Nous continuons notre série et ressortons plusieurs déclarations et anecdotes au début des années 2010. Pour cet article, nous avons choisi des extraits tirés du livre de Ian Thomsen: The Soul of Basketball concernant les débuts de LeBron James avec le Heat de Miami.
LeBron James lors de la cérémonie du Big Three à l’AAA, jullet 2010 – Bleacher Report
MIAMI, 22 novembre 2010
L’été est terminé, l’épisode houleux de ‘The Decision’ suivi de la fête à l’American Airlines Arena restent dans tous les esprits. LeBron a quitté l’Ohio pour la Floride, en plus du climat, il a dû s’adapter à une tout autre ambiance de travail.
Chaque lundi, lors de la séance d’entraînement au sein de l’AAA, le staff du Heat impose depuis plusieurs saisons des tests sur les joueurs avec la prise du poids et un relevé du taux de masse grasse, et ce, même pendant les Playoffs.
« Lors de sa première année, il était autour des 120kg et avec un taux de masse grasse entre 8 et 9%. Je pensais qu’il était un petit peu lourd, donc je lui ai demandé : ‘Et si tu descendais à 112kg et à 6% de masse grasse ? Vitesse et vivacité, et ce sera mieux pour tes genoux, tu pourra sauter un peu plus haut. Il m’a juste souri et m’a répondu : ‘Coach, je me sens bien, je suis en grande forme.’ » Pat Riley
The Soul of Basketball
Le boss de la franchise floridienne n’allait pas entrer dans un débat avec un joueur qui jusque là, avait enchaîné 627 matchs sur 656 possibles sans oublier les 92 matchs de Playoffs avec un temps de jeu conséquent. Mais lors de sa 2e saison avec le Heat, James est tout de même descendu sous les 115kg, soit la barre qu’avait placé Pat Riley. Ce dernier, est sans aucun doute omnibulé par la forme physique de ses joueurs.
« Je n’oublierai jamais ce que Kareem Abdul-Jabbar m’a dit juste avant mon tout premier match en tant que coach des Lakers. Il m’a dit : ‘Écoute Pat, tu me connais. Je vais rentrer sur le terrain et jouer aussi dur que possible tous les soirs et tout donner. Ce que j’aimerai que tu fasses, c’est de faire en sorte de garder tout le monde en forme et de les pousser à faire les efforts. Et je n’aurai pas à m’en soucier.’ Je n’oublierai jamais ces mots. Et quand LeBron est arrivé, j’ai su ce que je devais faire cela pour lui. » Pat Riley
Un message que Riley a pu faire passer auprès du ‘King’ grâce à celui qui côtoie ces exigences depuis ses débuts dans la ligue, et qui se trouve être l’un des ses meilleurs amis: Dwyane Wade. Le fait que cette méthode ait rapporté un titre en 2006 a aussi facilité les choses.
LeBron James et Dwyane Wade lors du training camp 2010 – Issac Baldizon/NBAE via Getty Images
La forme physique est une facette essentielle de la ‘Heat Culure’. Mais Riley axe également ses priorités sur ce qui entoure ses joueurs. Il voulait instaurer un environnement sain lui permettant ainsi de triompher.
« Les joueurs devraient avoir une routine tous les jours. Pas de chaos, pas vingt-cinq personnes autour du vestiaire, dans la salle de musuclation, aux entraînements. […] Si j’étais encore coach ? Ni pensez même pas. Ce serait comme à l’armée. Mais je ne suis pas le coach. Et je ne vais pas non plus forcer ces choses là pour Spoelstra. Mais pour LeBron, (les exigences) n’étaient pas sévères. Elles étaient juste différentes. » Pat Riley
Des conditions totalement à l’opposé de ce que James a connu à Cleveland, et ce dernier a mis un peu de temps à s’y faire.
« Il a eu un peu de difficultés au début avec ça. Mais je me rappelle lui avoir dit : ‘Peut-être que c’est la chose qu’il te manquait. Peut-être que tu ne l’avais pas à Cleveland. Peut-être que c’est tout simplement ce qu’il te manque. Essaye juste au moins une fois.’ » Pat Riley
Les habitudes de James ont été boulversées sous l’impulsion de Riley et de la franchise. Ses conseillers (ses amis) ne font pas parti de l’avion de l’équipe, un changement par rapport à son époque Cavaliers.
« Dans les années 80 avec les Lakers, les joueurs venaient me voir et me disaient : ‘On ne veut pas des familles dans l’avion.’ Une fois que vous acceptez une ou deux personnes, après vous avez les amis, puis les cousins, puis les parents. Ce n’est plus une équipe de basket qui essaye de botter le cul des autres équipes, ça devient une sorte de voyage de vacances. » Pat Riley
Le Big Three lors de son 1er match à Boston, octobre 2010 – AP Photo/Winslow Townson
DALLAS, 27 novembre 2010
Les débuts du Big three sont plus compliqués que prévus avec un bilan de 9v-8d. Une défaite 106-95 à Dallas, et LeBron James n’a pas su contenir sa frustration avec ce petit coup d’épaule contre son coach Erik Spoelstra lors d’un temps mort dans le 3e quart-temps. Un événement largement relevé par les médias, mais pour Riley ce n’est rien.
« Ca, pour moi, ce n’est rien. Je veux dire, bon sang, j’avais l’habitude de charger sur le terrain vers des joueurs et de les attraper à la poitrine avec leur maillot. » Pat Riley
Néanmoins, il est reporté par ESPN, selon une source proche de l’entourage de James, que Spoelstra était trop dur avec James, et qu’il lui avait dit, en présence de toute l’équipe, d’être plus sérieux. Les joueurs auraient l’impression de ne pas être eux-même.
« Qui que ce soit dans sa ‘famille’ qui a porté ces accusations tôt dans la saison. Avant même d’avoir joué 20 matchs, n’a absolument rien compris concernant les dynamiques pour construire cette équipe. » Pat Riley
Ce début d’exercice compliqué et les tensions naissantes au sein du groupe ont forcé la planification d’un meeting le lendemain de la défaite à Dallas. Dans son bureau, Riley convoqua le big three.
« Ils ont juste dit: ‘On ne le sent pas.’ ou quelque chose du genre. Et je me rappelle que LeBron me regardait et m’a dit : ‘Ça ne te démange pas ?’ J’ai dit : ‘Démangé de quoi ?’ Il a dit : ‘Démangé de coacher à nouveau ?’, J’ai répondu : ‘Non ça ne me démange pas pour ça’. Il ne m’a pas posé d’autres questions et je n’ai pas donné d’autres réponses. Je me remémore souvent ce moment et je me demande à quoi il pensait à cet instant. Il est sorti de la salle en se grattant la jambe comme si ça le démangeait. » Pat Riley
Erik Spoelstra et LeBron james 2010 – Marc Serota Getty Images
CLEVELAND, 2 décembre 2010
Miami a repris quelques couleurs après ce meeting en enchaînant une victoire contre Washington puis contre Detroit. Le jour suivant, James et sa nouvelle équipe doivent affronter les Cavaliers et toute une ville qui se prépare à se défouler sur leur ancien prodige. En bon leader, Wade a placé ses mots face aux journalistes juste avant le match.
« Cette famille, sa nouvelle famille le soutient et l’aime profondément. C’est un match spécial pour notre frère. » Dwyane Wade
On pouvait entendre le bruit et la colère des fans de Cleveland dans le vestiaire, les murs tremblaient, l’arène était chauffée à blanc. Mais James a senti qu’il n’était plus seul. Sur le tableau blanc furent notés les mots : band of brothers, tirés d’un livre sur la WWII. Les coéquipiers de James veulent faire en sorte de gagner ce match, coûte que coûte, même au détriment du beau jeu.
La consigne était d’éteindre l’une des rares menaces offensives des Cavs : Mo Williams. Dès le début, Wade intercepte un ballon et part pour le dunk, s’en suit une série de prise à deux et une défense étouffante sur le pick and roll. L’arrière des Cavs sera limité à 2/8 aux tirs sans oublier 4 pertes de balle. En face, James a rempli sa feuille de stats avec 38pts, 8pds et aucun ballon perdu.
« Je ne pense pas que vous pouvez réaliser le match qu’il a réalisé à moins d’avoir cette sérénité qu’il a en lui. Cela montre à quel point il est exceptionnel pour faire la part des choses et jouer. » Pat Riley
Cet état d’esprit et cette solidarité affichés dans cette rencontre ont facilité la construction de cette équipe. Un match à part tout de même, 4 fans ont été éjectés, un autre arrêté, 14 hommes de la sécurité surveillaient le banc du Heat, et un tunnel humain a été préconisé pour que les joueurs du Heat puissent regagner le vestiaire.
*extraits recueillis dans le livre de Ian Thomsen: The Soul of Basketball: The epic showdown between LeBron, Kobe, Doc and Dirk that saved the NBA.
Tous les fans NBA connaissent: « The Decision ». Cette histoire, cette erreur de communication, ces paroles maladroites. Dans cet article, vous y trouverez des anecdotes et des citations de Pat Riley (Miami Heat), tirées du livre de Ian Thomsen: The Soul of Basketball.
LeBron James lors du show TV programmé par ESPN – via Balita.com
13 mai 2010, LeBron James et les Cavaliers se font sortir prématurément au 2e tour des Playoffs face aux Celtics (2v-4d) et ce, malgré une saison extraordinaire (61v-21d). Un échec supplémentaire dans la quête du titre pour le « King » qui va devenir libre fin juin. Pour la première fois de sa carrière, James va pouvoir choisir sa destination.
LeBron James à Boston lors des Playoffs 2010 – via Cavaliersnation.com
En plus de Cleveland, cinq équipes ont pu obtenir un entretien dans l’Ohio avec LeBron James et son entourage : les New Jersey Nets avec leur nouveau propriétaire: le milliardaire russe Mikhail Prokhorov en compagnie de Jay-Z, les Chicago Bulls, les New York Knicks avec leur tout nouveau coach Mike D’Antoni, les LA Clippers et le Miami Heat.
Le Miami Heat est une jeune franchise âgée de seulement 22 ans mais qui possède dans ses bureaux depuis 1995, l’une des figures les plus célèbres de la ligue: Pat Riley. L’ancien arrière des Lakers dans les 70’s a été le coach des plus grandes stars de la NBA des années 80 aux années 2000: Magic Johnson, Kareem Abdul-Jabbar, Patrick Ewing, Shaquille O’Neal, Dwyane Wade…
Pat Riley en conférence de presse pour la saison 2011-12 – via Hoops Habit
Connu pour ses discours et sa rigueur de fer dans la préparation, le coach NBA aux cinq bagues de champion occupe le poste de président au sein de l’organisation du Heat. En charge de toutes les opérations basket, il avait établi un superbe plan quatre ans avant cette intersaison 2010.
« Depuis 2006, nous avons pensé à ça, […] que nous souhaitions avoir cette opportunité de les réunir. […] J’avais annoncé que cela allait être l’opportunité d’une vie de construire une équipe via la Free Agency. D’autant plus que vous avez l’un de ces joueurs. » se remémore Pat Riley, qui était encore coach et président du Heat à l’époque.
The Soul of Basketball
Champion NBA en 2006 avec les superstars Dwyane Wade et Shaquille O’Neal, le Heat a connu ensuite une sévère descente aux enfers. Les blessures à répétition de Wade et la surcharge pondérale du Shaq n’arrangent rien, et Miami présente le pire bilan de la ligue lors de la saison 2007-08. Lors de la Trade deadline, Riley surprend la ligue en échangeant O’Neal contre l’ailier des Suns Shawn Marion. Une transaction pas très bien vécue par Wade.
«A quoi vous pensez coach ? Comment allons-nous reconstruire une équipe pour gagner un titre ?» demanda Wade à son coach.
« Le plan était d’investir sur des contrats courts pour maintenir cette flexibilité pour l’été 2010. […] Il (Wade) était de plus en plus impatient. Il me disait : ‘Si tu penses que LeBron va venir ici, tu es en train de rêver.’ J’ai acquiescé de la tête, je ne connaissais pas LeBron comme Wade le connaissait. Mais je ne pouvais pas croire que si Dwyane Wade, LeBron James et Chris Bosh pouvaient avoir la chance de jouer ensemble, ils ne voudraient pas le faire. » Pat Riley
Pat Riley et Dwyane Wade – via Bleacher Report
Riley a toujours eu la prétention de savoir mieux que les stars elles-même ce qu’il y a de mieux pour elles. En novembre 2009, lors de la réception des Cavaliers à Miami, Michael Jordan, (l’idole de LeBron James) est assis aux côtés de Pat Riley. LeBron et Jordan? Dans la même salle? La même ville? Riley aurait-il planifié cet éventuel rendez-vous?
« Je n’ai jamais fait ça. Ce sont des Fake News. Cela ne s’est pas passé comme ça. » Pat Riley
« Je me rappelle avoir reçu un coup de fil de Mike Fratello (ancien coach NBA et commentateur TV). Il m’a invité à dîner et Michael Jordan était en ville aussi, donc il est venu au dîner. […] Je l’ai invité pour le match et il m’a répondu : ‘Je viens au match seulement si je peux m’asseoir à côté de toi’. Donc nous voilà assis à côté pendant le match à parler de ce qui se passait en nous couvrant la bouche pour que personne ne puisse lire sur nos lèvres. On ne parlait que du match mais tout le monde pensait que je les avais réuni tous les deux ce soir là. » Pat Riley
« Il n’y a jamais eu de conversations sur LeBron, ou un meeting, ou les rassembler tous les deux. Pourquoi Michael voudrait m’aider de toute façon ? » Pat Riley
Pat Riley aux côtés de Michael Jordan – via Morning Journal
Peut-être qu’il a demandé à Dwyane Wade, ami de LeBron, de lui parler afin de le convaincre de signer à Miami?
« Je n’ai pas une seule fois demander à Dwyane : ‘Je veux que tu parles à LeBron’. Jamais. […] Si il l’a fait, c’est de son propre chef. Il savait que j’étais sur ces gars, que je préparai des rendez-vous si jamais on était sur leur liste. Et évidemment, on était sur leur liste. » Pat Riley
1er juillet 2010, les franchises ont le feu vert pour parler aux joueurs sans contrat. Ce jour là, Riley et le Heat envoient un lien internet pour James afin de préparer le terrain pour un futur entretien.
« Le 1er juillet, nous lui avons envoyé des identifiants pour se connecter sur un site contenant quatre parties différentes. D’une durée d’environ 30 minutes, sur la ville de Miami, la franchise, le propriétaire, notre quête de titres. Comme il s’est connecté, nous étions capables de voir où il s’est rendu sur le site. Il était très actif. Il a regardé notre présentation avant notre rendez-vous plus que n’importe quel autre joueur ne l’a fait. » Pat Riley
2 juillet 2010, le jour du meeting est enfin arrivé. Dans la salle, le Heat est représenté par Pat Riley (GM), Andy Elisburg (Assistant GM), Micky Arison (propriétaire), Nick Arison (vice-président et fils du propriétaire), Erik Spoelstra (coach) et Alonzo Mourning (ancienne légende du Heat).
En face, le camp de LeBron James est composé de son agent Leon Rose, et de ses amis de longue date Maverick Carter et Randy Sims.
« J’ai commencé par : je veux que tu comprennes que nous allons faire en sorte que la chose la plus importante reste la chose la plus importante » Pat Riley
Carter s’est mis à hocher la tête et à sourire. Il avait reconnu le début du livre ‘First Thing First‘ de Stephen Covey sur l’amélioration de soi.
« C’est le début du livre : la chose la plus importante doit rester la plus importante. Maintenant, la chose la plus importante pour nous est de gagner des titres. La chose la plus importante pour nous est la continuité, le management et le coaching. La chose la plus importante pour nous c’est l’engagement, un seul propriétaire qui peut prendre toutes les décisions pour gagner des titres, posséder sa propre salle, construire une culture afin de se préparer à jouer le titre. Et, nous pensons que toi, Chris et Dwyane pouvez faire quelque chose de vraiment spécial. » Pat Riley
Puis, Riley a enchaîné en présentant le propriétaire: Micky Arison. L’homme qui met l’argent sur la table, et qui ce jour là, a bien assuré à LeBron qu’il n’hésitera pas à dépenser.
« L’un des thèmes abordé lors de ce meeting, c’est l’homme qui dit ‘oui’. Il a dit ‘oui’ pour gagner. Il a dit ‘oui’ pour un contrat de 125M$ pour Alonzo Mourning, et même pas 20 secondes après, il a dit ‘oui’ pour un autre contrat de 105M$ pour Juwan Howard, et après pour P.J. Brown et après Dan Majerle, et puis Brian Grant, et puis pour Eddie Jones et plus tard Shaquille O’Neal. […] Dès que Micky aperçoit une fenêtre pour le titre, et il est assez intelligent comme homme d’affaire pour voir ça, il dira ‘oui’. Il est en train de dire ‘oui’ à toi, à la taxe, et à tout le reste. » Pat Riley
Pat Riley et Micky Arison – via Miami Herald
Riley a laissé ensuite Spoelstra et Arison prendre en charge la suite de l’entretien avec à l’appui des vidéos sur comment LeBron pourrait s’intégrer dans l’équipe. Alors que la présentation continue, Pat Riley sort de sa valise, un graphique et un sac.
« J’ai posé le sac juste à côté de moi sur la table et j’ai sorti un autre graphique et l’ai posé sur la table. » Pat Riley
James n’était pas intéressé par le graphique, mais plus par le sac.
« LeBron m’a demandé : ‘Qu’est-ce qu’il y a dedans ?’ Ensuite, LeBron l’ouvre et le vide sur la table. Il y avait 35 bagues différentes. » Pat Riley
En 2006, le bijoutier Jostens avait créé une demi-douzaine de modèles pour célébrer le titre du Heat. Riley avait gardé ces exemplaires dans ce sac avec toutes celles qu’il avait accumulé depuis ses années au collège.
« Il a joué avec pendant un moment. Il avait ce sourire sur son visage et il disait : ‘Quelles sont ces bagues ?’ J’ai répondu : ‘Ce sont des bagues de All-Star’. J’étais habitué à me déplacer dans le vestiaire (des All-Stars de la conférence Ouest) et tous les joueurs voulaient me huer car ils me voyaient chaque année. » Pat Riley
Pat Riley a coaché l’équipe All-Star de l’Ouest 8 fois en 9 ans. De plus, il avait 6 bagues de champions avec les Lakers, en tant que joueur, assistant coach, une bague pour son entrée au HOF en 2008 ect… En face, LBJ n’avait rien dans son sac imaginaire, et ça, Pat Riley le savait bien.
Riley avec l’une de ses bagues de champion NBA en tant que coach. – via ESPN
Riley poursuivit l’entretien en évoquant les superteams et les titres.
« Une partie de ma présentation était sur les superteams, des équipes qui ont gagné plusieurs championnats […], qui ont minimum trois joueurs que l’on peut considérer comme des superstars. Des grands joueurs qui ont sacrifié points, rebonds, et toutes ces choses pour remporter le titre. » Pat Riley
« C’est essentiel. Tu ne vas pas gagner de titre en ajoutant simplement des gars. Cleveland a tout tenté pour toi. Toronto a tout tenté pour Chris. Mais ils ne pouvaient pas vous entourer des joueurs dont vous aviez besoin pour gagner un titre.[…] Il y aura un tout autre niveau d’attente, qui sera plus élevé que lors des années « Chosen-1 ». Tu dois gagner maintenant, car si ce n’est pas le cas, ce sera un échec monumental. » Pat Riley
4 juillet 2010, Pat Riley reçoit un appel de Leon Rose qui lui assure que les trois stars se dirigent bien vers Miami. Mais Pat Riley sait bien que cet appel n’est pas pour autant une confirmation. Wade et Bosh continuaient leurs meetings. Pat Riley n’a pas pris le risque de harceler ces stars et de leur mettre la pression malgré l’incertitude et la nervosité ambiante.
