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  • Le Carnet des Rookies 8.0: Une Trade Deadline qui libère de la place

    Le Carnet des Rookies 8.0: Une Trade Deadline qui libère de la place

    Écrit par Guillaume Gaborit (Droopy_boooom), Illustration by @romain_sk_97

    Chaque semaine Clutch Time vous propose un petit focus sur les rookies afin de faire le point sur les bonnes ou mauvaises performances des débutants.

    La trade deadline est enfin passée ! De nombreux trades ont été réalisés. Plus d’une quarantaine de joueurs ont été échangés et parmi eux quelques rookies de notre classe. Tous ces mouvements nous aident à mieux cerner les équipes qui ont choisi de basculer en mode « tanking » comme Orlando et Houston, et celles qui vont tout faire pour au moins jouer le fameux play-in comme Sacramento et Chicago. Voici un tour d’horizon sur les évolutions et les performances de ces jeunes joueurs depuis une semaine. (les statistiques sont arrêtées au 31/03/21, via NBA.com)


    La course pour le R.O.Y. relancée

    Tyrese Haliburton, G, Sacramento Kings : 41m, 13.2pts, 3.1rds, 5.0pds

    Les Kings vont mieux ! Cinq victoires de suite et voilà que Sacto est de retour dans la course pour le tournoi du play-in. Toute cette énergie positive est peut-être en lien avec la récente titularisation de notre chouchou Tyrese Haliburton ! Depuis que l’arrière a été intronisé dans le cinq suite à l’indisponibilité de Marvin Bagley III, les hommes de Luke Walton présentent un séduisant bilan de 7v-1d. Cette semaine, le rookie continue de réjouir les fans de la franchise californienne avec 17pts et 7pds dans la victoire contre les Hawks. Le highlight de la soirée lui revient avec ce tir primé plus la faute dans le crunch time.

    L’association Fox/Haliburton tourne à plein régime avec Fox dans le rôle de go-to-guy, tandis que le rookie sert parfaitement d’appuis en tant que second porteur de balle avec plusieurs séquences dont il est le chef d’orchestre, et vu sa vision de jeu et sa qualité de passe pour le coéquipier démarqué à l’autre bout du parquet, on en redemande toutes les semaines !

    Le GM Monte McNair a effectué quelques moves la semaine dernière avec l’arrivée de l’arrière Delon Wright en échange de Cory Joseph. Terence Davis II, un habitué des carnets de la saison dernière, est également arrivé en Californie, ainsi que les anciens du Heat Moe Harkless et Chris Silva. Tout roule pour les Kings qui enchaînent en dominant les Warriors. Haliburton continue de se replacer pour la course au ROY avec 21pts et un joli 6-7 de loin (record en carrière). Il a profité des lacunes gênantes en défense des hommes de Steve Kerr et s’est même amusé face à Damion Lee avec un cross suivi d’un tir primé plus la faute (oui encore!)

    Le rookie termine simplement et efficacement sa semaine avec 13pts dans la victoire contre les Cavaliers puis enchaîne avec son deuxième double double de la saison avec 15pts et 10pds dans le match remporté chez les Spurs. Il semblerait que les Kings tiennent là le backcourt de l’avenir avec Fox et Haliburton. On espère bien cette fois que cette franchise ne va pas tout gâcher !

    Anthony Edwards, SG, Minnesota Timberwolves : 47m, 17.2pts, 4.4rds, 2.5pds

    Une semaine comme une autre pour le N°1 de la draft avec beaucoup de tirs tentés, des tirs lointains forcés, des drives d’une vitesse insensée, et des défaites. Il sera d’ailleurs le meilleur scoreur de son équipe lors de la rencontre perdue contre les Mavericks avec 29 unités, mais à contre-balancer avec un affreux 3-12 de loin. Il est d’ailleurs important de souligner le fait que 18 de ses points ont été inscrits dans le dernier quart-temps lorsque le match était plié d’avance. Son début de match avait pourtant été intéressant avec quelques séquences collectives. On aimerait voir le rookie plus souvent dans ce genre de situations. Quel dommage qu’il ne combine pas assez souvent avec KAT.

    Néanmoins, les Wolves ont pu remporter un match lors de la double confrontation contre les Rockets. Et pourtant, le rookie termine avec seulement 12pts et un ratio négatif de -12 lorsqu’il est sur le terrain… Il s’est rattrapé lors de la revanche perdue avec 27pts et un joli 11-22 aux tirs en 34 minutes. Mais ses qualités athlétiques et son premier pas dévastateur ne semble pas impacter positivement sur la rencontre puisque Houston a gagné avec 22 points d’écart ! Lors de la défaite à Brooklyn, Edwards obtient son deuxième double double de la saison (23pts, 10rds). L’arrière profite du manque d’intérieur chez les Nets pour gober notamment 3 rebonds offensifs. Mais… Aucune passe décisive, et il lui a fallu 22 tirs pour avoir seulement 23 pts… L’efficacité n’est clairement pas encore au rendez-vous. En revanche, on reconnaît que le rookie ne cesse d’augmenter ses moyennes de points ainsi que son temps de jeu depuis janvier :

    • Janvier : 13.3pts en 25.8 minutes
    • Février : 16.1pts en 32.9 minutes
    • Mars : 24.2pts en 35.1 minutes

    On vous épargne les chiffres concernant ses pourcentages aux tirs et le fait qu’il ait profité des absences de D’Angelo Russell et de Malik Beasley pour se goinfrer en attaque. La fin de saison des Wolves risque d’être longue, on espère, ne serait-ce qu’une minime progression de la part d’Edwards en défense et dans ses prises de décisions en attaque.


    Ils ont récupéré un poste de titulaire, et on espère pour de bon!

    Chuma Okeke, SF, Orlando Magic : 31m, 6.1pts, 3.7rds, 1.9pds

    En voilà un qui a profité de cette Trade Deadline ! Orlando a choisi de tout démolir : exit Vucevic, Fournier et Gordon. Le trio officiait ensemble en Floride depuis 2014, une éternité ! Place à la relève et les dirigeants du Magic ont sorti le tank du garage. Blague à part, on est ravi de voir le rookie Okeke obtenir un poste de titulaire au poste 3 grâce aux départs d’Aaron Gordon et de Al-Farouq Aminu. L’indisponibilité de Jonathan Isaac aide aussi à grappiller du temps de jeu. Drafté en 2019, le rookie prend le rôle du « faux rookie » endossé par Michael Porter Jr. la saison dernière.

    Une excellente semaine pour l’ancien joueur d’Auburn. Alors qu’il n’avait passé la barre des dix points qu’une seule fois cette saison, il vient d’enchaîner quatre rencontres avec des moyenne dignes d’un starter vétéran :

    • 17.8pts, 4.8rds, 2.3pds, 1.3stls, 62.8% aux tirs, 63.2% à 3-pts, 83.3 LF% en seulement 28 minutes de moyenne.

    Lors de la victoire surprise des siens contre les Suns, Okeke se montre avec 14 points en première mi-temps, histoire d’oublier au plus vite Gordon. Avec un excellent 4-4 de loin, il prouve à son coach Steve Clifford qu’il est tout à fait capable de jouer à l’aile. Récompensé, il a connu ensuite sa première titularisation contre Portland, s’autorisant un record en carrière avec 22pts en 37 minutes. Un vrai ailier qui zone le long de la ligne à 3-pts, capable de répondre à ce que la défense lui propose comme ce fut le cas lors de la défaite étriquée contre les Lakers.

    Loin d’avoir le premier pas d’Anthony Edwards, Okeke est doté d’un handle solide et d’une surprenante vision de jeu qui font de lui un joueur plaisant à regarder en attaque. Capable par séquence de mener la contre-attaque et de trouver le partenaire démarqué, si les victoires vont se compter sur le bout des doigts, les fans du Magic peuvent se rassurer en voyant un jeu collectif plus marqué et une répartition de tir plus équilibrée. Et la semaine ne pouvait pas mieux se terminer avec cette victoire surprise chez les Clippers. Un scénario qui s’est définit dans les tous derniers instants de la rencontre. Okeke termine meilleur scoreur du Magic avec 18pts et se montre attentif en défense avec 3 interceptions. Orlando n’avait plus battu les Clippers depuis 2013. un vent nouveau et frais survole le nord de la Floride.

    Jaden McDaniels, F, Minnesota Timberwolves : 40m, 6.2pts, 3.4rds, 1.0pd

    Si vous avez eu une semaine chargée au travail, imaginez donc ce que vient de vivre ce jeune joueur de 20 ans en défendant sur Luka Doncic et James Harden. Coach Finch doit combiner avec les absences de Malik Beasley, Josh Okogie, et voilà que qu’il décide de placer son jeune rookie à la place de Jake Layman dans le cinq pour affronter les Mavericks. Pas de miracle, Dallas remporte ce match en creusant l’écart en deuxième mi-temps, mais une chose a retenu notre attention, il s’agit de la défense de « J-Mac » sur Luka Doncic et le fait qu’il ait restreint le slovène à 0-7 aux tirs et 0-4 de loin (via NBA.com). Un coup de chance ? Pas sûr, puisque face aux Rockets, il poursuit ses efforts en défense avec deux contres et une entrée à 7’45 » de la fin du match qui a tout simplement changer la rencontre. Les Rockets n’ont pas marqué un SEUL panier jusqu’au buzzer ! Le rookie ne peut qu’assumer son envie de défendre après la rencontre.

    « C’est l’état d’esprit que j’ai toujours eu. Il s’agit de verrouiller le mec devant moi et de lui rendre la tâche aussi difficile que possible. « 

    Jaden McDaniels après la victoire contre les Rockets

    Son coach n’en doute pas une seule seconde, McDaniels deviendra un excellent défenseur dans cette ligue. Mais ne le réduisez pas simplement à ce rôle puisqu’il prend petit à petit ses aises en attaque avec trois matchs consécutifs au dessus des dix points. Et si Edwards ne combine pas assez avec KAT, il se pourrait bien qu’un connexion entre Towns et McDaniels pourrait germer.

    https://twitter.com/Timberwolves/status/1375630634174050307

    Mieux ! Le rookie est capable de sanctionner la défense de loin avec au moins deux tirs primés de moyenne sur ses quatre dernières sorties et un pourcentage intéressant : 57.1%. Déjà évoqué dans un précédent carnet des rookies, J-Mac utilise sa taille et son envergure pour gêner au maximum les passes ou bien les tirs adverses (4 contres à Brooklyn). Il faut avouer, un peu de défense à Minnesota ne serait pas du luxe, on espère que coach Finch va poursuivre l’expérience « J-Mac » dans le cinq.


    Il a pointé le bout de son nez

    Jordan Nwora, F, Milwaukee Bucks : 15m, 5.0pts, 1.9rds, 0.3pd

    L’ailier n’avait pas dépassé les dix minutes de temps de jeu depuis janvier, et le voilà comme par magie, sur le terrain pendant plus de 36 minutes en tant que titulaire pour affronter les Knicks. Il va bien évidemment établir son record en carrière avec 21pts et 10rds malgré la défaite. Il est bien évidemment important de rappeler que coach « Bud » s’est passé de ses titulaires pour faire tourner. En tout cas, l’apparition éclair de Nwora nous a permis de raviver notre mémoire concernant la capacité de l’ancien joueur phare de Louisville de tirer de loin.

    Du haut de ses 2.01m, Nwora peut jouer les mismatchs face aux intérieurs adverses en un contre un. Il peut asséner un step back de loin et semble apprécier le spot à 45° tout comme son camarade de classe Saddiq Bey. L’euphorie est vite retombée avec seulement 2 minutes de jeu dans la défaite chez les Clippers. On espère que cette performance contre New York n’était pas juste le coup d’un soir.


    On aime les voir en duo

    Théo Maledon, PG, Oklahoma City Thunder : 40m, 8.7pts, 3.3rds, 3.4pds
    et
    Aleksej Pokusevski, SF, Oklahoma City Thunder : 27m, 6.3pts, 4.7rds, 1.8pds

    Cela ne surprendra personne, mais le Thunder a sorti le tank de compétition avec les départs des vétérans George Hill (Philadelphia), Trevor Ariza (Miami Heat), puis Sam Presti a tradé l’athlétique Hamidou Diallo qui devait sans doute empêcher le Thunder de perdre quelques matchs, puis c’est au tour du quintuple All-Star Al Horford de se voir refuser l’accès au terrain et d’attendre gentiment la fin de saison sur son canapé. Et enfin, la mystérieuse absence de SGA à cause d’une blessure au pied alors qu’il ne se gène pas pour sautiller de joie après une action réussie par ses coéquipiers… En plus d’avoir un million de choix de draft dans les années à venir, le Thunder aurait donc retrouvé la notice « Trust The Process » lâchée par Sam Hinkie.

    Mais retenons plutôt le positif, les titularisations successives des jeunes rookies européens Théo Maledon et Aleksej Pokusevski. Si les victoires vont devenir de plus en plus rares, nos rookies sont de plus en plus impliqués en attaque avec notamment une pointe à 22pts pour le français face aux Celtics. Si le français se montre de plus en plus agressif en attaque, il est encore loin de pouvoir scorer à volonté près du cercle et sa défense soulève encore quelques questions. Ses ratios sur le terrains sont pour le moins inquiétants ces derniers jours avec -17 contre Memphis, -16 contre Boston et -26 contre Dallas. L’absence de SGA permet donc au français d’être plus souvent aux manettes de son équipe, mais le français qui s’est fait les dents en Euroligue a besoin d’un rythme, d’un jeu cadré avec de bons intérieurs expérimentés. Est-ce que la mayonnaise va prendre sur le long terme avec Moses Brown ?

    La semaine de Poku est un peu plus emballante avec quelques highlights dont on n’avait pas vu venir !

    Cette vidéo rarissime d’un Poku qui finit une contre-attaque par un dunk nous rassure sur ses dispositions athlétiques. Il plante notamment 21pts contre Dallas et le serbe commence petit à petit à avoir confiance en son handle. Luka Doncic et Kristaps Porzingis en ont fait les frais !

    Avec dans le lineup Moses Brown (2.18m) et Aleksej Pokusevski (2.13m), le Thunder s’assure déjà de la taille, est-ce l’arme secrète du futur pour Mark Daigneault ?

    James Wiseman, C, Golden State Warriors : 33m, 11.8pts, 5.9rds, 0.6pd
    et
    Nico Mannion, PG, Golden State Warriors : 17m, 5.3pts, 1.8rds, 2.8pds

    Une semaine frustrante pour les fans des Warriors étant donné que Stephen Curry a été absent plusieurs matchs et que la Trade Deadline a été très calme du côté de la Bay. On note tout de même le départ du meneur Brad Wanamaker à Charlotte pour palier l’absence de LaMelo Ball. Tant mieux ! Le rookie Nico Mannion va pouvoir se montrer et il ne s’est pas manqué à Sacramento avec 19pts (record en carrière) et un joli 5-8 à 3-pts. Son collègue Wiseman est lui passé complètement à travers de ce match avec seulement 6pts, 5 ballons perdus et 4 fautes. Très peu impliqué en attaque, il faut dire que ce n’est pas Jordan Poole qui va le servir sur pick-and-roll.

    Les deux collègues ont ensuite sorti une copie intéressante lors de la venue des Hawks, en attaque notamment. Wiseman est impliqué dès le début du match sur des systèmes qui lui sont destinés.

    Ses qualités de shooteurs sont appréciées mais il doit encore travailler son placement sur le terrain. Sur la première passe, il n’est pas situé dans le bon espace d’où la passe moyenne de Green, puis sur la deuxième séquence il n’est qu’à quelques millimètres de la ligne à 3-pts. De son côté, Mannion assume son costume de meneur-passeur capable d’artiller de loin. Il est rare de le voir finir un drive par un lay-up, il est plutôt du genre à distribuer.

    Si les deux rookies combinent de temps en temps, il est essentiel qu’ils travaillent leur aptitudes défensives. Face aux Hawks, les intérieurs Capela et Collins ont cumulé 58pts et 27rds. Wiseman doit absolument trouver un moyen d’allier ses qualités physiques et un placement défensif plus lucide. Le meneur Mannion doit de son côté apprendre à survivre face aux pick-and-roll adverses.


    Ils ont changé d’équipe

    R.J. Hampton, SG, Orlando Magic: 27m, 2.9pts, 2.1rds, 0.6pd

    Inclu dans le trade d’Aaron Gordon vers Denver, le jeune rookie va pouvoir obtenir plus de temps de jeu dans une équipe du Magic dans un tout nouveau cycle. A voir si Steve Clifford va avoir la patience requise pour laisser l’athlétique arrière sur le terrain, malgré ses prises de décisions douteuses et son shoot inconstant.

    Mason Jones, SG, Philadelphia Sixers : 26m, 5.8pts, 2.0rds, 1.5pds

    Déjà évoqué dans un précédent carnet des rookies, l’arrière scoreur en provenance d’Arkansas nous a séduit par sa faculté à récolter les fautes et à scorer de loin. Houston semblait être l’endroit idéal pour un jeune joueur souhaitant du temps de jeu dans le garbage time (ce qui arrive souvent aux texans), pas sûr qu’il ait beaucoup de temps de jeu dans sa nouvelle équipe.


    Ils ont un mot du médecin…

    LaMelo Ball, PG, Charlotte Hornets : 41m, 15.9pts, 5.9rds, 6.1pds

    Nous l’avions évoqué dans notre précédent carnet des rookies, le spectaculaire meneur des Hornets a été opéré au poignet et sa situation sera réévaluée dans trois semaines.

    Killian Hayes, PG, Detroit Pistons : 7m, 4.6pts, 1.1rds, 3.6pds

    Blessé à la hanche depuis le 4 janvier, le français retrouve petit à petit les séances d’entraînement avec contact. Une mise à jour concernant son cas se fera dans les prochains jours.

    Cole Anthony, PG, Orlando Magic : 25m, 11pts, 4.4rds, 3.8pds

    Écarté des parquets suite à une blessure aux côtes, le rookie n’est pas encore près d’enfiler le maillot du Magic avec ses nouveaux partenaires.


    10 autres élèves à surveiller :

    • Immanuel Quickley, G, New York Knicks : 42m, 12.8pts, 2.3rd, 2.3pds
    • Saddiq Bey, SF, Detroit Pistons : 44m, 10.9pts, 4.1rds, 1.3pds
    • Jae’Sean Tate, SF, Houston Rockets : 46m, 10.6pts, 5.5rds, 1.8pds
    • Patrick Williams, F, Chicago Bulls : 44m, 9.7pts, 4.9rds, 1.3pds
    • Desmond Bane, SG, Memphis Grizzlies : 40m, 9.5pts, 2.9rds, 1.3pds
    • Isaac Okoro, SF, Cleveland Cavaliers : 42m, 7.8pts, 2.7rds, 1.8pds
    • Payton Pritchard, PG, Boston Celtics : 41m, 7.3pts, 2.2rds, 2.0pds
    • Isaiah Stewart, C, Detroit Pistons : 44m, 6.4pts, 5.8rds, 0.8pd
    • Deni Avdija, SF, Washington Wizards : 42m, 6.1pts, 4.6rds, 1.2pds
    • Kira Lewis Jr., PG, New Orleans Pelicans : 31m, 6.2pts, 1.1rds, 2.2pds
  • le Carnet des Rookies 7.0: Encore des records et une blessure

    le Carnet des Rookies 7.0: Encore des records et une blessure

    Chaque semaine Clutch Time vous propose un petit focus sur les rookies afin de faire le point sur les bonnes ou mauvaises performances des débutants.

    Écrit par Guillaume Gaborit, Illustration by @romain_sk_97


    Après les blessures en tout début de saison du français Killian Hayes puis celle de Cole Anthony, voilà qu’une bien triste nouvelle a perturbé de nouveau la classe cette semaine. Il s’agit de la blessure du rookie des Hornets, LaMelo Ball. Sa fracture au poignet vient gâcher une saison prometteuse et riche en highlights. Les cartes sont éventuellement redistribuées pour le R.O.Y., mais là n’est pas l’essentiel. On souhaite le plus prompt rétablissement au meneur de Charlotte. Néanmoins, quelques élèves ont pu retenir notre attention malgré une semaine mitigée de la part des jeunes rookies de la classe 2020. (les statistiques sont arrêtées au 24/03/21, via NBA.com).

