Selon votre âge, selon votre culture basket, vous connaissez Toni Kukoc de deux façons différentes: superstar ou 6ème homme. Une chose est sûre, si vous niez son talent, c’est que vous ne le connaissez pas du tout !
Toni Kukoc et la potion magique Yougoslave
Né en 1968 en Croatie, encore Yougoslavie à l’époque, on dit de Toni qu’il ne s’est consacré au basket qu’à l’âge de 14 ans. Passez le message à vos enfants, il n’est jamais trop tard… mais il faut quand même avoir une bonne dose de talent !
En effet, Mr est international U16 avec la Yougoslavie, pas mal pour un début ! Champion d’Europe U16 en 1985 et junior en 1986. En 1987, champion du monde junior ! Après avoir battu les USA Toni est élu MOP (Most Outstanding Player) avec notamment 37 points à 11/12 à 3 points en match de qualification contre les Etats Unis!
Pour les titres on peut aussi remercier ses coéquipiers, cette génération dorée qui a vu jouer avec lui des Vlade Divac ou encore Dino Radja. Cette sélection junior qui avait réussi à battre leur propre sélection nationale en amical ! Si à cette fournée de jeunes talents, vous ajoutez entre autres un Drazen Petrovic, vous comprenez que la Yougoslavie arrive en finale des JO de Séoul en 1988!
Cela ne suffit pas à battre l’URSS d’Arvydas Sabonis, mais la machine est bel et bien lancée !! Euro 1989, gagné. Goodwill Games 1990, victoire sans Petrovic ni Divac contre une équipe NCAA. Mondial 1990, gagné. Euro 1991, gagné.
Au fait, Toni Kukoc est élu MVP du mondial et de l’Euro, rien que ça !
L’Euro 1991 sera la dernière compétition internationale de la Yougoslavie. Dans un contexte tendu, Jurij Zdovc se voit interdit par la Slovénie (fortement déconseillé…) de participer à l’euro. Puis ce sera la guerre…
En 1992 se déroule la première compétition internationale de la Croatie. Et pas n’importe laquelle, puisqu’il s’agit des JO de Barcelone, avec la Dream Team américaine, première équipe NBA envoyée en compétition internationale.
Les deux équipes se rencontrent en poule, et ce sera un cauchemar pour Kukoc! Sous la défense acharnée de Scottie Pippen, Toni termine à 2/11 au shoot et 7 ballons perdus ! On comprendra un peu mieux par la suite pourquoi Pippen a mis tant de hargne à défendre sur son adversaire du jour…
Rebelote en finale, USA vs Croatie. La bande à MJ laisse les croates à 32 points derrière, leur plus petite victoire du tournoi! Avec 16 points, 5 rebonds et 9 passes, et malgré l’aide de Radja et Petrovic, la Dream Team fait le taf, et efface l’affront des JO de 1988.
Split, pays du basket, centre de l’Europe
Génération dorée, équipe de légendes, qu’était Toni Kukoc sans tous ces joueurs de talent? Et bien pareil, palmarès, performances individuelles, il a tout gagné !
Cet ailier (aussi meneur, arrière, même ailier fort), du haut de ses 2,08m et pas beaucoup de kilos à l’époque a régné sur l’Europe avec le Jugoplastika Split.
Entrainé par Bozidar Maljkovic, Split atteint le Final Four en 1989 en compagnie de Barcelone, du Maccabi Tel Aviv et de l’Aris Salonique de Nikos Galis, rien que ça ! Champion d’Europe des Nations la même année, Toni finit aussi champion d’Europe en club avec 18 points en finale contre le Maccabi!
En 1990, avant de devenir champion du monde avec son pays, et MVP du mondial, il est allé chercher une nouvelle euroligue avec Split. Au passage il est élu MVP du Final Four, tout en débutant la finale contre le Barça sur le banc!
Note à ceux que le palmarès de Toni Kukoc a déjà laissés sans voix: en 1990 il n’avait encore que 22 ans ! On continue?
Passons à 1991. Beaucoup de départs à Split, ce qui n’empêche pas Toni de mener son club de nouveau au Final Four. Et une nouvelle victoire, un Three-peat (déjà) et une finale encore remportée contre Barcelone, équipe entrainée par… Bozidar Maljkovic.
Après avoir rempli la salle des trophées de son club formateur, il est l’heure d’aller voir ailleurs, au cas où il resterait quelquechose à croquer. C’est à Trévise que le challenge le mène, 400 bornes à vol d’oiseau, le gaucher phénomène ne s’éloigne pas trop du nid!
La collection s’agrandit en Italie, par un titre de champion en 1992 pour sa première saison, et une coupe d’Italie la saison suivante.
Le terrain de jeu préféré de Toni, c’est l’euroligue. Et comme Toni a offert le premier titre de champion de l’histoire du club l’année précédente, Trévise a droit à l’euroligue 92/93. Et qui dit Kukoc en euroligue, dit Final Four !
Le club italien joue la finale contre le CSP Limoges entrainé par… Bozidar Maljkovic. Au terme d’un match serré, Limoges arrache le 1er titre européen du sport français, grâce à une interception du regretté Fred Forte sur le roi Toni. Malgré tout, il finira MVP du Final Four de l’Euroligue 1993.
Limoges vs Trévise, finale 1993
Le Roi d’Europe en campagne en NBA
Toni Kukoc fait partie des pionniers européens en NBA. Drafté par les Chicago Bulls en 1990 (29ème choix), il ne vient pas tout de suite. La situation dans son pays n’y est pas pour rien, il ne souhaite en effet pas laisser ses proches pour partir si loin. Mais aussi, ce qui a pesé dans son choix, c’est la situation de son compère Drazen Petrovic. Autre superstar croate, génie européen, il cire pourtant le banc en NBA ! Et Toni ne voit pas l’intérêt de traverser l’Atlantique pour y recevoir si peu de considération.
Et en réalité, il n’est pas très désiré aux Bulls, en tous cas pas par ses coéquipiers. Le GM Jerry Krause est fan, mais le Big Boss MJ ne voit pas l’intérêt de recruter Kukoc. Quant à Scottie Pippen, sa prolongation de contrat est bloquée par les négociations avec le croate! On comprend mieux le traitement qu’il lui fera subir aux JO de Barcelone!
Quand Toni débarque à Chicago en 1993 à 25 ans, Jordan a pris sa première retraite. Mauvaise nouvelle pour les Bulls, mais ça permet à Kukoc d’avoir moins de pression à son arrivée dans la grande ligue. Et il s’en sort pas mal pour sa première saison. Physiquement, il prend du poids, nécessaire dans son cas pour affronter le défi physique américain. Dans le jeu, il finit avec 10,9 points de moyenne, 4 rebonds et 3,4 assists. Loin de ses récompenses habituelles en Europe, il est tout de même choisi dans la All Rookie Second Team.
