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  • La NBA à l’épreuve du temps

    La NBA à l’épreuve du temps

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    Poster rétro de Kobe Bryant, source : Players Only store.

    Ce week-end, la planète basket a fait ses adieux à un esthète du jeu, un des plus grands athlètes que la ligue ait connu. Les hommages se sont multipliés envers Kobe Bryant. Kobe.  Entre amis, sur les réseaux sociaux, avec un ou une collègue de travail, chacun a partagé un souvenir en lien avec le Black Mamba. N’oublions pas ce que le joueur de LA a apporté à la NBA. Au-delà des titres et récompenses individuelles, il était un symbole de l’esprit de compétition, de la Mamba Mentality. La NBA s’est construite grâce à des figures fortes à l’instar de Kobe. C’est derrière ces joueurs charismatiques et médiatisés que la ligue a gagné en renommé depuis sa création. ClutchTime vous propose une excursion dans le grand livre d’Histoire de la ligue, afin de comprendre comment la NBA est parvenue à sa notoriété internationale.

    « La Préhistoire »

    Huskies vs. Knickerbockers 1946

    Affiche du premier match organisé par la NBA le 31 octobre 1946. Les Knicks s’imposaient sur le fil 68 à 66.
     La Ligue portait à l’époque le nom de Basketball Association of America. Ce n’est que 3 ans plus tard qu’elle fusionne avec la National Basketball Ligue et adopte son acronyme officiel. Source : The Canadian Encyclopedia.

    La grande ligue fut créée le 6 juin 1946, juste après la seconde guerre mondiale. A cette époque, elle est en compétition avec de nombreux championnats qui organisent des matchs sur le continent américain. La ligue se développe grâce à la vision de Maurice Podoloff, son premier président (1946-1963). La NBA est une des premières organisations à installer ses franchises dans des villes majeures des Etats-Unis.

    Ce n’est qu’en 1954 que l’horloge des 24 secondes est instituée pour les matchs officiels. C’est Dan Biasone, fondateur des Syracuse Nationals, qui a milité pour son introduction. Biasone a compris que l’introduction d’un temps limité par possession favoriserait des phases de jeu rapide. Cette restriction introduit aussi shoots audacieux lorsque les secondes sont comptées sur l’horloge et en définitive, plus de spectacle.

    En 1955, la compétition ne compte que huit franchises, et on parle communément de « Préhistoire » de la NBA.  Ce terme aurait tendance à nuancer la domination sans pareille des Celtics de Bill Russel, entraînés par Red Auerbach. Boston gagne 11 titres en 13 saisons entre 1957 et 1959.

    La même suspicion semble de mise pour la performance lunaire de Wilt Chamberlain qui score 100 points contre les Knicks le 2 mars 1962.

    Certes,  les audiences de la NBA restaient encore bégayantes avec niveau de jeu peu compétitif. C’est pourtant dans le sillage de ces titres remportés que la ville et les habitants de Boston ont construit leur passion pour la franchise. Et si nous parlons encore de la performance de Wilt soixante ans plus tard, c’est qu’elle constitue un idéal à poursuivre pour tout jeune joueur. Un événement sans précédent dans l’Histoire d’une ligue si friande de statistiques.

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    Julius Erving, reconnaissable par sa coupe « Afro » légendaire. En cette soirée du 13 mai 1976, il donne le titre ABA aux les New Jersey Nets (41pts, 19rbs, 5ast). Source ; The postgame.com

    En 1976, la NBA conquérante fusionne avec sa grande rivale, la American Basketball Association (ABA). C’est le début de l’hégémonie pour l’organisation qui récupère les stars de la ligue déchue.

    La consécration des joueurs.

    Dès lors, ce sont les joueurs de plus en plus médiatisés qui vont piloter les révolutions de la grande ligue. La rivalité Larry Bird – Earvin « Magic » Johnson est souvent présentée comme un game changer pour l’attractivité de la NBA. Les deux joueurs symbolisent la fragmentation de la société américaine. Un joueur noir et un joueur blanc. Une franchise des strass et paillettes, associée à l’industrie Hollywoodienne. Une ville de Boston qui revendique ses racines irlandaises et où persiste un puritanisme religieux. L’Est contre L’Ouest. Tout semble opposer les deux joueurs. Tous deux ont pourtant partagé une amitié née de cette rivalité. Tous deux disposent d’un talent qui fait rayonner la grande ligue et lui donnent un second souffle.

     Cette opposition de style est une bénédiction pour la NBA qui doit sans cesse s’adapter aux évolutions du jeu pour préserver sa popularité. La décennie 1990 est caractérisée par des pivots dominants et une défense rugueuse, avec bien sûr le passage remarqué d’un numéro 23 aux Bulls de Chicago. His Airness met définitivement la NBA sur la carte. Grâce à l’arrière, la ligue fait son introduction dans la pop culture et les produits marketings et commerciaux étiquetés NBA affluent sur les marchés mondiaux.

     Avec l’avènement du XXIème siècle, la NBA s’écarte progressivement du panier. La raquette ne polarise plus le jeu offensif et les défenses s’espacent face à la menace à trois points, désormais privilégiée en attaque. Difficile de ne pas attribuer cette nouvelle facette du basketball américain à Stephen Curry. Le numéro 30, phénomène de la dynastie des Warriors trône actuellement au troisième rang des tireurs à trois points les plus prolifiques de l’Histoire. Le baby face killer n’est présent dans la ligue que depuis une décennie et compte à son actif 2492 tirs primés.

    Quel style de jeu nous réserve la décennie 2020 ? Peut-être la domination d’athlètes aux dimensions hors-normes, capables de dicter leur rythme des deux côtés du terrain. Dans la lignée de Lebron James, Giannis Antetokounmpo ou Ben Simmons s’inscrivent dans cette nouvelle génération de joueurs all around.

    Vers une ligue professionnelle.

    Certaines révolutions se font plus discrètes, comme l’apparition de nouveaux équipements et de politiques d’encadrement des joueurs. Difficile d’imaginer aujourd’hui un pivot de 120 kilos arborer fièrement une paire de Converse en toile sur le parquet. Les sponsors s’assurent désormais de fournir des chaussures adaptées aux besoins physiques des joueurs car une blessure est synonyme de mauvaise publicité pour l’équipementier.

    Avec le temps, la ligue s’est étoffée en tant qu’organisation sportive pluridimensionnelle. Le suivi des joueurs et les progrès médicaux ont permis d’allonger la durée moyenne d’une carrière NBA. Les sportifs disposent de conseillers pluriels pour les accompagner.

    C’est ce dont témoigne Joel Glass directeur de la communication pour le Orlando Magic en 2018, dans un épisode de la série Youtube Fournier For Real, réalisé par le numéro 10 français.

    Nous avons en tout plus de 300 personnes et de nombreux départements au sein de la franchise : communication, marketing, vente de tickets, relations avec la communauté de fans, gestion de la salle, etc,.  Il y a beaucoup d’employés qui travaillent et forment une organisation derrière l’équipe.

    Joel Glass, Fournier For Real épisode 5 « Inside the Franchise »

    Enfin, le rôle du commissionner n’est pas à négliger pour comprendre les changements de la NBA, les nouvelles directions adoptées. Entre 1984 et 2014, David Stern a fait grandir la popularité de la ligue sur le continent américain. Durant les années 1990, il a lutté contre le dopage et la consommation de drogues chez les athlètes. Exit la luxure extra-sportive et les bagarres sur le terrain, le développement de la ligue était indissociable de sa bonne image. La ligue mineure de développement G-League fondée en 2001 ainsi que la compétition féminine WNBA (1996) souligne cette volonté d’expansion de l’ancien commissionner.

    Adam Silver a repris le flambeau de Stern et participe à la démocratisation du jeu à travers le monde. Avec Internet et le numérique, tout va plus vite. Un poster en primetime est relayé presque instantanément sur les réseaux sociaux. Le Buzz représente une précieuse publicité pour la grande ligue afin de conquérir de nouveaux spectateurs. La NBA s’inscrit dans cette course de l’instantané. Elle a étendu sa toile à travers le monde.

     Les scouts sont désormais présents sur tous les continents afin de repérer et propulser les talents de demain sur le devant de la scène. Plus de talents potentiels, et donc plus de compétition. Il est beaucoup plus difficile d’arriver jusqu’en NBA qu’il ne l’était il y a 60 ans. Le basketball est le sport où il est le plus difficile de faire carrière aux Etats-Unis, comme en atteste le graphique ci-dessous.

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    Chances d’arriver en NBA en sortie d’Université, en 2016. Source : Usa Today.

    “Started from the bottom now we here”. L’Hymne du chanteur canadien Drake pourrait être adoptée par la NBA. La ligue a connu une ascension phénoménale en six décennies, évoluant avec la société américaine. Exclusivement blanche en 1946, elle est désormais composée à 80 % de joueurs afro-américains. N’oublions pas qu’au sommet de ce succès résident des joueurs pionniers, légendaires et fixés dans une mémoire collective de fans. Kobe Bryant sera membre émérite de la prochaine cuvée de Hall of Famers. En attendant son introduction, exerçons notre devoir de mémoire et contemplons son héritage pour l’Histoire de la NBA.

  • L’été 2021 de Rudy Gobert !

    L’été 2021 de Rudy Gobert !