    Les stars de cette cuvée sur courant alternatif

    Anthony Edwards toujours dans les airs sous les yeux de Devin Booker. via na.glbnews
    Anthony Edwards, SG, Minnesota Timberwolves : 43m, 16.7pts, 4.3rds, 2.6pds

    La semaine ne pouvait pas mieux commencer ! Le N°1 de la draft vient d’établir un record cette saison pour le nombre de points inscrits par un rookie cette saison avec 42 unités à Phoenix. En plus de repartir de l’Arizona avec la victoire, l’arrière ne s’est pas privé sur cette rencontre avec 31 tirs tentés, soit sept de plus que Karl-Anthony Towns qui s’affiche avec 41pts. Edwards a arrosé 13 fois derrière la ligne (six de plus que KAT). Le reste du cinq de départ, composé de Ricky Rubio, Jarred Vanderbilt et Jake Layman, n’a eu le droit qu’à 8 tirs cumulés. La balance « offensive » des Wolves n’est pas équilibrée ? Peu importe pour coach Finch qui donne carte blanche à son rookie en attaque. Edwards s’est montré très confiant de loin, et nous a encore une fois gratifié de ses envolées explosives près du cercle.

    https://twitter.com/Timberwolves/status/1372741416527523841

    Malheureusement, il n’a pu reproduire la même performance contre ces mêmes Suns avec seulement 11pts en 36′ et 7 pertes de balle. Beaucoup moins en rythme, il n’est pas parvenu à trouver le cercle et à impacter le match d’une autre manière en gobant le plus de rebonds possibles avec 10 prises (record personnel). Son tout premier double double malgré la défaite. Bis repetita dans la défaite chez le Thunder avec 16pts en 32 minutes et un vilain 6-16 aux tirs et un ratio +/- de -17, soit le plus mauvais de son équipe. Certes, le talent offensif est là, il reste encore un peu de chemin avant qu’Edwards devienne un joueur plus complet et inévitablement plus redoutable.

    Tyrese Haliburton, G, Sacramento Kings : 37m, 12.8pts, 3.4rds, 5.0pds

    Le rookie remonte petit à petit la pente après sa blessure au mollet et ses quelques sorties compliquées après le All-Star break. L’absence de Marvin Bagley l’a propulsé dans le cinq de départ afin de retrouver l’envie et la confiance du début de saison. Face à Washington, Haliburton semblait déterminé avec 10pts dans le premier quart-temps. Beaucoup plus discret par la suite et pas très adroit face à Russell Westbrook, il n’a pas eu son impact habituel dans les toutes dernières minutes de la rencontre et termine le match avec 17pts et 5/12 aux tirs. Mais heureusement que Westbrook est là pour donner la victoire aux Kings

    Les deux matchs suivant sont clairement à ranger au fond du tiroir :

    • Défaite à Boston, 4pts, 1/6 aux tirs
    • Défaite à Philadelphia, 11pts, 0/4 de loin, ratio de -21

    Incapable de scorer de loin sur deux rencontres consécutives (une première pour lui), Tyrese était à deux doigts de se retrouver dans la catégorie « dur, dur ! » et puis il y a eu ce match à Cleveland.

    Comme son collègue Edwards, Haliburton a battu son record de points avec 28 unités sur la tête de Darius Garland, Colin Sexton et même Cedi Osman. La moitié de ses points ont été inscrits dans le dernier quart-temps, et voilà que le sourire revient sur le visage de l’arrière après une telle performance ainsi que la victoire des siens. Une adresse rétablit (4/5 de loin), une assurance retrouvée dans ses drive, on espère avoir retrouvé le Tyrese du mois de février.


    Titulaires, ils ont toujours un impact sur le terrain

    Saddiq Bey et son spot préféré à 45°. Credit: David Butler II-USA TODAY Sports
    Saddiq Bey, SF, Detroit Pistons : 40m, 10.5pts, 4.1rds, 1.2pds

    Tout près d’établir un tout nouveau record en carrière, l’ailier des Pistons a profité de la mauvaise passe des Raptors pour poster 28pts, 12rds en 38 minutes avec un joli 6/10 à 3-pts. Il est tout simplement le meilleur marqueur de son équipe sur ce match mais aussi lors du dernier quart-temps avec 8 points. Souvent en train de « zoner » à 45°, l’ailier est toujours prêt à artiller de loin, mais la différence sur ce match, c’est qu’il a su démontrer une certaine diversité dans son jeu avec des feintes, du side-step, du drive, la reconnaissance d’une prise à deux… Bien qu’il soit toujours un gros consommateur de tirs primés, le rookie se montre de moins en moins unidimensionnel en attaque.

    Coach Casey ne peut que lui adresser des louanges après une telle performance et envisage un avenir radieux pour ce jeune joueur sorti de la très réputée fac de Villanova.

    “C’est une éponge. Il faut presque le sortir de la salle parce qu’il bosse tout le temps sur son jeu. Ce jeune homme est déjà un solide pro et il vient juste de commencer. Il est fort comme un boeuf et vous voyez ce qu’il fait avec son jump shot. Ça va être une star dans cette ligue pendant un bon moment.”

    Dwane Casey après la victoire contre les Raptors

    Lors du déplacement à Houston, Bey réalise pour la première fois de sa jeune carrière deux matchs consécutifs à 20 points ou plus. Bien que son adresse n’était pas au rendez-vous (2/9 de loin), il a su jouer sans ballon avec des coupes bien senties dans le dos des défenseurs. Ses passages fréquents sur la ligne des lancers-francs sont également des signes encourageants concernant son implication en attaque (12/12 sur les deux derniers matchs). La semaine aurait pu être parfaite, mais la défaite contre les Bulls est venue tout gâcher. Seulement 3pts en 35 minutes, le rookie n’a rentré qu’un tir primé sur ce match et n’a pu empêcher le naufrage collectif en défense ce soir là. Mais on suit l’avis de Dwane Casey concernant son avenir prometteur.

    Jae’Sean Tate, SF, Houston Rockets : 42m, 10.4pts, 5.3rds, 1.8pds

    Non drafté à sa sortie d’Ohio State en 2018, Tate jouait la saison dernière en Australie. Âgé de 25 ans et signé pour trois ans par Houston, le rookie se démarque par rapport aux collègues de sa classe par sa présence physique et son caractère sur le terrain. Après avoir obtenu son record en carrière contre les Hawks (25pts), l’ailier n’a pas su aider les siens en pour stopper la série historique de défaites (20). Lors des matchs perdus contre les Warriors, les Pistons et le Thunder, le rookie est toujours aussi inconstant dans son tir extérieur (22.2% sur ses trois rencontres), mais son activité en défense est la raison pour laquelle ce joueur plaît tant à Stephen Silas, au point d’en faire un titulaire solide des Rockets.

    Ne vous fiez pas à sa modeste taille (1m93), vous tenez là un vrai bagarreur sous les arceaux et un joueur qui ne recule devant rien. Son énergie compense son manque de taille. Il peut jaillir à n’importe quel moment pour subtiliser un ballon adverse. Il établit notamment son record d’interceptions cette saison contre les Pistons avec 4 ballons récupérés. Sur les cinq dernières rencontres, il domine la classe en terme d’interception par match avec une moyenne de 2.0 (via NBA.com).

    Mais son moment de gloire est survenu lors de la venue des inoffensifs Raptors. En plus de la victoire, le rookie sort le grand jeu en 40 minutes avec 22 points, 6 rebonds, 5 passes décisives et bien sûr, deux interceptions, et des tirs primés dans le corner. Impossible de ne pas souligner l’engagement physique de ce joueur. On vous souhaite bon courage si vous devez lui arracher le ballon des mains

    Vous imaginez bien qu’avec un tel engagement en défense et au rebond, les arbitres s’en donnent à cœur joie et n’hésitent pas à le rappeler à l’ordre. Tate est effectivement le 2e rookie, juste derrière James Wiseman, à commettre le plus de fautes cette saison avec une moyenne de 3.1 (via NBA.com). On va retenir deux axes de progression chez ce joueur : son tir extérieur et la gestion de ses fautes.

    Théo Maledon, PG, Oklahoma City Thunder : 33m, 7.9pts, 3.0rds, 3.5pds

    Une petite déception pour commencer, sa sortie du cinq du départ pour le déplacement à Atlanta. Résultat : une défaite de 23 points, et le plus faible temps de jeu pour Théo depuis janvier dernier. Heureusement que Mark Daigneault a rectifité le tir en introduisant à nouveau le français dans le cinq pour dès le match suivant à Houston. Résultat ? Une victoire dans les dernières secondes de la rencontre et Maledon s’est appliqué à inscrire deux lay-up clutch dans le dernier quart-temps d’un match étrange étant donné que le pick 2021 des Rockets appartient au Thunder (protégé top 4).

    En l’absence de SGA, le meneur rookie ne s’est pas contenté de rester dans le corner et a pris ses responsabilités sur certaines séquences, étant donné que Lu Dort avait des envies de mener le jeu. De retour à la maison, le Thunder s’est occupé des Wolves, toujours avec Théo à la mène mais cette fois aux côtés de SGA. Bien que le français ait été maladroit sur ce match, il reste une réelle menace loin (3/7), et impressionne par sa maturité sur le pick and roll malgré son jeune âge. Bilan : si le Thunder veut s’appliquer à tanker, il faut bencher Théo !


    On a hâte de les voir rentrer en jeu

    Isaiah Stewart, C, Detroit Pistons : 40m, 6.1pts, 5.9rds, 0.8pd

    Quatre matchs de suite avec au moins dix points inscrits et voilà que Stewart fait son retour dans le carnet suite à des performances intéressantes en tant que remplaçant derrière Mason Plumlee. Son activité sous les panneaux est appréciée, notamment sous les cercles adverses étant donné qu’il se présente comme le meilleur rookie cette année dans cette catégorie avec 2.3 prises en moyenne par rencontre (via NBA.com). Mais ce qui nous a le plus intrigué cette semaine, c’est sa capacité (et son envie) de tirer de loin.

    2/2 face aux Raptors, puis 2/4 en combinant ses sorties contre Chicago et Houston. Néanmoins, il faut rappeler que certains scouts avaient déjà évoqué cet aspect de son jeu auprès de Sam Vecenie du site The Athletic. On en a la preuve maintenant ! Isaiah Stewart en stretch five à la « Myles Turner », pourquoi pas !


    Une fâcheuse entrée dans l’infirmerie

    LaMelo Ball, PG, Charlotte Hornets : 41m, 15.9pts, 5.9rds, 6.1pds

    Quel dommage ! S’il y avait bien un rookie qui faisait sensation cette année c’était bien lui ! Le meneur des Hornets a su s’intégrer progressivement dans le cinq de James Borrego pour ensuite devenir l’un des favoris pour le ROY. Ses déplacements cette semaine tant attendus à Los Angeles nous ont offert deux tableaux complètement opposés. Séduisant dans un premier temps face aux Lakers de LeBron James avec 26pts, 5rds, 7pds, le rookie ne s’est pas caché en attaquant la défense des champions en titre et s’est permis de ramener les siens dans le match dans le 3e quart-temps. Malgré la défaite, LeBron James n’a pas manqué de saluer la performance du jeune Hornet.

    Puis la tuile face aux Clippers… Provoquée par une chute lors d’un drive vers le cercle, Ball retombe lourdement au sol et on peut apercevoir le rookie se tenir la main. Il reviendra tout de même dans la rencontre en se servant principalement de sa main gauche pour passer le ballon et se permet même d’inscrire un tir primé ! Mais son adresse est clairement altérée, et sa défense pose toujours question.

    La défaite était inévitable. Verdict après la rencontre, le rookie s’est fracturé le poignet droit. Il vient de subir une opération et sera réévalué dans 4 semaines. Ses passes « highlights » vont nous manquer. On lui souhaite un bon rétablissement, et on ne peut qu’avoir hâte de le revoir sur les parquets.


    10 autres élèves à surveiller :

    • James Wiseman, C, Golden State Warriors : 30m, 11.8pts, 5.9rds, 0.7pd (absent pendant semaine à cause du protocole COVID)
    • Immanuel Quickley, G, New York Knicks : 39m, 12.7pts, 2.2rd, 2.3pds
    • Patrick Williams, F, Chicago Bulls : 41m, 9.8pts, 4.9rds, 1.2pds
    • Desmond Bane, SG, Memphis Grizzlies : 36m, 9.7pts, 2.9rds, 1.3pds
    • Isaac Okoro, SF, Cleveland Cavaliers : 38m, 7.9pts, 2.8rds, 1.8pds
    • Payton Pritchard, PG, Boston Celtics : 37m, 7.2pts, 2.1rds, 2.1pds
    • Xavier Tillman Sr, PF, Memphis Grizzlies : 32m, 6.6pts, 4.3rds, 1.5pds
    • Kenyon Martin Jr, PF, Houston Rockets : 15m, 7.1pts, 4.7rds, 0.7pd
    • Jaden McDaniels, PF, Minnesota Timberwolves : 36m, 5.4pts, 3.3rds, 1.0pd
    • Aleksej Pokusevski, SF, Oklahoma City Thunder : 24m, 5.3pts, 4.9rds, 1.5pds
  • le Carnet des Rookies 6.0: cette classe veut rentrer dans l’histoire

    le Carnet des Rookies 6.0: cette classe veut rentrer dans l’histoire

    Écrit par Guillaume Gaborit, Illustration by @romain_sk_97

    Chaque semaine Clutch Time vous propose un petit focus sur les rookies afin de faire le point sur les bonnes ou mauvaises performances des débutants.

    Après une pause bien méritée pour le All-Star week-end, les affaires reprennent et nos rookies ne se sont pas relâchés. A croire que la pause a fait le plus grand bien pour plusieurs jeunes joueurs. Des lignes de statistiques historiques, du temps de jeu en hausse et une confiance regonflée à bloc. Voici ceux qui ont attiré notre attention depuis la reprise. (les statistiques sont arrêtées au 17/03/21, via NBA.com)


    Course pour le R.O.Y. : Ils assurent le show !

    Miles Bridges et LaMelo Ball se féliciant après un panier primé du rookie. (Photo by Jared C. Tilton/Getty Images)
    LaMelo Ball, PG, Charlotte Hornets : 38m, 15.8pts, 6.0rds, 6.3pds

    Le meneur des Hornets continue de grandir au sein d’une surprenante équipe des Hornets. Quatre victoires de rang, une place pour les Playoffs est envisageable, et le titre de R.O.Y qui lui tend les bras. Tous les voyants sont au vert, et ce n’est pas le retour de Devonte’ Graham qui devrait l’inquiéter, enfin, on l’espère… Justement, lors du retour de Graham, Ball n’a pas eu l’apport habituel en attaque (7pts mais 9pds), mais rassurez-vous, il assure toujours sa passe « highlights ». On retiendra néanmoins sa disparition lors du dernier quart-temps.

    Tout sera oublié le match suivant lors de la victoire contre les Raptors avec une ligne de statistiques historique qui le place aux côtés de… Tenez-vous bien… Magic Johnson et Stephen Curry ! Avec 23 pts, 9rds, 6pds et un joli 6-9 de loin, le dernier de la fratrie Ball a encore plus cimenté sa place de favori pour le titre du rookie de l’année. Et pour le retour des fans lors de ce match, il n’a pas oublié de régaler

    « C’était génial, c’est bien plus fun de jouer devant des fans, l’intensité monte d’un cran, ça fait une grosse différence. » 

    LaMelo Ball après la rencontre contre Toronto

    Le meneur a le don de jouer vite, d’aligner la passe parfaite avec son 3e œil pour le coéquipier démarqué, de surprendre de loin avec une mécanique de tir toujours aussi déroutante. Tous les ingrédients sont réunis pour passer une bonne soirée devant un match de Charlotte. Qui l’aurait cru.

    Face aux Kings, Ball a légèrement levé le pied avec « seulement » 16pts en 25′. Pas en réussite de loin et son temps de jeu a été drastiquement amputé dans le dernier quart-temps. C’est d’ailleurs Devonte’ Graham qui a joué le money time. Affaire à suivre…

    Anthony Edwards, SG, Minnesota Timberwolves : 40m, 16.2pts, 4.1rds, 2.5pds

    Une semaine productive de la part du 1er choix de la classe. Trois matchs de suite au dessus des 20 points et un record personnel établit avec 34pts contre Portland. L’absence de D’Angelo Russell lui permet de prendre plus de tickets shoots mais la différence ces derniers temps, c’est que ça rentre ! Il remporte notamment le duel de 1st pick face à Zion Williamson. Avec 27pts en 37 minutes, le rookie utilise enfin son physique et ses qualités athlétiques pour résister au contact dans la raquette.

    L’arrière qui avoue étudier le jeu de Dwyane Wade ne cesse d’attaquer le cercle avec parfois ce changement de direction version « zig-zag », un move utilisé bien des fois par la légende du Heat. Son premier pas est tel, qu’il n’a pas vraiment besoin de bien prendre l’écran de son intérieur, et il n’éprouve aucune peine à driver sur sa main faible (gauche).

    Seul bémol, à cette allure, le rookie va finir par se blesser à force de charger une bonne dizaine de fois par match la raquette adverse et de provoquer le contact (et non l’absorber). Edwards devrait se méfier et peut-être moduler de temps en temps sa conduite afin de ne pas planter la voiture dans le fossé.

    Dans la double confrontation face aux Blazers, il s’adjuge un total de 55 points sur les deux rencontres avec en plus, cette action candidate pour le dunk de l’année.

    Comme évoqué plus haut, il plante 34pts sur la tête de Damian Lillard et Carmelo Anthony. Il ne manquera pas d’ailleurs d’usurper la célébration de Melo suite à un panier primé. Il faut avouer que le rookie s’est d’ailleurs beaucoup amusé face au vétéran lors de cette rencontre.


    Premières titularisations et que du positif!

    Aleksej Pokusevski bataillant avec la raquette des Grizzlies. Credit: Alonzo Adams-USA TODAY Sports
    Aleksej Pokusevski, SF, Oklahoma City Thunder : 21m, 4.8pts, 4.4rds, 1.5pds

    Nous avions évoqué le cas du français Théo Maledon titulaire au poste de meneur de jeu dans une équipe du Thunder qui n’a clairement pas des objectifs élevés cette année à part de développer au mieux les jeunes de l’équipe. Cette fois c’est au tour de « Poku » d’avoir droit à son paragraphe ! C’est face à Dallas que le serbe a connu sa première titularisation suite à l’absence de Darius Bazley, et en plus d’être reparti avec la victoire (Porzingis et Doncic étaient absents) le joueur de 19 ans s’est enfin illustré avec 14pts et 8rds en 28 minutes. Mieux ! Il a tiré ses premiers lancers-francs en NBA après 17 rencontres sans le moindre passage sur la ligne de réparation ! Sa mécanique de tir est pour le moins étonnante, et son style de jeu le fait passer pour un arrière alors que le garçon est mesuré à 2m13. On retient que lui et le français ont su combiner ensemble et les perspectives de jeu qui s’offrent pour le staff du Thunder sont intéressantes.

    Si sa 2e titularisation est en revanche à oublier face aux Knicks (4pts et 0-6 de loin), Poku s’est illustré lors de la renversante victoire des siens face aux Grizzlies. Et une nouvelle entrée dans l’histoire de la ligue avec 23pts, 10rds, 4pds et 5 tirs primés, il est le plus jeune joueur de la ligue à obtenir de tels chiffres. Mais ce qu’il faut retenir c’est qu’il fait parti du lineup qui a ramené le Thunder dans le match pour ensuite passer devant. Mark Daigneault s’est même laissé aller en plaçant Poku en tant que meneur de jeu aux côtés de Kenrich Williams, Darius Miller, Isaiah Roby et Mike Muscala !

    Un coup de chaud ? Une concentration aléatoire de la part de Memphis ? Le serbe présente néanmoins quelques carences en défense et doit se montrer plus solide au rebond. On est à deux doigts de considérer comme faute professionnelle le fait de se faire voler le ballon dans les airs par Kyle Anderson ! On va attendre les prochaines rencontres afin de voir comment les équipes vont contrer le géant serbe en se focalisant sur des mismatchs par exemple. Le plus dur est à venir pour Poku : confirmer.

    Immanuel Quickley, G, New York Knicks : 37m, 12.8pts, 2.3rds, 2.4pds

    Déçu de ne pas avoir été représenté dans l’équipe des USA du Rising Star Challenge (qui n’a pas eu lieu), le rookie des Knicks est prêt à en découdre pour la reprise. Remplaçant dans un premier temps, il ne cesse de rentabiliser au maximum ses minutes pour scorer dès qu’il en a l’opportunité : 15pts en 23 minutes dans la défaite à Milwaukee, 21pts en 33 minutes dans la victoire chez le Thunder. Il s’est d’ailleurs montré à son avantage avec son fameux floater et face au français Théo Maledon.

    L’ancien de Kentucky est une menace constante en attaque, et ne cesse de provoquer les défenses adverses. Le staff du Thunder s’est même senti obligé de missionner son défenseur clé, Lu Dort, pour éteindre le rookie.

    Alors que son temps de jeu était sur courant alternatif ces derniers mois, le rookie vient d’enchaîner deux matchs consécutifs au dessus des 30 minutes de jeu, et a connu sa toute première titularisation face aux Nets suite aux absences d’Elfrid Payton et Derrick Rose. Avec 21pts, IQ n’a pas été ridicule face au tandem Irving/Harden et a même été sur le terrain lors du money time.

