon, jeu de passe, menace constante, il est parfaitement complémentaire avec Lamb et peut jouer 4 et 5. Par-fait !


    3.1 – Jordan Clarkson (28 ans, SG, Utah Jazz)

    Guillaume : Ça commence, le premier joueur de ma liste qui me passe sous le nez, bye Kelly ! Je me tourne donc maintenant vers un scoreur. Depuis 2014, on ne sait toujours pas si Clarkson est capable d’endosser les responsabilités d’un meneur de jeu sur toute une saison. Ce que l’on sait en revanche, c’est qu’il n’a pas froid aux yeux. Ses Playoffs avec Utah ont été satisfaisants et il ne faut pas oublier qu’il a vécu, à sa manière, les Finales 2018. Atkinson a réussi à libérer les arrières D’Angelo Russell et Spencer Dinwiddie, peut-il réussir avec Clarkson ?

    3.2 – Delon Wright (28 ans, PG, Dallas Mavericks)

    Benjamin : Dis comme ça, ce n’est pas le joueur qui fera rêver les spectateurs du « KFC Yum! Center », mais Delon Wright est typiquement le joueur qui colle avec la mentalité et le coaching de Mahlalela. Combo guard capable de tout faire sur un terrain, il possède également un certain avantage physique. Défensivement, il est vraiment plus que correct, et sera l’une des ancres défensives sur les postes arrière. Et avec qui a-t-il commencé sa carrière ? Jama & les Raptors.


    4.1 – Monte Morris (25 ans, PG, Denver Nuggets)

    Guillaume : J’aime bien Delon mais je choisis un meneur de jeu sur qui je peux compter dans les moments chauds. Remplaçant à Denver, Morris a démontré qu’il pouvait prendre feu sur quelques séquences. Très solide à mi-distance, capable de jouer le pick and roll, ce joueur de 25 ans va pouvoir endosser plus de responsabilités en attaque avec Atkinson. Si jamais son rôle doit rester celui d’un 6e homme, pourquoi pas emprunter la route d’un Lou Williams.

    4.2 – Cory Joseph (29 ans, SG, Sacramento Kings)

    Benjamin : Monte Morris est un joueur que j’aurais pu choisir, dommage… Mais j’ai jeté mon dévolu sur Cory Joseph dans le même optique que Delon Wright : il sait tout faire et peut facilement alterner sur les postes 1 et 2. Cependant, pour ne pas faire vraiment doublon avec Wright, je le prends dans une optique un peu plus défensive malgré le fait qu’il puisse être porteur de balle avec aisance. C’est dans ce domaine défensif qu’il apportera le plus à Louisville.


    Monte Morris (n°11) et Cory Joseph (n°9), deux membres des deux nouvelles franchises, tous deux sélectionnés au 4ème tour de la draft d’expansion NBA.
    © Photo par Lachlan Cunningham / GETTY IMAGES


    5.1 – Aron Baynes (33 ans, C, Phoenix Suns)

    Guillaume : Je sors enfin de mes critères pour choisir un solide vétéran. Des kilos, de la taille, de l’expérience mais surtout du shoot. Essentiel pour pouvoir rester sur le parquet de nos jours, l’Australien présente les qualités requises pour un stretch five. Sa capacité à s’écarter a été très bénéfique cette saison pour les Suns. Il pourra être aligné aux côtés d’Harry Giles, ce sera à Atkinson de créer une connexion in/out entre les deux intérieurs.

    5.2 – Tristan Thompson (29 ans, C, Cleveland Cavaliers)

    Benjamin : Il en fallait un. Un poste 5 qui a le jeu difficile de récupérer tous les rebonds. Et même si « TT » pourrait se développer petit à petit comme un potentiel shooteur longue distance, son efficacité générale laisse vraiment à désirer et son rôle sera uniquement défensif et au niveau des rebonds dans un premier temps. L’ancien n°4 de la draft aura sûrement à cœur de rebondir ailleurs qu’à Cleveland, où l’arrivée de Drummond lui bouche le passage. Revanchard ? Je prends le pari !


    6.1 – Jabari Parker (25 ans, PF, Sacramento Kings)

    Guillaume : Le choix du cœur. Parker est toujours capable de scorer, et même si ses qualités athlétiques ont été entamées par de nombreuses opérations aux genoux, l’ailier est encore capable de finir dans la raquette. C’est en défense que le boulot reste à faire. Pas de Rudy Gobert ou bien d’Anthony Davis pour camoufler ses lacunes, ça sera au coaching staff de trouver un moyen de le garder sur le terrain sans trop en subir les conséquences. Mais qui sait ? Avec ce nouveau départ, on va peut-être relancer le N°2 de la draft 2014.

    6.2 – Daniel Theis (28 ans, C, Boston Celtics)

    Benjamin : Je cherche immédiatement la complémentarité de Tristan Thompson, avec un joueur que j’adore, et au profil ultra efficace : Daniel Theis ! Cette rotation Thompson/Theis laissera très peu de séquences avec un avantage physique pour l’adversaire. Toujours dans un profil de joueur n’ayant pas peur du contact, je privilégie une fois de plus un intérieur pouvant rentrer dans la catégorie « small ball », que Jama pourra utiliser sans problème pour écarter le jeu de temps en temps. Il sera un membre vraiment important de l’effectif dès les premiers matchs.


    7.1 – De’Anthony Melton (22 ans, PG, Memphis Grizzlies)

    Guillaume : De retour dans ma stratégie de prendre de jeunes joueurs à développer avec cet arrière de 22 ans qui a connu une réelle progression au sein des Grizzlies la saison dernière. Bon défenseur, bon joueur d’équipe en attaque, Melton saura parfaitement se fondre dans le jeu collectif tout en faisant ces petites choses sur le terrain qui ne se voient pas forcément dans les statistiques. Il a le potentiel d’être un bon défenseur sur les postes 1 et 2, mais il faudra en revanche travailler sur son shoot.

    7.2 – Reggie Jackson (30 ans, PG, Los Angeles Clippers)

    Benjamin : Je dois avouer que j’ai eu quelques frayeurs au moment de choisir Reggie Jackson, surtout en voyant le contrat qu’il allait avoir sur la saison à venir (11.9M via la règle n°3). Mais en revoyant quelques-unes de ses performances avec les Clippers cette année, en sortie de banc, je n’ai pas hésité une seconde. Porteur, non-porteur, c’est l’ancre offensive qui manquait à mes arrières actuellement. Le départ de Detroit semble l’avoir changé, et un contrat lucratif pourrait lui redonner une confiance et des performances dignes d’un titulaire NBA !