« Bon, si on n’a pas ces trois gars et qu’ils décident d’aller ailleurs, alors on aura 48M$ à dépenser. Et il nous reste Mario Chalmers et Joel Anthony. » Pat Riley
8 juillet 2010, le jour J. L’émission ‘The Decision’ a lieu, malgré les réticences de nombreuses personnes au sein de la ligue.
« Je n’étais pas d’accord avec ça (avec le show TV). J’ai dit : ‘Ne fais pas ça !’ S’il allait vraiment le faire, il aurait du d’abord se diriger vers le bureau de Dan Gilbert et lui dire. » Pat Riley
Wade et Bosh avaient annoncé leurs intentions de signer avec le Heat un jour plus tôt, et LeBron venait de prononcer ces mots inoubliables:
« I’m going to take my talents to South Beach and join the Miami Heat » LeBron James
LeBron James lors de The Decision – via TrashTalk
« Quand il a dit ça, j’ai hurlé ! J’ai célébré avec Micky Arison et couru dehors et je pouvais entendre des cris de joie et des applaudissements partout dans South Beach. C’était une expérience incroyable. » Pat Riley
« Cette nuit, à 3h du matin, on s’est retrouvé à l’aéroport. Il y avait deux jet privés qui ont attéri. Je me rappelle m’être dirigé directement vers LeBron, il était épuisé. Il avait presque les larmes aux yeux. » Riley
Déjà à ce moment, le camp du joueur était au courant à propos de la terrible lettre accusatrice du propriétaire de Cleveland, Dan Gilbert.
« Cette lettre leur a vraiment fait du mal. LeBron m’a simplement pris dans ses bras puis s’effondra. Et je me rappelle juste que tout cela semblait trop lourd pour eux. Ce n’était pas comme s’ils étaient heureux d’être à Miami. Il venait juste de couper le cordon avec sa vie à Akron (Ohio), et cela demande énormément de courage pour faire ça» Riley
9 juillet 2010, Wade, Bosh et LBJ ont demandé à Pat Riley un contrat de 6 ans, ce qui signifie que Miami doit négocier un sign and trade avec Cleveland et Toronto un jour après ‘The Decision‘.
« Les échanges ne furent pas une partie de plaisir. » Pat Riley
Dans les négociations, Miami a dû lâcher deux choix de 1er tour de draft ainsi que deux 2nd tour. Toronto a également récupéré des choix de draft, de quoi compromettre l’avenir à long terme de la franchise floridienne.
« On les avait en fait avec nous dans notre bureau avec leurs familles et leurs représentants. Tout le monde étaient souriants et heureux et la dernière chose que vous voulez dire c’est : ‘On ne peut pas faire ces transactions’. Et d’entrer dans un débat. Henry Thomas (agent de Bosh et Wade) m’a dit : ‘Ces gars en valent la peine.’» Pat Riley
Mais, ces stars ont tout de même accepté de réduire leur salaire annuel afin de signer d’autres joueurs, James voulait jouer avec Mike Miller puis Wade a voulu faire prolonger son ami de longue date: Udonis Haslem. Les autres recrues n’ont pu signer qu’au minimum salarial.
« On avait 7 joueurs dès le départ puis tout le monde a commencé à nous appeler. ‘Voulez vous Juwan Howard pour le minium ?’ On a eu Ilgauskas au minimum, on a eu Eddie House au minimum. Avant que vous vous en rendiez compte, on a pu construire un effectif rempli de solides vétérans pour cette première saison. » Pat Riley
Chris Bosh, Udonis Haslem et Mike Miller – via Marc Serota/Getty Images North America
10 juillet 2010, le Heat organise une grande fête au sein de leur salle, pour avoir assemblé le Big Three. Pat Riley reconnaît un manque de classe et d’humilité, surtout après le show TV de James.
« Je me souviens quand je suis arrivé, je n’en revenais pas de voir 18000 personnes dans cette salle. […] C’était la même chose pour Shaq […] Il y avait des milliers de fans pour lui. Dwyane m’avait dit : ‘faisons quelque chose plus grand que ça’. […] Je savais que ça allait être quelque chose, mais je n’avais jamais envisagé ça. C’est de ma faute. Mettez tout ça sur mon compte. » Pat Riley
Bosh, Wade et James lors de la célébration – via Miami Herald
LeBron James, la superstar la plus généreuse et la plus altruiste des parquets venait de décevoir un nombre incalculable de fans avec ‘The Decision‘, ce dernier a enchaîné avec des phrases maladroites pour certains, et remplies d’arrogance pour d’autres.
« Not two, not three, not four, not five, not six, not seven… » s’exclama James en réponse au nombre de titres que le Heat va remporter.
Le boss du Heat est bien conscient de cette maladresse, surtout dans un tel contexte. Il est évident, que si c’était à refaire, il ne répéterait pas la même erreur.
« Cela a jeté de l’huile sur le feu. […] Je pense que si j’avais porté plus d’attention à cet événement et à comment les présenter, une conférence de presse aurait fait l’affaire. Si c’était à refaire, je l’aurai modifié et fait de manière plus sensée. C’était dingue ! » Pat Riley
Le début de l’aventure des Tres Amigos n’est pas encore commencé que beaucoup souhaite l’échec de cette formation. Une situation complexe et inédite pour l’expérimenté Pat Riley.
« C’était réellement bizarre, la façon dont ça s’est terminée. Je fais parti de cette ligue depuis 50 ans , j’ai été dans de nombreuses situations qui ont créé de la controverse ou pas, des célébrations, des belles histoires, des mauvaises histoires. Mais celle là est tout en haut de la liste des plus négatives envers LeBron. Et il n’y avait pas mille façons de l’aider à part de traverser cette épreuve avec lui. » Pat Riley
*extraits recueillis dans le livre de Ian Thomsen: The Soul of Basketball: The epic showdown between LeBron, Kobe, Doc, and Dirk that saved the NBA.
Le monde du sport est à l’arrêt et le basket universitaire n’échappe pas à cette étrange période impactant le quotidien de tous. L’Ivy league aura été la première conférence à annuler son tournoi, puis le reste des compétitions ont suivi. C’est dans ce contexte historique que les scouts NBA vont devoir redoubler d’ingéniosité afin d’évaluer au mieux les prospects suceptibles de se présenter à la Draft, malgré un échantillon de matchs plus faible que les années précédentes.
Cette mock draft n’est en rien un ranking des joueurs, mais bien une estimation de ce à quoi pourrait ressembler la draft si elle avait lieu à l’heure d’écrire ces lignes.
L’ordre de sélection des franchises est basé sur les standings NBA du 16/03/2020.
James Wiseman – Associated Press
#1 The Golden State Warriors select :
James Wiseman, C, Memphis, Freshman : 3m, 19.7pts, 10.7rds, 3blk
L’arrêt pur et simple de toutes compétitions universitaires pourrait finalement être un avantage pour la cote du freshman de 2.16m qui n’a joué que trois rencontres cette saison avec Memphis. Suspendu à l’origine pour 12 rencontres suite à une affaire de versation d’argent (via son coach Penny Hardaway), cet intérieur a tout simplement décidé de mettre un terme à sa saison et de se focaliser uniquement sur son objectif: la NBA. Le gaucher est très mobile pour sa taille, possède un bon petit jump shoot et court bien sur le terrain. Aux Warriors de lui apprendre à mieux contrôler son corps lorsqu’il drive et développer sa compréhension du jeu.
#2 The Cleveland Cavaliers select :
Anthony Edwards, SG, Georgia, Freshman : 32m, 19.1pts, 5.2rds, 2.8pds
Le combo-guard des Bulldogs de Georgia est un des meilleurs scoreurs de cette cuvée. Pas forcément le plus grand, il a néanmoins prouvé qu’il était capable d’être une menace permanente au tir. Athlétique et explosif, son physique lui permet de jouer de manière agressive et de prendre sa chance de n’importe où (même s’il fait preuve de maladresse). Pas sûr en revanche que les Cavs parviennent à corriger sa palette défensive irrégulière et une certaine passivité dans le jeu off-ball. Edwards c’est un diesel, il monte en puissance tout au long d’une rencontre et peut changer le cours du match à lui seul, en inscrivant le panier de la gagne.
De son vrai nom LaMelo LaFrance Ball, le petit frère de Lonzo est clairement un joueur offensif. Du haut de ses 2.01m, l’arrière possède un bon handle associé à de réelles qualités à la passe. Il est capable de tirer de loin malgré une mécanique de tir pas toujours régulière surtout au niveau du mouvement des jambes (impulsion et balancement). Le roster des Wolves est loin d’être fourni aux postes d’arrières, et un backcourt avec D’Angelo Russell apporterait clairement du spectacle en attaque, mais pour la défense, on repassera.
On parle là d’un meneur de jeu doté d’une excellente vision de jeu. Joueur très complet des deux côtés du terrain, il dispose d’un premier pas vraiment rapide et peut devenir un vrai poison sous les paniers. Si certains ont tout de suite pointé du doigt sa mécanique de tir disgracieuse, son adresse ne souffre en rien de son toucher de balle si singulier. Le joueur devra en revanche s’endurcir physiquement et mentalement car il peut être mis à rude épreuve en NBA. Mais un profil comme le siens pourrait tellement apporter à une équipe comme les Hawks et au côté de Trae Young, le backcourt des Hawks pourraient être l’un des plus prometteurs dans les années à venir.
Probablement la pire saison de l’histoire de la prestigieuse université de North Carolina. La recrue 5 étoiles Cole Anthony n’a rien pu faire, malgré des presdispositions en attaque. En effet, l’arrière est capable de planter 7 tirs à 3-pts sur un match contre Syracuse. Anthony peut créer son propre shoot, et parfois jouer off-ball. Loin d’être un meneur gestionnaire classique, il a éprouvé des difficultés lors de son duel face à Duke et le meneur d’en face Tre Jones. Cependant, des scouts pensent qu’il peut être plus efficace avec un jeu plus ouvert et avec de meilleurs coéquipiers. Le Little Caesars Arena de Detroit sonne creux, peut-être qu’Anthony pourrait ranimer la flamme des supporters.
Probablement l’un des rares joueurs disponibles qui peut avoir un impact immédiat dès son arrivée en NBA. Âgé de 22 ans, Toppin sera relativement âgé au moment d’être drafté cet été, mais ça n’enlève en rien à ses qualités. Joueur hybride qui s’adapte très bien à différents systèmes, la faute à d’excellentes prédispositions athlétiques et une palette offensive qu’il a su compléter depuis deux ans à Dayton. Toppin est surtout apprécié par les scouts pour son style 3 and D, un jeu enthousiasmant et sa progression athlétique fulgurante. Il peut même devenir une pièce maîtresse de la reconstruction d’une franchise comme les Knicks car il a su se doter d’une palette offensive au tir assez rare.
Champion du monde des U20 et MVP du tournoi en juillet dernier avec l’Israël, Avdija n’a en revanche pas un temps de jeu conséquent au sein du Maccabi Tel Aviv. Le coéquipier d’Amar’e Stoudemire possède de bons instincts en attaque, une bonne vision de jeu et un tir très correct à 3-pts. Malgré ses 2.03m, l’ailier semble encore un peu frêle pour défendre sur des gros gabarits et pas assez vif pour rester face à des joueurs rapides. Chicago commence à avoir le goût pour les joueurs européens (Markkanen, Satoransky), et Avdija serait complémentaire avec le meneur scoreur Coby White.
Voilà un profil qui va chauffer pas mal de franchise. Avec ses 111 kilos sur la balance et ses 2m10, Okongwu est un précieux mélange de puissance mais surtout de vitesse et de technicité. Capable aussi bien de scorer de loin ou de dévaster les cercles, le freshman est surtout un redoutable défenseur-rebondeur qui se fatigue très rarement. Si on ajoute à sa palette technique une maîtrise assez rare du cuir, on ne voit pas ce qui pourrait empêcher les Hornets de sélectionner un profil comme le siens qui peut, à défaut d’être un scoreur, devenir un véritable energizer des deux cotés du terrain et apporter une dimension physique loin d’être négligeable.
L’ancien choletais d’1.96m va peut-être voir sa cote montée auprès des scouts NBA grâce à ses qualités en attaque. Le français est un bon passeur, son handle est déroutant, et il est tout à fait capable de finir dans la raquette malgré des qualités athlétiques moyennes. Bon joueur sur pick and roll, il se régale également sur jeu rapide. Son shoot longue distance n’est pas encore fiable mais il devrait trouver sa place dans le jeu offensif libéré des Wizards et apporter un peu de défense extérieure qui fait tant défaut aux hommes de Scott Brooks.
#10 The Phoenix Suns select :
Isaac Okoro, SF, Auburn, Freshman : 28m, 12.9pts, 4.4rds, 2pds
Okoro n’est pas ce qu’on pourrait appelé un crack offensif comme certains joueurs de sa cuvée, non le jeune Isaac est un besogneux, qui se démarque plus sur ses qualités de défenseur dans le périmètre, probablement l’un des meilleurs en université cette saison. Polyvalent et bon défenseur sur le porteur de balle et en isolation, l’ailier est très mobile et propose déjà des gestes défensifs de grande classe, mais aussi un bon premier pas et devient vite indéfendable lorsqu’il dribble. Sa lecture du jeu et des passes est un atout loin d’être négligeable pour des points en fast break, alors qu’il souffre d’une adresse inconstante.
Le coéquipier de Wiseman a profité de la suspension de ce dernier afin de se mettre en avant. L’ailier/intérieur de 2.06m a récupéré les responsabilités offensives grâce à une bonne coordination, des qualités athlétiques époustouflantes et quelques tirs à 3-pts. Il est mobile et rapide pour sa taille, en revanche, il a tendance à se précipiter sur certaines actions. Il doit améliorer son dribble et ses passes. Le roster des Spurs est riche en joueurs extérieurs, la sélection d’un bon rebondeur comme Achiuwa semble intéressante.
Tyrese Maxey a de grosses prédispositions pour scorer. Très bon joueur sur pick and roll, il prend un malin plaisir à tenter sa chance de loin ou bien mobiliser sa vitesse pour finir sur un floater. C’est indéniablement un très bon attaquant et quand bien même il n’affiche pas un physique idéal au poste 2, ces quelques qualités de meneur et de conduite de balle lui confère un profil polyvalent intéressant qui pourrait correspondre à ce que recherche les Kings pour leur backcourt. Plutôt bon défenseur et capable de gratter des rebonds précieux, Maxey peut tout à fait représenter une solution en sortie de banc dans l’immédiat, avant peut-être de devenir un titulaire à long terme.
#13 The New Orleans Pelicans select :
R.J. Hampton, SG, New Zealand : 15m, 8.8pts, 3.9rds, 2.4pds
Le prometteur arrière d’1.96m fait lui aussi parti d’une longue liste de joueurs ayant écourté leur saison. Après une brève apparition dans la NBL, Hampton a stoppé son exercice suite à des problèmes à la hanche, il a tout de même pu démontrer ses qualités de sprinters, son jeu rapide, et une mécanique de shoot séduisante, bien que son tir ne soit pas encore fiable. Hampton a une mentalité de « playmaker », il peut faire les actions pour ses coéquipiers, il maîtrise les changements de rythmes, les feintes, en revanche, il n’est pas très costaud et cela l’empêche de se frotter aux colosses dans la raquette. Peu importe! Les Pels ont Zion Williamson dans leur rang!
Le meneur de jeu de la fac d’Arizona pourrait être un profil intéressant en raison d’un QI basket au-dessus du lot et de ses bonnes dispositions à prendre des tirs en sortie d’écran. Pour le reste on parle d’un joueur qui a de bonnes bases techniques et athlétiques mais qui ne dispose peut-être pas d’un potentiel suffisamment grand pour les accroître. Sa vision du jeu, couplée à une bonne technique de dribble et de passe en font déjà un joueur intéressant aux yeux d’une franchise comme Portland qui cherche sûrement à renforcer sa rotation pour son backcourt. Limité physiquement, c’est peut-être en défense que Mannion pourrait souffrir face à des gabarits plus athlétiques, surtout en NBA où ils sont légion.
L’arrière a tout pour séduire les scouts NBA en remplissant les critères d’un potentiel 3&D. Une bonne taille (1.98m), un shoot à 3-pts (7/7 à Virginia tech) et des mains balladeuses en défense (1.4ints, 1blk). Vassell possède également une belle envergure et des épaules larges qui font de lui le candidat idéal pour switcher des postes 1 à 3. En attaque, il pourrait rendre des services sur catch and shoot mais il manque clairement de dextérité et de qualités athlétiques pour driver au cercle. Il pourrait néanmoins former un backcourt complémentaire avec Markelle Fultz.
#16 The Minnesota Timberwolves (*via Brooklyn) select :
Encore un profil d’ailier athlétique qui sait mettre son style athlétique à contribution en attaque en scorant avec une adresse exemplaire de près comme de loin. Sa blessure au pied en janvier a mis un sérieux coup d’arrêt à sa bonne saison avec la fac de Vanderbilt et surtout à sa progression assez marquante pour les scouts du pays. Capable de jouer sans ballon il fait preuve néanmoins de lacunes apparentes en défense et peut commettre des fautes à répétition. Nesmith est également un joueur qu’on voit rarement chercher le contact de ses vis-à-vis et jouer dans le trafic. Il doit également accorder une attention particulière à ses transmissions de balles souvent maladroites.
L’intérieur classé 16e au classement des recrues en 2018 a réalisé une 2e saison complète et riches en double double. Du haut de ses 2.08m, Smith a collectionné les rebonds et les contres. Ses qualités athéltiques n’ont jamais été mis en doute et sa mobilité fait des merveilles de chaque côté du terrain. Il peut enchaîner les déplacements le long de la ligne à 3-pts, poser des écrans, jouer le pick and pop et sanctionner dans le corner! Seule interrogation: sa force au niveau des membres inférieurs et des questions se posent quant à ses capacités à faire face aux big men de la ligue.
#18 The Dallas Mavericks select :
Saddiq Bey, SF, Villanova, Sophomore : 31m, 16.1pts, 4.7rds, 2.4pds
Autre profil défensif de notre Big Board, Saddiq Bey a pris du galon et du coffre depuis sa saison freshman à Villanova. Capable de faire jouer ses coéquipiers et de jouer sans ballon, l’ailier est en effet devenu l’une des pièces majeures de son équipe en affichant une adresse très solide aux tirs. Ses dimensions assez imposantes lui ont permis de développer de belles prédispositions en défense, ce dont l’équipe profite grandement puisqu’elle est la 2ème meilleure défense de la Conférence Big East. Sa polyvalence aux postes, du fait d’un passif de meneur de jeu au lycée, en fait un redoutable défenseur à son poste et même sur des petits gabarits rapides à l’arrière.
L’australien est un phénomène physique (1.98m – 95kg). Capable d’être inarrêtable en contre-attaque et de planter à 3-pts, l’arrière présente également une belle energure (environ 2.11m) qui fera sûrement de lui un défenseur correct en NBA. Green est encore jeune, il n’est pas encore à l’aise sur demi-terrain et confond vitesse et précipitation. Milwaukee serait l’endroit rêvé afin de lui permettre de mieux lire le jeu.