    S’il est loin d’être un pur meneur de jeu, d’être rassurant en défense, et s’il se montre trop souvent gourmand de loin (4/12), le rookie est au moins constant dans un domaine : chercher à scorer. Sur chaque possession, l’arrière est prêt à attaquer le cercle ou bien à dégainer de loin. Sa première titularisation est un signe encourageant pour la suite, espérons que le jeune joueur développe un minimum sa vision de jeu sur pick & roll pour voir son temps de jeu se stabiliser autour des 25 minutes de moyenne.


    Ils ont eu leur record cette semaine !

    Kenyon Martin Jr à la lutte avec Marcus Smart. via Skysport.com
    Kenyon Martin Jr. PF, Houston Rockets : 11m, 7.2pts, 4.2rds, 0.9pd

    Les Rockets sont embourbés dans une série bien noire de 17 défaites consécutives, et se retrouvent en compagnie des Timberwolves au fond de la conférence Ouest. Les dés sont joués pour cette saison, et c’est le moment de faire jouer les jeunes comme le fils de l’ancien N°1 de la draft 2000 Kenyon Martin. Après de bonnes sorties en G-League, le bondissant intérieur (évidement) vient d’enchaîner pour la première fois de sa carrière professionnelle quatre matchs avec plus de 28 minutes de temps de jeu et s’est permis de battre son record de points soir après soir. Dans un premier temps, il s’est offert 13 unités à Sacramento, mais on préfère retenir son instinct pour protéger le cercle, notamment face au naïf Buddy Hield.

    Le lendemain, dans l’Utah, « KMJ » s’autorise 15pts face à Rudy Gobert, et le moins que l’on puisse dire, c’est que Martin (1m98) se moque clairement de la différence de taille et n’hésite pas à défier les géants de la ligue. Ses qualités athlétiques et son activité lui permettent de « matcher » ce différentiel, que se soit en défense ou en attaque.

    Enfin, son match record a eu lieu lors de la venue des Celtics. La raquette de Boston étant très souple en défense, le joueur drafté en 52e position s’est défoulé avec 21pts, à contrebalancer avec le fait que 14 de ses points ont été inscrits lors du garbage time. Durant cette période, il a contré le géant Tacko Fall et a planté deux tirs primés ! A se demander si Houston ne planifie pas une nouvelle version du small ball de la belle époque avec Kevin Porter Jr. dans le rôle de James Harden et Kenyon Martin Jr. dans le rôle du small center. En tout cas c’est toujours un plaisir de voir ces jeunes joueurs se montrer, en espérant qu’il puisse aussi profiter du goût de la victoire dans les prochains jours.

    Patrick Williams, F, Chicago Bulls : 37m, 9.9pts, 4.6rds, 1.3pds

    L’apparition du rookie des Bulls dans ce carnet des rookies n’est liée qu’à son unique performance dans l’écrasante victoire contre les Raptors. Car avant cela, c’était plutôt voyage en enfer avec des sorties compliquées face aux leaders de la conférence les Sixers (4pts en 31 minutes) et contre le Heat du bouillant Jimmy Butler (3pts en 20 minutes). Heureusement que le coach des Bulls cette année s’appelle Billy Donovan. Profitant des retours en forme de plusieurs joueurs, le coach s’autorise quelques ajustements dans son cinq de départ. Exit : Coby White et Wendell Carter Jr., Welcome : Tomas Satoransky et Thaddeus Young. Et les changements ont été plus que profitables pour l’équipe (victoire +23) et pour notre rookie qui obtient son record de points en carrière avec 23 unités en seulement 26 minutes !

    Le rookie a su parfaitement combiner avec le meneur tchèque Satoransky et le vétéran Thaddeus Young qui représente le joueur d’expérience idéal pour le jeune Williams. Le jeu offensif des Bulls s’est véritablement transformé, avec un ballon qui circule mieux, des joueurs qui savent jouer sans ballon et une solidarité défensive dont on était loin de soupçonner. Le N°4 de la dernière draft s’est montré agressif en attaque en multipliant les feintes de tirs afin de percer la défense. Espérons qu’il ne s’agissait pas d’un coup d’un soir.

    Jaden McDaniels, PF, Minnesota Timberwolves : 33m, 5.6pts, 3.3rds, 1.0pd

    Loin d’être une saison tranquille dans le Minnesota, le jeune frère de Jalen s’est récemment montré lors de la belle victoire des siens chez les Pelicans. Avec 20 points, il obtient son record en carrière, grâce notamment à une belle adresse de loin : 4-5. On n’oubliera pas de mentionner ses 3 contres durant cette partie. Son envergure et son assiduité en défense lui permettent de gêner constamment les adversaires même pour effectuer une simple passe.

    Des mains actives, un sens du contre et une capacité à artiller de loin, est-ce que les Wolves ont récupéré en 28e position de la draft 2020 un stretch five? Four ? Un peu maigre pour batailler dans la raquette et encore irrégulier en attaque et dans son tir, on va attendre de voir si coach Finch va continuer de lui accorder du temps de jeu (25.7′ sur les trois derniers matchs) dans les semaines à venir. Nul doute que l’on va se pencher de plus en plus sur ce jeune talent pour la suite de la saison.

    Nathan Knight, PF, Atlanta Hawks : 13m, 4.7pts, 2.2rds, 0.3pd

    Bon, je vous avoue que j’aurai préféré que ce soit l’intérieur que les Hawks ont choisi en 6e position de la dernière draft. Mais voilà qu’un intérieur non drafté de 23 ans vient de participer à son premier match au dessus des 20 minutes de temps de jeu. Face à Cleveland, il score 16 points avec un surprenant 9/10 aux lancers-francs sans oublier un tir primé dans le 3e quart-temps. Le gaucher s’est même permis de postériser Jarrett Allen. Et sinon, pendant ce temps là, Okongwu était en tenue civile pour ce match.

    https://www.youtube.com/watch?v=pDKs_cX3F30

    Pas la meilleure des périodes

    Pas la joie chez Tyrese Haliburton après une défaite des Kings. via abc10sports
    Tyrese Haliburton, G, Sacramento Kings : 33m, 12.5pts, 3.5rds, 5.2pds

    Dur la reprise ! Absent pour quelques matchs avant le All-Star Break suite à une blessure aux mollets, le rookie a semblé avoir perdu sa vitesse, sa précision mais plus inquiétant, l’arrière de 21 ans a perdu la confiance et la joie qui l’animaient depuis le début de la saison. Le manque de rythme et l’accumulation des défaites ont affecté le moral de ce joueur perfectionniste. Depuis trois matchs, Haliburton ne tourne qu’à 5.7pts par rencontre. Son adresse est en berne, son impact défensif est toujours apprécié, mais au sein d’une équipe aussi mauvaise dans ce domaine, c’est un coup d’épée dans l’eau. Le joueur a même évoqué sa mauvaise période après la défaite contre les Hornets et son duel manqué face à LaMelo Ball (4pts en 28 minutes)

    « J’ai été horrible. J’essaie de trouver une réponse, de retrouver mon rythme. Je jouais vraiment bien avant de me blesser. Je dois retrouver ce rythme mais je joue très mal en ce moment. Je dois mieux faire. »

    Tyrese Haliburton après la défaite contre Charlotte

    Un temps en course pour le ROY avec Ball, ce trophée lui semble hors de portée maintenant, mais il reste encore des matchs à jouer et nul doute que l’on va rapidement retrouver le Tyrese de la première partie de saison. Sacramento en a besoin.

    James Wiseman, C, Golden State Warriors : 29m, 11.8pts, 6.0rds, 0.6pd

    La reprise n’a pas démarré de la meilleure des manières pour le talentueux pivot. En oubliant de se faire tester, le N°2 de la draft s’est attiré les foudres de son coach Steve Kerr qui n’a pas manqué de punir son rookie pour son manque de professionnalisme en le privant des trois premiers quart-temps lors de la grosse défaite chez les Clippers.

    « C’était en réaction à son test raté, ce qui l’a empêché de s’entraîner avec nous hier. Ça nous a mis mal. C’est pourquoi il n’a pas joué en première mi-temps »

    Steve Kerr

    Wiseman a pu jouer lors du garbage time et ce dernier avait des fourmis dans les jambes puisqu’il s’est démené avec 14pts en seulement 12 minutes. C’est simple, dès qu’il a le ballon dans les mains, c’est pour ensuite tirer, et il faut avouer que les comparaisons avec Chris Bosh ne sont pas totalement injustifiées.

    Seulement 23 minutes et 16pts dans la belle victoire contre Utah. Le pivot a passé sa soirée à batailler avec les mismatchs organisés par le Jazz : Donovan Mitchell, Jordan Clarkson et Mike Conley. Les arrières du Jazz n’ont cessé de le cibler, et le meneur Conley a su en profiter. Wiseman est ensuite sorti à 6′ de la fin du match.

    Enfin, pour ne rien arranger, le match suivant s’est déroulé contre les Lakers. Résultat, une grosse défaite, 7 points en 28 minutes et 6 fautes. Pour la petite histoire, c’est lui qui réceptionne la passe décisive de Stephen Curry pour la première place au classement All-Time de la franchise Il y aura de meilleures semaines.


    10 autres élèves à surveiller :

    • Saddiq Bey, SF, Detroit Pistons : 37m, 10pts, 3.9rds, 1.1pds
    • Jae’Sean Tate, SF, Houston Rockets : 38m, 10.3pts, 5.3rds, 1.7pds
    • Desmond Bane, SG, Memphis Grizzlies : 32m, 9.5pts, 2.8rds, 1.3pds
    • Théo Maledon, PG, Oklahoma City Thunder : 34m, 7.9pts, 3.1rds, 3.4pds
    • Isaac Okoro, SF, Cleveland Cavaliers : 34m, 7.9pts, 2.7rds, 1.8pds
    • Payton Pritchard, PG, Boston Celtics : 33m, 7.1pts, 2.1rds, 2.3pds
    • Xavier Tillman Sr, PF, Memphis Grizzlies : 31m, 6.6pts, 4.3rds, 1.5pds
    • Mason Jones, SG, Houston Rockets: 25m, 5.8pts, 1.8rds, 1.4pds
    • Isaiah Stewart, C, Detroit Pistons : 37m, 5.7pts, 5.9rds, 0.8pd
    • Kira Lewis Jr., PG, New Orleans Pelicans : 25m, 5.6pts, 1.0rd, 1.9pds
  • Le Carnet des Rookies 5.0: Enfin le break!

    Le Carnet des Rookies 5.0: Enfin le break!

    Écrit par Guillaume Gaborit (Droopy_boooom),  illustration by @romain_sk_97

    Cette saison Clutch Time vous propose un petit focus sur les rookies afin de faire le point sur les bonnes ou mauvaises performances des débutants.


    Nous voilà déjà arrivé au All-Star Break ! Des dizaines de matchs reportés, des centaines de joueurs contraints de rester confinés ici et là. Des conditions déstabilisantes dans lesquelles la classe 2020 est en train de vivre leur première saison chez les pros, leurs premiers exploits, leurs premiers passages à vide. Si certains continuent de crever l’écran, d’autres accueillent cette pause les bras ouverts. Voici ce qu’il faut retenir. (les statistiques sont arrêtées au 05/03/21, via NBA.com)

    Plus de temps de jeu et plus de liberté pour gonfler les stats

    LaMelo Ball est imprévisible une fois dans les airs. Via theathletic.com
    LaMelo Ball, PG, Charlotte Hornets : 35m, 15.8pts, 6rds, 6.3pds

    Élu rookie du mois à l’est pour la deuxième fois consécutive et sélectionné pour le Rising Star Challenge (le match n’aura pas lieu), LaMelo Ball est, en partie, responsable de l’engouement qui règne autour des Hornets cette saison. Même Michael Jordan ne s’attendait pas à un tel succès. Qui aurait cru que les matchs des Hornets allaient être divertissants ! Avec LaMelo propulsé dans le cinq depuis le mois de février, les hommes de Borrego jouent vite: 4e équipe la plus rapide de la ligue en février avec 101.84 possessions. Il est bon de rappeler que cette équipe était dernière dans cette catégorie lors de la saison 2019-20: 95.8 possessions, via BasketReference. Dans son tout nouveau costume de titulaire, Ball tourne à 20.7pts, 6.2rds, 6.7pds en 34 minutes de jeu en moyenne. Par rapport à ses débuts, il montre de l’assurance dans ses un contre un et n’hésite pas à jouer le mismatch pendant le money time comme ce fut le cas lors de la belle victoire à Phoenix (20pts et 8pds).

    Ball est bien plus efficace près du cercle mais aussi de loin. Cela fait dejà 16 rencontres de suite qu’il a rentré au moins un tir primé et ses pourcentages sont pour le moins « Korveresque » avec 44.9% de réussite avec notamment un joli 5/7 dans le duel des « Melo »à Portland et 4/5 face à la défense très permissive de Minnesota. Mais ce qui est fascinant chez ce joueur, c’est le contrôle qu’il a sur le jeu offensif, grâce à sa taille et sa qualité de passe (Record personnel: 12pds à Sacramento), il est tout simplement impossible de prédire ce qu’il va faire une fois dans les airs, et rien que pour ça, on a envie de regarder les Hornets sur le League Pass.

    Si la défense est encore approximative étant donné qu’il est toujours attiré par le ballon, sa taille et son envergure lui permettent de gêner les petits meneurs adverses. Et ce n’est pas Ricky Rubio qui dira le contraire.


    Anthony Edwards, SG, Minnesota Timberwolves : 36m, 14.9pts, 4rds, 2.5pds

    Comme le meneur des Hornets, Anthony Edwards s’est vu confier un poste de titulaire depuis fin janvier/début février et est également sélectionné pour le Rising Star Challenge. Son temps de jeu est alors passé de 25.2 à 32.6 minutes et l’arrière en a profité pour enchaîner trois matchs de suite à plus de vingt points (21pts à Chicago, 21pts à Washignton et 24pts vs Phoenix). Le licenciement de l’ancien coach Ryan Saunders ne devrait pas affecter son temps, au contraire, il semblerait que la franchise souhaiterait donner plus de responsabilités offensives au N°1 de la draft 2020, et ce, au détriment des résultats collectifs.

    • 19 fois titulaires : 3 victoires
    • 21.8 tirs tentés pour 21.3pts (1er de son équipe) sur les 4 derniers matchs
    • Off/RTG : 26e équipe en février avec 107.3pts (via NBA.com)

    Malgré le retour de Karl-Anthony Towns, les Wolves ne gagnent pas et sont bons derniers de la ligue. Mais il y a du positif ! Edwards est une machine à highlights ! Impossible de passer à côté de ce dunk sur le pauvre Yuta Wanatabe. Dommage que le rookie n’a pas souhaité participer au Slam Dunk Contest cette année.

    https://twitter.com/Timberwolves/status/1362972303303221254

    Malheureusement, son adresse aux tirs n’a pas évolué dans le bon sens : 38.2% aux tirs et 30.1% à 3-pts depuis qu’il est titulaire. On relèvera ses passages à vide contre Charlotte (1/10 de loin), contre Toronto (3/14 aux tirs). Edwards ne prend pas toujours la bonne décision en attaque. S’il possède indéniablement un très bon premier pas et des qualités athlétiques lui permettant de finir de manière acrobatique près du cercle, il doit encore apprendre à laisser le jeu venir à lui et ne pas forcer un pull up lorsque les défenses sont resserrées.


    Titulaires sans trop de pression

    Théo Maledon pour un layup facile dans la raquette des Hawks. Credit: Alonzo Adams-USA TODAY Sports
    Théo Maledon, PG, Oklahoma City Thunder : 31m, 7.8pts, 3rds, 3.3pds

    Titulaire depuis la blessure de George Hill fin janvier, tout n’est pas parfait pour le français qui alterne le bon et le très moyen. Malgré des statistiques parfois trompeuses (3pts, 3pds, 4ints contre San Antonio), il est capable d’avoir un impact significatif dans une rencontre comme ce fut le cas face aux Spurs et sa très bonne défense sur Patty Mills dans le money time, forçant ainsi l’australien à faire une reprise de dribble. L’un de ses meilleurs matchs surviendra peu de temps après face aux Hawks. Pour la première fois de sa très jeune carrière, Maledon réalise un double double avec 13pts et 12pds (record personnel). Une ligne de statistique qui le place au niveau d’un Russell Westbrook (de 2008, bien sûr).

    Une performance qui arrive au bon moment étant donné que l’arrière Ty Jerome fait son grand retour sur les parquets. Bien que ces deux joueurs ont souvent combiné ensemble sur le terrain, il ne serait pas étonnant de voir coach Daigneault tenter quelques lineups avec le sophomore à la mène. Au français de montrer qu’il est « SGA compatible » pour que l’on ne puisse se passer de lui ! Et si son temps de jeu reste conséquent, son apport offensif est encore instable avec seulement un point en 32 minutes dans la défaite contre Denver, 11 points en 30 minutes à Dallas, puis 7 points en 29 minutes face aux Spurs. Il est d’ailleurs le seul joueur du cinq à présenter un ratio négatif et n’a pas participé à la remontée des siens sous l’impulsion d’un SGA en feu. Il n’y a pas de quoi s’affoler non plus, le français s’épanouit dans un environnement propice au développement des jeunes joueurs. Petite récompense à souligner: le français fait parti de la Team World du Rising Star Challenge 2021. La suite ne devrait qu’être plus belle.

    Saddiq Bey, SF, Detroit Pistons : 34m, 9.9pts, 3.9rds, 1.1pds

    Titulaire au poste 4 après son excellent match à Boston (30pts et 7/7 de loin), le rookie a donc bel et bien pris la place d’un Blake Griffin sur le départ. Depuis sa performance magistral au TD Garden, Bey n’a plus retrouvé cette adresse de loin (seulement 23.8% de réussite sur les trois derniers matchs). Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le jeu offensif de Bey se résume principalement sur son tir à 3-pts à 45° (43.1% de réussite via statmuse). Sur catch & shoot, sur pull up, side step, en transition, l’ancien joueur de Villanova ne refuse jamais un tir primé, et parfois au détriment de l’extra-passe.

    Si 68.6% de ses tirs sont pris derrière la ligne (via NBA.com), c’est aussi parce que l’ailier n’est pas réputé pour ses qualités athlétiques et de finition dans la raquette (50% via statmuse). Et pour en rajouter une couche, il n’a contré qu’un seul tir depuis le début de la saison! Un peu surprenant pour un garçon listé à 2.03m. Néanmoins, l’intelligence et le sens de l’anticipation font de Bey un joueur capable de défendre sur les meilleurs joueurs de la ligue.

    La question pour ce break, c’est de savoir si coach Casey va l’inciter à varier son jeu avec des feintes, des extra-passes, des coupes sans ballon. Ses dernières prestations évoquent une certaine fatigue chez le joueur, espérons que cette pause lui soit bénéfique.


    On attend avec impatience leur rentrée sur le parquet

    Le sang froid d’Immanuel Quickley quand il s’agit de scorer. via Newsday
    Immanuel Quickley, G, New York Knicks : 33m, 12.2pts, 2.3rd, 2.4pds

    Pas évident de deviner si Thibodeau va faire jouer son rookie plus de 20 minutes sur deux matchs consécutifs. En tout cas pour le moment, « IQ » navigue entre les bonnes prestations : 25 points en 20 minutes contre la défense poreuse des Kings, 26 points à San Antonio avec 6 tirs primés (record personnel), et les performances sans saveur : 3 points en 13 minutes contre Golden State, 0 point contre Detroit en 12 minutes. Impossible de deviner quelle genre de récital l’ancien joueur de Kentucky va nous proposer soir après soir. L’arrivée de Derrick Rose a effectivement bouleversé les plans dans les rotations, mais ils’agit quand même du 4e meilleur scoreur de sa classe depuis dizaine de matchs (via NBA.com) et ses moyennes sont tout bonnement saisissantes

    • 12.2 points par match en seulement 18.8 minutes

    Un vrai scoreur capable de floaters en tout genre, mais qui a légèrement dévié de son principal atout pour scorer de loin. L’arrière tente plus sa chance de loin depuis quelques matchs comme le démontre son joli 6/13 à San Antonio.


    James Wiseman, C, Golden State Warriors : 26m, 11.8pts, 5.9rds, 0.7pd

    Le jeune pivot des Warriors a manqué onze rencontres suite à une blessure au poignet. Sa reprise s’est faite discrètement et dans la 2nd unit. Délogé du cinq, le N°2 de la draft 2020 a toujours à cœur de montrer de quoi il est capable en attaque. Pour son retour, il se montre efficace en inscrivant 14 points en seulement 15 minutes au MSG. Peut-être que cette pause lui a permis de se poser devant des vidéos afin de mieux cerner le nuances des placements offensifs à avoir sur le terrain. Surtout quand on joue avec de gros QI basket comme Stephen Curry et Draymond Green.