    Chaque été, la NBA est pleine de rebondissement durant la Free Agency, plusieurs joueurs vont et viennent dans différentes franchises pour des raisons diverses, certains pour ne pas finir leurs carrières sans bague ( David West, Gary Payton, Karl Malone ou encore Kevin Durant ) et d’autres pour trouver la franchise qui leurs conviendraient ( Lebron James ou encore Kawhi Leonard ). C’est pour cela qu’aujourd’hui, Clutch Time vous plonge dans des suppositions quant à l’avenir de notre Gobzilla National.

    Rudy Gobert : double Défenseur de l’année
    Source : @rudygobert27

    Agent libre en 2021, Rudy Gobert va avoir un choix très important à faire pour la suite de sa belle carrière, en possession de deux titres de défenseur de l’année, beaucoup d’équipes vont vouloir acquérir un tel joueur et même si Rudy semble déterminé à rester dans l’Utah pour le reste de sa carrière, Clutch Time se pose la question de ce que donnerait le départ de Rudy dans une autre franchise et surtout, quelle(s) franchise(s) seraient prêtes à attirer le joueur ?

    • Statistiques en Carrière : 11.5 points / 14.5 Rebonds / 2.2 Contres
    • Statistiques en 2019/2020 : 15.4 points / 14.5 Rebonds / 1.9 Contre

    Pourquoi partir du Jazz ?

    Un départ pour enfin devenir All-Star ?

    Rudy Gobert est heureux au Jazz, c’est clair et concis mais parfois, cela n’est pas suffisant pour un joueur majeur en NBA. Aujourd’hui, Rudy n’a pas encore connu la saveur du All Star Game tout en étant l’un des joueurs les plus importants de son équipe et même s’il y a de forte chance qu’il le soit cette année, cela serait en grande partie une conséquence des blessures de joueurs dominants à son poste comme Karl-Anthony Towns ou encore Nikola Vučević (revenu de blessure depuis).

    Rudy Gobert ému après avoir appris qu’il ne serait pas All-Star

    Cette situation peut sembler être un problème minime dans sa décision lors de la Free Agency mais la réalité est que cette distinction semble être très importante pour lui, au point de ne pas pouvoir retenir ses émotions lors d’une session média le 1er février 2019 après la révélation des réservistes du match des étoiles.

    La raison principale à cette non-sélection est directement liée à sa situation sportive actuelle. En effet, Rudy joue dans un petit marché et même si cela n’empêche pas les joueurs du calibre de Devin Booker ou encore Nikola Jokić d’être dans les votes pour le All-Star Game, cela se révèle plus difficile lorsque l’on est considéré comme un spécialiste de la défense.

    Dans une NBA complètement offensive, les fans ne souhaitent pas spécialement voir ce type de joueur étiqueté à un rôle défensif durant le All Star Game sauf dans de rares exceptions comme Al Horford, Paul Millsap ou encore Draymond Green qui ont été sélectionnés en grande partie grâce aux succès de leurs équipes respectives.

    Un départ afin de pouvoir enfin reconnaître ses qualités offensives ?
    Rudy Gobert surnommé The Stifle Tower, The French Rejection ou encore Gobzilla
    Source : @rudygobert27

    La seconde raison d’un possible départ pourrait être le manque de résultats en playoffs. Durant les dernières années, Rudy a exprimé plusieurs fois une grande frustration sur son rôle offensif dans cette équipe du Jazz mais également une difficulté constante rencontrée par son équipe afin d’augmenter l’intensité et le niveau de jeu durant les Playoffs comme une équipe prétendante au titre se doit de le faire.

    Même si tous les joueurs passent par cette phase de frustration, Rudy n’a jamais dépassé le second tour des Playoffs durant ses sept années professionnelles en NBA. A ce rythme, si le front office ne fait rien pour changer cette situation, il est probable que ce dernier décide de changer d’air.

    Cette saison, Rudy Gobert se présente tout de même comme un joueur, à plus de 67% de réussite au tir tout en prenant moins de tir que l’année dernière (8.5 cette année contre 8.8 l’année dernière) ce qui montre une grande problématique dans le style de jeu du coach du Jazz.

    En effet, Quin Snyder, coach du Jazz, ne semble pas écouter son pivot, pourtant très important a la réussite de l’équipe, en lui donnant plus de responsabilités offensives et surtout, en lui offrant des systèmes offensifs qui pourraient mettre à mal beaucoup d’équipes en NBA qui se repose énormément sur le Small Ball.

    Un départ décidé par amitié ?

    Cette hypothèse est peu probable mais the Stifle Tower, comme beaucoup de monde le surnomme, pourrait avoir des envies de départ pour jouer avec un ami, un peu comme son ex-coéquipier au Jazz en 2016-2017, Boris Diaw qui avait rejoint, durant son prime, Tony Parker au Spurs et dont le rêve était de jouer en NBA avec son ami de toujours.

    Rudy Gobert et Evan Fournier
    Source : Kevin Couliau

    Rudy Gobert, pourrait donc être tenté de rejoindre Evan Fournier qu’il côtoie depuis sa jeunesse. Cela ne serait pas une mauvaise idée tant on a pu voir durant la Coupe du Monde 2019 en Chine que le duo avait une entente parfaite et surtout une aisance dans leurs nouveaux rôles de leader du basket Français (surtout que les deux Français ont le même agent, Bouna Ndiaye). Cependant, la question se pose de savoir si cette entente est suffisamment impressionnante pour être efficace en NBA.

    Il est également possible de citer Ian Clark avec qui Rudy Gobert est devenu très proche mais qui est parti malheureusement très rapidement du Jazz pour connaître une petite carrière intéressante avec les Warriors avant de rejoindre désormais les Flying Tigers de Xinjiang en Chine et dont le retour en NBA semble utopique.

    Quelles Franchises en cas de départ ?

    Les Warriors

    Draymond Green, Stephen Curry, Klay Thompson et D’angelo Russell
    Source : @warriors

    En 2021, Stephen Curry (33 ans) et Klay Thompson (31 ans) seront toujours dans de très bonnes conditions pour retrouver le chemin des finales et l’ajout d’un double meilleur défenseur de l’année dans une raquette déjà bien servie par un certain Draymond Green pourrait devenir très bénéfique. Ajouter une telle raquette au côté de l’un des backcourt les plus talentueux de la NBA et les Warriors pourraient disposer de l’une des équipes les plus létales de la NBA.

    Actuellement, les Warriors sont dans une période très difficile avec beaucoup de blessures dont des joueurs défensifs assez importants comme Klay Thompson ( out pour la saison ) ou encore Draymond Green qui a connu une petite absence au début de la saison.

    Rudy comblerait incontestablement les problématiques de cette équipe des Warriors grâce à l’ajout de ses qualités dans les domaines nécessaires à cette équipe comme :

    • Les Rebond ( 44.1 Prises par match et seulement 21eme de la ligue )
    • La défense ( 20eme défense de la ligue )

    Finalement, même si l’équipe n’est pas au complet, il est évident que la perte de Kevin Durant, Andre Iguodala ou encore Demarcus Cousins amène des problèmes défensifs qu’un Rudy Gobert pourrait clairement compenser.

    Par ailleurs, comme on a pu l’apercevoir avec Demarcus Cousins, Steve Kerr n’hésite pas à mettre des systèmes offensifs au poste pour ses pivots sachant que Steve Kerr à réussi a réduire les tentatives de Demarcus à 3 points de six tentatives par match en 2018 avec les Pelicans, a trois tentatives par match en 2019 sous ses ordres.

    Aujourd’hui, Rudy Gobert serait un profil parfait pour les Warriors qui pourrait non seulement redonner une dimension effrayante à cette équipe mais surtout, avoir un rôle offensif plus intéressant. Une équipe comme les Warriors donne une réelle opportunité de participer au match des étoiles car en étant suffisamment sérieux et raisonné, si Draymond Green a été honoré de cette sélection à trois reprises, Rudy pourrait tout à fait l’être également sous les couleurs de San Francisco.

    Les Mavericks

    Luka Dončić et Kristaps Porziņģis , le duo qui représente l’avenir des Mavericks
    source : @dallasmavs

    Comment ne pas évoquer les équipes dans lesquelles Rudy Gobert pourrait se retrouver sans parler de la franchise qui accueille pas moins de huit nationalités différentes dans son roster dont quatre joueurs européens en 2020.

    Mark Cuban, le propriétaire des Mavericks, adore les Européens depuis l’arrivée d’un certain numéro 41 dans son équipe à la fin des années 90 (échange avec les Bucks de Milwaukee) . Une raquette complémentaire telle que Porziņģis -Gobert ferait clairement rêver n’importe quel Européen fan de Basket avec à la baguette un magicien tel que Luka Dončić.

    Cependant, c’est une équipe qui est déjà 4ème au rebond dans toute la ligue avec 47.6 prises par match donc l’apport de Rudy, certes majeur, ne serait pas aussi énorme que dans une équipe qui a réellement besoin de tout ce que Rudy Gobert peut apporter dans un secteur intérieur.

    De plus, Dallas étant l’une des plus grosses villes des Etats-Unis, les exploits de Rudy pourraient être un peu plus reconnu même si un jeune Slovène déjà sur place et adulé par la ville entière risque de bloquer une place au All-Star Game pour les dix prochaines années.

