Quelques heures se sont écoulées depuis l’annonce de Rich Paul, et je n’ai toujours pas réussi à fermer les yeux. Sacré cercle vicieux… La fatigue me rend encore plus triste. Ces mots ne sont pas les plus structurés que j’ai pu écrire, ni les plus réfléchis, ça sera certainement brouillon mais ils sortent directement de mon cœur, sans traitement. Je ne pensais pas qu’après quelques semaines de pause au niveau des articles, je reviendrais avec ça, mais j’ai besoin de te décrire mon sentiment, besoin de te partager tout ça, de le mettre à l’écrit.
Je ne sais plus ce que je faisais à ce moment, quand j’ai reçu les premières notifications de mon portable. J’étais certainement en train de regarder un replay d’une course cycliste ou de la soirée d’Euroligue, me connaissant. Mais il était tard, et je commençais à m’endormir. J’aurais préféré m’endormir. J’aurais dû m’endormir si mon téléphone ne s’était pas allumé pour m’annoncer la nouvelle.
Quelques rumeurs ont commencé à circuler, les tweets se sont multipliés en quelques minutes. J’étais tétanisé. L’attente… L’attente de bonnes nouvelles, de nouvelles rassurantes, c’est ça le plus long. Des flashbacks de la soirée avec l’accident de Kobe sont revenus. Prier que tout cela est faux, que les gens ont tort, qu’ils ont été mal informés, que tu vas bien.
Malheureusement, de nos jours, si des dizaines de journalistes relayent une information en même temps… Bref, j’ai vite compris… C’est certainement cliché, mais je pensais être dans un cauchemar, que tout cela n’était qu’un mauvais rêve, et qu’à mon réveil, tout aurait disparu. Ce n’était pas le cas.
C’était désormais officiel. J’étais
effondré. Le fan de basket universitaire que j’étais, aussi. Le fan de basket, également.
Ta perte m’a rendu vulnérable cette nuit. Elle nous a rappelé que la vie, aussi
talentueux sommes-nous, ne tient pas à grand-chose. Les messages de condoléances
arrivaient en masse, je repensais à ton parcours, que je connais si bien.
Tout s’est fini à Kentucky. Ceux qui me connaissent savent à quel point je peux détester Kentucky, étant fan de Louisville. C’est la rivalité, la Battle of the Bluegrass, comme on dit là-bas. Lexington contre Louisville.
Des années et des années de rivalité épique, des matchs légendaires… Ta décision de rejoindre Calipari ne m’avait pas plu, mais c’est parce que j’avais peur. Peur de perdre face à toi, peur de perdre face à Kentucky. Le pire dans tout ça, c’est que pour trouver toutes les failles de votre système, je suis prêt à regarder plus de matchs de UK que de Louisville, tel un rappeur qui voudrait savoir tous les défauts de son vis-à-vis avant une battle. Je connais sûrement mieux ton jeu qu’un fan de Kentucky, après t’avoir étudié et scruté pendant des mois pour en trouver les défauts.
C’est ça une rivalité. Mais une rivalité ne peut pas se faire que d’un côté, et ton départ me fend le cœur.
Tu incarnais parfaitement la nouvelle vague de joueurs made in Brewster, totalement prêts pour le passage en NBA. Je me souviens de nombreux lives Periscope trouvés après des heures de recherche pour voir un jeune talent émerger et s’imposer comme l’un des meilleurs joueurs de sa génération. J’avais même noté quelques mots sur un fichier de notes à ton égard au moment du McDonald’s All-American Game, preuve immense de ton talent.
Ton avenir était tracé pour la NBA. Longue ou courte, tu aurais fait carrière, parce que tu aimais le jeu, et parce que le jeu t’aimait. Tu venais tout juste de signer chez Klutch Sports, qui croyait en toi, comme toute la planète NBA. Même si Miami n’a pas de choix de draft cette année, j’aurais été enchanté de t’accueillir, sans aucune rancune après ton passage à Kentucky. Tu avais le cœur d’un champion, et le talent pour réussir là où de nombreux ont échoué avant toi. J’espère vraiment que la NBA et les Celtics feront un geste, que tu seras honoré, le 29 juillet prochain, toi, l’enfant de Boston, fan des Celtics, amoureux de la ville.
Je pense à ta famille, à tes parents, à tes proches, qui viennent de perdre un jeune homme souriant et talentueux. Je pense à Brandon Boston Jr., ton coéquipier à Kentucky, lui aussi Burger Boy en route pour la NBA, présent à tes côtés jusqu’à la dernière seconde. Je pense à tous ces jeunes fans, que tu as pu impressionner avec ta maturité, que tu as inspiré et toujours respecté.
Merci pour les émotions que tu as pu nous procurer, pour ces heures de basket que nous avons pu regarder. Merci pour ce sourire magnifique qui restera à jamais. Où que tu sois actuellement, même si des milliers de kilomètres nous séparaient et nous séparent encore, je suis heureux d’avoir pu te regarder jouer des heures et des heures, rivalité ou non.
Après quelques matchs, et malgré une situation sanitaire qui a retardé le début de certaines équipes, la saison NCAA bat son plein et les joueurs sont rentrés dans une période de routine où certains se sont détachés du lot. C’est l’occasion pour nous revenir sur ces joueurs qui ont marqué le début de saison.
Joueur de l’année : Luka Garza (Iowa)
C’était comme imprévisible, inévitable. Après avoir reçu le prix Kareem Abdul-Jabbar l’an passé (meilleur pivot de la NCAA), Luka annonce qu’il reste à Iowa pour sa dernière saison d’éligibilité et renonce à la draft.
Grosse annonce pour les Hawkeyes et pour le monde NCAA ! Lui qui a grandi depuis sa saison freshman sous les yeux de Fran McCaffery, qui a fait passer Iowa dans une autre dimension après le départ du NBAer Tyler Cook, finissant 2ème au titre de joueur de l’année derrière Obi Toppin, va terroriser les joueurs adverses une saison de plus. Très logiquement, et après une saison avec 23.8 points/9.8 rebonds de moyenne, il fait partie de la First Team All-American lors de la présaison. Véritable attraction, tout le monde a les yeux rivés sur ce talent gigantesque.
Luka ne va pas tarder à confirmer les attentes placées sur lui. Double-double (26/10) en 24 minutes dans le premier match, 41 points en 29 minutes à 14/15 aux tirs dans le deuxième. La hype est légitime : Luka Garza est surhumain. Profil physique, énergétique, scoreur à tous les niveaux (62.7 – 48.9 – 74.7), il possède une efficacité absolument divine et un jeu vraiment propre. Avec un pourcentage aux tirs réels de 70% en 13 matchs, et surtout avec plus de 13 tirs tentés par match, Luka se place comme l’un des joueurs les plus efficaces de l’histoire avec un gros volume de tirs.
Joueur intelligent, toujours bon dans le placement, sa capacité à épurer son jeu dans le temps a été incroyable. Son nombre de pertes de balle est certes en légère augmentation, mais elle est liée à un taux d’usage de plus en plus élevé !
Même si il ne sera jamais un grand passeur, avoir un ratio passes décisives/pertes de balle supérieur à 1 montre une capacité à perdre très rarement le ballon. D’ailleurs, il rejoint actuellement la légende Doug McDermott en étant la deuxième joueur depuis 2010 à avoir un PER et un USG% supérieur à 30 tout en ayant un TOV% inférieur à 8%.
Même si son manque d’explosivité est parfois présenté comme un gros défaut, son incroyable énergie rend son jeu sans limite. Avec un pourcentage de 48.9% à 3 points en 45 tentatives (!!!), son jeu s’étend au large, devenant une menace légitime à tous les spots.
En tout cas, si d’autres titres sont disputés, le titre de joueur de l’année semble jouer au bout d’une dizaine de matchs… Une question reste en suspens : nous avons vu Iowa jouer les têtes d’affiche depuis le début de l’année, est-ce que Luka sera capable de les porter loin dans la March Madness ? Affaire à suivre…
Freshman de l’année : Hunter Dickinson (Michigan)
Le joueur que l’on attendait à ce niveau ? Absolument pas, même si les fans de Michigan diront le contraire. Pourtant, s’il y a bien un freshman qui fait mouche cette année, c’est bien Hunter Dickinson. Arrivé dans une équipe coachée pour la deuxième année par la légende Juwan Howard, on pensait à une reconstruction compliquée après le départ de Zavier Simpson (meilleur passeur NCAA) et du senior Jon Teske, l’un des meilleurs joueurs de la Big Ten.
A peine sorti du lycée de DeMatha Catholic, le jeune Hunter sait qu’il va devoir assumer de fortes responsabilités très tôt, la rotation des Wolverines à son poste est vraiment faible. Il est d’ailleurs avec ses 2.16m, le joueur le plus grand de l’effectif. Il débute la saison timidement, avec seulement 7 tirs tentés, et frôle directement un double-double (11 points, 8 rebonds) en sortant du banc. Cependant, Juwan ne le sent pas encore prêt pour intégrer le cinq de départ. Michigan enchaîne les victoires, et Hunter enchaîne les excellentes performances en sortant du banc. Après une 5ème victoire en autant de matchs pour les Wolverines, et un match complet encore une fois (18 points, 7 rebonds, 4 contres en 23 minutes), Howard décide de le mettre dans le cinq de départ le match suivant.
Depuis, il survole la compétition : 19.7 points, 8.3 rebonds et 1.7 contres en 29.3 minutes de jeu depuis qu’il est titulaire. Joueur vraiment très fiable près du cercle, il s’installe déjà comme l’un des maîtres à jouer de la NCAA et permet à Michigan de rester parmi les équipes encore invaincues cette année (11V – 0D). Encore plus fort, il est clairement l’un des meilleurs joueurs cette saison, posant des statistiques très rares pour un jeune freshman de son calibre.
À ce rythme-là, difficile de le voir ne pas renoncer à son éligibilité et se présenter à la draft NBA. Mais avant ça, une saison encore longue l’attend et son niveau, bien qu’il dépasse les espérances de tout le monde, devra encore porter Michigan vers de nombreuses victoires. Sera-t-il assez solide ? Possible… Mais on demande à vérifier !
Défenseur de l’année : Josiah-Jordan James (Tennessee)
Le meilleur défenseur de la meilleure défense NCAA ? Très fortement possible ! En tout cas, on avait déjà des prémices la saison passée de ce que « JJJ » pouvait donner avec un peu plus d’expérience. Long et athlétique comme un prospect typique de Tennessee, il nous avait surpris par sa compréhension du jeu et sa lecture rapide, ainsi que par sa vision du jeu assez complète des deux côtés du terrain.
Arrivé sur son année sophomore avec beaucoup plus d’ambitions, dans une équipe qui tourne bien, Josiah-Jordan devait prouver son talent. Titulaire indiscutable sous les ordres de Rick Barnes, il a directement impacté la défense des Volunteers, étant beaucoup plus agressif sur porteur de balle. Un indicateur ? Alors que son temps de jeu a été réduit avec l’arrivée des freshmans talentueux Jaden Springer et Keon Johnson au sein de l’effectif, il a réussi à doubler son nombre d’interceptions par match. Son précédent record lors de sa première saison ? 3 interceptions contre Memphis. Il a franchi cette barre déjà 5 fois sur ses 10 premiers matchs cette année.
Létal sur les lignes de passes, plus agressif sur porteur, sa taille (1.98m) et son physique font de lui le défenseur plus redoutable en ce moment. Véritable leader de la 3ème meilleure défense en termes de points encaissés, sa défense est un atout non-mesurable pour Tennessee, en quête de son premier titre NCAA. « JJJ » est purement générationnel. Depuis la création du Box Plus-Minus en 2010, il est le seul arrière à combiner un Defensive Rating de moins de 80 avec un Defensive BPM de plus de 7, accompagné des intérieurs Karl-Anthony Towns (Kentucky), Willie Cauley-Stein (Kentucky) et Neemias Queta (Utah St.). Impressionnant.
All-American Teams
1st team
Ayo Dosunmu (JR – G – Illinois) 22.4 points, 6.9 rebonds et 4.8 passes en 49.8 / 42.2 / 81.2 – 13 matchs Quelle saison pour le natif d’Illinois ! Associé aux superstars en herbe Andre Curbelo et Adam Miller au poste d’arrière, Ayo a complètement endossé le rôle de patron sur le terrain. Malgré un AST/TOV ratio assez moyen (1.54), le junior reste l’une des valeurs sûres en termes de polyvalence. En se retirant de plus en plus au niveau du tir à 3 points, et en se concentrant de moins en moins sur la quantité, il a considérablement amélioré sa qualité de tir, devenant un candidat au fameux 50/40/90 avec un peu de patience.
Jordan Goodwin (SR – G – Saint Louis) 16.9 points, 11.1 rebonds et 3.8 passes en 48.1 / 29.6 / 71.4 – 8 matchs Peut-être la surprise de cette 1st team, mais quel talent ! Et même si la mention de son coéquipier Javonte Perkins n’est pas à négliger, Jordan Goodwin a toutes les qualités d’un All-American. Ultra polyvalent, il se place comme l’un des meilleurs rebondeurs du circuit. Avec 7 doubles-doubles en 8 matchs et un incroyable 21.7% TRB% pour son mètre 90, il terrorise les raquettes adverses. Malgré une légère justesse technique au niveau du tir, l’ex-star lycéenne de l’Illinois compense totalement avec son agressivité et son côté hargneux, notamment en défense.
Corey Kispert (SR – F – Gonzaga) 21.1 points, 4.5 rebonds et 2.3 passes en 60.8 / 47.9 / 86.5 – 12 matchs Gonzaga qui perd Filip Petrusev, c’est mal. Corey Kispert qui explose et se pose en candidat au joueur de l’année, c’est mieux. Quelle saison magnifique est en train de réaliser le senior des Bulldogs, confirmant tous les espoirs que les Zags plaçaient en lui en ce début de saison. Défensivement, c’est à revoir. Offensivement, c’est de la pure bombe en continu : shoot, création, pureté du jeu, déplacement sans ballon… Il ne monopolise absolument pas le ballon, avec un USG% inférieur à 25%, mais possède une efficacité redoutable. Avec 47.9% en 73 tentatives à 3 points, il est le joueur (pour l’instant) de l’histoire de la statistique avec le plus grand pourcentage aux tirs réels pour une moyenne de plus en 20 points par match en moins de 13 tirs. Devant qui ? Des petits joueurs universitaires comme Obi Toppin, Chris Kaman, Tim Duncan… Sympathique.