    Les deux matchs qui ont suivi sont du même acabit : 11pts en 18 minutes à Indiana et 16 pts en 16 minutes contre Charlotte. Puis, ce sentiment d’amélioration dans le jeu s’est détérioré après trois matchs perdus et trois performances médiocres du jeune prodige : 5pts et 6 fautes chez les Lakers, 6pts à Portland. Pour son dernier match avant la pause, il est inséré à nouveau dans le cinq pour palier aux nombreuses absences dans le roster. Même s’il termine la rencontre en double-double (11pts et 11rds), il n’a clairement rien pu faire face à la leçon de basket donnée par les Suns. Enfin, le pivot est toujours déterminé à tirer de loin (0/4 sur les trois derniers matchs), peut-être que sa signature chez Anta, l’équipementier de Klay Thompson pourra y remédier. Il a tout de même eu le droit à une place dans la Team USA du Rising Star Challenge 2021.


    Ils ont pointé le bout de leur nez

    Saben Lee intenable contre les Raptors. Photo by Douglas P. DeFelice/Getty Images
    Saben Lee, PG, Detroit Pistons : 15m, 7.1pts, 1.5rds, 2.3pds

    Déjà évoqué comme un futur steal avant le début de la saison par Benjamin, l’ancien meneur de Vanderbilt a réussi une percée ces derniers jours avec un match record lors de la victoire face au Magic : 21 points (record personnel), 3/3 de loin, en 28 minutes. Excellent driver, des mains rapides, et un tir extérieur correct malgré une mécanique de tir suspecte. L’ancien coéquipier de Garland et de Nesmith a du jus dans les jambes et le pauvre Vucevic aurait pu en faire les frais.

    Killian Hayes out, Delon Wright à l’infirmerie et Derrick Rose transféré à New York, voilà ce qui explique en partie l’augmentation drastique du temps de jeu de l’arrière de 21 ans qui vient d’enchaîner sept matchs consécutifs au dessus des 20 minutes de temps de jeu. Si son tir extérieur lui fait défaut, il ne se ménage pas quand il s’agit de pousser la balle en attaque et de délivrer de bonnes passes dans les petits espaces comme dans cette vidéo avec le français Sekou Doumbouya.


    Killian Tillie, F, Memphis Grizzlies : 2m, 1.5pts, 1rd

    Les débuts du français ont enfin eu lieu ! C’est lors d’un déplacement chez les Rockets et profitant ainsi du garbage time que l’ancien joueur de Gonzaga a effectué ses premières foulées sur un parquet NBA. Il réussi à inscrire un tir primé en seulement 8 minutes et on ne peut qu’imaginer le soulagement qu’a pu ressentir le français.

    Il jouera également le match suivant face aux Wizards mais sans avoir pu marquer le moindre point. Pas grave, il faut retenir que même non drafté, Tillie a toute ses chances pour grappiller quelques minutes et pourquoi pas se montrer dangereux de loin à la Davis Bertans.

    Lamar Stevens, F, Cleveland Cavaliers: 24m, 4.2pts, 2.6rds, 1pd

    Non draté à sa sortie de Penn State, l’ailier n’a pas eu beaucoup l’occasion de se montrer sur cette première partie de saison: seulement deux matchs au desssus de la barre des dix points avec des pourcentages de réussite encore faibles pour le moment: 40.4% aux tirs et 11.8% à 3-pts. Cela ne l’empêche pas d’avoir son « moment » contre les Hawks. Suite aux nombreux forfaits pour ce match (Drummond, Love, Nance Jr, Prince), le rookie a pu jouer 16 minutes et inscrire 8 points et surtout, le Game Winner! On remerciera au passage la défense tenace de Trae Young.

    https://www.youtube.com/watch?v=Eg0jZstgD6Y

    Mason Jones, SG, Houston Rockets : 22m, 5.5pts, 2.1rds, 1.3pds

    C’est loin d’être la joie dans le Texas depuis le départ de James Harden. Les hommes de Stephen Silas sont en train de marquer l’histoire de la franchise et dans le mauvais sens avec une vilaine série de 13 défaites de suite. Encore trois défaites et ils dépasseront la série noire de 2011. Peu importe, nous ce que l’on veut, c’est voir les jeunes prendre de l’épaisseur malgré le climat pesant de la défaite, et Mason Jones trouve toujours un moyen de se faire remarquer malgré un temps de jeu faible: 9.5 minutes sur les 11 derniers matchs et trois DNP. Pourquoi l’évoquer alors? Et bien ce joueur est assez particulier de part sa qualité de dribble et de drive vers le cercle. Loin d’être explosif ou bien rapide, l’arrière a un don qu’il partage avec le barbu: aller sur la ligne des lancers-francs. Son match contre Memphis n’est peut-être qu’un avant goût de ce qui se prépare pour les années à suivre:

    • 12 points en 15 minutes, 9/10 aux lancers-francs!

    Il était temps que le break arrive

    Tyrese Maxey. Credit: David Down via NBAE GettyImages
    Tyrese Maxey, SG, Philadelphia Sixers : 32m, 8pts, 1.9rds, 1.8pds

    Elle est bien loin l’époque durant laquelle les Sixers étaient touchés par le protocole sanitaire permettant ainsi au rookie de scorer à volonté (39pts contre Denver). Il semblait pourtant bien intégré dans les plans de Doc Rivers, d’autant plus que des rumeurs évoquaient le fait que Philly ne souhaitait pas s’en séparer pour faire venir James Harden. Mais depuis son dernier match en tant que titulaire en janvier, Maxey n’a dépassé la barre des dix points qu’à trois reprises et son temps de jeu n’a cessé de dégringoler (quatre DNP). Seth Curry, Matysse Thybulle, Furkan Korkmaz et Shake Milton sont bien sûrs tous (re)passés devant le rookie dans la rotation, ce qui ne lui reste que des miettes ou bien du temps de jeu pour le garbage time. L’arrière n’est plus en rythme. Il n’a plus rentré de tir primé depuis neuf rencontres et ne semble plus être dans la rotation serrée de Doc Rivers. Espérons que ce break soit plus que positif aussi bien mentalement que physiquement pour ce jeune arrière vif et généreux sur le terrain.


    Bienvenue à l’infirmerie

    Tyrese Haliburton, G, Sacramento Kings : 30m, 13.2pts, 3.6rds, 5.4pds

    QUEL DOMMAGE ! Fraîchement élu rookie du mois de février à l’Ouest et élu dans la Team USA du Rising Star Challenge, l’arrière des Kings est un vrai bol d’air frais lorsque l’on regarde un match des Kings. S’il on va éviter de s’étendre sur ses performances d’avant sa blessure, il faut souligner le fait qu’Haliburton surprend son monde en se montrant capable de créer son propre shoot. De plus en plus à l’aise balle en main, coach Walton n’a pas hésité à lui confier plus des responsabilités à la mène et sur pick & roll. Intelligent et lucide des deux côtés du terrain, ses quatre derniers matchs sont pour le moins séduisants : 19.8pts, 6.5pds, 2.8ints. Malheureusement, une blessure aux mollets le tient pour le moment loin des parquets (4 matchs manqués). Il est listé au jour le jour. On a évidement hâte de le revoir après la pause du All-Star Break.

    Cole Anthony, PG, Orlando Magic : 25m, 11pts, 4.4rds, 3.8pds

    La saison d’Orlando a totalement basculé le jour où Markelle Fultz s’est blessé au genou. Cette mésaventure a permis au jeune Cole de prendre le poste de meneur titulaire et de pouvoir accélérer son apprentissage chez les pros. Mais il semblerait que le mauvais sort s’acharne sur Steve Clifford et ses joueurs puisque c’est au tour du rookie de manquer un nombre de matchs conséquents (11) à cause d’une côte cassée. On en saura un peu plus sur une éventuelle date de reprise après le All-Star Break.


    Il a quitté la classe…

    Ashton Hagans, PG, Minnesota Timberwolves : 2m

    Dommage pour l’ancien meneur de jeu de Coach Cal à Kentucky. Après seulement deux apparitions pour à peine 4 minutes passées sur les parquets NBA, le rookie en two way contract a été coupé par Minnesota. Ce move peut notamment s’expliquer suite à une violation des règles du protocole sanitaire du joueur au sein de l’équipe de G-League.


    10 autres élèves à surveiller :

    • Patrick Williams, F, Chicago Bulls : 33m, 10.2pts, 4.8rds, 1.2pds
    • Jae’Sean Tate, SF, Houston Rockets : 34m, 9.9pts, 5.3rds, 1.7pds
    • Desmond Bane, SG, Memphis Grizzlies : 28m, 9.6pts, 2.9rds, 1.4pds
    • Isaac Okoro, SF, Cleveland Cavaliers : 31m, 8.1pts, 2.7rds, 1.9pds
    • Payton Pritchard, PG, Boston Celtics : 30m, 7.7pts, 2.3rds, 2.3pds
    • Xavier Tillman Sr, PF, Memphis Grizzlies : 27m, 7pts, 4.6rds, 1.7pds
    • Dylan Windler, SF, Cleveland Cavaliers : 22m, 6.3pts, 4.1rds, 1.3pd
    • Precious Achiuwa, PF, Miami Heat : 35m, 6.1pts, 4rds, 0.6pd
    • Isaiah Stewart, C, Detroit Pistons : 34m, 5.4pts, 5.8rds, 0.7pd
    • Facundo Campazzo, PG, Denver Nuggets : 30m, 5.5pts, 2.1pds
  • Introduction au GPI :  rookies, joueurs phares et All-Stars

    Introduction au GPI : rookies, joueurs phares et All-Stars

    Par Benjamin Gisse (@MagicBenJohnson)


    Les notations de PER, BPM ou WS sont assez régulières quand on commence à se plonger dans le domaine des statistiques avancées. Même si l’efficacité de certaines est assez… bancale, la majorité des statistiques restent des valeurs sûres lors de l’analyse sportive, et la NBA ne fait pas exception ! Mais allons plus loin, en créant notre propre indicateur : le GPI !


    Le GPI, pour une analyse générale du jeu

    GPI. General Performance Indicator. Indicateur général de performance.
    Initialement divisé en 2 parties (performance offensive et défensive), le GPI a évolué avant d’arriver à sa forme finale, ou presque !
    Chaque joueur est noté sur 4 parties distinctes :

    • la productivité du joueur : elle se calcule à partir du nombre de ballons et de possessions par match possédés par le joueur. Plus il sera efficace sur tous les aspects du jeu lors de ses possessions, plus sa productivité sera élevée.
    • le shoot : mélange d’adresse et d’efficacité au niveau du shoot. Un shooteur adroit et un shooteur qui utilise bien ses tickets shoots auront un indice plus élevé que le reste des joueurs.
    • l’offense : calcul réalisé à partir des stats offensives disponibles afin de pouvoir voir à quel point le joueur est dominant offensivement.
      Afin de rester transparent, beaucoup de calculs de cette partie ont été réalisés en s’inspirant du Box Plus/Minus (BPM) et de ses dérivées, sans que cette statistique ait une grande influence dans le résultat final.
    • la défense : calcul réalisé à partir des stats défensives disponibles afin de pouvoir observer à quel point le joueur est dominant défensivement.
      Comme pour la partie offensive, beaucoup de calculs de cette partie ont été réalisés en s’inspirant du Box Plus/Minus (BPM) et de ses dérivées, sans que cette statistique ait une grande influence dans le résultat final.

    Une fois ces 4 coefficients calculés, un dernier calcul a lieu afin de trouver un mélange cohérent qui nous permettent de créer le GPI.
    Note : le GPI est une statistique évolutive (comme le Win Shares), plus le joueur joue de matchs, plus son indice augmente.

    Quelques données intéressantes…

    Maintenant que la notion du GPI est installée, nous pouvons nous pencher sur la partie la plus intéressante : l’analyse des données.
    Un tableau en fonction des minutes jouées cette saison nous permet d’arriver à ce résultat.


    GPI des joueurs NBA en fonction de leurs minutes jouées


    On remarque que certaines tendances se dégagent…

    • Un quatuor de MVPs sort du lot

    Jokić. Dončić. James. Curry.
    4 joueurs hors pair, 4 monstres évoluant en NBA. 4 candidats MVP.
    Seuls joueurs avec un GPI supérieur à 10 sur cette moitié de saison, ils peuvent être considérés comme les 4 meilleurs joueurs sur cette saison.
    Un homme se dégage : Nikola Jokić.
    Même si Luka Dončić se rapproche du pivot des Nuggets, sa domination est trop forte sur ce début de saison.

    Avec un score de 12.18, il survole clairement le championnat.
    Rendez vous compte : son GPI est le double de celui de Bradley Beal, leader de la NBA en points par match !

    Derrière ce quatuor se trouve un certain Giannis Antetokounmpo, double MVP en titre, un peu en retard sur ce début de saison.
    On peut également noter la présence de Julius Randle dans le top 10, dans une saison mémorable pour le forward des Knicks.
    Mais un jeune plein d’ambitions retient notre attention…

    • LaMelo Ball, rookie hors pair

    Difficile de comparer avec les autres cuvées, mais tout le monde s’accorde pour dire que ce que propose LaMelo Ball cette saison est assez incroyable.
    Candidat plus que légitime au titre de Rookie de l’année, il est le seul rookie à être dans le top 25 en termes de GPI (24ème).
    Sa production est folle, et sa domination parmi les jeunes draftés est visible.

    Il surclasse ses compagnons de draft, avec un GPI quasiment 2 points plus élevé que le deuxième rookie : Immanuel Quickley (Knicks).
    Saison légendaire pour un rookie ? L’avenir nous le dira (les différents Carnets des rookies aussi), mais LaMelo montre qu’il peut marquer le présent tout en assurant un avenir aux Hornets.

    • Les joueurs de – de 25 ans dominés par deux européens

    Certes. Jokic vient d’avoir 26 ans ce 19 février, donc il ne devrait pas apparaître dans ce graphe. Mais le temps de rédaction n’a pas permis une mise à jour des données depuis le 17 février.

    Cependant, la domination des deux européens est réelle.
    Avec 2 candidats MVP en tête d’affiche, l’Europe se porte bien, et surclasse de loin la suite des joueurs américains, malgré une tentative de retour initiée par Adebayo et Simmons.
    Si on ajoute Sabonis (5ème), Zubac (16ème) ou Poeltl (26ème), les joueurs européens deviennent de plus en plus marquants dans cette ligue.

    Qui est All-Star selon le GPI ?

    On le sait, la période de votes pour le All-Star Game a une certaine tendance à enflammer les réseaux sociaux, et alimente bon nombre de débats sur chaque début d’année civile.
    Alors que les votes des fans sont désormais clos et que les résultats sont sortis, regardons quels joueurs seraient potentiellement sélectionnés si le choix était réalisé à partir du GPI.


    Joueurs issus de la conférence Ouest


    Joueurs issus de la conférence Est


    Pas de surprise. L’Ouest est plus performant que l’Est, surpassant .
    Avec leur capitaine Nikola Jokić en quête de son premier titre de MVP, la conférence Ouest domine de la tête et des épaules. 4 membres du cinq de départ ont un GPI supérieur à 10 et supérieur au capitaine de l’est, Giannis Antetokounmpo.

    Cependant, cela semble être la partie submergée de l’iceberg pour le camp du double MVP grec. Plus on se plonge dans l’effectif, plus l’Est semble équilibrer le match. Au niveau des wildcards de chaque conférence, on peut même observer une supériorité de l’Est.
    Et si la conférence Est regorgeait d’un plus grand vivier de talents, mais de joueurs moins performants dans l’ensemble ? Une partie immergée plus grande, plus profonde que l’Ouest ?

    Donnez votre avis sur ces deux équipes dans ce sondage.
    Les résultats seront affichés sur le compte Twitter @MagicBenJohnson le mercredi 24 février.


    Ainsi se conclut l’introduction du General Performance Indicator (GPI), statistique qui va faire son apparition dans plusieurs articles signé Clutch Time dans les mois à venir !
    Candidats MVP, Rookie de l’année, All-Stars, All-NBA Teams, rien n’échappera à ce nouvel indice que l’on vous partage !


    Sources : NBA.com, Basketball Reference.

  • Le Carnet des Rookies 4.0: L’ombre du «Rookie Wall»

    Le Carnet des Rookies 4.0: L’ombre du «Rookie Wall»

    Écrit par Guillaume GABORIT, Illustration by @romain_sk_97

    Chaque semaine Clutch Time vous propose un petit focus sur les rookies afin de faire le point sur les bonnes ou mauvaises performances des débutants.


    Difficile, difficile la saison NBA d’un rookie. La constance et l’expérience sont encore loin d’être acquises, et certains commencent déjà à douter en attaque et à lâcher en défense. Les rotations évoluent, le temps de jeu est instable, et on retrouve des rookies rétrograder dans leur rôle. Le « Rookie Wall » semble déjà s’installer peu à peu au sein de la ligue. Pour cette semaine remplie de hauts et de bas, il n’a pas été facile de dénicher une pléthore de performances, on en profite donc pour vous présentez des petits nouveaux. Voici ce qu’il faut retenir. (les statistiques sont arrêtées au 27/01/21, via NBA.com)

    Loin d’être parfaits, on est content de les voir d’attaque

    Les joueurs du Magic célèbrant leur rookie après son buzzer beater. Credit: Jeff Wheeler, Star Tribune
    Cole Anthony, PG, Orlando Magic : 18m, 11pts, 4.6rds, 3.3pds

    Ça rentre ! Enfin ! Quel soulagement pour les fans d’Orlando de voir leur jeune pépite devenir une vraie menace de loin, et quelle menace ! Seulement quelques heures après avoir évoqué son adresse calamiteuse aux tirs dans notre dernier carnet des rookies, l’arrière crucifie les Timberwolves au buzzer sur un panier à 3-pts. A noter que Cole Anthony n’a joué que deux minutes dans le dernier quart-temps. Chanceux ou pas, Steve Clifford a choisi le bon moment pour le laisser sur le terrain.

    En plus d’avoir retrouvé le français Evan Fournier, le Magic a renoué avec la victoire après six défaites de suite, et les joueurs ont laissé leur joie éclater dans le vestiaire en l’honneur du héros de la soirée.

    Après ce shoot exceptionnel, le rookie est redescendu sur Terre, avec un match perdu dans l’Indiana avec seulement 9pts et un ratio de -12 quand il est sur le terrain. Il verra, une nouvelle fois Aaron Gordon prendre les choses en main dans le money time. Sans succès… Une nouvelle fois. Quel dommage que l’ailier n’ait pas vu son rookie démarqué dans le corner opposé, on aurait été heureux de voir le rookie enchaîner deux buzzers beaters en deux rencontres.

    Lors des deux rencontres face aux Hornets (1v-1d), Anthony a d’abord connu la déception avec ce premier match perdu et ce turnover crucial lorsque ce dernier était en charge de la remise en jeu. Incapable de trouver un partenaire démarqué, la balle est retournée dans le camp des adversaires. Lors de la revanche, le rookie se reprend et réalise ce qui est sans doute son meilleur match de la saison: 21pts, 8-12 aux tirs et 4-5 de loin.

    Beaucoup plus fiable de loin depuis quatre matchs (76.9% et 3.3 tentatives), Cole Anthony apprend également à jouer plus simple mais aussi plus vite en combinant avec Nikola Vucevic et en se replaçant intelligemment lorsqu’il n’a plus le ballon dans les mains. Tous ces progrès ont fait de lui le 2e meilleur scoreur de son équipe sur ce match, en espérant lui voir confier un peu plus de responsabilités balle en main en fin de match au détriment d’un Aaron Gordon tout sauf clutch.

    Immanuel Quickley, G, New York Knicks : 15m, 10.7pts, 1.9rd, 2.5pds

    Peu coutumier du fait, l’ancien coach des Knicks et finaliste en 1999 Jeff Van Gundy a encensé le choix du front office de la franchise pour avoir sélectionné un joueur aussi talentueux en attaque annoncé au second tour. Malgré ces louanges, « IQ » a enchaîné deux matchs sans saveur : 5pts en 10 minutes dans la victoire à Golden State, et 8pts en 16 minutes dans la défaite à Sacramento. Et son adresse de loin (2/8 sur l’ensemble des deux matchs) ne laissait aucunement présager d’un record à venir… Sauf que voilà, n’oubliez pas ce qu’a déclaré « JVG ». Le talent offensif est là, et Quickley n’a pas manqué de nous le rappeler lors du match face aux Trail Blazers avec un record personnel de 31pts.

