Auteur/autrice : Guillaume Gaborit

  • DeMar DeRozan, le dernier représentant du tir à mi-distance

    DeMar DeRozan, le dernier représentant du tir à mi-distance

    Dans une époque tournée vers le tir à 3pts et le tir près du cercle, le tir à mi-distance est un outil de moins en moins utilisé, voire interdit par certains staffs NBA. L’arrière des Spurs est le dernier représentant d’un art qui se perd. Focus sur des chiffres étonnants et même historiques pour un arrière scoreur aux habitudes old school.

    Le turnaround jumper de Kobe Bryant, le fadeaway de Michael Jordan, le tir sur une jambe de Dirk Nowitzki, le pump fake de Dwyane Wade ou encore le catch and shoot de Richard Hamilton après avoir profité de 435 écrans non porteurs, des tirs à mi-distance que l’on a tous essayé de reproduire sur le terrain. Bien que cette arme reste fiable pour une star comme Kawhi Leonard, elle est actuellement dénigrée voire banni des playbooks des coachs NBA. Les joueurs extérieurs doivent se doter d’un tir à 3pts afin d’exister dans un schéma offensif. Pour preuve, les dernières finales ont atteint des records de tentatives à 3pts avec 206 tirs pour Toronto et 201 pour Golden State, en seulement 6 matchs. Le tweet en janvier dernier de l’analyste d’ESPN Kirk Goldsberry illustre parfaitement cette révolution.

    Le tir à 3pts a pris la place du tir à mi-distance. La logique des chiffres est implacable : un tir à 3pts présente plus d’intérêt qu’un tir à quelque centimètre devant la ligne des 7m23. Les box scores explosent et les moyennes de points emboîtent le pas. Il est dorénavant compliqué d’imaginer un arrière scoreur NBA sans avoir un shoot à 3pts dans sa boîte à outil. Depuis 2001, seulement six arrières ont tourné en moyenne à plus de 20pts par match sur une saison en tentant moins d’un tir à 3pts par rencontre.

    Joueurs au poste d’arrière tournant à 20pts ou plus par match avec moins de une tentative à 3pts (via Basketball Reference)

    Comme l’ancien dirigeant des Wizards (Jordan), DeRozan a réussi cet « exploit » deux saisons de suite. Mais le plus étonnant, c’est qu’il s’agit des deux dernières saisons ! Le quadruple All-Star joue complètement à contre-courant des tendances actuelles observées dans la ligue. C’est le seul joueur depuis dix ans à poster de tels chiffres. Une anomalie dans un sport révolutionné par les sacres des Warriors version « Splash Brothers » et l’avènement du tir de loin. Et pourtant, cet « handicap » de ne pas tirer à 3pts n’empêche pas le Spur d’être classé 18e marqueur de la ligue avec une moyenne de 22.2pts par match. Avec 96.9% de tirs à 2pts, la « shot chart » de l’arrière de 30 ans en 2020 dévoile clairement son profil offensif et ses préférences.

    Shot chart de DeRozan en 2020, via Statmuse

    Son jeu « old school » à base de dribbles en tête de raquette, de pull ups et de drives vers le cercle, lui ont tout de même permis de réaliser une série historique pour un arrière avec 13 matchs consécutifs à 20pts ou plus avec à chaque fois une adresse au dessus des 50% de réussite.

    Après un début de saison plus que compliqué et quelques rendez-vous manqués dans le money time en novembre, DeRozan a persévéré dans ses habitudes et cela fait de lui l’un des joueurs les plus dangereux en isolation avec une moyenne de 1.11pts par possession, soit juste derrière le maître dans ce domaine : James Harden (1.12pts/poss). Mais ce qui le démarque de ses collègues c’est sa faculté à récolter les coups de sifflets. L’ancien de USC obtient des lancers-francs en moyenne 21.9% du temps dans ces situations, avec une fréquence autour des 7.7% pour le and one, soit le 1er pourcentage de la ligue pour au moins deux situations d’isolation jouées par match ! (via NBA.com)

    San Antonio est de loin en train de réaliser sa plus mauvaise saison depuis 1997. Le jeu offensif n’est forcément remis en cause (10e attaque de la ligue), mais sa défense est un réel problème (24e). Il va bientôt falloir prendre des décisions concernant les vedettes vieillissantes que sont Aldridge et DeRozan. Ce dernier sera confronter à la décision d’activer ou non sa player option de plus 27M$ à l’année. Si certaines rumeurs font part de son mécontentement dans le Texas, il sera intéressant de voir la valeur et l’intérêt que les autres franchises peuvent porter au dernier Jedi du tir à mi-distance.

  • L’évolution des rookies depuis 2015

    L’évolution des rookies depuis 2015

    Depuis quelques années, le processus de rajeunissement de la ligue s’est accéléré. Des franchises empilent les choix de draft, et privilégient des contrats courts pour des jeunes inconnus plutôt que de recycler des vétérans bien trop usés. Si ces jeunes joueurs deviennent majoritaires sur le parquet, est-il possible que ces derniers soient de plus en plus à l’aise et performants? Et selon vous, quelle cuvée à été la plus productive ces cinq dernières années ? (Statistiques via NBA.com)

    Cette saison, 115 rookies ont foulé les parquets NBA, c’est 48 de plus qu’il y a dix ans lorsque John Wall, Paul George et DeMarcus Cousins réalisaient leurs débuts. Un chiffre qui a connu une réelle progression à partir de la saison 2015-2016 avec un pic atteint en 2016 avec 120 rookies d’utilisés. Merci aux Sixers et leur « Process » dans le milieu des années 2010 pour avoir fait baisser la moyenne d’âge de la ligue.

    D’autres facteurs peuvent également expliquer cette évolution comme le style de jeu prôné depuis quelques saisons (rapidité, vivacité et shoot) qui peut très bien coller avec le profil des jeunes prospects. Mais également la mise en place de contrats courts et flexibles (10-day et two way) avec la possibilité de les signer, voire re-signer afin de les tester et d’optimiser leur potentiel.

    Cette tendance à vouloir rentabiliser ces jeunes joueurs donnerait telle une meilleure production de ces rookies ? Voici les évolutions statistiques individuelles de ces cinq dernières années, et un aperçu sur la cuvée la plus prolifique.

    Temps de jeu et responsabilité avantage pour la Draft 2017

    Ben Simmons, Donovant Mitchell et Jayson Tatum – image via cbssports.com

    La cuvée 2017 possède le record du nombre de rookies ayant joué chez les professionnels mais également en ce qui concerne le total de joueurs dans le club des 15/15 (au moins 15 apparitions et 15 minutes en moyenne de temps de jeu). 45 rookies ont eu ces privilèges lors de la saison 2017-2018 avec en tête d’affiche Donovan Mitchell, Ben Simmons (drafté en 2016), Jayson Tatum, Kyle Kuzma, Lonzo Ball ou encore Lauri Markkanen. C’est l’ancien meneur des Lakers, Lonzo Ball, qui a hérité du temps de jeu le plus conséquent avec 34.2′.

    Le bonnet d’âne revient à la promotion 2015 avec seulement 26 joueurs dans ce cas. Karl-Anthony Towns, Emmanuel Mudiay et Jahlil Okafor sont les seuls à avoir atteint la barre des 30′. Loin d’être ridicule, la draft 2016 présente 35 joueurs au dessus des 25 minutes mais aucun n’a franchi celle des 30 minutes. Brandon Ingram était le leader avec 28.9′. Enfin, les deux dernières cuvées nous offre de très jolies perspectives d’avenir avec Luka Doncic (32.2′), Trae Young (30.9′) pour la cuvée 2018 et avec Zion Williamson (29.7′) et Ja Morant (30′) pour celle de 2019.

    Impact offensif sur le terrain : 2017 et 2019 au dessus du lot

    Ja Morant en défense sur Jayson Tatum – Bob DeChiara-USA TODAY Sports

    Voyons maintenant quelle promotion est plus à même à se montrer en attaque avec un temps de jeu suffisamment conséquent. Rien qu’en observant le tableau-2, on distingue deux courbes au dessus du lot. Ces dernières sont associées aux promotions 2017 et 2019. Avec 15 joueurs allant de Zion (23.6pts) à Kevin Porter Jr. (10pts), la cuvée 2019 est riche en joueurs offensifs offrant ainsi une solution offensive pour leur coach (45.3% de réussite).

    La cuvée 2017 est menée par le plus gourmand en terme de tirs tentés lors de ces 5 dernières années : Donovan Mitchell (17.2%). Néanmoins, si la promotion 2017 se montre en attaque, elle pêche dans l’adresse avec une moyenne de 40.3%, soit le pire taux de réussite parmi ces cinq générations. Merci Lonzo avec 39.5% aux tirs !

    La classe 2018 tient une moyenne correcte grâce à ses deux vedettes : Doncic et Young. Sept joueurs ont atteint la barre des dix points avec une moyenne de 46.3%. Les rookies de la draft 2016 sont moins en vue. Leur meilleur scoreur Joel Embiid (20.2pts) était déjà dans la ligue depuis deux ans! Mais il est sage de rappeler qu’il ne s’agissait que de rookies et que les saisons suivantes furent bien plus convaincantes pour Siakam, Brown, Hield, Murray et LeVert.

    Apport statistique moyen : les cuvées 2018 et 2019 se démarquent

    Luka Doncic et Zion Williamson – photo via esnba.com

    Voilà qui est intéressant ! Bien que peu significatif, le tableau-3 semble nous indiquer une évolution statistique positive au fil des générations. Avec une base solide d’au moins 30 joueurs dans le club des 15/15 depuis 2016, les franchises NBA leur accordent plus d’importance en terme de développement et cela se traduit par un temps de jeu plus conséquent.

    Les cuvées 2018 et 2019 ont passé le plus de temps sur le terrain, par conséquent, ils scorent plus et gobent plus de rebonds en moyenne par match. Et pourtant, ces deux promotions diffèrent en plusieurs points. Si la génération 2019 excelle par une certaine homogénéité et son nombre de joueurs essentiels dans la rotation de leur équipe (faiblarde?), celle de 2018 est clairement portée par deux hommes : Luka Doncic et Trae Young qui ont posté des chiffres de All-Stars dès leur première saison !

    Bien que la classe 2015 soit faiblement représentée, elle a la particularité de compter en ses rangs de solides intérieurs avec Karl-Anthony Towns, Jahlil Okafor, Kristaps Porzingis, Myles Turner mais aussi Nikola Jokic (drafté en 2014). Une caractéristique qui explique en partie cette belle moyenne aux rebonds (4.1).

    Et si on creuse un peu plus ? Statistiques avancées : de mieux en mieux

    Mitchell Robinson au dunk – Photo by Scott Taetsch/Getty Images

    Pour ce 4e et dernier tableau nous avons sélectionné quatre statistiques avancées : EFG (Effective Field Goal), TS (True Shooting), PIE (Player Impact Estimate) et USG (Usage Pourcentage). Ces données peuvent ainsi renseigner sur la qualité des tirs pris par les rookies ainsi qu’une estimation de leur implication sur le terrain de manière générale.

    Concernant l’utilisation et l’impact des joueurs (USG et PIE), les chiffres sont sensiblement identiques et ne permettent pas de dégager une tendance au fil des saisons. En revanche, on peut distinguer une légère amélioration d’année en année dans la qualité des tirs pris et le taux de réussite. L’EFG a dépassé les 50% à partir de la classe 2018 (50.8%) pour atteindre un record avec la classe 2019 (51.1%).

    Le TS a également connu un bon à partir de la saison 2018-2019 avec une augmentation de +2,1% par rapport à la saison 2017-2018. Ce constat est d’autant plus flagrant lorsque l’on observe qu’aucun rookie de la promotion 2015 ne dépasse les 60% dans les deux catégories (dans le club des 15/15). C’est le pivot des Knicks, Mitchell Robinson (draft 2018) qui a obtenu les meilleurs chiffres avec un EFG à 69.4% et un TS à 69.2%.

    En 2019-2020, ils étaient deux à obtenir des pourcentages au dessus des 64% dans les deux catégories : Brandon Clarke et Jaxson Hayes. Une évolution positive qui peut en partie s’expliquer par la recrudescence de joueurs extérieurs tirant à 3pts et d’intérieurs toniques et athlétiques se contentant de scorer inside. Bye Bye le tir à mi-distance !

    Trae Young et Luka Doncic lors du Rising Star Challenge 2020 – via republicworld.com

    Si vous avez été attristés par les départs en retraite de légendes comme Wade, Parker et Nowitzki, ne vous inquiétez pas, la relève est déjà bien installée et ne manquera pas de nous procurer à nouveau de superbes émotions.

  • « What if » : Quand Memphis était à une place de choisir LeBron James en 2003

    « What if » : Quand Memphis était à une place de choisir LeBron James en 2003

    * image via the undeafeted.com

    Si l’héritage d’une équipe NBA se construit sur les parquets, l’impact des décisions prises et des trades effectués peuvent faire basculer le destin d’une franchise voire même de la ligue. La loterie qui détermine le placement des équipes pour la Draft a souvent contribué à la génèse d’incroyables scénarios. Considérée comme la soirée « highlight » des mauvaises équipes, la loterie offre l’opportunité à des organisations de se voir attribuer les premiers choix.

    La loterie 2019 restera dans les mémoires avec cette montée insensée des Pelicans jusqu’à la première place, permettant ainsi à la franchise de sortir de la morosité ambiante qui pesait sur son avenir incertain. Avec la sélection du phénomène Zion Williamson, la franchise retrouve des couleurs et des ambitions, après avoir subit dans une même décennie les départs de Chris Paul (2011) et d’Anthony Davis (2019).

    Une autre soirée « loterie » a apporté son lot d’émotions et d’incertitudes, celle de 2003. Il s’agit de la toute première loterie diffusée sur ABC. Rien d’étonnant quand on sait que les plus chanceux pouvaient s’offrir l’incroyable athlète lycéen de l’Ohio, LeBron James, le champion NCAA avec Syracuse, Carmelo Anthony, ou encore le surprenant sophomore au parcours historique lors de la March Madness avec Marquette, Dwyane Wade, sans oublier l’intriguant serbe au potentiel Nowitzkiesque, Darko Milicic.

    Carmelo Anthony et LeBron James – via ESPN

    Beaucoup d’équipes n’ont pas manqué de se saborder pour la saison 2002-2003 en s’infligeant un maximum de défaites. On retrouve les Cleveland Cavaliers (17v-65d), les Denver Nuggets (17v-65d), les Toronto Raptors (24v-58d), le Miami Heat (25v-57d), les Clippers (27v-55d) mais également les Memphis Grizzlies (28v-54d). Une situation particulière pour Memphis et son GM Jerry West, présent le soir de la loterie, en sachant que si le 1er choix ne lui était pas attribué, leur pick de draft reviendrait automatiquement à Joe Dumars, GM des Detroit Pistons.

    Cette précision tient son origine dans un trade effectué six ans auparavant, en 1997 par le GM de l’époque : Stu Jackson. Un terrible nom qu’il ne faut en aucun cas prononcer dans le Tennessee.

    « Nous savions toute l’année que nous n’allions pas avoir un joueur d’impact à la Draft à cause d’Otis Thorpe. C’est devenu une blague courante.Je ne pense pas que Stu Jackson aurait pu venir à un match des Grizzlies cette année-là parce que les fans de Memphis le savaient, tout le monde le savait. » Shane Battier ailier des Grizzlies de 2001-2006

    Le 7 août 1997, les Grizzlies, basés à Vancouver, échangèrent un futur choix de draft contre le vétéran Otis Thorpe (35 ans). Un intérieur dont Detroit cherchait à se débarrasser suite à des tensions entre le joueur et le GM/coach Doug Collins. Thorpe ne jouera que 47 matchs sous ses nouvelles couleurs et fut envoyé à Sacramento avant la Trade Deadline de 1998. Les Grizzlies n’ont jamais dépassé les 23 victoires et déménagèrent à Memphis en 2001. Qui aurait pu croire en 1997 que cet échange allait finir par accoucher d’un scénario aussi capital pour Memphis avec la promotion la plus talentueuse de la décennie !

    Jerry West lors d’une conférence de presse en 2002 – AP Photo/John L. Focht

    De retour en 2003, est-ce que Memphis pouvait garder son pick en obtenant la 1ere place ? Et bien ce soir là, Mr. Logo avait 6.5% de chances de tomber sur le 1st pick, sans oublier qu’il possédait également le 13e choix suite à un échange avec Houston en 1999 (Steve Francis). Pendant ce temps là, Detroit jouait le Game 3 des Finales à l’Est chez les Nets à quelques kilomètres de la cérémonie.

    « Je déteste la loterie, je pense que c’est une chose horrible. Et je dis cela, en sachant que cela a plutôt bien fonctionné raisonnablement, il faut compter sur l’espoir. » Jerry West GM des Grizzlies

    Ce soir là, Russ Granik qui était en charge de dévoiler les pancartes avec le logo de l’équipe, a subitement provoqué la stupeur lorsque la 6e pancarte qui devait mathématiquement être celle des Grizzlies, afficha le logo des Clippers. Les différents acteurs ont compris que Memphis avait chamboulé l’ordre en parvenant à monter dans la loterie. Puis ce fut au tour du Heat d’être placé cinquième, puis les Raptors en quatrième position. C’est à ce moment que la chaîne ABC a choisi de lancer la pub.

    « Vous êtes assis là, effrayé par le fait que nous n’allions pas avoir notre choix et vous suppliez, « S’il vous plaît laissez-nous avoir ce choix. » Jerry West

    Granik ouvre la troisième enveloppe : Toronto Raptors ! Memphis est donc à une place d’obtenir LeBron James et d’effacer huit pénibles années. Le destin de cette franchise est en train de se jouer, et si la malédiction sur cette franchise allait enfin s’estomper ?

    « J’étais genre ‘merde’ on pourrait avoir ce gamin » Shane Battier

    « Quand ils ont sorti la carte Nuggets au numéro 3, mon cœur s’est arrêté pendant les 60 secondes qu’il a fallu à Russ Granik pour révéler qui était le numéro 2.» Joe Dumars GM des Pistons

    Russ Granik dévoilant le 2nd choix – via bealesstreetbears.com

    Finalement, la belle montée des Grizzlies s’arrêta à la deuxième place, Detroit récupéra ainsi les droits sur ce choix. La malédiction continua… Merci Stu Jackson. Le visage et la réaction de Jerry West à ce moment de la soirée en disait long sur son état d’esprit.

    « Ce fut dévastateur pour la franchise de ne pas avoir ce choix. Nous avons pu bâtir une équipe respectable par la suite, mais imaginez qu’un joueur comme James joue pour votre équipe. C’était incroyablement décevant.Pour certains d’entre nous, nous étions remplis de colère parce que nous pensions, « Comment pourrions-nous ne pas avoir ce choix de draft protégé? » Avec toutes les bonnes choses qui ont été faites à Memphis et où elles en sont aujourd’hui, cette franchise aurait pu aller beaucoup plus loin. Ça fait mal de réfléchir. C’était une triste journée. » Jerry West

    Ironie de l’histoire, les Pistons sont tombés sous le charme d’un serbe de 2m13 qui a été très bon lors d’un workout contre du vent et des chaises. Bien que Detroit fut champion cette année là ce choix de draft va les hanter à jamais. De leur côté, Memphis retrouva un peu de dignité grâce au tandem formé par les vétérans Jerry West et Hubbie Brown, coach de 70 ans à l’époque. Autour de Pau Gasol, Shane Battier, Mike Miller et Jason Williams, la franchise remporta 50 matchs et participa pour la première fois de son histoire en Playoffs. Imaginez ce que cette équipe aurait pu faire avec un James dans leur roster ?

    *témoignages recueillis via ESPN

  • First Playoff Game : le baptême de feu pour un rookie

    First Playoff Game : le baptême de feu pour un rookie

    ClutchTime poursuit sa série d’articles rétro en cette période de confinement. Cette fois-ci nous allons revivre les premiers instants, premiers paniers et premiers tests grandeur nature de certains rookies pour leurs grands débuts en Playoffs. Nous avons choisi quelques-uns des plus grands joueurs de l’histoire à avoir marquer les Playoffs, afin de se remémorer leur impact dans leur tout premier match à enjeu. Si certains n’ont pas perdu de temps pour battre des record de précocité, d’autre auront mis plus de temps à se développer avant de marquer l’histoire à leur tour.

    Ils n’ont pas attendu pour rentrer dans l’histoire

    Dwyane Wade vs Baron Davis 2004 – by JEFFREY BOAN / el Nuevo Herald File

    Dwyane Wade (Miami Heat), 2004

    • Âge : 22 ans
    • le Cinq : Dwyane Wade, Eddie Jones, Caron Butler, Lamar Odom, Brian Grant
    • Stats : 21pts, 5rds, 5pds, en 41′
    • Le match : Victoire 81-79 contre les New Orleans Hornets – 1er tour Game 1

    Pour sa première saison dans la ligue, Wade est contraint de jouer meneur au sein d’une jeune équipe du Heat menée par Stan Van Gundy. Les résultats furent laborieux jusqu’au ASG avec un bilan de 22v-32d. La suite fut nettement plus positive avec une belle série de 20v-8d permettant non seulement à Miami d’accrocher le wagon des PO, mais aussi d’obtenir l’avantage du terrain.

    Le rookie n’a pas le temps de savourer cette fin de saison qu’il se rend compte qu’il va devoir se coltiner les Hornets de Baron Davis au 1er tour. Le meneur All-Star cette année là, est considéré comme l’un des joueurs les plus dur à stopper pour Wade. Mais le N°3 ne se laisse pas impressionner et réalise une performance unique dans l’histoire de la ligue en rentrant le panier de la gagne en toute fin de match lors de ce Game 1. Une première pour un rookie. Déjà clutch lors de ses PO 2004, un signe qui ne trompe pas et qui annonce le début d’une aventure spéciale.