Lors de la saison 1994/1995, TK intègre le 5 majeur, et ça se ressent dans ses stats. Il s’améliore à tous les niveaux, 15,7 points pour 5,4 rebonds et 4,6 passes! Mais l’évènement de l’année, c’est le retour du roi, Michael Jordan reprend du service en mars 1995, et ça va changer beaucoup de choses pour les saisons à venir…
En plus de MJ, la saison suivante est celle de l’arrivée de Dennis Rodman. Kukoc est de retour sur le banc, mais joue tout de même 26 minutes par match et sort des stats très correctes, 13,1 points (3ème scoreur des Bulls), 4 rebonds et 3,5 passes. C’est surtout pour lui le retour des titres: champion NBA et meilleur 6ème homme de la saison.
La saison 96/97 est un copier/coller de la précédente. A peu de choses près, même temps de jeu, mêmes statistiques, et un titre de champion à la fin. Pour Toni, ce sera aussi la saison des premières blessures qui le limiteront à ne jouer que 57 matchs.
La saison suivante c’est au tour de Scottie Pippen de se blesser, et de rater 35 matchs. Kukoc revient dans le 5 (52 fois sur 74 matchs joués et 17 fois sur 21 en playoffs) et participe au 3ème titre d’affilée des Bulls avec 13,1 points pour 3,9 rebonds et 2,9 passes par match.
Après ce second Three-peat, on assiste cette fois aux adieux définitifs de Jordan (pour les Bulls en tous cas). Rodman quitte le club, Pippen également et Chicago est triste en cette saison de lock out. Mais Kukoc assume son rôle de nouveau leader, après tout c’est ce qu’il est, un leader qui a su se fondre dans un collectif pour gagner des titres. Meilleur marqueur des Bulls en 1999 avec 18,8 points de moyenne, il ajoute 7 rebonds et 5,3 passes.
A l’aube de la saison 1999/2000, Chicago choisit Elton Brand en n° 1 de la draft. Kukoc débute la saison avec les Bulls, puis fait partie en février d’un échange qui l’envoie aux Sixers. A Philadelphie il tourne à environ 12 points par match en sortie de banc, et sort encore quelques perfs comme ce match où il plante 23 points et 4 interceptions en 22 minutes.
Au cours de la saison suivante il est envoyé aux Hawks dans un échange incluant Dikembe Mutombo. A Atlanta il devient vite le leader avec 19,7 points, 5,7 rebonds et 6,2 passes, toujours aussi complet à bientôt 33 ans et malgré les blessures.
En 2001/2002 Toni est de nouveau trahi par son corps, ratant un quart de la saison, et plafonnant à 9,9 points de moyenne le reste de la saison.
Sa fin de carrière est plus calme. Il arrive aux Bucks en 2002 à 34 ans et y restera les quatre dernières saisons de sa longue et belle carrière. Il n’aurait pas dit non pour une ou deux saisons de plus, mais il ne voulait jouer qu’aux Bucks ou aux Bulls, et aucune de ces franchises n’a souhaité lui offrir un nouveau contrat.
En guise de conclusion et de cerise sur le gâteau, multi récompensé lors de sa carrière en équipe nationale, dans les ligues européennes et en NBA, Toni Kukoc est-il légitime pour recevoir son ultime récompense avec son entrée au Hall Of Fame?
Pour la première année, ClutchTime se lance dans une grande série de previews pour la saison 2019-2020 ! On part sur une division par semaine et cela jusqu’au début de la saison ! On débarque cette semaine du coté de la Division Sud-Est, avec les Charlotte Hornets.
Charlotte Hornets
Bilan 2018-2019 :
Classement : 9ème de la conférence Est
Bilan : 39-43
Playoffs : non qualifié
Bilan Saison 2018-2019
Après un grand chamboulement dans
l’équipe autant chez les joueurs (transfert de Howard, signature de Parker) qu’au
niveau du staff et surtout du coaching-staff (départ de Clifford, arrivée de
Borrego), les Hornets ont entretenu beaucoup d’espoir d’accéder aux playoffs
dans une conférence plus faible qu’à l’Ouest.
Charlotte a été dans le top 8 pendant une majeure partie de la saison notamment grâce à l’avènement de J.Lamb, la saison haut de gamme de Walker, l’assurance de Tony P. Mais cela n’a pas suffit. Avec à nouveau une blessure sur le poste déjà faible de l’équipe (Zeller, pivot), un calendrier plus compliqué à partir de janvier, un Batum en dessous de son niveau, un Monk qui choisis encore mal ses shoots, la franchise de Caroline du Nord termine à la pire place, aux portes des playoffs, 9ème.
Une fois l’objectif raté, le seul
but pour la franchise était d’arriver à conserver ses meilleurs joueurs et
surtout sa légende Kemba Walker. Objectif également raté, puisque leurs deux
meilleurs joueurs (Walker et Lamb) sont partis vers d’autres horizons avec une
monnaie d’échange qui risque de s’avérer largement inférieure en qualité. Et
même notre légende nationale Tony Parker a préféré prendre sa retraite plutôt
que de rempiler pour 5M de $ et un match historique à Paris en janvier 2020.
Mouvements de l’intersaison :
Départs
Arrivées
Rookies
Tony Parker
Terry
Rozier
Cody
Martin
Jeremy
Lamb
Ahmed
Hill
Caleb
Martin
Kemba
Walker
PJ
Washington
Ranck
Kaminsky
Robert
Franks
Shelvin
Mack
Effectif :
Poste
Nom
Salaire
SF
Michael Kidd-Gilchrist
13 000 000 $
C
Cody Zeller
14 471 910 $
SF
Nicolas Batum
25 565 217 $
C
Bismack Biyombo
17 000 000 $
PF
Marvin Williams
15 006 250 $
C
Willy Hernangomez
1 676 735 $
SG
Malik Monk
4 028 400 $
SF
Dwayne Bacon
1 618 520 $
SF
Miles Bridges
3 755 400 $
PG
Devonte’ Graham
1 416 852 $
PF
PJ Washington
3 831 840 $
PG
Terry Rozier
19 894 737 $
SG
Cody Martin
1 173 310 $
SF
Robert Franks
Two-way contract
SF
Caleb Martin
898 310 $
PG
Ahmed Hill
Two-way contract
SG
Joe Chealey
1 445 697 $
C
Thomas Welsh
1 445 697 $
Avis de la Rédac
Pas grand chose à attendre des Hornets
cette année avec l’un des effectifs les plus élevé en salaire et le moins
fourni en qualité. Attendu a la dernière place de sa conférence voire de toute
la ligue,le seul espoir peut résider dans l’émergence des jeunes et obtenir un
tour de draft 2020 bien placé lors d’un été qui s’avérera décisif pour l’avenir
de la franchise.
Voir Rozier confirmer son potentiel, que
les blessures épargnent enfin Charlotte et que Nicolas Batum s’épanouisse enfin
seront les objectifs secondaires.
Le 5 de ClutchTime :
PG
SG
SF
PF
C
T. Rozier
N.
Batum
D. Bacon
M. Bridges
C.