    Reggie Jackson, ici en défense sur Luka Doncic, aura le rôle de meneur titulaire des Boxers, rôle qu’il avait à Detroit pendant 5 saisons.
    © Photo par Joe Murphy / GETTY IMAGES


    8.1 – JJ Redick (36 ans, SG, New Orleans Pelicans)

    Guillaume : Le voilà mon vétéran qui a tout connu dans la ligue ! A 36 ans, JJ est encore tout à fait capable de jouer et de rester sur le terrain ! Une vraie menace extérieure ! Ses connaissances sur la ligue, sur le jeu ne seront que bénéfiques pour démarrer cette aventure à Seattle. Et en plus, avec son podcast « The Old Man and the Tree », il pourra placer les SuperSonics sur la carte des médias et faire en sorte que l’équipe soit suivie et appréciée de tous !

    8.2 – Chris Boucher (27 ans, PF, Toronto Raptors)

    Benjamin : Je n’aurais sûrement jamais osé JJ Redick, trop uni-dimensionnel pour moi et Jama. Mais je respecte le joueur, qui devrait s’éclater à Seattle. Pour mon prochain choix, c’est le choix de la continuité. Chris Boucher a joué pour les Raptors 905 durant la saison 2018-19, coaché par Jama. Il a été élu MVP et Défenseur de l’Année en G-League cette année-là (oui oui, la même année). Que dire de plus ? Rien. Le fit est absolument parfait. Welcome to Louisville ! 


    9.1 – Nickeil Alexander-Walker (22 ans, SG, New Orleans Pelicans)

    Guillaume : Le rookie en provenance de la Nouvelle-Orleans n’a pas eu beaucoup de temps de jeu avec Alvin Gentry. Pourtant le cousin de Shai Gilgeous-Alexander a démontré sur certaines séquences qu’il pouvait apporter en attaque et jouer le pick and roll. Sa défense sera bien évidemment à travailler mais avec sa taille et son envergure, la moitié du chemin est déjà parcourue. Très bon lors de la Summer League 2019, « NAW » pourrait suivre le chemin de Spencer Dinwiddie, qui a explosé sous les ordres de Kenny Atkinson.

    9.2 – Danuel House Jr. (27 ans, SF, Houston Rockets)

    Benjamin : Tiens un autre 3&D, habitué à jouer les seconds rôles. Son profil me plaît dans une rotation avec Jeremy Lamb, dans un projet de jeu plus construit sur des séquences avec catch & shoot et moins de pénétration. Joueur plutôt discret statistiquement, son impact, notamment défensif, reste une valeur sûre pour cette équipe. Et puis… Son contrat, c’est de l’or. Au suivant !


    10.1 – Aaron Holiday (24 ans, PG, Indiana Pacers)

    Guillaume : Encore un jeune arrière en début de carrière avec de très bons instincts en attaque. Si sa taille peut porter préjudice en défense, sa vitesse et sa vision de jeu sont de réels atouts en attaque. Il est tout à fait capable de jouer le pick and roll, son entente avec Domantas Sabonis avec les Pacers me donne de bons espoirs quant à une association Holiday/Giles. Il a réellement progressé cette saison, et bien que ses Playoffs furent décevants, son intronisation dans le 5 de départ d’Indiana a été plus que positif.

    10.2 – JaKarr Sampson (27 ans, SF, Indiana Pacers)

    Benjamin : On dépouille les Pacers ! Je choisis un ailier plutôt mobile une fois de plus, dans un profil de poste 3/4 avec JaKaar Sampson. Joueur très dynamique et doté d’une énergie folle, c’est son côté warrior sur le terrain qui m’a immédiatement plu en termes de fit avec le groupe actuel. Son profil correspond parfaitement à ce que j’attends de la part d’un joueur en sortie de banc, son apport sera non-négligeable.


    11.1 – Boban Marjanović (32 ans, C, Dallas Mavericks)

    Guillaume : Je tiens là le parfait binôme pour JJ Redick et son podcast ! En plus d’être d’une machine à GIF, le serbe est un acteur hollywoodien et ne cesse de laisser une bonne image de lui partout où il passe. Il n’a pas souvent l’occasion de voir le parquet (9.7 minutes en carrière), lié au style de jeu prôné actuellement, cependant, il offre au staff une alternative et quelques séquences bien amusantes sous le cercle adverse.

    11.2 – Rajon Rondo (34 ans, PG, Los Angeles Lakers)

    Benjamin : Est-ce que je pouvais passer à côté ? Rajon Rondo, né à Louisville, finira sa carrière chez lui, dans le Kentucky. Quoi de plus beau pour le néo-champion NBA que de jouer à quelques pas de sa maison d’enfance, après une longue et incroyable carrière. Même si son rôle ne sera pas vraiment grand dans cette équipe, il sera l’un de ses cerveaux et pourra apporter toute son expérience à ce groupe.


    6ème franchise en 6 ans pour Boban Marjanovic (n°51), qui rejoindra les SuperSonics en tant que mascotte n°1.
    © Photo par Joe Murphy / GETTY IMAGES


    12.1 – Jalen McDaniels (22 ans, PF, Charlotte Hornets)

    Guillaume : J’aurai bien voulu choisir Rondo, mais à 34 ans dans une équipe en totale construction, pas sûr qu’il collabore totalement. Je vais choisir un jeune joueur, originaire de la région, né à quelques kilomètres de Seattle. Il me faut également des ailiers, « JMD » présente plus le profil d’un poste 4, il serait judicieux de le voir développer un jeu offensif en dehors de la raquette. Sa fin de saison dernière avec les Hornets est plus qu’intéressante pour envisager la suite de sa carrière.

    12.2 – Mfiondu Kabengele (23 ans, C, Los Angeles Clippers)

    Benjamin : Premier choix uniquement axé sur le développement avec le choix de Mfiondu Kabengele en provenance des Clippers. Pouvant être considéré comme le joueur avec le plus grand potentiel sur mes joueurs intérieurs, Mfiondu continuera à apprendre du métier NBA avec deux joueurs expérimentés dans le même profil que lui : Olynyk et Theis. Sa capacité à s’écarter du cercle peut être très intéressante dans un avenir proche.


    13.1 – Paul Millsap (35 ans, PF, Denver Nuggets)

    Guillaume : J’ajoute un autre vétéran qui a connu le succès en saison régulière. En démarrant dans l’Utah, puis en passant par Atlanta et enfin par Denver, l’intérieur est un vrai professionnel qui apportera toute son expérience auprès des jeunes. Malgré une production statistique en baisse depuis deux saisons, son profil de stretch 4 capable de switcher en défense est utile pour aligner différents lineups. Il apportera également plus d’assurance défensive que Jabari Parker par exemple.