Trayce Jackson-Davis (SO – F – Indiana) 20.1 points, 9.3 rebonds et 1.6 passes en 53.2 / – / 71.2 – 13 matchs Si on devait nommer les freshmans les plus forts, ayant le plus d’impact de la saison passée, « TJD » serait dans les premiers noms cités. Cependant, il avait décidé de rester à Indiana, ne se sentant pas prêt pour le saut en NBA. Véritable machine à double-doubles (17 en 45 matchs à Indiana), et malgré cette incapacité à s’écarter à 3 points, il a énormément progressé dans le scoring, ayant beaucoup plus de responsabilités offensives avec le transfert de Justin Smith (Arkansas). Beaucoup plus agressif vers le cercle cette année, son jeu aérien permet de débloquer pas mal de situations offensives et défensives. Attention à son jeu de passe, qui pourrait être sous-estimé…
Luka Garza (F/C – Iowa) 27.6 points, 8.6 rebonds et 1.5 passes en 62.7 / 48.9 / 74.7 – 13 matchs Le joueur de l’année qui fait logiquement parti de la 1st All-American Team.
2nd team
Kendric Davis (JR – G – SMU) 19.1 points, 4.6 rebonds et 7.7 passes en 52.1 / 43.3 / 84.1 – 9 matchs Il a bien grandi le Kendric de TCU, timide et dans l’ombre de Desmond Bane… Deux ans après son transfert vers SMU, il se pose comme l’un des meilleurs arrières NCAA. Comment ? Une production absolument terrible, une qualité de passes volumineuse (7.7 passes/match – 4ème du circuit) et qualitative (3,83 d’AST/TOV ratio), une présence défensive incroyable malgré son gabarit et un shoot de plus en plus fluide et précis. Coup de chaud ou véritable transformation ? Difficile de savoir, le temps risque de nous le dire, mais ce qui est sûr, c’est que le junior est en train de marquer beaucoup de points !
Ron Harper Jr. (JR – G – Rutgers) 20.1 points, 6.2 rebonds et 2.0 passes en 51.7 / 45.5 / 58.6 – 10 matchs De nombreux aspects de l’être humain sont héréditaires. Pour RPJ, tout laisse à croire qu’il a hérité du talent de son père. Polyvalent, il est l’image et à l’image de Rutgers cette saison. Complètement dans la continuité de l’an passé où la petite faculté du New Jersey a explosé, cette saison est la saison de la confirmation : +8 points, + 1 passe, + 0.4 rebond en améliorant de 6.5% son pourcentage aux tirs totaux ! Assumant avec certitude son rôle de leader, il a toutes les qualités pour aller en NBA à la fin de la saison. Une interrogation ? Son pourcentage aux lancers-francs, très très faible depuis son année freshman (67.8% en carrière).
Trevion Williams (JR – F – Purdue) 15.0 points, 9.5 rebonds et 2.4 passes en 53.1 / 0 / 52.1 – 13 matchs Peut-être l’un des joueurs de cette liste qui attire le moins visuellement. Pourtant, il est actuellement l’un des joueurs les plus bouillants de la NCAA et cela ne risque pas de s’arrêter. Portant à lui tout seul (ou presque) le programme de Purdue à une modeste 6ème place de conférence Big Ten, Trevion s’est fait petit à petit une place de rang en termes de qualité de jeu. Faisant parti des tout meilleurs rebondeurs présents sur les parquets, son jeu de passe est à retenir, surtout pour un physique comme le sien (2.08m, 120kg). On l’a vu tenter de s’écarter depuis son arrivée en NCAA, mais ça ne semble toujours pas porter ses fruits (4/14 en carrière, dont 0/2 cette saison). Même si la NBA ne lui tend pas les bras cette année, Purdue sera une équipe à surveiller cette année, rien que pour ce joueur.
Hunter Dickinson (FR – C – Michigan) 17.5 points, 7.9 rebonds et 0.9 passes en 70.9 / 0 / 75.0 – 11 matchs Freshman de l’année : check. L’un des meilleurs joueurs à son poste : check. All-American 2nd team : check.
Cameron Krutwig (SR – C – Loyola Chicago) 16.1 points, 6.6 rebonds et 2.0 passes en 62.3 / 14.3 / 59.4 – 8 matchs Une petite surprise au sein de cette 2nd team, avec un joueur ultra talentueux dont on ne parle pas beaucoup. Sûrement l’un des pivots les plus polyvalents de sa génération, Cam a des allures de Nikola Jokic dans le jeu. Puissance au poste bas, bonne vision du jeu, mains ultra sûres près du cercle en plus de frôler assez régulièrement les triples-doubles ! Déjà un des pionniers du parcours de Loyola lors de March Madness 2018 (Final Four en étant 11ème tête de série) en tant que freshman, avec 10.4 points et 4.8 rebonds de moyenne sur le tournoi, Cameron a bien évolué depuis. Son physique lui a permet de régner sur la MVC pendant 4 années, direction la NBA ?
3rd team
Jared Butler (JR – G – Baylor) 16.4 points, 3.5 rebonds et 5.4 passes en 49.6 / 43.1 / 76.7 – 11 matchs C’est certain. Jared ne fait pas forcément la saison qu’on prévoyait au début de saison. Le départ de Makai Mason l’an passé l’avait propulsé au rang des meilleurs arrières NCAA et beaucoup attendaient de lui une saison « à la » Dosunmu. Mais Scott Drew a bien géré son équipe, et avec 4 joueurs à plus de 10 points par match, difficile. Mais qu’est-ce que ce jeu est efficace pour Jared ! L’association avec MaCio Teague fonctionne toujours et l’arrivée de Flagler (redshirt transfer) et Cryer ne changent pas ses plans : il veut gagner. Beaucoup plus concentré, appliqué, et collectif (au détriment de certains de ses « tickets » shoots), Jared et Baylor sont létaux cette année, et risquent d’aller très très loin dans la compétition.
McKinley Wright IV (G – Colorado) 15.4 points, 4.7 rebonds et 5.1 passes en 53.4 / 35.3 / 78.6 – 12 matchs Quand on est 2 fois dans la Pac-12 1st Team en 3 saison, et qu’en plus on est considéré comme l’un des meilleurs défenseurs de sa conférence, ça vous classe le joueur. C’est le cas de McKinley, aujourd’hui considéré comme l’un des meilleurs arrières de la NCAA, et à juste titre ! Adoubé comme le 15/5/5 man, qu’il obtient depuis sa saison freshman, sa production n’a cessé d’évoluer, notamment en termes d’efficacité au tir. Beaucoup plus propre dans son jeu, toujours dans son rôle de playmaker, il fait une vraie belle saison, étant un candidat légitime au titre de meilleur guard de la NCAA.
Oscar da Silva (SR – F – Stanford) 19.8 points, 7.4 rebonds et 2.3 passes en 62.8 / 33.3 / 73.5 – 11 matchs Novembre 2017. 2ème saison aux commandes pour Coach Haase, qui ramène da Silva, Okpala et Davis, 3 stars lycéennes dans le programme. Si le deuxième se drafté après sa saison sophomore, da Silva a profité de son départ pour exploser au grand public. Intelligent et précis près du cercle, bon poseur d’écran, son duo avec Tyrell Terry a fait des étincelles l’an passé. Cette année, il est le seul maître à bord et compte bien porter Stanford cette saison. Aucun match en dessous de 10 points, 3 doubles-doubles sur les 3 derniers matchs, il monte en puissance, et risque bien d’atteindre un niveau incroyable dans les semaines à venir !
Drew Timme (SO – F – Gonzaga) 18.5 points, 6.8 rebonds et 2.2 passes en 60.7 / 28.6 / 75.9 – 12 matchs L’un des joueurs qu’on attendait au tournant cette saison et qui a parfaitement réussi son début de saison ! Le texan avait réussi à s’imposer dès sa saison freshman avec les Zags, mais avait fait le choix de rester avec Gonzaga. Scoreur absolument dingue, l’association avec Kispert fait des Bulldogs une menace constante au poste d’ailier. A l’aise près du cercle, finisseur létal, il a encore du mal à s’imposer dans les airs, et manque de présence au rebond. Cependant, son agressivité risque de plaire à beaucoup de scouts et il risque de franchir le pas cette saison !
Charles Bassey (JR – C – Western Kentucky) 16.8 points, 11.8 rebonds et 0.8 passes en 60.4 / 25.0 / 73.9 – 12 matchs Et si c’était LA saison de Charles ? Un peu plus d’un an après sa blessure à la jambe qui l’a écarté des terrains pendant une année, il revient encore plus fort, plus dominant. L’ex-superstar lycéenne peut de nouveau espérer à des ambitions de NBA. Double-double de moyenne, une présence impériale dans la raquette, maître du rebond, finition impeccable, contreur incroyable. Do-mi-na-tion. La question reste la même : aussi talentueux soit-il, est-ce que sa blessure, alors qu’il allait sûrement être drafté lors de la dernière draft, ne va pas l’empêcher d’évoluer en NBA ? Un shoot extérieur assez peu fiable, mais son profil pourrait plaire à des équipes en quête de profondeur de banc cependant !
All-Freshman Team
Jalen Suggs (G – Gonzaga) 13.8 points, 5.1 rebonds et 5.1 passes en 53.7 / 40.6 / 65.7 – 10 matchs On en attendait pas moins d’une collaboration entre un des lycéens les plus talentueux des États-Unis et une super-team depuis quelques années. Seul freshman de la NCAA à poser un 10+/5+/5+ de moyenne, Jalen est là où on l’attend : tout en haut du panier. Des performances offensives XXL (24 points vs Kansas (6ème des rankings à ce moment-là) pour son 1er match, 27 points contre Iowa (3ème des rankings)…), une présence défensive, un sens du jeu collectif, une adresse longue distance à ne plus démontrer. C’est probablement LE freshman polyvalent par excellence. Exister à côté de Kispert, Timme, Nembhard ou Ayayi, ce n’est pas simple. En tant que freshman, encore plus. Mais Jalen possède une maturité dans son jeu qui risque de faire tabac en NBA, avec un peu d’expérience. Joueur à suivre lors de la March Madness !
Cameron Thomas (G – LSU) 21.8 points, 2.7 rebonds et 1.5 passes en 42.7 / 31.3 / 89.5 – 11 matchs Quand tu deviens recordman du nombre de points marqués de l’histoire du lycée d’Oak Hill, tu sais qu’on va t’attendre sur le scoring. Résultat : Cam Thomas est le meilleur scoreur de son équipe, de la cuvée de freshmans et le 9ème scoreur de la NCAA. Will Wade fait passer la majorité des ballons dans ses mains, et ça fonctionne ! Pouvant scorer à tous les niveaux, très adroit sur la ligne des lancers-francs, il insuffle un vent d’air frais aux Tigers (9V-2D cette saison) après une saison passée compliquée. Même si sa défense inquiète un peu, le one-and-done lui tend les bras.
Moses Moody (G – Arkansas) 16.8 points, 5.6 rebonds et 1.7 passes en 45.0 / 38.5 / 80.3 – 13 matchs Si aujourd’hui Arkansas est l’une des locomotives offensives les plus puissantes de la NCAA, c’est en partie grâce à cette homme sorti de Montverde. Le natif de l’Arkansas nous a directement prévenu : plus de 17 points et 5 rebonds de moyenne sur ses 4 premiers matchs. Phénomène passager ? Absolument pas ! 17/6.5 sur les 5 suivants ! Offensivement ? Un monstre qui va vous punir tout le match à longue distance et qui va driver et provoquer (5.5 LFs/match) des fautes si vous fermez l’accès aux 3 points. Défensivement ? Sûrement l’un des plus complets de sa génération, notamment grâce à son profil long et sa taille (1.99 pour un arrière). Moses est l’un des joueurs, malgré sa hype au lycée, qui est en train de faire une énorme impression auprès du monde NCAA ! À suivre de très près !
Evan Mobley (F – USC) 16.2 points, 9.0 rebonds et 1.5 passes en 59.8 / 40.0 / 68.8 – 11 matchs On le savait. C’était presque écrit noir sur blanc qu’Evan allait cartonner dès son année freshman. Directement mis dans le bain grâce à son frère Isaiah, il a réussi à poser 5 doubles-doubles en 11 matchs. Malgré un manque de polyvalence offensive parfois flagrant, il a réussi à vite s’adapter au niveau d’attente NCAA. Joueur hors pair dans les airs, il a des capacités défensives qui pourrait le placer dans les meilleurs défenseurs intérieurs du circuit. USC tourne bien cette année, en jouant le haut du tableau de la conférence PAC-12, et Evan est l’architecte de ce succès sur le terrain.
Hunter Dickinson (C – Michigan) 17.5 points, 7.9 rebonds et 0.9 passes en 70.9 / 0 / 75.0 – 11 matchs Rien de plus logique.
Dans la lignée des Kareem Abdul-Jabbar, Bill Walton, Ralph Sampson, Shaquille O’Neal ou autres Carmelo Anthony, est apparu une nouvelle légende universitaire : Kevin Durant. Retour sur une année incroyablement grandiose, marquée par plusieurs performances phares, et un one-and-done mémorable.
Kevin Durant, un joueur hors du commun…
Avons-nous besoin de le présenter ? Kevin Durant, véritable légende NBA, futur Hall of Famer, 12 saisons en NBA, double champion NBA et un palmarès aussi long que ses bras…
Un enfant de Washington et du Maryland qui rencontra une destinée légendaire lorsqu’il toucha un ballon de basket. C’était inné, presque divin. Il était fait pour ça, tout le monde le savait, sauf lui. C’est ce qu’il l’a fait travaillé, plus que les autres. « Ce n’était pas un rêve, c’était un plan » dit Taras Brown, l’un de ses anciens coachs et mentors. Et tout a commencé très tôt pour Kevin, quand sa taille a attiré l’œil de nombreux scouts.
1m83 à 14 ans, forcément, ça marque les coachs, les scouts, les adversaires et les spectateurs. Petit à petit, on commence à rapporter qu’un grand maigre est en train de faire de dégâts sur le circuit du Maryland. Un assistant de l’équipe universitaire de Texas, Russ Springmann, originaire de la région, entend ces rumeurs et garde son nom en tête.
Après deux années au lycée National Christian Academy dans le Maryland, « KD » change d’équipe et se retrouve au lycée Oak Hill, considéré comme la terre de la légende Carmelo Anthony, dans l’État voisin de la Virginie. C’est à cet instant que Springmann rencontre Kevin Durant pour la 1ère fois.
« On pouvait voir ce que Kevin pouvait faire sur le terrain de basket, et ce qu’il pouvait faire pour le Texas était évident.«
Russ Springmann – Asst. coach de l’université du Texas
L’année sportive se passe bien pour Kevin, il enchaîne les bonnes performances et son nom devient de plus en plus récurrent dans les discussions. À la fin de la saison, il décide de revenir dans son Maryland natal, et s’engage dans le lycée privé Montrose Christian School. Durant l’inter-saison (printemps-été 2005), « KD » prend 13 centimètres. C’est à ce moment qu’il visite le campus de Texas, et reçoit une offre de bourse de la part de Russ Springmann.
Kevin Durant sous les couleurs de Montrose Christian lors de sa dernière saison lycéenne.