Meneur explosif sorti du lycée de Providence Day, Dotson est un concentré de rapidité technique aussi bien au dribble qu’au tir. Il attaque la plupart du temps le paniers mais possède aussi un tir midrange correct et de loin. Ses qualités athlétiques lui donne un avantage au moment d’attaquer le cercle, sa trop grande confiance en lui peut parfois lui jouer des tours. Sa petite taille et son manque d’envergure peut le pousser à tenter des gestes compliqués ou prendre des tirs pas toujours évidents. Ce qui rattrape finalement le profil du joueur, c’est l’énergie qu’il déploie en défense et qui lui permet d’intercepter des ballons précieux et de jouer rapidement en transition.
Le français est un peu plus bas que prévu dans notre Mock 1.0, celà pourrait évoluer dans les prochaines séries. Maledon est un bon joueur sur pick and roll, il maîtrise les changements de rythmes et les drives au cercle avec un joli floater. Il pousse bien le ballon en contre-attaque et sa vision de jeu est plus que correcte. Le matériel est également bien là en défense. Il peut se montrer très collant sur son adversaire. Son association avec Jokic serait parfaite et sa complémentarité avec Murray intéressante.
#22 The Philadelphie Sixers (via Oklahoma City) select :
McDaniels est un joueur assez clivant. Avec sa taille et son envergure il est capable de faire des choses que peu de joueurs sont censés faire, comme défendre très dur, lâcher des jump-shots impressionnants ou encore faire preuve de folie sur un geste technique. Le joueur respire le basket mais la principale interrogation reste la régularité. En effet certains scouts voient chez le natif de Seattle un plafond à son potentiel qui ne semble pas lui promettre une place de choix dans la loterie. Son manque d’intensité, ses gestes techniques maladroits et croqués parfois qui peuvent coûter des victoires à son équipe sont autant de facteurs qui nous incite à appeler à la prudence avec ce joueur qui pourra se faire les dents dans la rotation d’une équipe des 76ers en manque d’ailier.
#23 The Miami Heat select :
Daniel Oturu, C, Minnesota, Sophomore : 31m, 20.1pts, 11.3rds, 1.1pds
Le pivot a totalement dominé d’un point de vue statistique sa 2e saison NCAA. Au sein de la Big Ten, Oturu a doublé ses moyennes au scoring et aux contres. Capable de poser de bons écrans, de se déplacer latéralement afin de couvrir le terrain en défense, et cerise sur le gâteau, il peut tirer à 3-pts. Miami possède de bons joueurs sur les postes extérieurs et la sélection d’un intérieur serait envisageable, surtout si Oturu peut scorer avec consistance à 3-pts.
Jahmi’us Ramsey est un athlète solide, un combo-guard plutôt bon scoreur et surtout adroit de près comme de loin. Capable de prendre feu cette saison avec Texas Tech face à des équipes relativement faibles et à l’inverse ne s’est pas souvent montré appliqué et concentré lorsqu’il avait de l’opposition. Il devra donc améliorer son jeu mais devrait néanmoins plaire à des équipes en quête d’arrière capable de prendre des tirs depuis le banc. Son style offensif contraste légèrement avec son manque d’altruisme et de lecture du jeu malgré un bon footwork notamment en défense ce qui pourrait attirer l’attention de Quin Snyder.
L’intérieur de 2.06m est un joueur tourné vers l’attaque! Il marque beaucoup de ses points dans la raquette et sur du jeu poste bas, c’est simple, quand il reçoit la balle, il y a très peu de chances de la revoir. En revanche, il pourrait progresser sur son tir extérieur, son adresse aux lancers-francs est un bon indicateur (77.4%) et sa présence défensive n’est pas à négliger bien que Washington utilise la défense en zone. Sa dernière sortie face à Arizona peut lui rendre service (29pts et 12rds). OKC possède déjà des arrières et de jeunes ailiers, le futur d’Adams est en suspend, par conséquent, le Thunder pourrait choisir un intérieur.
Tre Jones – Associated Press
#26 The Boston Celtics select :
Tre Jones, PG, Duke, Sophomore : 29m, 16.2pts, 4.2rds, 6.4pds
Tandis que ces potes RJ Barrett, Zion Williamson, Marques Bolden et Cam Reddish faisaient le grand saut en NBA, Tre Jones a continué d’alimenter la mène aux Blue Devils de Duke. Très bon passeur et parmi les tous meilleurs défenseur à son poste cette année, Jones fait preuve d’une maturité et d’un leadership qui pourrait lui permettre d’intégrer cette loterie en bonne place s’il parvenait à être plus adroit de loin. Le joueur fait preuve d’une intelligence dans le jeu assez singulière qui mériterait d’être correctement exploitée dans une équipe comme Boston, qui apprécie ce profil de joueur (cf. Marcus Smart). Reste désormais à Tre de parfaire sa technique et de jouer sans peur comme lors du choc face à North Carolina.
#27 The New York Knicks (*via LA Clippers) select :
Jordan Nwora, SF, Louisville, Junior: 31m, 18pts, 7.7rds, 1.3pds
Encore un ailier qui atterrirait du côté des Knicks en manque à ce poste. Nwora c’est un scoreur adroit et décisif en prime. Leader de son équipe de Louisville, les bons résultats des Cardinals se répercutent favorablement sur le joueur qui malgré un jeu très autocentré sur lui-même et une défense aux abois, peut prétendre intégrer la fin du premier tour de cette draft. Doté de bonnes dimensions physiques, combinées à ses qualités offensives, il compense son manque de dynamisme et de vitesse qui risqueront néanmoins de lui poser des problèmes en NBA s’il souhaite s’y imposer face à des gabarits plus explosifs et rodés.
Reach! On tente un pari sur cette fin de 1er tour avec la sélection de l’intérieur de Michigan State qui, dans sa 3e saison NCAA a progressé en attaque en doublant notamment sa moyenne aux passes décisives. Le coéquipier de Cassius Winston peut vite être catalogué joueur défensif (défenseur de l’année au sein de la Big Ten). Capable de switcher sur plusieurs postes grâce à un bon positionnement de ses pieds, mais il sait aussi jouer juste en attaque avec la bonne passe ou encore en sanctionnant sur pick and pop. Depuis plusieurs années, Toronto a le nez pour dénicher les sleepers (Siakam, Powell, VanVleet, Davis, Anunoby).
#29 The Los Angeles Lakers select :
Kira Lewis Jr, PG, Alabama, Sophomore : 31m, 18.5pts, 4.8rds, 5.2pds
Un joueur qui pourrait vite monter dans les mocks tant ses qualités athlétiques sont à souligner. Du même âge que la majorité des freshmans (né 2001), il a pu profiter de deux saisons avec Alabama pour se faire les dents et réaliser de belles performances (37pts vs Georgia). L’arrière d’1.90m possède un bon premier pas mais perd souvent la balle. Capable de réaliser de bonnes passes, il a progressé en défense par rapport à la saison dernière, et est un bon rebondeur pour son poste. Reste à savoir si les Lakers vont lui trouver du temps de jeu, mais il faut avouer que Vogel ne possède pas de joueur de ce profil dans son roster.
Le pivot de Duke a fait ses preuves cette saison en tant que gros démolisseur de cercle. Le gaucher doit encore travailler certains moves qu’il n’a que très peu eu l’occasion d’expérimenter face à des adversaires moins costauds et des équipes pas toujours au niveau. Pas forcément très rapide, il reste un profil de pivot très costaud et difficile à bouger qui peut toujours servir pour poser des écrans ou boucher la raquette même si là aussi son comportement sous l’arceau ne laisse pas présager de grandes choses en NBA à l’exception des rebonds. Il semble qu’une certaine marge de progression se dégage chez ce joueur, en témoigne certains gestes techniques au poste bas et une sélection de tir judicieuse.
Mentions spéciales : on pense aussi à ces joueurs
Patrick Williams (SF, Florida State), Tyler Bey (F, Colorado), Paul Reed (F, DePaul), Aleksej Pokusevski (C, Olympiakos B), Cassius Winston (PG, Michigan State), Ashton Hagans (PG, Kentucky), Zeke Nnaji (PF/C, Arizona), Cassius Stanley (SG/SF, Duke), Reggie Perry (PF, Mississipi State), Killian Tillie (PF, Gonzaga)
La NBA aime nous offrir de belles
histoires. Entre des équipes charismatiques au parcours laborieux ou
bien des franchises sur le point de battre des records longtemps
catalogués comme imprenables. Il existe aussi des aventures
surprenantes et époustouflantes qui tombe dans un certains anonymat,
voici la série historique de 22 victoires consécutives des Houston
Rockets en 2008.
Célébration des 22 wins avec Dikembe Mutombo (via NBA.com)
5 Mai 2007, après une élimination
cruelle au 1er tour des Playoffs lors d’un Game 7 dans l’Utah, le
coach Jeff Van Gundy évoque ses doutes quant à son envie de
poursuivre l’aventure. Très affecté par cette défaite, JVG fut
démis de ses fonctions et ce dernier n’a pas hésité à souffler le
nom de Rick Adelman au propriétaire Leslie Alexander,
afin d’être remplacer convenablement et non dans l’urgence. Cinq
jours plus tard, c’est l’historique GM de la franchise Carroll
Dawson (27 ans de service) qui est remplacé par Daryl Morey.
Rick Adelman, Leslie Alexander et Daryl Morey. Bill Baptist – NBAE via Getty Images
Il faut bien s’imaginer qu’à ce moment, les Rockets viennent quand même de placer deux nouvelles personnes à des postes importants, mais qui ont une vision et un background totalement opposés. Rick Adelman est un coach expérimenté et réputé de la ligue depuis la fin des années 80. Il est notamment connu pour sa période folle avec les Kings dans les années 2000, avec une étiquette de jeu offensif séduisant mais aussi de magnifique loser.
Et puis vous avez le tout jeune Daryl Morey (35 ans), qui était assistant GM des Rockets depuis 2006. Un cérébral qui ne vit que pour les « datas ». C’est en s’inspirant du monde du Baseball et de la dictature de la statistique, que Morey va se lancer à la pêche aux données chiffrées : les analytiques. Dans son staff, il est entouré par le futur très critiqué Sam « The Process » Hinkie (GM des Sixers 2012-16), et de Guersson Rosas (GM des Wolves en 2019).
Au début, les interactions entre le GM et le coach ont semblé compromises, lié au fait qu’ils parlent deux langues différentes. Mais un joueur a pu faire le pont entre les deux hommes, un homme a totalement intégré le système de pensée de Morey, un homme s’est servi des datas à son avantage : l’ailier Shane Battier.
Shane Battier, la défense avec le sourire. Robert Seale The New York Times
« Ils ont une façon assez unique de parler basket que personne ne pouvait m’expliquer avant. […] J’étais genre : donner moi toutes les data que pouvez » Shane Battier
via Houston Rockets.com
Autre personnalité forte du vestiaire des texans à avoir eu des échanges intéressants avec le Néo GM, le pivot vétéran de 82 41 ans Dikembe Mutombo. Depuis les années 90, le congolais a toujours eu comme habitude de garder la balle après un contre autoritaire et de faire son signe du doigt. Daryl Morey avoua plus tard qu’il avait essayé de négocier avec le joueur afin qu’il arrête ce rituel qui ralentit considérablement le jeu rapide. Pour finir, le pivot a concédé tout de même à lâcher la balle puis faire son signe du doigt.
Le grand Mutombo avec T-Mac. via Eurosport
Avant de débuter la saison, le tout frais Front Office de Houston doit se pencher sur la draft 2007 avec comme futures stars, Kevin Durant, Greg Oden (satanés genoux en mousse), Al Horford et aussi Joakim Noah. Le FO a été séduit par le meneur Aaron Brooks (26e), l’intérieur petit mais tonique Carl Landry (31e via Seattle) et a réussi un joli coup en récupérant les droits sur l’argentin Luis Scola dans un échange avec les Spurs.
Bill BaptistNBAE via Getty Images
Houston va donc débuter la saison 2007-2008 avec trois rookies « assez âgées » (27 ans pour Scola, 24 ans pour Landry et 23 ans pour Brooks). Un critère essentiel afin de leur trouver du temps de jeu dans les rotations de coach Adelman. Ces petits nouveaux vont donc rejoindre les rangs des deux superstars du moment dont nous n’avons pas encore parlé : Tracy McGrady et Yao Ming.
Malheureusement, les deux futurs Hall of Famers, sont aussi talentueux et géniaux que fragiles physiquement. Le grand chinois a manqué 59 matchs sur les deux dernières saisons, et 46 pour T-Mac. Pas facile de composer avec de telles incertitudes, mais le roster est complété par des seconds couteaux assez talentueux pour emmener une équipe en Playoffs dans la redoutable conférence Ouest.
Nous avions parlé de Shane Battier, il y a également le meneur freestyle, sorti tout droit des playgrounds new yorkais, Rafer « Skip to my Lou » Alston, le pivot de très petite taille mais néanmoins défenseur incroyable dans la raquette : Chuck Hayes, l’arrière fin et offensif : Luther Head et enfin le joueur en bout de banc capable de planter à trois points : Steve Novak.
Malgré un effectif compétitif, les
débuts sont compliqués et Adelman présente des difficultés à
inculquer sa mentalité offensive et la défense n’est pas en place.
Les Rockets font face à une mauvaise série en novembre avec 6
défaites de rang. Pire ! T-Mac se blesse le 23 décembre 2007
lors de la défaite à Detroit. Un mois d’absence pour la star et
Houston qui est coincé dans le ventre mou de la terrible conférence
Ouest avec un bilan de 13v-15d.
Le déclic a eu lieu lors de
la venue des Warriors de Baron Davis et de Stephen
Jackson le 29/01/08. Suite à un discours très inspiré du
sophomore Chuck Hayes, le vestiaire a enfin trouvé de réels motifs
de se battre, de construire quelque chose et d’avancer vers un
objectif commun tout en maintenant la cohésion du groupe. Ce soir
là, Houston remporte le match 111-107, sans T-Mac, mais avec un Yao
à 36pts. L’équipe n’a jamais été autant libérée offensivement
avec un total de 28 passes décisives. C’est la première
victoire d’une longue et imprévisible série et dire que Houston est
pour l’instant 10e à l’Ouest…
L’équipe va enchaîner sur un road
trip avec trois victoires en quatre jours ! 106-103 à Indiana
(Carl Landry 22pts), 91-83 à Milwaukee (T-Mac 33pts), 92-86 à
Minnesota (T-Mac 26pts). Le premier gros test a eu lieu face aux
finaliste de l’Est, les Cavaliers avec LeBron James,
résultat : victoire éblouissante 92-77 (Yao 22pts, 12rds).
L’équipe revit et continue sa récolte avec un match remporté
108-89 contre les Hawks (Yao 28pts), puis 95-83 contre les Trail
Blazers (Yao 25pts).
Houston vient de réaliser la meilleure
série de sa saison avec 7 victoires de rang. Cette belle période
est récompensée avec un déménagement de la 10e à la 8e place
dans la conférence Ouest. Et puis nous arrivons au match mémorable
face à Sacramento. Ron Artest (30pts),
est venu dans le Texas pour mettre fin à cette emballement en
prenant le match en main et en ramenant son équipe dans le match.
Menés d’un point à quelques secondes de la fin du match, tous les
regards étaient tournés vers T-Mac pour le dernier tir, mais c’est
un tout autre acteur qui va devenir le héros d’un soir, voici son
seul panier du match !
T-Mac a toujours été réputé comme étant un scoreur, et comme l’a évoqué son ancien coach JVG, ce joueur a le QI basket pour jouer meneur. Steve Novak ne pouvait pas être plus démarqué et son leader a tout simplement réaliser l’action parfaite. La série continue !
Le All Star Break ne va pas enrayer la belle dynamique. Les hommes d’Adelman vont à nouveau gagner contre les Cavs 93-85 (Alston 22pts), puis contre le Heat 112-100 (T-Mac 23pts et 10pds) malgré un Dwyane Wade tenace (33pts). Houston remonte à la 7e place et vient de passer la barre des 10 victoires de rang. Idéal avant d’affronter les 1er à l’Ouest, les Hornets. Un match très physique, (notamment entre Rafer Alston et Tyson Chandler), qui fut remporté par les texans : 100-80 (T-Mac 34pts, Yao 28pts). Voici le rêve de tous les fans des Rockets : un duo Yao/T-Mac qui performe avec régularité. Les Rockets enchaînent avec une 12e victoire 110-97 contre les Bulls (T-Mac 24pts).
Les jours qui suivent vont être marqués par deux événements majeurs. Tout d’abord, Daryl Morey ne peut s’empêcher de réaliser des échanges lors de la Trade Deadline en envoyant Bonzi Wells et Mike James à Sacramento en échange de l’arrière vétéran et caractériel Bobby Jackson. Une petite surprise sachant que l’arrière de 35 ans à l’époque a déjà connu des moments très tendus avec T-Mac… En revanche, c’est une bonne nouvelle pour Adelman qui a déjà coaché le garçon à Sacramento.
Deuxième événement : le 26 février 2008, Daryl Morey organise une conférence de presse aux côtés d’un médecin et annonce la fin de la saison pour le pivot All-Star Yao Ming. C’est une terrible nouvelle pour la franchise, qui ne peut rien faire suite à une fracture de fatigue au niveau du pied gauche du chinois et qui doit d’autant plus se préparer de toute urgence pour les JO de Pékin 2008… Qui mettre à la place du géant chinois ? Le vieux Dike ? Le petit Hayes ? Peu importe, T-Mac reste optimiste.
« On reste une bonne équipe » McGrady
via Houston Rockets.com
Yao Ming en tenue de ville lors des matchs. Jonathan Ferrey – Getty Images
Ses coéquipiers lui donnent raison lors de l’écrasante victoire contre les Wizards 94-69 (L. Head 18pts). En équipe, les joueurs trouvent d’autres solutions, et la paire Dike/Hayes offre tout de même des certitudes en défense. Ils vont poursuivre leurs efforts avec une 14e victoire contre les Grizzlies 116-95 (T-Mac 25pts), face aux Nuggets d’Iverson et de Melo 103-89 (Scola 18pts, 14rds), puis atteignent la 4e place à l’Ouest suite à leur 16e victoire face aux Pacers 117-99 (T-Mac 25pts).
Encore impensable il y a quelques semaines, les Rockets vont gagner en back to back à Dallas 113-98 (T-Mac 31pts)! À la fin de ce match, Reggie Miller demande à T-Mac s’il est surpris par de telles performances.
« Non, pas du tout, on y croît tous, vous savez quand on a un roster rempli de gars confiants avec une bonne alchimie, et nous venons jouer extrêmement dur tous les soirs, je ne suis pas surpris. » McGrady
via NBA TNT
La conférence Ouest reste redoutable, et malgré une telle moisson de victoires, Houston n’est pas à l’abri de descendre à la 7e ou 8e place en cas de défaites avec des concurrents comme les Lakers de Kobe Bryant (RIP), les Suns de Steve Nash, le Jazz de Deron Williams, les Spurs de Tony Parker et bien sûr les Hornets de Chris Paul. C’est d’ailleurs face à ce dernier que les Rockets vont à nouveau tenter de prolonger leur belle histoire. Le duel T-Mac (41pts) vs Chris Paul (37pts) est un chef d’œuvre et Houston aura eu le dernier mot en gagnant cette rencontre 106-96, affichant un record de 18v-0d depuis le 29 janvier 2008.
https://www.youtube.com/watch?v=6R9w6hduS3M
La série se poursuit face à des
équipes moins clinquantes : victoire 91-73 contre les Nets
(T-Mac 19pts), chez les Hawks 83-75 (T-Mac 28pts) puis contre les
Bobcats 89-80 (T-Mac 30pts). Des victoires à l’arrachée qui
évoquent un sentiment de fatigue chez les joueurs. La série semble
plus menacée que jamais alors qu’ils viennent de réaliser la
deuxième série de victoires la plus longue de l’histoire avec 21v,
juste devant les 20v des Bucks de Kareem Abdul-Jabbar et
d’Oscar Roberson.