    13.2 – Damion Lee (27 ans, SG, Golden State Warriors)

    Benjamin : J’ai hésité un peu plus tôt sur Millsap, mais son rendement contrat/performance me laisse… perplexe. Alors concernant le mien, pour la 2ème fois, un choix complètement o-bli-ga-toi-re pour moi. Ex-joueur de l’université de Louisville, Damion Lee a vécu des années très compliquées, notamment à cause de blessures. Complètement rétabli, il s’est refait une santé dans un effectif des Warriors touché tout au long de la saison par les blessures. Arrière adroit et complet, il sera parfait dans ma rotation, toujours sur ce terme de polyvalence collective.


    14.1 – Furkan Korkmaz (23 ans, SF, Philadelphia 76ers)

    Guillaume : Les joueurs étrangers sont doués, et ont les fondamentaux, selon Kobe Bryant. Avec mon dernier spot, c’est donc, avec plein d’assurance que je choisi cet arrière turc capable de prendre chaud en attaque à n’importe quel moment. Son mondial 2019 a également été prometteur, mais Philadelphie ne lui a jamais réellement donné plus de responsabilités en attaque. Kenny Atkinson saura tirer profit d’un tel talent offensif.

    14.2 – KZ Okpala (21 ans, PF, Miami Heat)

    Benjamin : Pour le dernier choix, il est peut-être le temps de miser sur une pépite. KZ Okpala, ex-membre de l’université de Stanford et du Miami Heat, a sûrement l’un des plus gros potentiels de la ligue. Après une saison passée en développement à Miami, l’apport d’un coach développeur de talents comme Jama pourrait le pousser dans la rotation très rapidement. C’est un véritable joyau à polir et je prends ce mini-risque pour un dernier choix de draft.

    Quel sera le reste de l’effectif ?

    Les deux GMs ont choisi leurs 14 joueurs, ils leur restent donc à choisir le rookie de la draft 2020 et les deux joueurs two-way.
    Guillaume, vainqueur du tirage au sort aura l’opportunité de débuter pour les two-way, et Benjamin choisira le rookie en premier.

    Les 2 two-way contracts

    TW.1.1 – Adam Mokoka (22 ans, SG, Chicago Bulls)

    Guillaume : Un français au cœur de la renaissance des Sonics ? Vous les sentez venir tous les reportages Bein & co sur cette histoire ? Pas grand chose à se mettre sous la dent la saison dernière avec les Bulls, néanmoins, le français s’est montré un soir de défaite face aux Pelicans en inscrivant 15 points en seulement 5 minutes. Plus en vue en G-League, l’arrière devra néanmoins travailler sur son tir et se montrer plus efficace en attaque.
    De plus, les récentes éloges d’Atkinson envers la formation française confirme ce choix.

    TW.1.2 – Oshae Brissett (22 ans, SF, Toronto Raptors)

    Benjamin : Encore une fois, c’est un choix de continuité. Très bon lors de ces apparitions en G-League l’an passé, Oshae a également eu l’opportunité de tester l’uniforme des Raptors 19 fois. Très bon défenseur sur l’homme, super athlétique, il manque encore un peu de maturité sur l’aspect offensif. Jama le connaît très bien et continuera de le développer en interne à Louisville tout en ayant l’opportunité de le voir jouer sur de longues minutes en G-League.


    TW.2.1 – Kelan Martin (25 ans, SF, Minnesota Timberwolves)

    Guillaume : Né en 1995, Martin fut l’un des rookies les plus âgés la saison dernière. Après avoir évolué en Allemagne, l’ailier a profité des nombreux trades effectués par Minnesota pour se montrer. Avec notamment 21 points à Denver, Martin est attiré par le cercle et ne s’interdit pas d’allumer de loin. Son profil d’ailier costaud et scoreur est intéressant. De toute évidence, il ne pénalisera pas l’attaque par son adresse, d’autant plus qu’il est plus que fiable sur la ligne des lancers-francs : 30/31 cette saison.

    TW.2.2 – Devontae Cacok (24 ans, C, Los Angeles Lakers)

    Benjamin : Choix assez comique, puisque Kelan a grandit à Louisville. Pour ma part, je prends le rookie de l’année et membre de All-G-League 1st Team. C’est le palmarès de Devontae Cacok en une seule année. L’ex-joueur de UNC Wilmington a démoli la G-League la saison passé, je n’ai pas pu résister. Joueur offensif très puissant, le jeune champion NBA est dans la lignée de mes joueurs offensifs mobiles, possédant un bon nombre de mouvements offensifs, une très bonne main faible et un dribble correct. Reste encore à faire quelques efforts sur l’impact défensif, mais j’ai confiance en lui.

    Le rookie

    R.1 – Anthony Edwards (19 ans, SG, Georgia Bulldogs)

    Benjamin : J’ai l’honneur de choisir le rookie en premier, et vous le devinerez aisément, je prends Anthony Edwards en provenance de l’université de Georgia. Profil qui convient parfaitement à mon équipe, c’est également le type de scoreur qui nous manquait. La hype à Louisville dépendra en partie de lui, mais je crois en son talent pour nous porter ! Défensivement un peu juste, il pourra être facilement « caché » par les nombreux arrières.

    R.2 – James Wiseman (19 ans, C, Memphis Tigers)

    Guillaume : Si le roster manque cruellement d’ailiers type « two way player », je n’envisage pas prendre un rookie pour aller défendre sur les Leonard, George et James de la conférence Ouest. Avec le 2nd pick, je me place sur un intérieur au physique impressionnant pour son âge (19 ans). Très mobile pour son gabarit, Wiseman peut représenter une réelle menace sur pick and roll. Le staff devra néanmoins améliorer son sens du placement afin de le rendre redoutable en défense, et améliorer sa sélection de tirs en attaque, et c’est la raison pour laquelle il débutera derrière Baynes dans la rotation. Bien qu’il n’ait joué que 3 matchs en NCAA, l’ancien Tiger possède le talent et les qualités athlétiques pour dominer, aura-t-il la mentalité ?


    Direction Louisville pour le rookie Anthony Edwards, sélectionné avec le 1er choix en provenance de Georgia.
    © Photo par Carmen Mandato / GETTY IMAGES


    Bilan de cette draft d’expansion : salary cap & depth chart

    Seattle SuperSonics

    Rotation des Seattle SuperSonics pour la saison 2020-21

    Salary cap des Seattle SuperSonics pour les saisons à venir

    Louisville Boxers

    Rotation des Louisville Boxers pour la saison 2020-21

    Salary cap des Louisville Boxers pour les saisons à venir

    Maintenant, c’est à vous de jouer !

    La draft d’expansion est finie de notre côté.
    N’hésitez pas à réagir dans la section « commentaires » pour dire quelle équipe vous plaît le plus.
    On vous propose de continuer l’aventure en vous invitant à jouer via les fichiers officiels de la draft d’expansion made in Clutch Time !

    Vous pourrez également voir tous les joueurs que nous avons verrouillés, et les possibles pépites qui ne font pas parties de nos équipes !