Au moment de l’offre, Springmann sait à quel point l’arrivée de Kevin Durant peut être pré-déterminante sur la recruiting class à venir. Texas va très certainement perdre P.J. Tucker, LaMarcus Aldridge et Daniel Gibson, leur trio phare, ainsi que Brad Buckman et Kenton Paulino, deux seniors sur la saison à venir. Texas est donc en recherche de têtes d’affiches, de jeunes joueurs pouvant les porter au plus haut niveau.
De son côté, les offres s’enchaînent pour « KD ». Il réduit le nombre d’offres à 3 principales : North Carolina, fraîchement champion NCAA; Connecticut, champion NCAA l’année précédente et Texas, dont la présence est un peu inattendue, vu leur manque de résultats. À cette époque, son cœur, au niveau de la NBA, penche pour les Raptors et son joueur préféré, Vince Carter (ex-joueur de North Carolina), dont il vantait le travail :
« Vince jouait sans peur. Chaque fois qu’il voulait terminer un match, il le faisait. J’essayais de reproduire la même chose.«
Kevin Durant
Le destin aurait donc voulu qu’il suive le chemin de son idole dans la Caroline du Nord, mais ce ne fut pas le cas. Kevin était devenu la priorité n°1 de Texas et de Springmann, le joueur à avoir. L’assistant passait tout son temps avec lui et sa mère. Il le voulait plus que tout au monde.
Un mois après sa visite du campus d’Austin (Texas), le 16 juin 2005, Kevin Durant annonce qu’il jouera pour l’université du Texas. Victoire pour Springmann, qui a sa tête d’affiche, son joueur phare et plus important, un fils spirituel. Comme un symbole, 5 ans après l’engagement de Kevin pour Texas, en janvier 2011, Russ eu un fils qu’il appela Durant…
Sa saison en tant que senior à Montrose Christian fut extraordinaire. Il se révèle au grand public comme l’un des plus grands espoirs du basket américain. Tout le monde s’accorde pour dire que lui et Greg Oden, l’autre superstar lycéenne, seront le futur de la NBA. Enchaînant les grosses performances, il est facilement retenu pour les échéances nationales qu’il va survoler, comme le McDonalds All-American (25 points, 5 rebonds, 4 passes, co-MVP avec Chase Budinger, en partance pour l’université d’Arizona) ou le Jordan Brand Classic (16 points, 7 rebonds, 4 passes, MVP), considérées comme les All-Star Games des joueurs lycéens.
Reconnaissance nationale pour un enfant du Maryland, devenu en quelques années l’un des plus grands espoirs du basket. Son engagement envers Texas sonna différemment, Rick Barnes (le coach) et Springmann venaient de réaliser le plus gros coup de l’histoire de l’université, des années avant Mo Bamba, Avery Bradley, Myles Turner ou Tristan Thompson. Kevin Durant venait de les propulser dans une autre dimension. En plus de lui, le talent de ce dernier réussit à convaincre 6 joueurs à rejoindre Texas, dont Damion James et D.J. Augustin, deux autres joueurs 5 étoiles, considérés parmi les meilleurs joueurs du pays.
Bilan du recrutement : 7 freshmans (joueurs de 1ère année) dont 3 joueurs 5 étoiles. Malgré la perte du trio Tucker/Aldridge/Gibson, Texas pose une des meilleures recruiting class du pays (3ème selon 247sports) et la plus grande de leur histoire.
Et ce n’était que le début… car « KD » n’avait pas encore joué une seule minute pour eux.
… qui réussit une saison freshman historique !
Les attentes étaient assez grandes concernant Texas. La saison passée a été frustrante. L’équipe de Rick Barnes échoue face à LSU aux portes du « Final Four » , graal du basket universitaire, et vient de perdre, comme prévu son trio Tucker/Aldridge/Gibson, en partance pour la NBA. 4 joueurs de l’effectif reviennent, accompagnés des 7 freshmans.
AP (Associated Press), référence des classements des équipes universitaires, sort son Top 25 et classe Texas 21ème équipe avant que la saison ne débute.
Avant la saison 2006/07, seulement 14 joueurs issus de Texas ont été draftés, dont le trio de l’année passée. L’ajout de 8 joueurs non-draftés portent le total à 22 joueurs passés en NBA. 8 d’entre eux n’ont jamais passés les 100 matchs en NBA. LaMarcus Aldridge n’ayant pas foulé les parquets NBA, seuls les noms de Slater Martin (undrafted, Hall of Famer, 7 fois All-Star, 5 fois champion) et Johnny Moore (43ème choix de la draft 1979, meilleur passeur de la NBA en 1981/82) résonnent encore dans les têtes des spécialistes à cette époque.
« KD » n’a pas vraiment le droit à l’erreur, sa prise de risque en choisissant Texas a été très grande, mais il a choisi avec le coeur, il est convaincu d’avoir fait le bon choix.
9 novembre 2006. Les attentes sont obsolètes. La saison commence face à Alcorn State, un adversaire assez faible sur le papier pour que Texas puisse s’exprimer sur le terrain. Même si l’effectif de Texas est très jeune, la réalité du talent rattrape rapidement les espoirs des adversaires de Durant. Ce dernier ne restera que 22 minutes, son 2ème plus faible total de la saison, le match étant plié à la mi-temps (48-18 pour Texas). Le match sera une formalité pour le groupe texan, victoire 103 à 44. 20 points, 6 rebonds, 3 interceptions pour Kevin Durant, qui pose déjà des bases très élevées en peu de temps, et un impact sur le jeu qui s’annonce incroyable.
Les jours s’enchaînent, les entraînements aussi, et le staff commence à observer une éthique de travail bien plus élevée chez Kevin que chez les autres. Taras Brown explique : « Springmann m’a appelé un jour et m’a dit « Kevin ne veut pas quitter le gymnase. Il y est jusqu’à 1h du matin. » ». Il l’avait dit, c’était un plan, pas un rêve. Durant se poussait à l’excellence jour et nuit.
« Vous dites à un enfant qui a grandi à Washington D.C., qui n’a pas toujours eu accès à une salle de gym, que vous pouvez maintenant y avoir accès 24 heures sur 24 ? Que vous pouvez y manger quelque chose, utiliser le lounge ou l’ordinateur ? C’est un service unique. Certains jours, il revenait la nuit pour tirer et nous disions : « On pourrait aussi bien dormir ici. On a tout ce qu’il faut ». »
Randy Williams, ami de Kevin Durant
Les matchs s’enchaînaient, et « KD » accumulait les performances : 21.2 points, 9.4 rebonds (2.8 offensifs), 1.6 interceptions, 2.2 contres de moyenne sur ses 10 premiers matchs, avec des pourcentages pharaoniques (47.7/40/86.2) et un bilan convaincant de 8 victoires pour 2 défaites. Mais sa première vraie confrontation interviendra lors de son 11ème match, face à une équipe de Tennessee qui finira 25ème équipe de la NCAA à la fin de la saison, selon Associated Press.
Leur premier match sera à la hauteur des espérances, faisant partie des 15 matchs avec un écart de 6 points ou moins disputés par Texas cette année-là. Un duel se démarque tout au long du match : Chris Lofton, véritable star des Volunteers, en place pour être joueur de l’année de la conférence SEC, et Kevin Durant.
La première mi-temps est à l’avantage des Longhorns, Rick Barnes maîtrise son sujet et Texas déroule offensivement, 50 points inscrits, 35 points encaissés, Tennessee est dans les cordes. 14 points et 5 rebonds pour Kevin (5/10 aux tirs), 8 points et 4 rebonds pour Chris Lofton (2/8 aux tirs). Texas gagne dans tous les compartiments. Mais les joueurs de Bruce Pearl, que certains d’entre vous connaissent aujourd’hui du côté d’Auburn, ne restent pas à terre. La mi-temps marque un tournant dans le match à l’avantage des Volunteers, plus propres, plus percutants, plus agressifs.
Texas craque et perd son avance petit à petit. À 2 minutes du terme, ils possèdent encore 7 points d’avance grâce à un lancer-franc de Matt Hill, freshman à l’époque.
Malheureusement pour eux, ils sont tombés face à un joueur qu’il ne fallait pas laisser ouvert à trois points. Lofton, à 7/16 à longue distance ce soir-là, prend les choses en main. 87-82 pour Texas, 1 minute et 15 secondes restantes, « KD » se fait contrer sur un lay-up, Wayne Chism prend son 8ème rebond de la soirée et ressort sur Ramar Smith, qui percute et ressort le ballon sur JaJuan Smith, qui voit Lofton à 45° et le sert. Lofton hésite longuement, Kevin Durant défend sur lui, et déclenche à 3 points, ficelle. La salle explose. 87-85 pour Texas.
Mais il reste une minute, et Texas a encore le temps de réagir et de stopper l’hémorragie. AJ Abrams décide de monter la balle, drive et manque un lay-up plutôt simple, rebond pour Tennessee, et la suite appartient à l’histoire…
La défense… La défense… La défense… A vrai dire, Kevin ne pouvait pas faire grand chose sur cette action, le tir est trop lointain, trop imprévisible, et ses tentacules n’y pourront rien. Mais il se prend 6 points consécutifs de Lofton sur la tête et permet à Tennessee de passer devant. Il se rattrapera ensuite, en arrachera la prolongation sur un tir inespéré au buzzer mais Texas s’inclinera 111 à 105, dans une Thompson-Boling Arena en feu.
Kevin Durant aura mis 7 points sur la seconde mi-temps, Chris Lofton en aura mis 20. Défaite cruelle pour « KD », qui sera marqué mentalement par cette épreuve et ne laissera un adversaire scorer plus que lui seulement 3 fois sur les 19 matchs suivants (2 victoires et une défaite contre Villanova).
Mais revenons sur la défense, car un évènement majeur marqua la saison de « KD » dans ce domaine. Scott McConnell, assistant pour les relations avec les médias, le raconte :
« Lors du match d’exhibition contre Lenoir-Rhyne, Coach Barnes a pourri tous les anciens du groupe. Sur ce match, A.J. (Abrams) ne pouvait rester devant personne, et il ne pouvait pas tolérer cela. Il a réprimandé A.J., et lui a dit qu’il était le pire défenseur qu’il ait jamais vu. Le lendemain, à la séance vidéo, il a rectifié ses propos : « A.J., je te dois des excuses. Tu n’es pas le pire défenseur que j’ai jamais entraîné. Kevin Durant est le pire défenseur que j’ai jamais entraîné. »
Scott McConnell
Bien évidemment, Kevin l’a mal pris. Mais le choix du coach a été celui de dire la vérité, Kevin voulait la vérité.
Depuis ce jour, à chaque entraînement, chaque match, chaque temps-mort, « il demandait à un des assistants : « Comment est ma défense ? » affirme Rick Barnes. Toujours dans le plan, ce plan initial de l’enfant de Washington : se rapprocher de la perfection, encore et toujours.
Ian Mooney, transféré à Texas cette année-là, avait la réputation d’être tout le temps à 120% sur un terrain, même si le talent ne suivait pas toujours (0.3 points et 0.8 rebonds en carrière). Barnes lui a ordonné de défendre sur Kevin Durant, et il a apporté cette compétitivité qu’il lui manquait. « Je pense que l’entraîneur Barnes s’est rendu compte que j’avais la volonté de le harceler et de le poursuivre constamment. Heureusement, il n’y avait pas d’arbitres à l’entraînement. », raconte Ian. « KD a adoré. Il a réalisé que Ian n’essayait pas de lui faire du mal. Il savait qu’il en avait besoin. », rajoute Coach Barnes.
Durant cette saison, Texas affrontera 6 fois un adversaire qui a fini dans le Top 25 d’Associated Press en fin de saison. 1 victoire contre Texas A&M (9ème du Top 25) après prolongations pour 5 défaites. Un effectif trop jeune pour les matchs de haut niveau, « KD » trop seul… Nombreuses ont été les excuses, mais Kevin Durant a toujours assumé son statut de leader. 30.5 points, 11.2 rebonds, 2.2 interceptions, 3.2 contres en 45.7/50/76.2 sur ces six matchs. Absolument monumental.
Ces 5 défaites composeront un peu plus de la moitié des défaites de Texas cette année, qui finira son année sur un bilan de 24-9, avant d’aborder le tournoi final, la March Madness, en étant tête de série n°4 de leur partie de tableau, et étant classé 11ème au classement Associated Press. Passer de 21ème à la 11ème place, c’est ça l’effet Kevin Durant. On retiendra de cette saison des performances mémorables comme ses 4 matchs à 37 points, dont son 37 points/23 rebonds lors de la victoire face au rival, Texas Tech. Les attentes sont remplies, place à la partie sérieuse.
Mais avant d’aborder la fin de saison et la March Madness, voici quelques records (ou presque) que Kevin a battu durant sa saison :
2nd total de points sur une saison pour un freshman (903 points) derrière Mahmoud Abdul-Rauf (965) et devant Trae Young (876)
Records de points et de rebonds en un match pour un joueur de l’université de Texas sur un match de Big 12
11ème total de doubles-doubles sur un saison pour un freshman (20)
4ème meilleure moyenne de points sur la saison 2006/07 (25.8)
Meilleure moyenne de points sur une saison pour un joueur de Texas (25.8)
La March Madness, c’est comme les Playoffs NBA. C’est une saison à part, une nouvelle saison. 68 équipes, reparties en 4 tableaux, pour un titre de champion universitaire.
Le tableau leur impose au premier tour les New Mexico State Aggies, équipe de l’ancienne superstar lycéenne Elijah Ingram. Les deux équipes ont un jeu très similaire, très offensif au détriment de la défense. Malheureusement pour les Aggies, Texas est trop talentueux.
La première mi-temps est plutôt serrée, la jeunesse des texans se fait ressentir face à l’équipe expérimentée de New Mexico State. Mais la deuxième mi-temps est à l’avantage de l’équipe de Rick Barnes (46 à 37). Le trio Durant/Augustin/Abrams inscrit 62 des 79 points des Longhorns, et s’impose 79-67 dans un premier tour plutôt facile.
Le deuxième tour s’annonce plus compliqué, puisqu’ils affrontent une autre équipe prétendant au Final Four : Southern California (USC), tête de série numéro 5. À son bord : Nick Young, qui va se présenter à la Draft, Gabe Pruitt, Daniel Hackett et un freshman très talentueux, Taj Gibson.
Un effectif profond et incroyable attend donc Texas, dans un match qui les opposera potentiellement à North Carolina au prochain tour, l’université de Vince Carter, son héros.
Mais Texas n’exista que quelques minutes. USC était trop fort, trop complet, trop menaçant à tous les postes. Kevin n’est pas sorti du match une seule seconde, voulant se battre jusqu’au bout. 30 points et 9 rebonds pour finir sa saison. A.J. Abrams était seul à ses côtés, avec 20 points inscrits. Le reste de l’équipe n’a pas pu rivaliser avec la défense de USC. En face, c’est tout le cinq de départ des Trojans qui inscrit plus de 10 points. Texas est éliminé, fin de saison et de carrière universitaire pour Kevin Durant, qui déclara évidemment sa présence à la Draft NBA.