Donc quelle équipe va bien pouvoir les stopper dans leur quête du record absolu des 33v des Lakers ? Et bien pourquoi pas les Lakers eux-même ! Les choses sont tellement bien faites, en effet, Kobe Bryant arrive justement en ville et il est déterminé à en finir avec cette hype ! A ce moment là, les Rockets sont 2e et les Lakers 1er à l’Ouest. Une affiche de rêve pour un dimanche après-midi.
Un joueur des Rockets se sent très
concerné par cette affiche, Mr Data : Shane Battier. Sa
défense sur Kobe en 1ere mi-temps a été essentielle en limitant le
black mamba à 13pts et 6/17 aux tirs. Bien que Houston ait mené de
15pts au début de la 2e période, les Hommes de Phil Jackson
ont su revenir dans le match en étant plus agressifs en attaque.
Néanmoins, ce match restera le match de la carrière du meneur Rafer
Alston. Avec 31pts et 8 paniers à 3-pts, il reste l’artisan
principal de ce succès et n’a pas manqué faire son move face à
Vujacic.
Suite à cette bataille
remportée 104-92, Houston devient N°1 à l’Ouest !
Incroyable. Shane Battier l’a avoué à la fin de ce duel, maintenir
de tels efforts est épuisant.
« A la fin du match, j’étais épuisé, j’ai tout donné dans ce match en défendant sur l’un des meilleurs joueurs de tous les temps. » Shane Battier
via Houston Rockets.com
22 victoires de suite. Malheureusement,
cette série fut interrompue assez sèchement par les futurs champion
2008, les Celtics. La défense étouffante de Tony Allen et de
James Posey ont eu raison de T-Mac. Ses partenaires n’ont pu
fructifier leurs tirs ouverts. Quelques jours plus tard, les Rockets
descendront à la 5e place après avoir perdu contre New Orleans, San
Antonio, Phoenix, Denver et Utah. La fin sera encore plus amer avec
une nouvelle désillusion au premier tour face à leur bête noire :
Utah (2v-4d).
Les acteurs concernés conserveront à
jamais de très bons souvenirs de cette période.
« Nous avons accompli quelque chose d’incroyable. […] Cette série de victoires, à ce moment, a une place spéciale dans mon cœur, et vous pouvez être sûr que je n’oublierai jamais ces moments que j’ai partagé avec ces gars. » McGrady
via Houston Rockets.com
« Nos noms seront mentionnés avec certains Hall of Famers et cette grande équipe qui a remporté 33 (matchs) d’affilée. Beaucoup de ces joueurs sont dans le Hall of Fame. Beaucoup d’entre nous ne seront pas là. Mais la prochaine fois qu’une équipe va sur une série comme ça, ils devront nous attraper avant qu’ils atteignent les Lakers. » Alston
Chaque semaine Clutch Time vous propose un petit focus sur les rookies afin de faire le point sur les bonnes ou mauvaises performances des débutants.
Sixième mois de compétition et nos rookies commencent à ressentir le poids de toute un exercice avec en moyenne 3 à 4 matchs par semaine. Certains doivent soigner leurs problèmes physiques et d’autres ne parviennent pas à être réguliers sur le parquet. Une semaine loin d’être attrayante pour cette promotion, bien que Ja et Zion assurent toujours le show. (les statistiques sont arrêtées au 11/03/20).
Duel au sommet pour le R.O.Y, mais aussi pour la 8e place à l’Ouest
AP Photo/John Raoux
Ja Morant, PG, Memphis Grizzlies : 59m, 17.6pts, 3.5rds, 6.9pds
Malgré un bilan mitigé (2v-2d), la franchise du Tennessee ne relâche pas la pression en conservant précieusement sa 8e place. Dans la victoire écrasante chez les Nets (+39), Ja a tranquillement posté 15pts, 7rds et 6pds, et affiché un ratio de +20pts pour son équipe lorsqu’il est sur le terrain.
En revanche, deux jours plus tard, les hommes de Taylors Jenkins ont lâché un match à Dallas. Un défaite de 25pts que n’a pu empêcher le jeune meneur avec 11pts, 4rds, 8pds et 6tov en 32′.
Après s’être cassé les dents sur la défense texan, rien de mieux que d’enchaîner face aux Hawks. Ja retrouve de sa superbe en attaque avec 24pts et un joli record personnel à trois points : 4/4
https://www.youtube.com/watch?v=a3IxG836Ji8
Sa connexion avec son pivot Jonas Valenciunas est une arme terriblement efficace, ils n’ont pas hésité à répéter les séquences sur pick and roll permettant ainsi de gagner en confiance sur des shoots simples et bien construits.
Ja s’est ensuite fait plaisir en deuxième mi-temps en allumant derrière la ligne à 3-pts. Le staff des Hawks a évité de placer Trae Young face à l’imprévisible meneur des Grizzlies, mais le rookie a réussi à profiter des mismatchs comme face au grand Dewayne Dedmon.
Cette nuit, le N°2 de la dernière draft a tout tenté lors de la défaite étriquée face au Magic. Avec 21pts et 5pds mais 1/5 à 3-pts et 5tov, le rookie qui truste le haut du classement parmis les joueurs les plus clutchs de la ligue, doit naturellement encore affûter son jeu.
Zion Williamson, PF,
New Orleans : 19m, 23.6pts, 6.8rds, 2.2pds
Le phénomène de la Louisiane nous a tellement habitué à des performances bluffantes que ses dernières sorties ont semblé plus… banales. Ne vous détrompez pas, le gaucher a encore répondu présent avec notamment son tout premier back to back de la saison à Dallas. Avec 21pts, l’ancien joueur de Duke a perdu son duel face à Luka Doncic et les Mavs en prolongation.
Dans la belle victoire contre Miami, Zion fut étonnement discret avec seulement 17pts avec seulement 9 tirs tentés. Il égalise ainsi son plus faible total de tentatives sur une rencontre. Il a assisté depuis le banc de touche à la remontée du Heat dans le 4e quart-temps. Lorsque coach Gentry le fait rentrer, Zion n’a pu qu’admirer le show Brandon Ingram permettant aux Pels de repartir avec la victoire. La magie serait-elle en train de s’estomper ?
Heureusement, en NBA, les matchs se suivent aussi vite que Zion en contre-attaque, et on a pu le retrouver très rapidement concerné et saignant dans la victoire à Minnesota : 23pts en 31′.
Son meneur Lonzo Ball a bien compris que la première chose à faire en transition est de lever la tête pour voir si son rookie n’est pas déjà en train d’écraser les lattes du parquet en préparant son envol pour le alley-oop. On retrouve un Zion bondissant et qui n’hésite pas à faire le show comme sur ce windmill.
ZION BROUGHT OUT THE WINDMILL 😤 https://t.co/fQFkfkMesP
P.J.
Washington, PF, Charlotte Hornets : 57m, 12.2pts, 5.4rds, 2.1pds
Les ambitions sportives ne sont pas à l’ordre du jour pour les Hornets, cela signifie que les rookies vont pouvoir fouler plus régulièrement le parquet, voire obtenir plus de responsabilités en attaque. C’est le cas avec P.J. Washington qui a réussi pour la première fois cette saison à enchaîner deux matchs de suite à 20pts ou plus. Tout d’abord contre Denver avec 20pts dont 3/8 à 3-pts puis dans la superbe victoire contre les Rockets avec 22pts et 3/6 à 3-pts.
Il a su profiter du lineup de petite taille de Houston pour scorer inside et ainsi prendre confiance en attaque. De plus, une connexion est en train de naître avec son collègue Cody Martin. Ce dernier cherche régulièrement son intérieur et n’hésite pas à l’alimenter quand il est ouvert derrière la ligne à 3-pts.
Cependant, sa belle série fut violemment interrompue par une défaite en double prolongation face aux Hawks. Avec seulement 2pts en 16′, le N°12 de la dernière draft a regardé depuis le banc ses copains se battre en fin de match.
R.J. Barrett, SG, New York Knicks : 55m, 14.1pts, 5rds, 2.5pds
Lors du précédent carnet, nous avions évoqué le regain de confiance ainsi qu’une nette amélioration concernant son adresse aux tirs, et voilà que notre enthousiasme est retombé sur ces dernières sorties: 14pts et 5/12 aux tirs contre Utah, 17pts et 5/12 aux tirs contre OKC, 12pts et 5/16 aux tirs contre Detroit, 16pts et 5/15 aux tirs à Washington.
Son jeu extérieur n’est pas encore assez développé et l’arrière doit absolument aller chercher ses points dans la raquette. Son match face au Thunder reste positif si on relève son parfait (mais rare) 6/6 aux lancers-francs.
Autre aspect du jeu à travailler: sa défense. Avec un Defrtg de 114.4pts, le canadien est le deuxième rookie à afficher un tel chiffre pour un minimum de 15′ passées sur le terrain (via NBA.com). Il est tout à fait envisageable que sa blessure à la cheville contractée en février pourrait toujours être une raison d’une telle inefficacité.
La mentalité d’un arrière dans le corps d’un intérieur. Voici comment on pourrait grossièrement décrire le rookie non drafté à sa sortie de Louisiana State en 2019. Avec près de 3.2 tentatives à 3-pts de moyenne, il se positionne en première place chez les pivots de sa promotion (via NBA.com). Face aux Bulls, son adresse permet à son équipe d’obtenir la victoire avec un joli 3/3 à 7m23, 16pts, 11rds et 3pds.
https://www.youtube.com/watch?v=QTFJXcdyrOs
Son activité en attaque est à souligner, tant il ne rechigne pas à répéter les déplacements pour poser un écran et faire vivre le ballon. Deux jours plus tard, il alligne à nouveau 16pts dans la défaite face au Magic, mais sa défense laisse encore à désirer. Ce soir là, Nikola Vucevic s’est régalé avec 26pts et 11/18 aux tirs quand le rookie se trouvait face à lui.
Si son placement défensif est encore en chantier, son profil de « stretch five » est intéressant pour le staff des Wolves afin de préserver le spacing sur demi-terrain. Malheureusement, comme vous le savez, les débutants sont loins d’être réguliers, comme ce fut le cas face aux Pelicans : 10pts et 0/5 à 3-pts. Coach Saunders ne manque pas de le complimenter.
« Il est consciencieux, aussi. Vous serez toujours en concurrence avec un gars comme ça. Cette expérience est donc très précieuse et nous savons qu’elle nous aidera à long terme.» Saunders
Cette nuit face au small ball de Houston, le pivot n’a pas eu l’effet escompté en attaque avec seulement 11pts et aucun tir tenté à 3-pts. Avec seulement 23′ de temps de jeu, le staff des Wolves a estimé que le jeune joueur était bien trop tendre en défense pour rester sur le terrain. Il a quand même eu droit à son highlight face à Russell Westbrook.
Not sure what was better: Naz Reid's juke or his dunk 🤮
Coby White, PG/SG, Chicago Bulls : 65m, 13.2pts, 3.5rds, 2.7pds
L’arrière continue son festival en attaque. Il profite notamment de l’absence de l’option offensive N°1 des Bulls, Zach LaVine, pour tirer dès que l’occasion se présente, et c’est pour ainsi dire, très souvent. Depuis quatre matchs, White a tenté au minimum 20 tirs sur une série de quatre matchs consécutifs: 20 contre Dallas, 22 à Minnesota, 21 contre Indiana et enfin 21 à Brooklyn! Chez les Timberwolves, l’arrière a sorti un match intéressant avec 26pts, 6pds et surtout, aucun ballon perdu !
Un scénario similaire face aux Pacers avec à nouveau 26pts, 6pds. Une défaite de sept points et ce malgré le retour de Lauri Markkanen. Contre Brooklyn, dans un duel serré qui s’est joué aux lancers-francs, l’ancien de North Carolina a manqué de peu d’être le héros du match avec un 3-pts pour égaliser mais qui, malheureusement, a fini en « in & out ».
Finalement, l’arrière est récompensé cette nuit face aux Cavs en étant pour la première fois titulaire. A la place de Tomas Satoransky, White a enfin eu ce qu’il voulait en ayant plus de responsabilités en tant que meneur. Il a pu emmené son équipe vers la victoire avec 20pts, 5rds, 5pds mais avec 9 pertes de balle.
Eric Paschall, PF, Golden State Warriors : 60m, 14pts, 4.6rds, 2.1pds
Depuis le retour du prince de la Bay: Stephen Curry, les fans du Chase Center peuvent enfin se mettre à espérer de voir enfin des vrais basketteurs sur leur parquet ! Mais ce serait oublier que Steve Kerr et son staff possèdent sur leur banc de bons jeunes joueurs comme le tonique et puissant Eric Paschall.
Avec 18.3pts de moyenne sur les quatre derniers matchs, c’est le 5e meilleur scoreur chez les rookies (via NBA.com), mais son impact va bien au delà du scoring. Face aux champions en titre, les Raptors, il apporte 16pts et 8pds (record personnel) en 32 minutes.
Un bon état de forme qui
est confirmé deux jours plus tard dans la victoire surprenante face
aux Sixers avec 23pts, 6pds en seulement 29 minutes.
https://www.youtube.com/watch?v=_Ns_EUVqNa8
L’ancien joueur de Villanova est réellement en train de fluidifier son jeu, il est plus patient quand il joue poste bas, il trouve les coéquipiers démarqués et reste toujours aussi redoutable dans ses drives vers le cercle. Coach Kerr n’a pas manqué de souligner ses progrès dans le jeu et notamment à la passe.
« […] Son nombre de passes décisives augmente. Il y a de bonnes possessions pour nous où il ne fait pas forcément une passe décisive, mais il fait circuler le ballon et cela nous permet de scorer et de générer des pénétrations. » Kerr
Malheureusement, le rookie n’a pas pu éviter la lourde défaite cette nuit face aux Clippers. Il a tout de même poursuit sa belle série concernant les passes décisives avec 7 unités. Actuellement, sa moyenne est de 7pds depuis trois matchs, serai-t-il en train de reprendre le rôle d’un certain Draymond Green ?
Cameron
Reddish, SF, Atlanta Hawks : 57m, 10.5pts, 3.7rds, 1.5pds
L’apprentissage se poursuit pour
l’ancien joueur de Duke qui vient de réaliser sa meilleure
performance offensive de la saison avec 28pts en seulement 28
minutes. Le rookie ne nous avait pas habitué à une telle
efficacité : 11/17 aux tirs dont 5/7 à 3-pts. Des chiffres
impressionnants pour celui qui tourne à 38.4% aux tirs depuis le
début de la saison. Seule ombre au tableau, ses 7 ballons perdus sur
ce match
Reddish peut réellement devenir redoutable sur pick and pop. Ses deux paniers à 3-pts dans le 4e quart-temps ont été importants pour revenir dans le match. Néanmoins, ces chiffres sont à pondérer avec le fait qu’il s’agissait en face de la pire défense de la ligue… les Wizards. Par ailleurs, son collègue de promotion De’Andre Hunter avait lui réussi un joli « carton » avec 25pts contre ces même Wizards en janvier.
Par la suite, Reddish a été victime de crampes lors de la défaite à Memphis. Après seulement 12 minutes sur le terrain, l’ailier doit quitter ses partenaires. Une faiblesse physique qui ne l’empêchera pas de jouer 40 minutes deux jours plus tard dans le match fou gagné en double prolongation face aux Hornets.
Avec 22pts, 7rds et une défense propre et clutch face à la tentative de 3-pts de Terry Rozier, coach Pierce peut continuer à lui donner du temps de jeu, d’autant plus qu’il tourne à 60.6% aux tirs depuis 3 matchs. Impensable il y a quelques semaines.
Mychal Mulder, SG, Golden State Warriors : 7m, 11pts, 3.3rds, 1.1pds
En voilà un qui a réussi son coup ! A la toute dernière journée de son contrat de dix jours, l’arrière de 25 ans a profité au maximum de l’absence de Stephen Curry pour être titulaire et scorer 18pts (record personnel) dans la victoire face aux Sixers.
Depuis son arrivée dans la Bay, Mulder a démontré sa capacité à artiller de loin, d’autant plus qu’il est le 3e rookie à tenter le plus de tirs à 3-pts depuis 3 matchs (via NBA.com). Par ailleurs, le canadien est surtout utilisé sur catch and shoot avec une fréquence autour des 74% pour un EFG de 52.3% (via NBA.com). Les Warriors ne manqueront pas de lui proposer un deuxième contrat de dix jours.
Il
pointent le bout de leur nez
Nathaniel S. Butler, NBAE via Getty Images
Keldon Johnson, SG, San Antonio Spurs : 9m, 4.6pts, 1.9rds, 0.7pd
Vingt trois ans…. Vingt trois ans que les Spurs n’avaient pas présenté un bilan aussi famélique à ce stade de la saison. Une mauvaise nouvelle qui en entraîne une bonne pour les jeunes joueurs qui étaient sagement en train de se faire les dents en G-League. C’est le cas pour l’ancien de Kentucky Keldon Johnson qui a vu son temps de jeu « exploser »: 15′ à Charlotte, 21′ à Brooklyn et 17′ à Cleveland. San Antonio perd, mais le jeune arrière en profite pour se montrer comme lors de la grosse défaite à Brooklyn : 13pts et 5rds.
Drafté en 29e position de la dernière draft, Johnson va ainsi dévoiler son activité débordante sur le terrain et sa faculté à agresser la défense adverse à l’aide d’un drive vers le cercle.
Cette nuit, Pop lui donne 13′ de temps de jeu face aux Mavs et dont quelques minutes importantes dans le 4e quart-temps, et une défense étouffante même pour la star Luka Doncic.
Mais une erreur défensive plus tard face à Tim Hardaway Jr, et le voilà de retour sur le banc. Johnson va continuer à apprendre de l’intransigeant Popovich, en espérant voir son apport sur le terrain s’améliorer significativement.
Caleb
Martin, SG, Charlotte Hornets : 17m, 5.4pts, 1.8rds, 1.2pds
Depuis la suspension via le contrôle anti-dopage de son coéquipier Malik Monk, il semblait inéluctable de voir James Borrego accorder plus de temps de jeu aux jumeaux Martin. Bien que Cody foule plus régulièrement le parquet, c’est son frère Caleb qui en profite pour prendre sa chance en attaque.
Le staff des Hornets a trouvé en moyenne 24′ de temps de jeu pour Caleb sur ces trois derniers matchs, avec un match en double prolongation perdu contre Atlanta. C’est lors de cette rencontre, que Caleb va réaliser sa meilleure performance avec 23pts en 36 minutes sans oublier son joli 5/6 à 3-pts dont quelques flèches importantes en fin de 4e quart-temps.
Caleb semble plus à l’aise avec le tir longue distance que son frère mais il peut également être intéressant de l’autre côté du terrain avec 3 interceptions et 2 contres. Il ne reste que quelque matchs et Charlotte n’a que l’embarras du choix pour placer ses jeunes joueurs dans les rotations.
L’infirmerie
se remplit
Maddie Meyer – Getty Images
En plus de Tyler Herro et de Brandon Clarke, les deux rookies de Cleveland et Cameron Johnson viennent s’ajouter à liste des rookies contraint de se soigner.