    Cela ne représente donc sûrement pas une meilleure solution pour Rudy que sa situation actuelle au Jazz car partir de sa ville de toujours pour rester bloqué par un joueur plus spectaculaire et beaucoup plus jeune que lui-même ne semble pas être la meilleure opportunité pour Rudy même si nous sommes nombreux à vouloir, un jour, voir une association Rudy-Luka pour le simple bonheur des fans de la ligue.

    Le Heat de Miami

    Jimmy Butler et Pat Riley, le président du Heat
    Source : @MiamiHEAT

    Le soleil de South Beach est une destination plutôt plaisante pour n’importe quel joueur, surtout lorsque la philosophie de la franchise colle parfaitement à l’image du joueur en question.

    Le Miami Heat se présente comme une équipe au potentiel défensif très intéressant avec des joueurs qui aime cet art un peu trop souvent négligé qu’est la défense. Pourtant, le Heat n’arrive pas à réellement faire partie de l’élite dans le secteur défensif ( seulement 14eme défense de la ligue ) et cette problématique passe par le manque de pivot qui se fait réellement sentir au niveau des rebonds ( Seulement 45 Prises par match ce qui place le Heat à la 16ème place dans la ligue ).

    Rudy serait donc un talent intéressant dans cette belle équipe de Miami et même si Erik Spoelstra a connu plusieurs difficultés dans l’utilisation de ses pivots depuis ses débuts en 2008, il ne faut pas négliger le fait qu’en dehors de Chris Bosh qui n’est pas réellement un pivot, Spoelstra n’a jamais eu de pivots talentueux sous ses ordres sauf peut-être Hassan Whiteside mais qui fut un joueur difficile à coacher.

    Le duo Spoelstra et Rudy à de fortes chances d’être une bonne connexion car sous les ordres de Pat Riley, un joueur qui travaille dur sera apprécié et respecté au sein de la franchise et des fans et c’est exactement le cas pour Rudy.

    Enfin, dans l’hypothèse où le Heat réussisse à garder Bam Adebayo d’ici 2021, une raquette Adebayo-Gobert pourrait offrir un rempart défensif impénétrable et faire passer un cap à cette équipe du Heat qui semble, aujourd’hui, manquer d’un réel Pivot intimidateur.

    Les Pelicans

    L’avenir des Pelicans
    Source : @chris_granger

    À première vue, cela peut paraître étrange mais il semble envisageable qu’à partir de 2021, Zion Williamson soit potentiellement à la hauteur des espérances, que Lonzo Ball et Brandon Ingram soient prolongés mais également bien plus matures et performants et surtout que l’équipe se développe efficacement avec Jaxson Hayes ou encore Nickeil Alexander-Walker.

    Dans cette hypothèse, il n’est pas impossible de voir Rudy atterrir dans une équipe potentiellement outsider pour le titre qui possède un manque cruel de pivot(s).

    Le phénomène offensif que peut devenir Zion Williamson associé à un Rudy dans son prime pourrait inciter le Français à rejoindre l’air de la Louisiane et une franchise à fort accent francophone dans le pays de l’Oncle Sam.

    Cela reste cependant une grande hypothèse quant à l’avenir de cette franchise mais c’est la raison pour laquelle l’imagination joue un rôle important dans la création de ces différents scénarios.

    L’association Zion et Rudy dans une raquette serait loin de déplaire à un grand nombre de fans et même si au premier abord, leur complémentarité ne colle pas réellement à cause d’un manque cruel de tir à longue distance, la réponse viendrait à terme de Zion lui-même qui pourrait développer un shoot suffisamment efficace d’ici deux ans ? Seul l’avenir nous le dira.

  • La NBA et la Chine : récit d’une histoire d’amour houleuse

    La NBA et la Chine : récit d’une histoire d’amour houleuse

    Le Tweet du General Manager de Houston.  Le 4 octobre 2019, il est supprimé quelques minutes après sa publication. Source : Twitter.com

    “Je me bats pour la liberté et soutiens Hong-Kong”.  Daryl Morey, le 4 octobre 2019. 

    Un simple tweet provoque une crise médiatique qui fait vaciller la NBA . A l’ère des réseaux sociaux, la Grande ligue est trahie par ce qui fit sa réussite durant la décennie 2010, la communication comme arme d’expansion. 

    L’équipe de James Harden avait rendez-vous à Shanghai en ce début octobre, pour un match de présaison. L’étincelle vient de Daryl Morey. Le General Manager des Rockets s’est exprimé en place publique sur un sujet géopolitique sensible.

     En 1997, les britanniques se séparent de Hong-Kong, leur ancienne colonie. Ils la cèdent à la Chine, conformément à un accord signé 99 ans plus tôt. La rétrocession doit se faire en douceur, et  l’île Hongkongaise jouit d’un statut particulier. En cette soirée d’octobre, Daryl Morey souhaitait afficher son soutien aux manifestants Hong-Kongais. Ces citoyens dénoncent les tentatives d’ingérence du régime autoritaire chinois sur l’autonomie de l’ancienne colonie. 

    Après cette sortie médiatique, les sanctions tombent. Houston n’est plus autorisée à envoyer ses joueurs sur le territoire chinois jusqu’à nouvel ordre. Les sponsors locaux se désolidarisent de la franchise. Le consulat chinois demande la destitution du General Manager fautif. 

    Mais la bourde dépasse le cadre sportif. Elle souligne les intérêts pluriels qui lient la NBA au géant chinois. La compétition ne se cantonne pas seulement aux parquets et une rivalité persiste entre la république populaire de Xi Jinping et les Etats-Unis de Donald Trump.

    Rangez vos manuels de géopolitique. Pour comprendre les enjeux globaux qui se cachent derrière cet  incident, il faut revenir au basket. 

    Tout commence par la construction d’un amour inconditionnel pour ce sport  sur le territoire chinois. 

    Fans chinois de la grande ligue en 2019, source : Teller Report.

    Le Basketball, un sport historique en Chine. 

    Le 21 décembre 1891, jour férié pour les amateurs de balle orange. Le canadien James Naismith énonce les règles du “basketball”. Seulement quatre ans plus tard, des missionnaires américains de la Young’s Men Christian Association (YMCA) organisent le premier match de basket en terre chinoise. Oui, à l’échelle de la discipline, la pratique du basket en Chine est presque ancestrale. 

     Au début du XXème siècle, le jeu suscite déjà l’engouement des jeunes chinois. Pas besoin d’infrastructures complexes pour jouer au basket, seulement d’un ballon et d’un récipient circulaire en guise de panier. 

    En 1949, les communistes prennent le pouvoir. Mao Zedong prône un anti-occidentalisme radical mais n’interdit pas ce sport né sur le continent américain..  Le tyran était-il passionné par la balle orange ? Peut-être, mais si le basket survit à la révolution culturelle (1966-1976) c’est qu’il n’est pas si antagoniste des valeurs du parti communiste. 

    En Chine, ce sport est pratiqué par de jeunes hommes au sein des universités et par les militaires car il nécessite une parfaite cohésion entre les joueurs. C’est aussi une activité populaire qui se joue dans la rue. Enfin il nécessite la maîtrise de fondamentaux techniques qui s’acquièrent dès le plus jeune âge. Cohésion, rigueur et jeunesse se confondent dans  l’idéologie confucianiste de l’Empire du milieu. 

    La culture du basketball est donc historique en Chine. Le pays est logiquement au centre des premières expériences d’expansion de la NBA à l’international.

    Yao Ming, porte drapeau de son pays en compétition international, source : ChinaBriefing.com

    Tout le potentiel de ce nouveau marché se révèle en 2002. Yao Ming, géant originaire de Shanghai (2m29) est choisi en première position de la draft. La légende dit que le gouvernement chinois aurait initié la rencontre de ses deux parents, tous deux basketteurs de grande taille, afin de faire naître athlète aux dimensions vertigineuses.

    La carrière du joueur est entachée de blessures, mais sa domination technique et sa mobilité pour un big men de son envergure sont inédites. Le peuple chinois pousse derrière “l’enfant du pays” qui reste à ce jour le seul joueur international à terminer en première position des votes pour un all-star game. Intronisé au Hall of Fame en 2016, Yao Ming a participé à l’explosion du marché NBA en Chine. Il est aussi responsable de la popularité de la franchise qui l’a drafté : les Houstons Rockets. 

    Time out et retour au premier quart-temps. Daryl Morey, GM des Rockets, a donc initié une crise médiatique entre sa franchise et une communauté de fans chinois qui lui est identitairement affiliée. 

    Le marché chinois, darling de la NBA à l’international. 

    Avec un poids démographique considérable, les fans chinois représentent la plus grande manne financière pour la NBA à l’international. Les matchs sont retranscrits sur les chaînes publiques en Chine : le China Central Television Network. En Juillet 2019, la NBA avait cédé ses droits de streaming à la compagnie chinoise Tencent  pour un contrat de 1,5 milliards de dollars sur 5 ans.  

    Dans un article publié en automne 2019, le journaliste Jonah Blank de the Atlantic rappelle les sommes astronomiques générées par le marché chinois. Le basket est au coude à coude avec le tennis de table pour devenir sport national. Il est pratiqué par plus de 300 millions de licenciés. 

    La NBA cherche ainsi à s’aligner sur la demande du marché chinois en produits et goodies NBA. La ligue a ouvert en mars dernier le plus grand NBA store à l’international, s’étendant sur plus de 1100 m2. 