Une saison extraordinaire qui ne s’achève malheureusement pas de la plus belle des manières, mais « KD » a trouvé ce qu’il voulait dans cette université : du basket et une famille. Avec des statistiques dignes des plus grands de ce sport (25.8 points, 11.1 rebonds, 1.9 interceptions, 1.9 contres en 47.3/40.4/81.6), il a porté Texas à la 11ème place du classement AP, en étant la 6ème meilleure attaque NCAA avec 81.7 points par match.
Ce parcours et cette année l’amènera à devenir le premier freshman de l’histoire à remporter le titre de joueur NCAA de l’année par Associated Press (suivront deux spécimens appelés Anthony Davis en 2012 et Zion Williamson en 2019) et le seul joueur issu de l’université de Texas à l’obtenir. Légendaire. Suivi alors une sélection au deuxième choix de la Draft (derrière Greg Oden, comme prévu depuis le lycée), et une carrière… supersonique…
Et si « KD » avait influencé le recrutement des lycéens d’aujourd’hui ?
Voilà maintenant plus de 10 ans que Kevin Durant a rejoint la NBA. Son talent n’est plus à prouver, et son palmarès parle pour lui-même. Comme les autres légendes du basket-ball, il a marqué son époque et a notamment influencé énormément de jeunes joueurs, comme Vince Carter l’avait influencé à son époque.
D’ailleurs, il n’est pas rare de nos jours d’entendre parler du « nouveau KD » si on parle de Brandon Ingram (Pelicans) ou de Emoni Bates (lycéen).
Alors on peut se poser la question : Kevin Durant a-t-il transformé le recrutement des lycéens auprès des universités ?
Question ouverte, mais qui mérite réflexion… Parce que sa saison avec Texas a marqué les esprits de tout le monde. Tous les recruteurs veulent être Springmann, recruter un nouveau Durant, au profil physique long et talentueux ballon en main. Afin de mesurer l’impact de « KD » sur les joueurs lycéens et sur le recrutement, nous allons prendre le top 20 des rankings RSCI (classements des joueurs lycéens) depuis 1999 et jusqu’à 2023 et introduire un coefficient : le Coefficient Physique.
« KD » avait, à son arrivée à l’université de Texas, un CP de 0,02273114. Pour pouvoir vraiment comparer avec Kevin Durant chaque top 20 de chaque génération, nous allons calculer les CP de chaque joueur en sortie de lycée et garder uniquement les joueurs ayant la taille de Kevin Durant à +/- 5% et son CP à +/- 3%. Certes, on ne pourra pas comparer les niveaux techniques par rapport à lui, ça serait trop complexe, mais nous aurons un aperçu de l’impact physique du MVP 2014 sur les jeunes joueurs et leur recrutement.
En réalisant ces calculs, nous obtenons le graphique suivant :
Graphique représentant le nombre de lycéens issus du top 20 RSCI de leur génération ayant un physique comparable à celui de Kevin Durant
La courbe de tendance (en pointillés) est claire : ce genre de profils est de plus en plus présent dans les meilleurs joueurs lycéens. Quasiment invisible dans les années 90, on commence à assister à une éruption de ce profil long avec les cas de Chris Bosh (2002), Trevor Ariza (2003) et Rudy Gay (2004), mais ils sont assez esseulés dans l’ensemble.
C’est en 2005/2006 qu’on assiste à la première vague, d’où provient Durant (2006), qu’accompagnent Brandan Wright et Thaddeus Young. L’année 2005 a été une anomalie. Sur les 5 joueurs, seulement deux ont intégré la NBA et Amir Johnson est le meilleur des deux.
C’est cette génération 2005 qui a probablement causé la perte du profil dans les années suivantes (2007, 2008), mais les titres de meilleur scoreur de Kevin Durant en NBA (2010, 2011, 2012) et le succès d’Anthony Davis (2011) ont totalement relancé le profil, le rendant obligatoire dans les top 20 RSCI depuis. On pourrait même citer son titre de MVP (2014), mais ça reste dans le domaine du détail négligeable…
La courbe de tendance montre une potentielle explosion à venir sur les années à venir. À voir… En tout cas, avec 5 joueurs (pour l’instant) en 2023, l’avenir semble tendre vers ce genre de profils !
Pour finir, voici la liste des joueurs correspondants depuis 1999, et je pense que vous en reconnaissez quelques-uns… :
Ainsi s’achève l’épopée d’une légende universitaire, d’un monstre comme on en voit tous les 500 ans, d’un prototype ayant marqué sa génération et les générations à venir. C’était l’histoire de Kevin Durant, un ranger venu du Texas.
Sources :Sports Reference, 247.sports, RSCI, The Athletic, ESPN, NCAA, CBS Sports, Texas Athletics.
Enfin nous y sommes ! La draft aura bien lieu cette nuit, après cinq mois d’attentes, les prospects de la classe 2020 auront été les joueurs les plus étudiés et les plus scrutés et de l’histoire de la Draft. Est-ce que cela nous a aidé pour faire notre mock ? Pas sûr. Impossible de prédire avec exactitude le déroulement de cette édition, si bien que, même les franchises ne sont pas certains des choix et des transferts qui auront lieu cette nuit. Plusieurs trades ont été annoncé et seront validés vendredi prochain, en attendant, voici notre dernière Mock Draft 2020 en prenant en compte les besoins des franchises mais surtout les meilleurs prospects disponibles. Une cuvée annoncée moyenne, mais une cuvée qui rentre déjà dans l’histoire dans ce contexte inhabituel.
Edit : Pas de MaJ depuis le trade entre les New York Knicks et le Utah Jazz (sorry)
🏀 Nos choix du Premier Tour 🏀
Lottery picks
#1 – The Minnesota Timberwolves select :
Anthony Edwards(SG)
Georgia Bulldogs – Freshman USA 19 ans (05/08/2001)
Taille : 196 cm
Poids : 102 kg Statistiques individuelles
Considéré comme un joueur extrêmement talentueux depuis ses années lycée, Edwards pourrait être le chaînon manquant dans l’attaque des Wolves suite au départ de Andrew Wiggins. Arrière scoreur et explosif, capable d’être une triple menace aux tirs, le Bulldog formerait alors un trio offensif de premier choix aux côté de D-Lo et KAT. Les fans de Minny devront en revanche passer leur chemin s’ils espèrent voir débarquer un profil défensif, le joueur ne fait effectivement pas montre d’une grande concentration de l’autre côté du terrain et joue parfois de manière nonchalante par séquence.
#2 – The Golden State Warriors select :
James Wiseman(C)
Memphis Tigers – Freshman USA 19 ans (31/03/2001)
Taille : 216 cm
Poids : 108 kg Statistiques individuelles
Avec les retours aux affaires de Curry, Thompson et Green, les Warriors vont pouvoir renforcer leur secteur intérieur en sélectionnant le phénomène physique James Wiseman. Bien qu’il n’ait pas joué de match officiel depuis plus d’un an, son gabarit et ses qualités athlétiques devraient lui assurer une place dans le top 3. Si ses prises de décision en attaque laissent à désirer, il n’en reste pas moins un choix de luxe pour prendre les rebonds, jouer le pick and roll avec Curry, mais aussi pour recevoir les passes lobées de Green.
#3 – The Charlotte Hornets select :
LaMelo Ball(PG/SG)
Illawarra Hawks – US player eligible USA 19 ans (22/08/2001)
Taille : 201 cm
Poids : 82 kg Statistiques individuelles
Très certainement le meneur de jeu qui a le plus la cote, LaMelo est un joueur plein d’enthousiasme sur un terrain. Doté d’une vision de jeu et d’un toucher de balle remarquables, le meneur devrait électriser les supporters des Hornets qui cherchent désespérément la bonne formule suite au départ de Kemba Walker. Même s’il doit encore gommer quelques lacunes en défense et être plus sélectif dans ses tirs, le petit dernier de la fratrie Ball dispose néanmoins des atouts suffisants pour devenir à terme un élément central de l’effectif de James Borrego.
#4 – The Chicago Bulls select :
Onyeka Okongwu(PF/C)
Southern California Trojans – Freshman USA/Nigéria 19 ans (11/12/2000)
Taille : 206 cm
Poids : 111 kg Statistiques individuelles
Chicago se retrouve avec beaucoup de jeunes sur tous les postes, notamment à l’intérieur avec Markkanen, Carter Jr et Gafford. La sélection d’Okongwu se base sur sa polyvalence en défense et cette qualité inestimable pour un big man de pouvoir switcher sur des extérieurs. Son activité sur le terrain et sa faculté à roller fort vers le cercle feront de lui un joueur complémentaire de Lauri Markkanen. L’ancien coéquipier de LaMelo Ball au lycée a annoncé vouloir suivre les traces de Bam Adebayo, aux Bulls de copier la recette magique du Heat.
#5 – The Cleveland Cavaliers select :
Obi Toppin(PF/C)
Dayton Flyers – Sophomore USA 22 ans (04/03/1998)
Taille : 206 cm
Poids : 99 kg Statistiques individuelles
Assurément l’un des joueurs les plus NBA-ready, Toppin est un poste 4 qui brille par ses qualités de finisseur et son physique. Inspiré par le paternel, c’est un joueur très aérien, capable d’écarter le jeu. Toppin pour être une solution de remplacement après un départ probable de Tristan Thompson et en attendant un signe sur la situation de Kevin Love. Aux côtés de Drummond, il n’aura pas tellement à se soucier de la défense, principal point faible dans son jeu, mais devra en revanche travailler son footwork et gagner en souplesse au niveau des hanches.
#6 – The Atlanta Hawks select :
Isaac Okoro(SF)
Auburn Tigers – Freshman USA 19 ans (26/01/2001)
Taille : 198 cm
Poids : 102 kg Statistiques individuelles
Les Hawks se retrouvent également avec de bons jeunes joueurs à tous les postes. En revanche, coach Pierce ne serait pas contre l’idée de récupérer un bon défenseur. Un secteur de jeu laissé à l’abandon la saison dernière. Le joueur d’Auburn est totalement focalisé sur la défense et se réserve même le droit de penser pouvoir défendre sur les postes de 1 à 4 et voire certains poste 5. Bien que son tir et ses choix en attaque sont à peaufiner, les Hawks obtiennent là un winner.
#7 – The Detroit Pistons select :
Tyrese Haliburton(PG/SG)
Iowa Cyclones – Sophomore USA 20 ans (29/02/2000)
Taille : 196 cm
Poids : 79 kg Statistiques individuelles
Avec Derrick Rose et Brandon Knight en 1, inutile de dire que les Pistons vont très sérieusement envisager la piste d’un véritable meneur de jeu capable de tenir le ballon et de proposer du jeu. Il se trouve que Haliburton est tout à fait le profil idéal pour ce poste, cet adepte du C&S et du pick-and-roll est doté d’une bonne vision de jeu et d’une qualité de passe chirurgicale, mais peut également très bien défendre grâce à ses mensurations qui finiront de convaincre Dwane Casey de lui confier les rênes de l’équipe. S’il ne parvient pas encore à prendre le jeu à son compte, d’autres s’en chargeront à sa place.
#8 – The New York Knicks select :
Killian Hayes(PG)
Ratiopharm Ulm – International France 19 ans (27/06/2001)
Taille : 193 cm
Poids : 97 kg Statistiques individuelles
Oui les Knicks ont besoin d’un meneur, oui les Knicks vont à nouveau se lancer avec un français ! Mais Hayes ne ressemble en rien à Ntilikina. L’ancien choletais a montré qu’il pouvait prendre la mène à temps complet en Allemagne. Il se débrouille bien sur pick and roll avec un handle de haut niveau. Fan de step back et side step en tout genre, il est aussi capable de passes lumineuses. Grand fan de Ginóbili, il existe tout de même des interrogations quant à sa dextérité main droite.
#9 – The Washington Wizards select :
Deni Avdija(SF/PF)
Maccabi Tel-Aviv – International Israël 19 ans (03/01/2001)
Taille : 201 cm
Poids : 95 kg Statistiques individuelles
Avec un gabarit taillé pour évoluer en 4 et des qualités d’arrière, Avdija peut jouer dans n’importe quelle position sur l’aile. À seulement 19 ans il dispose d’une expérience professionnelle en Europe loin d’être négligeable (34 matchs d’Euroligue) et ne devrait avoir aucun mal à s’adapter chez des Wizards engagés dans un processus de reconstruction et qui cherchent des talents et du renfort en attaque pour soutenir Bradley Beal. Avdija devra néanmoins prendre plus de risque en attaque et sortir de sa zone de confort pour devenir un vrai lieutenant.
#10 – The Phoenix Suns select :
Patrick Williams(SF/PF)
Florida State Seminoles – Freshman USA 19 ans (26/08/2001)
Taille : 203 cm
Poids : 102 kg Statistiques individuelles
Invaincus lors à « la bulle d’Orlando », les Suns on réalisé le premier gros coup de cette intersaison en faisant venir Chris Paul tout en conservant ce choix de draft. Avec Patrick Williams, Coach Williams récupère un très jeune ailier dont la côte n’a cessé de monter ces dernières semaines. Remplaçant au sein de la bonne équipe de Florida State, son gabarit, ses qualités athlétiques, sa polyvalence en défense et son potentiel offensif (encore à développer) séduisent de nombreux scouts.
#11 – The San Antonio Spurs select :
Devin Vassell(SF/PF)
Florida State Seminoles – Sophomore USA 20 ans (23/08/2000)
Taille : 198 cm
Poids : 81 kg Statistiques individuelles
Les Spurs vont très certainement tenter le pari d’un ailier étant donné l’incertitude qui règne autour de DeMar DeRozan. Avec Devin Vassell, les texans feraient ainsi une bonne opération en récupérant un profil 3&D adepte du catch-and-shoot, dans un registre très proche d’un Danny Green il y a quelques années, mais également bon défenseur sur l’homme, le Floridien devrait être capable de se fondre dans un collectif en reconstruction en apportant son énergie et son QI basket.
#12 – The Sacramento Kings select :
Aaron Nesmith(SG/SF)
Vanderbilt Commodores – Sophomore USA 21 ans (16/10/1999)
Taille : 198 cm
Poids : 96 kg Statistiques individuelles
Les Kings sont rentrés récemment dans une zone de turbulence après les rumeurs de trade concernant Bogdan Bogdanovic précédées par les envies de départ de Buddy Hield. Cela tombe bien, Aaron Nesmith se présente comme l’un des meilleurs shooteur de cette cuvée avec 52.2% de réussite et plus de 8 tentatives par rencontre. L’ancien coéquipier de Garland à la fac n’aura pas besoin d’avoir le ballon dans les mains et apportera des solutions off-ball pour Fox.