Zeller
Evaluation by CT
Points Forts
Points Faibles
La jeunesse
Pas de calibre All Star
La rapidité
Pas de talents
L’adresse
Faible à chaque
postes
Prévision de Classement :
Estimation haute : 14ème
Estimation basse : 15ème
Notre estimation : 15ème
Possibilité de playoffs: proche de 0%
AVIS GLOBAL ET ATTENTES
Au vu des attentes cette saison, l’avantage
c’est qu’on ne pourra être que surpris si on fait mieux ! Sinon, voir les
jeunes se développer, voir Borrego faire de vrais choix tant dans le jeu que
dans les rotations, obtenir un bon tour de draft, puis réussir la prochaine
intersaison serait l’objectif minimum.
Éventuellement, rêver de trades et se
placer pas loin de la 8ème place à l’affût, mais là ce serait Noël tout les
jours…
Highlights des Hornets 2018-2019
Pour finir la preview en douceur, un petit come back sur la saison dernière avec les meilleures actions des Hawks !
Pour la première année, ClutchTime se lance dans une grande série de previews pour la saison 2019-2020 ! On part sur une division par semaine et cela jusqu’au début de la saison ! On débarque cette semaine du coté de la Division Sud-Est, avec les Atlanta Hawks.
Atlanta Hawks
Bilan 2018-2019 :
Classement : 12ème de la conférence Est
Bilan : 29-53
Playoffs : non qualifié
Bilan Saison 2018-2019
Le bilan est plutôt encourageant pour les Hawks version 2018-2019. Une douzième place qui signifie donc pas de playoffs, mais l’objectif premier n’était pas là.
En effet, c’est le mot reconstruction qui s’est installé dans les bouches du front office des Hawks et on doit le dire, cela prend une belle dimension. John Collins a passé un cap, et devra confirmer sa progression et son potentiel dès cette année. En plus de la régularité au shoot, il devra aussi travailler sa défense sur l’homme, lui qui est encore souvent trop soft. Mais avec un physique aussi athlétique que le sien, il est compréhensible que l’on en attende plus de lui.
Pour Trae Young, le constat est divergeant en fonction de la saison. Un réel sens du jeu ( 8.1 pds/match), un handle très intéressant et un shoot létal de loin. Il a tout pour exploser, cependant des lacunes ont surgis dès sa 1ere saison. Un manque cruel de physique menant donc a des soucis défensif, et surtout une régularité au shoot et des pourcentages encore trop minces (32% longue distance). Mais les bases sont solides et l’avenir semble radieux, sa fin de saison l’a même vu exploser sur certains matchs. On attend d’en voir plus cette saison !
En d’autres termes, les Hawks version 2019-2020 devraient ressembler à une version 2.0 des Hawks de cette année. Des jeunes, des potentiels, du beau jeu et on l’espère des places encore grappillées au classement.
Mouvements de l’intersaison :
Départs
Arrivées
Rookies
Taurean Prince (Brooklyn)
Allen Crabbe (Brooklyn)
DeAndre Hunter (#4)
Kent Bazemore (Portland)
Evan Turner (Portland)
Cam Reddish (#10)
Miles Plumlee (Memphis)
Chandler Parsons (Memphis)
Bruno Fernando
(#34)
Dewayne Dedmond (Sacramento)
Jabari Parker (Washington)
Omari Spellman (Golden state)
Damian Jones (Golden State)
Deyonta Davis (libre)
Effectif :
Poste
Nom
Salaire
G
Trae Young
6,2M$
G
Kevin Huerter
2,6M$
G
Allen Crabbe
18,5M $
G-F
Evan Turner
18,6M $
G-F
Cam reddish
4,2M $
F
Chandler Parsons
25M$
F
DeAndre Hunter
7M $
F
DeAndre Bembry
2,6M $
F
Vince Carter
2,5M $
F
Jabari Parker
6,5M $
F
John Collins
2,7M $
F-C
Bruno Fernando
1,4M $
C
Damian Jones
2,3M $
C
Alex Len
4,1M $
Avis de la Rédac
Un effectif plein de jeunesse et de talents ! Et Atlanta a bien négocié son intersaison.
Sur ces dernières années, Atlanta a su accueillir des jeunes et les développer. Avec le très prometteur Trae Young, qui sera sophomore cette année, ainsi que la confirmation John Collins, Atlanta a de bonnes bases.
En plus de ses 2 là, Atlanta a blindé son roster de talents a développer. Hunter, Reddish et Fernando arrivent tous les 3 via la draft. De quoi doubler pas mal de poste et du talent à revendre.
Au sein d’une reconstruction, il faudra tout de même savoir entourer les jeunes afin de les tirer vers le haut. Pour cela aussi Atlanta semble avoir bien réfléchi son coup ! Entre vétérans de métier et « Bust » à la relance, tout est à disposition pour que les minutes soient équilibrées et permette à ce collectif de grandir.
Le potentiel est là c’est certain. Reste à savoir comment vont se développer les jeunes et dans quel environnement.
Le 5 de ClutchTime :
PG
SG
SF
PF
C
T.
Young
K.
Huerter
E.
Turner
J.Collins
A. Len
Evaluation by CT
Points Forts
Points Faibles
Le shoot
La rotation poste 5
Le potentiel
Un effectif encore léger
Du talent à chaque poste
Certaines LineUp défensives
Prévision de Classement :
Estimation haute : 9ème
Estimation basse : 12ème
Notre estimation : 11ème
Possibilité de playoffs: moins de 15%
AVIS GLOBAL ET ATTENTES
Nous nous attendons à revivre une saison semblable a la saison dernière en terme de résultats, avec le développement des nouveaux rookies et un jeu plaisant a voir.
Cependant, toutes les attentes vont se focaliser en particulier sur le duo Young-Collins. Et oui, il y a du potentiel. Leur progression est indispensable pour qu’Atlanta puisse commencer déjà à envisager la suite. Évoqué plus haut, ils ont chacun leurs défauts et doivent progresser dès cette année. Une progression vraiment intéressante à suivre.
L’attente se posera aussi sur des joueurs à la relance, Parsons, Len, Parker, Crabbe, autant de joueur à la cote très basse que cela soit a cause de blessures, mauvais niveau de jeu, ou bien contrats toxiques. Mais l’environnement d’Atlanta peut leur convenir pour retrouver des minutes et garder leurs places dans la ligue la saison prochaine.
Enfin ce sera la der des der de Vince Carter en NBA ! Une dernière saison pour l’un des plus gros dunker all-time qui aura su adapter son jeu au fil des années afin de perdurer dans la ligue.
Highlights des Hawks 2018-2019
Pour finir la preview en douceur, un petit come back sur la saison dernière avec les meilleures actions des Hawks !
A l’occasion de la fin des premiers tours de la FIBA World Cup, nous revenons sur cette première phase de poule et présentons le second tour
1er Tour :
Groupe A
Groupe indécis sur le papier, on aura tout de même été plutôt surpris par l’élimination de la Chine. Pourtant bien lancés sur leur premier match face à la Cote d’Ivoire, les chinois ne sont pas passés loin de s’imposer face à la Pologne avant de s’écraser en match décisif face au Venezuela. Fin de la compétition pour les hôtes.