    Version remplie (tous les joueurs sont déjà verrouillés, vous n’avez plus qu’à choisir) :

    Version vide (vous choisissez les joueurs verrouillés) :

    Sources : NBA.com, Basketball Reference, ESPN, RealGM.

  • Itinéraire d’un finaliste NBA : Los Angeles Lakers

    Itinéraire d’un finaliste NBA : Los Angeles Lakers

    Par Benjamin Gisse (@MagicBenJohnson)


    Comme un signe… Dans cette année 2020 si particulière, les Lakers, encore touchés par la perte du regretté Kobe Bryant, viennent de se qualifier pour la 32ème finale de leur histoire, la première depuis 2010, date de leur 16ème titre, avec un Kobe MVP des Finales. Comme un signe… Retour sur cette épopée !


    L’off-season des Lakers, ça a donné quoi ?

    Deux mouvements majeurs ont eu lieu. Le premier apparaît peu de temps après la fin de saison 2018-19 des Lakers. Luke Walton, considéré comme responsable de la non-qualification des Lakers en playoffs, est destitué de son rôle de coach. L’ex-assistant coach des Warriors prendra la direction des Sacramento Kings (31V – 41D sur l’exercice 2019-20).

    Rob Pelinka, directeur général des Lakers, doit donc choisir son remplaçant et jette son dévolu sur Frank Vogel, absent des bancs NBA la saison dernière après avoir vécu 2 années très compliquées du côté du Magic d’Orlando. A côté de lui s’installent notamment Jason Kidd et Lionel Hollins, qui, eux aussi, n’avaient pas côtoyés les vestiaires depuis un petit moment. Un « coaching staff » revanchard, à l’image des joueurs, prêts à réussir là où les autres ont tous échoués depuis 2010 : aller en Finales NBA et remporter le titre.

    Le deuxième mouvement est sûrement le plus important. Il manquait une pièce majeure à cet effectif pour qu’il passe dans une autre catégorie, celle de favori au titre. En effet, la saison passée était trop mitigée sur le plan humain pour pouvoir espérer quoi que ce soit. Les Lakers n’avaient pas un véritable soutien à LeBron James. Kyle Kuzma, sophomore (2ème année) à l’époque, n’avait pas la carrure pour porter cette équipe en complément de « LBJ » et Ingram semblait ne pas pouvoir supporter ce statut dans une ville pleine d’attentes comme Los Angeles.

    Il a fallu arranger ça. Quelques coups de fils, et un trade annoncé par Adrian Wojnarowski (ESPN) le 15 juin 2019 :

    Le trade mettra quelques temps à s’officialiser, raisons financières oblige, mais les Lakers réalisent le plus gros coup de la « free agency » 2019. Cela faisait quelques mois que la venue d’ »AD » était dans les rumeurs, mais c’est officiel : Anthony Davis est un Laker.

    Et même si Brandon Ingram (Most Improved Player 2020) & compagnie s’éclateront à New Orleans durant la saison actuelle, difficile de donner les Lakers perdants de ce trade. En ramenant un sextuple All-Star, 3 fois membre de la All-NBA 1st Team, Los Angeles se garantit quasiment une saison pleine et assure, aux yeux des fans et des insiders, une place dans le haut du tableau NBA.


    Anthony Davis, joueur star du Media Day 2019 des Los Angeles Lakers.
    © Photo par Scott Varley / GETTY IMAGES


    A noter le recrutement de Talen Horton-Tucker (8 matchs joués cette saison, playoffs inclus) au travers de la draft, et la re-signature de plusieurs joueurs présents l’an passé, parfaitement inscrits dans la continuité des efforts déjà fournis.

    Les Los Angeles Lakers étaient, sur le papier, prêts à régner sur l’Ouest.

    Une saison régulière à la hauteur des espérances

    Le début de saison des Lakers est tout simplement incroyable. Cependant, elle n’a pas commencé de la meilleure des manières avec une défaite lors du premier match face aux rivaux de Los Angeles, les Clippers.

    Il n’en fallait pas plus à ce groupe pour être motivé : 24 victoires et 2 défaites sur les 26 matchs suivants.
    Rayonnants, éblouissants, ils imposent leur rythme et leur jeu au fur et à mesure de la saison. Une série de 4 défaites viendra stopper cette dynamique, mais là n’est pas le fait : les Lakers sont bien présents au rendez-vous !

    La dynamique suit, et les Lakers atteignent 26 victoires pour 7 défaites au moment de commencer cette année 2020.

    Mais cette année 2020 ne nous a pas fait vivre les émotions que nous avions espéré… Le 25 janvier 2020, dans le Wells Fargo Center de Philadelphie, LeBron James inscrit 29 points et dépasse la légende du basket Kobe Bryant en devenant le 3ème meilleur scoreur de l’histoire de la NBA. Fierté pour deux hommes aux destins étroitement liés, et plus proches qu’on ne pourrait l’imaginer.
    Malheureusement, quelques heures plus tard, le 26 janvier, un accident d’hélicoptère coûta la vie de Kobe Bryant, de sa fille Gianna Bryant ainsi que celles de Payton & Sarah Chester, Alyssa, Keri & John Altobelli, Christina Mauser, et Ara Zobayan.

    L’état d’esprit du groupe en sera bouleversé. Mais cela l’a encore plus soudé, tous liés autour d’un seul but : gagner pour Kobe.

    Ils terminent sur un 12V-4D avant que la saison NBA ne soit stoppée à cause du coronavirus. La dynamique est relancée.

    Bilan de la saison régulière : 52 victoires – 19 défaites (1er de la conférence Ouest)

    Les playoffs, simple voyage vers les finales NBA

    1er tour : (#1) Los Angeles 4 – 1 Portland (#8)

    Il a fallu que la machine se mette en route pour battre les Trail Blazers de Portland, équipe qualifiée grâce au play-in, système mis en place par la NBA cette année pour rajouter un peu de piment aux playoffs.
    Ce play-in, qui a permis à Portland d’avoir les jambes prêtes pour ce match n°1, tend un piège aux Lakers.

    1-0 pour Portland, à l’issue d’un match très incomplet de la part des joueurs de Frank Vogel. C’est la piqûre de rappel : rien n’est simple lors des Playoffs, même quand on finit premiers de sa conférence.

    Après cette défaite, Los Angeles ne laissera aucune chance à Portland, à l’image de ce match 4 où Portland ne passera pas une seule seconde devant au score, et s’inclinera 135 à 115. Les Lakers enchaîneront 4 victoires de suite.

    Portland usé physiquement de cette bulle, LeBron en triple-double de moyenne, Kentavious Caldwell-Pope qui passe un cap : 4-1 pour les Lakers.