    Derrick Rose (Chicago Bulls), 2009

    • Âge : 20 ans
    • le Cinq : Derrick Rose, Ben Gordon, John Salmons, Tyruse Thomas, Joakim Noah
    • Stats : 36pts, 11pds, 12/19 aux tirs, 12/12 aux lfs, 5tov, 6 fautes, en 49′
    • Le match : Victoire 103-105 chez les Boston Celtics en OT – 1er tour Game 1
    https://www.youtube.com/watch?v=z01hnQW3E1s

    Dotés d’une chance incroyable, les Bulls obtiennent le 1er pick de la draft 2008, choisissant un arrière athlétique et spectaculaire, et cerise sur le gâteau, qui est originaire de Chicago. Pour leur première saison ensemble, Derrick Rose et son coach Vinnie Del Negro ont réussi à ramener la franchise en Playoffs malgré un début de saison mitigé (23v-30d au ASG). Placés en 7e position à l’Est, les Bulls ont dû affronter les champions en titre, les Boston Celtics. Aucune chance qu’une équipe menée par un meneur rookie ne puisse faire le poids face à un tel monstre.

    Et pourtant, le jeune joueur a clairement indiqué qu’il était prêt en inscrivant 36 points lors du Game 1 qui s’est joué en prolongation. D-Rose a tout simplement égalé le record de points inscrit par un rookie en Playoffs. Avec 23 points en 2e mi-temps, cette performance est d’autant plus impressionnante qu’il a permis à son équipe de gagner ce match sur le parquet des Celtics. Cette confrontation s’est révélée être l’une des plus relevées de l’histoire avec pas moins de sept prolongations cumulées dont trois dans le Game 6 ! Une entrée fracassante de D-Rose dans la prestigieuse histoire des Playoffs NBA.

    Comme s’ils avaient déjà dix ans d’expérience

    Tim Dun aux côtés de David Robinson – via basketusa.com

    Tim Duncan (San Antonio Spurs), 1998

    • Âge : 21 ans
    • le Cinq : Avery Johnson, Jaren Jackson, Tim Duncan, David Robinson, Will Purdue
    • Stats : 32pts, 10rds, 2blks, en 37′
    • Le match : Victoire 102-96 chez les Phoenix Suns – 1er tour Game 1

    Le retour en forme de David Robinson combiné à la draft de Tim Duncan a permis à la franchise texane de retrouver les sommets de la conférence Ouest avec un bond de +36 victoires. Les Spurs n’ont en revanche pas bénéficié de l’avantage du terrain face aux Suns malgré un bilan identique (56v-26d). En saison régulière, les Suns avaient gagné trois de leur quatre matchs contre les hommes de Greg Popovich en saison régulière.

    Une série d’un autre temps avec trois joueurs de 2m11 ou plus dans le lineup : Duncan – Robinson – Purdue ! Mais le staff des Spurs a surtout pu compter sur leur rookie vedette en fin de match pour emmener les siens vers la victoire. Avec 32 points au compteur, il est tout simplement le meilleur marqueur de la rencontre, sans oublier ses 18 points dans le dernier quart-temps. En face, « Hot Rod Williams » (35 ans et 12 saisons NBA), a été la première victime de Timmy en Playoffs. La première d’une liste longue comme le bras du N°21 des Spurs.

    Tony Parker (San Antonio Spurs), 2002

    • Âge : 19 ans
    • le Cinq : Tony Parker, Steve Smith, Bruce Bowen, Tim Duncan, David Robinson
    • Stats : 21pts, 3pds, 3/3 à 3pts, en 27′
    • Le match : Victoire 110-89 contre les Seattle SuperSonics – 1er tour Game 1

    Lors de ses débuts en NBA, le français a explosé tous les records de précocité de la franchise texane. A seulement 19 ans, et dès son 5e match professionnel, TP obtient sa place dans le cinq de départ à la place d’Antonio Daniels. Comment un coach comme Popovich et une franchise aussi strucutrée et ambitieuse a pu faire confiance à aussi jeune meneur européen ? La confiance en soi peut-être? Celle du français n’est plus à prouver, et son premier match en Playoffs face à Seatlle est venu confirmer cette qualité.

    A la fin du Game 1, avec 21 points, le français a établit son record de points en carrière face à un certain Gary Payton réputé pour ses poèmes et sa défense. Cela n’a pas impressionné Parker qui, avec sa vitesse, a complètement dépassé le vétéran. Parker scora 10pts dans le 3e quart-temps et le match était déjà plié. Un signe que le meneur est fait pour ce genre de match à enjeu.

    Donovan Mitchell (Utah Jazz), 2018

    • Âge : 21 ans
    • le Cinq : Ricky Rubio, Donovan Mitchell, Joe Ingles, Derrick Favors, Rudy Gobert
    • Stats : 27pts, 10rds, 3pds, 11/22 en 35′
    • Le match : Défaite 116-108 chez OKC Thunder – 1er tour Game 1
    https://www.youtube.com/watch?v=BPdHVYK6_iI

    Drafté en 2017, Mitchell a eu la chance d’être sélectionné par une solide équipe d’Utah. Seulement trois fois titulaire lors de ses treize premiers matchs, le rookie va ensuite prendre pleinement sa place dans le cinq majeur et devenir ainsi, l’une des principales armes offensives du roster. En Playoffs pour la 2e année de suite, le Jazz tombe face à un Thunder ambitieux avec son Big Three : Westbrook – George – Anthony.

    Une chance pour Mitchell d’affronter l’un de ses idoles : Russell Westbrook, bien que ce dernier l’ait en quelque sorte terrifié lors de leur premier face à face en saison régulière. Pourtant, le rookie ne s’est pas caché en essayant de maintenir son équipe dans le match et en terminant meilleur scoreur du Jazz avec 27 points. Pour ce Game 1, le Thunder est clairement au dessus mais la suite va sourire au jeune Jazzman. Il rentrera dans l’histoire en devenant le premier rookie depuis 1996 à enchaîner deux matchs de rang avec plus de 25 points pour ensuite créer la surprise en éliminant le Thunder lors d’un Game 6 tendu. Mitchell n’est qu’à l’aube de sa carrière, mais le soleil va sûrement rayonner tout au long de sa journée dans la grande ligue.

    Ben Simmons (Philadelphie Sixers), 2018

    • Âge : 21 ans
    • le Cinq : Ben Simmons, JJ Redick, Robert Covington, Dario Saric, Amir Johnson
    • Stats : 17pts, 9rds, 14pds, 2stls, 5tov, en 34′
    • Le match : Victoire 130-103 contre le Miami Heat – 1er tour Game 1
    https://www.youtube.com/watch?v=hbDgiFOLub8

    Après une saison blanche, l’australien a pu faire ses grands débuts en Playoffs contre le Heat. Malgré l’absence du pivot All Star Joel Embiid, Philadelphie a tout simplement été trop rapide face à une défense du Heat dépassée. Ben Simmons fut un vrai calvaire pour Erik Spoelstra, ne sachant pas qui de Josh Richardson, Justise Winslow ou bien James Johnson pourrait ralentir le Rookie de l’année 2018.

    Ce n’est un mystère pour personne, le meneur de 2.08m se régale en contre-attaque et sur le jeu en transition. Il est aussi à l’aise lorsqu’il est entouré de shooteurs. La 2e mi-temps fut à sens unique et Philadelphie remporta enfin un match de Playoffs après cinq années remplies de défaites. Ben Simmons n’est pas étranger à ce regain de compétitivité, et le prochain chapitre de la franchise pourrait abriter d’autres belles aventures de printemps.

    Jayson Tatum (Boston Celtics), 2018

    • Âge : 20 ans
    • le Cinq : Terry Rozier, Jaylen Brown, Jayson Tatum, Al Horford, Aron Baynes
    • Stats : 19pts, 10rds, 4pds, 3stls, en 44′
    • Le match : Victoire 113-107 contre les Milwaukee Bucks en OT – 1er tour Game 1
    https://www.youtube.com/watch?v=VTs1i-3E-DY

    Les Celtics avaient tout pour réussir en 2018 dans cette conférence Est défigurée, mais l’absence de Kyrie Irving a mis un coup aux ambitions des hommes de Brad Stevens. C’est en tout cas ce que la majorité pensait avant de voir à l’œuvre cette jeune équipe audacieuse. C’est ainsi que leur rookie, Jayson Tatum, se retrouva dans un rôle bien plus important en attaque pour ses tous premiers Playoffs en tant que professionnel.

    Le premier tour face aux Bucks fut disputé, et l’ancien de Duke a bien démarré avec 8 points dans le 1er quart-temps avec un parfait 4/4 aux tirs et face au MVP en puissance : Giannis Antetokounmpo. La suite fut nettement moins brillante avec 4/14 aux tirs sur le reste du match, mais il a eu le privilège d’assister et de participer au show de Terry Rozier pour remporter la prolongation. Qui aurait pu imaginer que cette équipe allait être à un match des Finales cette année là.

    Des débuts timides, mais leur moment viendra

    Paul George – via Bleacherreport.com

    Paul George (Indiana Pacers), 2011

    • Âge : 20 ans
    • le Cinq : Darren Collison, Paul George, Danny Granger, Tyler Hansbrough, Roy Hibbert
    • Stats : 2pts, 2rds, 2blks, 1 sur 2 aux tirs, en 23′
    • Le match : Défaite 104-99 chez les Chicago Bulls – 1er tour Game 1

    Drafté en 10e position en 2010 par les Pacers, George a connu des débuts délicats pour ne pas dire difficiles. L’ailier a dû attendre son 43e match sous ses nouvelles couleurs pour devenir titulaire, grâce notamment à la prise de fonction de l’assistant Frank Vogel. Malgré un bilan négatif (37v-45d), les Pacers sont parvenus à accrocher les Playoffs pour y affronter la meilleure équipe à l’Est: Chicago.

    Menés par le MVP 2011, Derrick Rose (39pts), les Bulls ont maîtrisé le Game 1. En face, le jeune Paul George n’a rentré qu’un seul tir sur un alley-oop en contre attaque. Puis après plus rien. Qui aurait pu deviner que ce jeune ailier allait emmener les Pacers au sommet de la conférence Est quelques années plus tard.

    Kawhi Leonard (San Antonio Spurs), 2012

    • Âge : 20 ans
    • le Cinq : Tony Parker, Danny Green, Kawhi Leonard, Boris Diaw, Tim Duncan
    • Stats : 6pts, 2rds, 2stls, 0/3 à 3pts, en 20′
    • Le match : Victoire 106-91 contre le Utah Jazz – 1er tour Game 1

    Échangé le soir de la draft 2011 contre l’arrière George Hill, Leonard n’a mis que dix matchs pour convaincre Greg Popovich de l’intégrer dans le cinq de départ. Si l’ailier est encore loin d’être une menace en attaque, sa présence se fait déjà ressentir de l’autre côté du terrain.

    Pour son premier match de post-season, Leonard est en difficulté en attaque mais se voit confier la mission d’éteindre le scoreur adverse : Gordon Hayward (17pts mais 2/6 aux tirs). Kawhi n’a que très peu vu le ballon au cours de ce match, mais ce n’est qu’une question de temps avant qu’il devienne l’un des plus grands joueurs de l’histoire des Playoffs.

  • Le carnet des rookies: le bilan à l’Ouest

    Le carnet des rookies: le bilan à l’Ouest

    En ces temps de confinement, afin d’éviter de vous couper totalement de l’univers de la NBA, ClutchTime dresse un bilan de la saison 2019-2020, suspendue depuis le 11 mars. Dans l’attente d’une éventuelle reprise, la rédaction vous propose de revivre les parcours des différents rookies de la ligue, en faisant le point sur leurs performances depuis fin octobre.

    La suspension de la saison a mis un coup d’arrêt dans le processus d’apprentissage des rookies. Elle nous prive également d’un duel alléchant et spectaculaire entre Zion et Ja pour la 8e place synonyme de qualification pour les Playoffs. Une vraie déception de ne pas les observer sur une saison complète, mais le moment est opportun pour ces jeunes joueurs pour prendre le temps d’étudier le jeu. Voici le bilan concernant les rookies de la conférence Ouest.

    Les premiers de la classe

    Zion Williamson et Ja Morant lors de leur 1er face à face remporté par le Pelican en janvier – Photo by Sean Gardner

    Ja Morant, PG, Memphis Grizzlies : 59m, 17.6pts, 3.5rds, 6.9pds

    La franchise du Tennessee peut être fière d’avoir sélectionné le meneur sorti de l’université de Murray State. Le rookie a tout simplement été spectaculaire pour ses débuts dans la ligue. A seulement 20 ans, Ja n’a pas froid aux yeux et se révèle être le joueur sur lequel Taylor Jenkins et son staff vont pouvoir s’appuyer pour les années à venir. Morant a remporté les trois premiers titres du rookie du mois, a posté son tout premier triple double contre Washington et n’a pas perdu de temps pour créer une belle connexion avec l’autre jeune star de l’équipe : Jaren Jackson Jr.

    Si le meneur a ébloui la ligue avec ses envolées aériennes et sa tentative de dunk assassin sur Kevin Love, il faut également souligner sa dextérité et sa qualité de passe. Pour ne rien gâcher, il truste le haut du classement parmi les joueur les plus clutchs de la ligue avec 3.3pts par match lorsqu’une rencontre se joue avec cinq points d’écart dans les cinq dernières minutes (via NBA.com). Il reste tout de même un aspect à travailler : son tir à 3pts. L’arrière rechigne à dégainer de loin, avec une fréquence de 17.4% et seulement 0.9 tir réussi en moyenne par match (via NBA.com). Morant est clairement responsable de la belle et surprenante 8e place à l’Ouest des Grizzlies.

    Zion Williamson, PF, New Orleans Pelicans : 19m, 23.6pts, 6.8rds, 2.2pds

    20 Janvier 2020, les Pelicans se dirigent tout droit vers une saison ratée et sans saveur. Leur rookie vedette est sur la touche à cause de son genou, et certains s’interrogent même sur une éventuelle saison blanche. 22 Janvier 2020, tout vient à point qui sait attendre, et le phénomène Zion réalise enfin ses débuts. Face aux Spurs, l’intérieur s’autorise 22pts avec un imprévisible 4/4 à 3pts. Et le soufflé n’est jamais retombé avec une série de 13 matchs de suite au dessus des 20 points, et un seul petit match sous la barre des 15 points!

    Le meneur Lonzo Ball se régale avec son rookie et n’hésite pas à le chercher dans les airs. Le coach Alvin Gentry peut respirer, son équipe enregistre en moyenne un ratio de +10.4pts quand Zion est sur le terrain. Le meilleur chiffre pour un rookie cette saison (via NBA.com). Si son temps de jeu a dans un premier temps été limité, le staff a rapidement saisi l’importance de le laisser sur le parquet. Sûrement l’un des meilleurs rebondeurs offensifs de la ligue, la rapidité avec laquelle il remonte au cercle après avoir capté la balle est déroutante. La prochaine étape serait de travailler sa prise de balle avec sa main droite afin de pouvoir ajouter un peu de diversités à son répertoire au poste bas. De toute évidence, le phénomène est à l’aube d’une belle carrière.

    Les bons élèves

    Eric Paschall et son fameux tir à mi-distance – Photo by Jonathan Bachman/Getty Images
    Eric Paschall, PF, Golden State Warriors : 60m, 14pts, 4.6rds, 2.1pds

    L’université de Villanova continue de fournir la ligue avec de bons jeunes joueurs : Josh Hart, Mikal Bridges, Donte DiVincenzo, Jalen Brunson, et cette année avec le puissant et tonique Eric Paschall. Choisi en 41e position par les Warriors, l’intérieur de 22 ans a profité des nombreuses absences dans le roster pour se faire une place bien au chaud dans la rotation de Steve Kerr qui ne tarit pas d’éloges concernant son rookie.

    Petit pour son poste (1.98m), Paschall détone par son agressivité en attaque. Souvent attiré par un jump shot à mi-distance, il peut jouer sans ballon en proposant une coupe ligne de fond bien sentie. Bien qu’il se montre gourmand sur isolation (13.7%, 1er chez les rookies, via NBA.com), il est capable de trouver le partenaire démarqué (6.4pds en mars sur 5 matchs). Pour la saison prochaine, il serait intéressant de le voir plus efficace sur catch and shoot (30.4% à 3pts), afin de devenir une vraie menace sur pick and pop pour combiner avec Stephen Curry.

    Brandon Clarke, PF, Memphis Grizzlies : 50m, 12pts, 5.8rds, 1.4pds

    Nous revoilà avec les Grizzlies et leur second rookie ! Sélectionné en 21e position, l’ancien de Gonzaga a confirmé ses qualités athlétiques mais également son apport de manière générale sur le parquet. Clarke est le meilleur rookie au classement PIE, mesurant l’impact positif d’un joueur, avec un score de 14.4 (via NBA.com). En sortie de banc, le canadien apporte de la défense, facilite le jeu rapide avec ses courses vers le cercle, score dans la raquette et peut faire tourner la balle.

    Prendre un rebond, contrer un layup ou bien avorter une tentative de alley-oop adverse, Clarke domine dans les airs. Fiable en attaque, il truste le haut des classements concernant les tirs avec un EFG à 64.8% et un TS à 67% (via NBA.com). Sa relation sur pick and roll avec Ja Morant s’annonce redoutable mais c’est surtout en contre-attaque qu’il faut le surveiller. Sa mobilité et sa vitesse font de lui un intérieur idéal pour le jeu moderne. Malheureusement, sa saison s’est terminée prématurément suite à une blessure aux quadriceps.

    Des difficultés, mais des progrès sont à souligner

    Jarrett Culver face à Ja Morant, et sous le regard de Naz Reid – Photo by Brandon Dill / AP
    Jarrett Culver, SG, Minnesota Timberwolves : 63m, 9.2pts, 3.4rds, 1.7pds

    Le début de saison a été compliqué pour les Wolves. Les espoirs concernant une hypothétique place en Playoffs ont vite été étouffés après une série de 13 défaites de suite en janvier. Un Karl-Anthony Towns blessé et mécontent, un Andrew Wiggins échangé, ainsi qu’une bonne partie du roster, voilà dans quel environnement le rookie doit travailler. Culver a tout de même connu une bonne période en janvier avec 14 matchs de rang dans le cinq majeur avec une moyenne de points acceptable de 13.6. L’ailier n’a pas peur de se frotter aux bigs de la ligue et ses qualités athlétiques peuvent en surprendre plus d’un.

    https://twitter.com/Timberwolves/status/1215475099006111744

    Ryan Saunders a même profité dans cette période pour tester son rookie dans un rôle de meneur de jeu lors d’une rencontre sans enjeu face aux Rockets. Le résultat fut mitigé, et Culver devra progresser dans sa conduite de balle mais surtout améliorer son tir extérieur. Avec un EFG de 46.2% et un TS de 46.7%, il fait partie des pires rookies dans ces catégories (via NBA.com). Réputé bon défenseur à sa sortie de l’université, Culver doit néanmoins offrir plus de résistance lorsqu’il doit défendre sur pick and roll.

    Cameron Johnson, SF, Phoenix Suns : 49m, 8.1pts, 2.9rds, 1.1pds

    Sa sélection en 11e position lors de la dernière draft en a surpris plus d’un. D’autant plus que les Suns ont délibérément reculé dans la draft en lâchant le 6e choix (Jarrett Culver) pour choisir un rookie plus vieux que Devin Booker (4 saisons NBA) ! L’ancien de North Carolina a bien intégré la rotation de Monty Williams afin d’apporter du spacing et de la polyvalence en défense.

    Johnson est capable de finir en contre-attaque, mais la majorité de son jeu en attaque se repose sur du catch and shoot à 3pts. Une situation qui représente 67.3% de ses tirs, avec une adresse intéressante de 40.2% (via NBA.com). Un profil de joueur moderne qui peut coller avec des porteurs de ballon comme Devin Booker et Ricky Rubio. Malheureusement, le staff médical lui a décelé une mononucléose qui a stoppé sa saison. Son dernier match était pourtant révélateur de son potentiel offensif avec un record en carrière (21pts) contre les Raptors.

    Michael Porter Jr., SF, Denver Nuggets : 48m, 7.5pts, 4.1rds, 0.7pd

    Drafté en 2018, MPJ n’a pu prendre part au moindre match la saison 2018-2019, suite à une opération au dos. Pour ses toutes premières foulées officielles sur un parquet NBA, l’ailier aux dimensions « Durantesque » apporte 15pts dont 9 dans le dernier quart-temps. La suite est plus ou moins mitigée avec un temps de jeu restreint afin de préserver son corps d’une éventuelle surcharge de travail. Mais le rookie est talentueux, et beaucoup aimerait le voir plus longtemps à l’œuvre.

    Capable de planter de jolis stepbacks three, de driver pour claquer un dunk dans le trafic et de gober une dizaine de rebonds, MPJ a également appris à laisser le jeu venir à lui. Star depuis le lycée, MPJ a toujours eu la balle dans les mains afin de mener les offensives. A Denver, dans un tout autre contexte, son association avec le génial Nikola Jokic ne peut être que bénéfique pour sa compréhension du jeu sans ballon. MPJ a connu une très belle période en janvier (15m : 12.3pts, 6.9rds), puis Mike Malone rechigna à lui accorder plus de minutes à cause de sa défense souvent prise à défaut. Un aspect qu’il devra améliorer afin de nous délecter plus souvent de quelques actions savoureuses avec le pivot serbe.