    Face à Lillard & co, le rookie s’est demené pour ramener les siens dans le match. Avec 21pts dans le dernier quart-temps, Quickley a ranimé l’espoir de repartir de l’Oregon avec la victoire lorsque les Knicks sont revenus à cinq points d’écart dans le dernier quart-temps. Si le dénouement n’est pas aussi heureux pour les hommes de Thibodeau, le rookie repart avec un record de franchise en poche. Il s’agit du premier rookie de l’histoire des Knicks à avoir scoré 30pts avec 5 tirs primés. De quoi s’attirer de nouvelles louanges, mais cette fois-ci, de son propre coach.

    « C’est impressionnant. Encore une fois, je pense que sa capacité à mettre des shoots est un énorme atout pour notre équipe. C’est quelque chose dont nous avons besoin. Avoir du shoot ça ouvre le jeu. Il est complet et il progresse à chaque sortie, il met de la pression sur l’adversaire ».

    Tom Thibodeau
    Tyrese Haliburton, G, Sacramento Kings : 14m, 11.4pts, 3rds, 4.9pds

    Pas grand chose à signaler du côté du nouveau chouchou des Kings. S’il n’a rien pu faire lors de la revanche perdue face aux Clippers (11pts, 3/8 à 3-pts en 24′), il s’est néanmoins illustré lors de la venu des New York Knicks. La franchise qui l’avait notamment snobée à la Draft. Il est évident qu’il y a des matchs où l’on est un peu plus motivé pour gagner et ce soir là, Haliburton a mis un poing d’honneur à tout donner des deux côtés du terrain pour y parvenir : 16pts, 5rds, 2ints, 4blks en 31 minutes de jeu.

    L’arrière a eu son « revenge game ». Il combine toujours aussi bien avec Richaun Holmes sur pick-and-roll, et s’est montré particulièrement actif en défense. Il se permet même d’en finir avec les visiteurs sur un tir à 3-pts en fin de rencontre. Un vrai bonheur de voir une âme de compétiteur chez un jeune joueur, dommage que les mesures covid-19 ont annulé les deux dernières rencontres des Kings qui étaient prévues face aux Grizzlies.


    Timides, mais les voici titulaires pour la première fois

    Théo Maledon via World-today-news.com
    Théo Maledon, PG, Oklahoma City Thunder : 16m, 6pts, 2.4rds, 2.8pds

    L’absence du meneur titulaire George Hill blessé au pouce droit, a permis de voir le français Théo Maledon intégrer un cinq de départ qui ne dépasse pas les 22 ans de moyenne. Une vraie surprise et un réel plaisir de retrouver l’ancien arrière de l’ASVEL obtenir cette opportunité si tôt dans la saison. A seulement 19 ans, le natif de Rouen ne s’était pourtant pas montré à son avantage lors de la deuxième défaite chez les Clippers avec 2pts en 16 minutes et un vilain 0/3 de loin. Et pourtant, le jeune coach Mark Daigneault lui a confié le poste d’arrière titulaire aux côtés de « SGA » face aux Trail Blazers de Damian Lillard.

    En plus de ses 6pts, il attrape 4 rebonds et délivre 4 passes décisives pour une seule balle perdue dans ce match remporté. Si le français n’a pas toujours été en charge de la mène, il a su se montrer utile off-ball, avec 2/5 de loin dont un tir primé dans le corner. Mais on reste convaincu que Maledon a tout ce qu’il faut pour diriger une attaque en NBA à plein temps. Sa vision de jeu, sa patience sur pick-and-roll devraient l’aider à convaincre le staff du Thunder. Soyons encore patients.

    Onyeka Okongwu, F-C, Atlanta Hawks : 4m, 3pts, 3.5rds, 0.5pds

    Après avoir connu ses débuts chez les pros la semaine dernière face au Jazz de Rudy Gobert, le jeune intérieur des Hawks vient de vivre sa première expérience en tant que pivot titulaire suite à l’absence de Clint Capela. Mais avant sa titularisation, Okongwu a pu enchaîner deux matchs et deux victoires: tout d’abord à Detroit (en prolongation) puis à Minnesota. Très loin d’avoir un temps de jeu conséquent (12 minutes de moyenne), il se démarque par son activité en défense (plus ou moins disciplinée) et notamment lorsqu’il s’agit de contrer le tir adverse. Il n’est pas rare de le voir rejeter plus de tirs adverses que d’en marquer lui-même. Ses trois contres face à Detroit et son collègue de promotion Isaiah Stewart sont un avant goût de ce que pourrait donner un tel profil de joueur sur un temps de jeu plus important.

    Revenons donc à cette première titularisation face aux Bucks, et si les Hawks n’ont pu tenir le choc en l’absence de Trae Young et de Clint Capela, le staff a pu voir son lottery pick à l’œuvre, et devinez quoi ? Toujours des contres.


    Ils ont réussi à attirer notre attention

    Mason Jones balle en main face au rookie des Mavericks Tyrell Terry. Credit: AP Photo/Tony Gutierrez
    Mason Jones, SG, Houston Rockets : 9m, 8.6pts, 2.2rds, 1.4pds

    Déjà présent lors du carnet des rookies 3.0, le rookie non drafté des Rockets continue de se montrer par séquence et surtout en attaque. Si son temps de jeu fluctue en fonction des rencontres, l’arrière est capable de scorer rapidement comme face aux Suns avec 8pts en seulement 11 minutes. Bien qu’il peut combiner avec DeMarcus Cousins, coach Silas ne lui assure pas toujours du temps comme ce fut le cas à Detroit : 3 minutes. C’est donc lors de la belle victoire à Dallas qu’il a de nouveau laissé parler son jeu offensif et notamment balle en main. Capable de driver sans avoir un premier pas explosif, il sait créer le contact avec le défenseur pour ensuite avoir de l’espace pour manœuvrer.

    Il a profité du garbage time pour s’octroyer 16pts en seulement 18 minutes, et quelques jolies séquences de un contre un contre le géant Boban Marjanovic. Ce n’est d’ailleurs pas le seul rookie chez les Rockets à s’être amusé avec le géant serbe. Par ailleurs, l’arrivée d’un profil similaire en la personne de Kevin Porter Jr n’est pas forcément bon signe pour le temps de jeu de Jones. Il faudra qu’il maximise ses chances une fois sur le terrain avant que l’ancien arrière des Cavs enfile son tout nouveau maillot.

    Dylan Windler, SF, Cleveland Cavaliers : 4m, 6pts, 3rds, 1pd

    Et si Windler était l’une des raisons qui a poussé KPJ dehors ? De retour après une année blanche, l’ancien joueur de Belmont dans le Tennessee vient d’enchaîner trois matchs consécutifs avec au minimum 16 minutes passées sur le parquet. Un soulagement pour la franchise qui attendait de voir le gaucher à l’œuvre depuis sa sélection en 26e place en 2019. Bien présent dans la seconde victoire face aux Nets avec un joli 2/2 de loin qui vient confirmer son potentiel de shooteur, il va ensuite s’octroyer son record en carrière avec 11pts lors d’un match perdu chez les Celtics avec des séquences offensives intéressantes.

    Intelligent dans son placement, toujours la tête levée, et rapide dans ses prises de décisions, le rookie semble déjà avoir un temps d’avance par rapport à la cuvée 2020 avec son vécu au sein du banc des Cavs la saison dernière. Le staff a sûrement réalisé un excellent travail pour garder ce jeune joueur impliqué dans le projet de la franchise. En revanche, ne le placer pas dans la catégorie des « shooteurs qui ne savent pas défendre ni dunker », demandez d’abord à Kyle Kuzma ce qu’il en pense.

    Isaiah Stewart, C, Detroit Pistons : 15m, 4.7pts, 5.4rds, 0.7pd

    Avec trois rookies choisis au premier tour par les Pistons, on aurait aimé évoquer autrement l’évolution de ces jeunes joueurs, mais avec le français Killian Hayes out pour plusieurs semaines et un Saddiq Bey qui en train d’expérimenter les montagnes russes en terme de temps de jeu, il est compliqué d’en tirer des leçons. On se tourne alors vers le tonique, et pas toujours sous contrôle, Isaiah Stewart. Le pivot en provenance de la faculté de Washington enchaîne les matchs avec au minimum 15 minutes depuis 4 matchs. Son match référence a eu lieu face aux Rockets avec 7pts et 10rbs. Mais au delà de sa présence près du cercle et du fait qu’il a contré au moins un ballon depuis 4 matchs, c’est son côté « casse-pieds » en défense poste bas qui saute aux yeux.

    Joel Embiid a sûrement apprécié le traitement que lui a réservé le rookie. C’est en tout cas moins violent comparé à ce qui est arrivé au short de Dwight Howard. Sans faire trop de bruit, le rookie grappille des minutes dans une franchise qui possède de nombreux sceptiques vis à vis du projet sportif. En tout cas, Stewart pourra bientôt rentrer dans le club, présidé par Marcus Smart, des joueurs que l’on ne supporte pas affronter mais que l’on adore avoir à ses cotés.

    Nico Mannion, PG, Golden State Warriors : 4m, 2.3pts, 0.8rd, 2.5pds

    Après avoir subi une dégringolade vertigineuse lors de la draft (48e choix), le meneur italo-américain vient pour la première fois de participer à trois rencontres consécutives. Bien que sa présence est encore trop souvent liée au garbage time, il faut avouer que l’on n’a pu s’empêcher de voir d’un œil attentif son apport sur le terrain et sa gestion de l’attaque. Lors de la défaite contre les Knicks, il a tout de suite confirmer ses instincts de meneur passeur avec déjà 4 caviars en 8 minutes.

    Rebelote face au Jazz avec de nouveau 4 passes décisives et 8pts en 9 minutes. Il faut avouer que le rookie profite du fait que Stephen Curry est un vrai aimant à défenseurs pour ensuite trouver son collègue de classe James Wiseman. Il serait d’ailleurs intéressant de voir cette alchimie entre les deux rookies se développer tant ces deux là se complètent parfaitement. Par ailleurs, on a cru comprendre que Wiseman quittait son poste de titulaire pour rejoindre la 2nd unit… Attendons encore un peu avant de voir Mannion prendre du galon.

    Les tops picks ne montrent toujours pas l’exemple

    Anthony Edwards, SG, Minnesota Timberwolves : 16m, 12.3pts, 2.8rds, 1.6pds

    Après s’être plaint de ne pas récolter assez de fautes de la part des arbitres, le N°1 de la draft a obtenu gain de causes et a signé un jolie 12/13 sur la ligne de réparation sur les deux derniers matchs. Mais cela reste encore insuffisant vis à vis de sa production sur le terrain. Avec de telles qualités athlétiques, l’arrière n’a contré que deux tirs depuis le début de la saison et n’arrive même pas à prendre plus de 3 rebonds par rencontre. En attaque, Edwards est toujours autant gourmand en jump shoot et en drives vers le cercle. Son insouciance l’a poussé à se jeter dans la gueule du loup et notamment face à Clint Capela (10 contres) qui ne s’est pas fait prier pour le contrer plusieurs fois. Dorénavant, si on peut éviter les comparaisons avec Dwyane Wade

    James Wiseman, C, Golden State Warriors : 17m, 11.9pts, 5.9rds, 0.6pd

    Désolé si on se répète, mais le pivot des Warriors est comme Anthony Edwards, un joueur très athlétique et spectaculaire sur certaine séquence, mais qui manque cruellement d’instinct et de sens du placement pour impacter positivement le match de son équipe. S’il a montré qu’il n’avait pas froid aux yeux face Rudy Gobert en le contrant notamment, les Warriors ont subi le revers de trop après celui face aux Knicks. Le cinq de départ est le plus mauvais de la ligue pour au moins 100 minutes jouées, et le rookie n’aide pas à faire la loi dans la raquette puisqu’ils sont également la 3e plus mauvaise équipe au rebond défensif (via NBA.com). Steve Kerr a donc mis à exécution son nouveau plan pour son cinq de départ en éjectant son jeune rookie au profit du défensif Kevon Looney. Un vrai coup dur pour Wiseman même si ce dernier assure qu’il accepte pleinement cette décision et que cela ne l’affectera pas négativement. Nous verrons ça pour le prochain carnet.

    LaMelo Ball, PG, Charlotte Hornets : 17m, 11.3pts, 6.1rds, 5.9pds

    La magie Ball s’est en quelque sorte un peu tassée ces derniers jours. Déjà moins efficace de loin (2/11 sur les 4 derniers matchs), et un dunk manqué dans le taffic, l’effet Ball prend moins sur le terrain avec 4.7 passes décisives mais à relativiser avec 4 turnovers de moyenne depuis 4 matchs. Les Hornets se retrouvent actuellement dans une mauvaise série de 1v-5d qui doit forcément mettre un peu de pression sur James Borrego qui n’a pas manqué de cibler son rookie pour son manque d’investissement en défense.

    « Vous perdez le ballon cinq fois en 16 minutes, cela ne me gênera pas. Si cela arrive en attaque, vous feriez mieux d’apporter quelque chose en défense. »

    James Borrego via Charlotteobserver.com

    Vous vous en doutez, il n’a pas fallu longtemps pour que le père Ball se mette à parler dans la presse en évoquant le fait que son fils ne peut être un simple joueur de banc et qu’il cache sa déception actuelle de ne pas être dans le cinq de départ. En fin de compte, le show Ball continue, c’est juste LaVar qui va prendre le relais.


    Bienvenue à l’infirmerie

    Payton Pritchard, PG, Boston Celtics : 14m, 7.7pts, 2.4rds, 2.6pds

    Après des débuts prometteurs, c’est un vrai coup d’arrêt pour le jeune meneur de Boston. Alors qu’il avait bien intégré la rotation de Brad Stevens, l’ancien meilleur joueur de la PAC-12 à l’université, vient de connaître sa première sérieuse blessure chez les professionnels. C’est en plein match à Philadelphie, lors d’une bataille pour le rebond défensif que Payton a subit une entorse au genou droit, provoquée en partie par la chute de son coéquipier Jaylen Brown. Cette blessure le tiendrait éloigné des terrains pour environ deux semaines.


    Il a quitté la classe… Pour le moment

    Dakota Mathias, SG, Philadelphia Sixers : 8m, 6pts, 0.9rd, 1.6pds

    Signé en Two Way avant le début de la saison, Mathias n’a même pas dépassé la barre des dix matchs joués. Il a pourtant eu l’opportunité de se montrer lors des rencontres contre Denver (12pts) et Atlanta (14pts) lorsque Doc Rivers était privé de 75% de son effectif suite aux mesures covid-19 de la ligue. Non drafté à sa sortie de Purdue en 2018, ce petit arrière de 1.93m est capable d’artiller de loin, suffisant pour tenter une autre équipe de le signer en two way ?


    10 autres élèves à surveiller :

    • Patrick Williams, F, Chicago Bulls : 16m, 9.4pts, 4rds, 1pd
    • Isaac Okoro, SF, Cleveland Cavaliers : 12m, 8.3pts, 2.4rds, 1.8pds
    • Tyrese Maxey, G, Philadelphia Sixers : 18m, 10pts, 2.4rds, 2.1pds
    • Jae’Sean Tate, SF, Houston Rockets : 15m, 8.7pts, 4.4rds, 1.8pds
    • Xavier Tillman Sr, PF, Memphis Grizzlies : 8m, 8.6pts, 3.9rds, 1.6pds
    • Desmond Bane, SG, Memphis Grizzlies : 13m, 8.6pts, 2.8rds, 1.1pds
    • Saddiq Bey, SF, Detroit Pistons : 16m, 7.6pts, 3.3rds, 0.6pd
    • Precious Achiuwa, PF, Miami Heat : 15m, 7.3pts, 4.9rds, 0.8pd
    • Devin Vassell, SG, San Antonio Spurs : 16m, 5.7pts, 3.6rds, 1.4pds
    • Obi Toppin, PF, New York Knicks : 9m, 4.9pts, 3rds, 0.7pd
  • Le Carnet des Rookies 3.0 : Belle semaine pour les joueurs de rotation, pas pour les tops picks

    Le Carnet des Rookies 3.0 : Belle semaine pour les joueurs de rotation, pas pour les tops picks

    Ecrit par Guillaume GABORIT (@Droopy_boooom), Illustration by @romain_sk_97

    Chaque semaine Clutch Time vous propose un petit focus sur les rookies afin de faire le point sur les bonnes ou mauvaises performances des débutants.


    Les reports de matchs s’enchaînent à vitesse folle ! Les Wizards et le rookie Deni Avdija n’ont plus joué depuis le 11 janvier avec un total de cinq rencontres annulées. Il n’est pas toujours évident de s’y retrouver entre les joueurs blessés et ceux qui subissent le protocole covid mis en place par la ligue. En attendant, de nombreux rookies ont pu se montrer cette semaine et c’est, avec un réel enthousiasme, de les voir pour la première fois apparaître dans le carnet des rookies. Si les tops choix de cette cuvée 2020 vivent une période plus compliquée, les joueurs de rotation ont su se démarquer, en espérant voir leur minutes continuer d’augmenter. (les statistiques sont arrêtées au 20/01/21, via NBA.com)

    On est pressé de les voir rentrer en jeu

    Immanuel Quickley (New York) face à un autre rookie Isaac Okoro (Cleveland). via Newyorknewstimes.com
    Immanuel Quickley, G, New York Knicks : 10m, 9.9pts, 1.7rd, 2.7pds

    Imaginez un instant que toute cette pandémie n’ait jamais existé. Imaginez que le MSG soit rempli tous les soirs de match avec cette ambiance unique. Et maintenant imaginez l’engouement autour d’un jeune arrière drafté en 25e position qui tourne à plus de 17pts de moyenne depuis quatre matchs (meilleur rookie, via NBA.com). Impossible de ne pas visualiser cette euphorie propre aux fans de la Grosse Pomme pour ce joueur avec autant de skills en attaque. Et cette belle histoire a démarré contre le rival Brooklyn : 19pts en 22 minutes dans la défaite, sans oublier une réelle éthique professionnelle lorsqu’il s’inflige des shoots supplémentaires après la rencontre. Ce soir là, quelque chose s’est débloqué chez Quickley. Lorsque le match semblait plié, il s’est montré bien plus confiant dans ses drives, plus saignant de loin et a pu jouer le pick and roll sur certaines séquences avec simplicité et efficacité. Voici ses statistiques aux tirs avant ce match :

    • 26.3% aux tirs
    • 22.2% à 3-pts

    Et depuis quatre matchs ?

    • 50% aux tirs
    • 45% à 3-pts

    L’ancien poulain de coach Cal est un tout autre joueur, et Tom Thibodeau serait bien inspiré de l’utiliser plus souvent en sortie de banc. Avec 23pts dans la défaite contre les Cavaliers, Quickley réalise son meilleur match de la saison dans le scoring mais aussi en tant que créateur avec 4 passes et aucune perte de balle.

    En dépit de tous ses efforts, le jeune arrière ne peut empêcher les 4 défaites de suite de son équipe. Le rayon de soleil surviendra lors du déplacement au TD Garden avec une impressionnante victoire et le sentiment que Quickley possède déjà la panoplie complète du floater, comme le montre cette séquence qui a duré 90 secondes dans la victoire à Boston.

    Thibodeau reconnaît volontiers le talent offensif de celui qui est surnommé « IQ » :

    « Il est vraiment doué. C’est un rookie, mais il entre en jeu et joue ainsi. Il a tous les shoots que vous pouvez imaginez dans sa panoplie. »

    Tom Thibodeau
    Tyrese Haliburton, G, Sacramento Kings : 12m, 11.1pts, 2.8rds, 5.3pds

    Semaine délicate pour Haliburton. Si tout semblait encore prometteur malgré la défaite face aux Blazers (17pts et 9pds en 31 minutes en étant très adroit dans le corner), la défense des Kings est décidément incapable de tenir un score. Puis le rookie va connaître son premier vrai coup de mou en l’espace de deux matchs. Tout d’abord dans la lourde défaite face aux Clippers (5pts, 5pds, 2/7 aux tirs), puis face aux Pelicans (2pts, 1/3 aux tirs).

    Mécontent de sa performance face aux Clippers, Haliburton s’autorise des shoots supplémentaires après la rencontre pour perfectionner son tir. Le rookie n’a pas eu l’impact habituel sur le terrain malgré des efforts qui sont à souligner concernant son placement défensif.

    Bien qu’il combine plutôt bien avec son intérieur Richaun Holmes (1.1pds par match, via NBA.com), l’arrière n’est que trop rarement dépositaire du jeu des siens avec un usage rate bien loin des autres arrières de sa promotion par exemple (14.5 USG%). Il est évident que De’Aaron Fox est destiné cette saison à avoir le ballon dans les mains et son match record à 43pts contre les Pelicans en est la preuve. Néanmoins, il n’a pu empêcher une nouvelle désillusion. Par ailleurs, Haliburton n’a jamais passé aussi peu de temps sur le terrain que lors de ses deux dernières apparitions.