    2ème tour : (#1) Los Angeles 4 – 1 Houston (#4)

    Première grosse confrontation pour les Lakers, qui affronte un Houston qui s’est très difficilement détaché d’Oklahoma City au premier tour.
    Et comme pour le premier tour face à Portland, Los Angeles débute très mal et Houston s’impose dans un match très bien géré par les Texans.

    Derrière ? « Next series, same series ». Les Lakers déroulent leur jeu, ils s’adaptent plutôt bien à ce que propose les Rockets offensivement notamment, en les forçant à moins exploiter le jeu à 3 points, et en enfonçant un Russell Westbrook mal engagé depuis les débuts des playoffs.

    Cette série permet également la réintroduction du meneur de jeu Rajon Rondo, absent depuis le 10 mars 2020. Il sera l’auteur d’une série plutôt complète, montrant une fois de plus qu’il hausse constamment son niveau de jeu une fois en playoffs.

    Les 4 matchs suivants ont beau être serrés, Houston n’y croit pas plus que ça. 4-1 pour les Lakers une fois de plus.
    Direction les finales de conférence !

    Western Conference Finals : (#1) Los Angeles 4 – 1 Denver (#3)

    Deux équipes aux parcours complètement différents mais avec une même mentalité : même derrière sur le tableau d’affichage, il ne faut rien lâcher. Denver connaît les situations de renversement car ils viennent d’enchaîner deux remontées d’affilée.

    Dans leurs 2 premières séries, les Nuggets étaient menés 3 victoires à 1, mais ont tout de même réussis à s’imposer 4-3 à chaque fois. Tout simplement historique.

    C’est forcément plein d’ambitions qu’ils abordent cette série face aux Lakers. Et cette fois-ci, LeBron et les siens ne laissent pas le 1er match à l’adversaire.
    Équipe avec le meilleur pourcentage aux tirs des playoffs, Los Angeles continue sur sa lancée en claquant un 50.2% de moyenne sur la série ! En face, Denver répond avec un excellent 48.6% !

    Résultat : c’est la série avec la plus faible moyenne de rebonds pris par match sur ces playoffs (73.6 pour les deux équipes combinées) !
    Anthony Davis, qui a une jolie moyenne en carrière de 10,9 rebonds par match joués en playoffs, y réalise même sa pire moyenne sur une série, avec uniquement 6,2 prises par match !

    Malgré tout ça, les Lakers se retrouvent rapidement en position de force et mènent 3 victoires à 1. Immédiatement, les comparatifs se font et les Nuggets rêvent d’une troisième remontée historique. Mais LeBron n’y a pas été favorable. 38 points, 16 rebonds, 10 points dans le 5ème match pour le King, et les Lakers s’imposent pour la 3ème fois consécutives 4 victoires à 1.

    Statistiques collectives et individuelles sur les Playoffs


    Statistiques des Los Angeles Lakers sur les Playoffs 2020



    Statistiques individuelles des joueurs des Los Angeles Lakers sur les Playoffs 2020


    Une défense sur écran intraitable

    Quand on pense au jeu offensif produit par Miami, on pense au mouvement, à l’équilibre, à la répartition des tirs et surtout aux écrans !
    Membre omniprésent du jeu d’Erik Spoelstra, Miami adore jouer avec les écrans. Et les Lakers en face, qu’en pensent-ils ? Ils adorent défendre sur les écrans !

    Avec des joueurs dynamiques et super actifs sur les lignes de passe, les Lakers possèdent une des meilleures défenses sur écran de toute la NBA.
    Difficile de donner tort aux chiffres ci-dessous.


    Statistiques de Miami (en attaque) et de Los Angeles (en défense) sur les tirs liés à un écran lors des playoffs 2020.


    Partout où Miami excelle offensivement, Los Angeles excelle défensivement, notamment dans le jeu de pick&roll, où les Lakers n’encaissent « que » 18 points par match depuis le début des Playoffs.

    Forcément, en jouant 5 matchs contre Houston, qui monopolise le ballon et pose peu d’écrans, les statistiques sont un peu faussées. Mais ça reflète un sentiment général : Los Angeles va gêner Miami sur les écrans.

    Gros plan sur les Finales NBA !

    Comment les aborder côté Los Angeles Lakers ?

    Sans se reposer sur leurs acquis.
    A l’image des premières séries, il ne faudra jamais se relâcher, surtout face à un Miami qui score 1,13 points par possession après avoir encaissé un panier (3ème de la ligue sur les playoffs). Il faudra également ne pas se déconcentrer de la tâche finale, du trophée qui leur tend les bras.

    Attention à ne pas se reposer sur LeBron James et sa maîtrise des Finales NBA, sous peine de voir une finale 2018 n°2 avec des Cavaliers ultra dépendants de LeBron. Le banc devra convaincre, et sera très important dans la mise en place du jeu californien.

    Ils doivent être notamment conquérants dans la bataille du rebond, véritable ancre au succès des Lakers depuis le début des Playoffs. Avec des joueurs talentueux dans ce domaine comme Davis, Howard, James ou même McGee, difficile de voir Miami lutter efficacement et dans la durée, même avec un joueur comme Adebayo dans la raquette.

    Dernier point : assumer son statut de leader de conférence et ne pas laisser Miami prendre confiance, surtout grâce à toute cette expérience collective. A l’instar de la série face à Portland, il faudra stopper l’hémorragie dès que Miami prendra feu.

    Quel est leur point fort clé ?

    Anthony Davis. Comment ne pas citer ce joueur au talent monstrueux ? On aurait pu parler évidemment de LeBron James et de ses 10 finales. Mais le choix le plus évident reste « AD ». 28.8 points, 9.3 rebonds de moyenne sur ces playoffs. Un offensif rating de 130 (!!!) pour un defensive rating de 107.

    Davis est en mode machine et les Lakers le savent. Ils le servent et il se régale. Véritable menace à tous les niveaux, il explose les compteurs au niveau des lancers-francs. 147 tentés en 15 matchs, soit un peu moins de 10 par match ! Idéal au moment d’affronter Bam Adebayo, menace directe des Lakers.

    Même si Bam Adebayo est l’un des meilleurs défenseurs de la ligue (membre de la All-Defensive 2nd Team), difficile de voir « The Brow » rater sa série de Finales.


    Anthony Davis (n°3 des Lakers) aura fort à faire face à la défense collective du Heat.
    © Photo par David Santiago / GETTY IMAGES


    Anthony Davis aura probablement affaire au vis-à-vis défensif le plus dur de ces playoffs et devra faire face à la plus grande série de sa carrière.

    Quel est leur point faible clé ?

    Est-ce que Los Angeles a les armes pour stopper Miami défensivement ? Comme expliqué dans l’article sur le match 1 entre Miami et Milwaukee, Miami possède une des attaques les plus polyvalentes et efficaces de la NBA.

    Nul ne sait qui mettra 20 ou 25 points chaque soirée.
    C’est la force du Heat.