    Jaxson Hayes, C, New Orleans Pelicans : 56m, 7.5pts, 4rds, 0.9pd
    • Sa meilleure note : @Boston Celtics (20pts, 9/13 aux tirs en 23′)
    • Sa plus mauvaise note : @Indiana Pacers (2pts, 2rds, 5fautes, 1/3 aux tirs, en 8′)

    Le pivot sorti de l’université de Texas a démarré par une jolie performance lors de son tout premier match (19pts en 23′). A tout juste 19 ans, il est rentré dans la rotation juste derrière le solide et discret Derrick Favors. Hayes apporte de la taille et une solution à l’intérieur. Ses pourcentages aux tirs sont convaincants: 67.7% dans la raquette, 66.2 EFG% (1er rookie) et 67.5 TS% (1er rookie, via NBA.com). Et pour ne rien gâcher, Hayes est suffisamment mobile pour poster de bons écrans à l’extérieur pour ensuite roller habilement vers le cercle.

    Sa connexion avec l’autre rookie Nickeil Alexander-Walker est une piste intéressante à travailler pour le staff des Pelicans. Vexé à cause de sa non sélection pour le Rising Star Challenge, le pivot n’a ensuite plus été en mesure de se montrer régulièrement sur le parquet en partie à cause de l’arrivée de Zion. Son temps de jeu a considérablement chuté pour atteindre une moyenne de 10.5 minutes. Dommage pour ce jeune joueur qui va avoir besoin de travailler ses lancer-francs (63%), d’autant plus qu’il va sur la ligne en moyenne trois fois par match (5e rookie, via NBA.com).

    Du positif, car l’attitude est bonne

    Naz Reid prend de vitesse Nikola Vucevic – via theathletic.com
    Naz Reid, F/C, Minnesota Timberwolves : 30m, 9pts, 4.1rds, 1.2pds
    • Sa meilleure note : vs OKC Thunder (20pts, 4/8 à 3pts)
    • Sa plus mauvaise note : vs Portland Trail Blazers (0pt, 6rds, 0/5 aux tirs, 5 fautes)

    Fin décembre, le jeune pivot profite de la blessure de KAT pour enchaîner huit matchs consécutifs au dessus des 10 minutes avec des moyennes de 11.1pts et 5.6 tirs à trois points tentés par rencontre ! Voilà un chiffre étonnant pour un pivot censé poser des écrans et jouer près du cercle. Pourtant, ce rookie non drafté possède la mentalité d’un arrière dans le corps d’un intérieur. Sur l’ensemble de la saison, il s’agit de l’intérieur qui tente le plus de tirs longues distances parmi les rookies avec 3.2 tentatives pour un taux de réussite de 33% (via NBA.com)

    Sa mobilité lui permet de prendre de vitesse d’autres intérieurs et de finir au dessus du cercle. A 20 ans, Reid ne rechigne pas à répéter les déplacements pour poser les écrans et peut se révéler utile sur pick and pop. Son profil de « stretch five » est totalement compatible avec le jeu actuel et. Son coach Ryan Saunders ne cesse de dresser des louanges concernant l’éthique de travail de son rookie, ce qui lui a valu une place de titulaire lors des 11 derniers matchs. Il ne reste plus qu’à progresser dans son positionnement en défense sur pick and roll et de se montrer plus dissuasif face à des pivots techniques comme par exemple, disons, Nikola Vucevic (26pts, 11/18 aux tirs face au rookie).

    Jordan McLaughlin, PG, Minnesota Timberwolves: 30m, 7.6pts, 1.6rds, 4.2pds

    Voici le deuxième rookie des Timberwolves à avoir profité des mauvais résultats, des blessures, et des trades effectués par la franchise. Suite aux départs de Jeff Teague et de Shabazz Napier, le rookie de 23 ans s’est retrouvé un instant seul meneur du roster. Après n’avoir pris part qu’à six matchs lors des trois premiers mois de la saison, le rookie a pu intégrer pleinement la rotation à la mi-janvier. Joueur de G-League la saison dernière, McLaughlin a joué les 25 derniers matchs de la saison avec des chiffres corrects pour un meneur remplaçant : 8pts, 4.5pds, 40.3 à 3pts en 20′.

    De la dynamite dans les jambes et pas maladroit de loin, le rookie d’1.80m s’est fait remarquer lors de son match record face aux Clippers. S’il a surpris la ligue par ses qualités athlétiques, il n’en reste pas moins un bon général sur le terrain, déterminé à trouver le partenaire démarqué (2e meilleur rookie à la passe, via NBA.com). Une belle pioche pour les Wolves avec ce joueur en « Two Way Contract », qui pourrait se révéler complémentaire derrière l’offensif D’Angelo Russell.

    Nicolo Melli, PF, New Orleans Pelicans: 52m, 6.8pts, 3rds, 1.3pds

    le rookie de 28 ans a vécu un début de saison troublant avec un temps de jeu très aléatoire : 17′ en novembre puis 10.6′ en décembre. Alvin Gentry pouvait avoir besoin de l’italient 30 minutes un soir et puis l’utiliser pour seulement 5 minutes deux jours plus tard. Heureusement, l’ancien joueur du Fenerbahçe a les nerfs solides et a maintenu son niveau d’implication pour être prêt le moment venu. Et ce moment a coïncidé avec l’arrivée du phénomène Zion Williamson.

    Le staff des Pelicans ne peuvent nier l’évidence qu’il faut entourer le prodige Zion par des joueurs capables de tirer de loin et de libérer de la place dans la raquette. Melli est tout à fait « Zion-compatible », et son temps de jeu va se stabiliser autour des 21 minutes de moyenne avec 9.1pts et 39.1% à 3pts sur les 18 dernières rencontres. Près de 60% de ses tirs sont sur catch and shoot à 3pts avec un taux de réussite avoisinant les 38% (via NBA.com).

    Un joueur utile et précieux dans les systèmes offensifs, il éprouve néanmoins quelques difficultés à rester devant des joueurs plus rapides et athlétiques (51.2% de réussite aux tirs pour un joueur adverse, via NBA.com). Néanmoins, son placement défensif est loin d’être chaotique. Son sens de l’anticipation peut faire déjouer l’adversaire, et pourquoi pas, contrer l’ambitieux Kevin Porter Jr en contre-attaque.

    Ne pourra que faire mieux la saison prochaine

    Jordan Poole au duel avec la défense des Clippers – Photo by Chris Victorio/Special to S.F. Examiner
    Jordan Poole, SG, Golden State Warriors : 57m, 8.8pts, 2.1rds, 2.4pds

    Choisi par les Warriors en fin de premier tour, Poole est un insatiable shooteur. Un baby splash brother dans la Bay ? C’est en tout cas ce qu’insinue Klay Thompson en avouant s’être fait ridiculiser par le rookie lors d’un concours de tirs à l’entraînement. Mais jouer face à cinq joueurs dans un match officiel n’est pas la même histoire que d’affronter un joueur en plein processus de rééducation.

    Pour son premier match, le rookie n’a pas résisté à l’envie de dégainer: 2/13 aux tirs et 1/7 à 3pts. Cette saison, l’arrière tourne à 33.3% aux tirs et à 27.9 à 3pts ! Des pourcentages très peu attrayants pour un arrière réputé pour son jeu offensif. En se focalisant sur les statistiques avancées sur le tir, le joueur de 20 ans est tout simplement l’un des pires rookies avec un EFG à 40.6%, et un TS à 45.4% (via NBA.com).

    Si son tir n’est pas encore fiable, Steve Kerr lui a accordé du temps de jeu tout au long de l’année et même des responsabilités à la mène sur quelques séquences. Bénéficiant des blessures et des pauvres résultats de l’équipe, Poole a connu une belle période avec 14.3pts de moyenne et 5 titularisations sur ses 13 derniers matchs. De bonne augure pour progresser et améliorer sa sélection de tirs pour la saison prochaine.

    Dix élèves que l’on aimerait voir plus souvent sur le parquet :

    • Darius Bazley, SF, Oklahoma City Thunder : 53m, 4.5pts, 3.7rds, 0.5pd
    • Nassir Little, F, Portland Trail Blazers : 48m, 3.6pts, 2.3rds, 0.5pd
    • Nickeil Alexander-Walker, PG/SG, New Orleans Pelicans : 41m, 5.1pts, 2rds, 1.8pds
    • Kelan Martin, SF, Minnesota Timberwolves : 31m, 6.4pts, 3.1rds, 0.7pd
    • Luguentz Dort, SG, Oklahoma City Thunder: 29m, 6.2pts, 1.9rds, 0.7pd
    • Chris Clemons, PG, Houston Rockets : 29m, 4.9pts, 0.8rd, 0.8pd
    • Ty Jerome, PG, Phoenix Suns : 28m, 3.5pts, 1.5rds, 1.5pds
    • Juan Toscano-Anderson, SF, Golden State Warriors : 13m, 5.3pts, 4rds, 2pds
    • Jaylen Hoard, F, Portland Trail Blazers : 13m, 2.9pts, 2.5rds, 0.3pd
    • Keldon Johnson, SG, San Antonio Spurs : 9m, 4.6pts, 1.9rds, 0.7pd
  • Le carnet des rookies: le bilan à l’Est

    Le carnet des rookies: le bilan à l’Est

    En ces temps de confinement, afin d’éviter de vous couper totalement de l’univers de la NBA, ClutchTime dresse un bilan de la saison 2019-2020, suspendue depuis le 11 mars. Dans l’attente de son retour prochainement, la rédaction vous propose de revivre les parcours des différents rookies de la ligue, en faisant le point sur leurs performances depuis fin octobre.

    La suspension de la saison a mis un coup d’arrêt dans le processus d’apprentissage des rookies. Si certains commençaient à éprouver des difficultés à enchaîner les performances, d’autres arrivaient peu à peu à améliorer leur copie sur le parquet. Une vraie déception de ne pas les observer sur une saison complète, mais le moment est opportun pour ces jeunes joueurs pour prendre le temps d’étudier le jeu. Voici le bilan concernant les rookies de la conférence Est.

    Les premiers de la classe

    Kendrick Nunn via NBA.com
    Kendrick Nunn, PG/SG, Miami Heat : 62m, 15.6pts, 2.7rds, 3.4pds

    Les absences répétées de Justise Winslow et le fait que Goran Dragic ait accepté un rôle de 6e homme ont obligé Erik Spoelstra à placer Nunn dans le cinq majeur dès le premier match de la saison régulière ! Sur ses cinq premiers matchs, il tourne à 22.4pts, 1.8ints et 49.5% à 3-pts. En raflant les trois premiers titres de « rookie du mois », il fait tomber les records de précocité de la franchise auparavant détenu par la légende Dwyane Wade. Le rookie de 24 ans est plus un scoreur qu’un créateur, mais le fait de jouer aux côtés de Jimmy Butler et Bam Adebayo lui est tellement profitable.

    Nunn peut débloquer des situations en attaque sur un catch & shoot (35.5% à 3pts), sur pull up (45.6%) et driver pour un lay-up dans la raquette (46.2%) via NBA.com. En revanche, la défense reste un secteur à travailler pour l’année prochaine. Il n’est pas rare de le voir en difficulté face à des meneurs offensifs et en situation de pick and roll. Une belle saison pour ce joueur encore inconnu il y a quelques mois et qui se voit bien remporter le trophée du rookie de l’année.

    Coby White, PG/SG, Chicago Bulls : 65m, 13.2pts, 3.5rds, 2.7pds
    • Sa meilleure note: vs OKC Thunder (35pts, 7rds, 6/9 à 3pts, +15)
    • Sa plus mauvaise note: @ Golden State Warriors (2pts, 0/7 aux tirs, 0/4 à 3pts, -19, 26′)

    En sortie de banc derrière Tomas Satoransky, Coby White est le rookie qui a le plus disputé de matchs (65). L’arrière a connu un déclic après le All Star Break. Son temps de jeu est tout simplement passé de 24,3 à 33,7 minutes de moyenne et l’arrière en a profité pour réaliser l’exploit d’enchaîner trois matchs à plus de 30 points (33, 33 et 35). Sur ses dix derniers matchs, sa moyenne de points a explosé (24.7pts). Avec 12,2 tentatives par match, il se place dans le top 5 des rookies les plus gourmands en attaque.

    Pas réputé collectif, White est tout de même capable de jouer sur pick and roll. Dans la vidéo ci-dessus, sa passe pour Luke Kornet est réalisée dans le bon timing. Imaginez un instant, qu’il se force à jouer plus de picks and rolls avec les titulaires que sont Lauri Markkanen et Wendell Carter Jr. Puis, rappelez-vous que Coby White a été titulaire pour la toute première fois lors de la dernière rencontre avant la suspension de la saison. Dommage pour les Bulls, la croissance du rookie a été stoppée en plein élan.

    Les bons élèves

    Rui Hachimura – Photo by Elsa via Getty Images

    Rui Hachimura, PF, Washington Wizards : 41m, 13.4pts, 6rds, 1.7pds

    Le japonais a rapidement trouvé sa place dans le cinq majeur d’une équipe des Wizards portée sur l’attaque. Le rookie a profité d’un temps de jeu conséquent pour confirmer ses qualités athlétiques mais aussi de rebondeur et de shooteur à mi-distance. Après avoir réalisé une jolie série de huit matchs consécutifs au dessus des 10 points, le rookie a contracté une blessure à l’aine en décembre qui l’a maintenu éloigné des parquets jusqu’en février.

    Capable de prendre le rebond défensif, de remonter tout le terrain balle en main et de trouver le partenaire démarqué, Rui est d’une polyvalence surprenante. Avec sa grande taille et ses mains « Kawhiesque », Scott Brooks peut l’utiliser au poste d’ailier comme au poste de pivot. Une caractéristique qui a séduit sa star Bradley Beal. Avec une fréquence de tirs tentés à 2pts de 83.9% (via NBA.com), le rookie est aussi très friand de jump shoot à mi-distance, et devrait prochainement avoir pour consigne de travailler son tir à 3pts (27.4% en saison).

    Tyler Herro, SG, Miami Heat : 47m, 12.9pts, 4rds, 1.9pds

    L’un des plus jeunes joueurs cette saison a tout simplement subjugué la ligue par son talent et sa confiance en lui. Herro ne manque pas de caractère, ce qui plaît forcément à Jimmy Butler. Très bon shooteur de loin, le rookie est l’auteur de cinq matchs avec au moins 5 tirs à 3pts marqués,et il ne se cache pas pour prendre un tir décisif comme ce fût le cas contre Philadelphie.

    L’arrière est un maître dans l’art du footwork, ce qui lui permet d’être toujours sur ses appuis et parfaitement équilibré pour tirer sur catch and shoot (45.5% à 3pts) ou bien sur un stepback (46.6%). Son adresse longue distance le place parmi les meilleurs de sa promotion avec un taux de réussite au dessus des 39% pour au moins 5 tentatives par match (via NBA.com). Début février, une vilaine blessure à la cheville est venue le stopper dans son élan et perturber sa progression. Pour la saison prochaine, il serait intéressant de le voir muscler son jeu en défense. Bien qu’il ne manque pas d’envie, le rookie est souvent pris à défaut dans sa moitié de terrain à cause de sa modeste envergure.

    De’Andre Hunter, SF, Atlanta Hawks : 63m, 12.3pts, 4.5rds, 1.8pds

    Les Hawks sont tombés sous le charme du champion NCAA dès la draft. Après avoir tradé avec les Pelicans pour récupérer le 4e choix, il était tout naturel que Hunter soit placé dans le cinq de départ d’une jeune équipe d’Atlanta. De plus, il s’agit du rookie qui se voit accorder le plus gros temps de jeu en moyenne (31’8). Pas encore régulier avec son tir, l’ailier performe en silence du côté d’Atlanta, car souvent spectateur des envolées offensives de son meneur « Trae Young ».

    Sur certaines séquences, l’ailier peut se montré incisif en profitant d’un décalage afin de driver vers le cercle. En revanche, il lui arrive parfois de ne pas profiter de son avantage de taille lors d’un mismatch, et sa finition inside laisse encore à désirer mais ses progrès sur catch and shoot au fil de la saison sont encourageants (38.8% à 3pts). Sa défense reste un atout pour le joueur, Lloyd Pierce n’hésitant pas à lui confier la charge de défendre sur le scoreur adverse. Si Hunter travaille son jeu offensif, un bel avenir s’offre à lui.

    P.J. Washington, PF, Charlotte Hornets : 58m, 12.2pts, 5.4rds, 2.1pds
    • Sa meilleure note: vs Chicago Bulls (27pts, 7/11 à 3pts)
    • Sa plus mauvaise note: @ Atlanta Hawks (2pts, 2rds, 1/6 aux tirs, 0/2 à 3pts)

    Profitant de la mise sur le banc des vétérans Nicolas Batum et Marvin Williams, le jeune PJ Washington s’est emparé du record de nombre de tirs à 3pts marqués d’un rookie pour un premier match dans la ligue avec 7 tirs ! L’ancien de Kentucky va ensuite peu à peu redescendre de son nuage pour se contenter d’apporter de la défense. Grâce à son envergure, il est le rookie ayant contesté le plus de tirs (534) et se positionne 3e au classement des balles déviées (131, via NBA.com).

    Mais ne limitez pas l’intérieur à un simple joueur de devoir en défense. Le rookie peut tellement apporter en attaque et semble être une vraie menace extérieure sur pick and pop. Ce schéma offensif, avec à la mène Devonte’ Graham, s’est répété systématiquement en fin de saison. Les perspectives de placer Washington en tant que « stretch five » sur le parquet pourraient donner des idées au coach James Borrego pour la prochaine saison.

    Des difficultés, mais des progrès sont à souligner

    RJ Barrett – Photo by Emilee Chinn via Getty Images
    R.J. Barrett, SG, New York Knicks : 56m, 14.3pts, 5rds, 2.6pds

    Un bon début de saison pour le gaucher (20.5pts sur 4 matchs), mais son incapacité à être constant, son tir extérieur défaillant et ses prises de décisions douteuses en attaque sur demi-terrain ont légèrement terni sa copie. Son adresse laisse également perplexe : 40.2% aux tirs, 32% à 3pts et 61.4% aux lancers-francs. A sa décharge, il n’est pas évident de s’épanouir dans un roster aussi bancal que celui des Knicks avec la présence d’un Julius Randle toujours aussi gourmand en attaque et sans oublier le changement de coach en cours de saison.

    Le fils de l’ancien joueur de Pro A Rowan Barrett, n’a que 19 ans et possède des qualités athlétiques hors du commun. Il sait utiliser sa vitesse et son envergure en défense, comme lors de son deuxième match de la saison à Brooklyn (6 interceptions). Sous l’égide du coach Mike Miller, le canadien a pu jouer des picks and rolls. Un aspect du jeu à travailler pour le rookie (0.68 point sur pnr) mais les résultats en fin de saison ont été intéressants avec des chiffres à la hausse concernant les passes décisives (3,5 sur 8 matchs).

    Darius Garland, PG, Cleveland Cavaliers : 36m, 11.7pts, 2rds, 3.2pds
    • Sa meilleure note: @ Dallas Mavericks (23pts, 4pds, 5/8 à 3pts)
    • Sa plus mauvaise note: @ Boston Celtics (2pts, 4tov, 1/7 aux tirs, -21, 27′)

    Une petite surprise dans l’Ohio au moment de drafter en 5e position. Le fait d’avoir sélectionné Garland donne l’impression d’obtenir un doublon dans un backcourt qui manque de taille et de présence défensive en compagnie de Collin Sexton. Sans surprise, les débuts sont difficiles, et le rookie n’a dépassé la barre des dix points qu’une seule fois lors de ses sept premiers matchs. Garland est capable de changer de direction et de rythme sur pick and roll, mais c’est bien son tir extérieur n’est pas encore fiable.

    Le rookie a montré des difficultés à scorer sur un tir après un ou plusieurs dribbles. Dès que le ballon touche le sol plus de deux fois, son % à 3pts chute à 21.3% (via NBA.com) ! En revanche, dès qu’il tente sa chance sur catch and shoot, son taux de réussite tourne autour des 39% à 3pts. Le staff des Cavaliers a sûrement dû l’encourager à privilégier le catch and shoot tout en ayant bien conscience qu’il devra travailler son tir après un dribble afin d’optimiser pleinement son potentiel offensif.

    Cameron Reddish, SF/SG, Atlanta Hawks : 58m, 10.5pts, 3.7rds, 1.5pds

    Considéré comme un ailier polyvalent et capable de shooter de loin, Reddish a éprouvé toutes les peines du monde pour rentrer son tout premier panier à 3pts. Sur ses quatre premiers matchs, il débuta par un horrible 0/14 de loin avec une moyenne de 4.25pts et 24 minutes par rencontre. La suite ne fut pas plus réjouissante, les Hawks ont connu deux séries de dix défaites consécutives, une en novembre puis une autre en décembre, et l’ancien de Duke fait partie des pires shooteurs de la classe 2019 avec un EFG% à 45.9% et un TS% à 50% (via NBA.com).

    Heureusement, il n’y a pas que des points négatifs, et Reddish s’est démené en défense, profitant de ses dimensions et de ses qualités physiques. Sa défense lors du match à San Antonio a été remarquable (4ints et 1blk), et son interception décisive face à Duncan Robinson en est également la preuve. Utile en défense, l’ailier peut ainsi conserver sa place sur le terrain et progresser à son rythme en attaque, ce qui lui a permis notamment de passer 40′ sur le terrain contre les Hornets (22pts) en toute fin de saison.

    Kevin Porter Jr, SG, Cleveland Cavaliers, 50m, 10pts, 3.2rds, 2.2pds

    L’arrière scoreur a eu la mauvaise surprise de voir 29 noms être appelés avant lui le soir de la draft. KPJ possède pourtant de nombreux atouts, comme sa taille, son envergure et son potentiel offensif. Très vite catalogué comme un soliste, il n’est pas surprenant de le voir galérer dans le jeu organisé. Fin novembre, le rookie est coincé à 5.8pts, 34.1% aux tirs et 17.9% à 3pts. Malgré quelques coups d’éclats, les débuts sont compliqués et son apport offensif négatif l’empêche de passer la barre des 25 minutes de temps de jeu de moyenne.