    Le Maillot City-Edition des Rockets pour la saison 2018-2019 : plébiscité par la fanbase chinoise de la franchise. Source : Nike.com

    La ligue n’est pas tout à fait transparente sur ses recettes, mais de nombreux journalistes américains estiment que le chiffre d’affaire annuel réalisé sur le marché chinois s’élève à plus de 4 milliards de dollars. Statistique vertigineuse, près d’un demi milliard de chinois auraient regardé un match de la grande ligue lors de la saison 2018-2019. 

    La sortie maladroite de Daryl Morey pourrait ainsi nuire aux rapports commerciaux entre la ligue et le gouvernement chinois, menaçant un marché considérable et indispensable pour la grande ligue. Mais l’intérêt de la NBA est-il de faire profil bas afin de préserver la poule aux oeufs d’or ? Car au delà des considérations économiques, c’est l’image de la NBA et par extension des Etats-Unis qui est menacée. 

    La NBA, théâtre d’une guerre commerciale et idéologique entre deux puissances. 

    La réaction du gouvernement chinois face à la publication du GM des Rockets cristallise le gouffre idéologique qui sépare les deux pays. Aux Etats-Unis, lorsqu’un joueur, coach ou membre du staff prononce des propos controversés en public, c’est la NBA qui se charge de régler l’affaire. 

    Le contrevenant se voit systématiquement délivrer une amende salée. C’est un héritage de David Stern, ancien commissioner décédé récemment. Stern désirait redresser l’image de la ligue dans les années 1990.

     En Chine, le gouvernement n’hésite pas à influer sur les affaires privées des entreprises, il contrôle toute la société et sanctionne systématiquement en cas de dérive. 

    L’opposition idéologique entre les deux pays est nette. Le premier amendement de la constitution américaine défend la liberté d’expression. Cette valeur est chère à la NBA qui se veut progressiste. En attestent les nombreux acteurs du jeu qui s’expriment régulièrement sur des sujets de sociétés internes aux Etats-Unis. 

    Lebron James portant un tee-shirt avec l’inscription “je ne peux plus respirer” lors d’un échauffement en décembre 2014. Le King rappelle ainsi les derniers mots d’Eric Garner, victime de violence policière en juillet de la même année. Source : Robert Deutsch-USA TODAY Sports.

    A l’inverse, le régime autoritaire de Xi Jinping applique une censure féroce au sein de la société chinoise. La sphère du basket n’est pas épargnée.  

    La relation d’Adam Silver avec le géant chinois est donc délicate. Perdre ce marché colossal serait un suicide commercial pour la NBA, d’autant plus que les audiences globales enregistrées cette année sont au plus bas. Pourtant, il se doit de défendre l’image de la ligue qu’il conçoit comme progressiste et exemplaire. Le 8 octobre 2019, il déclarait ainsi via un communiqué de presse publié sur Nba.com : 

    “Les valeurs d’égalité, de respect et de liberté d’expression caractérisent historiquement la grande ligue. Elles vont perdurer. En tant que ligue globalisée résidente aux Etats-Unis, ces valeurs du Basketball représentent une de nos plus grandes contributions.” 

    Adam Silver, le 8 octobre 2019.

    A l’issue de l’incident, Adam Silver défend ainsi son employé. Sa communication reste mesurée. Il rappelle les liens indéfectibles que le basketball a tissé entre les deux pays. 

    Notamment l’organisation d’un camp d’entraînement en 2018, dans la région de Xinjiang. Dans cette province, plus d’un million de musulmans Ouïghour sont prisonniers en camps de détention, longtemps cachés par le gouvernement chinois. Le discours progressiste de la NBA doit ainsi être nuancé. “Même” le controversé Donald Trump a imposé en 2019 un embargo économique aux entreprises chinoises impliquées dans l’oppression de cette minorité. 

    La NBA a donc besoin de la Chine, ce qui explique son positionnement mesuré malgré des valeurs idéologiques opposées. Mais la Chine a-t-elle besoin de la NBA ? 

    La CBA, une organisation sportive balbutiante. 

    Certes, le basket est un phénomène populaire en Chine. En compétition FIBA, à l’échelle continentale, la nation écrase tout sur son passage. Pourtant, la Chine peine à exporter son modèle de basketball à l’étranger. Quelques exceptions persistent. Le phénomène Linsanity montre qu’un joueur asiatique peut s’exprimer et performer en NBA. Lors du mois de février 2012, Jeremy Lin, joueur non drafté est propulsé au rang de franchise player éphémère pour le marché le plus médiatisé de toute la NBA : les New York Knicks. En l’absence d’un Carmelo Anthony blessé, ses performances affolent la planète basket : dans la soirée du 10 février, il inscrit 38 points au Madison Square Garden contre les Lakers d’un Kobe Bryant dépassé.

    Jeremy Lin sous les couleurs des Knicks en 2013, source : thehuffingtonpost

    La frénésie médiatique autour de ce joueur s’explique par le fait qu’il est un symbole du “rêve américain”. Athlète honnête, Jeremy Lin n’était pas prédisposé à devenir une star, c’est un compétiteur qui a fait preuve d’opportunisme. 

    Un phénomène à prendre avec des baguettes, car Jeremy Lin n’est pas chinois. Il est né en Californie et dispose de la nationalité américaine. Ses parents sont des immigrés Taïwanais, ce qui l’exonère de toute allégeance à la Chine. Pourtant, Jeremy Lin a affirmé souffrir toute sa carrière sportive des stéréotypes et discriminations liées à ses origines asiatiques. 

    Yao Ming reste le seul chinois à avoir émergé en tant que superstar au sein de la ligue  américaine. Les saisons de Yi Jianlian (2007-2012) ou Wang Zhizhi (2000-2005) furent anecdotiques. Dans l’histoire, seul six joueurs chinois ont foulé les parquets NBA. 

    Pourtant, les perspectives commerciales de recettes télévisées et produits NBA semblent considérables pour la Chine. Le 17 janvier 2003, plus de 200 millions de chinois étaient devant leur téléviseur pour le premier match de Yao Ming contre les Lakers de Shaquille O’Neal.  

    La NBA est un vecteur de démocratisation du basketball formidable pour le développement de ce sport en Chine. Le gouvernement chinois l’a compris et a nommé Yao Ming comme dirigeant de la Chinese Basketball Association (CBA). Qui de mieux que le géant pour faire la promotion de ce sport en Chine, lui qui connaît les rouages de l’industrie NBA outre-atlantique. Depuis 2017, Yao Ming essaye de faire évoluer la CBA, valorisant la formation des jeunes et l’émergence de nouvelles formes de jeu, comme le 3 contre 3. 

    Si la Chine a organisé la dernière coupe du monde en août 2019, le niveau de basket global sur le territoire reste faible. Passer par la Chine en tant que joueur NBA est devenu une plaisanterie consacrée, signe d’une carrière en déperdition. Les équipes chinoises sont en manque de talent et proposent de juteux contrats à des joueurs devenus trop vieux ou indésirables aux Etats-Unis. Actuellement, Stephon Marbury (Beijing Ducks) ou Michael Beasley (Shanghai Sharks) enchaînent les cartons offensifs en CBA. 

    Attirer des anciennes gloires permet cependant de mettre la lumière sur le championnat CBA et de poursuivre la quête de popularisation de ce sport en Chine. Yao Ming semble sur la bonne voie pour trouver un successeur qui viendra reprendre son flambeau en terre américaine. 

    La sortie médiatique de Daryl Morey en automne 2019 est symptomatique des relations ambiguës entre la NBA et la Chine. Les enjeux commerciaux sont considérables et la grande ligue ne peut se séparer du marché chinois. Au second plan de ce constat, les Etats-Unis et la Chine sont opposés idéologiquement et grands rivaux économiques. La NBA est le théâtre de cette compétition planétaire. La ligue se veut mondialisée et ces confrontations culturelles font partie des risques induits par l’élaboration de sa politique internationale. Du côté chinois, le basketball fait partie de l’ADN du pays. L’enjeu majeur de la CBA est l’expansion de ses centres de formation afin de rehausser le niveau de son championnat national. Gare à la rivalité qui commence à émerger à l’échelle régionale. 

  • La NBA, une composition musicale à l’américaine

    La NBA, une composition musicale à l’américaine

    Chaque semaine, Clutch Time vous propose une immersion dans l’univers de la grande ligue. Entre phénomènes identitaires et tendances extra-sportives, votre média basket analyse le paysage culturel de la NBA. 

    Metallica sur le parquet des Warriors en juin 2019. Source : spin.com

    2h00 du matin, le réveil sonne. C’est rude mais c’est l’heure. Ton match NBA va commencer. Quinze minutes avant le coup d’envoi. D’ici là, présentation des titulaires, fin d’échauffement pour les joueurs et l’hymne américaine qui résonne dans l’arène. Oui, car tout match NBA commence en musique. Le 6 juin dernier, pour le troisième match NBA Finals 2019 à Oakland, le mythique groupe Metallica avait interprété la “Star Spangled Banner” chez les Warriors. 

    Ce  rituel souligne le patriotisme des américains. Il nous rappelle aussi que l’univers de la grande Ligue se conjugue en musicalité.

    The show must go on !