Le Vénézuéliens sont donc les grands gagnant de ce groupe, poil a gratter pas forcément attendus, ils ont su gérer à merveille cette phase de poule et arrivent désormais dans une seconde phase où tout ne sera que bonus pour eux.
La Pologne a réalisé un sans faute qui sera important si il veulent espérer passer la deuxième phase qui va s’annoncer plus compliqué pour eux. Tandis que, de son côté, la Côte d’Ivoire n’aura pas réussi à créer la surprise et repars bredouille. Compétition compliquée pour eux.
Groupe B
On en parle peu, on dis que la génération est en fin de cycle, que cette équipe n’ira pas loin dans la compétition ? Ce n’est clairement pas ce qu’a démontré l’équipe argentine sur cette phase. Les argentins auront dominés de la tête et des épaules son groupe et s’engage plus que sereinement en phase 2.
Et c’est finalement le Nigéria qui a déçue sur cette phase de groupe. Avec 2 défaites au compteur, les Nigérians annoncés comme outsiders et avec de bonne chance de sortir du groupe n’ont pas réussis à être à la hauteur. Au dépend des Russes, toujours présents lorsqu’il s’agît de saisir les belles opportunités.
Côté Corée pas de surprise. Attendu, bon dernier du groupe, les Coréens n’étaient pas au niveau de leurs 3 adversaires.
Groupe C
L’Espagne ne s’est pas raté ! Mais aura tout de même bataillé quelque peu pour se défaire de Porto Rico et de l’Iran. Pour l’une des équipes favorites de la compétition, l’entrée en matière s’est donc bien déroulée, sans encombre.
Enfin, la bataille pour la 2ème place qualificative semblait indécise. Après leur fin de match incroyable face à l’Iran, Porto Rico aura luté jusqu’au bout pour sortir la Tunisie. Qualification pleine de panache ! Mais le plus dur arrive pour eux.
Groupe D
La Serbie a dominé, la Serbie a impressionnée, la Serbie s’est baladée. Malgré un dernier match un peu plus serré face à l’Italie, la Serbie a démontré une puissance de frappe impressionnante. Tout en contrôle, et d’une propreté collective impressionnante, ils sont en train (si cela ne n’était pas déjà le cas) de passer favoris dans l’esprit de beaucoup de fans.
L’Italie aura aussi assuré l’essentiel et la logique est respectée. Mais la différence de niveau avec un grand comme la Serbie aura soulevé un bon nombre de limites dans ce groupe. A eux désormais de nous faire mentir.
Côté Angola et Philippines, on peut sans hésiter dire qu’il y avait une classe d’écart et que la qualification était très loin d’être une possibilité pour eux.
Groupe E
Des surprises et des rebondissements, il y en a eu dans ce groupe ! Et c’est sans aucun doute la Turquie qui peu se mordre les doigts. A 4 lancers-francs de battre les USA, les Turcs se sont finalement fait sortir face à une surprenante équipe Tchèque. Un vrai choke pour les coéquipiers de Cedi Osman.
Côté USA les doutes sont toujours là. Passés proches de la défaite, les Américains ne se sont pas rassurés. Tatum sera absent quelques jours et Smart lui aurait aussi quelques pépins physiques. Avant d’affronter la Grèce et le Brésil .. A suivre …
Enfin, côté Japon, Rui Hachimura aura performé en dent de scie. Très intéressant face à la Turquie, et surtout la République Tchèque, il se sera effacé face aux USA.
Groupe F
Le Brésil plus clutch que la Grèce ! C’est ce qu’il faut retenir de cette phase de poule. Avec un sans faute le Brésil prends de l’avance sur la deuxième phase, qui sera d’autant plus compliqué que ces 2 équipes vont retrouver les USA.
Derrière la nation de Niko Vucevic n’aura pas réussi à trouver le chemin de la victoire. Déjà chambré par notre Evan Fournier national, on attend les échanges de tweet entre les 2 coéquipiers du Magic d’Orlando.
Groupe G
Cocorico ! 3-0 et un bilan sans faute pour les bleus. Une défense intéressante, un 5 majeur qui trouve de la constance des deux cotés du terrain. Il ne manquera plus qu’à la seconde unit, emmené par De Colo, d’élever son niveau de jeu, pour encore monter en puissance. Une victoire sur les deux matchs de la phase 2 et la France sera quasiment en quart !
Mais la surprise de cette poule c’est l’élimination de l’Allemagne ! Gueule de bois après leur défaite face à la France en ouverture du groupe, la bande à Schroder n’aura pas réussi à se défaire de la République Dominicaine. Désillusion pour nos voisins germaniques.
Groupe H
Le groupe de la mort n’aura pas tenu toutes ses promesses. L’Australie qui avait battu les américains en match de préparation aura tenu son rang ! Avec un sans faute indispensable pour la suite.
Le Canada de son côté aura déçu. Deux défaites assez large auront eu raison d’eux. Et la Lituanie en aura parfaitement profité s’offrant même une finale de groupe face à l’Australie qui aura vu une fin de match absolument haletante.
Le Sénégal n’était pas au niveau et au vu du groupe relevé, on ne se faisait pas trop d’illusion pour eux. Les aléas du tirage..
2nd Tour
Groupe I
Notre Pronostic :
1- Argentine (5-0) : Avec déjà 3 victoires les Argentins devraient arriver à négocier le Venezuela et à vaincre la Pologne.
2- Russie (4-1) : L’affrontement Russie – Pologne sera déterminant pour la suite et pour nous c’est la Russie qui a les armes pour s’imposer.
3- Pologne (4-1) : Dépendant de sa confrontation directe avec la Russie.
4- Venezuela (2-3) : Fin de la belle aventure. Malgré de l’envie, affronter la Russie et l’Argentine avec déjà une défaite au compteur sera fatal.
Groupe J
Notre Pronostic :
1- Serbie (5-0) : Vu se qu’ils démontrent depuis le début on s’attend à un grand match face aux espagnols. Premier vrai test que l’on voit tourner en leur faveur.
2- Espagne (4-1) : Ils devront se méfier de l’Italie, mais cela semble plus qu’accessible pour ce groupe là.
3- Italie (3-2) : Difficile pour eux après avoir affronté la Serbie, ils devront se coltiner l’Espagne… La marche est encore trop haute ? C’est ce que l’on imagine.
4- Porto Rico (2-3) : Une phase 2 qui les voit affronter Italie et Serbie. Une belle épopée pour eux mais cela devrait s’arrêter ici.
Groupe K
Notre Pronostic :
1- USA (5-0) : Et si les USA se faisaient peur ? Avec les deux gros morceaux que sont le Brésil et la Grèce pourquoi pas imaginer une première défaite. Qui ne serait pas éliminatoire certes, mais le groupe de Pop va devoir sortir les muscles pour s’éviter une frayeur.
2- Brésil (4-1) : Le Brésil à l’avantage sur la Grèce à la suite de la phase de poule, et la logique devrait leur permettre de garder cette avance.