    Mais le rookie n’a pas perdu confiance et ne cesse de surprendre les défenseurs avec son stepback à 3pts. En décembre, il a pu enchaîner quatre matchs consécutifs à plus de 10 points juste avant de subir une blessure au genou qui l’a tenu éloigné des parquets pendant trois semaines. Sa fin de saison est d’autant plus intéressante avec une moyenne qui monte à 12.3pts et 35.6% à 3pts. KPJ a même eu le droit d’être comparé à James Harden. S’il y a effectivement des similitudes entre les deux gauchers, KPJ a besoin de gagner en régularité et peaufiner ses prises de décisions en attaque sur jeu placé.

    Du positif, car l’attitude est bonne

    Terence Davis avec Fred VanVleet – Photo by Frank Gunn via Canadian Press
    Terence Davis, SG, Toronto Raptors : 64m, 7.7pts, 3.4rds, 1.7pds
    • Sa meilleure note : vs Chicago Bulls (31pts, 6/7 à 3pts, en 28′)
    • Sa plus mauvaise note : vs Brooklyn Nets (0pt, 0/6 aux tirs, 0/3 à 3pts, en 15′)

    Toronto a le don de dénicher de bons jeunes joueurs qui n’ont pas eu la chance d’être draftés. Les Raptors ont donc été séduit par un arrière d’1.93m capable d’apporter des deux côtés du terrain. A 22 ans, Davis est déjà plus âgé et mature que la plupart des rookies et cela se voit sur le terrain. Ses taux de réussite sont très convaincants : 46.3% aux tirs, 39.6% à 3pts, 86.5% lf. Mais en plus de pouvoir prétendre au club très fermé des 45-40-90, le rookie est polyvalent.

    Nick Nurse peut compter sur lui pour monter la balle en contre-attaque lorsque les arrières VanVleet et Lowry sont absents. Davis excelle dans le jeu sans ballon, et peut jouer le pick and roll bien que cet aspect du jeu reste à travailler (0.68point sur pnr). Son énergie et son sens du placement l’amènent à prendre des rebonds offensifs et à trouver des tirs ouverts à 3pts (42.3% sur catch and shoot, via NBA.com). Davis est sur la bonne voie et dans une très bonne situation chez les champions en titre.

    Matisse Thybulle, SG/SF, Philadelphie Sixers : 57m, 4.7pts, 1.5rds, 1.2pds, 1.4ints
    • Sa meilleure note : vs Toronto Raptors (20pts, 5/8 à3pts, 3stls, 1blk)
    • Sa plus mauvaise note : vs Dallas Mavericks (0pt, 0rd, 0pd, 0stl, 0/3 aux tirs, 1blk, en 14′)

    Drafté par Boston puis ensuite échangé à Philadelphie, Thybulle est tout simplement le fruit d’une expérience mixant la mentalité défensive de Bruce Bowen, le placement de Shane Battier et les mains de Kawhi Leonard. Ses qualités défensives surpassent son faible apport offensif: meilleur intercepteur chez les rookies, l’arrière se voit souvent attribuer la périlleuse mission de gêner le scoreur adverse comme ce fut le cas face à Kyrie Irving.

    Doter de bonnes mains, Thybulle est capable d’intercepter une passe ou bien de voler le ballon directement dans les mains de son adversaire. Son énergie en défense est tout à fait remarquable comme lors de la victoire contre Brooklyn en janvier dernier, et sa course folle pour défendre sur plusieurs joueurs des Nets sur une seule possession pour gêner le tir final de Dinwiddie. Les bases sont posées en défense, il ne reste plus qu’à progresser en attaque et dans son tir et vous obtenez là un joueur qui va durer dans cette ligue.

    Ne pourra que faire mieux la saison prochaine

    Sekou Doumbouya via pistonpowered.com
    Sekou Doumbouya, F, Detroit Pistons : 38m, 6.4pts, 3.1rds, 0.5pd
    • Sa meilleure note : @Boston Celtics (24pts, 10/13 aux tirs)
    • Sa plus mauvaise note : vs Brooklyn nets (0pt, 0/5 aux tirs en 17′)

    Le français a dû attendre janvier 2020 pour profiter pleinement des parquets NBA. Suite à la blessure de Blake Griffin combinée aux mauvais résultats de l’équipe, le coach Dwane Casey a pu offrir au rookie un premier test grandeur nature face aux Clippers de Kawhi Leonard, puis trois jours plus tard face aux Lakers de LeBron James. L’ancien joueur de Limoges s’en est très bien sorti avec une moyenne de 14.3pts, 5.3rds, 54,4% aux tirs et 41.4% à 3pts sur une période de huit matchs consécutifs. Il va même s’offrir son « highlight » de l’année avec ce dunk monstrueux sur Tristan Thompson.

    Puis la hype est vite retombée. Sur les 23 rencontres qui ont suivi, le français afficha des stats bien moins reluisantes : 5.3pts, 3.1rds, 30.8% aux tirs, 24.2% à 3pts. Son coach ne manquera pas de l’allumer en interview en remettant en question la motivation de son rookie. Sekou va finalement sortir du cinq de départ en fin de saison, ne répondant pas aux exigences affichées par le staff des Pistons. Souvent placé dans le corner à attendre, le français doit se montrer plus agressif en attaque et plus alerte en défense. Sur une possession, il est tout à fait capable de driver, poster, redonner la balle, se replacer et marquer à 3pts sur un catch and shoot. Le genre d’action que l’on aimerait voir plus souvent.

    Dix élèves que l’on aimerait voir plus souvent sur le parquet :

    • Grant Williams, PF, Boston Celtics: 62m, 3.5pts, 2.7rds, 1pd
    • Bruno Fernando, C, Atlanta Hawks : 56m, 4.3pts, 3.5rds, 0.9pd
    • Goga Bitadze, C, Indiana Pacers : 49m, 3.1pts, 2rds, 0.4pd
    • Cody Martin, SF, Charlotte Hornets : 48m, 5pts, 3.3rds, 2pds
    • Daniel Gafford, C, Chicago Bulls : 43m, 5.1pts, 2.5rds, 0.5pd, 1.3blks
    • Romeo Langford, SG, Boston Celtics : 27m, 2.6pts, 1.2rds, 0.2pd
    • Caleb Martin, SF, Charlotte Hornets : 18m, 6.2pts, 2.1rds, 1.3pds
    • Jalen McDaniels, PF, Charlotte Hornets : 16m, 5.6pts, 4.1rds, 0.8pd
    • Nicolas Claxton, PF/C, Brooklyn Nets : 15m, 4.4pts, 2.9rds, 1.1pds
    • KZ Okpala, SF, Miami Heat : 5m, 1.4pts, 1rd, 0.2pd
  • NBA Mock Draft 2.0

    NBA Mock Draft 2.0


    Maintenue pour l’heure au 25 juin prochain, la Draft 2020 s’annonce exceptionnelle, non pas pour la richesse de sa cuvée, mais bien pour le contexte sanitaire actuel. Avec la suspension de la saison régulière, mais aussi des autres championnats à l’étranger. Recruteurs et prospects sont obligés de s’adapter avec les moyens encore disponibles et devront redoubler d’ingéniosité, que ce soit pour faire les bons choix lors de la Draft, ou se montrer sous leur meilleur jour pour être retenu parmi les 60.

    À l’heure des Mock Draft, Consensus et autres prévisions en tout genre sur la future loterie NBA, ClutchTime a décidé de vous proposer sa Mock Draft, la deuxième ( voir notre Mock Draft #1) cette année, dans le but de vous donner nos impressions, nos coups de coeur mais aussi nos futures prédictions pour les futurs choix des différentes franchises. Notre Consensus est donc construit selon le dernier classement à jour de la ligue (arrêté au 11 mars).


    Premier Tour

    Obi Toppin source : Forbes

    #1 The Golden State Warriors select :

    Anthony Edwards, SG, 1.96m – 102kg, freshman, Georgia: 32m, 19.1pts, 5.2rds, 2.8pds

    Voici un arrière athlétique et musculeux avec un fort potentiel offensif. Capable de se créer des positions de tirs. Sa performance contre Michigan State donne un avant goût de son talent (33pts en 2e MT). Malgré une certaine inconstance et une attirance pour les tirs compliqués (1/12 à 3pts vs LSU), il reste une arme offensive supplémentaire pour des Warriors, qui, selon des rumeurs n’ont que peu d’intérêts concernant d’autres top prospects.

    #2 The Cleveland Cavaliers select :

    Obi Toppin, PF, 2.06m – 99kg, sophomore, Dayton: 31m, 20pts, 7.5rds, 2.2pds

    Joueur confirmé parmi les plus âgés de cette cuvée, Obi Toppin est un des rares joueurs NBA ready qui peut rapidement convenir aux attentes de Cleveland qui doit se renforcer sur l’aile avec un profil athlétique et bon finisseur près du cercle, mais également plutôt adroit de loin. Le lauréat des trophées Wooden et Naismith peut en revanche éprouver certaines difficultés à défendre sur des joueurs extérieurs plus rapide.

    #3 The Minnesota Timberwolves select :

    Onyeka Okongwu, PF/C, 2.06m – 111kg, freshman, USC: 28m, 16.2pts, 8.6rds, 1.1pds

    L’un des freshmans les plus performants cette saison. Excellent contreur et mobile pour switcher sur les extérieurs, le joueur de UNC possède le pack complet du bon défenseur. Bon sur pick and roll lorsqu’il s’agit de foncer vers le cercle pour écraser un dunk. Reste à améliorer la vision de jeu pour cet intérieur de petite taille mais prometteur qui ne sera pas de trop pour bonifier la défense intérieure des Timberwolves.

    #4 The Atlanta Hawks select :

    LaMelo Ball, PG, 2.01m – 82kg, 2001, Illawarra Hawks (AUS) : 12m, 17pts, 7.6rds, 6.8pds

    L’expatrié le plus hype du moment pourrait former un duo démesurément offensif (moins en défense) avec Trae Young. Les dimensions de LaMelo lui offrent de grosses possibilités, le joueur est capable de réaliser des catch & shoot à peu près n’importe où, en particulier à trois points. Il faudra en revanche trouver un juste équilibre pour le backcourt des Hawks, puisque le meneur est un très gros ball handler qui aime alimenter les copains sur le terrain.

    #5 The Detroit Pistons select :

    James Wiseman, C, 2.13m – 104kg, freshman, Memphis: 3m, 19.7pts, 10.7rds, 3blk

    Trois petits matchs en NCAA pour la recrue N°1 du pays à sa sortie du lycée. Avec coach Penny Hardaway, le pivot a affirmé ses qualités de pivot athlétique capable de roller vers le cercle et de contrer grâce à une envergure démentielle (2,28m!). Bien qu’il existe des interrogations quant à son placement défensif et sa prise de décision en attaque, ce choix pourrait combler le départ d’Andre Drummond.

    #6 The New York Knicks select :

    Tyrese Haliburton, PG, 1.96m – 79kg, sophomore, Iowa State: 22m, 15.2pts, 5.9rds, 6.5pds

    À la recherche d’un meneur athlétique, playmaker et capable de planter de loin, Haliburton se présente comme un profil idéal pour les Knicks. Joueur intelligent, doté d’une bonne vision de jeu, c’est un facilitateur avec un jeu de passe très au-dessus de la moyenne. All around, il peut occuper différents postes aussi bien en attaque qu’en défense et se montrer précieux dans le jeu des deux côtés du terrain.

    #7 The Chicago Bulls select :

    Deni Avdija, SF, 2.03m – 95kg, 2001, Maccabi Tel Aviv (ISR): 26m, 4pts, 2.6rds, 1.2pds (Euroleague)

    MVP du championnat européens des -19 ans l’été dernier, l’israélien est capable de pousser la balle, de trouver le partenaire idéal, de poster et de tirer de loin. Il est envisageable de l’insérer au poste 4 dans un lineup de petite taille, reste à voir s’il sera capable de tenir face aux joueurs rapides et costauds de la ligue. Un bon choix pour Chicago qui obtiendrait là une pièce complémentaire aux scoreurs que sont Zach LaVine et Coby White.

    #8 The Charlotte Hornets select :

    Isaac Okoro, SF, 1.98m – 102, freshman, Auburn: 28m, 12.9pts, 4.4rds, 2pds

    Même s’il doit travailler son adresse et sa mécanique de tir, Okoro est un joueur défensif inédit et rare de cette cuvée (All-Defensive Team SEC). Plutôt un profil de slasher explosif, il est bien coordonné du haut et du bas du corps et se déplace très bien et très vite sur les porteurs de balle adverse pour devenir un poison, idéal pour une équipe comme Charlotte qui manque de joueur au style défensif et plutôt désintéressé du scoring.

    #9 The Washington Wizards select :

    Killian Hayes, PG, 1.97m – 97kg, 2001, Ratiopharm Ulm (ALL): 10m, 12.8pts, 2.3rds, 6.2pds (Eurocup)

    Très bon sur pick and roll, le français possède un dribble et bon sens du jeu. Le gaucher s’est amélioré au fil de sa saison en perdant moins de ballons et en stabilisant son tir. Car c’est bien là que réside la principale interrogation. L’avenir de John Wall est toujours aussi incertain, le poste de meneur est loin d’être fixe dans la capitale, ce choix semble donc intéressant.

    #10 The Phoenix Suns select :

    R.J. Hampton, SG, 1.96m – 82kg, 2001, New Zealand Breakers (NZ) 
    15m, 8.8pts, 3.9rds, 2.4pds

    L’autre talent expatrié du côté de la NBL a connu une saison discrète mais reste un profil athlétique au poste 1-2 qui devrait apporter du relief à la rotation des Suns. Très bon driver et toujours prompt à attaquer le cercle et provoquer des fautes, Hampton peut se montrer redoutable en attaque même s’il se montre encore maladroit dans sa sélection de tirs et son efficacité.

    #11 The San Antonio Spurs select :

    Precious Achiuwa, PF, 2.06m – 102kg, freshman, Memphis: 31m, 15.8pts, 10.8rds, 1pd

    Le musculeux intérieur a pris les commandes de son équipe en attaque suite au départ de la vedette James Wiseman. Achiuwa est athlétique, vif et possède une belle envergure, des outils séduisants jouer au poste de pivot. Étant donné que les postes d’arrières sont bien fournis chez les Spurs, un joueur de ce profil est à envisager, tout en gardant à l’esprit, que le shoot et la prise de décision sur demi-terrain seront à travailler.

    #12 The Sacramento Kings select :

    Tyrese Maxey, SG, 1.90m – 89kg, freshman, Kentucky: 31m, 14pts, 4.3rds, 3.2pds

    Capable de planter ses tirs de n’importe où sur le terrain et de prendre feu dans le money time, son association avec un autre artificier comme Fox devrait ravir les fans de Sacto. Avec ses dribbles chaloupés et sa conduite de balle très propre, Maxey est plus un combo-guard qu’un meneur de jeu capable de servir ses coéquipiers, un domaine dans lequel il devra progresser.

    #13 The New Orleans Pelicans select :

    Cole Anthony, PG, 1.90m – 86kg, freshman, North Carolina: 22m, 18.5pts, 5.7rds, 4pds

    3e au ranking des recrues à sa sortie du lycée, Anthony est scoreur qui a soufflé le chaud et le froid cette saison. Le fils de l’ancien NBAer Greg Anthony est capable de fulgurances en attaque. Mais dans une faible équipe de UNC, il n’a pu dévoiler ses qualités de passeurs, et avait tendance à forcer ses tirs. Son opération du genou droit n’a pas également aidé. Du scoring en sortie de banc pour les Pelicans.


    Saddiq Bey source : Forbes

    #14 The Portland Trail Blazers select :

    Saddiq Bey, SF, 2.03m – 97kg, sophomore, Villanova: 31m, 16.1pts, 4.7rds, 2.4pds

    Au sortir de son année sophomore réussie (1st All-Team Big East), Saddiq Bey a connu une énorme progression dans son jeu et ses stats, se dotant d’une très bonne adresse longue distance et dans le périmètre, ainsi qu’un style all-around des deux côtés du terrain, idéal pour la rotation des Blazers en manque de profil comme le siens. Catch & shooter il devra néanmoins gagner en fluidité et vitesse d’exécution.

    #15 The Orlando Magic select :

    Devin Vassell, SG, 1.98m – 82kg, sophomore, Florida State: 30m, 12.7pts, 5.1rds, 1.6pds

    Un belle progression pour cet arrière long et fin qui présente toutes les qualités requises pour avoir un rôle en NBA. De la défense, du shoot, une belle envergure, une bonne vitesse latérale. Vassell coche toutes les cases d’un 3&D. Un choix d’autant plus séduisant que John Hammond, le GM du Magic et anciennement des Bucks, a toujours eu une préférence pour les prospects avec de grands bras (Antetokounmpo, Maker, Isaac, Bamba).

    #16 The Minnesota Timberwolves (*via Brooklyn) select :

    Théo Maledon, PG, 1.95m – 79kg, 2001, ASVEL (FRA) : 22m, 7.4pts, 1.8rds, 3.1pds (Euroleague)

    Athlète longiligne, dote d’une vitesse et d’un sens du déplacement très en avance, son toucher de balle près du cercle ou bien à la mène peut déstabiliser les défenses adverses en un rien de temps. Ses mensurations lui offrent de bonnes prédispositions pour défendre sur plusieurs postes, même si son physique le rend un peu léger face à des gabarits musculeux mais il a le potentiel de devenir un bon playmaker aux Wolves derrière D-Lo.

    #17 The Boston Celtics (*via Memphis) select :

    Aaron Nesmith, SG, 1.98m – 96kg, sophomore, Vanderbilt: 14m, 23pts, 4.9rds, 0.9pd

    Gros shooteurs à 3pts en NCAA. 52.2% de réussite avec 8 tentatives par match ! Nesmith est capable de planter de loin et à toutes les sauces : stepback, après un dribble, en sortie d’écran. Mais ne lui demander pas de driver vers le cercle, ce dont il n’aura pas à faire à Boston qui a besoin de shooteurs. En espérant tout de même que le jeune joueur se remettra de sa blessure au pied.

    #18 The Dallas Mavericks select :

    Jaden McDaniels, SF/PF, 2.06m – 90kg, freshman, Washington: 31m, 13pts, 5.8rds, 2.1pds

    Un ailier polyvalent, assez mobile et athlétique pour s’intégrer dans la rotation des Mavs. Capable aussi bien de jouer sous le panier que dans le périmètre, il s’est doté d’un très bon tir mi-distance. Son physique lui a permis de développer un certain goût pour le contact et une bonne coordination des mouvements en défense. Il doit néanmoins progresser sur le jeu rapide en transition et sans ballon.

    #19 Milwaukee Bucks (*via Indiana) select :

    Alexsej Pokusevski, PF, 2.13m – 91kg, 2001, Olympiakos B: 11m, 10.8pts, 7.9rds, 3.1pds (2e DIV)

    Très grand et aussi fin qu’une feuille de papier, le serbe est un joueur polyvalent, mobile, et capable de dribbler, tirer, passer. Son envergure lui permet de défendre sur des extérieurs. Néanmoins, le physique du Serbe pose question ainsi que sa tendance à forcer en attaque. Milwaukee est l’endroit parfait pour ce type de joueur et surtout pour le développer.

    #20 The Brooklyn Nets (via Philadelphie) select :

    Patrick Williams, SF, 2.03m – 102, freshman, Florida State: 29m, 9.2pts, 4rds, 1pd

    Ailier athlétique, très costaud, Williams est une combinaison adéquate entre puissance et explosivité. Il s’est surtout démarqué pour son jeu défensif all-around, ses contres et sa capacité à se démarquer près du cercle. Son gros point faible reste sa vision de jeu et sa palette offensive, notamment son jump shot même si ses qualités de dunkeur en feront un joueur redoutable pour les Nets.


    Xavier Tillman source : Bleacher Report

    #21 The Denver Nuggets (via Houston) select :

    Xavier Tillman, PF/C, 2.03m – 111kg, junior, Michigan State: 31m, 13.7pts, 10.3rds, 3pds

    Élu meilleur défenseur de la Big Ten, Tillman a réalisé une saison époustouflante. Malgré une taille modeste, l’intérieur est souvent bien placé en défense. Capable de switcher et de couvrir le côté faible, il est également l’un des meilleurs contreurs du pays (2.1). Cerise sur le gâteau, il peut tirer de loin et jouer sur pick and pop. Une aubaine pour Denver qui va devoir gérer les contrats expirants de Paul Millsap et de Mason Plumlee.

    #22 The Philadelphie Sixers (via Oklahoma City) select :

    Tre Jones, PG, 1.90m – 83kg, sophomore, Duke: 29m, 16.2pts, 4.2rds, 6.4pds

    Les 76ers semblent apprécier les jeunes profils défensifs depuis l’an dernier et nul doute que le DPOY de l’ACC, Tre Jones devrait leur plaire. Discipliné et constamment collé à son vis-à-vis, Jones est un véritable poison en défense. Doté d’un bon QI basket, il pourrait être le meilleur joueur de sa catégorie s’il prenait plus de risque en attaque, notamment de loin. Grâce à sa vitesse de dribble et ses courses déroutantes il sait faire preuve de sang-froid et de maîtrise dans le jeu.

    #23 The Miami Heat select :

    Jalen Smith, PF, 2.08m – 102kg, sophomore, Maryland: 31m, 15.5pts, 10.5rds, 0.8pd

    Fraîchement élu dans la 3rd All Team Americans, l’intérieur a observé une belle progression cette saison. L’intérieur aux jambes très fines, a dévoilé son potentiel de shooteur à 3pts (36.8%), et confirmé que ses qualités de contreur (2.4). Miami va devoir gérer le contrat expirant de Meyers Leonard, et l’idée d’une association entre Smith et Bam Adebayo promet d’être explosive !