Darius
Garland, PG, Cleveland Cavaliers : 59m, 12.3pts, 1.9rds, 3.9pds
Cela fait maintenant cinq matchs que le meneur des Cavs est en tenue de ville. Malheureusement pour le tout fraîchement nommé Head Coach, J.B. Bickerstaff doit se passer de son jeune joueur suite à une blessure au niveau de l’aine, laissant ainsi encore plus de cartouche pour le scoreur Collin Sexton.
Quel dommage ! Après avoir montré ses aptitudes offensives avec plus de régularité, le rookie s’est absenté au bout de 9′ dans le match face à Boston suite à un choc à la tête. Le protocole lié aux commotions est stricte et Cleveland le respecte en plaçant KPJ à l’infirmerie pour trois matchs. Comparé récemment à James Harden par son coéquipier Tristan Thompson, la franchise va devoir se montrer patiente avec le gaucher.
Un coup d’arrêt pour l’ailier des Suns qui avait l’opportunité de grappiller du temps de jeu suite à l’indisponibilité de Kelly Oubre (opération du genou). D’autant plus qu’il avait réalisé LE match de sa saison face à Toronto avec 21pts (record personnel). Trois jours plus tard, il est annoncé malade pour le match face à Portland. On lui diagnostique alors une mononucléose qui devrait le tenir éloigné des parquets pendants au moins deux semaines (via Rotoworld).
Chaque
semaine Clutch Time vous propose un petit focus sur les rookies afin
de faire le point sur les bonnes ou mauvaises performances des
débutants.
Nous entamons le dernier mois entier de la saison régulière et il ne reste plus qu’une vingtaine de matchs à jouer. Les victoires seront cruciales et les positions pour les Playoffs déterminantes. Cette année, nous avons la chance d’assister à un duel à distance passionnant entre les deux rookies vedettes : Zion Williamson et Ja Morant. Qui des Pelicans ou des Grizzlies finira la saison en boulet de canon ? (les statistiques sont arrêtées au 04/03/20)
Duel
pour le ROY, mais aussi pour la 8e place à l’Ouest
Zion Williamson, PF, New Orleans : 16m, 24.2pts, 6.9rds, 2.2pds
Débutons par une excellente nouvelle: le phénomène Zion ne faiblit pas! Sa moyenne de points par match ne cesse d’augmenter depuis son apparition dans nos carnets hebdomadaires. Sa vivacité sous les cercles est un cadeau du ciel pour New Orleans qui peut se permettre d’envisager actuellement d’accrocher le dernier spot pour les Playoffs.
Tout d’abord, dans la victoire contre Cleveland, l’intérieur a apporté 24pts en 30 minutes, avec une belle efficacité dans la raquette: 11/16 aux tirs. Seulement trois petits rebonds sur ce match, soit son plus faible total depuis ses débuts. Un chiffre qui peut s’expliquer en partie par son collègue gourmand Derrick Favors (15 prises) mais aussi lié au fait que son équipe s’est montrée particulièrement adroite sur ce match limitant ainsi le nombre d’opportunités de gober un rebond offensif.
Mais, s’il faut retenir un match cette semaine, c’est bien le duel Zion vsLeBron James dimanche dernier. Ces deux extra-terrestres ont livré une bataille plus que divertissante, avec 34pts, 12rds, 13pds pour le King, tandis qu’en face Zion affiche un record en carrière avec 35pts avec un rassurant 11/13 aux lancers-francs.
Un match très compétitif qui fut remporté par les Lakers sans Anthony Davis. Le public du Smoothie King Center a eu le privilège d’assister à une match dans lequel James est toujours aussi motivé face à un jeune Zion aux dents longues. Avouez que cette affiche serait parfaite pour un 1er tour de Playoffs !
Petit accroc tout de même la nuit dernière avec la défaite surprise des hommes d’Alvin Gentry. Malgré le 12e match de suite à plus de 20 points du bondissant Zion (25pts, 10/19 aux tirs, 8rds), les Pelicans n’ont pu stopper D’Angelo Russell et Malik Beasley en toute fin match. Une mauvaise séquence qui coïncide naturellement avec le passage sur le banc du prodige.
Ja
Morant, PG, Memphis Grizzlies : 55m, 17.6pts, 3.4rds, 7pds
La série de 5 défaites de suite n’est plus qu’un mauvais souvenir. Les Grizzlies sont à nouveau repartis sur un rythme de jeu élevé avec comme pilote, l’imprévisible et explosif, Ja Morant. Cependant, il est bon de rappeler que lors de cette mauvaise passe, Memphis a enchaîné des déplacements compliqués chez les grosses écuries de l’Ouest que sont les Rockets, les Clippers et les Lakers.
De plus, le meneur doit gérer sa partition sans ses deux cibles préférées : Brandon Clarke et Jaren Jackson Jr. Deux joueurs complémentaires et tellement importants dans le jeu. C’est ainsi que Memphis va lâcher deux matchs, dont une grosse défaite à Houston de 28pts. Morant n’a pu apporté que 12pts et 9pds et a défendu sur des joueurs comme Covington et non sur Westbrook ou Harden, afin de camoufler ses lacunes dans ce domaine. La deuxième défaite est la plus frustrante, avec trois points d’écart à Sacramento. De’Aaron Fox (25pts) remporte pour la deuxième fois en peu de temps son matchup contre un Ja toujours aussi aérien (20pts 11pds).
Heureusement, c’est quand on pense que le rookie commence à faiblir face à l’enchaînement infernal de matchs, qu’il propose sa plus belle performance de la saison ! Son match référence, il le réalise contre les Lakers, dans une victoire magistrale et essentielle pour les Playoffs. Le jeune joueur finit le match avec 27pts, 6rds, 14pds (record personnel!) et un surprenant 4/6 à 3-pts. C’est simple, il n’a pas répété les mêmes erreurs que lors de la dernière confrontation entre les deux formations.
https://www.youtube.com/watch?v=LpquQqNWrLU
Ses passes à l’intérieur pour Valenciunas sont effectuées dans le bon timing, ses changements de rythme et de direction lorsqu’il drive sont redevenus redoutables, et même si cela semble insensé, il n’hésite pas à monter au dunk sur Anthony Davis ! Cerise sur le gâteau, il est confiant sur son tir extérieur avec quatre tirs à 3-pts, une première dans un seul match pour le joueur de 20 ans !
Ils méritent leur place de titulaire
Photo by Cato Cataldo/NBAE via Getty Images
R.J.
Barrett, SG, New York Knicks : 51m, 14.1pts, 5rds, 2.5pds
Le rookie des Knicks vient d’effacer quelques doutes quant à son implication et son apport en attaque. Lors de ses quatre derniers matchs, il affiche des pourcentages aux tirs bien au dessus de ses standards habituels : 50% aux tirs et 41.2% à 3-pts (via NBA.com).
Dans la défaite chez les Sixers, Barrett a scoré 15pts, capté 5rds et distillé 6pds. L’ancien coéquipier de Zion à la fac, est de plus en plus autorisé à mener les attaques, par conséquent, sa moyenne de passes décisives augmente. Sa connexion avec Julius Randle est intéressante, d’autant plus, qu’il s’agit du coéquipier le plus rechercher par le rookie (28% de ses passes sont pour Julius Randle, via NBA.com).
Des signes positifs qui sont confirmés lors des deux victoires contre les Bulls puis contre les Rockets. Le N°9 des Knicks tient à s’impliquer dès le début du match avec 17pts en première mi-temps face aux Bulls et 19pts contre les Rockets, là aussi, en première période. Barrett a peut-être gagné en confiance ces derniers jours, en tout cas il rentre ses tirs et n’hésite pas à demander à ses partenaires de lui laisser le champ libre pour jouer en isolation.
Sa très belle performance contre Houston vient couronner une semaine positive, avec un record de points égalé : 27, et une action clutch en toute fin de match sur un drive main gauche face à un PJ Tucker qui a tenté de jouer le passage en force.
Le rookie commence à prendre de plus en plus de place en attaque, les Knicks ont déjà deux victoires de plus que la saison dernière, et le puissant Leon Rose a bien pris ses fonctions à la tête de la franchise. Les Knicks n’ont peut-être jamais été aussi proche d’entrevoir le bout du tunnel.
Le soleil est de retour dans le sud de la Floride. Après avoir essuyé une défaite embarrassante à domicile face aux Timberwolves, Miami a retrouvé un peu de sérénité avec trois succès consécutifs. Lors des quatre derniers matchs, le rookie est devenu l’une des armes offensives N°1 de l’équipe et en l’absence de son compère Tyler Herro, l’arrière de 25 ans prend plus de tirs : 9/19 aux tirs et 24pts contre Minnesota, 6/10 et 16pts contre Dallas, 9/14 et 21pts contre Brooklyn, 5/12 et 13pts contre Milwaukee.
Malgré sa taille, Nunn n’est pas réellement le meneur de jeu exclusif du Heat. En effet, le staff préfère démarrer les schémas offensifs avec Bam Adebayo ou bien Jimmy Butler pour trouver le partenaire démarqué. Par conséquent, Nunn peut se contenter de perforer la défense adverse sur un drive, sur un pull up, ou bien sur un catch and shoot comme on peut le constater sur la vidéo ci-dessous.
Sur les trois derniers matchs, la
fréquence de tirs sur catch and shoot a légèrement augmenté de
+4%, et son EFG atteint les 70% alors qu’il tourne
autour des 53.8% en saison ! (via
NBA.com)
Tout n’est pas parfait, bien qu’il soit essentiel pour débloquer des situations en attaque, on n’oublie pas qu’il présente encore des lacunes en défense. Il n’a pu rester face à D’Angelo Russell contre les Wolves en se faisant siffler 5 fautes, et a semblé impuissant face aux 37pts de Seth Curry dans la victoire contre les Mavs.
De’Andre Hunter, SF, Atlanta Hawks : 59m, 12.4pts, 4.3rds, 1.8pds
Depuis notre dernier rapport, le
champion NCAA 2019 alterne le bon et le mauvais. En effet, il est
capable de sortir une performance insipide face au Magic avec
seulement 2pts, 0/8 aux tirs en 35′ puis enchaîner son deuxième
double double de la saison dans la victoire face aux Nets :
18pts, 4/8 à 3-pts et 10rds. Cette performance peut être liée au
fait que le staff des Hawks ait placé John Collins au poste
5, libérant ainsi encore plus d’espace pour le meneur scoreur Trae
Young, qui ne manquera pas de trouver ses coéquipiers démarqués
à 3-pts.
L’ailier va poursuivre ses bonnes sorties offensives avec la belle victoire face aux Blazers en apportant 22pts, avec un joli 6/9 à 3-pts ! Hunter a bénéficié du plus grand nombre de minutes sur le terrain de l’équipe avec 38′.
Bien qu’il semble plus confiant sur catch and shoot et plus à l’aise en jouant dans le corner ou bien sur closeout, il n’est pas à l’abri de trou d’air comme en atteste son match râté dans la défaite contre Memphis avec seulement 6pts, 0/4 à 3-pts, en 30′ avec un ratio -35pts quand il est sur le terrain. Il reste encore quelques matchs, espérons qu’il puisse démontrer un certaine régularité dans son apport offensif.
Darius
Garland, PG, Cleveland Cavaliers : 59m, 12.3pts, 1.9rds, 3.9pds
Le meneur des Cavaliers poursuit sa
saison sans pour autant faire parler de lui. Ses performances
semblent quelconques : 12pts en 33′ dans la victoire surprise
contre les Sixers, 15pts en 35′ dans la défaite contre New Orleans
et 10pts en 29′ dans la défaite contre Indiana.
A 20 ans, le rookie est parfois cantonné à un rôle secondaire en attaque derrière son partenaire de backcourt Collin Sexton. En effet, lors du match contre Philadelphie, Garland a joué le money time en étant coincé dans le corner, en tant qu’observateur privilégié du show Sexton. Pourtant, il est beaucoup plus utile sur pick and roll, et son association avec son intérieur Tristan Thompson semble intéressante à bien des égards.
De toute évidence, Garland n’est pas encore apte pour se créer lui même son shoot. Il lui faut donc un intérieur qui vienne lui poser un écran afin de déstabiliser la défense et libérer de l’espace pour un tir ouvert. Thompson est dans la ligue depuis assez longtemps pour savoir comment se placer et ainsi bloquer les intérieurs adverses, comme se fut le cas pour Derrick Favors sur la vidéo ci-dessus.
Après son mauvais match contre
Indiana, Garland a été placé au repos par la franchise de l’Ohio
lors de la rencontre face à Utah lundi dernier.
Rui Hachimura, F, Washington Wizards : 37m, 14.1pts, 6rds, 1.6pds
Le japonais est toujours titulaire dans une franchise toujours en course pour les Playoffs à l’Est. A seulement quatre victoires derrière Brooklyn, les hommes de Scott Brooks peuvent encore espérer accrocher l’un des derniers spots de leur conférence. Par ailleurs, Washington pourra compter sur le 9e choix de la draft pour scorer si besoin, comme lors de la victoire contre… Brooklyn.
En effet, avec 17pts en seulement 26′,
Hachimura est un joueur qui peut apporter sur demi-terrain avec de
l’activité dans la raquette et un jump shoot intéressant à
mi-distance.
Son implication sous les arceaux n’est plus à prouver, comme le démontrent ses 4 rebonds offensifs (record égalé) dans la défaite contre Utah, ainsi que ses 8 rebonds dans la victoire contre Golden State, soit le meilleur total de son équipe. De plus, nous avions évoqué lors des carnets précédents sa progression à 3-pts. Lors de ses quatre derniers matchs, il tourne à 62.5% à 7m23 avec au minimum un tir rentré sur 5 matchs de suite, une série record pour lui cette saison.
Cette nuit, il n’a pu empêcher la défaite des siens à Sacramento malgré 20pts, 6rds et 2ints. Le japonais a pu démontrer une réelle faculté à aller sur la ligne des lancers-francs: 7/8.
P.J. Washington, PF, Charlotte Hornets : 54m, 12pts, 5.5rds, 2.1pds
Actuellement, les ambitions des Hornets se résument à faire jouer et progresser leurs jeunes joueurs. Bien que la franchise ne soit qu’à cinq victoires de la 8e place, les espoirs de Playoffs semblent utopiques. Bonne nouvelle pour le rookie PJ Washington, qui se voit ainsi, accorder plus de temps de jeu avec 36′ dans la victoire contre New York, 31′ lors du match remporté face aux Raptors et encore une fois 31′ dans une courte défaite contre les Bucks.
Le staff de coach Borrego, s’accorde à proposer un maximum de responsabilités et de temps de jeu aux jeunes de l’équipe, mais aussi pour tester différents lineups. En effet, il semblerait que la franchise se dirige sur certaines séquences vers un cinq plus petit avec un PJ Washington en pivot, Devonte’ Graham et Terry Rozier dans le backcourt, puis Miles Bridges et Cody Martin dans les ailes. Selon Basketball Reference, ce lineup offre un différentiel de +8,9pts par match et surtour une hausse de +5.3 de 3-pts marqués par rapport à l’adversaire sur 100 possessions.
Dans ce schéma tactique, l’ancien joueur de Kentucky enchaîne les déplacements le long de la ligne à 3-pts, les mains à mains et les pick and pop. Par ailleurs, il n’a jamais autant tenté de tirs à 7m23 depuis le début de la saison avec 7 tentatives de moyennes ! En revanche, pour maintenir une telle stratégie, il serait bon qu’il soit plus régulier, seulement 28.6% de réussite (via NBA.com).
La nuit dernière, Charlotte a de nouveau usé d’un cinq « small ball » avec Washington dans le rôle de pivot/poseur d’écran. Les Hornets n’auront pas démérité avec les 19pts, 5/9 à 3-pts de PJ et une courte défaite d’un petit point face aux Spurs du coach Tim Duncan.
— Hornets On FanDuel Sports Network (@FDSN_Hornets) March 4, 2020
Les
remplaçants font le job
Jose Carlos Fajardo – Bay Area news Group
Eric Paschall, PF, Golden State Warriors : 57m, 13.8pts, 4.7rds, 1.9pds
Les fans de la Bay Area attendaient avec impatience le retour de Stephen Curry ce week-end, mais c’est sans grande surprise que son come-back est remis à plus tard. En attendant, il faut se contenter des performances des rookies des Warriors comme le vaillant et tonique Eric Paschall. Le rookie en provenance de Villanova s’est démené dans la défaite face aux Lakers avec 23pts en seulement 26 minutes de temps de jeu. L’intérieur combine beaucoup avec un autre rookie : l’arrière Jordan Poole et obtient la majorité de ses points dans la raquette (55% des tirs sont pris dans cette zone, via NBA.com).
Chez les Suns, il va à nouveau se montrer avec 25pts en 32′. Une victoire surprise pour Golden State qui a pu compter sur la puissance de Paschall.
La défense des Suns n’a trouvé aucune solution face à ce musculeux intérieur de 2.01m. Lorsque Devin Booker était placé en défense, Paschall a choisi de driver vers le cercle et de faire parler sa puissance. Lorsque c’est le grand Deandre Ayton qui s’est collé au problème, le Warrior a tenté son tir extérieur en toute confiance.
Malgré la défaite contre les Wizards, son efficacité aux tirs est toujours intéressante avec 7/14 aux tirs et 17pts. Cela nous donne une moyenne convenable de 54.5% sur ces trois derniers matchs (via NBA.com).
La nuit dernière, il fait parti des Warriors qui vont renverser les Nuggets dans le dernier quart-temps. Il finit son match avec 22pts, 5rds et 5pds.
Coby
White, PG/SG, Chicago Bulls : 61m, 12.6pts, 3.5rds, 2.5pds
Après une semaine de folie (101 points en 3 matchs), le scoreur inconscient des Bulls est redescendu un peu de son nuage avec « seulement » 22pts dans la défaite à New York, et 19pts dans la victoire étriquée contre Dallas.
Chicago débute mal ses matchs et White en profite alors pour tenter un maximum de tirs dès qu’il rentre sur le terrain. En revanche, la réussite est moins présente que la semaine passée. Seulement 40.5% aux tirs sur ces deux matchs, sans oublier de préciser qu’il tente en moyenne 18.5 tirs par matchs soit le plus grand nombre de tentatives pour un rookie (via NBA.com).
White
est indubitablement attiré par le panier et cela se voit sur le
terrain. Il a profité de l’absence de Zach LaVine pour prendre 20
tirs face aux Mavericks, heureusement pour Chicago, les Mavs n’ont pu
réussir complètement leur come-back dans ce match.
Cameron
Reddish, SF, Atlanta Hawks : 54m, 10pts, 3.7rds, 1.5pds
L’ailier des Hawks a été récompensé de ses dernières belles sorties en étant titulaire lors des victoires contre Portland et Brooklyn. C’est d’ailleurs contre les Nets, que Reddish va s’offrir son record en carrière avec 26pts en 34′ sans oublier de relever son joli 6/9 à 3-pts !
Sur ce match, les Hawks ont scoré 141pts ! Le cercle a semblé plus large, mais surtout, l’arrière Trae Young a complètement déstabilisé la défense et a pu trouver ses partenaires démarqués et libres de tout marquage. Reddish a pu obtenir des positions de tirs confortables à 3-pts et a pris feu dans le 3e quart-temps avec 17pts.
En revanche, l’adresse n’a pas été au rendez-vous face aux Trail Blazers avec seulement 8pts en 24′ mais avec un ratio de +16 lorsqu’il est sur le terrain. Par ailleurs, il a proposé une défense honorable face au scoreur CJ McCollum. Coach Lloyd Pierce peut notamment compter sur son rookie pour switcher en défense. Enfin, l’ex-coéquipier de Zion a été mis au repos face aux Grizzlies suite à des problèmes au niveau du dos.