#13 – The New Orleans Pelicans select :
Saddiq Bey(SF/PF)
Villanova Wildcats – Sophomore USA 21 ans (09/04/1999)
Taille : 203 cm
Poids : 97 kg Statistiques individuelles
Voici un joueur de devoir dans la réputée fac de Villanova. L’ancien coéquipier d’Eric Paschall est un ailier capable de shooter de loin mais surtout d’impacter un match sans avoir à scorer. Bon QI en défense, dans les aides et les rotations, capable de jouer off-ball de l’autre côté du terrain, son apport ne pourra qu’être bonifié dans les schémas de Stan Van Gundy qui aura surement besoin de ce type de joueur pour assurer des deux côtés du terrain.
#14 – The Boston Celtics select :
Kira Lewis Jr.(PG)
Alabama Crimson Tide – Sophomore USA 19 ans (06/04/2001)
Taille : 190 cm
Poids : 74 kg Statistiques individuelles
Voici le premier des trois choix à disposition de Danny Ainge pour ce first round. Pas certains que tous ces picks soient conservés, mais pour cette fin de loterie, impossible de résister à l’envie de sélectionner l’un des joueurs les plus rapides de cette cuvée. Le roster de Boston contient déjà de jeunes arrières, en espérant que coach Stevens lui offrira plus d’opportunités. Toujours d’attaque, Lewis devrait se régaler en transition et dans le jeu espacé de la NBA. Bon driver avec un joli floater, il est également capable d’artiller de loin avec un solide pull up après un dribble main gauche.
Kira Lewis Jr. meneur des Crimson Tide d’Alabama (SEC) – Photo by Michael Wade/Icon Sportswire via Getty Images
Fin de 1er tour
#15 – The Orlando Magic selects :
Tyrese Maxey(PG)
Kentucky Wildcats – Freshman USA 20 ans (04/11/2000)
Taille : 190 cm
Poids : 89 kg Statistiques individuelles
La dernière trouvaille de Kentucky est avant tout un défenseur complet et doté d’une envergure énorme de 2m03, idéal pour gêner l’adversaire. Capable de switcher sur pas mal d’adversaire, il dispose également d’un toucher de balle précieux pour finir près du cercle et profiter de son habilité et de ses longs bras pour prendre sa chance de n’importe où. Un arrière bon défenseur qui ne devrait avoir aucun mal à bénéficier de minutes de la part de Steve Clifford à un poste encore très fragile et incertain
#16 – The Houston Rockets select :
Tyrell Terry(PG)
Stanford Cardinal – Freshman USA 20 ans (28/09/2000)
Taille : 185 cm
Poids : 72 kg Statistiques individuelles
Une intersaison bien compliquée pour la franchise du Texas. Après les départs de Mike D’Antoni puis de Daryl Morey, ce sont les superstars Harden et Westbrook qui souhaiteraient quitter le navire. Dans ce ciel sombre au-dessus de Houston, une petite éclaircie avec l’acquisition de ce premier choix de draft via un trade. Réputé comme l’un des meilleurs shooteurs de sa classe, Terry est capable de dégainer rapidement et de très loin. Il est doté d’un bon sens du jeu et d’un joli toucher près du cercle malgré son petit gabarit (61.5% de réussite). Des doutes subsistent sur sa défense, mais Terry assure que son énergie et sa hargne compense son manque de physique.
#17 – The Minnesota Timberwolves select :
Precious Achiuwa(PF/C)
Memphis Tigers – Freshman Nigéria 21 ans (19/09/1999)
Taille : 206 cm
Poids : 102 kg Statistiques individuelles
Les qualités physiques et la polyvalence défensive d’Achiuwa pourraient être attrayants pour une équipe de Minnesota qui en manque cruellement. Achiuwa a en effet les dimensions et la longueur nécessaires pour contenir les intérieurs, mais dispose également d’une vitesse de déplacement adaptée sur pick-and-roll et devrait bien s’entendre avec Russell. Son manque de production en attaque pourra être compenser par les nombreux profils offensifs dont dispose Ryan Saunders, notamment KAT qui pourra s’écarter un peu plus du cercle en attaque.
#18 – The Dallas Mavericks select :
Aleksej Pokusevski(PF/C)
Olympiakós – International Serbie 18 ans (26/12/2001)
Taille : 214 cm
Poids : 94 kg Statistiques individuelles
Le front office des Mavs se prépare à attirer Giannis dans leurs rangs pour la FA 2021, mais en attendant, voici la sélection d’un tout autre « freak show ». Le serbe est une anomalie avec un gabarit à part, il jouait principalement ailier/meneur en Grèce, avec de belles aptitudes à dribbler, passer et shooter, il sera d’autant plus en confiance en intégrant un roster remplis de joueurs européens. Encore frêle et loin d’être le plus athlétique, cela reste un projet.
#19 – The Brooklyn Nets select :
RJ Hampton(PG/SG)
New Zealand Breakers – US player eligible USA 19 ans (07/02/2001)
Taille : 196 cm
Poids : 82 kg Statistiques individuelles
Un peu sorti des radars après son aventure en Australie, Hampton reste néanmoins un des arrière prometteur. Il dispose en effet des atouts nécessaires pour évoluer tel un combo-guard, ce qui devrait rendre service au staff des Nets qui ont encore de grosses interrogations concernant plusieurs joueurs dans leur backcourt. Apprécié pour ses talents de contre attaquant et son explosivité dans le jeu, il devra néanmoins travailler son adresse au tir en particulier en sortie de dribble pour espérer bénéficier de minutes de jeu dans un effectif qui jouera très certainement les premiers rôles cette saison.
#20 – The Miami Heat selects :
Jalen Smith(PF/C)
Maryland Terrapins – Sophomore USA 20 ans (16/03/2000)
Taille : 208 cm
Poids : 102 kg Statistiques individuelles
Les hommes d’Eric Spoelstra ont épaté le monde entier en accédant aux dernières finales. Avec les apports de jeunes joueurs comme Adebayo, Robinson et Herro, le département du développement des joueurs est de qualité en Floride. Cela tombe bien, si Pat Riley conserve ce pick, Jalen Smith est un athlète explosif capable de contrer tout ce qui bouge mais aussi de dégainer de loin. Il offre une réelle option sur pick and pop et donc une solution de rechange pour Leonard (FA).
#21 – The Philadelphia 76ers select :
Cole Anthony(PG)
North Carolina Tar Heels – Freshman USA 20 ans (15/05/2000)
Taille : 190 cm
Poids : 86 kg Statistiques individuelles
Véritable triple menace en attaque, capable de prendre feu au scoring dans un bon jour, Cole Anthony fait parfois (souvent) preuve d’excès d’individualisme dans le jeu, avec des tirs plus que contestables et une finition douteuse à l’arrivée (38% FG). Mais il faut reconnaître que le gamin du Queens a encore régalé les observateurs par ses qualités offensives et son explosivité dans le jeu, même s’il rechigne encore à défendre sur certaines séquences, son intégration dans les systèmes offensifs de Doc Rivers ne devrait pas poser de problème majeur.
#22 – The Denver Nuggets select :
Josh Green(SG/SF)
Arizona Wilcats – Freshman Australie 20 ans (16/09/2000)
Taille : 198 cm
Poids : 95 kg Statistiques individuelles
Les Nuggets ont passé un cap lors des Playoffs 2020 en réalisant un upset historique face aux Clippers. La paire Murray-Jokic fonctionne à merveille et le jeune MPJ est réellement talentueux en attaque. Le choix d’un joueur athlétique aux prédispositions pour devenir un 3&D prend alors tout son sens avec Josh Green. Capable de jouer sans ballon, et de faire les efforts en défense, Green pourrait être une solution derrière Gary Harris.
#23 – The Utah Jazz selects :
Xavier Tillman(PF/C)
Michigan State Spartans – Junior USA 21 ans (12/01/1999)
Taille : 203 cm
Poids : 111 kg Statistiques individuelles
À ce stade de la draft, Utah pourrait se mettre effectivement en quête d’un intérieur remplaçant NBA ready, suffisamment mobile et efficace dans la protection du cercle. Tillman semble être un candidat idéal, après trois saisons dans le Michigan, le big man s’est mué en leader de la défense des Spartans grâce à son QI basket sur du jeu sans ballon des deux côtés du terrain et sa capacité à gober des rebonds
#24 – The New Orleans Pelicans select :
Théo Maledon(PG)
ASVEL Lyon-Villeurbane – International France 19 ans (19/06/2001)
Taille : 195 cm
Poids : 79 kg Statistiques individuelles
Deuxième choix pour les Pelicans après un trade effectué avec les Bucks. Coach Van Gundy va devoir ajuster ses systèmes avec beaucoup tous ces jeunes joueurs. Il faudra notamment être patient avec le français mais il semble déjà être un bon joueur de pick and roll, et a démontré de réelles qualités de playmaker en Euroligue. Loin d’être le meneur le plus explosif de la cuvée, il possède un solide drive main droite combiné avec un bon floater. Dans l’espoir de jouer avec Ball et Zion, sa progression sur son shoot extérieur sera essentielle.
#25 – The Oklahoma City Thunder selects :
Paul Reed(SF)
DePaul Blue Demons – Junior USA 21 ans (14/06/1999)
Taille : 206 cm
Poids : 99 kg Statistiques individuelles
Après une saison particulièrement aboutie, OKC va néanmoins poursuivre son processus de reconstruction et devrait retenir un remplaçant à Danilo Gallinari en jetant leur dévolu sur l’ailier fort de DePaul. Ses qualités athlétiques et sa polyvalence défensive sont ses principaux atouts, mais le joueur s’est montré à l’aise cette saison pour jouer au large et près du panier malgré quelques réticences sur son ratio 3FGA/FGA et sa mécanique de tir qu’il aura besoin de consolider s’il veut bénéficier de minutes.
#26 – The Boston Celtics select :
Isaiah Stewart(PF/C)
Washington Huskies – Junior USA 19 ans (22/05/2001)
Taille : 206 cm
Poids : 113 kg Statistiques individuelles
Et nous voilà de nouveau avec les Celtics. Boston a semblé « short » à l’intérieur, en subissant face à la puissance de Bam Adebayo lors des dernières finales à l’Est. Loin de nous de penser qu’un jeune intérieur en provenance de la fac de Washington vienne résoudre ces problèmes, mais Stewart offre le package complet de l’intérieur costaud. Capable de scorer au poste et de protéger le cercle, certains scouts ont même émis l’hypothèse qu’il s’est doté d’un solide jump shot.
#27 – The New York Knicks select :
Leandro Bolmaro(PG/SG)
FC Barcelone Lassa – International Argentine 20 ans (11/11/2000)
Taille : 201 cm
Poids : 82 kg Statistiques individuelles
Voici notre premier candidat au draft and stash. L’Argentin sort en effet d’une saison prometteuse avec Barcelone et les prévisions ne lui donnant pas la faveur d’une place dans la loterie, l’arrière a décidé de rester une saison de plus en Catalogne. Pour continuer sur sa lancée et progresser dans un groupe pro au top niveau en Europe, il doit bénéficier d’un peu plus de minutes et de responsabilités dans le jeu pour exprimer ses qualités de meneur et ajuster son adresse au tir.
#28 – The Oklahoma City Thunder selects :
Tre Jones(PG)
Duke Blue Devils – Sophomore USA 20 ans (08/01/2000)
Taille : 190 cm
Poids : 83 kg Statistiques individuelles
Après avoir envoyé Dennis Schröder aux Lakers, Sam Presti a récupéré en échange une chose qu’il chéri plus que tout : des choix de draft ! Un arrière a donc été transféré et Chris Paul serait également sur le marché, le Thunder pourrai donc se tourner vers un meneur de jeu avec ce choix en fin de premier tour. Tre Jones peut se démarquer des autres par son attitude de winner sur le terrain. Solide en défense avec des mains très actives, Jones est également capable de jouer le pick and roll combinant patience et justesse, d’autant plus qu’il semble avoir progressé cette saison à 3-pts.
#29 – The Toronto Raptors select :
Malachi Flynn(PG)
San Diego State Aztecs – Junior USA 22 ans (10/05/1998)
Taille : 185 cm
Poids : 83 kg Statistiques individuelles
Réputés pour son flair incomparable en matière de choix à la draft, Masai Ujiri pourrait jeter son dévolu sur ce meneur de poche qui sort d’une saison remarquable avec les Aztecs. Son QI basket, combiné à une vitesse et un handle impressionnants font du joueur un potentiel steal qui viendra étoffer la rotation des Dinos au poste de meneur de jeu. Il apportera également sa solidité et son envie en défense et devrait se sentir à l’aise par rapport aux gabarits de Lowry et FVV.
#30 – The Boston Celtics select :
Desmond Bane(SG)
TCU Horned Frogs – Senior USA 22 ans (25/06/1998)
Taille : 198 cm
Poids : 97 kg Statistiques individuelles
Troisième choix pour Danny Ainge, et dans cette récolte de rookies, il est toujours intéressant de choisir des joueurs extérieurs capables de shooter de loin et de défendre un minimum. Bane est un senior au physique de super-héros. Capable de shooter de très loin malgré une mécanique de tir étrange, il peut également se transformer en playmaker sur pick and roll et pour ne rien gâcher, il offre une vraie présence défensive dans les aides et les rotations.
Desmond Bane meneur des Horned Frogs de TCU (Big 12) – Photo by Jamie Squire/Getty Images
Dans un système de recrutement de lycéens qui est habitué depuis longtemps à la domination du « Power 5 » 1 et qui voit apparaître la G-League comme nouvelle option, vient s’ajouter un concurrent inattendu, auquel personne n’aurait pensé quelques mois auparavant : les HBCU.
Que sont les HBCU ?
Dans le sillage de lycéens pionniers comme Makur Maker, dont nous parlerons plus tard, et dans un contexte social où leur apparition dans le circuit du recrutement est plus que favorable, les « Historically black colleges and universities » ou HBCU sont en train de rafler la mise.
En effet, de plus en plus d’excellents joueurs envisagent de passer par ces universités. Un tournant pour ces établissements, chargés de culture et d’histoire afro-américaine, créés pour former des têtes pensantes de la société à des moments où les droits civiques américains n’étaient pas du tout les mêmes, et ayant aujourd’hui encore, une légitimité à l’échelle universitaire nationale.
Plus qu’un passage d’une ou deux années pour faire du basket et se montrer aux recruteurs NBA, ces joueurs veulent laisser une trace dans leur communauté.
Avec aujourd’hui seulement 10% des étudiants des HBCU provenant de la communauté afro-américaine, il est important pour les deux camps de revaloriser cette culture.
« Si je veux aller dans une équipe du Power 5, c’est pour le basket-ball. Une HBCU, c’est plus pour un héritage »
Brandon Huntley-Hatfield (7ème de la class 2022 selon ESPN)
Symbole d’un virage social important, les HBCU peuvent devenir, à terme, des candidates à de grosses échéances comme la March Madness, tournoi final sacrant le champion universitaire.