    #24 The Utah Jazz select :

    Kira Lewis Jr, PG, 1.90m – 74kg, sophomore, Alabama: 31m, 18.5pts, 4.8rds, 5.2pds

    Pour continuer de miser sur de jeunes guards capables de prendre leur chance de loin, Kira Lewis est un candidat idéal pour le Jazz. Capable de jouer aussi bien en 1-2, son style percutant vers le cercle et sa palette de tirs assez large devrait lui permettre de se faire une place dans le roster de Snyder, même s’il devra mieux sélectionner ses tirs. Meilleur passeur de son équipe, Lewis peut se montrer altruiste si besoin est.

    #25 Oklahoma City Thunder (*via Denver) select :

    Isaiah Stewart, PF/C, 2.06m – 113kg, freshman, Washington: 32m, 17pts, 8.8rds, 0.8pd

    Après avoir remporté le trophée Naismith du lycéen de l’année, Stewart a réalisé une saison freshman plus que satisfaisante. Doté de bonnes mains, l’intérieur est à l’aise dans la raquette. Il a fini fort la saison (29pts contre Arizona) mais son jeu « Old School » interroge. Suite aux rumeurs d’un trade de Steven Adams, OKC pourrait être amener à se renseigner sur le big man.

    #26 The Boston Celtics select :

    Paul Reed, PF, 2.06m – 99kg, junior, DePaul: 29m, 15.1pts, 10.7rds, 1.6pds

    Son profil d’intérieur 4-5 stretch, athlétique pourrait taper dans l’œil de Stevens qui adore ce profil de joueur capable de jouer au poste bas avec une bonne finition près du cercle et de s’écarter de la ligne de fond. Sa lecture du rebond off/def est devenu absolument incroyable (MIP Big East) et même s’il dispose d’un bon jeu de jambe, il devra travailler son jeu offensif face au panier.

    #27 The New York Knicks (*via LA Clippers) select :

    Jordan Nwora, SF, 2.01m – 102kg, junior, Louisville: 31m, 18pts, 7.7rds, 1.3pds

    Après avoir retiré sa candidature l’année dernière pour la Draft, Nwora s’est autorisé quelques cartons offensifs comme face à Florida State (32pts). L’ailier athlétique est un bon shooteur (40.2% à 3pts) mais il est âgé par rapport aux autres propsects. Capable de scorer au haut niveau, les Knicks pourraient éventuellement l’associer avec RJ Barrett.

    #28 The Toronto Raptors select :

    Josh Green, SG, 1.98m – 95kg, freshman, Arizona: 30m, 12pts, 4.6rds, 2.6pds

    Toronto a l’habitude de faire des merveilles avec ses jeunes et Josh Green n’y échapperait pas. Joueur polyvalent et facilitateur dans le jeu, capable aussi bien de défendre, que d’allumer à trois points, Green s’est révélé être un peu le couteau suisse de son équipe cette année. Son style rentre dedans le pousse néanmoins à commettre des fautes et oublier parfois ses coéquipiers lorsqu’il parvient à créer un décalage.

    #29 The Los Angeles Lakers select :

    Vernon Carey Jr, C, 2.08m – 122kg, freshman, Duke: 31m, 17.8pts, 8.8rds, 1pd

    Fils d’un ancien joueur de NFL, il n’a pas eu de mal à marcher sur les autres intérieurs universitaires en se révélant efficace poste bas, reste à savoir si son jeu peu se transposer en NBA. Les Lakers ne vont sûrement pas accorder beaucoup de minutes à des rookies pour la saison suivante, Carey Jr pourrait alors prendre le temps de développer un shoot extérieur.

    #30 The Boston Celtics (*via Milwaukee) select :

    Nico Mannion, PG, 1.90m – 86kg, freshman, Arizona: 32m, 14pts, 2.5rds, 5.3pds

    Meneur de jeu créateur plus que scoreur, capable de jouer avec les deux mains, Mannion dispose d’une palette de tirs intéressante combinée à une bonne adresse, notamment aux lancers. Son physique et son manque d’explosivité limitent néanmoins ses qualités de défenseurs intrinsèques et le nombre de tentatives par match lorsqu’il n’est pas ouvert.


    Deuxième Tour

    #31 The Dallas Mavericks (*via Golden State) select:

    Jahmi’us Ramsey, SG, 1.93m – 88kg, freshman, Texas Tech: 27m, 15pts, 4rds, 2.2pds

    Un arrière tonique capable de jouer sans ballon. Que se soit sur jump shoot, sur pull up ou bien en attaquant le côté faible, le freshman peut scorer, mais aussi défendre grâce à une belle débauche d’énergie. Il pourrait se régaler en transition dans le jeu offensif des Mavs et notamment avec Luka Doncic.

    #32 The Charlotte Hornets (*via Cleveland) select:

    Daniel Oturu, C, 2.08m – 108kg, sophomore, Minnesota: 31m, 20.1pts, 11.3rds, 1.1pds

    Charlotte semble déterminer à tourner la page Zeller-Biyombo et pourrait se mettre en quête d’un joueur comme Oturu. Son style défensif, protecteur de cercle pourrait attirer les Hornets, tout comme son jeu dos au panier et son premier pas solide qui lui permet de prendre le dessus sur ses vis-à-vis. Il devra encore travailler sa finition près du cercle et sa main gauche.


    Cassius Winston source : Forbes

    #33 The Minnesota Timberwolves select:

    Cassius Stanley, SG, 1.98m – 97kg, freshman, Duke: 29m, 12.6pts, 4.9rds, 1pd

    Le natif de Los Angeles est une future machine à highlights ! Stanley est un dunkeur féroce en contre-attaque mais aussi tout à fait capable de rentrer des tirs extérieurs. Pour ne rien gâcher, il défend et joue avec énergie. Parfait pour une équipe de Minnesota qui est loin d’être irréprochable dans ces compartiments du jeu.

    #34 The Philadelphia Sixers (*via Atlanta) select:

    Leandro Bolmaro, SG, 2.01m – 81kg, 2000, FC Barcelone: 7m : 4.4pts, 1.1rds, 1.4pds (ACB)

    Utilisé à plusieurs reprises par le Barça cette saison, Bolmaro pourrait devenir un solide swingman dans la rotation des 76ers. Sa formation dans une grosse écurie européenne, et ses skills en attaque, mais aussi en défense, lui permettrait de bénéficier d’un temps jeu presque immédiat à Philly qui pourrait se laisser séduire par son adresse aux tirs (à part aux lancers) et sa grinta sud-américaine.

    #35 The Sacramento Kings (*via Detroit) select:

    Isaiah Joe, SG, 1.96m – 81kg, sophomore, Arkansas: 26m, 16.9pts, 4.1rds, 1.7pds

    Voici un gros consommateur de tirs à 3pts. Avec plus de 10 tentatives par match (34.2% de réussite), 76.4% de ses tirs tentés sont des 3pts, et son profil de joueur de « catch & shoot », peut séduire des Kings qui naviguent en eaux trouble avec Buddy Hield et Bogdan Bogdanovic. A noter, que le jeune joueur doit améliorer sa défense.

    #36 The Philadelphia Sixers (*via New York) select:

    Tyler Bey, SF/PF, 2.01m – 98kg, junior, Colorado : 31m, 13.8pts, 9rds, 1.5pds

    Tout comme son homonyme, Tyler Bey est un joueur polyvalent des deux côtés du terrain et qui pourrait s’avérer être un potentiel endormi. Plutôt athlétique, le DPOY de la Pac-12 dispose d’un physique qui lui permet de nettoyer le cercle et de défendre sur des grands gabarits mais aussi de les défier en tête de raquette. En revanche il doit impérativement améliorer la mécanique et la fluidité de son tir.

    #37 The Washington Wizards (*via Chicago) select:

    Amar Sylla, PF, 2.06m – 89kg, 2001, Oostende (BEL): 15m, 7.7pts, 6.3rds, 0.7pd

    Souvent comparé à Pascal Siakam, le sénégalais détonne de part son énergie et sa mobilité. Capable de driver, scorer et de contrer en défense. Il ne lui panque plus qu’un shoot fiable et de résister aux contacts dans la raquette. Washington était l’une des pires défenses cette saison, un joueur comme Sylla apporterait un peu de dynamisme dans ce domaine.

    #38 The New York Knicks (*via Charlotte) select:

    Zeke Nnaji, C, 2.11m – 108kg, freshman, Arizona: 32m, 16.1pts, 8.6rds, 0.8pd

    Big man mobile et qui peut jouer en s’écartant dans le périmètre, Nnaji est un très bon joueur de pick & roll/pop, énergique et qui récupère énormément de rebonds grâce à sa taille. Un solide mélange de moves au poste bas et adroit mais qui perd trop de ballon et qui va devoir muscler son jeu s’il veut rivaliser avec les autres pivots, notamment dans la protection de la raquette.

    #39 The New Orleans Pelicans (*via Washington) select:

    Elijah Hughes, SG/SF, 1.98m – 97kg, junior, Syracuse: 32m, 19pts, 4.9rds, 3.4pds

    Transféré à Syracuse en 2017, l’ailier n’a cessé de progresser en attaque en obtenant toujours plus de responsabilités offensives. Capable de tirer de loin, de jouer la contre-attaque et de finir dans la raquette, les Pelicans se doteraient là d’un scoreur athlétique, mais qui devra tout de même améliorer sa vision de jeu et sa défense (beaucoup de défense en zone à Syracuse).


    Jared Butler source : Baylor University Athletics

    #40 The Memphis Grizzlies (*via Phoenix) select:

    Jared Butler, PG/SG, 1.90m – 86kg, sophomore, Baylor: 30m, 16pts, 3.2rds, 3.1pds

    Les Grizzlies vont devoir se montrer plus malins que les autres franchises avec un seul pick au 2nd tour. Butler peut se révéler comme un futur steal de la cuvée. Le combo guard est un shooteur plutôt correct, en particulier à longue distance et lorsqu’il s’agit de sortir le grand jeu, il peut se montrer décisif même s’il lui reste beaucoup de progrès à faire sur sa sélection de tirs et avec sa vision de jeu.

    #41 The San Antonio Spurs select:

    Devon Dotson, PG, 1.88m – 83kg, sophomore, Kansas: 30m, 18.1pts, 4.1rds, 4pds

    Dotson était le scoreur/créateur d’une bonne équipe de Kansas cette saison. Malgré sa modeste taille, ce sont sa vitesse, son dribble et sa robustesse qui lui permettent de scorer dans la raquette. Shooteur inconstant mais bon défenseur sur l’homme, les Spurs pourraient se pencher sur son profil étant donné que le contrat de Bryn Forbes arrive à expiration.

    #42 The New Orleans Pelicans select:

    Kaleb Wesson, C, 2.06m – 122kg, junior, Ohio State: 31m, 14pts, 9.3rds, 1.9pds

    Wesson c’est un peu l’anomalie du basket que les Pels pourraient accueillir au côté de Zion. Très massif, mais un peu court pour lâcher quelques contres, il est aussi bien capable de jouer au poste bas, que de prendre sa chance de loin et de différentes autres manières. Son footwork et sa puissance sont absolument surnaturel au vu de son gabarit. Néanmoins ses skills défensifs s’annoncent assez limités.

    #43 The Sacramento Kings select:

    Udoka Azubuike, C, 2.13m – 122kg, senior, Kansas: 31m, 13.7pts, 10.5rds, 0.9pd

    Joueur de l’année au sein de la PAC-12, le pivot a tout écrabouillé sur son passage. Le nigérien a progressé en attaque et dans la finition. Son impact en défense est également impressionnant. Il existe néanmoins des interrogations quant à sa mobilité et son placement sur pick and roll, étant donné qu’il passe la plupart de son temps près du cercle.

    #44 The Portland Trail Blazers select:

    Ashton Hagans, PG, 1.90m – 89kg, sophomore, Kentucky: 30m, 11.5pts, 3.9rds, 6.5pds

    Véritable meneur de jeu, ce dont les Blazers ont cruellement besoin en backup de Lillard, Hagans est avant tout un profil défensif (DPOY SEC), doté d’une bonne lecture du jeu et des passes et peut faire preuve de malice pour se projeter rapidement en transition. Créateur plutôt que scoreur à cause d’un tir peu fiable, son manque de leadership en attaque et d’assurance peuvent lui faire commettre de grosses erreurs et coûter des victoires.

    #45 The Orlando Magic select:

    Cassius Winston, PG, 1.85m – 83kg, senior, Michigan State: 30m, 18.6pts, 2.5rds, 5.9pds

    Bien connu en NCAA, Winston est un bon joueur sur pick and roll, un bon gestionnaire sur demi-terrain et capable d’artiller de loin (43% en carrière). Auteur d’un superbe match contre Michigan (32pts), il fut élu dans la 1st All Team de la Big Ten. Un joueur que Orlando pourrait viser étant donné que les contrats de DJ Augustin et de MCW arrivent à terme.

    #46 The Boston Celtics (*via Brooklyn) select:

    Robert Woodard II, SF, 2.01m – 104kg, sophomore, Mississippi State: 31m, 11.4pts, 6.5rds, 1.3pds

    Boston pourrait se montrer intéressé par un profil Three-and-D et catch-and-shooter comme Woodard, plutôt adroit de loin, ce swingman se sert efficacement de son jump shoot et du jeu sans ballon. Joueur aux mensurations idéales, il se sert de ses qualités athlétiques pour capter du rebond, mettre la pression en défense et lâcher quelques contres mais doit travailler son dribble et sa palette off/def qui semble limitée.

    #47 The Chicago Bulls (*via Memphis) select:

    Immanuel Quickley, SG, 1.90m – 85kg, sophomore, Kentucky: 30m, 16.1pts, 4.2rds, 1.9pds

    Un jolie progression pour cet arrière qui était dans « l’ombre » de Tyler Herro la saison dernière. Une saison récompensée par un trophée du joueur de la conférence SEC. L’arrière a une mentalité de scoreur. Bon shooteur à 3pts, solide sur catch and shoot, et excellent aux lancers-francs (92.3%). Chicago avait demandé à Coby White de tirer plus souvent à 3pts, et bien, ce ne sera pas la peine avec Quickley.

    #48 The Golden State Warriors (*via Dallas) select:

    Reggie Perry, PF/C, 2.13m – 108kg, sophomore, Mississippi State: 31m, 17.4pts, 10.1rds, 2.3pds

    Joueur puissant, Reggie Perry aime défier son vis-à-vis avec une grosse agressivité (à tort peut-être), ce qui ne l’empêche pas d’être rapide et d’avoir une bonne coordination de ses mouvements pour passer des intérieurs sous le panier. Bon joueur de pick & roll/pop, il peut également se montrer adroit à mi-distance mais manque cruellement d’adresse générale et de technique offensive, voire même défensive pour protéger sa raquette.

    #49 The Philadelphia Sixers select:

    Ayo Dosunmu, PG/SG, 1.96m – 83kg, sophomore, Illinois: 30m, 16.6pts, 4.3rds, 3.3pds

    Une jolie saison au sein de la Big Ten. Pour sa deuxième année, Dosunmu confirme ses qualités de combo-guard en étant capable de scorer et de passer en transition. Sa défense et sa taille sont des atouts à son poste d’autant plus qu’il a la réputation d’être travailleur. Doté d’une mécanique de tir peu orthodoxe, les Sixers l’aideront tout naturellement à fiabiliser son tir extérieur…

    #50 The Indiana Pacers select:

    Corey Kispert, SF, 2.01m – 99kg, junior, Gonzaga: 33m, 13.9pts, 4rds, 2.1pds

    Sans espérer grand-chose de cette cuvée, Indiana peut flairer la bonne affaire avec cet ailier très adroit de loin et qui s’est rapidement montré indispensable en attaque sur jeu sans ballon. Plutôt dévoué au collectif en tant que role player capable de créer du spacing, Kispert n’a néanmoins pas montré une grande maîtrise pour les tâches défensives, souvent dépassé par des profils plus athlétiques que lui.

    #51 The Oklahoma City Thunder select:

    Abdoulaye N’Doye, PG/SG, 2.01m – 83kg, 1998, Cholet (FRA): 25m, 10.1pts, 4.2rds, 4pds (JE)

    Le français évolue pleinement dans le monde professionnel depuis 2016. Bien qu’il soit plus âgé que la majorité des prospects, N’Doye possède une belle envergure pour son poste (2.18m). Polyvalent, il peut shooter, dribbler et passer la balle. Il serait intéressant de le voir à OKC pour former un backcourt d’albatros avec SGA.


    Mason Jones source : The Bismarck Tribune

    #52 The Atlanta Hawks (*via Houston) select:

    Mason Jones, SG, 1.96m – 90kg, sophomore, Arkansas: 31m, 22pts, 5.5rds, 3.4pds

    Atlanta pourrait réaliser une sacré belle draft en raflant trois profils de scoreurs. Ce swingman relativement rapide et explosif peut s’avérer être un scoreur très efficace et capable de rentrer des tirs décisifs ou d’amener son équipe sur la ligne des lancers. Mise à part une palette offensive encore réduite, sa contribution offensive reste son principal point faible.

    #53 The Sacramento Kings (*via Miami) select:

    Trendon Watford, SF, 2.06m – 106kg, freshman, LSU: 31m, 13.6pts, 7.2rds, 1.7pds

    Watford possède une bonne taille et une grande envergure pour un ailier. Le joueur de LSU est capable de driver et de finir dans la raquette. Profitant de sa taille pour scorer sur la tête de joueur plus petits, certains scouts se posent la question s’il pourra être aussi performant en NBA. De plus, son tir à 3-pts est loin d’être fonctionnel et son impact défensif laisse à désirer. Un projet à long terme pour Sacramento.

    #54 The Golden State Warriors (*via Utah) select:

    Malachi Flynn, PG, 1.85m – 83kg, junior, San Diego State: 32m, 17.6pts, 4.5rds, 5.1pds

    Devenu un très bon playmaker et disposant d’une bonne technique ballon en main, Flynn deviendrait l’une des rares doublures de Curry aux Warriors, à la lutte avec Bowman, en mettant à contribution son QI basket et ses qualités de shooter. En revanche son gabarit assez léger, couplé à un manque d’explosivité au poste risquent de lui poser des soucis en défense et dans le trafic.

    #55 The Brooklyn Nets (via Denver) select:

    Grant Riller, PG, 1.90m – 86kg, senior, Charleston: 31m, 21.9pts, 5.1rds, 3.9pds

    Quatre ans que Riller sévit dans la conférence peu réputée : CAA. Son âge et le niveau de compétition sont de réelles interrogations pour les scouts. Pas un vrai meneur, Riller possède néanmoins un superbe 1er pas, un très bon dribble et peut finir dans la raquette. Un joueur intéressant, pour une équipe des Nets en manque d’arrières.

    #56 The Charlotte Hornets (via Boston) select:

    Skylar Mays, SG, 1.93m – 92kg, senior, LSU: 31m, 16.7pts, 5rds, 3.2pds

    Combo-guard capable d’inscrire des paniers même en déséquilibre, Mays s’est surtout fait remarquer pour sa progression cette saison à la fois en défense mais aussi lorsqu’il s’agit de tenir le ballon et de prendre feu aux tirs. Il devra toutefois revoir sa sélection de tirs et plutôt choisir de ressortir les ballons pour ne pas les perdre au contact.

    #57 The Los Angeles Clippers select:

    Payton Pritchard, PG, 1.88m – 86kg, senior, Oregon: 31m, 20.5pts, 4.3rds, 5.5pds

    Le meilleur joueur de la PAC-12 manie habilement les changements de rythme dans ses drives vers le cercle. Ses qualités de passe et de création sont intéressantes, mais ce qu’il le caractérise le plus c’est sa capacité à tirer de loin (41.5% à 3pts) ! En revanche, son manque d’explosivité pourrait le cantonner à un rôle en bout de banc chez les Clippers.

    #58 The Toronto Raptors select:

    Nick Richards, C, 2.11m – 112kg, junior, Kentucky: 31m, 14pts, 7.8rds, 0.2pd

    Pivot plutôt mobile et adroit de ses mains, Richards dispose d’une palette offensive au poste bas très intéressante et se met au service du jeu sans forcer ses tirs, ni s’écarter. Plutôt bon défenseur, il fait preuve néanmoins d’un manque d’endurance et d’intensité en attaque et ne prend pas suffisamment de risque avec son tir ou dans ses duels.

    #59 The Philadelphia Sixers (*via LA Lakers) select:

    Desmond Bane, SG, 1.98m – 97kg, senior, TCU: 32m, 16.6pts, 6.3rds, 3.9pds

    L’arrière est réputé pour son tir à 3pts (43.3% en carrière). Bane a sorti de belles performances en fin de saison (Kansas: 6/10 à 3pts et vs Baylor: 5/8 à 3pts). Son profil de joueur extérieur costaud doté d’un bon sens du jeu peut séduire les scouts. Un manque d’explosivité et d’assurance dans ses dribbles l’éloignent pour le moment du 1er tour de Draft. Tomber sur un joueur capable de tirer à 3-pts serait un joli coup pour les hommes de Brett Brown.

    #60 The New Orleans Pelicans (*via Milwaukee) select:

    Killian Tillie, PF/C, 2.08m – 99kg, senior, Gonzaga: 24m, 13.6pts, 5rds, 1.9pds

    Les Pelicans pourraient se montrer audacieux en donnant sa chance au cadet des Tillie. Joueur plein d’entrain, Tillie est capable de tirer depuis presque n’importe avec une adresse convenable et une technique en attaque déroutante pour ses adversaires qui peuvent avoir du mal à appréhender ce joueur stretch au poste 4-5. Il fait encore preuve d’une trop grande irrégularité et d’un physique sujet aux blessures.