    La NBA propose tous les soirs un spectacle complet. La performance sportive est sublimée par un brouhaha omniprésent en arrière-plan de la confrontation. Le speaker s’improvise en véritable chef d’orchestre et harangue la foule tout au long de la soirée. Il est épaulé par un DJ qui alterne entre répertoire rap et bruitages divers pour animer le match. Tout fan NBA est connecté plus ou moins inconsciemment à cet univers sonore évocateur : du tintement de la pièce Nintendo lors d’un lancer franc réussi, au piano-synthétiseur du Madison Square Garden qui exhorte les Knicks à revenir en défense après un énième turnaround

    Point d’orgue du cocktail auditif, les chaussures crissent sur le parquet et la balle vient s’écraser sourdement sur le cercle : l’immersion du spectateur derrière son écran est totale. 

    Kyrie Irving montre tout le lyrisme de son jeu lors d’un spot de publicité pour la paire Kyrie 4, intitulé Groove 301 (source : Vimeo.com)

    Sur le terrain, certains joueurs nous subjuguent et on s’éprend de leur style de jeu, tout en musicalité.  La partition offensive du regretté Drazen “Mozart” Petrovic l’a consacré au rang de légende. Parmi les contemporains, Kyrie Irving maîtrise avec perfection les changements de rythme. Il se joue de ses adversaires grâce à ses cross dévastateurs, tout en fluidité, qui lui donnent une allure de danseur

    Artistes, Musique et Identité des franchises NBA

    Plus frontalement, l’engouement pour la NBA est si immense sur le continent américain que de nombreux artistes du Billboard sont impliqués et militent pour leur équipe de coeur. 

    Drake, exalté lors game 4 des NBA Finals 2019. (crédit photo : Gregorys Shamus/Getty Images)

    De part sa notoriété mondiale, le chanteur canadien Drake représente un atout de communication majeur pour l’équipe de l’Ontario. Souvent présenté par les médias locaux comme le  “septième homme” des Raptors, il apparaît survolté au premier rang du public et provoque les adversaires. Agitateur burlesque ou véritable énergiseur  ? Peu importe, le 14 mars 2019, la salle d’entraînement de l’équipe est renommée OVO Athletic Center, au nom du label de la pop star. 

    Nombreuses franchises ont associé univers musical et image de marque pour revendiquer leur identité. Pour la saison 2019-2020, les Nets ont rendu hommage à Notorious B.I.G. Le design du maillot City Edition de Brooklyn s’inspire de l’univers artistique du légendaire rappeur New-Yorkais, natif du quartier. 

    https://www.instagram.com/p/BskMiSHBh5v/
    Rudy Gobert portant le maillot statement du Jazz 2018-2019,  une « croche » sur la poitrine. Source : compte Instagram du joueur, rudygobert27. 

    De même, impossible de passer outre la note de musique fièrement arborée sur le maillot du Utah Jazz. La ville mormone de Salt Lake City a « volé » l’identité visuelle de la Nouvelle-Orléans, ville pionnière de ce genre musical, lors de sa délocalisation en 1974. 

    Pick and Rock (& Roll)

    “Balance, Balance, Balance Balance toi.”. Ne nous éternisons pas. “Tony  P” n’est pas le seul joueur à avoir tenté une excursion vers le Rap. 

    A la fin des années 1990, le phénomène Allen Iverson initie la grande ligue à la culture Hip-Hop. Depuis, une généalogie d’athlètes revendique cette musique, véritable marqueur identitaire pour toute une communauté. Le Rap américain appartient à l’imaginaire des quartiers américains. Le genre est la bande son des playgrounds à travers le pays et le basket, comme la musique, représente un moyen d’expression privilégié pour les afro-américains.  

    Certains NBAers contemporains s’illustrent ainsi par leur polyvalence technique. Ils sont à la fois athlètes et artistes. Les auditeurs curieux écouteront Damian Lillard. Officiant sous le pseudonyme de Dame D.O.L.L.A, le joueur de Portland se présente comme un des meilleurs “meneur-rimeur” de sa génération. 

    « Être l’élu m’a fait l’effet d’une bénédiction, comme une interception. Ma ville était connue pour ses homicides, sa population en dépression. Je me butte à la salle afin de survivre à la récession » 

    Extrait traduit de l’anglais du premier couplet de « Rap on sway in the morning » Dame Dolla. 


    Depuis la conférence Est, Victor Oladipo surprend par sa voix suave et posée, véritable plaisir coupable pour les amateurs de R&B à la sauce NBA.

    Victor Oladipo, se mettant en scène dans son clip « Song For You » en septembre 2017


    Michael Jackson,  Marvin Gaye, Snoop Dogg ou Elvis ? Les Américains ont fait de leur industrie musicale un empire. La NBA est un spectacle vivant qui atteste de cet héritage culturel car la musique sublime l’événement sportif. À quatre heures du matin, c’est aussi cette intensité sonore qui nous donne des frissons sur notre canapé. Lorsque au son du buzzer, sur un tir héroïque, toute une salle explose en choeur.

     

  • 1990-1991: Michael Adams, le meneur COMPLET.

    1990-1991: Michael Adams, le meneur COMPLET.

    Michael Adams est un meneur d’1m78, né le 19 janvier 1963 dans le Connecticut. Il passe ses années universitaires avec l’équipe des Eagles de Boston College. Il rejoint la NBA, par l’intermédiaire de la draft, en 1985. Il est drafté à la 66ème place par les Kings.

    Le joueur:

    Meneur de poche, Michael Adams a une panoplie très complête. Agile, rapide, pouvant sanctionner à distance, réaliser plusieurs steals par match, étant un super passeur et voyant le jeu avant tout le monde, Adams est un meneur d’une homogénéité dans son jeu rare.

    Débuts en NBA:

    Michael ne commencera à evoluer dans la grande ligue qu’en 1986, 1 an après sa draft, sous les couleurs des Bullets de Washington.

    Mais c’est lorsqu’il rejoint Denver en 1987 qu’il devient un meneur prometteur aux yeux des fans. Ses trois premières saisons chez les Nuggets sont très belles statistiquement. Avec notamment, une superbe saison 1988-1989 qui se conclut avec 18,5 points et 6,4 assists par match.

    Mais, Michael est loin de son pic en terme de niveau. Adams à la sauce 1990-1991, c’est parti !

    Saison lumineuse:

    5 décembre 1990: Adams vs Celtics

    Ce match est une démonstration du talent de basketteur d’Adams. Enchainant les ficelles, ce n’est pas là ou il est le plus impressionnant. Le jeu de passe et la vision d’Adams sont tout simplement exceptionnels. En terme défensif, Adams sort égalment, avec 4 steals, une excellente copie. 30 points, 17 assists et 4 interceptions pour le meneur face aux Celtics de Bird.Victoire des Nuggets en overtime. Bref, magnifique.

    Cette saison d’Adams est avant tout monstrueuse de régularité. Quasiment chaque soir Michael est là pour scorer, passer, intercepter, et réaliser son petit double-double. Voir Adams évoluer est un plaisir pour les yeux. Michael finit sa campagne avec 26,5 points, 10,5 assists et 2,2 steals de moyenne… énorme.Mais, malheureusement, toujours pas de All-Star game ou même de très gros résultats collectifs avec Denver pour lui. L’avenir s’annonce radieux en NBA pour MA…

    Mix de Michael Adams, avec une grande partie des actions venant de cette saison 90-91. Régalez-vous.

    La suite…

    De retour à Washington, la saison 91-92 se déroule très bien pour Adams, malgrès tout de même une baisse statisique (18,7points et 7,6 assists de moyenne). Mais une chose est à retenir, son rêve d’être désigné All-Star est enfin venu pour lui !

    Adams lors du All-Star game

    Mais, tout cela va, malheureusement, se corser. Les performances d’Adams baisseront encore et encore en qualité. Il n’atteindra plus les 15 points de moyenne et sa dernière pige en NBA se bouclera sur un bian 5,4 points de moyenne. On attendait peut être mieux de ces dernières saisons par rapport à tout le potentiel affiché.En évoluant 8 saisons en NBA et en performant splendidement, Michael Adams fut parti de ceux qui ont prouvés que la NBA n’est pas forcément réservés qu’aux grands et qu’à force de travail tout peut arriver. Adams a également était un de ses joueur a gros volume de tirs, à une époque ou cela était bien moins démocratisé qu’actuellement.

    Aujourd’hui, on a voulu vous faire (re) découvrir le talent de ce petit meneur, tant oublié maintenant.

  • Michael Brooks, from San Diego to Limoges

    Michael Brooks, from San Diego to Limoges

    Michael Brooks en NCAA

    Michael Brooks, un nom bien connu en France. Peut-être pas par les plus jeunes, mais prononcez son nom à Limoges et attendez… on vous vantera son passage au CSP, mais Mike a connu une courte mais belle carrière en NBA avant cela!

    Le rêve américain comme début de carrière

    La carrière de Michael Brooks démarre comme celle de tout futur bon joueur NBA. On ne fait pas de lui un potentiel MVP en puissance, mais on sait qu’on a en Brooks un joueur fiable et solide, comme il en faut dans toutes les bonnes équipes.

    Natif de Philadelphie, Michael Brooks passe par l’université de LaSalle dans sa ville de naissance. Cet ailier plutôt physique marque l’histoire de sa fac, en devenant le deuxième marqueur et troisième rebondeur de l’histoire de LaSalle, avec des moyennes d’environ 23 points et 12 rebonds par match!