Connaissant l’importance de cette culture dans le développement d’un lycéen d’origine afro-américaine, elles n’hésitent pas à aller chercher le haut du tableau. C’est ainsi que la plupart des top joueurs lycéens afro-américains ont reçu des offres de bourses de la part de nombreuses HBCU.
Les noms de Mikey Williams, Harrison Ingram ou Trevor Keels ne vous évoquent peut-être rien pour l’instant, mais ce sont potentiellement de futurs joueurs NBA, des futures stars NBA, qui à cet instant, ont un penchant pour ces établissements. Et cela n’est qu’un petit échantillon du nombre de joueurs talentueux qu’ils pourront accueillir. De quoi faire saliver certains établissements…
Les HBCU ont forméénormément de très bons joueurs, des All-Star, des légendes du basket-ball et des Hall of Famer dans une autre époque. Des noms comme Earl Monroe, Sam Jones ou Willis Reed sont passés et se sont forgé un nom au sein de ces universités.
Cependant, depuis le développement et l’augmentation des bourses au sein des « autres universités », le taux de joueurs draftés a considérablement chuté, niveau des joueurs oblige… Leurs dernières fiertés sont Robert Covington (Tennessee State, pas drafté) et Kyle O’Quinn (Norfolk State, 49ème choix de la draft 2012). On est loin du Hall of Fame…
Mais le combat est lancé. La G-League et le Power 5 sont prévenus, les HBCU ne sont pas là pour rigoler. Mais pourquoi ces universités se sont-elles déclarées aujourd’hui ?
Quel est l’élément déclencheur ?
Il a fallu un tweet. Un seul tweet de la part de Mikey
Williams et tout s’est emballé.
Traduction : « Aller dans une HBCU ne serait pas si mal… »
Il faut dire que Mikey n’est pas un joueur anonyme dans le circuit lycéen. C’est même tout l’inverse. Freshman (première année) lors de la saison 2019/20, il a impressionné en signant une saison XXL avec son équipe de San Ysidro. Classé 3ème joueur de la class 2023 2 dans les classements ESPN3 , il a aligné une moyenne de 30 points/match cette saison, avec notamment une performance à 77 points !
Le tweet et son contenu n’ont donc pas tardé à faire réagir, et beaucoup de coachs des différentes HCBU ont directement proposé des bourses au phénomène lycéen.
La suite ? Il assume ses propos et l’on doute qu’il ait changé d’avis entre temps, étant donné son enthousiasme à l’annonce de Makur Maker, cousin de Thon Maker, devenant le joueur au rang ESPN le plus élevé de l’histoire à choisir une HBCU.
« Je suis avec toi mon gars, allons choquer le monde ! @MakurMaker »
Mikey Williams à propos de la décision de Makur Maker
Le tandem Williams/Maker marque un tournant énorme. Les plus grands joueurs lycéens ne veulent plus forcément marquer sportivement. Une autre dimension est atteinte. Leurs idoles, à l’instar de LeBron James et de son école « I Promise » , ont agi pour la communauté afro-américaine et pour la société en général. Ils ont permis à ces jeunes joueurs d’évoluer humainement.
Et si la tendance des « super-teams » au sein des HBCU n’est pas encore d’actualité, elle pourrait bien le devenir un jour. Cela reste tout de même de jeunes joueurs assoiffés de victoires et voulant gagner, le fait de s’associer avec les meilleurs joueurs peut forcément aider.
Il ne serait pas impossible, comme on a pu le voir ces dernières années dans des équipes comme Kentucky ou Duke, d’avoir, chaque année, plusieurs joueurs du top 50 débarquant dans une seule et même équipe. Relativisons cependant, car nous sommes encore loin d’une équipe comme ça… Encore faudrait-il que l’expérience de Makur soit concluante.
Et pour cela, il va devoir rehausser le niveau des HBCU…
Le basket dans les HBCU, ça donne quoi ?
Avant même de parler de niveau, nous devons commencer par la culture basket. Très présente, comme on peut l’imaginer, dans les années folles des HBCU, elle s’est depuis un peu affaiblie. Le niveau des équipes rentre sûrement en compte dans cet aspect.
Mais cette période est finie. La communauté afro-américaine veut insister sur cet aspect, sur le fait que le sport aussi a permis le développement des droits civiques aux États-Unis. L’arrivée de Mo-Williams (champion NBA avec les Cavaliers) à la tête de l’équipe d’Alabama State n’est pas anodine. Elle montre un réel intérêt.
Un regain d’énergie et une volonté forte émergent dans ces équipes. Le coach d’Howard, la future équipe de Maker, Kenny Blakeney a appris durant sa première saison à gérer une attente de résultats. Une attente qui devient de plus en plus longue. En effet, Howard n’a pas accédé à la March Madness depuis 1992.
Il faut dire qu’Howard est qualifié aux États-Unis comme « The Black Harvard » et n’arrive pas forcément à attirer des talents monstrueux sur le parquet… mais Makur Maker arrive.
Le niveau va augmenter, la culture va se développer. C’est clairement l’objectif de Blakeney : instaurer de nouveau une culture. On imagine très certainement que la suite et le développement des gros talents dépendront forcément de la saison de Maker et d’Howard. Blakeney était confiant sur ce sujet et le potentiel de son équipe avant même le recrutement de Maker. On imagine qu’il le sera encore plus !
Un sentiment de fraîcheur et de confiance s’installe dans les établissements HBCU. Les dures années au fond des tableaux risquent de ne plus durer, et certains coachs s’avancent déjà comme Brian Collins, coach des Tennessee State Tigers.
« Cela va arriver ! »
Brian Collins à propos du recrutement d’un joueur 5 étoiles
Si tout se passe bien avec l’université d’Howard cette année, les prochaines années risquent de déclencher une bataille monumentale pour le recrutement des meilleurs joueurs lycéens. Quand on voit la domination du Power 5 dans le recrutement du top 100 chaque année… On se dit que ce n’est pas plus mal !
Les moyens mis en place pour séduire les joueurs sont forcément très différents des locomotives actuelles de la NCAA. Moins de moyens, moins de matériel, mais une envie de bien faire. Les calendriers et les matchs à l’affiche ne sont pas aussi remarquables que certaines universités du pays, avec des confrontations peu reluisantes et parfois très dures dans la différence de niveau.
Mais c’est ça qui séduit de plus en plus les lycéens. Marquer de nouveau l’histoire. Devenir les descendants directs de joueurs de légende ayant marqué l’histoire de leur sport et de leur communauté. Et un jour peut-être viendra l’annonce historique du joueur n°1 de sa classe en direction d’une HBCU…
Avec l’arrivée de Makur Maker et le développement d’une culture basket dans les HBCU, les établissements vont connaître une seconde vie sportive. Beaucoup de phénomènes lycéens s’intéressent fortement et souhaitent suivre une conduite inspirée par leurs idoles en NBA… Reste encore à convaincre sur cet aspect, avec des échéances compliquées, mais une volonté de se démarquer, d’être plus que des joueurs, plus que des étudiants.
Sources : ESPN, HBCU Gameday, The Undefeated.
Lexique :
Power 5 (ou Power Five) : les 5 conférences majeures du sport universitaire américain. Elles sont composées des conférences ACC, Big Ten, Big 12, Pac-12 et SEC. Aucune HBCU n’appartient au Power 5. Depuis l’an 2000, seules 5 équipes championnes au basket-ball ne sont pas du Power 5 (3 fois UConn, 2 fois Villanova).
Class 20XX : année où le joueur lycéen va rentrer à l’université.
Les classements des lycéens ESPN : depuis un bon nombre d’années déjà, des sites comme 247Sports, Rivals ou ESPN mettent à jour des classements nationaux contenant les meilleurs joueurs par class. Les joueurs sont classés par étoiles et par score, 5 étoiles étant réservé aux meilleurs joueurs et le score de 100 étant le plus grand. Même si cela ne veut rien dire concernant leur accession en NBA et leur niveau plus tard, cela permet de repérer les talents les plus inarrêtables au lycée.
19 ans (né le 22 Mai 2001 dans la ville de Rochester à New York)
6’9 » (2m06)
250lb (113 kilos)
Une envergure d’environ 223 centimètres (7’4 »)
Une détente d’environ 90 centimètres (35 inches) à la sortie du Lycée
Palmarès
Mr. Basketball USA en 2019
USA TODAY’s All-USA First Team en 2019
Naismith Prep Player of the Year en 2019
McDonald’s All-American en 2019
First-team All Pac-12 en 2020
Médaille d’or à la coupe du monde FIBA U17 en 2018
Récap’ de la saison
Le numéro 33 des Huskies, en l’honneur de Patrick Ewing, n’a pas fait dans la dentelle durant cette saison 2019-2020 avec une très grosse ligne de stats pour un freshman en NCAA. C’est face à Baylor qu’Isaiah va faire son entrée dans la cour des joueurs universitaires et il ne va pas reculer face à ce défi avec une très bonne performance de 15 points et 7 rebonds à 7 sur 13 au tirs.
Au bout de 3 petits matchs, il va s’offrir son premier double-double avec 14 points et 10 rebonds et va s’ensuivre une très bonne saison avec plusieurs performances remarquables comme un 25 points, 19 rebonds et 5 contres face à Oregon. Cependant, sa meilleure performance aura lieu lors de son dernier match de la saison, face à Arizona avec 29 points et 12 rebonds à 9 sur 11 aux tirs.
Avec 14 double-doubles dans la saison et plusieurs records au sein de son université, Stewart s’offre une saison sans réelle déception avec du progrès au fil de chaque match et il finira même 1er en Pac-12 au niveau du scoring à son poste ce qui démontre tout de même le potentiel du garçon mais avec un profil proche de celui de Deandre Ayton, va-t-il être aussi dominant en NBA avec une compétition physique accrue ?
Forces
Stewart a beaucoup de qualités mais c’est un diamant à polir, la réalité est qu’actuellement, sa plus grande force est son grand moteur, il est une perle rare au niveau de l’intensité tels les Draymond Green ou Montrezl Harrell. Tous les joueurs un peu oubliés au moment de la draft mais qui se révèlent être de vrais joueurs importants, Isaiah a de grandes chances d’entrer dans cette catégorie de joueur lorsque l’on voit son énergie en NCAA.
Pour se concentrer un peu plus sur son jeu, c’est un « Freak » long et puissant qui utilise énormément ses capacités physiques rares pour dominer avec beaucoup de jeu au poste, terminant d’ailleurs 5ème en NCAA en tant que scoreur au poste avec 8.2 points par match au poste.
C’est donc un joueur qui se repose énormément sur son physique et c’est pour cette raison qu’une autre de ses forces est sa défense, Stewart possède déjà les bases nécessaires à la défense intérieure en NBA et possède le corps également ce qui est rare à seulement 19 ans. Il est assez léger sur ses pieds en défense ce qui lui permet de suivre assez bien un meneur durant une iso et son énergie lui a permis d’obtenir plus de 2 contres par match cette saison ce qui n’est pas non plus très commun pour un intérieur qui n’est pas pivot.
Enfin, une force non négligeable car elle est assez rare dans le cas de ce type de joueur, c’est sa technique à mi-distance, que ce soit un petit mi-distance au poste à la Tim Duncan (Environ 43% de réussite a mi-distance) ou au lancer-franc (77% de réussite sur la ligne en 199 tentatives), Stewart est très prometteur dans ce domaine même si il a encore beaucoup de travail, surtout sur la régularité à mi-distance, mais il possède de bonne base ce qui est rare pour les freaks dans son genre quand ils entrent dans la ligue.
Faiblesses
Bizarrement, l’une de ses plus grandes faiblesses est son manque d’explosivité ce qui est très rare pour un profil et des mensurations comme celles de Stewart, en sachant en plus qu’il tourne a plus de 2 contres par match.
En réalité, cette faiblesse est surtout un manque de coordination et surtout un manque de fondamentaux, lorsqu’il attaque le panier, il n’a pas encore ce réflexe de bien placer ses pieds pour pouvoir exploser et monter par-dessus ses défenseurs et cela affecte sa finition, son second saut pour remonter directement ainsi que plusieurs autres compartiments de son jeu.
Une autre très grosse faiblesse reste son tir, bien qu’à mi-distance, il soit acceptable, sa mécanique est clairement à revoir. Heureusement, dans une bonne organisation NBA et avec un été studieux, il peut travailler facilement son shoot pour commencer à voir des améliorations car 25% de réussites à 3 points (5-20 et uniquement en catch and shoot) pour un ailier fort en NCAA ne va pas lui permettre d’avoir l’autorisation de shooter au niveau NBA.
Enfin, même si cela a été énoncé auparavant, ses fondamentaux et surtout son « footwork » devront s’améliorer car il a tendance a trop utiliser sa force et pas assez sa technique pour attaquer ce qui pose deux problèmes :
Le premier étant que cela empêche de pouvoir être efficace contre un défenseur intelligent qui va utiliser ce défaut à son avantage et cela s’est vu lors de son match contre Arizona ou Zeke Nnaji, ailier fort, a réussi à rendre la vie dure à Stewart même en lui rendant quelques kilos et cela s’est fini par un 3 sur 13 aux tirs pour Stewart.
Le second problème est que cela va également l’empêcher d’être efficace contre un intérieur plus puissant qui ne va pas reculer face à ses attaques et c’est à ce moment précis que sa technique doit faire la différence.
Vue d’ensemble du profil
Isaiah Stewart est clairement un ailier fort même si un coach ambitieux pourrait le mettre en pivot mais tant qu’il ne développe pas son tir, il ne peut pas se permettre d’être un ailier en NBA. Grand, longiligne, rapide, fort, massif, il a toutes les qualités nécessaires à un grand basketteur et son plafond ne connaît aucune limite.
Sa saison en NCAA a démontré à plusieurs équipes NBA qu’elle tenait en lui un joueur motivé sur le parquet et il s’avère qu’il est autant motivé en match qu’à l’entrainement, Stewart est très certainement un steal et probablement un futur All-Star, en tout cas, il a toutes les armes nécessaires pour le devenir.
Dans tous les cas, son moteur reste sa qualité principale, il joue avec le cœur et donne toute son énergie à chaque match et même si offensivement et défensivement, il y a pas mal de travail qui l’attend, il a 19 ans depuis le mois de mai et il est clairement prêt à passer à l’étape supérieure.