    LaMelo Ball, PG, Charlotte Hornets : 14m, 11.8pts, 6.8rds, 6.1pds

    Les rumeurs qui plaçaient le rookie dans le cinq de départ à la place de Devonte’ Graham sont peu à peu retombées. Adroit la semaine dernière, LaMelo Ball s’est montré beaucoup moins saignant lors de ses dernières sorties avec 32.6% aux tirs et 28.6%à 3-pts. En difficulté comme toute son équipe contre Dallas avec seulement 4 petits points au compteur et un vilain air ball de loin. Après quatre victoires de rang, les Hornets sont redescendus sur Terre. Puis il y a eu du mieux lors de la première rencontre à Toronto avec 14pts et 11pds. Il participe notamment à la belle remontée de son équipe dans le dernier quart-temps. Le meneur est toujours à un highlights de moyenne par quart-temps et ses coéquipiers profitent également de son côté altruiste/showman.

    Lors du money time, James Borrego préfère placer LaMelo sur le terrain pour les possessions offensives, et sur le banc lors des possessions défensives. Il faut avouer que LaMelo est obnubilé par le ballon. Que se soit pour prendre le rebond défensif, ou bien pour tenter l’interception sur une passe à proximité, au détriment d’un placement défensif plus judicieux pour l’équilibre collectif.

    Bis repetita lors de la revanche, avec un Ball qui avait pourtant bien démarré la rencontre avec deux tirs primés. Il n’a malheureusement eu aucun impact en fin de match, et les Raptors ont remporté cette deuxième manche dans le money time.

    Une chose est sûre, Ball sait se faire remarquer quand il rentre sur le terrain par ses passes et ses envolées imprévisibles. On lui souhaite juste de résister un peu plus dans la raquette pour finir inside (43.9%) et d’équilibrer ses pourcentages aux tirs à 3-pts notamment à 45° : 5/18 sur sa droite contre 9/18 sur sa gauche(via statmuse)


    Ils en ont profité pour se faire remarquer

    Pas un joueur des Nets ne pourra stopper la montée vers le cercle de Xavier Tillman. Credit: Brandon Dill – AP
    Xavier Tillman Sr, PF, Memphis Grizzlies : 8m, 8.6pts, 3.9rds, 1.6pds

    Pour la première fois de la saison, l’ancien intérieur vedette de Michigan State a dépassé la barre des dix points. Face à la « terrible » défense des Timberwolves, Tillman s’est autorisé 12pts face à Naz Reid et KarlAnthony Towns. S’il ne possède pas la taille d’un pivot classique (2.03m), le 35e choix de la draft a trouvé le moyen de scorer près du cercle avec un solide floater.

    Lors de sa deuxième sortie remarquée, l’intérieur s’offre le match le plus complet de sa très jeune carrière professionnelle. Avec 15pts, 4rds, 2pds et 4 interceptions, Tillman a profité de l’absence de Joel Embiid pour martyriser le cercle face à un Dwight Howard cimenté au sol.

    Pour la première fois cette saison, Taylor Jenkins va laisser son jeune intérieur sur le terrain lors du money time. Résultat : une défense clutch sur Tobias Harris qui finira en dehors du terrain permettant ainsi aux Grizzlies d’engranger la victoire. Memphis tient là un rookie qui est clairement fait pour ce genre de situation, voici ce qu’il déclarait à la fin de la rencontre.

    «C’est « clutch time ». C’est le moment où la victoire se joue. Ce n’est pas le moment d’être nerveux, pas le moment d’avoir peur, c’est le moment de gagner. »

    Xavier Tillman Sr.

    Intelligent dans son placement, capable de jolis moves poste bas et de sanctionner dans le corner, le rookie possède toutes les caractéristiques pour séduire le staff. Il fut d’ailleurs récompensé en devenant pour la première fois de sa carrière titulaire face aux Suns. Certes, le secteur intérieur des Grizzlies est décimé et Tillman a éprouvé de réelles difficultés face à Deandre Ayton, mais voilà, Memphis vient d’enchaîner cinq victoires de suite et ce rookie y est pour quelque chose.

    Mason Jones, SG, Houston Rockets : 6m, 8.6pts, 2.8rds, 1.6rds

    Une semaine spéciale et forcément éprouvante pour la franchise texane. Le transfert de James Harden est enfin acté, la page d’un épais chapitre vient d’être tournée. Mais que les fans des Rockets se rassurent, le GM Rafael Stone a eu la bonne idée de signer en Two Way un arrière scoreur en provenance de l’université d’Arkansas : Mason Jones. On ne va pas vous faire croire qu’il peut devenir le nouveau go-to-guy de Houston, mais il faut avouer que le garçon aime dribbler, faire des steps-back, et chercher la faute…

    Bref, suite au départ de The Beard, le jeune arrière a vu son temps de jeu augmenter une première fois face aux Spurs avec 14minutes et 9pts marqués, puis c’est lors de la revanche que Stephen Silas va l’intégrer exceptionnellement dans le cinq de départ en attendant l’arrivée du néo-Rocket Victor Oladipo. Résultat : 24pts, 6rds, 4pds en 35 minutes et un joli 6/8 derrière l’arc. Les fans ont droit à un aperçu de sa capacité à artiller de loin notamment avec ce tir « Eric Gordonesque » en toute fin de première mi-temps.

    https://twitter.com/HoustonRockets/status/1350582385629396993

    S’il n’a pu empêcher la défaite des siens, il faut tout de même souligner le talent offensif du joueur qui ne demande qu’à s’affiner (6 ballons perdus). Doter d’un bon handle et de moves déroutants assaisonnés de feintes piégeuses, Jones peut se frayer un chemin au cercle malgré certaines carences concernant ses qualités athlétiques.

    Pour le premier match d’Oladipo sous ses nouvelles couleurs, le rookie est rentré dans le rang avec « seulement » 10pts en 14 minutes lors de la défaite chez les Bulls. En profitant du trade et des nombreuses absences sur certaines rencontres (Wall, Oladipo, Brown, Clemons), Jones a su saisir cette opportunité de montrer ce qu’il pouvait apporter sur le terrain, en espérant que coach Silas garde tout cela dans un coin de sa plaquette de coach.


    Les titulaires qui font le job

    Tyrese Maxey sur la tête de Kelly Olynyk. via Therookiewire.usatoday.com
    Tyrese Maxey, G, Philadelphia Sixers : 14m, 11.4pts, 2.5rds, 2.4pds

    Après une apparition lumineuse face à Denver (39pts) alors que son équipe était décimée par le protocole covid, le jeune Maxey enchaîne les matchs dans le cinq de départ prenant ainsi la place de titulaire au poste de shooting guard en attendant le retour de Seth Curry récemment positif à la covid-19. Seulement deux petits matchs depuis une semaine pour l’arrière, tout en rappelant que la rencontre prévue face au Thunder dimanche dernier n’a pu avoir lieu pour les raisons évoquées en introduction. C’est donc à nouveau face au Heat que Maxey va connaître une deuxième victoire dans son nouveau costume: 25 minutes, 15pts (dont 13 à la mi-temps).

    Aux côtés de Ben Simmons, l’ancien de Kentucky n’a donc plus besoin de diriger le jeu offensif des Sixers comme ce fut le cas quand Doc Rivers devait combiner avec seulement sept joueurs. Avant ce match, Maxey tournait à 6 passes de moyenne, mais ce chiffre est drastiquement tombé à 0.5 depuis que le ballon est repassé dans les mains de Simmons, Embiid voire Milton. En effet, aucune passe décisive à relever lors de la défaite à Memphis, et voilà que Maxey est utilisé en scoreur en sortie d’écran avec quelques dribbles. Loin d’être un créateur d’élite, on aurait aimé le voir un peu plus à l’origine de certaines actions, mais pas d’inquiétude, Philadelphie compte bien conserver et développer son joyau. Souvent évoqué dans l’échange avec James Harden, la franchise aurait, selon des rumeurs, toujours eu l’intention de garder le rookie.

    Isaac Okoro, SF, Cleveland Cavaliers : 8m, 8.6pts, 2.1rds, 2.3pds

    Cleveland doit composer avec de nombreuses absences : Sexton, Garland, Love, Windler et… Kevin Porter Jr qui ne serait plus en odeur de sainteté. Tout cela explique en partie l’énorme temps de jeu accordé au joueur de 19 ans. Avec 36.7 minutes de moyenne passées sur le terrain, c’est tout simplement le rookie le plus utilisé cette saison (via NBA.com). 35 minutes face au Jazz avec pour mission de défendre sur Donovan Mitchell ou encore sur Bojan Bogdanovic, si ça ce n’est pas une grosse journée au travail. S’il n’a pu éviter la lourde défaite des siens (-30), il a pu se frayer 11pts et délivrer 3 passes décisives.

    Après quatre rencontres de suite à plus de trente minutes de temps de jeu, JB Bickerstaff ne le ménage pas dans la victoire face aux Knicks avec plus de 41 minutes, un record pour Okoro. Toujours aussi impliqué en défense, il a notamment essayé tant bien que mal de ralentir par séquence son collègue de promotion Immanuel Quickley (23pts). Avec 13 points et des lancers clutchs en toute fin de match, le rookie continue son apprentissage XXL, tout en se démenant pour défendre avec pas moins de 2.3 interceptions de moyenne sur les trois derniers matchs.

    Le talent est là, mais quand ça ne veut pas…

    Cole Anthony doit lutter pour scorer près du cercle contre les Hawks. Crédits : Dale Zanine-USA TODAY Sports
    Cole Anthony, PG, Orlando Magic : 11m, 9.5pts, 4.2rds, 3.1pds

    Est-ce que les fans du Magic regrettent Markelle Fultz? C’est fort probable, et la question mérite d’être posée vu les immenses difficultés qu’ont les hommes de Steve Clifford à produire du jeu en attaque. Ce n’est pas non plus pour rejeter la faute sur le jeune Cole Anthony, mais il faut avouer que ce dernier n’est pour le moment pas à l’aise dans ce costume de meneur de jeu titulaire. Ses prises de décisions et sa défense sont encore en chantier. Même Jeff Teague s’est amusé face au rookie !

    Hormis son match intéressant face aux Nets version Harden/Durant, le rookie manque de dureté dans le jeu et ne score que 34.4% de ses tentatives près du cercle (via statmuse). Un vrai problème alors qu’il possède une qualité de dribble qui lui permet de se débarrasser de son vis à vis, mais il est incapable d’assurer une fois arrivé près du panier.

    Contre Brooklyn, coach Clifford est revenu vers des systèmes très simples pour son jeune meneur qui n’a que très peu jouer le pick and roll et s’est contenter d’attendre les mouvements off ball de ses coéquipiers. C’est ainsi qu’il a pu délivrer 8 passes décisives avec une seule balle perdue.

    Toujours à New York, mais cette fois au MSG, Cole Anthony a semblé nerveux et n’a pu faire mieux que 2/12 aux tirs. Il a d’ailleurs été témoin d’un Aaron Gordon qui a tenté de se transformer en Damian Lillard pour remporter le match dans le money time. Le résultat est plus que décevant. Le fils de Greg Anthony a encore le temps, et on souhaite vraiment le voir plus efficace près du cercle à défaut d’être un bon gestionnaire.

    James Wiseman, C, Golden State Warriors : 13m, 10.7pts, 6rds, 0.4pd

    Un match très intéressant face à Nikola Jokic (18pts, 5rds, 2blks). S’il n’a pu empêcher la défaite des siens, et encore moins le triple double du pivot serbe, le rookie est toujours aussi tonique sur le terrain et Steve Kerr n’a pas hésité à le faire rentrer sur le terrain en toute fin de match. Mais voilà, le pivot fait encore trop de fautes sur le terrain (4.7 sur les trois derniers matchs), et peut sembler un peu perdu dans les différents placements offensifs variés des Warriors. Comme son coach l’a récemment évoqué, Wiseman n’a joué que 3 matchs en NCAA, ce qui revient presque à le considérer comme un lycéen, voilà pourquoi Kerr aimerait faire appel à une ancienne légende qui a connu le grand saut lycée/NBA pour accompagner son jeune joueur: Kevin Garnett.

    Pour le moment, c’est Draymond Green qui se charge de l’apprentissage, et cela s’est vu lors de la rencontre en début de semaine contre les Lakers. Si les Warriors sont repartis du Staples Center avec une belle victoire, le rookie n’a pu y prendre goût : 12 minutes, 4pts, 3rds, 5 fautes, 5 ballons perdus. Sur le banc de touche durant tout le 4e quart-temps, Wiseman a encore le temps pour progresser et dans un tel environnement bienveillant.

    Anthony Edwards, SG, Minnesota Timberwolves : 12m, 12.5pts, 3.1rds, 1.9pds

    Le N°1 de la draft est toujours le N°1 au scoring de sa classe, mais que la semaine fut compliquée. Après son match sans le moindre panier marqué contre les Spurs, le rookie enchaîne un match à 2pts (1/6 aux tirs) dans la défaite contre les Grizzlies, suivi de 12pts contre les Hawks mais à relativiser avec une adresse toujours aussi inconfortable : 5/16 aux tirs. Il participa au money time mais n’a pas empêché la victoire d’Atlanta. Les Wolves sont tout simplement bons derniers dans la conférence Ouest et rien ne laisse présager une légère amélioration dans les jours à venir tant que la défense ne fournit pas un minimum de travail qualitatif. Si on se penche sur les prochaines affiches, Minnesota retrouvera les Hawks pour une revanche, et on espère sincèrement voir le rookie impacter le match de manière plus significative et ne pas se contenter de jouer le drive vers le cercle en usant de ses qualités athlétiques.


    Pas les débuts rêvés mais on est content de le (re)voir sur le terrain

    Onyeka Okongwu, F-C, Atlanta Hawks : 1m, 4pts, 5rds, 2pds

    Enfin ! Les grands débuts d’Okongwu ont eu lieu ! Le 6e choix de la dernière draft a foulé pour la première fois les parquets NBA dans l’Utah. Profitant principalement du garbage time pour se chauffer les guibolles, l’intérieur a pu jouer 14 minutes pour 4pts, 5rds et 2pds. Si les fans des Hawks ne sont pas forcément excités par ses débuts, le rookie a eu le temps de placer un dunk impressionnant sur un rebond offensif. Regardez simplement d’où il décolle!

    Malheureusement, Lloyd Pierce ne l’a pas encore remis sur le terrain depuis. Pas évident de faire une évaluation globale mais retenons que le jeune joueur n’a pas eu de pré-saison, et que son premier match a eu lieu contre Rudy Gobert. On espère le revoir très vite.


    Ils sont coincés à l’infirmerie

    Patrick Williams, F, Chicago Bulls : 13m, 10.2pts, 3.8rds, 1.1pds

    Après avoir connu une semaine bien chargée en défiant coup sur coup LeBron James et Kawhi Leonard, le natif de Charlotte a subi un léger contre coup ces derniers jours en contractant une gène au niveau de la hanche. Le 4e choix de la draft n’a pas joué en début de semaine contre Houston et son cas sera évalué avant chaque début de rencontre. Le staff des Bulls préfère ainsi prendre des précautions auprès de leur jeune talent qui n’a malheureusement pu empêcher la première victoire à domicile de la saison du Thunder (35′, 14pts et 7rds), et n’a que peu goûté à la victoire des siens face aux Mavericks (22′, 5pts et 5rds). On espère le revoir rapidement sur le terrain et en forme. Sa défense et son jeu à mi-distance fiable nous manquent déjà.

    Jahmi’us Ramsey, SG, Sacramento Kings : 4m, 1.3pts, 1rd, 0.3pd

    Alors que son collègue de promo Tyrese Haliburton s’éclate dans la rotation de Luke Walton, le jeune arrière de 19 ans drafté en 43e position par les Kings a tout d’abord contracté une gène au niveau de l’aine avant le match de vendredi face aux Clippers. Les examens semblent avoir révélé une blessure bien plus grave qui tiendrait Ramsey éloigné des terrains au moins jusqu’en février. Dommage pour cet arrière scoreur que l’on a seulement aperçu quelques minutes dans des bouts de matchs sans enjeu.

    CJ Elleby, SF, Portland Trail Blazers : 6m, 2.3pts, 0.3rd, 0.3pd

    Très peu vu en ce début de saison, le jeune ailier des Blazers drafté en 46e position en novembre dernier s’est malheureusement foulé la cheville. Son statut sera réévalué au jour le jour. Dommage pour ce gaucher actif au rebond et capable de tirer de loin qui aurait pu rentrer sur le terrain lors de la défaite des siens contre les Spurs, du moins, pendant le garbage time.

    Elijah Hughes, SG, Utah Jazz : 6m, 2.7pts, 0.7rd, 0.5pd

    Sélectionné en 39e position en novembre dernier et en provenance de Syracuse, l’ailier scoreur n’a pas encore eu son « moment » et peine encore à intégrer la rotation de Quin Snyder. Sauf quand il s’agit du garbage time. Et sa récente blessure à la cheville gauche ne va pas améliorer ses chances de gagner du temps de jeu cette semaine.

    10 autres élèves à surveiller :

    • Saddiq Bey, SF, Detroit Pistons : 12m, 9.2pts, 3.8rds, 0.7pd
    • Payton Pritchard, PG, Boston Celtics : 12m, 8.8pts, 2.8rds, 2.8pds
    • Desmond Bane, SG, Memphis Grizzlies : 10m, 8.6pts, 2.8rds, 1.1pds
    • Jae’Sean Tate, SF, Houston Rockets : 12m, 8.5pts, 4.4rds, 2.2pds
    • Precious Achiuwa, PF, Miami Heat : 12m, 8.2pts, 5.7rds, 0.9pd
    • Isaiah Joe, SG, Philadelphia Sixers : 9m, 7.1pts, 1.8rds, 1.3pds
    • Deni Avdija, F, Washington Wizards : 11m, 7pts, 4rds, 2.2pds
    • Théo Maledon, PG, Oklahoma City Thunder, 13m : 6.4pts, 2.2rds, 2.8pds
    • Obi Toppin, PF, New York Knicks : 5m, 5pts, 2.6rds, 0.8pd
    • Devin Vassell, SG, San Antonio Spurs : 13m, 4.9pts, 1.7rds, 1.3pds
  • Le carnet des rookies 2.0: déjà des records!

    Le carnet des rookies 2.0: déjà des records!

    Par Guillaume GABORIT (@Droopy_boooom)

    Chaque semaine Clutch Time vous propose un petit focus sur les rookies afin de faire le point sur les bonnes ou mauvaises performances des débutants.


    Alors que la ligue entre dans une zone de turbulence avec la multiplication des joueurs testés positifs à la covid-19 et l’annulation de quelques matchs, les rookies continuent leur apprentissage express. Pour ce début de saison spécial voire déroutant, la cuvée 2020 n’a pas tardé à débloquer son compteur à records. Augmentation du temps de jeu, absences des cadres, confiance du coach, cette semaine est plus que positive pour beaucoup de ces jeunes débutants. (les statistiques sont arrêtées au 13/01/21, via NBA.com)

    Des élèves qui marquent déjà l’histoire !

    LaMelo Ball auteur d’un triple double face aux Hawks. Photo by Jacob Kupferman/AP
    LaMelo Ball, PG, Charlotte Hornets : 11m, 12.4pts, 7rds, 6pds

    Quel début de saison pour les Hornets ! Entre la recrue star Gordon Hayward qui joue le meilleur basket de sa vie comme si 2017 n’avait jamais eu lieu, et le rookie LaMelo Ball qui surpasse les attentes en jouant ce rôle de 6e homme en relais de Devonte’ Graham à la perfection. Un scénario idéal pour coach Borrego avec à la clé quatre victoires de suite. S’il est bien trop tôt pour le dire, Charlotte a clairement une carte à jouer pour se faufiler dans les 8 meilleures équipes à l’Est.

    Mais revenons vers notre rookie toujours aussi flashy sur le terrain et en attaque notamment. C’est simple, chacune de ses passes sont à classer dans la catégorie Highlights : passe à l’aveugle, dans le dos, la passe base-ball… Tout y est, il faut juste que ses coéquipiers se tiennent prêt à tout moment, tout comme ses adversaires. Les Hawks en ont fait les frais, et notamment le pauvre Trae Young qui n’a rien pu faire pour empêcher le premier triple double d’un joueur aussi jeune. Historique.

    Si sa dextérité lui permet d’avoir un panel de passes digne des plus grands, Ball possède également la taille d’un ailier (voire un pivot pour Mike D’Antoni). Du haut de ses 2.03m, il est plus facile d’avoir une vision plus large sur le terrain et surtout au dessus des petits meneurs (Hello Trae!). Il s’est notamment fait remarqué par son attirance par le rebond défensif, afin de pousser la balle en transition.