Malgré le changement de coach, les Cavaliers sont condamnés à regarder les mocks draft sur cette fin de saison. En attendant, KPJ continue de prendre de l’épaisseur dans la rotation avec une moyenne de 33.1′ de temps jeu, soit la 3e plus grosse moyenne pour un rookie sur les trois derniers matchs (via NBA.com).
L’arrière ne refuse jamais un tir comme lors de la défaite face aux Pelicans avec 19 tentatives (record) et pour « seulement » 16pts. KPJ a connu un début de match compliqué comme toute son équipe, puis il a cherché à scorer sur son tir favori, le step back sur son côté droit. Néanmoins, il n’a été que très peu en réussite sur ce match en scorant ses deux paniers à 3-pts que dans le garbage time.
De
plus, dans la défaite contre Indiana, il a fait preuve d’une réelle
envie d’avoir la balle dans les mains, mais vraiment…
Son 2e type de tir le plus fréquent est donc sans surprise, le step back jumper. En revanche, il tourne pour le moment seulement à 26.9% de réussite sur ce type d’action, et 34.8% à 3-pts (via NBA.com). Il y a encore un peu de travail devant lui avant de le comparer à James Harden.
Enfin, suite au frofait de Darius Garland face à Utah, KPJ a connu sa 3e titularisation de la saison. L’arrière n’a jamais passé autant de temps sur le parquet avec près 41′ pour 16pts, 4rds et 4pds, mais avec un ratio négatif de -22 quand il est sur le terrain.
Pour la première fois de l’histoire des carnets des rookies, nous évoquons le cas de l’italien ! Le rookie de 28 ans est de plus en plus utilisé par Alvin Gentry et la production statistique de Melli s’améliore. En effet, pour la première fois de la saison, il score au minimum 10pts depuis cinq matchs.
L’ancien joueur de Fenerbahçe offre une solution intéressante en le combinant avec le puissant Zion Williamson dans le frontcourt. Il propose du spacing (38.4% 3-pts) permettant ainsi de libérer de la place dans la raquette pour que Zion puisse faire son chantier tranquilement.
Par ailleurs, sa défense reste acceptable, si vous prenez en compte ses qualités athlétiques peu avantageuses. Il n’y a qu’a voir comment il arrive à contrer un Kevin Porter Jr lancé en contre-attaque ou bien son aide défensive sur Kyle Kuzma après avoir bien défendu sur KCP.
Mychal Mulder, SG, Golden State Warriors : 4m, 12pts, 3.8rds, 1pd
Dommage pour les fans des Warriors et surtout pour ceux qui sont à San Francisco tout près du flamboyant Chase Center… Le retour de Stephen Curry est donc reporté (annulé?) et la franchise peut donc signer des inconnus pour des contrats de dix jours afin de tanker tester de nouveaux talents. L’heureux élu est donc un ancien joueur de Kentucky de 1.93m, qui a pu démontrer une certaine disposition à scorer, comme lors de son match face à la pire défense de la ligue : les Wizards.
Le canadien a pu scorer 17pts dans ce match perdu. L’ancien joueur de l’équipe de G-League des Sioux Falls Skyforce a notamment reçu les compliments de la part de son coach Steve Kerr concernant son aptitude à défendre sur les stars adverses.
« Je suis impressionné non seulement par son shoot, mais aussi par sa défense. Hier soir, il a relevé un très bon défi avec Devin Booker. Ce soir, nous l’avons mis sur Bradley Beal par moments. Il accepte le défi et joue mieux qu’il n’en a l’air. » Steve Kerr
Une attitude qui fut récompensée avec sa toute première titularisation la nuit dernière dans la victoire surprenante chez les Nuggets. Il termine son match avec 15pts et confirme ses aptitudes de sniper avec 5/10 à 3-pts.
Toujours coincé sur le banc suite à des problèmes à la cheville droite, le joueur du Heat n’a toujours pas effectué un entraînement complet avec contact (via Rotoworld).
Chaque
semaine Clutch Time vous propose un petit focus sur les rookies afin
de faire le point sur les bonnes ou mauvaises performances des
débutants.
Le All Star Beak est terminé et nous voilà dans la dernière ligne droite de la saison régulière avant les Playoffs. Des équipes peuvent déjà abandonner tout espoir de Playoffs, permettant ainsi, d’accorder plus de temps de jeu à leurs jeunes joueurs. Certains rookies ont notamment profité de cette pause de plusieurs jours pour recharger les batteries et corriger des erreurs trop récurrentes, voici le compte rendu de ces derniers jours (les statistiques sont arrêtées au 26/02/20)
Duel
pour le ROY, mais aussi pour la 8e place à l’Ouest
Joe Murphy Getty Images – NBAE
Zion Williamson, PF, New Orleans : 13m, 23.3pts, 7.1rds, 2.3pds
Le numéro 1 de la dernière draft n’arrête pas d’impressionner la ligue. Son apport est inestimable pour les Pelicans qui se retrouvent désormais aux portes des Playoffs avec seulement 3 victoires de moins que les Grizzlies (8e à l’Ouest). C’est simple, l’effet Zion est aussi surpuissant que le tremblement de terre qui a eu lieu lors de sa première apparition en Summer League, même l’ancien All-Star Jrue Holiday, qui est dans sa onzième saison souligne son impact.
« Il nous a propulsé à un autre niveau. Il est tellement dur à défendre et compliqué à arrêter. Faire ça pendant dix ou onze matchs, c’est impressionnant. J’ai le sentiment qu’on a trouvé un rythme en intégrant Zion et Brandon Ingram. » Jrue Holiday
via NOLA.com
Ces derniers jours, Zion a accumulé les records. Tout d’abord à Portland, en devenant le 1er rookie à scorer 20pts dans la raquette sur 3 matchs de rang. Puis, il devient le plus jeune joueur de l’histoire avec 20pts ou plus sur huit rencontres à suivre. Un record qui appartenait à son adversaire du soir, Carmelo Anthony. Dans un match essentiel pour la course aux Playoffs, les Pelicans ont pu compter sur leur star avec 25pts en seulement 29 minutes pour une victoire de treize points.
Deux jours plus tard, le phénomène enchaîne avec 28pts en 33 minutes dans la victoire compliquée à Golden State. Avec dix points de retard à la mi-temps, l’intérieur de 19 ans ne va pas se gêner pour remobiliser ses coéquipiers en prenant la parole dans le vestiaire. Déjà leader à 19 ans tout en assurant sur le terrain, le rookie continue de régner dans le domaine du rebond offensif. Seul point négatif, son adresse aux lancers francs n’est pas encore fiable avec seulement 62.8% de réussite sur ses 4 derniers matchs (via NBA.com).
En face, le rookie Eric Paschall a eu bien du mal à tenir au poste bas face une telle combinaison de masse et de tonicité. Cerise sur le gâteau, ce joli « jab step » à trois points !
Enfin, la nuit dernière, le match que beaucoup attendait avec le duel des extraterrestres Zion et LeBron. Bien que le plus jeune n’ait pu empêcher la défaites des siens face aux 40pts du King (record cette saison), il a tout de même peser dans la rencontre avec 29pts, en affichant une agressivité pour scorer dans la raquette: 13/19 aux lancers-francs.
https://www.youtube.com/watch?v=Adenu8hLOKQ
Un match plus qu’intéressant, avec des Pelicans combatifs à l’image de ce rebond offensif de haulte voltige du rookie sur la tête de Dwight Howard! Vivement la revanche qui va se jouer dès ce week-end!
Ja
Morant, PG, Memphis Grizzlies : 51m, 17.6pts, 3.4rds, 6.8pds
Le All Star Break ne semble pas avoir
eu l’effet escompté pour le meneur de jeu des Grizzlies. Depuis la
reprise, Memphis a perdu ses trois matchs, et leur rookie n’est plus
aussi influent avec seulement 2 pds de moyenne. Moins serein en
attaque, il force plus lors de ses drives et cela affecte le flow
général de l’attaque. Le candidat pour le ROY perd beaucoup trop de
ballons, avec 5 turnovers à Sacramento puis 5 à nouveau chez les
Lakers. En se penchant sur ces dernières sorties, Morant est le
rookie qui perd le plus de ballon avec 3.5 déchets de moyenne (via
NBA.com). Chez les Clippers, il ne va délivré qu’une seule
passe décisive.
S’agit-il d’une période creuse ?
Un coup de mou ? Ou tout simplement le fait que les Lakers puis
les Clippers ont très bien étouffé le spectaculaire arrière, le
forçant ainsi à faire les mauvais choix. Le violent contre de
Dwight Howard en est l’illustration.
Par ailleurs, sa défense laisse à
désirer. Il ne se bat pas sur les pick and roll, et se fait
facilement prendre de vitesse comme ce fut le cas face à
Rajon Rondo. Son coach Jenkins choisi même de le placer en
défense sur des joueurs moins aptes à jouer sur pick and roll comme
Danny Green. Néanmoins, il faut se rappeler que la saison
régulière est longue et difficile à gérer pour un rookie. A force
de jouer et de se retrouver dans de telles situations, Morant va
gagner en expérience et le jeu devrait se ralentir pour lui, nous
offrant à nouveau de superbes actions.
Du mieux depuis la reprise ! Le
rookie de 25 ans a retrouvé une certaine assurance et se montre plus
confiant dans ses choix offensifs. Dans la belle victoire face aux
Cavaliers lors de la soirée événement pour la légende Dwyane
Wade, le meneur de jeu va scorer 24pts et distribuer 8pds en
l’absence de la star de l’équipe Jimmy Butler.
https://www.youtube.com/watch?v=NO9qSCoQ4Ew
Cependant, le Heat n’a pas manqué de montrer toute son irrégularité en perdant la revanche chez les Cavs. Dans cette défaite frustrante en prolongation, Nunn devient la première option offensive de Spoelstra avec le plus grand nombre de tirs tentés avec 18 unités pour seulement 21pts. Son rebond clutch pour aller en OT a été grandement apprécié mais son incapacité à aller chercher des fautes pénalise son équipe. Seulement UN seul lancer-franc tenté dans ce match qui, on le rappelle, s’est joué en prolongation.
Sa défense est également suspecte.
Trae Young s’est amusé avec 50pts, puis lors de la défaite à
Cleveland, c’est l’arrière Kevin Porter Jr qui s’est régalé
avec 30pts. Vivement que Jimmy Butler et Tyler Herro
reviennent du côté de South Beach.
De’Andre Hunter, SF,
Atlanta Hawks : 55m, 12.5pts, 4.1rds, 1.8pds
Seulement deux matchs depuis la reprise
pour l’ailier des Hawks. En se focalisant sur ce petit échantillon,
on peut déjà remarquer des signes encourageants dans son apport
offensif, notamment sur ses tentatives longues distances (3/3 face à
Miami) et surtout lors de ses drives sur closeout.
Nous avions évoqué sur nos derniers
carnets, qu’Hunter manquait de conviction et de toucher pour finir
dans la raquette, or, sur ses dernières sorties, il semble plus
agressif vers le panier et obtient même des fautes dont 10
lancers-francs pour 9 convertis dans la défaite à Philadelphie.
Enfin, sur les trois derniers match, il tourne à 62.5% de réussite
près du cercle, une amélioration s’il on considère ses 55.9% de
moyenne depuis le début de la saison (via
NBA.com).
Darius
Garland, PG, Cleveland Cavaliers : 56m, 12.3pts, 1.9rds, 3.9pds
Après la démission de John Beilein la semaine dernière, Garland reste toujours fidèle au poste et enchaîne les performances solides sans éblouir pour autant la ligue. Loin d’être intenable en attaque, l’ancien joueur de Vanderbilt est efficace avec 15pts à Washington, puis 14pts lors des deux rencontres face au Heat. Sa sélection de tirs semblent plus cohérente avec une adresse convaincante de 50% à 2pts et 46.2% à 3pts sur les trois derniers matchs (via NBA.com).
Cependant, nous avons pu remarquer que
le rookie est plus en réussite sur catch and shoot que sur un pull
up après avoir dribblé. Voici un montage vidéo montrant dans un
premier temps ses tirs ratés après avoir dribblé, puis ses
tentatives réussies sur catch and shoot.
Avec un EFG de 57.4% sur catch and
shoot, et 45.2% sur pull up, le staff des Cavaliers doit sûrement
l’encourager à se diriger de plus en plus vers la première option.
De plus, Garland rentre 38.9% de ses 3pts lorsque ce dernier ne prend
aucun dribble, en revanche, dès qu’il dribble plus de deux fois,
cette statistique tombe à 21.7% (via
NBA.com) !
Rui
Hachimura, F, Washington Wizards : 33m, 13.8pts, 6rds, 1.7pds
Les Wizards cumulent les défaites malgré des performances héroïques de leur star Bradley Beal, et leur rookie poursuit son apprentissage en faisant partie intégrante du cinq de départ et un temps de jeu conséquent (46′ contre Milwaukee). Le japonais est toujours aussi friand de jump shot à deux points juste en dehors de la raquette comme lors de la défaite face à Cleveland (17pts), mais il peut aussi se montrer utile en transition lorsqu’il faut pousser la balle.
Sa vision de jeu est loin d’être celle
d’un Jokic, mais elle est suffisamment bonne pour trouver le
coéquipier démarqué. Il peut également profiter d’un mismatch
pour obtenir la faute comme ce fut le cas face au meneur Darius
Garland.
Lors de la défaite face à la meilleure équipe à l’est, Milwaukee, le rookie n’a scoré que 12pts en 46 minutes. Un impact bien trop faible offensivement, bien qu’il faille contre-balancer ces chiffres avec le record en carrière de Bradley Beal avec 55pts. Cependant, on aimerait voir l’ancien joueur de Gonzaga plus impliqué en attaque, toujours dans l’optique de préparer la saison prochaine.
P.J. Washington, PF, Charlotte Hornets : 50m, 11.8pts, 5.4rds, 2.1pds
L’intérieur des Hornets a pu recharger
les batteries avec cette pause dans le calendrier infernal de la NBA.
En se penchant sur les 4 matchs qui ont précédé le break, on
relève une moyenne de points de 6.25, un chiffre famélique pour ce
joueur qui tourne autour des 12pts depuis le début de la saison. Le
staff de Charlotte aurait pu s’interroger sur sa place dans le cinq
de départ, mais heureusement, les deux derniers matchs sont
rassurants avec 17pts 2stls et 1 contre à Chicago puis 16pts 7rds et
un joli 4/7 à 3pts dans la défaite face à Brooklyn.
L’ancien joueur de Kentucky n’est
clairement pas un joueur de poste bas. Seulement 46.4% de réussite
et 15% de pertes de balle lorsque le rookie est placé dans cette
situation (via
NBA.com). C’est en se déplaçant à l’extérieur qu’il est le
plus intéressant, en multipliant les passes latérales, en posant
des écrans pour ensuite s’écarter à 3pts. Dans le match contre les
Nets, il a notamment montré des signes encourageants concernant
l’éventualité de le placer en tant que « stretch 5 »,
en sanctionnant à 3pts sur pick and pop ou bien en tant que trailer.
Le staff des Hornets va sûrement encourager leur rookie à écarter encore plus le jeu comme la nuit dernière lors de la grosse défaite dans l’Indiana, l’ailier a scoré tous ses points à 7m23: 9pts et 3/6 à 3pts.
Les
remplaçants font le job
via abc Chicago
Coby White, PG/SG, Chicago Bulls : 59m, 12.3pts, 3.5rds, 2.4pds
Une nouvelle coupe de cheveux et ça repars ! Le rookie des Bulls vient de réussir deux matchs de suite à 33pts ! Un rendement offensif qui est dépendant du style capillaire, voilà qui ressemble fortement au syndrome Elfrid Payton… Dans son premier carton offensif, Coby White a allumé la défense des Suns en 2e mi-temps avec un séduisant 5/7 à 3pts. Il va démarrer la rencontre en allant chercher ses point « inside » sur des drives déroutants, pour ensuite prendre feu de loin. Néanmoins, sa performance n’a pas permis à son équipe de remporter le match.
Son 2e chef d’œuvre a eu lieu contre Washington. On relève une nouvelle fois une adresse intéressante à 7m23 avec un bon 5/9 et une statistique globale de 11/18 aux tirs. White a enfin trouvé la mire et on le sent en confiance et en rythme en attaque. Seul point négatif, ses 5 pertes de balles.
Coby White possède une mentalité de scoreur. Dès qu’il reçoit la balle, ses premières intentions sont de dribbler et de se défaire de son défenseur afin d’avoir un peu d’espace pour un tir. L’arrière ne distribue que très peu la balle. Sur les trois derniers matchs, il affiche des moyennes peu reluisantes de 2.4pds et 4tov (via NBA.com)! Heureusement pour Chicago, son coup de chaud contre les Wizards a permis d’empêcher une 9e défaite de rang pour les hommes de Boylen.
Cette nuit, le rookie a une nouvelle fois battu son record avec 35pts dans la courte défaite face au Thunder. Dominés dans un premier temps, les Bulls ont pu compter sur leur rookie en sortie de banc pour revenir dans la partie. Avec une adresse toujours aussi folle de loin: 6/9 à 3pts, Chicago retrouve le sourire avec un tel joueur!
https://www.youtube.com/watch?v=SYQDQbPxaAk
Une performance historique pour ce joueur qui devient le premier rookie en sortie de banc à scorer plus 30pts sur trois matchs consécutifs. De plus, il rejoint Trae Young en affichant de tels chiffres pour un rookie. Par ailleurs, le scoreur fou des Hawks ne va pas manquer de le féliciter ainsi que l’adversaire du soir des Bulls: le meneur All-Star du Thunder, Chris Paul.
Tout
d’abord, ses deux premiers matchs depuis la reprise du championnat
ont été horribles. Chez les Wizards, KPJ a marqué seulement 3pts,
perdu 4 ballons et a été sifflé 5 fois en 12 minutes. Dans le
premier face à face avec le Heat : 2pts, 0/5 aux tirs en 14
minutes. Des performances qui vont vite être oubliées grâce à son
carton dans la revanche face à Miami deux jours plus tard avec 30pts
dont 15 dans le dernier quart-temps, sans omettre une bonne présence
défensive (3stls) permettant ainsi à son équipe de combler un
déficit de 19pts !
Miami
ne trouvera aucune solution pour stopper ce joueur audacieux qui a
démontré ses qualités de joueur en Iso. Des stepbacks à 3pts, des
dribbles entre les jambes, un style de jeu qui fait étrangement
penser à un autre gaucher…
Cameron
Reddish, SF, Atlanta Hawks : 51m, 9.6pts, 3.7rds, 1.5pds
L’apprentissage continue pour l’ancien coéquipier de Zion Williamson et de RJ Barrett. L’adresse n’est toujours pas au rendez-vous avec un effrayant 1/15 à 3pts sur ses trois derniers matchs. En revanche, Reddish se rachète de l’autre côté du terrain avec des mains actives, et un bon placement en défense homme à homme. En effet, dans la victoire surprise contre le Heat, il a volé un ballon important dans les mains du pauvre Duncan Robinson à 30 » de la fin du match.
C’est la 6e fois de la saison que le
rookie des Hawks vole au moins 3 ballons dans un match. Une attitude
qui devrait lui permettre de rester plus longtemps sur le parquet et
ainsi pouvoir trouver son rythme en attaque comme contre Dallas avec
20pts.