    La question est : est-ce que la défense des Lakers pourra contenir au maximum cette attaque de Miami ?
    Considéré comme l’une des meilleures défenses de la NBA, elle va faire face à une équipe qui a mis 112.8 points de moyenne à la meilleure défense statistique : les Bucks.

    Les matchups désignées seront très certainement la clé de la victoire californienne. Sans Avery Bradley, toujours absent de cette « bulle » d’Orlando, les ressources défensives sont forcément amoindries. Et quand il s’agit d’affronter une ligne arrière avec Goran Dragic, Tyler Herro, Duncan Robinson et Jimmy Butler, il faut être prêt défensivement.

    Les deux matchs Lakers-Heat joués durant la saison régulière peuvent faire preuve d’une grande maîtrise défensive de la part de Los Angeles, mais on peut difficilement se baser dessus (présence de Bradley, pas de Crowder/Iguodala).
    Cependant, Frank Vogel doit actuellement se creuser les méninges pour trouver la solution qui limitera le plus possible l’apport de chaque joueur du Heat.


    A lire : Itinéraire d’un finaliste NBA version Miami Heat

    Ainsi s’achève le récapitulatif de cette équipe des Los Angeles Lakers, favori du début jusqu’à la fin de saison. A la recherche d’un 17ème titre, et d’une égalisation au niveau du palmarès avec les Celtics, cette franchise mythique, accompagné de ses fans les plus fervents, attend , depuis plus de 10 ans, la consécration ultime qui leur tend la main aujourd’hui.

    Nous pensons, dans cette période de fête et de joie liée au basket-ball et aux Lakers, plus que jamais à Kobe Bryant, légende du basket-ball et à toutes les personnes touchées de près ou de loin par sa perte.

    Sources : NBA.com, Basketball Reference, ESPN, inpredictable.

  • Itinéraire d’un finaliste NBA : Miami Heat

    Itinéraire d’un finaliste NBA : Miami Heat

    Par Benjamin Gisse (@MagicBenJohnson)


    Comme un signe… Miami, fraîchement orphelin de leur légende Dwyane Wade, parti à la retraite, a réussi sa transition à la perfection en formant le collectif le plus surprenant de la NBA. Arrivés comme outsiders en playoffs, ils se sont hissés avec leurs moyens sur la dernière marche, celle des finales NBA. Retour sur une saison très intense !


    L’off-season du Heat, ça a donné quoi ?

    L’off-season a été totalement chargée. Probablement l’une des plus bouleversantes de la jeune histoire du Heat. Peut-elle se résumer un mouvement ? Probablement pas. Mais une arrivée a marqué la saison de l’effectif floridien : celle de Jimmy Butler en provenance de Philadelphie.

    Véritable tornade dans le collectif du Heat. Les médias s’affolent : pourquoi « Jimmy Buckets » décide-t-il de quitter les 76ers pour rejoindre un groupe faible et sans vraiment d’ambition, destiné à finir 8ème de la conférence ?
    Butler avait peut-être lu l’avenir avec Pat Riley et Erik Spoelstra lors de cette fameuse réunion de juillet 2019, où, au bout 5 minutes, il annonça qu’il était dans le projet, sans même avoir écouté celui-ci. La connexion avec le staff était immédiate, presque innée. A Miami, ils appellent ça la « Heat Culture », ce mélange de compétitivité, de rage de vaincre, d’efforts, d’intensité, de confiance mutuelle. C’est l’endroit rêvé pour le quadruple All-Star.

    Il est également rejoint par Meyers Leonard dans un trade à 4 équipes, avec donc les 76ers de Philadelphie, les Los Angeles Clippers et les Portland Trail Blazers. Ce trade entraîne notamment le départ d’Hassan Whiteside, pivot titulaire de Miami, à Portland. Autrefois récupéré après un passage au Liban et en Chine, Whiteside avait explosé lors de la saison 2015-16, avant de décliner petit à petit et de perdre sa place au profit d’un petit espoir : Bam Adebayo.

    Confiance totale envers le jeune joueur, qui va ainsi aborder sa 3ème année NBA et sa première sans Whiteside.
    Pat Riley complète l’équipe avec 4 rookies, dont 2 draftés lors de la draft 2019 : Tyler Herro (choix #13), KZ Okpala (choix #32), Kendrick Nunn (undrafted, ex G-League) et Chris Silva (undrafted).


    Bam Adebayo : base solide pour l’avenir… et le présent de Miami
    © Photo par Michael Reaves / GETTY IMAGES


    Miami resigne également pour une année supplémentaire la légende absolue Udonis Haslem, membre de la franchise depuis 17 saisons et véritable mentor depuis quelques saisons.

    Résultat : l’effectif est totalement bouleversé, mais le staff est sûr de lui, ils ont un effectif pour aller loin.
    Seulement 6 membres de l’équipe, présents lors du match 6 face à Boston dimanche dernier, étaient joueurs de Miami l’an passé.
    Seulement 5 étaient présents lors des derniers playoffs joués par le Heat (exercice 2017-18).
    Seul Haslem était présent sur la dernière finale jouée par Miami (2014 vs Spurs).
    Reconstruction ultra rapide… et efficace !

    Une saison régulière détonante !

    Commence en fanfare, avec un 15V-5D en 20 matchs, avec notamment de précieuses victoires contre Milwaukee et Toronto, considérés comme des cadors de la conférence.

    Portés par cette même envie de jouer collectivement, les nouveaux arrivants ne mettent pas longtemps à s’exprimer et à rentrer dans le moule. Triple-double de Jimmy Butler par-ci, 36 points de Kendrick Nunn par-là…
    Ce début de saison voit même Justise Winslow, espoir sans fin miné par les blessures, réaliser un très bon début de saison.

    La saison se déroule sans trop d’accrocs, jusqu’à ce qu’arrive l’incident Dion Waiters. Overdose de « bonbons » dans un trajet en avion, transporté à l’hôpital pour y recevoir des soins en urgence. La sanction est immédiate : Pat Riley ne veut plus entendre parler de ce joueur, et cherche à le donner aux 29 autres franchises.

    Pendant ce temps-là, Miami continue son plein de victoires, et Justise Winslow se blesse pour la énième fois. Les médecins ne se prononcent pas encore, mais nous savons aujourd’hui qu’il allait être écarté des terrains pour toute la saison. Très cher aux yeux des fans floridiens, on pense alors que Miami, avec un James Johnson arrivé en surpoids au training camp et qui ne retrouve pas le niveau d’antan, n’arrivera pas à enchaîner.

    C’est sans compter sur le département du recrutement floridien qui a déniché une perle rare : Duncan Robinson, maître absolu du tir à 3 points. Le jeu de main-à-main et d’écrans pour « D-Rob » devient de plus en plus létal au fur et à mesure de la saison. Plutôt timide dans un premier temps, l’ex-joueur de Michigan a pris en température, avec un mois de décembre à 50,4% sur 7,8 tentatives à 3 points !