3- Grèce (3-2) : Deux victoires seront indispensables, et malheureusement pour eux, il y a les USA en face. La surprise est plus que réalisable, mais il va falloir que le collectif se montre bien plus solide.
4- République Tchèque (2-3) : Le poil a gratter va leur mener la vie dure, on est peut être encore en train de sous-estimer cette équipe, mais on rentre désormais dans le vif du sujet.
Groupe L
Notre Pronostic :
1- France (5-0) : Sans doute influencé par le fait que ca soit la France, mais il n’y a pas de doute, le match face à l’Australie devrait être la finale de ce groupe, tandis que la Lituanie tentera de faire déjouer les pronostics.
2- Australie (4-1) : Son avantage pris face à la Lituanie en phase 1, sera crucial, arriver à 3-0 leur donne un mini joker d’avance.
3- Lituanie (3-2) : Une performance face à la France sera indispensable ! C’est possible mais on préfère croire que nos bleus sauront négocier ce premier virage.
4- République Dominicaine (2-3) : la marche est bien trop haute. La tâche s’annonce très dure dans un groupe où une défaite serait fatale pour ses 2 adversaires.
On se retrouve dès demain pour le début du second tour de ces championnats du monde de Basket !
Nous sommes le Vendredi 24 Novembre 1995, au Springfield Civic Center. Les Wildcasts de Kentucky s’apprêtent à disputer leur premier match de saison régulière, face aux Terrapins de Maryland. Mais, avant de rentrer dans le vif du sujet, allons à la rencontre de ces Wildcats.
Premier rang (de gauche à droite): Entraineur assistant: Delray Brooks, Entraineur principal: Rick Pitino, Allen Edwards, Derek Anderson, Jeff Sheppard, Tony Delk, Anthony Epps, Cameron Mills, Wayne Turner, Autre entraineur Jim O’Brien, et Entraineur assistant: Winston Bennett. Second rang (de gauche à droite) : Responsable de l’équipement Bill Keightley, Assistant administratif George Barber, Jason Lathrem, Oliver Simmons, Nazr Mohammed, Mark Pope, Walter McCarty, Antoine Walker, Jared Pickett, Ron Mercer, Trainer Eddie Jamiel, Préparateur physique assistant Layne Kaufman, et Préparateur physique Shaun Brown
Les Wildcats de Pitino sont polyvalents. Leur jeu est intense, les transitions sont rapides, le ballon circule vite, et, les systèmes sont fluides. Le jeu intérieur est la clé majeur de cette équipe. Défensivement, c’est solide, les Wildcats aiment utiliser la pression tout terrain. En terme de bagarre aux rebonds, avec Walker et McCarty, Kentucky n’a pas à se plaindre.
La saison régulière
Lors du premier match, face à Maryland, nos Wildcasts s’imposent 96 à 84. Lors du second match, l’équipe de Rick Pitino fait fausse route, et perd face aux UMass Minutemen 92 à 82, au Palace d’Auburn Hills. La suite de cette saison se déroule sur les chapeaux de roues, Kentucky est facile, le jeu est huilé. Les Wildcats se présentent au Southeastern Conference Tournament, avec un bilan magnifique de 26 victoires et une seule défaite.
SEC Tournament: Road to Final
Dans la foulée de la saison régulière, Kentucky est solide, très solide. En quart de finale, les Wildcats de Tony Delk et d’Antoine Walker, ne font qu’une bouchée des Florida Gators (100 à 76). En demi-finale, l’équipe de Rick Pitino tombe sur la valeureuse équipe d’Arkansas; mais, la musique est la même… Victoire 95 à 75. Le bilan prend de plus en plus d’ampleur avec 28 victoires et 1 défaites. Kentucky est en finale et devra affronter Mississipi State.
La désillusion
LIEU: Louisiana Superdrome (Nouvelle-Orléans)
Le 5 de Kentucky: Tony Delk, Anthony Epps, Derek Anderson, Antoine Walker, Walter McCarty
Le 5 de Mississipi: Darryl Wilson, Marcus Bullard, Erik Dampier, Russel Walters, Dontae’ Jones
C’est parti pour cette finale. Mississipi State score en premier, avec un gros shoot à 3 points de Darryl Wilson. Mais, Kentucky est bien rentré dans son match et mène vite 11 à 5. Mississipi recolle vite au score et passe même devant. Cette première mi-temps est très serrée, les 2 équipes se rendent coup pour coup, et rentrent aux vestiares sur un score de 43 à 38 pour Mississipi.
Au retour des vestiaires, les Wildcats sont assomés 7par deux 3 point d’affilés de Dontae’ Jones. Jones est en feu, Kentucky voit l’écart monter de plus en plus. 57-40, temps mort pris par l’équipe de Rick Pitino. Jones prend le temps de chauffer les supporters, la salle est en feu. Deux nouveaux 3 points de Wilson et l’écart se porte à 19 points. Kentucky ne lache rien. Anthony Epps shoote à 3 points, il tombe, score et and-one ! L’écart n’est plus que de 10 points. Mais, Mississipi finit le travail et réalise l’exploit. Défaite 73 à 84.
Stats:
Points: Dontae’ Jones 28 points, Darryl Wilson 22 points, Tony Delk 16 points
Assists: Marcus Bullard 9 assists, Erik Dampier 6 assist, Anthony Epps 4 assists
Rebonds: Dontae’ Jones 11 rebonds, Erik Dampier 10 rebonds, Antoine Walker 8 rebonds
March Madness: Premier Tour
Jeudi 14 Mars, Kentucky affronte aujourd’hui l’équipe de San Jose State. L’affiche s’annonce déséquilibrée, le bilan de San Jose State jusqu’à maintenant est de 13 victoire pour 17 défaite. Le match se passe comme annoncée Kentucky déroule et l’emporte facilement avec un gros Walter McCarty (24 points) et un Tony Delk encore dominant (22 points). La prochaine rencontre se déroulera face à Virginia Tech, dans deux jours, et elle risque d’être très differente dans l’adversité pour les Wildcats.
Second Tour: Kentucky (30-2) vs Virginia Tech (23-6)
Lieu: Reunion Arena (Dallas) Date: Samedi 16 mars 1996
5 de Virginia Tech: Shawn Good, Damon Watlington, Travis Jackson, Shawn Smith, Ace Custis
5 de Kentucky: Tony Delk, Anthony Epps, Walter McCarty, Derek Anderson, Antoine Walker
C’est parti. Kentucky score en premier par l’intermédiaire de Walker, et met en place une défense tout terrain. La défense agressive des Wildcats fait énormément de mal à Virginia et Kentucky prend vite le large 35 à 21. Virginia réalise beaucoup de fautes et l’équipe de Pitino punit sur la ligne des lancers-francs. Il reste 4min50 dans cette mi-temps, Virginia a la possession, le ballon circule vite et arrive jusqu’à Jackson qui sanctionne à 3 points. 35-24, après deux stops défensifs consécutifs, Virginia a le ballon, Jackson parvient à trouver Smith qui marque sous le cercle. La mi-temps se finit sur un score de 38 à 30 pour Kentucky.