Les problèmes d’adresse aux tirs ne
sont toujours pas réglés, en revanche, il faut reconnaître qu’il
peut aller chercher ses points à l’intérieur en se servant d’un
pick and roll et de drives tout en résistant au contact afin
d’obtenir la faute (8/9 aux LFs). Nous tenons là, de réelles
raisons d’être optimistes pour la suite.
Après avoir scoré 27pts contre Portland juste avant le Break, Clarke est revenu à ses standards habituels avec 8pts et 11rds à Sacramento puis 14pts et 10rds chez les Lakers. Suite à sa belle performance face aux Blazers, l’intérieur avouait que son rôle se réduisait à sauter et attraper la balle. Certes, dans ce domaine il excelle, mais il ne faut en aucun cas sous-estimer ses autres qualités de basketteur.
Dans le duel perdu face aux Lakers, les hommes de Jenkins étaient menés de 20pts au début du 3e quart-temps. Le coach va faire le choix judicieux de placer son rookie de 23 ans titulaire et ainsi permettre à son équipe de revenir dans le match. Bien sûr, il est toujours à l’affût pour le alley-oop, et le pick and roll avec Ja Morant reste une bonne solution. Par ailleurs, avec 4pds, l’ancien joueur de Gonzaga montre qu’il est capable de distribuer pour ses partenaires démarqués lorsque l’accès au panier lui est interdit par les tours de contrôles McGee, Howard et surtout AD.
Titulaire lors du match suivant contre les LA Clippers, le canadien va malheureusement se blesser à la hanche et fut contraint de quitter ses partenaires. Espérons qu’il reviendra très rapidement sur le parquet. La course pour les Playoffs s’annonce intense dans le Tennessee.
Il
y a du progrès à faire
AP Photo via elitesportsny.com
R.J.
Barrett, SG, New York Knicks : 47m, 13.9pts, 5.1rds, 2.4pds
Les Knicks ne gagnent plus depuis
quatre matchs mais le staff de Mike Miller continue d’accorder leur
confiance et des responsabilités envers leur rookie avec 34′ face à
Houston, 21pts et 5tov. Dans la défaite contre Indiana, le canadien
a été l’initiateur de plusieurs séquences offensives. Le résultat
est plus que mitigé, avec 17pts mais 0/5 à 3pts, 2pds et 3tov,
Barrett est loin d’être efficace sur le terrain, que se soit sur
drive, un pick and roll ou bien lors d’une action cruciale en fin de
match.
Le moins que l’on puisse dire, c’est
qu’il y a encore du travail devant lui afin de devenir un bon
gestionnaire en attaque. Il est le 3e rookie dans le classement des
drives par match (9.9), mais son adresse est faible avec 34.8% de
réussite (via
NBA.com). Le gaucher a dû mal à finir avec sa main opposée et
à tendance à forcer des tirs bien trop compliqués. Enfin, les
chiffres ne sont pas plus réconfortant sur pick and roll, avec une
adresse de 31.8% et un EFG de 32.2%, il s’agit des pires chiffres de
la ligue en terme d’efficacité pour une fréquence d’utilisation de
cette situation au dessus de 25%. Des secteurs de jeu qu’il va
falloir travailler afin qu’il soit sérieusement considéré comme un
candidat
au ROY.
Ils
pointent enfin le bout de leur nez
via nbcsports.com
Juan Toscano-Anderson : 6m, 6.8pts, 3.8rds, 2.2pds
Nous vous l’avions rapidement présenté dans notre précédent carnet lorsqu’il est entré dans la rotation des Warriors suite à de nombreux mouvements lors de la trade deadline. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que l’americano-mexicain mérite totalement sa place sur le terrain et devrait même voir son temps de jeu augmenter.
En 24′ de temps de jeu face aux Rockets, il a rempli la feuille de statistiques avec 10pts, 6rds, 5pds et 2stls. On parle bien d’un joueur généreux qui n’hésite pas à venir en aide pour contrer le tir d’Austin Rivers, qui est capable de driver rapidement vers le cercle, et surtout, qui peut effrayer le « towel boy » qui n’a rien vu venir !
Ball boy almost didn't get out of the way in time 😬 https://t.co/7PgyChxNPS
L’ailier va notamment poster son record en carrière avec 16pts dans la défaite contre New Orleans avec 3/5 à 3pts et le meilleur ratio de son équipe avec +6 ! Un bon joueur d’équipe capable de faire toutes les actions qui sont nécessaires pour remporter un match.
Kelan Martin : 25m, 6.6pts,
3.4rds, 0.7pd
Minnesota a été l’un des acteurs
majeurs de la trade deadline, et la saison semble déjà pliée avec
seulement 16 victoires en 56 matchs. Coach Saunders peut se permettre
de faire jouer ses nombreux rookies afin qu’ils puissent se faire les
dents. C’est ainsi que l’ailier Kelan Martin est en train de tirer
profit des ces opportunités en attaque avec un record en carrière à
Denver avec 21pts, 7/15 aux tirs et 3/8 à 3pts.
S’il y a bien une chose à retenir de ce joueur qui évoluait en Allemagne la saison dernière, c’est qu’il est indéniablement attiré par le panier et qu’il peut dégainer dès que le ballon arrive dans ses mains. Il sera intéressant de voir sa production évoluer positivement et s’il peut maintenir son 100% aux lancers-francs avec un parfait 22/22 en cours.
Comme à chaque All-Star Weekend, les jeunes talents de la ligue ont l’honneur d’ouvrir les festivités, et ce n’est que depuis 2015 que la formule USA vs World est mise en place. Bien que l’étiquette ait changé, le produit reste le même avec une faible intensité de jeu, une défense allégée et un concours de dunk improvisé dans les dernières minutes. Néanmoins, il est toujours intéressant d’observer le futur de la ligue rassemblé le temps d’une soirée, voici ce que l’on peut retenir.
Miles Bridges soulevant son trophée de MVP Dennis Wierzbicki-USA TODAY Sports
L’équipe USA réalise donc le back to back en remportant ce match 151-131 (Boxscore). Une victoire qui remet les deux formations à égalité avec six victoires de chaque côtés. Au cours de ce match, les joueurs n’ont tenté que 88 tirs à 3pts soit le plus faible total depuis 2016 avec 84 unités. En dépit d’un match avec très peu d’intérêt, nous avons tenu à retenir les meilleurs moments de cette rencontre de gala.
Moment gênant : le dribble de Trae Young entre les jambes de RJ Barrett
Le match est tout juste commencé que le meneur de Hawks lance déjà les « hostilités » avec ce ballon passé entre les jambes du pauvre RJ Barrett. Un tour de magie qui l’emmène tout droit vers le cercle avec un lay-up sans adversité. Pourtant, on sentait le Knick vouloir défendre un minimum.
S’il y avait bien une raison de suivre cet évènement, c’est bien sûr la présence des deux premiers choix de la draft 2019: Ja Morant et Zion Williamson. Bien sûr, la combinaison de la vison de jeu de Ja aux qualités de finisseur de Zion génère forcément de belles actions! Showtime!
Le meneur des Grizzlies n’est pas connu pour son aptitude à arroser de loin, par conséquent, il est primordial pour lui d’aller chercher ses points dans la raquette et pour notre plus grand bonheur, il le fait avec style, comme sur ce dunk à 360°.
Dans le même genre mais dans un tout autre style, on retrouve Zion et ses 130kg qui n’accordent aucune pitié pour ce pauvre panneau qui ne peut résister face à une telle violence.
Legend of Zion grows: He bent the hoop on this dunk 💪 https://t.co/NXCaW4U5mf
Le Rising Star Challenge est toujours le théâtre de gestes spectaculaires mais aussi d’actions complètement râtées par un jeune joueur ambitieux. Et cette nuit, c’est l’arrière nigérien des Wolves qui a retenu notre attention avec la tentative d’une « T-Mac » suivie d’une passe directement entre les mains d’un défenseur adverse.
Cette rencontre fut également le moment de se rappeler que deux futurs All-Star titulaires ont foulé le parquet. Luka Doncic et Trae Young ont déjà une histoire commune suite à ce trade le soir de la draft 2018 qui envoya Young à Atlanta et Doncic à Dallas. Les deux joueurs sont souvent comparés, et beaucoup sont nombreux à vouloir déterminer un vainqueur dans ce trade. Mais cette nuit, suite à un 3pts du logo (et au buzzer!) du slovène, les deux joueurs nous ont offert la plus belle image de la soirée, et peut-être même du weekend.
Cela va de soit que Rising Star Challenge = No Defense, en voici l’illustration parfaite avec un Luka Doncic qui va tranquilement placer un tir en course comme à l’entraînement, sans forcer et avec un saut dépassant à peine les 10cm de hauteur.
C’est l’histoire de la soirée, quatre canadiens étaient présents au cours de ce match, et en même temps sur le parquet! Tout d’abord, l’action démarre bizarrement par un tir à 3pts dans le corner de Nickeil Alexander-Walker (main gauche!!), Shai Gilgeous-Alexander (le cousin), récupère ce ballon pour le donner à RJ Barrett qui décale ensuite pour un Brandon Clarke toujours bien placé afin d’écraser le ballon dans le cercle!
Il s’agit d’un petit rituel à la fin d’un match généralement plié. Les différents acteurs encore sur le terrain s’autorisent un petit concours de dunks. Les envolées de Clarke et de Barrett sont réussies, en revanche, Zion et Ja ont manqué de concrétiser des figures spectaculaires que le public n’aurait pas manqué d’apprécier.
Le MVP : Miles Bridges, 20′ 20pts, 5rds, 5pds, 3ints, +33
Alors que l’équipe « World » a mené jusqu’à la fin du 3e quart-temps, l’équipe USA s’est réveillée dans le sillage des Hornets Miles Bridges et Devonte’ Graham. Le N°0 sera d’ailleurs élu MVP de la rencontre avec seulement 20 points, soit le plus faible total depuis John Wall en 2011 (12pts). En revanche, l’ailier n’a pas manqué de nous offrir de superbes highlights dont une spéciale « T-Mac »!
Des dunks de folies, des 3pts venus d’ailleurs et des sourires, voici ce que l’on a pu retenir de cette première soirée d’un week-end festif. Place maintenant aux différents concours dans la nuit de samedi à dimanche.
Chaque semaine Clutch Time vous propose un petit focus sur les rookies afin de faire le point sur les bonnes ou mauvaises performances des débutants.
On se dirige tout droit vers un duel passionnant entre les deux premiers choix de la draft, tandis que les autres rookies rentrent dans une période creuse. La fatigue commence à s’installer, les bonnes performances se font de plus en plus rares et les pépins physiques s’accumulent, voici pourquoi des rookies moins connus seront abordés dans ce 6e carnet. Une pause de quelque jours sera plus que bienvenue, mais en attendant voici ce que l’on peut retenir de ces huit derniers jours. (les statistiques sont arrêtées au 12/02/20)
Zion Williamson, PF, New Orleans : 9m, 21pts, 7.7rds, 2.3pds
Le phénomène Zion n’a joué que deux matchs depuis notre dernier carnet. Le staff des Pelicans lui a prescrit du repos pour le match des Pacers afin de soigner sa cheville. Face aux Bulls, il parvient à scorer 21pts en seulement 25‘ avec un efficace 9/11 aux tirs. Le N°1 de la draft est impressionnant de rapidité et de mobilité dans la raquette. Il est capable de rebondir plus vite que n’importe quel joueur de la ligue ce qui lui permet ainsi d’être omniprésent pour la bataille du rebond. Les axes majeurs à travailler concernent sa protection de balle (5 tov), et son adresse aux lancers-francs (3/5). Néanmoins, Williamson est toujours aussi impressionnant de régularité, son apport est largement significatif avec une série de 5 matchs consécutifs avec minimum 20pts. Dans la victoire importante pour les Playoffs face à Portland, Zion obtient son record en carrière avec 31 pts en 27′! A celà s’ajoute 9rds et 5pds ainsi qu’un ratio de +25 quand il est présent sur le terrain, soit le meilleur chiffre pour un Pelican! La course pour le titre de Rookie de l’année serait-elle relancée ?
Ja
Morant, PG, Memphis Grizzlies : 47m, 17.6pts, 3.5rds, 7pds
Encore une semaine de passée depuis notre dernier carnet et encore des performances dignes d’un ROY pour le meneur des Grizzlies! Dans un premier temps, une performance très propre dans la victoire à Dallas (21pts et 10/12 aux tirs), ensuite un dunk dans la raquette des Sixers avec Jojo Embiid peu enclin à se mettre en travers de la route de Ja, et enfin, le premier triple double de sa jeune carrière à Washington, 27pts 10rds 10pds. Il s’agit du 2e rookie le plus jeune de l’histoire de la franchise du Tennessee à réaliser un tel exploit.
Une performance incroyable aux yeux du coach adverse, Scott Brooks, qui ne manquera pas de le féliciter:
« Ce gars est jeune, mais il joue comme un All-Star depuis 5 ans. Il contrôle le jeu…C’est un problème. » Scott Brooks
Terence
Davis, SG, Toronto Raptors : 54m, 8.1pts, 3.5rds, 1.8pds
Les champions en titre sont en train de réaliser une saison remarquable avec une série en cours de 15 victoires consécutives, et pour notre plus grand plaisir, le rookie Terence Davis prend pleinement part à cette aventure. L’arrière a vécu une belle semaine avec 11pts puis 17pts dans la double confrontation face aux Pacers. De plus, le rookie était bien de la partie dans le money time et répondra présent avec 11pts dans le dernier quart-temps lors du 2e face à face. Des actions clutchs, dont un dunk sur un rebond offensif et une couverture digne d’un DPOY sur Doug McDermott. Le lendemain, il confirme sa belle forme en scorant 20pts dans la victoire face à Brooklyn avec un joli 5/8 à 3pts. Avec les absences notables des arrières Kyle Lowry et Norman Powell, Nick Nurse place son rookie meneur de jeu et ce dernier a démontré de réelles dispositions à lancer une contre-attaque.
Autre aspect important de son jeu, cet arrière 1.93m ne cesse de roder les parages dans l’optique éventuelle de gober un rebond offensif qui traînerait ic et là.
Nul doute que Toronto est tout a fait conscient de tenir là un joueur fiable et productif, tout en rappelant qu’il n’a pas été drafté ni sélectionné pour le Rising Stars Challenge.
Rui Hachimura, F, Washington Wizards : 29m, 14.1pts, 6rds, 1.6pds
Le japonais a repris ses bonnes habitudes depuis son retour de convalescence. Un jeu offensif orienté face au panier et des jumps shoots à deux points juste en dehors de la raquette. Des aspects que l’on retrouve de moins en moins dans le jeu actuel, et qui font la force du rookie de 21 ans. Cependant, sur les deux derniers matchs, Hachimura affiche un intéressant 3/6 à trois points, et laisse envisager une augmentation du pourcentage de tentatives à 7m23 et pourquoi pas une amélioration significative dans les semaines à venir. Son match à Dallas a été très convaincant, avec 17pts 6rds et 2stls puis l’ancien de Gonzaga a réussi ce que peu de rookie réalisent en ce moment, scorer plus de 15pts sur deux matchs d’affilés. Dans la victoire à Chicago, l’ancien joueur de Gonzaga plante 20pts avec une adresse de 7/12 aux tirs. La majorité de ses points sur ce match sont « in the paint ».
https://www.youtube.com/watch?v=zaR8ayUMZmA
Jordan
McLaughlin, PG, Minnesota Timberwolves : 18m, 6.7pts, 1.1rds,
3.9pds
En l’espace de quelques instants, l’ancien joueur de USC s’est retrouvé seul meneur de jeu des Timberwolves! Avec les départs successifs de Jeff Teague puis de Shabazz Napier, Minnesota lui a confié les rennes de l’équipe sur plusieurs séquences de jeu en attendant l’arrivée de D’Angelo Russell. Résultat, face à Atlanta, McLaughlin affiche une jolie ligne de statistique avec 15pts, 7pds, 3stls et 0 perte de balle. Mais sa plus belle soirée est celle face aux Clippers, en effet, le rookie va aligner sa performance la plus aboutie avec 24pts (record!), 4rds, 11pds (record!) et une précieuse adresse aux tirs: 11/15.
Ce joueur d’environ 1.80m a de la dynamite dans les jambes et on n’oublie pas de relever ses deux dunks dans le trafic qui vont en surprendre plus d’un et notamment un certain Kawhi Leonard.
L’intégration de Russell dans le roster va bien sûr limité le temps de jeu du rookie, à Toronto, McLaughin n’a joué que 16′ avec une faible production: 3pts et 5pds. Mais il est évident qu’il est bien rentré dans la rotation de l’équipe avec un poste de remplaçant juste derrière Russell.
Depuis son retour sur les terrains, l’ancien de USC enchaîne les matchs à plus de dix points, avec une série en cours de six. KPJ s’est installé dans un rôle de 6e homme à Cleveland. Coach Beilein n’hésite pas à le faire rentrer à la place de Sexton pour offrir un peu de temps de jeu pour le backcourt KPJ/Garland. Sur les six rencontres en question, les performances de KPJ sont encourageantes: 15.8pts, 50% aux tirs et 46.7% à 3pts. Face aux Clippers, l’arrière s’est autorisé une prestation offfensive solide avec 17pts et 8/14 aux tirs :
En revanche, son temps de jeu et ses responsabilités augmentent au détriment de la performance collective. Cleveland est sur une série de 6 défaites de rang, et KPJ se traîne un ratio négatif de -11.2 pts, soit la pire valeur pour un Cavalier ayant participé à ces six matchs. Bien que talentueux en attaque, l’arrière devra s’améliorer dans son approche en défense (2.7 fautes) et dans la conservation de la balle (2.8 tov).
Le meneur du Heat semblait être le
concurrent idéal à Ja Morant pour se disputer le titre du rookie de
l’année, malheureusement, les dernières apparitions du premier cité
laissent perplexes. Son temps de jeu est toujours aussi conséquent,
mais son adresse aux tirs a drastiquement chuté :
@LA Clippers: 35′, 13pts et 5/17 aux tirs
@Sacramento: 34′, 16pts et 6/19 aux tirs
@Portland: 27′, 9pts et 4/18 aux tirs
@Golden State: 29′, 4pts et 2/13 aux tirs
Sur ces quatre dernières rencontres, Nunn tourne à 25.4% aux tirs et 22.2% à 3pts, il s’agit des pires pourcentages chez les rookies avec un minimum de 5 tirs tentés par match (via NBA.com). Des chiffres alarmants et inquiétants pour son équipe. Il semblerait que ses soucis au niveau de son tendon d’Achille soient plus handicapants que prévu. Il sera bien présent au Rising Stars Challenge, mais espérons tout de même qu’il pourra recharger les batteries les jours suivants.
Sekou
Doumbouya, SF, Detroit Pistons: 28m, 6.9pts, 3.4rds, 0.4pd
Comme évoqué dans le dernier article French Connection, le français est actuellement dans une mauvaise passe. Tout d’abord, il perd sa place de titulaire, ensuite ses tirs ne rentrent pas, puis sa défense pose problème et son apport est bien trop faible:
vs Phoenix: 15′, 5pts, 2rds, 1pd
@Oklahoma City: 25′, 8pts, 4rds, 0pd
vs New York: 12′, 5pts, 3rds, 0pd
vs Charlotte: 18′, 4pts, 4rds, 0pd
Sur le terrain, le français semble peu concerné et affiche toujours cette attitude nonchalante qui déplaît clairement à son coach:
« Il a eu des opportunités jusqu’à présent. En tant que jeune joueur, tu feras des erreurs, mais le manque d’intensité ne devrait pas être l’une d’entre elles. » Dwane Casey
Le 6e choix de la draft a clairement baissé le pied lors de ses dernières sorties. Seulement 7pts de moyenne avec une adresse aux tirs de 35.1% et 28.6% à 3pts. Culver n’est pas encore à l’aise avec son shoot, et les différentes modifications apportées au roster ont pu éventuellement affecter le rookie. Lors de ses deux dernières titularisations, l’arrière ne marque que 7 unités contre Atlanta et 5 contre les Clippers. Face à de telles performances, coach Saunders a pris la décision de le replacer sur le banc avec un effet positif immédiat. En effet, à Toronto, le jeune joueur a repris des couleurs avec 15pts en 21′, son premier match au dessus des 10 points depuis le 18 janvier 2020! En espérant que le finaliste de la March madness 2019 retrouve un peu de confiance en attaque en se frottant contre les seconds units de la ligue.