    En tant qu’universitaire, il participe aux jeux panaméricains de 1979 où il remporte la médaille d’or en compagnie d’Isiah Thomas et Kevin McHale.

    La saison suivante (sa dernière en NCAA), il est élu MVP en sortie d’une année à 24,5 points et 11,5 rebonds par match.

    A une époque où les joueurs NBA ne sont pas sélectionnables en équipe nationale, Michael Brooks fait partie de la Team USA pour les JO de Moscou en 1980, il en est même le capitaine! Cette équipe dont fait encore partie Thomas, mais aussi un futur n° 1 de la draft, Mark Aguirre et le fameux Sam Bowie, n°2 de la draft 84 devant Michael Jordan et autres Barkley ou Stockton. L’histoire de ces JO est bien connue et cette sélection américaine ne mettra pas un pied à Moscou sur décision gourvernementale. Une tournée sera tout de même organisée, et Michael Brooks en sera le meilleur marqueur.

    Arrive le jour de la draft 1980. Dans une sélection sans superstar, on note un seul Hall Of Famer, le Celtic Kevin McHale. Brooks est lui choisi en n° 9 par les San Diego Clippers. On note aussi lors de cette draft la présence en n° 18 du futur complice de Brooks au CSP, Don Collins.

    Michael Brooks arrive donc à 22 ans à San Diego, belle traversée des Etats-Unis depuis Philadelphie! La première saison de Mike est très bonne, un bon rookie qui joue 30 minutes par match, présent lors des 82 rencontres. Le tout à 14,7 points pour 5,4 rebonds, bonne saison de rookie, mais pas suffisant pour aider les Clippers à atteindre les playoffs.

    En 1981-82, Brooks est de nouveau aligné lors des 82 matchs de la saison régulière, dont 73 dans le 5 majeur. Avec un temps de jeu un peu plus élevé (33 minutes) ses statistiques s’élèvent aussi à 15,6 points et 7,6 rebonds par match, avec un record (en carrière) de 37 points. Troisième scoreur et rebondeur des Clippers, et premier aux steals, Mike est un élément majeur d’une équipe de San Diego encore plus faible que la saison précédente.

    La saison qui suit apporte son lot de changements aux Clippers. Lors de la draft 82, Sans Diego a le pick n° 2 et choisit l’ailier et futur All-Star Terry Cummings. Dans tous les cas avec le deuxième choix, on aurait pu avoir aussi du James Worthy ou Dominique Wilkins aux Clippers, deux autres ailiers qui n’auraient pas non plus arrangé les affaires de Michael Brooks! Il joue toujours les 82 rencontres, avec 30 minutes de moyenne mais seulement 26 fois dans le 5! Il est le cinquième scoreur avec 12,2 points et quatrième rebondeur avec 6,4 prises par match. Mais c’est bien les 23,7 points et 10,6 rebonds du ROY Terry Cummings qu’on remarque cette année là bien que les playoffs ne soient toujours pas au rendez-vous. Sans oublier le retour du grand Bill Walton après deux saisons blanches…

    Fin d’une jeune carrière?

    La saison 1983-1984 peut être un tournant pour Michael Brooks. Après deux bonnes premières saisons, la troisième a été plus difficile avec plus de concurrence. C’est le moment de s’affirmer aux Clippers, ou de trouver une équipe qui le laisse exprimer son talent.

    Terry Cummings confirme son rôle, mais Brooks ne démérite pas. Il joue 30 minutes par match comme la saison précédente. Cinquième scoreur et quatrième rebondeur des Clippers, comme la saison précédente. Titulaire 30 fois sur 47, bien mieux que la saison précédente.

    Mais le souci est là, 47 matchs joués…blessure au genou, saison terminée. Assez banal pour un sportif de haut niveau, sauf qu’à ces 35 matchs manqués s’ajouteront deux saisons blanches, pas une minute sur les parquets ! Michael Brooks passe d’un joueur NBA confirmé de 25 ans, à un grand blessé de 28 ans à la recherche de sensations physiques.

    La traversée du désert est bien longue, lui même s’isole du milieu du basket pendant ces années. Les Pacers lui donnent sa chance à son retour au début de la saison 86-87. Une dizaine de matchs à 15 minutes de moyenne, Mike n’est plus dans le coup, ou on ne le laisse pas s’exprimer… dans tous les cas c’est en CBA que se termine sa saison.

    Idem la saison suivante, où les Nuggets l’engagent. Il joue 16 matchs, 8 minutes de moyenne et retour en CBA. Par rapport à son temps de jeu il est pourtant plus efficace que dans l’ Indiana, mais ce n’est pas suffisant pour Denver. Les sensations reviennent tout de même, puisque Brooks se montre à son avantage en CBA avec 14,9 points et 11,9 rebonds par match et même le titre de MVP de la saison en plus du championnat gagné en compagnie de Micheal Ray Richardson.

    Pas suffisant pour la NBA, trop risqué physiquement, plus aucune franchise NBA ne fera appel à Brooks. Il finit sa carrière dans la grande ligue avec 12,8 points et 6,3 rebonds de moyenne en 319 matchs joués. Mike aura été un bon joueur aux Clippers, aurait pu faire une carrière entière sur ce rythme, ou même trouver une franchise qui lui donne de plus grandes responsabilités mais son corps en a décidé autrement !

    Ce n’est pourtant pas la fin de la carrière de Michael Brooks, loin de là…

    Renaissance sur le vieux continent

    Après sa Pennsylvanie natale, la Californie de ses débuts professionnels, l’ Indiana ou le Colorado de ses tentatives de comeback, voilà Michael Brooks dans la Haute Vienne, à Limoges.

    A Limoges Michael vient trouver un second souffle, une seconde vie. Il y découvre une terre de basket où il est accueilli à bras ouverts. A son arrivée en 88, le CSP Limoges c’est 4 championnats, 3 coupes de France, et 3 coupes d’Europe. L’équipe alors composée entre autres de Richard Dacoury, Don Collins ou Stéphane Ostrowski voit arriver un joueur du genre de ceux qu’on remarque quand il arrive en France: un ancien de la NBA, et pas un qui a joué une dizaine de matchs en bout de banc, un vrai !

    Avec plus de 19 points, 9,7 rebonds par match et un titre de champion de France, l’expérience française de Brooks démarre bien. Il forme un excellent duo avec Don Collins le MVP de la saison (ainsi que de la précédente et la suivante).

    En 1989-90 Brooks est de nouveau champion de France avec Limoges. Stable dans ses stats (16,2 points et 9,3 rebonds), il s’impose dans le coeur des supporters et prend goùt à la reconnaisance qui lui est offerte ici. Sur la scène européenne Mike a l’occasion de se frotter à de grandes équipes en allant jusqu’au Final Four de l’euroligue, éliminé par le grand Split de Toni Kukoc.

    Au départ de la saison 90-91, Michael Brooks du haut de ses 32 ans s’apprête à vivre sa meilleure période statistique. En championnat il joue 37 minutes par match, pour 21,4 points et 10,3 rebonds de moyenne. Finaliste du championnat, ses performances individuelles lui valent le titre de MVP de la saison!

    Puis encore une belle saison à Limoges, terminée par un second titre de MVP et débutée par une participation à l’Open Mc Donalds à Paris, où il peut de nouveau affronter les Lakers. Une nouvelle fois finaliste du championnat, Brooks vit sa dernière saison au CSP, en partie à cause des méthodes du nouvel entraineur Bozidar Maljkovic. Sur l’ensemble de son passage à Limoges, Brooks a tourné à 18,9 points et 9,6 rebonds par match.

    Laissé libre par Limoges, le grand moustachu n’arrête pas pour autant. Encore trois saisons pleines (38 minutes par match!) à Levallois où il finit avec une moyenne de 17 points et 9,6 rebonds sur les 3 saisons, plutôt pas mal pour la fin de carrière d’un grand blessé ! Après une dernière saison efficace mais gâchée par les blessures, Michael Brooks met un terme à sa carrière de haut niveau à près de 38 ans. Son passage en France aura fait de lui un double MVP tournant à 17,3 points pour 9,4 rebonds par match, essentiellement dans la plus grande équipe du moment.

    Lui qui a obtenu la nationalité française continuera à jouer au basket à un niveau amateur encore quelques années avant d’aller vivre et coacher en Suisse. Là bas, atteint d’une maladie qui a nécessité une greffe de moëlle osseuse, il décède d’un arrêt cardiaque peu de temps après l’opération, à l’âge de 58 ans.

    Les hommages se succèdent, principalement en France, son pays d’adoption mais la nouvelle est aussi diffusée dans certains médias américains. Stéphane Ostrowski, Fred Forte et bien d’autres exprimeront publiquement leur émotion. Aujourd’hui un tournoi de présaison porte son nom à Limoges. Verra-t-on prochainement son maillot retiré?

  • Michigan vs Indiana: Bird vs Magic, les prémisses d’une  rivalité légendaire

    Michigan vs Indiana: Bird vs Magic, les prémisses d’une rivalité légendaire

    Larry Bird face à Magic Johnson, peut-être la plus grande rivalité de l’histoire de la NBA. Cette rivalité a connu un début qui s’est déroulé sur les parquets universitaires, une finale NCAA en 1979 entre Michigan State de Magic et Indiana State de Bird. Mais, avant de rentrer au coeur de cette finale, résumons la saison des deux équipes et leur chemins respectifs vers ce match.