Seconde mi-temps: Kentucky défend d’une bonne manière mais rate énormément de lancers. Les transitions des Wildcats sont tranchantes. McCarty au rebond, il trouve Walker au milieu de terrain et alley oop pour Mercer ! La fin de rencontre est à sens unique et Kentucky l’emporte 84 à 60.
Stats:
Scoring: Antoine Walker 21 points, McCarty 19 points, Shawn Smith 13 points
Assists: Troy Manns 8 assists, Anthony Epps 6 assists, Walker et McCarty 4 assists
Rebonds: Antoine Walker 11 rebonds, Ace Custis et Epps 5 rebonds
https://youtu.be/o4ipQgDuaeI
Elite Eight : Kentucky (31-2) vs Utah (27-7)
Lieu: Hubert H. Humphrey Metrodome (Minneapolis) Date: Jeudi 21 mars 1996
5 de Utah: Andre Miller, Keith Van Horn, Ben Caton, Brandon Jessie, Michael Doleac
5 de Kentucky: Tony Delk, Anthony Epps, Derek Anderson Walter McCarty, Antoine Walker
Le match est une correction, Van Horn et Caton sont bien trop seuls au scoring pour faire face à un 5 avec 3 joueurs au dessus de 14 points. Victoire facile 101 à 70 pour les Wildcats, qui s’offrent une qualification pour l’Elite Eight !
Stats:
Scoring: Van Horn 23 points, Caton 22 points, Antoine Walker 19 points
Assists: Andre Miller 9 assists, Epps 8 assists, Walker 6 assists
Rebonds: Doleac, Van Horn et Walker 8 rebonds, Epps 6 rebonds
Elite Eight: Kentucky (32-2) vs Wake Forest (26-6)
Lieu: Hubert H. Humphrey Metrodome (Minneapolis) Date: Samedi 23 mars 1996
5 de Wake Forest: Jerry Braswell, Rusty Larue, Tim Duncan, Ricky Peral, Sean Allen
5 de Kentucky: Anthony Epps, Tony Delk, Derek Anderson, Walter McCarty, Antoine Walker
Les Wildcats devront battre l’équipe de Wake Forest emmené par Tim Duncan pour se qualifier au final four ! C’est parti. Duncan remporte l’entre deux face à McCarty. Les ratés s’enchainent dans ce début de match, après TD, c’est McCarty qui rate son shoot. Les Wildcats mènent vite 5-0, leur pressing tout terrain fait beaucoup de mal aux joueurs de Wake Forest. Une contre attaque et Anthony Epps score à distance pour les Wildcats, Kentucky 9-3 Wake Forest. Cette première mi-temps est marquée par la défense de Kentucky et ses transitions rapides, la seule solution trouvé par Wake Forest est quasiment toujours le tir forcé. Les deux équipes rentrent aux vestiaires sur un score de 38 à 19 pour les Wildcats de Tony Delk.
Début de deuxième mi-temps, Kentucky déroule. À 15 minutes de la fin du match, Kentucky mène 52 à 26. La défense de Kentucky est toujours aussi rude, cela permet à Duncan d’avoir quelques lancers à se mettre sous la dent. La défense tout terrain des Wildcats étouffe les joueurs de Wake Forest qui manquent de lucidité lorsqu’il s’agit de tirer. Un 3 point de LaRue permet à Wake Forest de reprendre espoir en cette fin match. 19 points d’écart entre les deux équipes à 7 min de la fin, Wake Forest ne désespère pas. Mais l’écart ne baissera que très peu, à 1 min 47 de la fin, 14 points séparent les 2 équipes. La déception se lit sur le visage de LaRue ou encore de TD. Kentucky s’envole, bel et bien, pour le final four. Score final: 84 à 63.
Stats:
Points: Tony Delk 25 points, Duncan et Goolsby 14 points
Assists: Duncan et Epps 6 assists, Derek Anderson 5 assists
Kentucky affrontera les Minutemen de Marcus Camby pour cette demi-finale ! UMass est la première des deux seules équipes à avoir fait chuter les Wildcats de Pitino cette saison. L’équipe du Massachussets est venu à bout de l’équipe de Georgetown, mené par Iverson, grâce notamment à un très gros Camby (22 points).
Lieu : Continental Airlines Arena (East Rutherford) Date: Samedi 30 mars 1996
5 de UMass: Dana Dingle, Donta Bright, Marcus Camby, Edgar Padilla, Carmelo Travieso
5 de Kentucky: Tony Delk, Anthony Epps, Derek Anderson, Walter McCarty, Antoine Walker
C’est parti. Camby remporte l’entre d’eux. Le début de match est tendu, c’est la bagarre au rebond. Les MinuteMen scorent en premier, avant que Camby chute suite à une bataille au rebond et fasse tomber un arbitre avec lui. Delk est pas loin de chuter sur la table des journalistes, en essayant de sauver la touche face à Travieso. Bref, la bataille s’annonce très musclée. La pression tout terrain des Wildcasts fait encore ses preuves, Delk intercepte une balle grâce au pressing que, Walker et lui-même, ont exercés. Resultat, panier et and-one pour Kentucky. Marcus Camby obtient également un and-one, grâce à un splendide bras roulé sur la tête de McCarty. A 7 min de la fin de la 1ère mi-temps, le match est toujours aussi rude et l’équipe de Pitino mène 23 à 20. Walker trouve Mark Pope sur un alley-oop, 25 à 20. Remise en jeu pour UMass, mais Travieso capte maladroitement la balle et met son pied sur la ligne… remise en jeu Kentucky ! Suite à des stops défensifs, les transitions des Wildcats sont extrèmement efficaces, permettant à Delk par exemple d’obtenir un and-one et de porter le score à 28-20. La bataille dans la raquette est intense, très intense et les arbitres ont du mal à juger les actions, ce qui agace le coach des MinuteMen. Les 2 équipes se quittent sur un score de 36 à 28 pour Kentucky.
Seconde mi-temps: De retour sur le parquet, les Wildcats jouent toujours le même basket et vont vite mener 41 à 28. Le pressing tout terrain met encore énormément en difficulté UMass, qui perd le ballon maladroitement encore une fois. Tony Delk et Marcus Camby s’offre une guerre à la marque. A 2min16 de la fin, le score est de 71 à 61 pour Kentucky. Camby rebtre un panier, Kentucky loupe la remise en jeu, le numero 11 seul est servi et il marque ! 71 à 65, Kentucky a laissé UMass reprendre espoir, en seulement 10 secondes ! UMass défend agressivement, ce qui rend, en plus de la tension, fébrile les Wildcats. Anderson manque sa passe et l’équipe de Camby part en contre. Camby s’élance dans les airs et obtient la faute ! Il rentre ses deux lancers, UMass est en train de réaliser une fantastique remontée ! Remise en jeu Kentucky, UMass presse haut, Anderson tente de remonter la balle, mais il la perd et elle tombe en touche… les supporters de UMass exultent ! 71-67, possession UMass. Camby se rate, Anderson part en contre et obtient la faute ! Il rentre ses deux lancers. 73-67, Travieso trouve Padilla qui remonte la balle, il shoote à 3 points … CA RENTRE, plus que 3 points d’écart ! UMass joue la faute, Mark Pope aux lancers pour Kentucky, il rentre les 2. Directement UMass remonte la balle pour tirer à 3 points mais Travesio rate… Et sur le contre, Anderson trouve Walker qui achève UMass !!! Le match se termine sur un score de 81 à 74, les Wildcats affronteront Syracuse en finale !