Ils
pointent enfin le bout de leur nez
NBC Sports (DR)
Adam Mokoka, SG, Chicago Bulls :
6m, 2.5pts, 0.7rd, 0pd
Comme évoqué dans l’article sur les français en NBA, l’arrière de 21 ans en two way contract avec Chicago a marqué ses premiers paniers dans le garbage time contre New Orleans. Le français a maximisé son temps de jeu en réalisant un exploit historique avec 15pts en seulement 5′. Seul trois joueurs dans toute l’histoire de la ligue peuvent se targuer d’une telle performance. L’ancien joueur du Mega Bemax (Serbie) a ramené son équipe à seulement 7 points des Pelicans à coup de trois points (3/3), ce qui lui a valu des chants « MVP » de la part du United Center! Espérons qu’il ne s’agit pas d’un simple feu de paille, et que l’on retrouvera très vite Mokoka sur le parquet.
Romeo Langford, SG, Boston Celtics : 18m, 3pts, 1rds, 0.2pd
Les apparitions du 14e choix de la draft 2019 sont toujours aussi rares et irrégulières, et pourtant ces derniers jours il a connu sa première titularisation contre Orlando puis a enchaîné pour la première fois de la saison deux matchs à plus de 28′ de temps de jeu. Actuellement, son meilleur match est celui contre les Hawks, avec 16pts (record!) et du temps de jeu dans le money time. Des paniers importants dans les dernières minutes et une défense décisive sur Kevin Huerter, des actions et des signes encourageants pour ce joueur de 20 ans. L’arrière de 1.98m possède une envergure Gobertesque de 2.11m, ce qui lui permet d’être actif au rebond et de gêner considérablement les passes adverses. Son contre athlétique sur Goodwin en est la preuve !
Cela fait bientôt plus d’une semaine que Herro est en convalescence à cause d’une gêne physique à la cheville droite contractée lors de la rencontre face aux Sixers. Sur le terrain, le rookie de 19 ans n’est pas du genre à se cacher dans un corner, il ne cesse de courir pour aller effectuer un main à main ou bien pour se dégager d’un défenseur bien trop collant. Une activité que l’on retrouve également de l’autre côté du parquet. Herro ne se ménage pas et déborde d’énergie, une charge de travail depuis septembre qui lui coûte sûrement sa place sur le terrain actuellement. Le staff de Miami souhaite le préserver et ne précipitera pas son retour. En revanche, la mauvaise nouvelle, c’est qu’il ne sera pas en tenue pour le Rising Stars Challenge, il est déjà remplacé par l’arrière des Cavaliers, Collin Sexton.
Le rookie de 21 ans n’a pas foulé les terrains depuis le début du mois de février. Toujours concerné par sa cheville droite (encore!), le staff de Denver ne souhaite prendre aucun risque avec un joueur possédant un dossier médical aussi épais que son coéquipier Nikola Jokic. Il devrait reprendre la compétition après le All Star break. On espère le revoir très vite, tant il nous avait donné satisfaction en janvier.
Un
petit nouveau dans la classe
Golden State Warriors via Mexico.as.com
Juan
Toscano-Anderson : 2m, 4pts, 3rds, 1.5pds
Les Warriors se sont montrés très actifs lors de la Trade Deadline. Cinq joueurs ont quitté le navire tandis que seul Andrew Wiggins arrive dans la Bay. Steve Kerr a dû composé avec un roster très réduit. Par conséquent, le FO a signé quelques contrats dont un garanti pour le rookie de 26 ans en provenance de Marquette: Juan Toscano-Anderson. Cet ailier jouait pour l’équipe de G-League des Warriors depuis 2018 et affichait des moyennes de 9.3pts, 7.8rds et 2.3pds. Ce jeune inconnu a déjà fait ses débuts cette semaine en devenant la doublure d’un autre néo-Warrior Andrew Wiggins.
Dix
autres élèves à surveiller :
De’Andre Hunter, SF, Atlanta Hawks : 52m, 12.2pts, 3.9rds, 1.8pds
Darius Garland, PG, Cleveland Cavaliers : 52m, 12.2pts, 1.9rds, 3.8pds
R.J. Barrett, SG, New York Knicks : 44m, 13.6pts, 5.1rds, 2.5pds
Eric Paschall, PF, Golden State Warriors : 49m, 13.3pts, 4.7rds, 1.7pds
Chaque semaine Clutch Time vous propose un petit focus sur les rookies afin de faire le point sur les bonnes ou mauvaises performances des débutants.
Nous connaissons désormais les jeunes joueurs invités à participer au Rising Star Challenge qui opposera les Etats-Unis contre les étrangers. Tandis que certains rookies continuent de se montrer à leur avantage, d’autres sont moins en réussite et doivent soigner leurs bobos. (les statistiques sont arrêtées au 05/02/20)
On
a hâte de les voir au Rising Star Challenge
alleyoopquebec.com
Zion Williamson, PF, New Orleans : 7m, 19.6pts, 8rds, 2.1pds
Certains ont été surpris, voire désabusés en apprenant la sélection du N°1 de la draft pour ce match en soulignant le fait qu’il n’a joué que six matchs. Et pourtant, ses débuts dans la ligue sont plus que satisfaisants. Impossible pour la ligue de laisser le roi des « Highlights sur YouTube » passer un week-end tranquille loin de la grande fête de mi-saison.
Sur les cinq derniers matchs, il est tout simplement le meilleur scoreur de la classe et le meilleur gobeur de rebonds offensifs avec 3.8 prises (via NBA.com). Quand Zion est sur le terrain, les Pelicans obtiennent 11.9% de rebonds offensifs supplémentaires (via Basketball Reference). L’ancien joueur de Duke est un aimant à ballon, si bien, qu’il peut récupérer le ballon sur son propre tir manqué.
Son temps de jeu augmente match après match et Zion enchaîne trois matchs de suite à plus de vingt points: 29′ et 24pts contre Memphis, 33′ et 21pts contre Houston, 32‘ et 20pts contre Milwaukee. La majorité de ses points sont obtenus dans la peinture après avoir été servi par Lonzo Ball ou bien Jrue Holiday, et l’intérieur ne manque pas de nous offrir sur ce match, un panier digne de Julius Erving.
Le genre d’action que l’on aimerait voir 100 fois plus souvent que des valises de tirs à trois points lors d’un Rising Star Challenge par exemple…
Ja
Morant, PG, Memphis Grizzlies : 44m, 17.3pts, 3.4rds, 7.1pds
Memphis continue sa belle saison avec une seule défaite sur les six derniers matchs. Le staff des Grizzlies optimise au maximum le potentiel de leurs jeunes joueurs en misant sur la vitesse et le jeu en transition. Pour sa première au Madison Square Garden, Ja Morant est propre et efficace (10pds et 0 ballon perdu). Le rookie ne tente que très rarement sa chance à 3pts (2 par matchs en moyenne) mais il est toujours aussi imprévisible dans ses drives.
Triple tenant du titre du rookie du mois à l’Ouest, Ja Morant fait le show et peut devenir LA raison pour laquelle les gens regardent les matchs de Memphis. Coach Jenkins en a bien conscience en régulant sa charge de travail afin de minimiser les risques de blessures. En se penchant sur les 4 dernières rencontres, Morant n’est présent sur le parquet que 27 minutes en moyenne. De notre côté, on espère le voir bien plus longtemps lors du RSC.
Pour la première fois depuis 2005, Miami va envoyer deux jeunes joueurs au Rising Star Challenge. Kendrick Nunn et Tyler Herro vont représenter la franchise floridienne et succéder à Dwyane Wade et Udonis Haslem. En sortie de banc, l’ancien de Kentucky a obtenu des responsabilités dès le début de la saison et a prouvé que l’on pouvait compter sur lui lors du money time. Herro est toujours aussi menaçant à 7m23 avec un joli 6/10 contre Orlando et 23 points en 26 minutes.
A 19 ans, le rookie est diaboliquement efficace sur catch & shoot avec un EFG de 66.8%, et une adresse de 45.5% à 3pts. Le Heat serait bien inspiré de l’alimenter un peu plus souvent, seulement 29.3% de ses tirs sont pris dans ces conditions (via NBA.com).
La saison régulière est un marathon, et l’organisme du jeune joueur commence à ressentir une certaine fatigue. Contre Philadelphie, il n’a joué que 10′ à cause d’une douleur au pied droit. Spoelstra et son staff devront veiller sur leur rookie afin de passer l’hiver sans trop de dégâts.
Eric
Paschall, PF, Golden State Warriors : 46m, 13.5pts, 4.7rds,
1.7pds
Un rayon de soleil dans le ciel gris de San Francisco. Le rookie sélectionné en 41e position de la dernière draft par les Warriors vient d’être invité pour le Rising Star Challenge. L’ancien joueur de Villanova est toujours aussi agressif en attaque. Il n’hésite pas à driver tête baissée et à se déchaîner dans la raquette pour le rebond comme dans la victoire contre les Wizards (16pts).
Plus ou moins en réussite aux tirs (41%), il faut tout de même souligner le fait que Paschall est capable d’obtenir des fautes. Avec une moyenne de 4.2 lancers francs tentés sur les cinq derniers matchs associée à une adresse correcte de 71.4%, c’est le 3e rookie dans ce classement derrière les vedettes Zion & Ja (via NBA.com).
Rui
Hachimura, F, Washington Wizards : 26m, 13.8pts, 5.9rds, 1.5pds
He’s Back ! On n’avait pas vu le japonais depuis le 16 décembre 2019, soit 23 matchs manqués à cause de soucis au niveau de l’aine. Cette absence ne l’a pas pour autant empêché d’être sélectionné pour le RSC.
C’est donc face aux Warriors que l’ailier a repris ses bonnes habitudes en scorant 11 points en 25 minutes. Le rookie s’est mis directement dans le bain avec le premier panier du match.
Le rookie de 21 ans affectionne particulièrement ces tirs à 2pts près de la raquette, étant donné qu’il n’est pas encore prêt à arroser à 3pts (84.6% de ses tirs sont à 2pts, via NBA.com).
Triple tenant du titre du Rookie du mois, Nunn a récemment manqué les trois premiers matchs de sa carrière NBA fin janvier. Le meneur scoreur du Heat peine à retrouver son rythme et Miami préfère limiter ses minutes afin d’éviter une éventuelle rechute. Suite à des douleurs au tendon d’Achille, Spoelstra lui a accordé 16 minutes à Orlando et 24 dans l’écrasante victoire contre Philadelphie.
Mérité
ou pas, ils sont aussi invités
NBA.com
Brandon Clarke, PF, Memphis Grizzlies : 43m, 12pts, 5.7rds, 1.4pds: Victoire à New York : 26′, 17pts, 5rds, 3ints, le canadien souffre actuellement de douleurs à la hanche.
Nickeil Alexander-Walker, SG, New Orleans Pelicans : 39m, 5.4pts, 2rds, 1.9pds: Étant canadien, il jouera avec la sélection étrangère.
R.J. Barrett, SG, New York Knicks : 41m, 14.1pts, 5.2rds, 2.5pds: N’a pas joué cette semaine : entorse cheville droite.
P.J. Washington, PF, Charlotte Hornets : 44m, 12.1pts, 5.4rds, 2.1pds: Absent depuis deux matchs suite à une entorse à la cheville droite. Il a effectué un retour sur le banc contre Houston (8pts en 24′)
L’ailier n’a pas été convoqué pour le RSC, et pourtant il continue d’apporter dans une franchise placée dans le top 3 à l’Ouest. Son temps de jeu s’est stabilisé autour des 25 minutes. MPJ ne perd pas de temps et prend en moyenne 11.3 tirs lors de ses 5 derniers matchs avec 52.9% de réussite à 3pts ! Auteur de 12 points et 12 rebonds, contre Utah, il faisait également parti du lineup qui a infligé un 17-0 en 2e mi-temps permettant à son équipe de passer devant au score. Son step back 3 est McGradyesque!
MPJ est tout simplement devenu essentiel en sortie de banc, sa contribution dans la belle victoire chez les Bucks a été significative avec 15 points et 11 rebonds en 25 minutes, sans oublier qu’il est capable de déstabiliser un bon défenseur comme Khris Middleton.
WOW.
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Malheureusement, MPJ n’a pu prendre part à la fin de ce match à cause d’une blessure à la cheville droite. Il n’a pas joué à Detroit ni contre Portland. Dommage pour le rookie qui capte le plus rebonds en moyenne sur les récentes rencontres (9rds via NBA.com). Une qualité qui fait de lui le joueur idéal afin de former différents lineups.
Terence
Davis, SG, Toronto Raptors : 50m, 7.7pts, 3.4rds, 1.8pds
L’arrière aura attendu son cinquantième match dans la grande ligue pour claquer son record de points! Et quel record: 28 minutes, 31pts avec un somptueux 12/15 aux tirs et 6/7 à 3pts. Celui qui fut snobé le soir de la Draft est en train de devenir tranquillement le steal de sa promotion.
Bien qu’il ne soit pas le joueur le plus athlétique ni le plus rapide, il possède un bon handle et un bon placement des pieds lui permettant ainsi de tromper la vigilance de son défenseur. Par ailleurs, sur le plan collectif, Toronto est actuellement 2e à l’Est et présente une belle série de 11 victoires consécutives. Davis peut se passer du RSC, il préfère sûrement jouer les Playoffs en avril prochain.
Coby
White, PG/SG, Chicago Bulls : 52m, 11.1pts, 3.4rds, 2.2pds
Les Bulls alternent le mauvais et le très mauvais. A l’heure d’écrire ces lignes, Coby White a joué tous les matchs de son équipe sans pour autant démontrer des progrès dans la sélection de ses tirs et dans ses choix en matière de passes. A Indiana, l’arrière a marqué 9pts sans aucune passe décisive, contre Brooklyn il a apporté 11pts et une seule passe décisive, pas flamboyant pour un joueur qui souhaite jouer plus souvent meneur de jeu. Lorsque White drive vers le panier, ses passes décisives ne représentent que 6.6% (via NBA.com), et parfois, il perd la balle en tentant de la ressortir désespérément.
Certes, il n’est pas aidé par ses coéquipiers, mais il est encore très loin d’être un gestionnaire sur le terrain, le joueur de 19 ans peut toujours être une menace extérieure, ce sont en tout cas les directives du staff qui le pousse à prendre plus de tirs à 3pts (4/11 dans la défaite à Toronto).
Darius
Garland, PG, Cleveland Cavaliers : 50m, 12.2pts, 2rds, 3.7pds
Le jeune meneur a été mis au repos lors de la rencontre contre New Orleans. Une petite pause nécessaire afin de retrouver un peu de lucidité sur le terrain pour celui qui va par la suite enchaîner des matchs à 35, 32 puis 39 minutes. Avec une moyenne de 5.3pds sur les cinq derniers matchs, le rookie est amené à gérer plus d’actions offensives. Contre les Raptors (16pts & 8pds), coach Beilein lui a accordé du temps de jeu aux côtés de la second unit afin d’être le porteur de balle exclusif, et son entente avec l’intérieur Larry Nance Jr serait une association intéressante à développer.
Néanmoins, Cleveland ne gagne pas (4 défaites de suite), et le jeune meneur n’offre aucune garantie défensive pour le moment. Son tir n’est pas encore fiable bien que sa mécanique semble bonne et il se montre peu consciencieux en attaque (6 pertes de balle contre New York). Enfin, il score seulement sur 37.5% de ses drives, par conséquent, il fait partie des pires rookies dans ce domaine (via NBA.com).
L’ancien joueur de USC réalise une belle série avec minimum 10 points par matchs depuis cinq rencontres. Il tente plus sa chance à 3pts, et n’hésite pas à attaquer le panier. Face aux Warriors, l’arrière s’est distingué avec 19pts, 3/9 à 3pts et 6/6 aux lancers-francs en seulement 23 minutes.
En défense, le rookie ne lâche rien et reste actif. Sur ses cinq derniers matchs, il tourne à 1.4 interceptions par rencontre soit le 3e meilleur de sa classe (via NBA.com). Lorsqu’il est sur le terrain, Cleveland présente un taux d’interceptions de +2.6% (via Basketball Reference).
Tout n’est pas parfait pour le joueur de 19 ans qui perd beaucoup trop de ballons (7 contre Toronto). Par exemple, un pied sur la ligne, un dribble sur son pied, un ballon pas assez protégé sur un drive. Des situations récurrentes qui font de KPJ le 2e rookie perdant le plus de ballon en situation de drive !
Sekou
Doumbouya, SF, Detroit Pistons: 24m, 7.1pts, 3.4rds, 0.4pd
Après des débuts prometteurs et une place de titulaire, le voyage de Sekou en NBA subit quelques turbulences. A Brooklyn, il n’a joué que 7 minutes pour une feuille de stats complètement vierge et une valeur de -20 quand il est sur le terrain. Son coach Dwane Casey ne manquera pas de recadrer son rookie en interview.
« Il y a une chance pour qu’il retourne en G-League, juste pour avoir plus de temps de jeu, pour qu’il retrouve cette soif de vaincre[…] Il a 18-19 ans, il a encore beaucoup à faire et doit continuer à grandir. Il a le talent, on doit juste continuer à le développer, pas seulement en tant que joueur de basket, mais aussi en tant que jeune homme. Il doit comprendre ce que ça veut dire d’être un pro. »
via Fox Sport
L’ancien joueur de Limoges n’a pas été aligné lors de la rencontre contre Toronto mais retrouvera tout de même sa place dans le cinq de départ deux jours après dans la victoire surprenante en prolongation contre Denver (17pts en 34‘). Le français n’a scoré qu’en première mi-temps, puis n’a joué aucune minute de la prolongation. Son ratio +/+ est encore négatif avec -12 points pour son équipe lorsqu’il est sur le terrain.
Il y a encore beaucoup de progrès à réaliser (2/15 aux tirs contre Memphis) mais quoi de plus normal pour le plus jeune joueur de la ligue. Notez qu’il est tout à fait capable de punir l’adversaire à trois points et son déplacement sans ballon est intéressant.
De’Andre Hunter, SF, Atlanta
Hawks : 48m, 12.3pts, 3.8rds, 1.8pds
Quel dommage que l’ailier des Hawks soit blessé à la cheville! Sur ses trois dernières performances, Hunter tourne à 18.3pts, 3.3pds 55.6% aux tirs et 41.2% à 3pts. Lors de la belle victoire contre les Sixers, il s’est mué en playmaker lors des situation de drive & kick. Le champion NCAA 2019 possède une bonne vision de jeu qui serait utile dans un jeu offensif majoritairement dicté par Trae Young. En revanche, l’ailier de 2.01m doit apprendre à résister au contact et travailler sur son jeu au poste bas. Voici deux exemples en match contre le géant Raul Neto (1.85m).
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