    Le 6 février, peu avant la coupure « COVID-19 », Miami réalise une grosse journée. Fini les cas Dion Waiters et James Johnson, ainsi que pour Justise Winslow. Les 3 joueurs sont transférés.
    Waiters et Winslow partent à Memphis, mais n’y joueront pas, Waiters étant immédiatement coupé (Lakers ensuite) et Winslow étant blessé.
    James Johnson, quant à lui, part à Minnesota où il retrouvera un peu de couleurs.

    En contrepartie, Miami récupère Jae Crowder, Andre Iguodala et Solomon Hill. 3 joueurs d’expérience, donc l’éthique est claire. Riley veut des joueurs qui se donnent à 100% pour l’équipe, et qui ont faim. Nous verrons ensuite que ce transfert a été vraiment bénéfique…

    Bilan de la saison régulière : 44 victoires – 29 défaites (5ème de la conférence Est)

    Les playoffs, consécration d’un collectif incroyable

    1er tour : (#5) Miami 4 – 0 Indiana (#4)

    C’est une équipe réduite d’Indiana que Miami affronte au premier tour des playoffs. Avec un Victor Oladipo à peine remis de sa blessure et très très limité, mais surtout sans Domantas Sabonis, leur All-Star, les Pacers se reposent sur l’un des maîtres de la « bubble » floridienne : TJ Warren. Sans succès. Les statistiques de Warren ne sont pas mauvaises, mais loin de ce que l’on pouvait imaginer en termes d’impact sur le jeu.

    Dans une série basée sur une pseudo-rivalité entre Jimmy Butler et T.J. Warren, l’impression de rivalité n’a été visible que dans les médias. Le collectif du Heat est trop fort, et maîtrise une série inégale dès la première minute. La sanction est dure et sans appel pour Indiana : 4-0 Miami. 

    2ème tour : (#5) Miami 4 – 1 Milwaukee (#1)

    Le deuxième tour marque le premier gros choc pour le Miami Heat. Ils affrontent la meilleure équipe de la saison régulière, celle du MVP et du défenseur de l’année Giannis Antetokounmpo : les Milwaukee Bucks.
    Et si le 1er match de la série a facilement tourné à l’avantage de Miami, personne n’aurait pu prévoir la suite de la série.

    Giannis Antetokounmpo est muselé, peine à créer pour lui et les autres, et Milwaukee doit espérer des exploits de Khris Middleton et Brook Lopez, peu habitués à ce rôle. Les 3 premiers matchs sont sans appel, 3-0 pour Miami, Milwaukee est dans les cordes, et tout va s’empirer quand Giannis se blessera à la cheville durant le 3ème match. Il tentera de revenir lors du quatrième match, mais la blessure s’empirera, mettant fin à ses playoffs. Les Bucks gagnent cependant ce match au mental, prouvant qu’ils n’ont rien lâché dans cette série et évitent le sweep. Miami excelle, Miami est conquérant, 4-1 Miami.

    Eastern Conference Finals : (#5) Miami 4 – 2 Boston (#3)

    Duel au sommet entre les deux équipes qui ont régné sur ces playoffs à l’Est. Pourtant, ce sont deux franchises qui se sont classées 3ème et 5ème à l’issue de la saison régulière. C’est d’ailleurs la première fois depuis la saison 2010-11 qu’une équipe classée dans une des deux premières places d’une conférence n’arrive pas à atteindre une finale de conférence. A l’époque, c’était Dallas (#3) contre Oklahoma City (#4). On connait la suite…

    Deux franchises mythiques sur ce siècle, une rivalité de retour. Et en face de Miami, se présente Boston, qui vient d’éliminer Philadelphie (4-0) puis Toronto (4-3). Rien que ça.
    Jugée et vécue comme la série la plus serrée de la conférence, côté prédictions, personne ne sait sur quel pied danser. On analyse les forces, les faiblesses, les matchups… Mais c’est du 50/50. Enfin… C’était du 50/50 avant que Spoelstra n’abatte sa carte ultime, son joker, utilisé avec parcimonie jusqu’à cette confrontation : la défense de zone. Boston, armé d’une armada sur les postes extérieurs, n’a pas su réagir au point de dominer Miami. La série tourne rapidement à l’avantage de Miami (2-0 puis 3-1). Boston tente de réagir dans un match 5 ressemblant étrangement au match 4 face à Milwaukee.

    Cependant Miami semble serein mentalement, le groupe reste très soudé et se remobilise pour un match 6 à l’image de la série : serré mais gagné par Miami sur l’aspect mental, ils passent un cap.

    Statistiques collectives et individuelles sur les Playoffs


    Statistiques du Miami Heat sur les Playoffs 2020



    Statistiques individuelles des joueurs du Miami Heat sur les Playoffs 2020


    Miami : l’équipe qui a profité de la coupure COVID-19

    La coupure liée au coronavirus n’a pas bénéficié à tous les groupes, loin de là. Si des équipes comme Phoenix ont su exploser dans la bulle, d’autres ont échoué à retrouver un rythme constant, comme Milwaukee.

    Miami en a profité.

    L’intégration quasiment parfaite de Jae Crowder et d’Andre Iguodala durant la bulle n’est pas anodine. Ces longs mois d’attente ont forgé un collectif, un vrai. Spoelstra a géré de la meilleure manière cette bulle en testant beaucoup de combinaisons entre les joueurs durant les seeding games. Les joueurs ont appris à mieux se connaître, et leur coach a eu confirmation de sa profondeur d’équipe : il a les moyens de faire des lineups pour gêner tout le monde. 3 adversaires différents (Indiana, Milwaukee, Boston) et toujours un résultat final flagrant. Seulement 3 matchs perdus avant ces Finales NBA. Miami sait s’adapter à toutes les situations, à tous les adversaires, car ils ont l’équipe la plus complète de la ligue, celle avec tous les profils.

    De plus, cette coupure a servi à certains joueurs afin d’affirmer leur potentiel, de grimper dans la hiérarchie. On pense au rookie Tyler Herro, qui a su exploser aux yeux de tous, notamment sur la série face à Boston, où il semblait ne plus être un rookie, mais un joueur ayant 15 séries de playoffs à son actif.

    A contrario, Kendrick Nunn, 3 fois rookie du mois de la conférence Est, et membre de la 1ère All-Rookie Team n’en a pas profité. Ayant contracté la COVID-19, il n’a pas su retrouver son niveau dans la bulle, et a très logiquement trouvé place sur le banc (104 minutes joués dans les playoffs), laissant Goran Dragic passer titulaire.