    La saison d’Indiana State et de Michigan State

    Indiana réalise une saison phénoménale, aucune défaite n’est à souligner avant la finale. Le bilan de l’équipe de Larry Bird se porte alors à 32-0 avant la fianle. La saison de Bird aura été étiincelante. Quasiment meilleur scoreur à chaque match, l’Irlandais d’origine aura réalisé des performance à plus de 40 points, comme face à Evansville (40 points), ou encore contre Butler (avec 48 points. Bref, Indiana est à un match de réaliser une saison historique sans défaite.

    Du côté du jeune Magic (toujours appelé Earvin à ce moment) et de Michigan, la saison est moins glorieuse. Michigan réalise tout de même une très grosse saison, avec un bilan se portant à 25 victoires et 6 défaites avant la finale. Concernant le scoring, le jeune Johnson n’est pas le plus impactant mais c’est bien Greg Kesler avec 18,1 points. Earvin se trouvant juste derrière avec 17,1 points. Johnson est tout de même, avec 8,4 assists de moyenne, le leader technique de son équipe. Magic est la pépite sur laquelle tout les yeux se tournent, il est clair qu’un meneur de 2m05, si agile, athlétique, technique, abile à la passe peut parraitre fou à cette époque.

    La grande Finale

    date: Lundi 26 Mars 1979

    Lieu: Jon M. Huntsman Center, Salt Lake City, Utah

    Magic vs Bird, on y est.Dur de résumer ce match, un gros Bird, avec 19 points, mais à qui on attendit peut-être une performance d’une plus grande envergure. Larry est très bien soutenu par Carl Nicks lors de cette finale mais c’était bien trop peu face à l’équipe d’Earvin Johnson. Michigan aura 3joueurs à plus de 15points lors de cette finale, alors qu’Indiana n’en comptera que deux. La différence s’est sûrement faites ici. Magic aura été excellent avec ses 25 points accompagné par l’inévitable Kesler et ses 19 points et tout de même Terry Donnelyy est ses 15 points. Michigan State est champion, la défaite aura touché Indiana et Earvin Johnson et Larry Bird foncent vers la NBA… la suite vous la connaissez !

    https://www.youtube.com/watch?v=KUWrYF0bpx0

    Larry Bird, suite à son année, remporte l’Oscar Robertson Trophy, le Naismith Award, le John R. Wooden Award, l’Adolph Rupp Trophy, l’AP Player of the Year, et enfin l’Eastman Award.

    Magic et Bird verront evidemment leurs maillots retiré par leurs universités respectives (le 32 pour Johnson et le 33 pour Bird, des numéros qui grandiront dans l’histoire et deviendront mythiques lors de leurs passages en NBA).

  • Previews NBA : Oklahoma City Tunder

    Previews NBA : Oklahoma City Tunder

    Pour la première année, ClutchTime se lance dans une grande série de previews pour la saison 2019-2020 ! On part sur une division par semaine et cela jusqu’au début de la saison ! On débarque cette semaine du côté de la Division Nord-Ouest, avec le Thunder d’Oklahoma City

    Oklahoma City

    Bilan 2018-2019 :

    Classement : 6ème de la conférence Ouest

    Bilan : 49-33

    Playoffs : Elimination au premier tour par les Trail Blazers de Portland (4-1)


    Bilan Saison 2018-2019

    Il y avait de quoi être optimiste pour cette saison 2018-2019 d’OKC. L’équipe semblait équilibrée, Paul George et Russell Westbrook semblaient enfin à 100% (même si Russell manquera les premiers matchs de la saison), et le pilier défensif Andre Roberson devait revenir en décembre.

    Après un départ compliqué (0-4), l’équipe se reprend avec le retour de Russ et lutte pour la première place de la conférence Ouest toute la première partie de saison. Cela est dû à un PG absolument stratosphérique, un RW plus collectif malgré ses problèmes au shoot, et à des joueurs de rotation qui s’affirmaient de plus en plus (Jerami Grant, Steven Adams, Terrance Ferguson).

    C’est globalement après le All Star Break que les problèmes surviennent. Alors que Russ semble retrouver une bonne adresse au shoot, c’est George, un des favoris pour le titre de MVP qui se blesse à l’épaule. Entre matchs manqués et reprise compliquée, le Thunder ne tiendra pas le rythme de fin de saison et finira 6ème de la conférence Ouest. Confronté à une équipe de Portland sans Jusuf Nurkic, et que le Thunder a sweepé en saison régulière, toute la planète NBA voit le Thunder ultra favori.

    C’est malheureusement une nouvelle désillusion qui attend les fans de la franchise, avec un PG pas à 100%, un Russell Westbrook qui se retrouve à jouer « hero ball », et un Donovan toujours aussi désespérant et peu inspiré dans ses choix tactiques. Le Thunder perd la série 4-1 sur un énorme shoot de Damian Lillard. La suite ne sera que pire : Kawhi remporte le titre avec Toronto et convainc Paul George de venir avec lui à Los Angeles, tandis que Russ, le héros de tout un Etat, sera tradé à Houston pour reformer l’un des meilleur backcourt de la ligue (si ce n’est le meilleur) avec James Harden.


    Mouvements de l’intersaison :

    DépartsArrivéesRookies
    Russell Westbrook (trade)Chris Paul (trade)Darius Bazley
    Paul George (trade)Shai Gilgeous-Alexander (trade)Devon Hall (two way contract)
    Jerami Grant (trade)Danilo Gallinari (trade)
    Patrick Patterson (cut)Mike Muscala
    Markieff Morris (fin de contrat)Justin Patton
    Raymond Felton (fin de contrat)
    Jawun Evans (fin de two way contract)
    Donte Grantham (fin de two way contract)

    Effectif :

    Poste Nom Salaire
    Meneur Chris Paul $38,506,482
    Meneur Dennis Schröder $15,500,00
    Meneur / Arrière Shai Gilgeous-Alexander $3,952,920
    Arrière Andre Roberson $10,740,740
    Arrière Hamidou Diallo $1,416,852
    Arrière Deonte Burton $1,416,852
    Arrière Devon Hall $79,568
    Arrière / Ailier Terrance Ferguson $2,475,840
    Ailier Darius Bazley $2,284,800
    Ailier Abdel Nader $1,618,520
    Ailier / Ailier Fort Danilo Gallinari $22,615,559
    Ailier Fort Mike Muscala $2,028,594
    Ailier Fort / Pivot Justin Patton $1,620,564
    Pivot Steven Adams $25,842,697
    Pivot Nerlens Noel $1,882,867

    Avis de la Rédac

    Difficile d’être réellement positif sur cette intersaison. Certes, OKC a récupéré un jeune à potentiel (SGA), de bons joueurs (Danilo) et des picks de draft jusqu’en 2048, mais la perte de George et Jerami Grant est catastrophique pour le niveau de l’équipe. Et la perte de Russ West est bien évidemment une énorme perte sportive (on parle d’un des 5 meilleurs meneurs de la ligue), mais c’est surtout le symbole de la franchise qui s’en va. Lui qui était resté alors que KD était parti, lui qui a porté l’équipe sur ces épaules au point de remporter le MVP 2017. Avec son départ, c’est l’espoir de voir un OKC contender qui s’en va.

    Le 5 de ClutchTime :

    PGSGSFPFC
    C. PaulSGAT. FergusonD. GallinariS. Adams

    Evaluation by CT

    Points FortsPoints Faibles
    Pour une reconstruction,  l’accumulation de jeunes et de picks est une très bonne chose Effectif trop bon pour tanker, trop faible pour espérer quelque chose
    Effectif assez équilibréCruel manque de talent
    Chris Paul en mentor de SGABilly Donovan toujours « coach »
    Adieu la luxury tax…la situation financière n’est toujours pas optimale

    Prévision de Classement :

    Estimation haute : 8ème

    Estimation basse : 14ème

    Notre estimation : 12ème

    Possibilité de playoffs: autour de 30%


    AVIS GLOBAL ET ATTENTES

    Il n’est pas aisé de prédire ce que va faire ce Thunder. Cette saison s’annonce la plus disputée et la plus équilibrée depuis 2016, et la concurrence est plus rude que jamais à l’Ouest. Cependant, du pick & roll Paul – Adams… CP3 qui mentore SGA… Cette équipe, si aucun joueur ne part pendant la saison, peut, avec un petit miracle, espérer accrocher les playoffs un peu à la manière des Clippers l’année dernière. De plus, avec les vétérans avec des choses à prouver, des contrats à aller chercher, ou les jeunes qui ont des minutes à gagner, il est possible que ce groupe soit réellement motivé à faire une très bonne saison. Cependant, Billy Donovan est toujours coach, l’équipe manque cruellement d’une superstar offensive pour s’occuper du scoring, et pas certain que CP3 soit très motivé. Malgré tout, il est difficile d’imaginer un tel effectif dans les tréfonds de la conférence Ouest, excepté l’hypothèse où Adams, Gallinari et Paul sont tradés avant la fin de la saison. Pour résumer, le Thunder pourrait finir 14ème en cas d’explosion, comme il pourrait finir 8ème avec un peu de chance et une grande implication de tout l’effectif. Le plus probable reste cependant les places 10-11-12. La reconstruction est lancée dans l’Oklahoma.