Stats:
Points: Marcus Camby 25 points, Tony Delk 20 points et Donta Bright 15 points
Assists: Padilla 12 assists, Walker, McCarty, Epps, Anderson 4 assists
L’heure est à la grande finale, les Wildcats de Tony Delk vont affronter Syracuse de John Wallace, tombeur du Mississipi State de Darryl Wilson et Dontae’ Jones, qui avait fait tant de mal à Kentucky, en demi-finale.
Lieu: Irod Arena (East Rutherford) Date: Lundi 1er avril 1996
Le 5 de Kentucky: Tony Delk, Anthony Epps, Derek Anderson, Antoine Walker, Walter McCarty
Le 5 de Syracuse: Todd Burgan, Lazarus Sims, John Wallace, Jason Cipolla, Otis Hill
C’est parti, la finale est lancée ! Wallace remporte l’entre deux, mais le ballon fini sa course en touche. La tension se fait sentir, air-ball de Walker et passe en touche d’Anderson, puis, marcher de Wallace ! Le premier panier arrive enfin, par l’intermédiaire de John Wallace, après 2min de jeu. Les Wildcats ont beaucoup de mal à entrer dans leur finale. Mais Tony Delk, la lance réellement, en inscrivant un beau shoot à 3points. Ce début de match est tendu, les stops s’enchaînent des deux côtés. Après 4 min 40 de jeu le score est de seulement 5-2 (pour Kentucky). Tony Delk fait réagir, une nouvelle fois, la foule grâce à un nouveau tir à 3 points réussie. A 2 min 40 du retour aux vestiaires, le score est de 28 à 28. Ron Mercer pénètre dans la raquette et bénéficie d’un and-one. Kentucky arrive à creuser un écart de 9 points en rentrant aux vestiaires, grâce notamment à un Tony Delk toujours très adroit à distance, et, à la maladresse de Syracuse aux lancers.
Seconde mi-temps: De retour, la finale reste indécise malgré une légère avance de Kentucky. John Wallace, bien servi en transition, arrive à ramener le score à 35-42. La pression tout terrain est mieux en place du côté des Wildcats, cela met en grosse difficulté les remises en jeu de Syracuse. John Wallace ne lâche rien et fait un grand mal à la raquette de Kentucky, il obtient un and-one. Il met son lancer; Syracuse 38-46 Kentucky. Todd Burgan transforme deux lancers, il permet à Syracuse de revenir à 6 points, Burgan a l’air de s’être bien remis de ses deux ratés de tout à l’heure. La tension se fait ressentir dans la salle, les deux équipe ont cravachées dur cette année et échouer à ce moment là serait un cauchemar. Syracuse est bien parti pour recoller. Après un nouveau stop défensif , Todd Burgan conclu sur un drive. La pression de Kentucky laisse de l’espace dans leur dos, Cipolla, seul, est servi et il conclu; 44 à 48. Sur l’action suivante, John Wallace est au rebond. Après un manqué de Walker, les supporters oranges de Syracuse donnent de la voix; la remontée est proche ! Wallace trouve Cipolla, qui passe à Sims, Lazarius remonte la balle en marchant l’air déterminé… Il trouve Burgan d’une passe fantastique et ALLEY-OOP ! La défense de Kentucky reprend du poil de la bête, Syracuse n’y arrive plus.. A 11min50 de la fin, Kentucky mène 57 à 46, et, Tony Delk s’appréte à tirer deux lancers. 2/2 pour Delk, les Wildcats mènent 59 à 46; ça commence à sentir bon ! Todd Burgan écope de sa 4ème faute personnel, coup dur pour les collègues de John Wallace. Syracuse ne lâche rien, la défense est compacte, McCarty et Pope sont malmenés, la rentrée de Walker se fait attendre et c’est McCarty qui en fait les frais. L’entrée d’Antoine Walker fait du bien, mais Syracuse revient à deux points; 62-64. 71-64 pour Kentucky, Wallace part en transition mais passage en force sifflé sur Epps, ce dernier célèbre, il le sait, c’est peut-être le tournant du match. Nouvelle faute de Wallace qui doit quitter le terrain, on entend des « Wallace Wallace » venant des gradins. Les joueurs de Syracuse se regroupent en cercle lors du temps mort, mais Pope punit aux lancers derrière. Sur le banc, Wallace est déboussolé. Todd Burgan réalise une 6ème faute anecdotique et quelques secondes plus tard… KENTUCKY EST CHAMPIOOON !
Tony Delk est élu MOP de NCAA !
Stats:
Points: John Wallace 29points, Tony Delk 24 points, Ron Mercer 20 points, Todd Burgan 19 points
Assists: Lazarius Sims 7 assists, Anthony Epps 7 assists, Antoine Walker 4 assists
Rebonds: John Wallace et Otis Hill 10 rebonds, Antoine walker 9 rebonds, Todd Burgan 8 rebonds, Tony Delk et Walter McCarty 7 rebonds
Stats individuelles de l’équipe cette saison:
Par match:
Tony Delk 17.8 Pts, 4.2 Reb, 1.8 Ast
Antoine Walker1 5.2 Pts, 8.4 Reb, 2.9 Ast
Walter McCarty 11.3 Pts, 5.7 Reb, 2.6 Ast
Derek Anderson 9.4 Pts, 3.4 Reb, 2.4 Ast
Ron Mercer 8.0 Pts, 2.9 Reb, 1.4 Ast
Mark Pope 7.6 Pts, 5.2 Reb, 1.0 Ast
Anthony Epps 6.7 Pts, 3.1 Reb, 4.9 Ast
Jeff Sheppard 5.5 Pts, 2.1 Reb, 1.9 Ast
Wayne Turner 4.5 Pts, 1.5 Reb, 1.6 Ast
Allen Edwards 3.3 Pts, 1.1 Reb, 1.2 Ast
Nazr Mohammed 2.3 Pts, 1.5 Reb, 0.2 Ast
Olivers Simmons 1.8 Pts, 1.1 Reb, 0.1 Ast
Jared Prickett 3.4 Pts, 1.6 Reb, 0.6 Ast
Cameron Mills 0.9 Pts, 0.3 Reb, 0.1 Ast
Jason Lathrem 0.5 Pts, 0.3 Reb, 0.3 Ast
L’après Kentucky Wildcats 95-96:
La saison effectuée par cette équipe est souvent considérée comme l’une des meilleures jamais réalisés en NCAA. Cette équipe s’est également fait attribuer le surnom de « The Untouchables ». 9 joueurs de ces Wildcasts ont intégrés la NBA par la suite (c’est un record!), parmi-eux:
Antoine Walker: drafté 6ème choix aux Celtics, qui sera élu 3 fois All-Star et remportera un titre de champion avec le Heat.