    Il faut voir comment il bouge Collins et Reddish sur la vidéo ci-dessus ! Qui aurait cru que le plus jeune de la famille Ball serait capable de se faire une place dans la raquette et de gober plus de rebonds que n’importe quel joueur des Hornets ! Avec 11 rebonds de moyenne et 1.3 ballons volés sur les 4 derniers matchs, est clairement attiré par la balle et sa trajectoire, il doit néanmoins se méfier par moment lorsqu’il délaisse son joueur en défense.

    Tyrese Maxey, G, Philadelphia Sixers : 12m, 11pts, 2.6rds, 2.7pds

    Quelle semaine pour l’ancien de Kentucky ! Alors que le jeune Maxey n’a dépassé la barre des dix points qu’à deux reprises seulement en profitant du garbage time, le voilà propulsé titulaire contre Denver suite au nombreux cas positifs au sein des Sixers. Mais avant ce fameux match, l’arrière s’est montré lors de la défaite face aux Nets. Une défaite embarrassante avec les absences de Kevin Durant et Kyrie Irving. C’est donc le rookie qui récolta les louanges de son coach à la fin de la rencontre.

    « Tyrese a été le seul gars qui est entré en jeu avec une grosse énergie. Je suis très content de lui. »

    Doc Rivers

    Il termina le match avec 16 points en seulement 21 minutes et a pu montrer au passage qu’il était capable de combiner avec Dwight Howard. Maxey est rapide dans ses prises de décisions en attaque. Son agressivité sur pick and roll et sur le main à main est intéressante. En général, c’est maximum trois dribbles avant qu’il décoche un pull up ou bien un floater.

    C’est deux jours plus tard que le rookie rentrera dans l’histoire de sa franchise en scorant 39 points dans la défaite des siens face aux Nuggets. Privé de nombreux joueurs (Embiid, Simmons, Harris, Korkmaz, Thybulle…), le staff des Sixers a dû improviser et se montrer imaginatif. Doc Rivers semblait très surpris que Maxey puisse scorer autant de points dans un match NBA. De nouveau dans le cinq de départ le match suivant, Philadelphia a pu avoir un avant goût de ce que pourrait être la combinaison Embiid/Maxey (15pts, 4pds en 31 minutes de jeu). Pour ses trois premières titularisations, les Sixers ont enchaîné les défaites. La première victoire a eu lieu la nuit dernière face à un Heat décimé. Auteur de 8 passes décisives mais sorti pour six fautes, le rookie n’a pu aider son équipe durant la prolongation et se sont ses collègues Dakota Mathias et Isaiah Joe qui ont été mis à contribution.


    Plus que des rookies! Ils sont essentiels dans la rotation!

    Tyrese Haliburton épanoui au sein des Kings. via KingsHerald.com
    Tyrese Haliburton, G, Sacramento Kings : 5m, 12.1pts, 2.7rds, 5.3pds

    Blessé au poignet gauche la semaine dernière, le 12e choix de la dernière draft n’a heureusement loupé que deux rencontres. De retour face aux Bulls, l’arrière a réalisé son record en carrière avec 17 points en 34 minutes. Il a notamment profité de la sortie prématurée de De’Aaron Fox pour se montrer. Mais plus que le simple fait de scorer, Haliburton peut tout faire sur un terrain. Sa feuille de statistiques prouve à quel point c’est un joueur complet : 7rds, 6pds, 3ints, 1blk et un tir à 3-pts méga-clutch à 12 » de la fin de la rencontre.

    https://twitter.com/LegionHoops/status/1347052196106362880

    Les Kings vont ensuite essuyer deux gros revers dont un gros passage à vide en défense face aux Raptors avec 144 points concédés. C’est d’ailleurs le rookie Haliburton qui va souligner l’absurditer d’une telle performance, en attendant de corriger tout cela à la vidéo ET avec ses coéquipiers. De son côté, l’arrière continue de faire apprécier sa vision de jeu (5.3pds et 1 seul TO en moyenne) et son sens de l’anticipation en défense (1.3 ints).

    Mais ce qui est encore plus impressionnant c’est son adresse extérieure. On était loin d’imaginer un tel succès derrière la ligne à 3-pts avec sa mécanique de tir peu conventionnelle : 50% avec 4.9 tentatives par match. N’oublions pas qu’il s’agit de meilleur de sa classe en ce qui concerne l’EFG : 66.7% et le TS : 68.3% pour un minimum de 15 minutes passées sur le terrain. Des chiffres ahurissants pour un jeune arrière ! (via NBA.com)

    Bon si on résume : un ratio passes/turnovers positif, des statistiques avancées au dessus du lot, et il ne supporte pas les défenses poreuses… Ce n’est pas un rookie, ce n’est pas possible ! Mais à quoi ont pensé les onze équipes placées avant les Kings lors de la draft ?

    Patrick Williams, F, Chicago Bulls : 11m, 10.3pts, 3.5rds, 1pd

    Quoi de mieux quand vous débutez que de se frotter aux meilleurs joueurs de la ligue ? C’est la belle surprise que Billy Donovan a réservé à son jeune poulain lors des rencontres face aux équipes de Los Angeles. Dans un premier temps face à LeBron James puis face à Kawhi Leonard, trouvez moi un rookie qui a eu une semaine plus chargée que le valeureux ailier formé à Florida State ?

    Allez savoir si coach Donovan souhaitait faire passer ce test puissance mille à son ailier, mais Williams n’a jamais obtenu autant de minutes sur le parquet que contre ces deux monstres à l’Ouest (34′ et 35′). Selon NBA.com, le joueur de 19 ans a passé 8 minutes face à James puis deux jours plus tard face à Leonard. Quel rookie dans la ligue a connu une telle épreuve ? Mais la question es de savoir comment notre élève s’en est-il sorti.

    Dans la défaite étriquée chez les Lakers, Williams (6pts, 8rds, 4ints) ne s’est pas caché pour se placer devant le King lors d’une possession cruciale, et s’il a manqué de puissance pour répondre à James et de lucidité pour bien capter ce rebond offensif (joli écran de retard de James au passage), le quadruple MVP des Finales n’a pas manqué de souligner la ressemblance du jeune joueur avec… Kawhi ! On vous l’avait dit !

    « Des bras longs. Il a des mains de type « Kawhi » […] Je savais que je ne pouvais pas beaucoup jouer avec le ballon […] Chicago en tient un bon. »

    LeBron James

    Dans une nouvelle défaite serrée face aux Clippers, Patrick Williams a enfin pu défier son idole : Kawhi Leonard.

    Plus offensif (17pts record en carrière), le 4e choix de la draft continue de progresser de loin (3/5) et commence même à devenir létal dans le corner. Il n’a en revanche pu limiter Leonard dans un 3e quart-temps de feu (21pts). Une semaine bien chargée pour un rookie qui a clairement plus de responsabilités que n’importe quel autre joueur de sa classe.

    Anthony Edwards, SG, Minnesota Timberwolves : 10m, 13.6pts, 2.9rds, 2pds

    Le numéro 1 de la draft continue d’apprendre. S’il y a un mot pour définir sa semaine : irrégulier. Capable de sortir son meilleur match chez les pros face aux Blazers avec 26points, il peut aussi bien enchaîner plus tard avec un match sans le moindre panier inscrit. Athlétique et rapide sur pick and roll, Edwards a les outils pour driver inside pour le dunk. Demandez donc à Nikola Jokic. En revanche, ses intérieurs peuvent oublier de voir la balle revenir dans leurs mains. Quand le jeune joueur drive, c’est pour scorer !

    Sans pour autant dénigrer sa performance face aux Blazers, il faut tout de même souligner que le match était plié bien avant la fin de la rencontre. Edwards a notamment pu inscrire 12pts dans le garbage time, mais comme son collègue Jarrett Culver, il n’a pas été très inspiré en défense.

    Malheureusement, le rookie n’a su répéter ce genre de performance offensive sur les deux rencontres qui opposaient les siens face aux Spurs. Sur la première rencontre, perdue en prolongation, il ne score « que » 13pts en 30 minutes. Aucun point en prolongation, une faute sur le fameux pump fake de DeRozan et il perd un ballon précieux en fin de match ce qui lui vaudrait une leçon de la part de son meneur Ricky Rubio. Pour la revanche… 0pt avec un horrible 0-8 aux tirs. Heureusement que les Spurs ne sont pas dans la même division que Minnesota.

    Même avec cela, Edwards reste le meilleur scoreur de sa cuvée avec 13.6pts de moyenne mais avec des pourcentages aux tirs peu flatteurs : 33.9% aux tirs et 21.7% à 3-pts sur les 4 derniers matchs.

    Saddiq Bey, SF, Detroit Pistons : 9m, 10.6pts, 4.7rds, 0.9pd

    Avec le français Killian Hayes sur la touche, c’est un autre rookie qui commence à faire son trou dans la rotation de Dwane Casey. L’ailier a tout simplement obtenu son record en carrière avec 20 points dans la défaite à Milwaukee. Si le match a rapidement été plié, Bey a pu montrer son adresse à 3-pts (6/10) face notamment à un collègue de promotion Jordan Nwora.

    Deux jours plus tard, le rookie participe à la belle victoire des siens face aux Suns. Rentré au début du 4e quart-temps, il ne sortira plus avant la fin du match en prolongation. Une très bonne idée de la part du staff puisque Bey va inscrire 5 points coup sur coup dans les derniers instants de la rencontre et sceller le sort des Suns.

    Il est très clair que Bey paraît plus mature par rapport à la moyenne des joueurs de sa promotion, et son coach ne cesse de le répéter en interview. Sans oublier le fait qu’il fut formé dans la prestigieuse fac de Villanova, cela doit forcément aider (Eric Paschall, Donte DiVincenzo, Josh Hart, Jalen Brunson…). Son intégration semble pour le moment réussie et il n’est pas impossible de voir son temps de jeu augmenter dans les jours à venir d’autant plus que Bey est déjà le rookie qui rentre le plus de tirs primés en moyenne (2.6 en seulement 23 minutes de temps de jeu).

    Ils ont été « Clutch »!

    Isaac Okoro, SF, Cleveland Cavaliers : 7m, 8pts, 2.1rds, 2pds

    Après avoir manqué cinq rencontres, le rookie va effectuer son retour lors de la défaite sur le parquet du Magic (10pts, 2pds). Toujours dans le cinq de départ, le rookie apporte toujours autant de caractère en défense sur le terrain. Catalogué comme un winner depuis son court passage à la fac d’Auburn, Okoro a encore une fois prouvé à quel point il pouvait impacter positivement le résultat d’un match ! Sur le parquet des Grizzlies, et malgré un match plutôt discret de sa part avec aucun point inscrit dans le dernier quart-temps avec encore une minute à jouer. Les Cavaliers mènent 91-90 quand Tyus Jones pars en contre-attaque pour un lay-up facile…

    D’abord sifflée comme faute, coach Bickerstaff a eu la lucidité d’utiliser le challenge qui a ensuite accordé le contre au rookie. Puis quelques secondes plus tard, c’est encore le rookie qui se chargea d’enterrer les Grizzlies avec ce dunk ligne de fond devant une défense qui aurait de quoi faire péter les plombs de Tony Allen !

    Cleveland fait face à de nombreuses absences (Garland, Sexton, Love, KPJ…), heureusement que le staff peut compter sur leur rookie pour rendre de multiples services sur le terrain. A l’heure d’écrire ces lignes, Okoro est le rookie le plus utilisé de la ligue avec 36 minutes de moyenne par match.

    Payton Pritchard , PG, Boston Celtics : 10m, 8.6pts, 2.4rds, 3.1pds

    Après son match fabuleux face aux Raptors (23pts), le rookie s’est à nouveau illustré et cette fois avec ce Game Winner face au Heat. On ne vous répétera jamais assez l’importance de l’écran de retard.

    https://twitter.com/BR_NBA/status/1347017328802762753

    Bien qu’il ait été discret tout au long de la rencontre avec une adresse extérieure en panne (0/4 à 3-pts), le meneur ne cesse de se dépenser sur le terrain et n’a pas froid aux yeux pas quand il s’agit de batailler avec les bigs de la ligue sous les panneaux pour le rebond.

    Face à Washington, Pritchard a pu rectifier la mire de loin avec un joli 3/3. Si l’autre rookie des Celtics Aaron Nesmith peine à se montrer, Danny Ainge peut être satisfait de sa nouvelle trouvaille choisie en toute fin de premier tour en novembre dernier.

    Bon… Ce n’est que le début… Soyons patients

    Cole Anthony, PG, Orlando Magic : 11m, 9.5pts, 4.2rds, 3.1pds

    Le meneur titulaire du Magic Markelle Fultz est out pour la saison, ce qui offre une opportunité en or pour le jeune Cole Anthony. Après trois titularisations, l’ancien de UNC n’est pas encore fiable de loin (2/12), et pas suffisamment solide pour résister au contact près du cercle (34.1%, via StatMuse). Sans oublier l’absence de Michael Carter-Williams, le rookie est propulsé meneur de jeu exclusif de son équipe, et ce dernier devra obligatoirement progresser dans sa gestion du rythme du jeu et réduire ses pertes de balles…

    Trois titularisations, trois défaites, plus de pertes de balle que de passes décisives… Il y a beaucoup de boulot avant de considérer Anthony comme un meneur de jeu titulaire dans cette ligue. Mais que les fans du Magic se rassurent, il y a un réel potentiel chez ce joueur athlétique et bon driver. Son association avec son pote Mo Bamba dans la défaite à Houston est un échantillon de ce à quoi pourrait ressembler Orlando dans un futur proche.

    Il est coincé à l’infirmerie

    Killian Hayes, PG, Detroit Pistons : 7m, 4.6pts, 1.1rds, 3.6pds

    Nous l’avions évoqué lors du tout premier carnet des rookies de la saison. Le français a subit une vilaine chute en voulant stopper une contre-attaque dans le 3e quart-temps face aux Bucks. Incapable de se relever immédiatement, et se tordant de douleur au sol, il était clair que le français s’était sérieusement blessé. Le résultat fait froid dans le dos, c’est une déchirure à la hanche. Il est encore trop tôt pour déterminer quand le français pourra fouler de nouveau les terrains. La durée de son indisponibilité dépendra d’une éventuelle opération. On souhaite le meilleur rétablissement possible au meneur français!

    10 autres élèves à surveiller :

    • James Wiseman, C, Golden State Warriors : 11m, 10.6pts, 6.4rds, 0.3pd
    • Desmond Bane, SG, Memphis Grizzlies : 10m, 8.9pts, 3rds, 1.1pds
    • Precious Achiuwa, PF, Miami Heat : 9m, 8.3pts, 5.3rds, 1pd
    • Jae’Sean Tate, SF, Houston Rockets : 9m, 7.9pts, 4.1rds, 1.2pds
    • Deni Avdija, F, Washington Wizards : 11m, 7pts, 4rds, 2.2pds
    • Isaiah Joe, SG, Philadelphia Sixers: 7m, 6.6pts, 2.3rds, 1.6pds
    • Xavier Tillman Sr, PF, Memphis Grizzlies : 5m, 6pts, 3.2rds, 1.4pds
    • Théo Maledon, PG, Oklahoma City Thunder: 10m, 5.9pts, 2rds, 2.8pds
    • Immanuel Quickley, G, New York Knicks : 7m, 5.7pts, 1.4rd, 1.7pds
    • Devin Vassell, SG, San Antonio Spurs : 10m, 3.7pts, 3.1rds, 1.2pds
  • Le Carnet des Rookies 1.0: des débuts tant attendus

    Le Carnet des Rookies 1.0: des débuts tant attendus

    Illustration by @romain_sk_97

    Chaque semaine Clutch Time vous propose un petit focus sur les rookies afin de faire le point sur les bonnes ou mauvaises performances des débutants.


    Pas de Summer League, pas de training camp, quelques miettes en pré-saison… Un mois seulement après avoir été draftés, les rookies doivent déjà trouver leurs marques sur le terrain aux côtés des Stephen Curry, Karl-Anthony Towns, De’Aaron Fox, Blake Griffin… On connaît bien évidemment le contexte actuel et c’est donc un réel plaisir de retrouver la NBA et de repartir avec une toute nouvelle cuvée qui va vivre une saison 2020-21 historique, tout en gardant bien en tête que cette génération n’aura pas connu tous les avantages de leurs prédécesseurs ont pu bénéficier. Soyons donc bienveillants envers ces rookies qui devront naturellement apprendre sur le tas. (les statistiques sont arrêtées au 05/01/21, via NBA.com)

    Des séquences pleines de promesses

    James Wiseman en défense sur Kevin Durant lors du match d’ouverture de la saison. Photo by Kathy Willens via Associated Press
    James Wiseman, C, Golden State Warriors, 7m : 11.4pts, 6.1rds, 0.4pd

    Imaginez : un an sans jouer un match officiel de basket-ball et vous vous retrouvez soudainement propulsé dans un match NBA aux côtés de Stephen Curry, sous les ordres de Steve Kerr à batailler contre Kyrie Irving et Kevin Durant. Wiseman a beau être le 2e choix de la draft, on ne peut pas faire plus violent comme début chez les pros. Même pas besoin de se mouiller la nuque, le rookie est rentré directement dans le bain avec un dunk pour son premier panier. Et il faut dire qu’avec sa taille il est difficile de ne pas le remarquer sur le terrain. Le rookie a également profité du garbage time pour montrer sa capacité à tirer de loin, et cela pourrait s’avérer utile pour la suite.

    Curry n’a pas manqué de chercher son intérieur, lui qui tenait à sélectionner un big à la draft, que se soit sur pick and roll ou bien sur des mains à mains. La connexion Curry-Wiseman a des hauts (une fréquence de 28%), et des bas ces derniers jours (seulement 1pd de moyenne et 30% de réussite) avec quelques erreurs de placement typiques chez les débutants, mais cette association reste prometteuse. 19 points, 18 puis seulement 7, 6, 8 et 12, attendons que le rookie devienne de plus en plus régulier pour se délecter plus souvent d’actions de ce style :

    Anthony Edwards, SG, Minnesota Timberwolves, 6m : 13.7pts, 2rds, 2.2pds

    Le N°1 de la draft est donc pour le moment le meilleur scoreur de sa classe après six matchs en NBA. Sixième homme à Minnesota, l’arrière a pu affirmer son talent en attaque avec cinq matchs de rang avec plus de dix points inscrits. Malgré quelques sorties hasardeuses aux tirs (1/9 à 3-pts chez les Lakers), le rookie peut allumer de loin, profiter d’un mismatch et punir les seconds units adverses grâce à ses qualités athlétiques.

    Le début de saison très médiocre des Timberwolves ne devrait (espérons) pas empêcher coach Saunders de réduire le temps de jeu de son jeune joueur (25 minutes). Bien que le rookie ne pourra clairement pas combler les brèches en défense (114.8 DefRTG), en revanche, il pourrait se montrer d’avantage utile en tant que playmaker en jouant le pick and roll afin de trouver le partenaire démarqué.

    Tyrese Haliburton, G, Sacramento Kings, 5m : 10pts, 2rds, 4.4pds

    On a hésité à le placer dans la catégorie des blessés à cause de sa récente gêne au poignet gauche (celui qui a mis fin à sa saison NCAA) qui lui a coûté un match, mais ses débuts chez les pros est un vrai délice et doivent être soulignés. Actuellement quatrième meilleur scoreur de sa cuvée, Haliburton se démarque avant tout par des statistiques très propres et qui ne ressemblent clairement pas à des chiffres d’un rookie :

    • 52.9% aux tirs,
    • 50% à 3-pts,
    • 87.5% aux Lfs,
    • 67.6%EFG,
    • 4.4pds et seulement 0.8TO

    Les Kings ne pouvaient pas espérer mieux avec ce 12e choix de la dernière draft et ce joueur au QI basket plus élevé que la moyenne. En tant que second porteur de balle derrière De’Aaron Fox et Cory Joseph, le rookie s’est illustré pas sa capacité à jouer vite, à temporiser, à trouver le partenaire démarquer et bien sûr, à dégainer du logo avec cette mécanique de tir si étrange.

    Espérons qu’il ne sera pas absent trop longtemps, car les Kings ont montré de belles choses en ce début de saison dans un rôle de poil à gratter de la Conférence Ouest.

    LaMelo Ball, PG, Charlotte Hornets, 7m, 11.6pts, 4.7rds, 4.9pds

    Un premier match délicat pour ses grands débuts (0pt, 0/5 aux tirs), puis le dernier de la fratrie Ball a peu à peu trouvé ses marques sur le terrain et comme lors de la pré-saison, le rookie monte peu à peu en puissance avec comme match référence la victoire à Dallas avec 22pts, 8rds et 5pds. Son shoot est toujours aussi étrange, avec cette impression de ne jamais voir la même mécanique de tir d’un shoot à l’autre (surtout concernant l’impulsion au niveau de ses jambes). Le Hornet est capable de faire un 4/5 de loin à Dallas comme il peut faire 0/5 à Philadelphie. Toujours à l’affût de la passe « Highlight », Ball est aussi un grand adepte du spin move lorsqu’il drive dans la raquette.