Sort du Lycée McEachern à Powder Springs en Géorgie
Américain
19 Ans (né le 26 janvier 2001 à Atlanta (Géorgie)
6’6 » (2m01)
225lb (102 Kilos)
Une envergure d’environ 2m08 centimètres (6’8.5 »)
Une détente d’environ 96 centimètres (37.8 inches vertical)
Palmarès
All-SEC 2nd Team (2019-20)
SEC All-Freshman Team (2019-20)
SEC All-Defensive Team (2019-20)
Nike Hoop Summit (2019)
Médaillé d’or à la Coupe du Monde u17 en Argentine (2018) avec la Team USA
All-State Class 7A 2nd Team
All-American MaxPreps 3rd Team
Récap de la saison du Joueur
« Notre numéro 23 est plutôt bon. Il n’a pas peur, il est productif, il joue bien des deux côtés du terrain et vient d’inscrire le panier de la gagne au buzzer« . Ces mots sont ceux du coach de l’université d’Auburn, Bruce Pearl, impressionné par la prestation d’Isaac Okoro face à South Alabama en novembre. Freshman au talent précoce capable de faire gagner très tôt son équipe, le Forward (classé 36ème au RSCI 2019) va porter les Tigers à un bilan de 25 victoires pour 6 défaites seulement (20ème équipe du pays) et occuper cette saison la place de dauphin de la division SEC derrière Kentucky.
Avec de belles ambitions affichées au moment d’aborder la March Madness, Okoro n’avait pourtant dépassé la barre des vingt points qu’à une seule reprise, c’était face à Vanderbilt début janvier (23 points), mais malgré ce rendement offensif anecdotique, le jeune Isaac peut se targuer d’avoir terminé presque tous ses matchs en double figure et les seules fois où Okoro a dû s’absenter en février pour une blessure au tendon d’Achille, Auburn s’est incliné à deux reprises, rencontres au cours desquelles le joueur a cruellement manqué à son équipe sur le plan défensif.
Forces
Joueur fort et athlétique, Isaac Okoro n’hésite pas à aller au contact en attaque pour terminer près du cercle, mais encaisse également très bien les coups et peut défendre sur des plus grands gabarits que lui. Malgré ses mensurations un peu juste pour un poste 3, il dispose néanmoins de très bons appuis ainsi qu’un centre de gravité assez bas qui lui permet d’être suffisamment agile et vif avec son footwork et lorsqu’il pivote avec ses hanches. Petit plus il est capable d’enclencher un second saut rapide et qui surprend la plupart du temps au moment de capter un rebond offensif sous le panier adverse (1.9 prises par match).
Plutôt un profil de slasher qui inscrit la plupart de ses paniers sur catch & shoot et avec une certaine aisance, son toucher de balle reste plus que correct, raison pour laquelle il se permet parfois quelques jolies moves sous l’arceau avec une bonne maîtrise de certains fondamentaux offensifs comme l’Euro-step, le scoop layup, le putback dunk. Pour la partie mécanique de tir, Okoro effectue un bon transfert d’énergie de ses jambes vers le haut du corps avec une belle capacité à déclencher rapidement son bras. Son Pull-up jumper reste correct notamment après avoir posé un dribble main gauche et il peut également montrer une belle adresse sur son stepback.
Okoro a su se montrer très efficace près du cercle cette saison (61%), registre offensif qu’il affectionne particulièrement puisque cela représente plus de la moitié de ses tentatives (51%) contre 1/3 pour les jump shots. Très efficace sur demi-terrain, il l’est encore plus des deux mains surtout lorsqu’il s’agit de jouer dans le trafic, il parvient alors à passer sur sa main gauche et éviter ainsi de se faire contrer ou de perdre le ballon. Il adore ainsi attaquer le cercle en inversant son sens de course et son dribble pour battre le second rideau défensif adverse derrière un écran et provoque un certain nombre de fautes adverses (3.6).
Il prend ses appuis assez bas sur son dribble afin de protéger sa main droite et conserver une bonne dynamique pour driver. Son handle pour un ailier lui permet de varier sa vitesse et ses courses tout en conservant une bonne maîtrise du cuir des deux mains. À ce titre il est capable de crosser son vis-à-vis en partant le plus souvent de la gauche vers la droite et son dribble croisé paraît beaucoup plus fluide lorsqu’il démarre lentement avec le haut du corps. Son premier pas reste correct et il dispose d’une palette technique assez variée (dribble entre les jambes, in & out, spin move), et peut marquer des temps d’hésitation ou encore feinter son adversaire.
Sa polyvalence lui permet de défendre du poste 1 à 4, raison pour laquelle le staff d’Auburn lui confie la charge de s’occuper généralement du meilleur joueur adverse. Son QI défensif lui permet de couper rapidement les départs de dribble adverse et de bloquer l’accès au cercle. Ses dimensions et sa longueur en défense lui permettant de protéger efficacement le cercle, Okoro est l’un des trois freshmen de moins d’2 mètres cette saison qui disposent d’un pourcentage de contre/tirs supérieur à 3%. Okoro a également progressé cette saison sur le positionnement de ses bras et de ses mains afin de gêner l’adversaire en déplaçant notamment ses mains pour obstruer le ballon et rendre plus difficile le tir adverse.
Enfin Okoro est surtout réputé pour être un très bon défenseur d’équipe sans ballon capable de défendre aussi bien dans la zone que de se projeter rapidement sur un joueur démarqué dans le corner en couvrant bien les lignes de passes vers les big men seuls sous le panier et capable de gros efforts pour revenir rapidement en défense. Il montre un bon potentiel pour lire et anticiper les trajectoires des passes et les écrans en suivant le cuir des yeux sans se laisser avoir par le porteur de balle adverse sur des feintes. Il effectue du bon travail sur closeout et n’hésite pas à apporter son soutien aux extérieurs et peut tenir le coup face à des arrières rapides ou des intérieurs plus costauds.
Faiblesses
Si Okoro s’est distingué surtout sur le plan défensif cette saison c’est essentiellement parce qu’il n’a pas bénéficié de beaucoup de responsabilités et d’opportunités pour mettre en avant ses qualités d’attaquant. Deuxième, voire troisième solution en attaque, c’est surtout sa maladresse à longue distance qui limite son arsenal offensif et par conséquent les choix de son coach à Auburn. Que ce soit derrière la ligne à trois points, sur ses lancers francs (67.2%) ou bien en mid-range, son adresse n’est pas à la hauteur et si Okoro est utilisé comme un futur 3 and D sur catch & shoot (1/3 de ses tentatives cette saison), il va devoir travailler cet été son jump shoot à 3pts étant donné qu’en NBA, 90% des tirs en suspension sont des tentatives derrière la ligne des 7m23. Pour améliorer cette palette de tir, Okoro devra se créer seul son arsenal en se dotant d’un bon pull up jumper après un ou deux dribbles, car cette saison l’ailier a pris sa chance moins d’une fois sur 10 après un dribble, préférant plutôt le catch & shoot.
Sa forme de tir est également à revoir, la faute à un léger manque de souplesse et de fluidité lorsqu’il enclenche son shoot. La mécanique avec le haut du corps a besoin d’être retravaillée, son coude gauche sort de la trajectoire lorsque l’épaule se raidit et par conséquent le bras gauche et sa main gauche interfère dans la trajectoire de tir, son coude droit s’enfonce et son bras droit revient alors constamment en arrière lorsqu’il tire. Ses jambes peuvent parfois être un peu trop rapprochées et le genou droit peut s’éloigner de l’axe du cercle.
Sa libération de balle doit également gagner en rapidité et il a tendance parfois à forcer ses tirs en floater ou layups en sortie de dribble lorsqu’il ne parvient pas à passer par-dessus son défenseur qui ferme bien son côté faible. Cela peut entraîner des fautes offensives et des pertes de balle lorsqu’il cherche à ressortir le ballon pour ses coéquipiers. Plus à l’aise sur les passes dans le périmètre et nettement moins dans la raquette ou dans les espaces restreints, il ne voit pas toujours les joueurs libérés et les lignes de passes suffisamment tôt ce qui ralentit le jeu et entraîne quelquefois des pertes de balle et des passes mal ajustées, même s’il a toutefois montré quelques fulgurances dans le playmaking.
Sa défense est également loin d’être parfaite. Trop souvent adepte du soutien défensif, il n’est pas toujours hyper attentif et rapide pour revenir couvrir sa zone et peut laisser un joueur libre d’attaquer le cercle. Un adversaire rapide et doté d’un bon dribble peut contourner Okoro surtout lorsque ce dernier éprouve des difficultés à passer derrière les écrans et fermer les espaces, préférant passer par-dessus au risque de se heurter à un gabarit plus imposant. Le plus grand problème reste sa rapidité à monter sur les tireurs, il doit constamment garder les mains en l’air lorsqu’il se rapproche, car il est souvent en retard pour contester le tir. Enfin il fait parfois preuve d’un peu trop de relâchement sur les phases de jeu arrêtées, lorsque le porteur de ballon ralentit un peu, il relâche sa défense et se redresser avec le haut du corps.
Vue d’ensemble du profil
Annoncé dans le meilleur scénario comme un lottery pick, Okoro est un défenseur hors pair et un athlète de grande classe qui peut changer le rythme et le cours d’un match grâce à son énergie et à ses actions défensives. Un athlète parmi les plus intéressants de cette cuvée, en particulier pour les équipes à la recherche de profils qui excellent dans le jeu en transition et la polyvalence. Néanmoins il n’est pas vraiment le choix offensif le plus sexy et ne dispose pas d’une palette offensive aussi impressionnante que certains de ces semblables, mais Okoro peut avoir un impact immédiat dans une franchise prête à l’accueillir et capable d’exploiter pleinement son QI défensif et son moteur en attaque dans un rôle de slasher, même s’il va devoir travailler son registre offensif.
Sort du Lycée Oak Hill Academy de Mouth of Wilson (Virginie)
Américain
20 Ans (né le 15 mai 2000 à Portland (Oregon)
6’3 » (1m90)
190lb (86 Kilos)
Une envergure d’environ 196 centimètres (6’4.5″)
Une détente d’environ 109 centimètres ( 43 inches vertical)
Palmarès
All-Catholic High School Athletic Association Class AA 2nd Team (2015-16)
All-CHSAA Class AA 1st Team (2016-17)
Defensive Player of the Year Nike Elite Youth Basketball League (2017)
All-CHSAA Class AA 1st Team (2017-18)
USA Today All-USA 3rd Team (2017-18)
MaxPreps Junior All-American 3rd Team (2017-18)
MVP of the Year Nike Elite Youth Basketball League (2018)
USA Today All-USA 1st Team (2018-19)
MaxPreps All-American 3rd Team (2018-19)
Virginia Gatorade Player of the Year (2018-19)
MVP McDonald’s All-American Game (2019)
MVP Nike Hoop Summit (2019)
MVP Jordan Brand Classic (2019)
ACC All-Freshman 1st Team (2019-20)
All-ACC 3rd Team (2019-20)
Pre-season Wooden Award (2019-20)
Récap de la saison du Joueur
Recruté par l’université de North Carolina en tant que 2ème plus gros prospect du pays sur les postes du backcourt (RSCI), Cole Anthony avait parfaitement démarré la saison avec les Tar Heels, remportant six de ses sept premiers matchs, avec notamment deux victoires face à Oregon et Alabama. Le meneur de jeu affichait néanmoins un niveau en dent de scie, capable du meilleur en plantant 34 points (11 rebonds et 5 passes) contre Notre Dame pour ses débuts, comme du pire avec seulement 9 points face Elon, les hommes de Roy Williams vont connaître un gros coup d’arrêt en décembre en perdant quatre matchs consécutifs, mais plus dur encore en perdant sur blessure Anthony.
Contraint de passer sur le billard pour se faire opérer du ménisque du genou droit, le meneur va manquer la compétition jusqu’en février, laissant son équipe enchaîner les revers (4-8). De retour pour défier Boston College, Anthony manquera d’offrir la victoire à son équipe, malgré ses 26 points inscrits pour son retour. Au final les Tar Heels vont s’incliner sept fois en février avant de se ressaisir sur leurs derniers matchs. Lors de son opposition face à son grand rival Duke début février, Anthony va se heurté à un très bon Tre Jones des deux côtés du terrain qui emmènera les Blue Devils en overtime avant de s’imposer sur le fil (98-96). Cette saison Anthony n’a dépassé la barre des vingt points qu’à neuf reprises, dépassant péniblement les 33% d’adresse aux tirs le reste de la saison.
Forces
Profil très agressif en attaque, Anthony est un meneur qui finit fort près du cercle et représente une menace permanente pour la défense adverse. Ses stepbacks et ses pull-ups à n’en plus finir sont également extrêmement redoutables et rendent la tâche pénible pour les joueurs qui doivent se le coltiner pendant 40 minutes. Son style explosif et sa rapidité lui confèrent un profil athlétique plus qu’à la hauteur, notamment lorsqu’il enclenche son premier pas, Anthony parvient souvent à prendre de vitesse ses vis-à-vis.
Adroit avec les deux mains, sa conduite de balle et sa vitesse de dribble lui ouvrent souvent des espaces près du cercle pour conclure avec des layups tout en toucher qui laisse apparaître une belle technique. N’hésitant pas à aller au contact et provoquer les fautes pour rallier la ligne des lancers, il dispose d’une bonne détente et d’une force physique au dessus de la moyenne des joueurs de sa taille, grâce entre autre à une bonne maîtrise du haut du corps.
Grâce à son conduite de balle, le meneur des Tar Heels a développé une solide vision de jeu et a pu montré une certaine facilité dans le playmaking, même si toutefois le manque de spacing et la faiblesse du jeu sur pick-and-rolls à North Carolina n’offre pas une réelle opportunité de développer cet aspect de son jeu. Capable de changer de main et de rythme sur son dribble son jeu est constamment porté vers l’avant ce qui libère souvent des espaces pour ses coéquipiers.
Anthony fait également preuve d’une bonne agressivité en défense et au rebond en dépit de sa petite taille, ce qui représente un atout loin d’être négligeable. Comme évoqué plus haut, il est suffisamment solide sur ses appuis et avec le haut du corps pour marquer de près ses adversaires et dispose de très bons réflexes et se déplace bien sur les côtés pour contenir le porteur de balle et provoquer des pertes de balle. Son jeu défensif off-ball est également intéressant notamment sur les switchs défensifs, il est même capable de lâcher quelques contres.
Très bon finisseur, le talent de Cole Anthony s’exprime pleinement sur les phases de transition en contre-attaque lorsqu’il décide de remonter le ballon seul jusqu’au panier. Moteur en attaque de son équipe, sa palette de shoot reste de très bonne facture et il n’hésite pas à prendre sa chance de loin comme de près ce qui démontre une certaine maturité et une absence d’hésitation dans ses choix en attaque, en dépit d’un QI basket loin d’être exploité.
Faiblesses
Au-delà de ses faibles progrès depuis le lycée et les résultats médiocres des Tar Heels cette saison, le rôle d’Anthony a notamment révélé une certaine tendance à vouloir s’accaparer le ballon et abuser des tirs forcés ou contestés, rendant parfois sa prestation d’ensemble sur un match négative. Son jeu explosif comporte parfois un manque de self-contrôle à la mène et une prévisibilité dans ses choix, tout comme sa sélection de tirs et sa mécanique de shoot jugée trop lente au niveau de la libération de la balle.