    Auteurs de l’article : Guillaume Gaborit & Florimond Binet

  • Inspirés mais jamais titrés: les Phoenix Suns de 2004 à 2010

    Inspirés mais jamais titrés: les Phoenix Suns de 2004 à 2010

    Clutch Time continue de vous proposer des articles rétros sur des équipes qui ont marqué les années 2000. Nous avons choisi aujourd’hui de vous téléporter auprès d’une franchise qui a révolutionné le jeu: les Phoenix Suns. Attention tout va aller très vite : « Run & Gun », « 7 » or Less », voici les termes qui sont utilisés pour décrire une équipe qui a pris de vitesse la ligue. Mais pourquoi parler d’un groupe qui n’a jamais mis les pieds en Finales NBA ? C’est dire à quel point cette équipe a laissé une trace indélébile et a inspiré les futures générations de coachs et de joueurs pour les années à venir.

    Les deux figures paternelles du style des Suns: Steve Nash et Mike D’Antoni – via businessinsider.fr

    Depuis le passage au XXIe siècle, les Suns ont alterné le bon et le médiocre. Incapables de se qualifier deux saisons de suite pour les Playoffs, la franchise toucha le fond à l’issue de la saison 2003-2004 avec un bilan de 29v-53d. L’équipe composée des jeunes Amar’e Stoudemire, Shawn Marion et Joe Johnson, n’est clairement pas taillée pour jouer le titre, mais a gagné bien trop de matchs pour pouvoir prétendre aux meilleures places pour la draft 2004.

    S’il y a un point positif à retenir de cette saison, c’est d’avoir envoyé Stephon Marbury et Penny Hardaway à New York en échange de smarties permettant ainsi de se libérer de salaires encombrants et de pouvoir chasser les meilleurs agents libres pour l’été 2004. Autre mouvement à retenir, la prise de pouvoir de l’assistant Mike D’Antoni pendant la saison. Deux événements qui ont enclenché la marche avant pour révolutionner le jeu.

    Saison 2004-2005

    • Saison régulière : 62v-30d
    • Statistiques : Pace (1er), Offrtg (1er), 3-pts tentés (1er)
    • Playoffs : Finales à l’Ouest vs Spurs (1v-4d)
    • Récompenses : Steve Nash (MVP), Mike D’Antoni (Coach), Bryan Colangelo (GM)
    • All NBA Team : Nash (1st), Stoudemire (2nd), Marion (3rd)
    Quentin Richardson, Steve Nash, Shawn Marion, Amar’e Stoudemire et Joe Johnson – via NBAE Getty Images

    Vous vous souvenez du trade réalisé par les Suns la saison précédente ? Et bien cela à permis au manager Bryan Colangelo de signer le meneur double All Star : Steve Nash. A cause d’une série au 1er tour ratée face aux Kings et notamment face à Mike Bibby (23.6points sur la série!), Mark Cuban et les Mavs furent enclins à laisser partir le meilleur ami de Dirk Nowitzki, ce qui, rétrospectivement, semble donner des remords au propriétaire des Mavs.

    « C’était une erreur de ma part, de ne pas avoir conserver Dirk et Steve ensembles plus longtemps » Mark Cuban

    via NY Times 2019

    Les Suns ont signé le canadien pour 5 ans et 65M$. L’ironie dans cette histoire, c’est qu’il retourne dans l’équipe qui l’avait drafté en 15e position en 1996, puis il fut tradé en 1998 à Dallas en échange d’un futur choix de draft qui deviendra en 1999: Shawn Marion.

    Pour la première saison complète avec Mike D’Antoni, les Suns se sont attribués le meilleur bilan de la ligue en saison régulière observant ainsi un bon phénoménal de 33 victoires supplémentaires en comparaison avec la saison précédente. Située dans une région aride des USA, Phoenix pratique un jeu rapide et rafraîchissant qui a dépassé la majorité des autres franchises.

    Les consignes étaient simples, Nash devait pousser la balle rapidement, que se soit sur un panier encaissé ou non. Puis il devait trouver Stoudemire toujours prêt à écraser un dunk dans la raquette. Si le bondissant intérieur était bien pris en défense, le meneur avait comme option de transmettre le ballon dans les ailes pour les snipers Quentin Richardson, Leandro Barbosa et Jim Jackson. Et enfin, si la défense adverse couvrait tous ses coéquipiers, le canadien pouvait ainsi se retrouver seul et prendre le soin de tirer lui-même. Voici l’essence même du « Run & Gun », une philosophie de jeu qui va alimenter les playbooks des équipes à venir.

    Les Playoffs 2005

    Un 1er tour passé sans encombre en balayant les Grizzlies de Pau Gasol, puis Nash retrouva son ancienne équipe au 2e tour : les Mavericks. Le meneur est tout simplement déchaîné face à ses anciens coéquipiers avec 30.3pts et 12pds de moyenne sur la série. On retiendra sa performance monumentale dans le Game 6 avec 39pts, 9rds et 12pds, sans oublier de mentionner son tir à 3pts « clutchissime » pour aller en prolongation. Il donna ensuite la victoire aux siens en rentrant des lancers-francs importants, éliminant ainsi son ami Dirk Nowitzki.

    Pour la première fois depuis 1990, Phoenix retrouve l’odeur des Finales de conférence, et cette fois face aux Spurs, une équipe qui a terminé la saison de Nash deux fois sur ces quatre dernières années. Les hommes de Mike D’Antoni étaient d’attaque pour cette finale, bien qu’ils aient dû se passer de leur arrière scoreur Joe Johnson, qui souffrait de migraines suite à un contact bien appuyer avec le tendre Jerry Stackhouse lors du Game 2 contre Dallas au tour précédent.

    https://www.youtube.com/watch?v=3MLPc89wU_8

    Les Finales à l’Ouest s’annoncent alléchantes d’un point de vue tactique. Il s’agit de la meilleure défense contre la meilleur attaque de la ligue. Mais, la présence de Tim Duncan obligea Mike D’Antoni a procédé à des ajustements, et à placer le pivot costaud mais frustre Steven Hunter aux côtés de Stoudemire. C’est ainsi que l’italien a concédé une partie de ce qui faisait la force de son équipe.

    Les débuts sont compliqués. Jim Jackson était plus ou moins fiable, Shawn Marion éprouva des difficultés et Nash n’a pas pu être clutch. Les deux premiers matchs sont remportés par San Antonio alors que Phoenix évoluait à domicile.

    Joe Johnson est bien revenu pour le Game 3 et 4, et Stoudemire a été admirable sur cette série (37pts de moyenne!). Mais la défense des Spurs était bien trop organisée pour se laisser déborder. San Antonio remporta la série en seulement 5 manches. Victoire pour la défense.

    Les Suns vont nourrir quelques regrets, et voici donc notre tout premier « What if » pour cette équipe, avec les absences de Joe Johnson.

    « Vous ne pouvez pas me dire que nous n’aurions pas été champions si je n’avais pas été blessé. » Joe Johnson

    via Arizona Public 2005

    Saison 2005-2006

    • Saison régulière : 54v-28d
    • Statistiques : Pace (1er), Offrtg (2e), 3-pts tentés (1er)
    • Playoffs : Finales à l’Ouest vs Mavericks (2v-4d)
    • Récompenses : Steve Nash (MVP), Boris Diaw (MIP)
    • All NBA Team : Nash (1st), Marion (3rd)
    Boris Diaw avec Steve Nash – via Basket USA

    Les espoirs placés sur l’éventualité de voir les Suns au sommet de la ligue ont rapidement été douchés avec l’opération du genou pour Stoudemire, combiné au départ de Joe Johnson pour un contrat plus lucratif à Atlanta. Grâce à un « sign and trade » avec les Hawks, Phoenix a reçu en échange le jeune français Boris Diaw. Il se trouve que ce dernier va devenir rapidement une pièce maîtresse du jeu rapide de Mike D’Antoni en lui donnant le poste de pivot.

    Les intérieurs Stoudemire et Kurt Thomas sont sur la touche, et le staff proposa des lineups de petites tailles tout en donnant carte blanche pour les shooteurs Raja Bell, Eddie House, Leandro Barbosa, James Jones et même Tim Thomas. Cette équipe étrange et complètement folle a réalisé une saison dingue, les propulsant ainsi au premier tour des Playoffs avec l’avantage du terrain.

    Playoffs 2006

    Au 1er tour, les Suns ont affronté les Lakers d’un Kobe Bryant historique. A lui seul, le N°8 a rendu la série compétitive, permettant à son équipe de mener la série 3-1. Il a fallu un Game 6 d’anthologie pour débloquer les esprits à Phoenix, grâce à un énorme 3-pts de Tim Thomas pour aller en prolongation. Les Suns sont venus à bout des Lakers en sept manches.

    Au tour suivant, ils se retrouvèrent face à la deuxième équipe de Los Angeles, les surprenants Clippers d’Elton Brand et de Sam Cassell. Les deux équipes étant incapables de gagner deux matchs de suite se sont donc retrouvées lors d’un Game 7 à Phoenix. Steve Nash (29pts, 11pds) et Shawn Marion (30pts) font le job, les Suns remportent le match 127-100 et retrouvent ainsi le goût des Finales de conférence pour la deuxième année consécutive.

    En face, Dallas obtient sa revanche, et les fans ont le privilège de voir s’affronter les deux meilleures attaques du pays. Tout débute pour le mieux pour Phoenix en arrachant le Game 1 sur le parquet des Mavs. Boris Diaw (34pts) a été essentiel avec le tir clutch de la victoire.

    Les homme d’Avery Johnson ont ensuite récupéré l’avantage du terrain en remportant les Games 2 et 3. Phoenix a pu remporté le Game 4 grâce à la belle performance de Leandro Barbosa (24pts). Puis la défense des Suns s’est effondrée face à l’allemand lors du Game 5 (50pts). On ajoute à cela le fait que Raja Bell fut gêné au mollet, et Phoenix n’est pas parvenu à rivaliser avec la rotation des Mavericks.

    La saison s’est achevée sur leur parquet, mais les fans reconnaissants, n’oublièrent pas d’applaudir chaudement leurs joueurs. Vivement le retour de leur All Star : Amar’e Stoudemire.

    Saison 2006-2007

    • Saison régulière : 61v-21d
    • Statistiques : Pace (3e), Offrtg (1er), 3-pts tentés (2e)
    • Playoffs : Demies-Finales à L’Ouest vs Spurs (2v-4d)
    • Récompenses : Leandro Barbosa (6e homme)
    • All NBA Team : Nash (1st), Stoudemire (1st)
    La chute de Steve Nash causée par Robert Horry, le moment qui a fait basculer la série – via Breakingnews.fr

    Pour cette troisième saison avec le tandem Nash/D’Antoni, les Suns sont enfin au complet et en bonne santé. Le roster n’a que très peu évolué. Les joueurs majeurs de l’équipe sont toujours présents et les dirigeants ont procédé à quelques signatures de joueurs libres comme Markus Banks et un Jalen Rose sur une jambe.

    Cette saison est celle d’un Steve Nash surmotivé. Le canadien s’est particulièrement illustré en attaque avec ses deux records de points en décembre 2006 : 42pts à New Jersey dans un superbe duel contre Jason Kidd, et à nouveau 42pts contre les Wizards d’un Gilbert Arenas (54pts) incandescent.

    Phoenix est toujours une place forte à l’Ouest avec une jolie 2e place derrière les « intouchables » Mavericks (67v-15d). Toute l’équipe est enfin prête à passer l’obstacle des Finales à l’Ouest et aller chercher ce titre.

    Playoffs 2007

    Phoenix passe le premier tour en cinq manches face aux Lakers d’un Kobe Bryant toujours aussi offensif (32.8pts). Dans le même temps, on apprend l’élimination surprise des Mavericks face aux fascinants « We Believe » Warriors. Une aubaine pour les Suns qui accèdent directement au statut de favori. Il faut juste battre l’équipe qui leur a barré tant de fois la route : les Spurs.

    Le Game 1 restera dans les mémoires comme celui où Steve Nash (31pts) s’est fracassé le nez suite à un contact avec Tony Parker. Le staff médical a fait tout son possible pour limiter l’hémorragie, mais le meneur a manqué les toutes dernières secondes d’un match serré. Phoenix balbutia en attaque et les Spurs remportèrent un Game 1 crucial.

    Les Suns se reprennent lors du Game 2 avec une large victoire de vingt points d’écart. Les Spurs ont ensuite récupéré le contrôle de la série lors du Game 3 à domicile. Le Game 4 est quant à lui très disputé et marqua un tournant dans la série. Alors que les Suns on remonté un déficit de 11 points dans le 4e quart-temps, Steve Nash subit une faute intentionnelle de Robert Horry dans les toutes dernières secondes, provoquant ainsi une échauffourée.

    Dans ce chaos, Stoudemire et Diaw ont eu la mauvaise idée de se lever de leur banc afin d’aller protéger leur meneur. La règle est stricte concernant les joueurs du banc de touche qui sortent de leur zone. La ligue donna 1 match de suspension pour les deux Suns, et deux matchs pour Horry. Les Suns remportèrent ce match, mais cet incident va les hanter à tout jamais.

    https://www.youtube.com/watch?v=t3LjDlMd12g

    Privé de deux joueurs majeurs, Mike D’Antoni place alors Kurt Thomas (15pts, 12rds)dans le cinq de départ pour le Game 5. Le match est beaucoup plus rugueux et défensif que les autres rencontres. Phoenix ne joue qu’avec sept joueurs et s’accroche jusqu’au bout. En toute fin de match, Bruce Bowen rentre un 3pts clutch puis Duncan défend très bien sur la possession des Suns et la tentative à 3pts ratée de Steve Nash.

    De retour à San Antonio pour le Game 6, Diaw et Stoudemire n’auront pas réussi à renverser la tendance. Bien que l’intérieur All Star (38pts, 12rds) a été incroyable, le Big Three des Spurs est intenable et achève les Suns dans le dernier quart-temps.

    « Une partie de moi veut être beau joueur et leur donner du crédit. Ils nous ont battu. En même temps, je ne peux pas répondre à cette question car je ne sais pas quel résultat cela aurait donner. » Steve Nash en évoquant les suspensions pour le game 5.

    via ESPN

    En plus de ces suspensions, un autre facteur viendra plus tard entacher la qualification des Spurs, et cela concerne les arbitres. Tim Donaughty, l’arbitre ayant été condamné pour corruption, avait officié lors du Game 3 remporté par les Spurs. Il avouera plus tard que ce match a été très mal arbitré et il n’hésitera pas à balancer sur Tommy Nunez (responsable de l’arbitrage), qui ne portait clairement pas Robert Sarver (propriétaire des Suns) dans son cœur, et que cela aurait eu un impact sur le résultat de la série ! (via Arizona Republic, 2009).

    Saison 2007-2008

    • Saison régulière : 55v-27d
    • Statistiques : Pace (4e), Offrtg (2e), 3-pts tentés (5e)
    • Playoffs : 1er tour à L’Ouest vs Spurs (1v-4d)
    • All NBA Team : Nash et Stoudemire (2nd)
    Les nouveaux visages de la franchise: Steve Kerr et Shaquille O’Neal – AP via Nbcsports.com

    L’élimination précoce lors des Playoffs 2007 n’est pas encore digérée que la franchise opère à un changement majeur en nommant Steve Kerr au poste de Manager. Une fonction qui était tenue jusque là par Mike D’Antoni depuis février 2006. Un mouvement permettant à l’italien de se concentrer au mieux sur le coaching.

    Le néo GM ne perd pas de temps pour effectuer ses premiers moves en signant le super vétéran Grant Hill. Plus tard, il enverra Kurt Thomas et un futur choix de draft (qui se révélera être Serge Ibaka) aux Supersonics et James Jones sera tradé à Portland. Mais son transfert le plus marquant reste celui entre Shawn Marion et Shaquille O’Neal. Les deux joueurs semblaient être malheureux dans leurs franchises respectives. Une transaction qui marque le début de la fin de l’ère du « 7 » or less ».

    Playoffs 2008

    Après une saison plus que correcte, les Suns retrouvèrent à nouveau leur bourreau de toujours, San Antonio. Lors du Game 1, Michael Finley rentre un 3pts pour aller en prolongation, puis Duncan arrache le cœur des Suns avec un 3pts impensable avec la planche pour une seconde prolongation. A court d’essence, les Suns n’ont pu stopper le drive de Manu Ginobili pour arracher la victoire.

    Dans cette série, les Suns n’ont remporté que le Game 4 grâce à une performance surprenante de Raja Bell (27pts). Mais les Spurs ont clairement dominé l’ensemble des rencontres. Mike D’Antoni a essayé d’intégrer au mieux O’Neal, et ce dernier fut la cible de « hack a shaq »tout au long de la série, ce qui amusa d’ailleurs profondément Greg Popovich.

    Le Shaq ne tourne qu’à 15.2pts et 44% aux tirs. Il est également à 32/64 aux lancers-francs. La franchise ne s’est jamais autant éloignée de ses principes qui ont fait leur réussite depuis 2005.

    Saison 2008-2009

    • Saison régulière : 46v-36d
    • Statistiques : Pace (4e), Offrtg (2e), 3-pts tentés (18e)
    • Playoffs : Non qualifiés
    • All NBA Team : Shaquille O’Neal (3rd)
    Matt Barnes, Shaquille O’Neal, Steve Nash et Amar’e Stoudemire – via brightsideofthesun.com

    L’échec cuisant de la première saison avec Steve Kerr en tant que GM a laissé des traces, et a provoqué des départs. Mike D’Antoni quitte la franchise qui l’a fait connaître en 2004, pour un job chez les Knicks. Terry Porter est alors désigné comme coach. L’ancien joueur NBA à la mentalité défensive n’a pas tenu toute la saison et fut remplacé au bout du 51e match de la saison par un ancien assistant de Mike D’Antoni : Alvin Gentry.

    En décembre 2008, Steve Kerr continue son entreprise de démolition en envoyant Boris Diaw et Raja Bell à Charlotte en échange de Jason Richardson et Jared Dudley. Malgré un Shaq en forme (17.8pts), les repères ont disparu et l’équipe doit composer avec les absences répétées de Stoudemire (opération des yeux). Dans la très relevée conférence Ouest, Phoenix manqua les Playoffs malgré un bilan positif, une première pour la franchise depuis 2005.

    Saison 2009-2010

    • Saison régulière : 54v-28d
    • Statistiques : Pace (4e), Offrtg (1er), 3-pts tentés (5e)
    • Playoffs : Finales à l’Ouest vs Lakers (2v-4d)
    • All NBA Team : Nash et Stoudemire (2nd)
    Steve Nash, Amar’e Stoudemire, Jason Richardson et Grant Hill lors des Playoffs 2010 – Photo by Jesse D. Garrabrant via NBAE Getty Images

    Shaquille O’Neal est parti à Cleveland pour rejoindre LeBron James. Pour le remplacer, les Suns signent un pivot au CV moins séduisant mais plus à même de matcher avec la philosophie de jeu : Channing Frye. Le coach Alvin Gentry a ainsi pu profiter du training camp pour remettre les idées de Mike D’Antoni au goût du jour.

    Le tandem Nash/Stoudemire fonctionne de nouveau à plein régime. Les joueurs expérimentés comme Richardson et Hill apportent du scoring et les jeunes Goran Dragic, Channing Frye et Jared Dudley de la vivacité et du shoot. Phoenix récupère son titre de meilleure équipe à 3-pts avec 41.2% de réussite et voilà les Suns 3e à l’Ouest au moment d’aborder les Playoffs.

    Playoffs 2010

    Le premier tour face aux Trail Blazers de LaMarcus Aldridge a été globalement maîtrisé par les Suns. Bien qu’ils aient été surpris lors du Game 1, Jason Richardson (23.6pts) & co marquent en moyenne dix points de plus que leurs adversaires. Le deuxième tour est un soulagement et une libération pour la franchise mais aussi pour Steve Nash. De nouveau confronté aux Spurs, le meneur est déterminé à enfin passer cet obstacle. Avec 33pts lors du Game 1, les Suns ont tout simplement balayé les Spurs !

    Pour la 3e fois en six ans, les Suns sont de nouveau en finale de conférence face aux Lakers. Les deux équipes ont remporté leurs matchs à domicile, portant ainsi la série à 2-2. Lors du Game 5, les Suns sont menés jusqu’à 18 points. Le show Nash peut alors débuter avec un million de tirs marqués. Le canadien ramène son équipe dans le match et un tir à 3-pts clutch de Richardson offre la possibilité de jouer les prolongations. Mais les dieux du basket en ont décidé autrement. Après un shoot compliqué de Kobe, Ron Artest récupère le rebond offensif sur la tête du héros éphémère Richardson, et marque au buzzer. Victoire Lakers.

    Pour le Game 6, Kobe s’est assuré de bien enterrer les derniers espoirs de Finales des Suns. Avec 37pts, il enfonça le dernier clou refermant ainsi le cercueil. A l’heure d’écrire ces lignes, cette rencontre était le dernier match de Playoffs de la franchise.

    Après cette énième déception, Stoudemire décida de rejoindre Mike D’Antoni à New York. Leandro Barbosa est envoyé à Toronto en échange de Turkoglu et Goran Dragic à Houston en échange d’Aaron Brooks. Pour la première fois depuis 2005, les Suns ont un bilan négatif lors de la saison 2010-2011.

    Nouvelles figures du run & gun avec James Harden avec Mike D’Antoni – via businessinsider.fr

    Pendant six saisons, Phoenix a été au dessus des 56% de victoires en saison régulière, en renversant les principes établis par de nombreuses équipes. Les Suns n’ont pas eu peur d’aller à contre courant en proposant un jeu rapide et envolé. La consigne tactique « 7 » or less » a même fait l’objet d’un livre par l’auteur Jack McCallum. Une philosophie qui depuis est la norme pour de nombreuses équipes, dont les Warriors, coachés par Steve Kerr mais aussi les Rockets sous le commandement de … Mike D’Antoni.