Tony Delk: drafté au 16ème choix par les Hornets
Derek Anderson: Drafté par les Cavs en 13ème choix lors de la draft 97 et qui deviendra champion NBA avec le Heat, accompagné d’Antoine Walker
Walter McCarty: Drafté en 19ème choix par les Knicks
Ron Mercer: Drafté en 6èchoix par les Celtics en 97 et qui sera élu dans la Rookie first team en 98
Nazr Mohammed: Drafté en 98, à la 29ème place, par le Jazz, il deviendra champion NBA avec les spurs en 2005
Jeff Sheppard: Il signera en 98 avec les Hawks
Mark Pope: Drafté en 52ème choix par les Pacers
Wayne Turner: Il signera en 99 avec les Celtics
Rick Pitino, quant à lui, perdra la finale de 97 avec les Wildcats, face à l’université d’Arizona. Par la suite, ce qu’il a fait avec Kentucky de 1989 à 1997, lui vaudra une comparaison avec l’Empire Romain. Il entrainera les Celtics, et Louisville ( avec qui il sera champion en 2013). Il sera intronisé au Naismith Basketball Hall of Fame.
Le maillot, floqué « 00 », de Tony Delk sera retiré par l’université.
Bob McAdoo, jeune intérieur passé par North Carolina débarque en NBA par la draft de 1972 .
Avant d’avoir mis les pieds sur un parquet NBA, il fait déjà parler de lui ! En effet Robert, du haut de ses 21 ans, a tapé dans l’œil non pas de deux équipes, mais plutôt de deux ligues !
En plus de la draft NBA, il aurait été le n°1 de la draft (secrète) de la ABA, des rumeurs laissant croire qu’il aurait même signé un contrat dans cette ligue concurrente de la NBA.
Retour en NBA, où malgré les rumeurs il est choisi en n°2, derrière l’obscur LaRue Martin, et quelques places devant un certain Julius Erving ! McAdoo attaque la saison 1972/73 aux Buffalo Braves, une franchise depuis devenue les Los Angeles Clippers.
Avec 18 points de moyenne, cet intérieur adroit de loin ne gâche pas son année rookie, terminant Rookie Of The Year 1973 malgré les mauvais résultats des Braves. Côté performances, il se permet de passer 2 fois la barre des 40 points,en alignant 45 points et 25 rebonds pour le dernier match de la saison!
Les trois saisons suivantes, McAdoo s’impose en NBA comme un scoreur prolifique, enchaînant trois titres de meilleur marqueur en 74, 75 et 76 avec un highscore à plus de 50 points chacune des ces 3 années. Il sera All NBA second team en 74 avec 30,6 points et 15,1 rebonds (dernier joueur en date à terminer au-dessus des 30 points – 15 rebonds), MVP 1975 avec 34,5 points et 14,1 rebonds, il connait également ses trois premières sélections au All Star Game pendant ces années folles.
En plat principal, 11 saisons en dents de scie
Après ces saisons phénoménales, McAdoo connaîtra une carrière très honorable en NBA, malgré les blessures et les trades plus ou moins désirés…
En 76/77, il passe des Braves aux Knicks en cours de saison. Il quitte New-York deux ans plus tard et malgré des bonnes stats il est envoyé aux Celtics. Demandez aux Knicks d’aujourd’hui s’ils veulent d’un intérieur qui vaut 26 points et 12 rebonds par match!
A Boston, il joue… seulement 20 petits matchs et puis s’en va ! Même pas le temps de croiser le futur triple MVP Larry Bird, et McAdoo fait ses valises pour Detroit. Aux Pistons, il y jouera 58 matchs en 79/80.
La saison suivante 16 matchs joués à peine, entre Detroit et les Nets. Puis il fait de nouveau ses valises, direction les L.A Lakers ! En 6 années, il aura été baladé dans pas moins de 6 équipes NBA.
A 30 ans, handicapé par quelques blessures, Bob McAdoo débarque à Los Angeles avec la ferme intention d’y obtenir ce qui lui manque: les titres ! Et là, on peut dire qu’il sera bien entouré: Magic, Kareem et James Worthy lui donnent l’occasion de gagner 2 titres NBA. Frustré d’être sur le banc (il joue autant, voir moins qu’un Kurt Rambis!), McAdoo accepte tout de même son rôle de 6eme homme et apporte sa part de points et de rebonds pour aller chercher ces 2 bagues tant désirées.
Un dernier passage à Philadelphie, lors de la saison 1985/86 et ça en est fini la NBA ! Pas satisfait de la proposition des Sixers, McAdoo met fin à une carrière NBA riche de 852 matchs, pour des moyennes de plus de 22 points et 9 rebonds !
https://youtu.be/-P84-B8sVpc
Le game 6 des finales NBA 1985 Seulement 10 min de jeu et 2 points pour McAdoo KAJ (29 pts) Worthy (26 pts) Magic (Triple Double 14 pts 14 Ast 10 rbds)
En dessert, une fin de carrière sous le soleil italien
A 35 ans, après sa solide carrière NBA, Mr McAdoo change de destination, et cette fois il n’est impliqué dans aucun trade aléatoire. Il choisit sa destination, et ce sera l’Italie, l’Olimpia Milan plus exactement.
Il y rencontre un certain Mike D’Antoni au club depuis 1977, avec qui il gagne dès sa première saison la coupe, le championnat d’Italie et l’Euroligue ! Pas arrivé pour faire de la figuration, il plante encore 26 points par match et prend toujours 10 rebonds !
Lors de sa deuxième saison, il est de nouveau champion d’Europe et revient même avec le titre de MVP du Final Four, avec 25 points et 12 rebonds en finale ! Il passe au total 7 saisons en Italie, visitant trois clubs, prenant au passage un autre titre de champion d’Italie avec Milan. Bob a de beaux restes! Lors de son séjour en Italie, l’ancien Brave tourne à 27 points et presque 9 rebonds par match.
Quand il prend sa retraite à 41 ans, il laisse sa marque sur l’Italie et sur l’Europe entière. Il dira même avoir plus apprécié ses 7 saisons italiennes que ses 14 saisons NBA en 2008 lors de la cérémonie des 50 meilleurs contributeurs de l’ Euroligue.
1986–87 Tracer Milano – Robert Allen « Bob » McAdoo, Kenneth « Ken » Barlow
Et après…?
Après cette énorme carrière, Bob McAdoo est toujours actif dans le sport qui lui a tant donné !
Depuis 1995 et sur demande de Pat Riley (son coach aux Lakers), il est assistant coach au Heat de Miami, participant à l’obtention de 3 titres NBA. Ces 5 dernières années, toujours au Heat, il a un rôle axé scouting. Lui qui a tant été balladé comme joueur NBA en est à près de 25 ans dans la même franchise !
Et bien sûr, il a été intronisé au Hall of Fame en 2000 !
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