En tant que dépositaire du jeu à North Carolina, Anthony commet aussi beaucoup d’impairs à la mène, son ratio AST/TOV étant loin d’être un modèle de réussite. En sachant pertinemment qu’il n’est pas un playmaker au sens premier du terme, Anthony dispose pourtant d »un temps de possession de balle par match très élevé, sans pour autant réussir à créer plus d’opportunités de jeu pour ses coéquipiers. Sa qualité de passe pure et sa lecture du jeu reste globalement assez faible pour un meneur appelé à bénéficier de plusieurs minutes en NBA selon les récents scouting reports.
Enfin ses dimensions et son gabarit le situe en dessous de profil comme LaMelo Ball, Killian Hayes ou encore Tyrese Haliburton, en particulier si on s’attarde sur son envergure qui s’avère être son plus gros point faible sur le plan physique. En défense cette faiblesse peut être exploitée par ses adversaires qui, malgré les efforts du new-yorkais en défense, pourrait profiter de leur supériorité physique pour le prendre pour cible en attaquant fréquemment son côté faible. Son évolution physique suite à sa blessure au genou sera très attentivement scrutée par les scouts.
Vue d’ensemble du profil
Combo-guard énergique, Cole Anthony se plaît dans un registre bien plus offensif que défensif en agressant l’adversaire et en tentant sa chance aussi bien de loin comme près du cercle. Capable de prendre feu à tout moment, son profil pourrait tout à fait convenir dans un groupe en mal de scoreur dans une second unit, voire même en tant que leader offensif autour duquel une franchise pourra bâtir un roster prometteur. La question qui subsiste reste l’intensité avec laquelle Anthony joue et pratique son jeu sur le terrain et qui suscite des craintes quand aux risques de blessures pouvant freiner sa progression.
Sort du Lycée Montverde Academy à Lake County en Floride
Nigérian
20 Ans (né le 19 septembre 1999 à Port Harcourt (Nigéria)
6’9 » (2m06)
225lb (102 Kilos)
Une envergure d’environ 2m20 centimètres (7’2″)
Une détente d’environ 109 centimètres (43 inches vertical)
Palmarès
MaxPreps Junior All-American 2nd Team (2017-18)
MaxPreps All-American 5th Team (2018-19)
USA Today All-USA 3rd Team (2018-19)
USA Today All-USA Florida 1st Team (2018-19)
AAC Player of the Year (2019-20)
AAC Freshman of the Year (2019-20)
All-Team AAC 1st Team (2019-20)
McDonald’s All-American (2019)
Nike Hoop Summit (2019)
Récap de la saison du Joueur
Rapidement devenu par la force des choses le leader des Tigers suite à la suspension de James Wiseman, Precious Achiuwa (14ème au classement RSCI des meilleurs prospects high school) s’est vu offrir un temps de jeu et des responsabilités nettement plus importantes par son entraîneur à Memphis, Anfernee Hardaway, au point d’être le meilleur marqueur, rebondeur et contreur de son équipe en l’absence de Wiseman. Le nigérian aura compilé 18 double-doubles cette saison, atteignant la barre des vingt points à dix reprises.
Son record personnel il l’établira le 11 novembre face à l’Université d’Ole Miss avec 25 points (10/16) et récidivera au mois de mars cette fois face aux Cougars de Houston avec 25 points (9/20) dont 2/5 à 3pts. Avec un bilan de 10 victoires pour 8 défaites cette saison en ACC, le bilan de Memphis est loin d’avoir répondu aux attentes du mois d’octobre, surtout au regard de la deuxième moitié de saison où les hommes de Hardaway se sont ramassés (50% de victoires seulement).
Forces
Precious est un big man fort physiquement et plutôt mobile avec des mouvements de corps fluides et vifs qui lui permettent de se déplacer rapidement sur le terrain et face à certains vis-à-vis qui n’ont pas la même mobilité. Ses dimensions physiques lui confèrent un avantage sur certains profils poste 4 de cette cuvée de draft grâce à une combinaison entre explosivité vers l’avant et sous les panneaux et sa force physique au dessus de la moyenne qui devrait plaire à un certain nombre d’équipe.
Sur le plan offensif le nigérian est un excellent joueur sur jeu en transition et en contre-attaque. Il représente une menace en l’air pour claquer des alley-oop dunks et dominer plus largement le jeu aérien dans un match. Precious est un poste 4 qui se projette bien en attaque grâce à de belles courses rentrantes et une finition après une pénétration tête de raquette convaincante ce qui lui permettra de se fondre aisément dans un système très porté vers l’attaque.
Plutôt bon manieur de ballon, l’ailier peut même se transformer en menace constante sur sa prise de dribble et son premier pas qui lui offre souvent une bonne première ouverture vers le cercle en prenant le dessus sur son adversaire directe à l’intérieur. Precious est également un très bon joueur sur pick-and-roll, capable de poser rapidement un écran et de switcher correctement, lui ouvrant ainsi des espaces en attaque et une bonne couverture défensive.
Sa palette de tirs, bien qu’encore assez légère, reste assez intéressante. Achiuwa reste avant tout un scoreur dans la peinture qui va privilégier les tirs près dans la peinture plus qu’un jump-shot en pull-up mi-distance. Son adresse dans ce registre reste encore assez faible, mais le nigérian a en revanche fait preuve d’une adresse à trois points étonnante, n’hésitant pas à prendre sa chance. C’est potentiellement dans un registre Three & D qu’il pourrait progresser afin de se faire une place dans un roster NBA.
Ultime domaine enfin, le forward est un féroce rebondeur, très actif des deux côtés du terrain, son agressivité sur le porteur de balle et sous la raquette lui confère une très grande importance en défense pour son équipe. Meilleure évaluation défensive et Meilleur Defensive Win Shares de la conférence American Athletic, Precious est un véritable game changer lorsqu’il s’agit de s’occuper des tâches besogneuses. Son côté défensif acharné est un point précis de son jeu très apprécié des scouts.
Faiblesses
Comme évoqué plus haut, Precious Achiuwa ne dispose pas d’une palette offensive variée et suffisamment développée pour prétendre à un rôle offensif majeur au sein d’une équipe. En dehors des tirs extérieurs et mid-range qu’il va devoir améliorer sur la durée, l’ailier doit surtout progresser dans sa sélection de tir. Le joueur a souvent tendance à tenter sa chance de près dès qu’il peut avoir le ballon malgré la pression défensive. Enfin son efficacité sur la ligne des lancers devra se renforcer.
Sur le terrain Precious a souvent tendance à jouer en isolation, sans se soucier du marquage défensif adverse et de ses coéquipiers démarqués ce qui ralenti très fréquemment le jeu de son équipe et peut entraîner des pertes de balle et des tirs forcés. Ses lacunes sur le plan technique au poste bas lui empêchent d’ailleurs de concrétiser rapidement en attaque et contribuent à ralentir le jeu lorsqu’il ne prend pas le dessus sur son vis-à-vis.
Son attitude et son activité sur un terrain tend parfois à avoir un effet inverse souhaité et un excès d’agressivité en défense lorsqu’il close out un joueur ou dès qu’il joue sous la raquette. Achiuwa fait preuve parfois d’une trop grande confiance dans son jeu avec ses prédispositions en attaque ce qui rend son basket imparfait et inconstant. Son footwork est encore perfectible en particulier s’il veut ajouter à son arsenal offensif un jump-shot efficace.
La lecture du jeu demeure également son grand point faible, Precious ne dispose pas de la technique et de la vision de jeu encore intéressante pour parler de playmaking. Son jeu de passe est encore limité aux passes courtes et pour l’instant le joueur n’a pas toujours fait preuve d’une intelligence dans le jeu. Sans un bon QI Basket il risque en effet d’avoir de grosse difficulté à s’intégrer en NBA au moment de partager la gonfle et de faire vivre le ballon efficacement. D’ailleurs son ratio turnovers/passes est assez catastrophique (0.3).
Enfin sur la partie technique, le joueur doit travailler son jeu sur sa main faible, bien trop irrégulière en particulier lorsqu’il attaque le cercle avec finition main gauche. Ballon en main il peut cafouiller ses dribbles en se précipitant ou par un manque d’appréciation dans sa course et dans ses prises de balle. C’est avec ce manque de discernement près du cercle qu’il lui arrive de perdre de précieux rebonds et de rater des tirs ouverts, tout faits, des tirs même parfois contrés par l’adversaire.
Vue d’ensemble du profil
Avec un profil d’energizer encore en phase de développement, ce big guy devrait sans surprise devenir un solide joueur de rotation dans un contexte actuel où les profils défensifs comme le siens intéressent fortement. Très bon joueur de pick n’ roll il se pourrait même qu’il puisse développer une certaine entente avec un backcourt qui développe un basket rythmé et très orienté vers le jeu en pénétration, lui offrant pourquoi pas une place de titulaire quasi-permanent à un poste stretch 3-4 voire 5 small ball. Plutôt adepte du grab and go, Precious Achiuwa pourrait tout à fait développer à terme un profil 3 and D, catch-and-shooter s’il bosse suffisamment son tir mid et long range.
MVP du championnat Européen des – de 16 ans FIBA en 2014
Médaille d’or au championnat Européen des – de 16 ans en 2014
Médaille de Bronze au championnat 3 contre 3 des – de 18 ans en 2015
Athlète de l’année en 2020 de l’Université de Gonzaga
Récap’ de la saison du Joueur
Pendant sa dernière saison avec les Bulldogs (Senior Year), Killian va manquer le début de la saison 2019-2020 à cause d’une blessure au genou causée par un essai avec les Hawks d’Atlanta en Mai dernier.
Killian va donc faire ses débuts le 19 novembre 2019 face au Mavericks de l’université d’Arlington au Texas. Il offre une belle performance de 15 points et 8 rebonds mais seulement 2 mois plus tard, le 30 Janvier 2020, il sort de nouveau sur blessure à la cheville, moins grave cette fois-ci et ne manque que deux matchs avant de revenir le 8 février pour une victoire contre Saint Mary’s avec 19 points.
Il dépassera 5 fois les 20 points dans un match durant la saison
avec une pointe à 22 points réalisée
à quatre reprises. L’une de ses meilleures performances sera contre
l’université Pacific dans l’Oregon avec 22 points (4/5 à 3 points), 8 rebonds
et 4 contres.
Ses progrès dans tous les compartiments du jeu depuis sa première saison avec les Zags (surnom de Gonzaga) sont notoires mais les blessures ont souvent stoppé sa progression et sa montée en puissance, cependant, cela n’a pas empêché le Benjamin de la famille Tillie de taper dans l’œil des franchises NBA même si ce dernier n’a pas participé au Draft Combine.
Forces
Killian dispose d’un gros QI des deux côtés du terrain, un bon passeur avec une bonne vision qui colle bien avec des arrières scoreurs, des fondamentaux intéressants et un saut rapide pour voler des ballons sur rebonds offensifs.
De plus, il peut offrir du « spacing » nécessaire dans la NBA actuelle avec un 3 points très efficace (40% en Senior avec presque 4 tentatives par match), il peut devenir un bon protecteur d’arceau (dans le style d’un Brook Lopez actuel) et on ne peut pas sous-estimer sa conduite de balle et son jeu au poste qui sont tous deux déjà efficaces, chose assez rare au niveau universitaire.
Faiblesses
Malheureusement, la plus grosse faiblesse de Killian depuis plusieurs années reste son corps, avec des blessures à la hanche dans sa première saison, cheville et pied durant sa seconde saison, genou dans sa 3ème saison puis cheville et genou cette année, il est un joueur qualifié de « fragile » ce qui fait chuter son attractivité et donc ses places dans les rankings de la Draft.
En dehors de son corps, son physique est son second problème car son manque d’explosivité et de détente ne font pas de lui l’un des « freaks » dont la NBA raffole, en sachant que les franchises NBA recherchent essentiellement des joueurs capables de switcher sur plusieurs positions, il est vrai que Killian ne rentre pas dans cette catégorie de joueur qui pourrait défendre efficacement un Russell Westbrook ou un Stephen Curry, même avec un gros QI Basket.
Enfin, Killian a du travail sur plusieurs facettes du jeu qui sont assez importantes, notamment la défense en « PnR », les « close-out », la défense en 1 contre 1 (isolation), son « handle » surtout avec sa main faible et enfin il est limité à du tir en « catch and shoot » ce qui est logique pour un joueur universitaire mais il est toujours intéressant de développer un tir en sortie de dribble depuis la ligne des lancers pour un ailier fort/pivot.
Dans tous les cas, en dehors des blessures, ses qualités de basketteurs peuvent encore progresser dans tous ces domaines, car avec ses bonnes bases, il peut facilement limiter ses faiblesses avec du travail.
Vue d’ensemble du profil
Killian Tillie est un joueur qui mise beaucoup sur son intelligence de jeu qui reste sa plus grande force, il compense énormément ses lacunes sur le plan physique, surtout en défense, par une intelligence supérieure sur le terrain ce qui fait de lui, non seulement un bon défenseur mais surtout un très bon joueur clé avec Gonzaga.
N’importe quelle équipe qui a besoin d’un joueur capable d’écarter le terrain efficacement (19/41 à 3 points selon la distance NBA) doit se procurer Killian qui aura une chance de devenir un très bon remplaçant voire titulaire en NBA si son corps lui donne cette chance et surtout si une franchise lui accorde sa confiance.
Comparaisons
Danilo Gallinari
Draymond Green
Brook Lopez
Al Horford
Domantas Sabonis
Draft Consensus
Non drafté selon nbadraft.net
40ème selon Tankathon
46ème selon nbadraftroom
40ème choix au mieux ou non drafté selon les différents classements.
A practical guide to the best Australian online casinos that accept Skrill in 2026. Compare top Skrill casinos, bonus types, deposit and withdrawal speed, and the real state of Skrill payments for AU players. No hype, just verified cashier information and operator comparisons. read our full Skrill casino guide for Australia
A practical guide to the best Australian online casinos that accept Neosurf deposits in 2026, with a ranked shortlist, comparison table, deposit and withdrawal reality checks, and legal notes. read the full guide to casinos that accept Neosurf in Australia
A practical 2026 guide to PayID casinos available to Australian players, covering deposit mechanics, legal reality, bonus expectations, instant withdrawal operators, and 10 trusted brands ranked by banking speed, game selection, and reliability. read the PayID casino guide
A no-nonsense guide to finding the highest payout online casinos in Australia for 2026. We cut through the RTP marketing noise, list operators that actually process withdrawals quickly, and explain which pokies and table games give you a mathematical edge. read the full payout guide
A practical guide to the best low deposit casinos for Australian players in 2026. Compare real brands, check PayID and crypto options, and understand the legal grey area before you deposit. read the low deposit casino Australia guide
Nous utilisons des cookies pour vous garantir la meilleure expérience sur notre site web. Si vous continuez à utiliser ce site, nous supposerons que vous en êtes satisfait.