  • « Last Game, Last Play »: quand les stars foulent pour la dernière fois un parquet NBA

    « Last Game, Last Play »: quand les stars foulent pour la dernière fois un parquet NBA

    Clutch Time continue sa série d’articles rétros sur la décennie qui vient de se terminer. Nous allons vous téléporter vers le dernier match, la dernière action, les dernières foulées sur un parquet NBA de joueurs titrés, de All-Stars, et de Hall of Famers. Une fin parfois émouvante et réussie dans le club de son coeur, ou bien causée par une blessure sous un tout autre jersey dans l’anonymat le plus total. Que se soit en saison régulière ou bien lors d’un match de Playoffs, revivons les dernières secondes d’un joueur avec un peu plus de ventre et de cheveux blanc, mais dont on n’oubliera jamais qu’il a marqué son temps.

    Les adieux de Dwyane Wade lors de son dernier match NBA à Brooklyn – via usatoday.com

    Allen Iverson (Philadelphie Sixers), Février 2010

    • Âge : 34 ans et 14e saison
    • Le Cinq: Allen Iverson, Jrue Holiday, Andre Iguodala, Elton Brand, Samuel Dalembert
    • Stats: 13pts, 1rd, 3pds, 5/13 aux tirs en 29′
    • Le match: Défaite à Chicago 122-90 – saison régulière

    De retour à Philadelphie en novembre 2009 après un passage éclair et peu reluisant à Memphis (3 matchs), « The Answer » n’est plus le scoreur inarrêtable des années 2000. Malgré une production en baisse (13.8pts, 2.8rds, 4pds), Iverson a été choisi par les fans pour le ASG 2010, bien qu’il n’y participa pas pour des raisons personnelles. Sa vie en dehors des parquets est de plus en plus sombre.

    Il reste deux mois de compétitions, mais sa dernière apparition sur les parquets a eu lieu à Chicago un soir de février contre un tout jeune meneur en passe de devenir une star : Derrick Rose. Le MVP 2001 est sorti pour la toute dernière fois à 9’40 », remplacé par… Jason Kapono. Un aspect positif à retenir? Le fait qu’il ait pu clôturer ce chapitre avec son équipe de cœur.

    End of Story Score : 3/10

    Yao Ming (Houston Rockets), Novembre 2010

    • Âge : 30 ans et 8e saison
    • Le Cinq: Ish Smith, Kevin Martin, Shane Battier, Luis Scola, Yao Ming
    • Stats: 1rd, 1blk, en 6′
    • Le match: Défaite à Washington 98-91 – saison régulière

    Le plus jeune retraité et la carrière la plus courte parmi nos sélectionnés. Le colosse aux pieds d’argile empile les soucis physiques. Une saison 2009-2010 blanche, et des interrogations naissent quant à sa disponibilité pour la saison suivante. Le chinois est malgré tout bien présent dans le roster et le staff des Rockets doit restreindre son temps de jeu (pas plus de 24′), et éviter de jouer en back to back.

    Le pivot a pris part à cinq matchs sur sept possibles, puis arriva la blessure fatale à Washington suite à un contact dans la raquette provoqué par JaVale McGee. Un Yao allongé sur le sol, puis incapable de marcher normalement, voici donc les dernières images sur un parquet NBA qu’il laisse derrière lui. Un mois plus tard, Houston révéla que leur joueur souffre d’une fracture de fatigue à la cheville gauche et qu’il est out pour la saison. Criblé de blessures, Yao Ming annonça sa retraite en juillet 2011.

    End of Story Score : 1,5/10

    Shaquille O’Neal (Boston Celtics), Mai 2011

    • Âge : 39 ans et 19e saison
    • Le Cinq: Rajon Rondo, Ray Allen, Paul Pierce, Kevin Garnett, Jermaine O’Neal
    • Stats: 2 fautes en 3′
    • Le match: Défaite contre Miami 98-90 OT – Game 4 des 1/2 finales à l’Est

    Pour la saison 2010-2011, le Shaq a choisi d’évoluer au sein des Celtics. Sa 4e équipe en quatre saisons. Le « Big Diesel » est toujours capable de faire des dégâts dans le raquette mais malheureusement son physique ne lui permet pas de rester longtemps sur le parquet. Le GM Danny Ainge avait envisagé un meilleur scénario pour le MVP 2000, en effet, il envoya son jeune pivot Kendrick Perkins à OKC, en espérant que le Shaq fera le job.

    Pas très inspiré sur ce coup là étant donné que Shaq a manqué cinq mois de compétition et n’est apparu que deux fois en Playoffs au TD Garden face au Heat. Seulement 3 minutes dans le Game 4, toutes jouées à la fin 1er quart-temps, juste assez pour commettre deux fautes sur ses deux anciens collègues : Dwyane Wade et LeBron James.

    End of Story Score : 1/10

    Ben Wallace avec le rookie Brandon Knight (2012) – AP Photo Detroit

    Ben Wallace (Detroit Pistons), Avril 2012

    • Âge : 37 ans et 16e saison
    • Le Cinq: Brandon Knight, Rodney Stuckey, Tayshaun Prince, Greg Monroe, Ben Wallace
    • Stats : 7pts, 12rds, 2pds, 1blk, en 22′
    • Le match : Victoire contre Philadelphie 108-86 – saison régulière

    De retour à Detroit en 2009 après une expérience mitigée à Cleveland, le champion 2004 a la chance et le privilège de finir sa carrière dans la salle de ses exploits. Rien n’est encore officiel, mais ce 26 avril 2012, la rumeur court que cela pourrait-être le dernier match de Big Ben. Ses fans, la table de marque, ses coéquipiers portent un bandeau en son honneur.

    Le pivot, quatre fois défenseur de l’année, n’a pas scoré le moindre point sur ses 5 derniers matchs, mais pour ce match, Detroit n’a plus rien à jouer et Wallace va « se lâcher » en tentant deux tirs à 3-pts dont un à quelque secondes de la fin du match. Avec 7 tirs au total, c’est un record pour lui cette saison. Une soirée agréable pour le pivot qui a su en profiter.

    End of Story Score : 6/10

    Jason Kidd (New York Knicks), Mai 2013

    • Âge : 40 ans et 19e saison
    • Le Cinq : Raymond Felton, Pablo Prigioni, Iman Shumpert, Carmelo Anthony, Tyson Chandler
    • Stats : 1pd, 1int en 6′
    • Le match : Défaite à Indiana 106-99 – Game 6 des 1/2 finales à l’Est

    Le meneur titré en 2011 a fait parti de la dernière bonne équipe des Knicks. Jason Kidd a rejoint un groupe composé de vétérans : Keyon Martin, Marcus Camby et son ancien partenaire: Tyson Chandler. Une saison bien en deçà de ses standards mais honorable pour un meneur dans la quarantaine avec 76 matchs de saison régulière.

    En revanche, son apport a été quasiment nul en attaque lors des Playoffs. Kidd n’a scoré AUCUN point sur les dix derniers matchs. Mike Woodson modifia ses rotations et plaça alors l’argentin Prigioni devant le futur Hall of Famer. Kidd n’a vu le parquet que 5 et 6 minutes pour les deux dernières affiches contre Indiana. Remplacé par Shumpert à 6′ de la fin du 2e quart-temps, la fin d’une carrière monumentale s’achève dans le plus terrible anonymat.

    End of Story Score : 2/10

    TP et T-Mac lors d’un practice à Miami avant les Finales 2013 – via tuesdayswithhorry

    Tracy McGrady (San Antonio Spurs), Juin 2013

    • Âge : 33 ans et 16e saison
    • Le Cinq: Tony parker, Danny Green, Kawhi Leonard, Tim Duncan, Tiago Splitter
    • Stats: 2rds, 3pds, en 6′
    • Le match: Victoire contre Miami 113-77 – Game 3 des Finales NBA

    Après une pige en Chine pour le grand plaisir de son banquier, le double meilleur scoreur de la NBA (03 et 04), fait un retour surprise en NBA chez les Spurs juste avant le début des Playoffs. Une aubaine pour une star qui n’a jamais passé le premier tour des Playoffs malgré neuf tentatives. C’est donc lors des Finales NBA que nous avons vu pour la dernière fois T-Mac sous un maillot NBA !

    Le septuple All-Star n’a pas caché pas son sourire malgré un temps de jeu famélique. Seulement 7 et 6 minutes lors des Game 2 et 3, l’ailier n’a joué que pendant le garbage time. C’est ainsi que Greg Popovich le fait rentrer à 6′ de la fin d’un Game 3 à sens unique pour les Spurs. Moins vif, moins rapide, il n’empêche qu’il s’est autorisé un drive face à LeBron James. Le handle était toujours là et la vision aussi, rien que sa présence sur le terrain donnait une bonne raison aux fans de San Antonio de rester jusqu’au buzzer final.

    End of Story Score : 4/10

    Steve Nash (Los Angeles Lakers), Avril 2014

    • Âge : 40 ans et 18e saison
    • Le Cinq : Kendall Marshall, Jodie Meeks, Wesley Johnson, Ryan Kelly, Jordan Hill
    • Stats : 3pts, 3rds, 5pds, en 13′
    • Le match : Défaite contre Houston 130-145 – saison régulière

    Après de très belles années à Phoenix, le meneur rejoint les Lakers en 2012 dans l’optique de remporter enfin ce titre qui lui échappe chaque année. Bien sûr, rien ne se passe comme prévu entre les problèmes de collectif et l’accumulation des blessures, dont Nash n’est d’ailleurs pas épargné avec de sérieux soucis physiques. Seulement 15 matchs joués lors de sa deuxième saison avec les « Purple & Gold », et un apport bien loin de ses standards habituels (6.8pts et 33,3% à 3-pts).

    Mais le meneur est toujours capable de distiller les caviars pour ses partenaires. Pour son dernier match NBA, Nash va devenir tout simplement le 3e plus grand collectionneur de passes décisives de l’histoire de la ligue sur sa 5e assist pour un Jodie Meeks libre de dunker en contre-attaque. Une belle manière de fermer ce chapitre, même si cela pique les yeux de voir quels joueurs ont entouré le Hall of Famer pour sa dernière.

    End of Story Score : 4,5/10

    L’un des tout derniers shoot de Ray Allen (2014) – via allucanheat

    Ray Allen (Miami Heat), Juin 2014

    • Âge : 38 ans et 18e saison
    • Le Cinq : Dwyane Wade, Ray Allen, LeBron James, Rashard Lewis, Chris Bosh
    • Stats : 5pts, 5rds, 2pds, en 31′
    • Le match : Défaite à San Antonio 104-87 – Game 5 des Finales NBA

    Un an après son shoot historique lors du Game 6 contre les Spurs, le double champion NBA est à nouveau présent au plus haut niveau de compétition et à 38 ans ! Allen est toujours un joueur essentiel dans une équipe portée par LeBron James, mais les Finales 2014 ont très vite tourné au carnage. Miami a tout simplement joué face à l’une des meilleures équipes de basket du XXIe siècle et ce ne sont pas les changements de rotation de Spoelstra qui ont pu empêcher la victoire des texans.

    Lors du Game 5, Ray Allen remplace Mario Chalmers dans le cinq et rejoint son ancien collègue « époque SuperSonics » : Rashard Lewis. Cela reste anecdotique car le Heat n’a rien pu faire en 2e mi-temps et l’arrière a souffert (1/8 aux tirs et 4 ballons perdus). Mais n’oublions pas qu’être présent et titulaire lors des Finales pour son dernier match reste une performance spéciale en soi.

    End of Story Score : 6,5/10

    Kevin Garnett (Minnesota Timberwolves), Janvier 2016

    • Âge : 39 ans et 21e saison
    • Le Cinq : Ricky Rubio, Andrew Wiggins, Tayshaun Prince, Kevin Garnett, Karl-Anthony Towns
    • Stats : 2pts en 9′
    • Le match : Victoire contre Memphis 106-101 – saison régulière
    https://www.youtube.com/watch?v=1L5S6rBFppc

    Après un court et regrettable passage à Brooklyn, « The Big Ticket » est de retour dans la franchise qu’il l’a drafté en 1995 à sa sortie du lycée pour disputer ses dernières saisons et donc ses derniers matchs. Bien moins fringuant que lors de ses débuts, l’intérieur de 39 ans est néanmoins titulaire lors des ses 38 rencontres pour sa dernière saison.

    L’animal n’a pas changé, toujours aussi vocal et démonstratif en défense, il est en revanche beaucoup moins impliqué en attaque. Il n’a atteint la barre des 10 points qu’une seule fois et Minnesota vit encore une fois une saison douloureuse, avec un bilan de 13v-31d au moment d’affronter Memphis. Les espoirs de voir une dernière série de Playoffs au Target Center avec KG se sont essoufflés tout comme le physique de l’intérieur. Une blessure au genou droit l’a empêché de jouer la 2e mi-temps, et par conséquent tout le reste de la saison.

    End of Story Score : 3/10

    Chris Bosh (Miami Heat), Février 2016

    • Âge : 31 ans et 13e saison
    • Le Cinq : Goran Dragic, Dwyane Wade, Luol Deng, Chris Bosh, Amar’e Stoudemire
    • Stats : 18pts, 5rds, 2pds, 7tov, en 34′
    • Le match : Défaite contre San Antonio 101-119 – saison régulière

    L’une des histoires les plus tristes de la ligue en terme de fin de carrière pour un double champion NBA. Février 2015, Chris Bosh a frôlé le pire lors de son admission à l’hôpital suite à l’apparition de caillots sanguins dans l’un de ses poumons. Sa saison est stoppée net, mais le pire a été évité et il sera de retour pour le prochain training camp. Les craintes concernant son état de santé se sont peu à peu estompées tant son début d’exercice 2015-2016 est séduisant. Il ne loupe aucune rencontre et se partage le scoring avec Dwyane Wade.

    Son dernier match a eu lieu contre la 2e meilleure équipe cette année là : les Spurs. Il est même élu pour le ASG 2016 pour la 11e fois consécutive. Une distinction qu’il ne pourra malheureusement pas honorer à cause d’une gêne dans le mollet. Le staff médical du Heat a détecté à nouveau des caillots sanguins dans sa jambe, forçant l’intérieur à mettre un terme à sa saison. Malgré plusieurs tentatives pour retrouver les parquets, Bosh a du se résoudre à annoncer sa retraite en février 2019, trois ans après ses derniers jumps shots, son dernier dunk et ses dernières foulées.

    End of Story Score : 5/10

    Les derniers mots de Kobe pour le Staples Center après sa performance historique – via abcnews

    Kobe Bryant (Los Angeles Lakers), Avril 2016

    • Âge : 37 ans et 20e saison
    • Le Cinq : D’Angelo Russell, Jordan Clarkson, Kobe Bryant, Julius Randle, Roy Hibbert
    • Stats : 60pts, 4rds, 4pds, 22-50 aux tirs, en 42′
    • Le match : Victoire contre Utah 101-96 – saison régulière

    Même les plus grands scénaristes de séries n’auraient pu imaginer un tel épisode! Vingt saisons au sein de la même équipe, des titres, des exploits mais aussi des échecs. Kobe Bryant a passé plus de la moitié de sa vie avec l’uniforme des Lakers sur le dos et traversé les décennies en marquant des fans NBA sur plusieurs générations. Et pourtant, rien ne prédisait un tel feu d’artifice pour clôturer l’un des plus gros chapitres de la ligue.

    Les Lakers affichent un affreux bilan de 16v-65d avant le dernier match contre Utah et Kobe n’a pu jouer que 18 minutes dans la grosse défaite à Oklahoma City deux jours auparavant. Des incertitudes sur son état physique qui ne viendront pas gâcher la dernière apparition du « Black Mamba » au Staples Center devant les légendes comme Magic Johnson et Shaquille O’Neal. Le début de match est compliqué mais les derniers instants sont magiques : 23points dans le dernier quart-temps, 12points sur les 130 dernières secondes et une dernière victoire arrachée dans une ambiance folle. Inoubliable.

    End of Story Score : 10/10

    Tim Duncan (San Antonio Spurs), Mai 2016

    • Âge : 39 ans et 19e saison
    • Le Cinq : Tony Parker, Danny Green, Kawhi Leonard, LaMarcus Aldridge, Tim Duncan
    • Stats : 19pts, 5rds, en 34′
    • Le match : Défaite à OKC 113-99 – Game 6 des 1/2 finales à l’Ouest

    Avec un bilan de 67v-15d, San Antonio possède le 2e meilleur bilan juste derrière les Warriors et leur record de 73v-9d. C’est tout simplement la meilleure saison d’un point de vue collectif des Spurs avec Tim Duncan dans le roster ! Sur le plan individuel, l’intérieur est bien moins incisif avec ses plus faibles moyennes en carrière : 8.6pts, 7.3rds. Le physique également commence à balbutier avec 61 matchs joués soit son plus faible total s’il on écarte les deux saisons « lockout ».

    En Playoffs, ses chiffres sont encore plus inquiétant avec une moyenne de 5.9pts et 4.8rds pour un temps de jeu de 22 minutes. Et pourtant, c’est en grand champion qu’il a quitté les parquets. Incapable de scorer plus de 8points sur un match durant ces Playoffs, l’intérieur a tout fait pour éviter l’élimination des Spurs lors du Game 6 face au Thunder. Avec 19pts, 5rds et le meilleur ratio +/- de son équipe (+12) en 34 minutes, le double MVP est sorti la tête haute et fut chaudement félicité par un Steven Adams admiratif d’une telle carrière.

    End of Story Score : 8,5/10

    Paul Pierce (Los Angeles Clippers), Avril 2017

    • Âge : 39 ans et 19e saison
    • Le Cinq : Chris Paul, JJ Redick, Austin Rivers, Luc Mbah A Moute, DeAndre Jordan
    • Stats : 6pts, 3rds, 1pd en 21′
    • Le match : Défaite contre Utah 91-104 – Game 7 du 1er tour des Playoffs

    Les deux dernières saisons de Paul Pierce chez les Clippers ne sont pas restées dans les mémoires. Le deuxième plus grand scoreur des Celtics avait rejoint son ancien coach Doc Rivers en Californie afin d’accrocher un nouveau titre. Le roster était rempli de joueurs talentueux mais les ennuis physiques des uns et des autres ont eu raison de leurs ambitions.

    Même « The Truth » n’a pas été épargné en ne jouant que 25 matchs lors de la saison 2016-2017 avec des moyennes peu reluisantes : 3.2pts, 1.9rds, en 11 minutes de temps de jeu. En Playoffs, sans Blake Griffin, les Clippers ont rendu les armes contre Utah dans un Game 7 globalement dominé par le Jazz. On retiendra le passage de Pierce dans le 3e quart-temps dans lequel il a inscrit tous ses points. Un dernier petit moment de gloire pour celui qui a connu de nombreuses réussites au cours de ses 19 saisons.

    End of Story : 4,5/10

    Tony Parker (San Antonio Spurs), Mars 2019

    • Âge : 36 ans et 18e saison
    • Le Cinq : Kemba Walker, Nicolas Batum, Miles Bridges, Marvin Williams, Bismack Biyombo
    • Stats : 11pts, 2rds, en 17′
    • Le match : Défaite à Miami 93-75 – saison régulière

    Une saison étrange pour Tony Parker qui évolue sous le maillot des Hornets avec son pote Nicolas Batum et sous les ordres de James Borrego (ancien assistant coach chez les Spurs). Voir le meneur français sous un autre maillot que celui des Spurs est un vrai défi pour les yeux. Ses performances sont loin d’être ridicules, bien que le staff des Hornets lui accorde le temps de jeu le plus faible qu’il ait connu (18′), le MVP des Finales 2007 a su performer avec des moyennes plus qu’honorables : 9.5pts et 3.7pds.

    Durant cette dernière saison, il a eu la chance d’avoir gagné une dernière fois à San Antonio dans une salle qui lui est toujours reconnaissante. Deux mois plus tard, sa carrière s’est achevée sur une défaite contre le Heat d’un autre futur retraité, Dwyane Wade. T.P n’a joué que 17 minutes dans ce match crucial pour se qualifier pour les Playoffs, mais son passage dans le 2e quart-temps est à souligner : 11pts en 5 minutes. Une carrière digne des plus grands, pour une fin en toute discrétion.

    End of Story Score : 6/10

    La passe décisive du triple double de Wade pour Haslem – via Pinterest

    Dwyane Wade (Miami Heat), Avril 2019

    • Âge : 37 ans et 16e saison
    • Le Cinq : Goran Dragic, Dwyane Wade, Justise Winslow, Kelly Olynyk, Udonis Haslem
    • Stats : 25pts, 11rds, 10pds, en 36′
    • Le match : Défaite à Brooklyn 113-94 – saison régulière
    https://www.youtube.com/watch?v=ZBfUAfGliDw

    Après avoir fait patienter les fans du Heat tout un été, Wade s’est enfin décidé à annoncer son retour pour une dernière saison à Miami: « One Last Dance ». Ce 18 septembre 2018, la tournée d’adieu de la légende de South Beach peut débuter. Une saison qui fut placée sous le signe de la reconnaissance avec une invitation au ASG, de la nostalgie assaisonnés de quelques exploits comme son buzzer beater contre les Warriors. Dans son rôle de 6e homme, Wade a tout tenté pour accrocher un spot pour une dernière bataille en Playoffs. Malheureusement, une série noire de quatre défaites viendra enterrer tout espoir de qualification.

    Il ne reste alors plus que deux matchs pour profiter d’un tel joueur. La fête fut totale à Miami pour sa dernière à l’American Airlines Arena avec 30points sous les yeux de Chris Bosh. Dès le lendemain, Wade plaça ses derniers moves à Brooklyn en présence de ses potes LeBron James, Carmelo Anthony et Chris Paul. Malgré la défaite, Wade a fini sur un triple double, et quoi de mieux que de finir sur une passe décisive pour son coéquipier de toujours Udonis Haslem. Une fin en apothéose pour celui qui était incertain de jouer ce match à cause de ses genoux douloureux. Pat Riley s’empressa à la fin du match de lui demander un dernier contrat, pour prolonger le plaisir.