    Encore un peu frêle en défense, il se démarque tout de même par son sens de l’anticipation avec 1.8 interceptions par match (4 ballons volés dans le premier match face aux Sixers). Des éléments qui pouraient remettre en question la titularisation d’un Devonte’ Graham méconnaissable par rapport à la saison dernière. Coach Borrego va-t-il oser ouvrir la porte à l’ère Ball en Caroline du Nord ?


    Ils méritent leur temps de jeu!

    Patrick Williams (de dos) sous les ordes du coach Billy Donovan et aux côtés de l’arrière Ryan Arcidiacono lors d’un match contre les Hawks. (AP Photo/Nam Y. Huh)
    Patrick Williams, F, Chicago Bulls, 7m : 9.6pts, 3.3rds, 1pd

    Intégré dès le début de la saison dans le cinq de départ à la place d’Otto Porter Jr, le très jeune Williams (19 ans) n’a pas démérité en se révélant utile en défense grâce à son physique et sa mobilité. En attaque, l’ancien de Florida State a surpris son monde en dévoilant un handle tout à fait correct pour se séparer de son vis à vis pour ensuite scorer à mi-distance. Il faut avouer qu’il affectionne tout particulièrement ce tir (cf, sa shot chart), et je suis désolé si je me répète, mais il y a vraiment du « Kawhi » dans ce shoot à mi-distance.

    Il n’est bien évidemment pas à l’abri de faire des erreurs de « rookies », mais il devrait apprendre aux côtés du vétéran Thaddeus Young. Si les chiffres sont loin d’être flatteurs (114.2 DefRTG), cela n’empêche pas son coach Billy Donovan de le placer en défense face au MVP Giannis Antetokounmpo lors de la défaite contre Milwaukee, ou encore face au All-Star Domantas Sabonis contre les Pacers. Si les croqueurs que sont Coby White et Zach LaVine arrivent à intégrer un peu plus le rookie dans le jeu offensif, il ne serait pas étonnant de le voir rapidement grimper dans la catégorie juste au dessus.

    Desmond Bane, SG, Memphis Grizzlies, 6m : 9.5pts, 2.5rds, 1pd

    Le dernier joueur sélectionné au premier tour de la draft 2020 ne cesse de se montrer ces derniers jours. Profitant des nombreuses blessures dans le Tennessee (Ja Morant, De’Anthony Melton, Jaren Jackson J., Justise Winslow), le rookie a vu son temps de jeu passer de 10 à 30 minutes en l’espace de quatre rencontres. Une opportunité en or permettant à cet arrière musculeux de montrer son potentiel offensif. Dans la défaite à Boston, Bane profite ainsi du garbage time pour inscrire 9 de ses 16 points avec un joli 3 sur 4 de loin.

    https://www.youtube.com/watch?v=B6w-F64Q9ck

    Le match suivant face à Charlotte, coach Jenkins l’utilise en tant que porteur de balle et cela donne 4 passes décisives pour le rookie. Une tendance qui pourrait s’accentuer dans les jours à venir avec la possibilité de le placer dans le cinq de départ.

    Théo Maledon, PG, Oklahoma City Thunder, 6m : 7pts, 1.7rds, 2.5pds

    Très sincèrement, on pensait placer un autre français dans cette catégorie, mais voilà que l’ancien joueur de l’ASVEL a, en partie, confirmé les belles choses entrevues lors de la pré-saison.

    Avec 12pts, et 4pds dans la victoire à Orlando et face à un collègue de promo Cole Anthony, le français a clairement montré que son vécu en Euroleague lui a énormément apporté concernant le jeu sur demi-terrain. Patient sur pick and roll, capable de lever la tête lorsqu’il drive, et pour ne rien gâcher, il peut envoyer la balle avec une seule main pour le partenaire démarqué dans le corner opposé. Une qualité de passe essentielle en NBA. Si son adresse de loin est encore aléatoire (27.8%), le français doit surtout progresser en défense s’il veut prétendre à plus de temps de jeu derrière George Hill. Mais ce qui est sûr, c’est qu’il est en avance pour le moment par rapport à Ty Jerome, qui est actuellement blessé.

    Payton Pritchard, PG, Boston Celtics, 8m : 8.6pts, 2rds, 3.1pds

    Marcus Smart ne nous avait pas menti. Impressionné avant le début de la saison par le rookie, l’arrière de 26 ans des Celtics ne peut qu’être enthousiaste à l’idée de devenir le mentor d’un jeune joueur hargneux sur le terrain et qui ne recule devant rien.

    Le meilleur joueur de la PAC-12 l’an dernier s’est fait remarqué dans un premier temps lors du match de Noël face à Brooklyn avec son énergie. C’est simple, il ne cesse de se dépenser sur le terrain. Que se soit en défense ou en attaque, il ne se ménage pas, ce qui oblige Brad Stevens à le sortir parfois à cause de la fatigue. Mais ce qui est sûr, c’est que coach Stevens l’adore:

    « Il est prêt, il joue juste, il est malin. C’est un gars qui sait jouer. »

    Brad Stevens via Celtics.com

    S’il y a deux choses que l’on aimerait voir changer rapidement, c’est d’une part, qu’il cherche un peu moins la balle en défense sous peine d’être rapidement limité par les fautes, et d’une autre part, le voir plus souvent mener le jeu des Celtics et de ne pas se contenter de rester dans le corner. Son match record contre les Raptors (23pts) vient confirmer le potentiel de ce joueur, un futur FVV?


    Bon… Ce n’est que le début… Soyons patients

    Killian Hayes à l’écoute des consignes du coach Dwane Casey. Credit: Raj Mehta-USA TODAY Sports
    Killian Hayes, PG, Detroit Pistons, 7m : 4.6pts, 1.1rds, 3.6pds

    Un début de saison pour le moins très compliqué pour l’ancien choletais qui, malgré le soutien de son coach Dwane Casey et des anciens All-Stars Blake Griffin et Derrick Rose, ne semble pas être en mesure d’apporter plus sur le terrain. Déjà deux rencontres coup sur coup sans le moindre point face aux Warriors (pire défense de la ligue) puis face aux Celtics. Le français né en Floride est trop prévisible sur le terrain, manque d’ingéniosité sur pick and roll et n’est pas assez saignant dans ses drives. S’il peut planter de loin par moment, c’est loin d’être rentable (23.5%). Le staff des Pistons préfèrent déjà donner le ballon dans les mains de Derrick Rose, voire dans celles de Blake Griffin dans le money time sous les yeux d’un Killian sur le banc. Symbole de ce début de saison chaotique, Killian s’est blessé à la hanche suite à un ballon perdu.

    Il n’est pas non plus impossible de voir une évolution à la D’Angelo Russell qui avait lui aussi connu des difficultés lors de ses débuts aux côtés de Kobe Bryant. Patience.

    Aleksej Pokusevski, F, Oklahoma City Thunder, 5m : 1pt, 3.8rds, 1.4pds

    Il aura fallu quinze tirs avant de marquer son premier panier en NBA, le géant serbe montre, sans surprise, quelque difficultés à s’adapter au jeu NBA après une saison en 2e division grecque. Pourtant son coach Mark Daigneault ne manque pas de lui donner du temps de jeu (16 minutes). Il faut dire que son profil est atypique pour un ailier (2m13-86kg), et que les situations de mismatchs sont donc devenues monnaie courante dans une rencontre face au Thunder. S’il se montre intéressant en défense (1 int, 1blk), il doit encore régler la mire de loin (1/16), s’il ne veut pas voir son temps de jeu fondre au profit d’un Trevor Ariza sur le retour… Non oubliez.


    Ils sont coincés à l’infirmerie

    Isaac Okoro, SF, Cleveland Cavaliers, 2m : 5.5pts, 3rds, 2.5pds

    Quel dommage ! Deux matchs, deux victoires, près de 38′ minutes de temps de jeu en moyenne passées sur le terrain mais voilà que l’ancien joueur d’Auburn se blesse au pied gauche et doit attendre le feu vert du staff médical pour retrouver ses coéquipiers. Nul doute que l’on reverra bientôt ce compétiteur qui nous avait tant séduit lors des matchs de pré-saison, et profiter de ce début de saison intéressant des Cavaliers.

    Obi Toppin, PF, New York Knicks, 1m : 9pts, 3rds, 1pd

    Un seul match joué et voilà que le rookie vedette des Knicks se retrouve déjà entre les mains du staff médical. Le new yorkais n’a pas posé un seul orteil sur un parquet après une douleur au niveau de sa cuisse droite selon Ian Begley via SNY. Une blessure relevée depuis le 26 décembre dernier, et son retour sera conditionné par de multiples ré-évaluations afin de déterminer si oui ou non le rookie pourra participer lui aussi à ce bon début de saison de sa franchise. La date du 6 janvier a été évoquée… Croisons les doigts !

    Jalen Smith, F-C, Phoenix Suns, 2m : 2pts, 2.5rds, 0.5pd

    Après une pré-saison plus ou moins compliquée avec quelques errances en défense et un shoot extérieur qui ne rentre pas, le rookie sélectionné en 10e position en novembre dernier a dû quitter prématurément ses partenaires lors du deuxième match de la saison après s’être foulé la cheville gauche. On ne plaisante pas avec les blessures à la cheville dans le basket et voilà le rookie out depuis. Il n’est pas impossible de le revoir en tenue cette semaine à domicile face aux Raptors.

    Onyeka Okongwu, F-C, Atlanta Hawks

    Suite à une inflammation décelée au niveau du gros orteil gauche, l’intérieur choisi en 6e position de la dernière draft par les Hawks avait déjà été annoncé out pour le début de la saison. La franchise a tablé sur les deux premiers matchs, et nous voilà avec plus de 6 matchs joués et toujours pas de nouvelles concernant un éventuel retour du rookie. Néanmoins, ce dernier participerait à des entraînements mais tout en douceur (via Rotoworld).


    10 autres élèves à surveiller :

    • Immanuel Quickley, G, New York Knicks, 3m : 10pts, 1.3rd, 1.3pds
    • Saddiq Bey, SF, Detroit Pistons, 6m : 8.8pts, 4.2rds, 0.7pd
    • Cole Anthony, PG, Orlando Magic, 7m : 8.7pts, 5rds, 3.4pds
    • Precious Achiuwa, PF, Miami Heat, 6m : 7.5pts, 4.5rds, 0.5pd
    • Deni Avdija, F, Washington Wizards, 7m : 7.1pts, 4.6rds, 2.4pds
    • Jordan Nwora, F, Milwaukee Bucks, 5m : 6.6pts, 2rds, 0pd
    • Tyrese Maxey, G, Philadelphie Sixers, 7m : 6.3pts, 1.4rds, 1.6pds
    • Xavier Tillman Sr, PF, Memphis Grizzlies, 1m : 6pts, 6rds, 0pd
    • Facundo Campazzo, PG, Denver Nuggets, 6m : 3.8pts, 0.8rd, 1.2pds
    • Devin Vassell, SG, San Antonio Spurs, 5m : 3.4pts, 3rds, 1pd
  • Le carnet des rookies: édition spéciale pré-saison

    Le carnet des rookies: édition spéciale pré-saison

    Illustration by @romain_sk_97

    Un mois après avoir été draftés, les rookies de la promotion 2020 sont déjà mis à contribution sans passer par la case Summer League. Des conditions historiques, qui ne vont pas nous empêcher de (sur)réagir au sujet de leurs performances. On va faire court (comme cette pré-saison), voici les rookies qui ont retenu notre attention lors de cette pré-saison, et les nominés sont…


    …Dans la catégorie : « On ne va pas beaucoup gagner mais au moins on va s’amuser ! »

    LaMelo Ball (3e choix, Charlotte Hornets)

    https://twitter.com/_halshatti/status/1340226061771165697

    Il n’aura pas fallu longtemps avant que les Hornets profitent de la qualité de passe « Globetrotteresque » du petit dernier de la famille Ball. La franchise de Michael Jordan a vraiment la poisse avec la blessure récente de Gordon Hayward, mais pour redonner le sourire, rien de mieux que des contre-attaques lancées par leur tout nouveau rookie. Jamais à court d’idées pour surprendre l’assistance, même sur des passes basiques, LaMelo se fait et (pense ?) faire plaisir à ses coéquipiers avec 3.8pds par match… Et 3.5 turnovers par matchs (via NBA.com). Bref, il ne s’agit que de matchs de pré-saison, et le LaMelo Assists Show pourrait suffire à attirer du monde sur le League Pass, tout en ayant conscience que l’on peut tomber à tout moment sur une horrible performance aux tirs (26.2% aux tirs, 27.3% à 3-pts, via NBA.com)


    …Dans la catégorie : « Remplaçant en NCAA, Titulaire en NBA… »

    Patrick Williams (4e choix, Chicago Bulls)

    Sa côte n’avait cessé de monter quelques jours avant la Draft. Annoncé autour de la 14e-20e place en juin dernier, il a donc gagné plus d’une dizaine de places sans même avoir joué la moindre minute… Il faut avouer qu’une bonne partie des doutes concernant Williams se sont rapidement évaporés après quelques minutes passées à scorer sur pull up à mi-distance avec une aisance plutôt surprenante, et qui rappelle un certain Kawhi Leonard dans ses jeunes années. Titulaire dès son troisième match de pré-saison, avec plus de 27 minutes de moyenne passées sur le parquet et un ratio +/- de +5.3 (pour un joueur des Bulls, c’est énorme, via NBA.com), Otto Porter et son gros contrat peuvent commencer à s’inquiéter.


    …Dans la catégorie : « Même si c’est un match amical, il faut gagner. »

    Isaac Okoro (5e choix, Cleveland Cavaliers)

    Il n’a joué que 4 matchs et le jeune Okoro peut déjà se targuer d’avoir un Game Winner à son actif chez les pros. Réputé bon défenseur, l’ancien joueur de la faculté d’Auburn a surpris son monde en se montrant adroit de loin (45.5% 3-pts, via NBA.com). Les Cavaliers auraient-ils bien drafté cette année ? Car avec son énergie en défense, sa capacité à tirer de loin mais surtout de driver ligne de fond, et sur des closeouts, coach Bickerstaff tient là un joueur très intéressant au poste 3. Le rookie joue pour gagner et cela se concrétise par cette défense clutch suivi d’un and one victorieux face aux Pacers. La question cette saison est de savoir si à lui seul il peut empêcher la franchise de se placer dans les premières places de la Draft pour avoir Cade Cunningham ?


    …Dans la catégorie : « Duel à distance entre meneurs français »

    Killian Hayes (7e choix, Detroit Pistons) vs Théo Maledon (34e choix, OKC Thunder)

    Vous avez d’un côté le joueur français le plus haut drafté de l’histoire et de l’autre côté le poulain de Tony Parker qui a vu défiler 33 joueurs avant d’être enfin appelé lors de cette fameuse cérémonie. Tous les deux ont atterri dans des équipes qui ne devraient pas avoir des ambitions trop élevées cette saison et donc cela veut dire de réelles opportunités pour se montrer. Si l’ancien choletais Hayes rencontre certaines difficultés face à la rapidité du jeu NBA (28.6% aux tirs, 3 tov, via NBA.com), Maledon a lui tout simplement époustouflé son petit monde avec cette patience digne d’un vétéran sur pick & roll, et un shoot de loin efficace (15.5pts et 44.4%, via NBA.com). Ce dernier est pour le moment, le meilleur scoreur de sa classe pour cette pré-saison. Ne pas… S’emballer…


    …Dans la catégorie : « Vous êtes sûr que c’est sa première année ? »

    Devin Vassell (11e choix, San Antonio Spurs)

    https://twitter.com/MarkC_NBA/status/1337945642920919040

    Mais bien sûr… Comment cela aurait pu en être autrement ? Les Spurs qui draftent un joueur solide dans tous les compartiments du jeu. Intelligent dans son placement offensif, malin et vicieux en défense, Vassell a tout pour prendre du temps de jeu au sein d’un roster vieillissant (Mills, DeRozan, Gay, Aldridge). En trois matchs de pré-saison, il tourne à 13.7pts de moyenne, ce qui fait de lui le deuxième meilleur scoreur de sa classe avec des pourcentages au dessus des 50% à 2-pts et à 3-pts (via NBA.com). L’ancien de Florida State se démarque surtout par sa présence en défense et son sens de l’anticipation (3 interceptions par match!). Est-ce que les dix équipes qui l’ont snobé lors de la Draft savaient qu’il s’agissait bien d’un prospect ?


    …Dans la catégorie : « Lui, il a un nom d’une future star, et en plus son père a joué en NBA ! »

    Cole Anthony (15e choix, Orlando Magic)

    https://www.youtube.com/watch?v=ghVZf8MKMF4

    ESPN l’a bien montré lors de sa sélection en novembre dernier avec ce documentaire réalisé par la mère du joueur en 2013: le jeune Cole se voyait en NBA dès le plus jeune âge. Un rêve se réalise, et évidemment, il y avait cette petite boule au ventre au moment d’effectuer ses premiers pas chez les pros (7pts pour sa première). Plus confiant par la suite (16 et 13 points), l’arrière est tout à fait capable de sanctionner de loin (47.1% à 3-pts, et plus de 4 tentatives par match, via NBA.com). Il finira sur une très bonne note face à LaMelo Ball avec 19pts et un floater clutch dans les dernières secondes d’un match remporté par Orlando. Une bonne détente pour sa taille, un handle et un shoot déjà bien rodés si l’on compare à Michael Carter-Williams et Markelle Fultz, et ce dernier va d’ailleurs tout faire pour être son mentor… Bon et bien on peut déjà donner le R.O.Y à Anthony !


    …Dans la catégorie: « Avec de tels mentors, impossible que ça foire ! »

    Precious Achiuwa (20e choix, Miami Heat)

    Voici, selon Pat Riley, le joueur le plus athlétique et le plus physique de cette cuvée. Le musculeux Achiuwa a une chance que d’autres rookies n’auront pas cette saison : évoluer dans une excellente organisation et aux côtés de mentors qui ne pourront que l’aider à avancer dans sa carrière. Avec Bam et UD, l’ancien joueur de Penny Hardaway apprendra de jours en jours auquel il convient d’ajouter le très compétent département du développement des joueurs de Miami. Utilisé avec parcimonie par coach Spo, on a néanmoins pu voir que l’intérieur était capable de poser quelques dribbles et finir avec le contact. Son adresse aux lancers-francs est rassurante (75%), et il semblerait que Goran Dragic soit prêt à l’alimenter régulièrement.


    …Dans la catégorie: « Encore un arrière à succès made in Kentucky ? »

    Immanuel Quickley (25e choix, New York Knicks)

    Un petit rayon de soleil surgit au dessus du MSG à New York. Un arrière pas plus grand qu’un Steve Nash par exemple, mais pas réputé pour être un meneur de jeu en NCAA. On le voit plutôt comme un arrière scoreur capable d’artiller de loin, d’utiliser le floater et de jouer de temps en temps le pick & roll à la Lou Williams. Et pourtant son excellent match contre Cleveland (22pts, 5pds, 5ints) a laissé entrevoir de réels espoirs quant à le voir jouer au poste 1 aux côtés de RJ Barrett qui a terriblement besoin de spacing autour de lui pour briller. Son envergure (2.03m!) semble être son réel atout, pour convaincre coach Thibs de ne pas le laisser trop longtemps sur le banc cette saison. Après Tyler Herro l’année dernière, « Quick » reprendra-t-il le flambeau du joueur à succès from Kentucky ?


    …Dans la catégorie : « J’aime passer du temps près du cercle »

    Cassius Stanley (54e choix, Indiana Pacers)

    Drafté en toute fin du second tour en novembre dernier par les Pacers, l’ancien freshman de l’université de Duke fait sans aucun doute parti des joueurs les plus explosifs de cette cuvée. Le jeune ailier de 21 ans a du jus dans les jambes et les fans d’Indiana ont forcément eu le droit à un petit aperçu de ses qualités de voltigeur face aux Sixers. Loin d’être encore fiable de loin, et ne lui demander pas de poser plus de deux dribbles, Stanley aura fort à faire pour grappiller du temps de jeu au sein d’un roster constitué des extérieurs TJ « Bubble MVP » Warren, Jeremy Lamb, Doug McDermott voir Kelan Martin. Pas un soucis, il va pouvoir enfiler le costume du dunkeur fou à la Gerald Green version 2006 et se chauffer à l’entraînement avec Jalen Lecque, un autre spécimen du genre.