    Des rôles bien connus et définis

    Les fans de Miami pourront confirmer : le Miami Heat et Erik Spoelstra mettent en place ce jeu visuellement magnifique depuis quelques années. La confiance règne dans le staff, et la continuité est réelle.

    Il a fallu du temps, des ajustements humains pour que ce playbook fonctionne. Il a fallu également prendre du recul et sacrifier des joueurs (Hassan Whiteside, Josh Richardson, James Johnson…) qui ont porté la franchise dans ses moments durs pour récupérer les joueurs parfaits dans ce système (Bam Adebayo, Jimmy Butler, Duncan Robinson). Pat Riley l’a dit, il veut une équipe championne chaque année. Le processus a été long, mais quel résultat ! Chaque joueur sait parfaitement ce qu’il doit faire, créant un mélange parfait entre jeunes joueurs et vétérans. La menace vient de partout, on ne sait pas qui mettra 20 points sur chaque match, et ça, quand on est le coach adverse et qu’on veut de l’adaptation chez ses joueurs, c’est un calvaire…

    Gros plan sur les Finales NBA !

    Comment les aborder côté Miami Heat ?

    De la même manière que les tours précédents. Rarement pronostiqués vainqueurs, ils ont su déjouer 3 équipes classées plus haut dans le classement de la saison régulière.

    L’état d’esprit ne doit pas différer, Miami doit être sûr de ses forces, afin de masquer le plus possible ses faiblesses. La profondeur et la qualité des remplaçants doit jouer un rôle important durant cette série. Des joueurs comme Kendrick Nunn ou Derrick Jones Jr, compilant 191 minutes à eux deux sur ces playoffs, doivent être prêts à jouer, que ce soit 5 ou 25 minutes.

    L’avantage au niveau du coaching va être également important. Erik Spoelstra sait et va s’adapter offensivement et défensivement aux Lakers. C’est sûrement, même si on parle beaucoup ces temps-ci, le point le plus sous-estimé du jeu de Miami : leur adaptabilité.

    Ils doivent également se reposer sur leur jeu lent, proposer beaucoup de mouvements pour fatiguer les Lakers défensivement, et ainsi gagner en efficacité au fur et à mesure de la série.

    C’est sur cet aspect notamment que Miami a réussi à surprendre beaucoup de leurs vis-à-vis. Un jeu offensif très lent (12.7 secondes en moyenne avant de tirer sur les playoffs, 3ème moyenne la plus lente) pour une défense très énergétique, rapide et athlétique qui ne veut pas s’user sur du long terme. (12.0 secondes en moyenne pour les vis-à-vis en attaque, 5ème moyenne la plus rapide). Ainsi, ils laissent leurs adversaires se fatiguer défensivement sur des longues possessions avec beaucoup de mouvements, de poses d’écran… Et ils leur laissent peu de repos sur les phases offensives, là où normalement, en cas de fatigue collective, l’attaque commence à poser le jeu etc… Habile…

    Quel est leur point fort clé ?

    Leur capacité à finir les matchs. On aurait pu citer la profondeur du banc, Alors forcément, quand on a Goran Dragic, Jimmy Butler et Tyler Herro sur le terrain, ça aide niveau offensif. Miami sait gérer ses fins de match. Contradictoire quand on sait que c’était l’une de leurs faiblesses lors de la saison régulière. Mais l’arrivée de Crowder et d’Iguodala a changé la dynamique.

    En alignant un 5 Dragic/Herro/Butler/Crowder (ou Iguodala)/Adebayo dans les dernières minutes, le Miami Heat trouve un équilibre quasiment parfait entre attaque et défense, entre jeunesse et expérience. Le résultat est clair : Miami a scoré 430 points dans tous les 4ème quart-temps depuis le début des playoffs, contre 374 pour leur vis-à-vis.

    Cependant, d’un point de vue statistique, Miami a perdu 7 de leurs 15 4ème quart-temps jouées sur ces playoffs, mais ils n’ont jamais encaissé un écart supérieur à 5 points. Encore perfectible, mais très intéressant, ils ont les moyens pour garder une avance, creuser un écart ou même remonter au score (cf. le 4ème quart-temps du match n°3 face aux Milwaukee Bucks, gagné 40 à 13).

    Savoir finir les matchs, ça va être déterminant dans cette série de Finales.

    Quel est leur point faible clé ?

    Qui pourra stopper le duo LeBron James/Anthony Davis ? A première vue, absolument personne.
    Alors certes, on a vu les dégâts de leur défense individuelle sur Giannis Antetokounmpo, en le repoussant totalement dans ses limites, le maintenant à une moyenne étonnante de 21,8 points/match, soit sa moyenne la plus faible depuis ses premiers playoffs en 2015, où Giannis avait 20 ans à l’époque et jouait arrière ! On a également vu ce que Miami pouvait proposer à sa fameuse défense de zone, notamment face à Boston.

    On assistera sûrement à une alternance défensive, avec un surplus de zone défensive, les Lakers n’en sont pas énormément friands.

    https://twitter.com/DaveDuFourNBA/status/1310617864370556928?s=20

    Mais revenons au point principal : qui pourra réduire l’impact du duo des Lakers ? On imagine très bien une confrontation entre les deux mastodontes en provenance de Kentucky : Anthony Davis & Bam Adebayo.
    Souvent reconnue comme la confrontation la plus importante de ces finales NBA, elle devrait nous livrer une belle bataille. L’occasion pour le premier de confirmer des playoffs absolument monstrueux dans la domination, et pour le second, de passer un cap, et de prouver une fois de plus à la planète basket, que son talent et son potentiel sont incroyables.

    Pour le cas LeBron James, la tâche devrait être plus dure. Miami possède des joueurs de talent défensivement, très bien dotés physiquement pour rivaliser avec les Lakers.
    Cependant, LeBron reste LeBron. Son niveau, comme sur les dernières années, reste incroyable complet, et il gagne encore en compétence au fur et à mesure.

    Reste à savoir qui de Butler, Iguodala ou Crowder ira en priorité sur le quadruple MVP. On a du mal à voir Jimmy Butler, créateur offensif n°1, aller se charger de LeBron et s’exposer aux fautes. On assistera donc très sûrement à une alternance Crowder/Iguodala, comme un symbole de ce transfert magique opéré par Pat Riley.

    La tâche défensive s’annonce compliquée de manière générale pour le Miami Heat, mais avec tout ce qu’on a pu voir de leur part durant leurs playoffs, rien ne serait surprenant !


    Ainsi s’achève le récapitulatif de cette équipe du Miami Heat, véritable surprise à ce niveau-là. Première équipe depuis les New York Knicks de 1999 à atteindre une finale NBA sans avoir eu « l’avantage du terrain » en playoffs, ce collectif, plein de confiance, aura à coeur de prouver qu’ils ne sont pas arrivés ici par hasard !

    Sources : NBA.com, Basketball Reference, ESPN, inpredictable.