    End of Story Score : 9/10

    Dirk Nowitzki célébré pour sa dernière à San Antonio – Soobum Im-USA TODAY Sports

    Dirk Nowitzki (Dallas Mavericks), Avril 2019

    • Âge : 40 ans et 21e saison
    • Le Cinq : Jalen Brunson, Devin Harris, Justin Jackson, Dirk Nowitzki, Dwight Powell
    • Stats : 20pts, 10rds, 1pd, en 31′
    • Le match : Défaite à San Antonio 105-94 – saison régulière

    Une longévité impressionnante et qui force le respect pour celui qui possède pratiquement tous les records de la franchise texane. L’allemand a tout de même passé sa dernière saison en serrant les dents afin de tenir sa place sur le terrain. Pas prêt physiquement, il manqua les 26 premiers matchs de son équipe. Le MVP des Finales 2011 est clairement en difficulté sur le terrain en défense et lorsque le jeu s’intensifie, mais les fans de Dallas ne se lassent jamais de ses tirs sur une jambe et ses trois points venus d’ailleurs.

    Nowitkzi a reçu, tout comme Wade, une invitation pour le ASG, et bien qu’il n’a pas encore officiellement annoncé sa retraite, cela ne fait aucun doute dans les esprits de chacun. Ses deux derniers matchs ressemblèrent à ceux de l’arrière du Heat. Une dernière célébration à domicile pour un match plein (30pts, 8rds), et une défaite le lendemain à San Antonio sous le plus grand respect du coach d’en face, Greg Popovich. Deux derniers matchs qui ont laissé un souvenir positif, et qui ont rappelé au monde à quel point l’intérieur est un génie du basket.

    End of Story Score : 8/10

  • « Revenge game » : quand la star adulée pendant des années revient sous un maillot différent

    « Revenge game » : quand la star adulée pendant des années revient sous un maillot différent

    Les années 2010’s ont été marquées par de nombreuses transactions et de départs de joueurs. La prise de pouvoir des joueurs concernant leur carrière a clairement planté le décors dans le paysage NBA. Une aubaine pour le fan qui souhaite s’intéresser à des matchs en saison régulière aux saveurs épicées. Le retour de la star dans son ancienne arène fait figure de scénario idéal pour colorer une soirée. Affronter ses anciens coéquipiers, son ancien coach, et surtout, goûter à l’accueil de ses anciens fans. Voici onze « Revenge Game » choisis au cours de cette décennie.

    LeBron James de retour à Cleveland en 2010 – Thearon W. Henderson – Getty Images

    LeBron James @ Cleveland – 2010

    Le Cinq : Carlos Arroyo, Dwyane Wade, LeBron James, Chris Bosh, Zydrunas Ilgauskas

    Stats : 38pts, 5rds, 8pds en 30′

    Victoire 118-90

    The Decision, des maillots « 23 » brûlés, la lettre accusatrice du propriétaire des Cavs, tous les ingrédients étaient réunis pour le match le plus attendu de la saison régulière et dans l’ambiance la plus hostile jamais connue. Bien avant l’entre-deux, les fans étaient déjà des miliers dans la salle prêt à gronder et à jeter toute leur rancoeur vers un seul homme. Charles Barkley avoua ne jamais avoir connu une telle atmosphère.

    « J’ai vu des tonnes de matchs, je n’ai jamais ressenti une telle électricité dans une salle et pour un simple match de saison régulière. On se croirait dans un Game 7 des Finals » Charles Barkley au micro de NBA TV

    NBA TV

    Sans surprise, l’ancien protégé de l’Ohio est sifflé dès sa présentation et à chaque ballons touchés pendant le match. A l’inverse, son coéquipier Zydrunas Ilgauskas, qui a fait le même chemin que le « King », aura droit à de chaleureux applaudissements.

    Malgré un début de saison compliqué, il n’est pas question pour LeBron et le Heat de lâcher ce match. Byron Scott a beau avoir envoyé plusieurs joueurs en défense sur James, c’était comme lancer des cailloux sur Hulk. Avec 24pts dans le 3e quart-temps, LeBron James offre à son équipe une avance confortable de +30pts, et n’a même pas posé un seul orteil sur le parquet lors du 4e quart-temps.

    Son ancien coéquipier, Anderson Varejao, avec qui il a passé six saisons, lui a même enlever son bandeau sur une action puis l’a jeté sur le côté comme si le roi et sa couronne n’étaient plus reconnu en Ohio. Une frustration qui s’est sentie tout au long de la rencontre : quatre fans ont été éjectés de la salle tandis que quatorze personnes chargées de la sécurité entouraient le banc du Heat !

    Revenge Score : 10/10

    James Harden @ Oklahoma City – 2012

    Le Cinq : Jeremy Lin, Daequan Cook, James Harden, Patrick Patterson, Omer Asik

    Stats : 17pts, 2rds, 3pds, 3/16 aux tirs, en 39′

    Défaite 120-98

    Tradé un mois auparavant à seulement quelque jours du début de la saison, voici le retour du barbu dans l’enceinte du Thunder. Les finalistes 2012 ont échoué dans les négociations de prolongation avec le N°13 et ont fini par l’envoyer à Houston. Après tout, Sam Hinkie n’allait pas dérouler le tapis pour un 6e homme, OKC est une bonne équipe avec Kevin Durant et Russell Westbrook, et puis il n’y a qu’un ballon à se partager.

    Mais les doutes concernant les capacités d’Harden à se muer en franchise player se sont vites évaporés : 37 puis 45 points lors de ses deux premiers matchs sous ses nouvelles couleurs ! Les fans du Thunder ont commencé à regretter cet échange, mais peu importe, OKC est toujours solide (11v-4d) et Houston est médiocre (7v-7d), le duel tant attendu doit servir de confirmation de la supériorité du Thunder.

    Le début de match est clairement à l’avantage du Thunder. Westbrook et Ibaka ne vont pas se faire prier pour contrer les tirs d’Harden et même Hasheem Thabeet, drafté juste devant le barbu en 2009, s’est permis de le contrer deux fois sur une action. Première mi-temps catastrophique avec seulement 3pts pour le meilleur scoreur de la ligue, et 0/8 aux tirs.

    En face, Kevin Martin, qui a servi de monnaie échange, apporta 17pts. Le public jubile. Sam Hinkie aurait-il réussi ce trade ? Le Thunder est clairement au dessus et vise toujours le titre même sans Harden et Houston a encore du chemin à parcourir pour devenir un sérieux prétendant. Un apprentissage obligatoire pour un jeune Harden aux prémices d’une longévité incroyable.

    Revenge Score: 3/10

    Dwight Howard @ Orlando – 2013

    Le Cinq: Steve Nash, Kobe Bryant, Metta World Peace, Earl Clark, Dwight Howard

    Stats : 39pts, 16rds, 3blks, 25/39 aux Lfs, en 38′

    Victoire 106-97

    Le feuilleton « Dwightmare » n’en finissait plus ! Après des Playoffs 2012 étrangent et une élimination au 1er tour contre Indiana, D-12 est envoyé à L.A. en août 2012 pendant les JO de Londres afin de former la plus grosse Dream Team de la ligue avec Kobe Bryant, Pau Gasol et Steve Nash… Du moins sur le papier.

    En effet, Les débuts des néo-lakers sont compliqués, il est même question de savoir s’ils vont pouvoir se qualifier pour les Playoffs ! Howard et ses nouveaux coéquipiers ont même lâché un match embarrassant contre Orlando. Son retour en Floride s’annonce compliqué, mais le triple défenseur de l’année a ressorti son costume de superman, le temps d’une soirée.

    Dans ce match, il a constamment attaqué le jeune Nikola Vucevic et obtenu ainsi une valise de lancers-francs: 39 ! Il a tout simplement égalé son record de lancers tentés sur un match qu’il avait établi avec le Magic la saison précédente. Tout en sachant que deux jours auparavant, il s’affichait avec un piteux 0/5 contre Chicago.

    Le match est loin d’être emballant : beaucoup de tirs manqués et forcés, des fautes qui coupent le rythme de la rencontre, mais les hommes de Mike D’Antoni ont réussi à remporter ce match et à se qualifier par la suite pour les Playoffs. Privés de Kobe Bryant, les Lakers ont subi un sweep face aux Spurs, et Howard quittera la Californie pour le Texas afin de rejoindre Harden. Le « Dwightmare » ne s’est finalement jamais arrêté.

    Revenge Score: 8.5/10

    L’accueil des supporters des Nuggets pour Melo en 2013 – via TheHour.com

    Carmelo Anthony @ Denver – 2013

    Le Cinq: Raymond Felton, Iman Shumpert, Carmelo Anthony, James White, Tyson Chandler

    Stats: 9pts, 5rds, 3pds, 3/12 aux tirs en 21′

    Défaite 117-94

    Dans le même style que le « Dwightmare », il y a eu le « Melo Drama ». Le GM des Nuggets de l’époque, Masai Ujiri, a pris la sage décision de trader sa star en février 2011. Après une saison 2011-2012 raccourcie à cause du lockout, il a fallu attendre deux ans avant de voir le N°7 fouler à nouveau le parquet du Pepsi Center.

    La franchise de ses débuts n’a pas manqué de lui rappeler que la rancœur est toujours bien présente. Les huées des fans n’ont pas faibli, et les joueurs des Nuggets comme Andre Iguodala, Kenneth Faried et Wilson Chandler ont pris les commandes du match dès le début en dépassant les Knicks par leur énergie et leur vivacité.

    Match à oublier pour Melo : 3/11 aux tirs en 1ere mi-temps et déjà -22 pour New York ! Tyson Chandler va sortir sur blessure suite à un choc au genou, puis c’est au tour de l’ailier de sortir suite à une gène au genou droit au début du 3e quart-temps.

    Une soirée horrible et un retour manqué, mais qui ne résume en rien la belle saison 2012-2013 des Knicks qui ont pour la première fois en treize ans, passé un tour de Playoffs, et, c’est aussi la dernière saison positive de la franchise.

    Revenge Score: 1/10

    Rajon Rondo saluant ses anciens fans au TD Garden (2015) – Charles Krupa AP

    Rajon Rondo @ Boston – 2015

    le Cinq: Rajon Rondo, Monta Ellis, Chandler Parsons, Dirk Nowitzki, Tyson Chandler

    Stats : 29pts, 6rds, 5pds, 5/7 à 3-pts, en 34′

    Victoire 119-101

    Boston poursuit son processus de reconstruction en envoyant Rondo à Dallas en décembre 2014. C’est seulement au bout de son 7e match avec sa nouvelle équipe qu’il se retrouva au TD Garden, mais cette fois, en tant que visiteur. Une situation inédite pour le meneur drafté et titré avec Boston.

    Deux jours avant cet événement, Rondo et les Mavs ont affronté les Wizards de Paul Pierce. Le meneur en a profité pour demander des conseils à l’ancienne légende des Celtics sur comment aborder ce match.

    « Clignote des yeux et regarde en haut, ça t’évitera de pleurer. » Paul Pierce

    Le jour « J », le meneur ne pouvait rêver mieux comme début de match en inscrivant les 10 premiers de son équipe. Il termina le 1er quart-temps avec 15pts et 6/6 aux tirs. Un match dominé du début à la fin par les Mavs, le meneur va se servir des prises à deux sur Dirk Nowitzki pour rentrer ses tirs ouverts.

    Il s’agit de son meilleur match de la saison avec 29pts, avec un record de 5 tirs à 3-pts marqués ! Néanmoins, la suite est moins glorieuse. Seulement 14pts sur les quatre matchs suivants, et bien que Dallas se qualifia pour les Playoffs, les tensions entre Rondo et son coach Rick Carlise ne sont plus cachées et le meneur ne verra pas la couleur des trois derniers matchs de PO de son équipe lors du 1er tour contre Houston.

    Revenge Score: 8,5/10

    Derrick Rose @ Chicago – 2016

    Le Cinq : Derrick Rose, Courtney Lee, Carmelo Anthony, Kristaps Porzingis, Joakim Noah

    Stats : 15pts, 7rds, 11pds, 6/16 aux tirs, en 38′

    Victoire 117-104

    Le MVP 2011 a mal vécu son trade à New York lors de l’été 2016. Le natif de la Windy City rejoint un ancien coéquipier beaucoup plus à l’aise avec New York : Joakim Noah. Les dirigeants de Chicago ont complètement chamboulé le roster : Rose et Gasol out, Wade et Rondo in. Des mouvements osés étant donné l’incompatibilité des deux arrières.

    Dès novembre 2016, Rose effectua son retour dans la salle de ses premiers exploits. Un retour accueilli par des huées provenant des fans. Une vraie déception pour celui qui se voyait jouer sous la tunique des Bulls toute sa carrière. En revanche, Noah a eu le droit à des applaudissements.

    Les Bulls démarrent pied au plancher, mais Dwyane Wade (35pts) va constamment essayer de remettre les Bulls dans le match. Rose a su gérer ses émotions et prendre le contrôle du match avec 5pds dans le dernier quart-temps. Il a parfaitement alimenté les intérieurs Noah et Porzingis.

    Un match spécial et pas comme les autres pour Rose. Sa joie, bien que contenue en fin de match, est tout de même perceptible et rare étant donné la triste saison de Knicks.

    Revenge Score: 7/10

    Wade lors de son retour à l’AAA (2016) – via lasueur.com

    Dwyane Wade @ Miami – 2016

    Le Cinq: Rajon Rondo, Dwyane Wade, Jimmy Butler, Taj Gibson, Robin Lopez

    Stats : 13pts, 7rds, 4pds, 32′ 5/17 aux tirs

    Victoire 98-95

    Un départ impensable, un divorce inconcevable, une histoire incohérente. Après des négociations infructueuses et tendues avec Pat Riley, Wade quitta Miami pour rejoindre Chicago en juillet 2016. Une rupture qui a forcément laissé un sale goût dans la bouche du joueur et de la franchise.

    Mais c’est bien réel, Wade joue pour les Bulls, et son retour à South Beach est accueilli par des applaudissements. Les fans du Heat se confondent même dans les célébrations durant le match en criant de joie sur les actions et les paniers du N°3.

    Wade est venu pour gagner ce match, et peu importe la manière. Pas en réussite sur ce match : 5/17 aux tirs, il a même goûté à une défense physique du jeune Winslow, ce que Wade n’a guère apprécié. En fin de match, Wade a pu rentrer deux lancers importants scellant ainsi la victoire étriquée des Bulls. Enfin, ce match est passé, et ce ne fût pas une partie de plaisir.

    « Je suis content que ça soit terminé. » Dwyane Wade après le match.

    NBA TV

    Heureusement, que la suite s’annonce plus joyeuse et « normale », avec le retour de Wade à Miami en février 2018. Un couple qui n’aurait jamais dû se séparer.

    Revenge Score: 6.5/10

    Prise de tête entre Kevin Durant et Andre Roberson sous les yeux de Russell Westbrook – via USATSI

    Kevin Durant @ Oklahoma City – 2017

    Le Cinq: Stephen Curry, Klay Thompson, Kevin Durant, Draymond Green, JaVale McGee

    Stats : 34pts, 9rds, 3pds en 32′

    Victoire 130-114

    https://www.youtube.com/watch?v=IA93c2lqg5s

    Un départ qui fait mal, surtout pour une franchise qui était à 48′ des Finals NBA 2016. Une série 3-1 renversée, et voilà que la superstar du Thunder s’est sauvée dans l’équipe d’en face: les Warriors.

    Lors de la saison 2016-2017, Golden State compte déjà deux victoires face au Thunder et à domicile, (+21 et +26), Durant n’a éprouvé aucun sentiment pour coller 39pts puis 40pts contre son ancienne équipe !

    Son retour tant attendu dans l’Oklahoma se fera lors du 3e duel et sans surprise, l’ailier a bien été sifflé lors de sa présentation et à chaque fois que le ballon se trouvait dans ses mains. De leur côté, les joueurs du Thunder avait concocté une défense physique sur le MVP 2014.

    C’est Andre Roberson qui a été le plus virulent face à KD. Un contact appuyé dans une course et voilà que les deux hommes se retrouvèrent à terre. Plus tard, sur une contre-attaque, Roberson a poursuivit KD pour le contrer, la superstar a fini au sol. Une attitude agressive que le N°35 n’a pas apprécié. Des mots doux sont échangés, et tête contre tête entre deux compétiteurs.

    Mais le scénario des deux dernières rencontres se répèta. +21 à la mi-temps, les Warriors ont dominé tout le match malgré un Westbrook à 47pts mais aussi 11 ballons perdus. En face, Durant est déconcertant de facilité en attaque et diaboliquement efficace.

    « C’était un match fun. Un match physique. » Kevin Durant après le match

    via ESPN

    Et concernant les huées provenant des fans du Thunder?

    « Je pensais que ça allait être plus fort. » Kevin Durant

    ESPN

    Revenge Score: 9/10

    Jimmy Butler @ Chicago – 2018

    Le Cinq : Jeff Teague, Jimmy Butler, Andrew Wiggins, Taj Gibson, Karl-Anthony Towns

    Stats : 38pts, 7rds, 5pds, 4ints, en 40′

    Défaite 113-114

    https://www.youtube.com/watch?v=w-dnxqyNEzI

    Drafté par les Bulls en 2011, Bulter a été victime de la volonté de faire table rase de la part du tandem GarPax. Après une saison mitigée et frustrante avec le big three qu’il formait avec Rondo et Wade, Butler est envoyé le soir de la draft 2018 à Minnesota, en échange de Lauri Markkanen, Zach LaVine et de Kris Dunn.

    Le trade semble avoir été magnifiquement réalisé par les Wolves. Cet échange a transformé cette équipe moribonde en prétendant pour les Finales à Ouest! Un immense exploit pour une franchise qui n’a pas goûté aux joutes de printemps depuis 2004.

    Lors de son retour à Chicago, Butler a dominé le 2e quart-temps en concluant par un magnifique 3-pts à un mètre derrière la ligne. Saignant en attaque, il a également imposé sa patte en défense avec 4 interceptions.

    Le match est serré et malgré un tir inside de Butler qui place les Wolves +2 à 21 » du buzzer, il se fait siffler une faute sur une tentative à 3-pts de Zach LaVine n’a pas manqué de rentrer ses trois lancers-francs et de donner la victoire pour Chicago.

    Revenge Score: 6/10

    Kawhi Leonard, sur le banc des visiteurs à San Antonio (2019) – Ronald Cortes – Getty Images

    Kawhi Leonard @ San Antonio – 2019

    Le Cinq: Fred VanVleet, Danny Green, Kawhi Leonard, Pascal Siakam, Serge Ibaka

    Stats : 21pts, 1rd, 5pds, en 32′

    Défaite 107-125

    Après une saison pratiquement blanche (9 matchs) associée aux rumeurs attestant de son mécontentement au sein de la franchise texane dans laquelle il a été titré en 2014, sans oublier le fait que l’ailier ne s’exprime jamais… Les fans des Spurs ont évidemment hâte de l’accuellir comme il se doit.

    Si Danny Green a le droit à des applaudissements, Leonard est en revanche copieusement sifflé lors de la présentation et pendant le match. Les fans des Spurs ont même chanté des « traitor » lorsque l’ailier s’est retrouvé sur la ligne des lancers-francs.

    Concernant le match, tout avait bien commencé pour Leonard avec un drive inside plus « and one » pour inscrire les premiers points du match. Mais les choses se sont ensuite gâtées. En face, Bryn Forbes a pris feu derrière la ligne à 3-pts (6/7). DeMar DeRozan était également prêt à en découdre pour se venger d’une franchise qui l’a tradé sans le ménager. Fin du 1er quart-temps: +19 pour les Spurs.

    Une victoire tout en maîtrise des Spurs et un DeRozan qui a réussi son tout premier triple double en carrière: 21-14-11. L’arrière avait forcément entouré la date dès la sortie du calendrier de la saison régulière.

    A la fin du match, Leonard a été saluer son ancien coach Popovich, les deux hommes ont laissé les rancoeurs et leurs différents de côté.

    « Je me sentais mal » Popovich sur les huées des fans envers Leonard

    NBA TV

    Revenge Score: 5/10

    Blake Griffin @ LA Clippers – 2019

    Le Cinq: Reggie Jackson, Reggie Bullock, Bruce Brown, Blake Griffin, Andre Drummond

    Stats : 44pts, 8rds, 5pds, 3ints en 40′

    Victoire 109-104

    https://www.youtube.com/watch?v=ymgRJWxNbP0

    Déjà un an que les Clippers ont choqué la NBA en envoyant Griffin à Detroit. Un échange surprenant et inattendu aussi bien pour les fans que pour le premier concerné. Il faut bien imaginer que quitter Los Angeles pour Detroit… Blake Griffin doit sûrement en vouloir aux dirigeants des Clippers, et cela s’est vérifié, lorsqu’il esquiva un serrage de main avec le propriétaire des Clippers Steve Ballmer (natif de de Detroit).

    Dès le début du match, Griffin n’a pas manqué d’être agressif en jouant 1vs1 tous ses matchups. Une fois le ballon dans ses mains, il n’a pas arrêté de chercher à scorer inside et de se jouer de Montrezl Harrell. Même à 3-pts, l’intérieur s’est montré gourmand et n’a pas hésité à artiller de loin avec pas moins de treize tentatives, un record personnel !

    Bien que Detroit ait dominé une bonne partie du match, les Clippers ont pu revenir dans la partie avec Lou Williams. Griffin a pu soulager son équipe avec quelques actions individuelles en attaque. Il termina avec 44pts, son meilleur match de la saison, évidemment, contre son ancienne équipe.

    Revenge Score: 9.5/10