    Highlights du Thunder 2018-2019

    Pour finir la preview en douceur, un petit come back sur la saison dernière avec les meilleures actions du Thunder !

  • Previews NBA : Miami Heat

    Previews NBA : Miami Heat

    Pour la première année, ClutchTime se lance dans une grande série de previews pour la saison 2019-2020 ! On part sur une division par semaine et cela jusqu’au début de la saison ! On débarque cette semaine du coté de la Division Sud-Est, avec le Miami Heat.

    Miami Heat

    Bilan 2018-2019 :

    Classement : 10ème de la conférence Est

    Bilan : 39-43

    Playoffs : Non Qualifié


    Bilan Saison 2018-2019

    La saison dernière a été assez décevante, car le Heat a terminé 10ème de l’Est, et n’a donc pas fait les Playoffs. Ce classement final est une déception car, objectivement, l’équipe avait les moyens nécessaires afin d’atteindre cet objectif, mais, le Heat n’a pas réussi le push nécessaire pour y aller. Il y a aussi un aspect sentimental, cela aurait été beau de voir Dwyane Wade quitter la NBA après une série de Playoffs.

    Mais, il y a eu des bons points à retenir de l’exercice 18-19 : Premièrement, la saison de Wade fut une belle saison pour une dernière. Ensuite, Josh Richardson a montré qu’il avait du potentiel, tout comme Bam Adebayo. Et enfin, Erik Spoelstra a fait sortir le côté « Point Guard » de Justise Winslow, ce qui fut surprenant, mais intéressant.

    Concernant les points moins positifs, Goran Dragic n’a pas été aussi présent qu’attendu, notamment à cause des blessures qui ont entaché sa saison. Il y a également James Johnson et Dion Waiters, qui n’ont pas excellé lors de la saison passée.


    Mouvements de l’intersaison :


    Effectif :

    Poste Nom Salaire
    Pivot Bam Adebayo 3,4M $
    Arrière / Ailier Jimmy Butler 32,7M $
    Meneur Goran Dragic 19,2M $
    Ailier Fort / Pivot Udonis Haslem 2,5M $
    Arrière Tyler Herro 3,6M $
    Ailier / Ailier Fort James Johnson 15,3M $
    Ailier / Arrière Derrick Jones Jr. 1,6M $
    Pivot / Ailier Fort Meyers Leonard 11,2M $
    Meneur / Arrière Kendrick Nunn 1,4M $
    Arrière / Ailier K.Z. Okpala 898k $
    Ailier Fort / Pivot Kelly Olynyk 11,6M $
    Arrière Davon Reed 1,6M $
    Ailier Duncan Robinson 1,4M $
    Arrière Dion Waiters 12,1M $
    Ailier / Meneur Justise Winslow 13M $

    A noter que les contrats de Ryan Anderson (5,2M $), A.J. Hammons (350k $) et Yante Maten (100k $) sont également dans le salary cap du Heat.

    Le 5 de ClutchTime :

    PGSGSFPFC
    G. DragicJ. ButlerJ. WinslowK. OlynykB. Adebayo

    Evaluation by CT

    Points Forts Points Faibles
    Vrai Franchise Player Banc Limité
    StaffMasse Salariale
    Jeunesse

    Prévision de Classement :

    Estimation haute : 5ème

    Estimation basse : 9ème

    Notre estimation : 6ème

    Possibilité de playoffs: autour de 80%


    AVIS GLOBAL ET ATTENTES

    Pour la saison 2019-2020, on peut attendre du Heat qu’il fasse les Playoffs. En effet, l’effectif a augmenté sa capacité à shooter de loin, et l’arrive d’un All-Star incontestable va pouvoir permettre à Miami d’atteindre l’un des derniers spots des Playoffs. A voir, par contre, si le roster va connaître beaucoup de blessures ou non…


    Highlights du Heat 2018-2019

    Pour finir la preview en douceur, un petit come back sur la saison dernière avec les meilleures actions du Heat !

  • Previews NBA : Orlando magic

    Previews NBA : Orlando magic

    Pour la première année, ClutchTime se lance dans une grande série de previews pour la saison 2019-2020 ! On part sur une division par semaine et cela jusqu’au début de la saison ! On débarque cette semaine du coté de la Division Sud-Est, avec le Magic d’Orlando.

    Orlando Magic

    Bilan 2018-2019 :

    Classement : 7ème de la conférence Est

    Bilan : 42-40

    Playoffs : Défaite au 1er tour face au Toronto Raptors (4-1)


    Bilan Saison 2018-2019

    Suite à l’éviction de Frank Vogel lors de l’exercice précédent catastrophique, Steve Clifford est débauché chez les Charlotte Hornets. Après une première moitié de saison chaotique (seulement 16 victoires à mi-parcours), Orlando va finir la saison régulière sur les chapeaux de roues (22 victoires sur les 30 derniers matchs) et arracher le 7ème spot à l’Est pour les play-offs, une première depuis 2012. L’équipe floridienne dispose du 5ème ratio défensif de la ligue mais perd dès le premier tour face aux Toronto Raptors (4-1) en prenant soin d’éviter le Sweep. Sur le plan individuel, les performances du pivot monténégrin N. Vucevic vont lui permettre d’honorer sa première sélection pour le All-Star Game. Steve Clifford est récompensé du prix du meilleur coach du mois de mars & avril et notre Frenchie Evan Fournier réalise une saison moins aboutie que la précédente avec 15pts, 3,5ast et 3,5rbd par matchs. Le Magic, qui sort de sa plus longue période de disette sans jouer les PO, peut envisager une éclaircie pour la saison 2019/2020 autour d’une équipe encore assez jeune et ambitieuse, dirigée par un entraîneur qui semble avoir pris ses marques.


    Mouvements de l’intersaison :

    Départs ArrivéesRookies 
     Timofey MozgovAl-Farouq AminuChuma Okeke
     Troy Caupain  
     Jarell Martin  

    Effectif :

    PosteNomsSalaire 2019/2020
      PG D.J. Augustin (31 ans)147,250,000 $
      PG Michael Carter-Williams (27 ans)71,620,564 $
    PGMarkelle Fultz (21 ans)209,745,200 $
      PG Josh Magette (29 ans)4(Two-way Contract) 79,568 $
      SG Evan Fournier (26 ans)1017,000,000 $
      SG Hassani Gravett (23 ans)898,310 $
    SGVic Law (23 ans)898,310 $ 
      SF Melvin Frazier, Jr. (23 ans)351,416,852 $
      SF Jonathan Isaac (21 ans)15,806,440 $
    SFDaquan Jeffries (22 ans)898,310 $
      SF Terence Ross (28 ans)3112,500,000 $
      SF Al-Farouq Aminu (28 ans)29,258,000 $
     PFAaron Gordon (23 ans)019,863,636 $
    PFWesley Iwundu (24 ans)251,600,520 $
     PFKhem Birch (26 ans)143,000,000 $
     PFAmile Jefferson (26 ans)11(Two-way contract) 79,568 $
    CNikola Vucevic (28 ans)928,000,000 $
    CMohamed Bamba (21 ans)55,704,920 $

    Avis de la Rédac

    Le Magic a su capitaliser sur son effectif en prolongeant cet été son leader et sans perdre en contrepartie ses jeunes joueurs. En attirant un bon défenseur comme Al-Farouq Aminu dans la rotation au poste 4 et en capitalisant sur la progression des jeunes Isaac, Bamba, Fultz et Gordon, les hommes de S. Clifford peuvent espérer accrocher dans le meilleur des scénarios une 8ème place à l’Est. La concurrence cette année va être encore plus relevée que la saison dernière et Orlando ne dispose peut-être pas d’une profondeur de banc suffisante pour tenir le rythme. Derrière Vucevic, les Fournier, Gordon ou Ross vont devoir se retrousser les manches afin de ne pas laisser leur intérieur seul à scorer. Enfin malgré de réels progrès dans le jeu, Steve Clifford va devoir confirmer cette année les bons matchs de la fin de saison dernière pour ne pas retomber dans une spirale négative de défaite. Prédiction CT : Orlando 9ème à l’Est.

    Le 5 de ClutchTime :


    Evaluation by CT

    Points Forts Points Faibles
    Equipe difficile à manœuvrer défensivement Manque d’un deuxième vrai scoreur en relais de Vucevic (Fournier ?)
    Expérience des playoffs 2018-2019 Rotation limitée
    Coaching Recrutement inexistant

    Prévision de Classement :

    Estimation haute : 7ème

    Estimation basse : 12ème

    Notre estimation : 9ème

    Possibilité de playoffs: autour de 35%


    AVIS GLOBAL ET ATTENTES

    Orlando va devoir s’arracher pour espérer atteindre les PO. La division South East commence à prendre du volume, le rival Miami est parvenu à attirer cet été Jimmy Butler, les Hawks très jeune mais bourrés de talents et d’ambitions vont être de solides adversaires cette année. En dépit d’un recrutement assez faible et de certains jeunes qui tardent à passer un cap dans le jeu, le Magic peut tout de même créer la surprise à l’Est en profitant des défaillances des autres équipes.


    Highlights du Magic 2018-2019

    Pour finir la preview en douceur, un petit come back sur la saison dernière avec les meilleures actions du Magic !